Page 49 - EcoRéseau n°30
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n°30
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La rupture du mois
Le baromètre de l’innovation STRaTéGiE & iNNOVaTiON NUMéRiQUE Les innovations en bref...
dConvertir le dioxyde de carbone en carburant : moins cher et plus écolo !
4 Plug & Start : venez créateur, repartez entrepreneur Technopole de l’Aube en Champagne est aujourd’hui un outil majeur de développement économique et technologique dont une des missions stratégiques est l’ingénierie de l’innovation. « Nous accompagnons les
porteurs de projet depuis la genèse de nouvelles idées jusqu’au développement d’une nouvelle entreprise et l’entrée sur le marché », explique Jean-Michel Halm, directeur général adjoint de la Technopole de l’Aube. Actuellement, plus de 66 entreprises technopolitaines sont
soutenues par 420 personnes (dirigeants d’entreprise, cadres sup, professionnels libéraux). Pour ceux qui ne connaissent pas encore Technopole de l’Aube, le site a créé l’événement Plug & Start. « Deux jours qui permettent aux porteurs de projet de rencontrer des acteurs qui pourraient les aider à lancer une entreprise », raconte Jean-Michel Halm. Cette année, Plug & Start aura lieu les 2 et 3 juin 2016. La pré-inscription se fait sur le site de Technopole de l’Aube. Chaque année, entre 20 et 30 projets sont sélectionnés, peu importe s’ils sont à l’étape du concept, en cours de création et de développement ou en panne de distribution sur le marché. « Les éléments importants sont la qualité, l’originalité du projet et l’expérience de son porteur dans le domaine. L’offre doit être attirante pour tout le monde », souligne Jean-Michel Halm. Le premier jour, un « icebreaker » est organisé afin que tout le monde puisse faire connaissance. Chaque entrepreneur rencontre son parrain, dirigeant d’entreprise, qui a pris connaissance de son projet et qui l’accompagnera tout au long de ces deux jours. Avec leur filleul, ils vont définir les personnes à rencontrer (avocats, responsables de production,
urant les 30 dernières années, le montant des émissions d'un enchaînement de réactions catalytiques. au début, elle de gaz à effet de serre – en particulier le dioxyde de transforme le CO2 en acide oxalique. Puis, avec l'aide d'au-
carbone – a considérablement augmenté. Selon l'associa- tion météorologique mondiale, la concentration de CO2 a atteint son apogée. Et cette croissance continue est l'une des principales causes du changement clima-
tres catalyseurs se forme l'éthylène-glycol (l'éthane). avec ce dernier, il est possible de produire du carburant liquide. Si nous réfléchissons bien, cette innovation permettrait de
tique et de l'acidification des océans. Liquid
Light, une start-up du New Jersey, prétend
avoir trouvé la solution miracle pour en
finir avec cette crise. Récemment, la société
a reçu 15 millions de dollars pour transférer
sa technologie à l'échelle industrielle. En
effet, l'entreprise capture et stocke le
dioxyde de carbone, puis le transforme en
une substance chimique capable de contri-
buer à la fabrication de produits de grande consommation. La technologie, développée
par les ingénieurs, peut réduire les coûts de matière pre- mière jusqu'à 125 dollars par tonne, soit cinq fois moins que les coûts similaires lors de l'utilisation du pétrole et du gaz. Le dispositif est constitué de plusieurs plaques métal- liques carrées de 90 centimètres de large, situées à quelques centimètres les unes des autres. Le processus est constitué
créer un cycle de CO2 dans la nature. du combustible usé, il serait transféré dans l'at- mosphère, puis reviendrait de nouveau sous forme de carburant. Cependant, comme le processus de la conversion n'est pas tout à fait mis au point, il y a encore quelques difficultés techniques pour sa réa- lisation à grande échelle. Mais la start-up reste optimiste car soutenue par de nom- breux investisseurs comme Sustainable Conversion Ventures, VantagePoint Capital Partners, BP Ventures, Chrysalix Energy
Venture Capital et Osage University Partners. ainsi elle es- père pouvoir faire plus de vérifications à niveau plus élevé, tant en terme de processus qu'en quantité du liquide produit. Si l'entreprise réussit à relever ce pari, il sera possible de produire des tonnes de carburant et d'autres liquides orga- niques par jour dans une usine !
L’innovation autrement
ont su développer des solutions ingénieuses à des problèmes sociaux. Cependant, leurs idées ne parviennent que trop rarement à atteindre leur potentiel. dans leur ouvrage « Changer d’échelle : l'entreprise au service de l'innovation sociale », Valeria Budinich et Olivier Kayser expliquent les difficultés rencontrées par ces entrepreneurs et suggèrent des solutions et des sources d'inspiration à ceux qui souhaitent passer à la grande échelle plus rapidement. « Plusieurs facteurs expliquent les difficultés rencontrées : les entrepreneurs sociaux eux-mêmes sont souvent hésitants à faire croître leur entreprise. Quant aux grandes entreprises, elles sont souvent réticentes à se lancer dans un métier qui n'est pas le leur. Et lorsqu'elles le font, elles n'ont ni l'humilité d'apprendre des autres, ni la patience nécessaire à des innovation radicales », explique Olivier Kayser. Outre ces problématiques internes, d'autres facteurs perturbent le travail des entrepreneurs sociaux, comme le travail décousu des acteurs du secteur (gouvernements, ONG,
commerciaux...) et les questions à poser. Le lendemain aura lieu un atelier collectif sur le thème du financement. Un décodage de clés théoriques et pratiques par différents acteurs. Puis, durant le déjeuner, les participants rencontreront les présidents de grandes entreprises françaises et les acteurs d’entreprises innovantes. « Nous avons voulu associer à cet événement les grandes entreprises qui souhaitent s'ouvrir à toutes formes d'innovations. Parmi les sociétés, seront présentes : la Société Générale, Optic 2000, LDR médicale et Coyote Système », annonce Jean-Michel Halm. L’après-midi est consacré au « speed dating ». La soirée est dédiée au networking. Le dernier jour est très important. « Nous avons créé une petite pitch room dans laquelle les entrepreneurs pourraient apprendre à "pitcher" et présenter leur projet », raconte Jean-Michel Halm. Un bon entraînement avant la présentation de leur projet, dans l'après-midi, devant près de 200 personnes. « A la fin, les présents les évalueront via l'application Qemotion dédiée à partager ses émotions. Les entrepreneurs pourront ainsi connaître l'avis des personnes et leurs commentaires instructifs », conclut Jean-Michel Halm.
L'entreprise au service de l'innovation sociale
L'innovation sociale nouvelle approche qui cherche à résoudre un problème social ou environnemental. depuis les années 1980, une révolution silencieuse est en cours, initiée par des entre- preneurs sociaux, visionnaires pragmatiques qui bousculent les conventions du monde des affaires comme du monde associatif. ils
etc.) « Par exemple, en Afrique, des ONG distribuent gra- tuitement des filtres à eau, des lanternes solaires ou des fours à biomasse. Une bonne action qui, cependant, met des bâtons dans les roues des entreprises qui essayent de vendre ces produits », souligne Olivier Kayser. Chaque acteur de l'écosystème a ainsi sa part de responsabilité et en même temps son rôle à jouer. « Même si les choses pro- gressent lentement, il faut qu'il y ait encore plus de colla- boration entre des acteurs qui n'ont pas l'habitude de se parler et se faire confiance », conseille Olivier Kayser. En ce qui concerne les grandes entreprises, « elles doivent franchir le pas et reconnaître qu'elles ne sont pas les premières à se poser la question de l'innovation sociale ». En effet, le but n'est pas d'inventer la roue. il faut s'appuyer sur les solutions et les éléments précieux qui existent déjà, au lieu de partir d’une page blanche. « Sans oublier de dé- velopper en interne les RH qui seront capables d'innover et de collaborer avec des entrepreneurs sociaux et acteurs publics du développement », précise Olivier Kayser. « Par exemple, les lanternes solaires fabriquées par des entreprises sociales innovantes ont besoin de distributeurs importants présents dans tous les pays du monde. A ce jour, Total est le seul réseau de distribution de lanternes solaires présent sur toute l'Afrique », illustre Olivier Kayser. Une belle combinaison entre un grand groupe et les entrepreneurs sociaux. « Une union qui permet le passage à la grande échelle », conclut l'auteur du livre.
est une
Dates & Events : ça cogite dur...
4 19 mai 2016 : 6ème édition du Forum Europe PME, pariez sur la Propriété Intellectuelle pour accéder à l’Europe ! (Bourse de Commerce, 2 rue de Viarmes, 75001, Paris)
Apprenez quel patrimoine vous pouvez protéger, par quel moyen, dans quel but, et découvrez comment ces pro- tections peuvent être sources de revenus pour votre entreprise.
Des experts vous informent durant une journée sous forme de conférences et d’ateliers spécialisés.Au programme : différentes méthodes de protection, management de portefeuille brevet et licensing, et de nombreux témoignages. Dans l’après-midi, deux ateliers sur divers thèmes, dont la prospection et négociation à l'international et la sécurité industrielle. Pour plus d’information, contactez Lauréline Renault et Violaine Baudin : europe@cci-paris-idf.fr
4 29 juin 2016 : 3ème édition de G20 Strategy & Management Summit (Pavillon d'Arme- nonville, Allée de Longchamp, 75116 Paris)
Une journée dédiée à la croissance et à l'innovation avec un programme de conférences articulé autour des pro- blématiques de stratégies, de croissance, d'innovation, de management, d'organisation, de marketing et de tech- nologies. Plus de 400 P-Dg, DG, directeurs de stratégie, directeurs marketing, DSI, directeurs de l'innovation et directeurs du digital des plus grandes entreprises françaises seront présents. Le Grand Prix des Entreprises de Crois- sance sera également distribué.
Pour plus d’information, rendez-vous sur la page www.g20-management-summit.com
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