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Créer aujourd’hui - Crédit-bail et taux bas CLUB ENtREPRENDRE
de ces besoins importants, lioration des perspectives légier l’usage plus que une acquisition au terme nous continuerons à gar- économiques, avec une la propriété pour disposer du contrat, ce qui est un der un œil sur le crédit- reprise des investisse- d’un matériel toujours peu en décalage avec
Une petite structure qui doit financer des équipements très chers, d’un coût unitaire avoisinant un million d’euros par exemple,
si les contours exacts de cette réforme ne sont pas encore connus. « Pour les
bail, son évolution, les taux qu’il propose », poursuit le dirigeant.
peut envisager un taux de 1,5 % !
ux normes IFRS, la nouvelle règle pourrait impliquer l’apparition au bilan du locataire des actifs du crédit-bail. Difficile de dire pour l’instant si le recours à cette solution en sera affecté », explique
L’USAGE PLUTÔT QUE LA PROPRIÉTÉ Parmi les motivations des clients du crédit-bail fi- gure aussi la volonté de diversifier son porte- feuille. « Il est rare qu’on dispose uniquement d’un crédit de ce type », té- moigne Jean-François Gervais. S’il est adapté à certains achats, d’autres options sont parfois pré- férables. « Le choix dé- pend de la nature des in- vestissements à réaliser », estime Matthieu Cognet. Le leasing s’apparente également à un finance- ment à 100%, là où la plupart des autres crédits demandent un apport per- sonnel de départ de l’or- dre de 30% de l’investis- sement total. autre élé- ment qui fait pencher la balance : l’opération ne figure pas dans le bilan, ce qui est loin d’être un détail. Cette absence si- gnifie qu’aucun endette- ment lié à l’acquisition d’un actif n’apparaît. En d’autres mots, la voie est libre pour souscrire un éventuel crédit supplé- mentaire. La cerise sur le gâteau, en ces temps éco- nomiques encore tendus, est peut-être le volet fis- cal, puisque les loyers constituent autant de charges déductibles du ré- sultat de l’entreprise. En étant connues à l’avance, ces charges ont l’avantage de permettre à l’entrepre- neur d’anticiper et de lis- ser ses dépenses dans le temps. S’y ajoute égale- ment l’atout de la sécurité grâce aux loyers fixes dé- pourvus de mauvaises sur- prises en termes de va- riations de taux.
ments des entreprises, permet d’envisager un plus fort recours au lea- sing. Ensuite, c’est un fi- nancement qui est en phase avec l’air du temps. La tendance est à privi-
plus performant », in- dique Eugénie aurange. Une évolution indéniable, « comme en témoigne le succès de Blablacar. A ceci près que le leasing implique tout de même
cette philosophie de l’usage », relativise Ralph Crockett. a plus court terme, une nouvelle norme comptable pourrait changer la comptabilisa- tion du crédit-bail, même
Jean-François Gervais.
entreprises soumises a.
clients, cet arbitre de l’in- dustrie utilise des ma- chines très spéciales, des appareils de mesure de toutes sortes, chers et d’une durée de vie longue. Le profil idéal pour être client du crédit-bail. L’en- treprise existe depuis une trentaine d’années, mais n’utilise le leasing pour ces équipements coûteux que depuis peu. « Il y a onze ans, nous avons re- couru au crédit-bail im- mobilier, en vue de l’ac- quisition de notre siège social. D’autres crédits- baux immobiliers ont suivi, et ce n’est qu’en- suite que l’idée de finan- cer les matériels de cette manière s’est concréti- sée », explique Matthieu Cognet, P-Dg de la so- ciété. La solution semble convenir au groupe. L’an passé, quelque 600000 euros de nouveaux contrats ont été souscrits. « Nous avons une crois- sance à deux chiffres chaque année. Nous dé- pensons annuellement 15% de notre chiffre d’af- faires pour l’acquisition de matériels. Compte tenu
a en croire les spécia- listes, le succès du cré- dit-bail n’est pas prêt de se tarir. « D’abord, l’amé-
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Mathieu Neu

