Page 51 - EcoRéseau n°20
P. 51

n°20
www.ecoreseau.fr
Business guides - Flotte automobile - Tendances CLUB ENtREPRENDRE Bientôt tous loueurs ?
Porté par des tendances telles que la géolocalisation, l’électrification ou l’infotainment, la location longue durée
Mots-clés poursuit sa route sur des pentes ascendantes.
Geoffroy Framery
1 2 3
Généraliste vs premium : moins cher ?
Le double effet kiss cool de la géolocalisation Rouler vert et électrifier les usages
ment, les entreprises enregistrent à l’inverse une hausse de 1,6% sur les immatriculations Véhicule par- ticulier (VP) et Véhicule utilitaire (VU) avec 189723 unités au total. Mieux encore : les loueurs longue durée ont mis sur les routes 117266 véhicules, ce qui représente une hausse de 14,4%. Les chiffres pour l’année 2014 sont donc encourageants pour les professionnels de la longue durée. Pour mieux nous situer, le parc se constituait de 1,2 millions de véhicules en 2012. « La LLD continue de croître. Les derniers chiffres évoquent un parc de 1,5 mil- lions de véhicule en LLD, affirme
tation, la vie d’un véhicule lie beau- coup de métiers et signifie de nom- breuses factures à gérer. C’est com- plexe et chronophage. Externaliser, c’est schématiquement avoir une seule facture à payer sans se soucier de la gestion. » Le succès de la for- mule se confirme. De là à pousser le scénario de la location jusqu’à son extrême et envisager que toutes les entreprises ne soient plus pro- priétaires de leur véhicules, il y a un pas que les experts ne se risquent pas à franchir. « Le scénario du tout- location n’est pas réaliste au regard de la typologie des entreprises et de la variété du mode de gestion de
P4 A qui s'adresser ?
5 L’avis d’André Gallin, président de la CNPA
assé le plat de résistance du repas dominical, votre tonton ou votre frère – celui un peu
pierre et d’un bon cru, l’automobile, sauf rares exceptions, ne se bonifie pas avec le temps. ajoutez à cela le fait que la génération Y – autrement dit nos jeunes cadres dynamiques
parc. Les entreprises veulent gar- der la liberté sur le moyen de dé- tention du véhicule », juge ainsi David Schotkosky, directeur ventes et du réseau toyota France. Le
dégarni qui sort des blagues d’un goût douteux – peut aussi, selon ses humeurs, s’improviser expert en voi- tures. Du haut de sa maîtrise quin- quagénaire de la question, combien de fois vous a-t-il asséné la remarque suivante : « Une voiture, dès le pre- mier tour de clé, elle perd 30% de sa valeur. Achète pas neuf, prends une bonne occas’ ou fait du leasing pour changer facilement de ba- gnole » ? Derrière ce conseil avisé dont vous vous seriez bien passé, se cache malgré tout un peu de bon sens. a contre-courant de la bonne
– n’érige plus la voiture comme signe ostentatoire de réussite so- ciale, et vous obtenez un glisse- ment des offres de leasing de l’en- treprise vers le particulier, preuve du succès de la formule. Signe des temps, la location plaît. Et la location longue durée plaît encore plus. ainsi, le marché du véhicule neuf a connu un repli de 3,6% au dernier trimestre 2014 par rapport aux chiffres de l’année précédente, avec 556340 im- matriculations. Malgré ce fléchisse-
La LLD continue de croître
.
Fiction : Comment sortir la tête de l'eau ?
Quelles décisions Nicolas, olivier et aurélie vont-ils prendre pour accompagner la croissance de leur société ?
Jean-François Chanal, directeur gé- néral d’aLD automotive et président du Syndicat national des loueurs des véhicules de longue durée (SNLVLD). L’externalisation du parc a fait son chemin et son succès s’ex- plique d’abord par la très forte sim- plification qu’implique son recours : de l’achat à la revente, en passant par l’entretien et les coûts d’exploi-
professionnel ajoute cependant que « la part globale de la location tendra toujours à augmenter, d’autant que les TPE commencent à s’y inté- resser ». Reste encore à convaincre les PME, toujours frileuses, ou les
non-initiées. Pas facile ?
En pleine reconversion professionnelle, Nicolas, olivier et aurélie, pas encore trentenaires, se lancent dans l’entrepreneuriat et fondent leur société de tourisme et d’événementiel afin de du- pliquer l’œnotourisme au patrimoine brassicole. avec un concept neuf, leur boîte démarre sur les chapeaux de roues. Se pose alors pour la première fois la question de leur parc automobile, d’autant que les trois acolytes hésitent et valsent entre le recours à leur(s) véhicule(s) de société, à un trans- porteur, ou à un loueur professionnel. Dans cette jeune tPE, Nicolas, nommé directeur administratif et financier s’empresse d’acheter de nouveaux véhicules. Erreur, compte tenu de l’usage du parc ! Nicolas s’arrache désormais les cheveux à entasser des factures de carburant, appeler les compagnies d’assurances et chercher des véhicules moins gourmands pour ses collaborateurs, tout en ayant recours à des loueurs courte et moyenne durée pour les usages saisonniers 5 . Mais c’est sans compter sur la débrouillardise du jeune directeur. Mieux avisé, celui-ci prend rendez-vous chez l’un
des experts français de la gestion de parc. Un choix d’autant plus heureux que l’expert ne dépend ni de la filiale d’un loueur, ni de celle d’un constructeur. Les conseils avisés du professionnel permettent alors à la jeune pousse de se réinsérer aisément sur l’autoroute du succès, sans boite de vitesse qui craque, ni de doubles classeurs de fac- tures qui s’amoncellent dans ses bureaux. De sé- minaires en séminaires, la jeune SaRL connaît un développement exponentiel. Si bien que cinq années plus tard, les trois associés se retrouvent vite débordés par les événements. Croulant sous les devis, aurélie se charge de l’ouverture des franchises en Belgique et au Royaume-Uni, tandis qu’olivier sillonne le pays pour décliner son casino de la bière dans toutes les métropoles. Entre deux campagnes de recrutement, Nicolas décide d’externaliser totalement la gestion de sa flotte automobile. Reste à trouver le temps d’établir une car policy pour coller aux besoins de ses em- ployés tout en s’enquérant du bon interlocuteur
à l’international. Conquérant, le dynamique trio continue d’exploser son chiffre d’affaires. Désormais dans la force de l’âge qui caractérise les quadra- génaires, Nicolas apprécie la sous-cape d’un cigare cubain, olivier achète par caisses de la Côte- Rôtie et aurélie roule dans un SUV BMW aux vitres teintées. Craquage d’hommes ou de femmes d’affaires me direz-vous ? Pas sûr ! Surtout en matière de voiture 1 . L’époque du premier opel Vivaro semble bien lointaine. Et Nicolas, entre deux bouffées de cigare, de penser à l’électrification d’une partie de sa flotte 3 pour que ses commer- ciaux sédentaires se déplacent aisément dans chaque métropole. il songe aussi à récompenser rapidement ses meilleurs éléments d’un avantage en nature qui sera équipé des dernières avancées en géolocalisation et en infotainment 2 . Plus de nid de poules sur le terrain de la gestion de leur parc, ni de gravier dans la mécanique d’affaires de nos trois chefs d’entreprise... tout roule pour
4 compte tenu du développement de leur société
cette belle PME.
Mai 2015 51
Cahier pratique n°2 - Flotte automobile
Œ


































































































   49   50   51   52   53