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n°31
CLuB EnTREPREnDRE Business guides - Nouvelles tendances des compagnies aériennes pour les classes affaires Air séduction
La clientèle professionnelle est la plus rentable, et se trouve être l’enjeu de toutes les attentions, avec des promotions, offres étonnantes basées sur des partenariats inédits ou du co-avionnage...
Par Emilie Massard
qu’elles soient PME ou grands groupes. Nous proposons également différentes classes de ta- rifs selon la flexibilité désirée par le client, offre indispensable pour la clientèle en voyage d’affaires. »
d’imagination, et proposent régulièrement de nou- veaux services additionnels au simple billet d’avion. Réservation et enregistrement en ligne, bornes en libre-accès à l’aéroport sont aujourd’hui des clas- siques. Au sol, les compagnies mettent l’accent sur le service personnalisé, avec des chauffeurs privés ou des services de conciergerie. « Les agents du ser- vice VIP Concierge d’Air Canada sont reconnaissa- bles à leurs uniformes noirs et sont à la disposition des passagers de la classe affaires internationale, pour les aider dans toutes les questions touchant à l’organisation de leur séjour », indique par exemple Caroline Frémond, en charge des relations presse pour Air Canada France. « Ils suivent un programme de formation qui met l’accent sur le service, la di- versité culturelle, les relations avec la clientèle et la résolution des problèmes. » En vol, les agents sont également de plus en plus formés à la relation client, et proposent des services de plus en plus qualitatifs. Fini le plateau-repas à l’aspect peu avenant, les voya- geurs de la classe affaires n’ont désormais rien à en- vier aux clients des grands restaurants. Air France offre ainsi des repas gastronomiques signés Joël Ro- buchon ou Régis Marcon, tandis qu’Air Canada a ré- cemment annoncé un partenariat avec un chef canadien réputé, David Hawksworth.
LE CONFORT, MAÎTRE MOT DES LONGS COURRIERS
« L’option du cœur est sympa, mais les passagers sont
à chaque fois malades... »
A côté de la guerre des prix et du service parfois tiré vers le bas par le low-cost, le long-cour- rier suit une tendance pa- rallèle en montant en gamme. Depuis plu- sieurs années, les com- pagnies aériennes asiatiques ou des pays du Golfe frappent fort et ont imposé leurs standards sur le marché du luxe.
L
DES ALTERNATIVES QUI PERMETTENT UNE PLUS GRANDE FLEXIBILITÉ
Dans le domaine du transport aérien, certaines en- treprises n’hésitent pas à s’éloigner des compagnies traditionnelles pour effectuer leurs voyages d’af- faires, et notamment sur les courts et moyens cour- riers. De nombreuses sociétés se sont lancées dans le transport aérien privé, en proposant du co-avion-
es stratégies des compagnies aériennes pour attirer la clientèle professionnelle sont aussi
Pour faire face à cette concurrence, les compagnies européennes et américaines mettent le paquet pour répondre aux exigences de la clientèle profession- nelle. Pionnière dans ce mouvement, la compagnie British Airways a équipé dès le début des années 2000 sa classe affaire de sièges se transformant en lits entièrement plats. Aujourd’hui, espaces entre les sièges, repas gastronomiques, embarquement prio-
variées que le panel d’entreprises qui propo-
sent du transport aérien. Compagnies low-cost tra- ditionnelles, filiales à bas prix des compagnies historiques, spécialistes du luxe, nouvelles venues sur le marché ou encore sociétés de jets privés, toutes ont les yeux rivés vers le marché des affaires avec différents atouts en mains. Si le low-cost
nage, de la location de jets privés ou même d’avions de ligne. « Notre objectif est de démocratiser l’aviation légère, de montrer qu’un voyage privé en avion n’est pas réservé aux gros budgets et de dynamiser le secteur », indique Emeric de Waziers, co-fondateur de Wingly, pla- teforme de co-avionnage qui permet le partage des frais, lancée début 2016. Si cette solution, qui s’appuie sur des pi- lotes particuliers, est soumise aux
est surtout présent sur les lignes courts
et moyens courriers, les compagnies à
bas prix s’attaquent aussi aux longs
courriers. Cependant les compagnies
historiques conservent un avantage
d’image pour ces vols sur lesquels l’exi-
gence de qualité reste importante. Allier
qualité et bas prix, c’est le pari de la
jeune compagnie sobrement nommée
La Compagnie qui, créée en 2011, pro-
pose des vols Paris/new-York et Londres/new-York uniquement en classe affaire et à des prix attractifs. « Notre objectif est de démocratiser la classe af- faire », indique Jean-Charles Périno, co-fondateur de La Compagnie et directeur général délégué à la vente et au marketing. « Ce type d’offre n’existait pas ou plus, et ce malgré l’attrait des clients pour une offre spécifique : un produit classe affaire efficace, offrant le confort des nouveaux standards aériens à un tarif abordable. » La Compagnie propose des billets à des tarifs deux à trois fois moins élevés que les classes affaires des compagnies aériennes sur les mêmes dé- placements, et touche ainsi une clientèle importante de PME. « Plus de 50% de nos clients en voyages d’affaires sont des PME. Nos offres sont adaptées aux entreprises qui sont à la recherche d’économies,
Espaces entre les sièges, repas gastronomiques, accès à des salons privés sont devenus la norme. D’autres dispositifs émergent...
ritaire et accès à des salons privés sont devenus la norme pour les compagnies historiques. Pour aller encore plus loin, la Lufthansa a investi près d’1,5 milliards d’euros depuis 2011 dans la modernisation de ses cabines. Service des repas à l’assiette, accès à l’internet haut débit sur tous les vols ont notamment renforcé son offre. De son côté, Air France a égale- ment investi pour refondre sa classe business. Des sièges de plus de deux mètres de long, imaginés par des designers, équipent par exemple dorénavant ses Boeing 777 et A380.
contraintes de la météo, d’autres acteurs se position- nent comme des intermédiaires pour prendre en charge l’organisation des voyages d’affaires. C’est le cas de Jetmiles, une société française spécialisée dans la location de jets privés, avions de ligne ou hé-
ous connaissons le cahier des charges
42 Juin 2016
TOUJOURS PLUS DE SERVICES ET DES PARTENARIATS ORIGINAUX
Pour se démarquer et attirer les clients profession- nels, les compagnies aériennes ne manquent pas
licoptères. « N.
et les attentes des entreprises », précise nicolas Moureau, dirigeant de la société. « Notre travail, c’est de rechercher l’avion, les avions, qui corres- pondent à ces besoins, pour un vol en jet privé, l’or- ganisation d’un grand séminaire d’entreprise multi–villes, ou c’est encore de réserver des séries de vols charters sur la méditerranée, en Europe et partout dans le monde, avec un excellent rapport qualité/prix. »
Cahier pratique n°2 - Voyages d’affaires

