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n°28
PaNOraMa Grand Angle - Le Printemps de l’Optimisme, évènement sociétal
Lenoir. Névrose collective ? C’est en tout cas le terme qu’emploie le Dr. Laurent alexandre, chirurgien uro- logue et neurobiologiste, créateur du forum Doctis- simo et président de DNa Vision, spécialisée dans le
révolution des NBIC (nano- technologies, biotechnolo- gies, informatique et sciences cognitives) que nous vivons dans la santé. Et pourtant, par peur, nous continuons d’avoir une image catastro- phique du futur. Certes le
ans ! » relativiser, contex- tualiser les mauvaises nou- velles serait nécessaire au bien-être des individus, mais aussi à leur capacité d’action. « Une personne stressée fait fonctionner son cerveau rep- tilien, qui génère des réac-
dateur de la Fabrique spi- noza, think tank sur le bien- être citoyen. Les managers savent d’instinct qu’il leur faut instiller des touches d’optimisme pour que leurs organisations puissent se mouvoir. « Face aux défis économiques et marketing auxquels les entreprises sont confrontées, il est essentiel de montrer que la fatalité n’existe pas. Il nous a fallu faire preuve d’innovation pour retrouver la croissance, en rénovant nos 12800 points de vente et en accomplissant des développements digi- taux », illustre le DG du PMU xavier Hürstel, éga- lement protagoniste de la manifestation.
Celui qui voit son verre à moitié vide à cet endroit doit se rendre de toute urgence au Printemps de l’Optimisme...
A l’échelle d’un pays tout ne dépend pas seulement du climat, des ressources naturelles... mais aussi du moral et de l’entrain des ménages
séquençage de l’aDN. selon cet ancien d’HEC et de l’ENa qui intervient au Prin- temps de l’Optimisme, « ce- lui qui vivra 1000 ans est déjà parmi nous, grâce à la
monde de demain n’est pas un long fleuve tranquille, les menaces technologiques existent, mais n’oublions pas qu’en 1750 l’espérance de vie en France était de 25
tions primaires comme la fuite, la colère, la frustra- tion... Les études montrent alors que ses capacités cog- nitives sont réduites », rap- pelle alexandre Jost, fon-
« Il nous faut mettre un pied dans l’entreprise »
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L’initiateur du Printemps de l’Optimisme - qui a lieu les 18 et 19 mars au Conseil Economique,
social et Environnemental et où Ecoréseau Business remettra aux lauréats de l’année les trophées Electron Libre et Culture du rebond -, évoque l’influence d’un tel état d’esprit sur la santé des gens, des entreprises et de l’économie.
Pourquoi avoir lancé le Printemps de l’Optimisme ?
Durant ma vie de communicant j’ai constamment creusé la question de la confiance et de la défiance et de leurs conditions d’émergence. 70% des Fran- çais se disent heureux dans leur vie
durant la période des attentats, alors que les chaînes d’information continue divulguaient en boucle les mauvaises nouvelles. Et le dirigeant de PME qui sauve 50 emplois dans sa campagne sera difficile à promouvoir. Les télé- spectateurs ressemblent à des lapins pris dans les phares d’une voiture, ils sont fascinés, hypnotisés par l’affreux. Ils déclarent que leur émission préférée est Thalassa, alors qu’ils regardent en priorité Esprits criminels.
dans une période de transition écono- mique. Mais il faut orienter le regard vers ce qui est beau, ce qui fonctionne, pour réaliser que les progrès scienti- fiques et technologiques n’ont jamais mis autant à portée les solutions contre les virus, la pauvreté...
leurs difficultés. Il n’est donc pas affi- ché, ce qui engendre un cercle pervers.
personnelle, quand la même proportion s’affirme malheureuse et pessimiste dans la sphère pu- blique. Cherchez l’erreur ! Bien sûr il importe de relati- viser cet écart, les gens aiment amplifier les obstacles qui les entourent pour mettre en valeur leur capacité à les franchir. « Cela n’est pas le tout d’aller bien, encore faut-il que les autres aillent mal », disait Jules renard. Il faut ajouter à cette attitude des raisons cul- turelles de rapport à l’Etat, religieuses ou médiatiques. Les journaux sont anxiogènes, et on n’analyse pas assez en France l’influence de la télévision sur l’opinion publique. Il n’y a jamais eu autant d’accidents cardiaques que
Et ce pessimisme – qui semble aussi de façade – est-il aussi préjudicia- ble qu’on le dit ?
Comment expliquez-vous que le monde des entreprises ne se soit pas emparé du sujet plus tôt ?
Le travail pédagogique des philosophes, experts et coachs en tous genres n’a pas été poussé assez loin. Il importe de concrétiser ces idées et d’apprendre à voir la vie du bon côté. Bien sûr les
Le Printemps de l’Optimisme per- met donc de porter ce message ? Il existait déjà de nombreuses initiatives parcellaires à l’exemple de la journée « J’aime ma boîte » de sophie de Men- thon, la journée de la gentillesse avec Psychologies Magazine, la nuit de l’op- timisme, mais il manquait un évènement fédérateur mobilisant toutes les énergies en France. Nous l’organisons à Paris et à Nice cette année, et comptons bien réaliser une vraie tournée en 2017 dans plusieurs métropoles. Nous finis-
Mars 2016
réticences ne manquent pas. Les gens ont peur de l’optimisme béat. Or le pessimiste considère que la difficulté est structurelle et permanente quand l’optimiste la perçoit comme provisoire et spécifique et passe justement à l’ac- tion. Les politiques hésitent aussi car ils ne veulent pas donner le sentiment aux Français qu’ils ne perçoivent pas
adaptée au secteur et aux interlocuteurs pour dynamiser et fédérer les équipes. récemment nous sommes intervenus dans un groupe de cosmétique : au programme une séance de méditation, mon discours sur le poids de l’image, Florence servan schreiber a étayé son propos sur le leadership positif, Charles Pépin a développé sa philosophie de
Les études montrent que la croissance et la prospérité
ne dépendent pas seulement
de facteurs matériels mais
aussi psychologiques. Il en
va d’un peuple comme d’une personne. Le pessimisme ac-
centue les effets de la crise
et réduit la consommation, l’investissement, la produc-
tion, la création d’emplois.
La pensée morose porte en elle les germes du déclin économique. L’état d’esprit doit absolument évoluer, et je crois beaucoup à la stratégie des petits cailloux. C’est pourquoi j’ai publié des livres sur l’optimisme (1), et me suis lancé dans l’organisation de ce Printemps. Certes le monde est plus risqué et troublé parce que nous sommes
Les études montrent que la croissance et la prospérité ne dépendent pas seulement de
sons par former un réseau im- pressionnant de conférenciers, d’experts en ateliers et anima- tions comme le yoga rire, la méditation, la sophrologie... qui nous permet d’importer le Printemps de l’Optimisme dans l’entreprise. Il nous est possible d’intervenir dans des conven- tions, soirées clients, séminaires ou conférences de manière
facteurs matériels mais aussi psychologiques

