Page 42 - EcoRéseau n°22
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n°22
CluB eNtRePReNdRe Business guides - Affacturage & export
Dans chaque numéro, EcoRéseau s'intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant
S’aventurer l’esprit libre
les PMe françaises exportent plus. Mais loin des yeux, le client n’inspire pas toujours confiance, tout comme le
(logistique, marketing, finance, communication...) en demandant l'avis des prestataires et conseils
pays dans lequel il se trouve. Plus qu’un outil pour sécuriser sa trésorerie à o
l’international, l’affacturage fait office d’instrument clé pour conquérir d’autres marchés.
Mots-clés
Mathieu Neu
Explosion 5 Un accompagnement n exhorte toujours plus les entreprises, en par-
1 global du factor ticulier les PMe, à pénétrer les marchés à l’ex- port. Mais elles ne possèdent souvent pas la L’affacturage puissance financière pour supporter impayés et délais à rallonge, et surtout les moyens humains pour maîtriser les différentes règlementations et habitudes. il apparaît essentiel aujourd’hui de recourir à des factors, prestataires du bas de bilan qui apporteront expertise et garanties dans ce qui reste un pari délicat pour de petites
2 s’internationalise Des services pour chaque
6 profil
4 Une réponse pour les PME 7 L’importance de
Un coût relatif
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Fiction : Coups de pouce méconnus
Marc a tort d’hésiter, l’affacturage peut changer sa vie en dehors des frontières...
l’assurance
structures.
« Tu as l’air préoccupé », remarque ludovic à qui rien n’échappe, surtout pas les soucis de son ami chef d’en- treprise. Marc relève les yeux et se confie. effectivement, ces temps- ci, son humeur est quelque peu lestée par la situation de sa société. les affaires ont tendance à piquer du nez. Ses coffrets-cadeaux de vins et spiritueux méconnus de l’Hexagone séduisent de moins en moins d’en- treprises, y compris celles d’europe centrale dont l’engouement avait, il y a quelques années à peine, propulsé son activité vers les sommets de son secteur. les délais de paiement des clients étrangers qui s’étalent jusqu’à 120 jours pèsent lourdement sur la trésorerie. « C’est bien ma veine. J’avais justement envisagé quelques développements. Il faut des nouveaux packagings, un nou- veau logo, pour viser d’autres pays. Et puis mes frais courants augmen- tent en ce moment », se plaint-il. Quand ludovic lui suggère l’affactu- rage, Marc fait d’abord les yeux ronds. oui, la solution se pratique aussi à l’international. et même de plus en plus 1 , au sein des grands groupes mais également des PMe 2 . le diri- geant l’ignorait. il réfléchit, arquant les sourcils. « D’accord, mais ce genre de formule n’est pas vraiment gratuite sur le marché domestique. Alors j’ima- gine ce que les coûts représentent à
Mieux vaut s’armer pour affronter vents et marées...
l’étranger, où les garanties de recou- vrement sont soumises à d’autres en- jeux », rétorque-t-il. Marc n’a pas tout à fait tort. les services d’affactu- rage à l’export sont une dépense à prendre en compte. Pour autant, le jeu en vaut la chandelle 3 , et c’est précisément ce que ludovic s’efforce de lui expliquer. en termes de struc- turation de l’activité, de souplesse ap- portée, les avantages deviennent pré- cieux lorsqu’on s’aventure au-delà des frontières en particulier 4 . ludovic rappelle aussi les bienfaits consistant à obtenir un financement conséquent
de très court terme, encore bien plus intéressant dans son cas que dans des situations de marché national où les délais de paiement n’excèdent en prin- cipe pas 60 jours.
l’étranger 5 simplifie la vie. « J’ai déjà une assurance crédit par ailleurs, et je ne suis pas sûr de vouloir remettre en cause tous mes contrats et mon fonctionnement actuel », confie le di- rigeant, quelque peu effrayé à l’idée de remettre à plat son contexte d’exer- cice. 6 « Pas la peine de changer d’assureur 7 , un factor peut tout à fait s’ajouter au dispositif en vigueur sans ajouter de lourdeur à la gestion globale », répond ludovic. Marc hésite, la moue dubitative. il promet néanmoins à son ami d’étudier cette option de plus près...
Par ailleurs, le chef d’entreprise inquiet n’est pas vraiment un aguerri des langues étrangères, pas même de l’an- glais. une situation qui l’a toujours contraint à mobiliser des ressources chronophages en interne pour la lecture, l’écriture et l’exécution des contrats avec les pays abritant ses clients pré- férés. là encore, l’accompagnement d’un factor habitué à contracter avec
42 Juillet - Août 2015
Cahier pratique n°1 - Affacturage & export
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