Exclusif : 7 entreprises significatives expliquent leurs parcours, leurs solutions, leurs réussites.

D’emblée, une mise au point… lexicale. Digital, en anglais, langue mère de tout le vocabulaire informatique, ne peut en aucun cas se traduire par… digital, sauf à renier en bloc la langue française. D’autant plus sûrement que « digital/e » signifie bien, en français, « qui a trait au… doigt » ! Certes, les pros du… numérique aiment bien se parfumer à l’anglicisme. Mais les pseudo-nuances entre numérique et digital ne sont pas convaincantes.

La révolution numérique à l’œuvre vaut bien la révolution industrielle du xixe siècle. Et nous avons le redoutable privilège d’y assister, de la vivre, même si, comme tous les changements d’ère, le vieux monde hiérarchique de l’entreprise en silo cache encore la fulgurance de l’entrée en lice des nouvelles technologies. Tout est né avec la rupture – la disruption pour employer un anglicisme maîtrisé – d’Internet, avec, justement, l’avènement du numérique, des processeurs et, aujourd’hui, ses avancées sous forme de mégadonnées et d’intelligence artificielle. Le smartphone, francisé en ordiphone, marque un travail délocalisable, nomadisable, qu’incarnent les champions du numérique, tels Uber, entreprise numérisée au point d’instaurer la disparition des frontières physiques de l’entreprise. Mais que l’on ne se trompe pas de révolution : le numérique n’est que l’outil, la révolution reste humaine. Familier aux millenials, dans l’ADN des start-up, le numérique doit encore acquérir force de vision pour les dirigeants des grands groupes et les managers prié/es de s’initier à marche forcée aux emailings, aux réseaux sociaux, au référencement naturel (SEO), à l’achat de mots-clés (SEM), aux SMS « pros »… La cible, ce sont toujours des consommateurs qui ne rechignent guère à livrer leurs données, matière première du numérique. Concrètement, nous sommes allés visiter la réalité de la transformation numérique dans des entreprises innovantes l’on pourrait peut-être plus précisément parler de « transition des écosystèmes », à la manière de la « transition écologique ». Un voyage passionnant, exclusif par sa réalité.

Olivier Magnan

Sommaire du dossier
1. Enquête exclusive : 7 transformations numériques à valeur d’exemple
2. L’industrie en région : quel poids, quelle densité ?
3. (Im)maturités dans le monde…

Répondre

Saisissez votre commentaire
Saisissez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.