﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="224"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[ LES MAD SKILLS,
CES COLLABORATEURS QUI DÉRANGENT !
N°66 DÉCEMBRE 2019 JANVIER 2020
entreprendre | innover | positiver ecoreseau.fr
L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE
FACE À L’IA
EN CADEAU
L’HONORÉ, LE MAGAZINE DE L’ART DE VIVRE
À LA FRANÇAISE
BEL:4,90€-DOM/TOM:4,90€-NCAL/S590cfp-POL/S650cfp-CAN6,50$ca-MAR46MAd
L’ENTReEPRISE AUXXI SIÈCLE
CE QUI CHANGE, CE QUI COINCE, CE QUI S’OUVRE
découvrez LES LAURÉATS
3 chef/fes d’entreprise pas comme les autres
INVESTISSEMENTS
JEREMY RIFKIN
SON PLAN POUR SAUVER LE MONDE
PATRIMONIAUX
Bourse, placements, défiscalisation, dons & legs, locatif
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                 GAMME HYBRIDE LEXUS
L’ ALTERNATIVE HYBRIDE PREMIUM
  Gamme Lexus CT Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 4,1 à 4,4 et de 93 à 101. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 4,8 à 5,3 et de 108 à 120. / Gamme Lexus IS Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 4,6 à 4,8 et de 104 à 109. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 5,7 à 6,3 et de 130 à 144. / Gamme Lexus RC Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : 5 et 114. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 6,2 à 6,4 et de 141 à 146. / Gamme Lexus NX Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 5,6 à 6 et de 128 à 137. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 7 à 7,7 et de 159 à 174. / Gamme Lexus RX Hybride (dans la limite des stocks disponibles) : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 5,9 à 6 et de 132 à 134. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 7,8 à 7,9 et de 178 à 179. / Gamme Lexus RX L Hybride (dans la limite des stocks disponibles) : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : 6 et 138. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : 8,1 et 185 / Gamme Lexus
]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[                 LC Hybride : Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : 6,6 et 150. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : 8,1 et 184. / Gamme Lexus LS Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 6,2 à 7,1 et de 142 à 162. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 7,6 à 9,3 et de 171 à 209. / Gamme Lexus UX Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 4,1 à 4,5 et de 94 à 103. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 5,3 à 6 et de 120 à 137. / Gamme Lexus ES Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 4,4 à 4,5 et de 100 à 103. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 5,2 à 5,6 et de 119 à 128. *Vivez l'exceptionnel.
                    ]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[              éditorial
   Olivier Magnan
Rédacteur en chef
DPetite lettre entre ami/es
le chat de
Jean-Baptiste
Leprince
fondateur & directeur
de la publication
   ix rendez-vous en 2019 lauréates emblématiques des 4e Tro- que clôt ce numéro dé- phées Optimistes créés en 2016. Que cembre-janvier de fin le jury indépendant ait désigné deux d’année et de nouvel dames cette année pour recevoir les
an, une année dans le monde et en deux prix n’est peut-être pas un ha-
France, beaucoup plus de lecteurs/ trices, un bouquet de souhaits, de résolutions et d’espoirs en guise de message éditorial : pour son proche 7e anniversaire, ÉcoRéseau Business positive plus que jamais l’information tonique qu’il génère chaque mois à destination d’un pu- blic d’entrepreneur/es au sens large : entreprendre, c’est avant tout en- treprendre sa vie, alors que l’idée même de rebond à l’anglo-amé- ricaine est en train de chasser le vieux spectre de l’échec-impasse : en 2020, les Français/es vont créer da- vantage de start-up et de micro-en- treprises, et les TPE, PME, ETI, li- cornes et grands groupes toujours plus internationalisés vont s’inscrire dans le devenir des entreprises du xxie siècle : nous en donnons la pers- pective dans ce numéro transition. 2020, année de toutes les transitions et de tous les rebonds (page 20). Parlons-en des rebonds : vous dé- couvrirez dans ces pages les deux
ecoreseau.fr
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Fondateur & directeur de la publication
Jean-Baptiste Leprince
n RÉDACTION
redaction@lmedia.fr
Rédacteur en chef Olivier Magnan
comité éditorial Adam Belghiti Alaoui, Jean-Baptiste Leprince, Olivier Magnan, Romain Rivière
chroniqueurs Alto Avocats, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France, Christophe Combarieu, Arthur Cohen, Marc Drillech, Pascal Junghans, Julien Leclercq,
Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon, IsaLou Regen, Pierre Pelouzet,
Frédéric Rey-Millet, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, Cédric Ternois
sard: il s’amorce dans ce pays enfin la prise de conscience que la testos- térone n’est plus l’unique carburant des entrepreneur/es que l’on désigne désormais ici sous la forme inclusive de l’orthographe.
Cadeau ! Le magazine L’Honoré que nous vous offrons encarté dans ce numéro n’est pas seulement un sup- plément de fête. Il reviendra plu- sieurs fois dans l’année pour vous ouvrir à l’art de vivre à la française. Du tourisme au luxe, la France qui gagne reste un leader du raffiné et du bien-être et doit se souvenir, au mo- ment où un gouvernement jeune ose réformer enfin, que tout le monde doit récolter les fruits de son travail, actif ou pas, mais de toute façon ré- actif. Excellente année à toutes et à tous. Et un grand merci pour votre fidélité et enthousiasme. n
Jean-BaPTISTe LePRInce, FOndaTeUR & dIRecTeUR de La PUBLIcaTIOn OLIVIeR MaGnan, RÉdacTeUR en cHeF
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Jean-Marie Benoist, Jean-Baptiste
Chiara, Charles Cohen, Geoffroy Framery, Marie Grousset, Pierre Havez, Marc Hervez, Jean-Pierre Lagarde, Pierre-Jean Lepagnot, Julie-Chloé Mougeolle, Jonathan Nahmany, Guillaume Ouattara, Nicolas Pagniez, Patrice Remeur, Philippe Richard, Charlotte de Saintignon, Ariane Warlin, Murielle Wolski
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EcoRéseauBusinessestpubliépar LMedia RCS Paris 540 072 139
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commission paritaire CPPAP n° 0323 T 91730 dépôt légal à parution
numéro ISSn 2609-147X
Imprimé en France par Léonce Deprez, ZI le Moulin, 62620 Ruitz
Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans ÉcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est inter- dite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas respon- sable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.
Ce numéro comporte un supplément « L’Honoré » offert de 100 pages sur une partie de la diffusion (diffusion France payante, diffusion gratuite quali- fiée, abonnés) jeté sur la 4ème de couverture.
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                                              ecoreseau.fr dec. / Jan 2020
| 5
]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[                20
  46
   galaxie
6 briefing de l’optimisme 12 the green life®
14 briefing économie
40 briefing innovation
42 décryptage Un colloque en toute(s)
intelligence(s) !
pratique
BOÎTe a OUTILS
Business guides et enquêtes utiles aux créateurs et dirigeants
créer aujourd’hui
46 Les avocats sont aussi des coachs d’entreprise
business guide
52 Immobilier d’entreprise : ce que les sociétés cherchent, ce que les promoteurs conçoivent
56 MIce, congrès et séminaires : des lieux inoubliables, jusqu’aux musées
62 Flottes d’entreprise : pourquoi les véhicules de direction doivent jouer la carte verte
66 briefing rh & formation
69 manager autrement Madskills : la singularité devenue norme ?
70 carrières & talents MBa : comment le financer
72 carrières & talents Le « patron du bien-être », nouveau métier, vraiment ?
vie privée
74 culture & co 76 essais autos 78 l’art du temps
patrimoine
VOS PLaceMenTS 2020
94 baromètre finance & marchés
98 baromètre patrimoine & fiscalité patrimoine
102 La Bourse, moteur de rendement
104 Placements et épargne : assurance vie
contre PeR, que le match commence ! 108 dons & legs : les associations
dans la tourmente fiscale
114 Les principaux plans : payer moins d’impôts en se forgeant un capital
118 expressions
abonnez-vous P. 34, 54,, 106 et 112
38
     entreprendre
& innover
20 en couverture L’enTRePRISe
aU XXIe SIÈcLe
30 société Jeremy Rifkin : la troisième révolution industrielle sera 100 % renouvelable
32 l’œil décalé Pub : buzz contre Web, les marques ne décoiffent plus
34 réseaux Soignez vos réseaux (sociaux) avec le Social Media club
36 en immersion... Pequignet à l’heure de la reconquête
Trophées Optimistes 2019
38 Les lauréats 2019
6 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
   ]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[                                                    briefing de l’optimisme par Charlotte de Saintignon
galaxie
 l’onde positive
Thierry Saussez
Créateur du printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
  Aimez-vous
le chocolat ?
MON COUP DE CŒUR
... justement, c’est le chocolat. Je l’aime beaucoup. D’où ma visite du Salon du chocolat, qui s’est tenu du 30 oc- tobre au 3 novembre à Paris, Porte de Versailles. Que voulez-vous, il faut s’octroyer quelques plaisirs, surtout noirs (les chocolats), car il est avéré que la teneur en glucides et lipides du chocolat noir agit positivement sur le moral. Au fait, sachez que trois ou quatre mor- ceaux de chocolat servent admirablement de coupe- faim. C’est sa seconde vertu.
UN FILM M’A PLU
La belle époque de Nicolas Bedos. Le fils de Guy nous concocte là un scénario d’une finesse cinématogra- phique de grand talent. À travers lequel les Fanny Ardant, Guillaume Canet, Daniel Auteuil et autres Michel Arditti font honneur à leur métier. C’est un hymne à l’optimisme! L’idée: vous choisissez votre époque et une entreprise se charge de vous y replonger à coups de décors et d’acteurs/trices. Que ce film réus- sisse un carton au box-office ne peut que vous pousser à aller le voir, et ce succès me fait plaisir. Vous savez? L’idéal serait que vous alliez voir le film en mangeant... du chocolat noir.
UN DICTIONNAIRE M’A ENTHOUSIASMÉ
Vous connaissez Alain Rey, le linguiste, père du dic- tionnaire Le Robert. Cet aimable patriarche publie une édition « augmentée » de son Dictionnaire histo- rique de la langue française: dix siècles de voyage dans la langue (aux éditions Le Robert, naturellement). Que nous révèle-t-il, en dépit des tristes sires qui sou- tiennent le contraire? Que la langue française ne s’ap- pauvrit pas! Le français est parlé de plus en plus dans le monde, et pas seulement grâce à l’Afrique. L’occa- sion pour moi de rendre hommage à ce grand homme de grand âge qu’est Alain Rey (91 ans) dont le cerveau semble insensible à la perte neuronale...
NOTRE PROCHAIN ÉVÉNEMENT PARTAGÉ
entre le Printemps de l’Optimisme et ÉcoRéseau Bu- siness, Les entreprises où il fait travailler (avec Great Places to Work), d’une part, et son débat entre spécia- listes qui prouveront la réalité du bien-être au travail que contestent quelques esprits forts. Puis notre parte- naire décernera ses Trophées Optimistes, deux lauréat/ es choisi/es par un jury dont je fais partie. Les deux événements prennent place à la Fédération bancaire française qui nous accueille très exceptionnellement parce que la directrice générale de la Fédération a es- timé nos initiatives porteuses et positives. Merci à elle. Le palmarès ? Il est publié page 38. n
Se connecter au Printemps de l’Optimisme
www.printempsdeloptimisme.com
Rejoindre la Ligue des optimistes
www.optimistan.org
L’IMAGE
Le made in France Lrassemble
a 8e édition de MIF Expo, le Salon du Made in France, clôturée le 11 novembre 2019, a montré que le spectre du french bashing semble s’éloigner : pour preuve, la fréquentation du salon, passée de 15 000 visiteurs en 2012 à plus de 80 000 en 2019, et de 70 exposants à 570 en 2019. Tous les secteurs d’activités sont
concernés par cette croissance. Parmi les petits nouveaux sur le salon cette année, Brandt, spécialiste de l’électroménager, la marque françaises emblématique au damier bleu Lustucru, la marque de cosmétiques Le Petit Olivier... Les personnalités politiques se sont ruées vers cette « place to be », la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éco- nomie et des Finances, en tête, Agnès Pannier Runacher, inauguratrice de l’édition 2019 du Salon auprès de Fabienne Dehaye, présidente de MiF Expo. Mais le panel des « politiques » qui prônent le mif et visitent le salon est « hexagonal », de Marine Le Pen, François Baroin, Nicolas Dupont-Aignan, Bruno Retailleau au « marcheur » Mounir Mahjoubi et bien sûr Arnaud Montebourg, avec sa marque de miel Bleu Blanc Ruche. Le Salon donne d’ores et déjà rendez-vous en novembre 2020 Porte de Versailles. n
L’avenir appartient à ceux qui
savent réaliser leurs rêves
Franklin Roosevelt
             ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 7
]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
TOP 10
Les start-up préférées des candidats au recrutement
Classement 2019 LinkedIn Top Startup, palmarès des pépites tricolores qui attirent les meilleurs candidats basé sur les milliards d’actions des membres.
   le chiffre
+13%
Source : baromètre ISM-Maaf de l’artisanat
1
 Sézane
 confection et mode
 2
 Brut
 média en ligne
 3
Alan assurances
santé, sans paperasses !
4
  Payfit
 technologies et services de l’information
5
   Virtuo
  location de voitures, sans paperasses !
 6
Doctrine
moteur de recherche juridique
7
  Leavy
 loisirs, voyages et tourisme
8
   Listen Too
  cabinet de conseil en technologies de l’information
 9
Back Market
le reconditionné électronique en France
10
   Wemanity
  transformateur de sociétés agiles
  de créations d’entreprises artisanales en 2018.
Soit 177 500 entrepreneurs de plus.
L’artisanat représente 26 % des nouvelles installations
  Prendre (enfin) la vie du bon côté, mode d’emploi
La positive attitude, vous connaissez ? Voici six conseils de la Ligue des Optimistes pour vaincre le pessimisme ambiant qui sévit en France.
1 S’efforcer à la bienveillance
S’intéresser aux autres, leur accorder du temps, encourager son entourage, le féliciter aide à prendre la vie du bon côté. « Quand on est bienveillant, on fait du bien à son interlocuteur mais aussi à soi-même », rappelle Christophe Tricart, formateur et intervenant pour la Ligue des Optimistes.
2 Ériger ce qui va bien en priorité
Voir la moitié du verre vide plutôt que la pleine, c’est notre cerveau qui veut ça. « Notre cerveau a naturellement un biais de négativité, explique Yves de Montbron, consultant et secrétaire de la Ligue. C’est-à-dire que l’on retient plus facilement ce qui ne fonctionne pas.
Il faut placer en priorité les instants et événements sources de satisfaction. »
3 entraîner son mental
L’optimisme, ça se travaille. « C’est un peu comme des muscles qu’on entraîne pour faire du sport. Voir les choses du bon côté, c’est une discipline personnelle qu’il faut répéter. » On peut par exemple noter à la fin de sa journée trois réussites ou trois moments de bonheur. 4 Moins consommer de médias
Dans la plupart des médias, les catastrophes et mauvaises nouvelles s’accumulent. Pour repousser le spleen et encourager l’enthousiasme, Yves de Montbron conseille une « diète médiatique » valable pour les
médias et les réseaux sociaux, friands de bad news. Préférez lire des récits à conclusion positive, comme dans ÉcoRéseau Business !
5 Faire preuve d’humour
L’humour favorise les relations positives, aide à faire passer des messages, débloque même des conflits. Pour ceux qui se sentent peu à l’aise, quelques techniques s’avèrent utiles, comme « l’exagération ou la répétition ». Mais attention, ce n’est pas « distribuer des blagues à tout va. C’est plutôt utiliser des répliques au bon moment, avec parcimonie ».
6 avoir en tête que l’on peut toujours rebondir
Même quand ça va très mal, l’être humain possède la ressource vitale pour rebondir. « On connaît tous des gens qui ont divorcé, qui ont perdu leur emploi et qui sont plus heureux aujourd’hui. Il ne faut jamais perdre de vue que, quelle que soit la difficulté, le malheur n’est pas figé et l’avenir sait réserver plein de bonnes surprises. »
Amende salée mais revue à la baisse pour Amazon
Le géant américain vient d’être condamné par le tri- bunal de commerce de Paris à une amende de 4 millions d’euros, contre les 9,5 mil- lions demandés par Bercy. En cause? Des conditions désé- quilibrées pour les vendeurs présents sur la plate-forme: Amazon se réserve le droit de modifier les contrats à sa dis- crétion. Le tribunal a en outre condamné le leader mondial du e-commerce à modifier six clauses contractuelles jugées contraignantes pour les commerçants dans les 180 jours, sous peine de 10000 euros de pénalité par
jour de retard. Pour rappel, le chiffre d’affaires d’Ama- zon en France dépasserait les 6 milliards d’euros.
  8 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[ FAITES DES ÉCONOMIES, PRENEZ L’AVION.
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briefing de l’optimisme
  à lire
Orthographiez-moi !
Comment dire ou plutôt comment l’écrire ? Les manuels qui nous promettent se retrouver une orthographe soutenue sont tous remarquables, mais pêchent à
peu près tous par le même défaut : ils remettent sur le métier, comme disait Boileau, tout l’ensemble des règles de grammaire, de syntaxe et d’orthographe que leurs lecteurs, justement, ont mal assimilées (notez que je fais l’accord du complément d’objet direct
avec « règles » et non « ensemble »). Dès lors, pour utiles qu’ils soient, il n’est pas certain que le public adulte visé voie (subjonctif)
tout soudain s’éclairer des principes qu’il n’a jamais vraiment compris. La Boîte à outils de l’orthographe d’Aurore Ponsonnet, experte
au sein du si utile Projet Voltaire, ne figure
certainement pas parmi les moins habiles de
ces manuels, mais elle reste une grammaire
bis qu’agrémentent des vidéos. Alors, point
de solution ? Peut-être pas vraiment à l’écoute de nos lycéens/nes qui sont en train de se forger une novlangue, ni moins ni plus arbitraire que notre code académique. Le salut passera sans doute par une IA orthographique qui corrigera à la volée nos écrits, du mail au livre. Mais alors, l’IA se montrera plus « savante » que l’humain paresseux ! Car, franchement, l’orthographe française n’a rien de si compliqué si l’on veut bien l’apprendre en temps et en heure... om
La Boîte à outils de l’orthographe, pour améliorer vos écrits professionnels, Aurore Ponsonnet, Dunod.
70%
des consommateurs pensent que les petites entreprises offrent un meilleur service client
87%
des clients français interrogés considèrent que la rapidité à la première demande est essentielle
78%
prêtent particulièrement attention à la fluidité de l’expérience
73%
accordent de l’importance à un échange personnalisé
76%
sont prêts à soutenir les petites entreprises
56%
la bonne idée
Prime Macron, 2e round
Le constat En décembre 2018, face à une crise sociale sans précédent en France, Emmanuel Macron annonce la possibilité pour l’employeur de verser à ses salariés une prime exceptionnelle exonérée d’impôt sur le revenu et de charges sociales.
Le but : verser aux salariés dont la rémunération ne dépassait pas 3 Smic annuels
(53 944,80 euros en 2018), une prime d’un montant maximum de 1 000 euros. Un dispositif qui a connu un succès certain puisque la prime a atteint en moyenne
400 euros, a concerné plus de 400 000 établissements et environ 5 millions de salariés selon les chiffres du gouvernement.
L’idée La « prime exceptionnelle de pouvoir d’achat » est reconduite pour 2020. C’est le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2020 qui l’instaure. Exonérée de l’impôt sur le revenu, des cotisations et contributions sociales, distribuée à partir du début de l’année – la loi devrait être définitivement publiée
en fin d’année, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2020 –, cette prime est fiscalement très avantageuse, aussi bien pour les entreprises que pour les salariés. Cette fois-ci, quand elle relève d’une décision unilatérale de l’employeur, elle sera soumise à une condition supplémentaire : les entreprises devront mettre en œuvre un accord d’intéressement d’un à trois ans à la date de versement de la prime. Du coup, elles bénéficient d’un délai supplémentaire pour la verser : date butoir le 30 juin 2020, contre le 31 mars l’année précédente. Parmi les autres conditions imposées, la prime sera versée à un salarié dont le salaire est inférieur à trois fois le Smic brut.
Small data
L’impact de l’expérience client
   10 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
Étude Zendesk réalisée en septembre 2019 en partenariat avec Dimensional Research, analysant l’impact de l’expérience client sur les résultats des petites entreprises.
des consommateurs qui ont vécu une expérience client positive affirment avoir acheté plus de produits ou services en conséquence directe de cet échange
48%
d’entre eux ont recommandé ces produits ou services à une connaissance
75%
des clients français préfèrent le téléphone en cas de requêtes complexes pour avoir des réponses concrètes rapidement
 ]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[ Genoux
Responsable Pôle Études/ Enquêtes CCI France
débat en ce moment du statut de l’élu dans le cadre du futur texte de loi « En- gagement et Proximité ». Voilà de quoi susciter notre envie de sonder les chefs d’entreprise sur leurs rapports avec les maires.
Proximité entre entrepreneurs et édiles municipaux? Pas tant que ça, à en croire les 59 % de chefs d’entreprise qui estiment ne pas se sentir suffisamment entendus par le maire de la commune où leur entreprise est implantée. Ce sentiment est même encore plus pré- gnant dans le secteur de l’industrie: plus d’un entrepreneur sur deux (53 %) y regrette que sa parole ne soit pas du tout prise en compte.
Pas de querelles de clochers pour autant. Les bénéfices de la coopéra-
entreprise figurent la qualité du tissu économique (33 % des interrogés) et l’image du territoire (21 %).
La messe n’est donc pas dite. Car près d’un tiers des chefs d’entreprise souhai- teraient s’investir localement ou le font déjà. C’est le cas de 11 % des répon- dants. Les dirigeants des entreprises du commerce et des services, qui contri- buent au maintien de relations sociales de proximité, affichent même une plus grande appétence pour l’engagement local.
Et puisque, après deux mois de morosi- té, le moral des patrons remonte, souli- gnons que l’indicateur de l’optimisme repart à la hausse, gagnant 18 points. Une déclaration de confiance dans « la commune France » ? n
briefing de l’optimisme
galaxie
  à lire
Capitalisme : son « esprit malin » se meurt-il ?
Deux étonnants petits bouquins nous parlent chacun de l’avenir... du capitalisme. En France et dans le monde. Le modèle dominant dont opti- mistes comme pessimistes voient la « fin ». Pour l’un, Gilles Lecointre, en- trepreneur, chercheur, enseignant, essayiste, « le capitalisme se meurt... » Pour l’autre, Pierre-Yves Gomez, professeur à l’EM Lyon, essayiste, le ca- pitalisme spéculatif ne survit que par son « esprit malin ».
Tous deux disent la même chose: ce système détruit la planète, il faut l’ar- rêter dans sa course au chaos écologique. Ouf : les forces qui vont le chan- ger sont à l’œuvre. Pourtant, leurs démonstrations et les mots pour les soutenir ne sonnent pas vraiment à l’unisson. OM
Lecointre, un optimiste marxiste
Son ouvrage est préfacé par Geoffroy Roux de Bézieux, président du Me- def, et c’est dire beaucoup: Gilles Lecointre ne voit pas le malin à l’œuvre dans le capitalisme, il y décèle la fatalité des progrès technologiques, sources de mécanisation, donc de rendement, demandé aux classes ou- vrière et moyenne, consommatrices des biens produits et en lutte, au sens marxiste. Mais il y montre la vertu de ces mêmes progrès technologiques
– désormais pour lui la numérisation et l’intelligence ar- tificielle –, rédempteurs des forces destructives, agents de mutation de la société capitaliste vue comme le modèle universel et ses variantes. En récusant l’erreur marxienne qui croyait le modèle communiste salvateur, il discerne la mutation de la société capitaliste agie par « une forme de renaissance de la société » dont ces spectaculaires progrès technologiques libèrent l’énergie pour donner tout son élan à un « capitalisme immatériel » en train de basculer vers le « sens » d’un système économique au service du social. De quoi inspirer à Geoffroy Roux de Bézieux une
préface à son tour optimiste et pro domo qu’on lui connaît bien : « [Nos entreprises ont] la capacité de faire face [aux défis] et à s’affirmer comme des exemples de conduite du changement [...] L’entreprise est porteuse de solutions. »
Gomez, un pessimiste contrarié
Tout autre se veut le ton de l’auteur du fameux Travail invisible de 2013 où il dénonçait la financiarisation du travail à travers, entre autres, les fonds de pension américains. D’abord parce que son style, plus littéraire que ce- lui de son confrère, plus sophistiqué, forme un récit, celui du capitalisme spéculatif que Pierre-Yves Gomez fustige presque dans les mêmes termes que Gilles Lecointre, le marxisme en moins, en lui prêtant cette assertion trompeuse: «Les performances économiques et techniques effaceront les dettes du présent. » Or c’est justement ce discours du capitalisme en partie validé par Lecointre que Gomez récuse: il s’agit, soutient-il, d’un « récit », donc d’une « fiction ». Qui dit quoi? « Si l’homme est un être nuisible qui a dévasté la planète, il pourra sans problème être régénéré
et “augmenté” par les miracles de la technologie. » Assurément « malin », décrypte le prof de manage- ment, en jouant sur les deux sens du qualificatif: la ruse et le diable. Pour lui, le « salut » – sortir du la- byrinthe de la fuite en avant – est déjà en marche : le récit économique « malin » trouve ses limites dans la « vie réelle », celle qui porte une « parole », celle des « gens honnêtes » qui font « autrement ce qu’on leur demande de faire. » Pour notre essayiste, ceux et celles qui réagissent dans la vie réelle et exercent leur « bon sens » au travail « pour faire autrement », « commencent à voir leurs comportements se syn- chroniser, les ajustements sociaux se mettent en
place, les ressources se partagent, de nouveaux modes de valorisation s’instaurent. » Finalement, une dose d’optimisme dans un monde spécu- latif destructeur. om
L’après capital, le capitalisme se meurt, vive la social-économie, Gilles Le- cointre, L’Archipel.
L’esprit malin du capitalisme, Pierre-Yves Gomez, Desclée de Brouwer.
Jugement de valeurs
Maires et chefs d’entreprise, Nfaire cause commune
ous sommes à quatre mois tion et de la solidarité territoriale sont des élections municipales. nettement perçus par les entrepre- La nouvelle édition du Sa- neurs. Faire cause commune prend lon des Maires à Paris a fait tout son sens. Parmi les facteurs déter-
carton plein. L’Assemblée nationale minants pour le développement d’une
 Béatrice
 Retrouvez l’intégralité des résultats de la grande consultation sur
www.grandeconsultation.fr
  ecoreseau.fr dec. / Jan 2020
| 11
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[                                                                  galaxie
the green life®
Le numérique, gigantesque pollueur
p Écolo au bureau, gestes simples
  Les objets électroniques impactent férocement l’environnement. Leur fabrication consomme de l’eau, de l’énergie et des minerais non re- nouvelables comme l’antimoine, le zinc ou l’or... Le numérique mon- dial consommerait cinq fois plus de ressources naturelles que le parc
automobile français. Avec 4,1 milliards d’utilisateurs et 34 milliards d’appa- reils – téléphones, tablettes, ordinateurs... –, l’empreinte environnementale du numérique équivaut à un territoire de deux ou trois fois la taille de la France. Dans une étude publiée le 22 octobre, le cabinet d’experts GreenIT alerte sur l’évolution très rapide du secteur qui va doubler ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2025 et tripler ses impacts environnementaux. Le secteur risque donc d’aggraver la crise écologique s’il ne recycle pas ses produits. En France, par exemple, seuls 6 % des téléphones sont recyclés sur les 24 millions vendus neufs. n
p n’achetez plus de sapins vivants !
« Mon beau sapin, tueur des
forêts »... La tradition de Noël
génère un impact environnemental
désastreux, déforestation en tête.
Une étude de l’American Christmas
Tree Association pointe du doigt
l’industrie des sapins de Noël en
mettant en avant l’aggravation
du bilan carbone. En France,
plus de 7 millions de foyers ont
acheté un sapin de Noël en 2018.
Pourtant, parmi eux, seul un million ont choisi un sapin artificiel. Face à la sécheresse des sols et
aux menaces qui pèsent sur nos forêts, la solution passe-t-elle par les sapins artificiels ? Balsam Hill, qui propose plus de 200 modèles de sapins de Noël, joue la carte des imitations de luxe au plus proche du réel. Des sapins réputés écologiques, pratiques, anti- inflammables et presque éternels, la marque se veut l’alternance idéale aux vrais sapins. Reste à vérifier son recyclage.
p 4 bons réflexes pour réduire la pollution numérique chez soi
Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), un salarié du tertiaire produit chaque année entre 120
et 140 kg de déchets, dont les trois quarts de papier. Le salarié serait un papivore qui consomme « l’équivalent de trois ramettes par mois ». « 25 % des documents sont jetés cinq minutes après leur impression et 16 % des impressions ne sont jamais lues. Les impressions oubliées sur imprimante ou jetées sans être lues représentent 400 millions d’euros », chiffre l’agence. Mais les sources de gaspillage et
de consommation d’énergie se révèlent multiples. Pour réagir :
• Revoir les bases du tri : le
papier est souvent mélangé avec d’autres résidus, d’où des taux
de recyclage faibles. • Limiter l’impression de documents, les trois quarts de nos poubelles. Si vous devez vraiment imprimer, privilégiez les impressions en noir et blanc, en recto verso ou en mode brouillon, ou en préférant une police de caractères
« écolo ». Ecofont (téléchargeable gratuitement) utilise par exemple 20 % en moins d’encre et de
toner qu’Arial, avec une lisibilité
équivalente.
• Traquer les éléments inutiles comme les publicités, photos, espaces vides d’un document (en particulier pour les pages Web) avant impression.
• Abandonner gobelets, bouteilles et autres emballages jetables pour de la vaisselle réutilisable. En France, seuls 22 % des
plastiques sont recyclés selon les derniers chiffres présentés par l’association PlasticsEurope.
• Opter pour des lampes basse consommation ou des lampes à LED, ou pour une automatisation de la lumière et de l’eau.
• Nettoyer régulièrement les boîtes mail, éviter les mails trop lourds, les ordinateurs surchargés, ne stocker dans le cloud que le strict nécessaire. • Diminuer vos déplacements grâce au télétravail.
p Les Français/es presque prêt/es aux petits gestes
72 % des Français/es déclarent un intérêt accru pour les enjeux écologiques depuis quelques mois, peut-être sous l’effet des épisodes de canicule, de scandale sanitaire et autres incendies géants. Les sujets environnementaux progressent dans le débat public, avec une prise de conscience particulièrement forte chez les jeunes
(89 % chez les 18-24 ans, 80 % chez les
25-34 ans). La moitié d’entre eux se disent
prêts à modifier leurs comportements : éteindre la lumière en sortant d’une pièce (99 %), arrêter l’eau en se brossant les dents (98 %), trier
ses déchets (97 %), acheter des produits de saison (97 %), recycler
ses équipements numériques (96 %), éviter les produits en plastique
à usage unique (95 %) ou acheter en vrac (90 %). Ils sont même prêts dans leur majorité à consommer moins de viande (82 %), se passer de climatisation (82 %) ou envoyer moins de mails. En revanche, ils sont moins partants pour fabriquer leurs propres produits cosmétiques ou d’entretien (67 %), cesser de prendre l’avion (65 %) ou encore renoncer à leur véhicule individuel, ce que refuseraient près de la moitié d’entre eux. Source : sondage RTL/M6/Harris Interactive
  1 ne pas renouveler sans arrêt son équipement
coût de fabrication d’un ordiphone : 500 à 100 kg de gaz à effet de serre. Utilisation : 1 kg de GeS par an.
Source : educationdigitale.com
12 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
2 couper la box, ne pas la laisser en veille La nuit, pendant les vacances.
comme elle est souvent couplée
à la télé, basculer un interrupteur qui alimente les appareils est aussi simple qu’allumer ou éteindre. Les deux ou trois minutes d’attente pour la connexion se justifient.
3 Wifi plutôt que 4G Il est 20 fois plus
coûteux pour l’environnement de se connecter en 4G plutôt qu’en wifi : affaire d’antennes relais.
4 TnT versus box La box consomme
de la bande passante, occupée à 60/90 % par la vidéo. Moralité...
                  ]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[ EXPERTE EN SPORT MAIS PAS EN IMPORT EXPORT ?
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]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie par Charlotte de Saintignon Trophées H’Up
« Nous sommes près de 80 000 entrepreneurs handicapés en France »
L’association H’up créée par le serial entrepreneur privé de la vue Didier Roche, avec Pauline Arnaud-Blanchard, a remis le 4 novembre, pour la 2e année, ses trophées à six entrepreneur/es handicapé/es. En présence de Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, la cérémonie a fait salle comble au Carreau du Temple à Paris et a été suivie en live par près de 1 500 personnes.
3 questions à didier Roche, entrepreneur français aveugle depuis son enfance, président fondateur de l’association et des Trophées H’Up.
 Combien d’entreprises avez-vous créées sans le secours de la vue ? Aujourd’hui, je dirige 11 sociétés, restaurants et spas dans le monde, pour une centaine de salariés. J’ai notamment cofondé la chaîne de restaurants et l’institut de bien-être Dans le noir. Quand en 1995, âgé de 23 ans, j’ai voulu créer ma première entreprise, j’ai rencontré beau- coup de difficultés à cause de mon handicap, notamment de la part du monde bancaire et associatif. J’ai ensuite découvert que nous étions 35 000 entrepreneurs en situation de handicap – nous sommes près de 80 000 aujourd’hui – et tout au- tant à avoir essuyé les mêmes refus et humiliations. Avec trois associés, nous avons créé l’association H’up, le premier réseau de travailleurs in- dépendants handicapés en France pour représenter et accélérer la réussite des entrepreneurs en situa- tion de handicap.
Les lauréats
entrepreneure de l’année : Élise Mareuil, agapi
Élise a été éducatrice de jeunes
enfants durant quinze ans. Malentendante, elle a
cofondé en 2007 le groupe Agapi, qui décline le premier concept de
crèches écologiques
et solidaires à proposer une pédagogie de l’éveil à la
nature, des bâtiments et matériels respectueux de l’environnement et un lieu de sensibilisation des familles au développement durable.
entrepreneure expérimentée : nathalie Birault, Odiora
« Les trophées H’up constituent une belle leçon de résilience. Il
prouve qu’une personne
en situation de handicap
peut être créative pour entreprendre, se dépasser et réussir. »
Nathalie Birault, malentendante depuis l’âge de 12 ans, a suivi les
Beaux-Arts, puis s’est tournée vers la médiation artistique et l’art-thérapie. Sa société, Odiora, propose depuis
14 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
installé qui va les challenger, et du job coaching sur le handicap dans la vie d’entrepreneur. Aujourd’hui, nous avons 200 coachs et ex- perts-projets bénévoles et sommes d’ailleurs toujours à la recherche d’entreprises partenaires.
Pourquoi avoir fondé
les Trophées H’up ?
Avec l’association, nous faisons aussi du lobbying auprès des pou- voirs publics, sur la sortie de textes sur le handicap au travail notam- ment. Le handicap et l’entrepre- neuriat ont une existence législative toute récente avec la loi de 2016 sur les Travailleurs indépendants han- dicapés. Avec les trophées, nous voulons que le grand public s’in- téresse à un autre visage du han- dicap. Nous voulons récompenser et mettre en lumière des parcours d’entrepreneurs et des modèles de réussite. Nous avons reçu 170 dos-
siers, soit 42 % de plus qu’en 2018. Parmi les 9 finalistes, 4 parcours exceptionnels ont été distingués par le jury et deux nouveaux prix ont été décernés, le prix de l’entre- preneur international et le prix du public. Cette année, nous avons été débordés par le succès. Les tro- phées ont pris une autre dimension qu’il va falloir gérer. On réfléchit par ailleurs à des dotations pour les lauréats l’an prochain.
Quelles sont les actions
de l’association ?
La communauté H’up compte plus de 1 000 entrepreneurs dans toute la France et a reçu près de 500 en- trepreneurs en 2019. Nous accom- pagnons les entrepreneurs et les porteurs de projet qui sont han- dicapés ou le deviennent pendant leur parcours de chef d’entreprise pour les aider à développer leur business. Nous les aidons sur des problématiques de droit, de comp- tabilité, de management ou de communication. Par exemple pour les aider à se projeter dans leur bu- siness model en intégrant la dimen- sion handicap, mettre en place leur maquette de communication, les aider sur un point juridique... Cet accompagnement prend la forme d’un accompagnement collectif via du networking et des webinaires, et d’un accompagnement individuel par du mentorat assuré par un pair
quatre ans des bijoux amovibles
qui se posent sur les appareils
auditifs en quelques secondes et les transforment ainsi en accessoires de mode tendance. iCes bijoux aident les personnes malentendantes à accepter leur appareillage et permettent aussi d’ouvrir le dalogue sur la surdité avec bienveillance.
créateur :
Franck dothe, agrovet expertise Franck, membre du corps vétérinaire des armées au ministère de la Défense durant quatre ans, est victime en
2004 d’une fracture de la colonne dans un accident
de parapente. En 2017, avec le soutien de trois confrères vétérinaires,
il crée la société Agrovet expertise, une société
d’expertise spécialisée dans le domaine vétérinaire et agroalimentaire pour répondre aux problématiques
de réparation des dommages
dans les activités vétérinaires, sanitaires, agroalimentaires et environnementales liées aux animaux.
créateur en herbe :
Lyesse nabil atsi, Prox e-soins Chauffeur routier international pendant 10 ans, Lyesse est victime d’un accident. À 30 ans, sans emploi, confronté à son manque de mobilité
et impuissant face aux difficultés d’accès aux
soins en milieu rural, il décide de créer son entreprise avec sa compagne infirmière
pour proposer des locaux médicaux mobiles, équipés
en matériel médical et animés par des infirmiers, psychologues, psychiatres, assistantes sociales.
entrepreneur à l’international :
Éric Brun-Sanglard, B consulting
& development
Connu sous le nom d’« Éric B » ou celui
de « The Blind Designer », le designer aveugle,
Éric Brun-Sanglard était vice-président d’une agence de publicité
spécialisée dans le parfum aux États-Unis quand il perd la vue à 33 ans.
Alors qu’il est en train de rénover sa
maison, il doit la finir en état de cécité. En 2010, il décide de devenir architecte d’intérieur sensoriel. L’objectif : repenser les bureaux ou les domiciles pour améliorer leur performance et surtout le bien-être de leurs occupants en étudiant la mesure des espaces, la vitalité énergétique des couleurs et
en prenant en compte les bruits et les sons dans l’aménagement intérieur...
Prix du public :
Oksana Brard, Valparaiso
La jeune créatrice en herbe de
23 ans propose des kits de protections
hygiéniques, d’alèses et de lingettes réutilisables. Les
produits sont en coton biologique, adaptés à une position statique assise. Actuellement en
formation de décoratrice d’intérieur, Oksana Brard préside l’association Kondor qu’elle
a créée avec sa sœur en 2016 et dans laquelle elle œuvre pour l’insertion des personnes à mobilité réduite.
      ]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[  Parole
Pierre Goguet, président des Chambres de commerce et d’industrie France
« Les territoires qui se donnent le meilleur des avenirs sont ceux qui travaillent
en collectif »
briefing économie
galaxie
 nous sommes immergés,
sur votre stand au Salon des maires de novembre 2019, dans une sorte de vaste territoire bruyant, immense, où toutes
les problématiques des élu/
es municipaux/les et leurs prestataires se sont donné rendez-vous. au fond, c’est la thématique majeure de votre présence au Salon des maires : chefs d’entreprise et maires, même combat...
Oui, le thème est bien maires et chefs d’entreprise, entrepreneurs du territoire. Les deux. Ils sont à l’œuvre dans la construction de leurs écosystèmes territoriaux. Notre message, à nous CCI,
est qu’il faut qu’ils travaillent ensemble, plus demain qu’hier. C’est clair : dans les communes où les deux acteurs travaillent de concert, il se dégage un « plus ». La revitalisation des centres- villes, par exemple, sera bien plus réussie quand les deux s’en mêlent. Ce n’est pas toujours le cas.
Vraiment ? Élus/es et chef/fes d’entreprise n’engagent pas naturellement le dialogue ? Mais non ! Souvent, les élu/
es considèrent que les chef/
fes d’entreprise sont des responsables qui se débrouillent tout seuls, mais en réalité la coconstruction est la meilleure solution. Une étude récente montre que 60 % des dirigeant/ es d’entreprise estiment qu’ils/ elles ne sont pas écouté/es par les élu/es.
Mais eux-mêmes, elles-mêmes, vont-ils/elles vers les maires ? Pas suffisamment sans doute, c’est une contradiction : ils/ elles sont bien sûr très occupé/ es, mais quand vous leur donnez l’occasion d’une rencontre, ils/
elles viennent volontiers et sont force de proposition. J’encourage les élus locaux à s’intéresser aux écosystèmes des entreprises. Le paradoxe, c’est que les maires qui ont créé des observatoires du commerce pour la revitalisation des centres-villes ne se sont aperçu/es qu’ils existaient déjà... au sein des CCI !
est-ce à dire que les ccI sont plus que jamais le canal idéal pour ce dialogue ?
Aujourd’hui, le canal idéal n’est pas un réseau, c’est l’interconnexion des réseaux. Or les chambres de commerce et de métiers, c’est précisément une interconnexion de réseaux. Entre monde public et privé – ce sont des établissements publics –, entre TPE et grands groupes – avec leurs trois catégories commerce, services, industries –, entre métiers, entre territoires – nous sommes un réseau national au sein duquel les bonnes pratiques des chambres locales sont répercutées vers toutes les autres. On est en train de parler de ceux qui construisent les écosystèmes et s’y impliquent, avec des chef/fes d’entreprise qui prennent du temps bénévolement pour y participer. 7 500 professionnels, avec leur vécu et leur engagement qui sont peu ou pas utilisés. C’est bien dommage ! Et c’est là tout mon message : travaillons ensemble. Un territoire se montrera fort, capable de relever les défis si un vrai collectif fonctionne.
comment favoriser cet objectif de collectif ?
Ce n’est pas un objectif : nous sommes déjà dans le réel. Dans une grande partie du pays,
ça se passe déjà comme ça, heureusement. Les territoires
qui se donnent le meilleur des avenirs sont ceux qui travaillent rn collectif.
PROPOS RecUeILLIS PaR OLIVIeR MaGnan
Big Booster lance
 ça incube
une nouvelle formule
Après un an de pause, consacré à un audit en profondeur, l’accélérateur lyon- nais Big Booster a intégré les 72 start-up de la saison 4. Prochaines étapes : une visite de cinq jours à Boston pour les 20 finalistes puis le grand oral à Lyon en
mars 2020, devant un panel d’investisseurs. Le programme d’accélé- ration à l’international se concentre sur l’accompagnement « sur mesure » avec 90 mentors et experts recrutés chez les partenaires répartis dans quatre thématiques: la santé, le numérique, global impact et l’industrie intelligente. Cette 4e promotion est encore plus internationale que les précédentes, avec 43 jeunes pousses en provenance de 17 pays pour cette édition de relance. Pour mé- moire, les trois premières éditions ont vu passer 230 start-up, à l’origine de 450 créations d’emplois et 80 millions d’euros de fonds levés. La saison 5 a
d’ores et déjà été lancée.
p La mode et le luxe ont leur accélérateur
Quelques-uns des projets mode français les plus dynamiques de ces dernières années intègrent le premier Accélérateur Mode & Luxe. Parmi les 31 sociétés, Modetrotter, Bonne Gueule, Études, 1083, Marine Serre,
Ines de la Fressange, Rabih Kayrouz, Bangle Up... L’accélérateur lancé par Bpifrance réunit des entrepreneurs à la tête de marques de mode, mais aussi des façonniers et des distributeurs qui réalisent entre 2 et 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et ont au moins trois années d’existence. C’est le 33e accélérateur lancé par Bpifrance qui dispose d’un vivier de 250 consultants experts. Ces entrepreneurs disposent de 10 jours de conseils dans un parcours de douze mois. « Nous avons voulu être sur toute la filière avec des façonniers, des marques et des distributeurs numérisés pour qu’ils travaillent ensemble sur les enjeux du secteur comme l’anticipation, le recyclage, la production ou l’internationalisation », explique Guillaume Mortelier, directeur exécutif en charge de l’accompagnement de Bpifrance.
 ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 15
]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie
   apps au top
p Savr lutte contre le gaspillage alimentaire
En quelques clics, les professionnels de la restauration donnent leurs excédents à des associations. Mieux, ils se voient délivrer une réduction fiscale correspondant à 60 % de la valeur de leur don. Créé en 2019 par
Louis de la Barthe, Éloi Bevillard et Alexandre Dardel, Savr facilite la logistique et les questions sanitaires complexes liées à la collecte et au don de produits alimentaires. Elle assure des délais de collecte très rapides en partenariat avec Stuart. Et fournit en retour les associations qui ont déclaré leurs besoins comme la Société de Saint Vincent de Paul, La Chorba, l’association Aurore,
etc. Quelques chiffres éloquents : tous les ans, ce sont 10 millions de tonnes de nourriture qui sont gaspillées en France, 20 kg de nourriture consommable à la poubelle par an par habitant. Les palaces, groupes de restaurants, traiteurs ou encore restaurations collectives représentent à eux seuls 14 % de ce gaspillage alimentaire. Paradoxalement dans
ce même pays, c’est une personne sur cinq qui ne mange pas à sa faim
(source Secours populaire - 2019).
p Lumen, le dating pour les quinquas
Place à la nouvelle génération du
dating : Lumen, solution de rencontres
pour les + de 50 ans, débarque en
France. L’app, lancée aux États-Unis
et au Royaume-Uni il y a 10 mois, a
déjà rencontré un franc succès avec
1,3 million de téléchargements. Fondée
par le Français Antoine Argouges,
Lumen aide les célibataires de plus de
50 ans, technophiles et actifs, de rencontrer des gens qui partagent les mêmes idées.
p deconseil compare les prix de l’électricité
Véritable assistant personnel 100 % gratuit, Deconseil propose aux particuliers et aux PME françaises de bien choisir leur fournisseur d’électricité et de faciliter la souscription. Depuis l’ouverture du marché, les Français choisissent l’offre la plus adaptée à leurs besoins. Mais
la multiplication des fournisseurs – il en existe plus de 30 – a créé la confusion. L’app créée en mai par Hang Chen aide les consommateurs à détecter leurs frais cachés, de repérer les pièges de certaines offres et d’économiser sur leur budget énergie. L’app remplace les téléconseillers par l’intelligence artificielle et accompagne les abonnés dans leurs démarches administratives (comme changer de souscription en toute simplicité en moins de cinq minutes). Deconseil est connecté au système d’Enedis et utilise ses données, comme celles des compteurs Linky, pour suivre la consommation des clients, avec leur autorisation.
Talkspirit fait de l’ombre
aux Gafam
L’Armée de Terre, Gîtes de France, SNCF, DHL France ou encore 20 Mi- nutes ont choisi le logiciel français pour simplifier les échanges entre leurs collaborateurs. Le discret réseau social d’entreprise Talkspirit, filiale du groupe Mandarina, éditeur de solutions logicielles pour les entreprises de- puis 2004, a su gagner la confiance de plusieurs entreprises pour devenir aujourd’hui un vrai contrepoids du marché pour les GAFAM. Utilisé par plus de 150 000 collaborateurs chez quelque 500 clients, Talkspirit propose une plate-forme tout-en-un qui regroupe les fonctions clés pour commu- niquer en interne, travailler en mode collaboratif et partager des informa- tions au quotidien. Récemment, elle a développé un chatbot qui répond de manière automatisée à toutes les questions pratiques que se posent les collaborateurs (ex: comment poser ses congés, quel est le numéro de TVA de l’entreprise, quel est le meilleur sushi près du bureau...). Une fois pa- ramétré, cet assistant s’active comme une conversation instantanée et est accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
peurecab compare les prix des VTc
Eurecab, c’est Booking ou Liligo pour les VTC et les chauffeurs indépendants avec une réservation en avance et immédiate directement via l’appli. Cette plate-forme de réservation des VTC et des chauffeurs indépendants compare les prix des VTC/Uber/taxis et donne toutes les infos sur
le chauffeur choisi. Eurecab les réunit tous, y
compris les grandes plates-formes comme Marcel ou Kapten. Objectif: l’appli créée par deux anciens de SNCF veut lutter pour la
conservation des droits des chauffeurs indépendants et de leur métier « artisanal ». Le chauffeur choisit lui-même ses tarifs et ses conditions de travail. L’app compte plus de 100 000 clients dans l’hexagone et plus de 600 chauffeurs actifs.
   mouvements
p Banque Palatine christine Jacglin,
55 ans, IeP Paris
est promue directrice générale
p compagnie des alpes (cda Loïc Bonhoure,
39 ans
est nommé directeur général adjoint
p crédit coopératif (BPce) Benoît catel,
56 ans, IeP Paris -
SKeMa Business School
est promu directeur général
p Fédération du service aux particuliers (FeSP)
antoine Grézaud,
46 ans
est nommé directeur général
p GO ! Épargne entreprise Benoît Magnier,
51 ans, dauphine
est promu président
GO ! Epargne entreprise vient de lever 1,2 million d'euros auprès du groupe Henner
p Keolis
Roland de Barbentane,
IPaG est promu président de Keolis Santé
p Kingfisher France (groupe Kingfisher)
alain Rabec,
54 ans
est nommé directeur général
p Mention
Jean-Philippe Baert,
55 ans, University of Hartford
est nommé président-directeur général
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16 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ THINKSHIELD, LA SUITE DE SÉCURITÉ
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]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie
p 10 décembre
France Innovation Meetings Rendez-vous d’affaires visio de la R&D et de l’innovation. RDV sur Internet.
p 10 et 11 décembre
Biofit
Convention d’affaires européenne dédiée au transfert de technologies et aux biotechs.
Parc Chanot, 114 rond-point du Prado, Marseille
Paris Open source Summit
Conférences et rencontres autour des technologies et innovation de l’open source.
Dock pullman, Paris
p 11 et 12 décembre Medispace
Congrès dédié aux transferts de technologies et au partage des expertises entre les industries du spatial,del’aéronautiqueetdela santé.
Le pin galant, 34 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, Mérignac
p 12 décembre
French Tech day
Salon de l’écosystème technologique et innovant de Nouvelle-Aquitaine. Palais de la Bourse, Bordeaux
p 17 décembre
Salon Totec
Les acteurs du tourisme et du voyage d’affaires qui aborde le thème des smart travel cities.
Pavillon Cambon, Paris
p 28-29 janvier
Museva
Le salon des privatisations des musées, monuments, salles de spectacle.
Carrousel du Louvre, salle Le Nôtre
p 30 janvier-1er février changenOW
e
3 éditionduplusgrand
rassemblement mondial des innovations pour la planète. Grand Palais, Paris
p 11, 12, 13 décembre
Simi, Salon de l’immobilier d’entreprise Vitrine du marché français de l’immobilier d’entreprise, lieu d’échanges, de débats et avant tout un grand rendez-vous d’affaires entre professionnels (lire dans ce numéro
p. 52).
Palais des congrès, Paris
p 16 au 17 janvier 2020
Salon du travail et de la mobilité professionnelle
Une gamme complète de solutions pour anticiper les évolutions économiques, accompagner la mutation des métiers, trouver un emploi, créer ou reprendre une entreprise ou encore changer de secteur, de région ou de pays (lire dans ce numéro p. 72) Grande Halle de la Villette, Paris
p 5 au 6 février 2020
Salon des entrepreneurs de Paris
Les outils et solutions de plus de 60 000 exposants. Le rendez-vous incontournable des entrepreneurs.
Palais des congrès, 2 place de la Porte Maillot, 75017 Paris
p 23 janvier 2020
Salon advent access Masters et MBa Salon des Masters, MBA & MS access MBA
pour mieux informer les étudiants des opportunités de MBA. Une série de plus de 50 événements dans le monde.
Meliá La Défense, 3 boulevard de Neuilly, 92400 Courbevoie
p 24 au 25 janvier 2020
epitech experience
119 projets étudiants dessinent les mondes de demain
du prototype à l’entreprise
À ce stade du cycle d’innovation, les étudiants entament la troisième phase,
la plus complexe, du projet : la phase d’industrialisation et de commercialisation. Alors qu’ils partent en stage de 3e année,
se préparent à passer leur 4e année à l’étranger, leur objectif est de passer d’un prototype à un projet/produit, peut-être future entreprise. Tous les outils, processus, procédures, méthodes de travail sont acquis pour y parvenir et répondre aux exigences des équipes pédagogiques qui assurent un suivi détaillé même à distance de l’avancement du projet. C’est l’Epitech Innovative Project (EIP).
Ce sont les « chefs-d’œuvre », fruits d’un travail en groupe de deux ans. Un vrai travail en équipe de niveau professionnel : imaginé, conçu, développé, formalisé, finalisé, marketé et souvent... commercialisé.
14-16 rue Voltaire, 94270 Le Kremlin-Bicêtre
18 |
dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
Médiation & entreprises Pierre Pelouzet
Médiateur des entreprises
Agir ensemble pour aider les chefs d’entreprise en difficulté !
Si vous me lisez réguliè- rement, vous savez que le Médiateur des entre- prises propose un service
confidentiel, gratuit et rapide à destination de tous les acteurs économiques, privés comme publics. Notre objectif ? Les ai- der dans une difficulté avec un client, un fournisseur, une ad- ministration ou encore une col- lectivité locale. Et cela marche formidablement bien car 75 % de nos médiations aboutissent à un accord entre les deux parties ! Malgré ces bons résultats, beau- coupdechefsd’entreprisenenous connaissent pas encore... Nous cherchons ainsi en permanence
des relais pour promouvoir notre service auprès de tous les acteurs. C’est pourquoi nous avons signé en octobre 2019 une convention de partenariat avec la Banque de France. Cet organisme dis- pose, depuis 2016, d’un réseau de 102 Correspondants TPE/PME pour aider les entrepreneurs en difficulté sur l’ensemble du terri- toire.
Échanges d’informations et de documentation, promotion des services rendus par chaque or- ganisation, communication conjointe auprès des dirigeants d’entreprise, sont les axes de notre collaboration. Cette syner- gie entre nos deux réseaux per-
met d’agir main dans la main et au plus près des besoins des en- treprises.
Un partenariat.
Deux engagements.
Les Correspondants TPE/PME de la Banque de France guident les entrepreneurs vers le Média- teur des entreprises qui fait dé- sormais partie de leur « boîte à outils ». De son côté, ce dernier s’engage à faire connaître le dis- positif de la Banque de France au- près des chefs d’entreprise.
Entrepreneurs, n’hésitez pas à vous rapprocher du correspon- dant TPE/PME de votre dépar- tement pour découvrir tous les outils à votre disposition. Vous aider est notre priorité ! n
Pour en savoir plus
partenaires
Pourdécouvriroure-découvrirnotreactivité,rendez-voussurlesitedu Médiateur des entreprises : www.economie.gouv.fr/mediateur-des-en- treprises/lactivite-du-mediateur-des-entreprises-presentee-la-presse
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[en couverture
  L’ENTREPRISE AU XXIe SIÈCLE CE QUI CHANGE, CE QUI COINCE, CE QUI S’OUVRE
entreprendre & innover
20 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[ Imaginer l’entreprise du futur, dans dix, vingt ou trente ans, relève d’une fu- turologie que ne gouverne
plus la seule statistique : projeter les tendances, comme les pros- pectivistes s’y employaient, ne suffit plus (lire la frise historique page suivante). Il faut désormais jongler avec l’imprévisible (Nas- sim Nicholas Taleb) et se rendre à l’évidence : les scénarios, ra- tionnels comme littéraires, se contredisent. Aujourd’hui, IA et robots, grande affaire des grands groupes, pataugent : une enquête d’IDC sur l’adoption de l’IA en entreprise, menée auprès d’orga- nisations mondiales, délivre un premier bilan pas si étonnant : « Une entreprise sur quatre voit 50 % de ses projets d’intelligence artificielle échouer. » L’avenir, pourtant, sera pavé d’adaptations réussies. Ritu Jyoti, vice-président auxStratégiesIAchezIDC,di- recteur de l’étude, persiste : « Les entreprises doivent adapter leurs employés, processus, technolo- gies et données afin de pouvoir tirer pleinement parti de l’intelli- gence artificielle. Celles qui le fe- ront profiteront d’un engagement accru des consommateurs, d’une meilleure compétitivité, d’un rythme d’innovation accéléré et d’une productivité en hausse. La mise en place d’une stratégie IA est donc indispensable pour pou- voir atteindre les objectifs de l’en- treprise... »
1 De t d o u t e s
À condition de centrer cette stra- tégie sur des compétences hu- maines revalorisées, aidées par une automatisation maîtrisée. « Mon sentiment est qu’on vit un effet de trompe-l’œil. L’attention est polarisée sur certains aspects numériques de l’usine du futur. Or le besoin réel n’est pas nu- mérique, il est manufacturier ! » affirme Maxime Hardouin, di- rigeant d’AeroSpline, PME de dix personnes, spécialisée dans la robotique collaborative – la cobotique. Il « rejette en bloc les fantasmes d’une usine du futur entièrement gouvernée par le numérique ». Son autoroute du futur est sillonnée de « cobots lé- gers, déplaçables, qui s’adaptent à l’environnement de travail et qui sont pilotés par les compa- gnons ».
L’entreprise ? Un cirque...
Tout aussi éclairante s’avère l’analyse de trois professionnels en entreprise, Clément Bérardi, Julien Eymeri et Francis Rous- seau, dont le livre, On ne dirige pas une boîte avec des camem- berts ! Manifeste pour l’entreprise du futur, paraîtra en février 2020 chez Flammarion. En substance, anticipe Clément Bérardi, la croissance, sélective, pilotera nos entreprises. À l’image de sa filiale Dalkia, EDF va travailler à abaisser la consommation éner- gétique, a priori contre son in- térêt intrinsèque. Mais le groupe
À quoi ressemblera l’entreprise en 2030 ? Réponse de PSA : numérisation et robotisation.
en couverture
entreprendre & innover
   Entre automatisation, numérisation, accélération
a déjà exprimé sa volonté d’ac- compagner la société à respecter l’environnement. « L’avenir, sou- tiennent nos auteurs, appartient aux entreprises qui, aux antipo- des des GAFAM qui veulent nous faire consommer plus, mettront en place des technologies de consommation moindre et plus qualitative. » Nos prospectivistes poussent à « repenser le pack en- trepreneurial»: y entrent la re- mise en cause de la rémunération exorbitante des dirigeants et l’op-
et robots accaparent la majorité des opérations de construction des véhicules. À quoi ressemble- ra l’entreprise en 2030 ? Réponse de PSA : numérisation et roboti- sation.
Vers un freelancing généralisé
Un peu court, peut-être, comme analyse des mutations du monde de l’entreprise. Pour Joël de Rosnay, écrivain, docteur ès sciences et volontiers prospec- tiviste, « la structure même des entreprises est amenée à chan- ger avec, notamment, une mon- tée en puissance du travail des indépendants – 44 millions aux États-Unis ». Un constat que partage le chercheur en écono- mie Yann Moulier-Boutang. Lui évoque un « troisième âge du sa- lariat » à venir, avec le déploie-
timisation fiscale outrancière, la financiarisation de l’entreprise, parallèle à sa chaîne de produc- tion. Leur image? Le cirque, modèle de l’entreprise du futur: antithèse de l’approche pyrami- dale processée, le cirque privilé- gie la troupe en mode horizontal (le jongleur n’est pas supérieur au clown), fonctionne en mode transgénérationnel au rythme du spectacle. Et vous, comment voyez-vous votre entreprise au xxie siècle ? OM
ment d’emplois à temps partiel, de « micro-travail numérique ». En clair, un modèle de freelan- cing généralisé.
L’émergence ces dernières années des tâcherons du clic préfigure déjà cette mutation profonde des modes de travail. Des employés indépendants payés quelques centimes par de grandes compagnies du numé- rique pour abattre des opéra- tions répétitives, comme du trai- tement et du nettoyage de bases de données, des likes de photos ou de la création de faux profils sur les réseaux sociaux. Face- book le premier, en sous-trai- tant discrètement l’écrémage des images insupportables à des OS sous-payés et marqués à vie, sacrifie à une robotisation hu-
e vastes entrepôts d’un blanc immacu- lé. Des voitures dont la construction s’en-
clenche par la signature d’un contrat électronique, quelque part, par un client. Des pièces détachées qui se commandent automatiquement et sont livrées par des camions autonomes. Des robots qui déplacent des pièces lourdes à travers des entrepôts entièrement numérisés : bienve-
nue dans l’usine du futur made in Groupe PSA.
Dans un court clip vidéo dif- fusé sur Internet, l’entreprise dévoile ses grands projets pour la numérisation de ses processus de production. On y comprend que le Groupe PSA définit l’usine du futur comme « l’alliance de la technologie et de l’humain au service de la flexibilité ». Pour- tant, les opérateurs semblent re- layés au second plan. Machines
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]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
Du passé à l’avenir de la futurologie OLIVIeR MaGnan
L’anTIQUITe
Le passé du futur
XVIIIe SIecLe
L’histoire, socle du futur
De la SF à la
Les progrès techniques donnent naissance
à une voie littéraire,
la science-fiction :
la multiplication
de « tableaux du
futur » s’ancrent
dans les œuvres de Jules Verne (mort en 1905, remarquable futurologue), d’Aldous Huxley (disparu en 1963) ou George Orwell (1984 fut publié en 1948, il a suffi d’inverser
les deux derniers chiffres de l’année). Elon Musk (Tesla, Space X) s’en inspire. Ray Kurzweil, héraut du transhumanisme,
   Dans l’Antiquité, ce futur passait par la médiation de la religion, d’un mage. C’est vrai pour notre présent : la science, un calculateur, un technocrate sont autant de médiations. Mage, chamane, augure existent de toute éternité : ils/elles sont toujours parmi nous. Le chamane « voit » par la transe, les prophètes bibliques étaient à l’écoute du dieu unique, l’astrologue lit dans
les étoiles, l’augure dans les entrailles. Nos modernes futurologues lisent, eux, dans le passé. n
L’Italien Giambattista Vico (auteur de
La Science nouvelle,
1744) se fait l’écho d’un concept nouveau, le progrès des sociétés humaines dans un monde corrompu voué au déclin.
Le philosophe français Condorcet n’achèvera pas,
lui, en 1794, son Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain. Son«futur»?
Une « Dixième époque » radieuse...
La référence
scientifique à l’histoire va inspirer une
« prospective » chez Hegel et Marx, qui se veut scientifique. Cette pratique de l’histoire associée au progrès autorise la « prévision », si
possible justifiée. Ce fut la démarche,
à la fin du xviiie
siècle, d’un Louis-Sébastien
Mercier, dont L’an 2440 est bien oublié :
il y mesurait les progrès politiques et sociaux à venir dans le siècle des
  L’« à-venir » et le futur n’ont pas toujours existé dans la tête
humaine. Futurus, du verbe être latin (esse) n’était jamais que la forme au participe
du verbe (futurus, a, um) : ce qui sera. On
en fit vite un adjectif : futurarum rerum, les choses qui seront. Et un mot : (le) futur.
Lumières. n
 maine dénoncée entre autres par les enquêtes de l’équipe d’Élise Lucet (Cash Investigation). Cette prévision du freelancing généralisé n’est pas sans poser de questions sur les lieux où s’exercera le travail dans l’en- treprise de demain : des espaces éclatés, protéiformes, réunissant des travailleurs par pôles de compétences davantage que par entreprises de rattachement. Le coworking en offre les prémices. D’autres questions se posent sur les nouvelles formes de manage- ment qui émergeront de cette ré- invention des modes du travail. Si l’emploi salarié et fixe avait favorisé le développement d’un management vertical, les mana- gers de demain seront davantage des chefs d’orchestre, capables de faire collaborer entre eux plusieurs nomades de l’emploi.
La fin des GAFAM ?
Au-delà de la reconfigura- tion du salariat, l’entreprise du xxie siècle verra aussi un pro- fond bouleversement de ses
processus de production. Dans les usines, par exemple, les exosquelettes (sortes de grosses armures portées par des opéra- teurs pour soulever des charges lourdes) commencent à faire leur apparition. La Poste, Ford, Renault, les leaders du BTP ou encore la SNCF ont commencé à implémenter ces outils d’aide au quotidien de leurs employés. Mais le marché reste balbu- tiant avec quelques milliers de pièces vendues chaque année. D’ici à 2025, ce sont près de 100 000 exosquelettes qui devraient être commercialisés tous les ans selon le cabinet de conseil stratégique ABI Research. Le DRH de Bouygues BTP a bluf-
fé récemment ses commensaux lors d’une soirée organisée par l’UTC de Compiègne à Paris : en complément des exosque- lettes en expérimentation sur les chantiers, des coques qui soutiennent les bras de compa- gnons, en position haute, ame- nés à visser ou percer, existent et sont expérimentées...
Mais se pencher sur les en- treprises en 2030, c’est aussi se demander quel avenir les GA- FAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) se taille- ront dans nos sociétés au nom, pour l’heure, de leur superpuis- sance hégémonique incontes- table. Or, plusieurs événements sont en train de fragiliser ces
colosses. La législation, tout d’abord. L’Union européenne a montré en mai 2018 avec l’ins- tauration du RGPD, Règlement de protection des données per- sonnelles, que plusieurs États étaient en mesure de sceller des accords pour lutter contre les dérives de ces superpuissances.
En outre, la fragilisation des GAFAM pourrait aussi pro- venir de l’intérieur. Si Google apparaît toujours en 2019 en se- conde position des entreprises préférées des jeunes diplômés dans un classement Univer- sum, plusieurs événements ont fait trembler la Silicon Valley : fin octobre 2019, 250 employés de Facebook ont adressé une lettre à Mark Zuckerberg pour dénoncer les dérives du système publicitaire de leur enseigne et les fausses informations qu’elle aurait diffusées. Les employés accusent le site de « permettre aux politiciens de militariser notre plate-forme en ciblant les gens qui croient que le contenu affiché par des personnalités po- litiques est digne de confiance ». Une défiance inédite pour le
Les lieux où s’exercera le travail dans l’entreprise de demain : des espaces éclatés, protéiformes, réunissant des travailleurs par pôles
de compétences davantage que par entreprises de rattachement.
     22 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[ XXe SIÈcLe
planification technocratique
visionnaire chez Google, publie son
« récit du
futur », comme son ouvrage de 2004, traduit sous le titre de Serons-nous immortels ? Inspiré par
sa projection des nouvelles technologies, lui-même créateur d’entreprises, il offre aux entrepreneurs
du présent les clés technologiques de leurs activités dans 20 ou 30 ans.
Cette « planification
XXIe SIÈcLe
IA et robotique : la disruption qui affole les boussoles de l’avenir
en couverture
entreprendre & innover
    technocratique », comme la nomment les auteurs de la Paris Innovation Review
s’appuie sur le développement de la statistique et des sciences humaines, des
méthodes de gestion scientifique, des politiques publiques. Ces mêmes auteurs voient en Isaac Asimov la réunion de la SF et de cette planification. Dans Fondation, le scientifique et écrivain américain marie la
statistique à la façon du GosPlan soviétique : la psychohistoire.
Mais les statistiques prolongées dans
le futur ignorent l’impondérable. Nassim Nicholas Taleb (Le cygne noir, 2007) le démontre brillamment : un « cygne noir », c’est un événement fort peu probable, écarté par la statistique, mais qui se produit quand même (crises pétrolières,
fin de l’URSS, crise de 2008...). Pour Taleb, l’imprévisible est la règle. n
La disruption, puisqu’il faut l’appeler par son nom, comme La
Fontaine disait de la peste, laisse entrevoir que des événements majeurs vont arriver. Intelligence artificielle et robotique brouillent les cartes divinatoires. Aujourd’hui,
les prévisions/ prédictions peinent à pré- dire les impacts sur le travail
et les modèles sociaux. Aucun
« consensus » ne se dégage des
rapports, des études académiques et des livres de vulgarisation : du pire au meilleur et un cocktail des deux.
Il faut lire ceux
qui donnent de
la crédibilité à la futurologie, tel Yuval
 réseau social mais qui n’est pas sans précédents dans l’univers des géants. En avril 2018, par exemple, 3 000 employés de Google avaient dénoncé le « pro- jet Maven » : une intelligence ar- tificielle développée par l’entre- prise pour le compte de l’armée américaine.
À ces fragilisations internes, d’autres attaques plus inatten- dues viennent se greffer. La sé- natrice démocrate Elizabeth Warren plaide pour un déman- tèlement des géants techno- logiques. « Les grosses entre- prises technologiques ont trop de pouvoir sur notre économie, notre société et notre démocra- tie », écrit-elle sur son blog. La sénatrice souhaite une trans- formation de ces entreprises en services publics et l’annulation d’acquisitions majeures (What- sApp par Facebook ou YouTube par Google, par exemple). Il- lusoire ? Voire. Des précédents s’éparpillent dans l’histoire des États-Unis, comme le déman- tèlement d’une trentaine de fi- liales de Standard Oil en 1911 (Sherman Act) ou l’éparpille-
D’ici à 2025, ce sont près de 100 000 exosquelettes qui devraient être commercialisés tous les ans selon le cabinet de conseil stratégique ABI Research
Noah Harari (Homo Deus et 21 leçons pour le xxie siècle) ou ce tout nouveau trimestriel intitulé Yggdrasil,
sans oublier La brève histoire du futur du physicien américain Michio Kaku. Au fait,
aventure est bâti sur ad venturus, ce qui s’en vient. L’avenir de nos sociétés, de nos entreprises,
de l’homme et, par la force des choses, du monde qu’il « disrupte » est vraiment une aventure... n
pour l’heure, une étude TNS Sofres a montré que seuls 27 % des salariés se sentent tout à fait à l’aise avec le numérique. L’enjeu majeur des organisa- tions pour les années à venir s’avère bien celui d’une transi- tion numérique réussie. L’objec- tif est double. D’une part, que tous les salariés maîtrisent les outils numériques nécessaires à leur activité, pour simplifier leurs missions et accroître leur productivité. D’autre part, cette transition numérique doit don- ner aux entreprises les armes né- cessaires pour faire face à l’ava- lanche de données qui devrait débouler dans les années à venir. Pour Benoît Eynard, ensei- gnant-chercheur à l’Université de technologie de Compiègne, UTC, « l’objectif majeur d’une transition numérique est de faire progresser ensemble tous les ac- teurs d’une entreprise pour faire évoluer le collectif ». En clair, la transition numérique d’une en- treprise est un phénomène à ap- préhender de manière globale. Il ne s’agit pas de la limiter à un service ou à un process.
   ment d’At&T en huit compa- gnies (1982)...
Autre grand questionnement d’une remise en cause radicale : ne faudrait-il pas envisager l’entreprise en 2030 en dehors du système capitaliste ? Pour l’universitaire Immanuel Wal- lerstein, auteur de Le capitalisme a-t-il un avenir ? il est « impos- sible d’imaginer que le capita- lisme va poursuivre son chemin. J’annonce sa mort prochaine » (lire dans ce numéro, page xx, la critique de deux livres puissants qui s’attaquent à imaginer le fu- tur du capitalisme retoqué sans révolution). Les raisons avancées par Wallerstein ? La diminution progressive des capitaux, la sup- pression massive d’emplois due à l’automatisation et surtout l’urgence écologique. Pour lui, les dérèglements climatiques en-
gendreront des vagues massives de réfugiés qui déstabiliseront totalement les marchés écono- miques mondiaux.
La transition numérique, clé de voûte de l’usine
du futur
Si toutes ces mutations et trans- formations paraissent loin- taines, une véritable révolution est, elle, bien engagée : la révo- lution numérique. D’ici à 2020, chacun/e d’entre nous créera au quotidien 1,7 mégabyte de don- nées. Et 90 % de celles actuel- lement stockées ont été créées au cours des deux dernières années. Autant dire que les thé- matiques de stockage, gestion et analyse de ces données massives représentent un enjeu majeur pour les entreprises aujourd’hui et dans les années à venir. Or,
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]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
D’accord pour Sandrine Hiri- goyen, fondatrice de Digitall Conseil, une agence bordelaise spécialisée dans la transition nu- mérique : « Dans tout processus de transformation numérique, il faut mettre en place une métho- dologie transversale. Mener à bien un diagnostic de l’ensemble de l’entreprise pour comprendre l’organisation systémique sous- jacente. Ensuite, on peut tra- vailler sur des services ou des acteurs très précis en ne les iso- lant pas et en se rendant compte de l’impact qu’une décision aura sur l’ensemble du système. » La numérisation totale du service comptable d’une entreprise aura forcément des conséquences sur
rencontré à de multiples reprises au sein de son cabinet.
La numérisation exige
un état des lieux
Comme chez ce grand fabri- cant de meubles de cuisines et de salles de bains où son agence est intervenue. « Après l’instal- lation d’un ERP, logiciel censé centraliser tous les services de l’entreprise, les salariés étaient à bout. Le logiciel ne répondait pas à leurs besoins métiers et l’ensemble des paramétrages n’avait pas été menés à terme. » Les équipes de Digitall Conseil passent alors 18 mois à se pen- cher sur le fonctionnement des services. Réalisation d’inter-
augmentation au seul travail de transition, mais il est clair que la mise en place de ces nou- veaux outils a simplifié le travail des salariés. Certains services surchargés qui prévoyaient d’embaucher pour faire face à la montagne de travail qui s’ac- cumulait ont pu facilement tout traiter avec les nouvelles plates- formes numériques. » Au détri- ment de l’emploi, certes. Mais une entreprise qui alourdit ses charges risque au final bien plus de licenciements que de non-re- crutements.
L’accélération
pour rester sur place Franchir le pas du numérique a beau ressembler à une exigence, bon nombre de grands groupes français ou des filiales de su- perlourds étrangers achoppent à sa mise en œuvre pour deux raisons : elle doit s’intégrer dans desprocessqu’ilestimpensable de suspendre dans le flux de production. Et se penser glo- balement en amont comme l’a montré Sandrine Hirigoyen. Pour Gilles Zuberbuhler, pré- sident de la filiale française de WeylChem, groupe interna- tional de chimie verte, l’enjeu de la transition numérique est concret. Sa problématique ma- jeure est l’interconnexion et l’interprétation des données. « Le numérique est déjà très présent dans notre industrie, et l’enjeu aujourd’hui, c’est d’aller plus loin. Or, nous cherchons à imaginer comment connecter les données collectées dans nos systèmes pour la conduite de procédés avec d’autres pour pré- venir les pannes et assurer une bonne maintenance de nos ins- tallations. » Pour le président de WeylChem, « la transition nu- mérique ne peut réussir qu’avec le personnel ».
Franck Papon, Business De- velopment Manager au sein de Bosch Rexroth France, se montre bien d’accord. « Chez Bosch, l’ef- fort de transition numérique a débuté en 2012, sous la forme de groupes de travail. Nous avons réuni l’intégralité de nos colla- borateurs dans nos280 usines pour recueillir leurs idées et leurs besoins dans le but d’amé-
liorer les lignes de production. » Ces remontées du terrain ont ensuite été analysées par des bu- siness units, et des projets pilotes ont été mis en route dès 2014. « Après analyses, quand les pro- jets étaient rentables et efficaces, nous les avons déployés sur da- vantage d’usines. » Une méthode. Que complète cette dernière idée en date: le développement d’une usine 4.0 où de multiples objets connectés communiquent entre eux pour remonter et analyser des informations. Entre véhi- cules à guidage automatique, robots collaboratifs et solutions de maintenances prédictives, les sites de production de l’entre- prise se veulent à la pointe de la modernité. Plusieurs tests sont en cours pour le déploiement de tablettes tactiles par lesquelles les opérateurs accèdent en temps réel à un flux de données des machines de production. Chez Thyssenkrupp, l’ascensoriste a déjà programmé la mobili- té au sein des immeubles: avec l’abandon des câbles au profit de technologies de déplacement magnétique, les cabines monte- ront, descendront, fileront à l’ho- rizontale sans souci de moteurs ni de hauteurs des gratte-ciel. La science-fiction est servie.
Mais le chemin vers la tran- sition numérique a de quoi pa- raître sans fin. « Quand on a fini de changer, on a fini de vivre », prête-t-on à Benjamin Franklin. Alors au-delà même de la numé- risation inévitable et sans doute souhaitable (sans parler de l’es- sor de l’intelligence artificielle), l’entreprise de demain sera, à n’en pas douter, une organisa- tion en perpétuel changement, en constante évolution.
Un phénomène clairement théorisé par le philosophe Hart- mut Rosa. Il le nomme « accé- lération des organisations ». Sa théorie se résume parfaitement par un passage de son ouvrage Accélération, une critique sociale du temps (La Découverte, 2013) : « Nous dansons de plus en plus vite, simplement pour rester sur place. » Alors pour éviter de faire un pas de côté et de rompre la valse, la clé du succès des entreprises se décrypte peut- être dans la formule « Conti- nuousNEXT » développée par la société de conseil américaine Gartner. L’idée ? Toujours pen- ser à l’étape d’après. L’entreprise du futur semble se construire dès à présent.
GUILLaUMe OUaTTaRa
 la transmission des factures par les salariés et doit donc se penser dans sa globalité.
Sa méthode, Sandrine Hirigoyen la compare à la construction d’une maison : solidifier les fon- dations pour mieux construire la charpente. Le risque d’une mauvaise transition numérique, à l’image d’une mauvaise fon- dation, serait de désarçonner complètement une organisation. « Souvent, ce sont des éditeurs de logiciel qui sont moteurs des transitions numériques d’en- treprises, souligne l’experte. Le problème, c’est qu’ils cherchent à tout prix à implémenter leur so- lution chez des clients sans vrai- ment étudier les conséquences de l’arrivée de ce nouveau logi- ciel. » Les progiciels génériques devraient peut-être renouer avec le sur-mesure. Un cas de figure
views, d’enquêtes de terrain, analyse de la valeur des mul- tiples processus de la société. Cette phase préliminaire abou- tit à la mise en place d’un plan stratégique et à l’implémenta- tion de sept outils numériques interconnectés pour enchaîner les étapes de la fabrication de meubles.
L’intervention porte ses fruits. Un an après la mise en place des nouveaux outils numériques, le chiffre d’affaires de l’entreprise augmente de 12 %. « On ne peut évidemment pas attribuer cette
La transition numérique ne peut réussir qu’avec le personnel – Gilles Zuberbuhler, président de la filiale française de WeylChem
   24 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[                   LE SAVOIR-FAIRE UNIQUE D’UNE BANQUE FAMILIALE ET INDÉPENDANTE
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]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
 2 Les régions : climat(s) d’avenir
L’entreprise et l’économie du futur... Pour présager des bouleversements à venir, les projections ne manquent pas (lire Volet 1). Mais les régions françaises aussi projettent leurs dynamiques propres. Entre schémas de développement et conséquences du réchauffement climatique, nos régions regardent leur futur. adaM BeLGHITI aLaOUI
Hauts-de- France
île-de-Franc
  Une cop régionale
pour planifier le futur
Particulièrement sujette aux risques climatiques,
montée du niveau de la mer en tête (entre 17 cm et 36 cm
d’ici à 2050), la Bretagne projette son avenir via le prisme climatique. Un futur qui sera marqué par le prolongement
du regain démographique breton et qui fera de la Bretagne l’un
bretagne
 des territoires français les plus
dynamiques jusqu’en 2040. Reste que la
part des plus de 60 ans augmentera également de façon significative. 2040, c’est également l’horizon choisi par la région pour construire son projet d’avenir. Petite originalité, c’est à travers la Breizh Cop lancée début 2019 que la Bretagne réalise son Sraddet. Construite sur le modèle de la Cop 21 qui a abouti aux accords de Paris en 2015 (conférence des parties), la Cop régionale doit associer toutes
les parties prenantes de la région pour répondre aux urgences climatiques et aux grands enjeux d’aménagement. Ce qui en ressort : 38 objectifs organisés en trois orientations pour « une Bretagne créatrice, performante et rayonnante, terre de progrès humains et écologiques, diverse et unie, mobilisée et démocratique ». Comme dans la plupart des régions, 2019 est l’année de la définition des moyens de mise en œuvre des orientations données par le Sraddet.
L’urgence climatique
S’imposer une mutation écologique et énergétique pour 2030, c’est le défi que s’est lancé le conseil régional néo-aquitain lors de la séance Néo Terra tenue à Bordeaux le 9 juillet. « Nous savons désormais que 2050, c’est trop tard, il faut agir plus vite », les mots d’Alain Rousset, président de la
région, ne trompent pas. Et pour cause, la Nouvelle- Aquitaine fait partie des régions les plus impactées par le changement climatique. Diminution de 23 % des surfaces en herbe entre 2006 et 2014, réchauffement de + 1,4° entre 1959 et 2016 et surtout un déficit
annuel de 1,2 milliard de m3 d’eau prévu pour 2050. La transition est indispensable pour la 1re région agricole française. Comme l’ARA, la Nouvelle-Aquitaine se fixe 2030 comme horizon pour définir sa stratégie
d’aménagement et de développement via le Sraddet. Les quatre priorités régionales : bien vivre dans les territoires (travail, logement, santé), lutter contre la déprise et favoriser la mobilité, consommer autrement (alimentation saine et durable, moins de déchets) et enfin assurer la transition écologique et énergétique. Parmi les mesures phares : réduire de moitié la consommation foncière et l’étalement commercial. La Nouvelle-Aquitaine l’a bien compris : son futur est soumis aux exigences climatiques.
nouvelle aquitaine
   26 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
e
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ e
Se relancer à court terme
La région du Nord est encore à la traîne dans bien des secteurs. Parmi ses priorités majeures : redynamiser l’emploi sur le territoire (taux de chômage de 10,8 %, le plus élevé de France métropolitaine). Si les marqueurs économiques ne sont pas au beau fixe, la région peut compter sur la jeunesse de sa population. Et selon les projections de l’Insee, les Hauts-de-France resteront la région la plus jeune de France à l’horizon 2030. À la différence d’autres régions, ils planifient à court terme. Le schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) se limite à un horizon de cinq ans. Adopté en 2017,
il vise à faire de la région la pionnière de la 3e révolution industrielle et la plaque tournante du commerce européen. Le Sraddet des Hauts-de-France, lui,
sur la période 2020-2025, n’a pas convaincu le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser). Lequel a jugé le document pas assez précis, notamment sur les risques écologiques (risques de submersion marine, région la moins boisée de France...) et la
mobilité. Actuellement en phase de consultation, le Sraddet doit être approuvé par le préfet en février 2020.
Horizon 2030
La région francilienne réfléchit à son avenir. Le cœur économique français va rassembler toujours plus d’activités et de travailleurs. D’après des projections de l’Insee (étude publiée en avril 2019), l’Île-de- France devrait gagner entre 454 000 et 668 000 actifs d’ici à 2035, en majorité des seniors (+ de 60 ans). Un actif francilien sur 10 aura 60 ans ou plus
en 2035. Consciente des enjeux démographiques
et écologiques, l’Île-de-France a adopté en 2013
le schéma directeur de la région ÎdF (Sdrif).
Accompagné par le projet spatial régional Île-de-France 2030, il propose un horizon reposant sur trois piliers : un réseau de transports en commun enrichi, des bassins de vie multifonctionnels et une valorisation des espaces naturels. Un engagement pour la biodiversité prolongé par l’adoption par les élus régionaux, fin novembre 2019, de la Stratégie régionale pour la biodiversité 2020-2030. Pour la santé, l’économie, l’aménagement et la protection du vivant, la région engage 400 millions d’euros, dont 200 millions d’ici à 2025. Entre portail environnemental régional, cap
« zéro artificialisation nette », extension de réserves naturelles et transformation des pratiques agricoles, l’écologie se taille une part belle du futur en Île-de-France. A priori.
ambitions réaffirmées
La seconde région française (pour le PIB, la population et l’attractivité), présente une grande disparité territoriale, renforcée par la fusion entre Auvergne et Rhône-Alpes en 2015. Voilà le défi de la région pour cultiver son rayonnement : favoriser
l’équilibre des territoires. Profitant d’une croissance
démographique plus importante que la moyenne
nationale, l’ARA devrait atteindre quelque 9,5 millions
d’habitants en 2050 (8 millions aujourd’hui). Pour
répondre aux enjeux à venir et élaborer son Schéma
régional d’aménagement, de développement durable
et d’égalité des territoires (le Sraddet !), créé par la
loi Notre en 2015, la région « aurhalpine » a lancé
en mars 2019 le projet Ambition territoires 2030.
Objectif : fixer des axes d’aménagement territorial
et définir une vision unifiée du territoire. Le tout
en couvrant les onze thématiques obligatoires prévues par le Sraddet (égalité des territoires, habitat, développement des transports, pollution de l’air, protection et restauration de la diversité...). Deux thématiques ont été ajoutées, à l’initiative de la région : le foncier agricole et les infrastructures numériques. Après avoir fait l’objet d’une vaste enquête publique jusqu’à début octobre, le Sraddet d’ARA doit être adopté définitivement en décembre 2019.
Auvergne Rhône-Alpes
en couverture
entreprendre & innover
ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 27
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
mapping innovation
3 Quel travail demain ?
Avec l’accroissement démographique, l’augmentation mécanique du nombre de cerveaux – y compris artificiels – quel visage aura le travail en 2030 ? PaTRIce ReMeUR
   france
créer un outil stratégique pour les emplois en 2030
France Stratégie et la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques – Dares, ministère du Travail
et de l’Emploi – réalisent une
Prospective des métiers et des qualifications – PMQ. L’objectif est de fournir aux acteurs de la formation, de l’insertion et de l’accompagnement dans l’emploi une visibilité sur les métiers et les compétences de demain.
Intérêt : éviter les pénuries et les tensions en formant dès maintenant aux compétences clés.
Space’ibles: les travailleurs de l’espace
« Les humains — environ 3 000 individus — réinventeront l’agriculture, qu’elle soit verticale, hydro ou aéroponique, ou
même génétiquement modifiée pour s’adapter aux conditions martiennes », prédit l’Observatoire de prospective spatiale du Cnes (Space’ibles) avec Futuribles. Avant d’arriver sur Mars, les hommes et les femmes vivront dans les vaisseaux spatiaux pour y travailler, produire, s’organiser
et se divertir. L’espace devient un nouveau lieu de production avec des compétences nouvelles ! Intérêt : prévoir les nouvelles visions « vues d’en haut » et s’adapter à un nouvel univers.
Quatre scénarios d’emplois possibles
Le freelancing, le salariat, le revenu universel et l’hybridation devraient se montrer plus importants et se combiner d’ici à 2030, selon un rapport de quatre universitaires, François Xavier
de Vaujany, de Paris Dauphine, Amélie Bohas de l’université d’Aix-Marseille, Sabine Carton de l’université de Grenoble et Julie Fabbri de l’EM Lyon. L’atmosphère de travail et les activités, repensées en permanence par les interactions notamment avec les IA, amèneront des surprises constamment !
Intérêt : bâtir des hypothèses et tenter d’évaluer l’imprévisible.
ÉTATS-UNIS
Les gens sympas
et créatifs gagneront
En 2030, trois catégories d’activités aideront à la prospérité des hommes et les femmes. Les tâches
créatives comme la faculté à inventer de nouvelles choses, les relations interpersonnelles et les tâches manuelles précises sont soulignées par Erik Brynjolsson, professeur au MIT.
Intérêt: orienter les personnes vers ces compétences par lesquelles chacun trouvera sa place, développer son empathie.
 28 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[ royaume uni
nesta, Oxford Martin School
et Pearson prédisent les emplois
d’ici à 2030.
Ils seront concentrés selon ces prédicteurs dans deux domaines: les fournisseurs de services et les créateurs et gestionnaires de contenus. Les deux domaines exigent des compétences propres à l’être humain, les plus difficiles à simuler avec l’IA. Quatre compétences sont clés pour l’avenir : créativité, pensée critique, communication et collaboration.
mapping innovation Intérêt : se démarquer de la machine et cultiver notre
humanité.
emplois verts
Construire une stratégie en faveur d’emplois verts pour Londres et le Royaume-Uni pour les JO de 2030. C’est la vision d’Oxford Economic et The Work Foundation qui voient dans les JO l’opportunité de développer les compétences, de créer de nouveaux métiers et des infrastructures vertes.
Intérêts : provoquer un élan fédérateur pour changer rapidement en préparant les JO dès maintenant.
entreprendre & innover
 monde
Ocde : des connaissances
connectées au réel
L’organisation internationale demande de nouvelles formes d’éducation pour 2030. Les enfants qui entrent aujourd’hui en classe seront de jeunes adultes en 2030. Les élèves doperont leur curiosité, leur imagination, leur résilience et devront respecter et apprécier les idées, les perspectives et les valeurs des autres.
Intérêt : la formation doit déjà s’envisager avec des technologies qui n’ont pas encore été inventées, pour résoudre des problèmes qui n’ont pas encore été résolus !
Huit scénarios
pour se reprogrammer
Le Forum économique mondial et le Boston Consulting Group ont déployé huit scénarios sur l’avenir du travail autour de 3 variables : le rythme de l’évolution technologique et son impact sur les modèles d’activité, l’évolution
de l’apprentissage parmi la main-d’œuvre actuelle et future, l’ampleur de la mobilité des talents dans les régions géographiques. « Tous les scénarios présents sont possibles, mais aucun n’est certain. Le résultat le plus probable est une combinaison de plusieurs scénarios simultanés sous des latitudes, des industries, des âges et des groupes socio-économiques variés. »
Intérêt : constituer une base de discussions avec l’ensemble des acteurs et prendre conscience qu’il faut vite se reprogrammer.
Woman 2030
50 pays du monde travaillent d’ores et déjà
à mettre l’accent sur l’égalité dans le travail. La coalition Woman 2030 vise l’inclusion, le développement durable et une plus grande autonomie de femmes pour qu’elles obtiennent les mêmes chances et droits que les hommes. Les prospectivistes espèrent une égalité d’ici à vingt ans.
Intérêt : changer les schémas mentaux, culturels et sociétaux immédiatement.
   CHINE
Miser sur les compétences et non sur les performances des produits !
Le Centre de recherche sur le développement du Conseil d’État envisage de rejoindre les normes de l’UE ou des États-Unis. L’éducation et le travail en 2030 miseront sur les compétences individuelles et l’épanouissement. La province de Guangdong a récemment créé un « indice de bonheur » avec pour priorité la formation des zones rurales qui sont loin derrière le degré de compétences des urbains. Intérêt : favoriser l’inclusion et doter de compétences, socles de bonheur ?
 afrique
Miser sur les TIc
Miser sur les technologies numériques pour les ériger en outil d’apprentissage et de développement de la santé plus accessible, c’est ce que propose un rapport de la banque mondiale dans The future of work, Africa. Les canaux numériques offriront un choix professionnel jusqu’alors restreint et insuffleront un esprit d’entreprise.
Intérêt : le numérique va compenser le déficit de compétences moins élevées que sur les autres continents et offrir l’accès à l’éducation et aux compétences clés.
 ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 29
]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
société
 Jeremy Rifkin :
14 % d’énergie renouvelable dans le mix énergétique, la bulle explosera, libérera des centaines de milliards de dollars d’actifs, alors réinvestis dans le renouvelable (l’Europe fait ici figure de bonne élève, puisque la barre des 20 % a été passée en 2017). Pour appuyer son argument, Rifkin montre que le coût des éner- gies renouvelables est moins élevé que celui du fossile. La critique n’a pas tardé à riposter. Nicolas Bou- zou, économiste et fondateur du cabinet de conseil Asterès, lui re- proche l’oubli d’une variable : « Il ne prend pas en compte la totalité de l’équation. Le renouvelable, c’est intermittent, ça ne marche pas quandiln’yapasdeventoudeso- leil. Il faut regarder les choses luci- dement, le coût du renouvelable est supérieur au coût du nucléaire. » Mais outre que les technologies de stockage de l’intermittent se mettent en place, le coût réel du nucléaire avec ses déchets pourrait dépasser le renouvelable...
Logique avec lui-même, Rifkin demande aux gouvernements de mettre en place les investissements d’infrastructures nécessaires à la bonne implantation de banques vertes pour attirer des investisseurs en quête de rendements stables. Ta- clé à nouveau par Bouzou pour qui les gouvernements n’ont pas même besoin d’investir directement : « Si vous faites de la fiscalité écolo- gique, beaucoup d’investissements verts deviennent rentables, donc le système financier et bancaire clas- sique s’y mettra spontanément. » Quelle fiscalité ? Pour inciter les in-
écologique basée sur l’innovation, créer de l’éco-efficacité énergé- tique, vous avez besoin du numé- rique et de l’IA, qui se fondent sur les données. L’algorithme fonc- tionne aux données : plus vous en avez, mieux c’est. Avec le RGPD, on limite considérablement ce flux de données. » Moralité : pour la nou- velle économie du renouvelable rifkinienne qui ne peut se passer de l’exploitation massive des données personnelles... l’Europe bonne élève devient beaucoup moins un modèle.
Un monde horizontal
Jeremy Rifkin repense aussi les structures de pouvoir, qu’il sou- haite horizontales et décentrali- sées. Il dessine un pouvoir béné- fique aux citoyens, impulsé par les travailleurs et leurs cotisations, mis en place au sein des localités, à l’image de son système d’assem- blées de pairs, des centres de ges- tion des données interconnectés, dirigés par des responsables lo- caux. Son contradicteur favori ne lui donne pas tort, suggestion à la clé : « Dans le domaine de l’éco- nomie circulaire, il y a beaucoup de politiques qui pourraient être mises en place localement, notam- ment en partenariat avec le monde agricole. Il existe une décentralisa- tion de la production énergétique très intéressante, et ce ne sont pas des investissements décidés par l’État, mais plutôt à l’échelle d’une intercommunalité. »
L’« écolonomie », nouveau levier électoral pour une certaine frange
la troisième révolution
industrielle sera 100 %
renouvelable
Jeremy Rifkin fait peur. Jeremy Rifkin alerte. Mais Jeremy Rifkin a
un plan. Cet essayiste prospectiviste américain connu comme le
loup blanc, espèce pourtant disparue, aboie depuis longtemps. Son New Deal vert mondial n’est pas pour autant un nouveau pamphlet décliniste qui en appelle à l’holocauste de l’humanité. L’écologie s’y fait économie. Un plan économique en bonne et due forme pour préparer la 3e révolution industrielle, celle de l’Internet et du renouvelable, entre « horizontalisation » du pouvoir et utilisation massive du numérique. Au
 Efinal, une vision très positive. n 2012, il l’avait théorisée,
cette Troisième révolu- tion industrielle. À l’orée de 2020, il en livre au-
jourd’hui le mode d’emploi pour entrer concrètement dans ladite révolution. Son constat de départ n’a rien de particulièrement révo- lutionnaire : « La civilisation fossile va s’effondrer d’ici à 2028. » À part la proximité de la date et sa préci- sion, l’assertion ne surprend pas : même les théoriciens du capita- lisme expansionniste à la consom- mation sans fin de ressources ne misent plus sur le « fossile », à part, peut-être, Mister Trump, comme le chanterait Renaud. Mais à cet effondrement s’ajoute l’alléguée sixième extinction de masse qui sert d’argument massue (que ne démentent plus non plus les spé- cialistes du vivant). Le nouveau monde qu’il nous promet – comme le relaient déjà les démocrates américains, à l’image d’Alexandra Ocasio Cortez, Elizabeth Warren ou Bernie Sanders – doit atteindre
100 % d’énergie renouvelable. Rifkin montre que chacune des deux précédentes révolutions in- dustrielles s’est établie sur la base de trois variables : énergie, com- munication et modes de transport. La première se sera accomplie avec le charbon, couplé au télégraphe et à la multiplication des chemins de fer. La deuxième aura bénéficié du pétrole, des technologies du télé- phone et de la télévision, comme de la voiture et des camions. Cette fois, il voit sa trilogie vérifiée par l’avènement des énergies renou- velables, d’Internet et des voitures autonomes non polluantes.
Un monde renouvelable
Pour l’essayiste, la bascule entre notre société actuelle très carbo- née et un monde qui tournera à l’énergie renouvelable pourrait se réaliser en dix ans. L’inquiétante « bulle du carbone » dont il pro- met l’explosion pour 2028 – d’où la précision – constitue son argument majeur. Selon Rifkin, à partir de
La civilisation fossile va s’effondrer d’ici à 2028. Mais elle libérera des milliards d’actifs.
  30 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
dustriels de l’énergie à aller dans ce sens, Rifkin préconise un prix du carbone fixe et très élevé.
Un monde numérique
Afin de faire tourner ce nouveau monde du renouvelable, le numé- rique constitue pour le New Deal vert un moteur d’un maillage nu- mérique menant à la rationalisa- tion de l’énergie. Rifkin prône la connexion totale, les maisons, les voitures, des villes entières... IA, big data, algorithmes, blockchain, sont les points cardinaux d’une consommation contrôlée. Sur ce point, le plan de Rifkin est entravé, en Europe, par le Règlement géné- ral sur la protection des données (RGPD) créé en 2016. Une brèche dans laquelle s’engouffre son contradicteur. « Green Deal ou pas, si vous voulez mener une politique
de la gauche élargie, est en tout cas porteuse d’espoirs. Ce nouveau livre de Jeremy Rifkin aura bénéfi- cié d’une influence sans frontière, à l’image du monde numérico-éco- logique que dessine le penseur, des salles de conférences de Science Po jusqu’aux oreilles des démocrates américains. En réalité, le monde de Rifkin, séduisant et rassurant, n’est guère éloigné des scénarios positifs que multiplient bon nombre des penseurs du monde fossile qui se meurt. Mais le bon sens qu’il sug- gère n’est pas la chose au monde la mieux partagée: la COP 25 de Ma- drid, au-delà des exhortations de rigueur, montrera que les États, à commencer par les plus puissants, n’ont pas lu Rifkin... Jean-BaPTISTe cHIaRa,
aVec OLIVIeR MaGnan
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
l’œil décalé
  Pub : buzz contre
les internautes prennent le temps de voir et revoir l’annonce, de la décrypter et surtout de la com- menter au risque de susciter un bad buzz ! « Ces prises de position des internautes à même de poster tout et n’importe quoi, stimulent bien plus l’intellectuel que l’émo- tionnel, alors que les coups de pub réussis ont d’abord un point commun : jouer sur l’affect », poursuit l’expert qui conseille donc aux marques de réinvestir les canaux de com’ historiques. Quant au « levier numérique, loin d’être “game over”, il doit surtout
un spot TV qui faisait écho au mouvement féministe #MeToo. De quoi inciter les hommes à en découdre avec la «masculinité toxique» – machiste et homo- phobe –, jusqu’alors associée au summum de la virilité. « Est-ce le meilleur qu’un homme puisse avoir ? Vraiment ? », s’interroge la voix off de la pub. Toujours pour s’affranchir des stéréotypes de genre, Gillette France a tro- qué, dans son dernier spot, le mâle musclé caricatural par un modèle plus proche de la réali- té. Casser les codes? C’est aus- si le credo d’Adidas et de Nike qui ont fait poser dernièrement des top models aux aisselles et jambes « au naturel » pour briser le tabou de la pilosité féminine. L’un des plus gros buzz de 2018 revient d’ailleurs à Nike pour sa campagne avec Colin Kae- pernick, star du foot américain, qui avait refusé de se lever en 2016 lors de l’hymne national du pays pour s’opposer au racisme de la police. Un coup de génie: les ventes en ligne de la marque ont illico grimpé de 31%! Sans
Web, les marques
ne décoiffent plus
Très tournées vers le numérique, les marques surfent de moins en moins sur des contenus créatifs générateurs d’émotion. Sauf celles qui osent s’engager sur des sujets de société, stratégie payante mais risquée. Que sont devenus nos coups de pub d’antan, affichages, spots TV..., facteurs de retours sur investissements dithyrambiques ?
On se souvient tous, ou presque, de ces pubs mythiques, balises de nos jeunesses télé-
visuelles. Flash-back 1991 : une jeune femme blonde, assoiffée, gravit une montagne en quête de l’improbable bouteille de Perrier qui trône au sommet. Mais un lion en ces lieux attirés prétend lui aussi à la source pétillante – à moins qu’il n’ait des vues alimen- taires sur la belle proie humaine. Les deux félins s’affrontent dans un concours de rugissements : la belle rugit si bien que le lion s’en- fuit: il ne reste plus à « la lionne » qu’à boire à longs traits. Pour un/e Français/es sur deux, cette « Lionne », titre du spot, fait partie des pubs les plus marquantes de sa génération – à en croire un récent sondage TNS-Sofres. Trente se- condes signées Jean-Paul Goude, et ce message subliminal : ce que femme veut, elle le hurle... Perrier ressuscitera sa « Lionne » en 2018 via un remake de cette célèbre pub – cette fois, un lionceau et une petite fille. Ces coups de pub qui créent vraiment le buzz, où sont- ils aujourd’hui ? « Poser une telle question – et surtout peiner à y ré- pondre – montre que de tels spots sont en voie de disparition ! », dé- plore Frank Tapiro, ex-fils de pub, désormais chief emotional officer de la start-up Datakalab qu’il a créée. Il le regrette : « Les marques
surfent désormais de moins en moins sur des contenus créatifs générateurs d’émotion. » Apple y avait excellé (lancement du pre- mier Macintosh en 1984, sous le signe effrayant du Big Brother – alias ibm – de George Orwell), comme Lactel (« C’est quoi cette bouteille de lé – lait »), ou, plus récemment, la FDJ avec son « Au revoir président »...
Jouer sur l’affect
La faute à qui? « À l’ère du tout numérique ! dénonce Tapiro, pour lequel la montée en puis- sance du numérique a détour-
né depuis une dizaine d’an- nées les marques des médias traditionnels, TV, affichage..., pourtant les plus propices aux contenus créatifs et autres coups de pub facteurs d’atta- chement et donc d’audience ». Par crainte de se retrouver in- visibles sur la Toile, les annon- ceurs adoptent désormais des stratégies de marque inadaptées conçues pour le média Web où l’impact d’une campagne devient peu maîtrisable. Et pour cause : sur le Web, « la notion de timing et d’effet de surprise n’est pas du tout la même que sur les médias classiques où l’on peut frapper les consciences en quelques secondes, via une affiche. Et en moins de 30 secondes via un spot TV ». À la grande différence du Web où
La montée en puissance du numérique a détourné depuis une dizaine d’années les marques des médias traditionnels, TV, affichage... – Frank Tapiro, l’homme de Miss Dior, Carte Noire,
Bic ou SOS Racisme (Touche pas à mon pote)
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être investi dans un second temps pour créer de la discussion, et créer plus encore le buzz, autour
d’un coup de pub, et non l’inverse ! », prévient Frank Tapiro. Véritable caisse de résonance, le
Web peut booster « pen- dant plusieurs jours la ré- manence mémorielle d’un message diffusé au préalable sur une affiche ou à la télé ». Surtout lorsque de tels messages osent créer la polémique, passion- ner, déranger même, en appuyant certaines grandes causes. C’est le parti adopté par toujours plus de grandes marques qui ont fait par- ler d’elles, ces dernières années, en diffusant des pubs engagées
sur des sujets de société.
Des pubs
qui cassent les codes Exemple: la marque de rasoirs Gillette a lancé, cette année,
oublier 8,2 millions de mentions sur les médias sociaux, dont des milliers de menaces adressées à Nike pour son soutien à l’ath- lète. Un exemple qui en dit long sur l’intérêt pour les marques de prendre la parole sur des sujets de fond, en sollicitant, pourquoi pas, des vedettes pour mieux créer le buzz, notamment sur la Toile. Gare toutefois à ne pas se positionner sur des thèmes trop clivants au risque de générer des bad buzz, comme ce fut le cas pour Benetton. Frank Tapiro en sait quelque chose, lui qui fut à l’initiative de récentes cam- pagnes engagées, comme « An- tisemitox, le premier traitement contre l’antisémitisme » ou « Ho- mophobiol, le premier traitement contre l’homophobie». Ren- dez-nous nos « Demain, j’enlève le bas », la Myriam de l’afficheur Avenir.
cHaRLeS cOHen
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[                                                                           ]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
réseaux & influence Soignez vos réseaux (sociaux)
et à Lyon depuis le début de l’année 2019. « Treize ans plus tard, les mé- dias sociaux ont beaucoup évolué, leur place dans l’entreprise s’est nettement agrandie et les experts et leurs responsabilités ont eux aussi beaucoup bougé – mais le besoin de partager est toujours là », sou- ligne Johana Sabroux, directrice du Social Media Club France.
Maîtriser
les nouveaux médias Aujourd’hui, le SMC explore et offre une grille de lecture de la communication numérique sous tous ses aspects – et c’est un sujet aujourd’hui très large. Les ques- tions de l’influence sur le Web, de la communication numérique sont devenues vitales pour bon nombre d’entreprises. Dans un domaine qui évolue aussi rapidement, res- ter au courant des dernières ten- dances, nouveautés, innovations, se révèle essentiel. Le Club, par ses activités, propose de maintenir à jour sur ses connaissances et ses pratiques, comme de rencontrer de potentiels futurs partenaires, de nouer des relations entre pairs... Si la majorité des membres sont des
sur l’influence et allons enchaîner sur les nouveaux médias – la voix, la story, le live... » Les sessions sont en grande majorité privées (cer- taines sont ouvertes au public) et visent des publics variés : certaines s’adressent aux dirigeants, d’autres plutôt aux directeurs de communi- cation, d’autres encore sont réser- vées aux membres annonceurs... Et comme l’inscription au Club (son montant dépend du chiffre d’affaires de l’entreprise) se fait au nom de l’entreprise, la personne la plus concernée pourra se rendre aux ateliers qui l’intéressent le plus. Chaque session, occasion de rencontre entre pairs et experts, « thinkers » et « doers » s’en tient à un nombre limité de places – entre 10 et 20 –, afin d’assurer échanges et participations. Elles sont ani- mées conjointement par des admi- nistrateurs du SMC, des membres et des intervenants invités. « Pour les membres, l’objectif est de s’ap- puyer sur l’expertise des uns et des autres, partager le savoir-faire et les bonnes pratiques... Pour beaucoup de membres, existe un côté “intel- ligence économique” dans leur re- lation avec le Club », estime Johana
avec le Social Media Club
Sous influence numérique
Créé à l’origine par des community managers en manque d’interlocuteurs, le Social Media Club est aujourd’hui bien plus qu’un club de rencontres pour spécialistes du web 3.0...
 Le Social Media Club est né aux premières heures des réseaux sociaux, il y a treize ans, aux États-Unis,
à San Francisco, sous l’impulsion de plusieurs community managers qui cherchaient à partager leurs expériences – c’était, à l’époque, un métier entièrement nouveau. La mission qu’il s’était alors fixée est toujours d’actualité : promou- voir la réflexion sur les médias, les technologies standard, encoura- ger les comportements éthiques et partager les bonnes pratiques qui en sont issues. Ils veulent réunir autour de la table tous les acteurs de ce domaine, les journalistes, les
éditeurs, les professionnels de la communication, des artistes, des créateurs médias amateurs, des citoyens, professeurs, étudiants, développeurs... Le regroupement d’acteurs et de consommateurs d’informations, qui voient dans l’évolution des médias un béné- fice pour chacun/e, va aboutir à identifier, développer et diffuser les bonnes pratiques en termes de nouveaux médias.
Très rapidement, le club s’est étendu aux autres continents (il compte aujourd’hui 200 chapitres à travers le monde). La version fran- çaise, le Social Media Club France, est née en 2007, désormais à Paris
Rester au courant des dernières tendances, nouveautés, innovations se révèle essentiel.
   annonceurs, le reste du Club mé- lange les genres : marketing, com- munication, data... Peu sont ceux à ne pas être concernés par la ques- tion des nouveaux médias.
Le Club propose entre 30 et 40 sessions et ateliers par an, organi- sés par des cercles thématiques. « Nous fonctionnons par cycle pour aborder un sujet à fond. Nous venons d’achever plusieurs ateliers
Sabroux. Toujours dans cet esprit de partage pragmatique, le SMC organise également des learning expeditions chez des membres ou à l’extérieur. La plupart des ateliers sont résumés sur le site de l’associa- tion, sous forme d’article, puis les textes publiés chaque année sous forme de recueil. De quoi se créer une vraie bible documentaire. Jean-MaRIe BenOIST
 34 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en immersion
 Elle est l’unique manufacture française d’horlogerie
Pequignet à l’heure de la reconquête
  36 |
dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
En quarante-cinq ans, Pequignet a connu des hauts et des bas, des avances et des retards. Mais l’unique manufacture française d’horlogerie résiste encore et toujours grâce à sa capacité d’innovation et à son indépendance assumée. Depuis 2017, quatre anciens salariés de l’entreprise la dirigent. Ils
se sont associés pour la remettre à l’heure en lui rendant sa fierté. Non sans de solides atouts.
ÀMorteau, la recon- quête a sonné, Pequi- gnet a repris le chemin d’une croissance rai-
sonnable. En 2017, quatre de ses cadres se sont associés à parts égales pour reprendre l’entre- prise, alors en difficulté, pour lui redonner sa place sur le marché des garde-temps de belle fac- ture. Pour y parvenir, la nouvelle équipe fait le choix d’un retour
aux fondamentaux: l’innova- tion d’abord, le recentrage des gammes autour de l’identité clas- sique de la marque ensuite.
Les horlogers de l’entreprise se sont alors penchés sur le lance- ment d’un nouveau modèle, ca- pable d’envoyer au secteur le si- gnal d’une dynamique retrouvée. Avec la Royale Saphir, dévoilée en 2019, Pequignet a atteint son objectif: cette montre ajourée,
]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[  Avec la Royale Saphir, dévoilée en 2019, Pequignet a atteint son objectif : cette montre ajourée, dotée d’une grande date à triple saut instantané, bénéficie d’une réserve de marche de 88 heures.
« La prise de décision collégiale autorise
la prise de recul »
Le capital de Pequignet se répartit aujourd’hui à parts égales entre quatre associés. comment fonctionne le management dans un tel contexte ?
Nous croyons que l’union fait la force. Nous sommes tous les quatre complémentaires, avec des compétences spécifiques, ce qui nous enrichit mutuellement. La divergence
de points de vue peut exister, mais le bon sens d’une solution durable s’impose toujours. Nous prenons toutes nos décisions de façon collégiale, ce qui constitue pour nous la seule façon de prendre du recul sur une situation. En outre, nous partageons un objectif, celui de la croissance de notre entreprise.
avez-vous restructuré depuis le rachat
en 2017 ?
Nous avons considérablement réorganisé l’équipe. Nous étions 44 collaborateurs avant le rachat. Nous sommes désormais 19, pour
un chiffre d’affaires à peu près identique. C’était évidemment une priorité car nous ne pouvions plus fonctionner selon l’ancien mode. Contrairement aux grandes marques suisses où chaque horloger travaille quotidiennement sur un seul et même composant, nos collaborateurs sont portés par cette vision commune et ce partage des tâches. Ils et elles prennent part plus largement à la conception et au développement de nos montres. C’est beaucoup plus gratifiant.
Un mot sur l’avenir... ?
Au moins quatre volontés : rendre la manufacture accessible aux cadres, continuer à développer de manière mesurée, finaliser notre prochain calibre dont 80 %
des composants seront issus de l’industrie française et pourquoi pas bénéficier de l’appui et du soutien de l’État !
en immersion
entreprendre & innover
   de gauche à droite, antoine commissione, dani Royer, aymeric Vernhol et Bernard espinas, dirigeants
     dotée d’une grande date à triple saut instantané, bénéficie d’une réserve de marche de 88 heures : elle a prouvé la capacité à inno- ver des repreneurs. « Le marché a besoin de signes forts de dé- veloppement. La Royale Saphir, avec son prix de 9000euros, très accessible pour un garde- temps de manufacture, a suscité l’enthousiasme du secteur», se félicite Aymeric Vernhol, l’un des quatre dirigeants. Sur les 50 modèles de cette édition limitée, 48 ont d’ores et déjà été vendus !
Cohérence de gamme
Parallèlement, la marque juras- sienne s’est attaquée à l’épuration de ses collections. « Depuis 2012, sous l’impulsion de l’ancienne direction, nos gammes s’étaient multipliées tous azimuts, si bien que l’image de Pequignet s’était diluée. Il était donc nécessaire d’écarter les modèles trop spéci- fiques pour se concentrer sur l’es- sentiel, tant pour notre gamme
manufacture que pour notre gamme grand public », explique le patron.
Forte de sa nouvelle dyna- mique, la marque à la fleur de lys travaille à consolider ses marchés. La France, d’abord, qui constitue 70 % de son chiffre d’affaires – entre 2 et 2,4 millions d’euros prévus en 2019. Pequi- gnet s’appuie sur un réseau de 150 points de vente, mais sou- haite renouer un contact direct avec ses clients en participant à des événements grand public – salons, rencontres de clubs auto- mobiles... Objectif: s’affranchir des marges accaparées par des détaillants dont la valeur ajou- tée en termes de force de vente se révèle parfois aléatoire. Quant à l’international, l’entreprise de Morteau s’y engouffre avec l’ou- verture de nouveaux marchés, notamment les États-Unis et le Mexique qui rejoignent le Japon, deuxième marché de Pequignet, ainsi que le Portugal et les Pays-
Bas. Là, son label EPV – Entre- prise du patrimoine vivant –, reçu en 2014 et renouvelé depuis, joue un rôle marketing impor- tant en garantissant à la clientèle le savoir-faire authentique porté par la manufacture.
Confiants en dépit d’un contexte difficile pour l’horloge- rie mécanique, Aymeric Vernhol et ses associés regardent mainte- nant droit devant. Avec en ligne de mire, d’ici à 2021, le lance- ment d’un nouveau calibre mai- son simplifié, trois aiguilles et date. L’enjeu: se positionner sur le segment des montres de ma- nufacture à moins de 2000eu- ros. Regarder dans le rétrovi- seur ? Inutile, sinon pour la fierté de constater que quarante-cinq ans après sa création, Pequignet est toujours là, seul rescapé de la grande tradition horlogère fran- çaise. Ce qui n’est pas rien. ROMaIn RIVIÈRe,
aVec Jean-BaPTISTe LePRInce
ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 37
]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[Le JURY 2019
  Olivier arnaud-Blanchard
CEO TIH Business
Jeanne Bordeau
Fondatrice de l’Institut
de la Qualité de l’Expression
Solène de Malestroit
Key account manager
Philips France commercial
Jean-Baptiste Leprince
Fondateur & directeur de la publication ÉcoRéseau Business
Olivier Magnan
Rédacteur en chef d’ÉcoRéseau Business
Hervé novelli
Créateur de WikiPME, ex-ministre
Frédéric Rey-Millet
Fondateur d’Ethikonsulting
didier Roche
Fondateur de H’Up, serial rêveur et parrain des Trophées Optimistes 2019
Isabelle Saladin
Présidente d'I&S Adviser et cofondatrice des Rebondisseurs Français
Thierry Saussez
Créateur du Printemps de l’Optimisme
Jean-charles Soret
Chef du service marketing Lexus France
Laetitia Vuitton
Présidente de Culture Pub
                 entreprendre & innover
les trophées optimistes
            Les Trophées Optimistes 2019 d’ÉcoRéseau Business, en partenariat avec le Printemps de l’Optimisme et avec le soutien de Lexus France et Philips France commercial, ont été décernés le 3 décembre 2019.
Passion, persévérance et rebond !
LBien-être au travail et entrepreneures récompensées : la journée du 3 décembre en images et émotions.
e partenariat entre le Printemps chère au magazine: ses propres Tro- ménagement dans la catégorie Électron de l’Optimiste et ÉcoRéseau phées optimistes. La 4e édition d’un prix libre et Élizabeth Astier-Woitiez, co- Business bat son plein. Notre créé dès 2016 par Jean-Baptiste Leprince fondatrice de Yaniro, dans la catégorie partenaire positif a organisé le avant même que l’échec pour un/e en- Culture du rebond. n aBa
3 décembre l’un des débats dont il a le trepreneur/e ne soit reconnu comme un
 secret : Bien-être au travail, entre alibi et utilité sociale, ce qui se fait et ce que ça fait, présenté par le président du Prin- temps, Thierry Saussez, et animé par le rédacteur en chef d’ÉcoRéseau Business, Olivier Magnan (lire p. 72). Mais dans le cadre de la Fédération bancaire fran- çaise, reçu par sa directrice générale adjointe, Solenne Lepage, le public était aussi venu pour une remise de trophées
passage porteur d’avenir ! L’idée : mettre en avant l’esprit d’innovation, d’entre- preneuriat et d’optimisme cher à ÉcoRé- seau Business. Parmi la liste de 29 can- didates et candidats (autant de portraits publiés chaque mois dans le magazine), le jury de personnalités expertes a ré- compensé deux... lauréates. Frédérique Dorso, présidente de Miotto Transfert et du groupement des Gentlemen du dé-
      pourquoi ils soutiennent les trophées optimistes d’Écoréseau...
 LEXUS, constructeur automobile Premium et pionnier des véhicules Hybrides, a décidé de s’associer à la
4e cérémonie des Trophées Optimistes 2019 d’ÉcoRéseau Business. Le lien est naturel entre cette cérémonie
et la Marque avec
deux grandes valeurs communes : Innovation et Rebond. En effet, la volonté de différenciation et d’émergence
de la marque Lexus passe par une innovation constante aussi bien dans le développement Produit, dans les nouvelles
technologies avec notamment l’hybride auto-rechargeable,
dans la communication ainsi que dans l’expérience client. Quant au rebond, il est nécessaire dans une industrie automobile en constante mutation qui oblige à se réinventer
et se renouveler sans cesse. Lexus a été très heureux de remettre le trophée Culture du Rebond 2019 à Élisabeth Astier-Woitiez.
Depuis plusieurs années, PHILIPS est partenaire d’ÉcoRéseau Business
et de la cérémonie des
Trophées Optimistes. Le bien-être est l’ADN de la
marque qui développe
des produits tant dans
le médical que dans
l’univers du petit électroménager, pour accompagner le consommateur de la prévention
aux soins à domicile. Philips développe des produits de bien-
être innovants présents dans notre quotidien comme les brosses à dents Sonicare,
la marque Avent, n° 1 de
la puériculture ou tout récemment le Oneblade qui permet de prendre soin de sa
peau. Bravo à Frédérique Dorso, à qui nous avons remis le trophée Électron libre 2019 !
                   38 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[  les trophées optimistes
entreprendre & innover
 Élizabeth Astier-Woitiez, lauréate du Prix Culture du rebond
       Frédérique Dorso, lauréate du Prix Électron libre
Que signifie ce trophée
pour vous?
Je suis très touchée. L’optimisme, c’est quelque chose que je porte et que je défends tous les jours, au- près de mes collaborateurs/trices et pendant mes périodes difficiles, ça me parle beaucoup. Revenir au tra- vail avec de l’optimisme, les yeux rivés sur le positif pour aller de l’avant, ça a fait des miracles. Donc recevoir ce trophée aujourd’hui, c’est un peu comme une récom- pense après toutes ces années et ces quelques galères, pour me signifier que c’était le bon chemin.
En quoi la capacité de rebondir est-elle essentielle?
Aujourd’hui, je parle beaucoup de rebond avec les start-up françaises, qui sont environ 20 000. Grosso modo, 80 % risquent d’échouer, mais la plupart de leurs créateurs n’ont jamais envisagé qu’ils pou- vaient se « planter », alors que ça
fait partie de leurs réalités. C’est très important de se dire que dans la vie on peut toujours faire face au chaos, mais qu’on peut toujours s’en relever. Rebondir, c’est comprendre ce qu’il s’est passé, s’autoanalyser et capitaliser sur ce que nos erreurs nous ont appris.
Que vous a appris votre parcours ?
J’ai connu six entreprises, qui n’ont pas toutes réussi, ça m’a permis de m’inscrire dans une mécanique de renouveau systématique. J’ai subi plusieurs gros coups, mais ça m’a refroidi la tête et ça m’a appris l’humilité, ça m’a été bénéfique. Ma vraie renaissance, c’est après un cancer. J’ai pris conscience des choses qui comptaient dans la vie. Après toutes ces épreuves je vou- lais absolument transmettre ce que j’avais appris, je le fais aujourd’hui auprès des start-up et ça me rend heureuse tous les jours.
Que représente l’obtention deceprix?
J’ai été la première surprise en l’ap- prenant, j’ai été très émue. Je n’ai pas l’habitude d’être récompen- sée ou qu’on me dise que ce que je fais constitue un exemple. C’est en quelque sorte le résultat d’une longue persévérance et la recon- naissance de mon travail, c’est très appréciable. J’apprécie ma réussite, mais je suis simplement passion- née par ce que je fais au quotidien et je n’ai pas vraiment l’impression de travailler. Donc c’est comme un prolongement de ce que je fais. C’est d’autant plus émouvant pour moi.
Vous êtes une femme dirigeante dans un milieu dit d’hommes, est- ce important de le dire?
Oui, c’est très important. C’est une mise en valeur de la réalité: les femmes ont tout à fait leur place dans des milieux d’hommes, quels qu’ils soient. Diriger un groupe- ment ou une entreprise, ce sont
les mêmes démarches de mana- gement et de travail, qu’on soit un homme ou une femme. Je suis très fière d’être une femme à la tête des Gentlemen du déménagement. Mon exemple va peut-être donner des idées ou du courage à des entre- preneures qui n’osent pas se lancer.
Quelles sont vos définitions de l’électron libre et du bien-être au travail ?
Je pense que le jury m’a attribué ce prix par rapport à mon parcours, qu’on peut dire atypique. Donc, en l’occurrence, être un « électron libre », ça signifie peut-être partir d’en bas de l’échelle et gravir les échelons par soi-même, pour fina- lement accomplir ce que l’on sait faire. C’est ce que je fais au quoti- dien et j’ai la chance que dans mon entreprise tout le monde va dans le même sens avec envie. C’est ça le bien-être au travail, aller bosser avec envie et transmettre le sourire et l’optimisme.
Palmarès des Trophées passés
2016 - charles-Henri Looten / 2017 - Olivier Remoissonnet / 2018 - Émery Jacquillat
    Palmarès des Trophées passés
2016 - Guillaume Rolland / 2017 - Philippe croizon / 2018 - cyril aouizerate
  L’événement fut parrainé par un sacré entrepreneur ! Il revint à Didier Roche, membre du jury et parrain de ces Trophées Op-
timistes 2019, de donner le « la » de
l’après-midi. Le cofondateur aveugle des restaurants, spas et boutiques Dans le noir et fondateur de H’up, associa- tion d’accompagnement des entrepre- neurs handicapés, le chef d’entreprise hyperactif, privé de la vue depuis l’âge de 6 ans, porte haut les couleurs de la différence. « J’ai appris que ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que l’on n’ose pas les faire, c’est parce que l’on n’ose pas les faire qu’elles sont dif- ficiles. » Le serial entrepreneur insiste sur l’importance d’accepter l’échec : « Plus que de pleurer sur son sort, il vaut
mieux en comprendre le sens. On ap- prend plus sur soi dans l’échec, ces ex- périences de vie qui nous font grandir. » Sa vision du bien-être au travail : « Je manage mes collaborateurs en veillant à ce que la seconde que l’on vit ensemble puisse constituer le bon souvenir de la seconde qui suit. »
Jamais deux sans trois. Pour mettre un point d’orgue à ces Trophées Opti- mistes 2019, Didier Roche et le jury ont créé un troisième prix, sur-mesure pour un troisième lauréat. « Au sein du jury, nous avons eu un coup de cœur pour
un jeune homme qui a trouvé sa voie dans la passion pour la musique. » Ce jeune homme, c’est Brieuc Vourch, vio- loniste virtuose, qui se voit décerner le Prix Passion. Pris par ses obligations de par le monde, c’est par une courte vidéo préalablement enregistrée que le jeune musicien a fait part de son émotion à la réception de ce prix. Trois Trophées Optimistes cette année. Combien en 2020 ? n
didier Roche, parrain des Trophées Optimistes 2019 et Brieuc Vourch, Prix Passion
 ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 39
]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
briefing innovation par Adam Belghiti Alaoui
UNION EUROPÉENNE
La BEI s’engage pour le climat
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
La technologie contre les graffitis
Face aux dégâts permanents des graffitis maculant ses trains (80 millions d’euros du budget annuel sont dévolus à la propreté, dont 20 millions pour les seuls graffitis), la SNCF prend le pari de l’IA. Depuis plusieurs mois, la société ferroviaire teste, sur son Technicentre de Nîmes (30), la bien nommée solution Haltograf, développée par
la start-up toulousaine Elter, selon un cahier des charges établi par le Technicentre. Le principe : détecter automatiquement les dégradations sur les rames, évaluer la surface taguée et envoyer ces informations directement à l’opérateur pour programmer le nettoyage. Dans le cadre de l’expérimentation, l’algorithme emmagasine les images
et les données pour se perfectionner (deep learning). En attendant l’industrialisation d’un projet qui pourrait donner à la SNCF le moyen d’économiser beaucoup de temps... et d’argent.
MOBILITÉ
Voitures autonomes dans la capitale
  La transition écologique globale est encore loin. Mais les engagements in- ternationaux en ce sens
se multiplient, notamment à l’échelle européenne. La Banque européenne d’investissement (BEI), bras armé financier de l’Union européenne, a pris un tournant historique en adoptant le 14 novembre une nouvelle po- litique de prêt qui prévoit la fin des financements des énergies fossiles d’ici à 2022, le gaz com- pris. Un désengagement qui pro- longe les investissements de 2018 (4,1 milliards d’euros dans les énergies renouvelables et 6 mil- liards dans le transport bas car- bone). Et un pas historique pour le premier prêteur multilatéral
du monde, dans le droit fil de la proposition d’Emmanuel Macron formulée en début d’année : créer une banque du développement durable. Si l’engagement prendra effet en 2022, la BEI lance la tran- sition : 1 000 milliards d’euros dé- bloqués sur dix ans pour investir pour le développement durable. Un euro sur deux investi par la BEI d’ici à 2025 sera dédié à des projets environnementaux (25 % aujourd’hui).
Suffisant pour lancer une véritable dynamique durable ? Un organe financier de l’UE montre la voie, reste désormais à la Commission européenne d’engager des poli- tiques climatiques à la hauteur des enjeux. n
L’innovation est une alliance entre recherche, marketing,
La mobilité de demain est aux portes de Paris a expliqué le groupe RATP le 5 novembre : un partenariat a été conclu avec l’israélien Mobileye, filiale d’Intel, pour mener des tests de voitures autonomes équipées d’une plate-forme développée par Mobileye. Une expérimentation qui s’inscrit dans le cadre du projet smart city « Paris rive gauche » et dans le droit fil de la série de tests de technologies de mobilité autonome menés par la RATP depuis plusieurs années (le partenariat avec Mobileye est non exclusif). Le parcours prévu est déjà connu : au départ de la gare d’Austerlitz, les voitures autonomes circuleront sur une boucle autour de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, en pleine circulation parisienne. La RATP entend évaluer l’acceptabilité du déploiement d’un service de robot taxi dans la capitale.
   ROBOTIQUE
Uniqlo choisit un robot made in France
Beaucoup de pépites françaises de l’innovation
et de la robotique peinent à passer le cap de l’industrialisation et de la levée de fonds quand certaines séduisent à l’international. C’est le cas d’Exotec Solutions, start-up lilloise. Fast Retailing, maison mère de la marque japonaise Uniqlo, a conclu un partenariat avec la société française dont les robots Skypod vont équiper les entrepôts du
groupe japonais pour la préparation de commandes. L’objectif : mieux gérer les délais, les quantités, les déplacements et minimiser les pertes sur toute la chaîne de commande. Particularités des Skypod : ils se déplacement de façon autonome à l’horizontale au sol et verticalement entre des étagères de stockage. Pas besoin d’étagères motrices donc. Cocorico !
instinct, imagination, produit et courage industriel
 Antoine Riboud, homme d’affaires français, fondateur et ex-président de Danone.
 40 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[ ASSISTANCE VOCALE
entreprendre & innover
NUMÉRIQUE
Le Kremlin à l’assaut d’Internet, « Vladimir is watching you »
Créer un « Internet souverain », isolé des serveurs mondiaux, voilà l’objectif des autorités russes. Tout droit sortie d’une dystopie à la George Orwell (1984, pour ne citer qu’elle), la loi qui doit servir ce dessein est entrée en vigueur
en Russie le 1er novembre. Le texte voté en mai par Vladimir Poutine prévoit la création d’une infrastructure de fonctionnement de l’Internet russe en cas de déconnexion
des serveurs étrangers. Il
confère également au gouvernement le pouvoir de bloquer l’accès au contenu de la toile, de l’intérieur ou de l’extérieur du territoire, « en cas d’urgence ». Si, officiellement, la Russie espère pouvoir lutter contre les cyberattaques grâce à cette loi, ses détracteurs fustigent
une main mise sur l’un des derniers espaces
de liberté pour l’opposition au pouvoir et craignent une surveillance de masse des voix discordantes. L’ONG Human Rights Watch a dénoncé l’instauration d’un système clos et d’une censure sans que le public ne soit informé du comment ni du pourquoi. Une manœuvre
qui n’est pas sans rappeler la société de surveillance chinoise. Malgré les dénonciations internationales, Moscou ne cesse de serrer la vis sur les réseaux et les contenus russes. Une dystopie qui n’a d’utopique que le nom...
Dématique® & Gouvernance
IL’archivage, le parent pauvre des services de confiance
briefing innovation AOrange veut chatouiller les géants du numérique
près s’être longtemps fait attendre, Google en tête, et leurs homologues chinois. Djingo, l’assistant vocal d’Orange, Face à tous ces poids lourds du numérique, est enfin disponible depuis le Orange met l’accent sur la protec- 14 novembre. Un pro- tion des données personnelles
jet mené en partenariat avec des utilisateurs pour laquelle
 Deutsche Telekom, opérateur
et alter ego allemand qui a
lancé sa version baptisée Ma-
genta deux mois auparavant.
L’objectif de Djingo et Ma-
genta n’est pas des moindres: concurrencer les GAFAM ! Pas
une mince affaire sur un marché
de l’assistance vocale très compé-
titif, investi depuis plusieurs années
par les géants de la Silicon Valley, Amazon et
ESPACE
L’Inde courtise Vénus
La planète la plus proche de la
nôtre (à partir du Soleil), Vénus,
a longtemps été snobée par
les programmes d’exploration
spatiale. Après la sonde Venus
Express lancée par l’Agence
spatiale européenne en 2006 et
la sonde Akatsuki lancée par les
Japonais, c’est au tour de l’Inde
de se tourner vers l’une des
quatre planètes telluriques du système solaire (avec Mercure, Mars et la Terre). New Delhi a réaffirmé ses ambitions spatiales. L’Isro (Indian Space Research Organisation) ambitionne de lancer une mission vers Vénus en 2023. Le projet : envoyer une sonde pleine
les controverses se succèdent. Djingo, commercialisé au tarif de 150 euros (100 pour les clients détenteurs d’une Livebox), intègre Alexa, l’assistant vocal d’Amazon.
Une cohabitation qui sonne comme un aveu de faiblesse ré- vélateur du fossé qui sépare GA-
FAM et opérateurs européens ? n
d’instruments scientifiques pour cartographier la surface et le sous- sol vénusiens, entre autres sujets d’études (atmosphère, ionosphère, activité volcanique...). Un moyen pour l’Inde de démontrer son savoir-faire en termes d’exploration robotique. Car ce n’est pas lors de cette mission que le premier vyomanaute – astronaute du programme spatial indien, dérivé
du mot sanskrit vyoma (« ciel ») – s’élancera dans l’espace. Encore dans l’attente d’une validation, le projet indien n’est pas seul sur ce dossier. La NASA espère bien se lancer elle aussi dans une large exploration de notre voisine de planète.
    Jean-Marc
l est curieux de constater Comme quoi le chemin à par- garde au risque d’avoir conservé tat et non sur des moyens. combien la digitalisation, courir est encore long avant une signature qui se révélerait Néanmoins, il serait sans doute qui consiste à dématérialiser d’avoir le bon réflexe qui consiste sans effet le jour où l’on pourrait possible et plus raisonnable mais des processus, néglige trop à penser à l’archivage le plus tôt en avoir besoin car dans l’impos- surtout plus logique d’envisager
souvent la partie conservation du possible et à être conscient que sibilité de prouver sa validité. plusieurs niveaux de service de
Rietsch
Expert international en dématique, président
du Digital Information Institute ou D2I
processus pour ne pas dire qu’elle l’oublie tout simplement ou la re- pousse à plus tard.
C’est ainsi que l’on entend sou- vent des réponses assez halluci- nantes à la question posée des- tinée à savoir comment sont par exemple conservés des contrats après avoir été signés électroni- quement.
Pourquoi une telle question tout d’abord et ensuite est-ce vraiment un sujet, les espaces partagés de l’entreprise ne suf- fisent-ils pas ?
les documents numériques né- cessitent un archivage particu- lier destiné à garantir l’origine, l’intégrité, la confidentialité et la pérennité des documents qui lui sont confiés.
Certains vous répondront que dans le cas des documents si- gnés, la protection est assurée par construction sauf qu’il ne faut pas oublier qu’une signature électro- nique n’est pas pérenne à cause principalement de l’obsolescence cryptographique. Il est cepen- dant indispensable d’y prendre
Une fois convaincu de la néces- sité de la conservation sécurisée, on se heurte alors à un autre phé- nomène mieux connu de tous : le coût. En effet l’archivage électro- nique coûte encore relativement cher par rapport à des solutions d’hébergement. Cet état de fait se justifie parfaitement de par l’en- semble des dispositifs à mettre en place afin de pouvoir satisfaire aux exigences évoquées précé- demment en matière d’archivage électronique, sans oublier la né- cessité de s’engager sur un résul-
conservation, avec des coûts dif- férents, tout comme pour la si- gnature électronique, dans la me- sure où toutes les données n’ont effectivement pas la même va- leur, la même criticité. Il s’agit là d’un vaste débat sur lequel nous aurons l’occasion de revenir tout comme le fait de pouvoir utiliser les services en mode cloud pour réaliser de l’archivage électro- nique alors que de prime abord tout s’y oppose en particulier en matière de confidentialité.n
ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 41
]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
Club ÉcoRéseau
Un colloque en toute(s) intelligence(s) !
décryptage
 Dans le droit fil de ses valeurs entrepreneuriales et positives, chères à Jean-Baptiste Leprince son fondateur (entreprendre, innover, positiver !) et qui ancrent sa ligne éditoriale, ÉcoRéseau Business lance son Club ÉcoRéseau. Pour le journal qui s’adresse de manière positive à toute personne qui entreprend, quoi de plus naturel que de réunir dirigeants, entrepreneurs, cadres décisionnaires et leaders d’opinion en un club pensé autour de valeurs partagées. Le but : entretenir et animer une communauté autour d’événements dédiés à la sphère professionnelle (colloques thématiques, conférences, soirées, formations...).
de débats, trois tables rondes, un key speaker et l’intervention d’un quartet de jazz pour clôtu- rer l’après-midi, le tout animé par Olivier Magnan, rédacteur en chef d’ÉcoRéseau Business. Entre affective computing, pra- tiques RH, émotions, impro- visation et l’intelligence sous toutes ses formes, retour sur la teneur des débats.
Intelligence émotionnelle et entreprises
Pour lancer les hostilités, place à la première Table ronde, L’intel- ligence émotionnelle, quel enjeu pour les entreprises de demain? Au fait, qu’entend-on par « in- telligence émotionnelle » ? C’est la capacité de comprendre ses émotions et celles des autres, de savoir les utiliser pour faciliter les processus cognitifs. Dans l’entreprise notamment. L’in- telligence émotionnelle source de performance personnelle et professionnelle, c’est le postulat qui a réuni Myriam Maestroni, fondatrice et DG d’Économie d’Énergie, Alexandre Stourbe,
L’intelligence artificielle ne va pas remplacer l’intelligence émotionnelle
– Alexandre Stourbe, directeur général du Lab RH.
    À
sé son premier événement thé- matique du genre : un colloque atypique sur les intelligences. L’auditorium Debussy-Ravel de la Sacem a réuni public et ora- teurs autour d’un thème et d’une question : Les intelligences à l’ère du 3.0, L’ humain tirera-t-il son épingle du jeu face à l’IA? Au programme : une après-midi
DG du Lab RH et Christophe Bourgois-Costantini, coach de vie et d’organisation, autour d’Olivier Magnan. Tous placent l’intelligence émotionnelle au cœur de leurs activités et de leurs parcours. Après une car- rière dans le pétrole (Primagaz) qui l’a vu diriger près de 1 200 personnes, Myriam Maestroni fonde Économie d’Énergie, son agence de conseil spécialisée
l’occasion de son lancement le mardi 5novembre, le Club ÉcoRéseau a propo-
 42 |
dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[                   UNIVERSITÉ DE TECHNOLOGIE DE COMPIÈGNE
Ingénieur UTC
Vous serez ce que vous choisirez
d'être
                          génie biologique
génie des procédés
mécanique
informatique génie urbain
interactions.utc.fr • webtv.utc.fr • www.utc.fr donnons un sens à l’innovation
                                                 JPO O
0 02
25 j
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20
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v 29 février
a
an
nv
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www.utc.fr
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r
]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
décryptage
 dans la transition énergétique en 2011. Pour elle, pas de doute, il est primordial d’apprendre de ses émotions : « On commence à changer le monde quand on se change soi-même. » L’entre- preneure met l’accent sur les intangibles au sein d’une entre- prise (l’humeur, la volonté, la re- cherche de sens). « Un employé a besoin d’intelligence émo- tionnelle et d’intangibles, sans
aux bouleversements de notre société (Internet, IA...), sous peine d’« analphabétisme émo- tionnel ». Il l’affirme : « L’in- telligence artificielle ne va pas remplacer l’intelligence émo- tionnelle, dans les ressources humaines prévaut avant tout la notion d’humain. » Les intelli- gences humaines intrinsèques, c’est le mot d’ordre de Chris- tophe Bourgois-Costantini. Le coach, auteur de Vous êtes 10 fois plus intelligent que vous ne
des centaines de « champions » qui lui ont appris que « toutes ces intelligences sont en nous. L’idée, c’est de se connecter à elles pour devenir le champion desavie.»
Intelligence artificielle
et émotions
Après l’intelligence émotion- nelle, place à l’intelligence ar- tificielle pour la seconde Table ronde, Doit-on avoir peur de l’IA artificielle ? La question aura
des outils très valorisés, notam- ment dans le marketing. Start-up caennaise fondée en 2013, SoyHuce propose à ses clients de résoudre leurs pro- blématiques globales liées à la transformation numérique. Le tout grâce au développement de solutions logicielles et al- gorithmiques sur mesure. Une démarche qui se décline grâce à trois entités : une agence de conseils en transformation nu- mérique, un studio de R&D en
quoi il n’y a pas d’entreprises durables. » Pour Alexandre Stourbe, même constat, « la ri- chesse d’une entreprise passe avant tout par les collaborateurs qui la composent ». Celui qui promeut l’innovation RH en France via son association in- siste sur la nécessité de s’adapter
l’imaginez ! le répète à qui veut l’entendre : « Nous venons au monde avec dix intelligences cognitives que nous oublions à cause de l’école, de la pression sociale... » De Nadal à Thierry Marx en passant par François Pinault, Christophe Bour- geois-Costantini a interviewé
fait intervenir Frank Tapiro, cofondateur et chief emotional officer de Datakalab, et Nicolas Guy, fondateur et président de SoyHuce. Dans notre société toujours plus marquée par l’es- sor de l’IA, l’analyse des émo- tions humaines et par extension l’affective computing deviennent
data science et algorithmes et une agence de production de logiciels. « Un algorithme, c’est comme une recette pour régler un problème, mais ce n’est pas forcément de l’IA », explique Nicolas Guy. Avec l’exemple du marketing, l’entrepreneur s’explique : « Des algorithmes
44 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
       ]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[ Le futur de l’intelligence humaine se joue sur l’intelligence collective – Émile Servan-Schreiber, Lumenogic et Hypermind
alimentés par des capteurs émo- tionnels nous font comprendre les comportements du consom- mateur, de quoi lui glisser sous les yeux une publicité qui lui convient. La difficulté, c’est l’ir- rationalité des comportements humains. »
Capter les émotions humaines, les mesurer et les analyser en di- rect, c’est l’ambition de la techno- logie développée par Datakalab. La start-up 100 % française et ses chercheurs ont créé un logiciel de détection des micro-expressions du visage, à ne pas confondre avec un logiciel de reconnais- sance faciale. « 90 % des choses que l’on vit dans une journée sont gérées par notre inconscient. L’objectif est de traduire ces émotions qui nous échappent en données, et prouver que nous sommes tous égaux face aux émotions », théorise Frank Tapi- ro, ex-grand publicitaire devant l’éternel Séguéla. L’outil de Da- takalab va mesurer notamment les degrés d’attention et d’enga- gement émotionnel pendant le parcours des clients sur un site. Le repenti de la pub rassure très vite l’auditoire: «Nous respec- tons le RGPD¯: les utilisateurs devront accepter d’être filmés et nous ne gardons ni ne transmet- tons les vidéos. » Comme toute démonstration vaut mieux qu’un long discours, une auditrice vo- lontaire monte sur l’estrade, face à la webcam de l’appli Dataka- lab. En direct devant le public, le logiciel capte et analyse ses micro-expressions, étalonne son taux d’attention et d’engagement au gré de son regard et, donc, de ses émotions inconscientes.
Intelligence collective
et improvisation L’intelligence émotionnelle, l’intelligence artificielle... quid de l’intelligence du collectif? Émile Servan-Schreiber, doc- teur en psychologie cognitive, chroniqueur pour ÉcoRéseau Business, fondateur de Lume- nogic et d’Hypermind, s’est vu confier le micro pour un focus de conclusion: Que restera-t-il de l’intelligence humaine? Pour l’auteur de Supercollectif : la
nouvelle puissance de nos intelli- gences, pas de doute : « Le futur de l’intelligence humaine se joue sur l’intelligence collective. » En évoquant l’exemple de la four- milière construite par une masse grouillante de fourmis, il illustre la puissance de cette intelligence collective, fruit des quelques neu- rones de chaque fourmi. Alors quand il s’agit du collectif de cer- veaux humains de quelques mil- liards de neurones, « la puissance cumulée de tous les ordinateurs du monde vaut à peine mille cer- veaux humains. » En outre, les nouveaux outils de l’ère numé- rique favorisent la collaboration et la connexion des intelligences de chacun. Oui, le xxie siècle est celui de l’intelligence, à nous de mieux organiser notre collectif pour que cette intelligence ne s’« artificialise » pas, dixit Émile Servan-Schreiber.
L’intelligence émotionnelle comme source de création, c’est le fil rouge de la troisième et dernière Table ronde: Émotion, innovation et jazz. L’occasion de dresser un parallèle entre mu- sique jazz et entreprise, qui com- bine toutes deux performance et
décryptage
entreprendre & innover
harmonie, rigueur et créativité. Parallèle inspiré par le projet Jazz & Innovation, porté par l’Uni- versité de technologie de Com- piègne et son directeur de l’in- novation et du développement territorial, l’ingénieur docteur Pascal Alberti. L’idée: explorer la source d’inspiration que sont l’art de l’improvisation musicale et ses similitudes avec les proces- sus d’innovation à l’œuvre dans les entreprises. Une réflexion il- lustrée en musique et en direct par un quartet de jazz, compo- sé de Sabrina Yactine, psycho- logue et chanteuse, José Pendje, concepteur du projet et pianiste, Peter Giron, bassiste, et William Bayakimissa, beat boxer. L’oc- casion pour la salle tout ouïe de se laisser « intelligencer » par la musique, et pour le colloque sur les intelligences 3.0 made by Éco- Réseau, de se clôturer en beauté. adaM BeLGHITI aLaOUI
¯
RGPD : Règlement général sur la protection des données person- nelles.
         ecoreseau.fr dec. / Jan 2020
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]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[créer aujourd’hui
BOîTE à OUTILS
Business guides et enquêtes utiles aux créateurs et dirigeants
  Les avocats sont aussi des coachs d’entreprise
Immobilier d’entreprise : ce que les sociétés cherchent, ce que les promoteurs conçoivent MICE, congrès et séminaires : des lieux inoubliables, jusqu’aux musées
Flottes d’entreprise : pourquoi les véhicules de direction doivent jouer la carte verte
p. 47 p. 52 p. 56 p. 62
 pratique
46 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[  Création d’entreprise
un conseil qui compte
créer aujourd’hui
pratique
  L’avocat/e,
L’expert-comptable accompagne le changement de modèle économique des entreprises pour faire face aux défis climatiques, sociaux et sociétaux !
Les PME, TPE et ETI sont-elles concernées par ces nouveaux modèles économiques ?
Oui bien plus qu’on ne l’imagine. Si vous avez une vision à trois mois ou à deux ans, cela ne changera peut-être pas grand-chose mais si vous souhaitez vous inscrire sur le long terme, alors vous ne pouvez pas faire l’impasse d’une réflexion sur les conséquences environne- mentales et sociales du changement climatique sur votre propre mo- dèle économique. Il ne s’agit pas de prendre en compte uniquement une contrainte d’exploitation complémentaire, mais bien de voir dans quelle mesure il ne s’agit pas pour vous d’une source d’opportunité et de développement et de croissance.
La question de la neutralité carbone d’un produit ou d’un service est un concept qui va monter en puissance de manière très importante, la notion d’empreinte environnementale de l’entreprise, d’acceptation sociale et sociétale de votre modèle économique sont aussi des notions qui prennent une dimension prudentielle à intégrer dans tout projet d’entreprise.
Nous pourrions illustrer cet état d’esprit par deux expressions bien connues maintenant : « On ne gagne pas dans un monde qui perd » et « dans tout changement il y a une opportunité ».
Quelle place occupe l’expert-comptable dans ces mutations?
La recherche d’une performance globale, c’est-à-dire économique, environnementale et sociale, va devenir un concept à part entière de la raison d’être de l’entreprise. Le suivi de la performance financière reste important et essentiel bien évidemment, mais la prise en compte des autres critères de performance devient incontournable.
L’expert-comptable qui connaît bien l’entreprise, ses dirigeants, ses forces et ses faiblesses, doit pouvoir proposer aux dirigeants qu’il ac- compagne des indicateurs non financiers en complément des indica- teurs financiers qu’il fournit déjà au dirigeant.
Mettre en place une politique dite de RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) ou d’une logique d’indicateurs ESG (Environnement social et gouvernance) pour piloter l’entreprise permet de matéria- liser cette démarche de performance globale de l’entreprise. L’ex- pert-comptable est un soutien important de l’entreprise dans cette démarche.
Points à retenir:
La RSE est un véritable levier de performance globale de l’entreprise. L’intégration de critères extra-financiers permet non seulement de pouvoir prétendre à des financements, d’accéder à de nouveaux mar- chés, de proposer des produits/services innovants mais aussi d’être compétitif, de sécuriser les risques et de se pérenniser.
Les indicateurs extra-financiers sont de véritables outils de pilotage, nécessaires à la performance globale de l’entité et complémentaires aux indicateurs financiers!
Notre profession est plus que jamais prête à accompagner les entre- prises dans l’évolution de leurs modèles économiques pour faire face aux changements climatiques et environnementaux, et prévenir les risques sociaux et sociétaux.
Il s’agit de sujets essentiels pour l’entreprise et le monde. C’est aussi une source majeure d’opportunités de développement pour les entre- prises innovantes et responsables et pour celles qui veulent le devenir.
Parlez-en avec votre expert-comptable.n
ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 47
 cet/te allié/e
insoupçonné/e
François
À l’heure des legaltechs, ces technologies d’automatisation d’un service juridique, la valeur ajoutée d’un avocat ne saute plus aux yeux a priori, tellement le/ la pro s’assimile à des affaires, des contentieux. Mais si l’entreprise est une entité économique, elle est également une entité juridique. Au moment de la création, les choix juridiques opérés, les engagements contractés vont déterminer en partie le chemin que vont prendre le projet et le parcours que l’entreprise va suivre. L’appui technique d’un avocat assure le meilleur départ possible.
expert- comptable et président du Comité RSE
et du Club développement durable du Conseil supérieur de l’ordre
des experts- comptables
Jegard,
 Rédaction des statuts,   té. « Dès que l’idée d’entreprise
 fiscalité, règlement des contentieux : les avo- cats en droit des so-
ciétés connaissent un spectre large d’intervention. « Leur point commun est d’intervenir en faveur des intérêts de l’en- trepreneur ou de l’entreprise », rappelle Delphine Gallin, avo- cate associée d’un cabinet à Marseille et présidente de l’as- sociation ACE (Avocats conseil d’entreprises), 1 800 membres. Dans une société fortement nor- mée et réglementée, dit-elle, il est nécessaire de savoir se faire accompagner pour les étapes qui impactent le devenir de la socié-
émerge, des besoins de droit ap- paraissent. Bien avant le dépôt des statuts, l’entrepreneur aura besoin de déposer une marque. Ce choix est stratégique et por- teur de conséquences impor- tantes: il est de nature à mener à un contentieux dès le départ. » Les avocats interviennent donc dès le stade précoce du projet de création d’entreprise. « Quand il en est encore au stade de l’idée, en parler avec un avocat va af- finer et ajuster l’objectif et les étapes de la création de l’entre- prise et de son développement,
  ]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
créer aujourd’hui
Pour s’assurer le succès, l’entrepreneur en phase
de création de son entreprise doit s’entourer d’alliés. L’avocat en droit des sociétés, par ses compétences et ses connaissances des risques, en est un, essentiel. L’on n’y pense pas souvent...
notamment pour les aspects légaux et réglementaires », ex- plique Thomas Charat, avocat à Paris, associé et fondateur du cabinet RCCL et président de la commission Droit et Entre- prises du Conseil national des barreaux. « L’avocat/e est aussi un chef d’entreprise. Il/elle a en général une bonne compréhen- sion des enjeux auxquels sont confrontés les entrepreneurs/ euses ».
La forme sociale impacte l’organisation même
Cette expérience et cette connaissance du droit font des avocats les alliés d’un entre- preneur. Dès les prémices du projet, ils sont en mesure de mener un véritable travail d’in- génierie juridique au service de leurs clients. Ils éclairent le choix du type de sociétés au regard des contraintes fiscales, sociales ou réglementaires : ré- daction des statuts, définition du pacte d’actionnaires, assis- tance à la négociation dans les levées de fonds, prise en compte des enjeux de marque et brevet, orientation vers les compétences complémentaires si nécessaire, etc. « L’accompagnement et les conseils portent sur tous les as- pects, du plus simple au plus
sophistiqué. Et tous les métiers sont concernés: même un ar- tisan devrait avoir le réflexe de recourir à un avocat, ne serait-ce que pour les questions de baux commerciaux », plaide Thomas Charat.
Tout commence par le choix de la forme sociale que va adop- ter la société. Entrent en jeu le capital minimal exigé, le nombre d’associés nécessaire, la finalité civile ou commerciale, la res- ponsabilité des associés, la pos- sibilité d’émettre des actions, etc. Toutes les formes de sociétés ne se prêtent pas à la même acti- vité ou n’ont simplement pas le même régime fiscal. Choisir une forme plutôt qu’une autre, c’est fixer une organisation et enga- ger le devenir de l’entreprise. L’assistance d’un avocat lors de cette étape favorise une prise de décision éclairée, en conscience des conséquences de chacune des formes existantes.
Dans quel NAF nagé-je ?
À l’avocat/e de se charger de certaines démarches auprès des institutions. Sa maîtrise des nomenclatures d’activités et de produits ainsi que les codes NAF (Nomenclature d’activi- té française) ou APE (Activité principale de l’entreprise) asso- ciés devient un gain de temps et
            J’aime ma boîte
Créer la confiance
En choisissant d’orien-   et il faudra s’en féliciter, ce retour
ticulier dans le cas des petites   entreprises vers leurs parties pre-
    ter l’épargne et l’impôt vers l’investissement, en donnant de la fluidité à
notre droit du travail, en assu- rant plus d’efficacité à la forma- tion professionnelle de demain, et en planifiant la mise en chan- tier de nouvelles dispositions concernant les PME, le gouver- nement manifeste sa volonté de créer les conditions favorables à la relance de la croissance.
à une croissance pérenne est lar- gement dépendant d’un retour à la confiance, elle-même porteuse de nouveaux financements pour les entreprises synonymes d’in- vestissements et de capacité de développement.
entités, qui restent plus difficiles à analyser que les autres entre- prises et pour lesquelles le déficit de financement est en réalité le plus souvent associé à un déficit de confiance et d’information. Nous savons que la défiance sté- rilise et c’est pour la contrer que les commissaires aux comptes ont délibérément choisi de s’en- gager dans une démarche d’in- novation et de progrès en passant d’une utilité décrétée à une utilité de marché. Pour des investis- seurs, il nous semble indispen- sable qu’un garant impartial et indépendant assure la sincérité et
nantes, partenaires, banquiers et investisseurs.
C’est précisément ce rôle que veulent jouer les commissaires aux comptes dans notre écono- mie, et particulièrement dans l’économie des petites entités. La confiance ne se décrète décidé- ment pas, elle s’organise. n
Jean Bouquot
Président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes
Néanmoins, la création d’un en-
vironnement réglementaire stable
et la perspective d’une simplifi-
cation d’un accès des PME à de
nouveaux outils de financement,
dont l’épargne, seront-ils suffi-
sants pour créer de la confiance ?
tière de création nette d’emplois,   Cela reste à démontrer, en par-   la sécurité des informations des
Si ce plan ambitieux est suscep- tible de porter ses fruits en ma-
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   ]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
    évite l’erreur pour un non-initié. Ces codes qui caractérisent l’ac- tivité principale exercée par une entreprise sont obligatoires et attribuées par l’Insee. Ils déter- minent par exemple la conven- tion collective que l’entreprise devra appliquer aux travailleurs salariés qu’elle emploie.
Le recours à un/e avocat/e se révèle également fondamental lors de la rédaction des statuts de l’entreprise. Parce que la so- ciété est créée par la vertu d’un contrat, la rédaction d’icelui se doit d’être soignée. Les statuts constituent bel et bien un texte de référence qui organise la vie de la société : relations entre as- sociés, droits et obligations des parties ou le vade-mecum des processus en cas de différends dans la société. Leurs rédactions exigent une connaissance effec- tive de la matière contractuelle. Un contrat mal rédigé est source de nombreux risques : le pro- noncé de la nullité du contrat par un juge, la poursuite en jus- tice de la société par un associé
mécontent, l’existence d’une clause abusive ou plus simple- ment la création d’un dysfonc- tionnement structurel. Prendre l’assistance d’un/e avocat/e offre la possibilité de personnaliser les statuts, d’insérer des clauses conformes à la volonté du créa- teur et à ses intérêts.
En cas d’erreur de son conseil, le client sera indemnisé
Alors que des statuts types sont accessibles en quelques clics, le recours au professionnel pré- vient les contentieux et litiges potentiels, comme les risques liés à des clauses mal ficelées au regard d’une situation particu- lière. La rédaction des statuts en des termes clairs et précis réduit les interprétations pos- sibles, donc les risques de dif- férends avec un fournisseur, un client, un prestataire ou encore un concurrent. « De par sa fonc- tion et sa pratique, l’avocat/e est en capacité d’anticiper les risques. Parce qu’il/elle a une connaissance et une expérience
 De par sa fonction et sa pratique, l’avocat/e est en capacité d’anticiper
les risques – Delphine Gallin, avocate.
de la défense du risque, il/elle est   sionnelle (RCP). Le client béné-
en mesure de le maîtriser et, au final, de l’éviter », observe Del- phine Gallin.
     Ce rôle auprès de l’entrepre-
neur/euse est encadré par des
principes déontologiques stricts,
dont le respect du secret profes-
sionnel et le devoir de confiden-
tialité. « Lors d’une négociation
entre associés par exemple, les
échanges restent confidentiels :
c’est un véritable atout », sou-
ligne Thomas Charat. L’avocat/e
observe également un devoir
d’information et de diligence.
Il rend compte d’une obligation
de conseil auprès de ses clients.
« Ce devoir connaît une portée
très large : l’avocat/e doit donner
à ses clients toutes les informa-
tions pertinentes pour leur per-
mettre un choix éclairé », com-
mente Delphine Gallin. En cas
de manquement, il/elle engage
sa responsabilité civile profes-   à exploser. » Des services en
ficie d’une protection : si l’avocat commet une faute qui entraîne un dommage pour son client, le- dit client n’a pas à prouver qu’il n’a pas reçu les conseils adé- quats. Il sera indemnisé pour le préjudice subi.
Parmi les critères
du choix, la spécialisation compte beaucoup
Une telle protection n’existe pas à travers les modèles de contrats pré-fabriqués et les formules standardisées proposées par les legaltechs. « Les services en ligne sont plutôt un piège, prévient Thomas Charat : leurs prix d’entrée très attractifs ne prennent pas en compte les conséquences des clauses sur la situation spécifique de l’entre- preneur et, en cas de conten- tieux, les coûts ont tendance
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]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[  Le marché tient compte des besoins des TPE. Pour les créations de société les plus simples, des forfaits sont proposés à partir de 1 500 ou 2 000 euros. Les avocat/es travaillent leurs offres : ils sont transparents et prévisibles en termes de tarifs – Thomas Charat, avocat.
créer aujourd’hui
pratique
        ligne auxquelles Delphine Gal- lin reconnaît une utilité : « Pour identifier un besoin de droit, même s’ils ne remplacent pas la relation de confiance entre un/e avocat/e et son client. »
Reste que l’arrivée des plates- formes juridiques en ligne a impacté le modèle économique des cabinets d’avocats spécia- lisés en droit des sociétés. Gal- lin : « Le numérique a fait bais- ser les coûts: de plus en plus de missions sont forfaitisées et décorrélées du volume ho- raires. » Charat : « Le marché tient compte des besoins des TPE. Pour les créations de so-
ciété les plus simples, des for- faits sont proposés à partir de 1 500 ou 2 000 euros. Les avocat/ es travaillent leurs offres : ils sont transparents et prévisibles en termes de tarifs. »
S’informer des offres et des tarifs proposés sera la première étape dans le choix du profes- sionnel qui accompagnera ju- ridiquement la création de la société. « Il ne faut pas hésiter à solliciter plusieurs profession- nels, à demander des devis », conseille Delphine Gallin. Puis choisir en fonction de plusieurs critères, les spécialisations affi- chées en sont un. « Ça n’a rien
d’officiel, mais on le constate dans la pratique : un avocat qui compte plusieurs clients dans l’agroalimentaire, par exemple, finira par devenir un expert dans ce domaine. Par sa connaissance du secteur, il devient un conseil- ler sur les questions réglemen- taires », fait valoir Thomas Cha- rat. Autre critère de sélection, quoique relatif, la proximité géographique. « Pouvoir se ren- contrer, c’est un plus dans la re- lation de confiance, c’est avant tout de cela qu’il s’agit. »
eLSa BeLLanGeR
     ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 51
]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
C’est le rendez-vous de   d’entreprises puisqu’elle les aide
référence de l’ensemble des acteurs de l’im- mobilier d’entreprise
en France. Cette année, le Simi – Salon de l’immobilier d’entre- prise – rassemble du 11 au 13 dé- cembre 2019 30 000 profession- nels et près de 470 sociétés et collectivités. « Au-delà de l’im- mobilier d’entreprise, c’est tout l’écosystème de l’immobilier au sens large qui se réunit Porte Maillot », brasse Quentin Min- vielle, président cofondateur de Kaliti, start-up spécialiste de la transformation numérique. « Le Simi représente un symbole fort car c’est ici qu’en décembre 2011, alors que la société allait être immatriculée un mois plus tard, j’ai rencontré les interlo- cuteurs qui allaient devenir nos premiers clients quelques mois plus tard. Nous nous apprêtons à participer à notre 9e salon dont le but est avant tout d’entretenir les relations humaines », pour- suit le dirigeant.
Mais les enjeux se révèlent de plus en plus nombreux. « En ce qui nous concerne, la tendance porte sur l’exploitation de la data. Nous déployons depuis huit ans un outil numérique de pilotage de travaux. Les inter- venants d’une opération – du maître d’ouvrage aux entre- prises de travaux, en passant par le preneur et le maître d’œuvre – collaborent au quotidien en réduisant les risques grâce à une excellence opérationnelle opti- misée. Chacun gagne du temps et bénéficie d’une communica- tion fluide avec une information fiable en temps réel. On s’est rendu compte progressivement, ces dernières années, que toutes les informations que nous col- lectons sur les chantiers nous donnent le moyen d’identifier des sources de coûts addition- nels significatifs que l’on va an- ticiper et donc réduire », détaille Quentin Minvielle.
Cette data exploitable repré- sente donc une valeur impor- tante aux yeux des dirigeants
     Immobilier d’entreprise
à prendre les bonnes décisions pour optimiser leur rentabilité. Le numérique s’érige comme un acteur incontournable au- jourd’hui. Des décisions qui portent sur le pilotage des risques en temps réel sur les opé- rations immobilières en cours mais aussi sur l’identification et la réduction des coûts addition- nels pour les futures opérations.
Constamment à l’écoute
Parmi les « fondamentaux » à respecter et à ne jamais né- gliger : l’écoute des besoins du client. « Il s’agit d’un critère extrêmement important afin de comprendre ses impératifs, identifier l’impact commercial et social de son futur déména- gement. Il arrive parfois que l’on présente à l’entreprise un local quinerépondepasà100%à sa demande, mais qui présente finalement des avantages aux- quels elle n’aurait jamais pensé. C’est là notre rôle, notre plus-va- lue : écouter le client, identifier ses motivations, comprendre ses besoins mais aussi le guider vers un site, une localisation, une construction qu’il n’aurait pas imaginée... », plaide Frédéric Sansone, directeur immobilier d’entreprise chez Giboire, im- planté à Nantes (44).
La modification des habitu- des de travail ou l’explosion du commerce en ligne expliquent certaines des tendances de ce marché, porté par une économie dynamique et des taux d’intérêt extrêmement bas. 2019 pourrait surfer sur la vague de 2018 qui avait enregistré un record de transactions avec une augmen- tation de 20 % des investisse- ments, soit un business proche des 15 milliards d’euros.
« Le secteur restera très
tif en 2019 puisque la demande n’est pas satisfaite par l’offre », considère Sophie Desmazières, fondatrice de BureauxLocaux, l’un des portails leaders du mar- ché. Concrètement, le taux d’es- paces vacants à Paris, dans les zones les plus attractives, varie de 1 à 2 % et oscille, dans les ré- gions les plus convoitées (Lyon, Nantes, Bordeaux, Marseille...), de 4 à 5 %.
Le boom du coworking comme tendance forte
du secteur
Si les entreprises étaient aupa- ravant enclines à rechercher
La grande mutation
ac-
Face à une demande de plus en plus exigeante et en quête de bien- être, les acteurs doivent s’adapter et rester constamment à l’écoute de leurs clients.
 On s’est rendu compte progressivement,
ces dernières années, que toutes les informations que nous collectons sur les chantiers nous donnent le moyen d’identifier des sources de coûts additionnels significatifs que l’on va anticiper
et donc réduire – Quentin Minvielle, Kaliti.
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]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                                                     ]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
 Catherine Sachreiter, commissaire général du Simi (11 au 13 décembre au Palais des Congrès de Paris)
« Toute l’industrie immobilière se remet profondément en question »
 Sous quels auspices se présente cette édition 2019 du Simi ? Depuis 18 ans, le Salon s’est imposé non seulement comme une place de marché mais également comme un indicateur de fin d’année pour l’ensemble de la filière. C’est la possibilité de percevoir les grandes tendances des six mois à venir. Le salon est avant tout un lieu d’échanges
et de rencontres, avec plus de
130 conférences réparties en 12 cycles. Pour la troisième fois,
nous accueillerons le forum Bâtiments & territoires connectés, un événement dédié aux filières
du bâtiment, de l’énergie et de l’IT, mais aussi à l’industrie immobilière et aux acteurs territoriaux. Et comme chaque année, l’excellence sera également de nouveau
mise à l’honneur avec la remise des Grands prix du Simi, qui se déroulera pour la première fois le mercredi 11 décembre à 17 heures. Les visiteurs, exposants, sociétés et collectivités présentes pourront profiter d’un espace inédit situé au 4e étage. Un lieu conçu par Wellio, l’offre de pro-working de Covivio, pour travailler, « rétorquer », échanger... en toute sérénité à l’écart de l’agitation et découvrir des start-up qui présenteront leurs solutions.
Quelles tendances se dégagent du secteur ?
Toute l’industrie immobilière se remet profondément en question. Elle doit faire face à une chaîne
de valeur complètement revisitée et doit contribuer à la promesse du mieux « vivre ensemble ». Aujourd’hui, tous les acteurs de l’industrie doivent prendre en compte de nouveaux paramètres pour adresser les attentes des utilisateurs et des territoires : génération d’énergie, résilience et inertie thermique du bâtiment, mutabilité, bâtiment serviciel, connectivité... Ces obligations
de changement sont aussi des formidables opportunités : pour répondre à ces ruptures et ces nécessaires transformations,
on voit notamment émerger de nouveaux types d’entrepreneurs qui challengent ou accompagnent les entreprises établies sur leur marché. Portées notamment par la proptech, de nombreuses start-
up insufflent ainsi une nouvelle énergie et sont désormais les porte-étendards de l’innovation flexible, agile et des opportunités d’investissements.
Un salon innovation...
Toutes ces tendances, qui se traduisent en enjeux économiques, sociétaux et environnementaux sont au programme de cette édition 2019. L’innovation sera cette année fortement représentée
via la présence de nombreuses sociétés novatrices issues de
la proptech, à découvrir sur le stand du groupe Icade et sur
le nouvel espace Wellio by
Covivio. La programmation d’une quarantaine de conférences
pour aborder des thématiques telles que l’intelligence
artificielle, l’autoconsommation photovoltaïque, la résilience urbaine...
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dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[  Aujourd’hui, tous les acteurs de l’industrie doivent prendre en compte de nouveaux paramètres
pour adresser les attentes des utilisateurs et
des territoires : génération d’énergie, résilience
et inertie thermique du bâtiment, mutabilité, bâtiment serviciel, connectivité –
Catherine Sachreiter, Simi.
des locaux excentrés, plutôt modernes, pratiques, avec des places de parking... la demande a changé. Désormais, elles sont en quête d’espaces spécifiques, à proximité des restaurants et d’adresses de caractère et atypiques qui incarnent leurs images. Avec comme leitmotiv de véhiculer un état d’esprit où le bien-être au travail est pri- mordial tout en draguant les fu- tures jeunes recrues avec des es- paces chaleureux et conviviaux. « Nous assistons également à une véritable explosion de sollicita- tions pour des espaces de cowor- king (+ 60 % de 2017 à 2018). À ce jour, ils sont occupés par 1/3 de grandes entreprises, 1/3 de PME et 1/3 d’indépendants. Là encore, il s’agit d’une nouvelle manière de travailler, plus frien- dly, plus collaborative... Ce qui n’était pas le cas il y a cinq ans », analyse Sophie Desmazières. Autre tendance forte du sec- teur: la reconversion d’espaces. Des rues initialement dédiées aux commerces transformées en quartiers d’affaires, d’an- ciens pressings qui se muent en espaces de stockage et des entre- pôts en showroom... Une refonte immobilière exceptionnelle qui a pour effet de redistribuer complètement les cartes du sec- teur. « Il existe désormais une appétence considérable pour les grands et les micro-entrepôts à proximité des villes ou en zones urbaines. Une vague de fond no- tamment portée par les géants du Web à l’instar d’Amazon. Or, à ce jour, ces espaces n’existent pas, en tout cas pas comme tel. Il va donc falloir les penser, les imaginer, les concevoir », conclut Sophie Desmazières. Au milieu de ces transformations, l’immobilier d’entreprise ne manque pas défis à relever... JOnaTHan naHManY
L’extension de créteil Soleil signée Klépierre
business guide
pratique
 Créé en 1974, Créteil Soleil est
le 4e centre le plus fréquenté
de France, avec 21 millions de visiteurs par an. Des travaux d’extension et de rénovation sont menés par le groupe Klépierre, propriétaire des lieux depuis 1991. Avec notamment une verrière de 2 200 m2 et un lustre géant de plus de 200 mètres de long. « Klépierre s’est intéressé aux nouveaux besoins, aux nouvelles envies
des consommateurs. Le groupe a ainsi mis le cap sur les plaisirs
de la table. Une Food avenue constitue ainsi plus de 50 % de l’extension, avec 45 restaurants dont 15 nouveaux sur 3 700 m2 », annonce le spécialiste européen des centres commerciaux. Coût des travaux, hors rénovation : 100 millions d’euros. « Le but
est de moderniser le centre, améliorer la connexion avec le métro, fluidifier les flux et créer de nouveaux espaces pensés comme de véritables lieux de vie. »
       ecoreseau.fr dec. / Jan 2020
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]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
   MICE : insolite, prestige et charmes
Les entreprises privilégient pour leurs séminaires de rentrée des lieux marquants. Pour deux publics : l’adhésion de leurs équipes et/ou de leurs clients.
La tendance observée ces   tamment le Salon Gustave Eiffel,
but de soirée témoigne de l’en- gouement des entreprises pour les dîners spectacles prestigieux. « En quelques années, en raison d’une conjoncture plus favo- rable pour le secteur financier, les séminaires organisés par ma boîte sont nettement montés en gamme. Après la crise de 2008, les meetings étaient organisés dans des salles proches du bu- reau, sans aucun moment de détente. Depuis trois ou quatre ans, nous travaillons autant la journée, mais la soirée réserve toujours de bonnes surprises, comme un soir au Moulin rouge », remarque Antoine, un banquier d’affaires parisien. Les organisateurs jettent aussi leur dévolu sur les musées, des lieux souvent originaux et chargés d’histoire. Les multinationales, mais aussi les PME, se pressent pour réunir leurs collabora- teurs, clients ou prospects au Louvre, à l’Olympia, au Prado, à la Monnaie de Paris, au théâtre de l’Œuvre, à l’Unesco ou encore à la BNF. « En privatisant de tels endroits, les entreprises offrent la chance à leurs invités de dé- couvrir des sites qui leur étaient inconnus », souligne le PDG de Museumexperts, Jean-François Grunfeld, qui organise Museva mais aussi le Sitem, le salon des équipementiers des musées.
Le charme des régions
Si les lieux prestigieux de la ca- pitale ou des grandes villes de région gardent la cote, les or- ganisateurs ne rechignent pas à sillonner les routes françaises. Deauville, La Baule, Nantes, Nice ou encore Monaco sont des sites souvent privilégiés. Selon Denis Caille, directeur général de La Cité des congrès de Nantes, l’accès rapide au Pa- lais des congrès est un élément clé pour les organisateurs... de congrès : « L’un des principaux atouts de La Cité des congrès de Nantes est sa situation géogra- phique : la ville est à deux heures de Paris en train TGV. De plus, installée au cœur de la ville, la Cité est également face à la gare. Il s’agit d’un élément important au moment où les entreprises cherchent à la fois à réduire leurs coûts et le temps de transport. Chez nous, elles économisent le coût des navettes susceptibles de transporter les participants d’un point à un autre. » Dans cette recherche d’optimisation du temps, les Palais de congrès qui
    dernières années dans l’organisation de MICE (Meetings, incentives,
conferencing, exhibitions) s’est confirmée en 2019. Les entre- prises ne veulent plus entendre parler d’hôtels fades ni de pres- tations standardisées, surtout pour un séminaire de rentrée destiné à motiver des troupes. Pour susciter l’enthousiasme de leurs salariés et clients, les or- ganisateurs de séminaires pri- vilégient deux options : les lieux, prestigieux et/ou insolites et les sites dans les plus belles régions de France.
Paris, ville lumière
une adresse inédite en haut de la tour éponyme. L’endroit offre, assure l’un des leaders du sec- teur, une vue imprenable sur Pa- ris, ainsi qu’une offre de traiteur signée Lenôtre. Selon Coach Omnium, près des 2/3 des orga- nisateurs de MICE recherchent parfois ou régulièrement des lieux et/ou des prestataires « originaux ». Comme les réu- nions professionnelles restent des occasions de passer des mes- sages, de motiver les troupes et de séduire, le lieu semble comp- ter autant que le contenu pour valoriser les manifestations. « L’écrin est aussi important que ce qu’il renferme », répète régulièrement Mark Watkins, président de Coach Omnium. Dans ce cadre, Prestige Sodexo propose par exemple à ses clients une vaste gamme d’en- droits originaux, non seulement hors du cadre de travail mais aussi dans le cadre même... des phases tout aussi importantes l’une que l’autre pour fédérer une équipe. Un passage aux abords de la file d’entrée du Lido
Ce n’est pas un hasard si les
prestataires du secteur du MICE
renforcent chaque année un peu
plus leurs offres, notamment au
cœur de Paris. Ces nouveaux
lieux cherchent à chaque fois à
sortir des sentiers battus tout en
délivrant des prestations « bu-
siness » irréprochables. Au prin-
temps 2019, par exemple, Lieux
et Événements Prestige Sodexo
a étoffé sa collection avec trois
nouvelles adresses à Paris, no-   sur les Champs-Élysées en dé-
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]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[                                                               LE RÉSEAU NATIONAL
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 ]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
Les multinationales, mais aussi les PME,
se pressent pour réunir leurs collaborateurs, clients ou prospects au Louvre, à l’Olympia, au Prado, à la Monnaie de Paris, au théâtre de l’œuvre, à l’Unesco ou encore à la BNF
bénéficient d’une offre hôtelière très vaste directement accessible à pied sont très appréciés des or- ganisateurs de séminaires ou de conventions. Concurrent direct de Nantes, le Palais des congrès Atlantia de La Baule mise lui aussi sur sa proximité avec Pa- ris, mais autant sur le charme balnéaire haut de gamme. À l’image de Deauville, les parti- cipants d’un séminaire font tout à pied, comme le précise Louise Chaillou, responsable de la pro- motion et de la commercialisa- tion internationale du Palais des congrès Atlantia. «Les entre- prises apprécient l’ambiance de travail et de détente de La Baule. Les collaborateurs retrouvent le temps de respirer dans un en- vironnement sécurisé, reposant et authentique. Il s’agit d’un gage de qualité et de satisfac- tion tant pour l’organisateur que pour les participants qui posent leurs valises sur la des- tination le temps du congrès. » Bien sûr, la qualité des instal- lations et leur modularité sont essentielles, tout comme la mise à disposition d’une technologie de pointe. Mais, sur ce point, les principaux palais de congrès ont massivement investi ces der- nières années pour s’adapter aux demandes, légitimes, des entre- prises.
Des événements responsables
Selon de nombreux palais des congrès, les entreprises sont de plus attentives à la notion de développement durable. Elles aiment donner du sens à leur événement, par exemple en leur servant des plats locaux de la ré- gion. « Les organisateurs d’évé- nements sont attentifs à la ges- tion des déchets et à l’empreinte carbone. La Cité du Palais des congrès de Nantes propose à ses clients des offres spécifiques afin de les accompagner dans la réalisation d’événements écoresponsables. Nous avons été précurseurs, il a une dizaine d’années, dans ce domaine », souligne Denis Caille. Une ten- dance de fond que constate à son tour Louise Chaillou. « Les en- treprises apprécient de se rendre à La Baule, membre du Club des plus belles baies du monde et ville labellisée Pavillon Bleu. Il s’agit d’une reconnaissance in- ternationale qui récompense un engagement en faveur de la pré- servation des espaces naturels et la sauvegarde de son littoral. De même, le fonctionnement du Palais des congrès respecte les codes environnementaux avant de proposer des événements du- rables. » PIeRRe-Jean LePaGnOT
            Jean-François Grunfeld, museumexperts, commissaire général de la troisième édition de Museva qui se tiendra au cœur du Carrousel du Louvre, les 28 et 29 janvier 2020.
« des espaces privatisables, à Paris, partout en France et à l’international »
Jamais deux sans trois, ce sont les succès précédents qui vous ont incité à récidiver cette année ? Exactement ! Après un premier test en 2018, la deuxième édition du salon Museva en 2019 au Grand Palais fut, de l’avis de tous les participants, exposants comme visiteurs, un franc succès. Avec 38 exposants et 83 destinations, les grands lieux de la culture étaient présents : les principaux musées français, les quatre principaux musées de Madrid, ainsi que des lieux de spectacle, de théâtre et de musique. Preuve de l’intérêt croissant du salon, il est désormais
organisé dans un espace plus vaste au Carrousel du Louvre, salle Le Nôtre, où plus de 70 lieux de culture (France et international) seront présents sur 1
900 m2.
Quels sont les objectifs de ce jeune salon ?
Mettre en relation
des espaces culturels privatisables – musées, monuments, salles de spectacles – avec des décideurs, agences et entreprises, à la recherche du lieu parfait pour un événement inoubliable. Pour la troisième édition, au Carrousel du Louvre, Museva 2020 a comme
objectif de doubler le nombre de visiteurs et d’exposants en proposant une gamme très étendue d’espaces privatisables, à Paris, partout en France et à l’international. Le British Museum de Londres, les principaux musées de Vienne de Madrid et Bruxelles seront notamment au rendez- vous. Ces exposants
ont choisi d’ouvrir leurs espaces, leurs collections, leurs expositions, pour donner un rayonnement culturel incomparable à des événements quels qu’ils soient, séminaires, workshops, conférences, concerts ou cocktails...
comment expliquez-vous ce succès qui dépasse le cadre des musées ?
Il existe une vraie diversité d’acteurs car pour les exposants – lieux culturels, patrimoniaux ou historiques en France et à l’étranger
–, ce salon représente non seulement le moyen idéal de développer des recettes propres supplémentaires, mais également pour attirer, séduire et rencontrer de nouveaux publics. L’offre
de Museva est complétée par un programme
inédit de conférences
sur l’événementiel : les acheteurs et les décideurs conçoivent des événements internes et externes uniques
et sur-mesure. L’objectif est d’éveiller la curiosité des visiteurs, d’encourager le goût du savoir, de créer des liens forts et de favoriser les échanges, mais surtout de proposer des expériences uniques et mémorables dans des lieux culturels exceptionnels. L’offre du salon, accessible uniquement aux professionnels – décideurs, agences de communication – se complète par
quatre conférences sur l’événementiel dans les lieux culturels. Et des équipes d’experts seront sur place pour donner des conseils.
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   ]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[                                 LES PYRÉNÉES AUX PORTES DE PARIS
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business guide
Voitures de direction :
Plus que de longs discours,   Quant à Lexus, marque haut
les programmes d’inves- tissement annoncés par les constructeurs auto-
mobiles suffisent à illustrer leur détermination à imposer très vite des voitures électriques dans leurs catalogues. Audi explique ainsi l’arrivée de 30 modèles élec- trifiés dans sa gamme d’ici à 2025, dont 20 entièrement électriques. Plus largement, le groupe Volk- swagen va investir 60 milliards d’euros avant 2024 dans la voi- ture du futur, dont 33 milliards uniquement dans sa gamme 100 % électrique. 70 modèles électriques qui seront lancés d’ici à 2028 avec un objectif de ventes de 26 millions de voitures élec- triques dans le monde en 2029. Auxquelles s’ajoutent près de six millions de modèles hybrides. Chez BMW, ce sont 25 modèles électrifiés (dont plus de la moi- tié 100 % électriques) qui seront proposés en 2023. La marque automobile bavaroise prévoit de vendre en 2021 deux fois plus de modèles électriques qu’en 2019. Même Porsche ne fait plus mys- tère de son futur sur batteries. Comme l’a révélé Klaus Zell- mer, patron de la marque pour l’Amérique du Nord, « à partir de 2025, la moitié des véhicules produits seront dotés d’une prise électrique applicable à des véhi- cules hybrides rechargeables ou à des modèles 100 % électriques ».
   haro sur le CO2
Bruxelles et Bercy se relaient pour imposer des mesures toujours plus restrictives à l’encontre des automobiles attribuées dans les entreprises
aux managers et dirigeants. Fiscalité exorbitante, émissions de CO2 trop élevées, poids excessif, les voitures haut de gamme n’ont pas la cote auprès du législateur. Même en version électrique, ces véhicules premiumpourraient ne plus bénéficier intégralement du bonus écologique. En attendant, les constructeurs pensent toujours à ce segment de clientèle...
de gamme du groupe Toyota et précurseur dans le domaine des motorisations hybrides, elle va également élargir les choix de motorisations disponibles dans sa gamme. Arnaud Martinet, res- ponsable du département ventes aux sociétés de Toyota-Lexus France, annonce la couleur : « 35 modèles électriques, hybrides et hybrides rechargeables, de marques Lexus et Toyota, vont faire leur apparition dans notre gamme d’ici à 2025. Dès 2020, Lexus commercialisera le nou- veau UX300e, un SUV premium 100 % électrique destiné aux en- treprises. »
Le courant passe
dans le haut de gamme
Si l’ensemble des constructeurs suivent la même démarche, c’est que l’enjeu est de taille. Les ins- tances européennes les obligent à partir de 2021 à réduire à 95 g de CO2 par kilomètre la moyenne des émissions de CO2 rejetées par les modèles commerciali- sés dans l’année. Tout gramme supplémentaire sera taxé d’une amende de 95 euros et les fabri- cants de voitures qui n’attein- draient pas leurs objectifs de ré- duction d’émissions pourraient se voir infliger des amendes de 500 millions à 1 milliard d’euros ! De quoi réfléchir à son offre... Autant dire que pour les marques automobiles opérant sur le seg- ment des voitures de direction, l’introduction de modèles élec- triques et hybrides est un passage obligé. Selon une étude réalisée par Jato Dynamics, le marché des grandes routières premium a reculé de 10 % dans le monde au cours des premiers mois de 2019 alors qu’il avait progressé de 3,5 % en 2018. En Europe, cette baisse a été de 13 % – notamment pour les voitures diesel –, alors que les modèles électrifiés étaient eux en hausse de 21 %. Sur cette même période, ce sont les ventes de voitures hybrides rechar- geables qui ont le mieux évolué en enregistrant une progression de 60 %.
Voiture de direction : fiscalité accrue !
Une évolution qui répond aux menaces qui pèsent sur les ventes de voitures haut de gamme. Au premier janvier prochain, avec le nouveau malus, un modèle émettant 160g/km sera taxé à 6 724 euros au lieu de 3 113 au-
     Les programmes d’investissement annoncés par les constructeurs automobiles suffisent à illustrer leur détermination à imposer très vite des voitures électriques dans leurs catalogues.
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   ]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                       Louée soit la nouvelle mobilité
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      ]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Dans la constitution de leur car policy,
les gestionnaires de parcs seront désormais beaucoup plus guidés par l’usage des véhicules que par les coûts d’utilisation des modèles – Arnaud Martinet, Toyota-Lexus France
prédominante. Ces modèles hy-   annonce une consommation de
 brides rechargeables sont ainsi annoncés pour des consomma- tions moyennes très faibles et avec des niveaux d’émissions de CO2 qui les placent à l’abri du ma- lus écologique.
L’hybride a la cote !
2,1 l/100 km et 48 g/km de CO2. De même, chez Mercedes, les Classe A et Classe B sont pro- posées désormais avec la tech- nologie hybride rechargeable et disposent en version 250 e, de 218 ch et 60 km d’autonomie tandis que la consommation est annoncée pour 1,6 l/100 km, soit 32 à 36 g/km de CO2. Parmi les marques premium al- lemandes, Audi suit la même dé- marche avec le développement de sa gamme plug-in. Il en va ainsi des Q5, A6, A7 et A8 proposées avec une autonomie de 40 km lorsqu’elles sont en mode élec- trique. L’Audi Q5, l’A6 et l’A7 notamment sont proposées dans deux niveaux de puissance 50 TFSI e quattro de 299 ch et 55 TFSI e quattro de 367 ch. Enfin, du côté de BMW, la technologie hybride touche désormais le SUV X5 xDrive 45 e et la berline Série
    Ainsi de la Peugeot 508 hybride,
annoncée pour une consomma-
tion de 2,2 l/100 km et 54 km
d’autonomie électrique. Cette
version « plug-in » de la 508 a
été homologuée pour seulement
29 g/km de CO2. Dans ce même
esprit, le SUV Peugeot 3008 Hy-
brid4 adoptera une technologie
développant 300 ch et dispose-
ra d’une autonomie de 59 km
en énergie électrique seule. Sa
consommation est homologuée
pour 1,3 l/100 km et seulement
29 g/km de CO2. Toujours chez
PSA, le DS7 Crossback sera pro-
posé en fin d’année en version
e-Tense. Une version hybride   3 en version 330 e. Laquelle allie
        jourd’hui. Et ce n’est pas tout. La loi de finances 2020 prévoit égale- ment l’introduction du nouveau protocole d’homologation WLTP au 1er mars 2020. À cette date, une nouvelle grille de malus entrera en vigueur qui tiendra compte de ce nouveau mode d’homolo- gation plus sévère en moyenne de 24% sur le calcul des taux d’émissions de CO2. Si l’on ajoute la hausse prévisible de la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS), c’est un véritable coup de massue fiscal auquel doivent s’attendre les flottes d’entreprises dans les pro- chains mois. Et nombreuses sont celles qui commencent à orienter leurs choix de voitures de direc- tion vers des modèles électriques et hybrides. Mais là également, les modèles les plus chers pourraient ne plus bénéficier intégralement du bonus écologique accordé aux véhicules électriques.
essence, hybrides, hybrides re- chargeables et électriques, et toujours des modèles diesel pour des usages à forts kilométrages. » Reste que dans le domaine du haut de gamme, les modèles élec- triques proposés aux managers ou aux membres du comex des entreprises se résument à une offre de cinq modèles actuelle- ment : Audi e-Tron, Jaguar iPace, Mercedes EQC, Tesla Model S et Model 3. En revanche, le choix de voitures hybrides se révèle beau- coup large. Toutes les marques haut de gamme ont ainsi déployé ces derniers mois des variantes hybrides rechargeables dans leur portefeuille de modèles. Princi-
 Selon une étude réalisée par Jato Dynamics, le marché des grandes routières premium a reculé de 10 % dans le monde au cours des premiers mois de 2019 alors qu’il avait progressé de 3,5 % en 2018.
rechargeable homologuée avec   une puissance de 300 ch, une au-
   Flottes : le choix de l’usage
plutôt que des coûts
Comme l’évoque Arnaud Mar-
tinet, « dans la constitution de
leur car policy, les gestionnaires
de parcs seront désormais beau-
coup plus guidés par l’usage
des véhicules que par les coûts
d’utilisation des modèles. Les
flottes vont connaître une plus
forte mixité. Elles seront consti-
tuées d’une variété de modèles   recours à l’énergie électrique est
pal atout : avec l’hybride rechar- geable, le moteur thermique est associé à un moteur électrique, lequel procure une autono- mie de près de 60 km. Surtout, lors de leur homologation, les consommations et les émissions polluantes de ces modèles sont mesurées durant la phase de dé- marrage au cours de laquelle le
31 g/km de CO2 et 1,4 I/100 km de consommation ; elle dispo- sera d’une autonomie de 58 km en mode « zéro émission ». Chez Volvo, pour compléter l’offre des SUV hybrides de la marque, c’est la nouvelle berline S60 T8 hybride rechargeable qui crée la nouveauté. Dotée d’une puissance de 405 ch, cette grande berline
tonomie électrique de 50 km et des émissions de CO2 de 39 g/km. Des performances qui ne mettent cependant pas ces modèles hy- brides à l’abri d’une fiscalité à l’avenir plus sévère.
Jean-PIeRRe LaGaRde
     62 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[ La gestion de flotte tout-en-un par Total
                                               TOTAL lance TOTAL Fleet, la gestion de flotte tout-en-un, connectée et multi-énergies.
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              ]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
briefing rh & formation par Geoffroy Framery
 RH
Sexisme et violences sur le lieu de travail :
statistiquesinqUne étude Ifop pour la Fondation Jean-Jau- rès et la Fondation européenne d’études progressistes met en exergue que 6 femmes sur 10 auraient été vic- times d’une forme de sexisme ou de harcèlement sexuel au travail au cours de leur carrière. Pour 21 %,
le chiffre
6
uiétantes
  ce sexisme et ces violences se sont déroulés au cours de l’année écoulée. Le harcèlement se concrétise par des sifflements, gestes grossiers, propos obscènes ou encore des regards concupiscents pour près de la moitié des femmes interrogées.
Plus inquiétant, encore,
contacts physiques imposés (zone intime, étreinte forcée, baiser volé, etc.). 9 % d’entre elles rapportent même avoir fait l’objet de pressions afin d’ob- tenir un acte de nature sexuelle en échange d’une embauche ou d’une pro- motion.
Ces agressions et harcèlements restent un tabou de l’entreprise : seules 13 % des femmes qui ont subi des attouchements au travail et 16 % victimes de pressions brisent le silence en parlant à un supérieur hiérarchique ou syn- dicaliste.n
femmes sur 10 auraient été victimes d’une forme de sexisme ou de harcèlement sexuel au travail
au cours de leur carrière.
 18 % des femmes auraient subi une agression :
Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes
discriminations et mobilité en environnement professionnel : des progrès à faire
Depuis le 5 novembre à 16 h 47, les femmes en France travaillent bénévolement, jusqu’à la fin de l’année, à cause d’inégalités salariales, selon le calcul des Glorieuses. Le sondage OpinionWay pour la Chaire RSE d’Audencia en partenariat avec KPMG apporte un éclairage sur les différences de comportements femmes/hommes, face à une étape
décisive en matière de rémunération : la négociation.
• La négociation est essentielle, mais moins pratiquée par les femmes. Au cours de leur carrière, 55 % des femmes contre 60 % des hommes négocient pour leur rémunération, et 39 % des femmes contre 44 % des hommes pour des postes à responsabilité.
• Les entretiens d’embauche : des conditions et questions discriminantes. Malgré la loi interdisant aux employeurs de poser des questions personnelles, 60 % des femmes contre 49 % des hommes se sont vu demander si elles ou ils avaient des enfants et pour 36 % des femmes si elles prévoyaient d’en avoir dans un futur proche (contre 24 % des hommes). Un chiffre qui monte à 44 % parmi les femmes âgées de moins de 35 ans.
• La parentalité perçue comme une entrave à l’évolution de la carrière.
• Les différences de traitement en défaveur des femmes.
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dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[  MSc in International Finance à l’EMLV
trois cycles post-bac sont proposés sur le campus caennais pour les élèves de terminale scientifique :
• Le cycle généraliste des Sciences de l’ingénieur : il convient aux étudiants à profil « généraliste » qui n’ont pas encore réfléchi au détail de leur projet professionnel.
• Le cycle Informatique et Réseaux axé sur des enseignements en lien avec les domaines de l’informatique, la cybersécurité, l’Internet des objets...
• Le cycle Biologie, Sciences et Technologies pour suivre une classe préparatoire incluant les SVT pour se destiner, entre autres, à des domaines professionnels tels que les technologies de santé ou l’environnement.
Gérer, ce n’est rien d’autre que motiver les autres
Lee Iacocca, dirigeant de Ford et Chrysler dans la décennie 1980-1990, disparu en juillet 2019.
briefing rh & formation
pratique
    Dès la rentrée 2020, l’école de management Léo- nard de Vinci lancera un MSc in International
Finance. Ce programme, en temps plein sur une année, est enseigné à 100 % en anglais, comme l’exige un programme MSc. Il s’adresse à des étudiants titulaires d’un BBA ou d’un master qui souhaitent se former à la finance internationale, aux opérations de structuration fi- nancière et à la stratégie financière.
Ce MSc ambitionne de former les futurs cadres qui évolueront dans les métiers de la finance et du conseil en stratégie financière dans des fonctions de managers ou de consultants spécialisés dans le pi- lotage d’opérations et de structu- ration financière ou de choix d’in- vestissements afin d’assurer de la création de valeur. Les inscriptions sont ouvertes et courent jusqu’à juillet 2020. n
  ACTEURS DE LA FORMATION
nouvelle école d’ingénieurs Isen à caen pour Yncréa Ouest
Le réseau d’écoles d’ingénieurs post-bac Isen forme aux transitions numérique, énergétique et environnementale pour tous les secteurs d’activité. Yncréa Ouest représente 1 000 étudiants actuellement formés dans trois établissements, à Brest, Rennes et Nantes. Avec le soutien des collectivités territoriales telles que la Région Normandie et la communauté urbaine de Caen La mer et de l’enseignement catholique, un nouveau campus verra le jour à compter de la rentrée de septembre 2020 pour former à terme 500 élèves ingénieurs.
Le cursus prévoit un premier cycle de formation en trois ans vers des domaines de spécialisation en 4e et 5e années. En fonction de leur profil,
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]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
LAffaire à suivre
briefing rh & formation Travailler autrement
Patrick Levy-Waitz
Président de la Fondation Travailler Autrement, PDG d’ITG, leader
du portage salarial
formation
Business model atypique pour Iconoclass
Le cursus d’IconoClass dure une
année, il se tourne vers les métiers
du développement commercial
b-to-b. Ses points atypiques : la
garantie d’un CDI après la formation
avec les entreprises partenaires et
le paiement différé de la formation
une fois en poste. Quatre mois
d’entraînement pratique à la
prospection, aux techniques de
vente et la négociation, puis six
mois de stage composent le programme. Au programme de l’école, maîtrise des outils informatiques tels que SalesForce, Hubspot, Pipedrive, Trello ou encore Slack et développement des soft skills.
« Booster la carrière » des femmes
Gloria, fondée en 2019, se définit
comme une école « d’empowerment
féminin » à coups d’ateliers de coa-
ching sur des sujets tels que la négo-
ciation de salaire, la gestion du retour
de congé maternité, la prise de parole
en public. Le programme The Full
Boost se décline en six séances sur
six semaines. Il s’agit d’«identifier
ses talents et leviers de motivation,
construire son projet professionnel,
lâcher prise, renforcer sa confiance en soi et gérer son stress... », dixit les deux fondatrices, à la fois entrepreneuses et mamans. n
RH & DROIT DU TRAVAIL
chômer pour entreprendre, un droit tout neuf
   a Fondation Travailler autre- ment appelle de ses vœux de- puis cinq ans maintenant à plus de liberté et de souplesse dans
les relations de travail, tout en adaptant la protection aux évolutions rapides de notre société.
Nous pouvons être rassurés quant à la capacité française de « flexicuriser » son marché du travail grâce à l’entrée en vigueur de l’assurance chômage pour les démissionnaires et les travailleurs indépendants. Le principe de liberté et d’autonomie qui préside au statut de l’indépendant s’est vu conservé et nous pouvons nous en réjouir.
Néanmoins, pour que ce nouveau filet de sécurité devienne pérenne, il convient d’inventer un modèle qui oriente, ac- compagne et favorise le développement de chacun pour répondre aux muta-
tions de plus en plus rapides et qui sont devenues permanentes. En cela, il est intéressant de se questionner sur le rôle des tiers de confiance, garants de ces exigences de soutien aux indépendants. Par ailleurs, nous avons fêté la première année de la loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel. Face à la tran- sition écologique et à la transformation numérique, la compétitivité de nos en- treprises passe avant tout par le capital humain. J’en veux pour preuve que sur les années 2017 à 2019, le nombre d’em- plois dans l’économie française aura progressé de 800000, d’après les prévi- sions de l’Insee.
Dans un monde qui manque parfois d’optimisme, nous pouvons nous ré- jouir de ces deux avancées... Affaire à suivre.n
COACHING
     Mis en application depuis le
1er novembre 2019, un nouveau droit au chômage facilite la démission de son job en vue de créer une boîte. Cette nouvelle ouverture de droits est logiquement restrictive :
• le salarié doit présenter un projet de reconversion, de création ou de reprise d’entreprise étayé,
• il doit justifier d’au moins 5 ans d’activité ininterrompue dans la même entreprise,
• le salarié doit prendre contact avec un conseil en évolution professionnelle agréé et faire valider son projet de reconversion par la Commission paritaire régionale interprofessionnelle (CPRI),
• le dossier doit inclure de nombreux éléments tels que les besoins
de financement, une étude de marché ou encore les ressources nécessaires tant humaines que techniques... bref un business model,
• la validation émanant de la CPRI doit être antérieure à la démission. Aucune condition de succès n’est exigée pour rentrer dans les clous de cette démarche.
La mesure pourrait malgré tout profiter à des salariés en désaccord avec leur employeur sur le sujet d’une rupture conventionnelle... si un projet de création sérieux existe.
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dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
manager autrement
Madskills :
hobbys à la lecture du CV, 54 % déclarent même qu’une expérience professionnelle atypique a déjà eu un impact positif sur leur décision d’embauche.
Un faux ami?
Mais atypique à quel point? Est-ce valable dans tous les secteurs ? Et les madskills seraient-ils devenus par- fois l’unique critère ? « Dans la vraie vie, entame Francis Petel, vice-pré- sident de la commission nationale éducation formation de la CPME – Confédération des petites et moyennes entreprises –, ça ne cor- respond pas à la pratique. Hier basé sur les seules compétences métier, le recrutement s’appuie désormais sur des compétences transversales. Mais de là à dire que l’on ne s’oc- cuperait plus des premières, il y a un pas à ne pas franchir. Est-ce qu’on peut se passer des hardskills ? Si dans une très petite entreprise une compétence technique ne re- lève que d’un seul collaborateur, les madskills ne sauront être le seul critère de recrutement. C’est la dif- ficulté à recruter qui pousse à voir fleurir ces éléments de langage. » Il n’empêche, les articles se multi- plient qui soulignent l’émergence d’une authentique suprématie des madskills. Ces traits personnels l’emporteraient sur le reste? Dé- menti en demi-teinte de l’Apec (As- sociation pour l’emploi des cadres) : « Ce n’est pas une recette appliquée
CVoilà c’est fini...
omme le rappelait en tache à voir le verre à moitié vide   Nos carrières professionnelles sont   sera fini. Le jazzman Duke Elling-
    la singularité
devenue norme ?
Effet de mode ou pas, les madskills s’imposent dans les
échanges du milieu des ressources humaines. Le marché du Ltravail serait plus ouvert aux « crazy people ». Info ou intox ?
e landernau du manage- compétences atypiques, celles qui ment s’agite régulièrement apparaissent généralement tout en à l’arrivée de nouveaux bas du curriculum vitae. La petite concepts. Avant de pas- ligne souvent bâclée. À tort.
ser au suivant. L’un des derniers «Ce n’est pas un effet de mode,
recteur du département étude et recherches. Ce n’est pas ce que l’on voit chez les cadres, surtout dans les secteurs conventionnels. Dans les métiers à forte créativité, en revanche, comme la communica- tion ou bien encore le numérique, là, une entreprise est plus souvent amenée à choisir son futur colla- borateur à partir de ses madskills. Son originalité, il faut la mettre en musique à bon escient. »
Tout est question de dosage. Côté recruteurs, côté candidats aussi. « Introduire une dimension trop originale dans un CV risque de générer un réflexe de dissuasion, prévient Lionel Prud’homme, di- recteur de l’école IGS-RH Paris. Sortir du lot, oui, pour accrocher, mais pas trop pour ne pas passer pourfou!C’estunjeusubtil.Etpuis ce qui est original un jour pourrait ne plus l’être le lendemain. La pe- tite ligne du bas doit être réactua- lisée régulièrement. » Le choix de l’expérience extraprofessionnelle à mettre en avant doit être réfléchi, en adéquation avec les attendus de l’entreprise. MURIeLLe WOLSKI
  concepts en date cible les madskills. « L’idée fait parler, reconnaît Audrey Richard, vice-présidente de l’ANDRH (Association natio- nale des directeurs des ressources humaines) et DRH du groupe Up, société coopérative internationale, spécialisée dans le développement de systèmes de paiement et de solu- tions de gestion. Même si elle n’est pas arrivée partout. »
commente d’emblée Charles Chan-
tala, directeur commercial d’In-
deed France. Le phénomène se
vérifie sur le terrain. Les recruteurs
manifestent une certaine méfiance
par rapport à des équipes trop
homogènes. 1 + 1 peut être égal
à trois, en matière de ressources
humaines, si alchimie il y a. Com-
poser une équipe n’est pas une
science exacte. Sa qualité ne dépend
pas de la somme des compétences
techniques, mais de la complé-
mentarité. Accessoire hier – on en
parlait par politesse naguère à la
fin du processus de recrutement –,
le « hobby » donne un indice. Les
recruteurs sont de plus en plus atti-
rés par des profils plus atypiques. »
Selon le sondage publié par Indeed
en septembre 2019, 68 % des re-
cruteurs attachent de l’importance
compétences. Les madskills ? Des   aux expériences personnelles et aux   partout, dénie Pierre Lamblin, di-
Nouveau filtre du recrutement?
Le dernier communiqué de presse d’Indeed, le moteur de recherche d’emploi, présent dans 60 pays, disponible dans 28 langues et qui accueille 250 000 d’internautes par mois, n’hésite pas à parler de « trésor parfois insoupçonné et sous-exploi- té par les candidats » à propos des madskills. Pour les non-anglicistes, mad se traduit par fou et skills par
 Manager n’est pas jouer !
      1989, Jean Louis Aubert alors qu’il est à moitié plein. L’idée dans une de ses chansons, n’est pas de tomber dans un angé- voilà c’est fini. lisme sirupeux mais de mettre en
de plus en plus longues, nous chan- gerons de plus en plus d’entreprises. Mieux vaut partir en bons termes car les chemins peuvent toujours se recroiser.
La fin d’un projet
Pour ceux et celles qui travaillent sur des projets de longue durée (je pense à mes amis informaticiens), si vous êtes chef de projet, pensez à annoncer une fin. Ce qui donne de l’énergie c’est de savoir qu’il ne reste plus que quelques mètres ou quelques jours à parcourir pour ter- miner un projet d’envergure.
Dan Pink dans son dernier ou- vrage Le bon moment indique que la fin d’un projet nous élève et nous énergise. Annoncer les fins de pro- jet crée un optimisme et une émo- tion positive.
On est satisfait quand le boulot est fait, encore faut-il savoir quand il
ton rappelait à l’envi à ses musiciens « je n’ai pas besoin de temps, j’ai juste besoin de deadlines ».
Pour conclure une fin personnelle. Pendant plus de deux ans, j’ai rédi- gé cette chronique avec un grand plaisir. Je remercie Jean-Baptiste Leprince et ses équipes de m’avoir fait confiance et souhaite une for- midable aventure à ce mensuel print si singulier à l’heure où tout se digitalise.
Mes projets d’écriture de nouveaux ouvrages me mènent vers d’autres aventures...
Portez-vous bien. Démarrez 2020 de bon pied par une simple ques- tion : « Sur quoi, voulez-vous pro- gresser ? » Être meilleur ne s’arrête jamais... n
Frédéric
Rey-Millet La fin de l’année approchant, je perspective tout ce que vous faites
vous propose un article sur la fin. du Mais de quelle fin parlons-nous ?
de bien et tout ce que vous pourriez améliorer... dans une juste propor- tion.
La fin de votre job
Que vous ayez décidé de partir de votre propre chef ou que vous vous fassiez virer, réussissez votre sor- tie. Les tribunaux prud’homaux sont encombrés et je me rappelle une parole pleine de sagesse d’un avocat qui disait : « Il vaut mieux un mauvais arrangement à un bon procès. »
Auteur/Hacker
management @Freymillet
Partons sur trois thèmes.
La fin de l’année
Généralement à cette période
de l’année, les jours sont courts,
manque de lumière oblige ; et les
agendas chargés voire trop chargés.
Pour bien finir l’année et éviter un
gros coup de fatigue fin décembre,
je vous suggère de vous auto-féli-
citer. Posez-vous une simple ques-
tion : qu’avez-vous réalisé de bien
cette année ? Faites un bilan réaliste
et ne passez pas trop de temps sur
les quelques points où vous au-
riez pu être meilleur. Trop souvent
notre esprit critique français s’at-   jet douloureux.
Avoir raison au tribunal est très sa- tisfaisant voire gratifiant pour son portefeuille (à voir ?) mais quelle énergie négative consacrée à un su-
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dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
  ]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[                                  Un MBA
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MBA
Manager d’entreprise
Inscriptions ouvertes pour la rentrée 2020-2021
]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
   MBA :
comment le financer
Le prestigieux master est souvent financé par les entreprises elles-mêmes, dans la perspective du compte personnel de formation. Mais si la vôtre reste sourde à votre demande, il existe d’autres moyens de décrocher le talisman.
visez est éligible au CPF. S’ensuit la même démarche que pour la deu- xième option: porter votre projet auprès de l’Organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) concerné. Cette troisième option, souvent la plus courante, ouvre à d’autres pos- sibilités de financement. En voici plusieurs :
• Le prêt bancaire: la plupart des grandes écoles et des établisse- ments ont signé des accords avec les banques. Entre autres, l’Essec propose ainsi un PTZ (prêt à taux zéro) et en déduit les intérêts d’em- prunt si le taux est inférieur à 1,8 %. • Les bourses ne sont pas non plus négligeables. La règle varie sur le pourcentage de l’apport, mais en règle générale, une demande de bourse est acceptable dès que chaque candidat doit avancer 50 % du coût de la formation sur ses propres deniers. Ces bourses éma- nent des grandes écoles et autres établissements. Mais elles sont pro- posées par d’autres types d’orga- nismes à l’image des QS et Prodigy Finance qui proposent générale- ment un budget de 7 millions de dollars à partager entre les futurs boursiers. Ces bourses s’étalonnent entre 10 et 20 % du montant total.
Le Master of Business Ad- ministration, on le sait, fut exporté des États-Unis vers l’Europe dans les années
1950, mais il s’est depuis adapté au marché local. Et s’est démultiplié. Pas loin de 80 MBA sont propo- sés sur le territoire hexagonal. Se- lon les accréditations, le prestige, le ranking et le contenu de la for- mation, le prix de cette formation bankable va varier du simple au triple. Les MBA jouent tout aussi bien le rôle de vitrine à l’internatio- nal. Car ils confèrent une crédibili- té à leurs titulaires et font briller le blason d’une école, non seulement sur le territoire domestique, aussi à l’échelle internationale.
d’élite. Résoudre l’équation de l’in- vestissement en deniers personnel et en temps justifie quelques pistes pour les moyens de financement. Photographie du champ des pos- sibles en 2019.
Première option
L’entreprise et le compte personnel de formation sont mobilisés pour une prise en charge globale Dans une enveloppe maximale de 144 heures à l’heure actuelle, vous recourez à votre compte personnel de formation (CPF). Au 1er janvier 2019, le salarié qui n’a jamais utili- sé son droit individuel à la forma- tion (DIF) de 120 heures ni son CPF (72 heures accumulées depuis 2015) dispose sur son compte d’un crédit de formation d’une valeur de 2 880 euros. À cette somme viendront s’ajouter, au cours du 1er semestre 2019, 360 euros au titre des 24 heures acquises au titre de l’année 2018, soit 3 240 euros au total. Les entreprises ont la possi- bilité d’abonder pour compléter la différence. Quelques points de vigilance s’imposent : primo, les en- treprises font signer en règle géné- rale une clause de dédit-formation. Secundo, ces mêmes entreprises peuvent aussi revoir le variable ou imposer des prises de congés ou de récupération pour couvrir les jours
Le coût des MBA s’envole parfois : à 46 500 euros à l’Essec, 32 000 euros chez Skema pour l’executive MBA, 69 000 euros à HEC.
         Le monde des MBA ne se limite
pas au pré carré des grandes écoles
de commerce. Les IAE comme le
Cnam proposent ces programmes
de haute volée. Dans le réseau IAE,
ils étaient neuf sur 32 établisse-
ments en 2018 à proposer un tel
master. Or le rapport qualité/prix
que présentent les IAE et le Cnam
pose bien évidemment la question
du ROI d’un tel choix de formation.
À dire vrai, le coût des MBA s’en-
vole même parfois : à 46 500 euros
à l’Essec, 32 000 euros chez Skema
pour l’executive MBA, 69 000 euros
à HEC. Bien souvent, les candi-
dat/es sont amené/es à constituer
un patchwork de financements
pour participer à ces programmes   de formation. Cela dit, certaines   rez-vous que la formation que vous
entreprises signent encore des par- tenariats avec les acteurs de l’ensei- gnement supérieur pour donner le moyen à leurs hauts potentiels d’ac- quérir de nouvelles compétences ou du moins les renforcer. Dans ce but, la fondation Renault finance facilement ce type de programme.
Deuxième option
• Les financements innovants : en- core peu répandues dans les mœurs françaises, certaines formes de financement ont le mérite de di- versifier le champ des possibles. Le crowdfunding se développe ain- si pour financer les programmes MBA.
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- Entretienavecunconsultantspécialisépour affiner le projet
- Conférenced’aideàlapréparationautest GMAT et par Sight Test Prep et Alliance Admissions
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Hyatt Regency, 3 place du Général Kœnig, 75017 Paris
     Votre entreprise ne prend pas votre formation
en charge
Dans ce cas de figure, rien ne s’op- pose à ce que vous preniez un congé individuel de formation (CIF). S’il est accepté par l’entreprise, tous vos efforts devront se tourner vers votre organisme paritaire collec- teur agréé pour le financement du CIF. L’objectif sera de vendre votre dossier pour espérer une prise en charge.
Troisième option
Vous ne prévenez pas
votre entreprise
Créez alors impérativement un compte CPF en ligne et assu-
 70 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                                                                                       ]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
 Salon du Travail et de la mobilité professionnelle
Le « patron du bien-être », nouveau métier, vraiment ?
Même si on dit le marché des cadres tendu, travail et mobilité professionnelle restent des thématiques fortes, au cœur des préoccupations des salariés, des entrepreneurs, des libéraux, des techniciens... Bref, le sujet du salon qui se tient les 16 et 17 janvier 2020, à la Grande Halle de
ILa Villette, concerne tout le monde. Y compris les « chargés du bien-être » en entreprise...
maginé en son temps par L’Ex- press, le Salon du travail et de la mobilité professionnelle est aujourd’hui piloté par le
groupe L’Étudiant (Comexpo- sium), rompu à cet exercice de style – il organise plus de 120 salons par an. Mais que l’on ne s’y trompe pas, l’événement s’adresse avant tout à ceux/celles qui ont entamé leur vie active. Soit 30 millions d’actifs, dont 3,36millions inscrits à Pôle emploi.
La mobilité, solution
au mal-être au travail
Et ils/elles sont nombreux/ses à se poser des questions. Selon une enquête Ifop-Siaci Saint-Honoré parue en novembre 2019, plus d’un tiers d’entre eux/elles estiment que leur métier va « beaucoup » ou « complètement » se transformer à l’avenir, et un tiers considèrent même qu’il pourrait disparaître dans les années à venir, dont la moitié dans moins de dix ans. Aus- si, reconversion, création d’entre- prise, formation professionnelle ou bien encore mobilité... sont d’au- tant plus d’actualité. « La demande est croissante sur la formation pro- fessionnelle, analyse Alexandre Nobecourt, commissaire de ce sa- lon, directeur commercial emploi et métier du groupe L’Étudiant, en raison même de la transforma- tion numérique. Les mutations sont plurielles. Elles alimentent le flot d’interrogations. Et c’est sans compter la mise en place de la ré- forme de la formation profession- nelle dont les contours ne sont pas toujours bien assimilés. »
Au total, près de 200 exposants
seront présents à la Grande Halle   teur de recherche, stipule que le
    de La Villette, pour répondre aux questions, aux envies de bifurca- tions professionnelles. Pour re- prendre les propos d’Alexandre Nobecourt, « ce rendez-vous est une boussole pour donner des clés, avec tous les acteurs réunis en un seul lieu ». Et le changement a du bon. Ce peut être la solution. Selon la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statis- tiques – Dares – entre 2013 et 2016, 23 % des salariés qui ont changé d’emploi ou de profession ont for- tement amélioré leurs conditions de travail, contre 13 % des salariés stables. Leur bien-être psycholo- gique s’est lui aussi amélioré.
La qualité de vie au travail (lire encadré sur le chief happiness offi- cer) est une autre thématique ins- crite au programme de ce salon, dans le cadre des quelque 80 confé- rences qui y seront organisées. À raison. Pour preuve, l’éclairage apporté par deux études récentes. La première, signée Indeed, le mo-
stress professionnel subi est par- fois tel que 46 % des Français/es estiment qu’il produit des effets néfastes sur leur carrière. Pour Ca- dremploi-Ifop, près d'un cadre sur deux déclare même de temps en temps aller au travail à reculons. Et ce malaise n’est pas l’apanage des quadras, voire des quinquas. « Les jeunes sont de plus en plus nom- breux à nous solliciter, souligne Marian Bourgeois, qui dirige Oser rêver sa carrière, cabinet conseil spécialisé en transition, gestion de carrière et épuisement profession- nel, dans leurs cinq premières an- nées d’expérience professionnelle. «Je ne trouve plus de sens», «je ne sais pas quoi faire »... Des mots que l’on entend souvent, mais cette phase est normale. Simplement, si elle dure longtemps, si elle s’ins- talle, elle déstabilise. Mieux vaut s’y prendre tôt. Et bilan ne rime pas forcément avec reconversion. Par- fois, de simples ajustements sont nécessaires. »MW
  Les mutations sont plurielles. Elles alimentent le flot d’interrogations. Et c’est sans compter la mise en place de la réforme de la formation professionnelle dont les contours ne sont pas toujours bien assimilés – Alexandre Nobécourt, Salon du Travail et de la Mobilité
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dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[  Chief happiness officer : unmétierquifaitle«buzz»!
En moins d’une décennie, le chief   par exemple, se développe, les in-
salité est de mise. Des fonctions occupées à 90 % par des femmes. C’est en fait souvent le bras droit du patron, une superassistante. »
Difficile d’établir un portrait-ro- bot en réalité. En dépit du buzz créé, une part de mystère demeure. Trop peu de recul encore. Et une appel- lation qui nuit à sa propre image de marque. Quelques années supplé- mentaires seront nécessaires pour
voir si, au-delà de l’effet de mode, le CHO perdure dans les organi- grammes... ou s’il sera à ranger dans la classe des « bullshit jobs ». MW
¯
RSE : Responsabilité sociale et environ- nementale
RSO : responsabilité sociétale des orga- nisations
carrières & talents
pratique
       happiness officer (CHO) a fait couler beaucoup d’encre. Vraie solution pour combattre le ma- laise des salariés ou verbiage sans fondement, le sujet fait débat dans le milieu des ressources hu- maines.
Le CHO, élément clé de la RSE¯ et de la RSO¯ pour éradiquer le burn it, avant de le voir dégénérer en burn-out ? Abscons pour beau- coup, ce discours fait florès dans les séminaires sur le management 4.0. Né en Belgique (au sein de la Sécu- rité sociale locale) ou chez Google – les versions divergent – le chief happiness officer apparaît dans les organigrammes des entreprises hexagonales depuis deux ou trois ans. Des concours viennent dési- gner le meilleur d’entre eux depuis 2017. Des formations dédiées voient le jour. À la tête de CBO Conseils, Claire Breeds a déjà développé sur la seule année 2019 trois sessions d’une formation certifiante de 15 jours et pousse les pions pour aboutir à la création – à terme – d’un diplôme universitaire. « De- puis l’accord interprofessionnel signé en 2013, la qualité de vie au travail (QVT) est de plus en plus ré- glementée, souligne Claire Breeds. C’est une bonne chose. Assuré- ment, se saisir de cette thématique est un levier pour plus d’efficacité en entreprise, d’où l’intérêt de pro- fessionnaliser ce métier, le CHO. »
Un gadget?
38 % des salariés considèrent que leur travail les a rendus malheu- reux au cours des six derniers mois, selon OpinionWay (juin 2019). Les statistiques témoins d'un désen- chantement au travail tombent comme à Gravelotte. La mise en place d'un chief happiness officer constitue l'une des réponses. « Plus complexe que l'image que l'on en donne, déplore Angelika Mleczko, experte en qualité de vie au travail et relations humaines, alias CEO de L’Étincelle CHO, le CHO ne se réduit pas à la fonction événe- mentielle, avec babyfoot et apéros à la clé. Les salariés finissent par oublier pour quelles raisons ils bossent. Allié du DRH (directeur des ressources humaines), facili- tateur en intelligence collective, ce professionnel a pour objectif de re- créer du lien. Le travail à distance,
terfaces se multiplient. Or, nous sommes des animaux sociaux, et donc pas faits pour vivre seuls. Si le CHO sert à camoufler la misère, ce n'est pas valable. Sa présence doit s'inscrire dans la stratégie de l'en- treprise. » Concrètement, une ou deux mesures propres au bonheur en entreprise ? La mise à disposi- tion d'une salle de repos pour des siestes par exemple ou bien encore le déploiement des flowlights, sorte de feux rouges pour autoriser ou non d'être interrompu dans son travail. « On s'appuie sur la science pour appuyer ces mesures, com- mente Amélie Motte, déléguée générale adjointe de La Fabrique Spinoza, think-tank consacré au bien-être citoyen. Les flowlights ? De quoi faire diminuer les inter- ruptions de 46 %. Une décision utile quand on sait qu'il faut 28 minutes pour retrouver le même niveau de concentration. »
L’apanage des grandes boîtes ?
« Sauf dans le numérique peut-être, je ne connais pas une PME qui ait mis en place un CHO, souligne Francis Petel, vice-président de la commission nationale éducation formation de la CPME (Confédé- ration des petites et moyennes en- treprises). Ce qui ne veut pas dire qu’elles ne se soucient pas du bien- être de leurs salariés. Mais pas de quoi créer un poste à plein temps. Avec le CHO, il n’est pas tant ques- tion de bonheur, mais de différen- ciation concurrentielle. C’est un élément de la marque de l’entre- prise. » Où le trouve-t-on alors ? PromoVacances, Axa, Sodexo, No- votel, Doctolib, Kiabi ou bien en- core Paris 2024... s’en sont dotées. De là à en faire une généralité... « Aucune des entreprises du CAC 40, voire du SBF 120 (indicateur boursier des 120 premières socié- tés françaises cotées) n’est pourvue d’un CHO », commente, un brin amusé, Lionel Prud’homme, di- recteur du groupe IGS-RH Paris, acteur de la formation. « Ce poste naît dans des structures moyennes, comme les start-up, analyse Yo- hanna Daoudi, manager spéciali- sée notamment sur cette fonction pour Fed, cabinet de recrutement, dans lesquelles culturellement les schémas standard, très en silo, sont moins prégnants, là où la transver-
Printemps de l’Optimisme, avec ÉcoRéseau Business
  Bien-être au travail : entre alibi ou utilité sociale, ce qui se fait et ce que ça fait
En association avec Great Place to Work, le groupe américain connu pour son classement annuel des sociétés où il fait bon vivre et ses méthodes de bien-être au travail, notre partenaire Le Printemps de l’Optimisme aura bel et bien concrétisé le 3 décembre, avec la Fédération de la banque française pour hôte, la réalité de cette quête d’une certaine forme de bonheur au bureau. Un parterre de cinq acteurs de bien-être entre lesquels le débat aura quand même égratigné la
fonction même de CHO, vaillamment défendue par celles et ceux qui l’instituent en France : Gaëlle Bihannic, responsable Développement des talents chez EY, Ilona Boniwell, docteur en psychologie positive, auteure de l’étude Engagement, performance
et bien-être réalisée en 2018 auprès
de 1 700 actifs, Christophe Bourgois Costantini, coach de vie, jazzman, ancien responsable d’entreprise, auteur de Vous êtes 10 fois plus intelligents que vous le croyez, Julien Brézun, directeur général de Great Place to Work, Amélie Motte, déléguée générale adjointe de l’Académie Spinoza, auteure de La boîte à outils du Chief happiness officer.
   ecoreseau.fr dec. / Jan 2020
| 73
]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
 combarieu
Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
ciné
opéra
nspiré du Premier Livre de Samuel, cet oratorio de Haendel raconte la fin de la vie de Saül, le premier roi d’Israël, et l’as- cension de son successeur, David. Jaloux du jeune homme, de sa bravoure, de sa vertu, le vieux roi s’éloigne de sa famille
et sombre dans une folie meurtrière. Créé à Londres en 1739, cet épisode biblique, bien que dépouillé, se veut éminemment dra- matique. Le théâtre du Châtelet accueille, pour sa première pro- duction lyrique après deux ans de rénovation, la mise en scène très esthétique de Barrie Kosky, montée avec grand succès au célèbre festival anglais de Glyndebourne. Des costumes étince- lants, un sol recouvert de terre et une atmosphère très sombre: nul doute que Laurence Cummings, à la tête des Talens Lyriques et d’une distribution de haute volée, saura faire résonner les tour- ments intérieurs du roi. n
Du 21 au 31 janvier au théâtre du Châtelet, Paris 1er
théâtre
culture & co par christophe
     notre-dame,
de Valérie donzelli
Pleine d’imagination, de poésie et un
brin burlesque, Valérie Donzelli montre son cinquième film, le premier sans Jérémie Elkaïm. Son personnage : Maud Crayon, une architecte parisienne qui
est choisie, sur un malentendu, pour réaménager le parvis de la cathédrale Notre-Dame. Mère de deux enfants, elle doit jongler avec son ex, qu’elle n’arrive pas tout à fait à quitter, et le retour de son
Saül : Haendel Iau Châtelet
 grand amour de jeunesse, interprété par un lumineux Pierre Deladonchamps. Un film qui parlera aux névrosés de travail, tant le personnage principal est increvable, veut tout gérer, tout gagner et finalement, se perd. Car cette femme moderne, libre, mais un
peu dépassée, est pleine de fantaisie et d’empathie. Une comédie romantique dans laquelle Donzelli filme avec beaucoup d’amour sa ville d’adoption, Paris, et l’un de ses plus célèbres monuments, juste avant le tragique incendie. Paris, ville lumière ?
En salles le 18 décembre
Scandale, de Jay Roach
Scandale à Fox News, ou presque. Inspiré d’une histoire vraie, le nouveau film de Jay Roach (les sagas Austin Powers et Mon beau-père et moi) nous ramène avant l’ère #MeToo. Juillet 2016, l’affaire
Weinstein n’était pas encore sortie, mais Roger Ailes, le patron historique de la chaîne conservatrice Fox News, accusé de harcèlement sexuel
par une présentatrice
et démissionne de
ses fonctions. Nicole Kidman, Charlize Theron
(méconnaissable) et Margot Robbie mènent une distribution fort soignée jusqu’aux seconds rôles, face aux hommes de pouvoir froidement incarnés par John Lithgow et Malcolm McDowell. Un brillant trio féminin qui nous rappelle comment des femmes journalistes ont réussi à briser la loi du silence pour dénoncer l’inacceptable. Un grand film de notre temps.
En salles le 22 janvier
74 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
Architecture,
Le Banquet
 de PaP
Ade Mathilda May
scal Rambert
ascal Rambert aime les acteurs, il pense sans cesse à eux et écrit même pour eux. Emmanuelle Béart, Audrey Bonnet, Anne Brochet, Marie-Sophie
près le succès d’Open Space, son pré- cédent spectacle, Mathilda May est de retour avec son Banquet... Rien à voir avec celui de Platon, car ici le
point de départ est une fête de mariage qui va
totalement dégénérer. Les situations les plus
drôles et les plus burlesques se succèdent de
tableaux en tableaux pour donner un spectacle
trépidant, et complètement hors normes ! Il
y a comme un univers de dessin animé et de bande des- sinée qui naît sur scène, dans un spectacle qui puise son originalité dans l’idée que tout soit dit... mais sans un mot! À peine quelques borborygmes, comme un langage qui aurait été écrit exprès pour ce spectacle! Une soirée où le chaos côtoie l’espérance, où les comédiens sont tous géniaux, dirigés par une Mathilda May qui a vraiment le don de montrer ce qu’elle ressent à travers eux! n Du 14 janvier au 29 février au théâtre de Paris
  Ferdane, Arthur Nauzyciel, Stanislas Nordey, Denis Podalydès, Laurent Poitrenaux et Jacques Weber sont donc réunis sur la scène des Bouffes du Nord pour revivre le spectacle événement du dernier festival d’Avignon ! Une distribution extraordinaire pour servir
cette Architecture, une histoire de famille d’intellectuels et d’artistes autrichiens aux idéaux déstabilisés par la guerre et la montée des nationalismes en Europe. Les espoirs dis- paraissent, les souvenirs sont engloutis, les convictions souffrent et les membres se déchirent. Cette fresque foison- nante est servie par une langue d’une grande beauté qui
atténue ainsi la tragique horreur de l’histoire. n 22 décembre aux Bouffes du Nord, Paris 18e, et en tournée
expo
L’Art Déco, un art de vivre
Larguez les amarres, embarquement immédiat ! Le musée des Années 1930 retrace l’épopée de L’Île-de- France (1927-1959), ce paquebot de légende, fleuron de la Compagnie générale transatlantique, monument
d’élégance et symbole d’un art de vivre à la française sans doute inégalé ! Tous les plus grands artistes de l’Exposition internationale de Paris de 1925 répondent présent à son aménagement. Le premier camembert arrive ainsi
du Havre à New York sur ce temple flottant de l’Art Déco ! En mélangeant quantité d’images d’archives, des
documents mais aussi du mobilier et divers objets, l’exposition nous immerge au cœur de l’innovation et du luxe dans un parcours évoquant les lieux de sociabilité du géant des mers. Jusqu’au 10 février au musée des Années1930, Boulogne-Billancourt
Jusqu’au
danse
Le retour de Raymonda
C’est au théâtre Mariinski de Saint-
Pétersbourg que le ballet Raymonda fut
présenté pour la première fois, en 1898,
chorégraphié par Marius Petipa. Une
authentique fantaisie médiévale où la musique rutilante de Glazounov semble l’ingrédient parfait pour devenir l’une des œuvres majeures pour tous les balletomanes de la planète. Normal que Rudolf Noureev s’en soit emparé à plusieurs reprises, notamment à son arrivée en Occident, pour en proposer finalement la version la plus indispensable : celle qu’il créa lorsqu’il devint, en 1983, le directeur de la danse à l’Opéra de Paris. En l’associant à de fastueux décors, toute la séduction orientale d’une grande fresque romanesque lui est restituée où résonnent l’esprit des croisades. Un concentré parfait du style Noureev, pour finir l’année sur les pointes... et en beauté !
Jusqu’au 31 décembre à l’Opéra-Bastille, Paris 12e
     ]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[  cd
culture & co
vie privée
   dvd
Once upon a time in Hollywood, Quentin Tarantino
Il était le duo le plus attendu du dernier festival de Cannes : Brad Pitt et Leonardo Di Caprio
se retrouvent enfin, dirigés en tandem par le maestro Tarantino ! Les destins de Rick Dalton et de Cliff Booth sont liés par leur travail. L’un est une star des plateaux de tournage, l’autre est son cascadeur officiel. Mais quand l’idole commence à devenir has been, rien ne va plus ! Ils ne reconnaissent plus leur cinéma, le vieil Hollywood où les codes ont changé. Un véritable choc visuel associé à une virtuosité technique sans pareille : comme on
pouvait s’y attendre. Le caméléon Tarantino signe
là un petit bijou dans ce
qu’il sait faire de mieux, tout en se réinventant de façon bluffante ! C’est l’une des dernières apparitions de Luke Perry, décédé en mars 2019,
à qui Leonardo et Brad avaient rendu un vibrant hommage lors de la présentation du film... Sony Pictures
Les Faussaires de Manhattan, Marielle Heller
Lee Israel, auteure en perdition, se découvre une faculté hors du commun : elle est capable d’imiter
à la perfection l’écriture
et le style de tout grand
auteur classique ! Lui
vient alors une idée,
elle va imaginer entre eux des correspondances qu’elle revendra
à prix d’or à des collectionneurs... Faussaire des temps modernes, elle éveillera vite les soupçons du FBI qui l’entraîneront dans une longue
et douloureuse descente aux enfers, de quoi faire resurgir en elle une culpabilité contre laquelle elle devra lutter. Pour incarner Israel, Melissa McCarthy est impeccable, à la fois drôle, émouvante et passionnante
à suivre, dans un film qui se laisse regarder avec plaisir. Fox
a celebration of cole Porter
Harry Connick Jr, c’est un peu le fils spirituel de Frank Sinatra ! Auréolé de trois Grammy et de deux Emmy (le mari de Grace dans la sitcom Will & Grace, c’était lui !), présentateur de talk-show, une trentaine
d’albums à son actif, orchestrateur,
showman... Comme son prédécesseur, il sait
tout faire ! Les chansons intemporelles de
Cole Porter lui fournissent la matière idéale
pour faire éclater ses multiples talents.
Entre standards du jazz et grands classiques de Broadway, c’est le cadeau parfait pour les fêtes de fin d’année !
Verve
Quatuor Hanson, Haydn for ever !
Formé en 2013, le Quatuor Hanson respire la fraîcheur de la jeunesse et la curiosité des nouveaux ensembles. Nos quatre musiciens consacrent leur premier enregistrement à une figure tutélaire de la période classique :
Joseph Haydn. Leur sélection de six quatuors
à cordes rend compte de l’extrême richesse
et de l’inventivité du maître viennois, parfois
lyrique, de temps en temps baroque et même
un peu romantique. Et avec l’épitaphe gravée
sur la tombe du compositeur, All Shall Not Die,
l’héritage musical de Haydn est éternel – du moment que sa musique est jouée avec autant de brio ! Un choix audacieux et efficace, comme si Haydn était un compositeur de notre temps.
Aparté
natalie dessay, Sur l’écran noir de mes nuits blanches
Après l’opéra, après Broadway, après Michel Legrand, notre grande diva nationale Natalie Dessay se met à Claude Nougaro ! Accompagnée de son ami et orchestrateur Yvan Cassar, elle se réapproprie le répertoire
culte du poète de Toulouse, une ville qu’elle
connaît bien puisqu’elle y a connu ses débuts
et ses adieux au monde lyrique. Ce retour à la
chanson est aussi un retour à l’intimité, à la
simplicité : la voix est moins artificielle, plus
sincère. Un autre plaisir et une autre grande voix, féminine, pour interpréter des textes toujours puissants, Dansez
sur moi, La pluie fait des claquettes ou encore À bout de souffle. Ô Toulouse !
Sony Music
     ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 75
]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
essais autos
 fiche technique
Modèles essayés
 Peugeot 208GT Line PureTech 130 S&S eaT8
 Tarif
 Àpartirde26300€
 Peugeot 208GT Line BlueHdi 100 S&S BVM6
 Tarif
 Àpartirde24000€
 Peugeot 208 acTIVe PureTech 75 S&S BVM5
 Tarif
 Àpartirde17500€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde15500€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde18000€
  La nouvelle 208 place la barre très haut
Peugeot a entièrement revu sa citadine : look extérieur, design intérieur, cockpit 3D. L’exercice se solde par une belle réussite qui place la deuxième génération de 208 sur le haut de gamme du
dèles de la concurrence, y compris d’outre-Rhin. L’équipement sur les finitions haut de gamme tant en matière de design, de confort ou de sécurité est conforme aux stan- dards du marché : grand écran tac- tile de 10 pouces pour la navigation et les médias, éclairage polyam- biant, commutation automatique des feux de route et feux de croi- sement, accès et démarrage mains libres Proximity (jusqu’alors dis- ponible uniquement chez Renault, verrouillage du véhicule quand on s’éloigne, déverrouillage quand on s’approche), reconnaissance des panneaux, freinage d’urgence automatique, conduite semi-auto- nome avec maintien de la position dans la voie, régulateur de vitesse adaptatif, park assist, 4 prises USB 2 avant, 2 arrière...
Une routière hors norme
Sur le plan mécanique, rien de bien révolutionnaire en revanche côté thermique avec trois moteurs es- sence au choix (75, 100 et 130 che- vaux) et un bloc diesel (100 ch). La nouveauté vient toutefois de l’arri- vée prochaine d’un moteur élec- trique pour l’e208, histoire, pour Peugeot, de refaire son retard sur Renault qui caracole pour l’heure en tête avec sa Zoé.
Au final, le Puretech 75 est sans reproche hormis sa sonorité, le diesel 100 chevaux souffre d’une boîte manuelle à 6 rapports un peu imprécise, le bon compromis reste sans nul doute le 130 chevaux es- sence et la boîte auto EAT8. Un ré- gal qui magnifie l’incroyable tenue de route (châssis et précision de la direction). Dommage que Peugeot ait renoncé, semble-t-il, à décliner sa 208 en version sportive musclée façon GTI pour cause de rejets de CO2 et de malus.
fiche technique
Csegment. Avec en prime une tenue de route hors du commun.
ontrairement à Renault plus qualitatif mais également plus qui a choisi de ne mo- sportif, en tout cas dans son dessin. difier que légèrement En reprenant les codes esthétiques les lignes de sa nouvelle de la superbe 508 (calandre et
Clio, Peugeot a opté pour une phares à griffes, feux arrière griffés
remarquable tenue. Le confort est excellent, sans atteindre toutefois la très grande qualité des nouvelles suspensions à butée hydraulique Citroën. Bluffant, le nouveau cock- pit numérique 3D (disponible en série à partir du troisième niveau de finition, Allure), doté d’un écran holographique futuriste, propose deux niveaux de lecture selon le degré d’importance ou d’urgence (sécurité, aides à la conduite, na- vigation). Le tout bien sûr para- métrable. Un dispositif d’une rare beauté qui dénote avec les mo-
re-création de sa 208 et propose, depuis octobre, une toute nou- velle voiture. Les deux construc- teurs avaient pourtant sorti de concert leurs citadines en 2012, et les avaient restylées presque en même temps (2015 pour la 208, 2016 pour la Clio). Mais cette fois- ci, le Lion tente un véritable pas de côté en livrant un nouveau modèle
et ligne de coffre noire, carrosserie cintrée), la 208 décoiffe : râblée, affûtée, agressive, en un mot spor- tive, elle marque indéniablement des points en termes de design dans son environnement concur- rentiel. À l’intérieur, la finition et le dessin de la planche de bord en- veloppante s’inspirent également de son aînée, avec des sièges d’une
Renault clio Initial Paris : l’onctuosité sur 4 roues
  La nouvelle clio, rivale affirmée de la 208, se décline comme toujours en finition haut de gamme avec une boîte à double embrayage.
La Clio de 5e génération a revu ses dimensions par rapport à la précédente (12 mm plus courte, 11 mm moins haute, 7 mm plus large), elle est également plus courte de 5 mm que la 208, mais en revanche beaucoup plus spacieuse à l’intérieur avec 53 mm de plus en largeur,
et ça change tout. Au volant,
la Clio semble boxer dans une catégorie un peu supérieure. Sous le capot, un moteur 4 cylindres essence développé en collaboration avec Daimler, le
1.3 TCe de 130 ch, mal servi par une boîte à double embrayage un peu paresseuse. Pour le reste, la montée en gamme de la Clio (lire ÉcoRéseauBusiness 65 de novembre 2019) donne toute
sa mesure avec cette finition raffinée (cuir matelassé pour les sièges, système audio Bose...).
Modèle essayé
 Renault clio 1,3 Tce 130 edc Initial Paris
 Tarif
 Àpartirde26000€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde23300€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde26100€
 76 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[ l’art du temps
vie privée
 ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 77
]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
horlogerie & joaillerie
La Lunascope Golden Moon de Michel Herbelin
Mettant à l’honneur une complication horlogère des plus poétiques, la Lunascope de MeisterSinger connaît un vif succès depuis son lancement en 2018. Aujourd’hui, la Maison dévoile une nouvelle variante distinctive par une représentation de la lune, inhabituelle en horlogerie. Omniprésente par sa couleur dorée, celle-ci anime ce garde-temps doté d’un mouvement mécanique à remontage automatique ne nécessitant qu’une correction mineure tous les 122 ans...
3600 € www.meistersinger.com
Françoise Montague,
des trésors pour ces dames
Fabriquant de bijoux Haute Fantaisie depuis 1945, l’adresse est bien connue d’une clientèle internationale avertie et se transmet de bouche-à-oreille. On ne sait que choisir, tellement on
est émerveillé
par cette
profusion de
bijoux fantaisie,
plus originaux et
incroyables les
uns que les autres. Ci-contre, boucles d’oreilles clip anneaux de perles et intercalaires de rondelles strass, fabriquées dans les ateliers au-dessus de la boutique au 231 rue Saint Honoré 75001 Paris. 275€
Cocorico,
100 % made in France
Cocorico vous propose un T-shirt
Homme Made In France confor-
table qui célèbre l’Art de Vivre à la
Française. Le marquage de ce t-shirt
contient un effet velours très tendance. Le plus Cocori- co: un petit drapeau français qui fait la différence. Por- tez fièrement du Made In France!
17,90 € au lieu de 29,90 €. www.cocorico.store
Colmar, collection ski Mérinos
Deux combinaisons de ski, pour lui et pour elle, extrêmement luxueuses, tant du point de vue de leur design que de leur technolo- gie. Elles sont entièrement en Reda mérino Active, un filé tout à fait innovant.
Veste homme : 1 359 €, Veste femme : 1 079 €, Pantalon homme et femme : 679 € www.colmar.it/fr-fr
  La Royal Oak
 Quantième
Perpétuel
Extra-plat
Dernière avancée technologique d’Audemars Piguet, la Royal Oak Quantième Perpétuel Extra-plat Automatique devient, avec son mouvement de 2,89 mm d’épaisseur et sa boîte haute de 6,3 mm,
la montre-bracelet automatique la plus fine au monde.
Prix sur demande. www.audemarspiguet.com/en/
Tag Heuer équipe son iconique Monaco avec le calibre Heuer 02
Pour la première fois depuis le lancement de la Monaco en 1969, TAG Heuer vient équiper sa montre iconique d’un mouvement Manufacture : le Calibre Heuer 02. Un challenge de taille puisqu’il s’agit de conserver la forme carrée, signature de cette montre, ainsi que les proportions.
5400 €. www.tagheuer.com/fr
mode & accessoires
Kyomai,
« Éventails plume
de paon »
Cette subtile pochette confectionnée à Reims, à partir d’un Obi vintage de Kyoto, est ornée
de plumes de paon en éventail sur fond orange. Elle se porte à la main ou
en sac grâce à sa chaîne dorée amovible, dont les attaches sont à l’intérieur. Une poche à l’intérieur permet de ranger votre téléphone portable. Livrée dans un écrin en bois de Paulownia, bois utilisé traditionnellement au Japon pour ranger obi et kimono. 540 € www.kyomai.fr
Le Poncho d’absolut cashmere
Dans une démarche écoresponsable, Absolut se distingue par des coupes modernes, tendances et par des graphismes affirmés, le tout décliné
en une palette de trente couleurs. Son best-seller, le poncho Kate, incarne parfaitement les valeurs de la marque : élégance, audace et liberté. Crée à Paris, tricoté en Mongolie intérieure.
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tm Skeleton
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à la rose des vents qui
ornent le cadran -, est
   doté d’une réserve de marche de sept jours. Un garde-temps qui ravira les amoureux de la mer Disponible en or rose 18k, or jaune et blanc, acier inoxydable et bronze. www.franckmuller.com
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       78 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[                                   What you can't touch in Versailles...
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 ]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
bien-être
Le Face Sculpting,
une seconde jeunesse du visage !
Très tonique, ce massage travaille
sur le bas du visage pour le
tonifier, le repulper et dénouer en
même temps toutes les tensions
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Il commence par une exfoliation mécanique suivie d’un nettoyage
de peau et d’un peeling pour réveiller le teint. Ensuite, un massage uniformisant est pratiqué afin de bénéficier au mieux des actifs du puissant sérum anti-âge utilisé. Puis, un masque tissu riche en oligo-éléments est
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L’Abattoir Végétal, délicieusement healthy
Le lieu est sublime, un vrai cocoon féminin et végétal. La cuisine, inspirée du Liban, de l’Italie et d’Asie, est saine, co- lorée, goûteuse et gourmande ; un régal pour les yeux et les papilles ! Les cocktails 100 % vegan sont riches en nuances et très créatifs. On aimerait en faire notre cantine quoti- dienne, car elle nous fait un bien fou !
Menu du jour 24 € (entrée + plat + dessert), Brunch le dimanche de11h à 16h00, 32€ www.abattoirvegetal.fr.zenchef.com
évasion
Détox en bords de Loire
au château de la Jumellière
Un sublime château, préservé et authentique, pour un voyage dans le temps. Trois cures possibles : jeûne Buchinger, jus frais
ou extraordinaires super- smoothies. Yoga doux et méditatif, randonnées
de 3-4 heures, soins
et massages exquis et
atypiques tels la relaxation
coréenne, le pneumacorps,
le massagecupping. Ateliers de naturopathie qui nous donnent enfin des infos pratiques pour la suite, soirées thématiques des plus agréables. L’équipe insuffle aux participants une bienveillance, un bonheur simple.
Corps et esprit se recentrent, se mettent à zéro pour un nouveau départ, une nouvelle force, on se détoxifie pour affronter sereinement le quotidien. Clairière & Canopée a sélectionné 8 lieux d’exception pour des séjours d’une semaine ou d’un week-end, les tarifs varient selon le lieu. www.clairiereetcanopee.com
Et Chess et luxe
Au 6 rue du Helder, ce Chess de la collection Bagatelle n’attire pas forcément l’œil : entrée discrète, couloir jusqu’à l’ascenseur, puis envolée vers le lobby. Pas de ces halls vastes où les chasseurs vous frôlent avec leur vestiaire
à valises, où le concierge
et toute une équipée vous
accueillent comme si vous
étiez un VIP. Quand on arrive
la nuit, on a l’impression d’arriver dans un bed and
breakfast. De luxe, certes, mais cosy. C’est un peu la
marque qui le veut : la Compagnie hôtelière de Bagatelle
imprime une personnalité à ses six adresses. Celle du
Chess est censée vous plonger dans une atmosphère
joueurs d’échecs, mais l’hôtel « arty » à la déco signée
Gilles et Boissier abrite surtout les œuvres d’Alix Waline dès l’entrée, de Cyprien Chabert auteur d’une fresque monumentale et de Victor Ash, roi du street art.
Les chambres, agencées en 2014, ont déjà reçu un petit coup de déco revisitée. Celle qui m’est réservée vous offre même un avant-goût
de suite, avec son salon, son couloir où s’ouvrent toilettes et salle de bains, avant la chambre « baldaquinée » où les photos du photographe plasticien Pierre-Élie de Pibrac campent les danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris, histoire de rappeler que l’on est tout à côté, avec les Grands Magasins du boulevard Haussmann, de la Madeleine, de la Bourse, du Louvre, de Pigalle, de Montmartre, de la Seine... En un mot, du luxe de feu de bois sans la pompe. OM
80 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
Le Microneedling d’Oliviere Wilson
Le microneedling existe depuis 1905, et pourtant pas connu de tous. Comment cela fonctionne ? Les micro-aiguilles (seulement 1/3 mm de long) créent de petites piqûres d’épingle sur toute la peau, qui commence à créer de nouvelles cellules et plus de collagène. La peau est plus élastique et plus ferme. Après avoir passé le Roller, votre crème sera bien mieux absorbée
et efficace! 58 €; 15 % de remise avec le code OWSKIN-15. www.olivierewilson.com
]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[                  Le plaisir du café –
fraîchement moulu, pas en capsule.
      Roger Federer
Plus grand champion de tennis de tous les temps
 ENA 8 Massive Aluminium est la première machine automatique à spécialités de café dotée d’un boîtier en aluminium massif de 3 millimètres d’épaisseur. Espresso, cappuccino ou spécialités tendance comme le cortado et le caffè Barista : avec l’ENA 8, vous accédez par simple pression d’une touche à douze spécialités différentes de qualité parfaite. Le visuel tactile moderne avec intelligence artificielle permet une commande frontale et intuitive. Compacte, élé- gante, simple – un must pour les gourmets et les esthètes comme Roger Federer. Le réservoir d’eau cylindrique, qui rappelle une élégante carafe de cristal, parachève le design accompli de cette machine. JURA – If you love coffee. www.jura.com
]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
 vins à consommer (avec modération)
Saint-amour a.O.P,
La Poulette du domaine de la Pirolette
Au cœur du petit village de Saint- Amour aux 2 restaurants étoilés, le Domaine de la Pirolette est perché en haut de la colline face à l’église. Sur ce terroir, la vigne produit un vin fruité et plein d’énergie. Un
nez gourmand avec des arômes de fruits rouges (cerise, myrtille) avec des fragrances de violette. La bouche est ronde, riche et pleine d’énergie. S’accorde à merveille avec le poulet de Bresse sauce aux morilles, côte de veau et champignons poêlés. 20 € www.terroirs-et-talents.fr
Les Pélerins
de Lafon-Rochet 2016
Issu d’un assemblage de 65 % de cabernet sauvignon, 30 % de merlot et 5 % de petit verdot, Les Pélerins de Lafon-Rochet 2016 est un millésime marqué par une belle maturité et une grande expression aromatique. Des notes acidulées de baies rouges laissent la place à une structure tannique élégante
et équilibrée. La finale gourmande se prolonge par une belle sucrosité, beaucoup de croquant et des arômes de cassis.
23,40 € www.lafon-rochet.com/fr
esprit de Granit 2015
Saint-Joseph Rouge
Une robe intense et profonde aux reflets rubis. Des arômes riches de fruits mûrs, à noyau, de réglisse, avec une belle fraîcheur typique de l’appellation. En bouche, le terroir s’exprime avec des notes de graphite et une vivacité marquée qui met en valeur la
finesse des tanins. Cerise noire et poivre blanc complètent la palette aromatique. Une grande élégance qui ne demande qu’à se révéler avec le temps !
23,70 € www.cavedetain.com/boutique
cuvée Fontenille
Rosé 2018
Un jardin magnifique composé de parfums très différents, éclatants, nuancés, subtils, pour un nez très complexe: légères notes d’agrumes, vivacité des petites baies rouges, fraîcheur de la fraise et finesse de la rose et du litchi. L’intensité des parfums se retrouve en bouche avec une attaque franche, sans concession. Le milieu de bouche offre de nombreuses variations, sensation d’explosion de fruits avec beaucoup de vivacité et de fraîcheur. La finale est longue et saline. 11 € www.domainedefontenille.com/fr
  Tour de Bessan 2016 : toute
 la classe de Margaux
Ce Margaux, issu d’un assemblage pré- cis de 77 % de merlot, 22 % de caber- net sauvignon et 1 % de petit verdot, nait de vignes de 25 ans en moyenne et d’une sélection parcellaire. Dès le nez, ce sont des notes de petits fruits rouges et noirs comme le cassis qui s’expri- ment, avec des touches florales de vio- lette. La bouche, quant à elle, dévoile une belle texture, au grain serré, un côté velouté aux tanins déjà fondus et un bon équilibre entre force et finesse.
26 € www.marielaurelurton.com/fr
Château
de la Grille 2015
Une robe grenat, brillante. Un nez de fruits mûrs, de figue fraîche avec une pointe de vanille. L’attaque en bouche est ronde, complexe avec des notes épicées. Elle se tapisse de tanins
fins et se poursuit par une jolie longueur. Idéal avec des viandes rouges, rognons et gibier.
20 € www.baudry-dutour.fr
château Batailley-Pauilac
domaine Richaud–L’Ébrescade
2016 - cru cairanne
La cuvée l’Ébrescade (50 % de Grenache, 30 % de Mourvèdre, 20 % de Syrah) est une sélection parcellaire, issue des terroirs de l’Ébrescade, magnifique lieu-dit situé sur les hauteurs du village de Cairanne.
Robe profonde et dense d’un très joli grenat. Au nez comme en bouche, une dominante de fruits bien mûrs. La bouche est dans le volume, le fruit est expressif, avec une note de fumé
et d’épices. Rondeur et souplesse des tanins, longue finale épicée. Style soigné, avec du soyeux et de l’éclat.
20 € chez les cavisteset au domaine 0490308525
     82 |
dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
Lions de Batailley 2015 – fait référence aux deux superbes lions qui gardent le portail de la cour d’honneur du Château Batailley. La noblesse de cet
animal souligne bien qu’il s’agit là d’un vin qui s’inscrit dans la ligne du Grand Batailley, et nous lui avons choisi une devise « In Bello Leones ». Assemblage 2015 : Cabernet Sauvignon 60 %, Merlot 33 %, Cabernet Franc 6 %, Petit Verdot 1 %.
Le second vin du Château batailley est racé avec une belle couleur rubis.
Se nez est riche sur des notes intenses de fruits noirs (cassis). L’attaque en bouche est franche, le corps est puissant, rond, bien structuré et élégant. Un Pauillac d’une grande élégance qui, servi à 14 °C, accompagnera l’agneau,
les gibiers à plumes & à poils, et les fromages crémeux.
Prix TTC du 3 au 24 décembre « Cave de Fêtes – Rouges Savoureux » sur la www.
lagrandecave.fr
177 € la caisse bois de 6 bouteilles – remise de 30 % au choix dans « Rouges Savoureux » sur la seconde caisse de 6 vins.
]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
Domaine D’EOLE -
Vieilles Vignes 2016
Saumur blanc
Les Vieilles Vignes Blanc 2016 présentent une robe jaune doré. Au nez se mêlent des arômes de fruits secs et très mûrs. L’attaque et la bouche sont riches et pleines avec des arômes de confits. Ce
vin possède une très belle longueur en bouche. Ce
« Vieilles Vignes Blanc » sera le partenaire idéal d’un risotto ou encore d’un plat en sauce à la crème. Il accompagnera aussi parfaitement un toast
de crottin de fromage de chèvre au miel ou des rillettes de canard.
19,60 € www.langlois-chateau.fr
 Confidence Blanc
2017 - IGP Alpilles
  Château Maïme Origine Blanc
Née d’un subtil assemblage de rolle et de sémillon à parts égales, cette cuvée
premium du Château Maïme a un nez d’une belle expression aromatique, sur des arômes de fruits jaunes et blancs et
une touche anisée. La bouche développe une belle texture généreuse et complexe, sur
la poire, la pêche mais également des épices douces et une note poivrée, avant d’offrir une longue finale, sur de délicats amers.
18,80 € http://chateau-maime.com
Les spiritueux
Nuancier
d’alcools
Le projet de nuancier des al-
cools est né d’une réflexion
sur les modes d’apprentissage.
Le cerveau humain aime les
contrastes et apprend mieux en
distinguant les nuances entre
les informations qu’il assimile.
toujours plus efficace de présenter
catégorie d’alcool en se référant à celles déjà maîtrisées. Toutes les boissons alcoolisées, du vin aux spiritueux, en passant par la bière, sont ainsi rassemblées dans cet ouvrage unique, facilement consultable, qui met en lu- mière leurs spécificités. 16,90 €
Ce 100 % Roussanne est issu de vignes menées en agriculture biologique
Au nez, la cuvée Confidence séduit avec
des arômes de fleurs d’acacias, des
notes de miel et d’ananas. Sa bouche est gourmande mais bien équilibrée avec une agréable fraîcheur et une belle longueur. Toute la puissance de la Roussanne s’exprime dans cette cuvée.
Servir entre 12 et 15° sur un filet de rouget, une fricassée de
Saint Jacques, un rôti de veau aux morilles, un risotto aux langoustines et pourquoi pas une brandade de morue à l’aïoli.
27 € chez les cavistes, au domaine et sur www.domainedeole.com/nos- vins
Le coffret XO édition limitée de Rémy Martin
Ce coffret XO rend hommage au Cognac Fine Champagne, fruit des prestigieux terroirs delaGrande&dela Petite Champagne,
dont les cognacs présentent un potentiel de vieillissement remarquable. Pour cette fin d’année, le coffret
et l’élégante carafe
se parent de vignes rouge & or, telles les couleurs du vignoble à l’Automne.
190 € Édition limitée, disponible en réseau caviste. www.remymartin.com/fr
2018
     Il est une nouvelle
Flamboyant cognac Meukow
Dégustez le cognac
Meukow VS dans
deux verres conçus
spécialement pour
révéler l’incroyable
palette olfactive de
cette boisson. Et parce
que les fêtes de fin
d’année sont aussi le
signe d’une belle table,
découvrez l’édition
spéciale Meukow VSOP,
une bouteille rouge avec
son iconique panthère
aux couleurs de Noël que
l’on aimera exposer sur la table du réveillon !
70 cl 38,50 € /www.meukowcognac.com
Le 12 años Two Oaks de Ron Abuelo
Ron Abuelo démontre à nouveau son expertise en matière de vieillissement des rhums. En effet, la double maturation dans des fûts de chêne dis-
tincts confère à ce rhum une saveur douce et un caractère fumé profond et complexe. Ces fûts neufs dédiés, sont tout d’abord striés à l’inté- rieur pour augmenter la surface de contact entre le rhum et le bois, puis toastés selon un mix de méthodes traditionnelles américaine et charentaise. Le résultat est un rhum racé et élégant, assurément taillé pour une nou- velle expérience de dégustation. 64€ www.
ronabuelopanama.com
  aberlour 14 ans Sherry Butt 2nd fill
C’est la première fois depuis de nombreuses années que la maison
Aberlour propose un whisky vieilli dans un fût de 2e remplissage. Celui- ci a été spécialement sélectionné
pour son profil organoleptique exceptionnel et complexe. Ce Sherry Butt (500L) noble est un
ancien fût de Xérès Oloroso qui apporte au whisky Aberlour des
notes de fruits secs et d’épices. Les arômes de Sherry sont équilibrés et harmonieux et l’influence du chêne, plus légère que dans un premier remplissage, vient enrichir le goût de ce whisky de fines notes de noisette.
115 € http://www.aberlour.com
ardbeg Traigh Bhan, une nouvelle référence
de 19 ans d’âge
Cette bouteille doit son nom
à ce lieu dans lequel un doux sable blanc siffle au contact des pieds de ceux qui le foulent. Cette plage recèle pourtant des pièges qui lui confèrent
un caractère bien spécial. Sous ses eaux limpides et placides, se cachent des rochers volcaniques aux bords tranchants. Un hommage aux nuances d’Ardbeg Traigh Bhan dont les premières notes douces s’estomperont pour laisser place à une finale fumée intense. 180 € www.ardbeg.com
 84 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[                          UNE PARENTHÈSE EN HERMITAGE
PRESTATION DE DÉGUSTATION, VISITE DU VIGNOBLE À PIED OU À VÉLO, SÉJOUR GASTRONOMIQUE,
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]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
du côté des bulles...
L’emblématique brut nature « Silver Édition » d’Ayala en Jeroboam
Un modèle de pureté et de précision pour cette cuvée emblématique sans dosage.
Le design métallique et contemporain de cette prestigieuse édition marque par ses lignes aiguisées
et ses tons inox qui font écho au processus même de vinification de Brut Nature. Son nez, tout en franchise
et en finesse, se dessine avec beaucoup de précision autour de notes rappelant les agrumes et un certain côté salin. Sa bouche est à la fois complexe et nette, elle livre des notes minérales ciselées et évoque également le pamplemousse et les fruits blancs. 320 €. www.champagne-ayala.fr
La Grande Dame 2008, un hommage
à Madame Clicquot
Depuis sa création, le style Veuve Clicquot est garanti par la prédominance du Pinot Noir, signature de la Maison. Avec La Grande Dame 2008, ce style est porté à sa quintessence, marquant une prouesse œnologique. En effet, l’assemblage de ce nouveau millésime se compose de 92 % de Pinot Noir et 8 % de Chardonnay et offre ainsi un véritable équilibre entre puissance et élégance.
115 € www.veuveclicquot.com/fr-int
Bollinger x 007, une collaboration mythique
depuis 40 ans
En 1979, avec la sortie de Moonraker, Champagne Bollinger devient le champagne officiel du célèbre agent secret britannique.
Le designer Éric Berthès a re- imaginé la navette spatiale de Moonraker. L’objet conçu est en étain, plaqué de bois noble et renferme un seau
en cristal Saint Louis ainsi
qu’un magnum de Bollinger
2007, millésime de Bond par excellence. Edition limitée à 407 exemplaires.
5007 € www.champagne-bollinger.com
French Impertinence de Nicolas Feuillatte
Avec French Impertinence, Nicolas Feuillatte incarne les codes du luxe à la française. La marque met en lumière son nouvel emblème traité en logomania
et décliné sur des coffrets et bouteilles sleevées
au style « classic with a twist ». Nicolas Feuillatte a joué la carte du style en imaginant une sangle à double anneau, pouvant être réutilisée pour former un sac avec le foulard en soie créé par la marque ou avec un carré de tissu personnel.
36 € www.nicolas-feuillatte.com
J. de Telmont,
Blanc de Noirs Brut
2013
Le nez est gourmand, largement dominé par les arômes de fruits exotiques évoluant vers le caramel et les épices. La fraîcheur et la vivacité révélées dès la première gorgée s’expriment à travers des notes d’agrumes et de cardamome. La finale est saline et la longueur en bouche particulièrement remarquable.
40 € www.champagne-de-telmont.com
      86 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[                                                                             ]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
  Philipponnat, Blanc de Noirs 2012
Le premier nez est intense et frais sur des notes d’agrumes de zeste de citron et d’orange puis se prolonge sur une aromatique de
fruits frais et une finale subtilement poivrée. En bouche l’attaque est fraîche et gourmande avec des notes de compote de fruits
et de poire avec une texture crémeuse. Cette cuvée 100 % Pinot Noir allie : la vinosité, le fruité et une belle minéralité persistante très caractéristique du millésime.
55 € www.philipponnat.com/fr
Champagne Colin - Vertus (Les Prôles & Chétivins 2006 - Extra Brut Blanc de Blancs 1er Cru)
Cette cuvée (100 % Chardonnay) porte le nom des deux vieilles vignes qui la composent. Élaborée uniquement les années d’exception, elle révèle toute l’authenticité et la pureté du terroir de Vertus, cœur du terroir Premier Cru. De couleur jaune aux jolis reflets bronze, cette cuvée exhale des notes d’acacias, de fleurs blanches et de viennoiseries. L’attaque en bouche est franche sur des notes briochées et se prolonge sur une finale saline et citronnée.
Ce champagne peut se partager à l’apéritif, sur des huîtres, du foie gras ou encore un financier aux amandes.
56 € au caveau, sur www.champagne-colin.com/boutique et chez les cavistes
Une fin d’année impériale pour Moët & Chandon
Moët & Chandon clôture avec élégance une année dédiée aux 150 ans de sa cuvée emblématique, Moët Impérial. Cette cuvée au destin unique fut
baptisée « Impérial » en souvenir de Napoléon Bonaparte, client de la Maison. Flacons et coffrets en édition limitée rendent hommage à cet
anniversaire avec un logo redessiné, érigeant le « I » d’impérial en un nouveau symbole.
33 € www.moet.com/fr-fr
   88 |
dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
Brut Régence Lévitation
par Brimoncourt
Brimoncourt met son Magnum à nu pour célébrer la 2020e année de notre ère avec légèreté, dans un écrin de transparence. Une mise en lumière de la pureté du style de la Maison et de sa cuvée signature, le Brut Régence. Une quasi œuvre d’art à contempler, offrir, partager - bien sûr ! - et recharger sans modération. 190 € http://brimoncourt.com
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[ l’art du temps
vie privée
 ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 89
]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
Les déjeuners d'ÉcoRéseau Business
gastronomie
exquis coffret caviar de France
Caviar de France a imaginé
un tout nouveau coffret à
son image : l’excellence à la française. La maison associe deux boîtes de ses caviars emblématiques, Ébène et Diva avec une boîte de Beurre au Caviar et un petit couteau. La promesse d’instants magiques à partager !
98 € www.caviardefrance.com
Néroli, la galette délicieusement fleurie
Pour l’Épiphanie 2020, la Maison Ladurée s’inspire du Néroli, plus communément appelé fleur d’oranger, pour réinterpréter la galette
traditionnelle. La galette est réalisée à partir d’une
pâte feuilletée croustillante et dorée, garnie d’une crème d’amande
à la pistache et à la fleur d’oranger
et d’un confit d’orange et de mandarine. Une tuile craquante aux amandes et pistaches, parsemée de zestes d’orange confits, de boutons de rose et de pistaches concassées, est déposée sur le dessus.
Une surprise fleurie se cache au cœur de cette galette et se décline en un bouquet de quatre fèves à collectionner. 45 €, la galette 6 personnes. www.laduree.fr
carrette, une bûche très passion !
La bûche Alexandrine
séduit par son confit de fruits rouges balsamique, sa mousse
mascarpone vanille bourbon, son crémeux sésame torréfié, son feuillet de croustillant breton et son biscuit viennois. 4à6pers42€/6à8pers63€/8à 10 pers 83 € www.carette-paris.fr
        Un rendez-vous
Un chocolat
qui se fait la malle ? Cette malle de dégustation... de chocolat La Maison du Chocolat, a été entièrement réalisée à la main dans les ateliers parisiens de
Pinel & Pinel. Cuir de
veau pleine fleur grainé
bleu, intérieur en veau
pleine fleur grainé
jaune. Charnières,
fermoirs et
boutons en laiton
massif, finition
palladium. 170 heures de travail incluant le design produit et
la fabrication par les artisans malletiers dans les ateliers parisiens de Pinel & Pinel.
40 kg, 39500 € TTC.
Cette malle d’exception est
un exemplaire unique. Elle
est réalisable à l’identique sur commande. www.lamaisonduchocolat.fr/fr/ et
www.pineletpinel.com
Giga 6 aluminium : double puissance pour 28 spécialités
La nouvelle Giga 6 offre trois procédés de percolation différents pour le café.
Pour les spécialités tendance au lait,
les réglages sont personnalisables et programmables sur 10 niveaux de température.
La puissance
concentrée de 2 systèmes
de chauffage et 2 pompes permet de préparer café et lait en parallèle. La Giga 6 peut même réaliser 2 spécialités simultanément.
3599€ www.jura.com
Bianca, cacao d’equateur
et fleur de lait
Ce nouvel entremets met
le chocolat à l’honneur dévoilant un intérieur à la glace Chocolat Equateur et
un coulis fondant Chocolat Noisette. Les pics montagneux surprendront avec une glace à la Fleur de Lait qui se mariera parfaitement au goût intense du chocolat. Surplombée d’une maisonnette et d’une paire
de skis en chocolat et saupoudrée de feuille d’argent, l’entremets
Bianca séduira
vos invités
en offrant un spectacle inédit. Pour 6 personnes, 39 €
www.amorino.com
charmant au Baudelaire
du Burgundy Paris
  Concept & Lieu
Le Baudelaire est la table étoilée du plus intimiste et chaleureux des hôtels cinq étoiles parisiens, le Burgundy. Ce havre de paix caché entre la Place de la Made- leine et la Place Vendôme est un véri- table écrin design aux airs de petit salon traversé par de splendides banquettes et fauteuils d’un jaune lumineux et jouis- sant d’une terrasse enchanteresse aux murs de lierre.
En cuisine
Le cadre idéal pour savourer une gas- tronomie de haute volée et de précision, aux influences discrètement mondiales, qui parfois s’amuse à lâcher la bride: tourteau au cœur d’artichaut, noisettes et huître végétale, magret de canard
rôti et spaghetti de maïs aux graines de sarrasin et jus au paprika, avec en point d’orgue un surprenant et malicieux dessert autour de l’ananas et du shiso vert.
Le jeune et talentueux Guillaume Gou- pil a récemment pris les rennes des cui- sines du Baudelaire après un parcours exemplaire semé d’étoiles au Prince de Galles de Stéphanie Le Quellec et à l’hôtel provençal de luxe Terre Blanche. Côté sucré, c’est le talentueux Pascal Hainigue qui prodigue ici ses délices, après avoir fait ses armes en Alsace au Chambard, doublement étoilé, et à Pa- ris au prestigieux George V.
6-8 rue Duphot 75001 Paris
www.lebaudelaire.com
 Entrée
coquilles Saint-Jacques
p noix marinées à l’huile de vanille, pomme granny, graines de sarrasin
Plats
cabillaud
p cuit en croûte de pain,
morilles des pins la crème d’estragon Ou
carré de cochon
p Rôti au sautoir, scorsonères braisés aux grains de café, pousses d’épinard, jus réduit
Dessert
Marron d’Italie
p dans l’esprit d’un mont blanc revisité, sorbet cassis
Les vins qui ont été servis en accord avec ce menu sont : Montagne-Saint-Émilion - domaine Simon Blanchard « au champ de la fenêtre » 2015 (100 % Merlot)
Saint-Joseph - cave de christophe Blanc « Les chênes » 2017 (100 % Syrah)
Le menu
   90 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[ Insuffisance
cardiovasculaires, supportés par l’assurance maladie. Or un in- farctus ou autre complication cardiaque ne survient presque jamais inopinément. Les symp- tômes ressentis par Pierre M. – fa- tigue chronique, essoufflement en position allongée, difficulté à re- prendre son souffle même sans ef- fort, gonflement des jambes – sont
La prévention par les symptômes par SMS Nicolas Pagès et ses associés ont pensé naturellement à la télésur- veillance : un malade surveillé sans qu’il/elle doive attendre un rendez-vous chez le/la cardio- logue échappera à l’hospitalisa- tion, au recours aux urgences et mieux que tout, à la mort. Il existe certes un « tee-shirt » (Chrono- life) qui prédit la crise (décrit dans ÉcoRéseau Business en avril 2019,
p. 79), lui aussi capable par ses capteurs de prédire la dé- compensation, mais les signes avant-coureurs d’un risque car- diaque sont tellement éloquents que le dispositif imaginé et mis en place par la start-up du mé- decin a de quoi se révéler plus simple à vivre au quotidien. Sa- telia – le nom induit l’idée qu’un patient « gravite autour » d’un hôpital en médecine ambula- toire – consiste en une télésur- veillance simple et en temps réel, un « médicament numérique », selon l’expression de Nicolas Pagès, remboursé à 100 %. Il
fonctionne sous la forme d’une appli Web prescrite uniquement par le/la cardiologue (qui infor- mera le généraliste traitant). Le/ la patient/e reçoit régulièrement des SMS sous forme d’un ques- tionnaire simple : ressent-il/elle tels symptômes ? Puis le question- naire envoyé, une vidéo en ligne l’informe et le conseille. Ses ré-
cardiaque : le USMS salvateur
rgences. Pierre M., 70 ans, en insuffisance cardiaque, vient d’être amené par le Samu.
« On le perd. » L’interne et les urgentistes prononcent le dé- cès. Cinq jours plus tôt, le ma- lade avait pourtant bien ressenti l’essoufflement en montant le perron de son pavillon. La fa- tigue l’avait conduit à s’allonger, mais il lui avait fallu le renfort d’oreillers pour respirer plus li- brement. Il s’était dit qu’un peu de repos allait lui convenir... Cette « fatalité » n’a jamais convenu au docteur Nicolas Pagès, jeune anesthésiste-réani- mateur convaincu par les vertus de l’hôpital d’aujourd’hui, for- cément « ambulatoire ». Car les statistiques se montrent terribles : on estime à 3,5 millions le nombre de Français/es atteints de mala- dies cardiovasculaires. Pour 150 000 admissions dans les hôpitaux et cliniques, l’on compte quelque 70 000 décès, selon La Fondation Recherche médicale. Le coût pour la société est énorme : 15 milliards d’euros pour les seules maladies
POUR VOTRE BIEN...
OGM: le monde à l’envers
On nous « vend » toujours les organismes génétiquement modifiés comme panacée capable de répondre aux enjeux climatiques. Un numéro
récent d’Alternative Santé ne tient pas le même langage. « L’OGM est dans la continuité du paradigme chimique : avant on pulvérisait un
produit chimique sur les champs de maïs pour les protéger des pyrales [un ravageur du maïs] et maintenant on fait produire la molécule par la plante elle- même. Sur les OGM connus, la nature
a toujours trouvé des subterfuges
pour contourner nos stratégies chimiques ou génétiques », rappelle
le site d’information. Un constat :
Les « mauvaises herbes » résistent souvent désormais au glyphosate.
Il faut inventer de nouveaux OGM capables de résister à plus d’herbicides et de plus en plus de pesticides... « La nature mute et s’adapte », expliquent les ennemis jurés des OGM. « Il faut
se poser la question de l’intérêt de
éloquents : consulter.
il
faut
immédiatement
vie privée
ponses parviennent au médecin prescripteur à même de réagir dès réception. Houla ! Ma mère, mon père, 80 et 85 ans, sont incapables de manier un smartphone ! Sate- lia Cardio y veille: une équipe de cinq infirmières rappelle les pa- tients identifiés mais non connec- tés.
Économies substantielles pour l’assurance maladie Le modèle économique de Satelia est d’ores et déjà opérationnel : l’assurance maladie rémunère la plate-forme au forfait en fonc- tion du nombre de patients suivis chaque année, à raison de 500 eu- ros par an et par patient. Le car- diologue à son tour est indemni- sé du temps passé à contrôler les questionnaires de ses patients. Le calcul de l’économie est vite bou- clé au vu de la moyenne d’hospi- talisation d’un/e insuffisant/e car- diaque : une fois par an pendant 12 à 15 jours, soit 1 250 euros par jour!
Reste à Satelia Cardio à impo- ser partout chez les cardiologues français/es son « médicament numérique » – 7 000 médecins hospitaliers l’ont déjà dans leur trousse d’urgence. Au-delà, Pagès et cie mettront le même dispositif en place pour la chirurgie ambula- toire et la coronarographie. Avant de s’attaquer à une vingtaine de pathologies d’ici à six ans.
OLIVIeR MaGnan
santé
   nicolas Pagès,
cofondateur de Satelia
leur introduction dans l’agrosystème : jusqu’à présent, ils l’ont toujours déséquilibré. »
Pesticides domestiques : danger !
L’étude Pesti’home de l’Agence nationale de sécurité sanitaire –
Anses – jette l’alarme sur l’emploi des pesticides à domicile : 1/3 des ménages « ne lisent jamais les indications des
emballages des antiacariens et antirongeurs », 1/4 ignorent tout mode d’emploi des produits contre les insectes
volants et rampants. Bref, ça fait pschit-pschit à tout-va, alors que ces mêmes ménages prennent soin de lire la notice pour les plantes d’extérieur (70 %). Or le port de gants et l’aération sont indispensables lors de l’utilisation de ces poisons. Que l’on jette sans précaution, au surplus : 31 % seulement d’entre nous déposons ces nocifs à la déchetterie.
des coussins (ortho) pour le dos
Onledit«maldusiècle»:80%des Français/es souffriront du dos au
et autres pros de la santé en région parisienne.
Soda, glypho, jeu, set et nash
Sous la « Griffe santé » de Jacques Draussin, ce rappel qu’un/e Français/e sur cinq serait concerné/e par la phase débutante de la maladie hépatique Nash
(Non-alcoholic
steatohepatitis),
dite maladie du
foie gras ou du
soda. Et pour
cause, « les
chercheurs
de l’Inserm ont démontré que la consommation de plus d’une cannette quotidienne de soda faisait entrer dans une zone de risque importante pour nos foies imprudents », rappelle notre confrère. Qui note qu’au cours du Paris Nash Meeting organisé cet été par l’Institut Pasteur, le glyphosate s’est invité aux côtés des sodas, avec des traces du pesticide plus élevées chez les diagnostiqués Nash.
moins une fois dans leur accablés du dos, c’est le
milliards aux entreprises. Trois pros du numérique associés à un ostéopathe tout droit sortis de la pépinière Niel
se sont attelés à corriger la posture. Leur start-up Confort ID a mis au point deux objets, un oreiller pour la nuit – Pillo ID – et un dosseret pour
le jour – Paddo ID –, de quoi agir en prévention, grande stratégie du siècle : respecter les cambrures naturelles du dos. Les produits sont made in France (en Charente), sont vendus en e-shop Confort ID et chez des ostéos, kinés
vie. Pour les cauchemar : la première cause d’arrêt maladie en France (20 %) coûte quelque 600 millions d’euros à
la Sécurité sociale et quelques
    ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 91
]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
patrimoine
 VOS PLACEMENTS 2020
Le décryptage thématique
des opportunités patrimoniales majeures
 RÉDACTION ET COORDINATION : PIERRE-JEAN LEPAGNOT
Baromètres
Bourse/placements financiers
Les placements et l’épargne : assurance-vie, retraite, prévoyance
Dons & legs aux associations
Investissement locatif & produits de défiscalisation : LMPN, Pinel, SCPI, Malraux
p. 94 p. 102 p. 104 p. 108 p. 114
92 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[              vie privée
Baromètre finance & marchés Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
  bons plans       experts
En 2020, Société Générale privilégie une Capproche value
ontre le consensus globalement optimiste, l’équipe Multi Asset Portfolio de Société Géné- rale continuait, fin novembre, d’anticiper une récession de courte durée et de faible intensité
aux États-Unis d’ici à l’été. Un point de vue qui l’empêche de se montrer optimiste sur les actions. Les économistes de la banque française estiment toutefois que les risques baissiers pesant désormais sur leur scénario sont moins nombreux, ce qui ouvre la voie à une allocation équilibrée (45 % actions, 45 % obligations) avec un contrôle de la vo- latilité élevé. Les actions devraient, selon eux, enregistrer un recul de 10-15 % entre le deuxième trimestre et le troi- sième trimestre, en ligne avec le ralentissement cyclique de moyenne ampleur attendu aux États-Unis, avant de terminer l’année à un niveau légèrement inférieur à celui d’aujourd’hui, grâce à une reprise en value au quatrième trimestre en prévision d’une année 2021 plus favorable. Société Générale met l’accent sur le segment value (actifs dont la valorisation est sous-estimée par les marchés). La banque pointe du doigt la valorisation élevée du crédit qui fait que les obligations souveraines offrent une bien meilleure protection que les obligations corporate contre la forte volatilité attendue des actions. Pour 2020, l’équipe Multi Asset Portfolio recommande en outre une très large diversification en matière de devises. Son allocation
 La relance budgétaire, un levier clé pour les marchés en 2020, estime NN IP
Tensions commerciales, spectre persistant d’un Brexit sans accord et mécontentement social exacerbé par des inégalités croissantes en termes de richesse, et des inquiétudes climatiques: les
défis se sont multipliés pour l’économie mondiale en 2019, estime NN Investment Partners (NN IP). Bien que les craintes d’une récession aient augmenté, on pourrait assister à un tournant positif pour les actifs risqués en 2020. Une politique budgétaire plus souple à l’échelle mondiale sera un élément déterminant pour un tel revi- rement de tendance, assure la société de gestion. « Alors que 2020 approche, l’économie mondiale se trouve à la
croisée des chemins », estime Valentijn van Nieuwenhui- jzen, responsable des investissements chez NN Invest- ment Partners. « Dans une direction, l’impact négatif de l’incertitude politique continue à peser sur les marchés fi- nanciers et la dépendance excessive de la politique moné- taire tire les taux et les attentes inflationnistes vers le bas car l’économie reste enlisée dans la stagnation séculaire. Dans l’autre direction, un espoir de reprise est permis si les gouvernements adoptent des mesures de stimulation budgétaires afin de soutenir la confiance des entreprises et des consommateurs. »
La réduction des risques politiques pourrait notamment provenir d’un accord commercial partiel entre les États- Unis et la Chine ou d’un Brexit ordonné, tandis que la stimulation budgétaire devrait viser à accroître la pro- ductivité et à améliorer la compétitivité. En l’absence de telles mesures, il est tout à fait possible qu’une nette dété- rioration du sentiment du secteur privé crée sa propre ré- alité sous la forme d’une sévère récession. Selon Valentijn Van Nieuwenhuijzen, « les derniers développements po- litiques, en combinaison avec une certaine stabilisation des chiffres économiques, suggèrent que la probabilité du scénario plus positif a quelque peu augmenté. » « Il reste à voir si cette impression durera, mais si c’est le cas, la confiance et les dépenses des entreprises pourraient se redresser. » n
dédie seulement 1/3 environ au dollar américain, 1/3 à l’euro et 1/3 aux autres devises (yen, livre sterling, devises émergentes, la corrélation entre les devises est extrême- ment faible). Par conséquent, Société Générale entend contrôler la volatilité du marché des changes. Pour 2020, les économistes de la banque sont plus pessimistes que la moyenne du marché sur l’évolution du billet vert, raison- nablement plus optimistes sur l’euro et tablent sur une appréciation du yen, bien qu’à un rythme modéré sous l’effet des mesures de la Banque du Japon. n
  Les banques européennes devraient connaître meilleur sort
en 2020
En septembre 2019, la réactivation récente du programme d’assouplissement quantitatif par la BCE a reçu un accueil mitigé. Cette décision est, selon Muzinich & Co, à prendre en compte dans le cadre de
l’évaluation des profils de crédit des banques européennes. Les taux d’intérêt négatifs vont certes peser sur les marges de l’activité de
prêts des banques, mais d’autres mesures – comme le durcissement de la réglementation et un accès facilité au financement bancaire – doivent aussi se voir prendre en compte pour évaluer le potentiel d’investissement de la dette des banques. Ces facteurs laissent selon le gérant présager
de meilleures perspectives pour ce segment de marché.
Réinvestir en europe dans
une démarche durable
Le consensus est globalement favorable aux actions européennes pour 2020. SPDR recommande d’éviter les secteurs controversés
au profit des principes ESG (Environnemental, Social/Sociétal, Gouvernance). Selon la société de gestion, au cours des cinq dernières années, les rendements
de l’indice ESG-X (indice Stoxx 600 filtré ESG) sont identiques (5,7 % par an) à ceux de l’indice de référence, et ce, sans aucune volatilité supplémentaire.
Rester loin de l’argentine
L’économie argentine continuera de souffrir dans un environnement incertain, prévient Carmignac.
Le président péroniste Alberto Fernández a en effet lancé un plan de restructuration de la dette
accompagné d’un contrôle des capitaux, menaçant la reprise économique que le pays s’était engagé à mener sous l’impulsion
de l’ancien président. Le plus grand défi pour le pays sera de restaurer
la confiance des investisseurs et d’attirer les capitaux étrangers. Dans ce cadre, le gérant préfère rester à l’écart des marchés obligataires et boursiers argentins.
       94 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[                SCPI,
Publi-communiqué
 LES
L’aLtErnatIvE
À L’InvEStISSEmEnt LoCatIF
voire à l’étranger, offre aux particuliers un accès au marché très fermé de l’immobi- lier professionnel, avec une réelle mutua- lisation des risques locatifs, grâce à des investissements répartis dans différentes régions (en Europe), mais surtout grâce à la variété de locataires.
Le succès des SCPI ne se dément pas
Les solutions d’épargne immobilière CORUM Origin et CORUM XL ont res- pectivement un objectif de 6% et 5% de rendement. En 2019, CORUM Origin et CORUM XL dépasseront une nouvelle fois leur objectif avec 6% de rendement cha- cune dans un contexte où le rendement moyen du marché en 2019 est estimé à 4.30%**. Ces résultats sont liés à l’exper- tise d’une équipe de professionnels aux compétences variées, en témoignent les 6 nationalités représentées dans les 8
bureaux qui gèrent plus de 140 actifs ré- partis dans 16 pays et occupés par plus de 250 locataires engagés pour des durées supérieures à 8 ans.
 Des performances toujours supérieures à la moyenne des SCPI françaises
7,91
6,45 6,58 7,28 6,01 6,45
% 8
7 6 5 4
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
(Source : Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière)
      6,30 6,31 6,30
             4,77 4,43 4,35 CORUM Origin CORUM XL   Moyenne SCPI
5,21
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
 5,15 5,08 4,85
      En matière d’épargne les Français veulent à la fois de la performance
et du concret. Pour profiter de la dynamique et des performances de l’immobilier locatif, dans le cadre d’un placement à long terme, il choisissent désormais la SCPI (Société Civile de Placement Immobilier).
Les SCPI pour profiter
d’un marché dynamique
Si l’achat d’un bien immobilier « en dur » a ses adeptes, l’épargne immobilière comme les SCPI permet souvent de mieux répondre aux différentes problématiques fiscales, patrimoniales et familiales. En effet, les SCPI ne manquent pas d’atouts pour les épargnants et sont accessibles à partir de quelques centaines d’euros. L’achat de parts de sociétés qui détiennent de nombreux immeubles (commerces, bureaux, entrepôts, résidences services) situés dans les villes les plus dynamiques,
Le secret des solutions d’épargne immobilière Corum ?
Les SCPI dites « diversifiées » investissent dans l’immobilier d’entreprise sans se res- treindre à une zone géographique, n’hési- tant pas à sortir des sentiers battus et allant souvent investir hors de France, parfois même hors de la zone euro. « Nous profi- tons des cycles immobiliers plutôt que de les subir grâce à une stratégie opportuniste et à l’agilité de notre structure indépen- dante », résume de façon claire Frédéric Puzin, président de CORUM AM.
  Précautions : Comme tout placement immobilier, il existe un risque de perte en capital dû à l’évolution des marchés immobiliers et du cours des devises, les revenus ne sont pas garantis. Ils peuvent varier à la hausse comme à la baisse en fonction de la performance du fonds. La SCPI est un investissement long terme avec un horizon de placement recommandé de 10 ans. La liquidité est limitée, la société de gestion ne garantit pas le rachat des parts. Et comme tout placement, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
*Taux de rendement ou de distribution (DVM) : Taux de distribution sur Valeur de Marché, défini comme le dividende brut, avant prélèvements français et étrangers, versé au titre de l’année N par le prix acquéreur moyen de l’année N de la part. Cet indicateur permet de mesurer la performance financière annuelle de CORUM Origin et de CORUM XL.
**Estimation source CORUM.
À SavoIr
Vous pouvez devenir associé de CORUM Origin à partir de 1 090 euros et de CORUM XL dès 189 euros frais et commission de souscription inclus. La souscription peut se faire entièrement en ligne sur le site de corum.fr.
       www.corum.fr
 Je contacte directement un interlocuteur privilégié au 01 70 82 26 13 ou j'envoie mon bulletin à CorUm au 1 rue Euler 75008 Paris
En communiquant ces informations personnelles, vous acceptez de recevoir des communications sur les solutions d’épargne Corum par email et d’être rappelé au téléphone par un interlocuteur privilégié CORUM.
CORUM L’Épargne, marque déposée de Corum Asset Management, Société de Gestion de portefeuille, 1 rue Euler, 75008 Paris. Agrément AMF GP-11000012 du 14 avril 2011. CORUM Origin et CORUM XL sont des SCPI gérées par CORUM Asset Management. CORUM Origin visa SCPI n°12-17 de l’AMF du 24/07/2012. CORUM XL, visa SCPI n°19-10 de l’AMF du 28/05/2019 - www.corum.fr
Corum Asset Management est le responsable du traitement des données personnelles auquel elle procède au sens des dispositions du Règlement 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 (ci-après le « RGPD ») et procède audit traitement conformément à l’article 6 c/ du RGPD. Les informations collectées dans ce formulaire sont nécessaires pour prendre en compte votre demande. Sont seuls destina- taires de tout ou partie des données, les membres habilités de Corum Asset Management, les autorités légales, adminis- tratives ou réglementaires qui sont en droit, au regard de leur statut, de les recevoir, les prestataires de Corum Asset Man- agement qui interviennent en leur qualité de sous-traitant. Toute personne concernée dispose auprès de Corum Asset management, 1 rue Euler 75008 Paris, d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, et de portabilité sur les informa- tions la concernant. Les conditions d’utilisation et la durée de conservation des données personnelles sont disponibles dans les mentions légales sur www.corum.fr.
 Nom Email  aDRESSE 
pRéNom  TéléphoNE  CoDE poSTal 
 ECORB-1912
]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre finance & marchés
  SPÉCULONS !       Le chiffre
 408 399 390 381 372 363 354
345
Pour LVMH, les diamants sont éternels
         04/09 18/09
02/10 16/10 30/10
13/11 27/11
LVMH a atteint fin novembre un record à 411,05 euros, un gain de près de 60 % depuis le début de l’année. Selon des analystes, grâce aux synergies liées au rachat de Tiffany, la hausse pourrait se poursuivre en 2020. Société Générale table sur un cours de 435 euros dans 12 mois, UBS, de 453 euros.
2 400
 MILLIARDS DE
DOLLARS
le montant record de dettes levées sur le marché obligataire par les entreprises en 2019, contre 2 100 milliards en 2018
   ANALYSE
DLa course à la Maison-Blanche va peser sur le dollar
onald Trump peut-il remporter l’élec- vulnérable à d’éventuelles aggravations tion de 2020, malgré une enquête en vue des tensions commerciales », souligne de son éventuelle destitution, l’évolution le responsable des investissements. Pa- incertaine des conflits commerciaux et rallèlement, le spectre du déficit budgé-
une FED qui lui résiste ? Oui, il le peut, répond Sté- taire semble resurgir : il s’élève à près de
  phane Monier, responsable des investissements chez Lombard Odier. Les investisseurs devront alors faire face à de nouveaux imprévus, prévient le profession- nel. Selon le site de sondages fivethirtyeight, Donald Trump bénéficie d’une cote de popularité stable, qui se situe légèrement au-dessus de 40 %. Le taux d’opinions défavorables oscille entre 50 et 55 %. Le président peut donc toujours compter sur un soutien électoral solide. Même affaibli, il mènera une lutte acharnée contre son futur opposant, prévient Sté- phane Monier. « Si Donald Trump est réélu, il aura beaucoup moins de marge de manœuvre pour en- gager de nouveaux plans de relance budgétaire, alors que les effets de la première vague s’estompent. Il pourrait toutefois jeter son dévolu sur une politique de Made in the USA destinée à stimuler le secteur manufacturier, même si une telle posture s’avère
1 000 milliards de dollars après quatre
années consécutives d’expansion, alors
que l’économie continuait de croître. Il a
augmenté de 26 % au cours de la dernière
année seulement. Faut-il pour autant s’en
alarmer ? Les avis restent partagés, mais
l’histoire montre que le déficit budgétaire
a toujours joué en défaveur du dollar,
rappelle Stéphane Monier. Côté oppo-
sition, l’indécision reste totale entre les candidatures potentielles d’Elizabeth
Warren, sénatrice du Massachusetts,
Joe Biden, vice-président de Barack Obama et, très récente, du milliardaire Michael Bloomberg. En conclusion, assure Lombard Odier, les investisseurs doivent s’attendre à une volatilité accrue à mesure que la campagne électorale s’intensifiera. Selon Sté-
phane Monier, « un tel environnement requiert de la vigilance et un positionnement de portefeuille pru- dent, qui intègre des protections adéquates contre les risques baissiers, telles que des options de vente sur indices actions et l’or ». n
96 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
  bons plans       experts
 Fitch plus prudent sur le secteur français de l’assurance vie
Fitch Ratings a revu à la baisse ses perspectives sectorielles sur le marché français de l’assurance vie. « Nous attendons des assureurs français qu’ils prennent des mesures plus audacieuses
et adaptent leur modèle économique pour compenser la pression sur le capital et les résultats, exercée par les taux d’intérêt très
bas » a indiqué l’agence de notation. Selon laquelle l’aversion traditionnelle des épargnants français pour le risque, eux qui privilégient les produits assortis de garanties, associée à un
contexte économique moins favorable, rendra difficile la transition en cours vers un modèle d’activité à faible intensité de capital. Cette situation devrait, selon Fitch, exercer une pression sur les fondamentaux sous-jacents du crédit du secteur à court et moyen terme.
Swiss Life adapte ses offres d’assurance vie aux taux bas
Dans un contexte de taux bas, Swiss Life a décidé de mettre en œuvre « une politique de taux de rendement raisonnable ». Désormais, le rendement de ses principaux contrats d’assurance vie multisupport est déterminé de façon croissante en fonction de la part en unité de compte et de l’encours. Donc, pour un
investissement en unités de compte inférieur à 30 % et un encours inférieur
à 250 000 euros, le taux net de frais de gestion atteint 1 % (hors bonus) en 2019. A contrario, pour un
investissement en unités de compte supérieur à 60 % et un encours supérieur à 250 000 euros, le rendement s’établit à 2,7 %.
Generali s’allie à une fintech pour l’épargne salariale des TPe
Avec l’aide de la fintech Yomoni, Generali a lancé son nouveau Plan d’épargne interentreprises, Generali Épargne Salariale (GES). Cette offre
a été pensée pour que les TPE-PME intègrent
de façon simple des critères d’intéressement, de participation et/ou d’abondement adaptés au métier de chaque entreprise et à ses contraintes financières spécifiques.
Au total, 30 fonds gérés
par 10 sociétés de gestion d’actifs reconnues en épargne patrimoniale sont proposés dans le plan d’épargne.
 Les fonds diversifiés : grands gagnants Lde l’épargne salariale en 2018
es fonds diversifiés ont été plébis- type de fonds. En quête de rendement plus cités par les épargnants en 2018, élevé, les épargnants préfèrent de plus en selon les résultats de l’édition 2019 plus les supports plus dynamiques que sont de l’étude Argus des fonds com- les fonds en actions ou diversifiés – ils réa-
muns de placement d’entreprise » d’Eres, lisent en 2018 une collecte plus de deux fois
 spécialiste en épargne salariale, retraite et actionnariat salarié. Les FCPE diversifiés
ont représenté en 2018 plus de la moitié
des souscriptions: plus de 3,7milliards
d’euros, soit plus que la somme cumulée
des souscriptions sur les FCPE monétaires
(moins de 1,5 milliard d’euros), les FCPE ac-
tions (1,1 milliard d’euros) et les FCPE obligataires (1,1 milliard d’euros). « Depuis 2016, une tendance se dessine sur le marché des fonds d’épargne sala- riale. Les fonds obligataires et monétaires, bien que représentant près de la moitié des encours des FCPE, attirent de moins en moins les épargnants qui constatent les très faibles rendements générés par ce
supérieure à celle des fonds obligataires et monétaires », explique Alexis de Rozières, directeur associé d’Eres. L’étude a révélé que ces souscriptions record dans les FCPE
diversifiésprovenaientdetroissources.Près de 40 % des souscriptions aux FCPE diver- sifiés étaient issus des versements de l’en-
treprise
abondement 11 %). Puis les transferts ou arbitrages provenant d’un autre fonds ou de comptes courants bloqués (CCB) ont représenté 37 % des souscrip- tions. Et 23 % provenaient des versements volon- taires des épargnants (y compris transferts de jours et CET). n
alexisde Rozières
(intéressement 16 %, participation 12 %,
   focus
Au ski non plus, l’immobilier Lde luxe ne connaît pas la crise
e momentum a rarement été aussi favorable contribue à sti- dans les cinq stations françaises qui donnent muler l’offre en le ton du marché de l’immobilier haut de lits chauds mais gamme en montagne : Courchevel, Megève, aussi à générer
Méribel, Saint-Martin de Belleville et Val d’Isère, un réservoir
  assure Cimalpes. « La croissance du marché immo- bilier haut de gamme est dynamique tant sur le seg- ment de la transaction que sur celui de la location. Les prix et les perspectives de rentabilité sont sur une tendance haussière, la demande est toujours soute- nue », révèle le réseau spécialisé dans la location et la transaction dans l’immobilier de montagne. Au chapitre des prix, ils débutent à 4 750 euros le mètre carré pour un appartement neuf de moins de trois pièces à Saint-Martin-de-Belleville pour atteindre 40000 euros du mètre pour un chalet premium à Courchevel. Dans les cinq stations, promoteurs pri- vés et institutionnels ont fortement investi, ces der- nières années, pour renouveler l’offre immobilière afin de s’adapter aux valeurs du « lifestyle », mais aussi pour répondre aux spécificités du locatif afin de générer une rentabilité optimale. L’achat « plai- sir » reste en tête mais le rendement locatif devient un paramètre systématique. Désormais, 90 % des acquisitions dans le neuf ou l’ancien, quel que soit le type de bien, studio, grand appartement ou chalet, incluent un projet de location. « Une évolution qui
d’acheteurs en devenir, chaque nouvel acheteur a déjà séjourné au moins une fois dans la station dans laquelle il choisit d’investir », analyse Cimalpes. Les investisseurs locatifs compteront sur 3 % de rendement en moyenne, précise le réseau spécia- lisé. Au chapitre des locations, les prix varient for- tement d’une période à l’autre – la plus chère reste la semaine du nouvel an. Un chalet à Megève ou Courchevel s’y loue jusqu’à plus de 85 000 euros la semaine. En mars ou avril, les prix sont en moyenne entre 30 à 50 % moins cher que pour la période de Noël ou les vacances de février. À Courchevel, le nombre de chalets de luxe ouverts à la location est passé de l’ordre de la vingtaine en 2010 à près de 70 à l’orée de l’hiver 2019-2020. « Globale, la tendance concerne l’ensemble des grandes stations alpines. Elle résulte d’une demande internationale en nette croissance et de l’essor d’une offre de services hôte- liers très haut de gamme, souvent sous l’impulsion des agences immobilières spécialisées », précise Ci- malpes. n
  98 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité
  ACHAT/VENTE       Le chiffre
 L’OaT française à 10 ans
  -O,040 -0,100
-0,180 -0,240
-0,300 -0,360
-0,420 -0,480
04/09 18/09
02/10 16/10 30/10 13/11
27/11
        En novembre, le rendement de la dette souveraine française à 10 ans a signé son troisième mois consécutif de hausse à -0,062 % (2 décembre), dans le sillage de la stabilisation de l’économie mondiale.
10 300
euros
prix moyen record du mètre carré à Paris prévu par notaires du Grand Paris à fin janvier 2020.
    vision
L’essor des foncières immobilières en montagne
  Pour développer « les lits chauds » en mon- tagne (les « lits froids » sont les appartements sans location), promoteurs immobiliers, régions, organismes publics, remontées mé-
caniques s’appuient de plus en plus sur des sociétés foncières. Dernier exemple en date, le spécialiste des vacances Club en montagne mmv a sollicité plu-
sieurs foncières pour financer des investissements si- gnificatifs. Le groupe prévoit d’ici à 2022 la construc- tion de trois nouvelles Résidences Club (Le Corbier, Les Deux-Alpes, Samoëns) et la reprise de deux nou- veaux Hôtels Club à La Plagne, soit la création de plus de 2 800 nouveaux lits touristiques. Ces nouveaux projets seront financés grâce aux investissements
de foncières, dont la Foncière hôtelière des Alpes – composée de la Caisse des dépôts et consignations et de grandes banques régionales – associée à des opérateurs touristiques majeurs comme les sociétés d’aménagement et les sociétés de remontées méca- niques dont la Compagnie des Alpes. « Ces sociétés foncières visent ainsi à financer des projets novateurs pour la création de “lits chauds” pérennes, vecteur de stabilisation de l’activité touristique, en mobilisant l’ensemble des acteurs impliqués dans l’économie des territoires de montagne », souligne mmv. « Les trois prochaines réalisations de résidences club mmv (Les Deux-Alpes, Samoëns et Le Corbier), ainsi que les projets en cours, seront financés sur la base d’inves- tissements réalisés par des foncières », se félicite Jean- Marc Filippini, cofondateur et président de mmv. Le groupe a activement participé à la création de la SCPI Pierre Altitude. Constituée à l’initiative de la société de gestion immobilière Atream, d’opérateurs touris- tiques et de banques régionales, cette SCPI a pour objet d’acquérir des hôtels et des résidences, de quoi créer un relais important de financement de projets lancés par des foncières, a précisé mmv. n
100 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[                 ALZHEIMER
BOUSCULE
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Créée en 1985, France Alzheimer et maladies apparentées est la seule association nationale de familles reconnue d’uti- lité publique dans le domaine de la maladie d’Alzheimer.
]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[             vie privée
patrimoine
 1 Les principaux marchés actions affichaient, fin novembre2019,unesanté insolente. La Bourse de Paris, par exemple. Depuis le dé- but de l’année, son indice phare, le CAC 40, a bondi de 25%. Sur dix ans, le gain dépasse les 60 % ! Tout aussi saisissant sans doute, en 2019, des valeurs jugées peu risquées, donc moins susceptibles de flamber, ont cependant large- ment surperformé, comme en té- moignelebondde60%dunumé- ro un mondial du luxe LVMH ou celui de 40 % de son concurrent Hermès... Les investisseurs qui ont joué en début d’année le côté rassurant du luxe ont eu le nez creux ! Certes, la vie des marchés financiers n’est pas sans accroc. Le piteux quatrième trimestre 2018 a gâché un exercice qui semblait sur de bons rails au point d’engendrer des performances annuelles néga- tives pour l’essentiel des gérants de la place. Ils se sont cependant
Le trading continue
de recruter ses adeptes Dans cet océan de prudence, pourtant, environ 70 000 per- sonnes en France s’adonnent, quotidiennement ou presque, aux joies du trading, assure Am- broise Lion, directeur général d’IG France. Une bonne nouvelle tant le secteur a été malmené ces dernières années par des sites es- crocs ou mal dimensionnés pour les amateurs qui essuyaient alors des pertes considérables en cas de retournement de marché. L’AMF, soutenue par les leaders du sec- teur, a fait place nette: le secteur ne ressemble plus du tout au Far West des années 2000. « Les ef- fets de levier ont été considéra- blement réduits en France. Dé- sormais, on peut, certes, perdre son investissement sur des pro- duits dérivés, mais pas plus », ex- plique Ambroise Lion. Pour évi- ter les déboires de ses clients, IG France, leader du secteur, offre de multiples options, comme des produits barrières qui spé- culent sur la hausse et la baisse des marchés, tout en maîtrisant son risque. De même, la société d’investissement propose tout au long de l’année des formations dans ses locaux, des webinaires et des informations financières renouvelées en permanence sur son site. IG autorise également l’ouverture d’un compte titre qui offre l’opportunité par exemple d’investir sur du long terme via une large gamme d’actions, mais aussi via des ETF, ces fonds construits par de grandes socié- tés de gestion, qui répliquent un indice.
Une offre adaptée
Pour répondre au besoin d’au- tonomie et de sécurité de ces clients-là, IG vient de lancer le premier turbo disponible 24heures sur 24. Ces turbo24 sont des produits à risque limité qui donnent le moyen aux inves- tisseurs de prendre position sur le marché, à un prix qui reflète leur exposition totale dès leur en- trée en position. Ils couvrent de nombreux indices, devises et ma- tières premières. Pour Ambroise Lion, le progrès est manifeste: « Pouvoir investir 24 heures sur 24 et 5 jours sur 7 en toute sé- curité en bénéficiant de tous les avantages liés au trading sur une place de négociation européenne réglementée constitue une réelle opportunité pour les investis- seurs particuliers. »
La Bourse, moteur de rendement
compte titres) est estimé à 6,2 % en mars 2019, son plus bas niveau depuis 2008. Une baisse égale- ment constatée pour les fonds et Sicav investis en actions, dont le taux de détention a chuté à 2,3 %. Le recul est d’autant plus signifi- catifchezlesparticulierslesplus âgés et les plus aisés financière- ment, souligne l’AMF dans une récente lettre de l’Observatoire de l’épargne. Seule la détention via des unités de compte au sein de l’assurance-vie progresse, mais en grande partie sous la pression des assureurs. En réalité, les épar- gnants/es n’aiment pas le risque et manquent, sans doute encore, de culturefinancière.C’estlaraison pour laquelle les assureurs fran- çais multiplient ces derniers mois des campagnes de promotion des placements en unités de compte, seuls susceptibles, selon eux, de dégager du rendement dans un environnement de taux très bas. Ils lorgnent également sans doute sur la mise en place, après le PER (Plan d’épargne retraite) depuis le 1er octobre, d’une vraie retraite par capitalisation aux perspec- tives très alléchantes.
Face à la faiblesse des taux, la Bourse tire son épingle du jeu.
bien rattrapés depuis ! JPMorgan AM, qui avait adopté début 2019 unepositiondesous-pondération sur les actions par rapport au cash et aux obligations s’en mord les doigts. Le gérant est donc revenu en fin d’année sur une position légèrement surpondérée sur cette classe d’actifs. De quoi souligner que dans un environnement de croissance et d’inflation faibles, de taux bas, les actions représen- taient aujourd’hui l’essentiel du rendement d’un portefeuille di- versifié.
Les Français/es affichent leur défiance
Bien plus que la puissante banque américaine, les Français/es se méfient de la Bourse. Le nombre d’actionnaires individuels a été divisé par deux en dix ans, ils / elles sont environ trois mil- lions. Selon la dernière enquête de Kantar, le taux de détention des actions en direct (PEA et
En réalité, les épargnants/es n’aiment pas le risque et manquent, sans doute encore, de culture financière.
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     ]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
2 Placements et épargne
cas. Du côté des détenteurs d’au moins un contrat d’assurance vie, deux sur trois se détourne- raient du produit. Des résultats qui hérissent de nombreux pro- fessionnels, et notamment la fintech Nalo, commanditaire du sondage. «Les Français/es ont été éduqué/es dans la culture du fonds en euros et du livret A, des placements rassurants, qui nour- rissent un sentiment de prise de risque nul. Mais l’investisse- ment sans risque n’existe pas », explique Albert d’Anthoüard, directeur de la clientèle pri- vée chez Nalo. « Dans le même ordre d’idée, on ne peut plus se permettre d’opposer le fonds euros non risqué aux unités de compte risquées. Les deux sont des classes d’actifs à part entière qui doivent être intégrées au sein d’allocations réfléchies, afin de maximiser la performance de l’investisseur tout en maîtrisant son exposition au risque. »
Pour l’amour du risque
Invité de la Conférence inter- nationale de la FFA (Fédération française de l’assurance), Bruno Le Maire, ministre de l’Écono- mie et des Finances, s’est expri- mé sur la question et s’est montré favorable à davantage de diversi- fication vers les unités de compte. Selon lui, il faut « servir plus de rendement aux Français/es qui acceptent plus de risques ». Plus facile à dire qu’à faire. La crise de 1929 et, plus près de nous, celle de 2008, ont coûté très cher aux épargnants moyens américains. Un risque balayé par Nalo, qui assure que les portefeuilles de ses assurances vie sont compo- sés d’une part de fonds euros et d’une part d’unités de compte, équilibrées en fonction des pro- fils des clients et de leurs objectifs d’investissement. Mieux, ajoute le conseiller financier en ligne, « grâce à notre système de “sécu- risation progressive”, le client ne prend plus le risque de voir son capital baisser au moment où il a besoin de son argent », dédouane Guillaume Piard, président de Nalo. Un bon moyen, selon lui, de rassurer les investisseurs fran- çais et de les convaincre de s’ou- vrir aux unités de compte. Pour- vu, pour lui, qu’il soit entendu...
L’offensive du PER
La deuxième menace susceptible de couler l’assurance vie aux yeux des Français/es porte un nom: le PER. Tout simplement
Assurance vie contre PER,
que le match commence !
Depuis quelques semaines, l’assurance vie s’affiche à la une des journaux spécialisés en lettres de sang. « Le placement préféré des Français/es » serait pris en tenaille entre la chute des taux et la concurrence du Plan d’épargne retraite (PER). On arbitre le débat.
De peur de perdre de l’argent, les assureurs, un par un, prennent effectivement des
mesures drastiques à l’égard de leurs fonds en euros. Début dé- cembre, dans le sillage de Swiss Life, Generali a annoncé que le taux de rendement servi sur ses fonds euros, net de frais de ges- tion et de toute bonification, sera de 1 % en 2019, contre 1,75 % en 2018. Eu égard à une inflation d’un pourcent sur un an en oc- tobre, le calcul est simple: zéro gain, voire une perte de capital
en cas de remontée, probable, des prix dans les mois à venir. Faut- il pour autant jeter l’assurance vie aux oubliettes de l’histoire, la ranger au fond de l’armoire à côté d’autres placements déchus, comme le Madelin ou pire en- core, le Perp (Plan d’épargne re- traite populaire) ?
De prime abord, ce scénario semble prendre corps. Selon un sondage YouGov, quatre Fran- çais/es sur cinq se désintéres- seraient de l’assurance vie si le fonds en euros, au capital garan- ti, venait à être limité, ce qui est le
Les Français/es ont été éduqué/es dans la culture du fonds en euros et du livret A, des placements rassurants, qui nourrissent un sentiment de prise de risque nul. Mais l’investissement
sans risque n’existe pas – Albert d’Anthoüard, Nalo.
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]]></page><page Index="105" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="106" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Plan d’épargne retraite. Lancé le 1er octobre 2019, ce nouveau mé- canisme, institué par la loi Pacte du 22 mai 2019, doit nous inci- ter à épargner pour une retraite. Les acteurs du système financier français nous en promettent la réduction comme peau de cha- grin en raison du déficit croissant d’actifs par rapport aux retraités. Sur le papier, le PER ne manque pas de charmes. Le premier: ne pas être, comme le Madelin ou le Perp, un produit 100 % tunnel, c’est-à-dire dont on ne perçoit le fruit qu’à la retraite et sous la forme d’une rente. Éric Le Baron, directeur général de Swiss Life Assurance et Patrimoine, et di- recteur de la distribution, affiche sa confiance. « La loi Pacte offre des éléments qui n’existaient pas avant. Le plus singulier est sans aucun doute la sortie en capi- tal. » Jusqu’alors, les produits de l’épargne retraite ne proposaient qu’une sortie en rente, ce qui constituait un véritable frein à leur développement. « Un salarié âgé de 40 ans éprouvait des diffi-
patrimoine
cultés à se projeter dans 25 ans et à s’engager dans un produit tun- nel », analyse Éric Le Baron. Le deuxième avantage du PER est sa plus grande souplesse. « L’épar- gnant alimente son contrat en toute liberté: épargne salariale, transfert d’un ancien contrat ou encore versements volontaires », détaille le directeur général. Troisième atout qui n’existait pas auparavant: l’épargnant est à même de débloquer une épargne déjà constituée, de manière anti- cipée, sous certaines conditions: pallier un accident de la vie ou acheter une première résidence. Fort de ces atouts, le PER connaî- tra-t-il le succès au point de ban- nir l’assurance vie? Rien n’est moins sûr et ce, pour plusieurs raisons.
• Tunnel,
vous avez dit tunnel ?
En premier lieu, s’il n’est pas un produit tunnel, le PER s’en rap- proche puisque, on vient de le voir, les capitaux sont bloqués jusqu’à l’âge de départ en re- traite, sauf accident de la vie ou
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]]></page><page Index="107" isMAC="true"><![CDATA[ L’épargnant alimente son contrat en toute liberté : épargne salariale, transfert d’un ancien contrat ou encore versements volontaires – Éric Le Baron, SwissLife Assurance et Patrimoine.
vie privée
retraité/es auront intérêt à éche- lonner les sorties en capital sur plusieurs années, par exemple en fonction de son taux d’impo- sition actuel. Enfin, et c’est d’ail- leurs sa raison d’être, l’assurance vie représente le meilleur outil sur le marché en termes de trans- mission (larges exonérations et choix des héritiers en dehors de la famille proche). De son côté, les conditions du PER sont bien plus restrictives... Bonne chance malgré tout à lui puisqu’il paraît que notre retraite en dépend !
patrimoine
    achat de la résidence principale. « Ce point est loin d’être un dé- tail. Car les capitaux placés en assurance vie, sont, eux, dispo- nibles rapidement, parfois en moins d’une semaine. Une dis- ponibilité très rassurante pour les épargnants », souligne Guil- laume Eyssette, fondateur du cabinet en gestion de patrimoine Gefinéo, qui reconnaît cepen- dant que le PER devrait réacti- ver le goût des Français/es pour l’épargne retraite.
• Attention à la sortie
Côté fiscalité, il y a match entre assurance vie et PER, globale- ment. Dans ce volet très com- plexe, chaque cas est unique. Se faire conseiller par un expert apparaît indispensable. Pour autant, l’atout du PER est son avantage fiscal à l’entrée, contrai- rement à l’assurance vie. Les souscripteurs de PER vont dé- duire leurs cotisations dans des limites revues chaque année (31 785 euros et jusqu’à 74 969 euros pour les travailleurs non-sala- riés en 2019), avec des possibi- lités de rattrapage des plafonds de déduction non consommés des trois années précédentes. En revanche, sur les retraits, l’assu- rance vie ressort largement ga- gnante. Si l’épargnant procède à une sortie au cours des huit pre- mières années de son contrat, les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (17,2 % de prélèvements sociaux et 12,8% d’impôts). Lorsque le cap des huit ans est passé, le souscripteur bénéficie chaque année de la possibilité de retirer 4 600 euros de gains, en plus du capital initial, sans supporter d’impôt. Seul l’excédent éventuel est imposable, mais il bénéficie alors d’un taux réduit de 7,5 %. Le PER, lui, ne bénéficie pas de ces avantages puisqu’en cas de sortie en capital, l’ensemble de la somme formée par ses verse- ments déductibles est imposable tandis que les plus-values sont soumises au PFU. Si l’épargnant choisit la rente viagère, elle sera fiscalisée sur la base du régime des pensions de retraite (barème progressif de l’impôt sur le re- venu) après abattement de 10 %, mais les prélèvements sociaux
seront dus uniquement sur 40 % de la rente entre 60 et 69 ans et 30 % au-delà (conservez donc ce passage pour le relire en temps utile !).
Conclusion: la défiscalisation des versements n’a de sens que pour les épargnants fortement
imposés. De plus, il faut se mon- trer très attentif/ve à la sortie. « L’écart entre le taux d’imposi- tion durant la période des ver- sements et la période de liquida- tion doit se révéler suffisamment significatif », souligne Guillaume Eyssette. Selon lui, les futur/es
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]]></page><page Index="108" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
 3 Dons & legs
des dons dépasse cette limite du revenu imposable, l’excédent est reporté sur les cinq années suivantes. Les organismes qui viennent en aide aux personnes en difficulté (fourniture gratuite de repas, logement, soins mé- dicaux), comme les Restos du Cœur, le Secours catholique, la Croix-Rouge, les Petits frères des pauvres... y gagnent un coup de pouce supplémentaire. Pour les sommes versées jusqu’à 546 eu- ros en 2019, la réduction est de 75 %, soit une réduction maxi- mum de 409,50 euros. Au-delà de cette somme, l’avantage fiscal est ramené à 66 %. Après déduc- tion de l’impôt sur le revenu à hauteur de 75 %, votre don de 150 euros vous revient en réalité à 37,50 euros. À qui donner ? La loi distingue trois « familles ». Les associations d’intérêt gé- néral ou d’utilité publique, les fonds de dotation et les fonda- tions, et les associations à objet philanthropique, social, scien- tifique, éducatif, humanitaire, familial, culturel ou sportif, telles que la Ligue contre le can- cer. Les fonds de dotation fonc- tionnent fiscalement comme les associations, contrairement aux fondations. Outre les réductions pour l’impôt sur le revenu, les fondations font en effet bénéfi- cier les donateurs de réductions IFI, s’ils y sont assujettis.
Les associations dans la tourmente fiscale
Ce soutien fiscal est vital pour les associations, fonds de dota- tion et fondations. Selon l’étude publiée début décembre 2019 par le réseau d’experts Recherche et solidarités, les donateurs pour l’impôt sur le revenu ont versé 2,545 milliards d’euros en 2018, un chiffre en repli de 1,8 %. Un moindre mal, estime le réseau, qui craignait « une baisse plus marquée en raison de l’entrée en vigueur du prélèvement à la source et les incertitudes qu’il a pu provoquer, ajoutées aux dé- sordres hebdomadaires de l’au- tomne 2018 ».
« Bien sûr, ce mécanisme fis- cal est crucial pour les asso- ciations. Chez les Petits frères des pauvres, la collecte grâce à l’impôt sur le revenu représente une part significative de notre collecte totale», indique Lise- Audrey Bazerole, chargée de mission promotion des legs et des libéralités. Elle précise tou- tefois « que certains donateurs ne sont pas imposables sur le revenu et agissent donc par pure générosité ». Du reste, « les do-
Les Français/es ont pris l’habitude de donner régulièrement aux associations et fondations. Par générosité bien sûr, mais souvent aussi en contrepartie d’un avantage fiscal !
Malheureusement, le passage de l’ISF (Impôt sur la for- tune) à l’IFI (Im-
pôt sur la fortune immobilière) a changé la donne. En 2018, les dons liés à l’IFI ont chuté tan- dis que ceux liés à l’impôt sur le revenu ont légèrement reculé en partie en raison de « l’effet gilets jaunes ». Pour compenser cette décollecte, les fondations mettent l’accent sur les avan- tages fiscaux significatifs du
Les donateurs pour réduire l’impôt sur le revenu ont versé 2,545 milliards d’euros en 2018,
un chiffre en repli de 1,8 %.
legs ou de l’usufruit temporaire. C’était sans compter toutefois sur le projet du gouvernement de limiter les dons des entre- prises qui affectera inéluctable- ment leurs ressources. Le sec- teur traverse décidément des vents adverses. Plus que jamais, il compte sur nous.
Un bon moyen de baisser son impôt sur le revenu Combiner générosité et éco- nomie fiscale, c’est possible. Et pour cause, les dons à des or- ganismes d’intérêt général ou d’utilité publique font bénéficier d’un avantage fiscal de 66 % de la somme versée. Il est possible de bénéficier de cet avantage fis- cal dans la limite de 20 % de son revenu imposable. Si le montant
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]]></page><page Index="109" isMAC="true"><![CDATA[                 LES PETITS FRÈRES DES PAUVRES VOUS OFFRENT
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]]></page><page Index="110" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
nateurs des Petits frères pauvres sont souvent de multidona- teurs ». Pour autant, l’année 2018 a été difficile pour l’asso- ciation, comme pour le reste du secteur. Côté dons, l’année a été marquée par la transformation de l’ISF en IFI. Cette modifica- tion de la réglementation fiscale a eu pour effet une diminution significative des dons au pro- fit de la Fondation de 45 % par rapport à l’année 2017 et à une collecte en baisse de 2,8 millions d’euros à 5,3 millions. Ces deux résultats ramènent la part des ressources issues de la générosi- té du public à 44% contre 58% en 2017. Pour tenter de compen- ser cette baisse, la Fondation a engagé en 2018 une démarche à destination de ses plus grands donateurs.
La fin de l’ISF
a joué un mauvais tour Effectivement, précise Re- cherche et solidarités, la trans- formation de l’ISF en IFI a en-
patrimoine
traîné une chute globale de près de 60% des dons collectés et partiellement défiscalisés via ce dispositif. Le nombre d’assujet- tis est passé de 358 000 (ISF) à 133 000 (IFI), le nombre de do- nateurs de 52 000 à 20 000, et le montant des dons collectés par les fondations, de 269 à 112 mil- lions d’euros. La baisse du nombre d’assujettis a mathéma- tiquement fait reculer le nombre de donateurs déducteurs de leurs dons dans le cadre de ce nouvel impôt. Les foyers qui sont restés redevables de l’IFI à la suite de l’ISF ont confirmé leurs gestes avec un don moyen en hausse significative (8 % à 5 630 eu- ros). En revanche, « ceux qui ont beaucoup gagné avec la dispari- tion de l’ISF n’ont pas profité de ce surcroît de pouvoir d’achat pour donner davantage », a dé- ploré Jacques Malet, président de Recherche et solidarité: les dons moyens des foyers les plus aisés sont passés de 1 271 euros en 2017 à 1 217 euros en 2018.
Pour les assujettis à l’IFI, le don à une bonne cause reste
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Les donateurs de demain présenteront des profils bien différents de leurs parents. Ils/elles visent notamment un impact tangible, choisissent leurs cibles souvent en fonction de critères locaux
et de relations personnelles. La suppression de l’ISF a rendu les Français moins généreux.
patrimoine
     cependant attractif. Pour mé- moire, l’IFI s’applique de ma- nière progressive aux contri- buables qui détiennent un patrimoine immobilier de plus de 1,3 million d’euros. Heureu- sement, il est possible d’alléger la note en donnant en faveur d’une fondation agréée. La réduction d’impôt est égale à 75 % du don, retenu dans la limite annuelle de 50 000 euros par contribuable et par année. « Chez Aide à l’Église en détresse – AED –, les dons varient entre 500 et 5 000 euros par contribuable », indiquait cet été un porte-parole de la Fon- dation. « Il est intéressant de
noter que nos donateurs ne sont pas tous des contribuables ai- sés. Une partie sont des contri- buables qui viennent d’hériter et qui préfèrent réduire la somme captée par l’État en faisant pro- fiter une cause qui leur tient à cœur. »
Donations et legs aux musées
Pour attirer de nouveaux dons, les musées ne comptent pas seulement sur l’avantage fiscal. « Être donateur du musée du Louvre, c’est profiter de visites privées, recevoir des catalogues, des invitations aux vernissages
ou à des concerts. Être mécène du Louvre, c’est appartenir à un club », explique Philippe Gabo- riau, directeur général du Fonds de dotation du musée du Louvre, une structure qui soutient les missions d’intérêt général du musée dans une démarche de mécénat capitalisé.
À côté du don classique à l’IFI (rappel, 75 % d’avantage fiscal dans la limite de 50 000 euros), le Fonds, comme ses homolo- gues en France, propose deux autres mécanismes attractifs. En premier lieu, le Fonds du Louvre propose la donation temporaire d’usufruit. « Par
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]]></page><page Index="112" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
L'Association française des fundraisers (AFF) prédit que d’ici à 2045 les sommes léguées aux « charités » pourraient doubler.
patrimoine
    une telle donation, vous soute- nez le musée en donnant pour une durée déterminée les reve- nus de vos actifs au Fonds de dotation du Louvre, sans vous dessaisir définitivement de votre patrimoine, sans limitation de montant et tout en bénéficiant d’un allègement de vos impôts », argumente Philippe Gaboriau.
Reste le legs en duo, qui est exonéré de tout droit de succes- sion et de mutation et suscite un intérêt croissant. Si vous n’avez pas d’héritier réservataire et que vous souhaitez transmettre votre patrimoine à un proche, il vous est possible de désigner le Fonds de dotation du Louvre légataire universel (ou tout autre fonds), et de lui léger tout votre patrimoine, à charge pour lui de
délivrer un legs particulier net de frais et droits à ce proche. En règle générale, le légataire, lors- qu’il n’est pas héritier réserva- taire, supporte les droits de suc- cession entre 55 et 60 %. Il faut bien sûr veiller à ce que le mon- tant cumulé des legs particuliers ne soit pas supérieur à ce que vos proches ou amis auraient perçu hors de ce dispositif (soit 40 à 45 % de votre patrimoine).
Les dons des entreprises menacés
Les associations et fondations comptent d’autant plus sur la générosité du public qu’elles re- doutent une nouvelle chute de la collecte en 2020 avec la réforme de la défiscalisation du mécénat pour les grandes entreprises,
présentée par le gouvernement comme la réduction d’une niche fiscale. Concrètement, la dispo- sition en question réduit de 60 à 40 % la défiscalisation pour les dons de plus de 2 millions d’euros. Dans une tribune pu- bliée fin octobre 2019, un col- lectif de 118 associations et fon- dations a appelé le président de la République à renoncer à la réforme du gouvernement sur le mécénat d’entreprise. Selon le collectif, « c’est un nouveau coup porté aux associations et aux fondations. C’est surtout un mauvais calcul économique tant notre rôle en matière d’en- gagement citoyen et de cohésion sociale est indispensable au bon fonctionnement de la société ». Les signataires ont rappelé que « grâce aux dons, leurs organi- sations innovent et répondent au plus près des territoires aux be- soins sociaux non couverts par la puissance publique. Par les dons, les Français/es et les entreprises choisissent librement de soutenir des causes difficiles qui ne sont pas prises en charge et d’aider les plus fragiles. »
Rendez-vous en 2045
Dans ce climat incertain pour le secteur, l’Association française des fundraisers (AFF) recom- mande de se pencher sur le rap- port publié début novembre par Legacy Foresight, une agence
britannique spécialisée dans les legs sur le sujet... à l’horizon 2045. Alors que des économistes prédisent le plus grand trans- fert générationnel de richesses de l’histoire, que l’espérance de vie atteint des seuils nouveaux ou que de plus en plus de do- nateurs n’ont pas d’héritiers, l’agence prédit que d’ici à 2045 les sommes léguées aux « cha- rités» pourraient doubler. At- tention, préviennent toutefois les auteurs de l’étude citée par l’AFF, les donateurs de demain présenteront des profils bien différents de leurs parents. Ils/ elles visent notamment un im- pact tangible, choisissent leurs cibles souvent en fonction de critères locaux et de relations personnelles. « Plus ambitieux et en attente d’impact pour leur générosité, les donateurs posent aussi bien plus de questions aux bénéficiaires de leur legs », ré- sume l’AFF. Tout cela, note le rapport, dans un contexte de compétition accrue entre orga- nisations à but non lucratif et de numérisation des relations qui va créer « un terrain de jeu plus égalitaire » où des petites structures capables de nouer des liens personnels pourront lar- gement tirer leur épingle du jeu face à des « grosses » tradition- nellement plus inspiratrices de confiance pour un don éternel. Les associations sont prévenues.
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]]></page><page Index="113" isMAC="true"><![CDATA[                                               VENEZUELA, UN PEUPLE À L’AGONIE L’ÉGLISE À SON CHEVET
Les enfants, premières victimes de la crise. Sans votre aide quel avenir pour eux ?
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      C
Tout don, même modeste, est précieux
1913PBECOR
]]></page><page Index="114" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
4 Les principaux plans
niche fiscale, le statut de loueur en meublé non professionnel continue à faire le plein. Pour les réfractaires à la pierre, d’autres dispositifs coexistent, notam- ment la SCPI, dite « pierre-pa- pier » ou encore l’investissement dans des forêts, qui a le mérite de mêler placement de long terme et respect de la nature. Un placement dans l’air du temps.
Payer moins d’impôts en se
forgeant un capital
Entre le monument historique, l’Ehpad et la forêt, il existe de nombreuses solutions pour réduire sa fiscalité tout en investissant sur le long terme.
 N’en déplaise à la Cour des comptes, le contribuable fran- çais dispose de mille
et une possibilités d’alléger son imposition. Les « sages » eux- mêmes peinent à compter les niches fiscales en activité. Il est vrai que « dans chaque niche, il y a un chien qui aboie ». Dans la mesure où nos gouvernements
successifs ne sont pas non plus philanthropes, il est raisonnable d’estimer que bon nombre de ces niches sont utiles et notam- ment celles qui soutiennent le logement locatif, largement dé- ficitaire en France. Du monu- ment historique, réservé aux ul- tra-riches, au simple Pinel pour le « tout-venant », la palette est vaste. Sans compter que hors
Monument historique, seigneur de la « défisc » L’investissement locatif vise à alléger sa «douloureuse fis- cale » tout en se constituant un patrimoine. Quelle que soit sa forme, les professionnels recom- mandent d’utiliser au maximum le levier du crédit tant les taux sont faibles. Ceci posé, il ap- paraît honnête de commencer cet exposé par le seigneur de la défiscalisation immobilière : le monument historique. Ce dis- positif, vieux de plus de cent ans, offre aux acheteurs d’un bien classé ou inscrit à l’inven- taire des monuments histo- riques de déduire de leur revenu global non seulement leurs inté- rêts d’emprunt, mais également 100% des travaux engagés en vue de la restauration ou de la réhabilitation du bâtiment en question. Autant dire qu’avec le monument historique, l’essen- tiel de votre impôt sur le revenu est effacé puisqu’il échappe, bien sûr, au plafonnement des niches fiscales de 10 000 euros par an. Petit bémol, il existe de sérieuses contraintes, comme conserver le bien pendant 15 ans et le louer pendant trois ans (cette loca- tion n’est pas une obligation du dispositif, il s’agit simplement d’imputer les déficits fonciers après l’acquisition sans être re- qualifié). Ce plan n’est pas réser- vé aux plus riches, assure Sabine Jiskra, responsable de la gestion de fortune à l’Institut du patri- moine, groupe Patrimmofi : « Le monument historique convient très bien à un ménage qui béné- ficie d’une rentrée importante d’argent à titre exceptionnel, comme une prime de départ ou une vente de titres... »
Les charmes du Malraux
À l’étage inférieur, le dispositif Malraux a de quoi séduire. L’in- vestisseur, sous plusieurs condi- tions, obtiendra une réduction d’impôt égale à 22 ou 30 % (se- lon la zone) du montant investi dans les travaux, dans la limite
Le monument historique convient très bien à un ménage qui bénéficie d’une rentrée importante d’argent à titre exceptionnel, comme une prime de départ ou une vente de titres... – Sabine Jiskra,
Institut du patrimoine, groupe Patrimmofi.
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     ]]></page><page Index="115" isMAC="true"><![CDATA[  Groupements Forestiers des investissements responsables et vertueux
Faites respirer votre épargne !
                  6 Groupements 36 forêts 5 200 1 tonne de CO2 Forestiers hectares gérés stocké par hectare
Ce document ne revêt pas un caractère promotionnel et ne représente pas un conseil en investissement.
 EN SAVOIR +
                 01 49 07 86 80
fiducial-gerance.fr
FIDUCIAL
Gérance
]]></page><page Index="116" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
d’un plafond de 400 000 eu- ros à répartir sur quatre an- nées consécutives. Pour autant, comme pour le monument his- torique, les biens sont rares et, dans le cas du Malraux, souvent très chers.
Pour les plus petits budgets, les conseillers en gestion de patri- moine recommandent bien sûr le Pinel sur les logements neufs. Lui offre une réduction d’impo- sition maximale de 63 000 euros d’impôts au total. Ou le petit nouveau, le Denormandie : il fonctionne exactement comme le Pinel, mais concerne l’ancien, avec le même pouvoir défiscali- sant. « Comme le Pinel, le nou- veau dispositif peut être attrac- tif, à condition bien sûr d’être ultra-sélectif dans le choix de la ville où se trouve le logement », conseille Ludovic Huzieux, di- recteur associé d’Artémis Cour- tage. « Certaines communes éligibles sont en perte de vitesse, leur population est notamment en recul, ce qui réduit les pers- pectives de plus-value lors de la revente. Il est également né- cessaire d’étudier le marché locatif. » Attention, ces deux dispositifs sont soumis au pla- fonnement des niches fiscales. Hors niches fiscales justement, le déficit foncier aura pour ef- fet de réduire le montant de ses impôts de façon significative. Le mécanisme est simple. Il suffit au propriétaire de louer son bien
De plus, le placement « forêt » offre de nouvelles perspectives à l’heure d’une prise de conscience planétaire sur l’importance de la forêt, par les enjeux multiples, économiques et écologiques,
qu’elle représente – Nicolas du Boullay, Fiducial Gérance.
patrimoine
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nuetildéduitdel’ensembledes loyers perçus les frais et charges qu’il a dû acquitter au cours de l’année au titre des biens en question (taxe foncière, intérêts d’emprunt, primes d’assurance, charges de copropriété, tra- vaux...).
Toujours hors dispositif spéci- fique de défiscalisation, le statut de loueur en meublé non profes- sionnel attire, selon les conseil- lers en gestion de patrimoine, un nombre croissant d’inves- tisseurs. Lesquels vont déduire des loyers l’intégralité de leurs
charges (intérêts d’emprunt, chargesdecopropriété,fraisde comptabilité...). Ils bénéficient également de l’amortissement du bien (hors foncier) histoire de diminuer pendant une très longue période l’impôt sur les recettes de cette activité loca- tive. Ehpad, résidences de ser- vices, étudiantes, de tourisme ? Tout est une question de prix et surtout de rentabilité (de 3 à 5 %). Sabine Jiskra accorde sa préférence aux Ehpad et aux ré- sidences étudiantes qu’elle juge plus sûres et plus rentables. Pour ceux qui se méfient de
la pierre ou qui redoutent des démarches d’acquisition fas- tidieuses, la SCPI fiscale re- présente une alternative. Ces sociétés civiles de placement immobilier offrent des avantages calqués sur les dispositifs conçus pour la pierre « en direct » : Pi- nel, Malraux et déficit foncier. Plus celui de présenter des tickets d’entrée peu élevés (dès 1 000 eu- ros) et de ne demander aucune gestion administrative : la société de gestion s’occupe de tout pour un rendement, hors avantage fis- cal, compris entre 1,5 et 2 % par an net de frais.
L’appel de la forêt
S’il existe encore bien d’autres placements pour défiscaliser, comme le Sofica (financement du cinéma) ou le Girardin in- dustriel (équipements indus- triels dans les Dom-Tom), un produit, vieux de 65 ans, semble retrouver une seconde jeunesse : la forêt. À l’image des SCPI, l’investisseur acquiert des parts dans un groupement foncier fo- restier (GFF), ce qui lui procure des avantages fiscaux sans se soucier bien sûr de la gestion. En premier lieu, un abattement de 75 % sur la succession, en contrepartie d’un engagement de gestion durable pendant 30 ans. « Les pouvoirs publics de l’époque s’étaient rendu compte que les gens qui héritaient de fo- rêts les exploitaient pour vendre le bois afin de payer les droits de succession. C’est à ce moment-là qu’est née la Loi Sérot, devenue Monichon », explique Nicolas du Boullay, responsable déve- loppement du pôle Forêt chez Fiducial Gérance. Surtout, l’in- vestissement correspond à une réduction d’impôt sur le revenu de 18 % du prix d’achat de parts de groupement forestier, dans la limite de 5 700 euros pour une personne seule et de 11 400 eu- ros pour un couple. Mieux, dans le cadre de la réduction d’impôt pour investissement au capital de PME, il est possible de bénéfi- cier d’une réduction d’impôt sur le revenu de 18 % du montant de l’investissement dans un GFF, soit un montant significatif dans la mesure où la valeur de l’in- vestissement s’échelonne le plus souvent entre 50000et 100000 euros. Le rendement en re- vanche, est modique, de l’ordre de 1 à 2 % selon les années.
Pour la planète
L’argumentation de Nicolas du Boullay : « Nos Groupements forestiers constituent un outil adaptéàladiversificationetà la transmission du patrimoine, adossé à ces deux actifs de long terme que sont la terre et le bois. Il s’agit d’un investissement complètement décorrélé des marchés financiers, et tangible. De plus, ce placement offre de nouvelles perspectives à l’heure d’une prise de conscience pla- nétaire sur l’importance de la forêt, par les enjeux multiples, économiques et écologiques, qu’elle représente. »
]]></page><page Index="117" isMAC="true"><![CDATA[ patrimoine
vie privée
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]]></page><page Index="118" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
tribunes libres
Fréquences 5G : une politique d’attribution qui souligne l’exception française ?
 Guillaume
Vaquero
expert en digital & emerging technologies chez Wavestone
Le 21 novembre 2019, soit plusieurs semaines après la date attendue, l’Arcep a donné le coup d’envoi
du processus d’attribution des fréquences 5G (bande 3,5 GHz) aux opérateurs télécom. Plusieurs dizaines d’expérimentations ont été lancées depuis début 2018 sur cette bande de fréquence 3,5 GHz (dite « bande cœur »), pour me- ner de multiples tests techniques grandeur nature, mais aussi l’éva- luation de cas d’usages autour de
la mobilité connectée, de la télé- médecine, de la ville intelligente ou encore de l’industrie du futur. En parallèle, deux consultations publiques – ponctuées d’échanges constants avec le gouvernement – ont mis au point les derniers ré- glages avant le lancement effectif de cet appel à candidatures.
Les enjeux de cette procédure sont multiples, et la tension entre les acteurs est montée d’un cran ces dernières semaines :
• La question centrale tourne évidemment autour du prix d’at- tribution des fréquences. Il y a quelques mois, le gouvernement indiquait chercher le bon équilibre entre modèle finlandais (moins de cent millions d’euros déboursés pour les licences 5G) et modèle allemand (plus de six milliards d’euros). Ainsi le mécanisme mis en place dans cette procédure combine attribution d’un bloc de base de fréquences à prix fixe et procédure d’enchères pour le reste des blocs disponibles. Après plu- sieurs semaines de négociations
entre toutes les parties prenantes, le gouvernement a privilégié un bloc de base de 50 MHz, contre l’avis de l’Arcep qui a exprimé publiquement son désaccord et les risques encourus. Cette stra- tégie, qui ne satisfait réellement aucun des acteurs impliqués, per- mettra-t-elle d’obtenir les résultats escomptés ?
• En contrepartie d’un prix « abordable », le gouvernement a fixé des exigences fortes sur le déploiement du réseau : plusieurs jalons clés sont ainsi fixés au- tour du rythme de déploiement (10500 sites 5G d’ici 2025 – c’est 1500 de moins que dans le cahier des charges initial publié à l’été), de la performance (240 Mbits/s minimum pour 75 % des sites à horizon 2022) ou encore de la couverture rurale (25 % des sites en zone rurale d’ici 2025 – c’est la fourchette haute des objectifs communiqués à l’été). Ces exi- gences sont-elles réalistes ? Quels impacts auront les derniers ajus- tements apportés ? Comment les
opérateurs vont-ils concilier ces exigences avec la nécessaire re- cherche de rentabilité ?
En parallèle de cette démarche, il faut par ailleurs noter que l’Ar- cep a présenté le 7 octobre dernier les 11 premiers projets retenus pour des expérimentations dans la bande pionnière des 26 GHz. L’utilisation de cette bande de fréquences, inédite pour des tech- nologies de télécommunications grand public, devrait ouvrir la voie à de nouveaux usages disruptifs (évènements sportifs augmentés, smart ports, zones ultra-denses). Les industriels, jusque-là timides quant à leur participation aux expérimentations 5G, vont-ils da- vantage s’intéresser à ces bandes de fréquences ?
Notre expert se tient à votre dis- position pour vous apporter un éclairage/analyse sur ces an- noncesn
L’IA transforme les métiers de l’entreprise
 Stéphane Roder,
CEO, AI Builders
L
l’entreprise, tant sur les coûts liés à la gestion et à la production que sur la valeur créée en optimisant des services ou en en imaginant de nouveaux jusqu’alors impos- sibles, voire impensables sans l’aide de l’IA. Les déploiements vont se montrer massifs dans
l’entreprise, et cette révolution en cours produit un impact fort sur les métiers, directement comme indirectement.
Une création de valeur libérée
En venant assister les métiers, au- tomatiser certaines tâches, aug- menter dans de nouveaux ordres de grandeur la performance de certaines autres, les process des entreprises s’en trouvent complè- tement modifiés. De quoi laisser à l’humain les tâches absolument impossibles à reproduire avec l’IA. Cette technologie, qui s’ins- crit dans la suite de la mécanisa- tion, offre une fonction purement opérationnelle dans l’entreprise mais ne vient en rien générer de la croissance (à part pour l’upsell et le crossell quand même) qui, elle, est majoritairement basée sur l’humain capable de créer de la valeur à travers sa capacité d’abstraction, de conceptualisa- tion et de création. En prenant en charge des tâches simples, pé-
nibles ou à faible valeur ajoutée, l’IA va venir renforcer la capacité de l’humain à créer de la valeur et lui permettra aussi de passer un nouveau cap dans son évolution. Car moins l’humain a été soumis à la matérialité grâce à la mécani- sation de son environnement de travail, plus ses capacités d’abs- traction ont évolué jusqu’à faire flamber son QI (l’effet « Flynn »).
Les métiers vont devenir analytiques
L’IA est le catalyseur de la trans- formation numérique et va de- venir indirectement une cause de profonde modification des métiers. Ces nouveaux algo- rithmes appliqués dans l’entre- prise correspondent à des ROI connus qui vont financer la mise en œuvre de la captation de la donnée nécessaire à leur bon fonctionnement. La donnée sera présente pour tous les métiers, et non seulement des modèles de machine learning fonctionneront
sur des tâches identifiées, mais aussi des analyses seront réali- sées avec des outils décisionnels de type Business Intelligence par ces mêmes métiers. Cette culture de l’analyse des données est en- core absente globalement de nos entreprises car nous ne sommes culturellement pas habitués à avoir une vision analytique de notre métier. L’excuse classique du « je ne peux pas analyser mon activité car je n’ai pas les don- nées » disparaîtra du jour au len- demain. L’absence d’analyse se traduira immédiatement par une perte d’opportunité de gains de performance.
L’IA va donc modifier en profon- deur le contour des métiers pour laisser place à de la création de valeur qui viendra structurel- lement augmenter la croissance des entreprises équipées à temps pour survivre.n
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es gains de performance sont pratiquement immé- diats lorsque l’IA est uti-
lisée à bon escient dans
]]></page><page Index="119" isMAC="true"><![CDATA[ Face aux incertitudes économiques, de plus en plus de Français se tournent vers des placements sécurisés et peu fiscalisés.
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 ]]></page><page Index="120" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
concours de micro-nouvelles réunies par Murielle Wolski
À tous ceux...
À tous ceux auxquels on dit « Tu n’y arriveras pas »,
À tous ceux auxquels on dit « Tu ba- vardes trop »,
À tous ceux auxquels on dit « Ré- veille-toi »,
À tous ceux qui aident sans at- tendre en retour,
À tous ceux qui prennent soin des autres,
À tous ceux qui veulent avancer et se dépasser,
À tous ceux qui se sentent en échec, À tous ceux qui se dévalorisent,
À tous ceux qui se cherchent,
Et enfin, à tous ceux qui pourraient ajouter leur propre « à tous ceux »
Voici Classmate: un objet magique capable d’appréhender les incom- préhensions des étudiants en classe
Avis d’experts
tout en soulignant les sujets qui les passionnent. Le nouveau sésame pour révéler tous les talents! Pourvu d’un système de machine learning, Classmate est un assistant intelligent révolutionnaire. Il peut résumer un cours fraîchement dis- pensé, répertorier les notions clés, insister sur les points les plus délicats et y ajouter même une pointe d’hu- mour avec quelques boutades bien senties! Et parce qu’aujourd’hui les soft skills sont aussi importants que les hard skills, même les comporte- ments sont analysés pour révéler le meilleur de chacun d’entre nous.
Pour ceux qui veulent débattre de sujets qui leur tiennent à cœur, Pour ceux encore un peu KO, faute à l’entraînement pénible de la veille, Pour ceux qui ont décroché en ai- dant un camarade,
Pour ceux qui achètent un cahier pour 10 matières et – parfois sans en être conscients – contribuent à ralentir la déforestation,
Pour ceux qui préfèrent participer au débat plutôt que d’écrire sans comprendre et brider leur créativi- té,
Pour ceux qui conjuguent bavarder à tous les temps mais croient pro- fondément au respect de tous,
Pour ceux qui, timides, craignent de poser une question,
Et si vous y arriviez avec Classmate ?
Je faisais partie des « À tous ceux ». Aujourd’hui, le pari Classmate est déjà réussi: il a réveillé mon goût d’entreprendre et mon envie de me dépasser... À vous de jouer !
Jannaï Kalla
Le monde de demain...
Deux petites remarques sur l’« objet-désir » de cet étudiane de l’EM Normandie : son concept d’assistant aux études vous a une petite allure de « bosse pour moi, je fais le reste ». Or, parmi les fonctions pilotées par l’IA embarquée de
ce Classmate, figure justement ce que l’on attend du travail cérébral des étudiant/es... N’est-ce pas un peu à son intelligence tout court que l’on demande de déterminer les notions clés et de produire la synthèse d’un cours ? La créativité, bien sûr, s’impose, mais elle ne sort nullement du néant et se nourrit de ces « corvées préalables ». Et puis la version 5.0 de Classmate pourrait aussi bien produire de la créativité... La seconde remarque porte sur ce « ceux » bien peu compatible avec l’orthographe inclusive : notre rêveuse de Classmate intelligent aurait pu écrire ceux/ celles... Mention pour le potager écolo de l’étudiant anonyme...
L’école
L’École de management de Normandie
va bientôt fêter ses 150 ans. Elle dispose maintenant de cinq campus, trois
français (Caen, Le Havre, Paris) et deux à l’étranger (Oxford et Dublin). Le virage de l’entrepreneuriat et de l’innovation a été clairement affiché au début des années
2010, avec, en 2014, la création de l’Institut
de l’innovation et du développement de l’entrepreneuriat (InsIDE) qui coordonne
toutes les activités de l’école en matière d’entrepreneuriat : organisation d’événements en France et à l’international (start-up weekend, hackathon, conférences, workshops, etc.) et incubation d’étudiants des programmes du groupe et de jeunes diplômés (hébergement, workshops, mentoring, coaching, events). L’établissement propose dans son catalogue de formation deux spécialisations dédiées, accessibles en M2 du programme grande école : start-up et développement numérique d’une part, entrepreneurs d’autre part.
Marie-Hélène duchemin, directrice académique du master 2 Start-up et développement numérique. Jean-Philippe derout, responsable de l’incubateur.
L’entrepreneuriat, Marie-Hélène Duchemin et Jean-Philippe Derout en savent quelque
chose. L’une comme l’autre ont eu une vie avant d’enseigner à l’EM Normandie. Elle a travaillé comme salariée d’un cabinet d’études quantitatives, avant d’en créer un. Lui a développé une spécialisation dans le marketing numérique. Ancien de l’école, il a à cœur de lui rendre un peu de ce qu’elle lui a apporté. Entretien à deux voix.
Les étudiants ont besoin de cas
concrets. Le rôle de modèle
que l’on peut jouer en tant qu’enseignant est important. La preuve par l’exemple compte énormément. Leur appétence pour l’entrepreneuriat se
mesure tout le temps, à la fin de chaque cours, avec un florilège
de questions. L’incubateur accueille 200 étudiants. La croissance est exponentielle. Leur implication est impressionnante : 40 % présentent un profil d’entrepreneur-alternant. Le rythme est soutenu. Mais la sensibilisation arrive très tôt,
dès les premiers amphis de la rentrée, avec quelque 200 à 250 étudiants. Vraiment très tôt. Marie-Hélène Duchemin promeut la femme entrepreneure. C’était son sujet de thèse. Elle ne boude pas son plaisir à voir le nombre d’étudiantes entrepreneures se développer au sein de l’école, passant de 25 à 40 %, quand il est de 30 % sur le plan national, tous statuts confondus. Un sujet qui compte à l’EM Normandie. Pour preuve, la signature en 2010 d’une convention avec Frédérique Clavel, à l’origine de Fédération
pionnières, premier incubateur au féminin de services innovants à la personne et à l’entreprise à Paris. French tech : les étudiants n’ont plus eu que ça en tête. Résultat, ils passent à côté de projets plus classiques. Mais ils en reviennent. Les projets portent de plus en plus sur l’économie circulaire,
la pensée sociétale... La tech numérique n’est plus la raison pour laquelle ils entreprennent, ils l’intègrent. Ce mouvement s’observe depuis deux ans. Une vraie prise de hauteur.
120 | dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="121" isMAC="true"><![CDATA[ Néoluxe : inventivité, RSE et tech !
Les marques du néoluxe s’imposent à la vitesse de l’éclair. Nées dans les années 2000, « digital native », elles sont au diapason de l’agilité planétaire des millennials.
le regard sémantique
expressions
  « Beaux mots », Jane Bee
Jeanne
Bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
Que nous dit le langage de ces jeunes marques surdouées?
Tout d’abord leur langage signe la volonté de changement et de disruption du néoluxe. Leur lexique traduit clairement l’intention de secouer le luxe.
La récurrence des verbes revisiter, réinventer, réinterpréter, redessiner, évoluer, changer exprime leur appétit de créativité.
Certaines marques expriment leur souhait de changement en mettant en avant leur lien à l’innovation. Lucas de Staël veut créer des lunettes différemment, combiner le savoir-faire avec l’esprit d’innovation, repousser les limites dans son laboratoire expérimental. Les matériaux sont différents, nobles et inatten- dus, pour ses montures de lunettes sur-mesure, le lunettier utilise des minéraux, des végétaux ou du cuir tatoué. Ernest Cycle fabrique de manière disruptive ses vélos en bambou et en lin.
Courtois réconcilie patrimoine et innovation et explique qu’il revisite la tradition avec modernité et fait évoluer chaque jour le patrimoine de la beauté, s’inspirant de l’excellence du passé et offrant le meilleur du présent.
Le langage du néoluxe est écrit à l’encre verte, c’est un must have dans tous les secteurs. Pour augmenter le luxe, ces jeunes marques embrassent avec force la RSE, veulent changer les méthodes de production pour mieux respecter l’environne- ment et les droits humains.
Stella McCartney donne le la avec sa marque éponyme créée en 2001: My First Job is to be a Fashion designer. But I will always take the opportunity to use a beautiful organic fabric. Elle invite à l’action avec ses hashtags: #ExtinctionRebellion.
Marine Serre, nouveau prodige de la mode, confirme ce comportement. Elle utilise la technique du surcyclage qui consiste à récupérer des matériaux usagers pour les utiliser dans ses créations. Courbet, pour éviter l’extraction minière qui engendre déforestation et consommation excessive d’eau, utilise de l’or recyclé et crée des diamants de synthèse.
Dans notre observatoire des mots, on constate aussi que les verbes d’action font vibrer le langage du néoluxe et montrent son engagement RSE: prévenir, recycler, préserver, protéger, respecter, s’engager, reconstituer, planter.
Les matériaux utilisés sont purs - adjectif chouchou des marques du néoluxe, biodégradables, respectueux de l’envi- ronnement, soucieux de l’humain. Les produits sont réutili- sables et rechargeables.
Le sans est comme cousu dans le lexique: les rouges à lèvres de la Bouche rouge sont sans produit toxique pour la santé, sans BHT, sans perturbateur endocrinien, les savons sculptés sur-naturels de Vilaines filles mauvais garçons sont sans aucun produit chimique, ni conservateur.
Le préfixe éco s’impose: le néoluxe annonce une nouvelle ère, celle d’un luxe écologique, écoresponsable, et éco-friendly comme l’affirme La Bouche rouge.
Dans l’alphabet des mots du néoluxe la créativité s’impose.
Ernest Cycle se dit tailleur de cycles par son nouveau concept de vélo, il offre un vélo sur-mesure en bambou et en lin. Les Eaux Primordiales invente un secteur, la parfumerie d’au- teur et brode de jolis mots pour décrire les parfums: une po- litesse olfactive. Elux Travel pense un « nouveau concept de voyage: Luxepériences®.
Si l’alphabet du néoluxe garde des mots et expressions en lien avec le luxe traditionnel, ce sont ceux de la beauté. La beauté reste essentielle, elle est la mère du luxe et du néoluxe! n
N.B. Le tableau lié à cet article n’est pas sur le thème du néoluxe. Il a simple- ment été choisi car, dans la collection des dix tableaux sur le lexique de 2018 créée par Jeanne Bordeau, il appartient au dixième thème: les beaux mots
ecoreseau.fr dec. / Jan 2020 | 121
]]></page><page Index="122" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
les mots de la fin
  [lemotàPlACER]
 [lemotàpieds] ALEXANDRIN
Les vers composés de 12 syllabes sont ainsi nommés d’après l’épique Roman d'Alexandre, rédigé au
xiie siècle. On ignore s’il s’agit d’une référence au nom de son héros, Alexandre le Grand, ou à celui de son auteur Alexandre de Bernay.
[leMOTDUR] Acrimonie
Un bien joli mot pour désigner une aigreur apparemment ou carrément méchante. Ex: se mettre à souffler ou de lancer un « Quoi, encore ! » quand un ami/un conjoint vous demande quelque chose le plus gentiment du monde. Faites une petite sieste, ça passera.
PAS CONTENT
[ le mot de décembre ] quérulent
Un quérulent, connu en anglais sous le doux nom de social justice warrior, est une personne dotée d'une propension excessive à revendiquer. S’associe souvent à une forme de paranoïa.
     antidisestablishmentarianism
Le plus long mot de la langue de Boris Johnson, il désigne un mouvement visant à contrer la séparation de l’Église et de l’État. Dear God et Good Gracious...
     [fatword]
     122 |
dec. / Jan 2020 ecoreseau.fr
[lemotàplacer] [toutdesuite les grands MOTS ! ]
Bacchanale
Mot tout droit venu du bon dieu Bacchus, il désigne une fête où l’on boit et l'on s’amuse avec excès. Quelle débauche !
Le dichlorodiphényltrichloréthane, du haut de ses trente et une lettres, est un insecticide dont l’utilisation fut interdite dans de nombreux pays à partir de 1970.
 PROCHAIN NUMÉRO LE 30 JANVIER 2020
Triskaïde- kaphobie
La triskaïdekaphobie désigne la peur irrationnelle et excessive du nombre treize.
]]></page><page Index="123" isMAC="true"><![CDATA[                   LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRE CABARET DU MONDE !
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]]></page><page Index="124" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="124" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="125" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="126" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="127" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="128" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="129" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="130" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="131" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="132" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="133" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="134" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="135" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="136" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="137" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="138" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="139" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="140" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="141" isMAC="false"><![CDATA[]]></page><page Index="142" 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