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n°36
aRT DE VIVRE & PaTRIMoInE Patrimoine - Digitalisation du conseil en gestion de patrimoine Focus sur un placement ou investissement afin d'analyser les tendances et évolutions
L’âge des robots
L LesRobots-advisorsdémocratisentlagestiondepatrimoineendigitalisantlarelationclient.Jusqu’où?
es Robots-advisors peu risquées mais rarement un profil de risque, tout ceci le pilotage de son épargne arbitrage est proposé avec de son entrée en relation à ont émergé aux Etats- performantes : la révolution évoluant dans le temps », dans la durée. une solution de remplace- la signature du contrat, en Unis avant de gagner digitale du conseil en patri- explique Sébastien d’or- ment directement exécutable passant par le profilage de
l’Europe et le reste du monde. moine est en marche. Yo- nano. Yomoni ne se borne ... OU DE CONSEILS en trois clics en fonction de l’épargnant, se réalise en-
ces conseillers mis au point par les « fintechs » (sociétés technologiques financières) apportent une réponse aux « petits » investisseurs délaissés par les banques. Le principe est simple. ces sociétés ont mis au point des algorithmes permettant à l’internaute d’obtenir une allocation d’ac- tifs adaptée à son patrimoine,
moni, société 100% digitale de gestion de portefeuille, « s’est donné pour mission de démocratiser la gestion de patrimoine », indique son président, Sébastien d’or- nano. a l’image de ses concurrents, advize, Funds- hop, Marie Quantier ou We- Save, Yomoni propose un service de gestion person-
pas à un modèle basé uni- quement sur des calculs fi- nanciers. « Un comité d’in- vestissement ajuste chaque mois l’allocation en fonction de critères tactiques liés à l’évolution des marchés, à la conjoncture, etc. Comme dans une banque privée, l’humain intervient dans la gestion », souligne Sébastien
AVISÉS À COÛTS RÉDUITS
contrairement à Yomoni ou WeSave, advize propose, lui, de la gestion conseillée. « Notre objectif est de rendre l’épargne financière simple et accessible à tous, explique olivier Gentier, le PDG de la start-up. Nous informons régulièrement nos clients,
l’évolution des marchés. En termes de coûts, les Robots- advisors, en mandat de ges- tion comme en gestion conseillée, apparaissent moins onéreux que les ac- teurs traditionnels et proches des acteurs en ligne. Toute- fois, tempère Finance Inno- vation dans son étude, « afin de dire que les Robots-Ad- visors sont réellement les moins chers, il faudra mettre en regard les frais avec la performance du porte- feuille ». a cet égard, les chiffres dévoilés récemment par Yomoni sont encoura- geants. Le contrat d’assu- rance-vie de la fintech a offert un rendement annuel net de frais compris entre 2,9% pour l’allocation la moins risquée et 9,4% pour le profil le plus risqué.
tièrement en ligne, en moins de 15 minutes », assure Sé- bastien d’ornano.
« Je fais con ance à ce CGPI, car il me semble avoir la poigne dure et franche »
L’EXPÉRIENCE CLIENT BOULEVERSÉE
au-delà de l’allocation ou de la tarification, les profes- sionnels sont unanimes : les Robots-advisors révolution- nent le secteur en digitalisant la relation client. Ils apportent en effet une amélioration de l’interaction avec les clients grâce à des contacts plus fré- quents, une mise à jour des informations clients régu- lières, etc. Grâce aux algo- rithmes, ils offrent un conseil plus affiné au profil de chaque client à l’instant T.
LES CGPI BOUGENT ENCORE certains voient les Robots- advisors comme une menace pour les conseillers, bientôt remplacés par des « robots ». La réalité est ailleurs. En premier lieu, les conseillers offrent des services que ne peuvent fournir les fintechs. « La mission d’un CGP ne se cantonne pas à la gestion des actifs financiers. Les ser- vices haut de gamme ou plus complexes à numériser, telles que la transmission d’une entreprise ou la planification de succession, restent l’apa- nage des conseillers », sou- ligne François-xavier Le- gendre, associé-gérant chez Dauphine Patrimoine. Par ailleurs, « on manque de recul sur la performance des robots à moyen terme. Com- ment réagissent-ils en cas de crise ? A l’annonce du Brexit, un robot qui aurait cédé une partie des titres de son client en début de séance lui aurait fait faire une bien mauvaise affaire. Après un début de séance tourmenté, les principaux indices actions sont repartis à la hausse ce jour-là », rappelle François- xavier Legendre, qui, lui, a gardé la tête froide en ne bradant pas des actifs en pré- cipitation. Surtout, conclut- il, « le métier de CGP repose sur la proximité des clients et sur l’accompagnement dans le temps. Les clients cherchent avant tout cette relation humaine à mon avis nécessaire pour optimiser les placements ». au final, robots et cGPI apparaissent complémentaires. aux ro- bots-conseillers la gestion de la relation client, aux conseillers la délivrance de services à haute valeur ajou-
Pierre-Jean Lepagnot
à son aversion au risque, à ses besoins. Si le marché des Robots-advisors a connu un développement rapide ou- tre-atlantique, il peine à dé- coller en France par manque de visibilité, révèle une étude récente de Finance Innova- tion. Les Robots-advisors représentaient fin juin 2016 moins de 100 millions d’eu- ros d’actifs sous gestion, gé- néralement placés en assu- rance-vie, produit préféré des épargnants, dans le cadre d’un mandat de conseil ou encore de délégation de ges- tion.
nalisée se rapprochant des services proposés à la clien- tèle aisée des banques pri- vées. « Nous analysons le projet du client et formulons notre recommandation en termes de risque et d’enve- loppe fiscale. En fonction de leur situation personnelle et de la somme à investir, lorsque ce sont des trente- naires et quadras qui ont des horizons d’épargne de 8 à 15 ans, nous les amenons vers des profils un peu plus risqués qu’un simple fonds euro. Lorsque le projet est d’épargner à très long terme, en prévision de la retraite, on pourra se permettre da- vantage de risques pour chercher un rendement plus important. Nous n’associons pas une personne à un profil de risque, mais un projet et une situation personnelle à
d’ornano. Une volonté d’in- tégrer l’humain partagée par son concurrent WeSave. En effet, explique le directeur général, Zakaria Laguel, « les épargnants français se méfient d’une gestion en- tièrement robotisée. L’algo- rithme est avant tout un outil
nous les guidons à la manière d’un coach, mais à la fin ce sont eux qui décident. » Le groupe, qui propose depuis 2012 un contrat d’assurance- vie multisupport assuré par Generali Vie sous-traite son allocation d’actifs à Mor- ningstar. La société d’infor-
SERVICES DE GESTION PRIVÉE.... Bonne nouvelles pour les « petits » épargnants long- temps contraints de se contenter de solutions de placements très basiques,
L’algorithme est un outil pour dresser le besoin patrimonial du client, puis un outil de décision pour les gérants réalisant l’allocation d’actifs
pour dresser le besoin pa- mations financières pioche Enfin, la technologie leur trimonial du client puis un parmi une vaste sélection de permet une réduction signi- outil de décision pour les fonds en vue de construire ficative des coûts et du temps gérants qui réalisent l’allo- un produit adapté au profil passé par les conseillers. ce cation d’actifs ». a l’image de chaque client. chaque se- gain de temps permet de dé- des banques privées, Yomoni maine, il est informé de l’évo- livrer un conseil personnalisé comme WeSave proposent lution de son épargne avec à une population d’épar- un mandat de gestion, c’est- un rapport personnalisé. De gnants plus vaste. « Le par- à-dire que le client délègue plus, lorsque nécessaire, un cours de souscription client,
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Déc. Jan. 2017

