Page 54 - EcoRéseau n°17
P. 54

www.ecoreseau.fr
n°17
CLUB ENTREP4
RENDRE Business guides - Entreprendre en 2015
L’AFFACTURAGE COMME ACCÉLÉRATEUR DE CROISSANCE
C’est devenu l’un des leviers les plus pertinents pour renflouer la caisse à court terme. Toutes les catégories de sociétés y ont désormais recours. « Cette solution de financement permet de répondre aux besoins de trésorerie ponctuels, récurrents ou permanents, auxquels les entreprises doivent faire face. Elle permet d’augmenter sa capacité de financement au-delà du découvert bancaire, de façon souple et rapide, puisque les fonds sont souvent mis à disposition sous 24 heures », explique Eugénie Boucquey, directeur du développement, du marketing et de la communication de Crédit Agricole Leasing & Factoring.
5
6
Mais au-delà de la décision de recourir ou non à cette option, le choix de l’interlocuteur importe. « Dans les grands groupes bancaires, on va généralement demander au client entrepreneur qui manifeste le souhait de recourir à l’affacturage les deux derniers bilans, et accorder quelque 20000 euros : 10000 euros de découvert et 10000 euros d’affacturage. Les Bibby Factor, GE FactoFrance, ou encore Factobail réagissent avec des codes différents. Par le biais de tels acteurs, de jeunes sociétés bénéficient parfois de plusieurs millions d’euros avec l’affacturage, moyennant des garanties de solidité pour ce qui est de l’entreprise cliente », confie Vincent Saada, diri- geant fondateur d’Access Crédit Pro, société spécialisée dans le courtage en financement d’entreprise. A noter aussi qu’une agence ban- caire classique traite un à deux dossiers d’affacturage par an, alors que des acteurs plus spécialisés sur ce créneau comme Access Crédit Pro gèrent près de 80 demandes annuelles.
L’affacturage continue à avoir le vent en poupe. Sur les neuf premiers mois de l’année 2014, le marché enregistre une croissance en vo- lume de créances cédées de 14%, contre 6% pour la même période en 2013. « Il faut aujourd’hui voir le factor comme un partenaire durable et non simplement comme une roue de secours », assure Olivier Le Boulanger, senior manager Achats et BFR au sein du cabi- net de conseil en management des coûts Lowendalmasai.
DISPOSITIFS D’ACCÉLÉRATION POUR DÉCROCHER LA LUNE
Le paysage entrepreneurial français est constellé d’accélérateurs en tous genres, parfois méconnus. 2015, c’est l’année de l’extension du Pass French Tech initié par Bpifrance en 2014, un programme grâce auquel des entreprises sélectionnées profitent de multiples traitements de faveur. Les heureuses élues sont des sociétés en forte croissance à qui on octroie un service premium : mise en relation avec des investis- seurs adaptés, accompagnement dans la levée de fonds, visibilité des sociétés grâce aux communications des partenaires professionnels, accès prioritaire pour toutes les demandes... L’an passé, le programme était d’abord ouvert aux pôles Cap Digital, Systematic Paris Région et Digital Aquitaine. Il est désormais accessible à d’autres territoires. A noter qu’en 2015, un fonds d’investissement de 200 millions d’euros géré par Bpifrance cofinancera des accélérateurs de start-up privés. Mais ces rampes de lancement pour entreprises ne sont pas l’apanage des secteurs technologiques ou scientifiques. En Basse-Normandie, le programme d’accélérateur d’entreprises FFWD (Fast Forward) Nor- mandie a été lancé fin 2014. Le but est de fournir un programme in- tensif d’accompagnement et de financement dans le but de faire passer un palier aux sociétés. « Tous les secteurs peuvent y prétendre. Au- delà du domaine d’activité, le critère central de sélection est d’être en quête de nouveaux marchés. Les entreprises peuvent être régionales, nationales ou étrangère, indique Alexandre Wahl, directeur de la Mi- riade, l’agence de développement économique et de l’innovation en Basse-Normandie. Après sélection, les heureuses élues débutent en- suite un programme de 12 semaines qui se traduit par la mise à dispo- sition d’une enveloppe de 60000 euros, d’un accompagnement technique, comptable, juridique, ainsi que des services d’un mentor. A l’issue de cette étape se tient un Fast Forward Day dont le but est de présenter les entreprises accélérées à des investisseurs potentiels et clients. Enfin, une dernière période de 12 semaines permet en quelque sorte de transformer l’essai, en accompagnant les sociétés sur la voie du succès par un suivi adapté. »
INCUBATEURS POUR SORTIR DE L’ŒUF
Sans l’existence des incubateurs, l’innovation de rupture de CoolCare ne serait pas sur le marché mais sans doute encore dans les car- tons. Ces structures se sont imposées comme des acteurs centraux de l’émergence d’idées prometteuses dans les secteurs scientifiques et technologiques, à l’image de Paris Biotech Santé, positionné sur les dispositifs médicaux et la santé humaine, ou encore Crealys, en Rhône-Alpes, qui propose de fortes compé- tences en sciences de l’ingénieur, en techno- logies de l’information et de la communication. Chacune d’entre elles fait naître et grandir plusieurs projets d’entre- prises chaque année grâce à un suivi person- nalisé sur le plan technique, mais aussi juridique, réglementaire et économique. Les incubateurs sont aux petits soins des entre- prises innovantes avec la mise à disposition des expertises de partenaires pour la valida- tion des étapes de développement, leur connaissance des marchés et clients de l’in- dustrie concernée, ou encore par le biais de partage d’expériences et de formations.
54
FÉVRIER 2015
Cahier pratique n°1 - Entreprendre en 2015


































































































   52   53   54   55   56