Page 87 - EcoRéseau n°21
P. 87

n°21
www.ecoreseau.fr
Baromètre Finance & Investissements ART DE ViVRE & PATRiMOinE
des conditions et des frais de gestion variant selon les établissements (Crédit Agricole exige un versement minimal de 10000 euros contre 250 000 euros pour Swisslife, par exemple). Cette nouvelle génération d’assurance-vie offre un avantage fiscal inédit : en cas de décès du souscripteur, la personne qu’il a désignée bénéficie d’un abattement de 20% sur le capital à condition que le contrat ait été investi avant les 70 ans du souscripteur. Cet avantage vient s’ajouter à l’abattement traditionnel de 152 500 euros par bénéficiaire. la contrepartie de cet abattement est que les contrats vie- génération n’offrent aucun fonds en euros : l’ensemble des sommes versées doit être investie en unités de comptes (Sicav, SCPi, actions...). De plus, 33% de ces fonds doivent servir à financer des PME ou des ETi, du logement intermédiaire, ou encore des produits labellisés Economie sociale et solidaire. En clair, ce produit peut être intéressant pour les particuliers désireux de transmettre un patrimoine de plus de 200 000 euros, à condition d’investir avant 70 ans.
Le coin des analystes
u Barings se repositionne sur les actions européennes
Barings a sensiblement modifié son portefeuille au cours des six derniers mois. « En août dernier, nous étions investis à hauteur de 25% en actions américaines alors que la pondération de l’Europe était très faible », rappelle Hartwig Kos, gérant du Baring Euro Dynamic Asset Allocation Fund. « Au 31 mars, nous ne sommes plus ex- posés sur les Etats-Unis mais le fonds est investi à près de 30% en actions européennes, dont un tiers sur les petites et moyennes capitalisations qui, selon nous, devraient nettement profiter de l’amélioration de la conjoncture économique », ajoute-t-il. Barings constate que les actions européennes ont enregistré un net regain ces derniers mois, alors que les rendements obligataires et l’euro tombaient à des niveaux historiquement bas. La faiblesse de l’euro a eu un impact positif sur les exportations européennes, et la récente hausse des marchés reflète également l’amélioration des données économiques et du sentiment des investisseurs envers les actions euro- péennes selon lui.
u Turgot AM reste confiant sur les small et mid caps
Sur les 14 dernières années, les petites et moyennes ca- pitalisations boursières ont surperformé les marchés. Une tendance qui s’est inversée depuis le début 2015, observe Turgot AM. Pourtant, l’analyste anticipe un regain d’intérêt sur les perspectives de ces valeurs. Il remarque en effet que les publications de résultats du premier trimestre des petites et moyennes valeurs ont été globalement bonnes, à savoir en ligne ou supérieures aux attentes des analystes. Selon lui, les small et mid caps devraient donc continuer de profiter de l’amélioration graduelle de la conjoncture économique des pays de la zone euro. Il rappelle en effet que ces valeurs sont réputées plus « do- mestiques » que les grandes capitalisations. Quant à celles exposées aux marchés internationaux, elles devraient continuer de profiter des effets positifs de la hausse de la parité euro/dollar. « Cette amélioration de la croissance bénéficiaire des petites et moyennes valeurs va ainsi per- mettre aux valorisations de ne pas trop se tendre et de continuer de générer un “upside” significatif pour cette classe d’actifs », conclut-il.
u Edmond de Rothschild AM voit des opportunités sur la dette financière
Dans une récente note d’analyse, Edmond de Rothschild AM passe au crible les facteurs qui rendent la dette fi- nancière attractive au sein de l’univers obligataire. Il cite en premier lieu les évolutions réglementaires du secteur de la banque et de l’assurance. Il constate que les émetteurs continuent d’adapter leur structure de capital aux nouvelles exigences réglementaires. Celles-ci les poussent à améliorer leur capital en quantité et en qualité, à émettre de nouveaux instruments de quasi- fonds propres, et à remplacer les anciens instruments, notamment en exerçant leurs options de rappel. Pour EdRAM, ces réformes ont permis une amélioration de la capitalisation, de la solvabilité et de la liquidité de ces établissements. Autre facteur encourageant : les résultats des stress tests publiés à l’automne dernier ont par ailleurs donné une meilleure visibilité sur l’exposition directe de ces établissements à certains risques. « Les banques sont exposées à l’ensemble de l’économie réelle mais, grâce à la diversité de leurs activités, elles affichent une certaine capacité à encaisser les chocs », estime l’analyste. Enfin, le Quantitative Easing lancé le 22 janvier dernier en Europe devrait selon lui être globalement fa- vorable à la classe d’actifs.
Location : des primes pour les appartements parisiens
la mairie de Paris a récemment annoncé le dispositif Multiloc. Objectif : permettre aux classes moyennes de se loger dans la capitale en incitant les bailleurs à louer les logements à de jeunes actifs ou à des familles à des prix plus abordables. S’ils acceptent de louer à des tarifs inférieurs de 20% au tarif médian constaté dans le quartier, les propriétaires pourront recevoir des aides financières et des garanties. le dispositif prévoit une prime d’entrée de 2000 euros, la gestion locative professionnelle, la prise en charge de la garantie contre les locatifs, la participation à l’achat de détecteurs de fumée, la prise en charge d’une partie des diagnostics techniques obligatoires, mais aussi une prime travaux pour remettre en état le bien. le montant de cette prime est de 2500 euros maximum, mais si l’appartement est vacant depuis plus de six mois la somme allouée pourra grimper jusqu’à 10000 euros.
Juin 2015
87


































































































   85   86   87   88   89