« Nous constatons une forte demande pour les formations qui visent à travailler ensemble, à collaborer »

Franck Roger, directeur du développement chez Kedge

Quel type de formation proposez-vous en b to b to c ?

Depuis plus de 30 ans, nous proposons une offre de formation reconnue et adaptée à un public en activité, en inter ou intra-entreprise(s). Nous sommes de plus en plus sollicités par les entreprises pour des parcours sur-mesure. Cette activité a connu une très forte accélération au cours des cinq dernières années. Actuellement, nous formons quasiment 4 000 collaborateurs par an dans le cadre de la formation sur-mesure. Notre offre compte un peu plus de 120 dispositifs entreprises lancés par an en France et à l’international. La plupart sont certifiants. Ils se complètent par des parcours collectifs ou individuels allant jusqu’à la diplomation.

Quelle est votre méthodologie pour établir un programme ?

Nous travaillons en phase amont sur les besoins de l’entreprise. Nous ne répondons pas à un appel d’offres tant que nous n’avons pas compris précisément ses besoins. Lorsque nous répondons à une demande, nous proposition est retenue dans plus d’un cas sur deux. Plus qu’un organisme de formation, nous sommes partenaire financier et administratif de l’entreprise. Nous avons mis au point une méthodologie d’accompagnement et de pilotage des programmes axée sur la coconstruction et la définition commune de KPI [Key Performance Indicator, Indicateur clé de performance] pour mesurer le résultat, développer les compétences et atteindre la transformation effective des pratiques.

À quels besoins spécifiques répondent les formations ?

Nos dispositifs vont construire aussi des parcours individuels tout en répondant aux besoins spécifiques de l’entreprise. De la VAE jusqu’à l’obtention d’un diplôme, le sur-mesure donne aux participant·es le bénéfice plein de la formation dans leur parcours personnel. Nous savons par exemple concevoir « un mini-MBA » pour des salarié·es pressenti·es pour rentrer dans les comex ou codir. Nous prenons acte des attentes de l’entreprise et des collaborateur·rices et nous concevons les programmes en fonction.

Quelles thématiques ont-elles le vent en poupe ?

Nous constatons de manière très claire une forte demande pour les formations qui visent à travailler ensemble, à collaborer. L’autre tendance concerne des compétences pratiques : comment manager à distance, comment collaborer dans l’environnement de l’entreprise. Une autre demande importante concerne les métiers en tension. Nous travaillons avec les branches professionnelles pour construire des programmes en alternance, en apprentissage ou en formation continue. Enfin, de nombreux acteurs souhaitent se préparer aux métiers de demain. En 2023-2025, de nouvelles compétences seront nécessaires pour piloter les entreprises comme le management de la data.

De quelles solutions l’entreprise dispose-t-elle pour financer le coût d’une formation sur mesure ?

Nous ne parlons pas de coût, mais plutôt d’investissement. Son montant varie selon la durée de la formation notamment. Certains parcours longs, de 10 à 20 jours, représentent un investissement important, mais qui est intégré dans un plan stratégique. De manière générale, on s’adapte au fonctionnement de l’entreprise. Certaines formations bénéficient d’une prise en charge de branche. Dans d’autres cas, les dirigeant·es proposent aux salarié·es de mobiliser leur CFP et de plus en plus complètent ces financements par de l’abondement.

Quelles nouveautés prévoyez-vous pour 2021 ?

Début septembre, notre Programme de management général (bac +3-4) sera lancé en 100 % distanciel. Il s’agit d’un programme qui va notamment dans certaines entreprises donner le moyen de passer au statut cadre ou de valoriser une compétence. La formule en distanciel répond à une demande forte. Elle ne consiste pas en du simple e-learning mais a été conçue comme un parcours structuré, fait d’expériences où le participants est fortement accompagné, voire tutoré. Le programme dure 10 mois. Nous l’avions lancé en priorité en b to b to c à la demande des entreprises, mais un nombre croissant de personnes souhaitent l’intégrer dans une démarche individualisée.

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