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Deux Français sur trois ignorent ce qu’est le management libérant, pourtant, ils sont 61 % à en envier les mérites sans le savoir… En recherchant plus de liberté et de responsabilités.
Manager en favorisant l’autonomie, la confiance, et la prise d’initiative, plutôt qu’une supervision stricte ? Là est tout le concept. « Le management libérant n’est pas seulement une méthode, c’est une philosophie qui valorise l’humain et redéfinit les codes du bien-être au travail », souligne Lionel Strasbach, fondateur et directeur délégué de La Compagnie des Lavandières, une entreprise libérante de service à la personne.
Si personne n’a explicitement inventé ce concept, il est le résultat d’une évolution de plusieurs courants de pensée en management. La théorie Y, par exemple, de Douglas McGregor, dans les années 1960, et qui défend l’idée que les collaborateurs ont besoin d’autonomie et de créativité pour être productifs. Ou bien le concept d’entreprise libérée – une forme d’organisation au sein de l’entreprise qui favorise la liberté des collaborateurs – théorisé par Isaac Getz et Brian M. Carney dans les années 2010.
Bien-être et engagement… L’entreprise en dépend
82 % des Français affirment que le type de management a un impact sur leur bien-être au travail. Et ça monte même à 89 % pour les moins de 35 ans et les diplômés du supérieur ! Les attentes des collaborateurs varient en fonction des générations. D’un côté, la Gen Z pointe du doigt l’esprit d’équipe – perçu comme le principal levier de bien-être. De l’autre, les 55 ans et plus accordent une plus grande importance à l’autonomie.
Le but, c’est aussi de renforcer l’engagement des collaborateurs, qui s’est dégradé depuis plusieurs années. D’après l’étude Gallup 2025, le taux d’engagement des salariés dans le monde a chuté de 21 %. C’est la deuxième plus forte baisse observée en 12 ans, après la pandémie covid-19. Cette baisse est encore plus forte chez les moins de 35 ans, et atteint les 30 %.
Une mise en place qui chamboule tout ?
Le management libérant demande d’opter pour une organisation complètement différente : laisser la possibilité à ses salariés de prendre des initiatives, et les laisser être autonomes et se responsabiliser. C’est non seulement un plus pour le bien-être du collaborateur, mais aussi pour l’entreprise en elle-même ! Qui dit salarié productif, dit entreprise plus performante.
Attention tout de même à ne pas laisser trop de liberté. Donner un cadre ne veut pas dire infantiliser, mais permet seulement d’offrir le maximum de liberté pour permettre au collaborateur de prendre des initiatives, et évoluer dans l’entreprise. Mais ce type de management n’est pas donné à tout le monde… Certains employés ont besoin d’un cadre, avec des délais imposés et une certaine discipline. Il est donc essentiel de pouvoir répondre aux différents besoins de ses collaborateurs. Là est le vrai défi des managers de demain.































