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n°26
Art DE vivrE & PAtrimoiNE La Sélection culturelle
Choix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucune
Expo
Livres
n Picasso mania au Grand Palais jusqu’au 29 février 2016 Si vous vous attendez à voir les œuvres d’art du plus célèbre espagnol du 20e siècle, sachez qu’au Grand Palais, l’accent est mis sur ses disciples. Au total, l’exposition regroupe 300 tableaux – des élèves "spirituels" de Pablo Picasso – et ex- pose une centaine de tableaux du maître lui- même. « Salut, l’artiste ! », lit-on sur le mur. C’est ainsi que s’intitule la première salle, et l’image de Picasso se trouve ici sur les toiles, le papier, comme sous forme de sculpture. De son vivant, on qualifiait Picasso d’"omnivore", il était ce qu’on appelle un homme à tout faire. Bien évi- demment, ses disciples s’efforçaient à leur tour d’utiliser les matériaux les plus inhabituels afin d’attirer l’attention. Ces œuvres présentées à l’exposition étonnent. Par exemple, dans la salle dédiée aux références à "Guernica", on trouve un panneau (aux mêmes dimensions que le pro- totype), non pas constitué d’hommes mais d’animaux empaillés, exter- minés par l’homme. Dans la même salle, on voit Colin Powell en bronze, brandissant une éprouvette avec colère. Les grands du Pop’art ont chacun pris une salle. David Hockney, Jeff Koons, Jasper Jonhs, Roy Lichten- stein, Arman Christo et une soixantaine d’autres, ont reçu le droit d’être exposés à côté du maître. Une exposition surprenante qui fait cogiter
nos cellules grises.
n L’art russe à Drouot (7 et 8 décembre 2015)
L’art russe a toujours suscité un intérêt considérable parmi les collection- neurs. Ce monde mystérieux reste cependant inconnu du grand public,
pourtant il est plein de finesse. Le 8 décembre 2015 la maison de vente Leclere ouvrira la se- maine de l'art russe à Paris. Une occasion en or pour vous familiariser avec la culture russe et ses œuvres d’art. Pour la première fois, le célèbre hôtel Drouot rassemblera toutes les enchères d’art russe la même semaine (salle 15, seule- ment le 8 décembre à 13h30). Les toiles des ar- tistes incontournables comme Aïvazovski, Roerich, Serebryakov, Korovine, seront présen-
tées. Une rare collection de gravures et de miniatures (XVII-XIXe siècle), ainsi que la bijouterie ancienne en argent et en or (XVIII-XIXe siècle) se- ront les perles de l’événement. Pour vous donner un avant-goût de l’en- chère, le 7 décembre, l’exposition sera ouverte au grand public. Ivan Birr, un expert en art russe et descendant d'émigration russe, se fera une joie de répondre à toutes vos questions.
Film
n Le Bonheur sinon rien (d’Alain Nemarq, éd. Le Texte Vivant, 2015) :
Le Pdg. de Mauboussin a déjà publié un premier livre autobiographique aux éditions Calmann-Lévy en 2011, qui a rencontré un certain succès. Cette fois, depuis les philosophes qui ont marqué l'auteur, en passant par ses amitiés, ses muses et des sujets d'actualité... Le Bonheur sinon rien aborde les grands
thèmes que sont la mort, la famille, l'amour, l'amitié et l'enfance.
Un traité sur le bonheur... On ne s'y attendait pas de la part du dirigeant d'une des entreprises de joaillerie les plus florissantes.
Alain Némarq aborde avec justesse sa vision du bonheur, de l'amitié, des femmes... Tout à la fois érudit et accessible, sans langue de bois bienveillant, juste et touchant, Alain Némarq se livre et nous livre ses joies et ses peines, son idée du bonheur.
n D’après une histoire vraie (de Delphine de Vigan, Ed. JCLattès, 484 pages, sortie le 26 août 2015)
Ce nouveau livre traite des deux années qui ont suivi la parution du livre "Rien ne
s’oppose à la nuit" (une histoire autobiographique de Delphine de Vigan sur la bi-
polarité de sa mère). Cette fois, la romancière nous fait part de son amitié toxique
avec une femme ayant exercé une emprise terrible sur elle, l’empêchant d’écrire
pendant de longs mois et pour finir, la plongeant dans une dépression. L’histoire
paraît simple, mais l’auteur brouille les pistes avec une délicatesse inouïe et joue
avec son lecteur en mêlant des éléments de sa vie privée et des péripéties qui pa-
raissent invraisemblables. Le défi est relevé, et à la fin, nous sommes déconnectés
et poussés par une seule envie, savoir quelle partie était autobiographique et la-
quelle était fiction ? Au mois de novembre 2015, le thriller psychologique (déjà vendu à plus de 170000 exemplaires) a reçu le prix Renaudot, succédant à David Foenkinos et son livre "Charlotte".
n Le mariage de François Hollande (de Julie de Montespan, éd. Gras- set, 2015) :
Moi Président, je ferai enfin les choses sérieusement. Demain à midi à l’Elysée. Sois là. Un soir de juillet 2016, François adresse ce texto à quelques amis. C’est grâce à une fiction retraçant le mariage du président en 2016, que l’auteure, fine connaisseuse des rouages de l’Elysée et de la psychologie de ses hôtes et visiteurs du soir, dresse une galerie de portraits aussi drôles que subtils. Ou quand la réalité rejoint la fic- tion...
n Les derniers jours des reines (de Jean-Christophe Buisson & Jean Sévilla, éd. Perrin, 2015) :
Avis aux amateurs d’histoire. On connaissait le suicide de Cléopâtre. Mais qu’en est- il de Brunehaut, Agrippine et son assassinat, Aliénor, Marie Stuart et sa décapita- tion, Catherine de Médicis, Catherine II, Joséphine, Victoria, Astrid de Belgique et son accident... Les auteurs proposent un fil rouge décalé, une histoire du pouvoir au féminin, dont la fin est souvent aussi tragique que riche d’apprentissage. Inté- ressant.
n La femme au tableau (de Simon Curtis, sortie 15 juillet 2015, sortie DVD 18 novembre)
Maria Altmann (Helen Mirren), une octogénaire, demande au jeune avocat Randol Schoenberg (Ryan Reynolds) de l'aider à récupérer l'un des plus cé- lèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d'Autriche. Ce tableau appartiendrait à la famille de la vieille dame et aurait été volé par les nazis. Tout au long du film, nous suivons l’évolution des deux personnages à première vue si différents (l’excentrique Maria et le timide Randol), essayer de récupérer un tableau qui vaut des millions. Pour Maria, c’est une affaire d’honneur et de valeurs familiales, pour Randol, tentant tout d’eux d’une occasion en or de booster sa carrière. Plus l’affaire judiciaire qu’entame ce couple contradictoire avance avec ses hauts et ses bas, plus nous avons de la compassion pour la vieille dame (dont nous comprenons l’histoire grâce aux nombreux flash-backs). Quant à son avocat en herbe, il subit une réelle transformation et renoue avec ses racines juives. D’après une histoire vraie, le film nous apprend beaucoup sur le sujet peu connu de la restitution des biens volés aux Juifs.
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PROCHAIN NUMÉRO LE JEUDI 28 JANVIER 2016


































































































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