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ClUB ENTrEPrENdrE Créer aujourd’hui - Les entreprises internationales d’emblée
soutien de l’agence de développement écono- mique de la région lan- guedoc-roussillon, Sud de France développe- ment, qui lui met ponc- tuellement à disposition un bureau à New York (une aide non négligea- ble étant donné les loyers de la Grosse Pomme), et lui a facilité l’accès au salon Consumer Electro- nic Show (CES) de las vegas, en janvier dernier. Sans oublier l’accompa- gnement juridique du ca- binet montpelliérain le Stanc Avocats, qui offre une double expertise – en propriété intellectuelle et en contrats commer- ciaux internationaux – précieuse pour négocier aux Etats-Unis.
cabinet marseillais d’ac- compagnement à l’export EOC international (1 M€ de CA), et vice-prési-
tenaires, d’importateurs et de distributeurs, et la négociation des contrats, jusqu’à l’installation opé-
marche externalisée né- cessite en général des ressources financières non négligeables, en par-
Un bon carnet d’adresses et une première expé- rience à l’international apparaissent donc indis- pensables pour réussir son lancement à l’export. Mais ces conditions ne sont pas toujours suffi- santes. « Dans le passé, j’avais déjà créé une fi- liale à Koweit City pour ma première entreprise, et travaillé en Californie et à Shanghai, précise vincent daffourd. Ce- pendant, développer les accords commerciaux
Nouvel oiseau migrateur : l'entrepreneur...
dente de la fédération des entrepreneurs du commerce international (OSCi). C’est en général
rationnelle de la filiale, en passant par la mission de brand ambassador c’est-à-dire la promotion,
ticulier lorsque le dé- ploiement se fait sur plu- sieurs pays simultané- ment. « Nous sommes en
Il est souvent préférable de s'adjoindre des collaborateurs anglophones plutôt que de restreindre ses possibilités
le marketing et la com- contact avec une jeune munication. entreprise innovante du Mais ce type de dé- secteur de l’environne-
Voyages d’affaires en silicon valley
Un mirage
Sur la baie de San Francisco, un tourisme d’affaires d’un nouveau genre déverse quotidiennement son lot de bus chargés de créateurs d’entreprise pleins d’espoir. Très à la mode dans le milieu des jeunes entreprises innovantes, ces voyages d’affaires organisés par des tours operators spécialisés leur promettent en effet des rencontres privi- légiées avec leurs idoles de chez Google, Yahoo, et autres pépites de la Silicon Valley. « Mais ces voyages sont de vulgaires attrapes-touristes, met en garde Vincent Daffourd, qui lance le développement international de sa jeune en- treprise Care Labs, éditrice du Chèque Santé. Ils font miroiter des face-à-face avec des prospects idéaux et laissent imaginer d’importantes perspectives de business, mais aucun de mes confrères entrepreneurs n’en n’a
jamais ramené le moindre contrat. »
d’une TPE à l’export et internationaliser une start-up innovante sont des démarches très dif- férentes. Ce dernier cas nécessite ainsi notam- ment des études de fai- sabilité réglementaires et juridiques et un ac- compagnement en ma- tière de relations pu- bliques. »
après avoir ciblé un pays précis que les entrepre- neurs commencent à avoir besoin d’aide pour prioriser leurs actions. Dans une situation sou- vent urgente, c’est à ce moment-là qu’un presta- taire extérieur leur per- met de gagner beaucoup de temps. »
38 Avril 2016
UNE AFFAIRE DE SPÉCIALISTES Au-delà de certains vo- lumes et niveaux de com- plexité de l’activité, dé- finir et mettre en place une stratégie globale d’internationalisation reste une affaire de spé- cialistes. « Chacun son métier, pointe Anne Mar- tel-reison, gérante du
les services des cabinets d’accompagnement à l’international débutent ainsi traditionnellement par une étude terrain de potentialité poussée (in- terviews d’acteurs lo- caux), dont les conclu- sions vont permettre de définir une stratégie et un plan d’action précis. le cabinet guide ensuite le porteur de projet de- puis la recherche de par-

