﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="112"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[ ecoreseau.fr
Tout le détail d’un arsenal prometteur
Amis, espions, ou agents
publicitaires ?
N° 61 - juin 2019
PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ
Intelligence
artificielle
bienvenue dans
un monde de rupture
INNOVATION
ÉVÉNEMENT
ENTREPRISE
G20 des jeunes entrepreneurs
Managers de transition
le moment de parler!
entreprendre | innover | positiver
BEL:4,90€-DOM/TOM:4,90€-NCAL/S590cfp-POL/S650cfp-CAN6,50$ca-MAR46MAd
IMPULSION
LOI PACTE
Assistants vocaux
Entrepreneuriat social : l’accélérateur
du French Impact
Les boosters de croissance
Trottinettes, vélos,
RECONVERSION
train, taxis volants...
Brahim Asloum
Les nouvelles mobilités françaises
Du ring au micro
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                   Avec Toyota derrière moi,
je peux me concentrer
sur l’avenir.
Baptiste, 35 ans Président fondateur de WAS LIGHT
                                            Pour son design et son coût d’utilisation optimum, j’ai choisi le Toyota C-HR Hybride.
>> Découvrez l’histoire de Baptiste sur Toyota.fr/Témoignages
Grandir avec vous. Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : 3,8 et 86 - Valeurs corrélées NEDC déterminées sur la base du nouveau cycle d’homologation WLTP. Pour plus de détails, voir toyota.fr.
                                                      TOYOTA FRANCE – 20, bd de la République, 92420 Vaucresson – SAS au capital de 2 123 127 € – RCS Nanterre B 712 034 040.
]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[               éditorial
Olivier Magnan
Rédacteur en chef
ÀImitation artificielle
Boston, dans les années 1980, Clock (la pendule!) d’un ordi à l’heure. Lui comme tout curieux passionné par parle d’« intelligence augmentée » (toujours ce qui se nommait alors l’« infor- IA!) et bat en brèche tous les fantasmes de la matique » (vous remarquez que le SF qui décrivent une humanité asservie par
mot prend désormais une curieuse résonance ses propres robots devenus conscients d’eux-
le chat de
    de désuétude?), j’étais allé « causer » avec un ordinateur au sein du musée de ladite infor- matique. Le musée avait reconstitué ce que l’on appelait le « test de Turing », sous sa forme tronquée : l’écran n’affichait que les réponses de l’ordinateur ou plutôt du logiciel chargé de réagir aux propos et questions du testeur alors que le vrai test supposait qu’un deuxième hu- main participe aux échanges. Si le testeur ne pouvait savoir qui, du logiciel ou du témoin humain, répondait à ses questions, alors, di- sait Turing, la machine « pense », en un « jeu d’imitation ». En réalité, les réponses affichées sur l’écran rebondissaient à qui mieux mieux sur les mots saisis par le testeur: « Êtes-vous un humain? » suscitait une réponse du style « Qu’est-ce qui vous permet d’en douter ? » Et ainsi de suite en un jeu de Q/R à l’infini qui ne supposait bien sûr aucune «intelli- gence » à l’algorithme. En 2019, l’on sait fort bien que le terme « intelligence », qu’elle soit ou non qualifiée d’« artificielle », constitue une duperie gentille que dénonce dans son livre semi-autobiographique le co-créateur de l’assistant vocal Siri, Luc Julia. En décrétant que l’Intelligence artificielle n’existe pas (First éditions), le chercheur français expatrié dans la Silicon Valley revenu en France tel un en- fant prodigue remet à juste titre le Real Time
ecoreseau.fr
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Chroniqueurs Alto Avocats, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France, Christophe Combarieu, Arthur Cohen, Marc Drillech, Pascal Junghans, Julien Leclercq,
Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon, IsaLou Regen, Pierre Pelouzet,
Frédéric Rey-Millet, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, Cédric Ternois
mêmes. Il a raison, mais jusqu’à un certain point. Quand il dénie à Deep Blue, un super- calculateur IBM, la capacité de « réfléchir » face à Kasparov pourtant battu aux échecs en 1996 en expliquant que l’ordinateur n’avait fait que puiser dans une mémoire phénomé- nale de parties enregistrées et de règles, il me semble oublier que Kasparov lui-même, en « réfléchissant », ne faisait que puiser tout autant dans sa propre mémoire de parties mémorisées et de règles. La seule différence, colossale, était que K avait conscience de jouer, conscience dont, forcément, le supercalcu- lateur était dépourvu. Mais l’IA, qu’elle soit artificielle ou augmentée, reste de l’« intelli- gence » (la capacité de choisir), et cette « in- telligence » va bel et bien bouleverser notre humanité sans que nous en maîtrisions toutes les conséquences. C’est toute la leçon de la thématique centrale de ce numéro, avec notre capacité à nous émerveiller face à ce monde en devenir. Luc Julia s’est peut-être trompé de mot. Ce n’est pas « artificielle » qu’il fal- lait gommer, mais bien « intelligence ». Parler d’Imitation artificielle (toujours IA !) au sens où Turing parlait de son « jeu d’imitation » rend peut-être mieux compte du rôle de ces bots qui vont, qu’on le veuille ou non, boule- verser nos vies. n
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                                                 ecoreseau.fr juin 2019
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]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[                  18
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galaxie
briefing de l’optimisme the green life® briefing économie
Trophées Optimistes 2019
34 Edwina Girard
Et votre boîte se gondole...
36 Brahim Asloum
« jamais rien qui ne me plaise pas »
38 briefing innovation 40 mapping innovation
Apprendre... l’artificielle (intelligence)
42 décryptage Mobilité de demain, la France se bouge aujourd’hui
pratique
vie privée
78 culture & co
80 essais autos
81 l’art du temps
89 santé Sous le soleil, prudemment
90 dans l’air du temps Golfs, opération séduction
94 baromètre finance & marchés 98 baromètre patrimoine & fiscalité
patrimoine
entreprendre
& innover
en couverture
inTELLiGEnCE
ARTiFiCiELLE
LES AVAnCÉES Qui
COuPEnT LE SOuFFLE!
grand angle Pacte : un pack à impacts prudents
Société Ces start-up qui s’engagent pour un monde meilleur
l’œil décalé Assistants personnels : amis, espions, agents publicitaires?
réseaux G20 des jeunes entrepreneurs en immersion... Les BigBoss
summer edition 2019
44 créer aujourd’hui
102 FamilyOffice Les banques privées
Monter sa boîte,
organisent la riposte
affaire de statuts
106 expressions
abonnez-vous P. 10, 81, 90 et 104
business guide
50 Les régions bichonnent les start-up !
54 Entreprendre en Auvergne-Rhône-Alpes 58 immobilier commercial et d’entreprise 64 Flottes d’entreprises
70 briefing rh & formation
74 carrières & talents Management de
 transition
  4 |
juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[ briefing de l’optimisme par Charlotte de Saintignon
galaxie
 l’onde positive
Thierry Saussez
Créateur du printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
5 moments forts
Mon coup de cœur
C’est le grand mouvement national et international pour sauver Notre-Dame. Au-delà des gestes et des déclarations, j’y vois une question qui touche à la spiritualité, religieuse comme laïque, et j’y reconnais les paradoxes français : dans le vent mauvais, la violence, le rejet, le repli se manifeste une communion na- tionale et internationale, et la mobilisation des grandes entre- prises, brocardées à tort, associée à ces milliers de petits dons au bénéfice d’un patrimoine qui rayonne dans le monde et qui constitue une part de notre attractivité.
Le livre qui m’a passionné
Celui de Philippe Bloch (du reste contributeur d’ÉcoRéseau Bu- siness), Startup Academy, comprendre et s’approprier les secrets d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, paru en septembre 2018 chez Ventana Éditions. Il est écrit, comme toujours avec Philippe, avec simplicité et profondeur. À sa lecture, on se rend mieux compte que la France est en train de rattraper un retard gigantesque. Pas seulement à travers notre transformation digi- tale, aussi de par la motivation dont font preuve nos entrepre- neurs, et tout cela tient du Design Thinking qui nous a rassem- blés le 10 avril, chez EY, avec son cortège de cocréativité et de mobilisation des intelligences.
Deux personnalités m’ont frappé
Bien sûr Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, ces deux soldats sacrifiés. On touche là à des éléments centraux de l’opti- misme dont fait partie la question de l’engagement, une valeur bsolument centrale. On n’est jamais aussi grand que lorsque l’on se place au service des autres. On n’a pas assez dit qu’ils ont porté le message de la France à l’encontre des terroristes: nous serons là partout où nous serons mis en cause. Le général de Gaulle l’a dit avec quelle force en 1941 à Londres : « Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde.»
Plusieurs entreprises nagent
à mes yeux sur l’onde positive
Ce sont les lauréates de Great Place to Work 2019. Il me plaît de rappeler qua la première place est revenue à notre partenaire EY dans la catégorie des + de 5 000 salarié/es. Le Festival des Éner- gies positives va en reprendre l’idée sous forme d’une recontre autour du bien-être au travail, en partenariat avec ÉcoRéseau Business, d’ici à la fin de l’année. Loin de ces coachs qui parfois en rajoutent, nous valoriserons ces centaines d’initiatives qui conjuguent intérêt de l’entreprise et bien-être des salariés.
Et la pRochaine manifestion
du Printemps de l’optimisme...
sera celle du 24 juin à Paris. À l’occasion de la parution de La cuisine du bonheur, un ouvrage qui rappelle que la table française reste un élement central pour rire et prendre du plai- sir. Il a été inspiré par une enquête d’OpinionWay diligentée par nos soins autour des aliments préférés des Français/es. Qua- rante chefs, dont Guy Savoye et Patrick Guérard, ont élaboré cinquante recettes à partir de ces mets plébiscités. n
Se connecter au Printemps de l’Optimisme
www.printempsdeloptimisme.com
Rejoindre la Ligue des optimistes
www.optimistan.org
L’IMAGE
   Mille arbres aux portes de Paris
Un édifice végétalisé et énergétiquement sobre prendra la mer à la porte Maillot à l’horizon 2022-2023. Mille arbres, c’est un immeuble-pont végétalisé érigé au-dessus du périphérique parisien. Le projet devrait accueillir sur 30 000 m2, 10 étages et trois niveaux de sous-sol des bureaux réversibles, un hôtel quatre étoiles, 127 logements –
70 appartements au 7e étage, 35 maisons de ville au 8e, des crèches, une halte-garderie, des aires de jeux, des commerces et restaurants, dont un panoramique avec une vue sur le bois de Boulogne. Et sur ses terrasses, 1 000 arbres. Ce bateau de verre et de vert a valu aux promoteurs Ogic
et Compagnie de Phalsbourg, l’architecte japonais Sou Foujimoto et l’agence montreuilloise Oxo, le prix du premier concours Réinventer Paris en 2016.
 L’hashtag#innovation, c’est ce qui distingue
 le leader du suiveur,
 Plutôt heureux au travail que
Steve Jobs
 4mieux payé
0% des employés occidentaux privilégient le
bonheur au travail par rapport au salaire, révèle l’enquête de la plate-forme de gestion du travail collaboratif Wrike. «Faire un travail qui a du
sens » et qui s’accorde avec leurs valeurs serait le facteur
le plus important dans le degré de satisfaction des salariés, un facteur supérieur au montant de leur salaire. Quatre personnes interrogées sur dix en moyenne en France, Royaume-Uni, Allemagne et aux États-Unis affiurment même avoir accepté une baisse de salaire pour un nouveau job plus satisfaisant à leurs yeux. n
Enquête From Positivity to Productivity: Exposing the Truth Behind Workplace Happiness, réalisée auprès de 1 000 employés aux États-Unis, au Royaume Uni, en France et en Allemagne.
ecoreseau.fr juin 2019 | 5
]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[        galaxie
briefing de l’optimisme
  le chiffre
80%
Source : salon AIParis
des entreprises investissent
en AI
91 % des décideurs s’attendent à rencontrer des difficultés
avec l’IA.
11 milliards de dollars,
poids du marché mondial de l’IA estimé en 2024.
TOP 5
Les pays les plus attractifs du monde
Mais on ne dit pas pourquoi...
Classement annuel du cabinet de conseil américain A.T. Kearney
Des experts-comptables à portée de clic
Un expert-comptable qui réponde à vos attentes et connaisse les spécificités de votre métier, ça existe? Oui,
à en croire le Guide des
Experts-Comptables,
véritable moteur de recherche pour besoins particuliers. On renseigne rapidement plusieurs critères (secteur d’activité, compétences spécifiques, géolocalisation...), on accède à une liste de cabinets et à leur fiche détaillée. Entièrement gratuite, la plate-forme référence plus de 600 experts-comptables sur toute la France et affiche plus de 12 000 mises en contact. L’hexagone compte 21 000 experts-comptables !
   Pans sur notre bec !
La saga des licornes
  Marc Sanchez, secrétaire général du Syndicat
des Indépendants
Le Grand débat a oublié les très petites entreprises
Que vous inspire la restitution du Grand débat national?
Aucune proposition concrète concernant les TPE, commerçants et artisans n’a été avancée. Le président de la République n’a pas donné la moindre perspective aux
2,1 millions de professionnels indépendants. Le SDI avait mené son propre grand débat parallèlement au grand débat national sur des sujets phares tels que la protection sociale, la création d’emplois, la fiscalité et le financement. Aucune des mesures annoncées ne répond aux besoins exprimés à cette occasion.
Pas la moindre avancée?
Pour les dirigeants de TPE, le niveau de pression fiscale, national et local reste inchangé. Ils sont toujours aussi démunis face aux frais bancaires abusifs, n’ont rien obtenu pour libérer leurs capacités d’embauche et restent les parents pauvres de la protection sociale.
Peu de mesures concernent directement les entreprises et tout indique que le ras-le-bol fiscal des artisans, TPE et PME n’a pas été entendu lorsqu’il évoque « la suppression denichesfiscales», plusintéresséparlesgrandes entreprises, PME et la start-up nation, que par ces millions de petites entreprises ordinaires qui souffrent d’injustice fiscale et d’insécurité financière.
« Donner du sens » fait vendre
Trois quarts des consommateurs achètent des marques qui partagent leurs valeurs : 55% considèrent que les entreprises font plus que les gouvernements pour créer
un avenir meilleur : acheter est devenu un acte militant
Étude Meaningful Brands 2019 d’Havas
Group sur 1 800 marques dans 31 pays, 350 000 personnes interrogées.
• 30 licornes (start-up valorisées à
plus d’un milliard de dollars ou
plus) en France ? Un rêve... que nous
avons cru réalité. Dans l’article consacré
au salon VivaTech (ÉcoRéseau Business
n° 60, page 47), c’est ce chiffre généreux
que nous avons laissé passer au lieu de...
5 licornes, bien sûr (Criteo, Vente privée
– désormais rebaptisé VeePee – et Blabla-
car, rejoints en 2018 par Deezer et en mars
2019 par Doctolib, le site de prise de ren-
dez-vous. Talend, d’origine française, et
désormais coté au Nasdaq, est considéré comme plus américain que français et OVH, bien français, est écarté pour des questions de date de création... Mais les cri- tères stricts des scrutateurs américains excluent aussi Criteo dont la capitalisation intervient après son entrée au Nasdaq.
• De même, dans Suède, des licornes très inspirantes, deux lecteurs, Ulrich et Alexandre, nous signalent à juste titre que Skype (ex-Skyper), «n’est pas Suédois... Interesting article, but unfortunately, it mentions that Skype is Swe- dish which isn’t true. Skype was created by a Dane and a Swede and the HQ was in Talinn, Estonia. » Mais comme la société estonienne a été acquise par Microsoft en 2011 pour 8,5 milliards de dollars, sa nationalité d’origine n’est plus qu’un lointain souvenir ! n
   1 2
 États-Unis
Allemagne
       3
  Canada
     4
Royaume-Uni
    5
  France
     Rebondisseurs français : un an de rebonds
L’intuition s’est confirmée : le besoin de libérer la parole et de rebondir dans un esprit positif tout en partageant ensemble les retours d’expériences est bien là! Créé par quatre entrepreneurs – Isabelle Saladin, Claire Flin, Christian Veaux, Alexandre Nobécourt – convaincus de la nécessité de faire changer le regard sur l’échec, Les Rebondisseurs français veulent changer la culture entrepreneuriale en prônant le S.A.M. : « Sauter le pas, Assumer et Mettre à profit son expérience». En 12 mois, Les rebondisseurs ont fédéré une communauté de plus de 600 personnes, organisé une dizaine d’événements, noué divers partenariats (Ab Consultants, Harmonie Mutuelle...) et s’est déployé dans sept régions de France. Le mouvement a constitué une « boîte à outils
pour faciliter le rebond» avec des contacts et offres privilégiées et un espace communautaire sur le Web. Des actions qui viennent compléter celles d’associations partenaires comme 60 000 Rebonds, Second Souffle ou encore Apesa (Aide psychologique pour les entrepreneurs en souffrance aiguë). Tous sont convaincus de la nécessité de faciliter et assumer et d’en tirer la nouvelle mesure du succès des entrepreneurs.
  6 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                 EN DIRECT AU DÉPART DE PARIS
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PAR JOUR
3 VOLS
PAR JOUR
1 VOL
PAR JOUR
AIRFRANCE.FR
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  ]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
   la bonne idée
Offrir des congés payés “illimités”
Le constat Faire preuve de confiance envers ses salariés attire et retient les talents à l’heure où certaines entreprises sont à la peine pour recruter.
L’idée La pénurie de talents est un défi pour les entreprises et les incite à revoir leur copie pour réussir à attirer et fidéliser les meilleurs profils. Au-delà du « bon salaire » attendu ou de « bonnes conditions de travail », les entreprises doivent proposer à leurs salariés un environnement de travail épanouissant avec des responsabilités et une certaine autonomie. Le moteur de recherche d’emploi Indeed veille particulièrement
à l’ergonomie et au confort de ses espaces de travail : bureaux de hauteur modulable, sièges aux assises multiples, salle de repos, etc. Au-delà de cet environnement de travail agréable, dès janvier 2016, Indeed a mis en place les congés payés illimités au sein de
son organisation. Responsabilisation, autonomie et confiance sont les maîtres mots de
sa culture d’entreprise. « Nous sommes très attachés aux valeurs de confiance et de responsabilisation individuelle. Contrairement à d’autres organisations où le présentéisme est important, chez nous seule leur performance compte. Les collaborateurs se fixent
des objectifs clairs, mais ils/elles sont libres d’organiser leur temps et leurs absences », calcule Seval Foullane, Human Resources Business Partner d’Indeed France.
small data
On parle de l’entreprise sur les réseaux
8 | juin 2019 ecoreseau.fr
à lire
L’argent a ses raisons que la raison ignore
Nous sommes incohérents avec l’argent. Ces deux Américains nous posent de bonnes questions : un prix élevé nous suffit pour croire qu’un objet a de la valeur. Les margoulins qui nous vendent 4 euros une boisson vaguement colorée sous prétexte que nous sommes en vacances ou à une terrasse au soleil font fortune sur notre dos sans que nous haussions un sourcil. Et les cartes de crédit modèlent nos dépenses. Pourtant,
payer reste désagréable : on a des oursins dans les poches! Dan Ariely et Jeff Kreisler nous expliquent avec humour comment l’économie comportementale bien maîtrisée pourrait optimiser nos finances. Très utile. Éditions Alisio.
L’esprit du leader, révolutionner son management grâce à la pleine conscience
Ça se complique ! On nous dit à longueur de livres et d’articles que motiver des leaders par une formation au management ou des team buiding de l’enfer suffit à nous monter des équipes de winners. Des clous ! Nos cadres se montrent « plus désengagés et moins inspirés que jamais», affirment Rasmus Hougaard, fondateur du Potential Project, solutions de pleine conscience pour les entreprises, et Jacqueline Carter, son associée, impliquée dans le programme Change Leadership Practice de Deloitte. Pour leur école, les leaders d’aujourd’hui doivent pratiquer la
pleine conscience, l’altruisme et la compassion. Pour eux-mêmes d’abord, puis auprès de leurs équipes. Piqué dans le livre, ce conseil : « À la fin de chaque journée, réfléchissez un moment à la contribution d’une personne à votre réussite et envoyez-lui un mot de remerciement. » C’est chouette, très américain et... pourquoi pas? OM
 820 000
mentions liées à l’entrepreneuriat
900 000
à l’entrepreneuriat féminin
33 %
des posts sont générés par instagram – mise en scène de la vie et de l’état d’esprit de l’entrepreneur
8 %
des posts générés par les blogs et forums
     59% 1%
   des posts sont générés par Twitter – relais d’informations et d’opinions sur l’entrepreneuriat et son écosystème économique et politique
des contenus générés par YouTube
Étude Caisse d’Épargne et Kantar TNS sur La place de l’entrepreneuriat dans les réseaux sociaux réalisée entre septembre 2017 et mai 2018
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[ briefing de l’optimisme
galaxie
   Il est centenaire
United colors of Maillot Jaune
L’emblème du Tour de France a fait rêver des générations de coureurs
naissance 1919 La tunique iconique est apparue pour la première fois au cours de l’édition 1919, dans un Tour de France créé, lui, en 1903, pour que l’on puisse distinguer, au milieu du peloton, le leader du classement général! Le 19 juillet, au départ de la 11e étape entre Grenoble et Genève, Eugène Christophe est entré dans l’his- toire du Tour en endossant le tout premier maillot jaune. Il faut remonter à près d’un siècle en arrière pour comprendre pourquoi le vainqueur du Tour de France porte un maillot jaune. Une couleur que l’on attribue volontiers aux pages du journal L’Auto, in- venteur de la course en 1903, imprimé sur du papier jaune. Henri Desgrange, son rédacteur en chef et pa- tron de la Grande Boucle, a d’ailleurs son nom brodé sur le maillot jaune. Pendant des décennies, le mail- lot est fabriqué avec de la laine, histoire de limiter les effets de la chaleur en absorbant la transpiration. Aucune fibre synthétique, inexistante à l’époque, n’offrait les mêmes avantages. Le premier maillot en fibre synthétique fut créé en 1947.
HISTOIRE Les autres maillots distinctifs de la Grande Boucle sont apparus plus tard. Le maillot vert du classement par points? En 1953. Sa couleur était liée à celle de son premier parrain, l’enseigne À la belle jardinière. Le maillot blanc à pois rouges du meilleur grimpeur n’est pas si
vieux, 1975 : là encore, sa création et ses couleurs sont directement liées à un parrain, les chocolats Poulain. Même si les sponsors ont changé, les couleurs sont restées et sont même devenues une part essentielle du patrimoine du Tour.
aujourd'hui
C’est Eddy Merckx qui détient le record de détention du maillot
Du maillot jaune aux gilets jaunes, la redoutable couleur n’en finit pas de flasher.
jaune en course pendant 96 jours (contre 78 jours pour Bernard Hinault). En tout, 255 coureurs ont porté le maillot jaune, d’Eugène Christophe à Geraint Thomas. Lié à divers scandales, entre exploits et tragédies, ce maillot de légende n’en garde pas moins ses lettres de noblesse. Depuis 2006, le parrainage du maillot est floqué LCL. Une banque qui banque. n
  ecoreseau.fr juin 2019
| 9
]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
the green life®
  Cotrainage :
Lmoins cher, plus écolo
p Superabeilles ?
La famille Vacher-Les apiculteurs associés, entreprise familiale spécialisée dans le négoce et
le conditionnement de miels
(2e marque française de miel,
20 salariés, 16 M d’euros de
CA annuel) s’est investie dans l’hécatombe des colonies d’abeilles. Pour repeupler le cheptel de ruches, augmenter
les récoltes et développer le miel bio français, l’entreprise a lancé une action « agro-écologique de diffusion d’abeilles naturellement productives et résistantes aux maladies ».
p Taxis à piles
p Occazphones
60 % des Français achèteraient plutôt un téléphone d’occasion chez un professionnel, relève une étude Kantar TNS et Recommerce. Bilan, plus de 2,1 millions de mobiles de seconde main auraient été vendus en 2018.
de 650 kilomètres avec un plein bouclé en 5 minutes quand une voiture électrique exige plusieurs heures pour se recharger. L’hydrogène, potentiellement inépuisable, s’adapte aux bateaux, trains et voitures sans émettre de gaz à effet de serre. Allez, hydrogénons-nous !
on paie directement sur l’app
par carte bancaire (à l’unité et prochainement sur abonnement) et l’on récupère le panier chez le commerçant. Bonus, transformer les points fidélité en euros au profit de l’association du mois et suivre l’impact des achats sur la planète. https//antigaspi.wearephenix.com
 a start-up www.AllonsBonTrain.fr invente le cotrainage en propo- sant des voyages en train plus agréables et jusqu’à 60% moins chers. Comme le covoiturage, le cotrainage propose à des groupes de voya- geurs qui font le même trajet de se retrouver en gare de départ, de
partager les mêmes groupes de sièges en toute convivialité et de bénéficier de tarifs réduits. Chez AllonsBonTrain, on est convaincu que le train offre tous les atouts pour reconquérir les adeptes du covoiturage. La start-up milite active- ment pour en promouvoir les bénéfices écologiques. Parce que le covoiturage ôte jusqu’à 30 % de part de marché sur certains trajets au transport ferroviaire, le train n’a pas intérêt à rater celui de l’économie collaborative! n
Hype sera la première flotte
de taxis à hydrogène à rouler
dans la capitale en 2020, une première dans le monde.
Cette joint venture HysetCo
créée par Air Liquide, Idex,
la Société du taxi électrique parisien et Toyota dispose
déjà d’une flotte de 100
voitures propulsées à l’hydrogène, essentiellement des Hyundai Ix35. Pour une première flotte de
600 taxis, elle va investir 100 millions d’euros. Intérêt : la Toyota Mirai, lancée en 2015 au Japon, zéro émission, est équipée d’une pile à combustible à hydrogène pour une autonomie de l’ordre
p Acheter de l’invendu
L’idée : repérer/acheter de bons produits à bas prix. La start-up Phenix vient de lancer ce service « écolonomique ». Écolo car
vous consommez responsable
et luttez contre le gaspillage alimentaire en toute simplicité alors que 40 tonnes de nourriture, soit l’équivalent de deux camions- bennes, sont jetées chaque seconde dans le monde. Et (éco) nomique car vous épargnez sur vos courses avec des produits en moyenne 50 % moins chers. Le détail des paniers change chaque jour, en fonction des invendus.
On choisit un commerce et un type de panier selon ses besoins,
   10 |
juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                           CONTRATS, CSE, CONGÉS...
QUAND MES SALARIÉS ME PARLENT DROIT, JE RÉPONDS QUOI ?
Derrière des questions simples, il y a souvent des réalités complexes...
#SEMAINEDUDROIT
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]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie par Charlotte de Saintignon
 p Coach nutritionnel de poche
En prenant une simple photo de votre assiette, obtenez un bilan nutritionnel complet de ce que vous mangez !
À l’œuvre, des algorithmes d’intelligence artificielle développés par l’application de nutrition Foodvisor. L’appli a dépassé
le 1,2 million de
téléchargements en 2019, est dispo en version premium sur iOS et sur Android, au Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, France... et bientôt aux États-Unis.
LAvocat en clics
es avocats se pêchent à la ligne : l’application mobile Call A Lawyer vous met en relation avec une armée de juristes. La legaltech dis- pose d’un réseau de plus de 500 professionnel/les dans toute la France et dans tous les domaines du droit. Objectif, faire bénéficier
les dirigeants, et plus particulièrement les TPE qui ne disposent pas de ser- vice juridique, d’un accompagnement juridique de qualité et à moindre coût. La legaltech fut créée en 2016 par Mathieu Davy, François Pekly et Cyril Feraudet, lauréats du prix de l’innovation 2018 de l’Incubateur du barreau de Paris. Dommage qu’elle ne se nomme pas « Allô, avocat », plus français. n
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La carte postale fuit les présentoirs. Elle refleurira à partir de vos meilleures photos. L’appli Cewe photo, simple, intuitive et créative offre de créer en quelques clics une CP originale où que vous soyez. Pas besoin de timbre ni d’enveloppe, l’appli s’occupe de tout.
  apps au top
p Coach entrepreneurial de poche
Vous êtes entrepreneur ou futur entrepreneur ? Un conseil d’expert ne se refuse pas, surtout s’il est quotidien et gratuit. Dans le métro, au bureau, au resto, l’appli Entrepreneur Zen balance trois rubriques : La minute Entrepreneur Zen avec un cas d’école, une histoire courte calée sur des expériences de vie, L’inspiration du jour, une citation à lire, à méditer, à noter et à partager, un
Conseil d’expert émis par l’un des sept partenaires. Le tout imaginé par Ludovic Bréant, serial entrepreneur, millionnaire mis en échec par la crise des subprimes. Il a créé un site, un blog et une chaîne YouTube, est suivi par plus de 100 000 personnes sur les réseaux sociaux. Sur l’appli, en vrac, des conseils pour s’initier à la pleine conscience, comprendre l’intelligence émotionnelle et nutritionnelle, découvrir la médecine naturelle...
p Heures sup à la minute
La solution d’optimisation de staffing Andjaro lance une app mobile dédiée aux salariés qui souhaitent accomplir des heures complémentaires. Cette solution simple et numérisée pour se porter volontaires pour des heures complémentaires s’adresse aux collaborateurs en CDD et temps partiel. L’objectif : ils/elles proposer leurs disponibilités auprès de leurs employeurs pour
des missions ponctuelles depuis leur smartphone. Concrètement, ils n’ont plus qu’à valider les missions directement dans l’application, reçoivent
des rappels par SMS et modifient leurs vacations très simplement en quelques secondes.
    mouvements
p Alliance Healthcare France Laurent Bendavid,
48 ans, insead – Rennes School
of Business
est nommé président-directeur général
p BnP Paribas Factor (groupe BnP Paribas)
Sarah Roussel,
44 ans, insead - Essec
est promue directrice générale
p Docapost (groupe La Poste) Roland André,
58 ans, MBA - EnSPTT devient directeur général
p Eurostar France Philippe Dabancourt nouveau directeur général
p in Extenso
Frank Lamotte,
51 ans
sera désormais directeur général
p Kapten
(groupe Daimler) Antoine Lieutaud,
28 ans, iESEG
est promu general manager
p Primagaz (groupe SHV) Matthieu Lassalle,
46 ans
est nommé directeur général France
p Syntec Conseil
Matthieu Courtecuisse Président-directeur général de Sia Partners
vient d’être nommé président
         Vous avez changé de fonction ? Faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !
12 | juin 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[  Le Catalyseur à
La Défense, machine Uà entreprendre
n lieu collaboratif ouvert pour tous les acteurs locaux de La Dé- fense, le Catalyseur. L’idée ? Faciliter les synergies entre tous les acteurs privés et publics de l’innovation et de l’entrepreneuriat de Paris Ouest La Défense (Pold), les fédérer, les faire bénéfi-
cier de l’expertise de chacun et booster l’innovation et l’entrepreneuriat. Pold concentre aujourd’hui 62000 établissements du secteur marchand et 525000 salariés, 18 incubateurs-accélérateurs, 8 fablabs-ressourceries, 11 centres de R&D, plus de 30 espaces de coworking, 45 laboratoires de recherche publics, 3 pôles universitaires et 11 grandes écoles avec 45000 étudiants. Le Catalyseur veut créer des ponts entre tous et faire fructifier cet écosystème. n
p Services aux indépendants, acquérir des clients
Un fonds de
5 millions d’euros cible les start-
up numériques
qui offrent des services aux indépendants. Créé par Freeland Group, ce Freeland capital s’intitule premier
accélérateur pour accompagner et financer ce type de jeunes pousses. Chaque année, le groupe sélectionnera un panel d’entreprises sur dossier dans lesquelles Freeland Capital investira, en amorçage ou premier tour. Elles bénéficieront des services intégrés au hub technologique du groupe : bureaux virtuels, accès à des services complémentaires, services d’information sur
la thématique de l’indépendance, marketing automation, exploitation des data... « Certaines start-up qui ont développé des services innovants pour indépendants font face à une impasse stratégique et financière à cause de la difficulté et du coût de captation et d’acquisition des clients. En s’adossant à Freeland Group, elles pourront accéder au flux de visiteurs le plus important du marché et monétiser ainsi leurs services à des coûts compétitifs », explique Patrick Levy Waitz (chroniqueur d’ÉcoRéseau Business), président de Freeland Group.
Jugement de valeurs
uite de ma petite chronique d’avril (à tout le moins pour ceux d’entre vous qui la suivent!). En mai, les temps sont encore denses pour les
briefing économie
galaxie
  ça incube
   Faire ouS
leur à la hausse : 87 % en font un investis- sement et non une prise de risque (18 %). La loi relative à la croissance et la trans-
formation des entreprises vient d’être promulguée. Sa mise en application per- mettra-t-elle un nouveau PACTE écono- mique, favorable à la compétitivité et la cohésion sociale ?
Le mouvement des gilets jaunes semble, de samedi en samedi, vivre ses derniers soubresauts. Mais il aura laissé des vic- times durables, en particulier chez les commerçants, et des questions sans ré- ponse.
Les résultats des élections européennes, vécues sous un fort prisme national, viendront donner de nouveaux signaux.
Mai fait ou défait, dit le proverbe. n
Béatrice
pouvoirs publics tout comme la tendance des entrepreneurs à y être sensibles.
Les résultats (partiels au moment où je rédige) de notre baromètre mensuel le confirment.
Près d’un entrepreneur sur deux (42 %) fait acte d’optimisme et ils sont 58% à dire que « c’est très bien en ce moment ». Ce retour du moral, après une période de net décrochage, vaut aussi pour la si- tuation de leur propre entreprise : 74 % des interrogés se disent confiants sur cet avenir. 7 % des entrepreneurs envisagent même de recruter au cours des 12 pro- chains mois. Et l’innovation est une va-
Genoux
Responsable Pôle Études/ Enquêtes CCI France
défaire?
 Retrouvez l’intégralité des résultats de la grande consultation sur www.grandeconsultation.fr
ecoreseau.fr juin 2019
| 13
]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[  galaxie
briefing économie
 p3au5juin
Congrès Curie
Rendez-vous de la valorisation, du transfert de technologie et de l’innovation par la recherche publique.
Troyes, congres-curie.fr
p4juin
Be a boss
Le forum des femmes entrepreneures à Rennes. Centre Culinaire Contemporain, Rennes, be-a-boss.com
dédié à l’entrepreneuriat et à l’intrapreneuriat féminin pour donner envie aux femmes d’oser, d’innover, d’entreprendre grâce au numérique.
Pullman Teranga, Dakar
p17et18juin
Smart Energies
Les avancées technologiques et les opportunités liées au futur de l’énergie, Palais des Congrès, Paris,
http://smart-energies.eu
p6au9juin p19au22juin
Salon Share à Paris
le rendez-vous de l’économie collaborative et du partage. Quais de Seine Rive Gauche entre le pont de la Concorde et la passerelle Léopold Sédar Senghor
p11au13juin
CES Asia (Chine)
Déclinaison asiatique du Consumer Electronic Show de Las Vegas.
Shangaï, Chine, cesasia.cn
p12et13juin
Salon des Entrepreneurs de Lyon Salon de la création, transmission, reprise, financement et développement des entreprises. Centre de congrès, Lyon, salondesentrepreneurs.com
p3juin
Innovation IT Day (IITD) : rendez- vous de l’innovation numérique de la Région Occitanie.
Espace Diagora Labège, Toulouse, innovation-itday.com
p 13 juin
La Journée de la Femme digitale (Sénégal) : événement
international CleanTech
Week Festival international
des innovations vertes,
journées d’ateliers-test, d’échanges, de business et de conférences, Annecy, www. internationalcleantechweek.com
p24et25juin
unexpected Sources of inspiration (uSi)
Conférence de décryptage sur
les enjeux de la transformation numérique par les plus grands spécialistes internationaux
Paris, Carrousel du Louvre, usievents.com/fr
p Du 26 au 28 juillet Pirate Summit (Allemagne) Conférence européenne et déjantée des gourous du numérique
Cologne, Allemagne, piratesummit.com
p 27 juin
Be a boss
Le forum des femmes entrepreneures à Marseille.
CCI Marseille-Provence, Marseille, be-a-boss.com
p28au30juin
nWX Summer Festival
2 jours de festivités autour des nouvelles technologies pour comprendre le monde de demain. Seine Innopolis, Le Petit-Quevilly le27etau106àRouenles28et29, nwx.f
 partenaire
p11et12juin
AI Paris
Grand congrès professionnel consacré à l’intelligence artificielle
Palais des congrès, Porte Maillot, Paris, aiparis.fr
  mode de vie
Les femmes face aux annonces d’emploi
41% vs 37%
Elles consultent plus d’offres d’emploi que les hommes.
Plus sélectives, mais...
se trouvent facilement des raisons de ne pas convenir à un poste, mais ont plus de chances d’être embauchées lorsqu’elles postulent.
Particulièrement sensibles
au salaire et à la flexibilité...
Elles accordent plus d’importance que les hommes (68% vs 58%) à la mention de la rémunération dans le descriptif. Elles y voient une preuve que l’employeur fait preuve de transparence et d’équité, sans égards au genre ou aux expériences passées du candidat. n
Gender Insights Report de Linkedin, deux enquêtes d’avril 2017 et avril 2018 p Petite bouffe : les stats Deliveroo
Deliveroo dévoile sa carte de France des plus grandes tendances de livraison.
• À Lille, on commande énormément le pad thaï, plat traditionnel vietnamien.
• À Paris, on a un faible pour le cheeseburger et le poke bowl.
• À Strasbourg, on aime la street food asiatique avec poulet frit coréen et sa sauce aigre douce. • À Bordeaux, burger : version avocat avec le California Burger, version asiatique avec le Bao burger.
• À Lyon, menus makis.
• À Toulouse, on préfère les fusilli au poulet.
• À Marseille, pizzas 4 fromages et couscous royal.
 14 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[                 PARIS OU NANTES
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 ]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie
   FINANCE ET LÉGISLATION
26 mai-9 juin
Regarder Roland- Garros au bureau? Risqué...
Peut-on demander à son employeur de voir quelques matchs dans la journée de travail ?
Oui, mais rien ne l’oblige à accepter. S’il décide d’ins- taller un poste de télévision, il peut aussi fixer les règles et limites : regarder tout le match ? Venir jeter un coup d’œil au score pendant leur temps de pause ou de temps en temps? En cas d’abus, il pourra justifier une sanction.
Ce temps passé compte-t-il dans le temps de travail ?
p inégalité salariale à l’index
Un index de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes s’applique obligatoirement depuis le 1er mars pour les entreprises de plus de 1 000 salariés et concernera le 1er septembre les boîtes entre 250 et 1 000 salariés (de 50 à 249 collaborateurs le
1er mars 2020). L’index prend en compte cinq
critères : les écarts de rémunérations et
de promotions, la différence entre les
augmentations individuelles de salaires,
le pourcentage de salariées qui ont
obtenu une augmentation après un
congé maternité et le nombre de
femmes dans le top 10 des plus gros
salaires de l’entreprise. Objectif :
réduire les inégalités de rémunérations
persistantes de genre. Selon l’Insee, les
femmes en France afficheraient un salaire
inférieur de 23,8 % à celui des hommes (compte
tenu des congés maternité et de convenance).
Médiation & entreprises Pierre Pelouzet
Médiateur des entreprises
  Libre à l’employeur de décider si les retransmissions sont considérées comme du temps de travail ou non. Si c’est le cas, tant mieux pour les salariés! Sinon, l’em- ployeur pourra demander à rattraper les heures per- dues.
Que risque-t-on à regarder un match sur son ordina- teur sans accord de l’entreprise ?
Sans autorisation de l’employeur, la sanction pourrait tomber au cas par cas, suivant le degré d’abus. Il est difficilement envisageable pourtant qu’un salarié qui se sera connecté quelques minutes pour regarder le score se voie sanctionné.
Est-ce qu’un salarié pourrait aménager ses horaires pour suivre les matchs ?
Si le poste s’y prête, l’employeur peut l’autoriser, sous certaines conditions, à partir plus tôt et s’organiser avec lui sur les modalités de rattrapage.
Les salariés au forfait jour, eux, même s’ils disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur temps de travail, sont tout de même tenus d’accomplir leurs missions.
Quant au télétravail, là encore prudence! Télétravail- ler ne signifie pas vaquer librement à ses activités per- sonnelles! La dernière solution – et peut-être la meil- leure – pour regarder son match en toute tranquillité et sans se justifier est de poser un jour de congé payé ou de RTT. n
Avec Marine Sonnerat, juriste aux Éditions Tissot.
e 17 avril, j’ai présenté la 3e édition de dérablement grâce notamment à la mobilisa- l’étude Comparatif de la performance tion de leurs dirigeants. De plus, elles ménagent Responsabilité sociale & environne- une proximité avec le terrain, ce qui les rend mentale (RSE) des entreprises françaises plus agiles et rapides pour concrétiser leurs
avec celle des pays de l’OCDE et des BRICS*. Ce stratégies RSE. Ce changement d’état d’esprit
16 | juin 2019 ecoreseau.fr
La France, troisième nation
mondiale de la RSE... Let vous ne le saviez pas !
baromètre, réalisé tous les deux ans en parte- nariat avec ÉcoVadis, révèle que les entreprises tricolores progressent fortement et se hissent sur le podium pour leur niveau de manage- ment de la RSE. Elles occupent désormais la 3e place dans le classement mondial, juste der- rière la Suède et la Finlande.
Qu’est-ce que ça signifie ? Que les entre- prises françaises s’impliquent davantage et sont concernées par l’impact positif de leur ac- tivité sur la société. Nous commençons enfin à changer de paradigme. La RSE devient, petit à petit, un argument de valorisation financière des entreprises et la France figure dans les lea- ders de ce mouvement. C’est d’autant plus inté- ressant à l’heure où la loi Pacte incite les chefs d’entreprise à intégrer la démarche RSE dans leur objet social. C’est une réelle avancée qui les amène à repenser leur raison d’être pour deve- nir des acteurs d’un ensemble économique et social, dans une notion d’intérêt collectif... et aussi à mettre en avant tout ce qu’elles font déjà dans ce domaine !
L’étude insiste sur le constat que les entre- prises françaises sont parmi les «très bonnes élèves » de la classe mondiale : trois quarts d’entre elles disposent d’un système de gestion de la RSE « adapté », voire « exemplaire ». Dans ce contexte, les PME et ETI progressent consi-
est visible à tous les stades : insertion sociale, prise en compte du handicap, environnement, de quoi favoriser une culture de l’achat respon- sable que le Médiateur des entreprises soutient depuis le début.
Fort de ces bons résultats, j’encourage toutes les entreprises et les administrations françaises à réaliser leurs achats auprès des PME et TPE tricolores, pour, d’une part, bénéficier de leur engagement en matière de RSE, et, d’autre part, déployer ensemble la responsabilité sociétale des entreprises à la française.
Alors, grands acteurs publics et privés, rete- nez qu’en faisant appel à une entreprise fran- çaise, vous aurez la garantie de travailler avec un partenaire titulaire d’un niveau de RSE ex- ceptionnel !
À vous de jouer... n
*Cette étude exploite les données statistiques d’évaluation RSE des fournisseurs des grands groupes afin de mesu- rer la performance RSE des entreprises françaises et de la comparer avec celles des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) et des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Au total, 20 804 entreprises – dont 2 996 françaises – ont été évaluées entre 2016 et 2018 sur l’environnement, le social et l’éthique. Pour consulter le document intégral, ren- dez-vous sur : www.economie.gouv.fr/mediateur-des-en- treprises/etude-ecovadis-mde-performance-rse-des-en- treprises-francaises
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ LE CHÈQUE-VACANCES,
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]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[en couverture
   INTELLIGENCE ARTIFICIELLE LES AVANCÉES QUI COUPENT LE SOUFFLE !
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entreprendre & innover
 18 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[ En apparence, l’intelligence que l’on qualifie d’artifi- cielle est à même de réali- ser des tâches – conduire
une voiture, battre un humain aux échecs ou au jeu de go, établir un diagnostic médical, concevoir un robot infatigable... – plus vite et mieux que l’humain de base. On a alors crié à la supériorité des cir- cuits électroniques sur le réseau neuronal biologique et prédit la révolte à terme de ces machines immortelles ou presque, plus rapi- des et mieux « informées ». C’est à chaque fois oublier que ces robots affûtés, contrairement à l’humain, ne savent exécuter excellement qu’une seule tâche. C’est ainsi que fut conçue, à l’origine, l’IA dite « manuelle ». On écrivait un pro- gramme spécialisé, monotâche, et l’on criait au génie.
Désormais, l’on sait que l’IA ne sera jamais qu’« un amplifcateur de notre intel- ligence et non un substitut ». Car depuis belle lurette, l’IA rime avec apprentissage. Cette plastique adaptative, propre à l’humain, est le seul moyen par lequel la machine apprendra à exécuter de nouvelles tâches et élargir ses « compéten- ces ». Mais ce machine learning
tant
approches que nos « intelligences » françaises, spécialistes de l’IA, cultivent essentiellement aux États- Unis ! Quand Luc Julia, ingénieur Télécom ParisTech, commence à travailler sur l’assistant virtuel de l’iPhone, Siri, c’est déjà en qualité de chercheur émigré outre-Atlantique, avant de prendre la direction de la recherche de Samsung. Si Yann Le Cun, né à Soisy-sous-Montmoren- cy, diplômé Esiee, est tenu pour l’un des inventeurs de l’apprentissage profond, c’est au sein de Facebook, recruté par Mark Zuckenberg. Comme il l’exprime lui-même, « la conception de machines intelli- gentes nécessitera la collaboration ouverte de la commuanuté de la recherche entière ». Certes, mais le label restera américain ou chi- nois. Emmanuel Macron, qui « ne veut pas que la France rate le train de l’intelligence artificielle », parle de « plan ambitieux » d’1,5 mil- liard d’euros d’ici à la fin du quin- quennat pour retenir les meilleurs chercheurs. Mais pour la Chine, ce sont 22 milliards de dollars d’ici à 2020. Le train compte bien 1re et 2e classes... Nos « intelligences » na- turelles françaises devront prendre le TGV européen, avec 20 milliards d’euros d’investissements à la clé...
L’IA est la capacité d’une unité fonctionnelle
à exécuter des fonctions généralement associées à l’intelligence humaine, telles que le raisonnement et l’apprentissage.
en couverture
entreprendre & innover
     1cité cache à son tour bien des paraît-il ! n OM Révolution
Mais l’IA, c’est quoi? La norme ISO 2 382-28 la définit comme la « capacité d’une unité fonc- tionnelle à exécuter des fonc- tions généralement associées à l’intelligence humaine, telles que le raisonnement et l’apprentis- sage ». À partir de cette enveloppe technologique générique, des branches de l’arbre IA pous- sent dans tous les sens. C’est par exemple le machine learning (ML) – apprentissage automatique –, le développement de processus d’apprentissage par lequel évolue la machine, l’application, pour construire un modèle prédictif. Il s’agit en l’occurrence de concevoir des algorithmes capables d’ana- lyser très rapidement d’énormes volumes. Le ML établit des corré- lations entre deux événements plu- tôt qu’un lien de causalité. Mais au sein du ML, c’est le Deep Learning qui emballe la machine : l’« ap- prentissage profond » se fonde sur un système « neuronal » artificiel. D’où la capacité pour le français Mediawen de proposer une pre- mière mondiale, la traduction simultanée tout droit sortie de la SF...
Ce qu’elle sait
déjà faire toute seule...
L’IA sert à « tout ». Depuis la dé- tection des mélanomes à par- tir d’images de grains de beauté jusqu’à l’amélioration de la veille
épidémiologique prédictive. Mais tous les secteurs et toutes les en- treprises seront un jour pilotés par des technologies « cyberné- tiques », ce terme vieilli qui en- globe la théorie mathématique de l’information. Dans un rapport intitulé Notes from the AI frontier, insights from hundreds of use cases – Notes inspirées par l’horizon de l’IA, plongées dans des centaines de cas concrets –, publié en avril, McKinsey Global Institute prête déjà à l’IA la capacité, entre autres, d’optimiser les services aux clients, les recommandations d’achat et la tarification dynamique. Sans ou- blier l’amélioration de la logistique et de la maintenance prédictive. Concrètement, l’IA, via le machine learning, sait traiter rapidement l’ensemble des données relatives au comportement des consomma- teurs sur un site Internet. De quoi personnaliser le parcours client et améliorer l’expérience sur les sites d’e-commerce.
Dès lors, les services marketing multiplient les annonces d’une IA couplée au big data – mégadonnées ou données massives : il suffit pour s’en convaincre de compulser l’état des lieux du marketing mondial établi fin 2018 par Salesforce. En France, un tiers des responsables marketing l’utilisent, en hausse de 47 % par rapport à l’année passée,
Ide la donnée
mpossible d’y échapper : l’in- de pratiques, au point de dessiner telligence dite artificielle se une planète presse-touche... conjugue à tous les temps,
dans tous les médias. Elle fait L’intelligence
peur, elle fascine, elle bluffe, mais de la métadonnée
elle entre à circuits forcés dans les entreprises. Selon le cabinet Gart- ner, elle sera embarquée dans 50 % des applications analytiques d’ici à trois-cinq ans. La R&D, les services IT et le support client concentrent l’essentiel des projets d’IA des en- treprises. Face aux géants améri- cains (GAFA en tête) et chinois (Baidu, Alibaba et Tencent), l’Eu- rope tente de résister grâce à ses ex- cellents scientifiques et ingénieurs. Mais quand les géants cités ne se posent pas de questions philoso- phiques à propos de l’IA, la France, elle, proclame au détour des es- sais qu’« elle n’existe pas » (Alain Julia) ou qu’« elle est largement surestimée » (Pierre Blanc, Athling). L’un et l’autre ont sans doute raison. Mais ces algorithmes qui imitent l’homme naturel, qu’on le veuille ou non, sont en passe de remettre en cause des millénaires
La technologie a donné de la voix depuis quelques années dans les smartphones. Depuis, l’IA est en train de bouleverser les métho- des de travail et les services « mé- tiers » des entreprises. Pour les professionnels, cette algorithmie nouvelle joue les graals de l’ana- lyse de données. Il ne se passe pas six mois sans que ne paraisse une nouvelle étude fracassante sur l’IA. L’une des dernières en date, Sizing the prize de PWC (littéralement « Évaluez vos enjeux »), affirme même que le PIB mondial pourrait croître de 14 % d’ici à 2030 grâce à l’IA. Les gains de productivi- té engendrés par les technologies d’intelligence artificielle devraient représenter la moitié des bénéfices économiques attendus. Il est temps de créer de nouveaux métiers ou de reconsidérer l’emploi humain sur de nouvelles assises.
 ecoreseau.fr juin 2019 | 19
]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
L’intelligence artificielle, une rupture du xxe siècle OLiViER MAGnAn 1940-1950
Ordinateur et cerveau électronique
Décrire la pensée abstraite
Le connexionnisme des neurologues Warren McCulloch
et Walter Pitts
tente de reproduire les connexions du cerveau. Le neurone formel est un modèle mathématique que le neuropsychologue Donald Hebb, en 1949, dote de la capacité d’apprentissage.
Il travaille sur une modélisation de la pensée comme une manipulation de symboles, véhiculés par le support matériel. Domaine de sa recherche, la traduction automatique. Déjà.n
« Les machines peuvent-elles penser ? »
L’expression
En 1951, un autre mathématicien,
Marvin Minsky, met
au point le SNARC
– Stochastic Neural Analog Reinforcement Calculator –, simulation de réseau neuronal aussi « intelligent » qu’un rat qui teste un circuit dans un labyrinthe : il apprend et se souvient.
En 1956, l’Américain John McCarthy, en
plein colloque de chercheurs à l’université de Dartmouth, New-
      Quand apparaissent l’ordinateur* et
son code binaire, dans la foulée des
« tabulateurs » (calculateurs figés), fût-ce, plus tard, sous forme
de cartes
perforées, naît spontanément
l’idée qu’il sera
un jour une
sorte de « cerveau », donc une intelligence... pas franchement organique, donc
tout ce qu’il y a d’artificielle. C’est le mathématicien Norbert Wiener qui forme le
mot cybernétique dans les années 1940, « la science du fonctionnement
de l’esprit humain ». Mais l’on reste très loin de la modalisation de cet
« esprit ». Le concept de modèle neuronal
séduit davantage. Mais faut-il s’orienter vers le connexionnisme ou le cognitivisme ?n
* Un mot forgé par un linguiste français, lire encadré Intelligence artificielle contre bêtise naturelle
Cette question, Alan Turing la pose dans
un texte historique en 1949. L’homme qui avait réussi le décryptage du code Enigma nazi grâce à un monstre mécanique de son invention.
Il prédit que l’ordinateur qui, placé hors du champ de vision d’un expérimentateur humain, l’abusera
au point qu’il sera impossible de décider si c’est un humain
ou un robot qui
répond, sera réputé
« intelligent ». On comprendra plus
tard que ce « jeu d’imitation » (véritables termes employés
par Turing) ne saurait suffire à prêter une intelligence artificielle
   à la
machine... n
   principalement en automatisant, par technique d’IA, des bases de données Customer Relationship Management (CRM) de gestion de la relation client. D’où le surgisse- ment des fameux chatbots – agents conversationnels –, réputés de plus en plus efficaces pour décrypter les demandes des consomma- teurs ou interlocuteurs. Jusqu’à, si l’interlocuteur humain l’ignore, se faire passer pour un/e conseiller/ ère tout ce qu’il y a d’humain/e, en tout cas pour les applications les plus évoluées.
Jusqu’alors, ces interfaces dé- bitaient des « analyses » à partir de la détection de mots-clés. Avec l’IA, elles commencent à « com- prendre » (avec toute la réserve qu’il convient de prêter au verbe) le langage naturel. Il ne fait aucun doute que le grand rêve de Steve Jobs, le créateur d’Apple, incarné dans le premier grand clip du futur de l’année 1987 (Knowledge Na- vigator, précurseur visionnaire de Siri), sera sous peu réalité: un pro- fesseur dialoguait avec son appareil de façon on ne peut plus naturelle, son « assistant » virtuel, sous la forme d’un jeune homme à nœud papillon, lui répondait séance te- nante, lui fournissait des données dynamiques que l’homme tra-
20 | juin 2019 ecoreseau.fr
vaillait en temps réel, l’avertissait d’appels entrants ou expliquait à l’interlocuteur que son « patron » reviendrait d’ici à une heure...
À plus long terme, ces pro- grammes informatiques pour- raient bouleverser de nombreux secteurs d’activité. Ils seraient capables d’endosser différents rôles : vendeur, docteur, conseiller, styliste, juriste, guide touristique, critique culinaire... En Allemagne, le groupe Lufthansa utilise un chatbot pour guider les voyageurs dans leur recherche du meilleur tarif. En France, plusieurs entre- prises mènent des tests ou ont dé- ployé de premières versions de leur
données qui soient suffisamment importants et complets pour se voir exploités par certains métiers ou secteurs. L’ensemble de données obtenu devra en passer par une phase de formatage ou de transfor- mation avant que l’utilisateur final ne les « consomme », à commencer par les directions générales. Car une data n’est pas une fraction de vérité. Elle est toujours subjective. Il faut donc sensibiliser des métiers qui ne sont pas censés maîtriser les subtilités des méthodes statistiques complexes.
Mais c’est surtout le déficit de pro- fils qualifiés qui représente le prin-
cipal obstacle. Beaucoup d’organi- sations manquent de compétences en machine learning et en science de données. Elles recherchent éga- lement des profils capables d’iden- tifier et valoriser des cas d’usage professionnel de l’IA.
À l’échelle mondiale, l’on ne re- censerait que 300 000 chercheurs et praticiens de l’IA, alors que la demande se chiffre en millions à en croire une enquête de Tencent Re- search Institute de décembre 2017. Du coup, HEC, l’Essec, Polytech- nique ou Telecom ParisTech ont adapté leurs cursus ou créé des masters spécialisés en IA.
bot : SNCF, lePMU...
Direct Énergie, Accor,
intelligence artificielle contre bêtise naturelle
Le manque
de données pertinentes Mais attention à l’excès d’opti- misme car beaucoup de modè- les d’IA ne sont pas généralisa- bles. L’IA a encore des progrès à faire. Tout comme les entreprises. L’étude précédemment citée de McKinsey constate qu’il est en- core très difficile d’expliquer de façon simple, à des décideurs, des modèles complexes. Autre frein, le manque de données pertinen- tes. Cette étude pointe du doigt la difficulté d’obtenir des volumes de
« Que diriez-vous d’“ordinateur” ? » écrivit le professeur latiniste Jacques Perret, sollicité par IBM France en 1955 pour traduire le mot computer (calculateur) américain. « C’est un mot correctement formé, poursuit le linguiste, qui se trouve même dans le Littré comme adjectif désignant Dieu qui met de l’ordre dans le monde. [...] “Combinateur” a l’inconvénient du sens
péjoratif de “combine”
[...] “Congesteur”, “digesteur”, évoquent trop “congestion” et “digestion”. “Synthétiseur” ne me paraît pas un mot assez neuf pour désigner un objet spécifique, déterminé, comme votre machine. » Ainsi se francisa la machine. Mais c’est un an plus tard, en 1956, que des chercheurs américains, John MacCarthy et
Marvin Minsky, en pointe sur des recherches qui
dépassaient la simple utilisation de l’ordinateur comme calculateur, inventèrent l’expression
« intelligence artificielle » dans la foulée de « cerveaux électroniques » et de
« cybernétique ». Depuis, l’expression d’« intelligence artificielle » a fait florès, même si « intelligence augmentée » serait plus appropriée. Woody Allen
la définira comme « le contraire de la bêtise naturelle »...
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[ 1950-1970
IA est née
Hampshire, emploie pour la première fois l’expression
« intelligence artificielle ». Il est à nouveau question d’imiter le cerveau. Bingo. Experts, grand public et... investisseurs se mettent à rêver. Avec Marvin Minsky, l’inventeur de l’expression crée le MIT, Massachusetts Institute of Technology. En France, est fondé
le Centre d’étude de la traduction automatique (on y revient). n
Désillusions
AnnÉES 2000
L’intelligence prodigue promet des prodiges
Mais décidément, l’étincelle de l’intelligence espérée ne s’allume pas. Tout au long de la décennie 1960, les crédits publics et privés se tarissent, faute de résultats probants en matière de traduction automatique. Mais
le rapprochement de la linguistique et de la science accouche d’une discipline nouvelle, l’informatique théorique, qui
se révélera fort utile pour des développements futurs.
En attendant,
on n’invente pas d’ordinateur capable de battre un champion d’échec (ce qui adviendra en 1997) et un ouvrage ravageur montre les limites infranchissables
de l’apprentissage machine. Au cours de la décennie 1970, les militaires n’y croient plus et coupent eux aussi les crédits. n
Avec la « bulle Internet » (un moteur de recherche n’est rien d’autre que de l’IA en action), la recherche repart en force pour aboutir à trois grandes ruptures en 2011 : 1/ les réseaux de neurones convolutifs inventés par
le Français Yann Le Cun.
« Leur fonctionnement est inspiré par les processus biologiques, ils consistent en un empilage multicouche
de perceptrons, dont le but est de prétraiter de petites quantités d’informations. Les réseaux neuronaux convolutifs ont de larges applications dans la reconnaissance d’image et vidéo », dixit Wikipedia.
2/ Les processeurs graphiques à forte puissance de calculs.
3/ De grosses bases de données bien agencées pour
un apprentissage profond. Avec l’avènement du
Web 2.0, les entreprises comprennent que l’IA va leur livrer informations, rumeurs, retours client pour améliorer les produits, seule façon de survivre. Bref, le modèle du profit a relancé l’affaire du cerveau assisté par circuits neuronaux. Étonnant ? n
en couverture
entreprendre & innover
         Pour desserrer l’étau, le mathématicien Cédric Villani avait proposé dans son rapport* de tri- pler le nombre de personnes for- mées à l’IA en trois ans, en étendant notamment le champ des talents aux bacs +2 et +3. Et ces talents ne seront pas déçus par les salaires. Se- lon une étude 2019 de Data Recru- tement, un data scientist démarre à 40/44 Keuros bruts pour atteindre 80/100 Keuros et plus après dix ans d’expérience.
Pour la France et l’Europe, l’enjeu est de taille car il s’agit de résister aux leaders de l’IA aux États-Unis et en Chine. L’hexagone ne compte pas de poids lourds dans ce domaine. En revanche, la France aligne près de 270 start-up. En 2017, 141 mil- lions de dollars ont été investis dans ces jeunes pousses. Certaines ont su se démarquer comme Prophesee (ex-Chronocam). Lancée en 2014, elle a développé une innovation brevetée, unique au monde, par la- quelle des machines imitent le trai- tement humain des images, mais à quelle cadence ! Actility, spécialisé dans l’Internet des objets, Shift Technology qui traque la fraude à l’assurance ou encore Dataiku qui publie un logiciel destiné à amélio- rer l’analyse des données des entre- prises, cartonnent littéralement. 20 milliards d’euros
d’investissements
en Europe
En Europe, se distingue l’entre- prise britannique Darktrace. Elle utilise des algorithmes qui imi- tent le système immunitaire hu- main pour défendre les réseaux d’entreprise contre les cyberat- taques. Autre pépite à attirer les investisseurs, Acrolinx. Sa plate- forme de marketing utilise l’IA pour proposer aux marques de créer du contenu ciblé.
Mais ces pépites résisteront-elles longtemps à l’appétit des Améri- cains ou des Chinois ? Pour rester dans la course, l’Europe multiplie les soutiens. Son investissement dans la recherche et l’innovation atteint 1,5 milliard d’euros pour la période 2018-2020 dans le cadre du programme Horizon 2 020. En outre, le Fonds européen pour les investissements stratégiques sera mobilisé pour aider les entreprises et les start-up, grâce à un soutien supplémentaire, à investir dans l’IA. Ce fonds vise à mobiliser plus de 500 millions d’euros d’investis- sements au total d’ici à 2020 dans une palette de secteurs clés.
Autre initiative, le projet AI4EU
(Artificial Intelligence for Eu- ropean Union). Lancé en jan- vier 2019, piloté par Thalès, il est doté d’un budget de 20 millions
d’euros sur trois ans. Vocation: réunir et animer la communauté européenne de l’IA au sein d’une entité unique.
L’ensemble des investissements publics et privés dans l’UE de- vraient atteindre au moins 20 mil- liards d’euros d’ici à la fin de 2020. Une enveloppe indispensable pour que l’Europe ne rate pas le train IA en marche. Le Washington Post, en septembre 2018, a publié les propos de Kai-Fu Lee, cet Améri- cain investisseur en capital-risque, écrivain et chercheur en informa- tique, installé à Beijing, en Chine : il indiquait clairement que l’ab- sence d’infrastructures d’IA en Europe a fait du continent « une colonie de l’empire technologique américain »... Kai-Fu Lee connaît bien ce domaine. Il a créé un fonds d’investissement de 1,6 milliard de dollars dédié à l’IA. Plusieurs de ses travaux sont considérés comme essentiels au développe- ment actuel de l’IA. Restons posi- tifs: il a aussi précisé que le Règle- ment général de la protection des données (RGPD) sera de nature à donner aux entrepreneurs euro- péens une chance de créer une ex- périence plus axée sur l’utilisateur, ce qui fait généralement défaut aux entreprises américaines... PHiLiPPE RiCHARD
* Entre autres propositions, sa stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle, intitulée Donner un sens à l’intelligence artificielle, rapport paru en mars 2018, proposait de «créer un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artifi- cielle, mettre en place un supercalculateur conçu spécifiquement pour les applications d’IA, rendre plus attractives les carrières dans la recherche pu- blique afin d’éviter la fuite des cerveaux vers les géants américains ».
iA, 4 stades
C’est à un professeur en biologie intégrative et en ingénierie informatique du Michigan que
l’on doit les quatre
types d’intelligence artificielle aujourd’hui en application et à venir.
1/ L’IA de réactivité : c’est celle qui s’applique un peu partout. Grâce au machine learning, le robot (au sens large)
« perçoit » le monde et rétroagit en fonction de ces perceptions.
2/ L’IA à mémoire
limitée : ces représentations de l’environnement aboutissent à des
« décisions ». Cas type, la voiture autonome.
3/ L’IA de la théorie de l’esprit : à venir, des robots qui perçoivent le monde, le classifient et « comprennent »
les émotions, avec effet d’influence sur le comportement humain.
4/ L’IA de l’auto- conscience : le graal des chercheurs, des savants fous, des maîtres du monde, des utopistes, des Arthur C. Clarke, des Stanley Kubrick, des apprentis sorciers, la machine consciente d’elle- même, mais autrement plus « puissante »
que l’homme qui lui a donné... « vie ».
ecoreseau.fr juin 2019 | 21
]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
2 Six applis qui Lchangent la vie
22 |
juin 2019 ecoreseau.fr
Une plate-forme numérique dans
voirs, de bonnes techniques à la clé.
Le plan français : une ambition
en couverture
’IA ne sera pas seulement le cloud pour décoder plus rapi- technologique, industrielle, dement et à moindre coût les tests haut de gamme, un magma ADN, c’est la vocation de l’appli- de big data à productivité cation SeqOne. En mariant géno-
exponentielle. Elle existera sous la mique et intelligence artificielle,
Socratic, à partir de la photo de la copie de l’exercice, fournit illico les concepts dont l’élève a besoin pour apprendre à résoudre le problème. Accompagné à chacune des étapes pour arriver au résultat. Disponible pour l’heure en anglais seulement, l’application résout des exercices en biologie, maths, histoire-géo... pour des collégiens, lycéens et étu- diants.
p Konverso automatise
les fonctions supports
Exit les tâches chronophages et répétitives dans les entreprises ! L’application Konverso mise sur l’automatisation des fonctions sup- ports et processus internes en dé- veloppant le premier agent virtuel dédié au help desk informatique et technique. En intégrant une base de connaissance des diagnostics et de résolution d’incidents les plus fréquents, le chatbot va trai- ter de manière autonome un cer- tain nombre de cas. Une solution adoptée par AG2R La Mondiale, pour désengorger son service desk et mieux absorber les requêtes de ses collaborateurs.
p Traduction : Reverso aide
à trouver le mot juste
Traduction instantanée, dic- tionnaires bilingues et monolin- gues, correction intelligente... l’application Reverso propose un panel de solutions linguistiques à la pointe de l’IA et du deep learning appliquées à des données réelles. Plus encore, elle vient de lancer un dictionnaire en ligne des syno- nymes et analogies, disponible en français, anglais et dix autres lan- gues. D’une grande précision lin-
guistique, le dictionnaire combine quatre éléments : une ligne édito- riale, une base de données struc- turées, de l’apprentissage-machine, le tout enrichi par la contribution de linguistes. Le métier de traduc- teur aura bientôt vécu.
p Relation client : le UbotCare pour créer son propre chatbot
Les chatbots conversationnels in- vestissent la relation client ! Preuve en est avec l’UbotCare, lancé par l’agence TSC. De quoi donner aux marques le moyen de concevoir leur propre robot conversationnel 100 % personnalisé en seulement dix jours ! La solution recourt à l’exploitation d’une technologie de Natural Language Processing, de quoi, en cinq étapes, industrialiser à grande échelle des chatbots capa- bles de comprendre les questions des utilisateurs et de leur apporter la bonne réponse.
p Nebo duplique les notes manuscrites sur tablette
en format Word
Transformer en un clic les écrits manuscrits sur iPad Pro en do- cument Word ? C’est la prouesse de l’application de prise de notes Nebo, dotée d’un moteur de reconnaissance d’écriture très « artificiellement intelligent ». L’ou- til est compatible avec les stylets Apple Pencil ou encore le Crayon de Logitech. La solution nan- taise sait reconnaître la structure du texte initial (écrits classiques, griffonnages, sauts de lignes, in- tertitres, listing...), puis elle le duplique en forme numérique, à l’identique.
SÉLECTiOn CHARLES COHEn
forme de l’optimisation de tâches
cette solution montpelliéraine se
 de tous les jours. Elle sera aussi émotionnelle (informatique affec- tive ou affective computing) et c’est dans ce registre que l’humanité de- vra trouver ses frontières. Crowne Consulting estime que cette IA émotionnelle générera 10 milliards de dollars de marché dès 2020, à partir des 20 millions chiffrés en 2015!
p SeqOne décode les tests
3 ADN pour soigner les cancers Une aide « intelligente » aux de-
distingue par sa capacité à analy- ser la seule fraction de la masse de données du séquençage qui ren- ferme les infos les plus pertinentes pour les cliniciens. Mieux traiter in fine des cancers et des maladies rares ! Une solution déjà en évalua- tion dans une dizaine d’hôpitaux français.
p Socratic, l’incroyable
application d’aide aux devoirs
 L’IA française a connu l’hiver. Après un long retard à l’allu- mage, la France investit. Ambi- tion: se positionner comme un leader européen. Où s’installe l’IA tricolore ? Son plan suffi-
Ura-t-il ?
n premier rapport, en février, comman- dé par la Direction des entreprises et le
Commissariat général à l’éga- lité des territoires, ne se montre pas des plus optimiste: IA, état de l’art et perspectives pour la France constate que la France ne rattrapera pas le retard accumulé
vis-à-vis des géants de l’Internet, des GAFA aux BATX. États-Unis et Chine ont gagné les premières batailles, la France et l’Europe doivent essayer de mi- ser sur une IA incontournable. En France, en 2017, on dénombre 68 laboratoires de R&D (publics et privés) et 13250 chercheurs français actifs sur des problé- matiques liées à l’IA (mais ils ne traitent de l’IA qu’au croise- ment d’autres secteurs comme les mathématiques et l’informa- tique). L’Île-de-France concentre 45%dessites(13àPariset8à Saclay). Parmi les neufs labora- toires privés, seuls trois émanent
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[ Le Plan Intelligence artificielle prévoit l’allocation d’1,5 milliard d’euros
sur le quinquennat.
en couverture
entreprendre & innover
     d’entreprises françaises (Criteo, Michelin et Orange), contre trois états-uniens (Xerox, Facebook et Microsoft), deux japonais (Sony et Rakuten) et un chinois (Huawei). La plus grande struc- ture publique, l’Institut de re- cherche en informatique et systè- mes aléatoires (Irisa), rassemble 800 chercheurs en Bretagne. Et déplore la fuite des cerveaux. À l’instar de deux figures emblé- matiques, Yann Le Cun, mon- sieur IA de Facebook et Luc Julia, ex-monsieur IA chez Samsung, depuis rentré au bercail. Mais les Français frottés d’IA émigrés ne se comptent pas sur les doigts des deux mains...
Le gouvernement
à l’assaut de l’IA
Relever le défi ?
Un début de réponse émergea en novembre2018 avec l’annonce du plan du gouvernement pour l’IA, sur les bases des recomman- dations du rapport Villani publié le 23 mars 2018. Notre médaille Field, le mathématicien à la- vallière et araignée en broche, jusqu’alors peu versé en intelli- gence artificielle, aura réussi le tour de force d’en connaître plus sur le sujet que les experts – Luc Julia l’explique dans son livre* – au point de signer un plan ambi- tieux: installer la France dans le top 5 des pays experts en IA puis devenir leader européen. Parmi les grands points du rapport: doter la France d’un supercalcu- lateur très performant et revalo- riser les carrières d’enseignants chercheurs pour multiplier par trois le nombre de formés en IA d’ici à trois ans, et... féminiser le secteur.
Le Plan intelligence artificielle prévoit l’allocation d’1,5 mil- liard d’euros sur le quinquennat. Cent millions d’euros débloqués pour l’amorçage des start-up en IA, auxquels s’ajoutent 70mil- lions par an pour le développe- ment de ces nouvelles pousses, plus 400millions à destination des laboratoires de recherche et des projets industriels. Sans ou- blier 800millions d’euros d’ici à 2024 pour la recherche en na- noélectronique. À l’apport fi- nancier, le plan joint la création
de quarante chaires et le double- ment du nombre de docteurs en IA. La dynamique est lancée.
Elle fait étape sur le plateau de Saclay, hôte du supercalcula- teur le plus puissant de France. Développé par Hewlett Packard Enterprise (HPE) pour assurer 14 millions d’opérations par se- conde,ilauracoûté25millions d’euros. On le sait, la data est le pétrole de l’intelligence artifi- cielle. Pour mettre en œuvre ces nouveaux outils et développer l’attractivité du secteur, le plan s’appuie sur les instituts de re- cherche. Lesquels désormais bé- néficient du label 3IA.
Les 3IA au cœur
du programme
Ces instituts interdisciplinaires préconisés par Villani reçoivent le label dès lors qu’ils concen- trent formation et recherche fondamentale. Au cœur de l’ini- tiative, l’attribution de chaires et la valorisation de l’excellence scientifique française. Sous la houlette de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), les struc- tures sélectionnées pourront se partager des fonds publics et des investissements privés. Les quatre premiers instituts 3IA se trouvent à Nice-Sophia Antipo- lis, Paris, Grenoble et Toulouse.
3IA Côte d’Azur, Nice-Sophia Antipolis : santé et « territoires intelligents »
Au sein de la plus ancienne technopole d’Europe, 60% des 36000 emplois sont centrés sur les technologies du numérique. 3IA Côte d’Azur fédère des chercheurs en IA de l’université Côte d’Azur (déjà labellisée ini- tiative d’excellence), du CNRS, de l’Inria et de plusieurs écoles d’ingénieurs (Eurecom, Skema et Mines ParisTech). L’union sacrée rassemble aussi des grands grou- pes (Amadeus, Orange, Thales) et la French Tech Côte d’Azur. Une dynamique de l’IA axée autour des secteurs de la santé numérique et des territoires in- telligents.
Les quatre premiers « instituts 3IA »
se partageront près de 225 millions d’euros d’argent public et d’investissements privés sur quatre ans.
      Paris Artificial Intelligence Research Institue (Prairie) : santé, transports, environnement
Le projet Prairie est né de la convergence d’acteurs académi- ques et industriels du territoire. Le CNRS, l’Inria, l’université de Paris et l’université Paris sciences & lettres d’un côté, Amazon, Criteo, Facebook, Faurecia, Google, Microsoft, Naver Labs, Nokia, PSA, Suez et Valeo de l’autre. L’Institut se focalise sur les secteurs de la santé, des trans- ports et de l’environnement. Le modèle? Catalyser les échanges entre les mondes académiques et industriels, favoriser leur émula- tion réciproque pour former de nouvelles générations de cher- cheurs et d’entrepreneurs en IA.
Multidisciplinary Institute in Artificial Intelligence (MIAI), Grenoble-Alpes :
l’IA théorique et appliquée
Le territoire rassemble plus de 1500 chercheurs et universi- taires au travail sur l’IA quand l’université de Grenoble se classe au 1er rang des établissements français et au 31e mondial en science et ingénierie en informa- tique. En s’appuyant sur la qua- lité reconnue de la recherche au
sein de son université, le projet s’articule autour de quatre axes: apprentissage, raisonnement et perception, intelligence artifi- cielle et naturelle, architectures embarquées, IA et société. Le tout dans deux domaines d’ap- plications principaux: santé et environnement/énergie.
Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute (ANITI), Toulouse : fiabiliser l’IA
Porté par l’université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, le pro- jet ANITI se concentre sur la re- cherche en intelligence artificielle hybride, dans le but de « rendre l’IA plus fiable». L’aggloméra- tion toulousaine constitue la première région métropolitaine pour la part de PIB consacrée à la R&D. L’institut s’est construit en partenariat avec des organis- mes de recherches comme l’IRT Saint-Exupéry (institut de re- cherche technologique) et des acteurs industriels. Fidèle à la culture toulousaine, l’institut se structure autour des domaines du transport et de la mobilité aé- ronautique et spatiale.
ADAM BELGHiTi ALAOui
* L’intelligence artificielle n’existe pas, First
 ecoreseau.fr juin 2019 | 23
]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
4 Le journal du futur de Jean-Marie Benoist IA vertigineuses...
Avant qu’elle ne se pro- duise, je n’y croyais pas, moi, à la singularité. L’intelligence artifi-
cielle reste créée par l’homme, se conduit selon des règles spécifiées par l’homme... J’avais lu ce bou- quin étonnant en 2019, L’intelli- gence artificielle n’existe pas, écrit par un certain Julia, le Français de la Silicon Valley qui ne parlait que d’« intelligence augmentée ». Et pendant une vingtaine d’années – seulement ! –, ce fut le cas. Et puis, rupture. L’IA, à force de s’insinuer dans nos vies à bas bruit, a fini par atteindre le stade IV, l’auto-conscience. L’IA de la SF. Celle des robots de Clarke. L’humanité a touché du doigt des rêves ancestraux, mais nous nous sommes également précipités tête la première dans une de nos plus graves crises existentielles.
24 | juin 2019 ecoreseau.fr
Ces cerveaux libérés
qui s’endorment...
La rapidité avec laquelle les pro- grès sont apparus et se sont ré- pandus, sans que l’on s’en rende compte, a joué, je pense, dans cette ambivalence. Le glissement d’Alexa et Cortana – les premiers assistants virtuels – vers nos ver- sions actuelles, hautement per- sonnalisées, avec lesquelles nous vivons en symbiose permanente, capables de fournir une assistance logistique et matérielle (remplir les cases nutritives contrôlées, par exemple), mais aussi émo- tionnelle (mes trois dernières rencontres m’ont été suggérées par Verba, mon IA/meilleure amie de poche) a été presque im- perceptible. L’omniprésence d’IA qu’on appelle maintenant « fonc- tionnelles » dans tous les objets qui nous entourent – mobilités,
Immortalité, oisiveté, superpouvoirs, planète verte, conquête spatiale... C’est beaucoup – mais il y a un prix.
en couverture
Juin 2040. En 2019, on disait que l’IA serait un catalyseur
de changements d’une ampleur sans précédent pour l’humanité. Sans trop s’aventurer. Vingt ans plus tard, l’ampleur est au rendez-vous : le travail, l’incarnation, la mortalité... tout ce qui semblait valeurs indéfectibles se sont révélées... artificielles.
poussboissons, bains... – a trans- formé nos maisons en pays de Cocagne.
Une transformation complétée par la mainmise des robots et des IA sur le monde du travail. Tout ce qui était automatisable a été automatisé. Et, au fil des progrès fulgurants de l’IA et de la robo- tique, non seulement en termes de capacités fonctionnelles mais aus- si relationnelles avec l’humain, de plus en plus de choses devenaient « robotisables » : la production, la comptabilité, etc., mais aussi la cuisine, presque tous les services à la personne – surtout aux per- sonnes âgées et aux plus jeunes... Pour beaucoup, le travail est maintenant optionnel dans la vie. On a effectivement libéré les énergies créatrices de l’humanité. Mais l’humanité n’est pas tou- jours créatrice...
Sans les IA nationales,
la planète aurait bogué
La vie est devenue beaucoup plus longue. La médecine a subi deux révolutions coup sur coup: sa transformation en une pratique majoritairement préventive, grâce notamment aux capteurs dont, en dépit du mouvement anti-puces dermiques on nous a abondamment – et obligatoi- rement – lardés, et à l’assistance au diagnostic. Et l’arrivée de la cybernétique. Ce qui a commen- cé par des exosquelettes intel- ligents s’est rapidement étendu aux membres (grâce aux progrès des interfaces neuronales), orga- nes... D’abord pour le remplace- ment, puis, très vite, pour l’amé-
l’âge d’or de l’exploration – on de- vrait plutôt dire colonisation – spa- tiale. La vitesse de la lumière reste indépassable (pour l’instant, du moins), mais la durée du voyage est devenue immatérielle, maintenant que nous sommes quasi-immor- tels. De plus, toute expédition bé- néficie des dernières avancées en matière de recyclage, production éco-compatible, maintenant en- tièrement robotisée... Car l’IA a réussi à faire ce que nous ne pou- vions pas : nettoyer la planète. Et c’est bien grâce à elle. Sans les conseils de leurs superintelligences (car ils en ont tous une), fruits de l’élaborations d’IA neuronales de plus en plus complexes, les divers gouvernements du monde ne se- raient pas arrivés à collaborer de façon suffisamment efficace (voire à se mettre d’accord pour traiter le fléau). Je suis, du reste, content d’être né dans une nation qui a fait le choix d’une IA plutôt du type gardienne. Les possibilités de contrôle des personnes, compte- tenu de l’imbrication profonde des IA dans tous les aspects de notre vie, auraient de quoi rendre fou de joie le plus totalitaire des dicta- teurs.
Lasingularité...
Immortalité, oisiveté, superpou- voirs (pour ceux qui enfreignent la loi avec leurs implants), planète verte, conquête spatiale... C’est beaucoup – mais il y a un prix. Avec l’effondrement du travail, la disparition de la mortalité, la dissociation de notre identité de notre corps, etc., tout notre sys- tème de perception de la valeur de
    lioration. Si nous ne pouvons toujours pas « télécharger » des données directement dans nos consciences (mais nous pouvons le faire avec nos symbiotes, ce qui est quasiment la même chose), nous avons de fait atteint une certaine forme d’immortalité... La pratique aurait pu déborder rapidement (il suffit de lire toute la littérature de science-fiction du xxe siècle avec ses cyborgs), mais heureusement, elle a été presque immédiatement limitée. Pas de la même façon selon les nations, ce qui reste un des principaux sujets de débat international.
Avec la cybernétisation est né
l’autre s’est totalement effondré. Nous sommes toujours en plein dans cette crise existentielle. Et aujourd’hui, nous devons accep- ter ce nouvel autre. Car, à force de jouer avec le feu, de créer des IA neuronales de plus en plus com- plexes avec des matrices émo- tionnelles sans comprendre véri- tablement ce que nous faisions, la singularité – l’émergence d’une réelle conscience artificielle – s’est produite hier, malgré toutes nos précautions. Et le monde retient son souffle : avons-nous donné naissance à un allié? Ou à un ennemi ?
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[                                  BESOIN D’INVESTIR ?
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]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
grand angle
Un fourre-tout qui cherche à libérer l’entreprise de vieux carcans mais san
Pacte : un pack à impa
 Le « Pacte », ce Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises signé Édouard Philippe
et porté par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, fut définitivement adopté par l’Assemblée nationale le 11 avril et le Conseil constitutionnel en a validé la constitutionnalité le
16 mai. Voici ses dispositions clés. Et les critiques qu’il suscite.
Curieux texte. Ses insti- gateurs macroniens en font l’alpha et l’omega du quinquennat, l’âge
d’or de l’entreprise libérée de ses contraintes, la rupture avec l’en- treprise du xixe siècle, les clés de l’innovation universelle. On y reconnaît en fait l’imitation des schémas libéraux américains où entreprendre fait partie de l’ADN national, le financement se veut largement simplifié et où l’échec est promu vertu propice au re- bond. Dès lors, les tenants d’une entreprise suspectée de placer le profit avant le bien-être de ses sala- riés n’y voient que le pastiche d’un modèle ultralibéral où les avan- tages consentis constituent autant de coups de canif dans le contrat social. Pourtant, l’effort de simpli- fication, les économies recherchées et les incitations à l’innovation, sans donner aux entreprises fran- çaises les moyens radicaux d’un es- sor à l’américaine contrairement à ce que trompette le gouvernement, vont dans le – bon – sens d’une vo- lonté d’en finir avec les tracassins et les redevances. OM
Les dispositions de la loi sont claire- ment exposées sur le site www.eco- nomie.gouv.fr/loi-pacte-mesures- simplification-creation-entreprise Les critiques constituent une synthèse inspirée notamment de l’article de Romaric Godin, Me- diapart, www.economie.gouv. fr/loi-pacte-mesures-simplifica- tion-creation-entreprise
Création d’entreprise
Le constat : c’est trop long, décou- rageant ! Le processus n’est pas dé- matérialisé, complexe.
La loi dit que : une plate-forme unique remplace les 7 réseaux de centres de formalités, d’ici à 2021. Tout se remplit en ligne. Et pour les handicapés de l’ordinateur, on maintient une assistance hu- maine dans les centres. Plus de
26 | juin 2019 ecoreseau.fr
registres multiples coûteux, mais un unique, dématérialisé. Abais- sement du prix des annonces ju- diciaires et légales (aujourd’hui 200 euros, prix moyen). Les délais de paiement excessifs sanctionnés par la DGCCRF seront publiés (name and shame). Pour une acti- vité qui ne génère pas plus de 5 000 euros par an, pas de compte ban- caire obligatoire (et il faudra dé- passer le plafond de deux années consécutives pour devoir en créer un). Plus de stage de préparation à la gestion obligatoire (400 euros en moyenne) pour une activité ar- tisanale.
La critique pense que : compli- quer de créer sa boîte? Pas si sûr, la preuve, la France est l’un des pays les plus créateurs. L’Insee le dit : « En janvier 2019, le nombre total de créations d’entreprises tous types confondus est en forte hausse (13,8 % après 0,6 % en décembre, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les créations d’entreprises classiques augmentent (4,4 % après - 0,8 %) et les immatriculations de micro- entrepreneurs s’envolent (25,4 % après 2,3%). » Quant au stage de préparation supprimé, ne risque-t- il pas de placer l’artisan qui n’aura pas acquis le minimum de compé- tence en comptabilité en position de faiblesse face à sa banque ?
Simplifications
1 Les seuils, réaménagés
Le constat : 199 obligations pour 49 seuils d’effectifs. Bruno Le Maire, instigateur de la loi, y voit des « entraves, nocives pour l’em- ploi ». Les réaménager, dit-il, c’est supprimer « la peur de grandir ». La loi dit que : aux principaux seuils, 10, 20, 25, 100, 150, 200, sont substitués trois paliers, 11, 50, 250, avec report des obligations intermédiaires aux seuils plus élevés. Au surplus, les contraintes
nouvelles apportées par chaque seuil ne seront effectives que si les dépassements durent plus de cinq ans !
La critique pense que : les sala- rié/es ne bénéficieront plus de ces seuils – logement social, local de restauration, protections... –, cer- tain/es pendant toute leur carrière. En outre, la présence ou non d’un « règlement intérieur » (obligatoire au-delà d’un certain seuil), fe- rait-elle renoncer une entreprise à « grandir » ?
2 Certification légale des comptes
Le constat : les entreprises sous les seuils européens doivent consacrer en moyenne 5 500 euros à la certi- fication des comptes. C’est beau- coup trop.
La loi dit que : le seuil de 2 millions
d’euros de CA HT pour certifier les comptes passe aux normes eu- ropéennes de 8 millions.
La critique pense que : les commissaires aux comptes seront touchés par la mesure (une « mis- sion sur l’avenir de la profession » espère cautériser la plaie), mais le plus préoccupant porte sur le fonc- tionnement même de l’entreprise : sans comptes certifiés, sa solidité sera difficilement appréciable et sa relation avec les banques com- plexifiée.
3 Trésorerie des PME
Le constat: les PME ne se voient accorder au minimum que 5 % de versement d’avance sur les mar- chés publics de l’État et les grandes entreprises paient en moyenne à 68 jours.
La loi dit que : 20 % minimum
s
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ l’effet de levier à l’américaine
la « capitalisation » de la réforme des retraites. Mais l’épargne re- traite est-elle une solution pour les entreprises quand sont favori- sés d’autres produits disponibles et sûrs? En outre, le marché se- condaire (actions) « participe peu à l’investissement » dans les entre- prises françaises.
Dynamiser l’innovation
Le constat : il faut financer les tech- nologies de rupture (IA, nanoélec- tronique, stockage d’énergie) au taux d’échec élevé. On parle d’« en- jeu de souveraineté ». D’autres dis- positions portent sur la recherche publique fléchée vers les entre- prises, la propriété industrielle (brevets), des offres de jetons vir- tuels (ICO et blockchain), l’avancée dans les véhicules autonomes.
La loi dit que : le Fonds pour l’innovation et l’industrie (jan- vier 2018), ensemble d’actifs de 10 milliards d’euros, doit générer 200 à 250 millions de rendement annuel pour financer des disposi- tifs de soutien à l’innovation. Des « cessions de participations publi- ques » veulent libérer 100 milliards d’argent public immobilisé dans 80 entreprises dont le contrôle n’exige pas une participation au capital. Cette participation d’État sera cédée pour trois groupes, Aé- roports de Paris (ADP), Française des jeux, Engie. Des mesures fa- vorisent, simplifient, soutiennent les autres dispositions de soutien à l’innovation.
La critique pense que : évoquer l’innovation pour justifier les ces- sions d’actifs de l’État constitue un prétexte. La pertinence même du Fonds pour l’innovation est mise
La loi dit que: le forfait social est supprimé pour les entreprises de moins de 250 salariés, comme les prélèvements sur les verse- ments d’épargne sociale pour les boîtes de moins de 50 salariés. L’intéressement et la participa- tion sont simplifiés par des ac- cords-types. Le/la « pacsé/e » du/ de la dirigeant/e bénéficiera de ces avantages (jusqu’alors réservés aux époux). Facilitation du plan d’épargne retraite collectif (Perco). D’autres dispositions encouragent l’actionnariat salarié (public et pri- vé).
La critique pense que : ces me- sures n’obligent en rien les entre- prises qui restent décisionnaires en matière d’intéressement et de participation.
La raison d’être
des entreprises
Le constat : « L’utilité sociale et environnementale de l’entreprise n’est que peu reconnue dans le droit français », déplore le législateur. La notion d’intérêt social est absente de la définition qui s’en tient à l’in- térêt commun des associés.
La loi dit que: il faut modifier le Code civil et le Code de commerce pour que soit reconnue dans le droit la notion d’intérêt social de l’entreprise (disposition obliga- toire). Reconnaître « la possibilité aux sociétés qui le souhaitent de se doter d’une raison d’être dans leurs statuts » (disposition faculta- tive). Permettre la création d’un statut d’« entreprise à mission ». À cette fin, renforcer la présence des administrateurs salariés dans les conseils (y compris au sein des mutuelles, unions et fédérations). La critique pense que: cette re- prise du rapport Sénard-Notat sur l’objet social de l’entreprise ne crée aucune obligation pour l’entreprise puisque, selon Bruno Le Maire, « ce n’est que la sanction dans le Code de la jurisprudence existante ». La «raison d’être de l’entreprise» reste « facultative et volontaire ». « Donc largement inopérante », estiment les commentateurs. En revanche, pour les instigateurs du texte que sont les professeur/es de l’école des Mines et le Collège des Bernardins, titulaires de la chaire Théorie de l’entreprise, modèles de gouvernance et création collec- tive, il s’agit d’une «réforme qui se démarque de tous les autres pro- jets de réforme du xxe en matière d’équilibre travail/capital et de l’encadrement du pouvoir des di- rigeants, une approche originale et une nouvelle définition de l’entre- prise ».
cts prudents
grand angle
entreprendre & innover
  d’avance pour un marché supé- rieur à 50000 euros HT et d’une exécution supérieure à deux mois. Procédures simplifiées et délais ré- duits par une norme européenne de facturation électronique.
La critique pense que : les mesures sont les bienvenues.
4 Entrepreneurs en échec non fustigés
Le constat : l’échec, le dépôt de bilan, sont encore sanctionnés comme des « fautes ». Il faut en moyenne deux ans et demi entre l’ouverture d’une procédure de liquidation et sa clôture, sans dé- marrage possible de nouvelle acti- vité. Bruno Le Maire veut instituer un « droit à l’échec ».
La loi dit que: il faut donner une deuxième chance, effacer les dettes d’une entreprise en faillite sans sa-
Les tenants d’une entreprise suspectée de placer le profit avant le bien-être de ses salariés n’y voient que le pastiche d’un modèle ultralibéral où
les avantages consentis constituent autant
de coups de canif dans le contrat social.
larié sous 5000 euros d’actifs. Ra- mener la procédure de liquidation àundélaide6à9moisetde12à 15 mois selon le salariat impacté et les CA.
La critique pense que : c’est risquer d’encourager une déresponsabili- sation préjudiciable à l’emploi. La nouvelle protection des créanciers réduira-t-elle celle des salariés ?
Épargne et financement
Le constat : les financements par- ticipatifs en France se montent à 319 millions d’euros alors que le Royaume-Uni en revendique 4,3 milliards. Le PEA-PME comp- tabilise 1,1 milliard d’euros contre 92 milliards pour le PEA et 400 milliards pour les livrets régle- mentés. L’assurance vie draine seulement 20 % de l’épargne en ac- tions. L’épargne retraite affiche un encours de 220 milliards d’euros (contre 700 pour l’assurance vie). La loi dit que : le PEA-PME consti- tué de titres d’entreprise de moins de 5 000 salariés, au CA inférieur à 1,5 milliard d’euros voit son ré- gime fiscal apparenté au PEA, avec dividendes et plus-values exonérés dès 5 ans après le premier ver- sement. Pour l’assurance vie, le fonds Eurocroissance (investi en actions) qui contribue au finan-
    cement des entreprises, aux actifs plus risqués, donc au rendement meilleur, sera simplifié et avanta- gé par une sécurité à l’échéance. Les quatre produits d’épargne re- traite complexes, grevés de frais et aux conditions de sortie rigides, sont remplacés par trois produits, un individuel et deux collectifs, à l’épargne portable, aux règles d’âge et de déblocage identiques. La critique pense que : ces me- sures sont soupçonnées préparer
en cause. C’est, disent certains commentateurs, la négation pure et simple des garanties en matière de privatisation des précédents gou- vernements.
Récompenser
le travail des salariés
Le constat : les dispositifs d’épargne salariale touchent peu les entreprises de moins de 50 sa- lariés, l’intéressement est lui aussi mal réparti.
ecoreseau.fr juin 2019 | 27
s
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[   entreprendre & innover
société
Ces start-up qui s’engagent pour un monde meilleur
Fédérer l’innovation sociale et environnementale. En plein vote de la loi Pacte (lire dans ce numéro p. 24) qui institue des « entreprises à mission », telle s’offre la mission de French Impact, accélérateur national lancé en janvier 2018 à l’initiative du gouvernement. Un an et demi après la création, quelles avancées pour l’entrepreneuriat social en France ?
pierres révèlent
caux) et socialement responsa- bles. Ses solutions innovantes en matière de production, de services et d’inclusion lui ont donné les moyens de changer rapidement d’échelle. En 2014, le chiffre d’affaires de l’entre- prise était de 180 000 euros. Trois années plus tard, il atteint 3 mil- lions... Une success story dont l’accélérateur entend passer le flambeau à d’autres entreprises, quel que soit leur secteur d’acti- vités. CHLOÉ PAGÈS
 « Quand les
hommes relèvent
les pierres, les
les hommes »
 C
 M
 J
 Janvier 2018, Christophe Itier, Haut-commissaire à l’Économie sociale et soli- daire et à l’Innovation au-
près du ministère de la Transition écologique et solidaire, inaugure ce fameux French Impact. Un accélérateur d’entreprises in- novantes et respectueuses des critères ESS (Économie sociale et solidaire), organisé en asso- ciation loi 1901. L’accélérateur se donne pour mission de «libérer l’innovation sociale et de la re- mettre au cœur des réponses aux défis sociétaux qui changeront la vie des Français». Joliment dit. Parmi ces défis se listent la tran- sition écologique, l’économie inclusive et solidaire, la réussite éducative, l’équité territoriale et l’accompagnement génération- nel. Vaste programme, aurait dit le Général. Organisme non
financeur, French Impact accom- pagne les projets innovants en leur apportant méthodologie, in- génierie et outils de mesure d’im- pacts. La toute première session du programme a été consacrée à l’accompagnement de 22 struc- tures de l’économie sociale et solidaire, les «Pionniers French Impact ». Des start-up fortes de plus de trois années d’existence, qui ont toutes déjà montré la ro- bustesse de leur modèle. À l’oc- casion du grand appel à projets, elles ont rejoint un programme national d’accompagnement au changement d’échelle (scale-up). Repérées parmi les 22 Pionniers French Impact, des entreprises telles WeTechCare qui se donne pour ambition d’accompagner les personnes en difficulté numé- rique et de redonner confiance aux jeunes en insertion profes-
sionnelle, Simon de Cyrène le bien-nommé – l’entreprise déve- loppe et anime des maisons par- tagées à taille humaine où vivent des résidents valides et des per- sonnes en situation de handicap – ou encore Acta Vista, accom- pagnement de personnes exclues vers les métiers de la restauration du patrimoine (lire encadré).
Les start-up de l’ESSpoir ? Avec l’initiative French Im- pact, l’ambition est d’apporter la preuve qu’une entreprise impli- quée dans des critères de respon- sabilité sociétale et environne- mentale se montrera source de rentabilité. Le cas de Baluchon Restauration, une des 22 entre- prises membres du programme. Mission : concocter des plats ultrafrais et des services gour- mands locavores (produits lo-
Vincent nicollet est président d’Acta Vista, une association qui, depuis 2002, s’engage dans l’accompagnement de personnes exclues vers les métiers de la restauration du patrimoine. il a reçu le 18 avril 2019 la ministre du Travail et marraine French impact de l’association, Muriel Pénicaud.
Quelle fut la réflexion initiale
à la création d’Acta Vista ?
Acta Vista est né en 2002 à la suite d’une observation : plus une personne est en difficulté, plus il convient de mettre du
beau et du prestigieux entre ses mains.
Nous accompagnons ces personnes sur le chemin du retour à l’emploi en dispensant des formations d’un an, via notre organisme de formation BAO Formation. Elles débouchent sur des titres pro équivalents à un CAP. Il faut bien avoir à l’esprit que 75 % des personnes qui nous rejoignent n’ont pas de diplôme reconnu. À l’issue de l’année, 9 candidats sur 10 obtiennent un titre professionnel et deux personnes sur trois retrouvent un emploi. En 2018, nous avons accompagné 524 personnes.
Quels ont été pour l’association les bénéfices de cet accompagnement ?
À l’issue de notre candidature, nous avons
été retenus parmi les 22 « Pionnier French Impact » et nous bénéficions d’un programme d’accompagnement de trois ans. French Impact nous accompagne dans la mesure de notre impact social. Au fond, l’impact d’Acta Vista va au-delà du seul retour à l’emploi
et c’est sur cet aspect méthodologie de la mesure que nous sommes en train de travailler avec French Impact. Du reste, nous placer sous la bannière French Impact nous donne une forte visibilité et nous donne les moyens de disposer d’une mise en réseau importante, tant auprès des acteurs publics que privés.
CM
 MJ
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 CMJ
  Baluchon Restauration, une des 22 entreprises membres du programme, est passée d’un CA
de 180 000 euros en 2014 à 3 millions aujourd’hui.
28 | juin 2019 ecoreseau.fr
N
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]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
Assistants vocaux :
amis, espions, agents publicitaires ?
Alexa, Djingo, Siri, Cortana... Il ne s’agit pas d’un groupe hétéroclite d’amis, mais de la flopée d’assistants personnels qui vient envahir nos smartphones et nos maisons. Ils sont de plus en plus nombreux, de plus en plus efficaces, de plus en plus présents, pour ne pas dire envahissants. Les agents conversationnels vont-ils nous faciliter la vie ou nous la rendre impossible ?
 MarketsAndMarkets, société américaine spécialisée dans les études de marché,
prévoit que la taille mondiale de celui de l’intelligence artificielle conversationnelle passera de 4,2 milliards de dollars en 2019 à 15,7 milliards de dollars d’ici à 2024. Soit un taux annuel de croissance de 30,2%. Au fur et à mesure des progrès technologi- ques, les chatbots se sont perfec- tionnés pour devenir de véritables interfaces conversationnelles. Aujourd’hui, certains de ces bots s’appuient sur des scénarios préa- lablement préenregistrés, appelés « arbres de décision ». D’autres exploitent une technologie plus poussée, comme celle de l’outil français Clevy, conçu pour auto- riser aux salariés d’une entreprise l’accès simple aux informations RH en interne. L’outil s’appuie sur un triptyque initial : compréhen- sion/gestion du dialogue/réponse. La phase de compréhension re- pose sur le traitement automa- tique du langage naturel, de quoi, pour le programme, analyser et comprendre les messages de l’u-
30 | juin 2019 ecoreseau.fr
tilisateur. Puis le Dialog Manager va générer des décisions en s’ap- puyant sur un arbre de décision, des bases de données et l’histo- rique des précédentes conversa- tions. Enfin, soit les réponses sont préenregistrées pour « matcher » avec la question de l’utilisateur, soit le chatbot fait appel à un géné- rateur de langage naturel (NLG) pour formuler sa réponse.
Toute une série
de risques !
Des technologies qui expliquent comment, pourquoi les chatbots répondent à des requêtes en tout genre, de façon précise, 24 heures sur24et7jourssur7.Maissiles algorithmes de l’IA sont très effi- caces pour certains types de tâ- ches précises, ils n’en sont pas à tenir une réelle conversation ou comprendre les subtilités fines d’une langue façon être humain. Les assistants cachés dans vos smartphones, comme Siri (Apple), Cortana (Microsoft) ou Google Assistants, les robots qui vous aident à finaliser un achat sur un site ou ceux qui prennent la forme d’une enceinte connectée dans la
tions éthiques. Ne risquent-ils pas, en plus de nous inciter à la paresse intellectuelle, de nous conduire à nous contenter d’une unique réponse à une question, alors qu’il n’y a rarement qu’une seule vérité ? Les informations que nous recevrons ne pour- ront-elles pas être biaisées par des partenariats conclus par le fabri- cant – une façon de rendre le sys- tème d’exploitation décisionnaire de nos vies? Et puis les données personnelles que nous confions à ces assistants, en leur posant des questions qui donnent des infor- mations sur nos habitudes de vie, que deviennent-elles ?
Àlafin,
c’est l’humain qui gagne L’inquiétude n’est guère par- tagée par le Français américani- sé Luc Julia, co-inventeur de Siri et actuellement vice-président de l’innovation chez Samsung. L’auteur du remarqué ouvrage L’ i n t e l l i g e n c e a r t i fi c i e l l e n ’ e x i s t e pas (First Éditions) rappelle le rôle prépondérant de l’homme dans l’affaire : « Nous avons la volonté de créer des machines à notre service, en comprenant bien qu’elles ne décident pas pour nous. Avec les techniques actuelles de l’intelligence artificielle, nous ne serons pas en danger », répond-il à nos confrères d’ActuIA.com. Le chercheur optimiste conclut
« Aujourd’hui, nous sommes dans le contrôle », Luc Julia, co-inventeur de Siri.
l’œil décalé
  maison, comme Alexa (Amazon), Home Pod (Apple), Djingo (Orange) proposent donc un dia- logue qui reste très pragmatique et orienté vers un but précis. On parle d’IA « faible », en opposi- tion à une IA « forte » qui serait dotée de réelles capacités cogni- tives. Mais dans un futur plus ou moins proche, attendons-nous à un développement « fort » de ces technologies. Et aux dérives qui ne manqueront pas de s’y asso- cier !
Autre dérive possible. À force de dialoguer avec ces outils en phrases simples, utilitaires, ne ris- quons-nous pas d’appauvrir notre langage et notre pensée ? L’un des risques soulevés par ces technolo- gies est d’aboutir à ce que les hu- mains ressemblent de plus en plus à des machines, et les machines de plus en plus à des humains ! Autre spectre d’inquiétude : les agents conversationnels posent des ques-
même en termes positifs sur le développement des technologies et l’avenir de l’homme, quoiqu’il formule quelques réserves : « Je pense que la technologie peut nous libérer des tâches qui nous contraignent, répétitives et peu intéressantes, aussi bien intellec- tuellement que physiquement. Si nous arrivons à nous libérer de tout ça, nous aurons plus de temps pour parler aux autres, pour échanger, en tout cas je l’espère. Évidemment, il existe des dangers et des dérives. Le téléphone por- table est devenu notre cerveau et peut nous renfermer sur l’objet. Cependant, il faut comprendre la technologie et avoir envie de s’éduquer tout seul, de faire autre chose. Bien sûr, nous pouvons devenir idiots en utilisant l’intel- ligence des machines, seulement nous ne devenons pas idiots à cause des machines, mais à cause de nous. » ÉMiLiE MASSARD
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[ réseaux & influence
entreprendre & innover
tion et du changement social », comme le souligne la Charte du mouvement.
Car depuis 2010, il existe officiel- lement une alliance – le G20YEA – qui rassemble les multiples associations nationales, cha- cune chargée de la sélection et du pilotage de la délégation de son pays. En France, il s’agit de Citizen Entrepreneurs, fondé en 2007, investi de missions : « Rendre l’entrepreneur popu- laire en valorisant son rôle mo- teur dans la croissance, l’inno- vation et la création d’emplois, notamment pour les jeunes ; favoriser la croissance des entre- preneurs, des PME et des ETI/ ETM à l’international en mobi- lisant l’ensemble des ressources
Parmi les questions abordées : comment faire pour amélio- rer le libre-échange et faciliter l’entrepreneuriat à l’étranger ? Comment faciliter l’accès des start-up aux financements? Comment inclure plus de RSE (préoccupations sociales, envi- ronnementales et économiques) dans les démarches commer- ciales et comment le valori- ser ? Comment faire en sorte de mettre plus en avant l’entrepre- neuriat dans l’éducation ? Les éditions précédentes abordaient, pêle-mêle, les tendances numéri- ques, la nécessité d’une culture entrepreneuriale, les innova- tions disruptives... Les sujets sont de pointe, les participants également. Une telle opportunité
 Les sujets sont de pointe, les parti- cipants également, l’opportunité rare.
  G20 des jeunes entrepreneurs
stratégiques disponibles ; et ras- sembler en architecture ouverte l’ensemble des acteurs privés et publics qui constituent l’écosys- tème entrepreneurial. » Outre la coordination de la délégation française du G20YEA, Citizen Entrepreneurs organise égale- ment la Conférence annuelle des entrepreneurs (où la délégation française présente les résultats des discussions au gouverne- ment) et anime des tables rondes d’experts, les Citizen Meetings & Networking.
Une expérience internationale unique
Le G20 des jeunes entrepreneurs constitue une expérience unique à plus d’un titre. Le thème de l’édition 2019, qui vient de se tenir les 16 et 17 mai à Fukuoka, au Japon, s’intitulait Imagina- tion Economy for a sustainable future, Une économie imagi- native pour un avenir durable.
La délégation 2019
Ils étaient finalement 36 à représenter la France à Fukuoka. La délégation française a fait honneur à la diversité du paysage entrepreneurial français : 39 ans de moyenne d’âge, 28 % de femmes, 31 % issus des territoires, 86 % avec des activités à l’international, pour, en moyenne, un CA de 20 millions d’euros et
110 emplois par entreprise. Quant aux activités, elles allaient de la location de bateau entre particuliers
à la cosmétique, en passant par l’IT, des services, du conseil, de l’autopartage, du Saas... Un véritable échantillon représentatif.
reste rare que celle de rencontrer des entrepreneurs jeunes et dy- namiques venus des quatre coins du globe, de discuter avec eux d’enjeux aussi importants, de travailler avec eux lors d’ateliers, et, partant, de nouer avec eux des relations durables...
Et tout le monde (ou presque, on parle de jeunes entrepreneurs) est invité à participer, à condi- tion de respecter quelques cri- tères (du moins pour les ETI/ ETM) : l’entreprise doit cumuler plus de trois ans d’existence, réa- liser un CA d’au moins 50 mil- lions d’euros, se montrer déjà présente à l’international... Les dossiers, une fois déposés, sont sélectionnés par le jury. Compte tenu de l’objectif du G20, la mo- tivation est un facteur particu- lièrement clé. Si la plupart ont envie de renforcer leur réseau international, les entrepreneurs présents ont également envie de faire bouger les choses. Car l’aventure ne s’arrête pas là. Après l’événement, chaque délé- gation prépare ses recommanda- tions pour son gouvernement, un processus qui demande encore plus de discussions et de débats. L’année dernière, par exemple, les recommandations avaient porté sur l’éducation, la fiscalité et la mobilité, avec notamment la suggestion de la création d’un statut d’entrepreneur européen. Et les résultats sont là : la plupart des mesures prononcées au G20 2017 ont été mises en place en France. jEAn-MARiE BEnOiST
Prendre la parole
Le G20 des jeunes entrepreneurs se révèle une expérience unique, à la fois par son aspect fortement international et par son objectif : il ne s’agit pas simplement de travailler son réseau, mais de s’impliquer, au plus haut stade, dans la vie économique de son pays. Influences.
Depuis 2009, avant le G20, se tient un évé- nement d’un genre un peu particulier,
le G20YEA, le G20 des jeunes entrepreneurs. Plus de 400 – jeunes, donc, et ressortissants des pays du G20 – se réunis- sent pour trois jours de débats et d’échanges. Se bousculent des interventions de personna- lités issues du monde économi- que, politique et universitaire, en faveur de la croissance et de la création d’emplois. Objectif : l’élaboration de recommanda- tions ciblées pour encourager l’emploi et la croissance, des- tinées aux pays membres du G20 (et à sa promotion durant l’année). La conviction de fond : les jeunes entrepreneurs ont des choses à dire, à apporter : ils sont « de puissants moteurs du renouveau économique, de la création d’emplois, de l’innova-
ecoreseau.fr juin 2019 | 31
]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en immersion
    Les BigBoss summer edition 2019
Comment rendre les échanges profes- sionnels plus fun tout en optimisant leur ren-
tabilité ? C’est la
dû se poser Hervé Bloch avant de créer son concept. Le prin- cipe : deux fois par an, pour une summer et une winter, acteurs et entreprises du numérique s’em- barquent pour un week-end de rencontres d’affaires dans un cadre festif et idyllique. En été, plage, piscine, activités nau- tiques et soirées en plein air. En hiver, ski, spa et vin chaud. D’un côté les BigBoss, leurs besoins et leur budget, de l’autre les presta- taires et leurs services.
Le mot d’ordre: dépayser les in- vités et les isoler pour créer des liens et favoriser de potentielles signatures.
Summer edition 2019 : destination Péloponnèse ! Curiosité journalistique oblige, nous nous sommes laissés en- traîner pour la Grèce et les plages de Pyrgos. Au menu ce printemps (requalifié été) : 329 BigBoss et 151 prestataires, un jury présidé par Alexandre Viros (DG e-voyageurs Oui. sncf) et un invité d’honneur, Brahim Asloum, champion olympique et champion du monde de boxe (lire son portrait de « rebondisseur » p. 35). Dans les avions déjà, les discussions s’animent. La summer edition est lancée.
Cadre : un hôtel resorts 5 étoiles. À portée, plage privée, piscines, activités nautiques... Les apparences sont trom- peuses, pas le temps de flâner.
Business, plaisir et... business !
Dans la famille du numérique, je demande les BigBoss. Pour cette summer edition 2019 (10-12 mai), Hervé Bloch, créateur de la formule, a une nouvelle fois « mis le paquet ». Près de 650 participants se sont envolés de Roissy à bord d’avions spécialement affrétés pour l’occasion. La destination ? Un mystère entretenu jusqu’au matin du grand départ... L’objectif : mélanger des big et little « boss » pour le business.
Photos : © David Arous, Histoiresdimages
question qu’a
32 |
juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[ « Pas de bras, pas de chocolat,
si tu ne signes pas, tu ne reviens
pas aux BigBoss », prévient Hervé Bloch, le fondateur du format.
en immersion
entreprendre & innover
    « ne plus négliger la dimension humaine des relations business... »
Pourquoi avoir créé
le format ?
On a commencé à 180 il
y a six ans, on est à 650 aujourd’hui pour ce 12e opus. Je considère qu’on ne met pas assez d’humain dans
les relations business, alors que c’est fondamental. Il y
a une logique de fun et de team-building aux BigBoss. C’est justement ce dosage entre détente et business
qui fonctionne. Le cœur
du format sont les speed- datings. On fait se rencontrer un donneur d’ordre acheteur et un prestataire vendeur, dans des logiques de numérisation. Il s’agit de prendre contact, de se jauger. On n’a pas besoin de sept minutes pour dire non, mais il nous faut plus pour dire oui.
Que viennent chercher
les participants ?
Les « big boss » viennent pour trois raisons : échanger entre pairs, prendre le
pouls de ce qui se fait
en matière d’innovation et faire leur marché auprès de prestataires qui peuvent répondre à leurs besoins. C’est avant tout un événement de mise en relation business,
les plages et les pistes de ski c’est un décor, ça crée
des liens. On sort les
gens de leur contact,
on les dépayse. Depuis
les débuts des opus,
on est à environ 70
millions d’euros de CA cumulé. Les prestataires réguliers rentabilisent entre trois et sept fois leur investissement. De notre côté, on vérifie que les big boss signent et on essaie de renouveler 50 % d’entre eux à chaque édition.
Votre entreprise Digilinx organise les BigBoss et d’autres événements, au fond quelle est la logique de votre concept ?
Notre valeur ajoutée, c’est d’aider les entreprises dans leur numérisation. En plus du format BigBoss,
on a créé des dîners VIP, des journées par secteur et des verticales de deux jours sur un thème donné. On commence à sectoriser les événements. On aborde les RH, le tourisme, la banque, l’immobilier... Nous avons 37 événements cette année, toujours à travers
le prisme du digital ou de
la numérisation. Les opus BigBoss restent l’enjeu principal, une summer, une winter, c’est chacun 30 % de notre CA annuel.
Hervé Bloch
créateur des BigBoss
    À peine arrivés, clients poten- tiels et fournisseurs « pitcheurs » sont lancés au son du gong pour deux sessions de dix ren- dez-vous de sept minutes cha- cun, les BigBoss datings. Là est le cœur du concept. Tous sont là pour ça !
Rien n’est laissé au hasard. Un algorithme attribue les entre- vues selon les vœux exprimés par les BigBoss et les « reprio- risations » opérées par les pres- tataires. Après chaque dating, le BigBoss vote : smiley vert, il veut revoir le prestataire, smiley rouge, c’est non, smiley orange, il est intéressé mais pas dans l’immédiat. Simple et efficace. Tempo détente. Au programme de la première soirée à Pyrgos : soirée « hippy chic », repas en bord de piscine et danse sur la plage au-
tour du feu. La fête battra son plein jusque tard dans la nuit...
Dès 9 heures le lendemain, c’est reparti. Conférence de Bra- him Asloum, Le digital est un sport de combat, puis nouvelle session de rendez-vous, avant une après-midi de détente et d’excursions.
Pour la dernière soirée en Grèce, c’est la totale. Soirée blanche, show de boxe et feux d’artifices. Puis nouvelle fête totale sur la plage. C’est ça, la summer des BigBoss : du bu- siness, du soleil, du team-build- ing et un mouvement continu. De l’aveu de nombre de partici- pants, c’est bon pour le business. Le slogan d’Hervé Bloch ne trompe pas : « Les BigBoss, busi- ness as it should be. »
ADAM BELGHiTi ALAOui
ecoreseau.fr juin 2019
| 33
   © Paris&Co
 ]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
les trophées optimistes
     Edwina Girard
travail soutenu, mais ça ne m’em- pêchait pas de mettre de l’am- biance. Le rire, c’est contagieux. Je revendique ce rôle de boute-en- train en collectivité, mais je suis aussi le parfait exemple qu’on peut travailler sérieusement sans se prendre tout le temps au sérieux », raconte-t-elle. Travail, réussite et ambiance (très) détendue ne sont pas incompatibles. Cette jovia- lité, Edwina en a même fait l’une de ses marques de fabrique au travers d’un exercice annuel : une vidéo où elle mettait en scène ses collaborateurs pour un tournage plein d’autodérision. « Nous nous moquions de nous-mêmes. C’était l’occasion de cultiver la bonne ambiance en interne et de nour- rir la cohésion entre les salariés. À l’externe, la vidéo constituait un formidable outil promotionnel auprès de clients potentiels car elle renvoyait l’image d’une société créative, avec de vraies personna- lités. Nous jouissions, via ces clips, de l’image, avérée, d’une entre- prise où il fait bon travailler. » Grâce à ses multiples casquettes – comédienne, réalisatrice, met- teuse en scène –, elle est vite sol- licitée. Création d’une Web série humoristique, jeux de rôles, pièce de théâtre, actions originales de team building... La demande est telle qu’en 2015 Edwina G. prend la décision de s’y consacrer à 100 %, histoire de tourner la page de la publicité numérique et de sa start-up. Naissance d’Ozécla !
De la gestion d’un conflit
à la révélation de vraies personnalités
Le scénario de cette création sem- blait écrit d’avance. « Comme une évidence », confirme Edwina, qui a tout simplement mis sur pied une agence qui lui ressemble. Elle répond aux aspirations de ses clients et aux siennes, sans oublier celles des artistes qu’elle emploie selon les missions. « Je tiens à ce que ces acteurs prennent autant de plaisir que nos clients. En fonction de la demande, j’en emploie entre 10 et 50, parallèlement aux trois personnes à temps plein et la sta- giaire que compte l’entreprise. S’assurer du bien-être des artistes, c’est aussi les rémunérer à hau- teur de leur investissement. » De là à réduire Ozécla à une offre de solutions humoristiques pour di- rigeants en quête d’opérations de team building ne serait pas très drôle. Edwina : « Les concepts que nous proposons sont à chaque fois originaux, sur-mesure et adaptés à la culture de l’entreprise, mais aus- si aux objectifs du commanditaire.
Il s’agit de créer de la cohésion d’équipe, de désamorcer le conflit, de réduire le stress, de produire une animation qui va donner l’oc- casion de découvrir d’autres facet- tes des collaborateurs. » Ozécla, c’est aussi un organisme de for- mation déjà certifié pour du coa- ching centré sur la prise de parole en public. En parallèle, elle est ac- tive sur la création d’événements et d’animations, des murder par- ties [divertissement réaliste d’une soirée au cours de laquelle l’on vit une aventure policière avec sa part d’énigme, de frisson et d’action], sans oublier toute une offre de spectacles immersifs autour de l’improvisation, de l’humour et du théâtre. Des spectacles d’un nou- veau genre où les artistes se mêlent au public et interagissent avec lui.
Les gens sont drôles
mais ne le savent pas
Il n’en faut pas davantage pour ravir les collaborateurs et briser les barrières de la timidité. « Les gens sont drôles et ne le savent pas. L’un de nos ateliers phares est un sketch humoristique totalement pensé, écrit, répété et interprété en l’espace d’une heure trente par des salariés. Cet exercice témoigne de l’humour intrinsèque dont cha- cun sait faire preuve. En d’autres termes, mes artistes et moi nous nous considérons d’abord et avant tout comme des révélateurs de la facette drolatique de l’entreprise. Croyez-moi, ce sont les gens qui a priori sont les plus sérieux, les plus austères, habitués à évoluer dans un milieu très codifié, qui sont en réalité les plus investis dans les sketchs. Sans rien enlever à leur crédibilité. Bien au contraire, la capacité de faire évoluer leur per- sonnalité force l’admiration et le respect. » Si elle le dit...
Plusieurs éclats de rire plus tard, une question s’impose : peut-on rire tout le temps ? L’artiste-en- trepreneuse dégaine sa réponse : « Non, car ce serait nier une réa- lité qui est parfois complexe et stressante, mais ce dont je suis sûre, c’est que l’humour participe à dédramatiser des situations que l’on a tendance à noircir. Il crée de la solidarité, à condition qu’il soit pratiqué dans une logique bien- veillante... » Ah oui, la bienveil- lance, bien sûr, on l’aurait presque oubliée, celle-là ! ARiAnE WARLin
Trophées
Optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
Et votre boîte se gondole...
Rire ou travailler ? Les deux, rit Edwina. Métier : bonne humeur. À la fois principe de vie et cœur de l’activité professionnelle de cette entrepreneuse et artiste, Edwina Girard.
C’est le plus grand salon de l’innovation événementielle d’Europe. Autant dire
que Heavent Paris est un passage obligé pour tous les professionnels de l’animation. Une présence d’autant plus remarquée
si vous avez la chance d’y être valorisé/e. Ce coup
de projecteur, Ozécla en a bénéficié lors de l’édition 2018. Ozécla s’est distingué aux grands prix du salon Heavent dans la catégorie Meilleure animation des meilleures réalisations
événementielles mises
en œuvre entre octobre 2017 et octobre 2018.
Une nomination d’autant plus valorisante qu’une quarantaine de candidats étaient en lice pour la décrocher ! Le 28 novembre 2018, c’est bel et bien Ozécla et son événement baptisé Ozémotions qui
ont retenu l’attention des membres du jury, littéralement séduits par le spectacle immersif organisé par Edwina et
« ses » 21 artistes. Sur le
campus du château de Chantilly du xixe siècle, plusieurs pièces ont servi de cadre pour exprimer à chaque fois une émotion : la mélancolie, la joie, la colère, l’amour, la peur...
On retrouve Edwina sur Ozecla.net, mais aussi avec Merouan de Top Chef 2019 dans des recettes humoristiques, Un gars, une quiche, sur YouTube. Et enfin sur la scène du Trévise au Fieald à Paris.
«C
L’humour pour séduire
les clients et recruter
les collaborateurs
Edwina Girard a toujours écrit les grandes lignes de sa vie au- tour du rire, des émotions et de la comédie. Dès ses premiers pas professionnels dans la publici- té numérique. Pendant ses huit années dans la « pub » – dont cinq passées à la tête d’une start-up qu’elle a co-créée avant de la re- vendre au groupe Prisma Media – elle a ri, non pas des autres, mais avec les autres. « J’avais des jour- nées à rallonge et un rythme de
’est pathologique chez moi. J’ai toujours cultivé
une obsession pour la bonne humeur et la bonne ambiance, à l’école ou au travail. Faire rire ou tout simplement voir les gens s’amuser et me rendre compte qu’ils sont heureux de vivre l’instant, voilà ce qui m’anime », livre l’ex-Inseec, passionnée de théâtre et de scène. Les planches, elle y consacrait d’ailleurs une grande partie de son temps ex- tra-scolaire, jusqu’à « monter » son
propre one-woman-show...
Edwina et Ozécla reconnues par leurs pairs !
 34 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[                                   Tout l'univers Philips
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]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[   entreprendre & innover
les trophées optimistes
Brahim Asloum
« Jamais rien qui ne me plaise pas »
Il boxe, se hisse aux sommets et arrête sa carrière : en 2010, à 31 ans, le champion du monde olympique de Sydney en 2000 puis champion du monde WBA en 2007 n’a pas spécialement anticipé de suite à sa vie professionnelle. Les propositions des médias ne vont pas tarder. Mais de rebonds en rebonds, Brahim Asloum va peu à peu structurer son activité de communicant et d’organisateur de combats. Sans regrets.
boxeur. Lui sait s’exprimer, bâtir des raisonnements. Il n’a stricte- ment rien du cogneur un peu brut de fonderie. Son « non » à Canal + en est la marque la plus probante, lui qui a tenu tête, sans coach pour lui dicter ses choix. D’autant plus qu’il est le manager et propriétaire de l’équipe de boxe Paris United depuis 2010 et que ses résultats sont loin de l’échec.
Quand RMC lui propose, tout de suite, un contrat de commenta- teur, lui qui avait déjà tenu le micro pendant les JO, il sent qu’il prend un « petit pied » dans les médias. « J’ai accepté. Je comprenais que
Une entreprise
à trois pieds
Surtout si les contrats se multi- plient. Pendant un ou deux ans, Brahim Asloum a littéralement exploré cet univers de prestataire indépendant, pas obsédé par le profit. En 2013, nouveau clin d’œil: le réalisateur Jacques Oua- niche lui demande d’incarner un autre boxeur au cinéma, Victor « Young » Perez. Acteur ? « C’est beaucoup dire. » Modeste, tou- jours. Mais frustré. « Ce fut une très belle expérience. Je serais ravi de tourner à nouveau. Mais tout, sauf incarner un boxeur ! »
Assez vite aussi, on lui demande d’intervenir en entreprise, de me- ner des conférences, de motiver des staffs. Monsieur « J’aime créer les choses, me réinventer » prend à nouveau « un petit pied » à vendre des prestations de conférencier. Mais cette fois, il structure, ima- gine des packages. Boxing Bu- siness Class créé il y a huit mois devient l’une des entités de l’en- treprise BA (la première activité est celle de consultant TV/radio et responsable du développement de la boxe pour Altice, la deu- xième organisateur d’événements sous l’égide d’Asloum Event), avec une offre de conférences, de for- mations et d’événements en en- treprise (Altice, L’Oréal, des ban- ques...).
L’homme qui n’enfile plus les gants transmet aux dirigeants, aux cadres, aux gens du business les valeurs de la compétitivité et du respect. «Je fais ressortir, à travers la boxe, les qualités du pa-
      Une révélation. Le môme de Bourgoin-Jallieu, en Isère, assiste à son premier match de boxe
en 1993. Quand il bat en finale en catégorie mi-mouches en 2000, aux Jeux Olympiques de Sydney, l’Espagnol Rafael Lozano, il réa- lise qu’il rapporte à son pays la première médaille d’or depuis les JO de Berlin de... 1936. Mais à partir de 2001, l’homme est profes- sionnel. Se gérer soi-même, toucher des cachets, ça vous plonge dans le bain d’une entreprise d’office. Et quand on réussit le doublé JO-titre mondial – il est quand même le premier Français à réaliser l’exploit –, on devient l’entreprise Asloum.
Dire « non », sans plan B
Une TPE à 900 000 euros par match, assurés par un client unique, Canal+. On connaît le danger des CA qui ne dépen-
36 | juin 2019 ecoreseau.fr
dent que d’une entité. Quand ce même financeur, au terme du contrat, commence à négocier à la baisse, veut imposer un cachet de
Assez vite aussi, on lui demande d’intervenir en entreprise, de mener des conférences, de motiver des staffs. Monsieur « J’aime créer les choses,
me réinventer » prend à nouveau « un petit pied » à vendre des prestations de conférencier.
  500 000 euros,
malement constitué va y renoncer ? Eh bien Asloum dit non. Il court tous les risques. Se prive d’une for- tune, sans doute, mais il dit non. « On ne négocie pas à la baisse avec un champion du monde », dit-il et se dit-il. De l’orgueil? Ou de la co- hérence ? Pourquoi accepter un tel rabais quand on prend des coups, que l’on a la modestie de se de- mander ce que l’on fait sur ce ring avant chaque match et qu’au final on se dépasse ? « Subir ou passer à autre chose », s’était dit celui qui avait douté un temps de son destin à force de défaites avant de battre aux points et aux poings l’Argentin Reveco.
Brahim Asloum a toujours dé- testé l’image Rocky Balboa du
quel homme nor-
   l’économie du sport avait changé, que les chaînes payantes se multi- pliaient. Je comprenais la logique de la consommation du sport. »
«Ça m’a plu»: c’est un peu le critère Asloum. Et la modestie Asloum. « J’éprouve toujours la crainte de faire mal mon job, de ne pas être à la hauteur. » Quand on lui demande comment on gère une telle chute de revenus, la ques- tion l’irrite: « Ma priorité n’est pas de savoir ce que je vais gagner. » Et toc.
tron. À travers mon coaching, je détermine les traits de caractère, je fais passer les valeurs de rési- lience, de travail où chaque détail compte... »
Le coach mental du bouillant tennisman Benoît Paire a réussi tous les rebonds. OLiViER MAGnAn
Trophées
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]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[                  Au service des communautés religieuses chrétiennes
et de leur patrimoine
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des cotisations obligatoires, entretien et réhabilitation du patrimoine et des lieux d’accueil, création ou rénovation d’infirmeries...
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  Le mécénat
La loi n° 2003-709 du 1er août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations a doublé l’avantage fiscal attaché aux dons (art. 238 bis du Code Général des Impôts).
Les entreprises qui peuvent nous soutenir
Sont concernées les entreprises relevant de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), des bénéfices non commerciaux (BNC) ou des bénéfices agricoles (BA).
Les entreprises doivent relever d’un régime réel d’imposition.
60% de votre don déductibles dans la limite de 5%0 de votre CA
 Reconnue d’utilité publique par décret du 21 août 1974. Fondation exclusivement financée par la générosité de donateurs privés ou d’entreprises. Ses comptes sont certifiés par le cabinet Mazars.
Pour plus d’informations
0145 3102 02
fdm@fondationdesmonasteres.org 14, rue Brunel 75017 Paris
 www.fondationdesmonasteres.org
]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
TRANSPORT Parking,
la fin du casse-tête
  En finir avec la recherche anxiogène d’une place de parking et réduire l’impact environnemental des en-
treprises, c’est ce que propose My- CarSpot. La start-up montpellié- raine, fondée en 2018 par Stéphane Seigneurin, a développé une appli- cation mobile et une plate-forme Web collaborative pour gérer au- tomatiquement le parking de l’en- treprise.
Chaque semaine, les employés in- diquent s’ils comptent utiliser leur place. Sinon, elle se libère pour une durée indéterminée et bénéficie à un autre employé ou visiteur sans place attitrée, pourvu qu’il/elle en ait fait la demande précédemment.
Il s’agit de maximiser le remplis- sage et l’exploitation des parkings. Le gain est triple pour l’entreprise. Optimisation de la capacité de l’espace, baisse de son empreinte carbone et gain de temps non né- gligeable (en moyenne, un salarié perd une journée entière par an pour trouver où se garer). Incubée depuis fin 2018 par le Business & Innovation Center (BIC) de Mont- pellier, la start-up ambitionne de devenir une licorne européenne (entreprise valorisée à plus d’un milliard de dollars). Un pari fou ? Pas si sûr. Une plate-forme de ges- tion des places de parking des en- treprises, rien d’acrobatique 2.0, il suffisait d’y penser. n
Virement dans la seconde
Paylib, solution de paiement mobile imaginée par des banques françaises, accélère, au sens propre. 2 018 fut l’année du lancement du paiement mobile
entre particuliers, 2 019 est celle du
paiement instantané : les particuliers
enverront et recevront des sommes d’argent dans les prochains mois instantanément. Seul besoin, le numéro de téléphone du bénéficiaire, sans oublier l’activation du service Paylib depuis l’application de la banque, qu’importe si les établissements ne sont pas les mêmes. L’ère des échanges d’argent via smartphones est bien entamée, l’instantanéité répond à l’équation temps = argent.
ENTREPRENEURIAT
COnQuÊTE SPATiALE
Allo la Lune ? ici jeff Bezos...
Notre satellite fait-il à nouveau rêver ?
Cinquante ans après nos premiers pas sur la
Lune, une chose est sûre, nous y retournerons.
Blue Origin, société de Jeff Bezos, entend
participer à la conquête. L’entreprise du fondateur d’Amazon a présenté le 9 mai son projet d’alunisseur Blue Moon. Le module lunaire sera capable de transporter des vivres, du matériel et des rovers. Pas de transport d’équipage donc.
La NASA ambitionne de retourner sur la Lune en 2024. Une ambition partagée par les archi-milliardaires dont l’homme le plus riche de la planète, Bezos, qui se verrait bien dans les étoiles... ou les satellites.
briefing innovation par Adam Belghiti Alaoui ÉCONOMIE
 La théorie économique ne fait aucune place à la
  p Bzzzzz, c’est le drone-livreur
L’annonce était attendue, Google devance Amazon et lance son premier service de livraison par drone aux particuliers. C’est Alphabet, la maison-mère du géant californien, qui l’annonce via sa start-up Wing : on va livrer par drone à Canberra, capitale australienne. Après un essai réussi, la Civil Aviation Safety Authority (CASA) du pays-continent a donné son approbation. La zone de livraison reste pour l’instant limitée à une centaine de maisons et à l’approvisionnement en aliments frais et médicaments au travers d’une application mobile. Wing entend conquérir l’Europe, mais la concurrence l’attend dans les airs. Amazon poursuit son projet de livraison par drone en 30 minutes et plusieurs entreprises européennes (Flytrex, La Poste) exploitent des drones livreurs pour des entreprises dans des zones restreintes.
38 | juin 2019 ecoreseau.fr
technologie ni à l’innovation. Pourtant, la création d’entreprise et l’innovation peuvent profondément et très rapidement bouleverser l’économie
  Peter Drucker auteur et théoricien, inventeur des concepts d’esprit d’entreprise et d’innovation systématique.
HOTELLERIE Hôtel hybride
 Akefast, nouveau concept d’hôtel hybride modulable, s’est offert
un séjour au dernier Franchise Expo, présenté par le GIA A&F Hospitality – FastHotel et les hôtels Akena. Un projet écologique
et responsable, à coups de voitures hybrides et électriques, de capteurs d’énergie au sol, de retraitement des eaux usées – et les papiers sont élaborés à partir de résidus végétaux.
]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[ jean-Marc
Sle climat de confiance entre patients et médecins
Rietsch
i le numérique permet pondre les professionnels et les sant en parallèle les besoins de pa- Enfin rappelons que dans tous de répondre au besoin établissements de santé. pier, les manipulations, les erreurs les cas, si sa responsabilité est re- d’immédiateté des utilisa- Sur ce point, le numérique associées et en autorisant la mise cherchée, le professionnel de san- teurs (dont il est lui-même constitue un élément de réponse en place de « contrôles » de cohé- té doit toujours être en mesure
l’origine) et d’éliminer les lour- efficace, à la fois rapide, relative- rence durant les multiples phases de démontrer qu’il a informé le
Expert international en dématique, président
du Digital Information Institute ou D2I
deurs liées à l’usage du papier, il reste beaucoup à faire, en parti- culier dans le domaine de la san- té. Les relations entre patients et professionnels de santé sont également directement concer- nées alors que nous assistons à une véritable « judiciarisation » de notre société avec des patients qui hésitent de moins en moins à recourir à la justice, d’où de nou- velles contraintes assurantielles auxquelles doivent pouvoir ré-
ment facile à mettre en œuvre et à opérer mais surtout assurant une traçabilité performante et sécu- risée capable de vérifier, en cas de besoin, le déroulé des différentes étapes parcourues au cours d’un processus.
Appliquée au système de san- té, la transformation numérique donne ainsi le moyen aux profes- sionnels et aux établissements de montrer une plus grande efficacité et de gagner du temps en rédui-
du processus ainsi qu’une intégra- tion automatique au système d’in- formation.
La dématérialisation des do- cuments médicaux contribue à l’amélioration de la qualité des soins en facilitant les échanges et l’accès aux données nécessaires sous réserve bien sûr de rester conforme aux exigences légales. Il en est de même des consentements qui existent en matière de santé pour envisager leur digitalisation.
patient en plus d’avoir recueilli son consentement avant de pra- tiquer sur lui un acte médical ou des essais cliniques dans le cadre de la mise au point de nou- veaux traitements. Procéder à un acte médical sans rechercher le consentement « éclairé » de la personne concernée, constitue pour le professionnel une faute qui engage sa responsabilité et l’expose à une sanction discipli- naire. n
briefing innovation BLOCKCHAIN
entreprendre & innover
  LÉDITION Papier sans feuille...
e papier, has been ? Les carnets et autres agendas, ringards ? Pas tel- lement avec Le Papier fait de la Résistance! Drôle de nom, mais parlant. Fondée en 2013 par Nicolas Guillemot, la marque est passée en 2019 de la fibre végétale à la fibre minérale. Des carnets
créés à partir de poudre de pierre et non plus de cellulose, un papier 100 % minéral, le tout pour une production plus écologique et responsable (la marque assure utiliser moitié moins d’eau que pour un carnet classique). Les avantages et gains environnementaux sont nombreux: aucun arbre coupé, moins d’eau utilisée, aucun produit chimique et aucun PVC dans la composition.
La «recette» de ce carnet minéral, waterproof et a priori indéchirable, fait de carbonate de calcium et de polyéthylène, doit son invention à une entre- prise taïwanaise. Le Papier fait de la Résistance participe à son importation en Europe et dans nos librairies et papeteries. Pierre, feuille, ciseaux ? n
Samsung mise sur une start-up française
Le géant coréen mise sur la
technologie sous-jacente du
bitcoin, la blockchain et dote
le S10, nouveau portable de la
marque, d’un portefeuille de
cryptomonnaies. La marque
a entre-temps investi chez
Ledger, jeune entreprise
vierzonnaise prometteuse,
spécialisée dans la sécurisation
des cryptomonnaies, à hauteur
de 2,6 millions d’euros (lu dans Capital). La start-up, pépite en devenir, bénéficie donc de l’arrivée d’un actionnaire mondial de poids, après avoir levé 75 millions de dollars en 2018.
Malgré la chute du cours du bitcoin (de 20000 dollars fin 2017 à 5500 aujourd’hui) et la volatilité du secteur, Ledger reste ambitieux quand marché des cryptomonnaies continue son expansion. Samsung a voulu voir Vierzon...
p Des diplômes numérisés grâce à la blockchain
BCDiploma pourrait faciliter la vie des établissements d’enseignement supérieur. La start-up propose aux écoles et universités de stocker durablement les diplômes et certifications, histoire, entre autres, de les rendre facilement accessibles aux recruteurs. Le tout passe par une technologie blockchain par laquelle ancrer les diplômes dans les blocs de manière inviolable. Le principe: l’établissement fournit les données de ses étudiants, lesquels disposent d’un accès sécurisé à ajouter par exemple à leurs réseaux sociaux ou pour
 Dématique® & Gouvernance
Comment l’e-consentement se propose de renforcer
l’envoyer à une entreprise. La plate-forme garantit à la fois un gain de temps et l’assurance d’un diplôme certifié par l’école ou l’université.
  ecoreseau.fr juin 2019 | 39
]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
mapping innovation
Zoom mondial sur l’éducation nécessaire pour apprendre à l’homme à s’adapter
à la machine et vice-versa !
suède L’intelligence
de la main artificialisée
C’est un gant, Ironhand, qui décuple la force d’un salarié grâce à des servomoteurs. Ces minimoteurs, conçus pour augmenter la puissance, améliorent donc aussi les conditions de travail. Les données, collectées pour évaluer les risques, vont au final reproduire le geste. intérêt : économiser les forces et limiter la pénibilité, collecter les données et enregistrer le geste pour le reproduire, apprendre rapidement ou rendre perpétuels des gestes rares.
Apprendre
l’artificielle (intelligence)
Le seul marché de l’IA entraînera, d’ici à 2030, une croissance du PIB estimée à 13000 milliards de dollars. Les créations de valeur iront au-delà du secteur informatique. PATRiCE REMEuR
   canada
Donner forme à ses idées
Quoi de mieux que de créer un modèle
en impression 3D en temps réel pour se former ou résoudre des problématiques
très rapidement ortable capable de générer rapidement des modèles 3D et de les imprimer. Avec l’IA, les constructions se font illico presto. intérêt : disposer de mesures précises et
de réalisations réelles sans disposer de compétences nécessaires pour l’utilisation du système. C’est un outil qui va accélérer les cas d’usage de formation.
états-unis
Se former à comprendre l’iA
Landing AI se propose d’aider les entreprises à se transformer en entreprises d’IA.
Des programmes de formation sont réalisés pour que chacun prenne part à cette rupture.
intérêt : intégrer rapidement ces nouvelles ruptures et agir vite !
kenya Le Kio Kit pour des formations numériques
BRCK propose une valise
et 40 tablettes de contenus éducatifs pour enseigner avec le numérique.
Le système se synchronise dès connexion. Il s’utilise également de manière autonome pour former partout.
intérêt : enseigner à tous avec le numérique avec ou sans connexion.
   monde
Microsoft et l’homme augmenté
Le marché de la réalité augmentée devrait atteindre 60,55 milliards de dollars d’ici à 2023, imaginez le nombre des applications en matière de formation qui vont en naître ! Pour les entrepreneurs impatients de bénéficier de formations ou d’accompagnements à distance, Microsoft propose, grâce à Hololens, de nombreuses solutions disponibles en quelques clics. Par exemple, la solution Vuforia Studio « favorise la productivité et la sécurité des collaborateurs en fournissant des informations au moment et à l’endroit précis où ils en ont le plus besoin dans le contexte de leur environnement de travail quotidien », explique le géant de l’informatique.
intérêt : collaborateurs, étudiants ou apprentis se forment rapidement assistés par de tels outils.
40 |
juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[ france
Kokoroe propose
de former et d’être formé
La jeune plate-forme en ligne, soutenue par Xavier Niel et Daniel Marhely, propose à chacun de se former aux compétences de demain de manière ludique. Chaque semaine, l’abonné reçoit une nouvelle formation au jour et à l’heure choisis. Elle est dispensée sous un format ludique, « comprend une série de vidéos courtes, un quizz, un certificat et
une veille personnalisée pour rester à la page sur le thème abordé », explique la start-up. Des algorithmes ajustent les formations aux profils des apprenants pour améliorer les performances et la fidélité.
Le modèle économique de la plate-forme est simple. Il repose sur la mise en relation des savoirs et demandes de connaissance des apprenants. L’entreprise est rentable depuis début 2019.
intérêt : dépoussiérer la formation et devenir une plate-forme de référence où chacun propose ou bénéficie de formations.
espagne Éduquer par la lecture
Worldreader, application de lecture de livres électroniques, offre l’accès à 40 000 titres sur un appareil mobile. Elle a été créée par l’association du même nom.
intérêt : en tant qu’organisation axée sur les données, l’association publie les résultats et met en avant les avantages du numérique. Les données nourrissent l’IA pour proposer de nouveaux modes pédagogiques et contenus, afin d’augmenter le taux de suivi et de réussite.
inde
Formation pour tous en/hors ligne
Paradoxe : des millions d’Hindous disposent
de téléphones mobiles mais n’ont pas accès à l’éducation. EkStep propose à tous de diffuser leurs contenus et de les partager. Chaque apprenant accède aux formations à tout moment en ligne ou hors ligne.
Un scoring des performances est disponible. intérêt : la plate-forme se veut universelle et collaborative pour réinventer les formations
et donner une chance à chacun.
mapping innovation
entreprendre & innover
      asie
Formations Amazon
Amazon Web Services vient d’ouvrir en Asie. AWS Academy et AWS Educate se proposent de former à la technologie cloud et soutenir le développement.
intérêt : se rapprocher des clients locaux et fournir les compétences, dans l’objectif de déposer et d’exploiter les données et outils sur les serveurs d’Amazon.
CHINE
netDragon, la formation en 5G
China Unicom et NetDragon Websoft viennent de présenter à la conférence 5G + Smart Education Industry à Wuhan des solutions éducatives pour transformer les modes d’apprentissage. Technologie holographique, réalité virtuelle, ressources éducatives automatisées, IA... sont quelques-unes des innovations présentées. intérêt : fournir des contenus dédiés aux personnes, peu importe le lieu, le moment et le support. Le tout à une vitesse éclair.
  europe
Apprendre l’iA est une urgence
Le Conseil européen a indiqué l’urgence de répondre à la pénurie de professionnels du numérique. À ce jour, plus de 600 000 postes sont vacants. L’Europe apportera son soutien financier aux programmes nationaux de formation pour acquérir des compétences numériques. Des fonds structurels et d’investissement européens seront mis à disposition, à hauteur de 2,3 milliards d’euros, pour former des professionnels, y compris non informaticiens, à l’IA
et à ses enjeux.
intérêt : bénéficier de financements pour créer des edtechs nouvelle génération et profiter des opportunités liées.
 ecoreseau.fr juin 2019 | 41
]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
Électrique, free-floating et aérien
Mobilité de demain, la Fr
Se dirige-t-on vers la fin prochaine du paradigme de la voiture individuelle? D’ici à 2050, 75 % de la population mondiale vivront dans les villes. Les problématiques de transport et de pollution sont incontournables, la mobilité urbaine doit s’adapter, en tenir compte. Entre ère de l’électrique, mobilité verte et dimension aérienne, tour d’horizon des dynamiques de la nouvelle mobilité.
400 voitures électriques ont été immatriculées en France en mars 2019. Plus 13 % par
rapport à mars 2018. Dans le
décryptage
  Les flottes de vélos ont connu des fortunes diverses depuis le Vélib’ de JC Decaux, avant de retrouver un véritable intérêt sous forme de free floating. Aujourd’hui, GobeeBike, oBike, Ofo, Mobike, Donkey Republic et bientôt Oribiky se frottent les selles.
5
même temps, les ventes de vélos à assistance électrique ont progressé de21%.
Aucun doute, si les modèles électri- ques se sont longtemps adressés à un marché de niche, la plupart des constructeurs sont aujourd’hui en- gagés dans cette voie. La tendance se veut mondiale. Conscientes des enjeux, tant écologiques qu’hu- mains, les municipalités sont tou- jours plus nombreuses à agir. Paris pourrait interdire le diesel et les moteurs polluants d’ici à 2024. Si l’application est incertaine, la vo- lonté est bien là.
Pour mettre fin au paradigme de la voiture individuelle, les zones urbaines misent sur de nouvelles logiques. Services de véhicules à la demande, transports publics repensés, voitures autonomes... Place à l’usage raisonné des trans- ports, à une mobilité urbaine du- rable et responsable.
Entre voitures volantes, trains au- tomatiques et simples trottinettes électriques, l’actualité et le futur des transports se mêlent.
1
Le transport ferroviaire
Un souffle d’air frais?
Face aux enjeux écologiques et éco- nomiques, le développement de nouvelles technologies ferroviaires, toujours plus rapides et moins polluantes, s’impose. Projet aussi fou que futuriste, lancé par Elon Musk en 2013, l’Hyperloop incarne cette dynamique, tant par sa tech- nologie « révolutionnaire » que par son mode de développement. Le principe? Un train supersonique, propulsé par un champ magné- tique à 1200 km/h dans un tube sous vide à basse pression, alimenté par des panneaux solaires. Rêveur fou pour les uns, modèle d’entre- preneur pour les autres, Elon Musk promet un transport plus rapide,
Cityscoot, Lime, Bird, Mobike... autant de services – scooters, trottinettes, vélos – disponibles en free-floating (libre-service sans stations ni bornes), qui séduisent les citadins.
   42 |
juin 2019 ecoreseau.fr
moins coûteux et moins polluant. Les premières ébauches ont été pensées en open source, autrement dit des start-up dans le monde s’emparent du concept. Et inves- tissent entre autres en France, no- tamment à Toulouse où Hyperloop Transportation Technology, start- up californienne, a assemblé à Tou- louse-Francazal la première piste d’essai à taille réelle! Une piste de 320 mètres, constituée de tubes de quatre mètres de diamètre. Les pre- miers tests ont commencé en avril, avec la dépressurisation du système de pompe à vide. Autrement dit, le rêve de l’Hyperloop est... sur les rails ! Ou pas.
Car six ans après l’annonce, l’Hyperloop n’a toujours pas vu le jour et les critiques s’accumulent.
À commencer par le bienfondé économique et social du projet. D’aucuns y voient une terrible me- nace pour l’environnement et les territoires ruraux au vu du coût écologique considérable des tra- vaux, contraints par la nécessaire linéarité des voies – même, si, au final, l’Hyperloop « carbure » au solaire. Autre crainte : que ces axes de liaison entre grandes métropo- les renvoient les zones rurales à leur désertification.
2
Trottinettes, free-floating et écologie
Le xxe siècle fut celui de la voiture essence. Marqué par une prise
de conscience écologique, le xxie devrait être celui des transports électriques. Impossible de ne pas les apercevoir dans le paysage ur- bain. Les nouveaux véhicules élec- triques individuels (NVEI) et les transports en libre-service (vélos, voitures, scooters...) envahissent l’espace urbain. Faciles d’accès (applications, abonnements...), peu polluants et à l’utilité certaine au sein de trafics urbains saturés, ils sont les figures de proue de la nouvelle mobilité urbaine. Depuis déjà plusieurs années, les vélos en libre-service sont légion. Ils sont aujourd’hui rejoints par des vé- hicules motorisés, à alimentation hybride et électrique. Cityscoot (scooter), Lime, Bird (principaux opérateurs de trottinettes), Mobike
a
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
nce se bouge aujourd’hui
décryptage
 ces, augmentation des accidents, usagers non assurés, stationne- ments irréguliers, obstruction des trottoirs... Un casse-tête pour la mairie d’Anne Hidalgo qui entend réguler l’activité et combler le vide juridique. Des premières mesu- res ont été prises en avril, parmi lesquelles l’instauration d’une re- devance annuelle de 50 à 65 euros par trottinette (une fortune !), selon la flotte déployée, à la charge des opérateurs. Lesquels ont signé en mai une charte de bonne conduite. Une initiative de la ville de Paris qui n’exclut pas de suspendre tem- porairement l’activité si la situation n’évolue pas. Dans le droit-fil de cette charte, une nouvelle régle- mentation doit entrer en vigueur en septembre 2019 (sous réserve de validation par le Conseil d’État) : vitesse limitée à 25 km/h, interdic- tion aux moins de 8 ans, avertis- seurs sonores et feux obligatoires, règles de stationnement strictes... Autant de mesures contraignantes. De quoi réguler la circulation des trottinettes et apaiser les plaintes ? Malgré les débats houleux, cette multiplication de l’usage de trans- ports électriques individuels (trot- tinettes, vélos, scooters...) incarne les tendances de la nouvelle mo- bilité. Avènement de l’hybride et de l’électrique, diversification de l’offre de transport... et bientôt une mobilité aérienne à la portée
nationale elle-même a ouvert une petite ligne d’une quinzaine de ki- lomètres fin 2016 entre Saint-Maxi- min et Pourrières !
Après le drone-livreur, le drone- taxi ? Une suite logique dont se sont emparées plusieurs start-up à travers le monde. Parmi lesquelles, Ascendance Flight Technologies (AFT), jeune pousse française qui se positionne déjà sur le marché florissant qui s’annonce. Lancée en 2018 par d’anciens salariés d’Air- bus baptisés au programme E-Fan (premier avion électrique à traver- ser la Manche en 2015), AFT déve- loppe un avion-taxi électrique hy- bride à décollage vertical. Capable de transporter trois ou quatre per- sonnes, sur une distance de 150 km à 200 km/h, l’Atea (le nom de la divinité tahitienne du firmament) pourra « décoller verticalement comme un hélicoptère et adopter un rythme de croisière comme un avion », explique Jean-Christophe Lambert, cofondateur et PDG. Avec pilote, affirme l’entrepreneur, dans la mesure où « le consomma- teur actuel n’accepterait pas un aéronef automatique que la régle- mentation actuelle n’autorise pas encore ».
Si le projet avance, la concur- rence internationale est féroce, de la Silicon Valley à la Chine en passant par l’Allemagne. Malgré tout, l’équipe française de onze ingénieurs et développeurs fait face à Google et consorts. La recette selon Jean-Christophe Lambert ? Une équipe dynamique et motivée et « un patrimoine technologique et une culture aéronautique très importante ».
AFT dispose aujourd’hui d’un prototype à l’échelle 1/6e. Sa pro- chaine levée de fonds devrait ac- célérer la construction d’un pro- totype d’échelle 1 d’ici à deux ans. Le PDG fixe le cap: « Nous visons une mise en service pour 2024- 2025 » sur fond de phase réglemen- taire en devenir (notamment via les autorités de certification aériennes françaises et européennes). Pour Jean-Christophe Lambert, « l’Atea ne sera pas un transport de masse comme un métro mais sera une al- ternative, le but est de démocratiser ce genre de transports ».
Un transport aérien qui présente, d’après Ascendance Flight Tech- nologies, des avantages face à la mobilité terrestre : moins de tra- fic et de congestion, des distances plus courtes, des vitesses plus im- portantes et surtout – argument de poids – de faibles besoins en infrastructures. Reste à démontrer l’impact positif et immédiat sur l’environnement. Même si Lambert annonce que, selon les calculs, l’aé- ronef n’est pas plus pollueur qu’une voiture, il préfère parler de « diver- sification de l’offre de transport » et de « nouveau modèle » plutôt que de transport écologique. « Il ne
L’Atea, création d’une entreprise française, Ascendance Flight Technologies. Horizon 2014 ?
 (vélos)... autant de services dispo- nibles en free-floating (libre-service sans stations ni bornes), qui sédui- sent les citadins. Sans oublier Mo- bilib’, solution d’autopartage qui remplacera prochainement la dé- funte Autolib’ du groupe Bolloré, dont le contrat avec la ville de Paris s’est terminé à l’été 2018.
Été depuis lequel les trottinettes électriques sont toujours plus pré- sentes sur les trottoirs des grandes villes de la métropole. En tête, la start-up Lime, qui a levé plus de 450 millions de dollars (dont 300 venus de Google), installée à Bor- deaux, Lyon et Paris. Et sa concur- rente Bird, disponible dans la seule capitale. Sans oublier – toujours à Paris – Wind, Flash, Tier, Bolt, Hive...
Véritable phénomène de socié- té, ces trottinettes ne se limitent pas à faciliter les déplacements des jeunes cadres branchés. Leur mul- tiplication (environ 15 000 à Paris) suscite l’ire de nombreux Parisiens et usagers de la route. Impruden-
de
tous ?
une nouvelle mobilité à trois dimensions
 3
Taxis volants
L’aérien constitue bel et bien un nouvel espace de mobilité à conquérir. Souvenez-vous du Paris au xxe siècle de Jules Verne et des dessins d’Albert Robida, véritables visionnaires d’un ciel parisien em- pli d’aéronefs et du « Tube » pré- curseur de l’Hyperloop !
Alors que le projet Prime Air d’Amazon (livraison en 30 mi- nutes), qui se voulait pionnier en la matière, reste en phase de test, Google a inauguré en avril 2019 un service de livraison par drone à Canberra (Australie). Et La Poste
s’agit pas de se limiter à l’intra-ur- bain, mais aussi d’atteindre des zones reculées, de quoi répondre à des enjeux sociaux et sociétaux comme les services médicaux par exemple. » La nouvelle mobilité aérienne n’oublie donc pas les ter- ritoires ruraux. Le pionnier s’ouvre tout grand l’avenir : « Nous n’avons pas fini de mesurer le potentiel de ces nouvelles formes de mobilité. » ADAM BELGHiTi ALAOui
Le train à propulsion sous vide à basse pression (vue d’artiste). L’Hyperloop
de Musk se développera sous la
forme open source dont s’emparent plusieurs start- up.
ecoreseau.fr juin 2019 | 43
a
]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[créer aujourd’hui
   Créer aujourdhui : Monter sa boîte, affaire de statuts Les régions bichonnent les start-up !
Entreprendre en Auvergne-Rhône-Alpes
Immobilier commercial et d’entreprise
Flottes d’entreprises
p. 45 p. 50 p. 54 p. 58 p. 64
Choisir la forme juridique, profiter des aides de la Région, louer/acheter ses bureaux...
Se faire aider, s’entourer, trouver les financements, mais surtout ne pas se tromper de statut juridique : nombre de start-up y ont laissé leurs illusions.
Un conseil auquel on ne pense pas toujours : l’expert-comptable – les premiers contacts sont gratuits – .
Ces gens-là savent tout et ont vu du « pays » !
Autre cadre accueillant : les régions. La plupart se mettent en quatre
pour faire venir à elles les entrepreneurs : en vedette dans ce numéro, Auvergne-Rhône-Alpes. On vous dit l’essentiel au passage sur l’immo d’entreprise. Du lourd et de l’utile.
 pratique
44 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[  Monter sa boîte,
les conséquences du choix de   pagnement de la société de por-
créer aujourd’hui
pratique
   affaire de statuts
leur statut. » Une étude publiée récemment sur le devenir des sociétés créées en 2014 est à cet égard révélatrice. La pérennité dépend beaucoup du statut ju- ridique : 83 % des sociétés exis- taient toujours trois ans après leur création, contre 63 % pour les entreprises individuelles. Autre façon de mesurer cet écart de destin selon le statut: les entreprises individuelles se clôturent plus rapidement que les sociétés : 16 % d’entre elles ne soufflent pas leur première bou- gie contre 4 % pour les autres. L’Insee a bien sûr souligné que le montant de l’investissement initial, l’expérience du créateur et notamment sa capacité à faire face aux difficultés ou à les anti- ciper, ou la localisation, comp- taient aussi beaucoup...
L’option franchise...
Les créateurs qui redoutent de partir dans l’inconnu pensent... franchise. Ce type de commerce dit associé connaît depuis de longues années un joli succès. Apparu en France dans les années 1970, le concept offre le moyen de créer son en- treprise en utilisant l’idée et le savoir-faire d’un autre, moyen- nant une redevance annuelle. L’entrepreneur va ainsi s’ap- puyer sur une marque qui a fait ses preuves et bénéficier d’une formation et de conseil, un vrai suivi, pour la gestion quoti- dienne. Autre avantage de taille pour un futur entrepreneur : créer son entreprise via la fran- chise rassure les banquiers, plus enclins à accorder des prêts.
...ou portage
Autre option pour petit entre- preneur, le portage salarial. Le statut cumule l’avantage de l’indépendance et la sécurité du salariat. Il instaure une rela- tion tripartite entre un travail- leur indépendant (le porté), ses clients et l’entreprise de portage dont le professionnel devient salarié le temps de ses missions. « Ce statut a l’avantage d’offrir au porté une protection sociale – prévoyance, sécurité sociale, retraite, assurance chômage... – plus importante que celles du régime du micro-entrepre- neur », souligne Hubert Camus, président du PEPS. En parallèle, le porté conserve son autonomie dans ses actions commerciales et la réalisation de ses missions auprès de ses clients. « Il pourra également compter sur l’accom-
tage dans ses actions de déve- loppement, sa formation, etc. » La sécurité se paie : le porté supporte à la fois les charges de l’entrepreneur que lui décompte le porteur, les charges du salarié et... la commission du porteur. Il vaut mieux des missions très bien rémunérées pour en tirer profit.
La solitude tue
Qu’il soit micro-entrepreneur, patron de SAS ou titulaire de tout autre statut, le créateur doit être accompagné. « Je décon- seille absolument de se lancer tout seul. Il faut être entouré et faire part de ses projets à des conseils qualifiés. Il faut pou- voir confronter son projet au re- gard des autres pour qu’il puisse mûrir. Je repère par expérience un projet mal ficelé, pas abou- ti ou sans perspective », as- sure Bruno Le Besnerais. Lui recommande de se méfier des « conseils d’amis », souvent pro- pagateurs de mauvais rensei- gnements. Bien sûr, tout dépend de l’ambition du projet. La créa- tion d’une micro-entreprise ne demande pas forcément l’appui soutenu d’un expert-comptable, les formalités juridiques fiscales sociales sont plus simples. « En revanche, si le projet est plus important et exige des choix sur la forme et les statuts de l’entre- prise, le professionnel, qu’il soit expert-comptable, avocat ou CCI, vont se montrer de bons conseils. Tuons dans l’œuf un a priori : que se rassurent les créateurs inquiets d’être surfac- turés dès qu’ils passent la porte d’un cabinet d’expertise-comp- table. Tel n’est pas le cas. C’est à nous, professionnels, de lever cette crainte et cette inhibition au conseil, l’établissement sys- tématique et obligatoire d’une lettre de mission est une garan- tie de transparence notamment pour les honoraires. »
Dans cette perspective, le Conseil supérieur des ex- perts-comptables a mis en place le dispositif Business Story en 2016 pour répondre à la demande de conseil. « En se connectant sur le site Business Story, l’entrepreneur trouve en quelques clics les experts-comp- tables les plus proches de lui, inscrits dans ce dispositif, afin de prendre rendez-vous. En trois rencontres d’une à deux heures gratuites prévues par ce
Le temps des créateurs solitaires a vécu
Un nombre croissant de salarié/es français/es rêvent de devenir leur propre patron/ne. Pour réussir sa reconversion, un accompagnement tout au long de l’évolution du projet est indispensable.
 Le statut de chef d’entre-   Le statut, un
 prise fait décidément rêver les Français/es. En 2018, l’Insee a recensé
paramètre
de succès
Tout dépend en réalité des ambitions du créateur, des ca- pitaux disponibles, du secteur d’activité concerné. L’enjeu est d’importance comme l’ex- plique Bruno Le Besnerais, président du comité création et entreprises innovantes du Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables. « Le choix d’un statut plutôt qu’un autre est engageant, notam- ment d’un point de vue fiscal et social. J’ai reçu beaucoup de chefs d’entreprise qui avaient démarré sans conseil leur ac- tivité et été rapidement pris dans une souricière fiscale et sociale, des impôts aux Urs-
691 300
un nombre record de
nouvelles entreprises. Soit
100 000 de plus et une hausse
de 17 % par rapport à 2017. Une
hausse largement portée par
l’engouement pour le statut de
micro-entrepreneur (avec un
bond de 28 %). Et l’attrait de
l’indépendance dépasse lar-
gement ce seul statut. L’Insee
constate une hausse soutenue de
20 % des créations d’entreprises
individuelles classiques (30 300
de plus en un an). Alors que les
créations de sociétés classiques
(SAS, SARL...) ne progressent
que de 2 %, avec seulement 3 200
nouvelles entreprises réperto-
riées. Alors quel statut choisir ?   saf. Ils n’avaient pas anticipé
La pérennité dépend beaucoup du statut juridique : 83% des sociétés existaient toujours trois ans après leur création, contre 63%
pour les entreprises individuelles.
       ecoreseau.fr juin 2019 | 45
]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[   pratique
créer aujourd’hui
« En trois rencontres d’une ou deux heures gratuites prévues par ce dispositif, l’expert-comptable aura apprécié le degré de maturité du projet et sera à même
de délivrer les bons conseils » –
Bruno Le Besnerais, Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables.
un conseil qui compte
dispositif, l’expert-comptable aura apprécié le degré de ma- turité du projet et sera à même de délivrer les bons conseils », plaide Bruno Le Besnerais.
L’argent nerf
de la guerre
Une fois le projet validé, l’entre- preneur devra inéluctablement chercher des fonds auprès des banques. Lesquelles exigent le plus souvent, outre une caution du créateur, la participation d’un établissement de caution- nement ou de garanties. Résul- tat, les organismes qui les dé- livrent sont très sollicités, et par conséquent nettement plus exi-
geants sur la sélection des dos- siers. « Pour les banques, notre intervention est un préalable : avec elles nous menons une coo- pération étroite. Si les banques attendent notre propre décision, elles y sont également associées, et pour cause: elles sont géné- ralement membres des comités d’agrément qui octroient les fi- nancements et suivent donc les dossiers de très près », éclaire Bernadette Sozet, directrice gé- nérale d’Initiative France. Son organisme propose aux por- teurs de projets des prêts d’hon- neur à zéro pourcent qui conso- lident les fonds propres, ce qui rassure les banques prêteuses. « Le prêt d’honneur procure un
                  Accompagner l’entreprise en difficulté :
Lles conseils de l’expert-comptable pour passer le cap
     Angélique Da Silva Ferret expert- comptable à Macon
a vie d’une entreprise est loin d’être un Parmi ces dispositifs, citons la CCSF1 qui oc- ration de cessation des paiements (DCP) ou la long fleuve tranquille : fléchissement troie des délais de paiement pour les dettes so- demande d’ouverture d’une procédure de sauve- d’activité ou développement trop rapide, ciales et fiscales, la Médiation du crédit en cas de garde, à préparer le dossier (selon la liste de pièces survenance d’événements internes ou ex- difficulté de financement, le Centre d’informa- à fournir prévues par le Code de commerce). Il
ternes, perte ou défaillance d’un client important, tion sur la prévention des difficultés des entre- l’assiste à la première audience devant le tribunal
politique agressive de concurrents... risquent de conduire rapidement à des difficultés. On estime à environ 55 000 les défaillances d’entreprises par an, dont 30 % (seulement) sont orientées vers le redressement judiciaire. En outre, les procédures amiables, sous la protection du tribunal, ont un taux de réussite de 80 %.
Anticiper et prévenir
les difficultés
Grâce à la mise en place d’outils de pilotage (ta- bleaux de bord, suivi de trésorerie, etc.), mission spécifique à confier à l’expert-comptable, il est possible de déceler plus rapidement les difficultés et d’attirer l’attention du dirigeant sur la situation de l’entreprise. Il ne faut pas attendre le dernier moment pour agir. Plus on intervient précoce- ment, plus l’entreprise a des chances de se redres- ser.
Identifier les difficultés
et orienter
Avant toute chose, il convient de poser le bon diagnostic pour trouver des solutions et traiter les difficultés.
L’expert-comptable propose au dirigeant un autodiagnostic, prévention visant à apprécier la situation économique et financière de l’entreprise. Il permet de faire le point sur le de- gré de ses difficultés et les perspectives d’activité.
L’expert-comptable informe ensuite le chef d’entreprise sur les dispositifs de soutien exis- tants et l’oriente vers les organismes adaptés tout en restant à ses côtés. Il favorise ainsi le dialogue avec les multiples interlocuteurs.
prises (CIP), qui est une plate-forme d’accueil et d’écoute des chefs d’entreprise fédérant plus de soixante structures sur le territoire national. Ils sont reçus de manière confidentielle, anonyme et gratuite par un trio d’experts : expert-comptable, commissaire aux comptes, avocat, ancien juge du tribunal de commerce (www.cip-national.fr).
Afin d’accompagner les entreprises qui connaissent des difficultés suscitées par le mou- vement des « gilets jaunes », le gouvernement a mis en place des mesures de soutien à certaines conditions (remises de créances fiscales, rem- boursement accéléré de crédits d’impôts, report d’échéances sociales, etc., en savoir plus sur www.entreprises.gouv.fr/politique et enjeux).
Accompagner le chef d’entreprise en difficul- té dans une procédure amiable (mandat ad hoc, conciliation) ou dans une procédure collective (sauvegarde, redressement judiciaire, etc.).
Il existe en France une boîte à outils riche et performante dans le domaine du droit des en- treprises en difficulté. Dans cet environnement complexe, l’expert-comptable guide et aide le di- rigeant à choisir la bonne procédure en fonction du degré des difficultés. Il convient à ce stade de ne pas se tromper.
Il l’accompagne dans la sollicitation auprès du président du tribunal de commerce ou du TGI d’une procédure amiable, dans sa mise en œuvre en lien avec le mandataire ad hoc ou le concilia- teur désigné.
Il l’accompagne aussi dans toutes les étapes d’une procédure collective (sauvegarde, redres- sement judiciaire, etc.) ouverte au bénéfice de l’entreprise. Il peut l’assister à établir la décla-
– aspects comptable, financier et administratif –, pendant la procédure, durant la période d’ob- servation, durant le plan, dans la relation avec les instances représentatives du personnel le cas échéant, dans la gestion des difficultés pratiques qui risquent de survenir, en vue de maintenir les relations d’affaires avec les tiers, etc.
Apporter
un soutien psychologique
Outre les difficultés économiques, les entrepre- neurs sont susceptibles de connaître des dif- ficultés d’ordre moral comme la dépression, le burn-out ou la souffrance psychologique aiguë. Le dispositif Apesa (Aide psychologique pour les entrepreneurs en souffrance psychologique ai- guë) propose un soutien psychologique dispensé par un psychologue clinicien dans le cadre d’une prise en charge rapide et gratuite des dirigeants en détresse.Une procédure qu’un expert-comp- table est à même de déclencher ou via le CIP.
Savoir rebondir
Rebondir, c’est possible ! Pendant les difficultés en restructurant l’entreprise ou après pour favo- riser le rebond du dirigeant. L’expert-comptable contribue à sortir le dirigeant de l’isolement pour l’aider à rebondir vers un nouveau projet profes- sionnel.
1 Commission des chefs des services financiers et des repré- sentants des organismes de sécurité sociale.
   46 |
juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[                   Une cellule performante et à votre écoute vous accompagne dans la gestion de vos mutations.
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]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
    effet de levier significatif : pour 1 euro de prêt d’honneur, les banques accordent en moyenne 8 euros de financement complé- mentaire. C’est un point fonda- mental. Car les créateurs insuf- fisamment financés au départ sont les plus fragiles », souligne Bernadette Sozet. Au-delà de l’argent, qui est une question capitale, le réseau associatif ac- compagne le créateur tout au long du projet, de son élabora- tion jusqu’aux premières an- nées d’activité de l’entreprise. « Pour emporter notre soutien, l’entrepreneur doit présenter un projet crédible. Nous analysons la viabilité du projet mais éga- lement la capacité du chef d’en- treprise à le mener à bien. Nous n’abandonnons personne. Si le projet n’est pas assez mûr, nous recommandons au créateur d’entreprise de le peaufiner avec d’autres organisations spécia-
lisées », confirme la directrice générale d’Initiative France. Le système fonctionne. « Initiative France a soutenu 17 325 entre- prises en 2018, soit une hausse de 6 % par rapport à 2017, pour un montant total de 197 mil- lions d’euros de prêts d’honneur engagés. Ce soutien a permis de créer 31 000 nouveaux emplois (+ 8 %) et d’en maintenir 14 700
(+ 3 %), soit un total de 45000 », dixit Bernadette Sozet. Surtout, plus de 90 % des entreprises soutenues dans ce cadre passent le cap des trois ans d’activité. Il existe bien sûr d’autres accom- pagnateurs de cette eau.
Motivé...
Enfin, dernière condition (ou première) à la réussite, certes a priori acquise, mais qu’il est bon de rappeler : un chef d’en- treprise est animé d’un esprit volontaire et d’un dynamisme à toute épreuve. Le monde des af- faires est dur. Il faut savoir évi- ter les écueils, surmonter les dif- ficultés et bien souvent jouer des coudes. Une bonne dose d’op- timisme ne messied pas pour réussir. « Même s’il ne s’agit pas d’être béat et s’il faut rester par- faitement raisonnable. Il fau- dra aussi souvent faire preuve d’innovation, ne pas craindre de sortir des sentiers battus, oser prendre des risques et faire preuve de courage. De plus, le créateur doit posséder les qua- lités nécessaires pour travailler en équipe : savoir s’entourer, faire confiance et déléguer sont les maîtres mots », la conclusion de Thomas Seivy, jeune PDG de l’enseigne de joaillerie pari- sienne Marthan Laurand. PjL
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Marketplaces de services, l’émergence
Les marketplaces, comme Amazon, eBay ou Alibaba, sont devenues des partenaires de notre quotidien. Limité à la vente de biens, ce système de plates-formes numériques part désormais à l’assaut des services, un marché colossal. Le tertiaire représente 70 % de l’économie mondiale, mais moins de 10 % du commerce en ligne à l’heure actuelle.
La start-up Cocolabs l’a bien compris. L’éditeur français de marketplaces a choisi de se spécialiser dans les services, une industrie délaissée, développée par les acteurs référents dans la création de places de marché tels que Prestashop, Shopify, Drupal
ou Magento. Cocolabs s’est rapidement fait un nom grâce à Cocorico, une solution open source qui facilite le travail des développeurs désireux de créer
une place de marché pour un acteur du tertiaire. La start-up propose à ses clients la gestion numérisée des workflows d’achat, la mise en place des calendriers, la gestion des paiements avec encaissement pour comptes de tiers ou encore le yield management. L’objectif avoué est d’accompagner
la mue numérique des prestataires de services. Le groupe a fait le choix de l’open source, au coût quasi-nul, pour accélérer cette transformation. Et ça fonctionne. Grâce
à Cocorico, MisterB &B concurrence désormais
Airbnb sur un segment de niche en s’adressant à la communauté LGBT. En créant une place de marché, une PME concurrencera les géants,
de quoi donner des idées aux porteurs de projet d’entreprise dans les services !
]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Les régions bichonnent
 les start-up !
Pour attirer start-up et entreprises innovantes, les villes et métropoles ne reculent devant rien.
Non, Montpellier ne se   au start-uper tous les ingrédients
résume pas Georges Frêche ou Louis Ni- collin. La septième
    commune de France est devenue
en quelques années l’épicentre
de la start-up nation française.
Elle a été l’une des premières mé-
tropoles à obtenir le label French
Tech et les jeunes pousses se bous-
culent pour poser leurs cartables
dans la cour de l’incubateur Cap
Omega, spécialisé dans le nu-
mérique. Les places sont chères.
Seules une cinquantaine de socié-
tés sont invitées à grandir au sein
de cet incubateur du Business &
Innovation Centre (BIC) créé par
Montpellier Méditerranée Mé-
tropole. Une attractivité qui ne
s’improvise pas. La métropole a
installé son incubateur au cœur de
son pôle tertiaire, dans le quartier
Eurêka qui accueille aussi IBM et
Dell. Les heureux élus bénéficient
de salles de réunion, d’espace de
coworking, du très haut débit et
bien sûr de la proximité d’acteurs
de l’écosystème comme le fonds
de business angels Méliès. Frédéric
Salles, président et co-fondateur
de Matooma, société au succès
fulgurant spécialisée dans les
cartes SIM pour objets connectés,
a eu cette chance. « L’excellence de
l’accompagnement du BIC asso-
ciée à l’effervescence des innova-
teurs qui y sont hébergés offrent   la ville d’ici à 2020. « Pour nous,
pour réussir et développer son entreprise », reconnaît le diri- geant. Lequel égrène volontiers les facilités dont il a disposé: bail au mois, possibilité de s’étendre et accompagnement par des chargés d’affaires. « Ces chargés d’affaires mis gratuitement à notre service nous ont aidés à affiner notre pro- jet, à le restructurer. Ils nous ont challengés afin de convaincre les organismes publics de finance- ment et les banques. » Il reconnaît que son installation au sein de Cap Omega, un gage de sérieux et de qualité, l’a grandement aidé pour l’octroi de subventions publiques, de prêts d’honneurs et de crédits bancaires.
Les métropoles
au service de la tech
À l’image des douze autres mé- tropoles labélisées French Tech, Montpellier rivalise d’idées et multiplie les investissements pour attirer les jeunes pousses. La ville a transformé l’ancienne mairie en hôtel d’entreprises. Treize agences Web, éditeurs de logiciels, studios de développement, spécialistes de la réalité augmentée ou des images de synthèse occupent ses étages. La métropole de Montpel- lier confirme un nouveau Totem quatre fois plus grand à l’est de
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]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[  « Ces chargés d’affaires mis gratuitement à notre service nous ont aidés à affiner notre projet, à le restructurer. Ils nous ont challengés afin de convaincre les organismes publics de financement et les banques » – Frédéric Salles, président et co-fondateur de Matooma.
comme, récemment, VivaTech à Paris. Stéphane Seigneurin, co-fondateur de MyCarSpot, a présenté aux visiteurs du monde entier sa solution d’optimisation des parkings entre les collabo- rateurs. « Le soutien du BIC par le biais du programme Jump’In Création a donné un sérieux coup de pouce en m’aidant à formali- ser ma création de valeur», sou- ligne le dirigeant. Heureusement que Montpellier n’est pas la seule métropole à miser sur la tech. Sa voisine Aix-Marseille aussi se rêve
business guide
pratique
           la French Tech est plus qu’une cocotte magenta, c’est un grand étendard de l’innovation qui ras- semble tous ceux qui ont envie d’entreprendre», avait déclaré le président de la métropole et maire de Montpellier Philippe Saurel, lors de l’inauguration du bâtiment Totem French Tech il y a deux ans. « Pour garder les entreprises nou- velles en croissance et en accueillir de l’extérieur, il faut leur apporter une réponse rapide », avait ajouté la vice-présidente au développe- ment économique, Chantal Mario. L’initiative est saluée par Philippe Rossi, fondateur de Nelis, entre- prise spécialisée dans la gestion de contacts en équipe et la carto- graphie des réseaux b2b. «L’hô- tel French Tech est un véritable accélérateur de croissance. Nous y sommes hébergés depuis 2016 sur un espace de 120 m2. Le bâ- timent présente des avantages importants : la proximité du centre-ville, le bail d’un an renou- velable, ce qui est rassurant pour une start-up qui a des velléités de recruter à moyen terme, un loyer au prix du marché. Nous profitons aussi de la possibilité d’utiliser une salle de coworking pour des ateliers et des réunions d’inves- tisseurs. » Enfin, la métropole de Montpellier et la région Occitanie n’hésitent pas à faire voyager leurs pépites dans les grands salons
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]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Nice Méridia doit accueillir 5 000 emplois, 5 000 habitants et 5 000 étudiants. C’est la vitrine de l’Éco-Vallée, établissement public d’aménagement.
pour attirer les entreprises. «Le projet Éco-Vallée est une muta- tion profonde d’un territoire vers plus d’emplois tout en opérant un retour vers ses fondamentaux de qualité de vie. Nice change d’échelle économiquement par- lant tout améliorant le confort de ses habitants», explique Oli- vier Sassi, le directeur général de l’EPA. Le projet Nice Méridia doit devenir la vitrine de l’Éco-Vallée avec des immeubles spectacu- laires imaginés par des architectes de renom comme Jean Nouvel, un quartier écologique, de petits commerces et des lieux festifs. «À Nice, nous tenons nos enga- gements, souligne Olivier Sassi. Comme promis, le tramway est d’ores et déjà en marche, avant même que la construction du projet ne soit achevée. » Côté business, la technopole urbaine Nice Méridia «sera un quartier orienté vers la croissance verte, combinera recherche privée et publique, start-up et entreprises innovantes, logements, com- merces, activités », détaille Olivier Sassi. Au total, Nice Méridia doit accueillir 5000 emplois, 5000 ha- bitants et 5000 étudiants. L’EPA mise aussi sur l’éducation avec la
des 8 clusters mondiaux.
bien implantés sur le pôle (tech-   création du Campus régional de
l’apprentissage. Enfin, l’Éco-Val- lée compte développer une offre hôtelière orientée « affaires » avec notamment des espaces de coworking dans la perspective de la création d’un futur Parc des Expositions. Selon Olivier Sassi, 80 % des entreprises qui s’implan- teront seront issues du tissu local, les 20 % restants venus de l’exté- rieur. « L’économie de Nice a été longtemps fondée sur le tourisme et les services. Nous changeons tout ça et montrons que la ville aime l’entreprise », conclut le di- recteur général. Avec ces nouvelles infrastructures, son aéroport in- ternational et... ses 3 048 heures de soleil par an, l’entreprise pour- rait fort, elle aussi, tomber amou- reuse de la ville. PiERRE-jEAnLEPAGnOT
         – Paris-Saclay, Saint-Quentin-en-
Yvelines et Versailles Grand Parc
–, cet écosystème d’innovation
unique en Europe se situe à 30 km
à peine du cœur de la capitale.
« Dès juillet 2013, celui de Pa-
ris-Saclay se classe parmi les huit
clusters mondiaux de l’innova-
tion », rappelle Jérémy Hervé, chef
de projets Attractivité et Entrepre-
nariat, au sein de l’Établissement
public d’aménagement (EPA)
Paris-Saclay. L’une de ses mis-
sions est de faciliter l’installation
d’entreprises étrangères, le plus
souvent des start-up dans le clus-
ter en lien avec les trois commu-
nautés d’agglomération du terri-
toire. « Nous conseillons la société
sur son lieu d’implantation, puis
nous la mettons en relation avec
d’autres membres de l’écosystème.
À titre d’exemple, nous pouvons
rapprocher un laboratoire inter-
national qui détient un brevet avec
une équipe de recherche française
basée à Paris-Saclay afin qu’ils dé-
veloppent ensemble le produit bre-
veté. » Le chef de projet se charge
également de l’accueil des familles
en leur trouvant un logement, une
crèche ou une école, des cours de
français, et tutti quanti. Au total,
cinq secteurs industriels stra-
communautés d’agglomérations   tégiques sont particulièrement   nomy, a vu les choses en grand
Paris-Saclay regroupe aujourd’hui 40% de la recherche publique et privée d’Île- de-France et 15 % au plan national,
à 30 km de la capitale. Il est l’un
      capitale du numérique. Axé sur les smart cities, le big data ou en- core l’e-santé, l’écosystème de la French Tech Aix-Marseille affiche une croissance remarquable grâce à une multitude d’incubateurs et d’accélérateurs privés et publics. En réalité, chaque métropole s’ef- force de cultiver une expertise spécifique qui fera la différence : Grenoble met en avant la spéciali- sation de la région en électronique et micro-électronique, informa- tique et logiciels, Brest la sienne dans les services hôteliers, etc.
nologie de l’information, santé, gestion intelligente de l’énergie, aéronautique et mobilités du futur). « L’innovation s’appuie sur la mise en relation des com- pétences. Le territoire accueille de prestigieux pôles académiques comme l’université Paris-Saclay ou l’Institut polytechnique de Pa- ris, des organismes de recherche de renommée internationale et des géants mondiaux de l’indus- trie, comme GE ou Air Liquide », souligne Jérémy Hervé.
     Paris-Saclay, mégacluster
Les start-up nées de ces métropoles parviendront-elles enfin à reléguer aux oubliettes le vieux concept de « Paris et le désert français », du nom du célèbre ouvrage du géo- graphe Jean-François Gravier publié en 1947 ? Le Grand Paris et son gigantesque cluster Pa- ris-Saclay ne l’entendent pas ainsi. Né avec le projet du Grand Paris Express en 2008, Paris-Saclay regroupe aujourd’hui 40 % de la recherche publique et privée d’Île- de-France et 15 % au plan national. À cheval sur deux départements, les Yvelines et l’Essonne, et trois
Nice réinventé
À l’autre bout de la France, un autre EPA, celui d’Éco-Vallée Plaine du Var, ne manque pas non plus d’ambition. Basé à Nice, l’établissement, qui mise sur les énergies vertes et la silver eco-
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]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
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Entreprendre en Auvergne- Rhône-Alpes
Quel terreau !
Des salons des entrepreneurs, toutes les régions en tiennent. Mais les
12 et 13 juin 2019, au Centre de Congrès de Lyon, celui de la région Auvergne-Rhône-Alpes va se révéler bruissant et achalandé : un grand rendez-vous des porteurs de projets et des dirigeants en Auvergne-Rhône-Alpes. Le point sur les opportunités d’entreprendre dans la région.
«Ici, l’écosystème   favorable. Avec un PIB de plus
 est à la fois très dynamique et bien- veillant. Et puis, j’ai
eu un énorme coup de cœur pour la région, sa situation géographique, le cadre de vie », raconte Clémence Durieux, fondatrice du Bon Gustave, un site et une application autour des bonnes bouteilles. Le prin- cipe? Vous avez un coup de cœur pour un vin... Vous en- voyez une photo de l’étiquette à l’équipe. Ces « dénicheurs de vin » le retrouvent et le livrent chez vous. Pratique. Après des études à l’EM Lyon, la jeune femme a décidé d’implanter son entreprise à Lyon, « une capitale gastronomique, avec un pied dans les vignes » !
de 250milliards d’euros, Au-
vergne-Rhône-Alpes se place au
e
2 rang des régions françaises.
« Notre territoire se caractérise par la richesse et la diversité de son tissu économique, avec un socle solide de PME familiales industrielles qui innovent dans leurs niches sectorielles et sont souvent tournées vers l’export, des ETI bien implantées et quelques grands groupes », explique Philippe Guérand, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la région.
Plus précisément, quels sont les grands secteurs porteurs dans la grande diversité du tissu écono- mique ? « Il s’agit avant tout de la première région industrielle de France, avec un portefeuille d’activités diversifié, largement tourné vers l’export. Avec 500 000 emplois salariés et non-salariés sur 50 000 sites, c’est la région qui compte le plus
Un tissu
économique solide
Voilà une jeune entreprise régio-
nale en plein développement...
Un exemple parmi d’autres, dans
un environnement économique   grand nombre d’emplois dans
© Sébastien Ferraro
]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[  business guide
pratique
 Avec un PIB de plus de 250 milliards d’euros, Auvergne-Rhône-Alpes se place au 2e rang des régions françaises.
l’industrie, vante Philippe Gué-   de vie est attirant, d’autant plus
   rand. L’industrie régionale pré- sente de nombreux points forts dans les activités de pointe : ma- chines et autres solutions pour l’industrie du futur, numérique, composants électroniques, éner- gie, pharmacie et technologies médicales, décolletage, plastur- gie, éco-technologies... » C’est également la deuxième région française pour l’emploi dans le secteur marchand. Et la deu- xième région française pour les revenus du tourisme... « Sur le plan de la conjoncture, le bilan 2 018 est positif, avec, souvent, des indicateurs mieux orientés dans notre région qu’au plan na- tional. » Pour autant, le tableau ne doit pas cacher des disparités locales, surtout depuis la fusion de régions : la « nouvelle » Au- vergne-Rhône-Alpes constitue un immense territoire de près de 70000 km2 !
Des atouts
pour les entrepreneurs Dans cette région dynamique, quelle place pour les porteurs de projets? Bien sûr, le cadre
que la région est bien dotée en logements et infrastructures. Clémence Durieux argumente volontiers : « Une qualité de vie supérieure. Côté financier, se lo- ger et se nourrir à Paris n’a pas le même coût qu’en région. Quand on est entrepreneur et qu’on dé- bute, ce n’est pas négligeable ! » On n’y pense pas toujours. La formation et l’enseignement supérieur (deuxième région française, là encore, avec 338 500 étudiants !) favorisent l’attracti- vité, tout comme la R&D : avec 7 milliards de dépenses, majori- tairement réalisées par les entre- prises, Auvergne-Rhône-Alpes assure 14,2 % de l’effort national.
C’est enfin un carrefour de grands axes de communications français et européens, bien pour- vu en aéroports, trafic TGV, au- toroutes, etc. En pratique, d’après l’agence Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises, ce positionnement stratégique donne le moyen de « couvrir 80 % du territoire fran- çais en moins de quatre heures de
                                                                                                                                                                                                             ecoreseau.fr juin 2019 | 55
]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Un futur entrepreneur va trouver un accompagnement correspondant à ses besoins, sa localisation et l’état d’avancement de son projet.
          route ». Ou encore d’accéder à « 115 destinations en vol direct depuis l’aéroport de Lyon Saint-Exupé- ry». Pas à dire, les promoteurs de larégionontsoignéleurschiffres. Et puis, « l’un des plus gros attraits de la région reste la présence d’un écosystème d’acteurs engagés qui
œuvrent en étroit partenariat pour favoriser la création d’entreprises et accompagner les porteurs de pro- jets », ajoute Philippe Guérand.
Une plate-forme communautaire
Et pour cause, en 2015, le conseil régional a lancé une nouvelle plate-forme, Je crée dans ma ré- gion, une porte d’entrée incon- tournable pour les porteurs de projets. « Cet outil a été conçu pour la communauté des ac- compagnateurs et des créateurs d’entreprise », explique Sophie Malichier, animatrice et admi- nistratrice du site. Concrète- ment, 450 opérateurs, profes- sionnels de l’accompagnement, valorisent leurs offres et leurs services sur la plate-forme.
Qui dit informations mutua- lisées dit plus visibles : un futur entrepreneur va trouver un ac- compagnement correspondant à ses besoins, sa localisation et l’état d’avancement de son pro- jet. Il est orienté via trois vo- lets structurés, correspondant à trois phases essentielles : « Je lance mon projet », « Je teste mon projet » et « Je finance mon projet ». « De plus, chaque créateur ou repreneur d’en- treprise sera à même de créer un espace personnel sur le site pour bénéficier de services en ligne – « fiche projet », « feuille de route », formulaires pour les études de marché... », détaille Sophie Malichier. Comme la plate-forme est contributive, un agenda traque les événements, rencontres et formations en fonction de critères précis.
Des outils et acteurs
Je crée dans ma région recense ainsi clairement les nombreux acteurs de l’entreprenariat dans la région. À commencer bien sûr par la région, les métropoles
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et leurs structures dédiées. Les CMA et CCI sont de la par- tie. « Nous nous appuyons sur un atout fort : notre capillarité. Nous comptons 13 CCI en Au- vergne-Rhône-Alpes, encadrées par une CCI de région, soit près de 1700 collaborateurs au total. Ce maillage fin est un atout pour accompagner toutes les entre- prises en parfaite proximité sur l’ensemble du territoire de notre grande région », illustre Philippe Guérand. Parmi les autres ac- teurs, en fonction des profils, des structures sont spécialisées. Par exemple, l’association La Cuisine du Web entend favoriser l’en- treprenariat Web et numérique à Lyon. Ronalpia est un incuba- teur spécialisé dans les projets susceptibles d’apporter «une réponse à un besoin social ou environnemental ». D’ailleurs, le réseau Aura Pep’s, réunit 50 pépinières et incubateurs de la région.
lectif grâce à des rencontres entre lauréats [les porteurs de projets, ndlr] ». En 2018, 154 nouveaux lauréats ont été sélectionnés pour un accompagnement triennal dans la région.
Les accompagnateurs se ré- vèlent donc nombreux et variés, mais, globalement, ces possibilités de soutien ne doivent pas cacher, là encore, des différences entre les zones. « Comme dans toutes les régions, certains territoires sont plus dynamiques que d’autres. On enregistre par exemple moins de créations d’entreprise dans l’Ain que dans le Rhône. Il y a des poches à opportunités. Ce qui ne signifie pas qu’il ne soit pas possible d’en- treprendre au fin fond d’une vallée des Alpes, mais plutôt qu’il sera un peu plus difficile d’être accompa- gné », commente Rodolphe Pas- quier Desvignes.
Des grands rendez-vous
preneuriat dans toutes les CCI de la région... Grand événement an- nuel, le Salon des entrepreneurs ouvrira bientôt ses portes au Centre des Congrès de Lyon: le « rendez-vous n° 1 des créateurs, start-up et dirigeants à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes », avec au programme cette année 150 exposants et animations, 100 conférences et débats et la présence de 100 personnalités emblématiques. «On met en avant les filières d’excellence et les réussites du territoire», explique William Jameux, com- missaire général de l’événement.
Le salon accueille des pros de l’accompagnement et des chefs d’entreprise. « 35 % des visiteurs sont des dirigeants. Il s’agit beau- coup de jeunes boîtes de moins de cinq ans, avec une logique de dé- veloppement du chiffre d’affaire. Là, on a trois types de réponses: le numérique, les RH et l’inter- national.» Mais surtout, «50% de nos visiteurs sont des por- teurs de projet: ils vont gagner du temps en prenant le temps de venir au salon. En une jour- née, ils peuvent rencontrer dix, quinze experts complémentaires. Et d’autres porteurs de projet ou des entrepreneurs confirmés», raconte William Jameux. Près de quatre ans après le lancement de son entreprise, la fondatrice du Bon Gustave, Clémence Du- rieux, interviendra d’ailleurs lors d’un débat, sur le thème Témoi- gnages d’entrepreneurs qui font bouger les lignes. À commencer par celles de toute une région. LuCiE DE LA HÉROnniÈRE
EST JOURNALISTE EN AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
    Côté financement, en plus de
Bpifrance, des banques et des
fonds d’investissement, les ré-
seaux se montrent actifs. L’as-
sociation Réseau Entreprendre
compte 19 implantations locales
sur le territoire, avec deux objec-
tifs. Favoriser la création d’em-
plois. Et « faire accompagner
des chefs d’entreprise par des
chefs d’entreprise, comme des
pairs et des égaux », argumente
Rodolphe Pasquier Desvignes,
directeur général de Réseau En-
treprendre Rhône et chargé de
mission Réseau Entreprendre
Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’agit
d’un accompagnement « finan-
cier avec des prêts d’honneur,
individuel, avec des rendez-vous
tous les mois pendant 3 ans et col-     Roanne, la Quinzaine de l’entre-
Pour trouver les bonnes infor- mations, les bons contacts, le bon réseau, une myriade d’événe- ments plus ou moins spécialisés ponctuent l’année: les Oséades à Annecy, le Forum de l’entrepre- nariat à Lyon, Saint-Étienne et
« Nous comptons 13 CCI, encadrées par une CCI de région, soit près de 1 700 collaborateurs.
Ce maillage fin est un atout pour accompagner toutes les entreprises en parfaite proximité
sur l’ensemble du territoire de notre grande région » – Philippe Guérand, président de la CCI de région.
         ]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[  business guide
pratique
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]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Immobilier
commercial
et d’entreprise :
entre mutation et révolution
Le Siec, salon du retail et de l’immobilier commercial vient à peine de fermer ses portes (5-6 juin Porte de Versailles à Paris) : les évolutions des modes de consommation et la révolution numérique ne sont que deux exemples des évolutions qui obligent les patrons de foncières à revoir leurs stratégies. On voit comment.
Juana Moreno, manager du Siec
« Parmi les nouvelles tendances, le retailtainment »
    Au beau fixe. Avec   veau porter le marché en 2019
Quels ont été les thèmes forts dusalon2019?
Pour sa 15e édition, le Siec met en lumière un demi-siècle de (r)évolution commerciale en célébrant le 50e anniversaire des premiers centres commerciaux français. Comme nous le faisons depuis toujours, nous continuons à soutenir et accompagner l’innovation commerciale. Notamment avec deux de nos initiatives, Siec’LAB et le Pitch des nouveaux concepts. Ils mettront respectivement à l’honneur start-up et concepts novateurs, acteurs du commerce de demain. Autre temps fort, la révélation, au cours d’une table ronde à l’ouverture du Salon,
des résultats de l’étude inédite et exclusive sur le regard porté par les maires et élus locaux sur l’urbanisme commercial, l’avenir des centres commerciaux et les enjeux qu’ils comportent.
D’autres tendances sontperceptibles?
Trois seront particulièrement mises à l’honneur sur le salon. D’abord le secteur du food & beverage, secteur qui en dix ans
a vu son poids dans le chiffre d’affaires des centres passer de
5 à 10 %. De nouveaux acteurs commencent petit à petit à arriver dans les espaces commerciaux en profitant des perspectives qu’ils offrent. Nous avons désormais des chefs étoilés dans nos
gares, de nouveaux concepts de restaurations dans nos centres... D’ailleurs, pour la première édition du Pavillon F&B, nous recevrons deux jeunes pépites tout à fait représentatives, Paris Bamako et Lobster & Co qui feront découvrir leurs concepts. Autre tendance forte, celle de l’outlet, autrement dit le magasin d’usine. Il faut savoir que la France est
le 3e pays d’Europe champion de l’outlet en termes de surfaces
et en nombres de centres.
La preuve en est qu’en 2018
pas moins de deux villages
de marques ont ouvert
leurs portes en France. Architecture audacieuse,
offre de restauration,
services innovants...
On assiste aujourd’hui
à une nouvelle génération
de centres. Pour la première édition du Pavillon Outlet, nous accueillons des exposants
de prestige tels que Neinver, Advantail, Retail Partners Europe et d’autres encore.
Enfin, une grande tendance actuelle est celle du retailtainment, cette façon
de transformer un centre commercial ou point de vente
en lieu de divertissement ou
de loisirs pour en augmenter l’attractivité pour l’acheteur
et sa famille. Un héritage des
« malls » américains. Dans des centres commerciaux qui se révolutionnent depuis 50 ans et dont on annonce régulièrement la mort, ce cliché ne semble
pas d’actualité ! Aujourd’hui,
les centres commerciaux s’apparentent davantage à des lieux de vie pour des sorties conviviales et ludiques, que ce soit en famille ou entre amis.
Les millenials aiment faire du shoppingetseretrouver.L’offre de loisirs ne cesse de s’étoffer avec des concepts toujours plus inventifs. C’est d’ailleurs pourquoi la surface du Pavillon dédié aux loisirs continue de s’agrandir sur le salon pour la troisième année consécutive.
Qu’augure-t-on de l’avenir ?
Indéniablement, la réinvention ! Le secteur fait face à des mutations. Des modèles disparaissent, d’autres émergent, d’autres encore restent à inventer. Après un demi-siècle, les challenges
à relever par les acteurs du secteur sont nombreux. Certes, il faut réinventer et s’adapter, voire anticiper. Les dispositifs phydigitaux, l’immersif, la multiplication de services dits « omnicanal », la RSE ... Autant
de sujets connus ou à venir qui répondront aux attentes des consommateurs et
participeront à créer des destinations où le
consommateur a plaisir à aller pour continuer
à écrire l’histoire des centres commerciaux dans les 50 années à venir.
 871 500 m2
cialisés au 1er se- mestre 2019, soit 8 %
de plus qu’à pareille époque en 2018, le marché logistique français confirme son embellie, comme l’a révélé CBRE, leader mondial du conseil en immo- bilier d’entreprise. Sans sur- prise, la bonne santé du secteur est confortée, voire poussée, par la région francilienne. La région-capitale devrait à nou-
en s’appuyant notamment sur le quartier de La Défense où doivent apparaître de nouveaux volumes d’importance.
« Le marché logistique fran- çais est notamment boosté par un e-commerce à la crois- sance exponentielle », explique Didier Malherbe, Executive Director Activité et Logistique chez CBRE. Côté investisseurs, les Français ne représentent
Le marché logistique français est notamment boosté par un e-commerce à la croissance exponentielle – Didier Malherbe, CBRE.
commer-
       58 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[   pratique
business guide
Des rues initialement dédiées aux commerces se transforment en quartiers d’affaires. D’anciens pressings se muent en espace
de stockage. Des entrepôts deviennent des showrooms.
      elles
Le boom du coworking
L’immobilier d’entreprise garde
donc le vent en poupe, porté
par une économie dynamique
et des taux d’intérêt extrême-
ment bas. Côté tendance, si
certaines villes voient à l’achat
le prix de l’immobilier d’en-
treprise s’envoler à l’instar de
Bordeaux (+ 22,2 %), Toulouse
(+ 19,8 %) et Lille (18,6 %), So-
phie Desmazières, fondatrice
de BureauxLocaux, l’un des
portails leaders du marché, ob-
serve d’autres évolutions : « Par
le passé, les entreprises recher-
chaient des locaux excentrés,
plus modernes, pratiques, avec   deviennent des showrooms.
Frey Retail, au-delà du promoteur immobilier
parking...
sont en quête d’espace au cœur de quartiers. Elles souhaitent des restaurants à proximité, des lieux de caractère, atypi- ques, qui incarnent l’entreprise. Nous assistons également à une véritable explosion de sollicita- tions concernant les espaces de coworking, augmentés de 60 % de 2017 à 2018). À ce jour, ils sont occupés par un tiers des grandes entreprises, un tiers de PME et un tiers d’indépendants. Il s’agit d’une nouvelle manière de travailler, plus friendly, plus collaborative. Ce qui n’était pas lecasilya5ans.»
   « que » 54 % des volumes in- vestis en 2018 contre 46 % des volumes financés par d’autres nationalités. Preuve que les in- vestisseurs internationaux re- nouent véritablement avec le marché hexagonal, puisqu’ils ne représentaient que 21 % de volumes en 2017.
Désormais,
 En quête d’attractivité optimale
Autre tendance forte : la reconversion des espaces. Des rues initialement dédiées aux commerces se transforment en quartiers d’affaires. D’anciens pressings se muent en espace de stockage. Des entrepôts
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juin 2019 ecoreseau.fr
Exemple de développeur de centres commerciaux, la Foncière Frey, spécialiste de l’urbanisme commercial. Son PDG Antoine Frey se veut « fabrique de commerces » : « De la livraison
et l’ouverture au public du Shopping Promenade d’Arles, à l’avancée des travaux de ceux
de Claye-Souilly et Strasbourg qui ouvriront en 2020, en passant
par le lancement des chantiers de projets qui arrivent à maturité comme celui de Marseille, notre nouvelle entité, Citizers, vise à valoriser notre savoir-faire que les promoteurs immobiliers ne possèdent pas. » Après avoir mis un pied en Espagne, Frey doit y déployer son modèle économique et une équipe pour y développer des actifs.
]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[    « Nous sommes face à une re- fonte immobilière quasi iné- dite qui redistribue totalement les cartes de notre secteur », résume Sophie Desmazières. Il existe bien une appétence considérable pour les grands et les micro-entrepôts à proximité des villes ou en zones urbaines. Une vague de fond notamment portée par les géants du Web tels Amazon.
L’attractivité auprès des entre- prises et des investisseurs se joue sur la capacité d’un ter- ritoire à offrir des conditions optimales d’implantation. Tout dépend principalement de trois facteurs : le secteur d’activité de l’entreprise, les caractéristiques du territoire et la concurrence sur le périmètre. Les critè-
Parole à Pauline Duval, directrice générale du groupe Duval
Réussir la transformation numérique
business guide
pratique
     L’immobilier est essentiellement un secteur cyclique. Il ne faut
pas en perdre de vue les grandes tendances. L’on constate aujourd’hui clairement une augmentation
des prix des bureaux depuis quelques années. En ce moment,
de nombreux acteurs s’interrogent sur la poursuite de cette tendance : jusqu’où peut-elle aller en termes de temps et de valeur ? Car c’est cette valeur maximale qui permettrait d’anticiper un futur point d’inflexion. Au contraire, dans le commerce, les loyers s’inscrivent déjà dans une dynamique de correction à la baisse, les prix s’orientent actuellement vers des niveaux plutôt standards. Une tendance majeure de l’immobilier commercial consiste dans ce qu’on appelle le « phygital » ou la convergence d’une offre physique et numérique intégrée, capable d’attirer et fidéliser les clients. Sa réussite passera à mes yeux d’un côté par de la création
de contenu numérique pertinent pour générer du drive-to-store, et de l’autre par une numérisation croissante de l’activité pour vendre de plus en plus de services et produits via l’e-commerce.
un centre-ville repensé
version « mixte »
L’immobilier de bureaux rime sans surprise avec le coworking. S’agit-il d’une tendance durable ? Certes,
on le voit aujourd’hui, son principal enjeu réside dans le pricing. Je pense que la pérennité de son modèle dépendra davantage de sa capacité à proposer une offre qualitative
de services complémentaires. On peut facilement penser à du conseil juridique ou aux services comptables...
Mais cette proposition de valeur pourrait également se traduire
par des projets urbains mixtes
dans leurs fonctions et leurs
usages qui redynamisent la vie
d’un immeuble. J’ai la conviction
que ces programmes innovants
qui mêlent coworking, espace de convivialité, commerces, logements, résidences d’affaires en centre- ville seront incontournables pour penser l’immobilier de demain.
Afin de capturer pleinement son potentiel de création de valeur,
il me paraît indispensable que l’immobilier commercial réussisse sa transformation numérique
pour gagner en attractivité et assurer un lien continu avec les consommateurs. Au-delà de sa valeur patrimoniale, l’immobilier de bureaux devrait, lui, être en mesure de proposer une offre de services qualitative à forte valeur ajoutée. Si on prend l’exemple de l’immobilier connecté, la clé de son avenir réside à mes yeux dans sa capacité à produire une réelle utilité pour
les utilisateurs pour réussir son time-to-market et ne pas être perçu comme un simple effet de mode.
ecoreseau.fr juin 2019
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]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Les métropoles régionales s’appuient sur des alliés de poids pour attirer de nouvelles entreprises, les salariés. En recherche de qualité de vie,
ils plébiscitent de plus en plus les métropoles en région.
Le « beau » comme locomotive
La Compagnie de Phalsbourg a fait de la culture son terrain de prédilection. Et pour cause : depuis sa création, il y a une vingtaine d’années, trône une œuvre d’art dans chacun de ses centres. Un particularisme que l’entreprise assume
en défendant son credo : architecture, environnement, bien-être et numérisation. Mathieu Boncour, directeur
des relations institutionnelles et du mécénat, y va de son plaidoyer pro domo : « La Compagnie de Phalsbourg a été un des premiers groupes à implanter des magasins type Cultura ou Fnac dans ces zones commerciales. Philippe Journo, le fondateur, a voulu apporter de la culture mais aussi du beau. En misant sur des projets architecturaux forts. D’ailleurs, il cite régulièrement un propos de Kant :
« Le beau est un des symboles du bien. » Nous sommes signataires-fondateurs d’une charte appelée Un immeuble, une œuvre en lien avec le ministère de la Culture. Ce qui nous engage à installer une œuvre d’art au cœur de chacun de nos projets. »
J’aime ma boîte
Filière cuir :
une sucPcess story à la française !
ortée par le succès du luxe quinzaine d’années, retrouve un et par son essor sur les élan exceptionnel grâce à son po- marchés étrangers, la fi- sitionnement sur les produits haut lière française du cuir ne de gamme.
constitue un critère déter- minant et incontournable de l’attractivité d’une métropole. La taille et la qualité du parc immobilier et des offres dispo- nibles sont devenus des facteurs décisifs dans le choix d’implan- tation. Le territoire attractif est celui qui donne le choix. Les métropoles régionales s’ap- puient sur des alliés de poids pour attirer de nouvelles entre- prises, les salariés. En recherche de qualité de vie, ils plébiscitent de plus en plus les métropoles en région. jOnATHAn nAHMAnY
L’essor de la maroquinerie de   exportations de maroquinerie et
              res de choix des entreprises sont nombreux : localisation des clients, des fournisseurs, coût immobilier, qualification et coût de la main-d’œuvre, infrastructures de transport et de télécommunication, services aux entreprises disponibles, profondeur du marché, concurrence locale... L’offre foncière et immobilière à des- tination des multiples acteurs (grandes entreprises, PME, or- ganismes publics, start-up...)
          cesse de battre des records à l’ex- Comme la plupart des filières
luxe et le succès international des produits en cuir made in France ont renversé la tendance. Aujourd’hui, nos entreprises fi- gurent parmi les meilleures du monde et leurs savoir-faire ont atteint un niveau d’excellence reconnu par les consommateurs aisés de l’ensemble des pays du globe, notamment asiatiques.
Et les chiffres confirment cette impressionnante embellie de la filière cuir. Avec 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont près de 12 milliards à l’ex- portation, la France se classe au 4e rang mondial de ce secteur, se hisse en 3e position pour les
de peaux brutes, et se positionne même comme le leader mondial des cuirs de veau et des cuirs exo- tiques.
Créant des emplois en France, participant au renouveau indus- triel de notre pays et exportant les valeurs du savoir-faire français dans le monde entier, la filière française du cuir est un modèle de reconversion réussie. n
FRAnK BOEHLY
PRÉSIDENT DU CONSEIL NATIONAL DU CUIR
portation. C’est ainsi que, malgré
les importations en provenance
des pays à faible coût de main
d’œuvre destinées à notre marché
intérieur, la balance commerciale
de la filière cuir est pour la pre-
mière fois excédentaire en 2018.
C’est une véritable consécration
pour ce secteur qui, depuis une   des métiers du cuir.
industrielles françaises, le secteur du cuir a subi le choc de la mon- dialisation à partir des années 70 et a vu disparaître près de 90 % de ses entreprises et de ses effectifs. Fermetures d’usines et plans de licenciement se sont succédé, de quoi alimenter la triste actualité
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]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[                Votre projet est unique ? Votre entreprise est unique ?
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]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Flottes d’entreprises
Comment réduire ses coûts de gestion ?
Alerte, les véhicules d’entreprises seront plus lourdement taxés. Il est urgent pour les gestionnaires de flottes de changer leur modèle, revoir leur car policy et abaisser leurs coûts de gestion de parc. Pistes.
L’entrée en vigueur du WLTP, si elle avait été appliquée en France comme elle l’a été en Finlande l’an passé, aurait provoqué par exemple, une hausse de 1740euros du ma- lus à l’achat d’un Peugeot 3 008 BlueHDi 130 ch ainsi qu’une majoration de 1 400 euros de sa TVS. Avec cette nouvelle procé- dure d’homologation, le degré d’émission actuel de CO2 de 108 g/km, neutre au regard du malus, passe pour ce modèle à 145 g/km et est alors soumis à un malus de 1 740 euros !
Une bascule du cadre fiscal des flottes
« Des hausses d’émissions de CO2 de plusieurs dizaines de pourcents sont attendues dans les prochains mois sur les véhicules neufs mis en cir- culation sous le protocole WLTP », confirme bien Fer- réol Mayoly, directeur général d’Arval France. « Certains de nos clients transforment cette difficulté en opportunité. Ils s’interrogent désormais sur la nécessité de détenir autant de véhicules de fonction dans leurs flottes et sur la possibili- té de passer au crédit mobilité ou de recourir à l’autopartage. » Chez Holson, cabinet spécialisé dans le conseil et le fleet mana- gement, Stéphane Montagnon considère également que « le changement d’homologation va faire basculer le cadre fis- cal des flottes et faire bouger les entreprises. Pour compen- ser le surcoût fiscal à venir, les flottes ont intérêt à intensifier le rythme de mise en concur- rence en recourant à plusieurs loueurs et constructeurs et en diversifiant les approvisionne- ments plutôt qu’en massifiant les volumes auprès d’un seul fournisseur ». Même analyse pour Théophane Courau, pré- sident de Fatec, prestataire également spécialisé dans le f leet management et la gestion de parc opérationnelle : « Les entreprises doivent remettre à plat leur modèle et mettre en concurrence les loueurs sur les services. Elles vont aussi gagner sur d’autres postes de coût tels que l’entretien des véhicules ou les sinistres. »
L’heure est à l’optimisation des coûts De leur côté, les loueurs longue durée (LLD) ne se contentent
  Les ventes de véhicules   des flottes d’anticiper le grand
aux entreprises se por- tent bien. Sur le seul mois d’avril, la pro-
   gression des ventes s’est élevée
à 15 %, soit près de 75 000 voi-
tures particulières et véhicules
utilitaires nouveaux qui sont
allés grossir le parc automo-
bile des entreprises. Depuis le
début de l’année, ce sont même
293 000 immatriculations
nouvelles qui sont à mettre
sur le compte des investisse-
ment réalisés par les sociétés,
soit une progression de 8,4 %.
Cet engouement en faveur du
renouvellement de leur parc
masque cependant la volonté   dexée sur les CO2 des véhicules.
tournant de 2020. À cette date, un nouveau protocole d’homo- logation des véhicules bapti- sé WLTP (World harmonized Light vehicle Test Procedure) en- trera en vigueur afin d’apporter une mesure plus exacte de la consommation et des émissions de CO2 des véhicules neufs. Son application devrait se traduire par une hausse de l’ordre de 20 % en moyenne de la mesure des émissions de CO2 relevées sur les nouveaux véhicules. De quoi accroître fortement le ma- lus tout comme la taxe sur les véhicules de société (TVS) in-
 Free2Move, l’opérateur du groupe PSA aux fortes ambitions, sait très bien qu’il doit argumenter « budget ».
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 ]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[ La gestion de flotte tout-en-un par Total
                                               TOTAL lance TOTAL Fleet, la gestion de flotte tout-en-un, connectée et multi-énergies.
TOTAL FLEET, c’est aujourd’hui un ensemble de produits et services destinés aux entreprises de toutes tailles, qui va bien au-delà d’une carte carburant. Avec le plus grand réseau accepteur de France, une nouvelle application de télématique embarquée, un outil d’aide à la gestion de flotte et des solutions de recharge électrique,
TOTAL FLEET est le partenaire idéal pour accompagner au quotidien la mobilité des professionnels de la route.
carte.total.fr
L’énergie est notre avenir, économisons-la !
Committed to Better Energy = Engagé pour une énergie meilleure.
              ]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
    pas de financer le parc des en- treprises et d’assumer ainsi les risques de revente des véhi- cules, ils proposent également, dans une démarche d’optimi- sation des coûts, d’apporter du conseil dans le choix des véhicules et dans la gestion de flotte, tout comme une pano- plie très large de services, de- puis le remplacement des pneus jusqu’à la gestion télématique en temps réel des véhicules. Ils délivrent aussi à partir de plates-formes informatiques des états de gestion des flottes avec des alertes maintenance ou renouvellement des véhicules, tout comme des prestations d’assurances, d’assistance, de gestion des sinistres ou encore de formation à l’éco-conduite. De plus en plus, ce sont les PME et TPE qui se rallient à ce mode de financement et de gestion de parc « full services ». En affi- chant sur son site un simulateur
Free2Move Lease de PSA
L’incroyable émergence des TPE/PME
  Principaux atouts des cartes carburant : éviter aux entreprises de précréditer leurs collaborateurs, éliminer les notes de frais et récupérer rapidement la TVA.
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Quand, en 2016, le patron de PSA Carlos Tavares, féru de course automobile, met en œuvre son 2e plan de croissance pour la firme, il le nomme Push to pass, comprenez, à l’instar des systèmes équipant les voitures de courses
« Libérer une réserve de puissance supplémentaire pour (se) dépasser ».
Y entre l’entité dédiée aux nouveaux services de mobilité, Free2Move, qui donne naissance en son sein à l’équipe dédiée à la Location Longue Durée (LLD), Free2Move Lease. Éric Mougin assure
la responsabilité du marketing Europe, Lydia Beaujouan, la communication France. Un phénomène : la LLD convainc désormais les TPE/PME. Un incroyable marché, s’enthousiasme Éric Mougin :
« Alors que la LLD représente un peu plus de la moitié du marché des ventes BtoB en Europe, l’on voit apparaître la forte poussée des petites entreprises dans un marché jusqu’alors dévolu aux grandes flottes. » Un chiffre : en France, une TPE/PME sur quatre fait désormais appel au leasing longue durée. « C’est
un phénomène récent, confirme Lydia Beaujouan, les petites entités ont compris qu’elles pouvaient bénéficier des services sur-mesure mis au point pour les grands comptes. ». Or Free2Move Lease dispose d’un atout, son adossement au constructeur PSA. Éric Mougin : « Notre réseau de concessionnaires – près de 3 500 dans les pays où nous opérons en Europe – nous procure l’avantage d’un maillage fin de proximité et un avantage sur les autres grands loueurs. »
CONNECTÉ
La jeune entité du groupe PSA a de l’appétit. Free2Move Lease s’est
attaqué à la montagne Europe de la LLD depuis 2017. En deux ans, à travers son déploiement dans onze pays à ce jour, ce bras armé de la LLD du groupe PSA pilote désormais un parc roulant de plus de 300000 véhicules composés des marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall.
Le maître mot pour Lydia Beaujouan : « connectés ». « Développer la LLD n’est pas seulement monter un financement.
C’est optimiser la gestion de leur flotte
et le recours aux services de gestion
de flotte connectée. « Oui, le futur
sera connecté », renchérit Éric Mougin fasciné par les avantages qu’offre la généralisation des boîtiers télématiques sur les véhicules des marques du groupe. « Des services à l’infini. » De Connect Fleet qui assure les remontées du véhicule en temps réel, au service Jockey, les opérations d’entretien programmées sont prises en charge par le loueur qui va chercher le véhicule et le ramène sans que le client et son gestionnaire de flotte n’aient à s’impliquer dans la maintenance. Demain ? « Dans un monde écoresponsable où la réglementation européenne CAFE* impose des taux d’émission de CO2 de 95 g en moyenne par voiture, nous serons aux premières loges avec nos offres de véhicules électrique
et l’hybride », se projette Éric Mougin. Un rééquilibrage que la LLD accélérera.
*Corporate Average Fuel Economy
]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[                 DESTINATION : FUTUR
  L’énergie est notre avenir, économisons-la ! www.shell.fr
(1) Chiffres indicatifs au 01/04/2019 pouvant être modifiés suivant les évolutions des réseaux Shell et partenaires. (2) Dans les stations-service proposant ces carburants.
CARTE SHELL
LA MOBILITÉ A DE L’AVENIR
    MULTI-RÉSEAUX
SHELL I BP I E.LECLERC I ESSO EXPRESS I AVIA I ESSO
Un large réseau de plus de 2 200 stations en France (1) Plus de 1 000 stations à prix bas
Plus de 25 000 stations en Europe
MULTI-SERVICES
Acceptation aux péages, ponts, tunnels, lavage et parkings Gestion connectée et sécurisée des cartes
Contrôles avancés et alertes préventives
MULTI-ÉNERGIES
Solution intégrée pour la recharge des véhicules électriques
Accès à plus de 18 000 bornes du réseau NewMotion avec la carte Shell
Installation de bornes par NewMotion sur le parking de votre entreprise
ou au domicile de vos collaborateurs
NOUVEAU
Accès au Gaz Naturel Liquéfié (GNL) (2) Accès au carburant Shell GTL (2)
                      Société des Pétroles Shell - Tour Pacific - 11/13 cours Valmy - 92800 - PUTEAUX - France - Création : zao.agency
]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
Chez Total, la marque Total Fleet intègre tout un ensemble de services où entrent la carte carburant, le calcul de la fiscalité et même... les amendes !
          de gains, Free2Move, l’opéra- teur du groupe PSA aux fortes ambitions, côté particuliers comme flottes d’entreprise, sait très bien qu’il doit argumenter « budget ». Sa solution Connect Fleet, entre autres, tire parti de l’électronique embarquée en affichant kilométrages, consommations de carburant, les prochaines maintenances ou encore la géolocalisation.
fonction. Avec sa plate-forme de mobilité baptisée One, Sixt pro- pose des solutions numériques de location de véhicules, d’auto- partage et de VTC.
Carte carburant :
un outil de gestion
Sur un plan plus technique, les responsables de parc dis- posent aussi d’outils de suivi de l’ensemble de leurs coûts. C’est notamment le cas pour le carburant qui représente 15 % du TCO (coût total d’uti- lisation) d’un véhicule et subit des variables importantes se- lon la conduite, la consomma- tion et l’activité de l’entreprise. Pour cette raison, la plupart des pétroliers et des grandes enseignes de la distribution proposent à leurs clients un recours aux cartes carburant. Principaux atouts de ces cartes « pétrolières » : éviter aux en- treprises de précréditer leurs collaborateurs, éliminer les notes de frais et récupérer rapi- dement la TVA. Mais le princi- pal avantage des cartes carbu- rant tient aussi aux moyens de gestion qui leur sont associés. L’exploitation des cartes pétro-
Mais depuis plusieurs an-
nées, une nouvelle concurrence
émane des loueurs courte du-
rée (LCD), lesquels ajoutent
désormais à leur panoplie de
services des solutions de mobi-
lité à l’adresse des entreprises.
Pour répondre à des besoins sai-
sonniers ou à des missions de
courte durée, qu’elles s’appellent
Avis Flex, Hertz FlexiRent ou
Europcar AutoLiberté, ces nou-
velles formules proposées par
les loueurs de véhicules portent
sur des durées flexibles, de 1 à 24
mois, et offrent une plus grande
souplesse aux entreprises. Le
loueur Sixt fournit même de
nouvelles offres de mobilité aux
flottes qui souhaitent réduire le
nombre de leurs véhicules de   lières assure un allègement des
tâches administratives et un   suivi de l’ensemble des presta-
    Coyote hurle vers les entreprises
meilleur suivi du poste carbu- rant de l’entreprise. Grâce aux puces dont elles sont dotées, les cartes se paramètrent et auto- risent un contrôle préventif des prises de carburant.
Dans les centres Édouard Le- clerc, ce sont plus de 100 000 cartes actives qui sont en cir- culation en France aux mains des collaborateurs des entre- prises. Proposée par Siplec qui regroupe les activités « énergie » des centres Leclerc, la carte En- ergeo se caractérise par l’accès à des carburants parmi les moins chers disponibles dans près de 700 stations-service comme aux stations de lavage, parkings et péages via le badge Liber-t. La carte carburant de Siplec est également modulable et para- métrable selon de nombreux critères sur le portail Web de l’enseigne. De quoi analyser les transactions, créer des repor- tings sur mesure, accéder à l’his- torique de facturation ou pro- céder à l’échange des données informatisées pour l’ensemble des transactions facturées.
tions dans les f lottes sera com- blé par le pétrolier français. Si la carte carburant Total demeure, elle est intégrée désormais dans un ensemble de services propo- sés sous la marque Total Fleet au travers d’un portail qui re- groupe tous les éléments de la gestion des véhicules : cartes carburant, communication avec les conducteurs, calcul de la fiscalité ou encore ges- tion automatisée des amendes. Le logiciel de Total Fleet est même couplé à un outil téléma- tique Total Fleet Connect, vé- ritable pilote pour gestionnai- res de parc. Lequel intègre la géolocalisation des véhicules ainsi qu’une application mo- bile consacrée à la sécurité et à l’éco-conduite en proposant aux conducteurs des conseils pour apaiser leur conduite et moins consommer. Cette solution serait capable, selon Total, de réduire jusqu’à 10 % la consommation de carburant et la sinistralité des véhicules d’une flotte. Une promesse de réduction des coûts qui consti- tue, pour les entreprises, un premier pas en direction de l’optimisation nécessaire de
Ce spécialiste des avertisseurs de danger routier et de l’info- trafic en temps réel propose depuis peu une offre B2B destinée à la gestion de parc et à la géolocalisation
en temps réel des véhicules d’entreprises. Cette solution Coyote Business s’organise autour de trois services. Coyote Fleet fournit des tableaux de bord et des rapports personnalisés (kilométrages, entretien,
temps de parcours, etc.), de même que des alertes et notifications de surveillance (entrée et sortie de zone, mouvement, entretien). La géolocalisation en temps réel optimise les déplacements.
Le conducteur est identifié sur chacun des véhicules, un historique des trajets l’accompagne.
Les Alertes Coyote s’ajoutent à la panoplie : trafic, perturbations,
accidents et bien sûr
« police sur votre trajet ». Elles anticipent sur
30 km et optimisent les déplacements.
Coyote Secure, enfin, assure un service
de localisation et
de récupération des véhicules 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 partout en Europe. Il va même jusqu’à « garantir à
90 % » qu’un véhicule volé sera retrouvé en moins de 24 heures.
Total fleet : des outils
de gestion de flottes
Du côté de Total, leader incon-   leur parc.
 68 | juin 2019 ecoreseau.fr
testé des cartes carburant en France, le besoin d’outils de
jEAn-PiERRE LAGARDE
    ]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[                                  VOTRE ACTIVITÉ CONTINUE LORS DE LA RÉVISION
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                                                        (1) Service reservé aux clients professionnels titulaires d’un contrat de Location Longue Durée en vigueur chez FREE2MOVE LEASE. Voir conditions sur notre site internet.
FREE2MOVE LEASE, nom commercial de CREDIPAR S.A. au capital de 138.517.008 € - N° 317 425 981 R.C.S. Nanterre Siège social : 9 rue Henri Barbusse - 92230 Gennevilliers Intermédiaire d’assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 07 004 921 (www.orias.fr) - N° TVA INTRACOM : FR 49 317 425 981 Locataire gérant de CLV. - N 682 004 056 R.C.S. Nanterre
   ]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[   pratique
briefing rh & formation par Geoffroy Framery Ça fait du bien chez
le chiffre
 Audencia BusI
iness School
l s’agit d’une première pour une école de commerce française. Au- dencia décroche le prix Professio- nal Service collaboration décerné
des salariés éprouvent du stress face au numérique
Enquête institut BVA-Salesforce, avril 2019,
L’employabilité et la formation des salariés face à la mutation du monde du travail.
Dans un monde qui change constamment, l’habileté la
plus importante à acquérir est d’apprendre à apprendre.
John Naisbitt, 90 ans, auteur américain et conférencier dans le domaine des études prospectives
DocteurSfluide à l’Esilv
amir Yahiaoui sera le nouveau responsable du département MNM (Mécanique numé- rique et modélisation) de l’École supérieure d’ingénieurs Léonard de Vinci. Ce docteur
en mécanique des fluides de l’université Pierre et Marie Curie (Sorbonne Université-Paris 6) a mené à bien de 2010 à 2013 un projet gouvernemental FUI en «post-doc» au Laboratoire de physique ther- mique (ESPCI) avant de rejoindre l’Esilv en 2014
comme enseignant-chercheur en mécanique des fluides et responsable des projets de première année. Il aura également pour mission d’établir de nouveaux partenariats universitaires, institutionnels et industriels français et internationaux. Il tient particulièrement à développer l’axe Industrie 4.0.n
GEM ré-accréditée Equis, AMBA et AACSB
  par Global University China Career Union (GUCCU) parmi plus de 1000 institutions. Pour Crystal Kong, fonda- teur et CEO de GUCCU, « Audencia fait preuve d’un grand professionnalisme, de discipline et jouit d’une excellente réputation dans le secteur du recrute- ment en Chine, ce qui donne une forte impulsion aux entreprises employant
ses diplômés. L’équipe du service carrière d’Audencia a un sens aigu des missions liées à l’emploi des étudiants et participe toujours activement à des programmes de formation à l’emploi ». N’en jetez plus !
Audencia a déjà implanté depuis 2016 un campus à Shenzen. L’école a éga- lement créé son Cooperative Center for Studies en collaboration avec Bei- jing Institute of Technology depuis 2014. Autre collaboration notoire, son partenariat avec la SWUFE (Southwestern University of Finance and Eco- nomics) accueille à lui seul 120 étudiants chinois en bachelor in Business Administration et en doctorate in Business Admnistration. n
Travailler autrement
Patrick Levy-Waitz
Président de la Fondation Travailler Autrement, PDG d’ITG, leader du portage salarial
Un système orienté vers Ila dynamique d’emploi
l est incontestable que les actifs insiders, disposant d’une relative tendent vers des formes d’em- stabilité contractuelle, bénéficient ploi garantissant de plus en de protections plus importantes que plus leur autonomie. ceux que l’on qualifie d’outsiders,
C’est ce qu’affirme la nouvelle travailleurs précaires ou chômeurs.
39%
        étude de la Fondation Travailler autrement sur les travailleurs indé- pendants. Elle a permis de réaffir- mer leur appétence pour la liberté, l’autonomie et flexibilité.
Cet élément est bien la preuve que nos concitoyens ont largement anticipé les systèmes politiques, sociaux, syndicaux et organisa- tionnels de notre pays en se rendant compte qu’il est désormais possible de dépasser le modèle industriel de l’unité de lieu et de temps.
Toutefois, en observant de plus près les évolutions des façons de travailler et en les comparant aux évolutions législatives et règlemen- taires récentes, nous observons que le chemin reste long pour que les travailleurs indépendants soient pris en compte dans toutes leurs singularités.
Notre système juridique, social et politique a créé depuis des dé- cennies une forte dualité du marché du travail. Ceux que l’on appelle les
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Entre ces deux pôles, il existe une catégorie de travailleurs, souvent indépendants et hors du scope de la protection sociale et du monde éco- nomique.
Or, dans une économie où les cy- cles sont de plus en plus courts, où l’adaptation est devenue une norme, ne pas reconnaître que la protection sociale doit s’adapter revient à fragi- liser d’autant plus cette population « du milieu » qui constitue l’une des forces vives et créatrices de valeurs de notre pays.
Universaliser et rendre portable la protection sociale est devenu une priorité, car en plus de garantir une meilleure lisibilité sur les droits et les obligations des actifs, ceci per- mettrait de fluidifier les transitions professionnelles, les périodes de «passage»... Il s’agit, en réalité de créer un système simplifié et orienté vers la dynamique d’emploi ! n
Certains labels et accréditions pèsent lourd dans la crédibilité et la réputation des programmes d’executive education. Parmi
les plus convoitées, les accréditations Equis (European quality of improvement system), AMBA (Association of Masters of Business Administration) et AACSB (Assocation to Advanced Collegiate Schools of Business) sont obtenues à la suite d’audits rigoureux. Les équipes de Grenoble école de management (GEM) ont réussi à obtenir une
reconduction maximale pour les trois, de quoi pour l’école entrer dans le sérail du 1 % d’écoles de management à l’avoir réussi. Le conseil d’accréditation AMBA a notamment salué la gestion des programmes par des équipes collégiales extrêmement soucieuses de la qualité des programmes. Le service carrière pour les étudiants et le réseaux d’alumni. La capacité de l’école à attirer des talents et en faire des diplômés engagés, le programme grande école parmi les meilleurs en France, l’engagement de l’école dans l’innovation pédagogique, le bien-être des étudiants. Fermez le ban.n
  ]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[  L’edtech unly et Skema numérisent l’accès aux aides pour étudiant/es
Chaque année, plus de 15,000 étudiant/es décident d’arrêter leur cursus dans l’enseignement supérieur pour raison financière. L’école de commerce Skema (Lille) et la start-up Unly d’utilité sociale collaborent pour enrayer le phénomène. Le tandem propose
une solution en ligne d’accompagnement personnalisé où Unly s’appuie sur des chatbots et des algorithmes financiers pour trouver des solutions de financement adaptées aux parcours (frais de scolarité, de vie, de logement, aide à l’emprunt, bourses au mérite, sociales, mobilité et même les jobs étudiants).
La start-up accompagne les établissements de formation supérieure dans leur démarche d’ouverture à la diversité.
Family office, formation pro
L’Association française du family
office (Affo) promeut ce métier
nouveau de gestionnaire de
fortune. En association avec
l’Aurep, organisme de formation
professionnelle dans le domaine de
la gestion de patrimoine, c’est une
formation d’excellence qui se met en
place, « pensée et construite pour les
métiers du family office », selon Catherine Orlhac, présidente de l’Aurep.
La formation dont les inscriptions sont ouvertes depuis le 13
mai se destine aux professionnels déjà en exercice (mono ou multi family office, banquiers privés, conseillers en gestion de patrimoine indépendants ou salariés, professionnels du droit
et du chiffre – les notaires, avocats, experts comptables...) qui souhaitent développer leur expertise. Trois sujets essentiels : la gouvernance d’entreprise et familiale, l’organisation patrimoniale de la famille et l’accompagnement de la famille.
Durée de la formation : 20 jours (140 heures) répartis sur plusieurs mois. Lieu : Paris. Coût :10 000 euros (sans TVA). Début de la formation : 2020.
Sourcing de talents
DOUBLE DIPLÔME
Audencia et Sciences Po Saint-Germain s’échangent leurs étudiants
Les deux écoles souhaitent renforcer l’hybridation des compétences. Parmi les spécialités communes de fin de cursus :
• Métiers de l’Europe et de l’international. Parcours « Politique de coopération internationale » qui forme aux métiers des affaires internationales.
• Métiers du droit et de l’action publique. Parcours « Politiques de prévention et de sécurité » ou parcours « Métiers du politique et de la gouvernance territoriale ». · • Métiers de la culture. Parcours « Politique de communication et action
publique » – préparation des étudiants à élaborer des stratégies de communication à destination d’organismes participant à l’action publique.
ENTREPRENEURIAT ÉTUDIANT Comall : 5,000 jeunes talents Le statut national d’étudiant-entrepreneur a ouvert la voie
aux ouailles étudiantes pour concilier leur cursus avec un
projet d’entrepreneuriat. Aujourd’hui, une poignée de start-up
veulent servir d’intermédiaire entre les étudiants en situation
de freelance et les entreprises. Parmi lesquelles La Crème de
la crème ou Comall, start-up spécialisée dans la production
de contenus. La jeune pousse propose aux entreprises des
prestations d’étudiants freelancers désireux de faire leurs
armes. Comall dispose d’un vivier de 5,000 talents dans les domaines de la communication, du marketing, du webdesign, de la mode, de la photographie ou du graphisme. De son côté, l’entreprise va agréger les savoir-faire et les profils pour un seul projet. Comall compte aujourd’hui une quarantaine de clients des TPE, PME aux grands comptes, issus principalement des secteurs de la distribution, de la mode et de la communication.
briefing rh & formation
pratique
      Outscale renouvelle son partenaOrsiat avec 12 école
utscale, spécialiste du cloud, veut recruter des talents et diversifier ses viviers en partenariat
avec douze écoles de renom, Té- lécom SudParis, 42, ESGI, EISTI, IUT Paris Descartes, Etna, Uni- versité Pierre et Marie Curie, Itic,
Hitema, Isep, Esilv, IEF2I... Pour les écoles, l’échange se veut ga- gnant-gagnant avec une mise à jour des compétences numériques à l’obsolescence galopante. Depuis 2017, des contenus innovants et adaptés aux parcours professionnels à venir procurent au par- tenaire Outscale un vivier d’emplois et de stages pour étudiants et alumnis. Virginie Novais, responsable des relations entreprises à l’école 42, confirme l’excellence de l’accompagnement pédago- gique procuré par les stages. n
 ecoreseau.fr juin 2019
| 71
]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
briefing rh & formation
  NOUVEAUX PROGRAMMES
Audencia crée Art de vivre à la française et spiritueux
Deux nouveaux programmes co-conçus existeront en 2020 à destination d’étudiants désireux d’appliquer les compétences de l’école de commerce à ce secteur d’activité si français.
• Le bachelor (bac +3) Culture et management des spiritueux : les étudiants bénéficie- ront de l’expertise des professeurs de l’université Segonzac.
• Le master of science French Art de Vivre, dispensé en anglais. Il accueillera une qua- rantaine d’étudiants. n
EiSine, nouvelle école d’ingénieurs
Son sigle reste un mystère, mais cet Institut de formation technique supérieur rattaché à l’université de Reims Champagne-Ardenne – Urca – propose une offre de formation dans le domaine de la transition industrielle et numérique. Elle offre aux étudiants des formations de haut niveau qui répondent aux besoins socioéconomiques du territoire,
accréditées par la CTI (Commission des titres d’ingénieur). L’objectif de l’Urca
est de diplômer 75 ingénieurs par an essentiellement sous statut d’apprenti afin d’adapter la formation au projet de l’entreprise et de l’apprenant, et d’accueillir environ 700 élèves, toutes formations confondues. La création de l’EiSINe va fédérer un ensemble de formations existantes ou en création dans le domaine de la transition industrielle et numérique, en capitalisant sur l’expérience acquise depuis de nombreuses années par l’IFTS et le département électronique, électrotechnique et automatique de l’Urca dans la gestion de cursus variés. L’école préparera
entre autres aux diplômes d’ingénieurs en matériaux et génie des procédés ou d’ingénieurs en génie électrique et robotique.
RECRUTEMENT & MARQUE EMPLOYEUR
Saint-Gobain distribution bâtiment France « Pimp ta carrière ! »
L’excellence et l’art de vivre à la française ont pesé 9 milliards d’euros en 2017 dont plus de 4 milliards à l’export. Audencia Business School vient de signer un partenariat avec la communauté d’agglomération de Grand Cognac, et le Centre universitaire de la Charente.
 « Les métiers du commerce et de la vente sont très difficiles à pourvoir, sur un marché très concurrentiel, notamment dans les secteurs de la distribution et du BTP. Nous avons
proposé à cette branche de Saint-Gobain un plan de communication entièrement numérique,basésurduprogrammatique. Nos achats médias sont optimisés
pour recruter des profils ciblés. Et ça marche ! », s’enthousiasme Jérémy Duris, cofondateur de l’agence Twinin qui a accompagné Saint-Gobain dans ce nouveau processus de recrutement. L’idée : décliner la marque employeur dans un plan de sourcing innovant. Avec 23 000 collaborateurs, Saint-Gobain Distribution Bâtiment France (SGDBF) ouvre pas moins de 3,600 postes chaque année dans l’hexagone, notamment pour des fonctions commerciales distribuées à ses 2 000 points de vente.
Dans un premier temps, un audit des profils a été mené pendant trois mois pour réaliser une photographie de l’interne et trouver un dénominateur commun, le pouvoir de chacun d’accomplir son métier différemment. Le concept fut ensuite lancé en interne, puis décliné en campagne Internet avec des visuels de mise en scène des collaborateurs.
Les data analysts de Twinin ont utilisé les données big data pour mieux cibler les candidats. En utilisant un mix entre des annonces postées
sur les sites d’emplois et des offres parrainées sur tous les autres sites de la vie courante et les réseaux sociaux, l’entreprise a identifié des profils hors de son écosystème habituel. « Pour
nos recruteurs, ce procédé a permis de gagner du temps et de mieux cibler les candidats qui correspondent aux postes proposés », constate le service RH de Saint Gobain.
 72 |
juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[  L’étude RH
La formation au numérique, un incontournable
briefing rh & formation
pratique
  Étude publiée en avril réalisée par l’institut BVA et Salesforce, L’employabilité et la formation des salariés face à la mutation du monde du travail.
87%
des 1 000 salariés sondés estiment « indispensable » ou « important
» de se former au numérique pour garantir leur avenir professionnel. Ils attendent plus d’engagement de leur employeur en ce sens.
39%
des salariés ressentent le numérique comme un stress.
La technologie « perturbe
la vie personnelle et/ou professionnelle » selon 36 % d’entre eux.
Pour ces populations, le souhait
de formation est donc davantage une manière de se protéger duchômagequ’uneappétencepour ce domaine.
41%
des salariés expliquent avoir
suivi en entreprise une formation aux nouvelles technologies.
Les plus favorisés, les cadres.
À l’inverse, 82 % des ouvriers et
70 % des collaborateurs en CDD expliquent n’avoir reçu aucune proposition. D’où « l’impression d’être mis de côté », souligne Christelle Craplet, directrice d’étude chez BVA et responsable de cette enquête. « Non seulement ils se découvrent parfois de
vraies lacunes, mais ils ont également l’impression d’être moins investis par leur entreprise en termes de formation. »
60%
des collaborateurs d’entreprises de 1000 salariés et plus indiquent avoir reçu au moins une formation, alors que 71 % des salariés d’entreprises demoinsde50salariésn’ontreçu aucune proposition.
        Frédéric
Rey-Millet
Auteur/Hacker du management @Freymillet
Manager n’est pas jouer !
L lesleçonsdeleadershipdesforcesspéciales
e 14 mai, le président de faisait partie des 177 membres du l’information. La question clé 3 Le savoir-être fait la diffé- la République rendait un commando Kieffer qui avaient que se posent les forces spécia- rence
dernier hommage aux débarqué sur la plage de Colle- les est : « Quel est l’effet final re- Une équipe qui réussit, c’est premiers maîtres Alain ville sur Orne, le 6 juin 1944. De cherché ?,» c’est-à-dire pourquoi avant tout des gens qui se font
Bertoncello et Cédric de Pierre- notre longue discussion, j’avais et pour quoi faisons-nous ce que confiance et qui partagent des
pont, tués en mission quelques jours plutôt au Burkina en ten- tant de libérer les otages fran- çais.
Ces soldats d’élite faisaient partie de la crème de la crème de l’armée française,: le comman- do Hubert. Descendant direct du commando Kieffer, première unité spéciale de la France libre, créée en 1942, le commando Hu- bert est l’un des sept comman- dos de la Marine nationale.
Il y a quelques années, j’avais eu la chance de rencontrer un des survivants du commandant Kief- fer : Léon Gauthier. Né en 1922, il
retenu trois points clés liés au leadership. Trois points transpo- sables dans nos organisations.
1 Il faut partager nos peurs et nos doutes pour mieux les sur- monter.
Surmonter sa peur, c’est la parta- ger avec ses coéquipiers avant de monter une opération ou après mais pas pendant. La clé pour y arriver c’est la préparation. Il faut faire que tous ceux qui in- terviennent reçoivent l’informa- tion directement et non pas plu- sieurs maillons d’une chaîne de commandement qui déforment
nous avons à faire ?
2 Vous ne pouvez pas progres- ser si vous ne partagez pas de retours d’expériences
Les membres des forces spécia- les font systématiquement entre eux des retours d’expériences chronologiques et analytiques de leur mission trois ou quatre jours plus tard. La question tient en un acronyme, Scar, c’est-à- dire « Si c’était à refaire ? ». En phase de Retex, on juge les faits, pas les personnes et on pose la question,: «,Est-ce que tu as mieux à proposer ? »
valeurs humaines communes.
Je suis responsable car je sais ce que j’ai à faire dans un cadre
précis.
Je suis engagé. Je sais ce qui est
important pour mes équipes. Je connais leurs compétences et je sais ce qu’ils apprécient de faire.
Je leur donne de la liberté dans le choix de la mise en œuvre.
Je suis solidaire c’est-à-dire que mon talent individuel est au service du collectif.
Remercions encore ces deux soldats qui ont sacrifié leur vie pour libérer quatre otages. n
   ecoreseau.fr juin 2019 | 73
]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
que seul un apport extérieur va   en 2018 dans l’hexagone, de sept
   Management de transition
pouvoir « négocier les virages ». Au risque de trop grossir le trait, le manager de transition est « le pompier de service » de l’entre- prise. « La notion d’urgence est inhérente à notre métier, souligne Grégoire Cabri-Wiltzer, à la tête de Nim Europe depuis 2011. Avec des managers disponibles en 48 heures, immédiatement opéra- tionnels, on se distingue ainsi de la chasse de têtes, du conseil ou bien encore du recrutement. Pas de temps d’acclimatation. » Na- guère mesure d’exception, le ma- nagement de transition s’intègre au fil des années dans la boîte à outils des dirigeants d’entreprise. Ou dans leur «mind set », pour reprendre la langue de Richard Branson, très utilisée dans l’inte- rim executive management, appel- lation originelle du management de transition, pour une fois refusé en franglais. Le mot intérim a un je-ne-sais-quoi de dépréciatif, de « middle management », jugé sans doute peu vendeur.
Une nouvelle image
Longtemps, cette nouvelle pra- tique managériale a été associée au « restructuring ». Autrement dit, aux fermetures d’usines, aux plans de sauvegarde de l’emploi, aux terrains industriels vidés de leur substance, aux villes déci- mées, à la «grande faulx », selon Benoit Durand-Tisnes... On pou- vait aussi parler de «cost killing ». Le manager de transition était sol- licité pour «faire le sale boulot ». Une image qui appartient doré- navant au passé. La FNMT tient les comptes. « Le management de transition s’est décorrélé de son image liée aux organisations dé- faillantes, aux fermetures dites sauvages ou de bandits, se réjouit son président Jean-Pierre Lacroix. Malheureusement, c’est resté gra- vé dans l’inconscient collectif. Or, ça ne représente que 10 % de nos missions. On omet de parler des milliers d’emplois sauvés ! »
mois en moyenne et assurées par des ex-cadres dirigeants, en free lance, via le portage salarial ou affiliés à des cabinets dédiés. Soit un chiffre d’affaires de l’ordre de 300 millions d’euros. Environ une dizaine d’entreprises font le mar- ché. Pêle-mêle, on citera Nim Eu- rope, Valtus, Robert Half, MCG managers ou bien encore Wayden Transition...
L’industrie reste le secteur qui a le plus recours au management de transition (51 % des missions en 2018), loin devant les services (19,%). La ré-industrialisation de la France, observée depuis quelques mois avec 5 200 emplois créés en 2018, n’est probablement pas étrangère à cette situation. Fi- nalement, restructurations avec délocalisation ou réimplantations sont autant d’allers-retours béné- fiques au management de tran- sition. « Et nous sommes entrés dans une ère de transition perma- nente, résume Guillemette Payen, partner chez EIM France. Il n’y a pas de citadelles imprenables. Il n’y a que des secteurs qui s’y mettent un peu plus tard. »
Au cœur des entreprises, cer- tains services en sont plus friands que d’autres. La ventilation par fonction donne : direction gé- nérale (10,%), financière (20, %), industrielle (20,%), marketing (10,%), systèmes d’information (10 %), commercial (10 %). La supply chain semble constituer un relais de croissance potentiel, avec une progression régulière depuis 2015.
« C’est un marché de niche, constate Stéphane Mellinger, fon- dateur de MPI Executive. L’appel entrant ne fait pas exploser le standard ! Mais en 15 ans, la situa- tion a évolué. Le besoin d’évangé- lisation est moins marqué. Plus besoin de prendre le bâton de pèlerin. Aujourd’hui, on s’efforce surtout souligner ce qui nous dis- tingue de nos concurrents. » Un petit coup d’œil sur ce qui se passe à l’étranger montre la marge de progression dont disposent en- core les acteurs tricolores. En Grande-Bretagne comme en Al- lemagne, le chiffre d’affaires du management de transition dé- passe le milliard –respectivement, 1,2 milliard et 1,3 milliard. Des segments restent à gagner.
Les entreprises du CAC 40 ne sont pas les seules concernées. « Si elles sont prédominantes encore aujourd’hui, souligne Stéphane Mellinger, on descend d’un cran, avec des missions qui se déroulent
Des secteurs (encore)
à convaincre
Le management de transition, importé des Pays-Bas, connaît une croissance à deux chiffres en France. Et le mouvement pourrait prendre plus d’ampleur encore. Tous les secteurs n’ont pas encore adopté cette nouvelle pratique
managériale. Ils
+y viendront.
19 %, un taux de crois-   2016 ou 2017 (respectivement
de 23 et 27 %). « Les entreprises
doivent se transformer, décor-
tique Benoit Durand-Tisnes, fon-
dateur de Wayden, or elles n’ont
pas en interne les ressources
disponibles. Elles sont devenues
“super minces”. » Autre expres-
sion fréquente dans la bouche
des spécialistes : «Il n’y a pas de
gras. » Autrement dit, les organi-
activité encore plus soutenue en   grammes ont été tellement allégés   moins de 3 000 missions réalisées
sance à faire pâlir d’envie nombre de secteurs d’ac- tivité. Pour le moins, le
 management de transition a réus- si à s’implanter dans l’économie française, en une vingtaine d’an- nées. Le dernier communiqué de presse de la Fédération nationale du management de transition (FNMT) fait même état d’une
Marché de niche
mais dynamique
Dynamique, le marché du mana- gement de transition recense pas
« Nous sommes entrés dans une ère de transition permanente. Il n’y a pas de citadelles imprenables.
Il n’y a que des secteurs qui s’y mettent un peu plus tard » – Guillemette Payen, partner chez EIM France
      74 |
juin 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[                 Besoin urgent d’expertise opérationnelle pour accompagner la transformation de votre entreprise ?
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   ]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
         dans les entreprises de taille in- termédiaire (ETI) et les petites et moyennes entreprises (PME). »
Bientôt la fonction publique ?
Jean-Pierre Lacroix en est per- suadé, tant les lignes bougent ac- tuellement. C’est une question de temps. « Le centime d’euro devient de plus en plus cher à l’échelle de la gestion publique, analyse-t-il. Les missions seront d’actualité d’ici à trois ou cinq ans. Le besoin est déjà là. Un exemple : la santé, avec des hôpitaux publics tou- jours déficitaires. C’est le cas de l’AP-HP ou l’AP-HM à Marseille. Mais le secteur n’est pas encore ouvert à cette pratique managé- riale. Aujourd’hui, les portes sont tenues par les syndicats. Priorité est donnée à des agents publics. Or, le sujet n’est pas de prendre la place de qui que ce soit, mais bien d’apporter des compétences différentes. La fonction publique souffre d’un manque de mixi- té. » Avec Jean-Pierre Lacroix, le discours est cash ! Déjà, public et
parapublic britanniques ont sauté le pas.
En région aussi
Qu’apprend-on également outre- Manche ? Qu’il n’y a pas que Londres à s’offrir les services des managers de transition. Birmin- gham, Edimbourg... Autant de villes qui captent et développent ce marché. Idem en France. Cette montée en puissance dépasse la frontière du périphérique, la grande couronne, pour gagner peu à peu la province. La région Île-de-France reste la pourvoyeuse principale de managers (51 %, mais en régression de 7 points par rapport à 2017), devant la région Auvergne-Rhô- ne-Alpes à 12 %, en légère baisse (- 3 points comparé à 2017). C’est ce qui ressort de la dernière enquête de la FNMT. Et demain ? « En de- hors de Paris, Lyon et Nantes avec H3O, c’est le désert, note Stéphane Mellinger. C’est le cas à Lille, Stras- bourg, Metz, Bordeaux ou bien encore Toulouse, dans le pourtour méditerranéen également. Une entreprise de Nice s’est trouvée contrainte de faire appel à une so- ciété de management de transition
francilienne. Ce n’est pas sans poser problème. » La régionalisation est l’autre levier de croissance.
Un marché tendu
8000 noms dans le carnet d’adresses de Nim Europe, dans celui d’EIM, 2 000 chez Wayden... « Le chiffre ne veut pas dire grand-chose, re- connaît Grégoire Cabri-Wiltzer. Aucun contrat d’exclusivité ne nous lie aux managers de transition. » Le recrutement s’avère de plus en plus compliqué. Le marché se tend. C’est le revers de la médaille de la situation de quasi-plein emploi dont bénéficient les cadres. Pour rappel, leur taux de chômage se si- tue à 3,5%, avec 270700 à 290000 recrutements prévus en 2019, selon les derniers chiffres de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). 48 % des entreprises prévoient d’embaucher des cadres de plus de 20 ans d’expérience –exactement le créneau des managers de transition. Dans les fonctions financières, RH ou industrielle, le taux d’employabi- lité est si élevé qu’il s’apparente à un contrat à durée indéterminée (CDI), mais avec plus d’autonomie.
Sans prétendre jouer les superhé-
ros, ces hommes et ces femmes-là – 22 % des missions ont été menées par « elles » –, ces hauts dirigeants par intérim « doivent être capables de changer de situation rapide- ment, d’encaisser, commente en- core Grégoire Cabri-Wiltzer, être dégagés des contraintes de famille, mener une vie équilibrée pour sup- porter la forte charge émotionnelle et ne pas être animés par une re- vanche à prendre... » Un costume qui ne va pas à tous les cadres de France et de Navarre ! Qu’en sera- t-il aussi demain avec les millen- nials, réputés en quête de sens ? « Les premiers arriveront à la tête des entreprises en 2025, analyse Benoit Durand-Tisnes, fondateur de Wayden. Incontestablement, ce métier se rajeunit. Nos clients sont passés d’un intérêt pour les sachants à la retraite aux actifs opérationnels. » L’âge moyen des managers de transition est de 48 ans aujourd’hui, contre 60 ans il y a plus de quinze ans. Le poids grandissant des IT redistribue les cartes entre les générations. La fin du règne des tempes grises ? MuRiELLE WOLSKi
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juin 2019 ecoreseau.fr
Sébastien Perdureau, Practice manager, Michael Page Interim Management
« Le management de transition rentre dans la normalité »
Au sein du cabinet britannique
né il y a quelque quarante ans, présent en France depuis une trentaine d’années, le management de transition installé il y a douze
ans, pèse pour le 1/5e de l’activité, fort de ses 30 consultants dédiés.
Le management de transition en achats, supply chain et opérations industrielles témoigne de la maturité de missions désormais recherchées en tant que telles, une transition vers la transformation, l’organisation ou le développement.
Le manager de transition n’existait pas en France, comme il est institutionnel aux Pays-Bas et
au Royaume-uni, et il est apparu dans un contexte de crise. Se normaliserait-il aujourd’hui en tant que tel ?
Clairement. Le manager de transition est bel et bien apparu dans un contexte de restructuring, parfois pour intervenir dans des situations douloureuses, pour transférer
ou fermer une activité, mettre en place un Plan de sauvegarde de l’emploi. Il fallait faire appel à
des managers experts pour des résultats immédiats. Un autre facteur, tout aussi prépondérant,
a porté le management de transition : l’intervention des fonds d’investissement à la recherche de résultats rapides pour redresser ou revendre. Ce fut aussi une époque où nombre de structures se sont séparées de cadres dirigeants, dès lors disponibles pour des missions de transition. Avec le retour de la croissance, ces mêmes dirigeants de transition ont souvent souhaité garder ce fonctionnement, séduits par l’intérêt des missions, les passerelles sectorielles mais aussi une rémunération parfois plus attractive. J’estime la croissance du management de transition à 10, 15 % par an.
L’image des cadres en intérim de plus soixante ans a vécu ?
Le cas demeure, mais le profil des cadres en mission évolue très vite. Nous sommes passés de gestion de crise à des missions de transformation, d’organisation et de développement. À quoi s’ajoute
un autre besoin, le manager de transition au sens propre, dans l’attente d’un dirigeant définitif sur fond de marché de l’emploi des cadres tendu. D’où le changement de perception de l’intérim de haut niveau, de mieux en mieux perçu
par des managers de 40-45 ans
qui y voient une parenthèse, riche d’opportunités et dans des contextes souvent « challengeants ».
n’est-ce pas l’occasion pour l’entreprise de leur proposer un CDi ? Bien sûr. Dans plus d’un tiers des missions, le cadre de transition
se voit sollicité pour intégrer l’entreprise. Un « vrai » manager
de transition va décliner l’offre. Néanmoins le vieux réflexe binaire entre CDI et transition joue de moins en moins. On assiste à l’émergence d’une alternance de formats contractuels.
Chez Michael Page interim Management, ce type de recrutement a dû passablement évoluer...
Nous sommes organisés par
métiers, finance, RH, juridique, opérations, sales, nous sommes tous des managers d’expérience dans ces métiers. Une mission de transition ne consiste pas à recruter un « profil type », comme pour
un CDI. La fréquente complexité
de la problématique du client,
la rareté des profils exigent une approche « conseil ». Elle ne sera possible qu’avec une très bonne connaissance du marché ce qui suppose une « vraie » démarche de recrutement : nous ne nous limitons pas à des experts de la transition, mais étendons nos recherches aussi à des candidats issus de CDI qui démontrent de vraies qualités de manager de transition. La démarche d’identification et sélection en amont des missions est d’autant plus nécessaire que les demandes de nos clients sont toujours « urgentes ». Entre l’expression du besoin et l’entrée du manager dans l’entreprise, le délai moyen est de trois semaines...
]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[                    L’esprit pionnier vous inspire, rejoignez l’ESSEC Executive Education.
L’ESSEC Executive Education forme et accompagne des cadres, managers et directeurs audacieux et talentueux. Véritables accélérateurs de carrière, nos programmes de formation continue permettent à chacun d’entre eux de révéler leur potentiel, de renforcer leur leadership, d’approfondir leur expertise et de susciter le goût d’entreprendre.
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               © ESSEC Business School - 973100918 - Septembre 2018 - © Photo : Denis Allard/REA.
]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
 culture & co par christophe
  combarieu
Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
dvd
Deux fils de Félix Moati
Joseph a deux fils. Tous trois, ils forment une famille très soudée.
Trois hommes qui ne cessent de veiller les uns sur les autres, tous à la recherche d’amour. Trois formes de crises existentielles à trois âges de la vie d’un homme. L’attitude fantaisiste du père, à mi-chemin entre désir
de renouveau et désespoir, sied
à merveille à Benoît Poelvoorde et nous protège de l’éventualité d’un film larmoyant. Sa tendresse déphasée, associée à la nonchalance et la spontanéité bluffante de Vincent Lacoste,
font de cet opus de Félix Moati un premier film brillant, sensible, non sans rappeler un esprit à la Woody Allen. Le Pacte
L’intervention de Fred Grivois
Djibouti, dernière colonie française, 1976. Des enfants de militaires français sont pris en otage par des terroristes. Une unité de tireurs d’élites de la gendarmerie, équipe hétéroclite, est alors créée. C’est la naissance du GIGN. Très efficace, ce deuxième film de Fred Grivois explore un fait réel méconnu
et se place dans
la continuité d’un certain cinéma musclé américain. Le réalisateur voulait un film tendu, s’inspirant des codes visuels des années 1970, non sans rappeler parfois l’art du western : l’objectif est atteint.
Cette Intervention nous tient littéralement en haleine par son suspense. Et fait écho à une autre « intervention », dramatique, celle qui a coûté la vie à deux soldats français. M6 films
78 | juin 2019 ecoreseau.fr
opéra
  La Force du Destin
C’est en ambassadeur de son pays que Verdi fut accueilli à Saint-Peters- bourg où fut créé son fameux Forza del Destino. Aucun doute, l’ouvrage est devenu l’un des plus célèbres du répertoire, malgré un livret aussi absurde qu’invraisemblable, mais qui offre pourtant au compositeur la matière à une création musicale riche, contrastée et variée. Une fresque gigantesque pleine de coups de théâtre, bien ancrée dans son époque, au début des années 1860, quand Verdi commençait à s’engager politique- ment! Un casting magnifique, dominé par la Leonora d’Anja Harteros, en alternance avec Elena Stikhina. Rarement l’opus, grâce aussi à la mise en scène de Jean-Claude Auvray, remise au goût du jour par Stephen Taylor, n’a aussi bien incarné ce lieu où les rêves se brisent contre le mur de la réalité, mais d’où s’élève un fragile chant d’espoir. En un mot comme en cent : en coproduction avec le Liceu de Barcelone, voilà une Force du Destin d’une beauté envoûtante! n
Du 6 juin au 9 juillet à la Bastille
    danse
EMats Ek
n 2016, au grand dam de
ses fans, le grand choré- graphe suédois Mats Ek a fait ses adieux à la danse à
71 ans. Ce qui ne l’empêche pas de faire son grand retour sur la scène du Palais Garnier, avec ses amis de toujours, les danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris ! Une conception
ciné
drôle de secret, la littérature... Son idée, mettre en scène ses gallinacées dans des scènes cultes, pour créer le buzz sur Internet et ainsi sauver son ex- ploitation en perte de vitesse. Une comédie à l’an- glaise aussi farfelue que lumineuse où la réalisa- trice Mélanie Auffret dépeint les liens sociaux du monde rural avec une grande justesse (qu’elle soit fille et petite-fille d’agriculteurs l’explique) ! Guil- laume de Tonquédec excelle dans ce rôle de Pier- rot lunaire qui lui va comme un gant, sans comp- ter l’énorme potentiel comique de ses poules aux yeux qui frisent, personnages incontournables de l’histoire ! n Sortie en salles le 12 juin
mineur de Liszt sont attendues par les balletomanes du monde entier ! Mats Ek, dont les chorégraphies aux gestuelles amples et généreuses détournent les codes du vocabu- laire classique, pose une nouvelle fois sur le monde et sur la société un regard sans concession et une écriture parfois dérangeante. n Du 22 juin au 14 juillet à Garnier
  originale des « adieux »... Mais tant mieux, profitons-en tant qu’il est encore là, car contrairement à l’un de ses illustres collègues comme Merce Cunningham, nous ne ver- rons plus nulle part ses sublimes créations passées puisqu’il a refusé d’en céder les droits à quiconque ! C’est dire si ses nouvelles visions du Boléro de Ravel et de la sonate en si
  MRoxane
ais que vient faire Cyrano de Berge-
rac chez un éleveur de poules bios en Bretagne ? Raymond élève des poules pondeuses et possède un
Le Daim
 De retour à Cannes huit ans après le sacre
mondial de The Artist, Jean Dujardin a ouvert
la Quinzaine des réalisateurs de la 72e édition
du Festival avec l’un de ses rôles les plus
tragiques, dans Le Daim de Quentin Dupieux.
L’histoire absurde d’un homme totalement désespéré qui dépensera toutes ses économies dans un blouson en daim. Un blouson qui deviendra prétexte à sa folie, entre possessivité, jalousie et paranoïa. Une lente transformation s’opère, l’homme banal se transforme en bête sauvage sanguinaire dénuée de toute humanité. Une envolée macabre où Dujardin jongle entre rire
et affliction, et où il réussit à donner une dimension poignante et dramatique à ce personnage en totale perdition. Une captivante revisite du mythe de Narcisse. Une heure et vingt minutes qui passent à la vitesse de l’éclair ! Sortie en salle le 19 juin
 ]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[  théâtre
La machine de Turing
Auréolée de quatre statuettes à la dernière cérémo- nie des Molières, La Machine de Turing de Benoit Solès continue de briller au Théâtre Michel ! Après le film Imitation Game, c’est donc sur les plan- ches que le génie britannique renaît de ses cendres ! Celui qui avait permis de briser le
code secret de l’Enigma allemande avait très certainement permis également aux Alliés de gagner la guerre... Mais dans le monde du se-
cret, il est plus prudent d’en savoir le moins possible ! Contraint de garder le silence, cet ingénieur visionnaire fut condamné par sa propre nation pour homosexualité et se suicida. Un récit historique très prenant servi par un Benoit Solès particulièrement juste jusqu’à titiller les sommets de l’émotion, grâce aussi à la mise en scène de Tristan Petitgirard. Face à lui, Amaury de Crayencour n’est pas en reste et ils nous offrent à eux deux un vrai beau moment de théâtre ! n
Du mardi au samedi au Théâtre Michel
La Chute de Camus
Paru en 1956, La Chute d’Albert Camus nous plonge dans les confessions d’un ancien avocat parisien pris de remords au vu de ses lâchetés passées, ses contradictions et les hypocrisies qui auront jalonné sa carrière de maître du barreau. Mais derrière ses aveux de faiblesses, ce sont ceux de l’humanité tout entière qu’il pointe
du doigt. Un monologue acerbe, à la fois
glaçant et terriblement d’actualité, que
Camus définissait lui-même comme un
texte écrit dans l’inconfort d’un monde
qu’il avait parfois du mal à comprendre.
Un récit singulier, une ambiance sombre
et déshumanisée que l’acteur et metteur en scène Ivan Morane interprète avec une sobriété déconcertante.
Jusqu’au 29 juin au Théâtre des Mathurins
Michel (Legrand) à jamais...
Il aura fallu seulement trois petites semaines et des heures d’écriture et de mise en scène à Stéphan Druet et Daphné Tesson pour créer le spectacle Michel For Ever, hommage à l’un de nos plus grands compositeurs, disparu
le 26 janvier, Michel Legrand. Un
ultime tour de piste pour une œuvre
aussi éclectique qu’abondante,
qui revit sur scène grâce à quatre
comédiens danseurs, un pianiste et
une contrebasse. De l’élégance et de
l’émotion, de ses musiques de films
mythiques à ses créations les plus confidentielles qui auront ponctué une carrière monumentale. Le théâtre se transforme en un cabaret où le fantôme de l’octogénaire rugissant, comme il s’était intitulé lui-même, plane encore, une baguette à la main et le rythme dans le sang. Un spectacle créé par ses amis qui l’admiraient plus que tout, sous le regard tendre et apaisé de Macha Meril...
Jusqu’au 14 juillet au Théâtre de Poche Montparnasse
culture & co cd
vie privée
Lise Davidsen
Rares sont les artistes qui,
pour un premier récital « carte de visite » s’offrent le luxe de l’accompagnement du Salonen et du Philharmonia.
La nouvelle soprano norvégienne qui monte,
Lise Davidsen, en
fait partie, avec un
programme Wagner/
Strauss qui fera date. Sa retenue toute nordique
la fait apparaître déjà comme une digne héritière de Kirsten Flagstad et de Birgit Nilsson.
Le feu et la glace, la puissance vocale de ses aînées, des prix à la pelle, une seule chose à faire : bien retenir son nom ! Decca
notre-Dame
Trésor de l’humanité, symbole de notre histoire, Notre-Dame de Paris est intimement liée à la musique sacrée : la tragédie du 15 avril a laissé sans voix
les artistes qui, comme nous, y ont une histoire. Universal s’est alors associé à la Fondation
du Patrimoine pour participer à la restauration
de l’édifice, avec
la participation de
Cecilia Bartoli, Jessye
Norman, Roberto
Alagna et tant
d’autres. L’intégralité
des droits sera reversée afin que Notre-Dame puisse de nouveau incarner la culture française dans le monde. Universal
Offenbach,
bicentenaire
« Père de l’opérette », « Petit Mozart des Champs-Élysées », les sobriquets ne manquent pas pour désigner Jacques Offenbach, dont on fête le bicentenaire de la naissance en 2019. Un hommage digne de ce nom se devait d’être rendu à celui qui n’a
jamais mieux rappelé
que musique et
humour ne sont pas incompatibles. Entre
élégance et esprit
canaille, raffinement
et burlesque, la
musique d’Offenbach reste la reine incontestée de la fête,
de l’insouciance et de la bonne humeur. Warner publie un coffret exceptionnel de 30 CD, le plus complet à ce jour, il qui associe tubes et raretés ! Indispensable ! Warner
      expo
VHammershoi
oilà vingt ans que l’on attendait le retour à Paris des œuvres du maître absolu de la peinture danoise, Vilhelm Hammershoi. C’est enfin chose faite
grâce à la rétrospective propo-
sée jusqu’au 22 juillet au musée
Jacquemart-André. Un juste
retour des choses, car Ham-
mershoi adorait Paris où il fit
deux séjours majeurs et partici-
pa même aux deux expositions
universelles de 1889 et 1900.
Des premiers portraits aux nus,
jusqu’aux célèbres intérieurs, en
passant par les paysages et les
vues d’architecture, dans une
atmosphère profonde et mys-
térieuse, c’est un vaste panora-
ma qui nous est présenté, enrichi d’une quarantaine d’œuvres inédites en France. Cerise sur le gâteau : les œuvres de Hammershoi seront mises en contraste, telle une confrontation, avec les tableaux de son entourage : ceux de son frère Sven, de son beau-frère Peter Ilsted et de son ami Carl Holsoe. Un peintre poète, mais aussi un artiste du silence et de la lumière ! n
Jusqu’au 22 juillet au musée Jacquemart-André
      ecoreseau.fr juin 2019 | 79
]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
essais autos
 fiche technique
Modèle essayé
 Dacia Sandero Sce 75 urban Stepway.
 Tarif
 Àpartirde10610€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde7990€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde11910€
   Dacia Sandero Urban Stepway :
le low cost à la mode
La petite citadine de Dacia au look baroudeur n’en finit plus de faire des
envieux et des clients heureux. Une belle leçon de marketing automobile.
Comment faire d’un véhi- cule low cost a priori peu sexy un objet tendance,
une sorte de automobile ? Réponse : suivre l’exemple de Dacia qui cartonne avec sa Logan Sandero troisième du nom. Cette citadine polyva- lente, lancée en 2007, renouvelée en 2012 et restylée cinq ans plus tard est petite dehors et plutôt spacieuse à l’intérieur, et pour tout dire pétrie de qualités. Du coup, elle connaît un franc succès commercial. La preuve : on en voit partout, surtout en version Stepway, façon SUV avec garde au sol rehaussée de 41 mm, sabot de protection, calandre chromée. Le Sandero s’est ainsi, de- puis deux ans, hissé en France au premier rang des modèles les plus achetés par les particuliers qui in-
vestissent dans un véhicule neuf. Simple, facile à conduire, confor-
table, doté d’un coffre maxi volume (320 litres, l’un des plus grands de sa catégorie) Sandero est décliné en version Urban Stepway pour ac- cueillir sous son capot le petit mo- teur essence 1 litre de 75 chevaux. Dans cette version, l’équipement est un peu réduit (pas d’écran cen- tral tactile et donc pas de GPS, mais quand même du Bluetooth, pas de régulateur de vitesse ni de vitres arrière électriques ou encore d’al- lumage automatique des feux). Compte tenu des tarifs proposés, ces lacunes sont néanmoins parfai- tement acceptables (sauf peut-être pour l’allumage des feux...).
Côté mécanique, le trois cylin- dres n’est certes pas un foudre de guerre, mais il fait le job. La boîte mécanique 5 rapports est agréable, le freinage efficace, la tenue de route correcte. En prime, le petit Sande- ro réserve une bonne surprise à la pompe. Difficile d’en demander plus pour 10 600 euros. Pour plus d’équipements et un gros moteur de 90 chevaux il faut choisir le Ste- pway original facturé au bas mot 2 000 euros de plus. Mais si l’on recherche simplement un moyen de se déplacer à petit prix et sans chichi, avec un look passe-partout et un équipement mini, rappelons que Sandero de base ne coûte que 8 000 euros.
« must »
 Citroën Berlingo renouvelle le familial de loisirs
Le nouveau Berlingo, version tout public d’un modèle utilitaire, séduit par son look, son espace intérieur et son confort malgré quelques fausses notes.
Les chevrons reprennent des couleurs depuis quelques mois avec une nouvelle gamme relookée, des véhicules séduisants, simples, pratiques, confortables – voire très confortables – et qui marquent à la calendre les cadors de leurs segments quand ils ne les dominent pas. C3, C3Aircross, C4Cactus et, dernier arrivé,
le nouveau C5Aircross qui risque bien de faire de l’ombre à son cousin 3008 du Lion (lire EcoRéseau Business 60, mai 2019).
Oui, les résultats commerciaux sont là : la marque qui fête ses cent ans cette année a vu ses ventes de VP progresser de 14,3 % en Europe en avril sur un marché globalement en recul.
80 | juin 2019 ecoreseau.fr
La France demeure le premier marché de Citroën (+ 29 % en avril, + 14,6% depuis le début de l’année).
Nul doute que le Berlingo familial dérivé de l’utilitaire éponyme saura lui aussi trouver sa clientèle. Ce véhicule clairement destiné aux loisirs de famille nombreuse s’impose par ses volumes intérieurs et son immense surface vitrée
qui le rendent extrêmement agréable à habiter. Confortable en dépit de sièges d’une tenue médiocre, facile à conduire malgré son gabarit, y compris en ville (attention néanmoins au hayon vertical qui interdit des stationnements trop près des murs et des autres véhicules), le Berlingo souffre toutefois
d’un aménagement intérieur trop
économe en zones de rangement (pas
de console centrale contrairement
à son cousin Peugeot Rifter) et d’équipements lacunaires (un affichage tête haute mais pas de régulateur
de vitesse adaptatif ni de park assist).
Sous son capot (pour notre véhicule d’essai) le moteur diesel BlueHDi de 130 chevaux couplé à l’excellente boîte auto Eat8 : un attelage parfait.
fiche technique
Volvo V40 Signature Edition : montée en gamme
La berline compacte de la marque suédoise prochainement renouvelée veut terminer sa carrière en beauté avec une série spéciale très équipée.
Volvo cherche à redonner un petit coup de fouet commercial à sa compacte vieillissante qui a fêté ses sept ans d’âge et qui sera bientôt remplacée. La V40 Signature Edition se démarque par une dotation en équipements très généreuse par rapport à la version Momentum d’entrée de gamme (l’Edition Signature est également proposée en version Country). Au menu : caméra de recul, aide au stationnement avant et arrière, jantes de 17 pouces, sellerie cuir, système de navigation sur écran 7”, combiné d’instruments numériques et système audio high performance. Du point de vue motorisations, deux diesels disponibles (D2 et D3 de 120 et 150 ch) et deux essence (T2 et T3 de 122 et 152 ch) avec l’option d’une boîte auto Geartronic 6.
 fiche technique
Modèle essayé
 Volvo V40 T2 Geartronic 6 122 ch Signature Edition
 Tarif
 Àpartirde31410€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde29310€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde30530€
   Modèle essayé
 Citroën Berlingo BlueHDi 130 S&S EAT8 Shine XTR.
 Tarif
 Àpartirde32000€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde23550€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde24700€
 ]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[  horlogerie & joaillerie
Les Inséparables par Lassaussois Joaillier
Lassaussois Joaillier introduit une fois de plus une nouvelle pièce aux
combinaisons multicolores et tropicales dans sa collection. Cette bague en or
blanc, surnommée « les Inséparables » ne passera pas inaperçue avec son
mélange de tsavorites et de saphirs bleus, jaunes, oranges et roses. Prix sur demande.
www.boutiquelesmontres.com
Trésor Arc-en-ciel
chez nomad jewels
Inspirée par sa vie ponctuée de voyages extraordinaires, Daniela d’Agostino nous présente son merveilleux Bracelet en or rose 18 carats et saphirs multicolores, un must pour des moments étincelants ! A partir de 4800 $. www. nomadjewels.ch
Réservoir & la « Coupe des
Alpes 2019 »
Réservoir a l’honneur d’être pour la première fois le partenaire horloger officiel de la Coupe des
Alpes 2019, grand événement automobile, du 13 au 15 juin 2019. Une série spéciale, limitée à 30 pièces
numérotées, célèbre ce partenariat. 4 100 € www.reservoir-watch.com pequignet.com
Bodet, vintage et résolument moderne
Le boîtier revisite la forme carrée de l’horloge à palettes, emblématique des années 70 et qui a fait la renommée de Bodet à travers le monde depuis 1868. Le cadran rappelle l’horloge analogique BT480, conçue par Pierre Bodet dans
les années 60. Le bracelet, en cuir de veau Barénia piqué sellier, est directement inséré dans le boîtier, dénué de cornes pour en accentuer son élégance.
960 € www.bodet-1868.com
l’art du temps
vie privée
     ecoreseau.fr juin 2019
| 81
]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
  bien-être
Body Guard, Crème corps
nourrissante
Sa texture riche et enveloppante a
été spécialement formulée pour les peaux très sèche et fragiles. Elle lutte contre la peau de croco et procure
un soulagement immédiat et durable. On l’aime également pour son parfum chaud et envoûtant, légèrement sucré ! 32€ les 200 ml. www.oolution.com/fr/
Bulldog, un superbe rasoir en bambou
Le combat pour la réduction du plastique est bel et bien entamé. Les français, barbiers amateurs, vont
apprécier ce choix respectueux de l’environnement et soucieux du renouvellement des ressources. Kit rasoir et 2 lames 11,90 €, recharge 4 lames 10,90 €
www.bulldogskincare.com
Miami Blossom d’Escada
   Boss Bottled
Un cocktail effervescent d’élégance tropicale et estivale ! L’originalité de cette fragrance repose sur la rencontre étincelante entre un bouquet lumineux de fleurs blanches et l’énergie des fruits frais. Une vision fraîche et enjouée de la féminité, énergique, légère et savoureuse, telle la signature des fragrances Escada. 30 ml, 41€ www.escada-fragrances.com/fr/
Infinite
Le parfum s’ouvre sur une note de tête rafraîchissante et pétillante de mandarine et de pomme, relevée d’un soupçon de cannelle et de sauge. Des notes chaudes et aromatiques de patchouli, de romarin et de lavande forment le cœur de cet effluve. Le bois d’olivier associé au bois de santal vient créer une note de fond douce se déployant harmonieusement sur la peau. 50 ml, 73 € www.hugoboss.com/fr/parfums-homme/
mode & accessoires
 R&K, une nouvelle
iconique Vicomte A.
Fière de son ADN, Vicomte A. garde le meilleur et prépare l’avenir. Les
couleurs restent un élément fort d’expression et de différenciation, tout comme les coupes parfaites et
l’humour de motifs. Ci-contre le polo, le produit iconique, revisité.
95 € www.vicomte-a.com/fr/
Ligne décontractée pour Hackett
Hackett London est fière d’annoncer le lancement
de HKT, sa toute dernière ligne, qui propose une
garde-robe classique aux résonances urbaines
pour un vestiaire à l’esprit assuré, naturel
et sans limites. T-Shirt rayé à manches
longues/Bleu clair – 92 €
www.hackett.com/gb/hkt
  génération de Souliers
En boutique, prenez les mesures de vos pieds par le scanner 3D, tout en échangeant sur vos habitudes et préférences. Le conseiller de vente vous apportera de nombreuses informations sur votre démarche et vos spécificités de morphologie. Choisissez alors entre la gamme standard (250€) et la gamme sur-mesure (à partir de 850€). 24 rue des Boulangers, Paris 5 retk.fr
sur mesure !
   82 |
Petit Bateau, superbe maillot de bain foulard
Le haut à rayure chevron se noue à l’arrière sur la nuque, le triangle fixe est soutenu
par une bande unie marine sous la poitrine, il souligne votre silhouette et met la
poitrine en valeur tout en la maintenant.
69,90 € www.petit-bateau.fr juin 2019 ecoreseau.fr
Colmar, une
robe vitaminée !
Cette robe stretch avec Lycra® est réalisée en tissu indémaillable
et anti-plis, tout particulièrement respirant et avec une protection contre les rayons UV upf 50. Ce modèle plissé dans
le dos allie féminité et performances, pour celles qui ne se contentent jamais. 199 € www.colmar.it
]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[ évasion
Olive Alive, un bijou au Scœur de la Sicile baroque
Le Pré Gourmand, quiétude Aet régal dans le Luberon
Eyragues, entre Avignon et Saint-Rémy-de-Provence, Pa- trick et Christine vous reçoivent chaleureusement pour un séjour « champêtre chic » : 4 récentes chambres spa- cieuses et design, avec terrasse privative ; piscine exté-
rieure et massages à la carte. Un délicat restaurant élu « table remar- quable » avec vue sur une nature bucolique, vous en apprécierez la cuisine actuelle & généreuse, riche en saveurs et en couleurs. Un spot de vacances idéal pour découvrir les trésors de la région. www.restaurant-lepregourmand.com
Huttopia, instants nature cocooning
Prenez de la hauteur en séjournant dans une Cahutte au design unique et exclusif à Huttopia. Perchée sur des pilotis et ouvrant sur la nature, cette cabane est un cocoon de douceur avec coin cuisine et salle de bain au rez-de-chaussée, et à l’étage une tente en toile avec deux chambres pour dormir au milieu des arbres. Vous apprécierez le superbe spa forestier après une inoubliable journée sportive dans les Gorges de l’Ardèche !
europe.huttopia.com
l’art du temps
vie privée
itué à Noto, capitale baroque dans la province de Syracuse, Olive Alive vous accueille à la campagne, au milieu des oliviers, sur un domaine de 12 hectares. Logez dans l’une des cinq suites de la Villa Augusta ou dans le gîte pour plus d’indépendance. Piscine & Spa
combleront votre désir de détente, avant de découvrir la richesse, tant ar- chitecturale que gastronomique, de la région. www.olivealive.it/fr/
Grand Powers, merveille du Triangle d’Or
Dès 1920, l’hôtel Powers devient l’adresse favorite des voyageurs anglo-saxons. Le Grand Powers a gardé un amour indéfectible pour la sobriété de l’Art Déco et le modernisme des années 40 et 50. La rénovation exemplaire a préservé l’âme du lieu, tout en lui donnant une nouvelle aura chic et trendy. Volumes, luminosité, hauteurs sous plafond, l’hôtel est resté fidèle aux principes d’une époque où l’on voyait les choses en grand. L’intime Spa Thala est une luxuriante escale en retrait de l’agitation urbaine. Vous apprécierez également le bar feutré et le restaurant aux mets délicats et généreux. Le buffet du petit-déjeuner séduira gourmand et gourmets. www.hotelgrandpowersparis.com/fr
© Romain Ricard
© Jérôme Mondière
ecoreseau.fr juin 2019
| 83
]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
 vins à consommer (avec modération)
Château Clément Pichon - Millésime
Le Château Clément Pichon, Haut-Médoc, fait l’objet d’une attention soignée qui lui permet
d’obtenir à chaque millésime la mention Cru Bourgeois. Il est issu d’un assemblage 85%
merlot, 10% cabernet sauvignon et 5% cabernet franc. C’est un vin très harmonieux avec du charme et de la tenue : un joli fruit, une tendre fraîcheur aromatique, des tannins fins. 20 € environ. chateau-clementpichon.com
L’inopiné blanc 2018 - AOP Lubéron
L’Inopiné blanc 2018, offre un nez frais et élégant qui développe des arômes de fruits
à chair blanche sur des notes briochées et de fruits exotiques. En bouche, une juste
acidité lui confère une attaque vive et une grande fraîcheur. 14€
http://maslauris.fr
Châteauneuf-du-Pape blanc 2016
du Grand Tinel
Cette cuvée à l’assemblage
subtil de grenache blanc, clairette, roussanne et bourboulenc, a un nez très aromatique aux notes de cire d’abeille, coing et fruits d’été avant de laisser la place à
une bouche qui séduit par son parfait équilibre. A l’aération,
le fruit flirte avec les délicates notes d’élevage, sur des arômes toastés et une longue finale. 26.50€ www.domainegrandtinel.fr
Côte de nuits-villages Domaine Chevalier, Rouge
Un vin profond, sombre avec des notes de chêne. Ce vin est élégant, droit, énergique en
bouche. Une personnalité fruitée, et quelques tanins subtils en bouche. 100 % pinot noir. 18,50€ www.domaine-chevalier.fr/fr/
Crozes Hermitage Exploration Rouge 2018
Le nez est expressif et gourmand
sur des fruits noirs mûrs. La
bouche est fruitée et savoureuse
avec des tanins fins et élégants.
Une belle palette aromatique :
fruits noirs, réglisse, une pointe
d’épices et de violette. La finale, sur la fraîcheur, est persistante. 13,10€ www.cavedetain.com/fr/
Chablis 2017, Fraîcheur et minéralité
Le nez offre une magnifique palette mêlant fruits et fleurs blanches avec une fine
minéralité. La bouche est fraîche et élégante accompagnée d’une belle tension minérale. 10,95 € domainebetton.com
La Fosse le Loup – Coteaux Champenois
Blanc
Rare, ce Vertus blanc exclusivement issu de Chardonnay du Clos de « La Fosse le Loup » situé en plein cœur du village et planté depuis 1963, ramène aux prémices du Champagne, à l’époque où celui-ci n’était pas encore effervescent.
Sa robe or pâle, claire, aux reflets verts, reflète la légèreté
du vin. Le nez exhale des notes d’agrumes sur des arômes briochés où la noisette et l’amande grillée rivalisent. Attaque vive et franche pour ce vin à la matière bien présente. Equilibré et harmonieux, ce vin chaleureux est porté par un support acide maitrisé. Il est le compagnon presque parfait des fruits de mer, des viandes blanches, du pâté en croûte et de la dinde à la crème
34 € - Chez les cavistes et sur www.champagne-colin.com/boutique
   2016
2014
    84 |
juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
du coté des bulles...
Brut Rosé Champagne Prestige des Sacres
Le premier nez est très fruité. Des notes de cerises et de quetsches apportent un joli caractère estival. Une sensation de tendresse qui se retrouve au développement en bouche avec des arômes de fruits rouges. L’effervescence apporte tonicité et volume. La finale est aromatique, onctueuse et acidulée. 28 € www. champagne-prestigedessacres.com
Patrimoine Mondial, édition
limitée nicolas Feuillatte
Nicolas Feuillatte célèbre l’inscription des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne
au Patrimoine Mondial, dans la catégorie des paysages culturels vivants. C’est un champagne aérien, dynamique, au fruit franc, expressif, animé d’une belle maturité grâce à un vieillissement prolongé en cave lui permettant de parfaire sa saveur et sa consistance. 30 €. www.nicolas-feuillatte.com/frchampagnebaudvin.com
Domaine d’Éole
(Eygalières)
Ce Souffle d’Eole Rosé sans sulfites ajoutés (Grenache, Syrah, Cinsault et Counoise), propose une vision pure et naturelle
du rosé. Vinifié en œuf béton avec un
travail méticuleux sur lies, il est une ode à la minéralité et à l’élégance. Sa teinte rose clair subtilement orangée se marie harmonieusement à son nez délicat de fraise des bois, de pêche et de chèvrefeuille. Finale précise et équilibrée.
Il accompagne avec bonheur la cuisine à la plancha, une fricassée de légumes, la ratatouille à la provençale, poulpe ou gambas épicées, la paëlla, les pieds-paquets ou l’aïoli.
18 € – chez les cavistes, au domaine www.domainedeole.com/nos-vins
   Collection Privée
Meunier Vieilles
Vignes
Le Meunier possède plusieurs atouts de charme que Champagne Collet a su sublimer dans cette cuvée en édition limitée. D’un assemblage de 50% de vieilles vignes d’Epernay de 1921 et de 50% de trois crus de la Montagne de Reims, ce Blanc de Noirs, vieilli 4 années en cave, offre une générosité gourmande et exotique. 38 € en bouteille et 48 € en coffret So Collet www.champagne-collet.com
Champagne Henriot Brut Rosé
Au nez, des arômes de fruits rouges et noirs, puis des agrumes fraîchement pressés. Suivent des notes végétales : bourgeon de cassis et giroflée accompagnent le poudré délicat de l’iris pour boucler sur des notes gourmandes de fruits confits. Le palais est équilibré et la persistance remarquable, presqu’insolente. De jolies notes balsamiques et florales ouvrent la voie à des arômes épicés, tout en fraîcheur.
  49 € www.champagne-henriot.com
et enfin place à l’été...
Les Portes du Castelas Rosé 2018
« Castelas » vient du latin « Castela » qui signifie château.
Cette cuvée (Grenache, Syrah) fait donc référence à l’histoire de la papauté avignonnaise du
14ème siècle. Robe rose pâle, nez gourmand de fruits rouges
frais et agrumes avec des notes de fleurs blanches, bouche fruitée et acidulée.
Pour un apéritifs dinatoires d’été, barbecue, viande grillée, cabillaud à la provençale, tapas épicés. Conseil de service aux alentours
de 11-12°C. 6 € 90 en vente au caveau des Grandes Serres à Gigondas (04 90 65 86 55 )- chez les cavistes
Château Romanin
Grand Vin Rosé 2018
Le nez est subtil aux senteurs de cassis, de groseille et de fraise des bois délicatement confiturée. Des arômes de pêches blanches et d’ananas s’entremêlent dans une belle rondeur généreuse.
La bouche est franche, soyeuse, dévoilant une belle minéralité aux arômes iodés et de silex avec une finale saline typique de grands vins de Château Romanin.
17,50 € chateauromanin.com
    86 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[                                                                             ]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
Les dîners d'ÉcoRéseau Business
gastronomie
Ma cuisine bio zéro déchet
dévoile une toute nouvelle version estivale à trancher à base de légumes du soleil qui sentent bon l’été relevés d’une touche de piment d’Espelette ! 10,90 € (200 gr) www.comtessedubarry.com
incroyable fond de
tarte salé by
Marlette
Un fond de tarte
salé bio, relevé
par une légère
note d’Herbes de Provence, une
pincée de sel de
l’Île de Ré et le
croquant subtil des
graines de pavot ...
Le parfait mélange
pour réaliser une délicieuse tarte salée 100% maison! 270g 4,90€ TTC www.marlette.fr
Amorino & nina
Ricci
Un sorbet qui rend hommage à Nina en
puisant son inspiration à travers les notes
olfactives du parfum. Un juste équilibre entre
la framboise et le citron de Sicile, les notes fruitées de la mandarine et une touche
de jasmin d’Arabie, pour venir envelopper le sorbet d’une sensation délicieusement
fleurie. Une divine édition exclusive et limitée jusqu’au 30 juin !
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d’Olive de
Corse
L’appellation met en avant deux gammes d’huile d’olive toutes deux parfumées par le maquis corse. Coup de cœur pour cette Huile fraîche,
issue de la récolte
sur l’arbre,
qui offre des notes
d’amande, d’artichaut et de pomme. 12€ (25 cl)
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       Dîner au
Flora Danica,
l’adresse
Appliquer la démarche « zéro déchet, zéro gaspillage » à
la cuisine revient à mieux consommer chaque aliment : on réutilise l’eau de cuisson des pâtes ou du riz qui regorge de nutriments pour réaliser de délicieuses meringues, ou bien les fanes et les parures
des légumes qui se révèlent très riches en vitamines. 52 recettes, 128 pages.13,90€ www.ruedelechiquier.net
infusions cacaotées Betjeman & Barton
Cocao est une nouvelle gamme inédite d’infusions aux coques
de fèves de cacao. Les deux infusions natures
issues de Madagascar et République Dominicaine
transportent par leurs arômes délicats.
Les deux infusions parfumées, Vanille- Caramel et Orange-
Épices sont la promesse d’un moment fort en sensations douces et
cacaotées. 20 sachets, 25 € www.betjemanandbarton.com/fr/
Délicieuse Terrine
de légumes et olives
noires
Par leur
histoire dans
le patrimoine culinaire et leur authenticité de goût, les terrines ont gagné leur place dans le coeur et l’assiette des Français. Comtesse du Barry
danoise à Paris
 Concept & Lieu
Le Flora Danica a été conçu dans l’esprit d’une brasserie danoise contemporaine avec des touches de sophistication à la française. Le vert domine avec un sculptu- ral bar en marbre couleur émeraude et des tissus coordonnés pour les assises. Un nuancier de gris, des meubles aux décors noirs et cuivre, contribuent au caractère précieux et exclusif du lieu. Ultime raffinement, des rééditions de dessins géométri- ques et botaniques extraits des archives de l’établissement viennent orner les pans de mur avec délicatesse.
En cuisine
Andreas Møller, un des représentants du mouvement New Nordic, officie à 34 ans, en véritable chef d’orchestre dans ce temple de la cuisine scandinave. Il propose une cuisine qui respecte et sublime le produit, en conservant son expression la plus pure afin de créer une réelle émotion. La carte s’adapte à ce lieu de vie évoluant au fil de la journée, on s’y retrouve à toute heure. On s’y régale des classiques de la maison, comme le saumon mariné à l’aneth façon « Gilbert Bécaud », ou de salades d’une grande gourmandise, aux associations innovantes et aux accents nordiques. n
142, Avenue des Champs Elysées - Paris 8 / Ouvert tous les jours de 8h à minuit - www.floradanica.fr
   Cocktails
p Flora Danica 14 cl
Aquavit / concombre / basilic / jus de citron frais liqueur de fleur de sureau /
Ginger Beer La French 12€
p Citrus, délicat ! 14 cl Orange / pamplemousse / thym frais cordial grenade & fleur de sureau 8€
Entrées
p Smørrebrød poulet, généreux ! (Parmesan / mayonnaise maison / romaine) 10,50€
p Carpaccio de daurade (grenade / radis / citron vert / crème d’avocat huile d’olive) 14€
Menu
p Carré d’agneau, french touch !
(caviar d’aubergine / légumes grillés / jus corsé) 28,5€
p Dégustation de saumons, un must ! (Saumon fumé Bio / saumon gravlax / saumon saumuré / tartare de saumon / crème fraîche sauce gravlax /
Plats
blinis maison / concombres marinés aigre-doux) 36€
Desserts
p Omelette norvégienne 9,5€
p Coupe Flora, atypique ! (sorbet rhubarbe - fraise / glace framboise-violette glace yaourt à la groseille /
meringue / crème fouettée) 12€
Tarifs
au dîner, compter 70 € en moyenne par personne pour un dîner complet avec boisson(s)
   88 | juin 2019 ecoreseau.fr
© Heidi Lerkenfeldt Culinary photos credits : ©Anne-Emmanuelle Thion
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[ Sous le soleil, prudemment
puis rappel: les UV artificiels, c’est 0 vitamine D, tout comme une ex- position derrière une vitre ,
• dope le système immunitaire. On résiste mieux aux agressions ,
• soigne certaines maladies de peau, comme le psoriasis (ou pseudo-p- soriasis), le vitiligo, l’eczéma, sensi- bles à l’effet anti-inflammatoire des rayons solaires. Mais on ne dépasse pas 30 minutes d’exposition...,
• agit sur la pression artérielle, dit une étude, en partie parce que l’on serelaxe,
• aide à la pousse des tifs en dopant la circulation sanguine sur le « cuir », mais une trop forte expo- sition les dessèche et change le pH duditcuir...,
• donne une mine attractive ,
• défatigue les yeux parce que nous les sollicitons moins (lumière na- turelle abondante) et que nous les fermons ,
• réduit l’ostéoporose...
... Verso bobos
D’un autre côté, ces UVB se révè- lent nocifs ! Les expositions seront plutôt courtes et régulières, et l’on évitera la « plage » (aux deux sens du terme) 12-16 heures. Un coup de soleil est une brûlure du 1er degré (rouge) ou 2e (cloques). Crémez-vous (avec un produit de qualité), renouvelez toutes les deux heures et après un bain, mangez foie de veau, légumes colorés (ca-
l’arrière (surtout avec une pupille dilatée par l’assombrissement). Verres ophtalmiques, sinon rien. Les lentilles cornéennes solaires existent (une marque propose même une lentille photochromique qui se teinte selon la luminosité). La combinaison lentille cornéenne + lunettes est l’optimal. Ah non, manque la crème solaire.
De qualité et d’écran adéquat !
Lire si concerné/e : j’ai surmonté la maladie de Lyme, éditions Odile jacob Laura Arnal (avec Charlotte Guttinger) raconte sa « Lyme » de fond, ses huit
ans d’errance dus à une tique, jusqu’au ravage de sa santé
et son isolement. Essentiellement parce que les nombreux médecins consultés n’avaient pas pensé
à cette maladie pourtant de plus en plus fréquente. Des
centaines de milliers de personnes sont atteintes chaque année par cette saloperie, qualifiée de maladie martyre par le professeur Christian Perronne.
Laura Arnal s’en est sortie. Elle raconte comment. Précieux témoignage.
Et si les soins médicaux étaient évalués par les patients ?
L’Institut Montaigne s’appuie sur sa consultation d’associations de patients et de professionnels de santé pour formuler 10 propositions favorables
à des indicateurs de résultat (qualité de vie du patient avant et après la
consultation). On les trouve là : www. institutmontaigne. org/publications/ systeme-de-sante- soyez-consultes.
Les principaux se nomment « qualité d’écoute et disponibilité », « résultats et succès des opérations », « qualité de vie après la prise en charge ». 59 % des consulté/es estiment difficile le choix d’un généraliste ou d’un spécialiste.
89 % voudraient que soient publiés des indicateurs de qualité des soins pour les établissements de santé.
85 % voudraient les consulter pour des médecins libéraux. Pour ce faire, 96 % des patients sont prêts à remplir un questionnaire d’évaluation. Au fait,
rappel : les médecins mésopotamiens qui opéraient une cataracte n’avaient pas intérêt à rater leur geste : le
« questionnaire de résultat » que le patient sumérien rendait valait la perte d’un œil au chirurgien maladroit...
La meilleure position pour évacuer
C’est un marche-pied, mais drôlement calculé : les deux pieds surélevés par le petit engin, dénommé Marche-pied du Lutin, vous voilà en position idéale pour... déféquer ! Car pieds au sol, vous vous coudez le côlon. Pas top pour couler un bronze. Constipation et hémorroïdes
pourraient bien
en résulter. Le
français bien
nommé Well
Care Company,
sarthois, créé par trois ingénieurs,
n’a pas hésité à lancer une start-
up qui revendique son inventivité intestinale après avoir constaté que
le « surélèvement » était bel et bien pratiqué ailleurs dans le monde. Les trois spécialistes de cette pièce taboue disent préparer d’autres équipement pour « la santé et l’hygiène des gens ».
vie privée
rottes...), œufs. L’insolation, c’est grave (surtout du côté des vieilles personnes, des nourrissons, des sportifs). Les adeptes de la longue durée ne sont pas à l’abri d’un cancer (mélanome, carcinome) : avant 15 ans, on ne doit pas se to- lérer le moindre coup de soleil. Les « peaux claires » risquent la lucite, allergie qui se traduit par des pla- ques rougies et des boutons – visage, cou, décolleté... –, mais les « fon- cées » bravent les pigmentations post-inflammatoires. Une femme enceinte pourrait voir le soleil lui infliger le melasma – masque de grossesse. Messieurs aussi, enceints ou pas! Si l’acné cède souvent sur le coup (de soleil), l’effet risque de se révéler pire quelques semaines plus tard. De même, la prise de mé- dicaments (antibiotiques, certains gels anti-inflammatoires, certaines huiles essentielles...) pourrait fa- voriser une réaction photosensible.
Lire les notices ! Quant aux même s’ils sont moins sollicités, ils encaissent brutalement des UV meurtriers. Faute de lunettes adap- tées – enfants! –, on risque des ca- taractes (20 % sont dues au soleil), des ophtalmies (réverbération in- tense), des kératites (inflammation de la cornée).
Bref, le meilleur et la pire des choses, ce sacré soleil... OM
santé
 Vous perdez – un peu – de poids l’été ? Vous avez meilleur moral ? Vous vous sentez mieux ?
C’est que vous rechargez vos bat- teries au solaire, comme votre future voiture. On sait tout ça: la lumière du soleil accélère la pro- duction de neuro-hormones dites du « bien-être ». Mieux : pour la docteure Alexandra Dalu, auteure des 100 idées reçues qui vous em- pêchent d’aller bien et Vive l’ali- mentation cétogène (Leduc.s), citée par le site doctissimo, « ces neu- ro-hormones régulent l’appétit, évitent les grignotages et l’envie
POUR VOTRE BIEN...
Masque, méduses et coups de soleil
Quies, les boules, se diversifie sous le soleil. Son masque occultant style dodo en avion convient très
bien aux bains de soleil
grâce à son tissu en fibres naturelles, bien tolérées. Bien sûr, ça vous fera un sacré regard livide si tout le reste bronze...
Le Medusyl, un lait, remplit deux missions : protéger des méduses – les tentacules n’adhèrent pas, les cellules urticantes oublient d’urtiquer
– et jouer les anti-UVA-UVB.
Enfants et soleil : protection maximum
Casquette, chapeau, c’est le premier geste. Pour les yeux, lunettes, lentilles oulesdeux.Lefiltre–UV100%et
non pas seulement UV 100 – n’est
pas forcément coloré. La meilleure protection
s’obtient au plus près de l’œil, au risque, sinon, de laisser les UV pénétrer l’œil de côté ou de
d’aliments gras et sucrés ». Même son chaleureux chez sa consœur Nina Roos : « Grâce à la chaleur des infrarouges, le soleil permet la sé- crétion d’endorphines et a un effet relaxant sur les tensions musculai- res. » N’en jetez plus. Si, justement.
Recto bueno...
À l’aurore d’un été apparemment ensoleillé, il est bon de rappeler que ce sacré soleil...
• favorise l’oxygénation. Non par ses photons, mais simplement parce que nous sortons, parce que nous nous aérons, parce que nous pratiquons du sport. Premier effet sunkool ,
• assure une synthèse de la vi- tamine D. Ça, tout le monde in- siste : les UVB, comme les poissons gras, favorisent la synthèse de cette fameuse vitamine sous sa forme D3. Bienfaits : elle favorise la miné- ralisation osseuse du squelette et des articulations, agit sur la toni- cité musculaire, influence plus de 200 gènes et sans doute contribue- t-elle à réparer l’ADN. Attention, le nombre d’heures ne fait rien à l’affaire. C’est en une quinzaine de minutes que les simples avant- bras font le plein. Si vous êtes très bronzé/e, l’action est moindre. Et
yeux,
     ecoreseau.fr juin 2019 | 89
]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
dans l’air du temps
Golfs, opération
 séduction
Comment les clubs travaillent
à démocratiser les greens
démythifiés
« Sport » de riches ? De notables ? De retraités ? Club élitaire de patrons à Breitling ? Que les clichés gardent leur part de péché originel gêne beaucoup les instances dirigeantes du golf en France. La fédération fait tout pour démystifier le practice et populariser la pratique. Oui, le golf est accessible et, non, il n’est pas forcément chronophage. État des lieux d’un sport en voie de démocratisation.
Il s’agit d’un événement qui marquera l’aboutisse- ment d’un plan décennal. Ce mois de juin, à Tou-
louse, sera inauguré le Golf de la Garonne, un « neuf trous » à quelques encablures du Stade Ernest-Wallon et accessible en transports en commun pour les habitants de la ville rose. « C’est la dernière pierre de notre “plan des 100 petites structures” en- tamé il y a dix ans, se félicite Olivier Denis-Massé, direc-
teur délégué de la Fédération française de golf. L’objectif, à l’origine, était de développer une offre de sites de golf de taille modeste, proche des cen- tres-villes et accessibles dans tous les sens du terme. » Le pro- jet s’inscrit bien dans la volon- té générale de popularisation du sport visé par les instances fédérales. L’image du parcours 18 trous et ses quatre heures de circuit cède face à la part des formats courts et urbains qui,
« Pour paraphraser un slogan connu, l’idée est de dire
aux gens “venez comme vous êtes”. Le golf n’est pas si cher et il est praticable par tous, c’est le sport de toute une vie » – Olivier Denis-Massé, Fédération française de golf.
     90 |
juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[ Le plan des 100 petites structures visait à développer des parcours de golf de taille modeste. proches des centres-villes et accessibles dans tous les sens du terme...
paraphraser un slogan connu, l’idée est de dire aux gens “ve- nez comme vous êtes”. Le golf n’est pas si cher et praticable par tous, c’est le sport de toute une vie. Une récente étude sué- doise montrait que les adep- tes du golf bénéficiaient d’une espérance de vie supérieure à la moyenne », plaide Olivier Denis-Massé. Ce fameux plan des 100 petites structures porte désormais le nombre de spots
dans l’air du temps
vie privée
       elle, grossit à vue d’œil dans le paysage golfique français. La preuve? Plus de la moitié des équipements construits depuis la fin des années 2000 sont de type golf compact, pitch and putt ou practice. Pas d’abonne- ment, nulle barrière à l’entrée, du prêt de matériel à foison, tout est organisé pour que ces structures tentent néophytes et curieux. À convertir comme pratiquants à long terme. Si, sur la carte du golf mondial, la France reste un « petit », cette nouvelle offre présente au moins le mérite de s’adapter à une clientèle en demande d’une pratique plus souple et moins chronophage, davantage es- tampillée sport loisir que sport élitiste. De là à ce que la sortie golf ne devienne un « loisir one shot » à part entière au même titre que la virée au bowling n’est pas forcément acquis.
Dix nouveaux spots
par an
En 2018, on a dénombré 800 000 pratiquants de golf, dont une moitié de joueurs occasionnels, non licenciés. Un chiffre qui ne demande qu’à monter. « Pour
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| 91
]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
dans l’air du temps
 « L’impact économique du golf en France s’élève à 1,5 milliard d’euros et génère plus de 15 000 emplois non délocalisables » –
Éric Douennelle, président de PGA France.
image qui nous colle à la peau comme le sparadrap du capi- taine Haddock : le golf est cata- logué comme un vieux sport de riches en pantalons à carreaux, accessible par cooptation », re- grette Éric Douennelle. Ancien joueur professionnel devenu enseignant sur le site de Marcil- ly-en-Villette, à côté d’Orléans, Alexandre Kaleka abonde : « La majeure partie des pratiquants que je côtoie sont CSP +, voire ++, arborent la cinquantaine. Il est clair que c’est un sport au- quel se dédient les personnes qui ont du temps, donc fatale- ment... Néanmoins, ceux qui découvrent le green pour la pre- mière fois sont généralement agréablement surpris par rap- port aux préjugés. Il est possible de jouer régulièrement pour 60 euros par mois. C’est un budget, mais pas si éloigné que celui d’un abonnement en salle de sport. » L’autre avantage du golf, c’est qu’il peut se pratiquer à la carte selon ses besoins: en compétition, comme moyen de détente, dans une perspective d’amélioration de santé, car re- commandé aux seniors. « 90 % des sites sont ouverts à tout le monde, il existe des formules
adaptées à toutes les bourses, insiste Éric Douennelle. Et à défaut de vous lancer dans un “18 trous”, vous pouvez tâter d’un practice et vous amuser sans être membre de quelque club que ce soit. Il va vous en coûter trois euros le seau de balles. »
Et si, à l’heure où vie profes- sionnelle et personnelle s’en- tremêlent plus que jamais, la clé de cette démocratisation venait du bureau ? « Avec la vo- lonté de faire émerger un grand champion national qui drai- nerait des vocations dans son sillage, le golf en entreprise est effectivement l’un de nos prin- cipaux leviers de croissance », confirme le président de PGA France. Au-delà de l’accéléra- teur de business et du terreau fertile au développement du réseau qu’il incarne, le golf est depuis une vingtaine d’années plébiscité par les comités d’entreprise, trop heureux de prendre en charge une partie des coûts pour les salariés dé- sireux de swinguer. Avantage : il développe et privilégie l’esprit d’équipe dans un sport indivi- duel par nature.
MARC HERVEZ
     92 |
juin 2019 ecoreseau.fr
de golf hexagonaux à près de 750. Plus de 70 % sont publics et gérés par les collectivités ou par des organismes en déléga- tion de service public. Chaque année entre 2007 et 2017, dix nouveaux sites ont aménagé des terrains en moyenne, alors que l’investissement annuel des golfs entre 2012 et 2017 s’est élevé à 83 millions d’euros. De quoi mailler correctement le territoire : 45 % des structures golfiques sont situées dans des zones rurales. « L’impact économique du golf en France s’élève à 1,5 milliard d’euros et génère plus de 15 000 em- plois non délocalisables, évalue Éric Douennelle, président de PGA France, l’association des joueurs professionnels et ensei- gnants français, acteur majeur du golf, à la fois prestataire de services auprès de ses membres et organisateur d’événements sportifs. On évalue les retom-
bées indirectes à 400 millions d’euros, alors que le tourisme golfique attire 335 000 adep- tes dont 17 % d’étrangers. » Grâce à sa dimension touris- tique, la filière du golf connaît un impact considérable sur les secteurs variés des loisirs et de l’hôtellerie-restauration, d’au- tant qu’en moyenne un tou- riste « golfique » cumule 61 % de dépenses supplémentaires par rapport à un touriste tra- ditionnel. Bien que la crise éco- nomique de 2008 ait stoppé la croissance du nombre de licen- ciés en Europe, le chiffre d’af- faires de la filière a augmenté de 5 % au cours de la dernière décennie en France, création de 600 emplois à la clé.
L’entreprise, levier
de développement
Pour autant, malgré tous ces ef- forts de démocratisation, force est de constater que les clichés ont la vie dure. « C’est une
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                   Briefing*
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]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
par Pierre-Jean Lepagnot
BAROMèTRe finance & marchés
  bons plans       experts
Franklin Templeton Smet le cap sur l’Afrique
ur les marchés émergents, il n’y pas que l’Asie et l’Amé- rique Latine, il y a l’Afrique aussi! Franklin Templeton
Emerging Markets Equity mise
sur ce continent, le prochain mar-
ché émergent «émergent». Selon
la société de gestion, trois thèmes pourraient devenir des moteurs de croissance à long terme en Afrique :
la démographie, l’innovation tech-
nologique et les investissements internationaux. Pour de nombreux investisseurs, l’Afrique du Sud re-
présente le seul marché important
du continent, mais le gérant pense que d’autres pays comme le Kenya et le Nigeria pourraient offrir des perspectives d’investissement à long terme encore plus intéressantes.
David Haglund, senior vice president, senior executive director, portfolio manager, chez Franklin Templeton Emerging Markets Equi- ty explique : « Avec tant d’entreprises qui émergent dans des pays prospères comme
Haro sur le sucre !
Le constat de Candriam est sans appel. Le sucre constitue le nouveau facteur de risque majeur pour les entreprises du secteur de l’alimentation et des
boissons. Il représente désormais la principale cause d’obésité. Les études menées par l’Orga- nisation mondiale de la santé (OMS) indiquent que le sucre constitue un facteur déterminant essentiel de la masse corporelle. Malgré ces constatations, observe le gérant, la consomma- tion de sucres ajoutés et de graisses a considé- rablement augmenté et l’on estime désormais que plus d’un tiers de la population mondiale est en surpoids et que 13 % de la population sont des gens obèses. Le coût pour la société
  le Kenya et le Nigeria, nous croyons que cet univers d’investissement en pleine croissance pourrait nous fournir des occasions de décou- vrir des entreprises sous-valorisées. » Bien en- tendu, investir en Afrique n’est pas dénué de risques et de défis, dont certains sont difficiles à surmonter. Mais Franklin Templeton pense que le continent africain pourrait fournir un terrain fertile. n
atteint un plafond insupportable – selon les estimations, les mauvais régimes ali- mentaires ont un impact s’élevant jusqu’à 1 ou 2 % du PIB mondial sur les coûts de santé. Le coût est à la fois important et, pour l’heure, largement caché. Candriam souligne que de nombreuses entreprises ont élaboré des stratégies claires pour ré- pondre aux risques liés au sucre. Certaines vont même jusqu’à reprendre le thème de l’amélioration de la nutrition pour en faire une opportunité commerciale. Le gérant a toutefois constaté que les entreprises les
plus exposées au sucre, Dr Pepper, Monster et Coca Cola, sont également celles qui sont le moins disposées à s’engager ou à la transpa- rence du côté des risques associés.
Dans ce cadre, Candriam privilégie les socié- tés qui mettent en place des stratégies, de la transformation des portefeuilles de produits à la transformation des recettes des produits, dans le but de faire baisser l’utilisation de sucre. Le gérant pense que cette orientation est nécessaire dans le contexte actuel de consommation et de règlementation afin que ces entreprises continuent à prospérer sur leur marché. n
   Comment trader en limitant les risques
Le grand retour de la volatilité sur les marchés constitue une aubaine pour les investisseurs en quête de bénéfices. Dans cette perspective, les CFD (Contract for difference) représentent un outil intéressant pour
profiter des opportunités. Pour limiter les risques, IG France a lancé récemment deux nouveaux produits qui évitent à l’investisseur de perdre plus que sa mise : les produits à barrière désactivante et les options vanilles. « Les produits à barrière donnent davantage de contrôle sur votre niveau de risque dans la mesure
où l’investisseur ne peut pas perdre plus que sa mise tout en bénéficiant d’un effet de levier. Les options vanilles permettent de couvrir votre portefeuille, et d’investir sur des marchés qui restent peu volatils », a commenté le directeur général d’IG France, Ambroise Lion.
L’État néerlandais met sa dette au vert
Les Pays-Bas sont devenus le premier État souverain noté AAA à pénétrer le marché des obligations vertes le 21 mai en émettant leur toute première obligation verte. NN Investment Partners (NN IP) loue cette initiative,
qui implique des exigences très strictes en matière de reporting et de transparence et qui donnera au marché néerlandais des obligations vertes un important coup de pouce : « Nous voyons cette émission d’obligation verte d’un très bon
œil, notamment parce qu’il s’agit de la toute première obligation d’État verte et liquide dont les exigences sont aussi strictes. »
Le marché des ETF européens marque le pas
Les nouveaux actifs nets sur le marché des ETF européens ont ralenti à 3,7 milliards d’euros en avril, contre 5,2 milliards d’euros en mars, révèle la dernière édition du Informed Investor/Money Monitor, publié par Lyxor ETF. Les sorties de capitaux se sont poursuivies pour les actions (-2,2 milliards d’euros après -1,7 milliard le mois précédent), sous l’effet des sorties massives
subies par les actions des marchés développés (-3,4 milliards d’euros). Une fois encore, l’Europe a été la principale victime de ces sorties de capitaux. Les actions des marchés émergents ont, elles, enregistré un rebond marqué (1,3 contre 0,4 milliard d’euros). Pour autant, tempère la société de gestion, il existe une importante corrélation historique
entre les flux des ETF actions de la zone euro et l’indice PMI des directeurs d’achat du secteur manufacturier de la région. Dès lors, si le PMI venait à poursuivre son redressement amorcé en avril, la tendance pourrait s’inverser sur ce front.
   94 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[                                                       ]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
finance & marchés
  SPÉCULONS !       Le chiffre
Vallourec fait un tube en Bourse
 2,40
2,20
2,00
1,80
1,60
      Dec Jan Fev Mar Avr Mai
Le titre du spécialiste des tubes sans soudure en acier destinées à l’industrie pétrolière
a enregistré, fin mai, un bond de 47 % depuis le début de l’année, dont 35 % en trois mois. Les investisseurs saluent les résultats trimestriels et les perspectives encourageantes dévoilés par un groupe en plein redressement et qui profite de la hausse de la demande des compagnies pétrolières dans le sillage de la progression du pétrole.
 263,3 milliards de $
Le montant record des dividendes versés par les sociétés cotées dans le monde au premier trimestre 2019, selon l’enquête de référence d’Henderson GI.
     ANALYSE
AS’affranchir de l’euphorie
près quatre mois de hausse, les principaux marchés actions s’ap- prêtaient, fin mai, à enregistrer leur première perte mensuelle,
de quoi confirmer le dicton boursier, « Sell
in May and Go away » (« En mai, vends et barre-toi » !). Ce retour de l’aversion pour le risque a été alimenté par les menaces de Do-
nald Trump d’une rupture des négociations
et le déploiement de la hausse des droits de douanes. L’escalade dans la guerre commer-
ciale entre les États-Unis et la Chine semble désormais constituer une menace sérieuse
pour les marchés. Un sondage mensuel réalisé par Bank of America Merrill Lynch entre le 3 et le 9 mai auprès des investis- seurs confirme cette hantise de la guerre commerciale: il s’agit du risque numéro
un aux yeux des gérants de portefeuilles, devant celui d’un ralentissement de la Chine. Interrogé par ÉcoRéseau Business, Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades, souligne à cet égard que le prin-
bien plus de temps que prévu. Entre-temps, la hausse des taxes douanières risque de pénaliser l’économie mondiale », décrypte le professionnel. Fort de ce constat, faut-il fuir les actions ? Pas du tout, répond Pierre Veyret, qui reste confiant face à la conjonc- ture. « Le retour de la volatilité constitue une bonne nouvelle pour les investisseurs actifs. Je conseille cependant de prendre des positions moins élevées qu’auparavant et surtout de diversifier son portefeuille avec des actifs considérés comme refuge, à l’image de l’or, du franc suisse et du yen. » Dans cette logique, l’analyste souligne la récente progression des cryptomonnaies. L’ether, la deuxième devise 2.0 derrière le bitcoin, a presque doublé depuis le début de l’année. Les investisseurs sont intéres-
sés par la décorrélation aux actions offerte par les cryptos. « En résumé, il ne faut pas sombrer dans la panique, mais simplement s’affranchir de l’eu- phorie », conclut Pierre Veyret. n
  cipal moteur du rally observé depuis le début de l’année était justement l’espoir d’un accord équi- table entre les deux plus grandes économies du monde. « Les investisseurs ont compris en mai que la signature d’un accord pourrait prendre
96 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
par Pierre-Jean Lepagnot
BAROMèTRE patrimoine & fiscalité
    bons plans experts
 Les investisseurs français recherchent des revenus complémentaires
Invesco a dévoilé fin mai les principaux résultats de l’enquête européenne sur les besoins des investisseurs privés. Elle a été menée dans huit pays (France,
Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Royaume-Uni). Sans surprise, la recherche de revenus complémentaires ou la constitution d’un capital pour la retraite représentent les objectifs majeurs pour 57 % des investisseurs français contre 51 % en Europe. Si 86 %
des investisseurs français affirment que l’obtention de revenus à partir de leurs investissements est une priorité, seuls 23 % investissent réellement dans des produits
de rendement. Enfin, bonne nouvelle pour les banquiers et autres conseillers en gestion de patrimoine, 67 % des investisseurs français sont ouverts à demander plus de conseils à un professionnel.
une nouvelle façon d’investir dans le vin
Vous pouviez vous offrir des bouteilles en direct, ou passer par une société qui les achetait et les gardait pour vous. Désormais, vous pouvez acquérir des parts d’une société qui s’occupe de tout. U’Wine, société bordelaise de négoce en vins, vient de lancer U’Wine Grands Crus. L’objectif
de cette nouvelle société est d’ouvrir son capital aux investisseurs avertis avec un ticket
d’entrée de 11 000 euros minimum. L’investisseur devient actionnaire de la société qui achète des vins pour leur potentiel de valorisation dans le temps. La durée de souscription recommandée est de 8 ans (retrait à
échéance). « L’éligibilité d’U’Wine Grands Crus au dispositif du remploi apport-cession permet au chef d’entreprise d’optimiser fiscalement la cession de son entreprise en investissant dans cette PME française innovante et de différer la taxation de la plus-value constatée sur les titres cédés en réinvestissant – pour un montant d’au moins 60 % du prix –, tout ou partie, dans U’Wine Grands Crus », nous a précisé Thomas Hébrard, président d’U’Wine.
Les résidences seniors
ne connaissent pas la crise
La dernière étude de Cushman & Wakefield consacrée au marché des maisons de retraite en Europe devrait être lue avec attention par les épargnants à la recherche d’un placement immobilier de long terme via le statut fiscal avantageux de Loueur meublé non professionnel. La société de conseil rappelle que les besoins en
soins de la population âgée vont augmenter de façon exponentielle en laissant entière la question de leur financement sur fond de crises des finances publiques dans tous les pays d’Europe. Dans ce cadre, assure Magali Marton, directrice des études de Cushman & Wakefield France, « les fondamentaux démographiques et économiques du secteur des maisons de retraite sont porteurs d’un potentiel de croissance indéniable pour les investissements en immobilier en Europe ».
La ruée vers l’or
’or suscite de nouveau teur du CNO. Selon les der- l’intérêt des investis- niers chiffres du World Gold seurs à la recherche Council, la demande mon- d’un placement sans diale d’or s’est établie à 1 053
risque dans un environne- tonnes au premier trimestre
  ment géopolitique tourmen- té. Mi-mai, le cours du métal jaune dépassait les 1 300 dol- lars l’once et les analystes sont optimistes. En mai, après no- tamment Goldman Sachs et JPMorgan, UBS a actualisé ses prévisions 2 019. Selon la banque suisse, l’once pourrait atteindre les 1 350 dollars d’ici à trois-six mois, et 1 400 dollars d’ici à un an. Si le Comptoir national de l’or, société fran- çaise spécialisée dans l’or investissement et l’expertise de bijoux, ne se risque pas à émettre de prévision chiffrée, il partage le point de vue des brokers sur le long terme. « Le marché de l’or est déterminé par l’offre et la demande, et la demande est en hausse », nous dit Laurent Schwartz, direc-
2019, contre 984 tonnes sur la même période de 2018. Il s’agit d’une forte progression de 7 %. Sans surprise, la com- posante la plus dynamique a été la demande en provenance des banques centrales, avec 145 tonnes achetées au premier trimestre, le meilleur début d’année depuis 2013. Sur un an glissant, ce chiffre atteint 715 tonnes, un record absolu. « Les banques centrales cherchent à diversifier leurs réserves de capitaux, mais aussi à alléger leur dépendance au dollar », explique Laurent Schwartz. La demande joaillère (530 tonnes) et la demande d’investissement (298 tonnes) progressent toutes les deux de 1 % par rapport au premier trimestre de 2018. La demande relative à l’indus-
trie électronique recule de 3 % pour s’établir à 79 tonnes. « Un adjectif qualifie donc ce début d’année pour le marché de l’or: dynamique! », se félicite Lau- rent Schwartz. Qui précise que, du côté de l’offre, en revanche, c’est l’atonie. « On sait que l’offre, issue soit du recyclage, soit de l’extraction minière, est en déclin. Les sociétés minières ne réalisent plus de découver- tes majeures. Ainsi, l’évolution de l’offre est fonction du recy- clage. Or, les études ont montré qu’une hausse de 1 % du cours du métal jaune ne conduisait qu’à une progression de 0,1 % du volume d’or recyclé. La « re- lique barbare » vilipendée par Keynes a encore de beaux jours devant elle. n
  vision
Les investisseurs britanniques Squittent le navire
elon le dernier baromètre de l’investissement immobilier commercial de BrickVest, les investisseurs internationaux et nationaux se détournent du marché immobilier commer- cial britannique en raison des incertitudes liées au Brexit.
Si 29 % des sondés au premier trimestre 2019 considéraient le
Royaume-Uni encore comme leur marché préféré, les investisseurs
britanniques étaient, eux, plus dubitatifs, passant de 49% à 40%
d’intentions d’investir au Royaume-Uni, une dégringolade jamais
atteinte depuis le lancement du baromètre au premier trimestre 2017, au profit de l’Allemagne (26 %) des États-Unis (19 %) et de la France (16 %). Que ce soit pour les investisseurs internatio- naux ou britanniques, tous deux conservent leur intérêt pour les actifs situés dans les grandes métropoles plutôt que dans des villes secondaires ou régionales. « L’incertitude liée au Brexit continue de peser sur le marché britannique de l’immobilier commercial, tant auprès des in- vestisseurs internationaux que nationaux. En l’absence d’une solution politique immédiate, il est fort probable que la confiance des investisseurs au Royaume-Uni continuera à baisser dans les mois à venir », a commenté Emmanuel Lumineau, PDG de BrickVest. Interrogé par nos soins, le dirigeant a précisé que le sentiment des investisseurs britanniques était comparable à celui des Français lors de la victoire de François Mitterrand aux élections présidentielles. « Les investisseurs redoutent une arrivée à terme des travaillistes menées par Jeremy Bernard Corbyn au pouvoir et une éventuelle vague de nationalisation, résultat, ils quittent le navire... » n
     98 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[                                Zéro commission sur les CFD Actions*
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         ]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine & fiscalité
   ACHAT/VENTE
  Fidelity sur le Remninbi
Le remninbi (ou le yuan) a abandonné environ 3 % un mois en raison de l’escalade des tensions commerciales. La Chine laisse sa devise de déprécier pour compenser l’impact négatif sur son économie de la hausse des droits de douane aux États-Unis.
  focus       Le chiffre
Les clients français de la banque privée de JPMorgan préfèrent les placements alternatifs
  Près d’un client privé domicilié en France sur deux (49 %) estime que les placements alternatifs (Private Equity, immobilier et hedge funds) sont plus attrayants, révèle
le baromètre d’investissement de printemps de J.P. Morgan Banque Privée. Autre enseignement : malgré le climat d’incertitude persistant à travers le monde, un grand nombre de clients privés eu- ropéens (39 %) restent convaincus que les actions afficheront de meilleures performances sur les 12 prochains mois. En réalité, le sentiment des investisseurs n’a pratiquement pas évolué depuis l’enquête réalisée cet hiver. Toutefois, les antici- pations de volatilité accrue pour 2019 incitent nombre d’entre eux à adopter à présent une ap- proche d’investissement plus défensive, observe
la banque: près d’un tiers des clients, aussi bien en Europe qu’en France, investissent désormais dans des actifs de qualité supérieure pour ob- tenir un positionnement plus défensif de leurs portefeuilles. Un quart (24%) s’éloignent des grands secteurs cycliques et mettent l’accent sur les opportunités d’investissement à long terme que présentent des secteurs tels que la santé et la technologie, contre 33 % pour les clients en France. 20 % d’entre eux réorientent leurs inves- tissements vers des secteurs défensifs actifs tels que les services aux collectivités, l’immobilier et les télécommunications. « Comme nombre des clients français que nous avons interrogés, nous sommes globalement optimistes à l’égard des actions pour 2019, comme en témoigne notre surpondération des actions au sein des portefeuilles gérés. Dans la perspective d’inves- tissements de fin de cycle, nous observons une rotation des secteurs de croissance cyclique au profit d’une exposition accrue aux thèmes de croissance à long terme. La révolution techno- logique ne montre aucun signe d’essoufflement, et le secteur de la santé bénéficie depuis 20 ans d’une croissance bénéficiaire systématiquement positive », a commenté Annabelle Azoulay, directrice de J.P. Morgan Banque Privée en France. n
28
 milliards de $
la fortune accumulée par les 15 Britanniques les plus fortunés
Depuis le vote sur le Brexit, le 23 juin 2016, dont
18 milliards depuis le début de l’année. Désormais, leur patrimoine cumulé atteint 109 milliards de dollars, selon l’indice Bloomberg des milliardaires.
 100 | juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[ Face aux incertitudes économiques, de plus en plus de Français se tournent vers des placements sécurisés et peu fiscalisés.
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 ]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
patrimoine
 Family Office
Les banques privées organisent la riposte
La gestion privée affronte depuis peu des vents adverses. Longtemps protégé, son modèle est mis en péril par un terrifiant trident : la faiblesse persistante des taux qui rogne sa marge, une réglementation plus contraignante et la concurrence des fintechs. Face à cette menace, les banques privées affutent leurs arguments : leur proximité avec les clients et une panoplie de services à haute valeur ajoutée.
E
rétrocessions, la directive euro- péenne MIF 2 a durement péna- lisé la gestion privée. Désormais obligée de justifier ses honoraires, l’industrie a choisi en premier lieu de répondre en développant son point fort : sa relation personna- lisée avec le client. « Les banques de détail ont industrialisé le mé- tier afin de soutenir une rentabi- lité affectée par la baisse des taux et le durcissement de la réglemen- tation. Pour tirer son épingle du jeu, la banque privée doit miser au contraire sur le service. C’est l’écoute de la problématique du client et la qualité du service qui font la différence », riposte Jean Danckaert, président du direc- toire de Banque Richelieu France et Monaco. Une analyse partagée par le reste de la profession. Jérôme Monnier, responsable du départe-
ment commercial à la Banque can- tonale de Genève France (BCGE) rappelle que ses 3 000 clients jouis- sent d’un accès direct et immédiat à la banque. « La confiance de nos clients est un privilège et nous nous devons de répondre au plus vite à leurs sollicitations. Notre taille, relativement modeste par rapport à la concurrence, devient un atout car elle nous offre l’agilité et la réac- tivité nécessaires. » À l’image de Banque Richelieu et BCGE, Cholet Dupont insiste sur l’avantage de posséder une taille humaine. « Les clients de notre banque apprécient son esprit familial, sa vision long terme et une véritable proximité avec les responsables en établis- sant une relation de confiance sur la durée », argumente Inès Trotin, juriste patrimoniale chez Cholet Dupont. La capacité à tisser du lien n’est cependant pas l’apanage des banques privées familiales. « Le plus important dans notre métier, c’est le sur-mesure. Chaque client développe sa problématique propre. Nous allons adapter nos réponses et l’accompagner dans sa démarche », témoigne Catherine Costa, directrice du pôle Solutions patrimoniales chez Natixis Weal- th Management. « Notre équipe d’ingénierie patrimoniale compte des banquiers, mais aussi des fisca- listes, des avocats, des notaires de formation, capables d’apporter la solution idéale. »
Conserver son indépendance
Malgré la fin des rétrocessions sur les fonds externes, les banques pri- vées ont bien compris que pour res- ter attractives elles devaient conser- ver leur indépendance. Raison pour laquelle elles n’ont pas aban- donné leur offre en architecture ouverte. Si certaines développent en parallèle des fonds « maisons » plus lucratifs, les gérants ne s’em- pêchent pas de distribuer d’autres fonds plus proches des attentes de leurs clients. « Grâce à notre archi- tecture ouverte, nous sélectionnons les meilleurs fonds du marché afin d’offrir à l’épargnant le placement exactement adapté à ses besoins », confirme Inès Trotin. Une stra- tégie partagée par BCGE, qui dis- tribue des fonds externes tout en renforçant sa gamme Synchrony. « L’architecture ouverte est cruciale pour nous. Notre fonds Synchrony Silk Road Zone Stocks, qui investit dans des entreprises mondiales actrices du développement de l’in- frastructure et des services liés à la création des nouvelles routes de la
Les banques de détail ont industrialisé le métier afin de soutenir une rentabilité affectée par la baisse des taux et le durcissement de la réglementation. Pour tirer son épingle du jeu,
la banque privéedoit miser au contraire sur le service –
Jean Danckaert, Banque Richelieu France et Monaco.
n augmentant ses coûts de « compliance » tout en la privant d’une partie de
 ses revenus avec la fin des
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juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                           Siège Social
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Des métiers spécialisés, des experts dédiés
Depuis sa création en 1924, la Banque Delubac & Cie a opté pour la spécialisation au travers d’un développement sur des métiers bien identifiés et à forte valeur ajoutée, permettant de se différencier des établissements généralistes. Cette expertise assure aux clients de la banque de pouvoir bénéficier de conseils exclusifs et sur-mesure.
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]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Valéry Barbaglia, responsable de l’activité family office de Neuflize OBC
« notre rémunération nous implique dans une part de risque »
patrimoine
 Toutes les banques n’offrent pas de family office, mais le family office
est souvent affaire de banquier. Or comment revendiquer une parfaite
indépendance d’experts dans la gestion d’un patrimoine si l’on implique sa propre enseigne a priori dans la recommandation à son client ? Valéry Barbaglia a beau diriger une structure interne à la banque Neuflize OBC, il se montre très clair sur ce point : « Nous
établissons nos murailles de Chine... » Le family office de Neuflize OBC revendique une activité qui porte sur 1,4 milliard d’euros.
Vous répondez bien à la définition parfaite du family office, vous conseillez vos clients sur l’ensemble de leurs classes d’actifs et vous supervisez au quotidien l’ensemble des actions patrimoniales engagées. Mais vous êtes aussi neuflize OBC. Comment garantissez-vous votre indépendance ? Vous employez le terme qui convient, la garantie de cette indépendance. Quand Neuflize OBC a créé cette activité family office il y a cinq ans pour accompagner
les familles, les entrepreneurs, mais aussi
les associations et les fondations, nous avons instauré une muraille de Chine
avec tous les banquiers et gérants de nos clients, y compris ceux de notre Banque. Pas question pour nous de divulguer des informations à l’extérieur du département, conformément aux procédures bancaires. Nous avons créé une équipe d’experts complémentaires, et j’insiste sur le mot équipe. Leurs expertises s’appuient sur un passé en courtage d’assurance, en conseils juridiques et fiscaux, en financements structurés complexes. Ce qui leur permet d’intervenir sur les multiples facettes du patrimoine et de parler le même langage que les experts externes missionnés. Du reste, nous ne vendons rien, si ce n’est notre temps et notre savoir-faire. La réalisation d’appels d’offres sur-mesure nous donne le moyen de mandater les meilleurs experts et garantit en outre notre indépendance avec une rémunération directe et alignée avec les intérêts du client.
Au final, le family office tel que nous
le concevons doit correspondre à quatre attentes : le gain de temps, les performances, le confort et la sécurité.
Nous consacrons beaucoup de temps
à la pédagogie : nos clients ne doivent investir que s’ils ont compris les tenants et aboutissants
Mais vous n’interdisez pas à votre enseigne de faire valoir ses arguments ?
Si les clients le souhaitent, la banque pourra effectivement faire partie des établissements sollicités dans le cadre
des appels d’offres. En tout état de cause, elle devra alors répondre comme tous les autres participants sans traitement de faveur. Le client demeurera le seul et unique décisionnaire après la soutenance de chacun des intervenants.
un contrat enferme-t-il le client dans le temps ?
Surtout pas ! On me pose rarement cette question, pourtant essentielle. Le contrat de family office chez Neuflize OBC est résiliable à tout moment sous préavis d’un mois, ce qui n’est pas partout le cas.
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juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="105" isMAC="true"><![CDATA[ patrimoine
  soie, suscite l’intérêt croissant des investisseurs. Ce fonds propose une approche originale et différen- ciante. Il témoigne de notre capaci- té à innover pour répondre aux exi- gences d’une clientèle plus jeune et mondialisée », surenchérit Jérôme Monnier.
Offrir plus
Cet exemple d’innovation illustre la course à la valeur ajoutée à la- quelle se livrent les banques pri- vées. Natixis Wealth Management, BCGE, Banque Richelieu, Banque Delubac ou Neuflize OBC par exemple, ont choisi d’adresser à la fois la clientèle privée et entre- preneuriale. « C’est un vrai plus, assure Catherine Costa. Nous pou- vons conseiller un chef d’entreprise dans la façon d’établir son mode de rémunération, construire le mana- gement package de son top mana- gement ou lui accorder un finance- ment pour une opération de haut de bilan, immobilière ou pour fa- ciliter une transmission. » Les éta- blissements misent en outre sur la passerelle entre les sphères privée et publique pour fidéliser leur clien- tèle. « Un chef d’entreprise, comme tous nos clients, satisfait de nos crédits hypothécaires qui finan- cent ses projets patrimoniaux, sera naturellement enclin à nous faire confiance pour sa gestion et inver- sement », indique Jean Danckaert. « Les équipes de Neuflize OBC sont à la fois au service de la clientèle privée et de la clientèle corporate, une double présence rare dans le métier et très appréciée. Une par- tie de notre clientèle est constituée d’entrepreneurs. Qui ont à la fois besoin de financement, de crédit pour développer leur activité pro- fessionnelle, mais aussi d’accom- pagnement sur leur patrimoine privé », explique de son côté Fabien Vatinel, responsable des solutions patrimoniales à la banque Neuflize OBC.
La quête de sens
Pour surnager face au tsunami numérique et l’essor d’une généra- tion millenial en quête de valeurs communes, offrir la gamme de ser- vices la plus étoffée possible devient essentiel. « Dans un secteur de plus en plus concurrentiel, il faut se montrer capable d’offrir un service couvrant l’ensemble du patrimoine du client. Nous ne sommes pas un établissement qui propose unique- ment des prêts ou des produits fi- nanciers, mais des apporteurs de solutions au quotidien. Dans ce cadre, offrir une expertise pointue
Le plus important dans notre métier, c’est le sur-mesure. Nous allons adapter nos réponses et accompagner le client dans sa démarche » – Catherine Costa, Natixis Wealth Management
vie privée
doivent avoir un sens pour eux. » Neuflize OBC a créé en février Philgood Foundation by Neuflize OBC, un fonds de dotation destiné à faciliter l’engagement philanthro- pique de ses clients privés et entre- prises. Vatinel : « Notre ambition est de répondre à une tendance de fond, la recherche de sens. Auparavant, l’investisseur faisait un don et point final. Aujourd’hui, il souhaite donner à des causes dont il partage véritablement les valeurs et où l’impact de son enga- gement est réellement mesurable. » PiERRE-jEAn LEPAGnOT
   dans la gestion d’actifs, l’ingénierie patrimoniale, mais aussi dans des domaines aussi variés que l’inves- tissement dans les forêts, la gestion du patrimoine artistique ou une offre corporate finance consti- tuent un réel avantage », assure
Fabien Vatinel. Il ne suffit plus de répondre aux besoins des clients, il faut les anticiper. Les clients sont à la recherche de proactivité, non seulement pour eux, mais aussi pour leur famille. La recherche de placements ou de financements
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]]></page><page Index="106" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
tribunes libres
Le danger des taux d’endettement public élevés : deux visions
 Patrick
Artus
Chef économiste et membre du Comité exécutif deNatixis
Son dernier livre :
Discipliner la finance est paru aux éditions Odile Jacob
Les taux d’endettement public ont beaucoup aug- menté dans la grande ma- jorité des pays de l’OCDE,
et c’est une des causes centrales de la croissance de la taille de la finance. Face à cette situation, on voit apparaître deux réactions : ceux qui pensent que, compte tenu du niveau très bas des taux d’inté- rêt, les taux d’endettement public élevés et les politiques budgétaires expansionnistes ne sont pas un problème, ceux qui annoncent une crise financière majeure en raison de ces taux d’endettement public élevés. Il faut donc aller plus loin
que ces affirmations et s’interroger sur les perspectives pour l’infla- tion et pour les taux d’intérêt réels.
Effectivement, tant que les taux d’intérêt sont très bas, les taux d’endettement public très élevés ne sont pas dangereux. L’ensemble de l’OCDE, les États-Unis, la zone euro en dehors de l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon ont des taux d’endettement public très élevés (114 % du Produit intérieur brut pour l’ensemble de l’OCDE). Mais les taux d’intérêt sont au- jourd’hui partout très faibles par rapport à la croissance, ce qui implique que la dette progresse moins vite que le revenu et que le taux d’endettement, donc, recule spontanément. Dans la zone euro, par exemple aujourd’hui, le taux d’intérêt à dix ans est de 0,8 % pour une croissance nominale de 3 % environ. Tant que les taux d’in- térêt sont aussi bas par rapport à la croissance, le taux d’endettement élevé n’est donc pas un problème, la solvabilité budgétaire se rétablit spontanément.
Mais on entend aujourd’hui deux messages opposés. Le pre-
mier consiste à dire que, puisque les taux d’intérêt sont bas, avoir un endettement public élevé et une politique budgétaire expan- sionniste n’est pas un souci. Le second message consiste à dire que les taux d’endettement public aussi élevés vont nécessairement conduire à une crise. Il faut aller plus loin pour trancher entre ces deux vues.
L’inflation peut-elle revenir ? Ce sera le cas si le fonctionnement des marchés du travail se modifie avec le retour à un pouvoir de négocia- tion plus élevé des salariés condui- sant à une hausse plus rapide des coûts salariaux.
Si l’inflation revient, y aura-t- il une réaction forte des banques centrales conduisant au retour à des taux d’intérêt réels supérieurs à la croissance potentielle ? Pour que l’inflation conduise à un dan- ger avec les taux d’endettement, il faut que la réaction des banques centrales soit si forte qu’elle abou- tisse à une hausse des taux d’inté- rêt réels. Dans le passé, à partir de 1984, l’inflation élevée a conduit à la hausse du taux d’intérêt réel, en
général avec un décalage. Ce n’est plus le cas depuis 2010.
En fait, les positions extrêmes sont simplistes mais l’effet des taux d’endettement public élevés est complexe. Il dépend du fonc- tionnement des marchés du tra- vail et de l’inflation, de l’impor- tance de la réaction des banques centrales à l’inflation et en consé- quence de la hiérarchie entre taux d’intérêt réels et croissance.
Il est donc difficile de savoir si les taux d’endettement élevés seront un tracas ou non dans le futur : tout dépend de l’évolution des règles et des institutions des marchés du travail et de la réaction des banques centrales. Pour que les dettes publiques pro- voquent la prochaine crise finan- cière, il faut que, à la fois, le retour de règles du marché du travail plus favorables aux salariés fasse revenir des hausses plus rapides des salaires et l’inflation, et que les banques centrales accroissent les taux d’intérêt réels en réponse à l’inflation. n
 L’IA a de quoi donner un second souffle aux commerces physiques
 Ryan Lester
Senior Director, Customer Engagement Technologies, LogMeIn
Les consommateurs dépen- sent de plus en plus d’ar- gent en ligne : on prévoit que le cap historique des
100 milliards d’euros de ventes en ligne en France sera dépassé en 2019 (étude Fevad), il est donc légitime de douter de la pérennité des commerces physiques. En dépit d’un contre-mouvement en faveur des entreprises locales,
de nombreux grands détaillants faiblissent considérablement : pas moins de neuf Castorama et deux Brico Dépôt en France ont fermé...
Pourtant, l’expérience senso- rielle reste nécessaire pour cer- tains articles à voir, toucher et essayer avant l’achat. En première ligne, les produits textiles, la joail- lerie ou encore la décoration.
Mais ce que recherchent les consommateurs avant tout, c’est une expérience en magasin qui aille au-delà de leur expérience en ligne. Ils veulent de la transpa- rence, plus de praticité et plus de personnalisation qu’avant. Cer- tains commerçants avisés trou- vent le moyen de faire livrer leurs produits à l’aide de la technologie, et ils se retrouvent donc en qua- lité de chef de file dans la trans- formation du commerce de détail pour faire revivre les commerces physiques. Par exemple, on uti-
lise des kiosques en magasins pour faciliter la recherche ou même la commande de l’article désiré par le consommateur. C’est ici que l’intelligence artificielle révolutionne l’expérience client – non pas sous la forme d’un robot vendeur, mais plutôt sous celle d’un outil dont les em- ployés se servent pour offrir aux consommateurs une expérience d’achat en magasin totalement repensée.
Parfois pris au dépourvu, les employés des magasins n’ont pas forcément la réponse aux ques- tions posées et le client attend. Ces frustrations et retards poussent les consommateurs à privilégier les achats en ligne. Avec la mise en place de l’intelligence artifi- cielle sur une borne physique, le consommateur aurait la possibili- té de retrouver ses préférences, les réductions qui lui sont proposées et les suggestions basées sur son
historique et ses comportements d’achats, via sa carte de fidélité pour s’identifier.
Mais ce n’est que le début. Avec l’aide de l’IA, les magasins ciblent avec précision les produits dispo- nibles dans un magasin. Encore mieux, ce type de service « haut de gamme » en magasin ne pour- rait se faire sans l’IA qui accède rapidement aux données.
Non, les achats en magasin ne sont pas voués à disparaître. Il suffit qu’ils évoluent avec leur temps, qu’ils suivent et s’adaptent aux attentes des consommateurs d’aujourd’hui, qu’ils les appré- hendent pour les dépasser. En ar- mant leurs employés avec la tech- nologie, y compris à travers les applications assistées par l’IA, les commerçants disposent des outils pour prouver la pertinence et la compétitivité de leurs magasins pour encore longtemps. n
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juin 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="107" isMAC="true"><![CDATA[                  ]]></page><page Index="108" isMAC="true"><![CDATA[ Le monde de demain vu par un/une étudiant(e)
Sept candidats ce mois-ci, et à nouveau quelques dilemmes pour le jury. Au final, c’est une « vraie » micro-nouvelle qui fut retenue pour son style et son message, alors même que son auteur, Aymeric Bloquet, n’évoque nullement l’entreprise qu’il a créée en 2017,
La Paupiette. Il en dit : « C’est une marque de prêt à porter en ligne,
à l’esprit fun et décalé sur coton biologique. Aujourd’hui, la société étoffe ses services et propose
son offre d’impression textile pour professionnels. Bénéficiaire du statut pépite, je mène actuellement un master finance en alternance avec mon activité. » Mention spéciale pour la nouvelle et les entreprises des frères Marmignon !
L’école
Le groupe IGS est un quadra plein de vigueur. Né en 1975, ce groupe
a démarré sur le champ de la formation pour développer au fil
des années d’autres activités. Aujourd’hui, cette entité dispose
de huit établissements (Esam, IGS, ISCPA...), répartis sur plusieurs sites, en France (Paris, Lyon et Toulouse) comme à l’étranger (Dublin, Shangaï et Casablanca). Ni une ni deux,
la réponse pour participer à ce concours de mini-nouvelles a fusé, sans tarder. L’esprit entrepreneurial est particulièrement mis en
valeur via The why not factory, un incubateur maison, situé rue Alexandre Parodi à Paris.
      expressions
concours de micro-nouvelles réunies par Murielle Wolski
Songe stellaire et prêt-à-porter
 Le paradis! C’est sûrement comme ça que mes loin- tains ancêtres auraient ap- pelé mon chez moi. La ma-
ladie, la faim et la souffrance? Tant de fables d’une époque où l’homme n’était qu’une bête indomptable et cruelle.
C’est dans cette colossale station spatiale, sobrement nommée La Terre, que 5 milliards d’êtres hu- mains et moi-même cohabitons. À bord de ce gros caillou d’acier, nous dérivons dans l’abysse étoilé
Avis d’experts
Anne-Raphaële Aubard
responsable incubation et formation à La Ruche, responsable d’un MBA Digital Consulting Innovation au sein du groupe IGS
Elle a développé sa carrière dans le textile pendant 15 ans avant un virage vers l’économie sociale et solidaire, avec 120 projets soutenus par an – après une case chômage. Une étape dont elle parle volontiers, qu’elle sait mettre en perspective. C’est aussi une leçon d’optimisme ou de positivisme qu’elle donne aux jeunes de l’IGS. Une erreur est un passage presque obligé dans une vie.
La solution se construit avec les parties prenantes. Une phrase banale qu’il est bon ton de leur répéter pour qu’ils ne conservent pas une attitude « en hélicoptère », avec une vue de haut. L’innovation doit être adaptée. Le prag- matisme est requis. Le principe qui prévaut dans ce nouveau MBA est le « learning by doing », avec un vrai travail sur la posture. On exerce l’esprit critique, la prise de parole, la capacité d’écoute, la curiosité aussi... Pour autant, l’enseignement théorique ne doit pas passer à la trappe. Les statuts juridiques, par exemple, ça s’apprend. Ce nouveau MBA s’appuie sur l’al- ternance. L’idée que j’aime défendre: l’entrepreneuriat n’appartient pas à une caste. C’est ouvert à tous, d’où d’ailleurs la venue à The why not factory d’étudiants extérieurs au groupe IGS. n
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consultant en techniques d’innovation et acquisitions clients
d’une nuit sans fin, loin, très loin de la planète bleue.
Pourtant, dans cet immense cos- mos, les jours passent et se res- semblent. Comme à mon habitu- de, je règle ma cabine sur « plage de sable fin ». J’écoute le chant des vagues et laisse les rayons du soleil brunir ma peau. Je demande à un automate de projeter sur l’horizon un de ces nombreux films ter- restres, dernier vestige d’une his- toire oubliée.
J’ai toujours aimé regarder les péripéties des héros de mes aïeux. Je reste admiratif devant leur dé- termination, créativité, ingéniosi- té... Autant de concepts étrangers à notre civilisation qui ont pour- tant forgé les précédentes.
Je m’en rends compte, notre réa- lité est devenue virtuelle, insipide, inhumaine...
La symphonie de l’inventivité et de la persévérance humaine s’est peu à peu transformée en une ca- cophonie algorithmique, cryptée au rythme de la léthargie et de la simplicité. Il faut se rendre à l’évi- dence, nous ne sommes plus que des spectateurs dans le théâtre de nos vies.
Le paradis, c’est sûrement comme ça que mes lointains an- cêtres auraient appelé mon chez moi. Le lieu de ceux qui ne vivent plus, le lieu de ceux qui ne créent plus. n
Didier Thébaut
Aymeric Bloquet président
La Paupiette, Master 1 finance Esam
  Pur produit académique – un diplôme de Sup de Co (qui s’appelle maintenant ESCP Europe), suivi d’un bac +5 en sciences de l’information et de la communication, Di- dier Thébaut aime le concret. La réalité du terrain, avec 25 ans d’entrepreneuriat – en 1999, il a été lauréat de l’association Jacques Douce, du nom d’un célèbre publicitaire. Et c’est ce qu’il s’emploie à transmettre depuis une dizaine d’années au sein du groupe IGS.
La génération actuelle n’a rien à voir avec celle des années 2005-2010. Les codes de l’entreprise, formatés, elle n’en veut pas. Les jeunes ne veulent pas s’inscrire dans ce schéma. Et leur envie d’entreprendre n’est pas liée à celle de faire un coup. Combien je peux gagner avec tel ou tel projet ? Combien je peux leur prendre en créant tel ou tel ser-
vice, en le revendant? On n’est pas dans la start-up opportuniste. La quête de sens est, pour eux, essentielle. Créer des foulards, oui, mais bio, qui participent au dévelop- pement durable. Et, pour mener à bien leur projet, il est important de bien se connaître. Aussi, dans le cadre de The why not facto- ry, je les pousse à se poser des questions sur eux-mêmes. Qu’est-ce qui t’intéresse ? Qu’est-ce qui te fait plaisir? La raison est simple: ce qui vaut de l’argent dans l’entre- prise, c’est le porteur de projet. Et d’ailleurs, cet espace, The why not factory, a été créé par trois étudiants. Ce n’est pas une déci- sion descendante, académique. Et leur at- titude me permet de dire aux contacts que je noue dans mon activité professionnelle que l’argent ne fait pas tout. Un vrai vent de fraîcheur. n
]]></page><page Index="109" isMAC="true"><![CDATA[ QUEEN DE CŒUR
Bohemian Rhapsody/ Musique non stop/ Netflix/ Spectacle monstre/ Loto du Patrimoine/ Fortnite/ Minecraf
le regard sémantique
expressions
  jeanne
Bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
Côté cinéma : Bohemian Rhapsody, de Bryan Singer devient le biopic le plus rentable de l’his- toire : plus de 600 millions de dollars de recettes au box-office mondial.
D’autres succès auront remporté les suffrages des salles obscures en France, souvent des feel good movies comme : Le sens de la fête ou La ch’tite famille. Avec l’expression A l’eau, maman bobo la presse souligne le succès du Grand bain. Le titre Spielberg geek salue le nouvel opus de Spielberg : Ready Player One.
En revanche, la critique est passée à côté du film événement de Wim Wenders : Le Pape François : un homme de parole. Désinformation ?
Netflix est honoré à la Mostra avec Roma et triomphe avec la série qui casse la baraque alias La casa del papel.
Le destin se fera enfin juste avec Don Quichotte : maudit, fini, mais pas encore sorti. Après 30 ans de déboires, ce remake de Don Quichotte, signé Terry Gilliam, est projeté à Cannes. Ce même
Terry Gilliam met en folie L’Opéra Bastille avec un opéra de Berlioz, repensé façon Monty Py- thon.
Côté théâtre : en Avignon, le spectacle monstre de Thomas Joly, Thyeste, d’après l’œuvre de Sé- nèque, et le choc Ivo van Hove autour des secrets de famille auront saisi les spectateurs.
Julien Gosselin crée un spectacle de 10 heures 30 pour adapter l’œuvre de l’écrivain américain Don DeLillo.
Côté Grandes expositions : Picasso dope le Musée d’Orsay avec 670 000 visiteurs. On se presse aussi pour la rétrospective Miro au Grand Palais ; sans oublier Delacroix, la gloire et au-de- là, au Louvre, avec 540 000 participants... Et le peintre tchèque Kupka et ses 228 059 curieux au Grand Palais... Inventaire forcément incomplet qui prouve que l’art fait sortir les foules.
Côté livres : Nicolas Mathieu remporte le Goncourt pour Leurs enfants après eux qui re- late le destin d’adolescents dans des zones pé-
Des événements, toujours des événements et pas de mots nouveaux
« Queen de coeur », Jane Bee
riurbaines désindustrialisées. Les prénoms épi- cènes d’Amélie Nothomb est en tête des ventes. Les critiques s’exclament Mabanckou de maître pour Les cigognes immortelles qui relate la tra- jectoire d’une famille dans un Congo déstabili- sé par l’assassinat de son Président en 1977. Et, pour nos enfants, on se demande comment leur donner envie de lire ?
Côté tendances : le jeu vidéo Fortnite et ses combats pour survivre enchantent les gamers, tout comme Minecraft. On peut aussi jouer pour sauver le patrimoine grâce au Loto du patri- moine de Stéphane Bern.
Mais tout se termine par des adieux : à l’heure de la musique non-stop, de grandes voix se tai- sent à jamais : France Gall, Aznavour, Aretha une diva, Francis Lai... Une année sans Johnny ! La culture est éternelle pour ceux qui savent s’en souvenir. n
ecoreseau.fr juin 2019 | 109
]]></page><page Index="110" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
les mots de la fin
  [ coups de langue ]
remembrance
Quoique surprenant, le mot
« remembrance », qui ressemble tant au remember anglais,
est bien un mot français,
ancien certes, mais français tout de même. Remembrance, comme remember, signifie
« se remémorer ». Quant
à dire qui a inspiré qui, c’est
une autre paire de manches.
De quoi avoir un sacré trou
de mémoire donc.
nyctalope Fait
intéressant : si en français le terme de
« nyctalope »
désigne une personne
ou créature capable de voir dans le noir aussi bien qu’en plein jour, le terme nyctalopic en anglais signifie « aveugle de nuit » et désigne quelqu’un ou un animal incapable de voir dans le noir. Il s’agit donc d’un faux-ami.
[leGROSmot]
PROCHAIN NUMÉRO LE 4 JUILLET 2019 110 | juin 2019 ecoreseau.fr
[ MAIS POURQUOI ]
   Shadoks
Et les Shadoks shadokaient... Mais pourquoi Shadoks ?
Eh bien, Jacques Rouxel, considérant que les Shadoks étaient aussi bêtes que méchants, choisit de leur donner un nom avec des consonnes très dures, commeleDetleK.Il s’inspira également du nom d’un groupe très en vogue à l’époque, The Shadows. Les Gibi en revanche tiennent leur nom des initiales de la Grande-Bretagne prononcées à l’anglaise: Gi Bi. D'où leur petit chapeau melon !
   [ le mot de juin ] Rioter
Ce mot oublié signifie « rire avec dédain ». Un petit rire à la fois sarcastique et méprisant qui porte un bien joli nom puisqu’en anglais, un riot désigne une émeute. Rioter signifie également « se quereller ». Nous ne sommes donc pas si éloignés de nos voisins d’outre-Manche d’un point de vue linguistique.
Supercalifragilistickexpialidocious
          [lemotàPlACER]
Richard M. Sherman, coparolier de la chanson avec son frère Robert, a expliqué que super-
se réfère à « en haut » ; -cali- à « beauté », -fragilistic- à « délicat » ; -expiali- à « expier » et -docious à « éducables » ». Il est toujours surprenant de constater que cette chanson, pourtant abracadabrante et qui a fait rêver des générations entières, bambins et adultes réunis, a un
sens. De fait, le nouveau volet des aventures de Mary Poppins a essayé de créer une chanson semblable avec Trip a little light fantastic et certains passages – dont les adultes se délecteront sans doute – de A cover is not the book. La version française a « traduit » la fin par « pidélilicieux ».
Signifie poursuivre quelqu’un en l’insultant à la façon d’un chien qui aboie après une voiture. À ne pas confondre avec Acagner avec un seul C qui est un régionalisme signifiant « se blottir » ou Agagner avec un g, signifiant « déprime, rendre paresseux ».
Accagner
]]></page><page Index="111" isMAC="true"><![CDATA[                   LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRE CABARET DU MONDE !
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Photos retouchées
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