﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="108"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[ ÉCRITURE INCLUSIVE
À la XXIe siècle,
la féminine domine
la masculine...
Le nouvel après
 SOMMES-NOUS PRÊTS ?
  INNOVATION
       FINANCES
ENTREPRISE
                 les placements à suivre en 2021
N°75 DÉC.2020/JANV.2021
le télétravail accélère la dématérialisation
                              ENTREPRENDRE | INNOVER | POSITIVER
 20
ÉNERGIES VERTES - ÉCONOMIE CIRCULAIRE
RECYCLAGE - RECONDITIONNEMENT
TRANSITION ENVIRONNEMENTALE
TAXER LES GAFAM
inventions
pourquoi est-ce si
qui vont changer
le monde - partie 1 BEL/LUX : 5.20 € - Suisse : 9 FS - Canada : 8.99 $ CAN - Maroc : 55 DH - Dom : 5.50 € - Tom : 750 XPF
difficile ?
ecoreseau.fr
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[éditorial
APrésidences recyclables ?
   Olivier magnan
Rédacteur en chef
fondateur & directeur
de la publication
jean-baptiste
Leprince
le chat de
 u moment où la COP 21 zigouillée par Au milieu de ce changement de paradigme, ce sont Trump reprend du poil de la bête, alors les politiques qui « galèrent » le plus : ils·elles doivent que le galopant réchauffement cli- – outre la lutte contre l’épidémie de court terme – matique se moque de nos mesurettes assurer le passage entre l’ancien et le nouveau mo-
et s’envole vers les 3° à horizon 2050, la France dèle sans en avoir le temps en quatre ou cinq ans
 prend petit à petit, lentement mais sûrement, des options climat, mais à l’échelle citoyenne : achat de seconde main, pratique du recyclage, incarnés par des entreprises comme Vinted la lituanienne ou SOS Accessoire le français (p. 18). Bien sûr, cette amorce d’économie circu- laire n’est qu’une goutte d’eau précieuse dans une perspective catastrophiste : nous allons tout droit vers une claque climatique, avec son cor- tège de catastrophes qui viendront se surajouter au cataclysme covid. Dit comme ça, bonjour les dégâts et adieu le positif ! Ce n’est pas tout à fait vrai. Proche est le temps où les nouveaux mo- dèles économiques – pas forcément récessifs, pas forcément anti-humains ni déclinistes – vont relayer, sans rupture, le vieux modèle produc- tion-profit. Une forme de néolibéralisme « autre production-mais toujours profit » qui gardera nos entreprises libres (système libéral) de créer, vendre, investir mais sans polluer ni appauvrir les ressources. La surabondance dévastatrice crée en soi des modèles rentables qui s’enri- chissent de son contraire, recyclage, dépollution, énergies propres. Les grands groupes par nature dévastateurs qui ne veulent pas disparaître « re- cyclent » à marche forcée leurs modèles pour produire plus, mais propre et durable, à partir d’énergies non fossiles.
de mandat. À moins de se recycler façon Merkel – 15 ans de chancellerie –, les décideurs des politiques de nos États sont écartelés entre la « fin du mois » et l’échelle temporelle de la transition, beaucoup plus longue. Les allers-retours de la présidence française (avancée pour les uns, volte-face pour les autres) en sont l’image : Emmanuel Macron ne reprendra plus bon nombre des mesures de la Convention citoyenne, mais annonce, théâtral, un référendum symbolique sur la prééminence de l’environnement dans la Constitution. Difficile équilibre pour un
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Élodie Coin
                     ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 |3
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galaxie
briefing de l’optimisme
entreprendre & innover
en couverture
LeS FranÇaiS PrÊTS
À (Se) recYcLer ?
OUi, maiS...
société Taxer les GaFam, pourquoi est-ce si difficile ?
société mondial 2022, au Qatar, une lente évolution du droit du travail...
l’œil décalé Genre : à la xxie siècle,
la féminine domine toujours la masculine
réseaux & influence Le cercle economy et Grands vins, héritier direct du Wine and business club
34 en immersion jean Perzel, le fiat « luxe » de l’éclairage
Trophées Optimistes 2020
36 électron libre alexandre Prévert Pianiste/conteur/stand-upper 38 culture du rebond michel Picot
Présentateur radio, ses rebonds l’ont
transformé en entrepreneur
40 briefing innovation
42 décryptage 20 inventions qui vont changer
le monde • 1re partie : les 7 attendues
pratique
bOÎTe À OUTiLS
44 réflexion & stratégie Stratégie de transition écologique : les entreprises et les collectivités la mettent en pratique
48 business guide Le télétravail accélère la dématérialisation
56 carrières & talents Les business schools face à la covid
vie privée
LeS PLacemenTS «béTOn»de2021!
74 baromètre patrimoine & fiscalité patrimoine
78 baromètre finance & marchés 82 culture & co
84 essais auto
86 santé La ruée vers l’or vaccinal 88 dans l’air du temps La montagne,
ce n’est pas seulement le ski !
94 l’art du temps 103 expressions
52 briefing rh & formation
aTTenTiOn : compte-tenu de la crise sanitaire actuelle et des contraintes liées à l'impression de ce numéro,
abonnez-vous P. 85 et 38
   4 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
certaines informations peuvent avoir été modifiées ou être obsolètes au moment de la diffusion
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[                    LA PETITE BOUTIQUE DE JULIE SE DÉVELOPPE AUSSI EN LIGNE
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]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing de l’optimisme par Olivier Magnan, Adam Belghiti Alaoui et Geoffrey Wetzel
  Cette volonté
et cette fureur
L’IMAGE
l’onde positive
Thierry Saussez
Créateur du Printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
  de vivre, d’agir,
de dépenser de
l’énergie, de servir,
L
Solidaires, les 22 acteurs présents sur la pelouse ont décidé de mettre un terme à la rencontre. Comme un seul homme: Football 1. Racisme 0.
d’aimer...
e mardi 8 décembre restera dans l’histoire du football. Lors de la rencontre de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Basaksehir, un arbitre in- ternational a complètement déraillé en utilisant un terme d’un autre temps pour
J’AI LU AVEC BONHEUR
La fureur de vivre, du grand astrophysicien Hubert Reeves. Un personnage considérable qui m’inspire. La présentation de son livre se suffit à elle-même, il dit les choses comme il faut : « Ce livre est une invita- tion à regarder le monde comme un lieu où s’exerce une formidable volonté de vivre, un lieu fécond où ça veut, ça peut, ça évolue, ça coûte, ça donne et ça risque. » Au fond, on pourrait en faire un complé- ment de la devise des optimistes lucides qui savent très bien qu’on ne gagne ni ne perd tout le temps. Tout repose sans cesse sur notre volonté et cette fureur de vivre, d’agir, de dépenser de l’énergie, de servir, d’aimer.
UNE PERSONNALITÉ POSITIVE ME PLAÎT
Il s’agit de Jean-Pierre Pernaut qui quitte le 13 heures de TF1. Je sais bien que l’on a traité volontiers sa tranche d’information de journal de beauf, un peu réac, avec ses flocons de neige, ses fleurs à la cam- pagne. À la vérité, c’est l’un des rares, voire le seul JT positif. Il passe son temps à valoriser les artisans, les commerçants, les entrepreneurs, les associations, les initiatives locales qui fleurissent partout en France. Coup de chapeau à ce JT bâti sur une idée simple: je parle à tous les Français·es, je valorise la province. Moi qui essaie de regarder un peu tout à la télévision pour comprendre ce que regardent les Français·es, et même si je ne suis pas tous les jours à 13 heures devant Pernaut faute de temps, je saisis à travers son angle pourquoi il est le JT le plus regardé.
UNE INITIATIVE EST à SALUER
Celle de la pause optimiste instituée en ce mo- ment à l’initiative des Optimistes de France sous la forme d’une Webémission qui donne la pêche. Quarante-cinq minutes animées par les délégués territoriaux de la Ligue dont je salue l’action partout sur le terrain en France. À retrouver sur liguedesop- timistes.fr n
Se connecter au Printemps de l’Optimisme www. printempsdeloptimisme.com
rejoindre la Ligue des optimistes www.optimistan.org
désigner Pierre Achille Webo, l’adjoint du coach de l’équipe turque: le Noir...
La crise va-t-elle permettre aux entreprises de passer d’un modèle de “business for
 business” à celui, vertueux, de “business for common goods” ?
Éric Piolle, maire de Grenoble, lors du 7e Sommet de l’économie du magazine Challenges
La quasi-totalité des entreprises ont fait appel aux dispositifs d’aides
Parmi les entreprises, rares sont celles qui
n’ont pas été impactées par la crise sanitaire. Heureusement, beaucoup ont pu s’adapter
grâce notamment au filet de sécurité mis en place par Bercy. Dans une étude publiée le jeudi 10 décembre, l’Insee constate l’ampleur du choc. Un tiers des sociétés de 10 salarié·es ou plus ont suspendu leur activité pendant le Dispositif d’aide au premier confinement du printemps, plus de quatre entreprises sur cinq estiment avoir subi une baisse d’activité entre mi-mars et mi-mai, dont un tiers une baisse de plus de 50 %. Pour
faire face, plus de quatre sociétés sur cinq ont fait appel à une ou plusieurs mesures d’urgences et dispositifs d’aide de l’État. Tout le monde dans le même bateau.
 à LIRE
 6 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
Un Goncourt presque « normal » pour L’anomalie
Exit le restaurant parisien Drouant où se réunissent généralement les jurés et place à la visioconférence! C’est à travers ce canal qu’Hervé
Le Tellier, 63 ans, a été récompensé du prix Goncourt pour son roman L’Anomalie, son vingt-troisième, qui marque au passage son entrée chez Gallimard. Ce lundi 30 novembre, le prix Renaudot a, lui, été attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoire du fils (Buchet-Chastel).
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]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
leS chiffreS
900 000 tonnes
5 000 milliards
1 605 000 milliards
400 millions d’euros pour Lsauver la filière montagne
’ouverture des stations de ski pourrait se faire le 7 janvier. Une éternité pour les professionnels du secteur puisqu’ils ratent les va- cances de Noël. Pour soulager la filière, le gouvernement a annon- cé un plan de soutien : 400 millions
d’euros au global. Parmi les mesures, « un
dispositif ad hoc » afin d’assumer les charges
fixes pour l’État, à hauteur de 70 %, des so-
ciétés de remontées mécaniques, privées ou
en régie publique. Les commerces des sta-
tions – y compris alimentaires – pourront
prétendre à un fonds de solidarité d’un mon-
tant de 10 000 euros dans le cas où leur chiffre
d’affaires baisserait de 50 %. « Nous pouvons
saluer le Premier ministre et les ministres
concernés qui ont fait un travail énorme pour
éviter une catastrophe. Il aurait été mis par terre en deux mois ce qui a été construit en 60 ans depuis le Plan Montagne », a déclaré pour Les Échos Jean-Luc Boch le président de l’Association nationale des maires de sta- tions de montagne (ANMSM). Pour rappel, en France, on comptabilise 250 stations de ski, soit l’équivalent de 18 000 emplois directs et 120 000 indirects. n
800 millions d’euros par an
Ce que devait verser le groupe sino- espagnol Mediapro en contrepartie de 80 % des droits des championnats de France de football relayés par chaîne Téléfoot qui va disparaître. Légèreté des instances de FFF, jem’enfoutisme du côté du diffuseur qui espère se dégager moyennant 100 millions d’euros pour solde de tout compte. En embuscade, Canal + va récupérer de la couverture de matchs...
couvre-feu : Français·es résigné·es
> 71 % approuvent le couvre-feu
> 60 % le soutiennent pour le jour de l’An
Mais
> 56 % des jeunes disent vouloir se rebeller et trouver une échappatoire...
Sondage mené par Odoxa-Dentsu Consulting
briefing de l’optimisme
 Le volume de déchets enfouis en France chaque année, selon un rapport parlementaire.
Le nombre de morceaux de plastiques qui flottent dans nos océans selon National Geographic. La durée de vie du plastique ? Entre 450 ans et l’infini.
Nombre de décès confirmés dans le monde dus à la covid-19, selon l’Organisation mondiale de la santé, pour près de 71 millions
de cas confirmés.
La France, championne des dépenses sociales
En matière de dépenses publiques sociales, la France reste le numéro un des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Un constat confirmé par un document de travail publié par l’OCDE qui observe qu’en 2019
la France a consacré 32 % de son PIB
auxdites dépenses. Viennent ensuite la
Finlande (29,6 %), le Danemark (29,2 %),
la Belgique (28,7 %) et l’Allemagne
(25,4 %). Et ce n’est pas la crise sanitaire
qui met à mal cet état de fait, elle fait au
contraire gonfler la facture (chômage
partiel, prestations sociales, extension
des régimes de soutien du revenu...). Un
renversement de tendance par rapport
aux dix dernières années qui avaient vu
les dépenses publiques sociales se réduire pour se limiter à 20 % du PIB des pays de l’OCDE en 2019. L’augmentation (contrainte) des dépenses en 2020 pourrait atteindre deux points de PIB. L’État providence à la française, bien qu’attaqué de toute part, est encore sur les rails. aba
Le Plan de relance européen ralenti par les réfractaires Pologne-Hongrie et par le brexit...
Le fameux plan de relance européen de 750 milliards d’euros, annoncé en grande pompe par les pays membres courant juillet, n’est pas encore sur les rails. La faute à des négociations qui durent et aux vetos de la Hongrie et de la Pologne. Ainsi que le contexte de bras de fer à rallonge avec le Royaume-Uni.
La « prise d’otage » du plan par la Hongrie et la Pologne aura duré
trois semaines. Après une série de « clarifications » du texte et de garanties quant à l’emploi par les autres pays membres des nouvelles règles du jeu budgétaire, les réfractaires ont cédé. Non sans s’assurer qu’ils ne seront pas sanctionnés sans pouvoir en discuter au Conseil européen. Surtout, Pologne et Hongrie ont besoin du plan de relance, leurs économies ne vont pas se relancer toutes seules, ils ne pouvaient maintenir leur position frondeuse et minoritaire plus longtemps. Notamment face au tandem franco-allemand, une nouvelle fois proactif à l’échelle européenne.
Quid du Brexit ?
À peine un compromis est-il trouvé qu’une autre querelle revient sur le devant de la scène. Et si l’en est une dont on ne distingue toujours pas le bout, c’est bien celle du Brexit. Pendant qu’un dîner « de la dernière chance » réunissait le Premier ministre britannique Boris Johnson et la Présidente allemande de la Commission européenne Ursula von der Leyen, les Vingt-
Sept se préparent à un
probable échec définitif
des négociations. Pour
rappel, le Brexit, déjà
proclamé en début
d’année 2020, doit
entrer définitivement en
vigueur le 1er janvier 2021.
Dimanche 13 décembre
devaient se tenir les fin
des négociations, mais
«VDL»et«BoJo»ont
décidé de repousser
encore un peu plus les discussions. Pour le second, l’échec serait
le scénario le plus probable. « Nous sommes dans une zone où on
peut arriver à un accord et ne pas être en mesure de l’appliquer le
31 décembre. Il y a une période de no deal qui est à peu près certaine » [...] « Mais c’est différent d’avoir un accord et de gérer un no deal pendant quelques semaines que de ne pas avoir d’accord et de gérer un no deal définitif », s’inquiète une source européenne. L’épilogue est proche. Promis.
        8 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
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briefing de l’optimisme
Amazon dans le viseur
de la Commission européenne
joe biden saura-t-il
réconcilier les américain·es ?
Dans la série américaine où ont « joué » Donald Trump et Joe Biden, c’est le second qui a fini par s’imposer. Biden arrive dans une Amérique divisée, sous l’emprise d’une violence extrême et banalisée. Analyse signée Jared Mondschein (United States Studies Centre) et publiée par The Conversation.
L’une des analyses qui seront probablement mises en avant insistera sur le constat que Biden a conduit une campagne peu spectaculaire,
ce qui correspondait
exactement à la demande
d’une population lassée
de quatre ans de politique
spectacle. Autre argument qui ne manquera pas d’être avancé : le très lourd bilan humain dû à la pandémie
de covid-19, qui a causé la mort de quelque 250 000 personnes aux États-Unis. Mais l’analyse la plus répandue attribue le résultat de l’élection à la peur et au doute qui se sont emparés d’un pays polarisé comme il l’a rarement été dans son histoire.
des électeur·rices passionné·es,
polarisé·es... et armé·es
Avec 70 millions de suffrages, Donald Trump a
récolté plus de voix que tout·e autre candidat·e à la présidentielle américaine dans l’histoire — à l’exception de Joe Biden, qui en a recueilli plus de 74 millions. Cette mobilisation record constitue bien sûr un signe positif pour la vitalité de la démocratie américaine. Mais certaines des passions qui sont à l’origine de ce taux de participation jamais vu suscitent l’inquiétude.
Un récent sondage a révélé qu’une majorité d’Américain·es n’étaient pas disposé·es à accepter
la victoire du camp opposé. En outre, il ressort de ce même sondage que les Américain·es de chaque camp étaient conscient·es que leurs adversaires refuseraient d’accepter la défaite : 16 % du côté des électeur·rices de Trump et 26 % du côté des partisan·es de Biden. De façon alarmante, un autre sondage a révélé qu’environ un tiers des Américain·es considéraient que la violence pouvait être justifiée pour soutenir les objectifs de leurs partis politiques, tandis que 21 % des personnes à forte affiliation politique étaient « tout à fait disposées à approuver la violence si l’autre parti remporte la présidence ».
et maintenant?
Trump finira par quitter la Maison Blanche. Mais il
est difficile de voir sa base loyale se détourner de lui de sitôt. Il ne respectera probablement pas la norme selon laquelle les anciens présidents américains se retirent de la vie politique après avoir quitté la Maison Blanche. Certain·es dirigeants républicain·es ont
pris leurs distances avec le président sortant, mais
il bénéficie toujours d’un taux d’approbation de 95 % parmi les sympathisant·es républicain·es, ce qui
fait indéniablement de lui l’un des grands favoris à l’investiture républicaine à la présidence de 2024. Quant à Joe Biden, il devra, durant son mandat, gérer de multiples crises: pandémie, ralentissement économique, polarisation extrême de la population... Si le Sénat américain reste sous contrôle républicain, sa tâche sera encore plus ardue. De l’élargissement de l’Otan à la loi de relance économique de 2009, Biden arrive à la Maison Blanche fort de plus de réalisations bipartisanes que n’importe quel président depuis
un demi-siècle. La question est de savoir s’il saura surmonter les dangereuses divisions qui affaiblissent l’Amérique. n
Les GAFAM ne sont plus tout permis en Europe. En théorie. C’est cette fois-ci Amazon que la Commission européenne accuse d’infraction aux règles commu- nautaires de la concurrence et de traitement préféren- tiel. Une première enquête avait été ouverte en juil- let 2019, une seconde a été lancée.
La liste de griefs de Bruxelles à l’encontre de la firme de Jeff Bezos, Amazon, s’allonge à vue d’œil. En particulier, les pratiques anticoncurrentielles de l’enseigne vis-à- vis des commerçant·es indépendant·es accueilli·es sur sa marketplace. Elles ont fondé l’enquête de la Com- mission européenne ouverte en juillet 2019. Comme il y a un an, Bruxelles considère aujourd’hui que le géant de l’e-commerce enfreint les règles antitrust de l’UE en faussant la concurrence sur les marchés de détail en ligne. « La vente en ligne est devenue très importante, d’autant plus en ces temps de pandémie », explique Margrethe Vestager, présidente de la Commission, et Amazon rafle la mise : en France, 80 % des personnes qui usent de l’e-commerce ont acheté chez Bezos au cours des douze derniers mois.
Double enquête
S’ajoute une seconde enquête, concentrée sur les soup- çons de traitement préférentiel des offres ou des ven- deur·ses de la place de marché d’Amazon, qui ont re-
cours à ses services de livraison et de stockage. Il s’agit ici, pour la Commission, de vérifier si les critères fixés par Amazon pour sélectionner le gagnant de la « Buy Box » (elle permet aux vendeur·ses de proposer des produits dans le cadre du programme de fidélité Ama- zon Prime) conduisent à « un traitement préférentiel du commerce de détail d’Amazon ou des vendeur·ses qui utilisent les services de logistique et de livraison d’Amazon ». Entrer dans la « Buy Box » est crucial pour une marque : 80 % des transactions de la plate- forme passent par ce bouton, placé à droite des fiches de produits, moyen d’acheter en un clic. n aba
  Sans diplôme ni qualification : le bilan du Hub de la Réussite
Benjamin Chkroun, président-fondateur :
« nous fonctionnons comme un incubateur de talents, ces jeunes ont des atouts »
 Quel a été l’im- pact du premier confinement sur les jeunes décrocheurs que vous ac- compagnez ? D’abord, il faut savoir que
nous accompagnons un public assez large: celles et ceux qui dé- crochent du lycée à 17 ans, les jeunes âgés entre 18 et 25 ans en insertion ou les bénéficiaires du RSA. Des jeunes qui viennent aussi bien des quartiers que de la ruralité. Mais une chose les ré- unit, notre public demeure fra- gile. Ils·elles ne disposent pas des conditions socio-économiques favorables à la réussite, d’un en- tourage familial capable de les aider. Le premier confinement a mis en lumière la fracture numé- rique. Certains jeunes n’y ont pas accès ou ne possèdent qu’un seul ordinateur pour toute une fra- trie. D’où un indispensable besoin d’accompagnement. Au sein du Hub de la Réussite, nous fonction- nons comme un incubateur de talents, ces jeunes ont des atouts,
nous devons leur en faire prendre conscience.
Comment parvenez-vous à les remobiliser pour qu’ils puissent parvenir à s’insérer dans la vie active ?
Tous ces jeunes gens ont besoin d’un accompagnement personna- lisé et non collectif. Durant le pre- mier confinement, nous sommes parvenu·es à accompagner 95 % des bénéficiaires du Hub de la Réussite sur environ 3 000 bénéfi- ciaires, via Instagram, WhatsApp, Tik Tok... peu importe! Exemple, nous avons permis à des jeunes femmes qui sortent de l’Aide so- ciale à l’enfance de bénéficier du dispositif Maison des Marraines. Il s’agit de proposer un logement pris en charge par la fondation Impala à ces jeunes femmes dès lors qu’elles s’inscrivent dans un parcours d’insertion. Et de faire en sorte que ces jeunes reprennent confiance. Je ne crois pas à l’ascen- seur social mais à l’escalier, tout est possible avec des efforts sup- plémentaires et une bonne dose de volonté.
En France, on parle souvent de la force du diplôme pour faire carrière, là où les Anglo-Amé- ricain·es mettent davantage l’accent sur les compétences. Faudrait-il changer notre façon d’appréhender le talent d’un·e jeune ?
Malheureusement, les jeunes que nous accompagnons n’ont pas toujours conscience de l’éventail de métiers qui s’offrent à eux et elles. On valorise beaucoup les bacs +... et peu les formations professionnelles. Dans notre pays, nous avons besoin de mieux gé- rer nos ressources humaines, la relance économique passera par là, notamment dans les métiers dits en tension. Ce qui passe donc par la valorisation des formations des Centres de formation d’ap- prenti·es. Car nombre de métiers qui découlent de formations pro- fessionnelles, comme ceux du bâtiment, témoignent d’une forte valeur ajoutée et ne sont pas... dé- localisables. n PrOPOS recUeiL- LiS Par GeOFFreY WeTZeL
 10 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[L’ONU secoue un peu les États pour le dérèglement climatique
Les voitures électriques vous saluent bien
L’année 2020 restera celle d’une crise d’un genre nouveau pour la plupart des secteurs économiques. En revanche, certains tirent leur épingle du jeu. C’est le cas du marché de la mobilité électrique, en plein boom ces derniers mois. Les prévisions étaient
très optimistes, les performances les dépassent
largement. Sur les onze premiers mois de 2020, 1,05 million de voitures 100 % électrique et hybrides rechargeables ont été vendues en Europe de l’Ouest (les 18 membres de l’Union européenne avant 2004, plus la Norvège, la Suisse et l’Islande). La barre symbolique du million est franchie.
Cette performance représente près de 10 % des ventes de voitures neuves en Europe de l’Ouest, que l’on anticipe à 11 millions en 2020. Le progrès est considérable : sur la même période en 2019, les ventes de voitures électriques n’avaient pas excédé les 550 000 unités, soit 3,9 % du marché. Avec les progrès
en parallèle de la mobilité électrique individuelle (trottinettes, vélos, scooters, motos...), la mobilité électrique s’impose dans le paysage.
The green life®
galaxie
  Samedi 12 décembre, dans le cadre d’un sommet vir- tuel, vingt-quatre États se sont engagés à prendre le
chemin de la neutralité carbone. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts commencés et a appelé le monde à « déclarer l’état d’urgence cli- matique. »
Triste record pour ce mois de no- vembre 2020. Jamais il n’avait fait aussi chaud durant cette période de l’année dans le monde. Les an- nées 2015 à 2020 figurent comme les six plus chaudes enregistrées, à en croire le « programme euro- péen de surveillance de la Terre » Copernicus.Pire,depuis1970,la planète gagne en moyenne 0,2 °C par décennie. « Plus d’efforts aux États », c’est ce qu’a demandé le secrétaire général des Nations unies.
À chacun ses promesses
Rappelez-vous, en 2015, du- rant l’Accord de Paris, la communauté internationale s’était engagée à contenir le réchauffement « nettement » en dessous de + 2 °C, et si possible +1,5 °C, comparativement à l’ère préindustrielle. La COP26, elle, a dû se résoudre à un report pour 2021 à Glasgow, une échéance lointaine au regard de la gravité de la situation climatique. Chaque État a annoncé ses objectifs respectifs lors de ce sommet virtuel. D’abord, ven- dredi, les 27 pays de l’Union européenne se sont entendus
pour réduire leurs émissions d’« au moins 55 % » d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990, contre -40 % précédemment, afin d’atteindre en 2050 la neutralité carbone. La Chine, pays pollueur par excellence, avait rappelé sa volonté de parvenir à la neutra- lité carbone d’ici à 2060. Et de réduire son intensité carbone de plus de 65 % d’ici à 2030. Beau programme, réaliste ?
Le retour des États-Unis
L’élection de Joe Biden marque le retour de la volonté des Amé- ricain·es à participer, eux·elles aussi, à cette lutte contre le ré- chauffement climatique: «Nous avons manqué de réaliser les actions audacieuses nécessaires et, aujourd’hui, nous n’avons pas de temps à perdre», a-t-il déclaré. Voilà qui marque une rupture après un Donald Trump climatosceptique assumé. Un retour dont se félicite le Emma- nuel Macron, qui a tout de même expliqué que tout ne s’est pas ar- rêté malgré le choix de Trump: « Nous avons continué à avancer, à œuvrer malgré le choix améri- cain [...] Et nous avons tenu ». De son côté, le Royaume-Uni envisage de stopper «dès que possible » le soutien financier aux projets d’énergies fossiles à l’étranger et de réduire d’au moins68%lesémissionsdeCO2 d’ici à 2030. n GW
 ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
| 11
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing économie
Les aides aux entreprises pèseront lourd sur le déficit
et la dette en 2021
Décidément, le projet de
loi de finances pour 2021
n’en finit plus d’être revu et
alourdi. Dernier exemple en
date, à la mi-décembre: ce
sont huit milliards d’euros
de crédits supplémentaires
qui s’ajoutent à l’effort pu-
blic pour maintenir l’éco-
nomie et ses acteur·rices à
flot. Au total, ce sont envi-
ron 20 milliards d’euros,
dont les crédits reportés de
2020, qui constituent l’effort
total. Conséquence directe,
la dette devrait bondir à 122,4 % du PIB en 2021, et le déficit public devrait être pous- sé jusqu’à 8,5 % du PIB. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, explique les choix : « Nous poursuivons notre choix stratégique de soutien massif aux entreprises, aux sala- riés et aux consommateurs, même si nous réorientons les aides vers les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire ».
Zoom sur les aides
En parallèle de l’accroissement de ses aides aux entreprises, Bercy a également revu à la baisse ses prévisions pour l’activité, en tablant sur une récession de 11 % sur cette année 2020, et un rebond du PIB de 6 % en 2021. Dans le détail, pour 2021 donc, l’État prévoit de consacrer encore 11 milliards d’euros au financement du chômage partiel, 5 milliards d’euros iront au chômage partiel « tradition- nel » et 6,5 milliards d’euros pour le dispositif du chômage partiel de longue durée (APLD). Le fonds de solidarité, qui, pour rappel, offre aux entreprises en difficulté une aide men- suelle, conditionnée à des pertes de chiffres d’affaires ou à une fermeture administrative, sera doté de 7 milliards d’euros et pourrait
-37%
de défaillances d’entreprises cet automne
- 7 465 déclarations d’états de cessation de paiements et ouvertures de procédure collective.
- 1/3 de faillites sur les douze derniers mois
   durer jusqu’à juin 2021. Un fonds de solidari- té que le patron de Bercy a qualifié de « pilier de notre soutien à l’économie ».
Aussi, 1 milliard d’euros sera consacré aux exonérations de cotisations et la même somme doit être dégagée pour diverses aides (soutien aux stations de ski...). Les jeunes (200 millions d’euros pour le dispositif de Garantie jeunes et le système de bourses), l’aide alimentaire (120 millions d’euros pour les associations), les aéroports (250 millions d’euros pour les aéroports fragilisés), sont aussi concernés par ce mille-feuille d’aide.
Addition salée
Pour financer toutes ses aides, l’État contracte des crédits. Les 8 nouveaux milliards d’eu- ros seront justement des crédits nouveaux. Olivier Dussopt, le ministre délégué aux Comptes publics parlait d’un déficit de 6,7 % à 7,8 % du PIB en 2021, Bercy table aujourd’hui sur 8,5 %. Une aggravation des estimations que l’on retrouve aussi concernant la dette publique, qui devrait franchir en 2021 le seuil des 120 % du PIB pour la première fois. On y revient, le « quoi qu’il en coûte » coûte très cher. Espérons qu’il porte ses fruits... aba
Explications :
• De nombreuses entreprises survivent sous perfusion des aides publiques directes.
• Les organismes sociaux et notamment l’Urssaf ont renoncé depuis plusieurs mois à assigner en justice les entreprises qui ne paient pas leurs cotisations.
• Le recours au chômage partiel, les reports d’échéances de prêts ou de charges ont momentanément soulagé une bonne partie des charges.
 mouvements
p allianz France (aGF) Fabien Wathlé
est promu directeur général
p arkéa crédit bail jean-Luc brunat
est nommé président du directoire
p beekast
nenad cetkovic
est nommé chief executive officer
p cdc Habitat (Sni) anne-Sophie Grave
est nommée présidente du directoire
p clubFunding Paul-éric Perchaud devient directeur du crowdinvesting
p crédit agricole Leasing & Factoring (caL&F)
Hervé Leroux
est promu directeur général adjoint en charge du développement
p crédit agricole Sud méditerranée (crcam)
nicolas Tavernier
est nommé directeur général
p delko développement Sophie Gagliano
est nommée directrice administrative et financière
p Grand Paris aménagement (aFTrP)
Stéphan de Faÿ
est nommé directeur général
p Groupe Le monde Sacha morard
est promu chief technology officer
p Harley-davidson France
christophe couet
est nommé directeur général de Harley-Davidson France
p inSeec U
mathias emmerich
est nommé président exécutif
p inmac WStore (bechtle direct)
Laurent courteaud
est promu président
p izicap
Tancho markovik nouveau chief technology officer
p Keyrus
didier bénet
est nommé directeur général adjoint régions et Suisse
p recommerce Group augustin becquet
est directeur général
p recommerce Group aymar de Lencquesaing est nommé président du conseil de surveillance
p Synchrone
bruce cogitore
devient directeur général adjoint
p Université Paris dauphine-PSL
el mouhoub mouhoud
est élu président
         p L’Oréal (Or) mohsen bourgou
est promu chief technology officer digital
    vous avez changé de fonction ? Faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr nomination, les 200000 décideurs qui font le business en France ! 12 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[                                         POUR LA RELANCE
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]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing économie
  e-commerce : 26,6 milliards de ca au 3e trimestre
Les soldes d’hiver décalés au 20 janvier
C’était le souhait d’un certain nombre de
fédérations de commerçant·es. Après la
fermeture des commerces jugés « non
essentiels », repousser les soldes d’hiver est
une façon pour ces commerçant·es en crise de
poursuivre la vente de leurs produits « à juste
prix » quelques semaines supplémentaires.
Initialement prévus le 6 janvier, les soldes
d’hiver débuteront finalement le 20 janvier, c’est
ce qu’a confirmé Alain Griset, ministre délégué
chargé des PME : « J’ai déjà beaucoup consulté. J’ai reçu les organisations du commerce et j’ai consulté les associations de consommateurs. Je pense qu’il est utile de reporter. »
La transmission de données au fisc explose
En 2019, l’administration fiscale a récolté et reçu des informations
sur quelque 4,8 millions de comptes détenus par des contribuables français·es à l’étranger. Une donnée qui a été multipliée par cinq depuis
l’instauration de l’échange automatique d’informations entre pays en 2017. Un dispositif qui s’est intensifié en 2019. Selon
le projet de loi de Finances pour 2021, le nombre de comptes de contribuables français·es à l’étranger déclarés par des pays partenaires (ils sont 92) a bondi de 22 % en un an. Autrement dit, la fin relative du secret bancaire qui impose aux établissements financiers de transmettre aux États
signataires l’identité des propriétaires de comptes et le montant des avoirs en dépôt a bouleversé les méthodes de travail du fisc contre l’évasion fiscale. Banco ?
Au total, 452 millions de transactions en ligne ont été comptabilisées
pour un chiffre d’affaires de
26,6 milliards. Le montant moyen d’une transaction retrouve son niveau moyen d’avant crise : 59 euros (contre 64 au deuxième trimestre). Les secteurs aux plus fortes hausses sont l’alimentaire-PGC (36 %), la beauté-santé (31 %), tandis que le secteur mode-habillement maintient une croissance à 17 %. Surprise,
les ventes sur Internet auprès des
enseignes de magasins traditionnels continuent de progresser rapidement (29 % au 3e trimestre), tandis que les sites pure players d’e-commerce connaissent une croissance moindre (11 %). Au regard des données disponibles, le chiffre d’affaires annuel de l’e-commerce en 2020, tous produits et services confondus, devrait progresser de 6 %, contre
11,5 % en 2019.
Étude publiée par la Fevad le 8 décembre
 Médiation & entreprises Pierre Pelouzet
Médiateur des entreprises
« ETI, grands groupes, acteurs publics, Ln’attendez plus pour passer vos commandes ! »
  ’attentisme: tel est le risque publics est d’imaginer des dispositifs Les avantages de ce dispositif inédit que fait peser l’incertitude pour lutter contre les postures de repli et novateur sont nombreux. Premiè- éprouvée par de nombreux et de redynamiser notre tissu écono- rement, pour les TPE/PME, l’affac- entrepreneurs sur le dyna- mique. turage dès l’émission des bons de
misme de l’économie française. Le Parmi ces dispositifs de soutien à commande les fait bénéficier d’un
l’émission des bons de commande permet aux donneurs d’ordre d’offrir du cash immédiatement à leurs four- nisseurs qui vont ainsi pouvoir réali- ser les prestations en toute sécurité et passer eux-mêmes leurs commandes En résumé, c’est toute l’économie qui y gagne.
Dès lors, je lance un appel à toutes les ETI et à tous les grands groupes et acteurs publics: n’attendez plus pour passer vos commandes! Le nouveau dispositif d’affacturage doit inciter chacun d’entre vous à faire preuve de solidarité économique. Comman- dez, et vous contribuerez à la relance de notre économie avec le soutien de l’État !n
peu de visibilité dont bénéficient au- jourd’hui les entreprises les incite à repousser l’émission de leurs bons de commande. Elles protègent ainsi leur trésorerie et le cash se retrouve à son tour confiné. Faute de commandes, les TPE/PME qui fournissent de mul- tiples ETI et grands groupes sont forcées de réduire leur activité et de diminuer à leur tour leurs achats. Cet effet boule de neige risque de gripper l’entièreté de la machine économique et de faire chuter durablement le ni- veau de la richesse nationale. Face à cette potentialité, le rôle des pouvoirs
l’économie, il y en a un sur lequel je souhaite attirer l’attention de tous et toutes les chef·fes d’entreprise: l’af- facturage dès l’émission des bons de commande. Mis en place par le gouvernement à l’été 2020, ce méca- nisme donne le moyen aux TPE/PME fournisseurs d’obtenir un finance- ment dès la présentation à un factor des bons de commande émis par leurs clients. En un mot, les entrepreneurs peuvent transformer immédiatement en trésorerie une commande reçue... sans même devoir attendre d’émettre les factures.
gain de trésorerie de plus de 45 jours par rapport à l’affacturage classique. De plus, le gouvernement a obtenu des factors l’annulation des commis- sions d’affacturage, ce qui correspond à un gain compris entre 30 et 50 % du coût du service pour les entreprises. Ensuite, un mécanisme de garanti par l’État – à hauteur de 90 % de la somme d’une commande – dissipe les inquiétudes liées au règlement des factures. Le gouvernement a annoncé une enveloppe de 20 milliards d’eu- ros afin de garantir chaque bon de commande. Enfin, l’affacturage dès
Pour découvrir ou re-découvrir notre activité, rendez-vous sur le site du médiateur des entreprises : www.economie.gouv.fr/mediateur-des-entreprises/lacti- vite-du-mediateur-des-entreprises-presentee-la-presse
14 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[Sony voit encore un peu plus grand
Belle opération pour Sony ! Le groupe japonais s’apprête à reprendre
la société californienne Crunchyroll, détenue par WarnerMedia et spécialisée dans la diffusion de dessins animés japonais. Le rachat
de la plate-forme Crunchyroll coûtera environ 1,18 milliard de dollars
(1 milliard d’euros) à Sony, qui souhaite se diversifier et surfer sur la vague de l’animé car le marché mondial est en pleine croissance, et
ce même en dehors des frontières japonaises. Au total, le marché du dessin animé japonais a atteint, à l’échelle planétaire, 21 milliards de dollars en 2018, le double de ce qu’il réalisait au début des années 2000. Prometteur.
TOP 10
des jeux de sociétés
(en valeur des ventes de jeux de société en France en novembre 2020)
À LIRE
serial rêveur
didier roche
Entrepreneur français aveugle depuis son enfance, il est notamment le directeur général et associé du groupe Ethik Investment, qui a créé entre autres le Spa « Dans le Noir ? », où les esthéticiennes sont aveugles et la chaîne des restaurants « Dans le Noir ? », où les clients dînent dans l’obscurité totale, guidés et servis par des aveugles. Il est aussi fondateur de l’association H’up entrepreneurs qui accompagne les entrepreneurs handicapés. www. didierroche.com /
www.serialreveur.com / www.ethik-connection.com/
Au revoir, h’up Eentrepreneurs !
n 2008, j’ai créé avec trois copains et trois étu- diantes de l’Essec un mouvement associatif pour les entrepreneur·euses handicapé·es : l’association h’up entrepreneurs (reconnue
d’intérêt général). Cet engagement est né d’une cer- taine colère face à la discrimination que je percevais en tant que personne handicapée chef d’entreprise, no- tamment dans le champ de l’assurance et de la banque de l’époque, ce qui a bien changé depuis.
L’idée était de développer une plate-forme de services pour les personnes handicapées qui souhaitaient créer une entreprise, pour les entrepreneur·euses handica- pé·es installé·es, mais aussi de pouvoir faire connaître au grand public que l’on pouvait être différent·e et por- teur de projet économique, et enfin de devenir un jour l’interlocuteur officiel de l’État sur les questions autour de l’entreprenariat et du handicap.
Après plus de mille entrepreneur·euses accompa- gné·es, après la reconnaissance officielle dans la loi dite loi Macron du statut de Travailleur indépendant handicapé (TIH), après une forte exposition média- tique notamment à l’occasion des trophées des entre- preneurs handicapés, je tire ma révérence. Non, je ne suis pas gravement malade rassurez-vous, oui, l’asso- ciation se porte bien, elle est même au « top » sous ma présidence, mais le temps est venu de confier ce qui a été mon bébé à d’autres pour qu’il puisse s’épanouir sous une autre main.
Je souhaite dire à vous, bénévoles, partenaires, administrateurs et salarié·es le bonheur que j’ai eu de voir à vos côtés s’accomplir tant de rêves. Vous dire que l’émotion m’est venue à de nombreuses reprises tellement la joie de vivre cette aventure fut forte. En- thousiaste à l’idée de confier mon enfant associatif à de si belles personnes. Bonne route à vous tous.
Pour ma part, je m’en vais voguer vers d’autres rêves à concrétiser. n
briefing économie
galaxie
    1
Jeux Défis Nature (Bioviva)
 2
Docteur Maboul (Hasbro)
 3
La Bonne Paye (Hasbro)
4
 Monopoly Classique (Hasbro)
5
 GraviTrax Starter Set (Ravensburger)
 6
Croc Carotte (Ravensburger)
7
 Cuisto Dingo (Goliath)
8
 Cluedo (Hasbro)
 9
Jumanji (Spin Master)
10
 Scrabble Classique (Mattel)
    en finir avec le surtravail, le nouvel horizon de la productivité (Odile jacob), par Olivier Tirmache
Et si une bonne partie du travail en entreprise ne servait... à rien ? défend Olivier Tirmache. Le docteur en sociologie et directeur du cabinet de conseil Light Feet estime qu’une bonne partie du travail en entreprise ne crée pas de valeur. « Les gisements de gains sont énormes. Le plus incroyable, c’est qu’ils sont restés intacts malgré tous les efforts de rationalisation. Ils existent parce que nous construisons des organisations qui ajoutent du travail au travail. » Dès lors, comment reconnaître le travail réellement bénéfique ? Quelles mesures peut-on prendre pour supprimer le « surtravail » et rendre l’organisation plus productive ? Telles sont les questions auxquelles ce livre répond très concrètement. Stratégie, outils de gestion, tous
les services de l’entreprise sont passées au crible de l’analyse du sociologue. Le
lecteur trouvera dans l’ouvrage des tests de diagnostic pour traquer le surtravail et améliorer la productivité. Une précieuse lecture en temps de crise...mb
 ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
| 15
© olivier merzoug
]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
briefing économie
Avenir des finances publiques : les expert·es de Castex
  p 14 et 15 janvier
Salon du Travail et mobilité Professionnelle
Le Salon du Travail et de la Mobilité Professionnelle fêtera en janvier 2021 sa sixième édition. « Soyez acteur·rices de votre parcours professionnel », tel sera le credo de ce rendez-vous, placé bien sûr sous le signe d’un monde du travail chamboulé par la crise sanitaire et économique.
Grande Halle de la Villette, Paris
p 11 au 14 janvier
ceS 2021
Organisé par la Consumer Technology Association, le CES 2021est un événement porté sur le numérique qui permet à l’ensemble de la communauté technologique de présenter les produits qui façonneront l’avenir. Le CES 2021 constitue le terrain d’essai des technologies de pointes et des innovateurs mondiaux.
En virtuel
p 21 janvier de 11 heures à 12h15 design et impact positif :
le futur des marques
L’agence pulp, spécialiste du branding
et du design et Sparknews, référent de la culture de l’impact positif lancent
leur série de webinaires autour du sujet Design et impact positif : le futur des marques. Ce deuxième épisode évoquera le thème : Changer les marques : se lancer avec une offre positive native.
En virtuel
 Face à une dette publique, équivalente à 120 % du PIB, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la mise en place d’une Commission pour réfléchir à l’avenir des fi- nances publiques. Dix expert·es seront à la manœuvre pour épauler l’exécutif.
Des spécialistes avant tout
Parmi les heureux·ses élu·es pour panser les plaies économiques de la France et tenter de redresser la barre, Marisol Touraine, mi- nistre de la Santé sous Hollande, Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef ou encore le patron de l’Insee, Jean-Luc Ta- vernier. Entre autres. Une commission pré- sidée par le centriste Jean Arthuis, ancien ministre des Finances, qui aura une seule contrainte: celle de respecter la trajectoire
Jugement de valeurs
Près de chez vous
fiscale, poursuivre les baisses d’impôts. De quoi rassurer les contribuables... la stratégie du gouvernement écarterait d’emblée une hausse d’impôts. Réaliste ?
 Au 31 octobre, les dépenses du budget général sont estimées à 319,4 milliards d’euros (+11 % par rap- port au 31 octobre 2019), marquées par un mas- sif soutien à l’économie. Les recettes nettes (hors concours financiers) ont diminué de 8,7 % pour s’établir à 212,6 milliards. Cette baisse s’explique aussi par la suppression progressive de la taxe d’habitation qui s’applique à 80 % des ménages cette année. Bref, le chantier demeure immense, un vrai casse-tête pour les spécialistes qui devront faire parvenir leurs notes au gouvernement fin fé- vrier. GW.
   béatrice
Sur le mode perplexe
L’application Nafcovid, lancée par CCI France, aura été consul- tée plus de 65 000 fois en trois semaines par des commerçants soucieux d’en savoir plus sur les conditions d’exercice de leur ac- tivité pendant la nouvelle phase de confinement. Des clics qui en disaient long sur le besoin de pé- dagogie et d’accompagnement.
Sur le mode désemparé
Comment gérer et écouler les stocks ? Quid des invendus ? Recourir ou non à des emplois
saisonniers ? Comment payer les loyers ? Quelle pérennité pour l’activité chez les bijoutiers, les chausseurs, les habilleurs, les li- braires, les marchands de jouets qui fondent a minima 35 à 45 % de leur chiffre d’affaires annuel sur les deux derniers mois de l’année ? Autant de questions ré- currentes dans les cellules d’ac- compagnement mises en place par les Chambres de commerce et d’industrie pour informer, guider et orienter vers les dispo- sitifs d’appui gouvernementaux. En la matière, ce sont des ré-
ponses « sur-mesure » qu’il faut pouvoir fournir.
Sur le mode solidaire
Partout, des initiatives consu- laires, en lien avec les collec- tivités locales, ont permis aux commerçants de rejoindre des marketplaces pour diffuser leurs produits. En valorisant des ou- tils de géolocalisation des com- merces ouverts, les CCI ont incité les consommateurs à pri- vilégier les achats près de chez eux. En outre, une grande cam- pagne d’appels téléphoniques di-
rects visant à sensibiliser 30 000 commerçants à la numérisation de leurs pratiques se déploie ac- tuellement.
Sur le mode responsable
Les commerçants ont anticipé leur réouverture, appliqués à la mise en œuvre des protocoles sanitaires.
Sur le mode soulagé
C’est le ouf! La reprise de l’activité était pour eux... essentielle. n
Genoux
Responsable Pôle Études/ Enquêtes CCI France
16 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ JE DÉPANNE À DISTANCE POUR QUE RIEN NE S’ARRÊTE. SURTOUT PAS LA VIE COURANTE.
Émilie est Agent de Conduite Réseau à Ormes (45).
Émilie pilote en temps réel le réseau électrique pour en garantir la abilité. Avec Émilie, Enedis sécurise l’exploitation d’un réseau électrique toujours plus agile et connecté. C’est ça, le service public de la transition écologique dans les territoires.
Retrouvez-nous sur www.enedis.fr
L’énergie est notre avenir, économisons-la !
©Brice Portolano
]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[ Les Français prêts à (se) recycler ?
Oui, mais...
réaLiSaTiOn
OLivier maGnan, adam beLGHiTi aLaOUi, GeOFFreY WeTZeL, jean-baPTiSTe cHiara
1 Recyclage, responsabilisation à tous les étages
2 Conscience écologique : ces entreprises qui surfent sur la vague
3 Régions & territoires : pour qui sont ces déchets sur nos territoires... 4 Mapping de l’innovation : l’ère de la régénération
p. 20 p. 22 p. 24 p. 28
 entreprendre & innover
 Sous l’effet de la pression de la transition environ- nementale et de la pandémie, de nouveaux mo- des de vie naissent: on achète plus volontiers de l’occasion, on met en vente ce dont on ne veut
plus, on répare et on reconditionne. L’ObSoCo (Ob- servatoire Société et Consommation) a plongé en 2019 dans l’opinion hexagonale à la recherche du déclic re-
18 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
cyclage et de l’économie circulaire. Résultat: oui aux nouveaux comportements, mais des freins persistent qui ralentissent le bon geste. Trier, c’est presque un ré- flexe pour 59 % du panel. Mais: manquent les dispo- sitifs de collecte. Pour un tiers des sondés, où sont les réceptacles à déchets végétaux, à encombrants, à films et sacs plastiques ? Acheter « en vrac » ? Oui. Mais : 60 %
ne trouvent pas « leur » marque en vrac. Louer comme un service plutôt qu’acheter ? Oui pour 80 % ! Mais : 16 % seulement louent un objet hors le divertissement. Plongée dans cette France de la « récup », amorce d’une économie plus circulaire... Om
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
en couverture
Francebiodégradable:deuxsièclesetdemidedéchetsetd’économiecirculaire OLiviermaGnan
 avant l’ère industrielle
et le xixe siècle
Tant que la France ne produisait pas de matériau synthétique dont le plastique, ma foi tout était biodégradable. Avant même la poubelle mise en place à partir de 1883 par le préfet Eugène Poubelle, instigateur dans la foulée du tout-à-l’égout à Paris, les « ordures » se recyclaient dans les champs et jardins. C’est au xixe siècle encore que les égouts ont commencé à ne plus diriger les urines et excréments jusqu’alors véhiculés vers les rivières et les fleuves vers des stations d’épuration.
Le reste était l’affaire des chiffonniers et des ferrailleurs.
au xxe siècle
en France comme en europe, des
années 1970
Le recyclage à échelle industrielle commence
après le premier
choc pétrolier. On se préoccupe de récupérer le papier et le verre usagé, en oubliant au passage une pratique parue soudain indigne
du siècle de progrès, le système de consigne pour le verre – on y revient.
À partir de 1980
commence la méthanisation des déchets ménagers
à grande échelle en
France – méthode
Valorga à Amiens.
Mais l’initiative
retombe, comme
s’époumone la
valorisation des déchets agricoles quand le Danemark et l’Italie en assurent la rentabilité – pour les lisiers notamment.
    L a p1
Les déchets des ménages, des communes et des industries étaient pris en charge par les communes.
Tout finissait dans plusieurs dizaines de milliers de décharges d’ordures ménagères (une à dix décharges par commune, voire plus, pour quelque 36000 communes, de la ville au hameau).
Les guerres du siècle n’ont pas seulement anéanti les populations, elles ont produit des montagnes de déchets. Une partie seulement fut recyclée dans la reconstruction et le terrassement.
Au mépris total de l’environnement! Pourtant, une forme de filière des métaux est née de la réutilisation des munitions et de l’armement. Le tout a disparu assez vite après la Deuxième Guerre mondiale, quand les « Trente Glorieuses » ont commencé à produire sans compter tout et n’importe quoi,
à inventer l’emballage jetable, à tout habiller de plastique et d’amiante.
années 1920 aux années 1960, on jetait tout en mer: munitions, boues industrielles, clappages des boues de
curages portuaires et des fleuves, des chenaux de canaux. Les Britanniques ont inventé des
incinérateurs flottants. Puis les déchets radioactifs ont rejoint les fonds (comme dans la fosse des Casquets au nord de la Normandie).
30 août 1975 : convention de Londres
« sur la prévention de la pollution
des mers résultant de l’immersion de déchets ». Sans parler des catastrophes de pétroliers échoués, on ne peut pas dire que ladite convention ait réussi à nous épargner ce « 7e continent » de déchets que les courants ont bâti : une immense plaque de plastiques et autres emballages dans le nord de l’océan Pacifique, de la taille d’un tiers des États-Unis ou de six fois la France !
Recyclage, responsabilisation à tous les étages
 oubelle jaune, le tri sélectif, la responsabilisation de toutes et tous face au défi de la gestion et du recyclage de
nos déchets, autant d’« inévitables » d’aujourd’hui, encore inexistants il y a trente ans. Pour relever le défi, économique, environnemental et logistique, qu’incarnent le déchet et ses millions de tonnes pour la société, le recyclage est un levier et un outil vertueux, vecteur d’une économie circulaire. Qu’il s’agit de développer encore et encore. Derrière le pictogramme
vert et triangulaire : un vaste écosystème d’acteurs, des innovations cruciales et de sacrées responsabilités.
jour, la réussite du recyclage est iné- gale : les emballages ménagers sont recyclés à environ 70 % et le verre à 86 %, mais le plastique, particu- lièrement polluant et complexe à traiter, ne l’est qu’à 30 %. À coups d’incitations, financières et régle- mentaires, à la valorisation des déchets, les entreprises se respon- sabilisent. Depuis l’introduction légale en 1975 de la Responsabilité élargie du producteur (REP), les entreprises qui commercialisent un produit polluant sur le marché doivent prendre en charge sa ges- tion, jusqu’au bout. Un principe qui fonde aujourd’hui la chaîne du recyclage. Entre responsabilisation et recyclage, il n’y a qu’une série de pas. Et tout un écosystème d’ac- teurs publics et privés.
De la collecte au recyclage
En France, la gestion des déchets diffère selon qu’il s’agit de DMA ou de déchets d’activité économique (DAE). Les déchets industriels et fruits de l’activité économique sont gérés par les industriels et les en-
treprises en direct avec des entre- prises du recyclage, en respect des obligations réglementaires fran- çaises et européennes. La chaîne de gestion des DMA, incombe, elle, aux collectivités territoriales et fait intervenir éco-organismes et prestataires privés. En France, la responsabilité de la collecte des déchets (DMA et DAE non dan- gereux) revient aux communes qui transfèrent souvent leur mis- sion aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Depuis 2015 et la loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République), les régions sont responsables de la planification de la gestion et de la prévention des déchets. La collecte est donc un service public qui vient alimenter les quelque 180 centres de tri. Les cadors français de l’environnement et de la gestion des déchets, Suez et Veolia, sont souvent mandatés par les collectivités pour assurer la collecte et le transport des déchets. Sur le recyclage en lui-même, le leader se nomme Paprec, créé par
La gestion structurée des déchets ne date pas d’hier. Dès la fin du xixe siècle, la collecte s’organise, avec no-
tamment l’interdiction du dépôt des déchets ménagers sur les voies publiques en 1870 et l’invention en 1883 par le préfet de la Seine Eugène Poubelle du récipient à or- dures qui porte son nom. Près de 140 ans plus tard, que de chemin parcouru ! La gestion des déchets devient l’un des grands défis lo- gistiques de notre société et le re- cyclage l’un des plus ambitieux. Selon l’Ademe (Agence de la transi-
tion écologique), quelque 326 mil- lions de tonnes de déchets ont été produites en 2017, soit 4,9 tonnes par habitant, dont 39 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés (DMA), 63 millions de tonnes produites par les entre- prises et 224 millions de tonnes par le BTP. Le recyclage – procé- dé de traitement des déchets et de réintroduction des matériaux qui en sont issus dans le cycle de pro- duction d’autres produits – réduit les volumes de déchets et donc leur pollution, pour un prélèvement al- légé de ressources naturelles. À ce
20 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                                                                                                             en couverture
entreprendre & innover
 Elle va se réinventer à partir de 2010 avec la filière de biométhanisation (digestion anaérobie).
1989
Dunkerque inaugure le premier centre de tri sélectif.
décennie 1990
Nous voilà armés de ces agences ronflantes, l’Agence française pour la maîtrise
de l’énergie, née en 1982 de la fusion d’agences et de missions disparates.
Quelques fusions nouvelles plus tard, apparaît en 1990 l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie qui regroupe l’Agence nationale pour la récupération et l’élimination des déchets (Anred)
et l’Agence pour la qualité de l’air (AQA). Elle existe désormais sous son
ultime avatar : toujours prononcée Ademe, elle se veut l’Agence de
la transition écologique, sous la tutelle des ministères chargés de la Recherche et de l’Innovation, de la Transition écologique et solidaire, de l’Enseignement supérieur.
Cette fois, le déchet retrouve une valeur. Avec Éco-Emballages (1992), les conseils départementaux et régionaux et certaines collectivités locales s’emparent du recyclage des déchets. On jongle entre budgets propres ou issus de taxes (éco-contribution volontaire ou taxe générale sur les activités polluantes), gérés par des écoorganismes.
économie circulaire : du berceau au berceau
Le concept vise à refonder une croissance qui limiterait au plus juste la destruction de ressources. Le système économique et industriel y puise une sobriété en carbone et en énergie, en ressources naturelles
reconnues « pas, peu, difficilement, lentement ou coûteusement renouvelables », dans une vision écoconçue des produits et services avec le recyclage peu coûteux.
C’est l’Allemand Michael Braungart
et l’architecte américain William McDonough qui ont exprimé les premiers la théorie ou plus exactement de leur formulation de la théorie Du berceau au berceau (C2C, cradle
to cradle, 2002) dont s’inspire le Français Jean-Claude Lévy pour définir l’économie circulaire en 2009 (Économie circulaire : l’urgence écologique).
La loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage
et à l’économie circulaire
vise à « allonger la durée de vie
des produits pour protéger le consommateur, à soumettre de nouvelles catégories de produits
à un régime de responsabilité
élargie des producteurs, à intégrer l’écoconception, l’incorporation de matières recyclées, le réemploi et
la réparation dans les pratiques des entreprises, à trier plus et mieux les déchets, à renforcer le tri, le réemploi et la valorisation des déchets du BTP. » On cherche à produire des bénéfices significatifs pour la protection de l’environnement et du climat par d’importantes économies d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et économies d’énergie.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Jean-Luc Petithugenin en 1994. Sur le domaine des emballages ménagers et des papiers, l’éco-or- ganisme Citeo, né en 2017 de la fu- sion entre Éco-emballages et Éco- folio, intervient à tous les étages. Jean Hornain, le directeur général de Citeo, présente ainsi sa marque : « Citeo a été la première entreprise
française à exercer la Responsabi- lité élargie du producteur, il fallait un organisme pour exercer cette responsabilité, des entreprises se sont donc regroupées pour créer Éco-emballages en 1992, qui de- viendra Citeo. » Une entreprise créée par des entreprises, donc, qui a aujourd’hui pour clientes 30 000 entreprises productrices d’em- ballages et de papiers. En vertu de son statut d’entreprise à mission, dédiée à « réduire l’impact envi- ronnemental des emballages et des papiers », Citeo collecte des contri- butions payées par les entreprises pour chaque produit, en fonction du type d’emballage. Au total, ce sont 800 millions d’euros de re- venus qui sont réinvestis pour des recherches d’écoconception (tech- nologies de recyclage et meilleure recyclabilité), des programmes de sensibilisation et, surtout, pour financer la collecte et le tri en partenariat avec les communes. Collectivités territoriales, éco-or- ganismes, prestataires privés... Le recyclage, c’est tout une économie et tout une industrie, en plein essor.
Recyclage
et économie circulaire
Les déchets sont une ressource, leur gestion une économie et une industrie. Selon l’Ademe, le recy- clage approvisionne aujourd’hui 67 % de l’industrie de la papeterie, 49 % de la sidérurgie et 56 % de l’industrie verrière. Et les déchets engendrent plus de 110 000 emplois directs. L’industrie du recyclage en elle-même réunit quelque 1 300 en- treprises spécialisées, regroupées et représentées au sein de la Fede- rec (Fédération des entreprises du recyclage), pour près de 30 000 sa- larié·es, réparti·es en 12 filières. Le recyclage est un levier économique et d’emploi incontestable, en plus de sa nécessité écologique et envi- ronnementale. Comme le rappelle le patron de Citeo, « le recyclage des emballages et papiers et très franco-français, 85 % sont recy- clés en France, on a développé une véritable industrie du recyclage ». Surtout, le recyclage participe et pérennise ce que l’on nomme l’éco- nomie circulaire. L’Ademe définit le concept : « Un système écono- mique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisa- tion des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien-être des
individus. » Le concept est simple : celui d’un cercle vertueux qui va briser le paradigme de l’économie « linéaire » en passant notamment par un recyclage efficace et une réduction du gaspillage. Le recy- clage et la gestion des déchets sont l’un des trois piliers de l’économie circulaire autour de la prévention et de la gestion efficace des res- sources, avec l’offre des acteurs économiques (écoconception, éco- logie industrielle, commerce du- rable...) et les comportements des consommateur·rices. On y revient, le déchet et l’environnement sont l’affaire de tous. Et les défis sont en- core nombreux, les progrès encore nécessaires. Pour parvenir à mieux gérer la fin de vie de nos plastiques et de nos déchets polluants, trois maîtres mots : écoconception, éco- citoyenneté et responsabilité indi- viduelle et collective.
Le défi de l’innovation
« Je dirais que la France est dans le milieu de tableau en Europe au cha- pitre du recyclage. Nous ne devons ni nous autoflageller ni nous enor- gueillir, des pays sont meilleurs que nous, on cite souvent l’Allemagne, mais le souci c’est que les façons de calculer les taux de recyclage dif- fèrent selon les pays », explique Jean Hornain. Comme le soulève le DG
Le déchet engendre 110 000 emplois directs et l’industrie du recyclage réunit plus de 1 300 entreprises spécialisées et 30 000 salarié·es.
    ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 21
]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
en couverture
 de Citeo, les disparités statistiques entre pays européens et leur capa- cité de recyclage sont difficilement opposables (certains pays comptent l’incinération comme du recy- clage), mais l’Union européenne a décidé d’une harmonisation pro- chaine des taux de recyclage. Outre la législation européenne, il est certain que la France du recyclage a encore des progrès à accomplir. Techniques surtout. Jean Hornain érige l’écoconception en levier idéal: « Grâce aux programmes de R&D d’écoconception, la bouteille plastique, par exemple, a perdu 45 % de son poids ces 15 dernières années. Il nous faut progresser, no- tamment sur les plastiques. Vingt- cinq pourcents offrent des proprié- tés très utiles, mais on ne sait pas encore les recycler. Il faut mettre le paquet sur l’écoconception pour améliorer leur recyclabilité, sim- plifier leur composition ou trouver des substituts. » Une ambition par- tagée par Paprec: « Pour le plas- tique, il faut collecter davantage et placer davantage d’écoconception dans les emballages pour favoriser les plastiques monocouches. » Une autre solution d’avenir est le tri à la source des biodéchets. Il passera par l’adoption du tri ménager comme réflexe quotidien. En ce sens, une récente directive européenne pré- voit que les États membres doivent
Au-delà du recyclage, l’enjeu global est celui de la valorisation de nos déchets qui passe et passera égale- ment par le réemploi, le marché de l’occasion et du troc, le recondition- nement et la production raisonnée. Un objectif que Citeo et Jean Hor-
nain appellent le « 100 % solution ». À chaque déchet sa solution, sans plan de fin de vie. En définitive, on en revient à l’essence même du re- cyclage, représentée par le ruban de Möbius en forme de triangle de son pictogramme: celle d’un cercle ver-
tueux et responsable, un moindre prélèvement des ressources de la planète, mieux produire et consom- mer, et responsabiliser chacune et chacun. La boucle est bouclée. adam beLGHiTi aLaOUi
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combien pèse Paprec dans le marché du recyclage en France? Le groupe est le leader
du recyclage en France et numéro trois du traitement des déchets
(collecte, valorisation, stockage). J’ai
créé ce groupe en 1994 en achetant
une entreprise de 40 personnes à La Courneuve, Paprec, pour « papier recyclé ». Nous sommes désormais 10 000 salariés sur 210 agences et usines en France. Notre chiffre d’affaires est de 1,5 milliard d’euros. Nous collectons 12 millions de tonnes de déchets par an. Toute notre énergie, nos investissements tendent à proposer à
nos clients industriels et collectivités les valorisations les plus élevées possibles. Valorisation matière avant tout, autrement dit recyclage, mais aussi valorisation énergétique.
Quels ont été les apports de Paprec à l’évolution du recyclage français?
En 25 ans, nous avons contribué à transformer radicalement l’univers du recyclage en passant de l’artisanat à l’industrie de haute technologie. Nous
avons ainsi investi 1,5 milliard d’euros dans notre outil industriel. Par exemple, notre dernière usine de tri de collecte sélective inaugurée à Lyon l’année dernière est un investissement de
25 millions d’euros, bâtiment et process, dont un robot d’intelligence artificielle, nouveauté dans la profession. Nous avons modernisé et refait complètement une usine à Illats, près de Bordeaux, un investissement de plus de 20 millions d’euros. Ces usines élaborent des matières recyclables à partir des déchets des citoyens.
en quoi la gestion des déchets est un défi primordial ?
Nos déchets, triés par des entreprises comme les nôtres, deviennent les nouvelles matières premières du
xxie siècle. Notre industrie répond alors aux enjeux environnementaux qui sont les nôtres. Utiliser des matières premières issues du recyclage évite le recours
aux matières fossiles. Transformer des matières issues du recyclage émet moins de CO2 que si nous partons des matières fossiles. Sur ces dernières
décennies, je constate que la conscience environnementale des citoyens a fortement progressé. Ils souhaitent voir l’économie circulaire en action et nous en sommes un maillon important.
L’année 2020 arrive à son terme, comment Paprec l’a-t-elle traversée? Lors du premier confinement, nos activités se sont poursuivies mais ont baissé de près de 40 % sur la partie industrie dans la mesure où nombre de nos clients ont arrêté la production, mais sont restées presque à l’identique pour nos clients collectivités. Nos métiers – la collecte et le tri – ont été à juste titre considérés par le gouvernement comme indispensables. D’autres entreprises
du secteur ont choisi d’arrêter leurs centres de tri mais nous ne l’avons pas souhaité, au contraire ! Nos papiers, cartons, plastiques recyclés étaient indispensables à la poursuite des activités de l’industrie pharmaceutique et alimentaire. Nos équipes ont été pleinement conscientes de l’importance capitale de leur rôle.
iller à la collecte séparée et au re- cyclage des biodéchets à la source au plus tard le 31 décembre 2023.
Paprec, du papier-carton au recyclage à grande échelle Jean-Luc Petithugenin, président et fondateur de Paprec
« La conscience environnementale des citoyens a fortement progressé »
Conscience écologique intégrée : ces entreprises qui surfent sur la vague !
Peut-être avez-vous succombé au Black Friday? À l’achat d’un smartphone, d’un électroménager ou de tout appareil que vous avez estimé urgent de remplacer? Par du neuf. L’occasion, vous n’y avez pas pensé ? Le faire réparer ou vous mettre vous-même à la réparation, non plus ? Normal. Ou presque. Voilà quarante, cinquante ans que nous consommons du neuf, du flambant neuf, de l’emballé, de l’immaculé, de l’inédit, du nouveau, de l’original, du vierge ! Autant d’attaques à
notre vieil environnement. Dans le grand green business qui infuse les entreprises, la priorité était tournée vers la production respectueuse de la nature, par les matériaux, la pollution, les déchets. Une autre stratégie d’entreprendre conjugue les verbes reconditionner, autoréparer, recycler. Visite d’usine en compagnie de David Mignot, cofondateur de YesYes, Augustin Jaclin, à la tête de Lemon Tri et Olivier de Montlivault, PDG de SOS Accessoire.
22 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
«Nous vivons dans un monde de dingues! » L’an- cien cadre Darty, Olivier de Montlivault, PDG de SOS Accessoire, résume à sa façon son concept. Comme il ne voulait plus participer à la folie du gaspil- lage, il a adjoint à son entreprise de catalogue de pièces détachées moins chères la dimension de la réparation de cet électroménager jeté à la moindre panne. Il rejoint les concepteurs d’une autre ma- nière de consommer. « J’ai vendu pendant des années des téléphones neufs, tous les six mois, il fallait que je dise pourquoi le dernier modèle était bien meilleur que son prédé- cesseur... Tout ça n’avait aucun sens », regrette David Mignot, qui a travaillé près de 17 ans chez Sony.
« Un non-sens » qui l’a conduit à créer YesYes en 2018 pour s’aventu- rer sur le marché des smartphones reconditionnés. Son projet, Au- gustin Jaclin, lui, l’a mûri durant son passage en école de commerce : « On souhaitait monter une entre- prise qui soit liée à notre sensibilité pour l’environnement, on a décidé de se porter sur la problématique de la gestion des déchets, car si le tri se révèle plutôt bien organisé à la maison, hors domicile, la ges- tion des déchets apparaît beaucoup moins évidente », explique le co- fondateur de Lemon Tri avec Em- manuel Bardin, son ami d’enfance. Chez Darty, Olivier de Montlivault a eu le déclic : « C’est là-bas que j’ai remarqué la difficulté avec laquelle les client·es tentaient de se procurer une pièce détachée, à plus forte en-
seigne si elle était complexe : faute de la trouver, il fallait souvent ra- cheter tout un appareil pour cette pièce manquante. Dans ce cas, j’ai fait mon business plan et me suis lancé, mais, au départ, sans conscience écolo du tout », raconte le fondateur de SOS Accessoire, une société qui encourage désor- mais à réparer plutôt qu’à racheter !
Casser les codes
Trois entreprises qui tentent de bouleverser de A à Z notre consom- mation, de l’achat au recyclage. Chez Lemon Tri, l’essentiel de l’ac- tivité repose sur la gestion des dé- chets auprès des entreprises. « Très concrètement, les entreprises nous donnent les clés de leurs déchets, à nous d’en assurer la gestion. Après
 ]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[                 Parce que la vie ne doit jamais s’arrêter, faites un
à la
Donner et transmettre à
la Ligue, c’est continuer de se battre pour les personnes malades et contre le cancer.
          Avec 1 100 nouveaux cas détectés chaque jour et 150 000 décès par an, le cancer est la première cause de mortalité en France. En transmettant tout ou partie de votre patrimoine, vous donnez à la Ligue la possibilité de poursuivre son combat quotidien contre la maladie. Grâce à vous, l’association, premier financeur indépendant de la recherche contre le cancer en France, réalise des actions de prévention et de promotion des dépistages, aide les malades et leurs proches et défend leurs droits auprès des pouvoirs publics et des parties prenantes.
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]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
en couverture
France Barter, start-up confondée par Samuel Cohen et Arthur Bard
démocratiser l’économie du troc
ont mis en place les consignes sont ceux qui affichent le meilleur taux de collecte des bouteilles : 98 % en Allemagne ! Pour le cofondateur de Lemon Tri, la France se situe « bien en dessous de la moyenne européenne » pour le recyclage des plastiques en général. Motif d’espoir, des efforts sont lancés, essentiels pour atteindre l’objec- tif de 100 % de plastique recyclé pour 2025. Irréalisable, peut-être, dans un laps de temps aussi court, il faut y injecter de la volonté poli- tique, Barbara Pompili, ministre de l’Environnement. Mais Lemon
ces personnes sont éligibles à des contrats plus longs chez nous ou ailleurs après avoir bénéficié de cette expérience de l’économie cir- culaire. »
Du côté de YesYes, l’heure est à la diversification. En plus des smart- phones reconditionnés, « on s’ap- prête à proposer des tablettes, des ordinateurs, des PlayStations... », liste David Mignot.
D’autres entreprises ont, elles aus- si, fait le pari d’une consommation plus responsable, comme Koko- zenn, une marque qui propose une gamme de vêtements en textile
Et si votre entreprise s’en remettait
à l’économie du troc ? Face à la crise sanitaire qui a plongé nombre de boîtes dans une détresse de trésorerie, la start-up France Barter, née en 2014
à Lyon, propose une plate-forme coopérative B2B à travers laquelle les entreprises vont remplacer des achats par des échanges de produits ou de services. Du vrai troc donc, qui soulage
les trésoreries. La start-up connaît un franc succès avec, chaque mois depuis avril, une croissance moyenne de 20 % d’utilisateurs. Pour Samuel Cohen, cofondateur, France Barter constitue
« un nouveau système financier désintermédié et proche des TPE-PME capable de s’inscrire dans la relance économique en se déployant en 2021 comme un outil de résilience ».
 l’installation, notamment, de bacs pour optimiser le tri à la source », explique Augustin Jaclin. YesYes ne dit pas non aux robots récupé- rateurs de bouteilles en plastique: le chaland le localise volontiers dans les supermarchés contre une petite récompense sous forme de bons d’achat ou l’invite à faire un don à des associations. YesYes tente aussi de s’attaquer aux mauvaises habitudes. Oubliez les smartphones tout neufs au profit de produits re- conditionnés. David Mignot : « On achète les smartphones auprès des particuliers, on dispose aussi de partenariats avec des réseaux de distribution, puis les produits sont envoyés dans notre Atelier à Caen où toutes les données seront effa- cées et l’objet entièrement contrôlé avant remise sur le marché. » Plus écologique. Plus économique aussi. YesYes fonctionne en circuit court. Moins d’intermédiaires et prix de revient réduit pour un prix opti- mal.
Chez SOS Accessoire, adepte de l’autoréparation, on donne dans le tuto : « Plutôt que de jeter, il suffit souvent de changer une seule pièce pour qu’un appareil électroména- ger fonctionne à nouveau », en- tonne Montlivault. SOS Accessoire s’engage alors à identifier la panne, puis propose la pièce détachée à acheter. Quand elle arrive chez le client, reste à l’heureux proprié- taire de l’objet en panne à visionner les vidéos et tutoriels accessibles gratuitement pour procéder à l’au- toréparation. Inutile d’être le·la roi·reine du bricolage ! Quand l’ap- pareil reprend vie, l’économie se révèle souvent spectaculaire : « Le panier moyen s’élève à 25 euros », chiffre Olivier de Montlivault. Pen- dant la crise covid, « les gens ont eu davantage de temps, ont dû trouver des occupations, et le bricolage en faisait partie. Notre service s’affiche covid-friendly », sourit le PDG. Si la pandémie a, en revanche, freiné l’activité de Lemon Tri, l’entreprise
connaît depuis 2011 une forte crois- sance, de l’ordre de 50 %. Quant au business de YesYes, accoutumé à la vente en ligne, et dont l’atelier a pu rester ouvert, il n’a guère souffert.
Une ambition mais
des obstacles subsistent... Nos comportements se modifient très lentement. Hors le neuf, point de salut. D’abord parce que nous sommes attaché·es à la qualité que nos petites têtes associent à... neuf. Pourtant, David Mignot, cofondateur de YesYes avec Chris- tophe Perrin, insiste sur la phase de diagnostic à laquelle les smart- phones sont soumis : « On réalise 45 points de contrôle pour vérifier scrupuleusement l’état de l’ap- pareil. On regarde si les capteurs fonctionnent, on inspecte l’écran, teste la batterie, et on fait les répa- rations nécessaires. À côté de ça, on fournit tous nos smartphones avec chargeur et câble garantis dix ans, 100 % recyclables et certifiés Apple pour nos modèles iPhone. » Alors, le neuf... Objectif : rassurer le·la consommateur·rice qui a peut-être subi des expériences malheureuses sur le marché de l’occasion. Mais pas au point d’entrevoir l’époque peut-être lointaine d’une produc- tion-recyclage-achat circulaire. Pour Olivier de Montlivault, on achète encore bien plus que l’on ne répare, un phénomène dont il rend responsable le manque d’informa- tion. Bien trop souvent, on pense que « c’est trop compliqué, que l’on n’y connaît rien », ou « que faire appel à un·e technicien·ne prendra trop de temps et d’argent ! ». Encore une fois, dit-il, « nous, on prône l’autoréparation ».
Augustin Jaclin regrette l’absence de consignes sur le recyclage en France, comme on peut en trou- ver en Allemagne. Pour ce pro- consigne, la bonne méthode est de distribuer directement de l’argent (quelques centimes) pour chaque bouteille injectée dans un automate et recyclée. D’ailleurs, les pays qui
J’ai vendu pendant des années des téléphones neufs. Tous les six mois, il fallait que je dise pourquoi le dernier modèle était bien meilleur que son prédécesseur... – David Mignot, YesYes
    Tri se voit un avenir serein avec en filigrane le désir de « couvrir complètement l’offre proposée dans l’hexagone, puis poursuivre la recherche de partenaires », es- père Augustin Jaclin. Au passage, y ajouter une empreinte sociale, marquée par la création de Lemon Aide en 2016 : « Une dizaine de personnes en réinsertion viennent travailler tous les quatre mois pen- dant huit mois, sous forme d’un roulement. D’abord en CDD puis
David Mignot, cofondateur de YesYes
100 % recyclé et même des brace- lets conçus à partir d’une collecte des déchets marins. Ou le fameux Vinted, plate-forme de rencontre entre vendeur·ses et acheteur·ses de vêtements d’occasion, rempart à la fast-fashion, cette tendance qui renouvelle à la vitesse de l’éclair les vêtements proposés à la vente. Sans doute un des nombreux exemples du fameux « monde de dingues » dénoncé par Olivier de Montli- vault! GeOFFreY WeTZeL
 24 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
« Un smartphone bien reconditionné fonctionne aussi bien qu’un neuf. et aussi longtemps »
d’où est venu YesYes ? Après dix-sept années passées chez Sony, j’ai réalisé le manque de sens qu’il y avait à remplacer son smartphone par un modèle neuf de façon quasi systématique.
Avec Christophe Perrin, mon associé, on s’est penchés sur le marché du reconditionné. Ça existait déjà, mais c’était souvent mal fait. On a voulu faire de ce marché, en l’occurrence celui des smartphones reconditionnés, une offre de qualité. Chez YesYes, on rachète les smartphones auprès de particuliers et de réseaux de distribution essentiellement français, on les envoie dans notre atelier à Caen où l’on vérifie
l’état global de chaque appareil avant de remplacer les pièces défectueuses.
Quels objectifs à l’avenir ?
D’abord, nous avons eu la chance d’être épargnés par la crise sanitaire puisque
la majeure partie de notre activité se réalise en ligne et que notre atelier a pu rester opérationnel. Notre projet poursuit donc son développement. Nous avons réalisé deux millions de chiffre d’affaires cette année, et nous prévoyons d’offrir de nouveaux produits comme des tablettes, des ordinateurs et même des PlayStations. Le marché du reconditionné se développe partout dans le monde, il représente
aujourd’hui en
France 10 %
du volume
global des
ventes de
smartphones. Car encore une fois, un smartphone bien reconditionné fonctionne aussi bien qu’un smartphone neuf. Et aussi longtemps. On vend sur notre site des modèles fabriqués en 2014, ils fonctionnent parfaitement, alors qu’on change des smartphones tous les
24 mois qui offre une espérance de vie jusqu’à 6 ans hors accident ! Il est important de revoir nos modes de consommation.
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
en couverture
3 Des déchets sur nos territoires Les régions gèrent
Les collectivités territoriales sont directement impliquées dans la prévention et la gestion des déchets, elles sont autant d’actrices de l’économie circulaire. Depuis la loi NOTRE – Nouvelle organisation territoriale de la République – du 7 août 2015, les régions disposent de la compétence de planification de la prévention et de la gestion des déchets. Elles sont tenues d’animer un Plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD) qui coordonne les actions entre éco-organismes,
entreprises, collectivités et habitants.
Sans surprise, nos régions ne
font pas face aux mêmes défis.
Mais certaines se distinguent.
adam beLGHiTi aLaOUi
bretagne
championne du tri et du recyclage !
En matière de gestes éco-
citoyens et de réflexes de tri, les Breton·nes
sont les champion·nes. Pendant que la moyenne
nationale du tri des emballages et déchets
ménagers est de 69,7 kg par habitant·e et par an, la
Bretagne en trie plus de 97 kg. Une véritable culture
du tri, fruit notamment d’une politique régionale très marquée par
la question environnementale. En 2017, à l’échelle départementale, ce sont les Côtes-d’Armor (22) qui ont trié le plus avec 110,27 kg/hab/an. En moyenne, le ratio de production de déchets ménagers et assimilé
en Bretagne est de 681 kg/hab/an. Depuis 2015 et la mise en place des nouvelles consignes de tri
par la région et le prestataire Citeo, les Breton·nes trient en moyenne 2,3 kg de plus chaque année. Du côté des déchets végétaux, la Bretagne produit et collecte le double de la moyenne nationale (160 kg/ hab contre 77 kg/hab). Un tout qui vient alimenter les 268 déchèteries recensées dans la région. Forte de sa culture écolo, la région Bretagne a accompagné son PRPGD d’objectifs régionaux propres, en plus des objectifs communs. Entre autres : réduction des déchets ménagers et associés de 25 % d’ici à 2030, 100 % de collecte des déchets recyclages (objectif national) et mise à disposition de moyens de tri à la source pour tous·tes les Breton·nes.
î
         vaste territoire à couvrir
Si le territoire néo-aquitain est le plus vaste territoire régional (plus de 84 000 km2), sa production de déchets reste moins importante que les
premières régions économiques
que sont l’Île-de-France et
l’Auvergne-Rhône-Alpes. La région
bordelaise produit tout de même
22 millions de tonnes de déchets
par an, soit l’équivalent du poids de
6 Tours Eiffel par jour. Chaque néo-
aquitain·e engendre en moyenne
652 kg de déchets ménagers par
an, pendant que le BTP produit 11 millions de tonnes de déchets. Vaste territoire oblige, la Nouvelle-Aquitaine et ses 12 départements, dont la Gironde et les Landes, les
deux départements métropolitains les plus étendus, comptent plus de 650 déchèteries. Soit plus d’un dixième des déchèteries de l’hexagone (plus de 4 650).
Dans son PRPGD, adopté le 21 octobre 2019, la Nouvelle-Aquitaine s’est fixé une série d’objectifs, de la réduction
à la valorisation des déchets, dont : priorité à la prévention des déchets, augmentation du niveau de valorisation des gravats en déchèteries (objectif
80 % en 2031 contre 50 % en 2015) et des déchets de chantier (80 % en 2025). Pour 2025, l’objectif du taux de recyclage des déchets ménagers et
assimilés reste sur ses bases : 60 %. Il augmente pour les déchets d’activités économiques (DAE) non agricoles (70 %).
Nouvelle aquitaine
  26 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
  l
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[    en couverture
entreprendre & innover
   hauts-de- France
le-de-France
Poids lourds du déchet
La région du Nord représente 9 % de la population nationale et 7 % du PIB du pays, un poids qui
se retrouve dans ses déchets.
Le PRPGD des Hauts-de-France, publié en décembre 2019, fait état d’un gisement total de 31,5 millions de tonnes de déchets pour l’année 2015, soit près de 10 % du total national. Sur ces 31,5 millions de tonnes, 85 % sont des DAE (26,9 millions), 11 % des DMA (3,6 millions) et 3 % des déchets dangereux. La région lilloise est donc
l’une des plus productrices de déchets et l’une des
plus polluées. Les défis ne manquent
pas. En 2015, les Hauts-de-France ont
valorisé 185 kg/hab/ an de déchets ménagers
avec un taux de valorisation de 30 % des déchets non
organiques. Et le taux de recyclage des DMA était de 55 kg/hab/an, soit une
performance supérieure à la
mauvaise élève du tri
moyenne nationale (46,5 kg/hab/an). Le taux de valorisation (recyclage, réemploi, compostage...) régional moyen (DAE + DMA) est de 56 %,
dans la moyenne nationale. L’objectif annoncé est celui des 65 % d’ici à 2020. Pour le taux de valorisation des déchets du BTP, la région lilloise est en revanche très en retard vis-à-vis
du seuil réglementaire des 70 %, avec moins de 60 % de valorisation. Pour booster son taux de recyclage, de 30 % à 40 % d’ici à 2031 (220 kg/hab/an), la région mise sur le développement des collectes séparées à la source.
     La région capitale accumule les défis en matière de gestion des déchets. Région la plus peuplée (12,2 millions d’habitant·es sur
huit départements), la plus urbaine, la plus jeune et cœur économique (31 % du PIB national), elle est aussi
  Auvergne Rhône-Alpes
une de celles dont les habitant·es recyclent... le moins.
Tandis que les ordures résiduelles, donc non recyclables,
représentent aujourd’hui en Île-de-France 7 millions
de tonnes, l’Observatoire régional des déchets observe que deux tiers des déchets recyclables dans la région ne sont pas triés : un·e résident·e du « grand Paris » trie 45 kg de déchets par an, contre 70 kg en moyenne en France. Une différence notamment due aux modes de vie et de consommation des Francilien·nes. Si la région compte plus de 170 déchèteries publiques, gérées par des EPCI (établissements publics de coopération
intercommunale), des communes et 75 déchèteries professionnelles, si elle emploie plus de 20 000 personnes pour la gestion de ses déchets, elle reste l’une des plus
polluées et souvent victime de dépôts en décharges sauvages – 25 kg par habitant·e et par an. Pour répondre à tous ces défis, le PRPGD de la région parisienne vise
le développement de l’économie circulaire pour réduire la consommation de ressources, produire moins de déchets et mieux les valoriser. La région vise une
réduction de 10 % des déchets ménagers et assimilés (DMA) et une diminution de moitié du gaspillage alimentaire d’ici à 2025.
Objectif valorisation
La première région industrielle française, second poumon économique du pays, est un poids lourd du déchet. Selon les données de la Sindra, l’observatoire des déchets en Auvergne-Rhône-Alpes, la région lyonnaise produit une quantité de déchets de l’ordre de 33 millions de tonnes
par an, soit plus que l’Île-de-France, qui en produit environ 30 millions. Dans le détail, le PRPGD de la
région aurhalpine s’intéresse à 1 million de tonnes
de déchets dangereux (toxiques et dangereux pour l’environnement), 7,2 millions de tonnes de déchets
non dangereux (verre, métaux, cartons, papiers...) et
25 millions de tonnes de déchets de chantier. Les quelque 550 déchèteries
réparties dans les 12 départements de la région ont de quoi tourner. Aujourd’hui, l’Auvergne-Rhône-Alpes atteint un taux de recyclage des emballages ménagers de 70 % et se donne
un objectif de 75 % d’ici à 2022. Pour l’atteindre, il faudra recycler 3,5 kg supplémentaires par habitant·e, soit 28 000
tonnes de déchets par an. En parallèle, son PRPGD vise une réduction de la production de déchets ménagers de 12 % d’ici à 2031, ainsi qu’une valorisation (recyclage, réemploi...) des déchets non dangereux de 65 %, plus une réduction de l’enfouissement des déchets de 50 % pour 2025.
     ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 27
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
4 L’ère de la régénération
en couverture
 Occasion, recyclage et reconditionné sont en passe de devenir la sainte trinité des entrepreneurs tant le marché de la consommation responsable prend de l’ampleur. Aussi bien aidé par des robots, des insectes ou encore par la plate-formisation de l’économie, l’ère de la régénération est bel et bien à nos portes. jean-baPTiSTe cHiara
  CANADA
La banque du plastique
Pour David Katz, conférencier et fondateur de
la start-up sociale The Plastic Bank, les zones surpolluées sont des « champs de diamants ». Dans les pays en développement où le recyclage n’est pas la priorité des pouvoirs publics, ce Canadien installe des comptoirs à plastique où les habitants viennent échanger du plastique collecté contre de l’argent, des biens ou des services. Ils paient leur électricité, l’école de leur enfant ou
le wifi. L’entreprise s’intéresse actuellement à l’imprimante 3D afin de transformer directement son plastique recyclé en objet ou en pièce de rechange. Les premiers tests ont abouti à la réalisation d’une... clé.
intérêt : avec la généralisation des considérations écologiques chez les consommateurs et donc des politiques de RSE des entreprises, la demande
en plastique recyclé dépasse largement celle de l’offre disponible.
états-unis
Pas de sots métiers pour les robots
À l’heure où seulement 35 % des déchets déposés dans les bacs recyclables sont réellement traités – à l’échelle mondiale –, l’IA et les robots pourraient avoir un rôle à jouer. L’entreprise américaine AMP Robotics est en tout cas en train de faire franchir un nouveau cap aux robots recycleurs, notamment grâce au machine learning – apprentissage autonome. Grâce à ses robots araignées « intelligents », le boss d’AMP revendique un taux de récupération entre 90 et 95 %.
intérêt : si les robots sont déjà le moyen de recycler mieux et plus vite que les humains, ils devraient encore s’améliorer et pourraient devenir véritablement incontournables. Dans le sens de ces automates, le travail du tri des déchets est fastidieux, très coûteux et pas franchement attirant. On a hâte de voir des robots recycler leurs congénères.
28 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
KENYA
des mouches travailleuses
La prometteuse start-up Ecodudu fait travailler des mouches pour
transformer des déchets organiques et alimentaires en engrais nutritifs et
en protéines pour nourrir les animaux d’élevage. Des larves de mouche se
nourrissent ainsi des déchets pour les transformer en biomasse extrêmement riche en protéine. Les larves sont séchées avant d’être vendues à des éleveurs, le reste est vendu en tant qu’engrais.
intérêt : après avoir reçu un financement de la société allemande Green Tech Capital Partners, la start-up a reçu un nouveau soutien de la société d’investissement ShEquity, spécialisée dans l’accompagnement des femmes entrepreneurs africaines. Une affaire à suivre.
  ]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[LITUANIE
vinted, la fripe c’est chic
Depuis sa création en 2008, la plate-
forme de vente et d’achat de vêtements d’occasion, véritable licorne des pays
de l’Est, n’a cessé de prendre du poids.
En France, premier marché de Vinted,
elle occupe la sixième place des sites commerçants les plus visités durant le deuxième trimestre 2020. Vinted revendique
quelque 12,5 millions de membres. Un vrai pied de nez à une industrie textile fébrile des plus polluantes.
intérêt : depuis une dizaine d’années,
le secteur de la mode est en crise, de l’autre côté celui de la fripe explose... Le consommateur a parlé et les concurrents de Vinted répondent. Cyrillus, Petit Bateau ou encore Kiabi ont ainsi déjà lancé leur solution de vente d’occasion, entre autres exemples.
france
back market, c’est chouette
Lassés d’une obsolescence programmée toujours plus avilissante, les fondateurs de la plate-
forme française de vente d’objets électroniques reconditionnés ont vu juste en créant Back Market en 2014. Ils se sont attaqués d’abord uniquement aux smartphones, la start-up propose désormais tous les types de produits électroniques. Malgré de très bons résultats, l’entreprise a levé 110 millions d’euros en mai 2020.
intérêt : augmenter le marché de l’électronique reconditionné va logiquement faire diminuer celui de la production d’objets neufs, très polluante et pas toujours très éthique.
L’écologie n’a pas d’odeur
Dans le monde de demain, tout est recyclable. Spécialisée dans la fabrication de toilettes sèches, l’entreprise coopérative Écosec en est convaincue,
il faut transformer notre urine en engrais pour faire pousser nos salades... C’est ainsi que le « naturinoir » est venu au monde et s’est installé cet été dans les rues de Paris pour collecter les urines des passants. intérêt : l’urine est produite en masse 24 heures
sur 24 et 7 jours sur 7 et elle coûte cher à traiter.
La récupération de l’azote et du phosphore qu’elle contient et dont les plantes ont besoin pour pousser est clairement matière à affaires. Le principe du naturinoir pourrait être un jour directement intégré dans nos immeubles pour ne plus gaspiller une goutte de pipi, reste à savoir si l’opinion publique s’y fera.
CHINE
Greenpeace alerte la chine sur les batteries électriques
D’après l’organisation militante, pas moins de
12 millions de batteries électriques lithium-ion utilisées pour des véhicules électriques pourraient se retrouver en fin de vie entre 2021 et 2030. Ada Kong, de la branche Asie de l’Est de Greenpeace a déclaré : « Nous sommes sur le point de voir un raz-de-marée de batteries de véhicules électriques frapper la Chine. » Parce qu’elle appréhende cette nouvelle pollution, l’organisation incite la Chine à envisager le recyclage des batteries afin d’éviter que l’alternative du pétrole ne devienne aussi problématique que son ancêtre.
intérêt : en France, si les batteries des nombreuses trottinettes électriques jetées à l’eau polluent déjà
la Seine, des solutions sont en train d’être mises
en place. Notamment autour de l’éco-organisme Screlec qui espère recycler 50 tonnes de batteries sur l’année 2021.
en couverture
entreprendre & innover
      SINGAPOUR
Foodtech responsable
Si le carton plein des livraisons de repas à domicile dû à la crise de covid a engendré des tonnes de déchets supplémentaires, le système de consigne semble une option prometteuse. Première à avoir sauté le pas de la consigne à Singapour, Foodpanda a établi un partenariat avec deux entreprises spécialisées, BarePack et Muuse. Depuis, ses concurrents locaux Deliveroo et GrabFood s’y
sont mis. En France, la loi anti-gaspillage votée
en Janvier dernier prévoit la fin des emballages à usage unique pour 2023.
intérêt : le système de consigne assure une baisse de la quantité des déchets produits, fait baisser les coûts d’emballage des acteurs de la foodtech et crée de nouvelles opportunités dans le secteur de l’emballage.
 ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
| 29
]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
Taxer les gafam,
pourquoi est-ce si difficile ?
Vingt ans en arrière, Facebook n’existait pas. Google venait d’éclore. Il y a quinze ans, ExxonMobil valait dix fois plus qu’Apple. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Les GAFAM – Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft – ont muté en mastodontes du numérique, tout aussi puissants, si ce n’est plus, que certains États. Une ascension rapide et intense qui pose question. En France, à l’instar du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, on ne cesse de marteler la mise en place d’une taxe Gafam digne de ce nom. Mais l’harmonie autour du projet à l’échelle mondiale se trouve à la peine. « GAFA, reprenons le pouvoir » (2020), écrivait Joëlle Toledano, professeur émérite à l’université Paris Dauphine. N’est-ce pas trop tard ?
société
 Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, Sundar Pichai... Ces noms sont sans doute devenus aus- si populaires que nombre de
chefs d’États. Car eux aussi se re- trouvent à la tête de leur propre empire. Avec ses hauts et ses bas. Ses très hauts parfois, comme le pic de 2 000 milliards de dollars en termes de capitalisation bour- sière atteint par Apple durant l’été 2020. Mais face à une telle hégémonie et, donc, visibilité, les GAFAM prennent de plein fouet les critiques. Dernière en date, Amazon, cible d’un appel au boycott pour Noël en parallèle de la fermeture des commerces spécialisés physiques. « Mon- sieur Castex, vous êtes le meilleur employé d’Amazon en France », scandait Michel-Édouard Leclerc, président des hypermarchés du même nom.
Une difficile harmonisation
La suprématie actuelle des GA- FAM repose notamment sur la particularité de l’époque où ils sont nés. Au début du siècle, In- ternet passe pour la clé du savoir et un monde orphelin de toutes
La loi d’Amazon n’est pas la loi de la France – Joëlle Toledano, Paris Dauphine
ropéenne au minimum, sinon l’échelle mondiale, « c’est l’en- semble du système internatio- nal qu’il faut remettre sur pied, une mesure prise uniquement en Europe serait un pis-aller, ou sur le plan national, un pis-aller du pis-aller ! », estime Toledano.
S’attendre
à des représailles
Bien entendu, les GAFAM n’ont aucun intérêt à ce que les États re- prennent le pouvoir. Le problème à résoudre tend à savoir si « Face- book, comme les autres Google, Apple et Amazon, paient des im- pôts – et de façon équitable par rapport aux autres acteurs – à pro- portion de la valeur et des profits que procure le marché européen, deuxième marché du monde », s’interroge la professeure à Dau- phine. Bien sûr, il y a déjà eu et aura des représailles. Qui vous dit que Facebook ne menacera pas de rendre son service payant dans les pays qui appliqueront la taxe GAFAM ? De son côté, Apple avait annoncé début sep- tembre que la taxe votée en 2019 en France allait se répercuter sur les développeur·ses français·es, et que la taxe serait intégrée dans le calcul de leurs revenus générés dans l’App Store, le magasin d’ap- plications des iPhone. Sans pour autant égaler le total de la taxe vo- tée par l’Assemblée en France. Ac- tion-réaction : « Quand les taxes ou les taux de change sont modi- fiés, nous devons parfois mettre nos prix à jour », pouvait-on lire dans un communiqué d’Apple. Un luxe que peuvent se « payer » ces grandes entreprises en situa- tion de quasi-monopole.
Attention non plus à ne pas pointer du doigt toutes les en- treprises riches et puissantes. C’est pourquoi Joëlle Toleda- no, dans son ouvrage, a préfé- réparlerde«GAFA»etnon de « GAFAM ». « Depuis les grands procès qui l’ont opposé à la Commission européenne et aux juges américains, Microsoft n’a pas, autant qu’on le sache, enfreint les règles nationales, n’a pas été condamné pour abus de position dominante », explique- t-elle. Malgré tout, il est essen- tiel de reprendre le pouvoir aux géants du numérique. « Il faut y croire, nous glisse Joëlle Tole- dano, et s’en donner les moyens afin de ne pas laisser aux gé- nérations futures le seul projet de devenir un·e habitant·e de Google. »
GeOFFreY WeTZeL
  30 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
ces règles inutiles de la vraie vie. Pour Joëlle Toledano, « il y a vingt ans, sur le Web, rien n’était mieux qu’un monde sans règles, hormis celles que les gens voulaient bien se donner. D’où une très forte hostilité vis-à-vis de l’État, et notamment de son intervention. Avec l’essor d’In- ternet et de ses usages commer- ciaux, un nouveau monde écono- mique se bâtissait, dont les règles ont été régies par ces nouveaux acteurs, les GAFA. Ils ont créé leurs propres règles, leur propre monde », analyse la docteure en économie. Or, nous nous sommes rendu compte aujourd’hui que les GAFAM ne vivaient pas dans un monde si parallèle et qu’ils se confrontent à la réalité des règles édictées par les États. D’autant plus problématique que « la loi d’Amazon n’est pas la loi de la France », avance Joëlle Toledano. Taxer les GAFAM serait une manière de rééquilibrer le
rapport de force. La France s’y attelle. La taxation en question existerait bel et bien, adoptée le 11 juillet 2019 par l’Assemblée, « il y en a une à l’échelle natio- nale, je le rappelle, qui rapporte 350 millions d’euros par an, j’es- père davantage », expliquait dé- but septembre le patron de Ber- cy, Bruno Le Maire. Un montant bien faible. Cette année, la taxe avait d’abord été suspendue en attente d’une négociation à l’OCDE. En vain, donc. « Nous percevrons une taxe sur les géants du digital en décembre prochain », a martelé le ministre de l’Économie. Mais en France, uniquement. Qui se confronte à la menace américaine. Pour rap- pel, l’Amérique de Trump avait menacé de surtaxer les pro- duits français importés comme les sacs à main, fromages ou vins. En réalité, l’efficacité de la taxe GAFAM reposera sur une harmonisation à l’échelle eu-
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[Mondial 2022, au Qatar,
impayés (de la part de Mercury MENA, l’entreprise employeur). Aujourd’hui, « une partie des sa- laires a été réglée, mais de nom- breux·euses travailleur·euses ont encore des cotisations impayées. D’autant plus que la covid-19 pourrait aggraver à nouveau les délais de règlement pour les tra- vailleur·euses migrant·es, « les premier·ères à payer le prix de la pandémie », explique May Roma- nos, chercheuse chez Amnesty. Sans oublier les heures exces- sives de labeur ou les logements insalubres dans lesquels ils·elles se retrouvent hébergé·es. Des ou- vrier·ères ont péri pour organiser la Coupe du monde.
En dehors des « 20 000 ou- vrier·ères qui construisent les stades, ce ne sont pas moins d’1,9 millions de travailleur·euses mi- grant·es qui pâtissent de la fai- blesse du droit du travail dans le pays, bien que des progrès ont été relevés », souligne May Romanos. Sans oublier les employées do- mestiques, qui ont fait l’objet du dernier rapport sorti en octobre par Amnesty International. On pouvait y lire des témoignages glaçants d’employées non plus considérées comme des êtres hu- mains, mais comme des biens.
Entre autres : « Je suis allée me coucher à 1 heure du matin et à 3 heures, la fille de la famille, âgée de 17 ans, m’a réveillée pour que je sorte lui acheter une cannette de Red Bull. Puis, à 5h30, j’ai com- mencé ma journée habituelle de travail, lavant la voiture et me pré- parant pour conduire les enfants à l’école... À 22 heures, j’ai em- bouti la voiture dans un mur », se livre une employée interrogée par l’ONG. À côté de cela, s’ajoutent les violences verbales, physiques, voire sexuelles. Par peur des re- présailles après une éventuelle plainte au service de police, elles finiront par se taire.
Une évolution en trompe l’œil, mais des motifs d’espoir
Le Qatar s’est engagé à faire évo- luer son droit du travail. Ainsi, « l’abolition de la kafala a démar- ré petit à petit en 2017. Puis, l’an- née passée, la permission requise via l’employeur pour autoriser les travailleur·euses migrant·es à quitter le pays serait partie en fu- mée. Idem en 2020, où le droit du travail a rendu obsolète l’impos- sibilité pour les travailleur·euses de changer de job sans le consen- tement de leur employeur », pré- cise notre spécialiste du Moyen- Orient. Une abolition qui reste théorique. Dans les faits, les ha- bitudes ont du mal à disparaître, comme « la confiscation des pas- seports, une pratique encore ré- pandue », ajoute-t-elle.
Autre avancée significative : l’ins- tauration d’un salaire minimum, qui prendra effet en mars 2021. « Un salaire d’environ 1 000 riyals qataris (soit 275 dollars) par mois si l’employeur fournit la nourriture et le logement. Sinon, il faudra com- pléter de 82 dollars pour la nour- riture et 138 dollars pour le loge- ment », chiffre la chercheuse.
Fallait-il confier l’organisation du Mondial 2022 au Qatar ? Pour May Romanos : « La Coupe du monde constitue une occasion en or pour que le Qatar décide de changer son droit du travail », et ainsi mieux protéger les travail- leur·euses migrant·es. La surexpo- sition du pays aurait en quelque sorte permis d’accélérer les avan- cées. L’abolition théorique du sys- tème de kafala par exemple. Toute- fois, bien silencieuses auront été les institutions lors de cette prépara- tion polémique. Malgré quelques chartes de bonne conduite, for- melles, promues par la FIFA... bien trop peu au vue de l’ampleur du chantier.
GeOFFreY WeTZeL
une lente évolution du droit
du travail...
Le Qatar s’apprête à accueillir l’événement sans doute le plus attendu de
la planète, la Coupe du monde de football 2022. Pour ce faire, voilà des années que le pays du Golfe soigne sa préparation, avec au premier chef la construction des stades. En visite récente au Qatar, le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est dit « impressionné » quant à l’avancée des préparatifs, admiratif notamment de l’enceinte du stade Al Bayt, où se déroulera la cérémonie d’ouverture. Derrière, des travailleur·euses à bout de souffle. Des employé·es exploité·es. La faute au système de kafala, qui serait – en théorie – aboli. Analyse avec May Romanos, chercheuse chez Amnesty International.
Une folie des grandeurs payée au prix fort ? L’at- tribution du Mondial 2022 au Qatar a mis en
lumière les carences du droit du travail dans ce petit pays de moins de trois millions d’habitant·es. Et a révélé le système de kafala : un parrainage marqué par un lien de subordination entre les travail- leur·euses étranger·ères présent·es au Qatar et leur employeur. La kafala empêche notamment ces travailleur·euses de pouvoir quit- ter le territoire sans la permission de leur employeur, ou de changer d’emploi. Mobilité inexistante donc. Au fil des années, le droit du travail a évolué et le système de kafala serait aujourd’hui relégué au passé. Encore trop tôt pour le confirmer.
Ni plus ni moins que de l’exploitation
Des conditions de travail inhu- maines. À en croire les multiples rapports publiés par Amnesty In- ternational, nombre d’ouvrier·ères ont souffert de la construction des stades. D’un point de vue éco- nomique d’abord : des retards de plusieurs mois de salaires ! Un phénomène déjà dénoncé en 2016 par l’ONG, certain·es tra- vailleur·euses se retrouvaient victimes de sept mois de travail
may romanos
société
entreprendre & innover
  « La Coupe du monde constitue une occasion en or pour que le Qatar décide de changer son droit du travail », May Romanos, chercheuse chez Amnesty International
    ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 31
]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
l’œil décalé
À la xxie siècle,
Et pour ce qui est des noms de mé- tières dites « prestigieuses », qui n’ont pas d’équivalente au mas- culin comme « auteure », « philo- sophelle », « écrivaine », de quand cela date-t-elle ?
Les académiciennes ont commen- cé à condamner les masculines de métières prestigieuses à partir des années 1640 de la xviie siècle. La première génération des aca- démiciennes utilisait pourtant
Pensez-vous qu’enseigner à des petits garçons à l’école que la fé- minine l’emporte sur la mascu- line peut avoir une impacte sur l’image qu’ils ont d’eux-mêmes ? Oui, j’en suis persuadé. C’est in- consciente, mais oui. D’ailleurs, de nos jours, l’enseignemente de cette règle est de plus en plus pro- blématique. Énoncée telle quelle, elle est ahurissante ! Les enfants le sentent très bien, car cela ne va pas dans la sens vers laquelle va la société. Elles demandent pour- quoi. Que leur répondre ?
La réaction de celles qui freinent face à cette « parité linguis- tique », pensez-vous qu’elle soit la faite de traditionalistes ou de sexistes ?
Sexisme et traditionalisme sont très liées. Mais souvent, les op- posantes à l’écriture inclusive ne savent pas de quoi elles parlent. Elles poussent des cris parce qu’elles ont l’impression qu’il y a la feu à la laque. Effectivement, en cette période, la domination féminine est attaquée de toutes parts, alors qu’elles continuaient leur petite traine de vie tranquil- lement. Concernant la langue, celles qui s’enflamment bruyam- ment demandent « comment va-fem prononcer cela ? ». Mais enfin, une abréviation, ça n’est pas faite pour être prononcée ! Toute cette débate est remplie de fausses problèmes. Je ne sais pas si ces gens n’arrivent pas à com- prendre ou si elles font les imbé- ciles. Évidemment qu’elle n’est pas question de toucher les livres qui ont été écrites. C’est beaucoup de la bruit pour pas grande chose.
Qu’est-ce qui leur fait peur ?
Pour certaines femmes, c’est clai- rement la perte de la domination féminine. Les dernières murailles sont en train d’être attaquées, même si elles ne sont pas encore tombées. Elle est sûre que, pour une certaine nombre de gens qui n’ont pas fait leur petite révolu- tion, la sole est en train de se dé- rober.
* le neutre impersonnel « on » résulte de la contraction du latin homo, homme > on. Mais si c’était femina qui s’était contractée...
** la règle de proximitée consiste à accorder en genre et en nombre l’adjective avec la dernière nom (par exemple : « les filles et les garçons sont beaux », ou « les garçons et les filles sont belles »).
inTervieWe inTerPOLée Par OLiviÈre maGnane
la féminine domine
toujours la masculine
Petit exercice d’interpolation des genres pour faire comme si...
 Que se passerait-il si...
Si le féminin l’avait « emporté » sur le masculin. Si, au xviie siècle, une grammairienne protégée par la reine du royaume de France avait édicté sa règle: le féminin, à l’évi- dence supérieur à la condition in- férieure masculine, doit s’imposer. Faute d’une telle grammairienne et d’une telle reine dans le cours de l’histoire, nous empruntons à Éliane Viennot, historienne et professeuse (le mot exista dans un lointain passé) à l’université Jean Monnet à Saint-Étienne, sa défense de l’écriture inclusive. Mais en ren- versant totalement la donne : ima- ginons qu’Élian Viennot soit un professeur, dans une société domi- née par le féminin, militant pour l’égalité scripturale des genres dans la langue... Et imaginons que nous féminisions bon nombre de mots, histoire de donner en miroir l’allure de notre langue masculi- nisée actuelle... L’interview ori- ginale est parue dans IL, le grand hebdomadaire que lisent même les femmes...
IL. À l’école, fem* enseigne que « la féminine l’emporte sur la masculine » depuis toujours. Pourtant, malgré les idées reçues, vous dites que cette « règle » existe depuis très peu de temps.
Élian Viennot. L’utilisation an- cienne de l’accorde de proximitée** a été combattue de manière tota- lement délibérée à la xviie siècle où les académiciennes ont mis en place l’accorde selon « la genre la plus noble » (sic). Un siècle plus tard, la grammairienne Beauzée justifie cette décision en ceci que « la genre féminine est réputée la plus noble que la masculine à cause de la supérioritée de la femelle sur le mâle ». Bref, elle parle d’un
monde où c’est une évidence que la femme est mieux que l’homme, et donc que la langue doit suivre. Avant cela, les gens faisaient un peu comme elles le souhaitaient. On trouvait souvent l’accorde de proxi- mitée parce que c’est la plus natu- relle. À l’oreille, après une énumé- ration, c’est la dernière occurrence qui va donner sa genre et même sa nombre à l’adjective ou à la parti- cipe passée. Avec la règle actuelle, s’elle y a une nom féminine, même énoncée en première, et suivie d’une kyrielle de noms masculines, elle faudrait accorder à la féminine. À l’époque, ces grammairiennes féministes ont belle répéter cela, elles ne sont pas très suivies parce qu’elle n’y a pas d’institution qui permette de mettre toute la monde à la passe. Fem trouve ainsi des ac- cordes de proximitée jusqu’à l’ex- trême fin de la xixe siècle. La règle de la féminine dominante sur la masculine n’est donc rentrée dans toutes les têtes que depuis la géné- ralisation de l’école primaire obli- gatoire (à partir de 1830 pour les filles, 1880 pour les garçons).
les mots
autri ». Je
d’une justification à la décision de supprimer ces mots. Aujourd’hui, la mot « agriculteur » ne dérange personne mais « auteur » oui. Et pourtant c’est la règle dans les lan- gues romanes : la différence doit s’entendre. Coiffeuse, coiffeur, ra- gazza, ragazzo, autrice, autri (ou auteur)...
Toute cette guerre sur les ac- cordes et les noms de métières prestigieuses a commencé à la xviie siècle, lorsque des institu- tions ont instruit les garçons, qui étaient jusqu’alors condamnés à être instruits chez eux – ou à res- ter ignorants. Évidemment, fem bloque leur entrée à la collège et à l’université. Mais il y a dès cette momente-là des hommes qui font carrière dans les lettres, et qui réus- sissent magnifiquement. Parmi les autrices les plus lues, il y a alors moitié d’hommes. De la coup, c’est sur ces professions-là que s’est cris- tallisée la « guerre des mots », parce que fem ne pouvait pas empêcher un homme d’écrire une roman et d’avoir de la succès avec. Personne en revanche ne condamne la terme « avocat », puisqu’elle n’y en a pas! En revanche, elle y a belle et bien des ambassadeurs. Si les membres de l’Académie ouvraient leure pre- mière dictionnaire, elles verraient que cette mot y est.
L’utilisation ancienne de l’accorde de proximitée a été combattue de manière totalement délibérée à la xviie siècle où les académiciennes ont mis en place l’accorde selon « la genre la plus noble » (sic).
« écrivain » ou n’ai jamais vu
« auteur, l’ombre
    32 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[réseaux & influence
entreprendre & innover
Il existe une énorme envie de se retrouver autour de bonnes choses et de passer de bons moments en écoutant de bonnes nouvelles – Alain Marty, E&GV
                                                                                                                                                                                                                                            Le cercle Economy et Grands vins
est l’héritier direct du Wine and Business Club
C’est un clone, un des- cendant direct – et c’est totalement vo- lontaire. Alain Marty,
son fondateur, est un expert du réseautage. Il a été, justement, le fondateur et le dirigeant du Wine and Business Club en 1991, un nom devenu une ré- férence en matière de réseau d’entrepreneurs (2 000 adhé- rents, dont 900 à Paris, avec trois soirées mensuelles fortes en moyenne de 250 personnes). « En mai 2017, j’ai vendu le Wine and Business Club à La Mon- diale Grands Crus [une filiale d’AG2R La Mondiale, ndlr], et en suis resté, selon leurs vœux, président-fondateur », explique Alain Marty. Malgré des bilans positifs pendant 29 ans, le bilan du club a été déposé le 27 août 2020. Une décision qu’Alain Martyaeudumalàcom- prendre. « La société continuait à gagner de l’argent, mais “ils” ont abandonné, en liquidant ainsi le club, tous les adhérents, et notamment les présidents des implantations locales, qui travaillaient bénévolement. » Alain Marty avait en outre dé- posé plusieurs propositions de rachat du WBC. « Et du coup, le 28 août, j’ai lancé un nou- veau club, le cercle Economy et Grands vins. » Ma foi...
Un modèle
qui a fait ses preuves
La duplication, à quelques dé- tails près, est complète : l’idée reste d’organiser des rencontres mensuelles autour de l’écono- mie, du vin et de la gastronomie, dans des cadres d’exception – à Paris, c’est le trio du Bristol, du Shangri-La et du Ritz –, en mé- langeant conférences, discus- sions et dégustations. Mais le cercle Economy et Grands vins n’est pas une pure copie de son illustre prédécesseur. Le numé- riquey«couleraàflux»,etun concept d’e-club est à l’étude. Les cotisations reprennent les montants du Wine and Bu- siness Club, à 5 000 ou 11 000 euros par an. « C’est un mo- dèle qui a fait ses preuves de- puis 29 ans, souligne Marty. Et contrairement à ce que l’on entend parfois, il n’est pas du
tout en érosion. Au contraire même, en cette période, il existe une énorme envie de se retrou- ver autour de bonnes choses et de passer de bons moments en écoutant de bonnes nouvelles. C’est le cœur du club : on vient, on écoute des vignerons positifs qui font de bons vins, on mange de bons plats préparés par des chefs étoilés, on écoute des chefs d’entreprise qui racontent de belles histoires entrepreneu- riales, avec des projets d’inves- tissement, au lieu de s’isoler chacun dans sa coquille. » Ef- fectivement, le menu semble ap- pétissant.
Pour l’instant, le sort de la soi- rée d’ouverture, prévue initia- lement pour le 19 novembre, et décalée au 28 janvier, reste lié au contexte sanitaire. Si elle a lieu, les adhérent·es – dont le nombre sera limité, et les demandes ex- cèdent déjà la capacité – pour- ront rencontrer Thibault de Saint-Vincent, président de Barnes, et Arnaud de Puyfon- taine, président de Vivendi.
Prêt au débouchage
Malgré cette incertitude, le succès est déjà au rendez-vous : « Plus de 900 chefs d’entreprise nous soutiennent déjà et beau- coup ont déjà adhéré, explique Alain Marty. Au premier tri- mestre 2021, nous devrions atteindre 1 000 adhérent·es. » Lesquel·les, pour l’instant, ne proviennent pas du tout du Wine and Business club : ce sont surtout soit de nouveaux adhé- rent·es, soit des adhérent·es du WBC d’il y a plusieurs années. Mais les « anciens » devraient continuer à affluer, surtout si, l’année prochaine, Alain Mar- ty prévoit des gratuités pendant un an pour beaucoup d’entre eux·elles, en particulier en pro- vince. Le développement du ré- seau devrait s’accélérer : dès le premier trimestre 2021, le cercle sera décliné en province et à l’international, avec l’objectif affiché d’atteindre 100 implan- tations en 2025. Il faut dire que l’expérience est là : « Il existe 30 ans de travail et de bonnes équipes derrière ce démar- rage », souligne le clubiste. jean-marie benOiST
Pour allier business et plaisir
Il a pris la succession directe du Wine and Business Club après sa liquidation : le cercle Economy et Grands vins se place dans la droite lignée de son illustre prédécesseur. Et il a tout pour réussir car piloté par les mêmes équipes qui avaient fait du Wine and Business Club une référence en matière de réseau d’entrepreneurs.
ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 33
]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en immersion
Jean Perzel, lefiat«luxe»
de l’éclairage
Un créateur français a éclairé le monde entier. Il faut que sa lumière demeure. Immersion dans un paquebot de lumière qui ne doit pas disparaître.
    L’entrée des Ateliers Jean Perzel au 3 rue de la Cité-Universitaire dans le 14e à Paris
Rue de la Cité Universitaire, on longe le Parc Mont- souris. Les immeubles d’habitation d’un Paris
cossu s’alignent, sans guère de boutiques. Mais là, au 3, un tableau arts déco peint en lumière douce semble émaner d’une façade sur deux étages, comme si l’immeuble tout entier était devenu écrin. Pas de néon, pas de projecteurs, pas d’enseigne, mais une harmonie lu- mineuse que l’on confond avec un musée flaque de lumière. Au-des- sus d’une porte qui ressemble à un tableau de Buffet, un nom, Jean Perzel. À l’image d’un grand joaillier, on sonne et on attend. Pas longtemps. Les mille luminaires vus de la rue froide vous enve- loppent dans leur chaleur douce. Et vous vous mettez à voyager... 1931. Jean Perzel, compagnon du devoir d’origine allemande, né en Bavière, fils et petit-fils de maîtres verriers, maître verrier lui-même,
installe ses showrooms et ses ate- liers dans cet immeuble sur-me- sure conçu par l’architecte Michel Roux-Spitz. Il a créé sa marque en 1923 après des années de voyages à pied en Europe. Son devoir de compagnon : « Traiter la lumière électrique comme les vieux verriers traitaient le soleil. » Dans les années 1920 où bougie, huile et gaz disparaissent peu à peu éblouis par la lumière brute des ampoules à blanc, Perzel recherche l’opacité relative des verres nacrés et dé- polis. Il dessine des liseuses, des lampadaires, des lustres, des sus- pensions, des lampes de table, de chevet, des appliques extérieures et même des meubles « allumés » – guéridons, mobilier...
Près de 8 000 créations depuis l’origine
Un salon d’exposition, en 1925, illumine le baron de Rothschild qui achète toute la collection Per-
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dans les coulisses de la création
    ]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[   Quelques modèles emblématiques*
Lampe 162 créée par Jean Perzel en 1927 et considérée comme la plus prestigieuse des lampes de collection des années 30
      Applique REF
650 qui ornait l’appartement grand luxe du paquebot Normandie
Lampe 509 bis créée en 1929 pour équiper les tables des étudiants de la Cité Universitaire à Paris
*Pour chaque pièce, le décor se décline au choix en vernis or, chrome, nickel mat ou brillant, bronze médaille, chrome noir, cuivre rouge, canon de fusil, argenture, dorure 24 carats, etc. Et les créations sont compatibles avec toute source de lumière : LED, FLUO, Halogène, pour un éclairage des plus sophistiqués !
Lampe REF 144 créée en 1926
Jean Perzel et son neveu François Raidt
en immersion
entreprendre & innover
 C’est désormais l’unique maître des lieux qui vous accompagne, Olivier Raidt, fils de François, petit-neveu du créateur. Le dernier des Éclairants
Le showroom
Olivier raidt,
de l’action à la passion
Quand on est invité – privilège ! – à emprunter les escaliers miniatures qui plongent dans l’antre des sorciers, on voyage dans un atelier improbable de tours, de machines-
outils, de souffleries où dansent des experts de chacun des quelque dix métiers à l’œuvre, silencieux, concentrés, emblousés, qui
vous regardent à peine, les mains, l’œil au travail. C’est désormais l’unique maître des lieux qui vous accompagne, Olivier Raidt,
fils de François, petit-neveu du créateur. Le dernier des Éclairants. L’ancien parachutiste engagé sur des théâtres militaires fut en quelque sorte « kidnappé » par son père
pour lui succéder. L’homme d’action ne le regrette pas. Humblement, il a tout appris, devant les établis, formé par les artisans et les ingénieurs. Cet homme discret, presque timide, n’en dirige pas moins la Maison Perzel depuis 1994 avec l’autorité d’un homme qui connaît les dix métiers de la lumière. Pourvu que cet art doux perdure. Il est unique, français et rare.
   zel. C’est la notoriété et le succès. Jean Perzel qui a associé son ne- veu François Raidt à sa Maison – il en reprend la direction en 1951 – conçoit les lampes d’étude de la Cité universitaire toute proche, éclaire des paquebots, des palaces, des yachts, des résidences privées, des cours royales, des palais de maharajah, des restaurants – La Coupole –, des cathédrales, des ambassades et à même crée une collection entière de luminaires pour Henry Ford ! Ses luminaires entièrement conçus par son neveu
et lui, naissent dans les deux sous- sols de la rue de la Cité universi- taire, des mains de compagnons bronziers, orfèvres, verriers. Tout, absolument tout, pièce après pièce, est créé sur place, verre, métaux. Puis assemblé, sans colle. Des coques pivotantes règlent la lu- minosité, des lampes exploitent la lumière sur 360°. Depuis 1923, le design Perzel-Raidt n’a rien cédé au tarabiscoté. L’art déco de la lumière perdure dans les arrondis, les lignes pures. Quelque 8 000 créations uniques, sans cesse fabriquées à la
demande, peuplent un catalogue pour connaisseurs, initié·es, gour- mets de la lumière. D’une lampe au catalogue à 700 euros à une création sur-mesure (pas de stock, chaque commande est réalisée sur demande !), la lumière Perzel se mérite. On achète une œuvre, pas un « objet ». On investit dans un « créé en France » inestimable. Allez contempler le showroom : les vitrines sont à elles seules des tableaux d’art. Mais sonnez, sur- tout : on vous ouvrira !
OLivier maGnan
ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
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]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[    entreprendre & innover
les trophées optimistes
Trophées
Optimistes
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trophées-optimistes.fr
De la scène à l’entrepreneuriat et retour
 Alexandre Prévert
Pianiste/conteur/stand-upper
Alexandre Prévert, c’est son vrai nom, incarne une singularité. C’est rare à 24 ans. Il est un concept artistique à lui tout seul. Un spectacle complet. Il y mêle histoire, musique, humour et poésie. Assaisonnés d’indépendance et de liberté. Maîtres mots pour celui qui préfère le pari de l’entrepreneuriat aux carcans habituels. Réussi.
TrOPHéeS OPTimiSTeS
   «Quand, à trois ans et demi, on m’a mis devant un clavier et dans un dojo, ce n’était pas un choix personnel. À20ansjemesuisdoncde- mandé ce que je pourrais faire de tout ça. » Une addition de talents, peut-être. Le jeune homme n’en manque pas.
Champion de France et cein- ture noire de judo à 14 ans, il délaisse les tatamis pour se consacrer à son autre « pas- sion », souff lée par ses parents, qu’il présente lui-même plus comme une imposition qu’un véritable choix, le piano. Entre licence de musicologie à la Sor- bonne et diplôme profession- nel de musique et de piano au
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décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
Conservatoire de Paris, celui dont le grand-père avait pour grand-cousin le poète Jacques Prévert accomplit son bout de chemin et enchaîne les belles notes, aux deux sens du mot. À 20 ans, il sort du conser- vatoire et de l’université avec deux ans d’avance. Comme il le dit lui-même, « c’est à la fois le début des ennuis et celui de la libération ». Ennuis parce que, désormais, il lui faut trouver comment concilier ses talents et comment tracer sa propre voix/voie, et non celle dictée par d’autres. Libération, car il peut enfin accomplir les choses par lui-même, pour lui- même. Sa voie/voix sera celle de la scène.
Pour se découvrir
« Quand j’ai commencé à ré- f léchir à une entreprise pro- fessionnelle, j’ai cherché des solutions sur le plan artistique. C’est là que problématique et solutions se mélangent, il est devenu clair que mon espace de liberté et de création, c’est la scène. » Le piano c’est bien,
mais Alexandre Prévert ne veut pas s’en contenter. Pas- sionné avant tout de philoso- phie et de poésie, il commence à mêler à sa musique ses textes et se fait le relais des liens « évidents » entre musique et histoire de la littérature. Pour lier le tout et mêler ces formes d’expressions plurielles avec les œuvres des artistes qu’il invoque, il raconte, improvise. De fil en aiguille, il monte un spectacle, deux spectacles... Et performe dans une vingtaine de pays. C’est lors d’un passage au Canada, pour un spectacle intitulé Quel romantique êtes- vous ? qu’un commentaire de spectateur lui met la puce à l’oreille : son concept, qui fait intervenir des interactions avec le public et se saupoudre d’humour, emprunte aux co- des du stand-up. Son concept de « stand-up classique » est né. Notre artiste assume son style, entre musique, histoire et échanges avec le public. Il dit : « C’est un spectacle qui avant tout voyage dans l’his- toire et établit des liens entre
]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[ inFOrmaTiOn : en raison de la crise sanitaire, la cérémonie de remise des prix 2020 est reportée. rendez-vous en début d'année prochaine pour connaître les lauréats.
Le pari que j’ai fait, c’est de me manager moi-même et de gérer une équipe. Je préfère être à la tête du navire plutôt que d’être dans les cales à ramer.
entreprendre & innover
     hier et aujourd’hui. Pour ra- conter et pour interagir avec le public, j’ai des outils : mon piano et les œuvres musi- cales, mes livres et les grands auteurs et poètes, puis enfin moi-même et ma culture, un peu rock and roll. »
Pour s’accomplir
Le propos est clairement défi- ni, le concept est déposé à l’Ins- titut national de la propriété intellectuelle. Il s’agit désor- mais de « passer au stade pro- fessionnel de la démarche », pour reprendre les... paroles de Prévert (immanquable !). Le jeune homme n’est pas at- tiré par les chemins prétracés. Fidèle à lui-même et à ses am- bitions, il crée sa propre en- treprise pour mener carrière comme il l’entend. Il y a un an, il lance Prévert, Piano & Poé- sie, en embauchant trois de ses amies. Un pari assumé : « Nor- malement, on est managé par quelqu’un ou un producteur. Le pari que j’ai fait, c’est de me manager moi-même et de gé- rer une équipe. Je préfère être à la tête du navire plutôt que d’être dans les cales à ramer. » À ses côtés, ses trois collabo- ratrices, Fiona, Marine et Co- ralie pour les citer, travaillent à l’organisation et à la diffu- sion de ses spectacles. Entre prospections des program- mations culturelles, vente du spectacle et promotion auprès des médias, ça travaille dur. Et notre entrepreneur artiste s’en félicite : « En quelques mois de travail intensif, on est là où on voulait être. La dif- férence philosophique, c’est que je suis libre et heureux, la différence concrète c’est qu’on bosse et qu’on fait rentrer des sous, alors que beaucoup nous promettaient un désastre. » En somme, le pari est réussi. Mais le défi est encore grand, tout particulièrement en cette ère de la covid. Qu’importe, Alexandre Prévert et son équipe relèvent le challenge. Son quatrième spectacle – Où sont passés vos rêves? – fait salle comble au Bataclan. Il
« fera » son Olympia en 2022. Sa- cré parcours pour celui qui, du haut de ses 24 ans, se « sen[t] plus entrepreneur qu’artiste ».
adam beLGHiTi aLaOUi
CE QU'EN DISENT LES REBONDISSEURS français, association partenaire des Trophées optimistes
Finalement, peu importe le parcours que l’on suit. La seule chose qui compte vraiment, c’est de construire à partir de ce que l’on a. Le parcours d’Alexandre Prévert n’en est ni plus moins qu’une formidable
démonstration ! Il a en effet su se réinventer en transformant ses talents sportifs et musicaux, ce qui lui a permis de révéler son tempérament d’entrepreneur. Un exemple qui parle à tout Rebondisseur dans l’âme !
  ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
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]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[    entreprendre & innover
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Inventeur et animateur du Business Club de France
  Michel Picot
 Présentateur radio, ses rebonds l’ont transformé en entrepreneur
De prime abord, il ne se définit pas comme un homme de rebonds, et pourtant ! Son parcours révèle une succession de remises en cause et de réinventions, avec pour fil conducteur sa passion pour la présentation d’émissions radio-TV. Celui qui a pour habitude d’interviewer les autres s’est surpris en racontant sa propre histoire et en redécouvrant ses multiples pivots.
  Tout commence dans le Gard quand, à 16 ans, il crée de toutes pièces sa première radio. Une
radio pirate bien sûr qui donc n’a pas le droit d’émettre... Il arrête quand même ses études d’électrotechnique un an plus tard pour s’y consacrer. Et pour qu’elle soit autorisée, il tente de la vendre à Sud Radio. Nou- veau coup du sort : un incen-
die touche l’émetteur et finit par avoir raison de son projet. Il endosse alors un petit bou- lot de vendeur... grâce auquel il rencontre le directeur des programmes de Radio France Vaucluse... et le voilà reparti ! Faute de convention de stage, il y travaille avec le statut de TUC (Travaux d’utilité collective, l’emploi jeune de l’époque). Six mois pendant lesquels il pré-
sente des journaux et enregistre ses premiers reportages.
Et puis tout s’accélère : premier job salarié à Europe 2 Vaucluse, en tant que « gardien de musée » selon son bulletin de salaire. En réalité, il est à l’antenne tous les jours. Puis son audace le conduit à décrocher des postes dans deux autres radios : Mont- martre FM et BFM. Pendant quelque temps, il jongle entre Paris et Avignon. L’heure du choix s’impose. Il reste finale- mentàBFMoùildonnedela voix à partir de 1995.
Michel... pivots
En 2003, des raisons person- nelles douloureuses l’éloignent du micro. Il continue d’assurer quelques piges. Mais Michel a besoin d’un autre projet, plus solide, plus construit, pour avancer : il rebondit en lançant sa première société, la Fabrique de Contenus, qui naît en 2008. Michel devient producteur.
Si le statut de pigiste pouvait fiscalement et économique- ment se révéler plus « intéres- sant », il endosse maintenant les habits de l’entrepreneur. Il officie toujours en tant que présentateur, mais, en plus, il conçoit, invente, développe. La production le gagne. Il produit notamment le Business Club de
France qu’achète BFM.
2018, fin du contrat. Il faut imaginer autre chose. Michel doute, tergiverse, hésite... Après une période d’introspec- tion, de mise en retrait et de lâcher-prise dont il sort assez rapidement – car il sait que si cette phase s’éternise, s’il perd le contact, le rebond sera plus difficile – le voilà reparti.
Une certitude : il continue le journalisme et l’info, et il veut parler d’économie et d’entre- preneurs. Autre certitude : le réseau est essentiel. Enfin, Mi- chel sait qu’il doit oser et agir en acceptant ce qui se passe au- tour de lui sans sombrer dans le doute ou la culpabilisation. Apprendre à rêver et prendre son temps : c’est un investisse- ment sur l’avenir. Chacun de ses rebonds est finalement un mélange d’audace, d’inventions et de rencontres.
Projets sous covid
Michel adopte alors une stra- tégie presque militaire, menée par les actes : déménagement de sa société, feuille de route stricte, avec un business plan revu et corrigé, de petits objec- tifs à atteindre les uns après les autres, cap précis et surtout ac- cessible.
Il met au point une déclinai-
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© Abaca Press - Jérôme Domoiné
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Il produit notamment le Business Club de France qu’achète BFM. 2018, fin du contrat. Il faut imaginer autre chose.
entreprendre & innover
    son de ce qu’il sait bien faire et qui plaît, avec un angle régio- nal cette fois-ci. Et il partage son projet. À partir de ce mo- ment-là, les portes se rouvrent et des partenaires l’aident. Le Business Club de France re- naît dans un format remas- terisé, pour d’autres publics, via d’autres canaux. Michel convainc un réseau de 26 télé- visions et 10 radios locales de diffuser son programme éco- nomique. Nouveau rendez-vous cathodique et Web en même temps qui remplit progressive- ment son agenda.
Prochaine étape ? Pourquoi pas créer un média atypique consa- cré aux dirigeants d’entreprises en région. Un projet pas encore lancé pour cause de contexte covid, mais que Michel Picot continue à mûrir. La crise sa- nitaire et économique le fait réfléchir, néanmoins. Il s’inter- roge : lever un peu le pied – mais saurait-il faire? Pas sûr. Cette crise l’oblige aussi à apprendre, à décider et à faire très vite, peut-être trop vite. Où passent ses rêves d’entrepreneur ? Sa sa- lariée démissionne. Coup dur. Comment produire des émis- sions quand les studios sont fermés, que les invité·es et les équipes techniques ne peuvent plus se déplacer ? Les frais pour sa SARL, eux, continuent à tomber et l’inquiétude monte au fur et à mesure que la tréso- rerie frôle les abîmes...
Soyez doux
avec vous-même
Pour autant, Michel philosophe. Comme personne n’y peut rien, il faut accepter. Plus facile à dire qu’à faire... Alors il entend bien profiter de cette pause forcée pour se réinventer à la maison, avec les siens et au travail. Lire beaucoup pour s’aérer. Entre deux sessions de télétravail, il a découvert un texte. Son auteur est inconnu mais sa prose texte l’a marqué : « Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles, vous avez le droit d’être ici. Et qu’il vous soit clair ou non, l’Univers se déroule sans doute comme
il le devrait [...] Le monde est pourtant beau. “Prenez” at- tention (à vous). Tâchez d’être heureux... » Inspirant. Il va tout faire tout pour se l’appli- quer... pour rebondir encore ! cLaire FLin
CE QU'EN DISENT LES REBONDISSEURS français, association partenaire des Trophées optimistes
Un parcours instructif. Michel Picot ne parle pas d’échec, il préfère évoquer les difficultés rencontrées car c’est ainsi qu’il les a vécues. Entrepreneur
autodidacte et sans le bac, il a acquis des réflexes et des méthodes pour ne jamais être complètement à terre. Ainsi, il avance... et rebondit.
  ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
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]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre & innover
briefing innovation par Adam Belghiti Alaoui
  SOCIÉTÉ
Le fisc prélèvera bien la « taxe GAFA » pour 2020
  Bercy l’avait annoncé, l’engagement est tenu. Les entreprises concernées par la taxe GAFA, les géants mondiaux du numérique, seront bien taxés en France dès le mois de décembre. Le ministère des Finances a envoyé aux Facebook, Google et autres Amazon
leur avis d’imposition pour le versement des acomptes de 2020. Une pre- mière somme devrait être recouvrée en décembre, puis le reste du solde au printemps 2021. Pour rappel, cette fameux taxe GAFA a été initiée en décembre 2018. Elle prévoit que 3 % des revenus des grandes compagnies du numérique réalisés en France soient prélevés et taxés par le fisc français. Un dispositif qui s’applique aux entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 25 millions d’euros dans l’hexagone et à 750 millions d’eu- ros dans le reste du monde. En attendant l’avancée des négociations sur la fiscalité des multinationales, menées sous l’égide de l’OCDE, Bercy avait suspendu ses demandes d’acomptes. À cause de l’opposition inaltérable de l’administration Trump, les négociations ont échoué. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, en a pris acte à la mi-octobre. La machine fiscale est aujourd’hui lancée. La taxe devrait pouvoir rapporter jusqu’à 500 millions d’euros par an à l’État français. n
JEUX VIDÉO
La Playstation 5e du nom brise déjà des records
Charles Baudelaire, poète français (1821-1867) MODE & BEAUTÉ
Superficialité virtuelle
Impossible, Madame, de vous maquiller en vitesse, juste avant une conversation vidéo sur Skype, Zoom, Microsoft Teams et autres avec vos collègues ?
Vous préférez « couper la caméra » ? À l’heure du reconfinement, L’Oréal, le géant français de la mode et des cosmétiques, a lancé le 13 novembre Signature Face. Cette nouvelle gamme propose des produits de maquillage, jusqu’ici pas de surprise. La particularité : il s’agit de maquillage 100 % virtuel ! Par une simple activation de la caméra et du mode selfie d’un smartphone ou d’un ordinateur et grâce au logiciel Snapcam, plusieurs références de maquillage pour
les yeux, les lèvres et des soins pour les cheveux sont disponibles, à
« porter » lors d’appels vidéo. Une gamme qui « brise les limites du maquillage classique », selon les mots de la marque. Plus gadget et divertissement que véritable produit de mode et de beauté semblable aux autres créations de L’Oréal, Signature Face, développé en partenariat avec Virtue, s’inscrit dans la stratégie entamée en 2018 par le groupe,
qui fait la part belle à la réalité augmentée. Nouvelles interactions avec les client·es, possibilité de prévisualiser en réalité augmentée des couleurs pour cheveux, des maquillages et des vêtements, les usages ne manquent pas.
MOBILITÉ
Hyperloop se traîne sur les rails supersoniques
Le projet fou né en 2013 de l’imagination débordante du milliardaire inventeur et entrepreneur mégalo Elon Musk peine à se concrétiser. Mais une nouvelle étape a été franchie. Et pas des moindres. Depuis plusieurs années, Elon Musk a rendu le projet Hyperloop
disponible en open source (les codes et les plans sont accessibles), et nombre de jeunes pousses se sont lancées dans le défi. C’est le cas de la start- up américaine Virgin Hyperloop, qui a procédé
à un test grandeur nature très concluant, le
premier test « habité ». Dans l’État du Nevada,
deux passagers ont embarqué à bord d’un
prototype d’Hyperloop, un train à sustentation
magnétique, propulsé à travers un tube à basse
pression grâce à l’électromagnétisme. Les deux
cobayes ont parcouru 500 mètres à 172 km/h, très loin des 1 200 km/h visé par le projet Hyperloop. En 2017, une capsule Hyperloop avait été propulsée à 387 km/h, mais sans personne à bord. Certes, l’étape des tests avec passagers est importante, mais le projet Hyperloop, très
« sexy » et prometteur, ne roule pas plus aujourd’hui qu’un bon vieux TGV...
Le marché du jouet en général et du jeu vidéo en particulier ne connaît pas la crise. Pour le lancement de la console
de jeux dernier cri de Sony, la Playstation 5 (PS5), le timing était idéal et finement calculé. Quelques semaines avant noël, en plein marasme mondial,
covid oblige, l’engin s’impose comme le cadeau tout trouvé.
et depuis sa sortie officielle aux états-Unis le 12 novembre (le 19 en France), la « station de jeu » numéro 5 franchit déjà des taux de vente historiques. À tel point que les stocks sont déjà en partie épuisés. bien chanceux·ses sont donc celles et ceux qui ont pu mettre la main sur le précieux sésame. Sony revendique
« le meilleur lancement de
l’histoire », plus de 2,1 millions de ventes en deux semaines de la Playstation 4. Les chiffres
ne sont pas encore officiels, mais 2,3 millions de consoles auraient déjà été vendues. À l’image de la covid, la première vague de la PS5 fut démesurée. et une seconde est d’ores et déjà entamée.
Pour que la loi du progrès existât,
il faudrait que chacun voulût la créer ; c’est-à-dire que, quand tous les individus
s’appliqueront à progresser, alors, l’humanité sera en progrès
   40 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[  INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
LDe l’animatrice télé virtuelle à...
a Corée du Sud est décidé- parfaite et très réaliste. La ressem- ment souvent en avance blance est impressionnante. Lors en termes de nouvelles de sa présentation, IA Kim technologies et d’in- s’est ainsi présentée : « J’ai été
telligence artificielle. Jamais créée grâceà l’apprentissage
avares de coups d’éclat, des chercheur·ses du Pays du matin calme ont mis au point une présentatrice de télévision 100 % virtuelle. C’est sur la chaîne MBN
que la justement nommée
IA Kim a fait son apparition. L’animatrice programmée a été développée à partir d’une présentatrice bien réelle, Kim Ju-ha, qui restera donc comme la première modèle du genre. Si la télévision a déjà vu,
de par le monde,
des personnages animés présen-
ter des émissions
et tenir l’antenne,
il s’agit là d’une reproduction quasi
... Douglas, humain numérique
profond [ndlr : le deep lear- ning] de 10 heures de vidéo de Kim Ju-ha, j’ai appris les détails de sa voix, la façon dont elle parle, les expres- sions faciales, la façon dont ses lèvres bougent et la façon dont elle bouge son corps. Je suis capable de rapporter les actualités exactement comme le ferait la pré- sentatrice Kim Ju-ha. » Après le robot anima- teur de JT en Chine en 2018, place à la présentation virtuelle 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Pas de congés ni de repos pour l’IA. n
briefing innovation
entreprendre & innover
    Non, il ne s’agit pas d’un concept ou d’un scénario de science-fiction tiré d’un bon bouquin ou d’un film hollywoodien. La compagnie d’effets spéciaux Digital Domain a créé le premier humain numérique autonome. Appelez-le Douglas. Humain et numérique ? Douglas est bien une
« simple » copie numérique de Doug Roble, directeur scientifique au sein de Digital Domain, mais il en est une copie numérique parfaite, capable d’agir de façon totalement autonome. Et donc d’interagir. Le tout grâce à une savante utilisation d’intelligence artificielle nourrit au machine learning. Douglas adopte automatiquement et en temps réel des expressions faciales et verbales, selon les interactions qu’il mène avec des interlocuteurs humains. Des humains non virtuels, force est désormais de le préciser. D’ici à quelques années, l’illusion, aujourd’hui perfectible, pourrait se montrer parfaite, à s’y méprendre. Imaginez, ne plus pouvoir faire la distinction en un instant entre un humain humain
et un humain numérique. C’était le critère absolu de l’IA tel que l’avait énoncé Turing à propos d’une machine capable d’imiter la conversation humaine. Le test de Turing était loin du compte. Douglas imite désormais l’humain. Point barre.
ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
| 41
]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                          entreprendre & innover
Un Français, Adrien Book, nous livre sa vision du futur des technologies les plus convaincantes
20 inventions qui vont changer le
1re partie : 7 innovations maintenant ennuyeuses et attendues (horizon 2022)
                                                                   Adrien Book est consultant en stratégie pour une grande société de conseil en technologie, fort de plus de 4 ans de recul dans le domaine de la transformation. Il souligne que
les points de vue qu’il exprime lui sont personnels. Voici la traduction en deux parties d’un grand article paru sur son blog, The Pourquoi pas (www.thepourquoipas.com/post/the-next- big-thing-in-technology-20-inventions), qui recense au total 20 inventions aux horizons 2022, 2025, et 2030.
                  J’ai écrit en 2018 un article in- titulé J’ai compilé une liste des « grandes innovations à venir » de la technologie pour que vous
n’ayez pas à le faire. Cet article a depuis été lu plus de 50 000 fois et partagé plus de 1 000 fois sur les ré- seaux sociaux. Comme toute per- sonne qui le lira en 2020 le remar- quera, une grande partie de ce qui a été écrit à l’époque est aujourd’hui obsolète. Une mise à jour s’impose qui met en avant les technologies clés qui émergent aujourd’hui et qui feront fureur en 2022, 2025 et 2030.
Bien évidemment, ces dates sont à prendre avec précaution : les prévisions de ce genre se révèlent souvent erronées (vérifiez mes pré- visions technologiques pour 2020 si vous ne me croyez pas!). Elles le sont car nous avons tendance à uti- liser l’histoire, qui, par définition, étudie des événements et des chan- gements inattendus, comme un guide pour l’avenir. Ne nous pri- vons pas pour autant de chercher à mieux comprendre l’avenir de la technologie : les connaissances acquises par la projection sont cru- ciales à la sélection des actions ap- propriées au fur et à mesure que les événements futurs deviennent le présent. Nous ne connaissons pas toutes les réponses, mais nous pou- vons au moins poser (et faire poser) des questions utiles au dialogue.
1
Blockchain (chaîne de blocs) À l’heure actuelle, nous avons tous entendu dire que la blockchain révolutionne à peu près tous les secteurs imaginables. La banque, la politique, la santé... Tous pour- raient techniquement bénéficier de la création d’un registre numé- rique décentralisé qui suit et stocke les informations à divers endroits, une façon de rendre la falsification impossible. L’authentification est fournie par des calculs complexes, ce qui rend le vol pratiquement im-
possible également.
Un mot pourtant détonne dans la description de ce registre. Décen- tralisé. Les banques, les gouver- nements, les hôpitaux... autant d’institutions qui ne veulent pas voir leur pouvoir réduit (si ce n’est à leurs conditions). En tant que tel, il est probable que nous assisterons à quelques avancées dans le domaine de la « chaîne de blocs », mais cette technologie restera en marge, jusqu’à rater la révolution annon- cée par ses (nombreux) partisans.
2 Cryptomonnaies Souvent évoquées dans le même souffle que la blockchain, les cryp- tomonnaies utilisent les principes exposés ci-dessus pour faciliter l’échange de biens et services en ligne (toujours de manière décen-
tralisée, ce qui est l’un de leur prin- cipaux attraits).
La théorie est géniale, mais les cryptomonnaies connaissent deux grandes limites :
• Leur principal attrait (à l’exclu- sion des transactions illégales) est qu’elles sont « cool » et à la mode. Mais elles ne sont pas de nature à maintenir l’attention qu’elles ont suscitée en 2017 et ne se remettront jamais de l’implacable frénésie de leurs superfans. La technologie fonctionne, mais il n’existe pas de marché de masse.
• Deuxièmement, leur valeur se montre très subjective (contrai- rement à l’or, ne me faites pas le coup de soutenir le contraire !). Les
cryptomonnaies ne quittent pas le statut de pré-bulle ou de bulle. Ajoutez l’aspect décentralisé que les gouvernements et les banques chercheront à discréditer, et vous pouvez être sûr que ça continuera à n’être un simple jouet que Kevin ne cessera d’évoquer en soirée (il y a toujours un Kevin).
3
IA affective/ Informatique de l’émotion L’intelligence artificielle est déjà partout en 2020. Mais elle n’est pas aussi amusante que nous le pensions. Si vous avez raté le train de l’IA, petite remise à jour: l’aug- mentation de l’espace de stockage (cloud), des capacités de calcul (puces) et l’accès à des ensembles de données massifs (e-commerce, médias sociaux...) a encouragé les entreprises à créer des modèles statistiques dopés qui vont évoluer lorsqu’on leur fournit de nouvelles
informations.
L’IA affective irait plus loin dans ce processus et l’appliquerait aux
décryptage
              Ne nous privons pas de chercher à mieux comprendre l’avenir de la technologie : les connaissances acquises par la projection sont cruciales pour assurer un tri éclairé au fur et à mesure que les événements futurs deviennent le présent.
    42 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[                                                         monde
La 5G en full duplex : cette technologie va révolutionner la plupart des industries car elle changera les ordres
de grandeur de la vitesse et de la quantité de données transmises, comme la qualité de la connexion.
décryptage
entreprendre & innover
                                                                                 émotions. Un algorithme pour- rait en effet déterminer votre hu- meur à partir de votre apparence (en entraînant un algorithme de deep learning sur les données fa- ciales), de votre façon d’écrire et de parler... et offrir un produit ou un service en conséquence. Vous vous sentez heureux·euse ? Hop, voilà une publicité Starbucks pour un frappuccino histoire de prolon- ger les bons moments. Vous vous sentez déprimé·e ? Paf, une pub Starbucks pour un café glacé qui va vous faire quitter cet air bougon! Mais pas d’inquiétude prématurée, cette technologie-là n’est pas au point. Pour l’instant...
4
Services de cloud computing/ Data-as-a-service/l’IA en platform-as-a-service (PaaS) La plupart des grandes technolo- gies ne sont pas considérées comme révolutionnaires tant qu’elles n’ont pas atteint le grand public. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles l’IA a suscité tant de dé-
ception ces derniers temps. Seules les grandes entreprises ont béné- ficié de l’automatisation de tâches qui exigeaient naguère une inter- vention humaine, alors que le pe- tit peuple est obligé de continuer à utiliser des algorithmes relative- ment médiévaux. Ça s’explique en partie par un manque de puissance de calcul au sein des ménages, mais c’est surtout un problème de données. Ce ne sera peut-être pas le cas longtemps. Les entreprises se rendent compte que la location d’un algorithme offre le double avantage de générer des revenus supplémentaires à partir d’un actif existant, tout en extrayant plus de données des clients pour nourrir la bête.
Préparez-vous donc à assister à la montée en puissance des plates- formes d’IA qui promettraient de fournir des algorithmes conçus pour répondre aux besoins spé- cifiques des clients (les chatbots et les assistants numériques ne sont qu’une amorce). À mesure que les développeurs sont remplacés et automatisés, et rejoignent la gig economy, ce mouvement devrait connaître une croissance exponen- tielle. De quoi, pour les petites en- treprises et même les particuliers, doptimiser leurs processus quo- tidiens. Si ça vous paraît nuisible à notre santé mentale collective, faites confiance à votre instinct.
5
Maisons connectées/ Demeures intelligentes L’entrée de l’intelligence artificielle dans nos foyers est déjà en cours et ne fera que s’accélérer au cours des prochaines années. Nous nous sommes d’ailleurs déjà habitués à ce que Google Home et l’Alexa d’Amazon ajustent les paramètres des objets intelligents dans nos maisons pour qu’ils correspondent
à des paramètres prédéfinis.
Mais ces deux cas d’utilisation ne sont qu’un début : comme pour la plupart des innovations liées à Internet, ces services bénéficient d’effets de réseau. Ils vont gagner de manière exponentielle en va- leur pour le client au fur et à me- sure que des fonctions leur seront
ajoutées. Un algorithme capable de préparer une tasse de café tout en ouvrant les volets et en aug- mentant la température de la salle de bains lorsqu’il détecte votre réveil se révélera beaucoup plus précieux que la somme des trois algorithmes séparés qui assurent ces tâches.
6
La 5G
Bien entendu, les objets connectés ne peuvent pas se permettre de se montrer aussi lents que l’iPhone original (et toc !) : ils doivent trans- mettre des quantités massives de données de manière rapide et fiable. C’est là que la 5G entre en
jeu.
La 5G est le successeur logique de la 4G, et atteint des vitesses beau- coup plus élevées grâce aux ondes radio à plus haute fréquence. Bien que ça semble assez simple, quelques termes doivent être com- pris pour saisir pleinement la dif- ficulté de mettre en œuvre la 5G dans le monde entier.
• Ondes millimétriques : il s’agit d’une partie spécifique du spectre des fréquences radio entre 24 et 100 GHz, de longueur d’onde très courte. Non seulement cette par- tie du spectre est pratiquement inutilisée, mais elle va transférer des données incroyablement ra- pidement, bien que sa distance de transfert soit plus courte.
• Microcellules, femtocellules, picocellules : des petites tours cel- lulaires qui agissent comme des relais dans des zones relativement petites telles que les grands bâti- ments. Cette infrastructure est né- cessaire : comme souligné ci-des- sus, la distance de transfert 5G est beaucoup plus courte que celle de la 4G (et a du mal à traverser des murs épais).
• MIMO massif : capacité de transférer et de recevoir beaucoup plus de données qu’en 4G, à par- tir d’une plus grande variété de sources.
• Filtrage spatial (beamforming) : tous ces transferts doivent se voir organisés et chorégraphiés. C’est exactement ce que fait le filtrage spatial. Bonus : c’est un mot aux
sonorités de science-fiction tel qu’il est certain d’impressionner en soirée ! •Fullduplex:l’envoietlaréception des données de façon simultanée, sur la même longueur d’onde. Cette technologie va révolution- ner la plupart des industries car elle changera les ordres de gran- deur de la vitesse et de la quantité de données transmises, comme la qualité de la connexion. De quoi, entre autres, connecter des véhi- cules autonomes et des drones à Internet, mais aussi susciter des avancées majeures en réalité vir- tuelle et en IoT (objets connectés). La 5G n’est donc pas une techno- logie à prendre à la légère.
7 Mégaconstellations
de satellites/Systèmes
de satellites en orbite basse En parlant d’Internet... Au cours des prochaines années, SpaceX (l’entreprise spatiale d’Elon Musk) prévoit de déployer jusqu’à 42 000 satellites pour créer une connexion Internet partout sur la planète. L’entreprise n’est pas seule sur le créneau : la constella- tion OneWeb vise à inclure 600 satellites d’ici à 2022 et Amazon a annoncé son intention de lan- cer 3 236 satellites en orbite basse pour couvrir de vastes régions du
monde.
Tout est rendu possible grâce au faible coût de lancement de ces nanosatellites, qui pèsent à peine quelques kilos. Une altitude plus basse rendrait également la ges- tion des flottes beaucoup plus fa- cile et moins polluante.
Le déploiement dans l’espace d’un si grand nombre d’objets pose cependant des limites en termes d’interférences avec d’autres ser- vices satellitaires : risque de colli- sion accru et perturbation de l’ob- servation astronomique possible. Les gouvernements devront as- surer la création de règles homo- gènes pour éviter une course vers l’espace qui pourrait être destruc- trice.
À suivre : Les 12 innovations plutôt sympas qui nous attendent...
ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 43
]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[                         Environnement : entreprises et collectivités mettent la transition en pratique Télétravail : le coup de pouce à la « démat »
Briefing RH & Formation
Les business schools s’adaptent
p. 45 p. 48 p. 52 p. 56
BOÎTE à OUTILS
• Un grand appel d’air : télétravail, transition écologique, manager par temps de covid
• Grandes écoles : comment elles ont appris à performer à distance
 pratique
 44 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[ La stratégie de transition écologique : les entreprises et les collectivités
la mettent en pratique
Peu à peu, de grands groupes sont en train
Pour que la France ose rêver de mettre en mouvement sa stratégie de neutralité carbone d’ici à 2050, il lui faut... des entreprises bas carbone !
Et des citoyen·nes qui s’engagent dans des comportements bas carbone. Comme nous restons un pays où la libre entreprise n’obéit pas à des
ukases ni les individus à des ordres du Parti, encore faut-il que les
agents économiques trouvent leur compte dans une économie du green business. Que l’on n’émette plus de gaz à effet de serre que la nature ou
que des dispositifs industriels soient capables de traiter. Eh bien il semble que l’environnement devient enfin une préoccupation majeure pour les entreprises et les particuliers... Coup d’œil à ces nouvelles forces en devenir.
Comprendre: ne pas provoquer un impact plus important que les limites environnementales exis- tantes. Pour parvenir à cet objec- tif, l’entreprise entend atteindre dès 2025 la neutralité carbone (soit avec 25 ans d’avance sur le plan français). Côté emballages plastiques, la firme s’engage à n’utiliser que des matériaux re- cyclés avant dix ans. Un pari ambitieux qu’assume Jean-Paul Agon, président-directeur gé- néral du groupe: «La planète est aujourd’hui confrontée à des défis sans précédent. Il est cru- cial d’accélérer nos efforts pour permettre à l’humanité de vivre dans un environnement sûr.» Une antienne que vont devoir reprendre à leur compte tous les PDG de la planète...
Du côté des bonnes pratiques environnementales, s’inscrit la gestion des bâtiments. Cru- ciale. Comment construire des bâtiments qui garantissent une empreinte carbone mesurée? Le cabinet de conseil énergétique tbmaestro a apporté une ré- ponse toute trouvée: le modèle « packit ». « Concrètement, il s’agit de réfléchir aux usages des bâtiments sur le long terme. C’est bien beau de vouloir construire des bâtiments ultraconnectés, mais dans vingt, trente ans, est- ce que tout ce qui a été implé- menté sera encore utilisable ? » D’ailleurs, l’un des indicateurs qu’une révolution verte est en marche s’entend sans doute dans le basculement du verbatim. « Aujourd’hui, on ne parle plus vraiment de développement du- rable mais de transition énergé- tique », relève à bon escient Ben- jamin Voirin, consultant sénior chez GreenFlex, cabinet conseil en accompagnement d’économie régénérative. C’est abandonner un concept de développement durable qui véhicule l’idée de de- voir en passer par toujours plus de consommation pour atteindre la durabilité.
Réfléchir à des
modèles économiques responsables
Dans ce cabinet de conseil spé- cialisé des enjeux environne- mentaux, Benjamin Voirin et ses pairs ont senti le vent tourner favorablement. « Aujourd’hui, les entreprises ont conscience qu’elles se doivent d’agir pour la préservation de l’environne- ment. Nous collaborons pour des grands groupes du CAC 40 dans
réflexion & stratégie
pratique
  de faire basculer leurs modèles économiques
 C’est, entre autres, un son-   quoi s’appeler 1083 ? Parce que   Du développement durable
    dage Ipsos-Sopra Steria publié en septembre 2019 qui montre que l’envi-
ronnement est la première préoc- cupation de 52 % des Français·es, avant même leur pouvoir d’achat. Une véritable prise de conscience. Or si une population devient de- mandeuse, les entreprises suivent. Elles suivent tellement qu’elles an- ticipent le développement massif ces dernières années du processus de responsabilité sociale (RSE) qui force les acteurs économiques qui l’adopte à se réinventer. Pre- nez 1083. A priori, on pense jeans et pollution. Sauf que la marque a mis en place des jeans conçus avec du coton écologique, nettoyés au laser et non à l’eau. Au fait, pour-
chaque vêtement est produit à moins de 1 083 kilomètres de son lieu de vente ! Autre exemple em- blématique. Crédit Agricole a mis en place depuis plusieurs mois un système de recyclage des cartes bancaires. Le banquier veut ré- cupérer notamment les métaux précieux contenus dans les petites cartes...
à la transition écologique
Autre firme longtemps cata- loguée polluante qui se projette dans le futur, donc dans le du- rable:L’Oréal.Lamarquedecos- métique a mis en place un plan consacré au développement du- rable, L’Oréal pour le futur. Elle veut inscrire ses activités dans le cadre des « limites planétaires ».
  L’Oréal : la marque de cosmétique a mis en place un plan consacré au développement durable, L’Oréal pour le futur. Elle veut inscrire ses activités dans le cadre des « limites planétaires ».
       ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 45
]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
réflexion & stratégie
C’est bien beau de vouloir construire des
bâtiments ultraconnectés, mais dans vingt, trente ans, est-ce que tout ce qui a été implémenté sera encore utilisable ? – tbmaestro
rassemblements de groupes hô- teliers pour qu’ils rompent avec une logique concurrentielle. Ils seront demain des partenaires pour lutter ensemble contre les aspérités négatives de leurs acti- vités...
Au sein des territoires aussi
Mais les entreprises ne sont pas les seules à prendre à bras-le- corps ce sujet. Du côté des col- lectivités territoriales, on entend aussi lutter pour préserver les ressources climatiques. Depuis les deux lois Grenelles de 2009 et2010, ces territoires ont ac- quis un champ de compétence dans le domaine de la politique énergétique. Illustration de ce pouvoir d’action, la question des dépôts sauvages dans le Val d’Oise. Bennes de déchets rem- plies et autres gravats déposés en bord de route viennent pol- luer ce terroir en grande partie rural. Pour éradiquer ces inci- vilités éminemment polluantes, Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de la région en charge de l’Environnement et du Développement durable, s’est saisi du sujet. Organisation de grandes opérations de nettoyage, mise en place d’un forum de sen- sibilisation aux déchets sauvages ne sont que quelques-unes des actions portées sur le plan lo- cal. De nombreuses communes lancent également le pari d’un basculement vers des transports en commun verts, à l’image d’Amiens, Paris ou encore Rennes, qui ont misé depuis plu- sieurs années sur des bus entiè- rement électriques. «Une véri- table prise de conscience de tous les enjeux environnementaux et
sociaux existe à l’échelle locale et nationale », analyse Benjamin Voirin.
L’échelle de mise en œuvre n’est pas atteinte Tous les observateurs ne portent pas un regard si positif sur la
situation. Chercheur associé à l’Université Paris 1, Julien Bueb est économiste et spécialiste des questions de développement du- rable. Son bémol: «Au rythme où vont les choses, nous n’aurons jamais atteint nos objectifs de neutralité carbone d’ici à 2050. Il faudrait des efforts extrêmement importants pour atteindre ces objectifs en restant dans le même système économique. » Changer comment ? Il plaide pour la mise en place de la « sobriété écono- mique ». « La sobriété, ça revient à dire que l’on réfléchit davan- tage à nos investissements, à nos achats et donc à nos productions pour éviter le surplus et le gaspil- lage. Une fois définis nos besoins, on va réfléchir à produire dans un cadre énergétique favorable. » Un basculement idéologique encore lointain? «Il existe une prise de conscience d’une par- tie des Français et des Fran- çaises de l’urgence climatique dans laquelle nous visons. Mais il faudrait que, collectivement, nous puissions œuvrer pour ap- porter nos solutions concrètes. » Le collectif. Le supercollectif. Un concept que des chercheurs comme Émile Servan-Schrei- ber décortiquent et mettent en œuvre. À un certain degré de prise de conscience collective, il n’est pas impossible qu’une so- ciété tout entière fasse basculer les systèmes...
GUiLLaUme OUaTTara
des projets qui vont de l’accom- pagnement pour améliorer l’effi- cacité énergétique d’usines ou de bâtiments à la question des stra- tégies d’entreprise pour créer de nouveaux business models plus responsables. »
La crise du coronavirus a pro- voqué un effet paradoxalement positif sur ces activités. «Cer- taines entreprises ont freiné un peu leurs projets environnemen- taux car elles avaient avant tout besoin de retrouver les liquidités, analyse-t-il. Mais pour celles qui ont été épargnées elles veulent plus que jamais produire un im- pact environnemental positif. » Un constat partagé par Jean-De- nis Vaultier, dirigeant du ca-
binet de conseil Econovo. Lui accompagne des entreprises sur des thématiques de déve- loppement durable et de RSE. Il propose une idée ambitieuse à ses clients : réfléchir à un nouveau modèle économique plus vertueux et responsable. « Dans les entreprises que nous accompagnons, nous menons des ateliers et des échanges pour essayer de comprendre com- ment elles vont obtenir de nou- velles pistes de business tout en adoptant un comportement soucieux de l’environnement. » Dernier projet en date, celui des sports de glisse et des stations de ski, secteur que la crise touche de plein fouet. Le chef d’entre- prise travaille à la création de
handicapés sûrement, entrepreneurs avant tout !
Hamou bouakkaz
Secrétaire général de l’association h’up entrepreneurs
En cette fin d’année 2020, entrepreneuriat rime avec alexandrins !
Vous n’avez pas encore tout vu...
Un aveugle assez gonflé pour faire des films pour la télé? ça n’existe pas! ça n’existe pas !
Un tétra faisant du ski dans une tenue qui donne envie ? ça n’existe pas ! ça n’existe pas
Un para qui prend son pied dans le télé- phone reconditionné ? ça n’existe pas ! ça n’existe pas !
Un trompe-la-mort d’un cheveu qui crée des bûchettes allume-feu ? ça n’existe pas ! ça n’existe pas !
Et pourquoi pas ?
Pourquoi pas faire de son handicap un levier de performance ? Ouvrir des portes réputées fermées ?
Refuser la fatalité, trouver en soi et au- tour de soi les ressources pour rester maître de son destin ?
Ces quatre innovateurs et bien d’autres seront les vedettes des Trophées 2020 h’up entrepreneurs qui se dérouleront le 17 décembre prochain à 18 heures, en direct live streaming sur la chaîne You- tube de h’up entrepreneurs : www.h-up. fr/trophees (cliquez sur la bannière You- tube)
Qui sera l’entrepreneur(-e) favori(-e) du vote du Public 2020 ? Votez jusqu’aux derniers instants du jour J : www.h-up. fr/vote
Nous vous y attendons nombreux pour l’évènement digital le plus étonnant et détonnant de cette fin d’année 2020, pour une cérémonie des plus électri- santes!n
46 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[                   Conseil fleet management Infrastructure
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  ]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
Le télétravail accélère la dématérialisation
Papier contre données : le match est plié
compris. Il s’agit d’une condi- tion de leur survie.
Mais à court terme, la capa- cité des TPE et PME à numé- riser leurs données est vitale pour rester concurrentielles. La dématérialisation simplifie les tâches de gestion, crée les conditions d’une gestion plus efficace du volume croissant d’informations « non structu- rées ». Pour être à même d’ex- traire en temps réel des données pertinentes et fiables dans la data, l’entreprise doit prendre appui sur des solutions numé- riques: logiciels métiers, réfé- rentiels, etc. Les avantages de la numérisation compensent largement son coût: gain d’ef- ficacité, diminution des temps de traitement, réduction des fraudes... « L’archivage des do- cuments papier est une perte de temps et de productivité compte tenu de l’organisation qu’il de- mande, estime Adrien Boisard, Customer success manager chez Yousign. Des études ont dé- montré qu’en moyenne une en- treprise consacre entre 5 et 15 % de son chiffre d’affaires à cette tâche ! »
Le télétravail, accélérateur
de la numérisation
Une étude Xerfi publiée le 2 no- vembre a évalué les perspectives du marché de la dématérialisa- tion des documents à horizon 2023 : « Pour tirer au mieux profit de ces opportunités, les acteurs vont devoir se différen- cier et enrichir leur offre, à tra- vers la spécialisation métiers, le savoir-faire sectoriel ou encore les outils numériques. Car c’est bien par la qualité et la richesse de leurs prestations que ces ac- teurs parviendront à s’extirper d’une guerre des prix dont seuls les modèles low cost et leurs so- lutions en ligne pourront sortir gagnants. »
Dématérialisation
à marche forcée
La loi de Finances pour 2020 prévoit de rendre obligatoire de façon progressive la facturation électronique interentreprises. Son but est en premier lieu la lutte contre la fraude à la TVA. Entre 2023 et 2025, la facture électronique devrait remplacer totalement la facture papier dans les échanges b to b. Outre la ré- duction des sources d’erreur, ce mode de facturation fait l’éco-
   Avant la crise sanitaire, le marché de la déma- térialisation connais- sait une croissance
estimée entre 6 et 7 % par an. La généralisation du télétravail a donné un coup d’accélérateur au mouvement, provoqué le basculement anticipé des entre- prises dans le tout numérique. Un processus qui laisse présager une transformation profonde des modes d’organisation des entreprises. La révolution est en marche.
Une condition de survie
Substituer aux supports d’in- formation matériels des fichiers numériques est devenu un enjeu vital pour la poursuite de l’acti- vité en période de confinement. Les entrepreneur·euses l’ont
L’archivage des documents papier est une perte de temps et de productivité compte tenu de l’organisation qu’il demande. Des études ont démontré qu’en moyenne une entreprise consacre entre 5 et 15 % de son chiffre d’affaires à cette tâche – Adrien Boisard, Yousign
Généraliser le télétravail, c’est dématérialiser un poste de travail 100 % mobile. Techniques, démarches, sécurité : les entreprises intègrent – enfin – cette nouvelle dimension.
          48 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
    nomie des frais liés à l’envoi pa- pier. Il simplifie les procédures d’échange entre client et four- nisseur et améliore la qualité des échanges. L’utilisation d’un logiciel de facturation fiabilise les données, réduit les erreurs de saisie et donc les litiges. En- fin, les délais de paiement sont mieux maîtrisés. Autre secteur de l’entreprise où la numérisa- tion est clé, le département RH. Depuis le 1er janvier 2017, l’em- ployeur est autorisé à dématéria- liser les bulletins de paie. Pour- tant, 80 % des salarié·es français reçoivent encore leur bulletin de paie au format papier. Plus la taille de l’entreprise est petite, plus la tendance est marquée: 89% dans les TPE, 84% dans les PME, 72 % dans les ETI et grandes entreprises. Les sala- rié·es sont pourtant en majorité favorables à une réception de leur bulletin de salaire par mail. Ils·elles y voient une action en faveur de l’environnement, la possibilité d’y accéder à distance et la protection de leurs données en cas de sinistre à leur domi- cile.
Le stockage des données
Sur la base d’un audit, il appartient à la direction informatique ou à un prestataire externe de rédiger la politique de sécurité informatique en entreprise. Elle va déterminer les secteurs à protéger, les moyens à mettre en œuvre, les procédures à initier et définir les responsabilités – Rocio Arrarte, Diligent.
pations environnementales. Autre option de stockage, la conservation des données en local grâce à un serveur NAS – Network Attached Storage, appareil de stockage autonome connecté à votre ordinateur privé ou professionnel via In- ternet. Les données sont acces- sibles aux utilisateurs autorisés. Contrairement au cloud, le NAS est connectable aux périphé- riques. Il est f lexible et évolu- tif : pour augmenter la capacité de stockage, il suffit d’ajouter des disques durs. Enfin le NAS est en principe moins su- jet aux piratages, la protection des données est maîtrisée par l’entreprise. Principaux points faibles : le coût d’installation, le risque de perte intégrale des données en cas de vol des uni- tés de stockage, le besoin de compétence en interne pour gérer les incidents... et la perte potentielle de chiffre d’affaires dans le cas où le site Web de l’entreprise est également stoc-
   Le stockage sécurisé des don-
nées constitue un enjeu impor-
tant pour rendre accessibles les
données à tout moment, en tout
point du globe. Le cloud et le
NAS sont les deux grandes op-
tions qui s’offrent à l’entreprise.
La première est aujourd’hui lar-
gement privilégiée, notamment
par les TPE et PME. D’abord
parce que le cloud autorise
l’accès à un stockage illimité
sans aucune contrainte tech-
nique : nul besoin d’installa-
tions lourdes et onéreuses ou
de compétences en interne pour
la maintenance, une bonne
connexion Internet suffit. Pour
adapter l’espace de stockage à
ses besoins réels, l’entreprise
adapte son abonnement ou opte
pour un espace illimité. Certes,
le système de stockage n’appar-
tient pas à l’entreprise. Pour
autant, cette solution présente
de très nombreux avantages,
à l’aide d’interfaces aux fonc-
tions multiples adaptées aux
besoins du business. Seul point
noir au tableau, les data centers
hébergeurs des données sen-
sibles sont soumis aux risques
de piratage ou de dysfonction-
nement, sans même évoquer
leur consommation énergétique
incompatible avec les préoccu-   ké sur le serveur.
La sécurité des données :
un business juteux !
La concentration de toutes les
données sensibles de l’entre-
prise dans un même outil de
stockage est un frein à la nu-
mérisation. Les risques sont
nombreux : crash ou panne
d’un disque dur, attaque infor-
matique, espionnage industriel,
virus, vol de matériel, incendie
ou inondation... « Sur la base
d’un audit, il appartient à la
direction informatique ou à un
prestataire externe de rédiger
la politique de sécurité infor-
matique en entreprise, explique
Rocio Arrarte, responsable
marketing France chez Diligent.
Elle va déterminer les secteurs à
protéger, les moyens à mettre en
œuvre, les procédures à initier
et définir les responsabilités. »
Les sociétés de sécurité infor-
matique fleurissent sur tout le
territoire, le secteur se struc-
ture peu à peu. Pour gagner des
clients, certains n’hésitent pas
à utiliser des méthodes limites
pour vendre leur service de sé-   marie bernard
  curisation des réseaux : hacker le serveur d’une entreprise pour lui montrer que son système comporte des failles, s’intro- duire dans des bureaux sécuri- sés... D’autres se contentent de délivrer du conseil en vue de réduire les risques. Derrière la sécurisation des systèmes d’in- formation de l’entreprise, ce sont aussi les données des sa- larié·es qui doivent être proté- gées. « Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les cybe- rattaques qui visent les organi- sations sont également préoccu- pantes pour le grand public car elles mettent bien souvent en pé- ril les données personnelles de milliers de clients ou d’utilisa- teurs », explique Marc-Antoine Brillant, sous-directeur adjoint Stratégie à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’in- formation (Anssi). Il n’empêche qu’au bilan, la dématérialisation devient plus que jamais le gage d’existence future de toutes les organisations humaines.
     50 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[                            Zyxel
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briefing rh & formation par Geoffroy Framery
   le chiffre
83%
Patrick Levy Waitz
Président de la Fondation Travailler Autrement
N’oublions pas
l’onboarding à distance !
La période d’intégration du nouveau   privilégié de confiance du nouveau
des cours d’éloquence à Kedge parrainés par bruno Gaccio
Des sujets absurdes pour tester l’aptitude des étudiants à relever des défis entrent dans le programme d’EloK, nouveau cours d’éloquence lancé par des étudiant·es et le MédiaLab. EloK sera supervisé par Virginie Martin, professeure de sciences politiques et de sociologie chez Kedge et parrainé par Bruno Gaccio, humoriste et scénariste à l’origine des Guignols de l’info d’une époque sur Canal +.
changement d’identité pour l’escem repris par excelia
La reprise de l’Escem, en liquidation amiable, par Excelia, a été officialisée le 27 novembre 2020. Ce rachat va garantir la continuité des enseignements aux étudiant·es qui s’étendent sur Tours et Orléans
en déployant un large portefeuille de programmes. L’Escem devient
au passage Excelia. L’école reprend également les sites de Tours et d’Orléans et poursuit sa stratégie de croissance territoriale. En plus des antennes d’Excelia à Cognac, Niort, Rochefort et ses campus de Tours et La Rochelle, le nouveau site d’Orléans s’inscrit dans la stratégie de maillage territorial.
BEM Dakar classée meilleure BS d’Afrique francophone subsaharienne
D’après le dernier classement de Jeune Afrique, BEM Dakar se classe une nouvelle fois première business school dans le classement
du magazine 2020 des Meilleurs masters d’Afrique francophone subsaharienne.
Une bonne nouvelle pour Kedge qui, depuis 2008, soutient les formations initiales dispensées sur le campus de BEM Dakar ainsi que des programmes de formation continue. Alexandre de Navailles, directeur général de Kedge, y voit l’« excellence académique de notre partenaire BEM Dakar, véritable référence en matière d’enseignement supérieur sur le continent africain ».
nouveau positionnement et nouveau recrutement gagnants pour l’eSc Pau
Le choix était osé. L’ESC Pau a effectivement opté il y a plus d’un an pour le changement du tout au tout de sa pédagogie, de ses modes de recrutement. L’école a ainsi fait le choix de sortir
des classements de business schools des médias
français mais également de ne plus prendre part aux
concours communs que sont Passerelle et BCE. Ce
choix d’une « troisième voie » s’explique par une grille
de critères des classements qui prend en compte
aujourd’hui les innovations pédagogiques de l’école. En
parallèle, l’ESC maintient une qualité d’enseignements
à travers des démarches fortes de labellisation. L’ESC
Pau BS est membre de la Conférence des Grandes écoles et possède l’accréditation internationale EPAS. Elle délivre un diplôme grade
de master. Toujours dans cette démarche de qualité, l’école a vu son accréditation au grade de master renouvelée en mai 2020 pour 3 ans en parallèle de l’obtention de l’éligibilité à l’accréditation AACSB. Résultat, l’ESC Pau Business School annonce au mois de novembre avoir atteint ses objectifs en matière de recrutement pour cette rentrée avec un taux de remplissage de 100 % malgré le contexte actuel...
Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me
souviens. Tu m’impliques, j’apprends.
Apocryphe de Benjamin Franklin
 Selon 83 % des représentant·es des salarié·es, la crise a aggravé les risques pyschosociaux dans l’entreprise ou en aurait créé de nouveaux au premier rang desquels l’isolement.
    collaborateur en entreprise, appelée onboarding, est rendue délicate avec le reconfinement, la généralisation du télétravail et les gestes barrières. C’est donc le moment parfait pour que les managers réinventent leur méthode, et c’est d’autant plus vrai pour les jeunes générations, qui arrivent avec peu d’expérience et ont besoin d’être guidées dans ce nouveau monde. L’étape d’intégration est cruciale. En présentant avec soin au nouvel arri- vant ses missions, les équipes ou en- core la culture et les valeurs de l’en- treprise, le recruteur l’aide à trouver sa place, à se sentir partie intégrante d’un groupe, ce qui permet d’amélio- rer au final sa motivation et sa perfor- mance.
Je partage ici quelques pratiques à mettre en place pour assurer la conti- nuité de l’onboarding.
Avant tout, il faut prévoir les équipe- ments de travail avant le 1er jour de contrat, organiser une visioconférence pour présenter les outils et un interlo- cuteur qui pourra répondre aux ques- tions d’ordre techniques. Il est ensuite primordial de multiplier les points de contact afin d’éviter l’isolement. L’idée d’assigner au nouvel arrivant un référent, un tuteur d’intégration, est d’autant plus pertinente à distance. Celui-ci représente un interlocuteur
collaborateur. Enfin, une autre piste est de donner rapidement au collabo- rateur des premières missions. C’est un processus gagnant-gagnant : le col- laborateur se sentira partie intégrante de l’entreprise, et le manager pourra plus facilement évaluer son travail. Assurez-vous également de ne pas surcharger ni mettre mal à l’aise le collaborateur en voulant trop bien faire. Par exemple, avant d’imposer des réunions/feedbacks deux fois par jour, demandez-lui le rythme qui lui convient, il vous dira peut-être qu’un point de 15 minutes tous les matins sera plus opportun. De même, avant de le pousser à faire des pauses-ca- fé virtuelles avec des collègues qu’il ne connaît pas encore, demandez-lui s’il est à l’aise à cette idée. Accompa- gnez-le, et assurez-vous de son bien- être en misant sur la communication. L’onboarding à distance n’est pas une transformation complète mais une adaptation aux nouvelles contraintes. Même en temps de crise, vous ne de- vez pas le négliger. Vous en évaluerez les effets positifs sur le court terme (motivation du collaborateur, bonne ambiance) et sur le long terme (per- formance, engagement dans l’entre- prise). À vous de mettre en pratique ces quelques pistes ! n
    52 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                   Entrepreneurs.
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]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
briefing rh & formation
 Gem s’équipe de 32 Hyflex rooms et anticipe l’avenir de la pédagogie
Une nouvelle réponse au casse-tête pandémique a été apportée par Grenoble École de Management. 1,2 million d’euros ont été investis pour
équiper 32 salles de
cours, formation des
personnels inclus.
Ce nouveau système,
baptisé Hyflex rooms,
facilite la dispense d’un
cours à des publics à
distance et en présentiel en simultané. À compter du 1er janvier 2021, l’école comptera 32 Hyflex rooms : 20 sur son campus de Grenoble Sémard, 5 à GEM Labs et 7 à GEM Paris. Chacune des salles accueille jusqu’à 40placesassises(exceptédeuxsallesde120 places) et accepte jusqu’à 300 connexions simultanées. Grâce à cette innovation pédagogique, les cours sont donnés dans toutes les configurations possibles et avec tous les outils et logiciels existants sur
le marché : professeur en présentiel ou à
distance. Idem pour des étudiants répartis sur plusieurs salles. Surtout, un professeur en salle Hyflex y donne son cours de manière
« classique » en projetant un support de cours et en utilisant le tableau blanc.
Il va aussi utiliser les fonctions plus avancées du tableau tactile interactif. Les étudiant·es avec lui dans la salle aussi bien que les
étudiant·es à distance pourront tout voir, tout entendre et interagir de la même façon entre eux et avec le·la professeur·e. Qui crée des sous-groupes de travail mixtes (étudiant·es en présentiel et étudiants à distance) ou non. Touspourrontpartagerleurspropositions
à l’oral avec le reste de la classe. Cela dit, dispenser un cours en Hyflex room exige une scénarisation nouvelle et donc un accompagnement pédagogique renforcé pour le corps enseignant et les étudiant·es.
  54 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
L’Istec, école de commerce membre de la CGE,
a signé une convention de partenariat avec la CCI de l’Indre.
Cet accord prévoit qu’à la rentrée universitaire de septembre 2021, l’Istec
ouvrira son programme Grande école – grade de master –, sur le campus
CCI de Balsan, à Châteauroux. Ce sont les années 4 et 5 du PGE qui
ouvriront, c’est-à-dire les deux années de master. Comme les étudiants
du campus de l’Istec à Paris, les étudiants du campus de Châteauroux
obtiendront le diplôme bac +5, grade de master à la fin de leur scolarité.
Notons que cette formation est proposée en cursus alternance. Comme le site
Balsan est un hub de formation régional, les étudiants en master à l’Istec évolueront dans un environnement totalement multidisciplinaire. Le site accueille déjà 400 étudiants en maintenance industrielle, services informatiques, sanitaire et social, comptabilité-gestion et mécatronique.
L’epita poursuit la régionalisation
de sa formation à Lyon, rennes, Strasbourg et Toulouse
Dès 2021, les quatre villes françaises offriront à leurs ouailles étudiantes la possibilité de réa- liser le cycle ingénieur en régions, en totalité à Lyon et Toulouse et partiellement à Rennes et Strasbourg. Ce développement va également donner le moyen à l’école d’ouvrir de nouvelles
majeures de spécialisation en seconde partie du cycle ingénieur en adéquation avec les be- soins de compétences spécifiques au domaine du numérique pour les défis écono- miques locaux. Les nouvelles majeures de spécialisation seront transversales à un domaine d’activité. À Lyon, l’école ouvrira une majeure Industrie 4.0 pour toute la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les diplômé·es seront capables de mener à bien les transformations numériques des entreprises industrielles grâce à leurs connais- sances en systèmes d’information, en systèmes embarqués ou en robotique, en cybersécurité et en intelligence artificielle. À Toulouse, l’école proposera une majeure Sécurité et sûreté de l’intelligence embarquée. Les diplômé·es seront capables d’assurer la sécurité informatique des systèmes embarqués adaptés de manière autonome à leur environnement, grâce à leurs connaissances en systèmes embarqués, en intelligence artifi- cielle et en techniques de cybersécurité. Ces majeures vont donner aux étudiant·es l’acquisition de l’ensemble des compétences numériques en s’ancrant dans un domaine, l’industrie du futur
à Lyon et l’aéronautique à Toulouse.
Nouvelle filière navale au sein
de sa formation ingénieur pour l’Estaca en septembre 2021
Le naval, une filière d’avenir ? Visiblement oui pour l’Estaca. L’école s’est appuyée sur Naval Group, la Marine nationale, Thales, l’expert de robotique marine, Sea Proven, le cluster maritime français et le Gican (Groupement des industries de construction et activités navales) pour développer ce nouveau cursus.
  ]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[ L’ebi et l’em normandie proposent un diplôme complémentaire aux élèves ingénieurs
J’aime ma boîte
Boulanger de France : une marque engagée
briefing rh & formation
pratique
  Nouveau partenariat signé entre l’École de C
biologie industrielle et l’EM Normandie grâce auquel les étudiant·es ingénieurs de la filière marketing et management de l’EBI pourront obtenir le diplôme du programme Grande école EM Normandie visé bac +5 et conférant le grade
de master. Dispensé en e-learning pour la partie EM Normandie, ce programme,
qui débutera en
février 2021, s’adresse aux jeunes ingénieurs désireux de développer leur savoir-faire
opérationnel dans les disciplines de gestion. Cette formation vise à leur apporter les connaissances et les outils fondamentaux dans les disciplines des sciences de gestion mais aussi à approfondir les comportements et savoir-faire managériaux, à affirmer leur esprit d’entreprise, leur connaissance du monde des affaires, à développer leur compréhension et la mise en pratique de la RSE et à renforcer leurs aptitudes en anglais des affaires.
ette marque distinctive   Ces dernières années ont vu ap-   où les consommateurs sont à
  est fondée sur le respect de la fabrication mai- son qui est notre raison
d’être, notre fierté et notre ave- nir.
La Confédération a mis en œuvre cette charte de qualité dans un seul but : qu’elle devienne le code de référence de la profession. Ce qui différencie un artisan « Bou- langer de France », c’est le respect des exigences de la marque, c’est un artisan fier de fabriquer ses pains, sa viennoiserie, ses pâtis- series, sa restauration boulangère et qui sait le dire à ses clients.
Le message est simple: cette charte de qualité doit être consi- dérée comme un appel ou un rappel à la dimension qualitative qu’implique le travail artisanal.
paraître et se développer une concurrence de plus en plus im- portante de la part de l’industrie et des chaînes de distribution. Une conséquence: les consom- mateurs ont de plus en plus de mal à s’y retrouver. Cette charte offre l’opportunité et la possibili- té de se démarquer.
Le « fait maison », c’est notre identité, notre signature. C’est aussi la solution pour assurer la survie de notre métier et de nos savoir-faire.
La mise en valeur de la charte vient d’être renforcée par une importante campagne de publi- cité: cinq semaines de publicité dédiées à la marque sur RTL, France 2 et le Replay My TF1. Une belle visibilité à une époque, marquée par la crise sanitaire,
la recherche de qualité et de produits sains. Il est essentiel de communiquer sur notre cœur de métier. n
Par dominique anract, Président de la Confédération nationale de la boulangerie- pâtisserie française
     ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
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]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
carrières & talents
Les business schools
Marseille et Toulon, suivent leurs cours à domicile depuis la fin octobre » : Cédric Ghetty, directeur des programmes et doyen associé à la pédagogie au sein de Kedge Business School, campe l’état des lieux.
Pour autant, bon nombre d’étu- diant·es ont connu une rentrée de septembre presque « normale » derrière les portes de leurs cam- pus. « On avait fait le choix d’un système hybride qui mêle des cours en présentiel, des cours en distanciel et de l’e-learning », dé- crit Anne Zuccarelli, directrice de l’expérience étudiante à l’Edhec et ses 8 000 étudiant·es réparti·es sur deux campus (Lille et Nice). Attentive à l’évolution de la crise sanitaire, la manageuse espère augmenter la part du présentiel au deuxième semestre. «Mais aura-t-on encore une jauge? À combien s’élèvera-t-elle?», s’in- terroge celle qui n’exclut pas l’hy- pothèse d’une troisième vague de confinement... Tout doit donc être pensé en amont pour assurer une fluidité de l’enseignement et une continuité pédagogique.
Corps enseignant
en formation
Le premier confinement a rimé avec réactivité. « Nous avons tous appris ensemble, poursuit Anne Zuccarelli de l’Edhec. Nos étu- diants et étudiantes ont pu tra- vailler à distance grâce notam- ment à un panel d’outils intégrés dans la plate-forme blackboard, suivre les cours, passer les exa- mens, profiter de l’e-learning, accéder à la classe virtuelle, au forum... Dès le printemps, nous avions configuré ce que nous al- lons mettre en place pour le se- mestre actuel sous la forme d’un modèle hybride, flexible, à même de basculer du jour au lendemain en complet distanciel. En l’espace de dix mois, nous avons réussi à transformer notre pédagogie à une vitesse bien plus rapide com- parée à la façon dont on a pu agir ces dernières années », se félicite Patrice Houdayer, directeur des programmes, de l’international et de la vie étudiante de Skema, qui s’appuie sur sept campus dont quatre à l’étranger. Cé- dric Ghetty, de Kedge Business School, a lui aussi misé sur la for- mation expresse : « Dès le départ, avec le service de notre digital learning, nous avons misé sur un nombre incalculable de for- mations d’accompagnement des professeurs. »
  face à la covid
Trouver la bonne distance...
Les cours virtuels sont redevenus la règle depuis le coup d’envoi du second confinement fin octobre. Pour les Grandes écoles, il a fallu transformer leurs méthodes pédagogiques en un temps record. Voyage dans les amphis réinventés.
 Les Grandes écoles ne   le gouvernement le 30 octobre.
se sont jamais fermées. Nos fleurons de l’intelli- gentsia ont fait honneur
 à leurs ressources et se sont ré-
inventées pour assurer la conti-
nuité pédagogique. Mais loin
des campus. En 100 % distanciel,
par Zoom, Teams et consorts,
conséquence directe du deu-
xième confinement annoncé par   campus, à Paris, Bordeaux,
L’ouverture de la perspective d’un présentiel effectif début février n’en finit pas avec le flou du calendrier et les interroga- tions. « Nous suivons scrupu- leusement les mesures actuelles édictées par le ministère de l’Enseignement supérieur. Nos étudiant·es réparti·es sur quatre
Il est certain que demain, davantage d’enseignements seront purement pensés sur un mode full distanciel. Pour non seulement donner
plus de flexibilité aux étudiant·es et dépasser des problématiques géographiques et financières. Mais aussi remplir notre devoir de formation, à savoir préparer nos étudiant·es aux métiers
de demain... sans doute plus à distance que jamais – Nicolas Arnaud, directeur des programmes Audencia.
         56 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[                    NANTES | VENDÉE | PARIS | BEIJING | SHENZHEN | CHENGDU
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10th anniversary of the Foundation
20th anniversary of the Audencia brand 10th anniversary of the WWF partnership 40th anniversary of the Executive Education 20th anniversary of the Specialised Master® Management and International Skills
120.audencia.com
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      audencia.com
  *De l’audace, toujours !
]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
carrières & talents
Les cours à distance ne coûtent pas moins cher que les cours en présentiel. Ils coûtent même plus cher et le surcoût n’a pas été répercuté dans les frais de scolarité –
Alexandre de Navailles, Kedge Business School
       écoles. « En termes d’utilisa-   le prix. Des coûts massifs en
    Une bascule technologique
Formation et accompagnement, deux mots-clés dans le discours des dirigeants des grandes
tion des outils et de bascule des cours en ligne, nous avons ga- gné 3 ou 4 ans », considère Cé- dric Ghetty. Le confinement a bel et bien servi d’accélérateur. Les Grandes écoles en paient
termes d’équipements techno- logiques face à cette finalité, que les étudiants à distance s’inscrivent dans les mêmes conditions que les étudiants en face à face. « Nous avons ren-
    forcé nos investissements sur plusieurs types de ressources, des caméras, des micros, des écrans tactiles, des classes vir- tuelles, etc. pour un montant de l’ordre de 2,5 millions d’eu- ros », évalue Bertrand Sulpice, directeur identité des campus et référent covid à l’Essec.
Les cours virtuels semblent appréciés par les étudiant·es, estime Anne Zuccarelli, direc- trice de l’expérience étudiante à l’Edhec. « À travers les en- quêtes régulières que nous me- nons auprès d’eux et elles, des points positifs ressortent : ils apprennent à se montrer plus autonomes, à mieux gérer leur temps, ils et elles jugent ce type d’apprentissage flexible et plus personnalisé. »
Pour éviter le décrochage d’étudiant·es qu’elles ne voient plus qu’à travers des écrans vir- tuels, de nombreuses écoles ont renforcé le suivi individualisé. Une nécessité. Les examens et autres évaluations se sont eux aussi tenus à distance. « Nous nous sommes adaptés à cette réalité et avons souhaité évo- luer le contenu de nos examens beaucoup plus dans l’analyse et la réflexion personnelle », pointe Éric Lamarque, direc- teur de l’IAE de Paris-Sor- bonne pour qui le temps du distanciel semble aujourd’hui porter ses limites. « Alors, oui, on a progressé sur la convivia- lité des outils. On a assuré la continuité pédagogique dans les meilleures conditions au regard du contexte sanitaire. Mais l’absence de présentiel se fait de plus en plus ressentir: le manque de débats dans les cours, la perte d’échanges et
   58 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[ Pas de baisse des frais de scolarité
carrières & talents
Enfin chez Audencia, la néces-   poursuite des cours », précise
pratique
    Dans le contexte de covid où l’enseignement à distance s’est imposé, beaucoup d’étudiant·es et de parents ont réclamé une baisse des frais de scolarité aux business schools, de l’ordre, selon les établissements, de 7 000 à
15 000 euros à l’année. Cette question s’était déjà posée lors
du premier confinement. Elle
est revenue à la surface lors du deuxième. Les grandes écoles de management ont publié une lettre ouverte où elles avancent un argument palpable : « Les cours
à distance ne coûtent pas moins cher que les cours en présentiel, souligne le directeur général de Kedge Business School, Alexandre de Navailles. Ils coûtent même plus cher et le surcoût n’a pas
été répercuté dans les frais de scolarité. Si on les abaisse, on met en péril l’équilibre de l’école et des écoles en général. Notre masse salariale et nos charges restent les mêmes, sans chômage partiel car tout le monde reste sur le pont. »
sité de recourir aux cours à dis- tance a plutôt bien fonctionné : « Les étudiant·es se connectent sur une plateforme aux heures ins- crites sur leur emploi du temps, puis les enseignements ont lieu en visio, des sessions de deux heures qui mêlent exercices et discussions. On souhaite aussi garder cette ambiance salle de classe, pas plus de 40 étudiant·es pour chaque session, hormis pour les examens », explique Nicolas Arnaud, directeur des programmes pour l’école de commerce nantaise.
« Je pense qu’il faut vraiment
Etienne Arnoult, directeur for- mation et pédagogie.
Et si l’enseignement à distance perdurait au-delà de la crise sa- nitaire ? Pour Nicolas Arnaud : « Il est certain que demain, da- vantage d’enseignements seront purement pensés sur un mode full distanciel. Pour non seule- ment donner plus de f lexibilité aux étudiant·es et dépasser des problématiques géographiques et financières. Mais aussi rem- plir notre devoir de formation, à savoir préparer nos étudiant·es aux métiers de demain... sans doute plus à distance que ja- mais », estime le directeur des programmes de l’école. Le tout à distance, Etienne Arnoult, lui, n’y croit pas : « Pédagogique- ment, ce serait une catastrophe ! Malgré tout, le suivi, s’il est en petits groupes, peut se faire en ligne. Mais bien sûr, étudiant·es comme professeur·es ont be- soin de ce contact, de ce face à face, difficile à atteindre devant son écran », remarque-t-il après avoir échangé avec l’équipe pé- dagogique et les étudiant·es de
désacraliser une éventuelle in- de retour d’expérience... Est-ce   Bertrand Sulpice, à l’Essec, at- quiétude sur la complexité des
 que l’acquisition des connais-
sances se fait de la même façon
par une seule présence en ligne ?
Parmi mes préconisations, j’en-
visage de proposer aux futur·s diplômé·es qui auraient été
trop affecté·es par cette période
de cours à distance de les faire
revenir pour la rentrée de sep-
tembre 2021 en auditeur libre
sur la base du volontariat afin
qu’ils et elles puissent reconso-
lider certaines connaissances. »   crise. »
tend avec impatience lui aussi le   cours à distance. Même nos
 retour du présentiel gage d’une meilleure créativité entre les étudiant·es et une meilleure in- teraction avec les professeur·es. Chez Skema, Patrice Houdayer se fait le « sage » de l’épreuve : « Il est certain qu’à l’issue de la pandémie, nous ne repartirons pas à la normale. Nous nous servirons à bon escient de tout ce qu’on a appris durant cette
professeur·es les plus réticent·es
en mars ont été accompagné·es
depuis, via notamment des vi-
déos et tutoriels, et ont tota-
lement pris en main les outils
numériques pour maintenir
un enseignement pédagogique
de qualité », décrit Nicolas Ar-
naud. Même son de cloche du
côté de l’UTC, où les « profes-
seur·es ont été équipé·es en we-
bcams, micros pour assurer la   l’UTC. jOnaTHan naHmanY
   ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 59
]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              vie privée
LE GRAND GUIDE
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                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          DES PLACEMENTS 2021
                                                                                     Placements 2021 : dons et legs, PER, assurance vie, SCPI, Bourse, résidences services, emprunter pour l’investissement locatif Baromètre patrimoine & fiscalité
Baromètre finance de marché
Culture & Co
Essais auto
Santé: la ruée vers l’or vaccinal
Dans l’air du temps : la montagne, ce n’est pas seulement le ski! Art du temps
p.61 p.74 p. 78 p. 82 p. 84 p. 86 p. 88 p.94
        60 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
€
]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[                                   Gestion Privée Gestion de Fortune Family Office
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Adhérente de la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine, association agréée par l’Autorité des Marchés Financiers. Enregistrée à l’ORIAS sous le numéro 07001194 en qualité de : Courtier en assurance – Courtier en opérations de banque et services de paiement – Conseiller en investissements financiers. Activité de transactions sur immeubles et fonds de commerce, carte n° CPI 7501 2018 000 029 864 délivrée par la CCI de Paris, RCP et Garantie Financière auprès de la compagnie MMA IARD Assurances Mutuelles / MMA IARD
    ]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Les placements
« béton » de 2021 !
patrimoine
 2021
Cette année, le taux d’épargne des ménages devrait franchir la barre des 20 %, au plus haut depuis 40 ans. L’insécurité liée à la covid-19 a rappelé que la constitution d’une épargne constituait un filet de sécurité salutaire dans un monde où il faut désormais prévoir l’impensable. Voici un – rapide – tour d’horizon des principaux placements disponibles l’an prochain, sachant que
le produit miracle n’existe pas et que le maître mot reste la diversification pour limiter les risques.
1
Dons et legs aux associations : le plaisir d’offrir et de défiscaliser
 «D
Avant de penser à faire fructifier, pourquoi ne pas donner aux as- sociations ? En retour, le contri- buable bénéficie d’une réduction d’impôt de 66 % du don, dans la limite de 20 % du revenu impo- sable. En raison de la crise, les pouvoirs publics ont en outre pris des mesures exceptionnelles. Le plafond des dons réalisés au profit des organismes d’aide aux per- sonnes en difficulté (fourniture gratuite de repas, logement, soins médicaux), comme les Restos du Cœur, le Secours Catholique, la Croix-Rouge, les Petits Frères des Pauvres, qui ouvre à une réduc- tion d’impôt sur le revenu au taux majoré de 75 %, a été rehaussé de 552 à 1 000 euros, pour 2020. Comprenez :cette réduction d’im- pôt majorée pourrait atteindre 750 euros cette année. « En cas de dépassement du seuil de 1 000 eu- ros, l’excédent ouvre droit à la ré- duction d’impôt dans les condi- tions de droit commun : une réduction de 66 % du don, dans la limite de 20 % du revenu fiscal
du donateur », indique Morgane Mathot, ingénieure patrimoniale à l’Institut du Patrimoine. « Les dons ne sont pas un dispositif fiscal, mais ils séduisent une très grande majorité de nos clients », précise-t-elle. Effectivement, confirme Baptiste Foret, chargé de la communication et des évé- nements à l’Association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (Arsla), « l’avan- tage fiscal est un argument de poids pour les donateurs ». Il ne cache pas ses doutes sur la fin de l’année : « La dynamique des dons s’était globalement maintenue durant le premier confinement, mais le flux s’est ralenti depuis octobre. En termes de collecte, l’exercice 2020 sera sans doute en repli par rapport à 2019. » Pour autant, Baptiste Foret souligne que les donateurs ne sont évidem- ment pas focalisés exclusivement sur l’avantage fiscal comme en témoignent les nombreux dons de
prévoyance).
epuis la crise de 2008, les attentes des épargnants
ont changé. Nous ne sommes plus dans une phase où le client cherche la meilleure performance, mais le produit qui lui offre le meilleur rapport ren- tabilité/sommeil. L’objectif n’est pas d’investir dans le placement le plus performant de sa catégorie, mais celui qui répond le mieux à ses besoins », philosophe Christian Cacciuttolo, président de l’Unep (Union nationale d’épargne et de
 62 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[Frédérique Jeske, directrice générale
La ligue contre le cancer « ce n’est pas une maladie mais un enjeu sociétal »
Quelle est la mission de la Ligue ?
La Ligue contre le cancer, créée en 1918, est le vaisseau amiral de la lutte contre le cancer.
C’est une association reconnue d’utilité publique, qui comprend 103 comités départementaux
en métropole et outre-mer,
qui agissent au plus près des personnes malades et de leurs proches.
Nous agissons grâce à 14 500 bénévoles actifs, 600 salariés et 820 000 donateurs et légataires. Notre spécificité est d’agir avant, pendant et après la maladie et d’être présents sur le terrain, auprès des personnes malades.
La Ligue contre le cancer porte ainsi quatre missions majeures : nous sommes le premier financeur de la recherche privée, nous accompagnons et soutenons au quotidien les personnes malades,
nous sommes engagés dans de nombreuses actions de prévention des risques de cancer et de dépistage, et nous défendons les droits des usagers de santé auprès des pouvoirs publics.
La Ligue est avant tout un acteur de solidarité et de fraternité.
À quels projets serviront les dons récoltés en cette fin d’année 2020 ?
La Ligue est l’une des rares associations à s’être mise en action dès le début de l’épidémie de la covid-19 pour accompagner les personnes atteintes de cancer, vulnérables face au virus. Nous poursuivrons ce soutien et portons leur voix pour qu’elles
ne soient pas les oubliées de la crise sanitaire. Les dons de la fin d’année nous donneront le moyen de maintenir toutes nos missions,
en dépit du contexte sanitaire.
Quels projets avez-vous pu mener à bien grâce aux dons de l’année dernière ?
Les actions sont nombreuses.
Les aides financières ont été très importantes pour soutenir des familles précarisées par la maladie et la crise sanitaire. Les travaux de recherche ont aussi permis des avancées prometteuses.
Un exemple pour illustrer nos actions : la nouvelle Maison des Patients de Toulouse. Équipée comme un « chez soi », elle propose des espaces d’échange, de soutien psychologique, d’aide au retour à l‘emploi et des cabines d’esthétique.
Formulaire de dons en ligne de la Ligue contre le cancer : ligue-cancer.net
patrimoine
vie privée
   ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
| 63
]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
patrimoine
  matériels médicaux, souvent oné- reux. En outre, les contribuables les plus aisés, ou tout du moins assujettis à l’IFI, sont à même de faire un don à une association d’utilité publique qui leur offrira à 75 % de réduction d’impôts, dans la limite de 50 000 euros. « Le legs
représente traditionnellement une part significative de notre collecte. Cette année, il devrait servir d’amortisseur si le repli des dons se confirme. » Certaines fondations, comme le Fonds de dotation du Louvre, proposent la donation temporaire d’usufruit.
Dons et legs : l’avantage fiscal est un argument de poids pour les donateurs.
  2
PER, pour les contribuables aisés
Par une telle donation, le contri- buable reverse pour une durée déterminée les revenus de ses
vement de son limitation de en bénéficiant d’impôts. n
patrimoine, sans montant et tout d’un allègement
pôts », précise Gilles Belloir, di- recteur général de Placement-di- rect.fr. Après avoir déterminé la pertinence d’ouvrir un PER, il conviendra de sélectionner son produit en restant vigilant à l’offre des supports proposés (UC, SCPI, ETF...) ainsi qu’aux frais prélevés. « Selon le choix de son PER, ces disparités pour- raient se révéler importantes. De plus, même si le PER existe en version compte titres, privilégier la forme assurance assure l’accès au fonds en euros et bénéficie de la fiscalité avantageuse de l’assu- rance vie en cas de décès », sou- ligne Stéphanie de Turenne. n
actifs sans se
dessaisir définiti-
 Instauré par la loi Pacte, le PER est un dispositif qui absorbe l’en- semble des anciens dispositifs retraite du marché (Perp/Made- lin/Perco et Article 83). Le PER uniformise et simplifie les règles de fonctionnement de l’épargne retraite et propose à l’épargnant une solution globale plus simple et attractive avec de nouvelles règles de sortie, de versements et de conditions de déblocage sur l’épargne. « Sauf cas spécifiques, il est donc intéressant d’ouvrir un PER pour y transférer l’épargne retraite cumulée
pendant sa vie active. De plus, avec l’émergence des courtiers en ligne, les PER proposés sur le marché supportent globalement moins de frais que les anciens produits d’épargne retraite », indique Stéphanie de Turenne, directrice des opérations chez L&A Finance. Le PER est un produit d’épargne retraite mais aussi de défiscalisation. Le cu- mul des versements à titre in- dividuel sur ce placement sera déduit du revenu imposable. L’épargnant bénéficie ainsi d’une réduction de son impôt qui ne
rentre pas dans le cadre du pla- fond des niches fiscales. « At- tention cependant, les sommes sont lourdement taxées à la sor- tie, le versement à titre indivi- duel est généralement conseillé aux particuliers dans les TMI supérieures ou égales à 30 % », prévient l’experte. Il est alors primordial de fixer sa décision d’investissement sur sa tranche marginale d’imposition. Dans le cas, assez courant, où le TMI de 30 % reste stable entre les verse- ments et la sortie, il faut en réali- té considérer l’opération comme une avance de trésorerie du fisc. « Grâce au PER, vous allez pla- cer et faire fructifier pendant de nombreuses années de l’argent que vous auriez dû payer en im-
Le PER, produit d’épargne retraite comme de défiscalisation.
   64 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
patrimoine
 L’assurance vie reste le placement phare pour l’épargne de long terme.
   3
Indétrônable assurance vie
 L’assurance vie reste un outil d’épargne de long terme plus que jamais attractif. « En pre- mier lieu, l’assurance vie op- timise la transmission jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire lorsque l’assuré a alimenté son contrat avant 70 ans. Au-delà de cette somme, l’impôt est de 20 % », rappelle Gilles Belloir. Après huit ans, la fiscalité sur les retraits est encore plus favo- rable. « L’assurance vie reste le placement phare pour l’épargne de long terme, d’autant qu’il est possible de débloquer une partie du capital en quelques jours en cas de coup dur », assure le pro- fessionnel. Selon lui, la baisse des rendements des fonds en euros devrait conduire à plus de vigilance sur les frais. Bien sou- vent, les réseaux traditionnels appliquent des frais de verse-
ment, mais aussi des frais de ges- tion et sur versement. Les épar- gnants ont alors intérêt à étudier l’offre des acteurs numériques bien moins chers. « Par exemple, Placement-direct.fr ne prélève aucun frais sur les versements et les frais de gestion sont globa- lement 40 % moins chers que la concurrence traditionnelle, soit de l’ordre de 0,6 % », plaide pro domo le dirigeant. Avec l’assu- rance vie, on va investir sur de multiples classes d’actifs et des zones géographiques variées. Cet avantage est significatif alors que les marchés actions
mondiaux ont évolué parfois de manière hétérogène cette année. Dans ce cadre, les professionnels sont unanimes pour conseiller de détenir de l’immobilier via des SCPI ou des SCI. Christian Cacciuttolo apprécie le fonds euro-croissance qui combine la sécurité offerte par les fonds en euros et les perspectives de per- formance offertes par les fonds en unités de compte. «À 5 ou 6 ans, les rentabilités de ces fonds oscillent entre 2 et 8 %, ce qui dépasse ceux des fonds en euros. Tout en offrant des degrés de sécurité et de garantie impor-
tants », souligne le président de l’Unep. La garantie en capital est acquise à l’épargnant seulement auboutde8ans(etnonen permanence comme avec les fonds en euros classiques), mais dans la mesure où il s’agit d’un investissement de long terme, ce n’est guère gênant. « Vous pouvez ainsi choisir librement la durée pendant laquelle vous acceptez de bloquer votre capi- tal, étant entendu que plus elle est longue, plus vous aurez la garantie de faire fructifier votre mise. Compte tenu de la volatili- té actuelle des marchés, ce pro- duit revêt donc des avantages. Sa rentabilité a atteint 4,43 % en 2019 et un contrat ouvert depuis 15 ans génère un rendement de 15%.»n
Les SCPI, des placements très rentables pour qui souhaite préparer sa retraite ou les études de ses enfants.
    66 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[                      Épargne Retraite 2 Plus*
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]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
4
patrimoine
  SCPI : la pierre-papier
a encore de beaux jours devant elle
 Les SCPI semblent finalement bien traverser la crise avec des rendements attendus en légère baisse. « La crise d’aujourd’hui n’est en rien comparable à celle de 2008. À l’époque, la crise pesait sur la valorisation des actifs. Cette fois-ci, elle pèse sur les loyers. Mais en réalité, pas sur tous. La pandémie af- fecte les locataires qui étaient déjà en difficulté, qui man- quaient de trésorerie, soit no- tamment les petits commerces non alimentaires. Au deu- xième trimestre, le taux de recouvrement des SCPI de la place était en moyenne de l’ordre de 90 à 95% sur les bureaux et de 60 ou 70 % sur les commerces », explique Daniel While, directeur re- cherche/stratégie chez Primo- nial REIM. Selon lui, les com- merces qui ont le plus souffert sont ceux qui étaient peu ou pas du tout numérisés et qui ne pouvaient pas proposer le click and collect. Or, ces acteurs individuels ne sont générale- ment pas locataires de SCPI. « Primonial REIM n’a ainsi ac- cusé pratiquement aucun dé- faut sur son patrimoine. Une résistance qui s’explique par la bonne sélection des locataires, mais aussi par les dispositifs de soutien déployés par l’État comme le PGE », précise Da- niel While. Pour lui, l’immo- bilier reste une valeur refuge et un placement porteur dans une perspective de long terme, soit une dizaine d’années. « A priori, il n’y aura pas une crise sanitaire tous les ans. Selon nous, la demande pour l’im- mobilier “acyclique”, comme l’immobilier de santé, va pro- gresser, soutenue par la démo- graphie. » Frédéric Puzin, pré- sident de Corum L’Épargne, partage cet optimisme. En pre- mier, il rappelle que même si la performance globale des SCPI
tombe à 4 % cette année, « elle restera une belle performance par rapport aux autres actifs ». Pour lui aussi, cette pandé- mie confirme la résistance
des SCPI qui ont fait l’effort de sélectionner les locataires les plus solides avec des baux de long terme. « Les SCPI, à condition qu’elles soient diver- sifiées, restent des placements très rentables pour qui sou- haite préparer sa retraite ou les études de ses enfants », conclut Frédéric Puzin. n
Les résidences services destinées aux seniors suscitent un intérêt croissant.
   68 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[patrimoine
vie privée
 ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 69
]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
5
patrimoine
  Les marchés financiers, moteur de performance
 Si l’immobilier reste donc une valeur sûre, un investisseur avi- sé ne saurait faire l’impasse sur les marchés actions. Selon les calculs de l’Institut de l’épargne immobilière et financière (IEIF), la Bourse de Paris offre le meilleur rendement sur trente ans (7,3 % de gains par an) ou sur cinq ans (10,3 %). Il est pos- sible d’investir en Bourse via l’assurance vie, le PER, mais aussi le plan d’épargne actions (PEA). Lequel jouit, dans une moindre mesure que l’assurance vie, d’une fiscalité attractive. Le souscripteur va y verser jusqu’à 150 000 euros et sera exonéré d’impôt sur les plus-values réali- sées pour peu qu’il n’en retire au- cun argent pendant les cinq pre- mières années à compter de la création du plan. Une fiscalité lé- gère, donc, mais pas nulle, car les gains sont assujettis à des prélè- vements sociaux (CSG, CRDS...) à hauteur de 17,2 %, qui seront prélevés au moment du retrait. Mais vers quels marchés se tour- ner? De nombreux stratégistes recommandent de miser sur l’économie verte. « L’économie verte est un mouvement majeur à la fois politique et culturel. Cette lame de fond est donc également un thème d’investissement. Bien sûr, les marchés n’ont pas atten- du pour le jouer. Cependant, il reste encore des opportunités. Le thème de la voiture électrique a été largement joué avec une va- leur comme Tesla, le pure player. Pour autant, les investisseurs peuvent encore s’intéresser à des valeurs comme Peugeot ou VW qui prendront progressivement des parts de marché significa- tives sur le secteur », explique Olivier Cornuot, responsable de la gestion de fonds chez Ma- tignon Finances. Les investis- seurs vont également avec profit investir dans small et mids caps à travers des fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI). L’objectif de ces fonds : financer une couche d’entre- prises qui passent souvent sous le radar des investisseurs et qui pourtant manquent cruelle- ment de capitaux. « Preuve de leur importance pour l’écono- mie, le gouvernement a décidé
cette année de relever de 18 à 25 % la réduction d’impôt du montant investi », explique Ju- lien Quéré, directeur du déve- loppement d’Inocap Gestion. « Le timing pourrait être bon en cette fin d’année. Les small et mids caps sont depuis l’été 2017 les laissées pour compte de la progression des marchés. Or, nous sentons un frémissement sur ce compartiment alors que la crise sanitaire semble toucher à sa fin », précise Julien Quéré. Les investisseurs sont également invités à appréhender la Bourse sur du court terme grâce à des produits spécifiques comme les turbos lancés par IG. Le principal atout de ces produits : ils restent négociables 24 heures sur 24, du dimanche 23 heures au vendre- di 23 heures. « L’intérêt de ce service a été particulièrement criant début novembre, dans
La Bourse de Paris offre le meilleur rendement sur trente ans.
la nuit des résultats de l’élec- tion présidentielle américaine. La volatilité était très élevée et certains investisseurs qui avaient des positions perdantes dans la nuit ont pu les conserver et profiter ensuite de l’ouverture en nette hausse de la Bourse de New York le lendemain, ce qui n’est pas le cas des turbos tra- ditionnels susceptibles d’expi- rer prématurément si le marché sous-jacent évolue à l’encontre de l’exercice et atteint le niveau maximum de pertes – niveau barrière – préétabli », argumente Christophe Bert, responsable dé- veloppement IG. n
   70 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[                                 Unir nos forces pour l’investisseur d’aujourd’hui et de demain
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   ]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
6
Pour les épargnants intéressés à la fois par la pierre et la défis- calisation, les dispositifs désor- mais bien connus du Pinel, du Malraux, des Monuments histo- riques et bien sûr des résidences services restent disponibles. Le plus populaire, le Pinel, vient d’ailleurs d’être prolongé jusqu’en 2022. Pour mémoire, il offre le bénéfice d’une réduction d’impôt de 12 % du prix de re- vient de l’investissement réalisé sur une période locative de 6 ans, 18% sur une durée de 9 ans et de 21 % pour un engagement de 12 ans. La réduction d’impôt est limitée pour chaque investisseur à deux logements maximum par an dans la double limite de 300 000 euros et d’un plafond de 5500euros. Ce marché de- vrait rester dynamique dans les prochaines années en raison de la faiblesse persistante de l’offre. « Nous sommes en situation de pénurie sur le marché du rési- dentiel neuf avec une demande toujours nettement supérieure à l’offre. Sur les 500 000 logements supplémentaires nécessaires par an, à peine la moitié est construite chaque année », explique Chris- tophe Bacqué, président d’Eme- rige Résidentiel. Les résidences services destinées au senior suscitent, elles aussi, un intérêt croissant des investisseurs et ce, pour plusieurs raisons qu’énu- mère Benjamin Misery, pré- sident de Senioriales. « En pre- mier lieu, ils sont rassurés par la sécurité qu’offre le locataire, ces générations sont attentives à ré- gler sans accroc leurs loyers. En outre, ils sont conscients que le marché est porteur en raison de la démographie. Ils souhaitent de plus s’inscrire dans une dé- marche sociétale. Ils participent à répondre à la prévention de la perte d’autonomie. Certains investisseurs pensent à leurs vieux jours avec l’idée de s’ins- taller à terme dans leur bien. »
patrimoine
  L’investissement locatif toujours recherché
 Le groupe, leader dans son domaine, affiche une rentabilité standard pour ce genre de biens. En dispositif Pinel, le rendement s’échelonne entre 3,8 et 4,3 % selon les territoires. En statut de LMNP, il oscille autour des 4 %, nets de charges. Enfin, les CGP interrogés ont regretté la relative indifférence dont souffraient les SCPI fiscales. Ces SCPI créent un déficit foncier, c’est-à-dire que les charges déductibles sont supérieures aux revenus fonciers (loyers). La fraction de charges liée aux intérêts d’emprunts est déductible des seuls revenus fon- ciers. L’excédent de déficit sur les charges liées aux emprunts est reportable pendant 10 ans sur les revenus fonciers. Les autres charges s’imputent sur les re- venus globaux du contribuable
dans la limite de 10 700 euros par an. Le surplus de déficit foncier non utilisé une année, sur ces revenus globaux, se reporte les 6 années suivantes. L’un des atouts de ce dispositif est que la déduc- tion du déficit foncier n’entre pas dans le plafond des niches fis- cales. « Un contribuable imposé à 30 % profitera d’un impact positif de 25,5 %, celui à 41 % de 31,4% et celui à 45%, de 34,5 %. En revanche, la rentabi- lité de ces SCPI est plutôt faible, de l’ordre de 2 %, et il faut les conserver entre 15 et 16 ans, sa- chant que le marché secondaire est très faible », souligne Mor- gane Mathot. Pour optimiser ces investissements locatifs, il est toujours préférable de béné- ficier de l’effet de levier procuré par l’endettement, d’autant que
les taux restent très faibles. Pour autant, décrocher un crédit est depuis le début de l’année un chemin de croix pour de plus en plus d’épargnants. Les pro- fessionnels attendent donc avec intérêt les prochaines recom- mandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Ils espèrent des améliorations, des aménagements, afin que les banques desserrent davantage les vannes du crédit. « Lever des fonds reste plus compliqué pour l’investissement locatif lorsque l’investisseur est déjà endetté pour sa résidence principale. Les banques, là aussi, s’adaptent pour atteindre le taux d’effort recommandé de 33 % dans la perspective des futurs revenus fonciers qui viendront gonfler le reste à vivre. Malgré tout, cer- tains dossiers risquent d’être rejetés alors qu’ils passaient fa- cilement l’an dernier », regrette Ludovic Huzieux, cofondateur, Artémis courtage. On reste en alerte.
Pierre-jean LePaGnOT
Lever des fonds reste plus compliqué pour l’investissement locatif lorsque l’investisseur est déjà endetté pour sa résidence principale.
72 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
   ]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[patrimoine
vie privée
 ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 73
]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
 bons plans     analyses
 L’artiste urbain john Hamon lance une nouvelle monnaie
John Hamon reproduit une photo d’identité prise à 17 ans sous forme d’affiche ou de projection sur les murs de Paris et de plus de 70 autres villes dans 35 pays depuis
le début des années 2000. Il a dévoilé début décembre un nouveau projet artistique, la Hamoney,
déclinée notamment sous forme de « vrais-faux billets de 0,00 euro » vendus à l’unité.
Au-delà de la valeur associée au billet
par son aspect artistique, par sa rareté et par son caractère de collector, une valeur monétaire pourrait se créer autour des billets, espère l’artiste. À terme, chaque billet numéroté sera enregistré dans la blockchain et bénéficiera d’un équivalent en cryptomonnaie, afin que ce projet devienne « monétaire ».
Le marché commercial locatif d’Île-de-France en pleine révolution
Selon Ruben Danan et Kévin Uzan, fondateurs de Commerce Immo, la grande majorité des commerçants souhaitant s’installer en Île-de-France recherchent de la location « pure », sans reprise de fonds de commerce ou de droit au bail. Ils évitent
ainsi la « case » banque, mais aussi le risque de surpayer un fonds de commerce ou
un droit au bail. De plus, ils tentent de négocier les loyers
dans un contexte difficile. « Ce qui ne fait évidemment pas l’affaire des commerçants en difficulté, eux qui cherchent à mettre un terme à leur activité, en récupérant un peu de trésorerie via une reprise », observent les professionnels.
Tokyo, élue ville la plus agréable à vivre au monde
Le magazine Global Finance a mis à jour son classement annuel des meilleures villes dans lesquelles il fait bon vivre et Tokyo a pris la première place devant
Londres, Singapour et
New York. La ville a pris la première place grâce à sa réaction rapide à la pandémie (fermetures des frontières, report des Jeux Olympiques...)
afin de contenir au mieux le virus. Sur ce classement, Paris arrive en 7e position, derrière Melbourne (Australie) et Francfort (Allemagne).
   ÀLe viager s’offre une seconde jeunesse
l’image de Michel Ser- viager représente une formidable rault qui s’offrait une opportunité pour améliorer consi- seconde jeunesse dans dérablement leur qualité de vie : les le film de Pierre Tcher- seniors continuent à vivre dans leur
nia, Le Viager, au désespoir de home sweet home, en toute indépen-
  l’acheteur de son bien, cette forme d’achat immobilière se porte bien, selon Henri-Pierre Ouhibi, direc- teur général de Senior Consulting Group, une société spécialisée dans ce type de transactions. « Le thème du viager vient progressivement sur le devant de la scène. J’observe que le regard que les gens portent sur le viager a changé depuis cinq ans. Les acheteurs considèrent bien sûr que l’achat en viager est un investisse- ment, mais pas seulement. Acquérir en viager, c’est également pour eux l’opportunité de donner l’occasion à un retraité de conserver sa qua- lité de vie, voire de s’offrir une se- conde vie pour profiter des plaisirs de l’existence (loisirs, voyages...) ou de se décharger de certaines corvées (courses, entretien du jardin, de son intérieur...), tout en profitant du confort de sa maison ou de son appartement. Dans ce contexte, le
Àquelques semaines de la fin de l’année, il est en- core temps de réduire ses impôts. Et pourquoi pas
grâce au vin ? C’est ce que propose la maison de négoce U’Wine « née au milieu des vignes » dans la famille des ex-copropriétaires du fameux Château Cheval Blanc. L’offre U’Wine Grands crus est éligible au dispositif Madelin IR-PME avec une réduction d’impôts à 25 % pour tout investissement réalisé avant le 31 décembre 2020. L’offre est sécu- risée comme en témoigne le visa AMF reçu en mars 2019. La société propose aux investisseurs de deve- nir actionnaire de la société moyen- nant un ticket d’entrée minimum de 11 500 euros, soit 1 000 actions. Un
dance, tout en profitant d’un abatte- ment fiscal sur l’imposition de leurs rentes viagères. » Pour mémoire, dans le cadre d’un viager, l’acqué- reur paie une somme représentant une partie de la valeur du bien ap- pelée « bouquet » et s’engage à ver- ser au vendeur une rente jusqu’à la fin de sa vie. Le montant de la rente est calculé en fonction de la valeur vénale du bien immobilier, du montant du bouquet, du statut d’occupation du bien (s’il est libre ou occupé) et de l’âge du ou des vendeurs en fonction de leurs espérances de vie. Naturellement, le risque mis en avant dans le film de Tchernia est que le bien ne se « libère » que trop tardivement aux yeux du « débirentier ». Hen- ri-Pierre Ouhibi se veut rassurant. « 80 % des achats sont justifiés par l’attractivité du couple rendement/ risque. Le viager concerne l’immo-
bilier ancien dont il est raisonnable de penser que les prix sont sur une pente structurellement ascendante. Et puis, le viager est un placement de long terme, en général entre 15 et 20 ans, soit comme bon nombre d’autres investissements immobi- liers ». Preuve de l’intérêt de cette niche, qui ne représente en France en moyenne que 0,5 % des transac- tions immobilières chaque année, le secteur se professionnalise avec l’arrivée de fonds d’investissement comme la SCI Silver Avenir et la SCI Viagénérations. Il s’agit des premiers fonds viagers du marché accessibles au grand public en uni- té de compte via l’assurance vie et le Plan d’épargne retraite. Ce type de placement offre un taux de rendement de l’ordre de 6 % à 7 % sans risque, mais les fonds sont blo- qués. n
L’investissement dans le vin a du retour
 investisseur qui investit 50 000 eu- ros avant le 31 décembre 2020 béné- ficiera d’une réduction d’impôt de 12 500 euros s’il conserve les titres pour une durée minimale de 5 ans. « Concrètement, la société va utili- ser 80 % de l’investissement pour acheter le vin, le solde sert à finan- cer le fonctionnement de la société. Cent pour cent de l’investissement sont déductibles. À partir de la 7e année révolue, l’actionnaire pour- ra revendre ses actions à U’Wine Grands crus dans le cadre d’un pro- gramme de retrait à échéance, qui consiste au mécanisme de rachat des actions par réduction de capital, assurant ainsi la liquidité des titres, très rare dans le Private Equity non coté », indique Jean-Marc Jocteur, responsable commercial. U’Wine rachète la totalité des actions à leur valeur économique estimée selon la valeur des stocks de la société à ce moment-là. L’objectif est de déga- ger un rendement net de 5 % par an
sur huit ans. Aujourd’hui, le ticket moyen est de 42 000 euros et la so- ciété compte plus de 250253 action- naires. « Le modèle économique de la société U’Wine Grands crus est basé sur la marge dégagée entre l’achat de grands crus en primeur et leur revente 5 ou 6 ans après, lors- qu’ils sont proches de leur apogée, selon l’appréciation de la société. Puis, chaque année, le cabinet de commissaire aux comptes KPMG audite les caves afin de vérifier que les bouteilles sont effectivement achetées et que le stock est conforme au fil des années en fonction de l’écoulement des ventes», précise Jean-Marc Jocteur. De manière gé- nérale, l’offre U’Wine est un outil de diversification du patrimoine sur un marché du vin de 6 milliards d’euros. À fin octobre, l’indice de référence, le Liv-ex 100, enregistrait un gain de 3,8 % depuis le début de l’année, il surperforme donc de nombreux actifs. n
74 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre patrimoine & fiscalité
vie privée
 ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 75
]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité
   76 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
17,500
15,000
12,500
10,000
7,500
ACHETEZ/VENDEZ     Le chiffre
23%
le pourcentage de Français·es qui estiment que l’immobilier serait le moyen le plus approprié pour épargner
selon une enquête OpinionWay réalisée mi-novembre.
  Pour initié·es
     07/09 21/09 03/10 19/10
02/11 16/11
30/11
Le bitcoin a frôlé début décembre le seuil symbolique des 20 000 dollars. La plus connue des cryptomonnaies a flambé de 175 % depuis le début de l’année.
l’habitat participatif
« nous participons à la sensibilisation nécessaire des citoyens à la protection de l’environnement »
C M J CM MJ CJ CMJ N
 focus
Trois questions à Édouard Pellerin, fondateur de Valoptim, un promoteur immobilier francilien, spécialisé dans
 Longtemps accusé, à raison, d’être une source majeure de pollution, le secteur de la construction paraît avoir pris conscience de ses responsabilités, est-ce seulement une impression?
Les bâtiments sont encore responsables d’un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre et repré- sentent 40 % de l’énergie consommée dans le monde. Depuis quelques années, le secteur immobilier se mobilise pour réaliser des projets durables, un changement qui va au-delà de l’éthique parce que l’immobilier vert est devenu rentable. Pendant long- temps perçue comme ennemie de la performance, la construction verte a prouvé sa rentabilité. Il est de plus en plus rentable d’investir dans ce type d’immo- bilier qui est coûteux mais qui a un retour sur inves- tissement important. En particulier grâce aux inno- vations: les technologies mettables ou portables, les unités full connected, les nouvelles matières comme l’asphalte vert et durable ou l’aluminium transparent, les drones et scanners laser, les imprimantes 3D pour le bâtiment, le carnet numérique de l’ouvrage...
Dans quelles mesures votre groupe est-il engagé dans l’immobilier vert?
Nous sommes précurseurs avec notamment notre concept My Wood Loft de résidences 100 % bois à taille humaine, structures et parements, pour un
faible impact carbone. Nous n’avons pas la préten- tion de sauver la planète, mais de participer à la sen- sibilisation nécessaire des citoyens à la protection de l’environnement, de la biodiversité et de leur propo- ser un cadre de vie plus sain et plus convivial. Nos clients n’investissent pas dans un bien immobilier mais s’offrent une qualité de vie, et souhaitent que leur achat s’intègre dans une démarche écorespon- sable. Nous proposons de vastes espaces communs (jardins partagés, potagers, aires de jeux, etc.) avec le souci de respecter l’environnement – tri sélectif, mis en compost des déchets verts, gestion d’une faune et flore réintroduite en ville. Nos logements sont égale- ment équipés de balcons, terrasses et jardins privatifs jusqu’à, en moyenne, 30 % de surfaces extérieures in- dividuelles.
En quoi ce projet est-il participatif ?
Nous organisons des rencontres entre acquéreurs dès la phase de conception. Les futurs voisins font connaissance et participent à l’élaboration ciblée des ouvrages de leur futur habitat avec le choix des finitions des parties communes notamment. Une démarche collaborative passe également par le nu- mérique, l’habitant retient sa distribution des pièces, réalise les projets de travaux modificatifs avec une évaluation financière immédiate, achève s’il le sou-
haite les travaux « environnementaux », tel le mur à microfaunes au sein d’une flore spécifique avec l’accompagnement d’un médiateur. Nous présen- tons nos certifications et labellisations. Les habitants peuvent bien entendu choisir les matériaux privatifs, mais en plus ils ont les moyens de retenir des maté- riaux biosoursés afin de personnaliser leurs lofts. En fait, notre concept My Wood Loft est un habitat « hy- bride», entre participatif et collaboratif, il répond à l’enjeu environnemental et sociétal, avec un lien entre les générations, des échanges entre les habitants encouragés... n
  ]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[                      ]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Baromètre finance & marchés Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
   bons plans SPÉCULONS !
 barclays prévoit un rebond des actions européennes
L’année 2021 devrait être marquée par le retour à une forme de normalité ainsi que par un rebond
des actions européennes, indique Barclays dans une étude. Des vaccins efficaces devraient mettre un terme à la
pandémie, les banques centrales et les gouvernements gardent
des munitions et les conditions financières demeurent favorables, précise le broker. Dans ce cadre, il table sur un potentiel de hausse de 13 % des actions européennes.
Groupama am reste confiant sur les actions
Le climat devrait demeurer favorable aux actifs risqués en 2021 grâce
à la reprise économique et à des politiques monétaires toujours accommodantes, estime Groupama
Asset Management. Les marchés d’actions devraient rester bien orientés à moyen terme malgré des niveaux de
valorisation élevés dans l’ensemble en absolu. Du côté des actions,
le potentiel de rebond paraît plus important en Europe qu’aux États- Unis en raison de la plus grande place qu’y occupent les valeurs industrielles et cycliques sensibles au rattrapage économique.
crédit Suisse mise également sur les actions, notamment émergentes
Selon Crédit Suisse, les actions devraient offrir des perspectives attrayantes l’an prochain dans un contexte marqué par la reprise
de l’économie avec des taux d’intérêt appelés à demeurer historiquement bas dans les économies développées. Le
bureau d’études attire l’attention sur les opportunités que devraient offrir les actifs émergents en raison de la baisse attendue du dollar.
    vaccins, l’aiguillée vers l’or
165.00
138.00
111.00
84.00
      10/09 24/09 08/10 22/10 05/11
19/11
L’action de la biotech américaine Moderna a flambé de plus de 600 % depuis le début de l’année grâce à son potentiel vaccin contre la Covid-19.
 expert
 Trois questions à Karl Toussaint du Wast, cofondateur de Netinvestissement
Est-ce le moment d’investir dans Amazon et Netflix ?
L’euphorie persistante autour des GAFA est-elle justi- fiée ?
Il y a une trentaine d’années, tout bon investisseur se de- vait de détenir du Lafarge, du Saint-Gobain, des banques dans son portefeuille. La donne a radicalement changé. Les actions de fond de portefeuille
désormais sont les GAFA. Indépen- damment de leur degré de valorisa- tion stratosphérique, ces groupes ont prouvé que leur modèle était vertueux à tel point que ce sont les nouvelles va- leurs refuges.
Donc, il est encore temps d’investir ?
Aujourd’hui, compte tenu de leur im-
pressionnante progression, il semble
encore difficile de gagner 300 % avec ces valeurs. En re- vanche, ça reste possible avec leurs challengers comme Etsy qui est une marketplace spécialisée dans les créa- tions personnelles ou le vintage. Son cours n’a gagné que 250 % depuis le début de l’année... et a sans doute encore une marge de progression importante. Il faut chercher les sociétés encore sous-valorisées compte tenu de leur potentiel. Il ne faut pas oublier que dans l’innovation, rien n’est jamais acquis. Nintendo, qui dominait les jeux vidéo dans les années 1990, s’est fait distancer rapide- ment par Sony et Microsoft à cause de quelques mauvais
choix stratégiques. Certes, Etsy ne concurrencera jamais Amazon, mais est à surveiller.
Le secteur technologique reste donc porteur ?
Le marché qu’adresse les GAFA semble loin de l’épui- sement. À l’occasion des confine- ments, on a découvert qu’en France Amazon ne représentait qu’à peine 1 % du chiffre d’affaires du secteur du commerce. En 2004, Jef Bezos, le fon- dateur d’Amazon, réfléchissait déjà aux moyens de livrer des colis sans l’humain afin de doper la rentabili- té de son groupe. Finalement, dans son métier, le nerf de la guerre, c’est la livraison. Pour l’instant, il n’a pas trouvé la solution mais à terme des drones, des voitures sans pilote pourraient remplacer les humains. Aussi, il faudra être investi non seulement sur Amazon, mais aussi sur les sociétés qui ont apporté cette innovation de rupture. Netflix jouit de moins de barrières à l’entrée. Sa force, c’est son intelligence artificielle qui recommande une liste de programmes à l’utilisateur en fonction de ses goûts. Pour renverser Netflix, il faudra qu’un groupe se décide à investir massivement pour apporter une inno- vation déterminante, un peu à la manière de Microsoft
pour affaiblir Nitendo. n
 78 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[ LE FUTUR MARCHÉ IMMOBILIER DE 13,75 MILLIONS DE SENIORS
 VOUS ATTENDEZ QU’IL VOUS PASSE SOUS LE NEZ ?
Si, depuis 20 ans, nous attirons autant les seniors et les investisseurs, c’est certainement que nos résidences répondent à toutes leurs attentes.
Mais c’est peut-être aussi parce que nous faisons notre métier avec amour, celui que nous devons à nos aînés.
Pour la génération baby boom nous sommes fiers d’avoir le cœur qui fait boom.
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d’amour
,
]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Baromètre finance & marchés
  analyses
 L’ISR se démocratise
e thème de l’ISR (investissement socia- lement responsable) est monté en puis- sance au cours des dernières années dans l’univers de la gestion d’actifs. Les institu-
tionnels, d’abord, ont été incités par les autorités à privilégier de plus en plus des investissements labellisés « green ». Les sociétés de gestion, bien sûr, ont suivi la tendance en multipliant les offres à destination de ces institutions, puis progressi- vement, des épargnant·es. Début décembre, Aviva France a publié une nouvelle étude sur les Français, l’épargne et l’ISR. Dans un contexte de crise sani- taire et au cœur du deuxième confinement, cette étude apporte un regard éclairant sur la connais- sance qu’ont les Français·es des nouveaux place- ments durables et sur leurs besoins en matière de pédagogie. Il ressort que l’investissement socia- lement responsable est bel et bien une tendance montante, 68 % des épargnants jugent important que leur épargne soit investie dans des placements éthiques (+ 6 points vs 2017). Ils·elles sont 62 % à se dire prêt·es à investir dans l’ISR ou à se renseigner à ce sujet. Parmi les épargnants, ils·elles sont presque
70 %. Les impacts environnementaux et sociaux des placements constituent un critère important pour 66 % des épargnant·es, 53 % y accordent au- jourd’hui plus d’importance qu’auparavant. Les sociétés de gestion traditionnelles ont bien compris les enjeux ISR et la manne que ce thème pouvait rapporter, en témoigne le nombre de fonds label- lisés ISR ces derniers mois. Elles ne sont pas les seules. De jeunes pousses dans l’univers de la ges- tion cherchent aussi à se faire une place au soleil. Par exemple, deux vingtenaires viennent de lancer Goodvest, « la fintech qui veut démocratiser l’in- vestissement responsable ». Fondée cette année par Joseph Choueifaty et Antoine Bénéteau, la société a prévu d’être opérationnelle au début de l’année 2021, avec une mission: celle de rendre l’épargne ainsi que l’investissement responsable et accessible de manière à construire un avenir meilleur, à la fois pour l’épargnant·e et pour le monde. « Nous permettons aux épargnants de choisir les thèmes dans lesquels ils souhaitent investir, comme la lutte contre le réchauffement climatique, l’égalité des genres, la santé ou encore le développement
des pays émergents », explique Joseph Choueifaty. L’intégralité de nos fonds sont labellisés ISR ou Greenfin et sont alignés avec les objectifs de déve- loppement durable (ODD) de l’ONU. De plus, un point d’honneur est mis à assurer une totale trans- parence: pour la première fois, l’épargnant·e pour- ra connaître l’empreinte carbone de ses fonds, la trajectoire carbone et d’autres indicateurs, comme la parité. n
Le chiffre
1 200
milliards de dollars
Les dividendes que les actionnaires devraient percevoir dans le monde cette année, un chiffre en baisse de 17,5 % sur un an en raison de la crise sanitaire.
  Bourse : 2020, année chaotique
 L’année boursière qui s’achève a été spécia- lement agitée. Au firmament fin février, les principales places mondiales ont plon- gé de concert, emporté par la crise sani-
taire et les confinements. Alors que la morosité ambiante imprégnait les marchés actions depuis l’été, les indices ont connu un mois de novembre exceptionnel. D’un coup, les planètes se sont ali- gnées avec l’élection rassurante de Joe Biden et surtout une succession de bonnes nouvelles sur les vaccins. Au chapitre macroéconomique, les banques centrales ont promis de continuer à dé- verser des flots de liquidité sur la planète alors même que les économies semblent se redresser tant en Chine, aux États-Unis qu’en Europe. Ré- sultat aux États-Unis, le Dow Jones a franchi pour la première fois fin novembre le seuil symbolique des 20 000 points, tandis que le Nasdaq et le S&P 500, l’indice préféré des gérants, ont volé de re- cord en record. Quid de la fin de l’année ? « Sur
les marchés, le mois de décembre devrait être nettement plus calme que novembre. En no- vembre, les actions ont été soutenues par deux avancées majeures: l’élection de Joe Biden, et surtout les annonces de vaccins. Je pense que les marchés ont également anticipé un accord sur le Brexit comme en témoigne la récente remontée de la livre », indique Alexandre Baradez, respon- sable de l’analyse marché chez IG. Selon lui en en novembre, les marchés se sont projetés sur le milieu de l’année prochaine, la hausse est en effet déconnectée de la macroéconomie et des résul- tats d’entreprises. Effectivement, aux États-Unis,
les bénéfices des sociétés du S&P500 ont reculé en moyenne de 6 % sur un an au troisième trimestre. « Ainsi, les marchés ont accepté de payer plus cher ce qui vaut moins cher. Dans ce cadre, j’anticipe une hausse modérée ou une phase de consolida- tion tranquille », poursuit l’expert.
Ce qui semble clair, c’est que 2021 marque un chan- gement radical pour les investisseurs. Les vaccins éloignent la probabilité de nouveaux confinements. « Dès lors, les valeurs cycliques devraient être re- cherchées, de quoi donner le moyen au CAC 40 de retrouver dans les six premiers mois les 6 000 points, soit son niveau précovid. Selon moi, cette reprise sera plus lente, latérale, qui s’accélérera à mesure de l’amélioration des performances des entreprises déjà fortement valorisées. En même temps et grâce aux soutiens des banques centrales, personne ne veut rater la poursuite de la hausse des marchés », estime Alexandre Baradez. n
 80 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[ Face aux incertitudes économiques, de plus en plus de Français se tournent vers des placements sécurisés et peu fiscalisés.
Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) est l’un des plus intéressants du marché s’il est réalisé dans une résidence services gérés, sélectionnée avec rigueur.
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 ]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
culture & co par christophe
 combarieu
danse
 Peeping Tom,
 Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
théatre
ils n’avaient pas prévu qu’on allait gagner, au rond-Point
Résonnent ici des voix que l’on entend
bien peu. Qui sont ces jeunes qui, en toute verve et crudité, nous font part de leurs
vies bouleversées? On comprend, loin
des caricatures et sans angélisme aucun, qu’il s’agit de mineurs en foyer d’accueil d’urgence. Brûlante chorale, coups de gueule, confidences... Mais nous sommes au théâtre,
les jeunes sont des comédiens, les deux éducateurs aussi. La comédienne Christine Citti, également l’auteure, joue son propre rôle d’intervenante extérieure. Le texte qu’elle
a conçu, à l’issue de son expérience dans un foyer de La Courneuve
au Palais Garnier
  pendant plusieurs mois, restitue une langue et une réalité sociale. Tous les personnages sont dépassés par la situation, les encadrants sont réduits à du bricolage social, chacun cherche à s’en sortir du mieux qu’il peut. Ces jeunes bouillonnants peuvent-ils « gagner »? Juste une vie décente par exemple ? C’est l’ancien patron du théâtre National de Strasbourg, et des Amandiers, Jean-Louis Martinelli, qui met en scène les treize comédiens. Tous ensemble, ils donnent la parole à ceux que l’on n’entend pas... ou pas assez ! Du 5 au 17 janvier 2021, au Théâtre du Rond-Point (Paris 8e)
adieu monsieur Haffmann, au Théâtre de l’œuvre
Paris, 1942, les juifs doivent à présent porter l’étoile jaune et le patron d’une bijouterie, Joseph Haffmann, va essayer de trouver un stratagème pour ne pas plier boutique ! Il va alors demander à son employé de prendre les rênes de son commerce et de le cacher en attendant que
la situation se tasse... Mais voilà, l’employé va-t-il prendre le risque de cacher son « ancien » patron ? Et à quelles conditions... Une pièce
pleine de subtilité où beaucoup de questions sont relevées dans une période où faire face aux dilemmes les plus absurdes était monnaie courante! De l’émotion bien sûr, mais également du rire et c’est là la force de cette pièce écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre, qui a raflé pas moins de 4 Molières en 2018 ! Et c’est mérité, c’est très bien construit, un peu à la
manière d’un scénario de film, et très rythmé!
Dès le déconfinement, reprise au Théâtre de l’œuvre (Paris 9e)
Peeping Tom, autrement intitulé Le voyeur en anglais. Le nom de cette compagnie, créée il y a tout juste vingt ans à Bruxelles par Gabriela Carrizo et Franck Char- tier, traduit à lui seul la marque de fabrique de ses deux fondateurs : une danse théâtrale, proposant des relec- tures aussi oniriques que brutales des événements de la vie. Entraîné dans des univers aux décors hyperréalistes – mobile-home, cave, musée ou maison de retraite – le spectateur oscille entre tragique et burlesque, tendresse et angoisse, rêve et réalité. Le huis clos de situations familiales reste, pour Peeping Tom, une source impor- tante de créativité : Moeder (Mère) est le deuxième vo- let d’une trilogie autour des membres de la famille qui a débuté avec Vader (Père) en 2014 et s’est achevée en 2019 avec Kind (Enfant). Peeping Tom se produit pour la première fois au Palais Garnier avec sa toute dernière création : Diptych, composé de The missing door et The lost room, une nouvelle adaptation des pièces créées au départ pour les danseurs du Nederlands Dans Theater, et avec les magnifiques lumières de Tom Visser.
Du 6 au 10 janvier 2021 au Palais Garnier (Paris 9e)
livres
dans la tête de Zidane, de Sabine callegari
Zinedine Zidane... Le double Z à la boule à
zéro qui en intrigue plus d’un ! Qui, aujourd’hui,
peut se targuer de savoir ce qui se passe dans
la tête du chouchou incontesté des Français ?
Le mystère Zizou est aussi puissant que ses
tirs en pleine lucarne ! Oui, mais c’était sans
compter sur les pouvoirs magiques de la psychanalyste Sabine Callegari qui, à travers
ce livre, nous offre un des tout premiers
testaments de Zidane. Elle nous offre le poste rêvé de
Une brève histoire des transitions énergétiques, de Pierre-antoine Grislain
Cette brève histoire a le titre modeste... Direction les confins de l’histoire des éléments ! Plongée immédiate dans ce qui semble être plus que jamais le sujet majeur
du continuum de développement de notre civilisation : la bataille des éner-
gies et le passage de l’une à l’autre ! Des moulins à vent et à eau du Moyen Âge, en passant par le charbon, le pétrole, le gaz et le nucléaire, tout y est très justement décrypté. Jusqu’aux formes du futur, celles que l’on redoute, celles que nous tentons, sans même les connaître, d’apprivoiser dans un monde toujours plus globalisé.
La plume est leste et l’analyse est fine ! Pas étonnant, car Pierre-Antoine Grislain a été tour à tour dirigeant de Total, fondateur de start-up dans l’énergie, et président d’un institut de recherche énergétique. Un ouvrage très instructif, à se procurer d’urgence. Édilivre, en vente sur fnac.com et amazon.com
témoin ! En long, en large, et en travers, elle
a réussi à perforer la carapace de ce grand sensible. Les rapports avec son père Smaïl, ses relations sentimentales et plus largement avec les femmes, sa montée en puissance sportive, son rapport à la notoriété, tout y passe. Et que s’est-il vraiment passé ce 9 juillet 2006, le coup de tête, heure où le mythe est quasiment devenu légende. Rendez-vous dans les méandres du roi du stade, percez à jour une personnalité ultra- complexe, jusqu’au « sourire de Zidane »... Mais
que cache-t-il vraiment ?...
Nouveau Monde Éditions
Pour l’amour de beyrouth
Trente-cinq personnalités de tous horizons écrivent de concert leur amour pour Beyrouth, leur amour pour le Liban...
Des scènes où elle jouait Duras, Fanny Ardant se remémore les sensations. Ses rencontres faites pour la vie, Isabelle Adjani nous les raconte avec nostalgie. Celui
pour qui elle est une belle femme à la chevelure d’or et d’argent, jeune quel que soit son âge, Tahar Ben Jelloum déclare sa flamme à la ville sinistrée. Les notes des sonates de Beethoven s’impriment avec émotion sur le papier grâce aux souvenirs de Renaud Capuçon. Louis Chedid aime à se souvenir de ces tables dressées sous les tentes de toiles blanches et couvertes de plats plus délicieux les uns que
les autres. Ils nous racontent tous, à leur manière, leur histoire d’amour avec cette ville, « vibrante et éternelle » selon Jack Lang, et qui renaît, telle un phénix, encore une fois de ses cendres.
Fayard. 2 euros par ouvrage reversés à l’association OffreJoie, pour la reconstruction de la ville.
    82 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[ dvd
enragé, de derrick borte
Il y a des jours avec et des jours sans ! Pour Rachel, aujourd’hui, c’est plutôt le second membre de l’alternative dès lors qu’elle est prise en chasse, en voiture, par un conducteur de pick- up particulièrement énervé ! Dès lors, la journée de Rachel risque bien de devenir surtout son pire cauchemar ! Car dès le début, on comprend que le
grand Russell Crowe n’est pas là pour rigoler ! On lit la folie dans son jeu, dans son regard, une rage juste contenue pour qu’elle sorte
à une vitesse hallucinante ! Avec sa carrure monstrueuse, autant dire que c’est le type qu’on ne veut jamais croiser, dans un monde urbain toujours plus oppressant. Alors, même si le film n’est pas hyperoriginal en soi, il reste un pur divertissement, honnête et jouissif.
M6 vidéo
The Perfect candidate, de Haaifa al-mansour
Au départ, Maryam est médecin dans une petite ville saoudienne. Alors qu’elle doit se rendre à Riyad pour postuler à un poste important de chirurgienne, voilà qu’on
lui interdit de voyager si elle n’en a pas
l’autorisation écrite de son père. Révoltée par cette situation, elle change son fusil d’épaule et se décide à se présenter aux élections municipales, pour faire bouger les choses. Mais sa campagne risque d’être semée d’embûches...
Huit ans après l’émouvant et multirécompensé Wadjda, Haaifa Al-Mansour tourne une nouvelle fois une nouvelle dénonciation du système patriarcal saoudien. La première femme réalisatrice d’Arabie saoudite n’y va pas avec le dos de la cuiller, même si son film est empreint de légèreté et d’ironie. Cette incursion dans une société opaque colle au plus près des réalités du pays, grâce à un scénario piquant et mélancolique, audacieux et finalement convaincant.
Le Pacte
effacer l’historique,
de G. Kervern et b. delépine
Réunir le trio improbable et déjà culte
Blanche Gardin, Denis Podalydès et
Corinne Masiero dans un même film,
au scénario encore plus farfelu, serait-
il la formule gagnante assurée ? Car
dans Effacer l’historique, nos trois grandes gueules campent des voisins un peu timbrés qui décident d’unir leurs forces contre les géants d’Internet. Les nouvelles technologies, ce n’est vraiment pas leur truc ! L’une est victime de chantage par sextape, la fille du père de famille est harcelée au lycée et la chauffeuse VTC s’étonne de ne recevoir que des mauvais commentaires. Direction les États-Unis
et les data centers pour nos révolutionnaires du dimanche. Une bonne dose de punchlines dans cette comédie complètement décalée mais engagée, à la hauteur des précédents opus des deux réalisateurs, piliers de l’humour Canal+. Ad Vitam
cd
intégrale balavoine (18 cd)
Personne n’a oublié Balavoine, ses chansons autant que ses coups de gueule sur les plateaux télé. Panthéon a la bonne idée de rééditer tous ses enregistrements, ses huit albums studio, ses deux live à l’Olympia et au Palais des Sports, accompagnés d’un superbe livret où aucune photo ne manque
à l’appel. Mais le must
absolu de ce coffret
est la publication d’une
chanson inédite, de
1977, J’étais devenu un
homme, comme si le
chanteur avait, en 2020,
encore quelque chose à nous dire. Avec une guitare folk que l’on croirait échappée d’une Murder ballad de Bob Dylan, il chante, à la première personne du singulier, une tragédie ordinaire. Alors que, partout dans le monde, s’élèvent des voix pour que l’on déconstruise enfin une image de la virilité qui engendre tant de violences, Balavoine apporte, avec cette chanson inédite, le plus éloquent des arguments.
Gainsbourg :
back to mono (en vinyle)
culture & co
maxime Zecchini : 7e art
Panthéon
Les albums enregistrés par Serge Gainsbourg entre 1958 et 1968 ont à l’origine tous été mixés en mono. Eh oui ! Afin de répondre à l’évolution des standards d’écoute, ces disques ont par la suite fait l’objet de mixages stéréophoniques. La stéréo a remplacé la mono. Il n’était donc plus possible d’écouter les chansons de Gainsbourg telles qu’elles étaient parues à l’origine. Ce manque est aujourd’hui réparé grâce à ce coffret vinyle en mixage mono. Afin d’apporter la meilleure
qualité sonore, les bandes
mixées originales ont
été confiées à l’ingénieur
du son Miles Showell, le
responsable des rééditions
des Rolling Stones, ou
de Queen et qui a réalisé le mastering au mythique studio Abbey Road. Autant dire un must absolu pour les monomaniaques, les fans de Gainsbarre... et les autres ! Universal – Édition limitée
L’œuvre titanesque entreprise
en studio par le pianiste Maxime Zecchini subjugue par son ampleur et son originalité. Auréolé de plusieurs prix internationaux, c’est à ce titre que, pourtant ambidextre, il choisit de créer la
première anthologie
du répertoire pour
la main gauche.
Dans ce répertoire
singulier mais si
virtuose, il met en
relief un toucher
net et puissant avec l’aisance
des plus grands et à une allure vertigineuse. Pour ce 9e volume (sur 10), Zecchini rend hommage au 7e art et à notre patrimoine émotionnel collectif, grâce aux compositions cinématographiques inoubliables de Michel Legrand, John Williams ou encore Gabriel Yared. Spectaculaire. Ad Vitam
vie privée
       ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 83
]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
Citroën dote son best-seller de la motorisation hybride familiale du groupe PSA pour souffler lui aussi dans l’air du temps. Et pouvoir rouler en tout électrique une cinquantaine de kilomètres en réduisant sa consommation fossile.
essais autos
Citroën C5 Aircross hybrid
part des véhicules hybrides, la faiblesse du freinage en début de course quand on appuie sur la pédale (regénération de la batte- rie oblige) ce qui incite à privi- légier une conduite éco. Autre défaut : son prix, avec une tarifi- cation forte qui intègre un écart d’environ 5 000 euros avec le modèle essence de 180 chevaux à finition comparable. Dissua- sif, sauf si l’on tient compte des économies de carburant reven- diquées par le constructeur avec une consommation moyenne af- fichée de... 1,4 litre aux 100 km grâce au mode électrique. Mais si, comme de nombreux conduc- teurs de véhicules rechargeables, vous rechargez votre batterie... en roulant, la facture risque fort de grimper rapidement.
SUV branché à brancher
   fiche technique
modèle essayé
 citroën c5 aircross Hybrid 225 ë-eaT8 Shine
 Tarif
 Àpartirde43600€
 Tarifs gamme
 de39950€à45520€
   fiche technique
modèle essayé
 Ford Puma ecoboost 125 ch mHev Titanium
 Tarif
 Àpartirde23100€
 Tarifs gamme essence
 de25100€à31200€
 Tarifs gamme diesel
 de24700€à30800 €
 Tarifs gamme microhybride
 de23100€à30200 €
 Le groupe PSA a fait par- ticulièrement fort sur le marché des SUV fa- miliaux ces dernières
années avec pas moins de deux best-sellers inscrits à ses cata- logues de marques : le Peugeot 3008 et le Citroën C5 Aircross. Lequel collectionne les excel- lents résultats commerciaux depuis sa sortie en 2017 avec quelque 250 000 véhicules fa- briqués et plus de 16 000 unités vendues en France depuis début 2020. De quoi mettre du baume au cœur du constructeur en cette période de disette automo- bile. Sur sa lancée et dans l’air du temps, Citroën se devait donc de doter son blockbuster d’une mo- torisation hybride à l’instar de ses cousins Peugeot 3008 et Opel GrandLand X. Chose faite. Le
C5 hérite de l’architecture fami- liale avec un moteur essence Pu- reTech 1,6 litre de 180 chevaux couplé à un moteur électrique pour une puissance totale de 225 chevaux. À la clé, une autonomie annoncée en tout électrique de 55 kilomètres, rechargeable.
Confort de conduite accru
Le silence de la motorisation électrique ajoute au confort déjà grand de ce SUV très attachant par son look et sa finition inté- rieure. Parfaitement insonorisé, doté des suspensions à butées hydrauliques et des sièges Ad- vanced Comfort, le C5 Aircross fait la course en tête de son mar- ché sur le registre du bien-être automobile. Il se montre égale- ment pratique et modulable par ses trois sièges arrière indivi-
Le Ford Puma se fait remarquer
Ford décline un joli petit SUV urbain à partir de la Fiesta, en version microhybride.
Tout comme Volkswagen pour sa Golf, Ford a également fait le pari de la microhybridation avec son nouveau SUV Puma dérivé de la citadine Fiesta. Ce joli petit SUV urbain polyvalent hérite du remarquable petit moteur essence 3 cylindres 1 litre Ecoboost de Ford (en 125 ou 155 chevaux) couplé à la technologie mild-hybrid (mHEV): un alterno- démarreur et une batterie 48 V fournissent une assistance électrique lors des accélérations et visent à réduire la consommation de carburant (tout comme le système de désactivation d’un cylindre). Au volant, la performance technologique fait gagner en couple et en réactivité, mais rien de bien spectaculaire. Pas très spacieux à l’avant (faible largeur aux coudes pour le conducteur), le Puma n’est pas outre mesure confortable. En revanche, il bénéficie d’un degré d’équipement plutôt généreux et d’une ergonomie des commandes parfaite alliée à une
grande lisibilité des informations affichées (malheureusement pas en tête haute). Une version non-hybride
du Puma est disponible avec le moteur EcoBoost 125 chevaux avec, en option, une transmission automatique à double embrayage à 7 rapports.
duels, coulissants, inclinables et escamotables et par son volume de coffre (460 litres) non encom- bré par la batterie logée sous les sièges arrière. La direction d’une infinie douceur et la boîte auto EAT8 contribuent à faire du voyage en C5 un réel moment de plaisir au volant aussi bien sur routes qu’en ville.
Côtés reproches, on notera néanmoins, comme pour la plu-
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décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[La Golf 8 garde le cap, en mieux
La 8e génération de Golf est plus confortable, mieux équipée et plus moderne que sa devancière.
C’est la reine incontestée de l’image de marque. Il faut dire qu’en l’espace de 46 ans, la Golf n’a jamais échoué dans sa mission : faire mieux à chaque génération que la précédente, évoluer sans rupture dans le respect des codes génétiques du modèle. Cette 8e interprétation de la partition écrite en 1974 semble encore plus aboutie que
par le passé. La Golf persiste et signe avec panache. Comme toujours, l’aggiornamento est minimal : ligne légèrement plus élancée, nouvelle face avant, nouveaux feux arrière. Si elle paraît un peu plus longue que sa devancière, la 8e du nom conserve pourtant ses dimensions à un chouïa près (+ 2 centimètres en longueur à 4,28 m et
1 cm de plus en hauteur – 1,46 m – pour
une largeur identique de 1,79 m). La Golf
est spacieuse à l’avant, moins à l’arrière (avec un volume de coffre limité de 380 litres). Surtout, et c’est une nouveauté,
elle est devenue très confortable. L’autre avantage de taille, c’est sa modernité (bravo pour le petit levier de vitesses très pratique) et son niveau d’équipement de
série. Compteurs numériques, affichage tête haute, touches tactiles, grand écran central, aides à la conduite de nouvelle génération avec notamment un « régulateur de distance avec régulation de vitesse prédictive », de quoi moduler la vitesse par exemple à l’approche d’un rond-point, ou encore la détection des voitures, piétons
et deux-roues pour un éventuel freinage d’urgence. Sans parler, signe des temps, de l’ultraconnexion: accès à des services en ligne, ouverture/fermeture des portes et démarrage avec son smartphone, échange d’informations relatives au trafic avec d’autres véhicules et les infrastructures de transport...
Côté mécanique, la Golf tient toujours
sa place avec une tenue de route sans reproches et une large gamme de moteurs essence, diesel et essence microhybride. Ce système d’hybridation légère est disponible avec les blocs 3-cylindres 1.0 TSI en 90 et 110 chevaux, et 4 cylindres 1.5 TSI de 130 et 150 chevaux. Il assiste le moteur au démarrage et récupère l’énergie à la décélération pour réduire la consommation d’environ 10 %, affirme le constructeur. En revanche, il n’y aura pas de Golf 8 hybride (rechargeable ou non) ni de Golf 8 électrique pour ne pas faire d’ombre à la nouvelle ID.3.
essais autos
vie privée
  fiche technique
modèle essayé
 volkswagen Golf viii Style 1st eTSi 150 dSG
 Tarif
 Àpartirde35365€
 Tarifs gamme essence
 de29160€à31300€
 Tarifs gamme diesel
 de24700€à30800€
 Tarifs gamme microhybride
 de23100€à30200€
   ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
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]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
La ruée vers l’or vaccinal
Chronique de formules réputées efficaces à 90 %
 C’est le fil rouge de cette
doses et 28 jours après la pre- mière. « Plus de huit mois après le début de la pire pandémie en plus d’un siècle, nous pensons que cette étape représente un pas en avant significatif pour le monde dans notre bataille contre le Co- vid-19 », a déclaré Albert Bourla, le PDG de Pfizer. Au jeu très dis- puté de la course au vaccin, Pfizer et BioNTech semblent avoir re- pris la tête. Mais ils ne sont pas les seuls à ce stade, la biotech amé- ricaine Moderna a entamé ses es- sais cliniques de phase 3 en juillet dernier et, selon l’OMS, dix essais cliniques de vaccins sont actuel- lement en phase 3 dans le monde.
Essais cliniques
et technique innovante
Les essais de phase 3 de ce vaccin, le BNT162b2, ont débuté fin juil- let aux États-Unis, puis en Alle- magne, sur 43 538 participant·es, dont 90 % ont reçu la deuxième dose le 8 novembre. Le groupe Pfizer précise que lors de l’essai clinique, 94 participant·es ont contracté le virus, ce qui a permis de vérifier combien ont reçu le
vaccin et non le placebo. L’essai va se poursuivre jusqu’à ce que 164 cas de covid-19 soient recensés parmi les participant·es. Pfizer n’a pas encore précisé combien de personnes ont reçu le vaccin ni si son vaccin confère une immunité longue.
Reste que les résultats sont d’au- tant plus spectaculaires que la catégorie de vaccins utilisée par Pfizer n’avait pas encore fait ses preuves. Il s’agit de la technologie dite de « l’ARN messager ». Si le but d’un vaccin est d’entraîner le système immunitaire à reconnaître le virus pour lui faire monter ses défenses de façon préventive, le vaccin de Pfizer n’est pas composé de virus inactivés ou atténués. La technique consiste à injecter dans l’organisme des brins d’instructions génétiques, les fameux ARN messagers. Cette molécule du vaccin s’insère pour faire fabriquer aux cellules un antigène spécifique du coronavirus, le spicule, qui sera ensuite détecté par le système immunitaire qui va produire des anticorps. Lesquels devront
donc « monter la garde » en cas d’infection. Et le tour est joué. Précisons que si cette méthode présente l’avantage d’être plus rapide à mettre au point, aucun vaccin à ARN n’a jusqu’à présent été approuvé pour l’humain.
Espoir international
L’annonce de Pfizer et BioNTech n’a pas seulement soulevé la com- munauté scientifique. Dans le monde entier, les réactions ne se sont pas fait attendre. Dès le lun- di de l’annonce, les Bourses mon- diales ont terminé leur journée en forte hausse, après que l’an- nonce d’un potentiel prochain vaccin a laissé espérer un retour à une activité économique nor- male à terme. En Europe, Paris a pris 7,57 %, Francfort 4,94 % et Londres 4,67 %. L’action Pfizer, à la bourse de New York, s’est, elle, envolée de 7,68 %.
Joe Biden, le «président elect» américain, a salué un signe d’« es- poir ». Un sentiment partagé par Tedros Adhanom Ghebreyesus, le DG de l’OMS, qui accueille une « nouvelle encourageante » et ajoute que « le monde connaît une innovation et une collabora- tion scientifique sans précédent pour mettre fin à la pandémie ». La réussite avancée par Pfizer a de quoi donner de l’espoir pour une future diffusion d’un vaccin : le taux exigé par la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité de santé américaine, pour un vaccin contre le coronavirus est de 50 %. Avec ses 90 % d’efficacité, Pfizer a encore de la marge. Selon leurs projections, Pfizer et BioN- Tech prévoient de fournir jusqu’à 100 millions de doses dans le monde d’ici à fin 2020, et 1,3 mil- liard de doses d’ici à fin 2021. La Commission européenne a d’ores et déjà conclu un accord en sep- tembre avec les firmes, pour ob- tenir 200 millions de doses, avec une option pour 100 millions de doses supplémentaires. Le gou- vernement américain, sous l’im- pulsion de Donald Trump, a, lui, signé un contrat d’1,95 milliard de dollars pour la livraison de 100 millions de doses.
En somme, tous les espoirs sont permis, en attendant que l’effi- cacité du vaccin soit définitive- ment prouvée et homologuée. Pour gagner du temps, Pfizer et BioNTech ont déjà commencé la production... Pas le cas de Sano- fi-GSK dont la technique, moins innovante, ne semble guère ef- ficace. Un manque-à-vaccin de 45 millions de doses...
adam beLGHiTi aLaOUi
« guerre »
virus. Le vaccin contre la covid. Dans un pre-
mier temps omniprésent dans les discours des responsables poli- tiques, il s’est fait plus discret ces dernières semaines et sa mise en circulation paraissait encore très lointaine. Le 9 novembre, le labo Pfizer et son partenaire BioNTech ont avancé un taux d’efficacité de 90 % de leur vaccin en phase de test. Un résultat spectaculaire, mais qui pourrait encore évoluer. Le vent tourne. La recherche pour un vaccin et les longues phases de tests avancent. En annonçant une preuve d’efficacité à « 90 % », le laboratoire américain Pfizer et son partenaire allemand BioN- Tech ont secoué leur monde. Ces résultats plus qu’encourageants ont été obtenus lors de l’essai à grande échelle de phase 3 en cours, la dernière étape avant la demande d’homologation d’un vaccin. Selon les résultats préli- minaires, la protection des pa- tients testés a été obtenue sept jours après la deuxième des deux
santé
contre
le
Si le but d’un vaccin est d’entraîner le système immunitaire à reconnaître le virus pour lui faire monter ses défenses de façon préventive, le vaccin de Pfizer n’est pas composé de virus inactivés ou atténués. La technique consiste à injecter dans l’organisme des brins d’instructions génétiques, les fameux ARN messagers.
     86 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[santé
vie privée
 ecoreseau.fr décembre-janvier 2021 | 87
]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
dans l’air du temps
La montagne,
ce n’est pas seulement le ski !
L’impact des fermetures est considérable. Mais des stations imaginent d’autres activités
de Tourisme de Serre Cheva- lier Vallée de Briançon. Avec les dernières annonces, d’autres clients sont en train d’annuler leurs réservations pour les fêtes de fin d’année. »
Le danger n’est pas
le ski, mais le voyage,
des aéroports aux bus...
Il n’empêche qu’avec ses 350 sta- tions réparties sur sept massifs, ses 120 000 emplois saisonniers et ses 10 milliards d’euros de retombées économiques, le ski représente tout de même 5 à 10 % de l’économie du tourisme en France. Un secteur déjà bien touché par la crise...
À l’origine de la décision de fermeture des remontées mé- caniques? La volonté de lutter contre le brassage des popula- tions. « Il ne serait pas prudent de laisser se rassembler des flux très importants de population », a détaillé le Premier ministre Jean Castex en conférence de presse. Un avis qui repose sur une recommandation de l’Or- ganisation mondiale de la san- té : « Le risque dans ce domaine n’est pas nécessairement le ski lui-même. De nombreuses per- sonnes ne seront pas contami- nées en dévalant les pentes à ski. Les vrais dangers se pose- ront dans les aéroports, dans les bus qui emmènent les gens dans les stations de ski, dans les remontées mécaniques et dans les lieux de rassemblement des skieurs », a résumé le directeur des questions d’urgence sani- taire à l’OMS, Michael Ryan, en conférence de presse. En clair, pour l’OMS comme pour le gou- vernement, il paraît dangereux de faire se réunir aux mêmes en- droits des milliers de Français·es venu·es de toute la France au risque de recréer de nouveaux foyers épidémiologiques. Autre risque avec les sports d’hiver ? L’encombrement des hôpi- taux – déjà sous tension depuis plusieurs mois. Jean Castex a expliqué vouloir éviter « des ac- tivités susceptibles de solliciter nos services hospitaliers ».
Mais ces explications ont du mal à passer pour les professionnels du secteur. Pour Benoît Perrin, directeur adjoint de la station de Gérardmer dans les Hautes Vosges, toutes les garanties sa- nitaires avaient été prises. « Je comprends que des mesures sanitaires sont à prendre, nous explique-t-il. Nous sommes,
 Skier cet hiver ? Malgré
premier confinement avait été une chute spectaculaire dans la poudreuse pour les profes- sionnel·les du domaine du sport d’hiver, pertes importantes de chiffre d’affaires à la clé. Le se- cond confinement d’octobre avait, lui, représenté un nouveau coup dur pour les stations de ski. La fermeture des remon- tées mécaniques jusqu’à janvier, annoncée le 24 novembre par Emmanuel Macron, risque de sonner le KO final pour un sec- teur déjà bien fragile. «Nous avons deux fois moins de réser- vations que l’année dernière à la même époque, détaille Gilles Vanheule, directeur de l’Office
tout ?
L’épineuse question occupe l’esprit de nom-
breux adeptes des sports de glisse ces derniers jours. Les der- nières directives gouvernemen- tales clôt le débat : on indemni- sera, bon an mal an, encore une fois, des centaines de milliers de professionnel·les dont l’acti- vité économique repose sur le ski et le séjour en montagnes enneigées. Moniteur·rices, hô- teliers, commerçant·es, direc- teur·rices d’offices de tourisme, saisonnier·ères: tous et toutes redoutent une saison noire et des fermetures en cascade. Le
Possible ?
Non ?
 88 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[                  AVANT-GARDISTE un jour AVANT-GARDISTE toujours
   Megeve.com
© Photographies : Laurence jeanson - Istock - Shutterstock.
]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
dans l’air du temps
Venir à la montagne, c’est avant tout vouloir disposer d’un lieu calme, de dépaysement avec des grands manteaux neigeux. Il sera possible de faire du ski de fond, du ski de randonnée, de la raquette. Et puis nos commerces resteront ouverts, ainsi que notre cinéma – Géraldine Cousin, Saint-Martin-de-Belleville.
        comme tous les Français·es, spectateurs de la crise sanitaire qui se déroule sous nos yeux. Mais ça fait six mois que nous nous préparons et que nous nous réunissons entre profes- sionnel·les pour mettre en place des protocoles sanitaires renfor- cés et attaquer la saison sereine- ment, c’est un véritable coup dur pour nous. »
L’argument des autres activités et ses limites
Si les remontées mécaniques fer- ment, si, donc, le ski est impos- sible, il reste tout de même pos- sible aux touristes de venir dans les stations de ski et profiter des autres activités. « Permettre aux stations d’ouvrir sans autori- ser l’ouverture des remontées mécaniques, c’est comme dire à un boulanger qu’il peut tout vendre sauf du pain », image Benoît Perrin. Située près de la frontière allemande, la sta- tion de Gérardmer dispose du deuxième domaine skiable du massif des Vosges avec ses 40 kilomètres de pistes. Mais pour l’heure, ses 20 remontées méca- niques sont toutes à l’arrêt. « On n’est pas près de voir du monde sur les pistes. »
Du côté de Saint-Martin-de- Belleville en Savoie, on se veut plus optimiste. Si les 160 kilo- mètres de pistes resteront elles aussi fermées, on mise sur toutes les activités annexes pour pallier la fermeture des 38 remontées mécaniques. « Nous sommes en train de tout mettre en place pour préparer une réouverture au 15 décembre, explique Gé- raldine Cousin, responsable de l’office de tourisme. Venir à la montagne, c’est avant tout vou- loir disposer d’un lieu calme, de dépaysement avec des grands manteaux neigeux. Il sera pos- sible de faire du ski de fond, du ski de randonnée, de la raquette. Et puis nos commerces reste- ront ouverts, ainsi que notre cinéma. » Ici, comme dans bien d’autres stations, on essaie de
jouer sur les activités alterna- tives au ski pour valoriser un tant soit peu les pistes à l’arrêt. Mais on redoute l’impact éco- nomique de la fermeture. « Nos commerçant·es sont contra- rié·es. Le démarrage de la nou- velle saison de ski représentait une véritable lueur d’espoir On a même des craintes pour cer- tains petits établissements qui venaient d’ouvrir ou de changer de propriétaires. Il plane un vrai risque de fermeture. »
Détour par la Suisse...
Illustration à Megève où Ma- rie Sibuet, directrice générale de Maisons & Hôtels Sibuet, se montre fataliste. Face aux annonces gouvernementales, elle a fait le choix de fermer ses établissements : les Fermes de
Marie, le Lodge Park et l’hôtel Mont-Blanc, jusqu’au 20 janvier 2021. « Sans nos restaurants, piscines et spa, notre offre hô- telière serait dégradée. Le room service, c’est sympa, mais pas durant 7 jours », a-t-elle confié au magazine Megève People. Pour l’organisme France Tou- risme, le manque à gagner entre mars et novembre se chiffre déjà à 2 milliards d’euros de pertes. Une hécatombe qui devrait se poursuivre dans les prochaines semaines. Dans le Doubs, la Chambre de commerce et d’in- dustrie estime que plus de 1 000 entreprises sont en situation de détresse. Et la CCI redoute une ouverture fin janvier pour 4 ou 5 semaines seulement. À peine un flocon de neige pour le secteur. Frappé au surplus par un calen-
drier d’annonces dévastateur. « La période de Noël au jour de l’An représente 28 à 30 % de notre activité économique annuelle, comment le compen- ser », chiffre Gilles Vanheule à Serre Chevalier.
Autre point de crispation rele- vé par le directeur de l’office de tourisme, la non-entente euro- péenne. « Il suffira de quelques kilomètres pour aller en Suisse où les pistes seront ouvertes. C’est une forme de concurrence déloyale. » Même s’il s’agit, pour les « contourneurs », de se plier à une période d’isolement de sept jours avec des contrôles aléatoires aux frontières. En tout cas le scénario imaginé par le Premier ministre.
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]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
dans l’air du temps
 Témoignage
Gilles vanheule, directeur de l’Office de Tourisme de Serre chevalier
 Ski-joëring, de la remontée chevaline au parapente
Même si le ski, réputé « sport de riche », semble ne porter préjudice « qu’à » 9 millions d’amateurs, « c’est oublier que dans nos régions l’activité éco- nomique entière repose sur le ski, rappelle un professionnel du secteur. Remontées mécaniques, magasins de location de skis et de matériel de protection, hôtels, restaurants, cafés, mais aussi nos producteurs locaux habitués à vendre sur les marchés et qui auront bien du mal cette année à écouler leurs stocks. C’est tout une vallée qui se meurt. »
Quel bilan tirer du premier week-end d’ouverture début dé- cembre ? Du côté de la Suisse, ce sont des images de cohue dans
les stations qui ont alimenté la polémique. Skieur·euses en- tassé·es devant les remontées mécaniques sans distanciation, files d’attente à rallonge. Pourtant, comme à Méribel, on mise sur le ski-joëring, une dis- cipline où des chevaux tirent des skieurs ! Sensations fortes garanties. Dans les Hauts de Sa- léry, une station quatre saisons (ouverte toute l’année), on met en avant la diversité des activi- tés proposées – du parapente à la randonnée en passant par le ski de fond. Partout, on s’orga- nise pour ne plus dépendre du schuss et de la godille. Mais que faire une fois la nuit tombée ? À Serre Chevalier comme ailleurs, « aller dans des bars ou des res- taurants fait partie intégrante du quotidien des vacanciers. Nos restaurateurs se sont bien sûr diversifiés avec une offre de
click and collect, mais les tou- ristes qui maintiennent leurs ré- servations préfèrent les apparte- ments de location aux chambres d’hôtel pour prendre leurs repas dans un espace convivial », tem- père Gilles Vanheule.
Lutte à Luchon
À Luchon, la contestation a pris des allures de fronde début décembre : plusieurs profes- sionnel·les du secteur se sont réuni·es pour fonder le collectif du Haut Comminges et réaliser des manifestations partout sur le territoire. Une action saluée par Georges Méric, président du conseil départemental de Haute-Garonne, qui invite à « continuer le combat pour la sauvegarde de l’emploi et de la vie dans la montagne ».
Une lueur d’espoir a tout de même éclairé le secteur des
sports d’hiver. Le décret pu- blié le 5 décembre pour fixer les conditions de réouverture des stations. Si on y lit bien que la fermeture des remontées méca- niques pour le grand public est confirmée, elles pourront être ouvertes pour « les profession- nels dans l’exercice de leur ac- tivité et les pratiquants mineurs licenciés au sein d’une associa- tion sportive affiliée à la Fédéra- tion française de ski ». Réaction des intéressé·es ? N’ouvrir les remontées mécaniques que pour les licenciés de club ne présente aucun véritable intérêt écono- mique, au contraire risque de re- présenter une perte économique pour les domaines skiables. Faux espoir, donc.
La survie des petits commerces des stations de ski dépend pour l’instant des aides de l’État. Mais nombreux sont ceux qui redoutent une hécatombe dans les mois à venir. « Le message que l’on veut faire passer, c’est qu’il faut venir à la montagne. Après les longs mois de confine- ment que nous venons de passer, nous aurons forcément des ac- tivités qui vous dépayseront et vous pourrez prendre un grand bol d’air frais », plaide Géraldine Cousin à Saint-Martin-de- Belleville. Tous ses collègues tiennent le même langage. Il n’y a pas que le ski en montagne ! GUiLLaUme OUaTTara
À Méribel, on mise sur le ski-joëring, une discipline où des chevaux tirent des skieurs ! Sensations fortes garanties. Dans les Hauts de Saléry, une station quatre saisons ouverte toute l’année, on met en avant la diversité des activités proposées – du parapente à la randonnée en passant par le ski de fond. Partout, on s’organise pour ne plus dépendre du schuss et de la godille.
« Mi-mars, quand on apprend que la station doit fermer, c’est un véritable coup de massue pour tout le monde. On n’y croyait pas vraiment. Nous avons la chance de proposer énormément d’activités l’été pour nos estivant·es, c’est un véritable engouement pour la montagne l’été. D’où mon intuition : comme on a vu
arriver de nouveaux montagnards cet été, on s’est dit qu’on aurait de nouveaux skieurs cet hiver, on a mis en place une offre dédiée. Mais fin novembre, c’est la douche froide. Je redoute surtout l’augmentation du nombre d’accidents si les skieurs décident de se rendre dans
des endroits non sécurisés... »
       92 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                    Saint Martin
de Belleville
entrez dans
la confidence au cŒur des 3 vallées
 st-martin-belleville.com
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 Photographies : M. Cellard / OT Saint Martin de Bellev ille / L.Debas © Chalet Québec
]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
évasion
Le Tiara Château Hôtel Mont Royal Chantilly*****
du week-end romantique au rendez-vous de la clientèle d’affaires
      Partez à la découverte d’un château de style néo-classique commandé au début du siècle dernier par Fernand Halphen – compositeur, élève de Gabriel Fauré et Grand Prix de Rome –
à l’architecte Guillaume Tronchet.
Vous ne le regretterez pas !
Ce pavillon d’envergure inspiré des deux passions du propriétaire de l’époque, la musique et la chasse, vous permettra d’admirer la forêt à perte de vue depuis la butte où a été bâti l’édifice.
A l’intérieur, vous serez invités
au lâcher-prise : que vous preniez un verre au fumoir au bord du feu qui crépite ou que vous profitiez des installations du spa pour
un moment cocooning (sauna, piscine, sélection de massages dans une suite), c’est le lieu idéal pour s’évader et célébrer les moments qu’il ne faut pas oublier...
Pour cela, une sélection d’offres sont proposées et vous n’avez qu’à choisir celle qui correspond à votre séjour : offre anniversaire de mariage avec dîner servi dans un des restaurants, offre cocooning avec petit déjeuner dans votre chambre avant de savourer
le célèbre brunch puis profiter d’un départ tardif le dimanche, offre détente avec soin en duo inclus dans votre séjour, offre week-end entre filles, etc.
Quant à la table, elle fait aussi partie des plaisirs du séjour :
du Stradivarius au coin de la cheminée pour un cocktail ou
un snack amélioré pour les confidences, en passant par le restaurant Opéra où il faut oser le menu « dégustation » et profiter des produits du terroir revisités, laissez-vous aller.
Enfin côté business, tout le confort est également présent : 12 salles (modulables) de réunion jusqu’à 300 personnes, un business center, le WIFI gratuit dans tout l’hôtel, etc. A deux ou à plusieurs dans
un cadre professionnel, tout simplement incontournable le tout à moins d’une heure de Paris. https://montroyal-chantilly.tiara-hotels.com
La rochelle, séjour marin
Pionnière en matière d’écologie, la ville et de nombreux acteurs privés mettent en place des actions de sensibilisation à destination du grand public. La Rochelle se découvre et se vit en vélo, seul ou avec un guide ! Une balade en mer est un must, et faire partie de l’équipage, est possible sur le voilier Kelone. L’exposition Climat Océan du Musée Maritime entraîne le public dans un monde fascinant encore méconnu et donne les clés pour comprendre les mécanismes de régulation du climat. Vous pourrez ensuite déjeuner à la Fabuleuse Cantine, une nouvelle forme de lieu de vie où se croisent programmation culturelle et sociale, lutte anti- gaspillage et cuisine créative. www.larochelle-tourisme.com
idées déco
Les oeuvres des plus grands maîtres dans votre salon !
Muzéo propose un catalogue
infini des plus belles et originales
reproductions d’œuvres d’art de
grande qualité, labellisé EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant). Tandis que l’expo Matisse vient d’ouvrir au Centre Pompidou, pourquoi ne pas s’offrir une reproduction
du maître absolu de la couleur pour son salon ou son espace de travail à la maison. Personnalisez votre oeuvre en choisissant le support d’impression, le format et l’encadrement.
https://fr.muzeo.com
94 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
des Fêtes & Traditions
Le Tour du monde
 Peu importe la langue ou le pays, les fêtes et les traditions célèbrent notre rapport au monde et à la
nature et nous rapprochent les uns des autres. Uniques en leur genre, elles reflètent l’âme et les valeurs de chaque culture et forment
des ponts et des liens entre les
civilisations. Le solstice d’été,
par exemple, est fêté du Pérou au
Danemark ; Noël se fête sur tous les continents, à la
fraîche au Canada, sous le soleil en Afrique du Sud. Cet ouvrage est une fenêtre ouverte sur le monde entier. 24,95€ www.deboecksuperieur.com
     Lothantique, Givre blanc
Ici, l’épice et le bois se marient sur un lit floral poudré. Habillée d’une écharpe de fourrure, cette collection joue les belles des neiges chics
et sensuelles. Diffusion lente et continue d’un nuage parfumé au doux mélange de bergamote, rose et héliotrope, pour une ambiance chaleureuse et conviviale. 22€ www.lothantique.com
Faraday Paris, after the Snow
En édition limitée, la marque
lance ses bougies d’exception
pour Noël. Made in France à
base de cire naturelle de soja, les parfums Feu de Bois ou Orange- Cannelle ajouterons un parfum merveilleux de fêtes dans tous les intérieurs. Sans paraffine - sans OGM - Sans colorant - Parfum de Grasse - Peut brûler jusqu’à 40h-180g,
28€. https://faradayparis.com
 ]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
 horlogerie & joaillerie
de milles gemmes !
Ardèche évoque, par la diversité chromatique des gemmes,
la beauté des
couchers de soleil
sur les montagnes
de la région.
Minutieusement
taillées et polies pour briller de mille feux, les pierres sont juxtaposées les unes aux autres, dans un sertissage délicat. Posées comme par magie sur un filament d’or rose, elles magnifient les teintes d’un ciel crépusculaire tout en soulignant l’ondulation des montagnes par leur calibre sensiblement différent. Manchette en or rose 750/1000e, avec citrine, grenat, rhodolite, améthyste, cordiérite, topaze Blue London, diopside, péridot, tsavorite et quartz lemon sur quatre rangs : 13500€ www.isabellelanglois.com
   Tourbillon Manufacture
Quantième Perpétuel
Cette montre Tourbillon Manufacture Quantième Perpétuel est animée par le mouvement automatique FC-975 conçu dans un souci de précision inégalée. Il
est équipé d’une ancre et d’une roue d’échappement
en silicium, un matériau compensant les effets de la gravité lorsque le mouvement est en position verticale et résistant aux changements de température. Edition limitée à 15 exemplaires, 20995€ https://frederiqueconstant.com
Lunascope Spéciale
France Full Black
Connue pour ses montres à mono-aiguille, MeisterSinger dévoile son modèle Lunascope dans une version inédite, réservée exclusivement pour la France. Habillé de noir, ce garde-temps affiche une allure plus contemporaine tout en restant poétique par sa complication et toujours aussi distinctif par le tracé de son aiguille unique. Editée à seulement 25 exemplaires numérotés, cette édition ultra-limitée attisera, sans nul doute, la convoitise des amateurs de belles mécaniques. 3890 €
www.meistersinger.com
mode & accessoires
Optimiste comme
la Gentle Factory
La Gentle Factory souhaite aborder l’avenir de manière positive. La capsule « Optimiste », montre qu’il est possible de consommer plus durable et plus local, toute la collection a été réalisée en France de façon responsable. Le Sweat Sacha, sérigraphié «Optimiste» dans une typographie simple et minimaliste, est confectionné dans un molleton non gratté de couleur corail. 65€ www.lagentlefactory.com
easie de mr marvis
Les Easies sont les pantalons les plus chics et confortables jamais conçus. Le tissu
se compose de 73% de coton biologique certifié GOTS, de 17% de polyamide et de 10% d’élasthanne. La poche cachée zippée pour les objets de valeur, tels que votre téléphone, trouve aussi sa place sur les sweatpants parfaits. Les Easies sont disponibles en
sept couleurs, sept tours de taille et trois longueurs.99€ www.mrmarvis.fr
reservoir
se pare de plumes
Reservoir continue d’enrichir
le vocabulaire horloger avec
un bracelet de montre haut de gamme, réalisé en plumes de coq. Tressé dans les ateliers parisiens Atelier M.Marceau du plumassier Maxime Leroy, le nouvel accessoire de montre se décline en quintet chromatique plein d’allure. 4590€ www.reservoir-watch.com
Tourbillon Talisman !
  La toute nouvelle collection RM 71-02 Tourbillon Automatique Talisman porte la couleur à son apogée. Une collection composée de dix modèles, présentés chacun
en édition limitée de 7 pièces, célébrant la quintessence des années 70. Cette décennie a vu naître une tribu urbaine de noctambules révélant à la nuit tombée leurs plus beaux plumages. Une profusion de couleur et une association de pierres précieuses inédites chez Richard Mille. www.richardmille.com
rossignol et castelbajac
Depuis 2006, l’imaginatif créateur de mode français Jean- Charles de Castelbajac a intégré un design créatif et énergique dans sa collaboration avec Rossignol.
La veste pour femme Furi Down présente le style caractéristique de JCC avec des fermetures éclair colorées, une capuche avec une doublure en fausse fourrure et un motif tissé inspiré par l’imagination du designer. Ce blouson de bombardier fonctionnel est unique et féminin et procure une chaleur agréable
grâce à son isolation de haute qualité. Doudoune 870€, pantalon 430€ www.rossignol.com
Bee&Smart, un sac juste idéal !
Une course imprévue, un dimanche matin au tennis, une virée à deux roues, un weekend last minute... Le Honey Bag a été
imaginé tel un sac compact avec un large contenant, une résistance exceptionnelle
et une allure unique. Doté d’un volume suffisamment important pour contenir un casque, il est à peine plus
large qu’une feuille A4, une fois replié dans sa pochette. Bee&Smart innove en créant un concept de sac pliable en néoprène, résolument moderne et dont l’usage se
limiteraàl’étenduedel’imagination.
199€ www.bee-et-smart.com
     96 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[                  « Fraîchement moulu, pas en capsule. »
 Roger Federer
Plus grand champion de tennis de tous les temps
 Avec ses spécialités dignes d’un coffee shop et son design sculptural, la nouvelle S8 pleine de style séduit même les esthètes et amateurs de café les plus exigeants, tels que Roger Federer. Elle allie le meilleur de la gamme compacte à des éléments de la gamme premium. Le broyeur Aroma professionnel assure 12,2 % d’arôme en plus dans la tasse. La commande intuitive avec écran couleur 4,3" et les innovations comme le P.E.P.® ou la technologie fine mousse permettent de savourer toutes sortes de spécialités, du ristretto au latte macchiato, en passant par le Flat White. Le Smart Connect intégré de manière standard rend même la commande par smartphone possible et l’I.W.S. reconnaît automatiquement le filtre à eau. JURA – If you love coffee. jura.com
HOME
OFFICE READY
]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
gastronomie
 La carte du Clarence s’invite chez vous
En cette fin d’année, nous avons tous besoin de douceur et de se faire plaisir ; c’est ainsi que l’équipe du Clarence – qui célèbre ses 5 ans –
a conçu une offre à emporter pour illuminer vos soirées à la maison.
Le chef Christophe Pelé et son équipe ont ainsi imaginé une nouvelle carte généreuse et festive pour enchanter vos dîners. Apéritifs, entrées, plats et desserts réalisés par la brigade vous attendent, aux côtés d’une sélection de plaisirs de l’épicerie composée de produits faits maison et d’une
Foie gras millésimé 2020
2020 est l’année du centenaire de la Maison Lafitte.
Cette Maison familiale landaise met à l’honneur pour les fêtes de fin d’année un coffret très spécial pour célébrer ses 100 ans. Les meilleurs foies gras de canard entiers des Landes sont préparés à l’ancienne, selon la recette
traditionnelle Lafitte, avec uniquement du sel, du
poivre et des épices. 32,00 € pour 180 g www.lafitte.fr
nicolas alziari,
coffret diamant noir
Ce joli coffret comprend une préparation culinaire de 250ml à base d’huile d’olive vierge extra et d’arôme naturel de truffe, ainsi qu’une sauce à la truffe (80gr) et un sel de camargue à la truffe (50gr). Indispensable pour vos plats festifs ! 26€30 www.alziari.com.fr
Peptid 7, un sérum indispensable
Peptid 7 est une nouvelle marque de cosmétiques naturels dont l’actif star est le peptide SDKP contenu dans son Life Serum. Surnommé la molécule de vie par les scientifiques, celui-
ci s’adapte de manière intelligente aux besoins de chacun pour restaurer les 7 facteurs clés de jeunesse. Pour personnaliser son sérum en mode mix and match, la marque propose une gamme de drops. Sensitive drop ou comfort drop, chacun pourra customiser son soin à l’envi. Coffret Life Serum + 1 Drop - 68€ www.peptid7.com
  sélection ‘coup de cœur’ provenant des fidèles producteurs de l’établissement.
Le chef sommelier Gaëtan Lacoste a de son côté sélectionné une trentaine de flacons qui accompagneront à merveille votre soirée. N’hésitez pas à le contacter par téléphone (01 82 82 10 10) ou par email (g.lacoste@le- clarence.paris) si vous souhaitez vous faire conseiller, il sera heureux de partager sa passion avec vous.
Cette nouvelle carte est disponible le soir à emporter entre 18h et 19h ou en livraison entre 18h et 20h. Commande avant 16h sur www.le-clarence.paris
 du caviar respectueux 100% Français !
Les professionnels Caviar Perle Noire apportent le plus grand soin à chaque étape de l’élaboration du caviar, dans le plus grand respect du poisson et de son écosystème. Pour les fêtes de fin d’année, Caviar Perle Noire, artisan-producteur installé dans le Périgord
Noir, propose un nouveau coffret cadeau
Made in France : le coffret Caviar Perle Noire comprend une boîte de caviar Classique de 30g et 2 cuillères en nacre.
79€. www.caviar-perle-noire.com
Coffret Poivres Terre Exotique
Amateurs de cuisine, voyagez à travers le monde avec ces 4 poivres !
Découvrez que le poivre Timiz pousse à l’état sauvage dans les forêts éthiopiennes, que le poivre Cubèbe est récolté sur l’île de Java en Indonésie. Au coeur des forêts malgaches, les lianes de poivre Voastiperifery peuvent
atteindre 10m de haut ! Enfin, le poivre long rouge de Kosla est très rare. Il
pousse au Cambodge, au nord du mont Bokor. A vous de laisser cours à votre imagination pour de saveurs surprenantes.
29,99€ www.terreexotique.fr
bien-être
Boss Bottled eau de parfum
Un éclat de pomme et de bergamote, contrasté avec l’essence de poivre noir, éveille les sens. Le cœur épicé se déploie avec des huiles addictives de châtaigne, de cardamome et de cannelle, menant à des notes de fond de vétiver foncé
et de musc pour offrir une finition fumée sur
la peau. Une forte concentration d’ingrédients naturels exclusivement associés à de nouvelles méthodes d’extraction innovantes crée un parfum singulier et luxueux aux facettes contemporaines surprenantes. 50ml, 76€ ; 100ml, 100€
Francois doucet,
un écrin de douceurs
50 ans de passion, de gourmandise et de grande confiserie, dans ce magnifique coffret, où chaque création est issue du terroir provençal. De vraies confiseries de Provence à base d’amandes et de fruits récoltés
dans les meilleurs vergers de la région. Un subtil équilibre entre chocolats équitables, fruits d’exception, savoir-faire et recettes authentiques. 600gr, 70,55€ www.francois-doucet.com
      Nuit Beauté en Soie
iSeelk propose une collection de taies d’oreiller et d’accessoires de luxe en pure soie de murier aux vertus anti-âge, destinée au visage et aux cheveux. Cette soie de 22 mommes, d’une qualité incomparable, agit comme un soin aux multiples bienfaits : anti-rides, hydratante, anti-bactérienne et anti-frisottis
pour le plus grand soin de la peau et des cheveux. 4 coloris : gris, ivoire, champagne et rose. 69,90€ www.iseelk.com
 98 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[                   NOTRE ENGAGEMENT : VOUS,
VOTRE VIN
ET LA TERRE
  WWW.VINVENTIONS.COM
]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
 champagnes
cuvée Les Gouttes d’Or
Champagne Gerin sublime le Chardonnay grâce à cette cuvée unique. Dès le nez, agrumes, poire et notes de torréfaction se répondent, avant de laisser la place à une bouche toute en pureté. Beaucoup de fraîcheur au palais, une merveilleuse délicatesse de bulle et toute l’élégance du chardonnay qui se révèle en finesse. 47,90€ www.champagne-gerin.com
cuvée Parallèle,
Premier cru – champagne colin
Il y a ceux que l’on aime un peu, ceux que l’on aime beaucoup, et ceux qui s’imposent comme une petite
révélation : la cuvée Parallèle est de ceux là. Cet Extra Brut Blanc de
Blanc (100% chardonnay), qui a tout pour plaire passionnément, est très peu sucré ( 3g/l seulement) ; c’est un vin d’un grand raffinement certes, mais au nez son énergie ronde et fruitée est tout sauf candide. Explosif
en bouche, sa minéralité et son parfum font l’effet d’un uppercut gustatif. D’une fraîcheur saline, il fait saliver. Tendu mais ample, rond mais acidulé, ce champagne à budget raisonnable est une découverte que l’on ne peut que partager. A l’apéritif, sur des fruits de mer... Vous ferez des heureux. 27 €
www.champagne-colin.com
 Mumm Cordon Rouge Vinothèque 1961
Dans cette cuvée, le Pinot noir (71%) issus des meilleurs crus de la Montagne de Reims apporte beaucoup de
caractère à l’assemblage de cette cuvée vintage dosée à 4 g/l de sucre. De son côté, le Chardonnay (29%) apporte une fraîcheur et une finesse étonnante à ce
vin riche et puissant. Le Magnum 150cl de Mumm Cordon Rouge Vinothèque 1961 est en vente 1400€ à la
  boutique Mumm de Reims. www.mumm.com
bollinger Pn vZ15
Ce vin se caractérise à l’ouverture par des
arômes de noyau de cerise, de fruits
confiturés et de figue séchée. Riche et complexe, le nez développe ensuite
un registre grillé et pâtissier, accompagné de
Leclerc briant,
Premier cru extra brut
Dès le premier nez, les notes pâtissières séduisent : brioche, beurre, noisette grillée, miel... suivies, après aération, de notes iodées et plus fruitées comme
la reine-claude, la pomme chaude,
la grenade et le pomélo. L’approche dans le palais est nette et le milieu de bouche confère à la fois de l’ampleur et de la salinité : un équilibre qui achève la dégustation, boostée par une finale fondante et savoureuse.
49€ http://leclercbriant.fr
   spiritueux
Terroir Premier Cru
Au nez, des notes douces de miel d’acacia, de poire, de fruits blancs et d’agrumes frais laissent ensuite place à des arômes
gourmands. À l’attaque, c’est le terroir qui prend le pouvoir : la minéralité d’un sol crayeux après une légère pluie sur les
coteaux de la Côte des Blancs, la rocaille des pierres calcaires emblématiques de la Champagne s’expriment pleinement. Puis, les Pinots
Noirs épicés du Sud de la Montagne de Reims apportent puissance et charpente douce à ce vin ciselé.
39€ www.nicolas-feuillatte.com
maison la mauny le nouveau monde
Fruit d’une interprétation libre et personnelle du Maître de Chais, ce rhum se distingue par un caractère unique et exceptionnel, grâce à l’assemblage
de douze cuvées de quatre millésimes rares. Il associe sans complexe les délicates fragrances caractéristiques de la Maison avec des
notes épicées et boisées : un bel exemple de complexité aromatique soutenu par une structure toute à la fois présente et mesurée. 41% Vol. Distribution en circuit Cavistes par Dugas. 170€ www.maisonlamauny.com
notes d’aubépine et de poiré. La bouche libère des saveurs de pêche et d’abricot, relevées par des notes de noisette et de fleur d’acacia. 89€ www.champagne-bollinger.com
    dom Pacello royal Orange
Pour fêter ses 150 ans, la Maison Massenez a pensé aux fans de cocktails avec sa liqueur que vous pourrez tester à la réouverture de tous les plus beaux bars, restaurants et palaces du monde entier. De génération en génération et sans interruption depuis 1870, la
Maison fait redécouvrir les eaux de vie, crèmes et liqueurs de fruits à travers des cocktails surprenants. Au coeur de
l’Alsace, dans le Val de Villé, elle a su maintenir une production faite
d’innovation et d’excellence. L’un de ses best sellers est toujours le Golden Eight, une liqueur de poire avec sa carafe gravée. Boutique
Miss Massenez 1 Zone Industrielle du Haechy 67220 - Dieffenbach-au-Val www.massenez.com
calvados experience by Pierre magloire
Rendez-vous en Normandie, dans la plus ancienne maison de Calvados pour un voyage initiatique à travers notre histoire, des Vikings jusqu’à nos jours : à la découverte de la mystérieuse transformation des pommes des vergers normands jusqu’à l’elixir apprécié dans le monde entier, vous
pourrez y découvrir le VSOP de Pierre Magloire. A travers les différentes salles, vous serez ébloui par la mise en scène, son et lumière intensifiant la beauté du propos. Après ce parcours, vous saurez absolument tout sur cette boisson magique.
Calvados Experience route de Trouville 14130 - Pont L’Evêque
aberlour 16 ans double cask
Aberlour 16 ans est issu d’une double maturation en fûts de sherry et de bourbon. Ce sont ces fûts qui lui confèrent singularité, profondeur, ainsi qu’un caractère fruité et épicé. 70 cl, 43%. 65€ www.aberlour.com
Gin Premium aux Fleurs d’immortelle
Seul gin Bio utilisant la fleur d’immortelle, Melifera nous entraîne dans un voyage olfactif
enchanteur. Dans la région la plus sauvage de l’île d’Oléron,
les fleurs sont ramassées à la main. La distillation s’effectue en Charente Maritime dans une maison au savoir-
faire ancestral. La culture raisonnée de ses botaniques et son environnement préservé
révèlent un engagement total pour la nature et l’excellence.
70cl, 45€ www.melifera.fr
  100 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[l’art du temps
vie privée
 vins à déguster (avec modération)
Dame de Trottevieille 2015 – Saint Emilion
Parfois il faut savoir se faire plaisir en s’offrant un excellent flacon : La Dame de Trotte Vieille est
le second vin du château Trotte Vieille, élaboré à
partir des jeunes vignes du domaine. L’assemblage
de merlot (58 %) et de cabernet franc (42 %) donne
un vin complexe à la robe grenat. Au nez, il séduit
par un bouquet subtil d’arômes de baies noires
mûres, d’épices douces, de sous-bois. La bouche
est veloutée, charnue, avec des tanins soyeux. Le
côté fruité est souligné par des notes de réglisse, de moka. Le vieillissement en barrique de chêne durant neuf mois apporte à la cuvée sa belle complexité aromatique. Elle est parfaite avec un beau chapon, une belle pièce de bœuf, grillée ou en sauce, du gibier avec un accompagnement de champignons.
50 € www.lagrandecave.fr
cornas 2015 (j.denuzières)
Ce vin de la Vallée du Rhône
septentrionale est issu d’une parcelle
de 1.20 hectares située sur le lieu-dit «
En Sauman ». 100% syrah, il est vinifié
selon des méthodes traditionnelles
en foudre de bois, puis en barriques
pendant plusieurs mois et révèle
tous les arômes et la complexité
de son terroir. Il a une belle robe
de couleur rubis pourpre, un nez
qui exprime des notes de cerise,
de chocolat noir et de poivre
concassé. D’une belle maturité,
sa bouche est ample avec de la
tension et un boisé subtil. Il charme
par ses notes de petits fruits
rouges ainsi que par sa texture
veloutée aux tanins soyeux.
Servi à 15/16°, ce vin sera épatant avec de l’agneau rôti, des viandes rouges, le gibiers, les volailles et aussi sur les fromages affinés.
29,10€ https://primavinae.com/
domaine St-Patrice 2016
aOP châteauneuf-du-Pape
Des sols argilo-sablonneux à dominante d’argile blanche, de l’argile rouge recouverte de galets roulés
: nous voici dans le grand sud, sous le soleil
de Châteauneuf-du-Pape. Petit frère du Clos Saint-Patrice que l’annuaire du Vaucluse
1863 classait au rang de « grand cru », cet assemblage (grenache, syrah, mourvèdre) offre un nez très expressif évoquant une compotée de fruits rouges et baies noires relevée d’épices. Sa complexité délicate laisse présager une grande finesse, une élégance et une belle fraîcheur que la dégustation confirme : des notes de fruits rouges délicatement épicées, de sous-
bois. Un vin à découvrir ! Servi à 15-16°, il accompagne les volailles, les gibiers à plumes et à poils et les fromages à pâte molle. 42 €
Le clarence de Haut-brion 2009 : Le caractère d’un grand cru
accessible immédiatement
Très proche en élégance et en style de Château Haut-Brion,
ce petit frère - harmonieux et racé - est une ode au terroir particulier des Graves avec son nez de tabac et de fruits noirs. Le Clarence de Haut-Brion réunit toutes les qualités d’un grand vin, tout en arrivant plus rapidement à maturité.
Pour information, cette bouteille est trouvable à La Cave du Château, sur place et online. 150€ www.lacaveduchateau.paris
château de millery 2016,
Saint-emilion Grand cru
Le nez est très expressif avec des arômes de fruits rouges, de groseille, de framboise, accompagnés de noix de muscade. Le vin se livre séducteur, très pur à travers des notes montantes et fraîches. La bouche est veloutée, toute en gourmandise grâce au merlot et vibrante portée par la tension des cabernets francs. Les tannins fins, crayeux présentent une belle minéralité. La finale est très longue, équilibrée et d’une belle persistance aromatique tout en fraîcheur. 50€.https://vins-saint-emilion.com
mercurey «L’automne» 2018 domaine Levert-barault (domaines Famille Picard)
Plantureuse au-delà du possible, la Bourgogne reste vénérée des gourmets de tous poils, à la fois pour ses variétés culinaires et pour la qualité de ses vins. Certains d’entre eux atteignant des tarifs stratosphériques, les petits malins se tourneront vers quelques appellations qui offrent de sages rapports prix-plaisir. La très sérieuse Maison « Domaines Famille Picard », pilotée par Francine, petite-fille du fondateur, en installant Levert-Barault parmi ses pénates bachiques, entend bien donner à Mercurey le lustre qu’il mérite. Et si par hasard vous désirez savourer l’automne, goûtez donc aux vertus goûteuses de ce
Mercurey 2018 100% Pinot Noir, justement baptisé « L’Automne ». Ce n’est pas un premier cru, mais fichtre que c’est bon. Voilà du pinot noir comme on l’aime ! Droit, net, généreux, sans ces excès exubérants qui fatiguent le palais ! Dans sa rayonnante parure rouge rubis, il exhale des notes épicées, de cerises griottes, de sous-bois et humus.
En bouche la matière structurée, puissante et équilibrée s’étire à l’infini. Il enchantera volailles, gibiers à poils ou à plumes. 30 € https://primavinae.com
      L’ebrescade 2017 cru cairanne
(domaine richaud)
Une des plus grandes cuvée vinifiée sur cette appellation, dotée d’un potentiel
impressionnant et d’une puissance hors norme. L’Ébrescade» est une sélection parcellaire du domaine sur les vignes situées sur les coteaux de l’appellation Cairanne. C’est un assemblage de Mourvèdre, Grenache et de Syrah élevés
dans de grands contenants (bois) pendant 20 mois.
Grande cuvée du domaine Richaud, quintessence de Cairanne, elle exprime une aromatique intense. Des notes de fruits noirs kirschés (cerise griotte), de pruneau, d’épices. La bouche est riche et d’une puissance sans pareille.
Les tanins sont fondus. Voici une cuvée dense, qui plaira à un palais d’amateur de ce type de vin et qu’un vin solaire peut garder de la fraîcheur et de la finesse. Il fera honneur à une belle volaille de Bresse, des gibiers tendres. 22 €
Mosaïque” Syrah 2019
Le nez est fin, gourmand et frais, fruité griotte-framboise- groseille, minéral pierre à fusil et fumé avec une touche de noix et cigare. La bouche est soyeuse et fondue,
fraîche jusque dans la longue persistance. 26€ www.domaine-pichon.fr
  ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
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]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
l’art du temps
le coup de cœur
Par alain marty
Président et fondateur du Wine & Business Club et animateur de In Vino Sud Radio
Crémant Pd’Alsace Soléra
artons au Nord-Est de la France, en Alsace, à Riquewihr. Populaire pour la production de ses crémants, le vi- gnoble d’Alsace est une région viticole
française. Il s’étire en une étroite bande sur presque toute la longueur de la région Alsace, entre le massif des Vosges et la plaine du Rhin. Aujourd’hui, nous allons découvrir le Do-
maine Dopff au Moulin.
Dopff au Moulin est une exploitation familiale depuis 1574. Un des princi- paux producteurs de vin, le domaine est connu pour être le pionner du fa- meux Crémant d’Alsace. Pour l’his- toire, c’est Julien Dopff qui fut le pre-
mier viticulteur alsacien à adapter la méthode champenoise du vin blanc après avoir assister à une démons- tration de dégorgement de cham- pagne lors de l’Exposition Univer- selle de 1900 à Paris. Située à 300 mètres d’altitude, le domaine est blotti au pied des collines sous-vosgiennes. Aujourd’hui, le domaine est en préparation pour la conversion en agriculture bio-
logique.
Zoom sur le crémant Chardon- nay Soléra. Ce crémant est en cépage chardonnay sans sulfites ajoutés. La robe est d’un bronze doré avec une mousse crémeuse et savoureuse. Ce vin de crémant vibre par sa densité et saveurs persistantes avec des notes grillées, toastées et
abricotées.
La densité de cette cuvée finement oxydative s’alliera à merveille avec de la grande charcute- rie ibérique et des plats délicatement épicés. Ce crémant est à servir à 8°C.
Bonne dégustation ! n
vins à déguster (avec modération)
   châteauneuf du Pape blanc
La cour des Papes 2018 (Les Grandes Serres)
Grenache blanc, clairette et roussanne, les trois cépages qui composent cet assemblage sont récoltés à maturité optimale. Sa robe jaune pâle est lumineuse comme une topaze impériale. Le jeune homme porte beau et nul doute qu’en prenant de la bouteille — car il a un potentiel de garde fabuleux — il se patinera d’un peu de vieil or. Au nez se révèlent des notes florales (fleurs blanches) et d’agrumes mais tout en subtilité. En arrière-plan, on devine aussi des effluves de poire, de beurre et de truffe blanche en devenir : délicatesse extrême. L’attaque en bouche est ample, volumineuse, puis le vin se fait soyeux au palais. Il est équilibré, avec une acidité qui apporte une belle fraîcheur n’altérant pas le velouté et se terminant par une finale saline.
Servi à 12-14°C, il accompagnera idéalement les crustacés et poissons, les plats à la crème et les viandes blanches sans oublier les fromages demi-secs.
27,90 € https://primavinae.com
   La cuvée charles 2018, un
grand blanc de Provence
Avec seulement 1200 bouteilles,
cet AOC Côtes de Provence 100% bio est un vin empli d’élégance et de gourmandise. Il est la parfaite démonstration que la Provence est une terre de grands vins blancs. A l’œil la robe est d’un blanc profond. Le nez est puissant sur des notes de petits fruits blancs.
La bouche est ample et soyeuse avec une belle structure. Jolie longueur en bouche. 35€ www.lesvinsdelamadrague.com
Le clos mireille blanc 2019
riesling Grand cru Kirchberg de ribeauvillé vendanges tardives 2015
La Cave de Ribeauvillé présente son
Riesling Grand Cru Kirchberg de Ribeauvillé
Vendanges Tardives 2015 en magnum. Vins
liquoreux de grande richesse, les Vendanges
Tardives sont rares, seule la nature décide
chaque année si les raisins laissés sur
pied donneront un vin d’exception. Une
cuvée idéale pour les tables de fêtes. Le
nez complexe dévoile des notes d’agrumes
confits. La bouche est souple, d’une grande
pureté. Elle est équilibrée par une acidité mûre qui lui confère une belle finale, longue et cristalline. Disponible en Magnum à 110€.www.vins-ribeauville.com
  Unique cru blanc produit par Domaines Ott, cette cuvée est le fruit de l’assemblage singulier des cépages Sémillon (74%) et Rolle (26%). Le nez dévoile des notes fruitées de melon jaune et de zeste de citron associées à des arômes floraux de jasmin et d’acacia, rehaussées d’une pointe de vanille. En bouche l’attaque est fraîche et tendue sur une texture soyeuse et veloutée. Accords parfaits : coquillages, volaille, fromages affinés, desserts aux agrumes. 24,80€. www.domaines-ott.com
confidence blanc 2018 iGP alpilles certifié ab
(domaine d’eole)
Les vignes de Roussane plantées en altitude sont travaillées minutieusement avec une taille sévère et un ébourgeonnage printanier afin de contrôler le rendement qui n’excède pas les 30 hl/ha. Ce grand vin (100% Roussanne) exprime pleinement ses arômes complexes d’agrumes, de fleurs jaunes et toastées après un élevage en barrique d’un an. L’élégance affirmée lui offre une bouche vive oscillant entre opulence et complexité, juteuse presque iodée, florale à souhait. La fraîcheur est préservée. Un vin qui fera de subtils accords mets et vins ! Servir entre 12 et 15° sur un filet de rouget, une fricassée de Saint Jacques, un rôti de veau aux morilles, un risotto aux langoustines
40 € www.domainedeole.com
 102 |
décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[par mathieu wilhelm
Journaliste/Interviewer BFM Paris Éditorialiste médias
Ne cherchez pas la faute, cherchez le remède
Henry Ford
Le grand bouc émissaire
médias
émission 100 % tricolore
expressions
  [ NOUVEAU ]
    Qu’il est simple d’en accuser un seul de tous les maux. Qu’il est aisé d’avoir dans son collima- teur celui qui expiera les vrais
fautifs de tous leurs péchés. Celui. celle que tout le monde s’est mis à matraquer, (l’) Amazon(e), à qui l’on voudrait couper davantage qu’un sein, pour l’empêcher de galoper encore, et toujours plus vite. La plate-forme de Jeff Bezos est évidemment devenue la cible. Celle de tout défenseur d’une égalité qui a cessé, il est vrai, d’exis- ter le temps de misérables semaines. Et un bouc émissaire en remplace toujours un autre. Trouvez un nouvel adversaire pour que le courroux ne se fige plus sur vous! Qu’il est bon d’identifier une nou- velle ligne de mire, surtout pour celui qui, auparavant, se prenait les coups. Ramdam médiatique pour tenter, sans grand suc- cès, de mettre des bâtons dans les roues de l’ennemi déclaré et qui ne s’avèrent être, pour lui, que de minuscules brins de paille dans sa mécanique déjà bien huilée. Changement de souffre-douleur : ce n’est plus aujourd’hui le journaliste reporter d’images (JRI) qui doit changer sa bonnette de micro pour ne pas se faire reconnaître par quelque « gilet jaune » dans les rues de Paris, non, ce n’est plus lui. C’est maintenant au tour du livreur du mastodonte de devoir changer son veston, griffé « assassin du petit commerce », pour éviter le croc-en-jambe du magasinier frustré. Et le cheminement de la haine, qu’il ait été dirigé à l’encontre des médias, de la presse ou bien envers Amazon, est fi- nalement exactement le même ! Considé- rées longtemps comme le quatrième pou- voir, la presse d’information et les chaînes
Problème. Idem pour le géant du Net : il a, à une époque, été plébiscité, telle une révo- lution absolument géniale pour qui, der- rière son écran, n’avait pas à sortir de chez lui pour s’offrir sa console favorite! Car oui, si Amazon a, selon certains, tué les librairies indépendantes, asseyons-nous deux minutes, et rendons-nous compte que les reliures ne représentent en 2020 que 4,5% de son chiffre d’affaires to- tal (contre 5 % en 2019). Et il est assu- ré que ceux qui l’ont cloué au pilori car il ôtait le pain de la bouche des libraires de quartier, continueront pour autant à ne pas ouvrir de livres tout le reste de l’année ! « Victor Hugo ? L’avenue dans le 16e ? » Bouc émissaire. Bouc émissaire car planqué de la misère ! Autre parallèle : même si le journaliste fait bien son travail, il est souvent regardé comme serviteur souterrain des seules « élites ». Et force est de constater que derrière la machine infernale de la vente à distance, se cachent de véritables success stories, enrichissant les puissants, et ça, ça ne passe pas... Les « gilets jaunes » ont conspué un système d’information dont ils ont été le cœur de cible, et à qui les grandes chaînes d’info- tainement ont accordé une place consi- dérable ! Les petits commerces conspuent une plate-forme qui se veut pourtant comme un gigantesque étal, sur lequel leurs marchandises sont les bienvenues. Le frein dans les deux cas ? Le bond tech- nologique et idéologique pour celui qui se laisse larguer par l’évolution de la socié- té. Les consommateurs, et les politiques en première ligne, ont finalement ouvert un boulevard à Jeff (Bezos), pour mieux l’attendre au tournant ! Une stratégie dé- magogique qui a déjà fait ses preuves, une manipulation idéologique qui en a vu mourir plus d’un! Mais que Monsieur Bezos se rassure, tout le monde le déteste autant que tout le monde l’adore... Ah si, un conseil: les gens aiment bien quand, comme eux, on met un peu la main au portefeuille... mW
d’infos en continu n’ont bien évidemment pas toujours eu cette mauvaise réputation auprès de la classe moyenne. Elle leur fai- sait même une confiance quasi aveugle !
Amazon n’a pas tué les libraires !
Des bancs de l’Assemblée aux bancs de montage, il n’y a qu’un pas ! Encore faut-il l’assumer... Et quand c’est pour promouvoir le made in France, c’est encore mieux ! Certains s’y sont brûlé les ailes en posant, vêtus d’une marinière, un Moulinex à la main, mais Yves Jégo, lui, boucle sa ceinture et parcourt les routes de
France à la rencontre d’industriels franco-français.
De l’usine familiale Cristel et ses casseroles inox,
en passant par le savoir-faire inégalé des bus
ardéchois Iveco, jusqu’à l’un de nos fleurons du
textile, Eram, il ratisse large ! Leur point commun ?
Ils représentent ce que la France sait faire de
mieux, et ont tous, à leur manière, rencontré le
succès ! Il faut dire que l’ancien secrétaire d’État chargé de l’Outre- mer de Nicolas Sarkozy prend son rôle très à cœur. Naturel à l’écran (un politique, on ne la lui fait pas), et bien dans son rôle, les patrons l’accueillent, lui font confiance et se livrent sur leur réussite. Dans un style baskets blanches, chaussettes rouges à la Fillon (pied de nez à son ancien patron), il fait le job ! De l’Outre-mer à l’intra-France, son bilan carbone a chuté, et le coq se met à chanter ! Cocorico ! Cocorico, émission mensuelle sur Public Sénat, et disponible en replay.
davant... ture
À l’instar de l’Américaine Oprah Winfrey, une autre animatrice, l’une des préférées des Français·es, se lance à son tour dans la presse écrite ! Sophie Davant s’achète un taille-crayon, sort
son papier Canson et dessine les traits de sa nouvelle
et première publication ! S, le magazine de Sophie, une revue qui se veut résolument moderne, à destination de celles qui ne croient plus l’être ! Un pur féminin pour les plus de cinquante ans où s’entremêlent phénomènes sociétaux, bien-être, sexo, santé, psycho, spiritualité, actualités culturelles, mode & déco, voyages, food... bref, en plein dans la cible ! Saupoudrez le tout
d’un style acidulé, d’un ton pop et d’une ambiance
décontractée, et il est possible, espérons-le, que le mag tienne plus de trois numéros... Mais loin d’elle l’idée d’apposer seulement son patronyme sur papier glacé ou de s’offrir une salle de rédac où elle ne mettra pas les pieds : non, elle se meut en véritable rédactrice en chef et s’investit bel et bien. Interviews fleuves menées par Madame S ! : « Osez (enfin !) devenir qui vous êtes vraiment ». Affaire conclue ! S, le magazine de Sophie, bimestriel en kiosques.
[ONFERME]
Pièces à conviction, « claque » de fin
La terreur des grands patrons, l’inénarrable pourfendeuse de l’injustice sociale et fiscale qui avait créé de toutes « pièces »
ses investigations, voit son rendez-vous disparaître des grilles de programmes... Pièces à conviction qui voit le jour
en 2000 sur France 3 avec, aux manettes, Élise
Lucet, grande manitou de la course à pied derrière
les voitures des politiques en fuite, s’arrête donc
net, en ce mois de janvier. En cause ? Sans doute
le changement de commandante de bord, la
présentatrice Virna Sachi... Les audiences ne
sont plus là et le téléspectateur préfère sans doute les enquêtes twitter et autres Hold-up, le docu controversé de Pierre Benérias, pour se forger une opinion. Mais aussi sans doute la volonté de la chaîne de proposer plus d’innovations et de complémentarité dans l’information. Une certitude, ces enquêtes sortent par la grande porte : le groupe Korian, gestionnaire d’Ehpad sur le territoire et cible de l’émission en novembre, vient de porter plainte pour diffamation à l’encontre du programme ! Il n’y a que la vérité qui fâche... ?
  ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
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]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[expressions
tribunes libres
Les notLaires à l’heure de la covid-19 a crise que nous sommes était encore marginal dans la
pouvons tenir des rendez-vous en visioconférence, signer des contrats à distance, va modifier considérablement la relation avec nos clients.
Cette révolution, qui était en marche depuis plusieurs années, connaît donc un coup d’accélé- rateur.
Certains pourraient y voir une déshumanisation des rapports. Bien au contraire ! Les contacts physiques ne prendront que plus d’importance. Lorsqu’ils seront organisés, ce sera véritablement par choix et plus par obligation parce qu’il n’y avait pas d’autres choix.
Et maintenant ? À l’heure où ces quelques lignes sont écrites, nous vivons notre second confi- nement. Nous sommes tous conscients que le chemin va être long avant que cette pandémie ne soit derrière nous. Nous sa- vons que l’économie va terri- blement souffrir de cet épisode. Nous commençons à en avoir un avant-goût. Le plat de résistance est à venir.
Malgré la volonté de chacun d’entre nous de retrouver une dy- namique économique, qui nous permet tout simplement d’ac- complir nos projets, un certain nombre de secteurs semblent être durablement impactés. Cela aura des répercussions à tous les niveaux et pour nous tous.
C’est peut-être ces contraintes économiques nouvelles qui vont nous amener à repenser l’orga- nisation de la société. Personne, en effet, ne conçoit de laisser sur le bord de la route une partie de la population au prétexte qu’elle avait la malchance de se trouver à ce moment-là dans un secteur durement touché par cette crise sanitaire. Le défi est immense ! Chacun d’entre nous avons la pos- sibilité, par notre comportement, dans nos entreprises, dans notre environnement social, d’insuffler une nouvelle dynamique qui nous portera. Alors n’est-ce pas le mo- ment de s’investir et de passer à l’action?n
 réflexions de
Frédéric aumont
notaire, président de la Chambre des notaires du Rhône
pour toutes les organisations et notamment les entreprises.
Le notariat, au travers de ses 15 000 notaires et plus de 60 000 collaborateurs, répartis sur la France entière et les territoires d’outre-mer, a dû faire face, comme chacun, au choc qu’a constitué cette pandémie.
Il faut le reconnaître : rien n’était prévu, rien n’était anticipé, tout a été géré dans l’immédiateté avec un maître mot : continuer. Continuer tout d’abord à faire vivre nos études en accueillant, à distance, nos clients. Nous n’étions pas tous équipés pour être en mesure d’assurer un suivi 100 % dématérialisé. Nous nous y sommes mis dans des délais très courts.
Continuer ensuite à organiser le travail avec nos collaborateurs. Malgré son développement ces dernières années, le télétravail
adapter à de nouvelles attentes, à de nouveaux réflexes qui vont naître de cette période.
La covid-19, comme tout virus, va finir par disparaître.
Il en restera le fait que toutes nos organisations, qui ont repensé en considération de la distanciation physique leur façon de travailler, ne reviendront pas en arrière sur un certain nombre de points.
Il en est ainsi de l’organisa- tion du travail. Même si nous sommes heureux de pouvoir retrouver notre liberté de dépla- cement, notre environnement professionnel et nos contacts sociaux et amicaux, cette crise nous aura montré qu’une autre forme de travail est possible. Elle ne devrait pas disparaître dans les mois et les années qui viennent.
De même, le fait de se rendre compte qu’aujourd’hui nous
en train de vivre est une plupart des entreprises, dont les épreuve pour chacun nôtres. Là encore, nous avons d’entre nous. vécu une révolution.
Elle est également une épreuve Continuer enfin pour nous
SignatuSre électronique : la pandémie est-elle sous contrôle ?
 isabelle renard
avocate associée
du cabinet Racine, experte de la signature électronique
placements et des contacts phy- siques, de nombreux profession- nels qui n’y recouraient jusque-là qu’à dose homéopathique y sont passés en urgence et sans se po- ser trop de questions.
D’un sens, c’est une bonne chose, qui permet d’accélérer une tran- sition rendue inévitable par la disparition progressive des échanges papier.
D’un autre, on se demande tout de même où tout cela va me- ner, car les trois ingrédients qui fondent actuellement le marché de la signature électronique en France forment un cocktail ex- plosif.
Le premier de ces ingrédients est l’absence quasi totale de moyens d’identification fiable à distance en France, surtout qui soient rai- sonnablement répandus et à la portée du plus grand nombre.
« double authentification » en béton puisqu’on utilise d’une part l’adresse mail de la per- sonne (dont chacun sait qu’il n’y a rien de plus facile à fabri- quer) et d’autre part son numéro de mobile (dont il n’existe pas d’annuaire et que la personne en question vient juste de vous déclarer à distance), on peut être saisi d’un doute légitime sur l’identité du véritable signataire. Le second ingrédient est l’op- portunisme des prestataires dit « de confiance », selon leur ap- pellation officielle, qui commer- cialisent ces services de façon insuffisamment transparente. Car si la signature électronique paraît facile « vu de l’extérieur », elle repose en réalité sur des in- frastructures techniques com- plexes. Alors pour rassurer le chaland, on brandit des certifi-
non – être certifiée conforme à des standards ou des normes qui en garantissent la qualité.
Le troisième ingrédient est une jurisprudence qui peine à se trouver, car tant les magistrats que les conseils sont perdus dans ce maquis technico-juridique illisible et se raccrochent la plu- part du temps à des branches douteuses dont il ne sort pas des décisions très structurées.
Pour les professionnels qui re- courent à la signature électro- nique, l’enjeu économique risque de devenir substantiel dans les temps à venir. Car la signature électronique, c’est comme la pandémie, plus il y a de per- sonnes touchées et plus se mani- festent de cas graves, c’est-à-dire de contentieux pathogènes et de mauvaise foi.
Alors que faire ? Inverser la ten-
a posteriori l’identité du signa- taire, exiger plus de transpa- rence de la part des prestataires ou encore se donner la peine de produire aux juges des dos- siers dignes de ce nom au-delà du fameux « fichier de preuve ». Rappelons en effet que ce fichier technique atteste de la réalité de la transaction, mais reste tout de même un peu court pour dé- montrer qu’une personne conve- nablement identifiée a consenti à un acte. Car il ne faudrait pas oublier trop vite que la signature électronique est avant tout une « signature » au sens juridique, dont les deux fonctions essen- tielles définies par le Code civil sont d’identifier l’auteur d’un acte et de manifester son consen- tement aux obligations qui y sont contenues. n
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décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
’il y a un service numé- Car, à titre d’exemple sur les lé- cations qui ont parfois fort peu dance n’est évidemment pas rique qui a profité de la co- gendes urbaines qui circulent de rapport avec le service de une option. Mais remettre du vid, c’est bien la signature en la matière, lorsqu’on vous ex- signature électronique en ques- bon sens dans tout cela pourrait électronique. Confrontés plique très sérieusement que le tion, alourdi de multiples com- en être une, avec des mesures
à la limitation drastique des dé- système mis en place jouit d’une posantes dont chacune peut – ou consistant par exemple à vérifier
]]></page><page Index="105" isMAC="true"><![CDATA[LES DOIGTS D’ARGENT
Chaque année je crée des tableaux qui content l’époque sur 10 thèmes réguliers et ils dessinent l’actualité grâce aux mots que je collecte semaine après semaine dans les médias. Mon étonnement est là. À chaque fois, je reste perplexe et songeuse car le lexique est violent : écocide, attentat, féminicide, casseurs, ensauvagement sont des mots majeurs, dominants. Un lexique sombre s’y ajoute : chômage partiel, précarité, campement, solitude...
le regard sémantique
expressions
  jeanne
bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
Dans notre monde incertain et en basculement, on peut donc être heureux de lire malgré ces mots angoissants quelques beaux mots.
Mais souvent, ils passent inaperçus comme des courts éclairs de lumière dans le reste du vocabulaire. Dans une collection annuelle de 10 tableaux et 1000 mots, ils n’autorisent que la création d’un tableau. Un seul. Et ce chaque année. Toute beauté de la langue au- rait-elle disparu?
Oui, un peu hélas, les beaux mots chaque année sont peu présents et peu porteurs de
sens. Ils semblent être là comme des taches de couleur juste disséminés pour divertir.
Les voici en période de fête. Les mots qui génèrent sourire ou douceur. On y parle d’étoile, d’une fantaisie célébrée et de doigts d’argent. Pour la beauté du geste, il nous faut vivre l’esprit léger nous dit ce ta- bleau de la fin 2019. Nous devons donc par instant avoir l’esprit papillon, être un brin bohème, un brin rebelle. Au bord de l’eau, nous devons toujours savoir voir la vie en rose nous confirme cette boule de mots enlacés. Ainsi le lexique charroie des ex-
« Beaux mots », Jane Bee, 2019 pressions simplement belles que l’on aime
entendre, car elles consolent, nous bercent ou nous caressent l’oreille.
Rarement ces mots sont couleur de bru- me, ils envoûtent juste par leur son : désir ? Ou bien, ils nous font rêver à jamais car indémodables, ils égrènent l’art, le rêve, la mer, la lumière. Des mots essentiels. Plus, même, ils incarnent des mots indispen- sables. Tout comme la poésie, ils font par- tie de notre hygiène de vie, hygiène de vue et sauvent nos cœurs et nos esprits. n
ecoreseau.fr décembre-janvier 2021
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]]></page><page Index="106" isMAC="true"><![CDATA[expressions
les mots de la fin par Marie Grousset
 [ la différence ]
Bien que les termes xénophobie et racisme aient surgi à peu près au même moment en France, c’est-à- dire au début du xxe siècle,
il s’agit bel et bien de deux mots qui revêtent deux sens différents. La xénophobie désigne le rejet et la haine de l’étranger, alors que le racisme vise les origines et l’apparence physique de la personne. Une différence ténue mais qui reflète malgré tout la bêtise humaine dans son ensemble.
[ le saviez-vous ? ]
   Eat your peach
Les anglophones ont de nombreuses expressions qui marquent la nécessité de vivre leur vie pleinement, mais aucune n’est aussi représentative de cet état d’esprit que la fameuse eat your peach soit « mange ta pêche ». En somme : la vie est comme une pêche. On la croque à pleines dents, on se retrouve couvert de jus, mais c’est si bon qu’on ne pense même pas à s’en plaindre.
  Malodorant
[ Le mot du mois de frimaire ]
ET bruyant !
Yakuza
Le putois nous cause bien des tracas. Ce petit animal malodorant a même engendré une expression encore souvent utilisée de nos jours : crier comme un putois. La raison est assez simple : le putois, craintif, pousse des cris stridents dès qu’il se sent menacé. Rien à voir avec la douce moufette du film Bambi. Disney
nous aurait-il menti ?
[LEMotlepluslong]
Connus pour être des sortes de gangsters/mafieux japonais, les yakuzas n’ont rien de noble, et c’est d’ailleurs le constat à faire pour peu que l’on s’attarde un peu sur l’origine du mot. Le yakuza tire son nom d’une combinaison du jeu de cartes Oicho-Kabu. La somme du huit, du neuf et du trois (Yattsu, Kyu, San) donne une main perdante. Le yakuza est donc un per- dant, un bon à rien, souvent associé à des activités douteuses, voire criminelles et meurtrières.
言幺馬長月心刂八宀辶
    Bien qu’il ne nous semble pas très long, le caractère ‘biang’ est le caractère le plus compliqué du mandarin et est désormais utilisé comme une punition pour les élèves retardataires. Il s’écrit : 言 (« parler », 7 traits), 幺 (« minuscule », 2 × 3 traits), 馬 (« cheval », 10 traits), 長 (« croissance », 2 × 8 traits), 月 (« lune », 4 traits), 心 (« cœur », 4 traits), 刂 (« couteau », 2 traits), 八 (« huit », 2 traits), 宀 (« toit », 3 traits) et 辶 (« marcher », 4 traits). Le Biang Biang est en fait un plat de nouilles et le caractère biang est si compliqué à écrire qu’il n’a même pas
été informatisé et a été remplacé par le terme bang !
[ les animots ] Le chien jappe... et le renard glapit. On se demande souvent à quoi ressemble le cri d’un renard, pourtant souvent entendu le soir pour peu qu’on habite près d’un sous-bois. Eh bien ce glapissement varie
en fonction de l’humeur du renard. La renarde en chaleur par exemple, pousse un cri strident et déchirant qui n’est pas sans rappeler nos propres cris de peur ou de douleur.
   106 | décembre-janvier 2021 ecoreseau.fr
RENDEZ-VOUS EN 2021 !
]]></page><page Index="107" isMAC="true"><![CDATA[                                    À vos côtés dans les moments clés
Parce que la vie est une histoire en mouvement et que vos besoins évoluent au fil du temps, nous nous en inspirons pour imaginer, à vos côtés, un immobilier adaptable aux modes de vie.
Parce que l’immobilier reste une valeur refuge, Marignan vous accompagne et vous aide à investir sereinement.
Marignan est un promoteur immobilier historique, qui opère sur le marché français depuis plus de 45 ans, dans les grandes métropoles.
PROXIMITÉ avec nos clients, nos partenaires, nos territoires et nos élus,
INNOVATION au service des modes de vie, de l’habitat, à l’échelle du projet et des quartiers,
MAITRISE de notre métier, de nos savoir-faire et savoir-être.
    Asnières-sur-Seine
marignan.immo
0 973 019 202
 ]]></page><page Index="108" isMAC="true"><![CDATA[                                Nous préservons plus que notre planète.
  Si nous sommes leader du recyclage en France, c’est parce que nous voulons préserver la planète pour les générations futures. Et cette mission commence aujourd’hui avec vous.
 Conception et réalisation : Nouvelle Cour
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