Soignez vos réseaux (sociaux) avec le Social Media Club

Créé à l’origine par des community managers en manque d’interlocuteurs, le Social Media Club est aujourd’hui bien plus qu’un club de rencontres pour spécialistes du web 3.0…

Le Social Media Club est né aux premières heures des réseaux sociaux, il y a treize ans, aux États-Unis, à San Francisco, sous l’impulsion de plusieurs community managers qui cherchaient à partager leurs expériences – c’était, à l’époque, un métier entièrement nouveau. La mission qu’il s’était alors fixée est toujours d’actualité : promouvoir la réflexion sur les médias, les technologies standard, encourager les comportements éthiques et partager les bonnes pratiques qui en sont issues. Ils veulent réunir autour de la table tous les acteurs de ce domaine, les journalistes, les éditeurs, les professionnels de la communication, des artistes, des créateurs médias amateurs, des citoyens, professeurs, étudiants, développeurs… Le regroupement d’acteurs et de consommateurs d’informations, qui voient dans l’évolution des médias un bénéfice pour chacun/e, va aboutir à identifier, développer et diffuser les bonnes pratiques en termes de nouveaux médias.

Très rapidement, le club s’est étendu aux autres continents (il compte aujourd’hui 200 chapitres à travers le monde). La version française, le Social Media Club France, est née en 2007, désormais à Paris et à Lyon depuis le début de l’année 2019. « Treize ans plus tard, les médias sociaux ont beaucoup évolué, leur place dans l’entreprise s’est nettement agrandie et les experts et leurs responsabilités ont eux aussi beaucoup bougé – mais le besoin de partager est toujours là », souligne Johana Sabroux, directrice du Social Media Club France.

Maîtriser les nouveaux médias

Aujourd’hui, le SMC explore et offre une grille de lecture de la communication numérique sous tous ses aspects – et c’est un sujet aujourd’hui très large. Les questions de l’influence sur le Web, de la communication numérique sont devenues vitales pour bon nombre d’entreprises. Dans un domaine qui évolue aussi rapidement, rester au courant des dernières tendances, nouveautés, innovations, se révèle essentiel. Le Club, par ses activités, propose de maintenir à jour sur ses connaissances et ses pratiques, comme de rencontrer de potentiels futurs partenaires, de nouer des relations entre pairs… Si la majorité des membres sont des annonceurs, le reste du Club mélange les genres : marketing, communication, data… Peu sont ceux à ne pas être concernés par la question des nouveaux médias.

Le Club propose entre 30 et 40 sessions et ateliers par an, organisés par des cercles thématiques. « Nous fonctionnons par cycle pour aborder un sujet à fond. Nous venons d’achever plusieurs ateliers sur l’influence et allons enchaîner sur les nouveaux médias – la voix, la story, le live… » Les sessions sont en grande majorité privées (certaines sont ouvertes au public) et visent des publics variés : certaines s’adressent aux dirigeants, d’autres plutôt aux directeurs de communication, d’autres encore sont réservées aux membres annonceurs… Et comme l’inscription au Club (son montant dépend du chiffre d’affaires de l’entreprise) se fait au nom de l’entreprise, la personne la plus concernée pourra se rendre aux ateliers qui l’intéressent le plus. Chaque session, occasion de rencontre entre pairs et experts, « thinkers » et « doers » s’en tient à un nombre limité de places – entre 10 et 20 –, afin d’assurer échanges et participations. Elles sont animées conjointement par des administrateurs du SMC, des membres et des intervenants invités. « Pour les membres, l’objectif est de s’appuyer sur l’expertise des uns et des autres, partager le savoir-faire et les bonnes pratiques… Pour beaucoup de membres, existe un côté “intelligence économique” dans leur relation avec le Club », estime Johana Sabroux. Toujours dans cet esprit de partage pragmatique, le SMC organise également des learning expeditions chez des membres ou à l’extérieur. La plupart des ateliers sont résumés sur le site de l’association, sous forme d’article, puis les textes publiés chaque année sous forme de recueil. De quoi se créer une vraie bible documentaire.

Jean-Marie Benoist

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