Talents : les recruter, les garder, les faire grandir

«Sur 4 000 recruteurs dans 35 pays en 2017, 83 % des répondants affirment qu’identifier, sélectionner et fidéliser les talents est leur principale priorité. Ils souhaitent pouvoir investir dans leur marque employeur et gagner en agilité et en efficacité dans leurs pratiques RH », lit-on dans The Conversation en février 2019. Au fond, le chômage – 5 600 000 personnes en France en tenant compte de la baisse des inscrits parmi les jeunes et les seniors –, toujours énorme, confine à l’absurde : la pénurie de talents atteint, elle aussi, des sommets ! Faut-il penser que c’est le mot « talents », rares dans la masse de demandeurs d’emploi qui seraient alors « non talentueux », qui explique ce monstrueux décalage ? Difficile à admettre. Le coût d’une telle pénurie se révèle, lui aussi, monstrueux. « D’ici à 2030, chiffre une étude du cabinet Korn Ferry, 1,5 million de profils hautement qualifiés restent introuvables, soit un manque à gagner pour les entreprises françaises de plus de 175 milliards d’euros. » Le phénomène touche du reste de plein fouet les PME : 52 % peinent à recruter des profils qualifiés, « situation particulièrement critique en province », note le Journal du Net. Les solutions existent. Mais elles passent par la rupture générationnelle – stabilité du poste et du revenu ne sont plus les objectifs essentiels des jeunes talents – et la remise en cause des organisations. S’adapter aux aspirations des millenials et accueillir des seniors d’expérience qui n’en finissent pas de voir l’âge de leur retraite s’éloigner : les talents abondent dans l’armée des « chômeurs »

Au Sommaire du dossier 

1. Terrain : trois recruteuses en quête de « talents »

2. Régions : qui recrute le plus ?

3. Comment l’on recrute dans le monde 3.0

4. Le recruteur, l’IA et le poste

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