La Chine a le vent en poupe : s’ouvrir les portes de l’Empire

La Chine a très clairement le vent en poupe et les perspectives de développement et de croissance pour les entreprises qui sauront prendre le train en marche profitent de cet appel d’air. Comment « approcher les Chinois » ? Le Chinese Business Club offre une plate-forme dédiée pour se lancer.

C’est Harold Parisot, fondateur du Chinese Business Club, qui l’affirme : « Il y a un vrai engouement pour la Chine, qui dépasse largement l’effet de mode : le potentiel de développement y est phénoménal et tout le monde s’y intéresse. » Fort de ce constat, le – encore jeune – patron de Harold Parisot Conseils (société d’intermédiation spécialisée dans les transactions immobilières pour les family office et les Ultra-High Net-Worth Individual – UHNWI – créée en 2010) fonde en 2012 le Chinese Business Club animé d’un objectif bien précis : créer un club d’affaires franco-chinois qui réunisse d’un côté des chefs d’entreprise (aussi bien des moyennes que des petites ou des grands groupes) et de l’autre des délégations chinoises, des patrons de grandes marques établies en Europe, des membres de l’ambassade de Chine ou du consulat, ou encore de la cellule Chine du Quai d’Orsay et de l’Élysée… L’une des forces du Club, c’est sa diversification : il mélange du public, du privé, de l’industrie, des start-up… « Toute l’idée du Chinese Business Club est de donner ainsi accès à des personnalités auxquelles on n’avait pas accès auparavant », décrypte Harold Parisot. Et il s’agit vraiment d’un club à l’anglo-américaine où la mise en relation, à haut niveau, est clairement l’objectif. Pas de fausse honte à sortir sa carte de visite : tout le monde est là pour ça – et les Chinois plus encore que les autres. Cet abord pragmatique surprend souvent les entrepreneurs français. Harold démine : « Nous menons un entretien avec tous les nouveaux adhérents, en quelque sorte pour leur donner des conseils : comment s’intégrer au plus vite au réseau, optimiser son adhésion… »

Développer le « guanxi »

Car de leur côté, « les Chinois veulent faire du business. Ils veulent rencontrer des politiques, des marques… Ils veulent développer ce qu’ils appellent leur guanxi – leur réseau. Le guanxi revêt, pour les Chinois, une importance fondamentale. Pour eux, il est indispensable de se réunir régulièrement. »

D’où, notamment, le choix de réunions à intervalles réguliers. Le club organise entre douze et quinze réunions par an à Paris, dans des endroits d’exception, et souvent avec des invités d’honneur comme Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, des grands patrons… De l’ultra-premium, dit-on dans les milieux affranchis. Plusieurs formes : une conférence suivie d’un cocktail, un grand déjeuner ou dîner… « Depuis quatre ans, nous organisons une édition spéciale femmes, qui cartonne, avec plus de 400 femmes d’affaires, cheffes d’entreprise… C’est la seule édition qui se montre un peu plus orientée “people” que les autres, ces autres qui restent – à la demande des membres du Club – très centrées sur des enjeux économiques et le business. » La formule a su convaincre. « Aujourd’hui, le Chinese Business club compte plus de cent marques membres, de tous les secteurs et tailles, souligne Harold Parisot. Et depuis sa fondation, le Club connaît un taux de renouvellement d’adhésions presque parfait, à 90 % – pour les membres, le retour sur investissement est donc bien là. »

De multiples opportunités de rencontres

Le Club propose plusieurs prix aux futurs membres. Le « premier » donne accès à 12 événements par an pour 9 500 euros par société (l’adhésion n’est pas limitée à une personne dans une société, souplesse). Au-delà, le Club propose des formes de partenariat, pour des tarifs un peu plus élevés : environ un quart des membres ont fait ce choix et bénéficient de prestations supplémentaires, comme l’organisation de rendez-vous en dehors des activités du Club, l’organisation de rencontres privées (ce qui se fait à la demande du partenaire et fonctionne très bien), le placement à la table d’honneur lors des grands événements… Différence sensible : c’est à cette table que se trouvent les ambassadeurs (chinois, israéliens, américains, beaucoup de pays africains…), les ministres (et ex-ministres), les députés… Les conférences sont en général organisées par les membres, tout comme les cocktails, souvent basés sur un format de type afterwork, en petit comité – compléments efficaces des grands déjeuners officiels. Et voilà l’un des intérêts seconds du Chinese Business Club : rencontrer de possibles partenaires chinois, certes, mais également des acteurs économiques et politiques français. Les débouchés visés et possibles sont dès lors multiples. D’une implantation en Chine à des partenariats en France destinés à viser une clientèle chinoise, le CBC « réseaute » dans les deux sens…

Jean-Marie Benoist

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