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n°29
PANOrAMA Régions & Territoires - Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées
EcoRéseau Business s'attache à décrire les forces et potentiels insoupçonnés d'un territoire,
Mariage de raison
d'une métropole ou d'une région
Midi-Pyrénées et languedoc-roussillon développent en commun des filières prometteuses.
l’union territoriale semble acceptée, comme un passage obligé pour accélérer les initiatives. .
la nouvelle présidente du territoire languedoc – en passant par le numérique et les biotechnologies, sont niaturisation des systèmes électroniques, des technolo- roussillon – Midi – Pyrénées Carole delga est invitées à représenter l’axe majeur autour duquel doivent gies ferroviaires, de l’hydroélectricité, des objets connec- également présidente de l’agence Madeeli, struc- s’articuler les projets de demain. tés, de la cybersécurité, des dispositifs médicaux... ? les ture locale de soutien à l’export et l’innovation. Tout un dans un contexte où le taux de chômage reste important, jalons pour que ces domaines d’activités méconnus fas- symbole. la dirigeante prévoit un « véritable Plan Mar- il s’agit aussi et surtout de soutenir des activités encore sent partie intégrante de la croissance à venir sont posés. shall pour l’emploi », grâce à une enveloppe de 800 mil- méconnues. l’image d’un vaste espace viticole, faisant Mais le manque de structure et l’insuffisance des inves- lions d’euros pour la seule année 2016. les filières s’envoler les Airbus du futur, est répandue bien au-delà tissements ralentissent quelque peu les projets.
d’avenir de la région, de l’aéronautique à l’agro-industrie des frontières hexagonales. Mais qu’en est-il de la mi-
uDévelopper le futur énergétique
En languedoc-roussillon – Midi-Pyrénées, il y a le vent, no- tamment dans l’Aude, des rivières à foison, en particulier en Ariège et dans les Hautes-Pyrénées, et bien sûr le soleil, un peu partout. Autant dire que miser sur les énergies renouvelables et leur potentiel sonne comme une évidence. il s’agit pour la ré- gion de passer à la vitesse supérieure dans ce domaine, comme
Par Mathieu Neu
uToulouse, vitrine high-tech
la cité rose était déjà connue pour ses multiples activités qui gravitent
autour d’Airbus. Avec les ambitieux projets en cours, elle s’apprête à de-
venir une véritable icône de l’aéronautique, l’aérospatial, les systèmes
embarqués et toute l’électronique qui s’y rapporte. derrière les travaux
actuels de modernisation du campus de Montaudran, se cache la volonté
de créer un futur complexe scientifique et une vitrine internationale des
compétences locales dans ces domaines. « Nous avons l’objectif de réu-
nir sur ce site des acteurs publics et privés, dans le sens du développe-
ment avec une vision commune à long terme sur l’avion et les satellites du futur, les solutions électroniques et numériques qui permettront de les mettre en œuvre », affirme François Chollet, vice-président de Toulouse Métropole en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche. le campus doit ainsi devenir l’un des plus grands sites européens dédié à la r&d du secteur. Certaines nouvelles installations sont déjà en place et en fonctionnement à l’image du Centre Clément Ader, qui abrite un supercalculateur de dernière géné- ration qui traite notamment des gigantesques quantités de données pour le compte de Météo France. l’irT Saint-Exupéry, dont l’activité est basée sur des relations partenariales de long terme entre les entre- prises et les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, notamment en matière d’aéronautique et d’aérospatial, ouvrira ses portes sur le campus dès 2017. d’ici 2018, la Maison de la Formation y abritera trois laboratoires de mécanique. « l’idée est d’être à la confluence de l’industrie aéronautique et du monde de la recherche, dans le but de faire jaillir des ruptures technologiques qui concernent l’aéronautique, l’es- pace et les systèmes embarqués mais aussi d’autres champs. la miniaturisation des circuits, les probléma- tiques énergétiques et thermiques, l’étude des matériaux seront des thématiques représentées. l’ensemble doit s’articuler autour d’une cohérence technologique et économique », souligne François Chollet. Enfin en 2019, le campus disposera de toutes les structures pour nourrir l’innovation locale, qu’il s’agisse du réseau des industriels ou du tissu de la recherche (laboratoires du CNrS, de l’Onera...).
de la CCi de Montpellier et vice-président de la CCi régionale. Mais pour Christophe Nicot, il reste beaucoup à faire. « la région est un peu un far west, c’est-à-dire qu’elle est bien positionnée sur des marchés d’avenir, ne manque pas d’atouts, mais ceux-ci ne sont pas forcément suffisamment structurés ou connus. Nous manquons de financements pour les mettre sur une rampe de lancement et ainsi accélérer le développement régio- nal », estime-t-il.
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« A terme, le but est d’arriver à un taux de 50 % d’énergie re- nouvelable dans l’ensemble des consommations régionales. Un objectif ambitieux qui implique une maîtrise fine des réseaux énergétiques, et donc un déploiement de solutions numériques et technologiques permettant un fonctionnement optimal », confie Christophe Nicot, directeur général de l’agence Madeeli. « C’est en cela que le développement de la filière énergétique est inévitablement liée à celui du numérique et du Big data en général. » la nouvelle grande région veut aussi devenir un ac- teur de premier plan sur la question de l’hydrogène et ses mul- tiples applications. En termes de recherche, les Mines d’Albi, ainsi que le lAAS-CNrS (laboratoire d’analyse et d’architec- ture des systèmes) de Toulouse se penchent déjà sur ce potentiel d’avenir. des travaux qui intéressent des industriels comme EdF, Continental, mais aussi des acteurs extérieurs à la région comme Michelin ou Air liquide.
Certaines réalités ne plaident pas en faveur du territoire. « Nous sommes la région qui créé le plus d’emplois. Chaque année, nous attirons 50 000 habitants supplémentaires, c’est-à-dire la taille d’une ville comme Albi. Pourtant le taux de chômage reste élevé », décrit Christophe Nicot. Pour
en atteste la signature ré- cente d’un partenariat avec EdF. C’est la nouvelle structure midi-pyrénéenne Madeeli qui a signé une convention opérationnelle avec le géant de l’énergie, déjà très présent dans de nombreuses vallées dans le cadre de sites de production hydroélectrique. EdF est
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implantée localement via plusieurs agences destinées à soutenir le développement économique en collaboration avec les acteurs du territoire, faisant émerger des projets innovants, créateurs d’emplois dans les domaines de l’eau, de l’environnement et de l’énergie. l’idée est de s’appuyer sur les compétences des industriels et artisans locaux. Après les vallées lot-Truyère et Tarn en 2012, l’Ariège en 2013 et les Hautes-Pyrénées en 2014, cette stratégie se poursuit désormais avec le déploiement de ces activités sur l’ensemble du massif des Pyrénées.
uStructurer ses atouts pour mieux séduire
la nouvelle région est la quatrième région exportatrice de France. Avec un commerce extérieur de 51,6 mil- liards d’euros par an et un solde positif de 11 milliards d’euros, elle fait figure de bon élève. « Au-delà de l’étiquette France, la renommée d’une région constitue un atout essentiel pour l’entreprise. Airbus, la French Tech sont des éléments locaux qui aident à tirer l’activité dans ce sens », indique André deljarry, président
des priorités qui s’inscrivent dans un contexte où l’efficacité énergétique est au cœur des projets. « Nous allons soutenir la rénovation énergétique des logements au travers du CPEr (Contrat de plan Etat-région), ce qui profitera également à notre tissu de TPE et PME », se réjouit Carole delga, présidente de la nouvelle région.
tenter de rectifier le tir, un travail d’image constitue de ce fait un chantier prioritaire dès maintenant. « vues de l’étranger, les régions du sud de l’Hexagone restent souvent floues. Un territoire plus vaste, avec une identité bien marketée permet aux prospects d’autres pays de mieux positionner leurs contacts dans leur écosystème », ajoute André deljarry, qui voit le rapprochement des régions comme une force indéniable. « Nous nous efforçons d’organiser des événements variés, avec la présence de chefs d’entreprise, afin de nourrir un travail d’attractivité vis-à-vis d’investisseurs potentiels », complète Christophe Nicot.
20 Avril 2016


































































































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