Marché du travail, plus d’un million d’entreprises en activité partielle

Chaque semaine, la Dares publie son tableau de bord. Le point au 19 mai.

Les demandes de chômage partiel ne diminuent pas avec le déconfinement. Entre le 1er mars et le 11 mai 2020, 1,31 million d’entreprises ont déposé une demande préalable d’activité partielle, soit 34 000 demandes de plus qu’une semaine auparavant. En clair, plus d’un million d’entreprises sont concernées, soit plus de 12,7 millions de salariés. Tels sont les résultats du tableau de bord hebdomadaire sur la situation du marché du travail en France, publié par la Dares – Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques – en partenariat avec la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle – DGEFP – et Pôle emploi, dont la dernière édition est datée du 19 mai.

Baisse des suppressions de postes envisagées

  • La moitié de la demande concerne les salariés d’entreprises de moins de 50 salariés. Trois secteurs représentent, à eux seuls, la moitié de ces demandes de mise en activité partielle : la construction, le commerce et les activités de service spécialisés, scientifiques et techniques, et services administratifs et de soutien. L’agriculture et l’immobilier, à l’inverse, semblent peu concernés par le sujet. L’Île de France, sans surprise, concentre l’essentiel des demandes – 24,5 % –, tandis que la région Auvergne-Rhône-Alpes en comptabilise 12,6 %. La région Centre-Val-de-Loire ne compte, elle, que pour 3,2 % des salariés concernés.
  • En une semaine, 75 000 demandes d’indemnisation supplémentaires ont été déposées. Le total des demandes déposées au titre des heures d’activité partielle effectivement chômées en mars se monte à 932 000. Près de 5,6 millions de salariés pour 812 000 entreprises sont concernés par ces demandes, soit une hausse de 0,7 % en une semaine.
  • La bonne nouvelle : le nombre de suppressions de postes envisagées s’annonce plus faible mi-mai que deux mois plus tôt. Parallèlement, il apparaît que le nombre de demandes d’inscriptions de demandeurs d’emploi est en baisse : entre le 3 et le 9 mai, il affiche une minoration de près de 20 % par rapport à la même période de 2019, et représente 59 200 demandes. Ce repli, selon la Dares, s’explique par la baisse des inscriptions motivées par une première entrée ou un retour sur le marché du travail. La demande de formation des demandeurs d’emploi est elle aussi en baisse de 37 %, tandis que les contrats aidés, sur la période du 16 mars au 17 mai 2020, diminuent de 68 % par rapport à la même période de l’année précédente.

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