﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="108"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[  N°57 - février 2019
entreprendre | innover | positiver
                ecoreseau.fr
 NOUVELLE
                      Débats, rebonds et perspectives
 TRAVAILLER DEMAIN
       DE L’OR POUR LES ENTREPRISES
Territoires et 5G état des lieux
 DÉCODAGE
Dans la peau des grands innovateurs
BEL:4,90€-DOM/TOM:4,90€-NCAL/S590cfp-POL/S650cfp-CAN6,50$ca-MAR46MAd
                                   FORMULE
TOUR DU MONDE DE L’INNOVATION MÉTIERS EN MUTATION
   ENQUÊTE
Les marques
françaises
les plus valorisées dans le monde
L’ŒIL DÉCALÉ
Gilets jaunes le grand débat
L’IA connecte la planète     Le défi de la formation
  RÉSEAUX & INFLUENCE
Initiative France
Accompagnement et financement
  ]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                           Siège Social
La Banque DeLuBac & cie,
une banque indépendante, familiale et spécialisée au service des entreprises, professionnels et particuliers depuis près d’un siècle.
Des métiers spécialisés, des experts dédiés
Depuis sa création en 1924, la Banque Delubac & Cie a opté pour la spécialisation au travers d’un développement sur des métiers bien identifiés et à forte valeur ajoutée, permettant de se différencier des établissements généralistes. Cette expertise assure aux clients de la banque de pouvoir bénéficier de conseils exclusifs et sur-mesure.
En perpétuant ses valeurs familiales, de proximité et d’indépendance, la Banque Delubac & Cie continue d’innover pour accompagner ses clients et répondre aux enjeux de demain.
Banque des entreprises
Banque de Gestion d’ÉparGne Banque d’affaires
Banque des administrateurs de Biens Banque Judiciaire
PARIS 10, rue Roquépine - 75008 Paris - 01 44 95 86 20
16, place Saléon Terras - 07160 Le Cheylard - 04 75 29 02 99 - www.delubac.com
 www.point-exclamation.com / © Banque Delubac & Cie
]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[               éditorial
Olivier Magnan
Rédacteur en chef
AMue...tation
llez-vous aimer notre mutation, celle d’Éco- Réseau Business qui fête sa sixième année d’existence (hé ! pas mal à l’heure où le «pa- pier» en presse est réputé obsolète !) ? Nous
avons confié notre mue graphique à un directeur artis- tique plein de talent, Bertrand Grousset, aussi discret qu’il est inventif, avec ce simple mot d’ordre: allège- ment, ton, surprise, audace. En guise de générique, je cite aussi notre metteur en pages, Frédéric Bergeron, qui a eu, lui, la mission d’exécuter le dessein du créa- tif. Frédéric, au nom des heures tardives passées en- semble devant l’écran, un grand merci. Et puisqu’il est question de générique, déroulons-le, à commencer par le remerciement que j’adresse au boss, Jean-Baptiste Leprince, le fondateur du titre, un patron de presse qui s’implique dans son «journal», comme il le nomme, jusqu’au bout de la nuit, quand la plupart du temps le rédacteur en chef se retrouve bien seul pour assurer le «bouclage» de son magazine. Il entraîne dans son énergie les Jean-Eudes, Anne-Sophie, Stéphane, Julie, Pauline, Thierry, l’autre Anne-Sophie de l’iconogra- phie qui constituent l’équipe de choc de l’aventure édi- toriale que vous partagez. À propos de partage: et si vous nous adressiez, lecture faite, votre impression par un simple courriel, olivier.magnan@lmedia.fr ? Car à la mue graphique se superpose la mutation éditoriale: vous retrouverez notre «patte» réagencée, dans un ru- briquage simplifié, un ton et des approches positives que les «mutations» à la française et les «mutations» du monde ne nous découragent pas d’afficher. Un(e) entrepreneur(e), c’est avant tout un(e) mutant(e). Qui va de l’avant. n
le chat de
    ecoreseau.fr
13, rue Raymond Losserand 75014 Paris contact@lmedia.fr
fondateur & directeur de la publication
Jean-Baptiste Leprince
n RÉDACTION
redaction@lmedia.fr
rédacteur en chef Olivier Magnan
Chroniqueurs Alto Avocats, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France, Christophe Combarieu, Arthur Cohen, Marc Drillech, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Patrick Levy-Waitz,
Sophie de Menthon (Ethic), IsaLou Regen, Pierre Pelouzet, Frédéric Rey-Millet, Jean- Marc Rietsch, Thierry Saussez, Cédric Ternois
LMedia EcoRéseau Business
     @EcoReseau
Ont collaboré
Jean-Marie Benoist, Charles Cohen, Geoffroy Framery, Bertrand Grousset, Pierre-
Jean Lepagnot, Julie-Chloé Mougeolle, Jonathan Nahmany, Chloé Pagès, Antoine Pietri, Patrice Remeur, Charlotte de Saintignon, Tessa Talon, Ariane Warlin, Murielle Wolski
Dessinateur Philippe Geluck Secrétaire de rédaction
Anne-Sophie Boulard
n RÉALISATION
production@lmedia.fr
responsable production
Frédéric Bergeron
Conseillers artistiques Thierry Alexandre, Bertrand Grousset
Crédits photos Shutterstock, DR
www.facebook.com/EcoReseauFR
n ADMINISTRATION & GESTION gestion@lmedia.fr
Secrétaire général Jean-Eudes Sanson ressources humaines
Delphine Guin-Debuire
EcoRéseau Business est édité
par LMedia, RCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal Jean-Baptiste Leprince
Commission paritaire CPPAP n° 0323 T 91730 Dépôt légal à parution
Numéro iSSN 2609-147X
Toute reproduction, même par- tielle, des articles ou iconogra- phies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.
  n PUBLICITÉ
& OPÉRATIONS SPÉCIALES
publicite@lmedia.fr
Anne-Sophie Monthioux-Goujon Stéphane Le Sage,
Pierre-Marie Nauleau
n DIFFUSION, ABONNEMENTS & VENTE AU NUMÉRO
abonnement@lmedia.fr
LMedia - EcoRéseau Business 13, rue Raymond Losserand 75014 Paris
Abonnement 1 an
39 €TTC au lieu de 45 €TTC
Abonnement 2 ans
75 €TTC au lieu de 90 €TTC vente kiosque Pagure Presse Distribution MLP
n COORDINATION & PARTENARIATS
partenariat@lmedia.fr
Julie Boullet (responsable développement), Pauline Cassier
                                                ecoreseau.fr février 2019
| 3
]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[                                 CRÉER SON ENTREPRISE
3 rendez-vous offerts !
  Créer son entreprise et prendre son indépendance, une aventure humaine passionnante. Toutes les études montrent que l’accompagnement est un facteur de pérennité pour l’entreprise.
Parmi tous les réseaux d’accueil et d’accompagnement disponibles, certains se démarquent par leur connaissance du marché et leur expertise dans ce domaine : les experts-comptables !
www.business-story.biz
  ]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[                 18
 48
 38
  36
   galaxie
6 briefing de l’optimisme 12 the green life®
14 briefing économie
44 mapping innovation
L’iA connecte en douce la planète
46 décryptage GAfA mode d’emploi
pratique
48 créer aujourd’hui
2019: créer une micro-entreprise, SAS, SArL...
business guide
54 Guide entrepreneur 2019, les enjeux de marché
58 Allier territoires et compétences 62 MiCe : montagnes russes en 2019 66 briefing rh & formation
70 manager autrement Métiers en mutation : le défi de la formation
carrières & talents
72 formation : 5 personnages en quête de hauteur
vie privée
76 culture & co
78 essais autos
80 l'art du temps
92 baromètre finance & marchés
96 baromètre patrimoine & fiscalité patrimoine
100 Conseiller en gestion de patrimoine :
comment dénicher l’oiseau rare
103 expressions
abonnez-vous P.24, 34 et 86
    entreprendre
& innover
18 en couverture TrAvAiLLer DeMAiN
 débats, rebonds et
perspectives
26 grand angle french puissances
28 France 5G : l’or pour les entreprises
30 monde Japon : entre millionnaires et misérables
32 l’œil décalé Gilets jaunes : internet et grand débat
34 réseaux & influence Prenez l’initiative france
36 en immersion... Microsoft et les PMe
Trophées Optimistes 2019
38 Albert Szulman, L’homme qui a failli connecter toute l’inde
40 Olivier Sarfati, Potion magique pour prépas et au-delà
42 briefing innovation
   ecoreseau.fr février 2019
| 5
]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[galaxie
l’onde positive
Thierry Saussez
Créateur du Printemps
de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
D’une crise faisons un espoir
Le dernier baromètre Sciences Po/Opinion Way accentue encore le pessimisme collec- tif des Français et souligne toujours le pa- radoxe avec leur bonheur individuel. Une
grande majorité d’entre eux déclarent avoir réussi leur vie.
Depuis longtemps j’ai identifié, dans mes ouvrages et conférences, parmi les causes du pessimisme collectif des Français :
• Le rapport à l’argent issu de notre tradition ca- tholique. L’usurier était excommunié. L’argent était sale lorsqu’il n’était pas donné. D’où notre retard historique lorsque les échanges internationaux ont commencé par rapport aux pays protestants. Il a fallu attendre Jean-Paul II pour la reconnaissance de l’économie de marché. Être mal à l’aise à l’égard de l’argent conduit tout droit à la jalousie et à une sorte d’hystérie anti-fric et, plus généralement, à l’encontre de ceux qui réussissent.
• Le rapport à l’État qui tient une place considé- rable dans notre histoire. Un État dont les Français attendent qu’ils les accompagnent du berceau au cercueil mais protestent quand ils reçoivent la note, d’où une frustration permanente.
J’ai également déterminé trois grands leviers du pessimisme :
• L’exagération des risques et des souffrances qui fait perdre de vue, au profit des inclus, la situation des plus défavorisés, les personnes au-dessous du seuil de pauvreté et les chômeurs de longue durée. • La victimisation qui peut conduire à ne jamais se demander pour combien on est dans une situation précaire ou difficile.
• La recherche de boucs-émissaires tant il faut tou- jours s’en prendre à l’autre pour fuir ses propres responsabilités ou son absence de volonté.
Chacun fera le lien avec l’actualité. Les gilets jaunes incarnent un mouvement passionnant né du ter- rain, amplifié par les réseaux sociaux et les médias, illustrant la fraternité des ronds-points et surtout le déclassement d’une partie des classes moyennes. Mais c’est un mouvement irresponsable face aux débordements, aux infiltrations, aux morts et bles- sés, aux dégâts économiques et sociaux, au recul de l’attractivité de la France, au moral de la nation. Il leur appartient d’inventer de nouvelles formes d’action pour conserver le meilleur de leur utili- té et corriger leurs défauts de jeunesse. Certains d’entre eux militent dans ce sens. Comme disait Voltaire, «ceux qui ne croient pas en l’impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui sont en train de le faire ». n
Se connecter au Printemps de l’Optimisme
www.printempsdeloptimisme.com
rejoindre la Ligue des optimistes
www.optimistan.org
6 | février 2019 ecoreseau.fr
 briefing de l’optimisme
     L’IMAGE
Véritable accélérateur de business aux États-Unis et dans le monde entier, avec plus de 180 000 visiteurs et près de 4 500 exposants cette année, le CES à Las Vegas est le rendez-vous annuel incontournable des start-up innovantes et de l’industrie high tech. Plus de 400 entreprises sous la bannière de la French Tech ont franchi l’Atlantique, plus que les entreprises américaines sur place ! La tendance principale cette année : les robots. Partenaires de boxe ou de ping-pong, écrivains ou dessinateurs, porteurs de charges, compagnons de vie... Ils fonctionnent partout, de plus en plus efficaces.
 mental
Chefs d’entreprise Soptimistes
Une personne qui n’a jamais commis d’erreurs
 n’a jamais tenté d’innover
 Albert Einstein
 ept dirigeants sur dix se déclarent optimistes ou très optimistes. Sept sur dix prévoient une croissance de leur activité et un tiers envisa- gent même un accroissement de leurs effec-
tifs. Pour la 12e édition du Baromètre des grandes
entreprises françaises (BGE) du cabinet Eurogroup Consulting réalisé en par- tenariat avec l’Observatoire BFM Business et L’Express, la tendance est plu- tôt volontariste, même si teintée d’incertitudes. Réalisée en pleine opération Gilets jaunes, l’étude prend le pouls des entrepreneurs sur le mouvement : 68 % des dirigeants s’estiment satisfaits des propositions du gouvernement, 48% se déclarent inquiets de l’impact du mouvement sur leur activité. Interrogés sur les risques du développement du protectionnisme pour leurs entreprises, 64 % estiment qu’il présente un danger et 57% que les diverses sanctions améri- caines envers l’Iran, la Russie ou la Turquie constituent un risque. Enfin, la situation au Moyen-Orient est également pointée du doigt par 53% des diri- geants interrogés. Parmi les opportunités figurent le Brexit, si l’accord est fina- lement amendé, et les élections européennes. n
 ]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[                                             FAITES DES ÉCONOMIES, PRENEZ L’AVION.
  BlueBiz, le programme de fidélité des PME-PMI.
Quand vos collaborateurs voyagent,
votre entreprise gagne des Blue Credits à convertir en billets d’avion, cartes d’abonnement ou options.
1 BLUE CREDIT CUMULÉ = 1€
Adhérez sur airfrance.fr ou dans votre agence de voyages.
Renseignez-vous sur afklm-biztravel.com.
                                                                ]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[  galaxie
briefing de l’optimisme
CRéATIONS D’ENTREPRISES
C691 283
 le chiffre
44%
PME Dirigeant(e), portrait-robot inattendu
Ils/elles sont : plus jeunes – 38,4 % moins de 35 ans –,
plus féminins – 1/3 – et ouverts aux grands changement
technologiques, sociétaux, économiques, culturels et à
l’international – 1/4 des PME interrogées réalisent leur
CA essentiellement à l’étranger. Enseignements de
l’étude Comment mériter l’attention des dirigeants de PME menée par
l’agence de communication corporate et BtoB Angie, en partenariat avec le cabinet d’études CH2. Dans un monde numérisé, le dirigeant a besoin de rencontrer ses pairs et d’échanger avec eux via des salons professionnels (52,7 % y participent), des conférences (42,7 %) ou les réseaux sociaux – 36,8 % les utilisent régulièrement. Ils fréquentent essentiellement Facebook et LinkedIn et snobent plutôt Twitter. Le chef d’entreprise reconnaît avoir besoin demeilleursconseils,d’êtreinspiréetrassurésurlesgrandesthématiques,commela réglementationetlesnouvellesloisquitouchentsonsecteur,lasécurité,lesinnovations technologiques(IA,blockchain)etlatransformationnumérique.
réées en France en 2018 (Insee). Soit 100000 de plus qu’en 2017 (+ 16,9%). Si les créations concernent tous les types d’entreprise, les mi- cro-entrepreneurs (+ 25,5% en 2018 contre
+ 8,7% en 2017) représentent plus de deux créations sur cinq. n
 des nouvelles entreprises en France sont immatriculées sous
le régime du micro- entreprenariat qui a fêté ses 10 ans le 1er janvier.
Les micro-entrepreneurs retirent « en moyenne
440 euros mensuels de leur activité », selon une étude de l’Insee parue en février 2018.
   LUTTE DES ÂGES
 Adieu
Bruno vanryb, merci
Ceux qui entreprennent, inventent, réussissent, disparaissent aussi, soudain. Chez ÉcoRéseau Business, pas de rubrique nécro. Mais la disparition de Bruno Vanryb à
61 ans – figure de la tech en France, entrepreneur de la première génération du numérique – est
de celles qui exige un adieu. Cet homme d’expertise et de ténacité avait « inventé » l’éditeur de logiciels Avanquest Software (aujourd’hui Claranova). Il s’est tué le 12 janvier à moto au Maroc. Aux hommages du monde politique et entrepreneurial nous ajoutons modestement le nôtre.
Les10économieslesplus puissantes en 2030
Les deux géants asiatiques que sont la Chine et l’Inde vont dominer le monde en 2030. En
3e position figurent les États-Unis. Viennent ensuite l’Indonésie, la Turquie, le Brésil, l’Égypte, la Russie et le Japon. Selon les prédictions des économistes de la banque britannique Standard Chartered, citées par Bloomberg, seul un pays européen figurera parmi les 10 économies les plus puissantes en 2030. Ce n’est pas la France mais l’Allemagne qui est dans la course, à la 10e place. Les économistes prévoient que la part du continent asiatique dans le PIB mondial atteindra probablement 35 % en 2030 – 28 % actuellement – ce qui correspond aux parts de la zone euro et des États-Unis réunis. Selon eux, l’Inde devrait connaître une croissance tendancielle de 7,8 % d’ici à 2020, tandis que celle de la Chine devrait rester plus modeste – de l’ordre de 5 % – d’ici à 2030. Le classement a été établi en fonction du PIB nominal en milliards de dollars internationaux projeté par parité de pouvoir d’achat.
T5OP
Génération connectée vs PDG
 L
lution de leurs données. In fine, ces jeunes chefs d’en- treprise améliorent leur productivité et favorisent la croissance plus rapide de leur business en démocrati- sant l’accès aux données de leur entreprise à tout leur personnel. A contrario, les PDG plus traditionnels préfèrent fonder leurs décisions sur leur instinct et se connectent beaucoup plus rarement à leurs data. Une étude réalisée par l’entreprise américaine de logiciels informatiques Domo met en avant un véritable conflit générationnel dont les conséquences se répercutent di- rectement sur la santé des entreprises : 80% des PDG français âgés de 25 à 34 ans craignent que le manque de connaissance des données de leur entreprise nuise à leurs résultats, contre un tiers seulement des plus de 55ans. n
Personnalités médiatisées
6e édition du palmarès edd des 1 000 personnalités les plus médiatisées dans la presse française.
a nouvelle génération d’entrepreneurs a bien pris conscience de l’importance des données de leur entreprise. Ils n’hésitent pas à rester
surconnectés afin de ne rien louper de l’évo-
  1
 Emmanuel Macron
 2
Donald Trump
3
 Édouard Philippe
 4
  Kylian Mbappé
  5
 Didier Deschamps
    8 | février 2019 ecoreseau.fr
© Stéphane Jacquemet
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[                                               *La région pour entreprendre.
 Pour aider votre entreprise à passer du brouillon
au projet,
nous sommes là.
Le parcours de la création d’entreprise : www.iledefrance.fr/entrepreneur-leader
La Région Île-de-France soutient les entrepreneurs à toutes les étapes pour les aider à bâtir et financer leur projet, ou piloter leur entreprise.
*
© Getty Images
THE
PLACE TO
BIZ
]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
Perspective
Philippe Bloch
Fondateur de Columbus Café, auteur de Startup Academy – Comprendre et s’approprier les secrets d’une nouvelle génération d’entrepreneurs (Ventana Éditions)
Et si le problème de Macron était Dde n’avoir jamais connu l’échec?
e toutes les insultes récemment comprenne pourquoi. Ni probablement prononcées à l’égard de notre sans qu’il n'ait rien vu venir, porté par son président par la France en co- aura internationale et ses premières réfor- lère, celle qui m’a le plus inter- mes que personne ne croyait possibles.
pellé est «Macron, sors de ton trou». Non Si celui dont tout atteste qu’il croit sincè-
la bonne idée
Entretiens individuels : les rendre utiles
Le constat C’est le temps des entretiens individuels alors que 30 % des salariés estiment qu’il ne leur est ni bénéfique ni utile (sondage Inside/OpinionWay de janvier 2018).
L’idée Pour transformer ce passage obligé en opportunité, Xavier Petitpez, formateur chez Demos, conseille de le préparer. Il appartient au manager de préparer ses arguments et de se fixer des objectifs pour savoir ce qu’il a à dire au salarié et de mener l’entretien. Il doit prendre le lead dès le début. Tout en restant bienveillant. « Il ne faut pas aller “au contact” du salarié mais rester ouvert au dialogue avec lui et lui laisser largement la parole. Malgré tout, si les attentes formulées par le salarié ne sont pas réalisables, mieux vaut l’en avertir tout de suite. Enfin, il est indispensable de tout formaliser à l’issue de l’entretien. Avec une date, des deadlines et des objectifs à court terme. »
à lire
réinventer l’intelligence économique
L’intelligence économique du futur ne sera plus seulement focalisée sur l’entreprise et l’économie mais sur une vision
plus globale et stratégique. Trois experts mettent en avant
la nécessaire réévaluation des bases de l’intelligence économique. L’objectif ? Garantir la faisabilité des missions nouvelles qu’ils axent autour d’enjeux clés comme la protection des intérêts nationaux vitaux, le renforcement de la cohésion sociale ou encore le développement économique. Ils nous invitent à changer de regard pour intégrer davantage les mutations mondiales et les nouvelles technologies. Ces deux volumes théoriques et pratiques jouent les manuels d’une
« intelligence économique augmentée ». Le premier offre une
nouvelle approche de l’IE – angle stratégique et opérationnel. Le second décortique l’information et sa nouvelle intégration dans les organisations.
Qui ? Henri Dou est président du think tank Ciworldwide et l’un des pionniers de la veille technologique en France. Alain Juillet est à la tête de l’Académie de l’intelligence économique (ex- conseiller pour
l’intelligence économique en France aux côtés
du Premier ministre. Philippe Clerc est président
de l’Association internationale francophone
d’intelligence économique et conseiller expert en
prospective internationale à CCI France. Nos grands
noms de l’intelligence économique.
L’intelligence économique du futur 1 - Une nouvelle
approche stratégique et opérationnelle
L’intelligence économique du futur 2 - Une nouvelle
approche de la fonction information
Iste Éditions
    pas qu’elle soit plus violente que le «Macron défénestration» tagué sur un mur en face de chez moi un triste samedi de décembre. Mais ce qu’elle révèle de son absence et de son silence au plus fort de la crise me semble une parfaite illustration du désarroi d’un homme qui n’a jamais vraiment connu l’échec. Et n’a donc jamais «bénéficié» de ses riches enseignements.
Passé en un éclair du rôle de banquier d’affaires à succès à celui de plus jeune pré- sident jupitérien de la cinquième puissance mondiale, incontestablement brillant et courageux, vous ne m’enlèverez pas de l’idée que son monde s’est effondré de jour au len- demain sous les ors de l’Élysée, sans qu’il
rement aux vertus de l’entrepreneuriat avait connu un vrai trou d’air avant son élection et cette inattendue marée de gilets jaunes, sans doute aurait-il plus rapidement com- pris qu’il fallait immédiatement reconnaître sa part de responsabilité, affronter l’adversi- té et partir au combat. Que l’on n’apprend jamais rien de ses succès, fussent-ils nom- breux et impressionnants. Et que le meilleur moyen de rater son échec, c’est de toujours l’attribuer aux autres.
Notre chance est son évidente capacité à apprendre vite. Gageons donc qu’en bon entrepreneur, il saura réussir son «redresse- ment» et éviter la liquidation.
C’est tout le mal que je nous souhaite ! n
   10 |
février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[ elle est centen
aire
 Essence
Diesel
     Hybride
Électrique
   briefing de l’optimisme
galaxie
Quies : plein les oreilles
   naissance 1918
HISTOIRE
À la fin de la Première guerre, un pharmacien parisien invente les boules Quies (quietis en latin, calme, quiétude, repos) pour une cliente incommodée par le bruit nocturne. Et peut-être traumatisée par les tirs, les explosions, la mi- traille...
small data
Parcs d’entreprise : bye bye diesel
4,52 6
place savamment dans les conduits auditifs pour préserver son sommeil et se protéger des agressions et nui- sances sonores de tous les jours. Le concept original, en cire et coton, n’a guère évolué. Quies toujours dans l’air du temps répond à une quête de silence permanente. Non pas que le monde soit tellement plus bruyant, mais la tolérance au bruit, elle, diminue. On veut se créer un cocon, s’isoler des agressions sono- res gênantes. Un public mieux in- formé se protège dans les concerts, dans les transports, au milieu des grenades défensives !
L’entreprise est bien connu du grand public : 81 % des interrogés déclarent spontanément connaître Quies comme marque de protec- tion auditive, selon une étude Har- ris de 2015.
Aujourd’hui, elle transmet son savoir-faire et son expertise d’une génération à l’autre – c’est la 4e qui dirige – au prix d’une gestion fami- liale et de proximité qui se fonde sur des valeurs inchangées. La solution made in France s’est forgée une no-
toriété de génération
en génération, en
France et à l’inter-
national. Fabriquées deAàZenrégion
parisienne, les boules
s’exportent dans une
vingtaine de pays –
Belgique, Espagne, Grande-Bretagne,
Pays-Bas, Suisse,
Portugal, Italie, Nor-
vège, Danemark et
quelques pays du
Maghreb et du Proche-Orient – à hauteur de 20 % de la production. L’entreprise innove en permanence. En inventant d’autres types de pro- tections auditives pour s’adapter à tous les types d’usages ou mo- ments de consommation – nata- tion, voyage, concerts... – ou pour répondre à la demande de publics diversifiés – jeunes, familles, tren- tenaires, urbains. Elle son offre aux produits d’hygiène et soin de l’oreille, avec une gamme anti-ron- flement et protection des yeux. n
Depuis 2015, Quies propose aussi aux générations seniors des «amplificateurs d’écoute » histoire de parer les premiers signes de baisse d’audition...
Aujourd’hui
Cent ans plus tard, la société réa- lise 17 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016 et fabrique 60 millions de boules par an que l’on trouve un peu partout, en pharmacie et parapharmacie, en grandes et moyennes surfaces et sur Internet. L’entreprise, so- lidement implantée à Palaiseau, au sud de Paris, emploie près de 50 personnes. La petite boule se
   Diesel
    points de plus
pour les VP et les VUL immatriculés par les entreprises.
3,23%
à la fin de l’année,
soit 0,89 point de plus qu’il y a un an malgré la disparition de toutes les aides à l’achat.
points en moins
en un an et passe pour la première fois sous la barre des 80 % du parc.
  +0,6
point de plus
de parts de marché en un an.
ecoreseau.fr février 2019 | 11
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
the green life®
e Conseil économique, moment, seules les entreprises de social et environnemental plus de 500 salariés et les collecti- (CESE) propose des pistes vités de plus de 50 000 habitants pour mettre l’objectif sont soumises à une obligation
zéro carbone à portée des PME. d’audits énergétiques et de bilans
Dans un avis intitulé TPE-PME, Comment réussir le passage à la neutralité carbone ? les conseillers prônent une comptabilité car- bone par les PME et la formation à la stratégie carbone. La comp- ta prend la forme d’une option dans les logiciels de comptabi- lité-gestion qui intègre le bilan carbone et la formation intéresse les experts comptables. Pour le
de leurs émissions de gaz à effet de serre. La réglementation exis- tante, issue de la loi Grenelle II, n’est guère adaptée aux TPE et PME qui n’ont pas d’obligations en matière de réduction d’émis- sions de CO2 ou de réalisation de bilan carbone. Il y a celles qui agissent sur la base du volontariat ou parce qu’elles sont motivées par leurs donneurs d’ordre. n
Bonnets et écharpes recyclés
Des vêtements éthiques et responsables. La marque éco- responsable 1083 de Thomas Huriez, fabricant de jeans éco-
conçu made in France, a mis au point un bonnet et une écharpe composés à 65 % de pulls de pompiers recyclés. Ils entrent dans la collection volontaire recyclée et recyclable conçue dans le Tarn.
 Patatam au UK
 Objectif 0 carbone Lpour les TPE et PME
Ce spécialiste du rachat et de la vente en ligne de vêtements d’occasion pour femmes et enfants se lance à l’assaut du marché britannique. La start-up made in sud-ouest – plus
de 100 000 utilisateurs actifs – exporte déjà en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et en Espagne. Ambition : devenir la première friperie en ligne d’Europe.
Burger vegan au CeS
 KissKissBankBank & Co collecte des fonds
Le leader du financement participatif a lancé fin 2018
un appel à projets engagés à destination des entrepreneurs et associations. La plate-forme de crowdfunding les invite à partager des projets environnementaux
qui répondent aux thématiques
0 déchet/0 emballage/0 gaspillage, et à lancer la collecte
qui servira à les financer. Objectif annoncé : sensibiliser le public aux initiatives zéro déchet. D’ici à un an, KKBB espère ainsi devenir la première entreprise entièrement zéro déchet, engagée depuis longtemps pour la défense environnementale et le changement des modes de consommation. La plate- forme a abrité depuis sa création en 2009 près de 1 000 projets en faveur de la protection de l’environnement et a collecté plus de 3 millions d’euros.
« L’impossible burger 2.0 » exhale un goût de viande sans en contenir un seul gramme. C’est la start-up américaine Impossible Foods qui a mis au point cet hamburger 100 % végétal. Sa forme et ses couleurs font très burger traditionnel. Côté saveur, il tente d’offrir en bouche la texture, le goût et le côté saignant de la viande bovine. Reste à espérer qu’il n’est pas bourré de colorants ni d’exhausteur de goût...
  12 | février 2019 ecoreseau.fr
Du mobilier en plastique
Une entreprise de Gardanne, MP Industrie, a mis au point une technologie capable de recycler plusieurs déchets plastiques dans du mobilier urbain – bancs, poubelles ou jardinières – sous la marque Mix Urbain.
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie
  apps au top
p reverso, le français
qui titille Google
Ce site gratuit
de traduction, dictionnaire
et correcteur d’orthographe/ grammaire comptabilise
45 millions d’utilisateurs mensuels sur Internet et 2,5 millions sur son
appli,
6 milliards de
pages vues en
2018 et affiche
une croissance de
100 % de ses revenus mobiles sur 2017-2018. L’entreprise française est la concurrente directe de Google. Elle a lancé grâce à l’intelligence artificielle Reverso Synonymes en novembre 2017.
p 113 milliards de téléchargements
2018, année record pour le marché des applications. C’est ce qu’indique App Annie après avoir analysé les données du marché des applications et enregistré pour 2018 plus de
113 milliards de téléchargements sur iOS et Google Play (+ 10 % par rapport à 2017). Selon l’entreprise,
les applications de partage de vidéos et de casual games –pour joueurs occasionnels
– ont été les applications les
plus téléchargées. Facebook Messenger, Facebook et Whats App Messenger,
les applications les plus téléchargées au monde. Les plus rentables – celles où
les consommateurs ont le plus dépensé, sont Netflix, Tinder et
Tencent Video. Les trois jeux les plus téléchargés à travers le monde se nomment Helix
Jumps, Subway Surfers
et Pubg mobile. Et dans le top 3 des jeux les plus
rentables figurent Fate/ GrandOrder, Honour of Kings et Monster Strike.
p DriiveMe à la conquête des conducteurs européens
Après avoir investi l’Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni, le service de mobilité qui propose la location de véhicules à 1 euro grâce à un système particulier- professionnel poursuit sa croissance. La start-up vient de racheter la société espagnole 1Rent et propose désormais ses services en Allemagne et bientôt en Italie.
 MyBuBelly coache les Cfutures mères
hoisir le sexe de son enfant, c’est à peu près/sans doute/presque (barrer la mention inutile) possible avec l’appli MyBuBelly. L’idée est à la fois d’accompagner les femmes pour booster leur fertilité et faire un bébé plus facilement ou pour choisir le sexe de leur
enfant. La méthode MyBuBelly combine deux techniques : le ciblage de l’o- vulation et le programme diététique. Véritable coaching personnalisé vali- dé et entouré par un comité médical, l’appli suit chaque mois dans l’espace personnel de l’espérée future maman l’évolution de son pH, de son cycle. Elle applique un programme diététique et se nourrit de fiches conseils. La guide virtuelle, Ève, et de nombreux experts répondent à toutes les ques- tions que se posent les femmes et lui envoient en push leurs recomman- dations. En complément, une box envoyée par La Poste contient complé- ments alimentaires, tests de pH et d’ovulation. n
  Ä l’échelle
mouvements
p réseau Club Bouygues Telecom
régis van Brussel,
48 ans,
est promu directeur général
p Sodexo entreprises Stéphane roger,
est promu directeur général France
p vinci Construction Grands projets
Patrick Kadri,
51 ans, Centrale Paris
est promu président
p Autorité de la concurrence Maël Guilbaud-Nanhou, Ancien secrétaire général de la Direction des transports et de la protection du public
est nommé secrétaire général
     Capitalisation boursière d’Uber au 31 mars 2018
p Groupe Partnaire David Herlem,
41 ans,
est promu directeur général
p Transdev
edouard Hénaut,
50 ans, eSCP europe, Centrale Nantes Ancien directeur général des services aux collectivités de Suez rv france, est nommé directeur général France
p Omnicom Media Group fernando Da Costa,
est promu président France
p Arval (groupe BNP Paribas) Alain van Groenendael,
58 ans,
est promu président et chief executive officer
p Suez
Bertrand Camus,
51 ans, école des Ponts ParisTech est promu directeur général
p DHL express monde
John Pearson,
est promu président-directeur général
p Direction générale des entreprises (DGe)
Jean-Philippe Donjon de Saint- Martin,
inspecteur général des finances,
a rejoint la DGE au poste de secrétaire général
p institut du développement durable et des relations internationales (iDDri)
Sébastien Treyer,
est promu directeur général
62,4
milliards de $
2,5 %
du PiB de la france
1,5 %
du montant nécessaire par an pour éradiquer la faim dans le monde en 15 ans
vous avez changé de fonction ? faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en france !
    14 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[ briefing économie p Genopole, l’écosystème biotech
galaxie
de soutien à l’innovation : le Shaker – pour accélérer le développement des projets – et le Booster
– pour accélérer le développement de
leur société. L’appel à candidatures qui s’adresse aux étudiants, post- doctorants, demandeurs
d’emplois porteurs d’une innovation biotech et dirigeants de jeunes entreprises de biotechnologie de moins de troid ans, est ouvert jusqu’au 22 février.
  ça incube
 Ce biocluster français dédié à la recherche en génétique et aux biotechnologies appliquées à la santé et à l’environnement lance l’appel à candidatures de la 4e promotion de ces deux dispositifs
DreamTakeoff, l’incubateur en ligne
 Candidatures
Lpour le Startup Garage
e Startup Garage – programme de Facebook d’accompagnement des jeunes entreprises innovantes, il a déjà accompagné 22 start-up depuis sa création en 2017 – vient de lancer les candidatures pour sa saison 3. Facebook accompagnera entre 10 et 15 jeunes pousses qui
innovent dans l’économie de la donnée, à partir de mai 2019. Chaque start- up sera accueillie pendant 6 mois au cœur de Station F. Le programme se déploie cette année en régions Grand Ouest, Paca et Occitanie. n
Jugement de valeurs
Grandes consultations
Je m’étais promis de ne pas   trepreneurs a fait des bonds. Notre
Via un portail collaboratif, DreamTakeoff devient e-incubateur de projets entrepreneuriaux et e-accélérateur de
performance. La plate-
forme accompagne
gratuitement les entrepreneurs qui souhaitent trouver des financements, monter de la co- création et nouer des contacts avec des professionnels. DreamTakeoff rend accessibles toutes les ressources pour entreprendre, développer et financer son projet. Les porteurs de projet y trouveront des idées, des solutions et des aides pour poursuivre et accélérer leur développement. Le portail englobe quatre plates-formes : DreamInnov pour co-créer des produits ou
des services en utilisant du développement participatif, DreamFunding pour accéder à
des conseils de crowdfunding, DreamExperts pour profiter des compétences d’experts dans tous les domaines de la création et du développement, et DreamSales pour mettre en relation les entrepreneurs et les commerciaux en France et à l’international afin de lancer la commercialisation des produits.
       Béatrice
faire de bilan 2018 de notre Grande consultation des en- trepreneurs dans cette chro-
nique.
Trop passéiste, un bilan ? Pour-
tant l’année écoulée a été si par- ticulière quant à l’évolution de l’état d’esprit des entrepreneurs qu’elle mérite qu’on y revienne.
Elle a été ponctuée par des prévisions de croissance revues deux fois à la baisse, l’annonce de mesures protectionnistes par l’administration Trump, les in- certitudessurl’impactduBrexit. Et plus près de notre quotidien, deux contestations sociales d’en- vergure, la grève SNCF et les ac- tions des gilets jaunes.
Dans ce climat, le cœur des en-
baromètre a ainsi oscillé entre re- cords d’optimisme et de confiance dans l’avenir et décrochages mar- qués dans leurs projections. Der- rière les mouvements d’ensemble, certains écarts entre grandes et petites entreprises mais aussi entre secteurs d’activités se sont également creusés. Écart est peut- être d’ailleurs un des mots qui, en filigrane, ont marqué l’an passé.
Et puis, après tout, de grande consultation, il en est plus que jamais question cette nouvelle annéeaveclegranddébatnatio- nal souhaité par le président de la République.
Invités par de nombreuses CCI, partout en France, dans les fo- rums qu’elles organisent, les chefs
Genoux
Responsable Pôle data, études, enquêtes CCI France
d’entreprise y feront sans doute entendre leur voix de citoyens en- trepreneurs.
En tout état de cause, interrogés en janvier dans la grande consul- tation (la nôtre!) sur ce qu’ils at- tendent prioritairement de ces temps d’échanges, ils sont plus d’un tiers* à souhaiter en voir sor-
tir des propositions concrètes, de nature à permettre au pays de sor- tir de la crise et de renouer avec le cercle vertueux de la croissance et de la confiance.
Une nouvelle année pleine de bonnes... résolutions, en somme. n
* résultats partiels de l’étude
retrouvez l’intégralité des résultats de la grande consultation sur www.grandeconsultation.fr
  ecoreseau.fr février 2019
| 15
]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
Ma mission au service
de la confiance
Les cérémonies de vœux cette année ont été particulièrement compliquées. Elles ont navigué entre le souhait que cette année 2019 soit meilleure que la précédente et
ont reconnu que l’année n’a pas commencé sous les meilleurs auspices. Force est de constater que nous aurons encore une fois besoin d’une grande dose d’énergie pour maintenir la confiance et le dialogue. Le débat national qui a été lancé par le président de la République doit justement aider à restaurer ce dialogue, réduire les incompréhen- sions et donc retrouver la confiance. La crise qui nous touche actuellement concerne aussi bien les citoyens que les entreprises qui subissent de plein fouet les conséquences des mouvements sociaux. Les entreprises, notamment les TPE/PME qui sont les plus fragiles, sont notre priorité d’action. Nous serons présents encore une fois sur plu- sieurs fronts. La résolution des litiges entre en- treprises ou entre entreprises et administrations par la médiation tout d’abord, car c’est notre mis- sion première. Nous avons enregistré un record de 1 300 saisines en 2018 ! Mais je pense aussi à la mission que nous a confiée Mounir Mahjoubi, se- crétaire d’État chargé du Numérique, qui a pour objectif un rééquilibrage des rapports entre les plates-formes de vente en ligne et leurs vendeurs. Nous allons également continuer à œuvrer pour la diffusion de bonnes pratiques d’achat pour toujours plus de respect entre les acteurs écono- miques. La Médiation est à ce titre partenaire des Assises des délais de paiement qui récompensent les pratiques vertueuses dans ce domaine. Nous continuerons encore et toujours à soutenir les entreprises innovantes et nous célébrerons d’ail- leurs cette année les trois ans du dispositif de ré- férencement des cabinets conseil en crédit impôt innovation et crédit impôt recherche. Enfin, nous aurons à cœur de déployer tous nos efforts pour faire en sorte que l’expérimentation de média- tion élargie entre entreprises et administrations* prenne toute sa mesure. À cette fin, je me dépla- cerai régulièrement dans les territoires concernés pour présenter le dispositif et l’adapter au mieux aux spécificités locales. Toutes ces actions, je me propose de les partager avec vous chaque mois dans cette chronique. n
*Expérimentation d’un dispositif de médiation
pour tous les différends entre entreprises et administrations prévue dans le cadre de la loi pour un État au service d’une société de confiance (Essoc).
16 | février 2019 ecoreseau.fr
briefing économie Médiation & entreprises
Pierre Pelouzet
Médiateur des entreprises
mode de vie
    Des salariés qui renoncent 6aux arrêts maladie
5% des salariés d’entreprises de moins de 50 personnes se sont vu prescrire un arrêt maladie au cours des 12 derniers mois – vs 42 % des salariés interrogés d’entreprises de toute taille confondues. La plupart des arrêts courts (61 %) seraient liés aux maladies ordinaires. Selon le Comptoir mm de la nouvelle entreprise de Malakoff Médéric, les sa-
lariés des petites entreprises seraient plus nombreux à renoncer aux arrêts maladies. Ils culpa- bilisent vis-à-vis de leurs collègues et de l’entreprise ! Deux tiers des salariés auraient ainsi déjà travaillé malades. La tendance au renoncement est encore plus forte chez les cadres dirigeants : avec 48% des dirigeants qui ne prennent pas l’arrêt prescrit (contre 14% de l’ensemble des salariés) et 22 % des cadres (contre 11 % des ouvriers). n
p Technologies personnalisées
Interrogés sur leurs attentes à l’égard de la ville de 2030 dans le cadre d’une étude de CITE Research-Dassault
Systèmes, 71 % des consommateurs pensent qu’ils utiliseront un véhicule électrique en 2030, 51 % espèrent voyager via le système de transport sur rail Hyperloop d’Elon Musk et 38 % en... taxi volant. 73 % sont convaincus qu’ils disposeront chez eux de dispositifs contrôlés à distance, 70 % de systèmes domestiques intelligents entièrement
à lire
connectés et 40 % de robots domestiques virtuels. Les particuliers estiment que
les villes de 2030 seront truffées de technologies capables d’améliorer la qualité de vie au sens large, d’offrir des avantages socialement responsables
et de personnaliser les expériences. Ils pensent que la personnalisation sera l’un des principaux points forts de l’innovation technologique en 2030 dans les systèmes domestiques intelligents connectés, les solutions de paiement mobiles et les plans de santé préventifs personnalisés. L’enquête a été menée auprès de 1 000 adultes aux États-Unis.
 23 étapes pour créer son entreprise
 Guide : il s’agit d’accompagner pendant six semaines les créateurs d’entreprise dans le montage et
la concrétisation de leur projet, découpé en petites étapes –23 – réalisables facilement. Original : cette entrepreneuse riche de vingt années de pratique établit un parallèle entre le projet de création et l’organisation
d’un voyage en famille de deux mois. Pour chaque semaine, un objectif, des paliers avec les actions à mener et des conseils, un rappel du livrable de la semaine et des outils complémentaires pour agir. En complément, des mémentos des étapes et des ressources numériques à télécharger. Son objectif : « À
la fin des six semaines, le but est que vous teniez un projet cohérent, finançable, durable, avec lequel vous vous sentirez bien. »
Qui ? Nathalie Carré offre un concentré
de réflexions, de méthodes et d’actions concrètes accompagnées de témoignages et d’exemples pour créer son entreprise. Elle-même entrepreneuse, en charge
de l’entrepreneuriat à CCI France où elle développe des solutions pour aider au mieux les entrepreneurs, elle accompagne de nombreux créateurs et enseigne dans plusieurs établissements.
Créer mon entreprise en 6 semaines, du rêve à la réalité
Gualino
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ briefing économie
galaxie
   Finance et législation
Lancement du grand débat
Suite au mouvement des gilets jaunes, le gou- vernement a engagé, à l’initiative du président de la République, un grand débat national de décembre à avril sur quatre thèmes : la fiscalité
et les dépenses publiques, l’organisation de l’État des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Depuis quelques semaines, les maires ont ouvert leurs mairies pour que les citoyens puissent exprimer leurs attentes. Des débats locaux vont démar- rer sur l’ensemble du territoire pour que chacun puisse contribuer au débat. Pour l’heure, le président de la Ré- publique est allé à la rencontre de plus de 1 200 maires en Normandie puis en Occitanie afin de rétablir un dialogue et de calmer les colères. n
p La loi de finances est entrée en vigueur
La loi de finances 2019 apporte un certain nombre de nouveaux dispositifs fiscaux pour les entreprises.
Voici les principaux :
après de nombreux rebondissements, le prélèvement à la source
est entré en vigueur ce
mois-ci. 2019 marque la fin du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Transformé en baisse de charges, il devrait être à l’origine d’un double
gain pour les entreprises en 2019 : d’une part, la récupération du CICE de 2018, et d’autre part, la baisse de
charges effective
en 2019. Enfin, un dispositif de suramortissement
a été instauré pour les investissements en faveur du numérique dans les PME exerçant une activité
industrielle dont le CA n’excède pas 50 M€. En outre,
le suramortissement pour l’acquisition de véhicules «
propres » a été prorogé
jusqu’en 2021 et porté de 40 à 60 %. Suite de la crise des gilets jaunes, certaines mesures ont été ajoutées. La défiscalisation et l’exonération des charges salariales des heures supplémentaires en fait partie. Si les entreprises seront toujours soumises aux charges patronales, elles devront s’attendre à une recrudescence des demandes de la part des salariés en 2019. Enfin les employeurs qui le souhaitent ont jusqu’au 31 mars 2019 pour octroyer une prime défiscalisée et exonérée de toutes cotisations sociales à leurs salariés.
 ecoreseau.fr février 2019 | 17
]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[ TRAVAILLER
en couverture
DEMAIN DÉBATS, REBONDS ET PERSPECTIVES
entreprendre & innover
18 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[ Oui, les petites et moyennes entreprises sont le cœur et le pou- mon du travail en
France. Les chiffres le confirment. Selon l’Insee, on dénombrait en 2015 3,82 millions d’entreprises dans les secteurs marchands non agricoles, dont 3,70 millions cor- respondent à une seule unité lé- gale indépendante. 96 % d’entre elles – 3,67 millions – sont des microentreprises, elles emploient 18 % des salariés en équivalent temps plein. Les 140 000 PME non-microentreprises en rassem- blent 28%, les 5800 ETI 25% et les 287 grandes entreprises, 29 %. En comparaison, si l’Allemagne et l’Angleterre alignent un nombre moindre d’entreprises, elles dispo- sent d’une proportion plus forte de PME non-microentreprises (17,3 % et 10,3 % respectivement se-
entreprises de 250 salariés et plus ne réalisent que 44 % du chiffre d’affaire en France, contre 52,5 % outre-Rhin et 53 % outre-Manche. Et si la création d’entreprises est dynamique dans l’hexagone (en hausse de 8,7 % entre 2013 et 2015), la taille moyenne lors de la création reste faible – 1,3 personne occupée – et la durabilité n’est pas toujours au rendez-vous : la croissance nette française des entreprises tombe à 2,3 %, loin derrière l’Angleterre. Et demain ? Demain matin ? Entre gilets jaunes au cœur des salaires insuffisants, générations X, Y, Z qui ne raisonnent plus carrière, fidélité, retraites, coworking et tiers lieux, montée d’une génération de start- up en quête de planète et transition écologique porteuse d’un green- business riche de promesses de travail, la France jouera ou pas sa carte d’atouts. À condition que le
lon E
1urostat). De façon globale, les pays s’ébroue. n
État des lieux et
 Etendances ntre mouvement sociaux
nistration publique, de l’enseigne- ment, de la santé humaine et de l’action sociale. Et la tendance est claire : l’industrie continue de chu- ter, les services de monter.
Ce paysage va, dans les années à venir, fortement évoluer, sous l’influence, notamment, de la nu- mérisation. Toutes les études s’ac- cordent : les métiers et l’organisa- tion de demain ne seront pas ceux d’aujourd’hui, la mutation vient à peine de commencer (lire dans ce numéro, page 70). En parallèle, les entreprises vont devoir compter avec l’arrivée dans leurs rangs de nouvelles générations, dont les at- tentes sont bien différentes de celles
Les métiers et l’organisation de demain ne seront pas ceux d’aujourd’hui,
la mutation vient à peine de commencer.
de leurs aînés. Si, par exemple, dans la mare. Le débat autour du pour la génération X, le salaire travail change d’axe. L’obsession prime avant tout, les millenials syndicaliste du chômage, pierre placent la priorité sur les projets et d’achoppement de décennies de montrent une tendance plus mar- gouvernements impuissants et
en couverture
entreprendre & innover
   et générationnels, et révo- lution technologique, le travail en France est à un
point d’inflexion.
Sans surprise, les services domi-
nent largement le monde du travail en France, plus encore que chez ses voisins européens. Selon l’en- quête Emploi de l’Insee, en 2014, 13,9 % des personnes en emploi de 15 ans ou plus travaillent dans le secteur de l’industrie, 6,6 % dans la construction, 2,8 % dans l’agricul- ture et 75,7 % dans le secteur ter- tiaire. Près d’un tiers des personnes dites occupées travaillent plus pré- cisément dans le secteur de l’admi-
quée à multiplier les expériences professionnelles. Les questions de la formation, de la motivation, du bonheur et de la qualité de vie au travail (et bien d’autres) deviennent des sujets prioritaires pour les RH, à la fois pour garder les talents et pour les recruter. Or, aujourd’hui, la génération Z, tout juste entrée dans le monde du travail, reste une inconnue.
Et boum. Les gilets jaunes viennent de jeter un véritable pavé
préoccupation majeure des Fran- çais cède en urgence devant le pouvoir d’achat et la question de la valorisation du travail, en tête désormais des mots d’ordre. Bref, la République n’économisera pas sa disruption du travail quand d’autres – y compris des royaumes – l’ont anticipée. Comme d’hab, on est en retard ! Mais on rattrape vite. JeAN-MArie BeNOiST
 Les métiers en 2022 vus par france Stratégie
Nombre d’actifs en france : 28,53 millions
En France : 28,53 millions
Actifs emploi salarié : 25 millions Actifs emploi non salarié : 2,8 millions Fonctionnaires : 5,53 millions
Nombre d’entreprises : 4,2 millions
• 785 000 postes à pourvoir chaque année : 80 % de départs en fin de carrière + 20 % d’emplois créés
• 5 métiers les plus pourvoyeurs d’emplois
d’ici à 2022 : agents d’entretien, aides à domicile, enseignants, cadres des services administratifs, comptables et financiers, aides-soignants.
• Croissance des métiers de cadres estimée à 1,2 %
par an (0,7 % pour l’ensemble des créations nettes).
• 350 000 créations nettes dans les métiers du soin et de l’aide aux personnes fragiles.
• Services aux entreprises (administratif, assurances, études et recherches en forte croissance de créations nettes.
• Part des femmes dans l’emploi global : de 47,7 %
(2012) à 49,1 % (2022) à travers les emplois les plus qualifiés.
• Perspectives d’emploi des jeunes diplômés du supérieur long favorables, risque
de chômage pour les non diplômés, les CAP et BEP.
France Stratégie est un organisme d’études et de prospective, d’évaluation des politiques publiques et de propositions auprès du Premier ministre.
Industrie : 6,15 % Construction : 11,9 % Commerce : 17,9 % Transport : 2,7 % Hébergement
et Restauration : 6,4 %
Information et communication : 3,1%
Activités immobilières : 6,5 % Services aux entreprises : 16,4 % Services aux particuliers : 10,5 % Chiffres Insee – 2016 et 2017
ecoreseau.fr février 2019 | 19
]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
LetravailenFrance:unebrèvehistoireduCode OLivierMAGNAN
La loi interdit le travail des enfants de moins de huit ans. Les 8-12 ans se « cognent » quand même des huit heures par jour et les 13-16 ans grimpent allègrement à douze heures. Pas de travail
de nuit en dessous de
13 ans. Zola a très bien décrit cette France du xixe siècle, hélas toujours le modèle de
autre loi a autorisé les coalitions : en clair, la grève est « tolérée ».
En 1892, c’est le travail des femmes qui fait l’objet d’une législation : création du corps des inspecteurs du travail. Les années suivantes voient émerger la responsabilité patronale pour les accidents. En
1900, on ne peut travailler plus de 11 heures par jour, six ans plus tard un repos hebdomadaire de 24 heures s’impose.
Titre exact : Code du travail et de la
prévoyance sociale. S’il est adopté le
28 décembre 1910, il ne sera achevé que le
25 février 1927, année de publication du
livre III sur les groupements professionnels.
La prévoyance sociale en est exclue. S’y
glissent en revanche les conventions collectives par branche et profession, considérées comme une primauté sur le contrat individuel (autrement dit, des clauses qui leur seraient contraires sont réputées non écrites).
Les lois sociales du
Front Populaire naissent des élections du 3 mai qui voient le triomphe aux élections législatives de l’union des grands partis de gauche, largement favorisé par le krach boursier de 1929. Gauche confrontée à pas moins de quelque trois millions de grévistes qui occupent les usines sur l’air des accordéons. Ces « gilets gris » avant la lettre saluent en juin le gouvernement Blum où entrent pour la première fois des ministres femmes. Quatre jours après les accords de Matignon signés par plusieurs syndicats
dont la CGT, Maurice Thorez, à la tête du PCF, lance son exhortation historique : « Il faut savoir terminer une grève dès que la satisfaction a été obtenue... » Et quelles victoires :
• Deux semaines de congés payés pour tous les salariés.
• La semaine de
40 heures sans abaissement du salaire. Des comités d’entreprise
1841-1906
Travail des enfants et repos obligatoire
1910-1927
1936
Publication du Code du travail
Accords de Matignon
      certains pays du xxie...
En 1884, la loi Waldeck- Rousseau instaure
la liberté syndicale après qu’en 1864 une
 Julia de Funès : « Le rôle de l’entreprise n’est pas de rendre les salariés heureux ! »
 Son ouvrage La comédie (in)humaine, co- écrit avec l’économiste Nicolas Bouzou (L’Observatoire, 2018), bouscule les idées reçues sur le monde de l’entreprise. Pour Julia de Funès, philosophe et auteur (et, oui, petite-fille de Louis), docteur en management des ressources humaines (Dess RH), non, le bonheur des salariés n’est pas une problématique qui incombe aux entreprises. Non, partir en séminaire pour construire une tour Eiffel en spaghettis n’améliore pas la performance.
Les injonctions contradictoires telles
qu’ « innove, mais suis les process », « sois autonome, mais badge quand tu entres et sors » ou encore « sois heureux, mais à la mode bonheuriste de l’entreprise » risquent surtout de miner la motivation des salariés. Alors, pour elle,
quels sont les maux du travail en France, et comment les soigne-t-on ?
en berne, l’économie ne suffit pas à elle seule à donner un sens au tra- vail. Et nous sommes aujourd’hui à un moment où les employés sont en recherche effrénée de sens. La vocation première de l’entreprise de rechercher la rentabilité éco- nomique ne suffit pas à justifier le sens des métiers. Un exemple, l’en- treprise d’Elon Musk attire beau- coup de talents. Pourtant, ce chef d’entreprise de la Silicon Valley n’est pas connu pour la douceur de ses méthodes managériales ! Mais en affirmant qu’il souhaite « aller coloniser Mars », il propose un sens bien plus profond que la simple recherche de rentabilité économique !
vous qualifiez le bonheur en entreprise d’ « hypocrisie managériale ». Pour quelle raison ?
Le rôle de l’entreprise n’est pas de rendre les salariés heureux ! Le bonheur est une histoire per- sonnelle. Il y a aujourd’hui une
véritable injonction au bonheur. Les entreprises y répondent par des artifices bonheuristes tels que la mise en place de baby-foots, de poufs de couleurs, de salles de restaurants et de smoothies bio en tout genre. Nous assistons à la création de postes dédiés tels que les CHO, Chief Happinness Officer, dont le rôle est de favo- riser le bien-être des salariés. Les entreprises sont aujourd’hui convaincues que le bonheur des salariés est une condition de per- formance. Je pense qu’il faut in- verser ce faux raisonnement : le bonheur au travail n’est pas une condition de performance mais la conséquence d’une performance possible. C’est lorsqu’un salarié est autonome dans les tâches qui lui sont confiées et trouve un sens à ce qu’il fait, qu’il s’épanouit dans l’entreprise. Les salariés auto- nomes, en télétravail par exemple, sont beaucoup plus heureux que ceux qui ont des consoles de jeux à chaque encablure de bureaux !
  20 |
février 2019 ecoreseau.fr
Quel regard portez- vous sur le monde de
l’entreprise en france ?
À l’heure actuelle, les grandes entreprises se portent économiquement
bien. Et pourtant, la démotivation est généralisée : le nombre d’arrêts maladies est en progression et les burn-out, bore out, brown out sont de plus en plus fréquents. Lorsque les aspects moraux et sociaux sont
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[ 1945-1958
1968-2000
Salaire minimum et indemnité chômage
Mitterrand et les 35 heures
2016-2019
en couverture
entreprendre & innover
Lignes de Code et gilets jaunes
      à la sécurité sociale (1945) et jusqu’au
« régime national interprofessionnel d’allocations aux travailleurs sans emploi dans l’industrie et le commerce » (indemnité chômage), la grosse décennie
se montre riche de conquêtes essentielles. Où figure en 1950 le décret portant création
du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) devenu Smic (de croissance) en 1970. Une petite usine à gaz puisque déterminé par le budget du ménage, le territoire (moins élevé en région, plus haut en Île-de-France). L’Algérie et l’outre-mer n’en bénéficient pas.
« Les trente jours qui
ébranlèrent la France », selon l’expression de l’historien Jean Sevilla. Après l’acmé de mai, les accords de Grenelle signés le 7 juin 1968 ratifient l’augmentation du Smig, la création
par les syndicats de sections syndicales et l’élection de délégués syndicaux. Un an plus tard, est décrétée une 4e semaine de congés payés. Prélude à la cascade de lois sociales du premier président socialiste de la Ve République, François Mitterrand : 39
et une 5e semaine de congés payés (1982).
La « bombe » éclatera seize ans plus tard : le 13 juin 1998, Martine Aubry, ministre de l’Emploi
et de la Solidarité du gouvernement Jospin, abaisse le temps de travail à 35 heures. La mise en œuvre pour les entreprises de plus de 20
salariés.
En 2016, la Loi
Travail dite El Khomri entend faciliter
le recrutement et libéraliser la négociation en entreprise. C’est aussi la sanction dans le Code du travail du droit à la déconnexion en dehors des heures
de présence. En 2017,
le gouvernement Philippe modifie le Code au moyen de
cinq ordonnances, 117 mesures, dont la hausse et le plafonnement
des indemnités de licenciement, contrats indéterminés de chantiers, etc. La loi Pacte applicable en 2019 vise, elle, à simplifier la
vie des entreprises, de la création à la liquidation. Le mouvement des gilets jaunes va décider le président de la République à rehausser Smic et primes d’activité. Cette fois, pas d’accords de Matignon ou du Châtelet (Hôtel
du ministère du Travail), mais une décision présidentielle sous pression. Sans doute pas la dernière...
 est-ce que le mouvement d’absurdité que vous
avez identifié est lié au déploiement du digital ?
Le sentiment d’absurdité est plutôt lié aux injonctions para- doxales : « innove, mais suis le process », « sois autonome mais badge», «dépêche-toi d’atteindre tes objectifs mais viens en réunion inutile qui dure deux heures », etc. Le digital a d’autres effets. Il apporte des bienfaits fantas- tiques sauf quand il minimise les relations réelles entre collabora- teurs. Le réseau est une chose, les relations réelles en sont une autre. Elles supposent moins d’écrans, davantage de mots et plus de ges- tes. Je le constate dans les ateliers philosophiques que j’organise : 15 personnes autour d’une table qui parlent vrai et dialoguent au- tour d’un sujet qui les touche au vif, densifient les relations.
La révolution peut-elle venir des millenials ?
Il est certain que les plus jeunes générations ont un rapport au travail très différent des autres générations. Pour les plus jeunes générations, le travail est un moyen et non une finalité en soi.
« s’éclater » ail-
heures de travail hebdomadaires
Ils travaillent pour
leurs. C’est ainsi que de nombreux jeunes choisissent de travailler durant une année puis de prendre une année sabbatique pour faire le tour du monde. À la différence des générations plus âgées qui s’enga- gent dans et pour une entreprise.
Quelles conditions pour une meilleure motivation des collaborateurs au sein des entreprises ?
Il en existe à mon sens trois. Tout d’abord un bon niveau de rémuné- ration. À quoi s’ajoute un niveau élevé d’autonomie et de liberté dans son travail. Cette deuxième condition explique d’ailleurs le succès du télétravail. Le dernier ingrédient est sans conteste le sens. Rares sont les entreprises à proposer les trois ingrédients, mais il en existe néanmoins quelques-unes qui les possèdent. De plus en plus d’entreprises font d’ailleurs aujourd’hui la démarche de se remettre en question sur ces points.
Allons-nous vers davantage de travailleurs indépendants ? Choisir de quitter une entre- prise pour naviguer en solo est
 Nous sommes aujourd’hui à un moment
où les employés sont en recherche effrénée de sens
  effectivement l’une des réponses des collaborateurs fatigués des process des grandes entreprises. Je constate cependant que la très grande majorité de ceux qui quit- tent l’entreprise font le choix de se tourner vers un travail manuel. Ils deviennent boulangers, peintres, fromagers ou ouvrent des cham-
bres d’hôtes. Nous sommes à une époque où les gens ont besoin de retrouver du concret, de tou- cher du doigt, au sens premier du terme, leurs réalisations, afin de prendre conscience de l’effectivité de leurs réalisations.
PrOPOS reCUeiLLiS PAr CHLOé PAGÈS
ecoreseau.fr février 2019
| 21
]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
 12 1
en mécanique, en enseignement, en formation et en management, alors que la vente, le marketing et
le conseil drainent beaucoup trop
de pros !
(3 janvier) le ministre de l’Écono- mie Bruno Le Maire en expliquant n’avoir jamais reçu la moindre offre de Pôle Emploi. « La demande existe, pourtant », s’est étonné le ministre. Au lieu de radier les chô- meurs ou de les obliger à accepter une offre « raisonnable », peut-être vaudrait-il mieux les former et leur proposer des postes conformes à leurs compétences. Encore un ef- fort, M. Pôle Emploi. OM
16
  5
15 6
42
11 8
 7 10
13
9
Les statistiques de l’enquête de l’OC- DE en disent long : 35,1 % des salariés français pratiquaient en 2017 un métier sans la qualification voulue. 23,4% exerçaient de façon sous-qualifiée et 11,7% ali- gnaient une compétence supérieure au besoin ! Les derniers gouver- nements ont compris l’enjeu. Qu’il s’agisse du Compte person- nel de formation es- tampillé Hollande – avec sa porta- bilité des droits à formation in- dépendants de l’employeur – et cor- rigé Macron ou de la ré- forme de la formation lancée par Édouard Philippe, la prise de conscience semble acquise. Reste à en simplifier les modalités comme le suggère l’OCDE, en comprenant au passage que la tranche d’âge 45- 65 ans «plombe» littéralement les mauvais résultats français – com- pétences détériorées, participation
aux formations faible.
Villes recruteuses et régions demanderesses Adapter le contenu des pro- grammes d’enseignement profes- sionnel ? On nous explique que l’on s’y emploie. Mais le mammouth Éducation nationale prendra son temps avant que les enseignants suivent « en permanence l’évolu- tion des pratiques en entreprise » (recommandation OCDE). À l’heure où l’exécutif réforme le Code du travail – Loi Pacte – et supprime les « emplois aidés », les statistiques du chômage en France repartent à la hausse, avec, à la clé, cette surprenante quoique plau- sible explication de Muriel Péni- caud, ministre du Travail : « Quand le marché de l’emploi repart, des gens qui avaient renoncé à trouver un travail s’inscrivent à Pôle Emploi dans l’espoir de profiter de la reprise économique... » Vingt villes au moins cherchent à recru- ter dans la restauration, le tertiaire, l’administration... (lire carte). De quoi s’étonner qu’un électricien confirmé ne hèle sur France Inter
Paris
142 663 recrutements (secteur tertiaire essentiellement).
Région parisienne
Perspectives de
16 511 recrutements.
Roissy et Le Bourget
Ont cherché à recruter 16 968 personnes.
Boulogne- Billancourt, Ville-D’Avray Boulogne-Billancourt, Chaville, Issy-les- Moulineaux, Marnes- la-Coquette, Meudon et Sèvres : 17 210 personnes en 2018.
Versailles-Saclay
Un bassin d’emploi qui rassemble les secteurs des technologies de l’information et de la communication, de l’imagerie médicale, des systèmes embarqués,
des mobilités du futur.
35 112 recrutements prévus en 2018.
Courbevoie-Saint- Cloud
Villes recruteuses de
37 058 personnes en 2018 : Levallois-Perret, Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Puteaux, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Suresnes et Vaucresson.
Val-de-Marne
Arcueil, Cachan,
Fresnes, Orly, Rungis...
18 630 emplois recherchés.
Grenoble
Le réseau dense de PME- PMI et de grands groupes (Schneider Electric, STMicroelectronics, Caterpillar, Hewlett Packard) ont cherché en 2018 22 008 contrats.
7
Rennes
24 652 recrutements dans la métropole bretonne.
8
Bassin toulonnais
Toulon, zone économique majeure de Provence- Alpes-Côte d’Azur.
24 935 recrutements.
9
Lyon
Le 2e grand pôle
de développement
de France compte
950 sièges d’entreprises et d’administrations
de plus de 100 salariés (2014). En 2018, on a cherché à recruter 26 751 professionnels.
10
Nantes
29 067 recrutements.
11
Marseille
78 millions de tonnes de marchandises traitées en 2014, 3e port du monde pour les hydrocarbures. Les entreprises marseillaises ont exprimé le besoin de
31 167 personnes.
12
Lille
34 750 recrutements.
           3
2
 14
     On ne sait pas toujours précisément pourquoi : il existe en France des territoires, des vallées,
Compétence insuffisante, sous et sur-qualification Guère étonnant, ça « coince » en France du côté des formations liées à l’emploi : selon l’OCDE, 32 % des adultes en ont bénéficié en 2017 (12 % chez les adultes peu qualifiés) quand ils sont 55 % au Danemark, en Norvège, en Fin- lande et... en Nouvelle-Zélande. Effort d’autant plus insuffisant que l’Organisation de coopéra- tion de développement écono- mique relève « un faible niveau de compétences élémentaires» des Français/es par rapport aux autres pays. Nous sommes ainsi réputés cancres en « numératie » et « littératie », ces vocables étranges qui désignent respectivement l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante comme comprendre et utiliser les données mathématiques. Les Français/es ne brillent pas par leurs compétences en informatique et électronique,
Pôles d’Emplois
  des bassins où la ressource rare n’est pas l’emploi mais le can- didat ! Où les taux de chômage tendent vers zéro. En novembre 2018, le Journal du Dimanche a publié le panorama dressé par Adecco Analytics de ces régions où les patrons se désespèrent de ne pouvoir recruter les compé- tences voulues. Le mot est lâché : compétences. Car le diagnostic est partagé: l’emploi en France souffre du manque de formations adaptées à la demande. L’écono- miste Elie Cohen l’affirme : « [Les chefs d’entreprise] se déclarent limités par la capacité à trouver les talents qu’ils cherchent. » Un constat repris par le Medef sans cesse arcbouté sur « l’inquiétant déficit de compétences » que Pôle Emploi traduit par sa liste de métiers « en tension ». D’un bout à l’autre de l’échelle sociale.
2 13
        Les CDI ont progressé de 0,8 % au premier trimestre 2018 par rapport à 2017 (selon l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale, Acoss). L’étude Besoins en main-d’œuvre, menée par Pôle Emploi auprès d’un million d’entreprises, révèle l’essor de plusieurs bassins d’emploi. Le magazine Capital a dressé la liste en 2018 des vingt villes françaises en recherche de recrutements tous azimuts.
22 | février 2019 ecoreseau.fr
Var est
17 906 offres d’emploi.
3
Montpellier
Les entreprises ont recherché
21 279 personnes.
4
Bassin d’emploi d’Aix-en-Provence Aix, Gardanne et Salon- de-Provence (Bouches- du-Rhône) étaient prêtes à recruter 21 711 personnes.
5
Strasbourg
21 935 recrutements étaient prévus dans la métropole du Bas-Rhin.
Bordeaux
39 105 projets de
recrutement, soit
e
3 rangdelameilleure
employabilité.
14
Toulouse
Grosse recherche de 42 342 projets de recrutements.
15
Plastics Vallée
La plus forte concentration d’entreprises spécialisées dans le plastique en Europe dans les départements de l’Ain et du Jura, autour d’Oyonnax.
Source: Capital, mai 2018
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[  De loin votre bureau
           le plus confortable.
                                        NOUVEAU SUV
CITROËN C5 AIRCROSS BUSINESS
                           Suspensions avec Butées Hydrauliques Progressives® 3 sièges arrière indépendants et de même largeur
NOUVEAU SUV CITROËN C5 AIRCROSS
BlueHDi 130 S&S BVM6 BUSINESS Volume de coffre record jusqu’à 720 L À PARTIR DE
Grip Control avec Hill Assist Descent* Sièges Advanced Comfort 20 aides à la conduite* Citroën Connect Box
299 € /MOIS
ER
APRÈS UN 1 LOYER DE 3 385 €
CONTRAT DE MAINTENANCE COMPRIS (2)
 (1)
                            CONSOMMATION
4,2 L /100 KM
ÉMISSION DE CO2
110 G /KM
TVS/AN
495 €
MALUS
NEUTRE
           Modèle présenté : Nouveau SUV Citroën C5 Aircross PureTech 130 S&S BVM6 Shine avec options teinte Blanc Nacré, Pack Color Silver Anodisé et Jantes alliage 19’’ ART diamantées (33 380 € TTC). (1) Exemple pour la Location Longue Durée d’un Nouveau SUV Citroën C5 Aircross BlueHDi 130 S&S BVM6 Business neuf, hors option, sur 48 mois et 60 000 km, prestation facultative Contrat de Maintenance et d’Entretien 48 mois/60 000 km (26,04 € TTC/mois) incluse, 1er loyer de 3 385 € TTC dont 120 € TTC de Forfait de Gestion, suivi de 47 loyers mensuels de 299 € TTC. Offre non cumulable, réservée aux professionnels (hors loueurs, flottes et protocoles nationaux), valable jusqu’au 28/02/19, pour la LLD du véhicule précité (tarif VP Citroën du 03/01/19), dans le réseau Citroën participant, et sous réserve d’acceptation par CREDIPAR – Loueur : CREDIPAR, SA au capital de 138 517 008 €, RCS Nanterre n° 317 425 981, 9 rue Henri Barbusse CS20061 – 92623 Gennevilliers Cedex. (2) Conditions générales du Contrat de Maintenance et d’Entretien disponibles dans le réseau Citroën. *Selon version.
CONSOMMATIONS MIXTES ET ÉMISSIONS DE CO2 DE NOUVEAU SUV CITROËN C5 AIRCROSS : DE 4,1 À 5,8 L/100 KM ET DE 106 À 132 G/KM.
                                               ]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
3 Le travail,
ça se travaille...
Nouvelles exigences, nouvelles compétences Tout s’est accéléré, en fait, à partir de 2020, avec la conjonction de la deuxième révolution numérique – quand l’IA est véritablement entrée dans les entreprises – et le départ à la retraite de la génération des baby-boomers. Si le deuxième phénomène a ouvert, mathéma- tiquement, des places sur le mar- ché de l’emploi, il ne s’agissait pas, à cause du premier, de rempla- cements poste à poste. Dans un univers où les tâches à faible va- leur ajoutée s’automatisent, il n’y avait plus vraiment besoin, par exemple, d’ouvriers peu quali- fiés... mais il fallait des personnes capables de concevoir les optimi- sations continuelles à apporter aux processus automatiques. De fait, la plupart des métiers que nous exer- çons aujourd’hui n’existaient pas encore à l’époque ! S’il y avait, ef- fectivement, du travail disponible, il n’était pas facile à décrocher pour autant. De nouvelles exigen- ces sont apparues : par exemple, la flexibilité et l’adaptabilité sont devenues plus importantes que la fidélité... Il faut aujourd’hui suivre l’évolution – rapide – des nouvelles technologies et savoir les maîtriser en même temps qu’elles naissent, grandissent et disparaissent. Cette capacité d’ap- prentissage en continu est ce qu’il y a de plus important lorsque l’on veut séduire un client ou un em- ployeur. En un sens, le travail est devenu plus intensif et plus diffi- cile : l’époque où l’on pouvait ac- quérir une spécialisation pendant ses études et en faire le cœur de l’intégralité de sa carrière est ré- volue (sans même parler de l’idée, aujourd’hui saugrenue, de passer l’intégralité de sa vie active dans la même entreprise). Chacun se doit d’être plus polyvalent, toujours à jour dans ses connaissances, et
c’est une démarche avant tout per- sonnelle. Une vie professionnelle, aujourd’hui, c’est un investisse- ment permanent que l’on fait sur soi-même... Si ça répond à une forte exigence de sens dans sa vie active, tout le monde ne peut (et ne veut) pas suivre le rythme.
Organisations modulaires et contrôle numérique
Ces mêmes constats s’appliquent aux entreprises. L’essor de pla- tes-formes virtuelles, les modèles de production en flux tendus et la réorientation massive vers une création de richesse liée à l’éco- nomie du savoir les ont poussées à fortement modifier leurs philo- sophies internes et leurs valeurs. Du coup, la plupart d’entre elles ont recours à des organisation complexes et modulaires qui mélangent dans des proportions variables salariats, indépendants, et « slasher » – sorte de statut in- termédiaire, il/elle enchaîne mis- sions courtes, entrepreunariat, etc. – aujourd’hui probablement la forme la plus courante de vie professionnelle... Car contraire- ment à ce qu’on annonçait parfois à l’époque, le freelancing n’est pas devenu la norme, même si l’essor des plates-formes numériques l’a certainement normalisé. Le défi, aujourd’hui, pour les entreprises, est de ne pas devenir schizophré- niques : entre management à la carte, encouragement des projets personnels, plates-formes colla- boratives et, en même temps, la nécessité de normes, contrôles (principalement basés sur la data), standards de plus en plus nécessaires compte tenu de la na- ture de plus en plus intermittente des trajectoires professionnelles. Chaque entreprise a dû trouver son équilibre, tout comme chaque membre de la population active. JeAN-MArie BeNOiST
dans l’avenir
 En cette matinée de qua- si-mousson parisienne de mai 2038, je m’attarde quelques instants devant
mon café à 30 nouveaux euros, et consulte mes divers messages : trois propositions de transfert, deux contrats de mission et des rappels pour ma session de formation de la semaine prochaine. En quelques minutes, j’accepte les premiers et mets de côté les seconds pour plus tard. Et je ne peux m’empêcher de penser à la conversation que j’ai eue avec mon grand-père, la veille, à qui j’essayais d’expliquer «ma carrière », comme il dit. Sauf que je
n’ai pas une carrière, du moins au sens où il comprend, lui, le terme. J’ai une vie professionnelle, avec ce que cela sous-tend de boulever- sements, imprévus, changements de directions... Je ne compte plus mes spécialisations : micro-com- puting, coding, social media, etc. De son point de vue, j’ai, en fait, déjà changé plus d’une dizaine de fois de « carrière », alors que je n’ai même pas la trentaine : indépen- dant, salarié, parfois les deux en même temps, je mène ma vie pro- fessionnelle au gré des opportu- nités et de mes envies – et de mes capacités.
 24 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[                  Briefing*
e
en
n9
9
t
tr
r
o
ou
u
s
s
  De nouvelles exigences sont apparues : par exemple, la flexibilité et l’adaptabilité sont devenues plus importantes
que la fidélité
        Resort Barrière Deauville
    à partir de 190 €**
          Renseignements et demande de devis au 0 970 818 478 (appel non surtaxé) ou sur www.meetings-barriere.com
* Atelier de travail au vert.
**Forfait résidentiel nuit et petit-déjeuner en chambre individuelle 2 pauses café thématiques, déjeuner et dîner, 1 salle de réunion plénière équipée à partir de 190 €. Tarif HT « à partir de », donné à titre d’exemple pour Le Gray D’Albion**** Cannes, par personne, selon conditions de vente et dans la limite des chambres réservées à cette offre, et susceptible d’être modifié. Le déjeuner et le dîner sont proposés en buffet, en finger buffet ou à l’assiette, boissons comprises. Le déjeuner peut également être servi en lunch box ou en menu express. L’accès Internet haut débit en salle de réunion et en chambre est inclus dans le forfait résidentiel. Groupe Barrière SAS au capital de 1 215 144,68 €. RCS Paris : 320 050 859 - © Laurent Fau / Fabrice Rambert.
]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
grand angle
Le classement BrandZ a dévoilé le nom des 50 marques françaises les mieux
FRENCH PUISSA
              Hé, il arrive que la France rayonne dans lemonde!Lepaysà l’unique « licorne »
(start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars, comme Cri- téo) aligne 50 marques reconnues dans le monde validées pour la 2e édition du BrandZ de WPP-Kan- tar. Du luxe ? Et pour cause: ce sont nos grands du luxe qui se taillent la part du lion dans ces 50 « French puissances » mondiales.
Ce savoir-faire à la française puise bien sûr dans une tradition ancestrale fort peu évocatrice d’une technologie de pointe. A telle enseigne que « l’absence de marques disruptives dans le clas- sement handicape l’indice d’in- novation français », comme le soulignent les enquêteurs. À la fin de 2018, le classement du cabinet de conseil Interbrand avait déjà mis en avant neuf marques fran- çaises parmi les 100 premières mondiales influentes : Dior et Louis Vuitton, enseignes phares du groupe LVMH, y trouvaient notamment leur place (lire Éco- Réseau Business n° 56).
Ces mêmes marques se re- trouvent bien sûr aux premiers rangs du classement BrandZ 2019 publié en décembre 2018. Pour autant, la France n’est pas seule- ment « mode, luxe, calme et vo- lupté », dirait Baudelaire, les nou- velles technologies portent aussi parfois la griffe made in France. Au tout récent Consumer Electro- nics Show de Las Vegas, la French Tech a encore battu des records de présence en alignant plus de start-up que les États-Unis. En- core faut-il qu’à la représentation succède le business. En marge du classement global, BrandZ a éta- bli le classement des 45 marques digital native les plus visibles : en tête, Le bon Coin (lire encadré).
Le luxe, valeur incontournable
Mais décidément, ce sont les géants du luxe à la française qui dominent les French puissances. Podium indéboulonnable : Louis Vuitton, Chanel, Hermès. Sui- vis de L’Oréal, Orange (oups, on saute), Lancôme, Cartier. Garnier pointe en 10e rang, Dior au 17e, avant le cognac Hennessy (plus loin Moët & Chandon et Rémy Martin), Saint-Laurent (lire ta- bleau). Cinq grandes marques du luxe aux dix premières places pèsent 47 % de la valeur globale. Sur un an, elles affichent la meil- leure croissance avec une progres- sion de leur chiffre d’affaires de 54 %. Dior enregistre la plus forte hausse avec 58 %.
D’autres compagnies « bril- lantes » signent leur entrée fracas- sante dans le classement, telle la marque Céline, propulsée à la 38e place du top 50. Ce « prénom » de haute couture et de maroquinerie est désormais propriété du groupe LVMH. Van Cleef & Arpels, côté
Ce sont les géants du luxe
à la française qui dominent les French puissances
valeur en baisse, Free occupe la 22e place.
De nouveaux venus, signes d’une évolution future
Le classement BrandZ confirme l’évolution d’une tendance : celle des entreprises françaises qui n’hésitent plus à s’exporter dans tous les domaines. Ce que traduit clairement Carte d’Or, propulsé pour son arrivée dans le classe- ment à la 44e place. Plus que son rang, c’est sa progression qui in- téresse, +14 % sur un an. Trois autres entrées, cette fois loin des secteurs prédominants, méritent la citation : Vichy apparaît en 41e position, Téfal en 46e et Maisons du Monde en 49e.
Au-delà du luxe, c’est une plu-
  26 | février 2019 ecoreseau.fr
joaillerie, se hisse au 43e rang (937 millions de dollars en valeur de marque).
Les marques de consom- mation en embuscade Même si L’Oréal (26 127 millions de dollars) garde sa part de luxe, la marque se classe parmi les en- seignes dites de consommation grand public. Sa 4e place hisse la marque française de beauté en très bonne place, rejointe, au 10e rang, pour son entrée dans le
classement, par le groupe Gar- nier (6 847 millions). Séphora (26e) complète ce succès d’expor- tation. Carrefour (12e), Décathlon (24e) parmi les mieux placés, ne cachent pas un repli de 2% pour la grande distribution.
Orange (5e), modèle d’excel- lence dans le domaine des télé- coms, a reculé d’une place, même si sa valeur (20 117) a progressé sur un an. Ses deux principaux concurrents le talonnent – SFR est classé en 8e position avec une
N
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ valorisées à l’international.
CES
La rSe pour accroître sa valeur
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) rime-t-elle avec prise de valeur ? À en croire les résultats du classement BrandZ 2019 des marques françaises les plus valorisées dans le monde, la réponse est affirmative.
Les marques françaises du top 50 qui se sont engagées dans cette démarche affichent une progression de leur valeur plus rapide que les autres (en moyenne 14 % contre 7 %). Pour Pierre Gomy, directeur général des expertises marques et communication chez Kantar TNS et Kantar Millward Brown, « il existe d’incroyables opportunités de croissance si les marques s’inscrivent avec honnêteté et sincérité dans des démarches de RSE. Pour réussir dans le business, les marques doivent dorénavant s’engager dans des causes citoyennes pour améliorer le monde. » Style Décathlon. L’entreprise s’est lancée dans l’étiquetage environnemental et fait de cette démarche
une source d’identification avec un catalogue spécifique. Aujourd’hui, la marque pointe à la 24e place du classement.
Leboncoin, en tête des entreprises numériques les plus visibles
Kantar a établi en parallèle un top 45 des marques digitales fondé sur leur popularité dans la presse. Le podium est occupé, dans l’ordre, par Leboncoin, Deezer et BlaBlaCar, trois réussites à la française souvent citées
en exemple. CDiscount arrive en quatrième position, suivi par le site Leetchi.com. Venteprivee.com, Doctolib et Qwant ferment la marche de ce top 10.
ger génératrice d’un impact direct sur le dynamisme économique du pays : les 50 marques citées dans le classement BrandZ 2019 représentent à elles seules 11,3 % du PIB français, soit 293 milliards de dollars. Sur un an, leur valeur totale a augmenté de 12 % rap- portée à la croissance du produit intérieur brut (moins de 2 % sur la même période).
Cet équilibre actuel, apparem- ment bien ancré, pourrait évoluer au cours des prochaines années si les rapprochements des géants et des start-up augurent de cocktails corsés : Orange et Deezer, le ra- chat de Ouibus par BlaBlaCar, etc. L’Europe doit désormais créer ses licornes et la France ses GAFA. TeSSA TALON
grand angle
entreprendre & innover
     Top 10 du Classement 2019 BrandZ des 50 marques françaises les plus valorisées
 1
2
3
Louis Vuitton
Chanel
luxe
Catéorie
Valeur de marque 2019 (en millions de dollars)
46 357
    hermès
luxe
39 241
   4
5
l'oréal paris
orange
luxe
hygiène-beauté
31 520
     26 127
20 117
    télécoms
11 452
    6
Lancôme
   7
Cartier
hygiène-beauté
 luxe
7 476
7 475
    8
Sfr
télécoms
7 011
    9
Axa
Assurance
6 847
    10
Garnier
hygiène-beauté
     ralité de marques qui donne le signe d’un dynamisme des socié- tés françaises. Le marché national n’est désormais plus la cour étroite de ces fers de lance taillés pour la mondialisation. Mais leur poids n’éclipse pas les jeunes pousses d’emblée positionnées à l’interna- tional. Elles incarnent la nouvelle « doctrine » entrepreneuriale por- tée par le courant « mondialiste » des affaires qui veut que la péren- nité d’un concept exige d’emblée au moins un ancrage aux États- Unis – ÉcoRéseau Business prône cette attitude portée par la French Tech, Bpifrance, Business France et des accélérateurs comme Scale- up Booster (lire dans ce numé- ro, Trophées de l’optimisme) ou des chercheurs comme David
Fayon (lire sa tribune libre dans ce numéro). C’est la même analyse présentée en avant-première par trois experts français du business mondial dans leur livre à paraître le 20 février, Innover comme Elon Musk, Jeff Bezos et Steve Jobs, lire p.44.
Le numérique,
encore en retrait
Si ces belles réussites sont promet- teuses, tout comme l’ambition qui les accompagne, la réalité semble moins enchanteresse pour les marques dites digitales. Pour les éditeurs du classement BrandZ, la faute en incombe au marché intérieur dans une Europe qui ne parvient pas à se constituer en marché. Pourtant, ces nouvelles
entreprises offrent tous les atouts pour devenir des références à l’international. Leur inventivité comme leur capacité à se dévelop- per attirent bel et bien les grands investisseurs. Or, tandis que les marques disruptives multiplient les succès entrepreneuriaux mon- diaux, la France reste loin sur ce terrain de l’innovation. Elle ap- paraît en 8e position mondiale, derrière les États-Unis et la Chine, bien sûr, mais aussi d’autres na- tions européennes : l’Allemagne, la Grande-Bretagne et même l’Italie.
La France présente donc deux facettes à l’étranger. Louée pour ses produits haut de gamme, elle continue à s’imposer par cette image. Une valorisation à l’étran-
ecoreseau.fr février 2019
| 27
N
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
société
 5G : l’or pour les entreprises
Techniquement, ce sont des normes : 5G = cinquième génération de la technologie de communication sans fil (norme IEEE 802.11ac pour votre gouverne). Elle laisse sur place la vitesse et la couverture de la 4G avec des pointes jusqu’à 1 Gb/s pour des dizaines de connexions ou des dizaines de Mb/s pour des dizaines de milliers de connexions. Du coup, c’est une opportunité hautement stratégique. En France, des start-up pionnières cachent le retard des grands groupes industriels.
la promesse, pour le grand public, de visionner à l’intérieur ou à l’ex- térieur des contenus immersifs ou en réalité augmentée depuis un simple appareil mobile.
Mais le véritable enjeu de l’in- frastructure vise le développement économique des start-up, des PME et des structures publiques. Sa couverture étendue va connecter l’ensemble des objets éparpillés dans les territoires. Les commu- nications ultrarapides (plus de 500 km/h contre 350 avec la 4G) et fiables garantiront la transmission des messages, critère majeur pour des secteurs sensibles, par exemple. De quoi, dans le secteur de la mé- decine (nouveaux services de té- lémédecine ou de chirurgie à dis- tance), des collectivités locales, des services à la personne, de la sécu- rité, de l’informatique, de l’agricul- ture, des médias, de la finance, de
le développement de nouveaux usages: réalité virtuelle, véhicule autonome et connecté, ville intel- ligente – contrôle du trafic routier, optimisation énergétique –, indus- trie du futur – pilotage à distance des outils industriels, connectivité des machines...» Bref, une tout autre société mondialisée.
Les entreprises françaises ne s’emparent pas des enjeux
Depuis 2018, des expérimenta- tions sont mises en place dans plusieurs régions de France, no- tamment dans les ports, les hô- pitaux, les routes connectées. Par exemple, Ericsson a testé à Paris le pilotage d’un véhicule à 1600 km de distance. À Nan- tes, avec La cantine, les start-up et SFR travaillent sur la sécurité ou les usages des objets collectés (IoT). À Rennes, b<>com et des partenaires (spécialisés dans les images du futur, les réseaux 5G, la cybersécurité ou l’e-santé) réa- lisent des briques technologiques et testent des cas d’usage dans le secteur médical ou la ville intelli- gente. L’ambition est de valider les nouveaux modèles économiques et l’ensemble des conditions de la réussite.
Mais hors ces entreprises de pointe, la France industrielle ne se réveille tous les matins à l’heure de la 5G. La construction, le transport, l’industrie... ne se sont pas encore saisis pleinement du potentiel claironnant annoncé par l’Arcep. L’Autorité, du reste, ne cache pas s’inquiéter du retard hexagonal. Une récente étude du cabinet Xerfi conclut dans le même (mauvais) sens.
Or, l’enjeu pour la zone euro est majeur. Le plan européen ? Comp- ter en 2020 au moins une grande ville dans chaque pays d’Europe couverte en 5G. Puis en 2025 tous les centres urbains et infrastruc- tures de communication.
En Asie, la Corée du Sud, dès les JO d’hiver en 2018, y est allée de sa démo 5G avec un bus au- tonome ou des dispositifs de réalité virtuelle (VR) ou de sé- curité. En 2020, ce sera au tour de Tokyo. Les États-Unis et la Chine se livrent à une compéti- tion comparable à la course à la Lune du temps de l’Union so- viétique. Et pour cause, les deux hyperpuissances tiennent la 5G pour le levier vital de la crois- sance économique avec de gros impacts sur l’éducation, l’emploi, les transports, la robotique, etc. Vieux Continent, il est temps de te réveiller... PATriCe reMeUr
e
Cette 5 génération cha-
hute le monde entier. En Europe, c’est la Finlande qui a dégainé la pre-
mière. Mais les vraies batailles in- téressent la Chine et les États-Unis, avec avantage pour la première, vraisemblablement opérationnelle dans le courant de l’année. L’Eu- rope suit, les opérateurs du mobile français SFR, Bouygues et Orange expérimentent, même si la 4G n’est pas déployée partout ! Du côté des mobiles, certes, les premiers smartphones 5G existeront sans doute en 2019 (le chinois Huawei sera vraisemblablement le pre- mier à en commercialiser). Mais la technologie dépasse largement la téléphonie. La technologie devient la promesse d’une dynamique éco- nomique dont les retombées sont estimées à près de 225 milliards d’euros par an d’ici à 2025. C’est une occasion en or pour les start- up, les PME, les grands groupes de proposer de nouveaux produits et services. Année de commerciali- sation plausible, 2020.
Une puissance nouvelle
électroniques et des Postes (Ar- cep). Elle ne s’intéresse plus uni- quement au monde des opérateurs mobiles grand public, mais ouvre de nouvelles perspectives et anti- cipe la cohabitation d’applications et usages extrêmement diversifiés, unifiés au sein d’une même tech- nologie. » Car ce sont bien les en- treprises et les collectivités qui vont changer de génération. De quelle façon ?
Réalité virtuelle, véhicule autonome et connecté, ville intelligente, industrie du futur...
  « La cinquième génération communications mobiles se pré- sente comme une génération de rupture, affirme l’Autorité de ré- gulation des communications
28 | février 2019 ecoreseau.fr
La vitesse, le volume seront mul- tipliés par 10. Passeront dans la bande une grande variété des contenus. La consommation d’énergie des batteries se ralenti- ra de plus de 100 fois par rapport à aujourd’hui. Le délai de réponse ou de latence sera extrêmement court. De quoi renforcer à la fois la sécurité et les vitesses d’inte- ractions : le streaming vidéo 3D à 360 degrés, par exemple, sera fluide, de qualité supérieure à du 8 K avec des possibilités d’inte- ractions quasiment en temps réel (moins d’une milliseconde). C’est
l’éducation déployer l’aide ou l’as- sistance à distance, généraliser la télémaintenance, bouleverser les services de communications et de conseils...
La 5 G offre l’immédiateté des interventions dans tous les lieux de zones de réception. Y compris dans des secteurs aujourd’hui mal desservis (forêts, zones rurales, montagnes... ou en milieu fermé tels que les parkings, immeubles, réseaux ferrés). L’Arcep dessine le paysage : « [La 5G sera] un véri- table “facilitateur” de la numéri- sation de la société en autorisant
de
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[                       L’esprit pionnier vous inspire, rejoignez l’ESSEC Executive Education.
L’ESSEC Executive Education forme et accompagne des cadres, managers et directeurs audacieux et talentueux. Véritables accélérateurs de carrière, nos programmes de formation continue permettent à chacun d’entre eux de révéler leur potentiel, de renforcer leur leadership, d’approfondir leur expertise et de susciter le goût d’entreprendre.
                                                     Inscrivez-vous à la JPO
Contact :
Carole MICHELON michelon@essec.edu
www.executive-education.essec.edu
                                                                                                                                               Journée portes ouvertes
16 février 2019
© ESSEC Business School - 1016480119 - Janvier 2019 - © Photo : Denis Allard/REA.
]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
Japon : entre millionnaires et misérables
L’incroyable affaire Carlos Ghosn jette sur le Japon un éclairage cru : le Pays du Soleil Levant nous joue là le grand théâtre du « No » au patron de Renault- Nissan alors que les entreprises françaises, mastodontes cotés comme PME en recherche de relais de croissance, y reçoivent un accueil positif (lire l’interview du directeur de la CCI France Japon)... En toile de fond, une main- d’œuvre misérable paie le prix d’une économie domestique fermée.
société
a atteint chaque année près du tiers du produit national brut. Un rythme aussi soutenu de l’investissement nouveau entraîne une expansion rapide de la capacité de production dans tous les secteurs de l’économie », écrit l’économiste en 1967. Quand la croissance du Japon frisait les 13 %. Aujourd’hui ? Le gain du PIB s’éta- blittantbienquemalà1,7%–6,9% en Chine et 2,3 % aux États-Unis. Sur l’archipel où se tassent 126 mil- lions d’habitants, on est passé de l’industrie aux services, avec un secteur tertiaire qui pèse désormais 69 % de son PIB et occupe les deux tiers de la population active. Active
loppement d’un travail temporaire néfaste aux salaires et à la produc- tivité», explique l’assureur-risque Coface dans une étude pays dé- diée au Japon. Si, en façade, règne le plein emploi, la paupérisation des travailleurs altère le contrat social d’un Japon qui ne sait plus éradiquer la misère. C’est ce que dénonce et décrit un docteur en sciences politiques, Makoto Yua- sa, dont l’ouvrage tranchant vient d’être traduit : Contre la pauvreté au Japon (éditions Picquier). L’Oc- cidental surpris y découvre le quo- tidien de travailleurs pauvres au- près desquels le gilet jaune français le plus gêné passe pour un nanti.
 Une épargne nationale énorme étouffle la consommation intérieure japonaise
  Cette – toujours – troi- sième puissance mon- diale, derrière la Chine et les États-Unis, peut se tar-
guer d’avoir su traverser les crises. Un économiste nippon, le pro- fesseur Ryutaro Komiya, avance trois facteurs clés pour expliquer
le développement intensif de l’in- vestissement, l’accélération im- pulsée par le secteur non agricole et l’importation massive des techni- ques étrangères. « Au cours des dix dernières années l’investissement brut dans les usines, dans les biens d’équipement, le logement, les routes et autres services publics
au plein sens du terme : : un taux dechômageendeçàde3%etune parité de pouvoir d’achat par habi- tant de 42 700 USD. Parmi les plus élevées au monde.
La face cachée d’un succès
Ce pays largement tourné vers l’ex- térieur (le deuxième fournisseur de la Chine, 54 % de sa production dirigés vers l’extérieur), compose avec une population d’épargnants averses au risque. Ils ont tout sim- plement créé une épargne nationale énorme – environ 23 % du PIB, vé- ritable étouffoir de consommation intérieure. À quoi s’ajoute « une structure du marché du travail où dominent des contrats à durée indéterminée rigides et le déve-
Uni. Nous sommes la dixième chambre de commerce dans le monde et sommes en contact avec 150 entreprises françaises, TPE et PME qui souhaitent s’implanter au Japon. Nous devrions atteindre 300 dossiers dès l’année prochaine.
Quelles sont les impératifs pour un entrepreneur français qui souhaite s’implanter au Japon ? Les entreprises françaises reçoivent un bon accueil. Il est même étonnant de constater que le taux de réussite de ces entrepreneurs français au
Japon s’établit à 80 %, soit un pourcentage très au-delà de ceux constatés dans les autres pays. La stabilité juridique,
Yuasa qualifie le japon de « société toboggan ». « Ce que j’appelle une “société toboggan” est une socié- té dans laquelle il suffit de glisser un peu par inadvertance pour ne pouvoir se raccrocher à quoi que ce soit, et être condamné à tomber jusqu’en bas. » Pour Makoto Yuasa, cet engrenage broie de plus en plus les travailleurs non réguliers non affiliés à l’assurance chômage, qui ne perçoivent pas de revenus d’as- sistance, soit par pudeur, soit parce que le système les exclut de ces al- locations. Au pays des très riches et des misérables, le tribunal des rancœurs, au-delà des faits, fera-t-il perdre la face au multimillionnaire Carlos Ghosn réduit à la ficelle de son pantalon ? CHLOé PAGÈS
l’absence de malversation, sont autant d’éléments qui rassurent les entrepreneurs lors de leur implantation. Pour exister sur un marché, il faut se faire accepter
et gagner la confiance de ses partenaires. En outre, il faut très vite se mettre au fait des réalités locales. Par exemple, sur le front de l’emploi, le taux de chômage
au Japon s’établit à 2 %. Il est
donc difficile de trouver des collaborateurs. Il faut être à même de les fidéliser, notamment par le biais de rémunérations attractives. Au sein de la CCI, nous avons créé un centre d’affaires avec une offre de service capable de donner
aux entrepreneurs français les moyens de démarrer leur activité et d’attirer des talents.
son expansion
d’après-guerre :
30 |
février 2019 ecoreseau.fr
Le Japon vu de l’Hexagone
Depuis 1918, la Chambre de commerce et d’industrie France Japon anime un réseau de
580 membres, dans tous les secteurs d’activité. L’institution accompagne les entreprises françaises qui souhaitent s’implanter au Japon. Quelles sont aujourd’hui les opportunités pour les entrepreneurs français ? Quelques éléments de réponse avec Nicolas Bonnardel,
le directeur de la CCI.
Quelle est la situation économique du Japon ?
Les fondamentaux macro- économiques sont globalement bons. Le Japon reste l’un des pays au pouvoir d’achat le plus élevé au monde. C’est également le pays
asiatique où se trouvent le plus grand nombre de millionnaires. Les entreprises s’y portent bien et disposent d’importantes liquidités, à tel point que certains groupes, à l’instar de Toyota, sont capables de réaliser des acquisitions sans avoir recours à la dette.
Pour quelles raisons les entrepreneurs français s’implantent-ils au Japon ?
Le pays offre cette particularité d’être très francophone/phile. Les Japonais sont très sophistiqués
et apprécient la culture française, l’innovation française et le story telling des marques de luxe. La CCI France Japon est la première chambre européenne du pays, devant l’Allemagne et le Royaume-
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[                                              CÉLÉBRER
FAITES PLAISIR AVEC LONGCHAMP
 REMERCIER
MOTIVER
Pour une étude sur-mesure, avec ou sans personnalisation :
corporategifting@longchamp.com
Aurélie Queyrat Maitre Responsable Boutique Entreprises 01 43 16 01 18 Samy Neddaf Attaché commercial 01 43 16 00 77
STIMULER
FIDÉLISER
 ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
l’œil décalé
Gilets jaunes :
Grand débat national
Car force est de constater que lui, comme ses prédécesseurs, peinent à voir venir – et c’est encore le cas avec les gilets jaunes – « l’impact du tsunami numérique actuel sur la vie politique de nos sociétés », constate Lemoine. «Depuis dix ans, avec le lancement, en 2008 par Apple, des smartphones et tablettes, pas un grand mouvement social ne s’est structuré sans un usage massif des réseaux sociaux, prolongé de rencontres physiques sur les places publiques ou les ronds-points. Sans oublier un déluge d’images de ces manifestations inédites dans les médias tout aussi dépassés par les événements. Une conjonction de trois facteurs qui explique l’adhésion large de l’opinion à ces nouvelles for- mes de mobilisations populaires. »
Alors comment sortir de l’im- passe actuelle ? Le président de la Fondation Internet nouvelle géné- ration plaide ni plus ni moins pour une véritable alliance entre poli- tique et mouvement citoyen, entre nouveaux pouvoirs et nouvelles utopies, « seule manière d’échap- per à la confrontation stérile entre
technocratie et populisme ». Ce passe certainement par de nouvelles formes de verticalités, plus ascen- dantes – et donc loin du «ceux qui ne sont rien» d’Emmanuel Macron – pour « conférer un cadre toute- fois nécessaire à ces mobilisations toujours plus horizontales ». Le « Grand débat national » lancé par le président serait-il le signe d’un tel changement ? C’est ce qu’espère de son côté Nicolas Chagny, Internet Society France, pour qui « une telle initiative, 100 % nouvelle, marque enfin le début d’un échange qua- si one-to-one avec les citoyens ». CHArLeS COHeN
fermaient, et que l’on n’a pas réussi à recréer ailleurs.
Ce manque a été comblé ces der- niers mois par et pour une partie de la population, qui préfère être sur ces ronds-points que chez elle ou au boulot. Ce qui explique qu’elle y passe tant de temps, et pas seulement sous les projecteurs des médias le samedi.
Créer du lien, donner du sens, échanger, partager... le vrai défi à relever pour la société en général et pour les entreprises en particu- lier, dernier lieu de vivre ensemble dans le monde occidental contem- porain. n
Les réseaux sociaux sont-ils responsables de la montée des populismes, en France et ailleurs ? En France, les
gilets dits jaunes en ont fait l’alpha et l’omega de leur mouvement, «mou- vement sans précédent de mobili- sation numérique citoyenne dans notre pays qui fait vaciller le gou- vernement et les élites traditionnel- les », comme le rappelle Nicolas Chagny, président de l’Internet Society France. Facebook constitue le terrain d’éclosion d’une telle mo- bilisation horizontale de citoyens (elle n’est pas sans rappeler celle d’Occupy Wall Street ou du Prin- temps Arabe, également éclos sur et par Internet). C’est surtout, plus récemment, l’explosion de courants populistes soudain tonitruants dans
le paysage politique, des promoteurs du Brexit au mouvement 5 étoiles en Italie. « Un parti initialement lan- cé via le blog du militant populiste Beppe Grillo, sous la direction d’un idéologue et entrepreneur du nu- mérique, Gianroberto Casaleggio », rappelle Philippe Lemoine, prési- dent du Forum d’action modernités et de la Fondation Internet nouvelle génération.
Jouer sur la simplicité
et l’émotion
C’est la preuve qu’avec la montée en puissance du numérique, poursuit Lemoine, « les personnes prennent désormais le pas sur les organisa- tions et les élites. Une donne qui profite notamment aux mouve- ments populistes ». « Oui, renchérit
qui
Julien
débat sur le fond du mouvement trop peu abordé par les médias dans qu’il y a autant de ronds-points) est des gilets jaunes, forcément cli- cette vague de mobilisation. très sympa. En recréant des espaces vant, même au sein du lectorat La colère n’explique pas tout. de vivre-ensemble sur les ronds-
d’un magazine économique dyna- À mon sens, si le mouvement tient points, les gilets jaunes ont réinven-
Leclercq
Directeur général agence Com’Presse Editions Yakabooks Auteur de Journal d’un salaud de patron
(Ed. Fayard) et de « RDV avec la France
qui bouge » (Ed. du Rêve) salauddepatron.fr
mique et optimiste comme celui que vous tenez entre les mains. Preuve ultime s’il en est besoin, je fus abor- dé après ma dernière conférence il y a quelques jours lors de l’AG d’un Medef territorial par certains des participants à la soirée, entre- preneurs et, donc, « gilets jaunes », puisque l’on appelle ainsi les per- sonnes qui manifestent leur mécon- tentement en ce moment.
Pas de débat sur le fond, non, mais
autant sur la longueur, c’est aussi pour sa convivialité. C’est qu’ils y sont bien, sur les ronds-points. N’y voyez ni aucun deuxième degré, ni aucune forme de jugement, po- sitif ou négatif. Il s’agit seulement d’un constat, factuel, sans doute plus évident pour l’entrepreneur en zone rurale que je suis. Musique, braseros, coups de klaxon, chants, rires, échanges... l’ambiance au cœur de ces carrefours bien fran-
té le troquet du coin.
Ce phénomène rappelle com-
bien il est urgent de répondre, aussi, au défi du vivre-ensemble. Revaloriser le collectif dans une époque individualiste, rendre la fierté d’appartenance à un groupe sans tomber dans un communau- tarisme nauséabond, remettre de la joie dans le quotidien. Des élé- ments qui ont disparu en même temps qu’écoles et cafés de villages
Nicolas Chagny, les outils numéri- ques offrent le moyen aux individus de mieux prendre la parole dans les débats publics, de se mobiliser et de s’organiser, avec toutefois un écueil et pas des moindres: le risque de manipuler les foules ! » On l’aura compris: alors que la Toile nous a habitués à obtenir tout tout de suite en un clic, «en créant bien souvent des bulles d’enfermement des in- ternautes via des algorithmes de suggestions pas très éthiques », dixit Chagny, n’est-ce pas également le credo des leaders populistes : jouer sur la simplicité et l’émotion par des réponses immédiates, faciles, personnalisées, et accessibles ? Un créneau sur lequel surfent volontiers Donald Trump ou Jair Bolsonaro (nouveau dictateur brésilien), adep- tes de l’outrance et de la radicalité sur les réseaux sociaux et grands détracteurs des médias classiques. Philippe Lemoine, Fondation In- ternet, nuance cette affinité possible entre la psychologie populiste et celle du numérique : « Si la contes- tation actuelle prend le visage du populisme – sur fond de revendi- cations sociales tous azimuts –, ce qui est d’abord en jeu c’est cette ac- tuelle transformation numérique qui déstabilise les pouvoirs de l’an- cien monde, largués, perdus, face à une telle mutation. Au bénéfice des individus qui font désormais la course en tête en inventant de nou- veaux usages, façons d’échanger, de s’informer... » Même si Emmanuel Macron, jeune et dynamique, s’est fait élire sur le thème de la start-up nation», «le président “jupitérien” – adepte d’une verticalité classique, descendante – est-il si moderne que ça ? », questionne Philippe Lemoine dans son livre Une Révolution sans les Français ? (L’Aube).
J2019, l’année des changements
e me garderai bien de lancer un néanmoins un point qui me semble chouillards (il n’y a que chez nous
Internet et grand débat
La mobilisation citoyenne des gilets jaunes – de Facebook aux ronds-points – rappelle combien, avec la montée en puissance du numérique, les individus prennent le pas sur les « élites ». Au risque d’avantager certains courants populistes... Une nouvelle donne avec laquelle le gouvernement doit absolument composer.
 32 | février 2019 ecoreseau.fr
Salauds de patrons !
  ]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[                   Une cellule performante et à votre écoute vous accompagne dans la gestion de vos mutations.
                    Les 7 étapes du déménagement de votre collaborateur
Satisfaction
Contact
Visite
Validation
Facturation
Centralisation Grands Comptes
Devis
Déménagement
   Centralisation
  de vos demandes Des prestations
    adaptées
              Un suivi
     personnalisé
   www.demenageurs-bretons.fr 0970330005
Appel non surtaxé
     https://www.demenageurs-bretons.fr/magazine-er.html
contact@demenageurs-bretons.fr
CONTACTEZ NOUS
]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
réseaux & influence
 Prenez l’Initiative France
Le réseau Initiative France se veut associatif, il aide à financer la création et la reprise d’entreprise et accompagne. Fiche pour startupeurs...
ans qui compte, 91%. Pas de ha- sard. La formule IF revient à asso- cier une aide au financement sous la forme de prêt d’honneur et un accompagnement. Pourquoi « prêt d’honneur » ? Parce qu’il est ac- cordé à la personne de l’entrepre- neur et non à l’entreprise. Pas de garantie. Taux zéro. « En venant renforcer les fonds propres de l’en- trepreneur, en compensant son apport personnel, le prêt fait jouer un effet de levier pour l’emprunt bancaire », explique Bernadette Sozet. En moyenne, le prêt accor- dé par Initiative France tourne au- tour de 10 000 euros. De quoi en « lever » 70 000 de plus sous forme de prêt bancaire... D’autres avan- tages lui sont attachés : comme il est assimilé à de l’apport per- sonnel, l’entrepreneur garde la majorité dans son entreprise...
Peu importe l’activité. Mais une exigence : créer au moins un em- ploi aux côtés de l’entrepreneur lui-même. Certains projets sont vraiment petits – beaucoup d’ac- tions sont menées en centre-ville. Le réseau a créé une catégorie spé- ciale, Initiatives remarquables (des projets qui bénéficient notamment d’un prêt plus important, en moyenne autour de 18 000 euros). Critères : un accent particulier est porté sur des retombées sociétales ou environnementales.
S’intégrer au tissu local
Mais plus encore que l’aide – pré- cieuse – au financement, c’est l’accompagnement et la mise en réseau qui assurent véritablement la différence pour un nouvel en- trepreneur. « Le financement est essentiel pour la survie au démar- rage, mais pour nous, l’objectif est que l’entrepreneur ose faire gran- dir son entreprise », explique la déléguée générale.
L’accompagnement commence souvent avant même le finance- ment, par exemple sous forme
d’aide pour définir le projet ou le dimensionner. Il se poursuit pendant les premières années de l’entreprise, sans limite de temps. Et en matière de réseau local, Ini- tiative France se montre riche, avec près de 700 points d’accueil et permanences, et un fort taux de pénétration dans les zones rurales où le lien territorial se manifeste sensiblement. Le but – avoué : encourager la naissance et la croissance de vrais tissus lo- caux, riches, denses et corespon- sables. « Nous rassemblons plus de 16 000 bénévoles et comptons près de 10 000 comités d’agrément où sont prises les décisions d’aide au financement, décrit la délé- guée. Ces comités se composent de chef(fe)s d’entreprise locaux, de banques locales, d’experts- comptables, d’avocats... » Ils ana- lysent le projet et la personne, la rencontre avec l’entrepreneur(se) reste déterminante. « C’est aus- si, pour lui ou elle, souvent, une première entrée dans le système économique local », souligne Ber- nadette Sozet. La grande majorité des projets portent sur un marché principalement local. Dès lors, les conseils d’acteurs actifs du terri- toire se révèlent particulièrement pertinents.
Initiative France élargit le cercle des contacts : les associations lo- cales – quelque 1 000 employés – assurent le suivi, organisent également des clubs, mettent en place un système de parrai- nage... « Ce qui marche le mieux, c’est de rencontrer ses pairs. De quoi rassurer, créer des liens... » Des relations privilégiées vont se construire, sous une forme de parrainage: il ne s’agit pas de coaching, mais d’aide et d’appui. On compte aujourd’hui près de 4 000 parrains, pour près de 9 000 entreprises parrainées, et l’asso- ciation veut en compter 5 000 en 2020. JeAN-MArie BeNOiST
De l’art de jouer sur les mots. France Initiative Réseau a d’abord lais- sé tomber « réseau » au
profit de France Initiative, puis a inversé les termes. Ça ne change rien à ses 34 années de mise sur orbite d’entreprises. Le réseau – en fait, une fédération – compte aujourd’hui 219 associations locales, ce qu’IF appelle ses pla-
tes-formes. Les résultats parlent : en 2017, 16 416 entreprises ont été financées. 2018 devrait aller plus loin. « Notre activité est de cet ordre depuis 2010, explique Ber- nadette Sozet, déléguée générale d’Initiative France. Nous avons impacté près de 5% de la généra- tion actuelle d’entrepreneurs. » Le chiffre le plus important n’est pas là: c’est le taux de réussite à trois
 34 | février 2019 ecoreseau.fr
© www.cecilemuzard.fr
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en immersion
  Microsoft et les PME
dien, il s’emploie avec ses équipes internes (mystère sur leur nombre) à accompagner les dirigeants d’en- treprises dans leurs solutions in- formatiques. « Il faut bien avoir à l’esprit qu’un dirigeant de petite entreprise est sur tous les fronts. Il doit s’occuper de tous les sujets. Les solutions que nous lui propo- sons doivent donc être simples et efficaces. » Trois valeurs – elles cor- respondent aux multiples stades de la vie des entreprises – scandent le travail des équipes : efficacité, innovation et développement. Les solutions déployées ciblent les
commercial (via notamment une interconnexion avec LinkedIn, le réseau professionnel désormais propriété du groupe Microsoft) ou encore l’analyse et la gestion des données.
Accompagner les TPE dans leur recherche d’innovation Au total, 200 000 entreprises ont d’ores et déjà adopté les solutions Microsoft. « Aujourd’hui, une en- treprise qui n’innove pas est en risque. C’est la raison pour laquelle l’axe innovation est clé dans nos propositions d’accompagnement », souligne Jérôme Barrier. Le spécia- liste a ainsi posé ses valises au sein de la Station F d’incubation avec pour ambition de « faire rayonner
Opération séduction
« Entreprendre l’esprit plus libre ». La promesse de Microsoft à destination des dirigeants de TPE et PME françaises fleure bon le slogan positif. Mais comment le géant accompagne-t-il les petites entités dans leur stratégie informatique ? Immersion au sein d’une division à échelle humaine.
36 |
février 2019 ecoreseau.fr
Ledéclicaeulieuilya quatre années. C’est à ce moment-là que le géant Microsoft décide d’intensi-
fier son positionnement auprès des très petites, petites et moyennes en- treprises françaises. Et pour cause : avec un vivier de quelque 3,8 mil-
lions de TPE et PME en France, le géant de l’informatique n’entend pas passer à côté de ces entre- prises qui pourraient vite devenir grandes. À la tête de la division Small, Medium and Corporate, Jérôme Barrier, aux commandes depuis octobre 2018. Au quoti-
problématiques de
mobilité, la cybersécurité (43 % des cyberattaques visent actuelle- ment les PME), le développement
l’entreprise : la
   ]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[ en immersion
entreprendre & innover
   Chez Microsoft France, tout est conçu pour favoriser contact et dialogue. Ailleurs en France, l'ensemblier informatique a mis
en place un maillage territorial serré.
  les champions de l’intelligence ar- tificielle française dans le monde ». Moyen : Microsoft s’emploie à constituer une communauté au- tour de l’intelligence artificielle, tout en endossant les habits de mentor technologique et business auprès des 1 000 start-up présen- tes. Il s’agit de proposer une solu- tion dédiée, « Microsoft for start- up », mais en outre de faire vivre l’écosystème par une mise en re- lation des clients existants avec les technologies et solutions déployées par les entreprises innovantes.
Un maillage territorial étroit pour couvrir l’ensemble de l’hexagone
Pas question, pour autant, de se
contenter d’un parisianisme au- tocentré : « 70 % des entreprises sont implantées en région et un Français sur deux travaille au sein d’une TPE ou PME. Pour les accompagner, nous devons donc nous fonder sur un mail- lage étroit du territoire avec des interlocuteurs locaux, à même de les accompagner sur leurs problé- matiques », dixit Jérôme Barrier. La division TPE/PME de Micro- soft a pris pied dans l’ensemble des métropoles françaises. Elle s’appuie sur un écosystème de 10 500 partenaires: distributeurs, intégrateurs de logiciels, éditeurs de logiciels, et, évidemment, start- up ! CHLOé PAGÈS
« Les solutions déployées : la mobilité,
la cybersécurité, le développement commercial ou encore l’analyse et la gestion des données. »
   ecoreseau.fr février 2019
| 37
 ]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
les trophées optimistes
Albert Szulman
L’homme qui a failli connecter toute l’Inde
L’idée est géniale. Connecter tout le monde à Internet, pour un prix dérisoire,
et donner le moyen au plus pauvre de faire du business, le plus modeste soit-il. À un mois près, Albert Szulman se voit privé de son dessein destin.
Un mois plus tard, il rebondit. Autocritique d’un fonceur.
rer la situation de quelque quatre milliards de personnes, jusqu’à enrayer la migration et ses consé- quences. Faire en sorte que les gens vivent bien dans leur pays. C’était mon but... » Les investisseurs ne s’y trompent pas. Be-Bound, en 2014, réalise une levée de fonds à 3,4 millions d’euros sur une valori- sation premoney de 24 millions, au- trement dit une levée à l’américaine avec des investisseurs français. Le tout sans client engrangé encore. Après coup, Albert Szulman ana- lysera cette exception française comme une anomalie : « Quand une start-up est financée à une hau- teur à ce point décalée par rapport à ce que les investisseurs en capi- tal-risque traditionnels sont prêts à faire, c’est que quelque chose ne va pas. » De tels investissements se jus- tifient si une grande entreprise veut accélérer sa road map. Be-Bound n’entrait pas dans ce schéma. Son créateur retiendra la leçon.
Contrat du siècle
Commence pour Szulman une enivrante plongée dans le rêve hu- main d’un destin planétaire qui l’entraîne dans le sillage de minis- tres français et d’ambassadeurs, au contact de décideurs politiques, de l’Asie à l’Inde, épaulé par Business France. En Inde, où le Premier ministre entend connecter tout le sous-continent rural, soit 700 à 800 millions de gens sans accès à Inter- net, Be-Bound est sur le point de re- layer le système inefficace qui a déjà coûté des centaines de milliards de roupies au pays. Albert Szulman apporte la solution du « dernier ki- lomètre », le seul maillon qui vaille. 2017. Il est sur le point de retourner finaliser l’accord avec le gouverne- ment indien, favorable à des solu- tions non américaines par crainte d’ingérence. La France, fournisseur stratégique d’une puissance éco- nomique ? Belle perspective éco- nomico-politique. Juillet : le patron de Be-Bound est renouvelé dans son mandat, obtient le quitus pour sa gestion. Une nouvelle augmen- tation de capital (près de 12 mil- lions d’euros en cumul) lui donne les moyens décisifs. Septembre. Il est... révoqué – le procès en cours l’empêche d’entrer dans les causes réelles. Une assemblée générale ex- traordinaire entérine par surprise le 4 septembre son exclusion de la so- ciété qu’il a créée. Le contrat indien, auquel les actionnaires semblent en fin de compte ne pas avoir cru, n’est pas signé. Près de six mois après ce règlement de compte à Be-Bound Corral, la boîte rêvée d’Albert Szul- man est loin de changer le monde et ne semble pas générer de revenus.
Scale-up Booster : d’emblée l’échelle planétaire
Albert ne participera pas au voyage d’Emmanuel Macron en Inde en novembre 2017 alors que son siège dans l’avion présidentiel était prévu. C’est un échec dont il retirera, dit-il, humilité et clair- voyance. « Mais je suis une mau- vaise herbe qui s’accroche », sourit l’entrepreneur à l’humour intact. À peine remis du choc, notre fin connaisseur de la Silicon Valley reprend contact avec le Français qui, à l’époque, l’avait cornaqué au sein d’un programme d’accéléra- tion des start-up françaises piloté par USMac (US Market Access Center Inc.), le grand facilitateur d’accès des compagnies étran- gères aux États-Unis. Un Français nommé Michel Ktitareff. Cet an- cien journaliste correspondant des Échos en était même venu à deve- nir le directeur commercial aux États-Unis de Be-Bound avant de partager le sort de notre «rebon- disseur ». Avec Laurent Delaporte, autre serial entrepreneur passé par l’école Microsoft, le trio crée Scale-up Booster en août 2018. But: accélérer à son tour les start- up françaises à l’international en combattant le sacro-saint dogme antiproductif qui veuille qu’une jeune pousse française fasse ses preuves dans l’hexagone avant de pointer le nez outre-Atlantique. « Or 95 % des entreprises nées en France qui débarquent à l’interna- tional après avoir subi les lenteurs bancaires et administratives, plus le frein des grandes entreprises, se présentent cinq fois plus petites que leurs concurrents. Drama- tique. » Scale-up Booster se donne un atout exceptionnel : il a signé un partenariat exclusif avec le géant USMac déjà nommé, accélérateur inouï sur 60 pays pour des milliers d’entrepreneurs. Ce qui n’empêche pas les trois associés de dévelop- per un modèle de développement
     La technologie, héritée d’une société suisse en dépôt de bilan, puis transformée avec l'aide du PARC (Palo Alto
Research Center), donne naissance à Be-Bound (littéralement « Soyez connecté ») : un smartphone, un objet se connectera à Internet par-
Les 5 résolutions d’Albert Szulman
tout dans le monde de n’importe quel point du globe, à commencer par les régions mal couvertes par les réseaux. En 3G, 4G, SMS, quelle que soit la qualité de la connexion... Nous sommes en 2011. L’homme qui crée la start-up frise alors la cinquantaine. Il se nomme Albert Szulman. Le startupeur n’a pas froid aux yeux. Cet ESCP passé par 3M, Kimberly Clark, Alten Tech- nologies et sept ans CEO de Ber- tin Services (oui ! l’ex-aérotrain !) et Bertin Services Aerospace sait très bien qu’offrir une connexion à 20 centimes d’euro par mois, donc accessible au plus pauvre des In- diens, Bengladeshis ou Africains, relève à la fois d’un formidable en- jeu humain et d’un effet multipli- cateur de chiffre d’affaires poten- tiellement énorme. « J’avais envie de changer le monde et d’amélio-
start-up françaises
Primo, ne pas s’exposer aux dangers de l’homme pressé: il prendra désormais du recul. Secundo, rester attentif aux signaux faibles. Tercio, ne pas aller contre sa nature. Albert est
un leader qui fonce, qui commet des erreurs. Ralentir, se poser,
transiger ne le servira pas. Quatro, se souvenir qu’un vrai entrepreneur rebondit toujours et
que le mot «obstacle» lui est étranger. Quinto, ne pas se mettre trop
de pression sur le développement à tout prix dès lors que l’on vous confie des capitaux...
original : les
qu’ils accompagnent les rémunè- rent pour qu’elles soient en mesure de générer des revenus et en vivre en l’espace de quelques mois, de s’ancrer à 360° sur le monde entier et de conserver leur écosystème en France pour y générer les emplois de demain. De quoi, peut-être, faire en sorte que Szulman se re- trouve bientôt dans l’avion prési- dentiel ? OLivier MAGNAN
Trophées
Optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
 38 | février 2019 ecoreseau.fr
    ]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[                   Tout l'univers Philips
pour vos cadeaux d'affaires et équipements propres
      Une organisation complète dédiée aux actions de fidélisation et de stimulation, Loyalty & Incentive
Notre équipe spécialisée dans les programmes de fidélité et d'avantage répondra de manière efficace et réactive à vos demandes et à vos attentes pour que vous puissiez :
→ Remercier les clients fidèles
→ Récompenser les employés
→ Motiver votre réseau de distribution
→ Augmenter la participation des consommateurs
aux campagnes marketing
→ Faire décoller les ventes par le biais de prix promotionnels attractifs
→ Exprimer votre reconnaissance à un partenaire commercial clé
Nous pouvons vous aider à réaliser tous vos projets
      Direction Commerciale
Pascal Evanno : pascal.evanno@philips.com
Solène de Malestroit : solene.de.malestroit@philips.com
 Philips France Commercial - SAS au capital de 3 100 000 € - Siège social : 92150 Suresnes (Hauts de Seine), 33 rue de Verdun - 811 847 243 RCS Nanterre
]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
les trophées optimistes
    Olivier Sarfati
avec Sabine Paturel puis signe un contrat de chanteur dan- seur avec Disney. Pensez donc, le voilà propoulsé devant des parterres de 4 000 personnes. « Le soir, quand je rentrais, je donnais des cours à mes élèves. » Drôle de double vie ! « Mes amis de HEC me regardaient bi- zarrement. Bien sûr, les bals que j’animais en lointaine périphé- rie de Paris étaient bien loin de la réalité qu’ils vivaient ! » Il produit un clip diffusé sur W9,
des jours entiers à lire des ou- vrages de culture générale, si ce n’est pas la matière la plus importante. Il faut bâtir une vraie stratégie afin d’opter pour la meilleure allocation pédago- gique. » MyPrepa cartonne, avec une longueur d’avance : « En 2013, c’était assez avant-gar- diste de basculer la pédagogie intégralement vers les cours en ligne. » Mais pain bénit pour les étudiants éloignés des centres de prépa. La machine de guerre compte aujourd’hui quinze pro- fesseurs dans le monde entier (du Vietnam aux États-Unis, en passant par la Chine, l’Australie et le Sénégal) qui correspondent régulièrement dans le cadre de réunions en ligne et se font éva- luer par les étudiants.
MyPlate-forme
En 2018, le chiffre d’affaires de MyPrepa suit la courbe ascen- dante des centaines d’étudiants en France qui investissent dans la réussite. Une double stra- tégie, numérique et éditoriale, bâtit la notoriété de l’entreprise. Sarfati : « J’ai publié quelques ouvrages et des vidéos. L’une, Les secrets pour intégrer HEC, a été visionnée plus de 100 000 fois. » Autre mesure de réussite : il n’est paraît-il pas rare que des jeunes commencent une prépa dans un lycée puis la suspen- dent pour ne se consacrer qu’à MyPrepa. Et ça marche ! », sou- rit le boss, ravi de constater que la frontière entre « présentiel » et « distanciel » s’évanouit.
Avec Laurent Pecoraro, son associé, Olivier Sarfati a créé fin 2016 LiveClass, hébergeur
Potion magique
pour prépas et au-delà
Passer un concours d’une école de commerce ? Très éprouvant ! Pour aider les jeunes à franchir le pas, Olivier Sarfati crée début 2012 MyPrépa, cours en présentiel. Rapidement, tout évolue vers une plate-forme en ligne. Puis
dépasse l’universN
étudiant. Leçon de succès.
e crée-t-on pas sou- vent ce que l’on au- rait rêvé de trouver pour soi-même ? Oli-
vier Sarfati en est la preuve. Ce petit-fils de carreleur venu de Parme et d’une Italienne bonne à tout faire décroche son bac en banlieue parisienne, mention passable. Un 3/20 en maths ne lui ferme pas la porte de HEC deux ans plus tard alors que son père, professeur de maths, lui avait dé- cosneillé la prépa – pas le niveau. «J’y ai cru, même si ce n’était pas mon monde. J’ai travaillé comme jamais. J’ai terminé der- nier à l’ESCP, puis le déclic s’est produit. J’ai intégré HEC grâce aux maths. Or je ne connais- sais cet établissement que par la chanson des Inconnus ». Au- teuil-Neuilly-Passy: la musique. Avec ça, il était à l’aise. Il avait
même envisagé une carrière dans le spectacle musical. C’est une tout autre voie qu’il a suivie. Al- lons-y des clichés: avec volonté et confiance, on abat des monta- gnes et l’on bouleverse son des- tin, air connu.
Artiste entrepreneur
L’école de commerce lui ouvre les portes du cabinet Arthur Andersen. C’est l’âge de quelques désillusions. « J’ai ten- té à plusieurs reprises de faire part à mon boss de choses qui me paraissaient absurdes ou de ce qui aurait pu à mes yeux être amélioré. Mais ma franchise n’a pas toujours été bien perçue. » Décidément, le conseil, très peu pour lui. Le Sarfati du spec- tacle renaît : il démissionne en 2001, s’investit dans les Studios Alice Dona, découvre le théâtre
« Les secrets pour intégrer HEC, plus de 100 000 visionnages »
  court les maisons de disques et... comprend. Primo, que le secteur est en déclin. Secun- do, qu’il faut un talent hors du commun pour vivre de son art. « J’me voyais déjà », c’est non. Il enseigne ? Parfait. Il va privilé- gier la pédagogie, il aime. Son objectif : préparer les étudiants aux enjeux du monde de de- main. Ce qu’il vend : la réussite aux concours. Avec son « truc » : « Déterminer une direction pé- dagogique et orienter les efforts des élèves proportionnellement aux coefficients qui préva- lent aux concours. Inutile, par exemple qu’ils se mobilisent
de la plate-forme pédago- gique de MyPrepa, mais dé- sormais à disposition d’autres clients « académiques » (pré- parations aux concours mé- dicaux, juridiques...) et... des stratégies de learning des en- treprises. Tel Dermaceutics, formateur de dermatologues. Prochaine étape : levée de fonds. Et nouveaux déploiements. AriANe WArLiN
Trophées
Optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
 40 |
février 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
briefing innovation
Après la voiture autonome, le tracteur autonome
L’américain John Deere a conçu un modèle de tracteur qui avance, recule, creuse, sème ou moissonne tout seul. Aux commandes, une IA, un GPS et un ensemble de caméras et de capteurs (capables de contrôler en temps réel la qualité de la récolte !). La SF nous l’annonçait. Pourvu qu’il sache cultiver bio...
Affichage « tête haute » pour les motos
OAFFICHAGE LG se roule son écran
  n en parlait, on l’a vu au CES 2019 un peu à la manière d’un volet roulant. : le géant sud-coréen LG a présen- Sur cette base est apposée une dalle OLED té en avant-première un écran en- composée de diodes électroluminescen- roulable. Le principe ? En un clic, tes. La commercialisation du produit est
l’écran de 65 pouces s’enroule dans son socle, socle d’ailleurs promu barre de son d’une puissance de 100 watts. Prouesse technique rendue possible grâce à un ali- gnement de petits bandeaux horizontaux
L’ENTREPRISE INNOVANTE InnovaFeed substitue Ul’insecte au poisson
ne start-up française conçoit des ne proviennent pas d’Europe, l’argumen- farines animales à partir... d’in- taire se tient : dans la chaîne de valeur pis- sectes. Concept fondé sur une loi cicole, Innovafeed reconquiert un maillon européenne de juillet 2017 qui de départ... L’entreprise ambitionne de de-
autorise les fermes aquacoles à utiliser les venir un leader mondial. Elle a levé en 2018,
rupture DNA Script
protéines issues de larves d’insectes pour nourrir leurs viviers. La start-up affirme que ce nouveau type de farine remplacerait celles confectionnées à base de poisson et se présente comme une externalité positive à la surpêche. Comme 80 % des farines utili- sées dans les fermes aquacoles européennes
successivement 15 et 40 millions d’euros en vue de construire un nouveau site de pro- duction pour multiplier par 30 sa capacité de production (objectif de 10 000 t contre 300 t actuellement). La start-up souhaite s’internationaliser et compte tripler ses effectifs cette année. n
ette start-up de biotechnologies veut déve- lopper la prochaine génération de synthèse d’ADN. Soit fabriquer un ADN de synthèse plus rapidement et avec de meilleurs résultats
que les techniques actuelles. DNA Script entrouvre la porte vers des miracles médicaux: soigner un cancer, guérir des maladies orphelines, éradiquer purement et simplement les maladies génétiques. En un an, la boîte a levé 23 millions d’euros, obtenu deux brevets, déposé cinq nouvelles demandes et compte 35 per- sonnes. Côté « prototype », la start-up a fabriqué le premier fragment d’ADN de 150 nucléotides avec la
méthode de synthèse de novo (synthèse d’une molécule obtenue en assemblant un à un les composants de la molécule in vitro), porte ouverte sur la biologie synthétique. Les applications en sciences de la vie (santé, développement durable, énergie, recherche aca- démique) et au-delà (stockage de données, nanomatériaux, sécurité) ouvrent un champ des pos-
sibles presque infini. n
annoncée pour l’été. Les services marke- ting du groupe coréen ont d’ores et déjà annoncé une compatibilité avec les assis- tants intelligents que sont Alexa et Google Assistant. n
L’affichage « tête haute » chez certains constructeurs automobiles projette les chiffres de vitesse ou de trajet via le GPS directement sur le pare-brise. On ne quitte plus la route des yeux. Crosshelmet, start-up japonaise, a adapté cette technologie aux casques de moto. Relié à une caméra grand angle à l’arrière du casque, le « X1 » affiche tout ce qui se passe derrière, y compris dans les angles morts. Commercialisation en Europe prévue pour avril 2019 quelque 1 800 euros.
augure des miracles Cmédicaux
prospective 9 tendances technologiques pour 2019
  La co-fondatrice de 1001startups, Gaëlle Ottan, prédit les grandes tendances technologiques 2019 en condensant le travail réalisé par The Futur 100 (trends and watch for 2019, réalisé par J. Walter Thompson Intelligence). Florilège :
1 Limiter les dangers des réseaux sociaux
2 Plus d’éthique dans le traitement des datas 3 Humaniser la technologie
4 Des technologies tournées vers le customer
empowerment (pouvoir du consomma-
teur)
5 Plus d’instantanéité dans les technologies
quotidiennes
6 Plus de femmes dans la tech et dans la deep
tech
7 La ré-invention de la ville sur les sujets de l’urbanisme, de l’habitat, de l’agriculture urbaine, de la mobilité, de l’énergie
8 La diversification d’Uber qui développe le projet d’UberAir en tant que réseau de transport volant
9 La multiplication de nouveaux formats pour les marques en réalité augmentée, format transmédia avec une démarche ar- tistique...
42 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[ Le boom de la maison connectée
Aux États-Unis, 25 % des foyers contre 9 % en France sont équipés d’un assistant intelligent. Google et Amazon se répartissent 57 % du marché de la smart- home avec une légère avance pour Amazon (30 % du marché). Du réfrigérateur à la télévision, en passant par le four, la cafetière, le lave-vaisselle, l’éclairage, le miroir de la salle de bain et même le lit... Les GA des GAFA prouvent leur omniprésence dans l’espace do- mestique et privé connecté.
La folie des écrans
Le CES, à ses débuts, était dédié aux écrans. Cet ADN a particulièrement transpiré durant cette édition. Sony, Panasonic, TLC, Huawei ou encore Lenovo ont dévoilé des écrans avec une qualité 8K soit 33 millions de pixels contre huit millions pour les téléviseurs 4K et deux millions pour les Full HD. Cette qualité de résolution hausse la barre aux 49 pouces (près de 125 cm !) sans perte de qualité.
voiture autonome et sécurité
Depuis deux ans, parler auto signe son ringardisme. C’est mobilité. La plupart des constructeurs mondiaux privilégient désormais le CES au salon de Detroit pour présenter leurs innovations. Comme Nissan dont l’iMx, SUV électrique autonome, s’est montré à Las Ve- gas et pas ailleurs. Mercedes-Benz y a installé sa Smart Fortwo Vision IQ, électrique 100 % destinée à l’auto- partage. Idem pour tout Toyota et Ford. Côté français, la start-up française Navya a dévoilé la dernière mise à jour de son taxi autonome sans chauffeur d’une capa- cité de six personnes transportées à 90 km/h en palier. Le Paris Motor Show 2018 avait exposé les habitacles futurs. Relais au CES où il n’était plus question de conduire. D’où l’aménagement des intérieurs sans vo- lant, commandes de vitesse ni «pédales» incongrues au profit de médias en réalité augmentée. Panasonic a signé des partenariats avec Netflix. Comme dans un avion.
french Tech, le raz-de-marée
Record battu pour nos entreprises ambassadrices lors de cette édition 2019 du CES. Près de 420 entre- prises de toute taille ont exposé au CES contre 412 en 2018, après la surprise des 320 entreprises présentes en 2017. Outre les start-up, étaient rassemblés sous le même pavillon bleu-blanc-rouge les grands groupes avec Dassault Systèmes, Air France, Total, Enedis, La Poste, Crédit Agricole, les centres de recherche (CEA) et les PME innovantes. Pixminds, spécialisé dans le multimédia, a été la troisième entreprise la plus récom- pensée au monde avec six Innovation Awards, derrière Samsung et le taïwanais MSI !
La polémique autour de la Sextech
Le sexe et la pornographie sont deux industries très in- ventives, déjà été pionnières sur les sujets du commerce
en ligne, de la vidéo en streaming, de la webcam et au- jourd’hui de la vidéo à 360°. En 2019, le CES a bien fait le show avec godemichets intelligents et club de strip- tease virtuel en 3D. Jusqu’au moment où la start-up Lora Dicarlo, vendeuse d’un sextoy surnommé « Osé » dont la proposition de valeur est de «procurer un or- gasme sans les mains», fut primée le 12 octobre dans la catégorie Robotique et Drones des CES Innovation Awards avant que son prix ne lui soit retiré et son sex-
toy banni du salon. Le CTA (Consumer Technology Association), organisateur du salon, s’est défendu en affirmant que «le produit ne convenait à aucune [des] catégories existantes et n’aurait pas dû être accepté». Une censure à l’américaine devenue virale sur les ré- seaux sociaux. Le #CESGenderBias a protesté au pré- texte que le sextoy était destiné à un public féminin... et qu’aucune autre entreprise de la sextech n’a subi le même sort. n
briefing innovation
tendances CES de Las Vegas, les 5 clés
4 598 entreprises et 180 000 visiteurs ont convergé au Nevada dans le grand building du Consumer Electronic Show où, désormais, les start-up françaises sont plus nombreuses que les américaines (sic). repérages.
entreprendre & innover
   ecoreseau.fr février 2019
| 43
]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
mapping innovation
Robots, art, plans géostratégiques, informatique quantique...
royaume-uni L’iA aurait voulu être un artiste...
Le coup de marteau de Christie a permis, en octobre 2018, de vendre le Portrait of Edmond Belamy au prix de... 432 500 dollars. Les auteurs, Hugo Caselles-Dupré, Pierre Fautrel et GauthierVernier,onttravailléavecl’IA pourréaliserl’œuvreencréant«desréseauxgénératifs d’adversaire» (GAN), de nouveaux algorithmes d’apprentissage automatique qui génèrent des images. « Cette technologie nous autorise à expérimenter la notion de créativité pour une machine», affirme le site des auteurs. La question de la paternité est ouverte: est-ce vraiment l’algorithme, comme l’indique la signature sur le portrait de Belamy ?
«Si l’artiste est celui qui crée l’image, alors ce serait la machine», explique Caselles-Dupré sur le site de Christies. Si l’artiste est celui qui détient la vision et veut partager le message, alors ce serait nous.»
L’IA connecte en douce la planète
Nulle part ne fleurissent de grands plans calculs en faveur d’une intelligence artificielle institutionnalisée. La nouvelle technologie des algorithmes savants est en train de se glisser partout, à coups d’inventions. Humainement intelligentes. PATriCe reMeUr
     et planète Se lancer dans l’iA gratuitement
IBM propose aux start-up de tester Watson et ses solutions blockchain gratuitement. 120 000 dollars de crédits sont offerts aux porteurs de projets pour lancer leur entreprise et utiliser facilement la technologie pour se développer rapidement. Panimood a ainsi bénéficié du soutien d’IBM pour devenir numéro 1 des émoticônes dans l’App store en 3 jours !
états-unis Un brevet concilie l’informatique
classique et quantique
« Résoudre des problèmes auparavant insolubles grâce à ce nouveau brevet. » Le président d’Accenture vante une solution qui offre plusieurs simulations en même temps pour identifier, en temps réel, la meilleure prise de décision et l’efficacité opérationnelle. Par exemple, les transporteurs vont choisir le camion ou la meilleure fréquence de livraison de marchandise.
De nombreuses applications médicales sont également possibles
pour prescrire le meilleur traitement. L’annonce d’IBM, au CES, de la commercialisation d’un ordinateur quantique pourrait changer la donne.
planète
Une iA qui a de l’oreille
Vous rêvez de devenir musicien. Google Brain propose une solution en open source. Avec les outils contenus dans Magenta Tensor Flow l’on crée ses compositions musicales et ses arrangements illico presto. En échange de cette facilité et de la gratuité, la machine apprend de vous et « charge votre talent » pour le numériser.
44 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[ france robot porteur
Trolleybot, sorti en mai 2018, est un robot conçu par la société toulousaine Sterela Robotics, actuellement testé dans les hangars d’Airbus. Il réalise un large
éventail d’applications, de la logistique à la préparation de commandes (plates-formes de commerce électronique), en passant par le transport d’outils lourds et d’autres activités de contrôle et maintenance. Il fonctionne
en autonomie totale ou en mode suivi de
mapping innovation personne et porte jusqu’à 150 kg en évitant les
entreprendre & innover
CHINE
Le leader de l’iA chinoise espère lever 500 millions de $
Megvii Inc, connu sous le nom
de Face ++, réussit une levée de fonds de 500 millions de dollars et fixe ainsi la valeur de la société à plus d’un milliard de dollars. Alibaba ferait partie du tour de table. SenseTime Group, basé
à Hong Kong, le concurrent est valorisé à 4,5 milliards de dollars après un tour de table de 600 millions de dollars mené en avril par Alibaba. L’enjeu pour la Chine est de disposer d’une intelligence souveraine face aux technologies américaines.
inde et russie...
font alliance sur l’iA
Les deux pays ont décidé de coopérer en matière d’IA et de blockchain dans le secteur de la santé, de la finance et des technologies. L’ambition est de jouer un rôle dans certains secteurs de l’IA. Pour l’instant, les marchés indien et russe sont marginaux. Mais les études montrent que ces marchés pourraient augmenter de plus 30 fois de fois d’ici à 2 ans.
corée Kia invente le « post
véhicule » autonome
Le constructeur automobile a développé un système d’optimisation et de personnalisation – Read – de l’espace intérieur d’un véhicule en analysant en temps réel l’état émotionnel du conducteur grâce à une technologie de reconnaissance des biosignaux basée sur l’intelligence artificielle. « La technologie surveille l’état émotionnel du conducteur et adapte l’environnement intérieur en fonction de son évaluation en altérant potentiellement les conditions relatives aux sens humains dans la cabine, histoire de créer une expérience de mobilité plus joyeuse », explique – un peu confusément peut-être –Albert Biermann, président et chef de la division Recherche et développement de Kia Motor. « Nous avons développé Read System pour créer un espace de mobilité interactif dans l’habitacle en combinant
une technologie de pointe de contrôle des véhicules et une intelligence émotionnelle basée sur l’IA. En conséquence, le système établit une communication continue entre les conducteurs et les véhicules grâce au langage implicite du “sentiment émotionnel”. » Pas forcément plus clair...
obstacles.
Prêt immobilier
Monemprunt.com propose aux particuliers un accompagnement complet lors de
la contraction d’un prêt immobilier – de l’estimation du prêt jusqu’à la signature de l’acte chez le notaire – assisté d’intelligence artificielle.
       europe Un plan iA
La Commission européenne a présenté un plan d’actions pour l’IA, doté d’au moins 20 milliards d’euros d’ici à 2020. L’ambition est de rattraper le retard, notamment en rendant davantage de données disponibles, en formant et en cultivant les talents,
et en développant une éthique. « La Commission
va soutenir les jeunes pousses et entreprises innovantes du secteur de l’IA et des chaînes de blocs qui sont en phase de démarrage, ainsi que
les entreprises en phase d’expansion. » Accenture obtient un brevet américain pour un « moteur d’optimisation quantique multi-état » qui exploite la technologie informatique quantique pour aider les entreprises à optimiser la prise de décision avec une efficacité sans précédent.
  ecoreseau.fr février 2019
| 45
]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
décryptage
Trois observateurs de la genèse des entreprises décryptent les raisons réelles po
GAFA mode d’em
  Innover comme Elon, Jeff et Steve, Alain Dupas, Cyril
de Sousa Cardoso, Jean- Christophe Messina, éditions
Odile Jacob. L’ouvrage cité en exclusivité sera en vente à partir du
20 février.
«À
ril de Sousa Cardoso, associé fondateur d’Audalom, cabinet conseil en accompagnement de la transformation des organisa- tions et des territoires par «in- novation commando», le- quel convainc son associé Jean-Christophe Mes- sina de se lancer dans l’écriture à trois têtes de cette exploration passionnante du pour- quoi de la réussite des grands innovateurs. Nos trois chercheurs ne se dispersent pas: il leur suffit d’obser- ver, de décrypter, de comprendre comment Elon Musk, fondateur de Tesla et SpaceX, Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde grâce à son Amazon et feu Steve Jobs, le génie d’Apple, ont réussi à créer des entreprises de plusieurs milliards de dollars, ai- dés, propulsés, incubés par tout un écosystème américain entièrement
pensé comme un accélérateur. L’échantillon suffit: toutes les autres licornes américaines se sont bâties de la même manière quand les échecs – ils existent – ont disparu des mémoires.
« Le pays des licornes »
Innover comme Elon, Jeff et Steve
se lit d’une traite en deux ou trois heures. Pour startupeurs pressés, à la rigueur, l’introduction et la conclusion suffisent à tout com- prendre, les chapitres – brillante plongée dans la tête des inno- vateurs – parachèvent dans le détail la description clinique du génie américain des réussites. Comme l’explique Alain Du- pas, «ni Musk, ni Bezos, ni Jobs ne sont des héritiers. Ce sont
mi-chemin entre la réflexion de fond et le livre
pratique », dixit l’éditeur du livre. On ne peut plus vrai. L’ouvrage que vous découvrez en avant-première plonge dans les secrets de fabrication des GAFA – Google, Apple, Facebook, Amazon – et autres NATU – Netflix, Airb- nb, Tesla, Uber –américains, dit un mot du mode étatiquement piloté des BATX – Baidu, Alibaba,Ten- cent, Xiaomi – chinois puis analyse les causes profondes, culturelles qui veuillent que l’Europe, inca- pable de constituer un marché unique, se donne au surplus tous les moyens de ne pas susciter de licornes (start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars), a fortio- ri de titans (entreprises de plus de
50 milliards de dollars).
Un mot sur les trois auteurs :
Alain Dupas, le sage du trio, voit les choses en orbite autour du globe, en scientifiqueexpertdespolitiqueset stratégies spatiales, ancien chargé de mission au Cnes. Il a rencontré lors d’une conférence le jeune Cy-
des entrepreneurs. Ils ont bâti des fortunes de papier [compre- nez, ils peuvent tout perdre du jour au lendemain]...» L’image connue du garage familial de Steve Jobs dans lequel Wozniak et lui conçoivent l’Apple I s’ap- plique furieusement à la plupart des milliardaires évoqués: Be- zos empaquetait les livres dans son pavillon de Seattle sur des meubles style Ikea.
Revenons en France. Avant qu’il ne soit accaparé par la révolte des gilets jaunes, le jeune président Ma- cron de la « start-up nation » avait parlé comme un Américain. Nos trois auteurs en ont fait la citation clédeleurouvrage:«LaFranceest un pays d’entrepreneurs, c’est un pays de start-up, mais je veux que ça devienne aussi un pays de licor- nes, de grands groupes nouveaux, le pays des géants de demain. Alors pour ce faire, nous devons sor- tir d’une fascination française, le “small is beautiful”. » Sans doute était-il ce jour-là, en plein salon VivaTech 2017, inspiré par l’énergie entrepreneuriale qui irradiait des
stands. La réalité, elle, demeure tout autre : sur les 266 licornes réparties dans le monde (août 2018), valorisées à 861 milliards de dollars, la Chine se taille la part du dragon – 131 –, les États- Unis loin derrière – 76 –, l’Europe anecdotique – 14 dont la moitié britanniques, 1 pour la France, Critéo. Dupas-De Sousa Cardo- so-Messina décomptent dans la foulée les superlicornes (plus de 10 milliards de valorisation) et les titans du numérique : 12 sont amé- ricains, 8 chinois. Rien d’autre. Côté Chine, l’affaire est vite traitée : le dés sont pipés par le régime au- toritaire chinois : « En s’appuyant sursonénormemarchéintérieur et en limitant de manière autori- taire la pénétration des GAFA sur ce marché, il crée artificiellement les conditions de la croissance des BATX. Cette approche dirigiste n’a rien à voir avec l’entrepreneu- riat tel que nous le connaissons en Occident. Elle s’inscrit dans la perspective d’un affrontement technologique avec les États-Unis qui explique largement le bras de
Emmanuel Macron : « Je veux que la France devienne aussi un pays de licornes, de grands groupes nouveaux, le pays des géants de demain. »
   46 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[ ur lesquelles l’Europe et la France ne donnent pas naissance à des licornes...
ploi
Hyperloop,
le projet révolutionnaire d'Elon Musk lancé en
2013. S'il finit par exister, il commencera par relier San Francisco et Los Angeles en 30 minutes.
çaises. L’exemple d’Apple est par- lant : Steve Jobs et Steve Wozniak n’ont rien inventé, ils n’ont pas produit d’innovation technique, mais ils ont conçu des produits de qualité et esthétiques à travers des business plans en rupture. La machine à GAFA américaine place l’innovation dans l’organi- sation du travail, la production, la gestion, les modèles d’affaires, les services nouveaux, les produits matériels et immatériels. Au sein des entreprises installées, l’inno- vation fonctionne comme une start-up interne. Exemples : IBM, en 1981, isole une équipe de déve- loppeurs pour sortir en neuf mois le PC. Côté Japon, Toyota, en 1980, invente le lean manufacturing. Microsoft, un temps déphasé, est revenu en force pour occuper le 4e rang des capitalisations boursières. Côté start-up, le secret de l’inno- vation se prononce « voir grand » : elles associent une croissance forte et une marge élevée.
Mais il existe, révèlent nos trois auteurs, un « outil » unique ca- pable d’allumer les moteurs de la fusée : la DARPA (Defense Ad- vanced Research Projects Agen- cy). Elle a beau dépendre du DOD (département de la Défense), rester modeste (3 milliards de dollars de budget et quelques centaines d’em- ployés, chiffrent les auteurs), elle identifie et finance chaque année des centaines d’études de faisabi- lité. Il en ressort quelques dizaines de projets aussitôt traduits en dé- monstrateurs quasi opérationnels. Le SapceX du milliardaire Musk (il avait tiré sa fortune de la vente de ses parts de PayPal) est né de la matrice d’accompagnement DAR- PA avant que la NASA ne prenne le relais. Cette approche du modèle de partenariat public-privé consti- tue, pour Alain Dupas et ses co-au- teurs, la clé d’un système au sein duquel le créateur visionnaire...
... voit son enthousiasme estimé en valeur, supérieure aux finance- ments extérieurs : il/elle reste ma- joritaire dans son entreprise,
... sait que les venture capitalists (en français capital-risqueurs) de- meurent les gestionnaires des fonds qu’ils injectent dans la start-up (ils ne sont pas, comme en Europe, des financiers et des banquiers inaptes à prendre des risques – les auteurs soulignent au passage la séman- tique, là où les Américains privilé- gient l’aventure (venture), les Fran- çais évoquent le risque,
... compte sur l’idée que les investisseurs se projettent à dix
ans au moins, d’où ces valorisa- tions énormes alors que l’entre- prise n’engrange aucun chiffre d’affaires. Ils misent sur la réus- site massive de l’une des jeunes pousses qu’ils financent, quitte à essuyer des échecs avec les autres,
... trouve normal de ne suppor- ter que le minimum de contrain- tes, tout entier tourné vers son projet d’améliorer l’existence des humains ou de résoudre des pro- blématiques sociales...
Taxer les GAFA plutôt
que d’en créer un...
En évaluant la capacité de la so- ciété France à s’inscrire dans un tel schéma gagnant-gagnant, nos trois explorateurs de réussite sont bien obligés de lister les obstacles de la machine à perdre: 1, l’ab- sence de véritables venture capi- talists (affirmation à nuancer avec l’apparition, depuis une dizaine d’années, d’entrepreneurs devenus capital-risqueurs du 3e type – le créateur de PriceMinister devenu Rakuten, celui de PhoneHouse, de Meetic, etc.). 2, les garanties et les rapports improductifs exigés des créateurs. 3, un droit du travail trop rigide (la loi Pacte consti- tue un progrès indéniable), une fiscalité « complexe et lourde ». À quoi s’ajoutent la difficulté à gar- der le contrôle stratégique de sa boîte et les freins subis par l’inves- tisseur désireux de sortir du capital par la cession de la start-up, avec réinvestissement des bénéfices dans d’autres projets (le contre- exemple savoureux de la « PayPal Mafia » rappelle que la revente à 1,5 milliard de dollars de PayPal avait poussé Thiel, Musk et les autres à financer Linke- dIn, Youtube, Tesla, SpaceX, Palantir, Yelp, Yammer, Face- book, Zynga et autres Flickr...). Un Macron affaibli sera-t-il en mesure, quand bien même lirait-il le trio clairvoyant, de transfor- mer la start-up nation en matrice à GAFA ? L’Europe contestée se donnera-t-elle les moyens, avant de jouer les sous-conti- nents entre États-Unis et Chine, de créer une « DARPA euro-
La DARPA américaine identifie et finance chaque année des centaines d’études de faisabilité.
décryptage
entreprendre & innover
  fer commercial engagé par l’Ad- ministration du président Donald Trump contre le rival chinois. Elle correspond aussi à l’utilisation des BATX pour mettre en place une surveillance systématique des in- dividus par les autorités chinoises, qui va au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. » Rien qui ressorte d’une révélation géopolitique, mais au moins la description du « modèle » chinois ainsi expédié en dix lignes sans circonlocutions di- plomatiques donne-t-elle un aper- çu du ton étonnamment direct et convaincant du reste de l’opus.
Une mitraillette à projets, la DARPA
Reste à résumer les grandes li- gnes de l’analyse par laquelle nos
trois experts de terrain répondent à la question clé: est-il possible de transposer à l’Europe, voire en France, le modèle si efficace des GAFA américains ? « Oui, opine Alain Dupas, si l’Europe sait s’adapter en gardant le meilleur de son domaine. » En France, remarque-t-il, l’intensité de la recherche institutionnelle et in- dustrielle revendique un excellent rang dans le monde. Pour autant, le pays est en décrochage par rap- port à l’Allemagne et au Royaume- Unis. Raison : l’innovation telle que la définit l’écosystème amé- ricain conçu pour promouvoir la croissance des entreprises disrup- tives ne s’apparente pas aux pro- cessus scientifiques et techniques qui freinent les initiatives fran-
péenne », comme le
les auteurs, associée à
franches virtuelles qui s’affran- chiraient des règles communes » ? Apparemment, l’urgence pour la France, pourtant, semble la taxa- tion des GAFA. Mauvais plan... OLivier MAGNAN
ecoreseau.fr février 2019 | 47
préconisent des « zones
m
]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[ CRÉER UNE ENTREPRISE,
CRÉER EN RÉGION,
CRÉER UN ÉVÉNEMENT
Créer aujourd’hui reste la plus belle aventure de tous les temps ? Oui, à condition de s’y engager à fond, même – et surtout – pour créer une micro-entreprise. Les quelques repères page 47 s’adressent aux milliers de Français/es qui rêvent de se lancer seul(e)s. Il existe une autre manière de se lancer seul sans le label micro-entrepreneur : se faire « porter ». On est salarié, mais indépendant (p. 50). Mais la grande affaire pour les entreprises de toute taille, y compris les multinationales, reste l’affacturage. Un mode de gestion (p. 51). Régions? Territoires ? Quitter Paris et sa « couronne » pour jouer les princes entrepreneurs dans un magnifique paysage ? Ça tente et ça se tente (p. 54). Et si l’on veut créer l’événement, motiver ses troupes ou choyer ses clients, se réunir (Meetings), récompenses (Incentives), conférencer (Conferencing) ou (s’)exposer (Exhibitions), il faut connaître les opportunités du MICE (p. 58).
 pratique
48 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[  2019 : créer une micro- entreprise, SAS, SARL...
Devenir leur propre patron, de plus en plus de Français en rêvent. Pour le réaliser, ce rêve, la recette est simple : savoir s’entourer, se faire financer et surtout, ne jamais lâcher prise. Mais la mettre en œuvre, c’est une autre paire de manches...
reprendre une ou de s’installer à   Trouver la bonne idée
créer aujourd’hui
pratique
    Les défaillances d’entre-   Français de plus en plus séduits
prises devraient de nou- veau s’aggraver en 2019, la faute au ralentissement
Le droit en pratique
son compte séduisait, fin octobre, 36 % d’entre eux. C’est le plus haut chiffre enregistré depuis 1999 (1re année du sondage), en aug- mentation de 5 points par rapport à 2015. « Ces dernières années, il y a eu un grand mouvement autour de la French Tech – les entreprises françaises du numérique –, ainsi que la création du statut de mi- cro-entrepreneur », expliquait au Parisien Week-End Fabrice Zerah, fondateur et dirigeant d’Ubi Solu- tions, société dont les puces intelli- gentes équipent aussi bien les draps des 39 hôpitaux de l’AP-HP que 10 000 voitures du parc d’occasion de PSA. « Ce sondage confirme qu’aujourd’hui, l’envie de créer son entreprise est forte en France, no- tamment chez les jeunes, puisque 59 % des moins de 35 ans envi- sagent ce projet. » Pourtant, si le désir d’entrepreneuriat croît, le sentiment qu’il est difficile de créer son entreprise en France reste fort, puisqu’il est partagé par 68 % des sondés. Les principaux freins per- çus sont le poids des charges et des impôts pesant sur l’activité (42 %), la crainte suscitée par le risque fi- nancier (40 %) et la complexité des démarches administratives (33 %).
Pour Frédéric Salles, président et fondateur de Matooma, « il existe pourtant dans notre pays un éco- système exceptionnel de soutien à la création d’entreprise, avec, par exemple, l’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entre- prise, le statut de jeune entre- prise innovante, le réseau Entre- prendre, etc. ». Après sa formation d’ingénieur, Frédéric Salles passe par IBM avant de rejoindre SFR. Il y restera dix ans, d’abord comme responsable commercial de région, puis comme ingénieur d’affaires national M2M. Il prend alors la mesure de l’incroyable potentiel de l’Internet des objets. L’idée de Matooma part d’un constat : ses clients ont du mal à gérer leur parc d’objets connectés. Ils doivent sans cesse jongler entre plusieurs opéra- teurs en fonction du réseau. « Nous avons donc conçu une plate-forme pour gérer tous les opérateurs, mais aussi des cartes Sim mul- ti-opérateurs », explique Frédéric Salles. En 2012, il crée Matooma avec Nadège Salles et John Aldon, ses associés. Après plusieurs refus, ils réussissent à convaincre le ré- seau Entreprendre ce qui leur per- met d’ouvrir un crédit de 100 000
 économique, prédisent les écono-
mistes. Pas de quoi faire peur aux   de monter sa propre boîte, d’en
par l’aventure entrepreneuriale. Selon un sondage Ifop pour Ubi Solutions, en partenariat avec Le Parisien Week-End, la perspective
     Une marque peut-elle exploiter sans limite l’image d’une
C’est pourquoi il était aisé de   et/ou les services pour lesquels elle
 personL
considérer que la marque de vête- ments avait fait subir plusieurs pré- judices à la personne utilisée dans ses spots : un préjudice d’image et un préjudice financier par rapport à d’autres annonceurs potentiels.
La réclamation d’une indemni- sation n’ayant pas eu d’effet, nous avons dû entamer des démarches contentieuses pour contraindre la société à indemniser le préjudice subi.
Il fallait déjà définir si l’univers visuel de l’animateur était protégé par une marque, ce qui était le cas puisqu’il avait déposé une combi- naison composée de son nom et d’autres mots comme marque au- près de l’Inpi.
est protégée.
C’est sur ce fondement mais aus-
si sur un fondement de préjudice pour son image personnelle que nous avons pu assigner en respon- sabilité la marque en question qui a dû rendre des comptes sur ses pratiques agressives.
Conclusion: les personnalités sont régulièrement sollicitées pour promouvoir des produits et ser- vices et elles ont désormais le ré- flexe de choisir les bonnes et mau- vaises opérations dans l’intérêt de leur image. Cependant, au-delà du rôle d’un agent ou d’une agence, rien ne remplace le dépôt en bonne et due forme d’une marque afin de conserver la maîtrise de l’utilisa- tion d’un slogan ou d’un nom.
C’est ce fondement juridique qui permet à l’avocat de disposer des armes nécessaires pour prévenir de toute utilisation frauduleuse ou agressive de l’image de son
nalité ?
a démultiplication des   marque avait profité d’un match
   opérations de commu- nication est une donnée incontestable depuis plu-
pour diffuser un spot publicitaire et un message sur les réseaux sociaux qui associaient l’image de l’anima- teur à sa propre image.
Bien que courtois, l’animateur considérait légitimement que l’ex- ploitation de son image par une marque sur les réseaux sociaux sans son autorisation constituait une violation de son droit à l’image.
En effet, de nombreuses per- sonnalités développent aujourd’hui de véritables stratégies de contenu sur les réseaux sociaux en cohé- rence avec l’image qu’ils veulent véhiculer... et en conformité avec les engagements qu’ils ont déjà pris avec d’autres marques.
L’irruption imposée d’une opé- ration de communication pour une marque qui ne représente pas for- cément les valeurs d’une personna- lité.
sieurs années. Afin d’attirer un pu- blic-cible, les marques, qui doivent justement se dé-marquer, utilisent souvent l’image d’une personnalité qui véhicule leurs valeurs ou qui at- tirent leurs clients potentiels.
Ces partenariats sont d’autant plus importants que les réseaux so- ciaux ont vu naître une nouvelle ac- tivité économique financièrement attrayante: les influenceurs. Payés pour donner leur avis ou présenter un nouveau service ou un produit, ils mettent leur puissance de dif- fusion, leur nombre d’abonnés, au service d’une marque.
Dans le cas de ce mois-ci, un animateur connu dans le milieu du basket avait vu son image utilisée par une marque de vêtements. La
En conséquence et selon les ar-
ticles L. 713-1, L. 713-2, L. 713-3 du
Code de la propriété intellectuelle,
le titulaire d’un droit de marque a
le droit d’autoriser ou d’interdire la reproduction ou l’imitation de sa
marque pour désigner les produits   client. n
Alto Avocats est un cabinet d’avocats qui a développé
une expertise pointue dans l’accompagnement des start-up et entreprises de croissance www.altoavocats.com
  ecoreseau.fr février 2019
| 49
]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
créer aujourd’hui
pratiques numériques !
Cédric Ternois
Président de Jalix
2019, l’année des changements
Comme chaque année à cette période, nous présen- tons fièrement nos bonnes résolutions, à titre per- sonnel mais aussi professionnel. Par ailleurs, comme beaucoup d’entreprises clôturent leurs comptes au
31 décembre, janvier est aussi le mois des annonces, des kick- off d’entreprises et de la présentation des budgets.
C’est donc une période où nous passons beaucoup de temps avec nos clients pour travailler sur les nouveaux projets et les chan- gements à venir et 2019 va être très riche, en particulier pour les projets d’externalisation et de migration vers les « nuages », les solutions #Cloud.
La transformation numérique n’est pas, n’est plus, un concept... C’est une réalité, une nécessité même! Les services marketing parlent de #Disruption depuis quelques années, le terme est parfois galvaudé... mais la réalité s’affirme chaque jour davantage et les solutions sont désormais matures.
Si l’on prend l’exemple de la gestion de la relation client, elle a considérablement évolué, elle est multi-canal tout en conser- vant une vraie continuité: nous ne supportons plus de devoir réexpliquer par téléphone notre réclamation envoyée par mail quelques jours avant et pour laquelle nous n’avons pas eu de retour. #Rapidité #Efficacité sont devenues nos exigences en termes de suivi client. Les réseaux sociaux illustrent bien ces nouveaux usages et exigences, et ils sont désormais incontour- nables dans une stratégie commerciale et/ou marketing.
Le #Cloud, le #SAAS est le modèle retenu par (tous) les édi- teurs de logiciels, et les solutions sont désormais matures et répondent aux promesses de #Mobilité et de #Sécurité, même si cela reste un point de vigilance avec la performance des ré- seaux.
Le système d’information (SI) devient donc externalisé et oblige les entreprises à repenser l’ensemble et même sa gestion, mais comme toujours une contrainte est aussi une opportunité : celle pour les entreprises de se concentrer sur leur métier et de déléguer la gestion du SI à des experts, tout en conservant une exigence de pilotage et de transparence.
Ce modèle se développe depuis quelques années mais tout va s’accélérer car si l’externalisation d’applications métiers (facturation...), spécialisées (RH, note de frais...) est devenue la norme, peu d’entreprises avaient complétement basculé tout le SI dans le #Cloud. Mais là aussi, les solutions (Azure, Amazon...) sont matures, robustes, sécurisées et très intéres- santes financièrement.
Gagner en agilité, en mobilité, en efficacité tout en écono- misant beaucoup d’argent: qui peut s’en passer ?! Personne, d’autant plus que les utilisateurs, les collaborateurs qui vi- vaient chaque évolution du SI comme une contrainte, sont au contraire très favorables à ces changements car les nouvelles solutions sont plus ergonomiques, intuitives et proches de leurs usages personnels (mobilité, drive...).
Nous le constatons depuis quelques mois, les entreprises ont initié ce virage, et accélèrent même la manœuvre avec succès, et les gains deviennent de vraies forces.
La transformation digitale devient réalité et tient ses pro- messes, et pour les entreprises qui ne prendront pas le train en marche, 2019 et les années suivantes vont devenir de plus en plus difficiles. n
euros. Avec 50 collaborateurs et un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros, Matooma fait partie des success stories de la French Tech.
Ménager sa monture
Pour connaître pareille réussite, le dirigeant recommande de ne pas brûler les étapes. La première consiste à effectuer une étude de marché afin de mieux connaître son environnement commercial et concurrentiel. « C’est à l’issue de cette recherche que mon analyse s’est confirmée. Il existe un vrai besoin industriel lié à la croissance du marché des objets connectés dans le secteur industriel et BtoB (alarme, télésurveillance, santé, énergie, industrie, etc.) », indique Frédéric Salles. Qui recommande également de ne pas se lancer seul. « Être au moins deux favorise la confrontation des points de vue histoire d’éviter des erreurs gros- sières commises dans la précipi- tation. S’associer est en outre un enrichissement, nouvelles compé-
du salariat. Or, souvent l’entourage proche ne comprend pas que l’on puisse prendre tous ces risques. » Anthony Abiven ne remerciera jamais assez les consultants d’AZ Initiatys rencontrés dans une for- mation financée par Pôle Emploi. « Ces spécialistes m’ont appris à af- fronter mes démons et à défendre mon projet devant les banques bien sûr, mais avant tout, devant mes proches. »
Chercher du soutien
Vient ensuite l’étape de la re- cherche d’informations liées à la création d’entreprise. De nom- breuses sources documentaires sont disponibles sur Internet. Il est cependant fortement conseillé de se rapprocher d’une chambre de commerce afin d’obtenir une aide précieuse. Il est aussi très utile de rencontrer d’autres porteurs de projets au sein de réseaux tels que Réseau Entreprendre ou Initiative France, afin de bénéficier de leurs expériences. « Cette étape m’a pris près d’un an, révèle Christopher des Fontaines, fondateur de Jolly-
         La première étape consiste à effectuer une étude de marché afin de mieux connaître son environnement commercial et concurrentiel.
tentes à la clé. Moi par exemple,   click, le premier réseau social pour
      j’étais spécialisé dans l’ingénierie et le commercial. Je me suis donc associé avec John Aldon, très à l’aise avec la comptabilité et la fi- nance. »
La famille,
une alliée sinon rien Dans le même temps, il est indis- pensable de faire un point sur votre situation personnelle, familiale, financière et patrimoniale. Effec- tivement, le passage d’une activité salariée au statut d’entrepreneur impactera vos revenus ainsi que votre vie de famille. Il s’agit là d’un point essentiel assure Anthony Abiven, fondateur d’Ineol, une société en plein essor spécialisée dans la distribution, auprès des restaurants, d’huiles alimentaires vierges, et dans la collecte d’huiles alimentaires usagées. « Il faut faire preuve d’une détermination sans faille pour créer sa boîte. Si l’on n’est pas costaud dans sa tête, l’échec est voué d’avance. Votre compagne, ou votre compagnon, doit être 100% avec vous. Il faut être prêt à sacrifier son pouvoir d’achat, ses temps libres en famille, à abandonner le confort protecteur
entrepreneurs, freelances et projets innovants. Ce temps m’a permis de réfléchir à mon projet, tester ma motivation et trouver un associé spécialisé dans le développement web, une compétence que je ne possédais pas. »
Lorsque votre décision est prise, il convient alors de prévenir votre employeur au sujet de vos futurs projets, puis de choisir entre un congé création, un maintien de l’activité ou un départ définitif. C’est aussi le moment de consul- ter votre banquier et de prendre contact avec un expert-comptable.
Un projet ciselé
La création d’une entreprise passe tout d’abord par la définition du projet. Il s’agit d’en délimiter le cadre et d’expliquer la manière dont vous souhaitez exercer en éla- borant un business plan. Cet outil vise à réunir toutes les informa- tions sur votre future activité et à en démontrer la solidité auprès de vos investisseurs. Il contient no- tamment la présentation du pro- jet, des produits et des services.
   50 | février 2019 ecoreseau.fr
  ]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[ JEUDI 23 > VENDREDI 24 MAI 2019
RENCONTRE NOS GRANDS COMPTES Technopole.Aube.Champagne @TechnopoleAube plugandstart.com
]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
Il est indispensable de faire un point sur votre situation personnelle, familiale, financière
et patrimoniale.
Il aborde le sujet du modèle éco-   capitale : l’avenir de votre projet
essentielle afin de constituer votre   ler judicieuse lors de cette étape.
        nomique et propose une étude du marché dans lequel l’activité se développera. Le business plan doit aussi comporter des informations sur la concurrence, l’analyse des
dépendra en grande partie de sa qualité. « Parmi mes camarades de promotion à la formation de création d’entreprise dispensée par Pôle Emploi, l’un, sûr de son idée, a négligé la réalisation de son étude de marché et d’un business plan solide. Résultat, il a perdu les premières années à la tête de son entreprise à boucher les trous et répondre à des problématiques qui ne se seraient pas posées avec une étude marché et un business plan
enveloppe de départ. Elle comptera votre apport personnel, celui d’as- sociés ou encore un crédit bancaire ou un financement par crowdfun- ding.
En tant qu’entrepreneur, vous avez aussi le droit à de nombreuses aides et subventions émanant de votre département, de votre région ou en- core de Pôle Emploi. Les chambres de commerce proposent les services de conseillers qui vous accompa- gneront pour la création, mais aussi pour des démarches ultérieures une fois votre activité lancée. « Il ne faut pas se méprendre, l’argent est le nerf de la guerre et malgré toutes les aides publiques ou parapubliques, il faut un minimum de capitaux pour se lancer. C’est d’autant plus indispensable que cela rassure les organismes, les banques, bref tout ceux qui sont susceptibles de vous prêter de l’argent », assure Frédéric Salles. Lui-même a bénéficié de la love money de sa famille pour mon- ter son projet. De son côté, Chris- topher des Fontaines, conscient que les banques ne financeraient jamais un projet aussi original avec des perspectives de bénéfices à moyen terme, a misé sur le crowdfunding avec succès. « Un an après avoir créé mon entreprise, j’ai levé 300 000 eu- ros en mars 2017 auprès du business angel suédois Nore Rinnesjö-Ec- kerberg. Je viens de clore un deu- xième tour de table de 800 000 euros auprès du fonds d’investisse- ment suédois Reykur Förvaltning, de l’ANRT, de Bpifrance et de la région Occitanie. »
Le chef d’entreprise doit en effet opter pour un régime social qui déterminera la méthode de ca- lcul des cotisations sociales et de l’imposition, à savoir celui du mi- cro-entrepreneur, du travailleur salarié ou du travailleur non sa- larié. Dans le cadre de la création d’une société – SAS, SARL –, la rédaction des statuts et du pacte d’associés s’impose, encadrant les règles de fonctionnement et d’organisation de la nouvelle en- tité : les apports, la forme, l’ob- jet, l’appellation, le siège social, les parts sociales... « L’enjeu est d’importance », souligne Frédé- ric Salles qui indique qu’un mon- tage capitalistique mal préparé peut conduire à terme à la perte du contrôle de la société par son fondateur. « Mieux vaut avoir un ou deux associés avec un déte- nant une forte majorité. En effet, les levées de fonds sont mécani- quement dilutives. À la première levée de fonds, les associés gar- dent le contrôle de leur boîte, mais à la deuxième, ils risquent fort de se retrouver minoritaires. »
En outre, il est temps d’entériner le choix d’un nom d’entreprise, une démarche qui demande quelques recherches auprès de l’Inpi ou de l’Afnic afin d’en vérifier la dispo- nibilité. Enfin, vient le moment de l’enregistrement auprès des or- ganismes agréés. Il faut pour cela contacter le Centre de formalités des entreprises (CFE), obtenir son immatriculation auprès du Registre du commerce et des so- ciétés (RCS) et s’enregistrer au Ré- pertoire national des entreprises (RNE). Vous obtiendrez ainsi votre extrait Kbis et pourrez of- ficiellement lancer votre activité. Pierre-JeAN LePAGNOT
« forces, des
portunités et
affecteront votre activité. Ce do-
cument doit également proposer
une description des plans d’ac-
tion commerciale, de commu-
nication, de R&D (Recherche et
Développement) ou encore de
production, ainsi que la forme ju-
ridique, la structure, les prévisions
financières sur trois ans, les projets
d’investissement, sans oublier les
scénarios de fin d’activité. Le bu-
siness plan est d’une importance   L’étude de votre financement est   table et d’un avocat peut se révé-
faiblesses, des op- des menaces » qui
plus abouti », Abiven.
explique
Anthony
Le choix des statuts juridiques et sociaux intervient en dernier lieu. Il s’agit de définir l’ensemble de votre projet et de son financement afin de déterminer le statut adé- quat. L’aide d’un expert-comp-
L’argent,
nerf de la guerre
  52 |
février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Guide entrepreneur 2019 :
::
54 euros pendant leur congé. Tercio, les nouveaux micro-en- trepreneurs enregistrés après le 1er janvier 2019 vont bénéficier d’un allègement des cotisations sociales sur plusieurs années, lié à l’ouver- ture de l’Accre (Aide à la création d’entreprise) à tous les créateurs. Quarto, depuis le début de l’année, ces nouveaux micro-entrepreneurs ne sont plus affiliés à la Sécurité so- ciale des indépendants, mais direc- tement à la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie). En 2020, ce sont tous les indépendants qui devraient basculer sous le régime général, pour l’ensemble de leur protection sociale.
  enjeuUx de marché
ne étude récente de nous préparer. Micro-entrepre-   correspondaient à un complé-
   l’Association pour l’em- neur, portage salarial, affacturage : ploi des cadres (Apec) trois segments en plein développe- le montre clairement : ment.
ment de salaire. Le complément est devenu l’essentiel. La France compte aujourd’hui près de 1,3 million de micro-entrepre- neurs – forte progression enre- gistrée l’an passé. 2019 leur ré- serve de meilleures protections de statut. Pour bénéficier du régime, il s’agit de respecter les plafonds de chiffre d’affaires, 70 000 euros par an maximum pour les activités de services et 170 000 pour les activités de vente de marchandises. Les atouts nouveaux : primo, le droit au chô- mage – l’une des promesses élec- torales d’Emmanuel Macron. Un micro-entrepreneur sans activité touchera 800 euros par mois pen- dant six mois. Condition sine qua non : il faudra avoir travaillé au moins deux ans avec au minimum 10 000 euros de revenus et se placer sous le régime du redressement ou de la liquidation judiciaire. Secun- do, les femmes micro-entrepre- neuses bénéficient de l’instauration ducongématernitéuniversel.Elles doivent suspendre leur activité au minimum 8 semaines et touchent
même si le contrat à durée indé-
terminée (CDI) demeure la forme
dominante d’emploi en France, la
part du travail indépendant pro-
gresse depuis plusieurs années.
L’emploi non salarié progresse plus
vite que l’emploi total, en parti-
culier dans le secteur tertiaire. Ce
que confirme un sondage Ipsos :
49 % du panel sont «intéressés ou
concernés par une activité profes-   sait à donner un coup de pouce
La France compte aujourd’hui près de 1,3 million de micro-entrepreneurs – forte progression enregistrée l’an passé.
sionnelle d’indépendant » (61 %   à tous ceux/celles qui hésitaient
à se lancer dans l’entrepreneu- riat, en simplifiant la fiscalité et les contraintes administratives. Il s’agissait aussi de réduire le travail au noir, en offrant un cadre aux activités profes-
1
Micro-entrepreneurs,
vrais petits patrons
Dix ans après sa création, le sta- tut de micro-entrepreneur (ex-au- to-entrepreneur, la sémantique s’en mêle...) a toujours le vent en poupe. En 2009, l’instauration de cette mesure issue de la loi de Modernisation de l’économie vi-
2
Le portage salarial, indépendant et salarié, mais au prix fort
    chez les demandeurs d’emploi)
et 28 % se disent prêts à sauter le
pas. C’est à une transformation
profondedumondeprofessionnel
et de l’attractivité de ces nouvelles
modalités d’emploi depuis une di-
zaine d’années que nous devons   sionnelles de faible ampleur qui   une indemnité journalière de
Ce mode flexible d’externalisation qu’est le portage salarial, relative- ment récent, intéresse vraiment les PME comme les sociétés du CAC 40 qui y voient le moyen, pour une durée limitée et en fonction de leurs besoins, de recruter une pres- tation intellectuelle extérieure sans salaire à la clé. Dans un contexte de concurrence aiguë sur fond de crise économique, la formule du portage se révèle judicieuse. Le portage s’as- simile à un achat ponctuel d’une prestation tout comme l’entreprise recourtaucoupparcoupauxser- vices d’un expert-comptable ou d’un avocat. Intégrer des ressour- ces ponctuelles pour la dynamique de leur activité constitue souvent la préoccupation de nombre de chefs d’entreprise, un appel à des consultants de haut niveau dans le management, les ressources hu- maines, la finance, le marketing, la communication ou l’informatique. Un compromis pour le «porté» entre les protections assurées par le salariat et les libertés permises par l’entrepreneuriat. Le portage a tout particulièrement bénéficié ces dernières années de la sécurisation de son régime juridique après être longtemps resté sans fondement légal: son inscription dans le Code du travail ne date que de 2015 et le bénéfice d’une convention collec- tive n’existe que depuis le 1er juillet 2017. Le portage salarial établit un contrat entre l’entreprise de portage salarial (le «porteur») et le freelance, alors que l’entreprise cliente contracte, elle, avec le seul porteur. Lequel établit des bulle- tins de salaire au porté, considéré comme un salarié de l’entreprise de portage. Alors, certes, le statut est réputé lui offrir plus de confort et de sécurité que celui de micro-en-
    54 |
février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[                                   Le spécialiste de la perte de revenus
VOTRE METIER VOUS ASSURE DES REVENUS,
LE NÔTRE C’EST DE VOUS LES GARANTIR
Assurez-vous un revenu de substuon en cas de perte d’emploi, en souscrivant une assurance personnalisable adaptée à vos besoins
 ASSURANCE COMPLÉMENTAIRE CHÔMAGE ( cadre et assimilé cadre)
ASSURANCE PERTE D’EMPLOI DU DIRIGEANT Eligible Madelin (créateur, repreneur, auto-entrepreneur, TNS, mandataire)
      Sur mesure, vous déterminez vous même le montant et la durée d'indemnisaon
Sans engagement, sans frais de résiliaon vous pouvez résilier à tout moment sans jusficaon
Sans contraintes, 100% digital, souscripon en ligne via son PC, sa tablee ou son smartphone
    01 57 20 17 01
contact@madpdirect.fr www.madpdirect.fr
Pour plus d'informaons rendez-vous sur
www.madpdirect.fr
La plateforme 100% digitale de MADP Assurance
MADP Assurances 44 Avenue George V 75008 Paris | Entreprise régie par le code des assurances | Siret : 784 394 371 00024 | NAF 6512Z Société d’assurance mutuelle agréée auprès de l’Autorité de Contrôle Prudenel et de Résoluon (ACPR) sous le numéro 4030364
                       ]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
potentiel avant de se lancer seul(e) s, les intervenants à l’international, les demandeurs d’emploi ou jeunes diplômés pour développer un pro- jet et se servir du portage salarial comme d’un tremplin. Ou encore les seniors à la retraite ou en pré- retraite en vue d’un complément de revenu. Ne nous leurrons pas : un nombre croissant d’entreprises ne veulent pas d’autre statut pour échapper aux contraintes du sala- riat.
3
Pour se financer à court terme – un réflexe désormais –, beaucoup d’entreprises ont recours à l’affac- turage. On connaît le principe : la société obtient le règlement antici- pé d’une facture en la cédant à un acteur financier. Numéro deux sur le marché européen de l’affacturage derrière la Grande-Bretagne, l’hexagone connaît une croissance soutenue du service : 291 milliards d’euros de créances traitées pour l’année 2017. Si les chiffres pro- gressent aussi rapidement, c’est que la typologie des entreprises affacturées a évolué, à l’instar des mentalités. Engouement ou pas, on estime que moins de 3 % des entreprises françaises ont recours à une solution de financement de leurs factures clients quand elles sont 10 % au Royaume-Uni. Affaire de perception : longtemps, l’affacturage en France a été associé aux entreprises en difficulté. Et bon
Sdu recommandé « tout » électronique ?
dèrent encore l’affacturage comme un financement complexe, contrai- gnant et coûteux. Changement de cap. Si les PME ont été les pre- mières à tabler sur l’affacturage, les « très grands producteurs de fac- tures » (opérateurs téléphoniques, fournisseurs d’électricité...) cèdent aujourd’hui d’immenses porte- feuilles de créances. Ces grands comptes constituent 40 % des encours facturés ! Dans le même temps, les établissements bancaires qui détiennent la majorité des fac- tors ont eu intérêt à pousser ce type d’offre. Le financement est réputé très sûr, puisque sécurisé par une facture. Il vient en complément du crédit traditionnel, ce qui pousse un groupe bancaire à « couvrir » davantage une même entreprise cliente. Force est de constater que 85 % du secteur sont trustés par les filiales des grandes banques commerciales hexagonales : BNP Paribas Factor, HSBC Factoring, Natixis Factor, CM-CIC Factor, CA Leasing & Factoring... Mais des acteurs d’une nouvelle génération relevant de la sphère des start-up ont émergé. On les appelle les « fac- tors 2.0 ». À la faveur de promesses de valeur efficaces (simplicité des offres et processus, tarification transparente, délais de réponses raccourcis...), les fintechs comme Finexkap, Urica, Edebex ou Crean- cio se positionnent sur le marché à potentiel des PME et TPE. Par exemple, Finexkap leur propose une solution de financement ponc- tuel de factures commerciales sans
     Moins de 3 % des entreprises françaises ont recours à l’affacturage, elles sont 10 % au Royaume-Uni.
trepreneur ou d’entrepreneur indi- viduel, mais à quel prix : le « porté » s’acquitte des charges salariales, des charges patronales et de la prestation du porteur. Autant dire que le prix de la prestation devra se montrer suffisant pour absorber un tel coût et laisser au « porté » un revenu significatif. La contrepar- tie n’est pas mince : le prestataire
L’affacturage, un mode de gestion qui se normalise
    salarié reste indépendant, choisit
sa clientèle, établit lui-même ses
tarifs et démarche les prospects.
Qui est concerné ? Les consultants
désireux de travailler de manière
indépendante sous statut sécurisé,
les micro-entrepreneurs ou tra-
vailleurs indépendants libérés des
désagréments administratifs et dé-
claratifs, les porteurs de projet qui
désirent mesurer l’impact de leur   nombre de chefs d’entreprise consi-   engagement. JONATHAN NAHMANY
   rietsch
ur bien des points, la lettre envoi papier. 9 mai 2018 exige en effet un degré recommandée électronique Au plan légal, tout est beaucoup « substantiel » en matière d’identi- procure un meilleur service plus simple et surtout interopérable fication là où le règlement eIDAS qu’une lettre recommandée à travers toute l’Europe depuis la ne précise rien ! Quoi qu’il en soit
papier. En particulier elle permet mise en application en juillet 2016 la véritable difficulté réside dans le
Dématique® & Gouvernance
Connaissez-vous l’existence et surtout les avantages
  Jean-Marc
   Expert international en dématique, président
du Digital Information Institute ou D2I
du règlement eIDAS*. Ce dernier définit ainsi le service d’envoi re- commandé électronique et établit clairement sa reconnaissance lé- gale ainsi que les exigences pour qu’il soit qualifié et puisse bénéfi- cier d’une présomption de fiabilité quant à l’intégrité des données, de l’envoi avec date et heure.
*Règlement (UE) n° 910/2014
du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et
les services de confiance pour
les transactions électroniques
au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE.
   un contrôle d’intégrité du conte-
nu de l’envoi. Tant l’expéditeur
que le destinataire ne peuvent
plus remettre en cause l’informa-
tion transmise, fini l’envoi d’une
feuille blanche ! A cela s’ajoute la
conservation de l’accusé de récep-
tion, accessible en ligne. L’identi-
té de l’expéditeur est vérifiée tout
comme celle du destinataire. Enfin
les prix commencent aux alentours
de 2,5 euros contre 5 eurospour un   qualifié. Le décret n° 2018-347 du   identité numérique.
Il existe pourtant une spécificité française au sujet du recommandé
En réalité le principal frein au développement du service de re- commandé électronique provient essentiellement de la difficulté que l’on a encore en France pour iden- tifier les personnes dans le monde numérique faute de disposer d’une
choix d’un service qualifié ou non, correspondant à l’appréciation du risque, à traduire en niveau de sé- curité technique et juridique.
 56 |
février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Allier territoires et compétences
Les régions rivalisent d’initiatives pour séduire entreprises et entrepreneurs. Elles mettent en avant leurs atouts économiques, leur accompagnement personnalisé ainsi qu’un certain art de vivre.
s’évertue à offrir à tous ses   leaders du secteur aérospatial
   entrepreneurs des chances de réussite sur tout son territoire. Aujourd’hui, en dehors de l’Île- de-France, 13 métropoles sont labellisées French Tech.
mondial. S’installer en région peut aussi être l’opportunité de mobiliser une zone autour de son activité. À l’image de Mi- chelin, qui a énormément influé sur le développement de Cler- mont-Ferrand, ou de Lactalis installé à Laval, certaines entre- prises ont créé une véritable im- pulsion dans l’essor d’une ville et ses alentours. Entre confort, espace et temps de transports raccourcis, les régions éliminent plusieurs sources de stress propres aux villes saturées fa-
Entre confort, espace et temps de transports raccourcis, les régions éliminent plusieurs sources de stress propres aux villes saturées facilitant l’équilibrage entre vie privée
et vie professionnelle.
un écosystème ultra-favorable   privée et vie professionnelle.
Pour certaines entreprises, la
logique est de s’installer dans
une zone géographique histo-
riquement liée à leur secteur
d’activité, où elles bénéficieront
d’une plus grande proximité
avec leurs partenaires. Souvent
nées grâce à l’implantation
d’une école, d’une université
ou d’un acteur industriel de ré-
férence, ces zones deviennent   cilitant l’équilibrage entre vie
          locales, Paris et plus globale-   la diversification des moyens de
à la création de collaborations entre entreprises autour de pro- blématiques précises. Exemple à Toulouse : les sociétés tra- vaillant dans l’aéronautique se sont naturellement regroupées dans cette zone pour profiter ensemble d’une dynamique fortement liée à l’implanta-
Première ville intelligente et connectée de France, deuxième pôle numérique du pays, Lyon a toujours été un pôle d’innova- tion et elle continue à dévelop- per des centres de recherche et pôles scientifiques à la pointe de la technologie.
  ment l’Île-de-France sont souvent considérés comme le centre né-
transport et le développement
des lignes à grande vitesse ont
permis de rebattre les cartes de
l’attractivité de certains pôles
de compétitivité. Forte de ses
treize régions pleines de spé-
multiplication des initiatives   cificités et d’atouts, la France   tion d’Airbus Group, l’un des
vralgique de l’économie et de l’innovation française. Mais la réalité n’est pas aussi figée. La
  *Directrice
des pépinières Tarmac au
sein de la technopole Inovallée (380 entreprises et 12 000 emplois, essentiellement dans le numérique, située sur les communes
de Meylan et Montbonnot, aux environs de Grenoble)
Comment définiriez-vous la marque de fabrique de la technopole inovallée ?
Notre leitmotiv est le suivant : travailler l’image de marque du territoire. Un travail de fond qui passe par un positionnement marketing. Ainsi Inovallée est une technopole pionnière, qui attire
et accompagne depuis plus de 45 ans des entreprises innovantes dont 50 % de start-up, dans tous les secteurs technologiques, avec un focus fort sur le numérique
et les smart technologies. Parmi les atouts de notre territoire : l’excellence technologique de nos entreprises ou encore la qualité de vie. Inovallée est
un campus dont le slogan historique est « zone verte pour matière grise ». Nous œuvrons
au quotidien pour en faire un
lieu de vie agréable et convivial, et ce dans l’optique d’attirer et fidéliser les talents. Parce qu’une entreprise et un entrepreneur cherchent bien plus qu’un bureau pour héberger son siège social et son équipe, Inovallée travaille main dans la main avec tous les acteurs économiques pour faciliter la mise en réseau de ses entrepreneurs avec la bonne personne au bon moment (banques, experts comptables, avocats, mais aussi pôles
de compétitivité, grandes
écoles pour le recrutement, accélérateurs industriels, fonds d’investissement, French Tech, agences de développement,
etc). Un travail de fonds basé
sur des relations de confiance avec tous les partenaires de
l’entrepreneuriat qui deviennent ainsi les meilleurs ambassadeurs d’Inovallée.
Comment s’articule votre structure ?
La technopole Inovallée est animée par une association d’entrepreneurs et une équipe de huit permanents qui gèrent l’incubateur Tarmac pour accompagner les porteurs
de projet en pré-création et
les start-up dans leurs trois premières années. Elle facilite aussi la vie des entreprises
par des services logistiques mutualisés, des salariés, par des actions de type CE, et des entrepreneurs, avec plus de 200 événements entrepreneuriaux organisés chaque année. Un
entrepreneur content est un entrepreneur qui recommande naturellement dans son réseau le territoire qui l’a aidé à se développer...
votre priorité est aussi de développer au maximum le volet communication...
Sur ce point-là, Inovallée est très active sur son blog et ses réseaux sociaux (LinkedIn, Twitter, Facebook, YouTube ...). Elle diffuse plusieurs newsletters mensuelles thématiques à des contacts ciblés et entretient un lien privilégié avec la presse pour promouvoir ses entreprises et donc le dynamisme de son territoire.
58 | février 2019 ecoreseau.fr
Trois questions à Claire Chanterelle*
« Travailler main dans la main avec tous les acteurs économiques »
]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
L’agence de développement économique, véritable outil des collectivités territoriales
vise à assurer la promotion économique
d’un territoire (régional, départemental ou local)
pour aider les entreprises à se développer.
territoire (régional, départe-   qu’un changement de région est
            définies. C’est le cas de l’agence de développement économique, véritable outil des collectivités territoriales, qui vise à assurer
L’ambition c’est la résilience
Au début des années 1990,   les choses ont évolué dans le bon
mental ou local) pour aider les entreprises à se développer.
L’importance de se constituer un réseau,
son propre écosystème Mais si certaines agences de dé- veloppement économique ont une spécialité, généralement leur mission est d’intervenir tout au long du cycle de vie de l’entreprise. Ces agences tra- vaillent étroitement avec les CCI, les pôles de compétitivi- té, les clusters de leur territoire ainsi que les grands organismes publics, comme la BPI. Cela leur permet de mettre en relation en- trepreneurs, repreneurs ou chefs d’entreprise, avec les bons inter- locuteurs. Lorsqu’un entrepre- neur cherche une région pour implanter son activité, l’agence peut l’aider à monter une équipe, trouver des locaux, chercher des financements... Elle fait figure de véritable pilier pour les por- teurs de projet. Puis lorsque l’entreprise cherche des fonds pour soutenir sa R&D, l’agence peut être une source d’informa- tions très efficace, entre autres en expliquant comment déblo- quer des crédits d’impôts.
A titre d’exemple, l’agence de Dijon a mis en place un service d’accueil pour les nouveaux collaborateurs des entreprises de la communauté urbaine : le
souvent générateur de stress – avoir trouvé un emploi ne suffit pas, il faut encore trouver celui du conjoint, inscrire les enfants à l’école, chercher un loge- ment... – l’agence a créé ce pro- gramme pour faciliter l’installa- tion de ces nouveaux arrivants.
«Toute personne qui a une idée de création d’entreprise peut passer de l’idée au projet, puis du projet à la concrétisa- tion, avec tout un ensemble de partenaires qui peuvent les ai- der sur la partie juridique, sur la partie du plan d’affaire, sur la recherche de clients », précise Dominique Buccellato, direc- trice du développement éco- nomique du Grand Besançon. « Nous proposons aussi une offre d’implantation adaptée et diversifiée. Cela se traduit par du coworking, avec des es- paces disponibles à la demande, des locaux en pépinière à des loyers réduits et des terrains. » Et de poursuivre : « Quand vous créez votre entreprise, ce qui est terrible c’est de rester seul. On fait se rencontrer des jeunes entrepreneurs des four- nisseurs, des collègues, des réseaux d’entreprises et asso- ciatifs pour qu’ils aient aussi un réseau professionnel qui puisse les aider. » Entrepre- neurs, vous l’aurez compris : les régions n’attendent que vous !
Chaque région a ainsi ses ri-
chesses et ses atouts et peut
s’appuyer, entre autres, sur des
structures aux missions bien   la promotion économique d’un   dispositif Instalisy. Constatant   JONATHAN NAHMANY
   J’aime ma boîte
    lorsque nous avons créé l’entreprise adaptée Hotravail, les services
de l’état ne comprenaient pas notre volonté de vouloir monter notre projet dans le monde de l’entreprise plutôt que dans celui du médico-social. Il leur paraissait en outre invraisemblable que nous souhaitâmes opérer en tant que société plutôt que sous une forme associative. Une personne en situation de handicap ne pouvait évoluer, suivant cette mentalité, comme un travailleur salarié à part entière dans notre société. On nous condamnait à l’assistanat.
sens et on ne porte plus du tout le même regard sur moi et mon en- treprise que par le passé. Hotravail est désormais un groupe qui em- ploie plus de 500 personnes dans toute l’Hexagone et la qualité de nos prestations, y compris dans les domaines les plus techniques, concurrence n’importe quelle autre société ordinaire. Malgré cela, en France, les personnes handicapées sont toujours celles qui souffrent le plus de la discrimination à l’em- bauche.
Dans ce contexte, l’investisse- ment de chacun de nos salariés dans la vie de l’entreprise est im-
l’on a souffert d’un accident ou   voir s’épanouir à travers. Voilà qui
 60 |
Presque trente ans plus tard,   manquablement très fort. Lorsque   peut-être mieux la chance de pou-   PDG HOTRAVAIL groupe février 2019 ecoreseau.fr
d’une maladie invalidante, que l’on a été privé de l’accès à l’emploi pendant une longue période ou que ce dernier a été particulièrement difficile à décrocher, on mesure
explique que dans le groupe Hotra- vail, tous les collaborateurs disent à l’unisson : « J’aime ma boite ».
SerGe DeSSAY
   ]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                                                        votRe pRojet d’AFFAiRes sUR-mesURe AU CAnAdA
Classe Affaires Canada France et AURAY Capital Canada se sont unis pour proposer une formule « exécutive » destinée aux investisseurs désirant s’établir au Québec. Leur expertise en intégration tant professionnelle que personnelle et en immigration d’affaires rend vos projets d’installation dans la Belle Province plus simples que vous ne le croyez.
      Classe Affaires vous propose :
• L’exploration et l’intégration sur-mesure dans le monde des affaires locales
• L’accompagnement dans les projets d’affaires
• L’installation de la famille (relocalisation personnelle)
Classe Affaires et AURAY Capital, vos partenaires fiables pour explorer, investir et vivre au Canada.
CLASSE AFFAIRES
CANADA FRANCE
AURAY Capital vous offre :
• Un moyen simple de s’installer au Québec grâce au Programme Immigrants Investisseurs du Québec qui :
• Permet d’obtenir le statut de résident permanent pour l’investisseur et sa famille
• Priorise le traitement des demandes d’investisseurs francophones
• Un accompagnement dans toutes les étapes du processus d’immigration
                                                                                                                            XAvieR ChAmbon
Président-fondateur
classeaffairescf.com | info@classeaffairescf.com
mARC AUdet
Président et Chef de la direction auraycapital.com | info-fr@auraycapital.com
]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
MICE : montagnes russes en 2019
L’année 2018 confirmera-telle la belle reprise du marché du MICE (Meetings, incentives, conferencing, exhibitions) en 2017 après une année 2016 mollassonne ? L’étude annuelle produite par Coach Omnium,
une référence dans le secteur du « tourisme professionnel », aura livré son verdict dès ce mois-ci.
et conventions : mobiliser les   devons nous adapter au budget
   troupes, contribuer à l’accrois-
sement des ventes et informer.
Il est difficile de remplacer ces
rencontres réelles de personnes
par des moyens technologiques.
Mais la crise économique – ré-
elle ou prétextée – puis morale
à laquelle ont pu être soumis la
plupart des secteurs d’activi-
té contrarie régulièrement cet
objectif. Les réunions profes-
sionnelles sont alors un poste
de dépenses facilement rogné
afin de réduire les frais et de se
soumettre aux directives de l’en-
treprise. Les dépenses moyennes
par participant sont remontées
depuis 2011 (on avait atteint les
limites à la baisse des devis en
2010), mais les manifestations
pnt vu leur nombre baisser. À
partir de 2012, l’on a restreint
encore plus fortement les durées
moyennes de manifestations, les
budgets par participant, l’éloi-   blies en France restent davan-
La dynamique du MICE s’est confirmée en 2018 même si les entreprises
contrôlent toujours aussi strictement leurs dépenses.
gnement et les activités périphé-   tage dans l’hexagone par souci
de chaque client, sachant qu’ils souhaitent tous mieux pour moins cher », indique Goldy As- sous, président de Class Interna- tional.
«Si la crise économique s’est, semble-t-il, calmée, elle a sur- tout laissé la place à de nouvelles habitudes de consommation et de fonctionnement par les en- treprises. Lesquelles prennent des décisions de dernière mi- nute, sans vraie anticipation. Elles passent commande de manifestations mais risquent de les annuler dans foulée, selon leurs besoins, leurs urgences et les budgets, lesquels sont définis au cas par cas », observe pour sa part Mark Watkins, président de Coach Omnium.
 Priorité à la proximité
Par chance, les entreprises éta-
     Les entreprises comman-   du secteur ne trouvent d’ailleurs
riques. Mais 2017 a confirmé le regain d’intérêt pour les sé- minaires, l’événementiel et les conventions. Un soulagement. « Après plusieurs années ternes, le marché du MICE est reparti de l’avant en 2017. Selon moi, la dynamique s’est confirmée en 2018 même si les entreprises contrôlent toujours aussi stric- tement leurs dépenses. En tant qu’agence événementielle, nous
gestion, nouvelles ressources.
L’initiative en revient, pour la 2e année, à Museumexperts SAS, depuis plus de
vingt ans spécialiste de manifestations touristiques et culturelles.
d’économies, elles réduisent les distances d’acheminement vers les lieux de séminaires et de conventions. Ce qui profite bien heureusement aux prestataires MICE français. « Nos clients cherchent des sites le plus proche possible de leurs locaux, le plus souvent dans un rayon de 10 à 30 km. L’objectif, bien sûr, est d’éviter de payer d’importantes notes de trains, voire d’avions, mais pas seulement. Les entre- prises répondent également aux souhaits des salariés qui ne veu- lent pas rester éloignés de leur vie familiale plusieurs jours », constate Goldy Assous. Effec- tivement, en 2017, selon Coach Omnium, 43 % des entreprises déclaraient avoir organisé des manifestations de préférence sur une demi-journée, contre 24%en2009et10%en1999. En réduisant la durée de leurs opérations, les sociétés réalisent des économies d’hébergement, de restauration et de transports (une réunion courte sera né- cessairement proche du siège). Mais, c’est surtout l’économie
 ditaires de réunions professionnelles, dans la plupart des secteurs
pas toujours d’explications ra- tionnelles à ce phénomène ob- servé.
d’activité, ont vu la crise écono-
mique leur imposer de mesures
d’économies à partir de 2008-
2009. Depuis lors, l’activité des
MICE se présente en montagnes
russes, sans que l’on puisse pré-
voir son évolution. Les experts   tion essentielle des séminaires
Il n’empêche que les entre- prises ont besoin de se réunir. Obstacles ou pas, les « messa- ges » doivent continuer à passer vers les collaborateurs, clients et prescripteurs. C’est là la voca-
 Dénicher le lieu qui vous ira ? Direction Museva...
 Vous cherchez un lieu d’exception pour un événement ? Il faut qu’il irradie par sa portée culturelle ? Comme disent les organisateurs « l’inédit, la rareté, le prestige, l’inoubliable ? » Direction Museva. Un salon unique puisque dédié aux locations privées des musées, monuments – oui, des châteaux aussi – et salles de spectacle. Si vous ne tombez pas un rien trop tard sur l’information, il est
encore temps de visiter son salon, du 6 au 7 février, de
10 heures à 19 heures, au Grand Palais à Paris. De quoi découvrir 70 lieux de culture ouverts à la privatisation pour tout type d’événement : petits-déjeuners, comités de direction, cocktails, journées d’étude, séminaires, workshops, lancements de produits, dîners, galas, conférences, assemblées générales, concerts, projections...
La promesse des
organisateurs : définir
avec vos équipes de l’événementiel « le
format sur-mesure »
pour des opérations internes et externes.
Quatre conférences
sur deux jours : Qu’attendent les entreprises des
musées et les musées des entreprises ?, Qu’est- ce qu’un « événement » ?, La grande aventure des entreprises et lieux de culture, Événementiel et collectivités : nouvelle
  62 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
      « Les activités ludiques conçues pour fédérer
et motiver les salariés sont naturellement plébiscitées », Goldy Assous, Class International
14 % en 2015... 10% en 2017 !
et seulement
de temps qui les intéresse de fa- çon que les participants mobi- lisés n’abandonnent leur poste que momentanément. D’où les programmes de séminaires concentrés et multithématisés. Dès lors, on enregistre moitié moins de séminaires résiden- tiels de deux jours qu’en 2009 pour éviter les coûts supplémen- taires importants qu’engendrent une plus longue mobilisation des participants. Toujours selon Coach Omnium, le nombre de manifestations organisées sur trois jours a littéralement fondu en près de 15 ans : les comman- ditaires étaient 38 % à y avoir recours en 1999, 31 % en 2009,
abandonné les 5 étoiles et les pa- laces au profit des 3 et 4 étoiles. Il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, opine l’or- ganisateur, mais aussi d’image. « Les entreprises évitent ce qui peut paraître trop ostentatoire, trop voyant, trop “bling-bling” ou trop prestigieux », estime-t- il. Un point de vue partagé par Mark Watkins : « Les dépenses sont devenues plus fonctionnel- les et les contenus moins festifs. Y compris dans l’événementiel. Même en obtenant des tarifs très réduits auprès de prestataires ancrés dans le haut de gamme – soit par l’offre, soit par la des- tination –, l’enjeu depuis ces dernières années est de ne pas se réunir dans des endroits trop clinquants ou trop m’as-tu vu. » Pour le même Assous, « les en- treprises cherchent de plus en plus à organiser leurs réunions en interne sans faire appel à des prestataires extérieurs. Lors- qu’elles y sont obligées, les so- ciétés privilégient le plus sou- vent la location d’une salle dans
 L’hôtellerie fait
de la résistance
Ces mesures d’économies tou-
chent également l’hôtellerie, ob-
serve Goldy Assous. Son agence,
qui organise un événement de A
à Z, constate que ses clients ont   un centre de conférence plutôt
    64 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[  que dans un hôtel, souvent plus   « Chaque vin dégusté est l’occasion d’évoquer
un intérêt croissant pour les voyages œnologiques. « En tant que négociant en vin, j’ai accès aux grands châteaux du Borde- lais qui n’ouvrent pas leurs portes au grand public. Ce côté exclusif séduit les entreprises à la recherche d’événements sus- ceptibles de faire la différence et de marquer leurs salariés », conclut le fondateur d’Hubris. Finalement, les entreprises sont encore prêtes à voyager si l’ex- périence est au rendez-vous ! Pierre-JeAN LePAGNOT
business guide
pratique
   cher. » L’offre hôtelière intéres- sait 91 % des entreprises inter- rogées par Coach Omnium en 2005,82%en2010,57%en 2016 et à peine 39 % en 2017. Une vraie dégringolade !
Face à cette situation, les hô- teliers s’adaptent. Le groupe Lucien Barrière, dont le MICE représente 30 % du chiffre d’af- faires, s’appuie sur la qualité de son offre hôtelière, sur ses em- placements prestigieux (Deau- ville, Cannes, Le Touquet, La Baule, etc.) mais pas seulement. Le groupe met également en avant la notion de plaisir par- tagé en offrant aux participants l’occasion de déconnecter... pour mieux se reconnecter. Lu- cien Barrière joue le «sur-me- sure», histoire de laisser libre cours à l’imagination de l’en- treprise pour personnaliser les lieux à son image, utiliser le hall d’entrée comme salle de réunion, décloisonner les es- paces, etc.
Quête de sens
Depuis le déclenchement de la crise économique en 2008- 2009, la proportion des activités périphériques ludiques, cultu- relles ou sportives n’a cessé de régresser: 57 % des interlocu- teurs ont déclaré pour l’année 2017 que leur entreprise y avait rarement recours, voire jamais, contre seulement 24 % en 2006, révèle Coach Omnium. Pour autant, en 2017, près de 4 entre- prises sur 10 continuaient à en programmer. « Les activités lu- diques conçues pour fédérer et motiver les salariés sont natu- rellement plébiscitées », observe Goldy Assous, qui constate le grand retour des jeux d’éva- sion (escape game): «Ces jeux ont l’avantage de s’adapter plus facilement à tous les publics concernés, quels que soient leur âge, CSP, condition physique, centres d’intérêt... Les cours de cuisine et les ateliers de dé- gustation, très en vogue depuis quelques années, restent égale- ment recherchés. »
Les events autour du vin no- tamment sont très appréciés des entreprises et de leurs sa- lariés. « Chaque vin dégusté est l’occasion d’évoquer son origine, son histoire et son pro- ducteur », explique Benoît Cha- vanne, fondateur de l’agence spécialisée dans l’expérience œnologique Hubris. Les entre- prises apprécient particulière- ment notre offre de wine making
son origine, son histoire et son producteur »
où les convives apprennent les   au cœur de Saint-Germain-
   étapes de création d’un vin »,
détaille le dirigeant, qui compte
de nombreuses multinationales
parmi ses clients. Hubris met à
disposition des lieux sur me-
sure, tels qu’une galerie d’art   Benoît Chavanne observe
des-Prés, un hôtel particulier, une cave à vin ou la suite pri- vatisée d’un hôtel de luxe pa- risien. Dernier point encoura- geant pour le secteur du MICE,
   ecoreseau.fr février 2019
| 65
]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[   pratique
briefing rh & formation
Le Fonds IMT Numérique accorde trois nouveaux
prêtsàdeuxstart84 start-up et 175 en- trepreneurs issus des incubateurs des écoles de l’IMT ont été sou- tenus pour un montant total de 3 millions d’euros depuis la création du Fonds IMT numérique. L’une, Yelda, pu- blie un assistant vocal pour entreprises. Pour l’équipe de cette start-up, composée d’experts en bots, en traitement automatique du langage naturel, en gestion de la voix et en apprentissage machine, les in- teractions vocales notamment via chat remplaceront bientôt les interfaces traditionnelles. Elles révolutionneront la façon dont les usagers interagi- ront avec les entreprises, en tant que clients et employés. La deuxième, OSO-AI, améliore la qualité de vie des malentendants. Elle souhaite de- venir le partenaire intelligence artificielle des grands noms de la prothèse
auditive et inventer la réalité auditive augmentée. n Travailler autrement
Patrick Levy-Waitz
Président de la Fondation Travailler AutrementPDG d’ITG, leader du portage salarial
Nouveaux lieux, Cnouveaux liens
es derniers mois ont été particulièrement marqués par le mou- vement des gilets jaunes. Déjà dix samedis de mobilisation qui expriment et témoignent de plusieurs mal-être dans notre socié- té. Finalement, à travers ces expressions citoyennes, c’est deux
questions de société qui sont posées à tous.
La première est celle de dizaine d’années d’urbanisme qui ont modifié
en profondeur le visage des bourgs, des villages et des villes. Au fil des dé- cennies, les cœurs de villes se sont peu à peu vidés au profit des périphéries. Privés de services publics et d’activités économiques, les citoyens se sont tournés vers de nouveaux lieux de consommation et de travail éloignés de leurs lieux de vie. Ce phénomène a aujourd’hui pour conséquence une revendication à plus de partage, de convivialité et d’échanges entre les ci- toyens.
La seconde question est celle du travail et de la place de l’individu dans la société. Les compétences disponibles répondent difficilement aux besoins des entreprises et, parallèlement, la faiblesse de certains revenus couplée avec la pénibilité de certains emplois et la chute du pouvoir d’achat mène nécessairement à des frustrations croissantes.
Ces problématiques ne se règleront pas d’un coup de baguette magique. Elles sont installées depuis longtemps. Toutefois, je suis convaincu que l’une des réponses les plus adéquates revient aux tiers-lieux. Les individus expriment le besoin profond et légitime d’avoir accès à de nouveaux lieux pour y créer de nouveaux liens.
Sur le volet urbanistique, les tiers-lieux représentent une formidable opportunité pour penser autrement les usages : services publics, usage associatif, activités sociales... Mais ces lieux sont aussi et surtout une op- portunité de recréer de l’activité économique dans les territoires et de re- dynamiser les zones rurales et périurbaines.
Au-delà de leur potentiel d’animation et d’accompagnement citoyen, ces lieux sont le creuset d’une nouvelle révolution porteuse d’espoir et de sens pour tous.
66 | février 2019 ecoreseau.fr
-up
  le chiffre
69%
des salariés considèrent que les technologies sont l’occasion de se former en permanence pour acquérir de nouvelles compétences et aiguiser leur curiosité vis-à-vis des nouvelles méthodes de travail aujourd’hui disponibles. Étude Hub One par OpinionWay, Impact des technologies en environnement professionnel.
   Rien ne prédispose plus au conformisme
  que le manque de formation.
Gustave Thibon, philosophe, philosophe
 Chez Isae-Supaero
Un mooc du spatial Det de l’aéronautique...
ynaMOOC, Comprendre et appliquer la dynamique: cette for- mation en ligne en anglais se consacre aux « bases de la dynami- que des solides appliquée à l’analyse des structures». Il cible en quatre semaines les étudiants de premier cycle en génie méca-
nique ou physique « qui souhaiteraient comprendre le passage de la statique à la dynamique, aux ingénieurs des structures, notamment aérospatiales ou encore aux scientifiques et chercheurs désireux de redécouvrir les fon- damentaux de la dynamique. »
... et Destination Mars pour six étudiants
S
proche de celui de la planète Mars, l’équipage étudiant sera confronté à une période de confinement et d’isole- ment. À bord d’un habitacle, le groupe solidaire a pour mission de développer des connaissances scientifiques pour l’exploration humaine de Mars. n
ix élèves participeront du 23 février au 17 mars à la Mars Desert Re- search Station (MDRS) installée dans le désert de l’Utah. Dans cet environnement déser-
tique, géologiquement
 ]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[   Emploi
Baromètre emploi 2018 :
l faut changer au moins une fois de métier, opinent 85 % des Français. Ce pourrait être un vœu pieux, mais les statis- tiques constatent que la moitié des actifs sont passés à l’acte et qu’un tiers sont décidés à le faire. En 2017, l’institut d’étu-
quelles dynamiques Idans nos régions ?
des Odoxa et l’Observatoire des Trajectoires professionnelles ont établi les principales motivations à cette envie de bouger: exercer une activité en phase avec ses valeurs, ennui dans son poste, recherche d’une meilleure rémunération, volonté d’ap- prendre un nouveau métier ou d’évoluer vers un autre secteur. L’Insee confirme la tendance: un actif qui entre sur le marché du travail aujourd’hui changera en moyenne 4,5 fois d’em- ployeur.
1 Aquitaine, devant l’Île-de-France
La région Nouvelle-Aquitaine est en tête du classement natio- nal avec une évolution de 31 %. L’Auvergne-Rhône-Alpes et la Bourgogne-Franche-Comté se rangent à la 2e place ex-aequo avec une croissance de 23 %, devant la région Provence-Alpes- Côte-d’Azur, qui connaît elle aussi une belle évolution (+22 %). L’Île-de-France, en tête en 2017, se retrouve reléguée à la 5e place du classement (+21 %). La région capitale n’en cumule pas moins le plus d’offres d’emploi proposées en 2018 (20 % du volume national). L’Auvergne-Rhône-Alpes a déjà connu un excellent troisième trimestre, la région reste en seconde place du classement. C’est la Nouvelle-Aquitaine qui réalise la plus grande progression et brigue la 3e place. Une attractivité qui peut s’expliquer en partie en 2018 par la nouvelle LGV Pa- ris-Bordeaux.
2 Quels sont les métiers les plus dynamiques ?
Le top 3 des fonctions les plus dynamiques est complètement renouvelé par rapport à 2017. Les métiers du BTP/construc- tion, logistique/transport, bureau d’études/R&D sont repous- sés dans le classement, alors qu’ils constituaient le trio de tête en 2017. Ils font place à l’ingénierie, qui a eu le vent en poupe en 2018 ! Du côté de l’ingénierie industrielle, première du clas- sement, on observe une croissance de 31 %, proche de celle de l’ingénierie études et développement informatique et ses 30 %. Sur le podium également cette année, les métiers de la comp- tabilité/Gestion/Finance/Audit qui briguent la 3e place avec +27 % sur l’année 2018.
3 Quelles évolutions pour les multiples types de contrat ?
2018 a été propice à la création de CDI avec une évolution de 31 %. Ces contrats pérennes représentent 71 % de l’ensemble des contrats proposés ! Le travail temporaire a constitué 17 % des offres d’emploi publiées mais perd de la vitesse (-4 %) face aux CDD qui ont connu une croissance de 10 %, et dont la pro- portion reste stable.
IIM : trois nouveaux titres de niveau 1 au RNCP
« Manager de l’ingénierie numérique », « Designer d’expérience utilisateur » et « Manager du jeu vidéo », trois nouveaux titres de niveau 1 au RNCP (Registre national des certifications professionnelles) obtenus par l’Institut de l’Internet et du multimédia (IIM). Cette grande école du numérique va dès lors proposer un titre du plus haut degré possible pour tous les axes métiers auxquels se préparent les étudiants.
briefing rh & formation
pratique
   ecoreseau.fr février 2019
| 67
]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
briefing rh & formation GMiM, un triple diplôme international
IMT BS : semaine
d’excellence par TBS
Les étudiants du programme grande école de TBS (Toulouse Business School) prétendent depuis septembre 2019 à un triple diplôme grâce au parcours Global Master in Industrial
Management, créé en association avec Politecnico di Milano (accréditée EQUIS, AMBA) et Strathclyde Business School (accréditée AACSB, EQUIS, AMBA). Ilpréparelesétudiantsàassurer des fonctions stratégiques dans les industries 4.0 (aéronautique, IA, automobile, énergie, etc.) et
de conseil pour accompagner le développement international de ce secteur dynamique.
internationale Upour les apprentis
  Mines Saint-Étienne et EM Lyon : MSc Health Management & Data
ne semaine internationale pour les apprentis touche quelque 200 étudiants par groupes de 25 pour les « 3e
année » de Programme grande école
en apprentissage. Des ateliers explo-
ratoires et de recherches, de mises en
situation, d’analyses et de challenges
par équipe visent à déconstruire les idées reçues des étudiants, analyser les marqueurs culturels de multiples pays et prendre du recul sur la manière dont ils observent leur propre univers ». L’Institut Mines-Télécom Business School veut porter l’accent sur la formation de futurs dirigeants d’entre- prise innovants, d’entrepreneurs responsables et ouverts sur le monde. Des missions sont confiées aux étudiants dans des organisations internatio- nales avant même l’obtention de leur diplôme. n
Une Chief Hapiness Officer à l’efrei Paris
L’arrivée d’Anne Chanard, chargée du bien-être au sein de l’Efrei, devrait enthousiasmer les collaborateurs et 2 400 étudiants en créant une dynamique constructive entre les équipes et en apportant de la cohésion autour de la mission de l’école : former des ingénieurs polyvalents, épanouis et responsables, prêts
à agir pour les entreprises. Beau programme
! Premier objectif de la CHO, « faciliter le travail des équipes en mode projet transverse,
en “cassant les silos” » et en développant une culture et des outils de management de projets communs. La cohésion d’équipe, la motivation, la communication interne, voire la méditation parfois sont autant
de missions que porte la future CHO. Anne Chanard veut organiser
des ateliers de créativité, des hackathons, des petits-déjeuners thématiques... Large palette d’outils pour cette ancienne directrice des év »nements et de la communication.
PIntelligence
orté par Mines Saint-Étienne, en co-accréditation avec emlyon Business School, ce nouveau master of science Health Mana-
gement & Data Intelligence est labellisé
par la Conférence des grandes écoles
(CGE). Le MSc Health Management &
Data Intelligence prépare les futurs pro-
fessionnels qui vont rejoindre un acteur
du secteur de la santé afin de contribuer
aux transformations majeures induites par le big data, l’intelligence arti- ficielle et l’ensemble des technologies numériques. Ce master of science ré- pond aux attentes de l’industrie de la santé. Composé d’acteurs pluriels, ce marché est profondément bouleversé par les évolutions scientifiques et démographiques liées au vieillissement de la population et aux enjeux économiques associés au traitement de la santé.
  Manager n’est pas jouer !
 Les résolutions de début d’année ne marchent
 frédéric
rey-Millet
Auteur/Hacker dumanagement @Freymillet
Ijamais sauf si...
l ne vous a pas échappé que le L’homme d’affaires lui proposa une
vouloir trop en faire. Cela vous évi- tera d’aboutir à une longue liste de choses à moitié abouties, forcément source de frustrations.
En choisissant un nombre restreint de buts, vous vous fo- calisez sur l’essentiel: sur ce qui compte pour vous et non pas ce que les autres projettent sur vous.
2- J5M
Derrière cet acronyme se cache une formule dont nous avons tous abusé enfant : « Juste cinq minutes de plus, s’il te plaît Papa, Ma- man. » Combien de fois avons-nous négocié quelques minutes supplé- mentaires pour jouer au foot avec des copains ou pour rester devant la télé ?
Et si, pour démarrer 2019, vous vous posiez la question : « Sur quoi
est-ce que je souhaite concrète- ment progresser cette année ? » Le fait d’avoir réfléchi à vos priorités vous aidera à identifier un nombre restreint de sujets sur lesquels progresser (pas plus de trois, sinon vous vous découragez).
Ensuite, appliquez-vous la règle des J5M. Vous avez prévu de courir 30 minutes chaque samedi. Faites- le en rajoutant cinq minutes. Vous souhaitez consacrer 30 minutes à préparer votre Powerpoint de lan- cement d’année. Rajoutez juste cinq minutes. Il n’est pas impossible que ce petit challenge vous donne en- vie d’en faire plus, de rajouter cinq autres minutes, puis cinq autres... et d’aboutir à un résultat largement supérieur à vos attentes.
Excellent début d’année avec ou sans bonnes résolutions. n
68 |
février 2019 ecoreseau.fr
changement d’année et son démarche en trois temps.
cortège de vœux s’accompa- « Tout d’abord, écrivez la liste des gnent de bonnes résolutions. vingt buts que vous vous fixez pour
Qui ne s’est jamais promis, début le reste de votre vie.
janvier, de faire plus de sport et de perdre quelques kilos, de moins tra- vailler, de s’occuper davantage de ses enfants, etc. ?
Certains d’entre nous arrivent à tenir l’ensemble des résolutions prises en janvier.
Comment est-ce possible ? Par quel miracle ?
1- Se focaliser
Il y a quelques années, Warren Buf- fet (l’une des plus grandes fortunes du monde) discutait avec le pilote de son jet privé. Ce dernier parta- geait avec son boss sa difficulté à atteindre les objectifs qu’il se fixait.
Ensuite, étudiez la liste et encer- clez vos cinq priorités, celles qui sont incontestablement les sujets clés de votre vie. Vous aurez une première liste de cinq points, une seconde de quinze points.
Enfin, commencez à planifier les étapes pour atteindre vos cinq buts prioritaires. Que faire de la se- conde liste ? Oubliez-la à tout prix. Ne la regardez même pas. Elle vous détournerait de votre liste de cinq points prioritaires. »
La morale de cette histoire est double.
Concentrez-vous sur peu de points. Résistez à la tendance de
]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[  Le Conservatoire national
briefing rh & formation
pratique
 des arts et métiers au CSénégal
le coin des RH
vous comprenez, vous, Pvotre bulletin de salaire ?
our que le prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu, effectif depuis le 1er janvier 2019, surprenne le moins possible leurs salarié(e)s, certaines entreprises ont déjà mis en place la préfigura- tion du prélèvement à la source sur les bulletins de paie.
Initiative salutaire... D’après une étude du cabinet international de recru- tement Robert Half, si 26,1 % des salariés interrogés affirment comprendre « complètement » leur bulletin de salaire, ils sont tout de même 14,4 % à reconnaître « ne pas tout comprendre car il y a trop d’éléments à prendre en compte. »
Mais ils/elles accordent toute leur confiance au service de paie de leur en- treprise. Seuls 14,2 % des répondants disent contrôler les informations seu- lement lorsque le salaire net n’est pas celui attendu.
 ’est le 7 décembre 2018 que Sénégal et Cnam ont formalisé l’accord d’implantation d’un
 centre de représentation du Cnam
à Dakar. Les cinq domaines de
coopération prioritaires porte-
ront sur l’accompagnement dans
la formation professionnelle supérieure et continue comme dans la re- cherche, l’appui à la stratégie de déploiement du numérique, la diffusion de formation entrepreneuriale, la formation de formateurs, le transfert de compétences dans les dispositifs d’alternance et de validation des acquis de l’expérience (VAE). Il s’agit pour le Conservatoire de « co-construire une offre de formation avec les acteurs institutionnel, académique et écono- mique sénégalais afin de développer une expertise locale, d’accompagner une démarche d’innovation et de professionnalisation des emplois, favori- ser la valorisation des ressources, qu’elles soient économiques, industriels, minières, touristiques... et surtout humaines, accompagner le Sénégal dans ses objectifs de développement et lui permettre d’affronter les défis de de- main. » n
Nouveau campus numérique à l’icam
Le campus numérique prend la forme d’un espace virtualisé au service des étudiants, enseignants et collaborateurs de l’institut. Tous peuvent accéder à tout instant à l’ensemble des outils numériques (applications, machines de calcul, logiciels de simulation numérique...).
Les six sites français de l’Icam sont désormais équipés. le réseau est aujourd’hui le seul en France à proposer un fonctionnement 100 % dématérialisé. Afin de s’adapter au mieux à l’environnement de l’Icam, S-Cube, filiale de Spie ICS, a choisi de développer une Virtual desktop infrastructure. Cette technologie aboutit à la dissociation du poste de l’utilisateur et de la machine virtuelle. À la clé pour l’utilisateur, un accès à l’intégralité de ses programmes, applications, processus et données, quel que soit le matériel utilisé.
Étude Robert Half :
  L’UTC crée sa Fondation
pour l’innovatL
ion
’Université de technologie de Compiègne, l’une des trois universités de technologie françaises, accréditée à dé-
 livrer un diplôme d’ingénieur et du reste creuset d’ingénieurs, de mas- ters et de docteurs sensibilisés aux interactions technologie, homme/
femme, société, prolonge son intention par une Fondation pour l’innova- tion, chargée d’accompagner le développement des missions de service pu- blic de l’enseignement supérieur et particulièrement celui de l’UTC dans sa mission d’innovation. Elle va, entre autres initiatives, « accélérer le dé- veloppement de la recherche-innovation partenariale et pluridisciplinaires via des livings-labs ».
ecoreseau.fr février 2019
| 69
]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
manager autrement
Métiers en mutation : le défi de la formation
La formation, levier de développement des entreprises ? Une lapalissade... mais qui prend une tout autre acuité avec la perspective de voir émerger de nouveaux métiers. Beaucoup de nouveaux métiers. Une équation pas toujours facile à résoudre et aux impacts nombreux.
ce contexte, on peut continuer à former tout le monde comme avant est illusoire. À l’instar de ce qui se passe dans le foot, 25 millions de Français ont un avis sur le sujet, quand seul un million se retrouvent en situation de face à face avec des élèves. »
Écoles de commerce, d’ingénieurs... tous les établisse- ments d’enseignement supérieur remettent sur l’ouvrage leurs pro- grammes. « On a tout démonté », annonce Isabelle Barth, qui pilote l’Inseec. Depuis son arrivée aux manettes de la business school, 80 collaborateurs planchent sur le nouveau canevas de la forma- tion. « Il serait irresponsable de le maintenir en l’état. » Coût d’une telle opération ? Isabelle Barth le ne connaît pas. «Ne pas le faire engendrerait un coût plus impor- tant encore », tient-elle à marteler. « En quoi les métiers auxquels on forme seront impactés par l’auto- matisation, questionne Valérie Fer- rebœuf, directrice de la prospective formation et recherche à Centrale- Supélec ? En quoi présentent-ils un caractère répétitif ? S’ils sont concernés, ils sont alors suscepti- bles de disparaître. Ce qui va rester, c’est bien la capacité à renouveler ses compétences pour absorber les nouvelles technologies, à manier de nouveaux concepts... »
Directeur général d’Eseo, école d’ingénieurs à Angers axée sur les objets et les systèmes intelligents, Olivier Paillet garde lui aussi les yeux rivés sur l’évolution des mé- tiers. « Le data scientist n’existait pas il y a encore cinq ans. Notre école n’avait pas de filière dédiée. Or, au vu des enquêtes d’insertion, nombre de nos diplômés ont trou- vé un emploi dans ce domaine. Un métier est éphémère. Mieux vaut axer son raisonnement sur les com- pétences à développer. »
Le boom des soft skills
La gestion de projet arrive en tête de liste des compétences recher- chées par les entreprises parte- naires de l’ESG. « La capacité à se remettre en question les intéresse, note Alain Kruger, directeur des masters of business administra- tion (MBA) à l’ESG, mais avec une vraie méthodologie à l’appui, pas de bidouillage. » Les soft skills recouvrent aussi les compétences relationnelles, de quoi doper la satisfaction client, contribuer à la paix sociale, le savoir commu- niquer, les techniques oratoi- res et la capacité à argumenter, la maîtrise de soi – pour ne pas sur-réagir –, la gestion du risque, la culture générale ou les huma-
  Les conseillers d’orientation psychologues ont de quoi s’arracher les cheveux ! Se- lon un think tank améri-
cain – Institute for future –, 85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui. Le britannique Da Vinci Institute table, lui, sur 60 %, dans une étude plus ancienne, qui date de 2014. Angoissantes, ces sta- tistiques ?
Française, Marylène Del- bourg-Delphis vit dans la la Silicon Valley depuis 1987*. Son créneau ? Les high tech. Elle appelle à dédra- matiser et à en relativiser la portée. « Le cinéma autour de ces données n’a pas lieu d’être, commente celle qui a vécu le développement des bases de données, la naissance du
big data. Évitons la névrose au- tour de la quatrième révolution industrielle. L’introduction des moissonneuses-batteuses n’a pas exigé des agriculteurs qu’ils prépa- rent un doctorat pour les utiliser », insiste encore cette normalienne de formation, serial PDG hier et aujourd’hui conseillère auprès de grandes entreprises. L’OCDE abonde dans son sens en revoyant (très) à la baisse la part des emplois menacés par le numérique : l’Orga- nisation passe de 47 à... 9 %.
De cette querelle de chiffres, une idée à retenir toutefois : quelle que soit la position du curseur, des métiers seront bouleversés, cham- boulés ou disparaîtront. D’autres créés ex-nihilo. Pour Estelle Raoul,
directrice exécutive chez Page Per- sonnel, « la formation va devenir le moyen pour les entreprises de res- ter compétitives. Elle est indisso- ciable de la stratégie. Si on ne forme pas, on recule par rapport aux structures concurrentes. C’est le nerf de la guerre. Qu’est-ce qui fait qu’une société reste compétitive ? Ce sont les hommes ! Dirigeants et salariés ont intégré l’enjeu de la formation. »
D’après l’institut de sondages YouGov, 60 % des Français décla- rent spontanément que formation professionnelle et faible taux de chômage sont étroitement liés (en- quête réalisée à l’occasion de la cin- quième édition du Salon du travail et de la mobilité professionnelle, janvier 2019). « Les compétences techniques sont de plus en plus volatiles, éphémères, commente Christine Le Naour, consultante à l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Le monde des en- treprises de services du numérique (ESN) comme l’industrie en font état. Dans les années 1970, la durée de vie d’une compétence était de deux ans et demi (selon l’enquête de l’OCDE). En 2025, elle passe à un an et demi. Peut-être moins. »
Une formation,
mais comment ?
«Comment passer d’un discours prophétique à la réalité, s’inter- roge François Galinou, président de l’ICPF & PSI (Institut de cer- tification des professionnels de la formation & de la prestation de service intellectuel). On ne peut pas former à des métiers qui n’existent pas. La question à se poser est : quelles sont les compé- tences qui ne vont pas changer ? Les exposés sont nombreux, mais difficiles à mettre en œuvre.» Le tout dans un climat de défiance. Moins de trois Français sur dix (28 %) estiment que les forma- tions professionnelles répon- dent aujourd’hui aux besoins exprimés des entreprises (ins- titut YouGov). «Le fossé entre les attentes du monde du travail et les cursus dispensés dans les écoles est patent, appuie Fran- çois Galinou. Croire que, dans
     70 |
février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[  FORMATION PROFESSIONELLE :
de conseil. « Déployer l’employa- bilité de nos collaborateurs est au cœur de nos préoccupations, explique Mathilde Le Coz. Ce sont des jobs à passerelle. Il est de notre responsabilité de les former pendant leurs années Mazars à leur deuxième partie de car- rière, de les préparer à leur coup d’après. Si on ne tient pas cet en- gagement, ils ne viendront plus. » La réponse apportée – en termes de formations – par les entre- prises à ce marché de l’emploi en plein bouillonnement participe de la politique de la marque em- ployeur.
L’arrivée échelonnée sur le marché de l’emploi des généra- tions X, Y et Z n’est pas étrangère à cette nouvelle considération ac- cordée à la formation et à sa nou- velle répartition. Au déploiement des formats courts, très tendance. La quête de sens compte pour eux. En réponse, le groupe FED mise sur la notion de développe- ment de l’intelligence collective, l’innovation qui émerge du ter- rain, et non descendante pour une meilleure appropriation.
La revanche des RH ?
On peut se poser la question. Exit l’image du service RH enfermé dans sa tour d’ivoire. « Les trans- formations ne les épargnent pas, commente Christine Le Naour, consultante de l’Apec depuis plus de vingt ans. Ces métiers se fragmentent, avec des besoins réels d’expertise qui apparais- sent : recrutement, formation, marque employeur... » Mathilde Le Coz, directrice des talents et de la transformation RH parle de « fonction disruptée ». L’occasion pour cette profession de reprendre la main, de se replacer au cœur de la stratégie. Et si tel n’est pas le cas, « jetez un pavé dans la mare, lance Marylène Delbourg-Delphis aux DRH. Les ressources humaines sont au cœur du management (in Tout le monde veut aimer son travail), du business et de sa transformation. Vous êtes, pour l’entreprise, un conseil continu de gestion [...] La banalisation de leur fonction est probablement l’une des erreurs les plus coû- teuses que puisse commettre un dirigeant. »
MUrieL WOLSKi
Selon une étude exclusive réalisée par YouGov à l'occasion du prochain Salon du Travail et de la Mobilité Professionnelle, une grande majorité de Français
manager autrement
pratique
  ce qu'en pensent les Français...
        75%
d'entre eux
           estime que l'apprentissage et la formation professionnelle ne sont pas suffisamment pris en compte par nos dirigeants et représentants politiques.
3 français sur 10 estime que les formations professionnelles répondent aujourd'hui aux différents besoins
exprimés par les entreprises
*Marylène Delbourg- Delphis vient de signer Tout le monde veut aimer son travail – vers une culture d’entreprise partagée,
aux éditions Diateno. Septembre 2018.
                Moins de
   28% 6
des répondants importance lorsque plus de
déclarent qu'ils se tourneraient en priorité vers leur entreprises lors d'une démarche de reconversion professionnelle.
français sur 10
déclarent spontanément que formation professionnelle et faible taux de chômage sont étroitement liés.
nités, un peu de design aussi, un   lière. » Finalement,
Ce constat prend toute son
  si la conscience des entreprises re-
 soupçon de techniques de co- dage... Sans oublier le retour aux fondamentaux, mâtinés d’inter- disciplinarités – haro sur les ma- tières en silo. Un autre virage pris par les établissements. Un vrai millefeuille !
Résultat, les programmes débor- dent, il leur faut un chausse-pied. Tout faire rentrer dans la matrice des diplômes s’avère un exercice de plus en plus rock’n roll. «La ré- forme a diminué le volume horaire du titre d’ingénieur, déplore Jean- Marc Dedulle, directeur du dé- partement formation continue de l’Institut national polytechnique (INP) de Grenoble, pour des rai- sons financières. L’autoformation devrait se développer davantage. » Le blended learning a la cote. Autre exemple : les MBA à l’ESG (groupe Studialis) s’étalent dorénavant sur deux ans. Tout ne tenait plus en une année.
Incontournable formation continue
«L’innovation n’est pas un flash de génie, explique Julie Berto- ni, responsable des ressources humaines de FED, cabinet de recrutement indépendant, mais bien un travail qui doit s’orga- niser comme une activité régu-
prise de
monte à quelques années en ar- rière, le passage à l’acte date d’il y adeuxoutroisans.«L’investisse- ment est mesuré, mieux orienté, analyse Sylvia Di Pasquale, ré- dactrice en chef de Cadremploi. Le sujet revient sur la table en comité de direction toutes les se- maines, et non pas une seule fois par an. Les responsables forma- tion se transforment en marke- teurs. Ils évangélisent. Le secteur se professionnalise. »
Au sein du cabinet Page Per- sonnel, la population cible change. « Avant, seules les nou- velles recrues et les nominations bénéficiaient d’une formation, analyse Estelle Raoul, directrice exécutive. C’en est terminé de cette vision. La formation doit s’adresser à tout le monde. Per- sonne ne doit se sentir exclu. C’est un outil pour fédérer les collabo- rateurs.» De même, un poste de responsable de formation a été créé. Et ce qui est plutôt rare, le budget global de la formation du groupe a augmenté. Une plate- forme en libre accès a été lancée en fanfare –même si tout n’était pas parfaitement ficelé.
Même élan du côté de chez Mazars, organisation d’audit et
 ecoreseau.fr février 2019
| 71
]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
Formation : 5 personnages
en quête de hauteur
Tous les gouvernements jurent qu’ils vont la réformer, la rendre efficace. Les entreprises jurent qu’elle est au cœur de leurs préoccupations. Les salariés jurent qu’on ne les y reprendra plus. La formation continue jure dans le paysage professionnel. Or elle reste plus que jamais un levier de la transformation de la société tout entière. Échanges d’expériences et éclairages de ceux qui façonnent le paysage.
Encore une réforme de   tisation » du compte personnel
 la formation profes- sionnelle – la précédente date de 2014. Son nom :
Le collaborateur doit être acteur de sa formation. Du coup, les chances de le toucher au cœur sont-elles plus élevées si on le connaît bien.
Pour la liberté de choisir son
avenir professionnel. La loi a été
votée, mais tout n’est pas encore
en place. 2019 passe pour « une
année de transition ». Au sens
premier : l’entrée en application
sera échelonnée. Elle commence
par la suppression de certains
acteurs comme les OPCA (Or-
ganismes paritaires collecteurs
agréés), remplacés par les Opco   ploiement de la formation en si-
de
l’heure. Cette mesure met un terme aux barèmes variables se- lon la filière. À partir de 2020, les comptes seront alimentés annuel- lement à hauteur de 500 euros pour toute activité à mi-temps ou plus. Un coup de pouce sera ac- cordé aux salariés les moins qua- lifiés – titulaires ou non d’un di- plôme inférieur au bac. Leur CPF sera crédité de 800 euros par an. La réforme mise aussi sur le dé-
formation (CPF) : 15 euros
   À quand l’Amazon de la formation ?
(opérateurs de compétences).   tuation de travail, pour les petites
 Puis la création d’une contribu- tion unique pour les entreprises – apprentissage et formation conti- nue. Mais l’un des points majeurs
structures notamment. Cet envi- ronnement en mouvement n’a pas freiné Armand, Aurore, Daniel ni encore Estelle qui ont sauté le pas. Des profils inspirants ? n
Julien Lever
Directeur général adjoint de Julhiet-Sterwen, cabinet conseil en management, transformation et
innovation
de
la réforme reste la « moné-
n’existe pas encore. Mais l’entreprise ne peut pas tout faire. Le temps n’y est pas extensible. On s’oriente donc vers de la formation pendant les temps inutiles, en dehors de l’entreprise – comme pendant le transport. L’employeur propose,
les collaborateurs disposent. L’obligation de résultats de résultats va supplanter celle de moyens. »
  « La formation, ça fait 20 ans qu’elle attend le grand jour. Ou le grand soir. » Propos dubitatifs de Julien Lever, directeur général adjoint
de Julhiet-Sterwen, cabinet conseil en management, transformation et innovation. « Ce secteur est en pleine mutation, constate-t-il. L’enjeu
est à la fois de concilier son industrialisation
et l’individualisation
des cursus. » Son débit cataracte sert Julien Lever pour souligner les courants qui viennent modeler ce
champ actuellement :
« L’apport des neurosciences qui confirment la baisse d’attention passées les
35 minutes de cours. Les nouvelles modalités, je
cite, e-learning, blending learning, learning expeditions, événementiel. La vague de fond de l’intelligence artificielle capable de scruter notre comportement et décrypter nos besoins, la manière
dont on apprendra le mieux, selon nos clics et notre bagage de départ... et de proposer des modules.
Le collaborateur doit être acteur de sa formation.
Du coup, les chances de le toucher au cœur sont-elles plus élevées si on le connaît bien. Vive le big data ! On tend vers le Saint-Graal ! Optimisation du budget, meilleure connaissance du collaborateur, contenu du cursus de qualité et adapté : le marketing de la formation est en place. Se pose alors la question des catalogues de thématiques balayées, de modalités variées... Or, pour l’heure, aucun Mall dédié. L’Amazon de la formation
72 | février 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[ Les Conseillers Formation Cegos,
la garantie d’un accompagnement personnalisé
                                                                  BEYOND KNOWLEDGE
cegos.fr
Un accompagnement sur mesure à toutes les étapes de votre projet
Ø Identification de vos objectifs
Ø Présentation du projet à votre employeur
Ø Recherche et aide à l’obtention d’un financement Ø Constitution du dossier de candidature
Ø Préparation aux entretiens de sélection
Parlez-nous de votre projet
01 55 00 99 11 l diplomants@cegos.fr
                                  E Y O N D K N O W L E D G E   Bien plus que des savoirs
                                                                                                 B
]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
  Armand Troille, 39 ans
Reconnaissance financière via le diplôme
 « Quand vas-tu aller bosser ? » Régulièrement, Armand Troille se fait charrier par ses amis. À 39 ans tout juste, il en est à «sa troisième vie», à son troisième métier, et toujours grâce à la formation. Pompier, il est devenu logisticien dans l’humani- taire, puis infirmier. Et au programme de 2019, une spécialisation de puériculteur d’un an, « totalement prise en charge par le centre hospitalo-universitaire de Grenoble » où il exerce. Le coût : 5 000 euros et
le salaire maintenu pendant les douze mois de for- mation. «Puis-je aller plus loin, c’est la question que je me pose toujours, explique Armand. Et puis, la France apporte beaucoup d’importance aux di- plômes. Et c’est encore plus vrai dans la fonction pu- blique, hospitalière ou pas d’ailleurs. La reconnais- sance sociale et financière passe par là.» Dans la ligne de mire d’Armand Troille: un master pour –pourquoi pas – former les autres.
Yohann Djerahian, chef de projet formation pour Dekra industrial
Imposer une formation est contre-productif
 «On ne se manage pas soi-même comme on ma- nage les autres, attaque d’emblée Yohann Djera- hian. Accompagner les derniers promus ou recrutés à prendre leurs habits de manager est essentiel dans l’entreprise. À défaut, la souffrance s’immisce, avec ce sentiment d’être lâchés.» C’est du vécu. Ingénieur environnement, Yohann Djerahian a été promu manager... puis formateur chez Dekra industrial. Une société consciente des enjeux, spécialisée dans le champ de la prévention des risques techniques et humains, qui n’a pas hésité à créer le poste. «L’im- pair dans lequel un manager tombe facilement: convaincu d’être expert, il cherche à “driver” les collaborateurs. Or, précisément, un bon manager est celui qui œuvre à son inutilité. Le management s’appuie trop souvent sur l’expertise, les tableaux
Estelle Brunemer, 35 ans
de bord... On oublie la dynamique humaine. Le donneur d’ordre doit se muer en accompagnateur pour créer les conditions dans lesquelles chacun donnera le meilleur de soi-même. Il doit devenir une personne ressource. Un collaborateur démoti- vé ? Comment gérer un conflit ? Comment consti- tuer une équipe ? Qu’ont fait les autres en pareille situation ? Les réponses se travaillent au sein de la communauté. Pour autant, imposer un cursus à un manager est contre-productif. On ne force pas les individus à évoluer», a appris Yohann Djerahian. Sur les 220 managers que compte Dekra industrial, 85 ont déjà bénéficié de telles sessions, en groupe – en un an. « L’ambition n’est pas d’obtenir un score de 100 %, mais bien de créer un noyau dur qui diffuse le changement au cœur de l’entreprise.»
 74 |
février 2019 ecoreseau.fr
Ne pas se laisser envahir
par les commentaires des autres
La blouse blanche, le comptoir d’officine... ce n’était pas pour elle. Pas pour Estelle Brunemer. Pourtant, après deux échecs pour devenir « véto », elle a – bril- lamment – rebondi en pharmacie. Elle en est sortie diplômée en 2009, mais sans véritable goût. Huit ans plustard,ellelâchetout.«Voilàunboutdetempsque je ne me sentais pas à ma place, reconnaît-elle, mais j’arrivais là au bout de ma capacité à supporter cette situation. Un job bien payé, facile... telle est l’image du métier de pharmacien partagée par beaucoup, mais c’est oublier les responsabilités, les contraintes et le peu de perspectives qui s’offre au pharmacien assistant, sans intention d’acquérir son officine. Se tromper de carrière arrive à tout le monde.» Pour- tant, de telles bifurcations ne sont pas toujours bien perçues par l’entourage. Estelle conseille de ne pas se laisser envahir par les autres, de s’isoler, pour mieux mûrir son projet. Dans quelle nouvelle direction al- ler ? «Y répondre est un boulot à part entière, sou-
ligne-t-elle. D’ailleurs, un guichet unique pour tous ceux qui entreprennent de telles démarches serait une avancée. Et c’est sans compter le gros travail sur soi qui est alors nécessaire. Tous les guides rédigés sur le sujet ne peuvent pas répondre à tout.» Bilan de compétences, conseils de Pôle Emploi, infor- mations auprès de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec)... son projet est maintenant clair. Elle a entamé il y a peu un master of business administra- tion (MBA) en management du marketing et de la communication santé à l’Institut Léonard de Vinci (ILV). Histoire de valoriser sa première trajectoire et d’ajouter une nouvelle corde à son arc. Pourtant, encore toute jeune, elle s’étonne de l’évolution des modalités d’apprentissage. « La numérisation est omniprésente. Je prenais des notes manuellement mais toute la promo sortait son ordinateur. Et le mode projet est très fréquemment employé. »
]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[  Aurore Lagarrigue, 29 ans
Sortir d’un poste redondant
Daniel Jourdan, 54 ans
Le faible soutien du CPF
carrières & talents
pratique
  Pas encore 30 ans. Ses études ne sont pas si éloignées – en 2011, Aurore Lagarrigue a décroché un bachelor d’attachée de presse. Mais ses premiers pas professionnels n’ont rien à voir avec ce secteur. Son poste : vendeuse. Elle passe très vite responsable de boutique à Paris chez Claudie Pierlot, une enseigne de mode française (groupe SMCP). « Du luxe accessible », pour re- prendre la terminologie d’Aurore. «Ce métier, je ne l’ai pas choisi. Il s’est présenté à moi. Une vraie école de la vie, avec une opportunité de gérer des boutiques à Londres pen- dant deux ans, un travail qui a été reconnu – ce qui est plaisant – mais j’en ai fait le tour. C’est devenu re- dondant. La découverte du métier d’acheteuse lors des conférences de
lancement de chaque collection a été décisive. » Un déclic pour Au- rore. 2019 lui donnera une corde supplémentaire, avec un master of business administration (MBA) manager des achats, à l’Institut Léonard de Vinci. « DIF, CIF, Fongecif... La reprise des études est finalement assez facile, mais les dispositifs sont assez mal connus. Dommage, car les avantages sont nombreux. Opportunité m’est donnée de voir le coût de forma- tion pris en charge, conserver mon salaire et retrouver mon poste à l’issue. Sans quoi je ne sautais pas le pas. » Au programme de 2019, quatre mois de cours – elle en a sui- vi déjà deux fin 2018 – et six mois de stage... avec en ligne de mire un poste à nouveau à l’étranger.
« Qu’est-ce que je fais maintenant ? s’est interrogé Daniel Jourdan, en 2018, sitôt licencié de son poste d’ingénieur commercial dans le machinisme. Je ne me posais pas la question avant, pendant mon activité. On ne peut pas s’impli- quer totalement dans son travail et potasser un nouveau projet. » Lui qui avait rompu la tradition fami- liale du travail de la vigne, à 20 ans, décide d’y retourner 30 ans plus tard. « Un hectare aujourd’hui rap- porte plus qu’il y a 20 ans». L’idée de développer une activité ancrée localement le séduit. Et puis, ce se- rait aux côtés de son fils, Thibault, exploitant de 17 hectares de vi- gnes depuis cinq ans maintenant. Se lancer dans le négoce vinicole, d’accord, mais avec quel local ?
Comment décrocher l’agrément ? Quelle est la règlementation en vi- gueur ? Les questions sont légion. Et pour y répondre, Daniel s’est at- taqué mi-janvier – à raison de deux jours par mois, pendant 18 mois – à un mastère spécialisé de commerce international des vins et spiritueux de Burgundy school of business (BSB). Son compte personnel de formation mobilisé, le solde qui lui reste à charge pour financer sa formation et frais annexes s’élève à 18 500 euros environ. Ses indemni- tés de licenciement paieront la note. Il se donne grosso modo deux ans pour travailler son business plan, découvrir les rouages du négoce, créer son réseau... D’ici là, retour au milieu des ceps. Il reprend le fil de l’histoire familiale. MW
 ecoreseau.fr février 2019 | 75
]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
par christophe combarieu
Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
cinéma
vice
Cheney. Une fiction satirique où l’on suit l’évolution de celui qui deviendra le vice-président des États-Unis sous la mandature
de George W. Bush Jr et dont les décisions politiques connaissent encore des répercussions à l’heure actuelle. Un film politique mais à l’humour ravageur, une fiction presque documentaire
et une réalisation au cordeau (une reconstitution d’époque impeccable) font de ce Vice un must seen de ce début d’année. Incroyable transformation de Christian Bale, un spectacle à lui tout seul ! D'Adam McKay, en salle le 13 février
opéra
rusalka de Dvorak
C’est le retour, sur la scène de Bastille, de Rusalka, ce petit bijou musical et scénique plein de poésie et de sensualité qui avait fait
frémir de bonheur les spectateurs parisiens, en 2002 et 2015. C’est l’œuvre vocale majeure de ce grand symphoniste qu’était Anton Dvorak, mondialement célèbre pour sa Symphonie du Nouveau Monde. Il est donc normal qu’il fasse bien souvent la part belle à l’orchestre. Avec Rusalka, le génial metteur
en scène Robert Carsen fait des merveilles, sa production repose sur un dispositif conceptuel autant que sur une élégance bourgeoise contemporaine gris et crème, du meilleur goût. Le must lyrique. Jusqu’au 13 février à l’Opéra-Bastille
culture & co exposition
   Vasarely,
Bl’art « illusoire »
onne nouvelle : Victor Vasarely renaît, en ce début 2019, grâce à une grande exposition rétrospective au centre Pompidou, la première depuis 50 ans. Il était temps ! Car qui ne connaît pas Vasarely, même sans le savoir ? Le père de l’Art optique joue sur les formes géométriques et les couleurs pour créer de méthodiques et scientifiques illusions
d’optique. L’exposition va balayer large et chronologiquement, au cœur de ses 430 créations, de sa formation, dans les traces du Bauhaus, jusqu’à ses captivantes innovations autour de la quatrième dimension. Sans oublier les années 1930, où Vasary, fraîchement parisien, devint artiste graphique dans une agence de pub ! Une expo renversante ! n Centre Pompidou, du 6 février au 6 mai 2019
    Le réalisateur Adam McKay nous dresse le portrait d’un homme politique peu connu en Europe mais qui
a pu jouer d’une influence immense sur la géopolitique mondiale : Dick
7,6
milliards de dollars (6,69 milliards d’euros) empochés par Disney en 2018 ! C’est la deuxième meilleure performance
de son histoire.
   L’illusion
verte
Werner Boote et Kathrin Hartmann parcourent le monde pour nous révéler ce qui semble l’arnaque du siècle : que se cache-t-il réellement derrière
les labels Bio ou Commerce équitable avec lesquels les industriels inondent nos
rayons de supermarchés ? Car
si l’écologie est aujourd’hui
cd
devenue sexy et qu’elle est pour eux une manne financière
hors du commun, elle n’en est pas moins reléguée au second, voire au troisième plan quand
le profit prend inexorablement le dessus. Et l’illusion verte devient « mensonge » écologique
pendant que le greenwashing – ou éco-blanchiment – perdure à travers les décennies ! Le réveil du consommateur promet de
se montrer pénible après être tombé, de si haut, dans un panneau bien trop grand... Sortie en salle le 13 février
   The berlin recital
 76 | février 2019 ecoreseau.fr
Parmi les prodiges du piano asiatique, il n’y a pas que Lang-Lang ! Il faut maintenant compter avec Yuja Wang, 31 ans, qui nous vient de Pékin. Elle avait à peine 20 ans lorsqu’on fit appel à elle, en 2007, pour remplacer au pied levé Martha Argerich. Il n’en fallait pas plus pour en faire « l’héritière » : son nouvel album live à la Philharmonie de Berlin est tout simplement renversant. De Rachmaninov à Scriabine, en passant par Prokofiev, elle vit les notes de manière incandescente.
CD-Deutsche Grammophon
]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
Le poulain
de Mathieu Sapin
Immersion totale dans les arcanes du pouvoir ! Arnaud Jaurès, 25 ans, se retrouve propulsé au poste d’assistant de la dir’com’ d’une campagne présidentielle ! Et se retrouver face aux méandres humains de la politique ne sera pas de tout repos... Une fois la nouveauté passée, sa naïveté va voler en éclat pour laisser place à une hargne de barracuda, caractère essentiel
dans cet océan
de requins... Une
comédie politico-
satirique à la fois
réaliste et drôle,
tout à fait inspirée
de l’expérience
des coulisses de
la politique et des
médias du réalisateur Mathieu Sapin. En 2012 puis en 2014, il avait suivi la campagne présidentielle de François Hollande puis son mandat à l’Élysée ! De ces moments passés aux sommets de l’État, il en avait tiré deux BD (Campagne présidentielle et
Le château). Alexandra Lamy
et Finnegan Oldfield, parfaits ! France Télévisions Distribution
Blackkklansman, de Spike Lee
Le retour de Spike Lee est salvateur. Le film retrace l’incroyable histoire de Ron Stallworth, policier noir dans la ville de Colorado Spring qui a infiltré le Klu
Klux Klan en 1978
afin de dévoiler
au grand jour les
agissements les
plus sombres de
la communauté.
Une hallucinante
supercherie
réalisée en tandem :
si Ron est la voix, il enverra
son ami assister aux réunions suprématistes ! L’un blanc en chair et en os, l’autre noir, par téléphone. Si Blackkklansman traite d’un sujet brûlant, il est manié ici avec une légèreté assumée. C’est
drôle et efficace. Derrière la réalisation impeccable se cache, forcément avec Spike Lee, un message politique fort, qui affiche ouvertement son ultime ambition : parvenir à prouver que Trump est un pur produit de la pensée
du KKK. Universal ecoreseau.fr février 2019 | 77
culture & co dvd
         théâtre
Le Misanthrope
a pièce la plus jouée, mais aussi le rôle le plus redouté
des comédiens, le Misanthrope, Alceste, revient en ce début de saison sous les traits de Lambert Wilson. Un atrabilaire amoureux qui déteste l’humanité, et qui,
malgré son hypocrisie et sa couardise, va s’éprendre d’une de ses représentantes les plus ampoulées : la belle Célimène. De 1666 à nos jours, aucun mot n’a perdu ni de son éclat ni de sa résonnance dans nos sociétés modernes. Comme si Molière en écrivant ces vers savait qu’ils resteraient gravés à jamais dans l’histoire, comme un pamphlet pour l’éternité. Alors que ceux qui veulent que l’on soit sincère et qu’en homme d’honneur on ne lâche aucun mot qui ne parte du
cœur, aillent applaudir un Lambert Wilson taillé dans l’ébène pour interpréter ce qui sera sans doute une des grandes étapes de sa vie d’artiste, six ans après avoir partagé l’affiche au cinéma avec Fabrice Luchini dans Alceste à Bicyclette ! Le film finissait en pied-de-nez : il s’était préparé à incarner Philinte, le confident, pour revêtir, dans une ellipse finale, le costume du rôle-titre. Une sage prémonition... n Du 13 février au 18 mai au Comédia, Théâtre Libre, 4 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris
2/3
des ouvrages programmés
dans les opéras de la planète sont signés Verdi, Mozart
et Puccini.
Il reste peu de place pour Wagner
ou Bizet finalement !
cd
Baïka
L’enfant terrible du
violon est de retour.
Du haut de ses 34 ans,
de ses jeans moulants,
ses bottes de moto et
ses cheveux longs surprennent dans le milieu. Nemanja Radulovic est la preuve que l’on peut se vivre rockeur dans l’âme, même quand on fait
du classique. Il est tellement doué, humble et généreux qu’il propose un jeu plein d’émotion. Son archet et ses mains sont à la fois pleins d’énergie et de retenue quand il le faut. Avec Baïka, son nouvel album, on s’attendait à une démonstration de technique virtuose, mais la sensibilité, la finesse et le sens de la nuance sont eux aussi au rendez- vous. Une réussite. CD-Deutsche Grammophon
8 euros de l’heure
Le duo de cinéma bankable Valérie Bonneton/ Dany Boon s’installe au Théâtre Antoine ! Jacques et Laurence, un couple de petits bourgeois, s’offrent les services de Rosa, une femme de ménage. Oui mais voilà, à chaque fois que Rosa se fait un bobo, un ongle qui casse ou une cheville qui se foule, comme
par magie, il leur arrive exactement la même chose ! Une sorte de poupée vaudou qui aurait des effets sur le couple ! Il vont alors tout faire pour faire vivre leur femme de ménage telle un coq en pâte et tenter par tout moyen de lui faire prendre le moins de risques possible ! Force est de constater que lorsque l’on aide les autres, c’est souvent en y dissimulant quelques velléités égocentriques... Une comédie mordante et très bien ficelée signée Sébastien Thiéry, mise en scène par Stéphane Hillel.
Du 15 janvier au 31 mars au Théâtre Antoine, 14 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris
    ]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
essais autos
  Mercedes Classe A Carte techno La compacte étoilée s’offre un lifting technologique avec planche de bord aux écrans panoramiques et
Adébauche d’équipements high tech. Cible : nouvelles générations... fortunées.
ttention aux bosses et La « petite » Merco gagne 13 cen- aux dos d’âne ! La nou- timètres en longueur au profit velle Classe A est très surtout du coffre. L’esbroufe, elle, basse, design oblige, et se loge à l’intérieur avec un habi-
son spoiler avant a tendance à frot- tacle de haute volée, une planche
tick, assistant personnel façon Siri d’Apple ou Google Home pour les commandes vocales et pour surfer sur le net, régulateur adaptatif et aide active au changement de voie pour rouler en mode semi-auto- matisé. Cap sur la modernité et le futur. Sauf sous le capot. Ici, ni hybride ni électrique, mais de clas- siques motorisations essence ou diesel avec boîte manuelle ou ro- botisée. En l’occurrence le bloc es- sence 4 cylindres turbo à injection directe de la Classe A 200 et la boîte 7G-DCT forment un joli duo silen- cieux, souple et nerveux.
d’hybrides rechargeables tous segments confondus en Europe, numéro 1 des ventes de SUV hybrides rechargeables dans le monde, l’Outlander PHEV a vocation à devenir à court terme l’unique motorisation du modèle.
fiche technique
ter, mieux vaut donc contrôler la vi- tesse. Mais la compacte de Merce- des y gagne en esthétisme et monte en gamme en affirmant son identi- té de marque avec ses aînées : même calandre très large, lignes épurées, capot plongeant, silhouette étirée.
de bord ovale magnifique et sur- tout deux écrans panoramiques contigus (deux fois 10 pouces, soit 52 cm) : l’un au-dessus du volant pour une instrumentation entiè- rement numérisée (affichage tête haute en option), l’autre, tactile, au
centre de la planche de bord pour le multimédia et la clim. Effet limou- sine Classe S garanti !
La high tech au volant
Le constructeur allemand qui cible une clientèle plus jeune mais for- tunée vu les tarifs joue à fond la carte du technologique et de l’in- telligence artificielle : pavé tactile au bas de la console centrale, volant multifonction avec deux mini-joys-
par philippe flamand
fiche technique
  Modèle essayé
 Mercedes Classe A 200 Progressive Line BvA 7G-DCT
 Tarif
 Àpartirde36100€
 Tarifs gamme essence
 De27649à50399€
 Tarifs gamme diesel
 De32199à43899€
  Le Mitsubishi Outlander PHev monte en gamme
Le SUV hybride confirme
ses qualités routières et
sa vocation familiale avec
un niveau d’équipement généreux et une ambition commerciale renforcée.
Le restyling est minimal à l’extérieur (nouvelle calandre, nouveau bouclier, nouveau système d’éclairage, nouveau becquet arrière...) mais en revanche l’habitacle de l’Outlancer PHEV bénéficie d’une belle mise à niveau : console centrale, planche de bord, sièges... Le SUV hybride de Mitsubishi millésime 2019 monte encore en gamme
avec un degré d’équipement renforcé mais malheureusement aussi quelques incongruités
qui perdurent. Ainsi
n’y a-t-il toujours pas d’affichage numérique de
la vitesse sur les cadrans (un comble pour un véhicule empreint de modernité), pas d’affichage tête haute et le bluetooth est défectueux (téléphone inaudible). Pour le reste, l’Outlander électrifié confirme ses qualités mécaniques : très spacieux, agréable à conduire, ce SUV à vocation familiale se meut
environ un tiers du temps sur la seule propulsion électrique (surtout en ville) grâce à ses deux moteurs électriques avant- arrière qui se rechargent en roulant. Sur route, l’hybridation fait toutefois
la part belle au moteur thermique (un nouveau bloc 2,4 litres essence) comme pour la plupart de ses concurrents, avec, du coup, une consommation moyenne élevée (15 litres aux 100 !).Leader des ventes
 Modèle essayé
 Mitsubishi Outlander PHev instyle
 Tarif
 48990€
 Tarifs gamme hybride
 de36490à48990€
 78 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[ mode & accessoires
Tods chaussure modèle homme
L'homme Tod's est un passionné des belles choses imprégnées de créativité. En tant que globe-trotter, il a besoin d'une garde-robe légère qu'il peut mixer à tout moment. La superbe qualité des matériaux utilisés rendent les
produits Tod's reconnaissables par tous ceux
qui partagent cette même passion du style
Italien unique. Gommino en cuir velours avec liseré -
450€ www.tods.com
fjallraven, la veste essentielle !
Cette veste isolante légère et compressible est à rembourrage synthétique haute-performance. En polyester stretch, rembourré avec 40 g/m2 de G-Loft Suprême, avec fermeture à glissière double-sens et poches pour les mains. 169,95 € www.fjallraven.fr
Kenzo Takada, un
ouvrage historique
L’extraordinaire épopée d’un Japonais parti à la conquête du monde de la mode, dans un ouvrage qui deviendra la bible
de tous les passionnés ! Avec des documents d’époque dont des inédits (photographies, lettres manuscrites, photos de défilés) et plus de 300 dessins de mode issus de la collection privée du créateur, le livre retrace plus de 40 ans de création. 464 pages. 49,90€ www.kenzo.com
Poppy field,
western wibes
Poppy Field The Label, nouvelle marque" gypsy bohème" de prêt- à-porter française s’inspire de l’esprit Australien des années 70. La marque propose pour l’entrée de saison une sublime veste en velours tannée à l’esprit western. 435 € www.poppyfieldthelabel.com
Panthère Ardente de Roze
Le Sac Panthère Ardente ne cachera pas l'irrésistible prédatrice sous sa anse, mais réveillera toutefois chez certain(es)
l’impérieux désir
d’apprivoiser. À la fois singulièrement félin et mordant, il associe avec élégance un cuir vert qui lui confère un style urbain un poil désinvolte. 258 € roze-collection.com/boutique/
l’art du temps
vie privée
       ecoreseau.fr février 2019
| 79
]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
l’art du temps
 horlogerie & joaillerie
 Montblanc 1858 Automatic Limited
La ligne Montblanc 1858 puise son inspiration dans l'univers de l’exploration en montagne et se pare de vert kaki.
Réinterprétant les montres de poche et les chronographes Minerva des années 1920 et 1930, cette nouvelle ligne combine
un boîtier en bronze vintage rehaussé d’aluminium qui se patine avec le temps ainsi que des complications innovantes et ultra
 Edition
Breguet Marine Chronographe 5527
Le boîtier en or blanc se mêle à un cadran bleu en or, dont le guillochage au motif
« vagues » rappelle les origines de la collection. Les différentes informations liées à la mesure du temps sont affichées dans deux compteurs distincts, à 3h pour les minutes et à 6h pour les heures. Cette création à l’allure sportive est complétée par une indication de la date située entre 4h et 5h. 33 000 € www.breguet.com
Nouvelle Twenty~4 Automatique de Patek Philippe
C’est une montre pour les
femmes contemporaines, sûres
d’elles et au style affirmé.
Une création pour celles qui
ont parfaitement intégré les
technologies de leur temps, mais
apprécient de porter au poignet une mécanique reflétant une tradition d’excellence et un bel objet de valeur artistement ouvragé. 23 660 € www.patek.com
Crème anti-âge du Cap ferret
Les Laboratoires du Cap- Ferret ont développé un Complexe Vé- géto-Marin exclusif associant les propriétés anti-rides, hydratantes, repulpantes et lissantes de 17 actifs végéto-marins. Un soin bouclier et cocoon à la fois, pour un hiver tout doux. 50 ml, 75 € www.laboratoires-cap-ferret.com
fonctionnelles. 2 920€ www.montblanc.com Jaquet Droz, Lady 8
richard Mille présente
la nouvelle rM 35-02
rafael Nadal
La RM 35-02 Rafael Nadal témoigne, comme ses « grandes sœurs », d’une recherche permanente de l’innovation dans un dessin unique. Animé par le nouveau calibre RMAL1, sa platine et ses ponts en titane grade 5 sablé humide, traité PVD/Titalyt® et étiré, lui assurant une grande rigidité et une planéité parfaite des surfaces. Prixsurdemande. www.richardmille.com
 Petite Aventurine
Pour sa nouvelle création de seulement 25 mm de diamètre, Jaquet Droz a repris
le dessin emblématique de son modèle originel, la Lady 8, pour le décliner en une variation plus intime : la Lady 8 Petite. La
délicatesse de sa boite qui ne comporte aucun angle, est accentuée par une glace bombée. A midi, une pierre tourne sur elle-
même, roule sous le doigt, offrant l’illusion de pouvoir toucher du doigt le temps, sa préciosité. 15 800 € www.jaquet-droz.com/fr
   bien-être
    Madame Je Jalouse,
Le Barre & Beats, la danse
classique fun et efficace !
La.Salle.de.Sport with Reebok s’associe à Gregory Gaillard, maître de ballet de l’Opéra national de Paris, pour le lancement de Barre & Beats. Grâce à des exercices à la barre classique, sculpter
son corps, gagner en souplesse, se tonifier en profondeur en allongeant les muscles et affiner sa silhouette comme les danseurs professionnels.
www.lasalledesportparis.com
notre salon de
Une ambiance rétro et cocooning, le coup de cœur est immédiat. Chaque prestation est réalisée sur-mesure avec une grande bienveillance et un conseil expert.
Le soin visage Méthode Mosaïque Modelante d’1h40 est bluffant d’originalité et de technicité. Une mise en beauté cheveux (shampoing et brushing) est offerte ! 50 ml, 75€ www.laboratoires-cap-ferret.com
beauté très à nous !
Chance Eau Tendre eau de parfum
Chanel dévoile une nouvelle interprétation de Chance Eau Tendre
en déclinant la fragrance en Eau de Parfum. Plus intense, plus enveloppante, cette variation exprime une féminité radieuse et
affirmée. Illuminée dans les premiers instants par le tourbillon acidulé de l’accord pamplemousse-coing, cette eau de parfum apporte
un sentiment de tendresse infinie. 50ml, 93 € www.chanel.com
80 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
évasion
Les Trésoms Lake & Spa Resort
Une attention méticuleuse aux détails, un ameublement personnalisé et des équipements prestigieux incarnent la magie d'Ametis. Chaque client se voit attribuer un majordome personnel qui anticipe tous les besoins imaginables. Le Ruby Spa vous apportera une détente ultime. www.hotelspreference.com
escapade pour la Saint-valentin dans les hôtels Barrière
Se retrouver à deux, face à des paysages fabuleux. Amour, partage et gourmandise sont à l’honneur pour la Saint-Valentin chez Barrière. L’escapade Romance à partir de 225 € la nuit. www.hotelsbarriere.com
Annecy, 20 ans déjà !
Véronique et Pascal Droux vous reçoivent chaleureusement depuis 20 ans dans leur propriété années 30, élégante et superbement rénovée. Le spa est un havre de quiétude aux soins gourmands. La cuisine fine et inventive du Chef Eric Prowalski, magnifie produits frais et locaux, à savourer devant la magie du lac et des montagnes. www.lestresoms.com
Château de Balleure, superbe séjour médiéval
Village authentique, nature intacte et traditions comme la production du célèbre Beaufort, bienvenue à la
Clé des Cimes ouverte en décembre 2018. Avec une déco inspirée par les fermes d’alpage voisines, l’ambiance y est chaleureuse...
et terriblement cocooning
grâce à la belle
piscine chauffée
et son superbe
spa Payot®.
Casiers à ski chauffés, prêt de raquettes, navettes jusqu’au front de neige, forfaits et locations de
ski aux meilleures conditions... Country Différentes activités sont proposées dans 3 clubs aux enfants de 18 mois à 17 ans.
www.mmv.fr
82 |
février 2019 ecoreseau.fr
Les Plumes, escale au cœur des belles lettres
L’hôtel Les Plumes, situé dans le 9ème arrondissement de Paris qui abrita des passions littéraires célèbres, distille au fil de son lobby et de ses chambres décorées avec soin, les affres du romantisme vécus par trois couples célèbres du XIXe siècle, J. Drouet et V. Hugo, P. Verlaine et A. Rimbaud, G. Sand et A. de Musset. www.lesplumeshotel.com
Délicate Ametis
Villa à Bali
© Fabrice Rambert
© ManuReyboz
]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[ l’art du temps
vie privée
 ecoreseau.fr février 2019 | 83
]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
l’art du temps
 vins
Château Laujac 2015
Issu d’un assemblage de 47% merlot, 43% cabernet sauvignon et 10% petit verdot, Château Laujac 2015 a un nez légèrement mentholé mais aussi
très fruité. L’attaque
est fraiche, le milieu de bouche est plein et la finale est persistante. 18 € chez les cavistes.
  Beaune Premier Cru Cras 2016
La famille Drouhin souhaite partage sa passion pour ce beau terroir bourguignon qui donne naissance à des Premiers
Crus d’un excellent rapport qualité/prix. Beaune Premier Cru Cras 2016 est droit, ferme et d’une très belle complexité aromatique. 57 €
www.drouhin.com/boutique/fr/
Côtes de Nuits-villages
le vaucrain 2014
Ce vin rouge de la Maison Jadot est soyeux, coloré, structuré avec des tanins élégants, présentant des arômes de terroir, de petits fruits rouges et noirs, du réglisse également, puis des arômes animaux en vieillissant. 21 € www.louisjadot.com
  Comme Avant 2015
Avec sa robe rubis et ses nuances veloutées, ce vin biologique laisse au nez des arômes de cuir, de fruits noirs, de cacao et d’épices... En bouche, la dégustation se termine sur une note pimentée... comme avant ?
15,90€ www.lepetitballon.com
Le Petit
ModAt’mour 2017
Cette cuvée bio du domaine Modat inspire à la tendresse, au fruité et à sa gourmandise... Un parfait mélange passionné, puissant et complexe,
tout comme l’amour ? 10,90€ www.lepetitballon.com
Le Printemps des Bourgeois,
Sauvignon blanc
Intenses et délicats, les arômes de mandarines, de groseilles et de quartiers d’orange captivent le nez. La bouche révèle une fraîcheur et
une rondeur harmonieuse. Cette cuvée accompagnera à merveille un dos de
cabillaud aux asperges, une tourte au crottin de Chavignol, et un crumble fraise et rhubarbe. 9 €. Au Domaine et chez les cavistes.
Domaine des Bachelards - Saint-Amour
2016 certifié Demeter
Ce Saint-Amour 2016 reflète l’élégance de son terroir et la densité de ses vieilles vignes de Gamay (sélection massale) plantés sur du granit rose décomposé ainsi que des veines argileuses. Ce vin à la robe grenat profond lumineux exhale des notes de poivre noir, de réglisse noire et d’iris. Dense
et ample, il est doté d’une belle longueur. Ses tannins sont soyeux et d’une grande finesse, sans la moindre rusticité. Servi à 14°, il s’accorde parfaitement avec un foie de veau, une poularde en cocotte ou à la crème, à pintade braisée au chou et aux lardons, au camembert de Normandie.
  28 € www.bachelards.com
Château des Fesles- Bonnezeaux 2011
Ce 100 % Chenin s’apprécie pour son intense cheminement des
saveurs d'agrumes très prolixes (citron, pamplemousse, kumquat) et la délicatesse du miel de
fleurs enserrés sur une trame onctueuse et persistante. 32 €
www.fesles.com/fr
Château de Saint Martin (Cru Classé de Provence) eternelle favorite
Dans son habillage élégant, l’Eternelle Favorite 2018 (Tibouren, Carignan, Grenache) offre un nez intense et aromatique aux effluves florales et voluptueuses de rose avec une pointe de pivoine, de jasmin pour se clore sur le kumquat confit. En bouche, c’est un vin ample aux notes de fruits rouges (cerise) à la vivacité étonnante qui se prolonge sur des arômes d’orange confite. 20,90€ www.chateaudesaintmartin.com/fr/boutique
Mistral charmant 2017
Surprenant par sa gourmandise et son caractère, Mistral Charmant
offre une grande finesse. Une cuvée onctueuse et suave en
attaque avec ses notes de beurre et de noisette, puis fraîche
et désaltérante en milieu de bouche avec ses arômes de
fruits blancs. 8,90 € www.lepetitballon.com
    84 |
février 2019 ecoreseau.fr
Domaine d’éole - Confidence Blanc 2016 - iGP vin des Alpilles
Ce vin 100% Roussanne, issu d’une parcelle idéale pour la création d’une Roussanne pure, exprime pleinement ses arômes complexes d’agrumes, de fleurs jaunes. Sa délicatesse affirmée lui offre une bouche vive, ronde et légèrement toastée qui lui offre une belle longueur sur la pâte de coing et d’amandes.
Servir entre 12 et 15° sur un filet de rouget, une fricassée de Saint Jacques ou encore un rôti de veau aux morilles.
27 € www.domainedeole.com/nos-vins)
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
  champagnes
Les 4 saisons chez Drappier
La Maison Drappier a eu l’idée de créer un coffret réunissant quatre champagnes,
un pour chaque saison car on n’a pas les mêmes envies suivant la lumière, la
température, les mets, les couleurs... que nous offrent les quatre saisons. 190 €
www.champagne-drappier.com
BB 1843 de Besserat de Bellefon
Du minéral au végétal, sous quelques notes de bois, la Cuvée BB 1843 en seulement 1843 exemplaires transporte le secret et capture l’esprit des sens
de celui qui la contemple, en bouche, à l’œil ou au nez. La simplicité de son élégance conduit à la pureté de son essence, et libère l’immensité de sa puissance. 229 €
boutique.besserat.com
Nicolas Feuillatte, premier Rosé de Printemps
C’est un champagne éclatant de petits fruits rouges frais à la robe rose nuancée, harmonieusement composé de 10% de chardonnay, pour l’élégance et la finesse, 45%
de pinot noir pour la structure et 45% de meunier pour le fruité et la souplesse. Direction le pays du Soleil-
Levant, où familles et amis se réunissent dans les parcs ou aux bords des rivières pour pique-niquer
sous les cerisiers et contempler leur beauté.
www.nicolas-feuillatte.com/fr
Tsarine rosé & son adorable
porte-monnaie
Tsarine présente sa cuvée Brut Rosé,
avec une nouveauté : un délicat & féminin porte-monnaie. Comme une alchimie magique, les arômes de fraise des bois,
de froment et de bourgeon de cassis réveillent l’instinct de nos sens. Le corps
et la finesse s’allient pour s’alanguir en bouche sur des notes de petits fruits rouges.
26,95 € www.tsarine.com
    86 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[ l’art du temps
vie privée
   Le Favori
Une cuvée issue de trois cépages rois de la région Champagne : chardonnay pour la finesse, pinot meunier pour les fruits et pinot noir pour la trame structurée. Avec ses fines bulles, ce champagne impulsera une sensation d’apesanteur au dîner...
19,90 € www.lepetitballon.com
D Rosé, la Finesse
Composé d’une majorité de Pinot Noir de la Côte des Bar et de Chardonnay de la Côte des Blancs, le D Rosé au nez très frais de petits fruits rouges acidulés précède la belle subtilité fruitée d’une bouche délicate et de grande finesse ; entre notes de groseille, framboise et abricot.42,88€ (avecétui) www.champagne-devaux.fr
Champagne valentin Leflaive -
rosé Brut
Ce vin est le fruit de la rencontre entre Erick de Sousa et Olivier Leflaive, reconnus pour leurs savoir-faire. Le Rosé Brut Valentin Leflaive se
compose exclusivement de Pinot Noir provenant de la Montagne de Reims.
Il affirme minéralité, finesse et complexité, et exhale des notes de petits fruits rouges (fraises,
framboises, légèrement cassis, groseille) avec une finale légèrement épicée (gingembre).
Sa fraicheur naturelle au nez comme en bouche et sa belle longueur en font un champagne de tous les instants. Servir entre 8
et 10°. 49 € www.boutique.olivier-leflaive.com/ collections/champagne-valentin-leflaive.com
« Message in the Bottle » de Lanson
La Maison de Champagne Lanson relooke sa mythique cuvée Rose
Label. Le nez met en scène des arômes de rose et de fines senteurs
de fruits rouges. Au palais, son attaque est tendre avec une grande
persistance. 45 € www.lanson. com
 Cattier Brut Rosé Red Kiss
Son élégante et délicate robe saumonée claire, aux
reflets rouges, provient d’un assemblage de 60% Pinot Meunier, 30% Pinot Noir et 10% Chardonnay issus des vignobles de la
montagne de Reims. Son nez riche et complexe,
aux arômes de fruits à noyaux et de pruneaux,
lui apporte une tenue fraiche et ronde en
bouche. En fin de dégustation, ce
champagne révèle de subtiles notes de chocolat. 55€ www.cattier.fr
   La favorite 2014 (Domaine de rocheville) Crémant de Loire – extra Brut
Ce crémant de Loire - 100% Chenin Blanc - aux fines bulles offre un nez marqué par des notes de fruits blancs (poire) et de fleurs blanches (aubépine). L’attaque en bouche est
vive, avec des notes de noisette qui dominent. Une belle expression du chenin, pour cette cuvée Extra-Brut, très peu dosée avec la « liqueur maison » (<3g/l).Servie à 12°C, la Favorite prend toute sa place autour des apéritifs
dinatoires. 16,50 € new-boutique.rocheville.net
ecoreseau.fr février 2019
| 87
]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
Les dîners d'écoréseau Business
Menu Carte blanche Accord Mets vins 8 services
Entrées
p Gauffre de sarrasin aux oignons doux p Consommé de Pigeon
p Betteraves anciennes, Sainte-Maure-de-Touraine et noisettes p Œuf de poule cuit à basse température, céleri et châtaignes
vins : Sople i Joios Gamay Mas de L’Escarida Elephant blanc 2017 Pi d’Aqui
Plats
p Magret de canard de Challans, sauce liée au sirop de Meurisier, potimarron et persil
p Cabillaud de pêche côtière, choux fleur et radiccio
p Carré de cochon noir de Bigorre, coings et puntarella
p Saint Pierre confit au beurre de sarrasin, capucine tubéreuse et palourdes
vins : Sans 01 Hésitation Domaine du Pourra
Desserts
p Mont Blanc aux marrons, cynorhodon et sorbet main de bouddha
p Chocola’Thé
vins : Mouettes et Chansons, gamay à bulle PUR Tarifs
215 €
vivante que créative. Benoit Dumas, 35 ans, vient au- jourd’hui enrichir la liste des chefs prestigieux ayant exercé dans l’établissement. Le circuit court, les pro- duits exclusivement bio, l’échange avec les producteurs se fait avec intelligence et engagement au rythme des saisons. La cave de l’Agapé compte plus de 600 réfé- rences jouant subtilement sur l’accord mets vins. n
   l’Agapé, une étoile délicate
et confidentielle du 17e à Paris
 Concept & Lieu
Agapé, fait partie de ces lieux confidentiels que l’on se murmure au creux de l’oreille. Le décor est inspiré par les mouvements de l’écume et il y règne une atmos- phère empreinte de douceur. 30 couverts dessinent la salle en ménageant une pudique distance qui préserve l’intimité de chacun. Objets d’art ponctuent avec raffi-
nement ce lieu gracieux. Le gris perle s’harmonise avec un Art de la Table crée sur-mesure.
En cuisine
Habillée d’une Étoile au Michelin depuis dix ans, cette Maison crée par Laurent Lapaire, toujours maître des lieux, se fait l’écho d’une gastronomie française aussi
 51, rue Jouffroy-D’Abbans 75017 Paris 01 42 27 20 18 - www.agape-paris.fr
gastronomie
 Café Pouchkine, un bouquet de roses à partager en toute gourmandise
Posé sur son sablé breton, ce bouquet renferme un biscuit citron, un confit et une gelée de cassis. Une ganache montée au thé vient apporter toute l'originalité
à ce dessert de St Valentin.
Pour deux personnes. 18 € www.cafe-pouchkine.fr
Les Mini Bocaux de foie Gras de la Maison Montfort
Aussi beaux que bons, les mini- bocaux se prêteront parfaitement à
l’ambiance feutrée
d’un tête-à-tête en amoureux. Coup de cœur pour la recette au Champagne (2%) et duo de poivre, pour un goût vif et subtil ! 9,99 € www.maisonmontfort.com
Le coffret Cœur Pop n°11 de Cluizel
Tous les amoureux du chocolat pourront découvrir les saveurs emblématiques de la Manufacture autour d'une création inédite du chocolatier, le bonbon cœur au
praliné fruits rouges, à partager en tête à tête. Coffret 11 chocolats 120g – 16.40 €
www.cluizel.com
Nouvelles confitures et crèmes de marrons Léonce Blanc
De nouvelles recettes à déguster sans modération tout au long
de l'hiver viennent enrichir la gamme : Prune saveurs Pain d'épices, Orange-Cannelle-Vanille et la recette traditionnelle de crème de marrons ou crème de marrons caramel. www.leonce-blanc.com
Ladurée à la folie
Ladurée invite la styliste et illustratrice Marie-Victoire de Bascher à livrer pour cette collection sa vision malicieuse de l'amour et de ses jeux. Une belle rose est déposée sur ce coffret de 7 macarons. 21,50€ www.laduree.fr
     88 |
février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
santé
 L’huile végétale, un rien miraculeuse ?
Voilà 2 000 ans que les Hindous s’y livrent par millions : le oil-pulling. Eux nomment cette hygiène buccale si particulière gandush. En France, qui ignore totalement cette pratique sanitaire, aucune appellation n’a encore prévalu. Disons « bain d’huile oral » pour tenter de traduire oil-pulling, littéralement
« extraction par l’huile ». Et tentons de convaincre nos contemporains de l’excellence de ce soin pas comme les autres...
nant, La méthode Oil-Pulling, pour détoxiner le corps entier grâce à une bouche saine.
L’énigme est résolue
Que faut-il faire ? Idéalement trois fois par jour, par facilité avant ou après les repas, il s’agit de placer dans sa bouche une cuillérée à soupe d’huile végétale (quelle qu’elle soit, colza, olive, coco – recommandée –, sésame...), la conserver en la malaxant une vingtaine de minutes (c’est long !), puis la recracher. C’est tout, mais c’est contraignant puisque, pen- dant tout ce temps, vous ne pouvez pas... parler. Pourtant, une forme de « miracle » inattendu pourrait bien vous payer de votre peine. Pourquoi ?
Longtemps, on n’a pas compris l’ef- fet de ce bain de bouche huileux. Puis ce chercheur, le Dr Fife, intri- gué, a mené son enquête scienti- fique pour comprendre les résultats positifs inattendus qu’il constatait sur lui-même et son entourage. En résumé, voilà toute l’affaire : notre bouche renferme des milliards de bactéries, virus, microbes, champi- gnons, quelle que soit la qualité du brossage... Inoffensifs la plupart du temps, sauf lorsqu’ils passent dans le sang à l’occasion d’une coupure, d’une affection quelconque, d’une dent abîmée. Là, les mutations possibles sont susceptibles de pro- voquer le pire, jusqu’aux maladies cardio-vasculaires et autres patho- logies dévastatrices que le système immunitaire n’est plus en mesure de combattre. À vrai dire, c’est par la bouche que l’humain attrape toutes les maladies possibles et imaginables, et pour cause : c’est la seule porte d’accès à l’intérieur
Après grosse grippe, petits soins
Le site Doctissimo (http://www. doctissimo.fr/sante/grippe/se- remettre-plus-vite-grippe) publie 5 conseils « pour se remettre d’une grippe. En résumé :
1 Bien se reposer
2 Penser à boire beaucoup d’eau
pour se réhydrater
3 Faire une cure de vitamines et
de plantes
4 Manger les bons aliments
(légumes cuits et crus, les soupes maison et les agrumes pour faire le plein de vitamines et de minéraux).
5 Soulager les douleurs musculaires et articulaires (bains et huiles essentielles – eucalyptus citronné, menthe poivrée, romarin).
de l’organisme. Le Dr Fife a com- pris que l’huile végétale, par effet d’aimantation, piège des milliards de ces hôtes buccaux, rejetés en masse lors du crachat de l’huile. La bouche, assainie, sera bien sûr recolonisée plusieurs fois par jour, mais en trois bains le taux d’occu- pation reste faible. Alors ?
Résultats spectaculaires... la plupart du temps
Alors, libéré de cette surveillance constante, le système immunitaire se porte sur les théâtres d’opéra- tion corporels que son affaiblisse- ment – dû aux pathologies, à l’âge – ne protégeait plus ou trop peu. Sans entrer dans les détails trop nombreux, il est constaté que les affections plus ou moins graves et gênantes vont disparaître plus ou moins vite – quelques semaines à quelques mois. Le système immu- nitaire libéré travaille à lutter contre les inflammations de toute nature. Il n’est pas rare que douleurs, derma- toses, psoriasis, ostéoporose, dia- bète, maladies infectieuses et chro- niques (voire pathologies encore plus lourdes) s’affaiblissent ou... disparaissent. La méthode, testée par votre serviteur avec profit, ne relève pas de l’une de ces thérapies d’illuminé qui vous promettent la vie éternelle moyennant quelques pratiques saugrenues (et chères). La lecture du livre, convaincante, claire, accessible, édifiante parfois, s’impose avant de passer à l’expéri- mentation. Qui doit être suivie sé- rieusement malgré les contraintes. Et, comme le dit le bon docteur... à vie. OM n
La méthode Oil-Pulling, Dr Bruce Fife, Macro éditions
Santé publique : petites fesses exposées
Dernière alerte, la composition des couches pour bébés. De nombreuses associations avaient jeté un cri d’alarme
en dénonçant la présence de substances cancérogènes. L’Anses, l’Agence de sécurité sanitaire, s’est emparée du dossier. Convoqués le 23 janvier en urgence à Bercy,
les fabricants ont été priés d’expliquer pourquoi, sur 23 marques de couches testées, treize substances apparaissent au-delà des seuils sanitaires : hydrocarbures, dioxines ou parfums porteurs d’allergènes étaient de la fête.
«P
renez une bonne cuillerée d’huile vé- gétale dans la bouche
pie mise en œuvre. » Ainsi com- mence l’ouvrage des plus sérieux du non moins sérieux Dr Bruce Fife, nutritionniste et naturopathe. Cet Américain adepte des bienfaits spectaculaires de la noix de coco sous toutes ses formes a publié une vingtaine d’ouvrages sur les mille façons de se soigner le plus naturel- lement possible. Puis, en novembre 2017, paraît aux éditions Macro la traduction d’un petit livre éton-
et faites-la rouler contre votre langue et vos joues. Tara n’en croyait pas ses oreilles. Comment un bain de bouche à l’huile aurait-il pu améliorer l’état de santé de quelqu’un ? Ça semblait
tout bonnement insensé.
Mais ses doutes se muèrent en conviction sitôt la curieuse théra-
AvC ou hémorragie ?
Il fut un temps où les médecins recommandaient à leurs patients en bonne santé une toute petite quantité d’aspirine chaque jour pour prévenir l’accident vasculaire cérébral. Pas forcément une bonne idée. Aux États-Unis, des
millions de gens suivent ce conseil pour réduire le
risque d’AVC et de crise cardiaque en oubliant
que l’aspirine favorise les hémorragies. L’Association médicale
américaine (Jama) publie une analyse
qui tend à conclure à un bilan bénéfices-inconvénients mitigé : prévenir un AVC, parfait, mais favoriser des hémorragies spontanées dans le cerveau et les intestins, moyen...
Accidents domestiques : plus que la route
20 000 victimes sur quelques mètres carrés de plancher, de carrelage ou de gazon contre
un peu moins de 5 000 sur des milliers de kilomètres de bitume, de goudron et d’asphalte. L’échelle est donnée, le problème est
posé et il n’est pas forcément simple à régler. D’abord parce
que le sentiment de sécurité que, fort heureusement, on ressent lorsque l’on est à la maison, peut aussi s’avérer notre pire ennemi : garage, cellier et jardin, 25,4 % des accidents. Cuisine, 15,4 %. Séjour, 14 %. Chambre, 10,9 %. Salle de bains, 4,8 %. Et pour relier tout ça, escalier, 8,7 % (source : Biensûr Santé, Jacques Draussin)
 90 |
février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[ finance/patrimoine
 CHOISIR SON CONSEILLER EN GESTION
DE PATRIMOINE, AFFAIRE SÉRIEUSE !
Baromètre Finance et marché, Baromètre Patrimoine et fiscalité, CGP, comment choisir l’oiseau rare,
p. 92 p. 96 p.100
]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
finance & marchés BAROMèTRe
    bons plans
rentes viagères : augmentation du plafond
de ressources
Le plafond de ressources brutes de l’année 2017 applicable
en 2019 pour l’octroi des majorations aux rentes viagères constituées à partir du 1er janvier 1979 auprès de la Caisse nationale de prévoyance, des caisses autonomes mutualistes et des compagnies d’assurance- vie augmente de 0,8 % par rapport à 2017. Pour 2019, il est donc fixé à 18 027 euros pour une personne seule (contre 17 875 euros en 2018) et à 34 265 euros pour un ménage (contre 33 978 euros en 2018).
L’épargne salariale des salariés, nouveaux bas de laine
De plus en plus de salariés devraient profiter de l’épargne salariale à partir de 2019.
La loi Pacte va exonérer les entreprises de moins de 50 salariés du versement d’un forfait social (20 % des sommes versées au titre de l’épargne salariale). De quoi inciter de nombreux employeurs à décider d’un accord de participation, d’intéressement ou d’un abondement pour encourager leurs salariés à alimenter un Plan d’épargne entreprise
(PEE) ou un Plan d’épargne retraite collective (Perco). Autre nouveauté attendue : des versements volontaires dans un Perco et la déduction des sommes du revenu imposable, au même titre qu’avec le Perp.
   experts
Cholet Dupont favorise
 les actions américaines
Selon la société financière, le mois de décembre a été difficile pour les places. Causes : une perte de repères, la baisse de la confiance et un recul de l’appétit des investisseurs mon- diaux pour le risque. « Ils n’ont pas été convaincus par la reprise des né- gociations entre Américains et Chi- nois ni par le discours de la Fed jugé trop ambigu », écrit Vincent Guenzi, le stratégiste de Cholet Dupont. Il remarque que le comportement du président Trump les a inquiétés, tout comme la situation politique avec le shutdown. De plus, décembre a été marqué par des déceptions écono- miques qui commencent à toucher les États-Unis. « Mais il nous semble toujours délicat d’extrapoler ce [genre d’événement]. N’oublions pas que les corrections boursières de 20 % sont fréquentes sans qu’elles soient suivies de crises ou de récession », estime-t-il. Si la prudence s’impose après de tel- les fluctuations, les raisons d’espérer un redressement n’ont pas disparu. Tout d’abord, les Chinois se montrent
conciliants avec l’annonce de mesures d’ouverture de leur marché. Ensuite, la Fed a indiqué début janvier qu’elle ferait preuve de patience. Or, « chaque fois que la Fed a interrompu tempo- rairement son cycle de durcissement monétaire – en 1967, en 1987, en 1995 et en 2016 –, un rebond marqué des actifs risqués a eu lieu ». Enfin, les va- lorisations des actions sont repassées sous leur moyenne historique, ce qui justifie le petit rebond en cours. Mais « il est trop tôt pour anticiper un re-
tour plus durable de la hausse des actions tant que les incertitudes écono- miques et géopoli- tiques persisteront et que la volatilité des marchés restera importante ». C’est pourquoi Vincent Guenzi reste neutre sur les actions à court terme. Il sous-pondère les
européennes au bénéfice des améri- caines et des asiatiques hors Japon. À moyen terme, il préconise toujours une surpondération des actions avec un accent mis sur les titres américains et européens. Dans le domaine obli- gataire, où la sous-pondération est de mise à court et moyen terme, aucune classe d’actifs n’est privilégiée. En re- vanche, les sociétés privées bien no- tées, la dette émergente et le haut ren- dement américain sont sous-pondérés sur les deux périodes. n
   vision
 Axa iM recherche la volatilité
 Un environnement de croissance mondiale encore assez bien synchronisée et supérieure au potentiel conduit Axa Investment Managers à surpondérer les actions, mais les facteurs de risque plaident pour des positions acheteuses
de volatilité sur la durée. « Bien que la croissance soit en train
d’atteindre son pic,
elle est supérieure
au potentiel, ce qui soutient les bénéfices des entreprises, et
nous restons donc surpondérés sur les actions », annonce Serge Pizem, responsable mondial de la gestion multi-actifs de la société de gestion. Au sein de la poche actions,
Axa IM s’est renforcé sur les États- Unis en privilégiant le secteur des hautes technologies mais aussi les petites et moyennes capitalisations, appelées à bénéficier de la poursuite de la croissance de l’économie américaine.
Maxime Alimi, responsable de la stratégie d’investissement,
souligne que la reprise américaine restait soutenue par la dynamique domestique et par la politique « probablement plus accommodante que nécessaire » de l’administration Trump. Il remarque que la hausse des salaires, chaînon manquant de la reprise jusqu’à présent, commençait à émerger. Parce que la phase de reprise en cours aux États-Unis est l’une des plus longues de l’histoire moderne avec 37 trimestres, il insiste sur sa faiblesse relative et dit ne
pas s’attendre à une récession aux États-Unis avant 2020. Il rappelle qu’historiquement le S&P500 a affiché une performance positive de l’ordre de 10 % sur la période de 18 mois à un an avant une récession aux États-Unis. Cette performance ne deviient négative que sur les six mois avant son déclenchement.
 92 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                                 NOUVEAU
Professionnelle, Intuitive, Puissante.
Inspirée par les
Professionnels. Conçue pour Vous.
• Visualisation en temps réel du marché avec l’indicateur de Sentiment
• Fermeture simultanée de toutes les positions
• Précision accrue sur les transactions avec le Trailing Stop connecté au serveur
• Fonctionnalité Stop Loss Garanti sans frais supplémentaire
A découvrir en exclusivité sur :
www.activtrades.com/fr/plateforme-activtrader
         Broker en ligne depuis 2001
www.activtrades.fr | +33 (0) 182 882 977 | frenchdesk@activtrades.com
Les CFD sont des instruments complexes présentant un risque élevé de perte du capital rapidement en raison du levier. 78% des comptes des investisseurs particuliers perdent de l’argent lorsqu’ils tradent des CFD avec ce fournisseur. Vous devriez vous assurer de comprendre parfaitement le fonctionnement des CFD et considérer le risque élevé de perte rapide de votre argent que vous vous apprêtez à courir. Le Compte CFD Risque Limité dispose d’une protection intrinsèque limitant le risque de perte au montant initial investi pour ouvrir une position. Les informations délivrées ne constituent, ni ne doivent être interprétées comme un conseil en investissement, de la recommandation, ou de la recherche en investissement. Ce contenu n’a pas été préparé conformément aux exigences légales visant à promouvoir l’indépendance de la recherche en investissement et doit donc être considérée comme une communication marketing. iPhone, iPad et iPod sont des marques déposées d’Apple Inc., enregistrées aux États-Unis et dans d’autres pays. App Store est un service de la marque Apple Inc. ActivTrades PLC est autorisé et réglementé par la Financial Conduct Authority FCA (sous le numéro 434413). ActivTrades PLC est également enregistré auprès de la Banque de France au numéro 71739 comme Entreprise d’Investissement de l’EEE.
]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
finance & marchés
   Spéculons !
   4 200
4 000
3 800
3 600
3 400
3 200
      18/12 21/12 24/12 27/12 30/12 JAN 05/01 08/01 11/01 14/01 17/01
Bitcoin : bientôt le rebond ?
Dix ans déjà ! Créé le 3 janvier 2009, le bitcoin a fêté en début d’année son dixième anniversaire. La cryptomonnaie qui ne valait presque rien lors de sa création commence à susciter l’intérêt des observateurs lorsqu’il atteint la parité avec le dollar en 2011... avant de poursuivre sa progression. Il y a deux ans, la monnaie virtuelle était sur toutes les lèvres, s’étalait sur les couvertures des quotidiens nationaux et s’invitait dans les journaux télévisés au nom du record historique de
19 783 dollars le 17 décembre 2017. Las ! Ceux qui avaient commencé à s’intéresser au bitcoin
à ce moment en sont pour leurs frais, puisque le « Bbarré » connut par la suite une glissade spectaculaire. Dans la mesure où l’histoire de cette monnaie volatile par excellence est émaillée de hausses suivies de corrections brutales (avec notamment un plongeon de 58 % enregistré en 2014), certains observateurs anticipent déjà un rebond. Le moment de se positionner ?
    Le chiffre
 797 Traduit la valorisation d’Amazon, le géant mondial
du e-commerce, à la clôture des marchés à la mi-janvier. Avec ce chiffre, la société de Jeff Bezos a atteint la première capitalisation mondiale pour la première fois de son existence, devant Microsoft (789 milliards
de dollars seulement !). Quelques semaines plus tôt, le groupe fondé par Bill Gates avait ravi la première place à Apple. L’expansion extraordinaire d’Amazon fait de Jeff Bezos l’homme le plus riche du monde selon le classement Forbes, qui estime sa fortune personnelle à 135 milliards de dollars.
milliards de dollars
  analyse
 Neuflize OBC surveille États-Unis et Chine
La banque patrimoniale continue de surpondérer les actions mais estime qu’il faudra surveiller de très près l’évolution de la situation aux États- Unis et en Chine. « Il y a de grandes chances pour qu’à la fin du premier trimestre 2019 ou au printemps se pose à nouveau la question de notre alloca- tion d’actifs, en particulier pour les ac- tifs risqués » pour tirer les conséquen- ces d’un ralentissement un peu plus marqué de l’économie américaine, remarque Olivier Raingeard, directeur des investissements. Le gestionnaire d’actifs prévoit une croissance de 2,7 % aux États-Unis sur l’ensemble de l’année prochaine, après 3 % attendus cette année, mais avec un rythme d’ex- pansion qui pourrait tomber autour de
1,6 % ou 1,7 % seulement au deuxième semestre. Une prévision conservatrice par rapport au consensus de marché qui ressort à 2,2 %. Selon Olivier Rain- geard, trois signaux sont à surveiller
au cours des premiers mois de 2019, susceptibles de déclencher un éventuel ajustement des portefeuilles. 1 : la ma- nière dont va fonctionner le Congrès américain à partir de janvier-février
après les élections de mi-mandat. 2 : l’évolution de l’investissement des entreprises américaines, avec la pos- sibilité d’un retournement des indices comme l’ISM manufacturier. 3 : la Chine, par le biais des indicateurs de confiance des entreprises, un « bon proxy » de l’efficacité du mécanisme de transmission de la politique moné- taire chinoise à la sphère économique. « Si la relance monétaire en Chine ne fonctionne pas, ce voudra dire que le mécanisme de transmission de la poli- tique monétaire n’opère plus en raison d’un endettement trop élevé », opine Ringeard. Selon lui, l’hypothèse d’un atterrissage cahoteux mais finalement réussi ne serait plus d’actualité.
 94 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[ IG. TOUT CE DONT VOUS AVEZ BESOIN POUR VOTRE TRADING.
Découvrez toutes les raisons de choisir le N°1 des CFD1 sur IG.com ou au 01 70 98 18 18.
]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine & fiscalité BAROMèTRE
    bons plans
BP et Cé pionniers de la banque privée en ligne
L’écureuil se met en mode 2.0. La Caisse d’Épargne et Banque Populaire sont les premiers réseaux bancaires à lancer MoneyPitch, une solution numérique innovante au service de leur clientèle banque privée pour les accompagner dans le pilotage de leur patrimoine. À travers un portail et une appli mobile sécurisés, les clients des deux groupes disposent d’une vision 360° de leur patrimoine et avoirs – comptes titres, portefeuilles de valeurs mobilières, PEA, assurance
vie, épargne salariale, épargne retraite... et bénéficient de services de très haut niveau, de l’agrégation de comptes à un conseil en investissement augmenté de l’expertise de leur banquier privé.
investir dans la terre en crowlending
La révolution est dans le pré. AgriLend, première plate-forme française de crowldending dédiée à la filière agricole prête à une exploitation agricole
pour financer une économie de proximité, positive et durable. Lancée en octobre 2017 par trois associés issus de la banque et du conseil, la start- up promet, en contrepartie
d’un prêt amortissable, un rendementde3à6%paran,en fonction du profil de risque, sur des durées qui s’échelonnent d’une à sept années. Avec déjà dix projets financés en 2018, AgriLend cible les particuliers
à la recherche d’une solution d’épargne « rentable et utile ».
« Les ménages français sont
de plus en plus soucieux de l’orientation de leur épargne vers des investissements porteurs de sens et transparents, tout
en bénéficiant de rendements attractifs », confirme Lionel Lasry, l’un des trois co- fondateurs de la start-up. Ticket moyen : 235 euros.
  Focus
Le meilleur prévisionniste du monde est...
 français
Christophe Barraud, 32 ans, vient d’être classé par Bloomberg meilleur prévisionniste au monde sur les sta- tistiques américaines pour la 7e année consécutive ! Du jamais vu ! Cet ori- ginaire des Alpes-Maritimes n’a pas son pareil pour anticiper l’évolution de la croissance, des créations d’em- plois, de la production industrielle ou des ventes de logements anciens aux États-Unis. Christophe Barraud se classe aussi meilleur prévisionniste au monde sur les statistiques de la zone euro (quatre années de suite) et rafle la palme pour les statistiques chinoises deux ans d’affilée ! Performance ja- mais égalée. Le génie est docteur en économie financière et chef écono- miste stratégiste au sein de la société de courtage Market Securities, qu’il a rejointe en 2011, après avoir assumé la fonction d’assistant économiste chez Dexia Securities. Il est titulaire d’un master en finance et a consacré une thèse en économie financière à « L’ef-
ficience informationnelle du marché des paris sportifs : un parallèle avec les marchés boursiers » (université Pa- ris-Dauphine). En parallèle, il assume le développement, la coordination et la publication des revues écono- miques, journalières, hebdomadaires
et trimestrielles de Market Securities. Ses recherches s’adressent à une vaste catégorie d’investisseurs mondiaux (banques, assurances, sociétés de ges- tion, hedge funds, fonds de pensions, etc.) comme à des académiciens. n
   vision
 Baisse d’effectifs bancaires, allongement des délais
 C’est un constat. De moins en moins de personnel dans les banques implique directement le travail quotidien des courtiers. Par exemple, « le délai de réponse s’est allongé d’environ un mois », estime Carine Pradelles du cabinet de courtage PresseTaux Montpellier. « La plupart des banques travaillent avec une plate-forme qui gère les dossiers envoyés par les courtiers et qui, après validation, redescendent
en agence. Comme il y a
plus d’intermédiaires, le traitement prend un peu plus de temps », complète Marion Nicolas de PresseTaux Nancy. « Avec des outils informatiques de plus en plus performants et des clients qui ne se déplacent plus que rarement dans leur banque, on constate que le personnel
en agence diminue progressivement années après année», observe Magali Zeller (PresseTaux Dijon). « C’est également vrai pour les services de back-office : maintenant, ce sont souvent les conseillers de clientèle eux-mêmes qui ont à leur charge l’édition des contrats de financement et qui doivent procéder au contrôle du respect de la réglementation.
Les relations entre banques et courtiers évoluent. De plus en plus
de banques se mettent à créer
des cellules spécialisées en prêt immobilier afin de ne conserver qu’un seul point d’entrée pour
les apporteurs d’affaires comme nous, les courtiers », précise Johan Carré à PresseTaux Cambrai. Dès lors, les courtiers s’adaptent en communiquant en amont pour ne pas subir le délai bancaire. « Avec les partenaires, au vu de la qualité de notre relation, j’essaie de prioriser le dossier et je multiplie les contacts de relance afin de réduire le délai
au maximum », explique Carine Pradelles. Carine Reymond, courtier PresseTaux à Montpellier : « Les délais bancaires qui s’allongent impliquent que nous devons faire
le tampon entre les délais longs
des banques et les clients et/ou apporteurs d’affaires qui s’interrogent sur la longueur de traitement. »
  96 | février 2019 ecoreseau.fr
© TV Finance
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[ Face aux incertitudes économiques, de plus en plus de Français se tournent vers des placements sécurisés et peu fiscalisés.
Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) est l’un des plus intéressants du marché s’il est réalisé dans une résidence services gérés, sélectionnée avec rigueur.
REVENU PIERRE, spécialiste du marché depuis 2007, vous propose :
• Un stock permanent d’une centaine de biens renouvelé chaque semaine ; • Des gestionnaires et des emplacements de premier ordre ;
• Des rendements locatifs entre 4 et 6 % ;
• Une fiscalité avantageuse.
                                 50 % DES FRANÇAIS
CHOISISSENT L’INVESTISSEMENT LOCATIF COMME COMPLÉMENT DE REVENU POUR LEUR RETRAITE*
ET VOUS ?
(*) SONDAGE IFOP 2017 RÉALISÉ POUR IDEAL-INVESTISSEUR.FR
 VOUS AVEZ UN PROJET OU VOUS SOUHAITEZ EN SAVOIR PLUS SUR LE LMNP ? CONTACTEZ-NOUS !
Téléphone : 01 46 43 90 10
Mail : contact@lerevenupierre.com Site : www.revenupierre.com
10 rue Beffroy - 92200 Neuilly-sur-Seine du lundi au vendredi de 9h à 18h
 ]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[                 vie privée
patrimoine & fiscalité
     1,40 1,30 1,20 1,10 1,00 0,90 0,80 0,70 0,60 0,50
2009 2010
1,10
1,05 1,00 0,95 0,90 0,85
0,80 0,75
                   2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
Spéculons !
n PriX/ACTif NeT MSCi UK (G)
n PriX/ACTif NeT MSCi UK vS WOrLD (D)
il faut « s’intéresser aux actions anglaises »
Selon Pictet AM, le regain d’incertitude lié au Brexit a nettement dégradé la valorisation des marchés britanniques, désormais largement sous-cotés. Pourtant, les anticipations de croissance sont encore positives. En cas de sortie négociée, l’économie britannique devrait d’ailleurs accélérer légèrement. Même en cas de Brexit sans accord, le gérant d’actifs estime que la récession devrait être évitée alors qu’une large partie
des grandes capitalisations opèrent essentiellement à l’international. Dans ce cadre, il serait peut-être temps d’« acheter au son du canon », conseille Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM. Source : Datastream, du 8 au 14 janvier 2019
    Optimisation
cale). Un outil gratuit de déclaration de revenus en ligne complète le dispositif. Dès mi-avril 2019, le site proposera ainsi à ses utilisateurs de déclarer en bénéfi- ciant automatiquement de tous les avan- tages fiscaux auxquels ils ont droit. Une assistance d’experts par téléphone est en place. La déclaration est envoyée de fa- çon sécurisée à l’administration fiscale. Aldric Emié, cofondateur & CEO chez TacoTax : « Nos nouveaux outils entiè- rement gratuits sont un bon moyen de prendre ce virage sereinement tout en bénéficiant automatiquement des avan- tages fiscaux auxquels les contribuables ont droit. » n
 Impôts : coach en ligne et rélèvement à la source
bjectif : aider les contri- pO
avantages fiscaux (prix de la pres- tation, 29,95 à 49,95 euros selon le dossier. TacoTax a optimisé plus de 7 000 déclarations depuis sa création).
La start-up française TacoTax lance deux outils dédiés histoire
de prendre le virage du prélève- ment à la source tout en douceur :
un calcul du taux de prélèvement et un simulateur de revenus nets après impôt. Pour une assistance élargie, le site pro- pose un service de questions-réponses (également entièrement gratuit). Grâce à son partenariat EDI aux téléprocé- dures avec la Direction générale des fi- nances publics (DGFiP), la jeune pousse s’offre une connaissance approfondie de l’impact du prélèvement à la source sur les particuliers, y compris lorsque leur situation est complexe. TacoTax veille particulièrement aux risques d’erreurs dans les taux de prélèvement (2 % d’er- reurs anticipées par l’administration fis-
 buables à remplir leur déclaration de revenus en utilisant tous leurs
Le chiffre
 26
milliardaires détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité, selon l’ONG Oxfam.
 98 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
 Conseiller en gestion de patrimoine
en assurances » et certains une carte d’« agent immobilier » afin d’intervenir dans les transactions. Face à cette jungle de sigles, il est recommandé d’examiner attenti- vement, lors de la prise de contact, le fameux DER, « Document d’en- trée en relation » qui récapitule le numéro Orias (Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance) et ses statuts. Il suffit de consulter le site Internet de l’Orias. On y trouve obligatoirement tous les CGP. Le DER vous donne le moyen de ju- ger du degré d’indépendance du CGP: il le sera moins s’il indique par exemple pour actionnaire un fournisseur de produit. Vérifiez avec quels produits financiers il a éventuellement passé des accords de distribution.
Un chef d’orchestre
Une fois le filtre réglementaire passé, encore faut-il bien sélec- tionner son CGP. L’enjeu est de taille tant les missions du conseil- ler sont larges. Le CGP doit aider à préparer la retraite, recommander des investissements fructueux, optimiser la feuille d’impôts ou encore anticiper une succession. Le CGP est un touche à tout qui jongle avec plusieurs secteurs d’activités tels que l’immobilier, la banque, la finance ou encore l’as- surance. La polyvalence fait donc partie de ses principales qualités. C’est un vrai chef d’orchestre. « Un CGP doit posséder des com- pétences dans les domaines ju- ridique, fiscal, économique et financier, mais aussi social, pour tout ce qui concerne par exemple la préparation de la retraite et les assurances complémentaires contre les risques de la vie, comme la maîtrise du réglementaire – la responsabilité d’un CGP est forte
Comment dénicher
l’oiseau rare
Expertise et objectivité : les qualités premières dont un CGPI doit faire preuve.
Profession à la hausse ! Les conseillers en gestion de patrimoine étaient 1 850 en 2007, ils/elles tournent
autourde4000àlafinde2017.Ils doivent en grande partie leur suc- cès à l’insuffisance de l’offre des réseaux bancaires et au nouveau contexte réglementaire qui a pous- sé des banques privées à remonter les seuils d’accès à leurs services. Pour des questions de rentabilité, certains clients ont été poussés vers la sortie. À l’image des banquiers privés, ces conseillers gèrent une partie des actifs de leurs clients et leur prodiguent des conseils pour optimiser leur patrimoine. À la dif- férence des banquiers pourtant, les CGP ne sont pas dépositaires des
fonds gérés. Intermédiaires, ils ont mission de proposer à leurs clients les meilleurs produits et place- ments auprès des établissements financiers.
Choisir un CGPI agréé
Vérification immédiate, néces- saire : l’épargnant doit s’assurer que le CGP est agréé. Par l’une des quatre organisations « représenta- tives » : La compagnie des CGPI, la CNCEF, la CNCGP et l’Anacofi. Toutes sont d’accord pour un autre prérequis : il faut que le cabinet soit conseiller en investissement fi- nancier (CIF). A côté de ces orga- nisations, existent des associations de diplômés (ANCDGP principa- lement) et de certifiés (CGPC ou
À la différence des banquiers pourtant,
les CGP ne sont pas dépositaires des fonds gérés.
  EFPA France) qui recensent tous les types de CGP. Ces associations vérifient les contrats d’assurance responsabilité civile. Si un expert n’a pas suivi la procédure pour pro- téger le client épargnant, la respon- sabilité des dommages pourrait lui incomber, comme à son assurance. Pour avoir le droit de proposer des produits bancaires, le CGP doit posséder le statut d’« intermédiaire en opérations bancaires » (IOB). La plupart des CGP détiennent en outre une carte de « courtier
en cas de non-respect des règles, indique Raymond Leban, prési- dent de l’Association française des conseils en gestion de patrimoine certifiés (CGPC). « Un bon cabi- net de conseil doit avant tout se présenter comme un généraliste qui dispose d’une vision globale tant sur les solutions disponibles que sur l’environnement fiscal et patrimonial. Alors qu’un cabi- net spécialisé dans un domaine,
 100 | février 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Une étude patrimoniale sérieuse exige au moins une dizaine d’heures de travail.
patrimoine
cipités. Chaque décision est lourde de conséquence et doit se mûrir. »
Disponibilité
Autre critère d’importance dans le choix d’un conseiller, une présence. Bien souvent, dans un réseau ban- caire, les conseillers n’ont pas assez de temps à consacrer à leurs clients. « D’expérience, je constate que les conseillers et leurs clients se res- semblent. Leur relation revêt avant tout une dimension humaine. En règle générale, ils partagent le même niveau d’études, les mêmes centres d’intérêts, sont exposés aux mêmes problématiques patri- moniales. Pour cette raison, une grande partie de notre clientèle est issue du bouche à oreille, de rela- tions », explique François-Xavier Legendre, associé gérant de Dau- phine patrimoine. Patrick But- teau, directeur général du grou- pement CGP Entrepreneurs, qui fédère 320 structures, se montre du même avis : « La démarche à suivre est la même que lorsque l’on recherche un médecin ou un notaire : on se renseigne auprès de ses amis, de ses relations. Je crois beaucoup au bouche à oreille. » Mais alors, il ne sera pas surpre-
confiance et gage de sécurité pour le consommateur-épargnant client du conseiller, pour le conseiller lui-même et pour la marque sous l’ombrelle de laquelle il travaille s’il est membre d’un réseau », as- sure Raymond Leban.
Patrick Butteau constate, lui, que son groupement, qui permet notamment aux CGP de déléguer leurs contraintes administratives et réglementaires pour rester sur leur cœur de métier, représente une porte d’entrée à de nombreux épargnants. « Choisir un CGP de notre groupement est un gage de qualité », plaide pro domo le diri- geant qui vient de mettre au point un service de géolocalisation. « Avant d’accepter un nouveau ca- binet partenaire, nous examinons sa formation, la qualité de ses ser- vices, sa connaissance de la régle- mentation et des règles de confor- mité. »
Ultime question : opter pour une petite structure ou un grand cabinet ? Choisir un CGP auto- nome, c’est, pour le particulier, préférer la proximité et le contact. « Travailler seul devient de plus en en plus complexe avec la pres- sion réglementaire accrue et la
     l’immobilier par exemple, aura tendance à recommander à son client d’investir dans cette classe d’actifs en toute bonne foi, sans se préoccuper de savoir s’il existe une solution mieux adaptée aux besoins de son client », complète Cédric Forman, directeur général de Thesaurus. C’est le même rai- sonnement qui pousse à mettre en garde à l’endroit d’un conseil- ler bancaire qui ne dispose que de l’offre produits de sa banque. On comprend que la liberté de choix du conseiller rend ses recomman- dations plus pertinentes. D’où ce critère impérieux l’indépen- dance: ne pas être affilié à un ré- seau bancaire ou à un promoteur garantit contre un jugement biai- sé. «Quoi qu’il dise, ce CGP sera enclin à proposer en priorité non pas les meilleurs produits, mais ceux de son partenaire », renché- rit Antoine Tranchimand, associé chez K&P Finance.
Mais s’il est indépendant, un CGP devra accepter de n’être payé qu’en honoraires, une pratique encore peu répandue car elle se heurte à la réticence des épar- gnants, pas toujours enclins à payer
un service. Il ne faut pas hésiter à rencontrer plusieurs conseillers et à s’entretenir longuement avec cha- cun afin de cerner leurs méthodes de travail. «Le CGP doit aussi faire preuve de déontologie et d’éthique. Il n’est pas là pour vendre des pro- duits, mais plutôt pour élaborer une recommandation personna- lisée qui vise le seul intérêt du client », ajoute Raymond Leban. Afin d’apporter les conseils les plus pertinents possibles, l’expert(e) doit conserver une vision d’ensemble de la situation patrimoniale de son client. Il/elle commence générale- ment par dresser avec lui/elle un bilan patrimonial global et échan- ger sur ses projets. Auxquels le ou la CGP doit apporter sa vision. « Une étude patrimoniale sérieuse exige au moins une dizaine d’heures de travail. Il importe vraiment que le conseiller soit à l’écoute des besoins du client et essaie de comprendre pleinement sa situation, martèle Raymond Leban. Attention donc, par exemple, à ceux ou celles qui vous promettent des placements très rémunérateurs et sans risque à finaliser d’urgence. Le conseil en gestion de patrimoine ne doit jamais pousser vers des choix pré-
Le CGP n'est pas là pour vendre
des produits mais pour élaborer une recommandation personnalisée
   102 |
février 2019 ecoreseau.fr
nant, prévient Butteau, que « les meilleurs CGP refusent des clients, faute de temps à leur accorder ». Dans ce cas, que faire ? S’adresser à une organisation ou à une asso- ciation professionnelle. « La meil- leure façon pour un CGP de tirer son épingle du jeu est encore d’être certifié par la CGPC. La certifica- tion est plus que jamais source de
hausse des tâches administratives qu’elle engendre », constate toute- fois Cédric Forman. Solliciter un cabinet de taille plus importante, riche de plusieurs pôles de com- pétences dédiés (ingénierie patri- moniale, gestion d’actifs, fiscali- té, immobilier,...), pourrait bien se révéler une option rassurante. Pierre-JeAN LePAGNOT
]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[ La croissance passe par la confiance
Carole
Couvert
Vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) Ancienne présidente de la Confédération CFE-CGC
N
certaine. Pour moi, quatre causes expliquent la situation actuelle.
Et enfin, dans le même temps, la pression fiscale a augmenté sur les classes moyennes, de quoi faire naître un sentiment de matra- quage et de ras le bol fiscal...
Comment sortir de cette crise maintenant et dans l’intérêt de tous ?
La réponse, je crois, tient en trois étapes : tout d’abord, il s’agit de respecter et de reconnaître chaque métier à sa juste valeur afin de permettre à chacune et chacun de conserver un reste à vivre dé- cent une fois toutes les dépenses contraintes payées.
Ensuite, clarifier le rôle et les mis- sions des corps intermédiaires afin de leur donner une véritable place dans le débat. Les consulter régu- lièrement et faire bouger les projets de loi en fonction de leurs retours. Il est nécessaire de jouer aussi la com- plémentarité entre les trois assem- blées constitutionnelles que sont le Sénat, l’Assemblée nationale et le Conseil économique, social et envi- ronnemental, le CESE. Un CESE à consulter systématiquement avant tout projet de loi afin que les dé- putés et sénateurs fabriquent la loi en tenant compte des retours de la société civile organisée, donc de l’ensemble des citoyens. Un CESE qui serait ainsi un formidable ther- momètre de la réforme pour les po- litiques et pourrait ainsi répondre à la demande de nombreux gilets
jaunes depuis plusieurs semaines, à savoir une assemblée citoyenne. Laquelle existe déjà. Encore faut-il s’en servir et, côté gouvernement, écouter les retours de la société ci- vile organisée.
Enfin il est urgent de savoir quels services publics et solidarités nationales nous attendons. C’est ce qui déclenchera alors le niveau d’imposition nécessaire pour ré- pondre à ces besoins. Je fais partie de ceux qui pensent que l’impôt, pour être juste et équitable, doit être payé par tous. D’où la créa- tion d’un montant d’impôt forfai- taire minimum que j’avais, il y a quelques années, suggéré de fixer à 60 euros par an, soit 5 euros par mois.
En France, nous avons toujours su rebondir en période de crise. J’espère que celle que nous connais- sons aujourd’hui est finalement l’occasion de revoir nos modèles afin de remettre l’humain au cœur de la prise de décision politique, au sein des entreprises ou des admi- nistrations.
Avancer sereinement dans une société inclusive, respectueuse du travail de chacun, le reconnais- sant à sa juste valeur et acceptant un partage équitable de la valeur créée, nous permettra de retrou- ver le chemin de la confiance pour ensuite retrouver celui de la crois- sance ! n
ous vivons une pé- riode très particulière, une crise inédite dont
l’issue est encore in-
Depuis des années, certains métiers ne sont ni respectés ni reconnus à leur juste valeur tout comme certaines filières d’ensei- gnement...Or nous avons besoin du travail de chacune et chacun. Nous avons en parallèle connu un mouvement de décrédibilisa- tion des corps intermédiaires que sont les organisations syndicales représentant les salariés comme les employeurs. Les femmes et les hommes impliqués en politique ont été dévalorisés et leur engage- ment minimisé avec des formules « ancien monde versus nouveau monde »...
L’année numérique 2019 : GAFami ou GAFennemi ?
tribunes libres
expressions
  David fayon
Directeur de projets digitaux, auteur de Made in Silicon Valley
Selon un récent rapport pu- blié par Oxfam, les 26 plus riches ont autant d’argent que la moitié de l’huma-
nité. Parmi eux
dateurs d’Amazon, de Microsoft, de Facebook ou encore d’Alibaba. Rien d’étonnant dans la mesure où les premières capitalisations boursières sont désormais dans la sphère du numérique alors que,
naguère, elles entraient dans la pétrochimie et l’automobile.
En 2019, nous serons plus que jamais dans l’ère des GAFA (Google Amazon Facebook Apple) et même des GAFAMI. Car s’ajoutent Microsoft qui a en- tamé un virage open source avec Satya Nadella, son PDG, et IBM, ancien leader de l’informatique et présent sur le B2B, riche d’une stratégie R&D offensive. Les GA- FAMI possèdent du cash comme l’ont montré les rachats spectacu- laires de RedHat par IBM pour 34 milliards de dollars et de GitHub par Microsoft pour 7,5. Puis les BATX (Baidu Alibaba Tencent Xiaomi), équivalents chinois, vont s’exporter un peu plus au nom d’une guerre des données, le nouvel or transparent, entre États-Unis et Chine.
Si les GAFAMI présentent de nombreuses opportunités et faci-
litent la vie, leur dépendance au quotidien est forte. L’exploitation des données, pour ficher ou mani- puler (affaire Cambridge Analyti- ca, fake news) a pour conséquence une prise de conscience grandis- sante des risques de la part des ci- toyens, d’autant que ces géants du numérique échappent en grande partie à l’impôt supporté ailleurs.
Pour autant la France et l’Eu- rope ne doivent pas baisser les bras. Au-delà du cliché « les États- Unis innovent (ou plutôt marke- tent), la Chine copie (et innove de plus en plus), l’Europe règlemente (et la France taxe) », l’esprit de créativité des Français est fort.
Le numérique reste une terre d’opportunités pour la nation, ses entrepreneurs et ses entreprises opéreront leur transformation digitale avec un bon équilibre à rechercher dans toutes les sphères entre humain et technologie. n
figurent les fon-
ecoreseau.fr février 2019
| 103
]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
concours de micro-nouvelles
Pour supprimer les tickets de paiement...
 Le monde de demain vu par un/une étudiant(e)
L’enjeu : projeter nos jeunes aspirants entrepreneurs dans leur vision « littéraire» de l’entrepreneuriat et de l’innovation ! Le flux de micronouvelles constitue un microconcours permanent auprès des étudiants, abonnements à la clé.
La sélection a été assurée
cette fois par l’IESEG school
of management sous le pilotage de Julie Bayle-Cordier, responsable de la filière entrepreneuriat et innovation,
et de Maria Rita Micheli, directrice des Projets consulting entrepreneuriat. Gagnante ? L’idée de Jules Bancharel, pour la justesse de sa solution : ces tonnes de papier que crachent les caisses et qui ne servent
à rien. Mais nous sommes encore une société de l’après- baby boom, où « la note » était conservée précieusement. Il faudra du temps, trop, pour que l’ancrage se lève...
Les autres nouvelles sont signées Augustin Gilart de Keranflec’h et Théodore Lambert, et Camille Navarro.
      Pour le coup, je vais parler d’in- trapreneuriat. Mon idée n’est implantable que si les banques du monde le veulent bien. Ma
question est celle-ci : pourquoi conserver le reçu de carte bancaire après un achat
Avis d’expertes
« Une approche de plus Sen plus boîte à outils... »
« On manque d’enseignants pour encadrer les projets des étudiants tant ils sont
vent opter soit pour une thèse, soit pour un projet de consulting ou entrepreneurial. Dont le succès grandissant n’est pas sans
physique ? Quand on achète en ligne, on se débrouille très bien sans, non ? Avec le réchauffement climatique, on ne peut pas ignorer que les 13,13 milliards de paiements physiques accomplis en 2017 par carte bancaire, avec un reçu papier de 9,5 centimètres, font que l’on se retrouve avec 1 250 000 kilomètres de papier gâ- chés par an. Alors on a beau faire ses courses au magasin bio, on ne pollue pas forcément moins.
Comment éviter ce carnage ? C’est simple, beaucoup d’utilisateurs de carte bancaire ont accès à une application de leur banque sur leur smartphone qui enregistre leurs paiements, pas vrai ? Le tout est maintenant d’instaurer un tout nouveau service où tous les reçus bancaires sont disponibles. Il suffit de le retrouver dans la barre de recherche grâce à la date, le magasin en jeu ou même grâce au nom du produit acheté. Avec ce nouveau service, tout le monde gagne : les banques qui verront leur image grandement renforcée grâce à ce grand geste éthique. Les acheteurs qui n’auront plus jamais à entasser des tickets inutiles plein leur porte-monnaie ou leurs po- ches. Les rues, qui seront beaucoup plus propres (regardez autour de vous, il y en a partout !) Finalement, la plus grande bénéficiaire, c’est notre planète. Elle en a grandement besoin ces jours-ci. n
Jules
Bancharel,
IÉSEG School of Management
  JulieBayle-
Cordier,
responsable
de la filière entrepreneuriat et innovation à l’Iéseg School of Management, Lille et Paris.
part d’entre eux. C’est historique. Mais les mentalités évoluent. La filière entrepreneuriat et innova- tion recense entre 140 et 160 étu- diants, en M2. Et quelle que soit leur filière de spécialisation de fin de cursus, tous les jeunes ont une réelle appétence pour l’en- treprise, pour la création d’entre- prise. Les demandes d’étudiants inscrits dans d’autres filières pour suivre les cours consacrés à l’en- trepreneuriat sont fréquentes. Au point même de nous demander s’il faut maintenir un track dédié ou pas ? Peut-être convient-il de diffuser les cours à l’ensemble de
gnent de l’esprit entrepreneurial, avec un projet associatif en 2e an- née. En 3e année, la responsabi- lité sociétale (RSE) est ciblée. Ils se sont approprié ces notions. Un autre exemple qui vient illustrer l’offre qui leur est faite de mettre la main à la pâte: 15 étudiants sont chaque année sélectionnés pour accompagner des entre- prises, soutenues par la Fonda- tion Auchan, à développer leur business plan. Les étudiants ont souvent la perception de suivre trop de cours théoriques, aussi privilégie-t-on l’approche de la « boîte à outils ».
demandÀ
l’issue de leur parcours, les étudiants peu-
104 |
février 2019 ecoreseau.fr
ur les quelque 900 étu- nos effectifs, de la première à la diants que compte notre cinquième année, d’en faire un école, le contrôle de ges- module obligatoire. La réflexion tion, le marketing ou bien est dans les tuyaux. Mais, déjà,
encore la finance drainent la plu- notre objectif est qu’ils s’imprè-
eurs »
 Maria rita
Micheli,
directrice des PCE, pour Projet consulting entrepreneuriat
nous poser problème: les candidats intéressés sont plus nombreux aujourd’hui que les professeurs pour les encadrer ! Nous recherchons des enseignants. Au dernier semestre, 45 étudiants ont postulé, 21 ont été retenus. La moitié sont déjà rentrés dans le concret. Une de leurs questions récurrentes : quel est le meilleur business model ? Comment je peux (rapidement) ga- gner quelque chose ? Impossible de dégainer une réponse. Avoir une bonne idée est nécessaire, mais encore faut-il convaincre des clients de payer pour l’u- tiliser. Les tests sont importants. Y a-t-il des clients ? Lesquels ? Pour quel prix ? Souvent, charge à nous de pousser les jeunes à aller sur le terrain, à mener des enquêtes, à sortir de l’école. Ce n’est pas automatique !
]]></page><page Index="105" isMAC="true"><![CDATA[ « BULLSHIT JOBS »
Fracture sociale/Colère sociale/Gilets jaunes/Nouveau contrat social/Bullshit jobs/ Le fait religieux/Slashers/Coworking/Chief problem solver/Happycratie
Jeanne Bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
«fracture sociale», ici aussi. La fracture sociale a résonné comme une onde de choc en 2018. Elle est stigmatisée par l’éditorialiste Éric Le Boucher qui s’in- digne: «Crise sociale: la responsabilité des élites.» Nous sommes en pleine «colère sociale», «ça casse» ! Tout le monde réclame «un nouveau contrat social». L’économiste Patrick Artus exhorte: «Rendons du pou- voir aux salariés ! »
Dans ce tableau, aussi, les silhouettes des «gilets jaunes» défilent.
On se bat également « Contre les inégalités sa- lariales ». Sur les réseaux sociaux, le hashtag «#6novembre15h35» a fédéré la mobilisation contre les clichés sexistes au travail.
«Bullshit jobs» et nouveaux usages. Le burn-out, ce n’est pas nouveau. En revanche, David Graeber fait éclore un nouveau concept. Son essai Bullshit jobs ou Jobs à la con publié en France en septembre chez Les Liens qui Libèrent révèle l’existence de tous ces emplois qui sont rémunérés et qui ne servent pourtant à rien.
À propos d’emploi, les conditions même de son exer- cice sont en pleine mutation. Ainsi, dans un autre es- sai, Stéphane Mallard répond à la question Le salariat c’est fini ? Oui, si l’on suit le raisonnement de cet auteur, puisque «l’intelligence artificielle facilitera le travail». Au passage, d’ailleurs, l’architecture des bureaux est désormais pensée en mode co-working.
Et les slashers se développent. Souvent, autoentre- preneurs, ils cumulent les jobs et prennent pourtant le temps de vivre leurs passions.
Quant au chef, il n’a plus vraiment besoin d’être le boss, il est le chief problem solver. Celui qui trouve des solu- tions, alors même que «le malaise» est palpable.
et, à côté des fractures... Les nouvelles technologies facilitent peut-être le travail, mais elles contrôlent les collaborateurs. Voici « des salariés aux prises avec Big Brother» déplore La Croix qui oppose une vision hu- maniste au «transhumanisme», lequel est aussi un des motifs de la crise sociale ambiante.
En tout cas, la technologie ne peut rien contre « les spiri- tualités» et la montée du «fait religieux en entreprises». Va-t-on parfois trop loin dans la recherche imposée du bonheur avec des thérapies surfaites ? Oui, répondent Edgar Cabanas et Eva Illouz dans l’ouvrage Happy- cratie .
La technologie, encore elle, ne devra laisser personne sur le bord de la route. L’État a lancé en 2018 un plan pour «l’inclusion numérique».
Inclure, ne pas exclure, est-ce encore possible à l’heure d’une «fracture sociale», du «grand malaise du dia- logue social» ? n
le regard sémantique
expressions
  « Bullshit jobs », Jane Bee
ecoreseau.fr février 2019 | 105
]]></page><page Index="106" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
les mots de la fin
 [ bonne conduite ]
Philippe Lichtfus,
  auteur du Manuel du savoir-vivre contemporain
   La politesse
n’aime
pas les
raccourcis
ne dites pas «Enchanté»
dites «Je suis ravi de vous rencontrer», «Je suis heureux
de faire votre connaissance»
ou encore «C’est une joie d’enfin pouvoir faire votre connaissance».
Simple comme bonjour
ne dites pas
« Bonjour Monsieur Trucmuch ».
Ceci est acceptable uniquement envers votre employeur, selon les règles de politesse, et est toléré pour la courtoisie commerciale.
dites « Bonjour Monsieur » ou « Bonjour Madame ».
[lemotdumois]
  poids
Liaison fatale
ne dites pas
« Il part (t)avec son ami. » dites « Il part avec son ami. »
Au xvie siècle, on lui a ajouté un « d », croyant qu’il dérivait du latin pondus, alors qu’il vient de pensum. Poids devrait donc s’écrire « pois », bien qu’on risquât de le confondre avec le légume vert. Mais ce ne serait pas le premier cas d’homonymie en français !
    Hippopotomonstrosesquippedaliophobie
Définit la peur des longs mots. À répéter de manière rapide plusieurs fois (prononcer ipopoto-monstro-zeski-pedaliophobie).
      [lemotàPlACER] [MAISPOURQUOI?]
billevesée
Étymologie De l’ancien français billevese (« cornemuse »), se décomposant en beille (« boyau ») et veser (« gonfler »).
SENS Discours frivole, conte vain et ridicule
PAR EXEMPLE “Toutes les billevesées de la métaphysique ne valent pas un argument ad hominem.”——
— Denis Diderot, Pensées philosophiques
Pourquoi le mot « femme » se prononce -t-il
avec la sonorité “A” ?
Le mot « femme » vient du latin femina. En ancien français, il pouvait s’écrire « feme », « fame », « femme »,
« fenme » ou encore « famme ». L’évolution de la langue a amené le son [ã] à s’ouvrir et à se transformer en [a] alors que la graphie avec le doublement de consonne s’est, elle, conservée.
PROCHAIN NUMÉRO LE 28 FÉVRIER 2019 106 | février 2019 ecoreseau.fr
Genre en solde
ne dites pas
« Ce magasin propose des soldes alléchantes ».
dites « Ce magasin propose des soldes alléchants ».
Elibus, saeptaspid mo doluptae. Ebis aut qui con pre non cum digendel ium que porum
 [ le GROS mot du mois ]
]]></page><page Index="107" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="108" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page></pages></Search>