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n°11
CE
LUB NTREPRENDRE Business guides


Des factures qui peuvent rapporter gros







L’externalisation du compte client peut être partielle ou complète. Le secteur, le profil de l’entreprise et 

de son dirigeant détermineront la formule choisie. Attention, choix stratégique.





- « J’aurais besoin de 50000 faire ces investissements encore songé à l’affacturage délai de 24 à 48 heures. Une un temps record d’un montant contentieux dans des situa- 
euros, pour la modernisa- pour revaloriser notre pour donner de l’air à son recette qui permettrait à Mo- représentant la grande ma- tions d’impayés, des offres 
tion de notre plateforme image. Et rappelez-vous le activité de vente de mobilier biliEco d’obtenir le règlement jorité des factures confiées. d’assurance-crédit qui pro- 
Internet et le lancement contexte : le carnet de com- de bureau écologique, et fi- presque instantané des 200 « Très souvent, ce finance- tègent la société en cas de 
d’une campagne publici- mandes va plutôt bien, nancer ses projets de court factures en suspens. Et de ment accordé par le factor non paiement des créances... 
taire.
quelque 200 factures ont terme. Tant pour sa gestion contourner les freins ban- se situe entre 70 et 80 % des A chacun sa formule.
été envoyées chez des que pour le renflouement de caires. A cette souplesse de sommes en jeu », constate - M. Hardi, votre trésorerie 
clients qui, même s’ils sa trésorerie, la solution peut financement s’ajoute un flo- Olivier Le Boulanger, senior est asséchée. D’autres rem- LA TOTALE AVEC LA 
payent à plusieurs mois, pourtant radicalement chan- rilège de possibilités syno- manager Achats et BFR au boursements sont en cours. GESTION DÉLÉGUÉE 
garantissent nos recettes ger le quotidien de son en- nymes d’aisance apportées sein du cabinet de conseil en Pas sûr qu’un nouvel em- Qui dit factures émises, dit 

futures.
treprise. Lorsque les sociétés par les factors, qui intéressent management des coûts Lo- prunt soit la solution, hésite gains potentiels. Mais elles 
confient leurs créances com- un nombre croissant de chefs wendalmasai. D’autres ac- le banquier.
- Mmmh... »
riment souvent aussi avec 
merciales à un spécialiste de d’entreprise, comme la prise teurs, comme le fournisseur - Mais nous arrivons à une Les réticences de l’établis- traitement chronophage d’une 
l’affacturage, ce dernier en charge du suivi d’encais- de solutions de financement phase charnière de l’évo- sement de crédit, les besoins montagne de données, d’au- 
avance souvent la quasi-to- sement des factures, la relance GE Capital, sont plus géné- lution de MobiliEco. C’est de l’entrepreneur. Un schéma tant plus si ces factures sont 
talité des montants dans un
des débiteurs, la gestion des
reux et octroient en moyenne maintenant que doivent se
classique. M. Hardi n’a pas
nombreuses. L’affacturage en 
90% de la créance. Le mon- gestion déléguée consiste à 
tant restant est transmis à confier à la société d’affac- 
l’entreprise lorsque le factor turage choisie la gestion du 
a perçu les règlements. « En poste client. La créance com- 
plus d’apporter une trésorerie merciale est alors cédée au 

immédiatement disponible, factor qui se charge de toutes 
le risque commercial des en- les étapes jusqu’au règlement. 
treprises est sécurisé par le L’avantage pour l’entreprise 
savoir-faire du factor qui
est de pouvoir bénéficier en

Œ


Historique affacturage

Un contexte facilitateur


Quelle mouche a piqué les entreprises pour qu’elles se ruent à ce 
point sur l’affacturage ? Le marché a connu une croissance 
toujours plus forte au fil des dernières années. En 2010, il 
représentait globalement 150 milliards d’euros en matière de 
chiffres d’affaires confiés aux factors, contre 48 milliards d’euros 
en 1999. L’augmentation des activités est en moyenne de 15,5% 
par an depuis 25 ans, mentionne l’Association française des 
sociétés financières (ASF). Et la progression ne semble pas faiblir 

: « En 2013, le marché hexagonal a franchi un nouveau cap dans 
le domaine. 200 milliards d’euros de créances ont été prises en 
charge par les différents factors, soit 7,5% de plus qu’en 2012 », 
remarque Eugénie Boucquey, directeur du développement, du 
marketing, et de la communication de Crédit Agricole Leasing & 
Factoring.
En raison des récentes restrictions liées à la crise économique et 
du durcissement réglementaire imposé par les normes 
européennes relatives (Bâle 2 et Bâle 3), les banques ont peu à 
peu déserté le marché du financement à court terme. « Cette 
évolution du monde bancaire qui montre de plus en plus 
d’aversion au risque s’inscrit dans un contexte où les délais de 

paiement restent un problème important pour les PME en 
particulier », souligne Vincent Saada, fondateur d’Access Crédit 
Pro, société spécialisée dans le courtage en financement 
d’entreprise. La Loi de modernisation de l’économie (LME) de 
2008 a certes réduit les délais de paiement, mais les difficultés 
restent importantes. A cela s’ajoute une image redorée de 
l’affacturage, désormais davantage considéré comme un moyen 
de renflouer sa trésorerie que comme une réponse à un problème 
comptable ponctuel. Des taux de financement moins rédhibitoires 
et un élargissement croissant des produits d’affacturage proposés 
aux PME, plus conformément à leurs attentes, ont facilité la 
donne. Il n’en faut pas plus pour que l’affacturage devienne la 

deuxième solution de financement à court terme utilisée par les 
entreprises, comme l’indique l’ASF.
La gestion intégrée, meilleur moyen de ne plus faire appel à l'oncle Tony pour récupérer son argent
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