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Le baromètre de l’optimisme - Le monde après la COP21 GALAXie eCOréSeAU La COP21 n’était pas une fin, mais un début. Suivi des évolutions bénéfiques à la planète
u La France tient à ses engagements
François Hollande entame la nouvelle année avec plusieurs mesures, dont celle destinée à renforcer les moyens et l’action de l’Agence française de développement (AFd). Tout d’abord, cette dernière sera intégrée par la loi dans la Caisse des dépôts afin de créer « un instrument puissant, intégré et innovant, mobilisable en France comme à l’étranger », pour ainsi mettre en œuvre les engagements pris à la COP21. Quatre milliards d’euros supplémentaires seront donc alloués d’ici à 2020 au financement du développement et de la lutte contre le réchauffement climatique. L’AFd augmentera ses activités de prêts aux pays en développement de 50% : ils passeront de 8,5 à 12,5 milliards d’euros par an d’ici à 2020.
uLe végétal, l’allié des dirigeants
L’accord signé à Paris le 12 décembre, par 195 états, affiche un objectif ambitieux, allant jusqu’à prévoir de maintenir le réchauffement climatique « bien en-dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels ». Afin que ce texte ne reste pas une simple combinaison
de lettres sur du papier blanc, les états doivent prendre des mesures concrètes pour protéger la biodiversité, rendre l’air des villes à nouveau respirable et protéger “la Terre nourricière”, telle qu’elle est nommée dans l’accord. Ainsi après la COP21, certains ne restent pas les bras croisés et montrent le bon exemple. Pour l’islande, la Suède, le danemark ou encore le Canada, le végétal est désormais un élément incontournable du planning urbain. Ainsi, à Stockholm est adoptée la règle “un espace vert à moins de
300 mètres de chaque habitation”. La trame verte quasi continue favorise donc le développement de la biodiversité et offre aux habitants une qualité de vie meilleure, étant en contact permanent avec la nature.
u L’après COP21 : qu’en pensent les Français ?
Havas Paris et ipsos France ont mené une enquête auprès d’un échantillon de 1010 personnes représentatives de la population française (interrogées en ligne le 14 décembre 2015) afin de connaître leur avis sur la période post-COP21. Ainsi, même si la COP21 est
majoritairement vécue comme un succès (72%), elle n’a pas rassuré l’opinion publique quant à l’avenir climatique de la planète. Si près d’un Français sur deux (46%) pense que la COP21 va changer les choses en matière de lutte contre le changement climatique, 59% n’ont pas confiance dans l’avenir climatique. Ces derniers mettent en doute la capacité des principaux acteurs à tenir leurs engagements, en particulier les pays développés (51% de confiance/49% de défiance), les grandes entreprises (38% de confiance),
mais plus encore les pays en développement (37% de confiance) et les pays émergents (33% de confiance). Cependant, les Français placent leur espoir dans les pays développés (60%) et les grandes entreprises (44%). Finalement, si la réussite de la COP21 est reconnue par les Français, un nuage d’inquiétude pèse sur l’avenir de la question climatique. Aux grands acteurs de jouer et balayer les appréhensions !
uLes citoyens se mobilisent
Suite à la COP21, de nombreuses villes ont vu paraître des initiatives locales. C’est notamment le cas à vannes où la commune a mis en place sur internet, pendant plusieurs semaines, une boîte à idées. Chaque citoyen pouvait présenter un projet, une envie, une suggestion afin d’améliorer l’environnement et la ville. du 30 novembre au 3 janvier, 76 idées ont été déposées et quatre d’entre elles sont désormais en phase d’analyse et seront mises en place en janvier : des panneaux indicateurs pour piétons affichant la distance et le parcours vers des monuments de la ville ; des bibliothèques de rue, permettant à chacun de déposer dans les parcs, jardins, stations de bus ou gare, un livre qui servira à quelqu’un d’autre ; une grainothèque, qui permettra aux vannetais de s’équiper de graines et de fleurs au sein des centres administratifs ; des boîtes pour les piles usagées qui seront mises en place dans les accueils de l’Hôtel de ville, du centre administratif et du Centre communal d’action sociale (CCAS). La municipalité promet de renouveler l’expérience au printemps.
Initiative verte
Une entreprise se lance un défi écolo, les résultats sont épatants !
en novembre 2015, l’entreprise van Hees, spécialisée en additifs et mélanges d’épices pour viande et basée à Forbach en Alsace, se
lance un drôle de défi écolo. Le gérant Frederick Guet se rend compte que le taux de recyclage de l’entreprise est assez bas malgré
les tentatives de la société d’améliorer ces chiffres. « En 2012, nous recyclions 18% de nos déchets, en 2014, 25% et fin août 2015,
33% », explique Frederick Guet. « Pour que nos chiffres progressent et pour faire comprendre à nos salariés l’importance de
l’environnement, j’ai décidé de lancer un challenge avec pour objectif d’atteindre le niveau de recyclage le plus élevé. Nous avons
donc fixé la barre à 50% », continue le dirigeant. L’entreprise commence donc à mettre en place de plus en plus de poubelles
supplémentaires, de cartons diB (déchets industriels banals) et de points de collectes. « Pour donner un objectif de bonne cause,
nous avons promis que pour chaque pourcentage, nous donnerions 100 euros à l’association Atlas du Centre d’aide par le travail (CAT) de Petite-Rosselle, qui vient régulièrement s’occuper de notre espace vert », raconte Frederick Guet. Pour relever ce défi, la société s’est associée à différents prestataires : l’entreprise veolia (qui a mis à disposition de van Hees des bennes et a pesé régulièrement ces dernières) ; et la société SLP, chargée du nettoyage industriel sur le site (qui veillait à ce que le tri soit bien réalisé). durant quatre semaines, tout le monde y a mis du sien. « Notre autre objectif était de mobiliser les gens », souligne le dirigeant. « Nous produisons plus de 300 tonnes de déchets ; si nous ne faisons pas un petit geste, c’est notre planète qui en pâtira », explique-t-il. A la fin du challenge, le défi est relevé haut la main ! 50,1% des déchets ont été recyclés. Comme convenu, van Hees a fait un chèque de 1710 euros à l’association Atlas. Cet argent permettra de financer les différents voyages et sorties des membres de l’association, ainsi que leurs abonnements à différents magazines. Les partenaires ont également été récompensés. Quant aux employés de l’entreprise, « ils ont tous reçu des petits cadeaux », ajoute Frederick Guet. Bientôt l’entreprise relancera un autre challenge et essayera de battre son précédent record.
Février 2016
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