﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="92"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[ Décryptage
L’énergie en France
Éolien, nucléaire, solaire, hydraulique...
Patrimoine Immobilier Ne connaît pas la crise
Quel avenir pour l’avion ?
N°79 MAI-JUIN 2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
LES 10 GRANDES TENDANCES 2021 ...
ENTREPRISES
GÉNÉTIQUEMENT
MODIFIÉES !
Du télétravail aux financements
ou à la transition environnementale, les priorités qui attendent
les managers
JEUX TV
ecoreseau.fr
B E L / L U X : 5 . 2 0 € - S u i s s e : 9 F S - C a n a d a : 8 . 9 9 $ C A N - M a r o c : 5 5 D H - D o m : 5 . 5 0 € - To m : 7 5 0 X P F
Le jackpot des SMS payants
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                LE CHOIX D’UNE AUTRE VOIE POUR VOS SALARIÉS, CELLE DU
PARTAGE.
  ACCOMPAGNER VOS SALARIÉS
Pour AÉSIO, être une mutuelle, c’est penser aux autres plutôt qu’à soi. C’est pourquoi, nous en faisons plus pour soutenir les salariés :
Des services d’assistance : soutien psychologique sous forme de rendez-vous téléphoniques ou entretiens en face à face, aide à domicile, garde d’enfants...
Un accompagnement, des conseils sur les droits sociaux et une orientation vers des organismes de soutien....
CAP Santé Entreprise : actions de prévention sur-mesure
élaborées avec un professionnel et adaptées aux métiers de vos salariés (stress, sommeil, troubles musculo-squelettiques...).
Le fonds de solidarité AÉSIO pour épauler financièrement vos salariés sur certaines prestations de santé.
C’est aussi ça, créer du lien.
Plus de renseignements sur aesio.fr
AÉSIO mutuelle, mutuelle soumise aux dispositions du livre II du code de la mutualité, immatriculée sous le n° 775 627 391 dont le siège social est 4 rue du Général Foy 75008 PARIS. Garanties d’assistance assurées par IMA Assurances, société anonyme au capital de 7 000 000 € entièrement libéré. Entreprise régie par le Code des assurances. RCS Niort 481 511 632. Siège social : 118 avenue de Paris – CS 40000 – 79033 Niort Cedex 9. ©GettyImages. Document non contractuel à caractère publicitaire. 21-005-061
     ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[éditorial
Olivier Magnan
Rédacteur en chef
LUn futur présentable
e débat, un temps, porta sur étatiques vont pressurer les produc- le grand bouleversement de teurs, lesquels vont s’adapter (et sans l’après-covid. Plus rien ne serait doute retrouver des dynamiques de « comme avant ». On a même marché étonnantes, comme le pressent
élu quelques maires écologistes et lais- depuis son élection au Medef Geoffroy
le chat de
     sé espérer aux Verts qu’ils pourraient ravir « le pouvoir », comme l’on dit. Mais les Verts sont comme les raisins de la fable, ils agacent les dents... Pour- tant, le grand projet qu’ils portent, la transition énergétique, climatique ou la décarbonation se fera avec et sans eux : elle est de l’ordre des nécessités vitales. Et, lentement, prudemment, mais sû- rement, tout se met en place pour que le grand bouleversement s’opère : le « vieil » Accord de Paris de 2015 qui impose la neutralité carbone auprès de 200 pays. Le prochain accord mondial sur la biodiversité (octobre 2021) qui placera sous protection 30 % des ter- ritoires terrestres et marins des États signataires. Et le Pacte vert européen de 2019 qui impose aux 27 de l’UE de réduire de 55 % leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur bilan de 1990 à horizon 2030 (contre 40 % jusqu’alors). Ça va grincer, outrepasser, réclamer des délais, mais les machines
ecoreseau.fr
13 rue Raymond Losserand 75014 Paris contact@lmedia.fr
Fondateur & directeur de la publication
Jean-Baptiste Leprince
n RÉDACTION
redaction@lmedia.fr
Rédacteur en chef Olivier Magnan
Comité éditorial Adam Belghiti Alaoui, Geoffrey Wetzel, Jean-Baptiste Leprince, Olivier Magnan
Chroniqueurs Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France, Christophe Combarieu, Marc Drillech, H’up Entrepreneurs, Julien Leclercq, Les rebondisseurs français, Patrick Levy- Waitz, Alain Marty, Sophie de Menthon, Ordre des Experts-Comptables, IsaLou Regen, Pierre Pelouzet, Jean-Marc Rietsch,
Didier Roche, Thierry Saussez, Cédric Ternois, Mathieu Wilhelm
Roux de Bézieux).
Mais quantité d’autres transitions at- tendent les entreprises au tournant des dix ans à venir. Elles vont même impacter leur ADN (page 14). Je les nomme « entreprises génétiquement modifiées ». Parce qu’elles ne vont pas adapter leur modèle dans un système obsolète capitaliste qui craque de toutes ses coutures : elles vont renaître comme des organismes reprogrammés : les start-up et leurs codes modifiés en sont les premiers signes. Les entreprises à mission incubées dans la loi Pacte, sans doute l’invention macronienne déterminante, le deuxième acte. Mais sous l’effet des dix lois nouvelles de l’ac- tivité et des marchés, du grand groupe à la TPE en passant par les ETI, c’est un monde d’après-covid qui est en train de naître, en une mue énorme et lente. L’ère industrielle se referme. La cyber commence. Elle devrait assurer à l’hu- manité un futur présentable... n
 @EcoReseau
Ont collaboré
Jean-Marie Benoist, Marie Bernard, Jean-Baptiste Chiara, Charles Cohen, Philippe Flamand, Geoffroy Framery,
Marie Grousset, Anna Guiborat,
Lucie de la Héronnière, Pierre-Jean Lepagnot, Julie-Chloé Mougeolle, Guillaume Ouattara, Lili Quint, Philippe Richard,
Charlotte de Saintignon Dessin de Philippe Geluck
Secrétaire de rédaction
Anne-Sophie Boulard
n RÉALISATION
production@lmedia.fr
Responsable production
Frédéric Bergeron
Conseillers artistiques Thierry Alexandre, Bertrand Grousset
Crédits photos Shutterstock, DR
www.facebook.com/EcoReseauFR
n ADMINISTRATION & GESTION gestion@lmedia.fr
Secrétaire général Jean-Eudes Sanson (associé)
Assistante administrative & comptable : Anaelle Lam
Ressources humaines
Delphine Guin-Debuire
EcoRéseau Business est publié par
RCS Paris 540 072 139
Actionnaire principal Jean-Baptiste Leprince
Commission paritaire CPPAP n° 0122D91730 Dépôt légal à parution
numéro iSSn 2609-147X
imprimé en France par Léonce Deprez, ZI le Moulin, 62620 Ruitz
Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans ÉcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.
LMedia EcoRéseau Business
n PUBLICITÉ
& OPÉRATIONS SPÉCIALES
publicite@lmedia.fr
Régie publicitaire : LMedia&Co
Anne-Sophie Goujon (responsable commerciale-associée), Adrien Astoul, Hervé Giraud
n DIFFUSION, ABONNEMENTS & VENTE AU NUMÉRO
abonnement@lmedia.fr
LMedia - ÉcoRéseau Business
13 rue Raymond Losserand - 75014 Paris Abonnement 1 an
49 €TTC au lieu de 76,90 €TTC Abonnement 2 ans
79 €TTC au lieu de 153,80 €TTC
Vente kiosque Pagure Presse Distribution MLP
n COORDINATION & PARTENARIATS
partenariat@lmedia.fr
Antonin & Bastian Uliczny avec Élodie Coin, Raphaël Gall
                               ecoreseau.fr juin 2021 |3
]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[ 16
 32
 36
 galaxie
6 briefing de l’optimisme 14 entreprendre
en couverture
EnTREPRiSES GÉnÉTiQuEMEnT MODiFiÉES !
28 l’œil décalé Ces SMS surtaxés qui profitent aux chaînes de télévision...
29 réseaux & influence Le réseautage est aussi utile en interne
Trophées Optimistes 2021
30 électrons libres
François Rousse, Tanguy Haugomard Régimes félins sur abonnements
32 culture du rebond jean-Michel Rallet L’entrepreneur qui a révélé l’humoriste en lui
34 briefing innovation
36 décryptage Énergies françaises, transition
engagée
52 vie privée
    & innover
54 patrimoine L’immobilier fait de la résistance !
64 baromètre patrimoine & fiscalité patrimoine
68 baromètre finance & marchés
70 culture & co
72 essais auto
74 mobilité Objectif 100 % électrique
78 dans l’air du temps Le golf d’après-crise
sous le par ?
82 l’art du temps 87 expressions
abonnez-vous P. 37, 50 et 56
38 pratique AuTOMATiSEZ
TOuTE LA GESTiOn !
39 réflexion & stratégie Logiciels de gestion : ils donnent une vue 360° de l’entreprise
44 briefing rh & formation
48 carrières & talents L’ère des ingénieur·es
managers
VOYAGE Au CŒuR
DES PRiX iMMOBiLiERS
   4 |
juin 2021 ecoreseau.fr
ATTEnTiOn : Compte tenu de la crise sanitaire actuelle et des contraintes liées à l'impression de ce numéro, certaines informations peuvent avoir été modifiées ou être obsolètes au moment de la diffusion
© CHRISTOPHE POUGET
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[                                TPE et PME
Une nouvelle expérience de gestion s’ouvre à vous
Sans engagement À la demande 100% sécurisé
Né pour vous libérer
 www.sage.com
 ]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing de l’optimisme
 l’onde positive
Thierry Saussez
Créateur du Printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
De rencontres divines en Printemps optimistes
LE LIVRE DE......
...Dominique Bona, l’une de nos trop rares académiciennes, qu’elle consacre à la méconnue Jacqueline de Ribes sous le titre de Divine Jacqueline, est un trésor d’écriture élégante. Dans le do-
maine de la littérature « qui transporte », c’est la biogra-
phie qu’il faut lire si l’on veut rêver de fêtes et de voyages. Car le personnage de Jacqueline de Ribes, femme d’af- faires, productrice, styliste et philanthrope française, toujours de ce monde à 91 ans, nous entraîne dans le Paris de cette reine des fêtes de Venise comme du Faubourg Saint-Germain, créatrice de mode et cheffe d’entreprise, prosélyte d’œuvres caritatives. Servie par l’écriture proustienne de Dominique Bona. Divine jac- queline, Gallimard.
L’ÉVÉNEMENT SE NOMME
Printemps de l’optimisme, bien sûr, il a commencé le 3 mai et s’est clos provisoirement le 8 mai pour son premier thème, la Vitalité. Maître de cérémonie, le Dr Frédéric Saldmann, bien sûr, dont les livres – le dernier, Vital, chez Plon – sont un hymne à la vie. Le Printemps de l’optimisme s’adresse à tous ceux et celles qui veulent booster le mois de mai. Du 10 au 15 mai, la Rencontre et le Partage sont le fil rouge, avec Florence Servan-Schreiber en hôtesse. Chaque semaine donne lieu à la publication de webinaires avec des experts, des philosophes prêts à disserter sur le bonheur, mini-vidéos de l’INA à l’appui où se rappellent à nous des personnalités inspirantes. Enfin du 17 au 22 mai, la thé- matique se nomme Demain : le rebond, ce qui change, quelles orien- tations prend l’économie, avec l’économiste Nicolas Bouzou. Tout le programme sur
www.printempsdeloptimisme.com
UNE ENTREPRISE RÉVÈLE UNE PERSONNALITÉ
L’entreprise, c’est l’appli Vitemadose, cette initiative de salut public conçue et mise au point avec réussite par le créateur de Covitracker. Deux entreprises de bienveillance et d’altruisme. Le tout jeune mana- ger s’est entouré d’une équipe de génie pour se mettre au service de la société. C’est bien la preuve que le numérique, fauteur de troubles dans d’autres domaines, nous donne le meilleur grâce à des personnes for- midables, à commencer par...
...GUILLAUME ROZIER, CRÉATEUR DE VITEMADOSE
Car c’est de lui que je parle. Ce Savoyard de 24 ans, plutôt réservé de nature, s’est senti porté soudain par la nécessité d’agir pour les autres, de mettre ses créations et ses idées au service de tout le
monde. Désormais, celui qui a pensé à aiguiller ceux
qui ont téléchargé son appli vers les centres de vaccina-
tion privés de volontaires pour ne gaspiller aucune dose
fait face à 200 demandes d’interviews par semaine ! Ses
initiatives ont changé sa vie, il s’est vu propulsé person-
nalité internationale, salué par tous les politiques. C’est
une des bonnes choses que la crise a apportées. Elle a
créé beaucoup de malheur et de difficulté, on sait ce
qu’elle nous coûte, mais elle a libéré aussi de l’énergie et de la créativité. Les choses ne seront plus comme avant, mais ce réservoir humain de créativité et d’altruisme, il va falloir le développer. n
Se connecter au Printemps de l’Optimisme
www.printempsdeloptimisme.com
Rejoindre la Ligue des optimistes www.optimistan.org
L’IMAGE
« J’ai eu droit à un passage à la verticale de Paris, par un temps parfait... je ne pouvais pas rater ça ! », lance Thomas Pesquet, spationaute français au sein de la Station spatiale internationale sur son compte Instagram. Et pour cause, il nous partage un cliché impressionnant de la capitale vue de l’espace et capturé à 408 km du sol terrestre, la hauteur de l’orbite de l’ISS. Un aperçu ultra-aérien qui offre une vue inégalable de la topographie de la capitale, de ses parcs et monuments et du cours de la Seine qui la traverse.
La meilleure des
publicités est un client
satisfait
Bill Gates, fondateur de Microsoft et ex-homme le plus riche du monde.
notre-Dame de Paris, deux ans après
Voilà déjà deux ans que le drame de l’incendie de Notre-Dame de Paris a choqué la France et le reste du monde.
Le « chantier du siècle » suit son cours, vers la reconstruction à l’identique décidée en juillet 2020. La première grande étape, la sécurisation de l’édifice, devrait s’achever cet été pour les 120 à 130 personnes mobilisées chaque jour. La reconstruction de l’édifice pourra
commencer au plus tard au début 2022, pour une réouverture au culte en 2024. L’ancien échafaudage incendié qui menaçait d’aggraver le sinistre
a été enlevé en novembre 2020. La zone, à ciel ouvert, a été protégée fin avril par un « parapluie » en métal et des bâches en plastique. « Sa pose devrait s’achever dans les prochaines semaines. Notre-Dame de Paris sera alors hors d’eau », précise Jonathan
Truillet, conservateur en chef du patrimoine et directeur adjoint des opérations de l’établissement public de conservation et de restauration de Notre-Dame de Paris. Pour inspecter les voûtes, des échafaudages de 27 mètres ont été montés en attendant celui de la nef le dernier installé d’ici à fin mai. Avant la dernière grande opération de sécurisation : la consolidation des voûtes grâce à la pose de cintres en bois, déjà en cours.
un budget en question
Avant même que la reconstruction ne commence, le doute plane déjà sur le montant des travaux et le budget prévu, qui menace, dit-on, de se révéler insuffisant. La sécurisation du site a déjà coûté à elle seule 165 millions d’euros et mobilisé quelque 215 entreprises. L’émotion suscitée par l’incendie avait abouti à l’afflux de 883 millions d’euros de dons de la part de 338 000 donateur·rices. L’exploitation de cet argent, scrutée de près, a fait l’objet d’un rapport de la Cour des comptes qui a épinglé l’établissement public en charge de la conservation et de la restauration de la cathédrale pour son manque de transparence dans l’utilisation de la somme.
       6 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[Connaissez-vous cette aide
à destination des jeunes
TOP
pour partir en vacances ?
10
briefing de l’optimisme
galaxie
 1
FC Barcelone
(4,76 milliards de dollars)
2
Real Madrid
(4,75 milliards de dollars)
  3
Bayern Munich
(4,215 milliards de dollars)
4
Manchester United
(4,2 milliards de dollars)
 5
 Liverpool (4,1 milliards de dollars)
 6
Manchester City
(4 milliards de dollars)
7
 Chelsea (3,2 milliards de dollars)
 8
Arsenal (2,8 milliards de dollars)
 9
Paris Saint-Germain
(2,5 milliards de dollars)
 10
Tottenham Hotspur
(2,3 milliards de dollars)
   Il s’agit du programme Départ 18- 25, déployé depuis 2015 par l’Agence nationale pour les chèques vacances (ANCV). Une aide méconnue his- toire de donner un coup de pouce aux jeunes, modestement argentés, qui souhaiteraient se donner un moment
de répit. Une fois par an et selon le statut et les conditions de ressources des jeunes qui feront la demande. Pour être éligible, il faut répondre à l’une de ces situations : être étudiant·e boursier·ère, en alternance (apprentis- sage ou contrat de professionnalisa- tion), volontaire en service civique, en contrat aidé, inscrit·e dans une école de la deuxième chance, bénéficier de la Garantie jeunes ou être suivi·e par l’aide sociale à l’enfance. Les jeunes actifs peuvent aussi en bénéficier s’ils présentent un revenu fiscal de réfé- rence inférieur à 17 280 euros. Plus de 10 000 destinations sont possibles, àlamer,àlamontagneouàlacam- pagne... n
Les clubs de football
les plus valorisés au
monde
Source : Forbes, avril 2021 - * (valorisation)
Bruno Le Maire et son homologue allemand favorables à un impôt minimum pour les entreprises
La proposition est
américaine et les ministres
français et allemand des
Finances, Bruno Le Maine
et Olaf Scholz, s’y montrent
favorables. L’idée : établir
à 21 % le taux d’imposition
minimum des grandes
entreprises et de leurs profits. C’est lors d’une interview commune que les deux ministres ont exprimé leurs voix concordantes. Il s’agirait d’une première, si un tel seuil était instauré. Jusque-là, Bruno Le Maire défendait un seuil bien inférieur de 12,5 %, il aura donc infléchi sa position. « Les gens en ont marre que les grandes entreprises ne paient pas leur juste part de l’impôt », s’est-il énervé. Reste à transformer l’essai sur le plan international. Le sujet est justement âprement discuté au sein de l’OCDE par ses 137 pays membres. Olaf Scholz et Bruno
Le Maire se disent confiants sur la possibilité d’un accord international « cet été ».
L’Europe s’attaque au streaming sportif illégal
Mardi 13 avril a été adopté par la commission des Affaires juridiques du Parlement européen le rapport d’initiative Organisation d’événements sportifs dans l’environnement numérique. L’objectif : lutter contre le streaming sportif illégal. Deux moyens auraient notamment été retenus : la création de « signaleurs
de confiance » (trusted flaggers) et l’obligation imposée aux FAI (fournisseurs d’accès à Internet) de retirer dans un délai de 30 minutes tout contenu sportif accessible, en ligne, via du streaming illégal. Les « signaleurs de confiance » seraient par exemple rémunérés par les
ayants droit comme Canal+ ou BeIN Sports dès lors qu’ils signaleraient les plates-formes en ligne problématiques.
Sur Mars, le rover Perseverance fabrique... de l’oxygène !
De prouesse en prouesse,
la mission Perseverance sur la planète rouge repousse les limites de l’exploration
spatiale. Dernier exploit en date : le rover de la NASA est parvenu à transformer du dioxyde de carbone issu de l’atmosphère de Mars en oxygène. Évidemment, il s’agit d’une première sur une autre planète, et d’une prouesse retentissante, rapportée par l’agence spatiale américaine le 20 avril. Le
Mars oxygen in-situ resource utilization experiment (Moxie), qui a permis l’expérience, est une boîte de la taille d’une batterie de voiture. Le procédé consiste en l’utilisation de l’électricité et de la chimie pour scinder les molécules de CO2 et ainsi produire de l’oxygène (O) d’un côté et du monoxyde de carbone (CO) de l’autre. Moxie a produit cinq grammes d’oxygène, de quoi respirer pendant dix minutes.
La démonstration de l’opération ne se limite pas
à son effet « wow ». Non seulement le processus pourrait produire de l’oxygène que des astronautes pourraient respirer lors d’une future mission habitée sur Mars, mais il pourrait également éviter de transporter depuis la Terre les très importantes quantités d’oxygène nécessaires à la propulsion de la fusée pour le voyage du retour. Et l’atmosphère martienne, composée à 96 % de dioxyde de carbone, fournit tout ce dont Perseverance et son Moxie ont besoin. On peut rêver à des installations géantes dans l’avenir qui contribueraient à transformer l’atmosphère martienne en... oxygène. Le vieux projet de terraformation.
   L’image de la Sécurité sociale sort renforcée de la crise covid-19
C’est le baromètre bisannuel de l’Ucanss
– Union des caisses nationales de sécurité sociale – Les Français et la Sécurité sociale
avec l’institut Harris Interactive qui l’établit. 71 % des Français·es se disent bien informés par la Sécurité sociale, qu’ils assimilent à l’Assurance maladie à 92 %. Moins à la gestion des retraites (50 %) et aux allocations familiales (43 %). L’exception française qui les protège (84 %) constitue pour eux un atout pour l’économie française et sa contribution à la redistribution des richesses et à la croissance (75 %). Dans le contexte covid, la solidarité demeure la valeur la plus associée à la Sécurité sociale (82 %), et 82 % des répondants estiment que la Sécurité sociale a joué un rôle important dans la gestion de la
crise. En revanche, c’est le flou dès lors que l’on pose des questions sur la Sécurité sociale en tant qu’employeur. Une grande majorité pense encore que les collaborateurs sont des fonctionnaires (77 %), qu’ils exercent des métiers peu attractifs (55 %) et sont peu rémunérés (52 %). La Sécurité sociale regroupe plus de 300 organismes de droit privé répartis sur l’ensemble du territoire, elle se compose du Régime général (travailleurs salariés et indépendants) et de régimes spécifiques (agriculteurs, notaires, ministres des cultes
etc.). Le Régime général couvre près de 90 %
de la population française. Il est composé des branches Famille (CAF), Maladie (Cpam, Ugecam), Retraite (Carsat) et Recouvrement (Urssaf).
ecoreseau.fr juin 2021
| 7
]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing de l’optimisme
 leS chiffreS
4,45 milliards
Au-delà du capitalisme, la « raison d’être » comme nouvel horizon des entreprises
Sous la direction d’Alexandre Menais, vice-président exécutif et
secrétaire général du groupe Atos, préfacé par Bruno Le Maire ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance et postfacé par Olivia Grégoire, secrétaire d’État auprès du ministre, l’un des premiers ouvrages consacrés
aux fameuses entreprises à mission instaurées par la loi Pacte. « La raison
d’être – “une révolution calme mais une vraie révolution sociétale”, dixit
Menais – est un enjeu majeur pour les acteurs économiques aujourd’hui, invités à s’engager sur des mesures au-delà de la seule recherche de profits. Les entreprises doivent désormais prendre en compte l’impact que peuvent avoir leurs actions dans leur écosystème et sur la société. » Éditions LexisNexis.
Médiation & entreprises Pierre Pelouzet
Médiateur des entreprises
APourquoi développer les achats responsables et leur label en France ?
77 % 140 426
Le taux de Français·es préoccupé·es par la collecte et l’utilisation de leurs données sur Internet (étude Keyrus management)
Le nombre de voitures particulières neuves vendues en France en avril 2021, soit une hausse annuelle de 568,8 %
L’avenir de l’économie a besoin d’éthique
C’est un bijou de dialogue éclairant que mènent deux économistes
hors cadres. Le prêtre jésuite Gaël Giraud, ancien économiste en chef
de l’Agence française de développement. Et Felwine Sarr,
écrivain et musicien sénégalais, lui qui a eu le culot de se
lancer le défi d’explorer l’Afrique du futur dans Afrotopia
(éd. Philippe Rey).
Les deux hommes alignent 19 petits dialogues où
rebondissent leurs constats partagés et leurs divergences dépassionnées. Tous deux conviennent à leur tour
de déconstruire le capitalisme, ils « imaginent des
gouvernements qui prendraient leurs distances par rapport
au réductionnisme capitaliste ». Parce que l’économie n’est décidément pas une finalité.
Pour Giraud et Sarr, aucun doute : la « capitalisation du monde » décapite le monde où la nature ne doit plus s’exploiter comme un capital. Leurs propositions ? Annuler la réforme des normes comptables de 2005 dignes du XIXe siècle, ne plus assimiler l’hôpital français à un centre
de profits (qui en parle ? Personne !). Ne plus jouer sur le chômage comme variable d’ajustement. En finir, écrivent-ils avec « l’économie
du présentisme, de la démesure, de la précarité généralisée et de l’étouffement ».Éditions Les liens qui libèrent.
Des manufactures collaboratives sur tout le territoire métropolitain
La Banque des Territoires investit 950 000 euros dans
Make ICI, réseau de manufactures collaboratives –
makerspaces – pour accompagner son déploiement
sur tout le territoire et soutenir le développement
des métiers du « faire », industrie 2.0 au croisement
de la technologie, de l’autoproduction et de l’artisanat traditionnel.
Des artisans et créateurs en lancement d’activité accéderont aux ateliers, outils professionnels et services nécessaires à un coût
rendu abordable par la mutualisation. Make ICI propose également
un panel de formations aux métiers et à l’entrepreneuriat, destinées
à des décrocheurs, demandeurs d’emploi de longue durée, jeunes en difficulté ou personnes en réorientation professionnelle. En 2021, 350 apprenants profiteront de formations pour la reconversion ou la montée en compétences.
 Des livres
Le nombre de tonnes de carbone rejetées par la forêt amazonienne entre 2010 et 2019, contre 3,78 milliards de tonnes de carbone absorbées. Un basculement inédit dû à la déforestation
     ujourd’hui, le degré de la res- exemple la loi Pacte, poussent à accélé- sion d’une culture d’achats responsables ponsables accessible à tout type d’orga- ponsabilité sociétale des en- rer le mouvement. Nous possédons en sera un accélérateur de relance et de nisations, privées et publiques. Un outil treprises devient déterminant outre plusieurs domaines d’excellence confiance entre les acteurs économiques. d’autodiagnostic mis en ligne prochai- pour développer leur activité. sur lesquels, plutôt que de nous ados- Si nous parvenons à ce que nos organi- nement, permettra ainsi de mesurer ses
Et pour cause, les clients, les fournis- ser au mouvement mondial, nous nous sations progressent en tant qu’acheteurs progrès et d’avancer vers le label. Le rap-
seurs, les actionnaires, les employés ou encore les pouvoirs publics vont de plus en plus donner un avantage compétitif aux organisations perçues comme les plus responsables. Mais la RSE constitue également un enjeu culturel pour notre modèle économique français et plus lar- gement européen. Les entreprises améri- caines ont depuis un certain temps iden- tifié ce point majeur et essayé d’imposer un modèle de responsabilité correspon- dant à leur culture. Il n’est pas anodin par exemple que le label B-Corp soit une émanation de la Silicon Valley.
Qu’en est-il de la France ?
La France est bien sûr engagée dans cette « démarche responsable » et notam- ment certaines lois récentes comme par
sommes positionnés comme leaders. Je pense bien sûr à la finance responsable, mais aussi aux achats responsables. L’Observatoire des Achats responsables, le label Relations fournisseurs et achats responsables créé par le Médiateur des entreprises et le Conseil national des Achats en 2012, et la norme ISO 20400 que la France a contribué à bâtir en 2016, en sont une parfaite illustration. Cet avantage compétitif d’une RSE achats à la française doit impérativement être maintenu, voire élargi : nos outils doivent devenir des standards en France et si possible en Europe, et pourquoi pas sur le plan mondial.
Au-delà de l’avantage compétitif que pro- cure la reconnaissance des organisations à être des acheteurs responsables, la diffu-
responsables, nous mettons en place des chaînes vertueuses. Ainsi, un grand compte public ou privé qui s’engage dans les achats responsables va progressive- ment embarquer dans sa démarche l’en- semble de sa filière, soit potentiellement des centaines d’entreprises.
Le levier « achats » est donc l’un des plus puissants pour déployer la RSE dans notre pays. C’est pourquoi fin no- vembre 2020, Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable, m’a confié une mission d’évaluation en faveur du déve- loppement du label Achats responsables. Le rapport que je lui ai remis début avril, formule 39 recommandations. Il propose notamment la création d’un parcours vers l’excellence achats res-
port préconise également l’exemplarité de l’achat public avec 80 % des achats de l’État labellisés à horizon 2022. Enfin, le label Achats responsables sera doté d’une base juridique solide et d’une gouver- nance renforcée lui permettant de deve- nir un label « reconnu par l’État ». Depuis 10 ans déjà, les équipes du Mé- diateur des entreprises œuvrent pour une économie plus responsable en faisant évoluer positivement et dura- blement les comportements dans les relations client-fournisseur. Je suis par- ticulièrement fier que notre label puisse désormais être largement déployé auprès de toutes les organisations, tant privées que publiques. Alors n’attendez plus et rejoignez-vous aussi cette chaîne ver- tueuse des achats responsables ! n
Pour découvrir ou re-découvrir notre activité, rendez-vous sur le site du Médiateur des entreprises :
www.economie.gouv.fr/mediateur-des-entreprises/lactivite-du-mediateur-des-entreprises-presentee-la-presse
8 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[ Print_BCGE F_Publi EcoReseau Business_03.09.2020.qxp_Mise en page 1 20.08.20 15:45 Page1
briefing de l’optimisme
galaxie
 La Banque Cantonale de Genève (France) SA est une filiale de la Banque Cantonale de Genève, l’une des plus anciennes banques de Suisse, fondée en 1816.
L’établissement est coté à la bourse suisse (SIX Swiss Exchange) et dispose d’une excellente notation de la part de l’agence Standard & Poor’s (A+/Positive/A-1).
BCGE est présente en France depuis 1993, avec son siège historique à Lyon et des implantations à Paris et Annecy. La banque apporte à sa clientèle une expertise, alliant le savoir-faire suisse à la connaissance des enjeux rencontrés par les entrepreneurs français.
Une banque de financement spécia- lisée
Très active dans le financement de l’immobilier, BCGE France intervient auprès des professionnels ainsi que des détenteurs de patrimoines privés en leur proposant des financements sur mesure.
BCGE France s’engage également aux côtés des chefs d’entreprises pour participer aux financements de leurs investissements et les assister dans leurs opérations de haut de bilan.
Cette connaissance de l’économie réelle et du quotidien des entreprises permet de construire une relation privilégiée en vue de développer sur le long terme le patrimoine de ses clients avec conviction.
Une banque de gestion privée avec méthode et style au service de la performance
Pour sa clientèle, la banque apporte une expertise en gestion d’actifs et en solu- tions de financement : crédit Lombard et crédit patrimonial. Elle propose éga- lement un accompagnement juridique et fiscal en matière de structuration patrimoniale et de transmission d’entre- prise.
En matière de gestion d’actifs, BCGE France a adopté la philosophie d’inves- tissement du Groupe qui trouve son
fondement dans l’analyse approfondie des marchés financiers et de leur inter- connexion avec l’économie réelle.
Prudence de l’allocation stratégique, haute diversification et architecture ouverte sont les maîtres mots pour veiller à un équilibre entre la maîtrise des risques et le rendement des actifs. Le but est de protéger le patrimoine de ses clients et de générer de la valeur à long terme, en ligne avec l’objectif choisi et les préférences individuelles, et ce quelles que soient les évolutions des marchés.
Communiqué
 BCGE France, une banque au service des entrepreneurs
Une institution solide pour un accompagnement personnalisé et durable
  Plus d’informations? Lyon (Siège Social)
20, place Louis Pradel - 69001 Lyon
Paris
5, rue de la Baume - 75008 Paris
Annecy
1, rue Paul Guiton - 74000 Annecy
✆ 04 72 07 31 50 www.bcgef.fr
 ecoreseau.fr juin 2021 | 9
]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing de l’optimisme
Des sportifs de haut niveau
recrutés par la SNCF
Le Groupe SNCF vient de renouveler, jusqu’en 2024, la convention relative à l’insertion professionnelle des sportifs de haut niveau
avec l’Agence nationale du Sport. Au travers du Dispositif Athlètes, l’entreprise recrute en CDI, forme et prépare la reconversion de nombreux sportifs chaque année. L’idée est de leur donner les moyens de mener de front leur carrière sportive et professionnelle. Aujourd’hui, le dispositif compte 30 athlètes qui
occupent des postes très variés au sein de l’entreprise, en lien avec leurs compétences et leurs appétences : commerciaux, contrôleurs, techniciens de maintenance des trains, opérateurs de voie, agents
de sûreté́, communicants, marketeurs, financiers, ingénieurs. La SNCF accompagnera jusqu’à 35 Athlètes d’ici aux Jeux Olympiques de 2024. En presque 40 ans, les sportifs du dispositif SNCF ont remporté 27 médailles olympiques et de multiples championnats du monde, d’Europe ou de France. Aujourd’hui, SNCF est l’une des entreprises qui recrute le plus de sportifs de haut niveau.
L’accessibilité au PGE étendu jusqu’à la fin de l’année
Bonne nouvelle, ou du moins un nouveau répit, pour les entreprises en difficulté. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, a annoncé jeudi 21 avril que les entreprises pourront continuer à
souscrire un prêt garanti par l’État (PGE) jusqu’à la fin de l’année. Jusqu’à présent, l’accès à ce dispositif de soutien devait prendre fin au 30 juin, mais « il y a un consensus
sur la nécessité de maintenir possible », la souscription du PGE, a justifié Bruno Le Maire à l’issue d’une réunion avec Élisabeth Borne, la ministre du
Travail et les partenaires sociaux. En parallèle, le dispositif de l’activité partielle a également vu le reste à charge pour les employeurs
qui recourent au chômage partiel dans les secteurs non protégés augmenter de 15 à 40 % en juin. Dans le même temps, l’indemnisation des salarié·es diminuera de 84 % à 72 % du salaire net.
Accor subit une lourde chute de son chiffre
d’affaires au premier trimestre
Dur début d’année 2021 pour le groupe Accor. Le premier groupe hôtelier européen a fait état d’un chiffre d’affaires de 361 millions d’euros sur la période janvier-mars. Soit une baisse de 48 % en données comparables par rapport au premier trimestre de 2020. Aussi, le revenu par chambre disponible,
indicateur clé de la rentabilité de l’industrie hôtelière, a reculé au premier trimestre de 64,3 % sur un an. Sur les quelque 5 000 hôtels exploités par Accor dans environ 110 pays,
87 % sont ouverts au 19 avril 2021,
ajoute le groupe. « Nos performances
du premier trimestre sont sans
surprise. Les tendances globales
d’activité s’améliorent légèrement et
l’accélération du rythme de déploiement de la vaccination permettent d’entrevoir un rebond particulièrement dynamique », a déclaré le PDG d’Accor, Sébastien Bazin.
La crise sanitaire a perturbé les contrôles fiscaux
Avec près de 7,8 milliards d’euros récupérés en 2020, la lutte contre la fraude fiscale a rapporté presque autant qu’en 2018 mais moins qu’en 2019 (12 milliards d’euros). Le contexte sanitaire a perturbé les contrôles fiscaux physiques, interrompus pendant plusieurs mois au printemps 2020 durant le premier confinement. Par la suite, les contrôles se sont concentrés sur les dispositifs d’aides et sur le fonds de solidarité accessibles aux entreprises les plus touchées par la crise. Si Bercy n’a récupéré « que » 7,8 milliards d’euros l’an passé, le ministère de l’Économie et des Finances précise que le taux de recouvrement des sommes dues après contrôle s’est amélioré.
une série documentaire consacrée
aux entrepreneurs, Millionnaire Incognito : Business en détresse
Sa diffusion commencera le vendredi 28 mai 2021 sur la chaîne Discovery Channel. Le format : « Lorsque l’économie s’est effondrée début 2020,
des entrepreneurs et entrepreneuses d’Erie, en Pennsylvanie, ont fait appel à Glenn Stearns, propriétaire d’Underdog BBQ pour qu’il les aide à continuer à vivre
de leur passion. Après avoir identifié les changements nécessaires, il travaillera à leurs côtés pour tout revoir pendant 27 jours. Pourquoi 27 jours ? C’est le nombre de jours moyen de trésorerie des petites entreprises aux États-Unis. Glenn le sait : si une entreprise ne redresse pas la barre dans ce laps de temps, elle est perdue.
Bien que Glenn soit force de propositions et prodigue
de nombreux conseils, aucune aide financière ne sera
accordée. Des restaurants aux salles de fitness, Glenn partagera ses conseils et pourrait même réserver quelques surprises. » Un petit goût de Cauchemar en cuisine, avec le chef Etchebest, même crâne rasé que Glenn Stearns, non ?
42 % des soignant·es ne veulent
plus travailler dans le secteur de la santé
Le chiffre est tiré d’une étude menée par Fed Santé qui a interrogé
plus de 200 professionnel·les de santé entre février et mars 2021. Et évidemment la crise sanitaire est passée par là. Car pour un·e soignant·e sur deux, la pandémie a eu un impact négatif sur leur épanouissement. À la question « pourquoi changer ? », les interrogé·es répondent pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée à 42 %. Mais aussi pour ressentir moins de stress (26 %) et bénéficier d’une meilleure rémunération (19 %). Malgré tout, 58 % des soignant·es (une majorité) veulent changer de voie, mais à l’intérieur même du secteur de la santé. Comme reprendre une formation qualifiante (34 %).
Les cadres veulent fuir la capitale...
Du moins, c’est ce qu’il ressort d’une étude menée par Cadremploi et publiée mardi 27 avril. Le site de recrutement a constaté une hausse de 30 % du nombre de candidat·es
qui recherchent un emploi en
région entre mars 2020 et mars
2021. D’ailleurs, sur ce dernier
mois, près d’un·e cadre sur cinq a
recherché un emploi hors Île-de-
France. Même si les plus jeunes
cadres plébiscitent toujours la
capitale, en raison du démarrage
de leur carrière. Mais dès que les
cadres franchissent le pas, ils
visent le plus souvent la Loire-
Atlantique, la Gironde et le Rhône. Des destinations qui ont l’intérêt de se situer à moins de trois heures de TGV de la capitale... Une fuite en douceur tout de même !
     10 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[L’UE veut réduire de moitié ses émissions de carbone d’ici à 2030
The green life®
galaxie
  Æ Entreprendre dans l’Ouest
Quand?les17et18mai
Où ? 100 % virtuel
Deux journées de webinaires à destination des créateurs, repreneurs, futurs franchisés et chefs d’entreprise. Accompagnement, business plan, financement, reprise, franchise, commercial, communication... Thèmes au cœur de l’actualité pour rebondir face à la crise.
Æ Retail Project 2021
Quand?le20maià9heures
Où ? Prévu en virtuel (vérifier à l’approche de l’événement)
Le rendez-vous vise à échanger sur l’invention des modèles de demain et l’optimisation des performances d’aujourd’hui. Trois tables rondes au programme :
• Mutation des business models : quelle entreprise de retail demain ? • Les nouveaux rôles des magasins
• Marques, personnel et technologie au service d’une relation clients enrichie
Æ Paris Saclay Spring 2021
Quand?les20et21mai
Où?100%enligne
Retrouvez tous les acteurs de l’innovation, de la recherche et de la science pour découvrir l’excellence scientifique et le meilleur de l’innovation technologique. Au programme, des conférences, des stands numérisés, ainsi que des rendez-vous b to b et b to c en numérique, ciblés en termes de financement ou de collaboration.
Æ Salon SME
Quand ? le 27 mai, de 9 heures à 18 heures
Où ? Journée live, en ligne
Freelances, créateur·rices et dirigeant·es de petites entreprises : sans vous déplacer, faites le plein de solutions et de conseils pour créer, gérer et développer votre activité. Au programme le 27 mai :
• Des conférences en ligne pour vous former gratuitement sur le thème « Vendre et savoir gérer ! »
• Des stands virtuels sur lesquels vous consultez la documentation, vidéos et guides à votre disposition
• Des exposant·es qui répondent à vos questions en direct
Le 22 juin, le salon SME reviendra pour une journée live sur le thème Auto-entrepreneur : toujours une bonne idée pour se lancer ?
 La voiture électrique, une percée éclair
Les voitures à batterie (100 % à batteries lithium ion et hybrides rechargeables) poursuivent
leur extension sur le marché de l’automobile. En 2020, les voitures électriques ont représenté 12,4 % des ventes de voitures neuves. Au premier trimestre 2021, elles représentent déjà 16 % du marché en Europe de l’Ouest. Dit autrement, les voitures à batterie comptent aujourd’hui pour près d’une vente sur six en Europe, un taux encore peu envisageable il y a quelques années, même si les véhicules rechargeables ne représentent encore qu’1,5 % du parc automobile français. Au total, 447 000 voitures rechargeables ont été vendues sur les trois premiers mois de l’année, dont 199 000 pures électriques (+ 58 % par rapport au premier trimestre 2020). Le bond le plus spectaculaire est celui des véhicules hybrides rechargeables
(PHEV) : 248 000 ventes au premier trimestre, soit 55 % des ventes et une progression de 158 % par rapport à 2019 !
L’Allemagne, première
zone de chalandise
Si des subventions à l’achat motivent de plus en plus d’acquisitions en France et en Allemagne, c’est outre- Rhin qu’on trouve le premier marché européen du lithium ion, technologie de base des batteries. L’Allemagne rassemble 142 000 ventes et près
de 22 % de taux de pénétration au premier trimestre [pourcentage
de foyers, d’entreprises ou de consommateur·rices qui ont acheté un produit sur une période donnée]. La France reste loin derrière avec 14 % de part de marché (62 000 ventes).
Du côté des constructeurs automobiles, la bataille pour les parts de marché fait rage. Tesla, cador de
la mobilité électrique, s’est accaparé 15,6 % du marché entre janvier et
À chaque année son lot de pro- messes et d’objectifs annoncés par les grandes puissances pour réduire leur trace carbone. Les chef·fes d’État européens et les eurodéputé·es sont parvenu·es le 21 avril à un accord sur l’objectif d’une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990.
L’objectif : une réduction nette d’« au moins 55 % » des émissions de gaz à effet de serre de l’UE d’ici à 2030, par rapport au niveau de 1990, comme l’annonce la Commission européenne. Cette accord, déjà qua- lifié de « moment historique », sera formellement intégré dans une « loi climat » européenne, actuellement en gestation. Quelques jours plus tôt, le Premier ministre britannique Boris Johnson promettait déjà de réduire les émissions de CO2 du Royaume- Uni de 78 % d’ici à 2035 par rapport à leur niveau de 1990. Un objectif très ambitieux et un signal fort, à sept mois de la COP26 sur le chan-
mars, pendant que son concurrent Volkswagen a obtenu 20 % de part de marché, grâce aux ventes de son ID.3. Stellantis, le nouveau poids lourd de l’automobile né de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, se hisse dans le trio de tête (16,7 %), bien devant Renault (8,7 %) et sa voiture électrique Zoé.
Toyota tarde à se convertir
Le constructeur nippon, premier constructeur automobile mondial,
a profité du Salon automobile de Shanghai pour présenter son futur SUV compact 100 % électrique. Une annonce qui marque la nouvelle offensive de Toyota, déjà leader dans l’hybride, sur le segment de la mobilité rechargeable et électrique. Le grand concurrent international de la marque japonaise, l’allemand Volkswagen, a déjà promis une conversion accélérée aux motorisations 100 % électriques, mais la conversion de Toyota se
fait attendre. Face à la pression de certains gouvernements pour la
gement climatique qui se tiendra en novembre à Glasgow.
Légère déception
Si l’accord conclu cette semaine est historique, l’objectif retenu (55 %) reste moins élevé que celui visé par les eurodéputé·es (60 %). De plus, l’ac- cord politique n’est à cette heure que provisoire, les gouvernements euro- péens et le Parlement doivent encore l’approuver.
Parmi les mesures retenues, ONG environnementales et eurodéputé·es verts dénoncent la cible de réduc- tion « nette » des émissions, qui tient compte du CO2 capté par les forêts et risquerait donc de réduire mécani- quement la baisse réelle exigée aux secteurs économiques et industriels polluants. « La loi climat n’est pas à la hauteur de ses ambitions », a lancé sur Twitter Michael Bloss, eurodépu- té vert allemand.
Malgré les quelques réticences de rigueur, l’avancée est à souligner. Si l’accord est imparfait pour beaucoup, il est tout de même favorablement accueilli par la plupart des élu·es éco- logistes, et prend la bonne direction. Pascal Canfin, président de la com- mission de l’environnement au Parle- ment européen, souligne que « nous allons faire deux fois et demie plus en 9 ans que ce que nous avons fait au cours des 10 dernières années en Europe. »
réduction des émissions de CO2 sur leurs territoires, le numéro un mondial de l’automobile ne peut plus se faire attendre. Le lancement en 2022
du premier modèle de sa nouvelle gamme de véhicules entièrement électriques baptisée « bz » (beyond zero), sera la première étape de
la conversion. Partout, les grands constructeurs se tournent avec force vers l’électrification de leurs modèles. À commencer par
Stellantis, qui ambitionne de porter
à 70 % ses ventes de voitures électrifiées en Europe en 2030.
 ecoreseau.fr juin 2021
| 11
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing économie
En 2020, le nombre de CDi a augmenté
dans les métiers de la finance
Et malgré la crise ! À en croire les
chiffres publiés mercredi 14 avril
par le cabinet Fed Finance, le
nombre de CDI (contrats à durée
indéterminée) a augmenté de
plus de 4 points en 2020 par
rapport à l’année précédente,
dans les métiers liés à la finance.
Le sacro-saint CDI représente près
des deux tiers des motifs d’embauche
dans le secteur, contre presque 30 % pour le CDD (contrat à durée déterminée) et 10 % pour l’intérim.
Pour rappel, et comme les années précédentes, les embauches sont notamment liées à un besoin de remplacement (39 %), la création d’un poste (33 %) et l’accroissement de l’activité (27 %) – en repli toutefois par rapport à 2019.
La Bourse attire toujours plus de traders en herbe
Les Français·es se montrent toujours plus attiré·es par le boursicotage, cette activité plus ou moins importante sur les cours boursiers menée par des non-professionnel·les. Au cours du premier trimestre 2021, quelque 772 000 particuliers ont passé au moins un ordre d’achat ou de vente sur une action. Il s’agit du plus haut niveau depuis le début de la pandémie, selon
l’Autorité des marchés financiers
(AMF). Mieux, 72 000 Français·es
ont fait leurs débuts sur les
marchés entre janvier et mars,
et les boursicoteur·rices ont
effectué plus de 18 millions de
transactions en trois mois, un
record. Un regain d’intérêt qui remonte à l’introduction en Bourse de la Française des Jeux, en novembre 2019, à laquelle plus de 500 000 particuliers avaient participé. Au total, l’AMF estimé à un peu plus de 1,34 million le nombre de boursicoteur·rices en 2020.
Activité partielle : la crise transforme le profil des salarié·es concerné·es !
Les entreprises ont d’autant plus bénéficié
de l’activité partielle que les restrictions
sanitaires se sont intensifiées. Au mois d’avril
2020 par exemple, pas moins de 8,4 millions
de salarié·es ont perçu une indemnisation à
hauteur de 84 % de leur salaire net, révèle une
étude publiée mardi 20 avril par la Direction
de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). Un chiffre qui plafonnait à 6,7 millions un mois auparavant. Après une baisse constatée en août
(1,1 million), le deuxième confinement a de nouveau dopé le recours à l’activité partielle.
De l’industrie à une diversité de secteurs
L’activité partielle coûte cher aux finances publiques. C’est d’ailleurs le dispositif qui s’affiche comme le plus onéreux en 2020 : 27 milliards d’euros dépensés ! Et pour cause, avec la crise, l’activité partielle a concerné davantage de secteurs, bien au-delà donc
des filières industrielles. D’après la Dares, entre 2015 et 2019 en moyenne, les secteurs industriels recouvraient plus de la moitié (54 %) des effectifs en chômage partiel. Et alors qu’ils ne représentaient même pas 20 % de l’emploi salarié privé.
Or en 2020, on assiste à une déformation de la structure sectorielle des salarié·es placé·es en activité partielle. En raison notamment des ravages de la crise au sein de l’hébergement-restauration. De là, le poids des services marchands double, 30 % en février 2020 contre 65 % le mois qui suit.
Plus de femmes et plus de jeunes
Souvent l’apanage des ouvrier·ères de l’industrie, le plus souvent des hommes, l’activité partielle a connu une féminisation en 2020. La part des femmes passe de 26 % en moyenne entre 2015 et 2019 à 45 % environ à la suite de la crise. Soit environ la proportion des femmes dans l’emploi salarié privé. Les ouvrier·ères voient leur poids parmi les travailleur·ses au chômage partiel reculer lors du premier confinement. Les cadres, eux·elles aussi, se retrouvent concerné·es par l’activité partielle, au même titre que les autres catégories socioprofessionnelles... et en dépit de leur plus grande possibilité à télétravailler !
Enfin, les jeunes aussi ont fait l’expérience du chômage partiel en 2020. Alors qu’elle était de 2 % en moyenne entre 2015 et 2019, la part des jeunes de moins de 25 ans a grimpé jusqu’à 11 % entre mars et octobre 2020, parmi l’ensemble des salarié·es au chômage partiel. Preuve encore une fois que la crise a balayé large.
   mouvements
Æ Agicap
Thomas Hussenet
est nommé chief operating officer
Æ Banque Palatine Clément Le Léap
est promu directeur du réseau
Æ BMW France
Frank Scheffer
est promu directeur général et financier
Æ BPCE Solutions immobilières (BPCE)
Thomas Grasset
est promu directeur résidentiel
Æ Brico Dépôt (Kingfisher France)
Thibaut Bariéty
est promu directeur achats
Æ Château de Fontainebleau
Marie-Christine Labourdette
est nommée présidente
Æ Cité de l'architecture et du patrimoine
Catherine Chevillot
est nommée présidente
Æ Centre national d'études spatiales (CnES)
Philippe Baptiste
est nommé président
Æ Compagnie des Alpes (CDA)
distribution Groupe     département Production et
Æ RMC (nextRadioTV) Karim nedjari
est nommé directeur général
Æ Saint-Gobain ursula Soritsch-Renier est nommée directrice du digital et des systèmes d'information
Æ Sogeti (Capgemini) Yann Philippe
est promu directeur des ressources humaines France
Æ Solocal
Hervé Milcent
est nommé directeur général
Æ SnCF Réseau (RFF) jean-Christophe Doucement est nommé chief information security officer
        Emmanuel Viennot
Æ EndemolShine Production (Banijay Group)
jean-Louis Blot
est nommé président
Æ Grant Thornton Michaël Pruniaud
est nommé senior manager Cybersécurité
Æ Hôtel 5* Kube Saint- Tropez (Machefert Group)
Marc Leveau
est nommé directeur général
Æ institut national de la statistique et des études économiques (insee)
Chantal Villette
est promue chef du
Infrastructure informatique (DPII)
Æ Lagardère Groupe Pauline Hauwel
devient secrétaire générale adjointe
Æ naf naf
nicolas Riveau
est nommé chief technology officer
Æ Pro BTP
Valéry Dhez
a été nommé chief information officer
Æ Renault
jean-François Gal
a été promu directeur de la stratégie et de la performance industrielle
est nommé group chief digital and information officer
Æ Editis (Vivendi) Alain Danjou
est promu directeur de la
    Vous avez changé de fonction ? Faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr nomination, les 200000 décideurs qui font le business en France ! 12 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[Entre redressement et choc des mesures de confinement, l’économie française
est de plus en plus coupée en deux...
Les dernières enquêtes de conjoncture publiées par l’Insee révèlent une France à deux vitesses. En avril, le climat des affaires a légèrement fléchi de deux points (95). Ce qui témoigne d’une situation de plus en plus contrastée pour les entreprises. D’un côté, le climat des affaires dans l’industrie s’améliore nettement grâce au rebond de la demande
et progresse de 5 points. De l’autre, dans le commerce (-5) et les services (-3), la situation
est toujours compliquée. Des secteurs très touchés par les confinements. Sans
surprise, le renforcement des mesures sanitaires a fait rechuter la confiance des chef·fes d’entreprises dans le commerce et les services. Bonne nouvelle
cependant, le rebond de l’industrie voit l’indicateur du climat des affaires s’établir à 104 points. Au-delà donc de la moyenne de longue période (100) et au plus haut depuis deux ans.
La « prime Macron » reste ouverte jusqu’en avril 2022
serial rêveur
Didier Roche
Entrepreneur français aveugle depuis son enfance, il est notamment le directeur général et associé du groupe Ethik Investment, qui a créé entre autres le Spa « Dans le Noir ? », où les esthéticiennes sont aveugles et la chaîne des restaurants « Dans le Noir ? », où les clients dînent dans l’obscurité totale, guidés et servis par des aveugles. Il est aussi fondateur de l’association H’up entrepreneurs qui accompagne les entrepreneurs handicapés. www.didierroche.com /
www.serialreveur.com / www.ethik-connection.com/
briefing économie
galaxie
    Après avoir décidé fin 2020 de ne pas reconduire la mesure de la « prime Macron » malgré son succès, le gouvernement s’est ravisé quelques mois plus tard. Comme annoncé par Jean Castex lors du dernier sommet social en mars, le dispositif est relancé en 2021. À l’occasion de la réunion du groupe technique paritaire sur l’épargne salariale, les contours de la mesure ont été présentés aux partenaires sociaux. Concrètement, une entreprise pourra verser une prime exonérée de cotisations et d’impôt sur le revenu jusqu’à 1 000 euros. À ses salarié·es en dessous
de 3 Smic mensuels (soit 4 600 euros brut et 3 700 euros net). Un plafond
ombien de fois le doux rêveur que je suis s’est heurté à ce petit jeu, ô combien stu- pide, du qui a tort qui a raison ! Vous sa- vez, ces petits jeux de la communication
Avoir raison ou être
heureux, là est la Cquestion
 qui reste inchangé par rapport à 2020. Le versement de la prime pourra avoir lieu jusqu’à la fin du premier trimestre de 2022.
violente comme par exemple « c’est normal-ce n’est pas normal, c’est bien-c’est mal », façon peu délicate que l’humain a trouvé pour s’imposer auprès de ses congénères. J’avoue aujourd’hui être un adepte de la communication non violente.
Jeune entrepreneur, jeune manager de projet et d’équipe, je me suis plusieurs fois installé dans des conflits inutiles. Alors persuadé que ma raison de- vait triompher, j’ignorais combien le bonheur était ailleurs.
Depuis plusieurs années déjà, j’ai compris que d’avoir raison trop tôt, ça ne servait à rien. Au contraire, lorsque les événements, les personnes autour de vous s’opposent au bon déroulement de votre rêve, ça doit poser question : j’ai loupé quelque chose dans l’accompagnement de mes équipes, dans la compréhension de l’écosystème dans lequel j’évolue. La patience n’est-elle pas une vertu qui fi- nit toujours par payer ? À forcer le cours des choses, à contraindre, je me suis mis quelquefois dans des postures bien difficiles, plein d’incompréhension, d’émotions négatives et de souffrance. Oui, avoir raison tout seul ,à quoi ça sert ?
J’ai appris au travers de toutes les expériences ce que j’appelle le temps des choses, le moment où tout s’enclenche naturellement parce que bien préparé. Ces moments où tout semble s’imposer comme une évidence.
Voyez-vous, cher lecteur, lectrice, parce qu’un rêve doit s’accomplir dans la joie, j’ai choisi de vivre dans le bonheur plus que dans la raison : c’est bien meilleur pour l’ego et la santé. Alors ! Prenez bien soin de vous et de ceux qui vous entourent. n
Légère baisse du chômage au premier trimestre
Après une augmentation en
fin d’année 2020, le nombre de
personnes inscrites à Pôle emploi
a diminué d’un peu plus de 14 000
en moyenne de janvier à mars
en France. Un infléchissement
mesuré donc, qui porte le nombre
de demandeurs d’emploi en
catégorie A à 3,8 millions de
personnes. Autant dire que
le nombre d’inscrits à Pôle emploi est resté « globalement stable » au premier trimestre, comme
l’explique Élisabeth Borne, la ministre du Travail. Et pour cause, la baisse enregistrée n’est que
de 0,4 % en France entière, hors Mayotte. « Les aides massives ont permis de contenir le chômage :
il a augmenté de 8 % l’année dernière, de plus de 25 % lors de la crise de 2008 », a ajouté Élisabeth Borne. En revanche, malgré la
réussite des aides, le pourcentage des inscrits depuis un an a dépassé les 50 %.
 Google, un géant renforcé par la crise
 Les profits records s’enchaînent de mois en mois pour Alphabet, la maison mère de Google, grâce
à une explosion de ses revenus publicitaires – qui représentent 60 % des recettes du groupe. Ainsi qu’au redémarrage de l’économie américaine. Le cador de la recherche en ligne a réalisé quelque 55,31 milliards d’euros de chiffre d’affaires de janvier à mars. Soit 34 % de plus qu’il y a un an. Au moment où l’explosion de la pandémie avait affecté ses revenus.
Contrairement à d’autres géants du numérique,
en particulier Amazon, Google n’a pas profité de l’année 2020. Puisqu’il a vu ses profits s’effriter et subir le recul des recherches (restaurants, hôtels, billets d’avion...). Depuis l’été 2020 et la réouverture progressive des commerces, c’est reparti. Un an plus tard, Google est renforcé. Son bénéfice net atteint 17,93 milliards de dollars. Soit le triple de l’année passée et de 2019.
ecoreseau.fr juin 2021 | 13
© olivier merzoug
]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
ENTREPRISES GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉES !
Voilà les 10 grandes tendances émergentes dès 2021
RÉALiSATiOn
OLiViER MAGnAn, ADAM BELGHiTi ALAOui, GEOFFREY WETZEL, jEAn-BAPTiSTE CHiARA
 1 Télétravail • Données personnelles • Modèle d’entreprise • Robotique/automatisation • Financements • Relocalisations • Raison d’être • Interfaces virtuelles •
Transition environnementale • Présence sur les réseaux
2 Régions & territoires : les régions championnes de la transition
3 Mapping de l’innovation : des entreprises « génétiquement modifiées » dans le monde !
p. 16 p. 22 p. 24
L’EGM ressemble à l’OGM, organisme généti- quement modifié, parce que nous sommes là à la même échelle de l’intervention humaine que le biologiste sur les plantes : c’est l’équivalent
du patrimoine génétique de l’entreprise que l’inter- vention humaine modifie. Tout le « code » est réécrit, ou presque. Le schéma direction-employé·es, l’objet de l’entreprise – le profit maximum au bénéfice des pro-
14 | juin 2021 ecoreseau.fr
priétaires de la boîte qui bascule vers des EGM « al- truistes » ou au moins « à mission » –, le modèle des start-up, l’avènement d’un télétravail en attente de son organisation et le modèle capitaliste lui-même en quête de son troisième ou quatrième souffle... Pour explorer ces dix tendances, nous avons conservé le découpage au scalpel de Bernard Marr, futurologue américain de renom, auteur d’une vingtaine de livres tous consacrés
à dessiner le futur proche et chroniqueur de Forbes ma- gazine. Ses dix projections recoupent du reste celles de la plupart de ses confrères qui sondent les tendances. Mais nos journalistes se sont attelés à rester proche de l’étude du cas « France ». Dirigeant·es, créateur·rices et mêmes salarié·es impliqué·es, c’est à vous de modifier génétiquement votre entreprise de l’intérieur. OM
 ]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[                                                 ARTISANS DU BÂTIMENT
Faites
votre compta sans vous en rendre compte.
 Avec Cegid Gérer Ma Boite, vos dépenses sont comptabilisées
en temps réel, vos ventes et vos stocks sont tenus à jour au fil
de vos chantiers, et votre trésorerie est actualisée au fur et à mesure, sans y penser. Votre dossier est prêt à être envoyé à votre expert-comptable. Et pendant ce temps là, vous, vous faites quoi ? Votre métier et on peut dire que vous gérez.
Découvrez notre solution sur www.cegid.com/fr/artisans
Cegid Gérer Ma Boite
Aucune connaissance comptable requise.
   ]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
en couverture
L’entrepriseetletravaildanslesystèmecapitaliste,décryptéeetdessinéeparCollombatetCuvillier OLiViERMAGnAn
 L’excellent roman dessiné
Le choix du chômage,
qui vient de paraître aux éditions Futuropolis, a été conçu par le journaliste
de France Inter pour les textes, Benoît Collombat, et Damien Cuvillier aux dessins. Les deux associés se sont plongés dans une fresque
de l’entreprise analysée
sous l’angle du chômage,
« violence économique » sciemment orchestrée par le « système capitaliste » en soi, par les théoriciens qui l’ont inventé, les financiers qui l’ont bâti, les chefs d’industrie qui l’ont voulu, les politiques qui l’ont privilégié. La narration énonce des faits historiques sans polémique. À l’heure où l’entreprise va se réinventer et modifier
son ADN, il est utile de se replonger dans les leçons de l’histoire.
1
1914-1918, création
de l’Organisation internationale du travail (OiT)
En 1919, l’humanité croit en « une paix universelle et durable [qui] ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale » (dit le rapporteur). Interwievé par Collombat et Cuvillier, Alain Supiot, juriste spécialiste
du droit du travail, leur explique
qu’« à la fin de chacun des grands conflits mondiaux, il y a une sorte de ressaisissement où on se dit : “Il faut rétablir un ordre qui soit respectueux de la vie humaine.” »
1939-1945, le Conseil national de la Résistance français (CnR) élabore
un programme
En mars 1944, le CNR évoque à nouveau « un ordre social plus juste ». Le document qui circule s’intitule
Les jours heureux. Le président Macron, qui connaît bien l’histoire,
a dû s’en souvenir. Les orateurs parlent de l’« instauration d’une véritable démocratie économique
et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques
et financières de la direction de l’économie... ».
10 mai 1944, 26e session de
l’OiT, créée 25 ans plus tôt
Franklin Delano Roosevelt et Edward Phelan, directeur général
de l’OIT, signent la Déclaration de Philadelphie : « Le travail n’est pas une marchandise. La pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous. »
1933, Roosevelt décide de séparer les banques de dépôt et les banques d’affaires (Glass-Steagall Act).
  16 |
juin 2021 ecoreseau.fr
Le télé1travail, une pratique qui voit au-delà de la crise !
D’abord une mise à distance for- cée des salarié·es pour poursuivre – malgré les sautes d’humeur de la crise sanitaire – l’activité. Une cou- pure brutale avec les traditionnelles allées et venues au bureau. Il a fallu s’adapter pour les entreprises, les nouvelles recrues en mal d’intégra- tion, les managers bousculés par un encadrement à distance. Mais
peu à peu, le télétravail convainc, même si d’aucuns, parmi les diri- geant·es, doutent fort de son avenir. Les Francilien·nes se révèlent les premier·ères concerné·es. D’après un sondage mené par Becoming, 80 % des personnes interrogées aspirent à davantage de flexibilité dans l’organisation de leur temps de travail. Et 77 % aimeraient pra- tiquer leur activité dans leur quar- tier, post-covid. Alors non, le télé- travail ne disparaîtra pas avec la fin de la pandémie. Laquelle a clai- rement donné le premier coup de scalpel dans l’ADN de l’entreprise.
Le débat porte
sur la fréquence
Les collaborateur·rices savourent cette autonomie qui découle de ce travail à domicile. Une autonomie périphérique surtout, où chacun·e a le contrôle – du moins en par- tie – « des horaires travaillés, la façon de s’habiller, l’apparence », nous confiait Danièle Linhart, so- ciologue du travail et chercheuse au CNRS. Organiser sa journée comme on l’entend ou presque, travailler le matin, le midi ou le soir. Un gain de temps en termes de transports aussi pour les salarié·es habitué·es aux embouteillages ou
aux joies matinales des transports en commun. Bref, tant que les ob- jectifs restent atteints, la manière d’y parvenir importe moins. Évidemment, si la poursuite du té- létravail ne fait guère de doute au sein de ces entreprises génétique- ment modifiées, c’est la fréquence du travail à distance qui risque de s’inviter au cœur du débat. Un jour par semaine au bureau, deux, quatre ? Les entreprises planche- ront en interne. Car on l’a assez répété en temps de pandémie, le télétravail déstabilise le lien social entre collègues. Avec la raréfac- tion de ces moments informels, essentiels pour souder une équipe ! Difficile de les retrouver via les visioconférences, très utiles pour communiquer et se coordonner entre collaborateur·rices. Moins pour se lancer dans les échanges de machine à café qui rythment aussi cette vie d’entreprise. Reste donc à trouver la bonne formule. Mais le jeu en vaut sûrement la chandelle, le télétravail abolit les barrières physiques, donne le moyen aux entreprises de recruter aux quatre coins du monde. Et donc de di- versifier les talents. Sans oublier la réduction considérable du coût des bureaux. Dans ce sens, le PDG
de la plate-forme de recrutement Welcome To The Jungle, Jérémy Clédat, en est convaincu : « Les entreprises qui ne font pas la place aux rythmes flexibles – comme le télétravail – seront celles qui appa- raîtront comme les moins attrac- tives dans les prochaines années », prévient-il.
Action : il est temps de réfléchir à votre entreprise à l’aune du télétra- vail. 2
Ne pas sous-estimer la cybersécurité
« Chez vous, vous êtes bien moins vigilant·es qu’au bureau », insiste Marc Béhar, fondateur du cabinet XMCO. Qui voit en la généralisa- tion du télétravail le risque d’une envolée des cyberattaques. À en croire les chiffres d’une étude me- née par Proofpoint, 90 % des orga- nisations françaises ont connu une cyberattaque en 2020. Pire, deux tiers d’entre elles auraient même subi plusieurs actes malveillants. Des entreprises aux hôpitaux en passant par les collectivités, aucune structure n’y échappe. Karl Rigal, directeur marketing chez StedY, cabinet de conseil en technologie et
 ]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[En 1999, Clinton l’abroge. Les banquiers l’applaudissent. En 2008- 2009, en France et dans le monde, les États veulent « sauver les banques » mises à mal par leurs activités de marché. En 2012, François Hollande exprime la velléité de refaire un Glass- Steagall à la Roosevelt. Il sera contré par les banquiers qui tiennent à « la banque universelle » en faisant croire que c’est précisément le mariage entre activités spéculatives et activités classiques qui est le meilleur garant des dépôts, voire la clé pour la croissance...
22 juillet 1944,
44 nations mettent en place un nouveau système monétaire international à
Bretton-Woods
On passe de l’étalon-or au dollar, monnaie de référence, au nez et
à la barbe du Britannique Keynes
qui voulait instituer une monnaie internationale, le Bancor. Le secrétaire d’État au Trésor impose le dollar.
10 décembre 1948,
Déclaration universelle
des droits de l’homme
Article 23 : « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. »
15 août 1971, nixon
suspend la convertibilité
du dollar en or
Le dollar, monnaie de référence, bénéficie du flottement généralisé des monnaies. Début de la financiarisation de l’économie. L’augmentation des taux d’intérêt aboutit à une crise financière dans le monde entier marquée par
la récession et le chômage. Le but inavoué est de détruire le mouvement syndical américain très favorable
aux démocrates. Triomphe du néolibéralisme, « libéralisme rénové » : les États « construisent des politiques favorables au marché qui garantissent aux acteurs économiques son libre fonctionnement ». Les néolibéraux ne veulent plus d’un libéralisme qui laisse
tout circuler ni d’un État qui intervient à sa guise.
Les néolibéraux rêvent désormais de l’ultime évolution du capitalisme,
l’ordolibéralisme
Théorisé par le père du système financier allemand, Ludwig
Erhard, chancelier de 1963 à 1966, l’ordolibéralisme veut « assurer le libre fonctionnement du mécanisme de la concurrence ». Depuis le xviiie siècle « libéral classique » (Adam Smith), la « galaxie libérale » a connu l’ultralibéralisme de l’école de Chicago (Milton Friedman), le néolibéralisme de l’école autrichienne où le marché régule l’économie (Friedrich Hayek) et tend désormais, sous l’égide de l’école de Fribourg, à cet ordolibéralisme prôné en France, entre autres, par l’économiste Patrick Artus (La dernière chance du capitalisme, chez Odile Jacob) : l’État maintient une concurrence libre. Dès 1967, Pompidou en avait fait son crédo : le rôle de
l’État, disait-il, « n’est certainement pas d’inviter les gens à la paresse en créant de nouvelles protections ». La mondialisation était actée. Le chômage, « violence économique » pour Collombat et Cuvillier, choisi.
Les illustrations sont tirées du Choix du chômage, avec l’aimable autorisation de l’éditeur.
 ingénierie, va plus loin : « Les cy- berattaques s’industrialisent » ! Un métier à part entière, qui se struc- ture.
Un ADN de PME
à modifier d’urgence L’investissement consacré à la cy- bersécurité devient un incontour- nable. Et pas une activité « bonus » ou « annexe » parce que souvent considérée comme trop technique. La cybersécurité doit faire par- tie intégrante de la stratégie d’une entreprise. À l’échelle d’une socié- té, ce sont les directeur·rices des services d’information (DSI) et les responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) qui veillent au grain. Chargé·es notam- ment de penser un équipement de sécurité adapté à l’infrastructure d’une entreprise et de sensibiliser les collaborateur·rices au risque cy- ber. Et cela commence dès la TPE ! Plusieurs types de cyberattaques existent comme le phishing – en- voyer une campagne massive de mails à des utilisateur·rices en se faisant passer pour un organisme connu et officiel. Ou le ransomware (rançongiciel) – cliquer sur une pièce jointe qui rendra inacces- sibles vos données. Les hackers
vous demanderont poliment une rançon en échange d’un déblocage de ces données, souvent capitales pour les entreprises.
Beaucoup de sociétés – celles à la tête des data les plus sensibles – ont déjà pris conscience du rôle cru- cial de la sécurisation des données. Mais elles doivent être rejointes par l’ensemble des entreprises, y compris celles qui ne s’estiment pas cibles potentielles. Des règles simples compliquent la tâche des cyberattaquant·es : « Quand vous gérez bien vos mots de passe et les mises à jour des systèmes, vous éliminez 95 % du risque », nous rappelle Marc Béhar. Avec le télé- travail, les risques majeurs portent sur le BYOD, en français PAP, pour Prenez vos appareils personnels, beaucoup moins sécurisés que le parc d’entreprise. La tendance sera au COPE (Corporate Owned, Per- sonally Enabled, propriété de l’en- treprise avec accès privé).
Enfin, le gouvernement, lui aussi, commence à prendre le problème à bras-le-corps. Puisqu’il a promis un plan d’un milliard d’euros en faveur de la cybersécurité française d’ici à 2025, une filière en mal d’at- tractivité.
Action : les PME existantes et à
créer se dotent des pare-feu et des procédures indispensables.
Réimaginer son modèle d’entreprise
Sans doute l’un des grands en- seignements de cette crise Sars- CoV-2. Les entreprises les plus résilientes face à la pandémie ont un point commun : elles ont su s’adapter ! Faire preuve d’agilité en un temps record. Ce qui suppose une acceptation du changement, une volonté de se transformer pour
une entreprise afin d’assurer sa pé- rennité. Laurence Lehmann-Orte- ga, professeure de stratégie à HEC, revient sur les trois composantes principales sur lesquelles réflé- chir si une entreprise souhaite réimaginer son business model. D’abord la proposition de valeur, soit ce qu’une entreprise offre à ses client·es. Toujours selon cette idée : ce que je propose à mes client·es ré- pond-il à leurs besoins ? Lesquels évoluent sans cesse et d’autant plus en temps de crise ! Puis, l’archi- tecture de valeur. Comprenez la manière dont une entreprise s’or-
en couverture
entreprendre & innover
 3
  ecoreseau.fr juin 2021
| 17
]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
en couverture
  ganise pour délivrer son offre. Sur ce point, ce que nous vivons depuis plus d’un an le démontre. Soudain perçus comme « non essentiels » par le gouvernement, certains commerces – l’habillement, les bijoux, les parfumeries, etc. – ont réinventé la manière de livrer leur offre. On a beaucoup parlé du click and collect. Chez beaucoup d’entre- preneur·ses, les confinements suc- cessifs ont aussi révélé la nécessité d’une présence numérique pour survivre. Le gouvernement les y a encouragé·es avec un chèque nu- mérique de 500 euros, timide mais utile. Les entreprises doivent aussi revoir leur chaîne de valeur et com- prendre le risque qu’elles encourent à se reposer sur des fournisseurs situés à l’autre bout du globe. C’est toute la question de la relocalisa- tion – totale ou partielle.
Des entreprises à mission
Enfin, la professeure de stratégie rappelle la troisième composante : la responsabilité sociétale de l’en- treprise. S’éloigner du principe cher à l’économiste Milton Fried- man où la finalité de l’entreprise se réduit à son profit – une thèse que le scientifique américain déroule dans un article pour le New York Times en 1970. L’émergence des entreprises à mission, et son avan- cée l’entreprise « altruiste », s’élève d’ailleurs à contre-courant de cette obsession du « produire toujours plus » ! En bref, les entreprises, si elles veulent survivre, ont un défi à relever : réimaginer un business model original, qui répond aux besoins des consommateur·rices et qui se distingue de la concurrence. Action : à quoi sert mon entreprise, quelle est sa mission ? Et même : suis-je prêt·e à laisser à mes colla- borateur·rices la responsabilité de leur mission, le soin de s’organi- ser, de prendre leurs vacances sans contrainte en fonction de leurs ob- jectifs définis... ?
L a c4 a s e automatisation, inéluctable
76 % des cadres dirigeant·es esti- ment que l’impact de la pandémie stimulera l’investissement futur dans l’automatisation intelligente. Voilà ce qu’il ressort du rapport Future of Work 2020. En parallèle, plus des trois quarts des cadres di- rigeant·es pensent que la techno- logie va considérablement chan- ger les modes de travail au cours des deux prochaines années et
18 | juin 2021 ecoreseau.fr
doter d’un ERP – Progiciel de ges- tion intégrée en français. Lire dans cen°p41
Penser à des financements alternatifs
Cette nouvelle tendance ne date pas de l’ère covid, davantage de la crise financière mondiale de 2008. Laquelle a débouché sur une vague de défiance envers les banques. De nouveaux financements, alternatifs au système bancaire traditionnel – même s’il reste prépondérant – en ont profité pour se tailler une place grandissante. Et venir épauler les entreprises qui financent leurs dé- penses d’équipements ou d’inves- tissement. Selon une étude KPMG, la finance alternative représentait déjà 1,4 milliard d’euros collectés sur l’année 2018 en France.
Les investisseurs et
les banques ne sont
plus l’unique source de financement des start-up et des PME
Le crowdfunding incarne l’un de ces financements alternatifs. Puisqu’en cinq années à peine, les montants collectés en France via les plates-formes de crowdfunding ont été multipliés par plus de huit (Mazars, 2020). Ce financement par la foule s’adresse à toutes les tailles d’entreprises, même si les TPE, PME et ETI constituent l’es- sentiel des demandeurs. Les start- up, elles, se retrouvent impliquées dans un peu moins de 15 % des projets financés. À côté du crowd- funding, avec contrepartie en na- ture ou sans contrepartie, s’ajoute le crowdlending. Qui apparaît sous
81 % anticipent un gain de temps de quatre heures par semaine par collaborateur·rice grâce à l’auto- matisation. Pour les entreprises, il ne s’agit pas de tout automatiser, mais d’abord de se concentrer sur les tâches chronophages, de rou- tine et ennuyeuses. Celles qui font perdre du temps aux salarié·es et qui ne manifestent pas un grand intérêt. L’idée : dégager du temps pour que les collaborateur·rices se concentrent sur des tâches plus humaines, innovantes et créa- tives.
Automatiser
n’est pas licencier
Alors les entreprises vont-elles moins recruter ? Les études sur le sujet le relativisent. Un rapport McKinsey, paru en février et repris par Slate, prévoit qu’aux États-Unis « sur les 49,1 millions de personnes qui verront leur emploi remplacé par l’automatisation, 32 millions conserveront le même métier et 2,2 millions demeureront dans la même catégorie professionnelle. Le nombre de personnes qui per- dront réellement leur emploi, dans le sens qu’ils·elles devront trouver une nouvelle profession ne sera que de 14,9 millions ». Difficile de dire donc que les entreprises privilégie- ront les robots aux humains. Mais une relation de complémentarité semble davantage se dessiner. Cer- tains emplois vont se transformer sans forcément disparaître tota- lement. Des salarié·es vont peu à peu déplacer le centre de gravité de leurs tâches quotidiennes pour plus de polyvalence. Par exemple, l’arrivée massive des fameux DAB (distributeurs automatiques de billets) a débouché sur une réduc- tion des coûts de main d’œuvre certes, sans pour autant évincer les guichetier·ères. Qui ont aug-
menté avec la création d’un plus grand nombre d’agences bancaires. Ils·elles se concentrent simplement sur d’autres services. L’automatisation fait donc partie de ces tendances sur lesquelles doivent plancher les entreprises. Tous les secteurs – ou presque – demeurent concernés. Au premier chef bien sûr l’industrie et le com- merce. Mais pas seulement. L’auto- matisation porte aussi sur une par- tie de l’activité de certains métiers qualifiés. Un cabinet d’avocat·es, par exemple, pourra simplifier la vie de ses collaborateur·rices grâce à l’automatisation de la recherche de jurisprudences ou la rédaction d’actes simples (legaltech). Idem pour les comptables, profession au sein de laquelle des applis ré- cupèrent de façon automatisée les comptes bancaires, les annotent ou encore téléchargent les notes de frais. De quoi leur faire gagner un temps considérable.
Action : toute TPE et PME doit se
5
 ]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[                la forme de prêts de particuliers ou d’acteurs institutionnels. Mais ces deux solutions s’affichent non di- lutives. En revanche, de son côté, le crowdequity s’apparente au crowd- funding, à la grande nuance que les financeurs d’un projet obtiennent une partie du capital au sein de l’entreprise en contrepartie de l’in- vestissement contracté.
Autre dispositif très populaire auprès des sociétés françaises : l’affacturage ! Une façon pour les entreprises de faire financer leurs factures pour répondre à un besoin de trésorerie soudain. Les bailleurs de fonds (institutionnels ou indi- viduels) – qui vont moyenner une décote – rachètent les factures et avis de créance d’une société et s’en remettent ensuite au débiteur pour récupérer leur créance. L’affactu- rage, naguère l’apanage des ETI et grands groupes, concernent désor- mais les TPE et PME.
Enfin, d’autres financements al- ternatifs existent. Comme les concours, une opportunité réelle pour les entrepreneur·es, notam- ment au moment de la création de leur entreprise. Ou les prêts d’hon- neur. Soit des prêts personnels à taux zéro accordés sans garantie ni caution. Ces prêts sont géné- ralement délivrés par des réseaux (Initiative France ou Réseau Entre- prendre), des associations et fonds de dotation ou des corporates. Bref, pléthore de solutions alternatives au système bancaire traditionnel existent pour les entreprises. Action : en création ou en démar- rage, élaborez avant tout un bu- siness model à partir d’un finance- ment participatif.
Numér6isation des entreprises, l’indispensable conquête du virtuel
L’ère du numérique bat son plein. La consommation, l’information, les interactions entre consomma- teur·rices, pairs et entreprises, tout se virtualise à vitesse grand V. À l’heure d’une crise sanitaire qui a éloigné physiquement les entre- prises et leurs client·es, la réussite de cette transition est d’autant plus indispensable. En premier lieu, il s’agit de conserver et de cultiver le lien avec la clientèle. Un sondage Twilio révèle que 95 % des entre- prises françaises pensent que ne pas numériser les échanges avec leur client·es auraient eu un im- pact négatif sur leur activité, 21 % pensant même que leur entreprise aurait fait faillite sans le recours
aux canaux numériques.
Pour les entreprises qui vendent des services et des produits, l’adap- tation au numérique recourt à des technologies comme la réali- té augmentée et la réalité virtuelle pour présenter ou faire essayer leur gamme sans se déplacer. Les inter- faces virtuelles ont génétiquement modifié les salons professionnels, source de business stratégique pour beaucoup d’entreprises. Ce fut leur moyen de survivre et de s’organiser sous forme numérique.
En Personne, l’agence qui organise le Salon SME (salon des micro-en- treprises), a décliné une version virtuelle depuis 2016, donc bien avant les confinements ! Une façon de faciliter l’accès au contenu, sous forme de stands virtuels et d’une messagerie instantanée. « Dans notre société qui se virtualise tou- jours plus, je vois trois raisons es- sentielles pour se lancer dans les salons virtuels : tout d’abord les attentes accrues des acteurs qui recherchent toujours de contacts
qualifiés et le bon équilibre entre l’investissement de leur venue et ce qu’ils en retirent, ensuite la pres- sion écologique, et enfin les événe- ments impondérables de grèves, d’intempéries et aujourd’hui de pandémie... », résume Alain Bo- setti, président d’en Personne.
Mon entreprise relève forcément du virtuel
Dans un tout autre registre, la conquête du virtuel chamboule également les pratiques du recrute-
en couverture
entreprendre & innover
 ecoreseau.fr juin 2021
| 19
]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[                         entreprendre & innover
en couverture
ment et des RH. Pour défaire les re- cruteurs des tâches administratives répétitives et aider à la décision, des outils numériques se développent. Comme le social recruiting, qui consiste à recruter via les réseaux sociaux ou l’analytics qui déter- mine les profils adéquats à partir d’une base de données. La start-up française Easyrecrue a même dé- veloppé un outil qui analyse lors d’un échange vidéo la voix, le ton, le discours et les expressions du visage des candidat·es grâce à un savant algorithme. Et la solution séduit : 70 % du CAC 40 en serait déjà client. Les grandes et moins grandes entreprises l’ont compris : la conquête et l’exploitation des interfaces virtuelles et des espaces numériques ne sont plus des op- tions parmi d’autres. Et mieux vaut ne pas rater le train en marche. Action : réfléchir aux projections virtuelles de mes activités. Com- ment organiser ce colloque que j’avais toujours repoussé faute de moyens. Quels prolongements vir- tuels puis-je vendre de mon acti- vité ? Et si je fréquente ces salons, comment optimiser mes visites ?
Du mondia7l au local, repenser les chaînes de valeur
Au gré de la crise sanitaire et de ses conséquences riches en ensei- gnements, les rengaines du made in France et de la relocalisation ont fait un retour en force. Et l’opi- nion publique se montre de plus en plus favorable au rapatriement de moyens de production en France et à des formes de business plus lo- caux. En ce sens, le gouvernement a lancé des aides à la relocalisation industrielle qui ont fait fureur en 2020. D’année en année, le phéno- mène s’accélère, nourri par la vo- lonté affichée de réduire la dépen- dance économique et industrielle de la France vis-à-vis des pays asia- tiques notamment.
Cette tendance semble en oppo- sition avec le sempiternel modèle de l’économie fragmentée et mon- dialisée qui fonde l’économie capi- taliste. Mais l’un et l’autre ne sont pas antinomiques. Comme le rap- pelle Sarah Guillou, économiste et directrice adjointe du Départe- ment innovation et concurrence de l’OFCE, « l’État ne cherche pas à relocaliser toute la chaîne de va- leur, ce qui serait anachronique et même stupide au vu de ce que l’on sait aujourd’hui des chaînes de production ».
Une chose est sûre : les Fran-
20 | juin 2021 ecoreseau.fr
çais·es penchent de plus en plus pour le local : selon un sondage Odoxa-Comfluence, 90 % d’entre eux·elles désirent que l’État pousse à la relocalisation de la production de médicaments et des entreprises industrielles, et 60 % affirment privilégier la production de leur région, notamment côté alimen- tation. Et la tendance du local et du made in France trouve un écho dans le mouvement écologique. « Produire en France de la bonne façon, ça a un impact écologique positif direct, made in France et écologique sont directement liés », affirme Samuel Holichon, fonda- teur d’Another Way, jeune pousse française qui développe des solu- tions écologiques, à base de cire d’abeille notamment pour rempla- cer les produits jetables du quoti- dien.
Le made in France n’est pas un repli nationaliste
En outre, l’indication d’une pro- duction nationale ou régionale se révèle plus incitative à l’achat que le label bio, et devient un ar- gument clé à impact direct sur les ventes pour 62 % des entreprises du made in France, selon un sondage de 2018. Et la promotion de la pro- duction locale s’avère un argument et un marqueur politique de plus en plus plébiscités. L’État l’a bien compris qui s’applique à orienter les stratégies des entreprises vers un retour fort au marché français : « L’enjeu n’est pas de se contenter de faire revenir ceux·celles qui ont fait le choix de partir, mais plutôt de faire naître des capacités de pro- duction en rendant le tissu produc- tif plus attractif et dynamique », conclut Sarah Guillou. C’est cer- tain, l’entreprenariat local a le vent
dans le dos et l’avenir fringant. Action : d’où viennent les com- posants de votre offre ? Comment afficher un ancrage France de vos services ? Rechercher des fournis- seurs domestiques, raccourcir le trajet des approvisionnements, et le faire savoir.
8
La quête d’un sens et d’objectifs clairs pour les entreprises
Les jeunes générations qui entrent sur le marché du travail ont gran- di dans un monde et une société de plus en plus conscients des en- jeux sociaux, environnementaux, collectifs, humains... À tel point que le critère du sens, des objectifs et de l’engagement des entreprises s’impose comme très important au moment de candidater ou de faire un choix entre deux offres. À raison, les jeunes travailleur·ses se montrent exigeant·es. Et les entreprises qui ne présentent pas d’objectif clair ou significatif ont un mal croissant pour attirer les talents et les client·es. Or, cette recherche de talents est d’une im- portance stratégique considérable pour les sociétés, particulièrement celles qui évoluent dans un sec- teur où certains profils manquent cruellement (ingénierie, santé, in- formatique...). Preuve que la quête du sens lors d’une expérience pro- fessionnelle ne se limite pas au vœu pieux : 95 % des jeunes de la « génération Z » jugent ce critère important ou prioritaire, selon un sondage OpinionWay. Mieux, une majorité des jeunes travailleur·ses interrogé·es (57 %) se dit même prête à accepter un travail qui
« paie » moins bien ou mal, mais qui a du sens. Le critère des objec- tifs de l’entreprise se place ainsi devant celui de la rémunération élevée (43 %) et du bon équilibre entre vie professionnelle et vie per- sonnelle (41 %).
Jouer sur les sens
Le « sens » d’un emploi ? Il cor- respond à l’envie de participer à créer une différence ou à défendre une cause, mais aussi le sens très personnel de correspondre à l’épa- nouissement individuel, l’appren- tissage de compétences ou l’excita- tion des nouveaux défis. Parmi les sources de sens, on retrouve sans surprise la lutte contre la pauvreté, la transmission et l’accès au savoir, la préservation de la planète et de l’environnement ou l’engagement social en général.
Une partie des réponses à cette quête de sens se retrouve indé- niablement dans la tendance d’un fonctionnement plus responsable des entreprises, pour laquelle la Responsabilité sociétale ou sociale (RSE) joue un rôle prépondérant. « Non seulement la RSE fait du bien aux entreprises, mais elle de- vient en plus indispensable. Du bien en termes de bien-être des salarié·es et des dirigeant·es, qui deviennent des acteur·rices à im- pact positif, ainsi que d’un point de vue économique. Une étude de la Banque de France de 2015 me- née avec Audencia montre que les entreprises les plus RSE sont 13 % plus rentables », affirme Rémi De- mersseman, président fondateur de la Fondation Oïkos, créatrice de la Cité de la RSE.
Action : vos sous-traitants sont-ils RSE (et votre entreprise, où en est- elle sur ce point) ?
                               ]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[Protec9tion de l’environnement et urgence climatique, l’heure est à l’économie durable
Voilà une tendance étroitement liée à la précédente, Un sens et des objectifs clairs pour les entreprises. L’urgence climatique n’est pas une menace qui plane loin au-dessus de nos têtes, c’est une urgence immé- diate, actuelle. La crise sanitaire en est l’une des premières manifesta- tions. La transition de l’économie, des modes de consommation et de production et donc des entreprises vers des comportements plus du- rables et éco-responsables s’impose d’elle-même. La tendance à la du- rabilité doit concerner et concerne chaque acteur·rice économique quel que soit son poids. Chaque entre- prise se doit désormais de repenser ses activités et ses responsabilités vis-à-vis de son impact environ- nemental. Le concept d’entreprise responsable n’est plus marginal. À telle enseigne que les grandes en- treprises ont saisi l’impact positif que présentent des campagnes de promotion de la défense de l’en- vironnement. Greenwashing ou engagement désintéressé, chacun est juge (et la sanction tombe vite). Une lame de fond s’érige en facteur décisif pour la relance économique d’après crise sanitaire. Preuve en est, le plan France Relance, qui dresse les grands objectifs straté- giques de la relance économique française, place la transition écolo- gique parmi les trois grands piliers, dotés de 30 milliards d’euros sur les 100 milliards dévolus au plan, avec notamment d’importants investis- sements pour la rénovation énergé- tique et thermique des bâtiments, et pour la mobilité durable.
Toute entreprise doit se vouloir eco-compatible
Là encore, en première ligne de cette tendance, les entreprises s’af- firment comme autant d’acteurs clés. En atteste une tribune publiée le 3 mai sur le site du quotidien Le Monde : plus de 90 entreprises fran- çaises et internationales, dont BNP Paribas, Air France-KLM, LVMH ou Airbus, appelaient à « une mo- bilisation collective pour faire de la relance économique un accéléra- teur de la transition écologique ». Aussi, les objectifs ambitieux de réductions des émissions de gaz à effet de serre et de l’empreinte car- bone dont se parent les puissances mondiales auront un impact direct sur les entreprises, contraignant
même. La création à venir du délit d’écocide, qui s’appliquera aux en- treprises coupables de pollution in- tentionnelle avec des conséquences durables, est un inédit dans le droit français. Mais surtout – et c’est bien là où les entreprises trouvent leur compte – la transition écolo- gique ouvre de nouveaux marchés, crée de nouveaux besoins, de nou- veaux emplois. Du développement des énergies renouvelables à la mo- bilité durable (électrique, hydro- gène, biocarburants...), en passant par l’essor du tri, du recyclage et de l’agriculture biologique, la ten- dance écolo est partout. Et trans- forme le monde de l’entreprise en profondeur.
Action : mon produit, mon ser- vice doit à tout prix se montrer éco-compatible. TPE ou PME, a fortiori grande entreprise, je dois organiser le tri des déchets, écono- miser les ressources, économiser l’eau (m’équiper en conséquence). Et le faire savoir. Créateur·rice d’en- treprise, me poser la question du service ou de la production décar- bonée que je puis offrir au marché du greenbusiness.
Entreprises et lien social, les incontournables réseaux sociaux
L’engouement des jeunes et moins jeunes pour les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, YouTube, Instagram, LinkedIn, TikTok...) confine au phénomène. À l’heure où la plupart des Français·es dis-
posent d’un smartphone – et de plus en plus jeunes – l’utilisation des réseaux sociaux grimpe en flèche. Et la crise sanitaire a d’au- tant plus démocratisé et répandu leur usage. Dans ce contexte, et particulièrement durant les confi- nements, l’exploitation des ré- seaux sociaux s’est révélée idéale pour ne pas dire vitale pour les entreprises désireuses de mainte- nir un minimum d’interactions avec leurs client·es et de continuer à cultiver leur communauté. La tendance est ainsi à un investis- sement croissant des sociétés sur les réseaux, et à l’animation de plusieurs profils en simultané, car chaque réseau touche des publics particuliers et représente autant d’espaces d’expressions et de communication.
Une enseigne en ligne
Les avantages pour les entreprises sont limpides : les réseaux so- ciaux développent leur notoriété, leur visibilité et la confiance en- vers elles. Les messages diffusés s’adressent à un public plus large, développent une certaine proxi- mité et des échanges réguliers avec des habitué·es ou des futur·es client·es et/ou partenaires. Plus intéressante encore, la prospec- tion commerciale a indéniable- ment trouvé un nouvel eldorado en Facebook, LinkedIn, Twitter et consorts. Depuis plusieurs années déjà, nombre d’entreprises du prêt-à-porter, des cosmétiques, de la mode ou de l’alimentation font appel aux « influenceur·ses » pour promouvoir leurs produits auprès de leurs audiences considérables
qui dépassent parfois plusieurs millions de followers. En créant et en diffusant du contenu original grâce à des intermédiaires ou par elles-mêmes, les entreprises béné- ficient d’un outil de démarchage puissant et visible. Une façon également de nouer des contacts qualifiés à moindre coût. En la matière, le secteur des relations publiques et de la communication externe se réinvente au gré du développement des réseaux, ali- menté quasi perpétuellement par les interactions sur les multiples plates-formes.
Bien sûr, l’omniprésence des ré- seaux sociaux dans nos vies n’en est qu’à son commencement. La France compte aujourd’hui près de 39 millions d’utilisateur·rices actif·ves, tous réseaux confon- dus, et les Français·es passent en moyenne 1 h 42 sur les médias sociaux chaque jour ! Au-delà des avantages en termes d’inte- ractions externes, les nouveaux usages du travail (télétravail, usages numériques...) mènent également à l’exploitation de ré- seaux sociaux d’entreprise. Des outils de communication internes qui tendent à devenir incontour- nables.
Action : il n’est plus possible de rester hors réseau. Sans recruter un département entier de commu- nity managers, il vous faut exister, apprendre les codes, créer vos vitrines, vous plier aux règles de SEO (Search Engine Optimization, les règles d’écriture qui régentent le rang de votre site ou réseau sur le Web).
10
en couverture
entreprendre & innover
 ecoreseau.fr juin 2021
| 21
]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
2 Les régions championnes de la transition
en couverture
 De la transition écologique à l’intégration de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies en passant par l’entrepreneuriat d’utilité sociale et la transition numérique, les grandes tendances sont à l’œuvre partout en France. Dans nos régions, de jeunes et moins jeunes entreprises s’emparent de ces défis. Et montrent la voie. ADAM BELGHiTi ALAOui
 Glimps, la détection de malware par intelligence artificielle
La cybersécurité s’affirme de plus en plus comme l’un des grands enjeux stratégiques. Le gouvernement français devrait investir un milliard d’euros d’ici à 2025 pour muscler les défenses numériques des entreprises, des administrations et des hôpitaux. Et
   bretagne
par de l’intelligence artificielle, les solutions de Glimps vont détecter, caractériser et analyser les menaces de sécurité numériques. Dans un premier temps, Glimps Malware détecte les nouvelles menaces potentielles. Puis, par reverse-engineering, Glimps Audit documente le code du logiciel pour
en certifier, ou non, la sécurité. Une troisième solution, Glimps Comply, est en gestation. Elle identifiera
les risques liés aux licences juridiques d’un logiciel. Si la start-up compte déjà parmi ses clients des grands groupes et des opérateurs publics en France, son portefeuille devrait s’internationaliser dès 2022.
ADP Enseignes, la réinvention selon le principe de « l’entreprise libérée »
Les start-up et les jeunes entreprises n’ont pas le monopole de l’innovation et de
l’exemple à suivre ! L’innovation est souvent technologique, mais le managérial
et l’humain aussi innovent. Un bon exemple, celui de la société bordelaise ADP
Enseignes, fondée en 1984. Depuis la reprise de flambeau en 2015 par Cédric
Nanglard, un jeune entrepreneur trentenaire, l’entreprise qui produit des enseignes
et de la signalétique pour des professionnels a pris un virage à quatre-vingt-dix
degrés. En cultivant un management transversal, la nouvelle direction casse la
pyramide décisionnelle classique pour partager la stratégie de l’entreprise avec
l’ensemble de l’équipe, selon le principe de « l’entreprise libérée ». Ce principe
managérial a notamment été théorisé par Isaac Getz et Brian M. Carney, dans
Liberté & Cie : Quand la liberté des salarié·es fait le succès des entreprises, paru en 2012. Cette approche sans patron surplombant, qui se construit au jour le jour, a séduit le jury des Prix de l’économie Néo Aquitains 2020, qui a récompensé ADP Enseignes en tant qu’entreprise innovante et « libérée » par sa conception du bonheur au travail. L’entreprise de demain passera également par la réinvention des systèmes de gouvernance des entreprises.
la start-up rennaise Glimps
compte bien se faire une place
de choix dans le marché florissant
de la cybersécurité. Avec sa solution
logicielle de conceptualisation qui
rend « la défense plus forte que l’attaque », la jeune entreprise bretonne a déjà parcouru un long chemin depuis sa création fin 2019 par quatre anciens ingénieurs
de la Direction générale de l’armement (DGA). Le principe : grâce à une technologie de conceptualisation du code informatique augmentée
      WiSEED, le financement
de start-up par equity crowdfunding
La finance participative connaît un essor spectaculaire. Le principe est simple : des porteurs
de projets récoltent de l’argent auprès
du grand public pour lancer un produit
ou réaliser leur idée. De plus en plus
de jeunes entreprises y ont recourt
pour se propulser. Pour accompagner
les porteurs de projets et replacer les
investisseurs particuliers au cœur de
l’économie réelle, Thierry Merquiol et
Nicolas Sérès ont créé WiSEED en 2008
(We Seed, Nous semons). L’entreprise
toulousaine se présente comme une plate-forme d’equity crowdfunding, une première à l’époque. En clair, acheter
22 | juin 2021 ecoreseau.fr
des actions d’une entreprise sur WiSEED consiste à en devenir actionnaire en financement sur la plate-forme, et donc de détenir une partie de son capital. Une façon de participer à une aventure entrepreneuriale, quel
que soit son investissement. Lors d’une levée de fonds en crowd-equity, WiSEED créé une holding d’investissement qui représentera les actionnaires, invités par la suite à récupérer leurs fonds avec un rendement en cas de
rachat de l’entreprise. Pleinement
ancrée dans son territoire, la plate-forme vient d’annoncer fin avril la création,
en partenariat avec la région Occitanie, d’une plate-forme associée de financement
participatif locale, Epargneoccitanie.fr. Pour flécher l’épargne des Occitan·nes vers l’économie régionale.
nouvelle aquitaine
Occitanie
    î
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[    en couverture
entreprendre & innover
 Exotec, la technologie robotique au service de la logistique
  hauts de france
île-de-France
Durant la crise sanitaire, le secteur de la logistique et de la préparation
de commande a été et reste
particulièrement sollicité et en essor. Pour suivre les besoins et fluidifier la chaîne de commande, des solutions technologiques s’imposent. Une
PME lilloise, Exotec, a développé le système Skypod, une solution de
préparation et d’automatisation de commandes au détail.
Le principe : des robots compacts
se déplacent en trois dimensions et
transportent des petites charges. Une façon de
fluidifier et de programmer la gestion d’un stock et la ligne
logistique. Les technologies robotique d’Exotec, qui ont fait
passer l’entreprise de start-up à PME industrielle en l’espace
de cinq ans, séduisent des grands groupes comme Leclerc,
Powder, une application de partage de clips vidéo
Cdiscount ou Carrefour. Dernier
gros client en date, Decathlon. Le leader des équipements sportifs s’attache les services d’Exotec
pour renforcer ses performances dans l’e-commerce et améliorer sa supply chain en automatisant ses entrepôts. Pour commencer, Exotec va équiper l’entrepôt de Decathlon
de Ferrières-en-Brie (77) de plus de
6 000 m2 avec ses Skypod. La nouvelle technologie double deep des robots assure leur accès à des rangées
de bacs. Le partenariat Decathlon- Exotec s’étendra sur plusieurs années. De quoi prévoir le déploiement des technologies de la pépite lilloise à l’échelle européenne.
    pour gamers
 Auvergne Rhône-Alpes
La popularité des jeux vidéo et de leur version compétitive
– l’eSport – n’est plus à démontrer. Longtemps maladroitement pointé du doigt, le secteur affirme sa légitimité et ouvre de nouveaux marchés. C’est certain, il y a des places à prendre pour les entreprises innovantes. C’est
le cas de Powder, une start-up francilienne lancée en 2018 par Christian Navelot, Yannis Mangematin, Stanislas Coppin et Barthélémy Kiss. Leur concept : une solution clés en
main par laquelle les gamers enregistrent leurs parties sur n’importe quelle plate-forme (PC, Xbox, Playstation...), histoire d’en partager les meilleurs moments sur les réseaux
sociaux (Snapchat, Tiktok, Instagram, Twitter...). La technologie de Powder se cale sur l’intelligence artificielle pour sélectionner automatiquement les meilleurs moments d’une partie. Les utilisateur·rices en tirent des montages rapides directement sur leur smartphone. De quoi faciliter la création et l’entretien d’une communauté. L’application éponyme, disponible depuis avril 2020, compte déjà 1,5 million d’utilisateur·rices. Et
l’année 2021 commence sur les chapeaux de roue pour Powder, avec une levée de fonds de 14 millions de dollars. La « caméra des mondes virtuels » a de beaux jours devant elle.
BeFC, des piles
à biocarburants écologiques
Les technologies de batteries et d’alimentation énergétiques sont au cœur de nos industries, de nos quotidiens et de nos besoins. Urgence climatique oblige, il faut désormais développer des sources
d’énergies durables pour mettre un frein aux pollutions causées par nos piles
actuelles. C’est ce à quoi s’attelle la
start-up grenobloise BeFC. Elle développe un nouveau type de piles
à biocarburants écologiques. Le défi paraît insensé : créer des piles à base de papier et d’enzyme. Il aura fallu plusieurs années de recherche à
l’équipe de Bioenzymatic Fuel Cells (BeFC) pour réussir cet exploit. La solution énergétique durable et écoresponsable, baptisée « cellule bio
enzymatique », se compose de plusieurs couches de papiers carbones et cellulose. Et la démarche séduit les investisseurs. Après une première levée de fonds de 3 millions d’euros en
juin 2020, la jeune pousse iséroise a participé au CES virtuel
de Las Vegas du 11 au 14 janvier, la Mecque de l’innovation technologique. La start-up a de plus été lauréate des CES 2021 Innovation Awards. Avec ses six brevets déposés, BeFC vise la production de 80 000 unités par jour en 2022. Et développe un produit révolutionnaire à plus d’un titre.
     ecoreseau.fr juin 2021 | 23
]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
3 Des entreprises
en couverture
 « génétiquement modifiées »
dans le monde !
Chiens robots de la police du Massachusetts, singe augmenté grâce à un implant cérébral, van suréquipé pour télétravailleur nomade, ordinateur quantique commercial en vue... Des entreprises du monde entier se sont déjà mises en ordre de bataille pour
répondre aux tendances du futur proche. jEAn-BAPTiSTE CHiARA
états-unis
Boston Dynamic : des robots toutous dans l’armée française ?
En mars, 80 militaires de l’école Saint-Cyr Coëtquidan se sont entraînés pendant deux jours aux côtés du chien-robot Spot de
la désormais célèbre
firme américaine Boston Dynamics. L’objectif : évaluer l’intérêt de ce toutou mécanique prêt à
se sacrifier pour ses maîtres. Aux États-Unis,
les chiens robots de Boston Dynamics sont déjà utilisés par la police du Massachusetts dans un cadre d’intervention, et ils sont également en test à New York. Dans le même temps, on apprend qu’un youtubeur a modifié l’un de ces robots toutous pour qu’il repère un verre... et urine de la bière dedans ! Pauvres bots...
intérêt : on le voit bien, l’important n’est pas la technologie, c’est plutôt de savoir ce que l’on veut en faire.
neuralink : Musk et son singe à puce (presque) savant
Elon Musk, c’est SpaceX, Tesla et la société d’implants
cérébraux Neuralink. Sa vidéo d’un primate amélioré par un
implant cérébral qui joue à un jeu vidéo par la pensée a fait le tour du
Web. On connaissait déjà cette technologie, mais il y a fort à parier que Neuralink veut l’appliquer de manière concrète et peut-être plus vite que prévu. Musk dit :
« Neuralink permettra à une personne paralysée d’utiliser un smartphone avec son esprit plus rapidement qu’une personne normale en utilisant ses pouces. »
intérêt : le champ d’utilisation de cette technologie qui connecte toujours plus directement la machine à l’homme et qui vise à « l’augmenter », est très large. Elle pourrait apporter beaucoup en termes de santé notamment, mais pourrait aussi se révéler très néfaste si des limites ne sont pas fixées à son utilisation.
espagne
Manuel Beltràn, le Karl Marx ibérique de la donnée
« Nous sommes devenus des travailleurs 24/7. C’est une forme de travail invisible », prévient cet artiste et activiste espagnol. Pour lui, lorsque nous créons de la donnée en utilisant nos smartphones, nous créons de la valeur, donc nous travaillons. Il a ainsi lancé le premier syndicat des travailleurs de la donnée pour tenter de promouvoir une autre manière de valoriser nos émanations numériques quotidiennes.
intérêt : Manuel Beltran revendique entre autres un Data Basic Income – revenu de base – versé par les GAFAM à leurs utilisateurs, mais aussi le moyen de décider de l’utilisation qui est faite de nos données, pour les ré-orienter non pas vers la publicité mais le bien commun. Une idée qui va faire écho.
    24 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[angleterre
OnlyFans : le business des relations intimes parasociales
Entre réseau social et site porno, la plate- forme britannique OnlyFans propose aux inscrit·es d’y placer des photos suggestives de soi et d’y accorder accès contre rétribution – en majorité des femmes. Le concept d’OnlyFans est plus soft que le porno, mais aussi beaucoup
plus intime, en tout cas en apparence. Car rien n’empêche de profiter de cet échange pour établir une relation dite parasociale – avoir des relations intimes avec quelqu’un qu’on ne connaît pas, de manière unilatérale.
intérêt : une formule de proximité qui semble très bien fonctionner, tellement elle attire même certaines personnalités, stars des réseaux ou des chartes américaines. Au fil du temps, les réseaux sociaux semblent se métamorphoser pour devenir de plus en plus intrusifs. Jusqu’où iront-ils ?
france
Canal Toys
et les mini-influenceurs
Les fabricants de jouets en bois vont s’arracher les fibres quand ils découvriront les « jouets » créés par la marque levalloisienne Canal Toys : elle veut transformer vos enfants en influenceurs de la première heure. Finis les établis de mécano et les stéthoscopes de médecin, ici vous avez le choix entre le kit Studio Creator pour devenir une starlette des réseaux (un fond vert et un trépied avec lumière intégrée) ou du matériel pour tourner des vidéos ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response, ou réponse automatique des méridiens sensoriels)... intérêt : dans la tendance, certes, mais rappelons
la nécessaire protection des mineurs vis-à-vis des réseaux sociaux. Il est indiqué sur la boîte du Studio Creator qu’il est destiné aux enfants de plus de huit ans. Mais à cet âge, a-t-on raisonnablement accès à ces réseaux ?
israël
Quantum Machines : les prémices de l’ordinateur quantique pour tous
On nous le dit depuis un moment, « l’ordinateur quantique va tout changer ». Encore faut-il le dompter, lui trouver un langage universel qui fonctionne sur toutes les bécanes quantiques. C’est précisément ce qu’a fait Quantum Machines. Lancé en 2020, son langage universel dit QUA – équivalent de Java pour un ordinateur « classique » – donne aux chercheurs le moyen de coder facilement des algorithmes très complexes, avec un code unifié. intérêt : le QUA, qui facilite l’utilisation de ces machines ultraperformantes et ultracomplexes,
a donné à Quantum Machines le levier pour lever
17,5 millions de dollars de capital-risque. L’entreprise va notamment agrandir son équipe afin de poursuivre sa participation dans la course à l’ordinateur quantique commercial. Il faudra toutefois encore patienter quelques années.
japon
nissan : à la rescousse des nomades numériques
En janvier, la firme nippone a présenté au salon de l’auto de Tokyo
un nouveau concept de véhicule qui en dit long
sur l’époque. Il s’agit d’un van suréquipé pour télétravailleur.
Avec le télétravail
habilité, partir sur les routes tout en continuant d’assurer son job et son revenu est désormais possible. On appelle ça le nomadisme numérique.
intérêt : le van pour télétravailleur est un peu le cousin de la tiny house, elle aussi très en vogue chez les CSP+ actifs en quête de nature. Ces mini-maisons montées sur remorque sont une réinterprétation plus
personnelle de la caravane, mais qui inclut quand même tout le confort
moderne. Quitte à télétravailler, autant le faire au bord de la plage... non ?
en couverture
entreprendre & innover
      kenya
 Sunculture :
en faveur de l’irrigation autonome et solaire
Avec son système de pompe d’irrigation
alimentée hors réseau grâce à des panneaux solaires, cette entreprise basée à Nairobi promet d’améliorer considérablement le mauvais rendement des agriculteurs africains – en moyenne 50 % plus faible que dans le reste du monde. Alors que les exploitants sont encore très dépendants d’une eau de pluie trop rare, l’entreprise ouvre l’accès abondant à une eau venue de la terre : 3 000 litres par heure en allant puiser jusqu’à 70 mètres. Grâce à un système de paiement dit Pay-As-You-Grow, les clients achètent ces dispositifs d’irrigation à crédit et leurs versements de remboursements sont très flexibles. intérêt : puissant, bien sûr. SunCulture a levé
11 millions de dollars en début d’année pour se consolider.
 ecoreseau.fr juin 2021 | 25
]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
grand angle
Le futur de l’avion, par Francis Pollet Une exploration des défis du secteur aéronautique
L’ancien pilote d’avions présidentiel, Francis Pollet, a publié un ouvrage fort complet et précis, au titre simple comme un planeur, Le futur de l’avion. Nous embarquons avec lui à bord de l’avenir vu du haut.
 La machine volante, cette prouesse technologique qui
a mené l’humanité vers la conquête du ciel et au-delà,
a déjà commencé une autre ascension, celle de son devenir. Le tout en imitant l’oiseau. Car
le saviez-vous, le mot avion est un acronyme. Forgé par Clément Ader, l’inventeur de ce drôle d’engin à ailes de chauve-souris qui fit des sauts patauds en 1897 : a.v.i.o.n : appareil volant imitant l’oiseau naturel ! Plus de 120 années après les premiers vols motorisés, qui n’imitaient déjà plus du tout « l’oiseau naturel », l’industrie aéronautique est arrivée à un point charnière.
En pleine crise de covid-19, les critiques contre un secteur décrié pour la pollution qu’il engendre et trop gourmand en énergie se font toujours plus pressantes. À quoi s’ajoute le contexte sanitaire qui a cloué
les avions au sol durant des semaines et abattu une chape de plomb sur l’ensemble du secteur aéronautique.
Pour décoller à nouveau et prouver que l’avion du futur
va satisfaire aux exigences écologiques et à l’urgence climatique, c’est tout le modèle du transport par avion qu’il
faut repenser. Le maître mot : l’innovation. Il tombe bien, l’histoire de l’aviation est celle du progrès technique et de l’innovation constante. Francis Pollet, ex-commandant de bord l’avion présidentiel de 2000
à 2004 et dirigeant de l’Ipsa, école d’ingénieurs de l’air et de l’espace, a rassemblé, avec la collaboration d’Olivier Auber, les bases de l’avion de demain dans son futur de l’avion, les prochains défis de l’industrie aéronautique, publié chez Fyp. La préface est signée Bertrand Piccard, enfant d’Icare et président de Solar Impulse, le premier avion solaire. Nous avons écouté Francis Pollet décrire le grand angle des enjeux du futur de l’avion et mettre en avant les capacités d’innovation d’une industrie prête à entrer dans une nouvelle ère.
Francis Pollet, directeur général de l’Ipsa
« Seuls deux pays au monde sont capables de fabriquer des avions de chasse, des avions de transports, des fusées, des moteurs,
les États-unis et... la France »
Pourquoi ce livre, maintenant ?
La crise de l’aéronautique en
a précipité l’écriture, mais
il était déjà en gestation. Je cherchais une documentation où seraient rassemblées toutes les données autour du futur de l’avion décarboné. Vous avez des articles sur les biocarburants, l’hydrogène, l’électrique et l’hybride, mais à aucun endroit je n’ai trouvé le tout rassemblé. J’ai pensé qu’il était donc bon
de publier une vulgarisation complète sur le sujet. L’idée était de tout mettre au même endroit pour pouvoir s’y retrouver.
Quel est votre regard sur
la crise que vous évoquez ? Avant la covid, il n’y avait pas
le trou d’air qu’on connaît actuellement. Et nous n’avons pas attendu aujourd’hui ni Greta Thunberg pour commencer
à fabriquer des avions qui polluent moins. Si vous prenez un airbus A320 de 1989 et
un airbus A320 aujourd’hui,
ce n’est plus du tout le même avion. Il consomme deux fois moins, fait deux fois moins de bruit et pollue deux fois moins ! L’évolution est constante, mais nous nous heurtons à une énorme contrainte : il faut zéro mort. Si vous vous affranchissez de la sécurité pour aller plus vite que la musique, la sanction est immédiate. En aéronautique on ne peut pas se le permettre.
La crise nous a peut-être fait perdre 10 % des vols, mais à mon
avis pas plus. Je me prépare à une crise de l’aéronautique mais d’un autre ordre. Beaucoup de bon·nes technicien·nes
sont parti·es vers
d’autres secteurs
ou ont pris leur
retraite ! Il manquait déjà
10 000 ingénieur·es en France avant la crise, il en manquera encore beaucoup plus après. En Allemagne, il manque 40 000 ingénieur·es et l’industrie aéronautique allemande commence à se tourner vers
les ingénieur·es français·es,
en plus ! On va connaître une grande tension sur le marché des ingénieur·es. Pour le moment, l’on s’en tient à un principe
de réalité, on espère que dans peu de temps tout le monde va revoler, tout le monde a envie
de voyager et les compagnies aériennes se tiennent prêtes et renouvellent leurs flottes.
Les critiques dégainées contre l’avion de ligne (très) pollueur ne sont donc pas si justifiées à vos yeux ?
Il serait idiot de dire qu’un avion ne pollue pas, mais il faut comparer le comparable. Si vous transportez 300 personnes à l’autre bout de la France en 1 heure, vous allez consommer une vingtaine de tonnes de carburant. Si vous transportez ces mêmes 300 personnes
dans une centaine de voitures, combien allez-vous consommer
d’essence ?
L’évolution vers une consommation moins importante est stratégique pour une compagnie. Moins vous consommez, moins vous dépensez et plus vous êtes rentable. C’est pour cette raison que les compagnies low cost investissent toujours dans des avions neufs et remplacent régulièrement leur flotte :
elles veulent travailler avec les moteurs les moins gourmands possibles. Au contraire, les avions vétustes consomment
et polluent plus. C’est un développement permanent.
En quoi le contexte sanitaire accélère-t-il ou chamboule- t-il les recherches pour l’avion de demain ?
Avant la covid, toutes les recherches sur le futur de l’avion et les nouveaux carburants étaient séquentielles. Pour le moment, on ne sait pas traverser l’Atlantique avec un avion
qui utilise autre chose qu’un carburant fossile type kérosène, qui reste un produit absolument extraordinaire. On devait
mener toutes ces études sur le biocarburant, l’avion hybride,
l’avion hydrogène... Avec la crise, les pays européens, dont la France, ont décidé de construire un avion décarboné annoncé pour 2030. 2030, c’est demain. Le temps de développement
 L’évolution est constante, nous n’avons pas attendu aujourd’hui ni Greta Thunberg pour commencer à faire des avions qui polluent moins.
   26 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ moyen d’un avion, c’est 26 ans. Le faire en moins de temps serait une prouesse, c’est un choix politique. Conséquence, toutes les recherches qui devaient se succéder dans l’ordre, on les mène de front en parallèle, et c’est la meilleure solution qui sera retenue.
Quel rôle peut jouer
la France ?
Nous avons les capacités
de mener ces recherches de front. En fait, seuls deux pays au monde sont capables de fabriquer des avions de chasse, des avions de transports,
des fusées, des moteurs... Il
y a les États-Unis avec des moyens gigantesques et il y
a... la France, nous détenons un savoir-faire étonnant. La Russie n’est pas très loin mais avec des produits moins fiables, et les Chinois sont encore incapables de mettre au point un moteur digne de ce nom. Nous sommes vraiment en tête. Le Rafale est un avion absolument extraordinaire. En outre, Paris-Londres sera sans doute la liaison qui verra éclore le premier avion à propulsion électrique.
À court terme, quelles seront les premières difficultés à surmonter ?
Le futur de l’avion ne sera pas pour tout de suite. On avance lentement, mais sûrement, toujours avec l’objectif zéro mort. Avant d’atteindre le degré de sûreté nécessaire sur un avion à batterie, il se passera du temps. Le gros problème de l’électrique, ce sont le poids et les risques d’incendie des batteries. Pour
le moment, pour rallier Paris à Nice, il faudrait 300 tonnes de batteries. Or un A320 pèse... 150 tonnes. C’est un peu comme le problème des voitures, une voiture électrique pèse 400 à 500 kg de plus qu’une voiture normale.
Pour le moment, on ne maîtrise pas la chaîne complète. On commence à lire des études
qui nous disent que si toutes
les voitures en France étaient électriques, leur consommation en électricité serait l’équivalent de 17 centrales nucléaires.
Tout d’abord, il faut évoluer sur les moteurs pour qu’ils consomment moins, puis les biocarburants.
Dans le cadre du projet de loi climat, les vols
intérieurs devraient être interdits lorsqu’il existe
une alternative en train
de moins de 2 heures 30. Quelle réflexion vous inspire cette décision ?
C’est une erreur stratégique et une bêtise. Ce n’est pas difficile : si vous voulez remplacer ces
Parmi les pistes et les sources d’énergies étudiées pour propulser l’avion de demain, lesquelles se distinguent ?
Une piste très intéressante est celle de l’hydrogène. Pour réussir à propulser un avion à hydrogène,
il faut réussir une prouesse
à hydrogène, l’avion à hélices pour des vols intérieurs style Paris-Marseille et le biocarburant pour traverser l’Atlantique et
les longs courriers. Pour l’avion décarboné, il existe donc plusieurs solutions, en fonction du vol et de la distance.
Il y a les États-Unis avec des moyens gigantesques et il y a... la France, nous détenons un savoir-faire étonnant.
En définitive, le futur de l’avion est en décollage ?
Il faut garder en tête les vertus
de l’aéronautique et du voyage. Depuis que l’on parcourt le monde, il y a beaucoup moins
de guerres, on connaît mieux
la culture de l’autre et on a plus envie d’aller vers les autres. L’aviation, c’est aussi l’histoire
de pionniers qui font rêver des générations, à l’image d’un Bertrand Piccard ou d’un Thomas Pesquet aujourd’hui. Il ne faut pas l’oublier. Je comprends les propos qui sont tenus parfois de manière maladroite sur l’avion. Mais le secteur innove constamment
et est prêt à innover encore. Il
faut être dans le coup et ne plus supporter de polluer plus juste pour s’acheter un billet à 20 euros. Il faut continuer à voyager
en polluant moins, et nous, acteurs de l’aéronautique, écoles d’ingénieurs, sommes là pour ça. Incontestablement, le futur de l’avion est en marche, mais il sera prudent.
PROPOS RECuEiLLiS
PAR ADAM BELGHiTi ALAOui
lignes avec des avions qui ne soient pas à carburant fossile,
ce seront forcément des avions électriques à hélice. Au lieu de mettre 1 heure, vous mettrez
2 heures 30, sans guère plus de pollution qu’un TGV. Mais si nous nous privons de ce marché, l’avion en question, on ne le développera pas ! Le premier marché d’achat des avions,
c’est celui des producteurs. Si la France n’achète pas les premiers avions électriques, personne
en France ne les développera.
Si nous ne développons pas des alternatives électriques pour nos vols intérieurs, ce n’est pas nous qui le ferons mais les Chinois qui vont se ruer sur les moteurs électriques. Nous perdrions
une source invraisemblable d’innovation et de nouveaux marchés.
technique. Il faut une très forte pression et de la température
très basse, le produit doit passer
à -700 °C pour se liquéfier et alimenter le moteur. Il faut regarder tout ça de très près. Au Japon, ils développent des voitures à hydrogène qui se rechargent en 5 minutes comme à la station- service. De plus, l’hydrogène
ne pollue pas puisque le cycle recrache... de l’eau. Je crois beaucoup à l’hydrogène, mais son application dans l’aéronautique s’annonce compliquée. Nous sommes pourtant capables de relever cette prouesse technique. En revanche, je ne crois pas vraiment à l’électrique à grande échelle, le gain écologique n’est pas si important, notamment à cause du poids embarqué. Globalement, je distingue une sorte de trilogie : la piste de l’avion
grand angle
entreprendre & innover
ecoreseau.fr juin 2021 | 27
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
l’œil décalé
 Ces SMS surtaxés qui
plateau, en profitent. Les chaînes aussi, les premières.
Les chaînes télé
forcément gagnantes Difficile de connaître les chiffres exacts de la manne financière gé- nérée par ces SMS surtaxés. « Au- cune chaîne n’affiche clairement le détail de ses recettes, elles n’ont aucun intérêt à le faire et préfèrent garder ces chiffres confidentiels », pointe Laurence Leveneur. Mais une chose est sûre, si les chaînes proposent des récompenses et des sommes parfois mirobolantes aux téléspectateur·rices, c’est qu’elles sont gagnantes ! « Puisque ces cadeaux se retrouvent en partie financés par les SMS surtaxés en- voyés par les personnes derrière leur écran », explique la spécialiste des jeux télévisés.
Pour autant, à en croire une en- quête menée par Le Parisien, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a perçu en 2012 près de 2,8 millions d’euros grâceà«lataxeSMS»de5,5%à l’époque, demandée auprès des chaînes. On en déduit que les chaînes de télévision, tous canaux confondus, ont récolté 50 millions d’euros via les SMS surtaxés cette année-là. Autre piste : le magazine VSD avait chiffré en 2015 que la soirée du concours Miss France, diffusée sur TF1, représente
chaque année « entre 900 000 et 1 million de votes, soit un peu plus de 600 000 euros de recettes » avec ces fameux SMS donc. Joli pactole !
Des stratégies pour maximiser le nombre
de SMS envoyés
Emportées dans une course aux recettes, les chaînes de télévision ont bien compris qu’elles devaient minimiser les risques. « Importer des jeux télévisés étrangers, no- tamment anglo-américains, qui ont fait leurs preuves » constitue un des ressorts de cette stratégie risquophobe, rappelle Laurence Leveneur, auteure de l’ouvrage Les travestissements des jeux télévisés, histoire et analyse d’un genre protéi- forme (2009). Pour pousser les télés- pectateur·rices à se lancer, les ques- tions auxquelles il faut répondre par SMS pour avoir une chance de remporter le jackpot se révèlent souvent très simples. Pour ne pas dire complètement idiotes. Un pro- cédé volontaire qui tire à la hausse le nombre de SMS. Il arrive aussi qu’un texto débouche sur un autre message pour confirmer le premier, ce qui multiplie les SMS envoyés pour une seule et même réponse ! Autre démutiplicateur : vous avez répondu, on vous explique que vous figurez parmi les candidat·es au tirage au sort, mais l’on pousse à continuer avec une autre question pour « multiplier vos chances ». Le bandit n’est pas manchot ! Enfin, les animateur·rices ont cette capacité « à jouer sur l’émotion [...] Ils·elles insistent sur la possibilité qu’a telle ou telle récompense de changer votre vie », observe Laurence Leve- neur. Souvent, on cède et on appelle, habité·e par ce constat que « tout·es les gagnant·es ont forcément joué » !
Se faire rembourser !
Savez-vous qu’il est possible d’ob- tenir le remboursement du prix des SMS envoyés dans le cadre de ces jeux télévisés ? Une modalité méconnue qui profite aux chaînes de télévision, tenues à un devoir de transparence sur les droits dont bénéficient les téléspectateur·rices. Ils figurent dans les termes du rè- glement de tel ou tel jeu concours. Toutefois, « même si l’on a connais- sance de cette possibilité de rem- boursement, la procédure apparaît souvent longue au regard de l’ins- tantanéité propre aux SMS que l’on envoie », estime Laurence Leve- neur : une facture de votre opéra- teur sera nécessaire pour deman- der un remboursement si mesquin à l’unité, significatif si vous êtes « accro » aux SMS.
GEOFFREY WETZEL
profitent aux chaînes
de télévision...
Un envoi au 71313 et vous pouvez gagner 6 000 euros par mois pendant un an... Appelez tel numéro et remportez la cagnotte... Les chaînes télé remportent le gros lot à chaque fois, le joueur exceptionnellement. Comment ça marche ?
Assis·e dans votre fauteuil devant votre jeu télévisé préféré, difficile de résis- ter aux appels alléchants
des animateur·rices pour rempor- ter le gros lot. Un simple SMS à envoyer au numéro qui s’affiche à l’écran, vous répondez ou pas à une question, et hop, plus qu’à attendre patiemment qu’on vous rappelle. Ce qui arrive rarement. Peu d’élu·es à l’arrivée. Un·e seul·e souvent, sur des centaines de mil- liers. Derrière, ces SMS surtaxés as- surent un revenu facile aux chaînes de télévision. Qui ne manquent pas de stratégies pour pousser les télés- pectateur·rices à tenter leur chance. Avec l’éclairage de Laurence Leve- neur, maître de conférences à l’uni- versité Toulouse Capitole.
CallTV
La privatisation des chaînes de télé- vision dans les années 1980 – l’an- cien ministre de la Culture et de la Communication François Léotard annonce la privatisation de TF1 en 1986 – change la donne. Les ca- naux passent des mains de l’État à
28 | juin 2021 ecoreseau.fr
celles d’acteurs privés. Forcément animés par une logique de marché. Les chaînes de télévision se doivent de tirer des recettes. Or, les jeux té- lévisés ont cet intérêt d’être « très peu coûteux et rapides à produire », souligne Laurence Leveneur, cher- cheuse associée à l’Institut national de l’audiovisuel (INA). Depuis leur début, dans les années 1950, les jeux télévisés tentent de faire par- ticiper les téléspectateur·rices. C’est plutôt d’abord modeste – souve- nons-nous du jeu des 1 000 francs, devenus 1 000 euros en 2002. Mais la société néerlandaise Endemol a joué en France ce rôle d’investiga- trice de la call TV. Le principe : in- citer les téléspectateur·rices à jouer par téléphone et user de SMS sur- taxés. Attiré par l’appât du gain, on y va de ses 0,75 centime + 2,25 eu- ros par appel. Bingo. Les recettes grimpent. Les candidats réels, sur
Vous pouvez obtenir le remboursement du prix des SMS envoyés...
  ]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[Garder le lien par des rencontres ludiques
réseaux & influence
lon divers critères, Tribalee va
créer des liens entre des personnes qui ne se seraient pas rencontrées. Et ça marche. RandomCoffee, créé début 2018 sur des principes simi- laires, compte maintenant 50 % de sa clientèle aux États-Unis.
Un lien crucial
en télétravail
Puis la covid a bouleversé le jeu. Depuis la pandémie et la montée au créneau forcée du télétravail, comment continuer à assurer ce liant, encore plus essentiel à un moment où se sentir détaché·e est la norme ? Lors du premier confi- nement, la priorité a été, pour les entreprises, de se mettre au télétra- vail. Ce n’est que lors du deuxième confinement que la question de garder vivant le lien social dans l’entreprise a été vraiment prise en compte et que les demandes pour des services tels que ceux fournis par Tribalee, RandomCoffe, 2isd et autres ont vraiment commencé à décoller. « Depuis quelques mois, les grandes entreprises cherchent un outil durable et pérenne pour assurer cette fonction de lien, car elles savent que ces nouvelles pra- tiques vont rester », souligne Re- naud Dorval, un des trois fonda- teurs de RandomCoffee.
« Pour réussir un projet, particu- lièrement en temps de télétravail, il est indispensable qu’on puisse bien se connaître, appréhender les forces et les faiblesses de chacun...
nouveau genre, est la lassitude de l’écran. Comment intéresser quelqu’un qui vient déjà de passer une bonne partie de sa journée en visio à se reconnecter encore ? La réponse passe par l’animation – et la durée. « Certaines activités qui vont exiger en présentiel 2 ou 3 heures sont limitées, en visio, à une heure », souligne Matthieu Mangot. Il faut captiver les par- ticipants pendant toute la durée du jeu. S’il dure trop longtemps, on perd son auditoire. D’où l’idée d’une animation. Par exemple, pour rendre le moment attractif, Tribalee a ajouté une couche d’ani- mation à des microrencontres qui étaient auparavant libres (et en face à face) : des jeux de conversa- tion, des quizz, du brainstorming pour les rencontres plus orien- tées... « Ce qui a vraiment fait la différence, souligne Adrien Au- bry. Le type de contenu dépend de l’objectif : pour des moments intersites, par exemple, on visera plutôt des jeux de conversation, pour apprendre à se connaître. Pour des moments interéquipes, on visera plutôt un moment de dé- tente, purement ludique. » Même direction chez 2isd où le menu des activités disponibles s’élargit régulièrement : des visios murder party, des escape games... Au- tant de façons d’apprendre à se connaître différemment. Et pour assurer que tout se déroule correc- tement et que l’humain reste au
Le réseautage
est aussi utile en interne
Un réseau, une influence se forgent aussi entre les employé·es. On se connaît, on s’apprivoise, quelle que soit la taille de l’entreprise. Si les confinements ont mis à mal ce lien/liant social qu’est le bureau, des solutions, le plus souvent des adaptations de formules en présentiel, apparaissent pour maintenir le contact.
aujourd’hui
entreprendre & innover
 Dans bon nombre d’en-
Depuis quelques mois, les grandes entreprises cherchent un outil durable et pérenne pour assurer cette fonction de lien, car elles savent que ces nouvelles pratiques
vont rester – Renaud Dorval, RandomCoffee
treprises
– et pas seulement au sein grandes entre-
prises –, il existe des silos entre les employé·es : entre des ser- vices, entre des implantations parfois éloignées... Ce qui crée parfois un certain anonymat : tout le monde compte au moins un·e collègue avec qui il·elle cor- respond régulièrement par mail, dont il·elle ne connaît rien d’autre que l’adresse mail – et le trait est à peine forcé. Or l’on n’a plus à démontrer les avantages qu’il y a, dans une entreprise, à ce que les employé·es et collaborateur·rices se connaissent (un minimum) : meilleure intégration dans l’en- treprise, meilleur sentiment d’ap- partenir à une même entité, meil- leure mobilité interne... La liste est longue. Avant la pandémie, les RH s’en souciaient, parfois en uti- lisant des outils de team building et, plus récemment, des réseaux sociaux d’entreprise (Workplace, Teams...). Plus des outils pour fa- ciliter des rencontres.
    Tribalee en est un. Créée il y a trois ans et demi dans le but de créer des moments de rencontre dans les entreprises, l’applica- tion suscite des micro-événe- ments pour créer des occasions d’échange dans les entreprises, entre des collaborateur·rices qui ne travaillent pas forcément en- semble. « Nous voulions créer des moments récurrents – le team building est trop ponctuel –, sur les temps de pause, et de façon au- tomatisée pour ne pas se montrer trop coûteux en temps pour la di- rection des ressources humaines », explique Adrien Aubry, fondateur de Tribalee. « Nous avons créé un outil logiciel dédié. » Que ce soit un café, un déjeuner, totalement au hasard ou guidé par la RH se-
énumère Matthieu Mangot, de 2isd, des spécialistes du team building. Et le besoin de contact est réel. » Apprendre à collaborer à distance, maintenir un contact social, même virtuel, s’apprend... « Nous faisons partie du réseau Team Building qui regroupe plu- sieurs acteurs du secteur en France et au Bénélux, continue Matthieu Mangot. Très rapidement, dès le premier confinement, nous avons commencé à évoquer le comment transformer certaines de nos acti- vités pour les adapter à la visio. »
Trouver
son propre mélange
Un défi de taille qui n’a pas de so- lution unique. L’un des défis, dans ces rencontres virtuelles d’un
cœur des interactions, un anima- teur est toujours présent. Le dia- logue est permanent.
Le système connaît malgré tout ses limites. « Il est faux de croire que l’on va arriver à remplacer entière- ment l’échange informel autour de la machine à café par une réunion Zoom, ou recréer virtuellement la bière d’après-boulot », estime Renaud Dorval. Mais beaucoup de solutions sont en train d’être testées et de naître, les unes inté- grées à des outils existants comme Teams ou Workplace, d’autres, indépendantes, pour arriver à re- créer cet esprit de bureau. Ce sera à chaque entreprise de trouver, avec l’aide de ses employé·es, le « mix » qui lui convient le mieux. jEAn-MARiE BEnOiST
ecoreseau.fr juin 2021 | 29
]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[    entreprendre & innover
les trophées optimistes
Trophées
Optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
locoursiers et une partie du prix est reversé à une association...
S’en tenir pour l’heure
aux trop gros chats
Depuis sa création, le site régime félin a livré quelque 3 100 com- mandes. Accueilli au sein de l’incubateur Novapuls régional, Jopy a travaillé la cohérence des chiffres de son offre pour présenter son pitch rodé à des investisseurs dès janvier 2021. Les deux diété- ticiens pour félins travaillent au- jourd’hui à construire une équipe, à diversifier les recettes (il faut 5 mois au moins pour en mettre une au point) et à recruter leur clientèle (via les réseaux type Google Ad, travail de SEO, de relations presse, programmes d’affiliation et de par- rainage, offre commerciale auprès des start-up nantaises, partenariat avec des boutiques – le pureplayer sait que les sites physiques nour- rissent non seulement les chats mais aussi les données, le phygi- tal...).
Ils ont droit souvent à la question qui s’impose : et les chiens (8 mil- lions en France, en baisse) ? Et les NAC (du cobaye au serpent en passant par le lapin et le furet...) ? Les deux jeunes gens y pense- ront en temps utile. Pour l’heure,
Jopy pour chats obèses
remporte le 1er prix – 10 000 euros – d’un concours de projets parmi les mieux dotés des écoles de com- merce et de communication (et ouvert puisqu’il suffit d’un élève parmi les écoles du groupe dans l’équipe fondatrice pour partici- per).
Diététique
et régime écologique
Non seulement les voilà mis en avant, mais le prix est le bienvenu pour avancer d’un cran dans le fi- nancement d’une entreprise lancée via le crowdfunding d’Ulule ouvert en décembre 2019. Avec 644 pré- commandes, le concept Jopy est validé et... bloqué par les confi- nements successifs. Opiniâtres, les deux associés peaufinent leur business plan. On définit le régime selon le chat adulte et stérilisé, le site de vente en ligne propose de l’achat direct ou un abonnement et sa fréquence. Il est sans enga- gement, se suspend, se reprend. Il comporte croquettes et pâtée selon les besoins de l’animal, au dosage établi par un simple formulaire selon les kgcalories journalières re- commandées.
Mais Jopy s’inscrit d’emblée aus- si dans une vision environne- mentale : le menu se compose de
François Rousse, Tanguy Haugomard
Régimes félins sur abonnements
C’est simple, un chat a besoin de viande saine, sous forme de croquettes non sucrées ou de pâtée naturelle. Souci, les croquettes du commerce sont légumineuses et sucrées. D’où obésité, maladie, frais vétos et vie raccourcie. Le maître de Georges a trouvé la solution et la boîte qui va avec...
  TROPHÉES OPTiMiSTES
       Il était un chat, Georges, qui souffrait d’embonpoint. Il était son maître, François Rousse, 31 ans, de Nantes, qui
cherchait le bon régime. Comme le maître du chat était un jeune homme issu de Dauphine spéciali- té finance toujours en quête d’une idée d’entreprise à créer, il s’est dit que parmi les 14 millions de chats recensés en France, il devait bien se trouver quelques milliers d’hu- mains confrontés au même souci face à leur chat obèse : quel est le bon régime alimentaire pour le gros félin et comment me procurer facilement croquettes et pâtée dans le bon dosage ?
1er prix
du Challenge Open Iseg François Rousse est aussi adepte du vélo et une idée d’entreprise lui
30 | juin 2021 ecoreseau.fr
roule dans la tête. Il rencontre Tan- guy Haugomard, élève de l’Iseg, spécialisation marketing, pour qu’ils créent ensemble la boîte. Le concept ne voit pas le jour, mais les deux jeunes gens se sont trouvés : ils vont créer Jopy, « la croquette meilleure pour votre chat et pour notre planète ». Jopy ? C’est le sur- nom de Georges.
Tanguy Haugomard connaît très bien le challenge Open Iseg, ouvert aux sept campus du groupe Ionis, de la 1re à la 5e année, comme aux anciens des cinq dernières pro- motions de l’Iseg. Pour avoir déjà présenté un projet non finalisé, il a conscience que Jopy aura toutes ses chances s’ils arrivent face au jury à la tête d’une entreprise – pour l’heure une SARL dont il est le cogérant avec François Rousse. Et bingo. Cette année, c’est Jopy qui
Jopy s’inscrit d’emblée aussi dans une vision environnementale : le menu se compose de produits naturels concoctés en France,
le packaging en papier biodégradable est sans plastique, les livraisons sont assurées par vélocoursiers et une partie du prix est reversé à une association...
  produits naturels (dont le poulet) concoctés en France – les cro- quettes du commerce sont trop sucrées –, le packaging en papier biodégradable est sans plastique, les livraisons sont assurées par vé-
Jopy-Georges a retrouvé une sil- houette de rêve sans pollution excessive. Un objectif largement suffisant pour la première phase de développement de la start-up nan- taise. OLiViER MAGnAn
  CE QU'EN DISENT LES REBONDISSEURS français, association partenaire des Trophées optimistes
En passant des études d’économie et finance au régime healthy pour chats, tous deux ont démontré qu’ils sont prêts à retomber sur leurs pattes, quoi qu’il
advienne ! Un démarrage en pleine turbulence Covid confirmant leur engagement entrepreneurial et leur savoir « pivoter-et-rebondir ».
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[   Trophées
Optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
De la finance aux planches
les trophées optimistes
entreprendre & innover
  Jean-Michel Rallet
L’entrepreneur qui a révélé l’humoriste en lui
Jean-Michel Rallet : chez lui, le rebond est seconde nature, et plutôt joyeux. Vers le rire d’un financier reconverti.
 Il est de ces entrepreneurs au parcours en apparence clas- sique mais qui se mue en apo- théose de la transformation.
Diplômé de l’EM Lyon en 1989, il s’oriente vers la finance. Mais l’étudiant sérieux commence par une orientation originale : au lieu de choisir la voie royale de la banque et l’audit, il se tourne vers cette spécialisation auda- cieuse d’initiative & finance à une époque où le private equity ne par- lait pas à grand monde. En 2002 Rallet crée sa première entreprise, MBO Partenaires, avec quatre as- sociés. Une aventure qu’il qualifie de superbe. Elle concilie la prise d’indépendance, l’adrénaline du métier, allie passion, plaisir et per- formance. À la tête du bureau de Lyon, il participe aux investisse- ments dans près de 100 entreprises aux côtés d’entrepreneurs souvent exceptionnels. 2016, terminus en gare de Lyon Perrache : des diver- gences stratégiques, comme l’on dit, surgissent entre ses associés. L’aventure s’arrête.
Rebond 1 : capital-risque
et sport de haut niveau L’homme est créatif, jamais à court d’idée, nouvelle idée, Champions Capital. Il s’agit de fédérer des champions du sport pour investir dans des PME. Il a vu le modèle aux États-Unis, il est convaincu de la pertinence du concept. Mais la mayonnaise ne prend pas. Malgré son engagement et ses connexions avec le monde du sport de haut ni- veau, en particulier dans le basket, le projet ne marque pas. Panier. A posteriori, il évoque plusieurs rai- sons : la sous-estimation du rôle et de la place des agents dans les dé- cisions. Lancement du projet avec un associé défaillant. Et : avoir voulu « mettre du sens » là où les investisseurs voulaient surtout du rendement !
Petit à petit, le téléphone cesse de sonner, ses contacts s’évanouis- sent. Il comprend que c’est la « marque » d’une entreprise qui suscite l’intérêt pour l’individu –
et moins l’individu en lui-même. Que son désir d’authenticité n’est plus soluble dans le monde de la finance.
Rebond 2 :
écrire des histoires
Alors Jean-Michel commence à faire le tri dans ses relations. Il relativise. En bonne santé, dans une famille unie, il a un toit et de quoi voir venir. Mais la blessure est quand même là. Alors quand Champions Capital révèle des fai- blesses, il réactive ce qui le faisait vibrer jeune : sa fibre artistique de conteur que ses proches et amis connaissent bien. Il les fait rire, il les fascine. Et Jean-Michel se met à écrire, sans trop savoir vraiment à quoi ça va servir, petit à petit, puis toute la journée avant ses nuits. Il y met sa tête, surtout son cœur et en tire...
... un spectacle !
Titre : Changement de vie (in) volontaire. Comme une forme de reconstruction thérapeutique. Mais Jean-Michel Rallet n’est ja- mais monté sur scène. La prise de parole en public ? Pas vraiment un style où il se sent à l’aise. Il lui faut un sparring partner.
Nous sommes à la fin de 2018. L’apprenti du one man show va voir Thierry Buenafuente, le fon- dateur du café-théâtre lyonnais Le Nombril du Monde qu’il connaît depuis ses années d’étudiant. Est- il partant pour l’aider à finaliser son projet ? Les deux amis vont se prendre un an à travailler le show. Le 19 octobre 2019, JMR, gonflé à bloc et mort de trac, raconte ses histoires devant 80 personnes. Ré- vélation : lui y prend énormément de plaisir et surtout le public, tou- ché, rit aux bons moments...
Le chef d’entreprise a trouvé sa voie. Il consacre 80 % de son temps à se bâtir en artiste humo- riste. Au fil des mois, le spectacle prend forme. Avant le 1er confine- ment de mars 2020, sa dernière re- présentation devient « un moment délicieux ».
TROPHÉES OPTiMiSTES
   Il crée une série de podcasts au fil desquels il interviewe des gens – connus ou pas – qui ont changé de vie (in)volontairement.
   Face à la covid...
Privé de scène, Jean-Michel Rallet cisèle, apure, peaufine son spec- tacle, l’écriture comme le jeu – comme le sportif qui travaille sa condition physique.
C’est aussi le temps de nouveaux projets : il crée une série de pod- casts au fil desquels il interviewe des gens – connus ou pas – qui ont changé de vie (in)volontairement. Il écrit un docufiction et teste un format conférence pour les en- treprises. Et surtout, il prépare la saison 2021-2022 de son spectacle.
Il le jouera en France, en Belgique et en Suisse.
Le rebondisseur s’est aligné avec ce qu’il est, un homme à vies multi- ples. Vie artistique, vie d’investis- seur-entrepreneur (il est toujours au board de quelques entreprises), activités philanthropiques (no- tamment en faveur de l’intégra- tion par le sport ou l’art). Il a chan- gé d’horizon : désormais, il se fixe des objectifs à moyen terme, sans griller les étapes. À méditer. CLAiRE FLin
 CE QU'EN DISENT LES REBONDISSEURS français, association partenaire des Trophées optimistes
En se réinventant à 50 ans, Jean-Michel non seulement montre que le rebond n’est pas réservé aux jeunes, mais que l’on peut investir d’autres
univers professionnels sans renoncer à son ADN. Un humoriste à la fibre résolument entrepreneuriale, en somme.
 ecoreseau.fr juin 2021
| 31
© CHRISTOPHE POUGET
]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
briefing innovation Les dépôts de brevets
L’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) et l’Union des fabricants (Unifab) ont annoncé une progression des de- mandes de brevets et marques déposées au premier trimestre 2021. L’Inpi observe une hausse de 33 % des dépôts de marques
(33 400). Idem pour les dessins et modèles déposés, en augmentation de 13 % (1 638) et les demandes de brevets (+ 2,2 % à 3 466). Soit au global des « chiffres très encourageants, ils prouvent la mobilisation des entre- prises françaises », rapportent l’Inpi et l’Unifab, et leur volonté de proté- ger leurs innovations. L’Unifab – qui regroupe les entreprises engagées dans la lutte contre la contrefaçon – constate une hausse des retraits d’annonces illicites en ligne. L’association chiffre une augmentation de 16 % de ces retraits en février-mars par rapport à décembre-janvier, puisque plus de six millions d’annonces liées à de la contrefaçon ont été retirées des sites de vente en ligne. « Les entreprises redoublent d’efforts et de vigilance pour tarir l’offre de faux produits déjà bien présente sur la Toile », pointe Christian Peugeot, président de l’Unifab. n
L’Agence de l’innovation
pour les transports face aux nouvelles mobilités
Des voitures automatisées sur les autoroutes au Royaume-Uni ?
Le gouvernement britannique devrait autoriser la circulation de voitures automatisées sur certaines autoroutes où le trafic se révèle très peu dense. Les drivers s’autoriseraient alors à quitter la route des yeux, à une vitesse limitée à 37 miles par heure – soit 60 km/h. La technologie à l’œuvre est
dite système automatisé de maintien dans sa voie (Automated lane keeping system). Bien sûr, on reste assis·e au volant pour reprendre illico la conduite. Le ministère britannique estime que la technologie limite les risques d’accidents puisque « les erreurs humaines participent à plus de 85 % » d’entre eux. Last but... le ministère du Travail chiffre à 42 milliards de livres ce que pourrait valoir l’industrie britannique des voitures autonomes d’ici à 2035.
une veste airbag pour cyclistes urbains
français en hausse au premier trimestre
    Trottinettes électriques, hoverboards, la mobilité
citadine nouvelle s’installe. Et les nouveaux usages exigent
des services numériques – billettique sur smartphone, pay as you go... D’où cette annonce gouvernementale de la mise
en place d’une Agence de l’innovation pour les transports. Elle associe la Direction générale des infrastructures, des
transports et de la mer (DGITM) et la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). L’objectif de l’AIT ? « Coordonner les actions de soutien à l’innovation entre les services du ministère, participer à l’identification et au référencement d’innovations, accompagner leur passage à l’échelle dans les territoires », explique le ministère de la Transition écologique. La structure visera à renforcer
les liens entre les services du ministère des Transports et les acteurs de l’innovation, comme les start-up, les incubateurs
ou les instituts de recherche. L’Agence de l’innovation pour les transports sera opérationnelle dès cet été.
Il y avait eu l’entreprise suédoise Hövding, à l’origine d’une technologie airbag pour protéger la tête des cyclistes. Mais 40 % des cyclistes blessés à la suite d’une chute le sont au thorax – et 25 % à la colonne vertébrale. Alors l’équipementier Urban Circus a décidé de s’associer à la société dijonnaise Hélite, déjà connue pour son gilet airbag récompensé en 2019 par le prix
de l’Innovation de la sécurité routière. Désormais, place à la veste airbag ! Avec des capteurs dans le vêtement et sur le vélo. Et un déclenchement en 80 ms. L’airbag contient 17 à 25 litres de gaz (selon les tailles) et se retrouve dissimulé dans la doublure de la veste. En cas de choc, il protègera thorax, cou, dos et abdomen.
32 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[Tout créateur sort de la norme. Toute innovation est anormale
Boris Cyrulnik, écrivain et psychiatre, dans L’ensorcellement du monde (1997).
Le saviez-vous ?
Trouver le nom de sa marque tourne parfois à l’obsession. Alors pourquoi faire compliqué ? John Warnock, le fondateur
d’Adobe (1982) est allé puiser son imagination dans la rivière qui coule derrière sa maison. Adobe Creek. Quand lancer
son entreprise coule de source.
La drôle d’innovation
un coussin anti-bruit aux toilettes !
Fallait y penser. Puis oser se lancer. Deux entrepreneurs de l’Oise et du Val d’Oise, Laurent Paraschiv et Olivier Sidibé, ont commercialisé le « coussin d’air » ! Une façon de garder toute son intimité lorsque vous allez aux toilettes. Quid ? Le coussin se place dans la cuvette et dégage une mousse épaisse au bout de 15 secondes.
Laquelle neutralise les odeurs, les bruits et les salissures. Bureaux d’entreprises, hôtels ou
même particuliers sont preneurs ! Le produit demeure fabriqué en France, à Sens dans
l’Yonne. « On doit créer la norme pour obtenir une certification afin d’être
écolabellisé. Ces démarches prennent du temps car on part de zéro », avoue Olivier Sidibé dans les colonnes du
Parisien. On parie que les Nippones, premières atteintes de paruresie et de parcoprésie – incapacité à uriner et déféquer dans un lieu public ou à
proximité de gens – vont se ruer sur l’invention !
briefing innovation
entreprendre & innover
   Mardi 25 mai 2021
Wine & Business Club1
Hôtel Le Bristol
112 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris Parking : Rond-Point des Champs-Elysées,
3 avenue Matignon, 75008 Paris
11h45
Accueil au champagne
***
12h00
Mot de bienvenue d'Alain Marty, Président-fondateur du Wine & Business Club et de
Philippe Faure-Brac, Meilleur sommelier du monde et Président de l'Union de la Sommellerie Française
***
Interventions de : Thierry Petit, Cofondateur et Président de Showroomprive.com
Cécile de Ménibus, Co-animatrice Sud Radio et Auteur du livre "Je voudrais tout prendre d'elle" aux éditions Charleston
*** Dégustation des vins du Château Le Bouïs,
en présence de Frédérique Olivié, propriétaire.
13h59
Clôture du séminaire
Pour tout renseignement :
06.62.65.12.88 ou marylenepetit@winebusinessclub.fr
Prochains événements du club:
Jeudi 3 juin (Paris) Mercredi 9 juin (Bordeaux) Jeudi 1er juillet (Paris)...
winebusinessclub.fr
1 Séminaire strictement professionnel, conformément aux dispositions sanitaires nécessaires pour garantir la sécurité
des participants. Un test antigénique négatif réalisé au maximum 24 heures en amont sera demandé.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. Offre réservée aux personnes majeures.
   ecoreseau.fr juin 2021
| 33
]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
Énergies françaises, transition engagée
décryptage
La France veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre et ses capacités nucléaires pour développer les énergies renouvelables et accroître l’indépendance et l’efficacité énergétique française sur le long terme. Une chose est sûre : le parc énergétique français est en perpétuelle évolution et le temps de la domination sans partage des énergies fossiles puis de l’énergie nucléaire est révolu. Pour l’heure, le nucléaire et le pétrole restent prépondérants. Mais l’essor des énergies renouvelables s’annonce spectaculaire.
des 245 Mtep de consommation d’énergie en 2019. Viennent en- suite le pétrole (29,1 %), le gaz na- turel (15,2 %), puis les énergies re- nouvelables (11,6 %) et le charbon (3 %). Depuis 1990, l’évolution est limpide : les consommations de charbon et de pétrole sont en baisse constante, au profit de celles de nucléaire et de gaz naturel. Pen- dant que la consommation des énergies renouvelables a presque doublé.
Énergies fossiles,
déclin confirmé
Jusque dans les années 1920, le charbon faisait office de source d’énergie prédominante, dans le droit fil des révolutions indus- trielles du siècle précédent. Puis est venu le temps de la domination de l’autre grande énergie fossile, le roi pétrole. Pendant des décen- nies, jusqu’au premier choc pétro- lier de 1973 qui a vu le prix du ba- ril quadrupler, l’exploitation et les consommations de pétrole ont at- teint des sommets. Depuis 1973, la donne est tout autre, et les énergies fossiles déclinent toujours plus. Entre 1973 et 2015, la consomma- tion française de pétrole a chuté de 35 %. Depuis 1990, elle a baissé de 17 %. Dans le même temps, la consommation de charbon est en chute libre : - 63 % en trente ans. En revanche, toutes les éner- gies fossiles ne connaissent pas le même sort. À mesure que sa consommation de pétrole baisse, la France consomme de plus en plus de gaz naturel. Si elle en produit depuis 1957, elle en im- porte surtout depuis les années 1980, depuis la Russie, l’Algérie ou la Norvège. À tel point que la consommation de gaz naturel a triplé en France entre 1973 et 2015 et progressé de 28 % depuis 1990. Malgré tout, le pétrole reste une source d’énergie très utile. Il pèse 30 % de la consommation éner- gétique annuelle en France. Dans certains secteurs, comme celui des transports qui rassemble près de 33 % de la consommation énergé- tique en France, le liquide issu des profondeurs reste indispensable et, pour l’heure, irremplaçable à grande échelle. Si le gaz naturel n’est pas en déclin, l’ère des éner- gies fossiles est bel et bien révolue : leur part dans la consommation
 L’année 2021 marquera le sixième anniversaire des Accords de Paris et de leur objectif de mainte-
nir en dessous de 2 °C la hausse des températures mondiales d’ici à 2100. Autant le dire, c’est mal parti. Mais les grandes puissances réaffirment tour à tour leurs ambi- tions. Pour la France, l’objectif est de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. Et les moyens doivent suivre : le projet de loi de finances 2021 pré- voit 37 milliards d’euros de dé- penses favorables au climat. Pour satisfaire ces ambitions d’un genre nouveau, le secteur de l’énergie – qui pèse 2 % de la valeur ajoutée en France, 44 milliards d’euros dans le déficit commercial – doit accélérer sa transition. Depuis la
mise en place du programme de centrales atomiques dans les an- nées 1970, le paysage énergétique français est dominé par l’énergie nucléaire. En moins de 50 ans, la production française d’éner- gie primaire a triplé : de 44 Mtep [mégatonne équivalent carbone, unité d’énergie qui correspond à un million de tonnes d’équivalent carbone] en 1973 (dont 9 % de nu- cléaire) à 134 Mtep en 2019 (dont 77 % de nucléaire). La production énergétique se résume donc à près de 80 % d’énergie nucléaire, loin devant les énergies renouvelables et l’hydraulique, le gaz naturel et le charbon. En termes de répartition de la consommation d’énergie en revanche, la donne est différente. Légèrement. Le nucléaire domine
Le nucléaire assure plus des trois quarts (77 %) de la production énergétique française.
toujours et représente
40,3 %
   34 |
juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[                          Faites le choix d’un partenaire de confiance pour vos projets d’énergies renouvelables
Développement | Construction | Gestion d’Actifs | O&M | Repowering
Acteur historique du secteur présent depuis plus de 20 ans en France, RES a développé plus de 1,5GW d’énergie éolienne et solaire sur le territoire. Notre maîtrise des procédures et nos expertises techniques nous permettent de concevoir des projets compétitifs et innovants, parfaitement adaptés à leurs territoires d’implantation.
Nous maîtrisons l’ensemble du cycle des énergies renouvelables, du développement jusqu’au repowering, et offrons de nombreuses prestations de services pour la gestion et l’exploitation d’actifs.
Imaginons le monde de demain et relevons ensemble le défi de la transition énergétique !
www.res-group.com
    Éolien Solaire Stockage T&D
         ]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[   entreprendre & innover
Les énergies renouvelables ont représenté 11,6 % de la consommation d’énergie en 2019.
décryptage
    d’énergie primaire en France est passéede90àmoinsde50%au- jourd’hui. Et la dynamique est appelée à se poursuivre : la France s’est fixé un objectif de réduction de 30 % de sa consommation d’énergie primaire d’origine fos- sile entre 2012 et 2030. Un déclin du fossile qui, depuis près de cin- quante ans, s’opère au rythme des progrès de la première source d’énergie française : le nucléaire.
Énergie nucléaire,
la fin d’une ère
Le lancement du programme de nucléaire civil français trouve son origine dans les incertitudes sur les approvisionnements pétroliers du Moyen-Orient, induites par les chocs pétroliers des années 1970 et la volonté d’un certain Général de veiller à la souverai- neté du pays sur son énergie. En parallèle de l’arrêt complet de la production charbonnière, le parc nucléaire français s’est déployé jusqu’à atteindre 58 réacteurs. De quoi assurer aujourd’hui plus des
près de 61,4 GW (gigawatts) et une production électrique de 379,5 TWh (térawatt-heure), il s’agit du second parc le plus important au monde en termes de puissance, derrière celui des États-Unis. Les réacteurs qui composent le parc nucléaire actuel sont dits de « deu- xième génération » (14 réacteurs de première génération ont déjà été arrêtés depuis les débuts du programme nucléaire). Depuis plusieurs années, l’âge de certains réacteurs, dont certains dépassent leur 40e année d’exploitation, de- vient critique. L’allongement de la durée d’exploitation des réacteurs est devenu avec le temps un en- jeu économique majeur, soumis à une autorisation d’exploitation délivrée tous les dix ans par l’Au- torité de sûreté nucléaire. Mais le vieillissement des centrales reste source d’inquiétude.
Après son âge d’or, le nucléaire est appelé à reculer pour laisser place à de nouvelles sources d’énergies. La loi Énergie-climat de 2019 a fixé comme objectif de porter à 50 % la part de l’énergie nucléaire dans le
une stratégie de démantèlement immédiat dès la mise à l’arrêt d’un réacteur. Limite : la décroissance radioactive des matériaux irradiés prend, elle aussi, du temps. Une chose est sûre, la fin du tout nu- cléaire est en marche. Pour que les énergies renouvelables deviennent une véritable alternative durable.
Énergies renouvelables, essor programmé
Le renouvelable progresse. Mieux, il connaît un essor exponen- tiel depuis une quinzaine d’an- nées. Depuis 2005, la production d’énergies renouvelables (ENR) a progressé de 70 %, pour atteindre les 320 TWh produits par an. Les ENR représentent aujourd’hui 11,6 % de la consommation éner- gétique du pays. Dans le détail, la consommation d’ENR est do- minée par la filière bois, elle re- présente la quasi-totalité de la biomasse solide qui assure 35,8 % de la production totale. Elle est suivie par l’hydraulique (18 %), l’éolien (10,8 %), les pompes à chaleur (9,9 %), les biocarburants (9,6 %) et les déchets renouvelables (5 %). La palme de la plus belle progression revient à l’éolien, aux pompes à chaleur et aux biocar- burants, qui représentaient 6 % de la production d’ENR en 2005 et
(10,2 GW). Mention particulière aux filières éolienne et solaire, elles contribuent à hauteur de 98,4 % à la croissance des énergies renouvelables électriques sur le troisième trimestre 2020 !
Objectifs (trop) hauts...
Pour autant, si les progrès du re- nouvelable sont notables, ils ne sont pas encore satisfaisants. En 2015, la France s’était fixé comme objectif une part de 23 % des ENR dans la consommation énergé- tique en 2020, et de 32 % en 2030. Raté pour 2020, donc. Prochain horizon, 2030, avec également l’objectif de 40 % de production d’électricité de source renouve- lable. On estime pour l’instant que les objectifs pour le pre- mier examen de passage en 2023 sont atteints à 73 %. Pour satis- faire les ambitions, les grandes manœuvres sont lancées. Avec notamment le développement du parc éolien en mer et la croissance exponentielle du photovoltaïque en 2020 (+ 56 %), boosté par l’in- térêt grandissant des Français·es à produire leur propre consom- mation d’électricité. Surtout, pour atteindre ses objectifs, le gouver- nement s’est doté d’un nouvel outil appelé « programmation plurian- nuelle de l’énergie » (PPE), qui fixe des objectifs quantitatifs pour chaque filière du renouvelable sur une période de dix ans, exception faite de la première période qui couvre la période 2016-2023. La PPE est revue tous les cinq ans. La première révision de 2018 a abouti à l’orientation 2019-2028 qui prévoit d’entamer la décrue du nucléaire et de mettre le paquet sur le solaire et l’éolien. Mais en pleine crise sanitaire, la France ne respecte déjà pas sa feuille de route. Pour tenir le cap de la PPE, le solaire – aujourd’hui 2,5 % de la production électrique – doit avoir quadruplé d’ici à 2028 : impos- sible, selon Réseau de transport d’électricité (RTE), le gestionnaire du réseau public de transport d’électricité haute tension. Objec- tif similaire pour l’éolien qui doit doubler ses capacités pour arriver à plus de 33 GW installés. Autant dire que les ambitions sont au- jourd’hui supérieures aux moyens déployés. Mais la transition est désormais bien engagée. Motif de satisfaction : sur le troisième trimestre 2020, l’électricité renou- velable a couvert 24,2 % de l’élec- tricité consommée. C’est certain, la balance énergétique française va tanguer dans les prochaines années. Pour, peut-être, basculer. ADAM BELGHiTi ALAOui
  36 |
juin 2021 ecoreseau.fr
trois quarts (77 %) de la produc- tion électrique. Laquelle a, grâce à l’apport du nucléaire, été multi- pliée par quatre entre 1970 et 2015. Aujourd’hui, le parc nucléaire de l’hexagone se compose de 56 ré- acteurs à eau pressurisée répartis entre 18 centrales, depuis la fer- meture des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim en février et juin 2020. Avec une capacité de
mix de production électrique et énergétique français à l’horizon 2035. Le temps presse déjà. Dans cette perspective, il est prévu d’ar- rêter 14 réacteurs en quinze ans, en incluant ceux de Fessenheim déjà à l’arrêt. Il ne faudra pas tarder : le démantèlement d’un réacteur nu- cléaire arrêté est très délicat et se prolonge sur une période de plus de dix ans. L’ASN conseille donc
en produisent 30 % aujourd’hui. Les filières bois et hydraulique sont, elles, plutôt en baisse. Même si l’hydraulique demeure la pre- mière des énergies électriques de source renouvelable avec plus de 25,7 GW installés en France. En termes de puissance installée et de production énergétique, c’est l’hy- draulique (25,7 GW), l’éolien (17,2 GW) et le solaire qui dominent
]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[                                                   ABONNEZ-VOUS à EcoRéseau Business
Et recevez-le directement chez vous !
 540 072 139 Paris
     Plans de relance
Grandes Écoles
D’où vient cet argent “magique” ?
Stratégie gagnante pour le Royaume Uni ?
des réseaux toujours plus puissants
N°77 MARS 2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER Entre crise et innovation...
TOUT POUR SAUVER/CRÉER
SON ENTREPRISE Paradoxal : c’est le moment de se lancer Vital : les moyens de se relancer
Cybersécurité
Une priorité vitale pour les PME
Ces métiers conseils
La numérisation
indispensables à la réussite des entreprises
des PME boostée par l’épidémie
N°78 AVRIL- MAI 2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
PARADOXE : LE CHÔMAG
DANS UNE FRANCE
QUI RECRUTE Besoins non sati métiers nouveau
  Offre spéciale
2 ans (20 numéros)
79€
ecoreseau.fr
ecoreseau.fr
BEL/LUX : 5.20 € - Suisse : 9 FS - Canada : 8.99 $ CAN - Maroc : 55 DH - Dom : 5.50 € - Tom : 750 XPF
  Pour 153.80 €
 ecoreseau.fr
BEL/LUX : 5.20 € - Suisse : 9 FS - Canada : 8.99 $ CAN - Maroc : 55 DH - Dom : 5.50 € - Tom : 750 XPF
     INCLUS : un abonnement à la newsletter d’EcoRéseau Business !
GREEN BUSINESS
DISRUPTION
PENDANT CE TEMPS-LÀ...
L’entreprise face à la transition écologique
20 innovations qui vont changer le monde - part 2
La Chine prend sa revanche
N°76 FÉVRIER 2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
LA FRANCE A
(POURTANT)
UN INCROYABLE TALENT !
• 10 inventions tricolores
qui ont bouleversé le monde
• Les licornes progressent
• Des filières qui brillent
• À chaque région son atout
          Bulletin d’abonnement à compléter et à retourner avec votre règlement par chèque
à l’ordre de LMedia à l’adresse suivante :
LMedia - service Abonnements
13 rue Raymond Losserand 75014 Paris ☐ MADAME ☐ MONSIEUR
NOM SOCIÉTÉ ADRESSE CODE POSTAL TÉL.
Ouije m’Abonne
et je reçois la newsletter quotidienne
ERBS79
☐ 1AN-10NUMÉROS(49€) PRÉNOM
VILLE E-MAIL
☐ 2ANS-20NUMÉROS(79€)
          ☐ Jesouhaiterecevoirunefacturepare-mail
Abonnements multiples : nous contacter par mail (abonnement@lmedia.fr) pour un devis personnalisé
ou abonnez-vous en un clic sur ecoreseau.fr/abonnement
Délai de réception moyen du premier numéro : 6 semaines environ. DOM-TOM et étranger : nous consulter (abonnement@lmedia.fr). Les informations ci-contre sont indispensables à l’installation de votre abonnement. A défaut, votre abonnement ne pourra pas être mis en place. Par notre intermédiaire, vous pouvez être amenés à recevoir des propositions de partenaires commerciaux d’EcoRéseau Business. Si vous ne le souhaitez pas, cochez la case ci-contre ☐
Conformément au Règlement Général sur la Protection des Données, vous bénéficiez de droits à l’information, d’accès, à la limitation du traitement, à l’effacement et à la portabilité des données vous concernant que vous pouvez exercer par courrier auprès du service abonnement d’EcoRéseau Business ou par mail à privacy@lmedia.fr. Sauf opposition expresse, les données recueillies lors de votre abonnement peuvent être communiquées à des organismes extérieurs, notamment à des fins commerciales.
   ]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[ Automatisez toute la gestion !
Vos tableaux Excel doivent disparaître, place à l’ERP
        Réflexion & stratégie : logiciels de gestion
Briefing RH & Formation Carrières et talents
- L’ère des ingénieur·es managers
p. 41 p. 50
p. 54
  pratique
38 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[ Logiciels de gestion :
ils donnent une vue 360° de l’entreprise
Voyez large. Votre boîte, créée ou à venir, se pilote par PGI (progiciel de gestion intégré ou en anglais ERP, Enterprise Resource Planning). Cette grosse batterie de logiciels gère « l’ensemble des processus d’une entreprise en intégrant l’ensemble de ses fonctions, dont la gestion des ressources humaines,
la gestion comptable et financière, l’aide à la décision, mais aussi la vente, la distribution, l’approvisionnement et le commerce électronique ».
Ça fait des données au balcon ! Pas de droit à l’erreur possible.
développeurs de progiciels de ce type sont à la pointe de la numérisation. « Nous sommes un partenaire technologique qui propose des solutions connectées en temps réel pour la comptabilité, la paie, la tré- sorerie, la production dans le but de consolider la colonne vertébrale de l’entreprise », n’hésite pas à affirmer Céline Bayle, directrice marketing produit Europe du Sud chez Sage, l’éditeur qui accom- pagne plus de trois millions de clients répartis dans 23 pays grâce à 13000 collaborateurs et à un réseau de partenaires. Du répondant !
D’autant qu’un ERP de cette eau est support d’innovation : on lui associe des données is- sues d’objets connectés (pour aider au pilotage de l’activité, être alerté avant les incidents) ou bien recourir à de la RPA (robotisation des process auto- matisés) pour accroître l’auto- matisation des tâches avec peu de valeur ajoutée.
Réduire le temps
des opérations
Céline Bayle évoque une co- lonne vertébrale, l’image est adéquate. Un ERP donne un squelette à l’entreprise grâce à un back-office solide capable de délivrer un maximum d’in- formations et de réduire le de- gré d’efforts de recherche des utilisateurs. Finalement, pour- quoi le·la collaborateur·rice n’aurait-il·elle pas droit aux mêmes capacités et à la même rapidité qu’un·e consomma- teur·rice lambda ? « Nos efforts sont concentrés pour automa- tiser tout ce qui peut être auto- matisable en termes de tâches régulières ou rébarbatives », confirme Céline Bayle. L’ob- jectif est autant de réduire le temps des opérations que de rester dans le jeu du marché.
Par exemple, avec le déploie- ment de l’ERP dans le cloud, relier toutes les usines de pro- duction d’une même entre- prise pour acquérir une vision en temps réel du stock. Dans un autre registre, un·e profes- sionnel·le de la paie qui accède rapidement aux données des employé·es ou un·e respon- sable du personnel connecté·e aux systèmes de RH à partir de la plate-forme de collabo- ration sont des exemples de réels gains d’efficacité. Un
réflexion & stratégie
pratique
 Comment gagner en efficacité au quoti- dien pour faire face à des tâches liées à
la logistique, aux aspects fi- nanciers, aux RH, à la comp- tabilité, la paie ou encore à la traçabilité des produits ? La réponse tient en trois lettres, ERP. Autrement dit, un progi- ciel de gestion intégré dont la fonction est d’automatiser les tâches manuelles, routinières encore nécessaires dans la ges- tion des entreprises. Un grand nombre d’éditeurs ERP com- posent le marché dominé par
les mastodontes SAP, Cegid, Dassault Système et Sage.
Un trop grand nombre d’en- treprises utilisent toujours des logiciels qui impliquent des actions manuelles pour en- granger les tâches classiques, avec Excel comme logiciel à tout faire. La majorité fait dé- sormais appel heureusement à des ERP, qu’ils soient dévelop- pés en interne dans les grandes entités par la direction des services informatiques (DSI) ou en externe. Quand l’entre- prise choisit un tel spécialiste, elle joue une carte sûre : les
 ecoreseau.fr juin 2021 | 39
]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[                                              pratique
réflexion & stratégie
Un ERP donne un squelette à l’entreprise grâce à un back-office solide
capable de délivrer un maximum d’informations et de réduire le degré d’efforts de recherche des utilisateurs.
de travail professionnel moins sympas que leurs outils de tra- vail personnels. Elles veulent autant de mobilité et d’in- tuition qu’avec Le Bon Coin, Apple ou Waze. »
Un catalyseur
de l’innovation
Les éditeurs de logiciels de gestion s’adaptent en perma- nence face aux besoins des entreprises. Leur but est d’ac- compagner la meilleure trans- formation numérique possible comme catalyseur de l’inno- vation. Céline Bayle : « Il faut que les solutions IT soient en mesure de créer de nouveaux services, de développer des nouveaux produits ou en- core de changer l’expérience client... La facture à l’usage n’est pas arrivée de nulle part, par magie. Il a fallu qu’on in- tègre à nos solutions un cer- tain nombre de process pour sa mise en œuvre, son suivi et son pilotage. Pour, in fine, par- venir à une meilleure maîtrise des coûts. »
Avant la prédominance du té- létravail imposée par la covid, l’ERP était déjà une réalité et disponible aussi bien au bu- reau, sur le chantier ou à la maison. Télétravail et numé- risation constituent deux res- sources qui ensemble donnent à l’entreprise les marges de manœuvre indispensables en période de pandémie. Pou- voir fonctionner à distance du risque en maintenant ses capa- cités de pilotage, d’analyse et d’exécution est clairement un
avec une offre conçue pour des entreprises qui commence même dès la TPE. Sa solution XRP Flex, par exemple, se présente sous la forme d’une suite d’applications financières, une gestion des process opérationnels achats, stocks, ventes, un module
de gestion d’affaires pour les activités de service, un « 360° »
de la relation client. D’autres progiciels regroupent gestion commerciale, compta, paie, ressources humaines, en fait toutes les formes de gestion d’une PME.
Son créateur, Jean-Michel Aulas, gère actuellement une autre forme de PME, l’Olympique lyonnais.
     pilotage à 360 degrés comme moyen direct de gagner en productivité. L’automatisa- tion garantit effectivement la qualité et supprime des pro- cessus de gestion des données onéreux et répétitifs. L’intro- duction de nouvelles techno- logies va libérer les talents des collaborateurs·rices à même de se concentrer sur les mis- sions stratégiques à forte va- leur ajoutée pour leur métier. « Les technologies employées doivent également répondre aux divers blocages possibles. Au-delà des gains de produc- tivité qu’elles apportent, elles fédèrent les collaborateurs autour du projet de transfor- mation de l’entreprise », as- sure Céline Bayle pour qui, aujourd’hui, l’exigence des clients entreprises rejoint
 celle des consommateurs. La personnalisation est définiti- vement la clé de la différen- ciation. En raison de la numé- risation croissante, les clients ont pris goût à la praticité et l’instantanéité des services nu- mériques. « Nous sommes des contributeurs de l’engagement du collaborateur. Aujourd’hui les nouvelles générations ne veulent pas disposer d’outils
Cegid prend du volume
L’« autre » acteur majeur des solutions de gestion, Cegid, exporte ses solutions dans 75 pays et pourrait acheter sous peu Talentsoft, l’un des principaux acteurs des solutions cloud
de gestion. Le groupe serait alors le leader européen du secteur. « Nous accélérerons notre stratégie au service des professionnels des ressources humaines, l’un des cinq marchés prioritaires de Cegid. En combinant nos deux entreprises, Talentsoft et Cegid deviennent un groupe leader de plus de 600 millions d’euros de CA annuel », dixit Pascal Houillon, CEO de Cegid. L’importance de la marque n’a rien pour intimider les PME,
                      40
| juin 2021 ecoreseau.fr
ABONNEZ-VOUS à EcoRéseau Business
Et recevez-le directement chez vous !
Offre spéciale
Pour 153.80 € 79€
2 ans (20 numéros)
Bulletin d’abonnement à compléter et à retourner avec votre règlement par chèque à l’ordre de LMedia à l’adresse suivante : LMedia - service Abonnements 13 rue Raymond Losserand 75014 Paris
 ☐ MADAME ☐ MONSIEUR NOM
SOCIÉTÉ ADRESSE CODE POSTAL TÉL.
☐
1 AN - 10 NUMÉROS (49 €) ☐ 2 ANS- 20 NUMÉROS (79 €) PRÉNOM
VILLE E-MAIL
     ☐ Je souhaite recevoir une facture par e-mail
Abonnements multiples : nous contacter par mail (abonnement@lmedia.fr) pour un devis personnalisé
Délai de réception moyen du premier numéro : 6 semaines environ. DOM-TOM et étranger : nous consulter (abonnement@lmedia.fr). Les informations ci-contre sont indispensables à l’installation de votre abonnement. A défaut, votre abonnement ne pourra pas être mis en place. Par notre intermédiaire, vous pouvez être amenés à recevoir des propositions de partenaires commerciaux d’EcoRéseau Business. Si vous ne le souhaitez pas, cochez la case ci-contre ☐ Conformément au Règlement Général sur la Protection des Données, vous bénéficiez de droits à l’information, d’accès, à la limitation du traitement, à l’effacement et à la portabilité des données vous concernant que vous pouvez exercer par courrier auprès du service abonnement d’EcoRéseau Business ou par mail à privacy@lmedia.fr. Sauf opposition expresse, les données recueillies lors de votre abonnement peuvent être communiquées à des organismes extérieurs, notamment à des fins commerciales.
 Quart ERB79.indd
1
02/05/2021
14:55:02
  INCLUS:unabonnement àlanewsletterd’EcoRéseauBusiness!
Plans de relance
Grandes Écoles
D’où vient cet argent “magique” ?
Stratégie gagnante pour le Royaume Uni ?
des réseaux toujours plus puissants
N°77 MARS 2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
Entre crise et innovation...
TOUT POUR SAUVER/CRÉER
SON ENTREPRISE Paradoxal : c’est le moment de se lancer Vital : les moyens de se relancer
Cybersécurité
Une priorité vitale pour les PME
ecoreseau.fr
BEL/LUX : 5.20 € - Suisse : 9 FS - Canada : 8.99 $ CAN - Maroc : 55 DH - Dom : 5.50 € - Tom : 750 XPF
540 072 139 Paris
DOSSIERS DU GREEN ecoreseau.fr
BEL/LUX : 5.20 € - Suisse : 9 FS - Canada : 8.99 $ CAN - Maroc : 55 DH - Dom : 5.50 € - Tom : 750 XPF
Ces métiers conseils
La numérisation
La relation amoureuse en entreprise télétravail
indispensables à la réussite des entreprises
des PME boostée par l’épidémie
et conséquences
N°78 AVRIL- MAI 2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
histoire du chômage PARADOXE:LECHÔMAGE> Rétro:unepetite
DANS UNE FRANCE
> La météo de l’emploi en région
> Panorama mondial QUI RECRUTE Besoins non satisfaits, relance,
> Transition énergétique
des majors du pétrole
L’avenir radieux des marchés de l’ environnement
> Crise agricole française
métiers nouveaux, la crise qui dope
> La révolution verte
des solutions pour s’en sortir ?
ERBQ79
]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[                     ENTREPRISES,
TROUVEZ LE BON EXPERT SCIENTIFIQUE AVEC QUI ÇA MATCHERA À 100%
Linkinnov vous off re une marketplace inédite de contractualisation des missions d’expertise scientifiques.
Linkinnov est le tout premier réseau social dédié exclusivement à l’innovation : il offre déjà aux entreprises désireuses d’innover et aux chercheurs académiques, la possibilité de se trouver, d’échanger via un chat ou des groupes thématiques.
Au-delà, la plateforme offrira bientôt une interface de matchmaking et de contractualisation unique en son genre.
Vous le savez, les chercheurs académiques possèdent des connaissances scientifiques et des savoir-faire techniques qui boostent et consolident vos projets R&D.
Linkinnov vous permet :
> d’identifier facilement et rapidement des compétences, expertises, talents en recherche et innovation
> de garantir l’adéquation du profil de l’expert.e à votre besoin
> de bénéficier d’une contractualisation sécurisée en quelques clics, vous épargnant les formalités comptables et fiscales
> de protégrer vos intérêts : confidentialité, propriété intellectuelle, assurance sur mesure
STIMULER ACCÉLERER SIMPLIFIER
En attendant la sortie de l’interface de contractualisation cet été, n’hésitez pas à vous inscrire en quelques clics pour profiter gratuitement des fonctionnalités déjà disponibles et être informé.e en avant- première des nouveautés.
À très bientôt sur Linkinnov !
         www.linkinnov.com connect@linkinnov.com
]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[                 pratique
réflexion & stratégie
Aujourd’hui les nouvelles générations ne veulent pas disposer d’outils de travail professionnel moins sympas que leurs outils de travail personnels. Elles veulent autant de mobilité et d’intuition qu’avec Le Bon Coin, Apple ou Waze – Céline Bayle, Sage
      levier de continuité d’activité. Une fois affermies les bonnes pratiques de management à distance, enjeux du premier confinement, le challenge fut ensuite de concilier télétravail
et numérisation dans les pro- cessus de gestion : améliorer la disponibilité du cash grâce à la numérisation du recouvre- ment, soutenir l’engagement des salarié·es à travers l’auto- matisation de la gestion des
congés et des absences ou encore resserrer les liens de l’écosystème à la faveur de la digitalisation du circuit de validation des factures fournisseurs.
Alors que le manque d’interac- tions interpersonnelles se fait
 42 |
juin 2021 ecoreseau.fr
sentir, l’investissement tech- nologique s’articule autour de la relation aussi bien pour les collaborateur·rices que pour les clients. L’objectif : aider les collaborateurs·rices à s’épanouir au travail, rester en bonne santé et efficaces, le tout pour aboutir à une meil- leure expérience des clients. « On ne peut pas échapper à cette réalité. Les nouveaux talents recrutés sont nés avec Internet et aspirent à de la mo- bilité et de l’agilité », observe Céline Bayle.
Une crise qui booste la transformation numérique des entreprises
Selon l’Association de l’écono- mie numérique, 30 % des en- treprises ont eu recours à des outils numériques pour s’adap- ter à la crise. 70 % des grandes entreprises ont engagé une transformation numérique contre 53 % des PME (IDC France-Cegid). En tête des ou- tils recherchés, on retrouve les logiciels d’organisation, les ou- tils de gestion de projet et ERP (Appvizer). Viennent ensuite les logiciels RH, de compta- bilité, de collaboration, les CRM et les outils marketing. En matière de numérisation, les entreprises nourrissent des attentes bien précises à com- mencer par l’optimisation de l’organisation (60 %), suivie de près par la performance des collaborateurs (59 %), le gain d’agilité (57 %) et la maîtrise des coûts (47 %). Big Data, IA ou encore RPA (automatisa- tion robotisée des processus) :
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[                                 réflexion & stratégie
pratique
 IRIS.
La visio- conférence
de qualité pour le bureau
PLUS
D’INFORMATION
SUR
WWW.TRUST.COM/ VIDEOCONFERENCING
                                70 % des grandes entreprises ont engagé une transformation numérique contre 53 % des PME – IDC France- Cegid
    les innovations qui laissent en- trevoir une transformation 2.0 sont déjà bien ancrées. Si 26 % des entreprises envisagent d’acquérir dans les années à venir une solution de gestion en mode Saas (cloud), 71 % des ETI souhaitent accélérer leurs investissements dans le numé- rique.
Reste à investir. Divalto, édi- teur de logiciel de gestion, a
établi un livre blanc aux ré- ponses précises : quels sont les postes de dépense d’un ERP, les tarifs pratiqués (pres- tations, licences, infrastruc- ture, etc.), les coûts cachés, les points de vigilance lors de la comparaison des offres ? Et comment financer votre projet (www.divalto.com) ?
jOnATHAn nAHMAnY
Linkinnov, un service innovant et disruptif
Outre les tâches traditionnelles liées à la comptabilité, à la
paie ou aux RH, les logiciels
de gestion assurent d’autres services dans une même logique de dématérialisation. C’est le cas de la jeune boîte Linkinnov, filiale d’Erganeo.
« Nous offrons un service plutôt nouveau et disruptif auprès
des entreprises à l’activité innovante », se démarque Céline Clausener, directrice exécutive. De quoi s’agit-il ? D’une interface qui contractualise autour
des missions d’expertises scientifiques. « Les PME qui innovent ont très souvent besoin de faire appel à des chercheurs académiques, lesquels ont cette possibilité de consacrer une partie de leur activité aux
entreprises pour diffuser leur savoir-faire, leur compétence scientifique et aider l’innovation et la compétitivité du pays. » Linkinnov constitue tout un cadre légal sécurisé, tout
un ensemble de protection
en termes de propriété intellectuelle et surtout la possibilité d’identifier les experts scientifiques dont les entreprises auraient besoin, en quelques clics. Lancée en 2019, cette boîte parisienne aux 10 salariés a pour vocation de numériser de A à Z la relation « entreprise-chercheurs académiques » qui est encore aujourd’hui source de perte
de temps, de confusion et de manque d’opportunité.
ecoreseau.fr juin 2021
| 43
]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
briefing rh & formation handicapés sûrement,
Hamou Bouakkaz
Plus de 200 000 entrepreneurs handicapés. Pourquoi pas
le chiffre
24%
(étude 2021 ISTF sur le digital learning)
   entrepreneurs avant tout !
 Secrétaire général de l’association h’up entrepreneurs
Êv o u s ?
tre en situation de han-   Autre signe distinctif notable, 89 %
des entreprises estiment que le principal frein au développement du digital learning est le manque de compétences.
  dicap et en faire un levier de performance en tant qu’entrepreneur·e ou chef·fe
étaient déjà en situation de handi- cap avant la création de leur activi- té. Pour autant, seuls 36 % ont déve- loppé une activité complètement ou en partie destinée aux personnes en situation de handicap. Par consé- quent, ils·elles représentent des domaines d’activité très divers et la production de biens et services utiles à toute la société.
La partition s’assombrit hélas lorsque l’on constate que pour les 9 TIH sur 10 dont le statut d’indé- pendant constitue la seule activi- té, la plupart du temps créée seule (pour 87 %) et sans accompagne- ment (pour 33 %), trois quarts d’entre eux et elles ne peuvent en vivre.
Notamment avec un chiffre d’af- faires annuel nettement inférieur aux autres travailleurs indépen- dants (20 000 euros en moyenne vs moins de 70 000 euros pour 76 % des travailleurs indépendants). La moitié des TIH estime que ces dif- ficultés font écho à leur situation de handicap qui freine considéra- blement le développement de leur activité tout comme la solitude prédominante dans leur vie profes- sionnelle (selon 43 %).
Quelles recommandations ? En- courager les entrepreneur·es TIH à bien s’entourer, interpeller les ré- seaux de soutien à l’entrepreneuriat à savoir les accueillir, booster leurs mises en réseau, concevoir des dis- positifs « coup de pouce » adaptés à leurs besoins spécifiques sans faire d’eux des entrepreneurs à part, mais bien à part entière.
Alors si le besoin d’accompagne- ment se fait criant, l’étude révèle tout de même que plus l’activité d’un TIH est ancienne, plus elle est floris- sante. Avec 40 % des TIH qui voient leur chiffre d’affaires se stabiliser ou augmenter régulièrement.
Et comme une bonne nouvelle n’ar- rive jamais seule, sachez que si cela vous arrivait, H’up serait là, à vos côtés !
Plus d’infos sur l’étude Enatih : https://h-up.fr/enatih-etude-tra- vailleurs-independants-handi- capes-tih/ n
d’entreprise, étrange paradigme me direz-vous ?
Pourtant, plus d’un·e entrepre- neur·e sur deux fera face à cet aléa, de manière temporaire ou défini- tive, au cours de son parcours de vie!
H’up entrepreneurs œuvre quo- tidiennement dans l’écosystème pour faciliter l’entreprenariat des personnes handicapées et aider les entrepreneur·es devenu·es handica- pé·es à se maintenir dirigeant·es. Alternative au salariat ainsi qu’aux discriminations éventuelles, l’en- trepreneuriat offre autonomie et souplesse dans l’organisation de vies aux besoins spécifiques.
Aussi, afin de mieux appréhender les particularités et attentes des tra- vailleurs indépendants handicapés en vue de concevoir de meilleures solutions d’accompagnement, la Fondation Malakoff Humanis Handicap, le bureau d’études Émi- cité et l’association h’up entrepre- neurs ont uni leurs forces et leur savoir-faire pour consolider les ré- sultats de l’étude Enatih, première grande Étude nationale sur les tra- vailleurs indépendants handicapés. Cette étude a donné la parole à 540 entrepreneur·es et dirigeant·es TIH. Ils et elles ont ainsi fait en- tendre leur voix comme jamais. Et, sans aucune fausse note, ils et elles ont pulvérisé les idées reçues à l’unisson.
À commencer par le profil qui les caractérise. En effet, ils·elles sont plus âgé·es et plus formé·es que le reste de la population en emploi avec72%deplusde40anset84% qui ont un niveau de qualifica- tion égal ou supérieur au bac, soit un taux deux fois plus élevé que le reste de la population en emploi. En outre, 64 % sont d’ancien·nes ac- tif·ves, dont 42 % étaient en CDI avant de créer leur entreprise. Et un quart des interrogé·es avaient déjà créé une entreprise aupara- vant. Nous sommes donc loin d’un cliché végétatif.
MBA online Marketing Digital
 Adès la rentrée à l’Ecitv
ccessible en alternance, l’Ecitv, du Réseau GES, ouvrira à la rentrée prochaine un MBA 100 % en ligne en marketing digital destiné aux titulaires d’un
bac +4/5 qui souhaitent se
 spécialiser dans le numérique. Cette
formation se propose de faire décou-
vrir de nouveaux enseignements ou
consolider les acquis des apprenants
avec la réalisation de courts-métrages
et la gestion de projet pour concevoir
des campagnes marketing. Le MBA
Marketing Digital délivre un titre reconnu par l’État au niveau 7. « Le MBA online en Marketing Digital a été conçu avec pour objectif de former des professionnels du digital marketing capables de concevoir et piloter des stratégies cross-canal performantes. Les 6 semaines de séminaires théma- tiques vont donner la possibilité à nos étudiants de mettre en pratique les éléments théoriques à travers des cas pratiques réels » (Yoann Barrier, di- recteur général de l’Ecitv). n
Master Health & Care Management et Master Stratégie & ingénierie commerciale
Créés chez Paris School of Business qui fusionne également deux masters (Marketing Strategy & Data Analytics et Marketing et stratégies commerciales) qui deviennent le master Marketing Insights & Data Analytics Strategy. Le Master Health & Care Management forme des managers capables
de comprendre et d’anticiper
les évolutions du secteur de la
santé et du soin afin d’impulser
un réel impact sur ses métiers.
L’hybridation des compétences
managériales, associée à une
pédagogie immersive centrée sur le
développement des compétences
humaines et relationnelles, les péparent au pilotage des établissements de santé tout en garantissant leur performance. Le Master Stratégie & ingénierie commerciale a de son côté l’objectif de former des managers opérationnels par les outils marketing stratégiques pour agir sur leur environnement de marché : compréhension des défis liés à l’espace de vente, mise en place d’une stratégie de services développée sur la base d’études de marché et prise en compte des challenges induits par un univers de plus en plus numérisé.
  44 |
juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[                 400 postes de commerciaux
à la Caisse d’Épargne Île-de-France
Des CDI sur les 8 départements de la région Île-de-France : Essonne, Hauts-de-Seine, Seine- et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val de Marne, Val d’Oise, Yvelines et Paris. 150 alternant·es et
50 stagiaires sont également recherché·es. Pour son réseau d’agences, la Caisse d’Épargne Île- de-France recrute des profils bac +2/+3 qui ont suivi une formation bancaire et/ou commerciale,
avec au moins 2 ans d’expérience dans le secteur bancassurance. Soft skills recherchées : un grand sens du service client, des capacités d’adaptation et
de rigueur, un esprit de conquête, des qualités relationnelles et l’aptitude à la négociation et au conseil. Les candidat·es sont invité·es à postuler en ligne via le site carrière de la Caisse d’Épargne Île-de-France, jeveuxcejob.fr.
L’avantage des gens qui n’ont pas le baccalauréat, c’est qu’ils le préparent
briefing rh & formation
pratique
  leur vie durant
GÜNTER GRASS, in L’Atelier des métamorphoses
     L’OMT, iE university, partenaires pour accélérer l’éducation en ligne
L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) s’est associée
à IE University, leader mondial
des programmes d’études supérieures en gestion hôtelière et arts culinaires. Le groupe mondial devient partenaire académique de la plate-forme Tourism Online Academy et y propose des cours consacrés
à des thématiques autour de l’hôtellerie. « L’excellence dans
la gestion des spas » sera la première certification disponible de Sommet Éducation. De nouveaux cours autour du management hôtelier verront le jour dans les mois à venir. Cette plate-forme d’apprentissage
en ligne a été lancée par l’OMT
et IE University en 2019 et
compte à ce jour plus de 10 000 inscrit·es. D’autres prestigieuses universités du monde entier rejoindront la plate-forme en 2021. Pour le secrétaire général
de l’OMT, Zurab Pololikashvili, « le soutien des institutions privées d’enseignement est essentiel pour assurer une éducation accessible et de qualité pour tous ».
Formations en présentiel, distanciel ou blended learning, adaptées à votre activité professionelle.
→ Global Executive MBA
→ Programmes Diplômants
(éligibles au CPF)
→ Programmes courts et certifiants
→ Dispositifs sur mesure Intra-Entreprise
→ VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)
         NOS CAMPUS
 → BORDEAUX → MARSEILLE →PARIS
    ecoreseau.fr juin 2021
| 45
]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[                 pratique
briefing rh & formation
 Kedge et The Wonders promeuvent l’entrepreneuriat au féminin
21 semaines, 21 défis : des femmes vont réaliser leurs projets engagés. Champion de longue date de l’inclusivité, Kedge s’associe au collectif The Wonders, association dédiée à l’entrepreneuriat féminin engagé, pour lancer un programme de formation et de challenges, Les défis. Imaginé par Fatou Ndiaye, diplômée de Kedge, il a pour ambition d’encourager la motivation, la confiance en soi, de fournir des outils et
d’apporter le soutien d’une communauté d’entraide pour offrir la possibilité à
chaque femme ou personne appartenant
à une minorité de genre d’entreprendre ou mettre ses idées en pratique. Au sein de
ce programme original, les participantes, appelées les Wonders, suivront 21 semaines de formation agrémentées de défis qu’elles devront relever chaque semaine. À l’issue de chaque session de 7 semaines, elles concevront des expériences collaboratives comme l’élaboration d’un tour de France à la rencontre d’actrices du changement ou un
week-end de déplacements en France ou à la Réunion en fonction du lieu de résidence. Toutes les ressources nécessaires à l’organisation de ce week-end devront provenir d’un système d’échanges ou troc, sans contreparties financières. Les challenges ont pour objectif de travailler sur la confiance en soi et créer une communauté soudée et active sur laquelle les Wonders pourront s’appuyer.
Patrick Levy Waitz
Président de la Fondation Travailler Autrement
Télétravail : Àtransformons l’essai
l’heure où le glas du confi- du feu subi et imposé, près des trois nement va bientôt sonner quarts des répondants (73 %) de (nous l’espérons tous !), l’étude Opinion Way pour Microsoft il est temps de dresser le France souhaitent poursuivre cette
bilan et d’esquisser des perspectives expérience à l’avenir dans un monde
      46 |
juin 2021 ecoreseau.fr
de ce que beaucoup ont appelé « té- létravail » mais qui, si nous sommes honnêtes, ne peut pas réellement être qualifié comme tel.
Connexions souvent difficiles voire saturées, acculturation aux outils de travail à distance souvent mal maî- trisée, voire totalement inconnue, équilibre vie privée-vie profession- nelle à trouver ou jamais acquis... Le télétravail s’est déroulé pendant les confinements successifs de manière dégradée.
Il n’est pas souhaitable que ce mode de fonctionnement devienne reli- gion. D’ailleurs, je doute que qui- conque l’appelle de ses vœux. Toute- fois, qu’on le haïsse ou qu’on l’adule, qu’on l’accable de tous les maux ou qu’on le loue, je suis intimement per- suadé que le télétravail va s’imposer comme élément central du travail. Et pour cause ! Malgré un baptême
post-covid-19, à raison principa- lement de deux jours par semaine (31 % des répondants) et de trois fois par semaine (23 %).
Nul besoin donc d’être devin pour constater que ceux et celles qui sont en capacité de travailler à distance imposeront leur façon de faire. Car derrière la problématique du télétra- vail se cache celle du temps et d’une meilleure répartition des temps de vie. S’épargner 1 à 2 heures de trajet matin et/ou soir est une question de bon sens que chaque citoyen, télétra- vailleur compatible est en droit de se poser.
Pour que les conditions d’application ne soient pas iniques, les entreprises doivent penser et transformer leur organisation. Des outils doivent être créés afin de répondre à la réalité d’aujourd’hui. À suivre... n
 ]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[                 Formation Data science et transformation digitale
L’IAE Paris-Sorbonne et l’École de guerre économique
(ÉGÉ) ouvrent en septembre 2021 la formation certifiante Data science et transformation digitale destinée
à répondre aux besoins du marché et des professionnel·les qui
souhaiteraient développer leurs compétences dans
ce domaine. Une approche innovante articulée autour d’une immersion dans la peau d’un consultant. Cette formation, asynchrone, flexible, qui s’adapte au rythme des apprenant·es, est très complète et 100 % en ligne. On y acquiert les bases solides autour de la data. Aucune connaissance préalable requise.
L’Esma, 7e meilleure formation mondiale en animation 3D
Le site de ressources en ligne Animation Career Review, dédié au secteur de l’animation 3D et du jeu vidéo, dévoile son palmarès et publie son classement, calé sur
J’aime ma boîte
Ddu progrès !
’Alexandre le Grand à Thomas   l’électricité pour certaines fonctions des
briefing rh & formation
pratique
  La mobilité, premier levier
  Pesquet, la mobilité représente le plus puissant moteur du progrès. En effet, le dévelop-
pement de solutions de mobilité toujours plus performantes a de tout temps obligé les hommes à se dépasser et à être créatifs. Au-delà des progrès technologiques, la mobilité invite à une ouverture au monde. La rencontre de cultures confronte son sa- voir et l’enrichit.
Ce besoin de comprendre l’autre est à l’origine d’avancées technologiques, dans le monde de l’aviation et de la conquête spatiale, qui ont accru la sécurité, la du- rabilité et l’efficacité énergétique des ap- pareils. Des progrès qui ont, par exemple, divisé par deux la consommation de car- burant des jets d’aujourd’hui par rapport à ceux des années 1980, et sont ensuite transposés à des usages personnels ou do- mestiques. Une tendance qui se poursuit avec l’utilisation de biocarburants et de
appareils.
En ces temps de pandémie qui clouent les avions des grandes compagnies au sol, alors que la fenêtre sur le monde se ré- sume souvent à un écran Zoom, jamais le besoin de mobilité ne s’est fait plus vive- ment ressentir. Les solutions de commu- nication numériques, quoique très utiles, ne remplaceront jamais les déplacements, la rencontre réelle, la poignée de main, la connivence.
Nécessité professionnelle, mais aussi mo- tif personnel ou encore rapatriement sa- nitaire, le monde est mouvement et s’est construit par et grâce à la mobilité des hommes. n
Tribune de Luc Piot
président d’AB Corporate Aviation, membre Ethic
        UNIVERSITÉ DE TECHNOLOGIE DE COMPIÈGNE
Vous serez ce que vous choisirez
d'être
interactions.utc.fr • webtv.utc.fr • www.utc.fr donnons un sens à l’innovation
   Ingénieur UTC
    des critères tels que l’enseignement, le programme, la réputation académique, le taux d’insertion sur le marché du travail post-diplôme, le nombre de diplômé·es, etc. Le site classe l’Esma en 3e position parmi les meilleures écoles d’animation 3D en France, 5e meilleure école d’animation 3D en Europe et 7e dans le monde.
GEMsurla«routedelasoie»en partenariat avec Caucasus university
Grenoble École de Management propose un nouveau parcours transcontinental : 30 étudiantes et étudiants partiront en janvier 2022 pour vivre le
2e semestre de leur 2e année du Programme
Grande École à Tbilissi en Géorgie au sein de la Caucasus School of Business (Caucasus University). Au programme : histoire de la route de la soie et son impact sur les relations commerciales actuelles. Ce parcours est développé dans le cadre de la nouvelle stratégie d’internationalisation
engagée à travers trois piliers : de nouvelles opportunités pour les étudiant·es, une prise en compte des impacts environnementaux et un lien renforcé avec le management de la technologie et de l’innovation.
           génie biologique
 génie des procédés
  mécanique
 informatique
 génie urbain
  ecoreseau.fr juin 2021
| 47
JPO*
11 décembre 2021 15 janvier 2022
www.utc.fr
* virtuelles si les conditions sanitaires l’exigent
]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[pratique
carrières & talents
L’ère des ingénieur·es
ce que le profil devienne le préféré des entreprises. La demande pour le double profil ingénieur·e est de- venue plus importante que celle du profil ingénieur·e seul. Il s’agit d’une manière pour le recruteur de s’assurer de l’intérêt du·de la can- didat·e pour la fonction de mana- gement. Côté rémunération, un·e ingénieur·e manager en début de carrière gagne 15 à 20 % de plus qu’un·e « simple » ingénieur·e. Pour ceux et celles qui souhaitent inté- grer la direction générale, la double formation est devenue quasi néces- saire. Les outils acquis donnent le moyen de mieux comprendre le client, la stratégie de l’entreprise, le management, la finance... Autant de compétences essentielles pour exercer une fonction de direction.
Techniques
de vente et charisme
Être leader ne se décrète pas. C’est le résultat d’un savoir-être et d’un savoir-faire qui provoque une en- vie d’adhérer des équipes. « Le lea- dership est le processus par lequel une personne influence un groupe de personnes pour atteindre un objectif commun », explique Peter Northouse, auteur de Theory and practice chez Sage. Faire adhérer d’autres personnes sans manipuler, est un art... Certaines formations au leadership proposent en premier lieu aux participant·es d’acquérir des techniques de vente. Lors de mises en situation, les stagiaires s’entraînent à vendre un objet à un prospect en tenant compte de ses besoins et motivations. Ils·elles sont ensuite invité·es à simuler la vente d’un projet d’investissement à d’autres stagiaires en endossant le rôle de décisionnaires réfractaires. Mais au-delà des techniques pour convaincre, le leadership évoque aussi le charisme qui caractérise certaines personnes et qui, a priori, pourrait sembler inné. Si cet aspect est sans doute plus difficile à ac- quérir pour des ingénieur·es aux profils très techniques et peu por- té·es sur la communication, il n’en reste pas moins accessible à tous. À condition d’en comprendre les codes.
Des doubles diplômes
Certaines écoles d’ingénieur·es partent aujourd’hui du principe que leurs étudiant·es seront au- tant managers que les élèves sor- tant d’écoles de commerce. Pour cette raison, elles s’ouvrent à de nouvelles disciplines en créant des doubles diplômes en partenariat, notamment avec des écoles de
managers
La double compétence « ingénieur·e et manager » s’impose face aux profils purement techniques
Transformer un « ingé » à la formation technique ultra-pointue en leader capable de mobiliser les équipes transversales, tel est le défi que doivent relever les écoles d’ingénieurs de toutes spécialités.
L
sont amenés à exercer des fonc- tions de management transverse. Pour les plus jeunes, l’une des dif- ficultés majeures consiste à piloter des projets, animer des task-forces, suivre des processus qualité pour les achats ou d’autres services, sans bénéficier des avantages d’une autorité hiérarchique. Dans cette configuration, seules les qualités d’un bon manager transverse, d’un bon leader, vont fédérer les équipes pour les embarquer avec lui ou elle. Le leadership apparaît comme une condition du succès de leurs mis- sions. Rien d’étonnant, dès lors, à
La demande pour le double profil ingénieur·e est devenue plus importante que celle du profil ingénieur·e seul.
e management est devenu un incontournable des for- mations d’ingénieurs. Un
grand nombre d’entre eux
    48 |
juin 2021 ecoreseau.fr
    ]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[                                            Modern
Cloud Provider
              Gestionnaire et architecte d’infrastructures Microsoft.
                DÉCONFINEMENT, le monde d’après !
Lapériodeactuelleabousculé l’organisationdutravailet poussé nombre d’entreprises à privilégier le télétravail pour continuer à fonctionner.
Pris de court et dans l’urgence, mettre en place des solutions favorisant le travail à distance n’est pas toujours une mince affaire. Nous savons aujourd’hui qu’il vaut mieux y être préparé, et que, mettre en place des solutions de télétravail adaptées, tout en consolidant la sécurité des accès distants pour étendre leur usage, est devenu une necessité.
Prévoyez ces solutions dès maintenant avec l’aide de nos consultants !
  +33 1 55 85 08 80
www.piservices.fr info@piservices.fr
Partenaire de votre transformation digitale
Avec une expérience de plus de 20 ans, nos équipes de passionnés et d’experts spécialisés dans les plateformes d’entreprise Microsoft (On-Premise, Cloud Privé et Hybride) accompagnent leurs clients dans leur transformation numérique. Services de proximité de l’IT, contribution à l’innovation et à la création de valeur, approche pragmatique des projets basée sur les meilleurs pratiques des éditeurs de logiciels, notre démarche est toujours orientée autour de trois grands axes «sécurité», «exploitation» et «business».
PI Services, un réseau de compétences pour simplifier votre transformation numérique.
   ]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[                                                                               pratique
carrières & talents
 Le futur
de l’informatique : c’est quoi ?
  C’est une informatique ouverte et inclusive qui donne ses chances à tous les étudiants qui veulent prendre part à la transformation de la société, peu importe leurs champs d’application de départ. Pas besoin d’être un scientifique pour réussir, l’engagement est tout aussi important.
C’est une informatique qui permet aux étudiants de construire leur parcours en fonction de leurs envies, de leurs projets professionnels et d’évoluer avec eux.
C’est une informatique qui comprend la portée des changements qu’elle induit dans la société et qui implique toutes les disciplines pour ouvrir le débat et trouver les solutions qui fonctionnent.
Depuis 20 ans, Epitech forge des personnalités et forme
des experts reconnus pour leur leadership technologique,
leur singularité et leur adaptabilité.
La plupart débutent leur carrière en tant que chef·fe de projet ou consultant·e pour un salaire moyen de 45 000 euros
   Établissement d’enseignement supérieur privé. Cette école est membre de
   ABONNEZ-VOUS à EcoRéseau Business
Et recevez-le directement chez vous !
 commerce. Idéal pour les jeunes indécis·es ou polyvalent·es ! Objec- tif affiché : s’adapter aux nouvelles attentes des étudiant·es, mais aussi des recruteurs. Depuis une dizaine d’années, les formations qu’elles proposent intègrent la dimension managériale et leadership aux cur- sus. Elles offrent la possibilité de suivre des diplômes doubles, sou- vent en partenariat avec des écoles de commerce. Télécom Paris pro- pose un tel diplôme en partenariat avec HEC Paris. Polytechnique propose un master data science for business également avec HEC Paris, tandis que l’ESTP prépare à un double diplôme avec l’IAE de Paris. Voilà plusieurs années déjà que Grenoble IAE prépare des élèves-ingénieur·es à une double compétence. « En ajoutant seule- ment un semestre à leur dernière année d’études, ils·elles peuvent obtenir un master Management et administration des entreprises (MAE), voire un master spéciali- sé », explique Christian Defélix, directeur de Grenoble IAE.
Si un double diplôme va pousser lé- gèrement la rémunération, sa valeur ajoutée est avant tout d’ordre quali- tatif. « Il ouvre plus de possibilités. L’option séduit les étudiant·es qui
visent d’emblée un poste à contenu managérial », constate Christian Defélix. Pour l’heure, si la double compétence concerne essentielle- ment des ingénieur·es visant une compétence en management, la recherche se montre parfois in- verse. « Depuis une petite dizaine d’années, quelques élèves de notre IAE rejoignent l’école Grenoble INP-Génie industriel pour acqué- rir une compétence technique », explique le directeur de Grenoble IAE. Dans ce cas, pour ajouter le diplôme d’ingénieur à leur master IAE, les étudiant·es doivent suivre un an d’études en plus.
Une année
de spécialisation
Dans certaines écoles, les étu- diant·es choisissent de réaliser le cursus ingénieur en trois ans avant un master dans une école de com- merce ou à sciences Po. L’Univer- sité de technologie de Compiègne (UTC) propose, dans le cadre de la formation continue, des pro- grammes de gestion de projet qui intègrent la dimension managé- riale et la personnalité du·de la chef·fe de projet. L’établissement est à la fois une université et une école d’ingénieur·es. Il forme des ingénieur·es, masters et docteur·es.
           Offre spéciale
Pour 153.80 € 79€
    2 ans (20 numéros)
      50
| juin 2021 ecoreseau.fr
Bulletin d’abonnement à compléter et à retourner avec votre règlement par chèque à l’ordre de LMedia à l’adresse suivante : LMedia - service Abonnements 13 rue Raymond Losserand 75014 Paris
 ☐ MADAME ☐ MONSIEUR NOM
SOCIÉTÉ ADRESSE CODE POSTAL TÉL.
☐
1 AN - 10 NUMÉROS (49 €) ☐ 2 ANS- 20 NUMÉROS (79 €) PRÉNOM
VILLE E-MAIL
     ☐ Je souhaite recevoir une facture par e-mail
Abonnements multiples : nous contacter par mail (abonnement@lmedia.fr) pour un devis personnalisé
Délai de réception moyen du premier numéro : 6 semaines environ. DOM-TOM et étranger : nous consulter (abonnement@lmedia.fr). Les informations ci-contre sont indispensables à l’installation de votre abonnement. A défaut, votre abonnement ne pourra pas être mis en place. Par notre intermédiaire, vous pouvez être amenés à recevoir des propositions de partenaires commerciaux d’EcoRéseau Business. Si vous ne le souhaitez pas, cochez la case ci-contre ☐ Conformément au Règlement Général sur la Protection des Données, vous bénéficiez de droits à l’information, d’accès, à la limitation du traitement, à l’effacement et à la portabilité des données vous concernant que vous pouvez exercer par courrier auprès du service abonnement d’EcoRéseau Business ou par mail à privacy@lmedia.fr. Sauf opposition expresse, les données recueillies lors de votre abonnement peuvent être communiquées à des organismes extérieurs, notamment à des fins commerciales.
 Quart ERB79.indd 1
02/05/2021
14:55:02
INCLUS:unabonnement àlanewsletterd’EcoRéseauBusiness!
Plans de relance
Grandes Écoles
D’où vient cet argent “magique” ?
Stratégie gagnante pour le Royaume Uni ?
des réseaux toujours plus puissants
N°77 MARS 2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
Entre crise et innovation...
TOUT POUR SAUVER/CRÉER
SON ENTREPRISE Paradoxal : c’est le moment de se lancer Vital : les moyens de se relancer
Cybersécurité
Une priorité vitale pour les PME
ecoreseau.fr
BEL/LUX : 5.20 € - Suisse : 9 FS - Canada : 8.99 $ CAN - Maroc : 55 DH - Dom : 5.50 € - Tom : 750 XPF
540 072 139 Paris
DOSSIERS DU GREEN ecoreseau.fr
BEL/LUX : 5.20 € - Suisse : 9 FS - Canada : 8.99 $ CAN - Maroc : 55 DH - Dom : 5.50 € - Tom : 750 XPF
Ces métiers conseils
La numérisation
La relation amoureuse en entreprise télétravail
indispensables à la réussite des entreprises
des PME boostée par l’épidémie
et conséquences
N°78 AVRIL- MAI 2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
histoire du chômage PARADOXE:LECHÔMAGE> Rétro:unepetite
DANS UNE FRANCE
> La météo de l’emploi en région
> Panorama mondial QUI RECRUTE Besoins non satisfaits, relance,
> Transition énergétique
des majors du pétrole
L’avenir radieux des marchés de l’ environnement
> Crise agricole française
métiers nouveaux, la crise qui dope
> La révolution verte
des solutions pour s’en sortir ?
ERBQ79
]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[ Autre tendance lourde en matière de formation des ingénieur·es au leadership, les parcours dopés à certains cours de Sciences Po. Télé- com Paris propose, sur ce principe, un master management, innova- tion, numérique dispensé par Té- lécom Paris et Sciences-Po. Cette formation est particulièrement adaptée aux étudiant·es qui n’ont pas un profil purement scienti- fique. Quoique excellent en maths, ils·elles ont acquis également une très bonne culture générale et ai- ment les sciences humaines et so- ciales.
Formation professionnelle lors d’un changement
de poste
Le double diplôme est devenu cou- rant lors de la formation initiale, ce n’était pas le cas il y a 15 ans. Les ingénieur·es en poste avant la gé- néralisation de ces diplômes dopés n’ont bénéficié d’aucune forma- tion en management et leadership. Nombre d’entre eux et elles se sont vu confier la responsabilité d’une équipe technique pour laquelle les compétences managériales ont autant d’importance que les sa- voir-faire techniques. Mais passer
d’une logique d’expert à une lo- gique de manager ne s’improvise pas. Une formation profession- nelle est de nature à donner aux ingénieur·es de développer leur leadership pour engager et moti- ver leur équipe. En travaillant leur posture d’ingénieur·e manager, les doubles diplômé·es deviennent aptes, à l’issue de la formation, à s’exprimer avec autorité. Ils·elles connaissent mieux les outils RH pour gérer une équipe au quoti- dien, sont mieux armé·es pour af- fronter les conflits et accompagner l’équipe.
Des formations
pour tous les niveaux
La pratique du management et donc la nécessité du leadership s’exerce dès le degré d’agent de maî- trise. Des chef·fes d’équipe, ou ma- nagers de proximité, sont promu·es pour encadrer les équipes tech- niques. Une promotion qu’ils·elles doivent souvent à leur compétence technique ou à leur implication, confronté·es alors aux limites de leur formation technique initiale. Beaucoup ne s’estiment pas suffi- samment outillé·es pour mener à bien leur nouveau rôle au sein de
l’entreprise. Dans ce contexte, une formation ciblée prend tout son sens. Les plans de formation des entreprises proposent de plus en plus des formations pour pallier le manque. Pour bien cibler la forma- tion, un bilan de compétence est parfois requis.
Un atout de plus
sur le marché du travail
Le marché du travail des ingé- nieur·es est en tension. Si le mar- ché leur est favorable, les ingé- nieur·es-managers mettent la barre encore plus haut côté recruteurs en misant sur la double compétence pour renforcer leurs exigences sa- lariales auprès de grands comptes français ou européens, ou créer leur entreprise. D’autant que les RH cherchent de plus en plus à recruter sur des valeurs plutôt que sur de seules compétences tech- niques. La plupart débutent leur carrière en tant que chef·fe de pro- jet ou consultant·e pour un salaire moyen de 45 000 euros. Mais la spécialisation management et lea- dership n’est pas réservé aux cadres dirigeant·es des entreprises issu·es des grandes écoles.
MARiE BERnARD
carrières & talents
pratique
                  Construisez votre double compétence en management général ou spécialisé
Grenoble IAE cultive la diversité des profils et forme vos collaborateurs en formation continue, quel que soit votre secteur d'activité
Plus d'infos sur grenoble-iae.fr
                   eecco or re es se ea au u. .f fr r j ju uiin n 2 20 02 21 1 | | 5 51 1
]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
 VOYAGE AU CŒUR
 DES PRIX IMMOBILIERS
La tectonique des plaques due à la covid a rebattu les cartes, mais un constat : l’immobilier demeure solide
L’immobilier fait de la résistance ! Baromètre patrimoine & fiscalité Baromètre finance de marché Culture & Co
Essais auto
Mobilité : objectif 100 % électrique
Dans l'air du temps : le golf d’après-crise sous le par ? Art du temps
p. 54 p. 64 p. 68 p. 70 p. 72 p.74 p. 78 p. 82
52 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                Les belles adresses Sefri-Cime pour habiter ou investir
dans la dynamique du Grand Paris
À proximité immédiate de la ligne 13 et de la future gare Au pied de la future gare du Grand Paris Express (ligne 15 sud)**,
du Grand Paris Express (ligne 15)** à proximité du RER C et du tramway T2. Prolongement de la ligne 12
(projet en cours)***
 L’Ove, Courbevoie
   À 7 minutes* de Paris Saint-Lazare depuis "Bécon-les-Bruyères", future gare du Grand Paris Express (ligne 15 ouest)**
BÉCON LES BRUYÈRES
LES AGNETTES
  ISSY RER
PARIS
   appartements-villagedelage.fr
Cinétic, Issy-les-Moulineaux
   Country Club, Asnières-sur-Seine
    countryclub-asnieres.fr
cinetic-issy.fr
 www.sefri-cime-residentiel.fr
SNC COURBEVOIE ENERGY PARC. RCS Paris 839 321 759. SEFRI-CIME PROMOTION. RCS Paris 592 011 252. *Source : Google Maps. Temps donné à titre indicatif. **Sources : Société du Grand Paris https://www.societedugrandparis.fr/ et Google Maps, temps de calcul effectif donné à titre indicatif. ***Source : issy.com. https://www.issy.com/actualites/prolongement-de-la-ligne-12-du-metro-lancement-d-une-etude. Document et Illustrations à caractère d’ambiance, non contractuels. Illustrations : Asylum et Miysis. Conception & Réalisation : - 03/2021.
  E
N
G
I
L
1
5
N
D
A
R
I
S
E
X
P
R
E
S
S
LIGNE 13
A U
R O
G B
L
E
V
P A
R
D
P
É
R
I
P
H
É
R
I
Q
U
E
RER C
]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
L’immobilier
fait de la résistance !
patrimoine
 «L
2020, 1 024 000 transactions ont été conclues, ce qui a limité la baisse des volumes à 4 % sur une année », a révélé fin avril une note de conjoncture des Notaires de France. Malgré le premier confinement de mars, les Français·es n’ont donc pas délaissé la pierre, considérée plus que jamais comme une va- leur refuge. Un appétit renforcé par la faiblesse des taux d’inté- rêt qui se confirme en ce début d’année. Fin février, les no-
taires décomptaient 1 046 000 transactions fin février 2021, soit - 2,3 % sur un an. Pour au- tant, la demande a évolué. Pa- ris, leader du marché en termes de hausse des prix, a chuté de son piédestal, observent les no- taires. Les prix dans la capitale ont marqué une pause dès le 3e trimestre 2020. En avril 2021, le prix moyen du mètre carré dans Paris intra-muros s’éta- blissait à 10 600 euros, contre 10 850 euros en novembre 2020. Ce fléchissement s’étend à la banlieue et même à la province. « Un atterrissage en douceur des prix semble également se dessi- ner dans les prochains mois en petite et grande couronne : il se lit graphiquement sous la forme d’un plateau qui marque la sta- bilisation ou une légère érosion attendue des prix », expliquent les notaires. Selon eux, les in- dicateurs des avant-contrats en province marqueraient un ralentissement de la hausse annuelle des prix des apparte- ments (+ 3,2 % à fin mai 2021, contre + 6,3 % au quatrième tri- mestre 2020). En revanche, les maisons suscitent l’intérêt d’une part croissante des acheteurs à la recherche de plus de confort de vie. Leurs prix augmenteraient de 6,3 % à fin mai 2021 contre + 6,5 % au dernier trimestre 2020. Derrière cette tendance globalement solide, se cachent des disparités. Toujours selon la note des notaires, les prix des appartements accuseraient une chute de 5 % fin mai 2021 à Bordeaux. En revanche, d’autres villes, moins chères, continue- raient de voir leurs prix progres- ser, à l’image de Nantes, Mont- pellier, Caen, Rouen, Grenoble et Toulouse. Sur le marché des maisons, les prix subiraient un fort ralentissement de la hausse dans les agglomérations de Lyon et du Havre. La raison de cette évolution en ordre disper- sé s’expliquerait par la hauteur des prix atteints dans certaines grandes villes ou aggloméra- tions. Face à cette inflation, les acheteurs se reportent sur des villes plus petites mais meilleur marché. « L’effet solvabilisateur des faibles taux d’intérêt des prêts immobiliers atteint aussi sa limite : les taux semblent être arrivés au point le plus bas. Ce qui pourrait signifier qu’ils ne vont plus contribuer davantage à faire entrer de nouveaux ac- quéreurs potentiels sur le mar-
a pandémie n’a pas eu raison de l’immobilier d’habitation. En
 54 |
juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[ Aux Portes de Bruxelles : Propriété de charme dotée d’un beau parc
          Sud de Bruxelles - Ixelles : Magnifique hôtel particulier 1928 rénové
                      L’Immobilière Le Lion est spécialisée depuis près de 50 ans dans la vente et la location de biens de prestige à Bruxelles et ses environs.
   Immobilière Le Lion s.a. Av. Delleur 8, 1170 Bruxelles info@immo-lelion.be Tel + 32 2 672 71 11 WWW.IMMO-LELION.BE
]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[                                                  vie privée
La production de crédits à l’habitat a rebondi au mois de mars
patrimoine
   ché. Ceux et celles à qui ils ont permis d’accéder à la propriété y sont déjà entrés pour l’essen- tiel, poussés par l’appétence naturelle pour l’acquisition im- mobilière. Les autres en reste- ront exclus tant que les prix ne s’ajusteront pas », analysent les notaires.
Crédit immobilier :
les emprunteurs retrouvent le sourire
Si les récents sondages té- moignent de la prudence des Français vis-à-vis de la conjonc- ture, nos concitoyen·nes n’en délaissent pas pour autant l’im- mobilier. Pour preuve, selon les chiffres mensuels de la Banque de France publiés début mai, la production de crédits à l’habi- tat a rebondi au mois de mars,
soutenue par des taux frôlant les plus bas niveaux enregis- trés à la fin de l’année 2019. En mars, la production de crédits à l’habitat, hors renégociation, a atteint 17,7 milliards d’euros, selon l’institution. Soit une lé- gère progression après les mois de janvier et février où la pro- duction avait atteint 15,5 et 15,6 milliards d’euros. Pour la Banque de France, ce timide re- bond s’explique par une nouvelle baisse des taux d’emprunt (une moyenne de 1,18 % en mars, après 1,22 % en février). « Soit un niveau proche de son point bas atteint en décembre 2019 (1,17 %) », souligne la Banque de France. Un constat parta- gé par Crédit Logement CSA. L’organisme pointe un taux à 1,07 % en avril (après 1,11 % en mars), soit « du jamais observé
jusqu’alors ». Résultat, observe Artémis Courtage, les candidats à l’achat sont plus optimistes. Dans son baromètre publié fin mars, le courtier constate que la perception des Français·es des conditions d’accès aux prêts immobiliers s’amélioraient légè- rement. Cependant, les écono- mistes s’accordent à penser que la reprise économique combinée au retour de l’inflation devrait conduire à un rebond des taux obligataires dans les prochains mois, et par conséquent des taux immobiliers. À cet égard, Cafpi a noté une hausse de deux points de base des taux moyens obtenus pour ses clients en avril. Son concurrent Vousfinancer observe, lui, « quelques remon- tées isolées » dans un environ- nement qui reste « globalement très attractif ». Le courtier ex- plique cette situation par « la volonté de certaines banques de réguler les flux de dossiers de crédits entrants ». Selon les pre- mières grilles communiquées par les banques, les taux de mai
sont effectivement en hausse. Les premières estimations des taux moyens sont de 0,89 % sur15ans,1,05%sur20anset 1,28 % sur 25 ans.
Pour les meilleurs profils, les taux sont de 0,7 % sur 15 ans, 0,9%sur20anset1,11%sur25 ans Comme toujours, la hausse des taux pourrait affecter de fa- çon hétérogène les acheteur·ses, et les jeunes ménages risquent d’être les plus affectés. D’autant que les banques restent soumises aux recommandations du Haut conseil de stabilité financière (HCSF). Lequel a en effet fixé à vingt-cinq ans la durée maxi- mumd’unprêtetà35%lepla- fond du taux d’endettement des ménages. Or, Artémis Courtage a observé une nouvelle hausse de quatre mois pour les prêts des primo-accédants depuis le dé- but de l’année, à vingt-deux ans et quatre mois. Il s’agit de la plus longue durée d’emprunt jamais constatée par le courtier pour les primo-accédants, En somme, si
 Ouije m’Abonne
et je reçois la newsletter quotidienne
Bulletin d’abonnement à compléter et à retourner avec votre règlement par chèque à l’ordre de LMedia à l’adresse suivante : LMedia - service Abonnements 13 rue Raymond Losserand 75014 Paris
  ☐MADAME ☐MONSIEUR NOM
SOCIÉTÉ ADRESSE CODE POSTAL
TÉL.
☐ Jesouhaiterecevoirunefacturepare-mail
☐ 1 AN-10NUMÉROS(49€) ☐ 2ANS-20NUMÉRO(79€)
 PRÉNOM
VILLE E-MAIL
    ERBDL79
540 072 139 Paris
    Ces métiers conseils
La numérisation
La relation amoureuse en entreprise télétravail
indispensables à la réussite des entreprises
des PME boostée par l’épidémie
et conséquences
N°78AVRIL-MAI2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
histoire du chômage PARADOXE:LECHÔMAGE> Rétro:unepetite
DANS UNE FRANCE
> La météo de l’emploi en région
> Panorama mondial QUI RECRUTE Besoins non satisfaits, relance,
> Transition énergétique
des majors du pétrole
L’avenir radieux des marchés de l’ environnement
> Crise agricole française
métiers nouveaux, la crise qui dope
> La révolution verte
des solutions pour s’en sortir ?
DOSSIERS DU GREEN ecoreseau.fr
BEL/LUX:5.20€-Suisse:9FS-Canada:8.99$CAN-Maroc:55DH-Dom:5.50€-Tom:750XPF
 Abonnements multiples : nous contacter par mail (abonnement@lmedia.fr) pour un devis personnalisé
Délai de réception moyen du premier numéro : 6 semaines environ. DOM-TOM et étranger : nous consulter (abonnement@lmedia.fr). Les informations ci-contre sont indispensables à l’installation de votre abonnement. A défaut, votre abonnement ne pourra pas être mis en place. Par notre intermédiaire, vous pouvez être amenés à recevoir des propositions de partenaires commerciaux d’EcoRéseau Business. Si vous ne le souhaitez pas, cochez la case ci-contre ☐
Conformément au Règlement Général sur la Protection des Données, vous bénéficiez de droits à l’information, d’accès, à la limitation du traitement, à l’effacement
et à la portabilité des données vous concernant que vous pouvez exercer par courrier auprès du service abonnement d’EcoRéseau Business ou par mail à privacy@ lmedia.fr. Sauf opposition expresse, les données recueillies lors de votre abonnement peuvent être communiquées à des organismes extérieurs, notamment à des fins commerciales.
DL ERB 79.indd 1 02/05/2021 14:51:48
    56 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[                                  association nationale des conseils financiers
     DES CONSEILLERS POUR
VOTRE PATRIMOINE OU
VOTRE ENTREPRISE
qui travaillent selon vos besoins, dans le respect de vos objectifs et de vos contraintes.
DES COURTIERS CONSEILS
qui peuvent vous aider à réfléchir à une stratégie, répondre à vos questions ou re- chercher pour vous : capitaux, solutions d‘épargne et d’investissement dont ils ne
sont pas les promoteurs.
DES CONSEILLERS IDENTIFIÉS,
FORMÉS, CONTRÔLÉS
pour travailler en confiance
Votre confiance est notre raison d’être
L’ANACOFI c’est :
Ǟ La 1ère instance française de représentation des Conseils en Gestion de Patrimoine, et des Conseils en Finance et Développement d‘Entreprise.
Ǟ L’ANACOFI contrôle aujourd’hui la principale association des Conseils en Investissement Financiers (45% des effectifs nationaux),
Ǟ La première association de courtiers en Opérations de Banques par le nombre d’entreprises (plus de 20% des courtiers),
Ǟ Le plus important syndicat de courtiers en assurance vie par le nombre d’entreprises
Ǟ L’ANACOFI IMMO est un des 4 principaux syndicats d’agents immobiliers (patrimoniaux et d’immobilier d’entreprise),
représentant 22% du marché immobilier neuf. Nos membres réaliseraient jusqu’à 11 Mds€ d’intermédiation/an.
 Visitez notre site
www.anacofi.asso.fr et retrouvez
un professionnel proche de chez vous ou par spécialité
Avec presque 4500 entreprises représentées, elle pèse plus de 26 000 emplois directs et 50 000 générés dans sa sphère d’activité immédiate (avec filiales et sociétés liées aux membres).
92 rue d’Amsterdam - 75009 Paris
Tél. : 01 53 25 50 80 - anacofi@anacofi.asso.fr
 ]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Les acheteurs se reportent sur des villes plus petites mais meilleur marché
Paris leader des hausses des prix, a marqué une pause dès le 3e trimestre 2020.
Paris a connu un léger fléchissement, mais il s’annonce passager
patrimoine
marché, observent les Notaires de France. Cette disparité no- table a un impact sur les prix. S’ils se révèlent toujours en nette hausse sur un an pour l’Île-de- France, avec +6,4 % entre le 4e trimestre 2019 et le 4e trimestre 2020, l’homogénéité n’est cepen-
fléchissement, mais il s’annonce passager. De plus, le retour at- tendu des touristes dans les pro- chains mois va relancer le sec- teur de la location saisonnière, à l’arrêt depuis plus d’un an. Sans oublier les prochains Jeux olym- piques dans la capitale. Certes, certains Parisien·nes ont déci- dé de fuir Paris en raison des confinements, mais cet exode n’est pas assez significatif pour peser sur les prix. » Une ana- lyse qui semble se confirmer à travers les derniers chiffres des professionnels. Certes, si Paris n’est plus la locomotive de la hausse, la capitale a vu ses prix grappiller 0,3 % en avril, selon le dernier baromètre de Meilleur- sAgents. De surcroît, en chute libre depuis le début de la pan- démie, le nombre d’acquéreurs dans Paris augmente à nouveau (10 % de plus que de vendeurs contre 5 % fin décembre). Quant aux délais moyens de transac- tions, ils raccourcissent (49 jours en moyenne, soit 4 jours de moins que fin 2020), observe MeilleursAgents. Du côté de l’Île-de-France, les profession- nels affichent leur optimisme. De nombreuses villes du 93 an- noncent des prix au mètre carré très attractifs mais qui devraient progresser grâce au projet du Grand Paris.
Les régions superstars
La conjoncture est au beau fixe dans les régions qui profitent de la quête des Français·es pour une vie plus confortable. Selon les Notaires de France, la qua- si-totalité des départements affi- cheraient fin avril des prix mé- dians en hausse, une tendance qui se généralise également pour les maisons. Le constat est iden- tique dans la majorité des plus grandes villes de province où les prix des appartements ne di- minuent pas, ainsi que dans les grandes agglomérations où les prix médians de l’habitat indi- viduel poursuivent leur hausse. Les agglomérations de Montpel- lier, Marseille-Aix-en-Provence et Pau augmentent respective- mentde9%,7%et6%au4e trimestre 2020, après de légères baisses constatées un trimestre plus tôt. Saint-Étienne, lanterne rouge du classement, bondit même de 14 % sur le dernier tri- mestre 2020. Un bilan largement partagé par MeilleursAgents qui note de belles envolées dans nombre de métropoles régio-
      les taux remontent, toute une frange de jeunes emprunteur·ses pourraient ne plus être éligibles à un prêt.
Paris a perdu, un peu,
de son éclat
Fait nouveau de l’année 2020, l’orientation des volumes de transaction dans l’immobilier résidentiel est hétérogène : le nombre de ventes de logements anciens a chuté de 12 % en Île- de-France, qui n’apparaît plus comme la locomotive du mar- ché, là où la province a tiré le
dant pas de mise. Ainsi, dans Paris intra-muros, les prix ont marqué une pause dès le 3e tri- mestre 2020 et le ralentissement semble se confirmer, constatent les notaires. Paris ne ferait donc plus rêver ? La réalité est plus nuancée. Manuel Ravier, cofon- dateur de la société Investisse- ment-Locatif.com n’observe pas de baisse des prix à Paris et pa- rie même sur une poursuite de la hausse. « Beaucoup de ménages souhaitent encore habiter à Paris et l’offre est tellement contrainte que les prix devraient inélucta- blement progresser de nouveau. Certes, Paris a connu un léger
 58 |
juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[                                POUR HABITER OU INVESTIR À RENNES
   UN LIEU DE VIE UNIQUE
  Ascension Paysagère
Un emplacement privilégié, une architecture remarquable, urbaine,
avec ses bâtiments incurvés, en retrait des berges, de généreux espaces extérieurs végétalisés offrant un panorama inédit sur la Vilaine.
Appartements 61 m2 à 180 m2 encore disponibles
PREMIÈRES LIVRAISONS FIN 2021
  02 99 78 00 00 ■ giboire.com
  ]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Dans le neuf, les prix ne vont pas descendre tant la pénurie est manifeste
patrimoine
de trouver une ville qui maxi- mise le potentiel financier tout en minimisant le risque locatif. On remarque que les investis- seurs ont tendance à ne prendre en compte que l’un de ces deux
frir un bien neuf, souvent plus confortable et moins énergivore qu’un bien ancien, ne doivent pas se faire d’illusion. Les prix ne baisseront pas. « Dans le neuf, les prix ne vont pas descendre tant la pénurie est manifeste. Elle s’explique par le premier confi- nement, qui a bloqué le mar- ché, et les élections régionales qui ont anesthésié les projets », explique Sébastien Barreau, se- crétaire générale d’Anacofi. Se- lon les chiffres publiés fin mars par le ministère de la Transition énergétique, fin février 2021, 377 000 logements ont été autori- sés à la construction, soit 79 500 de moins qu’au cours des douze mois précédents. Un chiffre en chute de 17,4 %. La baisse atteint 9,5 % pour les mises en chantier, à 351 900 unités. Soit 36 900 lo- gements de moins que lors des douze mois précédents. Le coup de frein est particulièrement fort dans certaines régions : l’Île-de-France (-15,6 % de loge- ments commencés sur un an), les Hauts-de-France (-16,6 %), le Grand-Est (-11,2 %), la Provence- Alpes-Côte d’Azur (-10,8 %) et la Corse (-27,7 %). « Selon moi, les prix devraient même conti- nuer de grimper dans les mois à venir, soutenus notamment par la hausse des coûts de la construction. Dopées par la re-
    nales comme Nantes, Rennes ou Lyon alors que Marseille rattrape progressivement son retard. L’engouement pour ces métropoles régionales profite d’ailleurs aussi très nettement à leur périphérie. « Marseille est un cas emblématique. Autrefois peu recherché par les ménages, la ville suscite désormais toutes les convoitises, grâce à son cli- mat bien sûr, mais aussi aux projets de rénovation enclenchés ces dernières années. Résultat, l’offre de logements est devenue très réduite et les biens mis sur le marché partent très rapide- ment », indique Manuel Ravier. Cette tension est alimentée par l’essor de l’investissement loca- tif, comme le montre une étude du courtier en ligne Pretto. La fintech du crédit immobilier, s’est associée à Masteos, spécia- lisée dans l’investissement loca- tif clé en main, pour analyser le comportement d’investissement des Parisiens locataires : l’année 2020 leur a donné des envies d’achat immobilier. Mais leur projet s’est souvent heurté aux prix élevés de la capitale, phé-
60 | juin 2021 ecoreseau.fr
En avril 2021, le prix moyen du mètre carré dans Paris intra-muros s’établissait à 10 600 euros, contre 10
850 euros en novembre 2020.
Investir en région plutôt qu’à Paris est une bonne stratégie. L’enjeu est de trouver une ville qui maximise le potentiel financier tout en minimisant le risque locatif –
Thierry Vignal, Masteos
    nomène accentué par le durcis- sement des règles d’octroi de crédit qui a baissé les capaci- tés d’emprunt », analyse Pierre Chapon, président de Pretto. Et pour cause : pour une résidence principale à Paris, le prix du bien moyen est de 510 000 euros. Un budget hors de portée pour bon nombre de locataires, mais l’in- vestissement locatif est aussi un vrai choix pour certains d’entre eux et elles qui auraient les moyens de devenir propriétaires à Paris. Les locataires parisiens intéressés par un investissement locatif sont aujourd’hui 61 % à cibler la province, contre 55 % en 2019, révèle l’étude. « Inves- tir en région plutôt qu’à Paris est une bonne stratégie. L’enjeu est
critères. Or, c’est l’optimisation du couple rendement-risque qui compte vraiment », pense Thierry Vignal, président et co- fondateur de Masteos. Lille, en tête des villes qui attirent les investisseurs parisiens ces deux dernières années que le marché est saturé. Même les quartiers les moins bien cotés comme Lille Sud, sont en tension. « À une dizaine de kilomètres, il est intéressant de regarder Rou- baix qui offre un taux de ren- dement nettement supérieur (9,06 % en moyenne) », recom- mande Thierry Vignal.
Dans le neuf,
les prix ne vacillent pas Les ménages qui souhaitent s’of-
prise mondiale et l’accélération de la demande chinoise, les ma- tières premières utilisées dans la construction comme le zinc, le cuivre ou le bois flambent. En outre, les nouvelles normes envi- ronnementales imposées par les pouvoirs publics aux promoteurs vont faire irrémédiablement monter les coûts et, in fine, les prix de vente », souligne l’expert.
Le marché soutenu par l’investissement locatif Dernier facteur susceptible de justifier le rebond des prix de l’immobilier dans les mois à ve- nir : l’engouement persistant des
 ]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[                 nos conseillers immobiliers
sont comme nos biens,
ils prennent de la valeur.
Chez Guy Hoquet, nous recrutons près de 1000 collaborateurs par an et chacun peut accéder à une formation complète quel que soit son parcours.
 N’attendez pas, rendez-vous sur notre page recrutement.guy-hoquet.com pour postuler.
 #BIENENSEMBLE
GUY HOQUET L’IMMOBILIER - Paris Porte de Gentilly- 39 avenue Paul Vaillant Couturier – CS 60511- 94258 Gentilly. S.A.S. au capital de 167 693,92 euros- RCS Créteil B 389 011 537- APE 7740Z- Carte professionnelle n° CPI 9401 2016 000 018 126 délivrée par la préfecture de Créteil Caisse de garantie CEGC- 16 rue Hoche Tour Kupka B- TSA 39999 92912 La Défense cedex- TVA intracommunautaire n° FR 75 389 011 537 – Chaque agence est
  Crédits photos : Shutterstock
]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[                vie privée
Le projet de Parisiens locataires désireux d’acheter s’est souvent heurté aux
prix élevés de la capitale, phénomène accentué par le durcissement des règles d’octroi de crédit qui a baissé les capacités d’emprunt –
Pierre Chapon, Pretto
patrimoine
Les locataires parisiens intéressés par un investissement locatif sont aujourd’hui 61%àciblerla province.
         épargnant·es pour l’investisse- ment locatif dans le neuf comme dans l’ancien. Pour le neuf, le succès du dispositif Pinel ne se dément pas. « Le Pinel est un bon dispostitif pour se constituer un patrimoine en prévision de la re- traite, par exemple. En utilisant l’endettement, l’investisseur va bénéficier d’un effet de levier si-
gnificatif. Bien sûr, il faut veiller à acheter à bon prix et dans des bonnes zones, » rappelle Ma- thieu Mars, directeur associé à l’Institut du Patrimoine. Pour les investisseurs à la fois amou- reux des vieilles pierres et rétifs à l’exotisme, le dispositif mis en place dans le but d’aider la réno- vation des logements dégradés de centre-ville : le « Denorman-
 62 |
juin 2021 ecoreseau.fr
die » suscite un intérêt croissant. Ce mécanisme, du nom du mi- nistre actuel du Logement lancé en 2019, procure exactement les mêmes avantages fiscaux que le Pinel dans le neuf. Toutefois, des conditions sont requises. Les travaux à réliser doivent re- présenter 25 % du montant de l’opération immobilière, c’est-à- dire le montant de l’achat addi- tionné à celui des travaux. Autre condition : le montant de l’achat ne doit pas dépasser 300 000 eu- ros. Enfin, le logement est loué non-meublé et le loyer proposé est ensuite plafonné ainsi que les ressources des locataires. Ce mécanisme, qui est en fait une extension du Pinel dans l’an- cien, revêt plusieurs avantages par rapport au Pinel classique. En premier lieu, le périmètre géographique est bien plus vaste. La loi Denormandie s’applique dans les agglomérations dont les centres-villes se dégradent et comportent de nombreux lo- gements vacants ou en mauvais états. Les 222 villes bénéficiaires du plan Action cœur de ville, ainsi que les villes retenues au titre de la démarche Expérimen- tation ville patrimoniale sont éligibles au dispositif de défisca- lisation Denormandie. En outre, l’épargnant investit au cœur des villes où les prix sont tradition- nellement moins volatils que dans les périphéries où l’offre se montre moins pléthorique.
Bien sûr, comme pour le Pinel classique, il s’agit d’un inves- tissement réfléchi. Le dispositif concerne donc en priorité les in- vestisseurs immobiliers locaux parfaitement au fait du marché. « Ce dispositif Denormandie est intéressant car il contribue à répondre à l’excès de demande dans les centres-villes. De plus, son taux de défiscalisation est attractif. À terme, les pouvoirs publics auraient tout intérêt à l’étendre à davantage de zones », estime Sébastien Barreau, secré- taire général d’Anacofi. Enfin, les épargnants continuent à s’in- téresser aux résidences seniors. Elle offrent également un ren- dement attractif, souvent supé- rieur à 3 % pour des risques li- mités tant la demande est vouée à progresser au cours de ces pro- chaines années. Preuve du dyna- misme de ce marché, Sénioriales a inauguré en avril une nouvelle résidence services séniors à Mordelles dans l’agglomération de Rennes. « Les statuts de la lo- cation meublée non profession- nelle – LMNP – me poussent à conseiller de privilégier les rési- dences seniors et les résidences étudiantes, deux segments où la demande restera forte à moyen terme. Je déconseille les rési- dences de tourismes, dont on a vu la fragilité du modèle durant la crise. »
PiERRE-jEAn LEPAGnOT
]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[ LE FUTUR MARCHÉ IMMOBILIER DE 13,75 MILLIONS DE SENIORS
 VOUS ATTENDEZ QU’IL VOUS PASSE SOUS LE NEZ ?
Si, depuis 20 ans, nous attirons autant les seniors et les investisseurs, c’est certainement que nos résidences répondent à toutes leurs attentes.
Mais c’est peut-être aussi parce que nous faisons notre métier avec amour, celui que nous devons à nos aînés.
Pour la génération baby boom, nous sommes fiers d’avoir le cœur qui fait boom.
  0562479495
www.senioriales.com
©Photo-GettyImages
                  senioriales ans
d’amour
]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
   bons plans expert
 Mirabaud Asset Management de nouveau labélisé iSR en France.
Ce label créé en 2016 par le ministère de l’Économie et des Finances définit un ensemble de critères d’intégration systématique et mesurable de
l’analyse extra- financière et ESG aux investissements. Ce fonds rejoint la liste des fonds Mirabaud
déjà labellisés ISR : le Fonds Mirabaud- Sustainable Convertibles Global et ses deux fonds actions internationales, Mirabaud-Sustainable Global Focus
et Mirabaud-Sustainable Global High Dividend.
Loomis FXGS-CPoR fête l’Empereur
Loomis FXGS a lancé début mai l’once Napoléon sous le label CPoR. Le spécialiste français de l’or entend ainsi
marquer le bicentenaire de la mort de Napoléon. Il s’agit donc d’un lingotin d’or d’une
once (31,15 grammes
– l’unité de poids de référence sur le marché
international) à l’effigie de Napoléon. La série est limitée à 1 100 exemplaires.
AlloVoisins participe
à la relance de l’économie
Avec déjà 300 000 professionnels (artisans, TPE/PME, auto- entrepreneurs...) partenaires, AlloVoisins offre l’opportunité aux actif·ves en reconversion professionnelle, de plus en plus nombreux·ses avec la crise, de
développer leur nouvelle activité. La marketplace affiche les besoins locaux en cette période
de transformation de l’économie. De la garde d’enfants à
la rénovation complète de logement, les professionnel·les et particuliers proposent leurs compétences en réponse aux besoins des habitant·es près de chez eux. AlloVoisins met également à leur disposition un espace d’échange sur lequel il est possible de présenter ses services ainsi que ses prestations.
  Vincent Villard, fondateur et PDG de l’École d’Art
« Une collection doit être à l’image du collectionneur »
 S’il est opportun d’investir dans l’art, quels artistes privilégier ?
Tout dépend. Est-ce seulement un pla- cement ou s’agit-il de se faire plaisir ? Ce sont naturellement deux choses différentes. Pour espérer gagner de l’argent, il vaut mieux acheter une œuvre d’un artiste coté. Or, seul le pas- sage dans une vente aux enchères forge une vraie cote.
Comment se lancer ?
Il faut fréquenter les ventes aux en- chères et les galeries, en somme s’in- téresser au sujet. Le mieux est de dis- cuter avec les galeristes. Leur objectif est de faire monter la cote de l’artiste qu’ils exposent. L’enjeu est de taille puisqu’ils perçoivent 50 % de la vente d’une œuvre. Je recommande de fré- quenter le plus régulièrement pos- sible les galeries, de revenir plusieurs fois pour montrer son intérêt sur une œuvre et d’en négocier le prix. Il est également conseillé de fréquenter les
ateliers d’artistes. Les prix sont méca- niquement moins élevés car les artistes ne sont pas encore connus et il n’y a pas de TVA. De même, je recommande de se rendre aux journées portes ou- vertes des écoles, on peut y découvrir de jeunes artistes en devenir. Grâce à quoi, j’ai pu m’offrir de nombreuses pièces désormais intouchables.
Quel budget ?
Avec un investissement de 5 000 à 10 000 euros par an, on commence à se construire une belle collection. On va acheter des originaux, peintures ou dessins, mais aussi des gravures, des sérigraphies et des œuvres en édi- tions limitées en général. C’est un bon moyen de commencer à collectionner des artistes cotés. Il existe plusieurs types de marchés, plusieurs catégo- ries d’artistes. Les artistes contempo- rains comme Damien Hirst ou Ge- rhard Richter ne sont à la portée que des multimillionnaires, leurs œuvres
valent plusieurs millions de dollars. David Hockney, un Britannique ins- tallé en Normandie, a vendu une toile plus de 60 millions de dollars, il est l’artiste vivant le plus cher. De jeunes artistes actuels, comme Camille Hen- rot, Claire Tabouret ou Jean Claracq, voient leur cote augmenter régulière- ment tout en demeurant accessibles. La connaissance du marché et des artistes est primordiale pour arbi- trer ses choix. Il faut aussi se méfier des effets de mode, dans le street-art, par exemple ou des artistes comme Bansky ont pris une valeur sans doute excessive. Mais ce qui reste avant tout indispensable, c’est d’aimer les artistes et de choisir des œuvres avec lesquelles on a envie de vivre. Une collection doit être à l’image du collectionneur. n
   focus
Don exceptionnel familial : un dispositif temporaire, en vigueur jusqu’au 30 juin seulement !
  Enfants et petits-enfants ont de quoi se réjouir ! Pour soutenir l’économie fortement impactée
par la crise sanitaire liée à la covid-19, le gouvernement a fini par mettre en place au terme de plusieurs mois de réflexion un abattement exception- nel de droits de mutation à titre gra- tuit (DMTG). Attention, ce dispositif touche, déjà, à sa fin. Il concerne, de manière temporaire et conditionnée, certains dons familiaux de sommes d’argent consentis entre le 15 juil- let 2020 et le 30 juin 2021. Le champ d’application de cette exonération a
été défini par les dispositions issues de la troisième loi de Finances rectifica- tive pour 2020, codifiées à l’article 790 A bis du CGI. « Néanmoins, certains points, peu développés par le légis- lateur, ont suscité des interrogations et ont fait l’objet de commentaires apportant des précisions », indique Marion Capèle, directeur du Pôle Solutions patrimoniales chez Natixis Wealth Management. La spécialiste souligne que l’abattement est plafon- né à 100 000 euros par donateur. « En pratique, un donataire peut donc rece- voir des dons de plusieurs donateurs, pour un montant cumulé supérieur à 100 000 euros, mais de 100 000 eu- ros pour chaque donateur », précise Marion Capèle. Autre point, « le don ne peut être consenti qu’aux enfants, petits-enfants et arrière-petits-en- fants du donateur ou, en l’absence de descendance, aux neveux et nièces. » De plus, les sommes doivent s’utiliser
dans les trois mois. Là où les pouvoirs publics ont été particulièrement vi- gilants, c’est sur l’utilisation de ces fonds. Pas question de partir en va- cances avec ou de se lancer dans des placements hasardeux. L’utilisation peut être de trois natures : la création ou développement d’une PME de moins de 5 ans, via une augmentation de capital. Des travaux de rénovation énergétique de la résidence princi- pale du donataire, éligibles à la prime MaPrimeRénov’. La construction de la résidence principale du donataire, en excluant le bénéfice de l’abatte- ment pour l’acquisition de la rési- dence principale. « Dans la mesure où cet abattement n’est applicable que pour les donations consenties avant le 30 juin 2021, il serait opportun, si vous souhaitez réaliser une donation notariée, de contacter dès mainte- nant votre notaire ! », conclut Marion Capèle. n
64 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[                                 FACE AU CANCER, L’AMOUR, LA LIGUE.
SOUTENEZ LA LIGUE ET FAITES UN DON SUR WWW.LIGUE-CANCER.NET
  Le ciel bleu sur nous peut s’effondrer Et la Terre peut bien s’écrouler
Peu m’importe les problèmes Mon amour puisque tu m’aimes
]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité
 ACHETEZ/VENDEZ     Le chiffre
 Le cuivre au plus haut depuis dix ans
10000 9600 9200 8800 8400 8000
Mars 2021
Fin avril, le cours du cuivre a franchi la barre symbolique des 10 000 dollars la tonne, une première
depuis le record de février 2011 à 10 190 dollars. En hausse de 37 % depuis le début du mois d’avril, le métal est soutenu par le fort rebond économique, notamment en Chine.
         Avril 2021
Mai 2021
 1 million DE DOLLARS
L’estimation par Christie’s d’une bouteille de Petrus millésime 2000 qui a passé 14 mois dans l’espace.
   focus
 Christophe Leroux, directeur de la communication de la Ligue contre le Cancer
 Après une année 2020 globalement difficile pour les associations, comment s’annonce 2021?
La situation nous préoccupe, même si, à la Ligue, nous ne sommes pas encore en état d’urgence. Depuis 2018, l’univers des associations et des fondations affrontent des vents contraires. Crise des gilets jaunes, grèves à répétition et mainte- nant, pandémie. Chaque regain d’incertitude sur l’économie pénalise le marché de la générosité, les dons bien sûr, mais aussi les legs et les libéra- lités. Il est intéressant de constater que le nombre de donateurs se contracte, mais que la valeur des dons augmente, ce qui limite l’ampleur du repli. Les donateurs qui ont encore la possibilité d’être généreux sont conscients de nos difficultés et consentent un effort supplémentaire. À date, 2021 s’annonce mieux que 2020, mais nous n’avons pas encore retrouvé notre niveau de collecte de 2019.
Comment vous êtes-vous organisés pour sur- monter la crise ?
Le premier trimestre 2020 a été particulièrement
dur. Depuis, la conjoncture s’améliore. La pandé- mie a accéléré le mouvement de transformation structurel à l’œuvre depuis quelques années et que nous avions anticipé. Ainsi, les dons en ligne se sont considérablement renforcés tandis que la collecte affinitaire, comme les performances sportives réalisées par une communauté, a pris de l’importance. L’enjeu est de taille. Les gens donnent quand même, mais moins souvent qu’auparavant et à moins d’associations. En temps normal, un donateur se tourne vers trois associa- tions. En ce moment, c’est plutôt une seule...
L’avantage fiscal de 66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable du ménage constitue-t-il réellement un soutien à la collecte ?
Bien sûr, même si ce n’est, selon moi, pas l’avan- tage fiscal qui déclenche le don. En revanche, il permet clairement aux donateurs d’être plus gé- néreux régulièrement. Il fidélise le donateur et l’incite à diversifier ses œuvres. Pour la Ligue, nous avons globalement bien surmonté la crise grâce notamment à notre président Axel Kahn qui a réussi à démonter le lien entre la covid-19 et le cancer, et inversement. Ces deux maladies sont souvent indissociables entre les malades du can- cer plus exposés aux formes graves de la covid et le risque des déprogrammations d’opérations en raison de la surchauffe des hôpitaux.
 Premier trimestre 2021 : le bilan
Jolie performance
 sur le marché de
l’immobilier !
La crise aurait-elle donné quelques envies de projets immobiliers aux Français·es ? Au premier trimestre 2021, l’un des acteurs phares du marché immobilier, Guy Hoquet, constate une hausse de plus de 26 % des volumes de ventes par rapport à 2020 sur la même pé- riode ! Certes, le pays démarrait son ère Sars-CoV-2. Mais si l’on compare au premier trimestre 2019, une année record, la progression observée lors de ce pre- mier trimestre reste de +7,6 %... « Cela prouve surtout que les comportements immobiliers semblent assez immuables malgré les crises, et que son dynamisme, comparé à d’autres secteurs, est sans pareil », se réjouit Stéphane Fritz, président du réseau Guy Hoquet. Alors forcément, le prix de vente moyen, lui aussi, progresse au premier trimestre. En hausse de 10,4 % par rapport à 2019 (et +8,7 % comparé à 2020).
66 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[                Baromètre patrimoine & fiscalité
vie privée
   L’assurance-dépendance
Ayez le réflexe notaire !
L’évaluation de la perte d’autonomie
Pour évaluer cette déficience, certains assureurs utilisent la grille Aggir servant à l’attribu- tion de l’Allocation personnali- sée d’autonomie (APA).
D’autres se basent sur l’impossi- bilité d’effectuer trois des quatre actes de la vie quotidienne : s’ha- biller, faire sa toilette, se nourrir et se déplacer.
Depuis 2013, il existe un label « GAD assurance - dépendance » sous lequel les compagnies retiennent cinq critères : transferts, déplacements, toilette, habillage, alimentation.
Les règles à connaître
Les assurances dépendance sont habituellement conclues pour un an renouvelable par tacite recon- duction.
La personne adhère alors qu’elle est valide, généralement entre 50 et 70 ans.
L’adhésion est acceptée au vu d’un questionnaire médical ou à la suite d’un examen de santé.
Les niveaux de garantie
Les contrats proposent souvent deux niveaux de garantie : la garantie limitée à la dépendance totale ou la garantie qui permet également de recevoir une partie de la rente en cas de perte par- tielle d’autonomie.
Les cotisations
L’adhérent paye chaque année une cotisation, dont le montant est fonction de l’âge auquel il ad- hère et de la rente qu’il souhaite recevoir s’il perd son autonomie. Mieux vaut adhérer lorsque l’on est jeune et encore valide.
Ainsi, une personne qui adhère à 50 ans paiera une cotisation infé- rieure d’environ 30 % à une per- sonne qui adhère à 65 ans, pour un même montant de rente.
La cotisation est revalorisée chaque année en fonction du coût de la vie et peut être augmentée unilatéralement par l’assureur.
Les cotisations devront être payées à vie
En cas d’arrêt de paiement dans les huit premières années, l’argent et le droit à protection sont perdus.
Après huit ans, l’assuré reste couvert mais le montant garanti est diminué.
Délai d’attente et de franchise
La plupart des contrats prévoient un délai d’attente durant lequel
l’adhérent n’est pas couvert. Si la personne perd son autonomie pendant ce délai, l’assureur rem- bourse les cotisations versées et résilie le contrat.
Ce délai est généralement de trois ans pour les maladies neu- rodégénératives et d’un an pour les autres maladies.
Contrats à fonds perdus ou contrats mixtes
La plupart des contrats d’as- surance dépendance sont des contrats à fonds perdus.
Autrement dit, si l’assuré finit ses jours valide, il perd les coti- sations qu’il a versées. Certains assureurs proposent donc des contrats « mixtes » qui com- binent le versement d’une rente en cas de dépendance avec la constitution d’un petit capital s’il ne perd pas son autonomie.
Communiqué
Frédéric AUMONT, Président de la Chambre des Notaires du Rhône
ecoreseau.fr juin 2021 | 67
]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Baromètre finance & marchés Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
68 | juin 2021 ecoreseau.fr
   bons plans SPÉCULONS !
 Columbia Threadneedle investments table sur un retour à la normale cet été Le gérant américain Columbia Threadneedle Investments voit la vie en rose. Son indice de retour à la normale (Return to Normal Index), qui se réfère aux consommateur·rices américain·nes en raison de l’importance mondiale de la
consommation privée aux États-Unis, devrait retrouver son point d’équilibre, soit
100 %, d’ici au mois d’août. Au 1er mai, il était toujours inférieur de 28 % aux niveaux
antérieurs à la pandémie de coronavirus. Mais le gérant table sur immunité plus large et des facteurs saisonniers qui devraient augmenter les niveaux d’activité.
Aviva investors France optimiste mais prudent
sur les actions
Sur les actions, Aviva Investors France conserve une opinion positive. Le gérant
a cependant légèrement réduit ses positions en avril. Il a souhaité prendre quelques bénéfices après la forte hausse du début d’année. La société a aussi mis
en place une protection à la baisse au
sein des portefeuilles qui en détiennent car il constate que le marché a atteint des niveaux de valorisation relativement élevés et estime qu’il aura besoin de nouveaux
stimuli pour progresser. Selon lui, la saison des résultats
du premier trimestre, qui a commencé au mois d’avril, est assez emblématique de cette situation. Les résultats sont supérieurs aux attentes
et pourtant le marché n’a pas réellement salué ces bonnes publications.
Pour invest Securities,
le contexte est favorable
aux cycliques
La dynamique de prévision de bénéfices s’accélère en Europe et aux États-Unis dans le sillage des publications du premier trimestre, de quoi augurer une sortie de crise beaucoup plus rapide qu’anticipé il
y a encore quelque mois, observe Invest Securities. Cette situation est confirmée
par les statistiques macro qui traduisent une embellie inédite. Alors que la crainte d’une hausse des taux sans risque semble avoir fait long feu, le contexte
apparaît particulièrement favorable
pour les marchés actions, en particulier pour les secteurs cycliques qui affichent aujourd’hui les plus fortes révisions haussières, estime le broker. Dans ce cadre, cinq secteurs (constructeurs auto, banques, médias-agences, médias- diffuseurs et semi-conducteurs) pourraient tirer leur épingle du jeu.
    Les investisseurs s’emballent pour le dogecoin
0,8
0,6
0,4
0,2
0
   10avr. 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 2mai 4 6
Depuis la mi-avril et sa cotation sur deux plates-formes eToro et Gemini, le dogecoin a flambé de plus de 450 %. Selon Tyler Winklevoss, PDG de Gemini, cette cryptomonnaie est « l’argent du peuple. Elle est organique, irrévérencieuse et amusante ».
     focus
Lazard Frères Gestion : les investisseurs doivent s’adapter à l’envolée des prix du carbone
 Le marché du carbone a le vent en poupe. Pour- tant, ce marché, créé en 2005, reste méconnu des particuliers autant que des professionnels. Il ne s’agit pas d’un marché « classique » de titres
(actions, obligations) ni d’un marché de matières pre- mières (or, pétrole),
mais d’un marché de
« droits à émettre du
CO2 ». À 47 euros, la
tonne de CO2 est au-
jourd’hui à son plus
haut niveau historique.
« Elle a dépassé son
pic de 2008 à 31 euros,
qui avait laissé place à
un plongeon des prix
jusqu’à 2,70 euros/tonne en 2013. L’Union européenne avait alors réagi en décidant de retirer les quotas excé- dentaires à partir de 2019, en créant un rebond des prix à 30 euros/tonne. L’adoption en décembre 2020 du « pacte vert » de l’Union européenne, avec sa prévision d’une ré- duction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre de l’UE d’ici à 2030, a constitué un nouveau choc. En antici- pant une diminution drastique des quotas disponibles, le marché commence désormais à s’emballer », commente Régis Bégué, directeur de la gestion actions chez Lazard
Frères Gestion. Mais, assure-t-il, l’emballement des prix dispose bien d’un garde-fou : la volonté européenne. « N’oublions pas que le marché du carbone est un outil politique, il cherche à influer sur le comportement des entreprises. Le but n’est pas de pénaliser la compétitivité
du Vieux continent. Toutefois, dans un monde où le déve- loppement durable a pris une importance considérable, l’UE pourrait garder la main ferme avec les “mauvais élèves”. Une nette hausse des prix n’est donc pas à ex-
clure », prévient Régis Bégué. Dans ce cadre, ajoute-t-il, investir « responsable » devient une nécessité pour les épargnants, mais pas n’importe comment. La sélectivité reste bien le maître-mot. « Depuis l’an dernier, de nom- breuses entreprises “vertes” ont atteint des niveaux de valorisation excessifs. Les effets de mode resteront tou- jours le pire ennemi des investisseurs : le développement durable n’échappe pas à la règle et doit être abordé avec un esprit éclairé pour séparer le bon grain de l’ivraie », conclut l’expert. n
 ]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[  experts
  Les riches jouent les actions cette année
 Comment les plus riches ont-ils placé leur argent en 2020 et surtout, quelle sera leur stratégie cette année ? Le baromètre annuel OpinionWay pour l’Association
française du family office (Affo) apporte des élé- ments de réponse. Il démontre que les familles ont préféré ces derniers mois stabiliser leurs investis- sements et demeurer prudentes dans leurs choix d’investissement en raison du contexte incertain créé par la crise sanitaire. Leur sensibilisation à la protection de la famille, à l’éducation de leurs membres et à la transmission de leur patrimoine personnel et professionnel a fortement augmenté, comme leur attrait pour l’investissement respon- sable. Enfin, la propension à investir dans des start- up reste aussi stable qu’élevée. Côté investissement, 6 produits représentent toujours plus des trois quarts des classes d’actifs, avec en tête les actions cotées (20 %) et le private equity (20 %), suivis de très près par l’immobilier d’investissement (18 %). Pour l’année en cours, l’enquête montre que cer- tains produits devraient être davantage représentés
dans les classes d’actifs des familles, notamment les investissements dans les actions cotées, 53 % tablent sur une augmentation avec une hausse par- ticulièrement élevée de 30 points par rapport au précédent baromètre. Les investissements dans les actifs tangibles comme les forêts ou les vignobles devraient aussi augmenter (+11 points) comme la philanthropie et la dette non cotées (+6 points) et l’art (7 points). Le private equity, en direct ou via
des fonds, la trésorerie, y compris le fonds en euros, et la pierre papier devraient être moins représentés en 2021. L’enquête démontre enfin que les familles sont de plus en plus sensibles à l’investissement so- cialement responsable (71 %, +10 points), et la pro- tection de leur famille (95 %, +5 points). n
 En Bourse, des investisseurs plus exigeants
 Les marchés actions européens ont une nouvelle fois progressé en avril, soutenus par les abondantes liquidités versées par les banques centrales, FED en tête, et l’ac-
célération des campagnes de vaccination. Le CAC 40 a gagné le mois dernier 3,6 %. Résultat, depuis le début de l’année, il affiche un gain de 13,6 %. Sur le front macroéconomique, les indicateurs, aux États-Unis et en Europe, sont au beau fixe, même si les États-Unis, grâce aux plans de massifs de Joe Biden, s’en sortent bien mieux que l’Europe. Pour preuve, le PIB américain a bondi de 6,4 % au premier trimestre tandis que celui de la zone euro s’est contracté de 0,6 %. Mais cette contre-perfor- mance est à tempérer, les économistes s’attendent à une solide reprise au cours des prochains mois. Autre point positif, les résultats des entreprises pour les trois premiers mois de l’année sont ressor- tis globalement supérieurs aux attentes tant aux États-Unis que sur le Vieux continent. Pourtant, depuis début mai, les marchés font du surplace.
Les investisseurs semblent de nouveau inquiets par la perspective d’un res- serrement plus rapide que prévu de la politique monétaire de la FED alors que l’inflation s’accélère objectivement outre-Atlantique. « Les marchés nous paraissent sous-estimer les pressions potentielles à moyen terme sur les prix », estime le BlackRock Investment Institute (BII). Selon le premier ges- tionnaire d’actifs au monde, l’inflation aux États-Unis devrait bientôt dépasser
l’objectif de la Réserve fédérale (2 % sur un an) mais des incertitudes demeurent quant à la per- sistance de ce dépassement, reconnaît le gérant. Dès lors, les opérateurs surveillent comme le lait sur le feu le rendement des bons du Trésor amé- ricain à 10 ans et les anticipations d’inflation aux États-Unis. Début mai, les rendements restaient faibles, signe de la confiance du marché dans les perspectives économiques. Attention cependant, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Surtout, et alors que Wall Street enchaîne les records et que la Bourse de Paris évolue sur ses plus hauts depuis l’été 2007, les investisseurs pourraient devenir de plus en plus exigeants : la moindre mauvaise nouvelle pourrait être prétexte aux prises de bé- néfices. Les nouvelles flambées épidémiques dans quelques régions du monde, Brésil et Inde en tête, ainsi que les difficultés rencontrées par le vaccin de Johnson & Johnson leur ont rappelé que la crise sanitaire n’était pas terminée. n
 Le chiffre 45,2
milliards de dollars
LE CHiFFRE D’AFFAiRES GÉnÉRÉ PAR LES VACCinS DE PFiZER ET MODERnA COnTRE LE SARS-COV-2 CETTE AnnÉE.
 Baromètre finance & marchés
vie privée
ecoreseau.fr juin 2021 | 69
]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
culture & co par christophe
Chroniqueur Culture sur LCP et Groupe Canal+ / MyCanal
cd
 combarieu
  Sarah Vaughan : Live 1969 à Berlin
Sarah Vaughan : ce nom résonne pour bon nombre d’entre nous comme l’une des plus belles voix
du jazz du xxe siècle. Petit retour en arrière : nous sommes un soir de 1969, et, à l’étonnement de
tous, cette petite silhouette malhabile de 45 ans va signer, à la Philharmonie de Berlin l’une des performances scéniques les plus magistrales de
sa carrière... Débarrassée de tout maniérisme, avec une élégance aussi discrète que stimulante, elle bouleverse,
entre naturel et sophistication, entre simplicité
et raffinement, et dans une tessiture incroyable. Sarah Vaughan, avec sa voix chaude, suave, souple, et gorgée de swing, privilégie les mélodies sentimentales, dans toute la gamme des émotions mêlées. C’est à vous couper le souffle ! Lost Recordings
Films, de Thibault Cauvin
Ils ne sont pas si nombreux dans le monde de la musique à avoir eu la chance de signer avec un label très prestigieux comme Sony Classical. Le prodige de la guitare Thibault Cauvin en fait
partie, il revient aujourd’hui en nous proposant de découvrir les plus beaux thèmes de grands chefs-d’œuvre du cinéma dans une sélection brillante et éclectique : 18 interprétations de partitions cultes, comme Le voyage de Chihiro, La La Land, In the Mood for Love ou encore Once upon a Time in
Il fallait bien un lieu à sa démesure, à son image fantasque et un brin mégalomane ! Attendons avec impatience la réouverture des musées et précipitons-nous alors à l’Ate- lier des Lumières, dans le 11e arrondissement de Paris. Il s’illuminera très vite (enfin, dès que la maîtresse du temps, la covid, nous le permettra, ce qui ne saurait tar- der) de mille feux incandescents des œuvres célèbres et singulières de Salvador Dali, qui ne pouvait rêver un plus bel écrin, un espace d’exposition et d’immersion plus inattendu. De quoi percer, peut-être, l’énigme éternelle du maître catalan dont le parcours et l’inventivité se sont déployés au travers d’innombrables styles artistiques. Recréés et animés sur le sol et les murs jusqu’à 10 mètres de haut, photos, dessins, peintures, laisseront apparaître les moindres détails des coups de pinceau, des traits et des jeux de matières de l’artiste à la mondialement cé- lèbre moustache pointue, excentrique assumé, et fou aus- si bien du chocolat Lanvin que de la gare de Perpignan. Sans oublier ses obsessions pour l’étrange et le surnatu- rel, de même que sa fascination, son idolâtrie incontrô- lable pour sa femme Gala. Les Pink Floyd accompagne- ront en fond sonore ce voyage hors du temps qui promet de chatouiller nos sens et réveiller l’inconscient. Jusqu’au 2 janvier 2022, à l’Atelier des Lumières, 38 rue Saint-Maur, 75011 Paris. www.atelier-lumieres.com
théatre
expo
L’Atelier des lumières
sacre Salvador Dali !
     Dites-moi, Isabelle Carré...
  America. « Ma guitare est un instrument unique qui permet une addition d’effets, de couleurs,
de sons et d’artifice, ce qui offre un champ infini d’inspiration... presque un nouveau monde », dit-il. Et il n’y a rien à ajouter, seulement écouter...
Sony Classical
Émotions de Gautier Capuçon
Meilleure vente classique de l’année 2020 et de ce début d’année 2021, Gautier Capuçon nous invite à découvrir des pièces qui lui sont chères. Du Clair de Lune de Debussy à la Gymnopédie n° 1 de Satie, de l’Ave Maria de Schubert au Chant à la
lune de Dvorak en passant par l’Hymne à l’amour de Piaf, autant d’émotions contrastées qui nous vont droit au cœur... Capuçon y est brillamment accompagné par son complice de toujours, le pianiste/arrangeur Jérôme Ducros et l’Orchestre de chambre de Paris dirigé par Adrien Perruchon. De divins moments suspendus à l’archet
chaleureux de Capuçon, en attendant de le retrouver un peu partout en France cet été. Erato
Après Les Rêveurs, la comédienne Isabelle Carré est de retour en librairie avec Du côté des Indiens chez Grasset, en attendant de la retrouver sur scène et au cinéma...
Vous réglez vos comptes !
Dans ce deuxième livre,
vous nous révélez les
zones d’ombre du monde du cinéma... C’était un besoin ? Je crois que oui, c’est aussi un livre sur l’insouciance et la difficulté de se défaire des abus de pouvoir... Je crois que ce récit, si je l’ai écrit pour les autres, je l’ai aussi écrit pour moi...
Le titre, Du côté des
indiens, interroge ! Parce que, dans ce métier on est toujours perdants face aux
« cowboys », les producteurs et décideurs ?
C’est effectivement ce que j’ai voulu, sur certaines parties de
ce milieu, faire ressentir. Et lorsque moi, j’ai connu ce genre d’expérience, je partais déjà perdante, il y avait une forme d’abdication qui, avec le recul, me paraît totalement destructrice.
On a l’impression que, dans votre vie d’actrice, vous vous cachez derrière des personnages, mais quand vous écrivez, là, on vous perçoit, vous, totalement. On écrit ce que l’on ne peut pas dire ?
Il y a une phrase de Cioran qui
dit : « On écrit ce que l’on voudrait dire à l’oreille du lecteur. » Je crois effectivement qu’on écrit ce que l’on ne pourrait dire à personne...
Est-ce qu’écrire vous permet aussi de vous rendre compte que vous intéressez les gens ? Ce que vous ne pensiez pas vraiment auparavant...
Ce que je ressens, et qui me va réellement droit au cœur, c’est l’accueil que je peux recevoir après chacune de mes parutions. D’abord celui des journalistes, ensuite
des lecteurs et lectrices que je
rencontre dans les librairies, dans les salons du livre, c’est absolument fabuleux. C’est vraiment une autre expérience que celle d’une avant- première de film ou un soir au théâtre...
Vous écrivez toujours des lettres aux personnes à qui vous en voulez ? Et toujours sans leur envoyer ?
Ah ! mais ça c’est quelque chose qui marche très bien ! Je conseille à tout le monde de pratiquer cet exercice ! Parfois, c’est juste à soi- même que l’on a envie de parler lorsque l’on reproche quelque chose à quelqu’un ! Histoire de faire un point sur une relation...
 70 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[                                Dites-moi, Fabienne Thibeault...
vie privée
« gouvernante ». J’ai dit ça, mais il faut savoir que ce n’était pas du tout facile pour elle. C’était la femme du patron, elle était très surveillée et épiée par les journalistes.
Pourquoi pas un nouvel album ? Ou un one woman show par exemple ?
Pour les chansons, le temps passe, et ça devient assez compliqué, je n’en ai plus l’envie. En revanche, un one woman show, ça, j’adorerais ! Rire fait tellement partie de ma vie ! Il faudrait que je me trouve un auteur génial et je saute dans le grand bain !
culture & co
   ... et la Starmania mania !
La chanteuse franco-québécoise revient, dans Mon Starmania (Ed. Pygmalion) sur le spectacle qui l’a rendue célèbre, il y a 42 ans, avant d’être repris en France l’année prochaine.
Vous chantiez le monde est
stone, vous cherchiez le soleil au milieu de la nuit... Aujourd’hui, la lumière au bout du tunnel, vous commencez à la voir ?
Disons qu’heureusement que je ne
suis pas seule dans ma vie, et que je
la partage avec un être formidable... Pour ce qui est de l’avenir des artistes, je me dis qu’il faut simplement garder l’espoir et je suis sûre que tout va bien se passer ! Je positive !
Vous revenez dans votre livre sur « votre » Starmania. Vous vous attendiez à ce succès planétaire au tout début de l’aventure ?
Pas du tout ! Dans un processus créatif,
dvd
Soul, de Pete Docter
Émouvant, ce dernier petit bijou des studios Pixar.
Joe est passionné de jazz depuis toujours, et a enfin l’opportunité de jouer dans le meilleur club de New York... Mais voilà, un malencontreux
petit pas de côté le fait trébucher dans une bouche d’égout, il ne survit pas à sa maladresse, du moins dans le monde des vivants... Il découvre alors un espace temporel fantastique, sortes de limbes où se croisent ceux qui trébuchent comme Joe et ceux qui sont en quête d’identité avant d’être envoyés sur terre comme
« 22 » ! Se noue entre eux une relation
toute particulière entre, d’une part une terrible déception de quitter la terre, et, de l’autre un manque cruel d’envie de devenir quelqu’un... Une fable philosophique en humaniste sur la quête intime et personnelle de chacun.
Disney
il y a tellement de mystères, tellement de données subjectives qu’on ne peut jamais savoir. Mais je me dis que Luc Plamondon et Michel Berger devaient bien s’y attendre...
Ce qu’on ne sait pas, c’est
que vous ne vouliez pas être chanteuse ! Au départ vous aviez dit non à Luc Plamondon ! Aucun regret ?
Je serais ingrate si je le regrettais. Évidemment on se dit toujours qu’on aurait pu mieux faire les choses, mais il faut accepter ce avec quoi nous avons vécu.
Le casting était fou ! Gall,
Berger, Balavoine qui était votre chouchou...
J’avoue ! Un des meilleurs compagnons artistiques que j’aie eu la chance de connaître. Il était toujours de bon conseil, il me consolait quand ça n’allait pas. Il avait beaucoup d’humour
et il était très observateur. Et pour l’anecdote, on avait tous les deux des petits problèmes de « rondouillardise », alors on s’entraidait ! Un peu de nostalgie quand je pense que, du quatuor principal, je suis la dernière survivante.
En revanche avec France Gall ce n’était pas l’amour fou... Franchement, elle avait des petits côtés
Garçon Chiffon, de nicolas Maury Ah, la quête du succès pour un jeune
comédien : sans doute l’une des phases les plus compliquées de la vie d’un artiste. Voilà donc le point de départ
de Garçon Chiffon, premier film de Nicolas Maury, que l’on connaît dans la fameuse série Dix pour cent. Et si vous ajoutez au manque de propositions de rôles, le manque affectif, la jalousie,
la possessivité de l’être aimé, vous
obtenez un gigantesque mal être qu’il va bien falloir soigner... Voilà un film psychologiquement dur
pour le personnage principal, mais épaulé par une Nathalie Baye dans le rôle sur mesure d’une mère ultraprotectrice, sans doute un peu trop, et qui tentera par tout moyen de le relever des galères... Une heure trente douce, tendre, parfois acerbe, teintée d’humour noir et de cynisme. De belles émotions dans un Paris magnifié.
Blaq out
Villa Caprice, de Bernard Stora Lorsqu’un ténor du barreau au sommet de sa gloire
est approché par l’un des patrons les plus puissants de France qui lui demande de prendre sa défense, le face-à-face concentre toutes les chances d’être explosif. Car l’homme d’affaires est soupçonné d’avoir acquis dans des conditions douteuses une magnifique propriété sur la Côte
d’Azur, la Villa Caprice. Humilié de
s’être laissé piéger, le businessman
compte sur l’habileté de l’avocat
pour le tirer de ce mauvais pas. Une
étrange relation de pouvoir s’installe
entre les deux hommes, a priori
alliés. De ce combat de coqs, qui
l’emportera ? Suspense... Un casting
impeccable, Nils Arestrup, en vieux briscard des affaires judiciaires, et Patrick Bruel, homme d’affaires magouilleur, irradient devant les caméras de Bernard Stora... Business is business ! Jubilatoire !
   M6 vidéo
 Un soir avec... Un soir avec...
MICHEL BOUJENAH ANNY DUPEREY
Lundi 14 juin - 20h30 Lundi 30 mars - 20h30
        BOUJENAH banniere magasine2020-2021_converted.indd
1
20/04/2021 22:05:40 ecoreseau.fr juin 2021 | 71
]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
essais autos
Dacia Sandero Stepway : quand le low cost
bile, dommage !). Au programme, frein de parking électrique, cli- matisation automatique, aide au stationnement avant et arrière, détecteur d’angle mort, caméra de recul, freinage automatique d’urgence, régulateur et limiteur de vitesse, accès et démarrage carte mains libres, toit ouvrant vitré électrique...
Bicarburation et boîte CVT
Et outre un écran tactile 8 pouces, Dacia propose un dispositif très malin baptisé Système Media Control dès la première finition. Il accueille un smartphone dans une station d’accueil spécifique intégrée à la planche de bord. Grâce à l’application Dacia Me- dia Control et la connexion Blue- tooth, le téléphone devient une véritable extension du tableau de bord, jusqu’à remplacer un sys- tème multimédia intégré pour accéder à la navigation, la radio, la musique, le téléphone et les infor- mations du véhicule en utilisant les commandes au volant.
Sous le capot, la Sandero Ste- pway abrite un moteur essence 1 litre 3 cylindres de 90 ch couplé à une boîte manuelle 6 rapports très fluide et agréable à manipu-
se la joue glamour
Le constructeur roumain filiale de Renault fait de sa montée en gamme à petit prix le secret de sa réussite commerciale.
points. Cette troisième génération de citadine surélevée s’est d’abord refait une beauté sans fausse note. Désormais soyez en sûr, plus de honte esthétique à rouler en Da- cia. La Sandero est jolie, avec une nouvelle face avant (calandre, ligne de phares à LED en Y avec allumage automatique en série dès le premier degré de finition) et une ligne plus fluide. En ver- sion Stepway, elle se donne des airs de baroudeuse : garde au sol surélevée de 41 mm par rapport au modèle classique à 174 mm, diamètre de pneus augmenté, ca- pot spécifique, nervuré et bombé, logo Stepway chromé sous la ca- landre, ailettes bombées au-des- sus des feux antibrouillard, barres
  Vous souvenez-vous de cette publicité pour les chaussures Eram : « Il faudrait être fou pour
dépenser plus » ? Elle va comme un gant, si l’on peut dire, à la nou- velle Sandero Stepway de Dacia. Le constructeur roumain, filiale de Renault depuis 1999, n’en finit plus de monter en gamme à la fa- çon de Skoda dans le groupe Volk-
swagen. Dacia, qui s’est fait une place au soleil automobile avec des véhicules moches mais low cost, solides et aux tarifs défiant toute concurrence, cherche au- jourd’hui à dorer son blason à l’or fin du glamour. Alors que se pro- file sur la route la toute nouvelle Dacia Sprint, premier véhicule électrique à petit budget (nous aurons l’occasion d’en reparler), le nouvelle Sandero version Stepway en imitation SUV marque des
  fiche technique
Modèles essayés
 Dacia Sandero Stepway Confort Eco-G 100
 Tarifs
 Àpartirde14190€
 Dacia Sandero Stepway Confort TCe 90 CVT
 Tarifs
 Àpartirde15590€
 Tarifs gamme essence
 De12890€à15590€
 72 |
juin 2021 ecoreseau.fr
de toit logotées, élargisseurs d’arches de roue, bas de
portes renforcé. L’habitacle a lui aussi
bénéficié d’une re- mise à niveau avec du volume, des sièges de très bonne tenue, un confort satisfaisant et surtout un niveau d’équipement (en fi- nition haute) sans la- cune ou presque (pas de chargeur à induc- tion pour le téléphone mo-
ler ou une boîte automatique de type CVT sans grands reproches. À noter que la bicarburation es- sence-GPL est disponible avec uniquement la boîte manuelle. Quel que soit l’attelage, l’agré- ment de conduite est total.
Cette montée en gamme s’accom- pagne bien évidemment d’une relative inflation tarifaire, mais si la Sandero Stepway est désormais positionnée un peu plus haut sur la grille vis-à-vis de ses concur- rentes, elle fait toujours la course en tête.
]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[Hyundai Kona électrique : le bon choix
Le petit SUV coréen a été le premier à proposer la motorisation électrique sur le marché français. Son restylage conforte ses qualités concurrentielles.
La lionne 308 a de beaux restes
La compacte blockbuster de Peugeot sera remplacée à l’automne. En attendant, ce modèle, qui affiche 8 ans d’âge au compteur, demeure le roi de son segment.
Dévoilée au salon de Francfort en septembre 2013, la 308 nouvelle génération a ouvert la voie au renouveau de la marque sochalienne, porté ensuite
par le SUV 3008. Depuis huit
ans, cette berline compacte
a permis au Lion de renouer avec le succès commercial en révélant une qualité de finition et une ergonomie de commandes jusqu’alors inégalée dans l’univers automobile tricolore.
À l’automne, une nouvelle 308 apparaîtra sur nos routes, déjà auréolée d’une réputation flatteuse. Est-ce à dire que la 308 ancien style n’a plus d’arguments à faire valoir ? Tant s’en faut. Ce
plutôt agréable, à la fois tonique et souple. Un bon choix à
l’heure où la vente des véhicules électriques
et hybrides en France s’envole pour atteindre
14 % du marché au premier
trimestre.
modèle à longue vie a bénéficié d’un premier restylage en 2017 et d’un second l’an passé qui lui a donné au passage un i-Cockpit 100 % numérique avec une
dalle de 10 pouces de diagonale (mais pas l’instrumentation holographique en relief des 208 et 2008, trop onéreuse pour un modèle en fin de vie). La mise à niveau portait également sur la dotation en aides à la conduite avec, entre autres, l’arrivée d’un régulateur de vitesse adaptatif, d’une fonction Park Assist, d’un freinage automatique d’urgence de dernière génération, de la commutation automatique
des feux de route, de la reconnaissance des panneaux de vitesse, de la surveillance d’angle mort ou encore d’un frein de stationnement électrique. Pour le reste, la 308 demeure l’un des meilleurs véhicules de son segment avec des qualités mécaniques et de motricité jamais prises en défaut, un plaisir de conduite extrême à la clé, que ce soit en motorisation essence (PureTech 130) ou diesel (BlueHDi 130) couplés dans l’un et l’autre cas à la remarquable boîte autoEAT8.
vie privée
Hyundai a été l’un des précurseurs à proposer en 2018 un SUV électrique performant sur le marché européen avec son Kona. Ce véhicule est le modèle le plus vendu en France par le constructeur coréen, toutes motorisations confondues. Car le Kona est disponible en motorisations essence, hybride et électrique et qui plus est,
pour cette dernière motricité, en deux niveaux de puissance : une batterie de 39 kWh pour un moteur de 136 ch (autonomie de 305 km). Et une batterie de 64 kWh avec un moteur de 204 ch (autonomie de 484 km, l’une des meilleures du segment). Le restyling intervenu en fin d’année concerne toutes les motorisations et le Kona électrique hérite donc, lui aussi, d’une nouvelle face avant avec la trappe de recharge toujours intégrée dans le bouclier. Spacieux, confortable, très bien doté en équipements et réellement polyvalent, le Kona électrique essayé en version 204 ch est rassurant par son autonomie réelle (pour le recharger à 80 %, compter entre 47 minutes sur une prise 100 kW et 17 heures sur une prise domestique) et d’une conduite
essais autos
   fiche technique
Modèles essayés
 Hyundai Kona électrique Executive 64 kWh
 Tarif
 Àpartirde46600€
 Tarifs gamme
 De35100€à46600€
    fiche technique
Modèles essayés
 Peugeot 308 GT Pack BlueHDi 130 S&S EAT8
 Tarifs
 Àpartirde36050€
 Peugeot 308 GT Pack PureTech 130 S&S EAT8
 Tarifs
 Àpartirde33650€
 Tarifs gamme essence
 De25050€à33650€
 Tarifs gamme diesel
 De28500€à36050€
 ecoreseau.fr juin 2021 | 73
]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Objectif 100 % électrique
Collectivités, entreprises, particuliers : en finir avec les gaz fossiles !
L’abandon des véhicules à carburant fossile est programmé, à commencer par les immenses gisements des parcs d’entreprises et des collectivités. La 1re génération sans émission sera électrique, mais les stations de charge, la demande en électricité (plusieurs centrales nucléaires !) et le devenir des batteries la condamneront rapidement. Peut-être au profit de l’hydrogène. En attendant, villes et particuliers misent sur l’électrique de transition.
mobilités
 Collectivités et particuliers : l’heure de l’électrique branché
Pas de doute, les véhicules es- sence et diesel ont entamé leur déclin de hasbeen, même si des f lottes entières, obsolètes dans 5 ou 10 ans, répandront encore leur gaz brûlé dans les atmos- phères de tous les pays. Les derniers chiffres d’immatricu- lation des véhicules électriques montrent bien la tendance : ils
D’ici à 2024, ce sont tous les diesels condamnés pour leurs émissions de particules fines qui seront tout bonnement bannis de la capitale.
seront les véhicules des décen- nies à venir en attendant une relève à l’hydrogène, autrement dit à la pile électrique.
En 2020, le nombre d’imma- triculations de véhicules élec- triques a été multiplié par deux par rapport à l’année précé- dente, soit près de 111 000 immatriculations. Et 30 000 véhicules électriques ont été immatriculés pour ce premier trimestre 2021. Au-delà d’une conscience écologique, certai- nement pour beaucoup dans ce choix de l’électrification du parc des nouveaux automobi- listes, les annonces gouverne- mentales et municipales de ces derniers mois ne sont pas en reste dans cette évolution. La réglementation joue son rôle. À Paris, par exemple, il n’est déjà plus possible de circuler avec des véhicules diesels de plus de 13 années. D’ici à 2024, ce sont tous les diesels condamnés pour
leurs émissions de particules fines (camouflées un temps par les constructeurs) qui seront tout bonnement bannis de la capitale. Idem, en 2030, pour les véhicules à essence.
La ruée forcée
– et consentie –
des municipalités
C’est l’inverse pour l’élec- trique : la gratuité des parkings pour les véhicules à batteries est un argument de poids dans la ville où le stationnement coûte le plus cher en France, selon une étude de la société PayByPhone. Sur le plan national, l’arrêt dé- finitif de la commercialisation des véhicules à moteur est pré- vu pour 2040. Conséquence immédiate de toutes ces déci- sions : outre l’augmentation du parc de véhicules électriques, on observe une forte diminu- tion des immatriculations de véhicules diesels. Mais si le parc automobile privé s’électri- fie fortement, c’est le cas égale- ment dans les collectivités ter- ritoriales qui s’équipent de plus en plus de véhicules « verts ». Poussées par la loi. Depuis 2015 et la loi transition énergétique, tous les établissements publics sont censés acquérir 50 % de véhicules à faible émissions lors du renouvellement d’une par- tie de leur flotte. Mais en 2018, seul un véhicule sur quatre ac- quis par une collectivité était électrique ou hybride. Consé- quence ? Cette année-là, près de 92 % des véhicules de col- lectivités territoriales étaient des modèles thermiques. La loi d’orientation des mobilités vo- tée dans la foulée a renforcé la nécessité d’un parc vert dans la f lotte des véhicules publics. De nombreuses municipalités ont commencé à jouer le jeu et se sont équipées en conséquence. C’est le cas dans la ville de Mèze par exemple. Cette mu- nicipalité de 12 000 habitants a investi dès l’année 2019 dans les véhicules électriques. Dans cette petite ville, les services municipaux se sont vus doter d’un parc d’une trentaine de Renault Zoe 100 % électriques. Une mini-benne électrique a aussi été achetée par la muni- cipalité. L’objectif de toutes ces opérations ? « Permettre aux véhicules d’intervenir dans les ruelles étroites du centre-ville avec plus de facilité et sans nui- sance pour les riverains et l’en-
    74 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[                                                   Athlon E-Mobility, Louez, roulez, rechargez où vous voulez !
 Une solution tout-en-un pour les véhicules électriques de vos collaborateurs.
L’écosystème de recharge est un élément clé pour le développement des véhicules électriques dans les flottes d’entreprise : Athlon vous propose la location de bornes de recharge, sur votre site d’entreprise ou au domicile de vos collaborateurs, intégrée dans votre offre de location
longue durée.
Retrouvez-nous sur www.athlon.com Contactez-nous au + 33 1 56 63 23 02
]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
vironnement », dit-on à Mèze. Bien sûr, dans la foulée, des bornes électriques ont été ins- tallées un peu partout dans la commune. « Équiper nos ser- vices avec ces véhicules élec- triques est un symbole fort de notre engagement vers la tran- sition écologique », revendique Henry Fricou, le maire de Mèze. Le gouvernement accompagne ces transformations, avec, no- tamment une aide versée aux collectivités pour l’installation de nouvelles bornes électriques dans le cadre du volet mobilités du programme Advenir.
Les villes dédiélisées
à horizon 10 ans
Si ce mouvement prend forme dans de petites communes, il est déjà en marche dans de plus grandes municipalités. Pour la région Île-de-France, par exemple, l’ambition est claire : 100 % de bus verts (50 % bio- gaz et 50 % électriques) d’ici à l’année 2025. Ce sont ainsi plus de 4 700 bus diesels qu’il faudra changer dans les cinq années pour un budget de 1,8 mil- liard d’euros, tout de même. Une ambition que l’on retrouve chez nos voisins européens. Aux Pays-Bas, par exemple, on compte supprimer totalement la présence de bus diesels d’ici à 2030, remplacés par des bus électriques hydrogènes et des bus à biocarburants. Pour ac- compagner cette transition, un acteur traditionnel de la mobi- lité est engagé au côté des col- lectivités territoriales, le groupe Transdev. Ce géant présent au sein de 17 pays a bien vu ap- paraître cette évolution depuis plusieurs années. « En 2006, on ne comptait que 50 bus élec- triques dans les réseaux ex- ploités par Transdev. Fin 2020, ilyenavait1200etonespère en avoir plus de 5 000 d’ici à 2025 », précise-t-on au sein du groupe. La raison de cette tran- sition accélérée s’écrit dans les Accords de Paris et dans les textes du Pacte vert européen qui ont placé l’écomobilité au cœur des enjeux et des nou- velles réglementations.
Les constructeurs
visent les flottes
Véhicules électriques, véhicules électriques à hydrogène, véhi- cules hybrides ou véhicules à biogaz, autant d’options pour les acteurs publics. « Le dé-
76 | juin 2021 ecoreseau.fr
mobilités
  ploiement des premiers véhi- cules verts s’est d’abord mani- festé aux Pays-Bas au milieu des années 2010, détaille-t-on chez Transdev. Le phénomène s’est ensuite étendu à toute l’Eu- rope, mais également à d’autres continents comme l’Amérique du sud. » La Colombie a inves- ti dans l’achat de plus de 400 bus électriques, c’est le premier parc électrifié du continent. Des acteurs du privé se lancent également dans l’électrification de leur parc de véhicules. Le groupe DHL, l’un des leaders de la livraison en France, a ain- si signé il y a quelques semaines un partenariat avec la marque Fiat pour renforcer son parc de véhicules d’utilitaires Fiat E-Ducato. Pour l’heure, 100 véhicules, 14 000 d’ici à 2030. « Nous sommes convaincus que l’avenir de la logistique du der- nier kilomètre est électrique », confirme Alberto Nobis, pré- sident-directeur général de DHL Express Europe.
Vélos : l’heure de l’électrique branché
Une autre révolution roule dans les rues, celle des vélos à assis- tance électrique. Très prisés par
L’État et les collectivités territoriales proposent de nombreuses aides pour celles et ceux qui décident de s’équiper d’un vélo électrique.
   les « vélotaffeurs » – coursiers et artisans en tout genre –, les vélos électriques bravent mon- tées et descentes épineuses sans aucune difficulté, au milieu d’un trafic congestionné. L’an- née 2020 a vu une augmenta- tion de 27 % de l’usage de vélos, l’achat de ces modèles a bondi de plus de 25 % par rapport à 2019, soit un marché de plus de 3 milliards d’euros. Une récente étude du fabricant japonais de vélos électriques Shimano a mis en lumière que près de 7 % des Français·es possèdent déjà un vélo électrique, chiffre en constante augmentation.
Le vélo subventionné
Cette ruée vers le deux-roues électrique est, comme pour les autos, favorisée par certaines initiatives de collectivités ter- ritoriales. Île-de-France mobi- lités a ainsi lancé il y a quelques mois son propre projet de loca- tion longue durée de vélo à as- sistance électrique, Véligo. « Le
concept est simple, des particu- liers louent pour une période de 6 à 9 mois un vélo électrique, détaille-t-on au sein de Trans- dev, l’un des opérateurs du marché. Puis ils doivent rendre le vélo, mais on observe que 75 % des usagers finissent par acheter leur propre machine. » L’objectif de cette initiative est bien sûr de donner le goût aux Francilien·nes de posséder leur vélo électrique. Et ça marche. L’État et les collectivités territo- riales proposent de nombreuses aides pour celles et ceux qui décident de s’équiper d’un tel vélo. Car l’effort financier n’est pas mince. Un vélo à assistance électrique coûte entre 2 000 et 7 000 euros, un frein pour de nombreux foyers. Mais la dé- mocratisation de ce moyen de transport et l’arrivée de nou- veaux constructeurs sur le mar- ché devraient mettre un sacré coup de pédale au secteur dans les années à venir.
GuiLLAuME OuATTARA
]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
dans l’air du temps
Le golf d’après-crise sous le par ?
 À part les gains faramineux des monstres du golf, on parle peu de ce sport pourtant en voie d’élargissement social désormais. Il pèse pourtant pèse
1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires dans l’économie française ! L’équivalent du plan hôpital sur trois ans. Principaux freins à son développement : son coût... et l’absence de champions nationaux pour susciter l’intérêt du grand public. Les défis de la sortie de crise sont nombreux !
Sport de réseautage pour millionnaire par excel- lence, le golf peine à se démocratiser. Pourtant,
en France, le potentiel écono- mique est immense. Avec des coûts d’équipement et d’accès au green plus accessibles, il pourrait séduire une popu- lation plus jeune. Mais c’est aussi (et surtout) sur le plan du tourisme que la marge de dé- veloppement est importante.
Fort impact du tourisme golfique sur l’économie locale
En 2021, la France reste la pre- mière destination touristique au monde. En développant un tourisme golfique, elle pour- rait attirer une population dont l’une des particularités est de dépenser 60 % de plus qu’un touriste classique. On estime actuellement à 340 000 le nombre de touristes du golf chaque année (la part des étrangers se situe autour de 17 % seulement). Pas moins de 300 structures françaises,
soit plus de la moitié, vivent du tourisme et réalisent un chiffre d’affaires cumulé d’en- viron 500 millions. Il s’agit essentiellement de parcours et centres d’entraînement.
Une branche
à part entière
La branche professionnelle du golf compte 5 200 salariés répartis sur toute la France. Au total, près de 9 000 per- sonnes travaillent dans ce secteur*. L’étude économique Golf 2018, réalisée par EY, es- timait à 15 000 cette année-là le nombre d’emplois dépen- dant directement ou indirec- tement de la pratique du golf. Tous les niveaux de qualifi- cation sont concernés : em- ployé·es et ouvrier·ères (61 %), technicien·nes et agent·es de maîtrise (25 %). Seuls 14 % des employé·es du secteur ont le statut cadre. Plus de 80 % des salarié·es sont embauché·es à temps complet, presque tous en CDI. Le grand chelem de ce sport compte 4 tournois qui
78 |
juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[                 En 2020, la fédération française du golf a perdu 15 349 licences soit 3,7 % de ses adhérent·es par rapport à 2019.
quoi s’ajoute une baisse quasi constante du nombre de li- cencié·es. En 2020, la fédéra- tion française du golf a perdu 15 349 licences soit 3,7 % de ses adhérent·es par rapport à 2019. La légère reprise amorcée en 2016 a été stoppée net par la crise sanitaire. Mais nécessité fait loi, pour continuer à atti- rer un public haut de gamme, les structures soignent leur image. Si 44 % des golfs « com- merciaux » et 32 % des golfs
associatifs déclarent une ren- tabilité nette négative, ils ont tout de même dédié 10 % de leur chiffre d’affaires aux in- vestissements. Objectif : fidé- liser et diversifier.
Un marché
des équipements
peu développé
À l’inverse de certains sports pour lesquels le marché des équipements est ultra-segmen-
se déroulent traditionnelle- ment entre avril et août : Mas- ters (3e dimanche d’avril), US Open (3e dimanche de juin), British Open (3e vendredi de juillet) et PGA Championship (4e week-end d’août). S’il est plus agréable de parcourir le green sous le soleil, le golf n’a rien d’une activité saisonnière. Les établissements ouvrent toute l’année. Jardiniers, fon- tainiers, intendants, mécani- ciens... les métiers de terrain concernent 39 % de l’emploi. Suivent les postes liés à l’ac- cueil et à la vente (21 %), à la restauration (13 %) et à l’ensei- gnement sportif (11 %). Parmi les 523 établissements de golf, on dénombre une majorité de TPE/PME de moins de 11 sa- larié·es.
Un parc national vieillissant
En France, 33 000 hectares de terrains de golf accueillent des membres des clubs, des joueurs extérieurs comme des touristes. Certains parcours sont destinés aux amateurs as- sidus tout au long de l’année à leur loisir. Ils sont également pratiqués par les golfeurs pro- fessionnels et ceux et celles qui pratiquent la compétition. Les parcours situés dans l’enceinte des « resorts », ces ensembles hôteliers haut de gamme avec activités de loisirs dans leur enceinte, sont plus directe- ment orientés vers le tourisme. Nombre d’entre eux mettent un green à disposition des touristes et proposent des sé- jours axés sur la pratique du sport. Mais un défi majeur attend les acteurs du marché dès la sortie de crise : plus de 60 % des golfs français ont été construits entre 1985 et 1995. Leur rénovation et le dévelop- pement de nouveaux services supposent des investissements de modernisation importants. La capacité d’investissement des structures est inégale et souvent limitée. Elles doivent composer avec la lourdeur d’une économie de coûts fixes, notamment un foncier et une masse salariale importants. À
ffgolf_ENTREZ_EcoR_162x210.pdf 1 04/05/2021 17:13
dans l’air du temps
vie privée
                ecoreseau.fr juin 2021
| 79
]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
dans l’air du temps
À l’inverse de certains sports pour lesquels le marché des équipements est ultra-segmenté, celui du matériel de golf est un terrain à conquérir.
chaque année 1 200 euros pour l’adhésion à un club ou à des cours. Pas étonnant, dès lors, que moins de 10 % des licen- ciés aient moins de 19 ans. Pour réduire la moyenne d’âge des adhérents, qui est actuel- lement de 52 ans, les acteurs du marché devront imaginer de nouvelles offres plus acces- sibles et surtout plus ludiques.
Les défis
de la sortie de crise
Une enquête de la FFGolf et des groupements de la filière golf mesure l’impact de la pre- mière vague de confinement sur la filière. En mai 2021, plus de la moitié des structures gol- fiques déclaraient rencontrer des déficits de trésorerie, 43 % déclaraient déjà l’impossibi- lité d’honorer leurs charges d’exploitation dans les délais normaux et 80 établissements s’étaient vu refuser le Prêt ga- ranti par l’État (PGE). Parmi les régions les plus touchées, se comptent l’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Aquitaine-Limousin-Poi- tou-Charentes.
MARiEBERnARD
*Rapport de la branche professionnelle du golf octobre 2019.
**Statistiques FFGolf 2020.
   Formation : devenir golfeur professionnel et décrocher
un bachelor américain en sports management
La Business & Golf Academy, cursus co-créé avec l’American Business School of Paris
du Groupe IGS et Altus Performance, aménage le temps des étudiants entre études internationales
et pratique du golf à haut niveau. Ce bachelor en 3 ans est proposé aux étudiants golfeurs qui envisagent une carrière de management
à l’international. Avec un bachelor américain en sports management certifié en France et un titre niveau 6
de responsable commercial
et marketing, les diplômés
de la Business & Golf
Academy, bilingues et sportifs, accéderont aux métiers de golfeur professionnel, manager de sportifs ou encore dans
les domaines de l’industrie
du sport, développeur à l’international, manager de club, etc. Hébergé·es dans une résidence privée et sécurisée au sein du prestigieux Golf
PGA France du Vaudreuil, reconnu pour ses installations de haut niveau, les étudiant·es bénéficient d’installations exceptionnelles pour
améliorer leurs performances. Accompagné·es par les
coachs professionnels d’Altus Performance, les étudiant·es atteindront leur meilleur niveau de golf. « Le golf du Vaudreuil est le meilleur endroit en Europe pour s’entraîner et évoluer dans la profession
[...]. Nous disposons des meilleurs coachs techniques, d’un préparateur mental et
d’un préparateur physique spécialisé dans le golf. Il n’y a pas mieux pour préparer son futur ! » Guillaume Biaugeaud, directeur de l’enseignement du Golf PGA France du Vaudreuil et de l’académie Altus Europe. www.groupe-igs.fr
té, celui du matériel de golf est un terrain à conquérir. Il est actuellement occupé par des équipementiers haut de gamme uniquement, inaccessible au grand public. Ce micromarché réalise un chiffre d’affaires annuel de 201 millions d’eu- ros pour 403 000 licenciés à la FFGolf en 2020**. À titre de
Les 10 plus beaux golfs de France
comparaison, le marché des équipements de tennis s’élève à 120 millions d’euros seule- ment, pour plus d’1 million de licenciés en 2020 : deux fois moins de CA pour deux fois plus de joueurs... Le budget annuel moyen du golfeur est évalué à 489 euros. Outre ce budget équipement, un licen- cié de golf dépense en moyenne
 80 | juin 2021 ecoreseau.fr
Plus de limite de déplacement... pour savourer notre liberté retrouvée, direction les plus beaux golfs de France.
Æ Morfontaine (Oise)
Situé à Monrfontaine, près d’Ermenonville, le Gold de Morfontaine a été conçu par l’architecte Tom Simpson. On y trouve : un parcours
9 trous, un 18 trous et le Grand Parcours.
http://golfdemorfontaine.fr
Æ Fontainebleau (Seine et marne)
En pleine forêt de Fontainebleau, le golf dessiné par Tom Simpson est praticable par tout temps sur réservation. http://golfdefontainebleau.org
Æ Les Bordes (Val de Loire)
Æ Chantilly (Oise)
La ville de Chantilly est connue pour son château... et son prestigieux golf conçu par Tom Simpson. http://golfdechantilly.com
Æ Le Golf national (Yvelines) Près du Château de Versailles, le Golf National accueille depuis plus de 30 ans le parcours de l’Open de France. Il propose deux parcours 18 trous, l’Albatros et l’Aigle, ainsi qu’un parcours 9 trous, l’Oiselet. www.golf-national.com
Æ Prince de Provence (Var)
Le Prince de Provence est un lieu de légende. Le club n’est accessible que sur l’invitation d’un des vingt membres privilégiés.
rêve et un parcours d’exception. www.sperone.com
Æ Terre Blanche (Côte d’Azur)
Le golf de Terre Blanche est un complexe hôtel-spa et golf 5. www.terre-blanche.com
Æ Golf du Médoc (Gironde) Club de golf et hôtel-spa haut de gamme, le golf du Médoc fait partie des incontournables du golf français. On peut y pratiquer deux parcours 18 trous.
www.golf-du-medoc.com
Æ Kempferhof (Alsace)
Le Golf de Kempferhof est situé à une quinzaine de kilomètres de Strasbourg. www.golf-kempferhof.com
Le golf Les Bordes se situe dans le Val
de Loire est situé à une trentaine de
kilomètresdelavilleroyaled’Orléans. ÆSpérone(Corse) http://lesbordes.com Le golf de Spérone offre un cadre de
]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[                  La Z10, nouvelle machine pour les spécialités de café
chaudes et froides
Fraîchement moulu, pas en capsule.
Le nouveau broyeur, Product Recognising Grinder (P.R.G.), ajuste automatiquement la finesse de la mouture à la spécialité de café sélection- née. Grâce à celui-ci, vous pourrez pour la première fois préparer des spécialités de café froides Cold Brew et chaudes en qualité espresso. Découvrez dès maintenant la nouvelle façon de savourer votre café. JURA – If you love coffee. jura.com
]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
  horlogerie & joaillerie
Slimline Monolithic Manufacture – 40 Hz
Frédérique Constant dévoile une avancée technologique majeure dans le domaine de la chronométrie de précision. Redéfinissant les principes de régulation des montres mécaniques, la Slimline Monolithic Manufacture présente
une précision inégalée dans le secteur horloger
en oscillant dix fois plus vite que la plupart des mouvements mécaniques : une première mondiale. Montre or rose 18 carats : 14 995 € www.frederique-constant.com
Flora Rosa
Cueillie dans le jardin imaginaire de la marque de joaillerie française Isabelle Langlois, Flora Rosa attire le regard par sa beauté précieuse. Rose ou blanche, cette bague « fleur » charme
par son parfum éternel. Bague en or blanc 750/1000e avec cristal de roche forme briolette entouré de pétales de diamants,
7 500€. Bague « Flora Rosa » en or jaune 750/1000e avec une améthyste entourée de pétales de saphirs
rose et de diamants, 9 600 € www.isabellelanglois.com
mode & accessoires
Carré de soie Jungle Urbaine
Cette saison la Maison Malfroy, créateur de soieries d’excellence depuis 1939, revisite la toile de Jouy
en y représentant des scènes de la vie urbaine et contemporaine. A porter en bandana, autour du cou, du poignet, ou en queue de cheval. Disponible en
6 coloris, difficile de choisir...67x67 cm, 100% Soie, 80 € www.malfroy.com
Le French Flair d’Eden Park
Eden Park, la marque parisienne d’inspiration rugby, dévoile sa collection Printemps - Été 2021. C’est
avec fraicheur, décalage et impertinence que cette mode a été imaginée. Pensée et conçue
à partir des pièces des fans de la première
heure, elle a été designée pour conquérir la nouvelle génération. On y décèle plusieurs courants d’influences : les codes et traditions
appartenant au milieu du sport mais aussi une inspiration de la rue, plus urbaine, plus moderne. Poloci-contre80€
www.eden-park.com/fr_fr
La RM 07-01 Racing Red
Version sportive de l’emblématique RM 07-01, ce modèle arbore le rouge caractéristique de « Roxy », l’Oreca-Gibson n°1 pilotée par Beitske Visser, Sophia Flörsch et Tatiana Calderón, tout en reprenant les atouts du célèbre modèle. On retrouve notamment
le calibre maison CRMA2, un mouvement automatique squeletté. Une grande première
pour cette collection, le boîtier est en
Carbone TPT® et du Quartz TPT® ... rouge pour l’occasion ! Edition limitée de 50 pièces. www.richardmille.com/fr
À l’Aventure avec
la BR 03-92 Diver Military
Forte d'une solide histoire dans l'exploration sous-marine, la Maison Bell & Ross étend sa collection Diver avec ce nouveau modèle qui
reflète son ADN et réaffirme son approche fonctionnelle. Fidèle aux spécifications
techniques militaires, le cadran vert kaki est parfaitement lisible de jour comme de nuit grâce à
un revêtement photoluminescent. Edition limitée à 999 exemplaires est au prix de 4 400 €.
www.bellross.com
Berteil Paris, depuis 1840
Berteil donne le ton et l'esprit de ce
que l'homme élégant portera en cette belle saison printanière. Classique, chic, indémodable, et toujours à la pointe de la mode ! Veste en coton type Seersucker 545 €, Chemise en coton fil à fil bleu
125 €, Pantalon en coton blanc 220 €, Chaussures type San Diego en veau velours bleu marine 225 € www.berteil.com
Nobis, qualité et technicité canadienne
Cette marque canadienne fondée en 2007, s’inspire des éléments de la saison, dévoilant une collection élaborée autour de la légèreté et de l’aisance, en totale harmonie
avec l’environnement et la palette des couleurs printanières. Les coupes sont toutes subtilement travaillées, précises, et affinent les silhouettes. La veste est à 599 €. Boutique Nobis 2, rue des Petits Pères - Paris 2e https://nobis.com
        82 |
juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
 évasion
Nous avons eu la chance en février 2020 de passer 2 semaines à découvrir 5 spots fabuleux au Mexique : Mexico City, La Paz en Basse Californie, Palenque, Merida et l’ile de Holbox. Basse saison, très peu de touristes,
25 degrés en moyenne.
Voici nos préconisations hôtels, monuments et activités à ne manquer sans aucun prétexte !
Vol Paris-Mexico City, 12 heures.
Mexico City 2 nuits minimum. Coup de cœur pour l’Orchid House Polanco, charmant boutique hôtel 5* design, ouvert
récemment. Idéalement
placé dans le petit poumon
vert de la capitale, en face
de l’exceptionnel Musée
d’Anthropologie et du
Zoo, vous vous situez à
quelques minutes en taxi
du vaste centre historique,
qui regorge d’agréables
restaurants et de belles
boutiques.
www.orchidhousehotels.com
Vol Mexico City –
La Paz, 3 heures.
La Paz en Basse Californie
3 nuits minimum. Février est
le meilleur moment pour aller
à la rencontre des baleines,
le seul endroit au monde, où
vous pourrez les caresser !
Prévoyez deux excursions en
demi-journées en petit bateau
privé, unique ! Nous avons
logé à Casa Kootenay, bed &
breakfast en bord de mer avec
une vue de la terrasse à couper
le souffle. Les chambres sont
très spacieuses, le petit-déjeuner s’apparente à un merveilleux brunch maison, la gérante et propriétaire des lieux Leeanne est aux petits soins. www.casakootenay.com
Vol La Paz-Mexico City-Palenque
et plusieurs heures de voiture
Palenque 3 nuits minimum. Cette cité maya se situe dans l’État mexicain du
Chiapas. C’est l’un des sites les
plus impressionnants de cette
culture. Nous avons opté pour un hôtel simple d’apparence, mais de très grand confort, en plein centre historique et avec une excellente table : l’hôtel Chablis. Demandez à l’hôtel de vous conseiller un guide et chauffeur pour découvrir des temples en pleine jungle, inaccessibles sinon ! www.hotelchablis.com
6 heures de voiture
Mérida 2 nuits minimum Cette capitale animée de l'État du Yucatán, possède un patrimoine maya et colonial riche. Le cœur de la ville est la Plaza de la Independencia, bordée par la cathédrale de Mérida, aux allures de forteresse, et l'Église du troisième ordre en calcaire blanc, deux églises de l'ère coloniale construites avec des vestiges d'anciens temples mayas. Viva Mérida est un splendide hôtel boutique géré par la française Jenny. On succombe au grandiose patio d’architecture mauresque ouvert
Evasion 2021, préparez votre merveilleuse escapade mexicaine !
     sur les étoiles et aux très belles chambres, qui seraient en France des suites. www.vivameridahotel.com
5 heures de voiture
puis 30 min de bateau
Holbox 3 nuits minimum Bienvenue au Paradis ! Holbox est l’île à l’autre bout du Mexique, loin de tout, on y est comme dans une bulle. Nature sauvage, plages au sable fin, eau turquoise, idéal pour lézarder
      84 | juin 2021 ecoreseau.fr
et pour s’initier au kite-surf ! Las Nubes de Holbox est un des premiers hôtels à avoir été construit sur l’île et il semblerait bien que celui soit le plus authentique, luxueux et le mieux placé.
www.lasnubesdeholbox.com
30 min de bateau, 2 heures de voiture jusqu’à Cancun, vol Cancun-Mexico 2 heures, vol Mexico-Paris, 10 heures.
Le retour est long d’apparence, mais tous ces beaux souvenirs nous donnent déjà envie d’y retourner !
 ]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[bien-être
Holistea Veggie detox
Plus qu’une maison de thé, Holistea élargit son offre au domaine du bien-être holistique. Ici on parle « vibration » et « énergie », issues des plantes et des cristaux. Avec l'épinard et la carotte, Alison, la fondatrice et tea master, a trouvé une "potion" qui vous donnera tout l'élan positif nécessaire.
Elle a ajouté de la pomme, de la citronnelle et de la menthe pour la fraicheur et une belle harmonisation. 50gr, 7,90 €
www.holistea.shop
Eatology, la ligne plaisir
Envie de manger sainement, à votre faim et de vous faire plaisir gustativement ? Eatology propose de vous livrer pour une semaine ou plus, votre programme nutritionnel du
matin au soir. Choisissez entre le programme bien-être,
végétarien, kéto et low carb. Les bénéfices du programme cétogène (keto) sur la forme et
le tour de taille ont déjà conquis de nombreux adeptes : 10% de glucides, 25% de protéines et 65% de lipides. Amateurs de viande, de poissons gras comme le saumon, et d’oeufs, le régime cétogène est fait pour vous.
Des Os et un métabolisme vitaminé
La vitamine D3+K2 de Neutrient est un spray buccal vegan pour bien se supplémenter en vitamine D avec tout l’intérêt de la vitamine K2 associée, afin de bien diriger le calcium vers les « bons tissus ». Cette vitamine est indispensable au soutien immunitaire, au maintien d’une ossature normale, à la fonction musculaire et santé cardiovasculaire. Un flacon pour 150 jours.
23,98 € www.abundanceandhealth.fr
Ostium, made in Pays Basque
Née de l'expertise d'Anne Toselli-Capdevielle native de cette région, Ostium crée une gamme de soins anti-âge globale protectrice et curative. Un protocole complet pour retrouver une peau lumineuse qui vous donnera confiance en vous : le masque repulpant, l'huile démaquillante lactée, le sérum tenseur anti-rides et la crème riche jour et nuit.
Une efficacité prouvée scientifiquement, une sensorialité maximale, une conception écologique, une fabrication made in France, une charte éthique 100 % green.
www.ostium-cosmetiques.com et en parfumerie, pharmacie, hôtel et spa.
Cure minceur 804
Il s’agit d’un protocole alimentaire très spécifique, élaboré par un nutritionniste, qui se déroule en 3 phases : 1 phase d’attaque de 8 jours pour amorcer rapidement la perte de poids grâce à un faible apport en calories, 1 phase de progression les 22 jours suivants dont les apports caloriques sont légèrement augmentés, 1 phase de rééquilibrage après 30 jours de programme pour continuer en douceur la perte de poids et retrouver un régime alimentaire plus
équilibré. Le coffret se compose d’un sachet de soupe Silhouette, d’un flacon de Booster Détox, de 8 comprimés Brûleurs de graisse & d’un livret détaillant les
étapes tout en donnant des conseils d’exercices ! Produits bio. www.3chenes.com
Charlottes à plats,
délicieusement retro !
Maison Durable est un e-shop consacré aux objets
du quotidien qui se donne pour mission de mieux faire connaitre la consommation zéro déchet. Il propose une gamme d’objets fabriqués artisanalement, à la main,
et en France. Les charlottes à plat sont une alternative esthétique et écologique au film alimentaire et au papier alu. Elles permettent de conserver des aliments dans des récipients, bols, plats ronds et saladiers. Elles existent en quatre tailles différentes. www.maisondurableshop.com
l’art du temps
vie privée
      www.eatology.fr
gastronomie
   Ombar, chocolat végétalien
Ombar est une gamme anglaise de chocolat cru
bio végétalien. Le fin cacao équatorien utilisé pour
sa réalisation est non torréfié et travaillé à basse température pour préserver ses qualités nutritionnelles et sa richesse en antioxydants. Le cacao Ombar est adouci avec du sucre de sève de fleur de cocotier biologique, à l'indice glycémique faible, non raffiné et produit de façon parfaitement durable et éthique. Il est infusé avec des fruits et des baies. 35g, 2,75 € www.ombar.com
 Envoûtant jasmin acidulé
Amorino s’inspire de ce que la nature a
de meilleur à offrir. Tant pour les sorbets
que pour les glaces, des fruits savoureux
sont sélectionnés et cueillis à maturité. Le sorbet Jasmin acidulé est un délicieux frisson
qui surprend par la vivacité acidulée d’un éclat de framboise, de citron de Sicile et de Mandarine. Un Elixir envoûtant stimulé par un accord de jasmin d’Arabie. Pot ou cornet Petit 3,80 € www.amorino.com
Unique Miel des îles
’est de l’amour du miel et des voyages qu’est née cette cuvée d’exception, chic et unique. Une alliance parfaite entre
le délicat miel d’Acacia et l’envoutante vanille Bourbon. Le pot de 250g : 12 € www.secretsdemiel.com
 ecoreseau.fr juin 2021
| 85
© lykstudio.fr
]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
   champagnes
Cuvée Rétrospective 80 13
Depuis 1980, 3 générations de vignerons ont œuvré à l'élaboration de cette cuvée. Assemblage de vins de 1980 à 2013 selon la méthode de la réserve perpétuelle,100% de vins de réserve. Année après année, le vieux vin éduque le jeune, les nouveaux millésimes se mêlent aux anciens pour donner un Champagne ample et complexe.
Champagne Caillez-Lemaire, Cuvée Pur Meunier
Etonnante par sa franche maturité au nez, et sa richesse et générosité en bouche, cette cuvée montre le style du meunier sur une vendange
très mûre issue d'une année chaude et sèche. En bouche : une attaque souple et fraîche, une effervescence crémeuse et fondue, une matière fruitée et pulpeuse. 44,50 € www.champagne-caillez-lemaire.com
Blanc de Blancs Pannier 2015
Cette cuvée s’illustre par son élégance, sa fraîcheur et sa finesse
extrême. Ses fines bulles sauront enchanter les palais avisés.
Le millésime 2015 aura connu
de nombreuses variations climatiques ce qui a entraîné une très petite récolte mais d’une excellente maturité et très saine. Les vins obtenus sont donc
équilibrés, structurés et de belle fraîcheur minérale.
39,50 € www.champagnepannier.com
Le Champagne Rosé par saignée
La Maison Drappier est l'une des rares Maisons de Champagne
à élaborer le champagne Rosé par saignée. Quelques jours de macération donnent à cette cuvée une robe soutenue, marquée
par le Pinot Noir. Faiblement dosée, la bouche, remarquablement expressive, est d’une grande fraîcheur. Pas de filtration, et une utilisation de soufre minimale pour cette cuvée d'une pureté exemplaire de fraises, framboises et cassis ponctuée par une touche d’épices. En bouche, elle offre un très bel équilibre, d’une délicatesse sans égal. 34 € www.champagne-drappier.com
 56 € www.goutorbe-bouillot.fr
 nouvelle cuvée bio, Pinot meunier sublimé
En donnant naissance à cette Cuvée certifiée en Bio, issue
exclusivement de pinot meunier, la Maison sublime l’essence
du terroir de Vandières dans la vallée de la Marne, royaume
du Pinot Meunier, pour le plaisir des amateurs de jolies cuvées à l’écoute de la Nature. Dès le nez, une impression de subtilité
aromatique domine, sur des notes délicates de sous-bois,
 puis de fruits confits, pour se terminer sur des arômes de petites baies rouges. La bouche dévoile une réelle fraîcheur, équilibrée par une belle acidité, sur des tonalités de grenade et d’agrumes.
30 € https://bio.champagnedecazanove.com
vins à déguster (avec modération)
Cuvée Isaure Rosé 2019
Le nez est expressif et d’une grande élégance avec des notes florales
et de fruits à noyaux. La bouche est riche et complexe avec beaucoup de fraicheur. Des arômes de
pêche, fraise et banane. La finale est soyeuse soulignée par une pointe de minéralité, longue et persistante. 21 € www.chateau-de-bregancon.fr
La Bargemone,
cuvée Couture
Un vignoble en Agriculture Biologique se doit de faire preuve de
précision et de constance. A la Bargemone, le suivi tout au long
de l’année est particulièrement rigoureux tant à la vigne qu’à
la cave. Les vendanges
sont effectuées de nuit
afin de préserver toute
la fraîcheur des baies. Au
nez : petits fruits rouges,
mûres. La bouche est
ample, sans acidité,
fruitée évoluant sur des
notes épicées.
14,50 €
www.bargemone.com
    86 |
juin 2021 ecoreseau.fr
Miramar, Fronton rosé 2020
C’est toute l’architecture « Belle époque » du littoral Atlantique, qu’évoque cette cuvée, et qui a poussé Lionel Osmin
à vouloir racheter la marque Miramar déposée en 1926. Un nez dominé par le fruit rouge mûr et une pointe d’épices douces. Une bouche ample et charnue, toute en suavité. L’opulence et la douceur sont contrebalancées
par une bonne tension. Une belle persistance en finale. 12 € www.lacavedescontrebandiers.fr/fr/
]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[  Cuvée Isaure Rosé 2019
Le nez est expressif et d’une grande élégance avec des notes florales et de fruits à noyaux. La bouche est riche et complexe avec beaucoup de fraicheur. Des arômes de
pêche, fraise et banane. La finale est soyeuse soulignée par une pointe de minéralité, longue et persistante. 21 € www.chateau-de-bregancon.fr
La Combe des Marchands
Rosé 2020 – Les Grandes
Serres (AOP Gigondas)
« La Combe » est un ancien terme utilisé dans la langue d’Oc signifiant le croisement des chemins des vallées environnantes.
Gigondas était dans les faits un point de rencontres important pour les marchands.
C’est sur des parcelles en coteaux reposant sur un sol argilo calcaire
que s’épanouissent les deux cépages Grenache et Syrah de ce Gigondas Rosé.
De couleur rose chair lumineuse, il exhale des arômes de fruits rouges, de fleurs sauvages jaunes et légèrement d’agrumes. La bouche ample et ronde
accueille des notes de framboise, fraises des bois, fruits à chair blanche (pêche). La rondeur et le gras s’allient à des saveurs florales qui viennent
agréablement accompagner une finale longue et douce.
Une cuvée avec de la profondeur et de la texture pour accompagner tout un repas. Servir à 12°.
18 € – en vente au domaine 04 90 83 72 22 & chez les cavistes
Romanin
Rosé 2020
Le nez de ce I.G.P Alpilles est aromatique, aux gourmandes notes d’agrumes (mandarine), de bourgeon de cassis et de fraises. L’attaque est vive,
la bouche franche, droite et longue. Ce vin minéral aux accents iodés est complété par les arômes de bourgeon de cassis.
13 € www.chateauromanin.com
un jardin extraordinaire, igp Comté Toloson rouge
2020
Composé d’un assemblage de cabernet franc, négrette, merlot
et tannat, ce Comté Tolosan s’est inspiré des terres de boulbènes,
argilo calcaires et argilo limoneuses de différents terroirs. Le nez est à la fois mûr et frais
sur des notes de fruits rouges agrémentées de belles notes lactées. Une bouche gourmande aux arômes de fruits rouges (framboise, mûre et cassis), de mandarine et de poivre, avec une belle acidité. 9,90 €
www.lacavedescontrebandiers.fr
Terre de Galets,
Côtes du Rhône 2019
Domaine Marcel Richaud, Cairanne
Il existe bien peu de vignerons aussi exigeants et complets en France, de la vigne au chai, que Marcel Richaud. Avec un domaine certifié Bio, les 60 ha
sont vendangés manuellement par une équipe de
30 personnes. Les rendements sont raisonnables (autour de 30 à 35 hl/ha) et les vins sont bien souvent sans soufre et natures. Pas de filtration, ni collage, stabilisation en cave..
Cette cuvée (40% Carignan, 30% Syrah, 15% Grenache, 10% Mourvèdre et 5%
Counoise) est un véritable panier de
petits fruits rouges juteux ; le bouquet
se relève d’épices chaleureuses et de nuances réglissées dans une intense gourmandise. La bouche de belle profondeur s’équilibre d’une fraîcheur salvatrice pour
un jus sapide et digeste, offrant
de délicieux arômes fruités à la persistance d’olive noire et de réglisse. Il fera merveille sur
un plateau de charcuterie, de fromages à pâte dure ou des côtes d’agneau grillé.
11 € chez les cavistes et au domaine à Cairanne 04 90 30 85 25
   Château de Malengin
 Eve 2018
Un vin complétement nouveau, contemporain, fruité et croquant. Élevée à 50 % en amphores et produite à seulement 13 078 bouteilles, la cuvée Eve est une nouvelle expression des grands terroirs de la Rive Droite. Un vin
gourmand à partager entre amis lors de soirées estivales. 27 €
https://epicerie.edmondderothschildheritage.com
 l’art du temps
vie privée
le coup de cœur
Par Alain Marty
Président et fondateur du Wine & Business Club et animateur de In Vino Sud Radio
  En hommage à Laurent Vaillé, propriétaire du Domaine de la Grange des Pères
La Grange des Pères 2017
Le vignoble du Languedoc se répand sur le long du littoral méditerranéen, jusqu’aux portes de Carcassonne et couvre trois départements : l’Aude,
le Gard et l’Hérault. Entre mer et montagne, cette immense région viticole est à
l’origine d’une grande palette de
vins doux naturels et d’efferves-
cents. Aujourd’hui, nous allons découvrir le Domaine La Grange des Pères.
Le Domaine La Grange des Pères a vu le jour à Aniane, vers la fin des années 1980. Propriété de Laurent Vaillé, qui a repris le domaine familial de 13 hec- tares en le complétant par quelques parcelles de garri- gues dans le massif de l’Ar- boussas. Les premiers pieds
de vigne ont été plantés en 1988 et ont donné leur pre- mier millésime en 1992. Ré- sultat ? Un succès immédiat grâce à cette vinification tra- ditionnelle.
Zoom sur la Grange des Pères
2017. Ce vin arbore une robe
dense couleur grenat, aux reflets tirant sur le violet. L’expression aromatique est agréable et complexe. Cette cuvée, richement nuancée dans sa robe comme dans ses arômes, offre un tourbillon de sensations épicées, florales et fumées.
L’élégance de cette cuvée rare et franche s’al- liera à merveille avec du veau braisé proven- çal ou du gibier joues grillées. Ce vin rouge est à servir à 18 °C.
Bonne dégustation ! n
 ecoreseau.fr juin 2021 | 87
]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[expressions
Quiconque est un jour la cible d’une rumeur devient ensuite vulnérable à toutes
les autres
Jacques Attali
En ligne de mire !
médias
par mathieu wilhelm
Journaliste/Interviewer BFM Paris Éditorialiste médias
[ ANIMÉE PAR CHRISTOPHE COMBARIEU ET MATHIEU WILHELM ]
Ça, c’est Kult !
Dans ces temps assassins pour la culture, la toute
nouvelle chaîne Kult TV prend place dans le paysage
audiovisuel ! Culte hier, culte aujourd’hui, culte
demain. Créée via les réseaux et plates-formes
conduites par le groupe Alchimie, elle nous promet
de belles heures de visionnage car, pour elle, la
culture c’est sacré ! Et c’est justement en y vouant un culte qu’elle la désacralise, pour la rendre accessible à tous. De la nouvelle scène
au cultissime par excellence, Kult TV est une immersion totale dans
le monde du cinéma, du théâtre, de la musique, et de la littérature... entre autres ! Interviews sans filtres, entretiens exclusifs, archives immanquables, actu des sorties... Au programme du lancement de la chaîne, des rencontres exceptionnelles, avec Édouard Baer, Isabelle Mergault, François Morel, Michel Bernier, Arielle Dombasle ou encore Éric-Emmanuel Schmitt ! Mais aussi des concerts inédits de la pianiste coréenne HJ Lim à Paris ou d’Adèle à Glastonbury. L’humour y a aussi sa place puisque le spectacle Absolutely Hilarious s’y installe ! Le tout agrémenté de docs historiques cultes et captivants. Salvateur !
Kult TV est à retrouver à la télévision via TV Player, mais aussi sur les PC, tablettes et smartphones : KultTv.fr par abonnements à 4,99 euros par mois.
[MAGAZINES]
il voulait le sien !
Les stars de la télé sont de plus en plus nombreuses à
vouloir leur publication ! À l’instar de Michel Cymes et
de son Dr Good, de Sophie Davant et de son S comme
Sophie et de Stéphane Plaza avec Bienvenue chez
vous, un « petit nouveau » se lance, c’est Karl Zéro ! À croire que c’est devenu un graal, pour enfoncer le clou de la popularité et surfer sur la vague ! KZ assure donc la rédaction en chef de L’envers des affaires, un magazine d’enquêtes au long cours, du vrai journalisme d’investigation et des sujets costauds comme il faut ! Les premiers sont plutôt alléchants : les affaires Patrice Allègre, le vol MH370 ou encore la disparition des sœurs Pisier, enquête signée Tristane Banon. Lancé par le groupe de presse Burda Bleu qui commence à se faire une spécialité dans le monde de la télé puisqu’il a récemment lancé Silence ça pousse magazine, un bimestriel de jardinage inspiré de l’émission de France 5 ! Pour l’heure ça pousse, ça pousse, dans la tête de Karl Zéro, à l’intérieur évidemment !
L’envers des affaires, trimestriel, 5,95 euros
[PUBLICITÉ]
On choisit pour nous
Petite révolution pour les annonceurs du groupe TF1 ! C’est parti, ils s’adressent
à présent à qui bon leur semble via la
« bonne vieille télé de papa ». Eh oui, les téléspectateurs de Rouen, de Lyon, ou de Paris ne se feront plus matraquer
par les mêmes spots publicitaires. La
pub segmentée : la diffusion limitée à
certaines régions, certains horaires ou foyers, selon des critères sociodémographiques précis. Les intérêts sont multiples, surtout pour le portefeuille : ne pas avoir à couvrir tout le territoire et ne pas devoir investir massivement dans une campagne nationale ! Première marque à sauter le pas, Red Bull vise les « petits consommateurs TV », comprendre « ados et jeunes adultes », cœur de cible pour la boisson qui donne des ailes. Il est donc fini le temps où nous pestions de concert contre le slogan tapageur qui s’installe et reste dans la tête...
    La vindicte a encore frappé ! Vous la sentez, celle qui pointe le bout de son nez sur untel ou
untel ? Comme si nous avions
besoin, telle une mission col-
lective propre à notre construc-
tion sociale, de nous attaquer
à celui ou à celle qui nous per-
mettra de relâcher la soupape du poids et de la dureté de notre vie... Le peuple se lève, et contre ceux qu’il croit au-dessus de ses pré- occupations premières, à lui ! Il ne s’agit pas d’excuser de quelconques agissements, mais de voir qu’il n’est plus fait aucun discernement et que la violence morale, voire physique, est dorénavant présente dans des proportions absolument ubuesques. Hier, François Fil- lon ne payait pas ses costumes et François de Rugy dégustait des homards. Mouvement de foule ! Aujourd’hui lorsque certaines star- lettes de téléréalité avouent, en caméra ca- chée, ne pas vouloir vivre en France pour ne pas payer d’impôts, mouvement de foule ! Il n’est pas bon, ici-bas, d’avoir un certain train de vie. Mais ce n’est pas l’unique raison de ces levées populaires. Elles sont, encore une fois, une bénédiction pour celui qui y participe, et leur multiplication nous prouve bien qu’il y a un hic ! Regardons ce qu’il se passe depuis maintenant plus un an. La crise sanitaire nous a donné la possibilité de commenter, de déni- cher, de déchiffrer, sans même savoir ce à quoi on s’attaquait. Et plus loin que l’analyse de la donnée pure, notre cerveau était connecté à l’idée que nous avions le pouvoir de prendre pour cible tel ou tel infectiologue, médecin ou ministre. Mais voilà, lorsque nous nous sommes rendu compte que nous nous trom- pions, tout le temps, sur à peu près tout, et qu’il n’y avait rien de plus à faire qu’attendre que tout ça passe, nous avons décidé de nous venger sur d’autres cibles, plus accessibles : des animaux blessés qui s’étaient eux-mêmes fourrés les pieds dans le collet ! « L’affaire Chalençon », la bien nommée... Ces fameux dîners clandestins qui n’avaient de clandes- tins que le nom qu’on a bien voulu leur don- ner. Mais pourquoi un tel acharnement ? Eh bien tout d’abord car l’intéressé nous a donné la possibilité de le faire. Il nous a ouvert une brèche dans laquelle, avides de critiques et de commentaires, nous nous sommes engouf- frés... Encore et toujours ce besoin irrépres- sible d’avoir dans notre viseur un individu qui pourrait jouir, le temps de notre attaque, d’une vie bien plus misérable que la nôtre. Et on se
fiche d’ailleurs de savoir qui il est. Il faut dire que le « repré- sentant sur terre de Napoléon » l’a quand même bien cherché ! Tout part d’un mensonge, de son mensonge. Évidemment qu’il ne dîne pas avec des mi- nistres, ils ont mieux à faire ! Et il s’est pris, pour notre plus
grand bonheur, à son propre piège. Un men- songe rend grand, mais pour soi-même. Sur- tout lorsque l’on croit avoir affaire à des inter- locuteurs trop dupes... Mais attention, n’est dupe que celui qui croit donner de la poudre aux yeux, alors que les siens sont déjà remplis de grains de sable aussi gros que les cailloux qu’il s’insère lui-même dans ses chaussures... Bref, nous avions enfin retrouvé notre Ma- rie-Antoinette. Nous avons enfin pu nous réunir aux grilles d’un palais pour pouvoir déverser une haine qui bouillonnait ! Ah ! que c’est bien de voir des têtes tomber... Et c’est génial, en ces temps isolés, nous faisons en- fin quelque chose ensemble, tous réunis ! Ça nous avait bien manqué. Et le soir, dans notre lit douillet, que se passe-t-il ? L’espoir d’un ré- veil avec les suites de l’histoire à la télévision... Énième rebondissement que l’on se fera un malin plaisir de commenter, une journée sup- plémentaire. Une saga comme on les aime. Mais prenons-nous toute la mesure de ces at- titudes ? Se pose-t-on aujourd’hui la question de l’avenir de ces gens, de ces cibles faciles qui perdent en un instant à peu près tout ? En un claquement de doigts, le collectif l’a emporté. Et pour une fois, le peuple et les chaînes de télé ou de radio ont agi de concert ! Le pire dans l’histoire : certains médias ont joué l’effarou- chement alors que leurs mœurs devraient les inciter à plus de discrétion. Car bingo, l’affaire éclate pendant le week-end de Pâques, et cette histoire de dîners était un mets de choix à se mettre sous la dent ! Et tous se sont lancés dans le sensationnel ! Acte I, acte II, acte III... Une cour de récréation. Mais attention, car, par analogie, nous savons très bien comment tout se termine, quand le harcèlement ap- paraît dans une vraie cour de récréation... Il mène parfois au pire. Dernière victime en date, Évaëlle, 11 ans, retrouvée inanimée après son geste de délivrance, et qui n’aura pas eu la même chance que les personnalités publiques. Elle a été une cible pendant plusieurs mois alors qu’ici, les assauts ne durent jamais bien longtemps, il faut constamment dénicher de nouveaux souffre-douleur, la variété au menu, c’est la clé ! M.W.
   88 | juin 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[Transformer nos faiblesses en opportunités
Retail
Assistons-nous à la chute des géants ?
tribunes libres
expressions
 Pierre Goguet
président de CCI France
En 2020, 3 millions d’entreprises du commerce, de l’industrie et des services, ont pu compter sur le sou- tien des Chambres de commerce et d’industrie. Nous les avons écou- tées, orientées, accompagnées. Nous nous sommes battus aux côtés des chefs d’entreprise pour la survie de leurs TPE-PME, de leurs commerces et de leurs industries, aussi bien en relayant leurs besoins auprès du gouvernement et du par- lement, qu’en les appuyant concrè- tement et individuellement pour résoudre leurs difficultés. En 2021, l’année s’annonce difficile pour nombre d’entreprises. Je pense en particulier aux secteurs de l’hô- tellerie, de la restauration, du tou- risme, de l’événementiel, du sport, des discothèques, de la culture, mais aussi des professionnels de la montagne. Tous ces professionnels, durement impactés, méritent une
attention et un soutien renforcés. Nous devons collectivement, par- tager les indicateurs, être en suivi rapproché, pour leur permettre un retour à la rentabilité. Nous nous souviendrons de cette crise de la covid-19 comme d’un passage en zone de fortes turbulences, d’une période de remise en question de nos certitudes où nous devons ca- pitaliser sur nos forces et apprendre à transformer nos faiblesses en op- portunités pour bâtir l’économie de demain.
Soutenir nos entreprises généti- quement modifiées
À présent nous devons dessiner collectivement les contours du nouveau paysage dans lequel nous souhaitons rebondir. Pour cela, nous nous sommes engagés auprès de l’État à renforcer notre mobili- sation au profit des TPE-PME. En
tant que partenaire de proximité dans les territoires, notre réseau des CCI composé d’entrepreneurs est plus que jamais l’acteur majeur pour soutenir, relancer et accom- pagner la transformation des en- treprises pour qu’elles soient plus agiles, responsables et outillées pour affronter les nouveaux défis qui s’annoncent. Dans la continuité de 2020, nos équipes sensibilisent et accompagnent plus de 200 000 entreprises dans l’accélération de leur transformation numérique, dans leur transition écologique et dans leur développement à l’inter- national dans le cadre des actions de la TeamFranceExport. Nos centres de formation sont égale- ment mobilisés pour développer les compétences des salariés et former les jeunes, en faisant de l’apprentis- sage un levier de relance et de crois- sance. Sur tout le territoire, les chefs
d’entreprise peuvent compter sur l’expérience et l’agilité des équipes de leur CCI.
Engageons-nous dans l’hydrogène vert
Enfin, j’ai confiance dans la capaci- té de nos chefs d’entreprise à miser sur la France pour inventer l’éco- nomie de la relance en développant de nouvelles filières sur le territoire. Cette dynamique doit aboutir à la création d’une industrie innovante, responsable, créatrice d’emplois et compétitive à l’international. Ces « bâtisseurs » peuvent compter sur les CCI qui s’engagent dès à présent dans le développement de filières d’avenir comme celle de l’hydro- gène vert qui, dans les prochaines années, va révolutionner les trans- ports et l’industrie en améliorant la performance économique et en- vironnementale de ces entreprises.
C’est aussi une bonne opportunité pour ces petits commerces indé- pendants. À mesure que les distri- buteurs consolident les points de vente et les locations disponibles, ces marques indépendantes ont l’occasion de se développer via des points de vente (pop-up stores), uti- lisables rapidement et efficacement comme moyen de mesurer l’intérêt et la fidélité des consommateurs. Les propriétaires devraient songer à adapter leur modèle de location traditionnelle pour envisager des solutions plus flexibles, comme le modèle risque-rendement par exemple.
Dans un secteur bouleversé, en pleine transformation numérique, les retailers doivent saisir l’impor- tance de la flexibilité de leur supply chain pour rester compétitif et pro- poser de nouveaux services (comme le click & collect par exemple, deve- nu la norme). Retrouver l’intégra- lité de la tribune de Thomas Hin- dré : www.ecoreseau.fr/expressions/ tribune-libre/2021/04/22/71813-re- tail-assistons-nous-a-la-chute-des- geants/
 Thomas Hindré
VP Europe du Sud, Fluent Commerce.
Avec la fermeture des centres com- merciaux de plus de 10 000 m2 pen- dant le confinement et le vote de la loi Climat qui interdit de construire des centres commerciaux en péri- phérie des villes, il ne fait désormais aucun doute que le commerce va se transformer.
Les empires du retail particulière- ment touchés par la crise
Mal préparés, la grande majorité des géants du retail ont été considérable- ment affectés par les conséquences, imprévisibles, de la pandémie. Nombre d’enseignes, dépendantes de canaux uniques, se sont retrou- vées paralysées, en particulier à cause de leurs stocks inaccessibles ou de leur incapacité à utiliser l’en- semble des points de stock efficace- ment pour servir le client. Les mo- dèles « traditionnels » d’expédition à partir d’un entrepôt n’ont pas su faire face à l’augmentation des com- mandes en ligne. À l’inverse des re- tailers multicanaux qui ont su réagir rapidement et offrir une expérience client à la hauteur.
L’humain au centre de toutes les attentions
La fermeture d’un commerce,
quelle qu’en soit la cause, est une pé- riode terrible sur un plan humain. En dehors des aides débloquées par l’État, des politiques de conti- nuité d’activité solides, basées sur de nouveaux modèles d’entreprises ou l’adaptation des postes en consé- quence auraient certainement per- mis de sauver des emplois. Et les en- treprises doivent en tirer les leçons en termes de gouvernance. Car cer- taines sont parvenues à conserver leur personnel dans les magasins par la rapide mise en place des ser- vices de store-fulfillment et de click & collect, et en formant le personnel à des processus de pick and pack ac- tualisés. L’agilité et la flexibilité que les entreprises ont dû apprendre à marche forcée depuis un an doivent devenir les principes directeurs [...].
Le déclin des géants du retail peut – et doit – signifier également un nou- veau départ dans la façon dont nous envisageons la place de l’humain et les droits des travailleurs dans ce secteur, pour ne plus revivre des situations comme celle de Topshop qui refuse de verser l’argent dû aux collaborateurs, sachant pertinem- ment que nombre d’entre eux sont financièrement asphyxiés.
Viser la qualité plutôt que la quan- tité ?
La France a besoin d’un secteur du retail dynamique. Mais sa capacité doit être ajustée. Alors, les retailers doivent-ils viser la qualité – par exemple moins de 5 magasins à des emplacements stratégiques – ou la quantité, avec des magasins pré- sents dans chaque grande ville et région ?
Le risque serait de passer trop vite d’une stratégie à l’autre, surtout si l’on ne prend pas en compte l’im- pact environnemental associé. Pourquoi réduire l’empreinte d’un magasin si l’on demande désormais aux consommateurs de se dépla- cer davantage pour retrouver leurs marques préférées ? En outre, il faut tenir compte de la tendance au « shopping décentralisé » que sont les achats réalisés par les consom- mateurs là où ils vivent mais aussi travaillent désormais la plupart du temps. Ce qui signifie, avec le télé- travail, moins de shopping dans les centres-villes et plus d’achats en péri- phéries ou dans des lieux « non-cen- traux ». C’est un avantage pour les petits commerçants indépendants que les enseignes traditionnelles vont devoir chercher à rattraper.
ecoreseau.fr juin 2021 | 89
]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[expressions
Rétrospective
Chaque année autour de dix thèmes, Jeanne Bordeau, linguiste et artiste, raconte l’actualité. Elle crible les journaux qui sont les plus lus et sélectionne les mots les plus répétés ou les mots rares. Avec ces mots, elle crée des tableaux. Commencée il y a douze ans, cette oeuvre représente un observatoire artistique unique de l’actualité. Nous sommes le partenaire media exclusif de cette artiste. Vous pouvez consulter digitalement son œuvre sur www.jeanne-bordeau.com.
Chaque mois, nous vous laissons donc découvrir un tableau et un thème de l’année précédente.
En 2020 pour le monde de la culture une année bien par- ticulière a eu lieu !
C’est la galère entend-on !
La culture est confinée, c’est « une année inédite ».
Les Césars continuent leur crise de transformation. Adèle Haenel pro- teste face à la remise du César à Ro- man Polanski. On essaie de nous faire oublier les longs dimanches enfermés avec les grimaces de Louis de Funès.... Et si certaines stars continuent leurs parcours comme Aya Nakamura .... pas de cinéma à Cannes, c’est quand même le comble ! Le monde de la culture ne tourne plus rond ! C’est du jamais vu.
Tout est streaming! Les festivals sont en ligne, au printemps on es- saie de relier le monde entier par de la musique avec le concert one world together at home. Mais on n’est plus à l’époque de Michael Jackson et des grands concerts USA for Africa !
La guerre culturelle est déclarée ! Les librairies livrent bataille. Pas de fiac! Spectateurs, acteurs, inter- mittents se tournent vers Roselyne Bachelot qui semble offrir peu de proposions créatives de remplace- ment. Le 6 juillet 2020 lors de son arrivée au gouvernement, elle avait pourtant suscité un élan d’espoir ! C’est la guerre ! Et Christophe, Be- dos, Annie Cordy, Juliette Greco, Manu Di Bongo, Lonsdale et tant d’autres s’en vont sur la pointe des pieds, peu célébrés. C’est juste une année noire, une année encore plus sombre quand on pense à tous les disparus...
Surtout quand on vous dit et ré- pète que la culture c’est pas essen- tiel !
Quant à la cancel culture, elle reste l’expression et le phénomène le plus spectaculaire, inattendu et surprenant de l’année. n
#MadameLangage
  90 |
juin 2021 ecoreseau.fr
« cancel culture », Jane Bee, 2020
jeanne
Bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[BEDONNANT
Poussah
Se dit d’un culbuto, du nom d’un des personnages les plus sympathiques des aventures d’Iznogoud... ou d’un gros homme mal bâti. Même un mot aux consonances mignonnes peut s’avérer déplaisant pour celui qui l’entend.
les mots de la fin par Marie Grousset
expressions
 ABSORBANT
rassurant
 Sopalin
 Masque Jetable
  Inventé par Gilbert Vernam en 1917, le masque jetable est un algorithme de cryptographie à usage unique. Une fausse clé change tout le message. Qu’un masque soit à usage unique rend très difficile son utilisation pour chiffrer les échanges sur Internet. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
C’est du propre !
Avez-vous déjà entendu le
mot Sopalin prononcé dans un film par exemple ? Non. Rien d’étonnant à ça. Bien qu’on l’oublie souvent, Sopalin est une marque déposée depuis 1946. Nom générique : papier ménager.
 esthétisant
nipponisant
Rectangle d’or
Kutabare !
Ce joli mot japonais signifie en fait : « Va en Enfer ! ». On imagine bien Ken le Survivant prononcer ce mot dans un accès de frustration et d’énervement. Ou Rambo, tout dépend de vos préférences.
Un caprice de Picsou ?
Le rectangle d’or n’est pas
un lingot, mais un rectangle établi selon une certaine formule mathématique que nous ne chercherons pas à développer ici. C’est le rapport largeur/longueur qui respecte le nombre d’or. Le plus bel exemple du rectangle d’or reste le Parthénon.
HISPANISANT
Electroencefalografista
      Un technicien d’électroencéphalogramme en espagnol.
étonnant Hétérochromie
Avoir des yeux de couleurs différentes. Notons que David Bowie ne rentre pas dans cette catégorie, puisqu’il devait son œil plus sombre à un coup de poing reçu dans sa jeunesse. Oups.
     PROCHAIN NUMÉRO LE 4 JUIN 2021
ecoreseau.fr juin 2021
| 91
]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[                                 VIVEZ L’EXPÉRIENCE BANQUE PRIVÉE
        Prenez rendez-vous avec votre Banquier Privé.
milleis.fr
MILLEIS BANQUE - SA au capital de 55 299 999,66 euros - Siège social : 32 avenue George V - 75008 Paris - Immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le n° 344 748 041.
]]></page></pages></Search>