﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="104"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[  Plans de relance
D’où vient cet argent “magique” ?
Grandes Écoles
des réseaux toujours plus puissants
    N°77 MARS 2021
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER Entre crise et innovation...
TOUT POUR SAUVER/CRÉER
SON ENTREPRISE
       Cybersécurité
Une priorité vitale pour
les PME
Stratégie gagnante pour le Royaume Uni ?
Paradoxal : c’est le moment de se lancer Vital : les moyens de se relancer
     ecoreseau.fr
BEL/LUX : 5.20 € - Suisse : 9 FS - Canada : 8.99 $ CAN - Maroc : 55 DH - Dom : 5.50 € - Tom : 750 XPF
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                                       PAUL DÉVELOPPE SON ACTIVITÉ AUSSI EN LIGNE.
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  ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[éditorial
Olivier magnan
Rédacteur en chef
3Voir loin
2 184 défaillances d’entreprises en 2020, le chiffre le plus bas depuis 1987. Il émane du cabinet Altares, tiré de ses quelque dix milliards
de data sur les entreprises, mais d’autres sources en recoupent la paradoxale fai- blesse. Le même cabinet en livre un deuxième: avec un PIB en chute de 9 %, « nous devrions tourner autour de 70 000 défauts », calcule Thierry Millon, di- recteur des études Altares, au micro de France Inter le 19 janvier.
C’est sur ce beau constat – provisoire – que nous rappelons dans ce numéro tous les moyens mis en œuvre par l’État et les régions (car elles œuvrent comme jamais sur le plan local), non pas seulement pour sauver des entreprises mais tout autant pour les créer. C’est l’autre paradoxe : quand l’activité reprendra – pas aussi vite peut-être que ne l’annonce le prin- temps de l’épidémie –, ce pays, comme les autres, relancera ses moteurs. Une éner- gie déjà impulsée par les quelque 800000 créations d’activités qui surfent sur la vague de la covid. Des microentreprises en immense majorité, certes. Mais elles montrent que des centaines de milliers de gens osent, devancent le chômage – le même cabinet « optimiste » dessine une année 2021 à 200 000 demandeur·ses d’emploi de plus –, croient en eux et elles- mêmes.
ecoreseau.fr
13 rue Raymond Losserand 75014 Paris contact@lmedia.fr
Fondateur & directeur de la publication
Jean-Baptiste Leprince
n RÉDACTION
redaction@lmedia.fr
rédacteur en chef Olivier Magnan
rédaction Adam Belghiti Alaoui, Geoffrey Wetzel
Comité éditorial Adam Belghiti Alaoui, Geoffrey Wetzel, Jean-Baptiste Leprince, Olivier Magnan
Chroniqueurs Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France, Christophe Combarieu, Marc Drillech, H’up Entrepreneurs, Julien Leclercq, Les rebondisseurs français, Patrick Levy- Waitz, Alain Marty, Sophie de Menthon, Ordre des Experts-Comptables, IsaLou Regen, Pierre Pelouzet, Jean-Marc Rietsch,
le chat de
    J’attire votre attention sur la chronique, p. 13, du Médiateur de l’entreprise, Pierre Pelouzet. Lui qui a exhorté depuis des mois les entrepreneurs qui le peuvent à ne pas différer le paiement dû à leurs fournisseurs constate aujourd’hui que cette solidarité vitale – pour éviter l’effet dominos dévasta- teur de délais abusifs – a joué: « Les délais de paiement sont revenus au niveau d’il y a un an », écrit-il. Mais rien n’est gagné: « 13 % des entreprises sondées déclarent un allongement des règlements reçus au cours du mois de novembre 2020, par rapport à la même période un an plus tôt. » ce n’est pas affaire de manque de solidarité: l’essentiel des délais de paiement allongés émanent bien sûr de PME elles-mêmes en proie à des difficultés de paiement. C’est peut- être le plus grand danger des mois à venir. Mais c'est en termes de décennie que l’en- treprise va se métamorphoser. La vôtre aus- si. Plongez-vous dans la moisson des livres qui nous dessinent le futur. À commencer par l’essai de Bruno Latour, Où suis-je? que je n’arrête plus de citer chaque jour ou presque au fil de notre lettre quotidienne gratuite qui n’attend que vos abonnements (www.ecoreseau.fr). Pour entreprendre, il faut voir loin. Ce socioanthropologue nous emmène... au-delà de la pandémie, dans le « nouveau régime climatique ». Où nos entreprises papillons prendront un nouvel envol. n
  @EcoReseau
Didier Roche, Thierry Saussez, Cédric Ternois, Mathieu Wilhelm
Ont collaboré
Jean-Marie Benoist, Marie Bernard, Jean-Baptiste Chiara, Charles Cohen,
Philippe Flamand, Geoffroy Framery,
Marie Grousset, Anna Guiborat,
Lucie de la Héronnière, Pierre-Jean Lepagnot, Julie-Chloé Mougeolle, Guillaume Ouattara, Lili Quint, Philippe Richard, Charlotte de Saintignon
Dessin de Philippe Geluck secrétaire de rédaction
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Imprimé en France par Léonce Deprez, ZI le Moulin, 62620 Ruitz
Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans ÉcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.
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Élodie Coin, Raphaël Gall
                               ecoreseau.fr mars 2021 |3
]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[ 14
 30
 36
 galaxie
6 briefing de l’optimisme entreprendre
14 en couverture
32 culture du rebond Jean-marc Barki
À la tête de la PmE industrielle seaLock, il saute un à un les obstacles en promouvant la solidarité
34 briefing innovation
36 décryptage Plan de relance et mesures
d’urgence : l’argent ne tombe pas du ciel !
pratique
FOrmaTION ET CYBErsÉsUrITÉ,
LEs DEUX « mamELLEs » DE L’ENTrEPrIsE
38 réflexion & stratégie Cybersécurité, l’autre combat
42 business guide Pour réussir la bataille de l’hydrogène vert
46 business guide Véhicule d’entreprise : 2021, année électrique !
56 carrières & talents La formation continue chamboulée par la crise, un moindre mal ?
60 carrières & talents IaE : ils sont devenus une alternative d’excellence aux écoles de commerce
66 concours audencia-Écoréseau Business 68 trophées Épitech Expérience
    & innover
TOUT POUr saUVEr/
70 vie privée L’INVEsTIssEmENT
CrÉEr sON ENTrEPrIsE
ImmOBILIEr
26 société La culture passera par le numérique
27 société Le Brexit, un choix si regrettable pour le royaume-Uni ?
28 l’œil décalé Jeux d’argent et de hasard en ligne...
29 réseaux & influence Les réseaux des ancien·nes des Grandes écoles
Trophées Optimistes 2021
30 électrons libres Nadia Guiny, la coach qui s’est elle-même métamorphosée
GarDE sEs aTOUTs
80 baromètre patrimoine & fiscalité patrimoine
84 baromètre finance & marchés 88 culture & co
90 essais auto
94 l’art du temps
100 expressions
abonnez-vous P.9, 48, 62, 87 et 92
 52 briefing rh & formation
aTTENTION : Compte tenu de la crise sanitaire actuelle et des contraintes liées à l'impression de ce numéro,
  4 | mars 2021 ecoreseau.fr
certaines informations peuvent avoir été modifiées ou être obsolètes au moment de la diffusion
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[briefing de l’optimisme
galaxie
 l’onde positive
Thierry saussez
Créateur du Printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
La France sur Mars...
ELLE EST ARRIVÉE...
... première femme solitaire du Vendée Globe, elle se nomme Clarisse Crémer, elle a 31 ans. C’est une performeuse, elle signe le meilleur temps fémi- nin de l’histoire de la course. À mes yeux, elle est l’exemple parlant de la capacité à vivre ses rêves et à changer de vie. Car Clarisse Crémer avait une voie toute tracée: après HEC, le marketing, la création entreprise. Puis, un jour, elle décide de faire de son hobby un métier, déménage dans le Morbihan et va jusqu’au bout de ses rêves. Elle prouve au passage que les femmes ont leur place aussi dans la voile si accaparée par les mecs.
UN ŒIL FRANÇAIS
SUR LA PLANÈTE ROUGE
L’Irap, Institut en recherche en astrophysique et planétologie, a conçu la supercam à travers laquelle le monde entier a revu le paysage martien en haute résolution. L’appareil de l’institut est l’œil du ro- ver Perseverance, fort d’une trentaine de pièces optiques de haute précision, 300 contributeurs, 25 partenaires industriels, évidemment l’appui du Cnes et du CNRS. Il y a là un petit coup de cocori- co, un bout de France sur Mars, mais surtout une grande réussite de la techno de pointe française.
UN LIVRE
Cynthia Fleury vient de publier chez Gallimard Ci-gît l’amer. Guérir du ressentiment.
Des enseignements personnels à mettre en œuvre pour dépasser l’amertume, la colère, le renonce- ment. Pour un optimiste, enterrer l’amer est assez naturel. D’une façon plus générale, c’est refuser la culpabilité de nos origines, de notre
histoire, de nos gloires nationales. Je
fais partie de ceux qui en ont un peu
marre des statues que l’on veut débou-
lonner, cette histoire que l’on veut réé-
crire et le bouquet de ces thèses folles
qui circulent, y compris dans l’universi-
té française: incroyable collusion entre
une gauche dévoyée et ceux que cette
gauche considère comme les nouveaux
opprimés. Comme le disait Jacques, Julliard, « Il faut écouter les avertissements des prophètes de malheur mais ne pas suivre leurs conseils ».
DES ACTIONS À VENIR
Du côté du Printemps de l’optimisme, nous travail- lons sur un événement qui prendra place en avril, un Printemps de l’optimisme virtuel, bien sûr, mais où nous monterons quelques animations de pre- mier plan pour rester présent auprès des dizaines de milliers « optimistes » qui nous suivent. n
se connecter au Printemps de l’Optimisme www. printempsdeloptimisme.com
rejoindre la Ligue des optimistes www.optimistan.org
L’IMAGE
   E
ressemble à un disque. Sa vitesse le disqualifie de sa première classification comme as- téroïde. L’absence de dégazage n’en fait pas une comète... Pourquoi en reparler? Parce qu’un astrophysicien patenté, donc peu suspect d’interprétations farfelues, Abraham « Avi » Loeb, de Harvard, a publié Extraterrestrial : The First Sign of Intelligent Life Beyond Earth, tout récemment traduit au Seuil (Le premier signe d’une vie intelligente extrater- restre). Les caractéristiques de l’objet sont à ce point « artificielles » que Loeb en arrive à l’hypothèse qu’il s’agit d’un « objet créé ». Donc forcément par une civilisation étrangère à la Terre. « Je crois que l’humanité n’est pas prête à accepter que nous ne soyons pas uniques. »n
Votre temps est limité, ne le perdez pas à vouloir vivre la vie de quelqu’un de
différent. Ne suivez pas les règles qui vous imposent de vivre comme les autres pensent que vous devriez vivre. Ne laissez pas les bruits des opinions des autres assourdir
votre voix intérieure. Et surtout ayez le courage de faire ce que votre cœur et
votre intuition vous demandent. Eux seuls savent ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire.
steve jobs
Les ruptures conventionnelles ont baissé en 2020
En 2019, après 10 ans de hausse continue,
le nombre de ruptures conventionnelles de contrat salarié avait stagné, en progressant de seulement 1 %. En 2020, la tendance s’est inversée. La Direction de la recherche du ministère du travail (Dares) fait état d’une baisse de 4,4 %, pour un total de 424 000 ruptures sur l’année. Évidemment, la crise sanitaire a pesé sur ces chiffres, mais la baisse s’est surtout concentrée au moment du premier confinement, avec une chute de 13%enmars,58%enavrilet42,5%enmai.
Lors du deuxième confinement, les ruptures conventionnelles ont augmenté de 5 %. Une année faite de hauts et bas donc. Surtout, l’incertitude demeure sur à la question des licenciements déguisés, qui représenteraient 30 %
des ruptures « conventionnelles » selon une étude du Centre d’études de l’emploi.
n maori, Oumuamua signifie Messager. Il s’agit de ce petit corps interstellaire (donc a priori étranger au système solaire) passé le 19 octobre 2017 à 30 millions de kilomètres de la planète Terre. On le représente comme on peut, le télescope
d’Hawaï aux États-Unis n’en a capté qu’une lueur, mais il semble bien que l’objet
   ecoreseau.fr mars 2021 | 5
]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing de l’optimisme
 leS chiffreS
26,9 %
5,5 %
Recettes de rebond Cface à la crise
elles des entrepreneurs des Rebondisseurs Français – commu- nauté d’entrepreneurs originaires de toute la France.
Premier ingrédient, l’ouverture aux autres. Le pire est de rester seul face à ses difficultés. Deux raisons: quand on exprime ses
difficultés, on se rend compte que beaucoup d’autres sont dans la même situation et c’est aussi un moyen de se voir recommander des pistes d’ac- tions, voire des propositions
de business croisés. Les entre-
preneurs partagent volontiers leurs bonnes pratiques avec leurs pairs et tous sont à la re- cherche de contacts nouveaux pour avancer.
Deuxième ingrédient : l’in-
dulgence envers soi-même,
accepter de ne pas tout
réussir. Tout entrepreneur
connaît l’échec, à des de-
grés variés et sous différentes
formes. La période actuelle
est particulièrement pro-
pice au « plantage ». Échouer
ne veut en aucun cas dire qu’on est un looser, simplement que le pro- jet n’était pas viable et qu’il faut faire autrement ou autre chose. Su- blimer ses failles plutôt que de les cacher aide même à aller de l’avant. Troisième ingrédient: l’envie d’entreprendre. Il est important d’entretenir la flamme de son projet et de continuer d’avoir envie de poursuivre l’aven- ture. À cette fin, il faut faire confiance à l’entrepreneur qui est en nous, se concentrer sur des actions positives. C’est en avançant que l’on trouve des solutions, pas en restant en retrait du business.
Quatrième ingrédient: l’anticipation et le recul. Outre la prise de risque, il faut aussi accepter de lever la tête du guidon, prendre le temps de discuter, se poser pour réfléchir. Sans quoi il est impossible d’avoir les idées claires et d’identifierdesleviersquinefontpaspartiedesactionsdepremièreintention. Cinquième point: la détection et surtout l’écoute des signaux faibles. Ce qui suppose d’analyser le plus objectivement son entreprise et d’accepter à nouveau que certains choix ne conviennent pas – ou plus – et qu’il faut changer. Les alertes viennent aussi bien de l’externe que de l’interne. L’im- portant est de ne pas s’en froisser et de prendre des décisions pour les cor- riger. n
Rémi Demersseman,
président et fondateur de la fondation Oïkos, créatrice de la Cité de la RSE et du médiat Impact & RSE, à l’origine du 1er classement des métropoles les plus RSE de France
« Entreprises et responsabilité sociétale, ça va ensemble »
En quoi la rsE bénéficie-t-elle
aux entreprises ?
Non seulement elle leur fait du bien, mais
elle devient en plus indispensable. Du
bien en termes de bien-être des salarié·es
et des dirigeant·es, qui deviennent des
acteur·rices à impact positif, ainsi que
d’un point de vue économique. Il se trouve
que depuis un an, on constate que la
crise sanitaire a provoqué une certaine
prise de conscience et de nombreux passages à l’acte. De plus en plus d’entreprises embauchent ou nomment un·e responsable RSE. Il y avait déjà bien sûr de nombreuses entreprises déjà actives en termes de RSE, mais nous observons de plus en plus d’engagements. Quand nous avons lancé le média, nous avons constaté que nous touchions beaucoup plus de monde que ce que nous pensions.
À Toulouse, 600 personnes par jour passaient dans nos locaux, sur nos premiers contenus en ligne, nous touchions 100 000 personnes.
Quelle est l’idée derrière la création de ce classement
des métropoles les plus rsE de France ?
Depuis novembre 2020, nous constatons que beaucoup d’entreprises de plus de 200 salarié·es s’engagent de plus en plus dans la RSE. Nous y avons vu l’opportunité de faire effet boule de neige, en donnant envie aux autres entreprises de s’engager. Il s’agit d’inciter les métropoles et les échelons politiques à engager des démarches et à mettre à disposition des dispositifs pour les entreprises, car la RSE est bénéfique pour tout l’écosystème et pour la santé des entreprises. Nous avons donc décidé de dresser un bilan de la RSE au sein des entreprises de plus de 200 salarié·es partout en France et avons contacté toutes les métropoles, régions
et CCI pour entrer en dialogue et leur proposer de les aider
à impulser des initiatives pour développer la RSE sur leur territoire. Le but est de comparer le taux de pénétration de la RSE dans les entreprises de plus de 200 salarié·es, à l’échelle des métropoles.
Quels sont les grands enseignements à tirer de ce premier classement ?
Il apparaît que certaines métropoles sont déjà très organisées en matière de RSE et en avance. Surtout, on constate que la taille de la métropole n’est pas un facteur facilitant ou empêchant la pénétration de la RSE, il y a
une vraie variation et il n’y a pas de linéarité. Une petite métropole peut très bien concentrer un fort taux de RSE. Tout dépend surtout de la mise en place d’une sensibilisation des entreprises par les pouvoirs publics et par elles-mêmes, en relais. Les métropoles qui décrochent un taux de pénétration de la RSE parfois cinq fois supérieur à d’autres sont celles qui ont engagé depuis longtemps des dialogues structurés avec les entreprises en prenant le soin de faire émerger des acteurs associatifs qui mènent un travail semblable à celui de la Cité de la RSE. C’est cette antériorité-là qui paie, et nous incitons toutes les métropoles à le faire. Toute notre vocation est d’améliorer et de promouvoir le développement de l’entreprise responsable dans les territoires.
La part des énergies renouvelables dans la couverture de la consommation électrique de France métropolitaine en 2002, contre 23,1 % en 2019.
La croissance de l’économie mondiale prévue par le Fonds monétaire international pour 2021 (4,2 % pour 2022).
      6 | mars 2021 ecoreseau.fr
PrOPOs rECUEILLIs Par aDam BELGHITI aLaOUI
]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                                                                           NOUVELLE CITROËN Ë - C4 100% ËLECTRIC OUVRËZ LA ROUTE SUR VOTRE BUSINESS
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100 % ëlectric : 100 % électrique. Modèle présenté : Nouvelle Citroën ë-C4 100 % ëlectric 136 ch (100 kW) Feel Pack Business avec options teinte métallisée Gris Acier, Pack Color Sable Métal et Câble de recharge Mode 3 32A monophasé pour prise de charge T2, longueur 6 mètres (38 460 euros). (1) Exemple pour la location longue durée d’une Nouvelle Citroën Ë-C4 136 ch (100 kW) Live Pack Business neuve, hors option, sur 48 mois et 40000 km, prestation facultative Contrat de Maintenance et d’Entretien 48 mois/40000 km (17,09 € TTC/mois) incluse, 1er loyer de 8445 € TTC, compensé partiellement par le bonus véhicules électriques de 5000 € dont le client va bénéficier, suivi de 47 loyers mensuels de 269 € TTC. Offre non cumulable, réservée aux professionnels (hors loueurs, flottes et protocoles nationaux), valable jusqu’au 31/03/21, pour la location longue durée du véhicule précité (tarif VP Citroën du 01/03/21), dans le réseau Citroën participant, et sous réserve d’acceptation par CREDIPAR, SA au capital de 138 517 008 €, RCS Versailles n° 317 425 981, 2-10 boulevard de l’Europe 78300 Poissy, mandataire d’assurance n° Orias 07 004 921 (www.orias.fr). (2) Conditions générales du Contrat de Maintenance et d’Entretien disponibles dans le réseau Citroën. *Équipements de série, en option ou non disponibles selon les versions.
   ]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing de l’optimisme
Ngozi Okonjo-Iweala, nouvelle patronne du commerce mondial
L’humeur du commerce et du BTP
Mastercard et l’Ifop ont mesuré l’optimisme des dirigeants des TPE commerciales et celui du monde duBTP.
Î 59 % des TPE du secteur commercial sont
optimistes quant à la situation économique de leur entreprise (contre 64 % pour l’ensemble des TPE interrogées et 78 % pour les TPE du BTP).
Î 23 % des TPE du secteur du commerce sont optimistes au regard de la situation économique française (contre 29 % pour l’ensemble des TPE interrogées et 37 % pour les TPE du BTP).
Î 26 % des TPE restent optimistes pour la situation économique des petites entreprises comme
la leur (contre 28 % pour l’ensemble des TPE interrogées, 24 % pour les TPE du service et 43 % pour les TPE du BTP).
Des locations de vélo de fonction à 70 % pris en charge par l’employeur
Et déductibles à hauteur de 25 % pour les entreprises ! Le pionnier créé en 2018, Zenride, équipe près de 70 entreprises à cet usage dont des grands
groupes comme Microsoft, Havas Sport ou Veolia en France. La start-up française dit afficher « une progression record de 500 % de son chiffre d’affaires par rapport à 2019 ». Zenride s’est déployé à Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes et 10 autres métropoles, en s’appuyant sur 60 magasins partenaires indépendants
et deux partenariats, avec
Alltricks, site d’e-commerce spécialisé dans la vente de vélos, et le deuxième avec
Décathlon. Objectif de la jeune pousse : convertir 150 nouvelles entreprises au vélo de fonction. Et anticiper la sortie de crise pour laquelle Thomas Beaurain, cofondateur de Zenride, veut éviter les effets de rush et l’indisponibilité de stocks.
malgré la crise, la France est restée attractive pour les américain·es
Selon le dernier baromètre annuel de la chambre de commerce américaine en France, la crise sanitaire n’a pas provoqué une panne de l’attractivité de l’hexagone, dont l’érosion est restée contenue en 2020. Les entreprises américaines restent le premier
employeur étranger en France. Mais des craintes pointent le bout de leur nez. Pour 80 %
des entreprises américaines interrogées, le climat social
est devenu le premier facteur regardé pour investir en France, et 54 % y voient un frein à leurs investissements dans le pays en comparaison avec les autres nations européennes. Aussi,
28 % des investisseur·ses
américain·es s’attendent à ce que leurs effectifs diminuent dans les deux ou
trois ans à venir, soit 21 points de plus que l’an passé. Optimistes, 40 % des investisseur·ses interrogé·es anticipent une évolution positive du contexte économique en France.
 Ngozi Okonjo-Iweala, soixante-six ans, prend les rênes de la très in- fluente Organisation
mondiale du commerce (OMC), pour un mandat de quatre ans. Soutenue par l’ensemble des pays membres de l’institution, elle de- vient la première femme à la diriger et la première personnalité afri- caine dirigeante d’une organisation internationale. En pleine crise éco- nomique et sanitaire, elle aura fort à faire.
La défaite de Donald Trump actée, qui soutenait la candidature de la sud-coréenne Yoo Myung-Hee, la dirigeante nigériane a bénéficié du soutien et du consensus des repré- sentant·es des 164 pays membres de l’OMC, dont celui de Joe Biden, le nouveau résident de la Maison Blanche. N’en déplaise à Donald Trump, c’est bien une femme afri- caine qui dirigera le commerce international pendant quatre ans. Pour mettre fin à la paralysie de l’OMC et du multilatéralisme, la nouvelle dirigeante pourra s’ap- puyer sur sa solide expérience.
Sacré parcours
Ngozi Okonjo-Iweala naît le 13 juin 1954 au Nigéria, et accumule les hauts diplômes d’économie : Har- vard en 1976 et le Massachusetts Institute of Technology en 1981. Ensuite, elle intègre la Banque Mondiale. Très appréciée et sur- tout très compétente, elle gravit les échelons et devient secrétaire du conseil d’administration. En 2003, le président nigérian Oluse- gun Obasanjo la ramène au pays, elle devient ministre des Finances.
Lutte contre la corruption, privati- sations, recul de 23 à 11 % du taux d’inflation du pays et multiplication par trois du PIB du pays, la ministre ne chôme pas. Après sa démission en 2007, elle retourne à la Banque Mondiale, dont elle devient di- rectrice générale, numéro 2 der- rière Robert Zoellick, le président de l’époque. Déjà une première. En 2011, le nouveau président ni- gérian, Goodluck Jonathan, lui re- confie le portefeuille des Finances. En instaurant, avec le soutien de la BM et du FMI, un système d’au- thentification biométrique pour la fonction publique, elle élimine en quelques années des milliers de fonctionnaires fictifs et leurs sa- laires, une économie de plusieurs milliards de dollars.
Pour beaucoup, le parcours de Ngo- zi Okonjo-Iweala est exemplaire. Pour certains, elle n’est pas sans failles. Sarah Chayes, auteure de Thieves of State, l’accuse ainsi de corruption à grande échelle : « Près de 1 milliard de dollars disparais- saient chaque mois des caisses de l’État quand elle dirigeait les fi- nances. » Grave accusation. Qu’im- portent les critiques, la dirigeante poursuit son ascension. Place au- jourd’hui à la direction du multi- latéralisme commercial, et d’une des organisations internationales les plus influentes. Selon Christine Lagarde, ex-directrice du FMI et ac- tuelle présidente de la Banque cen- trale européenne, « c’est une femme merveilleuse qui privilégie une ap- proche authentique des problèmes. Mais, attention, sous son gant de velours, il y a une main de fer et une forte volonté ». n aBa
  8 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Le Haut Conseil pour le Climat épingle la loi « climat et résilience »
Nouveaux fonds pour le Fonds international de développement agricole !
Le monde rural des pays pauvres a été frappé de plein fouet par la crise. Mais bonne nouvelle pour le Fonds international de développement agricole, l’institution qui émane des Nations unies, ses moyens vont augmenter : 11 milliards
de dollars seront sur la table pour la période 2022-2024 !
Une bonne nouvelle pour le président du Fida, Gilbert F. Houngbo : « Aujourd’hui, c’est la covid-19. Hier c’était un tsunami et on ne sait pas ce qui arrivera demain. Mais la menace des changements climatiques et de catastrophes météorologiques n’a pas diminué. Nous devons nous préparer. Aucune femme ou aucun homme des zones rurales ne devrait jamais se retrouver contraint de vendre ses maigres avoirs – ou d’émigrer – pour simplement survivre », a-t-il déclaré.
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  Décidément, la loi Cli- mat du gouvernement peine à convaincre. Les critiques négatives et
les observations sceptiques s’ac- cumulent, deux semaines après la présentation du projet de loi dit Climat et résilience en conseil des ministres. Le mardi 23 février, c’était au tour du Haut conseil pour le Climat (HCC) de livrer son ana- lyse. Depuis 2019, l’instance indé- pendante et consultative donne son avis et éclaire les politiques de lutte contre le réchauffement cli- matique. Son verdict : les mesures vont certes dans le bon sens, mais le projet manque de « vision stra- tégique ». Selon la climatologue Corinne Le Quéré, présidente du HCC, pour rattraper dans les an- nées à venir le retard pris par la France dans ses budgets carbone, la loi « doit se mettre dans une tra- jectoire d’ensemble ». À cette fin, « il faut intégrer l’approche straté- gique de la Stratégie nationale bas carbone [ndlr : la feuille de route du gouvernement pour lutter contre le changement climatique] dans le projet de loi », ajoute-t-elle. Com- prenez que le texte contient des la- cunes et manque d’ambition. Dans l’état, selon le HCC, les mesures « ne permettraient pas à la France de rattraper son retard dans la transition bas carbone ».
Repenser et élargir
la stratégie
L’urgence est là, la France est en re- tard: « Les émissions ont baissé de 1,2 % par an en moyenne sur les cinq dernières années, alors que la diminution attendue devrait être de 1,5 % par an entre 2019 et 2023, puis de 3,2 % par an dès 2024 ». Or, le HCC pointe que les délais du projet de loi sont « manifestement incompatibles avec le rythme atten-
du de l’action contre le changement climatique » et regrette que « de nombreuses mesures du projet de loi prévoient des délais allongés de mise en œuvre ». Le HCC appelle le gouvernement et les parlemen- taires à « raccourcir et clarifier les horizons temporels afin d’engager un rythme suffisant d’actions d’at- ténuation dans les différents sec- teurs ». Une réécriture d’autant plus nécessaire, martèlent les expert·es, que les nouvelles ambitions clima- tiques de l’Europe pourraient im- pliquer des efforts supplémentaires de la part de la France.
Outre la question des délais et des manquements du texte, celle des champs d’application de certaines mesures inquiète également. Cer- tains, jugés trop restreints, couvri- raient une partie insuffisante des activités émettrices de gaz à effet de serre. À commencer par l’article encadrant la publicité, dont le HCC regrette qu’il « ne porte que sur les énergies fossiles » et non « sur un ensemble de biens et de services manifestement incompatibles avec la transition, tels que les véhicules lourds et peu aérodynamiques ou certains produits alimentaires ». Et les domaines qui méritent, selon le HCC, des mesures plus étendues s’accumulent : obligation de ré- novation des bâtiments tertiaires, interdiction du trafic aérien sur les vols intérieurs lorsqu’il existe une alternative bas carbone en moins de 2 heures 30...
En somme, mauvaise copie à revoir, en profondeur. « L’examen du texte par le Parlement devra permettre de compléter et améliorer la portée des mesures proposées, y compris sur le pilotage et la conduite de la transition, pour que les objectifs annoncés soient atteints », conclut le HCC. À bon entendeur. aBa
 ecoreseau.fr mars 2021
| 9
]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing économie L’ex-PDG de Danone promet
quand même une reprise en 2021
Le chiffre d’affaires de Danone a reculé en 2020, d’environ 6,6 % pour s’établir à 23,6 milliards d’euros. Soit un manque à gagner d’environ 1,7 milliard par rapport à 2019. Le géant agroalimentaire
français s’est tout de même
félicité de voir son bénéfice
net progresser de 1,4 %, après
des charges exceptionnelles
en 2019. Pour 2021, « une
année de reprise », espère le
PDG de Danone, Emmanuel
Faber. Malgré tout, sous
pression de son fonds d’investissement qui souhaitait son départ, Emmanuel Faber perd la direction générale mais conserve la présidence du conseil d’administration. « Nous restons concentrés sur la préparation de notre retour à la croissance dès le second trimestre 2021,
et sommes pleinement confiants que nous créons les bonnes conditions et le bon momentum pour retrouver la croissance rentable dès le second semestre de l’année », a-t-il affirmé.
30 000 stages mis en ligne
sur le site 1jeune1solution
On sait les jeunes particulièrement inquiets pour leur avenir et même pour leur présent. Car pour des milliers d’entre eux, l’heure est à la recherche d’un stage, encore plus délicat en temps de crise sanitaire et économique. Pour les aider au mieux, quelque 30 000 stages ont
été mis en ligne sur la plate-forme gouvernementale 1jeune1solution depuis le 1er mars. En parallèle, la plate- forme proposera un simulateur en vue d’aiguiller chaque jeune sur les aides qu’il·elle pourrait potentiellement percevoir. Le Premier ministre Jean Castex a souhaité
« que la plate-forme 1jeune1solution, qui est de plus
en plus identifiée [...] deviennecelle qui recensera l’ensemble des informations pour la jeunesse », ont précisé les conseillers de Jean Castex.
Une baisse en « trompe-l’œil »
du taux de chômage au quatrième trimestre 2020
TOP
Forte chute du taux de chômage au quatrième trimestre 2020. À 8 % alors qu’il s’élevait à plus de 9 % lors du trimestre précédent. Une baisse
« en trompe-l’œil » pour l’Insee. Et pour cause, elle s’explique par la façon dont le chômage – au sens du Bureau International du Travail (BIT) –
se définit : il faut avoir mené une démarche de recherche d’emploi au cours des quatre dernières semaines et se déclarer disponible dans les deux semaines pour occuper un emploi, « ces deux comportements, disponibilité et recherche, ont été plus ou moins affectés par les limitations de circulation des personnes et par la perception qu’elles avaient des possibilités offertes sur
le marché du travail en cette période de crise sanitaire », explique l’Insee. Autrement dit, la baisse du chômage au quatrième trimestre se résume davantage par le constat qu’un certain nombre de personnes ont renoncé à chercher un emploi à cause du second confinement.
10
  Les dix métiers qui recrutent actuellement en CDI
Nombre d’offres d’emploi actives en janvier 2021. Source : Synergie/Jolies
1
Garde d’enfant
 2
Ingénieur commercial
 3
Technico-commercial
 4
Technicien de maintenance
5
 Comptable
 6
Ingénieur logiciel
7
 Agent d’entretien
8
 Agent immobilier
 9
Infirmier
10
 Vendeur
     mouvements
Æ apivia macif mutuelle (aéma Groupe)
Edwige Langronier
est élue présidente
Æ arval
Emilie Wirth
est promue retail director
Æ BNP Paribas Personal Finance
Charlotte Dennery
est promue directrice générale
Æ Bouygues Telecom richard Viel
est promu président-directeur général
Æ Butagaz
Natacha Cambriels
est promue présidente- directrice générale et directrice de la business unit Gaz liquide
Æ Conforama (But International)
Johann Fruchart
est nommé directeur des opérations
Æ Criteo
Edouard Lassalle
a été promu senior vice president finance, market relations & capital markets
Æ EcoVadis
Frank soetebeer
est nommé chief technology officer
Æ Etablissement public du Palais de la Porte Dorée
Pap Ndiaye
est nommé directeur général
Æ Groupe Capgemini (CaP) Eric Bachellereau
est promu group head of employee relations
Æ Groupe michelin Yves Caseau
est promu chief digital & information officer
Æ Groupe rocher (LBVYr) Thierry Chauvin
est promu chief information officer
Æ INraE (INra)
Olivier Lafosse
a été nommé directeur adjoint des systèmes d'information
Æ mazda automobiles France (mazda motor Corporation)
Xavier de Belenet
a étét nommé directeur financier et IT
Æ mediawan Prod
Justine Planchon
est promue directrice générale adjointe
Æ ministère des solidarités et de la santé
Charles-Pierre astolfi
a été nommé directeur du projet systèmes d'information vaccination
Æ muséum national d'histoire naturelle (mNHN)
Karim Boujbara
est nommé directeur des systèmes d'information
Æ O2Care services France (Oui Care)
marc Levrel
est nommé directeur du réseau
Æ Paris musées anne-sophie de Gasquet est nommée directrice générale
Æ raja (CaPFIC)
Carmen Briceno
est promue directrice juridique et conformité
Æ renault
Quitterie de Pelleport est nommée directeur juridique
Æ sigfox France
Jérémy Prince
est promu président-directeur général
Æ Ville de Paris
Ivoa alavoine
est promue délégué général aux JO 2024 et Paralympiques et aux grands événements
Æ Vinci Construction
France
Julien samana
a été promu directeur de projet SI finance
             Vous avez changé de fonction ? Faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr Nomination, les 200000 décideurs qui font le business en France ! 10 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[2020, année record pour la taxe sur les transactions financières Et ce n’est pas pour déplaire à
Olivier Dussopt, ministre des Comptespublics:«En2020,
cette taxe sur les transactions financièresabattudesrecords
en termes de recettes pour
l’État français, puisqu’elle
nous a permis de percevoir
1,785 milliard d’euros, soit une augmentation de 340 millions par rapport à l’année précédente », a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale. Pour rappel, la « TTF » consiste en un prélèvement de 0,3 % sur les opérations de ventes d’actions et s’applique à toutes les entreprises qui ont leur siège social en France et dont la capitalisation boursière dépasse le milliard d’euros.
Transavia à l’assaut des liaisons aériennes entre les régions françaises
La compagnie low-cost d’Air France veut s’imposer sur
les lignes régionales. On avait eu droit à Orly-Biarritz en novembre. À partir du mois de mars, la compagnie aérienne opérera des liaisons entre Orly et Toulon et Brest. En outre, les deux lignes Montpellier-Brest et Montpellier-Rennes, testées en fin d’année, sont devenues régulières. Depuis Nantes, on trouve aussi une ligne vers Toulon. Enfin, les destinations se multiplient au départ de Brest : vers Nice, Marseille, Toulon et Toulouse ! À raison – au départ – de deux fois par semaine, puis, « nous serons en mesure d’augmenter la fréquence si la demande se confirme », affirme Nicolas Henin, le directeur commercial de Transavia.
Médiation & entreprises Pierre Pelouzet
Médiateur des entreprises
LUne accalmie sur le front des délais de paiement ?
briefing économie de première place boursière européenne
Londres a perdu sa place
L
en quelques semaines à peine sa position de cador du continent. Le cœur historique de la finance européenne s’est fait détrôner par la Bourse d’Amsterdam. La chute est violente : en un mois, près de la moitié des volumes de transactions sur les actions européennes ont quitté Londres pour des Bourses du reste de l’Europe. À commencer par l’Amsterdam Stock Exchange donc, qui a vu ses volumes multipliés par quatre. La nouvelle donne s’il- lustre en chiffres : en moyenne, 9,2 milliards d’euros d’actions ont été échangés chaque jour sur la Bourse d’Amsterdam et les plates-formes de négociations des opérateurs alternatifs néer- landais, à Londres, les échanges sont passés de 14,6 milliards d’euros à 8,6 milliards d’euros. Le Brexit est passé par là. Outre Amsterdam, nouvelle capitale financière européenne, la France et sa Bourse parisienne se sont égale- ment taillé une part non négligeable. Euronext Paris et l’opérateur alternatif Acquis ont enre- gistré des volumes quotidiens de plus de 6 mil- liards d’euros, soit plus d’une fois et demi leurs niveaux de décembre. Paris se hisse ainsi à la troisième place des places boursières du conti- nent, derrière Amsterdam et Londres, mais de- vant Francfort.
Les conséquences du « no deal » Aucun doute, l’exode des transactions vers le continent est-elle une conséquence directe du Brexit. Et surtout, du « no deal » en matière financière entre Londres et Bruxelles. Des né-
a City vacille déjà. Il s’agit de l’une des conséquences les plus spectaculaires du Brexit, et les plus concrètes: la Bourse
galaxie
gociations échouées qui auront vu l’Europe n’accorder aucune équivalence aux services fi- nanciers opérant à Londres pour qu’ils puissent exercer leurs activités sur le continent. Aucune reconnaissance n’a été accordée aux places bri- tanniques par les régulateurs, les acteurs du marché européen ne peuvent donc plus y pas- ser des transactions. Pour garder leurs clients, les acteurs de marché qui négocient les actions européennes se sont rabattus sur le continent. En l’état, le Brexit rapporte beaucoup aux pays de l’UE, du moins vis-à-vis du Royaume-Uni. La chute de la City, qui a vu sa part de marché sur les échanges de dérivés de taux en euros tomber de 40 % à 10 %, pourrait profiter à Wall Street, la place boursière new-yorkaise, au dé- triment cette fois du Royaume-Uni mais aussi de l’UE et de la zone euro.
Londres, qui espère que les capitaux qui ont fui dans l’urgence reviendront vite, poursuit des négociations avec Bruxelles pour enfin trouver un accord pour les marchés financiers. Mais pour les pays membres, rien ne presse et l’issue des négociations, qui doivent s’achever en mars, reste incertaine. aBa
  e comité de crise sur les au niveau d’il y a un an. Nous pou- riés. Ce qui montre que les tensions délais de paiement, que je vons donc nous féliciter car le co- sur la trésorerie se sont répercutées coanime depuis mars 2020, mité de crise a mené un travail de sur les plus petites entreprises, et en vient de rendre public la titan auprès des grands acteurs éco- particulier celles qui font partie des
première édition du baromètre me- nomiques afin qu’ils paient mieux secteurs les plus touchés par la crise.
très près au sein du comité de crise. Nous avons corrigé le tir sur les grands acteurs en améliorant la si- tuation en amont, la situation de- vrait donc se désengorger à l’avenir pour l’ensemble de la chaîne. Nous avons des PME et TPE qui tiennent le coup grâce aux aides mises en place par le gouvernement et des entrepreneurs motivés. La solidarité économique et le paiement des fac- tures en temps et en heure sont les clés pour sortir par le haut de cette crise, à condition bien sûr, que tout lemondejouelejeu!n
surant le ressenti des chef·fes d’en- treprise en matière de délais de paiement. Je souhaite partager avec vous quelques résultats clés de ce nouvel outil qui permet de suivre, en temps réel, la situation du crédit inter-entreprises en France.
Tout d’abord, la forte tension sur les délais de paiement ces derniers mois s’est légèrement réduite. Selon le sentiment exprimé par la plupart des chef·fes d’entreprise sondé·es, les délais de paiement sont revenus
leurs fournisseurs. Et ces efforts ont payé !
Mais la situation n’est pas revenue à la normale pour autant...
En effet, 13 % des entreprises son- dées déclarent un allongement des règlements reçus au cours du mois de novembre 2020, par rapport à la même période un an plus tôt. Cette détérioration semble relever plus particulièrement des difficultés de paiement par les PME et surtout par les entreprises de moins de 10 sala-
Enfin, près d’une entreprise interro- gée sur dix dénonce certaines pra- tiques non coopératives au cours du mois de novembre 2020, telles que l’émission de bons de commande après la réalisation de la prestation, un délai excessif dans la validation du travail réalisé ou encore la modi- fication unilatérale de fait d’un des éléments du contrat. Tous ces indi- cateurs appellent à une grande vigi- lance dans les mois à venir. Et nous allons surveiller cette situation de
londonienne dégringole et a perdu
  Pour découvrir ou re-découvrir notre activité, rendez-vous sur le site du médiateur des entreprises : www.economie.gouv.fr/mediateur-des-entreprises/lacti- vite-du-mediateur-des-entreprises-presentee-la-presse
ecoreseau.fr mars 2021
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]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing économie
En 2020, les dividendes
ont baissé... surtout en Europe !
  p Les rencontres digitales de la franchise
Quand ? le 11 mars
Où ? 100 % virtuel
Les rencontres digitales de la franchise, nouvel événement, s’adresse aux futur·es entrepreneur·ses ou en reconversion, aux investisseurs, aux entrepreneurs en quête de leur propre franchise, aux porteurs de projets à la recherche de réponses sur les caractéristiques de la création d’entreprise en franchise ou encore aux commerçants à la recherche d’une enseigne.
p Les rencontres ratecard
Quand ? les 12, 17 et 18 mars
Où ? 100 % virtuel
L’événement regroupera les Rencontres éditeurs et les Rencontres agences et a pour objectif de donner aux fournisseurs de technologies adTech & marTech le moyen de rencontrer virtuellement un maximum d’éditeurs/agences en un minimum de temps. Plus de 50 éditeurs/ agences et une vingtaine de partenaires technologiques sont attendus.
p ComInTech
Quand ? 11 et 12 mars
Où ? 100 % virtuel
ComInTech rassemble les professionnels de l’événementiel pour décrypter
les tendances et analyser les expérimentations avec un objectif : mettre sur scène et en lumière ceux qui innovent, qui testent et partager ces expériences pour faire avancer la filière.
 On attendait une dégringolade, on aura une simple baisse. Les dividendes mondiaux ont diminué de 12,2 % en 2020 pour atteindre 1 255 milliards de dollars. C’est ce que révèle une étude publiée lundi 22 février par le gestionnaire d’actifs Janus Hender- son. Moins fort que prévu, notamment parce que le quatrième trimestre a sans doute été salvateur. Pour rappel, mi-2020, on anticipait – et c’était à l’époque le scénario le plus optimiste – une chute des divi- dendes mondiaux d’au moins... 15 % ! Au pire, un recul de 35 %. Rien de tout ça: les deux tiers des en- treprises dans le monde ont réussi à augmenter ou maintenir leurs dividendes.
Forte baisse en Europe
« L’impact de la pandémie sur les dividendes a suivi la tendance d’une récession classique et son inci- dence a été, à l’échelle internationale, moins sévère que suite à la crise financière mondiale » de 2008, peut-on lire dans le rapport de Janus Henderson. Là où la chute des dividendes versés a été la plus forte: l’Europe. Puisque près de la moitié des réductions dans le monde a concerné cette région. Une baisse – entre autres – très marquée en France et en Espagne. Un phénomène notamment expliqué par la pression des régulateurs européens, qui ont voulu inciter les grandes entreprises à réduire leurs dividendes. Après avril et juillet, l’Autorité de contrôle pru-
dentiel et résolution (ACPR) a rappelé en février sa position: « L’ACPR demande aux institutions sou- mises à son contrôle de faire preuve d’une prudence particulière en matière de distributions jusqu’au 30 septembre 2021, date à laquelle les recomman- dations européennes [...] devraient normalement prendre fin », a précisé le gendarme des assurances. Des propos qui font écho à d’autres institutions eu- ropéennes comme le Comité européen du risque systémique (ESRB), l’Autorité bancaire européenne (EBA) ou même la Banque centrale européenne (BCE): « Elles ont souligné que le contexte sanitaire et macroéconomique restait porteur d’incertitudes fortes et, par conséquent, invité les institutions fi- nancières à rester particulièrement prudentes et adopter [...] des politiques de distributions modé- rées et compatibles avec leur trajectoire de fonds propres à moyen terme, de façon à continuer de pré- server leur capacité à soutenir pleinement l’écono- mie réelle durant la crise », souligne l’ACPR.
Situation inverse en Amérique du Nord
Les dividendes outre-Atlantique ont bien meil- leure mine, puisqu’ils auraient augmenté de 2,6 % en 2020, soit un nouveau record. Environ 546 mil- liards de dollars, soit quasiment la moitié du total mondial l’an passé. En parallèle, le géant américain Microsoft, une pièce du puzzle GAFAM, est devenu en 2020 le plus important payeur de dividendes au monde. Les dividendes n’ont pas vraiment non plus pâti de la crise en Chine, à Hong-Kong ou en Suisse. Parmi les secteurs les plus touchés par les réductions de dividendes: les banques (en valeur, un tiers des réductions à l’échelle internationale) et les produc- teurs de pétrole. À l’inverse, les sociétés liées à la dis- tribution alimentaire ou pharmaceutique ont bien « résisté ». Pour 2021, Janus Henderson prévoit une reprise des dividendes « à partir du mois d’avril » et il anticipe une hausse à hauteur de 5 %... dans son scénario le plus optimiste. Mais optimiste pour qui ? nGW
Une fois n’est pas coutume, les prix de
l’immobilier baissent à Paris
Voilà qui rompt avec les conjonctures auxquelles les Parisien·nes sont habitué·es. Si, en temps normal,
les prix de l’immobilier grimpent, grimpent, grimpent dans la capitale, cette dynamique s’est interrompue
à l’automne 2020. Comme le
constatent les notaires du Grand
Paris dans un communiqué : le prix
moyen du m2 parisien est passé,
d’après les promesses de ventes déjà enregistrées, de 10 850 euros en novembre 2020 à 10 700 euros en mars 2021. Soit une baisse d’1,4 % en l’espace de quatre mois, bien que l’évolution annuelle (de mars 2020
à mars 2021) reste positive à + 2,3 %. Une baisse des prix qui a été, comme souvent, précédée d’une baisse du nombre de transactions
(-13 % entre septembre-novembre 2019 et septembre-novembre 2020). Les investisseur·ses, qui comptent pour 20 % à 30 % des acheteur·ses, attendent le retour des locataires, des étudiant·es et des touristes. Outre la crise sanitaire, cette conjoncture révèle également une tendance
de désamour de la capitale qui se dépeuple de 0,5 % de sa population chaque année depuis 2011.
Le Conseil constitutionnel
valide la loi « anti-Huawei »
C’est l’une des grandes affaires relatives aux télécommunications internationales et à l’instauration des réseaux mobiles 5G. Depuis le lancement de la technologie, nombre d’observateur·rices estiment que la sécurité des données utilisateur·rices ne pourra pas être garantie en cas de déploiement du réseau Huawei en France. L’opérateur asiatique est depuis longtemps soupçonné de collusion avec le pouvoir chinois et de transmission des données de ses client·es. Fin août 2020, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) avait largement restreint les autorisations d’exploitations de Huawei. Une décision contestée
par les français SFR et Bouygues Telecom qui ont bâti la moitié de leur réseau mobile avec Huawei. Les deux
opérateurs ont donc saisi le
Conseil constitutionnel dans le
cadre des questions prioritaires
de constitutionnalité (QPC),
face au préjudice causé par les
restrictions. Vendredi 5 février, le
Conseil constitutionnel a validé
les dispositifs législatifs « anti-
Huawei » visant à préserver « les
intérêts de la défense et de la
sécurité nationale ». Coup dur pour
SFR et Bouygues Telecom donc.
  12 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[À EDF, le projet
« Hercule » patauge...
serial rêveur
Didier roche
Entrepreneur français aveugle depuis son enfance, il est notamment le directeur général et associé du groupe Ethik Investment, qui a créé entre autres le Spa « Dans le Noir ? », où les esthéticiennes sont aveugles et la chaîne des restaurants « Dans le Noir ? », où les clients dînent dans l’obscurité totale, guidés et servis par des aveugles. Il est aussi fondateur de l’association H’up entrepreneurs qui accompagne les entrepreneurs handicapés. www. didierroche.com /
www.serialreveur.com / www.ethik-connection.com/
Sophia ou la confiance les yeux fermés...
Hercule, de quoi parle-t-on ? Le géant français souhaite diviser son groupe en trois entités : EDF bleu, EDF vert et EDF azur. La
première entité constituerait une entreprise publique et s’occuperait de l’activité des cen- trales nucléaires. La deuxième serait cotée en Bourse et privilégierait la distribution d’électricité et les énergies renouvelables. Avec l’idée en sous-main d’attirer des in- vestisseurs et ainsi développer le solaire et l’éolien. Enfin, la troisième chapeauterait les barrages hydroélectriques. Un plan de réorganisation complexe qui pose question. Pour l’heure, EDF reste détenu à 83 % par l’État.
La stratégie d’EDF
On sait l’entreprise particulièrement endet- tée. Un fardeau qui l’empêche à la fois de faire prospérer son parc nucléaire et d’in- vestir dans les énergies renouvelables. Un constat qu’a rappelé le PDG Jean-Bernard Lévy mercredi 10 février devant les séna- teur·rices : « Cette réforme “Hercule” est nécessaire parce que notre développement, notre croissance, nos investissements sont gravement entravés par le niveau de la dette que nous avons accumulée depuis des an- nées », défendait-il. Une dette expliquée en partie par le mécanisme Arenh, qui oblige EDF à vendre à ses concurrents à prix fixe une part de l’électricité produite par ses cen- trales nucléaires. « Un mécanisme poison », a estimé Jean-Bernard Lévy. La France vou- drait réviser ce prix à la hausse, et discute en ce sens avec la Commission européenne. Qui veille notamment à ce qu’une bienveil- lance à l’égard d’EDF sur tout ce qui touche
au nucléaire ne profite pas à d’autres activi- tés. Au détriment de ses concurrents. Éviter ce qu’on appelle les « subventions croisées » ! Une scission en trois entités certes, mais la volonté de poursuivre dans la même di- rection, avec une stratégie intégrée: « Les entités ne se font pas concurrence, les sala- rié·es du groupe peuvent circuler d’une en- tité à l’autre [...] C’est aussi un groupe qui conserve sa marque, il n’est pas question d’en changer », a précisé le PDG d’EDF.
Une forte opposition
Mercredi 10 février, une nouvelle mobilisa- tion s’est déroulée pour exiger le retrait du projet Hercule, encouragée par l’Interfédé- rale. De son côté, Antoine Lecacheur de la FNME-CGT estime que ce projet débou- chera sur un démantèlement de l’entreprise: « L’objectif de ce projet, c’est de nationaliser les pertes et de privatiser les profits » [...] « Toute l’activité nucléaire de production, c’est de nationaliser pour que le citoyen, au travers de ses factures, des taxes et des impôts, paie et entretienne les machines. Et privatiser les profits, c’est ouvrir le capi- tal de l’entreprise de distribution d’énergie Enedis aujourd’hui, or c’est elle qui rap- porte l’argent », s’inquiète-t-il. Un argument partagé aussi par l’ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot : EDF voudrait-il faire porter aux contribuables le coût du nucléaire – « et ses surcoûts farami- neux » – et privatiser des opportunités liées au renouvelable ?
L’un des objectifs aussi pour les manifes- tant·es serait de retrouver une renationa- lisation – totale donc – d’EDF. C’est aussi le souhait du député la France insoumise Adrien Quatennens : « Nous nous battons pour deux choses : non seulement pour qu’Hercule reste au congélateur, mais sur- tout pour renationaliser et avoir enfin en France un grand pôle public de l’énergie », a-t-il martelé. Pour le moment, le projet qui devait être présenté fin 2019 a pris beaucoup de retard. En cas d’échec, le gouvernement ne voudrait pas du statu quo et plancherait sur un « plan B ». Le projet Hercule a encore pas mal de travaux devant lui... n GW
A
Au bout d’un an, elle décida de rejoindre un projet de créa- tion d’institut, qui ne verra finalement pas le jour... C’est alors qu’elle reprit contact avec moi en me demandant de la reprendre dans l’équipe. Comment refuser le retour d’une telle professionnelle, adorée des clients ?
Sa demande m’inspira cette proposition : « Sophia, je garde un excellent souvenir de notre collaboration profession- nelle, mais, vois-tu, je ne veux plus de toi en tant qu’esthé- ticienne. Je suis convaincu, qu’un jour, tu dirigeras le spa Dans le Noir ? de Paris... »
Je savais qu’elle en était capable, mais elle, timide, doutait : « Didier, je ne sais pas diriger, je ne sais pas manager, je ne connais rien à la gestion d’un établissement : je ne vais jamais y arriver ! »
« Je suis sûr du contraire Sophia... Si on essayait ? » Depuis ? Elle est devenue la meilleure collaboratrice que j’ai eue à ce poste ! Manageuse hors pair, elle gère un des fleurons de notre groupe, le spa Dans le Noir ? de Paris. J’ai toujours eu confiance en elle, elle a toujours eu confiance en moi, une confiance... aveugle me direz-vous. Cette confiance qui permet de se donner mutuellement, d’avan- cer, de construire des histoires qui ne pouvaient prétendu- ment pas exister. Une confiance qui nous donne de croire, aujourd’hui, en des réalités que nous avons inventées hier. Aucun doute que Sophia dirigera un jour notre réseau en devenir de spas Dans le Noir ? n
Les ventes en ligne ont atteint 112 milliards
d’euros en 2020 en France
Ce n’est une surprise pour personne, mais le chiffre a tout de même de quoi donner le tournis. L’année passée, la France a connu un rebond de l’e-commerce : 112 milliards d’euros de ventes en ligne, soit une progression de 8,5 % sur un an. « La fermeture des magasins et celle des rayons dits non essentiels ont conduit à une forte augmentation des ventes au mois de novembre qui s’est poursuivie en décembre, en dépit de la réouverture des commerces physiques », peut-on lire dans le bilan annuel de la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance (Fevad).
En dépit de la réouverture des commerces physiques... bien plus qu’un simple effet covid donc ?
Le recours aux renseignements contre la fraude fiscale rapporte gros
Bercy ne s’en cache pas, le recours aux « indics » fait partie de
ses armes de choix contre la fraude fiscale. Le dispositif des
« aviseurs fiscaux », les informateurs du fisc donc, a été lancé
en 2017. En ce début 2021, pour sa cinquième année d’existence,
un décret vient codifier dans le règlement du Livre des procédures fiscales
ce système de renseignements qui contribue à « indemniser les personnes étrangères aux administrations publiques, qui lui fournissent des renseignements ayant conduit à la découverte de certains manquements à la législation fiscale ». De la fausse domiciliation fiscale aux non-déclarations de comptes bancaires
en passant par des transferts de bénéfices à l’étranger, toute dénonciation (non anonyme mais confidentielle) peut donc mener à une prime. Depuis sa mise en place en 2017, le système aurait ramené près de 100 millions d’euros au fisc.
briefing économie
galaxie
    veugle comme moi, Sophia n’avait pas 30 ans quand je l’ai rencontrée.
Son CAP d’esthéticienne en poche, elle fit partie
de la première équipe du spa Dans le Noir ?
 ecoreseau.fr mars 2021 | 13
© olivier merzoug
]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[ TOUT POUR SAUVER/
 CRÉER SON ENTREPRISE
• Paradoxal : c'est le moment de se lancer ! • Vital : les moyens de se relancer !
1 Entrepreneuriat et aides à la création, paire gagnante
2 L’art et la manière de sauver son entreprise...
3 Les entreprises vont devoir se métamorphoser
4 Régions & territoires : les incroyables pépites des régions 5 Mapping de l’innovation: fulgurances mondiales
p. 16 p. 18 p. 20 p. 22 p. 24
rÉaLIsaTION
OLIVIEr maGNaN, aDam BELGHITI aLaOUI, GEOFFrEY WETZEL, JEaN-BaPTIsTE CHIara
entreprendre & innover
Le paradoxe n’est pas mince: la ruine d’une partie du réseau entrepreneurial français que les confinements et les fermetures au- raient dû impliquer ne s’est pas produite à
grande échelle. Pas tout de suite. Les aides, les relais, les prêts maintiennent sous perfusion des entre- prises qui ne demandent qu’à repartir de plus belle. Et qui repartiront de plus belle. Peut-être même mieux armées si télétravail, numérisation, barrages de sécurité ont amélioré processus et productivité. Si des idées nouvelles ont irrigué la production et les services. Si votre activité a pivoté. Si vous avez
14 | mars 2021 ecoreseau.fr
su exister en ligne. Il est donc plus que jamais pos- sible de sauver son entreprise si tant est que les diri- geant·es s’inscrivent dans une volonté, une ténacité, une rage de passer le cap. C’est leur rôle. Déposer le bilan et se relancer? Autrement? C’est encore une victoire. Ne pavoisons pas pour autant. Si la France fait partie des pays où l’État joue au maximum son rôle de soutien, un couvre-feu et des interdits de travailler font plus de dégâts que de gains. Dans le monde, parmi les économies avancées, les États- Unis enregistraient déjà 43 % de défaillances en 2020, 37 % au Royaume-Uni, 24 % au Japon, 21 %
en France et 12 % en Allemagne. Les entreprises vont aussi peu à peu « muter », sinon se « métamor- phoser » pour rester en phase avec leur écosystème. C’est tout l’enjeu d’une organisation apprenante, un concept né des travaux de Peter Senge, professeur au MIT et spécialiste des organisations. Le concept d’organisation apprenante recouvre l’ensemble des pratiques et des dispositions que met en œuvre l’or- ganisation afin de rester en phase avec son écosys- tème. Nous aurons l’occasion d’y revenir au fil des mois – passionnants – à venir. n Om
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en couverture
L’État interventionniste
L’État partout, le ministre
de l’Économie et ses plans
de relance (France relance) sauveteur majeur, un président de la République sur tous
les fronts, qui décide de
tout : la crise du coronavirus
a rendu indispensable,
vitale, l’intervention de la puissance publique comme
« providence ». Il s’agit pour la première fois dans le monde de sauver une économie brutalement suspendue, arrêtée, puis ralentie et fermée par activité : tout ce qui rassemble des gens, soit l’essence même de l’activité économique, est fermé ou limité, le travail en entreprise lui-même est éclaté en autant de salarié·es à domicile.
Dans la petite histoire de l’interventionnisme étatique, la pandémie marque une rupture.
OLIVIEr maGNaN
Du xviie au xxe siècle :
du laisser-faire à la politique budgétaire
Toute l’histoire de l’économie dite libérale
se résume à cet axiome sans cesse démenti :
« Laissez faire, laissez passer ». Qu’il ait été prononcé par l’Intendant
du commerce en 1758, Vincent de Gournay, ou par le marchand Le Gendre à la fin du xviie siècle en réponse à un Colbert volontiers interventionniste (« Que
faut-il faire pour vous aider ? – Nous laisser faire ! »), il n’a cessé d’être battu en brèche à l’occasion de crises qui furent autant de raisons pour l’État d’intervenir pour réguler. Jusqu’à The End of Laissez-Faire, exposé en 1926 par John Maynard Keynes. L’inspirateur de
la doctrine du keynésianisme (ou keynésisme) se dit libéral, « mais incite nécessairement à un étroit accord entre l’État et les puissances financières et industrielles »... d’Occident.
La crise de 1929 impose la politique budgétaire
La politique est
devenue un instrument
économique et social.
Même si le New deal
de Roosevelt, qui dit
bien son nom, ne suffit
pas à éviter la Seconde
guerre mondiale,
le keynésianisme
théorise et justifie
l’augmentation des
dépenses publiques
(en France, la Sécurité sociale, l’assurance chômage) et le rôle redistributif et incitatif de la politique fiscale (le modèle des impôts progressifs). L’intervention directe de l’État se généralise dans l’économie – détention d’entreprises (les nationalisations gaulliennes), mise en place de monopoles publics et planification indicative. On expérimente les effets positifs du déficit et de l’emprunt public sur la croissance économique et le système financier : en période de crise, une hausse des dépenses publiques soutient le pouvoir d’achat des agents économiques et la demande aux entreprises.
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mars 2021 ecoreseau.fr
1 La création d’une entre- prise est la début d’une (longue et exigeante) aventure. Pour qu’elle soit gratifiante et réussie, tant d’un point de vue personnel que professionnel, encore faut-il s’ar- mer des bons outils et, si besoin, se faire accompagner par des professionnel·les. Et surtout, ne pas passer à côté des dispositifs publics et privés d’aide à la création et au financement des projets de création ou de reprise d’une entreprise. Des besoins vont se créer. Des places vont se libérer. De nouveaux services
Entrepreneuriat
et aides à la création, paire gagnante
sont à inventer.
À l’heure du bilan de l’année 2020, on pourrait supposer, crise sanitaire et économique oblige, que les créations d’entreprises ont pris du plomb dans l’aile. Eh bien non ! Selon l’Insee, elles ont même augmenté de 4 % par rapport à 2019. Au total ce sont 848 164 nouvelles entreprises qui
ont vu le jour en France, dans un contexte de crise. Pour autant, cette dynamique est toute rela- tive et s’explique assez simple- ment, comme le résume Stéphane Lottin, vice-président du réseau d’accompagnement et d’aide à la création d’entreprise BGE et pré- sident de BGE Picardie : « C’est une année paradoxale en matière de création d’entreprises. Statis- tiquement, le nombre d’imma- triculations a augmenté mais il s’agit en réalité surtout de mi- croentrepreneurs qui ont fait gonfler les chiffres. C’est une aug- mentation en trompe-l’œil, beau- coup de projets ont été décalés ou mis en stand-by, notamment les projets à gros investissements où dans des secteurs à l’arrêt. » Quoi qu’il en soit, l’entrepreneu- riat progresse et surtout, se di- versifie, au gré de l’émergence de l’autoentrepreneuriat et de l’en- treprenariat social et responsable. Une chose est sûre : qu’importe le projet et son ou ses porteur·ses, sa
structuration et son financement ne laissent pas de droit à l’er- reur. L’accompagnement par des réseaux et des structures spé- cialisées est une solution par- mi d’autres, qui s’avère payante, notamment pour s’informer sur les aides financières adéquates. « On estime aux alentours de 20 à30%legaindechancesdepé- renniser votre entreprise si vous êtes accompagné par des profes- sionnels de l’accompagnement. Ce qui reste un indicateur relatif, la réussite dépend du parcours de chacun », affirme Stéphane Lot- tin. Trop souvent peu connus, les dispositifs d’aides stratégiques et financières sont légion en France, sur tout le territoire et pour tous les types de sociétés. L’entrepre- neur·se Français·e a cette chance, il faut la saisir. Tour d’horizon (non exhaustif) des principaux leviers d’accompagnement et de financement publics et privés de votre projet d’entreprise.
1
Les aides publiques (État et régions)
Nacre
Le Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’en- treprise accompagne les jeunes, les demandeur·ses d’emploi, les bénéficiaires de minima sociaux, les salarié·es d’entreprises en pro- cédure de liquidation ou de re- dressement judicaire et les moins de 30 ans en situation de handi- cap, pour créer ou reprendre une entreprise. L’aide comprend un accompagnement pour le mon- tage du projet et sa structuration financière. Depuis 2017, le Nacre est une compétence des régions. Montant : 1 000 à 8 000 euros de prêt à taux zéro sur cinq ans maximum.
Acre
L’Aide aux créateurs ou repre- neurs d’entreprise est une exoné-
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[en couverture
entreprendre & innover
 après la seconde guerre mondiale, un interventionnisme étatique de reconstruction
Covid implique relance
La pandémie mondiale impose une intervention publique d’ampleur variable selon les États, mais toujours spectaculaire. Pour deux économistes français, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, l’État doit jouer le rôle de « payeur en dernier ressort ». À telle enseigne qu’ils estiment que les enveloppes de prêts garantis (et non prêtés) par l’État (un volume de 100 milliards d’euros atteint dès juin 2020 en France, 362 milliards d’euros de prêts aux entreprises en Grande-Bretagne) « ne compenseront toutefois pas les pertes des entreprises et permettront seulement d’étaler les coûts sur une plus longue période ».
La solution « radicale » serait que les États prennent en charge les salaires et les dépenses essentielles des entreprises menacées de fermeture. Et dès lors, impossible de parler de keynésianisme sinon pour évoquer une situation inédite qui rompt avec le mécanisme même de l’interventionnisme limité qui n’avait pas prévu un arrêt volontaire et généralisé d’une grande partie de l’activité. Mais le remède keynésien demeure :
l’État doit mener une politique monétaire expansionniste qui conserve des
taux d’intérêt bas et soutienne la demande par un surcroît de dépenses publiques, quitte à
créer ou à creuser le déficit budgétaire.
La Théorie moderne de la monnaie trouve alors son parfait terrain d’expérimentation
La TMM,
d’inspiration
anglo-américaine,
constate que
la plupart des
orthodoxies
étatiques tendent
à « équilibrer le budget » alors qu’il « faut équilibrer l’économie ». Dit autrement : partager la prospérité. Pour les tenants de cette nouvelle vision de la monnaie, un État ne doit plus gérer ses ressources budgétaires comme une famille, c’est-à-dire fuir le déficit et ne pas trop s’endetter. Au contraire, à condition de
ne pas générer d’inflation – contenue par les banques centrales, surtout en Europe –, l’État doit donner la priorité aux besoins humains et
à l’intérêt général. On voit bien pourquoi les
« milliards » dépensés par la nation en période de pandémie, s’ils sont nécessaires, n’arment en rien contre une catastrophe future.
    L’administration étatique finance nationalisations et grands projets industriels. Il s’agit de reconstruire le pays avant de contrôler le rythme de la croissance économique. Mais à partir des événements de 1971 (fin de la convertibilité en or du dollar), 1973 (crise pétrolière) et face à l’inflation galopante, l’État français se préoccupe avant tout de développer une couverture sociale. Mais tout en conservant son équilibre budgétaire. À la suite de l’État justicier et de l’État protecteur apparaît un « État partenaire ».
  ration des charges sociales totale ou partielles pendant les 12 pre- miers mois du projet de création ou de reprise. La demande doit être adressée au CFE (Centre de formalités des entreprises) com- pétent (CCI, CMA, Urssaf...). Montant : exonération totale des charges sur les revenus du·de la demandeur·se sans excéder 75 % du Pass (plafond annuel de la sécurité sociale, 41 136 euros en 2020), dégressive sur les revenus compris entre 75 % et 100 % du Pass et pas d’exonération si les
revenus dépassent le Pass, mais taux de cotisations réduits pen- dant 3 ans.
Arce
L’Aide à la reprise et à la création d’entreprise est versée par Pôle emploi, sous forme de capital des allocations-chômage du·de la de- mandeur·se d’emploi bénéficiaire à la fois de l’ARE (Allocation d’aide au retour à l’emploi) et de l’Acre. Le versement s’opère en deux fois: à la date de réunion des conditions d’attribution de
l’Arce, puis six mois après la date de création ou de reprise de l’en- treprise. En 2017, l’Arce a soute- nu près de 40 000 projets, pour 493 millions d’euros versés. Montant : 45 % du reliquat des allocations-chômage à la date de début de l’activité.
Crédit solidaire
Les crédits solidaires sont accor- dés par l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) qui propose des microcrédits ou par la Société coopérative de fi- nances solidaires (NEF). Pour les jeunes créateur·rices, l’Adie propose un microcrédit complété par un prêt d’honneur à taux zéro et un accompagnement personnalisé.
Montant : jusqu’à 10 000 euros selon les projets, 4 ans pour un microcrédit, 5 ans pour un prêt d’honneur.
Les aides de Bpifrance
• Garantie création : la Banque populaire d’investissement pro- pose une garantie en complément d’un prêt pour les TPE-PME créées depuis moins de trois ans, sous la forme d’un prêt bancaire garanti à hauteur de 60 % pour une création ex nihilo et de 50 % dans les autres cas.
• Bourse FrenchTech : une sub- vention accordée aux entrepre- neur·ses porteur·ses de projets innovants ou de start-up et à toute entreprise à réel potentiel de croissance dans un secteur inno- vant lancée il y a moins d’un an. Montant : jusqu’à 70 % des dé- penses éligibles prévisionnelles dans la limite de 30 000 euros pour la Bourse French Tech et de 45 000 euros pour la Bourse French Tech Emergence.
Aide à la création et reprise d’entreprise pour les travailleurs handicapés Une aide financière spécifique et ciblée, pour les personnes en situation de handicap sans em- ploi qui souhaitent créer une entreprise. Elle est dispensée par l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion profes- sionnelle des personnes handica- pées) sous forme de subventions. Montant : 6 000 euros maximum versés en complément d’un ap- port minimum de 1 500 euros. L’association H’up entrepreneurs, si elle n’apporte pas de finan- cement, est essentielle pour les conseils qu’elle dispense, les rela- tions qu’elle génère et les trophées qu’elle organise : https://h-up.fr/
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]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
en couverture
 2
Les aides privées gérées par des organismes indépendants
Prêt d’honneur
Prêt à taux zéro d’une durée d’un à cinq ans maximum, sans garantie ni caution personnelle, accordé par des réseaux d’aide à la création d’entreprise (Initiative France, Réseau Entreprendre, France Active, Adie, BGE). Il s’agit d’un dispositif très prisé par lequel souscrire sans apport un emprunt bancaire pour boucler le financement de son projet. On estime que pour 1 euro perçu au titre du prêt d’honneur, la banque accorde 7 à 13 euros de finance- ment complémentaire.
Montant : de 2 000 à 50 000 euros (100 000 euros pour les projets in- novants) selon les réseaux.
Garanties bancaires de France Active
Elles sont destinées aux per- sonnes sans emploi ou en situa- tion de précarité économique mais créateurs d’une entreprise, en particulier les entrepreneur·ses des territoires fragiles (quartiers prioritaires...), les chômeur·ses de longue durée et les entreprises
de l’économie sociale et solidaire. Montant : couverture jusqu’à 80% du montant du prêt ban- caire (montant garanti limité à 50 000, 100 000 ou 200 000 euros selon le projet). La durée de la ga- rantie est de 5 ans maximum.
Garantie égalité femmes de France Active
Seul dispositif national consa- cré exclusivement aux femmes entrepreneuses. Il facilite l’accès au crédit bancaire pour financer la création, la reprise ou le déve- loppement d’une entreprise. La responsabilité de l’entreprise doit être assurée en titre et en fait par une femme.
Montant : couverture jusqu’à 80 % du montant du prêt ban- caire (50 000 euros maximum). La durée minimum de la garantie est de 24 mois.
D’autres dispositifs d’aides existent par secteur et des cré- dits d’impôts spécifiques (Jeune entreprise universitaire, cré- dit d’impôt pour la création de jeux vidéo, aides européenne, concours pour jeunes entrepre- neur·ses organisés par l’État ou des fondations, prime POA pour les entreprises agricoles...). Pour consulter une liste détaillée des offres par secteur et territoire, renseignez-vous auprès de votre mairie et de votre CCI.
aDam BELGHITI aLaOUI
Stéphane Lottin,
vice-président du réseau d’accompagnement BGE
« aujourd’hui, on peut tout à fait monter une entreprise sans mettre un seul euro sur la table »
2 L’art et la manière de sauver son
Sauver son entreprise. Quoi qu’il en coûte? Mais à qui? Pour l’heure, un grand nombre de dirigeant·es y parviennent grâce entre autres à l’arsenal de mesures de soutien décidé par l’État- quoi-qu’il-en-coûte. Les défaillances d’entreprises n’ont pas été si nombreuses en 2020. Loin de là. Est-ce à dire qu’elles vont tomber comme des mouches en 2021? En 2022? Éclairage avec Arnaud Marion, fondateur du cabinet Marion & Partners en 2014 et à la tête de l’Institut des Hautes Études en gestion de crise (IHEGC), et Chloé Zapha, doctorante en sciences économiques à l’université Paris-Dauphine.
lances d’entreprises a chuté de 39 % en 2020 par rapport au précédent exercice. Au total, un peu plus de 30 000 défaillances ont été enregistrées à la fin de l’année 2020, contre 50 000 un an plus tôt. On voit bien à quel point le filet de sécurité – à coups de prêts garantis (PGE), de chô- mage partiel ou de Fonds de so- lidarité – pensé (ou pansé) par le gouvernement a plutôt bien fonctionné. « Effectivement, si l’État s’était donné pour objectif d’éviter une chaîne de défauts de paiement, très redoutée mi- mars 2020, et donc maîtriser au mieux le nombre de défaillances, alors c’est réussi. Car normale- ment, quand l’économie fonc- tionne bien, le nombre de dé- faillances par an tourne autour de 50 000... », admet Arnaud Marion, également fondateur du cabinet Trans Consult Interna- tional, spécialisé dans la gestion de crise et restructurations. Bien
entendu, beaucoup d’entreprises restent pour l’heure sous mor- phine. « On maintient des entre- prises qui ne devraient plus être en vie. » Les « zombies ». Chloé Zapha, qui prépare une thèse sur les restructurations d’entre- prises, pense que « pour l’ins- tant, le gouvernement souhaite que les entreprises traversent le choc, puis viendra le moment du tri entre les viables et non viables ».
Pour sauver son entreprise... il faut
d’abord (re)connaître
ses difficultés
S’extirper du déni. L’une des étapes phares pour espérer sau- ver sa société. Jamais facile pour un·e chef·fe d’entreprise de re- connaître sa responsabilité lors d’un passage à vide. Et pour- tant, ce serait le point de départ
entreprise...
Sacré paradoxe illustré à travers ce fichu Sars- CoV-2! Oui, la crise sa- nitaire et économique
donne – plus que jamais – du fil à retordre aux entreprises
et à leurs dirigeant·es. Non, les défaillances d’entreprises n’ont pas explosé en 2020. Bien au contraire, car à en croire les chiffres publiés par la Banque de France, le nombre de défail-
Comment s’est passé l’accompagnement des entreprises en 2020 ?
L’année a été particulière pour un grand réseau comme BGE qui est surtout fait pour intervenir pour la création d’entreprises, mais qui a dû rapidement faire muter nos modes
de fonctionnement pour également faire du soutien aux entreprises
déjà existantes et en difficulté
durant la crise. On a fait moins d’accompagnement de création. Selon les territoires, on a une moyenne
de baisse de 10 % d’entreprises accompagnées pour leur création. Forcément, beaucoup de choses ont changé, notamment d’un point de vue méthodologique. L’essentiel de nos activités se passaient en présentiel ilyaencoreunan.Onadûtrèsvite passer à du 100 % distanciel. Au
risque d’exclure ceux et celles qui ne maîtrisent pas les usages numériques.
En quoi consiste votre apport pour les créateur·rices d’entreprises ?
On commence par la sensibilisation
et l’information, dès le parcours scolaire, pour présenter l’entreprenariat comme une voie d’insertion. Ensuite,
le travail d’émergence du projet se déroule en deux étapes : la
préparation de l’entrepreneur, par
des formations complémentaire
et à la gestion, et la préparation de l’entreprise qui passe par le business plan et le projet financier. Pour la logique de financement, notre boulot est d’accompagner vers les bons dispositifs, publics et privés, qu’il s’agisse d’aides des territoires, de prêts à taux zéro, de subventions...
Ces accompagnements sont facilement accessibles ?
La majorité des dispositifs de formation et d’accompagnement proposés par
un réseau comme BGE sont financés par des tiers payants. Pôle emploi notamment est susceptible de financer les actions d’émergence du projet, la formation peut être financée par le compte personnel de formation ou
par les régions... Aujourd’hui, on peut tout à fait monter une entreprise sans bourse dédiée et en ayant accès à de
la formation et à un accompagnement ou à un incubateur sans mettre
un seul euro sur la table. Il faut le
dire. L’entrepreneuriat ne peut pas s’envisager à la légère. Il faut réfléchir à ses savoir-faire et ses savoir-être et développer un projet structuré. On ne naît pas entrepreneur, on le devient.
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mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[À caractéristiques équivalentes ex-ante,
les entreprises qui lancent une procédure
de sauvegarde s’en sortent mieux ex-post que celles qui entrent en redressement judiciaire –
Chloé Zapha, économiste
1 Les aides publiques :
• Mesures d’allègement : délais de paiement
• Exonération d’impôts ou de taxes ou de réduction de droits
• Prise de participation dans le capital d’entreprise
• Aides directes ou garanties, cautionnement (via les collectivités territoriales)
2 Les comités qui existent pour aider les entreprises :
• La Commission des chefs
des services financiers (CCSF) : possibilité d’obtenir des délais de paiement pour certaines dettes fiscales et sociales en saisissant la CCSF
• Le Comité départemental d’examen des problèmes de financement des entreprises
de sauvegarde demeure par- faitement adaptée à la crise co- vid », estime l’ancienne chargée d’études pour France Stratégie, elle est plus préventive et volon- taire que le redressement judi- ciaire. « À caractéristiques équi- valentes ex-ante, les entreprises qui lancent une procédure de sauvegarde s’en sortent mieux ex-post que celles qui entrent en redressement judiciaire. »
Cette procédure reste pourtant sous-utilisée en France : « On compte 15 000 redressements judiciaires par an pour 1 000 sauvegardes », chiffre Chloé Zapha. La faute notamment à un manque d’information, plus lourd au sein des petites entre- prises. Parfois, on lui préfère aussi les mandats ad hoc ou les conciliations, deux procédures, elles aussi préventives, mais plus confidentielles. Il arrive que cer- tain·es dirigeant·es optent pour ces procédures en vue de garder « en privé » leurs difficultés. Une manière de préserver la réputa- tion d’une entreprise : « Lorsque l’entreprise entre en procédure publique, sa réputation est im- pactée et certaines parties pre- nantes risquent de se montrer réticentes à continuer à faire affaires avec elle, ce qui tend à aggraver ses difficultés », met en garde la doctorante en sciences économiques. En outre, la durée des plans de restructuration a de quoi souvent effrayer... Environ 8-9 ans en moyenne.
Sauver son entreprise certes, la rendre
pérenne surtout
Toujours garder en tête que « les
(Codefi) : recherche de solutions financières, proposition de réalisation ou financement d’un audit ou accord de prêts
• Le Comité interministériel
de restructuration industrielle (Ciri) : aides pour assurer la pérennité ou la reconversion
des entreprises de plus de 400 salarié·es qui rencontrent des difficultés structurelles, prêts sous certaines conditions
• Le médiateur des entreprises : délais de paiement, arbitrages de différends
À retenir avant le redressement judiciaire, trois solutions :
• Procédure du mandat ad hoc
• Procédure de conciliation
• Procédure de sauvegarde
mêmes causes produisent les mêmes effets ». Raccourci sans doute, mais pour une entreprise, réussir le sauvetage n’est qu’une étape pour espérer la pérennité, ensuite. Les dirigeant·es doivent tirer des leçons et accepter de transformer leur société, même si « on n’aime pas trop le change- ment », pointe Arnaud Marion. « Je bâtis toujours un comité de direction, y compris dans les petites entreprises, pour – en quelque sorte – qu’on prenne la main après mon départ [...] L’objectif ne consiste pas sim- plement à sortir la société d’un dépôt de bilan, il faut préparer la suite », détaille le fondateur du cabinet Marion & Partners. Une suite qui passe par la trans- formation de son modèle pour anticiper l’avenir, d’autant plus que « la crise a accéléré les ten- dances de sept ans dans certains secteurs ». Pivoter...
C’est tout l’intérêt aussi du management de transition : se préparer au changement, c’est aussi éviter à terme de devoir sauver son entreprise... Main- tenir une cohésion d’équipe à distance sera le rôle grandissant des chief remote officers*. L’en- treprise papillon qui se réin- vente (lire L’ électron libre, p. 34). Deux exemples parmi d’autres de transformations qui pré- viennent un éventuel sauvetage d’entreprise. Comme toujours, le patron ou la patronne garde toutes les cartes en mains... Or ils et elles adorent jouer. GEOFFrEY WETZEL
en couverture
entreprendre & innover
Quelques pistes pour sauver son entreprise
       pour entrevoir le bout du tun- nel : « Souvent, les dirigeant·es mettent les difficultés de leur en- treprise au passif de la conjonc- ture, d’une perte de parts de marché ou de chiffres d’affaires. C’est peut-être le cas, mais le danger pourrait tout aussi bien se révéler structurel. Il faut sa- voir reconnaître sa responsabi- lité », nuance Arnaud Marion, auteur de Partout où je passe, les mêmes erreurs (Eyrolles, 2020). « Poser le bon diagnos- tic », confirme Chloé Zapha, pas toujours simple pour les plus pe- tites entreprises qui manquent de ressources. Il existe pour se faire aider « le dispositif des correspondants TPE/PME de la Banque de France, créé pour ac- compagner et orienter les entre- preneur·ses gratuitement ». Des expert·es présent·es dans chaque département en métropole et en outre-mer. Le dispositif a même été étendu aux ETI et grandes entreprises en raison de la crise covid.
Gare aux raccourcis : recon- naître sa responsabilité ne doit pas rimer avec culpabilité. « On ne doit pas se sentir coupable d’entreprendre ! On stigmatise beaucoup trop l’échec, c’est in-
supportable », constate Arnaud Marion, « partout où il passe » ! « La frontière se montre très mince puisque l’échec reste très mal perçu – et encore plus en France que dans certains pays et notamment anglo-américains. Alors oui, quand les dirigeant·es viennent me voir pour que j’ac- compagne leur entreprise, ja- mais on ne me raconte la réalité de ce qu’il se passe... », déplore le redresseur de Vélib’.
Penser à la procédure
de sauvegarde
Mieux vaut ne pas perdre de temps lorsque l’on voit son en- treprise vivre une mauvaise passe. Parmi les solutions pour sauver sa boîte figure la pro- cédure de sauvegarde. Dès lors qu’une entreprise tire la langue, elle peut décider de restructurer sa dette avec les créanciers. Re- négocier sa dette, la rembourser à 90 % ou l’étaler sur une pé- riode plus longue. « En bref, as- seoir tout le monde autour de la table, discuter et négocier », il- lustre Chloé Zapha. Une procé- dure préventive pour anticiper des difficultés déjà existantes mais qui n’ont pas encore entraî- né pour l’entreprise un état de cessation de paiements... État du « trop tard ». D’où l’impor- tance d’anticiper, « la procédure
*Les chief remote officers ? Une vue d’hélicoptère de l’entreprise..., à lire sur le site d’ÉcoRséeau Business
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]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
en couverture
3 Pour sauver/créer sa boîte, des ruptures
Les entreprises vont devoir se « métamorphoser »
Tout de suite pour certaines, dans un an pour la vôtre,
dans dix, vingt ou trente pour la plupart, les entreprises se métamorphoseront. Non pas à cause de la crise sanitaire mondiale, le processus était déjà à l’œuvre. Mais elle accélère forcément le mouvement. Organisations, entreprises, personnes, se remettent en cause. Et c’est très stimulant.
Bruno Latour, dans son historique Où suis-je ? (publié chez Les em- pêcheurs de penser en
rond), nous donne la trame d’un changement de paradigme ac- céléré sous l’effet d’un virus qui n’est autre que le « répétiteur » d’une crise autrement plus pro- fonde, celle du « nouveau régime climatique ». Le monde entier va se métamorphoser. Nos acti- vités les premières. « C’est bien la transformation des individus qui la composent, leurs com- portements individuels, les re- lations qu’ils tissent les uns avec les autres, leur comportement en tant que groupe, qui vont induire et guider la transformation de la société elle-même », écrit l’histo-
Pour limiter, à défaut de le juguler, ce “bain de sang” annoncé, Artus et Pastré listent huit ruptures
que nos dirigeants politiques et nos capitaines d’industrie devraient déjà programmer, préparer, anticiper, à l’échelle de l’Europe qui plus est.
ont publié en septembre 2020 – c’est déjà loin ! – L’ économie post-covid, les huit ruptures qui nous feront sortir de la crise (Fayard). Pour eux, l’acte II, le monde de l’après-covid, débar- rassé de ce virus (peut-être pas des suivants) pourrait, Olivier Pastré ose le diagnostiquer, n’advenir que dans dix ans ! Ce professeur d’économie à l’uni- versité Paris-VIII et président d’IMB Bank à Tunis ne l’envoie pas dire : on n’échappera pas au « bain de sang » des TPE/PME aujourd’hui sous perfusion du chômage partiel, sous peu livrées à un monde hostile, concurren- tiel à outrance, où banques et assurances peu impactées par le choc covid – beaucoup moins que par la crise des subprimes il
plus vitale en France que for- mateurs et formations, dans tous les domaines de la vie professionnelle, ne sont déjà plus, et depuis longtemps, à la hauteur des défis. L’après-co- vid va générer « un choc de compétences », prévient Pas- tré. Nos enseignements et leurs enseignants ne sont plus adaptés. Les banques vont de- voir former ces fameux spécia- listes en fonds propres qui se- ront les pivots d’une nouvelle économie de l’entreprise...
4. Les relations États-entreprises, aujourd’hui plutôt étrangers les uns envers les autres, né- cessairement partenaires dans l’après-covid, quand la plani- fication exigée par nos deux visionnaires placera en tête à tête des gouvernements riches de projets, prêts à participer à des chantiers, et le secteur pri- vé, prêt à les mettre en œuvre.
5. L’élargissement significatif des réglementations type Bâle III et Solvabilité II (exigences de ratios de fonds propres face aux encours), pour les banques et assurances, corsetées dans leurs engagements auprès des entreprises.
 inéluctables
 yadixans–nevontpasforcé- ment prendre l’initiative d’une politique de soutien et de muta- tion du prêt garanti par l’État en quasi-fonds propres, clé indis- pensable.
Pour limiter, à défaut de le ju- guler, ce « bain de sang » an- noncé, Artus et Pastré listent huit ruptures que nos dirigeants politiques et nos capitaines d’industrie devraient déjà pro- grammer, préparer, anticiper, à l’échelle de l’Europe qui plus est. « Non pas des réformes », insistent les économistes de l’après-covid, des révolutions. Lesquelles ?
Les huit ruptures
1. Le soutien des individus les plus fragiles par un revenu mi- nimum.
2. Une réforme profonde des re- traites.
3. La révolution des formations, rupture essentielle, d’autant
6.
7.
8.
La mise en place d’une taxe carbone sans laquelle l’im- mense édifice industriel ne changerait pas de trajectoire. Une décentralisation effective, le schéma inversé d’un pouvoir issu du local où s’ancre l’acti- vité, vers un pouvoir fédéralisé et non l’inverse, comme au- jourd’hui.
Et enfin, aussi surprenant qu’apparaisse la huitième rup- ture, celle du financement de syndicats érigés en partenaires responsables, clés des finance- ments publics-privés, pour en finir avec les banderoles non représentatives d’idéologies syndicales éclatées et politi- sées.
     20 |
mars 2021 ecoreseau.fr
rienne Irène Dupoux-Couturier, cofondatrice en 1973 du Cefri (Centre de formation aux réa- lités internationales) destiné à accompagner les organisations privées et publiques à mieux comprendre les grandes trans- formations de notre monde.
Elle en appelle à l’organisation apprenante, née des travaux de Peter Senge, professeur au MIT et spécialiste des organisations : le concept recouvre l’ensemble des pratiques et des disposi- tions que met en œuvre l’orga-
nisation afin de rester en phase avec son écosystème pour tenir cinq objectifs : le développement personnel, le travail en équipe, celui sur les modèles mentaux, la vision partagée, la pensée sys- témique.
Le cri d’alarme
Nous en sommes-là à des abs- tractions. Deux économistes français entendent rester dans le concret. Mais alors, leur « le- çon » est rude. Il s’agit de Patrick Artus et d’Olivier Pastré qui
Artus et Pastré exposent là des « politiques offensives » où intel- ligence artificielle et transitions énergétiques supposent des com- pétences.
Ce sont ces compétences poli- tiques et visionnaires, généra- trices des compétences nouvelles vitales pour l’après-covid, que les démocraties aujourd’hui contaminées devront élire pour rebondir vraiment sur cette 6e pandémie régénératrice d’un autre développement, nouvelle- ment pensé.
OLIVIEr maGNaN
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[                     OSEZ, ENTREPRENEZ,
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]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[    entreprendre & innover
en couverture
4 Entreprises en danger, régions à réaction
Les entreprises ont besoin d’aide, plus que jamais. L’État central a décrété le sauvetage généralisé. Mais les régions aussi répondent présentes, pour accompagner les acteurs économiques de leur territoire, les aider à garder, si possible, la tête hors de l’eau. Entre déclinaisons régionales des mesures nationales et initiatives propres, tour d’horizon de l’assistance et des plans régionaux pour les entreprises.
aDam BELGHITI aLaOUI
relance
Au menu de secours pour les entreprises
de la région francilienne : un plan d’urgence en 15 réponses
majeures, élaboré par l’Île-de-France présidée par Valérie Pécresse, en partenariat avec l’État et Bpifrance. Outre le fonds de solidarité,
auquel l’Île-de-France offre un soutien complémentaire « anti-
faillite » jusqu’à 10 000 euros, les prêts garantis par l’État et autres
mesures nationales, la région a notamment lancé le Fonds Résilience, une avance
remboursable à taux zéro de 3 000 à 100 000 euros pour les entreprises de 0 à 20 salarié·es, jusqu’à 6 ans. L’union a fait la force pour la création en juin 2020 de ce fonds doté de 100 millions d’euros par la région, la Banque des territoires et 70 collectivités
locales dont la métropole du Grand Paris et la Ville de Paris. Le fonds a permis de sauver près de 200 000 emplois.
Pour « l’après », le Prêt rebond à taux zéro vise à renforcer la trésorerie des TPE-
PME fragilisées lors de la relance de leur activité. L’aide Relance industrie offre une subvention plafonnée à 800 000 euros aux projets de transformation, de modernisation et
de relocalisation de site de production sur le territoire francilien. Une relance qui passe également par l’accompagnement vers l’emploi, au travers de la plate-forme Ensemble pour l’emploi, lancée en partenariat avec Leboncoin et la start-up StaffMe et qui aide recruteur·ses et chercheur·ses d’emploi.
î
       soutenir aussi l’aéronautique et le spatial
Pour limiter la casse, la région a soutenu quelque 50 500 entreprises en 2020, pour un total de 353 millions d’euros et de 250 000 emplois préservés.
Et 2021 s’annonce dans le même
ton, avec notamment la création,
avec la CCI et l’Agence régionale
Énergie climat d’un portail de
financement participatif des
porteurs de projets occitans, avec
pour objectif 20 millions d’euros
sur 5 ans. Autre cheval de bataille :
la relocalisation des entreprises,
portée par l’Agence régionale pour
les investissements stratégiques
(Aris) avec un budget de 45 millions d’euros sur 5 ans. Pour soutenir la trésorerie de ses entreprises, l’Occitanie a également lancé le Prêt rebond, qui a bénéficié à 644
sociétés pour 60 millions d’euros, le Pass Relance, une subvention plafonnée à 60 000 euros et le Contrat
Relance, avec jusqu’à 2 millions d’euros d’avances remboursables. Pour sa filière aéronautique, outre son plan d’urgence de 100 millions d’euros (formation, accompagnement de
la production et outils financiers) lancé en juillet 2020, la région toulousaine entretient le Pass Relance aéronautique-aérospatial, qui accorde des subventions à des entreprises jusqu’à 500 salarié·es pour qu’elles se diversifient.
La nouveauté de 2021 : le fonds Impulsion de 50 millions d’euros, pour le rebond des PME et ETI.
Occitanie
   22 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[  en couverture
entreprendre & innover
   hauts-de- France
le-de-France
Fonds et subventions
La région présidée par Xavier Bertrand a profité de la nouvelle
année pour faire évoluer son fonds de premier
secours
covid-19 destiné aux entreprises touchées par la crise. Jusqu’alors, l’aide prenait la forme d’une solution mixte prêt-subvention : soit 85 % pour le premier avec un montant maximal de
42 500 euros et 15 % pour la seconde avec un montant maxi de 7 500 euros. Désormais, l’aide sera constituée exclusivement d’un prêt dont le montant
pourra varier de 5 000 à 50 000 euros. Plus globalement,
la région du nord a voté un plan
de relance de
1,3 milliard d’euros, avec notamment le gel
du remboursement des avances de la région jusqu’à l’été 2021. Les communautés
d’agglomérations sont également actives, à l’instar
de l’agglomération Maubeuge Val de Sambre et son fonds
d’urgence CAMVS, qui assure
résistance
  grand est
une subvention de 1 000 euros minimum et dans la limite de 2 500 euros pour
les entreprises de 1 à 5 salarié·es et de 3 500euros pour les entreprises de 6 à 10 salarié·es. Un fonds de premier secours à l’adresse des PME de moins de
25 salarié·es réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 50 000 euros
est, lui, doté de 4 millions d’euros. La métropole européenne de Lille n’est pas en reste, avec son Fonds de rebond, doté de 20 millions d’euros et destiné à prendre en charge l’équivalent de
3 mois de loyers à hauteur maximum de 1 500 euros (16 000 TPE et PME sont éligibles).
    Au nombre des régions les plus durement touchées par la première vague de covid-19 (le
  Auvergne Rhône-Alpes
cluster de Mulhouse fut le premier du genre en
France), le Grand Est a su réagir pour maintenir à flot
son tissu économique. Parmi les dispositifs d’urgence,
le Prêt rebond convenu avec Bpifrance est venu
renforcer la trésorerie des PME et ETI fragilisées, grâce
à des prêts égaux au montant des fonds propres de
l’emprunteur, de 10 000 à 150 000 euros. Le tout pour une durée de 7 ans, dont 2 ans de différé d’amortissement en capital, et, dans certains cas, un prêt à taux zéro. Les associations, microentrepreneur·ses et TPE bénéficient du fonds Résistance et de ses 44 millions
d’euros, sous forme d’avances remboursables de trésorerie. Jusqu’au 30 juin 2021 au plus tard, ce fonds couvre jusqu’à 100 % du besoin de fonds de roulement au moment de la demande. Outre les dispositifs globaux, la région Grand Est propose aussi des aides plus spécifiques qui prennent tout leur sens en pleine crise sanitaire, comme l’aide à l’édition indépendante, accessible jusqu’en octobre 2021 et adressée aux projets éditoriaux innovants, y compris numériques et multimédias.
Entreprises, commerces et... étudiant·es
Très impacté par la crise sanitaire et les arrêts d’activité, la première région industrielle française
investit pour ses entreprises. En juillet 2020, elle a voté un plan de relance économique d’un milliard d’euros sur
trois ans (avec un effet levier de 3 milliards d’euros),
articulé en 4 axes : volet territoires (443 millions), volet économie régionale et de proximité (140 millions), volet emploi (335 millions) et volet développement durable et
numérique (115 millions). Pour accompagner le tout, un fonds d’accompagnement
de la relocalisation d’entreprises en Auvergne Rhône-Alpes a été doté
de 300 millions d’euros et doit à terme sécuriser ou créer 50 000 à
100 000 emplois. Pour les commerces toujours fermés (restaurants, bars,
hôtels, traiteurs, salles de sport...), une prise en charge rétroactive des investissements effectués depuis le 1er janvier 2020 est prévue à hauteur de
25 % et jusqu’à 5 000 euros, ainsi qu’une aide de 5 000 euros pour tous les investissements liés au développement de la vente à emporter (+ 1 500 euros pour le commerce en ligne) et un prêt à taux zéro, jusqu’à 30 000 euros, garanti par la région
avec un différé de remboursement de deux ans. Dernier dispositif en date : un nouveau lot de mesures d’aides aux étudiant·es et aux jeunes précaires, dont une enveloppe de 5 à 10 millions d’euros pour aider les alternant·es et un soutien financier pour les associations qui aident les
380 000 étudiant·es de la région lyonnaise.
     ecoreseau.fr mars 2021 | 23
  î
]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
5 Comment les États
en couverture
 tentent-ils de sauver
leurs entreprises ?
Pour essayer d’endiguer au mieux les effets désastreux de la pandémie mondiale de covid sur les entreprises, chaque État à travers le monde met en place une série de mesures plus ou moins efficaces. Comment procède-t-on en
Norvège ou au Rwanda pour s’assurer de l’avenir entrepreneurial du
pays ? JEaN-BaPTIsTE CHIara
états-unis
Par billions de dollars
Le pays de l’oncle Sam a
déjà posé plusieurs billions
de dollars (un billion = un
million de millions, 1012)
sur la table pour lutter
contre les effets négatifs
de la pandémie, notamment
avec la signature
du Care Act par
Donald Trump – qui
s’était alors « amusé » de signer son premier
chèque en billions. L’un des éléments phares
visant à protéger les entreprises américaines
est le Paycheck Protection Program (PPP). Sur
les 483 milliards dont le programme bénéficie,
393 sont alloués à des prêts et subventions pour
aider les petites entreprises à conserver leurs
employés, le reste est destiné aux hôpitaux ainsi
qu’au développement de tests de dépistage. En
plus, 510 milliards sont destinés à épauler les
entreprises en risque de faillite. De nombreuses
facilités de crédit ont été mises en place par la
réserve fédérale, à la fois sur le marché primaire et
secondaire, pour aider les entreprises avec leur liquidité.
Il est à noter que 25 % des 2 200 milliards du Care Act sont
destinés à financer les grandes entreprises en difficulté et
19 % à soutenir les PME.
Le petit plus : le PPP a été très décrié par certains, l’accusant de
venir davantage en aide à de grosses entreprises. L’agence fédérale qui a géré le programme a déclaré que la moitié du budget du PPP a été perçu par 5 % des bénéficiaires. À l’image du groupe hôtelier Monty Bennet, qui aura perçu pas moins de 126 millions de dollars venant du programme.
RWANDA
6,3%duPIB
Dans ce pays qui se classe à la 38e place du classement Doing Business de la Banque mondiale, qui établit la liste des pays où il est le plus aisé de faire des affaires, le plan
de relance économique est estimé à 6,3 % du PIB. Le pays a lancé un fonds de relance économique pour soutenir les entreprises, plus spécifiquement destiné aux PME et à des acteurs de l’économie particulièrement sinistrés, comme l’industrie hôtelière. Des mesures de report et d’allègement fiscal ont également été mises en place, comme l’accélération des remboursements de TVA aux PME ou encore la prolongation du délai de paiement de l’impôt sur les sociétés. De plus, la banque centrale du pays a mis en place des mesures de soutien de la liquidité, avec notamment une facilité de prêt étendue à 42 millions mise à disposition des banques à liquidité limitée. Les conditions de remboursement des prêts ont également été globalement assouplies. Une incitation à produire localement a aussi été mise en place, notamment par la suppression de la TVA sur la production locale de masques.
Le petit plus : les frais sur les transactions électroniques ont été supprimés durant trois mois, avant d’être rétablies.
    24 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[norvège
Dans les réserves pétrolières
Pour soutenir ses entreprises, la Norvège
est allée puiser les ressources nécessaires dans son fonds souverain – le plus gros du monde, issu de son activité pétrolière – affaibli d’environ 139 milliards d’euros. L’État promet ainsi une compensation de 30 % du revenu pour les entreprises viables, avec un montant
de soutien variable en fonction de l’ampleur des pertes et du montant des coûts fixes. Autre mesure, le report des délais de paiement des taxes, y compris celles sur le CO2. Certains secteurs bénéficient en plus d’un traitement de faveur, comme le transport, l’hébergement ou la culture, qui voient leur taux de TVA abaissé de 12 à 8 %. Pour tenter d’insuffler un nouveau souffle, l’État a débloqué environ 300 millions d’euros destinés à l’innovation et la recherche, avec une augmentation des limites d’emprunt.
L’État promet en plus de financer 90 % de chaque prêt aux entreprises, avec un système de garantie de 4,8 milliards d’euros.
Le petit plus : en l’occurrence un petit moins, la Norvège a décidé d’alléger les dépenses des entreprises en réduisant drastiquement
le nombre de jours payés, de 15 à 2 pour mise à pied temporaire, de 10 jours à 3 pour les congés liés à des soins, et de 16 jours à 3 pour les congés maladie liés à la covid.
russie
6,4 billions de roubles
Au pays de la grande mère patrie, le montant du plan de relance économique est estimé à 6,4 billions de roubles (71 milliards d’euros). Avec ce montant, la Russie a mis en œuvre toute une série de reports, d’abaissements et de subventions. La plupart des impôts sur les entreprises ont été reportés. Les PME des secteurs touchés ont droit à un report
des paiements de loyer, mais aussi des cotisations sociales. Afin de protéger les indépendants, l’État rembourse leurs impôts pour 2019, et partiellement pour 2020. L’âge légal pour s’inscrire en tant qu’entrepreneur indépendant a d’ailleurs été abaissé, de 18 à 16 ans. Une exonération fiscale sur toutes les taxes sauf la TVA a été mise en place pour les PME, les entreprises individuelles et les ONG fournissant des services sociaux. L’État a également mis en place de nombreuses subventions aux industries liées à la mobilité, notamment l’aérien et le secteur automobile.
Le petit plus : Très attachée à la culture, la Russie a décidé que ses théâtres, salles de concert, ainsi que ses installations sportives resteraient ouverts dans une proportion allant de 50 % à 100 % de leur capacité.
france
8%duPIB
Grâce à quatre lois de finance rectificatives, la France a porté son enveloppe budgétaire consacrée à la lutte contre les conséquences de la covid à près de 180 milliards d’euros, soit environ 8 % du PIB.
330 milliards supplémentaires s’y ajoutent (15 % du PIB), correspondant à des garanties pour les prêts bancaires et les régimes de réassurance-crédit. L’État soutient également la liquidité des entreprises grâce au report des paiements de sécurité sociale et d’impôts sur les entreprises, mais aussi avec
une accélération des remboursements des crédits d’impôts comme la TVA. Les PME et les micro- entreprises, très touchées par la crise, voient la mise en place de reports du paiement des loyers et des services publics. Le paquet budgétaire « plan de relance » annoncé en septembre 2020 (100 milliards sur deux ans), fait la part belle à la transformation écologique de l’économie et à l’augmentation de la compétitivité des entreprises.
Le petit plus : parce que le secteur de l’industrie automobile est particulièrement touché, l’État a
mis en place des incitations à l’achat de véhicules à valeur écologique.
en couverture
entreprendre & innover
     kosovo
restaurer le service militaire
Le Kosovo a mis en place plusieurs moyens plus ou moins importants. Les droits de douane dus
par certaines entreprises sont notamment dans
le viseur, avec un système de report de 70 % des recouvrements de ces droits. Côté sécurité sociale, l’État a décidé de réduire les taux de cotisation des établissements du secteur privé, qui passent de
22 à seulement 5,25 %. Comme partout, certains secteurs sont spécifiquement soutenus, à l’image du tourisme. Des facilités de paiement de la dette fiscale par tranche et sans pénalité ont été mises en place, ainsi qu’une réduction des taxes de vente générale, de 16 à 8 %, et une taxe de service pour les hôtels et restaurants de 10 à 5 %.
Le petit plus : Pour contenir le chômage des jeunes, le pays souhaite également rétablir... le service militaire.
  ecoreseau.fr mars 2021 | 25
]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
société
La culture passera
non dénuée de sens, mais sur- tout car elle atténue les risques! À force de tricoter, détricoter et re-tricoter, les productions de spectacles ont commencé à ins- tiller des mesures de distancia- tion entre leurs envies et leurs tristes réalités. Car le danger aujourd’hui est bien là : c’est l’or- ganisation qui est la plus coû- teuse...
Changement de codes
failli coûter leurs places aux ou- vreuses des grands théâtres, la profession a vite délaissé le pro- cédé en attendant sagement le retour de la sonnerie de début de spectacle. Il est aujourd’hui bien compliqué de trouver un programme de spectacle vivant à voir en direct affalé sur son canapé. Non, un humoriste ne joue pas face à une caméra sans les rires de son public! Du reste, le coût de l’investissement en matériel de diffusion a empêché les petites structures, devenues les chairs à canon du système, de mettre en place leurs propres productions. Au-delà même des faillites financières, une autre se cache au fond des vieux théâtres qui peinaient déjà à se mainte- nir avant la crise: le syndrome du directeur qui n’en peut plus, au bout du rouleau, lessivé par l’abandon, démoralisé par sa salle vide. Et quand lui-même ne réussit plus à donner un potentiel espoir au public, comment pour- rions-nous voir le bout du tunnel sans penser au pire...
Le rebond
c’est maintenant !
Note positive malgré tout, et face aux frilosités des plus clas- siques: oui, la culture innove (pour ceux qui peuvent) ! Et c’est ce que montre dans sa conclu- sion l’étude si bien nommée Re- building Europe fournie par EY. Même si ça ne plaira pas à tous, le basculement dans le numé- rique signe l’avenir. Il va falloir faire avec, ou ne pas faire du tout. C’est la clé ! Et les institutions les plus prestigieuses s’y attellent. L’Opéra national de Paris et son projet Opéra chez soi annoncent lacouleur.LaBibliothèquenatio- nale de France pense à offrir tous les livres et documents tombés dans le domaine public en ligne. La musique en streaming se dé- veloppe et les plates-formes telles que Spotify, Deezer ou Apple Music seront promues et encou- ragées. Le Pass Culture va être repensé en une arme de décou- verte massive. La culture dans les quartiers, à l’hôpital, en maisons de retraite et en prison va faire l’objet d’une campagne survol- tée. « La culture, ce qui fait de l’homme autre chose qu’un ac- cident de la nature », nous disait Malraux. Cette nature « virale » qui s’acharne face à une espèce qui compte bien ne pas se laisser faire, tant mieux !
maTHIEU WILHELm
par le numérique
En France et dans le monde, elle se réinvente
L’alimentaire contre le culturel. L’essentiel contre le divertissement. Cinémas, théâtres, spectacles, musées restent les maudits de l’épidémie. En acteur engagé du monde du spectacle, le journaliste et producteur Mathieu Wilhelm tente un état des lieux. La culture a déjà changé de forme(s).
Avec près de 100mil- liards d’euros de chiffre d’affaires avant l’épisode de pandémie,
80000 entreprises et 640000 personnes occupant un emploi dans le domaine, la culture, en France, a pourtant subi de plein fouet le courroux du corona... Mais plus largement, à l’échelle européenne, elle accuse le coup de façon plus impressionnante encore. EY publie une étude qui dresse un constat accablant, mais évidemment prévisible: 31 % de pertes. Ce « service non essentiel» est condamné à des déboires économiques majeurs. Cette « grosse machine » repré- sente 4,4 % de l’ensemble du PIB européen, 7,6 millions d’emplois et un chiffre d’affaires estimé à 643 milliards d’euros. « Puis- sant levier d’exploitation et de rayonnement », peut-on lire dans le rapport, il porte le chiffre des exportations culturelles à plus de 28 milliards d’euros en 2017. Dans le détail, ce sont évidem- ment le spectacle vivant et la musique qui sont les plus touchés avec respectivement -90 et -76 % de pertes sèches. Tout ça bien sûr uniquement pour 2020. Jean- Noël Tronc, président du Gesac (Groupement européen des so- ciétés d’auteurs et compositeurs) et commanditaire de l’analyse d’EY, redoute une « annus hor- ribilis bis », et les prévisions ne font que lui donner raison. Mais alors que faire? Nouveau mot à la mode, et employé à tire-larigot pour excuser ou faire passer la pilule : « résilience » !
Sourde oreille
et/ou bouche cousue
Ah, il ne fait pas bon être aux responsabilités... Madame la ministre Roselyne Bachelot ne les entend-elle pas, ou ne peut- elle simplement rien dire ni rien faire? Certains penseront que la louve capitoline cessera de nour- rir ceux qui construiront la cité, d’autres verront que sa denrée
26 | mars 2021 ecoreseau.fr
Cette « grosse machine » représente 4,4 %
de l’ensemble du PIB européen, 7,6 millions d’emplois
etunchiffred’affairesestiméà643milliardsd’euros.
    est épuisée. Alors on s’adapte. Et l’engouement pour un sec- teur en crise amène forcément celui qui en est privé à vouloir le consommer d’une façon détour- née. Ainsi 85 % des internautes ont avalé de la culture de façon dématérialisée : réseaux, e-books, visites guidées de musées, vi- déos à la demande! Entre le 22 et le 30 juin 2020, 1,1 million de billets de cinéma ont été vendus en une semaine. 41 % des 18-24 ans déclarent que le cinéma et le théâtre leur manquent. Mais il va falloir attendre... Une reprise en septembre 2021 ? C’est ce que bon nombre d’acteurs du milieu laissent à penser. Une prudence
Les pratiques amateurs des arts sous toutes leurs formes, mu- sique, danse, dessin, peinture, montage vidéo ou audio sont en hausse de cinq ou six points en 2020. Donnée intéressante, le profil de ceux qui s’y sont adon- nés : les jeunes, les ouvriers, ainsi que les non diplômés. Le point positif est sûrement là. Et en analogie, celui qui n’avait pas les moyens de se payer une place de théâtre ou d’opéra aura pu pro- fiter, sur son néanmoins petit écran d’ordinateur, de spectacles qui ne lui auraient jamais été pro- posés habituellement à des tarifs aussi bas. Oui, mais attention, si l’avènement du streaming a bien
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ Du référendum de 2016 à la signature in extre- mis d’un accord com- mercial début 2021,
cinq années d’incertitude avant que le Brexit ne se concrétise en- fin. Le nouveau chapitre pour le Royaume-Uni ne s’ouvre peut-être pas sous des augures si sombres... « Car le scénario catastrophe du no deal a pu être évité, c’est-à- dire celui du retour des droits de douane », rappelle Catherine Mathieu, économiste à l’Obser- vatoire français des conjonctures économiques, OFCE. Pensez, dit- elle, que ces tarifs douaniers au- raient été de moins de 10 % pour les produits industriels jusqu’à 50 % pour les produits agricoles ! Cette sortie de Londres du mar- ché unique sans de telles taxes à payer à la clé ni aucun quota sur les marchandises minimise donc les dégâts de part et d’autre de la Manche. Alors que le Royaume- Uni exporte la moitié de ses pro- duits vers l’Union européenne (moins de 10 % en moyenne à partir des 27 pays membres).
Barrières non tarifaires
Pas de barrières tarifaires donc, mais des barrières de paperasses. Avec le retour du casse-tête des formalités administratives et autres contrôles douaniers sur les trafics de marchandises en hausse de 5 % à 10 % selon l’assu- reur-crédit Euler Hermes. « L’UE exige désormais des entreprises britanniques qu’elles remplissent divers formulaires propres à ga- rantir la conformité de leurs pro- duits avec les réglementations et normes européennes », explique Catherine Mathieu, en rappelant que, du côté britannique, de telles procédures – pas encore effectives – devraient s’appliquer dès cet été. Des démarches fastidieuses et pour l’heure chronophages qu’il faut désormais anticiper ! « À commencer par les entreprises britanniques surtout en affaire avec le marché unique européen et donc peu habituées à ces for- malités », poursuit l’économiste. Son exemple des exportateurs écossais de langoustines, « désor- mais obligés de les faire certifier par un vétérinaire avec son cor- tège de couacs et retards de livrai- sons » est parlant. Cette épineuse question de la pêche – point clé des négociations entre Londres
Le Brexit, un choix
si regrettable
pour le Royaume-Uni ?
Après des mois de négociations et rebondissements, le divorce entre Londres et Bruxelles est consommé, avec finalement un accord de libre-échange signé à la clé. Et pour les Britanniques, peut-être pas pour le pire.
et Bruxelles – s’impose d’ailleurs comme une véritable pomme de la discorde. « Il faut dire que pour les pêcheurs d’outre-Manche – soutiens de la première heure du Brexit –, la déception est grande au regard du compromis décidé en la matière : l’accès largement maintenu par l’UE aux eaux pois- sonneuses britanniques, malgré l’opposition de Londres ! », in- dique Catherine Mathieu. Les
« Européens » devront, en 2026, restituer 25 % de leurs droits de pêche au Royaume-Uni. Si l’im- pact économique d’une telle dé- cision reste limité – la pêche ne contribue qu’à 0,1 % au PIB bri- tannique –, sa portée politique est, elle, plus significative. « Pour Boris Johnson, estime la spécia- liste, en faveur d’une reprise par le Royaume-Uni du contrôle ex- clusif de l’accès à ces eaux territo-
À la suite du Brexit, la baisse attendue du PIB du Royaume-Uni ne serait que 2,5 % en moyenne.
société
entreprendre & innover
riales, c’est un camouflet, d’autant ce territoire marin est l’un des symboles de la souveraineté na- tionale. »
L’avenirdelaCity?
Au final, c’est un autre hiatus de taille qui vient mettre à mal l’économie du pays : l’avenir pour le moins incertain du secteur, très dynamique, de la finance, « grand oublié de ces accords avec Bruxelles », constate Ca- therine Mathieu. Car l’enjeu à la clé pour l’UE réside bien dans la perspective juteuse d’un rapatrie- ment des activités de la City vers les pays membres, déjà engagé. Le Royaume-Uni tente bien sûr – mais encore en vain – d’obtenir des accords d’équivalence systé- matiques pour toujours y vendre ses nombreux services financiers, point fort de son économie. Un objectif d’autant plus stratégique pour Londres qui vient juste- ment d’être détrônée, en février, par Amsterdam, de sa première place financière européenne ! Dès le lendemain du Brexit, 6,5 mil- liards d’euros de transactions de l’UE ont été transférés de la City vers d’autres capitales euro- péennes, en particulier vers l’el- dorado fiscal néerlandais. « C’est dire si l’UE freine des quatre fers pour négocier avec Londres à ce sujet, arguant d’un “statut d’équivalence” des produits fi- nanciers britanniques désormais plus garanti », indique l’experte. De quoi ainsi questionner les stratégies à mobiliser, in fine, par le Royaume-Uni pour rebondir et tirer son épingle du jeu. « La tentation de jouer la carte de la dérégulation pour exporter tous azimuts hors de l’UE, en par- ticulier vers les marchés finan- ciers asiatiques plus dynamiques, pourrait s’avérer payante », estime l’analyste, avec toutefois le risque pour l’UE de voir s’installer une concurrence déloyale à ses portes. D’autant que « la volonté de Boris Johnson est d’aller, au contraire, vers un modèle national, plus ré- glementé dans un pays à la pointe des normes environnementales et tourné vers d’autres leviers de croissance comme la finance verte ». Et si le Brexit n’était en fin de compte pas un choix si regret- table pour le pays de feue la natio- naliste Thatcher? Tout porte à y croire, au vu de la baisse attendue de son PIB autour de 2,5 % selon les études. « Contre 10 % à cause du choc pandémique... », conclut Catherine Mathieu.
CHarLEs COHEN
ecoreseau.fr mars 2021 | 27
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
l’œil décalé
Jeux d’argent
et de hasard en ligne...
Gardez le contrôle !
Exit les restaurants, les bars ou les cinémas. Dans une ère Sars- CoV-2 qui a ravagé nos interactions sociales, il a rapidement fallu s’occuper. Parfois seul·e chez soi. Un scénario qui a logiquement dopé le marché des jeux d’argent et de hasard en ligne. À en croire les chiffres dévoilés par l’Autorité nationale des jeux (ANJ), le nombre de joueur·ses en ligne était brutalement passé de
300 000 à 500 000 en quelques semaines. Un effet confinement qui pourrait prospérer au-delà de la pandémie. Et entraîner avec lui un risque d’addiction. Explications avec Lucia Romo, professeure de psychologie clinique à l’université Paris Nanterre et psychologue à la CMME, GHU Paris Psychiatrie et neurosciences.
Oui, le marché des jeux d’argent en ligne et de hasard a fait de nou- veaux·lles adeptes.
Puisqu’il a constitué un refuge pour échapper à un quotidien anxiogène. Reste à savoir si ces néophytes ont suffisamment ac- croché pour poursuivre leur jeu fétiche made in confinement lorsque l’on retrouvera notre monde sans confinements. Et à ce jeu-là, la tendance ne semble pas redescendue. Il sera essentiel
La recherche de sensations ou la volonté d’échapper à une réalité douloureuse ont de quoi aussi expliquer ce comportement addictif.
Le meilleur moyen d’aider un proche ne sera pas d’éponger ses dettes ou lui redonner de l’argent, mais de l’amener aux soins – Lucia Romo, psychologue
de suivre « non seulement les personnes qui ont commencé à jouer, mais aussi celles qui, pro- gressivement, augmentent leur intensité de jeu et les sommes engagées », rappelle Lucia Romo, spécialiste des addictions. « Il y a souvent une notion de tempora- lité, c’est-à-dire que les compor- tements addictifs liés aux jeux interviennent souvent bien après le moment où les joueur·ses com- mencent à jouer. » D’où l’impor- tance du suivi des adeptes des jeux en ligne.
Jouer n’implique
pas dépendance ! Évidemment – il faut le rappeler –, l’extrême majorité des per- sonnes qui s’adonnent aux jeux d’argent et de hasard en ligne ne présentent aucune forme
sations ou la volonté d’échapper à une réalité douloureuse » ont de quoi aussi expliquer ce com- portement addictif.
Quel profil de joueur·ses ?
Les hommes sont généralement les plus touchés par une ad- diction aux jeux d’argent et de hasard en ligne. Mais d’autres facteurs entrent en compte. La dépression et l’anxiété favorisent aussi le risque de basculer dans la dépendance. « Si vous évoluez dans un entourage, des parents ou des grands-parents qui ont eux-mêmes un attrait pour ce type de jeux, vous allez plus fa- cilement jouer aussi... », affirme Lucia Romo, puisque le contexte de jeu vous sera familier. « Vous risquez alors de répéter ce que vous avez vécu. » Une personne
     d’addiction. Environ « 42 % des Français·es jouent à ces jeux dans l’année, donc jouer n’a rien d’une addiction en soi », relati- vise Lucia Romo, psychologue clinicienne. Mais alors, qu’est-ce qui distingue un·e addict·e de la masse ? D’abord, dès lors qu’une personne n’est pas en mesure de gérer son comportement, qu’elle n’arrive plus à se maîtriser. “Ad- dict·e” aussi sera celui ou celle qui « continue à jouer malgré les conséquences négatives de ses actes », cadre Lucia Romo. Mais facile à dire, l’accroc aux jeux en ligne, lui·elle, n’a que très rare- ment conscience de sa situation de dépendance : « Moins de 7 % des personnes qui présentent des troubles consultent... Et sou- vent, quand elles le font, c’est très tardivement », explique la professeure de Nanterre.
Vu de l’extérieur, difficile de comprendre pourquoi ces gens s’exposent autant à des risques de surendettement. Que cherchent- ils en tombant dans l’abus ? Ga- gner de l’argent – ou la possibilité d’en gagner – serait la première raison. Les joueur·ses sont per- suadé·es que la chance est avec eux·elles, et restent obsédé·es à l’idée de toujours avoir envie « de se refaire » ! Mais ce n’est pas la seule motivation, pour Lu- cia Romo. « La recherche de sen-
qui commence à se lancer dans les jeux vidéo très tôt pourra, elle aussi, plus facilement s’aventurer dans les jeux d’argent et de ha- sard une fois adulte.
S’il entre évidemment une part de responsabilité individuelle dans ce risque, la société joue également un rôle : « En réalité, il n’existe pas vraiment de cam- pagne de prévention », estime la psychologue. En parallèle, les opérateurs tentent d’attirer les joueur·ses. Or les messages préventifs, bien que présents, demeurent loin – mais alors très loin – de l’insistance re- quise. La prévention, l’entou- rage aussi peuvent y contribuer, même s’il « n’est pas toujours aisé d’entrer en communica- tion avec une personne dépen- dante », souligne Lucia Romo. Une certitude demeure, le meil- leur moyen d’aider un proche soumis à une addiction aux jeux en ligne ne sera pas « d’épon- ger ses dettes ou lui redonner de l’argent, mais de l’amener aux soins ». Il est essentiel de sortir d’un piège qui laisserait penser qu’une personne addicte « est comme cela et le restera », conclut Lucia Romo. Alors, comme avec l’alcool, jouons... mais avec modération ! GEOFFrEY WETZEL
   28 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[Les réseaux d’ancien·nes des Grandes écoles sur le devant de la scène
Par exemple, aujourd’hui, les réseaux d’alumni proposent de nombreux événements et ren- contres – près de 1000 par an pour les plus importants –, une pléthore de clubs thématiques, des ouvertures vers l’interna- tional... L’autre évolution ma- jeure a été un rapprochement généralisé avec les directions des écoles – voire une absorp- tion dans leur structure même. Il faut dire que pour ces direc- tions, un réseau d’ancien·nes constitue un argument de pres- tige fort, mais il est surtout une source importante de finan- cement, d’autant que depuis quelque temps les écoles ne sont plus financées par les chambres de commerce et d’industrie. C’est l’une des raisons qui font que le modèle d’adhésion évolue de plus en plus vers une inscrip- tion à vie, intégrée au coût de la scolarité, au lieu des cotisations classiques. Et les associations d’ancien·nes servent de trem- plin aux fondations, qui sont de plus en plus fréquentes.
Tout le monde
y trouve son compte
Mais il faut bien avouer que c’est, pour toutes les parties pre- nantes, de l’argent bien investi. Avant tout pour les étudiant·es – et, de plus en plus, potentiel·les entrepreneur·ses. Un réseau d’alumni leur apporte souvent un soutien financier, sous forme de bourses et autres aides. Mais un bon réseau d’ancien·nes va faire aussi beaucoup pour aider à l’intégration professionnelle : de multiples contacts augmen- tent les chances de décrocher des stages, voire un emploi à la sortie de l’école. Les rencontres
quand on veut lancer son entre- prise... Un exemple resté dans les annales : la levée de fonds au lancement de PrimeMinister. fr, en 2007, avait récolté près de 14 millions d’euros auprès des ancien·nes d’HEC.
Un rôle renforcé
par la crise
Les alumni eux·elles-mêmes ne sont pas en reste. Le réseau re- présente bien sûr l’opportunité de rester en contact avec des « camarades », mais il ouvre aussi d’intéressantes possibili- tés professionnelles. Le réseau est intéressant en lui-même, bien sûr, surtout parce qu’il pré- sente souvent des profils variés, mélange plusieurs générations, entre salarié·es, hauts cadres, dirigeant·es d’entreprise, le tout dans des secteurs et activités diversifiés. Mais l’autre grande force des réseaux d’alumni, comparés à d’autres « clas- siques », réside dans leur poten- tiel pour le recrutement. Pour l’employeur, souvent, à degré de compétence égal, la familiarité créée par un parcours commun – la formation, les valeurs sont déjà communes – joue dans la décision de recrutement. Les écoles impliquent les ancien·nes pour qu’ils et elles dirigent en priorité leurs offres de stage et d’emploi à leurs étudiant·es et diplômé·es, lesquel·les y trouvent leur compte...
La pandémie actuelle a mis par- ticulièrement en relief cette par- ticularité des réseaux de ceux et celles qui sont passé·es par les écoles. Face aux difficultés iné- dites qu’affrontent étudiant·es et les jeunes diplômé·es, avec un marché de l’emploi particu-
Ces liens
intergénérationnels
si puissants...
Essentiels dans les pays anglo-américains, les réseaux d’ancien·nes – ou alumni – retrouvent toute leur pertinence, après une adaptation difficile mais nécessaire à l’ère numérique. Plus de services, plus de liens, une solidarité intergénérationnelle... Autant d’éléments particulièrement importants dans le contexte de crise actuel.
Aujourd’hui, toutes les grandes écoles se sont dotées d’un réseau d’ancien·nes. À dire
le vrai, elles apportent même un soin particulier à l’entrete- nir. C’est devenu pour elles un argument fort pour attirer les étudiant·es et pour asseoir leur réputation. Au point que pour certaines, les effectifs, énormes – de 10000 à 40000 « anciens et anciennes » pour les asso- ciations les plus importantes –, et les budgets alloués n’ont pas à pâlir auprès d’autres réseaux d’entrepreneur·ses plus clas- siques : par exemple, le réseau d’HEC dispose d’un budget de 3 millions d’euros et de 20 sala- rié·es (en 2019). Celui de l’Essec,
un budget similaire et plus de 10 salarié·es ! Un peu à la manière des comités des grandes entre- prises. Et pour faire le poids, aux côtés de ces mastodontes, des réseaux plus petits n’hé- sitent pas à fusionner, comme, en leur temps, les réseaux des six écoles Insa.
Prestige et financement
Tout n’a pas toujours été aussi rose. En 2016, face à la concur- rence des réseaux sociaux, les réseaux d’anciens, alors le plus souvent fondés et dirigés par des ancien·nes sans toujours un lien direct avec les établissements, ont dû évoluer pour rester per- tinents. Au programme : plus de services, plus de rencontres...
Le réseau d’« ancien·nes » présente souvent
des profils variés, mélangeant plusieurs générations, entre salarié·es, hauts cadres, dirigeant·es d’entreprise, le tout dans des secteurs et activités diversifiés.
réseaux & influence
entreprendre & innover
      avec des « ex » aident à affiner ses projets, aussi bien pré que post-diplôme. Et dès l’entrée dans sa vie professionnelle, le ou la « nouvel·le ancien·ne » bénéfi- cie d’un réseau large et diversi- fié, ce qui ne peut que bénéficier à sa carrière, qu’il ou elle vise le salariat ou l’entreprenariat. On le sait, un réseau est précieux
lièrement impacté par la covid, les réseaux n’ont pas hésité à se mettre à l’action, pour fournir des stages, des offres d’emploi, des rencontres, des coups de pouce... Une mobilisation pré- cieuse pour les futur·es « an- cien·nes ».
JEaN-marIE BENOIsT
ecoreseau.fr mars 2021 | 29
]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[    entreprendre & innover
les trophées optimistes
Trophées
Optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
était le sens de ma vie profession- nelle ? Que voudrais-je que l’on retienne de moi dans vingt ans ? » Nadia l’accompagne. Elle coache d’abord celui qui s’interroge tant. Puis s’efforce de faire partager la vision nouvelle de l’entreprise à l’équipe de direction. Enfin plonge au cœur des équipes fonc- tionnelles et de terrain. Armée d’une bonne dose d’intuition et de modèles. Son entreprise la- boratoire adopte le modèle du buurtzorg néerlandais, adapté par Blondel et Guiny. Littéralement, buurtzorg c’est « soins de quar- tier » parce que le modèle intéres- sait à l’origine les soins infirmiers à domicile. L’idée clé, ce sont les « équipes autonomes ». « Celui qui sait, fait », résume la coach. Il s’agit alors d’adapter l’idée aux personnes, à la culture sociale, au terrain. Un principe d’auto-orga- nisation que l’on retrouve dans l’holacratie et ses équipes auto- nomes.
Métamorphose
Nadia Guiny dit : priorité au cer- veau droit, à la créativité, à l’em- pathie. Elle travaille aujourd’hui pour une entreprise de trans- ports, preuve que les métiers de service ne sont pas les seuls à « papillonner ». Je lui demande si le moment de l’épidémie mon- diale sera propice ou non à cette remise en cause du modèle. « C’est en tout cas un formidable terreau, pense-t-elle, une croisée des chemins, une époque d’op- portunités. Où bon nombre de modèles volent en éclats, où des choses nouvelles naissent. »
Il demeure que lâcher le pouvoir, pour un ou une dirigeant·e, ce n’est pas rien. Mais dès lors qu’il ou elle prend conscience qu’il lui arrive de fabriquer de la souf- france, de la léthargie, « que l’on dirige une entreprise de morts-vi- vants », exprime celle qui est re- venue de la mort, alors organiser l’autonomie prend sens. Un pa- pillon naît d’une métamorphose. Le livre de Nadia Guiny constitue un véritable manuel d’électron libre. OLIVIEr maGNaN
Elle coache des entreprises « papillon »
Guérison
Portage salarial. Microentrepre- neuse. Coaching. Un an et demi de reconstruction, réapprentis- sage de la marche. Nadia Guiny essaie tout. Sitôt qu’un soin al- ternatif semble prometteur, elle s’y lance. « J’en ai testé une tren- taine », s’amuse presque la res- capée. Car... ça marche ! Nous sommes en 2009. La maladie orpheline, dégoûtée, s’évanouit. Guérison totale, inattendue ! Il faut qu’elle en fasse profiter le plus grand nombre. Réconciliée, resyntonisée avec elle-même, la coach écrit son histoire : Le pé- pin et les pépites, comment faire du burn out une chance, publié en 2015 par l’éditeur prédestiné La Providence. Un vrai guide pour quiconque se débat dans des soins de longue durée. On appelle ça de la psychologie posi- tive. Dans la foulée, les coaché·es viennent à Nadia. Son job ne connaît pas la crise.
Équipes autonomes
D’une bouche à une oreille, les missions s’enchaînent jusqu’aux grands comptes. Un jour, en 2017, Nadia Guiny rencontre Antoine Blondel, chef d’une entreprise de service de Rouen. « Dès qu’il me décrivit le processus dans lequel il avait engagé son entreprise, je lui proposai d’écrire cette aventure que je perçus tout de suite comme l’histoire d’une incroyable trans- formation individuelle et col- lective », écrit-elle dans le pré- ambule de son deuxième livre, L’entreprise papillon : quand un dirigeant gagne le pari des équipes autonomes, récit et clés d’une mé- tamorphose (EMS). De l’entre- prise altruiste à l’organisation ap- prenante, les « boîtes », grandes et petites, entament ce processus du changement qui va, un jour, abolir la hiérarchie du·de la pa- tron·ne qui décide tout. Antoine Blondel l’écrit : « Je décidais de tout, sur tout, pour tout le monde et je passais mon temps à trou- ver des solutions pour les autres. Puis un jour, le déclic: [...] Quel dirigeant voulais-je être ? Quel
Nadia Guiny
La coach qui s’est elle-même métamorphosée
  TrOPHÉEs OPTImIsTEs
   Soudain, le burn out. Le syndrome d’épuisement professionnel. Il fauche une quadra alors depuis
une vingtaine d’années dans les métiers de la communication, attachée de presse, rédactrice en chef de journaux corporate, directrice de la communication d’un gros organisme parapublic, l’Agefiph. Le corps médical met un nom sur la catastrophe qui frappe Nadia Guiny : dystonie cervicale, forme singulière d’une maladie orpheline, donc sans traitement. Parmi les symp- tômes, déséquilibre du système nerveux, avec spasmes. Tordue, convulsée, celle qui s’était formée
30 | mars 2021 ecoreseau.fr
au coaching au détour des années 2000 se bat contre des AVC. Se battre, mot-clé : elle entame une longue lutte de guérison. Sept ou huit mois d’un parcours de tra- vailleuse handicapée qui ouvre sur... son nouveau métier : « Le pire moment est le meilleur pour prendre une décision », se dit-elle au retour d’un énième passage à l’hôpital, je vais devenir coach. Quitter une entreprise, changer de statut, perdre son expertise pro- fessionnelle, c’est déjà un bel ef- fort pour vous et moi, campés sur nos deux jambes, en bonne santé. Imaginez ce que ça implique pour une femme en pleine force d’un âge qui se révèle faiblesse.
 CE QU'EN DISENT LES REBONDISSEURS français, association partenaire des Trophées optimistes
Dure vie que celle du papillon qui met souvent plus de deux semaines pour sortir de sa chrysalide et révéler la beauté de sa métamorphose, quand enfin les conditions climatiques sont favorables. Une
renaissance qu’a vécue Nadia Guiny et qui montre que tout reste possible même quand tout paraît impossible.
 © Afsaneh Afkhami
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[    entreprendre & innover
les trophées optimistes
Trophées
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trophées-optimistes.fr
Ltd. Il comprend qu’il est prêt à lui confier la commercialisation de ses produits pour le marché français.
Jean-Marc saute sur l’occasion, d’autant plus qu’il songe sérieu- sement à quitter l’entreprise. Il commence en tant qu’agent commercial chargé d’écouler les colles britanniques en Eu- rope. En 3 mois, il en vend 10 tonnes... En 1996, création avec Barki Agency et Sealock Ltd de SeaLock SARL à Sallaumines dans le Pas-de-Calais pour produire et commercialiser en France ce qui était fabriqué en Angleterre. Plus de 20 ans après, et après deux augmentations de capital et la sortie des Anglais en juillet 2020, l’entreprise est devenue une référence inter- nationale et exporte dans une vingtaine de pays – dont la Bel- gique, l’Espagne, l’Italie, la Rou- manie ou encore les États-Unis et l’Afrique du Sud.
Quand il a risqué de tout perdre au profit de ses actionnaires
Second rebond dont Jean-Marc est particulièrement fier, parce qu’il a été éprouvant : celui d’avoir acheté 100 % de son entreprise en 2019, alors que ses actionnaires britanniques avaient vendu leurs parts un an auparavant à des Allemands, sans rien lui dire. Pas question pour lui que ces nouveaux ac- tionnaires mettent la main sur SeaLock. Alors Jean-Marc se bat... En 2019, arrive à récupérer l’intégralité du capital, négocie le rachat des 33 % des parts de Sealock Ltd par une réduction de capital. De quoi contrôler 80 % des actions (20 % restent à son frère Pierre).
Aujourd’hui seul maître à bord, il met tout en œuvre pour assu- rer la pérennité de la société qui fait vivre directement environ 25 familles – et indirectement beaucoup plus. Alors il reste à l’écoute de tout potentiel signal faible – il se souvient que c’est ce qui lui a permis de s’en sortir lors de la crise financière de 2008. Il soutient ses équipes et essaie de ne pas fléchir face à des réactions souvent irrationnelles. Une pos- ture très engageante car il lui faut à la fois rassurer ses collabo- rateurs, se conformer à la com- plexité de protocoles sanitaires qui changent régulièrement, démontrer à ses partenaires et clients qu’il tient bon, continuer d’instiller de l’énergie et d’em- barquer dans son projet, etc.
Le cavalier du rebond
Jean-Marc Barki
À la tête de la PME industrielle SeaLock, il saute un à un les obstacles en promouvant la solidarité
Est-ce son expérience en tant qu’ancien cavalier de concours complet amateur qui explique cette posture ? Ou les obstacles que, très jeune, il a eu à surmonter ? Quoi qu’il en soit, Jean-Marc Barki applique un principe tiré des compétitions de concours complet et de saut d’obstacles : ne jamais se retourner quand votre cheval touche ou fait tomber une barre. Ce qui compte, c’est de continuer et de franchir l’obstacle suivant. Et de rebondir.
  TrOPHÉEs OPTImIsTEs
Dirigeant cofondateur de SeaLock depuis 1996, une entreprise franco-britannique
indépendante spécialisée dans les colles industrielles, Jean- Marc Barki n’a pourtant pas toujours connu le succès, loin de là. À l’école déjà, c’était compli- qué. Parce qu’il était précoce et gaucher, deux particularités qui, méconnues dans ces années-là, étaient alors vues comme des handicaps. Il a échoué deux fois au bac, puis au BTS en infor- matique dans lequel il avait pu s’inscrire...
Ça ne l’a pas arrêté. Son par- cours entrepreneurial d’auto- didacte vaut largement les his- toires américaines et démontre que, même en partant avec des points de pénalité, le rebond crée de la valeur.
De vendeur à entrepreneur
Le premier rebond qui a marqué Jean-Marc Barki, c’est quand sa route a croisé par hasard celle des Britanniques de SeaLock LTD (grâce à son frère Pierre), qui cherchaient un partenaire français pour produire et dis- tribuer leurs produits sur le continent. Jean-Marc travaillait alors dans l’entreprise familiale de papier, Barki Agency, où il avait été embauché en tant que vendeur. L’aventure ne serait ja- mais arrivée si son frère n’avait pas répondu à une annonce mal traduite qui, au lieu de l’envoyer vers un fabricant de papier ad- hésif, l’a fait arriver – quiproquo de traduction lors de la lecture de l’appel d’offres – chez un fabricant de... colles indus- trielles ! Peu importe : entre Pierre B. et John Young, le cou- rantpasseetlecontratd’agent sera signé. Lors du rendez-vous qui s’est tenu au salon Pakex à Birmingham, Pierre échange avec le propriétaire de SeaLock
   32 |
mars 2021 ecoreseau.fr
© Maelle Saliou
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[   « Son parcours entrepreneurial d’autodidacte vaut largement les histoires américaines et démontre que le rebond crée de la valeur »
les trophées optimistes
entreprendre & innover
  CE QU'EN DISENT LES REBONDISSEURS français, association partenaire des Trophées optimistes
Le parcours et les prises de parole de Jean-Marc Barki illustrent la richesse qu’apporte le rebond. Il montre comment, en assumant la non-linéarité d’un parcours, en tirant les enseignements des difficultés
rencontrées et en osant faire autrement, on devient plus résilient et endurant, en particulier face aux crises.
   La revanche des études
Jean-Marc Barki se souvient d’un troisième de ses rebonds : le jour où, en 2007, il décroche un master en management et en stratégie à l’Institut français de gestion, lui qui n’avait jamais réussi à obtenir le bac mais qui n’avait pas renoncé aux études pour autant.
Pour autant, il continue à racon- ter son histoire d’autodidacte. Il a appris à assumer les aléas de son parcours scolaire et il n’hé- site plus les raconter. Le voilà en 2018 devant les spectateurs de la première édition des ReStart Awards réunis au Grand Rex pour lesquels il est nommé. L’ex- périence lui a d’ailleurs montré qu’assumer était gagnant. Alors qu’au début de sa carrière pro- fessionnelle, il se présentait en tant « ingénieur papetier qui a suivi une formation à Gre- noble », il s’est retrouvé face à une personne réellement diplô- mée de cette formation qui lui a demandé de quelle promotion il était, ce qui l’a couvert de honte. Depuis, il raconte sa vraie his- toire et en a fait une force.
Un entrepreneur engagé, renforcé par ses rebonds Riche de ce qu’il a bâti, porté par ses convictions et sa volon- té d’encourager les solidarités entre acteurs économiques, Jean-Marc Barki s’engage. Pré- sident de la Feica et de l’Afi- cam, ambassadeur de la French Fab, membre du bureau de la commission fiscale du Medef, ancien vice-président du bu- reau de la commission Europe du Medef, membre du comité directeur de Croissance Plus, conseiller du Commerce exté- rieur de la France et sherpa de la délégation du G20 YEA en 2015 et 2016, mais également ancien auditeur de l’Institut du Sénat (promotion Gaston Monerville) et ambassadeur de l’Alternance auprès de Martin Hirsh, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Est-ce tout ? Ah non, son adhé- sion aux Rebondisseurs Fran- çais dès la création de l’associa- tion en 2018.
Il s’engage aussi pour les jeunes, pour leur faire aimer l’in- dustrie mais aussi pour qu’ils
osent croire à leur potentiel, ne craignent plus de se tromper et avancent. Un ambassadeur et un porte-drapeau du rebond à la française !
CLaIrE FLIN
 ecoreseau.fr mars 2021
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]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
briefing innovation par Adam Belghiti Alaoui
L’humain
à l’assaut des mystères de la planète rouge
Une nouvelle étape de la conquête spatiale et de l’exploration de Mars a été franchie. Et non des moindres. 46 ans après le pro- gramme Viking (1975-1976) de la NASA qui avait mené aux premières images de la surface martienne, les Américain·es ont
remis ça avec leur mission mars 2020, lancée le 30 juillet 2020. Ce 18 fé- vrier à 21 heures 55 (heure de Paris), après « sept minutes de terreur », le Jet Propulsion Laboratory, chargé de la mission, a réussi l’atterrissage du ro- ver Perseverance sur le sol aride de la planète rouge. Un exploit majuscule qui ouvre l’étape d’exploration de la mission. Le but: trouver d’éventuelles traces de vie ancienne sur la surface de Mars, en collectant pendant au moins deux ans jusqu’à une trentaine d’échantillons de roches. Les prélè- vements seront par la suite récupérés et rapportés sur terre par une future mission, pas avant 2030. Parmi les espoirs des chercheur·ses et les cibles prioritaires du rover: le cratère Jezero, site d’atterrissage de Perseverance qui pourrait avoir abrité un lac il y a 3,5 milliards d’années. Coût estimé de la mission mars 2020 : 2,5 milliards de dollars. En prime, une écoute du vent martien: https://soundcloud.com/nasa/first-sounds-from-mars- filters-out-rover-self-noise/s-rnjGarHQjxB n
La Chine dévoile son train futuriste
Il n’est pas supersonique – il faudrait pour cela dépasser la vitesse
du son qui est d’environ 1 235 km/h – mais il pourrait bien devenir le train le plus rapide jamais mis en service. En ce début d’année 2021, le 13 janvier, un prototype de train à sustentation magnétique, ou Maglev, a été présenté dans la ville chinoise de Chengdu. L’engin, élaboré par des scientifiques de l’université de la ville, est capable d’atteindre sans effort les 620 km/h. Plus rapide et même moins cher que le futur train à sustentation magnétique japonais qui reliera les villes de Tokyo et
de Nagoya, « limité » à 500 km/h. À la différence de leur homologues nippon·nes qui utilisent de l’hélium liquide, les Chinois·es privilégient de l’azote liquide pour que le train lévite en état de supraconductivité. Le prototype est en fibre de carbone, un matériau très résistant et
très léger. Les concepteurs du Maglev espèrent le commercialiser en 2027, la même année que leurs rivaux japonais. Le train à sustentation magnétique qui détient pour l’instant le record de vitesse est... chinois : le Shanghai Transrapid qui relie l’aéroport de Pudong au centre de Shanghai à 431 km/h, mis en service en 2004!
1 éléphant, 2 éléphants, 3 éléphants...
L’humain fait du mal à la nature, mais l’humain innove et développe des nouvelles technologies pour rattraper ses méfaits. Paradoxal mais très utile, notamment pour la protection de la biodiversité et des espèces animales en danger. C’est justement pour détecter les éléphants d’Afrique, une espace malheureusement menacée, que des chercheur·ses britanniques de l’Institut zoologique de Londres (ZSL)
Un vin de Bordeaux au... cannabis
Il est une tendance qui séduit de plus en plus : le commerce et la consommation du cannabidiol, ou CBD, une molécule présente dans le chanvre (cannabis). Contrairement au THC, le principe actif et stupéfiant du chanvre, le CBD est autorisé en France et ne provoque pas d’effet psychotrope. Autant dire que ses déclinaisons potentielles ne manquent pas,
à l’image du nouveau venu sur
le marché : le Burdi W (pour Burdigala Weed), un vin de Bordeaux développé par Raphaël de Pablo. Premier du genre dans un milieu très codifié, le Burdi W détonne. Parce qu’il est un produit transformé par le rajout
de cannabidiol, ce n’est juridiquement pas un vin, mais une boisson aromatisée à base de vin. La boisson, qui contient 250 mg de CBD par bouteille
et est garantie sans effet secondaire, a obtenu la validation du célèbre œnologue bordelais Michel Rolland : « C’est une boisson que je bois avec plaisir. » À consommer à modération bien sûr, ça reste un peu du vin...
ont développé un algorithme de vision par ordinateur, sur des images satellitaires en haute résolution. Un système qui serait aussi précis
que l’œil d’un·e expert·e mais bien plus rapide. Grâce à l’intelligence artificielle, l’objectif est de surveiller de près la fluctuation de la population d’animaux sauvages. Et pour cause, le nombre d’éléphants
de savane d’Afrique a chuté drastiquement au xxe siècle, à cause du braconnage et de la fragmentation de l’habitat. La technique couvre
de vastes espaces, jusqu’à 680 000 km2 en 24 heures, et surtout d’automatiser le comptage pour faire gagner un temps fou aux chercheur·ses. Et, peut-être, favoriser la préservation d’une autre espèce animale qui, elle non plus, n’a rien demandé.
34 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[Chirurgie en réalité augmentée
briefing innovation
entreprendre & innover
  Oubliez Docteur Maboul, ce jeu de société qui rend ludique une opération, c’est bien dans la réalité et non dans un jeu vidéo que des opérations chirurgicales ont été organisées grâce à de la réalité augmentée. Le projet, qui associe Microsoft à l’hôpital français Avicennes AP-HP, a abouti à un « marathon » d’opérations chirurgicales épaulées par des casques HoloLens 2 de Microsoft. Le tout en reliant plus de 15 chirurgiens·nes dans 13 pays. But de l’« opération » : démontrer le potentiel de la réalité augmentée dans le domaine médical et chirurgical, pour la formation, la planification et la collaboration à distance. La démonstration de force a eu lieu le 10 février. Initialement prévue en direct, elle a dû être préenregistrée à cause de la crise de la covid. Et l’expérience est concluante, les chirurgien·nes ont pu, grâce aux casques de réalité augmentée, travailler de concert en partageant leur avis et leur vision, notamment grâce à l’immersion et la représentation en 3D de la zone à opérer. La technologie devrait dans un premier
temps servir à la formation, en particulier pour les pays qui manquent d’expertise médicale. Sacré projet piloté depuis la France. Pour une fois, cocorico !
La réflexion est, par excellence, la force antagoniste de la routine, et la routine est l’obstacle aux progrès nécessaires
Emile Durkheim, sociologue français (1858-1917)
handicapés sûrement, entrepreneurs avant tout !
Hamou Bouakkaz
Secrétaire général de l’association h’up entrepreneurs
Il suffirait de presque rien
  1er classement
des métropoles
E
autres.
Il suffirait de presque rien pour que le mur des obstacles recule devant les entrepreneurs handi- capés qui marchent :
• Que les assureurs ne nous appliquent pas des surprimes systématiques quand ils acceptent de nous assurer ou que la puissance publique les compensent.
• Que les marchés publics nous soient ouverts comme contractant mais aussi comme attribu- taires en tenant compte de notre spécificité.
• Que chaque région dispose de coworkings pi- lotes capables d’accueillir dans les meilleures conditions des entrepreneurs en situation de han- dicap pour rompre ainsi leur isolement.
Ces chantiers structureront la communication d’H’Up pour cette année. n
les plus « RSE » de France
ntreprendre avec un handicap est non seulement possible, mais les statistiques montrent que nos entreprises sont en moyenne plus solides et durables que les
Quelles sont les métropoles qui comptent le
plus d’entreprises de plus de 200 salarié·es
engagées dans une démarche RSE (Responsa-
bilité sociétale des entreprises)? C’est pour ré-
pondre à cette question que la fondation Oïkos
et son média Impact & RSE, qui promeuvent
l’entreprise responsable et accompagnent les
sociétés dans leurs transformations sociales
et environnementales, ont élaboré le premier
classement du genre. Le tout grâce à l’analyse
des comptes LinkedIn des salarié·es et aux
données communiquées par les CCI, les ré-
gions et les métropoles des 10 territoires clas-
sés. L’objectif: comparer le taux de pénétration
de la RSE et participer à la dynamique respon-
sable. Les résultats sont sans appel: Nantes est
de loin la métropole la plus RSE de l’hexagone,
avec un taux de pénétration de 39,13 %, devant
Lille et ses 24,45 %. Deux villes loin devant le taux moyen national, bloqué à 9,04 %. Derrière, on retrouve Bordeaux (19,23 %), Marseille (18,91 %), Nice (13,16 %), Lyon (12,19 %), Toulouse (9,93 %), Rennes (9,06 %), Paris (6,93 %) et enfin Strasbourg (6,39 %). n
 ecoreseau.fr mars 2021
| 35
]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
Plan de relance et mesures d’urgence
Le«quoiqu’ilencoûte»aunprix.Àcoupsdeplansetde milliards, l’État protège son économie et ses entreprises et prépare l’après. Avec le fameux plan France Relance en figure de proue : 100 milliards d’euros pour soutenir les entreprises en difficulté et favoriser la relance par l’investissement et
la transition écologique. 100 milliards d’euros, voilà bien une somme qui ne peut sortir d’un quelconque chapeau. L’argent public français – et européen – n’est pas magique, il se crédite !
décryptage
 Le 3 septembre 2020, Em- manuel Macron et son gouvernement sortaient l’artillerie lourde face à la
crise sanitaire et économique en annonçant un plan de relance de l’économie française de 100 mil- liards d’euros sur deux ans (2021- 2022). Le président de la Répu- blique en avait fait sa promesse: tout faire pour lutter contre l’épidémie et ses conséquences, le fameux et surtout très onéreux « quoi qu’il en coûte ». Depuis les premières semaines de la pandé- mie, en mars 2020, le gouverne- ment aligne les plans de soutien à l’activité et engage des sommes inédites pour absorber le choc: prêts garantis par l’État, mesures de chômage partiel, fonds de so- lidarité... Sur l’ensemble de l’an- née 2020, les mesures d’urgence culminent à quelque 470mil- liards d’euros. Des chiffres ver- tigineux, mais à y regarder de plus près, la montagne de mil- liards cacherait en vérité « seu- lement » 64 milliards d’euros de dépenses effectives pour l’État. Un décalage qui tient notam- ment aux mécanismes de prêts et de reports de charges qui ne re- présentent pas de dépenses nou- velles dans l’immédiat, comme l’explique Jérôme Creel, écono- miste directeur du département des études à l’OFCE : « Les prêts garantis ne sont pas une dépense en soi [ndlr: le montant des PGE dépassent les 300 milliards d’euros], ils le deviendraient si les prêts n’étaient jamais rem- boursés, mais nous n’en sommes pas là. À l’instant T, il n’y a pas de dépenses nouvelles.» Quoi
qu’il en soit, 64 milliards de dé- penses effectives imprévues dans le budget de l’État de 2020, ce n’est pas rien. Idem concernant les 100 milliards du plan de re- lance. Derrière l’annonce coup de poing d’un tel montant, des mécanismes de financement souvent méconnus, mêlant em- prunts, provisions budgétaires et dépenses effectives inférieures au montant total du plan.
Un propos énergique de l’éco- nomiste Gilles Raveaud resitue les choses. « On n’imagine plus ce que sont des milliards, di- sait-il en substance sur une We- bradio. Un million de secondes, ce sont 11 jours. Un milliard de secondes, 31 ans... » Il est im- possible de « dépenser » 100 mil- liards, ajoutait-il, en l’espace de quelques mois.
Il n’y a pas
d’argent magique
Pour rappel, les 100 milliards d’eu- ros du plan sont répartis en 70 me- sures divisées en trois pôles : cohé- sion (35,4 milliards d’euros pour la sauvegarde de l’emploi, le soutien aux collectivités et aux territoires, les jeunes, le Ségur de la santé, la recherche, la formation...), com- pétitivité (34,8 milliards d’euros pour la baisse d’impôts pour les entreprises, la souveraineté tech- nologique, les fonds propres des entreprises, la culture, la transfor- mation numérique...) et écologie (30,2 milliards d’euros pour les in- frastructures et la mobilité vertes, l’hydrogène, le nucléaire, les mo- bilités, la rénovation énergétique, la décarbonation de l’industrie...). Or sur ces milliards, certaines
mesures sont indépendantes de la crise et étaient déjà votées. Se- lon Mathieu Plane, directeur ad- joint du département prévision de l’OFCE, ce sont ainsi 20 % du montant qui étaient déjà budgé- tés et auraient été dépensés même sans relance. Pour le reste, pas d’« argent magique ». Pour assu- mer ses dépenses imprévues et éponger un déficit budgétaire qui dépasse les 200 milliards d’euros en 2020, l’État n’a pas le choix: faute de réserves, il doit emprun- ter en quasi-totalité. Du crédit et de la dette, la formule est vieille comme le monde capitaliste et ses marchés tout puissants. Jérôme Creel, notre économiste de l’OF- CE, se résume : « Les dépenses
nouvelles, et les dépenses prévues par le plan de relance, sont fi- nancées de deux grandes façons : l’endettement de l’État, qui pro- voque l’augmentation du rapport dette/PIB, et les subventions euro- péennes dans le cadre du plan de relance européen de 750 milliards d’euros. » La quasi-intégralité des 100 milliards, soit 95 milliards d’euros – les 5 milliards d’euros restant sont issus des plans de la Banque publique d’investisse- ment (BPI) et de la Banque des territoires qui ne dépendent pas du budget de l’État – sont répartis dans les projets de loi de finances (PLF) et de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2021, votés fin 2020. Toutefois, nuance : il s’agit bien d’autorisations d’en- gagements et non de crédits de paiement. En clair, l’État autorise la mobilisation de cette somme à partir de 2021, mais les fonds ne sont pas débloqués d’un claque- ment de doigts, et pourraient ne pas l’être dans leur intégralité.
Les dépenses prévues par le plan de relance sont financées de deux grandes façons : l’endettement de l’État, qui provoque l’augmentation du rapport dette/PIB, et les subventions européennes – Jérôme Creel, OFCE
   36 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
: l’argent ne tombe pas du ciel !
États aux investisseurs qui leur ont prêté de l’argent. Pour fi- nancer la survie de l’économie et l’aide aux entreprises, les em- prunts sont inévitables à court terme. Et, grâce à l’action de la BCE, les taux d’intérêt des titres de dettes publics sont très faibles, voire négatifs. La BCE rachète auprès des banques des bons du trésor des États, devenus indé- sirables pour les investisseurs et ainsi « relancer la demande pour les titres publics en baissant leurs taux d’intérêt », explique Jérôme Creel. Cet instrument de poli- tique monétaire qui consiste à racheter massivement des actifs aux banques à un nom : le quanti- tative easing, ou assouplissement quantitatif. Une façon de relan- cer l’emprunt des banques qui as- sureront des crédits bancaires et
liards de subventions formeront une dette commune à rembour- ser par les Vingt-Sept. On est alors en droit de se demander, en simplifiant à l’extrême : si la BCE donne le moyen à la France d’em- prunter à taux négatifs et aux banques européennes de prêter milliards sur milliards, crée-t- elle de l’argent? La réponse: oui est non. L’expression « ressortir la planche à billets » trompe son auditoire: concrètement, la BCE n’émet pas de billets mais crée de la monnaie en faisant crédit aux banques. Une fois remboursés, ces crédits détruisent l’argent « créé », un savant équilibre entre crédit et monnaie. Jérôme Creel complète: «La politique de la BCE a une vocation de création monétaire, il faut avoir en tête qu’elle ne crée pas ex nihilo des
treprises, de suppressions d’em- plois, de chutes d’activité...) et des risques de long terme (crise de confiance des créanciers et des marchés, remboursement de la dette...), l’arbitrage du mo- ment est clairement, et assez lo- giquement, favorable au risque à court terme. Aujourd’hui, les taux d’intérêt auxquels s’endette l’État français sont très bas, ou négatifs, et ne risquent pas de remonter à horizon raisonnable. Il n’est pas dangereux pour l’État de s’endetter, à court terme. Un constat qui contient là encore son lot de paradoxes : dans une économie instable et en crise, les investisseur·ses cherchent peu de rendement et beaucoup de sécurité. Selon l’économiste de l’OFCE, la dynamique des taux d’intérêt témoigne du contexte
décryptage
 En 2020, l’État français a emprunté, en moyenne, à -0,11 % pour le moyen et le long terme et à -0,56 % pour le court terme, selon l’Agence France Trésor.
   permettront l’investissement pu- blic. Pour notre économiste, c’est maintenant qu’il faut emprun- ter : « Il y a beaucoup d’épargne, la consommation a baissé. Il faut insuffler de l’investissement, et le bon moyen de le faire c’est par emprunt, tant que les taux sont négatifs. » Car oui, voilà un para- doxe à première vue qui n’en est pas vraiment un, compte tenu du fonctionnement de la finance et des marchés : la France emprunte à taux négatifs. Ses prêteurs « paient » pour acheter sa dette. En 2020, l’État français a ainsi emprunté, en moyenne, à -0,11 % pour le moyen et le long terme et à -0,56 % pour le court terme, se- lon l’Agence France Trésor.
Rien ne se perd, rien
ne se crée, tout se crédite Outre l’emprunt par l’endette- ment public et l’émission de bons du Trésor sur les marchés, une grande partie du plan de relance est directement financée par les subventions européennes, à hau- teur de 40 millions d’euros. Une manne issue du plan de relance de 750 milliards d’euros sur le- quel les États membres se sont entendus, et dont les 390mil-
milliers de milliards d’euros, ce sont des montants qui vont gra- duellement rentrer dans l’éco- nomie européenne au gré de la relance des domaines de crédit. » Tant que les lignes de crédit ainsi créées servent à financer les plans de relance et à participer à la re- lance française et européenne, l’argent circule. D’aucuns oppo- seront à cette vision orthodoxe de la création monétaire un propos moins diplomatique: la Banque centrale crée bien de la monnaie ex nihilo par un jeu d’écritures. Le remboursement de cette créa- tion, lui, n’est pas virtuel. Ce qui revient au même.
Reste que la montée en flèche de la dette publique française in- quiète. Elle atteint aujourd’hui 120,9 % du PIB, c’est-à-dire plus que ce que la France produit de ri- chesses en un an. La commission des finances de l’Assemblée na- tionale s’inquiétait même, dans un rapport publié en juin 2020, de « la pire dégradation de nos finances publiques depuis la Se- conde Guerre mondiale ». En dépit de quoi, l’urgence de la crise sanitaire dicte le ton : entre un risque de court terme gigan- tesque (risques de faillites d’en-
macroéconomique: «Quand les taux remonteront, ce sera parce que la BCE aura remonté ses taux d’intérêt directeurs, et elle ne le fera que si les perspectives écono- miques s’améliorent. La remon- tée des taux sera donc synonyme de reprise économique et serait une bonne nouvelle. » Les em- prunts et la dette d’aujourd’hui financent la reprise et le retour de la croissance de demain, qui financeront les remboursements des crédits d’hier, le hier de de- main bien sûr. Du moins, c’est la théorie. Elle se rapproche en tout cas de celle de la « monnaie mo- derne », la TMM, portée par un nombre croissant d’économistes depuis son expression, à partir de 1992, par l’Américain Warren Mosler. Le récent ouvrage de Ste- phanie Kelton, la « rock star de l’économie progressiste » éclaire pour le public français le Mythe du déficit (Les Liens qui libèrent). La pensée de l’économiste proche des cercles de Matignon, Michel Aglietta, lui emboîte le raison- nement (Le futur de la monnaie, avec Natacha Valla, Odile Jacob). aDam BELGHITI aLaOUI
 Emprunts
et marché européen
Selon les prévisions, 27 milliards d’euros liés au plan de relance devraient être dépensés en 2021. Il faudra y ajouter 10 milliards d’euros de baisses d’impôts sur la production, pour un effort total de 37 milliards d’euros (et non une dépense totale). Mais revenons à nos moutons du cré- dit, à l’emprunt. Pour dégager des fonds, l’État s’endette auprès de créanciers que l’on regroupe sous l’expression «marchés fi- nanciers ». Il le fait via l’Agence France Trésor, qui émet des bons du Trésor (BTF) et des obliga- tions assimilables du Trésor (OAT), sortes de reconnaissances de dettes par lesquelles l’État s’en- gage à rembourser les sommes perçues. Des « produits » finan- ciers prisés par les marchés et sûrs, grâce à la Banque centrale européenne (BCE), qui a pré- vu de consacrer 1000 milliards d’euros au rachat de la dette des
ecoreseau.fr mars 2021 | 37
]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[  Formation et cybersésurité, les deux « mamelles »
de l’entreprise
                            Réflexion & stratégie : cybersécurité, l’autre combat
Business guide
- Pour réussir la bataille de l’hydrogène vert
- Véhicule d’entreprise : 2021, année électrique !
Briefing RH & Formation
Carrières et talents
- La formation continue chamboulée par la crise, un moindre mal ?
- IAE : ils sont devenus une alternative d’excellence aux écoles de commerce Concours Audencia-ÉcoRéseau Business
Trophées Épitech Expérience
p. 39
p. 42 p. 46 p. 52
p. 56 p. 60 p. 66 p. 68
 pratique
38 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[ Anticiper les menaces numériques
janvier. Après avoir piraté les ordinateurs et les smartphones de responsables de cette entre- prise châlonnaise, dont ceux du président, les escrocs ont pu passer de faux ordres de vire- ments qui ont transité par une banque française avant d’arri- ver en Allemagne.
Les mêmes truands s’en donnent bien sûr à cœur joie avec les particuliers. Parce que, récemment, le Crédit Agricole invitait ses clients à activer une protection, la mafia de la naï- veté a adressé à des millions de possibles comptes de la banque une invitation à entrer leurs codes de comptes pour valider ce fameux « pass » de sécurité. À s’y tromper, même si, dans le champ « code », le client était invité à entrer... « six chiffons » (et non six chiffres). Dans le cas des entreprises, c’est une autre paire de manches : c’est le sys- tème d’information qui est di- rectement piraté.
Préjudice moyen
des cyberattaques :
35 000 euros.
L’affaire des millions du cabi- net comptable reste exception- nelle car le préjudice moyen des cyberattaques des entreprises françaises se situe autour de 35 000 euros. Les PME, mais aussi les PMI sont concernées par ces actions malveillantes et en particulier les ransomwares, ennemi n° 1 en 2020.
Fin 2020, plusieurs usines du groupe français Atlantic (spé- cialiste de la climatisation) ont été paralysées pendant plu- sieurs jours. Et sur les réseaux sociaux, de nombreux clients se sont plaints de problèmes intervenus avec leurs appareils de chauffage depuis l’attaque informatique. Une mise à jour des appareils a dû être déployée pour y remédier.
Faut-il payer la rançon ? Diffi- cile de savoir si les entreprises le font, car elles restent dis- crètes sur ce sujet. Pourtant, selon une étude d’Osterman Research, 58 % des victimes paient la rançon demandée en Grande-Bretagne. Un chiffre qui atteint même 78 % en Al- lemagne. « Payer la rançon ne règle pas la crise, car il faudra installer le décrypteur envoyé par le pirate sur toutes les ma- chines et s’assurer ensuite qu’elle est suffisamment stable
Cybersécurité, l’autre combat
Vous luttez contre la covid dans l’entreprise ? Apportez le même soin à vous protéger des virus des pirates. Eux aussi sont mortels.
24 février. L’info fait les unes : 500 000 dossiers de patient·es extraits de laboratoires d’analyse de toute une région atterrissent sur le Web. Ce pourrait être les données de n’importe quelle entreprise ! Toutes sont dans le radar des pirates. Peu importe leur taille et leur secteur d’activité. Motivés par l’appât du gain ou le simple plaisir de nuire (plus rare), ils multiplient les attaques pour récupérer des données sensibles ou bloquer l’activité d’une PME. Or l’avènement du télétravail à grande échelle complique la surveillance des réseaux informatiques. Plus que jamais, il est nécessaire de mettre en place une politique proactive contre ces menaces.
sont les pirates qui ont la main : ils exigent que la victime paie une rançon pour récupérer ses données. Ils ont auparavant étudié le « potentiel » de leur cible. Le montant de la rançon varie selon l’activité et la taille. Cette technique d’attaque n’est pas récente. Mais elle a pris de l’ampleur depuis la pandémie. L’explosion du nombre de ces opérations malveillantes s’ex- plique notamment par leur ex- trême rentabilité. Jusqu’à 500 % de la mise initiale ! « Résultat, la pratique explose. Il existe même de véritables PME spé- cialisées dans le ransomware », explique Gérôme Billois, asso- cié cybersécurité et confiance numérique chez Wavestone. Autre technique malveillante qui a pris de l’ampleur ces der- niers mois : les opérations de phishing liées à la crise sanitaire. Des pirates usurpent l’identité d’un fabricant de masques ou de gel hydroalcoolique pour récupérer des informations sur les comptes bancaires ou pour arnaquer tout simplement les entreprises en ne livrant jamais les masques pourtant payés. Sans oublier l’arnaque au faux « président ». Une société d’ex- pertise-comptable a perdu plusieurs millions d’euros en
Les ransomwares ne connaissent pas la crise ! Selon le portail offi- ciel cybermalveillance.
gouv.fr, 159 collectivités ont été touchées en 2020 par ce type de code malveillant (contre 103 en 2019) et 837 entreprises (contre 667, l’année précédente). Ces « rançongiciels » portent bien leur nom: il s’agit de virus à même de bloquer en quelques minutes l’activité d’une entre- prise. Toutes les données ont été chiffrées (terme plus appro- prié que « cryptées »). Impos- sible d’ouvrir un fichier Excel, de se connecter à sa messagerie ou à son logiciel de comptabili- té ou son ERP en ligne.
À partir de ce moment-là, ce
Une société d’expertise-comptable a perdu plusieurs millions d’euros en janvier. Après avoir piraté les ordinateurs et les smartphones
de responsables de cette entreprise châlonnaise, dont ceux du président, les escrocs ont pu passer de faux ordres de virements...
réflexion & stratégie
pratique
ecoreseau.fr mars 2021 | 39
]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[pratique
réflexion & stratégie
Des mesures simples comme des mots de passe “forts”, la segmentation
des réseaux ainsi qu’une approche par les risques couvrent la plupart des menaces. Il n’est donc pas nécessaire d’engager un budget prohibitif – Faiz Djellouli, Holiseum
branchent d’une façon ou d’une autre sur votre réseau. Chaque personne extérieure à l’entre- prise doit être identifiée et sa mission bien encadrée.
Chiffrer ses données
Il est indispensable de renforcer la confidentialité de ses don- nées critiques et personnelles. C’est renforcer sa résilience et se trouver en conformité avec le RGPD, le Règlement géné- ral de la protection des don- nées... Considéré à tort comme une série de contraintes ré- glementaires, ce texte détaille au contraire les mesures qu’il convient de mettre en place pour sa propre sécurité.
Parmi lesquelles entre notam- ment le chiffrement des don- nées. On ne le répétera jamais assez, mais seul le chiffrement (ou cryptage dans le langage courant) des informations (mais également le chiffrement de «bout en bout» des flux et des accès au cloud via un VPN – réseau privé virtuel) garantit leur confidentialité. Combien de cadres nomades disposent encore d’un PC portable avec un disque dur non chiffré ? Combien d’équipes métier ont été sensibilisées à chiffrer des dossiers confidentiels qu’elles partagent sur SharePoint ou One Drive ?
En cas de perte ou de vol (les malfrats savent aujourd’hui que le matériel a souvent moins de valeur que les données qu’il stocke...), les conséquences risquent de se révéler catastro- phiques pour votre business. Contrairement à une idée reçue et partagée par de nombreux métiers, cette solution n’est pas handicapante. Il existe des techniques de chiffrement qui sont transparentes et n’altèrent pas le travail des équipes.
« La cybersécurité est
plexe, car les types d’attaques ne cessent d’évoluer. Afin de renforcer leur pérennité, les entreprises doivent donc prépa- rer un plan de défense inspiré de celui qui guide l’évacuation d’un bâtiment. Ces exercices à répéter régulièrement afin que tout le monde sorte rapide- ment, mais dans le calme, d’un immeuble devraient inspirer les responsables de la sécurité in- formatique et les dirigeants », conseille Daniel Gonzalez, di- recteur des Alliances et des So- lutions chez Insight.
PHILIPPE rICHarD
         tous les éditeurs afin de limiter les risques d’infection. Cette règle s’applique aussi bien aux ordinateurs fixes et portables qu’aux smartphones ! Pas facile à gérer par une petite équipe chargée de l’informatique et de la cybersécurité. Se faire ac- compagner par des spécialistes est plus que recommandé.
portable. On appelle le danger BYOD, Bring your own device, en français l’Avec, Apportez votre équipement personnel de communication, l’utilisation d’équipements informatiques personnels dans un contexte professionnel.
Contrôler les accès
aux données
Beaucoup ignorent les directives de sécurité de leur entreprise. Pire, la moitié des salarié·es in- terrogé·es reconnaissent au cours d’une enquête avoir trouvé des solutions pour les contourner afin d’être... plus productifs. Ty- piquement, utiliser le même mot de passe pour plusieurs comptes professionnels et privés. Une au- baine pour les pirates quand on sait que depuis des années des mots de passe aussi faciles à trou- ver que « 12345 » figurent dans le top 10 des identifiants les plus répandus !
     et qu’elle fonctionne correcte- ment. Or ces décrypteurs ne sont pas optimisés et adaptés à tous les systèmes d’exploitation et logiciels », prévient Gérôme Billois.
Sensibiliser
tous les salariés
Dans ce contexte délétère, les
entreprises doivent plus que
jamais mettre en place une po-
litique proactive contre ces me-
naces. Espérer que les pirates
attaqueront la PME voisine
est une attitude risquée. « La
question n’est plus de savoir si
mon entreprise sera visée, mais
quand elle le sera ! » prévient
depuis plusieurs années un ex-
pert militaire spécialisé dans la
protection des données. Logi-
quement, des chefs d’entreprise
pensent que la multiplication
des logiciels de sécurité repré-
sente la meilleure parade. Hé-
las, cette idée reçue n’est pas
adaptée au contexte actuel.
Le déploiement de multiples
solutions de sécurité, plus ou
moins efficaces, complexifie
leur gestion et ne sert à rien si
les serveurs et les postes de tra-
vail ne sont pas mis à jour ré-
gulièrement ! Ils représentent
toujours le principal point
d’attaque. Il est indispensable
d’intégrer rapidement les cor-
rectifs de sécurité proposés par   domicile avec son propre PC     de votre comptable...) qui se
40 | mars 2021 ecoreseau.fr
C’est le cas pour les formations. En matière de sécurité infor- matique, le maillon faible est toujours le ou la salarié·e, qu’il s’agisse du simple collaborateur, des cadres dirigeants, mais aussi du ou de la chef·fe d’entreprise ! Tout le monde fera des erreurs en matière de protection des données, car la majorité des ac- teurs de l’entreprise n’ont pas été formés à ces risques. La pre- mière mesure à prendre est donc d’organiser des sessions de sen- sibilisation à une meilleure hy- giène informatique.
« Des mesures simples – hu- maines, organisationnelles, technologiques et physiques – comme des mots de passe “forts”, la segmentation des ré- seaux ainsi qu’une approche par les risques couvrent la plupart des menaces. Il n’est donc pas nécessaire d’engager un budget prohibitif », rassure Faiz Djel- louli, CEO d’Holiseum, une société de conseil et services en cybersécurité.
Une mesure encore plus né- cessaire depuis le dévelop- pement du télétravail, car les entreprises ont encore moins de visibilité sur les actions des télétravailleur·ses. Au bureau, l’équipe chargée de l’infor- matique et de la cybersécu- rité sait administrer, plus ou moins efficacement, les accès aux données et les postes de travail. Ce n’est pas le cas lors- qu’une personne travaille à son
Le risque « humain » vient en outre des prestataires (du dé- panneur de la climatisation au consultant RH intervenant lors d’un séminaire interne, de votre hébergeur de données,
Il est également indispensable de renforcer le contrôle et la surveillance, non pas de l’acti- vité des salarié·es en mobilité, mais des activités qui sont me- nées sur les serveurs et dans le cloud. Le contrôle des accès doit se voir renforcé. Peu de PME ont intégré cette problématique de gestion des accès et la règle du « moindre privilège » : on ne doit donner les droits d’accès à une ressource qu’aux personnes qui justifient d’un besoin légi- time d’y accéder.
com-
    ]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[                                 LA RÉGION OCCITANIE, PIONNIÈRE EN MATIÈRE DE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
Avec l’adoption de son Plan Hydrogène Vert doté de 150 M€, le premier à l’échelle régionale, la Région Occitanie soutient depuis deux ans déjà de nombreux projets innovants dans la recherche, les transports et l’industrie : production d’hydrogène décarboné avec l’entreprise Genvia située à Béziers, production d’hydrogène renouvelable sur le port de Port-la-Nouvelle, projet Hyport sur l’aéroport de Toulouse Blagnac, ouverture d’ici 2024 à Francazal, du plus grand centre européen de recherche, d’essai et d’innovation technologique dédié à l’hydrogène vert. En matière de production et de distribution, la Région avec ses agences Ad’Occ et AREC, a monté le projet Corridor H2, unique en Europe. En Occitanie, plus de 2000 emplois verts seront ainsi créés d’ici 2024.
           laregion.fr
    – Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée - Direction de la communication et de l’information citoyenne © Ateliers de conception de chaines de traction pour le train à hydrogène de l’entreprise Alstom à Tarbes (65)
]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
 Pour réussir
bures... C’est dire si la pénurie   un premier plan en 2018 – de
   la bataille
n’est guère pour demain ! Plus encore, cette molécule, petite, légère et ultra-réactive, aligne des propriétés énergétiques trois fois supérieures à celles du pétrole ! « Voilà pourquoi on l’utilise depuis cinquante ans pour faire voler les fusées Ariane», illustre Stéphanie Paysant, responsable commu- nication chez France Hydro- gène. Et pour cause, le secteur industriel au sens large, chimie, raffinage, production d’en- grais... « en consomme envi- ron 80 millions de tonnes par an à l’échelle mondiale, dont un million en France », calcule François Kalaydjian, coordina- teur hydrogène à IFP Énergies Nouvelles. Or la grande ma- jorité (96 %) reste aujourd’hui produite, pour des raisons éco- nomiques, à partir d’énergies fossiles (pétrole, charbon...). « Loin de constituer une source d’énergie en tant que telle, et donc directement disponible, l’hydrogène résulte – un peu comme l’électricité – d’un processus de transformation. Pour s’avérer rentable, il se ré- vèle alors polluant », déplore François Kalaydjian. À la clé, des émissions de CO2 générées, d’environ un milliard de tonnes chaque année ! C’est dire l’enjeu de ce virage à 360° des pou- voirs publics pour décarboner l’hydrogène dit « gris », après
100 millions d’euros –, monté par l’ex-ministre Nicolas Hu- lot, et qui se décline désormais aujourd’hui en... milliards. C’est le cas aussi d’une tren- taine d’autres pays – Allemagne (plan de 9milliards d’euros), Espagne, Japon... – qui af- fichent également des straté- gies hydrogène très structurées, notamment en matière de mo- bilité lourde. Au total, envi- ron 50 milliards d’euros sur la table !
Capacité
de stockage massif
Des investissements colossaux donc pour faire émerger une telle filière, comme c’est le cas en France, soucieuse de sou- tenir, entre autres, les acteurs pionniers de l’électrolyse, levier indispensable pour la produc- tion d’hydrogène vert. Un ob- jectif : « Son industrialisation à un coût in fine bien plus compé- titif », dixit Stéphanie Paysant, pour l’heure dans les 5 euros le kilo contre... 1,50 euro pour l’hydrogène gris ! Si l’hexagone entend viser « une capacité d’électrolyse de 6,5 gigawatts sur le territoire national d’ici à 2030 », comme le rappelle Mme France Hydrogène, « un tel procédé technologique n’en demeure pas moins complexe et onéreux ». D’autant qu’il reste conditionné à l’usage impératif d’énergies renouvelables (aux tarifs eux aussi très variables) pour produire de l’hydrogène vert et non gris. Une utilisation que l’hydrogène est toutefois en mesure d’optimiser voire dé-
de l’hydrogène vert
C’est le numéro atomique 1, son symbole est H et c’est la grande affaire
de la transition énergétique, le grand vecteur pour décarboner l’industrie : l’hydrogène. Elle constitue la plus grande part du Soleil et des étoiles, l’élément chimique le plus répandu de la planète. Les États en capacité de s’en prévaloir injectent des milliards d’euros dans les expérimentations déjà très prometteuses dans la mobilité lourde. On en prend une petite bouffée ?
La révolution hydrogène est en marche ! Alors que la France a lancé fin 2020 un plan de 7 mil-
liards d’euros afin de s’imposer parmi les leaders mondiaux de l’hydrogène décarboné d’ici à 2030, les expérimentations foi- sonnent çà et là dans l’hexagone soudain hydrogéné et dans le reste du monde pour faire va- loir les vertus de ce vecteur d’énergie dans la lutte contre le réchauffement climatique. Son atout premier ? Constituer une nouvelle source de production massive d’énergie propre, à par- tir notamment de l’électrolyse de l’eau – via de l’électricité re- nouvelable – et le recours à une pile à combustible. Un système notamment déployé à la Réu- nion dès 2016 pour alimenter entièrement un hameau dans le
15 à 20 % des besoins énergé- tiques mondiaux, selon l’asso- ciation France Hydrogène. De quoi à terme contribuer à hau- teur de 20 % à la baisse exigée pour limiter le réchauffement
    Mafate ! Autonomie
climatique à 2 °C, tains experts...
selon
cer-
Des propriétés énergétiques décuplées Il faut dire que l’hydrogène suscite depuis longtemps déjà un vif engouement. Et pour cause: ce fameux « H » du H20, la molécule de l’eau, est ni plus ni moins l’un des éléments chimiques les plus répandus de la planète, présent dans les végétaux comme les hydrocar-
    cirque de
énergétique de bâtiments, voire de territoires isolés et surtout mobilité durable : l’hydrogène vert devrait capter, d’ici à 2050,
42 | mars 2021 ecoreseau.fr
La France a lancé un plan de 7 milliards d’euros pour s’imposer parmi les leaders mondiaux
de l’hydrogène décarboné d’ici à 2030.
       ]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[ DES LABORATOIRES SPÉCIFIQUEMENT AXÉS SUR L’HYDROGÈNE
DES GRANDS LEADERS INDUSTRIELS,
DES PME ET DES START-UP
DES TERRITOIRES MOTEURS
DES PARTENAIRES POUR ACCOMPAGNER VOS PROJETS
Financement
et coordination Hydrogène
DES PLATEFORMES
DE TESTS
POUR PILES ET RÉSERVOIRS
DES FORMATIONS
CIBLÉES SUR L’HYDROGÈNE DU LYCÉE AU SUPÉRIEUR
AGENCE ÉCONOMIQUE RÉGIONALE DE BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ
VOTRE CONTACT FILIÈRE HYDROGÈNE Nathalie LOCH
h2@aer-bfc.com T.+33(0)381818283
DES PROJETS
D’ENVERGURE NATIONALE
› Ferroviaire
› Méthanation › Stockage
Région labellisée
TERRITOIRE HYDROGÈNE
]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
se mobilisent en priorité dans   bilités lourdes et propres via la   flotte de 600 voitures à l’hydro-
     cette direction pour décarbo- ner l’industrie et doper la tran- sition écologique. « Nous ne partons pas de zéro bien sûr », nuance Stéphanie Paysant qui pense à « l’implication forte de grands acteurs de la recherche
structuration d’une telle filière.
multiplier grâce à « sa capacité à
intégrer et donc stocker les ENR
sur un temps bien plus long que
les batteries traditionnelles »,
souligne François Kalaydjian.
De quoi compenser l’inévitable
production par intermittence
de ces énergies propres – selon   en France, comme le CEA ou le   une étude clinique a été lancée   Ou encore les trains, à travers
Des stations
de recharge à déployer On l’aura compris, si l’hydro- gène intéresse de lourds secteurs industriels, et même la santé –
gène vert ! Mais c’est du côté des mobilités lourdes que les cas sont les plus emblématiques, comme avec les bus à hydrogène prisés par toujours plus de villes, à l’instar de Pau (huit engins en circulation depuis déjà 2019).
 le jour et la nuit pour le solaire – par leur stockage massif, par exemple le temps d’une saison. Malgré tout, « privilégier la seule voie électrolytique pour la production d’hydrogène propre va forcément conduire à devoir booster largement les parcs éoliens ou solaires en France », prévient François Kalaydjian. Sans compter que dans les transports notamment, première cible de l’hydrogène vert, le « carburant » sera utili- sé dans une pile à combustible pour générer de l’énergie.
Reste maintenant à passer des démonstrateurs à l’industrialisation !
Ce qui suppose de se pencher sur la question sine qua non du déploiement adapté des stations de recharge à hydrogène pour l’heure trop peu nombreuses sur le territoire – Stéphanie Paysant, France Hydrogène
CNRS, pour le développement   par le CHU de Grenoble pour   une première expérimentation
        de nouvelles compétences, l’un des axes clés de la straté- gie nationale ». Sans oublier le concours de pôles de compéti- tivité (Capenergies en région Paca, Tenerrdis en région Au- vergne-Rhône-Alpes, etc.), de grands énergéticiens comme Engie, EDF ou Air Liquide, dotés de filiales en la matière ou encore des acteurs phare de la mobilité. « À commencer par les grands équipementiers comme Faurecia ou Plastic Omnium et aussi de petits car- rossiers comme la PME fran- çaise Safra qui planchent sur la conception de nouveaux réser- voirs sur les engins compatibles avec l’hydrogène vert. » L’enjeu
soigner les malades de la co- vid-19 ! – « c’est bien en matière de transports que les avancées écologiques sont pour l’heure les plus prometteuses. En parti- culier pour les bus, poids lourds, bennes à ordures, trains, mais aussi taxis, autrement dit, les mobilités professionnelles et collectives où la force de l’hy- drogène décarboné est de lar- gement satisfaire un impératif de longue distance, de lourdes charges à transporter ou d’usage intensif, avec un temps de re- chargement record à la clé », plaide la porte-parole de France Hydrogène. Exemple probant : la chaîne de taxis parisienne Hype qui s’est associée à Toyota pour
nationale en cours sur la ligne Tours-Loches, en partenariat avec Alstom. Stéphanie Paysant : « Reste maintenant à passer des démonstrateurs à l’industria- lisation ! Ce qui suppose de se pencher sur la question sine qua non du déploiement adapté des stations de recharge à hydro- gène pour l’heure trop peu nom- breuses sur le territoire, malgré quelques acteurs surfant déjà sur ce créneau, comme la PME iséroise HRS. »
Énergéticiens
et équipementiers
Bien qu’il existe d’autres modes
a priori plus souples de pro-
duction d’hydrogène propre
« comme l’hydrogène bleu,
grâce à la conversion d’énergies
fossiles, décarbonées, et le cap-
tage et stockage de CO2 dans le
sous-sol », dixit François Kalay-
djian, force est de constater que
c’est sur l’hydrogène vert que
tous les yeux sont rivés. États,
collectivités, grands groupes,
start-up..., tous les acteurs pu-
blics et privés de l’hydrogène   clé du développement des mo-   le lancement, en 2021, d’une   précédent. CHarLEs COHEN
Autant d’actions que le tout nouveau Conseil national de l’hydrogène, créé en janvier, aura pour lourde charge de coordonner afin d’assurer la réussite de cette révolution sans
44 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[ business guide
pratique
ecoreseau.fr mars 2021 | 45
]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[              pratique
business guide
Véhicule d’entreprise : 2021, année électrique !
de véhicules utilitaires, n’a recu- lé que de 16,5 % l’an passé. Soit quelque 149 000 acquisitions de véhicules de moins que l’année précédente, laquelle faisait figure d’année record. Cette chute des ventes de flottes doit donc se rela- tiviser, notamment au regard du marché automobile global, lequel s’est effondré de 24 %. Un écart qui souligne combien les entre- prises ont besoin de l’automobile pour faire croître le volume de leurs activités.
Les flottes
passent au « vert »
Autre tendance issue de l’examen des ventes de 2020 : les flottes pré- parent l’avenir. Exit donc les mo- dèles diesel de l’univers des entre- prises, des administrations et de la location longue durée. Ils n’ont représenté que 227 400 immatri- culations sur le marché btob l’an passé. Soit une baisse de 26 %. Plus inattendu, les voitures car- burant à l’essence ont régressé de 31 % l’année dernière. Mais dans le même temps, ce sont 13,5 % de véhicules électrifiés qui ont re- joint le parc des sociétés, soit 102 164 véhicules « propres » dont 32 500 modèles hybrides rechar- geables (+ 276 %) et 29 780 véhi- cules 100 % électriques (+ 43 %). Dans les flottes d’entreprises, cet intérêt pour des véhicules à faibles émissions de CO répond
81 g/km en 2025 et 59 g/km en 2030. C’est dire si, pour les marques automobiles, priorité a été donnée l’an passé à la vente de véhicules électriques ou hybrides à faibles émissions.
Les villes
se ferment aux voitures Pour les entreprises, de multiples contraintes s’opposent également au maintien de véhicules ther- miques dans leurs parcs automo- biles. Il en va ainsi de l’instaura- tion des zones à faible émission (ZFE). Après Paris et Grenoble, c’est la métropole du Grand Pa- ris ainsi que sept nouvelles villes qui vont fermer les portes de leurs centres-villes aux véhicules les plus polluants (Aix, Mar- seille, Montpellier, Nice, Rouen, Strasbourg, Toulon et Toulouse). Autres obligations récemment entrées en vigueur, celles issues de la loi d’orientation sur les mo- bilités. La LOM prévoit la fin de la vente de véhicules thermiques en 2040, mais aussi l’obligation, d’ici là, pour les entreprises, de « verdir » leur parc. Lors du re- nouvellement annuel de leur flotte, toutes les sociétés dispo- sant d’un parc de plus de 100 voi- tures particulières devront inté- grer une part minimale de 10 % de véhicules à faibles émissions à partir du 1er janvier 2022. Cette part montera à 20 % en 2024, 35% en 2027 puis 50% en 2030.
Le casse-tête
de la fiscalité 2021
Mais pour les entreprises, la prin- cipale incitation à la transfor- mation de leur parc résulte de la fiscalité automobile. Une fiscalité particulièrement délicate à inter- préter cette année en raison des multiples échéances d’application prévues. Comme l’explique le think thank Arval Mobility Ob- servatory, « la fiscalité constitue cette année un véritable casse-tête pour les décideurs d’entreprises. La loi de Finances 2021 prévoit en effet des mesures qui entrent en vigueur au 1er janvier, d’autres qui ne s’appliqueront qu’au 1er juillet, les dernières enfin qui perdure- ront jusqu’au 30 juin ». Dans tous les cas, pas de surprise: en 2021, seuls les véhicules électriques ou hybrides bénéficieront d’un bo- nus tandis que les seuils de malus, à nouveau abaissés, obligeront les flottes, lors du renouvellement de leur parc, à se tourner vers des modèles dotés de niveaux d’émis- sions de CO2 encore plus bas.
    P a s s1 a g e
aux flottes
hybrides impératif
Une synthèse menée par Jean-Pierre Lagarde
La crise sanitaire et le recul de l’activité économique ont donné l’an passé un coup de frein aux achats de véhicules de la part des entreprises. Les flottes en ont profité pour s’ouvrir aux voitures électriques et hybrides. Un passage obligé qui Fbouleverse tout l’écosystème des flottes automobiles.
luctuat nec mergitur, la les flottes en 2020. Plus vigoureux locution latine propre et moins attentiste sans doute que à Paris s’accorde plu- les ménages, le marché des entre- tôt bien avec l’état des prises, avec 755 200 immatricula-
2
à la mise en place progressive de
plusieurs contraintes réglemen- taires. La première, qui est éga- lement la plus radicale, touche les constructeurs qui ont désor- mais obligation de se soumettre aux normes CAFE (Corporate Average Fuel Economy) édictées par la Commission européenne. C’est-à-dire réduire à 95 g par km les émissions moyennes de CO2 de leurs gammes de modèles commercialisés dans l’année.
  achats de véhicules réalisés par tions de voitures particulières et   Un taux moyen qui passera à
La principale incitation à la transformation des parcs résulte de la fiscalité automobile. Une fiscalité particulièrement délicate à interpréter cette année en raison des multiples échéances d’application prévues.
       46 |
mars 2021 ecoreseau.fr
     ]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[                                  ]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
Bonus2, malus, taxes
sur les véhicules
de société, poids
La fiscalité accélère le changement
Un seuil de malus qui encourage l’achat de petits modèles de voitures,
une valeur de bonus assurée essentiellement aux véhicules électriques : à elle seule, la fiscalité accélère la transition énergétique dans l’automobile.
er
C’est au 1 janvier 2022   gnée par la fiscalité automobile.
1er juillet, un autre régime d’aides sera appliqué:
• Pour tous les véhicules électriques dont le coût d’acquisition est infé- rieur à 45 000 euros, le bonus pour les flottes est fixé jusqu’au 30 juin prochain à 5 000 euros pour les vé- hicules particuliers et les véhicules utilitaires légers. Dès le 1er juillet 2021, il passera à 4 000 euros.
• Pour les véhicules électriques dont le coût d’acquisition est supérieur à 60 000 euros, il n’y a pas de bonus à l’achat (à l’exception des véhicules utilitaires légers et des véhicules à hydrogène). Aucun changement n’est prévu dans cette catégorie.
• Un bonus de 2000euros est en outre consenti pour l’achat de vé- hicules hybrides rechargeables. Deux conditions à remplir : ces véhicules doivent présenter une autonomie supérieure à 50 km et un coût d’acquisition inférieur ou égal à 50000 euros. Qui passera à 1000 euros au 1er juillet 2021. Enfin, à partir du 1er janvier 2022, ces montants de bonus connaîtront une nouvelle baisse de 1 000 euros. Autant dire que cette orientation fiscale devrait sans doute pousser les flottes à accélérer dans ces pro- chains mois leurs commandes de véhicules électriques et hybrides. Côté malus, il s’applique cette an- née à tous les véhicules dont les émissions de CO2 débutent à 133 g/ km, soit 5 grammes de moins qu’en 2020. Ce seuil de déclenchement du malus passera à 128 g/km de CO2 en 2022, et à 123 g/km de CO2 en 2023.
        que le nouveau malus au poids s’appliquera aux vé- hicules. Ceux qui pèsent
En attendant, les nouveaux seuils de bonus et de malus vont conti- nuer à redessiner progressivement le paysage automobile en France. Côté bonus, cette année, les aides iront en priorité aux véhicules élec- triques et hybrides rechargeables, mais en deux temps. Les mesures d’aides financières décidées durant l’été 2020 sont prolongées jusqu’au
plus de 1 800 kg seront taxés à hau-
teur de 10 euros par kg supplémen-
taire. Déjà plombées par le malus
écologique, les grosses cylindrées
risquent dès l’année prochaine
de devoir rester au garage. Sauf
à adopter une motorisation hy-
bride rechargeable, jusqu’ici épar-   30 juin 2021. Mais à partir du     duit à 2 000.
• Pour les véhicules électriques dont le coût d’acquisition est compris entre 45 000 et 60 000 eu- ros, le bonus atteint actuellement 3 000 euros. Au 1er juillet, il sera ré-
  48 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[ L’écos3ystème
de la voiture
électrique
se met en place
Le « monde d’après » s’ouvre aux flottes.
Transition énergétique oblige, l’heure est à l’introduction
de véhicules électriques dans les parcs mais aussi à la Lrecomposition de tout l’écosystème du véhicule d’entreprise.
’arrivée des voitures élec- sif de ses activités de distribution de triques et hybrides dans les carburant, Total a modifié son offre. flottes d’entreprises modifie Selon ce pétrolier, « les automobi- radicalement l’activité des listes s’orientent de plus en plus vers
multiples prestataires de services le mix énergétique et commencent
Il est crucial pour les gestionnaires de parcs d’être certains que ces modèles hybrides disposent bien de leur capacité électrique, sinon les coûts de carburant risquent d’“exploser” sur ces modèles– Kuantic.
véhicules électriques sur des trajets   automobile de leurs clients. Dans
business guide
pratique
       plus longs ». Total a ainsi l’ambition d’installer 150 000 points de charge en Europe d’ici à 2025, avec, notam- ment, des bornes de recharges ultra- rapides HPC de 175 kW placées sur autoroute tous les 150 km pour don- ner le moyen à ses clients de parcou- rir de plus longues distances dans leur véhicule à batterie. Soit 300 stations en Europe et 189 en France. Et pour compléter la mise en place de son réseau, Total Mobility pro- pose aux flottes une offre packagée avec bornes et services de recharge dans l’entreprise, au domicile des conducteurs et en voirie, toutes ac- cessibles avec la carte Total.
son plan stratégique 2020/2025, le loueur Arval entend détenir d’ici à 2025 un parc de quelque deux millions de véhicules dont 500 000 véhicules électriques, ce qui corres- pondra à la réduction de 30 % des émissions de CO2 du groupe par rapport à 2020.
Même tendance pour le loueur ALD Automotive. Au programme du plan Move 2025, la place de leader de la location longue durée dans le monde et un objectif de 2,3 millions de contrats de location à l’horizon 2025. Autre objectif, la montée en régime des véhicules électrifiés dans les livraisons réalisées par cette fi- liale de Société Générale. Ils devront atteindre un taux de 30 % à cette échéance puis 50 % en 2030.
    qui interviennent sur cette chaîne
de valeurs. Le meilleur exemple en
est celui des pétroliers confrontés
au « syndrome de Kodak ». Face à la
menace d’un assèchement progres-   pêche aujourd’hui l’utilisation de     transition énergétique dans le parc
à intégrer des véhicules électriques, notamment pour leurs déplace- ments de courte distance. Toutefois, le manque d’infrastructures em-
Au rendez-vous de la transition énergétique
Du côté des loueurs longue durée, il s’agit d’être au rendez-vous de la
   ecoreseau.fr mars 2021 | 49
]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
Autre démarche adoptée par Ath- 4 lon (groupe Daimler): ce loueur
vient de dévoiler sa nouvelle offre
pour les entreprises, bâtie en col-
laboration avec NewMotion, la- quelle combine la location de voitures électriques et hybrides rechargeables, le financement et l’installation de bornes de recharge privées ainsi que l’accès simplifié à un réseau de plus de 165 000 points de recharge publics en Europe. Comme l’explique Bruno Morizur, président d’Athlon France, «avec cette nouvelle offre, les entreprises pourront lever les contraintes d’au- tonomie qui restreignent l’usage d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable par leurs salariés grâce à l’interopérabilité des sys- tèmes de recharge privés et publics et à une gestion intuitive de ces nouvelles voitures et infrastruc- tures ».
La gestion des données
« électriques »
Enfin, dans le domaine du sui- vi télématique des véhicules, de nouvelles offres se mettent égale- ment en place pour répondre aux besoins des flottes. Le fournisseur de services télématiques Webfleet propose désormais une nouvelle solution de gestion de flottes basée sur les données des véhicules élec- triques. Les gestionnaires de flottes obtiennent à distance des données en temps réel sur les niveaux de batterie, l’autonomie et le temps de charge restant.
Une tendance suivie également par Kuantic dont les boîtiers téléma- tiques équipent depuis plusieurs années l’ensemble des modèles des groupes PSA et Renault en première monte. Comme l’ex- plique Samuel Vals, son directeur commercial et marketing, «nous sommes déjà au point sur les don- nées fournies au gestionnaire de parc concernant la charge des vé- hicules, notamment lorsqu’ils sont à l’arrêt et qu’ils demandent une charge maximale». Kuantic pro- pose la même démarche pour les véhicules hybrides qui réclament deux niveaux de données: celles relatives à la charge des batteries et celles qui ont trait à la consomma- tion du moteur thermique. « Il est crucial pour les gestionnaires de parcs d’être certains que ces mo- dèles hybrides disposent bien de leur capacité électrique, sinon les coûts de carburant risquent d’“ex- ploser” sur ces modèles. » Quelques exemples qui montrent l’impact des changements qui s’an- noncent dans la gestion des flottes électriques.
Les 10 voitures électriques
qui vont séduire les
entreprises
Jamais l’offre de modèles électriques et hybrides n’a été aussi importante et les constructeurs ne vont pas s’arrêter en si bon chemin. État des forces en présence et des nouveaux modèles à venir dans les prochaines semaines.
EQa, le sUV compact électrique de mercedes
Ce modèle de 4,93 m de long à l’empattement démesuré sera proposé en version essence mais surtout en trois variantes hybrides rechargeables de 225, 250 et 360 ch.
Avec l’EQA, Mercedes ajoute une variante 100 %
électrique dans sa gamme de SUV compacts.
L’EQA, qui reprend la même robe que la Mercedes
GLA, dispose d’une puissance de 190 ch et d’une
autonomiede420kmissuedesesbatteriesde BmWiX3:L’électriquepremiumselonBmW
66,5 kWh.
renault : la nouvelle mégane 100 % électrique
C’est sous la forme d’un crossover de 4,21 m de long, 100 % électrique et pourvu d’un bel espace habitable que la nouvelle Renault Mégane sera commercialisée en fin d’année. Qualité perçue en hausse, montée en gamme et autonomie de 450 km caractérisent ce nouveau modèle.
ë-C4 : Citroën passe à l’électrique
Mi-crossover, mi-berline, la nouvelle Citroën ë-C4 100 % électrique dispose d’une puissance de 136
ch et d’une autonomie
de 350 km. Ce nouveau modèle circule selon trois modes de variation de la
puissance du moteur entre 82 et 136 ch, une façon d’accroître sensiblement l’autonomie du véhicule (lire sa prise en main p. 97).
Ford mach-E : la mustang électrique
Ce SUV coupé 4 portes qui reprend la ligne et l’esprit de la mythique Ford Mustang sera proposé en deux ou quatre roues motrices avec trois niveaux de puissance et deux capacités de batterie. La puissance s’étale selon les versions entre 258 ch et 337 ch pour des autonomies de420à600km.
ID4: Le sUV électrique de VW
Après l’ID 3, VW ajoute un modèle électrique
à sa gamme. SUV 100 % électrique, l’ID4 sera commercialisé cette année dans une version disposant d’un moteur de 204 ch alimenté par une batterie de 77 kWh. Elle disposera d’une autonomie de 520 km et pourra retrouver 320 km de charge en 30 minutes.
Ds9 e-Tense : le grand luxe à la française
Première grande berline premium française dévoilée depuis plus d’un demi-siècle, la DS 9 entend incarner « l’excellence à la française ».
Équivalent électrique du BMW X3, l’iX3, commercialisé en mars 2021, il dispose d’une propulsion
électrique de 286
ch alimentée par une batterie de plus 80 kWh pour une autonomie électrique
de l’ordre de
460 km. Avec sa
technologie, iX3
peut retrouver
80 % de la charge de sa batterie en 34 minutes.
Peugeot 508 PsE, l’hybride version sport
La Peugeot 508 est proposée dans cette version PSE avec des arguments sportifs inattendus chez une marque
française. Cette
508 PSE aligne
une motorisation
hybride
rechargeable
de 360 ch et
sera dotée d’une
transmission
intégrale... rien
à voir donc avec l’actuelle 508 hybride, laquelle développe 225 ch.
Toyota mirai : l’hydrogène pour les flottes
Cette seconde génération de la Toyota Mirai adopte un design plus apaisé mais carbure toujours à l’hydrogène. Cette grande berline à pile à combustible dispose d’une autonomie de 650 km et va être adoptée par une flotte de 600 véhicules au sein de la compagnie de taxis Hype.
Volvo, le XC40 recharge en version électrique
Le SUV compact Volvo XC40, déjà proposé en version hybride rechargeable, est désormais disponible dans une version 100 % électrique dotée d’une puissance de 408 ch avec deux moteurs électriques. Associé à une batterie de 78 kWh, cet ensemble offre une autonomie de 400 km.
C M J CM MJ CJ CMJ N
    50 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[                  GEOCLIC SOLUTIONS
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]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
briefing rh & formation
C’est la proportion d’étudiant·es répondant aux critères sociaux (ERCS).
Plus précisément, les ERCS sont représenté·es dans les mêmes proportions chez les ingénieurs et les étudiant·es en écoles de management,
à 31 %. Pour rappel un·e
ERCS est un·e étudiante·
qui est boursier·ère Crous
ou le serait s’il·elle avait poursuivi un schéma d’études classique (boursier·ères Crous + étudiants·e répondant aux critères Crous mais
ne bénéficiant pas/plus de bourse Crous, parmi les apprenti·es, les contrats de professionnalisation, les étudiant·es rémunéré·es (fonctionnaires/stagiaires), les étudiant·es privé·es de droit aux bourses Crous, les étudiant·es bénéficiaires de bourses sociales spécifiques.
Télétravail,
Lcrise sanitaire et optimisme
a crise sanitaire a permis de En outre, les tiers-lieux et le télétravail faire évoluer les mentalités sur vont contribuer à résoudre les problé- le développement du télétra- matiques écologiques. En travaillant à vail, mais ce qu’on a vécu pen- proximité de chez lui, l’individu va ré-
dant le premier confinement n’est pas duire le bilan carbone drastiquement.
Nouvelle spécialisation
« e-commerce & stratégie » pour skema
Pour la prochaine rentrée de septembre, les étudiants du Global BBA, le programme postbac en 4 ans de Skema Business School auront la possibilité
de commencer leur parcours pour la
première fois sur le campus de Skema
de Lille, en plus de Sophia Antipolis,
Raleigh (Etats-Unis), Suzhou (Chine), Belo
Horizonte (Brésil) et Stellenbosch-Le Cap
(Afrique du Sud). En parallèle, les étudiants du Global BBA auront accès à une nouvelle spécialisation dont les entreprises des Hauts-de-France reflètent le dynamisme : l’e-commerce.
Ouverture d’un nouveau concours : le GalaxY par CY Tech
CY Tech, grande école d’Île-de-France et de Nouvelle-Aquitaine, crée le concours GalaxY avec près de 900 places d’ingénieurs et de designers. Quatre doubles diplômes en
6 ans ouvrent à la rentrée 2021 : ingénieur- manager avec GEM, ingénieur-architecte avec l’Ensa-V, ingénieur-sciences po avec Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, ingénieur-designer avec CY école de design.
L’Esaip lance un bachelor d’ingénierie informatique et cybersécurité
Ce nouveau programme en 3 ans (bac +3), dédié aux bachelier·ères des filières générales et technologiques, vise à former des cadres intermédiaires à des métiers en tension ou en devenir. Un accès en 3e année est ouvert aux
étudiant·es titulaires
d’un bac +2/3 (BTS,
DUT/Licence, titres
professionnels) en
informatique et réseaux.
Chaque étudiant·e
pourra choisir entre
deux parcours et deux
spécialités : d’une part, un
parcours « international »
sous statut étudiant ou
un parcours en apprentissage, et d’autre part une spécialisation en cybersécurité ou en développement sécurisé Internet of Things (IoT). La poursuite d’études jusqu’à bac +5 sera possible à l’Esaip, en master chef de projet international ou en anglais, en master data & security science, mais également pour certains profils en cycle ingénieur du numérique.
Il nous faut aussi redonner aux jeunes générations le goût des carrières
scientifiques. Pour cela, nous proposons de les rendre plus attractives, plus dynamiques, plus sûres et ce, dès le doctorat.
Discours de FRÉDÉRIQUE VIDAL
à la Commission culture, éducation et communication du sénat sur la LPr
   le chiffre
30%
Patrick Levy Waitz
Président de la Fondation Travailler Autrement
       du télétravail classique. Il s’est fait sans préparation, sans donner les clés aux managers pour qu'ils puissent aider leurs collaborateurs à bien s'adapter à la situation, in fine, sans outils per- mettant de l’exercer dans de bonnes conditions.
Ces dernières années, les Français ont exprimé être lassés de faire le trajet entre leur domicile et leur lieu travail tous les jours. L’émergence du télétra- vail vient conforter cette position. Elle va dans le sens d’une meilleure consi- dération du bien-être, mais également de la qualité de vie à la campagne, dans les territoires ruraux, et qui vont venir transformer les espaces périur- bains et les villes moyennes. Des mu- tations et évolutions assez sensibles vont avoir lieu en ce sens dans les an- nées qui viennent.
L'entreprise doit permettre une trans- formation du travail qui se réorganise autour du télétravail, autour des aspi- rations, du lieu et du rythme du sala- rié.
Qu’il s’agisse donc de la vie à la cam- pagne, d’un meilleur équilibre des temps de vie ou de l’impératif écolo- gique, une révolution est nécessaire dans les mentalités et les législations pour aider à mutualiser les modes d’intervention de la puissance pu- blique et des acteurs privés... et ainsi permettre le développement de ces tiers-lieux dans tous les territoires, car, nous ne le dirons jamais assez, ils sont sources de développement et de croissance pour les individus, les en- treprises et les territoires ! n
   52 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                FORMATION INITIALE & CONTINUE
 DU BACHELOR AU DOCTORAT
    never stop daring*
   *De l’audace, toujours !
e 6
AU CLASSEMENT SIGEM
depuis 19 années consécutives
• Bachelor in Management
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   audencia.com
©photos : F.Sénard. P.Cauneau. Envato.
]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
briefing rh & formation
 Skema Business School lance un nouveau programme en finance durable et Fintech
 Comment enseigner les bouleversements et les nouvelles compé- tences attendus en finance? À cette question, Skema répond par le lancement sur son campus Grand Paris, pour la rentrée 2021, d’un MSc Sustainable Finance and Fintech. Les étudiant·es se-
ront formé·es aux nouveaux critères environnementaux, sociaux et de gou- vernance (ESG) qui permettent une analyse extra-financière de l’entreprise. Ces enseignements seront accompagnés de possibilité de certifications eu- ropéennes comme le Cesga (Certified ESG Analyst), délivré par la Société française d’analystes financiers (Sfaf) avec la participation de l’Effas (Euro- pean Federation of Financial Analysts Association). D’autres certifications RSE/ESG sont à l’étude avec d’autre partenaires. Pour plus de transparence et de traçabilité la finance durable sera enseignée avec l’appui des outils digitaux (outils de gestion de données, algorithmes, outils de mesure des indicateurs extra financiers, intelligence artificielle, etc.). Sept organisations reconnues sont parties prenantes de ce tout nouveau programme aux côtés de Skema pour enseigner les fondamentaux d’une finance nouvelle por- tée par la double transition écologique et numérique: la Sfaf, la Banque publique d’investissement (Bpifrance), Finance innovation, l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (Orse), Paris Europlace, la Fi- nancière de l’Échiquier et la start-up TagPay. L’Economic Commission for Africa (ECA) des Nations-Unies à travers sa composante Green Economy rejoindra bientôt le groupe des partenaires de ce nouveau Master of Science (MSc). n
L’Em strasbourg et l’ECam strasbourg Europe lancent un ms « Développement de l’Offre d’Objets connectés et services associés »
L’école d’ingénieurs Ecam Strasbourg- Europe et l’école de commerce
EM Strasbourg s’associent pour
créer le mastère spécialisé Devoos,
« Développement de l’offre d’objets connectés et services associés ». Cette formation s’adresse aux professionnel·les, diplômé·es d’écoles d’ingénieurs ou de commerce. À la suite de ce mastère, les diplômé·es seront capables d’analyser les besoins du marché des objets connectés (IOT) pour les traduire en une stratégie
marketing et en un cahier des charges techniques. Le programme s’articule autour d’enseignements techniques sur les systèmes d’objets connectés (innovation, développement, description fonctionnelle, nouveaux usages) et d’enseignements marketing (business model, business plan, politique produit...).
 54 |
mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[    audencia se diversifie et ouvre un CFa
Audencia Business School officialise son nouveau statut de Centre de formation des apprentis (CFA). À compter de la rentrée 2021, l’école réservera plus de 300 places dédiées à cette modalité d’accès à la certification
via l’apprentissage. À horizon 2023, ce nombre approchera les 700 places, dont environ 60 % au sein du Programme grande école, mais aussi au sein du master SciencesCom, du bachelor et BBA.
L’Ecam Lasalle et Haas ouvrent le
« Gene Haas Center for manufacturing innovation » à Lyon
- Audencia est de nouveau triplement accrédité EQUIS, AACSB et AMBA pour les 5 prochaines années.
- L’AMBA renouvelle pour la 6e fois consécutive l’accréditation du Global Executive MBA de TBS et conforte la place de TBS au sein du sérail des écoles triplement accréditées. Pour rappel, les écoles triplement accréditées représentent aujourd’hui seulement 1 % des établissements à l’échelle mondiale. - L’EM Normandie implante son programme Grande école en alternance à La Réunion.
- L’Isen se dote d’un nouveau bâtiment de 4 000 m2 sur son campus de Carquefou dès la rentrée prochaine. La jauge sera de 550 élèves ingénieurs prochainement formés aux transitions numérique, énergétique et environnementale sur le campus nantais.
briefing rh & formation Brest Bs obtient
le label 4Digital de la CGE
Délivré pour une période de 4 ans, le label 4Digital permet de consolider une offre de formation innovante notamment dans l’optique de renforcer
la position des grandes écoles à l’étranger. Le label 4Digital a été lancée par la CGE pour récompenser les établissements les plus investis dans la création de formations numériques à distance.
En bref
pratique
    Le Gene Haas Center, un espace technologique conçu
en partenariat entre la société Haas France – Performer CNC et l’école d’ingénieurs Ecam LaSalle a été inauguré le 23 février. Cette plate-forme de 350 m2 sera autant un outil pédagogique destiné aux étudiants d’Ecam LaSalle qu’une vitrine permettant à Haas de faire découvrir ses dernières générations de machines-outils à commande numérique (MOCN) et de former ses clients. Avec ce nouveau plateau industriel qui propose une dizaine d’équipements majeurs pour un budget de 1,5 million d’euros, Ecam LaSalle confirme sa pédagogie basée sur l’expérimentation. Pour rappel, en 2019, la Fondation Gene Haas finançait son premier projet alliant formation et innovation en Europe, près de Parme, en Italie. En 2020, à la suite d’un appel à projet, Haas France – Performer CNC soutenait la proposition d’Ecam LaSalle auprès de Gene Haas et de sa Fondation. Le centre d’expérimentation possède des allures de PMI sur le campus de Lyon.
Le Gene Haas Center s’intègre dans un scénario pédagogique ancré dans le concret. À l’instar d’une PMI, il permet de concevoir, fabriquer et commercialiser des produits connectés et personnalisés : il s’inscrit dans un ensemble pédagogique comprenant aussi un FabLab,
un atelier mécanique de prototypage et un atelier industrialisation et supply chain.
ecoreseau.fr mars 2021
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]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[pratique
carrières & talents
La formation continue
nologie de Compiègne, « c’est- à-dire revenir sur nos modali- tés de formation, basées sur le présentiel, pour les adapter à un enseignement à distance ». Repenser ce qu’on avait pour habitude de faire, voilà aussi le credo de Montpellier Business School : « On a repensé l’en- semble des dispositifs, mis en place des classes virtuelles et des ateliers à distance », sou- ligne Marie-Anne Grondein, ancienne directrice de la for- mation continue de MBS.
Accompagner
cette transformation
Il n’est jamais acquis pour les professeur·es ou les interve- nant·es professionnel·les – très présent·es dans le cadre de la formation continue – de bou- leverser leur façon de trans- mettre, non seulement des savoir-faire... mais aussi des savoir être : « Les enseignant·es ont, eux·elles aussi, suivi des formations pour développer des capacités d’animation à dis- tance et même tout simplement se familiariser à la prise en main d’outils numériques [...] C’est une évolution du métier qui s’est fait ressentir », révèle Marie-Anne Grondein pour Montpellier Business School. Du côté des apprenant·es, suivre une formation continue à distance requiert beaucoup d’organisation et de travail per- sonnel, « les cours ont souvent lieu entre midi et 14 heures et entre 18 heures et 20 heures », précise Makram Chemangui, qui chapeaute la formation continue à Audencia.
Une des obsessions pour ces écoles: garder la même qualité de transmission du savoir ! « On a beaucoup investi en moyens techniques, technologiques et humains pour poursuivre un enseignement à distance. À l’arrivée, le taux de satisfac- tion des apprenant·es reste très positif en distanciel », avance Franck Roger, directeur de la formation continue à Kedge Business School. Même son de cloche à Audencia : « Il faut le vivre pour se rendre compte que ça fonctionne, malgré les réticences au départ, les gens se sont vite rendu compte que c’est une autre façon d’apprendre », renchérit Makram Chemangui. Quid des examens? Car oui, pour ces formations où l’on en- registre un taux d’échec – abys-
  chamboulée par la crise, un moindre mal ?
On sait combien cette fichue pandémie a bousculé les codes de l’enseignement supérieur. Mais il a fallu s’adapter pour poursuivre « la continuité pédagogique », aussi bien valable pour les plus jeunes comme les plus aguerri·es. Celles
et ceux qui ont choisi la formation continue ont, eux·elles aussi, dû faire preuve d’agilité. Tous ces gens qui, après avoir quitté les bancs de l’école ont décidé d’y retourner pour évoluer dans leur carrière, améliorer leurs compétences
ou même se reconvertir. Peu importe, en temps de crise,
ces « apprenant·es » ont dû (ré) apprendre autrement et les établissements qui proposent ces formations doivent, eux aussi, comprendre que cette transformation – parfois perçue comme brutale – est sans doute bien partie pour durer. Formation continue en temps de crise, la formation continue de demain ?
«L
notre vie», plaidait Éric La- marque, directeur de l’IAE de Paris, dans un entretien avec ÉcoRéseau Business. D’autant plus vrai que la crise cham- boule notre façon de travailler et d’apprendre. Oui, la forma- tion continue ne date pas d’hier. Non – elle non plus – elle n’était pas vraiment préparée à cet épisode covid. « On a dû revoir notre copie », illustre François Velu, directeur de la formation continue à l’université de tech-
a formation s’arrête pas, nous nous formons tout au long de
ne
     56 | mars 2021 ecoreseau.fr
   ]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[                   University of Geneva
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   ]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
carrières & talents
Pandémie ou pas, ce mode de fonctionnement hybride va perdurer – Makram Chemangui, Audencia
         salement – faible, il faut malgré tout passer par la case examens. « On délivre quand même un diplôme d’État ! » rappelle le représentant de l’UTC, Fran- çois Velu, encore très attaché au contrôle des acquis en pré- sentiel : « Les examens se sont déroulés en présentiel sauf si leur réalisation à distance le permettait », ajoute-t-il. Pour Makram Chemangui, les exa- mens à distance ne posent aucune difficulté, « le risque de fraude y serait nul puisque les apprenant·es sont invité·es à donner une analyse et leur point de vue. Ce n’est pas du bachotage, ils·elles ont tout à disposition : documents, Inter- net », explique le directeur de
la formation continue d’Auden- cia. Pas totalement faux... en situation réelle et profession- nelle, vous avez accès à tout – ou presque ! Il s’agira simple- ment pour l’école nantaise de vérifier si les mêmes copies ne circulent pas – puisque plus facilement reproductibles à distance – grâce à la mise en place de logiciels chasseurs de plagiats.
Simple effet transitoire ou tendance
de long terme ?
À quoi ressemblera, demain, la formation continue ? Peut- être à ce qu’elle est aujourd’hui, une reprise progressive en pré- sentiel... mais en conservant le choix de la distance. Pas de doute pour François Velu
     (UTC), qui estime qu’il « ne faut pas opposer le présentiel au distanciel [...] Mieux vaut parler d’hybridation, les deux se complètent », nuance-t-il. Ce côté hybride et cette possibilité de suivre un programme – en formation continue et à dis- tance –, Makram Chemangui y est aussi favorable : « Pandémie ou pas, ce mode de fonction- nement hybride va perdurer. » Hybride peut-être, mais au-de- là? Peut-on imaginer suivre un programme entièrement à distance ? À Kedge Business School, c’est déjà dans les pro- cessus... « On s’apprête à lan- cer une première promotion au sein de notre programme Ma- nagement général en full dis- tanciel dès l’été », nous confie le directeur du développement Executive education. « Le pro- gramme existe déjà, mais notre objectif n’est pas de le réduire à un copier-coller et seulement le transposer à distance, on re- travaille la pédagogie et on sou- haite mettre en place un accom- pagnement renforcé », détaille Franck Roger.
cessifs, elle a souffert de la crise sanitaire : « On a d’abord subi un phénomène de régression », « une baisse d’activité », « une phase d’hésitation », listent nos interlocuteur·rices, respon- sables de formation continue ! En réalité, ce sont davantage les entreprises qui ont voulu déca- ler – sans doute concentrées sur la poursuite, tant bien que mal, de leur activité – les formations dont auraient pu bénéficier leurs salarié·es. Plus que les projets individuels en tout cas, car en pleine tempête sanitaire et donc économique, les recon- versions ont plutôt bonne mine et la nécessité de se (re) former aussi !
Évidemment, les néoappre- nant·es qui viennent toquer à la porte de la formation continue plébiscitent moins – en cette période – les parcours liés « aux secteurs en difficultés comme la communication ou l’évé- nementiel, mais davantage les programmes achats et supply chain [...] Beaucoup aspirent aussi au management en vue de passer d’un poste d’exécu- tion à un poste de pilotage », cite Makram Chemangui pour Audencia. « Les personnes ré- f léchissent à rebondir de ma-
Plus globalement, c’est la for-
mation continue dans son en-
semble qui semble promise à de
hautes destinées. Et pourtant,
au regard des confinements suc-   nière positive, s’interrogent sur
58 |
mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[ On s’apprête à lancer une première promotion
au sein de notre programme Management général en full distanciel dès l’été – Franck Roger, Kedge Business School
carrières & talents
pratique
         leur devenir, on doit d’autant plus s’en féliciter que l’on vit une période de stress », affirme Marie-Anne Grondein. Du positif, l’UTC aussi est allé en chercher durant une phase où la formation continue a quelque peu battu de l’aile. Comment ? En lançant des projets nova- teurs comme la démarche Ho- rizon Emploi Cadre : « Grâce aux recettes qui émanent des entreprises pour lesquelles on forme le personnel, on finance la formation de cadres en tran- sition professionnelle et inscrits à Pôle emploi », se félicite Fran- çois Velu.
La dimension internationale
Et pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups ? Accepter à l’avenir d’étendre ou de penser un enseignement en formation continue à distance, c’est aus- si entrevoir une accélération du développement à l’interna- tional. Une des priorités pour Kedge Business School : « On pense bien entendu à renforcer notre position dans plusieurs régions du monde [...] Pour ac- croître de façon judicieuse notre développement, notre convic- tion est de bien comprendre les environnements spécifiques
des pays ou zones et leurs be- soins », explique Franck Ro- ger. À l’UTC, cet écroulement des frontières pour se former pourrait même participer à faire « rayonner la francopho- nie à l’international » ! On dit souvent que dans chaque crise, il ne faut retenir que le positif. La formation continue – et elle n’est pas la seule – a clairement été brusquée par la covid-19... cette même pandémie qui lui aura sans doute donné un nou- vel élan.
GEOFFrEY WETZEL
   e ec co or re es se ea au u. .f fr r m ma ar rs s 2 20 02 21 1 | | 5 5 9 9
]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[pratique
carrières & talents
IAE : ils sont devenus une alternative
l’existence même des Instituts d’administration des entre- prises. Désormais, la qualité de leur formation rivalise pour- tant avec celle dispensée dans les grandes écoles. Pour beau- coup moins cher. Mise en main des atouts de ces écoles à trois voyelles.
Des business schools conçues sur le modèle
de Harvard
« Les premiers IAE ont été créés en 1956 sur le modèle de Harvard », rappelle Éric La- marque, directeur de l’IAE de Paris et président du réseau IAE France. « Nous avions be- soin d’instituts universitaires formant au management des ingénieurs, des profession- nels du droit ou de la santé. Il s’agissait avant tout d’acquérir une double compétence. » À ce titre, rien ne différencie selon lui la formation reçue dans un IAE d’une formation en école de commerce. « Nous travail- lons sur les mêmes théma- tiques, nous obtenons un même niveau et une même qualité de formation up to date. Nous utilisons les mêmes méthodes pédagogiques. Nous proposons les mêmes offres et les mêmes durées de programmes. » Et... tous les domaines de la ges- tion et du management sont intégrés dans les formations : management général, finances, comptabilité, marketing, com- munication, vente, ressources humaines, achats, logistique, international, management pu- blic...
Difficile de cocher plus de cases !
Un diplôme universitaire plein d’avantages
D’un point de vue juridique, les IAE font partie des universités, à l’image des business schools sur les campus américains. Ils sont soumis à un statut déro- gatoire qui leur confère une autonomie de stratégie et de fonctionnement et reposent sur un modèle atypique pour l’université qui associe ensei- gnement, recherche et entre- prise. « Nos IAE décernent un diplôme de master, tandis que les écoles délivrent un diplôme “reconnu au grade master” », précise perfidement Éric La- marque. « Aujourd’hui, tous les IAE forment au nouveau master ou doctorant. Seule une
  d’excellence aux écoles de commerce
Moins prestigieux que les écoles de commerce, plus sélectifs que les masters... Les Instituts d’administration des entreprises (IAE) sont la version made in France des business schools américaines. Ils s’imposent aujourd’hui comme une voie d’excellence à part entière.
C
internationaux, réseaux d’an- ciens tentaculaires, partena- riats avec toutes les entreprises du CAC et puissantes stratégies de communication... Les écoles de commerce sont perçues par la plupart des étudiants comme la voie royale pour se former au management. Jusqu’à peu, seul un petit nombre connaissait
oncours
tifs, enseignants pres- tigieux, multiplica- tion des partenariats
ultra-sélec-
   Nous ne portons pas un programme unique tel le programme Grande école, mais nous proposons des bouquets
de programmes spécialisés qui facilitent l’insertion
sur le marché de l’emploi – Christian Defélix, Grenoble IAE
      60 |
mars 2021 ecoreseau.fr
     ]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[                                 Pour un management
 responsable et intégré
  CAMPUS DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES
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  ]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
carrières & talents
     dizaine proposent une forma- tion en L1. » Autre avantage non négligeable des formations au sein d’un IAE, le prix. « Les IAE sont des écoles publiques qui proposent de la valeur so- cialement accessible », explique Christian Defélix, directeur de Grenoble IAE. Un étudiant dé- boursera environ 3 000 euros par an, contre 10000à 20000 euros pour une année en école de commerce. À l’IAE de Nice, on met en avant que le même format d’enseignement que les écoles est dispensé « au tarif universitaire ». Aïe, ça fait mal !
Hausse de la demande, mais moindre de la part de l’étranger
Une formation de qualité, des droits d’inscription peu élevés, les business schools made in France sont de plus en plus pri- sées des étudiants. À la rentrée 2020, une période compliquée pour l’ensemble de l’enseigne- ment supérieur, le réseau IAE France a constaté une hausse de 20 % des candidatures. Un succès auquel contribuent di- vers facteurs. En tête de liste, un meilleur référencement sur Parcoursup. Jusque-là, les di- plômes des IAE étaient pré- sentés comme des masters parmi d’autres. Ils sont désor- mais identifiables en tant que formation spécifique IAE, au même titre que les ESC ou les IUT. Les seuls points noirs au tableau sont à mettre sur le dos de la crise covid. Cette année, IAE France constate une baisse de 50 % du nombre d’étudiants étrangers par rapport aux an- nées précédentes.
Des hard skills plutôt
que des soft skills
Sur le plan des programmes, une différence majeure dis- tingue les IAE des écoles de commerce, dixit le président d’IAE France. Il s’agit de la manière dont sont enseignés les fondamentaux du mana- gement. « Nous sommes très performants dans la formation aux fondamentaux du mana- gement. Contrairement aux écoles de commerce, nous pré- férons former aux hard skills plutôt qu’aux soft skills. Nos étudiant·es sont abonné·es au programme LinkedIn learning pour s’auto-former sur la partie soft skills. » On récapitule : les hard skills, compétences tech-
niques requises pour un poste. Les reines du CV jusqu’à une époque récente. Les rejoignent en force les soft kills, ces qua- lités qui intègrent le caractère, le comportement en collectivi- té, la flexibilité, l’esprit critique d’une personne. De l’intelli- gence relationnelle et émotion- nelle que mesure depuis peu le quotient émotionnel (QE), voisin du QI. Sans parler des mad skills, ces « compétences folles », de la pratique d’un sport ou d’un hobby, réputées valeur ajoutée dans le cadre du travail. Rien n’empêche de les ajouter à une formation « dure » d’IAE.
L’employabilité avant tout
« 80 % des diplômés d’IAE sont embauchés dans les six mois », argumente, tranchant, Éric Lamarque. Malgré la crise, ce chiffre se maintient. Nuance: « Parmi les embauches, il est vrai que nous avons plus de CDD... » L’objectif des Instituts d’administration des entre- prises est d’associer l’excellence académique et la professionna- lisation. Deux dimensions qui, historiquement, peinent à se concilier au sein des universi- tés françaises. Pourtant, outre la qualité de l’enseignement, les IAE ont su tisser les liens avec les entreprises. Grenoble IAE mise par exemple sur son ancrage local. « Nous avons un tropisme sur l’entrepreneuriat et l’innovation. Nous propo-
  62 |
mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[  Pour prouver la qualité des formations et s’aligner sur les standards internationaux, les instituts visent
les certifications.
sons un programme transver-   toires aux grandes écoles ». Le
carrières & talents
pratique
      sal “entreprise et innovation”. » Pour Céline Albin, chargée de la promotion des formations à l’IAE de Nice, « l’alternance en parallèle répond à une forte implication dans le tissu éco- nomique régional. La relation entreprises et la professionna- lisation de nos étudiants de- meurent au centre de nos pré- occupations ».
Une grande variété
de programmes
et de cursus
« Nous ne portons pas un pro- gramme unique tel le pro- gramme Grande école, mais nous proposons des bouquets de programmes spécialisés qui facilitent l’insertion sur le marché de l’emploi », explique Christian Defélix, intarissable sur les avantages de son institut comparé aux écoles de com- merce. « Notre IAE est viscéra- lement ouvert à une très grande diversité de cursus. Les étu- diants viennent de tous les hori- zons, contrairement aux écoles de commerce qui recrutent après CPGE – classes prépara-
diplôme historique de la for- mation, le master professionnel des entreprises (MAE), n’est plus aujourd’hui qu’une for- mation parmi d’autres au sein des IAE. L’offre s’est étoffée au fil des années. On recense plus de 800 diplômes de master 2 dans un grand nombre de spé- cialités : marketing, finance, gestion des entreprises, comp- tabilité, contrôle de gestion, management public, stratégie, audit, achats, affaires interna- tionales... Certaines forma- tions sont proposées en forma- tion initiale avec stage intégré, d’autres en alternance ou en apprentissage.
Des formations certifiées
Apparaître dans le top 100 des classements type Financial Times n’est pas une priorité pour les IAE. Pour prouver la qualité des formations et s’ali- gner sur les standards interna- tionaux, les instituts visent les certifications. En 2004, IAE France a développé un outil
  eecco or re es se ea au u. .f fr r m ma ar rs s 2 20 02 21 1 | | 6 6 3 3
]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
carrières & talents Le parcours des étudiants en IaE
 admission. En L3, en M1 ou en M2. Des étudiant·es souhaitent postuler à une première année de licence dans les rares IAE qui recrutent postbac : l’inscription passe par
la plate-forme Parcoursup. Les informations sont ensuite passées au crible de l’algorithme défini par chaque IAE. Il prend en compte
les notes, le niveau en langues...
les critères sont pondérés selon
la formation choisie. Pour intégrer un IAE en L2 ou L3, les candidat·es doivent remplir un dossier. Pour avoir leurs chances, ils·elles doivent avoir fait leurs preuves dans un précédent cursus.
sélection. Le nombre de candidat·es aux formations dans les IAE est en forte augmentation. La concurrence est plus rude. Le nombre de place est limité. La sélection s’opère sur dossier, sur entretien. Les candidat·es doivent également se soumettre à un test d’aptitude aux études de gestion : le SIM (Score IAE-Message). Ce test national ouvre à postuler à plus
de 300 formations en gestion. Il évalue le niveau des étudiants en culture générale, compréhension, raisonnement logique et numérique, compréhension et expression
écrite en anglais. Les IAE veillent
à recruter des étudiants aux
profils variés : études de santé, droit, histoire, philosophie... Pour optimiser ses chances, le·la candidat·e doit faire preuve d’une bonne culture générale et présenter un projet professionnel abouti. master professionnel. La plupart des masters proposés au sein des IAE sont professionnels. L’objectif est l’insertion en entreprise.
Les stages occupent une place importante dans la formation. Comme en école de commerce, la pédagogie active est privilégiée. Les étudiant·es sont mis·es en situation : études de cas, jeux de simulation, junior entreprise...
master recherche. Certains IAE proposent des masters recherche. Les étudiant·es peuvent poursuivre leurs études avec un doctorat.
par le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Les 35 instituts membres du réseau IAE France sont certi- fiés Qualicert ou bénéficient d’une accréditation internatio- nale d’établissement. Certains
     d’évaluation des formations
universitaires de gestion inti-
tulé Activités universitaires de
formation et de recherche dans
le domaine des sciences de ges-
tion et du management. Il dé-
cerne le label Qualicert, agrée   IAE bénéficient d’autres cer-
  64 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[ RiennedifférencielaformationreçuedansunIAEd’uneformationen école decommerce.«Noustravaillonssurlesmêmesthématiques,nous obtenons un même niveau et une même qualité de formation up to date. Nous utilisons les mêmes méthodes pédagogiques. Nous proposons les mêmes offres et les mêmes durées de programmes » Éric Lamarque, IAE Paris
tifications ou accréditations     Malte, Split en Croatie et Brest.   rage international des IAE est
Les IAE en chiffres
52 000 étudiant·es
1 200 enseignant·es- chercheur·ses
1 500 « administratif·ves »
carrières & talents
pratique
            nationales ou internationales. En mars 2020 par exemple, la L3 Management de Grenoble IAE a obtenu l’accréditation internationale EFMD. L’IAE Nice propose, lui, la possibili- té de passer un doctorat et met en avant son laboratoire de re- cherche en sciences de gestion.
Une dimension
plus internationale
Reste que le développement international reste l’un des grands points forts des écoles de commerce face aux IAE. Va-t-on le leur disputer si, face aux centaines d’accords dont se prévalent les grandes écoles, les IAE font pâle figure avec quelques dizaines d’accords ? C’est un chantier : le réseau IAE France s’organise pour donner une couleur plus internationale à la formation. « Nous privilé- gions les accords internatio- naux de qualité », explique le président d’IAE France. « Au- jourd’hui, 800 étudiants d’IAE étudient à l’étranger. » Un ac- cord autorise 40 étudiants à étudier chaque année dans la prestigieuse université cana- dienne Mc Gill. À Toulouse School of Management, l’ac- cent est également mis sur le développement international. En mars 2020, le directeur de l’IAE Hervé Penan annonçait la création d’ici à 2023 d’un double diplôme dans chaque département. « C’est déjà le cas en finance, en marketing et en stratégie. Il en sera bientôt de même pour les départements de comptabilité-contrôle. Nous signerons des accords de double diplôme exclusivement avec des partenaires internationaux ac- crédités. » À Brest, on met l’ac- cent sur l’Europe. L’IAE de Bre- tagne Occidentale développe son projet universitaire autour du projet universitaire Euro- péen SEA-EU qui rassemble les universités de six villes euro- péennes tournées vers la mer: Cadix en Espagne, Gdansk en Pologne, Kiel en Allemagne,
À Nice aussi, l’un des axes de développement passe par l’in- ternational. Pas de doute, le vi-
largement amorcé... Caramba, une limitation encore dépas- sée ! marIE BErNarD
     eec co or re es se ea au u. .f fr r m ma ar rs s 2 20 02 21 1
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]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
Concours Audencia Executive MBA - EcoRéseau Business
Concours Audencia-ÉcoRéseau Business
Reportages de terrain
 Descadresdirigeantsengagésdansla formation continue Audencia International MBA et Executive MBA soumettent leurs copies au vote du jury ÉcoRéseau Business. Verdict.
Ils et elles devaient, comme en temps de non-pandémie, s’égayer à l’étranger dans un learning trip au cours duquel
ils et elles acquièrent une vision solide des réalités entrepreneu- riales partout dans le monde. Leur « voyage » a beau s’être li- mité aux réalités françaises, les cadres dirigeant·es en formation continue redevenus étudiant·es en ont tiré des synthèses théma- tisées qu’ils et elles exposent dans le format réduit d’une « copie ».
Audencia: la grande école fon- dée en 1900 conserve son cam- pus principal à Nantes. Elle possède des implantations à Pa- ris, La Roche-sur-Yon, Pékin et Shenzhen. Elle propose des for- mations de bac +3 à bac +8 dans le domaine du management et de
la communication. Et dispense notamment un « Programme Grande École» qui confère le
e grade de master, classé 6 en
France (Sigem).
Le projet: mené par Mickaël Naulleau, director of Internatio- nal MBAs et Catherine Chassa- nite, Executive MBA programme manager, avec les participants Executive MBA.
Les articles publiés: ils sont ré- digés dans le cadre de la promo 2020 des Executive MBA. En général des cadres dirigeants avec 15 ans d’expérience pro- fessionnelle et de management d’équipes. C’est une formation continue sur 18 mois que les par- ticipants mènent en parallèle de leur activité professionnelle.
Ce qu’en disent les deux profes- seur·es : le principe de l’Executive MBA est d’explorer et apprendre au service d’une vision globale de l’entreprise. Il nous a donc semblé évident qu’en cette année 2020, les participant·es avaient une opportunité unique de ré- colter un retour d’expérience de la part des professionnels sur les conséquences de la pandémie, notamment en termes d’innova- tion.
L’objectif est double: utiliser les apprentissages en cours pour apporter une vision d’ensemble et analyser les informations re- çues en temps réel. En tirer un article contribue à la diffusion de bonnes pratiques et d’inspi- ration, en lien avec les valeurs d’Audencia: innovation, coopé- ration et responsabilité. n
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mars 2021 ecoreseau.fr
© F. Sénard - Audencia
]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[ concours Audencia Executive MBA - EcoRéseau Business
pratique
La synthèse gagnante
Pandémie, les opportunités d’innover
Fouad Benayad, Olivier Fretay, Stéphane Lolicart,
Pascal Lumineau et Nicolas Morand, Audencia Executive MBA.
Passé le traumatisme de la pandémie, quelles leçons peuvent tirer les chefs d’entreprise de ce cataclysme ? Comment leurs entreprises ont-elles réussi à se transformer, à expérimenter pour leur survie ? Découvrons comment cette période qui a imposé de revoir leur façon de penser, de s’organiser, de travailler, a été une opportunité rarement connue de se réinventer et d’innover.
  Le 17mars 2020, c’est le choc: la France s’arrête pour une durée incer- taine, paralysée par un
virus inconnu qui fait des ra- vages et terrorise.
« La pandémie est venue percuter les entreprises avec une force in- croyable. Une violence inouïe ! » nous dit Nicolas Masson, PDG de RBL Plastiques à Chateaubriand (44), une PME spécialiste du thermoformage de 120 salariés. David Arnaud Fouchard, Di- recteur de DLE Ouest, filiale du groupe Eiffage, souligne à quel point ses équipes et ses salariés ont souffert de l’incertitude éco- nomique mais aussi du télétra- vail, inimaginable jusqu’alors dans le monde des travaux pu- blics.
« En période de crise, il y a tou- jours un effet loupe, les pro- blèmes sont intensifiés et le temps se raccourcit. De nombreuses entreprises ne se posent plus la question de la stratégie à trois ans mais s’interrogent sur leur capacité à survivre!» analyse Fabien Pelletier, cofondateur de Pléiade, un cabinet de consulting spécialisé dans l’accompagne- ment d’entreprises sur les aspects stratégiques et les ressources hu- maines.
C’est dans ces moments que le principe de l’effectuation prend tout son sens puisqu’il est fon- dé sur les ressources à disposi- tion et sur les opportunités qui se présentent. « On passe d’une stratégie causale à une approche opportuniste, au sens noble. En période de crise, de nombreuses innovations naissent d’oppor- tunités commerciales car il y a un besoin urgent de se protéger. Ce besoin incite les entreprises à changer de paradigme, de marché, à revoir leurs relations avec les différentes parties pre- nantes. »
Nicolas Masson, qui, en quelques jours et par instinct de survie pour RBL Plastiques, s’est lancé
avec ses équipes dans la fabri- cation de visières de protection, parle de « fulgurance ». « Cette fulgurance nous a permis une re- mise en question très rapide. Elle nous a incités à mettre en œuvre des solutions inimaginables dans la normalité de notre train-train quotidien ».
Accélération
et manque d’interaction Pour le secteur de l’événemen- tiel, l’un des plus impactés par cette pandémie, la question de continuer d’exister s’est immé- diatement posée. Après l’annu- lation du salon Global Industrie (salons Midest, Industrie, Smart industries et Tolexpo), Sébastien Gillet, directeur de la division des Salons professionnels GL Events Exhibitions, s’est trouvé en première ligne pour la créa- tion de GI Connect en 6 semaines et demie. Pour ce premier salon totalement digital et dédié à l’in- dustrie, « l’objectif était de laisser à nos exposants la possibilité de présenter une nouveauté en for- mat pitch de 3 minutes, avec des échanges questions et réponses ». Comme pour tout processus d’innovation, l’expérimentation ne s’est pas faite sans mal. « GI Connect a attiré 6 000 visiteurs, mais le matching et les ren- dez-vous d’affaires n’ont pas tou- jours bien fonctionné. Ce point sera amélioré », promet Sébas- tien Gillet.
Pour Vincent Coëtmeur, com- missaire aux comptes dans un cabinet de 70 collaborateurs, « l’expérience du télétravail à 100 % a mis en évidence l’agilité et la mobilisation des équipes, mais elle a également montré ses limites dans les missions d’audit qui requièrent une grande inte- raction dans les échanges ». Res- senti également partagé par les collaborateurs du cabinet pour qui le présentiel est source d’effi- cience, de coordination et d’har- monisation.
La pandémie a été un grand ac- célérateur des changements en- gagés au sein de ces entreprises avant les événements. Si la ges- tion électronique des données et des dossiers était entamée et fi- gurait dans les objectifs du cabi- net de Vincent Coëtmeur, il a fal- lu mettre en œuvre une approche disruptive de la tenue des AG.
Il reste qu’un des marqueurs les plus emblématiques dans cette période d’innovation et de réin- vention a été la place centrale de l’humain dans les organisations. « Même les métiers des travaux publics sont en mesure de dé- velopper le télétravail pour une partie des effectifs et nous de- vons investir dans nos collabo- rateurs pour la recherche de nou- velles techniques ou procédés », affirme David Arnaud Fouchard. Pour Nicolas Masson, chez RBL Plastiques, cela s’est traduit par quatre accords sur le temps de travail avec les salariés, plus un à venir sur la qualité de vie au travail.
Pour beaucoup, cette crise aura été l’occasion d’expérimenter la destruction créatrice théorisée par Schumpeter en 1942, à un ni- veau jamais connu par nos géné- rations. Reste à vérifier que cette extraordinaire dynamique de l’innovation perdurera au-delà de la pandémie.
Les trois autres « papiers » ont été publiés sur le site d’ÉcoRéseau Business.
Pour les retrouver : www.ecoreseau.fr/concours- universites-grandes-ecoles/ concours-universites-grandes- ecoles-2021/concours-audencia- exec-mba-2021/
Fouad Benayad
Olivier Fretay
Stéphane Lolicart
Pascal Lumineau
Nicolas Morand
   Cette crise a permis de déployer des dispositifs de communication innovants pour compenser l’impossibilité du présentiel.
   eeccoorreesseea au u..ffr r m ma ar rs s 2 20 02 211 || 6 67 7
]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
Trophées Épitech
Trophées Épitech Expérience
Les trois grands gagnants,
de futures start-up à fort potentiel.
 En 2020, à pareille époque, je me trouvais dans le grand auditorium d’Épitech du Kremlin- Bicêtre, en train d’écouter les pitchs de chaque équipe d’étudiant·es : autant de projets concrets d’applications ou de dispositifs en phase de développement ou déjà au point, en quête de moyens ou déjà financés. Un an plus tard, les candidat·es se jettent dans l’arène devant... un jury virtuel. Le virus sévit, mais la créativité triomphe.
Épitech est cette école d’in- formatique créée en 1999, intégrée au groupe Ionis Education que dirige notre
chroniqueur Marc Drillech et qui a pour directeur Emmanuel Car- li. Un an plus tard, la fulgurance des inventions et le creuset de start-up que constitue cet événe- ment annuel dédié à l’innovation – Épitech Experience – n’a rien lâ- ché de ce qui fait sa force. Simple- ment, je suis, parmi les autres jurés confrontés à 14 projets (dont des représentants d’Ubisoft, Google, Microsoft, Orange, Fnac, Mano Mano, L’Oréal, AWS, BNP...), en train d’investir comme une sorte de business angel virtuel depuis mon ordinateur connecté à la plate-forme de présentation des candidat·es ! Du distanciel pur, donc, mais qui offre malgré tout sous forme de vidéo l’argumentaire du chef d’équipe de chaque produit en concurrence. Impossible, pour-
tant, d’écrire « chef·fe d’équipe » : cette année, ils sont tous des jeunes hommes. Et si, par-ci par-là, une fi- gure féminine entre la composition de telle ou telle future start-up, la domination masculine frappe. En soi, Épitech Experience montre à quel point les métiers de l’informa- tique restent sous testostérone, ce qui n’est pas « normal »...
Expert en technologie
de l’information
Ces équipes « mixtes » malgré tout sont le fruit d’une formation pour la plupart en 5 ans après le bac. Mais il existe chez Épitech des sas d’en- trée dès 18 ans ou « à travers des formations professionnelles plus courtes, ouvertes à tous les profils et adaptées à tous les parcours ». Épitech, comme l’exprime l’école, va « transformer une passion pour l’informatique en une expertise qui débouche sur des emplois à fort potentiel comparable à celui
de toutes les Grandes écoles (100 % des élèves du cursus post-bac sont embauchés à la fin de leurs études). Cette formation recherchée par les entreprises repose sur un modèle novateur qui met l’accent sur trois qualités de plus en plus exigées : l’adaptabilité, l’auto-progression et le sens du projet. Épitech délivre un titre d’expert en technologies de l’information de niveau 1, enre- gistré par la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP). » Voilà pour le cursus. Place aux projets. Chaque juré était invité·e à « investir » en crypto- monnaie tech coins à partir d’un budget identique alloué en crowd- funding à chaque « investisseur juré ». Ce sont 52 millions de tech coins qui ont arrosé les 14 dossiers candidats, les Epitech Innovative Projects. Le virtuel se transforme généralement assez vite en entre- prises capables de lever des di- zaines de millions de dollars. Om
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mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[ Emmanuel Carli, CEO Epitech
« Le virtuel nous pousse à confronter les étudiant·es à la réalité la plus professionnelle possible »
Épitech Expérience
fait vraiment partie de
l’ADN de l’école...
Dès lors que cette
manifestation de fin
d’études existe depuis
15 ans – elle s’appelait
Épitech Innovative Pro-
ject –, c’est vraiment un
temps fort de l’école,
avec ses deux phases,
dont le prototypage du
projet en 3e année puis
la concrétisation en 5e
année qui a vocation
à aboutir à une création d’entreprise. C’est à ce point important pour Epitech que nous avons installé l’événement dans un hangar de 2 000 m2, malheureusement court-circuité cette année puisque l’événement s’est tenu en virtuel...
Mais ce fut l’occasion d’ouvrir complète- ment l’idée même de jury en nombre limité Vous avez connu la formule à jury de pro- fessionnels limitée en nombre. Le distanciel nous a poussés à imaginer une plate-forme de crowdfunding sur laquelle 120 jurés, par- tenaires et professionnels ont «investi» à l’aide d’une monnaie virtuelle sur chacun des 14 projets en final. Jusqu’au dernier moment, nous avions espéré que les équipes pourraient se présenter en mode physique. Sitôt le retour à un présentiel possible, nous reviendrons à une composante physique, en conservant la plate-forme numérique, mais en ouvrant to- talement l’événement à une composante na- tionale : les projets en régions seront d’autant plus valorisés.
J’ai constaté que les équipes sont essentiel- lement masculines...
C’est une vraie difficulté contre laquelle nous luttons. Nos effectifs féminins d’étudiantes sont déjà passés de 4 à 8%, l’association e-mma de portée internationale qui promeut la diversité dans la technologie nous accom- pagne et j’ai mis en place 500 « capteurs », des témoins à même de nous signaler toute posture de harcèlement ou d’exclusion des femmes dans nos formations et nos équipes. C’est un enjeu permanent.
Le Podium 2021
shelt.in : sauver la vie de ceux qui la risquent
Î Qu’est-ce ? Shelt.In est un outil de suivi individuel pour les pompiers qui donne le moyen au chef d’intervention de diriger, coordonner et protéger ses équipes en temps réel, lors d’une intervention. Là où les équipements actuels ne communiquent aucune donnée sur le porteur, nous analysons l’état de santé d’un pompier afin d’alerter le chef d’intervention en cas d’incident. Chaque année, les pompiers sont victimes de près de 55 000 accidents de services. Souvent ces accidents pourraient être évités, mais aujourd’hui,
à cause d’un matériel trop rudimentaire, le chef d’intervention manque d’informations pour pouvoir agir. Nous avons donc crée un outil qui renseigne en temps réel la position géographique des équipes. Les pompiers sont équipés d’un boîtier connecté à des technologies IoT. Il alerte directement le chef d’intervention en cas d’accident détecté par l’algorithme. Sans la moindre action de la part du pompier. Shelt.In a pour ambition de mettre la technologie au service de la sécurité des combattants du feu.
Î Qui ? Lucas Le Ray, Thibault David, Nicolas Laurent, Diane Guillot, Karim El Asli et Mathieu Rabisoni, Campus de Marseille.
Whisp’ear : le premier équipement de logement connecté adapté aux sourds et malentendants
Î Qu’est-ce ? Un système d’assistance aux sourds et malentendants dont l’objectif est de proposer à l’utilisateur une expérience domotique connectée, mais également financièrement plus accessible que le matériel existant. Aujourd’hui, aucune solution domotique ne permet à une personne sourde ou malentendante d’être avertie en temps réel des bruits divers et variés. Son smartphone ou une montre connectée va les capter et les « traduire ». Une sonnerie de porte, un robinet qui est resté ouvert, un four qui sonne, un enfant qui pleure, une alarme incendie... Grâce à ses capteurs facilement adaptables à toutes les situations, Whisp’Ear ambitionne de devenir le premier système domotique connecté d’assistance aux sourds et malentendants. Notre objectif est de proposer à l’utilisateur, pour la première fois, une expérience domotique connectée grâce à des notifications sur smartphone et montre connectée.
Un produit financièrement plus accessible que le matériel existant, archaïque et onéreux. Nous travaillons sur une ergonomie adaptée à notre cible qui demande une expérience utilisateur simplissime.
Î Qui ? Yann Floris, Laurent Coloma, Marlon L’huillier, Julien Meziere, Arnaud Clerc et Mohamed-laid Hedia, Campus de Montpellier
Diabetips : l’application
qui accompagne votre diabète
Î Qu’est-ce ? Une intelligence artificielle évolutive et personnalisée pour chaque diabétique de type 1, qui calcule à leur place les quantités d’insuline à s’injecter.
L’application établit un carnet de leurs repas à partir de modèles de recettes personnalisables et calcule la quantité de sucres contenus dans les repas. Pour les diabétiques de type 1, cette information est couplée aux données
de mesure du capteur glycémique porté par le patient afin de déterminer automatiquement et précisément la dose d’insuline à injecter. Avec l’arrivée des pompes à insuline, ce processus pourra, à terme, être entièrement automatisé. Notre carnet d’autosurveillance glycémique s’accompagne également d’un portail pour les diabétologues leur permettant de suivre facilement leurs patients, de visualiser les données médicales collectées par l’application et de réagir rapidement en cas d’évolution de la santé du patient. ÎQui? Yannick Suc, Julian Ladjani, Arthur Melin, Grégory Éplé, Mathieu Bigaré, Alexandre de Baumont, Campus de Nancy
Grand vainqueur du trophée et du prix des étudiants
Trophées Épitech
pratique
     Deuxième place
    Troisième place
   eecco or re es se ea au u. .f fr r m ma ar rs s 2 20 02 21 1 || 6 6 9 9
]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
  L’investissement immobilier garde ses atouts Baromètre patrimoine & fiscalité
Baromètre finance de marché
Culture & Co
Essais auto Art du temps
p. 72 p. 80 p. 84 p. 88 p. 90 p.94
DES FRANÇAIS·ES à L’ÉPARGNE (TRÈS) ARRONDIE TENTÉ·ES PAR LES SCPI !
 70 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[patrimoine
vie privée
 ecoreseau.fr mars 2021 | 71
]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
patrimoine
Les meilleurs rendements à moyen et long termes
L’investissement
immobilier
garde ses atouts
Face à la faiblesse des rendements obligataires et à la volatilité des actions, il offre rentabilité et sécurité
 Avec plus de 6 milliards d’euros de collecte nette en janvier sur le Livret A (un record depuis 2013) et un montant global de la
« surépargne » française liée à la pandémie estimée à 120 milliards d’euros par la Banque de France, les ménages français sont à
la tête d’une petite fortune. Compte tenu
de l’incertitude persistante sur la durée et l’ampleur de la reprise, les ménages devraient continuer de placer une partie de cette cagnotte « covid » dans l’immobilier.
La pierre jouit d’une place à part chez les Français·es. In- vestissement important en direct, il est envisagé pour
préparer sa retraite et/ou bénéfi- cier d’un avantage fiscal. Toutefois, l’immobilier papier est devenu, lui aussi, au fil des ans, un placement incontournable dans la constitu- tion d’un patrimoine. Immobilier direct et indirect présentent des caractéristiques très différentes et des atouts indéniables, encore
faut-il choisir le placement le plus adapté à ses besoins, sans se soucier des effets de mode. En pierre ou en papier, l’immobilier est un actif de long terme qui défie l’air du temps. L’investissement locatif immobi- lier est dominé par trois grandes familles : les dispositifs Malraux/ Monument historique/déficit fon- cier, la loi Pinel et le statut de loueur meublé non professionnel. Chacun répond à un objectif précis. « Je propose toujours à mes clients un
comparatif très simple, sachant qu’avec le même montant investi de 300 000 euros par exemple, il béné- ficiera, dans la plupart des cas, de la même réduction d’impôt, mais ré- partie sur des durées différentes », explique Bruno Petit, CAP chez K&P Finance.
 72 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[                  LA RESTAURATION D’IMMEUBLES ANCIENS
INVESTISSEMENT LOCATIF RÉSIDENCE PRINCIPALE RÉSIDENCE SECONDAIRE
       ]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
patrimoine
E1n monument historique, l’impact dure le temps des travaux, soit entre deux ans et trois ans en
général. En Malraux, c’est la durée des travaux plus trois ans supplé- mentaires si l’investisseur n’a pas épuisé sa réduction d’impôts aux termes des travaux et en Pinel. La durée est en général de neuf ans. Chaque dispositif s’adapte à la fis- calité de l’investisseur. Le monu- ment historique va gommer très rapidement une grosse fiscalité. De plus, l’investisseur a la possi- bilité de multiplier les projets au- tant qu’il le souhaite dans la me- sure où ce dispositif échappe au plafonnement des niches fiscales. Idem pour le Malraux. Ces deux produits sont donc extrêmement efficaces pour réduire une fiscalité importante sur une courte durée. La vision de Bruno Petit: «Se- lon moi, monument historique/ Malraux et Pinel ne rentrent pas dans la même logique. Un inves- tisseur qui opte pour un monu- ment historique ou un Malraux souhaite se constituer un pa- trimoine immobilier de qualité sur du long terme. En revanche, l’épargnant qui se lance dans un Pinel réalise plutôt un placement financier assis sur un bien immo- bilier, susceptible de dégager 4 %. Certes, il se forge aussi un patri- moine dans une zone de qualité (seuls 4 % du territoire français sont éligibles), mais l’expérience montre qu’il cherchera à revendre au bout de sa période de défiscali- sation, entre 6 et 12 ans. J’ai cou- tume de comparer ce dispositif à un tableau de grande surface d’ameublement. On l’achète pour meubler l’appartement, on le jette quand on vend l’appartement. A contrario, un monument histo- rique ou une acquisition Malraux, c’est comme un tableau de maître, on le conserve toute une vie et on le transmet à ses enfants. Le mo- nument historique ou le Malraux revêt parfois une histoire affec- tive. Récemment dans une grande ville de province, une cliente voulait expressément un bien dans son ancienne école, bâtisse magistrale en cœur de ville qui a toujours fait partie de son quoti- dien. » Monument historique et
74 | mars 2021 ecoreseau.fr
Monument historique
et Malraux, des placements chics et chocs
  Un monument historique ou Malraux,
c’est comme un tableau de maître, on le conserve toute une vie et on le transmet à ses enfants – Bruno Petit, K&P Finance
fiscal, la rentabilité est relevée à 5%à6%,voireunpeuplus.»Sur ce marché haut de gamme, la crise a légèrement modifié la clientèle, selon la professionnelle : « De- puis le mois de mars 2020, notre clientèle est constituée à 90 % de professions libérales. Si nous sommes implantés dans le Sud, ce n’est pas le cas des acquéreurs qui sont originaires à plus de 90 % de Paris Île-de-France et d’Alsace. » En tout cas, Angelys Group n’a jamais connu un début d’année aussi dynamique avec déjà plus de 30 lots vendus en moins de deux mois. La demande fonctionne également très bien pour le dis- positif déficit foncier, dit-on dans le groupe. Il ne s’adresse toutefois pas à la même clientèle. « Les in- vestisseurs qui optent pour ce type de biens sont très avertis. Ils possèdent déjà un important pa- trimoine immobilier, raison pour laquelle ils souhaitent réduire leur fiscalité sur les revenus fonciers », précise Marcelina Stark.
    Malraux s’inscrivent donc bien dans la nouvelle aspiration sup- posée des Français·es de combiner placements immobiliers et achats coup de cœur, comme l’explique Marcelina Stark, directrice géné- rale associée d’Angelys Group : « La demande en investissement locatif, et plus particulièrement en Malraux, s’est clairement ac- célérée depuis le premier confi- nement. Les clients recherchent de la vieille pierre, synonyme de valeur refuge. Leurs exigences ont évolué. Ils recherchent principa- lement des biens en centre-ville dans des villes réputées pour leur confort de vivre, le plus souvent dans le sud à l’image de Bordeaux, Toulouse, Perpignan, Aix-en-Pro- vence ou encore Marseille. Sans doute, projettent-ils d’y habiter à
terme. Une supposition confir- mée par la taille demandée. Avant la crise sanitaire, les grands stu- dios et les deux pièces, de l’ordre de 30 à 40 mètres carrés, étaient spécialement recherchés. Au- jourd’hui, la demande se tourne bien davantage vers des biens plus spacieux, notamment des trois pièces de 60 mètres carrés et plus. En outre, un extérieur, comme un grand balcon, une terrasse ou un petit jardin intérieur, est plébisci- té, ce qui n’était pas le cas aupa- ravant. Pour autant, les ménages n’oublient pas pour autant l’ob- jectif de rendement. Ils sont plus soucieux qu’avant la crise de la rentabilité de leur investissement. Les projets doivent proposer un rendement net supérieur à 3 %, sachant qu’en incluant l’avantage
 ]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[                       Épargne Retraite 2 Plus*
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                           ]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
2 Le Pinel, avant tout un placement financier
  Si Malraux et monuments historiques ciblent une clientèle jouissant de reve- nus confortables, le Pinel
nel. Pour optimiser son investis- sement, il est préférable de viser des villes encore bon marché sous le plafond des 5 500 euros du Pinel. « Dans le Grand Paris, nos programmes réalisés à Mas- sy, Bussy-Saint-Georges, Noisy- Le-Grand fonctionnent très bien. Ce sont des biens classiques, aux critères très rationnels, mais au pouvoir locatif très puissant», observe Pierre-Alexis Chaffiotte. Selon lui, avec le plafonnement des loyers, l’acquisition d’un bien locatif dans les banlieues chics de Paris, comme Neuilly, Boulogne ou Levallois présente moins d’in- térêt, comme dans le centre de Paris bien sûr. « Les investisseurs réfractaires à la deuxième cou- ronne vont jeter un œil aux pro- grammes à Issy Les Moulineaux ou à Asnières, par exemple. La rentabilité sera faible, mais le bien prendra inéluctablement de la valeur avec le temps. La règle d’or dans l’immobilier locatif est d’acheter en vente libre, c’est- à-dire dans le cadre d’une com- mercialisation de biens ouverte à tous. C’est en effet l’assurance de ne pas surpayer le bien », conclut le professionnel.
SCPI, pilier Linébranlable
a pierre-papier a tenu le choc en 2020. Malgré l’impact de la crise sani- taire sur le marché des
bureaux et des commerces, le rendement moyen de ces fonds investis intégralement dans des actifs immobiliers a atteint 4,18 % en 2020, contre 4,4 % en 2019. Alors qu’il est désormais possible de perdre de l’argent avec des fonds en euros en rai- son de la faiblesse des taux et de la résurgence de l’inflation, les investisseurs continueront sans nul doute à plébisciter ce placement dont le rendement pourrait rester au-dessus des 4 % cette année. Seulement, le marché s’est considérablement développé ces dix dernières an- nées. Les traditionnelles SCPI de commerce et de bureau sont désormais concurrencées par des SCPI plus spécialisées (santé, hôtellerie, tourisme, se- nior, logistique, etc.) et/ou par zones (régions françaises, zone euro, Union européenne). Dès lors, quels types de SCPI choi-
patrimoine
Angelys Group n’a jamais connu un début d’année aussi dynamique – Marcelina Stark
par un changement de locataire. Cette taille d’appartement inté- resse les familles avec un, voire deux enfants qui sont moins sus- ceptibles de déménager que des
cune difficulté tant la demande de logement est grande. Ce type de produit, qui coûte dans les 130000 euros, offre une renta- bilité, hors avantage fiscal, supé- rieure à 3,5 % », indique Pierre- Alexis Chaffiotte, directeur des ventes chez Inovefa, un spécia- liste de la commercialisation de programmes immobiliers neufs. Dans le Pinel, investir dans une ville dynamique, dans un quar- tier bien desservi par les trans- ports et riche en commerces est essentiel. « Pour les investisseurs au budget plus conséquent, soit 300 000 euros, le plafond du dis- positif Pinel, je conseille d’in- vestir dans un trois-pièces afin d’éviter la perte éventuelle d’un ou deux mois de loyers, causée
 est plus accessible. D’autant que
la loi a eu le mérite de gommer
les défauts des anciennes lois de
défiscalisation immobilière en
étant bien plus restrictive dans
le zonage afin d’éviter des in-
vestissements hasardeux dans
des endroits sans réelle demande
locative et où la revente se révé- dio ou un deux-pièces, sans au-
 lera difficile. «À Reims, notre programme de 39 lots situé entre CHR et campus étudiant suscite un vif intérêt. Les acheteurs sont sûrs de louer leur bien, un stu-
ét4
3 En LMNP, l’emplacement est capital
En matière de statuts de
loueur en meublé non tions de basse altitude », estime professionnel ou Cen- Bruno Petit. Qui recommande si-Bouvard, K&P Fi- d’opter pour le statut de LMNP
nance conseille de privilégier les plutôt que passer par le dispositif
résidences seniors, les Ehpad et les résidences étudiantes, trois segments où la demande restera forte à moyen terme. « Ces pla- cements peuvent rapporter 4 % nets par an, ce qui est enviable de nos jours. Nous sommes plus réservés sur les résidences de tourisme, dont on a vu la fragilité du modèle durant la crise. Une analyse poussée est à mener pour évaluer tous les risques environ- nants comme pour la montagne où le réchauffement climatique risque fort d’entraîner une baisse de fréquentation et de grever la rentabilité des résidences de tourismes, surtout pour les sta-
de Censi-Bouvard. La possibi- lité d’amortir le bien est, en gé- néral, nettement plus attractive sur la durée que la défiscalisa- tion proposée dans le cadre du Censi-Bouvard. Certains inves- tisseurs préfèrent opter pour le LMNP en direct. Dans ce cadre, comme pour le Pinel, il faut res- ter vigilant sur l’emplacement. « Aujourd’hui, j’observe un réel engouement pour les centres de villes moyennes idéalement re- liées avec Paris comme Chartes par exemple », précise le conseil- ler.
udiants », ajoute le profession-
 76 |
mars 2021 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[                                  ENSEMBLE,
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 ]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
sir dans un environnement profondément marqué par la pandémie? Le bon sens incite à fuir les fonds centrés sur les bureaux (à cause du télétravail) et le tourisme (toujours à l’arrêt) au profit de la logistique (essor de l’e-commerce) et de la santé (prise de conscience de l’impor- tance du secteur en temps de pandémie). Pourtant, certains professionnels commencent à mettre en garde sur ce qui pour- rait ressembler à un miroir aux alouettes.
Se méfier du marketing
«Dans cette industrie, il faut regarder les effets de bord et aujourd’hui, c’est clairement l’écart entre le marketing des SCPI et leur stratégie. Un cer- tain nombre de SCPI axent leur marketing sur les secteurs a priori jugés les plus porteurs depuis la crise : la logistique et la santé. Bien vendues, ces SCPI risquent de se voir submergées par la collecte et contraintes de procéder à des acquisitions dans des conditions financières forcément de plus en plus désa- vantageuses », souligne Frédé- ric Puzin, fondateur de Corum L’Épargne. C’est la simple loi de l’offre et de la demande. Quand tout le monde veut acheter au même moment la même chose, les prix grimpent. Dans ce cadre, les rendements seront inélucta- blement tirés à la baisse. Le mar- ché a vécu le même phénomène il y a dix ans avec le commerce, qui était devenu l’alpha et l’omé- ga des investisseurs... Jusqu’à la crise sanitaire actuelle. « Au- jourd’hui, personne ou presque ne veut plus entendre parler de commerces, bureaux, et encore moins d’hôtellerie. Or c’est quand les prix baissent que les bonnes affaires se font », rap- pelle Frédéric Puzin. Il sait de quoi il parle. C’est en investis- sant à contre-courant que sa première SCPI, Corum Origin, a pu dégager des rendements su- périeurs au marché. Elle s’était positionnée sur des secteurs et des zones géographiques dé- laissés après les crises de 2009 et 2011, comme l’Espagne.
patrimoine
  Ne pas écouter
la « vox populi »
Pour d’autres raisons, Jean- Marc Peter, directeur général de Sofidy, l’un des poids lourds du secteur, recommande lui aussi de se méfier des thèmes à la mode, qui plus est, ceux qui sont dotés d’une forte charge émotionnelle, comme la santé. « Est-ce une bonne idée d’in- vestir dans la santé avec une perspective de long terme ? Je n’en suis pas convaincu. Le but d’une SCPI est de dégager du rendement. Or, l’État est impé- cunieux tandis que le pouvoir d’achat d’une grande partie des Français·es va souffrir de la crise. Puis, la covid-19 a pesé sur les opérateurs qui ont vu leurs chiffres d’affaires baisser en rai- son des déprogrammations liées aux restrictions sanitaires », es- time le professionnel. L’immo- bilier tertiaire en province, autre thème à la mode, ne trouve pas non plus grâce à ses yeux. « Se- lon moi, le phénomène de mé- tropolisation n’a rien perdu de sa puissance. Pour preuve, les prix des bureaux continuent de pro- gresser dans le centre de Lyon, Nantes ou Rennes. Investir dans les villes moyennes constitue selon moi un risque dans la me- sure où le désir de campagne des citadins relève plus du fantasme que de la réalité », assure Jean- Marc Peter.
Commerces et bureaux, des valeurs sûres
Sofidy privilégie donc les bu- reaux et les commerces si- tués dans les centres-villes des grandes métropoles. « Ces ac- tifs ont bien tiré leur épingle du jeu pendant la crise, période où le concept de proximité a pris une place prépondérante. Je suis persuadé que demain nous retrouverons une vie normale. Les commerces seront les pre- miers à bénéficier du rebond de la consommation », détaille le dirigeant. « Pour les bureaux, je pense que la mode du télé- travail à outrance va s’estom- per. Certes, les entreprises vont modifier leur fonctionnement avec un ou deux jours de télé- travail par semaine. Mais pas de
quoi pénaliser le secteur comme certains le craignaient il y a quelques mois », complète Jean- Marc Peter. Dans cette logique et alors que le besoin de proxi- mité semble s’être emparé des ménages à l’occasion de la crise, la qualité de l’emplacement re- vêt une importance cruciale, raison pour laquelle les « vieilles SCPI » pourraient se distinguer. « Elles ont investi dans les meil- leurs emplacements, ceux qui sont les plus faciles à louer et les plus résistants à une éventuelle baisse des prix », confirme le di- rigeant.
Répondre
aux nouveaux besoins
Si le secteur de la logistique risque d’être en surchauffe ces prochains mois, les gérants de SCPI restent à l’affût d’oppor- tunités. Sofidy cible « la petite logistique », que l’on appelle également messagerie. Cette branche, qui est portée par la grande logistique (comme les hangars d’Amazon), est si- tuée proche des grandes villes, dans des emplacements sus- ceptibles de prendre de la va- leur si la ville vient s’y étendre. Le groupe est intéressé par le secteur de « l’hospitality » qui concerne le co-living, les écoles, les crèches, etc. « Le résidentiel au sens large devrait continuer à être porté par le besoin de loge- ment », opine Jean-Marc Peter.
De même que la crise a défini- tivement installé la logistique au cœur de la société moderne, elle a mis brutalement en évidence l’insuffisance de structures de soins dans certaines régions. Un manque identifié par la Foncière Magellan et sa SCPI Foncière des Praticiens. Laquelle investit dans les maisons médicales et les centres de santé situés dans des secteurs dédiés (à proximi- té de cliniques, hôpitaux...). Un choix porteur puisque le fonds a dégagé un rendement de 5,1 % en 2020. Sa stratégie d’acquisi- tion est principalement axée en région, là où la demande pour ces types d’établissements est forte. « Parce qu’elle répond à un réel besoin, cette SCPI participe au recul du “désert médical” qui gagne nombre de territoires, y compris dans les grands centres urbains où les besoins sont criants. Ses investissements per- mettent également à de jeunes médecins de s’implanter et à des professionnels de devenir salariés au sein de ces maisons médicales », souligne Steven Perron, président de Foncière Magellan. La SCPI a en outre adopté le statut de fonds de par- tage, de quoi autoriser l’épar- gnant à reverser une partie de ses revenus, sous forme de dons, à trois associations et fondations intervenant dans le domaine de la santé et de la tutelle. Une ini- tiative au service d’un investis- sement responsable, à laquelle Foncière Magellan s’est associée puisqu’elle reverse de son côté 20 % de sa commission de ges- tion annuelle.
PIErrE-JEaN LEPaGNOT
K&P Finance conseille de privilégier les résidences seniors, les Ehpad et les résidences étudiantes, trois segments où la demande restera forte à moyen terme.
   78 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[                                   SAINT-ANDRÉ-LEZ LILLE (59)
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 PINEL : Le non-respect des engagements de location entraîne la perte du bénéfice de la réduction d’impôt. Réduction d’impôt pour l’acquisition d’un logement neuf situé dans certaines zones géographiques, destiné à la location pendant 6 ans, 9 ans ou 12 ans à un loyer plafonné, et à des locataires sous plafonds de ressources. La réduction d’impôt sur le revenu est de 12% pour 6 ans ou 18% pour 9 ans ou 21% pour 12 ans de location, calculée sur le prix d’acquisition du bien retenu dans la limite de 300.000€. Faire un investissement immobilier présente des risques. Tout décalage dans la signature de l’acquisition et/ou dans le calendrier de livraison est susceptible d’entrainer la perte du bénéfice de la réduction d’impôt. La LMNP vous permet de devenir propriétaire d’un bien meublé en percevant des revenus locatifs non imposés tout en récupérant la TVA (uniquement si vous achetez un bien neuf). La lmnp concerne la location de logements meublés dont les revenus générés par la location n’excèdent pas la somme de 23 000€ par an pour le propriétaire ou 50% de ses revenus globaux par an. CAPELLI, S.A., au capital de 15 139 197.72 €, RCS Paris 306 140 039, siège social, 43 rue du Faubourg St Honoré 75008 PARIS. Illustrations non contractuelles et à caractère d’ambiance. Les caractéristiques et prestations présentées dans ce document ne sont pas définitives et sont susceptibles de modifications. Architectes : Jean-Michel Willmotte / Joseph Schwartz / Agrega Architecte / Farel. Mars 2021.
]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
   bons plans analyses
 Placement-direct.fr
fait des étincelles
Placement-direct.fr, courtier en assurance vie en ligne, a annoncé les performances 2020 de ses profils de gestion, de 1,22 % pour le profil le plus prudent à 12,09 % pour le plus
offensif (Darjeeling). « En respectant rigoureusement le niveau de risque cible des profils de gestion, nous avons réussi
à tirer notre épingle du jeu dans un marché exceptionnel, qui laissait peu de place aux erreurs d’appréciation », a commenté Éric Bleines, directeur général de Swiss Life Gestion Privée, la société de gestion en charge du pilotage des unités de compte.
Le marché des grands
crus ne connaît pas
la crise
Lors de la dernière vente aux enchères d’Artcurial, les Bourgogne rouges ont flambé avec une bouteille de Musigny 2005 du domaine Leroy acquise pour 18 848 euros, frais inclus, suivie par
une autre bouteille de ce rarissime grand cru dans le millésime 2006 adjugée 16 368 euros. « Cette vente très active nous montre que le marché est actuellement en tension. Il y a une très forte demande
de la part des acheteurs aussi bien professionnels que particuliers », ont commenté Laurie Matheson et Luc Dabadie, experts Département Vins fins & Spiritueux chez Artcurial.
Villejuif, nouvel eldorado
du Grand Paris
Le nouvel Observatoire des prix immobiliers du Grand Paris de Meilleurs Agents a publié le palmarès des cinq
villes qui offrent le plus fort potentiel en termes d’évolution des prix. Il s’agit de Villejuif, Saint-Denis, Bobigny, Bagneux
et Gennevilliers, toutes très bien connectées aux transports en commun et pleine rénovation urbaine. Les prix
y ont ainsi augmenté de 19 % depuis 5 ans, soit plus que dans la moyenne des autres villes du Grand Paris, mais en restant suffisamment bon marché.
   Les produits structurés s’invitent chez les épargnants
 Les produits structurés, mar- tingale des investisseurs ins- titutionnels, connaissent un succès croissant auprès des
investisseurs individuels, poussés il est vrai par les réseaux bancaires et les CGP. Selon le quatorzième Baro- mètre du marché des CGP de BNP Paribas Cardif publié en septembre 2020, les produits structurés figu- raient en tête des placements que les conseillers comptaient proposer à leur clientèle après la crise. L’intérêt pour les structurés s’explique princi- palement par la faiblesse des rende- ments. Alors qu’une obligation jugée défensive pouvait offrir un rende- ment de 4 % il y a quelques années, l’investisseur doit désormais se tour- ner vers d’autres classes d’actifs pour obtenir un tel taux. Dont les produits structurés, qui présentent l’avantage d’offrir une bonne visibilité dans un environnement incertain. « En France, 90 % des produits émis sont des autocalls. Construit pour une
durée déterminée sur un sous-jacent actions ou indices, ce produit verse un coupon potentiel chaque année et offre une protection partielle du capital à échéance. Un produit basé sur l’Euro Stoxx 50, par exemple, va permettre de toucher un coupon potentiel de 4 % par an et de préser- ver la totalité du capital jusqu’à une chute de 30 % de l’indice. En clair, l’investisseur échange l’entièreté de la hausse d’un sous-jacent contre un coupon défini à l’avance et une pro- tection partielle en cas de baisse », explique Patrick Chotard, fondateur de Lynceus Partners, une boutique de solutions d’investissements al- ternatifs. Un produit structuré peut être construit sur plusieurs types de sous-jacents dont le choix est laissé au client: un indice, une action, ou un panier d’actions. « Même si les indices restent la norme, certains in- vestisseurs privilégient les titres vifs offrant des rendements plus élevés. Les possibilités en termes de matu-
rité de protection et de sous-jacents sont donc quasi infinies », souligne l’expert. Preuve du potentiel de ce produit, UBS La Maison de Gestion vient de lancer un fonds structuré LMdG Euro Protect, censé combi- ner le meilleur des deux mondes: la recherche de la performance grâce à une gestion diversifiée ainsi que la protection du capital investi, à tout moment, à hauteur de 90 % de la va- leur liquidative la plus haute atteinte. L’objectif de performance de LMdG Euro Protect est un rendement an- nuel de 2,5 %, net de frais. n
 Marc Emirian, DG et institutionnel de Theoreim :
« Les fonds les plus performants selon nos convictions »
 La toute jeune société de gestion Theoreim vient de lancer Pythagore, un fonds immobilier « tout en un » qui a pour objectif se s’exposer à tous les segments du marché.
Quels sont les atouts de ce nouveau fonds ?
Pythagore se distingue des produits concurrents par l’absence de frais d’entrée et un minimum de sous- cription fixé à 100 euros, sa valeur liquidative initiale. Il prend la forme d’une société civile dédiée à l’assu- rance vie basée sur le principe de la
multigestion et en totale architecture ouverte. Cette approche de l’investis- sement immobilier est novatrice dans la mesure où nous ne nous interdisons rien. L’objectif est de sourcer et sélec- tionner les compétences des meilleurs spécialistes sur chacune des typolo- gies immobilières. Nous pouvons par exemple acquérir des actifs en direct avec un partenaire asset manager spécialisé ou investir dans des fonds ou des clubs deals d’autres sociétés de gestion qui nous paraissent promet- teurs. Nous sélectionnons les fonds les plus performants du marché en fonction de nos convictions. L’idée est d’offrir à l’investisseur une diversifi- cation optimale, tant sectorielle que géographique. Notre fonds se suffit ainsi à lui-même pour un investisseur souhaitant s’exposer à l’immobilier. Il constitue une solution d’investis- sement complète avec une exposi- tion, par exemple, au private equity immobilier, d’ordinaire réservé aux investisseurs institutionnels avec des tickets d’entrée élevés, de l’ordre de 5 à 10 millions d’euros.
Comment êtes-vous exposés au mar- ché ?
C’est un fonds ouvert, sans date de fin, ce qui nous permet de faire évoluer notre allocation en fonction des cycles de marché. Ainsi, nous privilégions actuellement le résidentiel, les bureaux modernes et flexibles, la logistique et la santé. Nous manquons encore de visi- bilité sur les autres secteurs mais nous serons attentifs à leur évolution.
Quels sont vos objectifs?
En termes de collecte, nous tablons d’ici à la fin de l’année sur 200 mil- lions d’euros d’actifs sous gestion. Notre fonds est accessible aujourd’hui auprès de Suravenir et pour certains distributeurs chez Aviva et Genera- li. Nous sommes également en dis- cussion avec d’autres assureurs afin d’être référencés plus largement dans les mois à venir. En termes de perfor- mance, nous visons une rentabilité nette, hors frais de contrat d’assurance vie, de l’ordre de 4,5% par an sur une période de placement minimum conseillée de 8 à 10 ans. n
80 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre patrimoine & fiscalité
vie privée
 ecoreseau.fr mars 2021 | 81
]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité
  ACHETEZ/VENDEZ
 Le cannabis, un placement d’avenir
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22/02
À Wall Street, l’ETF ETFMG Alternative Harvest, qui regroupe les principaux producteurs de cannabis, a quasiment doublé depuis le début de l’année dans la perspective d’une légalisation plus complète de la consommation de marijuana aux États-Unis.
 Le chiffre
418 000 EUROS
   focus
DLa carte de paiement, c’est aussi pour les enfants
 ans le sillage de l’Allemagne, du dirigeant de MF-Tel. L’enfant va utiliser son argent Royaume-Uni ou encore des Pays-Bas, comme il le souhaite, jusqu'aux retraits d’espèces, la France est devenue l’une des terres sous réserve d’autorisation parentale. Les parents, de chasse des fintechs qui cherchent eux, suivent et contrôlent les dépenses de leurs en-
à tailler des croupières aux réseaux bancaires fants en temps réel et mettent en place le contrôle
traditionnels. Depuis peu, quelques acteurs se sont engouffrés dans une niche prometteuse, les enfants. La société française MF-Tel, leader des solutions prépayées en libre-service en France, vient de lancer Transcash, une offre multicarte destinée aux adultes et à leurs enfants (à partir de 13 ans). L’adulte détient une carte noire et l’enfant une carte rouge. Ces cartes, acceptées dans le ré- seau mondial Mastercard, sont vendues dans les commerces de proximité (tabacs, presse). La carte noire est rechargeable grâce à des coupons recharge vendus par les commerces distributeurs, mais aussi par carte et virement bancaires. La carte rouge, en revanche, est rechargeable uniquement par transferts d’argent de-
puis la carte noire. « Nous constatons sur l’année 2020 que les enfants per- çoivent environ 40 euros par mois sur leur carte rouge Transcash. Les parents choisissent ainsi la somme à verser à chaque enfant mais également la pério- dicité des versements (à la semaine, au mois ou à la demande de l’enfant) », ex- plique Richard Sportich, fondateur et
parental personnalisable : autoriser ou interdire les retraits, les paiements sans contact et les achats de cigarettes, alcools, sites de rencontre, casinos et paris en ligne... Autre avantage pour l’adulte, pro- céder à des achats confidentiels. Avec Transcash,
il est possible d’isoler une somme d’argent pour assurer des paiements et réserva- tions partout dans le monde en toute
discrétion. n
Le record de la carte Pokemon la plus chère vendue sur eBay a été battu fin février : un
re
Dracaufeu 1 génération.
« sacrées n° 1 des cartes à collectionner, devant les cartes de basketball et de baseball, les ventes des cartes Pokémon ont explosé de plus de 574 % entre 2019 et 2020 », a expliqué la marketplace.
 82 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[ LE FUTUR MARCHÉ IMMOBILIER DE 13,75 MILLIONS DE SENIORS
 VOUS ATTENDEZ QU’IL VOUS PASSE SOUS LE NEZ ?
Si, depuis 20 ans, nous attirons autant les seniors et les investisseurs, c’est certainement que nos résidences répondent à toutes leurs attentes.
Mais c’est peut-être aussi parce que nous faisons notre métier avec amour, celui que nous devons à nos aînés.
Pour la génération baby boom, nous sommes fiers d’avoir le cœur qui fait boom.
  0562479495
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©Photo-GettyImages
                  senioriales ans
d’amour
]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Baromètre finance & marchés Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
   bons plans SPÉCULONS !
  UBs optimiste sur les valeurs de l’énergie
UBS table sur une poursuite de la hausse des cours des matières premières dans le sillage de la reprise économique mondiale. Dans ce cadre, la banque suisse estime que
les investisseurs en appétit pour
le risque peuvent se positionner directement sur les cours du pétrole.
Les autres auraient intérêt à investir sur les actions liées au secteur de l’énergie en privilégiant les valeurs petites et moyennes des marchés développés ainsi que les titres des marchés émergents.
Le bear market n’aura pas lieu, enfin pas tout de suite, prédit mirabaud
Mirabaud écarte le risque d’un nouveau marché baissier (bear market), soit
une correction des indices boursiers de plus de 20 % par rapport à leurs
récents plus hauts. D’un point de vue historique, la moyenne de
la durée de la période entre deux
marchés baissiers depuis 1950 est
de sept ans, souligne la société de gestion. En outre, les actions vont rester soutenues par les politiques accommodantes des banques centrales et le retour à la normale lié à la fin de la pandémie.
Une Chine forte comme un bœuf, assure Comgest
Si la pandémie de covid-19 n’a
pas épargné l’économie chinoise, Comgest estime que les perspectives à moyen/long terme des marchés actions chinois restent intéressantes.
Les actions de Chine continentale, en particulier dans
le secteur de la technologie, ont
figuré parmi les investissements les
plus performants au monde en 2020 et devraient
continuer à l’être en 2021, affirme la société de gestion.
Hermès, bonne surprise
972
936
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        27/11 07/12
15/12 23/12 04/01
12/01 20/01
28/01 05/02
15/02 23/02
Hermès a publié en février des résultats annuels bien moins dégradés que prévu grâce à son positionnement unique dans l’ultra-luxe. Dans le sillage de cette publication, Société Générale a notamment relevé son objectif de cours de 907 à 970 euros, et UBS de 924 à 1 062 euros.
  84 | mars 2021 ecoreseau.fr
focus
 Ambroise Lion, directeur général France d’IG : « Certains ont profité de la crise pour reprendre en mains leur épargne »
Selon l’étude 2020 du cabinet Investment Trends, la France enregistre la plus forte croissance du trading en ligne sur dérivés non cotés (+ 46 %) en Europe. Com- ment expliquez-vous cet engouement?
L’étude a été menée en juin 2020 en France, soit juste après le premier confinement. Elle montre que les Français·es, ou du moins certain·es, ont profité de l’occasion pour s’initier à la Bourse. Les marchés financiers sont devenus un sujet récurrent, même au sein des médias généralistes. L’utilisation d’une épargne «forcée»
par les restrictions sanitaires a égale- ment été un sujet de choix des médias, ce qui a contribué à la réflexion des ménages sur ce sujet. Certains ont pro- fité de ce temps de confinement pour reprendre en main leur épargne, pour la dynamiser dans un contexte où les placements sans risque ne rapportent quasiment plus rien.
Qui sont ces nouveaux traders en herbe?
En France, selon Investment Trends, environ 150 000 nou- veaux investisseurs se sont inscrits sur les plates-formes en ligne. Chez IG France, 50 % des nouveaux traders avaient moins de 35 ans. Ce goût pour la Bourse a principalement été favorisé par le temps dégagé lors du premier confine- ment. Ces nouveaux traders restent actifs en France mal-
gré la fin des confinements. Ils continuent de profiter de la forte volatilité qui rend les marchés financiers plus at- tractifs.
Cette nouvelle armée de boursicoteurs pourrait-elle s’inspirer de l’affaire Gamestop et faire trembler le CAC 40?
L’affaire Gamestop est importante car elle s’est déroulée aux États-Unis. En France, une telle affaire ne pourrait pas
arriver ou dans une proportion bien plus marginale. D’ailleurs, il est arrivé déjà plusieurs fois en France que des investisseurs particuliers se mettent à spéculer ensemble sur une valeur. En début d’année, le titre Entreparticu- liers.com a flambé sans raison parti- culière. Mais cette situation n’a rien de comparable avec celle observée outre-Atlantique. Il est logique que les investisseurs individuels puissent vou-
loir se réunir afin de peser sur les marchés, encore faut-il que ce mouvement ne se trompe pas de sens. Gamestop est passé de 12 à environ 360 dollars en quelques séances, avant de retomber sous les 40 dollars. Le risque que l’ac- tion ne finisse par retrouver son niveau d’avant la spé- culation est élevé. En deux mois, les fondamentaux de la société n’ont pas changé. n
   ]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[                     Pourquoi n’y aurait-il qu’un seul modèle d’école ?
 La Fondation pour l’école agit pour le développement des écoles indépendantes en France : écoles Montessori, écoles à pédagogies classiques à petits effectifs, écoles multilingues ou encore écoles adaptées à des besoins éducatifs spécifiques liés au handicap,
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Solutions patrimoniales sur mesure
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Baromètre finance & marchés
  analyses
DVeolia resserre son étau sur Suez
epuis la fin de l’été, la guerre que se livrent Veolia et Suez passionne le monde des affaires. Si Suez multiplie les manœuvres pour échapper à son rival, l’étau se res-
serre sur l’ancienne Lyonnaise des Eaux. Fin février, le tribunal de commerce de Nanterre s’est déclaré incompétent pour se prononcer sur la suspension de l’OPA déposée par Veolia et a renvoyé les parties devant le tribunal de commerce de Paris, ressort du siège social de Veolia. « Cette décision était impor- tante pour Veolia et pour l’AMF alors qu’il semble que le tribunal de commerce de Nanterre veuille prendre le pouvoir sur le droit boursier », observe Alexis Marchand, associé chez Cornet Vincent Sé- gurel. Désormais, l’AMF doit décider de la validité de l’OPA hostile de Veolia. Elle a prévenu que sa décision pourrait prendre un mois et demi, voire deux. En at- tendant, ce dossier a pris une tournure politique. Le ministre de l’Économie répète qu’il souhaite « l’ami- calité » entre les deux groupes français. Sans doute est-il aussi peu favorable à l’intervention du fonds américain Global Infrastructure Partners (GIP), al- lié à Ardian. « Si l’OPA est déclarée conforme, alors
l’équipe Ardian-CGP n’a d’autre choix que de jeter l’éponge ou de surenchérir. Mais Veolia a rappelé qu’il ne vendrait pas sa part de 29,9 % dans Suez. Le groupe peut toutefois changer de position si le prix est suffisamment attractif ou s’il y est contraint », précise Alexis Marchand. Peu probable à court terme, alors que la pression monte sur Suez. En vue de la pro-
chaine assemblée générale, le fonds Ciam, qui détient une participation inférieure à 1 % au capital de Suez, menace de proposer une résolution demandant la ré- vocation d’une partie des membres du conseil d’ad- ministration. Il reproche aux administrateurs qui s’opposent à l’offre de Veolia de mépriser les intérêts de leurs actionnaires. L’assemblée générale de Suez, en juin, s’annonce donc déterminante, d’autant que Ciam pourrait être rejoint par d’autres actionnaires séduits par la création de valeur promise par Veolia. Pour le broker allemand Berenberg, Veolia finira par l’emporter. Une victoire qui sera, selon l’analyste, immédiatement génératrice de revenus, débloquera de nouvelles opportunités de croissance et d’amélio- ration de l’efficacité. Dans ce cadre, il table donc sur une hausse significative de l’action en cas de succès del’offre.n
Le chiffre
60 000
Dimanche 20 janvier, le cours du bitcoin s’est approché du seuil symbolique des 60 000 dollars. sa valeur a plus que doublé depuis le début de l'année.
  Gamestop : la révolution n’a pas eu lieu
 rement à ce qui a été dit ou écrit ces dernières se- maines, la spéculation autour de Gamestop n’a été une bonne chose pour aucun des protagonistes. Si certains fonds spéculatifs ont été mis en difficulté, beaucoup d’investisseurs individuels ont beaucoup perdu dans l’affaire. » Effectivement, l’action, qui a dépassé les 360 dollars au pic, est rapidement retom- bée sous les 40 dollars. Et si les fonds spéculatifs ne sont certes pas exempts de reproches, le secteur des magasins de jeux vidéo – auquel appartient Games- top –, est irrémédiablement sur le déclin, arguent les analystes. « Ce ne sont pas les fonds qui fragilisent le groupe mais les innovations de Sony, Microsoft, etc. La dématérialisation des jeux vidéo est large- ment installée (les fabricants de consoles ont leurs propres plates-formes de téléchargement désor- mais). Au final, plusieurs milliards de dollars sont partis en fumée à cause d’un réseau social (Reddit) qui a mis Wall Street sous pression », regrette Mi- chael Sfez. Tous ne partagent pas cet avis, ou en tout cas, font preuve de mansuétude vis-à-vis des petits actionnaires. « L’affaire Gamestop est passionnante. Il n’est pas commun que, d’un coup, des milliers de petits porteurs parviennent à s’unir pour faire plier des hedge funds. En règle générale, ce sont les gros fonds qui dirigent le marché selon leurs intérêts. La leçon à tirer est que, même en Bourse, l’union fait la force. De là à comparer ces actionnaires individuels à de nouveaux Robin des Bois, je ne suis pas sûr. Ils ont juste utilisé les outils financiers des fonds pour s’en servir contre eux afin de dégager, eux aussi, du profit », observe Karl Toussaint du Wast, cofonda- teur de Netinvestissement. n
dollars
 L’affaire Gamestop – la maison mère de Micromania – a défrayé la chronique en ce début d’année. Pour la première fois, des investisseurs particuliers se sont alliés pour faire basculer dans le rouge des fonds spéculatifs qui pariaient à la baisse sur des sociétés telles que Gamestop, l’une des plus vendues à décou- vert (notamment par Melvin Capital et Maplelane Capital). La vente à découvert (« short » en anglais) consiste à vendre des titres non détenus au moment de la vente, en pariant qu’on pourra les acheter à un prix inférieur au moment de la livraison du titre à l’acheteur. Fédérés grâce au réseau social Reddit, ces particuliers ont utilisé leurs économies pour acheter des actions de distributeur de jeux vidéo, de quoi obliger les fonds à faire de même pour couvrir leurs propres positions. Effet : accélérer la progression du titre. De nombreux observateurs ont salué cette « révolution » des petits porteurs face aux ogres de la finance mondiale. Une lourde erreur selon d’autres, comme Michael Sfez, associé et directeur des In- vestissements chez Kermony Office. « Contrai-
 86
| mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[                                         ABONNEZ-VOUS !
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    INTERVIEW Agnès PANNIER- RUNACHER
« Une politique de reconquête industrielle est possible »
RELOCALISER ...OUPAS!
TÉLÉCOMMUNICATIONS
FESTIVAL DU BRUIT QUI PENSE
SANTÉ
LA 5G, quels bénéfices pour les entreprises ?
De la musique classique pour oublier la crise...
État des lieux du système français
N°74 NOVEMBRE 2020
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
FAUT-IL (VRAIMENT )
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les placements à suivre en 2021
le télétravail accélère la dématérialisation
À la XXIe siècle,
la féminine domine
N°75 DÉC.2020/JANV.2021
la masculine...
ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
Le nouvel après
20 ÉNERGIES VERTES - ÉCONOMIE CIRCULAIRE RECYCLAGE - RECONDITIONNEMENT
TAXER LES GAFAM pourquoi est-ce si difficile ?
inventions
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  ]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
culture & co par christophe
Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
expo
a famille Morozov, amateurs d’art fortunés mais grands philanthropes devant l’Éternel, domina l’émula- tion culturelle de Moscou au tour-
    combarieu
 La collection Morozov à la Fondation
 cd
Frenchy, nouvelle édition, de Thomas Dutronc
Louis Vuitton
Après l’énorme succès de Frenchy, le nouvel album sorti en juin 2020 et signé Thomas Dutronc, disque d’or deux mois après sa sortie, ce disciple de Django Reinhardt et dingue de guitare qu’est le fils du grand Jacques Dutronc est déjà de retour avec une nouvelle édition de son Frenchy project ! L’album de base
abordait déjà les grands classiques de l’héritage musical français grâce à des duos impressionnants, avec Diana Krall, Billy Gibbons ou Iggy Pop. Cette nouvelle mouture achève
le concept en feu d’artifice, avec
sept nouveaux titres en compagnie d’un casting de haute volée. Jugez plutôt : papa Jacques Dutronc bien sûr, mais aussi Eddy Mitchell, Jane Birkin, Étienne Daho, Philippe Katerine et quelques autres du même acabit. C’est dire si c’est un album vraiment incontournable...
Decca
Clair-Obscur,
par sandrine Piau
Autant le dire tout net, lorsque la soprano Sandrine Piau s’attaque à Berg, Zemlinski et Strauss, on est emportés. Une voix céleste au service de ces « musiques merveilleusement poétiques et sensuellement intelligentes », comme le reconnaît le chef d’orchestre himself, Jean-François Verdier. Chacun des quinze lieder de cet album raconte une histoire, pour finalement n’en faire qu’une, dans une alchimie envoûtante et rêveuse. Ah !
le rêveur, « ce double de notre être, ce clair-obscur de l’être pensant », comme l’écrivait Gaston Bachelard, une phrase que Sandrine Piau s’approprie grâce à cet album. Comme elle
le dit elle-même, elle vit l’obsession de « l’antagonisme entre
lumière et obscurité, du clair-obscur, de l’entre-deux ». Après des années
à porter les couleurs de la musique baroque, on rêvait de l’entendre dans ce répertoire du xxe siècle. C’est enfin chose faite, et on ne regrette pas ! Alpha
nant des xixe et xxe siècles. Ivan Morozov
se rendait régulièrement à Paris pour se fournir en tableaux auprès des grands collectionneurs. La col- lection qu’il constitua avec son frère Mikhaïl fut confisquée en octobre 1918, peu après la Révolution russe, pour être nationalisée et rejoindre le musée de la nouvelle peinture occidentale de Moscou, jusqu’à sa dissolution par Staline en 1948. Cette exposition, second volet de la grande manifestation Icônes de l’art moderne revêt évidemment un caractère ex- ceptionnel, voire historique: pour la première fois, la collection Morozov quittera son pays d’origine, la Russie, pour rejoindre Paris, en collaboration avec le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, le musée des Beaux-Arts Pouchkine et la galerie nationale Tré- tiakov à Moscou. L’exposition est d’une richesse iné- galée, constituée d’œuvres des plus grands maîtres françaisdelafinduxixe siècle:Matisse,Bonnard,Pi-
musique
casso, Gauguin, Van
Gogh, Degas, Mo-
net, Renoir, Cé-
zanne, auxquels vont
s’ajouter Chagall ou
encore Malevitch.
Les chefs-d’œuvre
impressionnistes,
postimpressionnistes et modernes y seront sublimés par une muséographie originale, une incroyable, magistrale, mise en espace des tableaux de l’avant- garde russe qui se déploieront dans la quasi-tota- lité des 4 000 m2 de la Fondation Louis Vuitton. Jusqu’au 10 octobre 2021, à la Fondation Louis Vuit- ton, 8 avenue du Mahatma Ghandi, dans le Bois de Boulogne, 75016 Paris. n
  88 | mars 2021 ecoreseau.fr
Dites-moi, Vincent Niclo...
 Niclo et le religieux
 Le chanteur fait paraître son 10e album studio, Espéranto, avec une nouvelle édition pour les fêtes de Pâques.
Une année difficile pour le monde de la musique, et pour vous aussi Vincent, qu’est-ce qui vous a le plus manqué ?
Elle a été rude pour tout le monde, mais effectivement, ce qui nous manque, à nous les artistes qui voyageons 250 jours par an, c’est véritablement le contact avec le public. Mais je pense surtout à tous
les corps de métier autour de moi qui font que nos spectacles se passent habituellement à merveille : les techniciens, maquilleuses, costumiers, personnels de tournées, et je sais que c’est très dur pour eux.
Et donc ce nouvel album nous permet de vous avoir tout de même dans notre salon ! Espéranto, comme un langage universel...
La musique n’a pas de frontières ! Et vous avez raison, le titre de l’album est
choisi pour ça : la
musique est pour
moi ce langage
grâce auquel j’essaie
de me faire comprendre par n’importe qui. C’est un moyen comme nul autre pour s’évader, pour s’exprimer, pour rêver les yeux ouverts. Et plus que jamais ce nouvel album m’a permis de voyager et de m’apaiser tout en essayant de faire transparaître aux gens des sensations que je ne leur ai que trop rarement montrées.
Et puis on vous retrouve ici dans un registre parfois très religieux, avec l’Ave Maria de Gounod par exemple... Vous avez la foi ?
Bien sûr ! Je n’ai en revanche pas mis de nom sur l’entité que j’implore, mais c’est vrai qu’à chaque fois que je suis en difficulté, je prie le ciel. Et il faut dire que ça a souvent plutôt
bien marché ! Puis évidemment pour l’enregistrement de ce disque, avec ces cinq prêtres orthodoxes, la question s’est d’autant plus posée...
Justement, quels points communs entre vous, chanteur populaire, et ces prêtres avec qui vous unissez vos voix ?
La musique ! Et puis je me suis interrogé de façon assez intense
sur le « pourquoi se sont-ils donnés à Dieu », ça me fascine... Alors je leur ai posé la question et ils m’ont tous répondu : « La musique » ! À force de passer à côté d’églises où les chants résonnaient, ils ont eu envie d’y consacrer leurs vies... C’est incroyable !
 ]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[ Livres
culture & co
Si la bête s’éveille
Il s’en est passé des choses au Dakota Building de New York... John Lennon
y a été assassiné, il a été le cadre du film d’horreur Rosemary’s Baby, et aujourd’hui, dans une pièce fermée
de l’intérieur, une adolescente a
été violée, torturée, assassinée... Le Dakota
est un immeuble maudit. C’est à ce point de départ qu’entre en scène Adam Leaf, agent au département de police de la ville de New York, flic hypersensible, à la faculté de décrypter
le comportement humain comme personne. Installé dans une chambre de l’immeuble suite à un tragique accident, et désormais en fauteuil roulant, il est assisté par Clara, singe capucin avec qui se forme une relation d’homme à animal où l’animal s’humanise, où l’homme
se bestialise... Jusqu’à la métamorphose terrifiante de cette assistante pas comme les autres, qui va lui faire vivre l’enfer sur terre... Manipulation, sévices et soumission. Mais que se passe-t-il entre eux ? Et que s’est-il passé dans cette chambre ? Un thriller perturbant comme Frédéric Lepage en a le secret. Noir et haletant, il nous empêche de refermer le livre à chaque page tant la tension reste indescriptible tout au long du récit. Un huis clos pour les plus accrochés d’entre nous, à lire, à dévorer, sous le joug du monstre qui sommeille au plus profond de l’histoire...Plon
vie privée
 Dites-moi, Anny Duperey...
de Frédéric Lepage
  Une femme libre
 La comédienne, qui fête ses 55 ans de carrière, fait paraître
Le rêve de ma mère. Elle sera sur la scène du théâtre des
Mathurins le lundi 12 avril dans le cadre d’Un soir avec... que j’anime avec Mathieu Wilhelm.
Toute votre carrière, depuis Un éléphant
ça trompe énormément, jusqu’à
la Famille formidable sur TF1, on a
l’impression que vous êtes une femme de
troupe!
Exactement. Un de mes profs d’art
dramatique m’a toujours dit une chose:
« Fais en sorte que ton partenaire soit le
meilleur possible. Ainsi il nous renverra
tout ce qui nous rendra meilleur à notre
tour. » Et puis j’aime bien les copains et je
crois être une bonne camarade! Mais c’est
vrai, quand je repense à toute la bande
Brasseur, Bedos, Dabadie, Rochefort, je me
dis que je suis la dernière, ça fait un peu
peur...
Lors de l’arrêt de la série sur TF1, j’ai ouï dire que vous vous êtes sentie libérée... Ce dont je suis heureuse, c’est des
dvd
Light of My Life, de Casey affleck
Autre film catastrophe, mêlange de thriller et de science-fiction, voici le deuxième bijou de Casey Affleck, le frère de Ben, qui fut d’ailleurs récompensé
de l’Oscar du meilleur acteur en 2017 pour le drame Manchester by the Sea. À la fois scénariste, réalisateur et acteur principal, il incarne un jeune père qui tente de survivre par tous les moyens avec sa fille Rag, tandis qu’une pandémie mondiale affecte la plupart des femmes.
Dans cet univers post-apocalyptique, il décide de faire passer sa fille pour un garçon. Bref, un film indé tourné il y a 3 ans, mais bien d’actualité ! Car armé de la force de son propos et de son incroyable sens du storytelling, le réalisateur tend par moments vers un lyrisme dément,
pour un récit de survie prenant jusqu’au bout. Touchant, incisif, souvent dérangeant, il n’y a pas à tortiller : son premier long métrage de fiction impressionne la rétine ! Metropolitan
propositions que j’ai reçues par la suite. Mon ambition a toujours été de me faufiler en zigzag et de pouvoir entreprendre plein de choses différentes. Et vous imaginez bien que vivre 26 ans avec un personnage, ça laisse des marques. Mais surtout vis-à-vis des autres réalisateurs qui nous astreignent ensuite à un seul type de rôle... Eh bien là, pas du tout! On m’a fait jouer des choses totalement différentes, à l’opposé de ce dans quoi l’on m’avait vue toutes ces années. Ouf...
avec vous pour une sympathique soirée le 12 avril au théâtre des Mathurins. Croisons les doigts!
Peut-on imaginer un retour au théâtre d’anny Duperey?
J’aimerais beaucoup... Mais vous savez, avec cette période épouvantable, il
En attendant, on vous retrouve en librairie, c’est votre autre facette? Votre terrain de jeu favori?
Oui, c’est vraiment en tant qu’écrivaine que je me dévoile le plus. La preuve avec mon dernier livre, Le rêve de ma mère. C’est
le récit de tout mon parcours artistique possiblement guidé par mes anges, et j’en ai beaucoup! Je me suis rendu compte que toute ma vie a été tracée vis-à-vis des proches que j’ai perdus, et aux rêves que ma mère n’a jamais pu réaliser. Alors je les accomplis pour elle, aussi.
Le rêve de ma mère, Anny Duperey (Seuil)
y a tellement de projets qui se sont ajournés qu’il existe une liste d’attente gigantesque... Bon, je serai néanmoins
Antoinette dans les Cévennes,
Poly, de Nicolas Vanier
Louise, et sa fille Cécile, âgée de dix ans, choisissent d’aller vivre dans le sud de la France. Mais pour la
petite fille, pas facile de s’intégrer vite aux autres enfants du village. Mais sa vie va
prendre un nouveau sens lorsqu’un
cirque s’installe, pas très loin, et
qu’elle se prend d’affection pour le
petit poney vedette, Poly, visiblement
maltraité. Elle entreprend de le
protéger et même d’organiser son
évasion. Évidemment, ce ne sera pas
du goût du directeur du cirque. Tous
s’embarquent dans une cavale pleine
de rebondissements, une authentique
histoire d’amour dans un très touchant voyage initiatique. Voilà un délicieux moment d’aventures, familial, rafraîchissant à souhait. Nicolas Vanier réussit haut la main la transposition de l’œuvre de Cécile Aubry, certes sans surprises, mais dans lequel on retrouve avec bonheur François Cluzet et Julie Gayet, et avec du peps et du rythme !
M6 vidéo
de Caroline Vignal
Elle l’aura attendu longtemps, cet été, Antoinette ! Un été comme une promesse de retrouver son amoureux Vladimir et de passer une semaine de rêve. Mais voilà que, patatras, l’amour de sa vie décide de tout annuler pour partir
finalement avec femme et enfant pour faire
une grande randonnée dans les Cévennes !
Mais Antoinette est une battante : sans
hésiter très longtemps, la voilà qui part sur
ses traces. Mais à l’arrivée, Vladimir est aux
abonnés absents ! Le seul qui se trouve là est
Patrick, qui n’est autre qu’... un âne un peu
récalcitrant, mais auquel elle va s’attacher, et
qui va l’accompagner durant tout son périple
imprévu. Ce petit film est un authentique
petit bijou d’humour et nous offre une belle idée : replonger dans la douceur de l’été et ses paysages ensoleillés. On est
pris d’amour pour cette Antoinette ultra-attachante, et qui ne baisse jamais les bras ! Laure Calamy, révélée dans la série Dix pour cent, est d’une drôlerie et d’une énergie communicatives. Un film qui fait du bien, avec finesse et modestie.
Diaphana
    ecoreseau.fr mars 2021 | 89
]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
La nouvelle Hyundai i20 adopte la microhybridation
essais autos
Le constructeur coréen a complètement renouvelé sa citadine compacte avec une jolie montée en gamme pour tenter de concurrencer les reines du segment.
sport) comme dans les Volvo et le très bel écran tactile central de 10,25 pouces. La qualité de la caméra de recul est remarquable. Des atouts qui cohabitent avec quelques imperfections comme le verrouillage-déverrouillage sans clé parfois erratique ou une incongruité : la possibilité de diffuser dans l’habitacle, via la radio, des « bruits de la nature » (bruits champêtres, bruits des vagues, de la pluie, d’une ter- rasse de café, d’un feu de chemi- née ou de pas dans la neige...). Un gadget newage parfaitement inutile !
Du point de vue mécanique, la i20 bénéficie d’un petit mo- teur turbo essence d’un litre de cylindrée pour 100 chevaux, associé à la technologie d’hy- bridation 48V et à une boîte à double embrayage de 7 rapports. La microhybridation vise de
  fiche technique
modèles essayés
 Hyundai i20 1,0 T-GDI 100 DCT-7 Hybrid 48V Executive
 Tarif
 Àpartirde25300€
 Tarifs gamme hybride
 De20000€à25300€
  90 |
mars 2021 ecoreseau.fr
Aller bagarrer sur le segment roi des com- pactes n’est pas chose facile. Surtout quand
le marché est dominé en France par les Renault Clio, Peugeot 208 et autres Citroën C3 qui, toutes, se sont récemment forte- ment renouvelées. Loin de jouer la carte des pures citadines, ces petites berlines sont devenues aujourd’hui de remarquables polyvalentes dotées des meil- leurs équipements et des moto- risations au goût du jour. Hyun- dai a donc bien du mérite d’aller se frotter à ces reines du seg- ment. La troisième génération de son i20 ne manque pour cela ni d’ambition ni d’arguments. Cette toute nouvelle voiture ne conserve de sa généalogie que le nom et propose désormais sous son capot la micro-hybridation.
Un gadget newage ?
Plutôt réussie sur le plan esthé- tique la petite coréenne est assez spacieuse dans sa catégorie avec un coffre de 352 litres et des sièges
arrière rabattables dégageant un plancher plat. La finition est comme toujours au rendez-vous, avec un habitacle bicolore très plaisant. Si le confort n’est pas le point fort du modèle (les sièges notamment sont très durs), l’er- gonomie des commandes et le niveau d’équipement sont sans reproche. Point fort de l’i20 nou- veau millésime, l’instrumenta- tion numérique qui s’adapte au mode de conduite (éco, confort,
meilleures performances en accélération et surtout une ré- duction de la consommation de carburant. En fin d’essai, l’ordinateur de bord affichait néanmoins une consomma- tion moyenne d’un peu plus de 7 litres, ce qui reste important. Un simple moteur essence de 84 ch (avec boîte manuelle 6) est disponible uniquement sur les deux premiers niveaux de fini- tion.
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
L’Arteon se refait un look pour mieux séduire
Le grand coupé 4 portes de Volkswagen met à profit son restyling pour adopter une très belle carrosserie Shooting brake afin de rivaliser avec ses concurrentes premium d’outre-Rhin.
essais autos
    fiche technique
modèles essayés
 Volkswagen arteon shooting Brake r-Line 2.0 TsI 190ch DsG7
 Tarif
 Àpartirde52760€
 Tarifs gamme essence
 De48440€à62500€
 Tarifs gamme diesel
 De49320€à59030€
 Tarifs gamme hybride rechargeable
 De54610€à54710€
  92 |
mars 2021 ecoreseau.fr
L’Arteon dévoilée par Volkswagen au salon de Genève en 2017 remplaçait la Passat CC avec la même logique de coupé quatre portes. Trois
ans et demi plus
tard, le vaisseau
amiral de la firme de Wolfsburg a été très légèrement restylé mais aussi, en guise de réelle nouveauté, l’apparition d’une magnifique version break coupé Shooting Brake. Confidentielle par ses ventes, l’Arteon espère ainsi trouver un nouveau souffle en séduisant des acheteurs épris de singularité. Principal relookage, la nouvelle face avant avec des feux à LED intégrés sous forme de bande dans la grille de calandre qui affiche une nouvelle signature identitaire. La ligne abaissée vers l’arrière confirme la sportivité du modèle qui se classe néanmoins dans
la catégorie des grandes familiales (4,86 mètres de long, 1,87 mètre de large, un coffre de
565 litres), mais ne peut décemment transporter que deux passagers à l’arrière en raison de l’imposant tunnel de transmission. Équipement, confort, finition,
se conjuguent
pour tirer l’Arteon vers le haut en flirtant avec
le segment premium, surtout
par ses tarifs. Rien à dire sur le plan mécanique : essayé avec le moteur essence de 190 ch et la boîte à double embrayage DSG7, l’Arteon fait fi de son poids élevé (1,6 tonne) mais en douceur. Un très bon point en ville : malgré son gabarit imposant, elle se gare facilement grâce à son remarquable système d’aide
au stationnement d’une grande réactivité. Outre ce bloc essence, l’Arteon propose un autre moteur turbo essence de 320 ch, deux moteurs turbo diesel de 150 et 200 ch et un moteur à propulsion hybride rechargeable d’une puissance globale de 218 ch.
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                  “ Ma fierté et ma joie sont de participer quotidiennement à ce métier d'art et de création. Mon équipe est animée des mêmes sentiments,
il suffit de les rencontrer pour s'en convaincre.”
Réparation I Restauration I Personnalisation
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 ]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
  horlogerie & joaillerie
Merveilleuse neige de diamants
La technique de sertissage de diamants utilisée pour
créer ce chef-d’œuvre, que l’on appelle le « serti neige »,
est un processus complexe que seuls des artisans
hautement qualifiés peuvent réaliser. Les diamants de différents diamètres sont placés aléatoirement côte à côte afin de recouvrir la presque totalité de la surface et de créer un effet étincelant, comme un manteau de neige suisse fraîchement tombée. Les 2 251 pierres qui composent le pavé de la Sparkling Free Wheel ont été sélectionnées avec rigueur et s’élèvent à un total de 5,90 carats. Les huit pièces qui composent l’édition limitée de cette Sparkling Free Wheel sont disponibles au prix unitaire de 225000 CHF. www.ulysse-nardin.com
La Classic manufacture Worldtimer
La Classic Manufacture Worldtimer permet de connaître l’heure partout dans le monde d’un seul coup d’œil.
Ce garde-temps automatique est habillé, pour la
première fois, d’un boîtier en or rose 18 carats. Dotée d’un cadran exclusif mettant en scène une fonction
heures universelles particulièrement simple d’utilisation, cette globe-trotteuse de style est éditée à seulement 88
exemplaires. 15895 € https://frederiqueconstant.com
mode & accessoires
scan 3D pour des souliers sur-mesure !
Sa première gamme sur mesure adaptée à la morphologie, propose une expérience d'achat inédite grâce à un procédé unique : le scan 3D des pieds.
Le scanner a été spécialement étudié pour recréer parfaitement la forme du pied et offrir ainsi un confort incomparable pour une marche quotidienne. Après le scan 3D des pieds (10 min), choisissez votre modèle, le cuir, la semelle, la couleur...Vous pouvez aussi opter pour la gamme standard avec plus de 30 modèles de chaussures haut de gamme à partir de 150€. Usine de Fougères, 24 rue des Boulangers à Paris www.retk.fr
Doudoune effet Tie and Dye
Effet whoua garanti avec cette veste pour homme avec capuche, en tissu ultraléger et garnie de duvet naturel léger. L'imprimé effet
malteinté fait de cette veste la pièce culte de la saison. Votre femme risque de vous l’emprunter ! Extérieur 100 % Polyester, doublure 100 % polyamide, garnissage 90 % duvet de canard et 10 % plume de canard. 289€ www.colmar.it/fr/
Big Bang Integral
Après la céramique noire, Hublot lance sa Big Bang integral, dans trois nouvelles couleurs de céramique : blanche, bleu marine et grise – sans rayure, durabilité et propriétés anallergiques en plus. Avec son architecture monobloc – un bracelet intégré où le premier maillon fusionne avec le boîtier – Hublot affirme un style intégral à la fois monochrome et monomatière. 22700 € www.hublot.com
Nouvelle Nautic-GIGN
La célèbre plongeuse de la marque, la Nautic, dans
son boîtier compressor de grande ouverture de 41 mm devient ainsi la Nautic-GIGN et adopte un nouveau boîtier en acier finition noir « MR73 » inspiré du mythique
revolver. Fiable, solide, lisible, parfaitement étanche... la Nautic, première montre française à pouvoir descendre à 200 mètres, confirme sa place de montre française
de l'extrême. Disponible à partir du 15 mars à 690 €, numérotée à 1973 exemplaires dans un coffret spécifique portant l'écusson du GIGN. www.lip.fr
Chapalac, vestes iconiques
Le premier blouson a vu le jour en 1968 sur un dessin d'Henri Chemin, directeur de communication de la Maison Ford France. C'est un vêtement résolument moderne, décalé, loin des standards du cuir patiné, issu d'une technique lourde, produite avec des machines spécialement conçues pour laquer les cuirs. Chapalac est aujourd’hui réalisé en cuir de mouton et de chèvre laqué. Seul l'intérieur de la capuche est en fourrure
de lapin. Pour les clients attachés à l'authenticité,
la capuche entièrement en peaux de lapin peut être sortie des stocks de plus de 50 ans d'âge, à la couleur décalée. Le salon parisien de la Maison est un lieu confidentiel, où vous pourrez imaginer et commander vos propres créations. Modèle ci-contre 4200€ https://chapal.fr
Délicate pochette upcyclée !
La pochette en cuir JULES & JENN est conçue à partir de chutes de cuir de leur atelier de maroquinerie. Ainsi, la marque éthique recycle ses
propres déchets ! En cuir d’origine Italie, cette élégante pochette au format d’enveloppe est également
confectionnée en France, comme tous les sacs de la marque. Dimensions : 20 cm x 12 cm. 35€ www.julesjenn.com
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mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[évasion
Les Jardins d’Épicure, bulle d’évasion
Cet hôtel romantique et restaurant gastronomique, proche de Giverny, propose 20 chambres et suites avec jacuzzi. Au milieu de son magnifique parc arboré de plusieurs hectares, vous découvrirez ce surprenant domaine composé de trois bâtisses de caractère datant de 1865 : le Castel Napoléon III, la Villa Florentine, les Anciennes Écuries. Sous une immense verrière, dans une bulle végétale, le restaurant gastronomique éveillera d’emblée vos papilles. Une adresse idéale pour un moment à deux, une fête familiale ou encore un séminaire. www.lesjardinsdepicure.com
Une nuit avec marylin ?
Le Platine Hôtel vous accueille dans une atmosphère délicieusement 50’s, inspirée de l’icône la plus glamour qu’ait jamais connu Hollywood. Depuis le hall de l’établissement jusque dans les 46 chambres, tous les détails ont été pensés pour vous offrir une
expérience unique dans un cadre chaleureux et résolument ludique. Passez de délicieuses heures au Spa, avec son hammam, sauna, espace fitness et ses nombreux soins et massages. Dans le cadre coloré de la salle du petit-déjeuner, un endroit inspirée des «diners » américains, profitez du généreux buffet qui est servi tous les matins, avec ses donuts américains ! www.platinehotel.fr
Un voyage pour la Planète
Landry Routhiau était Ingénieur. Après
avoir vu un homme jeter un sac plastique
et des papiers sur le sol, il a pris une décision radicale : tout plaquer pour vivre en conformité avec sa sensibilité écologique. C’est ainsi que son voyage un peu fou est
né : partir sur les routes pour constater les dégâts tout en vivant un road trip qui lui apporterait la liberté à laquelle il aspire. Une
année d’aventures
à travers 22 pays européens. Il a ainsi parcouru 22 000 km pour ramasser des déchets plastiques, le tout à bord d’un vieux combi Volkswagen de 1972 ! www.iandiprod.com
l’art du temps
vie privée
      ecoreseau.fr mars 2021
| 95
]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
 gastronomie
rutabago,
votre allié 100 % biologique
Rutabago, ce sont des recettes créées par des professionnels à partir d’ingrédients issus exclusivement de l’Agriculture Biologique, prédosés, de saison et sélectionnés en circuit court. Viande, poisson, végétarien ou vegan, recettes rapides ou légères, choisissez pour la semaine 3 à 5 recettes parmi les 9 originales et gourmandes, pour 2 à 4
personnes. Si vous souhaitez ajouter un convive pendant une semaine ou de faire une pause... Pas de problème : l’abonnement reste sans engagement et flexible. https://rutabago.com
monbana, Croustilles fruitées
Pour célébrer Pâques, Monbana a imaginé une collection de chocolats savoureux et gourmands aux couleurs du printemps. Petits œufs, poule en chocolat, lapin à croquer, coquette cocotte, mignon petit mouton, croustilles fruitées, sucettes en chocolat gourmandes... Autant de gourmandises qui sauront faire craquer à coup sûr tous les choco-addict. Croustilles fruitées, 120gr.
  20 € www.lechocolatdesfrancais.fr
L’indispensable Coffret Le Chocolat des Français
Ce coffret vous offre une panoplie de minichocolats bio illustrés par une ribambelle d'artistes ! Lait tendre, noir
72 %, lait caramel et noir &
 sel. Parfait pour accompagner vos pauses-café ! 160 gr.
Picorette,
un food truck à Giverny
Grâce à Picorette, le chef David Galienne veut apporter sa cuisine étoilée dans la rue, « une cuisine beaucoup plus simple, populaire ». Les wraps et les desserts proposés sont
5€ www.monbana.com
  préparés avec la même exigence de qualité qu’au restaurant. La volaille fermière du wrap vient de chez Arnaud, un ami dans le Perche. Le chef propose une tarte au citron yuzu de Normandie. Car cet agrume, très consommé au Japon, pousse aussi dans
la région de Falaise. Pour les boissons, on se régale du jus de pomme pressé, du pétillant de framboise et du Meuh cola, soda normand !
bien-être
Votre barbe
a de la gueule !
Ce sérum soin régénérant & stimulant nourrit, assouplit et favorise la pousse du poil. Grâce aux huiles de camélia et de ricin, connues pour leur richesse en acide gras, et à une dizaine d’autres merveilles de la nature. 25 €- 30 ml www.cleanhugs.com
minimalisme,
pour votre bien-être !
Le minimalisme, c’est choisir ce qui compte vraiment pour soi et le vivre à fond. Tout le reste n’est qu’une perte de temps, d’argent et d’énergie. Bien plus qu’une nouvelle façon de vivre, rejoignez une révolution humaine avec Minimalisme écrit par deux jeunes
Américains qui ont abandonné le succès et l’argent pour choisir ce qui compte vraiment
pour eux : santé, relations humaines, passion et aide aux
autres. Un ouvrage fort agréable à lire, qui fait réfléchir et agir !
www.theminimalists.com
La passion du miel depuis 4 générations
Pour beaucoup d'entre nous, le miel est un incontournable
pour ses qualités nutritionnelles et gustatives. Florent à la tête de l'entreprise depuis 25 ans est un apiculteur passionné et responsable. Qu'il soit crémeux, liquide, polyfloral ou monofloral, le miel a toujours mille vertus. Pour une routine beauté ou étalé sur une tartine, dans un grog ou une pâtisserie, le précieux nectar saura réveiller vos papilles. Pour un miel 100 % français, 100 %
équitable, 100 % réutilisable, 100 % engagé dans un pot 100 % végétal.
www.famillevacher.fr
soin-massage du visage « ko bi do »
Ce soin d’exception japonais allie les effets des ingrédients issus des pharmacopées du monde aux manœuvres de la Dermapuncture afin de repulper la peau et de relancer le
capital jeunesse. Ce soin d’exception alterne 50 manœuvres liftantes manuelles et des mouvements ciblés réalisés à
l’aide d’un Ridoki de Jade. Cet accessoire est composé d’un rouleau en jade, considéré comme une pierre d’immortalité en Asie. Dans la tradition populaire, elle est reconnue pour ses vertus relaxantes, détoxifiantes et drainantes. En agissant comme un véritable lifting naturel, 95 % des femmes trouvent leur peau plus jeune dès le 1er soin! www.cinqmondes.com
    La cure body fermeté par Anne Cali Kinésithérapeute depuis 15 ans, Anne Cali a observé que la simple méthode du palper-rouler offre des
résultats inégaux.Il a donc peu à peu mis au point une méthode bien spécifique, celle du GAD. Aujourd’hui brevetée, cette technique particulière se résume
en trois gestes précis et experts : Glisser, appuyer, décoller. Une méthode exclusive et un coaching personnalisé pour mincir, pour se raffermir et tonifier la peau. On sent déjà la différence après une séance, une cure est bien sûr recommandée ! www.annecali.com
Kerala by TaaJ
Après un voyage en Inde et la visite du Taj Mahal, Stéphane Lévy décide de créer la ligne de soins
"TAAJ" qui signifie "couronné" en sanskrit. Un partenariat bénéfique entre le laboratoire situé sur les hauts plateaux de l'Himalaya et le développement en France. La gamme s'inspire de l'Ayurveda, cette médecine naturelle indienne qui tient compte de l'individu dans
son ensemble.
La nouvelle gamme "Kerala" hydrate, illumine, unifie, atténue imperfections et rougeurs et protège la peau des agressions extérieures. Après la rudesse de l'hiver, il est temps de préparer sa peau pour les beaux jours. www.taaj.fr/
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mars 2021 ecoreseau.fr
© FMaréchal
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[                  « Fraîchement moulu, pas en capsule. »
 Roger Federer
Plus grand champion de tennis de tous les temps
 Avec ses spécialités dignes d’un coffee shop et son design sculptural, la nouvelle S8 pleine de style séduit même les esthètes et amateurs de café les plus exigeants, tels que Roger Federer. Elle allie le meilleur de la gamme compacte à des éléments de la gamme premium. Le broyeur Aroma professionnel assure 12,2 % d’arôme en plus dans la tasse. La commande intuitive avec écran couleur 4,3" et les innovations comme le P.E.P.® ou la technologie fine mousse permettent de savourer toutes sortes de spécialités, du ristretto au latte macchiato, en passant par le Flat White. Le Smart Connect intégré de manière standard rend même la commande par smartphone possible et l’I.W.S. reconnaît automatiquement le filtre à eau. JURA – If you love coffee. jura.com
HOME
OFFICE READY
]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
 champagnes
Cuvée Première Brut
de Chassenay d’arce
Champagne diffuse l’expression des terroirs de la Côte des Bar. Avec un assemblage de plusieurs vendanges, ainsi qu’une vinification dans la pure tradition champenoise, il est vieilli 3 ans en bouteilles sur lie. Sa brillante robe jaune claire
et ses fines bulles s’accordent à son caractère expressif, élégant et frais. En bouche, l’attaque est fraîche, et laisse place à un développement harmonieux qui séduira tous vos convives. 25 €. www.chassenay.com
Impetus 2012 De Chanceny
L'Impetus De Chanceny a reçu la médaille de platine aux Decanter World Wine Awards 2020. Avec une
note de 97/100, l'Impetus, millésimé 2012, est le seul crémant de Loire a avoir été récompensé par la
plus haute distinction du concours et ce, avec une très belle note de dégustation : « Nez expressif de
fruits miellés, de pain grillé et de citron confit. Caractère riche et équilibré avec des notes d'agrumes et de crème. Des truffes et des noix
savoureuses terminent le palais avec une longue et somptueuse finale » 12,70 € www.dechanceny. com
Quadrille 2013
Ce crémant de Loire Blanc Extra-brut possède une robe claire et lumineuse avec de fines bulles. Son nez est marqué par des notes briochées, de noisettes et de fruits secs. Sa bouche est fine et onctueuse. On retrouve une belle acidité soulignée par des arômes de citron et de framboise. Idéal à l’apéritif ou accompagné de poissons en sauce ou de viandes blanches.
23,10 €. www.langlois-chateau.fr
Extatic Brut,
belle expérience gustative
Ce crémant de Bourgogne dévoile un univers riche de fruits et d’épices. Le nez est intense et délivre des
arômes gourmands de fruits secs et de noisette. Fraîche et subtile, la bouche laisse exprimer avec
délicatesse tout le savoir-faire de Sainchargny. Son attaque est vineuse et laisse place à une finale emprunte de fraîcheur. Un véritable concentré de
plaisir. 9,55 € https://sainchargny.com
10ème édition limitée Hennessy Very special
En tant qu’artiste de la 10ème édition, Faith XLVII est la première voix féminine à rejoindre la série des éditions limitées Hennessy Very Special. Au nez, Hennessy Very Special allie un caractère intense et fruité à des onctueuses notes boisées. En bouche, des saveurs puissantes évoquent l’amande grillée, soulignée par les notes fraîches et spontanées
du fruit de la vigne. Un territoire de sensations audacieuses pour une chaleureuse vitalité. 37€ www.hennessy.com
12 liqueurs en série limitée
A découvrir la collection privée en série limitée et numérotée qui rend hommage aux signes du zodiaque chinois : douze liqueurs pour illustrer chaque animal. Cette année nous célébrons le Buffle, à polarité Yin et animé par une énergie féminine ; les couleurs bleu et rouge apportent la protection, les fleurs comme
la rose et le pêcher produisent des notes florales très douces à l'image d'un cognac jeune et discret. Le buffle et la rose... pour une promesse élégante et puissante. A déguster pure, sur glace. www.distilleriemassenez.com
     spiritueux
Cuir Lointain
  H.THeoria séduit d’emblée par son flacon. C’est une collection de liqueurs expérimentales et contemporaines, hautement aromatiques crée en 2017. Cuir Lointain jouit de notes de fruits cuits, de thé, de cuir, d’herbes et de miel. Osez ce rituel de dégustation : enflammer quelques secondes une branche de romarin frais sur une planche de marbre et capturer la fumée dans un verre Old Fashion givré, placé à l’envers. Verser 6 cl de Cuir Lointain et déguster. 28,6 % vol. - 500ml - 60€ www.htheoria.com
Knockando 21 ans coffret Wooden arch
Knockando 21, Master Reserve, est un whisky issu d’une triple maturation exceptionnelle, fruit de
l’expertise de la distillerie : en fûts de bourbon, en fûts de sherry et en anciens fûts de bourbon
ayant déjà servi à la maturation de Knockando. C’est un liquide riche, structuré et gourmand, qui se caractérise par un bouquet complexe de notes
fruitées et une finale riche en arômes de cacao. 69€, chez votre caviste.
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mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[ vins à déguster (avec modération)
Domaine melody
Étoile Noire - rouge 2018
Du très haut de gamme pour ce Crozes- Hermitage, profond et d'une belle complexité ! Il a été élaboré à partir
des meilleures vignes du domaine Mélody, sur le plateau de Larnage
dans le prolongement de la colline de l’Hermitage. Une grande complexité
aromatique, des notes de fruits rouges et noirs confiturés. En
bouche, l’attaque est souple et soyeuse, beaucoup de rondeur et de fruits.
22 € www.ve2f.com/domaine-melody/
Santenay Maladière 2016, tout en élégance
Dès le nez, une impression de raffinement s’impose, sur des arômes de petits fruits rouges et noirs, et notes d’épices douces. La bouche offre une attaque souple, ample, au boisé délicat, où la finesse des tanins se révèle remarquable. Un équilibre parfaitement atteint entre la texture du fruit bien mûr et le côté très fin du cépage pinot noir, tout en complexité. Ce Santenay Premier Cru Maladière peut se déguster dès à présent mais saura également se faire attendre en cave une dizaine d’années.
28,80 € www.louisjadot.com
La Combe des marchands 2018 a.O.P Gigondas
Le domaine des Grandes Serres, situé à Châteauneuf-du-Pape, ne s’est pas trompé en
sortant de ses bases. Son vinificateur, Samuel Montgermont, a préservé toute la délicatesse du vin en le vinifiant avec des levures indigènes et en l’élevant en cuve et en fût de deux vins. Belle robe rouge cerise avec des reflets violines. Le nez est complexe, avec des notes de griottes, de fruits noirs et d’épices. L’attaque est vive et franche, sur des notes de fruits noirs. Les tanins sont généreux et fondus.
Ce vin (Grenache - Syrah – Mourvèdre) accompagnera les volailles rôties, un carré d’agneau, les gibiers à plumes ou à poils. 16,90 € 04 90 83 72 22
CHaTEaU HaUT maDraC 2014 - Cru Bourgeois
HaUT mEDOC
Produit sur la commune de Saint- Sauveur (assemblage merlot et cabernet sauvignon), c'est un vin typique de l'appellation Haut-Médoc
dont il possède la distinction et la générosité. Sa robe est d'une couleur
vive, oscillant entre rubis et grenat. Son bouquet se caractérise par des arômes de fruits noirs et d'épices avec des notes de torréfaction. En bouche, il montre de la nervosité et de la puissance. Ses tanins souples donne une matière charnue et tendre où l'on retrouve la belle harmonie des arômes. D’une excellente compagnie pour les volailles et l’agneau rôti, il convient bien à des
fromages un peu forts, comme le livarot ou le maroilles.
le coup de cœur
Par alain marty
Président et fondateur du Wine & Business Club et animateur de In Vino Sud Radio
20 € www.lagrandecave.fr AOC Gigondas
LPennautier
l’art du temps
vie privée
    Cabardès Terroirs d’altitude 2015 Château de
  Les Terres 2019
e vignoble du Languedoc-Roussillon est l’un des plus grands de France avec une superficie de plus de 245 000 hec- tares plantés de vignes ! Il a été créé
Ce millésime est le premier millésime de Gigondas du domaine. Bien sûr il va évoluer dans les 2 à 3 années à venir, et il sera encore meilleur, mais il est déjà très agréable. Beaucoup de volupté
et d'arômes et surtout beaucoup d'équilibre. Le nez libère des notes de griotte et des notes florales de pivoine et de glycine. L’attaque est généreuse, dévoilant des notes chocolatées et poivrées avec une finale en finesse légèrement épicée sur la cannelle.
17 € https://domainedepieblanc.fr
J.DENUZIErE Crozes Hermitage
2019
C’est sur un terroir de roches et cailloux que s’épanouit
la Syrah de ce Crozes Hermitage. Vin charnu de fruits noirs et terriblement charmeur, sa couleur est
sombre presque noire avec des nuances rouge rubis. Le nez est fuité (mûre – cassis)
et épicé de poivre. Le palais riche, fruité, rond et généreux est doté
d’une belle fraîcheur. Sa bouche juteuse, avec cette sensation de peau de raisin légèrement humidifié par la rosée du matin, charme par ses notes de petits fruits noirs associées à des notes épicées, légèrement fumées et sa texture veloutée soutenue par des tanins soyeux.
A servir aux plats de viande savoureux de préférence à base d’agneau. Elégant. 14,50€0474595033
par les Grecs et les Romains dans la continuité de celui de Provence. On y découvre des vins somptueux élaborés grâce à des vignerons de talents comme Canet Valette, Gauby ou le Clos des Fées. Aujourd’hui, nous allons dé- couvrir le Château de Pennautier.
Le Château de Pennautier se situe aux portes de Carcassonne, au cœur de l’AOP Cabardès. Miren et Nicolas de Lorgeril vous invitent à découvrir
le vin, la vigne, dans leur monu- ment historique. Pour une heure ou une semaine, en famille ou entre amis, le château offre acti- vités et découvertes. Pennautier est reconnu comme un grand site œnotouristique d’Occitanie sur quatre siècles d’histoire !
Zoom sur le Cabardès Terroirs
d’altitude 2015. Cette cuvée met à
l’honneur des terroirs frais, diffi-
ciles, à la maturation lente et pro-
gressive des tanins qui assurent une
source d'équilibre et d’arômes intenses. Elle dévoile avec générosité une riche palette de sa- veurs fruitées, mais aussi vanillées due à son élevage en barriques. Complexe et charpenté, sa finale fraîche sur des notes acidulées et de menthe poivrée laisse une impression élégante et de grand plaisir qui ravira les plus grands amateurs des vins du Languedoc-Roussillon.
La puissance de cette cuvée charnue et fruitée s’alliera à merveille avec de la viande en sauce ou en grillade et des fromages crémeux. Ce vin rouge est à servir à 18°C. n
   ecoreseau.fr mars 2021
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]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[expressions
La liberté ne se reconnaît qu’à ses limites
Louis Latzarus, journaliste, essayiste et romancier français (1878-1942)
Libéré·es ? Délivré·es ?
médias
par mathieu wilhelm
Journaliste/Interviewer BFM Paris Éditorialiste médias
  [ nouveau ]
  « Je
jamais »,
l’héroïne star de Dis-
ney! Soyons d’accord, il
faut bien nager dans un
monde de dessins animés
pour prendre au pied de la
lettre ce qui semble être,
actuellement, une pro-
messe que plus grand monde ne tient. La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, nous dit-on... Ah oui? Pas toujours... et de moins en moins. Pourfendeurs honnêtes que nous étions, procureurs que certains se rêvent d’être, délateurs et calomniateurs que d’autres se plaisent à devenir, cachés dans l’obscurité de leur chambre à coucher... Car oui, au- jourd’hui, le revolver a changé de forme. Il revêt à présent l’habit d’un clavier à 105 touches, et son chargeur est inépuisable en munitions...
Chacun·e peut devenir une cible sans même s’apercevoir, avant de tomber froide- ment sur le sol, qu’il ou elle aura été dans le viseur depuis de nombreuses années. Les raisons? Toujours à peu près les mêmes dirons-nous, depuis des siècles, du baiser de Judas au tweet intempestif [Judas lui au moins, avait l’audace d’agir à visage dé- couvert] ! Dénonce telle ou telle population pour pouvoir vivre sur ses terres. Dénonce le juif du palier d’à côté pour t’emparer de son mobilier. Dénonce aujourd’hui ton voisin ou ta voisine pour laisser entrer da- vantage de soleil sur ta terrasse, puisqu’à présent son fichu parasol sera définitive- ment fermé... Toutes les fortunes ont une odeur de soufre, toutes les revendications ont une odeur de fierté, toutes les délations ont une odeur de faux sceptique ou de fosse septique...
Twitter, « La poubelle de l’humanité », ne pratique pas le tri sélectif! Le tout-venant est le bienvenu! Mais ne serions-nous pas finalement encouragés à tout cela? Si nos voisins helvètes ont toujours poussé leurs concitoyens à dénoncer toute infraction qui s’offrirait à leurs yeux, en rebaptisant même le concept en « courage civique », en France, il n’a jamais été loi... Ah, finale- ment si! On change de braquet. Dès à pré- sent, la délation fiscale est rémunérée par le fisc... Tous des indics! Et il est assez iro- nique de penser que dans ces périodes où nos libertés sont bien tristement réduites à leurs minimums, la situation amène certains à décupler la seule qui leur reste:
alchimie, ses 60 chaînes et sa science infuse !
L’avenirducontenuaudiovisuelestbienlà!Onl’appelleOTT,comprendre«Over the top » ! La télé de détournement du canal linéaire de nos chers écrans de télé, le contenu à la demande, celui qui nous est familier, celui que l’on souhaite, celui qui nous ressemble. Ce n’est plus en termes de temps de cerveau disponible que l’on pense aujourd’hui, mais bien en temps de programmes accessibles sur à peu près tous les sujets, du plus élitiste au plus candide. Ils ont tous deux leur place de choix sur une grille qui les réunit tous : la bien nommée Alchimie, à 4,99 euros par mois.
Le principe est simple : Alchimie se met en contact
ultra-direct avec influenceurs, groupes de médias
ou producteurs afin de lancer des chaînes de façon
assez simple où chaque acteur est décisionnaire
de ce qu’il veut produire ! Sous l’égide de son CEO,
Nicolas d’Hueppe, elle aide finalement les talents
et les médias à lancer leur propre Netflix ! Mais ça ne s’arrête pas là. La plate- forme met aussi à disposition un riche catalogue à destination des futures chaînes pour qu’elles puisent à leur guise dans cette gigantesque bibliothèque les éléments qui colleraient à leur ligne éditoriale. Et ce n’est pas du chiqué :
plus de 1 000 heures de programmes y sont rajoutées chaque mois ! L’alchimie est totale... La différence avec une chaîne YouTube ? Elle promet des revenus fixes aux producteurs, dans un système d’abonnements aux sommes modiques, auxquels chaque utilisateur s’acquittera au mois ou à l’année, au choix ! Tout le monde est content ! Et bingo, Alchimie s’est introduite avec succès en Bourse en novembre 2020 et les investisseurs commencent en masse à sonner au portillon ! La plate-forme est déjà dotée de plus d’une soixantaine de chaînes thématiques. Redisons-le, l’avenir du média est assurément bien là !
[ IL A TOUT COMPRIS ]
Emmanuel macfly et Brigitte Carlito ?
Nouvel élan dans la stratégie de com de l’Élysée ! À l’instar du porte-parole Gabriel Attal qui depuis quelques semaines s’est lancé dans une série de lives Instagram aux côtés de divers influenceurs et influenceuses, c’est au tour du grand patron de se jeter dans le bain ! Emmanuel Macron vient de lancer un défi à « Mac Fly et Carlito », tandem incontournable chez les plus jeunes, et à la chaîne YouTube qui ne comptabilise pas moins de 6,3 millions
d’abonnés ! Le pari ? Réaliser une vidéo autour des gestes
barrières à destination de leurs fans. Si la séquence réussit
à cumuler 10 millions de vues, les deux acolytes seront
reçus à l’Élysée pour le tournage d’une autre pastille, cette
fois-ci en compagnie du Président, et se prêter à un jeu de
« récit d’anecdotes » ! Ça promet... Mais le chef de l’État
a tout compris, de A à Z ! La prochaine présidentielle se jouera sur le Net, même si la moyenne d’âge des aficionados de McFly et Carlito n’atteint pas encore
l’âge du droit de vote ! Et qu’il prépare déjà le menu pour leur venue, ainsi que ses histoires les plus croustillantes, puisque le premier jour de mise en ligne dudit
« défi », 6 millions de visionnages étaient déjà enregistrés (près de 9 millions à ce jour, soit largement plus de 10 à parution). Bon point pour les deux youtubeurs, ils promettent de reverser tous les revenus générés par la vidéo « gestes barrières » aux étudiant·es précaires.
Bonus : le clip est vraiment drôle !
[ AMBITIONS ]
Elkrief : 15 ans tout rond !
5-4-3-2-1... Tapotage dans l’oreillette, et c’est parti! 28 novembre 2005, premiers sujets de BFM TV: « Reprise du procès de Saddam Hussein », et « TVA à 5,5 % pour la restauration » ! Retour vers le futur... Ruth Elkrief passe en revue le premier JT de la chaîne, avant de se retrouver aux côtés de Dominique Bodis, président du CSA, et Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication
de l’époque. Aujourd’hui l’incarnation originelle Ruth se prépare à faire ses valises... Une décision dont elle dit être la seule instigatrice,
elle dit même sa direction « attristée » de voir partir son
icône. Elle aura été la créatrice des grands rendez-vous
de la chaîne, des interviews et grands débats politiques,
du journal de 19 heures, pied de nez à la grand-messe de
TF1 et de France2 ! Mais ne serait-ce pas, justement, son
éviction de la case 19 heures/21 heures à la rentrée dernière
qui lui aurait soufflé à l’oreille son envie de nouvelles
aventures ? Lesquelles ? Secrètement, en bruit de couloir, elle préparerait avec le professionnalisme qu’on lui connaît l’élection à la tête de la chaîne Public Sénat! Impétrante, puisque le mandat de l’actuel président Emmanuel Kessler prend fin au 31 mai prochain ! Comme son déjà ex-patron Marco Fogiel, elle passerait donc derrière la caméra, le rêve ultime, paraît-il: la direction d’une chaîne! La reine de l’info, les rênes en mains, ça en jette ! Hue dada !
ne
mentirai plus nous chante
parler.
Libérer la parole ou parler pour se sentir libre ? La nuance est fine, mais elle existe. Et elle est la consé- quence directe de l’en- fermement de chacun. Vouloir faire quelque
chose, quitte à mentir, à salir, à assassiner. Le pouvoir des mots est sans doute celui qui donne le plus de satisfaction à celui ou celle qui le détient. Mais il n’est pas ici ques- tion de dire qui a raison ou qui a tort, mais bien de savoir comment aujourd’hui il est possible de déceler le vrai du faux...
Le principal problème, et fer de lance de la toute neuve arrivée en politique de Maître Dupont-Moretti : l’anonymat. L’anony- misation de la parole devient l’horreur du néant. Vous n’êtes personne! Quand, der- rière son bureau, un vrai journaliste signe un papier en disant ce qu’il pense, il tire sa légitimité et son droit de cité (r) d’une seule et même chose: sa signature. Ah, il est certain qu’en voulant rendre sa justice sur les réseaux sociaux, les frais d’avocat sont moins considérables! Et le verdict, lui, tombe à peine l’accusation formulée. La présomption d’innocence n’aura jamais été autant bafouée, la vindicte populaire a pris le pas et la « présomption de culpabilité » est devenue la règle dans les tréfonds du numérique... Il n’est même plus question
  d’employer la
tique », mais
qui, à l’inverse de nos institutions protec- trices, lui, ne cherchera pas de preuves, puisque justement, sans preuves, les pseu- do-victimes ne peuvent pas saisir la justice. Internet supprime les intermédiaires, les garde-fous n’existent plus... On ne parle même plus ici de fake news, mais de ra- gots ou de rumeurs. Et comme les loups attaquent en meute, tout accusateur du dimanche trouvera sa horde pour diffuser son virus à vitesse grand V. Et le mal est fait! Certains ont décidé de cesser d’y lais- ser leurs plumes et pléthores de personna- lités ont quitté le paquebot Twitter car bien trop souvent sous le feu des insultes inces- santes, sexistes, racistes ou homophobes. Plus dur encore, les vraies victimes, elles, se retrouveront noyées au milieu des facéties de ceux qui n’ont que l’esprit de vengeance, de manipulation et d’avidité malsaine d’un pouvoir qu’ils n’auraient jamais eu ailleurs.
formule « tribunal média- bien « tribunal populaire »,
 100 | mars 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[FEMMES 2020 – « KAMALA »
Les mots du tableau femmes continuent de raconter une histoire qui est un combat. En 2020 l’éco-féminisme re-
vient. Il fut lancé par les Américaines en 1960 pour lutter entre autres contre le nucléaire et les nuisances du progrès. Il a été soutenu par Fran- çoise d’Eaubonne en France. Il est à nouveau d’époque et mêle écologie et féminisme.
Avec le confinement, on a vu hé- las se maintenir le terme violences conjugales. Le harcèlement de rue se poursuit et les violences faites aux femmes. Mais les femmes sont aussi des héroïnes et soignantes dans le ta- bleau des mots de 2020.
Et les femmes symboles sont tou- jours présentes, inspirantes, elles se battent pour et par des causes diffé- rentes, d’Assa Traoré à Angela Mer- kel nommée de façon induite dans les esprits, Présidente de l’Europe. 2021 sera sa dernière année en tant que chancelière. Monte dans l’ac- tualité le profil puissant de Kamala Harris !
Le Metoo se poursuit, dénoncé par des femmes symboles combatives comme Isabelle Carré et l’auteure Vanessa Springora qui nous crie dans son livre, Le consentement : « j’ai été la proie de Gabriel Matzneff. Il y a eu aussi le scandale de la jeu- nesse volée des patineuses... »
Mais que devient le désir après le #Metoo ? c’est la question que pose ce tableau.
Les femmes semblent toutes enga- gées solidaires et veulent une beauté écologique ou résiliente. Elles déve- loppent la consommation réfléchie d’une mode de seconde main. Elles propagent un sens du collectif, souhaitent la fin des apparences, sont toujours cheffes d’entreprises, cheffes de famille. Pas étonnant qu’elles soient épuisées ! D’ailleurs un des verbes de l’année est le verbe cheffer.
Mais qu’elles dirigent ou influencent, les femmes gagnent du pouvoir, Léna sera la youtubeuse qui fait un mal- heur en libraire avec son guide de développement personnel. Engagées et agissantes elles ont le mérite de ne pas fuir leur sensibilité et cherchent le pouvoir et le bien être ! n
rétrospective
expressions
  « Kamala », Jane Bee, 2020
Jeanne
Bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
ecoreseau.fr mars 2021 | 101
]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[expressions
les mots de la fin par Marie Grousset
   liaison fatale
Nancy Spungen, petite amie de Sid Vicious, fut retrouvée morte le 12 octobre 1978. Son compagnon fut alors accusé de meurtre et mis en prison. Malheureusement, ce crime inspira certains médisants qui décidèrent d’utiliser le nom de la jeune femme pour désigner une « petite amie pénible qui te tire vers le fond ». So British.
les lumières de la ville
     la haine
Abhorrer
Ressentir une répulsion, une haine viscérale
à l’égard de quelqu’un ou quelque chose... Comme un chat face à un concombre, quoi. Réécriture de l’ancien français avorrir, dérivé du latin abhorrere (« s’écarter avec horreur de »).
Tant qu'il y aura des hommes
Qu’il ou qui ?
Mais qu’est-ce qu’il se passe à l’Académie française? Qu’est-ce qui fait le « qu’il »? Quid? Eh bien c’est simple – ou pas: si le verbe a une tournure impersonnelle, on écrit, on dit « qu’il ». CQFD : ce qu’il fallait démontrer.
   Alors, ce mois-ci, point de mot, mais une chanson ! Et une chan-
son très longue d’ailleurs, puisqu’elle dure une heure et trente minutes. Il s’agit de Phrasenmäher par Zwei Jahre. Parfait pour apprendre l’allemand
donc. Bon courage.
l’empire des sens Doujinshi
Le doujinshi est une forme de fanwork (œuvre réalisée par un fan) dont le nom veut dire, littéralement, « re- vue de cercle ». Il s’agit le plus souvent d’un fanzine ou d’une œuvre réalisé·e par des fans d’un même manga/ anime ou autre média de culture geek. Fait intéressant : les doujinshis sont vendus à petit tirage, notamment sur des sites comme eBay car les éditeurs japonais acceptent leur existence dans la mesure où ces fanworks leur permettent de repérer des pépites parmi leurs auteurs.
Falotier
Un mot ancien qui désigne les allumeurs de réverbères d’antan, les « faiseurs de jour » en quelque sorte, puisque
c’est grâce à leur travail que nos ancêtres pas si lointains pouvaient se diriger à travers les rues le soir venu.
   on connaÎt la chanson
    102 |
mars 2021 ecoreseau.fr
PROCHAIN NUMÉRO LE 2 AVRIL 2021
]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[                                  ]]></page></pages></Search>