Audencia : l’excellence créative fait sa rentrée

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Avec Gaïa, la formation écologique et sociale mise en place par Audencia, les étudiants bénéficieront d’une formation d’expertise pour réconcilier enfin écologie et économie.

La business school nantaise accueillait, lundi 5 septembre, les 540 étudiants du programme Grande École. À la Cité des Congrès, le cursus s’ouvre sous la houlette de trois parrains de choix. Pascal Boniface, le géopolitologue qu’on ne présente plus, tant ses exposés didactiques intéressent le public. Charlotte Roule, directrice stratégie chez Engie. Et puis Hugo Travers, le jeune journaliste au 1,65 million d’abonnés sur YouTube. Découverte, aussi, de la formation Gaïa : la première école de la transition écologique et sociale. Audencia souhaite s’inscrire au cœur des nécessités du temps.

Pom-pom girls. Voilà la promesse d’une rentrée de feu. Sur la scène de la Cité des Congrès de Nantes, une quinzaine d’étudiantes expertes lancent en musique le signal de l’année nouvelle. Dans la salle, les 540 étudiants du programme Grande École débutent leur scolarité au sein du prestigieux établissement nantais. Pour ce premier jour forcément particulier, l’école a vu les choses en grand. Audencia a l’habitude : 6 700 étudiants, plus de 32 000 diplômés, 180 entreprises partenaires, 151 professeurs… Et un rayonnement qui dépasse de loin les frontières du Grand Ouest. Les métiers du commerce, de la communication, du management et du business y trouvent un remarquable vivier de futurs talents.

Le programme Grande École, pilier d’Audencia, confère le grade de Master (bac +5). Cette formation est reconnue à l’international, par les plus prestigieux classements mondiaux. Le classement Europe du Financial Times offre à Audencia la 31e place. Le Sigem (Système d’intégration aux grandes écoles de management) la consacre septième meilleure école de France. Intéressant aussi, le classement « HappyAtSchool », le seul réalisé par les étudiants, place l’institution nantaise à la deuxième place ! Preuve d’une dimension humaine gagnante.

L’expérience Audencia s’ouvre donc dès la rentrée… Retour à la Cité des Congrès. Aux pom-pom girls succèdent bien évidemment les plus traditionnels discours des dirigeants : Christophe Germain, le directeur général, et Nicolas Arnaud, le directeur des programmes. Suivent ensuite les invités, qui, tour à tour, font leur entrée sur la scène.

Pascal Boniface, les confidences d’un expert

Pascal Boniface est le premier à se livrer à l’exercice. Les téléspectateurs de C dans l’Air connaissent bien ce géopolitologue sympathique, qui, comme il le confie à ÉcoRéseau Business, accepte volontiers le terme de vulgarisateur : « Vulgariser, c’est rendre accessible. Lorsque j’explique quelque chose à la télévision, je cherche à m’exprimer de manière claire et concise, à faire aimer la géopolitique. Je me demande toujours : « Est-ce que mes parents comprendraient ce que je dis ? ». Il faut refuser les jargons et le fait de s’exprimer par signes. Ma volonté est de parler aussi bien à la veuve de Carpentras qu’au ministre. » Boniface poursuit sur le fond des dossiers : « L’Occident a perdu le monopole de la puissance. Il y a pire que la realpolitik. Il y a l’irrealpolitik. Aux étudiants d’Audencia, il déclare : « Rien de ce qui se passe à l’étranger ne nous est étranger. Il en va de la géopolitique comme de l’anglais : il faut au moins en connaître les rudiments. » Le message est passé.

L’expertise Charlotte Roule

Vient ensuite le tour de Charlotte Roule, la directrice stratégie d’Engie. L’énergéticien doit faire face aux secousses sur le front des matières premières. À contre-courant du discours catastrophiste ambiant, Charlotte Roule rassure : « Je ne suis pas tellement inquiète pour l’hiver qui vient. » L’experte, après un passage en Chine et en Angleterre, déroule désormais la feuille de route climatique de l’entreprise auprès de Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie. Charlotte Roule confesse : « Le changement climatique n’est pas qu’un discours. Chez Engie, nous venons de refuser un projet très prometteur sur le plan financier mais inacceptable sur le plan climatique. »

Hugo Décrypte, le chouchou des étudiants

Sous les vivats, Hugo Travers (alias Hugo Décrypte) fait son arrivée sur scène. Identification immédiate avec son jeune public. Le journaliste de 25 ans est à la tête d’une rédaction de 19 salariés, entièrement tournée vers l’info digitale. 1,65 million d’abonnés sur YouTube, 2,1 millions sur Instagram et 2,3 millions sur Tik Tok… Phénoménal. À ÉcoRéseau Business qui l’a rencontré en marge de l’événement, Hugo Travers confie « un vrai plaisir et une grosse pression » face à ce succès insolent. En effet, beaucoup de jeunes lui confient ne s’informer que par sa chaîne. Sa volonté pour l’avenir ? « Jouer davantage avec les codes écrits, l’interactivité, promouvoir de nouveaux programmes pour l’écologie et réaliser davantage de longs formats. » Aimerait-il rejoindre une rédaction « classique » à l’avenir ? Il rit : « Ah non, certainement pas ! C’est beaucoup plus excitant d’avoir son propre média et sa liberté ». En voilà un qui fait bouger les lignes. Source d’inspiration, forcément, pour la jeunesse d’Audencia.

La formation Gaïa, le pari d’Audencia face à l’urgence écologique

Retour sur le campus d’Audencia, au cœur du quartier universitaire de Nantes métropole. Un bâtiment ultra-moderne, chaleureux et épuré. Sur le parvis, 191 étudiants du master 1 du programme Grande École. Ceux-là ont fait le choix d’un engagement tout particulier pour l’enjeu écologique. Avec Gaïa, la formation écologique et sociale mise en place par Audencia, ils bénéficieront d’une formation d’expertise pour réconcilier enfin écologie et économie. Au cœur de cette formation pilote, il y a aussi l’idée de donner un sens à son travail, à l’instar de ce que propose Nicolas Vergne, diplômé d’Audencia, responsable du développement chez Jobs that makesense, et fondateur du Club Transition d’Audencia Alumni.

Pour leur première après-midi de cours, les 191 de Gaïa quittent d’emblée la salle de classe pour aller au contact du vivant. Ils s’apprêtent à participer à une expérience immersive… La Marche du Temps. Un parcours de 4,6 kilomètres autour de l’Erdre, la rivière qui donne à Nantes un aspect sauvage et protégé. 4,6 kilomètres… comme les 4,6 millions d’années qui nous séparent de la formation de la Terre. Un utile démarrage.

Audencia, par cette rentrée au cœur des enjeux, inscrit ses étudiants dans le monde d’aujourd’hui. Le plus utile moyen sans doute de préparer celui de demain. Place aux défis… Et bonne rentrée.

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