﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="104"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[   L’ŒIL DÉCALÉ
Le dress reste code en entreprise
RESSOURCES HUMAINES
Ce que va coûter
le prélèvement à la source
 RÉSEAUX & INFLUENCE
Et si vous deveniez
un(e) conférencier(e) TEDx ?
 ecoreseau.fr
ENTREPRENDRE INNOVER POSITIVER
N°53 - septembre 2018
                                    PLUS D’UN MILLION DE COWORKERS DANS LE MONDE...
COWORKING
la grande mutation du travail
                     CRÉER AUJOURD’HUI
Le rebond doit faire partie du business plan !
RAPPORT LANDAU
Pourquoi la Banque de France ne régulera pas les cryptomonnaies ?
 BEL:4,90€-DOM/TOM:4,90€-NCAL/S590cfp-POL/S650cfp-CAN6,50$ca-MAR46MAd
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                 PARIS | NANTES | BEIJING | SHENZHEN
      6e                             4e
      CLASSEMENT
SIGEM PROFESSIONNELLE
DEPUIS 17 ANNÉES CONSÉCUTIVES
INSERTION
        « Parce que l’audace s’affirme avec le savoir, nous développons vos expériences, Parce que le talent s’exprime grâce à la culture, nous multiplions les influences, Parce que leadership et responsabilité doivent se faire écho, nous visons plus haut. Notre vocation ? Vous permettre de développer la vôtre ! »
Nicolas ARNAUD
Directeur Audencia Grande École
                                                audencia.com
                                                       PROGRAMME
GRANDE ÉCOLE
 ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[ÉDITORIAL
Bonjour, simplement bonjour
 Comment voulez-vous qu’un nouveau rédacteur en chef se présente sinon en sa- luant les lecteurs du plus surprenant des magazines dont il m’ait été donné de piloter la rédaction ? « Une ligne éditoriale éco-optimiste » m’a dit son créateur,
Jean-Baptiste Leprince, effectivement lui-même jeune entrepreneur optimiste qui m’a convaincu sans grand mal de l’accompagner dans ses projets.
Qu’allons-nous, que voulons-nous vous apporter, vous qui entreprenez, à commencer par votre propre vie ?
Dans quelques mois, une nouvelle formule éditoriale. ÉcoRéseau Business sera plus lisible au prix d’une écriture plus dense, des articles moins longs ‒ votre temps est précieux ‒ dans une maquette attractive et un rubriquage réorganisé.
En attendant, dès ce numéro de rentrée, je teste auprès de vous le choix éditorial d’un phénomène en marche que je vois arriver comme une lame de fond : nous vivons les premières heures d’une mutation ‒ le mot n’est pas trop fort ‒ du travail et de l’en- treprise : le coworking. Le concept est, comme souvent, apparu aux États-Unis et conservera sans doute son appellation anglaise, même si nous sommes invités à parler de « cotravail ». Ce sont les prémices d’une ère nouvelle qu’est en train d’amorcer la génération millenial née au tournant des décennies 1980-2000 : 75 % de la force de travail en 2030. Dans quelques heures sera remis à Julien Denormandie ‒ jeune ‒ se- crétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, le premier rapport qui en mesure l’impact sur l’hexagone. Et soudain, pour quelques jours, tous les médias vont se ruer sur le sujet et nous montrer à qui mieux mieux ces espaces ouverts où des micro-entrepreneurs armés de leur ordinateur portable côtoient des PDG audacieux qui ont déjà « largué » leurs bureaux hiérarchisés et leurs processus compassés. Soyez attentifs/ves : au-delà de ce qui pourrait vous sembler un effet de mode s’avance une énergie nouvelle dont vous devez tirer vous-même parti.
Un choc, trop récent pour que nous l’analysions
dans ce numéro, devrait augurer d’une prise de
conscience. Dans ce petit pays de la planète, la
France, désormais au 6e rang des nations après
l’Inde, un ministre d’État vient de démissionner
avec fracas. Il a livré sans fard, sur France Inter,
les raisons de sa colère : Nicolas Hulot, ex-ministre
de la Transition écologique, a estimé sa mission
impossible. Et elle l’est, assurément. Mais c’est
alors que la parole commence à se libérer, longtemps autocensurée : des journalistes, des économistes et jusqu’au porte-parole de l’Élysée affirment soudain qu’il n’est nul besoin de jeter aux orties bio le modèle libéral industriel, et qu’il faudra très vite comprendre que nos ingénieurs, nos entrepreneurs, nos multinationales (celles qui nous restent !) notre président même n’ont plus qu’à élaborer, concevoir, inventer un nouveau greenbusiness, un développement durable, une production enfin 100 % écologique, tout aussi axée sur le profit et les réussites industrielles pour que ce petit pays retrouve une croissance et un avenir. .
Eh bien, ça, je vous fiche mon billet qu’ÉcoRéseau Business va s’en emparer à sa ma- nière éco-optimiste pour vous montrer, tout comme le coworking, que la plus grande des mutations est à notre portée. Pourvu que les lobbys passent au vert.
   @EcoReseau
Olivier Magnan, rédacteur en chef Suivez-nous également sur :
LMedia - EcoRéseau Business www.facebook.com/EcoReseauFR
 LE CHAT by Philippe Geluck
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
3
]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseau
5-11 cahieR pRatique 42-59
SOMMAIRE
                  www.ecoreseau.fr
13, rue Raymond Losserand – 75014 Paris
Courriel : contact@lmedia.fr
Fondateur & directeur de la publication
Jean-Baptiste Leprince
Rédaction EcoRéseau Business
Courriel : redaction@lmedia.fr
Rédacteur en chef
Olivier Magnan
Chroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France®, Christophe Combarieu, Arthur Cohen, Philippe Croizon, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon, Monrh@moi, IsaLou Regen, Frédéric Rey-Millet, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, Cédric Ternois, TheFamily®
Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Elsa Bellanger, Joseph Capet, Charles Cohen, Chloé Consigny, Audrey Déjardin, Anne Diradourian, Julien Fournier, Geoffroy Framery, Stéphanie Gallo, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Aymeric Marolleau, Emilie Massard, Cyril Michaud, Raphaëlle Mittler, Julie-Chloé Mougeolle, Jonathan Nahmany, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Antoine Pietri, Patrice Remeur, Séverine Renard, Julien Tarby, Pierre Tiessen, Carla Verley, Ariane Warlin, Murielle Wolski
Dessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie Boulard
Réalisation
Courriel : production@lmedia.fr
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Publicité & Opérations spéciales
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Diffusion, abonnements & vente au numéro
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13, rue Raymond Losserand 75014 Paris Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 39 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLP
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RCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0323 T 91730 Dépôt légal : à parution
Numéro ISSN : 2609-147X
Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés
pour appréciation.
Baromètre de l’optimisme 5
- Tendances
- Actions symboliques - The Green Life
en couveRtuRe 12-19 Rétrospective
13 ans seulement : du coworking au corpoworking 13 Grand Angle
Une nouvelle génération redéfinit l’entreprise 14
Entretien
Patrick Levy-Waitz, M. Coworking France 16
Régions & Territoires
De quoi le coworking est-il le nom ? 18 Prospective
Demain, intrapreneurs 19
société 20-23 France
J - 4 mois pour le prélèvement de l’impôt à la source 20
Monde
L’Europe face à une nouvelle crise ? 22
L’œil décalé
Le dress reste code en entreprise 23 club entRepRendRe 24-35
Baromètre & Tendances 24 Enquête
Réguler les cryptomonnaies ? Non, laissons venir et surveillons... 28
Nominé Electron libre - Trophées Optimistes 2019
Claire Nouvian – Bloom –, une femme engagée dans la défense des fonds marins 30
Nominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2019
Pascal Dupraz, ex-entraîneur du Toulouse Football Club 32
Créer aujourd’hui
« Le rebond fait partie du business plan » 43
Business guides
- Cadeau d’affaires premium ? Plus que jamais le bon réflexe ! 46 - Travail + plaisir = MICE 52
Rh & FoRmation 60-71
Réseaux & Influence
Et si vous deveniez conférencier(e) TED Talk/TED x ? 60 Observatoire 62
Manager autrement
La formule VIE, du gagnant/gagnant 65
Carrières & Talents
- Double compétence ou rien... 66 - Comment acquérir une vision à 360° de l’entreprise 68 - Les MBA en IAE : une alternative à moindres frais 70
aRt de vivRe & patRimoine 72-99
La Sélection culturelle par Christophe Combarieu 72
                           En immersion
Comment la néobanque agile dame le pion aux banques rigides
L’Art du temps
L’Actualité automobile : Essais & Tendances
Baromètre Finance de marché
Investissement
Prêt à tenter le trading algorithmique ?
Baromètre Patrimoine
Investissement
- L’ISR, un placement encore trop vert
Protéger son entreprise
- La cyberassurance ? Vitale et... négligée
expRessions
Tribune libre
Concours de micronouvelles Regard sémantique
73 82 84
86 88
92 96
100-103
100 101 102
      4
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
stRatéGie &
innovation numéRique 36-41
Décryptage
34
 Baromètre de l’innovation
Le tour du monde de l’innovation
36
38 Pas de vacances pour les start-up françaises du tourisme 40
Sports 100 % connectés
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[GALAXIE ECORÉSEAU
Le baromètre de l’optimisme
Le verbatim à retenir...
Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin Blaise Pascal, Pensées (fr. Laf. 47)
LE CHIFFRE
72 jours
Le 17 août, lors de la Goldschmidt Conference de Boston qui portait sur la géochimie, l’équipe de Ian Power a exposé la mise au point d’une technique d’accélération de la formation de la roche magnésite qui bloque le gaz carbonique (CO2) présent dans l’atmosphère. La magnésite est une espèce minérale courante qui, pour une tonne, absorbe 500 kg de CO2. Or, la production naturelle de carbonate de magnésium (pour les plus experts, le MgCO3) est bien trop lente. Pour limiter le dérèglement climatique actuel, les chercheurs proposent de mettre en place un catalyseur sous forme de microbilles de polystyrène afin d’accélérer la fabrication de la magnésite. En laboratoire, les scientifiques ont produit un échantillon en 72 jours contre plusieurs millions d’années pour sa production naturelle. Reste à savoir si ce processus de séquestration du CO2 est viable à grande échelle.
    Thierry Saussez
Créateur du Printemps
de l’Optimisme,
Incubateur d’énergies positives.
Soyez juste et exemplaire
Depuis la nuit des temps, la justice relie toutes les re- ligions et les philosophies.
Elle est le respect des autres, de la place de chacun dans la société, quelle que soit sa condition. C’est l’accepta- tion, pour vivre en harmonie, de droits et de devoirs. C’est l’équité contre l’égalitarisme. Nous ne serons jamais égaux sur la ligne d’arrivée, ce serait le nivellement par le bas. Avec l’égalité des chances, nous devons nous efforcer de l’être sur la ligne de départ.
Être juste, c’est refuser de s’enfermer dans les préjugés, c’est utiliser ses facultés sans être gêné par les autres ni en entravant celles des autres. La justice implique d’accepter le fait qu’exercer un pouvoir, quel qu’il soit, ne repose pas uni- quement sur votre titre ou votre fonction, pas seulement sur votre capacité à libérer une énergie, à convaincre, à entraîner, prendre des risques, trouver des solutions ni même être juste. Exercer un pouvoir nécessite d’être exemplaire. Plus encore que le contraire du pessimisme, l’optimisme est à l’opposé du cynisme. Il n’y a pas de leadership isolé, replié sur ses seuls intérêts, sans esprit d’équipe, de délégation, de concertation.
De nombreux dirigeants ont des difficultés à adapter leur com- portement et leur communication à la société d’aujourd’hui. Ils font face à une prise en tenaille entre le besoin éperdu de transparence et l’exaspération de l’opinion beaucoup plus sensible qu’hier aux abus ou dysfonctionnements.
Pour être exemplaire, il faut maintenant, à la moindre er- reur, immédiatement la reconnaître, l’assumer, s’expliquer... et corriger. Cela vaut, en particulier, pour les responsables politiques tant la confiance du peuple est exigeante pour le mandat qui leur est confié et dont tout manquement accen- tue l’amalgame et la confusion du « tous pourris ». Il en est de même pour les entrepreneurs. Le partage des richesses, y compris dans l’entreprise privée, n’est plus un sujet tabou, le seul fait du patron. Comme pour les politiques, les abus de quelques patrons avec leurs rémunérations exorbitantes, les stock-options, les retraites chapeau (comme si l’on pouvait s’engager dans le secteur privé sans risque, en bénéficiant de plus des avantages du statut de la fonction publique) détériorent l’image de tous ces chefs d’entreprise qui, eux, s’efforcent d’être justes et exemplaires.
       SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr 5
L’onde positive
]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[GALAXIE ECORÉSEAU
 Le baromètre de l’optimisme
L’IMAGE
WORLD CLEANUP DAY, LE 15 SEPTEMBRE
 ColdPlasmatech,leplasmafroid qui guérit les plaies
     En 2008, 4% de la population estonienne avait collecté 10 000 t onnes de déchets. En 2014, 7 pays sont parvenus à réunir plus de 5 % de leur population pour le ramassage des déchets. Pour les 10ans du mouvement Let’s Do It, l’association Word C leanUp Day fédère autour d’elle 150pays. Son but affi- ché : nettoyer la planète en un jour. Sachant que la population mondiale produit 4milliards de t onnes de déchets par an, la tâche est colossale, mais pas i mpossible. Jusqu’au 15 sep- tembre, il était encore possible de consulter la carte des actions près de chez soi et de rejoindre un groupe le jour J. Le mouve- ment Nettoyons la planète en un jour représente aujourd’hui la plus grande mobilisation ci- t oyenne et environnementale pour une prise de conscience m ondiale et un changement d urable des comportements. Moins jeter implique de moins c onsommer. 1er août : Jour de d épassement mondial, jour de l’année où l’homme a déjà d épensé l’ensemble des res- sources que la terre peut fournir en une seule année.
La start-up allemande Cold Plasmatech a mis au point un patch de silicone qui accélère la cicatrisation des plaies chroniques dues à l’âge ou au diabète. Le plasma froid est une sorte de quatrième état de la matière qui est appliqué sur les plaies par pression. En outre, les patchs de plasma montrent un grand pouvoir stérilisant et tuent les germes résistants aux antibiotiques.
 MS-DS100 pour lutter contre... l’odeur des pieds
Un robot japonais inventé par Panasonic, le MS-DS100 élimine les mauvaises odeurs des chaussures en projetant des ions nanosco- piques d’hydroxyl. Ce nouvel objet connecté est pour le moment réservé aux Japonais, non disponible à l’export.
 Chats et réalité virtuelle
Il ne s’agit pas de tchatter grâce à la réalité virtuelle, mais bien de contempler une ré- trospective sur Les chats dans l’histoire de l’art. L’Universal Museum of Art (UMN) a mis en ligne sa nouvelle exposition en partenariat avec la Réunion des Musées
 INFOS COURTES QUI DONNENT LE SOURIRE
 Healthy Mind, la réalité virtuelle au service des grands brûlés
Pendant que les médecins soignent les plaies des grands brûlés, les patients portent un casque de réalité virtuelle et des écouteurs. Ils regardent des images et perçoivent des sons propres à les aider à se concentrer sur leur respiration et les inciter à se décaler, se déphaser, loin de leurs douleurs actuelles. Il s’agit de détourner l’attention du malade de l’intervention médicale et des souffrances engendrées. Le patient est comme transporté, grâce à la réalité virtuelle, dans un ailleurs d’où la douleur est absente ou mise entre parenthèses. Le casque de VR propose soit un mode contem- platif (jardin japonais, sous-bois, montagne enneigée), soit un mode interactif dans lequel il s’agit de résoudre des énigmes, de jouer de la musique ou de peindre. Le dispo- sitif médical lancé par la Start-up Healthy Mind prépare l’hôpital du futur. Une forme d’autohypnose.
Nationaux-Grand Palais. Pour la quatrième exposition 100 % réalité virtuelle ‒ avec l’UMN, n’importe qui, n’importe où, n’im- porte quand peut se rendre au musée ‒, le chat, C’est l’esprit familier du lieu / Il juge, il préside, il inspire / Toutes choses dans son empire / Peut-être est-il fée, est-il dieu ? (Baudemaire).
  6
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme
LE GRAPHIQUE
LA FORÊT FRANÇAISE SE PORTE BIEN
L’ENTREPRISE CENTENAIRE
Dubernet, 164 ans de produits festifs
GALAXIE ECORÉSEAU
       Contrairement à une idée reçue, la forêt française est en plein essor. Entre 1830 et 2015, sa superficie a quasiment été multipliée par deux. 75 % des 17 millions d ’hectares appartiennent à des propriétaires privés. Afin de vraiment vivre comme Walden, le héros autobiographique du premier Américain écolo Henry David Thoreau, pourquoi ne pas acheter un lopin de forêt ?
BONNE IDÉE
1864, Saint-Sever dans les landes. Une famille, les Dubernet, ouvre sa première charcuterie. Elle restera pendant très longtemps une petite charcuterie de village. « La Maison Dubernet prend véritablement son essor au début des années 1960 grâce à Michel Dubernet, compagnon du devoir charcutier qui a dont accompli le tour de la France », raconte Jean-Baptiste Gaüzère, di- recteur général de « la Maison ». Mi- chel, c’est le visionnaire qui accélère
le développement de la petite entre- prise landaise. Dubernet devient une référence nationale avec l’ouverture
de magasins à Bordeaux, à Paris, et même à Liège et à Berlin. « Michel Dubernet tient l’expansion au travers d’un magasin pour une vraie piste de développement, ce qui est précurseur
à une époque où l’on ne parlait ni de retail ni de distribution. » C’est en- core Michel qui va monter un réseau commercial intégré et toujours Michel
qui met au point des recettes inédites par son génie du traitement des matières et des cuissons : « Il possède tout l’art de la charcuterie et du foie gras. Selon le mot d’un grand chef, “le seul métier qui existe ce n’est pas cuisinier, c’est charcutier”, tant la technique et la maîtrise des procédés de fabrication en charcuterie est compliquée. »
Du foie gras au caviar
Michel Dubernet et son fils passent la main en 2014 en cédant « la Maison » à Jean-Baptiste Gaüzère. Le nouveau patron, à son tour, veut inscrire la marque dans une nouvelle ère : « La vente en ligne a été mise en place ces quatre dernières années. Elle rapporte, certes, moins de 100 000 euros pour un chiffre d’affaires de plus de 5 millions. Mais elle est une sorte de vitrine et fonctionne comme un catalogue pour les clients professionnels. » L’e-com-
merce, de façon assumée, n’est donc pas un levier de croissance. Les deux « vrais » sont « les boutiques et le commerce avec les professionnels que sont les restaura- teurs et les épiceries fines. » Un troisième levier, principal réservoir de croissance, se nomme marché de l’export, même s’il ne représente que 10 % du CA actuel et exige tous les agréments sanitaires. Depuis juillet 2018, la Maison Dubernet passe sous le contrôle du groupe Arcady’s ‒ truffes et caviar ! ‒, gage d’accélération du développement commercial de la marque, toujours sous la direction de Jean-Baptiste Gaüzère : « Arcady’s partage avec nous une certaine vision du bon produit. » Le mariage foies gras Dubernet et caviar Arcady’s, une façon d’offrir aux clients un plus large spectre de produits festifs et haut de gamme. Michel Dubernet n’aurait pas dit non.
Maison Dubernet, des produits transformés à la française
  Ilini, programme gratuit d’apprentissage du français
La start-up Ilini offre gratuitement aux migrants l’accès à sa plateforme et à son programme premium d’apprentissage du français. Des vidéos d’actualité servent de support au cours pour que les migrants se saisissent de la culture française et des éléments saillants de l’actualité. Le programme est interactif : on met en pause, on clique sur un mot incompris, on entend sa prononciation en phonétique et l’on sauvegarde l’ensemble de son lexique dans une banque de données personnelle. Ilini prépare actuellement ses propres vidéos qui porteront sur l’insertion professionnelle et l’embauche.
 8
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme
EN FRANCE
Poulehouse, la start-up des œufs éthiques
Nous dévorons les œufs d’élevages pondus par de malheureuses poules en batterie (230 œufs par Français et par an, contre 145 moyenne monde). Depuis les Trente Glorieuses et l’invention de l’élevage intensif, les pondeuses sont envoyées à l’abattoir après 18 mois car moins productives. La start-up défend un nouveau mode d’élevage sans abattage. Une poule vit entre 6 et 10 ans et continue de pondre. Poulehouse met en place une solution pour les éleveurs bio qui gardent leur volaille méritante toute leur vie. C’est le moindre des respects. Quand on connaît les vidéos de l’association L214, on est heureux de ne plus condamner les poules à une fin précoce. Souvenez-vous du slogan, Poulehouse, l’œuf qui ne tue pas
la poule. Et n’achetez que ces œufs-là...
Un Canadien anglophone
pour réanimer Air France-KLM
C’est donc au début du mois d’août que Benjamin Smith a passé les portiques de sécurité d’Air France-KLM en qualité de directeur général sans les faire sonner. Il a en revanche d’emblée suscité les sirènes d’alarme d’une partie du personnel navigant et au sol, tout juste sortis d’une grève d’avertissement. Le Canadien de 46 ans s’est forgé ses palmes aériennes chez Air Canada pendant 19 ans qu’il quitte en numéro 2. L’homme connaît son affaire : d’abord conseiller d’Air Canada, il en devient directeur commercial avant d’intégrer la direction exécutive en 2007. En 2013, il crée Air Canada Rouge, la filiale à bas coût de la compagnie (en même temps qu’il devient le bras armé de la compagnie pour enrayer les grèves). Fin tacticien, spécialiste des situations de conflit, le nouveau pilote d’Air France-KLM maîtrise parfaitement les stratégies « gagnant-gagnant ». Pas de doute, sur le papier Benjamin Smith détient tous les atouts pour qu’Air France-KLM redécolle. Il est motivé : son salaire est multiplié par trois par rapport à celui de son prédécesseur, ce qui fait hurler des salariés qui affirment n’avoir pas été augmentés depuis 10 ans. Au fait, Smith ne parle pas français : on verra s’il apprend la langue ou si tout son état-major ‒ et les syndicats ? ‒ sera prié de renoncer à sa langue maternelle.
DANS LE MONDE
TIPA, start-up israélienne de l’emballage compostable
Tipa lutte contre le plastique souple d’emballage en proposant un packaging traité comme un déchet organique compostable après usage, promu engrais pour le sol en seulement 180 jours. Tipa produit des emballages de barres de céréales, des films pour les magazines ou les tee-shirts, des pochettes avec zip... Il s’associe au café Peeze pour commercialiser plusieurs millions de sachets de grains de café par an.
Everoad, plaque tournante du transport de marchandises dans toute l’Europe
La société de transport Everoad numérise le transport de marchandises régulier ou ponctuel à travers toute l’Europe. La plate-forme met en relation les expéditeurs
(PME, ETI et grands groupes) et les transporteurs afin d’optimiser le transport de marchandises. Everoad connaît le flux des camions et leur place disponible, et adapte les prix en fonction de l’offre et de la demande. Les transports réguliers de marchandises représentent 25 à 30 % du chiffre d’affaires d’Everoad en train de remporter des marchés devant Gefco ou Bolloré. Le transporteur automatise la saisie de commandes, se montre moins cher et « fait tourner » 2 500 transpor- teurs validés par ses soins. Malin.
GALAXIE ECORÉSEAU
  CEUX QUI FONT BOUGER LES LIGNES
    SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr 9
]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ÉCONOMIE VERTE
Bonus-malus plastique pour les entreprises
Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition éco- logique, souhaite déployer un système de bonus-malus applicable en 2019 pour inciter les consommateurs à acheter des produits fa- briqués à base de plastique recyclé. Le prix du produit varierait de 10 % selon qu’il est issu ou non du recyclage du plastique. Le ministère
travaille encore à l’établisse- ment d’un barème du montant du bonus ou du malus en fonction du produit. Pour le moment, la mesure s’applique aux entreprises. Le feront-elles payer aux consommateurs ? Le gouvernement prévoit 100 % de plastiques recyclés
en 2025.
24 millions d’emplois dans l’économie verte
Selon l’Organisation internationale du
travail, l’économie verte pourrait créer
24 millions d’emplois dans le monde
d’ici à 2030. À l’échelle mondiale, les deux
secteurs qui perdront le plus massivement
des emplois sont l’extraction pétrolière
et le raffinage (environ un million d’em-
plois détruits). Le secteur des énergies
renouvelables pourrait, lui, créer plus de
2,5 millions d’emplois. La mise en place
d’une économie circulaire sur le plan
mondial créerait également 6 millions de
postes à condition de quitter la logique
de production, consommation et destruction, pour lui préférer celle, plus vertueuse, de la réparation, de la réutilisation et du recyclage.
GALAXIE ECORÉSEAU
 Le baromètre de l’optimisme
GREENTECH
u Les Open (Obervatoires participatifs des espèces et de la nature) recrutent...
Le muséum d’Histoire na- turelle, la Fondation pour la nature et l’homme, l’Union nationale des centres per- manents d’initiatives pour l’environnement ont lancé un portail de sciences participa- tif sur Internet. Sur la base du volontariat, on participe à l’accroissement de la col- lection d’observations de la faune et de la flore du territoire français et à l’élaboration de l’inventaire scientifique des
espèces. Sur le site de l’Open, parmi les 122 observatoires proposés, on trouvera aisément un programme de recherche qui corresponde à ses centres d’intérêt. Plus de 65 % de Français sont prêts à s’engager avec la caution des scientifiques qui construisent a posteriori le référentiel taxinomique des territoires.
u QuelCosmetic pour éviter les poisons de la beauté
long terme comme des perturbateurs endocriniens, des allergènes ou des substances irritantes. Entrez votre profil personnalisé (femme enceinte, bébé ou enfant, adoles- cent, adulte), l’application adapte ses réponses au degré de dangerosité.
u Signalement Tique, prévenir la maladie de Lyme
Gare à la tique des sous-bois ! L’institut
national de la recherche agronomique
(Inra) développe une application consa-
crée notamment à la redoutable maladie
de Lyme (27 000 cas diagnostiqués
tous les ans en France du style dys-
fonctionnements articulaires, nerveux,
oculaires, respiratoires et cardiaques).
Signalement Tique collecte des photo-
graphies de vos piqures associées aux
points géographiques en alerte sur le
territoire. Et si vous avez tué l’animal,
on vous encourage à l’envoyer par voie
postale aux équipes scientifiques. L’analyse des données vise à créer un modèle fiable d’estimation des risques.
u Inakys, de l’engrais vert grâce aux chenilles
Inakys, spécialisé en biotechnologie, produit de l’engrais bio issu des déjec- tions des chenilles... inakis (avec un « i »). Ces bouloteuses d’orties y laissent leurs déjections encore emplies de toutes leurs valeurs actives pour constituer un engrais écoresponsable. Puis quand la chenille devient chrysalide, elle est réduite en farine pour l’aquaculture.
   Que Choisir propose une application d’évaluation du degré de risque des produits cosmétiques en fonction de la présence de substances indé- sirables et néfastes. La base de données de QuelCosmetic contient plus de 53 000 pro- duits. Parmi lesquels ceux qui ne contiennent pas de substances dangereuses à
    10 SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[                                             FAITES DES ÉCONOMIES, PRENEZ L’AVION.
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                                             Crédit photo : Getty images
 ]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[ Rétrospective
13 ans seulement : du coworking au corpoworking ...... p13 Grand Angle
Une nouvelle génération redéfinit l’entreprise.............. p14
Interview exclusive
Patrick Levy-Waitz, M. Coworking France ..................... p16
Régions & Territoires
De quoi le coworking est-il le nom ? ............................. p18
Prospective
Demain, intrapreneurs ................................................... p19
EN COUVERTURE
PLUS D’UN MILLION DE COWORKERS DANS LE MONDE...
Coworking, la grande mutation du travail
Cette fois, ce n’est plus une mode, un épiphénomène propre aux start-up, un accident sociétal : le coworking, cotravail, coachworking, corpoworking, quel que soit le nom qui prévaudra, s’inscrit dans une vaste mutation de l’organisation du travail, partout sur le globe. Partager un espace, une salle commune avec bar ou restaurant, équipement coûteux communs pour professionnels d’un domaine, voire massages et méditations ne relève pas du gadget de gourou, les chiffres sont clairs : la toute dernière estimation pointe quelque 1 200 espaces de coworking en France, soit le double par rapport à 2017 qui avait enregistré une multiplication par 10 depuis 2012. Un million de coworkers dans le monde, voilà qui laisse entendre que ce chiffre va prendre des allures exponentielles.
Pas de doute : l’organisation du travail est en train de muter. L’entreprise s’ouvre, le business naît du réseau, puise ses idées dans le collectif. Et si vous commenciez à muter ?
 12 SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[Olivier Magnan
Comment traduire coworking si l’on ne veut pas aligner toute
une phrase du style « espace de travail partagé » ? Le Journal Officiel donne la réponse : « cotravail, n.m. Domaine : Économie et gestion d’entre- prise. Définition : mode de travail consistant, pour des professionnels indépendants, à partager espace, poste de travail, expérience ou com- pétences. Voir aussi : partage de bureau. » Au moins, c’est simple. Mais entend-on « col- laboration », « émulation »,
créatrice de deux espaces
de cotravail à Genève et à
1 Lausanne .
Né De l’orDiNateur portable et Du wifi Impossible, désormais, de ne pas « tomber » au détour d’une rue de grande ville sur l’un de ces espaces plus ou moins colorés qui proclame son nouveau statut d’espaces de travail partagés. Pousser par exemple la porte de l’immeuble haussmanien du Village by CA, la pépinière des start-up du Crédit Agricole, au 55 rue
EN COUVERTURE
 Rétrospective
 2005-2018 : histoire d’une révolution du travail en devenir
Du coworking au corpoworking
En 2005, à San Francisco, s’ouvre dans un collectif féminin, Spiral Muse, un curieux espace, sorte de communauté de travail où des passionnés par l’open source, l’ouverture des codes logiciels entre programmeurs, échangent idées et savoir-faire. Son créateur, Brad Neuberg, le nomme Citizen Space. Un « espace citoyen » dont il résume le concept par un mot, « coworking ». Treize ans plus tard, le phénomène envahit la planète.
des hommes, des femmes partout, un ordi portable sur les genoux. En mezzanine, courent des bureaux de toute taille ou des suites fort calmes qui renouent avec l’entreprise traditionnelle, avec ses tables de travail et ses ordinateurs. Même ambiance, un rien plus calme, au 37 avenue Trudaine à Paris, l’ex-plus grand es- pace de cotravail de Morning Coworking (lié à Bureaux à Partager, BAP, le lieu est désormais réimplanté pour cause de démolition,) installé dans les 7 500 mètres carrés d’une ancienne école austère qui n’aurait jamais cru annon- cer sur sa façade : « Faites un break, venez travailler... » Nous voilà projetés déjà dans le deuxième âge du coworking si l’on veut bien se souvenir qu’au cœur des années 1990 des espaces de hackers, comme le C-Base de Berlin – la ver- sion pirate du Citizen Space de Neuberg – faisaient peur au traditionnel employé de bureau allemand, comme la Schraubenfabrik de Vienne qui rassemblait une faune créative hirsute. À l’origine,
wifi. Plus de fil à la patte. Au tournant des années 2003- 2004, cette liberté de contact nouvelle contribue à accélérer cette véritable mutation du travail qui se met à gagner les entrepreneurs sociaux, les commerçants, artisans et les électrons libres dans tous les métiers. Aux micro-entrepre- neurs soucieux de trouver un espace de travail peu coûteux et de limiter leurs déplacements se sont joints les télétravail- leurs salariés, les étudiants parfois, les consultants bien sûr, adeptes des « tiers lieux », entre travail à domicile et en entreprise.
uN tiers lieu où Naît le busiNess
Mais le modèle éminemment adaptable n’est désormais ré- servé ni aux freelances ni aux start-up : les entreprises on ne peut plus traditionnelles, avec leurs bureaux feutrés, leurs open spaces, leurs ascenseurs et leurs salles de réunion com- mencent à se transformer « de l’intérieur », non pas sous la forme d’un simple aménage- ment de bureaux, mais bien par la voie d’un changement de culture. Le coworking devient du corpoworking. Bureaux à Partager (BAP), le leader de la recherche d’espaces de travail, y voit « de nouveaux vecteurs d’innovation où le partage d’idées, l‘émulation collective et le changement sont encouragés par la com- munauté. Animation, échange de compétences, rencontres : au sein de cette économie collaborative chacun étend son réseau, enrichit son por- tefeuille client et fait ge.rmer de nouveaux projets ou idées de business ». N’appelle-t-on pas ça une mutation ?
1 - Coworking : réenchanter le travail, vers la collaboration créatrice, Jouvence Éditions, 2016
   Les entreprises on ne peut plus traditionnelles commencent à se transformer « de l’intérieur », non pas sous la forme d’un simple aménagement de bureaux, mais bien par la voie d’un
changement de culture.
 « mise en réseau », voire « mu- tation » dans « cotravail » ? À peine. C’est pourtant bien l’idée sous-jacente originelle de Brad Neuberg : cet indé- pendant employé recherchait « la liberté et l’indépendance de l’autoentrepreneur et la structure et l’esprit d’équipe du travail entre collègues », comme l’explique dans un petit livre qu’elle consacre au coworking Geneviève Morand,
La Boétie, c’est entrer dans un autre monde : une ruche, une foule, pas d’agents d’accueil mais de grands calicots qui vous expliquent où trouver votre bonheur, une sorte de vaste agora sous verrière où trône un superbabyfoot que do- mine un écran plat d’affichage des matchs et des équipes en compétition. Le vaste hall sert de bar, de restaurant, de salle des pas pas si perdus,
le coworking (le néologisme fut employé pour la toute pre- mière fois, avant Neuberg, par Bernie de Koven, concep- teur américain de jeux) était affaire de programmeurs, d’informaticiens, de webde- signers, et pour cause : ils furent les premiers à saisir toute la portée de cette inven- tion technique sans laquelle l’« espace partagé » n’aurait guère de sens : la connexion
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr 13
]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[Olivier Magnan
Une révolution en- trepreneuriale, le coworking ? Mais alors le patron des patrons, le fraîchement élu Geoffroy Roux de Bézieux, doit s’y intéresser ? À l’occasion de l’université d’été de Jouy en Josas, nous lui glissons la question : le Medef réflé- chit-il, à titre prospectif, à ce que l’on dit représenter l’avenir de l’organisation d’une entreprise décloison- née, ouverte, collaborative, à la hiérarchie atomisée par un mode d’entreprendre in- vesti par de jeunes intrapre- neurs (les ex-salariés) réunis autour d’un projet (lire le volet prospectif page 17), le coworking ? « Non, nous répond franchement Roux de Bézieux, c’est aux entreprises à y réfléchir. Au Medef, nous avons du mal à arrimer du prospectif aux préoccupa- tions quotidiennes, au court terme... » C’est au moins honnête de sa part de recon- naître qu’un syndicat patronal n’est pas là pour imaginer le futur de ses adhérents. Du reste, qui pourrait l’imaginer, ce futur, sinon en extrapolant à partir du présent : le coworking se montre en plein essor, par- tout, car il correspond aux aspirations de la génération
en train de s’installer dans la vie active sous le signe d’une économie collabo- rative. Comme l’exprime fort justement le signataire de la « mission coworking dans les territoires », Patrick Levy-Waitz, dont le rapport demandé par le ministre Julien Denormandie paraît en ce moment même (lire p. 14), cette génération de startupeurs née avec le wifi et le laptop « a soif de liberté, elle a compris le besoin de responsabilisation, d’auto- nomie, avec l’amplification des nouvelles technologies ». C’est bien l’attente des mille- nials (tranche de la génération Y 1980-2000) : 75 % de la force de travail en 2030. Le sociologue Erwan Lecœur le dit avec brio : « On passe du bien au lien. Le bonheur n’est pas contenu dans l’objet mais dans la rencontre qu’il
de travail en simple « tiers lieu » de services : salarié ou indépendant, on y bosse d’autant plus que l’on y trouve un intérêt personnel. Cité par la créatrice d’espaces par- tagés en Suisse, Geneviève Morand, un professionnel de l’immobilier résume le coworking : « C’est plus que des bureaux. C’est par- tager avec d’autres sur des projets.1 »
MeltiNg-potes
Cet état d’âme incarné dans un business on ne peut plus concret (derniers chiffres, 18 900 espaces référencés dans le monde, 1 690 000 coworkers) se vérifie dans les espaces de coworking proprement dits qui se dis- tinguent nettement du bu- reau d’affaires style Regus classique où les consultants et les TPE qui y louent un
à Partager). Il est le portrait type du créateur d’espaces de cotravail. Serial entre- preneur, toujours associé de Fabernovel, le cabinet de conseil, dont il crée la filiale aux États-Unis et un espace de coworking en 2008, il s’initie aux « communautés qui travaillent » et réfléchit à la façon de le réinventer, ce
garage, mais dans cet espace dynamique. Ce que j’ai ap- pris, c’est la puissance d’avoir dans un espace deux cents personnes, une communauté autour, trouver facilement des ressources autour de soi, puiser de l’énergie et de la bienveillance. C’est toute la différence entre un incubateur qui présélectionne et le coworking qui crée de la sérendipité. » Dès son retour en France, en 2012, Il anime, au sens propre, une vingtaine d’adresses à Paris (chiffre provisoire), soit quelque 60 000 m2 pour plus de 5 000 « clients ». Le jeune patron incarne la pre- mière génération d’espaces « indépendants » désormais âprement concurrencés par les gloutons de l’immobilier
EN COUVERTURE
 Grand Angle
Coworking
Une nouvelle génération redéfinit l’entreprise
 Difficile de ne voir dans cette véritable disruption des façons de travailler, de gérer une entreprise et de faire du business qu’une simple mode passagère. Certes, il n’existe pas un seul modèle de coworking. Non, les multiples créateurs des espaces de cotravail ne partagent pas la même vision : entre l’approche start-up décontractée des indépendants et le centre d’affaires revu et corrigé des spécialistes de l’immobilier de bureau, se joue la bataille des modernes et des anciens, la carte de la génération millenials et celle de l’entreprise traditionnelle désireuse de se réformer. Au centre, un gagnant final : le coworker lui-même.
   14
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
Le coworking, c’est plus que des bureaux. C’est partager avec d’autres
sur des projets”
 permet. » Demain, une voi- ture électrique n’appartiendra pas à quelqu’un, elle sera un service. Mais c’est dès aujourd’hui que le cowor- king transforme l’espace
bureau cherchent avant tout une adresse de prestige sans le bail astronomique cor- respondant. Clément Alte- resco est à la tête de Morning Coworking (et de Bureaux
travail. Sa définition prend de la consistance : « Le cowor- king, ce sont des indépendants qui commencent à travailler à l’extérieur, puis qui créent des boîtes, non pas dans leur
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[Grand Angle
EN COUVERTURE
  et de très grands groupes, tel le leader américain WeWork débarqué en Europe avec une levée de 355 millions de dollars, bien décidé à mail- ler l’Europe. Sonneront-ils le glas des indépendants ?
Pas si sûr. Les grands opé- rateurs doivent assurer une profitabilité sur le long terme et affronter des prix immo- biliers en hausse constante. L’agile Morning, lui, cherche des locaux vides « pour de
en van et même... sur un voilier.
Le courant est si fort et les enjeux territoriaux si im- portants que régions, muni- cipalités, communautés de communes s’y investissent de plus en plus : on estime la répartition privé/public à 80 %/20 %. L’historique La Cordée, d’abord lyonnais puis rhônalpin, parisien et même franc-comtois, a ob- tenu de la Caisse des Dépôts pas moins de 1,5 million de participation.
Mes clieNts soNt Mes voisiNs
Suffit-il pour générer du business de louer 10 m2 chez Morning Coworking, par exemple, soit un poste dit nomade, moyennant 250 eu- ros par mois, sans bureau, de quoi poser son Mac dans un endroit calme ? Peut-être pas, mais les chances, disons pour une agence de voyage « nomade » de trouver 50 clients face à elle ne sont pas minces. Autres exemples vécus chez 50 Coworking, créé en 2015 par Blandine Cain : une agence de com- munication numérique trouve une graphiste sur place. Un éditeur de logiciel missionne dans l’espace même un expert WordPress et SEO. Et un photographe trouve quan- tité de clients pour illustrer leurs plaquettes. Sans parler des experts d’un domaine, toujours prêts à organiser une conférence d’informa- tion susceptible de leur faire vendre de la prestation pour une heure de partage. Une condition, pourtant, préside àsibellesynergie:ilfaut un animateur dans les lieux. « Un espace de coworking se doit d’être animé, confirme Blandine Cain, et à temps plein, au quotidien, pour créer une ambiance.2 » Tout y passe : repas, apéritifs, goûters, expositions, points d’experts...
HébergeMeNt Du pauvre ou MoDèle plus ricHe ?
Reste un doute : cette éco-
nomie de partage ne cache-t- elle pas, pour les coworkers, l’aveu d’une faiblesse, d’un contournement économique : les espaces de coworking, sous leurs dehors convi- viaux, ne risquent-ils pas de passer pour l’hébergement de l’entreprise « fauchée », donc provisoire, donc pro- mis à des lendemains qui déchantent ? Ce contre-ar- gument que dispense sur son blog comme par hasard un conseil international en immobilier peu versé dans le coworking va jusqu’au bout de sa logique : « Penser que l’espace de coworking est appelé à se substituer, à terme, aux autres formes de l’immobilier d’entreprises, ce serait donc croire que le coworker s’est débarrassé du désir de possession (au lieu d’y renoncer momenta- nément), en tant qu’instru- ment d’indépendance et d’ac- complissement personnel. »
Sous-entendu : jamais de la vie ! Clément Alteresco, lui, mise sur l’avenir grandiose de son concept. Alors que les indépendants, les petites start-up ont constitué la pre- mière clientèle du genre, à partir de 2012 quantité de TPE, de PME puis des équipes de grandes entreprises ont opté pour une solution émi- nemment flexible, « sans travaux, à travers laquelle le gérant ne se préoccupe ni d’électricité, ni de ménage, ni de plomberie, nul besoin de négocier avec un bailleur qui ne pense que loyer stable ». Sans parler de la catastrophe d’un bail 3-6-9 aux termes duquel une TPE engage une partie de sa trésorerie sur 3 ans sans pouvoir grandir vite en cas de succès ni facilement dénoncer le bail en cas de mauvaise fortune. L’argument fait mouche. Chez Morning Coworking, Casino, Alibaba et autres grandes marques ont
élu domicile. L’enseigne de Clément Alteresco qui avait réalisé un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros en 2016 a clôturé 2017 à 11 millions etenvise17àlafindecette année. De quoi confondre la prévision intéressée du conseil immobilier anticoworking. The Bureau, Mozaik, Arti- chaut Coworking, La Muti- nerie, La Ruche, Nextdoor... on coworke dans tous les arrondissements de Paris, la capitale qui affiche en cotravail quelque 3 % de son immobilier de bureau. Rang modeste. Mais, comme l’affirme le spécialiste de la question, Patrick Levy-Waitz, « La France est partie en retard comme dans tout, .et elle finira sinon en avance, en tout cas à un rang avancé. Elle est en mouvement ».
1 - Op. cit, page 11.
2 - Citée dans Reflets, magazine de l’Essec, n° 124, juillet-août 2018.
  Domiciliation « coworkée », l’approche services
clés en main de Kandbaz.
Pour Christophe Godeau, président de Kandbaz, nouvelle appellation savoureuse de sa société de domiciliation, le coworking ne rime pas nécessairement avec espaces partagés, slogans accrocheurs, bar à gogo et millenials. Il n’empêche que son « camp de base pour entrepreneurs »
relève tout autant, il l’affirme, du concept de
coworking, puisque les entreprises clientes
bénéficient des mêmes avantages de flexibilité
et de services qui font le succès des espaces,
mais sans se retrouver simples locataires d’un
centre d’affaires. L’idée phare : le packing. Le
spécialiste de la domiciliation propose, pour
un forfait « raisonnable » dit-il, non seulement
des bureaux équipés façon centre d’affaires,
mais tout un « pack » d’aide au développement
de l’entreprise hébergée, avec permanence té-
léphonique, accompagnement pour les forma-
lités légales (un partenariat avec Legalstart,
leader des sites juridiques, vient de s’amor-
cer), site Web et... adresse personnelle.
«Quand le client s’installe chez nous, il est
chez lui, explique Christophe Godeau, dispose
de son propre interphone, un avocat reçoit
dans son bureau, une start-up du domaine mé-
dical, trente personnes, reçoit chez elle, avec
un fléchage propre. » Alors, simple domiciliation ou coworking ? Les deux, dès lors que l’effet coworking existe sous forme de rencontres favorisées entre les locataires de Kandbaz, salles communes à la clé. Pour l’heure, rue de la Paix, de Stockholm ou sur les Champs, cette variante de coworking demeure parisienne mais vise déjà les capitales européennes.
 mauvaises raisons », comme dit Clément Alteresco, des bâtiments laissés inoccupés, par exemple en attente de restructuration ou d’ache- teur, et que Morning louera le temps qu’il faudra. La vaste école commerciale qui abritait Morning Trudaine ‒7000m2 ‒estd’oreset déjà vendue à un promoteur après sept années d’inoccu- pation. La CCI, propriétaire de l’immeuble, aura touché un loyer pendant deux ans et économisé un gardien- nage. Quant aux coworkers au bagage léger, ils seront réinstallés dans un autre espace...
Le coworking prend ainsi toutes les libertés : on « coworke » à domicile, dans des résidences de vacances,
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURE
 Interview
Patrick Levy-Waitz, auteur du rapport de mission sur le coworking en France
« Le coworking répond à des logiques de transformation de société »
 Signe des temps, l’actualité politique va soudain beaucoup parler du coworking : avant la fin du mois, le secrétaire d’État auprès
du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, va recevoir des mains
du rapporteur qu’il a désigné en janvier
2018 le tout premier rapport sur l’impact du phénomène en France et ses régions. En avant- première, Patrick Levy-Waitz, PDG du groupe Freeland de services aux indépendants et en l’occurrence président du think tank Travailler autrement, dévoile sa réflexion.
Propos recueillis par Olivier Magnan
une vague de fond qui va se pérenniser ? C’est à tout le moins un phé- nomène de société. Rien ne nous dit qu’il s’agisse d’un mouvement pérenne tant il est vrai que, peut-être, les coworkers aujourd’hui convaincus voudront-ils un jour revenir à un modèle traditionnel d’entreprise au nom du principe schumpé- térien qui veut que les gens
créent, défont, recréent... Mais je pense malgré tout que nous assistons à l’émergence d’une façon de travailler autrement, au sens plein, qui répond à des logiques
de l’utilité sociale adjointe à l’économie, de la distribution avec ses circuits courts. Enfin, nous ne sommes pas sortis d’une quinzaine d’années d’un chômage de masse pendant lesquelles les citoyens ont fini par se poser des questions pour changer leur rapport
au travail, comprendre que souvent les indivi- dus sont des variables d’ajustement, que le contrat de travail est ténu. La génération qui a connu ses pa- rents au chômage sera majoritaire dans cinq
double abandon, l’un lié à la délocalisation des industries, le deuxième à la difficulté de l’accès aux infrastructures pour les populations. Les territoires ont rejeté vio- lemment la mondialisation. Tout est en mouvement. D’où l’émergence du coworking.
des de pratique. On assiste à des délocalisations de di- rections entières au sein d’espaces de coworking, avec des étages loués par les sociétés quand l’espace partagé façon cotravail se déploie au rez-de-chaussée. Enfin l’entreprise doit revoir
son mode opératoire sous la pression de la vitesse : les choses vont extrêmement vite et sont en transforma- tion permanente : vous ne pouvez plus fonctionner en hiérarchie mais en latéral, de façon collaborative, en réseau, et ce mouvement-là est sans précédent. Voyez comment, déjà, la TPE et la petite entreprise ne connaissent plus de hié- rarchie à l’ancienne. Les conséquences en seront considérables.
Quel rôle le pouvoir politique peut-il bien jouer dans cet
accompagnement ?
C’est une grande discussion que j’ai avec l’Élysée et Ma- tignon, et le ministre. De fa- çon générale, une révolution culturelle doit s’opérer. On doit faire un aggiornamento sur le rôle des collectivités. Je pense que celui des pou- voirs publics est d’impulser et de soutenir. Impulser pour créer les conditions qui feront que les acteurs économiques et sociaux se mettent en mouvement, et soutenir ces mouvements, et pas de faire à la place. Il s’agit d’une révolution culturelle tout à fait centrale, on a besoin d’un État fort, de collectivités fortes et d’une pratiq.ue de l’exercice même de la fonction qui doit être en transformation complète.
  Patrick Levy-Waitz
 Comment s’est décidée cette mission sur le coworking alors que le phénomène, pour l’heure, semble
si éloigné des préoccupations politiques ?
L’idée est née d’un échange avec le secrétaire d’État au- près du ministre de la Cohé- sion des territoires [Jacques Mézard, ndlr], Julien De- normandie. Lui-même était engagé dans une réflexion sur cette question. On a organisé des rencontres d’acteurs, puis il m’a demandé de conduire une mission gouvernemen- tale pour rédiger un rapport sur l’impact de cette évolu- tion entrepreneuriale sur les territoires. Or il s’agissait d’une problématique que nous connaissons très bien à la Fondation Travailler autrement car nous sommes proches du terrain, que nous y avons construit des relais, des réseaux. De plus, je suis chef d’entreprise. La recom- mandation s’est résumée à deux mots : aller vite et bien. Julien Denormandie fait partie de cette géné- ration de jeunes politiques qui manifestent en eux la
conviction qu’il faut porter des projets et en être comp- tables auprès des citoyens, et faire confiance aux acteurs. C’est quelqu’un qui, je l’ai découvert, a parfaitement compris l’idée de la rupture des méthodes. C’est très encourageant.
Le coworking est-il vraiment, à vos yeux,
de transformation de société, au-delà même du travail. Quel en serait le déclic ? Au-delà des avancées nu- mériques considérables, qui interrogent tous les processus, les manières de travailler, tous les métiers, je vois une deuxième transformation liée à la transition écologique et ses trois grandes ruptures, celle du modèle économique,
ans. Elle a soif de liberté, elle a compris le besoin de responsabilisation, d’auto- nomie, avec l’amplification des nouvelles technologies.
Quel est le lien entre coworking et cohésion des territoires ? Notre mission était centrée sur les territoires. Ils ont connu dans l’histoire un
Les phénomènes ont structuré ce processus dans une chaîne de transformation. Le besoin de construire différemment, de co-construire, de bâtir ensemble, d’imaginer, d’inno- ver, de créer, de collaborer a abouti à ce réceptacle qu’est l’espace de coworking où cette manière de faire peut facilement opérer.
Est-ce à dire que l’organisation traditionnelle d’une entreprise avec sa hiérarchie, ses bureaux, ses services propres a vécu, à terme ? D’abord, cette organisa- tion est devenue poreuse, de plus en plus ouverte à des intervenants externes. Ensuite, l’entreprise est en train d’opérer des transfor- mations, elle est en train d’« horizontaliser » ses mo-
  16
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
La Cordée, pionnier du coworking à Lyon : le mur d’escalade traduit bien l’esprit d’entraide et le nom du tiers lieu...
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[                   Briefing
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]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURE
 Régions & Territoires
Fablabs, équipements partagés, organisation des RH ou stratégie immobilière...
De quoi le coworking est-il le nom ?
 Phénomène encore principalement urbain,
le coworking se développe rapidement, avec un doublement des espaces disponibles en
un an. Dans ce paysage foisonnant, comment identifier l’offre correspondant à ses besoins ?
Elsa Bellanger
Ily5ansàpeine,le coworking n’existait pra- tiquement pas. Pour l’un
de ses promoteurs, Nathanaël Mathieu, président co-fon- dateur de LBMG Worklabs, il est à la fois « un révéla- teur et un accélérateur de grandes transformations dans l’organisation du travail ». Effet de mode ? Sans doute
Ces espaces accueillent des incubateurs et des fablabs, des ateliers de fabrication numérique. Ils se distinguent des centres d’affaires où l’on ne retrouve pas cette mu- tualisation des pratiques et d’animation d’une commu- nauté. » Dans ce contexte, où trouver l’offre ou la « communauté » correspon- dant à ses besoins ?
uN DoubleMeNt
De l’offre eN uN aN
Pour l’heure, le phénomène reste encore mal quantifié. Selon l’indice du coworking en France, publié par BAP, on comptait, en juin 2017, 600 espaces de coworking, « soit une multiplication par dix depuis 2012, note Claire Riondel. On estime
sujet, ZeVillage.
Les offres se révèlent souvent thématiques, nées des be- soins d’un secteur d’activité, à l’instar d’un des pionniers français, le Numa à Paris (ex-La Cantine), dédié au numérique. Ou à l’image de La Paillasse, dans la capitale toujours, dont l’activité se concentre sur les biotechno- logies. Ces espaces se sont constitués sur une forme de partage et de mutualisation qui se concrétisent par des fablabs ou des équipements partagés. « Par exemple, un espace dédié aux kinés en Île-de-France dispose d’une piscine commune », cite Claire Riondel, cas typique de la mise en com- mun d’un équipement rare et cher. D’autres espaces de coworking sont implantés
régions) par mois dans un open space et 698 € (331 € en région) dans un bureau fermé. Claire Riondel : « Le mouvement se développe surtout en cœur de ville, notamment dans les zones tendues en termes d’espaces de bureaux disponibles. En périphérie des grandes villes ou en milieu rural, la dyna- mique est souvent alimentée par les pouvoirs publics. Le phénomène y reste marginal, mais s’affirme de manière plus collaborative. » Quel que soit le lieu d’implantation, ces espaces regroupent des freelances, des indépendants, mais aussi des salariés dé- tachés qui recherchent un espace de travail à proximité de leur lieu d’habitation. Selon l’étude de BAP, en 2017, 20 % des espaces de
   Par exemple, un espace dédié aux kinés en Île-de-France dispose d’une piscine commune
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
pas. Phénomène de fond ‒ c’est à la fois un espace de travail et une pratique de collaboration ‒, il est à même de transformer les pratiques et les stratégies des entreprises aussi bien en matière de RH et que pour des enjeux immobiliers. « Le coworking englobe les idées de partage et de mutualisa- tion, mais aussi d’animation d’une communauté », définit Claire Riondel, directrice de la communication de BAP, Bureaux à Partager, du groupe PAP. « Contrai- rement aux idées reçues, il ne s’agit pas forcément ou simplement d’un open space.
que ce nombre a encore dou- blé depuis pour atteindre 1 200 espaces actuellement ». Signe du dynamisme du secteur, le spécialiste de l’immobilier d’entreprise JLL estime que le marché des espaces de coworking a progressé de 80 % entre 2016 et 2017. « On observe qu’il est en train de passer à une nouvelle étape. Le marché a acquis une cer- taine maturité, l’offre est de plus en plus structurée, les médias en parlent de plus en plus souvent et l’arrivée d’offres de grands opérateurs comme Bouygues avec la gamme Nextdoor, Regus avec Spaces ou WeWork, rassurent les grandes en- treprises », souligne Xavier de Mazenod, fondateur du site d’information dédié au
près de centres d’affaires pour offrir aux usagers une proximité avec leurs clients. Plus récemment, des espaces se sont développés dans les espaces ruraux. Le cas de « coworking agricole », La ferme du 100e singe, qui a vu le jour près de Toulouse, en est l’un des sites frappants.
uN pHéNoMèNe eNcore priNcipaleMeNt urbaiN
Reste que le coworking se développe principalement au cœur des grandes agglomé- rations. Selon une étude de Colliers International France, Paris hébergerait à elle seule 238 sites de coworking sur les 600 espaces comptabilisés en 2017. Le poste y coûte en moyenne 313 € (187 € en
coworking accueillaient des salariés de grands groupes et 75 % généraient ainsi des synergies business.
« Nous assistons à une trans- formation lourde et rapide de l’organisation et des modes de travail », analyse Hervé Helson, directeur stratégie et qualité de Sodexo En- treprises, dans Le Livre Blanc du Coworking, publié par Neo Nomade. « Cette mutation est accélérée par le renouvellement généra- tionnel, les technologies qui facilitent le partage et la mobilité, les organisations horizontales et les modes de management. Les entreprises deviennent collaboratives et ouvertes sur u.n écosystème composé d’indépendants, de start-up, de consultants et de clients. »
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[Jean-Marie Benoist
Le numérique qui ac- célère dans tous les domaines à coup de fibre et d’IA s’impose comme un facteur de transformation dans tous les secteurs et toutes les activités de l’en- treprise. Si l’on y ajoute la robotisation, tous les postes se conformeront aux nouvelles exigences apportées par les nouveaux outils : efficacité, optimisation, flexibilité, ini- tiative, responsabilité... Les chiffres sont connus : l’OCDE a calculé que d’ici à 15 ans, 10 % des emplois étaient directement menacés de dis- parition car 70 % ou plus des tâches accomplies pourront l’être par des machines ou via une intelligence artificielle. Et 20 à 25 % d’autres em- plois verront 50 à 70 % de leurs tâches automatisées. Le « travail » de demain sera bien différent de celui d’aujourd’hui, et tout chan- gera dans l’entreprise. Selon France Stratégie, « les travaux de prospective dessinent un monde qui exigera des or- ganisations du travail plus souples et plus évolutives, capables de faire face aux changements, même rapides, voire de les anticiper ». Que ce bouleversement an- noncé soit majeur se dé- crypte éloquemment par le nombre d’entités, organismes, professionnels qui s’en em- parent : CNRS, instituts de recherches, cabinets de conseil, gouvernements... Les conclusions, pour la plupart, vont dans le même sens : on ne sait pas encore
ce que sera le résultat final, mais l’on sait que l’humain, en tant que ressource, y sera central.
révolutioN salariale
Outre l’automatisation, un autre effet majeur du nu- mérique sur le travail est en train de provoquer un fort mouvement vers l’en- trepreneuriat. Lequel trouve un terreau de croissance fertile dans l’utilisation ac- crue d’indépendants par des entreprises en quête d’agilité. En conséquence, les plates- formes – qu’elles soient de production, collaboratives, ou de mise en relation – seront des acteurs et organisateurs majeurs du monde du travail. Dans l’entreprise, le salariat constituera un noyau dur, hautement qualifié, qui pi- lotera des « temporaires » et des « prestataires ». Et, pour superviser le tout, une orga- nisation souple où les hiérar- chies pyramidales font place à des structures transversales et modulaires. L’entreprise du futur ne pensera pas en termes de réseau, mais en termes d’écosystème. Selon Joël de Rosnay, « le maître mot des succès à venir est la symbiose ».
À laquelle s’ajoute ... le plaisir. La notion de risque ne doit s’entendre au sens négatif du mot : « Il faut savoir s’adapter, surveiller son environnement pour bouger en temps réel. Dans la société fluide bâtie par le numérique, le pouvoir est
Dans l’entreprise,
le salariat constituera
un noyau dur, hautement qualifié,
qui pilotera des « temporaires » et des « prestataires »
transversal, l’accélération permanente et le déséqui- libre nécessaire. »
Il ne s’agit pas seulement de performance. « L’auto- matisation amène les socié- tés à repenser d’autant plus l’importance et la valeur des qualités humaines telles que l’empathie, la communica- tion, la persuasion, la négo- ciation, la capacité à résoudre des problèmes et la pensée stratégique », explique De- loitte dans son étude sur les tendances 2018 en matière de travail et de capital humain. Les compétences de 2030 ne seront pas celles de 2018, ce qui impacte à la fois la formation, nécessairement continue, et le recrutement. Mais les salariés eux-mêmes changent. De l’addiction à leur mobile à la construction d’un shadow IT composé de leurs terminaux privés, la révolution numérique a brouillé comme jamais au-
EN COUVERTURE
 Prospective
Coworking – Travailler demain
Demain, intrapreneurs
 Entre la numérisation et la robotisation, les entreprises sont confrontées à une mutation sans précédent. Le coworking et ses variantes en sont les premières traductions.
paravant la frontière entre la sphère privée et la sphère professionnelle. Et leurs as- pirations – notamment pour les nouvelles générations – sont en train de basculer, marquées par l’envie d’ac- complir un travail qui ait du sens. Plutôt que de salariés, il faudra sans doute parler d’intrapreneurs...
les « lieux », téMoiNs et
reflets De la traNsforMatioN
La façon dont l’entreprise utilise l’espace est un par- fait reflet de ces évolutions. Côté fabrication, on est passé des ateliers indépendants à la chaîne de production puis à la chaîne automatisée avec, à côté, un lab où les salariés-intrapreneurs fonc- tionnent en mode start-up. Et côté bureau, l’essor de l’es- pace de coworking constitue un autre « symptôme » de l’évolution à l’oeuvre. Ce qui est d’abord né principa- lement pour mutualiser les coûts est en train d’entrer dans les entreprises pour ce qu’il apporte aux modes de travail. « Les entreprises réfléchissent à l’aménagement d’espaces de corpoworking, dédiés à leurs salariés et leurs prestataires, qui fonction- neront comme des espaces de coworking, combinant plusieurs typologies d’es- pace, ouverts et favorisant la co-construction », estime Élodie Dallongeville, de Génie des Lieux. « Ce qui répond à la tendance de fond qui veut rouvrir les relations dans l’entreprise – et ça cor- respond aussi avec l’arrivée des nouvelles générations. » Est-il étonnant que si les mé- tiers évoluent, les bureaux s’adaptent ? Évidemment non. Les tiers lieux, le .coworking ne formatent pas une nou- velle façon de travailler, ils en sont le reflet.
  Le travail est en train d’évoluer sous nos yeux, le coworking n’en est que le signe. Casques d’une ère industrielle qui disparaît, casques aux allures multiples comme les têtes qu’ils coiffent et qui, demain, ne seront plus des salariés mais des indépendants qui coopèrent.
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]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[France
J - 4 mois pour le prélèvement de l’impôt à la source
Coût : 1,2 milliard en année 1 pour les entreprises !
quelque 20 euros l’émission d’un bulletin de salaire par son cabinet comptable exté- rieur, qui assume couramment 80 euros de prestation de la part dudit cabinet dès qu’un salarié de plus est recruté, sait très bien qu’elle fera au final les frais du prélèvement à la
chiffre que démentira peut- être la décision du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, annoncée en août : « Les entreprises de moins de 20 salariés pourraient dé- léguer à l’Urssaf la collecte et le reversement à l’État de l’impôt sur le revenu retenu
du changement » coûtera cher. Véronique Montamat, direc- trice marketing et commu- nication de Sopra HR Sof- tware, un acteur majeur de l’informatique RH, est aux premières loges pour mesurer l’impact social très important de la réforme sur les services
un nouveau mode d’emploi de la fiscalité. »
Interrogé par Le Point en mai, un chef d’entreprise corse n’avait pas hésité à dégon- fler la grogne : « Il s’agira de renseigner une case sup- plémentaire sur la fiche de paie et le virement se fera en direct par télétransmission à chaque fin de mois. Ce n’est pas cela qui va bouleverser la gestion de nos ressources humaines. » Il n’empêche que l’ensemble du patronat s’at- tend, quelque peu résigné, à devoir subir ce qui paraît « une très mauvaise idée », comme le pensait l’ex-président du Medef, Pierre Gattaz et « une
Le Guide du prélèvement à la source, éditions Francis Lefebvre, 2018
SOCIÉTÉ
     1er janvier 2019. Le « net » des salariés est amputé du prélèvement mensuel de leur impôt sur le revenu, en fonction d’un taux calculé par l’Administration fiscale à partir de la déclaration du contribuable. Dans l’affaire, l’entreprise défalque et reverse. Simple ? Apparemment, oui. À condition qu’il soit jugé « normal » que les frais de mise à jour des logiciels comptables restent à la charge de l’entreprise perceptrice. Et que l’éventuelle grogne sociale ne retombe sur son département RH.
50 % du coût de la mesure correspondent à des revenus supplémentaires pour des prestataires de services spécialisés (experts comptables, éditeurs de logiciel)
Olivier Magnan
Àquatre mois du « bas- culement », plus per- sonne ou presque ne bronche. Depuis que les mo- dalités du calcul ont été enfin fixées, les éditeurs de logiciels comptables ont mobilisé leurs développeurs pour assurer les mises à jour et l’affaire est sur les rails. Les gestion- naires de paie au sein des PME devront se former aux quelques processus nouveaux, rien de très compliqué. David Kersalé, rédacteur expert aux éditions Francis Lefebvre, nous l’explique en quelques mots : « L’entreprise adresse la liste des salariés à l’Ad- ministration fiscale tous les mois – ce qu’elle faisait une fois par an. En retour, ladite
Administration renvoie cette liste enrichie des taux d’im- position en regard de chaque nom. La Direction générale des Finances publiques prélève la totalité des sommes puis affecte à chaque contribuable son prélèvement. »
C’est encore plus simple pour les quelque 3 millions de TPE/ PME dont l’immense majorité délèguent la gestion de leurs bulletins de salaire à des ca- binets comptables, grands gagnants dans l’affaire. Tous sont en train de travailler avec leurs prestataires informatiques pour adapter les lignes de code voulues... Un surcoût que l’en- treprise cliente paiera, d’une manière ou d’une autre. Une TPE qui se voit déjà facturer
source:«50%ducoûtdela mesure correspondent à des revenus supplémentaires pour des prestataires de services spécialisés (experts comp- tables, éditeurs de logiciel) », estime un rapport du Sénat de juin 2017 sous forme d’étude d’impact.
Avec toutes les précautions et mises en garde voulues en raison du manque de repères et de recul, l’étude sénatoriale estime que l’opération prélè- vement représentera pour les entreprises un coût initial de 1,2 milliard d’euros la première année, puis « un coût récur- rent de l’ordre de 100 millions d’euros ». « En amortissant l’investissement initial sur 10 ans, chiffrent les auteurs de l’étude, on aboutit donc à un coût annuel de l’ordre de 220 millions d’euros, soit environ 0,3 % de l’impôt sur le revenu collecté. » C’est en soi énorme.
MeDef : Mauvaise Mesure
Le même rapport avait calculé en 2017 qu’environ 75 % du coût total de la mesure sera porté par les TPE de moins de dix salariés (effet trompe l’œil de « multiplication d’un coût fixe faible par un très grand nombre d’entreprises »). Un
à la source » (soit environ 1 million de TPE). Mais il faudra bien que le bulletin de salaire, lui, laisse apparaître le«netnet»dusalariéet que ce coût soit assuré par la TPE... Que couvrirait à peine le « gain financier » théorique dégagé par la collecte que les TPE pourraient ne reverser que tous les trois mois. Pour les grandes entreprises, nul doute que cette « conduite
gestionnaires et experts de la paie des grands groupes. « Sur le plan purement informatique, le calcul est simple, mais la multiplication des cas particu- liers conduit à une complexité qui fait du prélèvement à la source pour les entreprises de plusieurs milliers et di- zaines de milliers de salariés ou plus un chantier sensible. Les gestionnaires et experts de la paie doivent apprendre
mauvaise m.
successeur, Geoffroy Roux de Bézieux... Pour une fois d’accord.
À lire
esure » selon son
   C’est ce qui se nomme surfer sur la vague. La filiale du spécialiste français de la transformation numérique Sopra Steria, Sopra HR Software, s’est atte- lée dès l’officialisation du prélèvement fiscal sur le bulletin de
salaire à la création d’un
«agent conversationnel»,
banque de données de connaissances capable de
répondre en langage natu-
rel à n’importe quelle question, en par- fait expert du domaine. « À l’origine, ex- plique Véronique Montamat, directrice marketing et communication de Sopra HR Software, il s’agissait d’un wiki pour nos collaborateurs en interne, 1 500 consultants. Puis nous l’avons ouvert et le proposons à nos clients grands comptes d’abord, mais finalement à toute entreprise, grande ou petite, qui souhaite trouver le moyen de désen-
gorger son département RH à partir de janvier 2019. »
Dopé à l’IA, le chatbot en mode expert de niveau 2 constituera un gain de temps certain pour le/la gestionnaire
RH en quête de réponses pointues. Mais en niveau 1, tout salarié de l’entreprise ainsi équipée, à commen- cer par le dirigeant, trou- vera directement réponse
à ses questions. Attention, pendant 9 mois seulement ! Au terme de cette période que Sopra HR Software pré- voit difficile, le prélèvement à la source sera sans doute entré dans les mœurs fiscales françaises et le robot savant n’aura plus guère d’utilité. Impossible de connaître le prix de l’agent qui s’au- todétruit sans passer par prelevemen- talasource@soprahr.com.
Laissez parler le chatbot
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]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[                  6000€ D’ÉCONOMIE D’IMPÔTS PAR AN C’EST POSSIBLE !
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 Monde
Débat
L’Europe face à une nouvelle crise ?
 2008, le monde entier « trinque ». En cause, la cupidité de traders américains enrichis
par des prêts immobiliers consentis à des
« subprimes » incapables de rembourser leurs traites. Dix ans après les mesures prises pour préserver la zone euro du naufrage, des voix s’élèvent en Europe : et si la perspective d’une nouvelle crise était d’actualité ? Quelles réformes pourraient prémunir l’économie continentale d’un nouveau ?
les périodes plus difficiles. » Thomas Westphal, directeur général Europe du ministère fédéral des Finances de l’Al- lemagne, estime, lui, qu’il s’agit « aussi d’une crise de confiance à tous les degrés, jusqu’aux citoyens. Or, sans confiance, la solidarité est difficile ».
Des Mesures urgeNtes...
Reste que l’Union européenne a mené des réformes fon- damentales dans la suite
publiques », juge Odile Re- naud-Basso. L’attention s’est aussi portée sur les déséqui- libres macro-économiques, les différences de compéti- tivité sont apparues comme une source de fragilité de la zone. En 2012 toujours, un troisième volet a conduit à la supervision des banques européennes à l’aide d’un mécanisme de mutualisation des risques bancaires. « Il s’agit d’un processus long et toujours en cours, comme c’est le cas de la garantie
Hermitte, directeur général du Département du Trésor, ministère de l’Économie et des Finances d’Italie, tient à « la philosophie générale [que] doit être la promotion de la convergence ». Son constat : « Sur le Brexit, l’Union européenne par- vient à avancer soudée. » D’où la perspective d’Odile Renaud-Basso qui souhaite qu’un budget européen soit mis en place : « La conver- gence a de quoi combler les écarts de compétitivité,
L’avertissement de Riccardo Barbieri Hermitte sonne comme une mise en garde : « L’union bancaire doit en- core être complétée. Un instrument de stabilisation doit être mis en place pour répondre aux chocs, comme le suggèrent les proposi- tions franco-allemandes de co-investissement. Il faut aussi favoriser les réformes structurelles au plan natio- nal pendant que les choses vont bien et le faire de façon transparente. » L’Allemand Thomas Westphal joue les placides : « Aujourd’hui, pour la première fois, le débat budgétaire parle de politique avec des discus- sions sur les biens publics européens et les frontières, par exemple. La possibi- lité d’augmenter le budget européen en réduisant les budgets nationaux est mise sur la table. »
Pour autant, les quatorze éco- nomistes allemands et fran- çais, dont Jean Pisani Ferry et Agnès Bénassy-Quéré, dressent un bilan plus nuancé des avancées. Ils appelaient, dans un rapport publié en janvier 2018, à concilier des principes qui divisent régu- lièrement les pays au sein de la zone euro, la solidarité et la discipline de marché. Dans une tribune qu’ils ont signée le 17 juillet dans Le Monde, ils estiment que le sommet de la zone euro du 29 juin aura été une « étape importante », capable de lever certains « tabous », mais les réformes promises attendent leur finalisation. « Beaucoup d’efforts ont été réalisés, mais l’union bancaire doit être complé- tée et les règles budgétaires révisées », pilonne Agnès Bénassy-Quéré, l’économiste de l’École.d’économie de Paris (université Paris-I), membre du Cercle des éco- nomistes.
Elsa Bellanger
Histoire ancienne ? Dès 2008, l’Union européenne frappée au cœur lance une contre-of- fensive, sauve ses banques pour préserver l’intégrité de la zone euro et améliorer la coordination des politiques économiques. Dix ans sont passés : un chômage toujours élevé, des disparités de crois- sance, d’investissement et de compétitivité entre les États membres demeurent. Pour le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, des réformes sont encore à mener pour assurer la stabilité de l’Union. « Il faut parachever la maison Europe, maintenant qu’il fait beau, et tant qu’il fait beau », a-t-il lancé façon météo lors de son discours sur l’état de l’Union en septembre 2017. Quels enseignements ont été tirés des événements de 2008 ? Et quelles réformes restent à mener ?
la crise, uN révélateur
Des faiblesses européeNNes
Des consultations citoyennes sur l’Europe se déroulent ac- tuellement dans les 27 États membres, avec le soutien de la Commission européenne. « L’Europe a été prise de cours par la crise de 2008, malgré de premiers signes
dès 2006. Les premières ré- actions ont été des mesures d’urgence aux plans natio- nales, même si des discus- sions se tenaient à l’échelle européenne », analyse Odile Renaud-Basso, directrice générale du Trésor au sein du ministère de l’Économie et des Finances français. Selon elle, alors que la crise des dettes souveraines traduit bien la deuxième phase de la crise, c’est « la croissance de l’endettement qui a plongé l’Europe dans le doute et a entraîné une dégradation des notations ». L’effet de contagion a révélé les liens entre secteur bancaire et modèle souverain, mais aussi les différences structurelles entre États membres. Donc les fragilités au sein de la zone euro.
Oui, renchérit Marco Buti, directeur général des Affaires économiques et financières de la Commission européenne : « En 2008, pris par sur- prise, on était sans boussole. On ajustait l’avion pendant le vol. On a découvert le déficit. Les efforts se sont portés là-dessus. Mais l’ori- gine de la crise n’était pas complètement budgétaire et date d’avant 2008. Une croissance importante et une inflation basse ne nous ont pas permis de percevoir les réformes nécessaires pour
de la tempête. La première mesure, en 2010, fut la créa- tion du Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont la capacité de prêt de 440 milliards d’euros sera
européenne des dépôts », dixit la directrice générale du Trésor.
La confiance a semblé peu à peu revenir. « Certains éléments doivent encore être
mais aussi d’investissement dans la recherche et l’in- novation. » « Le prochain budget européen doit fixer de nouvelles priorités et un horizon pluriannuel plus
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
L’union bancaire doit encore être complétée. Un instrument de stabilisation doit être mis en place pour répondre aux chocs Riccardo Barbieri Hermitte
 complétée par le Mécanisme européen de stabilité finan- cière (qui octroie jusqu’à 60 milliards d’euros). En 2012, le second volet de mesures a porté sur la gouvernance économique. « La réforme du pacte de stabilité a renforcé les règles budgétaires comme le respect des 3 % de déficit et l’équilibre des dépenses
renforcés mais on retrouve la confiance perdue. On va dans la bonne direction. La conviction que l’Europe est la solution est de plus en plus répandue », estime l’opti- miste Thomas Westphal, fort d’un eurobaromètre qui ne témoigne pas d’un refus de l’Europe. La solu- tion de Riccardo Barbieri
ambitieux avec une approche commune », confirme Marco Buti. Lequel envisage la mise en œuvre de « biens publics européens ».
... et Des efforts atteNDus
Mais pour l’heure, l’Eu- rope « n’est pas encore prête pour la prochaine crise ».
Le 9 juillet 2018, au ministère de l’Économie et des Finances, l’on a dé- battu des défis économiques auxquels l’Europe doit encore faire face...
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[SOCIÉTÉ
 L’Œil décalé
Cravate, non, baskets, oui, mais...
Le dress reste code en entreprise
 Le traditionnel costume gris anthracite du cadre supérieur de La Défense laisse progressivement place à de petites notes d’extravagance. En entreprise, le dress code évolue : plus question de se fondre dans
la masse et de se plier au protocole. Sous l’impulsion d’une nouvelle génération en quête de sens, les fameux millenials, on se singularise. Dans des limites raisonnables.
« Le secteur de la banque reste très formel. Si la cravate n’est pas toujours de mise, le costume reste la norme », constate un cadre d’un grand groupe bancaire prêt toutefois à l’admettre : « Les baskets sont acceptées en fonction des directions. Plus on tend vers des fonctions marketing ou digital, plus le style se fait décontracté. Il n’existe pas
de Friday wear institué, il n’empêche que de manière générale, les tenues relax sont plus fréquemment de mise. » D’autres secteurs n’ont pas attendu la génération start-up pour s’affranchir des codes vestimentaires traditionnels. La communication, la publi- cité, la mode font toujours figures d’électron libre dans le monde de l’entreprise.
Dans ces milieux, la tenue est devenue un moyen de se distinguer, plus sûrement que par son discours. Propos d’une jeune cadre chez l’Oréal : « Chaque matin, le choix de mes tenues est un vrai casse- tête. Je passe une importante partie de mes week-ends à faire les boutiques et à me tenir informée des nouvelles tendances. Au sein de l’entre-
Chloé Consigny
«Comment s’ha- biller en entre- prise ? » Les réponses fusent sous forme de multiples guides et ma- nuels. L’un des plus récents fut « endossé » par le site britannique Business Insider. Sylvie Giusto, spécialiste de l’image des dirigeants et auteure de The image of leadership, y recense les cinq degrés de dress code à destination du monde pro-
fessionnel.
Le minimum (degré 5) prend l’allure du look baseline ca- sual : une tenue vestimentaire du quotidien, avec pantalon sombre, top légèrement tra- vaillé et chaussures élégantes. Un ton au-dessus (degrés 4 et 3), s’alignent le mainstream casual puis l’executive ca- sual où la veste est de mise pour les employés des deux genres.
En dress code 2, s’autorisent les tailleurs classiques mais colorés. En 1, le plus abouti, le tailleur intégral est requis, et côté hommes on arbore chemise blanche, chaussures noires et accessoires de haute qualité. L’experte en image préconise d’appliquer en outre la règle du +1/-1 : ne jamais être habillé(e) plus d’un cran en dessous ou au-dessus de son supérieur hiérarchique, au risque de paraître décalé, voire mal à l’aise.
patroNs saNs cravates
Oui, mais... Ces règles très formelles se révèlent, au- jourd’hui, en passe de se rin- gardiser. Révolution numé- rique aidant, les entreprises connaissent de profondes mutations... et le code ha- billage s’adapte. Pour capter les innovations, elles font de plus en plus appel à des start-up et autres fintechs, avec obligation d’accueillir une jeune génération au style vestimentaire... affirmé, case anarchie. Quand le jeune patron de Qonto (lire p. 32), Alexandre Prot, par exemple, grimpe sur une estrade face à un public de pairs, son pull en v à même le torse et ses baskets sans chaussettes donnent le ton : très peu d’égard pour les diktat vestimentaires de l’entreprise traditionnelle. Jusqu’aux nouveaux rois du monde qui n’arborent ni costume ni cravate (Mark Zuckenberg, Google, a pourtant récemment ac- quis une cravate pour sa comparution devant une commission sénatoriale !). Celui qui a donné le ton en son temps au no-code (ou au néo-code) se nommait Steve Job, créateur d’Apple. Ses fameuses keynotes en col roulé noir et jean délavé soulevaient l’enthousiasme,
il est vrai devant des par- terres d’Applemaniacs tout aussi décontractés. Depuis, il est difficile de croiser des développeurs, community manager et autres jeunes experts du numérique dans les couloirs d’entreprises « respectables » respectueux d’un dress code à l’image de leurs employeurs diri- geants. Mais ce sont eux quidonnentle«la»:bon nombre des grands patrons du CAC 40 adoptent à leur tour un style plus décon- tracté. Témoin, en novembre 2017, l’ex-président du di- rectoire du groupe BPCE, François Pérol, se présente aux journalistes sans veste ni cravate. Une tenue au service de son propos : il était alors venu détailler TEC 2020, le plan stratégique de numérisation au sein de l’établissement bancaire. Mi- chel Pébereau, le très strict PDG de BNPP, et nombre de ses pairs, n’auraient ja- mais consenti à pareille entorse ! Mais il faut bien apporter apporter la preuve que la banque se renouvelle et qu’elle est aujourd’hui à l’écoute des plus jeunes générations.
Friday wear is over
À l’intérieur des bureaux en revanche, le changement de paradigme tarde à s’imposer :
En novembre 2017, l’ex-président du directoire du groupe BPCE, François Pérol, se présente aux journalistes sans veste ni cravate
prise, l’apparence revêt une très grande importance. Il faut être soignée mais décon- tractée, tendance mais jamais provocante, c’est un équilibre fragile qu’il faut réinventer chaque jour. L’une de mes N+ me toise avant chaque réunion. C’est en fonction de ma tenue que je pourrai ou non capter son attention. Il y a quelques semaines, je portais un foulard chiné à Londres. Elle a adoré. Lréunion s’est
   très bien.
a beau de plus s’habiller en Prada, le dress est toujours code...
passée. » Le diable
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]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[CLUB ENTREPRENDRE
 Baromètre & Tendances
  Le carnet des nominations
en partenariat avec
uAir FrAnce-KLM
Benjamin Smith, 46 ans, BA économie - Université de Western Ontario
est nommé directeur général
u ArTe FrAnce
Régine Hatchondo, 55 ans, European Business School
est nommée directeur général
uAsus FrAnce
Mustapha Nhari, 40 ans, BSC electrical & electro- nic engineering - IUT Cachan (2001)
est promu directeur général
u BMW FinAnce (BMW Group) Joachim Herr, master sciences économiques - Uni- versité de Bamberg (1997)
est promu directeur général
uecoLe nATionALe supérieure des ArTs décorATiFs (ensAd)
Emmanuel Tibloux, 51 ans, ENS Lyon (1993)
est nommé directeur
uecoLe poLyTechnique (X)
Eric Labaye, 56 ans, executive MBA - INSEAD (1987)
est nommé président
uFrAnce BLeu (Groupe rAdio FrAnce) Jean-Emmanuel Casalta, 48 ans, DESS gestion des organismes bancaires et financiers - université Paris-IX (1994)
est promu directeur
uréseAu enTreprendre BreTAGne Christian Tacquard, 66 ans
est élu président
usyndicAT de LA presse quoTidienne nATionALe (spqn)
Marc Feuillée, 55 ans, HEC (1986)
                               est élu président
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          qui font le business en France !
DU CÔTÉ DES INCUBATEURS
 Camina, incubateur social et environ- nemental
Initiative Terres de Vaucluse, la communauté d’ag- glomération du Grand Avignon et Veolia lancent un incubateur chargé de soutenir les projets innovants à fort impact social et environnemen- tal sur le territoire. Les premiers projets (envoyés avant le 24 août 2018) portent sur la culture, la santé, l’emploi, l’ali- mentation, les services, avec un intérêt spécifique pour la réduction et la valorisation des déchets, la mobilité, les espaces de concertation ou encore le numérique et l’environne- ment... La première promotion de start-up inaugure
le dispositif Starter courant septembre.
 La Cabine, pour start-up de plage ! La CCI de Vendée a mis en place La Cabine, un programme intensif de formation autour de... la cabine de plage et la baignade. Entre autres contenus, hard coaching, checkpoint et workshops collectifs. Le programme débute fin septembre pour 5 mois d’accélération : Préparez-vous à plonger dans le
grand bain ! Finalité : soutenir les jeunes entreprises innovantes de Vendée et... éviter qu’elles ne s’ins- tallent à Nantes, parfois plus attractive aux yeux des jeunes pousses. Ne pollue pas ma baignade !
 Investir dans les start-up africaines En 2010, on ne recensait qu’une dizaine d’incubateurs sur tout le continent africain. La Banque mondiale compte désormais 443 incubateurs. Selon le fonds
d’investissement Partech Ventures, 128 opérations de levées de fonds ont pris place en 2017 qui s’élèvent à 560 mil- lions de dollars, avec l’énergie, la santé et l’éducation comme domaines de prédi- lection des start-up
africaines. Selon une étude du cabinet Deloitte, plus d’un Africain sur deux sera propriétaire d’un smartphone en 2020, soit 660 millions de personnes. La numérisation de l’Afrique pérennisera et fera éclore... les incubateurs.
APPLIS AU HIT
 Eversign, et je signe tout en ligne Numérisation implique signature papier impossible. Solution, la signature numérique, certes, mais ré-
servée aux geeks ! L’exten- sion Google Chrome eversign vous fait signer des documents commerciaux et administratifs sans quitter le navigateur. Vous signez en police prédéfinie ou téléchargez une image de votre parafe. Cette appropriation graphique de notre nom va illuminer les documents Gmail,
Google Docs, Google Drive et les PDF !
 Roti.express ou comment éviter la « réunionite »
« Réus » fastidieuses, chronophages, inutiles dont le compte rendu reste en carafe ? La start-up Roti. express vous la concocte toute cuite en automatisant la boucle de feedback. Traduction : elle recueille sur une plate-forme l’essentiel des données des réunions.
La méthode R.O.T.I (Return On Time Invested) com- mence par une collecte de feedback ludique et rapide. On identifie les axes d’améliorations, ce qui active l’ « amélioration continue » et calcule le retour sur investissement du temps passé. Avec le commentaire et la notation des participants, l’organisateur va me- surer la véritable valeur ajoutée de sa proposition. Prévoir une réunion pour adopter l’outil ?
FINANCE ET LÉGISLATION
Sobériser, faire mieux avec moins
« Sobériser » : néoverbe. Déf : s’engager dans une croissance économique avec sobriété. Dix membres de la Fondation nationale entreprise et performance (Fnep) ont publié #Sobériser, innover pour un monde durable (Presses des Mines) pour expliquer com- ment concilier compétitivité et sobriété. Inspirés
par Pierre Rabhi, agriculteur bio et essayiste, les « sobériseurs » tentent de sensibiliser le grand public, mais aussi et surtout les hommes/femmes politiques et les dirigeant(e)s d’entreprise à une économie... plus sobre, on s’en doute. L’économie convention- nelle (chaîne de création, usages et usagers) a de quoi se réformer, se raisonner, se vouloir plus du- rable en quête d’un équilibre entre
la consommation mondiale et ce que la terre peut fournir. Souvenez-vous : le 1er août 2018, l’homme a
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
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*Épargne Retraite 2 Plus est un contrat d’assurance-vie de groupe exprimé en euros et/ou en unités de compte, souscrit par l’ASAC, association loi 1901 et garanti par Allianz Vie, entreprise régie par le Code des assurances - SA au capital de 643 054 425 euros – 340 234 962 RCS Nanterre.
Contrat également accessible via l'Association Groupement Militaire de Prévoyance des Armées, association régie par la Loi 1901, autorisation ministérielle n° 8635 MA/CM/K du 27 février 1963 - siège social : Tour Neptune - 20, place de Seine - 92086 La Défense Cedex.
ASAC-FAPES est une marque de Fapes Diffusion, 31 rue des Colonnes du Trône - 75012 Paris — Enregistrée auprès de l'ORIAS n° 07 000 759 (www.orias.fr) en qualité de courtier en assurance (catégorie B au titre de l’article L520-1 II du Code des assurances), de courtier en opérations de banque et services de paiement et de mandataire non exclusif en opérations de banque et services de paiement.
COMMUNICATION À CARACTÈRE PUBLICITAIRE
CONTRAT D’ASSURANCE VIE DE GROUPE MULTISUPPORTS
net de frais de gestion annuels de 0,36% et brut de prélèvements sociaux et fiscaux, attribué sur le support en euros du contrat Épargne Retraite 2 Plus, pour l’année 2017, sous réserve de la présence d’un capital constitué sur ledit support au 31/12/2017.
Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[treprend
CLUB ENTREPRENDRE
 Baromètre & Tendances
 dépensé l’ensemble des ressources que la terre peut fournir en une année. « Sobériser » repousserait toujours un peu plus la venue du Jour de dépassement mondial (Overshoot day). En ces temps où la slow economy a le vent (gratuit) en poupe, on comprend que ralentir est peut-être l’une des solutions pour un monde durable.
 La petite couronne francilienne micro-en-
Dans sa Lettre 2018 de la création d’entreprise en Île-de-France, l’Observa- toire économique régional (Crocis) de la CCI Paris Île-de-France constate que 178 490 entreprises ont été créées en 2017. Il s’agit es-
sentiellement d’immatriculations de micro-entreprises situées dans la petite couronne qui connaît une augmen- tation constante du nombre d’entreprises depuis quatre ans. Dans cette région, trois départements s’illustrent particulièrement : la Seine-Saint-Denis (+ 16,2 %), le Val- de-Marne (+ 14,6 %) et les Hauts-de-Seine (+ 13 %). Les entreprises « classiques » augmentent également (6 %), mais moins que les micro-entreprises (auto-entreprises jusqu’en 2015), 14,7 %. Les services occupent plus des trois quarts de ces nouvelles entreprises (77,8 %) ‒ ser- vices à la personne, VTC ou coursiers. Depuis 2010, 63 % des entreprises « classiques » immatriculées au premier semestre sont toujours en activité, contre seulement 23 % des micro-entreprises. Même si le plafond du chiffre d’affaires a été revalorisé pour 2018 (avec application rétroactive pour 2017), le régime social et fiscal du mi- cro-entrepreneur reste plutôt un moyen de lancer son activité avant peut-être d’en changer la catégorie juridique.
 Le Chief Data Officer né du RGPD Depuis mai 2018, date d’entrée en vigueur du Règlement européen sur la protection des données (RGPD), les entreprises sont censées s’y conformer. 54 % des Chief
Data Officer (CDO) ont été nommés, souvent en interne, depuis moins d’un an avec pour charge pre- mière, mais non exclu- sive, de veiller à la mise en œuvre et au respect dudit RGPD. Selon une
étude de DataGalaxy, seulement 19 % des CDO sont en poste depuis plus de cinq ans (contre 53,8 % depuis moins d’un an). Autrement dit, les entreprises prennent conscience de la nécessité absolue de gérer leurs données. Les missions quotidiennes les plus importantes des CDO sont l’assurance de la qualité et de la fiabilité des données, le pilotage de l’usage des données et l’organisation de leur collecte. Principal frein à la réalisation des missions du CDO, le manque de culture data dans l’entreprise et la résistance au changement. Alors, pas pour maintenant, le changement ?
MODES DE VIE
 Ces marketplaces qui organisent les va- cances
Selon l’Institut YouGov, 57 % des Français préparent et organisent leurs vacances avec l’aide d’une plate-forme de voyage collabora- tive. L’essentiel pour plus d’un Français sur trois, passe par l’« expérience client », traduisez vivre des vacances insolites, découvrir de nouvelles manières de voyager et tisser des relations humaines conviviales. Les jeunes, les CSP+ et les Parisiens représentent la majeure partie des Français accros aux plates-formes de voyage : 64 % des réservations portent sur l’hébergement contre 47 % pour le transport et 16 % pour le voyage. Les deux principaux freins qui empêchent la majorité des Français de tenter l’aventure
via une plate-forme de voyage collaborative portent sur la qualité du service rendu et donc le manque général de confiance.
 Le télétravail, gage d’efficacité
Selon une étude de l’université de Stanford, deux éléments saillants ressortent du télétravail qui profitent autant à l’entreprise qu’au salarié.
D’une part, la réduction
des arrêts maladie est ma-
nifeste. D’autre part, les
télétravailleurs répondent
(quand leur travail le de-
mande) à 13,5 % d’appels
en plus que leurs collègues
au bureau. 16,7 % des Français travaillent depuis chez eux au moins une journée par semaine. La Harvard Business Review soutient que, puisque le salarié est chez lui et apprécie (théoriquement) son environnement de travail, il a moins envie de quitter son poste. Par conséquent, il reste plus longtemps travailler au service de l’entreprise qu’un salarié ordinaire.
 Speechi, codage et programmation pour les enfants
Speechi, à Lille, s’est spécialisé dans l’application des nouvelles technologies au monde de l’enseignement. Pour préparer la rentrée des classes, l’entreprise a lancé son kit de program- mation pour les 6-9 ans. Les professeurs ou les parents Géo Trouvetou se forment dès à présent, en ligne, aux ressources pédagogiques de la Boîte Éducation. Au programme de Speechi ou L’école des robots ‒ Ap- prendre à coder avec les robots éducatifs, monter puis programmer les robots grâce au langage Scratch pour mieux comprendre leur mode de fonctionnement et les
algorithmes qui les gouvernent.
        avec
REn quête d’amour ? etour. Reprise. Quel que soit le
nom qu’on lui donne, le moment
est venu : c’est la rentrée.
Celle, médiatisée, des entrepreneurs se fait traditionnellement, fin août, à l’Uni- versité d’été du Medef.
Mais pour ce retour, il était plutôt question de... départ, à l’ouverture des travaux. En effet, haut placée sur l’échelle de Richter des analyses politiques, la démission du ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot, suscitait aussi une pluie de commentaires chez les participants.
Sensibles à ces sujets, les entrepreneurs ? Interrogés cet été dans notre Grande Consultation, 90 % d’entre eux estimaient qu’il était de leur devoir de s’engager dans des pratiques sociales, environne- mentales et économiques vertueuses. La préoccupation environnementale y occupait une place particulière, 69 % des interrogés déclarant déjà mettre en
œuvre des actions très concrètes en ce sens (du recyclage à la consommation équitable proposée à leurs salariés) et 5 % s’y engageant.
A la même période, le ciel était aussi au bleu. Plus de la moitié des chefs d’entre- prise (56 %) avaient le sentiment que « la situation était très bien en ce moment ». Avec une hausse de 6 points, c’était le score le plus haut pour cet indicateur depuis le début de notre baromètre.
La satisfaction affichée par les patrons pouvait également provenir de la fermeté du gouvernement dans la conduite des réformes. Ainsi 65 % d’entre eux esti- maient que le rythme des réformes avait été maintenu les trois derniers mois et plus qu’un quart estimait même que ce rythme avait accéléré.
En cette rentrée, la confiance semble donc là. Mais, devant ses pairs, le nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de
Bézieux a aussi rappelé au Premier ministre que « cette confiance reste fragile » et que « les entrepreneurs préfèrent les preuves d’amour aux déclarations d’amour ».
A ce grand jeu du « je t’aime, moi non plus », et dans un contexte où la croissance n’est pas encore au rendez-vous, souve- nons-nous de ce que disait Jacques Lacan qui, lui, sondait l’inconscient : « Donner de l’amour, c’est vouloir donner quelque chose que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas »...
Béatrice Genoux Planneur stratégique CCI France
Retrouvez l’intégralité des résultats de la Grande Consultation sur www.grandeconsultation.fr
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
Jugement de valeurs
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 Cadeaux d’affaire : Omyague, 12 & 13 septembre 2018, Carrousel du Louvre (Paris, 1er)
Cadeaux d’affaire aux collaborateurs et clients... mais d’exception. Omyague est le salon du cadeau d’affaires conçu autour de la fidé- lisation, du team building, de l’incentive et de la motivation. High- tech, maroquinerie, horlogerie, accessoires de bureau... Tous les univers possibles.
 Be a boss, Be entrepreneure, 20 septembre 2018, Campus Mi- crosoft (Issy-les-Moulineaux)
C’est en route, le Be a boss Tour a réalisé ses cinq étapes (Bor- deaux, Lyon, Toulouse, Strasbourg, Marseille) et organise sa jour- née de clôture à Paris : 12 start-up fondées ou co-fondées par des femmes sont sélectionnées pour la grande finale parisienne.
 France Digital Day 18, 25 septembre 2018, musée des Arts Fo- rains (Paris, 12e)
Pour sa 6e édition, le France Digital Day regroupe l’ensemble des personnalités influentes de la French Tech, des start-up françaises et internationales, mais également des personnalités politiques et des élus, dans le cadre tout à fait particulier du musée des Arts Forains.
 20e édition du salon SME : 1er & 2 octobre 2018
Rendez-vous au Palais des Congrès de Paris pour l’événement de rentrée des créateurs et dirigeants de start-up et TPE.
L’occasion d’assister – dès le premier jour de 11 h 30 à 11 h 15 – à la conférence « mais comment font-ils pour être si influents sur le web ? », animée par notre rédacteur en chef Olivier Magnan et en présence de 4 influenceurs : Cyril Bladier (Fondateur - Business on Line), Frédérique Cintrat (CEO - Assurancielles & Axielles.com), Pauline Laigneau (Fondatrice – Gemmyo) et Pierre Paperon (Cofon- dateur – Solid).
CLUB ENTREPRENDRE
     avec
Ce n’est pas si compliqué d’être un bon manager ! (partie 2)
Dans la chronique de l’été, nous avons abordé (très schématiquement) les étages reptilien et limbique du cerveau. Voyons ce mois-ci comment maintenir votre salarié au niveau cortex, ce qui le rendra d’autant plus productif et performant. La perte de motivation peut naître d’une critique mal formulée sur un travail ou un comportement, perçue comme non constructive. La meilleure façon de critiquer, dans ce cas précis, est de mettre l’élément négatif de votre discours en « sandwich » entre deux éléments objectivement positifs.
Exemple : John, t’as très bien réalisé la 1ère partie du projet [élément ++]. Pour que le client soit pleinement satisfait et nous recommande, tu devrais aborder la suite comme ceci-cela [élément -- ; notez que c’est une autre façon de lui dire que son travail aurait pu être meilleur]. Pour y arriver, je te propose de demander à Clara de t’aider car elle maîtrise bien la question / les outils [élément ++].
Exercice : repensez aux situations où vous n’étiez pas satisfait du travail, et aux critiques formulées. Ensuite, trouvez les éléments ++ caractérisant par ailleurs les salariés concernés (il y en a toujours). Puis, placez les éléments -- entre deux éléments ++. Entraînez-vous !
Enfin, faites le test en réel, vous serez surpris du résultat ! Non seulement la per- sonne concernée va rester au niveau cortex, mais en plus (et comme par hasard) elle commencera à trouver que vous êtes un super manager :-)
                                                                                                                                                                                                                                                                   SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr 27
Save the dates
Mon RH me dit que...
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[CLUB ENTREPRENDRE
 Enquête
 Rapport Landau
Réguler les cryptomonnaies ? Non, laissons venir et surveillons...
  Jean-Pierre Landau, sous- gouverneur de la Banque de France : il craint une régulation prématurée
Le tant attendu rapport de Jean-Pierre Landau, ancien sous-gouverneur de la Banque de France, remis le 5 juillet 2018 à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, met les points sur les i : par pitié, pas de régulation... mais surveillez-moi toute cette agitation. Au passage, les entreprises ont tout à gagner à s’approprier la blockchain. Repères.
Patrice Remeur
Ce qui nʼest pas une monnaie – lʼon est en droit de la refu-
ser comme paiement – fait un peu peur. Le ministre de lʼÉconomie et certains de ses homologues européens sʼinquiètent des conséquences du développement des cryp- to-actifs, ces bitcoins et autres ethereum dont la virtualité valorisée commence sérieu- sement à titiller la monnaie dite fiduciaire. Pas au point de la « challenger ». Lʼeuro, comme nʼimporte quelle devise reconnue, conserve ses trois qualités, unité de compte, réserve de valeur et intermédiaire des échanges. Il existe une raison à lʼinter- rogation des « politiques » et des autorités monétaires : le lancement, en pleine Bourse de Chicago, dʼopérations à terme en cryptomonnaies me- nées par CME group, agréées par la CFTC américaine. De passe-temps de geek, la cryptomonnaie passe au rang de « valeur » sérieuse. Alors, faut-il réglementer ou
pas ? Après tout, la France dispose dʼatouts dans les fintechs... « Cette mission [confiée à Jean-Pierre Landau] me proposera des orientations sur lʼévolution de la régle- mentation pour mieux en maîtriser le développement et empêcher leur utilisation à des fins dʼévasion fiscale, de blanchiment ou de finance- ment dʼactivités criminelles ou de terrorisme », avait de- mandé Bruno Le Maire au banquier.
l'article 26 De la loi pacte iNtègre les ico
Le 5 juillet, le ministre lʼin- dique : « Dʼores et déjà, une disposition proposant un agrément volontaire pour les émissions de jetons [ICO – Initial Coin Offering◊], pré- conisée par le rapport » sera intégrée dans le cadre le du Plan dʼaction pour la crois- sance et la transformation des entreprises (Pacte – article 26). « Les autres propositions seront examinées et feront
détenteur échange ce quʼil veut, mais qui ne possèdent aucune valeur légale, encore moins la reconnaissance dʼune banque centrale ! Certes, il nʼempêche que les crypto- monnaies sont légales, telles les monnaies-fiat◊ émises par des États.
Il en existe plusieurs caté- gories. Le bitcoin, le ripple, émis en quantité limitée, transportent de la valeur ou de lʼinformation, scellent des écritures dans des registres. Dʼautres cryptomonnaies sont « adossées à un panier » de monnaies avec cours légal, dont elles forment une repré- sentation numérisée. « Cʼest le cas de saga, créé en mars 2018, et adossé aux droits de tirage spéciaux (DTS), la monnaie interne du Fonds monétaire international (FMI). Ou de Tether, créé en 2016, et théoriquement adossé au pair au dollar pour une ca- pitalisation de marché de 2,5 milliards de dollars », explique le rapporteur. Cer- taines « sont plus ambitieuses
tions : lorsque la commande Y est livrée et acceptée par le client, le paiement est alors encaissé et lʼassurance liée au produit activée. Lʼavantage réside dans lʼanéantissement dʼerreur, dans lʼimpossibilité dʼintervention humaine, dans lʼautomatisation de transac- tions complexes, dans la vi- tesse et lʼinstantanéité, mais surtout dans lʼinviolabilité des enregistrements inscrits dans la « chaîne de blocs », comme il conviendrait de dénommer ce support al- gorithmique.
À partir de cette technologie, un grand nombre dʼactes administratifs, financiers, marketing ou de gestion de votes sont dématérialisables. Lʼentreprise a tout à y gagner. « Nextcoin offre, dʼune part, une place de marché peer- to-peer de biens et services ainsi que, dʼautre part, une plate-forme décentralisée dʼéchange dʼactifs. Cette plate-forme fonctionne avec des coloured coins, lesquels permettent dʼassocier des
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
Mieux vaut laisser les monnaies virtuelles dans un espace confiné,
un bac à sable en quelque sorte
  lʼobjet de mesures complé- mentaires, dans le cadre de la loi Pacte ou du projet de loi de finances. »
En quoi consistent ces cryp- tomonnaies et quelle est leur utilité pour les entreprises ? Ce sont des monnaies numériques privées (bitcoin, le plus connu, mais elles sont plus de 1 500, ripple, XRP, LTC, Dash, XLM pour les majeures...) issues dʼacteurs économiques, de la société civile ou dʼindi- vidus... avec lesquelles leur
et visent à stabiliser automa- tiquement le taux de change de la monnaie virtuelle par rapport à lʼune des grandes monnaies ».
Outre leur valeur économique, les cryptomonnaies sont des jetons fondés sur la technolo- gie blockchain : ils constituent des socles dʼinnovations de rupture. Notamment en réa- lisant des « smart contracts », cʼest-à-dire des contrats totalement automatisés. On en programme les condi-
actifs réels (actions, biens immobiliers, matières pre- mières) à des adresses bitcoin. Mastercoin, également appelé Omni, permet aux détenteurs de bitcoin dʼaccéder à des fonctions avancées, telles que la gestion de leurs droits de propriété ou de leur épargne. Namecoin est une blockchain dérivée de celle du bitcoin permettant une gestion dé- centralisée et sécurisée des noms de domaine », illustre le rapporteur.
©Banque de France – P. Assailly-J. Derennes
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[Enquête
CLUB ENTREPRENDRE
  lever Des foNDs
eN MoNNaie De siNge ?
Les entreprises, parmi les- quelles beaucoup de start-up, sʼemparent de ces sujets pour doper leur créativité, innover et créer de la valeur ajoutée. Mieux, elles savent lever des fonds directement à lʼaide des ICO. Exemple, Kodak, symbole de lʼancien monde du print, a émis en janvier un kodakcoin. Cette émission transfrontalière va se diffuser rapidement par Internet à tout endroit de la planète. Elle va troquer du « vrai argent » contre de la monnaie virtuelle pour encaisser de lʼargent frais. Administrativement, la traçabilité des « actions » est immédiate. Les achats et les ventes se jouent quasiment en temps réel. Avec le jeton virtuel sʼouvre la possibilité dʼexercer des droits de vote, dʼaméliorer la transparence, la gouvernance, il facilite la gestion administrative par exemple... Côté communi- cation et réputation, lʼaction se révèle également forte (le titre Kodak a bondi à cette annonce).
Pour les start-up, les jetons offrent un autre avantage : « Parvenir à lisser compta- blement les produits liés à
lʼémission de tokens, afin de pouvoir étaler fiscalement le paiement correspondant de lʼimpôt sur les sociétés sur toute la durée nécessaire au développement du bien ou du service, lesquels nʼont vocation à être effectivement produits et fournis que plusieurs années après lʼémission des tokens. En effet, un assujettissement prématuré à lʼimpôt sur les sociétés risquerait dʼentra- ver la production du bien ou du service considéré », explique, très méthodique, le rapporteur.
Les jetons sʼutilisent comme des moyens de paiement sans sortir dʼargent. Cʼest par exemple ce que propose iEx. ec, projet français destiné à construire un cloud distri- bué pour des applications de technologie blockchain. La monnaie RLC orchestre des transactions qui auront lieu dans le futur au sein de ce cloud.
Mais les ICO « lèvent » tout aussi bien un accès à des services, une récompense, un tarif privilégié... et la start-up bénéficie en outre de lʼexpé- rience du souscripteur pour ajuster ses services.
caDrer ou NoN ?
Face à de tels avantages,
524 183 hashtags analysés sur un corpus de 327 584 tweets.
• Près de la moitié des hashtags autour de la blockchain (ripple, ethereum, litecoin...) et des crypto-actifs
revêtent une dimension financière
• Les hashtags dédiés aux cryptomonnaies (#eth, #xrp, #ltc, #trx...) adoptent la logique d’une discussion
boursière.
• Les hashtags de type #SmartCity, #CyberSecurity, #Marketing traduisent l’intérêt pour la transformation la
disruption.
• Les hashtags au centre de la cartographie, les plus utilisés, montrent le lien entre dimension financière et
écosystème promis à bouleversements.
• Les deux monnaies vedettes sont l’ethereum et le bitcoin, l’ICO se montre polarisant.
dʼorienter lʼinnovation vers lʼévasion réglementaire », prévient le rapporteur. Mais à la manière du « laisser faire, laisser passer » de jadis, mieux vaut laisser fleurir ces nouveaux outils monétaires inédits. « Des expériences intéressantes se développent sur des blockchains privées, notamment dans le secteur financier. En dehors de la fi- nance, la technologie offre des perspectives pour la conserva- tion et la transmission sécuri- sée des monnaies. Normaliser aujourdʼhui les acteurs et la technologie conduirait à pa- ralyser ces progrès. » Cʼest un appel très clair à améliorer lʼattractivité de la France et appeler les start-up et en- treprises à venir sʼinstaller.
les iNstitutioNNels DevraieNt rester
à l’écart
Oui, mais parlons limites. Le rapporteur prévient quʼ« au- toriser ou tolérer une ex- position des intermédiaires financiers et des investisseurs institutionnels au risque des cryptomonnaies aurait trois conséquences graves : affai- blir la sécurité de lʼépargne, permettre un transfert de risque des investisseurs in- formés vers les particuliers. La détention de cryptomon- naies est aujourdʼhui très concentrée entre les mains dʼun nombre limité dʼinves- tisseurs ». Conclusion : mieux vaut laisser les monnaies virtuelles dans un e.space confiné, un bac à sable en quelque sorte. Mais pour combien de temps ?
◊
◊ Know Your Customer, nom du processus de vérification de lʼidentité des clients dʼune entreprise. Cʼest en outre la réglementation bancaire qui régit ces activités.
◊ Méthode de levée de fonds via lʼémission dʼactifs numériques (tokens, jetons) échangeables contre des cryptomonnaies pendant la phase de démarrage dʼun projet. On parlera parfois de « token sales ». Les jetons ont pour émetteur lʼentité à lʼorigine de lʼICO.
◊ Monnaie dont lʼÉtat impose le cours (« fiat », « quʼil en soit ainsi »).
 quelles sont alors les inquié- tudes soulevées ? Premier souci : lʼinscription sur le plan comptable des jetons et leur
fiscalité. Puis comment proté- ger lʼépargnant ? Réponse de Jean-Pierre Landau : la mise en place dʼun « agrément »
qui « obligerait également à respecter un socle minimal dʼexigences en matière de KYC◊, dʼaudit et de contrôle interne (en particulier en matière IT face aux risques opérationnels, de réserve de capitaux (ratio hot/cold wallets), dʼassurance civile professionnelle ainsi que de transparence sur la formation des prix et les frais de tran- saction ». Enfin, de la lutte antiblanchiment jusquʼau terrorisme, les cryptomon- naies pourraient servir à des activités criminelles. Par exemple, zerocoin garantit lʼanonymat des transactions sur une blockchain dérivée du bitcoin. Danger (lire encadré). Alors comment faire ? Pour lʼheure, éviter avant tout de réguler. « Le danger de la classification est triple : celui de figer dans les textes une évolution rapide de la techno- logie, celui de se tromper sur la nature véritable de lʼobjet que lʼon réglemente, celui
 France, leader des ICO ? Possible...
Un cabinet, Alto Avocats, et la Fondation Concorde (laboratoire d'idées fondé en 1997, droite modérée), se font les chantres d'une France « leader des ICO grâce à la technologie blockchain. Ils viennent de produire un rapport – léger et lisible, ce qui n'est pas la moindre de ses qualités – dans lequel ils démontrent que « la France peut devenir leader dans l'encadrement et la promotion de la technologie blockchain à condition d'adopter une régulation agile. » En substance :
« [...] Le développement rapide des ICO n'a pas en- core donné lieu à l'adoption de cadre juridique pour les outils qui fondent ces opérations : les tokens et les smart contracts. Leur nature hybride, inclassable dans les cases juridiques actuelles fait naître une insécurité juridique [...] L'anonymisation propre aux technologies adaptées aux ICO et la survenance de capitaux aux origines douteuses fait peser le risque d'une assimilation des ICO à des opérations fraudu- leuses.
Pour que la France soit à l'épicentre des ICO, elle doit poursuivre deux buts : favoriser leur
développement, protéger et rassurer les investis- seurs.
• La création d'un régime fiscal de faveur pour les opérations de conversion permettrait d'inciter les investisseurs à convertir leurs cryptomonnaies dans des banques françaises.
• Une concertation avec les banques françaises vise- rait à assouplir leur KYC et créer des comptes dédiés aux opérations de conversion.
• L'orientation des investisseurs occasionnels vers le droit de la consommation serait des mécanismes in- novants pour favoriser les ICO en France.
• La création d'un statut de prestataires de services en crypto-actifs sur la base du
volontariat aboutirait à trier les prescripteurs et à dis- qualifier les opportunistes
qui biaisent aujourd'hui le regard des investisseurs.
• Il faut veiller au renforcement de l'offre de forma- tion et qualification existante pour les acteurs de ce marché.
Se procurer la note : contact@altoavocats.com
 SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[CLUB ENTREPRENDRE
 Nominé Electron libre - Trophées Optimistes 2019
Claire Nouvian – Bloom –, une femme engagée dans la défense des fonds marins
« Les abysses n’avaient pas d’avocat... »
 À 44 ans, la fondatrice de l’association Bloom se bat sans limites pour la protection des océans et de la faune marine. Récit d’une révolte.
enfants maltraités, mais j’avais vraiment le sentiment que les abysses n’avaient pas d’avocat. » Elle sera cette défenderesse. De toute sa force et de toute son âme. « Je n’ai pas l’impression d’avoir choisi cette bataille,
tional d’Histoire naturelle en 2007.
blooM, faire passer Des Messages
On l’a compris, Claire est du genre déterminé, au men- taldefer:«Jedétestela facilité. Plus c’est ingrat et plus ça me plaît. » Dans ce domaine, elle est servie, les embûches ne manquent pas. Peaux de banane, insultes et menaces de mort font par- tie de son quotidien. Il en faut plus pour la dompter : « J’ai envie de me battre pour un monde meilleur.
se saisisse des questions et en parle sur les réseaux sociaux. » L’intégrité, elle en est persuadée, est une valeur d’avenir. Bloom sé- duit ? C’est avant tout grâce à son engagement total et impartial : « Nous donnons de l’espoir aux gens, nous représentons la moralité et l’honnêteté. Nous bénéfi- cions d’un soutien citoyen appuyé, ces personnes-là ne se trompent pas. » Claire admire... la Hondurienne Berta Cáceres, assassinée chez elle parce qu’elle a pris fait et cause pour le fleuve Gualcarque. Et Anna Polit-
affaires publiques ne de- vraient pas être gérées de cette manière, ce n’est pas une façon de se compor- ter. Nous pouvons être en désaccord, mais menacer les gens n’est vraiment pas un comportement que j’accepte. Je mène aussi une lutte pour une façon de vivre. C’est une forme d’engagement pour la civi- lité dans l’espace public », balance Claire. Ses com- bats quotidiens, ceux pour lesquels elle dort parfois à peine trois heures par nuit, « donnent du sens à [s]on existence. » Et elle gagne. En avril 2018, après l’interdiction en 2016 du chalutage en eaux profondes dans l’Union européenne, elle remporte le prix Gold- man, une sorte de Nobel de l’environnement. Claire Nouvian et son équipe se consacrent aujourd’hui en- tièrement à la lutte contre la pêche électrique. « Bannie en Europe en 1998 mais rétablie en 2006, préten- dument pour des raisons de recherche scientifique, cette technique est encore largement utilisée aux Pays- Bas », dénonce-t-elle. Le 16 janvier 2018, le parlement européen vote son inter- diction totale. Le combat
Ariane Warlin et Chloé Cénard
   Je suis prête à mourir pour mes idées
  Claire Nouvian : un regard océan qui révèle une détermination absolue
Ilyaprèsde20ans, Claire Nouvian était journaliste, productrice
et réalisatrice de documen- taires animaliers. En 2001, elle « plonge ». La voilà émerveillée lors d’une visite de l’aquarium de Monterey en Californie par les images d’étranges créatures vivant à près de 4 000 mètres de profondeur. Si fragiles... Elle prend conscience que les grandes profondeurs marines sont menacées. « Peu de personnes s’étaient emparées de ce combat. J’aurais pu m’engager pour beaucoup d’autres causes, les femmes battues ou les
j’ai plutôt le sentiment d’avoir été choisie, au sens où je me suis sentie appelée. Je n’avais pas conscience de l’étendue des catastrophes environnementales, mais quand j’ai découvert que ce monde était dévasté et que personne ne s’en occupait, je me suis dit que c’était mon devoir de m’engager. » Elle réalise alors deux documentaires, tous deux primés, puis crée l’asso- ciation Bloom ‒ fleurir, éclore ‒ en 2004 et publie un livre, Abysses, en 2006. Vite traduit en douze lan- gues. Une exposition porte le même titre au musée na-
Les résignés considèrent que je suis utopiste, que les hommes sont égoïstes et qu’il n’y a rien à en tirer. En réalité, je crois beaucoup à l’éducation. Il faut donner sa chance à chacun de devenir une meilleure personne. » Et si c’était la génération à venir qui changeait les choses ? Claire Nouvian, mère de famille, au sein d’une famille recomposée, veut sensibiliser l’opinion. Celle des enfants : Bloom diffuse ses messages de protection de l’environne- ment au sein des écoles, des collèges et des lycées. Entre concours scolaires, spectacles et ateliers, l’as- sociation ne chôme pas. Celle des parents : « Nous avons tous des enfants que nous avons envie de proté- ger. » Elle se tourne vers les médias. « Il est impor- tant que l’opinion publique
kovskaïa la journaliste russe, morte pour avoir défendu les droits de l’homme en Poutinie. Jusqu’où irait-elle ? « Je suis prête à mourir pour mes idées. » C’est dit.
« DoNNer Du seNs à soN existeNce » La militante écologique s’engage aussi au nom de motivations morales et ci- toyennes. Et elle ne mâche pas ses mots. « Certaines personnes contre lesquelles je me bats sont bêtes, in- sultantes et violentes. Les
continu.
gilant. La guerrière n’est pas près de déposer les armes.
e. Bloom reste vi-
                                                                                                     30
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[                 THE GLOBAL BUSINESS INTELLIGENCE EXPERTS
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 ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[CLUB ENTREPRENDRE
 Nominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2019
Pascal Dupraz, ex-entraîneur du Toulouse Football Club
« Les 5 erreurs que je ne commettrai plus »
  En 2012, à 50 ans, il fait monter en ligue
1 l’équipe de Thonon Gaillard qui stagnait huit divisions plus bas. En 2016, il sauve le Toulouse Football Club de la relégation. Mais Pascal Dupraz se relègue lui-même en janvier 2018, un an avant la fin de son contrat. Il travaille aujourd’hui à son rebond. Frédéric Rey-Millet, pro du « sourire rendu aux managers », en a tiré avec lui des Leçons de leadership. Pour tout le monde.
son ami, les grands auteurs (américains). C’est le « chan- gement d’état d’esprit » de Carol S. Dweck qui affirme qu’une intelligence s’amé- liore toujours (Osez réussir, Mardaga, 2017), ce à quoi Dupraz s’emploie face à l’état d’esprit fixe de joueurs qui « se considèrent comme à l’apogée de leur talent ». C’est le Talk Like TED de Carmine Gallo (Macmil- lan, non traduit en français) que met en scène spontané- ment l'entraîneur le jour où, à Lille, il inscrit un énorme « 69 » sur le premier feuillet du paperboard face à ses joueurs. Aucune allusion grivoise, non, mais simple- ment le nombre de points qu'il leur reste à engranger pour gagner. Et quand Pascal Dupraz se prend les pieds dans le tapis face au président du Toulouse Football Club, Rey-Millet n'a plus qu'aller
faisais taire ma frustration, ou bien je devenais excessif face à mon président qui, de toute façon, aura le dernier mot, c'est son club après tout. » Frédéric Rey-Millet siffle : « Non, il fallait te montrer explicite. »
• Au plus haut de sa réussite, Pascal Dupraz envoie son agent négocier un prolon- gement de contrat auprès du président qui ne reçoit pas même l'envoyé. Rey-Mil- let : « Il devait revenir à la charge et ne pas se créer d'incertitude anxiogène. » • Double erreur, Pascal a attendu six mois avant de recruter son adjoint de confiance dont il a assuré la cohabitation avec le pré- cédent, mais sur un pied d'égalité. C'était botter en touche, estime le coach des managers, « il fallait qu'il débarque avec une garde rapprochée choisie par ses soins ».
• Conserver sur le banc des joueurs des titulaires qui n'avaient plus sa confiance. « J'aurais dû prendre en mains immédiatement le recrute- ment », se tacle lui-même Dupraz.
Transposez à l'entreprise : vous reconnaîtrez le cas échéant des « erreurs » à vous. « Entraînez »-vous à ne plus les commettre Et usez des trois clés du.coach : faire travailler, établir une relation de confiance, cibler les bons objectifs.
Olivier Magnan
Dupraz souriant, pouce levé, le bouquin affiche en gros : « Réussir, échouer, rebondir : ses secrets d’entraîneur ». Le cofondateur d’EthiKonsul- ting, cabinet de conseil en innovation managériale, Fré- déric Rey-Millet, décide de suivre le coach toute une saison pour en tirer des Le-
çons de leadership. Et c’est une réussite. Le livre qu’ils bâtissent à deux va droit au but : loin des « leçons » de gourous, il décrypte, match après match, les attitudes du coach, ses mots, ses décisions, ses repentirs. Stupéfait, le chef d’entreprise Rey-Millet retrouve, à travers les choix managériaux spontanés de
chercher le fameux Faites vous-même votre malheur de Paul Watzlawick (Points, 2014).
les 5 erreurs et leurs paraDes
Car, oui, Dupraz se révèle manager-né (il prenait la parole devant ses jeunes copains quand l'entraîneur
tournait les talons !), mais ses « cinq erreurs » l'ont tout aussi plombé dans sa carrière. Aujourd'hui en attente d'un club (il reçoit des proposi- tions), il « rebondit » comme chroniqueur TV chez TF1 et s'émerveille chaque jour d'aimer la vie qu'il a failli perdre à 39 ans (infarctus). Les « cartons jaunes » de Dupraz (à ne confondre ni avec « faute », encore moins avec « échecs », analyse de façon très pertinente le patron d'EthiKonsulting) se décryptent à merveille : • Après la remontada du TFC, le patron de l'équipe aurait dû exiger les pleins pouvoirs ou partir. Or il respecte le choix du président du club qui ne vise que le maintien en ligue 1 quand le bouillant entraîneur veut décroche la Coupe d'Europe. « Agacé, dit-il, je n'avais que deux choix perdants : ou bien je
  Quand vous êtes-vous révélé manager
à vous-même ?
Mes parents étaient eux-mêmes des managers. Je
leur dois ce tempérament. En réalité, je crois en l'em- pirisme. Ma première responsabilité, je l'ai exercée très jeune. J'avais 20 ans, j'étais joueur pro, je m'oc- cupais d'une école de débutants. Des jeunes gens de 7 ans qui étaient à l’écoute, c’était l’école du mimé- tisme, ils reproduisaient les gestes qu’on leur mon- trait. Ça m’a plu. Et puis c’est en 1991 que j’ai managé une équipe d’adultes, le FC Gaillard, devenu plus tard Évian Thonon Gaillard. Ils étaient derniers de leur di- vision, ils m’ont demandé un coup de main. Et cette équipe s'est mise à tourner. Au-delà de la technique, je crois au bien vivre ensemble. À l'amour. On peut être équipier et s'aimer.
On vous a jugé ferme, directif...
C'est l'image que les journalistes, les consultants, ont donné de moi. Ce que je ne suis pas. Je suis
besogneux, c'est sûr, sur la longueur j'ai réussi un truc incroyable, mener un club de la 8e division à la finale de coupe. Plus tard, j'ai reçu 500 textos dont le fil rouge était « Tu nous l'avais dit ». Je leur disais sans cesse, vous êtes les précurseurs d'un club pro- fessionnel. J'y croyais. Alors l’autorité, elle est natu- relle. Mais en coupe de France, pourquoi des petits tombent des grands ?
Votre livre et ses leçons s’appliquent-ils
à l’entreprise ?
Il dit simplement qu’il peut y avoir des corrélations entre le management de l’entreprise et le manage- ment du sport. Je le dis et le répète, ma « méthode » marche moyennement, puisque je gagne un match sur trois. Mais avec les effectifs dont nous disposions, on ne devrait pas être en ligue 1. Donc certaines de mes idées s’appliquent, oui. Fred [Rey-Millet] structure sans doute ma démarche. Mais ma spontanéité, on
ne peut me l’enlever.
Dupraz : « Je crois à l’amour »
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[CLUB ENTREPRENDRE
 En immersion
 Qonto
Comment la néobanque agile dame le pion aux banques rigides
C’est une néobanque, traduisez une start-
up qui surfe sur les retards et impasses des
« paléobanques », ces enseignes impératrices que leur taille et leurs pratiques rendent difficiles à mobiliser. Pourtant, le service
que rend Qonto s’imposait depuis belle
lurette : offrir un site simple, immédiatement opérationnel, à travers lequel toutes les entreprises ou les indépendants, quelle que soit leur taille, ouvrent un compte, obtiennent une ou plusieurs cartes de paiement, gèrent leurs chiffres. Depuis 2017, la néobanque agile affiche... 10 000 clients.
ne peuvent laisser longtemps des fintechs de la sorte grap- piller leur capital client et qui finiront par aligner leurs services sur l’agilité Qonto. Et les suiveurs qui flairent le potentiel des 500 000 créa- tions annuelles de SARL/ EURL, SAS et autres Sasu. Prot n’est pas inquiet. À ses yeux, la prime au pre- mier arrivé va conserver à Qonto sa place de leader sans cesse en quête d’une longueur d’avance, comme l’échelle européenne, visée dès 2019. « Les établisse- ments bancaires traditionnels ont objectivement des forces et faiblesses symétrique- ment opposées aux nôtres. Ils disposent de moyens, d’équipes pléthoriques, de réseaux, de bases de clients considérables, de marques. Mais la vétusté de leurs sys- tèmes et la lenteur de leur remise en question laissent la place à des entrepreneurs comme nous, malins, agiles, proches de leurs clients, qui essayons de créer le meilleur produit... » Un levier : la communication directe avec ce fameux client qui n’est jamais noyé dans la masse. Si les incessants sondages de satisfaction en ligne ne se traduisent pas par « cinq étoiles », on réagit chez Qonto pour cor- riger la critique. Et comme le dialogue est permanent, la « boîte à idées et pro- jets » s’enrichit. Reste aux banques, comme elles le font volontiers avec les fin- techs gênantes, à racheter Qonto. Mais pour l’heure, Prot et Anavi savent qu’i.ls peuvent encore « beaucoup grossir ». Et leur réponse serait : « Non, merci. ».
 Olivier Magnan
Le client ? Un entre- preneur. De la TPE de 3 personnes à la grosse PME de 500 salariés, à l’ETI, pourquoi pas. Au- delà, les « grands comptes » multibancarisés disposent de toutes les informations voulues. Qonto puise toutes les données bancaires de ses clients directement auprès des comptes en banque des entreprises. Il en a le droit exprès, comme toutes les fintechs agréées, depuis que la Commission européenne a « ouvert » les données bancaires à des prestataires étrangers à la banque (open banking) et en a précisé les modalités (DSP 2 pour Di- rective sur les services de paiement 2, mise en œuvre à partir du 1er janvier). Une chute de monopole que les banques traditionnelles n’ont pu parer, malgré leurs ef- forts lobbyistes, mais grâce à laquelle une flopée de fin- techs ont fleuri pour proposer des services attendus que la banque ne rendait pas, ou partiellement. Exemple : pour
9 euros par mois (1re formule d’abonnement), Qonto fournit non seulement l’état de ses données au quotidien et les services associés au gérant de l’entreprise cliente, mais aussi un historique illimité (impossible, sinon de façon coûteuse et différée, chez une enseigne bancaire). Ou bien liste toutes les transactions passées avec un fournisseur précis, calcule des optimisa- tions en ligne, etc. À part le crédit – ça viendra –, on passe de l’éléphant à la gazelle...
10 000 clieNts
À la tête de cette néobanque, deux associés, serial entre- preneurs de la génération X, Alexandre Prot et Steve Anavi, le premier issu d’une grande école de commerce, le deuxième ingénieur, copains de lycée de surcroît. Parce que leur première jeune pousse, Smokio, créée en 2015 autour d’un concept de cigarette électronique qu’ils inventent, est rachetée très vite et à bon prix, les voilà à la tête d’un capital qu’ils investissent
dans leur deuxième idée : un service bancaire rapide, orchestré autour d’« outils simples et bien faits », se- lon leur formule, justement ce qui leur avait manqué pour gérer Smokio. Un site test en 2016 autour de 200 entreprises « essuyeuses de plâtre », une douzaine de
La vétusté des systèmes bancaires et la lenteur de leur remise en question laissent la place à des entrepreneurs
comme nous, malins, agiles, proches de leurs clients.
salariés. Très vite, quelque 5 000 entreprises – TPE, in- dépendants, PME – ouvrent un compte moyennant 9 euros pour des services de base, une personne, 29 euros pour 5 utilisateurs et plus de cartes, 99 euros pour 15 inscrits par entreprise et 10 Mastercard,
et, offre nouvelle, 299 eu- ros pour des PME avec un nombre illimité d’utilisateurs et 30 Mastercard. En 2018, les créateurs de Less pain, more gain, leur slogan, annoncent plus de 10 000 clients.
le culot 5 étoiles
Très vite, les deux néoban- quiers attirent les investis- seurs. À hauteur de 2 millions d’euros d’abord, auprès du fonds français Alven au- quel se joint Valar, le fonds new-yorkais de Peter Thiel, fondateur de Paypal, qui injecte 10 millions. « Nous avons levé suffisamment d’argent pour ne pas avoir à nous poser de questions pour les prochaines années, sou- rit Alexandre Prot dans son « costume » de startupeur, cheveux en bataille, pull en V, jean et baskets. La rentabilité viendra assez facilement et naturellement en fonction de la masse des clients conquis qui vont amortir très vite nos coûts fixes. »
Deux effets de concurrence attendent les associés : les banques traditionnelles qui
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[ Clim
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Janus 2017 de l'Industrie
]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE
 Baromètre de l’innovation
Le verbatim à retenir...
Certaines personnes n’aiment pas le changement, mais vous devez accepter le changement si l’alternative est un désastre Elon Musk, entrepreneur
   Le monde ne sera plus jamais comme avant...
FRANCE
Un drone aquatique pour étudier la faune marine Le Sphyma, bateau de 17 mètres de long et 4 mètres de large,
commandé à distance, va suivre silencieusement la faune aquatique
et en particulier les cachalots. L’innovation réside dans la mobilité du
dispositif : il s’agit d’analyser les comportements de l’animal qui passe la
majeure partie de son quotidien à plus de 1 000 mètres de profondeur.
Premiers résultats tirés du drone flottant développé par la start-up Sea Proven sont analysés en ce mois de septembre.
ÉTATS-UNIS
Industrialisation des cannabinoïdes et médecine douce Le fondateur de CB Therapeutics, le scientifique Sher Butt, a
constaté que les cannabinoïdes relevaient du remède miracle contre la douleur, l’épilepsie et d’autres maladies chroniques, à la clé des effets aussi probants que les molécules de synthèse classique. Les risques restaient multiples :
cannabinoïdes à base de plantes coûteux et résultats incohérents. Aux côtés de Jacob Vogan, Sher Ali Butt s’est rendu compte que la biosynthèse des cannabinoïdes réduirait les coûts de production par 10 et améliorerait les rendements actuels par 24. Le fondateur de la société de tests de cannabis SB Labs souhaite désormais commercialiser cette nouvelle thérapie.
ISRAËL
Le Mossad à la sauce start-up
L’agence de renseignement a lancé au mois de juin un fonds d’investissement axé sur l’innovation en s’inspirant de l’« In-Q-Tel »
américain. L’idée : créer un écosystème favorable aux start-up pour
répondre aux nouveaux enjeux de sécurité et d’antiterrorisme. Les
services secrets israéliens ont également créé un incubateur-accélérateur
en partenariat avec l’université de Tel Aviv, le programme Xcelerateur. Six jeunes pousses spécialisées dans l’intelligence artificielle ont été recrutées. Elles sont subventionnées par le Shabak à hauteur de 500 000 dollars ‒ sans que le service de sécurité intérieur n’entre au capital.
L’entreprise
Hypnoledge enseigne les langues en état d’hypnose
La start-up Hypnoledge vous apprend une langue étrangère sous hypnose ! Non, rien d’automatique ni d’immédiat, mais dès lors que les élèves entrent dans un état de relaxation, la peur de s’exprimer, la baisse de motivation, l’anxiété, le manque de confiance, la difficulté de concentration et de mémorisation cèdent et dès lors les difficultés d’un apprentissage classique s’éludent. Chaque session commence par une phase d’induction au cours de laquelle l’étudiant écoute la voix d’un hypnopraticien qui va l’accompagner dans un état de grande relaxation. Suivent une phase d’écoute active du cours, des exercices avant un retour à la pleine
conscience. Dans cet état d’autohypnose, l’étudiant va écouter et s’approprier le cours choisi. On comprend mieux pourquoi il arrive que l’on soit « hypnotisé » par un prof...
L’innovation autrement
UNE LIBELLULE AU SERVICE
DE LA CHIRURGIE CARDIO-VASCULAIRE
Une nouvelle compréhension de la mécanique de la respiration et du comportement des larves de libellule pourrait accoucher d’une nouvelle génération de valves cardiaques prothétiques. Affirmation d’ingénieurs du Caltech, Mory Gharib et Chris Roh.
Les deux chercheurs ont constaté
que les larves de libellule respirent
et bougent en inhalant de l’eau, en
extrayant l’oxygène, puis en expul-
sant l’eau à travers une valve anale
à trois feuillets, dont la structure est
étonnamment semblable à celle des
valvules cardiaques. La larve de li-
bellule serait le seul insecte à utiliser
la propulsion par jet pour se déplacer et le seul arthropode connu à utiliser l’inhalation et l’expiration réciproques à travers le même orifice pour respirer sous l’eau. À l’instar de l’anus des larves de libellules, les valves cardiaques se composent de deux ou trois feuillets (en fonction de la valve) qui contrôlent le débit. Gharib et Roh ont l’intention d’utili- ser ce qu’ils ont appris des libellules pour concevoir une nouvelle valve cardiaque prothétique multifeuille capable de diriger des jets dans des directions spécifiques – iitation du flux sanguin naturel sortant de la valve. Cette nouvelle technologie vise à réduire les nombreuses com- plications post-transplantation en raison de valvules trop génériques qui ne se prêtent pas aux spécificités morphologique de chaque patient.
UN « CONGÉ FOURRURE » POUR L’ADOPTION DES ANIMAUX
Une entreprise américaine de l’État du Minnesota, Nina Hale, a décidé d’accorder un ersatz de congé ma- ternité en cas d’adoption d’un jeune animal de compagnie. Une mesure qui résulte d’un besoin exprimé par nombre de salariés dans l’entreprise qui souhaitaient obtenir quelques jours pour inculquer à la jeune bête
des bases d’éducation. Les employés qui prouvent l’achat d’un animal domestique sont susceptibles d’obtenir 11 jours de télétravail (l’équi- valent du congé paternité en France). Appellation proposée, furternity leave (« congé fourrure » en quelque sorte).
UN DROÏDE, 1RE STAR D’HOLLYWOOD
Le réalisateur américain Tony Kaye (photo), le fameux auteur d’American History X, tragédie sur le sujet des néo-nazis américains où Edward Norton s’est révélé au grand public, décide de sortir des sentiers battus à nouveau. Pour son prochain film, énigmatiquement ap- pelé 2nd Born, il va recourir aux services d’un robot-ac- teur pour incarner le rôle majeur. Une première pour Hollywood, mais pas mondiale : le réalisateur japonais Koji Fukada a déjà mis en scène un robot dans Sayonora.
                                                                                                                     36 SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre de l’innovation
RECHARGER SA VOITURE ÉLECTRIQUE SUR UNE PLAQUE D’ÉGOUT...
Les nouvelles formes de mobilité électrique ont besoin de recharges partout. Pour répondre à la demande, Hevo Power, start-up américaine, a développé un nou- veau concept de borne de recharge, la bouche d’égout connectée ! La même boîte a conçu des voitures élec- triques qui se passent de câble d’alimentation. Charge induite + plaque d’égout = batterie pleine. Encore faut- il trouver la plaque, de préférence pas au milieu de la chaussée ! Le déploiement sur le territoire américain s’accélérera à partir de 2020.
LE TEST DE FERTILITÉ POUR HOMMES ARRIVE À DOMICILE L’entreprise israélo-américaine Medical Electronics de Los An- geles a développé untest de sperme à domicile – plus besoin de se masturber au labo ! Deux
achats pour le test chez soi : Yo Sperm Test, l’applica- tion disponible sur la plupart des smartphones. Et un achat matériel, le kit Yo pour 60 dollars. Prévoir trois minutes d’attente pour obtenir le résultat.
DES RUCHES SOLAIRES POUR SAUVER LES ABEILLES
L’énergie solaire peut-elle sauver les abeilles ? est un article scientifique paru le 3 août 2018 sur le site de l’Argonne National Laboratory. Une équipe de cher- cheurs américains propose d’aménager les grandes centrales solaires pour accueillir les insectes pollini- sateurs, histoire d’améliorer la rentabilité des champs et de lutter contre la baisse catastrophique des popu- lations d’insectes (environ 75 % des plantes cultivées
sont au moins en partie dépendantes de la pollinisation animale et les pratiques agricoles auraient provoqué la disparition de près de 8% des insectes en Europe en 30 ans). Les chercheurs ont étudié la situation de 2 888 centrales solaires d’une puissance d’au moins 1 mégawatt, soit un parc total de 11 000 km2 réservé aux panneaux solaires, pour y planter des fleurs sauvages, habitat naturel des abeilles. Ces friches fleuries autour des centrales généreraient un rendement supérieur de 1 % et correspondraient à un gain de 6 millions de dollars. Sans compter les externalités positives en ma- tière d’environnement.
STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE
  En rupture
La deeptech émerge en France
Les deeptech ou start-up de l’innovation de rupture séduisent de plus en
plus les investisseurs, qu’elles développent une nouvelle technique de lutte
contre le cancer, l’atténuation du changement climatique ou qu’elles veuillent
révolutionner l’éducation. Or la France dispose de nombreux atouts pour
s’imposer sur l’échiquier mondial quand les spécialistes s’accordent à dire que
l’Europe serait mieux dotée que la Silicon Valley. En témoignent NovaGray, à
Montpellier, spécialisé dans la détection d’effets secondaires chez les patients
soumis à la radiothérapie, grâce à un seul test sanguin. Poietis, en Gironde, conçoit des thérapies de médecine régénératrice et personnalisée, issues de la bio-impression 4D par laser. Ou Olikrom qui révolutionne les matériaux intelligents en inventant des pigments capables de changer de couleur en fonction des modifications de leur environnement...
     SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr 37
]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[ Le tour du monde de l’innovation
Sports
100 % connectés
Des vélos intelligents aux ballons de basket connectés :
les innovations numériques révolutionnent l’univers du sport amateur comme professionnel. À la clé, un enjeu : réinventer les pratiques sportives et même l’entraînement des équipes, le recrutement des joueurs, jusqu’à l’expérience des spectateurs. Petit marathon mondial de l’innovation.
Charles Cohen
ROYAUME-UNI
Réseau social pour joggeurs
Difficile de vous motiver pour un petit footing ? Pensez Racefully. Ce réseau social des joggeurs en herbe ou confirmés facilite
la course interconnectée avec potes et proches où qu’ils soient dans le monde. Suffit de se connecter et d’échanger en temps
réel ‒ on papote ou on tapote ‒ à travers un tchat dédié. Décalage horaire oblige, on s’enregistre et l’on programme l’envoi de SMS ‒ messages vocaux d’encouragement ou partage d’expérience, à n’importe quel moment. Motivation, inspiration....
STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE
CANADA
Centrale sur vélos intelligents
Forte d’une quinzaine de geeks cyclistes, la start-up SmartHalo a
conçu un engin intelligent, fort de fonctions multiples : verrouillage sur smartphone, lumière automatique à la tombée de la nuit, programme
de conditionnement physique, notifications d’appels et de SMS, aide- mémoire sur la dernière localisation de son vélo... Puis le système d’aide
à la navigation guide virage par virage – via un halo de lumière sur le guidon en privilégiant, si besoin, les chemins les plus rapides et sécurisés. Un système d’alarme déclenche une forte sirène en cas de tentative de vol, désactivable automatiquement via son téléphone ou manuellement en saisissant un code sur le vélo.
ÉTATS-UNIS
Ballon de basket connecté
Les objets de sport connectés se mettent à s’exprimer. Exemple probant : la création par la start-up 94Fifty d’un ballon de basketball capable de collecter des données pendant les matchs pour fournir des statistiques sur les prestations des joueurs. Le ballon intègre des capteurs sensoriels, une connexion bluetooth et une batterie. Le ballon pucé se connecte à des tablettes et smartphones via l’application associée. Des infos précises et personnalisées pour joueurs et coachs, debrief et progrès à la clé. Caftés par son ballon, pour la bonne cause...
FRANCE
« Airbnb » des voyageurs sportifs
Adeptes du kitesurf, VTT, randonnée, escalade, parapente..., vos sports extrêmes gagnent avec Sportihome à la fois un « Google maps » des meilleurs spots de sports d’aventure et un « airbnb » si l’on séjourne sur place. La plate-forme liste 900 spots renseignés et évalués par la communauté sportive puis propose, pour chacun de ces spots, des hébergements chez un particulier passionné, peut-être futur partenaire sportif de choix.
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]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[ Le tour du monde de l’innovation
STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE
DANEMARK
Football : comment recruter les nouveaux talents
Remettre le joueur de football au centre de son industrie, s’est dit la start-up danoise Tonsser dont l’application invite chaque joueur amateur à entrer son profil, noter et évaluer ses coéquipiers à chaque match. L’objectif : constituer une communauté qui serve les besoins des clubs et des marques. Certains l’utilisent d’ailleurs déjà pour détecter des talents. À l’image du Red Star qui a trouvé ses recrues par cette méthode dite collaborative et de Nike qui a identifié de jeunes joueurs voués à participer à un lancement produit. L’appli a été téléchargée 650 000 fois, dont 325 000 en France !
ALLEMAGNE
Impression 3D : des pneus de vélos increvables
Crevaison, non. C’est possible, la start-up allemande Big Rep s’y emploie, inventrice d’un pneu de vélo imprimé en 3D qui afficherait des performances optimales de durabilité, de résistance, de sensations à l’utilisation. Pour ce faire, le prototype a été imprimé dans un matériau très flexible capable de résister aux températures élevées ainsi qu’aux chocs. Rustine, go home...
ISRAËL
Expérience augmentée dans les stades
L’israélien Replay Technologies a développé un système qui révolu- tionne l’expérience des spectateurs dans les stades : il s’agit d’assister à un événement sportif en le regardant à « 360 degrés ». La jeune pousse israélienne a disposé 28 caméras autour du terrain de football, de basket ou de baseball. De sa place ou à l’extérieur, le spectateur re- voit sur ordiphone à sa guise les actions de jeux sous plusieurs angles. Déjà utilisé par la NFL (ligue de baseball américaine), la technologie s’est imposée en Europe dans la ligue espagnole de football.
AUSTRALIE
Des algorithmes pour sonder les épreuves sportives L’intelligence artificielle analyse les épreuves sportives et réinvente, in fine, la façon de s’entraîner et de performer, leitmotiv de l’australien Flixsense dont la technologie s’appuie sur des algorithmes d’IA géné- rateurs d’indices et de statistiques avancés, détaillés, sur le jeu à l’aide de séquences filmées. De quoi mettre à disposition des entraîneurs des données complètes et tactiques sur les actions de football ou de cricket à partir de ces séquences vidéo instantanées. Une techno réservée jusqu’alors aux cadors qui va faire du bien aux petits clubs.
CHINE
Des kiosques à fitness facturés à la minute Une minisalle de gym pay-as-you-go encastrée dans un kiosque et que l’on déverrouille via un code QR. Voilà l’invention étonnante de la start-up chinoise Misspao qui a levé 11 millions de dollars pour installer un millier de ces boîtes à sueur dans l’Empire du Milieu. À peine plus grande qu’une cabine téléphonique, la « pod gym », dédiée à un usage individuel, offre un tapis roulant, un écran (pour la musique, la télévision ou les films), un purificateur d’air et une gamme d’accessoires de fitness portables. Une application sur smartphone géolocalise ces minifitness modulables pour les réserver 24 heures sur 24. Le paiement ? Sur mo- bile pour un coût modique de quelques centimes de dollars par minute !
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[La France reste le premier pays d’accueil touristique au monde. Les fleurons du secteur, Club Med, Air France ou encore AccorHotels, surfent sur cet engouement. Du coup, côté start-up , c’est l’explosion. Quelles sont-
elles ? Quels sont les leviers de leur réussite ?
(location de bateaux, lire encadrés). D’autres se placent en services addi- tionnels aux sociétés de l’économie du partage,
à l’instar de Bnbsitter,
un service de gestion
et de conciergerie pour
les propriétaires et loca- taires qui proposent leur logement sur Airbnb : création de l’annonce et prise de photos, accueil
des voyageurs, ménage
et blanchisserie... Créé en 2013 à Paris par Piero Cipriano et Biagio Tumino, l’entreprise a levé 2,6 millions d’euros depuis sa création.
iNcubateurs et foNDs spécialisés, la valeur or Du tourisMe
Les start-up françaises du tourisme s’appuient sur un écosystème favorable. Elles bé-
téléphonique d’accompa- gnement des touristes) ou encore Victor & Charles (intelligence artificielle qui aide le personnel des hôtels à personnaliser le séjour de leurs clients). Un deuxième incubateur dédié au secteur a ou- vert en septembre 2017 à Aix-Marseille, Provence Travel Innovation. Il ac- compagne notamment Beforgo, une plate-forme de mise en relation des
internautes avec des agences de voyage. Puis Bpifrance a créé en 2015 un fonds d’in- vestissement dédié, France Investissement Tourisme. Fort d’une dotation de 100 millions d’euros, il investit 500 000 à 5 millions d’euros dans des PME et des ETI en fonds propres ou quasi fonds propres. Depuis sa création, il a misé plus de 50 millions d’euros dans une trentaine d’entreprises, dont France
Louis Marquis
En 2017 encore, tous les chemins sont passés par la France. Le pays qui a attiré le plus de touristes, devant l’Espagne et les États- Unis, à en croire l’Organisa- tion mondiale du tourisme (OMT), avec 83 millions de visiteurs en 2016 (89 millions en 2017 ?). Selon la même source, le secteur a rapporté 34,3 milliards d’euros à l’hexa- gone en 2016 (et selon Capita, 54 millions en 2017). Plusieurs fleurons de l’industrie, comme Club Med, AccorHotels, Air
France et la Compagnie des Alpes sont à la hauteur des enjeux. Du coup, le terreau se montre plutôt favorable pour les jeunes pousses du tourisme. Elles œuvrent dans des domaines aussi variés que l’hébergement, les transports, l’accueil, l’événementiel, les visites guidées ou encore la création et la commerciali- sation de voyages. Nombre d’entre elles jouent de l’éco- nomie collaborative, comme GuestToGuest (échanges de logements) et Click & Boat
néficient d’incubateurs dédiés particulièrement actifs dans le tourisme, comme le Welcome City Lab. P orté par Paris&Co, l’agence de développement économique et d’innovation de Paris, il fut créé en 2013 avec le soutien de la Ville de Paris, Bpifrance et l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris, et compte parmi ses membres fondateurs Aéroports de Paris, Air France, RATP et Galeries Lafayette. Parmi
les start-up qu’il a incubées, figurent Eelway (service de consigne mobile de bagages), Nannybag (stockage de ba- gages), Destygo (chatbot dédié aux acteurs du tourisme, il a levé 1 million d’euros en juin 2017 auprès de Partech Ventures, AccorHotels et le fonds parisien Pole Capital), Groupeer (boîtiers électro- niques pour assurer la sécurité des groupes de voyageurs), The City Helpline (service
STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE
 Décryptage
 France, destination n° 1 dans le monde
Pas de vacances pour les start-up françaises du tourisme
   GuestToGuest : leader tout simplement mondial
• Quand ? Paris, 2011
• Qui ? Charles-Édouard Girard et Emmanuel Arnaud
• Quoi ? Plate-forme d’échange de maisons entre particuliers.
Très vite, GuestoGuest s’est senti des appétits d’ogre. Cinq de ses concurrents ont fini dans son estomac, l’anglais Itamos en 2013, le français Trampolinn et l’espagnol HomeForHome en 2016, l’américain HomeExchange – clientèle luxe – en 2017 et le canadien Echangedemaison.com en avril 2018. De quoi apporter quelque 450 000 maisons à échanger dans 187 pays. « Ces acquisitions nous placent en position de leader mondial, avec plus de 70 % de parts de marché », lâche tranquillement Charles-Édouard Girard. L’entreprise a levé 38 millions d’euros depuis sa création, dont 33 millions en février 2017 auprès de la MAIF, Alyan Group et des business angels, plus 4 millions en 2014.
Une idée innovante signe le succès : l’échange non réciproque. Les membres ne sont pas obligés d’échanger leurs maisons en simultané, ils reçoivent une monnaie virtuelle, des GuestPoints, à chaque fois qu’ils accueillent des membres chez eux qu’ils consacreront à choisir destination et période. L’inscription est gratuite. Le business model repose uniquement sur les services associés aux séjours, en particulier les cautions et les assurances, mais également la vérifica- tion et les GuestPoints payants. Or 89 % des échanges réalisés sur la plate-forme comptent désormais au moins un service payant. Le leader mondial ne compte qu’une centaine de salariés dans ses bureaux de Paris, Boston et Zagreb.
 Click&Boat : 50 % de clients étrangers
• Quand ? 2014
• Qui ? Édouard Gorioux et Jérémy Bismuth
• Quoi ? Plate-forme de location de bateaux entre particuliers.
Dans la lignée de Drivy et Airbnb, Click&Boat offre aux propriétaires de renta- biliser leurs bateaux et aux particuliers de naviguer à moindre coût. Les fonda- teurs ont surfé sur la vague des levées : 200 000 euros puis 500 000 auprès de business angels, 1 million en novembre 2016 auprès d’Olma Fund, puis 4 millions d’euros en juin 2018 auprès du même investisseur. Objectif , s’internationaliser, notamment par rachats de sociétés similares. En 2016, le développement ex- terne a prix aux filets le pionnier Sailsharing, créé en 2012. « 50 % de nos clients sont étrangers. C’est la différence majeure avec nos principaux concurrents dont aucun n’a encore franchi les frontières de son pays d’origine. Notre ob- jectif est de construire la première plate-forme mondiale », explique tout aussi calmement que son homologue d’échanges de maisons Édouard Gorioux. À bord d’une péniche à Boulogne-Billancourt, Click&Boat compte 75 salariés pour 22 000 bateaux enregistrés. L’entreprise ne communique pas son chiffre d’affaires, mais affirme sa rentabilité depuis 2015 pour un versement de 40 millions d’euros aux propriétaires de navires depuis sa création. À partir de décembre 2017, elle a ouvert l’offre aux loueurs professionnels sur sa plate-forme. Modèle écono- mique : une commission de 15 % sur chaque transaction.
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]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[Décryptage
STRATÉGIE & INNOVATION NUMÉRIQUE
   Tourisme, Orchestra, Bnb Sitter et My Travel Mate. Créé en 2010 par André Linh Raoul et Stéphane Thioly, le fonds d’investissement Pole Capital est l’un des plus actifs dans le domaine du tourisme. Parmi la trentaine de socié- tés qu’il compte dans son portefeuille, s’épanouissent Séjourning (plate-forme de location courte durée), Very Last Room (réservation de chambres d’hôtels), Destygo déjà cité ou encore Misterbnb (hébergement et location... gay !). Lasociété de gestion a également lancé son propre incubateur dédié aux start-up du tourisme en mars 2016, au nom évocateur d’Écurie ! « En France, les start-up ont la chance d’avoir accès à un grand nombre de financements, d’aides et d’accompagnements. Il faut donc s’appuyer dessus au maximum, car cet écosys- tème joue un rôle important dans notre réussite », juge Charles-Édouard Girard, le co-fondateur de GuestTo- Guest (lire encadré). Sa so- ciété a été lauréate du Welcom City Lab, de l’accélérateur Scientipolepuis du Réseau entreprendre, du Pass French Tech et sélectionné dans le programme d’initiation aux marchés financiers pour les PME innovantes Techshare pour 2019.
start-up eN
« coMpét »
Pour gagner en notoriété, les jeunes pousses du secteur s’ins- crivent aussi régulièrement à
des concours dédiés comme ceux qu’ont créés l’Organisa- tion mondiale du tourisme et Globalia, par exemple. En juin, c’est Untwo Tourism Startup Competition qui a mis en compétition des jeunes pousses en lien avec le futur des voyages, l’expérience tou- ristique, l’impact environne- mental ou le développement communautaire, dans 164 pays (les inscriptions étaient encore ouvertes début septembre). Des salons spécialisés, comme Next Tourisme et IFTM, en organisent aussi. Un think tank, baptisé Club tourisme et technologies (CTT), qui réunit des décideurs du tourisme et de l’e-tourisme, propose depuis 2013 aux gagnants de son concours de « pitcher » en six minutes leur projet devant ses membres. Le lauréat re- çoit 2 500 euros. L’initiative provient parfois d’organismes publics. En 2017, la Chambre de commerce et d’industrie du Morbihan a créé un concours dédié aux start-up du tourisme nautique.
les start-up Du tourisMe piqueNt où ça fait Du bieN...
En quête d’innovations de rupture, la plupart des grandes entreprises françaises du tou- risme déploient des straté- gies d’open innovation pour identifier et accompagner les jeunes pousses prometteuses. AccorsHotels, par exemple, a créé un département Disrup- tion & Growth pour renforcer
ses liens avec les start-up, il est partenaire de The Camp, un « tiers lieu »◊ dédié à la ville de demain, co-organise un concours, Spark Life Contest, et parraine le salon Viva Tech- nology, le fameux Viva Tech. Et pour cause, nombre de start-up du tourisme aident les grandes entreprises du secteur à optimiser l’utilisation de leurs équipements. TravelCar, par exemple, se propose de ren- tabiliser mieux les parkings des aéroports (lire encadré). Alors que de nombreuses chambres d’hôtels restent vides le dimanche, Staycation les aide à les remplir. L’entre- prise créée en juin 2017 par Mathieu Ecolland, Mathieu Dugast et Kevin Hutchings propose aux Parisiens une plate-forme où réserver à des prix cassés la dernière nuit du week-end dans un hôtel quatre ou cinq étoiles de la capitale. Staycation compte 50 grands hôtels partenaires, dont Mo- litor, Grand Pigalle Hôtel ou encore Le Pavillon de la Reine. Dans le même esprit, Dayuse propose aux hôtels de louer leurs chambres dans la journée. La société française, créée par David Lebée en 2010, a levé 15 millions d’euros en 2016 auprès d’Idinvest Partners et Partech Ventures.
Première par le nombre de touristes, la France n’est que paradoxalement troisiè.me en chiffre d’affaires : et si les jeunes pousses en finissaient avec cette anomalie ?
 TravelCar : sur tous les services de mobilité terrestre
• Quand ? 2012
• Qui ? Ahmed Mhiri et Lofti Louez
• Quoi ? Plate-forme de location des voitures parquées aux aéroports
Comme Drivy et OuiCar, TravelCar est parti de la location entre particuliers. Mais sa clientèle se révèle très précise : les voyageurs qui paient une fortune le par- king des aéroports vont s’envoler en gagnant de l’argent... avec leur voiture. L’idée : la louer à d’autres voyageurs. TravelCar s’est casé dans les principaux aéroports français, dont Roissy, Orly, Lyon et Marseille. Levée de 5 millions d’eu- ros en 2016 et 15 millions en février 2017 auprès de la MAIF – son assureur – et de PSA, notamment pour financer son implantation aux États-Unis, avant de racheter son concurrent français Tripndrive en avril 2017. Lofti Louez : « Notre spécificité est de proposer une solution à tous les internautes qui veulent se rendre dans un aéroport ou qui y arrivent : prendre leur voiture et la garer sur le parking, en louer une, prendre les transports en commun ou un véhicule de tou- risme avec chauffeur... Nous sommes présents sur tous les services de mobilité terrestre. » Modèle économique : une commission prélevée sur les transactions. La société propose aux professionnels du secteur, style Opodo, MisterFly ou Marco Vasco, d’intégrer sa plate-forme en marque blanche ou grise sur leur site, en échange d’une commission. L’entreprise de 80 salariés – dont une quin- zaine dans sa filiale américaine – ne communique pas son chiffre d’affaires, mais assure être rentable en France. « Notre objectif est désormais d’étendre notre réseau d’agences de voyage partenaires, en particulier les agences de voyage en ligne, pour les connecter à nos réseaux de parking. »
 PerfectStay : voyages sur-mesure
• Quand ? 2017
• Qui ? Raphael Zier, Laurent Curutchet, Stéphane Libre et Ludovic Bailly • Quoi ? Plate-forme de location des voitures
C’est un tour opérateur BtoBtoC des grandes marques du tourisme, dans le transport aérien et l’e-commerce, comme Air France, Emirates, venteprivee.com et Corsair. PerfectStay crée des voyages sur-mesure que ses clients présentent sur leur propre site, se charge de la promotion et de la relation clients. Les 80 salariés actuels seront 200 fin 2018. Son chiffre d’affaires a atteint 13,4 millions d’euros dès sa première année d’activité. Levée de 15 millions d’euros en série A en juin auprès de la société de gestion française Partech et de Felix Capital, basé à Londres, pour poursuivre son développement technologique et se déve- lopper à l’international.
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]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[  Créer aujourd’hui
« Le rebond fait partie du business plan » ................................................ p43
Business guides
- Cadeau d’affaires premium ? Plus que jamais le bon réflexe ! .............. p46 - Travail + plaisir = MICE ........................................................................... p52
  CAHIER PRATIQUE
Conseils, astuces et
nouveaux outils
C’est en bonne voie : l’attitude puritaine à l’encontre de l’échec adoptée depuis deux siècles par la France, impitoyable pour les entrepreneurs acculés à la faillite – codes napoléoniens aidant – est en train de disparaître : l’échec n’est
plus une catastrophe, c’est même une chance. Il était temps d’en finir avec nos vieux complexes. D’autant plus que la réussite, en France, rime beaucoup avec cadeaux d’affaires, un marché tonitruant dans la France du luxe. Loin du stylo bon marché et de la clé USB floquée au nom de l’entreprise, le cadeau « premium » s’inspire du haut de gamme, de la gastronomie à la maroquinerie en passant par le stylo de prestige, et le marché est en pleine forme. Une forme qui n’est jamais oubliée du côté des « voyages et séminaires d’affaires » : le MICE - Meetings, incentives, congrès, événementiel  et ses salons professionnels montrent que lentreprise a compris à quel point il était important, quand les budgets sy prêtent, de faire rimer séminaires et congrès avec plaisir et team building. Au fond, trois enquêtes qui sentent la joie de vivre et de travailler.
42 SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[  Créer aujourd’hui
École américaine : il faut nécessairement échouer pour réussir plus tard. École française : l’échec est rédhibitoire, vae victis ! Cette dichotomie à la serpe est en train de vaciller. Nos startupeurs changent la donne : ils échouent et repartent en avant. En se nourrissant de leurs erreurs. Témoignages.
Nicolas Pagniez
Rebondir après un premier échec en- trepreneurial n’est pas chose aisée, certes. C’est pourtant l’écueil qu’ont connu un grand nombre d’entrepreneurs avant de réussir. Chiffre éloquent que la réussite de quelques jeunes pousses occulte : on admet que 90 % des start-up créées en France échouent ! Il est donc souvent plus rare de réussir du premier coup que de se « planter » une ou plusieurs fois avant de se lancer dans le projet qui va mûrir et fonctionner au- delà de ses attentes.
reMoNter eN selle
Or se retrouver seul(e) après un premier échec entrepre- neurial n’invite généralement pas à recommencer tout de suite. Lorsqu’Isabelle Saladin a déposé le bilan de sa première entreprise, une plate-forme d’e-com- merce spécialisée dans la décoration intérieure, son premier réf lexe est de se tourner vers le salariat. « Il m’a fallu très vite rebondir, explique-t-elle, j’étais fichée 040 à la Banque de France et j’avais reçu les huissiers chez moi. Il fallait vite que je trouve un travail et que je fasse rentrer de l’argent. » Elle trouve à l’époque du
travail au sein d’une grande entreprise américaine spé- cialisée dans la conception d’imprimantes. Heureux hasard, le CEO souhaite faire évoluer son modèle économique en vue d’une cession. Il recherche alors une personne capable d’ac- quérir une vision globale de l’entreprise pour la dévelop- per sur des marchés qui lui échappent. Le background d’entrepreneure d’Isabelle Saladin joue à son avan- tage. Son expérience avortée montre qu’elle a su prendre un projet à bras-le-corps et le développer. « La rai- son pour laquelle ils m’ont recrutée, c’est mon expé- rience entrepreneuriale et ma motivation à rebondir vite. C’est le rebond qui m’a valu de me faire em- baucher finalement. » Mais l’échec est-il aussi « bien
est ressenti comme quelque chose de très positif. » Pour- quoi ? « Un entrepreneur qui a “planté” sa société ne fera pas deux fois les mêmes erreurs, ce que les recruteurs d’outre-Manche et d’outre-Atlantique ont bien compris. »
Retrouver un travail en CDI n’est pourtant pas la seule façon de rebondir. Sylvain Tillon, qui avait confondé une première entreprise spécialisée dans les bijoux pour cheveux lors de ses études, voit son entreprise sombrer... six ans après sa création. Si les propo- sitions d’emplois arrivent assez facilement pour cet
du travail pour me rassurer à l’époque. J’en avais trouvé assez facilement, notamment parce que je possédais une vision très globale de l’entre- prise. Mais je n’ai jamais pu m’y résoudre. J’ai préféré me lancer tout de suite dans une deuxième aventure, fort des enseignements du premier échec. » Cette deuxième aventure se nomme Sydo, existe toujours aujourd’hui et revendique 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires.
accepter D’être la source De l’écHec
Car rebondir passe avant tout par une introspection et une compréhension de l’échec.
ce que l’on a mal fait pour tourner la page et ne pas reproduire l’erreur. « Le travail d’introspection que j’ai réalisé sur moi-même a été très important, ex- plique Isabelle Saladin, il m’a fallu tirer les leçons de cette non-réussite et com- prendre ce que j’aurais dû faire autrement et pourquoi je l’avais fait de cette fa- çon-là ». L’entrepreneure identifie trois erreurs dé- terminantes dans l’échec de son premier projet entrepre- neurial. « J’ai sous-estimé l’importance de l’ambition. Mon chiffre d’affaires était en croissance et la courbe des charges l’était tout au- tant. J’ai eu peur et n’ai levé qu’un million d’euros là où j’aurais dû tenter plus. » Isabelle tente une analogie avec le monde du sport : « C’est comme si un sportif disait qu’il visait les cham- pionnats de France au lieu des Jeux Olympiques ! » Sa deuxième erreur ? Avoir minimisé le temps nécessaire pour fédérer autour de son projet. « Nous étions dans une époque où investir dans l’immatériel était considéré comme très risqué. Mon
erreur a été d’avoir sous-es- timé le temps qu’il m’aurait fallu pour convaincre. J’étais tellement sûre de mon pro- jet que je n’ai pas écouté les réserves des financiers et leurs préoccupations. » Troisième erreur identifiée : n’avoir pas sollicité d’aide ni d’accompagnement. Une leçon qu’elle a d’ailleurs tellement retenue qu’elle en fait l’objet de la nouvelle entreprise qu’elle a créée depuis, I&S Adviser : faire accompagner les créateurs dirigeants d’entreprise par des operating partners sur les questions stratégiques. Un modèle qu’Isabelle Sa- ladin a connu, directement importé des États-Unis, lors de ses années salariées entre deux projets : « Dans le cadre de mes fonctions j’ai découvert le pragmatisme des entrepreneurs. Je me suis rendu compte que leur apport opérationnel était l’un des éléments clés pour avancer. »
Ne pas voir trop graND, Ne pas voir trop petit
Sylvain Tillon, lui, identifie plusieurs erreurs à l’origine
CAHIER PRATIQUE
  Deux parcours d’entrepreneurs qui confessent leurs erreurs
« Le rebond fait partie du business plan »
   vu » partout ? Isabelle Sa- ladin confirme l’état d’esprit positif du monde du business anglo-américain : « C’est vrai au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Dans le monde anglo-américain, le rebond
ex-étudiant-entrepreneur, lui aussi fiché 040 à l’époque où cette marque d’infamie existait, il se rend compte qu’il est incapable de signer les propositions de contrat. « J’avais besoin de trouver
Tous les entrepreneurs le martèlent : « Quand on se “plante”, c’est à cause de soi- même. » Pour autant, rien ne sert de se flageller, il est beaucoup plus constructif de chercher à comprendre
Aujourd’hui, le rebond est plus ancré dans les moeurs qu’il y a quelques années
  SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[  CAHIER PRATIQUE
 Créer aujourd’hui
 de l’échec de sa première entreprise. « Nous partions sur un projet protégé par un brevet mondial et avec une distribution mondiale. L’aventure était très exci- tante, mais le brevet nous a, en réalité, davantage posé problème qu’autre chose car nous nous sommes fait atta- quer par un concurrent qui souhaitait une licence alors que nous n’avions pas les moyens de nous défendre », raconte-t-il. Dans ce genre de business et de distribu- tion, le manque de moyens au départ constitue l’autre cause d’échec : « Nous avons parcouru un chemin ex- traordinaire et tenu cette entreprise pendant six ans avec un capital de départ de 15 000 euros. Or ce type de projet exigeait des stocks, ce qu’il était difficile de maintenir avec un capital de départ aussi faible. » Deux autres erreurs ont vacciné Sylvain Tillon. Elles se montrent presque antino- miques : d’un côté avoir vu trop grand trop vite, et de l’autre s’être parfois freiné
par peur de l’échec. « Un marché mondial s’ouvrait à nous, nous sommes donc allés vendre nos produits à l’étranger en même temps que sur le marché français. Avec le recul, c’était une erreur car nous n’avons pas
quasi artisanale. Les bud- gets sont limités, mais ils le paient cher. Enfin, aveu de l’artiste : « Mon erreur a été de ne pas avoir cherché à gagner de l’argent. Ce que je voulais avant tout, c’est que mes bijoux soient por-
vivre et développer l’en- treprise, et se lance. Au dé- part, 8 000 euros de chiffre d’affaires mensuel à deux suffisent, puis le besoin de se staffer arrive. Pour accueillir des stagiaires, le besoin en chiffre d’affaires
vos documents », annonce le pitch du site. Nouvelle aven- ture et... nouvelles erreurs : « Mais je ne refais pas les mêmes ! » s’exclame celui qui apprend au passage que le prix le plus bas n’est pas forcément le plus adéquat. Ou encore que les CV im- pressionnants ne sont pas toujours adaptés à la gestion d’un projet entrepreneurial. Ilenatiréunlivre:100 conseils pratiques pour couler sa boîte (préface de Xavier Niel, Eyrolles).
uN reboND plus facile aujourD’Hui Aujourd’hui, le rebond est plus ancré dans les mœurs qu’il y a quelques années. Isabelle Saladin a par exemple créé les Re- bondisseurs Français, un mouvement d’entrepreneurs pour glorifier ceux qui ont... rebondi. Le 20 septembre, les Restart Awards (où Isabelle Saladin est d’ailleurs nomi- née), sous le Haut patronage d’Emmanuel Macron, ont voulu changer le regard sur l’échec. L’association
60 000 rebonds propose de son côté d’accompagner les entrepreneurs post-faillite. Car si le rebond n’est pas chose aisée, Isabelle Saladin confirme qu’il est presque inhérent à la décision d’en- treprendre. « Il n’y a pas beaucoup d’entrepreneuriat sans rebond. Le B.A.-BA de la création d’entreprise est de prendre des risques, dont celui de chuter. Il ne faut pas que ça freine le projet. » L’entrepreneure préfère à l’image du bébé qui chute avant d’apprendre à marcher celle du cuisinier qui ratera forcément son plat avant de le réussir. « Nous en faisons une montagne dans le monde entrepreneurial et scolaire, mais la chute n’est pas un échec, l’échec c’est de rester là où on est tombé. » Wouah ! Un apho- risme digne de figurer dans un recueil de citations ! Et plus pragmatiq.ue, ce der- nier mot d’Isabelle : « Le rebond fait partie du bu- siness plan. »
 investi 100 % de notre éner- gie sur un seul marché. » Effet trompeur, l’entreprise avait remporté bon nombre de concours dès la première année : « Fort de ces suc- cès nous nous sommes tout de suite structurés pour faire beaucoup alors que ce n’était peut-être qu’un petit projet... » De peur de perdre trop d’argent, l’en- trepreneur et ses associés limitent les investissements, notamment sur les shootings, indispensables pour la vente des bijoux. Ils n’osent pas payer à son prix des prises de vues de professionnels et jouent la carte de la photo
tés. ». Il se souvient, Sylvain Tillon, du jour où il a, pour la première fois, croisé une inconnue dans le métro qui portait ses bijoux. Euphorie dans la tête...
uN seul objectif : gagNer De l’argeNt
Sylvain lance alors Sydo, puis Tilkee. À bord de Sydo, il n’a qu’une idée en tête : montrer (entre autres à sa banquière) qu’il est capable de gagner de l’argent. Il s’associe avec un ami, cal- cule combien ils doivent chacun faire rentrer dans les caisses par mois pour
augmente. C’est une spirale qui va conduire Sydo dans le mur. Aussitôt, Sylvain Tillon crée Tilkee. « Je cherchais, à l’époque Sydo, un moyen d’envoyer les productions à des prospects sans qu’ils puissent les télécharger. Par hasard, j’ai ajouté une couche d’analytics dessus et pu mesurer ce que faisaient ces prospects à partir de mes propositions. Ce qui m’a donné l’idée de lancer Tilkee en juillet 2014. » Des logiciels de tracking de docu- ments numériques ! « Tilkee révolutionne votre manière de vendre en analysant les comportements de lecture de
Notre erreur a été de ne pas avoir cherché à gagner de l’argent
   avec
altoavocats.com
C’est l’été et la saison des mouve- ments au sein des équipes dans les entreprises.
Pour notre cas de ce mois, un entrepre- neur avait décidé de régler avant la rentrée des problèmes structurels au sein de son équipe, des salariés ouvertement hostiles à la direction qui minaient l’ambiance au sein de son entreprise.
Interrogé par cet entrepreneur qui voulait « tous les licencier sans attendre » (sic), nous lui avons recommandé une autre solution avant de passer à une étape plus « dure » : la mise à pied conservatoire. La mise à pied conservatoire est une mesure facultative qui a pour effet de dispenser le salarié de venir travailler pendant tout le temps que va durer la procédure disciplinaire. Autrement dit, le salarié est écarté de l’entreprise dans la mesure où le maintien de celui-ci à son poste de travail, est susceptible de nuire à l’entreprise ou de troubler son bon ordre et ce jusqu’à la notification de la sanction qui sera retenue.
Seule une faute grave ou lourde permet de
justifier le recours à une mesure de mise à pied conservatoire (Cass.soc., 27 nov 2007, n°06-42.780).
La mise à pied conservatoire doit donc apparaître comme nécessaire, c’est-à- dire justifiée par les circonstances. Ce qui exclut, qu’elle puisse être suspendue. La mise à pied conservatoire n’est soumise à aucun formalisme et le prononcé d’une mise à pied conservatoire n’a pas à être précédé d’un entretien préalable. Toute- fois, la lettre qui notifie la mise à pied doit être précise. Elle doit faire référence à la future sanction envisagée et préciser le caractère conservatoire de la mise à pied prononcée. La décision de mise à pied à titre conservatoire doit être motivée et notifiée, à peine de nullité, dans les 48 heures, à l’inspection du travail.
Le salarié doit être exclu jusqu’au prononcé de la sanction définitive. Ainsi, la mise à pied conservatoire peut être requalifiée par les juges en sanction disciplinaire si elle n’est pas immédiatement suivie de l’ou- verture d’une procédure de licenciement. La mise à pied conservatoire est obliga-
toirement rémunérée sauf si la sanction définitive est un licenciement pour faute grave.
Autrement dit, si l’employeur fonde le licenciement sur une faute simple ou un motif non disciplinaire, il doit impérati- vement verser le salaire correspondant à cette période de mise à pied et s’il ne le fait pas, la mesure s’analyse nécessaire- ment en une sanction disciplinaire et ne peut donc être qualifiée de mise à pied conservatoire.
La sanction finalement retenue peut être un licenciement ou une sanction moindre, telle une mise à pied disciplinaire. Conclusion : Avant de vous lancer dans des grands plans de licenciement, des incitations à la démission ou des scènes de tension dans les couloirs de votre entre- prise, n’hésitez pas à utiliser des solutions intermédiaires, des voies disciplinaires qui permettront de définir plus finement le degré de tension avec un salarié. Si un élément de votre équipe est toujours défiant malgré de telles mesures, vous pourrez alors envisager le licenciement définitif.
Se séparer d’un salarié ouvertement hostile à la direction, est-ce possible ?
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Le droit en pratique
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]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[  Les classiques du genre – high-tech, stylos de prix, maroquinerie de marque, gastronomie... – restent indémodables. Pour autant, le marché des cadeaux d’affaires premium
n’est pas stagnant. Avec, en parallèle, le fort développement des offres d’incentive. Visite dans les allées du salon ad hoc.
Jean-Marie Benoist
«O
ses clients ou de récompen- ser des partenaires ou des employés, souligne Béné- dicte Barraqué, responsable du développement du pôle Cadeaux et Entreprises de Fauchon. Même quand le contexte se montre sévère, offrir un cadeau sera toujours un outil fort pour le rela- tionnel. » Mais si le marché reste porteur, il n’en connaît pas moins de nouvelles évo- lutions. Notamment, selon l’étude menée chaque année par Omyague, en 2018 13 % des entreprises avaient voté des budgets cadeaux de plus de 150 euros, une augmentation de3%enunan.Etpour- tant, les budgets demeurent plutôt stables, même si près d’un quart des entreprises voient leurs moyens en la matière augmenter. « Les clients recherchent aujourd’hui la valeur perçue. Ça se voit dans le choix des produits, souligne Bénédicte Barraqué. Il existe une vraie envie de tirer la qualité vers le haut, ce qui, pour moi, est là de façon durable. » En fait, la tendance, constante, vise à réduire le nombre de réci- piendaires, mais au prix de cadeaux « marquants ». Il s’agit d’une sorte d’optimi-
une étude menée en 2017 par CSA Research, l’objet publicitaire est plus que bien perçu par les Français : 89 % les trouvent sympathiques, 77 % veulent recevoir et 75 % se souviennent toujours ou la plupart du temps de la marque. Par son efficacité, « le cadeau d’affaires fait
écosystème.
À l’heure du numérique et des échanges dématérialisés, l’aspect tangible du cadeau d’affaires reste un de ses prin- cipaux atouts. Par exemple, si le chèque-cadeau « marche » très bien dans les activités de fidélisation et de boutiques internes, il est de moins en
de valoir plus que ce qu’il n’a coûté.
Autre avantage, toute entre- prise, quel que soit son secteur d’activité, est en mesure de tirer bénéfice des cadeaux destinés à sa clientèle ou à son personnel. « Selon mon expérience, si une entreprise ne recourt pas à la pratique,
qualité, d’exception, souligne Nathalie Cozette. Ce qui n’est pas nécessairement synonyme de luxe : ce peut être un pro- duit issu d’une start-up... L’important est de “marquer” celui ou celle qui reçoit. » Le cadeau reflète l’image de l’entreprise. Il doit traduire l’appréciation qu’elle porte à la personne à laquelle elle l’offre. Pour toucher juste, il est de plus en plus important de bien connaître son client, son prospect, échanges réels né- cessaires à la clé. Tout ne peut pas se décider via un écran. « Le lien humain est primor- dial afin de pouvoir répondre voire anticiper les besoins du client, affiner et comprendre ce qu’il attend, les valeurs ou messages qu’il souhaite transmettre afin d’être une force de proposition perti- nente, souligne Florence Lab- be-Brun. Cette connaissance “physique” du client est par ailleursen outre essentielle pour la fidélisation. » C’est tout l’enjeu d’un choix juste. Mais dès lors que l’on a su choisir un cadeau selon des informations pertinentes glanées sur le/la bénéficiaire, trouver l’objet est devenu beaucoup plus facile depuis quelques années : les boutiques en ligne ont véri- tablement changé la donne, surtout celles qui agrègent les offres de plusieurs marques. Mais un facteur reste essen- tiel : la disponibilité. Que l’on parle de cadeau d’affaires en général ou de cadeau premium, le critère principal n’est pas nécessairement le prix, mais que la demande puisse se voir satisfaite en temps et en heure – et obtenir la quantité demandée quand on en a be- soin. « Il faut savoir trouver les solutions afin que les demandes particulières trouvent une réponse favorable », explique Florence Labbe-Brun. En témoigne le site en ligne de
CAHIER PRATIQUE
 Business guides
 Cadeau d’affaires premium
Plus que jamais le bon réflexe !
  n aura tou- jours besoin
de remercier
sation des dépenses : en un sens, on recherche l’impact maximum selon son budget. « Dans l’univers du cadeau d’affaire premium, les entre- prises raisonnent souvent en termes de gammes de prix : il y a les cadeaux raison- nables, les intermédiaires, et les VIP, par exemple, ex- plique Florence Labbe-Brun, Corporate Gift Director la maison S.T. Dupont. On se dirige aujourd’hui vers plus de segmentation. »
Autre évolution : le rythme de l’activité évolue. Si le marché du cadeau d’affaires reste très centré sur les périodes de fin d’année, « de plus en plus d’opérations se font dans le courant de l’année, sur des besoins ponctuels : anniversaire, événement à l’occasion desquels on veut offrir un cadeau en lien avec le thème de son opération, décrit Florence Labbe-Brun. Sans parler de l’avalanche de cadeaux à l’occasion des salons professionnels. La saisonnalité a tendance à être moins marquée. »
Des effets retour toujours aussi forts
Si le cadeau d’affaires conti- nue à se bien porter, dans tous les sens du terme, c’est qu’il se révèle efficace. Selon
partie du marketing-mix et d’une vraie stratégie multi- canal pour les entreprises », estime Florence Labbe-Brun. Mais le cadeau d’une entre- prise porte au-delà de l’objet publicitaire en tant que tel. « Un cadeau premium déploie une dimension valorisante, capable de créer et d’entretenir un lien émotionnel », estime Alexandre de Louvencourt, fondateur du Cadeau Fran- çais. C’est un facteur très fort de fidélisation, en plus de jouer le rôle d’un élément essentiel de la construction et de la consolidation de son
moins offert. « En matière de cadeau d’affaires, les cartes et les chèques cadeaux sont des solutions intéressantes quand on hésite trop entre plusieurs choix, ils ont l’avan- tage d’être simples et rapides à mettre en place, souligne Bénédicte Barraqué. Mais ils sont moins “excitants” qu’un objet physique, et, surtout, ils affichent une valeur faciale. » C’est un désavantage : le seul critère d’évaluation devient le montant, alors que par son aspect visuel et sa présence, un coffret, par exemple, don- nera souvent l’impression
c’est davantage lié à la per- sonnalité du décisionnaire qu’avec l’activité de l’entre- prise », estime Alexandre de Louvencourt.
cHoisir soN caDeau
La notion de cadeau premium a évolué. Depuis la loi Ha- mon et l’arrivée d’un mon- tant maximum annuel par personne au-delà duquel il faut les déclarer en avantages en nature (lire encadré), les budgets ont diminué. Déclarer leurs cadeaux ? Pas question pour les bénéficiaires !
« Il faut que l’objet soit de
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]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[  CAHIER PRATIQUE
 Business guides
    La Wand (baguette magique) de ST Dupont a été conçue notamment avec l’idée de proposer un objet embléma- tique de la marque – un briquet – qui puisse être utile pour des non-fumeurs. (Photo ST Dupont)
Le Made in France, s’il coule de source pour la gastronomie, est aussi une tendance forte pour les objets. (photo Le Cadeau Français)
Le champagne
reste un grand classique lorsque l’on veut faire plaisir, surtout en période de fin d’année. (Photo Pol Roger)
l’un des fleurons du cadeau d’affaires, Longchamp. La page d’accueil, sobre, vise à l’efficacité avec ses entrées « femme », « homme », puis ses liens « pliage » (des sacs origami propres à Longchamp), « petite maroquinerie », « ac- cessoires », « bagages », pro- messe de livraison « en 2 à 4 jours ouvrés » à la clé.
qualité, excelleNce, utilité
Le cadeau premium s’attire toujours un peu les mêmes adjectifs : qualité, exception, excellence... C’est en grande partie parce que les critères de choix d’un cadeau restent les mêmes : la qualité, le prix et l’originalité restent les cri- tères les plus cités dans l’étude 2018 d’Omyague. De même, la gastronomie (produits de bouche et alcool, notamment le champagne), les accessoires de bureau et la maroquinerie do- minent toujours le secteur. La domination du cadeau qui se déguste s’explique par l’attrait puissant de... la gourmandise. « En un sens, on est aussi sûr de réussir son opération : quel
offert. Aujourd’hui, le critère de réussite passe par l’utile. « Le cadeau d’affaire reste un objet de consommation à destination d’un individu, estime Alfred de Louvencourt, fondateur du Cadeau Français. Les tendances générales de consommation l’impactent. » En témoigne le dynamisme des secteurs de la high-tech et du multimédia, des objets connectés. « Les profession- nels constatent une demande à la hausse d’objets high-tech ou connectés, explique Erika Dotte, responsable communi- cation chez Weber-Stephen. Et pour répondre à cette forte de- mande, nous avons notamment référencé nos thermomètres connectés iGrill Bluetooth ou nos BBQ connectés dans notre offre de cadeaux. » Une demande croissante qui cor- respond également aux com- portements de consommation des nouvelles tranches d’âge qui arrivent dans l’écosys- tème de l’entreprise. Mais même si l’électronique au sens large reste un secteur très dynamique, certains objets y semblent néanmoins un peu en perte de vitesse. « Les gens
bio est incontestable, et l’on commence à nous demander des alternatives à l’alcool », décrit Alexandre de Lou- vencourt. Mais cette volonté d’acheter local s’étend aussi aux objets. « Nous avons obtenu le label EPV (Entreprise du patrimoine vivant), décerné aux entreprises françaises au savoir-faire particulier, et c’est pour nous un vrai atout, explique Florence Labbe-Brun. Et nous sommes également au comité Colbert [association consacrée à la promotion de l’industrie française du luxe en France et à l’étranger, ndlr]. Ce sont des arguments forts pour nos clients qui recherchent des maisons incarnant capables d’incarner l’excellence et le plaisir d’offrir à la franccaise. »
persoNNalisatioN et HyperpersoN- NalisatioN
Pour les marques acteurs du cadeau d’affaires, le dé- veloppement de services est devenu essentiel. Il ne suffit plus, aujourd’hui, de proposer un éventail pertinent de pro- duits : il faut, par exemple, pouvoir conseiller et accom-
       Quelle que soit la nature ou la
fonction de l’objet, il en existe aujourd’hui une version connectée, comme les thermomètres connec- tés iGrill de Weber.
(Photo Weber-Stephen)
La marque donatrice
doit souvent s’effacer devant l’impact de la marque même de l’objet
 La gastronomie domine toujours le secteur, en jouant pleinement les cartes du plaisir et de l’excep- tion. Sans oublier qu’un coffret offert devient souvent l’occasion d’un moment social (sauf si l’on est du genre à ne pas partager ses chocolats...) (Photo Fauchon)
que soit l’âge ou la personne, déguster de bonnes choses lui fait toujours plaisir », sourit Bénédicte Barraqué.
Mais même si les tendances en matière d’objet restent stables, le marché, lui, ne reste pas statique. Côté objets, le critère de l’utilité prend de plus en plus d’importance. Le cadeau est d’autant plus efficace et marquant s’il entre dans le quotidien de son bénéficiaire. Hors de question que le cadeau finisse sa vie au fond d’un tiroir ou soit... revendu ! Or, grâce à la multiplication des places de marchés, la revente n’a jamais été aussi facile. Il faut donc marquer sur la du- rée, que l’objet accompagne celui ou celle à qui il a été
sont déjà équipés, estime Na- thalie Cozette, directrice du salon Omyague. En revanche, les accessoires liés à ces objets sont en pleine croissance. » Outre l’utilité, l’autre tendance forte du marché est devenue le made in France. « C’est un ar- gument que j’utilise beaucoup et qui prend une importance croissante, renchérit Béné- dicte Barraqué. Les clients recherchent le savoir-faire français. » Après tout, le luxe et la gastronomie restent deux des secteurs forts de l’hexa- gone... Le champagne – et le duo champagne/foie gras – continuent de dominer le paysage. « Il se manifeste cependant quelques évolu- tions notables : la montée du
pagner le client. Ou pouvoir apporter une touche à part : la personnalisation est ainsi de plus en plus pratiquée et de plus en plus disponible. Mais plusieurs degrés de per- sonnalisation entrent en jeu. • Poser sa marque sur le cadeau est une pratique courante. Elle ne doit pas se montrer systé- matique. Le produit devient un vecteur média, tout aussi efficacement que la mention de l’origine du cadeau. L’image de la marque, l’idée du luxe sont associées à l’entreprise. En revanche, si le cadeau n’est pas de haut standing, il risque de devenir un simple objet pu- blicitaire – et la valeur émo- tionnelle n’est plus du tout la même. La marque donatrice
  Qui dit cadeau premium ne signifie pas toujours objet de luxe au sens où on l’entend, mais la valeur d’une brosse à dent électrique haut de gamme atteint plusieurs centaines d’euros. (Photo Philips)
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]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[                                                               CÉLÉBRER
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 Business guides
 doit donc souvent s’effacer devant l’impact de la marque même de l’objet : c’est tout l’effet de l’aspect premium. « En terme de personnalisation, la personnalisation de l’écrin est un bon compromis afin de ne pas dénaturer le présent, et celace qui constitue une grande partie des opérations
grande importance dans le monde des cadeaux d’affaires. Certains prestataires, au contraire, jouent la carte de l’ultrapersonnalisation, jusqu’au destinataire même du cadeau. L’idée est de créer une véritable expérience. « La combinaison d’un packaging personnalisé et d’une carte no-
produit, décrit Erika Dotte. Par exemple, nous offrons des services avec prestation de chef comme Grill Master BBQ à domicile pour des nombres de convives définis. » Il faut, bien sûr, atteindre une certaine quantité pour la pres- tation soit envisageable, mais dans certaines circonstances,
 Loi Hamon, un cadeau... fiscal à bien gérer
La loi Hamon a rendu la fiscalité des cadeaux d’affaire rigide, certes, mais simple – et elle a produit un effet profond sur le marché. En jouant sur deux leviers : récupération de TVA et la déduction des dépenses du bénéfice imposable. Dans le premier cas, s’il est théoriquement interdit de récupérer la TVA sur les biens offerts sans contrepartie ou moyennant une rémunération très inférieure au prix normal, existe une exception à la règle : une entreprise peut déduire la TVA acquittée lorsque le présent est de faible valeur. Le seuil décisif a été fixé à 69 euros par an et par bénéficiaire en juin 2016, en augmentation par rapport au précédent de 65 euros. Attention cependant : ce seuil inclut non seulement les cadeaux eux-mêmes, mais également les frais annexes tels que les frais de port, les emballages, etc.
Pour les déductions de dépense, les règles diffèrent. La loi explique que les ca- deaux d’affaires destinés aux clients sont déductibles du bénéfice imposable quand ils sont réalisés dans l’intérêt direct de la bonne marche ou du dévelop- pement de l’entreprise, et ne mentionne pas de limite liée à la valeur du cadeau. En revanche, si les dépenses sont jugées excessives, elles risquent de se voir réintégrées aux bénéfices. De plus, si le montant par an et par personne a dé- passé 3 000 euros, la somme doit être mentionnée dans la déclaration fiscale annuelle de résultat de la société.
 Les marques autos ou bateau font parfois réaliser
des articles de maroquinerie spécialement adaptés à leurs véhicules
 de personnalisation que nous menons », confirme Florence Labbe-Brun. L’entreprise s’as- socie de façon durable au ca- deau en gardant au maximum l’effet marque. C’est aussi la solution la plus économique et la plus rapide, notamment grâce aux progrès technolo- giques accomplis en matière d’impression. N’oublions pas que le temps est devenu d’une
minative – qui l’offre et à qui – est un signal fort », souligne Alexandre de Louvencourt. Là encore, l’impression est la solution la plus abordable. Mais rien n’interdit de person- naliser produits ou prestations sur-mesure. « Quelques clients nous demandent notamment de leur concevoir des expé- riences authentiques en allant au-delà de la pure dotation
c’est un plus indéniable : les marques automobiles haut de gamme – ou de bateau – font ainsi parfois réaliser des articles de maroquinerie spécialement adaptés à leurs véhicules. « Notre manufac- ture et nos artisans sont fiers de travailler sur des projets parfois complexes, n. Nous avons par exemple travaillé avec l’Association des pilotes
d’Air France, qui nous a de- mandé de personnaliser des stylos Défi, en les décorant à l’image du Boeing 747, qui allait arrêter de voler, décrit Florence Labbe-Brun. Mais la personnalisation est allée bien au-delà : notre client nous a demandé de mettregraver les initiales et le nombre d’heure de vol passées sur cet avion pour chaque pilote. Un stylo était ainsi unique – et ils étaient d’ailleurs numérotés. » D’un point de vue logistique, pour la marque, répondre à une demande de ce type revient à lancer une série limitée. Difficile de faire plus spécial.
fiDélisatioN et
incentive
Un peu en dehors du cadeau d’affaires à strictement parler, une activité en fort développe- ment concerne la fidélisation et les programmes d’incen- tive. « Grâce à des cumuls de points, on permet à des salariés, des clients ou des partenaires d’acquérir des lots, explique Pascal Evanno, National Account Manager chezPhilips.Cenesontpas des cadeaux. » Premier grand avantage de l’activité : proposer plusieurs produits dans l’année et augmenter le panier moyen. Et c’est un outil très efficace de
fidélisation. Evanno : « Beau- coup de sociétés le proposent à leurs clients. Tout achat est intégré dans le programme, les points ouvrent la possibi- lité d’acheter des objets dans une boutique réservée à la structure. » Le secteur des fournitures de bureau est par- ticulièrement coutumier du fait. Des opérations parfois hebdomadaires se fondent sur l’idée que toute commande déclenche la réception du cadeau de la semaine. Dans le genre, la machine à café est un classique. L’avantage est que le système s’adapte à tous les secteurs d’activité et que les employés du cataloguiste en bénéficient si l’entreprise le décide.
L’incentive est plutôt à la mode ces derniers temps. Ces plates- formes de motivation et de challenge – qui en soit ne sont pas nouvelles, mais que la technologie rend plus facile d’accès – vont attirer de nou- veaux clients. « Nous lançons en septembre un nouveau service : la personnalisation, pour des corporations, de placesdemarchésouvertesà leur organisation », explique Nathalie Cozette. Premiers clients : les avocats de France, qui vont bientôt ouvrir sur leur site un nouvel onglet « cadeau
d’affaires ».
Ces boutiques internes sé- duisent les jeunes générations comme les moins jeunes. Tout le monde y trouve son compte par les objets. Elles sont donc particulièrement intéressantes pour les entreprises de grande taille qui y souscrivent vo- lontiers, encouragées par des offres clé en main. « Des agences spécialisées mettent en place ces boutiques, et nous, nous vendons à ces agences, explique Pascal Evanno. Une autre des solutions proposées est de donner accès à notre boutique avec un tarif pré- férentiel. » Pour les acteurs du cadeau d’affaires, c’est un excellent moyen de générer plus de revenu pendant la morte-saison, puisque l’ac- tivité est continue sur toute l’année. Les objets ne sont pas nécessairement premium, mais les prix grimpent faci- lement. Puisque l’on choisit ce qui reste une récompense, pourquoi ne pas opter pour le modèle haut de gamme de brosse à dents électrique, au lieu du modèle de base ? Oudema.chineàexpresso? Ou le tire-lait dernier cri ? Après tout, il s’agit de se faire plaisir...
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[                  ]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[  Business guides
CAHIER PRATIQUE
  Tourisme d’affaires
Travail + plaisir = MICE
 l’accessibilité seront d’ac- tualité. En anticipant ces tendances, l’industrie du MICE favorisera l’enga- gement des participants et maximisera le retour sur investissement des ac- tions événementielles de ses clients, en créant au passage autant d’opportu-
toujours là pour travail- ler – mais elle s’accom- pagne désormais d’autres activités, voire d’un cadre entièrement nouveau. Mais même si les événe- ments professionnels se réduisent dans le temps et dans l’espace, il demeure difficile pour les entre-
 gée, 2018 s’annonce comme une année pleine d’oppor- tunités pour les acteurs du secteur du MICE, prédisait naguère Vincent Roux, consultant spécialisé. Indéniablement, l’expé- rience client, l’essor des nouvelles technologies et les questions liées à
L’industrie en question génère en France 7,5 milliards d’euros par an.
 Les pros disent MICE : Meetings, Incentives, Congrès, Événementiel. Naguère on se contentait de voyages d’affaires. Un savant mélange d’activités liées à la fois au tourisme et au monde professionnel. Dans un marché en perpétuel mouvement, les prestataires du secteur doivent faire preuve d’un grand professionnalisme, de créativité, de rigueur et de souplesse pour se démarquer.
Jonathan Nahmany
«A
près une année 2017 plutôt miti-
nités de créer davantage de valeur ajoutée. » L’in- dustrie en question génère en France 7,5 milliards d’euros par an. Autant de retombées économiques indirectes du secteur sur l’hôtellerie, la restauration, la mobilité, les dépenses liées au shopping et à la culture. Soit près d’un si- xième des recettes touris- tiques globales du pays. La tendance frémissait depuis quelques années, elle est maintenant bien installée. La réunion classique dans une salle de séminaire avec présentation PowerPoint n’est pas morte – on est
prises de s’en passer. Selon l’étude Coach Omnium 2017, neuf participants sur dix sont enthousiastes à l’idée de partir en conven- tion ou en séminaire. Les entreprises confirment donc qu’elles ont besoin de réunir leurs troupes. Finalement, rien ou presque ne saurait remplacer ces rencontres.
Marquer les esprits et retrouver
uNe coHésioN D’équipe Expérience et plaisir guident le choix du lieu.
  La sécurité, un critère de haut vol
La sécurité des voyageurs d’affaires reste la principale préoccupation des en- treprises, au point de devenir le premier critère de définition d’une politique voyage. Les enjeux de sécurité constituent aujourd’hui une donnée de plus en plus intégrée à l’organisation d’événements. Ils n’empêchent pas les sociétés de se réunir et ne sont pas forcément dans tous les esprits, d’après la seconde enquête réalisée sur ce thème par Coach Omnium pour connaître l’impact des attentats en France sur le marché des séminaires et conventions. Une enquête révèle que les conséquences économiques ont été peu notables, avec un impact quasiment imperceptible à nul sur la demande. À peine 4 % des entreprises in- terrogées se déclarent affectées au point d’avoir modifié leurs habitudes, com- mandes ou même décidé d’annulations de manifestations. Contrairement à la clientèle touristique étrangère, les MICE (88 % des entreprises concernées) et plus largement la clientèle d’affaires, sont peu influencés par ces événements dramatiques. Les réunions professionnelles stratégiques doivent continuer à fonctionner dans l’intérêt de l’entreprise.
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]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                                         Choisissez le charme de cette demeure de prestige nichée au cœur de la forêt de Chantilly pour un séminaire sur mesure !
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]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[  Business guides
CAHIER PRATIQUE
    Airbnb : la formule Business Travel Ready cartonne
La plate-forme de location touristique Airbnb s’installe sérieusement comme l’une des solutions les plus prisées par les voyageurs d’affaires qui re- cherchent une expérience authen- tique de voyage. Parmi les tendances fortes de l’année dans le secteur : l’émergence du voyageur comme co- constructeur des politiques voyage, selon le Baromêtre européen du voyage d’affaires d’American Express Global Business Travel. Les salariés de 250 000 entreprises dans le monde ont déjà utilisé Airbnb pour des voyages d’affaires et 15 % des séjours sous l’égide Airbnb sont des voyages pro- fessionnels. Les voyageurs d’affaires utilisateurs étendent de plus en plus leurs déplacements pour inclure un week-end. « La France est dans le top 3 des destinations mondiales pour les
voyages d’affaires réservés sur Airb- nb. Le nombre de séjours payés par des voyageurs d’affaires en France sur Airbnb a été multiplié par 4 au cours de l’année 2016, au-delà de la croissance mondiale », révèle Jon Lie- btag, directeur de la division Voyages d’affaires d’Airbnb (Airbnb for Work). Ces voyageurs d’affaires cherchent leur bonheur directement parmi des logements « Business Travel Ready » qui disposent tous de wifi, d’un check- in accessible 24 heures sur 24, d’un espace de travail séparé... En France, on dénombre plus de 150 000 comptes de voyageurs d’affaires enregistrés sur Airbnb, et l’hexagone compte également le plus grand nombre de logements « Business Travel Ready » en-dehors des États-Unis.
 Quitte à réduire le nombre d’événements organisés, les entreprises soignent les rassemblements qu’elles conservent et veulent frap- per fort. Et c’est au mo- ment de choisir le lieu de l’événement qu’elles ont
Team Yachting, en est un expert : « Nous possédons tous les types de bateaux possibles, à voile et à mo- teur. Le bateau va servir à tout type d’événements, team-building, incentive, séminaires, congrès... Nous
se mettre en quatre pour accueillir cette clientèle professionnelle. C’est le cas, par exemple, du Parc Astérix. Il vient d’étoffer son équipe pour développer l’accueil de conventions et séminaires, va également étendre ses dates d’ouver- ture aux entreprises pour un accès au parc toute l’an- née alors qu’il reste fermé au grand public pendant l’hiver. « Nos clients re- cherchent des lieux toujours plus originaux et désertent les traditionnels hôtels de banlieue, note Quentin Dumail, responsable du développement conventions et séminaires du Parc Asté-
 En 2017, Paris a accueilli 190 congrès internationaux. La France se classe 6e du palmarès ICCA, avec 506 congrès.
 des chances de faire la différence pour marquer les esprits, qu’elles réunissent leurs commerciaux pour le lancement d’un nou- veau produit, une équipe pour renforcer sa cohé- sion ou leurs partenaires pour une soirée de gala. Et certains formats sortent vraiment du lot. Romain Lépine, PDG associé de
tenons surtout le discours qu’il s’agit d’une hérésie de venir sur la Côte d’Azur sans pratiquer d’activité nautique. Pas non plus besoin d’avoir le pied ma- rin pour participer à une activité nautique. 95 % de nos participants sont des néophytes. » D’autres lieux ont bien intégré cette tendance aussi quitte à
rix. Nos infrastructures les accueillent pour organiser des réunions, avec notre centre de conventions ou- vert depuis peu, et notre capacité hôtelière passera de 300 à 450 chambres en 2019. Du team-building de dix personnes jusqu’à la convention de 1 600 personnes, nous pouvons tout envisager. » Certains
  Lemon Tree : de l’humain dans le parcours numérisé
« Créer et développer votre événe- ment d’entreprise en trois clics », promet en titre d’accroche, sur sa page d’accueil, cette plate-forme nu- mérique de création et de réservation d’événements d’entreprises. Créée en 2017, elle propose aux organisateurs une complète autonomie dans leurs parcours en sélectionnant leurs cri- tères : date, nombre de participants, type d’événement. « Notre objectif est que les personnes qui organisent ces événements au sein des entreprises, typiquement les assistantes de direc- tion ou commerciales, construisent
leur événement en trois clics », sourit Hicham Chagraoui, co-fondateur de Lemon Tree. « Les utilisateurs ont l’ha- bitude aujourd’hui d’être autonomes. Grâce à notre outil, ils gagnent du temps et de l’argent. Mais même en numérisant toute la chaîne de valeur, nous ne pouvons pas remplacer la partie humaine dans ces événements qui sont toujours stratégiques. » Le- mon Tree place des ambassadeurs à disposition qui interagissent avec les clients sur la plate-forme, mais qui sont aussi présents sur place lors de l’événement.
 54 SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
Les complexes hôteliers de prestige ont tous désormais développé une offre de tourisme d’affaires, à l’exemple du Dolce Fregate de Provence.
]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[  Business guides
CAHIER PRATIQUE
  souhaitent profiter pleine- ment des activités qu’un tel lieu leur offre. « Les participants sont deman- deurs de sensations fortes, constate Quentin Dumail. De la privatisation d’une attraction à l’organisation d’une course de drakkars sur le lac en passant par un atelier de construction de chars romains, nous pouvons tout imaginer. On ressent vraiment un besoin important de se lâcher, de retrouver une cohésion d’équipe. »
DégustatioN De viN, pratique Du golf, pétaNque, yoga, paDDle...
Si les lieux atypiques et originaux ont le vent en poupe, les hôtels restent tout de même incontour- nables pour l’organisation
et temps de travail afin d’optimiser l’agenda des participants. Jusqu’à les servir au trou n°10 qui offre la plus belle vue sur la Méditerranée. »
Les structures hôtelières s’appuient malgré tout sur des fondamentaux, comme l’explique Patricia Cri- qui, directrice commer- ciale hôtellerie au sein de groupe Barrière, dont les MICE représentent 30 % du chiffre d’affaires : « Notre attractivité repose sur quatre piliers : la qua- lité du service Barrière, la variété des activités que nous proposons, la capacité de nos hôtels et l’accessibilité de nos éta- blissements pour notre clientèle européenne ou internationale. » Et loin de se satisfaire de ces acquis, le groupe Barrière mise
nement. Les entreprises attendent aujourd’hui un retour sur investissement des événements qu’elles organisent. Pour répondre aux attentes, nous utili- serons au besoin tous les espaces des hôtels, mais aussi les alentours, pour proposer des respirations ou des activités, et ainsi sortir de la traditionnelle pause-café dans le couloir face à la salle de réunion. » Parcours de golf au Tou- quet, dégustation d’huîtres sur la plage de Deauville, pause yoga autour de la piscine ou cours de paddle, tout est imaginable pour offrir une réelle expérience aux participants. Le groupe Barrière propose même la possibilité de privatiser entièrement un établis- sement, de quoi laisser libre cours à l’imagina-
  Du team-building de dix personnes jusqu’à la convention de 1 600 personnes, nous pouvons tout envisager (Quentin Dumail, Parc Astérix).
  de certains événements. Ils doivent se renouveler sans cesse et s’adapter à la de- mande en pleine évolution des clients professionnels. À titre d’exemple, l’hôtel resort Dolce Fregate Pro- vence (4 étoiles), entre Bandol et Cassis, possède un certain nombre d’atouts pour séduire la clientèle d’affaires. « Nous sommes le plus vaste complexe du Var. En tant que tel, tout est possible en termes d’animations et d’activi- tés... La satisfaction de nos clients est notre crédo et nous pratiquons notre métier dans la bonne hu- meur..., explique Catherine Jenoudet, directrice com- merciale. Dégustation de vin, tournoi de pétanque, initiation au golf... les apéritifs thématiques as- surent une transition simple et efficace entre activité
lui aussi sur la notion de plaisir. « Aujourd’hui, c’est une notion essentielle que nos clients cherchent à intégrer dans leurs événe- ments, note Patricia Criqui. Nous essayons donc de décloisonner notre offre et de comprendre avant tout l’objectif et le message que doit faire passer l’évé-
tion de l’entreprise pour personnaliser les lieux à son image, utiliser le hall d’entrée comme salle de réunion, décloisonner les espaces, etc.
vers uNe « pHy- gitalisatioN » Du secteur
« Les entreprises déploient
 Congrès, foire et salons, un
terrain qui rapporte
Les foires et salons sont à l’origine de retombées annuelles évaluées à 5,76 milliards d’euros dont près de 3 milliards pour les professionnels du tourisme, des transports et du commerce dans les territoires qui les accueillent. Côté congrès, la capitale française est numéro 2, détrônée cette année par Barcelone, du tout dernier classement ICCA. En 2017, Paris a accueilli 190 congrès inter- nationaux. Plus largement, la France se classe 6e du palmarès ICCA, avec 506 congrès.
 56 SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[  CAHIER PRATIQUE
   SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr 57
]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[  CAHIER PRATIQUE
 Business guides
   L’actualité salons du moment voit double : du 25 au 28 septembre s’ouvre la 40e édition d’IFTM Top Resa, l’in- contournable des professionnels du tourisme, juste après le 24eSalon Réunir France et Meedex Internatio- nal au Carrousel du Louvre, réservé aux « collaborateurs en entreprises, agences et associations qui parti- cipent à l’organisation des séminaires, congrès, incentives et événements ». Parmi les conférences piquantes de l’événement, visez Réinventer les sé- minaires à l’âge desdigital native, pour qui des « lieux disruptifs » s’im- posent, objet d’une autre conférence !
Du côté d’IFTM Top Resa, on ne quit- tera pas Paris cette année (Porte de Versailles), mais l’on s’organise en « Villages » (Destination France, La montagne, Les tour-opérateurs, La croisière, Le travel hub, Le digital, La tech zone et le Village des influen- ceurs).
Rendez-vous à Paris
  Nous pouvons servir nos clients au trou n°10 qui offre la plus belle vue sur la Méditerranée (Patricia Criqui, Dolce Fregate).
une activité assez intense, elles semblent sorties de l’ornière de ces dernières années, mais elles ne dé- pensent pas à tout-va pour autant, poursuit Patricia Criqui. Les budgets sont étudiés avec précision, mais la bonne nouvelle est que les entreprises re- commencent à sortir de leurs murs pour organi- ser leurs réunions. » Les
organisateurs n’ont pas forcément des budgets plus restreints, mais il s’agit aujourd’hui de prendre en compte plus lorsqu’on or- ganise un événement : les besoins technologiques, la restauration – les partici- pants veulent aujourd’hui bien manger –, les activi- tés ludiques, etc. Prévoir plus d’activités créatives coûte forcément plus cher.
Sans parler des enjeux de sécurité qui ajoutent un poste de dépense. »
En outre, l’essor continu des intelligences artifi- cielles, de la réalité vir- tuelle et la mobilisation des réseaux sociaux (avant, pendant et après l’événe- ment) représentent autant de leviers de croissance à saisir. Sur le moyen terme, il est certain que ces tech-
nologies vont conduire à une véritable « phygita- lisation » du secteur, au- trement dit mêler à terme événements physiques et activités numérique en continu, pour maximiser la valeu.r ajoutée de l’évé- nement et son retour sur investissement, à moindres coûts.
   avec
ethic.fr
La protection des données personnelles et la mise en conformité avec les réglemen- tations nouvelles sont devenues plus que jamais un enjeu majeur pour les entreprises. D’une part le Règlement général sur la protection des données (RGPD) entré en application le 25 mai dernier, a conduit de nombreux acteurs à revoir leurs pratiques de collecte et de traitement de données personnelles, notamment au regard de sanctions qui incitent fortement à la mise en conformité. D’autre part, l’actualité, au premier rang desquelles l’affaire Cambridge Analytica, a démontré les risques de l’ex- ploitation massive des données personnelles qu’il s’agisse de vie privée, d’intelligence économique voire même d’influence sur les processus démocratiques.
Face à ce nouveau paradigme, les entre- prises doivent donc intégrer dans leur transformation numérique la protection des données personnelles. Dans le méandre d’offres sur le marché de la protection des données personnelles, la question légitime
du chef d’entreprise est de savoir quelles solutions appliquées à son entreprise. Au-delà des recommandations de la CNIL, le réflexe de se tourner vers des acteurs français ou européens dont le modèle économique n’est pas basé sur la captation massive de données personnelles est une première étape.
Il en est ainsi du choix du moteur de re- cherche installé par défaut sur les postes de travail. Qwant, moteur de recherche française et européenne, permet ainsi aux salariés de rechercher les informations qu’ils souhaitent sur Internet sans aucune forme d’intrusion dans leur vie professionnelle ou leur vie privée. Le moteur européen n’utilise aucun cookie et n’utilise aucun dispositif de traçage, ce qui permet tout à la fois d’éviter le ciblage publicitaire et de sauvegarder les secrets industriels et commerciaux mis en risque lorsque les recherches sont renvoyées et archivées sur des serveurs étrangers. De même, Whaller, entreprise française permet aux
équipes et organisations de créer leurs propres réseaux sociaux internes, sans publicité et sans exploitation de données. En choisissant de recourir à des solutions développées par des entreprises françaises, pour les collaborateurs, l’entreprise parti- cipe ainsi à plusieurs objectifs : protéger le droit à la vie privée des utilisateurs, protéger ses propres intérêts d’entreprise, favoriser contribuer à l’émergence d’acteurs européens, et le tout dans le cadre d’une démarche de responsabilité sociétale à valoriser auprès des équipes, des clients et des parties prenantes.
Léonard Cox Vice-president Public Affairs & CSR Qwant
Concilier protection des données personnelles et croissance des acteurs européens
  58
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J’aime ma boîte
]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[                                                   ALORS DÉCOUVREZ LA NOUVELLE ATTRACTION 2018
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C’est du sérieux !
   ]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[Jean-Marie Benoist
Les TED Talks, c’est aujourd’hui l’assu- rance absolue d’un contenu de qualité. Le ré- flexe est là : quand on veut entendre quelqu’un parler intelligemment sur un sujet quel qu’il soit, on se dirige sur YouTube et on regarde s’il n’y a pas une vidéo sur le sujet qui vous intéresse avec le fameux rideau rouge en arrière-plan. Il faut dire que dans une société avide d’in- formation et accro à la vidéo, le format choisi est idéal : 18 minutes, une scène réduite à sa plus simple expression, dans des salles de taille plutôt
modeste et des intervenants sélectionnés parce qu’ils sont intéressants. Qui dit TED Talk, aujourd’hui, dit expert. Souvent disruptif. Dès leur début en 1990, les conférences annuelles TED, tenues sur cinq jours, étaient devenues des références grâce au mélange de la qualité des intervenants, du format in- novant et de l’ouverture des sujets. Devant le succès, l’association – devenue non lucrative en 2001 ‒ lance les TED Global... autour du globe. Mais l’explosion d’une authentique popula- rité date de 2006, quand se
lancent les TED Talks et que les organisateurs publient leurs six premières vidéos surleweb:enunmois, elles dépassent le million de vues ! Les chiffres, de- puis, ne cessent de gonfler. Le milliard de vues a été dépassé il y a longtemps, en 2012. L’intervention la plus regardée porte sur l’école et la créativité. Elle a été vue plus de 52 millions de fois...
coMMeNt DeveNir uN speaker ?
On l’a compris : devenir un intervenant dans une confé- rence TED a de quoi donner
Selon Tamsen Webster, directrice de TEDx Cambridge, « avec environ 25 000 vidéos TEDx pour 40 ou 50 emplacements
disponibles », les chances d’être sélectionnés sont plutôt minces.
RH & FORMATION
 Réseaux & influence
 Certaines vidéos YouTube dépassent le million de vues
Et si vous deveniez conférencier(e) TED Talk/TED x ?
 Vous ne vous lassez pas de les visionner sur YouTube entre deux bouclages de rapports et de plan stratégiques ? Vous vous rêvez à la place de l’orateur ? Les conférences TED Talks et leurs déclinaisons TEDx, devenues un véritable phénomène de société, pourraient constituer pour votre boîte un vrai booster de notoriété. Mais comment se glisser sur scène ? Pas si simple...
un vrai boost à sa réputation – et à l’image de son entre- prise, qu’on en soit le patron ou un employé. Simon Sinek, le conférencier de l’un des TED Talk les plus regardés (40 millions de fois en 9 ans) sur le leadership, a, depuis, écrit plusieurs best-sellers et continue à donner des conférences autour du monde. Décrocher une place au soleil sur la scène TED ne semble pas a priori si difficile – du moins sur le papier. Tout le monde peut aller sur le site de la fondation et soumettre le nom de quelqu’un (y com- pris le sien), en expliquant pourquoi il pourrait camper un speaker intéressant (si l’on se suggère soi-même, il faut ajouter le résumé de son idée). Les équipes de sé- lection de TED font le reste. Évidemment, les candidats sont nombreux et les places par définition limitées... Heureusement, en 2008, TED a lancé les TEDx pour parrainer des événements locaux organisés indépen-
sionnage des vidéos issues d’événements TEDx dépasse le milliard. Mais la com- pétition reste rude : selon Tamsen Webster, directrice de TEDx Cambridge, « avec environ 25 000 vidéos TEDx pour 40 ou 50 emplacements disponibles », les chances d’être sélectionnés sont plu- tôt minces.
se couler DaNs le geNre
La principale difficulté, en fait, reste le format. Les conférences TED veulent des intervenants capables de produire des interventions pile dans la durée imposée. C’est presque devenu un modèle de présentation orale en tant que tel. Simplicité – dépouillement presque, l’utilisation de graphes ou autres supports est réduite à l’essentiel ‒, clarté du mes- sage, brièveté... Un TED Talk ne s’improvise pas : il faut répéter, préparer, éclaircir son idée, garder un fil di- recteur... Bref, se forger
l’occasion de se familiariser avec le style TED (sinon, il existe aussi des TED Talks sur... comment réussir un bon TED Talk). Les exigences du genre – simplicité, aller à l’essentiel, engager l’au- dience – sont pour beaucoup dans la viralité des vidéos. Cette contrainte donne aux TED Talks des bénéfices plus immatériels – mais bien réels. « La brièveté force l’intervenant à atteindre une clarté et une structure dont on n’a pas besoin lorsque l’on dispose de 45 minutes », explique Tamsen Webster. C’est en réalité une vraie leçon sur comment parler en public, comment présenter ses idées de façon claire, concise et intéressante. Dans un univers encore dominé par Power Point, c’est un vrai atout pour une carrière. L’autre bénéfice se révèle tout aussi essentiel. Les évé- nements, qu’ils soient TED ou TEDx, sont l’opportunité de rencontrer des personnes d’horizons variés, de fu-
   60
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
damment. En général, ils suivent un processus de sélection similaire. Il s’en produit beaucoup : plus de 50 000 ont été organisés depuis 2008. Et certaines interventions sont diffusées par TED.com, comme celle de... Simon Sinek. Selon la fondation, le total de vi-
un vrai talent, et d’acteur et de conteur et d’expert. Faire rire la salle, l’emballer, la séduire et... la convaincre. Même si, comme le souligne Tamsen Webster, « la plupart des événements proposent le service de coach », c’est beau- coup de travail. C’est l’autre intérêt des TEDx : ils sont
turs associés, partenaires, collaborateurs, des idées neuves, constructives, en- thousiasmantes. Le réseau TED est une mine. Reste
à vous y immiscer. C. un parcours au moins aussi initiateur qu’un adoubement en franc-maçonnerie !
’est
]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[                   Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management Général
Et si vous aussi,
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]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[Observatoire
RH & FORMATION
  Actu grandes écoles et formation
Paris-Saclay : partenariats avec Taïwan
Trois accords ont été signés entre l’université française et trois institutions de Taïwan. Le premier entre la National Tsing Hua University (NTHU), Paris-Sud, l’université Évry Val-d’Essonne et CentraleSupélec. Des échanges d’étudiants et d’enseignants existent avec l’ENS Paris-Saclay. En outre, des recherches sont menées conjointement dans les domaines de l’informatique, de l’ingénierie électrique, des nanosciences, des mathématiques et de la médecine. Un second accord a été signé avec la National Chaio Tung University (NCTU) pour la création d’un double diplôme mixte master-ingénieur. Le troisième partenariat prévoit un programme doctoral avec le ministère de l’Education taïwanais.
Grenoble IAE crée un DBA en Chine
Grenoble IAE a depuis 15 ans développé une offre de forma- tion dans l’Empire du Milieu, essentiellement des formations de type MBA et master. Pour compléter son offre, l’école grenobloise lance un DBA (Doctorate in Business Admi-
nistration) dès cette année. Le cursus de trois ans connaît deux temps forts, une formation aux méthodes de recherche dans les grands domaines de gestion, puis une recherche originale sous le
format d’une thèse. « Le Doctorate in Business Adminis- tration est un diplôme de formation continue qui s’adresse à des managers de niveau master ou MBA et au moins cinq ans d’expérience professionnelle », précise Christian Defélix, directeur de Grenoble IAE.
Skema et Auchan : partenariat stratégique pour la Chine
C’est le 21 juin 2018 que la business school et le géant de la grande distribution ont signé un partenariat straté- gique à Shanghai. Skema sera mobilisé sur la marque em- ployeur d’Auchan Retail China et sur le développement de programmes sur-mesure à destination des collaborateurs du groupe. Auchan s’impliquera dans la politique RH en participant à des forums « Entreprises & Métiers » et à ses forums Emploi pour y recruter ses stagiaires, VIE, alternants et jeunes diplômés.
Neoma Business School développe sa stratégie en Inde
L’Inde, 30 millions d’étudiants qui classent le pays en deuxième rang au monde par leur nombre, la mobilité géographique et la formation diplômante selon les chiffres de Campus France. Face au potentiel, la France occupe la 10e place des
pays d’accueil des étudiants indiens. Ce qui a poussé Em- manuel Macron à annoncer en mars qu’il souhaitait dou- bler d’ici à 2020 le nombre d’étudiants indiens venus poursuivre leurs études en France. Dans ce contexte
favorable, Neoma Business School a ouvert un bureau de représentation à Mumbai. L’école souhaite renforcer sa vi- sibilité auprès des étudiants indiens, du réseau académique local ainsi que des diplômés. L’identification de nouveaux partenariats avec les universités indiennes et le renforce- ment des relations avec Campus France et les institutions gouvernementales sont au cœur de ses missions. « Ce nou- veau bureau en Inde vient appuyer notre stratégie offensive de développement à l’international, avec un recrutement
croissant d’étudiants internationaux qui rejoignent nos programmes », commente Delphine Manceau, directrice générale de Neoma BS. Parmi les formations plébiscitées par le public indien, on trouve principalement les masters, notamment grâce à un accord signé entre la France et l’Inde en 2015 ‒ par lequel les étudiants indiens demeurent 24 mois en France grâce au renouvellement de leur visa. Les MSc in Supply Chain Management et MSc in International Luxury Management sont les plus courus.
Nouvelles formations
De la philosophie à l’ISC Paris
Dès septembre, le bachelor et le programme grande école de l’ISC Paris comportent une discipline plutôt inédite dans le monde des écoles de commerce, la philosophie. « L’ISC Paris enseigne les codes des organisations humaines et trans- met les compétences qui les mènent à gagner, à conquérir, à triompher de la concurrence. Les futurs diplômés doivent se préparer à analyser les situations auxquelles ils seront confrontés pour être capables des meilleurs choix. Capables d’équilibrer la délicate équation du commerce, du profit et des êtres. Au fond, il est question ici de responsabilité sociale de l’entreprise, de développement durable ou encore d’éco- nomie sociale de marché », explique Henry Buzy-Cazaux, directeur général de l’ISC Paris. Le cours de philosophie poursuit l’objectif selon Claude Obadia d’ouvrir la réflexion des étudiants à des questions philosophiques afin de déga- ger leurs enjeux pratiques et de questionner le monde dans lequel nous vivons et les valeurs auxquelles nous sommes attachés pour chercher à quelles conditions notre action, qu’elle soit publique ou privée, professionnelle ou familiale, peut faire sens.
         Frédéric Rey-Millet
Auteur/Hacker du management @Freymillet
Chouette ... c’est la rentrée
Hello à tous,
Pour bon nombre d’entre nous les vacances sont terminées.
Il est temps de reprendre une activité normale... Quoique. Travailler, est-ce vraiment une activité normale ? Du temps de la Grèce Antique, seuls les esclaves et les métèques travaillaient.
Et si pour la rentrée, vous preniez trois résolutions pour prolonger vos vacances au boulot ?
Trois résolutions pour vivre plus sereinement votre reprise d’activité.
1-Faites-en moins
A titre personnel, l’été est une période propice à la lecture. Je lis des articles intéressants de confrères que je n’ai pas le temps de parcourir le reste de l’année.
Un de mes collègues américains proposait 19 ac- tions pour devenir un leader infaillible. Toutes les propositions étaient passionnantes mais j’ai arrêté la lecture au point numéro 5.
Pourquoi ?
Parce que vouloir trop en faire ou prendre trop de bonnes résolutions c’est le meilleur moyen pour ne rien faire. Pour résister à trop en faire, vous devez donc dire non. A vous-même, à vos collègues.
En faire moins, c’est aussi établir une Not-to-do-list, c’est-à-dire une liste de choses que vous ne voulez plus faire. L’idée est de revenir à un principe de physique étudié en troisième : pour s’élever, il faut s’alléger. Rappelez-vous cette fameuse phrase d’Oscar Wilde : « Personne n’a jamais regretté sur son lit de mort de ne pas avoir assez travaillé. »
2-Fabriquez votre chance
C’est été, j’ai eu l’opportunité de rencontrer un réa- lisateur et compositeur de musique, Français, basé à Los Angeles depuis huit ans. En 2010, marre d’être chômeur permanent à Paris, il se paye de culot, appelle des contacts à Los Angeles chez Disney. Il leur fait croire qu’il séjournera prochainement en Californie. Sur place, quelques jours plus tard, il rencontre plus de 30 personnes et se crée un début
de réseau. Disney décide de lui donner sa chance. Depuis, il est installé à Los Angeles et vit de ses deux passions : musique et réalisation.
Quelle est la morale de cette histoire ?
C’est en sortant de votre routine quotidienne que vous fabriquez votre chance.
Avoir de la chance, c’est gagner des concours de circonstances.
Et si vous aussi, vous réalisiez des choses que vous n’avez pas l’habitude de faire ?
- Rencontrer des gens qui vous inspirent
- Démarrer le chant au sein d’une chorale
- Commencer à écrire
- S’inscrire dans un club de sport - Prendre des cours de théâtre
- Apprendre une nouvelle langue
3-Cherchez à progresser
La rentrée est peut-être le bon moment pour réaliser un autodiagnostic en vous posant une simple ques- tion : sur quoi voulez-vous vous améliorer ? Quel comportement souhaitez-vous changer ? Si vous n’en avez aucune idée, interrogez vos proches, ils sauront certainement vous trouver quelques failles. Si les feedbacks reçus vous agacent, c’est une excellente nouvelle. Vous avez trouvé un point d’amélioration. Excellente reprise et vive la rentrée.
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
Manager n’est pas jouer !
]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[génieur
RH & FORMATION
 Observatoire
 Élargissement de l’offre bachelor pour l’Essca
Avec son bachelor en management international, l’Essca School of Management propose un parcours en trois ans pour se bâtir un profil international. Déjà accessible sur ses sites parisien et choletais, il sera également dispensé à partir de la rentrée prochaine sur les campus d’Aix-en-Provence et de Lyon. Une place majeure est accordée à une pédagogie en mode projet centrée sur des cas concrets pour un appren- tissage par l’expérience. Ce programme a obtenu le titre RNCP, niveau II pour l’ensemble des sites. Trois options de spécialisation sont proposées en dernière année, International business developer, Marketing et commercialisation, Running a business unit. Une scolarité en alternance est possible à compter de la rentrée 2019 la troisième année en alternance.
Un double diplôme conçu par Audencia BS et IFP School dans le secteur énergétique
IFP School, réputé pour son savoir-faire dans la formation dédiée au domaine énergétique, et Audencia Business School proposent conjointement un nouveau MSC MEI (Master of Science in Management in the Energy Industry), spécialisé dans le secteur énergétique et notamment dans les métiers du conseil ou du trading d’énergie. Ce double diplôme rentre dans la logique d’hybridation des compétences, un des axes forts de la stratégie de développement d’Audencia Business School.
Un master’s degree à l’ICD
À Toulouse, l’ICD, International Business School, souhaite renforcer ses propositions de formation aux étudiants inter- nationaux titulaires d’un bac+3 qui visent à obtenir le grade
de master. Dans cette perspective, l’ICD lance un master’s degree, dispensé en anglais et propose une démarche très opérationnelle avec deux stages de 6 mois au sein d’un ser- vice international.
Centrale Lille engage sa réforme du cycle in-
Ambition : engager un nouveau souffle en matière de professionnalisation et d’internationalisation des diplômés. Un nouveau track International recherche a été créé pour mener des ingénieurs vers le doctorat. Un autre track entreprise
Junior graduate program a vu le jour. Les élèves-ingénieurs passeront un an en alternance en entreprise et exerceront deux ou trois métiers, avec une période à l’étranger. L’école a mis en place en outre des modules de connaissance de soi, sur l’éthique, la responsabilité de l’ingénieur pour mettre en adéquation valeurs personnelles et carrière.
Partenariats entreprise/
écoles et universités
Master 1 « Tiers de confiance et sécurité numé- rique » à l’Université de la Rochelle
A l’initiative de la Fédération nationale des tiers de confiance et la Chambre nationale des huissiers de justice, l’université de la Rochelle développe son offre de formation spécialisée dans les tiers de confiance avec le lancement d’un master
dédié à cette spécialité. Ce parcours offre aux juristes de se mettre techniquement à niveau sur le numérique en acquérant une connaissance plus fine des technologies qui bouleversent le droit et les règlements, parmi lesquelles l’intelligence ar- tificielle, la blockchain, la signature électronique, le RGPD (Règlement général sur la protection des données).
Classements
Shanghai 2018, la France toujours sixième
Premier constat à la lecture du top 500 de l’université de Shanghai, la suprématie des universités américaines dont seize apparaissent dans le top 20. Et pour cause : on a pris principalement en compte les parutions scientifiques in- ternationales ainsi que le nombre de Nobel et de médailles de Fields. Le quintet de tête de ce classement se compose respectivement d’Harvard, de Stanford et de Cambridge (Royaume-Uni), du MIT (Massachusetts Institute of Tech- nology) et de Berkeley. Deuxième constat, la France fait un peu mieux que l’an passé sur la position de certaines uni- versités, même si elle maintient sa 6e position avec Pierre et Marie Curie (36e) qui progresse de 4 places et l’ENS ( 64e) 5 places gagnées. L’université Paris Sud reste stable, à la 42e place. Mais trois universités françaises sortent du classement : Nice-Sophia Antipolis, Versailles Saint-Quentin-en-Yve- lines et l’université d’Auvergne.
Les classements par discipline :
- Mathématiques : université Paris Sud (2e place) et la Sorbonne (9e place)
- Physique : université Paris Sud (10e place)
        SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[Observatoire
RH & FORMATION
   - Géographie : université Grenobles Alpes (10e place)
- Sciences de l’atmosphère : université Versailles Saint- Quentin-en-Yvelines (2e place)
- Ingénierie Télédétection : université Paul Sabatier à Toulouse (5e place)
Financial Times 2018 : la France première dans les formations finance
Au gré de cette mouture 2018, les business schools fran- çaises occupent les cinq premières places du classement, contre les quatre premières l’année précédente. Skema, école de Sophia Antipolis et Lille se rangent au cinquième rang, aux dépens du très réputé MIT ( Massachusetts Institute of Technology) derrière les Edhec, HEC, Essec et ESCP Europe.
Classement 2018 Classement 2017 École Pays Salaire 3 ans après le diplôme en dollars
Actu RH
Enquête Hays 2018
Technologies et robotisation : menace ou opportunité pour l’emploi ?
Pour près de six répondants sur dix, les compétences clés pour faire face à la révolution numérique ne sont pas suffi- samment intégrées par les pouvoirs publics, et pour cause : les formations existantes en programmation, maintenance de logiciels, gestion de données, utilisation de robots et machines intelligences, risquent de ne pas suffire pour répondre aux besoins des entreprises. Les programmes en intelligence artificielle, machine learning ou liés à la robo- tisation proposés par les écoles et les universités restent peu nombreux. L’enjeu est donc de mieux identifier l’ensemble des compétences nécessaires pour mener à bien la trans- formation numérique, de développer l’offre de formations, d’accompagner les managers et les petites structures dans cette transition et de doter les plus seniors en compétences numériques.
Méthodologie :
Cette enquête nationale a été élaborée grâce à un ques- tionnaire transmis en juin 2018 à un panel constitué de clients et candidats issus de notre base de données interne. Source : Hays
  Class. 2018
  Class. 2017
 École
 Pays
  Salaire 3 ans après le diplôme en dollars
 1
   2
  HEC Paris
  France
   135 873
   2
 4
ESCP Europe
  France / Royaume Uni
/ Allemagne / Espagne / Italie
 111 341
 3
   1
  Edhec Business School
  France
   104 552
   4
 6
Skema Business School
  France / Chine / États-Unis / Brésil
 87 764
 5
  3
 Essec Business School
 France
  109 917
 6
  10
 University of St Gallen
 Suisse
  111 958
 7
   5
  MIT: Sloan
  États-Unis
   140 888
   8
  7
 Università Bocconi
   Italie
  110 316
   9
  12
 Imperial College Business School
   Royaume Uni
  91 602
   10
  14
 Shanghai Advanced Institute of Finance at (SJTU)
   Chine
  119 996
   Focus sur... un nouveau métier
C’est quoi, un data engineer ?
Zoom, avec l’aide de l’ESN Neoxia, sur un nouveau métier relativement méconnu, celui de data engineer, maillon indispensable dans la chaîne de traitement de la donnée. Ses mis- sions ? Il assure en amont la qualité et l’exploitabilité des données pour que son collègue data scientist les fasse parler !
Aux États-Unis, ces profils ont le vent en poupe. En France, quelques grandes entreprises commencent à en recruter. Au total, plus de 1 000 postes sont ouverts sur LinkedIn.
Pour extraire toute la richesse de leurs données, les entreprises ont besoin de profils nouveaux qui combinent des compétences techniques bien spéci- fiques et une réelle compréhension business : les data engineers.
Les données font partie des actifs les plus précieux des entreprises. Une étude Clik-CXP montre que la qua- si-totalité des entreprises qui ont en- gagé. un ou plusieurs grands projets
de transformation numérique placent la donnée au cœur de leur projet. La prise de conscience est d’autant plus réelle qu’elle est de surcroît favorisée par la montée en puissance des clouds publics. Les plus grandes entreprises mettent en place des stratégies da- tas et recrutent des experts, les data scientists, experts de l’algorithme et des statistiques pointues, capables de « faire parler » les données.
« Savoir les exploiter et les valoriser donne un avantage concurrentiel in- déniable pour se
démarquer sur son marché. Encore faut-il s’assurer que les données ex- ploitées soient fiables,
robustes, sécurisées, mais aussi que les “bonnes données” remontent et qu’elles
soient complétées, à jour, dans un contexte où les volumes explosent et les formats demeurent très hétérogènes », note Jean-Baptiste Paccoud, directeur Digital Factory, Neoxia.
Un data engineer va donc décrypter les processus métier, identifier les données pertinentes, les “remonter”, puis définir le traitement dont elles doivent faire l’objet pour devenir exploitables. Il assure le suivi du traitement. « Son rôle est d’assurer la robustesse, la fiabilité et l’homogénéité des données afin que les data scientists les exploitent avec efficacité. Ce sont donc deux métiers complémentaires », explique Neoxia. Ce profil encore rare en France s’im- pose malgré tout comme un maillon essentiel de la chaîne d’exploitation et de valorisation des données. Sa spécificité est sa pluridisciplinarité. Sa force est sa capacité à traduire en termes de systèmes IT les besoins des utilisateurs métier et fonctionnels. Il n’existe pas de voie royale pour deve- nir data engineer. C’est un profil qui conjugue des compétences techniques et business, maîtrise le développement logiciel, le devops. Il/elle est bien sûr en mesure de décrypter le code.
64
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[Grandes et petites, les entreprises ont tout
à gagner à signer un contrat de Volontariat international en entreprise (VIE). Mis en place en l’an 2000, ce dispositif constitue un vrai levier de croissance à l’export et à moindres frais.
Murielle Wolski
La réputation des contrats de Volontariat interna- tional en entreprise n’est plus à faire dans les rangs des entreprises du CAC 40. Une mission à l’international, de 6 à 24 mois, confiée à un jeune de 18 à 28 ans, accessible en temps partagé : les grandes sociétés ont parfaitement compris les bienfaits de la formule, créée en mars 2000, pour conquérir de nouvelles parts de marché à l’étranger. Pour mieux s’en convaincre, il n’y a qu’à se connecter sur CIVI, le site internet dédié géré par Business France. Les dernières offres en date sont signées par Société Générale, BNP Paribas, Faurecia, Alten, ERDF ou bien encore par Schneider Electric... Aujourd’hui directeur d’une
Source : Le Guide 2018 des bonnes pratiques du VIE, Business France et Le Moniteur du commerce international, Moci
700 000 euros, au bout de quatre ans.
uN levier D’iNsertioN efficace
Directeur de filiale, tel est le titre qui s’affiche dorénavant sur la carte de visite d’Ivan Van Bever. Là encore, un schéma banal dans le monde des VIE. 68 % des jeunes se sont vu proposer un poste à l’issue de leur mission. Huit jeunes sur dix en ont décroché un quatre mois après cette expérience. Les statistiques sont éloquentes. Et beaucoup l’ignorent, le dis- positif ne s’adresse pas aux
RH & FORMATION
 Manager autrement
 Volontariat international en entreprise
La formule VIE, du gagnant/gagnant
   agence de communication baptisée Ppool, Pascal Jentsch se souvient de ces années pas- sées chez Akka technologies, à la direction de la commu- nication : « Cet “Erasmus de l’économie ” permet aux entreprises d’accéder à une main-d’œuvre bon marché. Le groupe comptait facilement une centaine de VIE en son sein. » C’était il y a trois ans. Aujourd’hui encore, Akka technologies recrute à tour de bras des VIE. Entre le 7 et le 16 août, cette société d’in- génierie a déposé pas moins de 16 offres.
Les banques – dont la concen- tration de sièges sociaux en Île-de-France est maximale ‒ arrivent en tête des utilisa- trices, au plan national, suivi des fabricants de voiture et par l’industrie pharmaceutique. En février 2018, 10 152 VIE sont
employés par 1 956 entreprises, réparties dans 129 pays dans le monde. Et si, en volume de postes, les grandes « boîtes » sont majoritaires, en revanche les petites et moyennes entre- prises comptent pour 65 % des structures d’accueil.
pour les pMe aussi !
Le VIE ? Une aubaine déjà sai- sie par Thibaut Heimermann, à la tête d’Estimages, très petite entreprise d’une quinzaine de salariés, spécialisée dans la géostatistique au service des gaziers ou pétroliers. « J’y ai pensé dès qu’il a été question d’exportation. Ce dispositif n’offre que des avantages. » L’entreprise garde la main sur le recrutement et qu’elle définit ses critères quand Business France met à disposition une CVthèque de plus de 45 000 candidats motivés par une expérience hors des frontières avant de prendre en charge toutes les démarches admi- nistratives ‒ visa, permis de travail, introduction auprès des chambres de commerce françaises à l’étranger et par- rainage par un conseiller, voire hébergement professionnel de la jeune recrue si l’entreprise n’a pas de bureau : 685 places sont ainsi mises à disposition des entreprises tricolores, partout dans le monde. Estimages s’est implanté par ce biais en Nor-
vège, mais aussi en Australie et aux États-Unis. « C’est im- portant de ne pas se retrouver isolé, témoigne Ivan Van Bever, premier VIE d’Estimages à Oslo. On a un cadre. » L’ouverture de marché via un
VIE ? Un grand classique, dé- sormais. Deux entreprises sur trois considèrent que le VIE a produit un impact direct sur leur implantation commerciale. De zéro, le chiffre d’affaires d’Estimages à Oslo a atteint
seuls diplôm.
génieurs ou de commerce. Un quart des VIE alignent un bac+2.
és des écoles d’in-
  Les 10 premiers secteurs de recrutement des VIE (au 31 janvier 2018)
Secteur
1 Banque (généralités)
2 Fabrication de véhicules (généralités)
3 Industrie pharmaceutique (généralités)
4 Services informatiques (généralités)
5 Services et conseils aux entreprises
6 Services (généralités)
7 Conseil, ingénierie en systèmes informatiques
8 Transports ferroviaires et urbains
9 Transports et distribution d’électricité
10 Travaux publics (généralités)
Source : Business France, février 2018
Nombre Nombre
de VIE 1290 862 719 517 396 354 342 233 197 194
de sociétés 23
31
32
58
149
44
91
19
22
26
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
65
]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[RH & FORMATION
 Carrières & Talents
 Scientifiques et managers, juristes et gestionnaires
Double compétence ou rien...
Polyvalence et transversalité. Si vous auditez des candidat(e)s qui offrent ces deux éléments déterminants de différenciation, recrutez !
La double compétence fait désormais partie intégrante des cursus d’une kyrielle d’écoles.
au décloisonnement des métiers et donc au partage d’expertise », constate de son côté Philippe Dé- pincé, directeur d’Audencia Grande École. « Les entre- prises, dit-il, recherchent naturellement des cadres dont les connaissances s’étendent à plusieurs do- maines. En se plongeant dans l’expertise d’Audencia Nantes, de l’école Cen- tral Nantes et de l’école d’Architecture de Nantes, les ingénieurs-managers
sont au cœur d’un environ- nement multidisciplinaire, multiculturel, favorable à l’entrepreneuriat, à l’inno- vation et à l’émergence de nouvelles compétences aux interfaces des disciplines management, arts et ingé- nierie. Ils sont plus aptes que d’autres à travailler sur des projets complexes aux facettes multiples : technique,
marketing, économique, fi- nancier... »
Écoles de commerce, écoles d’ingénieurs ou écoles spé- cialisées ont développé des formations post-bac +4/+5 pour l’acquisition d’une telle double ‒ voire triple ‒ com- pétence. C’est le cas, entre autres, du MS Marketing, design et création, une forma- tion conjointe d’Audencia, de l’École Centrale et de l’École des Mines, toutes deux à Nantes. Les programmes ont pour objectif de conjuguer la « dialogique » du marketing, du design et des sciences de l’ingénieur. De même, les écoles de commerce et d’in- génieurs se sont-elles asso- ciées pour proposer plusieurs programmes communs en « management des systèmes d’information ».
Maîtriser le Double laNgage
De manière générale, nombre de formations en manage- ment, marketing ou com- merciales s’adressent aux étudiants dont le parcours initial n’avait pas intégré la gestion (droit, sciences de la vie, sciences de l’ingénieur, sciences humaines...). L’ob- jectif est qu’ils acquièrent les fondamentaux de la gestion. « Les étudiants issus du sérail scientifique conjugueront les compétences essentielles en management, en finance, en mathématiques et en infor- matique. Ils possèderont le double langage nécessaire pour évoluer dans le monde des marchés financiers qui se complexifie entre la crise et l’évolution des techniques, explique Béatrice Nerson, directrice adjointe de l’ESC Grenoble. Ils accèderont à des emplois de gest.ionnaire quantitatif de portefeuilles, d’ingénieur financier ou en- core d’actuaire. »
 Jonathan Nahmany
Les entreprises la plé- biscitent : la double compétence a in- contestablement le vent en poupe. À la clé pour ces coups doubles, des perspec- tives d’évolution nettement plus importantes et un salaire en proportion, souvent su- périeur de 10 % aux salariés jeunes diplômés. La double compétence favorise un accès plus rapide à des métiers à la croisée de plusieurs dis- ciplines. Les écoles ne s’y sont pas trompées qui ont mis en place des enseigne- ments d’un genre nouveau.
Exemple parlant, il est devenu essentiel pour la population des scientifiques de maîtri- ser aussi les enseignements commerciaux et marketing. Autrement dit, d’être capables d’appréhender des technolo- gies scientifiques complexes tout en acquérant une vision transversale de l’ensemble des composantes de grands projets industriels. À l’amé- ricaine. « Aujourd’hui, les projets de développement des entreprises combinent nécessairement des aspects touchant à la fois à la tech- nique, au marketing et au
management. Former des experts capables de combiner qualité technique et qualité relationnelle, de délivrer une approche créative et commer- ciale, offre une double com- pétence très attractive pour les recruteurs », confirme Jérôme Caby, directeur géné- ral d’ICN Business School. Le profil ingénieur-manager est particulièrement reconnu
par les entreprises et offre de belles perspectives de carrière.
le DécloisoN- NeMeNt Des Métiers, uNe réalité
« Nous assistons au sein des entreprises à une accélération de l’innovation tant dans les produits que dans les usages,
   Julien Siri, directeur du développement d’Ionis-STM
« Proposer toutes les compétences demandées par les recruteurs »
Ionis-STM est né sous le signe de la « double compétence »
dès sa création ?
La double compétence fait partie intégrante de la signature de notre école depuis un peu plus de 15 ans. Dès sa création, nous avions cette volonté de proposer aux recruteurs des profils qui dis- posent à la fois de compétences techniques et managériales. Un besoin clairement ex- primé par les recruteurs. Dans la pratique, il est certain qu’un informaticien, avec dix ans d’ancienneté, s’est par la force des choses formé au management, au marketing. De la même façon, des profils type HEC, en se confrontant aux systèmes d’information, se sont formés au numérique. On s’est rendu compte qu’il existait un véritable besoin de ces profils pour assurer le lien entre tous les services de l’entreprise. On a démarré sur une double compétence avec le management et l’informatique avant d’élargir progressive- ment le socle de notre école avec des profils divers (docteur, biologiste, chimiste). On a
continué à dérouler le concept en accueillant des physiciens, des énergéticiens, qui soient issus du nucléaire, du pétrole ou du dévelop- pement durable, pour les former au manage- ment. Notre seconde marque de fabrique réside dans la mise en place d’une méthode pédagogique : la pédagogie par projets. Un étudiant qui rejoint notre établissement ou même un dirigeant d’entreprise va participer à un panel de 20 à 30 projets sur une année. Une période parfois stressante mais utile pour son avenir. Un bon moyen de gérer la pression une fois intégré dans le milieu pro- fessionnel.
Comment « colle »-t-on au mieux aux attentes des employeurs?
Dans les faits, on se dirige même vers de la pluricompétence puisque nos biologistes ou nos énergéticiens sont désormais formés au numérique. On essaie de proposer toutes les compétences demandées par les recruteurs. Pour « coller » au mieux aux besoins, comme vous dites, et être en phase avec le marché,
nous réunissons dirigeants de grandes en- treprises et directions de ressources hu- maines.
Le numérique, de toute façon, fait désormais partie de toutes les formations, au moins...
La transformation digitale est une lame de fond qui traverse tous les secteurs de l’éco- nomie. Ces technologies, lorsqu’elles sont appréhendées, donnent une plus-value au candidat à la recherche d’un emploi ou alors aux employés et cadres, déjà en poste, qui veulent se positionner sur des postes stra- tégiques. Nous évoluons aujourd’hui dans une ère qui valorise de plus en plus la trans- versalité. Les grandes écoles de commerce proposent désormais des cursus en double compétence, à l’instar des grandes écoles d’ingénieurs et de certaines universités. Historiquement, nous sommes l’école de référence. Ce qui n’empêche pas de nous mettre continuellement en question ni de
faire évoluer continuellement nos cursus.
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[                           Nos consultants vous accompagnent dans votre développement
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 ]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[Cursus made in USA, l’executive MBA a su se tailler une place de choix dans le champ de la formation professionnelle pour cadres ambitieux.
aller plus haut, plus vite. Qui veulent casser le redoutable « plafond de verre » ou bien encore « se challenger » dans un monde ultraconcurrentiel. L’eMBA est devenu un pas- sage obligé pour accéder à des postes à responsabilité. Et c’est tout particulièrement vrai pour les profils scien- tifiques. Un sésame obtenu après de longs efforts. Parfois trop longs. « En 21 mois, la vie personnelle ou profes- sionnelle peuvent évoluer, souligne Charles Waldman, directeur académique des programmes MBA à Neoma Business School, on n’est plus
dans la même dynamique. » D’où l’apparition de formats écourtés.
uN cursus DétourNé ? Concentré sur la fin de se- maine, en regroupement une fois toutes les huit semaines, à distance ou en « blended learning », quelle que soit la formule retenue, l’eMBA dope l’employabilité. Confère une posture de grand patron. D’ailleurs, le « comex », abré- viation de « comité exécutif », revient régulièrement dans les échanges. Il n’empêche, les briques pédagogiques de l’eMBA évoluent, avec un focus de plus en plus important accordé à l’en- trepreneuriat. L’EM Lyon, Skema ou bien l’Essec en ont fait leur spécialité. « 10 % à 15 % passent à l’acte », dixit Nathalie Kettner, à la tête de l’Executive Education de l’Essec qui insiste sur cet « esprit pionnier ». Chez Skema, « au sortir du cur- sus, 40 % de nos apprenants se lancent dans la création ex-nihilo d’un spin off ou d’une reprise », explique Véronique Carresse, direc- trice du développement du programme.
Même avec l’intention de bifurquer vers la création entrepreneuriale, le coût de l’eMBA – qui flirte avec les 40 000 euros ‒ est souvent pris en charge par l’entre- prise ‒ tout ou partie (elle le considère parfois comme une prime de départ, ce d’autant qu’aucune charge patronale ne s’applique à cette occasion). Et si le tour d’horizon balaie toujours la supply chain, les affaires financières, la comptabilité, la stratégie... les programmes s’imprègnent
Murielle Wolski
L’Executive MBA ‒ pour eMaster of Bu- siness Administration ‒ a beau sortir des clous de la sacro-sainte hiérarchie des diplômes du ministère de l’Enseignement supérieur, le diplôme conserve le vent en poupe en France. Du bas
de classement au top ten, toutes les écoles de com- merce – ou quasi toutes ‒ s’y sont mises, certains instituts d’administration des entre- prises (IAE) et l’université Paris-Dauphine également. Une façon de surfer sur les besoins des cadres qui veulent
RH & FORMATION
 Carrières & Talents
 Executive MBA
Comment acquérir une vision à 360° de l’entreprise
   68
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
de problématiques plus ac- tuelles encore, comme le big data, l’intelligence ar- tificielle... Avec un marché mondialisé, les établissements revoient régulièrement leur copie pour surfer sur les modes du moment, aussi. « Le marché est très difficile, souligne Charles Waldman. On se base sur un gâteau très concurrentiel. Si on ne le réinvente pas, un MBA risque de souffrir. »
cHristopHe beNoît, 48 aNs,
uN Mba pour graNDir eNseMble L’été 2018 a revêtu une sa- veur toute particulière pour Christophe Benoît. À 48 ans, cet ingénieur agronome, en poste à Beauvais comme di- recteur produits chez Hardi France, agro-équipementier,
vient de boucler son eMBA à Neoma. « Entre le mémoire à rendre, la soutenance et les dernières notes à décrocher, la dernière longueur a été lourde, témoigne-t-il. Au départ, d’ailleurs, on ne voit pas vraiment où ça va nous mener. C’est le brouillard. Trois ou quatre mois sont né- cessaires pour voir se mettre en place le puzzle. On voit lemurquisemonte!»Etle travail en groupe, très large- ment développé, a modifié son regard sur l’entreprise, « ma façon d’appréhender le business. Interagir avec tout le monde pour grandir ensemble ».
virgiNie MaNcHaDo,
39 aNs, séDuite par l’iNtrospectioN Du monde de l’édition à
]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[RH & FORMATION
 Carrières & Talents
 l’eMBA, il y a un grand pas. Peu le franchissent. D’ail- leurs, Virginie Manchado, actuellement en plein eMBA à Neoma, s’est vu accor- der une bourse pour profil atypique. Les attentes de cette ancienne responsable commerciale et éditoriale ? Prendre de la hauteur, mais pas seulement. « Quand on
est toujours dans le même secteur, les retours sur son propre travail sont inexis- tants. J’étais en quête d’un miroir qui m’ouvre aussi sur une autre façon de travail- ler. » Et les connexions avec les nouveaux domaines que sont la logistique se sont faites. Mais au prix fort. « Les uns connaissent le marketing ou un peu de finances, moi, pas. Alors cette étape me demande probablement plus de tra- vail de préparation. » Et cet électron libre a pris conscience de ses quali- tés. « Je sais écrire. C’est une vraie compétence que j’avais tendance à banaliser. Si j’apprécie acquérir de nouveaux atouts, cet aspect introspection est vraiment porteur. » À mi-chemin du eMBA, elle est reboos- tée pour s’investir dans de nouvelles missions.
HakaN Dertop, 41 aNs, coNsultaNt eN coNDuite De cHaNgeMeNt, « eN a pris pleiN la gueule »
Le projet de se lancer à l’assaut d’un eMBA, Ha- kan Dertop le murit depuis
une quinzaine d’années. Histoire d’être plus à l’aise dans certaines réunions. Et il touche au but. Encore quelques mémoires à finir, et il sera diplômé de l’eMBA de Paris 9-Dauphine. « Ҫa va très vite, confie-t-il. On en prend plein la gueule, tant la quantité d’infos, d’outils ou bien encore de méthodolo- gies à assimiler est énorme. Une vraie centrifugeuse. J’ai appris que je ne savais rien. Dans deux ans, je reprendrai les cours. Avec le temps, le recul, pour aller plus loin. Ce cursus donne une légi- timité. Les approches des recruteurs ne sont plus les mêmes. Vous parlez d’égal à égal. On n’a plus besoin de se justifier. Il existe une caste MBA. » Plus surpre- nante, la nouvelle passion d’Hakan Dertop pour les sciences molles et la so- ciologie des organisations. Son envie de se challenger sur une petite structure, plutôt qu’une grande, s’est dessinée. « L’argent ne fait pas tout, et mon petit côté artisan m’oriente davan- tage vers des projets où
  l’on peut v.
choses. Avec probablement moins d’enjeux de pouvoir àlaclé.»
oir évoluer les
  Julien Leclercq
Directeur général agence Com’Presse
Editions Yakabooks
Auteur de Journal d’un salaud de patron (Ed. Fayard) et de « RDV avec la France qui bouge » (Ed. du Rêve) www.salauddepatron.fr
 On pourrait presque en rire s’il n’y avait 170 000 étudiants dans l’incertitude la plus complète quant à leur programme des prochains mois.
Douze mois après avoir été tant décriée, la plate-forme « APB » semble être regrettée par un certain nombre d’observateurs qui n’hésitent pas à demander un retour à la formule blabla.
Le souci n’est ni APB ni Parcoursup, même si celle-ci devra être grandement améliorée dans l’année à venir. Le problème est mathématique : tant que l’on continuera à envoyer 50 000 étudiants dans des filières où il n’existe que 5 000 places, cela fera 45 000 déçus. Tant que l’on continuera à former des jeunes pour des métiers qui n’embauchent plus depuis la Saint Glinglin (pardon pour la formule triviale), on nourrira le monstre chômage. Nous payons des décennies d’une politique de déni-
Parcours... quoi ?
grement des filières professionnelles. Une politique du chiffre, puisque l’objectif de 70 % d’élèves en filières générales avait été donné aux chefs d’établissement, qui a merveilleusement fait rimer formation professionnelle avec échec. « Tu n’es pas bon à l’école ? Attention, tu vas partir faire un CAP. »
Cette stratégie désuète se traduit concrètement par la désertification de nombreux CFA et l’engorgement de filières très généralistes ne débouchant pourtant que sur peu d’emplois. La France compte des dizaines de mil- liers de psychologues en herbe, des dizaines de milliers de journalistes (alors que les groupes médias doivent créer à eux tous environ cinq emplois par an), mais n’a plus d’ouvriers dans le bâtiment ou de comptables. Si les regards changent, l’évolution est trop lente. Il est impératif de remettre au goût du jour ces formations qui
débouchent sur un job, le plus souvent aussi honorable que correctement payé. Il est impératif de prendre en considération ce million d’emplois à pourvoir dès au- jourd’hui quand on oriente nos jeunes vers un métier. Il est impératif, enfin et surtout, de rendre nos enfants acteurs de leur orientation, eux qui la subissent trop souvent. Plus nous les connecterons tôt au monde qui les entoure, plus nous leur permettrons de se révéler, de se connaître, d’apprendre quels sont leurs talents, leurs rêves, ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas, plus ils sauront faire les bons choix.
Sans cela, on peut décider de garder Parcoursup, de revenir à APB, ou d’inventer un nouveau site, rien ne changera : le sujet « marronnier » animera de nouveau l’été prochain.
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr 69
Salauds de patrons !
© Nicolas Dias
]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[Carrières & Talents
RH & FORMATION
  Diplôme d’État ou diplôme d’université
Les MBA en IAE : une alternative à moindres frais
Les instituts d’administration des entreprises (IAE) constituent une alternative de plus
en plus reconnue en matière de formations initiales. Ils le sont aussi désormais pour
le graal du manager, le Master of Business Administration (MBA).
des entreprises (IAE) – en- tité autonome au cœur de l’université ‒ affichent un MBA à leur catalogue de for- mations. « Si l’on n’est pas en mesure d’en délivrer un, c’est difficile sur le marché, commente Éric Lamarque, aux manettes de l’IAE de Paris, en outre patron du réseau IAE France depuis mai 2018. Au moment de la création de nos établisse- ments, Gaston Berger s’est inspiré précisément des MBA d’outre-Atlantique, avec cette vision transver- sale du management. Ça s’est appelé d’abord CAAE, pour Certificat d’aptitude
à l’administration des en- treprises, puis Master de mangement des entreprises (MAE) avec la réforme licence-master-doctorat (LMD). » Un libellé distinct du MBA, mais l’état d’esprit est très proche. Voilà pour le contexte historique. En 2018, neuf des 32 établis- sements du réseau ont mis en place un MBA, avec 21 cursus distincts à la clé. L’un des derniers en date, Bordeaux, il y a quatre ans.
uN rapport qualité/prix séDuisaNt
Diplôme d’université, di- plôme d’État avec un mas- ter ou titre I du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), les statuts varient d’un éta- blissement à l’autre. Tout est question de stratégie de développement. L’IAE fran- cilien Gustave Eiffel tient mordicus à rester dans le giron public avec un diplôme d’État. Celui d’Aix-Marseille s’est engouffré dans une politique de multiplication des diplômes d’université. L’IAE de Gustave Eiffel cible la formation initiale – en poursuite d’études ‒ quand celui de Lyon classe le MBA dans la catégorie de la formation continue. L’intérêt ? La liberté tarifaire et l’envie de reprendre ainsi l’un des codes des business schools. Les IAE sont entrés dans la mondialisation. À l’IAE d’Aix-Marseille, le ticket d’entrée est fixé à 25 000 euros – on parle de « fees » ‒, contre 6 035 à Rennes, 6 300 à Gus- tave Eiffel en formation continue et 261 euros en formation initiale. Un argu- ment massue sur ce marché,
 Murielle Wolski
 Difficile de lutter contre les vieux
réf lexes. Qui Master of Business Ad- ministration (MBA), dit business schools. Pourtant, le monde des MBA ne se limite pas aux sacro-saintes
écoles de commerce d’HEC à l’Edhec en passant par l’Essec ! Créés en 1967 par Gaston Berger sur le segment de la double com- pétence en management pour les non initiés, les instituts d’administration
dit
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Salaire annuel,
hors bonus : 260 000 dollars américains. Avec les primes, 350 000 dollars. Décidément, pas de quoi rougir face aux business schools !
 ]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[Carrières & Talents
RH & FORMATION
   car sans commune mesure avec les prix pratiqués par les grandes écoles. Deux exemples : la facture pour suivre un MBA sur le cam- pus de Jouy-en-Josas est de 66 000 euros, à Skema, de 32 000.
De loin « le meilleur rap-
didats à un MBA qui ont mené leur scolarité initiale dans une école de com- merce restent attachés à cet environnement. Je ne crois pas aux transferts d’un système vers l’autre pour le top 15 des business schools ! En revanche, dans le reste du classement, les transfuges existent. » Mais, plus que les Français, le MBA a vocation a attirer les étudiants étrangers. À Bordeaux, les promotions sont à 100 % composées d’internationaux. Et toutes ne comptent pas dans leurs rangs de salariés de grands groupes. Les start-up misent aussi sur ce cursus. L’IAE de Lyon pratique volontiers cette mixité.
cursus traNsversal L’éclectisme ne s’arrête pas là. À l’instar de leurs aco- lytes business schools, les IAE jouent parfois la carte de la spécialisation. Celui de Strasbourg en a fait sa spécificité, avec des cursus dédiés au marketing et la stratégie de la pharmacie ou bien encore au mana- gement stratégique de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Au sein de l’IAE de Savoir-Mont- Blanc, le focus est placé sur l’innovation touristique. Mais d’un IAE à l’autre, la ligne générale MBA est respectée, avec cette découverte à 360 degrés du monde de l’entreprise : marketing, stratégie, orga- nisation, management... « Nous n’avons pas à rougir face des business schools, souligne Éric Hertzler, directeur de l’IAE Gus- tave Eiffel, et d’autant que nombre de nos enseignants y officient aussi. » Avec une méthodologie peut-être un peu différente, moins de soft skills probablement, moins de travail sur le lea- dership, d’ateliers dédiés à la psychologie pour se concentrer davantage sur les cours fondamentaux. Fanny Rolet parle cash. Le
côté international était un peu faible dans le MBA de l’IAE de Montpellier qu’elle a préparé en 2012. « On peut parler davantage d’une connotation que d’une réelle ouverture, mais ce cursus a été salutaire pour la lecture de business plan, la comptabilité analytique ou bien encore la recherche de financements, commente cette chercheuse, convertie depuis à l’entrepreneuriat, avec la création d’Antofénol. Ce MBA-MAE rayonne. Du coup, mon CV est très bien vu. » Quatre ans plus tard, l’unité de production d’An- tofénol, spécialisée dans la valorisation de la biomasse végétale et l’éco-extraction va sortir de terre. Coût : 1,2 million d’euros et six emplois à la clé.
La communication du réseau IAE France ou, même, de chacun d’eux, fait défaut, globalement. Pourtant, les parcours post-MBA cou- ronnés de succès sont nom- breux. Jérôme Schang en fait partie. Spécialisé dans les semi-conducteurs, cet ingénieur a fait le choix d’un IAE pour son MBA – celui de Nice. La carte de la proximité géographique. « C’est raisonnable de ne pas investir dans un programme quatre ou cinq fois plus cher, explique-t-il, si l’objectif n’est pas d’intégrer l’une des dix plus grandes écoles. Spécificité française : les entreprises misent plus sur l’expérience que sur le potentiel. » Outre-At- lantique, c’est l’inverse. Jérôme Schang répond à une offre de Texas Instrument, à Dallas. C’était en 2011. Changement d’entreprise au profit de NXP, sept ans plus tard, où il est à la tête d’une équipe de 95 salariés, dont 10 sous-directeurs régionaux. Salaire annuel, hors bonus : 260 000 dol- lars américains. Avec les primes, 3.50 000 dollars. Décidément, pas de quoi rougir face aux business schools !
 port qualité/prix », pour Benjamin Ayela. À 27 ans, cet ancien de l’IAE Gustave Eiffel a intégré directe- ment Adidas en Allemagne. Ses collègues de travail ? Des diplômés de business schools. « Nous nous re- trouvons sur les mêmes postes, au même salaire, mais moi, sans un emprunt à rembourser. » Parfois, ces MBA d’IAE sont riches des mêmes accréditations que les business schools. C’est le cas à Aix, déjà adoubé par l’Amba’s. Nice y tra- vaille, par exemple.
Les profils diffèrent entre IAE et business schools. « Tout dépend de leur par- cours antérieur, souligne Éric Lamarque. Les can-
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]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[ ART DE VIVRE & PATRIMOINE
  par Christophe
Combarieu
Journaliste & producteur Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
La Sélection culturelle
Théatre
■ Plaidoiries
■ La légende d’une vie
1919 dans la Vienne de Stefan Zweig. Une mère étouffe son fils sous le culte de son père, poète devenu icône nationale, tandis qu’une ancienne maîtresse refait surface et menace l’ordre et le secret imposés par la mère. Natalie Dessay et Macha Méril se livrent un combat sans merci et vibrent dans cette pièce d’une intensité redoutable et d’une psychologie profonde. La mise en scène de Christophe Lidon, élégante au possible, donne la clé
pour s’immiscer dans ces secrets de famille avec une subtile retenue. Un nouveau challenge pour la « diva » Natalie Dessay très attendue au tournant ! Théâtre Montparnasse à partir du 12 septembre. Tel : 01 43 22 77 74
Cinema en septembre
■ Le pape François – un homme de parole Commandé par le Vatican au réalisateur Wim Wenders, le film nous plonge dans un voyage quasi initiatique au cœur même du Saint-Siège à l’aube de l’élection du nouveau souverain pontife. Sous ses allures de film de communication, que l’on pourrait presque qualifier de politique, on rentre finalement bien plus intimement dans ce qui a forgé le personnage inédit de Jorge Mario Bergoglio. Premier pape à avoir pris le nom de François
d’Assise, qui avait, lui, dédié sa vie à soulager les pauvres et la misère animale, et qui éprouvait un profond amour pour la nature. Un film rare, historique et ré- solument humain. En salle le 5 septembre
■ Free speech
Un documentaire déroutant sur la place de l’homme dans la société, sur ses droits et ses devoirs en matière de liberté d’ex- pression. Julien Assange, Jude Law, Jérémie Zimmermann ou encore Sarah Harrison s’interrogent sur la manière la plus efficace de lui redonner une place presque anthropologique au premier sens du terme : un être au-dessus des interdictions sociétales et bien loin de l’identité numérique dont il est aujourd’hui doté. Un
documentaire qui cherche la faille dans le système, qui tente d’exploiter les pans de liberté restants à leurs maximums afin de redonner à l’être humain son caractère originel : une créature libre de mouvements et de pensées. « Car si l’on dégrade les fondamentaux, tout le reste part en lambeaux... » En salle le 5 septembre
DVD
■ Escobar, de Fernando León de Aranoa
25 ans après sa mort, le Colombien sanguinaire est revenu sur le devant de la scène avec un nouveau biopic ! Dix ans pour devenir l’un des criminels les plus riches de l’histoire, dix ans pendant lesquels il aura mis la Colombie à feu et à sang... en- nemi public n°1 pour les politiques, Robin des bois pour les populations affamées. Le film nous plonge dans l’intimité du
narcotrafiquant, jusqu’aux origines de sa folie meurtrière... Casting réussi : le tandem Javier Bardem, Penelope Cruz est magistral ! (M6 Vidéo)
■ Place publique, d’Agnès Jaouia
Un animateur sur le déclin, rongé par les angoisses et la jalousie, et incapable de dissimuler son mépris pour les petites gens, se retrouve au beau milieu d’une soirée mondaine. Vont s’y croiser blogueurs en vogue, voisins, groupies, ex-femme et énergumènes de tout genre... Bref, la porte ouverte à toutes les crises, révéla- tions et hypocrisies. Une allégorie au temps qui passe, un trio Jaoui/Bacri/Drucker qui fonctionne à merveille. Descendez sur
la place ! (Le Pacte)
■ L’Insulte, de Zias Doueiri
À Beyrouth, un chrétien libanais et un réfugié palestinien se re- trouvent face à la justice, suite à une altercation qui a mal tourné. Tout aurait pu s’arrêter là, mais les effets de manche des deux avocats médiatisent l’affaire et vont porter le Liban au bord de la crise sociale. Un western moderne mené au rythme judiciaire où les flashbacks inondent l’histoire. Un film terriblement haletant, profond et à la réalisation impeccable ! (Diaphana)
CD
■ Staff
Depuis 1994, et sous l’impulsion de Francis Cabrel, auteurs et compositeurs de chansons se retrouvent en groupes de travail et échangent autour de la musique. Pour ces 45e rencontres parrainées par Julien Doré, 15 artistes francophones en ont exceptionnellement fait un album, osmose totale oblige, aux
doux accents estivaux et oniriques (Sortie le 28 septembre)
■ Trinix – Otherside
Nouveau single pour Trinix, véritable renouveau dans le petit monde de la French Touch ! L’album qu’ils préparent flirte déjà avec le succès, quelques faux airs à la Daft Punk, aux couleurs électro-pop et aux rythmes funky enivrants à souhait ! Deux jeunes Lyonnais à suivre de très près car la scène mondiale risque bientôt de se les arracher... Le single déjà disponible.
■ Bach, par Lozakovich
On le sait, la valeur n’attend pas le nombre des années. À 16 ans, le violoniste suédois Daniel Lozakovich fait déjà preuve d’une maturité déconcertante, tant dans l’approche stylistique que par le sens de la retenue, non sans rappeler Anne-Sophie Mutter au même âge. Pour son premier album pour le presti- gieux label jaune, « l’archet prodige » réussit son Bach avec
mention très bien. (Deutsche Grammophon) Musique
Tristan et Isolde, Richard Wagner
Si Tristan et Isolde, créé à Dresde en 1865, n’entre au
répertoire de l’Opéra de Paris qu’en 1904, l’ouvrage est
déjà bien connu des mélomanes. Un siècle plus tard,
c’est désormais un opéra légendaire, l’un des sommets
de l’épure et de la musique wagnérienne. La reprise à
l’Opéra Bastille de l’iconique production de Peter Sel-
lars et Bill Viola dès le 11 septembre, dans un cadre im-
matériel et presque insondable à cette métaphysique
de l’amour, devrait donner au public l’occasion d’atteindre au sublime. Le rendez-vous est pris avec les incomparables René Pape et Matthias Goerne. Opéra Bastille du 11 septembre au 9 octobre. Tel : 08 92 89 90 90
   Richard Berry est partout, au cinéma, sur les planches, à la télévision. On oublierait presque qu’il fut à ses débuts pensionnaire de la Comédie française pendant sept ans, passionné de grands textes et de jeu d’échecs. Dans ce seul en scène au Théâtre Antoine, il nous délivre cinq plaidoiries de ténors du barreau, cinq affaires judiciaires qui ont indéniablement marqué la société française. De l’interminable procès de Maurice Papon aux effroyables
infanticides de Véronique Courjault, en passant par l’avortement ou la peine de mort, l’acteur transcendera sans nul doute ces grands moments de vérité. Théâtre Antoine à partir du 12 septembre. Tel : 01 42 08 77 71
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]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[ART DE VIVRE & PATRIMOINE
 L’Art du temps
  Horlogerie & Joaillerie
Bell & Ross, surprenantes
têtes de morts
Bell & Ross va encore plus loin avec une nouvelle montre Skull dotée cette fois, d’un mouvement automate. La mâchoire de la tête de mort s’anime comme si elle ricanait. En 10 ans, la famille Skull de Bell & Ross, est devenue iconique. 8900 € www.bellross.com
Breitling, Navitimer 8 Day & Date
Breitling vient de lancer une nouvelle collection inspirée de montres de pilote : la Navitimer 8. Le chiffre huit est un clin d’œil au Département Huit
Aviation, fondé en 1938 pour produire des instruments de bord et des montres de pilote classiques à des fins
civiles et militaires. La Navitimer 8 Day & Date affiche le jour de la semaine, la date et l’heure. Elle offre plus de 40
heures de réserve de marche. 4050 €
www.breitling.com
Gaya de Garnazelle
     Des bijoux de peau, de l’or, des pierres, Gaya, déesse mère, tire de ce que nous offrent la nature et les éléments: la terre, le ciel, les océans... des pièces organiques et lumineuses, accumulées de préférence, portées comme des talismans. Collier 2900 € www.garnazelle.com
Sylna, un cœur à l’infini
Bracelets, boucles d’oreilles, bagues, colliers : le symbole Sylna s’entrelace autour des bras et du cou de ceux qui croient à l’infini.  Plus qu’un talisman, ce bijou est un message, une promesse sertie de diamants, de pierres dures ou même de perles...2410 €
www.sylna.fr
   Mode & Accessoires
Les Méduse®
Cadieux ouvre au faubourg
Saint Honoré
Clara Cadieux créé des collections féminines, chics
et élégantes, dans un style « Parisien » pour habiller les femmes qui veulent se différencier. Cadieux renoue avec
l’ultra glamour pour des gammes qui flattent le corps des femmes et valorisent le mouvement.
http://cadieuxparis.com
Montlimart, 1 an déjà !
Pour ses 1 an, cette marque française pour hommes parraine 100 abeilles pour chaque commande passée. Les détails font la différence : une doublure, un col, une broderie...et des tissus certifiés Oeko-Tex. Modèle Campagne 110 euros. www.montlimart.com
     Kate Lee, chic,
cool et si tendre
Kate Lee réinterprète nombre de ses créations iconiques en sublime cuir d’agneau italien autour de trois couleurs incontournables de la saison : Violine, Terracota et Moutarde. Modèle Velya : 240€ www.katelee.fr
insubmersibles
Elles émergent d’une mer de perles. Des perles de plastique qui se fondent pour devenir ces modèles intemporels que nous portons depuis des années. Caramel, brique, kaki adoucissent nos tenues de la rentrée. Japlair – Du 36 au 41, à
partir de 50 euros.
www.meduse.co/bottes/
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]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du temps
Bien-Etre
Cérémonie Fleurs de Sakura
Ce soin complet visage et corps dénoue les tensions grâce au massage Amma, pratiqué habillé. Puis, plongé dans un Bain Séréni’thé Onsen, le visage est prêt à recevoir le Soin Visage Éclat au Thé Vert.
50 min. 106 euros. 20 rue Croix des petits champs 75001 Paris
www.themae.com
Hermès, Eau de Citron Noir
Christine Nagel a composé une fraîcheur cristalline et pourtant rémanente. Une eau de citron noir, aussi paradoxale que le nom du citron qui la signe. C’est une
empreinte singulière, une fraicheur étonnamment persistante. C’est la Cologne midi-minuit ! 50, 100, 200 ml : 70, 98, 133 euros. www.hermesparfumeur.com
Eve LIght, un rêve nuit et jour
Eve se donne pour mission d'offrir des nuits parfaites et permettre à tous de se lever du bon pied. En seulement deux ans, eve s'est imposé dans la maison des Français avec son iconique matelas aux bords jaunes. Nouveau, la version light, qui se compose de deux couches de mousses, dispose de 5 zones de confort et, surtout, d’un prix beaucoup plus léger. Plus ferme que son grand frère, eve light fait 18
cm d'épaisseur.160 x 200 cm à 499 euros.
www.evematelas.fr
Suisen, le narcisse jaune, pour un
formidable renouveau
Cette délicate auberge de soins japonaise, vous propose des soins exclusifs, inspirés du shiatsu, qui harmonisent les énergies vitales. La respiration profonde joue un rôle clé dans les protocoles de la maison. Chaque soin est personnalisé et adapté à la saisonnalité. Il est suivi d’un moment pour soi, autour d’une tasse de thé vert organique. 1H :
105 euros. 7 rue de Thorigny 75003 Paris
http://suisen.fr
Eponyma crème vi-
sage à votre mesure
Ma peau, mon histoire. En quelques questions, je raconte qui je suis, comment je vis...En croisant les ingrédients sélectionnés
aux réponses personnelles, plus de 15 000 combinaisons de formules sont possibles. Ma
crème me ressemble au plus profond. Alors quel nom donner à celle-ci ? Le mien. 89 euros.
www.eponyma.com
Wopilo, fantastique oreiller
Wopilo offre le confort d'un oreiller traditionnel et le soutien cervical d'un oreiller ergonomique. Un design spécifique, formé de deux poches avec un garnissage de microfibres ultraconfortables, et d'un coeur en mousse à mémoire de forme. Wopilo est produit à la main,
dans un atelier familial français fondé en 1910. 79 euros
www.wopilo.com
ART DE VIVRE & PATRIMOINE
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]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[ART DE VIVRE & PATRIMOINE
 L’Art du temps
  Le Miramar La Cigale Hôtel Thalasso
& Spa, bien-être ultime
Situé à l’entrée du Golfe du Morbihan, à Port Crouesty, ce grand hôtel 5 étoiles d’inspiration paquebot est totalement baigné de lumière naturelle. La sublime, atypique et délicate restauration santé du gastronomique BE (Bien-Etre) se marie à merveille aux 2.500 m2 de jacuzzis océaniques, cabines de soins avec hublots et piscine panoramique. Des soins signature sont proposés dont une exclusivité autour de la spiruline marine fraîche. www.miramar-lacigale.com
Le Domaine de Rochevilaine, écrin de
sérénité breton
Le chef étoilé Maxime Nouail sublime les produits de la diversité du terroir breton et des trésors marins. Un Must : le menu « Homard » en quatre services ! Le Domaine est un jardin citadelle à 20 mn de Vannes, sur une presqu’île rocheuse de plus d’un hectare. 37 chambres et suites, dont 3 manoirs entièrement rénovés, avec vues magiques sur l’océan. Et le premier Spa historique français, distingué « Spa de rêve Relais et Châteaux » de 1300 m2 avec des soins exclusifs. www.domainerochevilaine.com
    Evasion
Sur les traces des plus beaux
châteaux de la Vallée d’Aoste
Du Château de Fénis au Château d’Issogne, tous les incontournables de la Vallée d'Aoste vous ouvrent leurs portes. A partir de 154€ par personne : 2 nuits en hôtel 3 ou 4 étoiles, chambre double, petit déjeuners avec des produits valdôtains, carte châteaux, dîner en
agrotourisme avec menu typique.
OD Hotels, eco-responsables
La grande originalité de cette marque est de réaménager des bâtiments inutilisés et y concevoir des édifices design raffinés à l'architecture intelligente, tout en restant fidèles à l'atmosphère du lieu et en totale communion avec la nature. Actuellement, cinq établissements vous reçoivent
à Ibiza, à Majorque et à Barcelone. Bientôt à Miami et sur la Côte d’Azur !
www.od-hotels.com
Le Nicky Beach Nice a fait peau neuve !
L’iconique Nikki Beach a rouvert ses portes le 27 avril dernier sur la splendide plage de Pampelonne. L’occasion de dévoiler son nouveau concept à la veille de ses 20 ans. Matériaux naturels en bois brut et mobiliers en osier ont pris possession du lieu pour un style méditerranéen épuré. Coussins ethniques, lits en filet suspendus, potagers verdoyants et douche aux pieds des palmiers
finaliseront cette grande beach house chaleureuse de bord de mer.
www.nikkibeach.com
      SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr 75
]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[ART DE VIVRE & PATRIMOINE
 L’Art du temps
Les déjeuners d’EcoRéseau Business
Ce mois-ci, nous avons testé pour vous le restaurant doublement étoilé au Gabriel de la Réserve Hotel & Spa Paris
     Concept & Lieu
Lovée au calme, en retrait de la plus belle avenue du monde, La Réserve Paris-Hotel &
Spa a vue sur la Tour Eiffel, le Panthéon, le Grand Palais et l’obélisque de la Concorde. Un rideau d’arbres majestueux préserve l’intimité des lieux, comme un écho aux Jardins de l’Elysée tout proches. L’il- lustre décorateur Jacques Gar- cia s’est inspiré des tableaux de James Tissot, célèbres pour leur peinture très fidèle des ambiances du Paris bourgeois du XiXe siècle. Le Gabriel est
la table gastronomique doublement étoilée de ce très bel établissement.
Service
De précieuses attentions, une élégance discrète, un esprit de famille chaleureux et attentif, pour un moment inoubliable.
En cuisine
L’édition 2016 du Guide Michelin France a décerné deux étoiles au restaurant Le Gabriel, un an à peine après son ouverture. Une belle récompense pour la cuisine du chef Jérôme
Banctel. Le respect de la naturalité du produit n’exclut pas une certaine fantaisie gustative, qui emprunte ici et là quelques inspirations culinaires du monde entier pour surprendre les papilles à travers une relecture inspirée des grands classiques.
Notre menu
Cocktails : Jus vert (Concombre, Pomme, Epinard, Citron vert, Chou Kale) 24 € / Asia Break (Whisky Nikka from the Barrel, jus de citron vert frais, thé earl grey, sirop d’alma mater maison, sirop de yuzu) 28 €
Entrée : Fraicheur de homard, chutney ananas au poivre Voatsiperifery 110€ / Œuf en légèreté, coulis de truffes et girolles marbrées au jus (cette entrée est éphémère et n’est pas proposée à la carte)
Plat : Pigeon de Racan Mariné au cacao et sarrasin croustillant 91€ / Ris de veau de Cor- rèze, cresson de fontaine en raviole crémeuse 105€
Dessert : Dessert à la framboise : Fram- boise miellée, sorbet cardamome, sabayon au Champagne 34€ / Dessert au café : Grain de café meringué, crème glacée au sirop de meurisier 34€
Tarifs : « Retour du marché » plats éphé- mères en trois services 95€
Adresse : 42 avenue Gabriel 75008 Paris
www.lareserve-paris.com
Ayvar, le Meilleur du poivron !
En Serbie, la recette de l’Ajvar, préparé à partir des meilleures variétés de poivrons de la région, se transmet
de génération en génération. La version Poivrons grillés, tomates & piments Chili est un éclat en bouche,
un instant de dégustation raffiné et piquant. Des recettes naturelles, sans sucre ajouté, vegan, garanties
sans gluten, ni OGM. A partir de 5.50€ en épicerie fine.
www.grannyssecret.fr
Borgo Delle Tovaglie : épicerie, bistrot et déco sublime
Situé dans le quartier dynamique et tendance du Haut Marais, Borgo delle Tovaglie propose un concept totalement unique : une épicerie et un restaurant
au cœur d’une boutique de décoration de 700m2. On ne trouve les produits de l’épicerie nulle part ailleurs dans Paris
! A l’origine, Borgo delle Tovaglie est une Maison d’art de la table, de linge de maison et d’ameublement. www.borgodelletovaglie.com
   Gastronomie
Le Cold Brew par
Malongo
Malongo joue la carte de l'audace en lançant deux recettes uniques : Cold Brew Pure Origine Laos et Cold Brew Gingembre Citron. Ces recettes originales de café infusé à froid, biologiques, équitables, sans sucre et naturelles viennent réveiller le marché français ! Prix de
vente conseillé : 3,90 € – 300 ml.
https://boutique.malongo.com
Michel Cluizel &
Philippe Conticini
     La Manufacture Cluizel partage des passions communes avec le pâtissier de renom Philippe Conticini, qui a sélectionné la gamme “à pâtisser” Secrets de Pros® de la Maison. Los Aconès bio est composée de 67 % de cacao et d’une belle association de bois de réglisse, de fruits rouges et d’olives vertes dans une allonge de raisin de Corinthe et d’abricots. 1 kg. Prix de
vente conseillé : 39€90
www.cluizel.com
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]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du temps
Champagne
Graphic Ice Silver
Ce Champagne Nicolas Feuillatte est harmonieusement composé de 10 % de chardonnay pour lui apporter l’élégance
et la finesse, 40 % de pinot noir pour la rondeur et la structure et 50 % de meunier pour le fruité et la souplesse.
Un quart de rondelle de citron vert ou d’ananas, quelques glaçons et c’est un tourbillon d’allégresse et de légèreté qui
souffle sur cette cuvée à découvrir frappée ! 35 €
www.nicolas-feuillatte.com
Brut sans année, Champagne Daniel Colin, cuvée Esprit Shiraz
L’attaque est riche et fraîche. Le milieu de bouche est orchestré par une minéralité crayeuse qui confère de la franchise, de la salinité et de l’allonge au palais. Un ensemble riche exprimant
une certaine évolution vers des fruits macérés, en gardant toujours de la profondeur et de la sève. 23€50 www.champagne-daniel-collin.fr
Blanc de noirs, Champagne Allouchery-Perseval
Cette cuvée tradition Brut jouit d’une effervescence crémeuse et fondue. La matière fruitée pulpeuse et
croquante est soulignée par une acidité de fruits charnus et de pomelo. Le milieu de bouche est orchestré par
une minéralité argilo-sableuse qui confère du volume fruité, de la patine, de la salinité et de l’allonge au
palais. 20 €
www.alloucheryperseval.com
Champagne Cattier, 100 ans déjà !
Au lieu de créer une cuvée centenaire, Cattier a préféré ouvrir les portes de son œnothèque pour vous faire redécouvrir la
cuvée Clos du Moulin (1999 - 1998 – 1996), d’une grande complexité aromatique et d’une belle fraîcheur, au potentiel de
vieillissement extraordinaire.
www.cattier.com
Cuvée Cordon
Royal 2013, Champagne Jean Josselin
En trois temps : Une effervescence crémeuse et fondue. Un ensemble fringant exprimant la fraîcheur et la sensation de fruits croquants du millésime. Une finale juteuse et finement nuancée. 25€ www.champagnejeanjosselin.fr
Leclerc Briant, Premier Cru Extra Brut
Le nez exprime des notes pâtissières avec des parfums de chèvrefeuille, de rose, de tilleul et d‘aubépine. L’aération du
Champagne révèle des notes iodées et plus fruitées, avec des accents de réglisse, de thé vert et de menthe poivrée. Prix : 48€
http://leclercbriant.fr/fr/
Beaumont des Crayères – Grande
réserve – édition limitée
Ce 60% pinot noir, 30 % chardonnay et 10% meunier a un nez au fruité expressif de poire et de pamplemousse, rehaussé de notes briochées et d’une touche de pierre à fusil. La bouche est équilibrée, vive et fraîche, sur des arômes de reine-claude, de poire et d’agrumes. 27,70 € TTC www.champagne-beaumont.com
ART DE VIVRE & PATRIMOINE
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]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[                                                                             ]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du temps
Vins
Au Pied du Mont Chauve (Domaines Famille Picard) - Saint-Aubin 1er Cru En Remilly 2014
Situé au-dessus de la montagne de Montrachet, ce climat « En Remilly » est le point de jonction des
communes de Chassagne, Puligny et Saint-Aubin. Cette cuvée, 100 % Chardonnay, exprime un nez de citron, de zeste d’orange, évoluant sur des notes fraîches de citronnelle et verveine. La bouche droite, tendue, ciselée, généreuse et iodée rappelle le terroir
très caillouteux de ce climat. Servi à 12-14°C, il s’apprécie sur des fromages tels le Camembert de Normandie, le Beaufort,
l’Epoisses, le Comté. Prix TTC : 36 euros chez les cavistes et au Domaine
Les Vergelesses 2016
Ce Savigny-lès-Beaune 1er Cru est un vin fin et harmonieux à la fois vif et moelleux. Issu d’une vieille vigne, il est aussi très aromatique, des arômes charnels évoquant les fruits exotiques, les fleurs d’aubépine, l’abricot, les épices... 35 € www.fery-vin.fr
Vignes, Vins, Rando en
Val de Loire
Pour célébrer les 15 ans de ce bel évènement, les vignerons et négociants du Val de Loire vous guident sur 15 parcours inédits. Trois heures de convivialité, ponctuées d’accords mets & vins et de découverte des terroirs et du savoir-faire viticole. 1 et 2 septembre 2018 www.vvr-valdeloire.fr
Château de Saint-Martin, Cru Classé de Provence - Grande Réserve Blanc 2016
Clairette, Rolle, Ugni-blanc Ample et onctueuse, la matière est portée sur les agrumes avec une dominante kumquat. La finale est délicatement briochée. A l’apéritif, avec des filets de rougets, sauce à l’échalote, avec les fromages de chèvre. Desserts : pain
perdu, financier. Prix TTC : 17 euros 90
Chez les cavistes, au domaine et sur
www.chateaudesaintmartin.com/fr/boutique
Domaine de Rocheville - La Jouvencelle 2015 (Saumur Blanc Sec)
Ce 100% Chenin est un vin jeune & frais aux arômes d’agrumes et fruits tropicaux. Il apporte une belle matière en bouche et une vivacité finale très plaisante.
Servie entre 12 et 14°C, La Jouvencelle accompagne les plateaux de fruits de mer, plateaux du maraîcher, les poissons, les volailles épicées, les fromages de chèvre ou les bleus.
Prix TTC départ : 11 euros 90 chez les cavistes, au domaine et sur www.new-boutique.rocheville.net
Gueules de Saint-Mont
Ce vin ample et équilibré révèle une complexité aromatique de fruits noirs et de bâton de réglisse. Après 5 ou 7 ans de garde, se développent des arômes de sous-bois, de chocolat amer et de cuir noble. Entre 8 et 9 € chez les cavistes.
www.plaimont.com
ART DE VIVRE & PATRIMOINE
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]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[                  ]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du temps
ART DE VIVRE & PATRIMOINE
   Peugeot Rifter et Citroën Berlingo
Deux visions d’une même ambition
PSA a entièrement renouvelé ses deux véhicules de loisir pour famille nombreuse déri- vés de véhicules utilitaires. Le Citroën conserve son patronyme Berlingo mais le Peu- geot Partner devient Rifter. Deux interprétations légèrement modulées d’une même partition qui marie volume intérieur et plaisir de conduite.
Rejeton du Travel- ler – transport de passagers –, rem- plaçant du Partner Tepee, le Peugeot Rifter fait son apparition sur la route des VU Canada Dry. Ces vé- hicules ont l’apparence d’un utilitaire, le volume d’un utilitaire, mais ils sont pourtant destinés aux
particuliers et plus préci- sément aux familles.
Ni monospace ni SUV, ce sont, disons, des véhicules de loisirs à fort gabarit, pour les bagages et pour les passagers. On les nomme parfois des ludospaces. Le Rifter – comment rendre ce curieux néo- logisme, façon « tireur
d’élite » ? –, est disponible en sept places. Et il possède indéniablement du coffre : 775 litres, 3 500 litres en escamotant les sièges ar- rière auxquels s’ajoutent 186 litres de rangements divers (console, pavillon, boîte à gants...).
Petit bémol côté évasion : les sièges avant ne s’in-
clinent pas complètement, ce qui interdit d’envisager une nuit au clair de lune dans son auto. Dommage. Relooké façon berline avec la calandre verticale Peu- geot, doté du e-cockpit « 308 » et du petit volant à double méplat, le Rif- ter se révèle agréable à conduire avec le moteur BlueHDI de 130 chevaux et la boîte manuelle à 6 rapports. Côté ville, il coince aux entournures en maniabilité : attention à l’ouverture du hayon, très verticale, en station- nement ‒ mais la lunette arrière s’ouvre ‒ et à sa hauteur – 1,88 m – dans les parkings.
Il est également un peu rude côté confort de suspension, avec des sièges à la tenue médiocre. En revanche, il offre une superbe visi- bilité à 360 degrés et une bell luminosité grâce au toit panoramique en verre occultable électriquement. L’équipement se révèle très généreux, même s’il manque l’option parking automatique (utile vu le gabarit).
le berliNgo plus luDique
Le cousin Citroën du Rifter conserve, lui, l’ancienne appellation du Berlingo qu’il remplace. Son look l’apparente aux SUV Air- cross de la marque avec la face avant à trois étages
Essais & TEndancEs
 Par Philippe Flamand
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]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[ART DE VIVRE & PATRIMOINE
 L’Art du temps
  d’optique, les « bump » en caoutchouc sur le bas des portières et les touches de couleurs. Comme le Peu-
geot, le ludospace Citroën possède des portes arrière coulissantes, manuelles et pas toujours très faciles à manier, des sièges arrière individuels escamotables dans le plancher.
À la différence du Rifter, le Berlingo propose un affichage tête haute mais pas la console centrale du Peugeot qui fait grande- ment défaut.
Les équipements des deux cousins sont au diapason : régulateur de vitesse adap- tatif, reconnaissance des panneaux de signalisation, alerte de franchissement de ligne, alerte attention conducteur, commutation automatique des feux de route et de croisement, caméra de recul, surveil- lance d’angle mort, accès et démarrage mains-libres, avec en outre sur le Ci- troën, ce dont manque
le Peugeot, le park assist automatique.
Les deux véhicules dis- posent de vitres élec- triques à impulsion sur les quatre portières que l’on peut encore fermer une fois le contact coupé. Bien pratique en période de canicule.
Même moteur sous le capot que le Rifter pour notre essai Citroën, mais cette fois avec la boîte auto EAT8 qui fait merveille.
Peugeot Rifter : modèle essayé le GT Line Blue- HDi 130 S&S BVM6. Ta- rif:àpartirde29600 euros. Tarifs gamme es- sence à partir de 23 150 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 24 300 euros. Citroën Berlingo : modèle essayé le BlueHDi 130 S&S EAT8 Shine XTR. Tarif : à partir de 30 750 euros. Tarifs gamme essence à partir de 23 550 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 24 700 euros.
Hyundai rajeunit son image avec le Kona
  Le petit SUV urbain coréen, cousin du Kia Stonic, joue la carte du design pour séduire une jeune clientèle. Avec d’indéniables qualités routières et un généreux équipement.
Hyundai cible à l’évidence une clientèle plus jeune, même si l’exubérance extérieure
du petit SUV coréen tranche en-
core avec sa relative tristesse
intérieure : les inserts colorés sur la planche de bord, la console centrale et les sur- piquresdessiègesnepar- viennent pas à totalement égayerl’habitacle.Lenoir domine sans réelles fiori-
tures comme c’est sou-
vent le cas dans les vé- hicules des constructeurs asiatiques. En revanche, le look du Kona détonne par rap- port au classicisme habituel des modèles Hyundai. Et séduit.
Les designers qui se sont inspirés à l’évi-
dence des trois degrés d’optiques de Citroën
n’y sont pas allés de main-morte sur le plastique des
passages de roues. Mais l’ensemble fait mouche. Et du coup, dans la rue, ce petit SUV urbain ne passe pas inaperçu.
En version haut de gamme, il marque en outre des points par la qua- lité de sa finition et son degré d’équipement (affichage tête haute, sellerie cuir, sièges électriques chauffants, démarrage main libre,
maintien dans la voie, etc.).
Sa mécanique, un trois cylindres essence atmos-
phérique d’un litre et 120 chevaux, avec une boîte manuelle à 6 rapports pour deux roues motrices, donne entièrement satisfaction. C’est l’unique atte- lage proposé chez son cousin Kia Stonic. Chez Hyundai en revanche, un autre moteur turbo essence plus puissant (4 cylindres, 1,6 litre, 177 ch) est disponible avec une boîte auto à 7 rapports et double embrayage, couplée à une transmission intégrale. Deux moteurs diesel (115 et 136 ch) et une motorisation entière- ment électrique devraient rapide-
ment compléter l’offre.
Hyundai Kona : modèle essayé le 1.0 T-GDi 120 Executive. Tarif : à partir de 25 900 euros. Tarifs gamme es-
sence à partir de 21 400 euros.
  SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr 83
]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre finance de marché
ART DE VIVRE & PATRIMOINE
    spéculoNs !
Morgan Stanley roule pour Renault
Morgan Stanley a relevé sa recommandation sur le constructeur automobile de pondérer en ligne à surpondérer avec un objectif de cours inchangé à 88 euros. Il évoque un important potentiel de revalorisation. Le broker pense que de bonnes nouvelles en provenance des marchés émergents pourraient constituer un catalyseur pour une revalorisation.
 Le chiffre
17 milliards de dollars
Plus-value latente réalisée, provisoirement, par Warren Buffett par l’intermédiaire de Berkshire Hathaway, sa firme d’investissement. Laquelle détient plus de 250 millions de titres d’Apple, soit environ 5 % du tour de table. À un prix de 209,75 dollars par action, cette position représente 52,8 milliards de dollars.
 boNs plaNs
Comptes oubliés : 260 millions d’euros dorment sur des Livrets A Les chiffres de l’Observatoire de l’épargne réglementée so,t sans appel : 565 000 Livrets A inactifs ont été transférés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) en 2017. Au total, ces placements concentrent près de 260 millions d’euros. Il s’agit en général de vieux livrets ouverts lorsque leur titu-
laire était enfant etdontonaou- blié l’existence. Pour récupérer ces fonds per- dus, la Caisse des dépôts a ouvert Ciclade en jan-
vier 2017, site de recherche des propriétaires des sommes sur comptes bancaires inactifs et contrats d’assurance vie en déshérence. Le succès de l’opération reste mitigé : seuls 25 116 comptes sur Livret A et 14,9 millions d’euros ont été restitués en 2017.
Vers un rebond de l’or au deuxième semestre ?
Valeur refuge par excellence, l’or bénéficie généralement des tensions géopolitiques. Pourtant, le cours du métal jaune n’a pas profité des événements des derniers mois en Turquie. Il a même franchi à la baisse le seuil de 1 200 dollars, étiage niveau inédit depuis janvier 2017. Les analystes expliquent cette tendance par la hausse du dollar. Ils anticipent un possible rebond au deuxième semestre. Selon ICBC Stan- dard Bank, le cours pourrait atteindre 1 300 dollars avant la fin de l’année, favo- risé par un ralentissement de l’économie américaine.
 experts
State Street voit des opportunités en Europe
State Street se montre légèrement sous-pondéré sur l’Eu- rope et sur-pondéré sur les États-Unis, mais la société de gestion détecte des opportunités en Europe dans certains secteurs. Il juge attrayant le ratio price to book (reflet de la valorisation des fonds propres). En Europe, il se révèle inférieur à sa moyenne historique et offre un écart historique avec les actions américaines. Lesquelles ont réalisé depuis cinq ans une performance de 50 % inférieure à celle du S&P 500. State Street l’explique par la rentabilité des fonds propres (return on equity) des entreprises européennes, inférieure de 7 points de pourcen-
tage à celle des sociétés américaines.
Mais le potentiel de redressement des résultats reste impor- tant en Europe, alors que les profits des sociétés françaises ou suisses sont encore 5 à 15 % inférieurs à leur niveau de 2007, et de 30 à 50 % sous leur valeur de 2007 en Espagne et en Italie.
Le gestionnaire préfère les actions suisses et danoises, mais sous-pondère l’eurozone et la Grande-Bretagne. Il préfère des entreprises de taille petite et moyenne dont les profits sont mieux orientés que les plus grandes et dont l’activité demeure plus domestique.
Actions : Cholet Dupont « raisonnablement prudent »
Cholet Dupont conserve une position « raisonnablement prudente » sur les marchés financiers, indique l’analyste. Il dit espérer que l’amélioration en cours va se poursuivre, notamment sur les marchés européens. Mais selon Vincent Guenzi, responsable de la stratégie d’investissement de Cholet Dupont, les marchés restent à la merci d’un retour de volatilité. Côté amélioration, il évoque l’apaisement des tensions commerciales avec la réouverture de négociations entre l’Europe et les États-Unis qui repoussent la mise en œuvre des taxes sur le secteur automobile. Les menaces restent pourtant vives à l’encontre de la Chine, observe-t-il. Les publications de résultats trimestriels des entreprises
ont « plutôt rassuré », remarque Cholet Dupont. Ils furent supérieurs aux attentes aux États-Unis, malgré quelques dé- ceptions sporadiques. « En Europe, ils sont, pour l’instant, un peu moins brillants, mais il ne se manifeste pas de com- mentaires inquiétants à signaler. Les perspectives de hausse des résultats pour l’année sont peu modifiées et restent favo- rables », détaille Vincent Guenzi. Il souligne enfin que les marchés actions ont bien absorbé la hausse des taux longs, mais ils se sont renchéris d’autant. De quoi limiter le potentiel de hausse à très court terme aux États-Unis si les taux longs venaient à dépasser à nouveau 3 %, avertit l’expert de Cho- let Dupont. En revanche, « les investisseurs internationaux semblent s’intéresser à nouveau aux valeurs européennes, à la faveur de l’apaisement des tensions commerciales. Les indices européens pourraient ainsi amorcer un rattrapage ».
Pictet AM revient sur les actions mondiales
« Résister à la tempête commerciale », leitmotiv de Pictet AM dans sa dernière note d’analyse. Il y annonce qu’il ren- force son positionnement à l’égard des actions mondiales de sous-pondéré à neutre. Les résultats des entreprises sont solides, notamment aux États-Unis, analyse le gestionnaire d’actifs, alors que l’inflation semble plafonner et que les au- torités monétaires et budgétaires chinoises lâchent du lest. Autant de signaux positifs qui lui redonnent – modérément – confiance dans les actions. Car des craintes subsistent : le resserrement de la Réserve fédérale et les tensions commer- ciales l’empêchent d’adopter une position de surpondération. Les actions japonaises conservent la préférence de Pictet AM. La banque centrale maintient une politique monétaire très accommodante et les valorisations du marché nippon comptent parmi les moins chères des pays développés. Il reste en revanche neutre à l’égard des actions européennes, lesquelles, malgré une croissance bénéficiaire favorable et un rendement sur dividendes attrayant, pourraient selon lui souffrir de la nouvelle politique commerciale américaine, notamment à travers les actions allemandes. Quant aux actions américaines, elles inspirent toujours la prudence au gestionnaire, les attentes bénéficiaires dans ce segment lui paraissent très exagérées.
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[ART DE VIVRE & PATRIMOINE
  Jouer en Bourse à l’échelle de la microseconde
Prêt à tenter le trading algorithmique ?
 Aujourd’hui, un logiciel de trading à haute fréquence passe plusieurs milliers d’ordres
en quelques millisecondes. Parallèlement,
des plates-formes fleurissent qui proposent aux épargnants des outils d’investissement en parfaite autonomie. Sentez-vous le petit trader qui sommeille en vous ?
des personnes qui exercent cette activité. La structure des frais doit être encadrée. Pour Fabien Keryell, « les régula- teurs contrôlent et détectent des comportements nocifs ». Maislahausseà0,3%dela taxe française appliquée aux transactions menées par des sociétés qui pèsent plus d’un milliard d’euros ne s’applique qu’aux transactions au comp- tant, et non à crédit, dès lors favorisé... Les acteurs eux- mêmes mettent des protections en place. Fabien Keryell : « Les acteurs doivent adopter un comportement responsable. Nous refusons assez régu- lièrement des ouvertures de comptes lorsque la personne n’a pas le profil. Nous prenons en compte son expérience, son niveau de formation, son épargne, son patrimoine, ses connaissances. Il faut évaluer la somme qu’elle peut placer sur un compte de titres sans risque d’impact sur sa vie. » En cas de pertes trop impor- tantes, l’établissement appelle son client, se renseigne sur sa stratégie. Il pourra aller jusqu’à clôturer le compte. Le client dispose d’outils, du suivi en temps réel des cours au paramétrage de plafond de pertes : s’il dort alors que la Bourse dévisse sous un autre fuseau horaire, son c.ompte ne sera pas vide au réveil. La formation reste ainsi la meilleure protection.
Audrey Déjardin
Dont acte, nous voilà tous et toutes tra- ders sur Internet et smartphone. Nous jouons en Bourse en temps réel. Les plates-formes réservées aux particuliers se sont multipliées. À bord d’Interactive Brokers ou de ProReal Time, des logiciels de Bourse naguère rêves de traders aguerris sont à notre disposition, outils d’aide dé- cisionnelle en prime. Alors que sur les marchés coexistent le trading algorithmique et le trading manuel, le pre- mier a pris l’ascendant. La gamme des offres proposées aux particuliers va du passage d’ordres en Bourse classiques au trading automatique et semi-automatique. Le conseil robotisé gère des actifs, avec un mandat de gestion et une structure de frais.
Fabien Keryell, directeur géné- ral de Saxo Banque, constate le bouleversement : « Ces cinq dernières années, des technologies et des outils de plus en plus puissants se sont développés. Les particuliers ont accès à l’univers des pos- sibles, comme un trader en salle de marchés : dérivés listés, non listés, options sur matières premières, actions, obligations... » Certains do- maines demeurent pourtant inaccessibles, comme le tra- ding à haute fréquence. « Il fonctionne avec des arbitrages, c’est l’affaire des profession- nels, car il faut pour le manier des compétences et des outils
très performants et coûteux. » Il n’en reste pas moins que depuis un smartphone, il est possible d’investir en Bourse d’un geste et de suivre ses po- sitions en temps réel. Encore faut-il assurer la formation des clients eux-mêmes, insiste Fabien Keryell. Saxo Banque propose aux débutants des comptes de simulation pour s’entraîner, tester les outils, se sensibiliser aux risques, notamment pour les dérivés, mais en misant de l’argent fictif. Des formations sont assurées dans les locaux mêmes de la banque ou via des webinaires et un site spécial. « Nous cher- chons, explique le patron de la banque, à rendre les clients de plus en plus autonomes. Au-delà de la formation, il est aussi important de définir une stratégie : quelle taille de portefeuille, quel objectif de rendement, quel degré de perte supportable, quand coupe- t-on les positions ? » Même insistance de la part Jean- Louis Cussac, trader depuis 1981, fondateur de Perceval Finance, qui intervient sur le salon du Trading. Son en- treprise forme d’ailleurs des traders de haut niveau. Mais ne rêvons pas. Le trading algorithmique mobilise des sociétés et leurs équipes de chercheurs, de statisticiens, de physiciens spécialistes des flux. Pour les particuliers, la limite est vite atteinte ! Jean- Louis Cussac : « Les outils à notre disposition, en tant
que particuliers, permettent de faire des choses, mais en exploitant des micro-situa- tions. Tout ça restera petit, car les algorithmes brassent d’énormes volumes. »
le règNe Du trading à Haute fréqueNce
Il est loin le temps du Palais Brongniart et ses cotations à la craie ! Depuis vingt ans, le trading algorithmique, où les ordres sont passés auto- matiquement à l’aide d’une intervention humaine limi- tée ou nulle, a pris le pas sur les autres méthodes. Depuis 1998, il a explosé à la faveur de l’électronification des mar- chés et d’Internet, surtout pour les dérivés. Pour le patron de Perceval Finance, « les algorithmes sont les plus gros intervenants des marchés. Les prix interagissent, les situations de marchés changent. L’algo- rithme achète ou vend, il crée un impact sur le marché, qui modifie sa propre interven- tion ». Le temps s’est rétréci : le trading à haute fréquence, basé sur des algorithmes et traité à très grande vitesse, est déjà majoritaire aux États- Unis et en Europe. À l’échelle de la microseconde, même la longueur des câbles dans les
Bourses est soumise à des contrôles. Qui ne peuvent rien contre les abus style layering, une perturbation de cours due au passage d’ordres, annulés au moment d’une vente impor- tante. Explications : « Déjà, les mouvements s’expliquent de moins en moins par des phénomènes fondamentaux. Si l’on y réfléchit, les prix de- vraient se montrer beaucoup plus stables. Les conditions d’une société ne changent pas d’un jour à l’autre. Et pourtant, les prix bougent beaucoup, à cause des phénomènes de construction de marchés. Il s’agit d’une raison technique, et non fondamentale », s’insurge l’ancien trader. Conséquence : la surchauffe algorithmique risque d’induire les crises elles-mêmes : « Les crises futures seront engendrées par le système lui-même. Elles seront issues de phénomènes endogènes au marché, non plus exogènes, comme des news. Par exemple, le mini krach de février 2018 est dû à des arbitrages. Tout change. Le bon sens qui fait bouger les marchés sera moins fon- damental.
Reste le trading intuitif ma- nuel, pour lequel « la notion de plaisir est importante », souligne Jean-Louis Cussac.
Plus qu’un trading à deux vitesses, on pourrait parler d’un mélange des genres : les créateurs d’algorithmes s’inspirent des expériences des traders humains.
la régleMeNtatioN teNte De suivre la caDeNce
Les autorités de régulation sont conscientes de ces mé- tamorphoses. La directive européenne Mifid 2 encadre depuis le 3 janvier 2018 plus strictement le trading algorith- mique et à haute fréquence Elle prévoit un régime harmonisé des pas de cotation minimum. Les exigences organisation- nelles imposées aux acteurs sont renforcées (obligation de tester les algorithmes et d’en notifier les autorités), de même que les obligations
  80 % des transactions boursières
automatisées dans le monde.
Aux États-Unis, le trading à haute fréquence (HFT) représente près de 90 % des transactions, 60 % chez Euronext. Le 6 mai 2010, le Dow Jones a per- du 1 000 milliards de dollars (soit la capitalisation d’Apple en août 2018 ou le PIB du Mexique) en 4 minutes et 30 secondes. En cause : le trading à haute fréquence.
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre patrimoine
ART DE VIVRE & PATRIMOINE
   l’actu patriMoiNe Croissance en juillet pour le li-
880 millions d’euros. Un résultat en hausse par rapport aux 660 millions collectés en mai et aux 280 millions en juin. La col- lecte nette de juillet 2018 reste cependant moins importante que l’année dernière à la même époque quand les Français avaient placé 1,15 milliard d’euros sur le livret A.
Locations saisonnières : la mai- rie de Paris ne lésine pas sur les amendes
Selon l’adjoint au logement de la mairie de Paris, Ian Brossat, le volume d’amendes infligées pour des locations touristiques illégales est en forte hausse en 2018. Leur montant total s’élève à 1,38 million d’euros entre le 1er janvier et le 15 août, soit légèrement plus que le 1,3 million
 Le chiffre
1 milliard
Ce que pourrait rapporter l’impôt sur la fortune immobilière qui a remplacé l’ISF selon les premières estimations du ministère de l’Economie et des Finances. Difficile à estimer en amont en raison du manque de détails sur les patrimoines taxables qui n’excèdent pas 2,57 millions d’euros, il dépasse donc largement les attentes de Bercy. Lors de la mise en place de la réforme, 850 millions
de recettes étaient attendues. Autre bonne nouvelle pour le gouvernement, ce nouvel impôt offre un coût inférieur à l’ISF, même assorti du bouclier fiscal, depuis qu’il cible uniquement l’immobilier.
vret A
 Après deux mois de tassement pour ce placement historique, le livret A a fina- lement renoué avec la croissance pour le mois de juillet. La collecte nette a atteint
 focus sur... l’iNvestisseMeNt DaNs les sculptures
focus sur... reveNu pierre
 Offerte par Auguste Rodin à Claude Monet, une sculpture qui campe les Bachantes a été adjugée à 108 000 euros lors d’une vente aux enchères à Cannes. Elle avait été estimée dans un premier temps à une fourchette de 80 000 et 100 000 euros avant de finalement trouver un acquéreur encore plus généreux. Si l’investissement dans l’art évoque en premier lieu les tableaux, les sculptures ne sont pas non plus à négliger, même si elles concernent un public d’initiés. Mais comment savoir si l’on possède dans son patrimoine une sculpture de valeur ou comment reconnaître un bon achat/pla- cement ? D’abord il faut se renseigner sur la rareté de l’objet, pièce unique ou éditée
en petite quantité. Qu’il soit signé jouera sur sa valeur. Les Bacchantes s’enlaçant de Rodin était signé de la main du sculpteur, mais surtout dédicacé au « grand maître Claude Monet ». Une dédicace qui vaut un supplément d’âme et d’enchère. Les matériaux entrent à leur tour en consi- dération, avec une préférence évidente pour les matières nobles. Regarder de près la qualité de la sculpture, la conser- vation, l’origine, l’époque et, pourquoi pas, l’histoire de la vie de la sculpture si elle en a une (a-t-elle appartenu à une collection célèbre, est-elle passée par un musée, etc. ?).
« Nous sommes partis d’une page blanche en 2008, se souvient le co-gérant de Revenu Pierre, Étienne Jacquot, associé à Agnès Polowski. Ce spécialiste de la revente de meublés sur le marché secondaire ‒ résidences gérées uniquement ‒ fait face désormais, il ne s’en plaint pas, aux premières « vagues » des reventes des biens acquis par des investisseurs sous le régime fiscal Censi-Bouvard (créé en 2008). « C’est un effet statistique, que nous avions anticipé, mais qui nous met au défi de rester fidèles avec détermi- nation à notre volonté de ne sélection- ner que les meilleurs biens, ceux que l’on pourra proposer sans risque à nos clients », estime Étienne Jacquot. Quels clients ? Pratiquement les seuls conseil- lers en gestion patrimoniale, eux-mêmes interlocuteurs directs des particuliers et des professionnels investisseurs. On
comprend à quel point cet acteur majeur de la revente dont les honoraires lui sont versés à la fois par les vendeurs et les acheteurs n’a pas le droit à l’erreur. Du coup, Revenu Pierre investit dans son développement : nouveaux bureaux à Neuilly, recrutements d’équipiers, dé- veloppement d’applications. Étienne Jacquot qui continue à voyager dans la France entière pour juger de la qualité des résidences gérées ‒ urbaines, d’étudiants, de tourisme, Ehpad ‒ s’attend à des mises sur le marché de l’ordre de 3 000 à 4 000 lots, quand le flux, jusqu’alors, tournait autour de 1 500. « Je prévois des vagues jusqu’à 10 000 lots par an », pronostique le spécialiste du marché secondaire. Raison de plus pour rester fidèle à sa recherche de biens très sécurisants à forte rentabilité et raison de plus pour les investisseurs de s’y intéresser.
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[                  La Banque DeLuBac & cie,
une banque indépendante, familiale et spécialisée au service des entreprises et des particuliers depuis près d’un siècle.
Créée en 1924, la Banque Delubac & Cie n’a cessé depuis plus de 90 ans de se réinventer au service de ses clients et des besoins de l’économie.
Société en commandite simple, ses associés gérants dirigeants sont responsables sur leurs biens personnels. C’est un gage de sécurité dans l’exercice d’un métier qui repose sur la confiance.
    La Banque Delubac & Cie offre des solutions sur-mesure aux entreprises et aux particuliers autour de 5 branches d’affaires spécialisées :
Banque De Gestion D’ÉparGne Banque Des entreprises
Banque D’affaires
Banque Des aDministrateurs De Biens Banque JuDiciaire
                                                                                      PARIS
10, rue Roquépine - 75008 Paris - 01 44 95 86 20 Siège Social
16, place Saléon Terras - 07160 Le Cheylard - 04 75 29 02 99 www.delubac.fr
 www.point-exclamation.com / © Banque Delubac & Cie
]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[ART DE VIVRE & PATRIMOINE
 Baromètre patrimoine
 collecté en 2017. Plus surprenant, seuls 111 logements sont concernés, avec une moyenne de 12 000 euros d’amende par logement, mais avec certaines amendes qui atteignent les 50 000 euros. Les chiffres s’expliquent par des montants d’amende de plus en plus élevés. Les
cile. Un geste qui pourrait concerner principalement les salariés à domicile rémunérés via le Cesu, la plate- forme en ligne du chèque emploi service universel. Une volonté qui fait suite à l’annonce du report du prélève- ment à la source pour les particuliers employeurs de 2019 à 2020. Un tel report aurait obligé les employés à domicile à s’acquitter de leur impôt des années 2019 et 2020 la même année, soit en 2020.
CGP : alliance à grande échelle
L’un des acteurs nationaux majeurs du conseil en ges- tion de patrimoine, Cyrus Conseil, acquiert 100 % du capital de Capitis Conseil, CGPI important du domaine
gique en la personne de Jean-Michel Coy, créateur en 1991 de Capitis Conseil (250 millions d’euros d’actifs conseillés, 9 collaborateurs). Cyrus Conseil poursuivra sa politique de rassemblement de CGP significatifs.
Les inégalités patrimoniales inchangées depuis 30 ans
Selon une étude publiée dans la revue de la Banque de France, Rue de la Banque, les 10 % les plus riches de France possédaient 50 % du patrimoine net en France en 1985. Cette proportion est passée à 55 % en 2014. Une hausse modérée qui reste cependant continue comme le notent les auteurs de l’étude. Lesquels remontent d’ailleurs sur plus de deux siècles pour constater que de 1800 à 1914, les 10 % les plus riches en France détenaient plus de 80 % du patrimoine français, alors que la classe moyenne qui émergeait en possédait 15.
Le dispositif Pinel compte de plus en plus de détracteurs
D’abord prévu jusqu’à fin 2017,
le dispositif Pinel a été pro-
rogé jusqu’au 31 décembre
2021. Ce dispositif de défis-
calisation d’aide à l’investis-
sement locatif dans le neuf
est cependant de plus en plus
décrié. La raison ? Il serait trop
coûteux pour l’État, peu efficace pour lutter contre le manque de logements en zone tendue et serait même une des causes de la hausse des prix de l’immobilier. Aujourd’hui, le dispositif Pinel a été recentré sur des zones où les tensions entre offre et demande sont les plus fortes. Des experts estiment cependant que ce sera insuffisant et demandent sa suppression pure et simple.
  loueurs « type Airbnb » ont bien obligation depuis décembre 2017 d’obtenir un numéro d’enregistrement auprès de la mairie et de l’afficher dans leur annonce.
Possible exonération d’impôt pour les em- ployés à domicile
Le ministre de l’Action et des Comptes publics réfléchit à une exonération d’impôt pour les employés à domi-
en région Rhône-Alpes. Stéphane Chenderov a créé en 1989 Cyrus Conseil dont les actifs financiers représentent aujourd’hui 3,5 milliards d’encours (Cyrus Conseil pour la gestion de patrimoine, Eternam pour l’immobilier, Invest AM en gestion d’actifs). Le groupe fort de 175 salariés dont 60 consultants patrimoniaux gagne dans la fusion un associé chargé du développement straté-
     Arthur Cohen
Spécialiste des questions éthiques appliquées au secteur financier PDG des éditions Hermann
La finance mondiale au fond du trou ?
contentant tous deux de souligner le risque d’un assouplissement du cadre réglementaire. Il s’agissait sans doute d’alarmer la communauté internationale face aux risques que comportaient les annonces libérales et protectionnistes du président Trump.
Le 24 août dernier, on a pu constater combien cette réunion avait pris du plomb dans l’aile... D’abord, quelques- uns des grands banquiers centraux, et non des moindres, n’ont pas jugé pertinent ni utile de faire le dépla- cement : Mario Draghi et Haruhiko Kuroda (banque du Japon) ont brillé par leur absence. Les sujets à évo- quer étaient pourtant nombreux : de la crise turque aux menaces que re- présente l’impasse des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, de nombreux éclairages étaient attendus. Au final, seul Jerome Powell (nouveau président de la Fed)
a fait une allocution remarquée : il a annoncé, en dépit du désaveu qu’il avait subi quelques jours plus tôt – le président américain ayant déclaré qu’il n’était « pas emballé » par la politique menée par la Fed –, la normalisation progressive de la politique monétaire et la remontée graduelle des taux directeurs – discours qui a d’ailleurs rassuré les marchés financiers. Pourquoi cette désaffection soudaine ? Sans doute hélas parce que l’indé- pendance des banques centrales est de plus en plus mise à mal. Il est cependant décisif que les banques centrales puissent jouer leur rôle et collaborer efficacement entre elles. Peut-être le désintérêt croissant pour les rencontres du « trou de Jackson » devrait-il servir de prétexte à repenser lerôledelaBRI?
Depuis 1982, les rencontres de Jackson Hole sont le ren- dez-vous estival des grands argentiers de la planète. Se retrouvent, dans cette petite ville du Wyoming, les banquiers centraux les plus impor- tants, quelques responsables des plus grands groupes bancaires et quelques universitaires. Au total, ce sont 150 invités triés sur le volet pour évoquer, dans un cadre informel, les principaux
enjeux et les actualités des politiques monétaires. En 2005, par exemple, un professeur de l’université de Chicago, Raghuram Rajan, avait averti la pres- tigieuse assemblée de l’imminence d’un krach financier.
Pourtant très prisé, ce rendez-vous semble en perte de vitesse. L’an dernier déjà, ni Janet Yellen (Fed) ni Mario Draghi (BCE) n’avaient souhaité s’ex- primer sur leur politique monétaire, se
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
Éthique & Finance
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[                 IMMOBILIER NEUF LOI PINEL PRÊT IMMOBILIER
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]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[ART DE VIVRE & PATRIMOINE
Investissements personnels
Developpement durable
L’ISR, un placement encore trop vert
   Une large majorité des investisseurs individuels français se disent prêts à privilégier l’investissement durable. Mais
peu savent qu’acheter des fonds ISR pourrait répondre à leur idée. Une méconnaissance regrettable au regard des bonnes performances de ce type de placements.
Pierre-Jean Lepagnot
L’essor de la clientèle retail, c’est-à-dire particulière, consti- tue l’un des principaux en- jeux de la gestion active au cours des prochaines années. « Dans cinq ans, c’est le seg- ment qui pourrait afficher le plus fort taux de croissance, a indiqué Pascal Koening, associé chez Deloitte, lors d’une conférence de presse. En France, ce phénomène se matérialise déjà par une collecte en assurance-vie qui se tourne de plus en plus vers les produits en unité de compte. » Dans ces conditions, le challenge pour les sociétés de gestion est de rejoindre les aspira- tions de leurs clients. Fin septembre 2007, Natixis In- vestment Managers a publié les résultats d’une enquête mondiale réalisée auprès d’investisseurs particuliers (dont 400 en France). Près
de 80 % des investisseurs français souhaitent que leurs investissements se montrent en accord avec leurs valeurs personnelles et cohérents avec les meilleurs standards ESG (Environnementaux, sociaux et de gouvernance). 67 % déclarent également
socialement responsable). Pire, dans leur majorité, les investisseurs privés ne savent même pas ce qu’est l’ISR, comme en témoigne la dernière enquête comman- dée par Vigeo Eiris, ESG, l’agence internationale de recherche et services et le FIR (Le Forum pour l’in- vestissement responsable). 66 % des personnes inter- rogées indiquent n’avoir jamais entendu parler de l’ISR avant cette enquête. Les détenteurs d’une assu- rance vie l’ignorent à 65 %, à 59% pour les détenteurs d’épargne salariale et à 52% pour les investisseurs en Bourse. Seulement 3 % des Français déclarent avoir déjà investi dans un fonds ISR. Parmi les sondés qui investissent en épargne sa- lariale, ils sont 8 % à le faire en ISR.
le faire-savoir...
L’enquête a inspiré à Flo- rence Bihour-Frézal, direc- trice commerciale Europe du Sud & Afrique de Vigeo Eiris cette réflexion : « La prise de conscience des en- jeux sociaux et environne- mentaux est aujourd’hui incontestable, comme en témoigne ce sondage. Pour-
pouvoirs publics auxquels les Français accordent une place de choix dans cette mission. »
À cet égard, la création en 2016 du Label ISR dont l’ob- jectif est à la fois de valider un processus de gestion rigoureux et de favoriser une meilleure diffusion de l’ISR se révèle un succès : en un an, 135 fonds ont été labellisés. Puis les ap- proches évoluent. Le « best in class » (la sélection des plus vertueuses entreprises dans chaque secteur) perd désormais du terrain au profit des fonds responsables centrés sur quelques thèmes tels que l’environnement, la gouvernance, l’innovation et les aspects sociaux. Les thématiques sont devenues une bonne façon de sen- sibiliser les investisseurs aux sujets de développe- ment durable, comme en témoigne la collecte sur les fonds Pictet Water auprès de la clientèle privée. Pictet AM a été l’un des pionniers dans l’ISR avec le lancement dès l’an 2000 d’un fonds sur l’eau. « En misant sur des tendances comme l’urbanisation, une croissance économique très dépendante de l’eau et la
 La création en 2016 du Label ISR dont l’objectif est à la fois de valider un processus de gestion rigoureux et de favoriser une meilleure diffusion de l’ISR se révèle un succès
  qu’il est important d’inves- tir dans des entreprises qui prouvent un impact social ou environnemental positif. Des chiffres encourageants qui ne se concrétisent pas dans les flux à destination des fonds ISR (Investissement
tant, les produits financiers qui soutiennent les objec- tifs climatiques et sociaux peinent à être connus. De quoi rappeler la nécessité de poursuivre les efforts de promotion et notamment ceux des banques et des
pénurie d’eau potable, la stratégie d’investissement met l’accent sur la ressource certainement la plus cru- ciale à l’échelle planétaire », commente Hervé Thiard, directeur général de Pic- tet AM à Paris. Le gérant
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                  Le meilleur des résidences meublées du marché secondaire
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]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[Investissements personnels
ART DE VIVRE & PATRIMOINE
  a lancé ensuite en 2007 le fonds Clean Energy ‒ in- vestir dans des entreprises concernées par la transition vers une économie dont l’empreinte carbone est faible. Il a également fait figure de pionnier avec le lancement du fonds Timber en 2008. En investissant dans des entreprises cotées qui possèdent ou gèrent des forêts et des zones boisées, les investisseurs ont la pos- sibilité de s’exposer à cette ressource à la fois straté- gique et renouvelable, tout en profitant des avantages et de la liquidité quotidienne d’un fonds d’investissement traditionnel. La même an- née, Pictet AM a identifié une opportunité émergente dans le secteur agricole, la mutation des exploitations traditionnelles vers l’indus- trie agroalimentaire, ce qui l’a incité à lancer le fonds Agriculture.
Pour répondre à cette de- mande nouvelle des inves- tisseurs et leur proposer des solutions qui visent à surperformer les marchés financiers et dont l’impact soit démontrable, Mirova, l’affilié de Natixis Invest- ment Managers dédié à l’in- vestissement responsable, propose d’ores et déjà aux CGP trois fonds théma- tiques : Insertion, Emploi, Dynamique, Mirova Eu- rope Environnement Fund, positionnés sur les enjeux de création d’emplois et de transition environne- mentale, et enfin Mirova Europe Sustainable Equity Fund qui cherche plus large- ment à identifier les risques liés à la transformation de nos économies et les inno- vations qui apportent des solutions durables. Pour la première fois, Mirova sera présent fin septembre à Lyon au salon Patrimo- nia aux côtés des équipes commerciales de Natixis Investment Managers, pour expliquer les spécificités de leur stratégie et comprendre davantage les besoins précis des conseillers en gestion
de patrimoine (CGP) et de leurs clients. Mirova pré- voit également d’élargir la gamme 2019 en intégrant des stratégies existantes ainsi que de nouvelles solutions spécialement conçues pour cette clientèle. « C’est une étape majeure pour notre développement, précise
Anne-Laurence Roucher, directrice générale déléguée en charge du développe- ment et des opérations de Mirova. Nous observons qu’en Europe, le marché témoigne, de façon de plus en plus large, d’un appétit grandissant pour nos stra- tégies. »
OFI AM dit, lui, constater depuis deux ans un engoue- ment de ses clients retail pour l’investissement du- rable, en grande partie par capillarité avec les investis- seurs institutionnels. « Le contexte est devenu propice à la finance verte depuis 2015 avec la conférence sur
dont l’objectif est de les sensibiliser aux bonnes pratiques en matière de RSE (Responsabilité so- ciétale de l’entreprise) afin de favoriser un processus d’amélioration, notamment au regard de l’objectif in- ternational de limitation du réchauffement climatique à 2°C (désormais peu pro- bable...). Ils plébiscitent également leur approche thématique, comme en té- moigne le succès du fonds Europe Growth Climate Change, un fonds actions investi dans des sociétés européennes en situation de leadership qui offrent des fondamentaux de qua- lité tout en répondant à des critères ESG soutenus et impliquées dans la tran- sition énergétique.
... Mais surtout savoir faire
Pour autant, inutile de se voiler la face, le succès de tous ces fonds s’explique également par leur perfor- mance. « Les clients ont également constaté que ces fonds verts dégageaient une performance comparable, voire supérieure, aux fonds traditionnels sur le long terme. La clientèle privée a longtemps considéré l’ISR comme un gadget marketing peu performant. Or, l’ISR n’est pas un frein à la per- formance. Au contraire, la prise en compte des critères ESG est source de surper- formance », assurent les deux professionnels. Un point de vue partagé par Anne-Laurence Roucher. « Les fonds ISR ne sous performent pas les fonds traditionnels. Les perfor- mances sont bonnes, voire meilleures. Le marché s’est bien professionnalisé et les thématiques sont devenues matures. On le constate chez les entreprises du CAC 40 ou dans d’autres grands indices de marché. Elles intègrent de plus en plus des enjeux de développe- ment durable comme la transition énergétique dans
leur stratégie. Ce ne sont plus des promesses d’in- tention, mais une réalité. Les entreprises ont pris conscience de l’opportu- nité que cela représente en termes de développement de nouvelles offres de produits et services plus vertes, qui répondent à une demande croissante de leurs clients. En se repositionnant sur des offres de produits et services plus durables, elles développent de nouveaux relais de croissance. » Hervé Thiard pense en outre qu’in- tégrer les critères ESG dans la gestion traditionnelle est source de création de valeur. « Nous partons de l’hypo- thèse que les entreprises qui intègrent le dévelop- pement durable dans leur stratégie de développement sont mieux à même de tirer parti de nouvelles opportu- nités d’affaires, de réduire les risques opérationnels, financiers et de réputation, de motiver leurs employés et, au final, de créer de la valeur à long terme pour leurs actionnaires », dé- taille le directeur général de Pictet AM à Paris. Bien sûr, l’ISR doit égale- ment apporter la preuve de ses effets en termes d’im- pacts. Raison pour laquelle par exemple OFI AM a lancé début 2017 la gamme OFI Responsible Solutions (OFI RS) enrichie depuis. « L’ob- jectif était de regrouper l’en- semble de l’offre développée par OFI AM en matière de finance responsable. Dans le cadre d’un fonds OFI RS, la prise en compte des enjeux ESG intervient de façon directe dans la définition de l’univers d’investisse- ment et dans la sélection des valeurs. Conclusion de Christophe Frespuech et Éric Van La Beck : « Notre approche responsable s’ar- ticule à ce stade autour de quatre axes : l’engagement, l’éthique, l’approche b.est in class et l’investissement thématique (climate change et impact investing). »
  Le succès de
tous ces fonds s’explique également par leur performance. Les clients ont
constaté que ces
fonds verts dégageaient une performance comparable, voire supérieure, aux fonds traditionnels sur le long terme.
le climat à Paris, la COP21. Les investisseurs ont pris conscience que le carbone était un risque financier majeur. Le gouvernement français a légiféré pour orienter les flux financiers vers le financement de la transition énergétique pour la croissance verte. L’article 173 de la loi Transition éco- logique et énergétique (TEE) du 17 août 2015 incite les investisseurs institutionnels et les sociétés de gestion à publier des informations sur la manière dont ils in- tègrent des dimensions ESG dans leur politique d’inves- tissement et sur la façon dont ils gèrent leur risque climatique », expliquent Christophe Frespuech, di- recteur du développement et Éric Van La Beck, direc- teur du Pôle ISR chez OFI AM. Dans ce cadre, leurs clients apprécient leur po- litique d’engagement, qui décrit les processus de dia- logue avec les entreprises,
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[                 CONSTRUIRE LA VILLE
communiqué
          ENTRETIEN AVEC MURIEL VALDENAIRE,
DIRECTRICE COMMERCIALE FRANCE DE CARRERE
Présentez-nous CARRERE
CARRERE est une société familiale et indépendante créée en 1995 à Toulouse qui intervient sur l’ensemble des métiers de l’immobilier : la
promotion, la commercialisation et l’administration de biens. Nos produits s’adressent aussi bien à une clientèle d’investisseurs que de propriétaires occupants. En 2018, nous atteindrons notre objectif de 1500 logements pour arriver à 2020 logements en 2020.
Qu’est-ce qui vous différencie d’un promoteur traditionnel ?
Notre force est de conjuguer tous les métiers de la chaîne immobilière. En 1997, le groupe a notamment fondé Loft One, une société de services immobiliers (location, transaction, gestion et syndic).
Être syndic de nos opérations nous permet de veiller sur nos résidences au-delà de leurs livraisons. C’est une garantie supplémentaire pour nos clients.
Nous avons également développé un savoir-faire en matière d’opérations complexes où logements, commerces et bureaux cohabitent. Nous participons ainsi à construire une ville plurielle et dynamique.
Enfin, nous travaillons sans cesse à l’adaptation de nos logements pour qu’ils répondent aux modes de vie d’aujourd’hui : logements connectés, collaboration avec un architecte d’intérieur...
Pourquoi participez-vous à Patrimonia ?
Nous participons à ce salon depuis 2009. C’est pour nous un rendez-vous incontournable pour échanger avec nos partenaires conseillers en gestion de patrimoine et pour nouer de nouveaux
partenariats. Carrere s’est toujours appuyé sur ces agents indépendants pour commercialiser ses produits.
Quelles sont les opérations emblématiques du moment où à venir ?
Nous avons une dizaine de résidences en commercialisation sur l’ensemble du territoire.
Kubic au Havre illustre notre volonté de contribuer au renouvellement urbain. Situés sur les docks réaménagés, nous proposons 75 logements neufs, à partir de 144 000 € le trois-pièces avec parking.
À Toulouse, Faubourg Tolosa s’inscrit parfaitement dans son environnement grâce à une architecture alliant briques rouges traditionnelles et modernité. Ses 80 logements sont idéalement situés près des bassins d’emplois de Météo France, Alcatel et Siemens.
 ]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[Protéger son entreprise
ART DE VIVRE & PATRIMOINE
  Toutes les entreprises courent des risques à plusieurs millions d’euros
La cyberassurance ? et négligée
Vitale...
Les entreprises françaises sous-estiment les cyber-risques. Grave erreur. La souscription d’une assurance dédiée se révèle plus que jamais vitale...
ces attaques proviennent d’employés actuels ou an- ciens (des employés qui ne sont pas véritablement les auteurs des attaques mais qui vont favoriser par im- prudence la propagation des malwares).
Autre constat de l’enquête, la gestion du cyber-risque n’est pas encore perçue comme stratégique mais bien comme technologique. Les dirigeants d’ETI délèguent souvent la gestion et la pré- vention des risques cyber à leur direction des systèmes d’information (DSI), aux équipes informatiques ou à leurs sous-traitants, alors même que ce risque est de nature à impacter et/ ou paralyser l’entreprise dans son ensemble. Dernier point saillant de l’étude, l’assurance n’est pas encore perçue par les dirigeants comme un outil de traite- ment efficace du risque. Ils axent prioritairement leurs réflexions sur la prévention et repoussent l’étude de so- lutions d’assurance, faute d’avoir suffisamment iden- tifié leur degré d’exposition à la menace cyber ainsi que les conséquences qui en découleraient.
... aux Dégâts Douloureux
Or, ces conséquences sont nombreuses. Le coût, tout d’abord. Selon une étude publiée par l’Institut Po- nemon, l’impact financier moyen d’une cyberattaque a atteint, à l’échelle mon- diale, 11,7 millions de dollars par entreprise en 2017, soit une augmentation de 23 % par rapport à 2016. Chaque donnée volée représente un coût variable entre 120 et 130 euros, en raison de
 Pierre-Jean Lepagnot
 Votre entreprise est- elle confrontée au cyber-risque ? La réponse est oui, sans excep- tion. En 2017, en Europe, les hôpitaux britanniques, le fournisseur de télécoms es- pagnol Telefónica, Saint-Go- bain, le ministère russe de l’Intérieur ou la Deutsche Bahn, parmi beaucoup d’autres, ont été ciblés par les logiciels de ransomware (rançonnage) WannaCry et Petya. Le ministre de l’Inté- rieur Gérard Collomb s’est montré fort net et alarmiste lors du Forum international de la cybersécurité 2018 : « À travers le monde, ce sont des dizaines d’entreprises multinationales, des milliers de PME qui ont vu leurs serveurs bloqués par une cyberattaque. » En dépit de quoi, l’étude Deloitte Enjeux cyber 2018, publiée en janvier, montre que les entreprises et institutions françaises ne sont que 24 % à avoir souscrit une assu- rance « cyber ». Michael Bittan, associé responsable des activités cybersécurité chez Deloitte, prêche la
bonne parole : « Souscrire à une cyberassurance mi- nimise l’impact financier d’un incident, mais c’est aussi l’occasion d’établir une évaluation préalable du degré de risque de sécurité pour connaître la maturité de son système d’informa- tion et ses multiples vulné- rabilités »
uN risque sous-estiMé...
« Aujourd’hui, le marché mondial de la cyberassu- rance est estimé osciller entre 3 et 3,5 milliards de
représente que 40 millions d’euros. Il existe de toute évidence un immense dé- calage entre pays dévelop- pés sur la perception du risque et l’investissement assurantiel consenti pour s’en protéger », confirme Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance dans un rap- port du think tank Club des Juristes consacré au risque cyber.
En réalité, Si les grands groupes ont, dans leur en- semble, engagé des me- sures concrètes, la prise
d’une manière générale, les dirigeants interrogés ne sont pas parvenus à donner de définition précise à la no- tion de cyber-risque. Ils ont cependant conscience qu’il s’agit d’un danger d’une ex- trême complexité, de nature à s’amplifier. Mais, para- doxalement, ces dirigeants ne se sentent pas encore directement exposés. Pour la grande majorité d’entre eux, la menace cyber est du reste perçue comme un danger essentiellement ex- terne (cybercriminalité) : ils sous-estiment leurs vul-
 L’impact financier moyen d’une cyberattaque a atteint, à l’échelle mondiale, 11,7 millions de dollars par entreprise en 2017.
 dollars. Le marché améri- caincapte85à90%deces primes. L’Europe, elle, ne représente encore que 5 à 9 % de ce marché, soit un montant maximum de 255 millions d’euros (300 mil- lions de dollars) de primes, sur lesquels la France ne
en compte des risques cyber par les entreprises de taille intermédiaire se révèle contrastée. Selon une récente enquête menée par Bessé et PWC France, et Afrique francophone, 76 % des ETI ont déjà subi une cyberattaque. Pourtant,
nérabilités internes. Or, dans les faits, la menace intérieure se révèle majeure. Selon l’étude, seuls 17 % des incidents cyber sont imputables à des réseaux ex- ternes organisés. À l’inverse, 54 % des sociétés françaises sondées témoignent que
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[ART DE VIVRE & PATRIMOINE
 Investissements personnels
 la perte de revenus et des dommages clients d’une part, de la perte indirecte d’autre part (frais de jus- tice, amende de la Cnil, réparation des dommages clients).
Au-delà, a souligné Vers- pieren en marge des 26e rencontres de l’AMRAE en février 2018, une cybe- rattaque conduit inexora- blement à une multitude d’autres risques pour les entreprises. Commercial, avec la perte de données stratégiques ou la perturba- tion des activités, d’image de l’entreprise dont la répu- tation figure à son capital immatériel. Plus précisément pour le tissu industriel, dans un environnement toujours plus connecté et automa- tisé, les entreprises sont confrontées à un risque on ne peut plus matériel. Des ordinateurs à la chaîne de production ou aux robots, une entreprise verra le cas
échéant l’ensemble de ses outils détruits ou déréglés. Sans compter encore les risques informationnel et organisationnel qui pèsent sur les systèmes d’informa- tion ou le fonctionnement même des processus. Alors, comment se protéger ?
« Malgré l’entrée en vigueur le 25 mai 2018 du RGPD, le Règlement général de la protection des données ap- plicable à tous, le contexte réglementaire ne pousse pas à une bonne prise en compte de l’évolution du paysage des risques pour les entreprises. Alors que le risque incendie suscite toute une gamme de garde-fou, de la préven- tion aux équipements, dans le cadre d’une assurance obligatoire, la souscription d’une police d’assurance spécifique, non obligatoire, n’entre pas dans les mœurs. Le risque, au final, est de voir des PME, des ETI et des grands groupes mis à genou
par des pirates », s’alarme Yves Fournier, responsable du pôle risque cyber chez Verspieren. Pourtant, le coût d’une couverture cyber reste
évaluation des enjeux (de quoi contribuer à la prise de conscience de l’exposition au cyber-risque et de donner le moyen d’arbitrer rationnel-
du courtier en matière de cyber-risques Guillaume Deschamps, directeur des Lignes Financières (Finex) chez Gras Savoye Willis
certaines concernent les assureurs et les gestion- naires de risque, invités à « accélérer le développe- ment d’une culture du cy- ber-risque » et « expliquer clairement les contenus des couvertures cyber, faciliter la comparaison des offres d’assurance », ou encore « renforcer la relation de confiance entre assureurs et assurés dans la gestion des contrats cyber ». D’autres préconisations s’adressent aux assureurs, réassureurs, à l’Anssi et à la Cnil : « déve- lopper un cadre de sécurité numérique pour les TPE/ PME, mutualiser les données résultant d’incidents cyber, piloter les expositions et les cumuls de risques des assureurs et réassureurs. » D’autres propositions s’adressent aux instances européennes ou aux pouvoirs publics français : « définir un ensemble de normes techniques pour faciliter l’évaluation du degré de sécurité cyber des assu- rés, établir les conditions d’une concurrence équitable entre les cyberassureurs, mettre en place une veille réglementaire et un suivi de l’évolution des marchés et, enfin, orienter l’inve.s- tissement vers l’émergence d’une filière d’excellence en cyber-technologie ».
 Il faut orienter l’investissement
vers l’émergence d’une filière d’excellence en cyber-technologie
 accessible et très compétitif en France car l’environne- ment est concurrentiel. »
l’assuraNce, Mieux qu’uN aNti-virus
Surtout, une assurance contre le cyber risque pré- sente un double avantage, rappelle le Club des juristes dans son rapport. D’une part, elle impose à l’entre- prise une cartographie de ses risques, une analyse de ses vulnérabilités et une
lement entre les dépenses de prévention et protection et celles du transfert du risque à l’assurance). D’autre part, seule l’assurance pourra pro- téger l’entreprise contre les pertes qu’une cyberattaque ou qu’une erreur non inten- tionnelle de manipulation vont générer. Des pertes potentiellement énormes, jusqu’à mettre en cause la survie de l’entreprise. L’as- surance est là pour couvrir l’aléa que la prévention n’a pas suffi à éviter. Verspieren a mis en place des solutions à destination des entreprises avec intégra- tion en amont d’un travail d’audit sur les facteurs de risque, en partenariat avec CGI Business Consulting. L’assureur fournit conseil et prévention à destination des collaborateurs. Et bien sûr des contrats d’assurance ad hoc. « Si les possibilités de croissance de ce marché sont très fortes, nous devons encore accomplir un long travail de sensibilisation auprès des dirigeants et responsables informatiques avant de leur proposer la meilleure couverture as- surantielle. Surtout lorsque l’on s’aperçoit de la faible part du budget IT actuelle- ment consacrée à la sécurité, moinsde5%pour31%des entreprises selon le dernier baromètre annuel du Cesin », mesure Yves Fournier. Point de vue partagé par Gras Savoye Willis Towers Watson. À l’occasion de la récente publication d’une enquête réalisée par The Economist Intelligence Unit (EIU) avec le concours
Towers Watson en France, il fut révélé que « les en- treprises ont besoin d’une gestion du risque beaucoup plus intégrée qu’elle ne l’est aujourd’hui. S’il est vrai que la technologie continuera à jouer un rôle crucial dans la défense des entreprises, n’oublions pas que plus de la moitié des intrusions sont dues à de mauvais réflexes des collaborateurs et au manque de compétences dans les équipes en charge de la protection cyber. C’est pourquoi il faut que les en- treprises investissent dans la sensibilisation de leur capital humain et placent la souscription de contrats de cyberassurances à l’ordre du jour de leur conseil d’ad- ministration. »
De son côté, le Club des juristes a émis dix préco- nisations pour mieux cou- vrir ce risque. Parmi elles,
  Journées du courtage
L’année de toutes les innovations
La 17e édition des Journées du courtage ouvre ses portes les mercredi 19 et jeudi 20 septembre 2018 au Palais des Congrès de Paris. Plus de 10 000 as- sureurs, mutualistes, courtiers grossistes et leurs distributeurs courtiers, agents généraux sont at- tendus.
Au programme, quatre conférences, 20 ateliers, une Courtage Academy et une digital Academy. Les acteurs du courtage et de l’assurance vont analyser les effets des évolutions réglementaires sur leur activité, évoquer l’importance du numé- rique dans le cadre de la distribution d’assurance et envisager les perspectives (une conférence est dédiée à l’innovation). Le débat portera sur les innovations technologiques, produits, services, organisationnelles, commerciales...
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[Tribune libre
EXPRESSIONS
  Grande école :
cultiver l’audace d’aller Cà contre-courant
asser les codes. Les nombreuses success formations inédites reposant sur l’hybridation des stories de ceux qui l’ont fait, comme compétences qui répondent aux métiers de demain. les GAFA, nous feraient presque Précurseur depuis 20 ans, Audencia a ainsi développé oublier l’indispensable saut dans le des formations en lien avec le sport et la culture. Son vide qu’ils ont eu le courage d’opérer alliance avec Centrale Nantes et l’Ecole Nationale
pour inventer des modèles complètement inédits et Supérieure d’Architecture de Nantes a ensuite ou-
  Par Christophe Germain Directeur général
d’Audencia Business School
révolutionner les usages. Depuis leur création, les business schools françaises ont-elles vraiment pris tous les risques pour se démarquer ?
Elles ont rapidement su passer de la formation de managers de « niveau intermédiaire » à celle des cadres de niveau supérieur via une qualité acadé- mique accrue. Pionnières en France, elles ont, à la fin des années 80, su s’ouvrir à l’international à travers des partenariats permettant l’échange d’étudiants et de professeurs. Puis elles ont largement développé leur recherche, pour ne plus se contenter de diffu- ser le savoir, mais le produire. Depuis, celles qui innovent de façon disruptives sont rares, dans un environnement (classements, accréditations, etc...) qui les contraint à s’institutionnaliser.
Audencia Business School a toujours eu le courage de dépasser les leviers traditionnels d’innovation pour répondre aux enjeux d’évolution de notre monde. C’est portée par cette volonté que l’Ecole Supérieure Nantes Atlantique est devenue Audencia au début des années 2000, une marque « osée » à l’heure où la quasi-totalité des business schools françaises se rangeaient sous l’acronyme ESC. Quand le modèle de développement de la majorité des entreprises consiste à atteindre une taille critique en fusionnant avec des concurrents, Audencia Business School fait le choix de s’associer à des acteurs leaders de domaines d’expertise complémentaires hors du champ du management. L’objectif ? Proposer des
vert la voie à des parcours hybrides en management, ingénierie et architecture, dont les diplômés sont extrêmement prisés par les entreprises. Depuis, des doubles diplômes mixant le management avec le droit, les sciences politiques, les arts, l’agronomie, les lettres, etc., ont également vu le jour.
Le succès de ce modèle de coopération en France nous a servi de tremplin vers le marché international. En Chine, la Shenzhen Audencia Business School créée avec l’Université de Shenzhen forme à la fois des étudiants locaux et français, avec un modèle de gouvernance innovant au sein d’un des écosystèmes les plus dynamiques du monde, souvent comparé à la Silicon Valley. L’université chinoise met à dispo- sition ses locaux et son écosystème académique et économique et Audencia se charge de l’ingénierie pédagogique et des aspects académiques.
Notre Cooperative Center for Studies à Pékin, avec une université technologique, le Beijing Institute of Technology, est également né de cette coopération multidisciplinaire.
Audencia entend bien ne pas en rester là. Les projets en cours et à venir seront empreints de cette détermi- nation à être toujours plus audacieux afin que l’école accomplisse sa mission : former et accompagner des créateurs de valeurs innovants et responsables, faire évoluer l’enseignement et inspirer de nouvelles pratiques en entreprise.n
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
© François Sénard-Audencia Business School
]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[Concours de micro-nouvelles
EXPRESSIONS
    Le monde de demain vu par un étudiant
A Au milieu, autour, partout...
EcoRéseau Business le clame haut et fort : il existe en France un ferment entrepreneurial et littéraire dans les esprits, qui ne demande qu’à se concrétiser. La preuve avec ce concours de micro-nouvelles organisé dans chaque numéro auprès des étudiants d’une école, où ceux-ci doivent imaginer une start-up qu’ils jugent révolutionnaire parce qu’elle va bouger les lignes dans le futur.
u milieu de la table, une assiette de j’étais en Argentine, ce qui m’a coûté du temps, Les acteurs du marché de l’emploi en Chine ? medialunas, un thermostat avec un de l’argent et beaucoup d’énergie dans ma Faire un CV en Colombie ? Les visas dispo- maté pour démarrer l’atelier sous propre recherche. À cause de l’ignorance. nibles pour le Canada ? Ou encore l’actualité
 les meilleurs auspices. Autour de la table, huit étudiants de nationalités variées. Deux Colombiens, trois Argentins, un Chilien, une Paraguayenne et un Uruguayen. Le monde s’est invité ici dans mon appartement à Bue- nos Aires où la salle à manger fait office de salle de réunion. Ils sont chacun différents, mais une chose les réunit, vouloir trouver un travail à l’international.
Ils le savent, beaucoup se précipitent sans y être préparés, beaucoup y renoncent à force d’être refoulés. Une maladie qui frappe n’im- porte qui et n’importe où dans le monde. Une maladie que j’ai moi-même attrapée lorsque
Mais avec le temps, j’ai su m’« immuniser ». Et j’ai même entamé des ateliers afin d’éviter à d’autres de l’attraper, cette maladie.
Mon projet n’avait pas encore pris forme sous le nom de Hideberg, mais son essence était là.
Celui d’un service numérique, accessible à tous, d’aide à la mobilité internationale pour les demandeurs d’emploi qualifiés.
Grace à cette plate-forme, vous êtes direc- tement « immunisé ».
en Estonie...
Le tout disponible pour de plus grandes perspectives professionnelles.
Ces étudiants présents lors de cet atelier, sans le savoir, ont été les premiers « guéris » en devenant les premiers utilisateurs Hideberg, et sont devenus le témoignage vivant d’une possibilité, celle de la simplification de l’ac- cès au marché du travail à l’international.
Richard Gentilella IAE Nice
  Avis d’expert : Nadine Tournois, directrice de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Nice
« Aujourd’hui, former des jeunes sans parler entrepreneuriat et innovation est impensable »
À la tête de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Nice depuis cinq ans, Nadine Tournois est fortement attachée à ces entités particulières que sont les IAE, avec cette proximité avec l’entreprise. Elle qui gravite dans le milieu universitaire depuis 25 ans connaît le monde de l’entreprise pour avoir tra- vaillé chez IBM ou Texas Instruments. L’appétit des jeunes pour l’entrepreneuriat l’enchante.
Comment réagissent les jeunes de votre IAE quand on leur parle d’innovation ou d’entrepreneuriat ? Avec Sophia Antipolis, c’est tout un contexte. L’entre- preneuriat prend d’autant plus d’importance dans l’es- prit des jeunes générations. L’acculturation s’opère. À l’origine, d’ailleurs, Gaston Berger avait pour objectif de permettre à des jeunes issus d’autres disciplines d’accéder à la gestion d’entreprise et éventuellement à créer leur propre activité. Aujourd’hui, former des
jeunes sans parler entrepreneuriat et innovation est impensable. Utiliser l’expression « nouvelle génération » n’est pas une clause de style. Le déclic est percep- tible. Ces jeunes ont envie de s’investir dans un projet qui a du sens pour eux.
L’IAE de Nice aborde ces thématiques ?
Les directions prises sont nombreuses et variées. Spécificité de la rentrée 2018, l’un de nos masters libellé conseil et recherches en sciences de gestion propose deux composantes, le consulting d’une part, la méthodologie d’autre part. L’ambition est claire- ment de leur ouvrir des horizons nouveaux dans les entreprises. L’entreprise, toujours et encore avec des rencontres organisées avec le concours et du Me- def et de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) qui brassent des professionnels, des enseignants, des étudiants. Il y est question d’in-
novation managériale, d’intelligence artificielle... Plus d’une centaine de sociétés sont concernées.
Concrètement, de la formation à la réalité économique, que se passe-t-il une fois les diplômes obtenus ?
On en a une idée assez précise. Un audit sur l’impact de notre établissement sur la vitalité économique du territoire a été réalisé. Son nom, BSIS, pour Business school Impact System. Mis en place par la Fnege ‒ Fon- dation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises ‒, cet outil a évalué à 49 le nombre d’en- treprises créées et à 333 la quantité d’emplois ainsi générés, rien que sur notre territoire. Et ce chiffre ne prend pas en compte les diplômés qui vont développer une entreprise dans d’autres régions. Il existe un vrai
goût pour ça !
SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
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© DR
]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[EXPRESSIONS
   Jeanne Bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
Regard sémantique
La mémoire des mots
« BITCOIN »
Bitcoin ; Crypto-Monnaies ; Technos ; Black Friday ; Chamboulement fiscal ; 100 % made in France ; Tsunami numérique ; Riches
 Tableau ‘’Economie’’ BITCOIN, Jane Bee
Les « riches », les « super-riches » restent encore d’actualité, pas seulement pour cause « d’évasion fiscale » mais parce que se déroule une « révolution fiscale ». Révolution qui affecte aussi la fiscalité locale. Et, divine sur- prise, le réformateur Macron croise des signes de « croissance » en hausse.
Mais, en 2017 il y a un petit nouveau qui fait beaucoup parler de lui, c’est le « bitcoin », la « crypto-monnaie », là où en toute virtualité et sur un réseau informatique décentralisé on peut marchander. C’est la consécration pour la « blockchain ». C’est le « tsunami numérique » ! Attention à ne pas tout confondre, quand la presse évoque « le pouvoir aux technos », elle se concentre sur l’entrée au gouvernement des technocrates : énarques, polytechniciens...
Pour les « millennials », Air France invente « Joon », concurrence du « low cost » oblige. Le « Blackfri- day », terme imaginé en 1951, s’impose comme une nouvelle façon d’acheter malin. « Amazon » aura largement contribué à cette mode !
Dans l’économie de tous les jours, la « SNCF » offre un visage paradoxal. Il y la « SNCF » côté inventivité avec les nouvelles lignes et « les TGV inOUI » et puis il y a la « SNCF » côté polémique avec les travaux, le surbooking des trains sans réservation... Chez Uber, on cherche déjà un nouveau souffle, vite, vite « un nouveau patron ». Au loin, certains comme Valeurs Actuelles font entendre un air de requiem parce que « Alstom » tombe dans les bras de « Siemens ». « Emmanuel Macron, le fossoyeur d’Alstom » ?
Un autre Emmanuel occupe le premier rôle. Il s’agit d’« Emmanuel Faber », le patron de Danone. Il est désigné comme « industriel de l’année » par L’Usine Nouvelle.
Quand les « bitcoins » abolissent les frontières, le consommateur réclame des produits d’ici, des produits « 100 % made in France »... Même la virtualité est relative !
Prochain Numéro le jeudi 4 octobre 2018
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SEPTEMBRE 2018 | ecoreseau.fr
   ]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[                                                           LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRE CABARET DU MONDE !
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]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page></pages></Search>