Page 50 - EcoRéseau n°31
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Si le véhicule électrique reste encore minoritaire dans le parc roulant avec 17 268 immatriculations en 2015 (près de 1% des ventes de véhicules neufs), le marché se développe depuis quelques années. L’an dernier, les ventes ont ainsi augmenté de 65% par rapport à l’année précédente. Pour la première fois, les particuliers représentent la majorité (près de 60%) des acheteurs de véhicules électriques. Les nombreuses innovations, accompa- gnées de politiques publiques encourageantes, ont permis la réalisation de cet impressionnant résultat. En France, Peugeot vient par exemple d’ouvrir un portail de vente dédié à sa voiture électrique, la ion. La plateforme www.peugeot-electric-store.fr permet au client d’opter en quelques clics, pour un des six coloris et la formule d’acquisition qui lui convient le mieux. De son côté, le leader du marché français Renault propose désormais une version premium, dite Swiss Edition, de la ZoE. nissan a présenté au Salon de l’Automobile de Genève la version finale de son nouveau concept nissan iDS. Révélé lors du Salon de Tokyo 2015, le véhicule autonome offrirait une autonomie de 550 km grâce à une batterie de 60 kWh, et servirait de base pour la carrosserie de la future gamme LEAF. « Ces innovations sont une très bonne nouvelle. Pout que l’électromobilité se développe, il faut que l’offre réponde présent », indique Joseph Beretta, président de l’Avere- France. Surtout, ajoute-t-il, « il faut que cette offre soit économiquement viable ». A ce sujet, il estime que les constructeurs commencent à jouer le jeu en proposant des voitures de plus en plus séduisantes. BMW vient en effet d’inaugurer sa toute nouvelle technologie pour hybride rechargeable
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En 2025, les voitures électriques auront-elles supplanté en nom- bre les voitures traditionnelles, dites thermiques, en France ? C’est tout le mal que l’on souhaite aux Français, tant le potentiel de l’électromobilité semble vaste. Dans un avis publié en avril 2016, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) estime que tous les véhicules électriques peuvent contribuer à atténuer la dépendance des transports routiers à l’égard du pétrole importé, contribuer à réduire la facture éner- gétique du pays, réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer la qualité de l’air en ville grâce à des émissions nulles à l’échappement et réduire les nuisances sonores. En France, un véhicule électrique génère en effet tout au long de sa vie neuf tonnes de Co2 contre 22 tonnes pour un thermique dans les mêmes conditions. « Il y a donc tout intérêt à utiliser le plus possible le véhicule électrique puisqu’il n’émet alors aucune émission de CO2 ou de polluants atmosphériques, une fois sur les routes », indique Joseph Beretta, président de l’Avere- France, l’association nationale pour le développement de la mo- bilité électrique. « De la même manière, un usage maximisé du véhicule électrique permet, grâce à une recharge à bas coûts, d’amortir l’investissement initial », poursuit le spécialiste. Les conclusions du projet infiniDrive mené par La Poste et ERDF
REPREnDRE Business guides - L’électromobilité et mobilité LE POTENTIEL DE L’ÉLECTROMOBILITÉ
douce
LES CONSTRUCTEURS SE METTENT AU COURANT
ontrent, pour une entreprise, une pertinence économique at- teinte dès les 50 km parcourus chaque jour.
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LES BORNES MONTENT EN CHARGE
u modèle 740e.
iPerformance avec son nouvea
Fin décembre 2015, le seuil symbolique du 10 000ème point de recharge public installé a été franchi. « Ce marché a un très fort potentiel, dans la mesure où les Français sont convaincu des atouts de la voiture électrique. Ils ont compris que cette dernière permettait de lutter contre deux fléaux : la pollution et les nuisances sonores », souligne Bruno Vaslin, responsable du Développement des Solutions de Mobilité Electrique chez Spie. Pour autant, il reste quelques obstacles à franchir, et en premier lieu, celui de l’interopérabilité des bornes. « La croissance attendue du nombre de véhicules électriques ou hybrides rechargeables doit être accompagnée par le développement d’une infrastructure de recharge, dense et ac- cessible par tous, quel que soit son opérateur ou fournisseur de service ; une pratique à l’image de ce qui se passe pour la téléphonie mobile : plus personne ne se préoccupe de savoir quel opérateur (le sien ou un autre) achemine sa communication GSM ou 3G... », explique Gilles Bernard, président de Gireve, une société qui cherche à accélérer le déve- loppement de la mobilité électrique. « Nous œuvrons à l’interopérabilité des services de re- charge, en développant une plateforme de service B2B. À terme, les utilisateurs de véhicules électriques devraient pouvoir se connecter sur tous les points de charge, quel que soit leur fournisseur de service. Une interopérabilité attendue, à l’image de celle existant dans le monde bancaire, la téléphonie mobile ou le transport autoroutier... », détaille le président. Enfin, pour séduire le plus grand nombre, le temps de recharge devra être encore réduit. un challenge qu’entend relever une jeune start-up nommée Smart Green Batteries, EV chargers & sol. « Nous avons inventé un système de charge révolutionnaire au moins sur deux plans. En premier lieu, il n’est pas dépendant du réseau électrique puisqu’il ne fonctionne qu’avec de l’énergie renouvelable. Par ailleurs, il permet une charge très rapide d’un véhicule. Grâce à notre technologie ; quelques minutes suffisent pour faire un plein », se félicite Hervé Mathiasin, le fondateur de la start-up.
DES SERVICES SINON RIEN
5Les constructeurs de véhicule de loisir ne sont pas les seuls à embrasser la tendance de la mobilité douce ou de l'électro-mobilité. C'est le cas du groupe Gruau, groupe français qui possède la double casquette de constructeur et de carrossier. « La seconde génération de la gamme Electron a été pré- sentée à Solutron, l'année dernière. Il s'agit de la première gamme 100% électrique dans le VUL », explique Laëtitia Chauveau, responsable Communication du Groupe français Gruau. Première gamme effectivement car bien souvent les constructeurs ne proposent qu'un ou deux véhicules en la matière. Soyons chauvins pour un instant, d'autant que le Groupe Gruau s'illustre également en concevant des véhicules sur-mesure tant en matière de recharge qu'en matière de véhicule métier. A l'image de ce que font par exemple Lamberet ou Chéreau dans le frigorifique. « Sur chaque véhicule, nous pouvons procéder à une transformation métier : transport de personnes dont les personnes handicapées, de marchandises ou de matériaux avec l'installation d'une benne, de denrées périssables avec une zone réfrigérée,...Nous nous adaptons à tout type de demande », ajoute la responsable de la communication. il y a mieux encore. Gruau va jusqu'à corréler la charge en fonction de l'utilisation du véhicule. « Nous installons entre un et trois packs de batterie, ce qui fait varier la puissance du groupe moteur dans sa configuration de 38kWh à 58 kWh qui correspond pour la configuration la plus puissante à 150 km d'autonomie », note Laëtitia Chauveau. une avancée de choix pour la circulation de VuL en centre- ville à l'heure où les logisticiens du dernier kilomètre verdissent leurs solutions.
Le développement des services consti- tue un autre enjeu majeur bien compris des professionnels du secteur. « Gireve veut offrir aux opérateurs de mobilité un accès simple et unique à une infor- mation précise et fiable sur les points de charge déployés : localisation, ho- raires d’ouverture, conditions d’accès au service, puissances et modes de charge disponibles, mais aussi le statut d’occupation et l’état de fonctionne- ment en temps réel », indique Gilles Bernard. Par ailleurs, les réflexions sont nombreuses sur l’exploitation du temps gagné à ne pas conduire dans sa voiture grâce à la voiture autonome. une étude Gemalto indique même que 42% des jeunes Chinois projettent à terme de faire la sieste dans leur voi- ture, pendant leurs déplacements, à l’horizon 2020. Grâce au Cloud et à une connectivité permanente, les voi- tures en sauront de plus en plus long sur de nombreux sujets : sur des sujets relatifs à la route et aux conditions de circulations en temps réels, qui, croisés à des facteurs météorologiques, calen- daires ou géopositionnées (par exem- ple : manifestation d’agriculteur prévu le 27 mai dans votre secteur), vont per- mettre de définir les meilleurs cré- neaux horaires de départ, et les itinéraires les plus pertinents. Mais aussi des sujets plus personnels comme les agendas des (co)utilisa- teurs, qui faciliteront grandement la gestion des plannings, ou sur les favo- ris de chacun, qui optimiseront en temps réel les trajets, en fonction des points d’intérêts, des styles et des conditions de conduites (sportive ou confort, seul ou en famille, etc.).
A CHACUN SON VUL
50 Juin 2016
Cahier pratique n°4 - L’électromobilité


































































































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