﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="108"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[EditorialPère de l’Histoire, Hérodote, nous enseignait que la discipline scienti que avec un grand « H » prenait vie d’abord en racontant deshistoires en minuscules. Dit autrement, il s’agissait de sacri er partiellement l’objectivité des faits. Et d’en  nir avec la froideur du factuel grâce à l’adoption d’un schéma narratif permettant d’en- joliver une histoire. Bienvenue dans le registre de l’émotionnel. Lecteurs avisés, car friands d’EcoRéseau Business, vous seriez tentés de penser toutefois que vous n’avalerez plus jamais de couleuvres. Pourtant en 2017, les héros et les mythes existent toujours. Elon Musk veut coloniser Mars lorsque la Terre sera devenue invivable. Et les chasseurs de dragons perdurent comme l’illustre Emmanuelle Champaud, notre électron libre de cette  n d’année, qui se repait de chimères grâce à sa solution à bas coût d’auto-partage électrique. Pourquoi donc ce besoin généralisé de raconter des histoires ? Peut-être comme Ulysse ne retrouvons-nous pas notre chemin dans l’océan de la Toile. Les entre- prises, les politiques et les start-up cultivent alors le besoin d’ancrer des images fortes, d’amarrer durablement les esprits en proie à leur odyssée numérique. Les entreprises n’ont saisi que trop récemment l’impérieuse nécessité de se mettre en scène comme l’explique notre « Rétrospective ». Le « Grand Angle », lui, examine le storytelling qui consacre aujourd’hui de nouveaux héros qu’ils soient politiques, comme le prouve la seconde victoire d’Obama, « seul » capable d’assurer le salut de l’Amérique, ou qu’ils soient économiques. Souvenez-vous du Père Noël de Coca... On raconte donc des his- toires pour vendre, mais on raconte aussi des histoires pour se vendre. Le personalbranding, décrypté en « Manager autrement », bien exploité, permet de renforcer sa marque employeur et de mettre en valeur les pro ls atypiques. Aujourd’hui, tout est donc prétexte à devenir une marque. Une manière de nous considérer et de considérer ce qui nous entoure qui pose légitimement la question de l’avenir de notre moi numé- rique. Prendra-t-il le dessus sur notre identité classique et serons-nous un jour tous notés et conséquemment orientés vers telle carrière ou tel prêt bancaire ? Le branding ne semble avoir aucune limite comme l’illustre la dystopie glaçante dépeinte dans la série Black Mirror. Le droit pourra-t-il un jour rattraper le wagon de l’innovation pour poser certaines limites et éviter le pire ?A en lire « l’Hexagone », on peut croire à ce miracle car la notion d’écocide est en train de gagner du terrain. Une des dernières innovations juridiques qui reconnaît la nature en tant que personnalité morale. Le droit est donc ce levier qui assied les nouveaux usages comme en témoigne également notre « Haute Résolution » sur les accords d’entreprise qui doivent être pris dans le cadre du télétravail. Dans ce contexte mouvant, l’entrepreneur doit donc forcer son destin tout en optimisant au mieux sa période de time-to-market, comme l’illustre notre « Une » du club entreprendre. Et si le forcer revenait aussi à le mettre en scène et à rac.onter son histoire, sa genèse, pour créer de l’engouement dès avant le lancement du MVP (Minimum Viable Product) ? Une histoire pour transporter ses premiers investisseurs, une histoire pour faire de ses premiers clients les hérauts de sa nouvelle marque.Mythologie 2.0Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationGeoffroy FrameryJournaliste EcoRéseau BusinessDéc./Janvier - n°46@EcoReseauSuivez-nous également sur :LMedia - EcoRéseau Business www.facebook.com/EcoReseauFRLE CHAT by Philippe Geluck2]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[SommaireGalaxie ecoRéseauBaromètre de l’optimisme- Tendances- Actions symboliques - The Green Lifeen couveRtuReRétrospectiveDe l’histoire d’entreprise au storytellingGrand AngleBusiness guides- Immobilier d’entreprise : comment l’offre classiquerépond aux tiers-lieux 50 - Services généraux & bureautique : de quoi le salariéa-t-il besoin ? 54 - Séminaires d’entreprises dans les stades 58 - Flottes auto : Quand acquérir une  otte hybride ? 60Rh & FoRmation 64-79www.ecoreseau.fr13, rue Raymond Losserand – 75014 ParisCourriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédaction EcoRéseau BusinessCourriel : redaction@lmedia.frComité éditorialGeoffroy Framery, Jean-Baptiste Leprince, Julien TarbyChroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France®, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon,IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, TheFamily®Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Elsa Bellanger, Joseph Capet, Charles Cohen, Anne Diradourian, Julien Fournier, Stéphanie Gallo, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Aymeric Marolleau, Emilie Massard, Cyril Michaud, Raphaëlle Mittler, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Antoine Pietri, Olivier Remy, Séverine Renard, Pierre Tiessen,Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.fr Responsable production : Frédéric BergeronConseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & Opérations spécialesCourriel : publicite@lmedia.frJustine Boduch, Anne-Sophie Monthioux-Goujon,Pierre-Marie NauleauDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia - EcoRéseau Business13, rue Raymond Losserand 75014 Paris Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 39 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTC Vente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPCoordination & PartenariatsCourriel : partenariat@lmedia.fr Julia BourgeoisAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes Sanson4-11412-2113Personal branding et réseaux sociaux en 2050 18 Regard sémantique 20PanoRama 22-23 HexagoneEcocide, une innovation juridique nécessaire 22club entRePRendRe 24-35 Baromètre & Tendances 24EnquêteLa notion de time to market mieux appréhendée 30Nominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Emmanuelle Champaud et sa solutiond’électromobilité 32Réseaux & In uenceLes apéros start-upObservatoire Manager autrement64 66Les facteurs clés de succès du storytelling14 Quand le design sert le marketing dans les territoires 16Régions & Territoires ProspectiveLes apports du personal branding en termes de management 69Carrières & Talents- Chasseurs de têtes : Y recourir sur le long terme- Handicap : Un recrutement aidé par des partenaires - Ecoles d’ingénieurs : Généralistes vs spécialistesaRt de vivRe & PatRimoineLa Sélection culturelle L’Air du temps- Maison de ventes aux enchères : comment choisir ?L’Art du tempsL’Actualité automobile : Essais & Tendances Baromètre Finance de marchéBaromètre PatrimoinePatrimoine70 74 7680-1038082 84 91 92 94- Investir dans un monument historique- Les dé scalisations possibles lors de l’acquisition d’un bien 98- Les conseils des CGP en gestion locativeexPRessions 105-106Tribune libre 105 Concours de mini-nouvelles 106Nominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Monbanquet, un agrégateur d’artisans qui s’est réinventéEn immersionOnepoint, antre d’agilité de consultants informatiques33 3496 102stRatéGie &EcoRéseau Business est édité parLMediainnovation numéRique36-4536 40 42RCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adresséspour appréciation.Baromètre de l’innovationLe tour du monde de l’innovationMatériaux bioinspirés et intelligentsDécryptageQuand les start-up du cerveau réparent... et améliorentHaute résolutionDématérialisation, les accords de télétravail changent la donne 44cahieR PRatique 46-63Créer aujourd’huiGérer les pics et creux d’activité 47Imprimeur : Léonce Deprez – Imprimé en Franceecoreseau.fr 3]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoréseauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont  nalement si nombreuses que nous vous proposons une nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Le verbatim à retenir...Le pessimisme de la connaissance n’empêche pas l’optimismede la volontéGramsci, philosophe italienLE CHIFFRE DU MOIS100 000En 2017, la France est le 1er pays européen à dépasser le cap des 100 000 voitures 100% électriques.Thierry SaussezCréateur du Printempsde l’Optimisme,Incubateur d’énergies positives.LPratiquez la tempérancee mot tempérance n’est plus guère utilisé. Il fait un peu désuet. Pourtant Aristote, Platon et, après eux, la plupart de nos grands philosophes ont considéré la tempérancecomme la mère des vertus conditionnant les autres, la réalité existentielle dans son ensemble. Pour pro ter pleinement de la vie, nous ne devons pas laisser les impulsions ou les passions excessives l’emporter sur la raison.La tempérance nous met à l’abri de trois grandes maladies humaines très en vogue en France. Commençons par l’exa- gération des risques et des souffrances. A trop s’appesantir sur un simple revers de fortune, nous en faisons une grande épreuve. Cet amalgame donne commodément à beaucoup l’impression de partager le même sort que les plus démunis. Continuons par la victimisation. Elle est le lot commun des pessimistes. Pourquoi moi ? Qu’est-ce qu’il m’arrive encore ? Je n’ai vraiment pas de chance. La victimisation est bien pratique, elle permet d’éviter de se demander pour combien on est dans une erreur ou une dif culté. Finissons en n par la recherche de boucs émissaires. Il faut toujours que ce soit la faute de quelqu’un, celle du voisin, de l’automobiliste, de l’Etat, de l’Europe ou de la mondialisation...La tempérance n’annihile pas l’initiative, ne gâche pas le plai- sir. Elle n’est pas l’austérité... Au terme de modération qui pourrait se confondre avec la recherche du juste milieu, une sorte de moyenne permanente, je préfère la mesure en toute chose. Le désir peut mener aisément à une course sans  n vers le toujours plus, l’insatiabilité, une addiction redoutable ou porteuse de désillusions.Cette vertu conduit à préférer la saveur à la quantité, à dé- guster, savourer les mets comme la vie en prenant le temps, à privilégier la qualité du plaisir, à jouir pleinement de l’instant. Elle implique le respect de soi qui commence par rester maître de ses désirs et non esclave, ne pas céder à toute émotion, conserver sa présence d’esprit, agir avec sang-froid.La tempérance permet d’orienter et de contrôler l’action en évitant les abus de comportement, l’emportement, l’arrogance, la volonté de domination. La tempérance est une hygiène de vie personnelle que les optimistes appliquent au quotidien. Elle est également une morale collective. Se tenir à distance des excès, des extrémismes. Être tolérant dans tous les domaines. Refuser toutes les formes d’exclusion. Partager. Pardonner sans ressasser éternellement les vieilles querelles qui mobilisent de l’énergie négative.4 Déc./Janvier - n°46L’onde positive]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[60 YEARS OF ADVENTURE AND DISCOVERY** 60 ANS D’AVENTURE ET DE DÉCOUVERTE]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoréseauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLE GRAPHIQUE DU MOIS« L’importance croissante de l’Economie Sociale et Solidaire en France »de générer du bonheur au travail. Pour lutter contre la mauvaise ambiance, l’absentéisme ou encore la baisse de motivation des salariés, Peps propose une palette très large de solutions sur mesure adaptées au propre de l’entreprise pour que celle-ci (re)devienne une Happy Entreprise. Team-building, afterwork, olympiades, cabaret, yoga, word café... « Souriez, vous travaillez ! » Navya, taxis autonomes et électriques à Paris et à LyonY a-t-il un pilote dans la voiture ? La réponse est non. Non, en quelque sorte... Le taxi est effectivement conduit, mais par une intelligence arti cielle. Au troi- sième trimestre 2018,la start-up Navyadevrait mettre enservice le taxi sanschauffeur, premierrobot-taxi du monde.Chaque véhicule,100 % électrique,coûte 250 000 euros.L’autonom Cab peutrouler jusqu’à 90 km/h, proposer une visite guidée de la ville ou diffuser une play-list aux six passagers. Décongestionner les grands centres urbains, l’idée a le vent en poupe. Le rêve est même nécessaire. Peut- être que le robot-taxi et l’I.A. permettront de réaliser une partie de cet idéal. CARMAT, un cœur imprimé en 3DLa société CARMAT, leader du développement d’organes arti ciels évolués, s’associe avec AddUp (spécialiste en construction 3D) et Michelin a n de mettre « sur pied » un cœur arti ciel intégralement imprimé en 3D. Sachant que 15 millions d’Européens et 6 millions d’Américains sontatteints d’insuf -sante cardiaque,le dé  technolo-gique est d’abordde l’ordre de lasanté publique,ensuite d’ordreéconomique caril représente unmarché potentiel de 16 milliards d’euros. Le partenariat avec AddUp et Michelin va permettre d’augmenter la fabrication des cœurs arti ciels, puisque la demande ne devrait cesser de croître. On connaît l’importance physiologique centrale du cœur. On connaît surtout la puissance symbolique qui entoure l’organe : « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point », soutenait Pascal. Avec le cœur en 3D, l’idée de l’humain réparé fait un pas supplémentaire, peut-être un pas de géant. L’organe arti ciel est désormais capable de s’adapter au corps et, avec le temps, de ne faire plus qu’un avec lui. L’ingénierie corporelle favorise l’hybridation de la prothèse avec le corps. Le cœur CARMAT, tout sauf un cœur de pierre... La voiture devient has-been chez les jeunesJames Dean, Françoise Sagan, le chanteur Christophe ont fait l’éloge de la fougue de la jeunesse en même temps que celui de la voiture. La voiture était symbole d’aventure, de vitesse grisante et de liberté. Aujourd’hui,les 16-24 ans bou- dent les véhicules motorisés. De 2011 à 2016, le nombre de voitures assurées chez les jeunes est passé de 219 000 à188000.En5 ans, leur nombre a baissé de 14 %.Les raisons invoquées peuvent être multiples : plus grande compréhension des problèmes environnemen- taux, développement du covoiturage et de l’économie collaborative, refus des dépenses somptuaires pourl’achat et l’entretien d’une voiture. A l’inverse, chez les plus de 65 ans, la hausse du nombre de véhicules est de 32,5 %. La start-up LESS vient de lever 16 millions d’euros pour mettre au point une application dédiée au covoiturage de courte distance en milieu urbain. Démarrage sur les chapeaux de roues prévu en janvier 2018 où il s’agira d’abord de désengorger la Capitale, avant de s’étendre à toute la France. Cabinet Peps, générateur de bonheur au travailL’entreprise Peps — fondée par trois jeunes rennaises — est  naliste du concours « Talent des cités » mis en place par le Ministère de la cohésion sociale. Le cabi- net de conseil est parti d’un constat de bon sens : les sa- lariés heureux sont deux fois moins malades et plus pro- ductifs. Les psychologues, les formateurs et les Chief Happiness Of cers proposent6 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[Le plaisir de conduireDÉCOUVREZ LA NOUVELLE FINITION BUSINESS DESIGN BMW.Découvrez la nouvelle finition Business Design disponible sur BMW Série 1 et BMW Série 3 incluant notamment les équipements suivants :• Projecteurs Full LED et antibrouillards LED• Jantes en alliage léger 17’’• Navigation Business avec Services ConnectedDrive • Eléments extérieurs et intérieurs en noir laqué• Radars de stationnement avant/arrière PDC• Sièges Advanced avec sellerie tissu spécifiqueDécouvrez l’ensemble des équipements sur bmw-businessdrive.frConsommations en cycle mixte de la BMW Série 1 : 3,4 à 7,8 l/100 km. CO2 : 89 à 179 g/km selon la norme européenne NEDC. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € - 722 000 965 RCS Versailles - 3 avenue Ampère, 78180 Montigny-le-Bretonneux.]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoréseau Omran Qassar, réfugié syrien et titu- laire d’un Master 1 d’Economie à la SorbonneSur une embarcation de fortune entre la Turquie et la Grèce, Omran Qassar a failli perdre la vie. C’était en septembre 2015. Aujourd’hui, Omran peut s’enorgueillir de son Master 1 d’Economie, spécia-lité Développement Durable, obtenu à l’Université Paris 1 Panthéon - Sorbonne. Ce jeune réfugié de 25 ans, originaire de Damas, arbore son di- plôme et prend goût àla vie à la française, et notamment parisienne. Nous lui souhaitons d’obtenir désormais le Master 2 ! French Tech Diversité, discrimination positive à la Station FMettre en place des mesures sérieuses et suivies a n de favoriser l’entrepreneuriat en banlieue. Le concours mettait en concurrence 271 start-up, avec comme condition sine qua non à la sélection : habi- ter en banlieue, avoir béné cié des minima sociaux ou avoir été boursier de l’enseignement supérieur. La Station F accueille 35 lauréats, dont 60 % defemmes. Tous les jeunes de la promotion sont issus des minorités visibles ou en situation de handicap. Le dispositif French Tech Di- versité alloue 45 000 euros à chaque projet. Si 90 % des start-up échouent dans les premières années, ce n’estpas une raison (économique) suf sante pour fermer les portes de l’innovation à la jeunesse issue des quartiers populaires. Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie, a d’ores et déjà annoncé une deuxième promotion pour l’année prochaine. Les inégalités sociales ne s’effacent pas d’un coup de crayon. Mais prendre au sérieux les talents des banlieues est le signe que la relégation et la mise au ban systéma- tiques commencent, doucement, à reculer. BienvenuechezlesCh’tis:Lille,Tech-Ca- pitale de l’EuropeXavier Bertrand, Président de la Région Hauts- de-France, souhaite que le Nord devienne le fer de lance de la politique industrielle nationale. Et Lille de devenir la Tech-Capitale de l’Europe. L’incuba-teur Euratechnologie est le premier de France et conserve sa place dans les dix premiers incuba- teurs européens. Renouer avec le passé industriel du Nord en misant sur l’innovation et les nou-velles technologies, tel est le souhait de Xavier Bertrand. Pourvu que ce souhait ne soit pas un vœu pieux, hein ?Le baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliquesL’ENTREPRISE CENTENAIREPariès, gourmandises basques depuis 1895La chocolaterie Pariès se distingue par deux labels qui récompensent son histoire et son savoir-faire : EFC (En- treprise Familiale Française) et EPV (Entreprise du Pa- trimoine Vivant). Alain Girardot, actuel gérant de Pariès, rappelle que « Jacques Damestoy ouvre une chocolaterie à son compte en 1896 à Bayonne et importe de la sève de cacao d’Amérique du Sud. » Jacques Damestoy est à l’époque l’inventeur du Kanougas®, la plus ancienne spécialité de la Maison que la presse new-yorkaise quali e de « meilleur carameldu monde. » Selon Alain Girardot, « audébut du XXème siècle, la bourgeoisierusse en villégiature dans le Pays basqueétait très friande du Kanougas® » C’estau petit- ls du fondateur, Robert Pariès,que l’entreprise doit son véritable essor.« Robert Pariès travaille en collaborationavec Robert Linxe, également originairede Bayonne », précise Alain Girardot. Avecla future star de la ganache, Robert Parièss’inscrit dans la tradition des chocolatiers de Bayonne. De plus, Robert Pariès fait une partie de son apprentissage à Tolède. « L’intelligence de Robert Pariès a été d’adapter le Touron au goût français, en inventant une recette de Touron mou et en déclinant les goûts. » A partir des an- nées 40, « Robert Pariès va véritablement pousser l’en- treprise en avant, en inventant le Mouchou®, spécialité exclusive de la Maison Pariès. » Dans la langue basque, « muxu » signi e « baiser », douceur qui se compose de deux parties rondes accolées, au cœur moelleux riche enamandes douces. Kanougas® et Mouchou® participent à la renommée de Pariès, devenant la signature de la Maison. Alain Girardot reprend l’entreprise en 1999 avec sa femme, Françoise Pariès,  lle de Robert Pariès. Le laboratoire situé au-dessus de la chocolaterie de Saint-Jean-de-Luz devient trop petit pour imaginer un nouvel essor. En 2007, Alain Girardot décide de créer un grand laboratoire doublé d’un magasin d’usine à Socoa (à proximité d’Hen-daye). Ouvert en 2009, il est désormais possible de visiter les ateliers de fabrica- tion. Grâce à ce développement, en plus des boutiques historiques de Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Biarritz, l’entreprise peut ouvrir un magasin à Paris en 2012 et à San Sebastian en 2013. Entre 2003 et 2009, l’entreprise Pariès a reçu 4 Awards au Salon du chocolat. Alain Girardot re- grette cependant que « l’esprit du Salon ait changé pour se tourner de plus en plus vers les modes de production industrielsau détriment de l’artisanat. » Malgré le laboratoire qui permet de produire davantage, Alain Girardot insiste sur l’importance de la tradition artisanale et familiale : « ce n’est pas la machine qui fait la recette ! » Avant de céder l’entreprise à ses  lles, Alain Girardot souhaite « recoller avec l’histoire de Pariès et traiter à nouveau la fève de cacao. » Et Alain Girardot, cinquième génération d’une dynastie de chocolatiers, de conclure en annonçant « un chocolat 100 % Pariès pour 2018 ».Focus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienL’ACTION SOLIDAIRERétablir le réseau télécom après Irma, le coup de pouce de FRnOGPhilippe Bourcier, animateur de FRnOG (regroupement d’opérateurs de réseauxIP en France) et David Marciano, Pré-sident de l’Association des OpérateursTélécoms Alternatifs, ont lancé un appelau don dans le but d’aider Saint Martinet Saint Barthélémy à reconstruire leurs infrastrcutures de télécommunications.Dans les îles, l’ouragan Irma a dévasté les structures de l’opérateur Dauphin Telecom — opérateur téléphonique majeur dans les Antilles —, laissant 30 000 clients sans le téléphone et 5 000 sans l’Internet. Les centraux télé-LA BELLE ACTION INATTENDUEphoniques, les antennes, les réseaux IP... presque tout devait attendre les acomptes des assureurs, qui, comme souvent, ne sont jamais pressés d’entrer en action, malgré l’état de catastrophe naturelle déclaré. Grâce à l’initiative de Philippe Bourcier et de David Marciano, Dauphin Telecom a pu devancer les assurances et recevoirl’équivalent de 40 000 euros de matériel de base comme des modules routing, des postes VoIP, des antennes... Une palette a déjà été envoyée à destination des Caraïbes et l’envoi d’une seconde palette est prévu pour bientôt.Dire « Bonjour », action désintéressée qui inspire con anceCe mois-ci, la belle action n’émane ni d’unindividu, ni d’une entreprise particulière,pas plus que d’une décision politique. L’ac-tion inattendue du mois concerne tout lemonde et consiste — simplement — à direbonjour. Les voix chantantes inspirent da-vantage con ance que les voix monotones.En Ecosse, des scienti ques ont fait écouter à500 personnes différentes voix dire « Hello ». Les résul- tats publiés dans la revue scienti que Plos One sont sansappel : les voix chantantes sont considérées comme étant plus digne de con ance. Au- delà du caractère scienti que de l’expérience, qu’on se rappelle combien de fois de larges sourires et des bonjours sincères nous ont été adressés le matin dans la rue, dans le métro, au travail... Se forcer à avoir une voix chantante, c’est se forcer à sourire età faire une place à autrui en l’accueillant au sein d’une relation de con ance.8 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Le plaisir de conduireDÉCOUVREZ LA NOUVELLE FINITION BUSINESS DESIGN BMW.Découvrez la nouvelle finition Business Design disponible sur BMW Série 2 Active Tourer et BMW Série 2 Gran Tourer incluant notament les équipements suivants :• Projecteurs LED• Radars de stationnement avant/arrière PDC avec système de manœuvres automatiques « Park Assist » • Rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement• Navigation Business avec Services ConnectedDriveDécouvrez l’ensemble des équipements sur bmw-businessdrive.frConsommations en cycle mixte des BMW Série 2 Active Tourer et BMW Série 2 Gran Tourer : 4 à 6,5 l/100 km. CO2 : 106 à 152 g/km selon la norme européenne NEDC.]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoréseauLe baromètre de l’optimisme - The Green LifeLa COP21 n’était pas une  n, mais un début. Suivi des évolutions béné ques à la planèteICI ET LÀ...u Famae lance un concours mondial d’in- vention autour du recyclageUn millions d’euros à la clé pour l’un des concours les plus ambitieux au monde ! Véritable challenge RSE. Reste à trouver la bonne idée avant la  n du mois de février 2018. Le concours porte sur un projet qui apour  nalité de réduire la quantité des déchets annuels d’une famille urbaine ordinaire ou de les recycler. Les particuliers, les entreprises, les start-up, les universités, tout le monde peut participer en partageant son idée.« Don’t trash your cach ! », selon le slogan mondial du concours lancé par le fond de dotation Famae.u La ferme digitale, vers une uberisation de l’agriculture ?La mécanisation et les progrès de l’industrie phyto- sanitaire ont permis, après-guerre, une véritable ré- volution dans le domaine de l’agriculture. Révolution en termes de rendement, de travail, de développement d’exploitation et d’économie. Aujourd’hui, quel que soit le mode de production retenu, on n’imagine pas un agriculteur qui ne soit pas aidé par des machines. A l’avenir, nous n’imaginerons peut-être pas un pay- san sans nouvelles technologies et robots autonomes. L’Ag Tech semble lancée. Drones semeurs, robots de désherbage, tracteurs pilotés par GPS se mettent au service d’une agriculture performante et durable. Naïo Technologies a mis au point Oz, un robot qui désherbe mécaniquement, donc sans aucun pesticide. Avec la robotisation, l’exploitant est libéré des tâchesINITIATIVE VERTEchronophages et répétitives, la rentabilité augmente et l’environnement est respecté. En plus des machines, des applications permettent d’optimiser la logistique de l’exploitation et de favoriser le circuit court. C’est pourquoi de plus en plus d’exploitants agricoles inves- tissent dans les nouvelles technologies, alors même que l’agriculture est ancestrale et constitue l’une des premières activités de l’homme.u Green Bonds, la France est n°3 mondial de l’investissement vertL’obligation environnementale intéresse les marchés  nanciers. Les investisseurs responsables choisissent la France, n°1 en Europe des pays émetteurs de Green Bonds. La  nance mondiale est consciente des effets du réchauffement climatique et du rôle qu’elle a à jouer. Enfonction des marchés qui retiennent l’attention des investisseurs, les 2 de- grés du réchauffement seront ou ne seront pas franchis... La sustainable  nance se montre particulièrement sensible aux projets satisfaisants de développement durable mis enplace par les entreprises. A ce jour, 25 % des obliga- tions du marché mondial sont dirigées vers le climat. A titre d’exemple : SNCF Réseau se situe parmi les 15 entreprises qui émettent le plus de Green Bonds au niveau mondial. Selon la méthode de calcul Car- bone 4, grâce à plus d’un milliard d’euros de Green Bonds reversées dans la recherche et la prévision, la SNCF évite l’émission de 2,9 millions de tonnes de CO2 pour les 40 années à venir.IsalouBeaudet RegenFondatrice de Kama Conseil & AssociésSelon l’adage, « le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinalesavec nos dirigeants.Gilles Attaf, Président de SmugglerLe matin (starter) représente quoi pour vous ?Le calme avant la tempête. Un moment de sérénité et de plaisir que je m’octroie égoïstement avant d’affronter mes longues journées. Mes soirées sont très souvent occupées par mes obligations professionnelles donc le matin a toujours été un moment familial au cours duquel je pro tais de mes  lles. Les trajets en musique à l’école et le petit-déjeuner que je leur préparais était notre moment de complicité privilégié.Réveil à quelle heure et rituels du matin de démarrage de la journée ? :Réveil de plus en plus matinal avec les années et les responsabilités vers 7h00. Toujours un bon petit-déjeuner devant les infos sur BFM TV. Leurs présentateurs sont particulièrement élégants dans leur costume Smuggler ...Puis une douche bien chaude, toujours en musique. Je suis un grand passionné de musique, de Boz Scaggs à l’Impératrice en passant par George Duke. Puis il est temps de choisir ma tenue du jour que je sélectionne en adéquation avec mes rendez-vous du jour. Toujours Smuggler évidement. Souvent un costume 2 pièces en tissu Dormeuil avec la veste courte et le pantalon étroit. Et de plus en plus de dépareillés veste ou blazer et pantalon en  anelle ou chino selon la saison. J’apporte un grand intérêt aux associations de couleurs et de matières et j’ai vocation à ce que tous les hommes éprouvent le meme plaisir en s’habillant le matin.Quel est votre credo de management ?J’ai un management plutôt paternaliste et j’ai une certaine proximité avec mes salariés. Je pense que l’autonomie est la meilleure marque de con ance et de reconnaissance.Votre plus grande  erté ?De produire en France et conserver les emplois de 90 ouvrières et le savoir-faire qu’elles pérennisent.Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook et la chaine Youtube “La Magie du Matin”, Editions Leduc10 Déc./Janvier - n°46Seabin Project, la poubelle des mersLe sixième continent existe bel et bien. En plus, il part à la dérive. Deux surfeurs australiens ont mis au point une poubelle capable de ramasser tous les jours 1,5 kg de déchets et de résidus toxiques (comme les hydrocarbures). Une pompe absorbe les déchets et les dispose dans un sac de  bres naturelles. Seabin peut contenir jusque 20 kg de déchets, soit 20 000 bouteilles ou 83 000 sachets plastiques par an. Evidemment, la production de cette poubelle est éco-responsable. Les ports et les marinas sont les endroits privilégiés où installer de telles poubelles qui luttent contre l’extension du royaume de la terre de déchets.Auchan, la vie 100% bio, la vraie ?L’invention du supermarché et le développement de la consommation de masse avaient de quoi laisser plus d’un observateur pour le moins perplexe. Auchan, chantre de la grande distribution, du centre commercial démesurément grand et du caddy rempli à ras bord, projette de mettre en place des magasins à taille humaine et 100 % bio. Le marché du bio connaît une croissance constante de plus de 20 %. Dans la banlieue de Lille, Auchan a ouvert un magasin test, sorte de laboratoire ou de banc d’essai. Si l’expérience s’avère concluante, Auchan pourrait ouvrir une centaine de magasins bio de proximité dans tout l’Hexagone. Actuellement, les grandes surfaces restent hélas en tête en termes de parts de marchés avec 44,9 % du mode de consommation des ménages. Avec le bio et le commerce de proximité, nous allons peut-être recommencer à faire nos commissions.Newcy, des gobelets durables pour les collectivitésUne pause ? Un petit café ? Oui, mais je conserve mon gobelet ! Au travail, la poubelle à côté de la machine à café déborde souvent de gobelets qui coulent autant qu’ils collent. Quatre jeunes étudiants de l’école Rennes School of Business ont créé la start-up Newcy qui a mis au point des gobelets réutilisables qui s’adaptent pour tous les modèles de machine à café. Le distributeur de gobelets est placé à côté des machines. Sur les gobelets colorés (toutes les couleurs sont disponibles) est inscrit : « NEWCY Réutilisez-moi ». Des collecteurs permettent à l’entreprise de récupérer les gobelets, de les nettoyer et de venir les remettre en place chez le client. Dans l’écosystème de Newcy, les entreprises favorisent l’insertion professionnelle et luttent contre les discriminations. Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h pourraient proposer un nouvel épisode de leur programme court Caméra Café pour montrer que Newcy propose une solution RSE globale et clés en main...Les petits matins des dirigeants]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[VOYAGEZ À LA CARTEDÉCOUVREZ LA CARTE D’ABONNEMENT FRANCE - EUROPE - AFRIQUE DU NORD• RÉDUCTIONS ET SERVICES EXCLUSIFS • RÉSERVATION 100% FLEXIBLE• ACCÈS AU PARCOURS SKYPRIORITYRenseignez vous sur airfrance.fr, au 36 54 (0,34€ ttc/min à partir d’un poste fixe), dans votre agence de voyages ou sur afklm-biztravel.com.]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURERétrospectiveDe l’histoire d’entreprise au storytelling.................................. p13Grand AngleLes vrais créateurs de storytelling et univers .......................... p14Régions & TerritoiresDesign racontant une histoire dans les territoires................... p16ProspectiveLe personal branding en 2050.................................................. p18Regard sémantiqueLa mémoire des mots, par Jeanne Bordeau ............................ p2012Les grands gagnants du storytellingEntreprises et politiques savent que projets et actions doivent être mis en musique dans un  l narratif. Peu parviennent à la vraie cohérence.Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[RÉTROSPECTIVE : EcoRéseau Business revient sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient il y a un demi-siècle. Pas question de comparer, de fustiger ou de glori er le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.De l’histoire d’entreprise au storytellingLes marques, traces indélébiles du passé ?Une entreprise peut-elle changer d’identité aussi facilement qu’on change de slip, fût-il français ?Par Joseph Capetde stratégie », précise Jean Watin-Au- gouard, fondateur de Trademark Ride. En 1988, Bic se lance dans le parfum, c’est un échec. L’histoire de Bic repose sur des produits accessibles, pratiques et jetables. « Je ne peux connaître ma singularité que si je connais mon histoire », poursuit Jean Watin-Augouard. Idem pour NIVEA qui a voulu faire du L’Oréal en proposant du maquillage. Impossible pour une marque de se sauver comme le gangster du  lmavec de faux-papiers, de se grimer au point de changer d’identité et de devenir méconnaissable. Les changements d’iden- tité sont rares dans le monde des marques, contrairement au monde de la politique où les revirements sont possibles. L’inconstance politique produit des girouettes. François Mitterrand dé le dans les années 30 contre « l’invasion métèque », reçoit la Francisque n°2202, abhorre Mai 68 qui prolonge de dix ans sa traversée du désert, avant de réaliser deux septennats de présidence socialiste. Les girouettes sont une preuve que notre démocratie fonctionne et que l’individu, contrairement à l’entreprise, peut changer d’identité. Question entreprise, l’histoire est davantage à sens unique. Jean Wa- tin-Augouard explique que « faire le CV d’une entreprise revient à savoir qui elle est, à connaître comment son histoire s’est écrite et comment elle pourrait s’écrire demain avec ses salariés ». Les marques sont immortelles : le cognac Martell 1715, la moutarde Maille 1747, les biscuits Lu 1848, la recette de La Paille d’Or 1905.des histoiRes Pas toujouRs dRôles, Passées sous silence ? Selon Jean Watin-Augouard, « l’histoire d’entreprise permet de mettre au jour l’essence et la singularité de l’entreprise, même s’il arrive parfois que le récit soit hagiographique ». En 2004, lorsque Vuit- ton veut fêter son 150ème anniversaire, LVMH a bien des peines à retrouver les archives comprises entre 1940 et 1944, lorsque Vuitton avait un magasin à Vichy et proposait terres cuites et porcelaines à l’ef gie de Pétain. Sauf dans le luxe ou dans les entreprises familiales où on conserve le patrimoine (ensemble des biens hérités du père ou du fondateur), les entreprises n’ont pas d’archives. On fête au Musée des arts décoratifs les 70 ans de Dior. On rédige l’histoire de Saint-Gobain. De tels récits sont souvent dif ciles à écrire, faute de do- cuments. Et le marketing n’a pas d’intérêt à exhumer les parts d’ombres d’une histoire contemporaine qui se veut consensuelle (pour plaire au plus grand nombre), même si les valeurs patrimoniales demeurent u.ne source de différenciation forte pour l’entre- prise. Personne n’aime laver son linge sale en famille. Encore moins les marques.Pas le peine de chercher à la FNAC des livres d’entreprise. Exceptions faites du parfum, des montres ou des vieilles Citroën. Cette littérature existe en Amérique où elle remplit des bibliothèques entières. L’histoire d’entreprise commence en 1927 à Harvard avec la Business History. En Europe, l’industriel bicentenaire allemand Krupp cherche, en 1968, à connaître son histoire pour comprendre son rôle pendant les guerres.histoiRe d’entRePRise PouRles Plus vieux et stoRytel- linG PouR les staRt-uP ?Avant les années 2000, la France est animée d’une culture politique. L’histoire d’entre- prise se résume à un document technique, réservé à un usage en interne. Tout ce qui touche au domaine de l’entreprise et de l’argent est vulgaire et longtemps relégué au second plan, si bien que l’histoire des marques est jeune dans notre vieux pays. L’historien Jean Watin-Augouard inaugure la discipline en rédigeant en 1997 « Le dictionnaire des marques ». L’histoire d’entreprise devient alors un outil de com- munication. « En France, la tendance au storytelling d’entreprise émerge depuis 2010 », indique Lionel Clément, fondateur de l’agence Storytelling.fr. Il ne faut pas tenir pour équivalents l’histoire d’entre- prise qui relate le passé et le storytelling qui raconte une histoire dont le client est le centre. « Contrairement à l’autobiographie autocentrée, dans le storytelling, c’est le client qui est au centre de la narration », précise Lionel Clément, CEO & Fondateur de Adopte ta com. Pour Lionel Clément, l’histoire de l’entreprise et l’histoire à desti- nation du client sont distinctes : « L’histoire de l’entreprise n’est pas suf sante pour vendre un produit ou un service ; ce qui compte, c’est l’histoire à destination du client, la narration tournée vers un objectif de vente ». Argument important à l’heure du «Tous entrepreneurs» !une maRque, c’est l’éteRnité !« Bien connaître l’histoire de l’entreprise revient à s’inscrire au creux du sillon que l’entreprise a tracé et évite de se tromperL’entreprise ne peut croître et perdurer que si elle inscrit son avenir dans le sillon duquel elle émergeInsister sur le côté histo- rique plutôt que sur les diversi cations présentes...ecoreseau.fr 13]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREGRAND ANGLE : L’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueStorytelling et esprit de conquêteLes coulisses de l’histoireChercher votre génie inté- rieur pour dévoiler quelle sera votre histoire...Exprimer une vision et donner un cap donnent un sens fédérateur aux publics que l’on vise. Mais sa mise en musique par le récit possède d’autres vertus.Par Geoffroy Framerya rhétorique est née avec l’avè- nement de la dé-14 Déc./Janvier - n°46«Lmocratie en Grèce antique quand il fut question de dé- fendre ce concept naissant. Le mot démocratie n’existait pas. Il fallait mettre en scène ses arguments alors pour défendre ce nouveau régime. Un glissement s’est ensuite opéré pour transiter vers la rhétorique contemporaine et se pencher sur l’art d’utiliser le langage pour convaincre. Au lieu d’utiliser du fac- tuel, on va raconter une histoire. Il s’agit de faire passer un message hors du registre classique en invoquant de l’émotion qui permet la mémorisation et l’incitation à la décision »,résume Jean-Marc Guscetti, dirigeant fondateur de JMG Formation, spécialiste du storytelling. L’art de ra- conter des histoires n’est donc pas nouveau mais la recette semble de plus en plus empruntée par les en- treprises, les politiques et les startupper.L’idée ? Trouver un récit qui met en évidence la res- source ou le programme que l’on propose et qui va convaincre. Dit autre- ment, les mécanismes du storytelling répondent à une démarche de valorisa- tion qui sera ampli ée avec comme résultat un effet de conviction plus fort qui va permettre de vendre plus et mieux pour un vendeur, d’inspirer et de convaincre pour un chef d’entreprise ou un politique et de se diffé- rencier pour une marque.« la » meilleuRe manièRe de commu- niqueR en 2017 ? Pourquoi ce regain pour le sens de l’histoire et du récit en 2017 ? Ce procédé dans l’air du temps pourrait s’expliquer par deux motifs essentiels. Le premier ? « Les Canadiens ont analysé le problème en premier. Nouspour percer la carapace et capter l’attention. Raconter une histoire provoque un état d’éveil et résout ce problème de surcharge », argue Jean-Marc Guscetti. Songez une seconde qu’au- jourd’hui clients, investis- seurs et partenaires stra- tégiques soient également incessamment sollicités. Quant à la seconde raison, elle concerne les apports du numérique et le champ des possibles qu’il entrouvre. Jeanne Bordeau, fondatrice et présidente de l’Institut de la qualité de l’expression avance que « Le storytel- ling est transmédia. Les réseaux sociaux ont rendu le storytelling de marque plus accessible et immé- diat et exige la cohérence justement fondée par une histoire. Le numérique exalte le langage». Le storytelling connait donc son apogée à l’ère des social medias. « Dans de nombreux mar- chés, nous sommes arri- vés dans une situation de concurrence pure et par- faite ou les produits sont quasiment fongibles ou substituables. Dans ce cas précis, la marque et le sto- rytelling qui lui est associé auront pour but de créerrigeant de l’agence Nomen. Pour les start-up, l’enjeu diffère. « Il s’agit pour les jeunes pousses de se donner de la profondeur qu’elles n’ont pas de fait en raison de leur âge. Récemment j’assistais à une série de pitch de  ntech à Londres. Peu de dirigeants dans ces entreprises parlent de leur produit et du modèle écono- mique. Ils mettent en scène le début de leur saga avec toujours en toile de fond le mythe de l’entrepreneur qui réussit en ayant commencé dans son garage... », ren- chérit Hamid Bouchikhi.deRRièRe les mots une aRme stRaté- Gique PouR les PolitiquesLe storytelling est la concré- tisation d’une vision, d’un cap pour embarquer les ré- cipiendaires de l’histoire dans une nouvelle façon d’appréhender les choses. La scène politique est d’ailleurs friande de la technique. Souvenez-vous en 1981, Edouard Balladur gardes des Sceaux, prononce alors son discours politique en faveur de la peine de mort. « Au même moment la France entière à peur comme leLa condition d’ef cacité du storytelling demeure son authenticitésouffrons d’infobésité. Cette surcharge d’informations nous rend hermétiques à toute information véhiculée sur un mode traditionnel. Il faut donc trouver une approche et une méthodeun sentiment d’apparte- nance plus que de parler de subtilités techniques. Car sans histoire, il n’est point de communauté », constate Marcel Botton, expert des marques et di-disait René Gicquel. Ba- dinter discourt tout à fait dans la position inverse et raconte l’histoire d’un de ses clients en montrant que la peine de mort n’aurait aucun effet dissuasif chez]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[ce criminel sanguinaire. C’est notamment cette anec- dote qui va faire basculer le vote », analyse Jean-Marc Guschetti.Plus près de nous, les ex- perts s’accordent sur l’im- portance du storytelling dans la seconde campagne de Barack Obama. « Il s’est mis en scène en tant que candidat le plus légitime pour reprendre les rênes de l’Etat là ou Hillary Clinton a développé un discours plus factuel et rationnel pour résoudre les problèmes. Sur la problématique de la race par exemple, il n’a pas hésité à relater l’histoire de son père et la manière dont il a affronté le clivage. Nombreux sont les politiques qui viennent me concerter pour se former à cet art a n d’obtenir l’adhésion sur des votes clés en Suisse », complète l’expert fondateur de JMG Formation. Emmanuel Macron fait également partie des bons élèves, du moins pendant sa campagne électorale. Si son discours se heurte actuelle- ment aux achoppements et aux vicissitudes de chaque début de mandat présidentiel, ces élans jupitériens n’ont pas laissé l’électorat de marbre. Il fut, ne l’oublions pas la personnalité politiques pré- férée des Français en 2016... En entreprise, comme en politique, le storytelling sert à transmettre une opinion pour faire évoluer celle des autres et in  ne, faire évoluer leurs représentations. « On emmène l’autre qui nous écoute dans un monde, dans un voyage le plus attractif et le plus intéressant et le plus incroyable possible. Macron veut renouer avec l’héroïsme politique », ex- plique Jean-Marc Guscetti. Et à ce titre, ajoute Jeanne Bordeau, « le storytelling est utile, voire indispensable, puisqu’il mêle raison et émotion. » Ce faisant, notre président pioche dans notre panthéon historique pour mieux écrire son histoire. A bas Pétain, vive la Fayette. Et au revoir Giscard dont la vision a concouru à faire de la France une puissance moyenne. L’idée est bel etbien de renouer avec la saga France et une certaine idée qui lui est inhérente. Et de mieux interpréter l’histoire pour réécrire un roman na- tional en perte de vitesse.l’avènement de l’entRePRise-mé- dia ?Hamid Bouchikhi, professeur de management à l’ESSEC et Professeur et directeur du Centre Impact Entrepre- neurship complète : « les liens entre leadership et storytelling sont naturels. De fait, un leader articule une vision et un projet au- tour d’un groupe qui va se les approprier. Il peut le faire avec des chiffres et des prévisions, de façon froide. Mais les personnes ont besoin de sens. Donner du sens c’est naturellement raconter une histoire. Tout ce que les conteurs savent faire. Le leader doit faire rêver. Et on ne fait pas rêver avectant parler des sujets qui fâchent. A partir du moment où on a compris la valeur, la discussion sur le prix n’est pas la même. On rend la négociation plus agréable. C’est un préambule et un préliminaire. »Les marques et les entrepre- neurs n’ont également rien à envier aux politiques. Bien au contraire. Les gourous des nouvelles technologies en sont un parfait exemple. SpaceX dirigé par Elon Muskdollars au lancement de l’idée (aujourd’hui les prix avoisineraient les 200 000 dollars, NDLR.) », illustre Jean-Marc Guscetti.mécaniques naRRativesPour capter les attentions, Jeanne Bordeau nous ex- plique que la mécanique narrative à l’œuvre répond à des schémas littéraires. « Une nouvelle de Maupas- sant n’est pas la comédiestratégique, un cap pour fonder votre saga. »Le schéma narratif permet donc de dépasser un achop- pement. Cette résolution de problème passe par un produit, un service qui en- suite aboutit à un état  nal très positif.Les mécanismes à l’œuvre sont bien  celés et répondent à des trames narratives qui ne sont pas sans nous rap- peler nos commentaires littéraires du lycée. Jeanneorigines de la marque re- montant à 1884. D’ailleurs, la plupart des marques, en particulier les marques de luxe, optent pour cette straté- gie. On nous raconte des his- toires autour des créateurs, de leur famille, autour du savoir-faire unique des pe- tites mains. « Victorinox met en scène des anecdotes que ses clients ont pu vivre avec chacun des produits phares de la marque. Comment le couteau suisse a sauvé la vie à une personne. Comment l’outil a permis de faire redémarrer un train... La valeur d’usage est ampli ée et le récit crée une nouvelle proximité avec les clients et fédère une communauté », éclaire Jean-Marc Guscetti.enjoliveR ceRtes, mentiR non ?« Un constructeur auto- mobile a récemment opéré un rappel de modèle qui ne concernait pas un élément de sécurité. Cette opération très médiatisée a été un moyen de construire une image d’extrême rigueur avec un peu de surenchère. Le storytelling doit dépas- ser le récit pour s’inscrire dans des actions », explique Marcel Botton, spécialiste des marques, fondateur et dirigeant de l’agence Nomen. Effectivement, raconter des histoires peut vite être fu- meux si personne n’incarne ce qui est dit. « Les mar- keteurs ou les recruteurs peuvent se porter en faux si le discours se confronte difficilement au réel. Un leader qui raconte mais qui ne vit pas ce qu’il énonce, va droit dans le mur car il va provoquer des réactions hostiles. Dans la conduite de l’entreprise si le story- telling est démenti dans les faits, le ressentiment sera très fort et bien plus que face à quelqu’un qui n’a rien promis », souligne Hamid Bouchikhi. Autrement dit, la condition d’ef cacité du storytelling demeure son authenticité. Et Jeanne Bo.r- deau d’ajouter « raconter une grande histoire ce n’est pas raconter des histoires. »Donner du sens c’est naturellement raconter une histoire. Tout ce que les conteurs savent faire. Le leader doit faire rêver. Et on ne fait pas rêver avec des tableurs exceldéveloppe actuellement ses innovations pour coloniser mars en 2040. « La civilisa- tion est train de s’éteindre. Il faut trouver une solutionhumaine. Tout comme la belle histoire de la panthère de Cartier n’est pas la vision de Tesla. Dit autrement, il importe de distinguer leBordeau décortique : « Les thèmes du récit sont conve- nus. La marque peut jouer le rôle de l’adjuvant tandis que le client est le héros comme sait bien le faire Redbull. Il peut être aussi question du héros sauveur, de la mise en valeur du sa- voir-faire, de la notion de progrès, de voyage,... Bien entendu, l’ensemble de ces thèmes peuvent être as- sociés. » Concernant les trames narratives, plusieurs schémas ont été analysés par l’Institut de la Qualité de l’Expression qui sortira son prochain cahier de ten- dances le 23 janvier prochain sur les dernières tendances en matière de storytelling. « Le schéma peut être en escalier ou en éventail par exemple. Pour le schéma en escalier, Air Liquide exprime comment il améliore la vie de ses clients à chaque innova- tion. Chaque nouveau thème est question d’une nouvelle marche qui amène au bien être. La marque Bobbies elle fonctionne en éventail en déclinant les tribulations de Francis selon les univers produit. Mais quel que soit la trame, le récit le plus ef cace demeure celui qui tisse un  l d’Ariane et qui monte en puissance », note Jeanne Bordeau.Autre exemple, celui de Victorinox qui joue sur son héritage et sa tradition, lesdes tableurs excel. » Et Fré- déric Bonneton, consultant et auteur de La négociation émotionnelle - Les secrets qui feront basculer vos né- gociations de compléter : « Le storytelling est un moyen de compréhension de la valeur sans pour au-viable. A cette question, Elon Musk y répond par SpaceX et ses billets en aller simple. Les investisseurs ne sont pas les seuls à soutenir le projet qui a déjà convaincu des milliers de personnes de réserver leur billet pour la modique somme de 139 000branding du storytelling. Si pour votre entreprise ou pour la marque, vous écrivez, une courte histoire narrative vous êtes en train de faire du branding de l’ins- tant. En revanche, si vous fondez un vrai storytelling, vous pensez à un planningEnchanter ne signi e ni apeurer ni manquer de sincérité.ecoreseau.fr 15]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURERÉGIONS & TERRITOIRES : EcoRéseau Business s’attache à décrire les innovations des territoires en France concernant une thématique particulièreLe Design comme levier d’innovation dans les territoires Dessine moi une histoire !Bien au-delà de l’aspect purement esthétique, le design devient un véritable levier d’innova- tion et de compétitivité. Et plusieurs terri- toires l’ont bien compris.d’avoir transformé le quo- tidien de citoyens, d’entre- prises, de collectivités dans des champs d’applications très vastes.le desiGn au seR- vice de la médecine ou de l’alimenta- tion du FutuRA titre d’exemple, on peut citer la PME Godonnier qui a conçu un siège deet international du Conseil départemental de la Loire, ces développements locaux s’inscrivent dans « une évo- lution globale de l’écono- mie vers une économie de l’usage. La Cité du design de Saint-Etienne épaule ainsi des projets en étudiant la manière dont les produits seront utilisés à l’avenir. Le Centre technique des indus- tries mécaniques (CETIM) s’intéresse également à ce type d’approche, ainsi que le pôle Eco-conception de Saint-Etienne. Le succès ne peut avoir lieu que s’il existe un véritable écosystème d’acteurs qui œuvrent dans un sens commun ».Le design est également au cœur des ré exions dans la région Centre Val-de-Loire, au sein du pôle Food Val-de- Loire, dédié à l’entrepreneu- riat dans l’agroalimentaire. Cette structure se destine à soutenir des innovations de rupture vouées à accompa- gner la transition vers de nouveaux produits alimen- taires. Elle est une initiative conjointe de la CCI de Loir- et-Cher et de la Communauté de communes Val de Cher- Controis, avec le concours de la Chambre d’agriculture et du Conseil départemental. Elle s’appuie notammenta développé un procédé de texturation visant à renou- veler le « manger main », du petit four des cocktails au sandwich traditionnel en passant par l’alimentation des seniors, en plaçant le design au centre de sa révolution. NBread Process permet de transformer tout ingrédient en une sorte de pain d’une nouvelle espèce à la consis- tance tantôt moelleuse, tantôt croustillante, sans gluten ni cuisson, qu’il s’agisse d’un légume, d’un fruit, d’un plat en sauce ou d’une graine.outRe saint- etienne, le noRdet l’aquitaine à l’honneuRBien plus au nord, en mé- tropole lilloise, l’Adicode (Atelier de l’innovation et du co-design) est une autre illustration de cette tendance. Ce nom est celui d’un vaste projet déployé par le groupe d’écoles d’ingénieurs HEI- ISA-ISEN qui dépendent de l’Université Catholique de Lille. Il regroupe des activités de recherche, de formation, de valorisation et de trans- fert de compétences aux entreprises. Un véritable pôle d’accélération de l’in- novation destiné à abriter par exemple un centre del’innovation d’intégration, co-disciplinaire, qui combine technologies et innovation de service ou d’usage. Ceci exige de l’ingénieur de de- main une capacité à innover autrement, au con uent de domaines aussi variés que le design, le marketing, l’art, la créativité, la sociologie des usages ».A quelques kilomètres de là, à Valenciennes, le groupe Rubika, qui fédère depuis peu SupInfocom, SupIn- fogame et l’Institut supé- rieur du design (ISD), est devenu un vivier d’étudiants de talents et de compétences reconnues, convoité par les plus prestigieuses multina- tionales (Google, Microsoft, Dreamworks, Lucas  lms...). Il se trouve au sein de la Serre Numérique, le site d’excel- lence développé par la CCI Grand Hainaut et inauguré il y a deux ans.La Nouvelle Aquitaine re- double elle aussi d’efforts pour stimuler les activités en la matière. Il y a quelques années, Prospective Design, le département Design de l’agence régionale Aquitaine Développement Innovation, avait vu le jour avec la mis- sion de favoriser le recours au design pour en faire un facteur de performance et de compétitivité. Par le biais d’événements dédiés et de concepts uniques comme le Laboratoire d’idées en design, des collaborations et projets innovants sont nés et ont fait émerger des offres atypiques à succès, comme les roues de vélo de la jeune société Mecabici qui, par leur design singulier améliore le ratio effort/vitesse, ou encore l’offre de Rotomod qui a conçu une gamme.de meubles outdoor issue de son savoir-faire en rotomoulage pour ses canoës kayaks.Par Mathieu NeuDans les conclusions de la 10ème édition de l’Observatoire de l’Emballage, le design est cité dans 60% des cas comme unEtienne est la première ville en France et la deuxième en Europe à faire partie du réseau UNESCO des villes créatives de design. Elle aLe design n’est pas qu’une discipline abs- traite faite pour votre décoration d’intérieur.élément qui doit se caracté- riser par de l’innovation à court ou moyen-terme. « Le recyclage des matériaux reste une préoccupation de fond, un levier pour sous-tendre la dynamique de l’innovation, tout comme la suppression du sur-emballage. La pra- ticité et la fonctionnalité sont d’autres critères qui continuent à être au cœur des préoccupations », constate Annette Freidinger, experte internationale en Embal- lage et Conditionnement et consultante pour le salon All4pack Paris.Aux quatre coins de l’Hexa- gone, le design comme levier de performance s’invite dans les évolutions, qu’il s’agisse des services ou de l’indus- trie. Depuis 2010, Saint-pour objectif de devenir la plateforme de référence en la matière et de créer 4000 emplois directs ou indirects par le biais de ces savoir-faire. Le site de l’ancienne Ma- nufacture d’Armes abrite désormais la Grande Usine Créative. Ce programme de 2500 mètres carrés accueille de jeunes sociétés innovantes en mettant à leur disposition des espaces de travail adaptés et collaboratifs. L’idée est d’apporter une offre complé- mentaire aux équipements et dispositifs déjà installés, comme la Cité du Design, l’Ecole supérieure des Arts et du Design. L’action s’est concrètement traduite par la réalisation de plus de 100 projets entre 2010 et 2015 qui ont comme point communbain médicalisé aux côtés de spécialistes du design pour répondre au mieux aux contraintes d’utilisation, ou encore DTF Medical qui,Exemple de design alimentaire : NBread Process permet de transformer tout ingrédient en une sorte de pain d’une nouvelle espèce sans gluten ni cuissonavec le concours de l’agence Pardi Design, a mis au point un boîtier nébuliseur compact permettant la délivrance de médicaments tels que des bronchodilatateurs ou des antibiotiques. Pour Serge Zarembowtich, directeur du développement économiquesur un FoodLab, un atelier mutualisé qui permet de prototyper rapidement des produits, en béné ciant d’une imprimante 3D ainsi que d’un designer alimentaire. Des jeunes sociétés comme NBread Process sortent d’ores et déjà du lot. Cette start-upco-design, ou encore un dé- monstrateur visant à tester des équipements high-tech et des solutions domotiques pour la maison de demain. Pour Jean-Marc Idoux, di- recteur général du groupe HEI-ISA-ISEN, « on se di- rige de plus en plus vers de16 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREPROSPECTIVE : Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une  ction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l’avis d’un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésEt si le moi numérique prenait un jour le dessus sur tout ce qui constitue notre identité ? Etsi l’exploitation des données aboutissait à la construction d’une note personnelle en lien avec vos actes réels et votre e-réputation ?fester contre la nouvelle loi sur l’exploitation des données personnelles ? Son jet de pavé sur une barrière de CRS avait été relayé sur tous les réseaux sociaux. Il avait été identi é par la caméra oculaire d’un média. Trop tard pour réagir et se justi er. Pourquoi n’a t-il pas songé à critiquer les pro- jets de loi avec les nouvelles plateformes de démocratie en ligne inspirée des «civic tech» comme la Fabrique Citoyenne, plateforme qui regroupe depuis 35 ans des initiatives participatives ou encore «Liquid Feedback» qui permet de débattre et de voter en ligne sur des projets, regrette l’intéressé. Pourquoi ? Ajoutez à ce fait divers, la rixe dans laquelle s’est retrouvée Julien dans un bar près d’Oberkampf le mois dernier... Ces événe- ments n’ont heureusement pas occasionné de poursuites. L’algorithme de justice a étéclément. La solution dévelop- pée par la société Predictice, autrefois start-up, désormais géant mondial du secteur de la «legaltech», a développé une solution d’analyse prédictive des décisions de justice qui estEnsuite parce que sa notation générale va se dégrader. Julien ne pourra pas se voir octroyer de prêt pour rénover son ap- partement. Pire, il ne pourra pas postuler pour des emplois de statut cadre en raison deBien évidemment, comme toute idée de génie, cette mé- thode a accouché d’une bulle qui a laissé des familles en- tières, surendettées, migrer dans des territoires où les ré- seaux de  bre ont été détruits.Branding personnel et notation individuelle Janus numériquePar Geoffroy FrameryFICTIONAnnée 2053. Julien a la gueule de bois. Il sait qu’il sera licencié dans 15 jours, le 8 décembre. La faute à sa note médiocre d’employabilité de 4/10 malgré des objectifs remplis haut la main. Le score est trop faible pour faire appel et sera bien- tôt mis en ligne. Une note qui exprime un ratio qui fait peu d’envieux : 5/10 pour son humeur au travail et la qualité des rapports inter-Vous pouvez suivre un stage chez Facebook pour la modique somme de 15 000 euros a n de nouveau correspondre aux canons politiquement corrects exigés par la sociétéAvis d’expert : Christophe Alcantara, enseignant chercheur Idetcom, UT 1 Capitole, spécialiste de l’e-réputation« L’enjeu c’est de faire cohabiter de façon de plus en plus harmonieuse notre poudroiement d’identités »Comment Internet a-t-il modi é la construction de l’iden- tité des individus ?Je ne sais pas si Internet modi e profondément les choses mais elle interroge la notion d’identité de façon pres- sante. Pour appréhender le rôle d’Internet et l’approche des réseaux sociaux sur l’identité, opérons un retour aux pères fondateurs de la sociologie et en particulier Erving Goffman. Ce dernier, si l’on vulgarise, nous dit que nous sommes le fruit d’une pluralité d’identités. C’est le pre- mier en sociologie à démontrer que nous incarnons un poudroiement d’identités. Par exemple, je suis à la fois un enseignant chercheur, un père de famille, un  ls, un mari,un représentant d’association, etc.Internet bouleverse la donne. Nous nous retrouvons dans une situation de proximité symbolique qui s’impose à notre pluralité. Dit autrement, Internet fait cohabiter de façon plus ou moins vertueuse et plus ou moins ef cace nos différentes couches d’identités. Auparavant, le cloison- nement était étanche. En d’autres termes, tout le monde peut rentrer dans ma vie personnelle ou privée par un jeu de cercles concentriques qui sont circonscrits par la pré- sence de mes personnes de con ance sur Internet.Quelles conséquences sur notre manière de gérer notre identité, notre réputation ?Aujourd’hui à l’échelle de l’individu, nous ne pouvons pas être naïfs. On ne peut pas laisser se juxtaposer les identi- tés sans rien faire car il y aura toujours des interférences. Il faut les appréhender en amont. Par exemple, cela signi-  e très prosaïquement signer une pétition avec un pseu- donyme. Car nous ne maîtrisons pas la visibilité de cette pétition à l’avenir tout comme nous ignorons comment nos engagements vont évoluer dans le temps et comment ils seront perçus plus tard. L’utilisation d’un pseudonyme permet ainsi de faire cohabiter des identités qui me carac- térisent. Rappelons que ce ne sont pas nos actions en tant que telles qui vont être portées sur le Web. C’est leur mise en visibilité qui va compter et le principe de notoriété est avant tout dicté par des algorithmes privés. Disons que le but n’est pas de cloisonner mais de bien séparer les diffé- rents pans de ma personnalité pour ne pas créer d’inter- férences notables. Car mon autorité par exemple repose sur ma fonction d’enseignant chercheur. Personne ne se soucie de mes commentaires sur des résultats de compé- titions sportives. Cela dit, je m’efforce sur mon site de faire du storytelling et de raconter qui je suis pour répondre auxcodes culturels anglo-saxons, et créer un climat propice avec les confrères outre-Atlantique. Il importe de souli- gner que c’est moi qui vais créer le principe de visibilité et de notoriété. Et ils n’auront pas connaissance d’autres engagements de ma part. L’enjeu c’est de faire cohabiter de façon de plus en plus harmonieuse notre poudroiement d’identités.Cela signi e-t-il que nous devons tous « marketer » notre image sur Internet ?Il existe deux façons d’être sur Internet. Il y a ceux qui sont acteurs et qui orientent et in uencent leur visibilité. Et ceux qui le sont moins et subissent dans le deuxième cas, les autres parleront toujours de vous. Comprenez que l’e -réputation, c’est aussi ce que les autres disent de vous. Et ces propos laissent des traces numériques. Et pour agir sur cette empreinte, il faut être acteur. Plutôt que de dé- léguer, il faut reprendre la main. Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on dit de vous, c’est ce qui est visible. C’est leprincipe de notoriété en matière d’identité numérique.Propos recueillis par Geoffroy Framery18Déc./Janvier - n°46L’obsession du like... déjà une réalité ?personnels, notées par ses pairs, 5/10 pour son taux de présence dans l’entreprise évalué par l’administration, 4/10 pour la qualité de son management, et surtout 2/10 pour son aura positive sur les réseaux sociaux.Le pauvre est au bord du gouffre. D’autant que sa si- tuation personnelle n’est guère plus enviable. Julien grommèle et serre les dents. Pourquoi avait-il eu besoin de mani-à présent implémentée dans le SI de chaque tribunal de France et de Navarre.Cela dit, les conséquences pourraient être lourdes pour l’avenir de Julien. D’abord parce que ses derniers ex- ploits publics l’empêcheront de pouvoir pratiquer certains sports qui exigent une bonne note de sociabilité. De même pour certains restaurants et bars, voire certaines desti- nations de vacances.ses mauvaises notes. Mais tout n’est pas perdu pour Julien. Un stage de rattrapage de points est possible. Depuis que Facebook s’est lancé dans la e-réputation, vous pouvez suivre une semaine intensive pour la modique somme de 15 000 euros a n de corres- pondre à nouveau aux canons politiquement corrects exigés par la société. Ce stage vous permet de regagner un point sur votre notation générale...Une zone de non droit pour beaucoup. Un Eden sauvage pour d’autres, sorti du monde des données et sur lesquels les superordinateurs n’ont pas prise. Ici, Julien n’aura plus jamais le besoin de se mettre en scène, ni de cher- cher l’approbation s.ynonyme d’une bonne note de la part de ses collègues, amis, amants et connaissances.]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREREGARD SÉMANTIQUE : Depuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité, ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.Un futur storyteller ?QUAND EMMANUEL PARLE MACRONAvec la présidentielle, une nouvelle façon de parler élyséenne est née. Inventaire en mots.Jeanne BordeauFondatrice de l’Institut de la qualité d’expressionDu « vote utile » à « l’autoritarisme »Macron est porté au pouvoir par « le vote utile », sur fond de « naufrage de Marine Le Pen » et d’ « étoile morte du socialisme». Fillon est pour lui « un bourgeois de province du XIXème siècle » et Hollande un « zigoto ». Alors qu’à l’As- semblée nationale arrivent « des débutants », le leader « en marche » recadre son chef d’état-major des armées. Attitude quali ée « d’autoritarisme ». Mais, cet « autoritarisme » n’est pas revendiqué par l’intéressé qui préfère « l’audace ». Et il reprend à son compte « l’écologie » af chée par le candidat Hamon. Un plan climat est annoncé et le Parisien réplique « Alors, chiche, M. Hulot ? ».Chiche pour les mots inattendusCelui qui veut notamment faire de la France « la nation des start-up » cultive son lexique. Il y avait eu « la poudre de per- limpinpin » du débat de l’entre-deux-tours puis son affection pour les expressions latines : « pacta sunt servanda », « in petto » – dans son for intérieur – et même « totipotent » lors d’un discours aux préfets. « Totipotent », terme qui dénote chez Monsieur Macron une affection pour les mots oubliés. « Croquignolesque », prononcé lors de l’interview télévisée du 15 octobre 2017 signe cette création d’un dictionnaire hété- roclite. Si hétéroclite que sa prose s’accommode de « bordel » pour quali er l’attitude des grévistes. Ce « bordel » appartient à « un lexique populaire » répond le locataire de l’Elysée en se  ant au dictionnaire de l’Académie Française.En même temps c’est le temps présidentiel« En même temps », c’est le tic de langage de l’homme qui désire « faire de la politique autrement ». La « rupture » promue par Mélenchon s’estompe, place à la « transforma- tion ». « Transformation », pourtant Macron est quali é de « président du système » mais lui se veut « hors système », comme chaque candidat à cette présidentielle. Et « en même temps », certains termes forgent un système présidentiel :« macroniser \ma.kʁɔ.ni.ze\ transitif ou pronominal 1er grou pe (conjugaison)Soumettre à l’influence d’Emmanuel Macron. » relate Wikipédia,« Macronisme[makronism] n.m. (2017 ; de macron-, et -isme). De droite et de gauche, gaulliste et mitterrandien, jeune et vieux, européen et français, libéral et libéral, individualiste et collectif, et en même temps système et anti-système. » signale Libération à sa Une du 12.05.17.Gaffes MacroniennesTableau © Jane BeeCe président prônait dès octobre 2016 la nécessité d’une « présidence jupitérienne ». Autrement dit, être en posture haute, sans tomber dans « l’hyperprésident » Sarkozyste ou les « couacs » du président « normal » Hollande.Pour autant, il sème déjà quelques maladresses. En visite à la Halle Freyssinet à Paris, il décrit la gare comme le lieu où se croisent « les gens qui réussissent » et « les gens qui ne font rien ». Depuis Athènes en septembre 2017, il af rme qu’il ne cédera rien aux « fainéants » s’opposant à sa politique de réformes. Et sa « blague » sur « le kwassa-kwassa » qui amène les Comoriens à Mayotte n’a pas suscité l’hilarité.Synchronisation des paradoxesLes mots d’Emmanuel Macron symbolisent peut-être les paradoxes assumés et le pragmatisme. Il veut revenir « tous les ans » devant le « Congrès, pour rendre compte de son action », par souci de « pédagogie ». Cela ne l’empêche pas d’avoir régulièrement des formules qui pourraient le mener vers une « mise en récit » de sa politique si tous ses discours étaient plus reliés entre eux. Il veut « refonder l’Europe », rêve de se placer dans « un esprit pionnier » en se rapprochant totalement de l’Allemagne et parallèlement, il se fait chantre des villes. «J’ai besoin de vous » dit-il en cette  n d’année aux maires sceptiques.Il est le président qui a son « coach vocal ». Il a fait dépenser à l’Elysée « 26 000 euros de maquillage en trois mois », et dans « une mise en scène à l’américaine », depuis son bureau, « le patron de la nation France » rati e le texte sur la « con ance dans la vie politique ».Quant à Brigitte, elle apparaît dans cette fresque au juste moment et certains savent déjà que son tendre surnom est : « Bibi ». Notre « jeune président » veut « renouer avec l’héroïsme politique », « réinvestir un imaginaire de conquête » ? Notre observatoire lexical le souligne : le verbe de l’année est « sauver ». Emmanuel Macron pourrait donc apparaître comme un sauveur. N’est-ce pas une opportunité à saisir ? Et dans la mosaïque de ses discours variés, il gagnerait peut- être à trouver le  l d’or qui relierait entre elles chacune de ses prises de parole et mettrait en relief sa vision du quinquennat. Il n’est pas loin de pouvoir devenir un vrai storyteller et pourrait posséder l’astuce technique de Shéhérazade. Il saurait alors nous tenir en haleine et de discours en discours, nous offrir une grande histoire ? A suivre.20 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[Briefing* en 3 setsHôtel Barrière L’Hôtel du Golf Deauville####Renseignements et demande de devis au 0 970 818 478 (appel non surtaxé) ou sur www.meetings-barriere.com* Directives en 3 sets.**FORFAIT RÉSIDENTIEL NUIT ET PETIT-DÉJEUNER EN CHAMBRE INDIVIDUELLE 2 PAUSES-CAFÉ THÉMATIQUES, DÉJEUNER ET DÎNER, 1 SALLE DE RÉUNION PLÉNIÈRE ÉQUIPÉE À PARTIR DE 188 €. Tarif HT « à partir de », donné à titre d’exemple pour Le Gray D’Albion**** Cannes, par personne, selon conditions de vente et dans la limite des chambres réservées à cette o re, et susceptible d’être modifi é. Le déjeuner et le dîner sont proposés en bu et, en finger bu et ou à l’assiette, boissons comprises. Le déjeuner peut également être servi en lunch box ou en menu express. L’accès Internet haut débit en salle de réunion et en chambre est inclus dans le forfait résidentiel. Groupe Barrière SAS au capital de 1 215 144,68 €. RCS Paris : 320 050 859 - © Laurent Fau / Fabrice Rambert.]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[PanoramaHexagoneHEXAGONE : EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l’actualité française, a n de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)Statut de personnalités vivantes et écocide Droit animiste ?Des  euves, glaciers et forêts reconnus comme personnalités morales...Une innovation juridique qui pourrait bien être salvatrice.tion à un problème a priori insoluble. « La reconnais- sance de ce statut offre un arsenal juridique nouveau, permettant à des collectifs de saisir la justice, au nom de ces entités naturelles », décrit Marie-Angèle Her- mitte, ancienne directrice de recherche au CNRS-EHESS,cacement qu’il ne protégeait les écosystèmes. « Dans les procès opposant les intérêts humains à la protection de l’environnement, quel que soit le caractère protecteur du texte mis en œuvre, c’étaient toujours les crapauds, les forêts et les zones humides qui perdaient », remarquel’humanité ne datent pas d’hier, mais le fait de re- connaître le droit des éco- systèmes à exister pour eux- mêmes serait une étape sup- plémentaire pour limiter les velléités de multinationales et Etats peu scrupuleux. Cela sonne aussi comme une vé- ritable rupture en Occident, culturellement guidé par la notion de croissance à tout prix, de suprématie de l’avoir sur le bien-être et surtout d’anthropocentrisme. En  nir avec la prédation revient quelque part à instaurer un nouveau cadre de référence.le Politiques’en mêleAinsi en France, la nature est essentiellement envisagée comme une entité dans le cas des grandes catastrophes écologiques – marées noires ou accidents industriels. Ces exemples hors des frontières inspirent, et plusieurs candi- dats à l'élection présidentielle ont d’ailleurs proposé une reconnaissance des droits de la nature. Jean-Luc Mé- lenchon a plaidé pour une reconnaissance du crime d’écocide, quand Benoît Ha- mon a proposé de consti- tutionnaliser les communs planétaires que sont l’air et l’eau. « La fédération mon- diale des Verts a voté une résolution pour la recon- naissance des communs et l’écocide. C’est désormais une de leurs prérogatives. Les projets de résolution à l’Assemblée nationale vont suivre », se félicite Valérie Cabanes. Un enthousiasme tempéré par Marie-Angèle Hermitte, qui s’inquiète du manque de légitimité d’une association par rapport à une tribu ancestrale pour plaider, et qui constate les rendus des juges en faveurdes éoliennes malgré les dé- sagréments sur des espèces rares et menacées dans cer- taines zones. Reconnaître tous les écosystèmes comme entités vivantes est une chose bonne à prendre, étendre les devoirs de l'homme à leur égard en est une autre, qu’il ne faut pas négliger pour au- tant selon elle : « Le chemin parcouru depuis 30 ans est impressionnant, mais il est encore long, trop long. A 10 milliards d’hommes sur la planète, nous aurons be- soin d’innova.tions majeures dans nos modes de vie, nos technologies, notre droit », conclut-elle.« L’emprise des droits intellectuels sur le monde du vivant », de Marie- Angèle Hermitte, éd. Quae Gie, 2016.« Un nouveau droit pour la Terre. Pour en  nir avec l’écocide » de Valérie Cabanes, éd. Seuil, 2016.Par Julien TarbyWhanganui, en Nou- velle-Zélande, est reconnu comme une entité vivante depuis le 15 mars 2017. Seulement, il s’agit d’un  euve ! L'Inde n’est pas en reste, ayant classé le Gange et son af uent la Yamuna, ainsi que des lacs, forêts et glaciers de l'Hima- laya, comme "personnali- tés juridiques". L’Equateur avait posé les premiers jalons en 2008, reconnaissant les droits de la nature dans sa constitution. Puis, en 2009, la Bolivie avait voté une loi sur les droits de la Terre-mère. Folklore et romantisme aux quatre coins du monde ? Pas vraiment. En accordant à un  euve les mêmes droits qu'à une personne, le par- lement kiwi a accédé à une demande des Maoris datant de 1870 ! Si renverser l’idée d’une souveraineté humaine gagne du terrain, c’est bien parce que le concept répond à des enjeux actuels, et parce qu’il y a péril en la demeure.outil suPPlémen- taiRe PouR alleR en justiceLa pollution planétaire gé- nère désormais des boule- versements très visibles sur le climat et la biodiversité, et le phénomène va aller en s’empirant. « Les rap- ports prédisaient il y a peu qu’une personne sur sept serait réfugiée climatique en 2080. Ils atteignent désor- mais une sur cinq en 2050 ! Les règles biologiques rat-trapent les règles de l’hu- manité », observe Valérie Cabanes, juriste, cofondatrice de l'ONG Notre affaire à tous. La protection de la biodiversité face à la pression humaine, évoquée dès la conférence de Rio en 1992, est clairement en échec. Or, les peuples autochtones sont donnés en exemple en raison de leurs traditions fondées sur les « liens spéciaux » qu’ils entretiennent avec les ressources biologiques. Sous la pression des sociétés civiles, des juges prennent donc leur courage à deux mains et décident qu’il est temps que chaque pays prenne ses responsabilitéspionnière du droit du vivant (1). Sur 2017 une trentaine de procès utilisant la constitution sont en cours en Equateur. « Même aux Etats-Unis desMarie-Angèle Hermitte, soulignant qu’une transi- tion vers un véritable « ani- misme juridique » semble désormais plus envisageable.Que de personnalités juri- diques supplémentaires...Ce statut offre un arsenal juridique nouveau, permettant à des citoyens de saisir la justice, au nom de ces entités naturelleset trouve des parades face à la pollution et aux activités industrielles dangereuses. Chaque jour des pèlerins hindous pratiquent les rites traditionnels dans le Gange, ou y répandent les cendres de leurs proches. Mais ses eaux sont lourdement polluées par les rejets industriels ou d'égouts, et les gouverne- ments indiens successifs ont tenté en vain de les assainir. Le nouveau statut de per- sonnalité morale du  euve est censé apporter une solu-municipalités ont reconnu les droits de la nature dans leur législation locale, a n de pouvoir bloquer des projets de fracturation hydraulique en amont, sans qu’il y ait besoin de rechercher des victimes directes », illustre Valérie Cabanes qui milite pour la reconnaissance du crime d’écocide (2).evolution des mentalitésLe droit a toujours promu les modèles prédateurs plus ef -Une avancée qui permettrait aussi d’introduire le crime d’écocide, en débat juridi- quement depuis 1966, suite à l’usage au Vietnam de l’agent Orange par l’armée améri- caine. « Les crimes contre l’environnement en temps de guerre sont désormais reconnus comme crimes de guerre. Mais rien n’est mis en place en temps de paix », précise Valérie Cabanes. Les propositions visant à introduire l’environnement dans les crimes contre22 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[club entrePrenDreBaromètre & TendancesBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l’entrepreneuriat, picorés de-ci de-làTout entrepreneur se doit-il d’être un leader charismatique, d’avoir l’aura de Steeve Jobs ou le talent de Xavier Niel ? Pour le bien-être des collaborateurs et la santé de l’entreprise, commençons déjà par une formation de qualité en matière de leadership à l’Ecole Centrale de Lyon. Pour préparer le MVP ou le prototype qui permettra de se lancer, rendez-vous au ICI, dans une des manufactures collabora- tives et solidaires qui se déploient sur tout le territoire. Si vous préférez la théorie à la pratique ou au bricolage inventif, et si la complexité du monde de la  nance n’a aucun secret pour vous, rendez-vous au Swave, premier incubateur dédié aux FinTech. Si vous êtes une femme, votre entreprise a 62% de chance en plus de ne pas déposer le bilan ! Puisque vous serez à l’extérieur pour le travail, pourquoi ne pas penser à la location de votre chez vous ? Et, quitte à produire, autant vendre. Des groupements de vente d’entreprises se mettront en place pour donner de la visibilité à vos produits. Pour  nir, jusqu’en janvier 2019, vous pourrez continuer à verser les salaires sans mettre en place le prélèvement à la source.Le carnet des nominationsen partenariat avecuBoursorama (société générale)Benoît Grisoni, 42 ans, master management control, accountancy and  nancial management - ICS Bégué (1997)est promu directeur général de Boursoramau BuzzmanJulien Levilain, 34 ans, ESSEC (2006)est promu directeur général de Buzzmanu cerfranceHervé Demalleest élu président du réseau CerfranceuDentsu aegis networkOlivier Sebag, 43 ans, EDHEC Lille (1997)est nommé directeur général France, directeur des activités des agences de création de Dentsu Aegis NetworkuforD franceLouis-Carl Vignon, 50 ans, ESLSCA Paris est nommé président de Ford Franceugroupe essilorAlexandre Montagueest promu directeur général France du Groupe EssiloruHuawei franceWeiliang Shi, 35 ans, NEOMA (2005)est nommé directeur général de Huawei Franceuinstitut pasteurStewart Cole, 61 ans, docteur en sciences - université de Shef eldest nommé pour 4 ans au poste de directeur général à l’Institut Pasteurukia motors europeYong Kew Parkest promu président de Kia Motors Europeusiemens franceNicolas Petrovic, 47 ans, MBA - INSEAD (2003) est nommé président de Siemens FranceVOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideursFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr Développer son leadership à l’Ecole Centrale de LyonA l’Ecole Centrale de Lyon, pas de conférence TED, ni de MOOCs ou de e-learning, mais 21 jours répartis sur neuf mois de formation continue consacrés au leadership. Dédiés aux managers, directeurs et animateurs, l’Ecole Centrale délivre des certificats reconnus attestant de l’assiduité à des programmes portant sur l’intelligence collective, le mana- gement interculturel, la gestion des risquesTous les partisans du « faire », les makers, les Géo Trouvetout et autres inventeurs en herbe vont se ruer dans ces ateliers collectifs qui mutualisent un parc impressionnant de machines en tout genre et à la pointe de latechnologie actuelle. Aider le Made in France et permettre à des projets innovants d’aboutir et de se développer, tels sont les grands prin- cipes de MakeICI. Après Marseille, des villes comme Nantes, Bordeaux, Lille-Roubaix se doteront ici ou là d’un ICI. Les savoir-faire artistiques, artisanaux ou technologiques seront mis en avant. Selon l’Observatoire de la franchise, le Made in France permet de vendre en France comme à l’étranger. A n’en pas douter, notre savoir-faire mondialement envié verra certains de ses prototypes futurs sortir des MakeICI. Le Swave, ouverture du 1er incuba- teur dédié aux FinTechA chaque mois suffit l’ouverture de son nou- vel incubateur. Au sein de la Grande Arche de la Défense, sur 2500m2, un incubateur d’un genre nouveau voit le jour : le Swave, tout premier incubateur entièrement dédié aux start-up de la FinTech. Une trentaine dequi font le business en France !ou encore la négociation internationale. En un mot : « Devenez un leader inspirant pour accélérer l’excellence collective ». Le coût de la formation s’élève à 10800 euros. MakeICI, réseau national de manu- factures collaboratives et solidairesA destination des artisans, artistes, desi- gners et start-up de la création, MakeICI lève 1,6 millions d’euros pour mettre sur pied un réseau national de manufactures. Le modèle est le ICI de Montreuil ouvert en 2012. Le pro- chain ICI ouvrira à Marseille en février 2018.24 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre & Tendancesclub entrePrenDrestart-up sont retenues autour de quatre grands domaines : la néo-finance qui repense les secteurs traditionnels de la banque et de l’assurance ; la cybersécurité ; l’intelligence artificielle dédiée au big data et au machine learning ; la finance durable et solidaire,ainsi que la regtech qui porte sur les stratégies d’amélioration des risques et du pilotage financiers. Paris&Co souhaite faire de La Dé- fense la première place européenne en matière d’innovation. L’ou- verture est annoncée pour le 8 décembre. La réussite des femmes aux commandesSelon la quatrième édition du Baromètre Manageo, les femmes réussissent mieux que les hommes dans la création et la gestion des TPE (jusque neuf salariés inclus). En 2016, les TPE dirigées par des femmes se portent mieux que les autres et ne connaissent pas de défail- lance significative. Depuis cinq ans, le nombre de femmes qui dirigent une TPE est en augmentation constante et atteint les 32,4 % en 2016. De plus, 37,5 % des TPE créées le sont par desfemmes. La parité est loin d’être parfaite sur les 5746540 TPE des- quelles on connaît le sexe du dirigeant. Mais les choses semblent aller dans le bon sens. Un chiffre éloquent : si une entreprise est dirigée paraveccci.fr#TabousanstotemTabou : substantif masculin qui a rapi- dement acquis par extension le sens de « quelque chose dont on n’ose pas parler ». Dif cile, pourtant, de ne pas question- ner les entrepreneurs sur le harcèlement sexuel en lançant notre Grande Consul- tation au moment où l’affaire Weinstein battait son (trop) plein au travers d’ une catharsis numérique inédite.A question tabou, réponse tabou ? C’est peut-être ainsi qu’il faut interpréter le résultat troublant de novembre. Sur notre échantillon représentatif de 604 chefs d’entreprise interrogés, 1 seul en effet déclare avoir eu connaissance de tels agissements dans son entreprise.Un 1 qui rime avec rien ? Comme un signe defaitspasréels?pasvus?passus?La lecture en creux appelle en tout cas à poursuivre la ré exion sur cette « valeur différentielle des sexes » qu’évoquait Françoise Héritier...Mais avec une parole (plus ?) libre, les chefs d’entreprise se disent encore con ants ce mois-ci.50% d’entre eux déclarent apprécier le contexte actuel. Ils réagissent favorablement (à 60 % et même 75% pour les industriels) à la proposition de surtaxer la cotisation patronale à l’assurance chômage pour les entreprises recourant de façon excessive aux CDD serait une bonne chose.Pour autant, on constate une baisse de 3 points quand on leur demande comment ils voient l’avenir de leur activité. Et leur con ance dans l’économie mondiale à38% est, elle aussi, en baisse.Des chefs d’entreprise globalement satis- faits de la situation actuelle, donc, mais peu sûrs de celle à venir. Vers la  n de l’optimisme comme totem ?Béatrice Genoux Planneur stratégique CCI FranceRetrouvez l’intégralité des résultats de la Grande Consultation sur www.grandeconsultation.frecoreseau.fr 25Jugement de valeurs]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[club entrePrenDreBaromètre & Tendancesune femme, il y a 38% de risque de dépôt de bilan en moins. L’image traditionnelle et désuète de la femme au foyer est plus que largement écornée. Les working women apparaissent être de meilleures gestion- naires et de meilleures managers que les hommes. A la Station F, les StartHer Awards récompensent d’ailleurs l’entreprenariat féminin. Qu’on se souvienne malgré tout des résultats de l’étude Global women entrepreneur leaders Scorecard de 2015 qui dévoilait que dans 70% des 31 pays étudiés les femmes avaient 50% de chances de moins que les hommes de diriger une entreprise. Vous travaillez à l’extérieur ? Louez votre chez vous !Seriez-vous prêt à ubériser votre chez vous ? Avec l’Internet et l’économie collaborative, il est désormais possible de louer certaines pièces de son inté- rieur pendant la journée. De la même manière qu’on sous-loue le garage de grand-mère à un voisin, on peut imaginer louer sa piscine, son jardin et même sa cave. Plus sérieusement,le site OfficeRiders propose de louer les pièces inoccupées de votre logement pendant la journée. Un coworker ou une start-up peut ainsi investir votre intimité, mais en toute discrétion puisqu’il part avant votre retour. Qu’on se rassure, les professionnels nomades ne cherchent pas à dormir, mais seulement à pouvoir travailler seuls ou en petit groupe. Quelquefois, les demandes portent sur la possibilité d’un événement, d’une réunion ou d’un coworking. Pour le moment, on trouve à Paris et dans la région parisienne environ 2000 espaces disponibles. La ten- dance gagne progressivement toute la France. Prélèvement qui coule de (la) sourceLe Prélèvement à la source (PAS), annoncé pour le 1er janvier 2018 par le précédent gouvernement, est reporté d’un an jour pour jour. Depuis juillet dernier, 500 entreprises et collectivités participent déjà à une expérimentation. Pour les entreprises, l’assiette du calcul du PAS sera le salaire net imposable. L’entreprise sera tenue d’appliquer le taux renseigné par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Quelques jours après le versement du salaire, l’entreprise devra reverser l’impôt à l’administration fiscale. En fonction de la taille de l’entre- prise, un délai de 8 jours, 18 jours ou 3 mois est prévu. Une habitude à prendre et à prendre vite, afin de ne pas léser le salarié.Julien LeclercqDirecteur général agence Com’Presse Editions YakabooksAuteur de Journal d’un salaud de patron (Ed. Fayard)www.salauddepatron.frDémagogie, quand tu nous tiens...Libé, mon amie,D’habitude, j’applaudis des deux mains tes « Une ». Il faut bien le dire, personne n’en fait de plus belles que toi. J’ai encore sur mes murs celle consacrée à l’élection de Barack Obama, ou celle, toute de noir vêtue, réalisée dans la douleur au lendemain des évènements tragiques du Bataclan.Mais là...Nous ne sommes plus au 19ème siècle. Zola, c’est du passé ! Il reste bien quelques idiots qui n’ont pas compris que le bonheur au travail était dans l’intérêt de tous, mais ils sont une minorité en voie de disparition. Tu ne veux pas le voir, pourtant les valeurs humanistes gagnent du terrain chaque jour dans l’entreprise. Re- garde, parle à n’importe quel dirigeant « nouvelle génération », ceux qui font le rayonnement de notre pays en matière de digital... Olivier Mathiot, Céline Lazorthe, Marc Simoncini, PKM, Char- line Goutal, Fred Mazzella... Demande-leur, tu verras. La plupart d’entre eux ne veulent même plus qu’on les appelle « Patron », tellement ce terme jouit d’une connotation négative !Sans doute penses-tu que tu as à gagner en tombant dans la déma-gogie ultra-facile dont tu fais preuve aujourd’hui. La CGT a fait ce calcul, vois où ça l’a menée ? Explosée dans les urnes par la CFDT, qui a su comprendre que la lutte des classes devait être enterrée en même temps que la hache de guerre.Libé, mon amie, tu dois comprendre qu’il n’y a rien de plus dur pour un entrepreneur que de licencier quelqu’un. Rien. 99,9% des entreprises françaises sont des PME (qui sont aussi quasiment les seules à créer de l’emploi, soit dit en passant). Les gens à qui tu t’adresses, ce sont ces petits « patrons », pour reprendre ton mot. Ces personnes sont des entrepreneurs de terrain, qui côtoient leurs équipes tous les jours. Crois-moi, crois-nous, si nous nous levons de notre canapé pour prendre le risque de la création d’entreprise, si épanouissant mais si difficile parfois, c’est bien plus pour créer de l’emploi que pour en détruire. Si nous prenons des risques fi- nanciers, et un temps infini sur notre vie privée, c’est pour créer de l’espoir, pas par une envie sadique de jeter des gens à la rue. Licen- cier, c’est un déchirement systématique, quel que soit le contexte. Tes mots sont aussi inutiles qu’ils font mal. Si tu dois retenir une seule chose, c’est celle-ci : il n’y a aucun plaisir à licencier.Libé, mon amie, tu vaux mieux que ça. Tu vaux mieux que ces mots rétrogrades qui ne correspondent plus à la réalité du tissu économique français. Grandis, évolue en même temps que le monde autour de toi change. Alors tu feras mieux que la septième place (sur huit) que tu occupes au classement des quotidiens nationaux français, bien loin de tes compères du Figaro, du Monde ou même de La Croix. Là encore, tu as en ton sein de bien trop jolies plumes pour ne pas valoir mieux.Libre à toi de ne pas vouloir des réformes Macron. Mais tu aurais dû choisir un autre moyen de le dire que celui de stigmatiser encore une fois une catégorie de personnes qui se bat chaque jour pour que notre pays aille mieux.26 Déc./Janvier - n°46Salauds de patrons !© Nicolas Dias]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre & Tendancesclub entrePrenDre Le groupement d’entreprises : la panacée pour les PME ?La petite entreprise affronte souvent les grands groupes dans un combat semblable à celui de David contre Goliath à l’issue duquel elle n’est pas assurée de sortir victorieuse. De la même manière qu’on pense mieux à plusieurs (« Frotter et limer sa cervelle contre celle d’autrui », selon le mot de Montaigne), il est possible de créer des réseaux d’entreprises alliées pour se multiplier par soi-même au contact des autres. Selon une enquête de Symbiose-Filiale de PME Centrale, 95% des entreprises du secteur marchand sont Museum Connections, le rendez-vous international du business muséal. Les 17 & 18 janvier de 10h30 à 18h, à la Porte de Versailles, Hall 2.1 (Paris 15e)L’ère digitale dans les musées, leur révolution économique et leur nouvelle identité : le salon propose pas moins de 20 heures d’effervescence intellectuelle autour de conférences qui rassemblent des experts internationaux. Les ré exions portent sur le bien commun, puisqu’il s’agit de mettre en place des stratégies culturelles au service de tous. Salon des entrepreneurs de Paris, l’événement n°1 des créateurs, start-up et dirigeants d’entreprise. Les 7 & 8 février au Palais des Congrès (Paris 17e) Lieu par excellence de formation, d’information et d’échange au service des entrepreneurs et des dirigeants d’entreprise. 200 conférenceset ateliers, doublés de 400 stands et espaces conseils pour développer l’entreprenariat, la franchise, la reprise, les TPE- PME, les start-up. A noter :un programme thématique est réservé aux étudiants et aux jeunes entrepreneurs.des PME de moins de dix salariés. La seule solution pour avoir une visibilité satisfaisante semble être le groupement de vente sur le modèle des coopératives agricoles. Le groupement permet à la PME de rester PME, tout en accédant à une échelle de prospection et de distribution bien plus grande. Se grouper, c’est avant tout créer une communauté. Si l’aspect écono- mique est important puisqu’il s’agit de vendre en- semble, les valeurs et les engagements des membres du groupement sont primordiaux pour que naisse une nouvelle forme d’économie collaborative. « La petite entreprise connaît (pas) la crise. »27ecoreseau.frSave the dates]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[club entrePrenDreBaromètre & Tendances28 Déc./Janvier - n°46Trois questions à Alain Bosetti, fondateur du Salon des services à la personne et de l’emploi à domicile et du salon Silver Econo- my Expo qui se sont tenus Porte de Versailles les 14 et 15 novem- bre derniers« Le design universel, en servant d’abord les seniors, améliore le confort de vie de tous. »avecethic.frNon à la pêche électrique !Sous prétexte de réduire les combustibles pétroliers des bateaux, se dessine un massacre maritime à Bruxelles dans l’indifférence.N’est-il pas à regretter la décision de la commission de la pêche du Parlement européen, adoptée le 21 novembre der- nier, autorisant la multiplication de la pêche dite électrique. Quelques précisions sur ce mode de pêche qui consiste à envoyer des décharges électriques mortelles au cœur des sé- diments engendrant de très graves souffrances sur un grand nombre de poissons (brulures, ecchymoses)... Les pêcheurs français récupèrent régulièrement dans leurs  lets des ani- maux handicapés.Comment l’Union européenne (UE) peut donner un tel blanc- seing à une pratique qui vide nos fonds marins de leur faune, alors que le constat mondial est implacable, il existe une su- rexploitation des ressources et de la pêche ultra-intensive ?!La pêche électrique ne date pas d’hier, et les industriels font un intense lobbying à Bruxelles, depuis des années.Il est encore temps d’agir ! Le mouvement ETHIC a interpellé le gouvernement français, seul opposant européen, pour se faire entendre et faire triompher le bon sens.9ème pays côtier au monde, 2ème Zone économique exclu- sive (ZEE) mondiale, la France doit s’opposer avec fermeté à cette mesure qui provoque la colère légitime de nos marins pêcheurs et qui est contraire à l’intérêt supérieur de la mer, comme de la planète.La survie économique d’un secteur ne justi e pas tous les moyens.Sophie de MenthonRendez-vous sur www.jaimemaboite.comQuels sont les modes de fonctionnement des deux salonsque vous organisez ?La France est un pays en voie de vieillissement. Il est important de mettreen œuvre des services pour les seniors. La 11e édition du Salon des ser- vices à la personne s’organise autour d’espaces dédiés à chaque  lière et propose une image complètedu secteur. Sont présents lesfamilles qui cherchent des aidesà domicile, les professionnels etles structures agréées, les en-trepreneurs et les intervenantsqui souhaitent développer leurbusiness. 25 réseaux de fran-chise exposent également. Lesalon Silver Economy Expo estréservé aux professionnels quioffrent des solutions et des services aux seniors, aux EHPAD ou aux en- treprises. La Silver Expo met en relation des solutions approuvées et des start-up qui viennent y « plugger » leur concept.Quelles sont les grandes perspectives de la Silver Economie ?Les enfants du baby boom sont désormais seniors. En France, 13 millions de personnes ont plus de 60 ans. Le marché des seniors est tout sauf une niche ! Les champions du secteur créent des emplois industriels et de services qui ne sont pas délocalisables et qu’on ne peut pas « ubériser ». On parle de 350000 emplois. La Silver Economie est utile, crée de la valeur économique et représente un moteur en terme de business. De plus, pen- ser des solutions en terme de « praticité » et d’ergonomie destinées aux seniors, c’est œuvrer pour le mieux-être de tous. Le design universel, en servant d’abord les seniors, améliore le confort de vie de tous.Le développement de la Silver Economie implique-t-il un désengagement des services publics ?Dix ans après le Plan Borloo et depuis le ministère Montebourg à l’Indus- trie et Delaunay aux Personnes âgés, la  lière connaît une forte crois- sance. Si un ministre démontre de l’intérêt pour la  lière, c’est toute la  lière qui se développe d’un coup. En accordant du crédit aux thèmes de la Silver Economie, la valeur ajoutée du secteur croît nécessairement etl’effet est immédiat sur le business.Propos recueillis par Joseph CapetJ’aime ma boîte]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[Une solution qui payevos factures clientsen moins de 24hN’attendez plus !Parce qu’un besoin de trésorerie n’attend pas,le groupe Crédit Agricole a créé Cash in Time :la solution sécurisée qui paye vos factures clients en un rien de temps.Proposez vos factures clients en ligne, vous savez instantanément si elles sont acceptées. Vous avez la garantie d’être payé en moins de 24h*. Profitez de cette solution en toute liberté, à un prix fixe et sans demande d’engagement, ni de caution.* Sous réserve de la conformité des factures et du respect NOVEMBRE 2017 - des conditions générales de financement.N’ATTENDEZ PLUS, RENDEZ-VOUS SURWWW.CASH-IN-TIME.COMAYEZ UN TEMPS D’AVANCE SUR VOTRE TRÉSORERIE]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[club entrePrenDreEnquêteL’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre, en rapport avec l’innovation et l’entrepreneuriatLe fameux Time to market Chrono-maîtresÊtre le premier n’est pas toujours un avantage sur le long terme : rien ne sert de courir, il faut arriver à point. La notion de « time-to-market » est désormais mieux appréhendée...Par Jean-Marie BenoistNé dans les années 90 aux Etats-Unis comme un concept universitaire, le « time-to- market » était au départ axé sur les technologies. « Le concept s’est répandu en France entre 2008 et 2010, et la bascule s’est produite en 2010 », souligne François Prévost, expert et mentor en innovation à HEC et SLP, fondateur de Time To Planet. Aujourd’hui, il est au cœur de la plupart des stratégies de développement. Pour- tant, même dans sa dé ni- tion classique, la notion de time-to-market montre une certaine imprécision. Dé nie comme « le temps nécessaire pour mettre un produit sur le marché », elle s’appuie donc sur une date de début et unedate de  n. Or ces deux der- nières sont de plus en plus f loues également : est-ce que l’on parle du début du projet ? Du moment où l’on a l’idée ? Ou bien de celui où un budget est alloué, ou encore les équipes mobili- sées ? La même imprécision caractérise la date de  n : est-ce qu’il s’agit de la date d’annonce du produit ? De lancement ? Des premières livraisons ?ne tRaîne Pas, coco...Pour autant, ces imprécisions ne sont pas un défaut. Elles sous-tendent même la plupart des méthodes utilisées pour réduire au maximum le time- to-market – car aujourd’hui, il faut aller vite. « Réduire le time-to-market est une priorité stratégique, pour principalement trois rai- sons, explique Manuel Car- tier, maître de conférence à l’Université Paris-Dauphine. La première est qu’en allant plus vite, on utilise moins de ressources. La deuxième est de pouvoir lancer le produitchercher les tendances, et écoutent ce qui fait le buzz. Elles doivent alors passer d’un mode «time-to-mar- ket» à un mode «time-to- consumer» », décrit Bob McKee, directeur stratégie pour la mode chez Infor. Cela demande par exemple de songer en particulier à l’étape de vente directe et de distribution... lesquelles peuvent maintenant inter- venir à des moments bien distincts, et d’ainsi raccour- cir le cycle. Par exemple, en pratiquant des préventes, ce qui donne en exemple extrême la Tesla 3 d’Elon Musk – les voitures étaient vendues alors que l’usine pour les produire n’était pas encore achevée – ou encore en sortant une version bêta du produit, non achevée, desti- née à être utilisée/testée par les entreprises et premiers clients. La méthode, courante dans le digital, s’applique désormais dans le monde analogue. « C’est l’idée du MVP : le Minimal Viable Product, explique Manuel Cartier. L’important, c’estque l’on peut apporter à un projet. « On a réalisé qu’in- vestir sur six mois la même somme que sur deux ans, dans le cadre d’un développe- ment accéléré, ne donne pas les mêmes résultats, explique William Barnett, professeur de Business Leadership, Stra- tégie et Organisations à la Graduate School of Business de Stanford. Ce problème, baptisé «le mythique mois- homme», se produit pour deux raisons. La première est que compresser le temps de développement conduit à faire travailler en parallèle et en simultané beaucoup de personnes, ce qui crée des complications liées aux questions de coordination. Et la deuxième est que par- fois, un développement est par essence séquentiel – les données d’une étape étant essentielles pour la suivante – et ne peut pas, du coup, être mené de façon simultanée. » Du coup, il arrive souvent que le coût du développement accéléré soit plus élevé que si ce dernier avait été mené de façon plus classique. EtEntrepreneur d’au- jourd’hui : maîtrise du temps et oreilles déployées...P zer a réussi un coup d’éclat avec le Viagra, mais c’est Cialis qui domine aujourd’hui le marché, en ayant sorti un produitavant la concurrence, pour béné cier de ce que l’on ap- pelle l’avantage pionnier. Et le troisième est qu’en allant vite, on sera plus en phase avec les goûts des consom- mateurs, qui n’auront pas eu le temps de changer d’avis. » Par exemple, dans le monde de la mode, « les entreprises doivent réagir instantanément aux changements de mode ; il faut qu’elles arrêtent deaux effets plus longsque le produit soit viable – on l’améliore ensuite. »RaccouRciR le temPs de déveloPPement Néanmoins, la course à la vitesse peut s’avérer être une impasse. Car en fait, les avantages de la rapidité sont moins établis qu’on ne le pense. Il existe tout d’abord des limites à l’accélérationen plus, ce n’est pas parce que l’on va plus vite que les autres que l’on fait mieux qu’eux. « Lorsque nous avons étudié le rapport entre le succès d’un produit et la ra- pidité de son time-to-market, nous avons remarqué que si le lien était en général positif, il était néanmoins tempéré par l’incertitude du marché, explique Jiyao Chen, professeur associé30 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[en Gestion de l’innovation à l’Oregon State University. En fait, les stratégies axées sur la rapidité semblent plus adaptées aux marchés qui présente des risques – émer- gent, changeant rapidement, ou inconnu – qu’aux marché stables. »chasse aux siGnaux FaiblesDe même, l’avantage pion- nier, quand on l’examine avec objectivité, s’avère peu  able. Alors que le pionnier ne dispose que d’une vision  oue de son (futur) marché, lui-même par dé nition de taille réduite, le suiveur dis- pose d’une base de don- nées beaucoup plus riche et d’un marché plus large. L’avantage est du coup peu clair. Et les contre-exemples abondent : P zer a réussi un coup d’éclat avec le Viagra, mais c’est Cialis qui domine aujourd’hui le marché, en ayant sorti le même produit,croisement de la maturation d’une technologie avec celle de son marché. Deux indica- teurs ont été développés autour decetteidée:leBRLetle TRL – Business Readiness Level et Technology Readiness Level – chacun gradué de 1 (naissant) à 6 (mûr). Les deux doivent être à un niveau de 4 ou 5 pour que les conditions soient favorables. Et parfois, cela peut prendre du temps. « Le micro-ondes était prêt, du point de vue technologique, depuis dix ans avant d’être lancé en France. Le marché, lui, n’était pas prêt... », sou- ligne Manuel Cartier. Comme lire l’avenir dans une boule de cristal n’est pas une option à présenter en comité straté- gique, la seule solution reste d’étudier attentivement son marché pour tous les signaux faibles utiles, tout en restant prêt à foncer si besoin. Plus facile à dire qu’à faire, mais heureusement, Internet a apporté un outil presque ma-gitaux, prototypage numé- rique, incentives pour les équipes, réduction du nombre de projets pour concentrer les équipes...stoRytellinG et cRowdFundinG PouR tout activeRMais la solution la plus ef-  cace pour arriver au bonet poussent leurs recherches et leurs demandes de législa- tion – et les gouvernements suivent, parce qu’eux non plus ne veulent pas être en retard.et à les tester... » Si l’on re- prend l’exemple d’Archos et d’Apple pour les baladeurs mp3, l’histoire mise en avant par Steve Jobs – simplicité, design, marketing... – était beaucoup plus ef cace que celle du pionnier. En fait, le storytelling est aujourd’hui une caractéristique essentielle d’un projet, tout autant que la technique. « Il faut tester le concept et le storytelling ensemble dès le départ, pour déterminer les projets inté- ressants, continue François Prévost. La plupart des PME attendent d’arriver jusqu’à l’entrée sur le marché pour s’y consacrer, ce qui est trop tard. » Là encore, le recours au crowdfunding se montre un outil d’expérimentation précieux, puisqu’il permet également, en échangeant avec la communauté, de voir si l’histoire attachée au produit est ef cace à peu de frais. Et si l’histoire ne marche pas, inutile de s’acharner : il vaut mieux recommen- cer sous un angle d’attaque nouveau. L’histoire regorge d’inventions qui n’ont connu le succès qu’après avoir été « réinventées » : Coca-Cola a d’abord vu le jour comme une boisson médicinale, mais c’estàpartirdumom.entoù il a été gazéi é et redé ni comme un soda que la marque a vraiment décollé.Enquêteclub entrePrenDreIl ne s’agit pas tant d’arriver le premier que d’arriver au bon moment, au croisement de la maturation d’une technologie avec celle de son marché.En termes d’organisation, cela demande de pouvoir uti- liser toutes ces ressources : il faut donc encourager lamoment sur le marché est... de le provoquer. « La prospec- tive consiste à comprendre le marché, rappelle Manuel Cartier. Sous sa conception classique, on fait de la veille, de la collecte de données, de l’analyse... On en déduit les opportunités. Mais dans une conception moins naïve, on agit sur son environnement : on envoie des signaux, on fait du lobbying... » Les acteurs de la voiture autonome, par exemple, n’attendent pas que les gouvernements se décident,Mais faire pression sur les institutions n’est qu’une fa- cette d’une prospective ac- tive. Plutôt que d’attendre que le public soit mûr pour un produit, il est possible de l’éduquer, ou tout du moins de l’intriguer. Et cela passe par un storytelling solide. « La qualité du storytelling est une dimension essentielle du time-to-market, souligne François Prévost. C’est lui qui créera de l’attraction pour le projet. Il ne faut pas hésiter à étudier plusieurs optionsCela s’est parfois joué à quelques années...mais avec des effets plus longs – ce que demandaient les consommateurs. Archos avait sorti des baladeurs mp3 plus performants que l’iPod, avant l’iPod – et tout le monde sait comment cette histoire s’est terminée... De fait, dès 1993, une étude extensive menée par Peter Golder et Gerard Tellis, de l’Université de Californie du Sud, arrivait à la conclu- sion que « près de la moitié des entreprises pionnières échouaient à devenir des leaders sur le marché », mais qu’en revanche, « les premiers leaders historiques sur un marché connaissent une meilleure réussite sur le long terme et arrivent sur le marché en moyenne 13 ans après les pionniers ».Il ne s’agit donc pas tant d’ar- river le premier que d’arriver au bon moment, que l’on pourrait dé nir comme legique : le crowdfunding, qui constitue à la fois un test du marché, une façon de l’édu- quer, et un raccourcissement du time-to-market.jonGleR entRe temPs couRts et lonGs de l’innovationLa seule façon de concilier la nécessité d’aller vite avec celle d’arriver au moment opportun est d’adopter une organisation interne qui le permette. « Il est essentiel de maîtriser les temps longs et courts de l’innovation », souligne Manuel Cartier. Il faut parfois aller lentement, mettre les projets en «back burner», avec des équipes réduites, et parfois aller vite, en concentrant moyens hu- mains et  nanciers sur un projet spéci que. Et toutes les méthodes et techniques seront à utiliser : outils di-f lexibilité, l’adaptabilité, la collaboration... Et sur- tout, cela demande des arbitrages : quels projets garde-t-on ? C’est d’autant plus dif cile que, là encore, il est impossible de prédire l’avenir, et de savoir quand une technologie deviendra – ou redeviendra – porteuse. Une première solution est de développer des solutions de niche : de quoi rentabiliser la recherche, en quelque sorte. C’est, par exemple, ce que font les acteurs in- téressés par la propulsion à l’hydrogène, en sortant des solutions pour véhicules d’entrepôts ou des groupes électrogènes pour les évé- nements sportifs. Une autre option est de développer des partenariats avec des start-up (ou de les racheter au moment voulu), pour les laisser mener les premières phases du développement.DigitalAccélérateur par excellence« De plus en plus, les entreprises, tous secteurs confondus, adoptent des lo- giciels de simulation et d’analyse dans leur course pour devenir pionniers et in- novateurs de référence sur leur marché, souligne Amit Sharma, analyste chez Technavio. Et la tendance ne va pas faiblir : ces solutions, en réduisant la durée du cycle de développement et de test, amé- liorent considérablement le time-to-mar- ket. » Il existe maintenant des solutions numériques pour toutes les étapes du cy- cle de vie d’un produit, de la conception à la  n de vie. Lors du design, le proto- typage rapide (à l’aide d’une imprimante 3D) et les simulations de test permettent de gagner jusqu’à plusieurs mois ; les outils de gestion de projet collaborative sont maintenant légion (c’est trouver celui qui vous convient qui devient, du coup, compliqué), et ceux d’optimisationdu marketing et de la communication connaissent une révolution tous les trois ans : de la plateforme de gestion électro- nique de document au CRM, puis mainte- nant aux diverses variations autour du big data. Le problème est qu’il ne suf t pas de s’équiper des solutions en question : il faut s’adapter jusque dans son organi- sation interne pour pouvoir les exploiter au mieux – c’est toute la question de la transformation digitale de l’entreprise, un sujet d’actualité pour beaucoup. Heureu- sement, les évolutions demandées par la transformation numérique sont du même ordre que celles qui permettent une ges- tion axée sur le time-to-market : collabo- ration poussée, utilisation de structures type «shadow start-up», organisation matricielle  exible... On peut ainsi faire d’une pierre deux coups...31ecoreseau.fr]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[club entrePrenDreNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Dans cette rubrique EcoRéseau Business met à l’honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu’il (elle) a un pro l atypique,parce que son entreprise évolue dans un secteur unique ou parce qu’il (elle) a eu l’idée de sa boîte d’une manière peu conventionnelleEmmanuelle Champaud et Totem mobiEcolo is the new sexyCréer une solution de mobilité écolo et attractive à 50 ans ? Une idée folle mais pas impossible. La preuve avec Emmanuelle Champaud et Totem Mobi.Par JulienTarbylaire Provençale et Corse (BPPC) et des investisseurs privés. Ce business écolo et sexy aujourd’hui perenne a pourtant connu une genèse semée d’embûches.business model aty- Pique, association et Pivot en 2015 L’entreprise qui emploie au- jourd’hui dix personnes en CDI à plein temps propose un business model atypique. En 2008, le prix du baril de pétrole a atteint des sommets à 150 dollars. La prise de conscience internationale avec les différentes COP, la sortie de nouveaux mo- dèles constructeurs et la naissance de l’auto-partage ont rendu le terreau fertile aux solutions d’électro-mo- bilité. « Les études sur la mobilité expliquaient que le véhicule thermique clas- sique était trop cher et que nous passions de l’achat à l’usage et à la location. En parallèle sortait la Renault Twizy, une biplace, deux fois moins chère qu’une voiture électrique. Puis en voyage à Londres, je constate que les vélos en libre service sont sponsorisé par Barclays (aujourd’hui, Santander a récupéré le sponsoring pour les vélos en libre service, NDLR). Une idée ef cace pour faire baisser le prix de l’usage », nous raconte Emmanuelle Champaud. Une première idée a donc germé : celle de créer une solution de mobilité alter- native et complémentaire à l’existant, écologique et fonctionnelle, à destination des personnes qui n’ont pas habituellement les moyens d’y recourir, les étudiants. D’autant que les campus sont souvent en bordure des agglo- mérations. « Notre premiermodèle consistait à faire de la courte durée sur le modèle de la colocation étudiante en proposant un véhicule pour plusieurs étudiants. Kedge Business School fut le premier client séduit parson pivot. La société est à la fois propriétaire de son SI, mais également de sa  otte. Nous sommes en train de structurer l’entreprise pour obtenir différentes li- cences dans d’autres villesd’un alignement d’étoiles. Directrice d’une agence de publicité pendant plusieurs années, Emmanuelle Cham- paud s’est ensuite formée en autodidacte sur la thématique du développement durableL’usage prévaut dou- cement sur la pro- priété. Et le secteur de la mobilité l’illustre sur tous les plans. En deux roues électriques, qu’il s’agisse du Cityscoot ou de Coop ou non motorisées avec Gobee. A quatre roues égalementEmmanuelle Champaud, en- trepreneure quinquagénaire qui a décidé de se lancer dans la mobilité électrique suite à un licenciement il y a cinq ans. Totem Mobi propose des véhicules électriques en auto-partage essentiellement dans les villes d’Aix-Mar-C’est le portefeuille qui dicte les usages avant les bons sentiments. L’écologie n’est pas sexy et encore moins “markétée”avec l’Autolib parisienne et désormais Totem Mobi sur l’agglomération d’Aix-Mar- seille principalement.« Nous sommes en train de doubler la  otte de véhicules à Marseille. D’ici janvier nous aurons une centaine de véhicules supplémentaires. Et nous prévoyons de nouvelles implantations dans deux à quatre villes en France. Et pourquoi pas à l’interna- tional si tout se passe bien. Surtout nous souhaitons accélérer notre dévelop- pement sur la métropole d’Aix-Marseillle », se réjouitseille-Provence, Marseille, Aubagne, Gémenos et Ma- rignane via une application mobile qui permet de louer une Renault Twizy maquillée de publicités. En juin dernier, la solution d’électro-mobilité a davantage gagné en crédi- bilité. La Caisse des Dépôts, PACA Investissement et la Banque Populaire Méditer- ranée sont entrés au capital de la start-up. 1,35 million d’euros a ainsi été levé. Un second tour de table réussi après une première levée en 2016 avec Femmes Business Angels, la Banque Popu-l’idée. La première année d’activité fut une bonne année mais rien ne pouvait augurer d’un développement pérenne. Nous louions le véhicule 200 euros par mois. Mais à ce tarif, ceux qui avaient le budget avaient en général un véhicule. L’argument écolo- gique, seul, ne pesait pas », poursuit l’entrepreneure. Le destin peut changer du tout au tout au gré d’une rencontre heureuse. Pour Totem Mobi et Emmanuelle Champaud, ce sera la collaboration avec Cyrille Estrade qui changera la donne. D’abord consul- tant au sein de la start-up, et startupper développant une expérimentation d’au- to-partage en libre service sur la ville de Marseille, Cyrille Estrade décide de s’associer avec Emmanuelle Champaud. Une mutualisa- tion d’idées et de moyens qui a accouché d’une solution qui a désormais convaincu des institutions telles que la Caisse des Dépôts.« Nous avons donc fusionné nos deux sociétés en avril 2015 pour présenter un sys- tème d’auto-partage en sta- tionnement libre avec des lieux d’usage comme les campus ou les sièges et sites d’entreprises avec un modèle qui repose toujours sur le sponsoring, explique Emma- nuelle Champaud concernantet exploiter nos différentes briques technologiques sous licence d’exploitation dans des solutions de mobilité », relate-t-elle sur le sujet de la diversi cation des activités. Utiliser Totem Mobi permet donc aujourd’hui de louer une Renault Twizy grâce à une application de géo- localisation qui indique le véhicule électrique disponible de la  otte le plus proche de l’utilisateur. Une fois le trajet réalisé, le véhicule peut être stationné n’importe où sans payer le stationnement. Le tarif de la location s’élève à1euroTTCles15mn,la publicité permettant la baisse des coûts d’usage. La solution a aujourd’hui convaincu des grands comptes tels que EDF, Haribo, Eiffage, l’Etablis- sement français du sang...entRe GalèRe et bonne suRPRisePartir dans l’entrepreneuriat ne fut pas le fruit du hasard pour Emmanuelle Cham- paud. Il s’agit davantagepour ensuite collaborer avec un think tank. « Lors de mon licenciement, je me suis dit que le drame des solutions écologiques, c’est de manquer d’exposition. L’écologie n’est pas sexy et encore moins “markétée”. Se lancer dans Totem Mobi, cela est revenu à mettre en application l’idée que le marketing pouvait mettre en avant des solutions en- vironnementales alors que c’est toujours le portefeuille qui dicte les usages avant les bons sentiments, constate Emmanuelle Champaud. Si aujourd’hui, nous sommes rassurés par cette seconde levée, je n’oublie pas qu’au début de Totem Mobi, les banques me refusent l’em- prunt de 24 000 euros dans un contexte où le secteur de la mobilité est semé de start-upqui ont échoué. Cette. lité, c’est selon moi l’étape la plus sensible à gérer dans l’entrepreneuriat. »fragi-32 Déc./Janvier - n°46Une solution qui pourra permettre de garder durablement nos rivages bleus?trophees-optimistes.fr]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[Nominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018club entrePrenDreApprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credoqui est suivi dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l’avenirMonBanquet, agrégateur d’artisansRois du pétrinMaxime Renault et ses deux associés ont su pivoter à un moment critique, pour que leur projet hasardeux se transforme en un traiteur original et prometteur.paiement CB en ligne. Le click and collect a été lancé. « Au bout de quelques mois ce fut la douche froide. La situation était plus compli-avec 300 euros de budget. « Beaucoup de convives sont venus nous voir, férus de ces produits simples qui changeaient des petits foursgrâce à la Toile. Valorisation du savoir-faire auprès des organisateurs d’événements et grande flexibilité pour répondre aux demandes ontpas fonctionner à la com- mission. Nous ne sommes pas de simples apporteurs d’affaires, nous représentons une nouvelle activité pour eux. Nous concoctons les menus et faisons en sorte que chacun se concentre sur son métier. Nous achetons donc les produits et faisons notre marge dessus », relate le dirigeant, qui totalise une vingtaine de partenaires à Pa- ris et Lyon où l’entreprise est présente, compte aujourd’hui 20 salariés et a déjà touché 150000 personnes au travers des évènements couverts. Une prouesse rendue possible avant tout grâce à la relation de con ance nouée avec les artisans partenaires. « Nous sentions que nous pouvions leur apporter de la valeur, mais nous ne savions pas encore comment. Des signaux faibles nous indiquaient que nous allions parvenir à faire quelque chose. Le rebond est survenu naturellement. Nous n’avions pas vu le marché traiteur », raconte celui qui enjoint les chercheurs de modèle à rester ouverts, et à se lancer sans retenue dans l’aventure dès les premiers clients. « Le client aime qu’on lui raconte l’histoire qu’il y a derrière un produit qu’il mange : qui est l’artisan, pourquoi on travaille avec lui... Tout cela se construit grâce aux échanges soute- nus que nous entretenons avec eux.», conclut celui qui partage entièrement ses idées, même en phase de création.Par Julien TarbyLorsque Sheryl Sand- berg a dégusté un mi- ni-bagel à la Station F, pour fêter le partenariat avec Facebook, les images ont fait le tour du monde. Le fournisseur était un boulan- ger des environs, par l’inter- médiaire de MonBanquet. Ce traiteur aux prix abor- dables, qui fait appel aux artisans proches, est né en mai 2015, lorsque Maxime et ses deux associés sont parvenus à relever le dé  de nourrir 300 personnes avec un budget de 300€, lors d’un « MashUp » sur le thème de l’entrepreneuriat... Mais cette joyeuse naissance est en fait l’aboutissement de plusieurs tâtonnements et échecs...PRemieRs essais sans modèle écono- miqueEtudiant à Centrale Paris, Maxime Renault a un jour recherché une boulangerie dans un village du sud de la France. « Ne pouvant la trouver que physiquement, j’ai déploré que nos artisans boulangers, qui incarnent la qualité de vie française, soient aussi peu présents en ligne », se souvient le jeune homme originaire du Val d’Oise, qui lance donc en 2013 le site DuBonPain avec Hugo Rivière, un ami de classe prépa étudiant à Ensta ParisTech, et Mario Matar, diplômé d’un master informatique à l’université Paris VI. Le but ? Promouvoir la qualité de la productionartisanale des boulange- ries sur la Toile. Tout en enchaînant avec un double diplôme à l’ESSEC, il rend visite aux boulanger en leur proposant de se référencer en ligne. « Les «râteaux» se sont un peu enchaîné, car les commerçants ne perce- vaient pas la valeur ajou- tée de cette solution, alors que tous se plaignaient de la concurrence avecles industriels de la boulangerie ! », se souvient celui qui créetout de même une page Internet, donc une vi-trine gratuite sur leWeb, pour 30000 arti-sans boulangers – dont300 l’ont agrémen-tée. « Nous sommes  nalement parvenusà gagner une véritable crédibilité auprès de la profession », remarquece tenant du gratuit, espérant se rémunérerplus tard en proposantdes outils supplémen- taires de dynamisation des ventes, telle la possibilité de commandes en ligne. « Pen- dant trois ans, en parallèle des stages et expériences à l’étranger, nous avons continué le développement. Nos trains de vie d’étudiants nous le permettaient. Mais il nous a fallu prendre une décision stratégique, détermi- ner un modèle économique », se remémore l’actuel CEO. Le trio s’est donc essayé à créer une plateforme de commande en ligne pour des formules-déjeuners, avecNous sentions que nous pouvions apporter de la valeur aux artisans partenaires, mais nous ne savions pas encore comment...quée que prévu, les consom- mateurs ne semblaient pas prêts, notre valeur ajoutée était faible pour les arti- sans – lesquels avaient du mal à suivre (temps réel, gestion des stocks). En n nous prenions seulement 50industriels. Ils voulaient pas- ser commande. Nous avons alors saisi l’opportunité », se félicite Maxime Renault, qui a alors enregistré durant trois mois, grâce à la distribution de cartes de visites et au bouche à oreille, plus d’unedifférencié cet acteur qui a choisi de se recentrer unique- ment sur les entreprises et associations. Le fait d’avoir remporté des appels d’offre face aux concurrents tradi- tionnels (Lenôtre, Potel & Chabot) à la Philarmonie deParis, à la Maison de la Radio ou au Sénat ont fait ga- gner en crédibilité ce petit Poucet qui a vite aspiré à deve- nir grand : 500000 euros ont été levés auprès du fonds ISAI en juin 2016.un modèle tRouvé GRâce aux PaRte- naiResLa valeur-ajoutée de MonBanquet ré- side dans la capa- cité à réunir diverssavoir-faire – y compris dans la logistique et les maîtres d’hôtels – pour au  nal être l’unique interlocuteur du client  nal. Une agrégation qui requiert de la con ance entre tous les acteurs. « Nous avons donc décidé de neBanquet d’Astérix et Obélix contemporain...centimes par transaction, le volume nécessaire était trop conséquent », déplore celui qui s’est aussi essayé à l’évènementiel dans les boutiques, ou à la livraison de pain en plus des plats livrés par les Deliveroo... non rentable.la bonne FoRmule au bon momentPuis est survenu ce fameux évènement en juin 2015, où le trio, grâce aux partenaires, a géré un peu par hasard le buffet pour 300 personnescommande par jour. « En septembre 2015 nous avons lancé la marque «Mon buffet par du bon pain», remplacée en 2016 par MonBanquet a n de détacher notre image de la boulangerie et d’élargir la palette d’artisans de bouche (fromagers, charcutiers, épiciers, restaurateurs, ca- vistes... NDLR) », explique celui qui, bien qu’il n’appré- cie pas le terme, a pivoté autour de son idée centrale pour sortir par le haut de la situation : promouvoir la production artisanale localetrophees-optimistes.frecoreseau.fr 33]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[club entrePrenDreDans chaque numéro, un(e) journaliste d’EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...) a n de décrire ce qu’il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les  ux  nanciersEn immersionGroupe Onepoint, conseil en informatiqueAgilité mon amourLe lieu se voulait inspirant et créateur d’agilité. Pari réussi pour le groupe Onepoint qui met en œuvre ce qu’il conseille à ses clients.Par Julien Tarbyses clients en transforma- tions et solutions digitales a totalement déstructuré l’organisation. Objectif : se libérer de la rigidité des hiérarchies et offrir plus d’autonomie aux salariés.tration, des bibliothèques à l’ancienne... rien n’est laissé au hasard.Plus qu’un simPle décoRSe promener entre les étages est une expérience en soi. Les parois ne sont pas nombreuses, et les deux seuls bureaux fermés, ceux du Drh et du président, sont malgré tout transparents. « J’ai l’impres- sion que les innovations su- per cielles, un peu «gadget», ont été laissées de côté, et qu’une certaine maturité a été atteinte pour créer une am- biance conviviale, studieuse et agile », illustre Laurent Sorbier, conseiller du CEO. L’aplanissement des statuts – plus de chefs de service, de projet, de directeurs... – a été la première étape. Trois positions dans l’entreprise, au lieu de huit auparavant, ont été définies : associé, leader, partner. Personne ne dépend plus de quelqu’un, mais s’associe à un ou plu- sieurs projets. Pour faciliter l’autonomie à tous les étages, la bonne vieille structure pyramidale a été remplacée par des communautés qui s’entrecroisent. « La con - guration spatiale n’est qu’un re et homothétique de notre nouvelle organisation, peau-  née par une direction qui a presque reçu individuellementla communauté cloud ou big data. Les salariés peuvent faire partie de plusieurs d’entre elles. « Prenez un consultant spécialisé en ar- chitecture IT, qui appartient à la communauté industrie, mais est très intéressé par la blockchain. Il pourra apporter sa compétence à un groupe de travail sur le sujet dans la communauté banque-as- surance, pendant un laps de temps déterminé », explique ce chantre de la responsabi- lisation et de l’évaluation à 360. Tout l’environnement est réfléchi pour encoura- ger les salariés non plus à exécuter une tâche dictée, mais à participer, proposer, débattre et agir selon leurs compétences. Une approche symbolisée par L’Atelier, lieu commun de rencontre entre les communautés, décoré à la mode start-up avec ses luminaires design, grandes baies vitrées, paper boards et écrans.vitRine et laboRatoiReLe deuxième grand espace commun « Livepoint », avec ses escaliers en colimaçon, ses plafonds hauts, ses différents écrans, tableaux de travail et espaces vitrés pour les groupes de travail, ses coins restauration et son design cosy fait  gure d’écrin plutôtbiance », précise ce défenseur du « design thinking ». Un parti-pris qui permet aussi d’être attractif vis-à-vis des salariés. « Les «Millennials» de chez nous sont plutôt cour- tisés. Mais à salaire égal, la proposition de travailler en un tel lieu l’emporterait face à un poste dans une sombre tour de la Défense en management pyramidal. » Le digital permet le noma- disme et donc ce genre de locaux, avec un tel espace connecté, facilite la culture digitale. « Cette approche oblige aussi à opter pour des outils perfectionnés de travail en commun et de reporting. N’oublions pas qu’il y a un PnL (« pro t and loss ») à la  n du mois pour chaque communauté », note celui qui parle d’espace-prototype visant à être dupliqué, notam- ment à Nantes et Bordeaux où Onepoint s’installe.FaiRe tache d’huileA 36 ans, la moyenne d’âge n’est pas si basse, et il n’est pas rare de croiser un quin- qua dans les escaliers. Cette ruche à proximité du Troca- déro n’a pas donc simple- ment vocation à répondre aux desiderata d’une jeune génération. Des espaces de coworking comme WeWork ou The Bureau accueillent déjà des entreprises pour appréhender cette con gu- ration, mais celles-ci laissent inchangées leur identité. Ici c’est avant tout un type mo- derne de management, pensé dans sa globalité, qui est ex- ploré. « Nous ne nous arrê- terons pas là. Les échanges constants avec nos clients nous indiquent qu.e peut-être un jour nous concevrons des espaces avec eux », entrevoit Laurent Sorbier.Niché entre deux im- meubles bourgeois et Haussmaniens du XVIème arrondissement de Paris, au 31 rue des Sa- blons, un antre de l’agilité et de l’innovation pourrait, du trottoir, passer inaperçu. Celui qui n’a pas franchi depuis plus de deux ans les portes vitrées ne reconnaî- trait pas ce lieu qui a appar- tenu à France Télévision, puis à Orange. Si quelques salles de serveurs de l’opé- rateur subsistent, comme un témoignage de temps révolus, les locaux ont été revus de fond en comble par Onepoint pour coller au mieux à un nouveau type de management. Après le rachat de son rival VisionIT qui l’a fait doubler de taille de 1 000 à 2 000 salariés en 2015, l’ETI qui conseilleLe président David Layani voulait «libérer» son en- treprise, ce qui passait par des bureaux novateurs. Il yaunanetdemiles400 salariés présents sur place – les autres étant en clien- tèle – ont donc emménagé dans des espaces pensés pour faciliter le mode projet. La cour végétalisée, la grandeNouvel écrin pour nouvelle manière de travailler...A salaires égaux, la proposition de travailler ici l’emporterait face à un poste dans une tour de la Défense en management pyramidalterrasse offrant une vue panoramique sur l’Ouest parisien, des espaces com- muns au design épuré, des passages aux murs égayés par du street art, des recoins cosy propices à la concen-les salariés pour la prépa- rer », ajoute le conseiller du président. Certaines com- munautés sont héritées de l’ancienne verticalité comme industrie ou énergie, d’autres sont plus thématiques commetourné vers l’extérieur. « Nous montrons ce que nous savons faire, au nom de l’agilité que nous conseillons justement à nos clients. Nous le louons d’ailleurs à des Comex qui viennent s’imprégner de l’am-34 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[stratéGie & innovation numériqueLes innovations en bref...36Baromètre de l’innovationLe verbatim à retenir...Si l’ordre est le plaisir de la raison,le désordre est le délice de l’imagination Paul Claudel.Le monde ne sera plus jamais comme avant...ETATS-UNISUn robot-abeille pour l’avenir ?Ce robot « insectoïde » vole, plonge, nage et bondit hors de l’eau. Ainsi peut-il, contrairement à ses pré-décesseurs, ressortir du liquide en fabricant son propre carburant pour se propulser dans les airs. « RoboBee » aété conçu à l’échelle millimétrique par des chercheurs issus de la Harvard John A. Paulson School of Engineeringand Applied Sciences (SEAS) et du Wyss Institute for biologically-Inspired engineering. La tension à la surface de l’eau est dix fois supérieure au poids du robot. Les chercheurs ont donc dû l’équiper d’appendices assez tranchants pour pénétrer dans l’eau. Dans l’autre sens, pour s’arracher et bondir dans les airs, le robot a été armé d’une plaque électrolytique lui permettant de convertir l’eau en oxyhydrogène. Une solution astucieuse pour lui fournir un gaz combustible lui procurant l’énergie nécessaire à la propulsion. Les applications futures ? Opérations de recherche et de secours, surveillance de l’environnement, recherches biologiques et – qui sait – pollinisation en complément des abeilles ?ALLEMAGNEChaussures à talons interchangeablesPouvoir transformer des chaussures à talons en chaussures plates en quelques secondes, une prouesse per-mise par le fabricant allemand Mime et Moi. Celles qui sont fatiguées de porter une paire à talons pour les trajets, une autre pour le travail et une troisième pour la soirée, trouvent là une solution adaptée aux différentes phases qu’elles vivent durant la journée. Les chaussures sont équipées de cinq hauteurs et de cinq formes interchangeables.Le changement s’effectue en soulevant un loquet dans la semelle pour libérer un talon et le  xer. La semelle intérieure est fabriquée en Espagne à partir d’un matériau  exible qui s’adapte immédiatement à la nouvelle hauteur. Le début des vêtements toujours plus personnalisés ?FRANCEUne aile géante pour tracter les bateauxDrôle de scène, pour qui navigue cet automne entre Bordeaux et Bristol : l’imposant navire d’Airbus de 127mètres de long transportant les ailes de l’A380 est tracté par... un cerf-volant constitué de polyester et de  bres de carbone ! Après deux années de recherche, Airseas, start-up émanant d’Airbus, rend en n public son projet un peufou : mettre des voiles sur les grands navires de fret, cargos ou tankers, et faire ainsi de très importantes économiesde carburant. Il ne s’agit pas de faire revivre les grands jours de la marine à voile, avec des trois ou quatre-mâts géants, mais d’utiliser une technologie plus moderne et plus souple, avec d’immenses ailes de kitesurf accrochéesà l’avant d’un navire à moteur et pilotées de manière automatique à plusieurs centaines de mètres d’altitude. L’ailegéante est capable de réduire de 20% la consommation de carburant des bateaux. Ambitieuse, la start-up vise 15% du marché de la  otte mondiale de bateaux d’ici à 2030 avec son dispositif baptisé Seawing.UNE MICRO-BATTERIE ACTIVÉE PAR LA SALIVEAlimentée par des bactéries, la batterie développée par des chercheurs de l’université de Binghamton, à New-York, reste en sommeil jusqu’à ce qu’elle soit activée par la salive. Le scienti que Seokheun Choi, professeur de sciences et d’informatique, la voit comme une source de micro-alimentation dans des conditions où les piles normales ne sont pas idéales, pour des biocapteurs de diagnostic dans les régions à ressources limitées par exemple. Ainsi les problèmes de coûts et de pollution environnementale pourraient être contournés. La batterie d’un nouveau genre génère de l’énergie pendant 13 jours consécutifs.La rupture du moisDes panneaux solaires transparents en production industrielleSunpartner Technologies a inventé en 2008 le concept des panneaux solaires transparentsou colorés. Cedispositif Wysips,qui repose sur une technologie à base de cuivre, gallium, indium, sélénium dite CIGS en couche mince, et qui pourrait représenter un marché de 3 milliards de dollars d’ici 2022 d’après ses inventeurs, est envisageable pour des montres, des hublots d’avions... Mais aujourd’hui il est surtout associéaux objets connectés, qui peuvent ainsi se recharger de manière autonome grâce àcette façade de verre productrice d’énergie. Une technologie bien pratique pour les portables, montres connectées, écrans de vélo... A partir de 2018, cette innovationde Sunpartner Technologies sera produiteen grand volume, de manière industrielle, grâce au partenariat que la marque a développé avec Truly, entreprise d’écrans chinoise. Cette société sera en charge de la grande production de Wysips à proximité de Shenzen (nord de Hong Kong). Le lancement industriel permettra une production de 150 000m2 par an. Sunpartner Technologies a aussi reçu un  nancement de 15 millions d’euros de la part de la Banque européenne d’investissement, pour son nouveau sitede production à Rousset, près d’Aix-en- Provence. Les ressources en capital de l’entreprise s’élèvent désormais à 70 millions d’euros. 14 décembre 2017 : Hubday : le futur du social marketing & business (Medef, Paris).Cette conférence explique la transition de communautés tribales à des ambassadeursde marques. Social selling, social data, social listening, chatbots, marketing d’in uence et bien d’autres sujets sont au programme. 20 décembre 2017 : Blue Ocean Awards (ministère de l’Economie et des Finances, Paris).Evènement qui vise à mettre en avant ces PME françaises qui créent un nouveau marché, inexploré, grâce à leur innovation. 9 au 12 janvier 2018 : CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas.Salon mondial de l’électronique grand public de Las Vegas. Chaque année, des centaines de start- up françaises y exposent pour tenter de s’exporter. 30 au 31 janvier 2018 : Paris Fintech Forum (Palais Brongniart). Rendez-vous rassemblant le milieu de la  nance digitale et les  ntech.UN ROBOT CITOYENEn conclusion d’une conférence de la Future Investment Initiative, la plateforme d’investissement pour les technologies du futur du royaume d’Arabie Saoudite, une invitée de marque s’est vu accorder la citoyenneté saoudienne : Sophia, le robot créé par Hanson Robotics, entreprise basée à Honk Kong, qui depuis plus d’un an enchaîne les apparitions dans les médiasgrâce à ses capacités conversationnelles. Un parfait coup de com’ pour une conférence qui tenait à ce que le monde sache que l’Arabie Saoudite veut devenir pionnière des nouvelles technologies. Sophia est un robot social, apprenant, de conversation et de communication. Elle est capable, grâce à une mécanique  ne, de reproduire toutes les émotions humaines sur son visage robotique recouvert de silicone. Elle a d’ailleurs été conçue d’après les traits de l’actrice Audrey Hepburn. À chacune de ses apparitions, le robot surprend par sa capacité à répondre à ses interlocuteurs, yeux dans les yeux.UN VACCIN ANTIGRIPPAL PLUS PERFORMANT GRÂCE À L’IASano  Pasteur a conclu un partenariatavec la société pharmaceutiqueaméricaine Berg, spécialisée dansl’intelligence artificielle, pourdévelopper un vaccin antigrippal.La société basée à Boston va analyserles données d’individus participants à des études Sano  à l’aide de sa plateforme d’IA, pour identi er des signatures moléculaires et des biomarqueurs, permettant de développer un vaccin antigrippal plus ef cace. Une nouvelle approche qui permet d’englober plus de souches de la grippe, et de développer un vaccin qui dure plus longtemps, voire sur plusieurs saisons.Déc./Janvier - n°46Save the dates]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre de l’innovationStratégie & innovation numériqueL’entreprise du moisAAA, une pépite française aux mains de NovartisQuatre milliards d’euros. La somme avancée par Novartis pour acquérir la biotech française AAA (Advanced Accelerator Applications) est conséquente. La société pharmaceutique basée à Saint-Genis-Pouilly non loin de Genève, cotée au Nasdaq depuis  n 2015, est spécialisée en médecine nucléaire. Le géant suisse a lancé une OPA amicale, valorisant l’action à 41$, soit une prime de 47% par rapport au cours de la société avant les premières rumeurs. Il faut dire qu’AAA fait lever les têtes depuis septembre 2015 et la publication de données cliniques obtenues en phase III (étude NETTER-1) avec son médicament Lutathera, dans les tumeurs neuroendocrines avancées de l’intestin moyen. Ces données montrent une réduction de 81% du risque de progression des tumeurs, par rapport au produit de référence, la Sandostatin de... Novartis. Ces résultats ont permis à la société d’entrer sur le Nasdaq cette même année et de lever, depuis, plus de 300 millions de dollars sur le marché. AAA a été fondée en 2002, en tantL’innovation autrementInnover avec le low costLe terme a mauvaise presse et sous-entendrait presque une qualité moindre aujourd›hui, parce que tous les coûts auraient été rognés au maximum. Milena Klasing Chen, chef de projet en conception innovante à la SNCF, qui a fait sa thèse CIFRE au Centre de gestion scienti que(Mines ParisTech) et à la RATP sur la conception d›offres de mobilité low cost innovantes, démontre dans son ouvrage (1) que là n’est pas la ques- tion, en s’intéressant spéci quement aux transports publics. Les produits et services «low cost» sont montés en puissance depuis une dizaine d’années, mais la question de leur développement par les entreprises est restée assez peu abordée. Cet ouvrage mobilise les théories de la conception pour contribuer à unemeilleure compréhension du «low cost» comme objec- tif d›innovation, et propose des modèles de conception de produits industriels sur cette approche. Basé sur l›analyse de 50 produits «low cost» et deux études de cas industriels, il propose un modèle distinguant deux logiques de conception : le «low cost» adapté et le «low cost» innovant. A travers une étude effectuée dans le secteur du transport public urbain, les possibilités ouvertes par le «low cost» innovant pour renouveler l›identité d›objets stabilisés sont décrites. Cette étude, dans un secteur pourtant très contraint, montre comment re-légitimer le «low cost» et l›utiliser comme cataly- seur d›une stratégie d›innovation fédératrice. L›étude de cette industrie, où la valeur repose sur un réseau complexe d›acteurs, a souligné combien la conception «low cost» aide à surmonter des obstacles : l›identité des objets se renouvèle par de nouveaux partenariats et le «low cost» conduit les entreprises à redé nir et recon gurer leur écosystème ainsi que leur processus de création de valeur. Le «low cost» peut donc faire l›objet d›une stratégie de conception spéci que, permettant la régénération de l›espace de conception jusque dans les industries organisées en réseau complexe de valeur.(1) «Innover avec le low cost», de Milena Klasing Chen, éd. Presses des Mines - Transvalor, 2017.que spin-off du CERN (Organisation européenne pour la re- cherche nucléaire) par Stefano Buono, physicien et chercheur. Son objectif alors ? Exploiter, dans le domaine du diagnostic médical, les brevets et découvertes de cet institut. Les fameux anneaux souterrains de l’accélérateur de particules du CERN passent d’ailleurs sous la commune française de Saint-Genis- Pouilly... Lutathéra est un produit de médecine nucléaire, composé d’une molécule « cibleuse » marquée au lutétium 177, un isotope radioactif qui, une fois arrimé à la tumeur, l’irradie pendant quelques jours avec des rayons d’une por- tée de 1 à 2 millimètres, et la détruit. Il est associé à un test diagnostic conçu à partir de la même molécule. Lutathéra a obtenu l’AMM des autorités européennes en 2016, tandis que sa demande d’autorisation est en cours d’examen auprès de laFDA. Lutathera sera le troisièmeproduit jamais enregistré en mé-decine nucléaire, après le Zevalin (2002), un médicament resté marginal, et le Xo go (cancer de la prostate), développé par la biotech norvégienne Algeta. Le champ de la médecine nu- cléaire a longtemps été occupé par des produits de commodité, dépourvus de brevets, tel que l’iode radioactif, utilisé depuis près d’un demi-siècle dans les cancers de la thyroïde. Il fait l’objet d’un intérêt croissant des investisseurs. AAA est diri- gée par une équipe largement européenne. De même, sa base industrielle est internationale : la société compte pas moins de 21 sites de production dans 13 pays, proches des hôpitaux, en raison de la durée de vie limitée des produits radioactifs...ecoreseau.fr 37]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[LEADER MONDIAL DU PLAFOND TENDUBarrisol Caissons lumineux - Carpe Diem - FranceArch.: Philippe Marragou]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[Fiberglass fabric by Barrisol® Barrisol® LumièreBarrisol® AcoustiqueBarrisol Print your Mind®Barrisol® Lumière AcoustiqueBarrisol® Caissons lumineuxBarrisol® Lumière AcoustiqueLa toile Barrisol® est incombustible & inin ammable acoustique, lumineuse, imprimée et 100% recyclablewww.barrisol.comBy Rolls-Royce Architecte : Eigen Ontwerp Architecte : Gabrielle GlöckerDesigner : Vildan Coşkun / Botam Yapi Grubu Design : Jan Vanlierde Architecte : Foster + Partners]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[stratéGie & innovation numériqueLe tour du monde de l’innovationPassage en revue des innovations mondiales sur une thématique particulière.Matériaux intelligents du futurDe l’art de la bio-inspirationBELGIQUEDes matériaux composites légers et solidesDes matériaux composites renforcés de  bres ont été conçus notamment pour des chaises roulantes plus maniables, des voitures deluxe plus légères ou encore des tables design ultra nes. La start-up belge Rein4ced conçoit ce faisant des matériaux composites à lafois légers et solides prisés par l’industrie aéronautique, automobile ou encore le secteur médical. Sans oublier les cyclistes chevronnés, toujours plus nombreux à apprécier les vertus des matières composites pour améliorer la résistance aux chocs des cadres de vélos en carbone. Ainsi, le composite hybride acier/ carbone élaboré par la start-up belge apporte- t-il malléabilité et ductilité au cadre du véloen cas d’impact, et ce, grâce à sa rigidité supérieure à celle des  bres plastiques.Du pneu increvable au bois ultra-résistant : dans le monde entier, des start-up planchent sur des matériaux intelligents et écologiques propres à révolutionner l’industrie. Des découvertes diverses qui ont souvent un point commun : elles surfent surle créneau du biomimétisme. A savoir, créer des matériaux d’origine biologique s’inspirant de la nature.Par Charles CohenCANADADu verre 200 fois plus résistantA l’université Mc Guill, à Montréal, des chercheurs ont réussi à constituer un verre 200 fois plus tenace qu’un verre classique après y avoir incrusté des micro ssures avec un laser comme celles observées dans la nacre d’une coquille de mollusque. En comblant les micro ssures avec du polyuréthane, le verre devient bien plus résistant à l’image de certains crustacés ! En matière de biomimétisme, l’université de Toronto a elle aussi la cote : elle a créé un matériau bio-inspiré qui rendrait nos fenêtres plus écolos en les transformant en régulateur thermique.ÉTATS-UNIS« Mushroom Packaging »Des champignons pour remplacer le polystyrène ? Après Dell, c’est Ikea qui s’intéresse à des matériaux à base de champignons pour emballer ses meubles en kit. Inventépar la société américaine Ecovative Design, le « mushroom packaging » – biodégradable et surtout moins cher que le polystyrène – repose sur un process de fabrication peu énergivore. La recette : récupérer des déchets agricoles,y ajouter de l’eau, puis mixer le tout avec du mycélium, la partie végétative qui permet au champignon de se nourrir. Le mélange est placé dans des moules, dans l’obscurité, pendant quelques jours, pour permettre au mycélium de se développer via l’absorption de la matière végétale. De quoi obtenir un matériau écologique propre à concurrencer le polystyrène et tout emballage type mousse ou papier bulle.FRANCEDu bois transparent et ultra résistantConstruire des éléments de bardage, voire des immeubles entiers avec du bois ultra-renforcé. Voilà l’ambition de la start-up Woodoo dont la technologie dope le bois au niveau moléculaire, le rendant ainsi beaucoup plus dense. Comment ? En y injectant des polymères bio- sourcés propres à combler les microcavités d’un tel matériau composé de près de 70% d’air. Résultat : le bois ainsi traité est débarrasséde toutes ses faiblesses, devenant imputrescible, translucide etbien moins in ammable. Trois fois plus résistant, il est aussi plus écologique, présentant une empreinte carbone deux fois plus faible que le béton et 130 fois moindre que l’acier.40 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[ISRAËLDes fenêtres intelligentes à base de cristaux liquidesDes panneaux de verre pour assombrir les fenêtres de votre voiture ? Ou pour rendre interactives les vitrines de votre boutique ? Tel est le credo de la start-up israélienne Gauzy, dont la technologie est basée sur l’utilisation de cristaux liquides pour connecter tout support en verre à diverses applications high tech. Si le matériau utilisé correspond à celui qui compose les écrans LCD, l’usage du courant électrique permet de modi er les paramètres du verre, comme son opacité, mais aussi de créer des motifs voire des publicités. Choisie pour participer au programme d’accélérateur de Mercedes-Benz, la start-up entend se doterd’un laboratoire dédié pour le développement et la fabrication de cristaux liquides.SINGAPOURDes revêtements hydrophobes et autonettoyantsS’inspirer des feuilles de lotus pour créer des matériaux autonettoyants qui résisteraient à la pollution. Tel est le projet de biomimétisme sur lequel planchent des chercheurs de l’Institutde recherche et d’ingénierie des matériaux de Singapour. Leur objectif ? Créer des revêtements « superhydrophobes » sur lesquelles les gouttes d’eau rebondissent comme sur un trampoline ! Tout comme la feuille de lotus dont l’aptitude naturelle est dene pas retenir l’eau... Résultat : les gouttes d’eau entraînent avec elles toutes les particules de poussière, si bien que quelques-unes suf sent pour nettoyer de petites surfaces. Des recherches qui intéressent certains industriels désireux de découvrir de nouveaux matériaux moins salissants ou aptes à rester propres.Le tour du monde de l’innovationStratégie & innovation numériqueALLEMAGNEUne voiture à la carrosserie ultralégèreEn pleine ébullition outre-Rhin, la biomimétique révolutionne l’industrie automobile avec des concepts surprenants comme la création d’une voiture ultralégère dont la structure s’inspire d’une... feuille ! Créé par la société Edag, l’engin imprimé en 3D est habillé d’une membrane textile en guise de carrosserie. Celle-ci est fabriquée à partir d’un matériau imperméable – baptisé « Texapore SoftShell 02+ » – bien plus léger que du papier. C’est cette membrane, comparableà un K-Way, qui confère au véhicule son aspect organique. Dequoi proposer une voiture écologique 25% plus légère qu’un engin classique.JAPONVélo, voiture : exit la crevaison !Après avoir lancé les pneus Driveguard permettant à une voiturede rouler après une crevaison, le géant pneumatique japonais Bridgestone se met aux roues de vélo increvables. Et ce, en ayant mis au point des pneus à base de résine thermoplastique qui ne nécessitent pas d’être gon és. De quoi réduire encore l’impact environnemental du vélo ! Un  lon que Michelin duplique avec succès à la voiture via le lancement de Vision Concept, un pneu écologique, qui ne crève pas, car sans air, ni pression, et se reconstitue seul, via l’impression 3D. Bâti à partir d’un assemblage de matériaux biodégradables (bambou, papier, bois...), le pneu est doté d’une bande de roulement qui se réimprime en 3D, ce qui permet de la régénérer régulièrement sans changer le pneu.ecoreseau.fr 41]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[stratéGie & innovation numériqueL’occasion pour EcoRéseau Business d’expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueDécryptageStart-up du cerveau« Brain gain »Avancées en recherche et technologies permettent d’entrevoir des thérapies, mais aussi des améliorations du cerveau. Dans tous les cas des start-up  orissantes...Par Julien Tarbydifférentes à l’ICM, c’est bien parce que des maladies comme Alzheimer deviennent plus visibles avec l’allongement de la vie », remarque Frédéric Sottilini, DG de CarThera, dont l’implant rend perméable par des ultrasons, durant un court instant, la barrière hé- matoencéphalique qui protège le cerveau. Et l’entrepreneur de constater un effet boule de neige : « Les avancées de l’imagerie permettent de mieux cerner les problèmes, des travaux entrepris depuis plusieurs années émergent, les pathologies qui ont plus d’incidence intéressent plus de labos, et donc de  nanceurs ».des inteRventions toujouRs mieux cibléesLes progrès de l’imagerie permettent de visualiser l’acti- vité du cerveau et les signaux pathologiques : marqueurs de perte de concentration, de troubles de l’attention, d’hy- peractivité chez les enfants, d’insomnie... Certains moyenset développe des solutions pour l’hyperactivité enfantine. « Des jeux vidéo génèrent une certaine gymnastique cérébrale et produisent des effets cliniques impression- nants concernant les maladies de Parkinson ou Alzheimer. Exercices d’étirement et de mobilité soigneusement me- surés par des capteurs de mouvements, tests de mé- moire injectés dans les jeux de manière quasi-invisible... Tout est possible pour faire travailler les patients à dis- tance, et par la même occasion recueillir des informations sur eux », explique Alexis Genin. A chaque fois un protocole de réhabilitation du patient peut être déterminé par le médecin. Après un accident vasculaire cérébral et une paralysie des membres su- périeurs, un jeu vidéo peut solliciter les bras, induisant une plasticité du cerveau qui reconstitue le «câblage». Et la réalité virtuelle, avec ses environnements immersifs, s’annonce prometteuse. my-de manière ciblée. Dans le cerveau, cette technique per- met surtout de détruire des tumeurs cancéreuses ou pas. La technique a plein d’usages dans d’autres parties du corps. Elle est commercialisée sous licence par quelques dizaines d’industriels des medtechs dont une belle brochette de sociétés françaises : Eye Tech Care, pour le traitement des glaucomes, CarThera pour le traitement de tumeurs du cerveau, EdapTMS pour le traitement du cancer de la prostate, Image Guided The- rapy pour des ablations de tumeurs cancéreuses diverses.les PRemièRes Possibilités d’amélioRation Optimiser son cerveau rele- vait encore du fantasme il y a quelques années. Tel n’est plus le cas, comme en atteste le récent ouvrage de Michel Le Van Quyen (1), spécialiste de l’épilepsie à l’ICM. Se plonger dans un état second en écoutant des sons d’une compositionRedonner la parole aux personnes muettes atteintes d’aphasie est possible... Non, vous n’êtes pas en train de lire la Bible, une équipe de chercheurs du laboratoire BrainTech (Inserm), du GIPSA-Lab et du CHU de Grenoble a mis au point une interface cerveau-ma- chine qui, une fois couplée à un synthétiseur vocal et connectée au cortex moteur du cerveau, convertit en paroles les pensées de ces personnes handicapées. Une technique semblable à celle utilisée pour les neuroprothèses motrices, ces membres arti ciels mus par la pensée. Grâce à plusieurs capteurs posés sur la langue, les lèvres et la mâchoire, le synthétiseur vocal analyse les mouvements articulatoires et les convertit immédiatement en paroles de synthèse. Les chercheurs espèrent réussir à se passer de ces intermédiaires que sont les yeux ou la bouchepour recueillir à la source – c’est-à-dire au sein même de l’ère corticale du cerveau – les intentions d’expression des personnes muettes. Et, à terme, parvenir à person- naliser la voix de synthèse... La compréhension croissante du cerveau augure de nom- breuses ruptures. « C’est un des derniers grands «Far West» au niveau scienti que », déclare, enthousiaste, Alexis Genin, directeur de l’iPeps, incubateur et pépinière d’en- treprises de l’institut du cer- veau et de la moelle épinière (ICM) à la Pitié-Salpêtrière. Cette fondation privée lancée en 2012, reconnue d’utilité publique, s’est rapidement imposée comme un des gros centres mondiaux en neuros- ciences. Dans cette ruche 700 chercheurs s’attaquent aux troubles neurologiques. D’autres multiplient les travaux non pas pour réparer, mais pour optimiser les capacitéscérébrales. Les GAFA, habi- tés par leur doxa de l’homme augmenté, s’illustrent dans les moyens consacrés à ce but. Evidemment ces deux mondes sont proches, et il y a fort à parier que CarThera, une des pépites de l’iPeps qui ouvre brièvement la barrière du cerveau par ultrason pour ad- ministrer une chimiothérapie, intéresse au plus haut point les Californiens. Quand la jeune pousse américaine Kernel, créée par Bryan Johnson, met au point une minuscule puce pouvant être implantée dans le cerveau pour aider les personnes souffrant de dom- mages neurologiques causés par des coups ou la maladie d’Alzheimer, elle prévoit à plus long terme d’augmenter les capacités cognitives de personnes saines... Tous les acteurs ont un point commun : une foi inébranlable en l’ave- nir, tant les perspectives de ce secteur s’annoncent colossales.demande sans PRécédentAu fur et à mesure des progrès technologiques, de nouveaux moyens d’actions directes et rapides sur le cerveau appa- raissent. « Les médicaments, très onéreux pour la société, sont insuf sants dans ce do- maine. Et pour ce genre de pa- thologies, mieux vaut prévenir que guérir, car les neurones ne repoussent pas », explique Alexis Genin. De nombreuses équipes internationales sont à la recherche de solutions ef caces. « Si nous enten- dons beaucoup de languesElon Musk a pour objectif de créer des interfaces homme-machine qui permettent, à terme,de renforcer nos capacités cognitivesDemain, un cerveau connecté en direct sur Internet ?existent ensuite pour solliciter des mécanismes sans médica- ments ou technologies inva- sives. Muse, Emotiv, Neurosky, Halo Neurosciences, Dreem... conçoivent depuis plusieurs années des casques d’élec- tro-encéphalogrammes (EEG) classiques et les applications logicielles qui vont avec pour mesurer le stress, endormir avec de la musique, piloter des dispositifs de commande simples. La jeune pousse bre- tonne Mensia Technologies analyse les ondes cérébralesBrain Technologies, avec son casque connecté, permet aussi une gestion du stress basée sur le son. « En fonction du signal cérébral la musique est adaptée », note Alexis Genin. Viennent ensuite des technologies plus invasives. La solution de Neal Kassell, de la Focused Ultrasound Foundation, est une sorte de scalpel non invasif doté d’une précision de l’ordre du mil- limètre-cube. Il permet de détruire des tissus non sains et de délivrer des traitementsparticulière, mieux dormir avec un bandeau connecté, voir avec les mains ou même les oreilles... De nombreuses technologies promettent de «neuroaméliorer» les perfor- mances, comme la stimulation électrique transcrânienne di- recte. Cette approche consiste à moduler l’activité des neu- rones avec un équipement très léger : une pile, deux électrodes et un bandeau à plaquer sur la tête pendant le temps de la séance, 10 à 30 minutes. De quoi stimuler42 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[DécryptageStratégie & innovation numériquePascal JunghansResponsable del’activité prospective,Entreprise et Personnel, enseignant à l’université de Paris-Dauphine, chercheur- associé au CEREGE (EA CNRS)Et si la science- ction aidait les entreprises ?Colloques, recherches, études, ré exions de grands patrons, tous le disent : la science- ction est une voie essentielle pour engager l’entreprise vers le futur. J’avais été frappé, il y a quelques années, en constatant que Michel Pébereau, alors tout puissant patron de la BNP Paribas et considéré comme le « parrain » du capitalisme français, distrayait quelques heures de son temps précieux à rédiger, chaque semaine, une critique de romans de science- ction pour le Journal du Dimanche. Pourquoi cet investissement – rédiger une chronique de ce niveau exige de lire plusieurs ouvrages par semaine – pour une tâche a priori aussi futile que de décrire son ressenti à la lecture d’ou- vrages rangés, par les bons esprits, dans les rayons de la paralittérature, à côté des « polars » ?Quelle ne fut pas, de plus, ma surprise lorsque je découvris, en 2012, une très sérieuse note d’analyse de 12 pages du Centre d’analyse stratégique, orga- nisme dépendant directement du Premier ministre, au titre explicite de « la science- ction, du miroir de nos sociétés à la ré exion prospective ». Alors oui, peut-être la science- ction pouvait intéresser les di- rigeants d’entreprise ou ceux de l’Etat.Ces récits d’anticipation ne sont, pourtant, pas des tentatives de prédire l’avenir, mais une occasion offerte de mettre à l’épreuve différentes trajectoires de développement futures, écrivent les penseurs du Centre d’analyse stratégique. A partir de faits scien- ti ques avérés, il est possible de se lancer dans des prolongements, des hypothèses détachées de toutes réalités. Réservoir d’imaginaire, la science- ction permet de s’affranchir de toutes les règles habituelles. Le professionnel, délivré des contraintes immédiates, s’ouvre à l’imagination et découvre tout le champ des possibles, même absurdes, même invraisemblables. La science- ction incite à décrocher de la réalité. Alors, la science- ction est un outil essentiel pour entreprendre la prospective. Alain Berthoz, profes- seur au Collège de France, écrit : « Il y a le niveau imaginaire de l’utopie, ce que j’ai appelé la création de monde, c’est-à-dire notre capacité d’imaginer des mondes possibles et d’anticiper la vie dans ces mondes ». Cette capacité à créer de l’utopie comme dans un rêve et y jouer des scénarii permet le « voyage mental », ce parcours vers demain à partir du passé en lien avec le présent. L’imagination engage l’homme dans la prospective. Voilà pourquoi il faut lire de la science- ction.des capacités intellectuelles d’apprentissage, mais aussi physiques. « De simples im- pulsions électriques adres- sées au cortex moteur, celui qui contrôle les actions de la jambe, permettent aux cyclistes de pédaler plus longtemps », écrit Michel Le Van Quyen. Dans une volonté transhuma-niste la Silicon Val-ley cherche à rendreplus performant lecorps humain, par diverses extensions. Ainsi quand les GAFA explorent la commande par la pensée, ils cherchent à faire dispa- raître les écrans, avec des systèmes qui n’auraient pas besoin d’électrodes, mais simplement de «capteurs non invasifs», probable- ment sur un casque ou un bandeau, promet Facebook.Plus de 60 scienti ques et ingénieurs travaillent à les inventer, au sein de Building 8, le labo de l’entreprise, entouré d’une culture du secret digne de celle qui entoure Google X. Même mission pour cette équipe aux moyens quasi-illimités :par minute. Facebook vise la vitesse de 100 mots par minute « d’ici quelques années », ce qui serait cinq fois plus rapide que la vitesse pour taper les messages sur smartphone. De quoi trouver moins futuriste et utopique Neuralink d’Elon Musk, qui vise à connecter l’homme à Internet et à le rendre super-intelligent. Elon Musk a pour objectif de créer des interfaces homme-machine qui per- mettraient, à terme, de renforcer nos capacités cognitives en agissant di-rectement sur notre cerveau, et ainsi de pouvoir rivaliser avec les intelligences arti-  cielles. L’idée est de faire passer les dispositifs par les vaisseaux du cou, de manière à ne pas ouvrir la boîte crânienne. Ceux-cipar un cerveau humain en  ux de données disponible en open source et en direct sur la Toile... Dans le futur, des informations pourraient être transférées dans les deux sens, depuis et vers le cerveau. Lequel devien- drait un simple «nœud de l’Internet des objets sur le World Wide Web»... Chercheurs entrepreneurs déterminants pour l’avenir L’iPeps, au budget de 70 millions d’euros, qui se rémunère en actions, a su générer une proximité entre recherche, médecine et en- trepreneuriat. Une combinai- son transversale garante de succès dans un tel domaine de pointe. « Nous béné - cions à l’ICM de réseaux importants de recherche, de médecins, de biologistes. Locaux, moyens techniques et animalerie à disposition facilitent les études expé-rimentales », décrit Frédéric Sottilini, DG de CarThera qui a levé 15 millions d’euros. « Amener un produit comme le nôtre sur lemarché du medical device demande le double au to- tal, mais les demandes des neurochirurgiens seront de plus en plus importantes, car il s’agit ici de prolon- ger directement la vie des patients. » Pour autant le  nancement n’est pas aisé, le capital risk faisant encore défaut dans l’Hexagone. Mais les possibilités se démulti- plient, au gré par exemple des avancées de Neurospin du CEA en matière d’IRM et de cartographie du fonction- nement du cerveau. « Nous manquons de place pour nos start-up, nous ouvrons donc un espace dans la Station F dont nous sommes le par- tenaire cerveau », se réjouit Alexis Genin, qui cherche à atteindre une certaine masse pour développer des offres de soins intégrées : « Solu- tion digitale de p.révention, de traitement, médicament puis suivi avec sollicitation », tel est le futur...(1) « Améliorer son cerveau, oui mais pas n’importe comment », de Michel Le Van Quyen, éd. Flammarion, 2017.Toujours plus d’inter- ventions pour réparer, voire améliorer ?Toujours plus d’interventions pour réparer, voire améliorer ?développer des interfaces cerveau-machine capables de décoder les mots qu’une personne veut prononcer, logés dans la partie du cer- veau qui héberge le centre du langage. En février 2017, des chercheurs de Stanford ont créé un implant crânien permettant à des personnes paralysées d’écrire huit motsiraient se coller entre les neurones et les vaisseaux de façon à doper les neurones, permettant l’accès à des bases de données ou au cloud. Des chercheurs de l’université Wits de Johannesburg ont connecté pour la première fois en direct un cerveau à Internet. Ils ont traduit l’élec- troencéphalogramme produitGrands projets de rechercheLe cerveau au centre des attentionsLe Human Brain Project est un grand projet européen qui vise à simuler le cerveau de manière numérique. Lancé en 2013 et courant jusqu’en 2023, il est doté de 1,19 milliard d’euros de  nan- cements publics, dans le cadre des projets européens Horizon 2020. C’est même l’un des deux seuls grands pro- jets scienti ques de cette envergure, « Flagship Emerging Technology ». L’autre de ces FET porte sur les na- no-technologies à base de graphène. Le but ? Améliorer notre compréhen- sion du fonctionnement du cerveau. A l’échelle anatomique, grâce à de l’IRM fonctionnelle à haute résolution permettant de cartographier le cor- tex tout comme la matière blanche. A l’échelle cognitive, grâce à des expé-riences de neuropsychologie permet- tant d’identi er les circuits du cerveau qui s’activent en fonction des tâches demandées. Il s’agit ensuite de créer des supercalculateurs de simulation du fonctionnement du cerveau, qui vont s’appuyer sur les données collectées, a n de comprendre l’apparition des maladies neurodégénératives. Un nou- veau CERN dédié au cerveau ? De leur côté les USA ont aussi lancé l’initiative BRAIN en 2013. Les Japonais du projet Brain/MINDS ont des objectifs voisins. Le China Brain Project lancé en 2016 cible la compréhension des maladies neurodégénératives, créant la plus grande banque d’échantillons biolo- giques de cerveau et utilisant massive- ment des singes pour leurs tests.ecoreseau.fr 43Strategy review]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[stratéGie & innovation numériqueHaute résolutionFocus sur un sujet high tech dans l’air du tempsTélétravail : comment accompagner l’accord d’entreprise ? Réussir sa relation à distanceSi le télétravail est poussé par le gouvernement, il a encore du mal à s’imposer dans la culture française. Comment accompagner les négo- ciations et la signature des accords en entreprise ?Par Nicolas Pagniezet éviter ainsi des échanges de mails incessants. Elle a également mis en place des formations a n de faire prendre conscience aux télé- travailleurs, mais aussi aux managers, des impacts de cette nouvelle organisation. Pour les télétravailleurs, l’idée est avant tout de les sensibi-travaille en pyjama, ou si on se rase revient souvent. Nous préconisons la mise en place de rituels. Cela vaut également pour les pauses, que beaucoup oublient de faire en télétravail », ex- plique Martine Bordonné. Le manager lui aussi a besoin d’être accompagné, habituétement, très peu d’accords ont été signés à ce jour. S’il possède une base de données qui en regroupe 80, il estime à 200 le nombre d’accords signés en France. « Nous allons passer à plusieurs dizaines de milliers d’ac- cords, il est important que ces accords soient suivis par une personne compétente qui sache répondre à toutes les questions concernant le télétravail », conseille-t-il. Un référent télétravail en somme, rôle justement joué par Martine Bordonné au sein d’Orange. « La mise en place du télétravail ce n’est pas qu’un sujet RH ou managérial, c’est un su- jet qui traverse toutes les fonctions de l’entreprise », nous explique-t-elle. Elle a d’ailleurs dès le départ constitué une équipe avec des référents métiers et secteurs géographiques a n de piloter le télétravail chez Orange. Concernant l’accord en tant que tel, Yves Lasfargue pré- cise qu’il faut définir les béné ciaires, mais aussi les modalités de demande du télétravail. Il faut préciser s’il y a, oui ou non, une prise en charge  nancière des coûts par l’employeur mais aussi les périodes de formation pour salariés et managers. Un dernier point sur lequel insiste également Martine Bordonné : « Il faut que les usages des nouveaux salariés en situation de nomadisme puissent être compris par les services fonctionnels qui créent des dispositifs d’accompagnement. Au- jourd’hui toutes les fonctions de l’entreprise sont touché.es et doivent s’adapter à ces nouveaux modes d’organi- sation »,, conclue-t-elle.En 2016, 16,7% des sa- lariés ont télétravaillé plus d’une journée par semaine selon le cabinet RH Kronos. Un chiffre qui montre que la tendance s’ins- talle doucement en France, malgré une culture du mana- gement encore très marquée par le présentiel. Depuis  n septembre, l’ordonnance relative au télétravail issue de la réforme du Code du travail montre la volonté du gouvernement de favoriser cette organisation. Ce n’est plus au salarié de motiver sa demande de télétravail, mais à l’entreprise de justi er son refus. Un changement de pa- radigme qui laisse également le soin à l’entreprise et à ses collaborateurs de dé nir les contours de son application. Plus besoin de passer par le contrat de travail et la loi pour formaliser la politique de l’entreprise en matière de télétravail, un accord collectif suf t. Pour autant, malgré la volonté du gouvernement d’instaurer un dialogue sur le sujet dans l’entreprise, toutes ne sont pas encore convaincues.une auGmentation de la PRoducti-vité ?« C’est une tendance qui augmente mais tout le monde n’y croit pas », explique Yves Lasfargue, directeur de l’ob- servatoire du télétravail et de l’ergostressie. « La plupart des entreprises ne font pas la liaison entre amélioration des conditions de travail etproductivité », explique l’ex- pert. Car le premier avantage pour le salarié comme pour l’entreprise réside effecti- vement dans l’amélioration des conditions de travail, induisant une meilleure pro- ductivité. Et les arguments des salariés convaincus par cette nouvelle organisation sont élogieux. « Il y a trois avantages pour le salarié : la sensation de liberté, une baisse sensible de la fatigue physique et du stress lié au transport, et l’impression de beaucoup mieux travailler car le salarié subit moins d’interruptions lorsqu’il est chez lui », continue Yves Lasfargue. Les mails et les coups de téléphone auraient même tendance à baisser lorsque le salarié est en télé- travail. S’il est impossible de quanti er cette augmentation de productivité de manière objective à ce jour, le constat est le même chez Orange,augmentation entre 5% et 10%. » Un constat positif qui a poussé le groupe français à élargir cette organisation. Le groupe est ainsi passé de 700 télétravailleurs en 2009 à 20 000 aujourd’hui. Parmi eux, 5 800 télétravailleurs réguliers, 12 000 télétra- vailleurs occasionnels et 2 150 qui combinent les deux dispositifs. Des chiffres im- pressionnants qui nécessitent un accompagnement dédié.accomPaGneR tRavailleuRs et manaGeRs« Mon enjeu c’est de mettre en place tous les disposi- tifs et toutes les conditions d’acculturation et de déve- loppement de développe- ment de ce nouveau mode de travail. Ceci a n que cela soit vraiment au service de la performance de l’entre- prise et de la qualité de vie au travail », explique Mar-liser à ce nouveau mode de travail, notamment via des serious games. Parce que si beaucoup veulent réduire leur temps de transport, ils ne savent pas toujours ce que télétravail veut dire. « Nous avons fait un seriousà avoir ses collaborateurs en face de lui, il lui faut prendre le pli de cette nou- velle organisation. « Nous avons formé les managers au management à distance et les avons sensibilisés aux différentes formes de commu- nication, il faut par exemple qu’il plani e des périodes de disponibilités pour le salarié en télétravail ». Un lien hiérarchique qu’il faut savoir garder, comme le rap- pelle Yves Lasfargue qui constate que les enquêtes menées montrent que le lien hiérarchique peut commen- cer à se couper à partir de trois jours de télétravail par semaine.quels Points de viGilance suR l’ac- coRd collectiF ? D’après le fondateur de l’ob- servatoire du télétravail jus-Dif cile de savoir par quoi commencer !Si beaucoup veulent réduire leur temps de transport, ils ne savent pas toujours ce que télétravail veut direqui a signé son premier ac- cord de télétravail en 2009. « Lorsque nous interrogeons les travailleurs, ils se disent plus performants de 10% à 15%, nous explique Mar- tine Bordonné, référente télétravail chez Orange. Les managers donnent générale- ment la même réponse, même s’ils estiment plutôt cettetine Bordonné. La référente télétravail a ainsi mis en place des outils et des for- mations pour télétravailleurs et managers. L’an dernier, une application dédiée au télétravail occasionnel a vu le jour a n de permettre à tous les salariés du groupe de déposer leur demande de télétravail simplement,game où nous abordons les sujets de l’organisation du travail à domicile. Dans quelle pièce travailler ? Où s’installer ? Comment donner l’information à son entourage que l’on télétravaille ? Des informations basiques mais nécessaires pour des salariés parfois un peu déboussolés. La question de savoir si on44 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[ENFIN PRÊT POUR LATRANSFORMATION DIGITALE ?Pour a ronter de nouveaux défis, vos activités ont appris à s’adapter en permanence. Il est donc normal que vous exigiez autant de votre système d’information. En vous apportant une expertise de plus de 10 ans et un éventail de solutions adaptées à l’ère numérique, JALIX vous aide à vous consacrer pleinement à votre cœur de métier.CLOUD. INFRASTRUCTURE. ERP. CRM. 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Solutions traditionnellement réservées aux grandes entreprises, notre approche s’est adaptée aux besoins des PME pour les accompagner dans la durée.En savoir plus : contact@jalix.fr]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[Créer aujourd’hui- Gérer les pics et creux d’activité.............................................................................p47 Business guides- Immobilier d’entreprise : l’offre classique se  exibilise...........................................p50 - Services généraux bureautiques : de quoi les salariés ont-ils vraiment besoin ? ...p54 - Séminaires et événementiel : la bonne idée des stades .........................................p58 - Flottes auto : à partir de quand acquérir une  otte hybride ?.................................p6046CAHIER PRATIQUEConseils, astuces et nouveaux outilsLe temps des pionniers entrepreneurs têtes-brûlées défrichant des terres inconnues à mains nues est bien terminé. Car les créateurs peuvent désormais s’appuyer sur une myriade de structures et d’outils, qu’EcoRéseau Business s’attache à explorer dans chaque numéro tout au long des pages du cahier pratique.Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[bien placer le curseur entre les emplois stables qui garan- tissent la chaîne de valeurs et le recours à la variabilité », conseille Philippe Pauwels. Ce spécialiste RH et directeur associé chez Althéa, cabinet de conseil spécialisé dans l’accompagnement des fonc- tions transverses des entre- prises, liste plusieurs solutions de « variabilité » en interne comme en externe : CDD, in- térims, sous-traitance... « Un mix CDD et intérims permet un ajustement au plus près des besoins. Mais la  exibilité a un coût, ces contrats sont plus onéreux que des salariés en CDI, il faut l’anticiper », alerte le directeur associé de chez Althéa.RecouRsaux contRats temPoRaiResRaymond Dorge, expert-comp- table pour le cabinet parisien GMBA Baker Tilly, spécia- liste des start-up et des dé- buts d’activité, abonde dans le même sens : « L’erreur à ne pas commettre, c’est celle de recruter uniquement des personnes en CDD. Paradoxa- lement, un CDI avec période d’essai longue peut s’avérer plus souple ». Philippe Pauwels propose une autre alternative : le recours à l’apprentissage et aux stages : « Lorsque les équipes doivent être renfor- cées temporairement mais sans avoir besoin d’experts, c’est une bonne solution pour l’entreprise tout en l’inscrivant dans une démarche d’enga- gement social ».Cadeau Maestro, site web spé- cialisé dans le cadeau insolite et gadget, connaît bien la pro- blématique de la saisonnalité puisqu’il réalise entre le 20 novembre et le 20 décembre la moitié de son chiffre d’affaires annuel (2,7 millions d’euros sur l’exercice 2016/2017). « Nousavons quatre préparateurs de commandes tout au long de l’année. On monte jusqu’à 50 en fin d’année. Il s’agit d’intérimaires et de CDD. Le coût humain est impor- tant, plus élevé que celui de mes salariés. Sans compter qu’il s’agit de personnes non formées à nos process, donc moins ef caces », explique Sylvain Bruyère, fondateurcontrats temporaires, en gé- néral, mais qui a le mérite d’être particulièrement  exible. L’important, ici encore, étant d’anticiper au maximum, comme le précise Barbara Ezelis, à la tête d’une agence de conseil en organisation d’entreprise fondée en 2010 à Deuil-la-Barre dans le Val d’Oise. « La sous-traitance est une excellente option maisenseignes, la TPE de neuf ETP a décroché  n 2016 la rénovation des 146 agences de la banque. Un contrat d’un million d’euros, gigantesque par rapport à son chiffre d’af- faires de l’an dernier, 809000 euros. « Je ne me suis pas en-  ammé, je savais que c’était un one shot. Tout l’enjeu a donc été, cette année 2017, de répondre à la commande sans augmenter nos charges  xes. » L’entrepreneur a donc demandé à ses fournisseurs d’aller plus loin dans leurs prestations et a fait à appel à des partenaires extérieurs qu’il avait déjà identi és au- paravant.solutions de Flexibilité inteRne La législation offre également des possibilités internes de  exibilité, plus ou moins com- plexes à mettre en œuvre. Les services d’un expert sont alors presque indispensables. Parmi ces solutions : le recours aux heures supplémentaires ou en- core l’annualisation du temps de travail permettant, dans le cadre d’un accord de branche ou d’entreprise, de  xer des durées hebdomadaires ou mensuellesCréer aujourd’huiLa création d’entreprise, c’est avant tout du concret et de l’opérationnel.D’où cette rubrique qui explore de manière très pratique l’une des phases de l’entrepreneuriat.Gérer pics et creux d’activitéChanger de braquet sans calerAnticiper pics et creux, un exercice délicat pout main- tenir la performance.Gérer une activité non linéaire peut parfois être problématique, en particulier pour une jeune entreprise. Gestion de la trésorerie, adaptation des stocks et de la main-d’œuvre, optimisation du temps du dirigeant.... Les points de vigilance sont nombreux et les erreurs peuvent coûter cher. Voici quatre conseils pour éviter les pièges.Il faut se préparer avant, s’adapter pendant, s’améliorer aprèsPar Stéphanie Galloen 2009 de la PME. Pour remédier à cette probléma- tique, Cadeau Maestro tra- vaille, au fil des années, à la simpli cation des postes clés. L’objectif étant que les nouveaux arrivants puissent travailler immédiatement de façon ef cace.aPPel à la sous-tRaitanceAutre solution pour faire face aux pics d’activité : le recours à des prestataires ou à des sous-traitants. Une solution plus onéreuse encore que lesil ne faut pas le faire dans l’urgence. Il faut prendre le temps de s’entourer des bons partenaires en amont, pour être serein le jour où l’on nécessite d’y recourir... ». Pour répondre à un important contrat du Crédit Agricole Loire Haute-Loire, la toute jeune entreprise de Grégory Durieu, Oxeo Marketing, créée en 2014, a fait appel à quelques intérimaires mais surtout à ses fournisseurs et à des prestataires. Spécialisée dans la conception et l’ins- tallation de signalétiques et«Irer après », introduit Frédéric Howiller, le co-fondateur du centre national du coaching à Paris. Depuis 2012, il ac- compagne des dirigeants de TPE et de PME. Pour lui, les accélérations et ralentis- sements d’activité sont le lot de toute entreprise. Le jeune dirigeant doit donc apprendre à anticiper ces variations, à s’adapter face aux montées en charge imprévues, à op- timiser son temps en cas de baisse soudaine d’activité et à travailler en permanence sur son organisation. « Le diri- geant doit savoir produire et investir en même temps. C’est- à-dire qu’il doit équilibrer la production et la prospection. Sinon, il risque d’enchaîner les périodes de sur et sous-ac- tivité », ajoute le coach. Quitemporise néanmoins : « Quoi qu’on fasse, un lissage parfait n’existe pas ». Sans compter qu’un certain nombre d’entre- prises sont confrontées à la saisonnalité de leur activité. Meilleurs plani cateurs que soient alors leurs pilotes, rien ne leur permettra jamais de lisser par exemple l’af uence touristique hivernale d’un restaurant de montagne. Dans ces conditions, les maîtres mots sont l’anticipation et la maîtrise de la situation.conseil n°1 : GaRdeR de la Flexibilité dans sa main-d’œuvRe et ses caPacitésde PRoduction« La gestion des ressources humaines est un numéro d’équilibriste. En fonction du degré de  uctuation de son activité, il faut savoirl faut se préparer avant, s’adapter pendant, s’amélio-BtoBFactoriz : du business autour des variations d’activitéCréée en 2015 par Jean-Baptiste Guigonet (ex-ingénieur de Thales), rejoint depuis par deux associés, Antoine Pirio (ex-di- recteur industriel d’Aldes) et Ulrich Tho- mir (ex-délégué régional du cluster Alizée plasturgie), la start-up parisienne Factoriz prospère autour du thème de la variation d’activités. Le principe : une plateforme web permettant aux entreprises adhé- rentes de mutualiser leurs ressources hu- maines et leurs moyens de production. Le service digital est doublé de trois agences physiques : à Paris, Angers et Lyon. « Une entreprise qui connaît un creux d’activité va pouvoir mettre à disposition du matérieldont elle n’a pas besoin temporairement et amortir ainsi ses investissements. Idem pour le personnel », explique Antoine Pi- rio. Le service est facturé directement par l’entreprise prêteuse, à l’euro près. Les contrats de prêt, et les clauses réglemen- taires sont rédigés par Factoriz, dans le cadre de la loi Cherpion.Factoriz compte déjà 300 adhérents, elle prépare une levée de fonds d’un million d’euros pour porter le nombre de ses agences à 40 sous trois ans, pour un chiffre d’affaires de 20 à 25 millions d’eu- ros.47ecoreseau.fr]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEde tra- vail diffé- rentes au cours de l’année, en fonc- tion de la charge d’activité, sans donner lieu au paiement d’heures supplémentaires. Les dernières ordonnances Macron renforcent ces possi- bilités en les simpli ant pour un accès plus facile notamment pour les petites entreprises. Clotilde Carecchio, avocate en Droit du travail et direc- trice associée EY précise : « L’objectif est de permettre aux entreprises d’anticiper et de s’adapter rapidement aux évolutions à la hausse ou à la baisse du marché par un accord majoritaire simpli é. Cet accord peut être signé en vue de préserver ou de déve- lopper l’emploi mais aussi pour répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l’entre- prise (Art L 2254-2 du Code du travail) ». Les nouvelles dispositions de la loi Travail doivent également favoriser le prêt de main d’œuvre, notam- ment entre grandes entrepriseset start-up.conseil n°2 : anticiPeR laGestion de ses stocks selon la saisonnalitéPour une jeune entreprise, difficile d’avoir suffisam-Créer aujourd’huiment de recul pour adapter ses stocks à la saisonnalité. Pourtant, la problématique est cruciale. « Dans le cas d’une activité saisonnière, avoir les produits trop tôt (s’ils sont périssables) ou trop tard peut avoir des conséquences catas- trophiques, prévient Cédric Guillouet, directeur associé, conseil Supply chain chez Althéa. Il faut donc parfaite- ment maîtriser la nomencla- ture de ses produits et leur composition. Et connaître les délais d’approvisionnement usuels des composants qui entrent dans la fabrication de ceux-ci. » Cédric Guillouet re- commande de mettre en place des solutions de repli, avec des marchés à contre-saison, via des plateformes en ligne de destockage par exemple, pour écouler les invendus éventuels.Tristan Thomas est au cœur de cette problématique. Depuis trois générations, sa famille tient une con serie. Celle-ci enregistre des pics d’activité très marqués pour les fêtes de  n d’année et pour Pâques. Pour Noël, le commerçant commande au plus juste les produits très marketés «  n d’année » et préfère dispo- ser de produits pouvant être vendus quelques semaines après. « Pour Pâques, c’est plus compliqué car les ventessont volatiles et les produits très marqués. Il faut être vi- gilant car vendre une poule de Pâques au mois de mai ou juin, c’est impossible ! », sou-vité cyclique, Sicam, avec un coef cient de 1 à 5. Mais il n’a pas la même problématique que le con seur puisqu’il fa- brique des produits non pé-maximum de nos capacités. Cela me permet de constituer un stock important pour les périodes de pointe et d’occuper mes salariés en permanence. Car si nous ralentissions la cadence pendant les périodes creuses, il serait dif cile d’ac- célérer quand c’est nécessaire. La nature humaine est ainsi faite... » Une stratégie qu’il peut mettre en œuvre grâce à son niveau de fonds propres.conseil n° 3 :GéReR satRésoReRie PouR FaiRe Face aux imPRévusAffacturage, fonds propres, prêt bancaires... les conseils des experts divergent mais l’en- jeu reste le même : la gestion de sa trésorerie est cruciale pour faire face aux pics et creux d’activité. « L’affacturage s’est démocratisé aujourd’hui. Il n’est plus considéré comme l’antichambre de la mort, comme il l’était autrefois, ex- plique Pascal Rhoumy, associé EY responsable du segment des entreprises en croissance. C’est aujourd’hui une réponse usuelle de la plupart de nos clients. »Sylvain Bruyere, de Cadeau Maestro, a choisi une autre option et fait appel chaque année à des prêts bancaires. Le dirigeant a également concludes partenariats avec ses four- nisseurs pour des paiements plus ou moins échelonnés en fonction de la remise accordée.conseil n°4 : maîtRiseR ses émotions et celles de son équiPe« En période de forte accé- lération, comme de ralentis- sement, le chef d’entreprise doit savoir tenir la barre. La violence émotionnelle est ex- trême avec, selon le contexte, de la peur, de la colère, ou au contraire de la surexcitation. Mais il doit faire face dans la tempête », note Frédéric Howiller, du centre national du coaching. Ce dernier est formel. Se laisser gagner par la panique est contreproductif. En cas de pic d’activité, il est temps de faire le ménage des mangeurs de temps, revoir son organisation personnelle et ne pas oublier de prendre du bon temps avec son équipe a n de créer une émulation collective. En cas de creux, « il faut mettre ce temps dispo- nible à pro t pour prospecter, ranger, se former, prendre un peu de repos, faire du sport.Il faut savoir pro ter des périodes libres sans culpabiliserrit le jeune dirigeant. Alors il s’informe et écoute les analyses d’experts. Mais malgré les trois générations d’expérience et le suivi très précis du marché, il y a parfois des ratés. Pascal Tardy est lui aussi à la tête d’une entreprise à l’acti-rissables : des climatiseurs et des pompes à chaleur. Pilier de ses arguments de vente : le surstockage permettant une forte réactivité. Une politique réglant en partie la probléma- tique des pics d’activité. « Nous produisons toute l’année auSans culpabiliser ! », ins. Barbara Ezelis. « Car souvent s’il y a un creux, c’est qu’il yaeuunpicavant...»Externaliser pour mieux gérer, les moyens existent.isteavecaltoavocats.comL’économie française est une championne de la création d’entreprise mais elle est aussi particulièrement performante pour générer des défaillances d’entreprise qui mènent à des procédures collectives.Si les pouvoirs publics ont fait de nombreux efforts pour valoriser les procédures de pré- vention, les entrepreneurs redoutent encore le passage par le tribunal et arrivent encore tardivement à la porte des cabinets d’avocats pour demander de l’aide juridique.La question qui se posait avec le cas de ce mois-ci concerne une société spécialisée dans la production de jeux d’accrobranche. En l’espèce, trois entrepreneurs amis de longue date avaient créé cette activité après de longues ré exions mais ne rencontraient pas le succès escompté. Progressivement l’un d’entre eux se battait seul pour la survie de l’entreprise, tentant coûte que coûte de maintenir les marges. Malheureusement criblée de dettes, la société était en état de cessation de paiements avéré depuis plusieurs mois et l’entrepreneur auraitdû – conformément aux règles applicables – « déposer le bilan » depuis longtemps. Celui-ci se posait donc la question de savoir quels risques il encourait à l’occasion de cette procédure.Il fallait ainsi lui exposer les risques potentiels et lui indiquer un élément méconnu de nombreux entrepreneurs : un procureur intervient dans le cadre de procédures collectives et il existe donc un risque de sanction, une recherche de la responsabilité du dirigeant et/ou des asso- ciés actifs.En effet, les risques sont les suivants : l’action en comblement de passif contre le dirigeant, le prononcé d’une interdiction de gérer, d’une faillite personnelle ou pire le constat d’abus de biens sociaux dans la gestion courante des affaires de la société. Quand on ouvre le cou- vercle d’une société en dif culté, le procureur peut souvent y découvrir des procédés peu académiques.En revanche, des enjeux  nanciers peuvent aussi émerger comme la volonté des établis-sements de crédit de faire jouer des garanties qui existent mais qui pesaient sur le dirigeant, des garanties personnelles. Sur cet aspect, les procédures collectives permettent de protéger le dirigeant mis en cause mais certaines ga- ranties telles que la  ducie peuvent inquiéter des dirigeants. Idem d’autres « garanties » comme les clauses de réserve de propriété qui permettent aux créanciers de revendiquer des biens appartenant à l’entreprise acquis à crédit. En n, les autres associés longtemps désinté- ressés de l’avenir de la société « se réveillèrent » d’un seul coup, alertés par les conséquences lourdes d’une telle procédure.Conclusion : en tant que dirigeant, ne perdez pas de temps à solliciter un conseil même lorsque des dif cultés vous semblent surmontables ou passagères. Il existe des mécanismes de négociation, des outils de protection proposés par les tribunaux qui peuvent vous permettre de vous donner de l’oxygène avant qu’il ne soit trop tard et de trainer le boulet d’une sanction personnelle dans votre vie d’entrepreneur.Dirigeants d’entreprise : quels risques en cas de dif cultés ?48 Déc./Janvier - n°46Le droit en pratique]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s’intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant (logistique, marketing,  nance, communication...)en demandant l’avis des prestataires et conseilsImmobilier d’entreprise / centres d’affaires L’âge de raisonEspaces de coworking, centre d’affaires, fablabs... Les tiers- lieux ont le vent en poupe un peu partout en France. Pour faire face à cette nouvelle concurrence, l’offre immobilière classique commence à s’organiser en emboîtant le pas d’un phénomène porté par les nouveaux modes de travail qui ré- clament plus de flexibilité et de mobilité.Par Stéphanie GalloConceptualisés en 1989 par le socio- logue AméricainRay Oldenburg, les tiers- lieux ont le vent en poupe. Espaces de coworking, fa- blabs, pépinières d’entre- prises, télécentres, centres d’affaires... Ces espaces de travail alternatifs, compa- rés au traditionnel bureau d’entreprise et au domicile du collaborateur, poussent comme des champignons dans l’Hexagone.Sur la seule région Île-de- France, on dénombrait en 2016 près de 140 tiers-lieux dont la moitié située dans Paris intramuros. Sur l’en- semble de l’Hexagone, le site Bureaux à Partager a, lui, recensé dernièrement pas moins de 600 espaces de coworking, soit dix fois plus qu’en 2012.« C’est indéniable, il y a une explosion de l’offre et de la demande sur les tiers-lieux et en particulier sur les espaces de cowor-bureaux partagés de ma- nière permanente. Et tous se retrouvent généralement dans les mêmes immeubles. Nous sommes face à une tendance très lourde qui est essentiellement liée à notre nouvelle façon de travail- ler et à notre rapport à la mobilité », explique Sophie Desmazière, présidente de BureauxLocaux, premier site d’annonces immobi- lières pour les entreprises en France.En plein essor dans les grandes villes, les tiers- lieux connaissent aussi un développement remarquable dans les territoires ruraux. Et pour cause. Souvent sou- tenus par les régions et les collectivités, ils sont de véritables moteurs du dy- namisme des territoires car ils incitent les travailleurs à s’y  xer. En effet, selon une étude de la Caisse des dépôts, le développement des télécentres (espaces de coworking 100% publics)tiers-lieux reste encore à prouver – selon une en- quête du magazine Desk- mag, 60% des espaces de coworking sont dé citaires à l’échelle mondiale –, une chose est sûre : ils obligent les professionnels de l’im- mobilier à repenser leur offre. « Quand vous avez une grande part de votre offre immobilière qui ne répond plus à la demande, vous devez la transformer. Tous les professionnels de l’immobilier sont sur le sujet et ré échissent à la meilleure des façons pour s’adapter aux nou- veaux usages », con rme Sophie Desmazière. Et les réponses varient en fonction des acteurs.Chez les brokers en im- mobilier, la tendance est clairement à nouer des par- tenariats avec les opérateurs de tiers-lieux. Les BNP Real Estate, CBRE, Jones Lang Lasalle (JLL) et autre Cushman & Wake eld neLe coworking public, comme moyen de boos- ter le tissu rural ?Le développement des espaces de coworking 100% publics permettrait de faire gagner en moyenne 56 habitants à une commune et d’y créer neuf emploisking. Après, il y a cowor- king et coworking ! Vous avez des espaces réser- vés à des free-lances qui ne veulent plus travailler chez eux et qui viennent quelques heures par se- maine dans ces lieux pour se sociabiliser. A côté de cela, vous avez des grandes entreprises qui pour éviter trop de transport à leurs collaborateurs louent despermettrait de faire gagner en moyenne 56 habitants à une commune et d’y créer neuf emplois. On comprend donc mieux pourquoi des dé- partements comme l’Ariège et le Cantal ont été parmi les pionniers à en ouvrir à la  n des années 2000.les bRokeRs ne luttent PasSi la rentabilité de cesvoient donc pas ces tiers- lieux d’un mauvais œil. « C’est vrai que l’on est potentiellement concurrent mais ce n’est pas sur les pe- tites surfaces qu’ils gagnent leur vie. On noue donc des partenariats avec ces bro- kers en immobilier qui vont nous dénoncer leurs clients pour des petites surfaces. Ils savent que l’on est plus réactif qu’eux et que l’on50 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEest en mesure de les signer. En contrepartie, on leurs rétrocède une commission. C’est ce que fait Regus (leader des centres d’affaires et espaces coworking en France depuis des années, NDLR) » , déve- loppe Clément Meyer, direc- teur commercial de Morning Coworking, la marque dé- diée au coworking créée par la start-up Bureaux à Parta- ger (BAP). « Tous les bro- kers de la place dénoncent leurs petits clients. Ils ré- cupèrent des commissions et gagnent ainsi du temps pour gérer leurs plus gros clients. Nous ne sommes donc pas concurrents surl’utilisateur  nal. »les FoncièRes s’adaPtent« Les foncières commencent à revoir leur copie en in- cluant des espaces de coworking dans leurs im- meubles », constate Clé- ment Meyer. C’est le cas du géant Gecina (19,5 mil- liards d’euros de patrimoine immobilier), qui a ouvert en 2015 son patrimoine de bureaux à l’innovation en créant un espace de cowor- king dédié aux start-up. Situé au cœur de Neuilly, cetespacede1300m2a été pensé en coordination avec BAP pour répondre aux besoins de  exibilité des jeunes pousses de la nouvelle économie. Une pre- mière étape qui a conforté le référent du bureau ur- bain du Grand Paris à se positionner sur le marché du coworking en lançant sa marque Second Desk. Plus récemment, la Fon- cière des Régions s’est, elle aussi, lancée sur le marché du coworking en créant une offre dédiée. Implantée sur des surfaces de2000à5000m2dans ses immeubles de cœur de ville, cette offre innovante s’adresse à des clients no- mades tout en proposant à ses locataires l’opportunité de combiner bail classique et réservation d’espaces selon un mode  exible.Business guides« L’avantage de cette di- versi cation, c’est que les foncières sont désormais en mesure d’apporter des surfaces tampon aux entre- prises qui viennent s’ins- taller dans leurs locaux. Les espaces de coworking situés en bas des immeublesloppeurs, qui font sortir les bâtiments de terre, sont eux aussi dans une démarche similaire d’adaptation de leur offre. « Bouygues et Nexity ont commencé à repenser leur métier. Sur une partie de leur offre, ils vendent désormais unPensés pour faciliter les flux multiples des travail- leurs dans une même jour- née, les espaces Nextdoor ont déjà attiré des masto- dontes comme Engie ou Médecins sans Frontières qui ont rejoint les quelque 4 500 utilisateurs de la« Après, je ne sais pas si les espaces de coworking tirent l’immobilier clas- sique vers le haut mais ils modifient la façon de penser le bureau. On le voit bien avec les grandes entreprises qui de plus en plus investissent dansespaces de coworking. C’est une nouvelle orientation que l’on voit chez certains promoteurs comme GDG Investissements », assure de son côté Clément Meyer, directeur commercial de Morning Coworking.les aGences s’inteRRoGentEn bout de chaîne, les agences immobilières sont, elles, dans l’expectative. « Pour l’instant, c’est en- core essentiellement des demandes de propriétaires qui souhaitent requalifier un bien ou des porteurs de projet qui souhaitent ré- server un espace pour ce type de produit, voire un jeune créateur qui voudrait monter, en second business, un espace de coworking pour y installer ses locaux et d’autres activités. Dans l’immédiat, on voit bien que ce marché se déve- loppe dans les grandes villes. Pour l’instant, nous n’avons pas encore reçu de demandes de la part des grands acteurs comme Re- gus », confie Michaël Mé- rieux, dirigeant du cabinet Mérieux à Saint-Etienne. Une chose est sûre, le phé- nomène interroge. Certes, ce n’est pas aux agences de faire bouger le marché mais la demande est croissante pour ces types d’espaces et plus globalement pour les petites surfaces. Se pose donc la question de la diversification des acti- vités des agences. « Va-t-il falloir que l’on devienne des opérateurs d’espaces de coworking, des promo- teurs, construire et faire la location nous-mêmes ? Peut-être ! J’y réfléchis parce que j’ai cette culture de la veille. Mais je ne pense pas que l’on en soit encore là. On aura toujours besoin de bureaux clas- siques à louer. Cela étant, il faut avoir conscience de cette demande croissante pour les tiers-lieux car les surfaces de bureauxpeuvent permettre aux en- treprises qui ont pris un bail classique d’accueillir plus de personnel si l’entreprise est amenée à augmenter ses effectifs », explique le directeur commercial de Morning Coworking. Un concept au demeurantservice immobilier qui com- prend l’occupation d’un bureau avec des services afférents », illustre Sophie Desmazière, présidente de BureauxLocaux. Pour Bouygues, l’adaptation s’avère d’ailleurs être un formidable succès. Deuxmarque. Des espaces qui préfigurent en quelque sorte ce que seront les bureaux de demain. Des bureaux qui répondront au besoin croissant de f lexibilité, aussi bien des freelances que des grands comptes. Le rapport à l’immobilierl’aménagement de leurs bureaux, de manière à faci- liter le travail collaboratif et favoriser le bien-être des salariés », développe Sophie Desmazière.Cela impacte directement la façon de construire les bâtiments. Le secret du coworking revient à un capacitaire important, au- trement dit à mettre un maximum de personnes dans un minimum de mètres carrés. Et les promoteurs commencent à intégrer ce paramètre dans leurs projets. Ils prévoient plus d’évacuations de secours, des escaliers plus larges, des débits d’air plus im- portants. Bref, ils com- mencent à offrir à leurs bâtiments la possibilité de se densifier. « Ainsi, leurs locaux peuvent s’adapter aussi bien à des utilisa- teurs classiques qu’auxSelon une enquête du magazine Deskmag, 60% des espaces de coworking sont dé citaires à l’échelle mondiale »52 Déc./Janvier - n°46porteur puisque la Fon- cière des Régions prévoit d’ouvrir entre 10 et 20 es- paces coworking dans ses immeubles d’ici à 2020.les PRomoteuRs aussi Revoient leuR coPieLes promoteurs et déve-ans après s’être lancé sur le marché du coworking avec sa marque Nextdoor (dont Accor Hôtels a racheté depuis 50% des parts), le géant français de l’im- mobilier fait aujourd’hui parti des leaders avec six espaces en France et de nombreux autres en projet.a évolué. L’aménagement de l’espace de travail est devenu excessivement im- portant en termes d’image mais aussi de bien-être des salariés. Et il est vrai que ces tiers-lieux répondent exactement à cette demande, à la fois de flexibilité et de bien-être.traditionne. diminuer... C’est une évi- dence », conclut Michaël Mérieux.Imperturbable, la crête de buil- dings perdure mais l’ébullition intérieure est bien réelle.ls vont tendre à]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[Un service dédié afin de faciliter les opérations de transfert de votre entrepriseVos avantagesUne centralisation de vos demandes parnotre service dédié au transfert.Une prestation de service efficace et disponible.Des prestations complètes et diversifiées adaptées aux entreprises en mouvement.Des performances, du matériel et des méthodes de travail de qualité.Un suivi permanent de la qualité par la réalisation d’audits.• •RéceptionBilan post-transfert1Accompagnement au transfertAnalyse après 4transfertRéalisationdu transfert 3• Répartition des biens à détruire et/ou à transférer• Organisation mise en place2Préparation du transfert• Mise en place du planning • Réservation des moyens • Gestion des autorisationsUne cellule performante et à votre écoute vous accompagne dans la gestion de vos mutations• •Préparation logistique et techniqueTransfert et installationVos avantagesLes 7 étapesdu déménagementde votre collaborateurContactVisiteValidationSatisfactionCentralisation Grands ComptesDevisFacturationDéménagement01 39 31 69 00www.demenageurs-bretons.fr contact@demenageurs-bretons.fr]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesServices généraux : Bureautique et espaces de travail Ce dont rêvent les cadres ?Les entreprises doivent répondre à de nouvelles problématiques et aménager les espaces de travail en conséquence. Noma- disme,  ex of ce, bureaux station-debout... Le point sur les nouvelles tendances.Est-ce la  n de la tra- ditionnelle photo de vacances en famille qui trône devant l’ordina- teur, des dessins de la fête des pères placardés au mur, et, plus généralement, de tout symbole de «marquage de territoire» dans l’espace professionnel ? Jean-Charles Dodeman le constate chaque jour un peu plus. En entre- prise, l’heure est au noma- disme du collaborateur dans l’open space, aux bureauxnon attribués car partagés. Bref, au « ex-of ce». « Si on partage le bureau entre plusieurs services, le mobi- lier doit de fait rester neutre. On ne peut se l’approprier avec des objets personnels », explique le fondateur d’Ac- tion Ergo, cabinet de conseil spécialisé en ergonomie et aménagement d’espace de travail, qui intervient par- fois auprès d’entreprises du tertiaire. Il a vu la demande évoluer alors que les espacessont de plus en plus décloi- sonnés. De même, de plus en plus d’entreprises accueillent en leur sein des prestataires freelance le temps d’une mission éphémère. Pour- quoi n’occuperaient-ils pas la place des commerciaux pendant que ces derniers sont sur le terrain, après tout ? « L’open space s’est largement répandu mais il a évolué », appuie Jean-Charles Dodeman, qui estime qu’au- delà de l’in uence du travail à l’anglo-saxonne, la raison première de cette démocra- tisation de l’open space est d’ordre économique. Le mètre carré dans les grandes villes coûte cher, alors « les entre- prises ont besoin d’optimiser l’espace. Voilà la raison de l’avènement du  ex-of ce : si un collaborateur est absent pour une raison X ou Y, il ne monopolise pas un poste de travail, puisqu’aucun siège ne lui est attribué. Un autre salarié peut donc prendre sa place ». Logique, à une époque où le télétravail rentre peu à peu dans les mœurs : rares sont les journées où tous les collaborateurs sans exception sont présents sur le lieu de travail.nouveaux enjeux, nouveaux besoins, nouveaux inteRlo- cuteuRsFondatrice de Parisian Home, agence de location d’appar- tements meublés destinés à une clientèle d’affaires en mission à Paris, Gaëlle Ri- gou a fait appel aux services d’Action Ergo en 2014. Elle souhaitait à la base modi er l’espace réservé à l’accueil de la clientèle. Au  nal, la ré exion a duré deux mois et est allée beaucoup plus loin qu’escompté. Elle ne regrette pas son investis- sement. « Nous avions des bureaux rectangulaires peu sympathiques, et des fils électriques partout. On arevu toute l’ergonomie, le réseau de câblage et on a fait du sur-mesure au niveau du mobilier, relate-t-elle. Nous étions une quinzaine à l’époque. Il nous fallait repenser la notion de circu- lation des uns et des autres. Puis nous avons décidé d’im- planter dans l’open space un espace isolé par une paroi en verre pour l’accueil des clients. Les quatre collabo- rateurs du service mainte- nance ont quant à eux un bureau en carré. Ils se font face et peuvent travailler en synergie, alors qu’ils étaient disséminés au quatre coins de nos 120 m2 de bureau au- trefois. » Au total, sa société a déboursé 7 500 euros : 2 300 euros pour l’étude, le reste en meubles. « Je ne trouve pas ça cher tant je vois la différence », se félicite Gaëlle Rigou. « Améliorer les conditions de travail en- gendre un certain coût, mais permet de faire adhérer ses employés au projet », recon- naît Hubert Val, responsable aménagement pour le groupe de bureautique Bruneau. Moderniser ses locaux est quoi qu’il en soit de moins en moins perçu comme un poste de dépense de l’ordre du futile. En effet, au même titre que sa politique RSE, l’espace de travail est de- venu partie intégrante de la marque employeur. « Nous connaissons une période avec du chômage, certes, mais également un problème moins connu, celui des postes non pourvus, analyse Julien Diard, dirigeant de Moore Design, société de conseil et de création de meubles spécialisée en aménagement de bureaux. Les entreprises ont du mal à recruter. Donc il faut faire la différence aussi sur ce genre de dé- tails. Autrefois, nos inter- locuteurs chez les clients étaient les services généraux ou la direction. Désormais,Par Marc HervezLa dernière mode dans les bureaux dernier cri : la cabine téléphoniqueAutrefois, nos interlocuteurs chez les clients étaient les services généraux ou la direction. Désormais, ce sont les personnels de ressources humaines54 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[Besoin d’équiper vos Bureaux ?Nous vous proposoNsplus de 45 000 produits livrés eN 24h*, là où vous voulez !3924 ou 0 825 06 02 02 (0,15 €ht/min + prix appel)contact@bruneau.fr*Certains produits provenant directement du fabricant sont livrés dans un délai de 2 à 16j. Ce délai est précisé dans nos catalogues ou sur bruneau.fr]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEce sont les personnels de ressources hu- maines. » A l’écouter, l’agencement est une questionprimordiale.bRuit et conFidentialité Récemment, Julien Diard a travaillé pour le compte de Deloitte, qui l’a mandaté pour aménager les 5 000 m2 de son labo. Après consultation avec les équipes, il est parvenu à une conclusion inattendue : « On a demandé au personnel de noter son mobilier. Les meubles étaient les mêmes, mais on s’est aperçu que les notes variaient signi - cativement en fonction de la manière dont ils étaient aménagés. L’ergonomie mo- difie la perception sur la qualité même du meuble ». Lorsqu’il intervient auprès d’une société qui emménage dans de nouveaux locaux ou souhaite réorganiser ses bureaux, Jean-Charles Do- deman s’inscrit dans une démarche participative. Il sonde les collaborateurs et la direction avant d’agir. Une sorte de mini audit interne. Après tout, le bien-être en entreprise est devenu un enjeu vital pour  déliser ses talents. Alors autant les im- pliquer dans la conception. « On écoute les demandes, mais surtout on analyse les besoins, relate le consultant. L’idée étant de faire en sorte que tout s’insère dans ce qui est validé par la direction. Nous ne confondons pas les besoins et les désirs de chacun, tout le monde a sa propre couleur préfé- rée. Mais certains services peuvent avoir besoin d’une acoustique renforcée. Une petite cloison spéci que n’est pas incompatible avec un espace ouvert. » L’acoustique, c’est juste- ment le gros enjeu à l’ère du «tout ouvert». Si l’open space favorise les échanges et les passerelles entre les différents services, il nuit aussi au besoin de confi- dentialité et d’intimité des salariés. N’importe qui peut être amené à passer un coupBusiness guidesde  l personnel pendant ses heures de travail, ou à évo- quer des informations con - dentielles. « Nous constatons une demande croissante pour des cloisons isopho- niques, des paravents avec des amortisseurs de bruit et des armoires avec des pan- neaux phoniques au dos de celles-ci, note Hubert Val de chez Bruneau. Le fauteuil individuel con né en forme de casque est aussi assez prisé. » Mais, en matière d’isolation acoustique, le tube du moment nous vient de Scandinavie. De Finlande, plus précisément. Moore De- sign est l’un des principauxIl n’existe aucune preuve que l’on travaille mieux en open space. Mais c’est un bon dispositif de surveillance des uns par les autres. Les salariés se sentent parfois épiés, ce qui donnelieu à des scènes cocassesPRoductivité et diFFéRend cultuRel Concevoir le bureau comme un gigantesque loft jusque dans la déco, pourquoi pas. Mais attention à ne pas tom- ber dans la caricature. C’est le signal d’alarme lancé par Alexandre Des Isnards, coau- teur du livre « L’Open Space m’a Tuer », récemment réédité en format poche. Il fustige les nouveaux discours em- ployés pour masquer une réalité : celle du coût. « Il n’existe aucune preuve que l’on travaille mieux en open space. Mais c’est un bon dis- positif de surveillance des uns par les autres, lâche-t-il cyniquement. Les salariés se sentent parfois épiés, ce qui donne lieu à des scènes cocasses : personne ne sait à quel moment il est socia- lement acceptable de partir. Mais les managers enrobent tout ça en évoquant le fun alors qu’une hiérarchie s’exerce quand même : les stagiaires ont rarement les meilleures places. Pourquoi ne pas simplement dire «nous n’avons pas les moyens de payer un bureau  xe à cha- cun» ? Les gens sont prêts à entendre un discours de vérité. » Il ne prône pas les espaces fermés – « même si un bureau cloisonné de quatre personnes favorise davantage les amitiés au travail » – mais ne se veut pas dithyrambique sur cet effet de mode venu encore une fois des pays anglo-saxons. « Savoir si les salariés sont bien assis ou s’ils ont be- soin d’un double écran me paraît plus judicieux que de mettre un baby-foot. On veut à tout prix fuir la routine sans se poser la question de la réelle productivité. » Notons également que cer- tains services traditionnels (juridique, administratif) sont culturellement peu réceptifs à ces notions de  ex of ce et ont avant tout besoin de calme et de pouvoir mettre la main sur leurs dossiers rapi- dement. Comm.e Alexandre Des Isnards le résume : « On ne met pas la compta avec les créatifs ».Les espaces communs sont devenus multi-usages : réunion, pause déjeuner, afterwork...importateurs français des produits estampillés Framery Acoustics. Son produit phare a des faux airs de cabine té- léphonique. « Il s’agit d’une cabine acoustique verticale qui assure à celui qui est à l’intérieur une totale iso- lation phonique. Terminée la salle de réunion de six places monopolisée par une personne qui doit passer un coup de  l urgent », relève Julien Diard. Signe de la de- mande croissante en matière d’espaces de con dentialité : il y a quatre ans, la  rme  nlandaise af chait 200 000 euros de chiffre d’affaires.Elle va approcher les 40 millions cette année. Un succès supérieur à un autre concept qui vient des pays nordiques mais qui peine encore à s’imposer sous nos latitudes : le bureau «assis-debout». Pourtant, la médecine du travail va- lide l’initiative : l’homme n’est pas fait pour rester huit heures en posture assise de- vant un écran. « Le meuble à hauteur réglable à moteur a bien 15 ans d’existence, mais il a peu de succès en France, hormis chez les grands groupes, remarque Julien Diard. Essentiellementpour des raisons culturelles : le latin travaille assis. Peut- être que la nouvelle géné- ration sera sensible à ces problématiques. » Celle-là même qui fait du bien-être au travail son cheval de ba- taille et pour qui l’entreprise est avant tout un lieu de vie. Et qui mise donc sur les espaces multifonctionnels. « Dans nos bureaux chez Moore Design, la cuisine est utilisée toute la journée. Il faut donc ré échir à son agencement en pensant au- delà de la simple pause-dé- jeuner », souligne Julien Diard. Cliente de MooreDesign, la célèbre plateforme de cagnotte en ligne Le Pot Commun s’inscrit dans la même logique. Composée de 30 salariés, la société a aménagé ses locaux de fa- çon à pouvoir accueillir une vingtaine de collaborateurs de plus en cas de croissance soudaine. « Il n’est pas rare que nos équipes prolongent un peu le soir pour boire un coup après le travail. Il faut donc que l’espace cafétéria soit accueillant. C’est aussi un espace de réunion et de travail informel », estime Ghislain Foucque, l’un des créateurs.56 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUELes loges privées des stades et autres antres du sport accueillent de- puis peu les évènements internes des entreprises. Espace et con gu- ration permettent d’aller loin dans l’insolite et le sur-mesure....Par Pierre HavezBusiness guidesSéminaires d’entreprises dans une antre sportivePour passer un stade...Après l’équipe de France et ses ad- versaires ou Johnny Hallyday et ses musiciens, le Stade de France veut main- tenant s’ouvrir aux EDF (l’électricien) ou Orange (le groupe de téléphonie) ! Et l’écrin de la sélection nationale est loin d’être le premier à se positionner sur ce créneau. « Inaugurée le 29 janvier 2011, la MMA Arena appartient aux stades nouvelle génération, conçus non seulement pour accueillir des matchs de football et de rugby, mais aussi pour ser-vir toute l’année grâce aux évènements d’entreprises, qui font partie intégrante du projet », explique Fabien Baron, responsable com- munication et promotion du stade du Mans (25000 places).une question de suRvieMais en raison des graves difficultés sportives vé- cues par le club (relégué en amateur en juin 2013 par la DNCG en raison de sa situation  nancière), cette orientation est rapidementdevenue primordiale pour la survie de l’infrastruc- ture, privée de sponsors. Le MMA Arena est ainsi devenu précurseur en la ma- tière. « En 2017, nous allons battre notre record avec 70 évènements d’entreprise. Et nous souhaitons encore développer cette activité porteuse pour les matchs. Car chacun de ces évène- ments est aussi l’occasion de développer le sponsoring, la location de loges ou la publicité sur nos écran », développe le cadre.Dans la foulée du stade man-Des écrins qui per- mettent de sortir de l’ordinaire...Salons de tailles différentes, auditorium servant habituellement aux conférences de presse, loges... autant d’espaces à disposition des entreprisesceau, ce penchant a gagné de nombreuses autres en- ceintes, comme Lyon, Mar- seille, Bordeaux ou encore Nice, en particulier depuis la vague de rénovation et de construction des stades français, lancée dans l’op- tique de l’Euro 2016. Relativement peu tourné vers ce type de prestations au moment de sa création, en 1996, le stade de France (81300 places), rattrape à son tour son retard, depuis trois ans. « Les séminaireset conventions sont désor- mais partie prenante de la stratégie des stades, car il s’agit d’une activité complé- mentaire évidente pour ce type de bâtiments importants, très chers et qui demandent beaucoup d’entretien, ex- plique Sophie Girault, la directrice adjointe séminaires et convention du Stade de France. Nous accueillons aujourd’hui entre 20 et 25 grands matchs et concerts par an. Mais en dehors, l’en- ceinte reste vide, malgré desespaces très bien équipés et connectés. L’objectif est donc d’en faire un véritable business center, pour qu’il vive au quotidien et devienne un lieu d’évènementiel in- contournable. »du suR-mesuRePour développer cette ac- tivité complémentaire, les stades disposent d’atouts non négligeables. Outre leur ac- cessibilité et leur capacité de parking, leur taille offre tout d’abord une multitude58 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[de formats pour les évène- ments d’entreprises. « Nous avons 25 salons de tailles différentes, un auditorium de 250 places, qui sert habi- tuellement aux conférences de presse, et 173 loges. En dehors des matchs, tous ces espaces sont à disposition des entreprises. Répartis tout autour du stade, ils ont une capacité d’une quinzaine de personnes dans une loge, à 900 convives en conven- tion, dans notre espace de 2000 m2 », détaille Sophie Girault. Conçus pour ac- cueillir équipes et troupes de supporters divers, les stades sont en outre facilement per- sonnalisables aux couleurs des entreprises accueillies. Mais la con guration par- ticulières des stades per- met aussi d’aller beaucoup plus loin dans l’insolite ou le sur-mesure : baptêmes de ballon ascensionnel dans le rond central, boîte de nuit géante avec DJ et boule à facette dans les salons, survol de la pelouse en tyrolienne, concert privé, etc. « Pendant les 24 heures du Mans, nous avons transformé pour Nissan notre enceinte en un hôtel éphémères de 365 chambresinstallées partout : vestiaires, in rmerie, salle de presses ou encore loges avec vue sur la pelouse..., illustre Fabien Baron. Le MMA Arena a en effet la particularité de se trouver à l’intérieur même des 14 kilomètres des 24hchevaux motorisés, mais que vous cultivez le sens du pari, certains hippodromes ont fait le choix d’élargir leur offre aux entreprises. L’hippodrome fait ainsi partie de ces lieux atypiques très appréciés car relevant dede concerts, les lieux de types industriel (anciennes usines rénovées de la cité du Cinema par exemple) ou encore les châteaux forts s’y mettent aussi, énumère Sophie Girault. Mais peu réunissent autant de compé-impossibles à organiser dans d’autres lieux.« FRance 98 »Ces atouts ne doivent cepen- dant pas faire oublier l’iden- tité propre de ces enceintes. Car les valeurs des sports collectifs séduisent aussi naturellement les chefs d’en- treprise, qui veulent fédérer leurs équipes. Les stades deviennent ainsi des terrains de jeux rêvés pour team buil- dings en tout genre : tournoi de foot, ou de rugby, bien sûr, mais aussi olympiades, séance de coaching dans les vestiaires ou encore circuit de kart à pédale, etc. « Le stade de France, qui fêtera ses 20 ans l’année prochaine, fait aujourd’hui partie de l’inconscient culturel collec- tif, car 98 reste notamment dans les mémoires, rappelle Sophie Girault. Nous serons en outre stade olympique en 2024. Tout cela véhicule des valeurs sportives positives à leurs clients et collaborateurs – performance, émotion, cohésion, solidarité – extrê- mement recherc.hées dans les entreprises. » Il ne leur reste plus qu’à décrocher les mêmes résultats.De l’insolite ? Baptêmes de ballon ascensionnel depuis le rond central, boîte de nuit géante avec DJ, survol de la pelouse en tyrolienne...du Mans, lorsque le circuit s’ouvre. »Notons que cette ouverture de ces antres sportives n’est pas que l’apanage des stades de football. Ils concernent bien évidemment d’autres sports collectifs ou indivi- duels tels que le golf ou le tennis mais elle concerne également des offres plus atypiques et discriminantes. Tel est le cas des circuits automobiles par exemple. Pensez au Grand Prix de Monaco qui peut privatiser une partie de ses installations. Et si vous n’aimez pas lesl’exception. Et ce, même hors jour de courses ou une visite des coulisses peut agrémenter un séminaire qui veut sortir des sentiers battus.sans concuRRenceCette modularité in nie per- met aux stades de trouver une place unique sur un créneau de plus en plus concurrentiel. « Un simple appartement peut aujourd’hui facile- ment être transformé pour accueillir un événement d’entreprise. Et beaucoup d’endroits dans l’hôtellerie (voir ci-contre), les sallestences que nous, notamment sur le plan de la sécurité. » Le stade de France a ainsi accueilli en mai dernier les journées de la sécurité de la SNCF, avec, outre des réu- nions et des conférences, des travaux pratiques installés sur son parvis : exercices en hauteur, camion qui prend feu, etc. En octobre, ce sera au tour d’une grosse entre- prise française de venir y réaliser des exercices de simulation de prise d’otage ou de descente en rappel de- puis un hélicoptère. Autant d’activités très contraintesecoreseau.fr 59]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesUsages de l’hybride et de l’électrique dans les  ottes Le tour de chauffe ?La motorisation hybride progresse toujours un peu plus dans les mœurs d’entreprise. Ces véhicules permettent d’allier la puissance de l’essence à la propreté de l’électrique. Photo- graphie des usages.Par Nicolas Pagniezmentation parisienne. Un argument qui fait mouche au sein des entreprises, constate Emmanuel Mou- ton, CEO de Synox : « Dans les villes qui ont besoin de la vignette Crit’Air, le véhi- cule hybride est devenu un argument important. A Paris, par exemple, mais aussi à Lyon ou encore à Nantes, il faut des véhicules propres pour pouvoir rentrer dansUn chiffre qui lui permet d’estimer à 15 000 le nombre de véhicules hybrides mis à la route en 2017. Un nombre qui reste à la marge mais qui monte en puissance face à la demande des en- treprises. « L’engouement des entreprises est indéniable », constate Stéphane Copie.une Fiscalité en FaveuR de l’hybRide Un engouement dicté d’abord par des questions d’image selon ce dernier, mais aussi et surtout favorisé par des inci- tations  scales. L’achat d’un+22,8%C’est l’augmentation du marché du véhicule électrique entre le premier trimestre 2016 et le premier trimestre 2017d’émission de C02, et exonère de son calcul tous les véhi- cules propres. Autant d’in- citations qui compliquent le calcul pour les gestionnairesdizaine d’années lorsqu’il a lancé la Toyota Prius hybride, tous proposent aujourd’hui des modèles hybrides élec- triques. « Si sur les petitesDerrière les effets d’annonce de ces grandes entreprises, la tendance reste faible, même si elle augmente fortementAttention à ne pas perdre son chargeur !Accenture, Boiron, ou encore le groupe Vivialys, les entre- prises sont de plus en plus nombreuses à annoncer qu’elles passent leurs  ottes automobiles au tout hybride, essence et électrique. Le cabinet Accenture a, par exemple, fait passer plus de 200 véhicules du diesel à l’hybride et ambitionne à terme d’y faire passer la totalité de sa  otte, soit 550 véhicules. La première raison évoquée est que ceux-ci sont plus adaptés aux trajets dans les villes et, concernant la capitale, à la future régle-le cœur de ville, l’hybride permet cette homologation ». Des politiques territoriales qui incitent les entreprises à rouler plus propre. Der- rière les effets d’annonce de ces grandes entreprises cependant, la tendance reste faible, même si elle augmente fortement. « Sur le troisième trimestre, les mises à la route de véhicules essence et diesel hybrides représentent 2,80% du total », nous apprend Sté- phane Copie, le président de la commission des opéra- tions du Syndicat national des loueurs de voiture en longue durée (SNLVLD).véhicule hybride implique, en effet, une  scalité plus avantageuse. Il y a d’abord un bonus écologique pour les véhicules propres, qui peut se transformer en malus pour les voitures polluantes. Moins le véhicule émet de C02 et plus le bonus sera élevé. Dans la lignée de ce premier bonus, le gouvernement a également mis en place une taxe CO2, laquelle va venir sanctionner les émissions de CO des véhicules nonde  ottes, mais qui poussent les entreprises à s’intéresser au véhicule hybride, voire 100% électrique.une FoRte demande mais à coût Plus élevéeCe contexte  scal pousse les entreprises à montrer leur bonne volonté. « Les entreprises ne veulent plus être associées à une seule motorisation ou énergie, et insèrent des véhicules avec des motorisations alterna- tives », constate Stéphane Copie. Une tendance que les constructeurs ont d’ailleurs bien comprise. Là ou Toyota était prescripteur il y a unevoitures l’offre est encore restreinte, les constructeurs ont bien compris que sur les gammes intermédiaires ou même sur du haut de gamme il faut aujourd’hui proposer une offre duale avec essence et hybride », note Stéphane Copie. Des offres également poussées par les loueurs longue durée, conscients de l’attente des clients et poussés à être créatifs dans la proposition de car policy. Un tel type de véhicule peut en revanche se révéler plus cher qu’un véhicule tradi- tionnel notamment en raison du prix à l’achat. Il appar- tient donc au gestionnaire de la  otte de peser tous les2concernés par le bonus/malus.Selon les régions de France, la carte grise peut être déli- vrée gratuitement pour des véhicules hybrides, et il est même possible de récupérer la TVA sur les véhicules de tourisme roulant avec cer- tains types de carburants jugés propres, comme le superéthanol ou le GPL, chose impossible avec les carburants « traditionnels ». En n, la TVS, la taxe sur les véhicules de société qui se calculait auparavant sur la puissance  scale, se cal- cule aujourd’hui sur le taux+25,9%C’est l’augmentation du marché du véhicule hybride entre le premier trimestre 2016 et le premier trimestre 201760 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[Louée soit la nouvelle mobilitéAthlon propose aux entreprises des solutions de Mobilité respectueuses de l’environnement. Athlon vous accompagne pour optimiser la gestion de vos déplacements professionnels, par l’utilisation de véhicules propres pour consommer moins et compenser les émissions de carbone, et en proposant des alternatives à la voiture pour vos déplacements de proximité. Autant d’innovations qui font de nous un loueur longue durée vraiment différent.> Retrouvez-nous sur www.athlon.com> Contactez-nous au + 33 1 56 63 23 02]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[1776C’est le nombre de mises à la route en Location longue durée (LDD) hybride essence de janvier à octobre 2017Un véhicule hybride sur quatre représente un TCO en baisse de 24% en 2017 par rapport à 2012 selon le cabinet VincentricJe roule propre !62CAHIER PRATIQUEparamètres a n d’estimer si les mesures  s- cales réduisent le coût du véhicule au global, ou si l’intégration de véhicules hybrides plus chers reste avantageuse vis-à-vis de la note globale. Car le surcoût pourrait éventuellement se reporter sur le collaborateur comme l’explique Stéphane Copie : « Le collaborateur est aujourd’hui impacté par le TCO sur la partie qui lui revient, à savoir l’avantageBusiness guidesla tendance n’a rien à envier à l’électrique et se situe sur des progressions similaires selon Emmanuel Mouton. Le gaz, mais aussi le bioétha- nol, ou encore l’hydrogène sont des solutions envisa- gées pour compléter l’offre hybride. Si pour l’hydrogène, les constructeurs en sont encore au stade expérimen- tal, la dif culté des autres énergies à se développer en véhicule léger tient surtout des conditions économiques du marché selon Stéphanie Copie : « C’est un savant mariage entre la demande de nos clients d’un côté et le futur marché d’occasion de l’autre avec lequel les loueurs longue durée doivent composer ». En effet, lorsqu’ils renouvellent leurs parcs, les loueurs doivent pouvoir revendre facilement les véhicules récupérés en entreprise et leur fournir des modèles neufs. Le président de la commission des opéra- tions du SNLVLD continue par ailleurs de croire au diesel dans les  ottes automobiles,toute énergie confondue, nous pouvons considérer nos parcs propres ».des usaGesqui évoluentLes normes et les mesures  scales auront justement pous- sées les entreprises et leurs collaborateurs à se montrer plus responsables vis-à-vis des enjeux écologiques. Ainsi les  ottes d’entreprises voient  eurir des véhicules 100% électriques pour les petits trajets, mais aussi des scoo- ters, des vélos ou même desplateformes collaboratives, les entreprises tentent de développer l’auto-partage, c’est-à-dire le fait de partager une voiture à plusieurs. « De plus en plus de gestionnaires de  ottes regardent pour faire de l’auto-partage au sein de l’entreprise. Cela permet d’éviter d’affecter un véhi- cule à une seule personne qui ne roule pas ou qui ne fait que des petits trajets. Ainsi le temps d’utilisation des véhicules est optimisé et cela évite de multiplier le nombre de véhicules immo-valeur sociale que le véhicule de fonction peut renvoyer », ajoute Emmanuel Mouton. En parallèle, de jeunes start-upports en commun voire VTC. L’idée est de rentrer dans un budget annuel. L’avantage de la solution ? Utiliser le surplus de son budget en déplacements personnels.des caPteuRs PouR PollueR moinsDans la lignée du véhicule hy- bride, se pro le le véhicule au- tonome. Si l’offre concernant ce dernier se développe tout juste, les entreprises montrent déjà une appétence pour ce sujet, en ce qui concerne les aides diverses à la conduite et au stationnement. Car qui dit autonome dit connecté, et connecter un véhicule peut également être un moyen de réduire ses émissions de CO2. SoFleet, une des offres de la société Synox, permet justement de connecter le véhicule à une plateforme et de faire remonter ainsi les données de ce dernier. Si les utilisations dépassent le simple cadre écologique, ces capteurs permettent d’af ner la gestion énergétique du vé- hicule, explique Emmanuel Mouton : « Les boîtiers à l'intérieur des véhicules sont directement branchés sur les calculateurs. Ils vont donc remonter la consommation de carburant, les accélé- rations, les décélérations, les tours par minute, mais aussi le nombre de kilomètres faits ou le temps parcouru. Autant d’informations qui vont pouvoir déclencher des conseils sur la conduite, qui vont derrière impacter la consommation de carbu- rant, ou encore l’usure de la voiture ». Un outil de plus pour l’en.treprise pour former ses salariés à laisser une em- preinte carbone toujours plus mince.Au-delà du véhicule hybride, c’est en fait un changement des usages qui s’opère, où la voiture devient de moins en moins un ré exeen nature. Si le coût de dé- tention pour son entreprise est important, il peut indi- rectement supporter une augmentation des charges de l’avantage en nature dans sa rémunération ».d’autRes éneRGies que l’électRique L’arrivée de l’hybride dans les  ottes d’entreprises ne se limite pas à l’électrique. De nombreuses autres énergies sont testées ou déjà mises en œuvre pour tenter de réduire la facture carbone des sociétés. « Dans le cas de véhicules utilitaires avec un besoin de transport de marchandises plus lourd, l’hybridation se fait par le gaz, explique Emmanuel Mouton, CEO de Synox. C’est une tendance qui augmente, notamment en ce qui concerne les livraisons sur le dernier kilomètre dans les villes. Les véhicules de La Poste ou de certains trans- porteurs vont vers ce type d’énergie car cela permet plus de puissance que l’élec- trique et donc une capacité de transport de masse plus grande. » Moins médiatique,trottinettes. Autant de moyens de locomotion qui favorisent le report de l’utilisation de la voiture, ou même sa non-uti- lisation. « Les entreprises obligent dans certains casbilisés », explique Emmanuel Mouton. Le covoiturage se développe également au sein de l’entreprise a n de réduire le nombre de voiture pour des trajets réguliers, fruit d’unebousculent également les mœurs de la mobilité pro- fessionnelle en proposant un calcul individuel et global du TCM (Total Cost of Mobility), notion qui pourrait remplacerDéc./Janvier - n°46a n de limiter les augmen- tations de loyer mais aussi parce que les nouveaux véhi- cules sont moins polluants : « Les diesels qui sont mis à la route depuis 2015 sont sur des bases EURO 6 (dernière norme antipollution, NDLR). Grâce au renouvellement fréquent de nos véhicules,à prendre le train ou à faire des téléréunions », constate Stéphane Copie. Au-delà du véhicule hybride, c’est en fait un changement des usages qui s’opère, où la voiture de- vient de moins en moins un ré exe, ou alors un recours lorsqu’il n’y a pas d’autres moyens. Dans la lignée desensibilisation écologique et RSE au sein des entreprises. Peut-on d’ailleurs imaginer un salarié qui demande spéci - quement à rouler en véhicule propre?«Onnelevoitpas au niveau du salarié, mais cela arrive sur des véhicules de cadres dirigeants qui sont sensibles à l’image et à lacelle de TCO. L’avantage du TCM étant de proposer un budget mobilité au collabo- rateur plutôt qu’un véhicule en fonction de son métier. Certaines start-up proposent ainsi un mix mobilité qui in- clut TGV et trains, mobilité électrique de centre-ville, vélos en libre service, trans-]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[What’s next?La Formule 360exclusiveAvec plus de 50 ans d’expertise, LeasePlan est le leader mondial de la gestion de  otte automobile et de la mobilité conducteurs.Pour vous accompagner dans votre démarche de mobilité durable et de gestion de  otte ef ciente, nous vous proposons notre nouvelle solution Formule 360. LeasePlan peut vous aider à réduire votre TCO*, à améliorer la satisfaction et la sécurité de vos employés ainsi qu’à réduire les émissions de CO2 de votre  otte.En savoir plus ? Rendez-vous sur leaseplan.fr/formule360* Total Cost of Ownership : Coût total de détentionleaseplan.frSatisfaction& sécurité des employésDéveloppement durableCoût totalde détention (TCO)What’s next? : Quelle est la prochaine étape ?]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationRéseaux & in uenceDécryptage d’un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingEvènements et apéritifs start-upCocktail créatifUn lieu, un verre, un pitch... et tout peut commencer. Les apéros des jeunes pousses, « the place to be » pour accélérer son bu- siness.Par Olivier Remyceux déjà en place comme clickandboat, boater y ou Samboat qui se lançaient. Et bien sûr quelques avis sur ma capacité à faire grossir cette niche face aux généralistes comme Zilok et E-Loue qui drainent aussi un public de non spécialistes. » Il y a trois ans, en  n d’études d’écolede com- merce,Louis a fréquenté quelques petits déjeu- ners, start-up week-ends et apéros numé- riques à Bor- deaux dans le cadre de la création de sa société de loca- tions de bateaux et planches de paddle entre particuliers sur la côte Atlantique. Win- dloc n’a pas abouti mais le jeune homme est ressorti des 18 mois d’expérience plus affûté pour son pro- chain projet autour d’une offre locavore dans le Sud- Ouest. « Vraiment, ce que je retiens, c’est ce "share spirit" avec d’autres entrepreneurs, certains beaucoup avancés dans leur projet d’entreprise, qui n’ont jamais hésité à partager leurs expériences, leurs réussites comme leurs échecs. J’ai toujours senti que les gens avaient envie que je réussisse et ça a été un bon moteur. » Bordeaux,Lyon, Marseille, Paris, mais aussi Nantes, Strasbourg... le format du pitch convi- vial fait recette, sans doute parce qu’il accorde autant de bienveillance aux projets en « early stage » qu’il apporte de l’ef cience pour les faire avancer.êtRe identiFié19h30, 2 novembre, rue de la Victoire – ça ne s’invente pas ! –, dans le 9e arrondisse- ment de Paris. Le Studio, lieu d’expo et d’art, accueille la soirée mensuelle des ApérosEntrepreneurs. Comme tous les premiers jeudi du mois, ils sont 80, dont quelques pitcheurs autour d’un verre. Il y a là Kitchen Up, Boo Shopping, Jungle-Crisps, Blacksmith... Cannelle Mag- dane, avocate en droit des affaires et spécialiste des levées de fonds, est membre du bureau de l’association qui gère ces apéros pour startup- pers. « Elle a été lancée il y a huit ans, on prend le lead chacun notre tour, présente la jeune femme. L’idée est de créer du lien autour d’unsont même encore dans des entreprises classiques et rêvent d’entrepreneuriat, d’autres hésitent encore sur une idée... » Chaque pitcheur a dix minutes pour exposer la sienne, souvent un premier pas important pour être identi é.dialoGues constRuctiFsÀ 30 ans, Pauline Ronez est consultante en assurances et en protection sociale auprès des Axa, Covea, MMA et autre Humanis. Elle fré- quente les Apéros Entre- preneurs parisiens depuis quelques mois. Après un premier projet abandonné autour du big data, elle a lancé sa start-up dans un secteur inattendu : le deuil. « "Une Rose Blanche" est une plateforme de soutien aux personnes qui perdent un proche. Pas sur la partie obsèques, mais sur du conseil pour gérer ces moments et les mois qui suivent. » Ce qu’elle cherche en fréquentant ces soirées ? « À m’entraîner, à parler de mon projet dans unjanvier. Il va consister en un espace réservé au défunt pour recueillir des photos et des témoignages, aider d’un point de vue moral, faciliter les démarches, gérer les réseaux sociaux, organiser une cagnotte, mettre en place des actes symboliques pour honorer la mémoire d’un disparu... » Il n’y a en fait pas vraiment de questions sur le business plan, mais plutôt des retours éclairants, des réponses à des ques- tions : est-ce que j’utilise- rais ton service en tant que client ? Ce qui me gêne ou me touche dans ton pitch... « Des conseils adaptés à la situation aussi, différents de la vision des structures d’accompagnement que je fréquente, comme Les Premières, ou les incuba- teurs, dont c’est le métier d’accompagner des dizaines de projets », ajoute Pauline Ronez. Des « bêta » venus chercher des « only users », des retours directs pour ceux qui ont un projet B to C... « Certains se sont rencon- trés lors de ces soirées et onUn «like», un verre, un échange de cartes et quelques questions... Le début de l’aventure.«OCe que je retiens c’est ce “share spirit”, ces entrepreneurs avancés dans leur projet n’hésitant pas à partager leurs expériences,écoute, on se lance et on présente... À chaque fois, j’ai trouvé des gens qui trouvaient l’idée fort intéressante. A chaque fois il s’agit d’une commu- nauté passionnée qui partage des valeurs fortes sur l’état d’esprit de la pratique, le respect des autres et de la nature. J’ai aussi eu des feedbacks sans concession, intéressants, notamment sur le business plan et les dif cultés à concurrencerverre. On vient ici avec son projet, plus ou moins avancé. Beaucoup ont commencé seuls, certains arrivent avec une idée, d’autres avec une première version bêta sous le bras. D’autres encore ont déjà effectué une première levée de fonds. Certains re- cherchent un associé business ou davantage un CTO, la denrée rare. Tout le monde est le bienvenu, certainsvoit les projets évoluer », se félicite Cannelle Magdane, qui  xe un nouvel objectif : « Certains de nos rendez-vous sont déjà un peu plus gros, comme celui organisé au printemps dans l’École 42 de Xavier Niel, mais nous allons accentuer l’informa- tion sur le.s levées de fonds et faire intervenir des fonds VC. » Vous reprendrez bien un drink ?n vient, onréussites et échecsenvironnement bienveillant mais affûté, qui n’a pas peur de poser des questions. Par exemple, j’ai compris en interrogeant certains déve- loppeurs sur le référencement que je devais d’abord lancer un blog éponyme, avec des conseils, des réponses aux questions que l’on se pose. Cela constitue, du coup, la partie gratuite de mon service qui sera lancé en64 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles, les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéAu menu de ce numéro double, focus sur l’innovation qui irrigue chaque pan de l’enseignement supérieur et de la formation continue. Pour preuve, le partenariat entre Nextdoor et EM Lyon pour créer de l’émulation et un bouillonnement d’idées dans des lieux d’un genre nouveau. La preuve également avec l’historique Polytechnique qui diversi e ses formations en anglais sur des sujets d’avenir tels que l’IoT ou la cybersécurité. Pour preuve en n, la création d’une nouvelle formation par Simplo.co pour un nouveau métier qu’est le Datartisan. Ca et là, la rédaction a également picoré d’autres initiatives qui font rimer innovation avec progrès sociétal. Telles sont les ambitions du MOOC lancé par Agefos PME pour intégrer le handicap sans le faire peser. De même avec la start-up RH du mois Learning Tribes qui propose une nouvelle manière de former les collaborateurs. Dernier arrêt pour ce numéro sur les mœurs au travail, étude réalisée par Robert Half, qui met en exergue trois mots d’ordre pour les entreprises :  exibilité, mérite et liberté. Bonne lecture pour  nir 2017 et commencer 2018.Le coin des grandes écoles☞ tieRs lieuxPartenariat entre EM Lyon et NextdoorEn lien avec l’ouverture de l’espace « early makers » d’emlyon business school au sein de Nextdoor à Lyon Part-Dieu prévu of ciellement en janvier 2018, les deux entreprises sont heureuses d’annoncer un nouveau partenariat qui prévoit que, d’une part, Nextdoor assure la visibilité et l’accès de la communauté Nextdoor à des contenus pédagogiques produits et diffusés par emlyon business school; et d’autre part, qu’emlyon business school développe l’offre pédagogique accessible à la communauté Nextdoor, tout en étant garante de sa qualité.L’espace early makers jouera le rôle de « laboratoire » d’expériences et de démons- trations ouvert à l’ensemble de l’écosystème de l’école, un lieu de recherche et d’ex- périmentations de nouvelles méthodes pédagogiques, un centre de développement de nouvelles activités, un lieu de rencontres et un centre de ressources pour l’ensemble des collaborateurs, partenaires, participants ou diplômés de l’école. « L’objectif est d’offrir une expérience inédite aux utilisateurs », selon Thierry Picq, directeur innovation d’emlyon business school. « Ce lieu unique en son genre, ul- tra innovant, doté des dernières technologies, sera un démonstrateur de notre signature early makers : collaboratif, novateur, en constante évolution, et ouvert à la fois sur notre territoire et sur le monde. » Rappelons que Nextdoor propose à Lyon Part-Dieu, depuis le 1er septembre, de nouveaux espaces de vie au travail (espaces de coworking, bureaux privatifs, salles de réunion) accueillant une communauté de plus de 450 résidents (indépendants/freelances, TPE/PME/start-up et grands groupes), dans une atmosphère nouvelle d’entraide et de bienveillancepour accroître la performance.Source : EM Lyon☞ nouveaux métieRs/ nouvelles FoRmationsSimplon lance sa formation de DatArtisanOrganisme de formations aux métiers techniques du numérique, labellisé Grande Ecole du Numérique, Simplon.co lance sa formation de DatArtisan. « Nous avons toujours eu en tête deux priorités : répondre aux enjeux stratégiques de développement des entreprises et surtout, former des personnes à la recherche d’un emploi, à un métier d’avenir. Grâce à une pédagogie calée sur la pratique, nous savons que les pro ls que nous formerons pourront accompagner rapidement les entreprises à la recherche de ce type de compétences. Notre réseau d’entreprises partenaires (CapGemini, Accenture, Gekko, Octo) nous accompagne dans cette connaissance des réalités et apporte aux apprenants sélectionnés une véritable expertise sur ces nouveaux métiers », explique Frédéric Bardeau, président et co-fondateur de Simplon.co. L’organisme de formation souhaite ce faisant former des “artisans de la data” ca-pables de gérer l’ensemble du cycle de la donnée – de la donnée brute jusqu’à la livraison de données utilisables.La formation permettra entre autres aux futurs DatArtisans de comprendre l’éco- système numérique et des données, de récupérer, de nettoyer et de mettre en forme les données, de construire et exploiter les bases de données, de visualiser et inter- préter les données.Source : Simplon.comDiversi cation des contenus à l’XForte du succès des premiers programmes Graduate Degree, lancés à la rentrée 2016, l’École polytechnique offrira désormais sept parcours de niveau master à la rentrée 2018-2019. Ces formations sélectives proposent un enseignement pluridisci- plinaire entièrement dispensé en anglais. Les candidats doivent être titulaires d’une Licence ou d’un Bachelor spécialisé, en lien étroit avec le programme souhaité. L’École polytechnique propose sept parcours différents :-Energy Environment : Science Technology and Management (STEEM) -Economics, Data Analytics and Corporate Finance-Smart Cities and Urban Policy-Data Science for Business (double diplôme avec HEC)-Internet of Things : Innovation and Management-Ecotechnologies for Sustainability and Environment Management -Cybersecurity : Threat and DefenseCes diplômes s’adressent à des étudiants à fort potentiel désireux de se spécialiser sur une thématique précise et d’acquérir des compétences théoriques et profes- sionnelles. Le cursus se déroule sur deux années complètes au cours desquelles les étudiants seront amenés à effectuer deux stages dans un domaine de recherche ou en entreprise. L’École polytechnique offre un environnement de qualité où la frontière entre étudiants, chercheurs et entrepreneurs reste perméable permettant ainsi un échange permanent de savoirs.Source : PolytechniqueNouveau programme Ingénieur d’affaires en formation continue pour KEDGELe programme Ingénieur d’affaires (Bac+5 visé) de KEDGE, reconnu et plébis- cité depuis 30 ans par les entreprises en formation initiale, s’ouvre en formation continue sur le campus de KEDGE Paris en février 2018. Ce programme permet d’acquérir une double compétence technologique et managériale grâce à une im- mersion pédagogique dans un environnement innovant et BtoB.« KEDGE a décidé de décliner sur son campus à Paris ses programmes spéciali- sés pour développer une offre en formation continue dédiée aux professionnels et adaptée aux exigences des grandes entreprises », déclare José Milano, directeur général de KEDGE Business School. « Le MSc Ingénieur d’affaires, dispensé ini- tialement sur KEDGE Toulon et qui fait partie de nos programmes de référence, est plébiscité par nos diplômés et les plus grandes entreprises du secteur industriel. » S’adressant principalement aux pro ls scienti ques ou technologiques, le programme Ingénieur d’affaires a pour objectif de développer des compétences commerciales et managériales de haut niveau, a n de construire des compétences en stratégie d’affaires et en management de projets innovants. Dispensée au cœur de Paris, la formation se déroule dans un environnement dédié à un public de professionnels et facilite les échanges entre les entreprises, les enseignants-chercheurs et les ex- perts professionnels.« Le métier d’ingénieur d’affaires, recherché par les entreprises innovantes, ré-66 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[pond aux enjeux de l’industrie dans des secteurs à forte valeur ajoutée, précise Agnès Pagnon, responsable pédagogique du programme MSc Ingénieur d’affaires à KEDGE. Notre pédagogie vise à confronter les apprenants à une diversité de mises en situations professionnelles avec une orientation technologique multisectorielle et un périmètre international. Celles-ci sont développées avec les entreprises partenaires et à partir de l’expertise professionnelle de l’équipe pédagogique : études de cas, projets, simulations, appels d’offres, jeux de rôle, simulation... »☞ lien entRe business schools & GRands GRouPes L’IÉSEG et Danone renforcent leur collaborationIÉSEG School of Management et Danone ont décidé de renforcer leur collaboration historique avec la signature d’un nouveau partenariat pour l’année académique 2017- 2018. Dans le cadre de ce nouveau partenariat, Danone va parrainer la prochaine promotion de diplômés IÉSEG et sera impliqué dans différentes activités au sein de l’école dans les prochains mois. Bruno de Fougeroux, vice-président Global Sales et diplômé du programme Grande école (IÉSEG 1998), sera le parrain de la prochaine promotion de diplômés de l’IÉSEG, du programme Grande école et des programmes Postgraduate (neuf Masters of Science et International MBA). De plus, dans le cadre de ce parrainage, Danone s’impliquera dans un grand nombre d’activités et événements à l’IÉSEG tels que : des rencontres métier, des sessions de recrutement, des forums carrières, des interventions en cours ou encore des visites d’entreprise.Source : IÉSEG Business SchoolEtude RH du mois« Liberté,  exibilité, mérite », devise du travail de demain ?Le 7 novembre 2017 Robert Half, cabinet international de recrutement spécialisé, délivrait les résultats de sa dernière étude RH, qui a mobilisé 302 directeurs gé- néraux (DG) et managers français sur leur perception de l’évolution des méthodes de travail dans les cinq ans et autour de trois axes : les bureaux, l’organisation du travail et les salaires. Quelles grandes tendances?1- « Flex of ce » et « desk sharing », une prioritéA la question « Selon vous, quelle évolution connaîtra l’espace de travail (les bu- reaux, précisément) de votre entreprise dans les cinq prochaines années ? », 31% des DG et managers interrogés répondent « l’agilité en entreprise », c’est-à-dire un lieu de travail sans bureau attribué.Récemment, les «  ex of ce » et « desk sharing » (bureaux  exibles et partagés) se sont développés en France. La mise en place de ces nouvelles organisations de travail aurait pour but de favoriser la communication entre services et la créativité :Rh & FoRmationingrédients de bien-être et de productivité au travail.C’est dans cette même veine que 27% des DG et managers citent « une augmen- tation du travail en coworking » (espace de travail partagé où chacun travaille sur un projet distinct) et 24% envisagent « des entreprises sans bureau où tous les salariés travailleraient directement de chez eux en réseau ». Le télétravail pourrait en n s’épanouir en France.2- Une organisation du travail plus  exibleInterrogés sur les évolutions de l’organisation du travail, les DG et managers sont assez unanimes quant à l’intégration d’une plus grande  exibilité du travail.En effet, ils sont 29% à penser que le travail reposera de plus en plus sur le recours à des équipes temporaires ou intérimaires.Et aussi pour 25% d’entre eux, l’évolution de l’organisation du travail s’appuiera sur un prin- cipe de rotation professionnelle : les salariés effectuent un roulement entre deux ou plusieurs tâches ou fonctions à intervalles réguliers a n d’être confrontés à l’ensemble des postes d’une entreprise.En n, ils sont aussi 25% à envisager le « jobsharing », principe en vogue aux Etats-Uniset au Royaume-Uni selon lequel des salariés àtemps partiel (en général un binôme) partagentles responsabilités et le travail d’une fonction spéci que.A noter qu’ils sont tout de même 23% à opter pour l’augmentation des postes en CDI, et 17% à dire qu’il n’y aura aucun changement dans l’organisation du travail au cours des cinq prochaines années !3- Côté salaire, la valorisation des résultats est à l’honneurSur l’évolution des salaires : les DG et managers sont pratiquement un sur deux à mentionner une augmentation salariale qui serait uniquement accordée sur la base des résultats de l’entreprise et/ou du salarié (44%). Ils sont également 18% à penser que la pratique de salaires de base bas couplés à des bonus plus élevés va se répandre.L’étude de rémunérations 2018 con rme cette tendance des primes pour contri- buer de manière importante à l’ef cacité organisationnelle. Aussi, 16% d’entre eux envisageraient la notion de participation dans l’entreprise.Flexibilité, créativité, liberté et engagement, voici les maîtres-mots des évolutions du travail de demain. Ces nouvelles pratiques ne pourront être mises en place de façon positive qu’en passant d’un management de contrôle à un management de con ance.« Depuis une vingtaine d’années, l’environnement du travail se transforme sans cesse. Plus récemment, la révolution digitale et l’essor du travail à la demande changent la manière d’appréhender et de vivre le travail tant au niveau des entre- prises que des travailleurs. Les nouvelles générations poussent dans ce sens, en valorisant une organisation du travail plus souple et des modes de management horizontaux. L’autonomie, la liberté et l’agilité deviennent des valeurs dominantes », commente Olivier Gélis, directeur général de Robert Half France.* Cette étude a été développée par Robert Half. Les données chiffrées proviennent d’un institut de sondage indépendant et sont basées sur 302 interviews de direc- teurs généraux et managers ayant des fonctions de recrutement (issus de secteurs variés) dans l’Hexagone, en juillet 2017.Source: Robert HalfObservatoire67ecoreseau.fr]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationObservatoire68 14 décembre 2017 Colloque RH - IAE de Lyon School of ManagementNouveau colloque organisé par l’IAE Lyon en partenariat avec le cabinet Equilibres sur le thème de l’égalité femmes-hommes au travail. Le Jeudi 14 décembre à partir de 13h aura lieu un colloque, sous la responsabilité de Christophe Falcoz, Professeur associé à l’IAE Lyon - Université Jean Moulin, Responsable du Master 2 Management des Ressources Humaines et Organisation. Le colloque cherchera - avec les meilleurs expert-e-s et praticien-ne-s - à dresser un bilan des réussites et des nombreuses zones de progrès en matière d’égalité femmes-hommes au travail, tout en dessinant des perspectives concrètes pour parvenir à une égalité réelle... Les sept ateliers permettront d’approfondir de nouvelles pistes d’action en matière de rémunération, de qualité de vie au travail, de lutte contre le sexisme... La deuxième plénière permettra d’entendre la synthèse de tous ces ateliers et d’envisager une feuille de route pour une égalité intégrée, collaborative et transformatrice du travail et des organisations.A partir de 13h IAE Lyon School of Management Université Jean Moulin, Manufacture des Tabacs,Auditorium Malraux au 16 rue du Professeur Rollet, 69008 Lyon 27 janvier 2018 - Rencontres Access MBARencontrez en one-to-one les meilleures écoles de commerce au monde. Access MBA vous donne l’occasion idéale d’en apprendre davantage sur les diplômes d’affaires les plus reconnus au monde - le MBA et l’Executive MBA - et de parler en personne avec les directeurs des admissions des grandes écoles de commerce internationales.Le jour de l’événement Access MBA, vous pourrez rencontrer les directeurs des admissions pendant des réunions de 20 minutes en tête-à-tête et en petits groupes, participer à des tables rondes avec des représentants d’écoles et des anciens et recevoir des conseils et du soutien de la part de l’équipe de consultation d’Access MBA, ainsi que des informations sur le GMAT et les bourses d’études.À partir de 9h30. Hyatt Regency Paris Etoile 3, Place du Général Kœnig 75017 Paris[ Focus sur un nouveau métier] C’EST QUOI UN... BIM MANAGER ?Le BIM signi e Building Information Modeling et se traduit par « modélisation des informations ». La discipline a irrigué de nombreux secteurs – en particulier l’architecture, le bâtiment, la promotion immobilière – et a accouché de nouveaux programmes de formation et de nouveaux métiers. Entretien avec Marielle Martin, BIM Manager chezANMA - Agence Nicolas Michelin & Associés.Déc./Janvier - n°46Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le BIM dans ces applications métiers ?Marielle Martin : Le BIM recouvre différentes réali- tés professionnelles. Parler du BIM Manager, c’est comme parler d’un ingénieur, c’est une appellation très généraliste. Je suis actuellement BIM Manager pour une agence d’architecture. Dans ce cabinet, je dois faire en sorte que les rouages liés au travail nu- mérique des architectes tournent. Je dois leur fournir un outil qui fonctionne, un support de connaissances pour modéliser l’ensemble des projets. Cela nécessite une ré exion en amont menée avec la direction qui anticipe toutes les méthodes et processus du projet. Le BIM management comporte également une partie gestion d’équipe mais avant d’introduire le change- ment, le BIM manager accompagne stratégiquementles choix de l’entreprise.Quels apports du BIM sur la profession d’architecte ?Le BIM apporte une organisation et des méthodes sur une évolution technologique. Les outils évoluent plus vite que les méthodes et en particulier chez les architectes où les méthodes sont parfois encore ar-chaïques.Comment s’organisevotre fonction ?Ma semaine type comporte souvent un départ de projet. C’est un moment où j’explique à chaque col- laborateur la manière de procéder pour organiser les maquettes, échanger les  chiers. Il s’agit aussi de connaître l’écosystème et les interlocuteurs, prendre en compte l’environnement pour mettre en place la lo- gistique informatique – matériel et logiciels – la plusef cace.Une bonne partie de ma journée consiste à faire le pompier sur REVIT (logiciel 3D couramment utilisé dans les cabinets d’architecture, NDLR). J’interviens en tant que support technique et organisationnel au travail des architectes.Cette structuration des données exige également un effort quotidien d’accompagnement et de formation. J’effectue également un travail de véri cation de maquette. Aujourd’hui, la maquette n’est pas seule- ment utilisée par les architectes, elle est également exploitée par exemple par notre économiste. La  a- bilité est donc incontournable, ce qui induit un besoin de contrôle fort sur les données. Je m’assure en n de la bonne modélisation des informations et du bon déroulé de l’automatisation de certaines procédures comme le calcul des surfaces.Quelles perspectivespour le BIM management ?Le BIM manager est recherché en maîtrise d’ouvrage, en entreprise, en bureau d’études ou en cabinet d’ar- chitectes. C’est un métier lié à une évolution des ou- tils. La discipline est jeune, elle nécessite donc un ac- compagnement au sein des entreprises. Hélas, c’est un secteur où il y a à boire et à manger. Aujourd’hui, c’est bien de faire du BIM, c’est à la mode. Les entre- prises de conseil l’ont compris et exploitent un  lon où les entreprises ne connaissent pas les compétences ni ne savent comment recruter. De même avec les for- mations, il faut veiller à ce que leur contenu apporte de réelles compétences et une vraie valeur ajoutée. D’ailleurs, il est très dif cile de trouver et recruter desBIM managers expérimentés aujourd’hui.Propos recueillis par Geoffroy FramerySave the dates]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[Manager autrementRh & FoRmationLes innovations RH émergent constamment. Focus sur l’une d’entre ellesPersonal branding et management Marqueurs d’espritSocial personal bran- ding, miroir déformant de nos ambitions ?Attirer les jeunes talents, développer son leadership et améliorer la visibilité de l’entreprise en mettant en musique ses savoir- faire et ses savoir-être. Tout un art à ne pas négliger...de ce branding exprime le sens personnel que l’on met dans le travail. Cela consiste en un effort d’authenticité qui permet de se différencier, de développer son propre projet personnel tout en en faisant béné cier l’entreprise.cultiveR son selF bRandinGPour les entrepreneurs, le personal branding rejaillit évidemment sur la marque qu’ils incarnent. « Selon moi, le personal branding le plus réussi chez les start-up, c’est ce qu’a réalisé Guillaume Gibault avec Le slip français. Outre sa marque, il arrive à faire passer du contenu de fond, des idées, une vision. Il a réussi à incarner le Made in France de qualité. Et il a fait en sorte que le produit et la marque se substituent à lui. Tout comme l’a fait Steve Jobs », explique Agnès Ceccarelli.Pour les entrepreneurs, dès que le dirigeant se substitue à sa marque ou inversement, il a obtenu le résultat ultime du personal branding. Les valeurs personnelles, la person- nalité et les prises de position publiques servent la marque. Le risque bien évidemment est de fragiliser la marque au départ du dirigeant qui l’incar- nait. Comme l’attestent les cas d’Apple ou encore de Chanel. Finalement, « le rôle des lea- ders est de créer une marque et d’en incarner la vision », renchérit Agnès Ceccarelli.le PeRsonal bRandinG à la Rescousse des Rh ? Dernier apport du personal branding en matière de mana- gement : renforcer l’attractivité de la marque employeur. « Le personal branding a explosé depuis deux ans avec les réseaux sociaux même si le concept a 20 ans. Aujourd’hui,la majeure partie des cadres dirigeants ont intégré que leur prise de position sur les réseaux sociaux est devenue inséparable de leur posture de manager. Ceux qui seront capables de proposer un vrai projet éditorial sur les valeurs de l’entreprise permettront à cette dernière de se démar- quer », analyse Didier Pitelet, président de Moon’s Factory, agence conseil en réputation d’entreprise, et expert sur le thème de la marque employeur. Chaque entreprise est un lieu de vie unique avec sa culture inhérente. « Cela incombe à toute la gouvernance de travailler l’identité de l’en- treprise, quitte à avoir une position discriminante. Lemanagement sera ensuite dé- positaire de cette culture », continue Didier Pitelet. Aussi, est-il devenu pratique courant qu’un cadre assume en accord ou non avec son entreprise de choisir quelques sujets clés pour produire du contenu et parfois devenir référent, comme l’attestent les LinkedIn TopVoices et autres influenceurs sur les plateformes professionnelles. Leur aura rejaillit positive- ment sur la marque. « Si nous nous projetons vers l’avenir, certaines entreprises vont devenir des médias à part en- tière », analyse Didier Pitelet. Cette mise en scène person- nelle aura bien évidemment un impact sur la gestion descompétences. Car grâce au personal branding, le collabo- rateur peut mettre en avant des compétences que l’entreprise n’aurait pas invoquées selon la fonction qu’occupe le pro- ducteur de contenu. Certains grands groupes ont d’ailleurs compris les apports de la mé- thode. La banque J.- P. Morgan, Proter & Gamble ou encore Microsoft ont fait du personal branding une composante de leurs différents programmes de développement des talents. Le personal branding n’est pas que l’apanage des dirigeants, il est également une arme mark.eting rajeunie par les réseaux sociaux qui permet de développer son employa- bilité.Par Geoffroy FrameryDans une France qui exhorte au travail et qui part volontiers à la chasse aux feignants, la rengaine du métro-boulot-dodo nous illustre cette marché forcée où le travail dicte nos journées, avant tout le reste. L’entreprise continue d’apposer son sceau sur notre quotidien. Toutefois, la quête de sens au travail n’a jamais été aussi forte si bien que l’image d’un individu peut également peser sur l’image de l’entreprise. Un nouveau rapport de force se crée entre l’employeur et l’employé et le nœud gordien en serait le personal branding. Comment dès lors développer des rapports «win-win» entre l’employeur et l’employé, entre la marque personnelle et celle de l’employeur ?considèReR sa caRRièRe commeun business ?« Le personal branding, ce sont les techniques marketing appliquées à l’individu. Cela consiste à travailler et gérer son image, sa réputation. De fait, cela assied le leadership. Le but ultime est de se connaître pour se faire connaître et recon- naître. Ce faisant, il faut mener une introspection, prendre conscience de sa personna- lité, de ses points forts et de ses points faibles pour en-suite travailler concrètement la dimension de la relation interpersonnelle », détaille Agnès Ceccarelli, professeur à l’ICN au sein du département Ressources humaines et com- portement organisationnel. Et Nathalie Benvéniste de com- pléter : « Personal branding et management sont liés. Tra- vailler sur sa réputation cela revient à réaliser du dévelop- pement personnel. Et mieux on se connaît, mieux on peut faire évoluer ses techniques de management ». Toutes les techniques sont bonnes pour se mettre en valeur. Cela peut parfois même parfois concerner des aspects super ciels mais qui vont compter tout autant que vos compétences. « Il faut avoir la tête de l’emploi, choisir le bon dress code en fonction du contexte et de sa morpho- logie. Parfois, un travail de «relooking» est nécessaire. En utilisant, par exemple, la même photo sur l’ensemble des réseaux sociaux. Même si nous ne sommes pas une marque, la démarche de re- connaissance est similaire », complète Agnès Ceccarelli. Gare cependant aux excès de forme. Car le personal branding n’est pas une manière de s’em- bellir super ciellement comme l’on pense à un joli packaging. Parce qu’il est le résultat d’une introspection, la mise en scèneecoreseau.fr 69]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationCarrières & TalentsAnalyse d’une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesQuand et comment recourir à un cabinet de recrutement / chasseurs de têtes La différence entre un bon etFace à la multitude des acteurs et à la variété des modes d’interven- tion et de rémunération, comment choisir un cabinet de recrutement ? Quels sont les points de vigilance à observer pour ne pas se tromper ?Par Elsa BellangerQue ce soit pour pallier l’absence de service RHen interne, trouver un savoir-faire rare, acquérir des compétences dans un nouveau domaine, ou encore, ouvrir un poste à des profils atypiques, le choix d’un cabinet de recrutement peut se révéler être un véritable casse-tête. D’autant que le secteur, qui compte quelque 1600 cabinets recensés par l’Insee, a connu des mutations : la nouvelle concurrence,par annonce (diffusion d’offres, recherche dans les bases de données), « les cabinets laissent venir les candidats, ef- fectuent un tri, réalisent les entretiens et évaluent leur potentiel avant de les présenter aux entre- prises clientes », explique Evylou de Vleeschouwer, responsable recrutement et sourcing de TalentUp, cabinet de recrutement. L’approche directe, celle des chasseurs de tête, s’intéresse au « marché caché » et « vise des pro-définition de son besoin et l’accessibilité de cette ressource sur le marché. « Un bon recrutement est celui qui offre les meilleurs candidats du marché », rappelle Em- manuel Louzier, mana- ging directeur du cabinet Michael Page. « C’est la cible visée, la rareté de son profil et sa réacti- vité aux annonces et aux réseaux sociaux qui dé- terminent l’approche. » Ainsi, des postes à haut niveau de responsabilité ne vont-ils pas nécessiterun mauvais chasseurPour être ef cace dans sa relation avec un cabinet, il est essentiel de tout dire : culture de l’entreprise, organisation interne et l’environnement managérial,depuis la loi Borloo de 2005, des entreprises de travail temporaire comme Manpower, mais aussi l’arrivée, dès la fin des années 1990 des « job- boards » (sites d’emploi) comme Indeed, et des réseaux sociaux comme LinkedIn, ont bousculé les pratiques. Si les cabi- nets de recrutement ont su intégrer ces évolutions dans leurs méthodolo- gies, le néophyte peut encore se perdre dans les différentes approches et expertises proposées. Les agences combinent en effet plusieurs approches selon les besoins de leurs clients. Avec l’approchecap stratégique...fils rares, souvent en poste chez les concur- rents », poursuit-elle. Enfin, plus récemment, des services de sourcing ontvulejour:«Ils’agit d’une pré-qualification de CV. La prestation consiste à aller chercher des CV par annonce ou en CVthèque et à réaliser une sélection par télé- phone », indique Evylou de Vleeschouwer.des PRocédésqui ne sontPas questionque de PRoFilsLa meilleure approche sera ainsi déterminée par la demande du client, lad’approche directe quand, à l’inverse, un savoir-faire spécifique sans poste élevé peut justifier une « chasse ». « Dans des secteurs de plein emploi comme l’informatique, les meilleurs profils sont très sollicités. Ils ont l’ha- bitude d’être appelés : une approche directe est indispensable », poursuit Emmanuel Louzier. La plupart des cabinets pro- pose, voire combine, les deux types d’approche. Le recours à un chasseur de tête sera privilégié quand la recherche exige de la confidentialité. « C’est une notion fondamentale, insiste Frédéric Aymo-La subtilité est de mise pour recruter les nouveaux talents du numérique !70 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[PageGroup révèle le talent dans tout son potentielNos consultants vous accompagnent dans vos projets de développement en recrutant vos collaborateurs clés, du technicien aux postes de direction.INTÉRIM I CDD I CDI I FREE-LANCE Rejoignez-nous sur :01 41 92 72 72 relationsclients@michaelpage.fr]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationCarrières & Talentsnier, co-fondateur du cabinet Fitch Bennett Partners. Le secret peut être indispensable pour les entreprises, mais aussi pour les candi- dats approchés qui pos- tulent plus facilement quand ils ne connaissent pas les détails. Il s’agit notamment de ne pas faire fuir les talents. » Le sourcing, quant à lui, sera plus adapté à un service RH qui a un besoin d’un apport de CV complémentaires ou à une petite structure qui ne dispose pas des moyens suffisants pour une recherche complète par le biais d’une agence. « Les cabinets de recru- tement ont une mission d’accompagnement et un rôle de conseil à jouer pour guider leurs clients vers une recherche ré- aliste, souligne Evylou de Vleesschouwer. Car, souvent une entreprise fait appel à un cabinet quand elle a un problème dans la définition de ses besoins et du profil recherché. » Et Emma- nuel Louzier d’ajouter : « Faire appel à un cabinet de recrutement, c’est se reposer sur une exper- tise afin de se concen- trer pleinement sur son activité. »sPécialiste ou GénéRaliste ?Le choix dépend de la teneur de la demande et de la spécificité de la mission. « Pour certains domaines d’activité où les échanges sont tech- niques, comme dans l’in- formatique ou la finance par exemple, il peut être utile de s’adresser à un spécialiste du secteur ou de la fonction recher- chée », constate Emma- nuel Louzier. La même logique opère quant à la localisation géographique du cabinet. Dans la me- sure où certains secteurs d’activité sont particuliè- rement implantés dans un territoire, commel’aéronautique dans la région de Toulouse, le critère géographique peut apparaître fondamental. Notons cependant que les cabinets de recrute- ment dits généralisteset leur adéquation avec la demande. Pour éviter une coûteuse erreur de recrutement, plusieurs points de vigilance sont ainsi à observer pour effectuer le choix d’unélevé de fidélisation des clients peuvent évidem- ment être perçus comme un gage de qualité. De même, un faible turnover parmi les consultants peut permettre au cabinetPatrick Levy-WaitzPrésident de la Fondation Travailler AutrementPDG d’ITG, leader du portage salarialliberté + simplicité + protection = réussite2L’assurance chômage telle qu’héri- tée des Trente Glorieuses semble aujourd’hui dépassée. Les évo- lutions de la société et du travail ont fait que la sécurité devient une préoc- cupation majeure pour tous.D’un côté, le salariat doit composer avec des actifs qui voient de plus en plus leurs vies professionnelles ponc- tuées de transitions et de reconversions. De l’autre, les indépendants sont de plus en plus nombreux à formuler cette question évidente mais si contradictoire : comment concilier plus de sécurité avec la même liberté ?Derrière ces interrogations, c’est la  uidité du marché du travail qui est en jeu. Il convient de bâtir des passerelles pour qu’un individu puisse facilement passer d’un statut à un autre, d’une acti- vité à une autre, d’un métier à un autre. Dans un monde en rupture et en trans- formations, il faut créer un pacte social innovant, ambitieux et disruptif. La question de la réforme de l’assurance chômage est sur toutes les lèvres. Et, pour les travailleurs indépendants, la réponse la plus adaptée sera celle qui alliera l’universel au sur-mesure. Certes, il faut mettre en place un socle commun pour tous les actifs car l’équité est essentielle, mais les indépendants doivent également pouvoir choisir li- brement le niveau de protection qu’ils souhaitent, en toute connaissance de cause. Ainsi, l’accompagnement et l’orientation de cette population sur ses droits deviennent essentiels.Le modèle qui sera créé devra être pragmatique et s’inscrire dans la durée. Il en va de la résolution de l’équation « liberté + simplicité + protection = réussite ».Un moyen pour trouver le pro l qui pense « out of the box »Les échecs de recrutement dans 90% des cas sont liés au comportement du candidat, à sa motivation ou à sa personnalité plus qu’à ses compétencessont en réalité souvent des multi-spécialistes avec des compétences dans plusieurs secteurs. « Finalement, celui qui juge la technicité du can- didat, c’est le client. Le cabinet n’a pas forcément besoin de connaissances techniques », rappelle Evylou de Vleeschouwer. Pour s’y retrouver, des échanges avec plusieurs cabinets peuvent per- mettre d’évaluer leurs ex- pertises et leurs réseaux,cabinet. Des certifica- tions peuvent apporter un premier élément de dis- tinction. Dans le secteur, elles sont de trois types : NF Services (attestation de conformité à un ré- férentiel de services), ISO 9001 (attestation de conformité à un référen- tiel de qualité) et OPQCM (reconnaissance du pro- fessionnalisme par une instance professionnelle). Par ailleurs, la longévité d’un cabinet ou un tauxd’assurer, voire de garan- tir, un meilleur suivi de l’entreprise. « Exercer ce métier demande un certain bagage, une sé- niorité et une expertise, mais aussi une certaine notoriété et, dans une moindre mesure, un ré- seau international. Un cabinet qui rayonne de- puis longtemps, qui a une connaissance du secteur et de ses acteurs, offre des éléments de garan- tie », souligne Frédéric72 Déc./Janvier - n°46Travailler autrement]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[N’oublions pas que les consultants véhiculent l’image de l’entreprise auprès des candidatsCarrières & TalentsRh & FoRmationAymonier. « L’apport d’un cabinet, c’est la qualité de son conseil, de son expertise et de son réseau », complète Emmanuel Louzier.veRs une Relation delonG teRmePasser du temps à dis- cuter, s’entretenir avec plusieurs cabinets, permet d’évaluer leurs expertises. Et ce, d’autant que la relation entre un cabinet de recrutement et une en- treprise cliente doit être basée sur la confiance. Les premiers contacts sont ainsi l’occasion de s’intéresser aux outils, à la disposition du ca- binet, à l’approche pri- vilégiée, aux bases de CV utilisées ou encore aux modalités de diffu- sion des annonces, à la politique de confiden- tialité du cabinet et au traitement des candida- tures. « Si on analyse leséchecs de recrutement, 90% des cas ne sont pas liés à l’inexpérience ou au manque de connais- sances du candidat, mais plutôt à son comporte- ment, à sa motivation ou à sa personnalité », indique Philippe Vidal, président du cabinet Vi- dal Associates. « Il faut s’assurer de la bonne compréhension par le cabinet de l’entreprise et du job, mais aussi de sa capacité à faire re- monter l’information et à adapter ses process internes pour trouver la bonne adéquation entre le poste proposé, les at- tentes de l’entreprise et le candidat présenté afin de réduire le taux d’échec. »Deux autres éléments restent à étudier pour un choix éclairé : les modes de rémunération des ca- binets et les garanties offertes. Les honoraires correspondent générale-ment à un pourcentage du salaire. Mais deux options de paiement sont proposées : « sucess fee » ou « retainer fee ». Dans le premier cas, celui de la rémunération au succès, le règlement ne s’effectue qu’une fois le recrutementqu’économique, avant une période convenue par les deux parties. Si les pratiques en la matière sont variées, la période de garantie dépend géné- ralement de la rémunéra- tion et de la complexité du poste recherché. Lesconfiance, mais égale- ment des échanges et des points d’étapes réguliers, pendant le processus de recrutement, pour évaluer les progrès. Pour être efficace dans sa relation avec un cabinet, « il est essentiel de tout dire :prendre le temps d’une sélection rigoureuse se révèle pertinent. « Nous sommes des bâtisseurs de carrière pour les en- treprises, des chasseurs de compétences. C’est la connaissance de nos clients, de leur structure et de leur management, qui permet d’obtenir des résultats », explique Fré- déric Aymonier. À cet élément s’ajoute un der- nier aspect de la relation entre un cabinet de re- crutement et une entre- prise cliente. Au-delà du pilotage du processus de recrutement, et si ce dernier ne nécessite pas de confidentialité, « les consultants vont véhiculer l’image de votre entre- prise auprès de nombreux candidats. Il s’agit là d’un point à pr.endre en compte pour choisir avec soin », conclut Evylou de Vleeschouwer.finalisé. Dans le second cas, si plusieurs modalités d’application existent, les cabinets sont réglés, le plus souvent, en provi- sion et n’ont pas d’obliga- tion de résultat, mais de moyens. Côté garantie, un délai peut être prévu pour un remplacement du candidat si celui-ci venait à quitter son poste, pour toute raison autrecabinets peuvent proposer un remplacement à leurs frais pendant la majeure partie ou la totalité de la période d’essai.L’ensemble de ces élé- ments, de l’expertise à la rémunération en passant par la compréhension des besoins de l’entreprise par le cabinet, implique une relation basée sur lales aspects techniques, l’environnement du poste, la culture de l’entreprise, l’organisation interne et l’environnement ma- nagérial ou encore les projets de l’entreprise et ses ambitions de dé- veloppement », souligne Emmanuel Louzier. Dans cette optique, envisa- ger dès le départ une relation de long terme et73ecoreseau.fr]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationRecrutement des personnes handicapéesEn  nir avec le bricolageCarrières & TalentsA n de formaliser leurs démarches et actions en faveur du recrute- ment des personnes handicapées, des entreprises s’engagent via des accords et conventions, conclus avec l’Age ph ou les Direccte.liciter les aides et appuis de l’organisme pour d’autres actions. Chez Generali, la signature d’un premier ac- cord fin 2004 a débouché sur la création d’une mission handicap en interne. « Avant cela, la situation se résumait à des personnes aux handi- caps visibles affectées au service courrier », raconte Florence Déchelette, res- ponsable du pôle Insertion des travailleurs handicapésles entreprises du groupe. Il avait révélé des pratiques très hétérogènes », indique Ma- rie-Françoise Tauc, directrice RSE et Innovation sociale de Nestlé France. Là aussi, l’en- gagement via un accord puis une convention a abouti à la création d’une mission dédiée en 2010. « La convention a permis aux acteurs concernés de se parler, de voir ce qu’il y avait de commun dans les différentes problématiquesengagements contractuels nécessite, pour la diffusion de la démarche dans les pra- tiques, un travail de sensibi- lisation et de communication autour du handicap. « Les premières mesures mises en place portaient principale- ment sur la communication et la formation. Il était né- cessaire de faire bouger la vision du handicap au sein de l’entreprise », souligne Marie-Françoise Tauc. ChezPar Elsa BellangerDigital et télétravail, des aides toujours plus précieuses...«Echez Generali. « Aujourd’hui, après un cinquième accord signé  n 2016, nous comptons 430 collaborateurs handi- capés sur 7000 salariés. Ils ont pour 90% d’entre eux un handicap invisible et sont répartis dans tous les métiers. » Chez Nestlé également, la signature d’un accord puis de conventions a donné un coup d’accéléra- teur à l’intégration de per- sonnes handicapées dans les effectifs. « Avant notre première convention, nous avions réalisé, en 2009, un diagnostic auprès de toutesliées au handicap et de ras- sembler les pièces du puzzle. Nous avons pu formaliser nos pratiques et ébaucher notre politique handicap. Cela a été un véritable accélérateur et un liant : nous œuvrons désormais tous dans le même sens pour atteindre les ob- jectifs, annuels et ambitieux,  xés par l’accord », poursuit Valérie Romain, chargée de mission handicap chez Nestlé France.communiqueR PouR dédRamatiseR L’impulsion initiée par cesGenerali, les moyens de com- munication sur le sujet se sont multipliés : pièce de théâtre, diffusion d’une sitcom ou, plus récemment, une websérie. « Ces initiatives ont permis de dédramatiser la vision du handicap et de faire monter le sujet dans l’entreprise », témoigne Florence Déchelette. Au sein d’Acticall, l’effort de communication s’est d’abord concentré sur les recruteurs et les encadrants. « Il nous a fallu convaincre les enca- drants, superviseurs et chefs de plateau, via des formations à la diversité. Aujourd’hui,n matière de recrutement destaux de chômage des per- sonnes handicapées s’élève à 21%, soit plus du double de celui de l’ensemble de la population active (10%). Cette vulnérabilité dans l’accès à l’emploi tient principalement à un niveau de quali cation inférieur à celui de la moyenne des demandeurs d’emploi. 26% des demandeurs d’emploi handicapés ont un niveau de formation inférieur au CAP, contre 18% dans l’ensemble de la population des deman- deurs d’emploi. De même, 26% ont au moins le Bac, contre 45% de l’ensemble des demandeurs d’emploi.accoRds et conven- tions PouR FoRmali- seR la démaRche Ainsi, pour remplir leur obligation, les entreprises déploient différentes stra- tégies. Elles ont d’abord la possibilité de s’engager via un accord, signé entre la di- rection de l’entreprise et lesorganisations syndicales avant un possible agrément par la Direction régionale des entre- prises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) ou une convention avec l’Age ph. Ces accords et conventions portent sur l’embauche, la quali cation et le maintien dans l’emploi de personnes handicapées. Seul l’accord peut également inclure la sous-traitance confiée au secteur protégé ou adapté. L’accord, une fois agréé, « exonère l’entreprise de sa contribution à l’Age ph du- rant sa durée de validité, même si elle n’atteint pas le quota de 6% », explique l’Age ph. Dans le cas d’une convention, l’entreprise reçoit une aide  nancière a n de l’aider à atteindre les objectifs prévus dans la convention. Elle continue à verser une contribution à l’Age ph tant qu’elle n’atteint pas le quota légal de 6%, mais peut sol-personnes han- dicapées, il n’existe pas de solution miracle », constate Valérie Romain, chargée de mission handicap chez Nestlé. « Si les choses avancent, notamment depuis la loi de 2005, les acteurs bricolent un peu ce qu’ils peuvent. » En effet, les entreprises de 20 salariés et plus, soumises à l’obligation d’employer au minimum 6% de personnes reconnues handicapées dans leurs effectifs, sous peine de pénalités  nancières, font face à un paradoxe : elles peinent à recruter, parmi les 500000 travailleurs handicapés sans emploi, les pro ls correspon- dant à leurs besoins. Selon le tableau de bord national Em- ploi et chômage des personnes handicapées (mars 2016) de l’Association de gestion du fonds pour l’insertion pro- fessionnelle des personnes handicapées (Agefiph), leLa sensibilisation des recruteurs et l’ouverture de tous les postes aux personnes handicapées ne suf sent pasL’Age phInterlocuteur et contrôleurNée de la loi du 10 juillet 1987 qui oblige toutes les entreprises privées et pu- bliques de 20 salariés et plus à employer 6% au moins de personnes handica- pées, l’Age ph collecte les pénalités  nancières exigées des entreprises qui ne respectent pas ce quota. Avec ces fonds, elle a pour mission de favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes handica- pées dans les entreprises privées.Le rôle de l’association s’est vu conforté par la loi du 11 février 2005, portant sur« l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des per- sonnes handicapées ». Cette « loi handi- cap » instaure notamment un principe de « compensation » pour assurer l’égalité sur le marché du travail. « La compen- sation passe aussi bien par des adapta- tions techniques du poste (amélioration des accès, changements de machine ou d’outillage...), que par la formation, l’ac- compagnement ou encore l’aménage- ment des horaires », explique l’Age ph.74 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[StatistiquesLes personnes handicapées en emploi (Source : Insee, enquête emploi)ARPEJEH (Accompagner la réalisation des projets d’études de jeunes élèves et étudiants handicapés) qui propose un accompagne- ment dans l’orientation des jeunes handicapés, et avec l’association Tremplin qui intervient auprès des jeunes après le Bac. « Le but est de faire connaître nos métiers aux jeunes, de susciter des vocations, mais aussi de les amener vers nos formations quali antes », souligne Flo- rence Déchelette. Le réseau Cap Emploi apparaît égale- ment comme un interlocuteur privilégié. La structure pro- pose notamment des dispo- sitifs de formation. « À côté d’une remise à niveau pour les pro ls déconnectés de nos métiers, nous avons créé avec Cap Emploi, mais aussi Pôle Emploi, des formations spéci ques pour des publicsà la dernière session. Nous peinons à trouver les bons pro ls », commente Florence Déchelette. Le groupe travaille désormais avec les acteurs de la branche, les compagnies d’assurance et les mutuelles, pour développer un socle de formation commun dans une logique de mutualisation, mais aussi de plus grande visibilité de l’offre.l’alteRnance,voie Royale ?Dans le même esprit, les stages et contrats en alter- nance favorisent l’identi ca- tion et l’intégration des pro ls correspondant aux besoins. En lien avec Cap Emploi et l’Afpa, Acticall a lancé, l’an dernier, une formation en alternance. « Dix personnes handicapées ont ainsi intégré notre site de Romainville pour être formées à nos métiers.contrats, entre 50 et 60% des alternants sont intégrés dans l’emploi ». Dans le cas d’Acticall, l’initiative, qui sera renouvelée prochainement sur un site du groupe à Rouen, a nécessité un investissement de 120000 euros,  nancés par un budget constitué à partir des cotisations non versées à l’Age ph. Ce budget s’élevait l’an dernier à 400000 euros. Chez Nestlé, ce budget dédié atteint 1,5 million d’euros chaque année et est princi- palement mobilisé pour des aménagements des situa- tions de travail. « N’ayant que peu de turnover, notre pyramide des âges est vieil- lissante. Notre priorité, c’est le maintien dans l’emploi des personnes qui développent un handicap pendant leur activité. Depuis la signature de la convention, 350 travail- leurs handicapés ont ainsiCarrières & TalentsRh & FoRmationLes femmesLes 50 ans et plusLes Bac et plusLes ouvriersLes CDILes temps partiels49%48%46% 38%30%59%31%20%32%19%80%76%Tout publicce module est obligatoire. Si les participants n’étaient pas vraiment enthousiastes au départ, les premières intégrations réussies ont changé la donne », précise Florence Peyrat, directrice des Affaires sociales chez Acticall, qui organise par ailleurs chaque année une semaine du handicap avec des animations menées en lienpouvons accueillir tous les types de handicap, même les handicaps psychiques. Une psychologue vient chaque semaine dans l’entreprise, précise Florence Déchelette. Ce type d’aménagement et d’accompagnement, c’est ce qui fait du recrutement une réalité. » Pour s’assu- rer d’une bonne intégration dans l’entreprise et dansdes PaRtenaRiats PouR RecRuteRReste que la principale dif-  culté relève bien du recru- tement en lui-même. « Alors que 75% des personnes han- dicapées ont un niveau de qualification inférieur au Bac, recruter le bon pro l, c’est trouver une aiguille dans une botte de foin », estime Florence Déchelette.Personnes handicapéesUne concurrence à l’embauche présente partout.Auparavant il n’y avait que des personnes aux handicaps visibles affectées au service courrieravec des associations. De son côté, Nestlé collabore depuis 2009 avec le cabinet de conseil Alinéa pour développer des modules de formation et de sensibilisation aux problé- matiques liées au handicap. Cet effort de communication est complété par la mise en place d’outils et de dispositifs d’accompagnement. « Nous proposons plusieurs outils pour un accompagnement concert, sur le terrain. Nousles équipes, Acticall a, de son côté, opté pour la nomi- nation de correspondants : des correspondants mission handicap prennent en charge les problématiques sociales qui peuvent accompagner le handicap lui-même, des cor- respondants locaux assurent un suivi de la situation de travail et un référent, ou « parrain », accompagne également au quotidien le salarié.Ainsi, la sensibilisation des recruteurs et l’ouverture de tous les postes aux personnes handicapées ne suf sent pas. Pour remplir leurs objectifs, les entreprises multiplient les partenariats avec les organismes dédiés ou les associations. Il s’agit dans un premier temps de faire connaître leurs métiers aux demandeurs d’emploi handi- capés. Generali collabore par exemple avec l’associationen reconversion », explique Florence Déchelette. Le dis- positif comprend 300 heures de formation dispensées en six mois avec une immer- sion dans les services, suivi d’un accueil en CDD, parfois converti en CDI. À l’issue de la formation, un travailleur handicapé sur deux est ainsi « cédéisé ». Mais là encore, des dif cultés subsistent pour le recrutement. « Les promo- tions comptent 15 candidats. Seulement dix ont participéNeuf sont toujours dans l’en- treprise, dont un qui a été promu superviseur », sou- ligne Florence Peyrat. Pour Hugues Defoy, directeur du pôle métiers de l’Agefiph, « ces contrats, destinés aux demandeurs d’emploi non employables, sont très ef- ficaces pour identifier les bons pro ls et combler le gap en matière de quali cation. Ils apportent une solution pérenne aux personnes han- dicapées : à l’issue de cesbéné cié d’aménagements ou de compensations », sou- ligne Valérie Romain. Pour Marie-Françoise Tauc, « le chemin est long. Nous avons testé énormément de choses : différents partenariats, parti- cipations à des forums ou des salons, etc. Nous nous sommes parfois cassé le nez, mais nous avançons. L’essentiel restedecom.muniqueretde sensibiliser sans cesse. Il ne faut jamais laisser retomber le souf é ».ecoreseau.fr 75]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationEcoles d’ingénieurs, généralistes vs spécialistes Débat caducCarrières & TalentsTous les voyants sont au vert pour ces étu- diants amoureux des nombres. Minoritaires sur le marché, les généralistes n’échappent pas à cette embellie. Opposer les pro ls est une ineptie.Channel, présidente du comité Observatoire des ingénieurs de l’IESF (So- ciété des ingénieurs et scientifiques de France). Mythe ou réalité que cet ingénieur généraliste à la sauce française ?notion à GéométRie vaRiableLa photographie faite par l’IESF ref lète bien le positionnement des écoles d’ingénieurs dans l’Hexagone. Sur les 205 recensées, seule une di- zaine se revendique d’être généraliste. Qui sont ces écoles ? Réponse : les pionnières, les historiques,à savoir les différentes écoles Centrale – celle deParisavulejouren 1829 –, les Mines de Nancy ou Saint-Etienne et sans oublier l’emblé- matique Polytechnique – créée en 1794. Mais, à scruter d’un peu plus près, la liste pourrait encore se réduire. En effet, le parcours à l’X s’étale sur quatre ans, au total : 3+1. Aux trois premières an- nées indispensables pour décrocher le sacro-saint titre d’ingénieur s’ajoute obligatoirement un an au sein d’une école d’appli- cation – rebaptisée depuis peu école de spéciali- sation. Aussi, pourquoiparle-t-on encore d’in- génieurs généralistes en France ? Frédéric Meunier, directeur gé- néral de l’Efrei (Ecole d’ingénieurs généraliste informatique et techno- logies du numérique) répond du tac au tac, « pour éviter que des jeunes ne s’en écartent, de les faire fuir ». Une question de marketing pour rassurer les parents et séduire les indécis, pas encore fixés sur une filière. « Les étudiants ont peur de se cloison- ner, commente Marion Ruciak, responsable du développement RH d’Ad- vans group. Même si unPar Murielle Wolski«Lfrançais est assurément sa dimension généraliste. » Des propos récurrents dans la bouche des di- recteurs lors des jour- nées portes-ouvertes de’atout maître du diplôme d’ingénieurleurs écoles, dans des salons ou des colloques dédiés. Pourtant, « sur le million d’ingénieurs diplômés en France, tous âges confondus, 20 % se déclarent généralistes. Soit exactement 220 000 », explique Marie-Annick76 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[Carrières & TalentsRh & FoRmation« T’as compris ce qu’a voulu dire le boss en nous demandant d’être moins rigides, plus ouverts sur d’autres disci- plines ? »vernis leur est donné avec une majeure, opter pour un cursus qui se prétend généraliste leur laisse le temps de peaufiner leur profil. » Des écoles oscillent entre les deux notions. L’Efrei se dit généraliste du numérique ou l’Estaca des systèmes de transport. L’Universitécanique. « Cette notion de cursus généraliste, de plus en plus forte, est ambiguë », commente Philippe Sessiecq, depuis quelques semaines direc- teur adjoint des Mines Nancy, en charge des for- mations. De tout tech- nique, tout scientifique, le programme défini parChristelle Pradier, directrice de recrutement France chez Sopra Stéria« La plasticité intellectuelle prime »« Spécialiste ou généraliste, peu importe le pro l de départ des ingénieurs. En 2017, je ne sais pas quels seront les métiers de nos ingénieurs dans seulement cinq ans. Aussi, la capacité à s’intégrer dans notre environ- nement métiers compte-t-elle avant tout. On n’achète plus un savoir, les technologies évoluant tellement vite. Donc le poids de la spécialité est de moins en moins prégnant. Une nouvelle ère de l’entreprise apprenante s’est ouverte. La capacité à interagir devient essentielle. La plasticité intellectuelle aussi.Aucune spécialité bannieSopra Stéria va même plus loin en ouvrant ses recrutements à des ingénieurs riches de spécialités très variées, dans le cadre de reconversions. Chimie, physique, bio- technologies... peu importe le domaine de compétences de départ. Après deux mois de formation sur nos métiers, ils intègrent nos équipes projet. Le regard d’un ingénieur en océanographie est très pertinent pour parlermodalités  nancières, par exemple. Ou d’un ingénieur mécanique pour l’industrie. Il n’y a pas – ou plus – d’orientation unique sur un métier. Une fois dans l’entreprise, c’est le début d’une aventure, avec une démarche plus active du collaborateur. Et à nous de les faire grandir.Recrutements en masseLe sujet est d’importance pour notre socié- té. Pas moins de 2 700 nouveaux collabora- teurs rejoignent notre groupe chaque année, tous à Bac+5, dont 70% d’ingénieurs. Des chiffres qui font de nous le premier recru- teur de jeunes diplômés de France. Notre vocation d’entreprise de services du numé- rique (ESN), anciennement société de ser- vices en ingénierie informatique (SSII), est d’accompagner nos clients dans la trans- formation digitale – une activité offshore. Cette problématique-là se pose à la plupart d’entre eux. C’est un passage obligé. D’où ce volume de recrutements. »La notion “d’ingénieur augmenté” progresse.On n’embauche pas un “produit  ni” aujourd’huitechnologique de Com- piègne (UTC) s’affiche généraliste, sur la page d’accueil de son site inter- net et dans la parole de ses dirigeants, mais elle est aussi dotée de cinq spé- cialisations dont le génie des systèmes urbains, le génie biologique, ou bien encore l’ingénierie mé-la Commission du titre d’ingénieur compte do- rénavant environ 30% de « soft skills » : éthique, droit, économie... Un ton qui détonne avec la vision chinoise du cursus d’ingénieur focalisée sur la restitution. « On pour- rait parler d’un mouton à cinq pattes, résumeecoreseau.fr 77]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationCarrières & TalentsGrégory Vial, de Cen- trale Lyon. D’ailleurs, la notion «d’ingénieur aug- menté» est de plus en plus fréquente. Recruter au- jourd’hui un ingénieur ne revient pas à embaucher un produit fini – même si l’expression n’est pas très heureuse. Ces diplômés pourront anticiper les changements. »La dichotomie généra- liste versus spécialiste pour les ingénieurs va perdre de sa substance dans les années à venir. Le curseur va bouger. « La spécialité va se jouer au niveau du doctorat, soit à Bac+8, pour abor- der une carrière scien- tifique et technique », annonce Etienne Craye, directeur de l’Esigelec, et par ailleurs membre de la commission formation et société au sein de la Commission des direc- teurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI). « Mais pas uniquement pourdevenir un expert acadé- mique. Les établissements travaillent actuellement à développer le doctorat, plus orienté vers l’entre- prise, tiré par une pro- blématique industrielle. »les mains dansle cambouis ou PasA l’heure de la course à l’innovation, de l’expertise aiguisée, les ingénieurs généralistes ont-ils (en-des entreprises, explique Grégory Vial, professeur de mathématiques à l’école Centrale de Lyon. Sur le marché du travail, les projets sont de plus en plus transversaux. Trans- disciplinaires. C’est en parfaite adéquation avec l’agilité acquise pendant les études dans les écoles généralistes. Ainsi, nos diplômés occupent-ils des postes qui ne sont pas forcément techniques,particularités et des uns et des autres : y cohabitent un cursus généraliste et deux spécialisés – l’un en matériaux et gestion de la production, un se- cond en conception. « Le diplôme généraliste ne forme pas un ingénieur pointu sur un domaine scientifique, commente Philippe Sessiecq. Plus larges, les connaissances scientifiques d’un géné- raliste lui permettent deNos diplômés occupent des postes qui ne sont plus forcément techniques, pouvant convenir à des jeunes issus de business school.core) une place sur le marché ? Opposer les deux modèles est une ineptie. Leurs trajec- toires sont différentes. « Ce profil est très priséque l’on pourrait confier à des jeunes issus d’une business school. » L’école des Mines de Nancy est un bon labo- ratoire pour observer lesdialoguer avec n’importe quel ingénieur spécia- lisé. » . Leur accession à des postes de manager est plus rapide. Sitôt le diplôme, les salaires sont78 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[Carrières & TalentsRh & FoRmationen situation de plein em- ploi à moins de 5% de chômage. On y est.Les quelque 33 500 ingé- nieurs diplômés chaque année sont à la fête. « Le marché de l’emploi cadres se porte bien, analyse Pierre Lamblin, délégué général de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC). Tous les feux sont au vert. C’est de bon augure pour les jeunes diplômés. Et les mieux lotis sont assurément les ingénieurs. Les recru- teurs les recherchent. Un tiers des offres qui sont ouvertes concernent les ingénieurs, dont 40% destinés aux jeunes di- plômés. »Innovation, on ne parle que de ça. C’en est ter- miné des années marke- ting. Cap sur l’innova- tion. Tous les secteurs d’activité lorgnent en effet sur les ingénieurs, et rivalisent... d’ingé- niosité pour les séduire, parfois très en amont. Concurrence oblige. Un exemple : Brandstorm. Créé par L’Oréal il y a 25 ans, ce challenge marke- ting d’envergure mondiale – ouvert initialement aux business schools, cible première du leader de la cosmétique – avait pour objectif de glisser des étudiants dans la peau d’un gestionnaire d’une marque internationale. Révolution en 2017. La cible s’est élargie aux écoles d’ingénieurs. La technologie a dorénavant une place de choix dans ce business game. Le groupe veut être un incubateur. Et c’est sans compter, pour citer Heidi Wenzler, directrice du recrutement de la branche L’Oréal Opé- rations, « l’augmentation des partenariats avec les établissements [d’ingé- nieurs] pour répondre au mieux à notre crois- sance et à nos nouveaux challenges, à savoir le e-commerce, le digital, le big data, l’industrie 4.0, le design packaging et ledéveloppement durable ».Le nombre de participants avoisine les 16 000. Ettreprises réclament des ingénieurs – et ce, quel que soit le secteur. Quelgone pour trouver ses futures recrues, à raison de trois séances par se-nieurs. « Depuis 2016, la pression est perceptible, souligne Florence Réal, directrice de recrutement Accenture. Il n’y en a pas assez. Et spontané- ment, ils ne se tournent pas vers les sociétés de conseils. Dans les mois à venir, les profils bu- siness vont être moinsrecrutés. » Et Etienn. Craye de conclure : « Les ingénieurs n’ont jamais été aussi indispensables ».Les connaissances scienti ques d’un généraliste lui permettent de dialoguer avec n’importe quel ingénieur spécialisée« Un pro l d’ingénieur océanographe est recher- ché ? C’est justement ma spécialisation ! »pour la prochaine édition, L’Oréal table sur 20 000. Acoretàcri,lesen-que soit le profil. Accen- ture, l’un des leaders du conseil, arpente l’Hexa-maine. En 2017, Accenture va avoir recruté 1 500 salariés. 30% sont ingé-supérieurs. La noblesse du titre serait un cran au-dessus. « Tout est une question de prestige de l’école, reconnaît Chris- tophe Caux, directeur des études de Sigma. Les diplômés d’écoles techniques vont rester plus longtemps affectés à des tâches d’exécution. Certains choisiront de développer une véritable expertise dans leur do- maine de prédilection. »le Plein emPloi chanGe la donne L’expression a été remisée pendant longtemps. Dans le paysage des ingénieurs français, elle revient au goût du jour. Pour preuve les statistiques de l’édi- tion 2017 de l’enquête annuelle de l’IESF qui pointent un taux de chô- mage à 3,9%, si on intègre les jeunes à la recherche d’un premier emploi. Et le taux chute à 2,8% pour la seule population de ceux ayant déjà travaillé. Or, d’après l’Organisation internationale du travail (OIT), une économie estecoreseau.fr 79]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineLa Sélection culturelleLivres - BD■ L’économie symbiotique : régénérer la pla- nète, l’économie et la sociétéEt si l’économie cessait d’exploiter le vivant pour plutôt s’accorder aux écosystèmes ? Utopie de la chercheuse Isabelle Delannoy ? Pas tant que cela, pour celle qui trouve des liens entre agroécologie, entreprises libérées et expériences de gouvernance partagée. Pour la première fois, l’ingénieure agronome propose une synthèse entre de nombreuses techniques et recherches mises en lumière cesdernières années : permaculture, économie circulaire, économie de la fonctionnalité, du partage – pair à pair –, économie sociale et solidaire, monnaies complémentaires... En associant les béné ces de chacune d’entre elles et en en trouvant le principe commun, elle parvient à des résultats époustou ants. Dans de nombreux domaines nous pourrions réduire de plus de 90% notre utilisation dematière tout en redéveloppant les capacités productives des territoires. Nous pourrions remplacer l’utilisation du métal et des minerais par celle de plantes et éviter ainsi d’envoyer des êtres humains au fond des mines. Nous pourrions créer des cités autonomes en eau, en énergie, en nourriture fraîche, mêlant immeubles-forêts et jardins  ltrants, cités numériques et jardins d’hiver, autoroutes à vélo et véhicules auto-construits, agriculture, fablabs et manufactures locales. L’homme est capable d’accélérer les symbioses que la nature met des années à mettre en place. L’épuration des eaux usées par les jardins est un bon exemple. Nos déchets deviennent les nutriments des plantes. Avec un terrain de 100 mètres carrés on peut  ltrer les eaux d’un immeuble de 100 habitants. Cette économie s’appuie sur la symbiose entre l’intelligence humaine, la puissance des écosystèmes naturels et la technosphère (les outils). En trouvant le juste équilibre entre les trois, il est possible de produire sans épuiser les ressources, mais en les régénérant, explique celle qui a coécrit il y a dix ans le  lm Home de Yann Ar- thus-Bertrand. Optimiste et réaliste, à lire en urgence.« L’économie symbiotique », d’Isabelle Delannoy, éd. Actes Sud, 2017.■ L’assassin des échecs : et autres  ctions mathématiquesBenoît Rittaud, mathématicien, maître de conférences à l’université Paris-13, s’est illustré dans la vulgarisation mathématique avec « Faut-il avoir peur des maths ? » et d’autres encore. Mais cet ouvrage est sûrement la meil- leure preuve qu’on peut cumuler avec talent des com- pétences littéraires et matheuses. C’est toute sa passion qu’il transmet dans cette  ction, où le coupable présumé s’acharne à accumuler les preuves contre lui. Plus quen’importe quel autre élément du dossier, cette attitude inédite fait pressentir au commissaire que, au-delà de ce qu’il a bien voulu avouer, le Grand Maître des échecs cache un secret plus lourd encore. Mais il est loin d’imaginer que les mathématiques lui permettront de le confondre... Où l’on découvre, en compagnie d’un limier novice aux échecs, d’un célèbre savant grec, d’un retraité aimant guincher,d’un jeune de banlieue fan de jeux vidéo... que la réalité quotidienne est bien plus mathématique qu’on ne le croit. Et pas moins palpitante ! De péripéties géométriques en rebondissements numériques, d’intrigues probabilistes en paradoxes logiques, embarquez pour une contrée enchanteresse. Pour que le récit garde son mordant, les subtilités mathématiques sont décryptées après chaquenouvelle pour qui veut en savoir plus...«L’assassin des échecs : Et autres  ctions mathématiques», de Benoît Rittaud (éd. le Pommier, 2004).■ L’art d’être libre... dans un monde absurde ! Tom Hodgkinson, journaliste et fondateur de la revue The Idler («Le Paresseux») signe là un véritable manifeste de résistance au monde contemporain. Dénigrant aussi bien les joies factices de la consommation que l’ennui qui s’est abattu sur le monde à la suite de décennies derecherche exclusive du pro t, ce livre pro- fondément joyeux nous appelle à redevenir des esprits autonomes, et enfin libres... Formé à Cambridge, celui qui a été tour à tour disquaire, vendeur de skateboards ou importateur d’absinthe est l’auteur de plusieurs livres qui sont des best-sellers en Grande Bretagne, et qui ont été traduits dans de nombreux pays. Préfacé par PierreRabhi, l’ouvrage souligne avec humour que la vie mo- derne est absurde et contraignante, que la compétition a remplacé la coopération ou que la fraternité a fait place à la convoitise... et propose de changer sa vie avec clair- voyance. Grinçant, mais tellement vrai...« L’art d’être libre dans un monde absurde » de Tom Hodgkinson, éd. Liens qui libèrent, 2017.■ L’intelligence émotionnelleAttention, ouvrage terriblement instructif et pratique, pour mieux comprendre et convaincre les autres, en entreprise ou dans toute autre situation. Le QI d’une personne n’est pas suf sant pour dé nir son intelligence car il néglige une part essentielle du comportement humain : les réac- tions émotionnelles. Cette autre forme d’intelligence estla capacité à percevoir, maîtriser et exprimer ses sentiments et ses émotions ainsi que ceux d’autrui. Elle in ue sur notre self-control, notre motivation, notre intégrité, mais aussi sur nos relations avec les autres : elle permet de mieux communiquer et analyser notre en- tourage social ou professionnel. Pour Daniel Goleman, l’intelligence émotionnelle est le meilleur prédicteur de succès et de réussite.En apprenant à accepter nos ressentis, nous développons nos compétences et nos aptitudes...«L’intelligence émotionnelle : analyser et contrôler ses sentiments et ses émotions, et ceux des autres», de Daniel Goleman, éd. J’ai lu, 2014.■ « Le jour où j’ai choisi ma nouvelle vie »! Les tribulations drôles et touchantes d’une femme cher- chant à mener une vie personnelle épanouissante sans renoncer à une brillante carrière professionnelle ont de quoi émouvoir et intéresser. L’auteure raconte le début d’un changement de vie radical, jusqu’à la création d’»L se réalisent», un programme d’actions destinées à soutenir l’évolution de carrière des femmes tout au long de l’évolution de leur vie personnelle. Productrice et rédactrice en chef d’émissions de télévision, Cendrine Genty mène une vie professionnelle à cent à l’heure dans laquelle elle s’épanouit. Mais l’année de ses 36 ans, elle donne naissance à sa  lle. Ne parvenant pas à concilier vie personnelle et vie professionnelle, elle plaque alorssa brillante carrière du jour au lendemain en dépit des injonctions répétées de son en- tourage. Refusant ce diktat du choix entre carrière et bébé, la productrice de «Pékin Express», «Business Angels», «60 jours pour monter sa boîte», «Premier Amour», «Au nom de la Vérité», «Le Dîner Presque parfait» part à la rencontre de centaines defemmes pour comprendre comment elles parviennent à conjuguer travail et vie privée. Le constat est sans appel, des milliers de femmes sont écartelées entre famille et travail sans parvenir à trouver une place qui leur convienne. L’ampleur de ce phénomène sociétal pousse Cendrine Genty à bouleverser son existence en mettant en péril son couple, son indépendance  nan- cière, sa con ance en elle, pour créer «L se réalisent» qui oriente et mentore les femmes. Ce livre relate les coulisses d’un changement de vie et témoigne d’un par- cours semé d’embûches et d’obstacles, de peurs et de doutes, d’échecs et de remises en question, mais aussi de fabuleuses rencontres, d’entraides et de partages, d’amour et d’amitiés. Terriblement révélateur d’une époque.« Le jour où j’ai choisi ma nouvelle vie, en quête de sens, en quête de soi », de Cendrine Genty, éd. Le Passeur, 2017.■ Le nouveau Geluck est arrivé ! Le Chat - toujours dans l’air du temps - est dans une forme resplendissante et n’hésite pas à traiter des sujets les plus anxiogènes avec la légèreté qui le caractérise ! Sans complaisance au- cune, ne cédant jamais à la facilité et sans relâche,Philippe Geluck couche une nouvelle foissur papier les délires métaphysiques quesa créature lui glisse à l’oreille.Album 48 pages, couverture cartonnée - 12 € 95Sortie« L’Intime & Le Monde »Trois Juifs belges, nés pendant la guerre, rendent hommage à leur façon à la génération des enfants juifs bruxellois ayant survécu à l’extermination lors de la Deuxième Guerre mondiale. L’Intime & Le Monde met en lumière une sélection d’œuvres de trois plasticiens contemporains bruxellois : une installatrice, Marianne Berenhaut et deux peintres, Sarah Kaliski et Arié Mandelbaum. Par-delàChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucune©Nicolas Leroy et Ludovic Jaunatreleurs singularités, ils partagent des traits com- muns manifestes dans leur rapport au monde, leur imaginaire, leur biographie et leur quête respective, jouant tous les trois d’incessants al- lers-retours de l’intimedes corps souffrants et désirants aux horreurs in igées par l’Histoire. Ces trois artistes ne font pas école. Ils ne constituent pas une communauté esthétique mais un des- tin commun et la mémoire revisitée – la génération des enfants juifs bruxellois ayant survécu à l’extermination – les unissent et contraignent chacun à rendre visible, à actualiser un temps commun fondateur de leur parcours de vie et de création. Chacun nous parle à sa manière d’un monde qu’il partage. A découvrir au Centre Wal- lonie-Bruxelles à Paris, centre culturel qui promeut des artistes et créateurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles en France. Créé en 1979, en plein centre de la capitale en face du Centre Pompidou, le lieu dispose d’une salle d’exposition, d’une salle de spectacles ainsi que d’une salle de cinéma.« L’Intime & Le Monde » au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, à partir du 7 décembre.80 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[OFFREZ L’EXPOSITION !ASTÉRIX, LUCKY LUKE & Cie04.10.2017 > 04.03.2018METTEZ EN SCÈNE VOTRE ÉVÉNEMENT DANS UN BÂTIMENT DE FRANK GEHRY !ÉVÉNEMENTS PRIVÉS01 71 19 33 08 . evenements@cinematheque.fr3 AUDITORIUMS DE 90, 186 ET 410 PLACES ENTIÈREMENT ÉQUIPÉS550M2 D’ESPACES DE RÉCEPTIONOUVERTS SUR LE PARC DE BERCYGOSCINNYET LE CINÉMAPROJECTION DE COURTS MÉTRAGES / QUIZ CINÉMALA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE - MUSÉE DU CINÉMA . 51 RUE DE BERCY PARIS 12E . CINEMATHEQUE.FR À10MINDECHÂTELET . 5MINDELAGAREDELYON M BERCY 6 14]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineEtude d’un sujet de loisirs ou d’évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsL’Air du tempsMaisons de vente aux enchères : comment choisir ? « Adjugé, vendu ! »Va-t-on bientôt acheter aux enchères comme on achète au supermarché ?LPar Nicolas Pagnieza question est provoca- trice mais elle résume bien le mouvement quise dessine dans le milieu de la vente aux enchères. Au- trefois cantonné aux ventes physiques, où marchands et collectionneurs venaient en- chérir en levant la main face à un commissaire-priseur frappant la vente, le secteur s’ouvre au numérique, aux nouveaux entrants, et surtout aux nouveaux clients. Faut-il évoquer Ebay lorsqu’est amené le sujet de la déma- térialisation de la vente aux enchères ? En un sens oui, car le principe est le même : chacun fait son offre, jusqu’à ce que le plus gourmand rem- porte l’enchère. Pourtant, Ebay n’est pas un site de vente aux enchères au sens juridique du terme dans l’Hexagone, car les ventes ne sont pas chapeautées par des commissaires-priseurs. En France, les ventes aux enchères peuvent concerner de nombreux biens, mais sont surtout assimilées au monde de l’art, car la vente aux en- chères garantit une expertise et surtout la présence d’un commissaire-priseur. Pour cette raison, il était encore dif cile d’imaginer jusqu’à peu une vente aux enchères ailleurs que dans une salle de ventes. L’arrivée du live streaming a pourtant réussi à la déplacer jusqu’à notre salon.conseRveR une qualité de seRvice même à domicile ? Toutes les maisons de vente aujourd’hui, ou presque, pra- tiquent la vente dite live, c’est- à-dire retransmise en direct via une webcam sur Inter- net, a n de permettre à touspassionnés ou particuliers, de passer leurs ordres sur la plateforme quand bon leur semble. Les maisons de vente s’assurent ainsi de toucher une clientèle plus large et parfois totalement nouvelle, comme l’explique Diem Cre- nais, commissaire-priseur, qui a fondé Yellow Peacockboutons, adressée à un public très ciblé de collectionneurs, qu’il n’aurait pas pu tenir dans une vente physique. Mais les acheteurs ne regrettent-ils pas de ne plus voir l’œuvre ou le lot avant de l’acheter ? « Si l’on est honnête dans sa démarche de photos, et de renseignements techniques,le vin s’y prête très bien, la photographie aussi. En fait, pour tout ce qui est aisément transportable c’est facile pour tout le monde ».des exPeRtsqui RassuRentSi la souplesse de la vente n’est plus à démontrer, le particulier,ou même l’expert, achète-t-il sur internet à tous les prix ? Paul Ferloni, fondateur du site marchand Libretis, spécialisé dans les livres rares et les estampes, estime qu’il y a un « pallier psychologique aux alentours de 3000 euros » pour un achat en ligne. « Au-des- sus, les gens vont vouloir voir l’œuvre, à moins que le marchand soit connu » nous explique-t-il. Si l’entrepreneur a créé sa propre boutique en ligne, il conseille également de passer par des sites de vente en ligne, qui garantissent un meilleur référencement et une communauté d’acheteurs, comme Amorosart, Exper-tissim, Abebook ou encore Ca- tawiki. A l’entendre cependant, l’acheteur en ligne béné cie de garanties suf santes pour acheter sans appréhension : « que l’on achète sur un sitesurtout la con ance dans l’ex- pert qui fait la différence selon le fondateur de Libretis, « les gens cherchent une relation de con ance, ils veulent savoir comment l’expert travaille. On se dirige souvent vers un marchand qui a des goût si- milaires, qui va nous proposer des choses que l’on ne cherche pas forcément ».chaque maison sa sPécialitéPour ceux qui préfèrent l’ex- citation de la salle de vente aux enchères et qui ont le temps ou les moyens de s’y rendre en semaine, l’Hôtel Drouot est évidemment la référence. On y trouve des biens qui peuvent être adju- gés à tous les prix, et de tous types. Christie’s et Sotheby’s dont la réputation n’est plus à faire non plus rassasieront, entre autres, les passionnés d’art moderne, contemporain et asiatique. Artcurial sera l’adresse pour les passionnés de bandes dessinées ou encore de voitures, la maison de vente Alde s’adressera, elle, plus aux amateurs de livres, tandis que la maison Ader est spécialisée dans les estampes. Parmi lesd’enchérir en direct. « C’est un relais formidable, nous apprend Etienne de Baecque, commissaire-priseur à Lyon et à Paris. C’est comme le té-léphone il y a quinze ans sauf qu’en live les gens peuvent suivre toute la vente. » Les internautes se connectent donc sur leur ordinateur, et peuvent passer des ordres en direct. Plus besoin de se déplacer, du coup, et poten- tiellement plus de clients pour les commissaires-priseurs, même s’ils sont unanimes pour dire que cela tend à vi- der les salles physiques. Car le secteur a également pris le pli de la vente 100% en ligne, nommée vente « online ». Ces dernières sont accessibles via différents sites, comme Drouot Online, Interenchères, et ne nécessitent plus de date et heure précises comme pour une vente physique. Le com- missaire-priseur ouvre sa vente durant une dizaine de jours et la clôture généralement le dimanche soir, a n de laisser le temps aux collectionneurs,avec l’ambition d’en faire un pure player de la vente aux enchères : « Nous avons un public que nous n’avions pas lorsque nous travaillions en salle. Nous avons beaucoup de primo-acquérants, des gens qui n’ont jamais acheté aux enchères mais qui, drainés par les réseaux sociaux ou la publicité, vont nous acheter un objet ciblé comme sur un site de vente en ligne ».seGmentation de l’oFFRe et ciblaGe Plus Fin des ventes Et selon l’entrepreneur la for- mule a un avantage que la vente physique n’offre pas : elle permet de détailler les lots, et ainsi de les vendre un à un, là où une vente en salle les aurait vendus en bloc a n de rentabiliser le temps. Etienne de Baecque a d’ailleurs ainsi pu réaliser en ligne une vente de90% des objets ne nécessitent pas d’être vus avant », nous ex- plique le commissaire-priseur de Deauville, Bruno Marechal, qui constate lui aussi que ce type de vente lui apporte uneAvec les ventes en ligne, plus de risque d’enchérir sans faire exprès !Que l’on achète sur un site de professionnel ou dans une vente aux enchères, il existe la même garantie dans les deux casnouvelle clientèle, plus jeune. Il faut dire que la vente en ligne permet de réduire au maximum les contraintes d’achat, ce qui explique pour- quoi chez Yellow Peacock, 98% des acheteurs achètent sans avoir vu l’œuvre en vrai. C’est d’autant plus vrai pour certains types de ventes, nous explique Bruno Marechal : «Ilyadeschosesquis’y prêtent plus que d’autres,de professionnel ou dans une vente aux enchères, il existe la même garantie dans les deux cas. A partir du moment où un expert fait une facture, il est responsable de son expertise, et si un doute est émis sur l’authenticité du lot, sa res- ponsabilité dure encore cinq ans après l’émission du doute. Le cas échéant il rembourse l’intégralité de la somme ». Mais si la garantie joue, c’estnouveaux venus, la maison de vente Fauve, dont le slo- gan « Libérez les enchères » est assez évocateur, tente de moderniser l’approche. Les ventes ont lieu le week-end, les experts accompagnent le cu- rieux autant que le passionné, et un café.a été installé pour créer un lieu de vie autour des potentiels trésors mis aux enchères.82 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[VIVREL’ART PASSIONNÉMENTOuvert à tousdu lundi au samedi de 11h à 18h Nocturne tous les jeudis jusqu’à 21hPlus de 100 collections dispersées chaque année Un produit vendu annuel de 370 millions €DROUOTLIVEPREMIÈRE PLATEFORMEEUROPÉENNE D’ENCHÈRES LIVE ENCHÉRISSEZ OÙ QUE VOUS SOYEZET BÉNÉFICIEZ DE L’EXPERTISEDES 240 MAISONS DE VENTES AFFILIÉESHôtel des ventes Drouot9, rue Drouot - Paris 9e +33 (0)1 48 00 20 20 www.drouot.comDEMETER CHIPARUS (1886-1947). DANSEUSE AUX ÉVENTAILS – ADJUGÉE 155 000 €]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineL’Art du tempsSélection de produits et services raf nés et sophistiqués en toute subjectivitéChampagneLouis Roederer - MillésimeCristal 2009La cuvée Cristal (assemblage 60% Pinot noir – 40% Chardonnay) rassemble des Grands Crus de la Montagnede Reims, la Vallée de la Marne et la Côte des Blancs ; elle béné cie en moyenne de 6 années de maturation en caves et également d’un repos de 8 mois après dégorgement a n de parfaire sa maturité. L’année 2009 a permis l’élaborationde vins denses, fruités et gourmands pour s’a rmer parmi les millésimes champenois aboutis et brillants. D’une couleur jaune doré à re ets mats et ambrés, béné ciant d’un bouquet subtil, il révèle des notes de compote d’agrumes, d’abricot con t et évoque avec douceur le chèvrefeuille. Texture gourmande et délicatesse sont au rendez-vous. www.louis-roederer.com/frFestival Habits de Lumière à EpernayLe Champagne Drappier BrutNature Zéro DosageLes amateurs de sensations pures apprécieront cette cuvée 100% Pinot Noir et sans dosage. Seul subsiste le sucre résiduel naturel inférieur à 2 g par bouteille. En outre, l’utilisation d’une quantité tout à fait minimale de soufre donne au vin la liberté de s’exprimer totalement. Le nez se dévoile sur un fruit croquant et mûr à la fois. La bouche est droite, pure, avec beaucoup de  nesse et de fraîcheur. www.champagne-drappier.comFéerie, Brut Millésime 2009Imaginez vous...Lové dans votre canapé, au coin du feu, dans un plaidà maille XXL, des bougies chaleureusement réparties dans votre salon et quelques mets préparés pour la circonstance. Sortez vos plus jolis verres et prenez le temps de déguster le Brut millésime 2009 qui a patienté en cave près de huit années avant de sortir le grand jeu dans une version or et blanc. Au nez, la fraîcheur des fruits blancs se confond avec celle des fruits rouges. En bouche, l’attaque est vive et la bulle tapisse tendrement le palais. Proposé en édition limitée pour les fêtes de  n d’année, cet habillage renvoie ses re ets féeriques dans la robe cristalline de votre  ûte. 31 euroswww.nicolas-feuillatte.comChampagne Ayala Blanc de Blancs2010Ce vin exprime à merveille toute la noblesse du chardonnay, issu des meilleurs crus de la Côte des Blancs : Chouilly, Oiry, Cramant et Vertus. Au nez, il se révèle subtil et invitant, présentant des notes délicates de  eurs blanches, d’agrumes, de miel clair et de frangipane. La bouche parvient à marier équilibre et volume. Les notes de zestes d’agrumeset de  eurs blanches s’expriment autour d’une texture soyeuse et fondue, conférant à l’ensemble un côté aérien qui s’allonge dans une  nale  nement saline et iodée. Sa pureté aromatique en fait un apéritif ra né, mais il saura également accompagner à merveille une variété de poissons blancs comme le bar, la daurade ou le saint-pierre. 49€ TTC. www.champagne-ayala.frDu 8 au 10 décembre, plus de 45 000 personnes sont attendues sur la mythique avenue de Champagne d’Épernay pour la dix-huitième édition des Habits de Lumière. Au programme : des déambulations et des mises en lumière, mais aussi des bars à champagne dans les cours des prestigieuses maisons de Champagne, desateliers animés par des chefs étoilés et une grande parade automobile.www.habitsdelumiere.epernay.frUnique Bollinger Rosé 2006Esprit moucharabieh, jeux de transparences, re ets or rose, les lettres s’entrelacent et se fondent pour créer un objet rare et précieux. L’assemblage est constitué à 72% de Pinot Noir et 28 % de Chardonnay. L’adjonction de 7 % de vin rouge confère à cette cuvée sa belle robe rose saumonée. Il aura fallu 10 ans pour laisser vieillir cette cuvée. Cette édition limitée sera le cadeau idéal pour qui cherche à vivre ou faire vivre une expérience véritablement inédite. L’édition limitée Bollinger Rosé 2006 est disponible au prix public conseillé de 89 € TTC www.champagne-bollinger.comBrut Réserve Pol Roger,un modèle d’équilibre et de styleIssu d’un assemblage de chardonnay, pinot noir et pinot meunier, le Brut Réserve re ète le savoir-faire ancestral de la maison Pol Roger. Il arbore une belle robejaune paille et o re une e ervescence ne et abondante. Son nez, puissant, révèle d’abord des arômes de mangues, poires, déploie ensuite des senteurs légères de chèvrefeuille et de jasmin blanc, avant de poursuivre sur des notes briochées et vanillées. Frais, délicat et gourmand, de belle structure, il fera sensation aussi bien à l’apéritif que pendant vos repas de fête, du hors d’œuvre au dessert... 60 € TTC le co ret spécial Noël Pol Roger Brut Réserve d’une bouteille et deux  ûtes et 39 € TTC la bouteille de Pol Roger Brut Réserve en étui festif.www.polroger.comChampagne Colin, Brut Blanc de Blancs – Millésimé 2010Ce 100% Chardonnay jouit d’une robe jaune dorée aux  nes bulles qui révèle un nez intense sur des notes d’agrumes et de fruits frais puis des arômes de miel et de brioche. L’attaque en bouche est puissante avec des nuances de fruits con ts, de nougat et d’amandes grillées. Vif et caressant à la fois, il est à déguster à l’apéritif. Sa puissance et sa longueur en bouche sont à la hauteur sur un foiegras, ou des Saint-Jacques. Prix TTC : 36,50 euroswww.champagne-colin.com/boutique et chez les cavistes84 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineL’Art du tempsVinsde foie gras, une pintade aux épices, un plateau de fromages avec une préférence pour le brebis. Prix TTC conseillé : 67,20 eurosDomaine St-Patrice 2015,AOP Châteauneuf-du-PapeSitué en plein cœur du village de Châteauneuf-du-Pape, les vins du Domaine Saint Patrice – longtemps oubliés – renaissent aujourd’hui sous les doigts de Samuel Montgermont, à la tête des Grandes Serres. Ce Rouge de la Vallée du Rhônesepared’unerobe lumineuseetscintillanted’unrougeintense.Lenez, tout en complexité délicate laisse présager une grande  nesse, une élégance et une grande fraicheur que la dégustation con rme. Des notes de fruits rouges délicatement épicées, de sous-bois dominent. Servi à 15-16° , il accompagne une Côte de bœuf, l’agneau, les gibiers à plumes et à poils et les fromages à pâte molle. Prix TTC : 43,50 euros Référencé chez les cavistes et en direct : 04 90 83 72 22Château TrotteVieille 2011 -1er Grand Cru Classé – Saint EmilionUne belle réussite pour ce millésime 2011, millésime di cile, qui arbore une robe pourpre presque noire. Ce Merlot 50% - Cabernet Franc 48% - Cabernet Sauvignon 2% jouit d’une grande complexité olfactive qui permet de retrouver des notes de cassis, de réglisseavec une subtile touche boisée. La trame est très élégante, avec une belle maturité. L’attaque est celle d’un vin rond, frais, complet et harmonieux, avec une grande puissance évoluant sur une  nale persistante. Il accompagnera une dinde farcie au foie gras, une poêléewww.lagrandecave.frChâteau Haut-GléonRouge 2014Ce Languedoc AOC Corbières composé de Syrah, Grenache et Carignan a une belle robe rubis profond. Nous constatons une grande complexité au nez. Arômes de fruits noirs, d’épices, arômes au poivre et de cacao. Bouche généreuse, intense et structurée. À déguster avec un risotto aux champignons, un magret de canard, une moussaka, une viande en sauce ou un plateau de fromages a nés. Prix TTC : 18,50 euros commerce.hautgleon.comAmistat Blanc de CatalogneLes raisins de cette cuvée 40% grenachegris, 30% macabeu, 20% grenache blancsont cueillis à la main à parfaite maturité. Vous apprécierez les parfums puissants de  eurs blanches, de noix fraîche, de coing, de mirabelle, de fruits blancs juteux, de kumquat, soulignés d’épices, se fondant dans une bouche ronde et harmonieuse. Servi à une température de 12°C, il est remarquable sur un risotto à la tru e, une courge caramélisée à la châtaigne, des poissons à la plancha, ainsi quetoute la cuisine méditerranéenne forte en goût. 20 à 25 euros.www.amistat.newsDomaine Chevalier, 2015Un Chardonnay 2015 qui fait honneur à la Bourgogne ! Un blanc de Bourgogne  n, frais et équilibré. Idée accord mets et vin : il sera parfait pour un apéritif. Larobe or transparent, brillant et limpide avecdes re ets verts. Le nez est encore discret, n, frais et élégant, avec des arômes fondus. L’attaque en bouche est grasse, avec un bel équilibre entre une jolie fraîcheur et une belle rondeur. Arômes de miel et de  eurs blanches, dans un soupçon de fumé. La  nale est longue aux étonnantes senteurs de prunelle. 22,00 € www.lerepairedebacchus.comLe Fou Du Roi 2009 – Saumur ChampignyLe Fou est puissant et soyeux à la fois. Au nez, ce 100% Cabernet Franc du Domaine de Rocheville dégage des arômes riches et complexes de fruits noirs sur des notes grillées. La bouche est élégante et laisse s’exprimer rapidement la structure et la longueur. Le Fou s’ouvre plus de deux heures avant dégustation et adore la carafe. Il égaye les viandes rouges rôties ou mijotées, les gibiers, les plats en sauce. Les fromages le rendent fou, tout simplement. Mais il adore aussi la méditation au coin du feu. A servir entre 14° et 16°C. Prix TTC : 26,50 euros sur la e.boutiquenew-boutique.rocheville.net et chez les cavistesChassagne-Montrachet1er Cru Les Vergers 2014Les vignes âgées d’une cinquantaine d’annéessont conduites en biodynamie selon lecalendrier des Lunes. Ce blanc Chardonnay100% au nez très pur exhale des notes desilex, d’agrumes comme le pamplemousse etle citron vert qui évolue sur des touches de eurs blanches et d’arômes de beurre frais. Ce vin iodé et salin accompagnera homards, foie gras d’oie, poissons, risottos, etc. Prix TTC : 66 euros. Référencé chez les cavistes et au caveau Domaines famille Picard (5 Chemin du Château 21190 Chassagne- Montrachet)Cami Salié - Jurançonsec 2016Le « chemin du sel » borde l’appellation par le Nord, le long du Gave de Pau, pour relier Pau à Salies-de- Béarn, ville béarnaise dont les salines permettent la salaison du jambon de Bayonne. Fruit de l’assemblagede petit et de gros manseng, son pro l est frais et ample à la fois. Il o re des notes vanillées, de pêche blanche et d’agrumes, ainsi qu’une belle persistance en bouche. Vin blanc de gastronomie, il possède une véritable aptitude à la garde, révélant des notes de noix fraîche, de tru e blanche et de silex. www.osmin.frLa Ficelle Saint-Pourçain Rouge 2017Le gamay domine l’assemblage, associé au pinot noir pour un vin gourmand, très fruité (cassis, fruits rouges, kirsch), légèrement épicé et poivré qui peut se déguster jusqu’au millésime suivant. Ilse présente dans une bouteille dont la sérigraphie reproduit, chaque année, le dessin inédit d’un dessinateur de presse, cette année Etienne Lécroart, amateur de bon vin et des moments d’amitié que ce breuvage crée. La bouche met en relief la richesse des arômes de fruits noirs, de framboise, des notes d’épices et de cacao. Vin convivial par excellence qui s’apprécie à l’apéritif, sur les charcuteries et les viandes grillées, mais aussi avec la cuisine méditerranéenne à unetempérature de 14°C. 7.90 euros.www.vignerons-saintpourcain.comChâteau MalherbeBlanc 2015Château Malherbe Blanc 2015 a une robe jaune pâle scintillante. Son nez est mûr, élégant, pointant des arômes de coing et d’abricot. En bouche, il dévoile une belle acidité et des notes fruitées autour de l’orange sanguine, de l’ananas ou encoredu citron con t. Une macération en mono-cépages à basse température laisse le Rolle et le Sémillon exprimer pleinement tous leurs attributs. Il s’accordera parfaitement avec des plats de la mer tels qu’un carpaccio de coquilles Saint-Jacques, de la truite fumée, un loup rôti au fenouil ou une daurade en croûte de sel. 30€. Magnum disponibleen co ret bois : 65€86 Déc./Janvier - n°46www.chateau-malherbe.com]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[2016DENIS DURANTOUMIS EN BOUTEILLE AU CHATEAUGIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineOuverture de la Manufacture KaviariLa maison Kaviari vient d’ouvrir sa manufacture, un lieu de vie, de découvertes et de rencontres autour du caviar. L’espace de 175 m2 à deux pas de la Place de la Bastille a été réhabilité en loft moderne et chaleureux donnant sur une cour-jardin. L’ancienne chambre froide où étaient a nés autrefois les caviars de Kaviari a été transformée en salle de cinéma. C’est dans le labo historique de la maison que sont organisées les dégustations. Le visiteur est convié à goûter, tester, savourer chaque variété, d’un caviar Transmontanus à un Osciètreen passant par le fameux Kristal. Comme à la maison, une cuisine équipée et sa salle à manger accueillent les déjeuners de chefs et les ateliers caviars.www.kaviari.frDolly’s Secrets, l’édition limitée Noël 2017Les revoilà ! Dodues et glamour à souhait, on en ra ole ! On a qu’une envie, toutes les collectionner ! Cadeau incontournable, ces petites poupées russes aux couleurs pétillantes et au regard malicieux renferment un gourmand secret à prix tout doux. Editées en série limitée, cette année elles se déclinent en deux versions : féminine avec un boa autour du cou et masculine habillée d’un nœud papillon. LesDolly’s Secrets existent en rose/violet, argent/noir, bleu/argent, noir/beige et rouge/noir. Dolly’s Secrets : 39 €. La poupée avec ses 20 g de caviar et ses 2 petites cuillères. www.caviardefrance.comLes Jardins du Marais présenteson « Chocolate Bar »Dissimulée derrière la discrète façade de l’établissement, l’immense terrasse de 1 500 m2 accueille un Chocolate Bar sous forme d’un chalet gourmand. Ce dernier distribuera auxvisiteurs gaufres, crêpes mais aussi de nombreuses créations de son «Chocolate Bar». Confortablement emmitou és dans des plaids de fourrure sous des lampes chau antes, les convives pourront déguster ces friandises sur place, ou bien les emporter. Une carte gourmande autour du chocolat sera proposée aux convives. Chocolat chaud, chocolat liégeois, ou encore mocaccino, le plus dur sera de choisir ! Jusqu’au 14 Janvier 2018 de 14h à 20h.www.lesjardinsdumarais.comLes déjeuners d’EcoRéseau BusinessL’Art du tempsGastronomieGrains de sel très chicsL’Epicerie Caviar de Neuvic propose d’ajouter aux plats les plus simples ou les plus sophistiqués un grain de sel au caviar ou à la tru e. Le sel au caviar séché conjugue la  nesse de la  eurde sel de Guérande et les grains de caviar pour donner aux assaisonnements une touche iodée et corsée. Le sel à la tru enoire du Périgord accompagnera volontiers un risotto, une poularde à la crème ou un simple plat de pâtes fraîches. Fleur de selaucaviarséché50g:14,50€;Fleurdeselàlatru enoireduPérigord50g:9€www.caviar-de-neuvic.comTraiteur Pignol, délices lyonnaisLa Maison Pignol, pâtissier-traiteur n°1 en Rhône- Alpes, vous propose en exclusivité partout en France ses produits de Noël traditionnels et 100% lyonnais ! Retrouvez sur la boutique en ligne le ballotin de chocolats qui éveillera vos papilles, les carrés de chocolats surprises pétillants et fondants, les cocons de Lyon, les pralines roses, le pain de Gênes(gâteau moelleux et fondant aux amandes), ou encore le traditionnel et immanquable pâté en croûte richelieu au foie gras de canard, farce deporc et de canard (30,40 euros TTC pour 6 personnes).www.pignol.frSubtiles galettes des roisCette année à l’occasion de l’épiphanie, la Maison Pradier o re une collection de galettes des rois d’exception. Frangipane, chocolat, framboise-pistache, chacun y retrouveses goûts favoris pour passer de délicieux moments. Toutes les galettes Maison Pradier sont fabriquées avec du beurre et des crèmesAOP. Disponible dès le 27 décembre. En format individuel, 4, 6, 8, 10 personnes Sur commande 48h à l’avance. A partir de 5€ par personne.www.maisonpradier.comCe mois-ci, nous avons testé pour vous le Chalet Snow Bar de l’Hôtel du CollectionneurLieu & ConceptCet hiver, l’Hôtel du Collectionneur vous fait voyager à travers les continents et vous présente son chalet féérique, véritable cocon chaleureux, refuge chic & élégant. Installé pour l’occasion comme restaurant éphémère, la décoration immaculée et épurée vous transportera immédiatement vers le Grand Nord ! La structure transfor- mée en restaurant reçoit une soixantaine d’invités a n de déguster les mets de Joël Veyssière, Chef exécutif du restaurant Le Safran. L’endroit idéal pour se détendreautour d’un verre. Le chalet est ouvert tous les jours pour le déjeuner, le tea-time ainsi que le goûter.CuisineLa carte d’hiver, créée pour l’occasion, présente une symphonie des plus grands classiques de Noël, revisités avec brio par le Chef qui met comme toujours à l’honneur l’excellence des matières premières et le respect des produits. Mention spéciale pour le traditionnel saumon con t du Collectionneur ou encore le  let de boeuf fumé.Vous pourrez aussi y découvrir la sublime bûche Douceur du Grand Nord ! La magie de Noëlse retrouvera jusqu’au cocktail du Purple Bar où une création unique vous attend :un surprenant iceberg composé de vodka, liqueur de  eur de sureau et absinthe,  ottant dans ses bulles de Champagne. Les notes fortes et puissantes du Fizzy Iceberg vous feront rapidement oublier le froid ambiant.Notre Menu- Amuse-bouche Crème de potimarron, éclat de marrons et huile aromatisée à la noisette- Entrée Pâté en croûte de foie de volaille de foie gras- Plat St-Jacques en coquille et salsi s grillés. Bouillon de St-Jacques au citron Ké r, sauce Hollandaise au citron cédra et orge pelée- Desserts Forêt Noire traditionnelle du chalet et Eclairs aux con ts d’agrumes et crème diplomateTarifs Entrée, plat, dessert 48 eurosAdresse 51-57, rue de Courcelles - 75008 pariswww.hotelducollectionneur.com88Déc./Janvier - n°46©DR]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineEvasionLa Belle Juliette vous reçoit délicatementMROC Part-Dieu est un nouveau lieu convivial et alternatif de 1500 m2 situé au cœur du quartier d’a aires lyonnais. Cette adresse combine un bistro pourles gourmets proposant une carte classique et vegan (Buddha bowl, veggie burger...) qui met en valeur des producteurs locaux, et une salle de blocs pour les amateurs d’activités ludiques et sportives, à partir de 3 ans ! La zone de grimpe propose plus de 250 blocs repartis sur 7 niveaux de di cultés classés par couleur, selon un code emprunté aux pistes de ski.Un espace est également réservé aux enfants de moins de 10 ans. On vient à MROC Part- Dieu autant pour boire un verre, déjeuner ou diner, que pourgrimper ou chiller ! 86 Rue du Pensionnat, 69003 Lyonwww.labellejuliette.comL’hévana, un havre de paix de prestige àMéribelSituée à Méribel-Centre, le poumon des cinqhameaux de la station, l’hévana, résidence prémiumPierre et Vacances conçue par l’architecte ChristianRey-Grange, allie tradition et modernité, élégance etauthenticité. Les appartements de prestige de cetterésidence novatrice o rent la quiétude d’une vie dechalet en famille, dans le cadre d’une architecture ciselée privilégiant le bois, la pierre et l’ardoise.La résidence accueille un restaurant ra né, un bar cosy, un salon de thé chaleureux disposant d’une agréable terrasse, un spa, une piscine intérieure et un jacuzzi extérieur.Une passerelle piétonne vous mène directement au centre-ville.www.lhevana-meribel.comJw Marriott Phu Quoc arrive sur une ile vietnamienne paradisiaqueCe paradis caché au large de la côte sud du Vietnam, a été conçu par le designer d’intérieur primé Bill Bensley et compte 244 chambres, suites et villas. L’établissement propose cinq restaurants et bars. Chacune des huit salles de soin du spa est équipée d’une douche « rainforest shower » privée, d’une chambre à vapeur, d’un sauna et d’un espace soins. Lapropriété possède également des espaces de conférence intérieurs et extérieurs étendus sur 1,100 mètres carrés, dont un Grand Ballroom de 715 mètres carrés. Chambre à partir de 340€ environ en plus de lataxe journalière à hauteur de 40€ environ.www.marriott.fr/hotels/travel/pqcjw-jw-marriott-phu-quoc-emerald-bay-resort-and-spaMagie des Fleurs selonEmmanuelle FabreEmmanuelle Fabre s’installe en 2012 comme  euriste et s’inscrit ainsi dans la lignée familiale. Il est vrai que le choix des  eurs peut parfois s’avérer complexe. Située à Nevers, Emmanuelle Fabre vous facilitera la tâche en vous accompagnant pour sublimer votre journée avec soin, chic et talent ! Dotée d’un grand sens de l‘esthétisme, elle réalisera la décoration  orale surmesure dont vous rêvez. Dans son atelier, elle créera les ornements  oraux qui vous ressemblent, à vous, votre famille ou vote entreprise. www.emmanuelle-fabre.frL’Art du tempsBien-EtreMéthode Chataigner, l’alimentation des gens heureuxFrédérique Chataigner publie chez Hachette, son nouveau livre : Méthode Chataigner, l’alimentation des gens heureux. Dans la 1ère partie, Frédérique détaille sa méthode et livre des conseils pratiques pour gérer diverses situations – les extras, les repas de familles, les vacances ou encore le restaurant. La seconde partie invite quant à elle à passer en cuisine avec 100 recettes minceur et bien-être. Chili con seitan, Décoction ayurvédique, Nage de Saint- Jacques au safran et riz à l’encre de seiche, Cappuccino de poiscassés, Jus de légumes façon Breuss...Toutes les recettes sont d’ailleurs classées en annexe selon leurs béné ces santé (transit, mémoire, baby-blues, problèmes in ammatoires ou cancers...). Prix : 20 €La Salle de Sport Paris & ReebokDans un site d’exception de plus de 1700 m2 au cœur de la Madeleine, LA.SALLE.DE.SPORT.PARIS s’installe à la place de la Pinacothèque. Un lieu singulier pour une approche plurielle du sport associant 4 pôles de pratiques (CrossFit, Boxing, Cycling, Yoga/Pilates), un concept store Reebok et un social club, lieu de vie et d’événements. Sont proposés des préparations physiquesdédiées, des services personnalisés, des programmes d’initiation et des master- classes, des conférences thématiques ainsi qu’un calendrier richeen actualités et en événements exclusifs.lasalledesport.parisKwerk, un espace de travail ra né, greenet zenTout est parti de cette magni que verrière. Les motifs architecturaux de la verrière se poursuivent à l’intérieur pour envelopper les membres et les visiteursdans une sorte de forêt designée par Albert Angel. Les plantes sont aquatiques, sèches, en terre, sous cloches comme des écosystèmes autonomes. On peut choisir la grande table commune en bois et ses tabourets, les tête-à- tête ou les tables hautes face au jardin. Kwerk propose, dans chaque bureau privatif, di érentes assises ergonomiques. En terrasse, optez pour la jungle sur les toits ou pour laserre. L’espace Kwerkwell sur trois niveaux a été pensé comme un cocon tamisé : studio de cours collectif, salle de  tness, Lobby Botanique, salle de méditation, Lab de neurosciences...kwerk.fr/fr/homeMROC, « bloc et bistro », escalade de blocet bistronomie !MROC Part-Dieu est un nouveau lieu convivial et alternatif de 1500 m2 situé au cœur du quartier d’a aires lyonnais. Cette adresse combine un bistro pour les gourmets proposant une carte classique et vegan (Buddha bowl, veggie burger...) qui met en valeur des producteurs locaux, et une sallede blocs pour les amateurs d’activités ludiques etsportives, à partir de 3 ans ! La zone de grimpe proposeplus de 250 blocs repartis sur 7 niveaux de di cultésclassés par couleur, selon un code emprunté aux pistesde ski. Un espace est également réservé aux enfants demoins de 10 ans. On vient à MROC Part- Dieu autantpour boire un verre, déjeuner ou diner, que pour grimper ou chiller ! 86 Rue du Pensionnat, 69003 Lyonwww.mroc.frecoreseau.fr 89]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineL’Art du tempsHorlogerie & JoaillerieOris soutient la santé masculineLa Maison horlogère indépendante a lancé sa campagne «Change for the Better». C’est dans la lignée de cet engagement qu’elle est devenue partenaire o ciel de la Movember Foundation, luttant pour la santé masculine. Oris a créé une nouvelle déclinaison de son emblématique Divers Sixty-Five : la Oris Movember Edition, qui présente plusieurs décorations spéci ques comme des aiguilles et des index plaqués or roseet la moustache Movember apposée deux fois sur le braceleten cuir marron. Prix : 1950 €www.oris.ch/frLa Baume & Mercier Clifton ClubShelby® Cobra Bucherer Blue EditionsEdité à 100 exemplaires, ce garde-temps rend hommage à la légendairevoiture de sport américaine, la Shelby Cobra Daytona Coupé et estcommercialisée en exclusivité dans tous les magasins Bucherer. Le rotor dela montre rappelle les roues du coupé ; il est en titane, un matériau léger comme l’aluminium utilisé pour la carrosserie de la voiture de course. D’autres éléments du design comme les bandes blanches typiques du coupé Daytona ou le cobra emblématique de l’écurie Shelby s’a chent sur les compteurs et la trotteuse. Le bracelet en veau noir, est orné de surpiqûres bleues. 4 300 €.www.bucherer.com/fr/montresHRH Jewels, une précieuse seconde peau L’allure des années 50, lera nement d’un détail couture, la grâce d’un trait, la délicatesse d’une calligraphie... La Directrice artistique livre ici sa vision du diamant, lui insu e une douce modernité au travers de quatre lignes empreintes d’une féminité au charme intemporel. L’élégance et la sophistication des pièces, la beauté parfaite des pierres rappellent l’intemporalité du bijou, la personnalité qui en émane et qu’on adopte comme une seconde peau. www.hrhjewels.com/fr-FR/La Breitling nouvelle générationLa Colt de Breitling décline son esprit jeune, dynamique et conquérant dans un nouveau modèle dédié aux amateurs de sensations fortes, avec boîtier d’avant garde en Breitlight® et look noir ultratechnique. Nom de code: Skyracer – comme l’avion défendant les couleurs de Breitling dans la fabuleuse Red Bull Air Race. La Colt a gardé de ses origines militaires toutes les qualités d’un instrument pour professionnels. Design inédit à un prix très étudié. 1980€www.breitling.com/fr/IWC Scha hausen -Portugieser AutomaticLa Portugieser Automatic est animée par le calibre de manufacture IWC 52010. Le remontage automatique Pellaton a été doté de composants en céramique et intègre deux barillets qui fournissent à la montre une réserve de marche de sept jours. L’a chage à « 3 heures » indique à tout moment l’état de la réserve de marche, tandis que la petite seconde est placée à « 9 heures ».Le boîtier en acier  n et les aiguilles rhodiées forment un contraste harmonieux avec le bleu profond du cadran. En vente à la boutique de larue de la Paix. Prix : 7600 € Adresse : 3/5 rue de la Paix 75002 pariswww.iwc.comSo Gemmiaou !Précieuse mais so cute, délurée mais chic, la collection Gemmiaou se joue des codes joailliers avec humour et dérision. Exemple avec la bague Miaou dont l’anneau  n d’une largeur de 1,6mm vous permet de jouer l’accumulation en toute élégance avec ses grandes sœurs Miaou Pavée, GemmiaouDiamant, ou bien même la bague Gemmiaou Perlée. L’ajourage délicat en forme de petites oreilles et de jolies moustaches permet à l’anneau de ne pas tourner et donne à ce bijou un design unique, à faire pâlir tousLa Monnaie de Paris et Guy SavoyLa Monnaie de Paris et laMaison Guy Savoy imaginent une monnaie d’unkilo en or pur qui célèbre l’alliance de leurs deux patrimoines. Frappée à seulement 11 exemplaires, en écho à la gastronomie rare et précieuse de Guy Savoy, cette pièce met en exergue son univers. Placée au revers de la pièce, l’empreinte de la main droite de Guy Savoy rappelle que la gastronomie est avant tout un travail artisanal. 5 000 €. www.monnaiedeparis.frMode &Accessoiresles chats du quartier.www.gemmyo.comParfait Porte documents Le TanneurLa ligne Gary qui s’adresse aux connaisseurs de maroquinerie de caractère a un cuir au grain naturel et un toucher caractéristique, associé au marquage Le Tanneur embossé à chaud. En cuir de vachette pleine  eur et toile de coton, notre modèle coup de cœur est à 350 euros. www.letanneur.com/frSaint James & le Bon MarchéLa marque normande a été invitée par le Bon Marché Rive Gauche à habiller ses collaborateurs pour les fêtes de  n d’année. Vous craquerez sans aucun doute pour ces pulls en laine aux couleurs blanc, noir et rouge, avec un imprimé  ocons de neige. La collection de pulls sera disponible à la Galerie Imaginaire deNoël du Bon Marché Rive Gauche, ainsi que dans les quatre boutiques Saint James parisiennes. Le modèle femme est à 119€, l’homme à 129€ et l’enfant à 79€. www.saint-james.comJacques Herbin 1670Fondée à Paris en 1670, la maison Herbin se spécialise très tôt dans le commerce de la cire à cacheter, de lapapeterie  ne, puis de l’encre en important la gomme laque des Indes. A n de compléter sa vaste collectiond’encres et de stylos, Jacques Herbin o re une gamme de petite maroquinerie en cuir de veau pleine  eur (sous-main,étuis, pochettes destinées aux cahiers et stylos, porte-documents et porte- cartes...). Ci-contre Etui enveloppant, 155 euros www.jacquesherbin.comBoutons de manchette en boisL’envie d’entreprendre et une passion commune pour la mode ont donné naissance à une marque moderne, caractérisée entre autres par les boutons demanchette en bois. Zebra, bubinga, noyer : di érentes familles de bois avec des teintes et des qualités di érentes sont ainsi travaillées. 40 euros.www.thenines.fr90 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[Le nouveau SUV compact du constructeur tchèque est un véhicule spacieux et modulable, pétri de qua- lités. Un choix raisonnable sur un marché devenu très concurrentiel.Plus court de 30 cm que son ainé Kodiaq, moins cher que son cousin Tiguan chez Volkswagen, plus spacieux que son autre petit cousin Ateca chez Seat, le nouveau SUV de Skoda est un choix qui s’impose dans la caté- gorie des compacts. Alors que le groupe Volkswagen égrène son savoir-faire en matière de SUV sur le seg- ment des cross over urbains avec le VW T-Roc et le Seat Arona, le constructeur tchèque réserve pour plus tard son propre modèle citadin. Il s’adresse pour l’heure aux familles qui ne sont pas nombreuses avec ce strict cinq places (le Kodiaq en propose sept) doté cependant de qualités évidentes pour faire les courses et partir en vacances. Le Karoq dispose en effet du système vario ex permettant de moduler à loisir les trois sièges arrière qui peuvent être rabattus séparément , les deux sièges latéraux pouvant en outre coulisser d’avant en arrière et vers le centre. Un dispositif inspiré des monospaces et inédit sur un SUV qui donne au coffre un surcroitde volume appréciable avec 588 litres, le record de sa catégorie.Fait pour durerBien dessiné, har-monieux, élégant,le Karoq est dotéd’un habitacle luiaussi spacieux etconfortable à défautd’être d’une grandeoriginalité si ce n’estl’éclairage d’ambiance àLED (10 coloris au choix) sur les contre-portes etla planche de bord. Comme toujours dans le groupe VW la  nition est excellente, l’ergonomie parfaite, la position de conduite irréprochable. Manque juste un petit grain de folie. Mais bon c’est classique et propre, fait pour durer. Pour l’heure encore dénué du virtual cockpit proposé chez Audi et Volkswagen (attendu seulement  n 2018) il offre un niveau d’équipements de confort et d’aides à la conduite très satisfaisant. Disponible en 2 roues motrices traction ou 4 roues motrices, le Karoq, très silencieux quelle quesoit la motorisation, peut loger sous son capot deux bloc essence (1 litre 116 ch et 1,5 litre 150 ch) ou deux blocs diesel (1,6 TDI de 116 ch et 2.0 TDI de 150 ch), un troisième moteur 2.0 TDI de 190 ch étant attendu en cours d’année prochaine. Avec côté transmission une boite manuelle 6 rapports ou la boite auto à double embrayage DSG7. Si le petit trois cylindres essence apparaît vraiment trop juste pour mouvoir ce SUV de plus d’1,3 tonne, les deux moteurs de 150 chevaux, essence ou diesel semblent plusraisonnables.Modèles essayés : Skoda Karoq 1.0 TSI 116 ch Style BVM6, tarifs à partir de 29 090 euros ; Skoda Karoq 1.5 TSI 150 ch DSG7, tarifs à partir de 32 690 euros ; Skoda Karoq 2.0 TDI 150 ch DSG7, tarifs à partir de 37 790 euros. Tarifs gamme essence à partir de : 25 790 euros. Tarifs gamme diesel à partir de : 28 790 euros.L’Art du temps - L’Actualité automobileArt de vivre & PAtrimoineessais & tenDancesPar Philippe FlamandSkoda Karoq : le chaînon manquantPeugeot 308 GT EAT8 : un régal !Le best seller de Peugeot actualisé façon 3008 décline sa sportivité avec un remarquable at- telage : moteur diesel 2 litres de 180 chevaux et boite auto inédite à 8 rapports. Une grande réussite.Le blockbuster de Peugeot s’est refait une beauté façon 3008 : la nouvelle 308 arbore  èrement son nouveau capot aux lignes tendues coiffant une calandre verticale où le lion trône en son centre avec la marque Peugeot sculptée sur le bandeau supérieur. Nouvelle signature lumineuse à leds intégrée aux projecteurs, nouveau bouclier avec ouvertures en partie basse pour refroidir le mo-teur, antibrouillards logés dans les écopes latérales, feux arrière aux trois griffes lumineuses. La 308 hérite également des nombreuses aides à la conduite (freinage auto- matique d’urgence, alerte active de franchissement de ligne, régulateur de vitesse adap- tatif...) du 3008 ainsi que de son écran tactile central mais malheureusement pas (encore)de son i-Cockpit®. Dommage. Mais c’est surtout sous le capot que la 308 innove avec la nouvelle boîte de vitesses automatique à huit rapports EAT8. Couplée au moteur Diesel 2 litres BlueHDi 180 chevaux sur la  nition GT elle fait de la 308 une routière incomparable dans sa catégorie. Confortable, puis- sante, sûre, dynamique, jamais prise en défaut pour sa tenue de route et son freinage la 308 GTest un régal.Modèle essayé : Peugeot 308 GT 2,0L BlueHDi 180 S&S EAT8. Tarifs à partir de 35 950 euros. Tarifs gamme essence à partir de : 20 550 euros. Tarifs gamme diesel à partir de : 22 800 euros.Seat Ibiza nouvelle générationLe standard espagnol de la «première» voiture s’est refait une beauté et s’af rme comme une citadine polyvalente pleine de res- sources.La petite ibère s’estrefait une beauté etmarque des pointssur le registre à lafois de la sportivi-té et de l’élégance.Cette vedette incon-testée du construc-teur espagnol cibletoujours les jeunesconducteurs ens’af rmant commeun véhicule simple,très agréable à conduire, joli à regarder, bien équipé et connec- té (écran tactile 8 pouces, avec interface pour tous les types de Smartphones....). Dommage que l’habitacle reste si triste avec des plastiques durs qui nuisent au standing de la voiture, par ailleurs si- lencieuse et spacieuse mais pas très confortable. Côté motorisation le 3 cylindres turbo essence de un litre de cylindrée en 95 chevaux fait merveille aussi bien en ville que sur route avec en prime une belle sobriété. De quoi plaire aux jeunes souvent désargentés....Modèle essayé : Seat Ibiza 1.0 Eco TSI 95 Style. Tarifs à partir de 16 585 euros. Tarifs gamme essence à partir de : 13 860 euros. Tarifs gamme diesel à partir de : 16 905 euros.ecoreseau.fr 91]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineBaromètre  nance de marchéBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les marchés  nanciers où le particulier peut investirLe chiffre du mois25 milliards de dollarsC’est le chiffre d’affaires colossal que le géant chinois du retail Alibaba a dégagé en 24 heures, à l’occasion de sa « Jour- née des célibataires », organisée le 11 novembre. Il a fallu deux minutes au groupe pour atteindre son premier milliard pendant cette journée pas comme les autres. la sPéculation du moisBIC à la pointe de la performanceDec 2017 Fév Mar Avr Mai Juin Juillet Août Sept Oct NovOddo a relevé son conseil sur Bic de Neutre à Achat avec un objectif de cours de 106 euros alors que le titre s’échange actuellement à 90 euros. Le broker évoque une politique de retour de cash qui reste généreuse grâce à l’important free cash  ow de l’entreprise. Il souligne également la baisse de l’action Bic depuis le début de l’année, qui s’est accompagnée d’une forte sous-perfor- mance du CAC 40 (-32% pour Bic contre +10% pour l’indice). l’actu maRché du moisCrowdlending : une  scalité plus favorable !Le crowdlending, pratique consistant à prêter de l'argent dans le cadre du  nancement d'un projet participatif, s'apprête à deve- nir beaucoup plus intéressant. A l'heure actuelle, les éventuels intérêts dégagés sont soumis au barème de l'impôt sur le revenu (IR), sans abattement. Les contribuables béné cient tout au plusd'une possibilité de taxation au taux forfaitaire de 24%, auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux. A partir du 1er janvier, les intérêts seront versés sous déduction d'un acompte de 12,8% au titre de l'IR et de 17,2% au titre des prélèvements sociaux. Le prélèvement global atteindrait alors 30%. La déclaration 2019, relative aux intérêts de 2018, sera parailleurs simpli ée. Le projet de loi inclut aussi la possibilité d'imputation des pertes pour prendre en compte le risque de non-remboursement partiel ou total du capital.Immobilier : le pouvoir d'achat progresseSelon une récente étude du site Meilleurtaux.com, le pouvoir d'achat des Français continue de progresser dans le domaine del'immobilier. En effet, la baisse des taux d'intérêts, qui conti- nuent à évoluer autour de leurs plus bas historiques, compense la hausse des prix dans la plupart des villes. Selon une étude de BNP Paribas Real Estate, les particuliers français auraient gagné 37% de pouvoir d’achat en dix ans. Celui-ci se situerait à un niveau record depuis la  n des années 90.Prélèvements sociaux : une hausse à intégrerLa Contribution sociale généralisée (CSG) applicable aux gains tirés des revenus du patrimoine et de placement augmentera à 1,7 point et passera ainsi de 8,2 à 9,9%, au 1er janvier prochain, si le projet de loi de  nancement de la Sécurité sociale pour 2018 est voté en l'état. En conséquence, le taux des prélèvements sociaux applicable aux revenus du capital (revenus fonciers, plus-values mobilières et immobilières, revenus de l'épargne salariale, etc.) qui comprennent la CSG, mais aussi la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de 0,50%, le prélèvement de solidarité de 2%, le prélèvement social de 4,5% et la contribution additionnelle de 0,3%, sera porté, autotal, à 17,2%, contre 15,5% actuellement. le coin des exPeRtsVega IM surpondère les actions japonaisesVega IM privilégie les actions japonaises. Le gérant d'actifs base ce choix sur la poursuite de la politique accommodante de la Banque du Japon... mais pas seulement. Selon lui, les profondes réformes structurelles commencent seulement maintenant à porter leurs fruits. L'économie japonaise a engrangé, au deuxième trimestre 2017, son sixième trimestre de croissance positive : une première depuis 2006. Par ailleurs, les entreprises japonaises ont fourni beaucoup d'efforts pour améliorer leur gouvernance (adoption de deux codes majeurs : le Corporate Governance Code et le Stewardship Code), mais aussi leur rentabilité. Cette amélioration du ROE s'inscrit aussi dans un spectre plus large consistant à mieux traiter les actionnaires, contrairement aux habitudes historiques, avec notamment une forte hausse des rachats d'actions et des dividendes.Cholet Dupont privilégie les actionsSelon Vincent Guenzi, stratégiste de Cholet Dupont, le risque de correction à court terme a augmenté aux Etats-Unis en raison de la hausse des indices. « Nous préférons adopter une position tactique un peu plus prudente. Même si la hausse se poursuit, une correction pourrait ensuite ramener les cours en dessous des niveaux actuels. » Toutefois, cet expert n’est pas inquiet à moyen terme, car « les facteurs positifs l’emportent tant que l’in ation ou les taux d’intérêt ne dérapent pas sérieusement. De plus, nous rappelons qu’il est beaucoup trop tôt pour s’inquiéter des risques de récession aux Etats-Unis. En n, la valorisation des actions par rapport aux obligations ne donne toujours pas de message d’alerte même si les valorisations absolues se sont tendues, sans atteindre toutefois le maximum historique. » A court terme, où la surpondération des actions a été ramenée de 58 à 53%, seules les actions asiatiques hors Japon sont privilégiées. A moyen terme, l’accent est mis sur les actions européennes. Au chapitre obligataire, deux classes d’actifs sont surpondérées à court et moyen terme : le haut rendement européen et les convertibles. En revanche, les emprunts d’Etat sont sous-pondérés sur les deux périodes, tout comme les sociétés privées bien notées.BNP Paribas AM réduit sonexposition à l'EspagneBNP Paribas AM a réduit de moitié sa position longue sur l'indice espagnol IBEX face au MIB italien après le récent rebond du marché espagnol, a indiqué la semaine dernière Colin Harte, responsable de la recherche et de l'allocation d'actifs au sein de l'équipe Solutions multi-actifs. Cette décision, prise avant l'annonce d'une prise de contrôle des institutions catalanes par Madrid, n'empêche toutefois pas BNP Paribas AM de se montrer con ant dans la capacité de l'Ibex à surperformer son homologue italien à long terme. « La réduction de moitié de notre exposition traduit ces incertitudes à court terme, qui pourraient exacerber la volatilité sur le marché. Nous conservons une partie de notre position, car nous restons con ants dans le fait que, à plus long terme, les actions espagnoles sont mieux positionnées et peuvent faire mieux que les actions italiennes », indique ainsi Colin Harte.Arthur CohenSpécialiste des questions éthiques appliquées au secteur  nancier PDg des éditions HermannE « Je fais appel à [votre] sens civique »n 2012, le gouvernement avait cherché à imposer une taxe sur les dividendes. Retoquée par le conseil constitutionnel. Le coût de cette annulation est chiffré à 10 milliards d’euros. Pour compenser cetteperte, Bercy a réagi immédiatement par la création d’une taxe exceptionnelle qui touchera les 320 plus grandes entreprises françaises : celles qui réalisent plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires verront leur taux d’imposition (IS) passer de 33% à 38%, et celles dont le chiffre d’affaires excède les 3 milliards d’euros subiront un IS de 45%.Bien sûr, af rme Bruno Le Maire, cette surtaxe est « exceptionnelle et tempo- raire » ; et bien sûr, elle ne concerne que des sociétés « qui se portent bien ». Il n’en demeure pas moins que l’État encourt à présent des poursuites pour « délit de concussion » (un délit obsolète qui se caractérise par la perceptionillicite par un agent public de sommes qui ne lui sont pas dues).En écoutant l’intervention télévisée du ministre des Finances sur TF1, j’ai d’abord pensé à une farce tant son propos était grotesque. Elle fait penser à la fable de la Fontaine où la logique du loup, aussi infondée soit-elle, lui permet d’arriver à ses  ns : « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère. – Je n’en ai point. – C’est donc quelqu’un des tiens ! ». En politique comme dans la fable, l’argumentation importe peu : elle déguise un rapport de forces, elle maquille une négociation qui est pliée d’avance. Dans ce contexte, il est cependant un peu gros que le loup exige de l’agneau qu’il consente à son sort : « Je fais appel à leur sens civique », clame le ministre ! Le mot est lâché : la grosse société qui préférerait utiliser ses résultats pour faire des investissements d’avenir, augmenter ses salariés méritants, honorer les investisseurs qui lui ont fait con ance dans un climat de concurrence internationale en leur reversant la part de dividendes attendus, etc. – cette entreprise est incivique et immorale, si elle ne souhaite pas contribuer davantage à l’objectif de ramener le dé cit de l’État sous la barre des 3%. Il faudrait rappeler au gouvernement que l’État n’est pas la seule partie prenante des sociétés, fussent-elles grandes et pro tables : elles ont aussi d’autres engagements, d’autres devoirs. Bref, je ne peux que trouver déplorable le recours à un registre de l’éthique pour justi er une décision strictement politique.Néanmoins, je ne peux m’empêcher de penser que la décision du gouvernement est sa- lutaire et courageuse. Et sans doute était-il nécessaire de faire passer une telle mesure  scale... Mais, non, M. Le Maire, vous commettez une faute grave de communication. En mélangeant ainsi les registres, vous donnez l’impression de vous moquer de l’éthique.92 Déc./Janvier - n°46Éthique & Finance]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineBrèves, actus et chiffres du mois concernant d’éventuels placements patrimoniaux pour le particulierBaromètre patrimoine l’actu PatRimoine du moisAssurances vie en euro : prudence toujoursL’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) alerte les compagnies d’assurance sur la né- cessité de modérer la revalorisation des fonds en eu-ros. L’organe de supervi- sion des banques et des assurances préconise aux acteurs du marché de constituer plus de ré- serves de rendement et ainsi de préparer l’ave- nir pour ces fonds aux caractéristiques hors normes. Un message qui intervient après la même mise en garde du HautConseil de stabilité  nancière, vis-à-vis de ces fonds qui offrent rendement et sécurité, mais dont l’avenir est incertain.Le livret A recule en octobreEn octobre, le livret A, mais également le livret de dé- veloppement durable et solidaire, ont connu une im- portante décollecte. Si celle-ci s’élevait déjà à 120 mil- lions d’euros en septembre,elle passe à 1,58 milliardd’euros. Un montant supé-rieur à la décollecte sur lamême période en 2016, quis’élevait à 1,02 milliard d’eu-ros. Les impôts, la rentrée,ou encore d’autres facteursont ainsi poussé les Françaisà retirer leur argent plutôtqu’à le placer. Sur l’année,la collecte reste cependant largement positive, avec 10,47 milliards d’euros collectés. Sur la même période en 2016, la collecte s’élevait à 1,23 milliard d’euros.Les Français prudents en investissementSelon la dernière édition de l’étude Global Investor Study, menée par la société de gestion Schroders, les Français seraient des investisseurs prudents. En tout cas lorsqu’il s’agit de produits  nanciers. En effet, là où les placements  nanciersarrivent à convaincre uninvestisseur sur quatre àl’échelle mondiale, seuls16% des Français ontl’intention d’y investir.Ils sont presque autantà être convaincus parles produits immobiliers(15%) ou les produits deluxe (12%), réputés plussûrs. Paradoxalement, les Français espèrent également des rendements élevés, aux alentours de 9%. Des pla- cements sûrs et des rendements élevés ? Impossible n’est pas Français !Le placement du mois11 000 dollarsC’est le seuil de valeur dépassé brièvement par le Bitcoin mercredi 30 novembre. Si l’actif est réputé pour être risqué et faire beaucoup de sceptiques, le gestionnaire d’actif Tobam a cependant décidé de lancer un fonds commun de placement investi en Bitcoin. Le fonds sera ainsi le premier du genre en Europe. Non réglementé, le « Tobam Bitcoin Fund » aura pour vocation d’offrir un véhicule d’investissement plus ef cace et plus sûr selon le groupe. Si la  ambée des prix de la crypto-monnaie attire de plus en plus l’attention, celle-ci reste cependant très risquée. Pour ré- pondre à cela, Tobam assure avoir déve- loppé des systèmes de cybersécurité et des capacités technologiques de pointe. Le groupe estime par ailleurs que le Bitcoin offre aux investisseurs des avantages en termes de diversi cation. En Septembre, Jamie Dimon, le PDG de la banque d’inves- tissement JP Morgan, avait pour sa part eu des mots très durs quant à la crypto-mon- naie. Il l’avait quali é de « fraude » et avait annoncé qu’il « licencierait dans la seconde » un trader qui échangerait du Bitcoin.Focus suR...l’investissement dans les œuvRes d’aRt450 millions de dollars, c’est le prix auquel s’est vendu le tableau «Salvador Mundi» de Léonard de Vinci à New York, par la maison de vente aux enchères Christie’s. La toile devient ainsi la plus chère vendue en maison de vente. En novembre également, «Les amoureux» de Marc Chagall a été adjugée à 28,5 millions d’euros, vendue cette fois-ci par la maison Sotheby’s. Deux ventes re- cord qui donnent envie de se plonger dans ces investissements anciennement réservés aux très grandes fortunes. Si un tel placement nécessite une vraie connaissance du marché, l’investisseur sera sensible au fait qu’il est possible d’obtenir un rendement de 9% dès 20 000 euros d’inves- tissement. Le rendement peut même aller jusqu’à 12% voire 15% pour une œuvre de 100 000 eu- ros. Côté prix, l’indice global des prix calculé par Artprice est en progression, après un passage à vide en début d’année. De 2000 à 2016, le prix des œuvres échangées en ventes publiques a augmen- té de 91%. Sur la même période, le volume de l’art contemporain échangé a lui progressé de 1 200%. Autant de signes qui montrent qu’investir dans l’art peut s’avérer rentable sans parler de sa  s- calité intéressante. Attention cependant, comme tous les investissements passion, mieux vaut s’y intéresser, et bien s’entourer.94Investir dans des biens immobiliers différents et valorisants reste possible.La preuve avec Primonial Immobilier, via sa  liale « Upstone », comme nous l’explique Solveig Roger-Euvé, directrice Primonial Immobilier résidentiel« La différenciation, même chez une plateforme généraliste »Quelle est la vocation d’Upstone ?Upstone est une  liale du groupe Primonial créée en 2014,, dédiée à l’activité de marchands de biens. Elle acquiert des résidences services et des immeubles d’habitations auprès de promoteurs. Ils sont ensuite revendus au détail dans le cadre du dispositif  scal ad hoc (Pinel, dé cit foncier, LMNP...).Quel type de produits proposez-vous ?Nous nous différencions avec des produits rares et si- tués de préférence dans les grandes agglomérations : Nous avons commercialisé deux résidences LMNP :- Une résidence étudiante à Cergy Pontoise en face de l’Essec, dans un emplacement «prime». Elle af chait déjà un taux de remplissage de 100% après deux jours de commercialisation.- Un Ehpad de 98 lits exclusivement dédié à des per- sonnes atteintes par la maladie Alzheimer à Mérignac, mis en exploitation début 2017. Il est d’ores et déjà oc- cupé à plus de 80%, ce qui est remarquable pour un établissement spécialisé « Alzheimer ».Nous proposons aussi du dé cit foncier avec le pro- gramme Bastide Saint-Thomas d’Aquin dans le 6ème arrondissement de Marseille (41 logements). Cet an- cien pensionnat de jeunes  lles, inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques, est constitué de neufs bâtiments restituant le charme de l’époque et 4 cours calmes, à l’abri du bruit, et pourtant en plein de cœur de ville. Nous avons un objectif de rendement de 2.5 - 3 %. Et notre dernier lancement : un programme de 31 lots avec un emplacement privilégié sur l’île de la Jatte à Neuilly en nue-propriété, allant du studio au trois pièces.Pourquoi une gamme si différenciante ?Quand un client souhaite acheter un appartement en démembrement ou en dé cit foncier, c’est qu’il a déjà investi dans de l’immobilier « classique ».Il recherche un bien « haut de gamme » que ce soient au niveau des prestations que de l’emplacement...J.TDéc./Janvier - n°46]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[PUBLICITÉLYNCHAGE FISCALStop à l’amputation des retraitesEN 4 ANS := Création de la taxesur la dépendance= Gel des pensions de retraite complémentaires=Augmentation de l’impôt sur le revenu pour les veuves etles veufs (suppression de la demi-part)= Fiscalisation et plafonnement des majorations pour enfants= Hausse de CSG de 25 %ÇA SUFFIT !OUI, je trouve parfaitement scandaleux, après toute une vie de travail, de supporter cette avalanche de taxes et demande au gouvernementde mettre un terme à ce lynchage fiscal.MOBILISONS-NOUS !Nom : ———————————————————————————————————————————————————————————————————Prénom :Adresse : ————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————— Date : ————————————————————————— Signature :Coupon à retourner à Sauvegarde Retraites53, rue Vivienne - 75002 Paris - Association Loi 1901 - Tél : 01 43 29 14 41rejoignez-nous sur www.sauvegarde-retraites.org————————————————————————————————————————————————————————————————Conformément à la loi Informatique et libertés N° 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux données vous concernantIVA 11/17EcoRéseau 11/17]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineInvestissements personnelsFocus sur un placement ou investissement a n d’analyser les tendances et évolutionsInvestir dans un monument historiqueHistoire de France et d’eurosSi le bien béné cie de la loi Monuments Historiques, la dé scalisation accordée atteint un niveau incomparable...Par Séverine Renardpierres, le remplacement de tomettes 18e... par exemple. Le coût des travaux au mètre carré est donc important. Maiss’avérer complexes », analyse Jérémy Schorr. Si votre opé- ration n’est motivée que par l’acquisition d’un édi ce oùd’un agrément de division en copropriété, car l’ampleur des travaux ne permet pas à un propriétaire unique deniches  scales et peut doncêtre complétée par d’autresdispositifs. Autre avantage :le propriétaire n’est soumis àaucun engagement de locationet s’il choisit de mettre son bienen location, il n’aura aucunecontrainte particulière à res-pecter. « Il n’y a aucun plafondde loyers ni aucun plafondde ressources du locataire »,approuve le fondateur-associéde Kacius. Et au moment detransmettre, il existe une pos-sibilité d’exonération de droitsde succession. Pour pro ter decette cerise sur le gâteau, leshéritiers doivent passer uneconvention avec les ministèresde la Culture et du Budget.« Cette convention précise les bâtiment magni que si celui-ci la Rochette, à côté de Melun, cette enveloppe, environ 40%C’est le seul dispositif qui permet de déduire des revenus fonciers et d’activité 100% des dépenses de travaux de restauration et d’entretien du bienLa porte du paradis ?«L .être dicté par une approche pu- rement  scale. Le contribuable investit dans un patrimoine hors norme avec une mission de conservation et de transmis- sion. Il faut avoir l’amour des bâtiments historiques et avoir conscience de cette mission de préservation puisque le contri- buable achète une partie de l’Histoire de France. Il y a une part d’affect. Les contraintes liées au dispositif seront alors mieux comprises et acceptées », annonce d’emblée Son Des- colonges, fondateur-associé du cabinet Kacius, conseil en gestion de patrimoine. Aimer les vieilles pierres semble donc indispensable pour se lancer dans un investissement Mo- numents Historiques, car si la dé scalisation possible est tout à fait unique, il y a un revers à la médaille. Mais ras- surez-vous, les inconvénients sont bien mineurs au regard des avantages fiscaux octroyés. « L’investissement MH concerne des contribuables avec des revenus élevés, que ce soient des revenus fonciers ou desdépartement Immobilier de Haussmann Patrimoine. C’est ce pro l d’investisseurs qui ti- rera le plus parti des avantages  scaux. « L’impact  scal est optimisé pour les revenus situés dans les tranches d’imposition supérieures, à savoir à 41% et 45%. En deçà, des disposi- tifs type Malraux seront plus appropriés », con rme Son Descolonges qui voit ainsi des cadres dirigeants, professions libérales, chefs d’entreprise ou alors des personnes aux revenus fonciers importants s’intéresser à ce type d’investissement.déPlaFonnement attRayantIls sont d’abord séduits par un dispositif de dé scalisation en- tièrement déplafonné. « C’est le seul dispositif qui permet de déduire des revenus fonciers et des revenus d’activité 100% des dépenses engagées pour des travaux de restauration et d’entretien du bien », précise Jérémy Schorr. A noter égale- ment que la loi MH ne rentre pas dans le plafonnement desle responsable du département Immobilier de Haussmann Patrimoine.quelques inceRti- tudes PouR autant Après cette liste assez in- croyable d’avantages, il convient d’apporter quelques bémols. « Les contreparties à mesurer concernent l’obligation de dé- tention pendant une durée de 15 ans, le prix d’achat souvent élevé du bâtiment, les frais de montage de l’opération. Les acquéreurs doivent également savoir qu’il n’y a aucune ga- rantie sur la durée et le prix des travaux », résume Jérémy Schorr. « L’engagement de dé- tention du bien pendant 15 ans et les contraintes techniques des travaux supervisés par les Architectes des Bâtiments de France peuvent être des freins », constate, en effet, Son Descolonges, qui pour- suit : « Trouver des artisans compétents pour réaliser les travaux est souvent compliqué et cher. Il faut respecter les techniques pour la taille desc’est aussi pour cette raison que les déductions offertes sont élevées ».Investir dans un programme MH ne doit pas faire oublier d’étudier le potentiel locatif. « Les bons programmes restent une perle rare. Il n’est pas judicieux d’investir dans unun personnage historique a fait étape, autant passer votre chemin devant un château situé en rase campagne...se positionner », indique Son Descolonges. Jérémy Schorr recommande l’Hôtel de Valbelle à Aix-en-Provence, l’Hôtel Avelon à Lille ou l’Hôtel-Dieu à Dijon. « L’enveloppe d’in- vestissement peut démarrer à 200 000 €, mais il faut compter 500 000 € en moyenne. Sur’investissement salaires, généralement supé- conditions d’accès du public n’est pas situé dans une zone est un édi ce 18e où vont être correspondent à l’acquisition du Monuments Histo- rieurs à 150 000 € », explique sur les parties extérieures du avec une forte demande, car la réalisés 23 logements d’ha- foncier et 60% aux travaux »,riques ne peut pas Jérémy Schorr, responsable du bien immobilier », fait savoir location et la revente peuvent bitation. Ce projet béné cie annonce-t-il.quelques exemPlesLes deux experts ont toutefois quelques produits intéressants à conseiller. « Le Château deTrois questions à Madeleine Tantardini, directrice de la Fondation des Monastères.« Du mécénat pour l’entretien des bâtiments monastiques »Quelle est la mission de la Fondation des Monastères ?Nous aidons les communautés religieuses dans toutes leurs dif cultés et notamment à conserver le patrimoine culturel ou artis- tique des monastères. Ce volet immobilier est important car l’entretien des bâtiments monastiques, toujours très grands et bien souvent ouverts au public, est très lourd  nancièrement. A titre d’exemple, nous participons au remplacement de fenêtres, de chaudières, de toitures entières... ou à des travaux de restauration de plus grande ampleur comme à l’Abbaye Saint-Martin de Mondaye dans le Calvados, ou bien en- core à l’Abbaye Cistercienne Sainte-Ma- rie de Boulaur dans le Gers. Nous contri- buons ainsi à la sauvegarde d’un précieuxpatrimoine.Comment  nancez-vous les actions ?Nous recevons entre 15 et 20 M€ de dons annuels qui sont pré-affectés par les do-nateurs à certaines communautés de leur choix, et nous attribuons par ailleurs, sur nos autres ressources, 3 à 4 M€ à des projets validés par la Fondation. Les dons viennent aujourd’hui majoritairement de particuliers mais aussi d’entreprises qui sont sensibles à l’entretien d’un patri- moine à la fois commun et essentiel à la vie des communautés.Quelles sont les réductions  scales accordées à vos donateurs ?Elles sont avantageuses : les particuliers peuvent déduire de leur revenu impo- sable 66 % du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable ; et les entreprises peuvent déduire de leurs impôts 60 % du don dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires. Si le plafond est dépassé, la ré- duction peut être reportée sur les cinq an- nées ou exercices suivants. Mais, le levier  scal n’est pas leur seule motivation. Il y aaussi, tout simplement, la joie de donner.96 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[Abonnez-vous à ecoRéseAu businessET RECEVEZ L’ACTU ÉCO DIRECTEMENT CHEZ VOUS !1 an (10 n°) : 39 € au lieu de 45 € soit 1 numéro gratuit2 ans (20 n°) : 75 € au lieu de 90 € soit 3 numéros gratuitsen un clic sur ecoreseau.fr/abonnementBulletin d’aBonnement à ecoRéseau BusinessA compléter et à retourner avec votre règlement par chèque à l’ordre de LMedia à l’adresse suivante:LMedia - Abonnements EcoRéseau Business 13 rue Raymond Losserand - 75014 ParisMadame MonsieurNom :Prénom :Société :Téléphone / Portable : Adresse : Codepostal:_____ Ville: E-mail :Je souhaite recevoir gratuitement la newsletter d’EcoRéseauJe m’abonne pour 1 an (39 €)/Je m’abonne pour 2 ans (75 €)Je souhaite recevoir une facture par e-mail Abonnements multiples : nous contacter par mail pour un devis personnalisé à abonnement@lmedia.frDélai de réception moyen du premier numéro : 6 semaines environ. 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Sauf opposition expresse, les données peuvent être communiquées à des organismes extérieures, notamment à des  ns commerciales.OUremplir le bulletin d’abonnement ci-dessous&SER-46B]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineDé scalisations possibles lors de l’acquisition d’un bien Pierre précieuseInvestissements personnels immobiliersAu  l des années les avantages  scaux favorisant les investissements immobiliers se sont accumulés. Une vue d’ensemble est essentielle pour qui acquiert un bien.Par Pierre HavezEn remettant en lumière les pratiques d'op- timisations  scales borderline de quelques mul- tinationales et grandes for- tunes, l'enquête internationale sur les « Paradise Papers » a suscité une nouvelle volée de réactions oscillant entrenombReux mécanismes RassuRantsSi acquérir un bien immobi- lier s'apparente bien souvent à un parcours du combat- tant, choisir un produit de dé scalisation immobilière ressemble plutôt à une course d'orientation au beau milieu d'une jungle touffue. Em- placement, type de bien, montage  nancier, nature de l'avantage  scal, durée d'investissement : il existe presque autant de disposi- tifs que de tuiles sur le toit d'une maison. Une bonne nouvelle pour les investis- seurs, puisque cela signi e qu'il en existe forcément un adapté à leurs besoins. Pour s'y retrouver dans ce large choix, il est vraimentfet Pinel ». Mais ce succès s'explique aussi par la sécu- rité de ces placements, des rendements non négligeables et des évolutions réglemen- taires favorables.le Pinel mieuxque le duFlot L’investissement locatif a été fraîchement redynamisé depuis le remplacement du Du ot (auparavant Scellier) par le Pinel. Ainsi, alors que son prédécesseur n’avait pas rencontré le succès escompté, le Pinel attire aujourd’hui de nombreux épargnants. Ce dispositif vise à accélérer les construc- tions neuves destinées à la location dans les zones en manque de logements. En échange, il ouvre droit à2016 de l'obligation faite au promoteur de vendre au moins 20% de l'immeuble en accession à la propriété. » Programmé pour s'arrêter en 2018, il devrait ainsi être reconduit sous un nouveau nom.au seRvice des étudiants etdes senioRsAutre produit à succès, le Censi-Bouvard permet d'in- vestir dans la construction ou la rénovation de résidences de service. Pour favoriser l'essor de ces structures collectives (Ehpad, résidences étudiantes meublées, résidences senior, touristiques ou d'affaires), l'investisseur béné cie d'une réduction d'impôt de 11% de la valeur du prix d'achat du« Je n’ai vu que l’avan- tage  scal lorsque j’ai acheté, je n’ai pas pensé au reste... »indignation et dégoût. Cette mauvaise réputation ne doit pourtant pas entacher l'en- semble des dispositifs de défiscalisation existants. La plupart participent en effet au développement de certains secteurs d'activité de l'économie réelle. C'est particulièrement le cas des investissements immobiliers.préférable de se faire accom- pagner par un spécialiste. Mais une première sélection peut déjà s'établir en fonction de l'objectif économique de chacun de ces placements. Une bonne manière de dé- culpabiliser dans une période où optimisation  scale se confond trop souvent avec évasion. En particulier, si le succès de la pierre ne se dément pas parmi les pla- cements de dé scalisation préférés des Français, c'est parce que ces produits sou- tiennent également des be- soins culturels ou sociaux. Les constructions de loge- ments neufs ont ainsi bondi de plus de 10% en 2016 par rapport à 2015, avec près de 376 500 mises en chantier. Certains évoquent un « ef-des réductions d'impôts de 12, 18 ou 21% du montant de l'investissement – dans la limite d’un plafond de 300 000 euros – en fonction d’engagements de détention évolutifs de six ans, neuf ans et 12 ans (contre une obligation de détention  xe de neuf ans, pour le Du ot). Pour un investissement de 150 000 euros, un particu- lier pourra ainsi réduire ses impôts de 31 500 euros, soit 2 625 euros par an, s'il loue son bien neuf pendant 12 ans. « Le Pinel a également institué les possibilités de louer à un ascendant ou à un descendant et d’acquérir le bien via une société civile, ajoute un conseiller en ges- tion de patrimoine parisien. Il s'est aussi débarrassé enbien jusqu'à 300 000 euros. En contrepartie, il devra louer la résidence de services pendant neuf ans minimum. « Avec des tickets moyens de 190 000 euros, ces investisse- ments de long terme donnent d’importantes garanties de sécurité », observe le spé- cialiste de la dé scalisation. Autre possibilité : opter pour le statut de loueur en meublé non professionnel pour avoir la possibilité de récupérer la TVA et de déclarer les loyers perçus sous le régime des revenus industriels ou commerciaux plutôt qu'en revenus fonciers. Le projet de loi de Finances (PLF) pour 2018 prévoit d'étendre le dispositif aux biens acquis jusqu'au 31 décembre 2018, mais uniquement pour lesS’il existe de très bons investissementsà Mayotte par exemple, où les besoins de location sont élevés, ce n’est pas le cas partout98 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[Upstone,des programmes d’investissement immobilier exclusifs et prestigieuxD’UNE RIVE À L’AUTRE : DÉCOUVREZ UN PROGRAMME D’EXCEPTION À NEUILLY-SUR-SEINE (92) ÎLE DE LA JATTE !• Des appartements haut de gamme, spacieux, lumineux et fonctionnels.• Un cadre de vie unique entre Pariset le centre d’affaires de la Défense.• Un immeuble de prestige, des architectes de renom.• 31 lots : du studio au 3 pièces.• Un programme en nue-propriété sur 17 ans.Plus de détails sur www.primonialimmobilier.comUPSTONE - SAS au capital de 100 000 € - 808 021 398 RCS Paris – UPSTONE est une  liale du groupe Primonial.Siège social : 51, rue François 1er 75008 Paris - Téléphone : 01 44 21 70 00 - Fax : 01 44 21 74 11. Perspective : promoteur ; Crédit photos : Shutterstock.]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineInvestissements personnels immobiliersrésidences seniors et étu- diantes.des monuments histoRiquessans PlaFondMais d'autres produits de dé scalisation immobilière peuvent également servir à sauver notre patrimoine. La loi sur les monuments historiques permet ainsi de déduire de ses revenus im- posables jusqu'à la totalité – sans plafond ! – les dé- penses d'entretien des par- ties classées ou inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (chauffage, jardin, restaura- tion d'une tapisserie, etc.) à condition que le bâtiment soit visitable par le grand public une partie de l'année. « Mais attention, loin d'être une niche fiscale, ce dis- positif s'apparente souvent à un sacerdoce pour les propriétaires de moins en moins fortunés de ces mo- numents toujours plus chers à entretenir, prévient Vital Saint-Marc, associé au sein du département juridique et  scal du cabinet RSM. D'autant que le législateur a renforcé son encadrement : engagement à conserverfrançaises, par l'intermédiaire du dispositif Malraux. « Au départ, cet avantage  scal a été créé par le ministre de la Culture de l'époque pour sauver le cœur de la ville de Sarlat qui tombait en ruine », rappelle Vital Saint-Marc. En s'engageant à restaurer entièrement le bien acheté avant de le louer – sans plafond de loyer – à titre de résidence principale pendant neuf années, le pro- priétaire peut ainsi obtenir une réduction d'impôt de 30% (en secteur sauvegardé) ou de 22% (en zone de protection du patrimoine) de l'ensemble des travaux effectués pendant quatre années, dans la limite de 400 000 euros.là-bas si j'y suisEn n, l'investissement immo- bilier outre-mer offre encore de belles opportunités en matière de dé scalisation. Le Girardin social (acquisition de logements sociaux neufs en outre-mer) offre ainsi une réduction « one shot » de 50% du montant total de l'opéra- tion (à fond perdu) en N+1, tandis que le Pinel outre-mer ouvre à des réductions d’im- pôt supérieures à celles en métropole, c'est-à-dire allanttout placement immobilier en général, certains risques ne doivent pas être sous-esti-en gestion de patrimoine parisien.En outre, ces placements nerêt économique du produit.« Prenons l’exemple d’un couple de cadres concubinsdont le plafond s’applique par foyer  scal », illustre le conseiller patrimonial.GaRe auxPublicitésLa fiscalité ne représente ainsi qu'un des éléments de la rentabilité économique de ces produits. Et là, gare aux publicités qui promettent des rentabilités miraculeuses ! Il faut notamment vérifier que l'avantage  scal n'est pas répercuté sur le prix d'achat du bien... En n seulement, il devient essentiel de calculer le montant de l'avantage  scal du placement, pour s'assurer qu'il ne dépasse pas le montant de l’impôt à payer ! Pour cela, la réduction d'impôt devra être comparée avec l'imposition due, selon votre tranche d'im- position. Dernière règle d'or : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. « Il est essentiel d'arbitrer en diver- si ant les sous-jacents dans lesquels on investit ainsi que les horizons de placement », conseille notre CGP. Cette di- versi cation vise en particulier à limiter la part de certains produits à risque. « Du fait de changements législatifs, le Girardin industriel fait actuellement l’objet de beaucoup de contentieux », prévient le spécialiste. En sui- vant à la lettre ces précautions, l'investissement immobili.er outre-mer se transformera ainsi en véritable eldorado  scal, à défaut d'un paradis !L’investissement doit être décidé au regarddu droit de la famille. Quelle est sa  nalité : dégager des revenus futurs, faciliter une donationmés : taux de location incer- tain, risque de dégradation du bien, loyers surestimés, ou, au contraire, coût d’assurance ou frais sous-estimés. Pour éviter ces écueils, l'épargnant doit d'abord particulièrement veiller à la localisation et à la qualité du bien, afindoivent jamais être sélection- nés uniquement pour leur avantage  scal, mais d'abord pour leur pertinence vis-vis d'une situation patrimoniale et juridique donnée : âge, régime matrimonial, pa- trimoine immobilier, etc. « L'investissement doit être décidé au regard du droit de la famille. Quelle est sa  nalité : dégager des revenus futurs, faciliter une dona- tion future à ses enfants ? », illustre Vital Saint-Marc. Ensuite, seulement, doit être pris en compte l'inté-dont les revenus imposables sont d’environ 50 000 euros par an chacun, soit 8 000 euros d’impôts. Étant donné leur capacité d’emprunt individuelle de 320 000 euros, un conseiller pour- rait leur proposer d’investir chacun dans un Pinel, mais en s’intéressant de manière plus approfondie à leurs projets, il aurait surtout dû découvrir qu’en raison de leur mariage programmé l’année suivante, ils n’au- raient pu béné cier du gain  scal total de cette opération,« D’accord, c’était pas l’investissement le plus sûr. Mais arrête de pleurer, on paye quand même beaucoup moins d’impôts ! »InventaireLe triptyque avantage  scal-durée de détention-ticket d’entréePinel: réduction d›impôts croissante de 18 ,12 ou %21 du montant investi, en fonction de la durée de location du bien (six, neuf ou 12 ans). Le ticket d’entrée peut être inférieur à 200 000 euros pour un T2 ou T3.Pinel outre-mer : réduction d’impôt de 23, 29 ou 32% de l’investissement, pour une détention de six, neuf ou 12 ans. Prévoir un achat à partir de 150 000 eu- ros pour un bien de qualité. Censi-Bouvard : réduction d›impôt de %11 du montant investi en échanged’une location de neuf ans minimum. L’investissement moyen se situe autour de 190 000 euros.Malraux : réduction d›impôt de %22 à %30 du montant des travaux, à condition de louer le bien pendant neuf ans. Le ticket minimum s’élève à 150 000 euros, en incluant le coût des travaux. Monuments historiques : déduction  scale déplafonnée contre une durée de détention du bien de 15 ans. Compter un investissement supérieur à 300 000 euros, travaux compris.le château plus de 15 ans, interdiction de détenir le bien via une société ou en copropriété... » Ce dispo- sitif n'a pas vocation à se démocratiser. S'il concerne aujourd'hui environ 22 000 immeubles détenus par des particuliers, les nouvelles inscriptions complémentaires aux Monuments historiques restent en effet rares.Son utilité est cependant avérée. Si bien que l'Etat a décidé d'élargir certains de ses avantages  scaux aux sec- teurs historiques sauvegardés d'un grand nombre de villesfuture à ses enfants ?de 23% à 32% du montant de l'investissement (toujours limité à 300 000 euros) pour une durée d'engagement de location de six à 12 ans. « Mais il faut absolument bien connaître les DOM où se situe le bien, prévient Vital Saint-Marc. S'il existe de très bons investissements à Mayotte par exemple, où les besoins de location sont élevés, ce n'est pas le cas partout. »un choix PatRimonialEn outre-mer comme pourd'optimiser son taux de lo- cation, ainsi que sa valeur à la revente. Comme pour tout achat dans la pierre, il faut donc s'intéresser au marché local de la location et de la re- vente, et anticiper d'éventuels projets d'aménagement de la ville susceptibles d'impacter sa valeur. « Dans le choix d’un placement immobilier, il faut prendre en compte l’emplacement, afin de garantir la demande locative et la qualité du bien, ainsi que la qualité de gestion, si elle doit être déléguée », complète notre conseiller100 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[09 69 32 53 98Besoin d’un revenu complémentaire pour votre retraite ?Avez-vous pensé à l’investissement immobilier ?AVEC PICHET INVESTISSEMENTRevenu complémentaire Constitution d’un Expérience d’un promoteur sécurisé (bail et caution solidaire) patrimoine et gestionnaire intégréDES EMPLACEMENTS D’EXCEPTION !THONON-LES-BAINS BORDEAUX NOISY-LE-GRANDLe Panoramik Square Albert Premier All Suites Appart Hôtel & StudyDEMANDEZ VOTRE ÉTUDE PERSONNALISÉE & GRATUITEpichet-investissement.fr 09 69 32 53 98]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineLa gestion locative plus large que prévue Loc’ en stockConseils immobiliers des CGPPour ceux qui souhaitent investir leurs fonds mais pas leurs temps dans l’immobilier, les placements type SCPI, Ehpad et nue-propriété sont à privilégier.Par Pierre-Jean Lepagnottient une réduction d’impôts de 12% s’il s’engage à louer pour six ans, 18% pour neuf ans et 21% pour 12 ans, à condition de louer à un tarif inférieur d’environ 15% à ce- lui du marché. Les locatairespas perdre l’avantage  scal. Ce dernier est perdu si la vacance locative se prolonge au-delà de 12 mois », indique Grégory Lecler, conseil en gestion de patrimoine et membre du ré- seau Fiducée Gestion Privée. De plus, certains promoteurs augmentent leurs prix au pré- texte de dé scalisation. Dans une étude sur les dangers du Pinel publiée en février der- nier, Immogconsulting montre ainsi que, compte tenu des prix élevés face à des loyers plafonnés, le rendement annuel brut d’une opération réalisée en Pinel est compris entre 2 et 3,5 %, contre 4,5 % dans le neuf libre. Une moindre ren- tabilité qui incite à relativiser l’avantage  scal. Selon l’expert en évaluation immobilière, la possibilité de subir une moins-value en capital peut être accrue par les caracté- ristiques de construction de certains immeubles (qualité des matériaux médiocre, usage du bardage bois...), favorisant leur obsolescence plus rapide et imposant, en conséquence, de coûteux travaux de main- tenance.les chaRmes de la PieRRe-PaPieRPour éviter ces désagréments, l’épargnant peut jouer la carte des SCPI  scales. Principale- ment investies dans l’immo- bilier d’habitation, ces So- ciétés civiles de placement en immobilier af chent un ticket d’entrée bien plus mo- deste que le moindre studio en province. « Les SCPI sed’une SCPI, et donc accéder à des immeubles de qualité, avec quelques milliers d’euros seulement, contre un apport de fonds important pour un achat en direct », souligne Sabine Jiskra, responsable de la gestion de la fortune à l’Institut du Patrimoine. Autre atout de cet investisse- ment dans la pierre-papier : la mutualisation des risques. Le patrimoine des SCPI est par nature important et diversi-  é. En cas de problème avec un locataire, l’impact sur la rentabilité de la SCPI sera indolore. Troisième avan- tage : la souscription d'une ou plusieurs parts permet une dé scalisation quasi-im- médiate (sur les revenus de l'année de souscription). En somme, pas besoin d'attendre que le logement soit livré ou que le locataire entre dans les lieux pour béné cier de l'avantage  scal. Une acqui- sition de parts réalisée avant le 31 décembre 2017 pourra réduire l'impôt sur le revenu 2017 payable en 2018. Dernier bon côté des SCPI : l’absence de contrainte locative. « Les besoins de travaux sont pris en compte par le gestionnaire de la SCPI alors qu’en direct, l’investisseur gère lui-même le bien, ou fait appel à une agence », précise Grégory Lecler. Revers de la médaille, les SCPI supportent des frais qui pèsent sur leur rentabilité. Les frais de souscription à l’entrée évoluent entre 8,5 et 14%. Quant aux frais de gestion annuels, ils sont su-Bonne nouvelle pour les épargnants, le pro- jet de loi de  nances adopté en première lecture par l’Assemblée nationale affecte peu les dispositifs d’investis- sements locatifs. La réduc- tion d’impôt Pinel, accordée en contrepartie de l’achat d’un logement neuf destiné à la location, a été prolongée jusqu’à  n 2021. Le dispositif sera toutefois recentré sur les zones géographiques les plus déséquilibrées en termes d’offre de logement, soit la région parisienne, la Côte d’Azur et les départements d’Outre-mer. Cette loi est plébiscitée par les Français. Sur les sept premiers mois de l’année, les mises en chantier de logements ont progressé de 8,9%. L’investisseur qui achète un logement neuf ob-doivent avoir des ressources qui ne dépassent pas certains plafonds. L’avantage  scal est soumis à deux conditions : un prix d’achat de 5 500 euros maximum par m2 et un pla- fond annuel d’investissement de 300 000 euros.le Pinel n’est Pas sans RisquePour autant, ce placement est soumis à quelques dangers. LePour en  nir avec les stra- tégies d’investissements immobiliers bancales...Les placements en Ehpad que nous proposons à nos clients offrent un rendement net de charges compris entre 4,5 et 4,6%premier est celui de la non-lo- cation. « Le logement doit être loué pour percevoir un loyer, bien sûr, mais aussi pour nedifférencient d’un investis- sement direct par rapport à la mise initiale requise : vous pouvez devenir associépérieurs à 12% TTC. Autre inconvénient, la durée de dé- tention d’une SCPI est longue, toujours plus que celle exigée102 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[La Banque DeLuBac & cie,une banque indépendante, familiale et spécialisée au service des entreprises et des particuliers depuis près d’un siècle.Créée en 1924, la Banque Delubac & Cie n’a cessé depuis plus de 90 ans de se réinventer au service de ses clients et des besoins de l’économie.Société en commandite simple, ses associés gérants dirigeants sont responsables sur leurs biens personnels. C’est un gage de sécurité dans l’exercice d’un métier qui repose sur la con ance.La Banque Delubac & Cie o re des solutions sur-mesure aux entreprises et aux particuliers autour de 5 branches d’a aires spécialisées :Banque De Gestion D’ÉparGne Banque Des entreprisesBanque D’affairesBanque Des aDministrateurs De Biens Banque JuDiciairePARIS10, rue Roquépine - 75008 Paris - 01 44 95 86 20 Siège Social16, place Saléon Terras - 07160 Le Cheylard - 04 75 29 02 99 www.delubac.frwww.point-exclamation.com / © Banque Delubac & Cie]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[art De vivre & PatrimoineConseils immobiliers des CGPdans le cadre de l’immobi- lier en direct. La société de gestion se réserve en effet du temps pour liquider le portefeuille d’actifs dans de bonnes conditions et rem- bourser les associés porteurs de parts. C’est à ce moment que la situation peut tourner à la défaveur de l’épargnant. Arrivé au terme de la pé- riode convenue, ce dernier est à la merci des décisions du conseil d’administration de la SCPI. Or les intérêts de l’investisseur individuel peuvent s’opposer à ceux de la majorité du conseil. Autre- ment dit, le conseil peut par exemple décider de vendre les actifs dans de mauvaises conditions, ou au contraire décider de conserver ces actifs alors que l’investisseur recherche de l’argent frais. En cas de vente, la SCPI aura tendance à mettre en vente la totalité des appartements d’un immeuble, ce qui risque de peser sur le prix. Aussi, la rentabilité d’une SCPI peut être plus faible que celle d’un appartement acquis en direct.l’emPlacement, l’emPlacement, l’emPlacement Faut-il dès lors privilégier l’investissement en direct ? Dans ce cas, l’investisseur est maître de son placement. « Dans l’immobilier, l’empla- cement du bien est fondamen- tal. L’épargnant doit se rendre sur place pour véri er qu’il existe un marché de location en ligne avec le bien. Il faut véri er le taux de chômage, la proximité des transports, des services publics (écoles, universités), des commerces etc. », rappelle Sabine Jiskra. Si ces conditions sont rem- plies, le jeu peut en valoir la chandelle. A la sortie de l’investissement en effet, l’épargnant peut vendre selon ses conditions. S’il risque de vendre à perte, il peut conser- ver son actif en attendant une amélioration du marché. Surtout, les contribuables peuvent très bien se lancer dans de l’investissement loca- tif physique en évitant toute contrainte de gestion. Dans les résidences services eneffet, l’investisseur n’a aucun souci de gestion puisque l’ex- ploitant se charge de trouver les locataires tout en servant un revenu attractif. « Les placements en Ehpad que nous proposons à nos clients offrent un rendement net de charges compris entre 4,5 et 4,6% », assure Pierre-Yves Habouzit, directeur commer- cial de Fidexi. « Les Ehpad offrent les mêmes avantages qu’un produit immobilier classique, la gestion en moins », con rme le professionnel. Pour ce dernier, les critiques sur les risques liés à ce type de placements : faillite de l’exploitant, bail mal négo- cié, révision à la baisse des loyers... sont à relativiser. « Compte tenu de l’évolution démographique et l’insuf - sance d’offre, le taux d’occu- pation des Ehpad que nous sélectionnons approche les 95%. Concernant le risque de faillite de l’exploitant, il faut bien sûr veiller à signer avec une société ayant pignon sur rue. Fidexi a noué un partenariat avec LNA Santé, l’un des principaux acteurs du secteur, qui af che une santé  orissante », précise Pierre-Yves Habouzit.l’essoR de la nue-PRoPRiétéPour investir dans une pers- pective de long terme sans se soucier de rien, une der- nière alternative a le vent en poupe depuis quelques années : le démembrement de propriété. Ce dispositif permet à l’épargnant d’ac- quérir la nue-propriété d’un bien immobilier pour un prix compris généralement entre 54 et 70% de sa valeur en pleine propriété. L’usufruit est conservé pendant une période temporaire de 15 à 18 ans par un gestionnaire institutionnel, l’usufruitier bailleur, en général un orga- nisme social comme Action Logement (ex-1% logement). « L’acquéreur effectue ainsi un investissement immobilier totalement sécurisé par la transformation d’une ren- tabilité locative aléatoire souvent grevée de frais et taxes, en capitalisation sûreLa SCI doit répondre à des préoccupations patrimoniales autres que  scales, comme associerla génération montante à la gestion, en lui con ant la géranceet pour partie nette d’im- pôt », indique Pierre-Yves Habouzit. Ce mécanisme offre quatre avantages : un investissement sécurisé, une capitalisation mécanique (reconstitution automatique de la pleine propriété), une absence de contraintes et de risques locatifs et l’entretien du bien par un profession- nel de la gestion locative. D’un point de vue  nancier, l’effort d’épargne est moins lourd que s’il s’agissait d’un investissement locatif en pleine propriété grâce à la décote sur le prix initial et parce que les charges sont transférées en intégralité à un professionnel de la ges- tion locative. « Fiscalement, l’opération est attractive. Au niveau de l’impôt sur le revenu, les intérêts d’emprunt sont déductibles dans la ca- tégorie des revenus fonciers. Au niveau du nouvel ISF, l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière), le bien n’est pas compris dans le patrimoine imposable. Enfin, le bien n’est pas imposé lors de la reconstitution de la pleine propriété », précise Sabine Jiskra. A la  n du démem- brement, le bail s’éteint. Si le locataire est toujours éli- gible au logement social, le bailleur social doit lui trouver une solution de relogement. Si ce n’est pas le cas, il peut demander à signer un contrat de bail de droit commun avec le nouveau propriétaire. En outre, si le logement est mis en vente, il béné cie d’une priorité pour l’acquérir.la sci PouR tRansmettReEn n, faut-il envisager la création d’une SCI ? Les spé- cialistes sont partagés. Pour Sabine Jiskra, le seul intérêt est de faciliter la transmission. « Une partie des parts peut faire l’objet d’une transmis- sion anticipée de patrimoine au pro t des descendants. Si ceux-ci sont majeurs, ce patrimoine disparaît de l’as- siette taxable des parents, pour faire partie de celle des enfants. Si le patrimoine de ces derniers n’excède pas 1,3 millions d'euros, la do-nation sera sans incidence pour eux en matière d’IFI. » Grégory Lecler souligne de son côté les avantages pour un ménage imposé sur une tranche marginale d’impo- sition élevée d’opter pour la création d’une SCI, soumise, non pas à l’impôt sur le re- venu, mais à l’impôt sur les sociétés. « L’associé de la SCI, verra sa quote-part de résultat imposée à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers. Ces revenus seront également soumis à la CSG-CRDS et aux prélèvements sociaux au taux global de 15,5% (17,2% au 1er janvier 2018). Au  nal, ces revenus peuvent donc être taxés à plus de 60% », note Grégory Lecler. En choisissant l’IS, l’associé peut faire un choix gagnant. « Le taux de l’impôt sur les sociétés est de 33,33%, ré- duit à 15% pour la fraction du béné ce inférieure à 38 120 euros. En déduisant l’amortissement du bien, le taux peut tomber en réalité à moins de 10% ». Cependant, l’imposition ne s’arrête pas là. Les associés qui voudront pro ter du résultat de la SCI à titre personnel devront décider d’une distribution de dividendes et supporter la taxation correspondante, c’est-à-dire l’imposition du dividende. Or, avec la «  at tax » l’imposition ne sera que de 30%. « Au  nal, le taux d’imposition total ne devrait pas dépasser les 40% », conclut le spécialiste. Seul bémol, la plus value en cas de cession de l’immeuble se calcule en retenant la dif- férence entre le prix de vente et le prix d’acquisition de l’ensemble immobilier, déduc- tion faite des amortissements comptabilisés, qui n’entrent pas dans le calcul lorsque l’on relève des plus-values des particuliers. Cette plus-va- lue est imposable à IS, et bien entendu les dividendesqu’elle génèr.imposés, ce qui aboutit à une charge  scale souvent très lourde.e sont eux aussi104 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="105" isMAC="true"><![CDATA[Par Par Jean-Michel Gode,associé InExcelsis, coach certi é en HolacracyDes preuves qui ne sont plus à faireEn janvier 2016, un département de la business unit GEM du groupe Engie entamait la mise en place de l’Holacracy avec une poignée de volontaires. Après six mois avec une centaine de personnes, puis avec 300 après un an. « Assez rapidement dans le processus de déploiement, le service des ressources humaines a remonté un regain d’intérêt de la part des collaborateurs. Les clients sont plus satisfaits de nos prestations, même s’il serait inexact de lier cette amélioration exclusive- ment à cette expérience », témoigne Claude Philoche, responsable de la division Business Innovation & Oversight dans l’unité Global Energy Management en charge du négoce de l’énergie. Aujourd’hui cette adoption s’étend de proche en proche sur la base du volontariat, y compris au-delà de la division BIO, signe de l’émergence d’un processus de transformation à plus grande échelle au sein de GEM.Autre exemple significatif, Rubben Timmerman co-fondateur de Springest.nl, comparateur en ligne de formation, souhaitait ne pas devenir le goulot d’étran- glement de start-up et a mis en place l’Holacracy pour distribuer les prises de décision entre ses collabora- teurs. Véritable succès, cinq ans plus tard, ce mode d’organisation est totalement passé en arrière-plan et l’entreprise tourne à plein régime. Aujourd’hui ses concurrents aimeraient bien en faire autant... mais n’osent pas. Outre-Atlantique, l’expérience d’Arca Cash Automation est également très révélatrice : la structure nord-américaine a adopté l’Holacracy il y a trois ans avec 80 collaborateurs. Ils sont désormais 700. Dans le cadre de leur développement international par croissance externe, le parti a été pris de mettre en place l’Holacracy dans chaque nouveau pays puis de se structurer de façon globale en faisant abstraction des distinctions géographiques. Une stratégie qui a fait ses preuves.Convaincus par l’Holacracy, d’autres chefs d’entreprise décident de l’adopter pour consacrer leurs heures de travail à leurs domaines d’expertise plutôt qu’à régler des problèmes d’intendance. In  ne l’Holacracy quitte le seul paysage médiatique pour rejoindre le monde de l’entreprise et passe du statut d’expérience isolée à celui de mouvement entrepreneurial. Dans tous les cas l’Holacracy apporte de la clarté tant sur les espaces légitimes où traiter chaque problème rencontré que sur la façon de les résoudre ! » ■exPressions« Nées sous le joug des organigrammes traditionnels, les entreprises confondent lafonBuzz word encore l’an dernier, l’Holacracy prend petit à petit place dans le paysage entrepreneurial et livre ses premiers retours d’expérience. Exigeante dans ses proces- sus, la discipline vient bousculer les idéesreçues et bouger des lignes bien ancrées.A bien regarder, une entreprise pourrait se comparer à un écran couleur. En effet, l’af chage de ce dernier est la résultante de l’assemblage de trois composantes primaires : le bleu, le rouge et le vert qui, transposées à notre cas de  gure, seraient l’institution (la propriété), le collectif (les personnes) et les opérations (le travail à faire). Au  nal, c’est la synthèse additive de ces trois éléments qui donne vie à l’entreprise. L’Holacracy, elle, se propose de faire la synthèse inverse a n de distinguer chaque composante pour se concentrer sur l’une d’entre elles : la structure opérationnelle. En distribuant l’orga- nisation du travail au plus près du terrain, l’entreprise pourra ainsi s’adapter en permanence à son environne- ment à partir des signaux captés par ses collaborateurs. Le béné ce sera de mettre l’organisation en prise directe avec la réalité. Deux avantages : lui éviter, d’une part, de se retrouver dépassée par les événements et, d’autre part, de laisser passer des opportunités ou d’ignorer des alertes critiques quant à la poursuite de son activité. Car aujourd’hui, la société évolue plus vite que les entreprises, désormais dépossédées du secret de la connaissance.Faire connaître, faire comprendre, faire agirNées sous le joug des organigrammes traditionnels, les entreprises confondent la fonction et la personne. Pour s’en détacher, nombre d’entre elles adoptent l’Holacracy notamment pour la clarté qu’elle apporte aux structures en œuvre dans les organisations. Grâce à elle, l’entreprise peut changer de posture : en plus de dire bienvenue aux opportunités, elle accueille les situations complexes à bras ouverts. Prenons l’exemple d’un chef d’entreprise face à un développeur informatique qui, d’un côté doit débugger le site d’un client et, de l’autre, vient lui demander une augmentation. Pour le chef d’entreprise, il convient de se demander « où » et à « qui » s’adresse chacune de ces questions. Et par qui, il faut entendre quel « rôle » et non quelle « personne ». L’échange entre les deux interlocu- teurs se passe soit dans l’espace du travail à faire, où le dirigeant interrogé intervient dans son rôle d’expert du codage, soit dans l’espace des ressources humaines, où s’inscrit la relation contractuelle salarié-employeurs. Dans tous les cas, à rôle bien identi é, espace bien identi é et problème à moitié résolu. Et ça, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à l’avoir compris.ction et la personne »Tribune libreecoreseau.fr 105© DR]]></page><page Index="106" isMAC="true"><![CDATA[exPressionsConcours de micro-nouvellesLe monde de demain vu par un étudiantEcoRéseau Business le clame haut et fort : il existe en France un ferment entrepreneurial et littéraire dans les esprits, qui ne demande qu’à se concrétiser. La preuve avec ce concours de micro-nouvelles organisé dans chaque numéro auprès des étudiants d’une école, où ceux-ci doivent imaginer une start-up qu’ils jugent révolutionnaire parce qu’elle va bouger les lignes dans le futur. Expérience des plus concluantes ce mois-ci avec l’UTC (Université de technologie de Compiègne) et Guillaume Ouattara, le lauréat de ce numéro double qui a imaginé la médecine de demain. Résultat, des méthodes non invasives, non lourdes et rapides où les biotech rencontrent les algorithmes. Bonne lecture.L’EXAMEN MÉDICALL’examen ne prit que quelques secondes. Une minute tout au plus. Le scanner émettait un vrombissement qui devenait presque apaisant.Allongée sur un long fauteuil molletonné, la jeune femme passa une main derrière sa nuque. Elle sentait rouler sous ses doigts la boule qui l’angoissait tant depuis plusieurs jours.- Ce n’est plus qu’une question de minutes pour connaître les résultats de votre examen, lança le docteur sur un ton léger.Le regard de la jeune femme parcourut distraitement le cabinet. Il y avait là tout l’attirail d’un cabinet de médecin. Écrans dernier cri, appareils pour prendre toutes sortes de mesures et surtout le Tensunil qui trônait au beau milieu de la pièce.Les yeux rivés sur son écran d’ordinateur, les doigts du médecin tapotaient fébrilement sur le clavier. Au fond de la pièce, une machine se mit soudain en marche.- Eh bien voilà, nous en avons bientôt  ni Mademoiselle.Le son de la machine était strident et un léger parfum de plastique se mit soudain à embaumer la pièce. Le médecin se leva et alla près de l’engin. Il revint au bout de quelques secondes avec un petit objet translucide, à peine plus grand qu’un comprimé.- Comme vous l’avez sans doute compris, notre Tensunil nous a permis de localiser précisément la zone où agir. L’adjuvant que je viens d’imprimer est parfaitement adapté. Il saisit le poignet de la jeune femme et vint y déposer l’objet translucide. Aprèsquelques secondes de pression, celui-ci vint se fondre dans la peau de la patiente. Il avait fallu des années de recherche pour arriver à un tel résultat. La clef avait été le travail d’un jeune chercheur suédois qui avait le premier eu l’idée de faire analyser près d’un siècle de littérature médicale par des algorithmes de deep learning. La suite avait été d’une rapidité impressionnante. Le médecin lança un regard satisfait vers la patiente.- Voilà, votre tumeur devrait se résorber dans les prochaines heures. Avez-vous pensé à amener votre carte Vitale ?Guillaume Ouattara, en 4ème année, génie informatique à l’UTCAvis d’expert : Pascal Alberti, Professeur à l’UTC, consultant spécialisé en innovation et créativité« L’ingénieur contemporain, ce n’est pas simplement quelqu’un qui va gérer des sciences pour utiliser une nouvelle techno mais celui qui en perçoit l’impact »Comment encouragez-vous la créativité au sein de vos enseignements ?Le président fondateur voulait former des têtes bien faites. Dès les origines de l’UTC, les enseignements ont été pensés en ce sens pour construire des parcours po- lyvalents à la croisée des sciences de l’ingénieur et des sciences humaines. On s’est aperçu que cela crée une forme de souplesse intellectuelle, un ferment pour la créativité. Ensuite on a créé des parcours, des spécia-lisations et des domaines pour encourager la créativité. Je suis chargé de piloter par exemple le cursus de spé- cialisation management des projets innovants. C’est un cursus ouvert à l’ensemble des départements. Dans ce cadre, nous poussons les étudiants à la créativité à partir d’un constat simple : nous ne pouvons pas mener d’ac- tions sans y apporter une ré exion. Nous y prodiguons des enseignements théoriques spéci ques à la créativité et ensuite les étudiants sont confrontés à des mises en pratique par une mixité des approches : on les pousse à combiner les savoirs avec les pairs et à sortir des champs dans lesquels on les met en action. L’enjeu est de com- prendre un maximum le contexte qui les entoure pour les encourager à développer un maximum une démarchede divergence et de mettre en œuvre la démarche de convergence le plus tard possible.Quid de l’entrepreneuriat ?Il y a des étudiants qui arrivent en tant que porteurs de projet. On a un parcours entrepreneuriat Elite qui découle du programme Sport Elite. Mener de front le sport de ni- veau et le cursus ingénieur demande des aménagements. Sur ce principe, nous avons développé la déclinaison entrepreneuriale. Le dernier exemple en date est celui d’un étudiant qui voulait créer une société spécialisée dans le dessalement d’eau par osmose inverse. Nous avons fait en sorte que l’étudiant obtienne son diplôme tout en le mettant sur les rails de l’entrepreneuriat. Au- jourd’hui, il a créé sa structure au Maroc. Nous avons structuré son projet en le « challengeant » dans les diffé- rents enseignements qui lui étaient proposés. Pour ceux qui n’ont pas d’idées, nous leur demandons de porter des projets associatifs ou industriels. Souvent ces problé- matiques font émerger des idées. Si elles nous semblent viables, nous prenons alors la décision de faire rentrer les étudiants dans des cursus adaptés pour aller le plus loinpossible dans la concrétisation de leur projet.Quel est selon vous l’avenir du métier d’ingénieur ?Avec un confrère, nous sommes en train d’écrire un ar- ticle sur la perception de la fonction d’ingénieur selon l’école où l’ingénieur a réalisé ses études. La perception du métier varie du tout au tout.Pour certains la profession se résume à être un expert technologique dans un domaine restreint. A l’UTC, notre vision diffère. L’ingénieur est un acteur à l’interface du monde et de la technologie. Il doit comprendre l’évolu- tion du monde et sa complexité. Nos ingénieurs doivent apporter cette valeur ajoutée. Le principe est celui de s’apercevoir qu’introduire de nouvelles solutions change la façon de voir le monde, cela change même la compré- hension du monde. Selon nous, l’ingénieur contemporain, c’est celui qui sait se projeter vers l’avenir. Ce n’est pas simplement quelqu’un qui va gérer des sciences pour uti- liser une nouvelle techno mais celui qui en perçoit l’im- pact. C’est une vision particulière qui n’est pas partagée par toutes les écoles d’ingénieurs.Propos recueillis par Geoffroy FrameryProchain Numéro le jeudi 1er février 2018106 Déc./Janvier - n°46]]></page><page Index="107" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 175 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2017 - Moulin Rouge® - 1-1028499 © Pauline NICOLAS -]]></page><page Index="108" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>