En immersion dans l’incubateur Ionis 361

Novatrice, la start-up Cyclopus permet de capturer des scènes 3D a partir d’une caméra à une seule optique.
Novatrice, la start-up Cyclopus permet de capturer des scènes 3D a partir d’une caméra à une seule optique.

Le Graal étudiant

La pédagogie de projet, la polyvalence et l’innovation ont toujours été le cheval de bataille de IONIS Education Group. Cela semblait donc évident qu’ils tirent le meilleur de chaque école pour faire de leurs étudiants des champions de l’entrepreneuriat. Welcome au campus numérique et créatif de Paris.

A l’arrivée, au 95 de l’avenue Parmentier, dans le XIe arrondissement de Paris, ça grouille de monde devant et dans le bâtiment. Ca fume et ça parle fort. C’est étudiant. Normal, l’ancienne clinique Léonard de Vinci accueille depuis plus de deux ans  SUP’Internet, l’ISEG Marketing & Communication School, e-artsup et certains programmes de formation de type Executive MBA epitech. Le Campus Numérique & Créatif Paris Centre héberge également en son sein une trentaine de start-up dans son incubateur -IONIS 361- placé au sommet du bâtiment. Tel un Graal étudiant.

Démo Day 3#

Neuf étages composent le bâtiment. A chaque étage son ambiance et sa spécialité. En cette soirée, nous nous rendons à l’amphithéâtre, première porte en face du couloir d’entrée. L’ambiance est studieuse mais relâchée. Guillaume Bardèche, directeur de IONIS 361 introduit : « L’incubateur sert à éprouver la vision du startupper. Un entrepreneur, c’est celui qui dépasse son produit par une vision. IONIS 361, sorte de Tour de Babel de la compétence, cultive l’ouverture à l’autre et l’échange de compétences grâce à la polyvalence des écoles et des profils en espérant être vecteur de progrès ». A l’occasion du Démo Day 3 #, les start-up de la saison 3 (mars-août 2017) ont eu trois minutes pour « pitcher », présenter leur concept, leur business plan et leurs besoins actuels. Pas facile. A l’ordre de ce 17 octobre, les ouailles étudiantes présentent différentes copies, plus ou moins avancées sur des thèmes variés tels que la gestion de portefeuilles et d’actifs, la gestion de l’entrainement pour le marathon, la livraison de paniers venus de petits commerçants, le management d’équipes virtuelles, etc. « Nous avons des start-up encore en phase seed et de prototypage quand d’autres réalisent leur second tour de table », détaille Guillaume Bardèche.

Réseautage et partenariat de qualité

L’accueil est bon. Des partenaires pédagogiques de renom tels que Paris Business Angels, PSL-Pépite, Pépite PON, Scientipôle, Les entrepreneuriales, Serena Capital, Iris Capital, Sogedev, CTO Partners, Fabernovel, SeedNetworking, WiSEED, Socialy, Ulule, Premier Monde, MF2A, MVM Avocats, Presse Citron ou encore des partenaires d’innovation, sponsors de l’incubateur tels que Cisco et Société Générale sont présents. Le parterre se complète avec d’autres étudiants et des enseignants, des journalistes aussi. Tous s’agitent quelques secondes à la fin de chaque pitch pour montrer un carton sur un panel de trois : vert, jaune ou orange. Pas besoin de vous expliquer les règles. La température grimpe, l’ambiance est bouillante au propre comme au figuré. C’est le temps d’une pause dans cette valse des pitch. Convaincu de l’aura de Nicolas Princen, Guillaume Bardèche, remet son ancienne casquette de communicant pour interviewer ce dernier, notoirement connu pour avoir mené la campagne numérique de Nicolas Sarkozy, mais également ancien conseiller technique de l’Elysée, chargé des Nouveaux médias et de l’Economie numérique. Aujourd’hui, Nicolas Princen est papa de la start-up « born global » Glose qui ambitionne de « disrupter » la lecture. L’entrepreneur témoigne : « L’intérêt du numérique, c’est de pouvoir scaler vite et fort. Le principal conseil que je peux donner aux entrepreneurs est de prendre le temps de se poser et de penser à l’ambition maximale qui peut ensuite avoir un effet domino sur le marché visé. Cela explique pourquoi j’ai commencé sur le marché américain en démarchant le plus grand éditeur mondial. »

Résultats encourageants

Une fois le calme revenu et les pitch finis, la soirée se poursuit au 9e étage. Le cocktail dinatoire dans l’espace espace événementiel offre une vue imprenable sur Paris et permet un premier bilan à Guillaume Bardèche entre deux poignées de main : « Depuis son lancement en février 2016, IONIS 361 c’est près de 200 startuppers et porteurs de projets accompagnés parmi lesquels Winestar, Aeromate, Artify, Bonanza, Coavmi, Estimeo, Cowash, Phantombuster, Rekyou, ViTi, MyRobotics, Wellcut, Witick,… C’est également près de 200 recrutements au sein de ses 66 start-up incubées, Plus de 7 millions d’euros en levées de fonds, augmentations de capital et financements ». Le quatrième appel à candidature ouvrira d’ailleurs bientôt pour une intégration en mars 2018.

En temps normal, c’est au 8ème étage que s’affairent d’ailleurs, les jeunes pousses bénéficiant de vastes open spaces, de salles de conférences, de deux terrasses aux vues imprenables sur la capitale et de grands espaces au design épuré qui accueillent une partie de l’événementiel du Groupe IONIS. Tous les mois, des conférences et des « replay » sont organisés. Un moment où des pointures du numérique comme par exemple le DSI de Microsoft reviennent sur les temps forts de leur carrière. Les conférences avec les autres écoles sont mutualisées. Et Guillaume Bardèche de conclure sur le champ des possibles de l’incubation à la mode IONIS : « Nous avons commencé avec 18 start-up en saison 1 et aujourd’hui nous en accueillons une trentaine par saison. Nous allons ouvrir deux nouveaux incubateurs d’ici le premier trimestre 2018 à Montpellier et Lille. D’autres ouvertures sont également prévues pour mailler le territoire et faire de notre polyvalence une alliée puissante de l’entrepreneuriat ».

Geoffroy Framery

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