Qui ? Greenmetrics
Quoi ? Une plate-forme qui mesure la pollution numérique des entreprises. Avant de les conseiller pour réduire leur empreinte carbone.

Vers la voie de la transition éconumérique pour les entreprises. Une start-up parisienne, Greenmetrics, combat au quotidien la pollution numérique des entreprises, restée longtemps invisible. Un nouveau défi pour son dirigeant, Nicholas Mouret, ex-fondateur de Privacia – spécialisée dans la revalorisation des déchets. Désormais, ce défenseur de la cause climatique, avec Greenmetrics et son approche automatisée, accompagne les professionnel·les dans leur réduction de leur empreinte carbone en entreprise.

Nicholas Mouret, CEO et cofondateur de Greenmetrics

Le numérique serait responsable de 3 ou 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Alors oui, le numérique a un impact sur l’environnement. Dans le détail, cette pollution numérique viendrait – pour 80 % – de la fabrication des ordinateurs, tablettes ou smartphones (sur ce point, le marché du reconditionné est en plein essor). Autrement dit, sur les 20 % qui restent, ce sont le fonctionnement et donc nos usages des appareils qui favorisent tel ou tel degré de pollution numérique…

Un rating environnemental
Fondée en pleine pandémie (juillet 2020) à Paris, Greenmetrics s’appuie sur son logiciel SaaS. D’abord pour « installer, sur le réseau de l’entreprise, une sonde qui va évaluer le volume de données entrant et sortant », explique pour Les Échos Nicholas Mouret – épaulé par deux autres cofondateurs, Daniel Lahyani et Baptiste Thomas. Une première étape qui évalue environ 30 % de la pollution numérique qui découle des usages comme les mails ou visioconférences. Puis, le logiciel procède à un deuxième calcul. En vue d’évaluer la consommation électrique de chaque équipement et en fonction de son ancienneté. Bref, à l’arrivée, Greenmetrics établit un rating environnemental. C’est-à-dire la mesure de l’empreinte carbone d’une entreprise. Libre ensuite à cette société de communiquer ou non les données pour témoigner de son engagement en faveur du climat.

En parallèle, la jeune pousse parisienne livre des conseils aux collaborateur·rices. Et même des solutions simples qui ne révolutionnent pas forcément votre façon de travailler. Mais qui participent à la réduction de la pollution numérique. Comme un partage de fichiers plutôt que l’envoi de mails à vos collègues. Le choix d’une plate-forme de visioconférence qui consomme moins de bande passante ou encore la désactivation de la sa caméra lorsque l’on ne prend pas la parole à distance. Entre autres. « Une prise de conscience de la pollution numérique est en train d’émerger, notamment en environnement professionnel, renforcée par la crise de la covid. En parallèle, de nouvelles lois amènent les entreprises à s’emparer de ce problème et à s’engager vers une amélioration de leur consommation énergétique », juge Nicholas Mouret.

Greenmetrics

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