La France du bio consacre désormais plus de 2 milliards d’hectares à l’agriculture biologique et quatre de ses régions rassemblent 60 % des exploitations bio. Voyage hexagonal de par les champs désengraissés.

Bretagne

Championne de la consommation, piètre productrice…
C’est simple, la Bretagne est la première région française pour la consommation quotidienne (18 %) et pour la consommation « au moins une fois par mois » (77 %). Autrement dit, les Bretons aiment le bio. Mais sa production bio est, elle, moins remarquable. Avec 3 100 exploitations bio et 112 643 hectares bio, elle se classe aux 6e et 8e rangs français. Côté SAU, même constat, 7 % et une 8e place. De quoi conforter le constat : consommation et production bio ne sont pas corrélées.

Nouvelle-Aquitaine

La production sans la consommation.
Si 72 % des Néo-Aquitain/es mangent bio une fois par mois, seuls 7 % le font chaque jour. En métropole, aucune région n’en consomme moins au quotidien. Une donnée qui contraste avec les capacités historiques de production de Nouvelle-Aquitaine, première région agricole française, seconde pour l’agriculture biologique. En bref, 6 000 exploitations bio sur près de 280 000 hectares et une hausse de 27 % de ses surfaces en bio en 2018. Reste que le bio ne représente « que » 7 % de la SAU de la plus grande région métropolitaine, contre 7,5 % de moyenne nationale et 15 % pour l’Occitanie.

Occitanie

Locomotive du bio !
Seconde région agricole française (78 300 exploitations), l’Occitanie est première en matière de bio en métropole et la quatrième en Europe. Première française en termes d’exploitations (9 403 soit un quart des exploitations bio françaises) et d’hectares consacrés au bio (477 000), seconde pour sa surface agricole utile (SAU) en bio (15 %) et son nombre d’opérateurs bio (2 527). La dynamique ? 1 549 nouvelles exploitations en 2018. Côté conso, 14 % des Occitans mangent bio au quotidien, 69 % au moins une fois par mois. Des chiffres qui placent la région respectivement aux quatrième et septième rangs.

Paca

Production + consommation.
Aucune région ne consacre plus de sa SAU au bio que Paca et ses 26 % (contre 7,5 % de moyenne nationale, rappel). Une surface qui rassemble 3 552 exploitations (4e ) et 151 412 hectares (6e). Des chiffres en hausse, respectivement, de 9,3 % et 12,4 % en 2018. De la même façon, son réseau de 1 919 opérateurs bio classe la région au 5e rang français. La région s’intègre au quatuor des principaux territoires producteurs de bio, mais pas seulement. Elle est aussi celle, avec la Bretagne, qui consomme le plus de produits biologiques au quotidien (18 %).

Auvergne Rhône-Alpes

Une solide filière bio !
Avec ses quelque 2 755 opérateurs en bio (transformateurs et distributeurs), l’Auvergne Rhône-Alpes dispose du plus important réseau d’acteurs bio de métropole. Sa capacité de production n’est pas en reste. La région se classe au troisième rang en matière d’exploitations (5 858) et d’hectares cultivés en bio (251 776). Le tout représente 9 % de la SAU régionale, cinquième surface bio française, au-dessus de la moyenne nationale. En revanche, la consommation quotidienne de bio (10 %) place l’Auvergne-Rhône-Alpes sous la moyenne des Français (12 %).

Île-de-France

Gourmande mais pas productive…
Notre région la plus peuplée produit peu de bio. En revanche, elle en consomme beaucoup : 15 % quotidiennement (3e) et 77 % une fois par mois (1re). Pas de surprise, ses 12 000 km² laissent peu de place pour de nouvelles installations. Seules 395 exploitations en bio sur 22 502 hectares couvrent la région (14e et 13e rangs français). En somme, l’Île-de-France est le territoire qui produit le moins de bio, tout en étant l’un de ceux qui en consomment le plus. Heureusement, ses 2 561 opérateurs bio la hissent au 3e rang français et son agriculture bio progresse, + 14 % en 2017.

Hauts-de-France

Une filière bio à construire !
Si son agriculture biologique progresse à la faveur d’un plan bio signé début 2018, la région est loin d’être une terre de bio, qu’il s’agisse de production ou de consommation. Avec 61 % de consommation une fois par mois et 7 % de consommation quotidienne, les Hauts-de-France sont derniers de la classe métropolitaine. Leurs 999 exploitations et 38 000 hectares en bio les classent 11e, tandis que la SAU consacrée au bio, véritable révélateur de la place du bio sur un territoire, est la plus faible de France (2 %).

Au Sommaire du dossier 

1. La France, 3e rang des surfaces bio

2. Territoires bio : qui produit ? Qui consomme ?

3. Le biologique, nouvelle logique industrielle

4. Circuits courts et court-circuits

 

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