Alléger notre vie en limitant le matériel

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Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003

Se désencombrer et se débarrasser du superflu nous invite de fait à nous interroger sur la place qu’occupent les objets dans notre vie.

Vivre écologiquement, c’est lutter contre le trop-plein dans nos armoires et faire de la place chez soi. Pendant sept mois, une vingtaine de familles ont accepté de faire un tri dans leurs placards, à l’assaut de l’inutile, en participant à une expérience de l’Agence de la transition écologique (Ademe).

Les résultats sont édifiants : ceux qui pensaient avoir cinq paires de chaussures ont découvert qu’ils en possédaient une vingtaine ! De même, ceux qui imaginaient rangés dans leur armoire quatre pantalons en trouvaient une douzaine ! Sans oublier les tonnes d’objets et produits inutiles qui encombrent nos foyers.

Les participants ont dénombré environ 200 pièces de vêtement par personne. L’Ademe estime qu’il y a au moins 2,5 tonnes d’objets en moyenne qui s’entassent dans chaque foyer. Plus de 100 millions de smartphones dorment dans des tiroirs. Nous sous-estimons souvent ce que nous possédons.

S’interroger sur l’utilité d’un objet avant chaque achat

L’objectif de cette initiative vise à réaliser un inventaire de ses biens, se rendre compte de l’accumulation d’objets inutiles. Pour les participants, cette expérience a constitué un électrochoc pour acquérir l’apprentissage d’une consommation plus sobre. Avec un souhait : agir et offrir, à travers des filières, aux objets inutilisés une seconde vie.

Se désencombrer et se débarrasser du superflu nous invite de fait à nous interroger sur la place qu’occupent les objets dans notre vie. Cet exercice, qui s’inscrit dans le principe de la sobriété, nous conduit par la suite, avant chaque achat, à nous poser les bonnes questions sur l’utilité d’un objet ou d’un produit.

Alléger la vie en limitant le matériel qui nous submerge, c’est se sentir plus léger. Et rappelez-vous que l’inutile, c’est ce qu’on n’utilise plus; ce qui ne nous convient plus et surtout ce qu’on n’aurait jamais dû acheter ou recevoir.

« On ne donne pas ce qu’on possède, on ne possède que ce qu’on est capable de donner ; sinon, on est possédé. », disait l’Abbé Pierre.

Journaliste-Chef de service rédactionnel. Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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