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S& I
Business story - Citelum TRaTéGIE NNOvaTION NUMéRIqUE
dernière décennie dans l’in- le groupe dispense son sa- ressent pas, prévient ce- dans certains pays, ils ne s’est achevé légèrement en vont totaliser 5000 points
formatique de maintenance, voir-faire aux quatre coins pendant le président de Ci- sont pas assurés. » Un retrait sur le précédent, à lumineux, pendant que
la télégestion au point lu- de la planète. « Nous telum. La totalité de nos contretemps qui n’inquiète 290 M€ de chiffre d’af-
nt
d’autres, en Inde, iro
mineux et le développement sommes présents dans une Nous sommes présents dans une jusqu’à 150000 points lu-
des usages du réseau élec- vingtaine de pays et seule- . mineux. » Un grand écart
trique au profit des équi- ment 500 de nos 3800 sa- comparable à celui que Ci-
pements urbains. Pour cela, lariés sont aujourd’hui ins- vingtaine de pays et seulement 500 de telum pourrait être amené
dès les premières approches tallés en France. Le Brésil, à gérer, si le groupe dé-
sur une ville, Citelum se où nous employons 800 per- nos 3 800 salariés sont aujourd’hui croche l’appel d’offres au-
penche non seulement sur
sonnes, constitue notre plus quel il vient de répondre à
grosse implantation installés en France
», sou- Sao Paulo. Objectif :
ligne d’ailleurs Michel Tes- 500000 points lumineux.
coni. Le groupe est ainsi
présent dans de nombreuses
« villes lumière » dont clients sont des collectivités nullement Michel Tesconi, faires. « Tout dépend des
Mexico, Madrid, Barce- locales ; nous sommes donc car les perspectives de appels d’offres que nous
lone, Paris, Santiago, très attentifs à la sécuri- croissance restent bonnes. gagnons, explique-t-il. Cer-
Prague, venise, Naples, sation des paiements. Or,
Même si l’exercice 2013
taines villes, en France,
Shanghai, vientiane, Pékin,
Salvador-de-Bahia, Hô- Jacques Donnay
Chi-Minh-ville... Pour
jouir de la même réputation
dans toutes ces cités, Cite-
lum s’est efforcé d’appren-
dre à lire l’écriture lumière
de chaque pays. « La sen-
sibilité à la lumière urbaine
est différente en fonction
des continents voire des
pays. En Chine, par exem-
ple, on aime les mises en
lumière très colorées, alors
qu’en France on préfère
les éclairages plus sobres.
Au Mexique, on est un peu
à mi-chemin : on aime les
mises en lumière colorées,
mais moins ostentatoires ... comme à Venise
qu’en Chine. Tout le travail
consiste donc pour nos
équipes à s’adapter à l’at- son urbanisme, mais aussi
mosphère de chaque pays, sur sa géographie, son his-
de chaque ville. Ainsi toire, sa sociologie... Toutes
Prague et Venise, deux cités les dimensions sont prises
aux façades aussi chargées en compte, pour proposer
d’histoire, reposent sur des ce que Michel Tesconi a
ambiances totalement dif- baptisé le SDaL, autrement
férentes. La lumière doit dit : le schéma d’aménage-
donc s’exprimer différem- ment lumière. Celui-ci in-
ment. » au gré de sa crois- tègre à la fois l’éclairage
sance internationale, Cite- fonctionnel, c’est-à-dire
lum a finalement constitué l’usage, et l’éclairage ar-
des équipes projets aux tistique, qui porte la notion
Dans une rue
quatre coins du monde. d’image. «
« Nous avons notamment où sont présents des bâti-
une quinzaine de concep- ments emblématiques, qui
teurs lumière chinois à bénéficient d’une mise en
Shanghai », souligne-t-il. lumière artistique, il faudra
Certaines terres, en re- moins forcer sur l’éclairage
vanche, restent encore à public. Mais nous adopte-
défricher. ainsi, les pays rons la démarche inverse
du Golfe n’ont pas encore dans une rue où le seul
cédé aux démarches de Mi- éclairage est à vocation
chel Tesconi et de ses d’usage. »
équipes. « Nous avons juste U
mené quelques projets ar- N RAYONNEMENT 20
tistiques à Dubaï et au Qa- DANS PLUS DE
tar, mais aucun projet ur- PAYS
bain global », confirme-t- Si, en 1993, à sa création,
il. Les pays nés de l’écla- Citelum s’est avant tout
tement de l’ancienne concentré sur le marché
URSS, la Russie mise à français, cette stratégie
part, et la quasi totalité du hexagonale s’est depuis
continent africain restent bien longtemps effacée der-
aussi des terres de conquête rière des ambitions inter-
à envisager. « Pour l’heure, nationales revendiquées par
tous les pays ne nous inté-
son président. Désormais,
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