Une transition écolo génératrice d’emplois…

« La démocratie n’est pas 4° C compatible. » Pour Valéry Laramée de Tannenberg, rédacteur en chef du Journal de l’environnement, le changement climatique doit venir en tête des préoccupations globales. Évidence pour les uns, complot pour les autres ou phénomène négligeable pour d’aucuns, il n’empêche, écrit-il, que le réchauffement s’accélère depuis la première révolution industrielle (+ 1° C, + 4° C vers 2100 sans inflexion majeure) et que l’activité humaine se nourrit à 78 % d’énergies fossiles.

Sécheresses, montée des eaux, déplacements de populations… Pour notre journaliste expert, le climat est un accélérateur de crises socio-politiques et de leurs conséquences (le cas récent de la Syrie, notamment, sert sa démonstration). Si des pays (les hotspots) sont plus vulnérables, aucun n’est à l’abri et tous doivent prendre la mesure de l’urgence. À l’heure où la population mondiale et les besoins en eau et en énergie ne cessent de croître, le constat est clair : la transition écologique s’impose.

L’enjeu, dit Laramée, est là : sommes-nous capables de limiter les crises climatiques pour préserver nos sociétés ?

Énergies renouvelables, taxe carbone, investissement dans les économies d’énergies sont autant de mesures déterminantes pour que la réponse soit positive. Loin d’être un frein à l’économie et aux entreprises, la transition peut créer plus d’emplois et d’activité que ce qui disparaîtra dans l’industrie.

« Jamais il n’y a eu autant d’argent disponible. Reste à l’orienter vers la transition énergétique et écologique. Ce n’est pas insurmontable. C’est fondamental. » L’optimisme est encore permis. À condition d’agir.

Adam BELGHITI ALAOUI

Le changement climatique, Menace pour la démocratie ? Valéry Laramée de Tannenberg, Buchet-Chastel, 2017

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