L’État au secours de l’innovation

Le gouvernement annonce un « Plan Tech » pour soutenir les start-up.

Les prêts garantis (PGE) universels préludent à des plans d’aide spécifiques. L’État se lance dans un « Plan Tech » pour venir en aide à ses start-up, jeunes entreprises innovantes. Si certaines – environ 5 000 – ont déjà pu bénéficier des PGE, toutes n’y ont pas accès – la France est riche de 10 000 à 20 000 start-up. Avant la crise sanitaire, pas moins de 100 000 personnes exerçaient dans cet univers promis à une croissance forte et rapide. Le gouvernement s’est donc engagé à leur donner un coup de pouce avec, au programme, un plan global dans lequel plus d’un milliard d’euros seront répartis en plusieurs volets.

Un fonds « French Tech Souveraineté » annoncé
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, n’entendent pas laisser les start-up sur le banc de touche. Immobilisées par le syndrome Sars-CoV-2, nombre d’entre elles se sont rapidement retrouvées dans une impasse financière. C’est dans ce sens que le gouvernement a annoncé son « Plan Tech » pour soutenir ses jeunes entreprises prometteuses, « un des atouts économiques stratégiques de notre pays », a justifié Bruno Le Maire. D’abord, tout faire pour les protéger des entreprises étrangères. Un fonds baptisé « French Tech Souveraineté », d’un montant initial de 150 millions d’euros – qui pourra atteindre 500 millions en 2021 si besoin – géré par Bpifrance, viendra en aide aux jeunes pousses qui mettent au point des technologies d’avenir souveraines.

En parallèle, l’État – à hauteur d’une enveloppe de 500 millions d’euros – souhaite épauler les jeunes entreprises touchées financièrement par la covid-19 et qui ont avant tout besoin de liquidités pour franchir la crise. Ici, ce sont les start-up lauréates du Concours mondial de l’innovation, entre autres, qui seront accompagnées.

Ne pas compromettre l’avenir
Aider les start-up déjà existantes et penser à demain. À celles qui voudront voir le jour les semaines, mois, et années à venir. Le gouvernement a garanti les moyens nécessaires pour éviter que des projets déjà amorcés ou en voie de l’être ne fassent long feu, avec un « soutien à l’émergence d’un nouveau vivier de start-up, en particulier fortement technologiques, pour près de 200 millions d’euros ».

D’autres initiatives seront à l’œuvre. Du lancement de challenges « intelligence artificielle » – pour 15 millions d’euros – à la création d’une plate-forme en ligne pour présenter les métiers de la French Tech en passant par une campagne de communication qui évoquera l’ensemble des opportunités d’emploi au sein de l’univers start-up, le gouvernement semble insister là sur un domaine promis aux plus hautes destinées. En attendant, toutes et tous seront amené.es – dans les prochains jours et jusqu’au 31 juillet – à se prononcer et à partager nombre de propositions et d’idées dans le cadre d’un futur projet de loi de relance propre à l’économie numérique. Prêts garantis, Plan Tech, le gouvernement s’inscrit dans la continuité d’une parole présidentielle restée dans les annales : « Tout sera mis en œuvre pour protéger nos salarié.es et nos entreprises, quoi qu’il en coûte. » Pour le moment, on ne lésine effectivement pas sur les moyens. GW

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