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Créer aujourd’hui - Mentors pour entrepreneurs en herbe CLUB ENTREPRENDRE
la région Île-de-France ou encore des grandes écoles (Essec, HEC...). D’autres sont privés, comme le Camping, lancé en 2011 par l’association Silicon Sentier ou encore crées par des grands comptes ciblant les créateurs aux ambitions mondiales. C’est le cas du Village by CA, centre d’open inno-
communication du réseau, fort de 550 antennes im- plantées partout sur le ter- ritoire. Si le réseau BGE est 100% mobilisé en fa- veur de l’entrepreneuriat – ses bus circulent partout en France pour stimuler les vocations – c’est « parce que notre leitmo- tiv est de démocratiser l’acte d’entreprendre »,
final, leur boîte. Pour- quoi ? « Tout le monde ne peut pas devenir entrepre- neur !, lance Candice Cot- tin, Parfois, c’est une question de profil, dans d’autres cas c’est le ti- ming qui ne convient pas, où le projet qui doit être
sommes levées par les créateurs auprès des bu- siness angels peuvent être multipliées par trois via l’effet de levier généré par une telle opération, et ce, en s’adressant à d’autres acteurs du financement : banques, Bpifrance, ou
Faire preuve d'empathie en se demandant comment l'autre va comprendre ou refuser de comprendre tel point
vation et pépinière pari- sienne lancé par le Crédit Agricole en 2014. Propres à repérer des jeunes pé- pites innovantes, ces ac- célérateurs se déclinent souvent par secteur d’ac- tivité. Ainsi, l’incubateur d’Allianz est-il 100% dédié aux objets connec- tés et au digital.
rappelle Candice Cottin. Ainsi, aucun prérequis n’est exigé pour obtenir un rendez-vous auprès d’un des 950 conseillers
EFFET DE LEVIER
PRÊTS D’HONNEUR
Les créateurs savent synthétiser, vulgariser, plaisanter, moins structurer leurs propos de manière rationnelle. Tout n’est pas dans la séduction
retravaillé. » Et pour les créateurs qui parviennent à tirer leur épingle du jeu, l’accompagnement se veut alors très exhaustif, de l’élaboration du busi- ness plan jusqu’au finan- cement du projet. « Contrairement au ré- seau Entreprendre, BGE ne propose pas de finan- cement en direct, tels que des prêts d’honneur sans intérêts ni garanties (taux 0%), mais oriente vers les organismes adaptés, aussi bien le réseau Entrepren- dre et Bpifrance, que l’Adie, expert du micro- crédit, France Active ou encore Initiative France, l’un des premiers réseaux associatifs de financement des créateurs d’entre- prise », poursuit la direc- trice de la communication.
encore des fonds de co-in- vestissement dédiés à l’amorçage, à l’instar du FRCI, Fonds régional de co-investissement de la région Île-de-France », indique Stéphanie Duche- nois, business angel et ad- ministratrice du réseau Paris Business Angels. Mais reste encore à choi- sir le bon business angel ! « Selon la nature du pro- jet, le créateur va s’adres- ser au réseau de sa région, de son secteur d’activité, ou encore de son école », répond Sté- phanie Duchenois, en rap- pelant que l’une des particularités de ces ac- teurs est de financer la phase d’amorçage des projets. « A contrario des fonds de capital-investis- sement qui soutiennent d’abord les projets ayant fait leurs preuves, les bu- siness angel n’hésitent pas à intervenir après le “love money” des proches, en se mouillant
Toujours pour financer votre projet naissant, n’hésitez pas à vous adresser à une autre typo-
Pour doper les projets naissants, impossible de faire l’impasse sur BGE, réseau qui intervient très en amont, avant même l’élaboration du business plan. « Via un accompa- gnement personnalisé, nos conseillers challen- gent les porteurs de pro- jets, ne serait-ce qu’en les aidant à affiner leur idée initiale », précise Candice Cottin, directrice de la
référents, et l’accompa- gnement, financé par Pôle Emploi et d’autres orga- nismes, ne suppose aucun investissement personnel pour le porteur de projet. Cela étant, parmi les 80000 personnes reçues chaque année, seules 52000 achèveront in fine leur accompagnement, et 17000 monteront, au
logie d’acteurs, et pas des moindres : les business angels ! Au nombre de 4500 en France, ces an- ciens entrepreneurs qui investissent leurs fonds propres – à hauteur de 40 millions d’euros par an – sont organisés en 80 filières, sectorielles ou généralistes, toutes répertoriées sur le site franceangels.org. « Les
pour des projets peu déve- loppés commercialement, et donc, dans le cadre de tours de tables moins conséquents », détaille Stéphanie Duchenois. Vous l’aurez compris, la motivation première des business angels – plus que de dégager une plus-value financière – est d’abord d’accompagner les entre-
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