Joachim Tavarès, diplômé en sciences économiques, a créé Papyhappy en 2016.

Qui ? Papyhappy
Quoi ? une aide à la décision qui compare les solutions de logement dédiées aux séniors en fonction d’où ils se trouvent.

Pour les entreprises, la silver économie a tout d’un créneau en or. C’est ce que nous rappelions dans notre numéro 30 de Franchise & Concept(s). Le vieillissement démographique s’accélère. Les baby-boomers, nés en 1945, auront donc 85 ans en 2030. On s’attend à ce que les personnes âgées entre 75 et 84 ans augmentent de 49 % entre 2020 et 2030. Alors forcément, certaines start-ups en profitent ! C’est le cas de Papyhappy, spécialisée dans les avis sur les solutions de logement dédiées aux séniors.

Joachim Tavarès

Lui-même était directeur de maison de retraite. Joachim Tavarès, diplômé en sciences économiques, a créé Papyhappy en 2016. Avec en tête le bien-vivre des séniors. Sur le site Internet, une carte de France laisse d’abord le choix aux utilisateur·rices de sélectionner la zone géographique qu’ils·elles souhaitent. Puis, tous les types de logement envisageables pour les séniors sont proposés : ehpad, résidence sénior, colocation, béguinage… !

Une boussole pour les séniors
À l’origine de la naissance de Papyhappy un constat : les séniors sont bien trop souvent pas assez informés et parfois mal orientés quant à leurs solutions de logement. Alors il faut les aiguiller ! Ce qui vaut à Papyhappy le surnom de « Trip Advisor » de l’habitat pour retraité·es. Sur le site de la start-up : des avis et des évaluations pour aider au mieux les séniors à faire le choix. L’accès à la recherche d’un habitat demeure gratuit. Il deviendra payant si vous optez pour un conseil plus personnalisé.

Ce gage de qualité, Papyhappy s’appuie aussi sur le label HS2 – Haute Sécurité Santé – délivré cette année. Joachim Tavarès et sa bande ont ainsi obtenu ce label HS2 d’Apave avec les quatre macarons. Une première en France ! La certification vise à valoriser le soutien à domicile des personnes âgées dans un cadre approprié. Et selon cinq piliers : l’environnement urbain, l’adaptation et la sécurisation du logement, l’essor de la télémédecine, la généralisation des services à la personne 2.0 et la compétence des personnels qui travaillent aux côtés des seniors.

 Un développement en Espagne
Bien entendu, la pandémie a freiné l’élan de Papyhappy : en 2020, « la croissance s’est fortement ralentie malgré un très bon début d’année. L’activité sur le deuxième trimestre s’est fortement freinée. Si on prend le site Internet, on a des progressions entre 5 et 6 % du trafic, alors qu’on aurait dû atteindre 20 % », se confie Joachim Tavarès dans les colonnes de France Bleu. Malgré tout, Papyhappy voit au-delà des frontières françaises. En 2019, l’entreprise lançait une filiale en Espagne, et cela malgré les contraintes administratives que cela pouvait susciter : « Les contraintes administratives sont plus nombreuses qu’en France (…) La plupart des documents officiels doivent être validés par un notaire donnant lieu à des frais de création supérieurs à ceux générés dans l’hexagone », explique le fondateur dans Les Echos Entrepreneurs.

Formalités administratives réglées, Papyhappy choisit de se concentrer sur trois villes : Saragosse, Barcelone et Madrid. Trois grandes agglomérations aux solutions de logement plurielles pour les séniors. Sur ce point, le cluster Silver Valley a joué les intermédiaires entre Papyhappy et quelques acteurs locaux. Puis, après l’Espagne, la start-up lorgne sur la Suisse. Et entend bien accompagner les retraité·es suisses en quête d’un logement pour bien vieillir en France ou en Espagne ! « Les ressortissants suisses arrivant à un âge avancé ont une problématique de recherche de logement qui coûte très cher dans leur pays », pointe Joachim Tavarès. Voilà donc un nouveau marché porteur…

 

Répondre

Saisissez votre commentaire
Saisissez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.