﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="100"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[Editorial«L’optimisme est d’humeur, le pes- simisme est de volonté », écrivait Alain. Une citation qui ne s’ap- plique pas à tous les domaines, au premier rang desquels l’entrepreneuriat. Non, ceux qui se lancent à corps perdu dans la création de société ne sont pas seulement en quête d’un « lifestyle », ne recherchent pas uniquement un moyen de s’extraire du chômage ou d’un management devenu insupportable, comme certains cherchent à le circonscrire. Ils ne font pas que se débattre contre le malheur, ils bougent aussi les lignes en proposant leur vision des choses : comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, les « positive impact entrepreneurs » évoqués dans le Décryptage or- chestrent des ruptures dans le quotidien de tout citoyen consommateur pour éco- nomiser l’énergie et moins polluer, a n de résoudre au  nal des problématiques mondiales environnementales. « Les générations précédentes rêvaient de conquérir le monde, celles d’aujourd’hui rêvent de le changer », déclarent Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, fondateurs de la société d’investissement Raise, qui cherche à  nancer ces jeunes pousses en devenir. C’est sûrement ce même principe qui anime les start-up de l’emploi citées dans l’Enquête,  nissant par devenir des partenaires incontournables de Pôle Emploi ; ou encore cette  amme qui habite ces inventeurs en matière de recyclage de déchets, répertoriés dans le Tour du Monde de l’Innovation. Cyril Aouizerate, entrepreneur philosophe à l’origine des MamaShelters et Mob hôtels délivrant une véritable expérience de vivre-ensemble aux clients, a pour vocation de créer de nouveaux lieux de vie. Aujourd’hui impulsions, nouvelles dynamiques, modèles iconoclastes émanent pour beaucoup de ces per- sonnes toujours mieux outillées par les nouvelles technologies. Ce qui ne signi e pas forcément que ceux qui appartiennent aux grandes structures sont condamnés à la soupe à la grimace. Malgré les soubresauts de l’actualité, EcoRéseau Business a cherché, au travers de cette couverture RH polémique, à montrer que la recherche du bien-être était tout sauf lettre morte dans ces entités. L’évolution des chartes d’entreprise, les innovations territoriales toujours plus nombreuses pour le confort des salariés, la littérature toujours plus abondante sur les moyens de contourner les personnes toxiques dans une équipe, ou encore la maturité croissante dans la gestion de la.frontière entre vie privée et vie professionnelle, sont palpables. De quoi se payer l’outrecuidance d’être en désaccord avec Alain, et de déclarer que parfois, l’optimisme n’est pas seulement volonté, et peut naître de l’observation du monde réel...Changeurs de mondeJean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefLE CHAT by Philippe Geluck2Novembre - N°45@EcoReseauSuivez-nous également sur :LMedia - EcoRéseau Business www.facebook.com/EcoReseauFR]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[PARIS ORLY - NEW YORKPrem Plus le confort au meilleur prixà partir de 908 €TTC* A/RBienvenue en Prem Plus, la meilleure classe premium économie du marché qui vous invite au bien-être jusque dans les moindres détails. Une cabine spacieuse et intime, de larges fauteuils en cuir pour vous détendre... Ajoutez à cela un passage à la sécurité prioritaire. 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Photos : sièges « Prem Plus » disponibles sur Boeing 757.The transatlantic airline : la compagnie aérienne transatlantique]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[Sommairewww.ecoreseau.fr 201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.frComité éditorialJulien Tarby (rédacteur en chef), Geoffroy Framery, Jean-Baptiste LeprinceChroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France®, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon,IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, TheFamily®Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Elsa Bellanger, Joseph Capet, Charles Cohen, Anne Diradourian, Julien Fournier, Stéphanie Gallo, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Aymeric Marolleau, Emilie Massard, Cyril Michaud, Raphaëlle Mittler Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Antoine Pietri, Olivier Remy, Séverine Renard, Pierre Tiessen,Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & Opérations spécialesCourriel : publicite@lmedia.frJustine Boduch, Anne-Sophie Monthioux-Goujon,Pierre-Marie NauleauDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia - EcoRéseau Business201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)9 51 05 87 72 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 41 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTCVente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPCoordination & PartenariatsCourriel : partenariat@lmedia.fr Julia BourgeoisAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonEcoRéseau Business est édité par LMediaRCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adresséspour appréciation.Imprimeur : Léonce Deprez – Imprimé en FranceGalaxie ecoRéseau 6-11Baromètre de l’optimisme 6- Tendances- Actions symboliques - The Green Lifeen couveRtuRe 12-21 RétrospectiveInnovations locales autour du bien-être au travail 19ProspectiveFrontière vie privée/vie professionnelle en 2050 20PanoRama 22-23 HexagoneLa françologie, un pessimisme à éviter 22club entRePRendRe 24-37Haute résolutionLe verdissement des data centers 46cahieR PRatique 48-65 Créer aujourd’huiEntreprendre sans « The Idea » 49Business guides- Marketing évènementiel, bien choisir l’occasion 54 - Tendances des séminaires d’entreprises en hôtelsde luxe 58 - Des nouveautés dans les cadeaux des CE 60Rh & FoRmation 64-75 Réseaux & In uenceLes Rallyes toujours «in» 64 Observatoire 66Manager autrementLa délégation managériale, jusqu’où ? 71Carrières & Talents- La mue des IAE 72 - En immersion dans l’incubateur Ionis 361 75aRt de vivRe & PatRimoine 76-95 La Sélection culturelle 76L’Air du tempsL’oenotourisme dépoussiéré en Champagne 78 L’Art du temps 80 L’Actualité automobile : Essais & Tendances 87 Baromètre Finance de marché 884Novembre - N°4512 Contourner les comportements toxiques au bureau 14L‘évolution des chartes d’entrepriseGrand Angle Régions & TerritoiresBaromètre & Tendances EnquêteLes start-up de l’emploi, bientôt incontournablesNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Cyril Aouizerate, entrepreneur philosopheNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Groupe Poclain, baisse des salaires pour renaîtreEn immersionLa fondation Espoir, contre l’excision en EthiopiestRatéGie &innovation numéRique 38-47 Baromètre de l’innovation 38Le tour du monde de l’innovationDéchets et recyclage 40DécryptageLes «positive impact» entrepreneurs se réveillent 422432343637 Baromètre Patrimoine 90Private BankingOne to one 92exPRessions 96-98 Tribune libre 96Concours de mini-nouvelles 97 Regard sémantique 98]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[S À PARTIR DEYNOUVELLE GAMMESUV PEUGEOT CROSSWAYSUV 2008SUV 3008 CROSSWAY À PARTIR DESUV 5008 7 PLACES CROSSWAYÀ PARTIR DE 339€/MOIS(1)CROSSWJAMAIS DES SUVNE SONT ALLÉS AUSSI LOINAY189€/MOIS(1)       329€/MOIS(1)CROSWAA3 ANS D’ENTRETIEN ET PIÈCES D’USURE OFFERTS2 600 €P3 ANS D’ENTRETIEN ET PIÈCES D’USURE OFFERTS4 800 €4 850 €AP1E1EPRRÈÈSSUUNN1LLOOYYEERRDDEE2APRRÈÈSSUUNN1LLOOYYEERRDDEE4APPRRÈÈSSUUNN11LLOOYYEERAAE4RERREERRERRDDE3 ANS D’ENTRETIEN ET PIÈCES D’USURE OFFERTSMOTRICITÉ RENFORCÉE GRIP CONTROL NAVIGATION 3D CONNECTÉESTYLE ET ÉQUIPEMENTS EXCLUSIFS CROSSWAY(1) En location longue durée sur 37 mois et pour 30 000 km.Exemple pour la location longue durée (LLD) des nouveaux PEUGEOT SUV 2008 Crossway 1,2L PureTech S&S BVM5 110 en stock, SUV 3008 Crossway 1,2L PureTech 130 S&S BVM6 et SUV 5008 Crossway 1,2L PureTech 130 S&S BVM6 neufs et hors options, incluant l’entretien, les pièces d’usure et l’assistance offerts pendant 37 mois. Montants exprimés TTC et hors prestations facultatives. Modèles présentés : 2008 Crossway 1,2L PureTech S&S BVM5 110 en stock neuve, options peinture métallisée Gris Artense, Park Assist et aide au stationnement : 200 €/mois après un 1er loyer de 2 600 €, et 3008 Crossway 1,2L PureTech 130 S&S BVM6, options peinture métallisée Gris Artense et projecteurs « full LED Technology » : 356 €/mois après un 1er loyer de 4 800 €, et 5008 Crossway 1,2L PureTech 130 S&S BVM6, option peinture métallisée Gris Artense : 347 €/mois après un 1er loyer de 4 850 €. Offre non cumulable valable du 01/09/2017 au 31/12/2017, réservée aux personnes physiques pour un usage privé pour toute LLD d’un nouveau PEUGEOT SUV 2008 en stock, 3008, 5008 neuf dans le réseau PEUGEOT participant, sous réserve d’acceptation du dossier par CREDIPAR, loueur et SA au capital de 138 517 008 €, RCS Nanterre no 317 425 981, ORIAS 07004921 – 9, rue Henri-Barbusse, 92230 Gennevilliers. Offre non valable pour les véhicules au prix PEUGEOT Webstore. Le PCS Entretien Plus peut être souscrit indépendamment de toute LLD aux conditions disponibles dans le réseau PEUGEOT participant.Consommations mixtes (en l/100 km) : 2008 : de 3,7 à 4,9 ; 3008 : de 4,3 à 6 ; 5008 : de 4,4 à 6,1. Émissions de CO2 (en g/km) : 2008 : de 96 à 114 ; 3008 : de 111 à 136 ; 5008 : de 115 à 140.]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoréSeauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont  nalement si nombreuses que nous vous proposons une nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Le verbatim à retenir...Partout où il y a joie,il y a création : plus riche est la création, plus profonde est la joie Henri Bergson, philosophe françaisLE CHIFFRE DU MOIS64%Les Français ont une bonne image des services publics. En tant qu’usagers des services publics, les Français se déclarent à hauteur de 64% satisfaits des prestations et du sérieux des agents. Si les fonctionnaires estiment être mal aimés des Français, ceux-ci les trouvent proches des gens, sympathiques, compétents et surtout soucieux de l’intérêt général. Une bonne nouvelle en ces temps de grogne du service public.Thierry SaussezCréateur du Printempsde l’Optimisme,Incubateur d’énergies positives.Soignez votre imageJ’ai toujours été surpris de la façon dont certains considé- raient la communication comme une discipline subalterne et l’image – le look, disent-ils avec mépris – comme quelque chose de dérisoire ou, à l’inverse, de dangereux car susceptible de manipulation.Probablement avons-nous un lourd héritage nous mettant en garde, depuis Platon, contre la mobilité des apparences, la différence entre le visible et l’intelligible, le monde apparence et le monde vérité. Il s’en est suivi une multitude de références négatives. Il faudrait se mé er des apparences. Elles nous éloigneraient de la réalité. « J’ai sauvé les apparences », peut-on entendre, ce qui prouve qu’elles ont un impact. Pourtant Platon lui-même re- connaissait qu’il pouvait y avoir une positivité dans l’apparence, entre le paraître et l’être. Bien plus tard Kant dira que l’apparence requiert art et  nesse.Il se trouve que nous avons chacun une image, que la première impression que nous donnons est souvent décisive, qu’il y a toujours du fond dans la forme et que nous devons donc soigner notre apparence. Lors d’une rencontre, la théorie des trois 20 le con rme : les 20 premières secondes, les 20 centimètres du visage qui s’exprime, les 20 premiers mots échangés sont déterminants. C’est tout l’enjeu de la communication directe.L’optimiste pense que l’estime de soi comme le respect des autres passent par l’image qu’il donne de lui-même. Il entend réunir toutes les chances de plaire, de réussir, d’entraîner, de convaincre. Cela est évidemment encore plus vrai dans la société de la com- munication, des réseaux connectés, du tout-info, de la publicité où l’image est reine.Quelques conditions s’imposent pour bien gérer votre image. Commencez par la dé nir en fonction de votre personnalité, vos goûts, votre activité, vos responsabilités, les couleurs, la coiffure, les tenues qui vous mettent en valeur. Et conservez-en la base avec constance. Je dis toujours qu’il faut rester  dèle à son image car à la longue elle ne peut pas mentir. Elle vous apporte stabilité et con ance. Bien sûr vous pouvez l’adapter. Sa rigueur n’est pas la même pour un entretien d’embauche que lors d’un dîner d’amis. L’excellence se joue aussi sur les détails, les ongles propres, les chaussures impeccables, la maîtrise de la voix, la pose de votre corps, la gestuelle. Bannissez les bras ballants. Évitez les bras croisés, les mains nouées. Ne vous avachissez pas.Restez vous-même. Le naturel  nit toujours par ressortir. Là se trouve le lien entre la surface et la profondeur. Ne trichez pas. Ne vous travestissez pas. C’est justement la principale raison pour laquelle votre image doit être bien dé nie et respectée pour vous mettre à l’aise en toutes circonstances, être un appui plus qu’une contrainte, un atout qui peut faire la différence.6 Novembre - N°45L’onde positive]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[Lufthansa Premium Economy Class.Pour ceux qui en veulent plus.LH.com]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoréSeauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLE GRAPHIQUE DU MOISMarché du travail Source: OFCE SciencesPoavec le temps. Son design est pensé pour que la réparation soit facilitée et la durée de vie prolongée : le changement de modules ou de pièces défectueuses se fait par simple clic à la manière des jeux de construction pour enfant. Les matériaux sont moins dangereux et moins toxiques. Surtout, ils proviennent de zones en con it et permettent à des communautés vulnérables de se développer en mettant en place des projets de développement durable. Utiliser un smartphone Fairphone participe de cette ten- dance à lutter contre l’hégémonie des grands groupes. De la même manière que le moteur de recherche Ecosia  nance la plantation d’arbres dans le monde, ou que ATR promeut un tourisme responsable et solidaire, Fairphone lutte contre l’obsolescence programmée des machines et milite pour de meilleures conditions de travail. La breoptiquepartoutenFrance:objectif 2022Sans recourir à l’argent public, SFR avec l’aide d’Orange pourrait proposer un modèle de répartition équitable des zones à «  brer ». Le pari est audacieux et les négociations encore en cours. Cet objectif s’inscrit dans la continuité du Plan France Très haut débit annoncé en mai 2017. Ac- tuellement, 50% de la population française béné cie du THD. Pour développer la nouvelle économie numérique, moderniser l’ensemble des services publics sur tout le territoire, renforcer l’attractivité de la France et surtout permettre à tous les citoyensd’avoir accès aux outils numé-riques, Emmanuel Macron faitde ce Plan une des priorités deson mandat. Dans les hameauxles plus reculés des centres-villes– dans les zones montagneusespar exemple –, on préfèreracertainement un réseau 4G qui fonctionne correctement à l’installation lourde et coûteuse de la  bre. Baromètre national du bonheur au travail : portrait de deux FranceLe think-tank citoyen La Fabrique Spinoza proposait d’évaluer de zéro à dix l’af rmation suivante : « Je suis globalement satisfait de ma situation professionnelle actuelle ». Il ressort de ce sondage une moyenne de 5,3 sur 10. Autrement dit, bonheur au travail, bien-être, mal- être, souffrance semblent hélas cohabiter dans d’exactes proportions. Chez EcoRéseau, dans notre Baromètre de l’optimisme mensuel, on se réjouit à moitié de cette bonne nouvelle en demi-teinte. L’étude montre un réel clivage entre 23% de salariés très satisfaits contre 18% de salariés très insatisfaits. Les principales causes avancées par les salariés en souffrance sont lemanque de reconnaissance etd’autonomie, la complexité desrelations humaines et hiérar-chiques souvent con ictuelles,un salaire considéré comme tropbas. 26% des salariés s’ennuientau travail, tandis que 44% ne trouvent tout simplement pas de sens à ce qu’ils font. Stress professionnel et surin- vestissement ont évidemment des répercutions négatives sur le bonheur individuel et familial. Pour la moitié des salariés en situation de souffrance au travail, il est urgent de repenser ou de réenchanter le travail, à commencer par lui redonner du sens.Grâce à une reprise robuste de la croissance et une quasi-stabilité de la dette publique, le taux de chômage pourrait passer sous la barre symbolique des 9% en 2018. Si la baisse du nombre des contrats aidés sefait substantiellement sentir, elle semble compensée par une réduction graduelle du taux de chômage due notamment à la suppression annoncée de la prime à l’embauche et des allégements de charges sur les bas salaires. Mobidys, une start-up qui compense les troubles de la lectureLors de la 10ème édition du Prix OCIRP HANDICAP, la start-up nantaise Mobidys s’est vu attribuer une ré- compense dans la catégorie « Parcours scolaire et en- seignement ». Mobidys propose des livres numériques enrichis à destination des enfants souffrant de troubles de la lecture. Il s’agit de rendre accessibles les classiques de la littérature jeunesse et ainsi de permettre à l’enfantde renouer avec le plaisir de la lecture. En travaillant sur l’accessibilité cognitive des livres numériques, Mobidys met en place des outils de compensation qui rendent la lecture plus aisée. On n’ima-gine pas la dif culté qu’éprouve un enfant dyslexique pour lire, car on ne visualise pas ce qu’il perçoit d’un texte. Les livres numériques mettent en place des so- lutions de compensation puissantes et ef caces pour faciliter le déchiffrage et la compréhension. Nano hand spinners, des machines à dé- truire les cancersSi le ciel étoilé au-dessus de nos têtes est in ni, nous abritons également en nous-mêmes une in nité de cel- lules et d’atomes. De l’in niment grand à l’in niment petit, tout n’est qu’une question de perspective. Du macrocosme au microcosme, il n’y a qu’un pas que les chercheurs des universités de Durham, Rice et North Carolina State semblent être en passe de franchir. Ils allient leurs efforts pour inventer une nanomachine qui détruit les cellules cancéreuses. Les machines sontsensibles à un rayon lumineux ultraviolet acheminé par le biais d’une  bre optique. Une fois à proximité immédiate des cellules cancéreuses malignes, il est possible de les actionner. Elles se mettent alors à tour- ner sur elles-mêmes (3 millions de tours par seconde) et détruisent les cellules environnantes. Ces moléculesmotorisées sont l’analogue dans le domaine de l’in ni- ment petit du hand spinner : 50000 nanomachines accolées entre elles seraient à peine aussi large qu’un cheveu humain. Pour le moment, les tests sont effectués surdes petits poissons. La lutte contre le cancer progresse donc également grâce aux nouvelles technologies qui permettraient aux traitements d’être moins invasifs. Le Fairphone 2, un smartphone éthique, durable et responsableRegardez le téléphone qui est actuellement dans vos mains ou sur votre bureau. La vitre est au moins rayée, voire complétement brisée. Il est quasiment impos- sible de la changer vous-même. Impossible également d’upgrader votre téléphone ou d’en changer les com- posants. La durée de vie moyenne d’un téléphone por-table est de moins de deux ans. Orange commercialise désormais le Fairphone 2 produit par une start-up hollandaise : smartphone éthique, modulaire, conçu pour durer et qui se boni e8 Novembre - N°45]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliquesGalaxie ecoréSeauL’ENTREPRISE CENTENAIREBerger-Levrault, éditeur et imprimeur de documents administratifs au service de la chose publique depuis 1676IsalouBeaudet RegenFondatrice de Kama Conseil & AssociésSelon l’adage, « le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinalesavec nos dirigeants.Gaëlle Darmouni, fondatrice de l’agence Achak, agence de communication émotionnelle et Présidente de la région Centre/Ile-de-France du Centre des Jeunes Dirigeants.Le matin représente quoi pour vous ?Le matin représente la mise en mouvement en douceur... C’est un moment qui m’appartient avant le tourbillon de la journée. C’est un moment de face à face, de calme, de centrage.Réveil à quelle heure et rituels du matin ?Le réveil sonne entre 6h45 et 7h45... J’allume une bou- gie, je mets de la musique, je bois de l’eau, je donne à manger à mon chien et je me prépare.Votre motivation à vous lever ?La perspective de la journée qui s’annonce, jamais la même que la veille, avec son lot de surprises et d’émo- tions, et l’envie de me laisser guider par ce que je res- sens. J’aime aussi écouter de la musique pour danser chez moi et dans la rue avec mon chien, jusqu’à mon premier RV !Que voulez-vous apporter dans le monde de l’en- treprise ?Replacer les humains au coeur du système, mettre les communautés en mouvement -collaborateurs, COMEX, fans, journalistes - au service de l’entreprise, grâce au pouvoir des émotions et à la puissance des relations qui tissent des liens. C’est tout le sens de mon enga- gement tant avec Achak, l’agence de communication émotionnelle, que j’ai créée il y a 12 ans, dans laquelle nous oeuvrons avec mon équipe tous les jours dans la joie et la bonne humeur, qu’avec le Centre des Jeunes Dirigeants, au sein duquel, je suis très impliquée depuis 5 ans à valoriser notre beau métier de dirigeant d’entre- prise. Et puis c’est aussi ma mission au quotidien avec chaque personne que je rencontre...Votre clef de succès ?« I Make Everyday Happy in a « jungle fever » world ». Pour moi, la vie est un cadeau, dans les moments les plus durs comme les plus gais. J’ai à coeur de comprendre qui je suis et ce qui est bon pour moi. Etant attentive à mes besoins, je me sens plus alignée et les gens autour de moi peuvent, du coup, en béné cier. C’est ça le « donner – recevoir » !La journée peut commencer en beauté.Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook et la chaine Youtube “La Magie du Matin”, Editions Leduc« L’entreprise a grandi et s’est développée au rythme des innovations technologiques du monde de l’impri- merie », indique Pierre-Marie Lehucher, actuel PDG de Berger-Levrault. L’histoire de Berger-Levrault est presqu’aussi ancienne que l’histoire de l’imprimerie. A l’origine, Berger-Levrault est certes un imprimeur, mais également un éditeur et un libraireentouré d’hommes de lettres. A partir de1789, Berger-Levrault se rapproche desstructures de l’Etat et se met au service dela République, puis de l’Empire. NicolasLevrault invente un service de pressemobile alors qu’il suit Napoléon lors deses campagnes. Berger-Levrault devient alors l’éditeur du Bulletin of ciel des armées chargé de diffuser les informations relatives à l’administration des Provinces, imprime le Code Napoléon, ainsi que les déclarations de l’Empereur.Berger-Levrault met ses talents d’imprimeur au service de l’Etat, des services publics et du citoyen : « Berger-Levrault devient un partenaire de proximité des administrations publiques et veille à la mise en œuvre opérationnelle des grands chantiers touchant les citoyens, l’école et la santé », précise Pierre-Marie Lehucher. Les documents Cerfa ou les carnets de vaccination que chaque mère de famille emporte avec elle sont l’œuvre de Berger-Levrault. En 1995, la micro-informatique permet d’accomplir des tâches de gestion. Dès lors, Berger-Levrault commence à élaborer des solutions logicielles, tout en restant  dèleà son passé d’éditeur et d’imprimeur. Toutefois, « la co- habitation n’est pas simple entre l’industrie de la presse et les nouvelles technologies », indique Pierre-Marie Lehucher. En 1998, Berger-Levrault rachète l’éditeur de logiciels Magnus et « l’entreprise opère alors un virage à 180 degrés pour passer du monde de l’impri-merie au monde du logiciel ».A partir de 2002, l’imprimerie n’est plus l’activité majoritaire de Berger-Levrault qui concentre les moyens sur le développement de logiciels. L’entreprise emploie 1700 personnes dans le monde,dont 1500 sont spécialisées dans le numérique. En 2010, Berger-Levrault cesse dé nitivement d’être un imprimeur. Avec l’Internet et le numérique, l’édition de formulaires en papier connaît une forte baisse. Berger-Levrault met en place des solutions digitales pour dématérialiser la partie administrative de la vie du citoyen, de l’élève ou du malade.Sous l’impulsion de Pierre-Marie Lehucher, à partir de 2012, Berger-Levrault se développe à l’international. En 2013, Berger-Levrault équipe des villes du Canada ; en 2014, c’est au tour de l’Espagne et de quelques grandes universités américaines. Aujourd’hui, 30% du chiffre d’affaires de Berger-Levrault est réalisé en dehors de la France. Berger-Levrault compte actuellement 50000 clients dans le monde et continue d’être éditeur d’ou- vrages de droit public en France.Focus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienL’ACTION SOLIDAIREObservia ou comment faire économiser des milliards à la SécuDécidément, les Français ne sont pas do-ciles et ne suivent que très rarement leurtraitement médical à la lettre : on oublie uncachet, on arrête trop tôt un traitement, onne parvient pas à couper un médicament ouon ne comprend pas l’ordonnance. Selon Ob-servia, l’observance stricte des prescriptionsmédicales permettrait à l’Assurance maladied’économiser pas moins de 2 milliards d’euros par an. Cette économie plus que substantielle permettrait d’année en année de réduire considérablement le dé cit chronique deLA BELLE ACTION INATTENDUEla Sécurité sociale. Après avoir déterminé le pro l du patient, Observia met en place un suivi personnalisé du malade : envoi de SMS, coaching téléphonique, mise en relation avec d’autres malades et avec des in rmières... Changer le comportement des malades et proposer une éducation thérapeutique, tels sont les maîtres-mots d’Observia. Avec unaccompagnement à la mesure du patient, le malade comme la Sécu y gagnent. Observia prévoit de devenir leader euro- péen dans le domaine de la solution e-santé.Le PDG de Starterre préfère ses salariés au capitalJean-Louis Brissaud, PDG de Starterre, uneentreprise de vente de voitures neuves et d’oc-casion située à Saint-Fons près de Lyon, n’apas joué les Harpagon pour fêter les 25 ansde sa société. Plutôt que de thésauriser et defaire grossir encore le capital de l’entreprise,Jean-Louis Brissaud a décidé de reverser1,6 million d’euros à ses employés. Loin dumanagement désincarné reposant sur la seule logique du chiffre et de la rentabilité, chaque salarié se verra attribuer une prime allant de 500 à 35000 euros en fonction de sonancienneté. Starterre connaît une croissance de 28% et un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros. « C’est être d’un naturel trop dur que de n’avoir nulle pitié de son prochain », écrit Molière dans « L’avare » (III, 4). A n’en pas douter, Jean-Louis Brissaud sait combien il doit à la  délité et à l’abnégation de ses salariés. A travers ce geste symbolique etgénéreux, il semble s’être pour un temps acquitté de cette dette. Comme quoi bien-être au travail et management responsable ne sont pas des vains mots.ecoreseau.fr 9Les petits matins des dirigeants]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoréSeauLe baromètre de l’optimisme - The Green LifeLa COP21 n’était pas une  n, mais un début. Suivi des évolutions béné ques à la planèteICI ET LÀ...u Le Green crowdfunding labéliséLes projets de  nancement participatif qui auront un impact positif sur le climat, l’eau, la bio- diversité pourront se voir attribuer le label Financement participatif de la croissance verte. Le ministère de la Transition écologique et solidaire met en place cette labélisation en  n d’année. Quelles que soient les plateformes de  nancement participatif retenues parles porteurs de projet, toutes pourront délivrer le label Croissance verte. Desoutils de mesure et des critères d’éligibilité sont actuellement à l’étude pourl’attribution de ce label. Une question semble pourtant rester dans l’ombre :est-il possible de faire rimer croissance avec écologie ? Le développementdurable et une progression économique constante sont-ils compatibles ? C’estcertainement dans ce type de questions que se situe tout l’enjeu de l’écono-mie verte. « Nous sommes devenus extrêmement dangereux pour nous-mêmes et ce, grâce aux réalisations les plus dignes d’admiration que nous avons accomplies pour assurer la domination de l’homme sur les choses », écrit le philosophe Hans Jonas dans « Le principe de responsabilité ». L’existence même du label Croissance verte montre que l’humanité prend, petit à petit, conscience de sa responsabilité vis-à-vis d’une nature périssable.u Enseigner le développement durable ?Si varié et si riche que soit le contenu de l’enseignement dispensé dans les grandes écoles de commerce, il semble malgré tout qu’une spécialité capitale manque encore souvent à l’appel : le développement durable. Les entreprises ont intégré la RSE, le développement responsable et l’innovation durable. Toutefois, pour ce qui est de la formation intellectuelle de nos futurs managers, directeurs  nanciers ou startuppers, l’accent n’est pas encore suf samment mis sur le développement durable. Heureusement, les mentalités – par conséquent les programmes des grandes écoles – changent. Certains masters ou MBA sont aujourd’hui dédiés à l’ensei- gnement du développement durable. Ils ne sont encore qu’optionnels et ne font pas partie du tronc commun des disciplines dispensées à tous les étudiants. La réglementation touchant la RSE et la multiplication des normes croissent de manière exponentielle. Les étudiants ne peuvent rester inconscients et insensibles à ces problématiques contemporaines. La RSE comme la sustainability ne seront bientôt plus des matières optionnelles, mais seront partie intégrante de chacune des disciplines comme le marketing, le management, la communica- tion ou encore la  nance.u Sulitest, bientôt un certi cat en développement durableDe même que le Projet Voltaire délivre depuis quelques années une certi cation en orthographe dont la valeur est reconnue dans les CV, Sulitest proposera bientôt un certi cat attestant des connaissances en développement durable. Pour le moment, Sulitest - Building a sustainable future together permet d’améliorer nos connaissances en matière de développement durable. Pour les entreprises, les tests peuvent être personnalisables a n de former les collaborateurs sur le modèle du e-learning. Sulitest n’est pas d’abord un site web sur lequel passer des QCM pour s’instruire ou, pourquoi pas, se détendre. Sulitest est une ONG qui veut avoir un impact réel sur la pratique quotidienne des hommes, de tous les hommes ! Bien au-delà du cadre strictement français, une soixantaine de pays adhèrent déjà au projet pour éduquer l’humanité au développement durable et rééduquer les hommes dans leur comportement.INITIATIVE VERTELemon Tri, start-up solidaire du recyclageSitué à Pantin (93), Lemon Tri propose des solutions de tri à destination des entreprises, des lieux publics et du monde de l’évènementiel. Depuis longtemps déjà, l’usager particulier est sensibilisé au tri. Hors dudomicile, les solutions de tri proposées ne sont pastoujours ef caces, parfois même inexistantes. LemonTri invente des machines de tri ludiques et incitatives,mises en place dans les aéroports ou les supermarchéspar exemple. La start-up innove : LIQUID est unemachine capable de séparer le liquide et l’emballage.Plus le tri initial est précis, plus les produits peuventalimenter le circuit de recyclage matière. En 2018, Lemon Tri espère traiter plus de 1000 tonnes de déchets. Par ailleurs, les logisticiens de l’entreprise sont des personnes en insertion ou en réinsertion professionnelle.Topcryo, l’étiquette anti-gaspiLa guerre est déclarée contre le gaspillage alimentaire ! L’étiquette intelligente sous forme de pastille se place sur les aliments : vert, je passe ; rouge, je m’ar- rête et je jette. L’étiquette intelligente permet de réduire de 35% le gaspillage alimentaire. La pastille Topcryo produite par la société Cryolog de Nantes indique que la chaîne du froid n’est pas rompue et que le produit est encore consommable. La pastille thermosensible microbiologique s’adapte à toutes les denrées thermosensibles et permet ainsi une meilleure gestion des stocks. Dans un premier temps utilisées par les grandes surfaces et les professionnels, les pastilles viendront bientôt colorer l’intérieur de nos frigidaires sur le modèle du feu tricolore.The Food Life, une appli au service desbanques alimentairesAprès la loi du 3 février 2016 contre le gaspillage alimentaire, plus de 10 millions de repas supplémentaires pourront être distribués grâce à la nouvelle appli The Food Life. L’appli permet de mettre en relation les magasins et les associations caritatives. Les banques alimentaires et les associations de distribution de re- pas peuvent désormais connaître en temps réel le stock d’invendus disponibles dans les supermarchés alentour. Avant la poubelle, donc avant le gaspillage, les associations peuvent se rendre dans les grandes surfaces et ainsi offrir des produits frais aux personnes qui en ont besoin. A ce jour, 7 000 supermarchés participent à la collecte d’informations en temps réel. Tous y viendront pro- chainement, car 3750 euros d’amende sont prévus pour les grandes surfaces qui refuseraient de donner gracieusement leurs invendus.10 Novembre - N°45]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[Le plaisir de conduireDÉCOUVREZ LA NOUVELLE FINITION BUSINESS DESIGN BMW.Découvrez la nouvelle finition Business Design disponible sur BMW Série 1 et BMW Série 3 incluant notamment les équipements suivants :• Projecteurs Full LED et antibrouillards LED• Jantes en alliage léger 17’’• Navigation Business avec Services ConnectedDrive • Eléments extérieurs et intérieurs en noir laqué• Radars de stationnement avant/arrière PDC• Sièges Advanced avec sellerie tissu spécifiqueDécouvrez l’ensemble des équipements sur bmw-businessdrive.frConsommations en cycle mixte de la BMW Série 1 : 3,4 à 7,8 l/100 km. CO2 : 89 à 179 g/km selon la norme européenne NEDC. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € - 722 000 965 RCS Versailles - 3 avenue Ampère, 78180 Montigny-le-Bretonneux.]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURERétrospectiveL’évolution des chartes d’entreprise ........................................ p12Grand AngleContourner les comportements toxiques au bureau................ p14Régions & TerritoiresInnovations autour du bien-être au travail............................... p19ProspectiveLa frontière vie privée/vie professionnelle à l’avenir...............p2012Bien-être en entrepriseNon, la formule n’est pas une aberration. La meilleure connaissance des causes de désagrément et les innovations managériales permettent d’entrevoir des lendemains qui chantent.Novembre - N°45]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[Le plaisir de conduireDÉCOUVREZ LA NOUVELLE FINITION BUSINESS DESIGN BMW.Découvrez la nouvelle finition Business Design disponible sur BMW Série 2 Active Tourer et BMW Série 2 Gran Tourer incluant notament les équipements suivants :• Projecteurs LED• Radars de stationnement avant/arrière PDC avec système de manœuvres automatiques « Park Assist » • Rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement• Navigation Business avec Services ConnectedDriveDécouvrez l’ensemble des équipements sur bmw-businessdrive.frConsommations en cycle mixte des BMW Série 2 Active Tourer et BMW Série 2 Gran Tourer : 4 à 6,5 l/100 km. CO2 : 106 à 152 g/km selon la norme européenne NEDC.]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURERÉTROSPECTIVE : EcoRéseau Business revient sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient il y a un demi-siècle. Pas question de comparer, de fustiger ou de glori er le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.L’évolution des chartes d’entrepriseTartufferie managérialeAutrefois destinées à édi er la conscience morale du travailleur, les chartes aujourd’hui ne seraient que des pis-aller managériaux qui garantissent d’abord les intérêts de l’entreprise.Par Joseph Capetvaleurs et les responsabilités de l’entre- prise. « Une philosophie du management est à la base de la rédaction des chartes et promeut des principes généraux comme la bienveillance, le bien-être, la con ance ou la tolérance », indique Samuel Mercier, spécialiste de l’institutionnalisation de l’éthique et de la responsabilité sociale dans les organisations. Le contenu de la charte est souvent évasif et les formulations très  oues. « Plus on est général, moins on est opératoire », rappelle Jean-Marie Cour-rent, professeur en sciences de gestion à l’Université de Montpellier. De plus, « la charte contient parfois une tonalité très positive quasi-irréelle », ajoute Samuel Mercier. Elle cherche l’adhésion des sala- riés a n de motiver leur action à des  ns de management. Il faut créer un esprit de corps en prônant des valeurs engageantes et en suscitant un sentiment positif a n de rendre désirables des valeurs qui, en premier lieu, servent l’entreprise. La charte se professionnalise pour devenir un exercice de communication qui légitime l’entreprise.cRéation d’une coquillevideSelon Jean-Marie Courrent, coordinateur de l’Observatoire international du déve- loppement durable en PME, « les chartes ne changent vraiment ni les représenta- tions, ni l’attitude du salarié dans son travail ». Depuis les années 2000, « la communication des entreprises sur leur responsabilité sociale et le développement durable tend à se substituer aux chartes d’entreprise », précise Jean-Marie Cour- rent. Les aspects environnementaux et économiques semblent plus ef caces en terme de communication que la toujours délicate et problématique éthique. L’en- treprise n’est pas créatrice de sens pour le salarié. « Au sein de l’entreprise, il y a création de valeurs en termes écono- miques, sociaux et environnementaux, mais pas de valeurs morales », ajoute Jean-Marie Courrent. Les chartes visent à protéger les dirigeants qui sont juridi- quement tenus responsables des actions de l’entreprise. « L’intérêt croissant pour la question éthique en entreprise naît surtout de la volonté des dirigeants de se protéger d’éventuels manquements à l’éthique de la part de leurs collabora- teurs », précise Samuel Mercier. Dans la charte, pas de place pour le doute ou le questionnement philosophique ; il s’agit d’un document pragmatique et opposable puisqu’il est signé. « La charte éthique ne vise pas à former l’homme, mais à garan- tir les intérêts de l’entreprise », conclut Samuel Mercier. La.charte d’entreprise devient un outil de gestion duquel les considérations d’ordre spirituel ont tout bonnement disparu.Concurrence, rentabilité et ef cacité ont renversé la morale. Depuis les années 70 et les méthodes demanagement, les chartes ont perdu leur âme pour devenir un outil pragmatique de communication et de contrôle.et les chaRtes PRiRent le tRansatlantiqueA la  n du XIXème siècle, apparaissent les chartes d’entreprise ou les codes de déontologie dans les grandes entreprises américaines. Ces dernières sont mises en place a n d’éviter que l’Etat ne légifère sur les problèmes sociaux existant dans l’entreprise. Les chartes sont éthiques, religieuses, protestantes surtout. Il s’agit de porter à la vertu par le travail. Après la Seconde Guerre mondiale, l’interna- tionalisation des entreprises américaines exporte la charte d’entreprise en France. En 1948, est créé le Centre français du patronat chrétien pour lequel morale, conscience et foi doivent avoir leur place dans le quotidien des travailleurs. Une éthique spirituelle et un catholicisme social motivent ce paternalisme d’entreprise. On parle à l’époque de morale, de charité et de bien, plus que d’éthique. Aujourd’hui, « les chartes d’entreprise sont avant tout des règles unilatérales de conduite qui visent à susciter l’obéissance des salariés, et non pas le questionnement individuel », indique Samuel Mercier, professeur en sciences de gestion à l’IAE Dijon (Univer- sité de Bourgogne). Avant les années 90, les chartes d’entreprise n’existent pas en France, sauf dans quelques grands groupes comme IBM ou Lafarge qui, après le pre- mier choc pétrolier de 1977, rédige ses « Principes d’Action ».valeuRs moRales vs valeuRs économiquesDans les années 70, l’exigence économique prend le pas sur l’exigence morale. Entre 1990 et 1995, les grands groupes français rédigent leur charte : Rhône-Poulenc, Re-nault, La Lyonnaise des Eaux... Avec les années 2000, le volume des documents ayant trait à l’éthique diminue et se standar- dise pour passer d’une trentaine de pages à une demi-page qui rappelle les grandes14 Novembre - N°45A l’origine, les chartes sont éthiques, religieuses, ... Il s’agit de porter à la vertu par le travail. Plus tard, l’exigence économiqueprend le pas sur l’exigence moraleLes chartes, une manière de résoudre les dilemmes moraux autrefois...]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREGRAND ANGLE : L’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueContourner les comportements toxiques en entreprise Garde-fousReconnaîtRe la toxicitéFace à de telles consé- quences, il est nécessaire de trouver des boucliers. Malheureusement, « beau- coup de gens ne se rendent compte que très tard qu’ils sont sous l’emprise d’une personne toxique », expliqueété transposée à l’intérieur, dans les relations de travail. La tendance semble être à une certaine acceptation de comportements abusifs –«çavientaveclejob»– qui facilite l’émergence de relations toxiques. « Il faut accorder du crédit à ses impressions et ses ressentis,être réglés en rappelant les lignes de conduite de l’en- treprise en la matière, ce qui est du ressort du manager. En fait, il faut séparer les comportements simplement désagréables de ceux qui sont pathologiques. La dis- tinction se fait sur la lon- gueur : c’est la répétitionUn comportement devient toxique à partir du moment où il impacte deux critères : le bien-être de la personne, et l’ef cacité du travailSe trouver victime de comportements toxiques au travail peut avoir des consé- quences graves. Heureusement il existe des moyens de se protéger, toujours plus perfec- tionnés...Par Jean-Marie Benoistepuis quelques années, le nombre de« Moi je suis adepte du management par le cri, et personne ne me l’a jamais reproché ! »«D burn-out sévères et de comportements toxiques augmente », décrit Chan- tal Vander Vorst, coach et experte en comportements humains et organisations. Si la montée générale de stress peut être en grande partie attribuée à la rapidité des changements et évolutions qui secouent actuellement les entreprises, il ne faut pas pour autant négliger la possibilité qu’il peut être in- duit par des comportements déviants (eux-mêmes ayant pu être provoqués par une montée de stress...). « On sait que le stress a un impact direct sur le mal-être et la performance », souligne Chantal Vander Vorst. Et se retrouver en position de victime dans une relation de travail toxique peut avoir des conséquences graves : on a vu des cas de personnes détruites, incapables de se réinsérer dans un nouveau cadre professionnel.Olivier Basso, coach de di- rigeants et directeur scienti-  que du certi cat Leadership et management complexe à Sciences Po. Et plus on attend, plus il est dif cile d’en sortir : les habitudes se cristallisent. D’une certaine façon, la brutalité – marché, concurrence... –, acceptée à l’extérieur de l’entreprise, aet travailler son intelligence émotionnelle », souligne Olivier Basso.Une première étape est d’ap- prendre à repérer les com- portements toxiques. Tout con it n’est pas un signe de toxicité ! Par exemple, une grande majorité des problèmes de con its liés au manque de respect peuventsystématique, quotidienne, des comportements nocifs, qui signale que l’on entre dans le domaine du patho- logique, et qui transforme l’anodin en toxique. « La personne n’apprend pas de ses erreurs, souligne Jean-Édouard Grésy, as- socié fondateur du cabinet AlterNego. En fait, elle neMédiation et résolution des con itsLe rôle fondamental du managerSi les RH sont le service qui va  nancer les dispositifs de gestion des risques psychosociaux, le rôle du manager ne se limite pas à simplement transmettre les problèmes. Au contraire, il est l’élément central et l’acteur principal de la solution. « De fait, c’est toujours un manager qui devra gérer le problème – que ce soit le n+1 pour une relation entre collègues, ou le n+2 en cas de management toxique », souligne Bérangère Touchemann, fon- datrice de Coaching de Carrière. Il en- tretient la relation avec les personnes, régule les tensions, pose les règles et le cadre, et doit être capable, en dernière instance, de monter dans un rapport de force. Il doit être à l’écoute ; il dispose pour cela de nombreux outils (notam- ment les entretiens) pour diagnostiqueret piloter. Il est de sa responsabilité de protéger et motiver ses collaborateurs. En bref, le manager est un peu le ga- rant des risques psychosociaux... Et la tendance actuelle à l’horizontalité ne va rien arranger. Dans un monde du travail de plus en plus collaboratif, les oppor- tunités de développement de situations con ictuelles vont en se démultipliant. Il va donc impérativement falloir que le management apprenne à gérer et re- pérer ces situations. Il existe pour cela plusieurs solutions : ils peuvent se faire coacher, ou se former à la communi- cation avec les personnalités dif ciles, voire même – s’ils ont le pro l adéquat – se former à un rôle de médiateur. Mais cela, c’est à la RH de le proposer...16 Novembre - N°45]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ecoreseau.fr 17]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREsait pas faire autrement. Et elle adopte ce comportement avec tout le monde. » Mais là encore, qui dit pa- thologique ne dit pas né- cessairement toxique. De fait, un certain nombre de ces comportements sont compatibles – voire dési- rables – pour le travail : si un contrôleur de gestion est peu obsessionnel, c’est un plus. Un commercial his- trionique sera bon dans son travail, mais un peu délicat à manager au quotidien... Tout cela peut être géré de la bonne façon – en grande partie parce que les person- nalités difficiles sont en général très prévisibles, ce qui est dû à leur incapacité à se remettre en question. Les comportements toxiques sont ceux qui mettent en danger l’individu, l’équipe et l’entreprise. « On considère qu’un comportement devient toxique à partir du moment où il impacte deux critères : le bien-être de la personne, et l’ef cacité du travail », souligne Matthieu Poirot, fondateur et dirigeant de Midori consulting. Il existe une abondante littérature qui plonge en détail dans les principaux types de per- sonnalités toxiques, et qui fournit des outils précieux.tRavailleR suR soiUne fois la situation identi-  ée, le plus dur reste à faire. Avant de pouvoir établir et acter un plan pour se préserver, il faut d’abord sortir de la condition de victime où l’on se trouve probablement déjà. Pour cela, l’af rmation de soi – être capable d’af rmer ses demandes et ses besoins en face de l’autre – est un élément essentiel. Plusieurs techniques peuvent aider, comme – bêtement – prendre soin de soi, ou structurer l’expression de ses besoins – sur le contenu comme sur la forme. Il faut aussi se rappeler que l’attaque n’est pas personnelle, au sens où le même comportement s’applique à d’autres per- sonnes : cette distanciation est essentielle pour réaliser que le problème ne vient pas de soi, mais de l’autre. Ignorer le comportementtoxique, faire comme s’il n’existait pas, n’est pas une solution viable. Non seule- ment cela peut exacerber le problème, mais à force d’accumuler de la frustra- tion, on crée un vrai risque d’explosion. Aller droit au con it n’est pas non plus la solution à privilégier... Pour autant, certaines inte- ractions sont inévitables. Le mieux, alors, est de couper toute émotion, et de rester factuel et professionnel dans ses propos. En fait, il faut faire le travail pour deux – passer d’une volonté de convaincre à une volonté derieures. Une bonne manière de faire le travail d’analyse nécessaire est de parler à quelqu’un – que ce soit un collègue, un ami, ou sonéquipe managée par une personne toxique, le plus important est de passer par une réaction collective, sou- ligne Matthieu Poirot. Si onde harcèlement collectif – une chasse aux sorcières version light.Il ne faut pas attendre pour agir, d’autant que dans laformations nécessaires. Par exemple, des médiations peuvent être organisées ; cer- taines entreprises ont aussi mis en place des numéros où chacun peut parler de façon anonyme et remonter ainsi les problèmes... Et dans les cas les plus sévères, des commissions paritaires mixtes peuvent décider de formations ou de sanctions. Mais si, au bout de plusieurs démarches, l’organisation ne fait rien et n’a rien mis en place – c’est de plus en plus rare, mais cela arrive –, c’est le signe qu’il est temps de partir. Car les managers les plus toxiques ont peu de chance de changer. Dans ces cas-là, soit on s’adapte, soit on bouge. « Il faut sa- voir évaluer les possibi- lités d’un œil honnête », estime Patrick Collignon. Le départ peut aussi bien s’effectuer en interne – grâce à un programme de mobilité – qu’en externe ; mais il faut faire attention cependant à ne pas emporter avec soi un bagage lourd, ou à se retrouver dans une situation similaire. « C’est pourquoi il est important de bien travailler sur soi- même, souligne Bérangère Touchemann, fondatrice de Coaching de Carrière. Il ne faut pas répéter lescomprendre. « Il faut faire attention à ne pas se protéger derrière une étiquette : cela revient à se priver d’une explication, souligne Jean- Édouard Grésy. En un sens, il faut accorder le béné ce du doute à la personne. » Il y a peut-être une cause extérieure à ce comporte- ment ; et comprendre en quoi il heurte donne des indices sur d’éventuels points d’amélioration personnelle.quelques tech- niques PRatiques Tout d’abord, « il ne faut pas hésiter à tout mettre par écrit, souligne Patrick Collignon, coach et auteur. Beaucoup de choses se disent mais ne s’écrivent pas. » L’objectif n’est pas tant de constituer un dossier d’at- taque que de récolter des faits, qui appuieront l’ana- lyse et les démarches ulté-effectivement abusif, et que ce n’est pas une exagération, et cela force à repenser et à formaliser la situation. De plus, « dans les cas d’unelégation à la RH. Attention cependant, lors de discus- sions avec des collègues, à ne pas se laisser emporter et créer un problème inversementUne bonne manière de faire le travail d’analyse est de parler à quelqu’un – collègue, ami, supérieur... – pour sortir de la dualité de la relation toxiquesupérieur. Cela sort de la dualité de la relation toxique en introduisant une tierce partie, rassure sur le fait que le comportement estva tout seul au front, on est sûr de se faire attaquer. » Si c’est envisageable – toutes n’acceptent pas la démarche – on peut envoyer une dé-grande majorité des cas, il n’y a pas intention de nuire. Un premier méca- nisme à mettre en place est de trouver de la dispo- nibilité pour s’intéresser et écouter vraiment la per- sonne. L’adage – qui veut que pour avoir du respect, il faut en témoigner –, n’est pas qu’éthique : il recouvre une réalité comportementale. Cette première approche peut ouvrir la porte à un dialogue constructif, qui est encore la meilleure façon de régler le problème. Et si cela ne marche pas, on peut se tourner vers les outils mis en place par l’entreprise.au PiRe des cas, PaRtiREn effet, depuis quelques an- nées, les entreprises ont com- mencé à mettre en place des protocoles relationnels. De tels dispositifs (par exemple en matière de gestion des risques psychosociaux) sont une aide précieuse, si elle est disponible : les RH, ou le CHSCT, auront les in-« Pour éviter les crises, mon boss ne m’adresse plus la parole. Je n’au- rais jamais dû lui parler des post-it »problèmes. » Simple. partir, sans avoir analysé la situation, reviendrait à fuir, à traiter le symptôme sans traiter la cause.Problèmes organisationnelsDes con its sur lesquels les entreprises doivent ré échirLes entreprises adoptent de plus en plus des mesures pour prévenir et gérer les risques psychosociaux, pour au moins deux raisons : cela améliore les performances et leur image. Elles doivent pouvoir sortir – ou tout du moins gérer – les personnes toxiques dans leur person- nel. Mais en adoptant uniquement cette approche, elles risquent de passer à côté du problème. « On est dans une psychologisation extrême des rapports au travail, estime Marie Rebeyrolle, directrice générale de Carré Pluriel. On identi e des personnes avec des comporte- ments agressifs ou toxiques, et on l’attribue au fait qu’ils ont un pro l psychologique toxique. Mais on oublie les organisations. Il faut le restituer dans le contexte : qu’est-ce qui, dans l’entreprise, permet ce compor- tement ? » En se focalisant trop sur les individus, on prend le risque d’ignorer la possibilité que le problème ait des sources systémiques. Un désaccord entre ma-nagers lié à des question de reconnaissance d’autorité peut être vu comme un problème relationnel, et traité comme tel ; mais ce désaccord peut aussi être l’expres- sion d’une mauvaise clari cation des rôles et respon- sabilités managériales de chacun. Des problèmes entre deux employés peuvent être en fait dus à une mauvaise organisation du travail, ou à des problèmes structurels de surcharge qui générent du stress... « Envisager un problème psychologique sous un angle organisationnel fait remonter des éléments intéressants sur les problé- matiques de pouvoir, de partage, de gestion... au sein de l’entreprise », continue Marie Rebeyrolle. Un prisme qui peut éclairer des problématiques organisationnelles touchant à tous les processus de l’entreprise. Par exemple, on se pose rarement la question de savoir si le recrutement  ltre ou attire les personnalités toxiques.18 Novembre - N°45]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[REGIONS & TERRITOIRES : EcoRéseau Business s’attache à décrire les innovations des territoires en France concernant une thématique particulièreInnovations autour du bien-être en entreprise « HappyTech »Et si les pauses-dé- jeuner prenaient une autre tournure ?Plusieurs territoires français se distinguent par leurs initiatives hors du commun visant à améliorer le bien-être au travail, tremplin insoupçonné du dynamisme en entreprise. Par Mathieu Neunombre de salariés.Comme d’autres start-up, Hudi fait partie du collectif Happy- Tech, qui rassemble depuis sep- tembre dernier de nombreuses offres innovantes relatives au bien-être et au mieux-vivre en entreprise. « Le but est de fédérer les acteurs du domaine pour leur donner une meil- leure visibilité, en particulier à l’international. HappyTech a pour objectif d’être un label caractérisant le savoir-faire français en la matière et visant à être exporté le plus possible », souligne Thomas Coustenoble, président du collectif.des teRRitoiRes à l’avant-GaRdeLa jeune société Comeet, auteure d’une application mettant en relation des personnes autour d’activités communes (déjeuners thématiques, activités sport, coaching...), se positionne éga- lement sur le créneau. Bien qu’à peine naissante, son offre a déjà convaincu quelques acteurs dont une importante PME en Bre- tagne. Une région dans laquelle les initiatives visant à soigner l’épanouissement des salariés se multiplient, à l’image de la recette mise en place au sein de l’entreprise Eric Lequertier, spécialiste de l’architecture paysagère. Entre le café et les croissants au petit-déjeuner, les séances de massage ou de shiatsu, et la mise à disposition d’un jardin partagé, les salariés sont comme des coqs en pâte. Le bien-être en entreprise et les solutions pour y parvenir étaient d’ailleurs la thématique de la principale table ronde des Rencontres Ouest-France Entreprises de cet automne 2017. Le label HappyTech attire d’ores et déjà l’attention de la profession. « Nous avons des demandes en provenance de Bordeaux, de Nantes pour in- tégrer le collectif », se réjouit Thomas Coustenoble.Pour 74% des entreprises, l’aménagement des espacesde bureau améliore la qualité de vie au travail, indique une étude réalisée en 2017 par le cabinet de conseil en immo- bilier d’entreprises Parella et l’agence d’architecture d’in- térieur Esquisse. « Ce ne sont plus uniquement des leviers  nanciers mais bien humains qui font bouger les lignes ! Les entreprises sont prêtes à réaménager leurs locaux si cela renforce l’engagement des collaborateurs, booste la créativité et développe la trans- versalité », souligne Bruno Amsellem, associé chez Parella/ Esquisse. L’immobilier se situe ainsi au cœur des nouveau- tés en la matière. Du côté des Bouches-du-Rhône, les projets de modernisation intégrant des critères de mieux-vivre se mul- tiplient. Selon l’étude Human Experience réalisée par le spé- cialiste en conseil immobilier JLL, implanté notamment à Marseille, seuls 38% des em- ployés considèrent que leur environnement de travail permet de travailler ef cacement. JLL mène des projets visant à repen- ser le design des bureaux, a n d’en faire de meilleurs leviers de productivité et de favoriser le bien-être au travail. L’agence MRC Architecte d’intérieur et Paysagiste, éga- lement présente dans la cité phocéenne, en a fait son credo. « En repensant le lieu comme source de bien-être, la rénova- tion, l’aménagement, la végéta- lisation des espaces intérieurs et extérieurs, tout comme le paysagisme d’intérieur, consti- tuent des outils concrets et au- thentiques pour les entreprises qui favorisent le bien-être au travail dans leur démarche RSE », confie la dirigeante Clara Ajmar. A Saint-Chamas, la société Deshons Hydrau- lique est cliente de l’agence et a notamment mis en place des potagers d’entreprise. MRC a ainsi imaginé des ateliers participatifs et la création de jardinières originales.Et si les initiatives inno- vantes avaient également pour  nalité de donner le sourire ? Dans sa Stratégie régionale de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), la feuille de route du déve- loppement économique des prochaines années, la région Nouvelle Aquitaine mentionne la  lière Santé et Bien-être parmi les grands domaines d’activité à soutenir prioritairement. Des aides au développement qui concernent aussi les innova- tions en entreprise, destinées à mieux vivre son quotidien professionnel. Le champion régional Wiidii, start-up déve- loppée au cours des dernières années en Gironde, matérialise cette ambition. La société a mis au point un assistant personnel hybride utilisant les facilités apportées par les nouvelles technologies pour fournir aux professionnels des services tels qu’une conciergerie, un outil de prise de rendez-vous ou encore un service intelligent de recherche de contacts spéci-  ques, comme des médecins au cours de voyages d’affaires. La région s’est notamment engagée pour soutenir l’entreprise dans son programme de R&D qui comprend un important plan de recrutement.une imPulsion nationaleLe secteur semble prometteur.Même si son ancien poste au sein de Business France lui a valu le surnom de « Madame Burn-out », la ministre du Tra- vail Muriel Pénicaud veut faire du pays le leader mondial du bien-être en milieu professionnel. « Nous avons eu l’occasion de la rencontrer en compagnie du président Emmanuel Macron. C’est un axe fort de l’inno- vation actuellement. Depuis le lancement de notre offre, nous remarquons par nous- mêmes l’intérêt porté à cette thématique », con e Roméo Verdier, cofondateur de Hudi, société parisienne spécialisée sur le bien-être en entreprise. A l’image de cette jeune struc- ture, la région Île-de-France regorge de nouveautés en la matière. Hudi a vocation à créer du lien entre les collaborateurs par différents biais. « Concrè- tement, il peut s’agir de repas personnalisés et variés, allant du petit-déjeuner au déjeuner en passant par le brunch qui intéresse par exemple les sala- riés débutant leur journée très tôt. Nous proposons aussi des offres de tartes sucrées et sa- lées après 14h, permettant aux collaborateurs qui reviennent tard d’un rendez-vous matinal de se restaurer correctement malgré tout », explique Roméo Verdier. Hudi organise égale- ment des animations festives, des conférences sur la paren- talité ou d’autres événements intéressants pour un grandecoreseau.fr 19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREPROSPECTIVE : Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une  ction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l’avis d’un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésImbrication vie privée / vie professionnelle en 2050La porosité de la frontière entre les mondes privés et professionnels s’accroît et inquiète. Et si les générations du futur conciliaient l’inconciliable ?Deuxdécroître, même si c’est un des critères sur lequel se calcule son bonus variable. Remo- tiver ses troupes permettra d’inverser la tendance des ventes, de mettre de l’huile dans les rouages de l’entre- prise, et du coup de lui libéreren unet collaborateurs au bureau ont le même poids sur le ré- seau. Ainsi ceux qui montent dans la hiérarchie sont ceux qui obtiennent les meilleures notes parce qu’ils parviennent à équilibrer au mieux leur vie.services (garde d’enfants, conciergerie...) sont apparus au travail pour atténuer la bar- rière. Dès les années 2010 le géant pharmaceutique GlaxoS- mithKline mettait au point un programme d’assistance auxdehors des heures de bureau en contrepartie. Ce n’est que dans les années 2040 qu’il a vraiment été décidé que le tra- vail ne serait plus un moment séparé de la vie personnelle. Car la dernière étape à fran-Par Julien TarbyLe robot-nounou d’An- ne-Sophie la précède pour sortir de l’ascen- seur, et court se placer dans un recoin du bureau, en créant une ambiance olfactive et so- nore propre à garder endormi le bébé qu’il transporte. Ce lundi 9 septembre 2050, An- ne-Sophie anime une réunion commerciale au siège à Paris. Elle a donc quitté son Ariège bien aimée, depuis laquelle elle travaille d’habitude, pour prendre l’Hyperloop à Tou- louse avec son  ls de quatre mois. Parfois il est préférable d’oublier les hologrammes et conf calls a n de privilégier le présentiel, histoire de faire passer les messages les plus délicats. Car les mauvais résul- tats de son équipe commerciale l’obligent à hausser le ton. Et tant pis si sa note d’appré-Il a fallu passer par nombre de crispationset burn-out avant que le management évalue sur les résultats et non plus sur le temps de présenceGaëtan Flocco (1), enseignant-chercheur en sociologie du travail au centre Pierre-Naville à Evry (Essonne)« Un mélange des genres parfois voulu par le salarié »Constatez-vous l’atténuation de la frontière entre sphères pro et privée si souvent évoquée ?Mes travaux sont consacrés au rapport qu’entre- tiennent les cadres et ingénieurs avec le travail et à la manière avec laquelle ils l’extériorisent. Les entretiens menés m’ont indiqué cette porosité. Certains travaillent dans les transports ou de chez eux. Toutefois, même si les innovations technologiques se montrent toujours plus ef caces et intrusives, quelques responsables RH évoquent un tout début de prise de conscience des jeunes générations, qui ont tendance, encore très par-tiellement, à re-poser des barrières.Ce mélange des genres se met-il forcément en place contre la volonté des salariés ?Même si je décris un monde du travail de subordina-tion et de domination, je constate aussi du plaisir, de l’enthousiasme voire du bonheur au travail, indépen- damment des considérations  nancières. Les gens ne souffrent pas forcément de mêler privé et professionnel, tant leur travail peut s’assimiler à une passion. On l’ima- gine aisément pour des scienti ques dans des centres de R&D, mais ces pro ls peuvent se trouver partout. Prenez la  nance, où tout est analysé selon le prisme de l’argent et des bonus. C’est négliger la dimension technique de la modélisation. Pour certains leur curio- sité et leur soif de reconnaissance y sont comblées, au point qu’ils entretiennent un rapport passionné à leurs tâches. Dès lors, ils ne comptent pas leurs heures et ne voient pas d’inconvénient à traiter des dossiers à la maison et à consulter des revues spécialisées sur leur temps libre.Les nouvelles formes de travail aujourd’hui pourraient-elles changer la donne ?L’uberisation prépare certes un monde de freelance. Mais le salariat classique n’est pas près d’être débou- lonné pour autant, il a encore de l’avenir. Et il faut pré- ciser que la liberté des indépendants reste un leurre, ils sont soumis à des commanditaires. Les sociologues du travail s’accordent à dire que les rapports sont iden- tiques au salariat, avec en moins la protection sociale.Propos recueillis par JT« Des dominants très dominés. Pourquoi les cadres acceptent leur servitude », de Gaëtan Flocco, éd. Raisons d’agir, 2015.20Novembre - N°45ciation générale, donnée sur les réseaux sociaux par tous ceux qu’elle fréquente dans le monde physique, doit en pâtir. Il faut parfois accepter de voir sa popularité professionnelledu temps personnel qu’elle passera avec sa famille et ses amis. De quoi hausser les notes qu’ils lui donneront aussi, ce qui compensera l’ensemble. Car proches de la vie privéeLe travail n’est plus comme dans un passé lointain un lieu où l’on se rend, mais une acti- vité parmi d’autres, une chose que l’on fait, n’importe où et à n’importe quel moment dans sa vie. L’imbrication totale des vies privée et professionnelle s’est opérée par étapes au début du XXIème siècle grâce aux nouvelles technologies. Via le BYOD (comme « Bring Your Own Device ») les salariés ont pu utiliser leurs propres smartphones, ordinateurs por- tables, applications au tra- vail. Toujours plus de moyens de se divertir, de se nourrir, de dormir, de béné cier desalariés, leur permettant de consulter un pédiatre, d’orga- niser un mariage, de vendre leur maison ou même d’éta- blir un testament sans avoir à courir à droite et à gauche. Puis les horaires modulables ont vraiment été intégrés. Le cabinet d’audit Deloitte pro- posait des aménagements du temps de travail par période de vie, en fonction des priorités, certains réduisant à 80 voire 50% du temps de travail. Puis petit à petit les entreprises se sont alignées sur les start-up : quiconque a eu besoin d’un après-midi a pu le prendre... à condition d’être joignable enchir, dans les esprits, était la plus dif cile. Le chemin a été long et il a fallu passer par nombre de crispations et burn-out avant que le manage- ment – au nom de la fameuse notion de «  exstyle », soit la gestion de la frontière entre les deux vies – évalue vraiment les collaborateurs sur leurs résultats et non plus sur leur temps de présence. Même si elle a perdu en intimité, Anne-Sophie se réjouit de cette évolution, grâce à la- quelle aujourd’hui person.ne ne semble surpris de voir son  ls  nir tranquillement sa nuit dans un coin de la salle...« Que j’explique mon Powerpoint ? D’accord, lais- sez-moi juste termi- ner mon sprint... »]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[VOYAGEZ À LA CARTEDÉCOUVREZ LA CARTE D’ABONNEMENT FRANCE - EUROPE - AFRIQUE DU NORD• RÉDUCTIONS ET SERVICES EXCLUSIFS • RÉSERVATION 100% FLEXIBLE• ACCÈS AU PARCOURS SKYPRIORITYRenseignez vous sur airfrance.fr, au 36 54 (0,34€ ttc/min à partir d’un poste fixe), dans votre agence de voyages ou sur afklm-biztravel.com.]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[PaNoramaHexagoneHEXAGONE : EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l’actualité française, a n de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)La « Françologie », un pessimisme erroné« Rendez-vous en terre inconnue »Des pans entiers du territoire deviennent exotiques aux yeux des 16 métropoles fran- çaises. Une erreur dangereuse pour ces régions, alors que de nouvelles perspectives s’y dessinent.Sous-préfecture ennuyeuse, vallée sinistrée, port indus- triel, ville de garnison, ban- lieue lointaine », annonce la quatrième de couverture. Au-delà de l’aspect humo- ristique, il est intéressant de noter que l’auteur saisit, comme dans un véritable guide touristique, des pointspopulation. N’oublions pas que les médias nationaux se concoctent dans une seule des 36000 communes... », observe Bernard Lecomte, qui est parti s’installer à la campagne en Bourgogne pour s’occuper de la commu- nication du Conseil régional. Le journalisme du lointain,surcroît les études montrent que leur spécialisation indus- trielle, héritée de l’histoire économique, les rend plus vulnérables aux coups de semonce de la mondialisation. Mais c’est surtout le ré exe anti-centralisateur, visant à rendre Paris responsable de tous les maux, qui renforce la fracture. « Les efforts fournis pour l’aménagement des mé- tropoles et du Grand Paris en particulier accroissent cette impression de différence de traitement », déplore Julien Damon, professeur associé au master urbanisme à Sciences Po Paris. Et s’il s’agissait avant tout d’un problème de per- ception ? « Les journalistes parisiens sont incapables de mesurer que la progression du FN en France est d’abord due à la déserti cation mé- dicale dans les campagnes et petites villes », illustre Bernard Lecomte, selon qui la désindustrialisation ou la déserti cation commerciale ne sont hélas pas nouvelles. « Que les villages se vident n’est pas une évolution socio- logique qui énerve les gens ; mais ils se sentent abandonnés s’ils constatent la disparition des services publics ou des centres médicaux qui touchent à l’intime. » Une incompré- hension réciproque que la « françologie » caricaturale va aggraver.un mode de vie disPaRaît, unautRe PouRRait aPPaRaîtRePourtant, les nouvelles tech- nologies augurent d’un futur qui n’est pas si sombre pour ces territoires proposant une qualité de vie sans pareille. « Dans ma région de Puisaye en Bourgogne, de plus en plus de gens évoluant dans la communication, le graphisme, le journalisme s’installent. Le télétravail va attirer nombre de salariés », illustre Bernard Lecomte – mais aussi des dirigeants qui pourraient y déménager leur structure à l’avenir, comme le souligne Emmanuel Derrien, éditeur de solutions de performance pour TPE/PME à Bourges : « Le simple marketing territorial ne suf t plus, il faut prouver rationnellement aux dirigeants qu’il est intéressant de démé- nager d’un point de vue du ROI, en chiffrant les coûts de leur turnover, des retards de leurs équipes et de leur surplus de loyer... » Croire que cette part de France a vocation à devenir un « hinterland » ma- lade des métropoles et que ses habitants sont les symboles d’un monde en disparition – comme la « françologie » le sous-entend – semble donc bien aussi inapproprié quePar Pierre HavezEt si le New York Times, qui a envoyé un repor- ter à Albi pour illustrer « la décomposition » d’une partie du pays, n’était pas si caricatural ? L’ouvrage de Christophe Guilluy sur la « France périphérique » a fait couler beaucoup d’encre, dont celle d’EcoRéseau Business (Grand Angle sur les perspec- tives économiques de cette France oubliée, n°41). Mais l’opposition aux zones rurales des métropoles intégrées dans la mondialisation dépasse désormais la sphère écono- mique. Comme avant chaque grande élection nationale, les reportages et analyses ont  euri en mai sur Bourg-en- Bresse, Charleville-Mézières, Béziers, Vesoul... dont les citoyens allaient peser sur le vote  nal. A la différence cette fois-ci que ces habitants de territoires subissant un déclin commercial, urbanistique et économique, ont presque été étudiés comme des êtres de cultures et pays différents. Au point qu’a émergé un genre, la « françologie », qui se décline en rapports, essais et études aussi bien qu’en  lms, expositions photogra- phiques. « Le sentiment des élites urbaines a toujours été arrogant à l’égard de ce qui se passe en province, cela s’entend à la radio tous les jours. Mais par le passé les jeunes éduqués en ville allaient passer leurs vacances à la campagne, en famille ou en colonie. Aujourd’huitoute une catégorie de gens ne connaît pas la France provinciale », décrit Bernard Lecomte, ancien journaliste à La Croix, L’Express et Le Figaro Magazine, qui a écrit « Paris n’est pas la France » (1). A quand les expéditions en immersion au cœur de cette France reculée ? Un fossé culturel exagéré voire erroné, et dangereux.abus maniFesteDes localités fonctionnent juste au ralenti, quand d’autres ont déjà bien amorcé leur dé- clin. L’ensemble de la France périphérique n’est pas ho- mogène, mais le ressentid’intérêt. C’est cette même « soif de découverte » qui guide la reporter de guerre Anne Nivat se rendant dans son livre-enquête « Dansvoire l’ethnographie utilisés pour décrire cette France – où dominent les emplois publics, agricoles, ouvriers, ainsi que les services à la personne, bien« Parés pour prendre le TER ? J’ai quand même un peu peur... »La « françologie » se décline en études,  lms, expos photos sur cette France reculée. A quand les expéditions en « immersion » ?à son égard est le même : quelle France on vit » (3) loin de la « French Tech »,.« Dans quelle France on vit », d’Anne Nivat, éd. Fayard, 2017.une condescendance mâti- née de curiosité pour cette France quasi-muséographique dont on voudrait garder des traces, comme le révèle Oli- vier Razemont auteur et blo- gueur pour Le Monde, qui a écrit « Comment la France a tué ses villes » (2). C’est en surfant sur cette tendance que Vincent Noyoux propose, de manière décalée, le Tour de France des villes incom- prises et formes urbaines déclinantes et peu sexy. «dans des villes moyennes telles Évreux, Laval, Laon, Montluçon ou Lons-le-Sau- nier pour y étudier avec bien- veillance les autochtones. Comme si les sondages et micros-trottoirs ne suf saient plus à prendre le pouls de cette population. « La rup- ture culturelle et politique tient juste à l’ignorance. On ne sait pas dans les métro- poles ce qui se passe dans le reste du pays, soit 95% de la super cie, et 60% de lades services  nanciers et des agences de communication digitale – sont bien inutiles et ampli cateurs de tensions.sentiment d’aban- don en RéPonseLa déserti cation des centres villes, due à la grande dis- tribution en périphérie et à l’hypermobilité permise par l’automobile, ainsi que la dé- prise immobilière, sont une réalité pour ces territoires que les jeunes veulent quitter. Decontre-productif.« Paris n’est pas la France » de Bernard Lecomte, éd. JC Lattès, 2005 / et « La bourgogne pour les nuls », éd. First, 2013.Comment la France a tué ses villes, d’Olivier Raze- mont, éd. Rue Echiquier, 2016.22 Novembre - N°45]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[PIERREEST NUL EN PLOMBERIEMAIS CE MATIN, IL CONNECTE SON ENTREPRISE EN HAUT-DÉBIT PAR SATELLITE.Finies les galères de connexion dans votre entreprise. Avec l’Internet Satellite STARPRO, Nordnet vous connecte immédiatement en Haut-Débit, même si vous ne disposez pas d’un ADSL rapide. Conçue pour répondre efficacement aux exigences des professionnels, bénéficiez d’un débit théorique maximum de 30 Méga en réception (jusqu’à 2 Méga en émission), d’un accès prioritaire sur le réseau satellitaire, du lundi au vendredi, de 6h à 18h et de l’accompagnement personnalisé de notre équipe. Navigation rapide, envoi/réception de fichiers lourds, gestion de vos démarches administratives en ligne, création de site Internet... Désormais avec STARPRO de Nordnet, voyez la vie en Haut-Débit !3420(appel non surtaxé) www.nordnet.comNordnet, SA immatriculée au RCS de Lille Métropole sous le numéro B 402 974 489.]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[club eNtrePreNdreBaromètre & TendancesBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l’entrepreneuriat, picorés de-ci de-làEntrepreneurs, voici trois devoirs importants à faire pour ce mois-ci : mettre à jour son entreprise conformément au règlement européen touchant les données personnelles des salariés, favoriser la création d’un comité d’entreprise, déve- lopper les MOOCs au service de la formation continue des collaborateurs. Une obligation légale d’un côté, un souhait de 88% des salariés de l’autre, une mise en place du e-learning permettant la création et le partage des connaissances pour  nir. Une fois ceci fait, le soir : un documentaire ré échi et édi ant sur l’intrapreunariat social et une comédie sur les premiers pas d’une start-up chez Xavier Niel à la Station F. Pour les jeunes pousses, il reste à intégrer une hacke- rhouse ou une pépinière comme le nouvel incubateur touristique en Provence. A noter également que le secteur industriel recrute, à condition d’être quali é, no- tamment dans l’ingénierie 2.0.Le carnet des nominationsen partenariat avecuBanque de FranceGilles Vaysset, 59 ans, IEP Paris (1979)est promu secrétaire général de la Banque de Franceucommunication puBliqueFrançois Kohler, 51 ans, IFP (1991)est élu président de Communication publiqueuconseil national du numérique (cnnum)Marie Ekeland, 42 ans, master analyse et poli- tique économique - EHESS (2000)est élu président du CNNumuFédération nationale de l’immoBilier (Fnaim)Jean-Marc Torrollion, 53 ans, maîtrise droit nota- rial - Université Grenoble-II (1986)est promu président de la FNAIMuFrance digitaleNicolas Brien, Sciences Po Parisest nommé directeur général de France digitaleu gmF assurances (groupe covéa) Edouard Vieillefond, 46 ans, Supaero (1995) est promu directeur général de GMF Assurancesu mma (groupe covéa)Philippe Maso y Guell Rivet, challenge of lea- dership - INSEAD (2009)est promu directeur général de MMAu psa Banque France (soFiB) Jean-Paul Duparc, 49 ans, master commerce et management - IAE (Bordeaux) (1994)est promu directeur général de PSA Banque Franceurémy cointreauMarc Hériard-Dubreuil, 66 ans, ESSEC Business Schoolest nommé président de Rémy Cointreauu unescoAudrey Azoulay, 45 ans, ENA (2000)est nommée directeur général de l’UNESCOVOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideursFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frqui font le business en France ! Fermez les yeux et tournez les oreilles ! RGDP en approche...Le Règlement européen sur les données personnelles (RGDP) entrera en vigueur le 25 mai 2018. Toutes les données personnelles de salariés (numéro de téléphone, adresse, photographies, email...) devront être scellées et inaccessibles à l’extérieur de l’entre- prise. En cas de manquement avéré à la protectiondes données personnelles (celles du salarié comme celles de l’entreprise), la CNIL sanctionnera dé- sormais à hauteur de 4% du chiffre d’affaires. Exit l’ancien plafonnement de 150000 euros. Entre no- vembre 2017 et août 2018, ActeCil-Expert conformité en gestion des données personnelles, propose desjournées de formation et de sensibilisation au RGDP dans toutes les grandes villes de France. Pour ob- tenir les tarifs et les dates des formations, rappro- chez-vous de l’antenne ActeCil de votre région. Une formation au RGDP existe également sur le mode du e-learning. D’ici moins d’un an, quand le tri sera fait, les étagères, les archives et les boîtes mails réorganisées, Shred-it, spécialiste de la col- lecte et de la destruction d’informations con den- tielles (documents, dossiers, disques durs), pourra acter de votre mise en parfaite conformité avec les règlementations de l’UE et anéantir les reliquats de données personnelles. Digitalisation du CELe temps de la tapedans le dos autour dela machine à café pourse mettre d’accord surle futur voyage au Fu-turoscope ou le contenudes paniers garnis de n d’année semble enpasse d’être révolu. Hel-loCE propose une solution numérique d’avantages salariés dédiée aux start-up, aux PME, ainsi qu’auxauto-entreprises. La transformation digitale du CE est en marche. Avec HelloCE, les salariés béné - cient des avantages d’un comité d’entreprise et les dirigeants peuvent mettre en place des solutions de motivation des équipes. Toutes les parties prenantes ont, semble-t-il, à y gagner. Fidéliser et récompen- ser les collaborateurs contribue au bien-être au travail. 800 enseignes de cinéma, presse, voyage, vie quotidienne... proposent des réductions sur la plateforme. En fonction des demandes des différents comités d’entreprise (existants ou mis en place pour l’occasion), la start-up propose des solutions sur mesure et modulables. Ainsi va le monde du CE 2.0. Les MOOCs au service de l’entrepriseLes salariés acquièrent de plus en plus de com- pétences grâce à la démocratisation des MOOCs (Massive Open Online Courses) et des derniers nés, les COOCs (Cor-porate Online OpenCourses). Ces coursfabriqués sur mesurepar des experts, deschercheurs ou des uni-versitaires, permettentd’offrir une formationcontinue aux salariés dans des domaines comme le management, les ressources humaines, l’infor- matique, l’environnement ou encore la gestion d’entreprise. En 2016, plus de 300 MOOCs ont vu le jour en France. Les MOOCs sont utiles aussi bien en interne qu’en externe. Ainsi, le e-learning permet-il de former les salariés, mais également les clients et les investisseurs en proposant une vitrine compétitive de l’entreprise. Des plateformes telles que Neodomia, Unow ou Dokeos représentent des aides précieuses pour créer les futurs MOOCs de son entreprise. Les démarches de social knowledge management engagent les salariés et créent de la valeur ajoutée en permettant le partage et la mul- tiplication des connaissances à l’ère du Web 3.0. Industrie du futur et ingénierie 2.0Moderniser l’outil industriel de la France. Trans- former le modèle économique de l’industrie par le numérique. Rendre l’usine intelligente. Tels24 Novembre - N°45]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre & Tendancesclub eNtrePreNdresemblent être les grands piliers qui soutiennent le projet gou- vernemental de La Nouvelle France Industrielle. Pour cela, il s’agit de mettre en place l’Industrie du futur qui repose sur les acquis du plan Usine du futur. En 2018, 45% des diri- geants de PMI du secteur industriel prévoient de recruter en moyenne deux salariés (selon une étude publiée par SYLOB et OpinionWay). Plus que des commerciaux, des cadres ou des ingénieurs, ce sont d’abord les ouvriers et les techniciens que les entreprises cherchent à recruter. Ces emplois néces- sitent des compétences très techniques et une spécialisation dans l’ingénierie 2.0. Le secteur industriel peine malgré tout à recruter une main d’œuvre quali ée, surtout chez les jeunes qui délaissent encore trop souvent le travail manuel.L’avènement de l’usine du futur avec ses robots et ses imprimantes 3D contribue à faire évoluer les mentalités. Mais, la transformation digitale de l’entreprise ne rime pas avec la dématérialisation ou l’évaporation des moyens de production. Il y aura toujours une usine, abritée dans un bâtiment situé dans une zone industrielle. Or, les métiers traditionnels de l’industrie (chaudronnier, soudeur, fraiseur...) qui permettent la modernisation de l’outil de production souffrent d’une véritable pé- nurie de candidats. L’industrie du futur implique donc également une refonte de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Documentaire sur l’intrapreunariat socialNon, une coquille ne s’est pas glissée dans ce titre. Avec son documentaire l’In- trapreneurship Tour, Soraya Ferahtia, lauréate du premier Prix Gabriel-Live for Good (2016), donne la parole à une cinquantaine d’intrapreneurs à travers le monde. Booster et démocratiser l’intrapreunariat, tel est le credo de la jeune lauréate. L’in-trapreneur est salarié d’une entreprise – le plus souvent une grande entreprise – et décide de créer un projet viable, tourné vers le social, au service de sa propre entreprise. Dit autrement, les Inside Makers (nom de la start-up de Soraya Ferahtia) prennent des initiatives et contribuent à faire évoluer la culture d’entreprise et surtout « changent le monde en transformant l’entre- prise de l’intérieur ». Les projets innovants et les structures émergentes dans les entreprisesnaissent de plus en plus des intrapreneurs. L’intrapreunariat invite à repenser les statuts et la hiérarchie au sein des entreprises, puisque l’intrapreneur n’est ni manager ni entrepreneur, tout en étant un peu des deux. Entreprendre autrementaveccci.frToute baisse de la  scalité est de nature à calmer l’irritation de ceux qui redoutent, parfois hâtivement,qu’on ne leur laisse que l’impôt sur les os. De fait, en octobre, les chefs d’entreprise retrouvent un peu d’optimisme. L’indi- cateur frôle la barre symbolique des 100 et 48% des interrogés af rment que tout va bien en ce moment, soit un bond de 19 points en un mois.Mais craindraient-ils l’effet placebo ? En tout cas, leur appréciation des me- sures prévues dans le plan d’actions gouvernemental pour l’investissement et la croissance est nuancée.Ils en approuvent globalement la teneur, à l’exception de la transformation de l’Impôt sur la fortune en Impôt sur la fortune immobilière.Côté imposition où la note est toujours trop salée : selon 70 % des patrons, labaisse progressive de l’impôt sur les so- ciétés à 25% d’ici la  n du quinquennat sera une bonne chose à la fois pour leur activité (70%) et pour l’économie fran- çaise (71%). Plus globalement, le train de mesures les concernant permettra de relancer l’investissement. 44% en sont convaincus. Plus d’un quart d’entre eux estime en outre que ces mesures seront à l’origine de création d’emplois ou qu’elles limiteront les délocalisations. Mais leur scepticisme est plus grand sur l’impact de la transformation de l’ISF. En effet, pour les deux tiers d’entre eux, ce dispositif n’aura pas d’incidence positive sur leur activité, ni sur l’économie.Côté ressources humaines, ils sont 68% à voir dans la possibilité ouverte aux salariés démissionnaires de béné cier d’allocations chômage une opportunité, en matière de gestion, davantage qu’unrisque.Pas toujours disposés à faire contre mauvaise fortune bon cœur, les chefs d’entreprise continuent donc de scruter avec attention les signaux envoyés par les pouvoirs publics. Et, quoi qu’encore un peu attentistes, ils sont loin d’être ... revenus de tout !Béatrice Genoux Planneur stratégique CCI FranceRetrouvez l’intégralité des résultats de la Grande Consultation sur www.grandeconsultation.frAux grands maux, les bons remèdes ?25ecoreseau.frJugement de valeurs]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[club eNtrePreNdreBaromètre & Tendanceset « innover for good » sont les maîtres-mots de Soraya Ferahtia. Les « gangsters de l’entreprise » sortent de leur  che de poste, de leur ob- jectif, de leur to-do list pour entreprendre autrement. L’intrapreunariat doit devenir une composante essentielle de l’entreprise ; pour l’entreprise elle-même, mais aussi pour le bien de tous. Les intrapreneurs deviennent tous acteurs du changement. La hackerhouse ou l’antithèse de l’incubateur  ambant neufA l’opposé des immenses incubateurs sortis de terre, conviviaux mais parfois aseptisés, offrant de l’espace de travail mais souvent vides ou en attente de start-up, se dresse la résistante et bondée hackerhouse. De plus en plus de hackerhouses, lieu de vie, de travail, de recherche et de développement servant d’incubateurimprovisé à de jeunes start-up naissenten région parisienne. Au-delà desproblématiques légales (destination dulocal, paiement du loyer, colocationsarrangeantes et souvent lucrativespour le propriétaire), les hackerhousesregroupent des jeunes entrepreneurs(entre 20 et 35 ans) pour une duréede deux à neuf mois. A Bagneux,une SuperNanaHouse est même réservée aux femmes. Selon l’Insee, seulement 23% des auto-entrepreneurs inscrits en 2010 sont encore en activité aujourd’hui. A n de limiter les risques  nanciers dus au démar- rage de l’entreprise, pourquoi ne pas louer un lit dans une hackerhouse ? Post-scriptum : si vous n’avez pas compris le propre d’une hackerhouse, la série télévisée Silicon Valley est faite pour vous ! Bonnes nouvelles du slip...Le Slip Français obtient la première place du baromètre de con ance mis en place par le Palmarès e-RSE 2017. Ce Trust Barometer interroge des consommateurs avertis et des experts en développement durable à propos de l’image qu’ils se font des entreprises : respect des salariés et de l’environnement, qualité du produit, qualités des engagements, ancrage territorial... Exception culturelle française que de mettre ainsi le slip à l’honneur ! Au théâtre ce soir : « Start-up, la comédie motivante » Une comédie sur le lancement d’une start-up à voir à la Station F. Pourceux qui veulent rire des déboires et se souvenir des couacs de lancement 8 et 9 novembre 2017 : SATIS, Salon des Technologies de l’Image et du Son, Paris. Le 9 novembre de 8h30 à 17h00 : Marketing Remix 2017 à l’auditorium Alma Marceau, 12, Avenue Marceau, Paris 8e 10 au 12 novembre 2017 : MIF Expo, Salon du Made In France, Paris. 14 et 15 novembre 2017 : Salon des services à la personne et de l’emploi à domicile, Paris. 14 et 15 novembre 2017 : Silver Economy Expo, le salon professionnel des services et technologies pour les seniors, Paris. 14 au 16 novembre 2017 : Heavent Paris, Salon de l’innovation événementielle, Paris. 14 au 16 novembre 2017 : Séminaire Expo, Salon de l’organisation de séminaires & congrès, Paris. 14 au 16 novembre 2017 : Affaire de cadeaux, Salon des cadeaux d’affaires et objets publicitaires, Paris. Le 16 novembre de 9h à 17h30 : 3ème édition du Forum Entreprendre dans la culture-Hauts-de-Franceau 14, place Faidherbe à Roubaix 17 au 19 novembre 2017 : Salon Européen de l’Education, Paris. Du 21 au 23 novembre 2017 : Logistics Meetings, le salon de toutela chaîne logistique, Cannes. 23 novembre 2017 : Salon Nouvelle Vie Professionnelle, Salon de la reconversion professionnelle, Paris. 28 novembre 2017 : Salon APEC Paris, Salon de l’emploi, Paris. 29 et 30 novembre 2017 : Salon des Entrepreneurs de Nantes Le 30 novembre de 9h à 20h : XebiCon’17-Build the future à l’Espace Grande Arche, Tunnel de Nanterre, Paris La Défense26 Novembre - N°45Save the dates]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[club eNtrePreNdreBaromètre & Tendancesde leur entreprise, voir de l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur, réservez dès à présent votre strapontin ! Pour ceux qui rentrent duthéâtre, un ouvragecollectif vient de pa-raître chez Dunod :« De MacGyver àMad Men - Quandles séries TV nousenseignent le ma-nagement ». Rela-tion client, innova-tion, marketing, agilité, com’, pilotage stratégique... illustrés par des analyses exigeantes de Docteur House, Breaking Bad, Sherlock... La culture pop au service de la culture d’entreprise. Nouvel incubateur touristique en Pro- venceJusqu’au 18 décembre 2017, le Provence Travel In- novation est en phase d’expérimentation. La CCI Marseille-Provence et le Département des Bouches- du-Rhône soutiennent l’implantation de ce deu- xième incubateurfrançais dédié auxstart-up tournéesvers le tourisme.Pour inventer letourisme du futur,l’accélérateur OpenTourisme Lab deNîmes accueillerasa première promo-tion de start-up enjanvier 2018. Voyages personnalisés, cartographie 3D et réalité augmentée... Les touristes de demain pourront-ils encore déambuler le nez au vent et se perdre dans les dédales de la ville ? Joli projet que de réinventer la  ânerie, « l’immense jouissance » selon Baudelaire.Entreprendre en BretagneXavier Colas, Directeur de VIPE Vannes, agence de développement économique du Pays de Vannes.Quels sont les facteurs d’attractivité de votre territoire ?Nous sommes un territoire dynamique, la troi- sième région la plus créatrice d’emplois avec un taux de +25% depuis 1999. Aussi, une croissance démographique de + 40% est-elle prévue à l’hori- zon 2020. Et chaque année, 2000 entreprises sontcréées sur notre territoire.Notre ville attire par ses qualités de vie et d’in- frastructures. C’est une ville moyenne à 1h de Rennes et de Nantes et à 2h30 de Paris depuis la mise en route de la LGV.L’ensemble du territoireest également éligible à la bre. La connectivité duterritoire n’est pas seule-ment numérique car nousrecensons 44 réseauxd’entreprises. C’est un tis-su économique  nement« cablé » qui possèdentses  lières fortes tellesque l’édition de logiciel, lacybersécurité, le e-commerce, le nautisme ou en- core l’agroalimentaire à forte valeur ajoutée. Des entreprises de renom telles que Bic Sport, D’Aucy ou encore Michelin ont d’ailleurs fait le choix de s’y installer.Quelles sont les missions de VIPE Vannes ?Nous exerçons trois métiers. Nous exploitons deux pépinières d’entreprise qui hébergent une cinquantaine d’entreprises. Nous sommes une des sept Technopoles de Bretagne et ce faisant, un spécialiste de l’accompagnement de l’innovation en proposant des dispositifs gratuits d’incubation et d’accélération. En n, nous sommes une agence de développement économique qui joue le rôlede facilitateur pour les implantations. Nous ac- compagnons les entreprises dans des démarches multiples : recherche de conseils, de local voire de compétences. Le territoire dispose également du service jobconjoint.bzh, service qui permet aux conjoints de trouver un emploi.Vous avez lancé « Yes We Vannes » cette an- née? Pouvez-vous nous préciser à quels besoins répond cette plateforme numérique? L’Agence de Développement et les intercommuna-lités du territoire ont lancé en janvier 2017 cette plate- forme digitale de services destinés aux entreprises. Il s’agit de gagner en no- toriété économique et de montrer que ce territoire, de prime abord touris- tique, est également une destination d’affaires de premier choix. Ce service numérique pour une villemoyenne est novateur. Il permet un traitement personnel de chaque sujet d’implantation. Nous fournissons également des conseils pratiques sur les dispositifs d’accompagnement et d’aides au  nancement.Via cette plateforme, nous aidons également les entreprises à réseauter et à comprendre l’uni- vers concurrentiel de la région. Cette plateforme s’adresse à tous les entrepreneurs, du porteur de projet au chef d’entreprise d’une PME, qui sou- haitent implanter un nouveau site dans l’Ouest français.Propos recueillis par Geoffroy Frameryavecethic.frCette année, la 15e édition de J’aime ma boîte a dépassé tous les espoirs de participation dans un contexteéconomico politique très agité. Les salariés ont clairement décroché d’une actualité anxiogène dans tous les domaines, et se sont recentrés avec un plaisir évident sur leur famille «entrepreneuriale». D’après le sondage Opinion Way J’aime ma boîte / Privateaser, 69 % des Français déclarent « J’aime ma boîte » et ils sont même 78% chez les moins de 30 ans.Ils ont partagé des activités, ils ont parti- cipé au dé  photo (9600 participations), ils se sont amusés, ils ont chanté, ils ont célébré leur boîte, ils ont tweeté (#JAI- MEMABOITE dans le Top Trend France), ils se sont déguisés... Ils étaient  ers etcontents de leur boîte, ils l’ont montré et revendiqué le temps d’une journée.La diversité était au rendez-vous, parmi les participants : scouts guides de France, diocèse, hôpitaux (malgré des réticences de la direction), coopératives, écoles, crèches, ministères, entreprises, ville de Cannes. Pour l’occasion, les équipes du ministère des sports ont été invitées par Laura Fles- sel, ministre des sports, à se confronter à 3 grands champions olympiques.Cette belle journée a été marquée par une phrase insolite prononcée par les parti- cipants de la manifestation CGT qui ont déclaré : « J’aime ma boîte et c’est pour ça que je suis là ».Un bel hommage a été rendu par le Premier Ministre, Edouard Philippe, qui a adresséune lettre de félicitation manuscrite. Sans oublier Xavier Bertrand pour sa vidéo chaleureuse envers les entreprises des Hauts de France.Sophie de MenthonRendez-vous sur www.jaimemaboite.comLes salariés aiment leur boîte et le prouve28 Novembre - N°45J’aime ma boîte]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[club eNtrePreNdreSalauds de patrons !Julien LeclercqDirecteur général agence Com’PresseEditions YakabooksAuteur de Journal d’un salaud de patron (Ed. Fayard) www.salauddepatron.fr30Novembre - N°45Chronique entrepreneurialeErrant dans les allées emplies d’énergie du POPB (pardon, il faut dire Hôtel Arena Bercy désormais) à l’occasion de la journée Inno BPI organisée le 12 octobre dernier, m’imprégnant de l’énergie des 37 000 entrepreneurs présents, j’ai échoué à quelques mètres des studios de RMC, délocalisés pour l’occasion. Eric Brunet y lançait un débat pour le moins piquant : est-il vraiment dif cile pour des Start-up, TPE et PME d’obtenir des  nancements ?Autour de la table, plusieurs personnes, dont la pétillante et dynamique entrepreneure Charline Goutal, fondatrice de maptitecu- lotte.com qui partageait son expérience en la matière, pas toujours rose. En face d’elle, ses contradicteurs faisaient remarquer qu’au- jourd’hui la grande majorité des demandes de crédit sont acceptées par les banques. D’un coté les dirigeants râlent de ne pas trouver d’écho à leurs projets, de l’autre les banquiers disent qu’il n’y en a plus assez, des projets. Qui faut-il croire ?Comme toujours depuis que je me suis lancé dans l’aventure Salaud de patron, je n’oserai pas m’ériger en spécialiste de la question. Les 3000 entrepreneurs que j’ai rencontrés ne font pas de moi un sociologue de l’entrepreneu- riat, ma seule légitimité, c’est mon vécu. En l’occurrence, ça tombe bien, la recherche de  nancement, je suis en plein dedans. Voilà un an que je tente d’obtenir un prêt de 100 à 150 000 euros pour la petite maison d’édition que j’ai lancée entre temps. Une expérience, couplée à celles que j’ai pu vivre en dirigeant ma PME familiale depuis 8 ans, qui me laisse dire que les deux parties ont raison :Oui, les banques prêtent. A ceux qui n’en ont pas besoin.La formule est un peu provoc, j’en conviens. Aucune des demandes de prêt que j’ai pu effectuer ces huit dernières années ne me permet de penser différemment. Les banques sont à l’écoute des projets, c’est indéniable. Parfois intéressées, parfois pas vraiment, mais elles écoutent. Le souci, ce n’est pas qu’elles refusent de prêter. Le problème, ce sont lesOn neprêtequ’auxriches !garanties qu’elles exigent. Pour Yakabooks, ma maison d’édition qui fait des livres neufs à 2 euros seulement, j’ai fait une demande de prêt alors que l’entreprise était en création. Je venais d’investir du temps, près de dix-huit mois, et des deniers personnels, notamment pour faire des études de marché, dénicher des auteurs, trouver des revendeurs... Je n’avais plus un kopeck au moment où j’ai demandé mon prêt. Passionnée par le projet, la banque concernée s’est montrée néanmoins catégorique : « si vous ne mettez d’argent sur la table, vous n’aurez pas de prêt. Il est indispensable que les actionnaires prennent un risque ». J’ai donc cherché à réaliser une levée de fonds. Nous avons trouvé 130k euros, mieux que l’objectif de départ. Nous sommes donc retournés voir la banque,  ers de nous. Quinze jours plus tard, l’établissement  nancier acceptait notre demande de crédit ! Champagne !Sacrée gueule de bois lorsque, quarante-huit heures après, je découvris au moment de la signature que la banque exigeait de moi que je me porte caution, malgré une garantie de 50% apportée par BPI. Et ils faisaient com- ment, avant BPI ?Cette aventure en cours, totalement d’ac- tualité donc, fait écho à celle que j’ai vécue il y a dix ans. Le jour de la signature d’unprêt de 180 000 euros, le banquier, très  er, m’avait dit : vous voyez, on vous soutient ! Lorsque je lui avais fait remarquer que le prêt était à la fois garanti par Oséo (à l’époque) et par un actionnaire extérieur, puis lui avait demandé, un peu agacé, quel était le risque qu’il prenait alors, sa réponse était restée coincée dans sa gorge.Encore une fois, ce n’est que mon expérience. Elle ressemble néanmoins fortement à celle de Charline, elle aussi soutenue par BPI, soutien qui avait visiblement totalement fait changer les banques de posture. Des milliers de chefs d’entreprise pourraient témoigner vivre la même chose : les banques ne prêtent que si les crédits sont garantis, cautionnés, et plutôt deux fois qu’une. Lorsque le prêt demandé soutient un projet immobilier, la garantie est simple à fournir. Lorsqu’il s’agit d’un projet de développement d’entreprise, la garantie exigée est celle de la capacité du dirigeant à rembourser le crédit tout seul, d’autant plus lorsque ladite entreprise est au début de sa vie. En gros, on ne vous prête que si vous avez de l’argent ou des biens de côté. Que si,  nalement, vous n’en avez pas vraiment besoin...« On ne prêt qu’aux riches », le proverbe est célèbre, on devrait se le rappeler à chaque fois que l’on tente un dossier. Tristan Bernard, humoriste du 19ème siècle, a ajouté une suite éloquente « On ne prête qu’aux riches, et on a bien raison, parce que les autres remboursent dif cilement ». Pas certain d’être d’accord, j’en débattais avec la représentante d’une grande banque, spécialisée dans l’accompagnement des start-up, jeunes pousses par dé nition sans activité réelle, ou en tout début d’histoire. A une légère pointe de cynisme de ma part, elle  t fuser une réponse qui me laissa pantois : « nous ne sommes pas là pour prendre des risques ». Soit. Mais pourquoi avoir choisi ce métier alors ?J’ai rencontré trop de banquiers pour ne pas croire que la plupart font du mieux qu’ils peuvent, et suis certain que chacun a compris l’intérêt de soutenir l’initiative, l’innovation, le dynamisme économique. Mais il reste en- core un long, long, long chemin pour parler le même langage. Et pour qu’en n, on com- prenne qu’un porteur de projet ne peut pas toujours mettre sa famille en danger lorsqu’il créé une entreprise ou la développe. Pour qu’en n, on comprenne que si un porteur de projet demande 100 000 euros, c’est sans doute qu’il ne les a pas sur son compte en banque pour une éventuelle caution. Et que s’il les avait, il les mettrait sans doute directement.© Nicolas Dias]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[ne ratez pas le train de l’optimismeLisez ecoRéseau Business !RENDEZ-VOUS CHAQUE MOIS CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUXRetrouvez-nous également sur ecoreseau.fr]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[club eNtrePreNdreEnquêteL’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre, en rapport avec l’innovation et l’entrepreneuriatLes start-up de l’emploiMatch DayL’innovation dans l’emploi et le recrutement est porteuse de promesses : accélération du recrutement, algorithmes de matching entre candidats et entreprises, offre géolocalisée, assessment à distance... Encore faut-il capter la promesse de valeur de cette jungle de jeunes pousses et en faire bon usage. Analyse.ticles RH indiquent comment agencer intelligemment son CV pour mieux taper dans l’œil des algorithmes. En 2017, les services s’af nent pour désormais se pencher sur une expérience recrute- ment proche d’une expérience client, pour dénicher les fa- meuses offres du marchévécue », introduit Jérémy Lamri, président du Lab RH, association qui regroupe les acteurs innovants dans le domaine des RH et fondateur de la start-up Monkey Tie. Et Patrick Bonnin, directeur de Ouest France-Emploi de préciser : « Aujourd’hui, trois offres sur dix sont pourvues parce qu’elles sont publiées. Les sept autres le sont par d’autres biais : cooptation, réseaux, etc. Notre plate- forme, comme l’arrivée de nouveaux acteurs, structurent de plus en plus ce marché caché pour qu’il devienne plus visible à la fois pour les entreprises et les candi- dats ». Tout un programme pour l’emploi.RevisiteR les classiques« Nous souhaitons contex- tualiser au mieux les offres d’emploi et en cela nous sommes plus qu’un job- board », explique Jérémy Clé- dat, co-fondateur de Welcome to the Jungle avec Bertrandde 36 personnes compte un millier d’entreprises clientes et monétise sa plateforme via abonnements professionnels individuels. Dans un autre registre, Qapa continue sa croissance sur le marché de l’intérim en ayant levé récemment 11 millions d’eu- ros avec Index Ventures et Partech en janvier dernier. Stéphanie Delestre commente : « Nous sommes les premiers à avoir digitalisé les process de l’interim et disrupté le marché, en développant des algorithmes de matching qui utilisent une base de données de cinq millions de pro ls. Tout se passe en quelques clics. Notre record est de 36 minutes entre le dépôt de l’offre et le début de la mission ». Une modernisation qui décoiffe.Hors intérim, une offre si- milaire recourt au traitement du Big Data. Riminder, fait « matcher » offres d’emploi non pourvues et candidats à partir de l’analyse de plusieurs millions de parcours typesd’utilisation d’Internet et un niveau d’équipement très proches de celui de l’en- semble de la population, les demandeurs d’emploi sont des «habitués» d’Internet et des nouvelles technologies : 96% d’entre eux les utilisent dans leur quotidien et 73% sont inscrits sur les réseaux sociaux ». Dans la même étude, Pôle Emploi évoque que les canaux en ligne ne remplacent pas ceux hors ligne qui restent le moyen le plus utilisé et le plus ef cace pour retrouver un emploi tels que la sollicitation du réseau personnel et professionnel qui représente 37% des retours à l’emploi par exemple. Ce faisant, les outils numériques selon Pôle Emploi jouent un rôle complémentaire aux moyens de recherche tra- ditionnels. Les nouvelles technologies permettent ainsi de maximiser les chances de retour à l’emploi. La géolo- calisation, entre autres, est au service désormais des pro ls souhaitant changer de métier ou désirant trouver un emploi comme le pro- pose JobAroundMe, créée en 2011, qui géolocalise les offres tout en permettant de postuler directement depuis un smartphone, un ordinateur ou une tablette avec un CV embarqué. De même Cojob met en relation demandeurs d’emplois et employeurs pré- sents au sein d’un même territoire, d’une même ville ou d’une région.D’autres applications se sont spécialisées dans des niches sectorielles ou d’activité. Bonanza vient en aide aux étudiants et propose de postu- ler en dix secondes pour des offres de stage, d’alternance ou de VIE tandis que la plate- forme Maintenant s’attaque aux activités saisonnièresTrouver la perle rare différemment.Par Geoffroy FrameryL’emploi et le recrute- ment ont entamé leur valse de l’innovation. Le monde des petites an- nonces et du papier a été bou- leversé par celui des premiers sites emplois. Souvenez-vous, le site Monster Worldwide a été fondé en 1999. La plate- forme Indeed, elle, naquit en 2004. Puis l’accélération des usages numériques a créé de nouveaux services tels que les jobboards. L’émergence des social media a redessiné de nombreux usages notam- ment avec la possibilité de postuler rapidement et plus nement sur des plateformes telles que LinkedIn où une recommandation du réseau aujourd’hui vaut presque autant qu’une recommanda- tion dans le monde réel. Et dernièrement, le traitement du Big Data et l’intelligence arti cielle se sont également immiscés dans la danse. Les bots ont ainsi envahi les process de recrutement notamment pour réaliser un premier tri par mots clés ou compétences sur des postes très convoités. Un procédé tellement dans l’air du temps que désormais, pléthore d’ar-Dans 85% des cas, les entrepreneurs qui ont fondé une start-up dans l’emploi ou le recrutement n’ont jamais travaillé dansles RH ou dans le secteur de l’emploicaché de l’emploi ou pour encore aider le mammouth Pôle Emploi à se moderni- ser. « Dans 85% des cas, les entrepreneurs qui ont fondé une start-up dans l’emploi ou le recrutement n’ont jamais travaillé dans les RH. Ils ont souhaité créer des solutions qu’ils auraient aimé avoir au moment de postuler ou de changer de carrière. Ce n’est plus seulement orienté entre- prise, c’est un positionnement nouveau sur l’expérienceUzeel, actuellement en phase d’internationalisation. Un dépoussiérage en règle du jobboard grâce à un site qui se revendique aussi en tant que média numérique assorti de ses publications papiers. Outre des offres d’emploi et des articles de presse professionnelle, Welcome to the Jungle propose ainsi des portraits d’entreprise sur mesure pour savoir où l’on met vraiment les pieds. Actuellement, l’entreprisepour fournir les bonnes re- commandations. L’algorithme suggère alors aux recruteurs des pro ls ciblés par perti- nence en estimant un taux de compatibilité entre l’offre et le candidat.GaGneR en visibilité GRâce aux communautés et à la Géolocalisation En janvier 2016, Pôle Em- ploi dans une de ses études expliquait qu’« avec un taux32 Novembre - N°45]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[via la mise en relation des entreprises qui connaissent des pics d’activité (restau- ration, hospitality, activi- tés de récolte agricole...). Autre tendance à souligner, celle du collaboratif où des start-up choisissent d’animer des communautés dont les membres sont rétribués par rapport au nombre d’offres d’emploi qu’ils mettent en ligne.modeRniseR Pôle emPloi ?Patrick Bonnin alerte : « L’es- sor des start-up est indéniable mais faut-il rappeler qu’il existe deux France dont l’une des deux est composée non pas de Bac+ mais de Bac-. Une France des cols bleus qui n’a parfois pas de lettre de motivation à présenter ». Cela explique pourquoi d’autres jeunes pousses décident de s’attaquer plus largement aux racines du mal directe- ment et s’unissent main dans la main avec Pôle Emploi. L’institution serait en pleine cure de jouvence via les dif- férents partenariats liés en BtoB. Le service simulateur d’entretien virtuel de Pôle Emploi a été développé par Bizness Conseil. Le serious game de Pôle Emploi, lui, a été conçu par la jeune pousse Manzalab tout comme Mémo, le tableau de bord interactif de Pôle Emploi a aussi été externalisé chez une autre jeune pousse. Fin 2016, quatre autre start-up ont signé un partenariat avec le ministère du Travail pour participer au plan NET – numérique, emploi, travail – supposé accompagner la digitalisation du marché de l’emploi. Ce plan, outre la formation d’un consortium composé d’acteurs publics et privés, permet à WeTechCare, ClicnJob, Mind Matcher et Monkey Tie de sortir leur épingle du jeu. L’idée étant de faire acquérir à M. Tout-le-monde les codes de la recherche d’emploi et d’aider les pu- blics en dif culté à utiliser le numérique pour trouver de nouvelles opportunités. Si WeTechCare possède une posture plus généraliste ensouhaitant rapprocher tous les Français des opportunités offertes par le numérique, la start-up ClicnJob, réseaurentre dans la logique in- verse : créer une première relation qui apportera ses fruits plus tard », analyse« Grâce à notre solution de matching JARVIS, Monkey Tie optimise la pré-quali ca- tion des candidats lors d’unles profils atypiques. Pit- chmyJob, propose ce fai- sant de répondre à quelques questions proposées par les employeurs par vidéo pour mettre en évidence sa per- sonnalité et sa motivation auprès des recruteurs. La démarche concerne aussi les mises en situation comme le promeut Coxibiz qui propose des assessments vidéo, mais pas seulement. L’autre qualité de la plateforme réside dans le retour fait au candidat sur sa performance quelle que soit l’issue du jeu de rôles. En n MeetnMake se destine aux pro ls que les entreprises s’arrachent. Le site prend la démarche de recrutement à rebrousse-poil en exposant les attentes du candidat sur des sujets par- fois peu explicités dans les entretiens traditionnels tels que les horaires, la culture d’entreprise, la qualité du travail...les assistants intelliGents PouR boosteR le RetouR à l’emPloiJobijoba est connu du grand public pour son agrégateur d’offres. Toutefois, l’entre-ces mêmes collectivités : la rubrique emploi est la plus consultée des différents sites, mais cette dernière ne pré- sentait pas l’offre du secteur privé. Nous avons également un autre volet pour les en- treprises qui recrutent et les cabinets à qui nous proposons des outils qui se pluggent sur les outils de carrière qui per- mettent l’analyse du CV via nos algorithmes. C’est notre technologie CV Catcher qui pousse des offres auxquelles n’aurait pas toujours pensé le candidat mais toujours en lien avec ses compétences. Une solution qui a déjà séduit Michael Page, Adecco pour Spring, Manpower pour la partie aéronautique, Sopra Steria, le réseau Adequat... », détaille Thomas Allaire, CEO et fondateur de jobijoba.com. Autre manière d’exploiter les machines apprenantes, Braincities a développé une intelligence arti cielle qui analyse la personnalité d’un actif et l’accompagne dans la réalisation de ses objectifs professionnels. En n, Bob Emploi, développé par Paul Duhan, l’entrepreneur qui am- bitionnait de tuer le chômage grâce aux algorithmes, a été lancé depuis  n 2016. Cet assistant numérique croise les données du marché du travail avec la situation du chômeur tout en s’appuyant sur des millions de parcours chômeurs enregistrés dans les archives de Pôle Emploi. Chaque jour, Bob Emploi suggère cinq actions pour avancer dans la recherche et permet un accompagnement quotidien qui s’enrichit via le machine learning. Malgré de très bonnes intentions, la technologie est loin de faire l’unanimité. L’assistant numérique a effectivement provoqué une levée de bou- cliers des syndicats oppo- sés au tout numérique. Et à l’heure où nous écrivons ces lignes, l’actuel papa de Bob Emploi n’est pas encore en mesure de dresser un p.remier bilan sur l’ef cience de sa technologie. Le miracle n’a pas encore eu lieu...social et plateforme d’outils pour la recherche d’emploi, propose des quiz, des vidéos, etc., et se destine aux jeunes sans emploi, ni formation, pour leur mettre le pied à l’étrier avec un site ergono- mique et ludique. D’autres partenariats explorent même la voie de l’intelligence ar- tificielle comme le projet mené par Paul Duhan avec son assistant intelligent Bob Emploi.la Révolution dans le déveloPPement de caRRièReAprès avoir fait ses armes dans le dating amoureux en ayant fondé Attractive World, Ludovic Huraux a décidé de révolutionner le networking professionnel en utilisant les ingrédients qui ont fait le succès de son site de rencontres. « Il n’y a rien de plus inspirant que de faire de nouvelles rencontres pour échanger des conseils, trou- ver des mentors, développer de nouvelles compétences. Shapr ne consiste pas en du networking transactionnel. Il est lié à l’inspiration et à l’échange humain comme cela se fait plus naturellement aux Etats-Unis », explique le fondateur de Shapr qui a levé 16,5 millions d’euros après plusieurs tours de tables. Aujourd’hui, la plateforme de networking fédère 700000 membres dont 25% en France avec 2500 inscriptions par jour en moyenne. L’applica- tion est gratuite en attendant la sortie des premiers packs premium. « En France, les personnes réseautent au plus mauvais moment, lorsqu’elles ont besoin de quelque chose, d’un investissement ou d’un emploi. La plateforme, elle,Ludovic Huraux, qui décrit son application, plus axée sur la réputation professionnelle, comme un complément à LinkedIn, réseau plus gé- néraliste.considéReR autRement le candidatEviter les clones et dénicher les pro ls atypiques,  déliser les talents, limiter les pertes d’argent sur les recrutements ratés. Pour répondre à ces enjeux, nombre de start-up décident de considérer le candidat à l’aune de nouveaux outils numérique. Si les men- talités évoluent doucement en France et que l’on commence à recruter plus sur la com- pétence que sur le logo d’un établissement prestigieux, lesprocessus de recrutement, en intégrant des critères de compétences, personnalité et moteurs de motivation dès le processus de pré-sélection », explique Jérémy Lamri qui nous précise également que Monkey Tie est très active sur les questions de la mobilité interne, la GPEC et l’enga- gement des collaborateurs. MindMatcher analyse les textes, leur sémantique, et établit une cartographie des compétences à partir de tous les documents professionnels qui vous concernent : CV, mémoires, thèse, articles, rapports de stage, pro l sur les réseaux sociaux... La proposition de valeur de la start-up s’explique par l’ex- trapolation des compétences y compris sociales par l’ana-Enquêteclub eNtrePreNdreL’objectif de ces start-up : éviter les clones et dénicher les pro ls atypiques,  déliser les talents, limiter les pertes d’argent sur les recrutements ratésjeunes pousses de l’emploi ont clairement choisi leur camp en mettant en avant les compétences peu mises en valeur sur un CV. Ce faisant, Monkey Tie, start-up retenue par Pôle Emploi, propose des logiciels RH pour aider les entreprises à repenser le recrutement, l’engagement et la gestion de leurs talents.lyse du Big Data. Whire, elle, surfe également sur ces fameuses compétences cachées qui n’apparaissent pas dans le CV. L’essor de la vidéo est également à sou- ligner dans cette chasse à la compétence. Le recours à ce média permettrait aux recruteurs de détecter plus facilement les soft skills etprise, à l’ADN très « tech », est moins célèbre pour ses collaborations BtoB avec les collectivités et les entreprises. Pourtant, elle fait partie de ces acteurs qui font progresser la visibilité des offres. « Nous développons des plateformes en marque blanche dans 48 collectivités. Ce service est né d’un constat dressé parL’IA, un petit plus pour chercher le job de vos rêves.ecoreseau.fr 33]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[club eNtrePreNdreNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Dans cette rubrique EcoRéseau Business met à l’honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu’il (elle) a un pro l atypique,parce que son entreprise évolue dans un secteur unique ou parce qu’il (elle) a eu l’idée de sa boîte d’une manière peu conventionnelleCyril Aouizerate, fondateur de Mama Shelter et Mob Hôtel Le gite, le couvert et la cultureA 48 ans ce créateur de restaurants et hôtels, qui lit Spinoza, Jankélévitch et Levinas la nuit, cherche à faire de ces espaces des lieux de culture. Et cela fonctionne...un espace d’expériences et de rencontres. Les résidents du quartier peuvent faire pousser ce qu’ils veulent dans les potagers installés sur les toits. Les clients peuvent savourer les produits bio des coopératives agricoles de la région, parcourir les grandes œuvres de la littérature et de la philosophie disponibles dans une librairie jouxtant le bar, ou visionner les  lms d’auteur projetés sur le ci- néma en plein air installé sur la grande terrasse – la télévision étant bannie des chambres. Ne lui parlez pas d’une approche « bobo »... Ce type d’hospitalité, pour ce visionnaire d’identité juive algérienne, serait intimement lié à son enfance et adoles- cence au Mirail, quartier populaire de Toulouse. Et il répondrait à une aspira- tion mondiale, une envie d’expérience de la part des clients qui veulent qu’on leur raconte une histoire. De la ré exion donc, mais aussi un sens pratique indéniable : un autre Mob Hôtel a récem- ment ouvert à Lyon, et des établissements vont voir le jour à Washington ou Los Angeles avec l’aide de Steve Case, dirigeant d’America Online. « Je ne mènerai pas d’autre grand projet hôtelier. Je vais essayer de le parfaire », avance celui qui aspire au long terme.du PenseuR au FaiseuRL’homme au style hors norme – barbe, lunettes et costume saharien –, dont le père était typographe et syndicaliste, a grandi dans une ambiance de contestation qui l’a naturelle- ment conduit à la philosophie et à un doctorat consacré à Spinoza et à la critique de l’idolâtrie, puis à... l’hô-tellerie ! Atypique pour un intellectuel qui a participé aux lectures d’Emmanuel Levinas ? Pas d’après lui. « J’ai passé ma vie à étu- dier, puis en homme libre l’envie de faire m’a taraudé.des entrepreneurs qui veulent changer le monde, celui qui met en valeur les coopératives agricoles bio, les potagers des voisins... aspire à créer des lieux de bienveillance pour ceux qui sont inquietsne suis pas dans une relation d’autoritarisme, mais plutôt dans la volonté de créer une organisation horizontale. Ceux qui aiment les schémas pyramidaux s’en vont. Avec moi les réunions ne durentPar JulienTarbyASaint-Ouen, à deux pas du marché aux puces, dans un an- cien immeuble de General Electric à l’esprit indus’ coiffé de végétation, est né un hôtel d’un nouveau genre. D’autres suivront de par le monde, à en croirelerie décomplexée au design branché. Il a aussi réanimé la Cité de la Mode et du Design, imaginé les Mob restaurants, fast-good à tendance végé- tarienne. Mais cette fois-ci le Mob Hôtel a une saveur particulière : « Parmi les autres projets urbains, c’estLe temps du voyageur d’affaires qui recherche le logement sans identité, services et expérience vécue particulière, est bien révoluCyril Aouizerate qui y voit l’aboutissement d’une vie de ré exion et d’entrepreneuriat. Car le fondateur et dirigeant d’Urbantech depuis 2002 s’imprègne des évolutions de la société pour imaginer des lieux plus adéquats aux aspirations actuelles. Avec les Mama Shelter, résidences de tourisme de « luxe low cost » dans des quartiers populaires, pensées avec Phi- lippe Starck, Serge Trigano, Roland Castro, et implan- tées dans plusieurs villes de France et aux États-Unis, il a amorcé le virage de l’hôtel-vraiment celui-ci qui est à la conjonction de l’immo- bilier, de l’hôtellerie, de la restauration, du partage, du bien-être de la culture... », précise cette tête pensante qui vit l’hôtellerie comme un mouvement permanent.lieu de mixité sociale au-delàdu PéRiPh’Ici les textes des philosophes qui ont éclairé ce passionné de culture sont cités, comme ceux de Jankélévitch. Com- posé d’une centaine de chambres, le lieu se veutRé échir sur l’immobilier, et plus largement l’urbanisme, les ilots urbains... m’a sé- duit. S’extraire du dogme des territoires excentrés m’est devenu fondamen- tal », explique ce chantre du « faire ensemble ». « Si le Mob Hôtel est bien entendu une entreprise capitaliste, c’est aussi un lieu de mixité sociale qui cherche à perpé- tuer l’idée d’hospitalité », déclare ce « disrupteur » qui a déjà étonné et détonné dans l’hôtellerie avec ses Mama Shelters. « Dans cet univers les acteurs tradi- tionnels – grands groupes ou indépendants – n’ont pas forcément vécu la révolution digitale. Ils avaient l’habi- tude de s’asseoir sur cette manne de taux d’occupation dans les grandes villes, et se sont retrouvés sonnés par les coups de boutoir de Airbnb par exemple », remarque le partisan de la réinvention. « Le temps du voyageur d’affaires qui re- cherche le logement sans identité, services et expé- rience vécue particulière, est bien révolu. »une vision entRe- PReneuRiale nouR- Rie PaR la cultuRe S’inscrivant dans la lignéedu monde. A l’instar des fondateurs des GAFA, il ne cherche pas seulement à gagner de l’argent. Ses hôtels sont des centres cultu- rels, qui donnent lieu à des conférences littéraires ou des concerts live en petit comité d’artistes de hip-hop. « Nous vivons dans un pays conservateur qui affectionne les caricatures à propos des territoires, des identités, de la naissance des uns et des autres. Ceux qui font de l’argent sortent forcément d’HEC, X ou l’Ena », iro- nise celui qui se garde bien d’idéaliser les autres pays. « Il existe ici une créativité et une solidarité sociale très intéressantes. Mais les pré- jugés restent dommageables, sur les patrons suceurs de sang, les fonctionnaires paresseux ou les salariés obnubilés par leurs avan- tages », déplore celui dont le management se fonde en priorité sur la con ance. « Jepas plus de 45 minutes et la responsabilisation est de rigueur : il faut en  nir avec cette habitude de "se couvrir" parce qu’on a envoyé un mail soulevant les problèmes et désagréments », af rme ce « bougeur » de lignes. Dans son prisme l’entrepreneur est cet être qui a la capacité à anticiper le marché, à com- prendre ce que pensent et vont penser les gens. « Pour y prétendre, il faut une ré-  exion sur l’état du monde. Celui qui vend des produits alimentaires industriels et s’étonne de voir ses ventes baisser est irrémédiablement condamné. » Un côté pion- nier qui comporte aussi son risque d’échec, qui ne lui fait pas peur : « Le revers permet de voir le monde avec plus d e r é a l i s m e , m a i s a u s s i .d e compter ceux qui sont là, qui appellent », s’amuse ce défricheur d’expérience...Nourriture intellectuelle à tous les étages.trophees-optimistes.fr34 Novembre - N°45]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[Depuis plus de 40 ans, la Fondation des Monastères poursuit son œuvre au service des communautés religieuses chrétiennes.- soutien  nancier, aide sociale pour le paiement des cotisations obligatoires, entretien et r habilitation du patrimoine religieux et des lieux d’accueil, création ou rénovation d’in rmeries...- activité de conseil dans les domaines administratif, juridique et  scal.Avec votre entreprise, soutenez les monastères, ces lieux de silence et d’accueilDes avantages fiscaux pour les entreprisesLes entreprises qui peuvent nous soutenirSont concern es les entreprises relevant de l’imp t sur les soci t s, de l’imp t sur le revenu dans la cat gorie des b n fices industriels et commerciaux (BIC), des b n fices non commerciaux (BNC) ou des b n fices agricoles (BA). Les entreprises doivent relever d’un r gime r el d’imposition.60 % de votre don déductibles dans la limite de 5%0 de votre CAPour plus d’informations0145310202fdm@fondationdesmonasteres.org 14, rue Brunel 75017 ParisLe m c natLa loi n° 2003-709 du 1er ao t 2003 relative au m c nat, aux associations et aux fondations a doubl  l’avantage fiscal attach  aux dons. (art. 238 bis du Code G n ral des Imp ts).➔]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[club eNtrePreNdreNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Apprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credoqui est suivi dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l’avenirCulture du rebond : Le groupe PoclainRetour fulgurant dans l’arèneLa crise et cinq mois plus tard, - 41% du CA monde en moins, le groupe Poclain était loin d’avoir dit son dernier mot. Histoire d’un phénix industriel.Par Geoffroy Framerycadres sont aussi passés sous le même régime horaire. Mais dans les faits, nous n’avons pas moins travaillé durant cette période. Et pour amoindrir la perte, nous avons mis en place un dispositif d ‘intéressement exceptionnel de 1000 euros en 2008 via rescrit  scal adressé à l’URSSAF », complète lede sauver notre entreprise. Ce fut un coup de tonnerre car nous avons ouvert la première brèche légale dans le système du PSE. »Dès  n 2009, l’orage passe. Le groupe est de nouveau béné - ciaire. Un tiers des béné ces est redistribué dès le mois d’avril, ce qui a correspondu à 1,3% deété implanté aux Etats-Unis. En n, deux autres divisions au- tomobiles complètent le groupe. D’une part Poclain Powertrain et, d’autre part, Poclain Vé- hicules (située à Etupes près de Montbéliard) dédiées à la mise en place de composants hydrauliques en première et deuxième monte pour l’auto-PRoFiteR duPouvoiR des médias« Depuis 2009, nous sommes très sollicités par les médias. Plutôt que de subir cette ex- position, nous avons réussi à capitaliser dessus. Notre PDG Laurent Bataille comme moi- même sommes devenus plus médiatiques », explique Alain Everbecq, Directeur RH du groupe.Ce gros ETI ou ce petit groupe international, à votre conve- nance, a effectivement su user de son exposition médiatique pour « porter la marque, la faire connaître, pour aider au recrutement, activer des réseaux de compétences et faire du lobbying dans le bon sens du terme », explique Alain Everbecq. Comme quoi, l’on peut être une ETI et se faire entendre. L’entreprise famil- iale est présente dans 25 pays et mise toujours sur son esprit de  liation, de transmission. « Cet esprit, ces valeurs nous essayons de le reproduire dans chaque pays où nous sommes présents », continue le direc- teur RH du groupe. Ce faisant, pour les 10 ans de l’usine à Ziri en Slovénie, qui emploie 300 personnes, la direction décide d’inviter pour l’occasion le Premier ministre. « Cela a été repris dans tous les médias nationaux. Et nous sommes passés du statut de marque inconnue à celle qui faisait les titres de la presse.économique nationale. Le tout en une opéra- tion de communication», lance Alain Everbecq.«Cpas supprimé les bonus et les autres éléments de rémunéra- tion individuelle. Malgré cette baisse, nous voulions maintenir les incentive pour maintenir la motivation de tous », relate Alain Everbecq.Main dans la main avec CFE- CGC, CGT, CFDT et 92% du personnel se mettent d’accord, avenant individuel à l’appui, le groupe bétonne l’accord. La subtilité réside dans la baisse des salaires qui est concomitante à une baisse du volume horaire.e qui s’est passé en 2009 est unUn exemple passionnant d’innovation sociale qui a abouti à une modi cation du Code du travail et à un changement de perspective du droitexemple pas- sionnant d’innovation sociale qui a abouti à une modi ca- tion du code du travail et à un changement de perspective du droit du travail grâce à l’accord interne signé à Verberie le 31 mars 2009 par toutes les par- ties prenantes », résume Alain Everbecq, DRH du groupe spé- cialisé dans les transmissionscadre dirigeant.Ces mesures ont entrainé de fait un sentiment de solida- rité. « Certes les opérateurs ont vu leur temps de travail baisser de 7h30 à 6 heures pardu travailsalaires et au premier juillet 2010, un plan d’augmentation est programmé au niveau mon- dial autour de 2%. La baisse des salaires est presque un mauvais souvenir.Malgré tout, il y eut un peu de départs : 39 personnes seront licenciées pour motif sui généris en France et plusieurs centaines au niveau du groupe. « Mais sans cette initiative, la moitié des effectifs aurait pu partir », explique Alain Everbecq.océan bleu inteRnational et Ré- oRGanisation Aujourd’hui, 80% du CA est réalisée à l’international. Le groupe Poclain regroupe plu- sieurs divisions. « Le produit phare depuis 60 ans, c’est notre moteur hydraulique mais nous avons décidé il y a quelques an- nées de changer l’organisation interne : la division Poclain Hydraulics représente deux tiers de l’activité, ensuite nous avons ouvert une division fon- derie - Poclain Technicast - en rachetant un site en dif culté à Sablé-sur-Sarthe pour intégrer verticalement une partie de nos fournitures. L’objectif de cette fonderie est d’internationaliser son développement », précise Alain Everbecq. Un bureau commercial a effectivementmobile. « En seconde monte, nous récupérons VUL et VP de plusieurs marques telles que Peugeot, Renault, Nissan, Dacia, etc. et nous réalisons une transformation pour renforcer la motricité : levée du véhicule, plaque de protection, modi - cation de la boite de vitesse avec un système différentiel de glissement limité. Ces véhicules sont vendus en concession pour des usages pro ou privés pour un chiffre de 3000 véhicules par an. En première monte nous proposons un système Addidrive peu intrusif et peu coûteux. Cette innovation a d’ailleurs été récompensée lors du salon Equip’Auto. Nous avons réussi à créer notre océan bleu.», vulgarise le cadre dirigeant. Dit autrement, la force de Poclain aujourd’hui c’est d’être un des spécialistes mondiaux dans le domaine de la transmission hy- draulique. Un acteur de niche qui a investi de nombreux marchés à l’international en créant leur propre océan bleu.hydrauliques.déPasseR les contRaintes du code du tRavail avant l’heuRe en 2009Le constat était simple pour le groupe qui venait de perdre 41 % de son CA entre novembre 2008 et mars 2009. Les com- pétences techniques dans les métiers de Poclain sont rares tant chez les ingénieurs que chez les opérateurs. « Notre principal capital ce sont les hommes. Nous ne voulions naturellement pas licencier », se souvient le dirigeant. Pari est alors tenu de caractériser cette crise comme un cycle court. La direction élabore un programme global de baisse des coûts des frais généraux de 40% à 6 mois et un autre également qui concernait la masse sala- riale avec une baisse prévue de 28% à 6 mois aussi sans passer par un PSE en France comme à l’étranger et sans envisager non plus de fermeture de site. « Nous avons baissé les sa- laires partout sauf en Chine et en Inde. Du 1er avril au 31 mars, une baisse de 20% était actée. Mais nous n’avons« Malgré cette modi cation de la nature du contrat de travail, toute personne refusant pou- vait être licenciée pour motif sui generis », ajoute le direc- teur RH du groupe. Une façon d’exploiter l’article L1222-8 de la loi dite Aubry.syndicats, diRiGeants et salaRiés tous ensembleLes salariés doivent ainsi réduire leur volume hebdomadaire de 37 heures 30 minutes à 30h. « Lesjour. Mais Les opérateurs ont bien vu que les cadres faisaient un effort supplémentaire car beaucoup d’entre eux ont tout naturellement travaillé autant qu’avant. Cela a entrainé un constat par les syndicats, celui que les cadres avaient mis au pot commun et  maintenu des emplois, en faisant un sacri-  ce sur leur salaire, analyse Alain Everbecq. Finalement, je réalise que nous avons créé le troisième motif de licencie- ment économique sans mise en place d’un PSE qui a permistrophees-optimistes.frUne nouvelle manière de protéger le capital humain et les compétences.36 Novembre - N°45]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[club eNtrePreNdreDans chaque numéro, un(e) journaliste d’EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...) a n de décrire ce qu’il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les  ux  nanciersLa Fondation EspoirŒuvrer contre l’excision en EthiopieEn immersionVisite du poumon de la Fondation Espoir qui se démène pour collecter davantage de dons avec pour objectif d’éradiquer l’excision en Ethiopie d’ici à 2025. Inspirant.mortalité maternelle durant l’accouchement, surinfections chroniques et récidivantes de la vessie, des voies urinaires et génitales, kystes, écoulement des règles dif cile, stérilité, aug- mentation du risque de cancertant que fondation  ux, la Fon- dation Espoir consacre 100 % de son budget aux actions menées sur le terrain ». Pour supprimer les frais adminis- tratifs (qui ponctionnent en moyenne entre 25 et 32 % du budget des fondations), Cris- tina Socolan et Olga Demina doivent « régulièrement effec- tuer bénévolement le sourcing et le monitoring nécessaires ». Leur accord avec l’Unicef est simple : toutes les sommes allouées doivent aller au re- crutement et à la formation de médecins, de gynécologues et d’in rmières, ainsi qu’à l’achat de matériel et aux actions de prévention.Le résultat est spectaculaire : grâce à cette méthode inno- vante de gestion des fonds et aux 5 millions d’euros al-et sensibiliser plus de 20 000 Éthiopiens. Selon Mme Soco- lan, tout le mérite revient aux équipes locales : « Le maillage des équipes d’Unicef-Ethiopie permet une grande réactivité. En nous coordonnant avec elles et avec les responsables d’Unicef-Luxembourg, nous parvenons à trouver des solu- tions rapides aux urgences qui surgissent. Par exemple, nos échanges réguliers via Skype avec les équipes déployées sur le terrain nous ont amené à amender l’accord initial et à réallouer autrement certains fonds pour tenir compte de l’évolution de l’implémentation du projet. C’est ainsi que nous avons été amenés à recruter 4 gynécologues supplémentaires, dans le but de répondre à une demande croissante de soins de la part des victimes. » Un responsable d’Unicef- Luxem- bourg le confirme : « nous nous adaptons aux besoins du terrain : nous nous laissons guider par nos responsables locaux qui nous fournissent des renseignements sur les actions réalisées et sur celles à mener, a n de bâtir le budget plurian- nuel dont nous discutons avec les grands donateurs comme la Fondation Espoir – dont la contribution représente 26,4 % de notre budget global ». Curieuse, peut-être avec un brin d’impertinence, je demande à Cristina et au docteur Wirt- gen – tous deux bénévoles – ce qui les motive à agir pour descentre de soins de Kelwan, dans la zone 5 de l’Afar, apparaît à l’écran. Il dirige aussitôt son téléphone vers le jardin. Sur des bancs de bois, une tren- taine de  llettes, âgées de 6 à 12 ans, vêtues de robes aux couleurs chatoyantes, chantent et tapent des mains. Puis elles jouent une pièce de théâtre, à l’intrigue saisissante : deux garçons convainquent leur père, initialement favorable à l’in bulation de leur sœur qui vient de naître, de ne pas l’exciser. A travers des chants, des quizz, des poèmes et des petites saynètes de ce type, m’explique-t-on, les 550 forma- teurs recrutés par l’Unicef en Ethiopie, enseignent les dangers de l’excision et sensibilisent les leaders tribaux : « Le soutien des  gures locales, comme le Sheik Dersa, est crucial pour convaincre les populations de renoncer aux mutilations féminines », assure Cristina. Il est temps à présent d’ap- peler une autre militante : à 18 ans, Fatima sillonne la ré- gion pour plaider la cause des femmes. Malgré la connexion Internet défectueuse qui rend sa voix inaudible de temps à autre, Fatima me con e son affection et sa gratitude pour les personnels de l’Unicef et de la Fondation Espoir : « I don’t need outside motivation to advocate against Female genital mutilations, as I’m a victim myself. Anyone who has experienced that kind of pain is motivated to act ». Elle me confesse alors ses souffrances, et me transmet son espoir : celui d’éradiquer l’excision d’ici 2025 comme l’a promis le gouvernement éthiopien. Espérons à notre tour que la Fondation E.spoir parviendra à collecter davantage de dons pour prolonger et élargir ce programme.Par Raphaëlle MittlerDans les locaux de la Fondation Espoir, c’est l’effervescence. Une fois franchi le portail de cette petite maison isolée de Luxem- bourg ville, sise dans une rue calme et silencieuse, je suis surprise par l’agitation générale. Tout le monde s’active : les unes répondent au téléphone, d’autres contactent mécènes et donateurs tandis que les dernières valident le rapport d’activité de la Fondation tout en discutant des visuels choisis pour les publicités à paraître dans le cadre de la future cam- pagne de don. Dans l’urgence, bénévoles et secrétaires ont oublié de m’accueillir et je reste muette quelques ins- tants jusqu’à ce qu’une admi- nistratrice vienne me saluer. Madame Cristina Socolan est une femme étonnamment jeune pour être la cheville ou- vrière d’une fondation de cette envergure. A vingt-sept ans, cette jeune économiste mol- dave, polyglotte, tout comme les richissimes mécènes qui ont créé la Fondation Espoiren 2015, ne pouvait pas res- ter inactive et indifférente à la prolifération du mal dans le monde ; la Fondation est l’instrument pour mener ce combat.Placée sous l’égide de la Fon- dation de Luxembourg, la Fon- dation Espoir œuvre contre l’excision en Afrique. « Je suis  ère de travailler pour endiguer ce  éau », confesse Cristina Socolan. En 2017, les victimes de mutilations géni- tales féminines sont au nombre ahurissant de 200 millions, et une jeune  lle est encore excisée toutes les 10 secondes (source Unicef). Principalement dans certains pays d’Afrique, mais aussi en Asie ou en Amérique latine, où le pourcentage de la population féminine excisée excède parfois les 90 %. En plus des complications mé- dicales immédiates (hémor- ragies, tétanos, septicémie, transmission du VIH pouvant entraîner la mort dans 3 % des cas), les victimes souffrent des conséquences de long terme (augmentation du risque dede l’utérus... sans compter les douleurs pendant les rapports sexuels et les traumatismes psychologiques).La réaction des gouvernements nationaux, des Nations unies et des ONG reste limitée : faute de moyen, ils ne dépensent conjointement, pour la pré- vention et les soins, que 0,57 dollars par femme concernée (source Médecins du Monde). La Fondation Espoir ajoute 2 dollars supplémentaires – ce qui en fait l’organisation qui  nance le plus fortement le combat contre l’excision. Le secret de ses  nances ? « Enloués sur cinq ans, la fondation Espoir a pu, dans la zone où elle opère c’est-à-dire dans les deux régions d’Ethiopie les plus touchées, recruter du100% du budget pour les actions sur le terrain.En 2017, les victimes de mutilations génitales féminines atteindront les 200 millionspersonnel médical compétent, traiter plus de 2 240 victimes, équiper des dispensaires et des centres de soins,  nancer un programme dans les écolesinconnues. « Des inconnues ? », relèvent-ils. Avec un regard malicieux, ils m’attirent vers l’ordinateur et lancent Skype. Le visage du responsable duecoreseau.fr 37]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[StratéGie & iNNovatioN NumériqueLes innovations en bref...38Baromètre de l’innovationLe verbatim à retenir...Le hasard bavarde, le génie écouteVictor HugoLe monde ne sera plus jamais comme avant...ALLEMAGNEUn mur vert intelligent nettoyeur d’air urbainCet espace vert connecté de 4 mètres de hauteur est contrôlé pour éliminer la pollution de l’environnementurbain. La start-up germanique Green City Solutions combine Internet des Objets et biotechnologie pour collecterdes données et parvenir à ses  ns. Chaque CityTree est en fait une culture de mousse encastrée dans un cadre en béton, qui supprime la poussière, le dioxyde d’azote et les gaz d’ozone de l’air tout en recueillant par des capteurs Wi-Fi des données météorologiques. Sur une période d’un an, chacun peut éliminer jusqu’à 240 tonnes de CO2. Le dispositif dispose d’un af chage pour différentes informations ou de la publicité, l’électricité étant fournie via des pan- neaux solaires et l’eau de pluie étant  ltrée. Le premier CityTree d’Asie est installé à Hong Kong et environ 20 autres ont été installés dans des villes comme Oslo, Bruxelles et Paris (Place de la Nation).HONG-KONGUn anneau pour entendre et parler à travers son doigtL’anneau intelligent ORII permet aux utilisateurs de prendre des appels, d’envoyer des messages rapideset d’accéder à l’assistance vocale avec une simple torche sur leur oreille. La start-up Origami Labs collecte ac- tuellement des fonds sur Kickstarter pour ORII, qui donne aux utilisateurs le contrôle total de leur smartphonedepuis leur doigt. L’appareil combine le Bluetooth avec une technologie de conduction osseuse pour permettreà l’utilisateur de téléphoner, d’écouter de la musique ou des messages, d’accéder à Siri ou Google Assistant, simplement en appuyant sur l’oreille avec le doigt qui porte l’anneau. La conduction osseuse utilise des vibrations phy- siques pour envoyer du son de l’ORII le long du doigt à l’oreille, ce qui signi e que le bruit de fond ne peut pas interférer avec la qualité du son et que personne d’autre ne peut l’entendre non plus.ETATS-UNISL’eau qui s’évapore, source d’énergieUne énergie renouvelable à portée de main, plus ef cace, moins coûteuse, avec un potentiel bien plus élevé que le solaire ou l’éolien. Telle pourrait être la dé nition alléchante. Un groupe de chercheurs dela Columbia University a étudié la façon de convertir l’évaporation de l’eau en électricité, testant des prototypesfondés sur les réactions de certains matériaux à l’humidité. Les travaux intéressent, sachant que les Etats-Unispourraient atteindre les deux tiers de l’énergie que le pays produit sur une année, Grands Lacs exclus ! OzgurSahin et son équipe ont mis au point des machines qui utilisent des matériaux qui se contractent en séchant,puis se dilatent et s’humidi ent, créant ainsi un mouvement qui pourrait ressembler à celui d’un muscle. L’uned’elles utilise un système de bandes recouvertes de spores bactériennes qui réagissent aux changements de l’humidité. Ces matériaux peuvent tirer et pousser avec une force considérable, produisant de l’énergie.DES NANOTUBES POUR DESSALER L’EAU DE MERCes structures de l’in niment petit peuvent laisser passer l’eau et retenir le sel. Une séparation bienvenue, développée par des chercheurs américains du laboratoire national Lawrence Livermore en Californie et de la Northeastern University (Massachusetts). Pour y parvenir, l’équipe a adopté une approche biomimétique, en s’inspirant des aquaporines, ces protéines qui favorisent le passage de l’eau à travers les cellules vivantes et dont la découverte avait fait l’objet d’un prix Nobel en 1980. L’utilisation de nanotubes de carbone, 50000 fois plus  ns qu’un cheveu, a permis d’être plus ef cace. Leur surface interne très lisse assure une perméabilité élevée à l’eau, tandis que la petite taille des pores bloque les ions de sel plus gros. Une étape essentielle vers un procédé industriel de désalinisation...UN OBJET CONNECTÉ POUR MESURER LA POLLUTIONFlow, l’outil de la start-up Plume Labs, permet de prévoir les pics et de calculer le niveau de pollution de l’air grâce à des capteurs d’oxyde d’azote et de particules  nes. C’est après avoir travaillé sur le changement climatique au MIT que Romain Lacombe, à l’origine spécialisé en maths et en économie à Polytechnique, s’est tourné vers les data sciences adaptées à l’environnement. Cette pollution de l’air est très peu perceptible et changeante d’une ville à l’autre, entre l’espace intérieur et l’extérieur, et en fonction des moments de la journée. La quanti cation est donc nécessaire. Le capteur peut se  xer sur un sac à dos ou sur une poussette, et être connecté en Bluetooth au smartphone, qui émet une alerte s’il y a un pic. Ce petit objet concentre plusieurs technologies de pointe. Les principaux gaz, comme le dioxyde d’azote (NO2), sont mesurés grâce à des nano-capteurs, tandis que capteursoptiques au laser permettent de mesurer la concentration de l’air en particules  nes. De quoi élaborer des cartes collectives de la pollution de la ville en temps réel pour changer les habitudes.La rupture du moisLes déchets du corps humain, des vertus insoupçonnéesLes innovations foisonnent de par lemonde pour transformer les excréments humains, notamment dans les régionsles plus défavorisées, en ressources. 2,8 milliards de personnes, soit 38% de la population mondiale, n’ont pas accès àdes égouts et déposent leurs déchets dans des cuves ou des fosses. Les bienfaits du recyclage des matières fécales, en termes de salubrité publique mais aussi de ressources  nancières, seraient multiples. La revue scienti que Nature raconte comment,en Afrique, les déchets en question deviennent matière première. Certaines entreprises, comme Pivot au Rwanda, en tirent des engrais ou du carburant. Les boues séchées peuvent servir de matériaux de construction, ajoutées à du ciment ou transformées en briques. Les selles peuvent encore servir de base pour produire des composants chimiquesou des bioplastiques,des huiles industriellesou même de lanourriture pouranimaux, énumèreNature. NomméeYarrowia lipolytica,une levure s’est révéléecapable de se régaler d’urine et de gaz carbonique. Un détail non négligeable pour ceux qui veulent tout recycler, mais aussi ceux qui lorgnent du côté des étoiles. Car par cette action elle synthétise des omégas 3, ou encore toutes sortes de matières plastiques, ce qui signi e compléments alimentaires et outils divers et variés. Mark Blenner, de l’université Clemsonen Caroline du Sud, veut faire embarquer pour Mars cette levure, qui pourra du coup recycler l’urine et le CO2 des astronautes en nourriture et instruments. Autre grand domaine d’application insoupçonné : la création d’énergie. On pourrait produire assez d’électricité pour plus de 138 millions de ménages si tous les excréments humains étaient convertis en biogaz, d’après un rapport de 2015 de l’université des Nations unies d’Hamilton au Canada, quandles boues qui resteraient pourraient être séchées et utilisées comme une alternative au charbon pour 130000 personnes supplémentaires. Recharger son mobile avec de l’urine a aussi été rendu possible par Dr Ioannis Ieropoulos et son équipe de la West of England University, qui est parvenue à produire suf samment d’électricité à partir de ce déchet ultime pour envoyer des SMS, surfer sur Internet et passer un bref coup de  l. A l’avenir les chercheurs britanniques espèrent développer cette technologie des piles à combustible microbiennes pour pouvoir charger complètement un téléphone portable à partir de la dégradation des déchets organiques...Novembre - N°45]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre de l’innovationStratégie & innovation numériqueL’entreprise du moisGravotech, le Lyonnais marquant... aux Etats-Unis125 millions d’euros de CA en 2016, dont 85% à l’export, c’est peut-être le chiffre qui résume le mieux cette ETI de Rillieux-la-Pape de 900 salariés, qui peut se targuer de 200000 machines en service chez 60000 clients de par le monde. Spécialiste du marquage permanent, notamment pour des pièces automobiles et aéronautiques, elle fabrique aussi ses machines à Troyes, Atlanta et Shanghai. Les machines Gravotech sont également pré-sentes chez plus de 10000 fabricants de trophées outre-Atlantique, où la société s’est remarquablement implantée. Le groupe y a en fait une longue histoire. Créé en 1938 au pays de l’oncle Sam sous le nom de New Hermes, il fournit, pendant la Seconde Guerre mondiale, des machines pour graver des médailles pour les écoliers de New York, a n de pouvoir les identi er en cas de bombardement. Le groupe embarque aussi à bord des navires de guerre américains, où ses machines gravent les panneaux de signalisation et de sécurité. L’industriel s’installe en Europe en 1950 sous le nom de Gravograph. Cette branche française rachètera la  liale américaine en 1989, s’introduisant même quelquesannées en Bourse. L’étape suivante ? La personnalisation en gravant des produits en magasin. Sur un marché de la machine-outil dominé par les fournisseurs allemands ou japonais, Gravotech a bien su jouer la carte du made in France avec ses systèmes de gravage permanent aux  ns d’identi cation ou de codage. Ce sont des millions de pièces industrielles dans l’automobile et l’aéronautique ou d’objets de consommation courante comme les bijoux ou les produits de luxe, qui intéressent Gérard Guyard, le PDG de Gravotech. Avec plus d’une vingtaine de  liales détenues en propre, elle reste détenue depuis neuf ans par le fonds LBO France et le management de l’entreprise. 400 salariés sur 900 au total sont présents sur le terrain, a n d’être proches des grands comptes mondiaux sans passer par le  ltre d’un réseau de distribution. Grâce à cette stratégie, pendant la crise de 2008-2009, alors que les distributeurs se sont refermés, le CA n’a chuté que de 8 à 9%. Gravotech résulte de l’union de plusieurs entreprises (Gravograph, Technifor,...) aux savoir-faire disparates : travailler pour General Motors ou PSA et faire du gravage pour la bijouterie n’ont pas grand rapport, pas plus que n’en a l’impression 3D qui a été ajoutée avec le rachat de Vision Numéric. Mais des  nanciers ont été convaincus. L’innovation permanente dans le marquage par micropercussion ou laser a fait le reste, permettant d’augmenter les ventes de 50% depuis 2009.L’innovation autrementMesurer et démultiplier son QIC (quotient d’intelligence créative)Pascal JunghansResponsable del’activité prospective,Entreprise et Personnel, enseignant à l’université de Paris-Dauphine, chercheur- associé au CEREGE (EA CNRS)Un « prix Nobel d’économie » très humainRichard Thaler a été récompensé par ce prix pour des travaux qui démontrent l’ef cacité de l’irra- tionalité. De quoi mettre au piquet les tenants du transhumanisme.« Je promets de dépenser mon prix de manière la plus irrationnelle possible » déclaré Richard Thaler en rece- vant son chèque de 9 millions de couronnes suédoises (944 000 euros) et son prix de la Banque de Suède de sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, dit, très improprement, « Prix Nobel d’économie ». Richard Thaler a consacré sa vie à l’irrationalité et à en montrer les effets positifs sur l’économie, en général, et les entreprises, en particulier. Il a travaillé sur les biais cognitifs, ces traits psychologiques, issus de notre enfance ou de notre environnement professionnel, qui nous poussent à prendre des décisions d'une manière qui peut sembler illogique. Il a travaillé également sur les « nudge » ces coups de pouce in mes qui remplacent l’autorité. Ces « nudges » partent du principe que si l’homme n’est pas rationnel, en quoi des instances extérieures seraient-elles plus rationnelles ?Richard Thaler prend la suite d’une cohorte d’écono- mistes. Herbert Simon, récipiendaire du prix en 1978, a montré que, comme il est impossible de prendre en compte toute l’information disponible pour décider, la rationalité totale était une foutaise. Daniel Kahneman, récompensé en 2002, prouve que les informations sur des faits objectifs sont ignorées au pro t d’opinions même douteuses. Appliquant sa théorie, il créé une société de bourse qui a gagné beaucoup d’argent. Thaler a également utilisé ses recherches dans une entreprise et fait gagner beaucoup d’argent aux employés. La preuve est là : l’homme se développe économique- ment en cultivant son irrationalité, son côté humain, trop humain. Thaler, formé à l’école ultra-libérale de Chicago, apporte, il faut le reconnaître, un grand vent d’humanisme prospectif alors que beaucoup donnent les robots gagnants, écrasant tout ce qui n’est pas super-in- telligent et, en somme, déniant tout avenir à l’Humain. Ces recherches sur l’économie comportementale, dans lesquelles s’inscrit Thaler, montrent que la rationa- lité est, au mieux, un fantasme, au pire, une idiotie, et ceux qui veulent nous l’imposer de force à base de transhumanisme – dont la réalité scienti que est plus que fragile comme le montre l’un des meilleurs spécialistes de l’intelligence arti cielle, Jean-Gabriel Ganascia – n’ont pas d’avenir.C’est une évidence, le mot est désormais galvaudé. L’innovation est utilisée à toutes les sauces, pour séduire les clients, enthousiasmer les salariés,attirer les investisseurs. Aujourd’hui unesimple modi cation dans l’offre, une légère transformation du produit ou un changementmanagerial sont d’emblée assimilés à de l’innovation. Car ce mot valise a valeur desésame pour les sociétés qui veulent entrerdans le cercle des disrupteurs « bankables »dont on parle. En outre, nombre de dirigeantsassimilent encore la recherche d’innovationà des méthodes ludiques, parfois puérilesd’aimables brainstormings visant plus àresserrer les liens au sein des équipes plutôt qu’à accoucher de nouveaux procédés, concepts, produits ou services répondant à des besoins criants. Si innover consiste bien souvent à mettre les énergies en commun pour trouver des idées et des solutions concrètes – parce qu’à plusieurs on est plus intelligent que seul – il existe des techniques pour encadrer cette quête de nouveauté, ne pas partir dans tousles sens et perdre un temps précieux, comme le livre « L›intelligence créative au-delà du brainstorming » (1) en atteste. Il présente point par point, étape par étape, les conditions, les principes, les règles et les outils de l›intelligence créative, pleinement ef cace parce que collective. Le lecteur pourra découvrir le QIC (quotient d›intelligence créative) de son équipe et apprendre à le multiplier collectivement par deux ou même par trois – le faire passer de 50 à 150. Il pourra aussi faire connaissance avec le challenge-storming, et s’entraîner à vaincre la fausse impression qu›il n›y a pas de solution, alors qu›il en existe toujours au moins trois à tous les problèmes. Mettre l’équipe sous le bon stress de la «tension créative» en utilisant le google-storming, se laisser conduire par la sérendipité... sont autant de points au programme de ces deux auteurs spécialistes du sujet, capables même d’étonner ceux qui gravitent dansla créativité depuis des années.« L›intelligence créative au-delà du brainstorming », de Jean-Louis Swiners, Jean-Michel Briet, éd. Maxima, 2017. 10-12 novembre : Le salon du Made in France (Paris, Porte de Versailles)En à peine six ans, MIF Expo est devenu le rendez-vous annuel des professionnels et des consommateurs qui souhaitent acheter des produits fabriqués en France. Près de 450 exposants de tous secteurs d’activité vous donnent rendez-vous durant trois jours pour découvrir les savoir-faire, les produitset innovations d’entreprises ayant fait le choix d’un processus de fabrication locale. 21-23 novembre : Europack Euromanut CFIA (Lyon, Eurexpo)Cette manifestation regroupe pour la troisième fois en un seul et même lieu l’ensemble des professionnels du process, de l’emballage et de la manutention. Les innovations de l’offre sont à l’honneur pourdes utilisateurs professionnels issus de tous les secteurs. 28-29 novembre : Food Hotel Tech (Paris, Paris Events Center)Ce salon professionnel est dédié exclusivement aux innovations digitales et technologiques pour l’hôtellerie et la restauration.ecoreseau.fr 39Strategy reviewSave the date]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[StratéGie & iNNovatioN NumériqueLe tour du monde de l’innovationDéchets et recyclageTrésors cachésDans les pays développés comme émergents, la gestion des déchets est en révolution. Tri, collecte, recyclage... à toutes les étapes, des start-up inventent des alternatives ef caces...Par Charles CohenALLEMAGNEDu pétrole à base de pneus usagésTransformer chaque année 5000 tonnes de pneus en carburant. Telle est la prouesse de Pyrum, jeune société franco-allemande qui a ouvert une unité industrielle dans la Sarre. Elle y déploie son procédé innovant de thermolyse a n de recycler des pneus usagés et in  ne de les transformeren énergie réutilisable sous forme de pétrole ou de gaz. Le pétrole issu de cette condensation peut être transformé à 60% en équivalent diesel, à 30% en équivalent essence et à 10% en solvants. D’autres déchets peuvent être traités : les bitumes d’étanchéité, les joints, les plastiques...CANADATransformer des rebuts en cashPayer des autochtones démunis pour collecter les encombrants sur les plages, en vue de revendre le plastique recyclé aux industriels. C’est le concept de Plastic Bank, société canadienne qui a choisi Haïti comme terrain d’expérimentation. Elle y a installé une trentaine de centres de récolte où des milliers de personnes apportent des déchets en plastique en échange d’argent. Des entreprises partenaires locales recyclentle plastique, revendu ensuite à de grands groupes tels qu’Unilever ou Procter&Gamble qui s’en servent pour leur production. Preuve quela collecte de déchets peut jouer un rôle clé dans la réduction de la pauvreté.40 Novembre - N°45ÉTATS-UNISUn marché virtuel des orduresOutre-Atlantique, c’est un peu le « uber » des poubelles.La start-up Rubicon Global, basée à Atlanta, fait baisserles coûts de traitement des déchets des entreprises en jouant les intermédiaires avec les recycleurs. Pour ce faire, elle a créé un véritable marché virtuel des ordures a n de recenser, grâce à un logiciel d’analyse de données, toutes les possibilités de gestion alternative des déchets. De quoi dégoter les meilleures solutions pour optimiser le transport de ces rebuts – et le coût généré –, en les orientant vers les  lières de recyclage les plus proches.FRANCEGrandes surfaces : la chasse au gaspillage alimentaireTraquer les articles en voie de péremption chez Leclerc ou Carrefour pour les proposer à prix bradés. Voilà la promesse du site Zéro Gâchis pour éviter tout gaspillage alimentaire lorsque vous faites vos courses. Outre le référencement des produits par le site internet, l’application – disponible sur smartphone– permet aux utilisateurs d’échanger en direct des promotions de magasins partenaires et non-partenaires. Des prix cassés pouvant aller jusqu’à moins 70% ! Un système gagnant-gagnant, où les entreprises réduisent leurs invendus et leurs déchets et où le consommateur s’alimente pour moins cher.Passage en revue des innovations mondiales sur une thématique particulière.]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[SENEGALDu déchet agricole au combustible industriel Brûler les déchets organiques – qui polluent les zones rurales – pour produire de l’énergie : voilà le credo de Bioabondance, jeune pousse créée par Astou Ndiaye qui a remporté le titre d’entrepreneuse de l’année 2016 par Total Sénégal. Concrètement, la start-up dakaroise entend valoriser la biomasse de ces déchets agricoles via la production de briquettes combustibles. Avec comme objectif de proposer de tels biocombustibles aux entreprises du secteur industriel qui ne veulent plus utiliser de charbon dans leurs procédés.INDONÉSIEDu plastique biodégradable qui se mangeRendre « vert » le plastique industriel ? Voire même comestible ? Voilà le dé  relevé par la start-up indonésienne Avani Eco pour en  nir avec les problèmes de pollution sur l’île touristique de Bali. Le dirigeant de la société a posté une vidéo pour créer le buzz autour de sa création « 100 % d’origine végétale » : après avoir trempé dans un verre d’eau chaude des morceaux du plastique conçu par la jeune pousse, il remue le mélange et d’un coup, avale le contenu du verre ! Ce plastique biodégradable – composé de manioc et de canne à sucre –, se boit et se mange. Seul bémol : il est plus cher à l’achat.Le tour du monde de l’innovationStratégie & innovation numériqueROYAUME-UNIUne poubelle intelligente qui reconnaît les déchets« Quel bac pour cet objet ? » Qui ne s’est jamais posé une telle question devant une poubelle de tri ? Pour nous venir en aide, la start-up Cambridge Consultants a créé un prototype de poubelle à base d’intelligence arti cielle capable de reconnaître un déchet déposé sur sa surface, et d’indiquer dans quel bac celui-ci doit être jeté. Deux caméras et un système de « machine learning » aident la poubelle à identi er une bouteille en plastique, mais aussi à reconnaître de nouveaux matériaux. Une innovation réservée, pour l’heure, aux entreprises et commerces.ISRAËLDes restes de repas convertis en gaz domestique Transformer les restes de vos repas en gaz à usage domestique (pour la cuisson et en engrais). Telle est l’invention de la société israélienne Homebiogas qui a créé un digesteur domestique propre à produire du gaz naturel chez soi à partir de ses déchets organiques. De quoi préparer votre dîner avec l’énergie produite à partir des restes de votre déjeuner ! Ce procédé, qui reposesur la méthanisation, peut absorber jusqu’à six litres de déchets alimentaires par jour. Un kilo de déchets produit 200 litres de gaz, ce qui équivaut à une heure de cuisson à feu vif, en plus d’engrais liquide pour votre jardin.EGYPTEUne seconde vie pour les déchets électroniques Alors que l’Egypte est dépourvue d’usines de recyclage de déchets électroniques, la start-up RecycloBekia, lancée par une vingtaine d’étudiants de l’université de Tanta, s’est  xé un objectif ambitieux : doter le pays d’un système ad hoc de gestion de ces encombrants. Première société d’Egypte à surfer sur un tel créneau, RecycloBekia collecte, démantèle,  ltre, trie puis envoie ceseffets dans des usines en Allemagne qui recyclentla marchandise. Leur business model s’appuie surde multiples sources de revenus, à commencer par des entreprises égyptiennes partenaires ravies dese débarrasser de leurs ordinateurs et imprimantes usagés. En investissant dans un marché initialement vierge, cette start-up a su muer une idée novatrice en activité rentable.ecoreseau.fr 41]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[StratéGie & iNNovatioN NumériqueL’occasion pour EcoRéseau Business d’expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueStart-up aidant à l’écologie des foyersM. Tout-le-monde, géant vert en devenirDécryptageLes jeunes pousses qui permettent aux particuliers de moins polluer ou consommer de ressources, et même de devenir producteurs d’éner- gie, foisonnent. Enquête sur ce qui a changé.Par Julien Tarbydemanded’ « emPoweRment » Car passée la période de culpabilisation et d’exhorta- tions, puis celle des grands projets pour lesquels il n’est pas vraiment concerné, le consommateur-citoyen semble vouloir réduire de lui-même son impact. Une tendance de fond sur laquelle surfe Zéro Gâchis, qui limite le gaspillage alimentaire en référençant chaque jour des articles approchant leur date limite de consommation dans les grandes surfaces partenaires. De leur côté Les Joyeux recycleurs créent un « choc de simpli cation du recyclage » en entreprise, dé- veloppant une offre de boîtes à déployer dans les bureaux, chacune collectant un type spéci que de déchets : bleue pour les papiers, violette pour les capsules de café après la pause, jaune pour les bouteilles en plastique du repas de midi... Pour un kilo collecté, cinq centimes sont reversés à une associa- tion qui favorise l’insertion sociale et professionnelle de personnes en situation d’exclusion, pour que l’éco- logie soit aussi sociale. Cet « empowerment » du parti- culier passe aussi par uneà l’édi cation du consom- mateur-producteur en ma- tière énergétique, comme l’explique Jérôme Schmitt, senior vice-président Innova- tion et ef cacité énergétique chez Total gaz, électricité et renouvelables, lors de la conférence ChangeNOW à la Station F : « Les particuliers deviendront producteurs, ce qui implique décentralisa- tion, distribution en pear to pear. C’est la  n des grands ouvrages qui se dessine, nous entrons dans l’ère du stockage d’énergie et des ré- seaux ». Dans une première période l’énergie, vue comme une « commodity », a été allègrement consommée. Dans un deuxième temps c’est la recherche d’ef cacité énergétique qui a primé. « Nous entrons désormais dans la troisième phase, celle de la ressource parta- gée », distingue le directeur du développement durable.PRoblèmes GénéRaux, RéPonses PaRticulièResEt si cette exigence monte en puissance rapidement, c’est bien parce qu’il y a péril en la demeure et que les gens le savent denous atteindrons vraisem- blablement les 2 milliards en 2035, avec seulement 2,5% de moteurs hybrides et électriques si nous pro- longeons les tendances ! », s’alarme Igor Turevsky. Mais ce phénomène général, qui touche tout le monde, est toujours mieux identi é : nous connaissons les deux éléments qui tuent, qui sont les particules  nes cancéri- gènes, si minuscules qu’elles passent les barrières de notre corps, et les NOx (monoxyde et dioxyde d’azote). « Nous avons en plus identi é les raisons de ces rejets : les premières sortent du véhi- cule à cause de l’essence qui n’a pas bien brûlé, les deuxièmes apparaissent à cause des trop hautes températures », ajoute l’in- génieur qui a décidé d’agir en phase de pré-combus- tion, et non pas post-com- bustion comme c’est le cas aujourd’hui avec les  ltres et pots catalytiques. « Nous ajoutons de l’hydrogène qui brûle cinq fois plus vite que l’essence, ce qui limite les particules et abaisse la température », conclut-il simplement. C’est ce même besoin de concrétisation face à des phénomènes plus larges qui incite la fonda- tion Solar Impulse à fédérer 1000 procédés accélérant la transition écologique : après son tour du monde en avion solaire, Bertrand Piccard a lancé la « World Alliance for Ef cient Solu- tions » a n de faire bouger les gouvernements du monde entier. « En créant son avion solaire plus léger il s’est rendu compte qu’il existait des solutions extrêmement concrètes utilisables pour les voitures, les éoliennes... Place à l’action, et nousDes pionniers en quête de nouveaux horizons avec des solutions simples...Moins 80% d’émis- sions de particules fines et d’azote, 20% d’économie d’essence, selon les études de l’orga- nisme indépendant Emission Analytics en Grande-Bre- tagne... Rien que ça. La start-up CGon (pour Carbon gone) – qui ajoute de l’hy- drogène à l’essence via un petit boîtier de 500 euros à relier au moteur –, promet d’aider le conducteur à ré- duire la pollution de l’air des villes. Les « positive impact entrepreneurs » vont changer le monde, et ce n’est qu’un début. « En matière de réduc- tion de la pollution, j’avais envie de passer à l’actionpratique, à petite échelle. La concrétisation s’est opérée avec Brian Sheard, ancien ingénieur à la Royal Navy spécialisé en électrolyse », révèle Igor Turevsky, ingé- nieur russo-écossais qui a décidé de quitter son poste confortable chez General Electric pour vivre l’aventure entrepreneuriale. La jeune pousse, aujourd’hui  naliste du concours international Hello Tomorrow dans la catégorie transports, va faire parler d’elle. Les start-up qui donnent aux citoyens des le- viers pour agir au quotidien se multiplient et s’annoncent comme les champions de demain.Les prochaines « licornes » viendront du Positive Impactmeilleure information : la start-up parisienne Plume Labs lui donne les moyens de suivre en temps réel la météo de la pollution, heure par heure, dans de plus de 60 villes à travers la pla- nète. Et même de l’anticiper dans pour les prochaines 24 heures. Autant de briquesmieux en mieux. « Prenons la pollution de l’air. Dans le monde sept millions de personnes meurent à cause d’elle de manière anticipée, soit plus que les victimes du tabac et de la circulation réunies. Aujourd’hui 1,6 milliard de véhicules sont en circulation sur Terre,42 Novembre - N°45]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[Benchmark* à remous* Veille stratégique à remousRenseignements et demande de devis au 0 970 818 478 (appel non surtaxé) ou sur www.meetings-barriere.com** FORFAIT RÉSIDENTIEL NUIT ET PETIT-DÉJEUNER 2 PAUSES-CAFÉ THÉMATIQUES, DÉJEUNER ET DÎNER, 1 SALLE DE RÉUNION PLÉNIÈRE ÉQUIPÉE À PARTIR DE 217 €. Tarif HT « à partir de », donné à titre d’exemple pour L’HôtelduGolfDeauville,parpersonne,selonconditionsdeventeetdanslalimitedeschambresréservéesàcetteo re,etsusceptibled’êtremodifié.Ledéjeuneretledînersontproposésenbu et,enfingerbu etouàl’assiette, boissons comprises. Le déjeuner peut également être servi en lunch box ou en menu express. L’accès Internet haut débit en salle de réunion et en chambre est inclus dans le forfait résidentiel. Groupe Barrière SAS au capital de 1 215 144,68 euros. RCS Paris : 320 050 859 - © Laurent Fau / Fabrice Rambert.]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[StratéGie & iNNovatioN NumériqueDécryptageImpact dans l’électroménagerUn lave-vaisselle économique« Nous nous adressons aux jeunes urbains céli- bataires, en couple ou en colocation, qui mangent très peu chez eux, qui sont sur leur lieu de travail au déjeuner, et qui se font livrer ou grignotent lesoir. Leur mode de vie rend inutile l’acquisition d’un lave-vaisselle classique, d’autant plus qu’ ils n’ont généralement pas la place. Mais leur manière de faire la vaisselle consomme malheureu- sement beaucoup d’eau», pose Antoine Fichet, CEO de DaanTech, start-up hexagonale qui a donc inventé ce modèle au design ultra-compact (10 kg) pour les personnes vivant seules, en couple ou en coloca- tion. Bob lave et sèche la vaisselle quotidienne d’une à deux personnes en seulement 20 minutes, « consommant seulement trois litres d’eau par cy- cle, soit cinq fois moins qu’un lavage à la main. Il se connecte en Wi-Fi et Bluetooth », précise Lancelot Bourgeois, responsable de la communi- cation.Impact dans l’accès à l’électricitéDes foyers branchés grâce à la SolarBOX« Cette box a été mise au point pour le marché africain. Elle permet un accès à l’énergie solaire, aux recharges électriques, à la lumière, à Internet et à la télévision », résume Jonathan Guyon, Chief Technical Of cer chez OniriQ. Elle représentedonc la garan- tie d’énergie pour toute maison isolée du réseau élec- trique: la possibili- té de connecter ses appareils en 5V et12V, un hotspot wi  pour toute la famille, une TV HD 19 pouces. Le kit compte un panneau solaire polycristallin de 50W, avec écran digital. «Les foyers étaient en attente d’un produit au design technologique et non «cheap» comme par le pas- sé », ajoute le CEO Rodolphe Rosier. Le kit compte aussi quatre ports USB, quatre prises 12v, une prise allume-cigare et des lampes rechargeables.Impact dans la méthanisation des déchetsDe l’énergie grâce à nos poubellesSEaB Energy a imaginé des containers qui trans- forment les déchets organiques en énergie. Ceux- ci peuvent être installés au bas des immeubles ou au cœur d’un petit village, « ce qui évite l’em- preinte carbone du transport jusqu’à un grosméthaniseur », explique Nick Sassow qui a créé l’entreprise en 2009 avec sa femme Sandra Sassow, actuelle PDG. Installée à Southampton, sur la côte sud- est de l’Angleterre, elle possède un carnet de commandes déjà bien rempli. Produire de l’éner-gie là où elle est consommée, et récupérer les déchets là où ils sont jetés, à travers la mise en place de petites centrales locales, telle est l’idée de cet ancien consultant pour de grandes entre- prises sur les questions d’énergies renouvelables.allons y apporter notre vi- sibilité auprès des collec- tivités et gouvernements », résume la directrice, Marion Enderlein.solutions simPles, détonantes, tRansveRsesNombre de « disrupteurs » annoncent des révolutions phénoménales en matière d’environnement, comme Global Bioenergies qui fa- brique à Reims des hydro- carbures à partir d’un gaz obtenu par fermentation de biomasse, Glowee quiéconomisant jusqu’à 70% du précieux liquide tout en « créant une expérience plus agréable ». Imagine Cargo s’attaque aux émissions de gaz à effet de serre de la messagerie express, recou- rant à des trains et cyclistes et délivrant à chaque client un certi cat correspondant au poids réel de CO2 généré par la livraison. Tous ont considéré le problème uni- versel pour concocter ensuite de leur côté une solution concrète et prometteuse à petite échelle, faisant   des obstacles classiques. « Nousropéenne, en sait quelque chose : elle propose un kit pour recycler soi-même ses excréments, une solution aux 335 millions de tonnes de matières fécales produites chaque année par l’humanité. « Si tu regardes les choses telles qu’elles sont, tu es mort », rappelle Marion Enderlein chez Solar Im- pulse à la conférence Chan- gNOW. C’est en respectant ce principe à la lettre que la start-up indonésienne Avani Eco a conçu un plastique biodégradable, à base de manioc et de canne à sucre,constructeurs n’y ont donc pas pensé avant ? Certaine- ment parce que cette avancée vient de l’électrolyse et de la chimie. Les « positive impact entrepreneurs » mêlent les domaines, contournent les écueils en empruntant aux autres secteurs.des business modelsà inventeRReste à inscrire ces innova- tions, qui concernent tout le monde au quotidien, dans le paysage économique – donc à trouver le bon modèle. « Pour l’heure nous cher- chons à signer des par- tenariats avec la Mairie de Paris, la Poste... pour prouver que notre innovation fonctionne à grande échelle. 400 véhicules ont déjà été testés. Nous avons parcouru 3 millions de kilomètres avec des prototypes », soutient Igor Turevsky, qui compte bien à terme faire venir les constructeurs. « L’autre solution sera de signer des partenariats avec les Speedy, Midas, Feu Vert... a n de toucher le grand public, qui n’aura qu’à prendre rendez-vous pour que le garage lui installe la box. » Les pistes qui s’offrent à ces défricheurs sont in - nies. « Nous nous efforçons d’incuber les modèles qui montent. Nous connaissons bien les clients qui ont ces besoins en énergie, nous avons donc un avantage. Mais nous ne sommes sûrs de rien pour l’avenir, la valeur ne cesse de se déplacer ; il nous faut donc être plus ou moins présents sur toute la chaîne pour prétendre aux premières places demain », observe Jérôme Schmitt chez Total gaz, électricité et énergies renouvelables qui a racheté SunPower en 2011, et qui investit le secteur du stockage en énergie et la mobilité électrique. Assu- rément, alors que l’époque est à la  n du clivage entre enjeux business e.t enjeux sociétaux, les prochaines « licornes » viendront du Positive Impact.Les générations précédentes rêvaientde conquérir le monde, celles d’aujourd’hui rêvent de le changercrée de la lumière grâce à des micro-organismes vivants encapsulés, ou en- core M-Kopa qui illumine les rues kenyanes avec des panneaux solaires. Mais les entrepreneurs dont nous parlons ne recherchent pas la révolution – plutôt l’évo- lution quotidienne et simple de M. Tout-le-Monde à quiavons essuyé beaucoup de refus. Les générations précédentes rêvaient de conquérir le monde, celles d’aujourd’hui rêvent de le changer », rappellent Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, fondateurs de Raise, société d’investisse- ment d’un nouveau genre qui alimente une fondation ai-qui se mange. A chaque fois la question est la même : pourquoi les acteurs tradi- tionnels, aux départements innovation conséquents, n’y ont pas pensé plus tôt ? « L’amélioration du carbu- rant par l’hydrogène est pourtant utilisée dans les turbines à gaz, et une élec- trolyse propre et de faible... qui af cheront un jour ou l’autre des ré- sultats exponentiels.ils donnent la possibilité de limiter son impact sur l’envi- ronnement. Nebia traque par exemple le gaspillage dans la douche, ayant inventé un pommeau qui atomise l’eau en millions de gouttelettes,dant ce genre de start-up. Ce sont parfois des barrières de l’esprit et tabous qui doivent céder. La start-up hexago- nale Univers-selles, fondée par deux anciens membres de l’Agence spatiale eu-puissance a servi dans les sous-marins », remarque Igor Turevsky chez CGon, qui souligne la non-dangerosité du procédé parce que l’hy- drogène produit est instan- tanément brûlé. Pourquoi les44 Novembre - N°45]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[DENISEST NUL EN BRICOLAGEMAIS POUR LA SÉCURITÉDE SES APPAREILS CONNECTÉS, IL EST AU TOP !Aujourd’hui, assurer la protection de ses appareils connectés sur Internet est un véritable enjeupour se prémunir contre les virus, les hameçonnages, les vols de données privées ou toutes autres menaces. Voilà pourquoi Nordnet, expert en sécurité connectée, propose une vaste gamme de solutionspour protéger efficacement et simultanément vos PC, Mac et mobiles.3420(appel non surtaxé) www.nordnet.comNordnet, SA immatriculée au RCS de Lille Métropole sous le numéro B 402 974 489.]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[StratéGie & iNNovatioN NumériqueHaute résolutionFocus sur un sujet high tech dans l’air du tempsDes Data centers moins polluants et énergivores Chauffe qui peutNouvelles organisations et technologies aident les centres de données, usines numériques du XXIème siècle, à alléger leurs factures et dimi- nuer la consommation d’énergie.Par Julien FournierJerlaure, société spécialisée dans la conception de centres de données informatiques. Or plus on est sécurisé et disponible, plus il est dif cile d’atteindre de hautes per- formances énergétiques. » De nombreux exploitants rechignent ainsi à éteindre leurs serveurs lorsque ceux-ci ne sont pas utilisés. Or il s’agit d’un levier simple, mais majeur. C’est par exemple le cas dans le commerce B2B, qui fonctionne essen- tiellement durant les heures ouvrées, mais dont les sys-De véritables ogres électriques, les data centers ? L’image peut sembler excessive mais n’est pourtant pas si éloignée de la réalité. Alors que la consommation mondiale de data numériques explose, le nombre de centres de don- nées croît lui aussi de ma- nière exponentielle. Selon le site Datacentermap, on en compte aujourd’hui plus de 4000 dans le monde, dont près de 150 en France. Or la consommation énergétique de ces usines du numérique interroge. Pointés du doigt pour leur impact environ- nemental négatif, les data centers sont extrêmement gourmands en énergie et voient leur consommation d’électricité augmenter de près de 5% chaque année. Celle-ci, qui sert essentiel- lement à faire fonctionneret refroidir les serveurs, est aujourd’hui leur principal poste de dépense. Malgré les coûts raisonnables de l’énergie en France, cette surconsommation impacte les comptes des exploitants. Ceux-ci prennent conscience de ces problèmes. Mais lente-question énergétique est, elle, souvent reléguée à l’ar- rière-plan.la Fiabilité avant la PRoPReté« L’essence même d’un data center n’est pas d’être per- formant énergétiquement,Le paysage sera plus atomisé avec de grands centres de données et une multitude de petits data centers de proximité répondant aux besoins liés aux objets connectésCréer son propre climat dans les antres du nuage...ment. Trop lentement, selon certains constructeurs de data centers et spécialistes du secteur. Pourquoi ? Si le service doit avant tout être sécurisé et disponible, lamais d’être disponible à n’importe quel moment, donc de fonctionner sans arrêt, et d’être sécurisé, con rme Jérôme Gremaud, respon- sable du développement detèmes restent allumés 24h/24 et sept jours sur sept. Dans les entreprises, les informa- ticiens ne sont la plupart du temps pas jugés au regard des consommations d’énergie.« Jamais un informaticien ne prendra le risque d’éteindre les serveurs pour réaliser des économies, alors que cela pourrait entraîner un problème d’exploitation si jamais ils ne redémarraient pas », constate Nicolas Aubé,président de Céleste, spécia- liste de la  bre optique et des data centers. Des progrès ont pourtant été réalisés en une dizaine d’années. Le PUE, indicateur d’effica- cité énergétique des data centers, est plus satisfaisantJean-Marc RietschExpert international en dématique, président du Digital Information Institute ou D2IL Le GDPR contrainte ou opportunité ?e GDPR (General Data Protection doute pas encore assez, à peine 50% ! Regulation) ou RGDP (Règlement Quoi qu’il en soit il est très important général sur la protection des don- de constater que sa perception est au-de récidive !Lorsque vous échangez sur le sujet on vous parle de contraintes, de coûts, d’une organisation complexe à mettre en place voire de perte de temps. N’y a-t-il pas là une profonde et grave erreur de juge- ment, due sans doute à une très mauvaise perception ?En effet, le GDPR doit au contraire être vu comme le moyen de mettre en œuvre une méthodologie, qui ne demande qu’à être généralisée pour réussir pleinement sa transition numérique. Deux des principaux éléments du GDPR, à savoir travailler de façon transversale et généraliser l’usage de l’analyse du risque, représentent à eux seuls la clé, la bonne méthode pour ne pas dire la seule pour aborder ef cacement l’environnement numérique.De plus pourquoi s’inviter en DPO (Data Protection Of cer) et ne pas tout de suite viser le CDO (Chief Data Officer) ? En effet, en quoi les autres données de l’entreprise sont-elles si différentes des données personnelles, en dehors d’un as- pect con dentiel indéniable ? Et n’est-ce pas justement le bon moment pour en n mettre en œuvre une véritable gouver- nance de l’information ?Rappelons que cette dernière représente la seule façon de pouvoir véritablement pro ter de cette information numérique – dont les volumes ne font que croître –, mais qui a aussi tendance à nous échapper dans la majorité des cas, lorsqu’il s’agit de l’exploiter « intelligemment » pour la valoriser et en extraire une nouvelle connaissance.nées) a fait déjà couler beaucoup d’encre, suscité bon nombre de réactions et possède le mérite d’avoir interpelé de nombreuses entreprises et organisations... Mais sansjourd’hui associée avant tout à la peur des sanctions, qui certes peuvent être très lourdes, jusqu’à 2% du chiffre d’af- faires mondial annuel, voire 4% en cas46 Novembre - N°45Dématique® & Gouvernance]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[Haute résolution Stratégie & innovation numériquequ’auparavant. Certaines entreprises mettent en avant dans leur communication les efforts réalisés pour «assai- nir» le fonctionnement de leurs centres de données. C’est notamment le cas de Google, qui af rme que ses data centers utilisent 50% d’énergie en moins que les centres classiques. Quelles sont les solutions idoines ?plus, et réduire considéra- blement la consommation d’énergie de l’installation. C’est ce que fait Google. Mais l’exemple du géant américain reste à prendre avec des pincettes. « Google est seul maître à bord, a ses propres serveurs, fabrique tout pour son propre usage et maîtrise donc l’ensemble de la chaîne. Il est plus facile pour eux de concevoir leur installation que cela ne le sera dans un data center de collocation, conçu et pensé pour abriter des infrastruc- tures hétérogènes », note Jérôme Gremaud. Toujours en matière de régulation de la température, empêcher les  ux d’air chaud et d’air froid de se mélanger permet également de réduire les coûts de refroidissement et d’économiser de l’éner- gie. Soit en travaillant sur le design même des lieux, soit en optant pour des so- lutions plus «artisanales» (panneaux d’obturation...). Google utilise également la modélisation thermique pour localiser les zones chaudes et mieux appréhender la circulation de l’air dans ses data centers. A la clé, une meilleure organisation de l’espace et une disposition des équipements optimi- sée en vue d’harmoniser la température ambiante. Le data center doit en outre aujourd’hui être connecté à son environnement. « C’est la première chose à prendre en compte, indique Jérôme Gremaud. Déterminer quelles sont les énergies renouvelables qu’il sera possible d’utiliser, étudier le voisinage, les tempéra- tures, la pollution... » Les systèmes permettant de réu- tiliser des sources d’énergie «gratuite» pour refroidir les équipements comme le free cooling (air) ou le geo cooling (eau) pourront ainsi être employés avec davan- tage d’ef cacité et permettre une meilleure réduction des coûts. Les grands héber- geurs l’ont bien compris et installent ainsi leurs centres de données dans des pays du Nord, tandis que des projets sont expérimentésdans des carrières souter- raines (Céleste à Saumur) ou sous la mer (Microsoft).attendent déjà que les mo- dèles vertueux et ef cients qu’ils développent se dé-tout cas beaucoup plus ato- misé qu’aujourd’hui, avec, des plateformes massivesque continuent d’éclore des initiatives permettant de réutiliser la chaleur pro- duite par les data centers pour chauffer des bâtiments annexes comme l’illustre, par exemple, le cas de la piscine de la Butte-aux- Cailles, chauffée par des serveurs informatiques, grâce au système mis en place par la société frança.ise Stimergy. En attendant, qui sait, l’éclosion de data cen- ters à énergie positive...Le free cooling (air) ou le geo cooling (eau) pourront être mieux utilisés à l’avenirla natuRe comme aide PRécieuseA quoi ressembleront les data centers de demain ? Les concepteurs, avant tout,mocratisent. L’intelligence arti cielle pourrait aider dans l’orchestration et la gestion plus ef caces des consommations énergé- tiques. Le paysage sera en(Paris...) et de grands centres de données, mais également un foisonnement de petits data centers de proximité répondant aux besoins liés aux objets connectés. Tandis47ne Pas suR-climatiseRPas de révolution techno- logique : le premier axe concerne les usages et une mauvaise habitude, celle de trop climatiser les centres. Une des mesures les plus simples pour économiser l’énergie dans un centre de données est ainsi d’élever la température. « Les serveurs supportent des températures de plus en plus élevées. Il est inutile de sur-climatiser les salles, cette mauvaise habitude repose sur un mythe », regrette Nicolas Aubé. Optimiser les com- posants et les équipements techniques permet également de mieux répartir la chaleur et de travailler à des tem- pératures plus hautes. Les exploitants de centres de données peuvent sans danger monter la température des allées froides à 27°C, voireecoreseau.fr]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[Conseils, astuces et nouveaux outilsLe temps des pionniers entrepreneurs têtes-brûlées défrichant des terres inconnues à mains nues est bien terminé. Car les créateurs peuvent désormais s’appuyer sur une myriade de structures et d’outils, qu’EcoRéseau Business s’attache à explorer dans chaque numéro tout au long des pages du cahier pratique.CAHIER PRATIQUEecoreseau.fr 49Créer aujourd’hui- Entreprendre sans «the idea»........................................................................ p50 Business guides- Marketing événementiel, bien choisir l’occasion........................................... p54 - Séminaires, bonnes pratiques en hôtels de luxe ........................................... p58 - Cadeaux d’affaires, des nouveautés dans les cadeaux des CE.....................p60]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUECréer aujourd’huiLa création d’entreprise, c’est avant tout du concret et de l’opérationnel.D’où cette rubrique qui explore de manière très pratique l’une des phases de l’entrepreneuriat.Entreprendre sans l’idée géniale initialeEurêka ! Je n’ai pas d’idée pour créer ma boîte !treprise l’année dernière. Les « abandonnistes » sont donc légions. Parmi les freins les plus fréquemment cités par ces entrepreneurs « inachevés » : la peur de l’échec, d’y laisser des plumes  nancières. Mais aussi, fréquemment, l’ab- sence d’idée révolutionnaire. Alors sans idée lumineuse, ont-ils raison d’abandonner leur rêve ?Pas d’idée ?et aloRs ?« Non ! » répond sans équi- voque Xavier Lesage, respon- sable du programme entre- preneuriat et de l’incubateurétudiants viennent me voir en me disant qu’ils n’ont pas d’idée mais qu’ils aimeraient entreprendre. En réalité, ils ont toujours des idées. Elles ne sont pas lumineuses, mais ce n’est qu’une question d’éclairage ».Son confrère de l’EM Lyon, Philippe Silberzahn, profes- seur spécialisé en entrepre- neuriat, con rme : « Si tout le monde attendait l’idée lumineuse, il n’y aurait pas beaucoup d’entrepreneurs ! Pourtant, l’idée est répan- due, même dans les cycles de formation, que toute en- treprise digne de ce nomde génie. Mais beaucoup de très grandes entreprises se sont lancées sur des produits tout à fait communs et ont développé seulement par la suite les trouvailles qui ont fait leur renommée. »l’idée vient en entRePRenantHewlett Packard, par exemple, qui a démarré sur la simple envie de deux jeunes ingé- nieurs de travailler ensemble. Ou Sony qui s’est d’abord lancée sur le vague concept d’objets technologiques en sortant plusieurs produits hétéroclites – un matelas chauffant, un autocuiseur –, et qui a dû attendre cinq bonnes années pour trouver son po- sitionnement. Ou encore Ikea dont le fondateur suédois Ingvar Kamprad a engagé son activité comme épicier et dépôt-vente. « Un jour, il a dû démonter un meuble pour le charger dans le véhicule d’un client. L’idée de concevoir des meubles en kit est partie de là, d’une problématique pratique. Les exemples sont légions. La grande idée est souvent l’aboutissement de la première étape », rappelle Philippe Silberzahn. GérardEt si l’entrepreneuriat ne se passait pas vraiment ainsi dans la vraie vie ?Nombre d’entrepreneurs dans l’âme at- tendent l’idée du siècle pour se lancer dans l’aventure. Erreur ! Coachs, experts en accompagnement, enseignants sont presque unanimes : celle-ci reste rare et pourtant beaucoup de chemins mènent à l’entrepre- neuriat...Par Stéphanie Gallo nalement pas suivi la voie de la reprise d’entreprise et a préféré, par un heureux hasard comme la vie professionnelle en offre parfois, faire ses premières armes dans une franchise, Cartridge World. Dix ans plus tard, il est à la tête d’une TPE de huit salariés spécialisée notamment dans la recharge de cartouches d’encre et la maintenance de machines. A son actif : quatre agences à Paris et une unité de production. « Je suis sorti de l’enseigne l’année der- nière pour créer ma propre marque, Info Print Services. Ce parcours est un mélange de travail et d’opportunités que j’ai su saisir. Si j’avais attendu d’avoir l’idée du siècle, je serais peut-être tou- jours en train d’attendre ! » A l’instar de Christophe Cat- toen, 47% des Français de plus de 18 ans af rmaient en 2016 percevoir l’entrepreneuriat comme une voie de carrière intéressante, selon l’Indice Entrepreneurial réalisé par l’Agence France Entrepreneur, Pôle Emploi et la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur. Et pourtant. Seuls 10% des Français étaient chefs d’en-Le plus important n’est pas l’idée mais le projet«Ude l’ESSCA, école de mana- gement implantée à Angers et à Paris. « Je me bats tous les jours contre cette idée reçue, j’essaie de faire com- prendre à mes étudiants que le plus important n’est pas l’idée mais le projet. » Et de poursuivre sur son analyse empirique : « De nombreuxdémarre toujours avec cette fameuse idée géniale. C’est absolument faux ».Un grand chef d’entreprise ne serait donc pas forcément à l’image d’un Mark Zucker- berg ou d’un Steve Jobs ? « Evidemment, il existe des visionnaires qui en se prome- nant dans un bois ont un éclairn jour, ma courbe d’expé-rience a croisé ma courbe de frustration de salarié ; il était absolument évident que je devais créer mon entreprise. J’avais l’envie et l’expérience, le moment était venu ! » Oui mais voilà... Christophe Cattoen, cadre commercial dans un grand groupe agroalimentaire pa- risien, n’avait absolument aucune idée de ce qu’il allait bien pouvoir inventer. « J’ai ré échi longtemps. Très long- temps même, mais vraiment, aucune idée lumineuse n’a émergé. J’ai décidé de me tourner vers l’association nationale des Cédants et re- preneurs d’affaires (CRA). » L’entrepreneur en devenir n’aMode d’emploiTrouver THE Idea, comment faire ?Etape 1 :« Choisir un secteur qui colle avec le vécu du futur entrepreneur : ses passions ou ses compétences/connaissances. »Etape 2« Identi er un besoin client en observant, en écoutant et en analysant ses propres frustrations. Tout le monde est confronté à un problème à un moment ou un autre. Se mettre dans la peau d’un entrepreneur, c’est se transformer en éponge. Lorsque le besoin est identi é, la moitié du chemin est faite. »Etape 3« Apporter une solution au problème. Trop de start-up échouent parce qu’elles étaient dans une stratégie de «technology push». Elles ont une innovation, mais ne répondent pas à un besoin. »Etape 4« Toujours rester humble et faire évoluer son idée en restant ouvert aux critiques et suggestions. Il est tout aussi risqué de se lancer sans idée que de créer une entre- prise avec une idée en béton armé qu’on ne veut pas faire bouger d’un pouce. »50 Novembre - N°45]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUELeseur, pré- sident du Ré- seau Entreprendre, synthétise : « C’est sou- vent en entreprenant qu’on trouve son chemin. Il fautsavoir se lancer ».Adrien Piffaretti, fondateur en 2003 de la TPE stéphanoise de création de solutions lo- gicielles pour l’événementiel Avant-Goût Studio, ne peut qu’abonder dans le même sens. « J’ai créé mon en- treprise sur un savoir-faire. J’étais prestataire de ser- vices. Je n’imaginais pas un instant développer mes propres produits. J’étais d’ailleurs effaré par tous ces startuppers montant des boîtes sur une idée, sans aucun savoir-faire. » L’en- trepreneur sous-traitant a changé de statut au  l des années en développant une table de lecture augmentée. Il doit créer dans les prochains jours The Covar, un spin-off de sa première entreprise. Il commercialisera un outil de lecture augmentée, breveté, à destination principalement des éditeurs de livres jeunesse. Grâce à un jeu de miroirs, les pages du livre sont re- connues par une tablette. Celle-ci peut ainsi proposer des compléments numériques. « La fulgurance est arrivée en jouant simplement avecCréer aujourd’hui52 Novembre - N°45un miroir. Si je n’avais pas été dans une démarche en- trepreneuriale, cette idée n’aurait évidemment jamais émergé. » Nicolas Vedovato, patron de la plateforme Entre- preneur.fr, rappelle d’ailleurs qu’une idée naît rarement à un seul endroit. Dix personnes peuvent avoir la même idée au même moment. « Ce n’est donc plus l’idée en elle-même qui va faire la différence, mais le projet et l’équipe. » Oui, mais alors concrètement, quand on veut créer son en- treprise sans la fameuse idée, le graal de tout entrepreneur, on fait quoi ? « On observe et on analyse ! », répondent de concert nos deux experts en création d’entreprise, Xavier Lesage et Philippe Silberzahn.« ecoutezles autRes se PlaindRe ! »« Une innovation est simple- ment une réponse à un besoin. Elle est bonne parce qu’elle répond à un problème. Il faut se transformer en sociologue. Le premier job d’un entre- preneur est de discuter avec les gens, dans des secteurs d’activité qui l’intéressent », assure Xavier Lesage. Et de conseiller : « Le futur créa- teur doit avoir une attitude entreprenante, il doit passer du temps à observer. L’idée part souvent d’une frustra-tion personnelle ou de son entourage au sujet d’un pro- duit ou d’un service ». Alex Bortolotti, entrepreneur et blogueur troyen, résume defonds. En revanche, on peut créer tout simplement une entreprise, pas une start-up, axée sur ses compétences ou ses envies : une entreprise depersonnes avec cinq bou- tiques, construit sa réussite depuis 2012, sur un produit existant depuis des lustres, le cookie. « J’étais gourmand, j’avais envie de créer mon entreprise sur cette base. Il n’y a rien de révolutionnaire mais il faut se dire que s’il y a des leaders, c’est qu’il y a un marché. Les acteurs en place peuvent être challengés par les nouveaux entrants. L’important est d’améliorer le service. » Le jeune diri- geant de 33 ans ne se gêne ainsi pas pour « challenger » ses concurrents comme il le dit sobrement, mais avec le sourire. Il vient d’ailleurs d’évincer Michel et Augus- tin des rayons cookies de Monoprix.iln’yaPasquela cRéation d’entRePRisedans la vie d’un entRePReneuR !Et puis, il ne faut pas oublier que l’entreprenariat ne passe pas uniquement par la création d’entreprise. Heureusement ! Reprise d’entreprise et fran- chise représentent des alter- natives intéressantes, même s’il est vrai que plusieurs grandes entreprises ont ef- fectivement été créées par des primo-accédants (Amazon, Yahoo, Microsoft, Facebook, Apple...) car « ils étaient jeunes et pouvaient prendre des risques », analyse Olivier Ezrati.Nicolas Vedovato rappelle son point de vue : « La franchise et la reprise sont souvent moins risquées. On apprend, on fait ses premières armes, on se prépare pour l’éven- tuel coup de génie, dans un an ou dans 20 ans. Beau- coup de primo-accédants gâchent leurs idées, même géniales, avec des erreurs de débutant ».Pour conclure, vous avez envie d’entreprendre ? L’idée lumineuse arrivera un jo.ur. Ou pas. En attendant, ex- plorez d’autres voies. Cela ne pourra qu’être positif !Attention aux idées mirobolantes au premier abord...Trop de start-up échouent parce qu’elles étaient dans une stratégie de “technology push”façon plus triviale : « Ecou- tez les autres se plaindre ! » Et si vraiment, l’idée n’émerge toujours pas, il existe une mul- titude d’autres voies. « Pour créer une start-up, il faut une idée de départ. Ce n’est pas suf sant, loin de là, mais in- dispensable pour intéresser des investisseurs et lever desservices, de commerce... », rappelle notre spécialiste, Olivier Ezrati, consultant et éditeur du guide des start-up. Ou reprendre un concept déjà existant, voire vieux comme le monde.Alexis de Galembert, à la tête de la fabrique-cookies, une PME parisienne de 28avecaltoavocats.comDe nombreux primo-entrepreneurs se posent la question du timing pour créer leur société. Ils ont bien une idée, ils ont même déjà lancé les développements techniques mais hésitent encore à passer la porte d’un cabinet d’avocat pour créer leur société.Le projet encore dans son œuf doit-il précé- der la poule (aux œufs d’or), cette société qui pourra couver et abriter le projet ?Le cas concret de ce mois-ci concernait une société spécialisée dans le domaine du bâtiment qui permettait d’exploiter tout le potentiel de la réalité virtuelle pour optimiser les couts de construction.Les créateurs du projet travaillaient depuis près d’un an sur le projet mais n’avaient pas cru bon de créer une société.De lourds frais de développement technique avaient été engagés. Une équipe avait été mise sur pied pour travailler de concert et produireun prototype ef cace.Des présentations avaient été envoyées mais surtout des marques avaient été déposées et des sites enregistrés au nom de personnes physiques qui sont progressivement arrivées dans le projet.Problème : toutes les dépenses engendrées n’avaient pas pu générer de charges, et donc n’impactaient pas forcément le résultat  scal, accroissant potentiellement l’impôt à payer. Quant à l’équipe, les membres qui produi- saient un travail considérable avaient été payés sous le régime de la micro-entreprise. Par conséquent, ils n’avaient pas pu déduire de leurs revenus les charges personnelles engagées par le projet. Le projet lui-même n’étant pas structuré en format de société, les premiers encaissements avaient donc été faits sans TVA.Les présentations n’avaient pas été couvertespar des accords de con dentialité.Les actifs immatériels comme les marques et les sites internet avaient été déposés de façon démembrée par différents éléments de l’équipe pilotant le projet. Ils n’avaient donc pas été intégrés dans une protection collective. Chacun des membres aurait donc pû « partir avec » chacun des actifs sans que les autres, pourtant impliqués dans le projet depuis des mois, n’ait pu le retenir, en tout cas facilement.Moralité : sans parti pris créationniste, nous recommandons de prendre le parti de la poule. Nous conseillons de créer une société pour abriter un projet le plus tôt possible, pouvoir « pro ter » des charges notamment pour li- miter l’impôt, pouvoir vendre des premiers services aux premiers clients, pouvoir intégrer dans la valorisation de la société les actifs immatériels.Créer sa société ou avancer dans son projet sans société : l’œuf ou la poule ?Le droit en pratique]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s’intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant (logistique, marketing,  nance, communication...)en demandant l’avis des prestataires et conseilsMarketing événementiel – Bien choisir l’occasionLes 5W encore d’actualitéc’est le seul outil de com- munication qui permet de transmettre des émotions aussi fortes. » Pas ques- tion d’abandonner ces mo- ments privilégiés. Créer la rencontre, donc. Oui, mais encore ? Il ne suffit pas de le dire pour qu’un événement soit un succès. Sa réussite passe par de nombreux paramètresque les chefs d’entreprise doivent garder en tête tout au long de son organisa- tion : le timing, le format, la cible, le contenu, la scé- narisation, la logistique, la communication, etc. Et pour déterminer tous ces paramètres, un seul mot d’ordre : identifier clairement les objectifs de l’événement.un «écRin »à mettRe en Place« Aujourd’hui le contexte est difficile dans de nom- breux secteurs, il est donc primordial de donner du sens aux événements », note Eric Chauvet, direc- teur marketing et commer- cial chez Sodexo Sports et Loisirs France. « Lorsque nous accompagnons nosPour leur évènementiel, certains misent sur la simplicité absolue...3 questions à Arnaud Faucher, directeur du salon Heavent Paris« Chercher à avoir une âme »Comment voyez-vous évoluer le marché dans son ensemble ? Aujourd’hui, l’événementiel est pleine- ment intégré dans les stratégies de com- munication des entreprises. Les grands groupes comme les PME ont compris qu’il était plus important que jamais de créer un attachement à leurs marques ou leurs sociétés. Les consommateurs n’ont jamais eu accès à autant de pos- sibilités qu’aujourd’hui lorsqu’ils doivent choisir un produit et le facteur-clé du choix se fait souvent grâce l’émotion gé- nérée par la marque. C’est pour cela que de plus en plus de sociétés organisent des événements, avec leurs consom- mateurs ou leurs salariés. Il est donc nécessaire de surprendre les invités et d’être au courant des dernières ten- dances, des dernières nouveautés pourpouvoir véhiculer le bon message.Quelles sont les modes et dernières tendances ?Assurément l’immixtion croissante des nouvelles technologies. Nous consta- tons de plus en plus d’utilisations de la réalité virtuelle, des drones, des holo- grammes, etc. Le big data a également clairement fait son entrée dans les évé- nements ; les organisateurs, principale- ment grand public, utilisent de nouveaux outils pour pouvoir collecter les infor- mations et interagir avec les consom- mateurs. Concernant les lieux, les orga- nisateurs cherchent des lieux « avec uneâme » et ont une très grande préférence pour les lieux atypiques. En n, lorsque les marques présentent leurs sociétés sur un salon, il est véritablement impor- tant de le faire d’une manière originale et marquante, c’est pourquoi les standistes redoublent d’efforts chaque année pour être les plus créatifs possible.Quelles sont les nouveautés d’une telle manifestation en 2017 ?La 17e édition de Heavent Paris, qui se déroule les 14, 15 et 16 novembre à Paris Porte de Versailles, évolue sensi- blement. Heavent Paris devient le salon de l’innovation et de la création évé- nementielle. Nous accueillons chaque année près de 14000 visiteurs profes- sionnels qui viennent pour découvrir les innovations et les nouveautés de leurs prochains événements. Cette an- née, les 400 exposants ont redoublé de créativité pour montrer leur savoir-faire. Et pour la première fois en 2017, nous avons ouvert au cœur de la zone digitale & nouvelles technologies trois Villages Start-up qui accueilleront une trentaine de jeunes pousses, dans des domaines variés comme le digital, le Web, l’art, les drones, la nourriture... Les retours d’ex- périence sont essentiels, comme ceux d’organisateurs d’événements, mais aussi du créateur de Shapr (Tinder des professionnels) et d’Attractive World, de Michel & Augustin, de Brand & Celebri-ties...Who, what, where, when, why ? L’événe- ment réussi a du sens, des valeurs et du lien. Si tout est validé, effet « waouh » garanti...monde où les relations vir- tuelles prennent parfois le pas sur le reste, la plupart d’entre elles a en effet compris qu’on ne peut pas se passer d’une rencontre physique pour attirer, fi- déliser, remercier, faire du « data catching » ou tout simplement entrete- nir une relation commer- ciale. « Un événement est un moment-clé dans une relation commer- ciale », estime Arnaud Peyroles, PDG et fonda- teur du groupe Ideactif, agence de communication événementielle. « Les ren- contres physiques sont essentielles, on ne pourra jamais s’en passer. Un événement permet de vivre un moment exceptionnel,Par Emilie MassardUn anniversaire, une soirée de lan- cement de pro- duit, un séminaire pour les meilleurs vendeurs, un salon pour promouvoir la marque... Le marketing événementiel a encore de beaux jours devant lui, tant les entreprises plébiscitent encore les événements, du plus festif au plus sérieux. Dans un54 Novembre - N°45]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEclients, nous devons entrer dans leur problématique, par- tager et comprendre l’en- jeu de l’événement pour leur faire la meilleure proposition. Le contenuBusiness guidesconditions pour que la rencontre ait lieu. Et ces conditions passent tout d’abord par le choix du lieu qui sera l’écrin de l’événement. « Nos clients sont à la recherche de lieux divers, atypiques, qui peuvent être un véri-grâce à leur modularité, à leur charme ou à leurs équipements technolo- giques, nous permettent de répondre à la récur- rence des événements tout comme aux demandes exceptionnelles », pré- cise Clémentine Privat, directrice commercialeMICE de la marque.ÊtRe maîtRedu temPsL’autre grand point-clé reste le timing. Elément déterminant de l’organi- sation d’un événement, il doit être bien choisi, et vient souvent marquerSur un stand, une vidéoattire le regard pendant 11 secondes. Le message doit accrocher le visiteur durant ce tempsÀ RETENIR10 règles d’or dans l’organisation d’un événement professionnel, selon l’Ob- servatoire de l’événementiel 2016 publié par MyLodgeEvent.com, plateforme d’organisation d’événements :• Dé nir en amont et avec le plus de précision possible votre projet• Commencer à créer votre événement étape par étape• Consulter des prestataires• Choisir les prestataires les plus en adéquation avec vos besoins• Elaborer une checklist• Envoyer vos invitations au minimum trois semaines à l’avance• Repérer les lieux de votre événement et tester les équipements• Réaliser des enquêtes de satisfaction auprès de vos participants• Procéder à l’évaluation de votre événement et de vos prestataires • Réaliser l’analyse de votre événementdu message que l’orga- nisateur souhaite faire passer est en effet le plus important, le reste doit être fluide et s’effacer pour le mettre en valeur. » Lorsqu’un événement est bien préparé, il a toutes les chances de réussir, il suffit donc de mettre en place les meilleurestable atout pour contri- buer à l’enjeu de sens de l’événement », ajoute Eric Chauvet. Le Lido, l’Hip- podrome de Vincennes ou encore la Maison des Polytechniciens font ainsi partie des lieux propo- sés par Lieux et Evéne- ments Prestige Sodexo à ses clients. « Ces lieux,56 Novembre - N°45]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[message. « Aujourd’hui, le temps de présence d’un visiteur sur un salon est decondes seulement. Si le visiteur n’accroche pas au message au bout demérique peut en effet aussi s’inviter dans les événements pour venirsuite ce potentiel client. « Aujourd’hui, grâce au progrès technique, il est plus simple d’organiser des événements », note Arnaud Peyroles. « Mais il permet aussi de donner un autre ton à l’événement. La magie de la rencontre reste le plus important, mais le numérique peut l’agrémenter en faisant interagir et participer les invités. Il permet de garder le.contact avec eux tout au long de l’évé- nement, et évidemment après. »L’évènement vient souventmarquer un moment-clé de la viede l’entreprise : anniversaire, déménagement, changement de stratégie...20 minutes en moyenne, et il visite 13 stands », précise Fabrice Laborde. « Le message doit donc être très concis. Sur un stand, une vidéo attire le regard pendant 11 se-11 secondes, c’est trop tard. »le soutien subtil du diGitalSi la rencontre physique est primordiale, le nu-agrémenter le moment. Les nouvelles technolo- gies entrent souvent en scène pour faire venir les visiteurs dans un salon, mais aussi pour récupérer de la data et suivre en-des moments-clés de la vie d’une entreprise : un anniversaire, un démé- nagement ou encore un changement de stratégie. En bref, des opportunités qu’il ne faut pas rater, et un événement réussi peut y aider. La vraie clé pour s’assurer de ne pas se tromper, ni dans la date, ni dans le lieu, c’est encore de faire appel à des pro- fessionnels du marketing événementiel. « Nous ne sommes pas là pour vivre l’événement, mais pour le faire exister », rap- pelle Arnaud Peyroles. « Nous devons prévoir l’avenir à la minute près six mois à l’avance. Il est donc primordial de s’en- tourer de professionnels pour anticiper, optimiser et gérer les imprévus. Nous nous mettons à la place des participants pour essayer de leur faire vivre le moment le plus mémorable possible, le plus «waouh», tout en gérant la multitude de métiers qui gravitent au- tour de ces événements. Cela demande une réelle ingénierie, de la créativité et de la rigueur. »une bRique de communication PaRmi d’autResSi les agences prennent soin de bien comprendre les attentes et les objec- tifs des entreprises qui désirent organiser des événements, c’est aussi parce que ces momentss’intègrent désormais dans un plan de communication plus global. Cette évolu- tion est d’ailleurs particu- lièrement marquée dans les salons. « Aujourd’hui une entreprise doit suivre le consommateur du matin au soir : à la radio, dans la presse, à la télévision, sur les réseaux sociaux, etc. », explique Fabrice Laborde, dirigeant de Galis, agence de design de stands et président du LEADS (Les Agences Design et Stands), asso- ciation regroupant des professionnels du stand, du design événementiel et commercial. « Partici- per à un salon n’est donc plus une fin en soi, et le stand devient un support de communication, c’est une brique dans le pro- cessus. Il fait partie d’un ensemble, et l’entreprise doit désormais aussi réflé- chir à l’avant et à l’après : comment fait-elle venir les visiteurs et comment les suit-elle ensuite. » Si le salon reste un endroit pri- vilégié pour provoquer un contact physique et créer de l’émotion, plusieurs facteurs sont importants pour bien organiser son salon : la clarté du mes- sage, le contact humain et le design de l’espace. Côté design, les tendances vont vers le bois clair et le blanc, les espaces épurés. L’aménagement de l’espace doit se mettre au service de la stratégie de l’entreprise et de sonAttention à la gadgétisation à outrance...ecoreseau.fr 57]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesSéminaires d’entreprises en hôtel de luxePas d’écueil dans l’accueilL’offre BtoB des hôtels haut de gamme évo- lue à vitesse grand V en termes de créativité, compte-tenu des attentes des salariés et des modes.plus entre la poire et le fro- mage. Aujourd'hui, pour travailler sereinement tout au long d’un séminaire, elles privilégient des petit déjeuners équilibrés, bio, voire sans gluten, et des repas à base de légumes et de fruits frais, peu calo- riques et vitaminés, décrit le directeur de l’Impérator à Nîmes, Christophe Chal. C’est normal : lorsque l’on mobilise des budgets pour organiser le déplacement decollaborateurs, on attend un retour sur investissement. Il faut donc tout mettre en œuvre pour que l'évènement soit constructif, du début à la n.»Autre façon de travailler tout en restant tonique et en prenant soin de sa santé : l’activité sportive. « L'homme d'affaires de demain doit être sportif pour rester sain, car on sait désormais que le sport possède aussi de véritables vertus intellec-tuelles, en permettant de débrancher et de ré échir, reprend Christophe Chal. Le sport fait donc partie intégrante de notre projet, qui comprend une salle de  tness avec des équipements high tech, mais aussi, par exemple, la possibilité de sortir effectuer des parcours dans les bois alentours, ou dans la garrigue. »nouveau mixRécemment racheté par le groupe Paris Inn (au sein de sa marque Maison Albar), le palace de la capitale gar- doise, dont les murs ont vu dé ler Ernest Hemingway, Ava Gardner, Pablo Picasso ou Jean Cocteau, consacre déjà un quart de son activité aux séminaires d’entreprises. Mais à l’issue d’une période de 14 mois de travaux (dont le montant est estimé à près de 10 millions d’euros) dé- butée en juillet dernier, il espère « naturellement at- tirer encore davantage de public corporate, grâce à de nouveaux services – spa, pis- cine,  tness – pour atteindre entre 30 et 35% de chiffre d’affaires sur ce segment », précise son dirigeant. Ouvert en grande pompe ilyatroisansetdemi,le Molitor a également inté- gré cette orientation dès la conception du projet : digital, connectivité et modularité des espaces (jusqu’à 1200 personnes en évènemen- tiel) et des six salles de ré- union (pouvant comprendre de 2 à 50 personnes). « Au départ, avec l’effet de mode et de nouveauté, beaucoup d’entreprises sont venues y faire des lancements de produits pour découvrir les lieux, comme Mercedes ou Nike, par exemple, décrit Assia Heinold. Aujourd’hui, nous sommes davantage dans la  délisation de cette clientèle, qui représente un quart de notre activitétotale. C’est un mix équili- bré avec notre clientèle de particuliers. »FéRia et stReetaRtPour se démarquer de la concurrence, les établisse- ments cinq étoiles misent en priorité sur leur identité et leur qualité de service re- connue. Pour les entreprises qui font appel à eux, le luxe est d’abord une question d’image, un re et  atteur de leur propre marque. Mais l’idéal est d’associer cet éclat à une certaine décontraction. « Les entreprises du CAC 40 envoient souvent leurs clients à Roland Garros, au grand Prix de Monaco ou à Twickenham. Mais ces types d’évènements restent assez formels, pointe Christophe Chal. Alors que les contrats se signent aujourd’hui plutôt dans des moments de joie. Ici, le charme opère d’abord grâce à la qualité de notre accueil, puis les liens se tissent plus fortement lors d’évènements particuliers, comme les soirées VIP que nous organisons pendant la feria, par exemple ! » Davantage que le lustre de leurs murs, les établissements de luxe se distinguent ainsi par la variété et l’originalité de leur offre. « Depuis dix ans, les critères classiques – qualité de la restauration, service et accueil – évoluent peu. Mais la créativité s’in- vitent de plus en plus dans nos évènements, pointe Assia Heinold. Au lieu de cogiter dans une salle de réunion classique, nos groupes se retrouvent ainsi à découvrir notre collection de street art autour de la piscine d’ hi- ver, ou à tagger avec des artistes eux-mêmes. » De quoi tran.sformer certains anciens « séminaires-puni- tions » en véritable moment de plaisir.Par Pierre HavezFini les grand-messes d’entreprise se ter- minant autour d’un banquet bien arrosé. Les méthodes de management évoluent. Les séminaires aussi. Ces rassemblements montent en gamme et ciblent ainsi plus fréquemment les lieux de prestige comme les hôtels cinq étoiles. Il faut dire qu’avec la concurrence d’Airbnb sur le segment des particuliers, ce créneau re- présente une aubaine pour ces établissements. Certes moins rentable que la clien- tèle touristique classique (à l’exception de la restau- ration en « banqueting »), les évènements d’entreprise apportent en effet un volume d’activité bienvenu pour les grands hôtels. Favorisé par le retour de la croissance, le segment business constitue en outre une activité com- plémentaire à l’hébergement de nuit, essentielle pour op- timiser l’utilisation de leurs équipements. « C’est aussi un important levier de  dé- lisation : si un collaborateur est séduit par la beauté des lieux lors d’un événement d’entreprise, il aura sou- vent envie de revenir à titre particulier », ajoute Assia Heinold, la directrice com- merciale de l’hôtel Molitor, à Paris.menu sans GlutenMais cette tendance répond aussi à un changement de mentalité dans les organi- sations. Evènements plus souples, destinations gla- mours, quête d’originalité, mais sans nuire à l’ef ca- cité : le bleisure – associantbusiness et loisirs – séduit. Mais de manière plus saine, à commencer par le menu ! « Les entreprises ne veulent plus de repas de deux heures car les contrats ne se signent58 Novembre - N°45Au lieu de cogiter en salle de réunion, les groupes découvrent notre collection de street art autour de la piscine d’hiver,ou taguent avec les artistes eux-mêmesDes espaces de ren- contres informelles sans arti ces, ou presque...]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[the art of inspiration SEMINAIRE BONHEUR – ATTITUDE, BANDOL – PROVENCEFaites entrer les petits bonheurs dans votre entreprise! Votre séminaire d’hiver est l’occasion de réveiller la joie et la bonne humeur au sein de vos équipes.En exclusivité à l’hôtel Dolce Frégate Provence****, situé au cœur des vignes, entre Marseille et Toulon, vivez un séminaire où tout le monde y gagne en participant à des ateliers de bien-être; et ressort dynamisé, détendu et heureux.Avant votre dîner, vos équipes savourent un apéritif autour d’ateliers de création de « Petits Bonheurs » : gestion du stress par l’automassage, herboristerie, aromathérapie autour des huiles essentielles de Provence et food wellness. L’expérience unique du bonheur!Séminaire Bonheur – attitudeA partir de 237€ HT / personne (réunion, apéritif autour des « Petits Bonheurs », dîner, hébergement en chambre avec terrasse avec vue mer, petit-déjeuner).* Tarif minimum indiqué, variable selon disponibilités et dates, minimum de 80 personnes, minimum de 2 nuits, o re valable du 30/10/2017 au 09/03/2018.dolcefregate.com/fr · 00 33 (0)4 94 29 39 36InspirépardolcefrÉgateProVeNce]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesCadeaux des CENouvelles valeursTraditionnellement la  n d’année est réser- vée aux cadeaux d’entreprises. CE et dépar- tements RH recherchent le plaisir, et plus seulement avec des bons d’achat. Faire plus original et vertueux, c’est possible...Par Marc HervezOpérer une redistribu- tion des ressources envers les salariés àtravers des chèques cadeaux et créer du lien social, voilà l’objectif initial des comi- tés d’entreprise. Comme à chaque fois, la période des fêtes de  n d’année sera un bon prétexte pour faireentreprise dédie 1% de la masse salariale brute à cette activité, précise Eric Saboureau, gérant du portail Of ciel CE, vitrine pour les fournisseurs et fabricants d’objets publi- citaires et autres goodies. Pour Noël, 71% des CE organisent quelque chosetermes : les bons d’achat ont encore de beaux jours devant eux et devraient être prisés en masse cette année. En 2013, ils repré- sentaient 44% des cadeaux. Ce taux est désormais passé à 60%. Logique : il n’y a pas de stock à gérer et est induite derrière ce boutplaisir tout en véhiculant une image positive de la marque et en renforçant le sentiment d’apparte- nance du collaborateur. Tout cadeau personnalisé devient un objet de com- munication puissant, car il permet d’ancrer un message dans l’esprit de celui quiL’objet vivant grati e le salarié, c’est comme lui offrir un bouquet de  eursTout faire pour éviter le sourire crispé et hypocrite de circonstance...plaisir aux collaborateurs à moindre coût : dans une certaine limite de tarif, il n’y a pas de charge Urssaf sur les cadeaux. Encore faut-il se révéler imaginatif.des constantes et des tRaditionsSi une entreprise dispo- sant d’un CE doit allouer 0,2% de sa masse salariale brute au budget de fonc- tionnement de ce dernier, il n’existe pas d’obligation légale de somme à verser pour les œuvres sociales (fêtes des mères, Noël etc.). « Mais en général, unepour les salariés, et deux tiers proposent un Noël des enfants. » Mais faire plaisir à tout le monde via un cadeau requiert de com- mander celui-ci en grande quantité. Voilà pourquoi, même si l’on parle de ca- deau de  n d’année, 40% des comités d’entreprise prennent leur décision six mois à l’avance, alors qu’un tiers a déjà passé commande trois mois avant l’échéance. « C’est un marché assez traditionnel, avec certaines contraintes. On a à peu près les mêmes types de produits qui reviennent chaque an- née. 2017 ne devrait pas déroger à la règle », projette Eric Saboureau. En d’autresde papier une certaine no- tion de redistribution et de hausse du pouvoir d’achat. « Sans oublier que la dé- matérialisation via la carte cadeau permet désormais de ne pas tout dépenser en une fois », appuie le gérant d’Of ciel CE. Toutefois, de nouvelles tendances, certes marginales et qui ne se traduisent pas encore par des chiffres dans les enquêtes institutionnelles, apparaissent. Ainsi, cer- taines entreprises, lassées des objets standardisés, sont soucieuses de per- sonnaliser leurs cadeaux de  n d’année en fonction des salariés. « Ce type de présent permet de fairele reçoit. Il se sent ainsi reconnu directement dans la réussite de l’entreprise. Ce qui ne peut avoir que des effets béné ques sur le court-moyen terme », note Malika Mebarek, res- ponsable commerciale du salon Affaire de Cadeaux, qui se tiendra du 14 au 16 novembre 2017 porte de Versailles.des Petits nouveaux suRle maRchéCette manifestation, qui accueille chaque année 2500 annonceurs, agences et col- lectivités à la recherche de cadeaux d’entreprises et d’objets de communication,Cadeaux pour clients et partenairesHabitudes et règlementations stablesParce qu’il n’y a pas que les salariés à gâ- ter, la période des fêtes de  n d’année est généralement propice aux cadeaux BtoB, à destination des partenaires et clients : spiritueux, paniers gourmands... Si le re- tour sur investissement est dif cilement quanti able, il s’agit d’une marque d’at- tention dans le but de  déliser sa clientèle et de pérenniser sa relation commerciale. Voire de se rappeler au bon souvenir d’un ancien partenaire en lui rappelant son existence. Plus le client est important, plus il est judicieux de personnaliser le cadeau en fonction des goûts de celui-ci.Les chefs d’entreprise aiment faire des échanges commerciaux avec des gens qui les comprennent. Même s’il faut faire attention à ne pas être trop généreux : il n’y a aucun intérêt à offrir un cadeau dis- proportionné au regard de la relation com- merciale effective. A noter que le cadeau d’affaires est une charge déductible du résultat annuel au moment de remplir sa déclaration  scale. Quant à la TVA, depuis juillet 2016, elle est récupérable tant que le prix du présent ne dépasse pas 69 euros TTC par an et par béné ciaire.60 Novembre - N°45]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[89%62CAHIER PRATIQUEdes Français trouvent les objets publici- taires sympathiques77%souhaitent recevoir plus d’objets publici- taires77%conservent les objets publicitaires reçusBusiness guidesSelon la Fédération française des professionnels de la communication par l’objetune démarche développe- ment durable et parfois les cadeaux offerts aux salariés s’inscrivent dans cette volonté », analyse Malika Mebarek. Pour ces nouveaux venus, une pré- sence sur le salon parisien leur permet de sortir du lot et de marquer les esprits. Ainsi, parmi les exposants, on trouvera Mypaperbook, qui propose des carnets per- sonnalisés, confectionnés au cœur des Alpes, selon des procédés respectueux de l’environnement, ou bien encore l’Arbre à bulles et son stand tout en végétation, spécialiste des objets natu- rels et vivants, plutôt que des traditionnels bloc-notes « que l’on voit un peu par- tout », précise son fondateur Bernard Debargue. « Notre produit tendance pour cette fin d’année : des petites feuilles biodégradables, qui libèrent des graines que l’on peut planter à sa guise. L’objet vivant grati-  e le salarié, c’est comme lui offrir un bouquet de  eurs. » Quant à Gifts for change, entreprise créée en 2014, elle sera évidemment de la partie mi-novembre. Son concept ? « Utiliser la communication par l’objet pour des causes sociales, comme la reforestation, précise Alexis Krycève, son fondateur. Nos objets sont made-in-France, fabri- qués en matériaux naturels recyclables, fabriqués par des ouvriers en situation de handicap... Nous travaillons de plus en plus avec des comités d’entreprise. De notre côté, nous devenons de plus en plus identi ables. En face, nous percevons de l’appétence pour ces thé- matiques : il y a une prise de conscience des enjeux écologiques dans la société au sens large, donc de fait à l’intérieur de l’entreprise aussi. La réceptivité : on n’associe plus l’écologie au domaine de l’associatif. » Gifts for change parvient à se différencier dans un univers historiquement peu engagé socialement : on ne compte plus les goodies etvoit apparaître de nouveaux types d’acteurs parmi les exposants. Alors que le mar- ché de l’objet publicitaire est très concurrentiel, un certain nombre de nouveaux fabricants se sont mis en têtede concevoir des produits verts, éco-responsables et made-in-France. La ten- dance n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais elle est bien réelle. « Plusieurs entreprises essayent d’avoirDes entreprises, lassées des objets standardisés, sont soucieuses de personnaliser leurs cadeaux de  n d’annéeNovembre - N°45autres cadeaux en plastique à base de pétrole et « made in China », par exemple. Récemment, la jeune so- ciété a signé quelques belles opérations, notamment la vente de 5000 kits « papè- terie de bureau » à un CE d’une grande entreprise de conseil et d’audit. Tout ce qu’il y a de plus classique, sauf que tout était confec- tionné à base de produits recyclés, selon un design scandinave dans l’esprit. Valeur ajoutée, chaque col- laborateur est devenu enplus virtuellement le parrain d’un arbre, dont il pouvait suivre l’évolution grâce à un code individuel sur le kit. « L’idée, c’est de changer le rapport au cadeau, de proposer quelque chose d’engageant et c’est ce qui plaît aux CE : associer le salarié à une démarche positive, poursuit Alexis Krycève. Vous valorisez la personne qui reçoit ce type de cadeau. Et y ajouter le parrainage d’une ruche ou d’un arbre ampli e ce sentiment. »]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[le cadeau veRt(ueux) : vecteuR de communication RhRevers de la médaille, ce type de cadeaux – fabriqués en France avec des maté- riaux éco-responsables – est évidemment plus coûteux que les goodies classiques. Ce qui n’empêche pas cer- taines entreprises d’y suc- comber. Car la certi cationce type de communication est utilisé par les annonceurs avant même la radio ou l’af-  chage ? Offrir un objet, même basique, mais qui est explicitement vertueux, per- met de renvoyer une image positive, en externe comme en interne... Les récipien- daires mémoriseraient ainsi plus facilement la marque ou le logo lorsque ceux-ci s’af chent sur un cadeau certi é développement du-anniversaire de la mission handicap de Crit. « Cela nous a permis d’avoir une vitrine supplémentaire au niveau de notre politique générale en matière de RSE. Ce genre d’objet permet de nous démarquer grâce à une éthique. Pour Noël prochain, nous cherchons des cadeaux dans la même veine, mais trouver le bon partenaire prend plus de temps comparé à ceux quile cas du développeur et ex- ploitant éolien H2Air, dont le siège est basé à Amiens. « Nous faisons en sorte que tous nos cadeaux, à destination du grand pu- blic comme du personnel, soient exemplaires de ce point de vue, appuie Emilie Therouin, responsable des relations publiques de la société. C’est un peu plus cher, certes, mais nous de- vons montrer la cohérence de notre action et nous ins- crire dans une démarche de qualité. Les salariés sont réceptifs à ce type d’objet qui renforce leur  erté de porter nos valeurs. » L’an passé, en guise de cadeau de  n d’année, chacun des 35 salariés de H2Air avait reçu une gourde Gobi à son nom (l’importance de la personnalisation) conçue localement, ainsi qu’un pot de miel bio. A.priori, ils échapperont aux chèques cadeaux impersonnels cette année encore.De nouvelles tendances émergent, comme le cadeau éthique ou éco-responsable, plus coûteux mais aussi plus lourds de sensAttention à ne pas aller trop loin dans le cadeau écologique...éco-responsable répond à beaucoup de probléma- tiques de communicationinterne, à condition de bien mettre en valeur le sens du cadeau. Est-ce pour autant un surcoût inutile lorsque l’on sait que la publicité par l’objet représente 1,3 mil- liard d’euros par an, et querable. Gwendal Benech est chargé de mission déve- loppement social au sein du groupe d’intérim Crit. Il a récemment commandé 400 goodies éco-conçus à la société L’Arbre à bulles, qui furent remis à des sa- lariés à l’issue d’un quizz dans le cadre du dixièmerecherchent des prestations classiques. » Il faut donc que le cadeau vert émane d’une réelle volonté en amont de la part des décideurs. Forcément, les acteurs du développement durable sont plus enclins à casser leur tirelire pour ce genre de ca- deaux par conviction. C’estecoreseau.fr 63]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormatioNRéseaux & in uenceLes rallyesLes rallyes forment et animent les cercles du pouvoir politique et économique comme aucune autre société.Par Olivier RemyParis, 4e arrondisse- ment. Thomas a donné rendez-vous au Temps des Cerises, un bar bondé à quelques centaines de mètres du lycée qu’il a fréquenté il y a quelques années, les Francs Bourgeois, l’une desdonne l’impression d’avoir usurpé quelque chose », reconnaît ce désormais qua- dra. Passé par HEC, exilé en Asie puis à Londres, il est revenu à Paris pour le compte d’une prestigieuse banque d’affaires dont il préfère taire le nom. Des années et des expériences qui lui ont toutefois permis d’analyser ce parcours ini- tiatique et ce qu’il a réussi à en faire. « Après le temps des découvertes culturelles, puis de la danse et du bridge,L’appartenance à ce micro- cosme, aux mêmes clubs et aux mêmes centres d’intérêt, consolide ces liens. »« le Rallye est un PRojet éducatiF qui vient doubleR le système scolaiRe » Pour le business ? « Dans notre milieu, il est question d’héritage, mais pas seu- lement  nancier. Les ral- lyes, c’est aussi le parcours qui permet d’hériter de la culture, des symboles et des codes, du lien social et du rapport aux autres. » Si la bonne éducation veut qu’on ne parle pas d’argent à table, elle n’interdit pas de parler affaires. « C’est évident, c’est le lien de con ance, c’est aussi l’assurance que le patrimoine va être pré- servé et développé, où cha- cun veille sur l’autre. » Les sociologues Michel Pinçonciers et économiques aussi.« L’efficacité sociale des rallyes réside moins dans des unions matrimoniales entre les participants que dans cet apprentissage en profondeur de la connais- sance de son milieu et de la reconnaissance de son sem- blable. » Le carnet d’adresses se fait là. Il peut aussi servir d’ascenseur social. François, issu d’une famille modeste de restaurateurs est entré à Polytechnique à la  n des années 80. Il y a rencontré beaucoup de monde et con e « en avoir béné cié ». « Cela a commencé à travers les soi- rées de l’école de l’époque. Je suis entré dans un monde qui n’était pas tout à fait le mien, mais mes études bril- lantes m’ont amené à la coop- tation après que j’ai épousé une jeune femme d’une très bonne famille. À mon tour, je suis devenu membre deun investissement et c’est logique car on parle de di- zaines de milliers d’euros, con rme Thomas qui voit désormais son  ls recevoir les premières invitations. Les mariages d’affaires et de raison sont sans doute moins fréquents qu’il y a deux ou trois décennies, on pense davantage réseau, mais reste ce sentiment d’appartenance très puissant. C’est ce qui réunit dans les quartiers chics de Paris, mais aussi à Saint-Tropez ou à l’Ile de Ré l’été. » Ce que con rment Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, éclaireurs du Bottin mondain. « On ne peut pas rester riche et tout seul. Très vite, la richesse économique, pour durer et être transmise, doit être légitimée par de la richesse sociale. Un portefeuille de relations permet de trouver des pairs dans tous les do-Décryptage d’un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingQui mènela danse ?Le rôle des rallyes ? Apprendre collectivement à reconnaître son semblable et à identi er les partenaires possiblesinstitutions les mieux classées de France. Parler de son mi- lieu, la haute bourgeoisie de la capitale, du quartier qu’il habite maintenant, le triangle d’or, et de la manière dont cet entre-soi permet d’alimenter son carnet d’adresses, est un exercice dif cile. « Dès que l’on sort de ce milieu, on se sent souvent très rapidement jugé. Fils de, héritier, rentier, membre d’une caste... Dans une société où le mérite est af ché partout en grand, onest arrivé celui des soirées, en fin d’adolescence, les premiers  irts, la connais- sance des autres parents. Le début d’une période où l’on se fréquente pendant deux, trois, quatre, cinq ans, jusque dans les études supérieures. Là, forcément, des liens puissants se créent, des liens de fraternité en fait, qui nous amènent assez natu- rellement à être recruté par le père d’un ami, puis, sou- vent, à travailler ensemble.et Monique Pinçon-Charlot ont beaucoup enquêté sur les pratiques de la bourgeoisie et de l’aristocratie. Dans leur ouvrage « Les Ghettos du Gotha »*, ils soulignent la dimension d’apprentis- sage collectif des rallyes et mettent des mots sur cette culture spéci que. « Le ral- lye, dans son cursus com- plet, est un projet éducatif qui vient doubler le système scolaire et compléter les apprentissages familiaux. Il a surtout la spécificité d’apprendre collectivement à reconnaître son semblable, à identi er les partenaires possibles. » Ceux de l’autre sexe, les partenaires  nan-cette bourgeoisie. J’y ai dé- couvert la transmission de codes d’appartenance, mais aussi de codes de conduite, d’éducation, que je ne soup- çonnais pas et qui étaient d’ailleurs  lés de manière très simple. Et j’ai aussi pu enrichir mon réseau de connaissances évidemment », explique ce cadre qui travaille chez Orange.« dans ce monde, seuls comPtent les semblables »Ces rallyes, les Salon Hoche peuvent en témoigner, re- présentent des coûts très importants pour les familles. « Beaucoup le voient commemaines de l’activité écono- mique, administrative, poli- tique et culturelle. Ce réseau prend une forme matérielle dans les carnets d’adresses (...) Dans ce monde, seuls comptent les semblables puisque la position sociale des uns est dépendante de celle des autres (...) Ce qui importe, c’est que chaque membre du réseau puisse compter sur la solidaritéDes liens qui se nouent solidement, dès le plus jeune âge...éventuelle de to.» Avec le savoir-vivre comme clé d’entrée et comme prin- cipe de préservation d’un espace à part.us les autres.64 Novembre - N°45]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormatioNObservatoireBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles, les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéCe mois-ci, focus sur les mœurs numériques qui meuvent notre pays avec notamment une statistique inquiétante avancée par Qlik et la création de la première école sociale numérique en France. Deux éléments qui prouvent que la transformation digitale bien qu’amorcée de longue date doit encore être évangélisée et implémentée au sein de certains territoires. Question RH, votre mensuel éco revient sur deux études, l’une sur l’employabilité, l’autre sur les facteurs de rétention du personnel en entreprise. Deux approches complémentaires qui toutefois concordent sur un décalage croissant entre les employeurs et les collaborateurs. Bonne lecture.Le coin des grandes écolesKEDGE au service du patrimoine viticoleKEDGE Business School pilote en partenariat avec le Conseil dé- partemental de Gironde un « projet transversal » impliquant ses étudiants de la Wine & Spirits Academy autour des problématiques des petites exploitations de la filière viticole de la Gironde. Le jury s’est réuni mercredi 27 septembre 2017 pour délibérer suite aux comptes-rendus des étudiants. Pour la septième année, 12 en- treprises viticoles ont été auditées pendant un an par une soixan- taine d’étudiants du Mastère spécialisé en Management des vins et spiritueux de KEDGE, afin d’étudier les problématiques des pro- priétaires d’exploitation et leur apporter des solutions. « L’objectif est non seulement de faire bénéficier les producteurs en difficulté d’une expertise extérieure et novatrice, précise Jacques-Olivier Pesme, directeur de la Wine & Spirits Academy de KEDGE, maisaussi de faire réfléchir les étudiants en conditions réelles sur des problématiques complexes et délicates alliant productivité et hu- main. Il est important pour KEDGE qui bénéficie d’une expertise reconnue au niveau international d’œuvrer au service des entre- prises de son territoire. » L’étude se déroule en quatre temps : la découverte de l’entreprise, l’analyse gustative des produits avec des enseignants de l’Institut des sciences de la vigne et du vin (ISVV), le diagnostic, les recommandations (stratégie, commercial et marke- ting). Les dépôts de candidatures pour le « Projet Transversal 2018 » débuteront en janvier. Les jeunes vignerons, petites propriétés, caves, coopératives et autres acteurs de la production sont appelés à présenter leur dossier.L’X, l’ENSTA et le CNRSL’École polytechnique, l’École nationale supérieure de techniques avancées - ENSTA ParisTech et le CNRS viennent de signer un nou- veau partenariat de recherche avec l’Institut de recherche Helmholtz- Zentrum Dresden-Rossendorf, en Allemagne. Ce partenariat accen- tuera la coopération scientifique dans ledomaine de l’accélération laser-plasmaet les applications d’intérêt médical. Leschercheurs du Laboratoire d’optiqueappliquée (CNRS/ENSTA ParisTech/École polytechnique) et du Helmholtz-Zentrum Dresden-Rossendorf (HZDR)ont démontré des approches pionnièrespour générer des faisceaux de particuleset de rayonnements aux propriétés innovantes qui sont basées sur l’interaction entre un plasma et un laser. Les performances de ces sources ouvrent de nouvelles perspectives en radiobiologie avan- cée, mais également pour la thérapie anticancéreuse ou la détection précoce de tumeurs à haute résolution spatiale. Le Laboratoire d’op- tique appliquée est un laboratoire de recherche commun à l’ENSTA ParisTech, au CNRS et à l’École polytechnique. Ses activités de recherche couvrent un large spectre scientifique centré sur le dé- veloppement et les applications de sources lasers ultra brefs, la physique de l’interaction laser-matière et des plasmas, ainsi que la production de sources compactes de rayonnements et de particules énergétiques.Création de la fondation Mines AlèsLa Fondation Mines Alès, sous l’égide de la Fondation Mines-Télé- com, a été créée le 26 septembre. Reconnue d’utilité publique, son rôle est de collecter des fonds pour contribuer au développement de l’école. « Grâce à la création de cette fondation, IMT Mines Alès et Mines Alès Alumni, son association d’anciens élèves, vont désormais disposer durablement d’un cadre de mécénat attractif et sécurisé66Novembre - N°45]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCréation de la première école sociale du numériqueLa « Fabrique Simplon-Saint-Maur », première Ecole sociale du numérique du Val-de-Marne, propose une formation gratuite au métier de référent digital pour les jeunes peu ou non diplômés. L’oc- casion pour les personnes éloignées de l’emploi ou de la formation de renouer avec la vie active. La Fabrique Simplon-Saint-Maur a été inaugurée le lundi 16 octobre 2017 au 58 rue du Pont de Créteilà Saint-Maur-des Fossés (94100). Elle consiste en un site de formation spécialisé qui propose des sessions intensives et gratuites dédiées au métier de référent digital. Elle s’adresse à une quinzaine de jeunes, peu ou non diplômés, et aux personnes éloignées de l’emploi ou de la formation du quartier prioritaire de la ville de Saint-Maur et des villes du Val-de-Marne. Grâce à elle, les appre- nants sélectionnés bénéficieront d’unaccompagnement dans leur retour vers l’emploi, répondant ainsi aux besoins des TPE/PME dans leur transition vers le numérique. Ce nouveau projet est intégralement financé par Septodont, labo- ratoire pharmaceutique leader mondial de l’anesthésie dentaire. Il est également soutenu par la mairie de Saint-Maur-des-Fossés qui met à disposition le local pour la formation.Source : SimplonObservatoirepour porter les ambitions de développement de l’école, au service de la formation, de la recherche et du développement économique » se réjouit Bruno Goubet, directeur d’IMT Mines Alès.Cette nouvelle structure juridique va permettre à l’école de conso-lider et d’amplifier les actions déjà en- treprises en matière de mécénat depuis 2011. Elle espère, avec cet outil, déve- lopper son attractivité sur les projets qu’elle met en œuvre. A ce jour, trois cent vingt donateurs, diplômés et en- treprises, soutiennent régulièrement les investissements de l’école. Un ac- croissement de ce nombre et des fonds collectés permettra de doter de moyens supplémentaires son projet pédagogique innovant autour de l’ingénieur entrepre-neur ; de soutenir les élèves méritants via bourses et prix d’aide à l’excellence ; d’encourager les projets de recherche, d’innovation et de mobilités internationales ; d’accompagner l’évolution du campus, notamment ses infrastructures, dans un cadre d’intérêt général et au sein de son écosystème territorial.Les dons versés à la Fondation Mines Alès sont déductibles : pour les particuliers, dans le cadre de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66% de leur montant et 75% dans le cadre de l’ISF, et pour les socié- tés à hauteur de 60%, en fonction de la réglementation en vigueur. Source : IMT Mines AlèsLe chiffre du mois17%sont « datalphabètes », c’est-à-dire capables de lire, manipuler, analyser des données et s’appuyer sur celles-ci pour argumenter selon étude de Qlik sur les salariés européens et leurs connaissances sur la donnée publiée le 16 octobre 2017 menée auprès de 5000 salariés européens.Seulement, moins d’un salarié Européen sur cinq, 17% précisément, comprennent préci- sément l’usage qu’ils font des données aux- quelles il ont accès. IlsAudencia BS change de statutLors de sa séance du 26 septembre dernier, le conseil d’administra- tion d’Audencia Business School a voté à l’unanimité la résolution en faveur du changement de statut de l’école, qui deviendra, à comp- ter du 1er janvier 2018, un Établissement d’enseignement supérieur consulaire (EESC). Grâce à ce nouveau statut, Audencia Business School, adossée à la CCI Nantes St-Nazaire, renforce son autono- mie de gestion et de décision pour mieux répondre aux enjeux de son développement.Source : Audencia BSecoreseau.fr 67]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormatioNObservatoireLe coin des RHLes salariés en mal de considération ?« Moins d’un salarié français sur quatre se sent estimé au sein de son entreprise » Tandis que le chômage diminue et que le marché de l’emploi européen se renforce, comme le montre le rapport national sur l’emploi en France d’ADP, un décalage croissant subsiste entre ce que les salariés et les employeurs pensent du travail. Le centre de recherches ADP Research Institute® a mené une nouvelle étude publiée le 19 septembre pour comprendre ce que prennent en compte les collaborateurs quand ils décident de garder leur emploi ou d’en rechercher un nouveau. Les résultats d’ADP® publiés dans le rapport « Evolution of Work 2.0 » montrent queles salariés européens ont tendance àse focaliser sur les facteurs qui les af-fectent quotidiennement au travail (le« moi »), alors que les employeurs ontune vision plus élargie, particulièrementpour les perspectives de carrière surle long terme (le « nous »). Alors quele marché du travail se porte mieux,avec notamment près de 82000 emploiscréés en France entre janvier et juillet2017, le décalage de perception sur l’entreprise entre salariés et employeurs devient de plus en plus visible. Si les salariés français ont tendance à changer d’emploi moins souvent que dans le reste du monde, ils demeurent ouverts au changement : 63% des répondants estiment que la sécurité de l’emploi n’existe plus aujourd’hui et près de deux sur trois (61%) pensent que l’on doit toujours rechercher de nouvelles opportunités. Les employeurs devraient donc prêter attention à cette situation, car seuls 47% des salariés estiment que leur travail répond à leurs attentes.« Bien sûr, la rémunération et les horaires de travail jouent un rôle important dans la fidélisation des salariés, mais répondre à leurs attentes est la clé », déclare Ahu Yildirmaz, vice-présidente et directrice de l’ADP Research Institute®. « Les salariés disentPatrick Levy-WaitzPrésident de la Fondation Travailler AutrementPDG d’ITG, leader du portage salarialLe numérique ou la fracture territorialeLors de la Conférence nationale des territoires, le Président de la Ré- publique Emmanuel Macron a annoncé l’accélération de la couverture numérique du territoire par la  bre. Ainsi, d’ici deux ou trois ans, la  bre devrait couvrir la totalité du territoire national.En n !Les gouvernements successifs ont pris du temps pour se saisir de cette pro- blématique majeure, puisque d’intérêt général, que tous les Français appe- laient de leurs vœux.Mais au-delà du soulagement, j’espère que cette mesure permettra de créer de l’activité dans les territoires car force est de constater que si nous vou- lons rebâtir, reconstruire et réorganiser une activité économique partout en France, il faut permettre la naissance de lieux collectifs, tels que les espaces de coworking qui existent déjà dans les métropoles.L’éclosion de ces espaces ne peut se réaliser qu’avec le numérique.A l’image de ce qu’étaient les maisons de la Culture de l’après-guerre, ces espaces doivent être les berceaux d’une dynamique nouvelle dans les terri- toires avec comme principaux principes, l’accès à la technologie, à des col- lectifs et des lieux de travail. Recréons des espaces au service de l’activité économique et des nouvelles formes de travail a n de créer, de rassembler et fédérer l’ensemble des acteurs dans un objectif d’innovation collective. Pour que cette utopie se réalise un jour, il faudra sans doute mettre les villes moyennes au cœur du dispositif sans quoi le numérique restera l’apanage des métropoles et des grandes villes.68 Novembre - N°45Travailler autrement]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[avoir plus de chances de rester dans une entreprise si leur rôle est en accord avec les attentes demandées par l’entreprise au moment de l’embauche, ainsi que s’ils comprennent comment leur rôle aide à atteindre les objectifs de l’entreprise. Quand un poste s’éloigne de cet accord, les salariés pensent déjà à partir. »Un autre constat important de l’étude ADP est que les salariés eu- ropéens se sentent moins valorisés et estimés que dans le reste du monde. L’étude ADP souligne aussi qu’il y a des efforts à faire quant à l’amélioration de la gestion des compétences, où les employeurs pensent faire un bien meilleur travail que ce que ne pensent les collaborateurs.Source : ADPFormation continue, réseau professionnel, parcours di- versifié : les principaux leviers d’employabilité38% des actifs français considèrent que le développement de leur employabilité est principalement de leur propre ressort. C’est ce qui ressortirait de l’étude réalisée auprès des actifs français par l’IFOP et publiée le 21 septembre par Monster, un leader mondial de la mise en relation entre les personnes et les opportunités de carrière, sur le sujet des leviers de l’employabilité et des meilleurs moyens de la développer. Ces derniers se montrent confiants dans leur formation et leurs capacités propres à accroître leur employabilité, tout en étant conscients du rôle déterminant que leur employeur peut jouer, via notamment la formation continue aux nouvelles technologies. La notion d’employabilité vue comme « la capacité d’évoluer de façon autonome à l’intérieur du marché du travail, de façon à réa-Rh & FoRmationliser, de manière durable, par l’emploi, le potentiel qu’on a en soi. L’employabilité dépend des connaissances, des qualifications et des comportements qu’on a, de la façon dont on s’en sert et dont on les présente à l’employeur » exige que le niveau de qualification et de compétence joue un rôle critique dans l’employabilité. Dans les faits, plus de quatre actifs français sur cinq (82%) s’estiment suffi- samment formés pour le secteur d’activité dans lequel ils souhaitent travailler, et 34% l’affirment avec certitude. Seuls 18% de la popu- lation active ne s’estiment pas suffisamment formés pour le postequ’ils souhaiteraient obtenir, une part qui grimpe à 21% chez les 18-24 ans et 30% chez les chômeurs ayant déjà travaillé. Plus d’un actif sur trois (38%) estime que cette tâche repose principalement sur ses épaules. A contrario, ils sont un sur cinq à considérer que cela incombe en premier lieu à leur employeur actuel (24%) via des modules de formation. Ils comptent ensuitesur leur réseau professionnel (15%), les organismes de formation (14%), les pouvoirs publics (5%) et les coachs de carrière (3%).La formation continue demeure principal vecteur d’employabilité devant le réseau professionnel, les actifs plébiscitant la formation et un accompagnement personnalisé. Enfin, le vécu du salarié est considéré comme un capital immatériel concurrentiel pour l’entre- prise pour 18% des actifs interrogés.Source : MonsterObservatoireecoreseau.fr 69]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormatioNFocus sur un nouveau métier ] [C’EST QUOI UN SOLUTIONS ARCHITECT ?Le recours au Cloud a nécessité la création de services et d’experts IT polyvalents. Un exemple emblématique, celui de Solutions Architect.Entretien avec Stephan Hadinger, Senior Manager, Solutions Architecture d’Amazon Web Services.« Nous recherchons avant tout une curiosité dans les nouvelles technologies pour nourrir une vision globale et mettre en musique l’innovation avec l’IT »Quelles sont vos missions ?Cela fait aujourd’hui plus de cinq ans que je dirige le service Solutions Architecture au sein d’AWS en gérant l’équipe d’architectes solutions. Le principe de notre mé- tier est de travailler avec nos clients et partenaires en leur montrant comment tirer le meilleur parti du Cloud. Il y a une part d’éducation à la technologie en termes d’utili- sation et de bonnes pratiques et ensuite nous travaillons sur des schémas d’architecture pour exploiter l’ensemble des solutions de façon optimale. Notre meilleure méthode souvent, c’est celle du tableau blanc : cerner les besoins clients et leur proposer le produit le mieux adapté à leurs besoins actuels tout en anticipant leurs besoins futurs. Notre profession repose sur plusieurs grands principes : la sécurité, la performance, la disponibilité et l’optimisa- tion des coûts.Question sécurité, il est essentiel de travailler avec le client pour mettre en place les règles de chiffrement des données et de suivre les bonnes pratiques de sécurité pour se prémunir contre les attaques web par exemple. L’aspect performance, c’est faire en sorte que les applis répondent aux besoins actuels et futurs. Notre offre pro- pose par exemple de l’autoscaling qui permet une adapta-tion automatique à la charge qui pèse sur les applications clients. Côté disponibilité, il faut comprendre que toute bonne architecture doit prendre en compte l’indisponibi- lité potentielle et temporaire de certaines infrastructures. Ce sont des faits rarissimes mais cela doit être anticipé dans l’architecture de l’application pour maintenir la qua- lité des services délivrés par nos clients à leurs utilisa- teurs.L’optimisation des coûts est un autre  l rouge et une spéci cité de notre marché de l’IT : nos architectes s’engagent avec chaque client à faire baisser les coûts : baisse tarifaire, produit mieux adaptés, proposition d’une architecture la plus compétitive possible.Quelles compétences mobilisez-vous ?Quels savoir-être ?Mon travail quotidien repose d’une part sur de l’exper- tise technique et sur de la relation client. Avant AWS, j’ai construit un background très varié dans l’IT. J’ai été embauché essentiellement à partir des compétences que j’avais construites. Chez AWS, ce sont les compétences et non pas les types de pro ls qui pèsent. Ces compétences doivent toutefois être en phase avec la culture d’Amazon qui repose sur 14 leadership principles qui explicitent notremanière de travailler et de considérer l’innovation.Quel regard portez-vous sur votre métier ?C’est un métier riche. Ce qui est intéressant, c’est la diver- sité de clients et de cas d’usage. Nous accompagnons des start-up incubées à la Station F, des TPE dans le gaming, l’assurance ou encore les médias, et des grands groupes du CAC 40. Nous nous réjouissons toujours d’accompa- gner nos clients dans la créativité et l’innovation dont ils font montre. Nous leur fournissons des briques technolo- giques que les clients utilisent de façon très créative. Par exemple, Véolia a mis en place sur AWS une application IoT (Internet des objets) a n de faire de la maintenance prédictive de ses cuves de stockage d’eau.C’est également un métier à la croisée de nombreuses technologies et de backgrounds : dans notre service, nous avons des collaborateurs issus de toutes les spécia- lités : logiciel, réseaux, infrastructure, lead developer. Nous recherchons avant tout une curiosité dans les nouvelles technologies pour nourrir une vision globale et mettre en musique l’innovation avec l’IT au service de nos clients.Propos recueillis par Geoffroy FrameryObservatoire70 Novembre - N°45]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[Manager autrementRh & FoRmationLes innovations RH émergent constamment. Focus sur l’une d’entre ellesJusqu’où pousser la délégation entre manager et managé Diviser pour mieux régner ?La réussite d’une bonne délégation reviendrait à clari er les contours d’une nouvelle relation entre manager et managé. Un effort conjoint sans limites ?nels ICN Business School, président de STAN Institute d’ajouter : « La délégation est une méthode de management à envisager au cas par cas. Au sein d’une même struc- ture, un jeune manager peut s’épanouir dans une grande liberté de manœuvre tandis que d’autres pro ls juniors nécessiteront d’être guidés et d’avoir des feedbacks récur- rents. Dit autrement, certains pro ls performeront dans une approche de type de libérée tandis que d’autres auront besoin d’un planning ».tout déléGueR ?a quel PRix ?L’une des principales limites dans la délégation revient à ne pas clari er ce qui va être délégué. Si tout peut être délégué d’un point de vue opérationnel, « le manque de clarté sur un objectif, les missions, les délais, peuvent donner raison au manager qui ne délègue pas parce que cela ne marche pas... Tout doit être discuté », alerte Stéphanie Roels. Jean-Pierre Henry analyse : « C’est de la préparation entre les parties pour se mettre d’accord sur la voie à prendre que dépend la qualité de la délégation. Ensuite doit s’engager une logique de dialogue et d’écoute mutuelle. Car l’échec de la délégation est un tort partagé qui peut être dépassé par le dialogue ouvert ».Ne sous-estimons pas non plus la motivation du salarié, car la prise de responsabilité est souvent vécue comme une prise de risque et une charge de travail supplémentaire. « Une fois le délégateur mo- tivé, il faut mettre en place une méthode avec des points incontournables qui donnent du sens et un contexte, un cadre à la mission con ée. Surtout il faut rassurer ledélégataire sur les moyens qui lui sont alloués pour réussir. Trop souvent, beaucoup de patrons considèrent qu’une passation de dossier un peucoaching d’entreprise, qui accompagne surtout des TPE et petites PME.Vous l’aurez compris. Déléguer nesefaitniàlava-vite,niàne concerne que des tâches ponctuelles. J’accompagne de nombreuses entreprises quifontlebondde10à30 employés. La délégation est essentielle lors de cette phase de croissance. Mais lorsqu’il est question de croissance, les sujets de l’intrapreneu- riat ou d’entreprise libérée, sont davantage une question de structure d’entreprise. Et non pas de délégation mana- gériale. Je coache certains dirigeants pour que les en- treprises tournent sans eux. Si les méthodes s’apparentent à celle de la déléga.tion, nous sommes dans une dynamique plus complexe que celle de la simple délégation », conclut Jean-Yves David.Par Geoffroy FrameryDéléguer est un processus qui permet de con er et de véri erDéléguer, c’est gran- dir. Les experts RH af rment de concert que la délégation est un acte managérial de base qui permet au dirigeant ou au manager de sortir la tête du guidon, de se pencher sur les tâches à haute valeur ajoutée et de cultiver une vision long terme et stratégique de son activité tout en faisant grandir les sa- lariés. Pourquoi la théorie se frictionne-t-elle donc autant avec les faits ?blocaGes ciRconstanciels et PsycholoGiquesLes achoppements qui parfois ralentissent le processus sont nombreux. La faute parfois au manager. Stéphanie Roels, coach chez Elysée Consulting, précise : « Souvent, il s’agit d’un problème de con ance ou de temps. Le manager peut estimer qu’il peut faire mieux et plus vite. Parfois, il peut s’agir d’un besoin excessif de contrôle. Et dans d’autres cas, le manager a une pos- ture de protecteur et craint de surcharger ou d’imposer une pression supplémentaire.Dans tous les cas, la délégation nécessite une plani cation claire voire une montée en compétences ».Aussi, le fait de déléguer ne signi e pas abandonner une responsabilité ni octroyer tous azimuts de nouvelles respon- sabilités mais redessiner un rapport entre un manager et son (ses) équipe(s).Si un premier travail sur la posture du dirigeant semble essentiel, il faut s’assurer que chacun demeure a sa place et apporte de la valeur ajoutée sur le périmètre auquel corres- pond initialement sa fonction. Déléguer est un processus qui permet de con er et de véri er. Ainsi, la délégation doit-elle avant tout répondre à un en- jeu pragmatique : comment con er pour se recentrer, à une personne qui ait le poten- tiel d’accomplir une nouvelle mission ? « Le recrutement ou le choix de la personne est souvent fait rapidement, pourtant c’est la base de la délégation », ajoute Stéphanie Roels. Et Jean-Pierre Henry, professeur af lié ICN Business School, président de l’associa- tion des Coachs profession- oue suf ra. Mais c’est sou- vent la meilleure manière d’échouer. Cadrer et éviter les petites dérives permettent aux deux parties prenantes de gagner en confiance », note Jean-Yves David, Men- toris, franchisé Action Coach, premier réseau mondial dela légère, et exige de dessiner précisément les contours de la relation entre le manager et le managé, le temps d’un nouveau projet ou d’une nou- velle prise de responsabilité. « Si tout peut être délégué exception faite de la stratégie de l’entreprise, ce procédéFaire décoller votre n-1 ne dépend que de vous...ecoreseau.fr 71]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormatioNCarrières & Talents72Analyse d’une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesLe réseau des IAEUne formule en pleine mue ?Au pays d’HEC, les instituts d’administration des entreprises (IAE) constituent une alterna- tive à moindre frais, et sur les mêmes théma- tiques ( nance, comptabilité, gestion, marke- ting...). Mais ce réseau tire à hue et à dia.d’accréditations internatio- nales – et Grenoble voire à Nice – 42% d’étudiants français, 71 nationalités présentes sur le campus –, quasiment aux abonnés absents à Amiens – avec seulement deux accords internationaux...taires qui ont formé – en six décennies – pas moins de 500000 jeunes et moins jeunes. Le nom, d’abord. On l’a vu avec Toulouse, mais l’IAE de Strasbourg a été rebaptisé école de ma- nagement. La signature de l’établissement parisien ? Sorbonne business school. APar Murielle WolskiVendredi 6 octobre. Il y avait comme un air de fête sur le campus de l’Institut d’ad- ministration des entreprises (IAE) de Toulouse, avec un podium, d’énormes bal- lons rouges et blancs qui  ottaient dans l’air, la mu- sique à fond. C’était même jour exceptionnel de relâche pour les quelque 2700 étu- diants... Cette communica- tion à profusion – un budget global de 400000 euros dis- patchés sur deux ans – est assez inhabituelle dans le milieu universitaire. « La responsable  nancière de l’école est moins souriante que les autres », ponctue Hervé Penan, le directeur à la manœuvre. Cet établis- sement met ainsi en scène son changement de nom : l’IAE de Toulouse devient Toulouse school of mana- gement (TSM).Une distance prise par rap- port au réseau des IAE qui en compte 32 ? Probable- ment, mais d’ici 12 à 18 mois. Pour l’heure, ce grand raout (avec affichage sur les abribus, dans les aéro- ports...) a vocation à af cher une stratégie de dévelop- pement à l’international pour atteindre les 25% à 30% d’étudiants étrangers, contre 12% actuellement. Ou comment devenir une « business school » comme les autres. Créés par Gaston Berger, il y a 60 ans, lesIAE n’ont pas la  bre inter- nationale inscrite dans leur ADN. Elle est inégalement développée. Fer de lance à Aix, Lyon – 150 partenaires, dont près de 60% sont richeshétéRoGénéité omniPRésenteInégal. C’est l’adjectif à re- tenir. L’hétérogénéité est de mise au sein de ces écoles de management universi-Aix, on parle d’Aix-Marseille graduate school of manage- ment ou d’university business school. Et en matière de stratégie de développement, ils n’avancent pas non plusTémoignageAlexandre Bastien, 29 ans, étudiant en alternanceen master conseiller patrimonial à l’IAE de ToulouseL’IAE de Toulouse – TSM depuis quelques jours –, Alexandre Bastien le connaît bien. Même très bien, avec deux expériences aux tonalités très différentes à la clé. La pre- mière : début des années 2010, il y est inscrit en master marketing. Mais, le diplôme en poche, l’insertion se grippe. Les opportunités pour travailler dans le marketing ne sont pas légion dans la ville rose et alentours – les Toulousains de naissance et d’adoption ne jouent pas à plein la mobilité. Grande distribution, agent immobilier, chômage aussi... le bilan de la période est mitigé. Retour à la case IAE en 2017, pour un master de conseil- ler patrimonial. « Ca n’a rien à voir, dit Alexandre Bastien. Cet établissement n’a pas le même visage, plus professionnalisant. Et autant le dire, les différences avec la business school voisine sont très limitées. On se partage les mêmes enseignants, avec des slides qui portent le logo de TBS. L’image archaïque de l’université est balayée. Elle est même plutôt positive auprès des entreprises. » Pour preuve, son employeur – la banque Cour- tois – a déjà évoqué l’idée d’enchaîner avec un contrat à durée indéterminée.Novembre - N°45Les IAE jouent toujours un rôle d’élévateur en 2017]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[Carrières & TalentsRh & FoRmationDonnées générales 2017Formations EtudiantsRecherche AlumniProfessionnalisation Internationalcomme un seul homme, s’adaptant au contexte local. Un exemple, avec l’IAE de Caen. Le segment choisi il y a plus de 15 ans mainte- nant est l’e-learning – une décision très liée au bassin d’emploi. Vu le positionne- ment géographique, déve- lopper l’ingénierie a permis à cet établissement de ne pas se concentrer sur les seuls Normands, d’élargir son assiette et de toucher des Franciliens, d’autres candidats du Nord ou même de l’étranger. Résultat : pas moins de 1000 stagiaires par an dont 500 à distance. Sa notoriété, l’IAE de Paris la tire du développement de la formation continue. Il en a fait sa spécialité. Aujourd’hui, 80% de ses étudiants le sont à ce titre, 20% sont en apprentissage et epsilon en formation ini- tiale. Autonomes au cœur de l’université, en vertu de l’article 713-9, les IAE le sont aussi au sein de leurpropre réseau.une excePtion ?150. Tel est le nombre d’écoles dans l’Hexagone à dispenser des cursus de commerce et de gestion. Qu’y-a-t-il de commun entre HEC – le nec plus ultra,que l’étranger nous envie – et l’EGC de Montauban ? Rien, ou peu. Est-ce un drame ? Que nenni. Idem au sein du cercle fermé de la conférence des grandes écoles (CGE), qui regroupe 265 établissements dont 37 écoles de management. Quepartagent l’Insead et Mont- pellier Business School ? La question est rarement posée. Cela ne soulève pas de débat.Curieusement, l’hétérogé- néité des IAE est – elle – toujours pointée du doigt. Dénoncée. Les businessschools ne s’en privent pas. Et même en interne, cette variété commence à semer la zizanie. Au point que cer- tains IAE aimeraient faire scission?Ilyaunpasqui pourrait être franchi dans les prochains mois... Affaire à suivre.tout d’uneGRande ? Comptabilité audit, res- sources humaines, logis- tique, stratégie, finance, achat, vente, marketing, communication, internatio- nal... pas moins de 30  lières différentes sont proposées, ici dès la L1 – pour 11 d’entre eux –, ailleurs dès la L2 – ils sont 12 à le faire. L’entrée en L3 est plus répandue, avec 25 IAE concernés. Au global, le catalogue est riche de 37 formations en e-learning, 111 doubles-di- plômes... 50000 étudiants sont actuellement inscrits, 9500 au titre de la formation continue. A l’instar des bu- siness schools, nombre d’IAE voient en la formation tout au long de la vie un levier de développement.elévateuRsocialA l’occasion des 60 ans, le réseau a tenu à faire les comptes, sonder son marché,73ecoreseau.fr]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormatioNCarrières & TalentsTémoignageEmmanuelle Elineau, 37 ans, chargée d’affairesentreprises au Crédit AgricoleL’encre de son diplôme est à peine sèche qu’Emmanuelle a déjà sa promotion. Elle a sui- vi son master 2 chargé d’affaires entreprises à l’IAE de Caen, via l’e-learning. « L’atout du cursus ? Former à un métier précis. L’opérationnel prime. D’ailleurs, c’est l’entre- prise qui m’a orientée vers ce cursus. Pour passer à une clientèle d’entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les deux millions d’euros, c’était un passage obligé. Potasser via l’e-learning ne permet pas vraiment de développer l’esprit de promotion, entre le master et la vie familiale, le temps est précieux. Mais, l’objectif est atteint. Etre à l’aise et ef cace dans mon nouveau poste. »avec une grande enquête, la première du genre pour cette composante universitaire. « L’attractivité ne cesse de progresser, témoigne Sarah Lempereur, directrice exé- cutive d’IAE France. Avec une progression de 13% duet 12000 € par an, note Na- dine Tournois, qui pilote l’IAE de Nice, contre 350 euros – à la louche – dans nos établissements. La dif- férence ? La subvention de l’Etat. Pour prendre une image qui fait sens, on re-directrice de l’IAE d’Aix.Quand la Conférence des grandes écoles af che un taux de boursiers de 18%, nous sommes à 45% ! Nos étudiants ne sont pas issus du même milieu. Il n’y a qu’à regarder les voitures62 % des diplômés sont insérés sitôt leur, stage de  n d’études, 84 % à six mois. 15 % d’entre eux le font aussi à l’étranger. Salaire brut moyen à l’embauche :28 237 eurosTémoignageBastien Giner, 30 ans, responsable del’innovation chez CDiscountDans son jeune parcours, Bastien Giner a déjà travaillé avec des start-up, des entités de 500 salariés, voire plus comme aujourd’hui chez CDiscount, doté de 1500 collaborateurs. Une plasticité travaillée à l’IAE de Toulouse, en master de management international. « J’ai pu étudier dans un univers multiculturel, qui n’était pas composé de clones comme en business schools. Apprendre à comprendre le fonctionnement des gens qui nous entourent était aussi au programme, pour justement développer notre capacité d’adap- tation. Clairement, l’enseignement dispensé nous fournit un outil plus qu’utile dans le monde de l’entreprise : un décrypteur des relations humaines. La compétition n’est pas pour autant absente au sein d’un IAE, mais elle est saine. L’humilité est au cœur des va- leurs transmises. Ainsi, la valeur d’un collaborateur ne dépend-elle pas de son diplôme, mais de son engagement, de son énergie. La méritocratie demeure essentielle. »nombre de candidats à l’en- trée, quel que soit le niveau. Et pas moins de 20000 pour le seul après bac, via la plateforme numérique APB (admission post-bac). » A raison : le rapport qualité/ prix des formations en IAE défie toute concurrence. « Les frais d’inscription à un master d’une business school oscille entre 10000 €trouve la même distinction entre une clinique et un hôpital public, sauf qu’il n’y a pas ici de carte vitale, mais une carte étudiant ! » Résultat : le brassage social est une caractéristique de ces business schools pu- bliques. « Nos établissements remplissent réellement un rôle d’élévateur social, ex- plique Virginie de Barnier,sur les parkings pour mieux s’en convaincre... »Et de belles trajectoires professionnelles sont au rendez-vous. 62% des di- plômés sont insérés sitôt leur stage de  n d’études, 84% à six mois. 15% d’e.ntre eux le font aussi à l’étran- ger. Salaire brut moyen à l’embauche : 28237 €.74 Novembre - N°45]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[Incubation étudianteLe Graal étudiantLa pédagogie de projet, la polyvalence et l’innovation ont toujours été le cheval de bataille de IONIS Education Group. Cela semblait donc évident qu’ils tirent le meilleur de chaque école pour faire de leurs étudiants des champions de l’entrepreneuriat. Welcome au campus numérique et créatif de Paris.En immersion dans l’incubateur IONIS 361Rh & FoRmationPar Geoffroy FrameryAl’arrivée, au 95 de l’avenue Parmen- tier, dans le XIe arrondissement de Paris, ça grouille de monde de- vant et dans le bâtiment. Ca fume et ça parle fort. C’est étudiant. Normal, l’ancienne clinique Léonard de Vinci accueille depuis plus de deux ans SUP’Internet, l’ISEG Marketing & Communication School, e-artsup et certains programmes de formation de type Executive MBA epitech. Le Campus Numérique & Créatif Paris Centre héberge également en son sein une trentaine de start-up dans son incubateur -IONIS 361- placé au sommet du bâtiment. Tel un Graal étudiant.démo day 3#Neuf étages composent le bâtiment. A chaque étage son ambiance et sa spécia- lité. En cette soirée, nous nous rendons à l’amphithéâtre, première porte en face du couloir d’entrée. L’ambiance est studieuse mais relâchée. Guillaume Bardèche, direc- teur de IONIS 361 introduit :«L’incubateursertàéprou- ver la vision du startupper. Un entrepreneur, c’est celui qui dépasse son produit par une vision. IONIS 361, sorte de Tour de Babel de la com- pétence, cultive l’ouverture à l’autre et l’échange de com- pétences grâce à la polyva- lence des écoles et des pro ls en espérant être vecteur deprogrès ». A l’occasion du Démo Day 3 #, les start-up de la saison 3 (mars-août 2017) ont eu trois minutes pour « pitcher », présenter leur concept, leur business plan et leurs besoins ac- tuels. Pas facile. A l’ordre de ce 17 octobre, les ouailles étudiantes présentent diffé- rentes copies, plus ou moins avancées sur des thèmes variés tels que la gestion de portefeuilles et d’actifs, la gestion de l’entrainementPépite PON, Scientipôle, Les entrepreneuriales, Se- rena Capital, Iris Capital, Sogedev, CTO Partners, Fa- bernovel, SeedNetworking, WiSEED, Socialy, Ulule, Premier Monde, MF2A,pause dans cette valse des pitch. Convaincu de l’aura de Nicolas Princen, Guil- laume Bardèche, remet son ancienne casquette de com- municant pour interviewer ce dernier, notoirement connul’ambition maximale qui peut ensuite avoir un effet domino sur le marché visé. Cela explique pourquoi j’ai commencé sur le marché américain en démarchant le plus grand éditeur mondial. » Résultats encourageants Une fois le calme revenu et les pitch  nis, la soirée se poursuit au 9e étage. Le cocktail dinatoire dans l’es- pace espace événementiel offre une vue imprenable sur Paris et permet un pre- mier bilan à Guillaume Bar- dèche entre deux poignées de main : « Depuis son lancement en février 2016, IONIS 361 c’est près de 200 startuppers et porteurs de projets accompagnés parmi lesquels Winestar, Aeromate, Artify, Bonanza, Coavmi, Estimeo, Cowash, Phan- tombuster, Rekyou, ViTi, MyRobotics, Wellcut, Wit- ick,... C’est également près de 200 recrutements au sein de ses 66 start-up incubées, Plus de 7 millions d’euros en levées de fonds, augmen- tations de capital et  nan- cements ». Le quatrième appel à candidature ouvrira d’ailleurs bientôt pour une intégration en mars 2018.En temps normal, c’est au 8ème étage que s’affairent d’ailleurs, les jeunes pousses béné ciant de vastes open spaces, de salles de confé- rences, de deux terrasses aux vues imprenables sur la capitale et de grands es- paces au design épuré qui accueillent une partie de l’événementiel du Groupe IONIS. Tous les mois, des conférences et des « replay » sont organisés. Un moment où des pointures du numérique comme par exemple le DSI de Microsoft reviennent sur les temps forts de leur carrière. Les conférences avec les autres écoles sont mutuali- sées. Et Guillaume Bardèche de conclure sur le champ des possibles de l’incubation à la mode IONIS : « Nous avons commencé avec 18 start-up en saison 1 et aujourd’hui nous en accueillons une trentaine par saison. Nous allons ouvrir deux nouveaux incubateurs d’ici le premier trimestre 2018 à Montpellier et Lille. D’autres ouvertures sont également prévues pour maillerleter.ritoireetfaire de notre polyvalence une alliée puissante de l’entre- preneuriat ».Novatrice, la start-up Cyclopus permet de capturer des scènes 3D a partir d’une caméra à une seule optique.D’autres ouvertures sont prévues pour mailler le territoire et faire de notre polyvalence une alliée puissante de l’entrepreneuriatpour le marathon, la livraison de paniers venus de petits commerçants, le manage- ment d’équipes virtuelles, etc. « Nous avons des start-up encore en phase seed et de prototypage quand d’autres réalisent leur second tour de table », détaille Guillaume Bardèche.RéseautaGe et PaRtenaRiat de qualitéL’accueil est bon. Des par- tenaires pédagogiques de renom tels que Paris Bu- siness Angels, PSL-Pépite,MVM Avocats, Presse Ci- tron ou encore des partenaires d’innovation, sponsors de l’incubateur tels que Cisco et Société Générale sont pré- sents. Le parterre se complète avec d’autres étudiants et des enseignants, des journalistes aussi. Tous s’agitent quelques secondes à la  n de chaque pitch pour montrer un car- ton sur un panel de trois : vert, jaune ou orange. Pas besoin de vous expliquer les règles. La température grimpe, l’ambiance est bouil- lante au propre comme au  guré. C’est le temps d’unepour avoir mené la campagne numérique de Nicolas Sar- kozy, mais également ancien conseiller technique de l’Ely- sée, chargé des Nouveaux médias et de l’Economie numérique. Aujourd’hui, Nicolas Princen est papa de la start-up « born global » Glose qui ambitionne de « disrupter » la lecture. L’en- trepreneur témoigne : « L’in- térêt du numérique, c’est de pouvoir scaler vite et fort. Le principal conseil que je peux donner aux entrepre- neurs est de prendre le temps de se poser et de penser àecoreseau.fr 75]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNeLa Sélection culturelleLivres - BD■ La parole est un sport de combatBertrand Périer, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, enseigne l’art oratoire à Sciences Po et HEC, prépare les élèves de l’université Paris 8 au concours Eloquentia qui désigne le meilleur orateur de la Seine- Saint-Denis, et cela s’entend. Son récent passage dans l’émission Quotidien sur TMC, pour présenter cet ouvrage, a marqué les esprits. Pourtant, il n’a pas pris la parolependant longtemps, ayant même un rapport de méfiance avec l’oralité. Il a finalement compris par l’expérience, dans les concours d’entrée aux grandes écoles, dans les cours de justice, les concours d’éloquence, puis en tant qu’enseignant d’art oratoire, à quel point la parole était une arme, une force, qu’il ne fallait jamais sous-estimer. Il a aujourd’huil’impression d’avoir perdu des années et met donc un point d’honneur à transmettre l’art de bien parler aux jeunes pour qu’ils se libèrent des déterminismes sociaux. Les mots pour s’émanciper et refuser l’aliénation. Tout le monde a le droit à la parole. Mais bien parler suppose un entraînement, des techniques pour être à l’aise en public, pour structurer un discours, le délivrer avec aisance, convaincre en toutes circonstances. Les conseils qu’il délivre dans ce livre nourrissent la parole et l’esprit du lecteur, qui en ressortira grandi et mieux armé.« La parole est un sport de combat », de Bertrand Périer, éd. JC Lattès, 2017.■ Nous, les mammifèresLes humains que nous sommes connaissent-ils bien leur nature profonde ? Ils y gagneraient ! Le paléontologue Jean-Louis Hartenberger, qui a été directeur de recherche au CNRS, vise à (re)découvrir cinq caractéristiques étonnantes de notre nature mammalienne. « Je ne vous apprendrai rien si je vous dit que nous, Homo sapiens,sommes des Mammifères, et ce au même titre que les 5 000 autres espèces poilues peuplant la Terre qui donnent naissance à des jeunes que leurs mères allaitent dans le premier âge ». Il n’empêche, malgré cette proximité dans l’anatomie, les mœurs et les habitats, voire les tics, beaucoup de gens mégotent sur cette identité animale que nous partageons avec tant d’autres partenaires auxaspects si différents : un excès d’humain leur fait oublier le mammifère qu’ils sont. Le scienti que s’attache donc à décortiquer sa nature mammalienne pour mieux la comprendre, la faire comprendre, et aider à ce qu’elle soit reconnue et partagée. Le « connais-toi toi-même » si cher au philosophe doit ménager un espace d’étude et de ré exion le plus vaste possible à cette recherche du paléomammalogiste fort instructive.« Nous, les mammifères », de Jean-Louis Hartenberger, éd. Le Pommier, 2013.■ Les marchands de douteA coups de milliards, les lobbies industriels ont élaboré une stratégie destinée à éviter toute réglementation publique ou environnementale qui pourrait nuire à leur intérêt : celle du doute instillé, aussi discrète qu’ef cace. Naomi Oreskes est professeure d’histoire des sciences de la terreà l’université de Californie, San Diego, et Erik M. Conway est historien des sciences au Jet Propulsion Observatory (Nasa) et étudie les interactions entre les politiques natio- nales, la recherche scienti que et les mutations technolo- giques. Les deux auteurs, remarquablement documentés, ont écrit un livre qui décrypte à la perfection la stratégiequi a été mise en place, en Amérique du Nord, pour semer le doute, dans le grand public et parmi les élus, dès lors qu’une réglementation environnementale était envisagée. Étonnamment, on retrouve les mêmes acteurs, les mêmes méthodes et les mêmes résultats pour un ensemble de problèmes environnementaux : impact du tabagisme sur la santé, conséquencesenvironnementales du DDT, scénarios d’hiver nucléaire, pluies acides, destruction de l’ozone stratosphérique, et à présent changement climatique. Des lobbies industriels, allant de l’industrie du tabac aux compagnies pétrolières, ont ainsi  nancé des « think tanks » libéraux, et mis en œuvre une tactique maintenant bien établie pour discré- diter les scienti ques, semer la confusion, promouvoir le doute. Un petit groupe d « experts indépendants », des scienti ques in uents, façonnés par la Guerre froide, ont animé de multiples conférences pour semer le doute sur les faits scienti ques, à destination des politiques et des médias. Écrit comme une enquête, « Merchants of doubt » témoigne de l’importance des faits scienti ques dans le débat public, et conduit à une ré exion profonde sur la vulnérabilité de notre société face aux « marchands de doute ».« Les marchands de doute », de Naomi Oreskes et Erik M. Conway, éd. Le Pommier, 2012.■ Pensée magique, pensée logiqueCette nouvelle édition de la petite philosophie de la créa- tivité essaie de comprendre le type de logique qui conduit à l’instant magique de l’eurêka. Depuis Aristote jusqu’à Bertrand Russell, il a fallu énormément de créativité pour établir la science de la logique. Quand on parle d’une personne, d’une pensée ou d’un discours « créatif », dequoi parle-t-on exactement ? D’une per- sonne, d’une pensée ou d’un discours qui « sort des cadres établis », nous dit-on. Des cadres ? Ceux des stéréotypes et des idées reçues ? Faut-il alors, pour être plus créatif, penser en dehors de tout contexte ? Non, nous dit ici Luc de Brabandere, consultant associé du BCG habitué de nos colonnes pour son travail fourni sur l’innovation,la philosophie, l’humour... et  nalement tout ce qui sort des sentiers battus. En réalité, l’imagination a, comme la pensée rigoureuse à laquelle on l’oppose trop facilement, une logique ! Qu’il ne faut ignorer si l’on veut en faire preuve. Tout l’art consiste en fait à... concevoir de nouveaux cadres de pensée, capables de faire émerger une nouvelle solution. Des syllogismes grecs aux brainstormings de la Silicon Valley, en passant par l’apport de la psychologie ou des travaux de Lewis Caroll et Allan Turing, Luc de Brabandere, mathématicien reconnu dans les sphères du management et de la gestion d’entreprise, nous invite ici à nous plonger dans l’histoire secrète de la « folle du logis ». Pour mieux la canaliser et en tirer parti.« Pensée magique, pensée logique » (Poche), de Luc de Brabandère, éd. Le Pommier, 2017.■ Choisir son monde – Agir au quotidien avec les entreprises sociales écologiques.Un nouveau type d’entreprises, audacieuses et innovantes, émerge : les entreprises sociales écologiques. Elles inventent de nouveaux modèles économiques et mettent en place une nouvelle gouvernance adaptée à leurs objectifs : faire mieux avec moins et préserver le capital économique,naturel et social. Jean-Marc Borello, le président-fondateur du GROUPE SOS, première entreprise sociale et solidaire d’Europe, et Hélène Le Teno, directrice du GROUPE SOS Transition Ecologique, nous emmènent à la découverte de ces entreprises qui non seulement proposent des réponses « vertes » aux besoins essentiels de tout un chacun – se nourrir, se loger, se déplacer,économiser les ressources,  nancer les activités – mais qui mettent aussi leur ef cacité économique au service de l’intérêt général. Une double prouesse qui retient l’at- tention, en témoigne la préface de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire. Sur le terrain, en s’appuyant sur les petites mais passionnantes histoires de ces nouveaux acteurs économiques, Jean-Marc Borello et Hélène Le Teno contribuent à rendre contagieuses leurs initiatives a n de réussir le dé  du XXIèmes siècle : ga- rantir la sauvegarde de la planète et l’accès à tous à une société du bien-vivre. A la fois visionnaire et terriblement concret, à lire sans modération.« Choisir son monde », d’Hélène le Teno et Jean-Marc Borello, éd. De l’Atelier, 2017.SortieGros Souper Provençal au Château de Saint-Martin à Taradeau (VAR),le samedi 9 décembreEn Provence, Noël a tou- jours été une grande fête longuement préparée et Adeline de Barry, à la tête du Château de Saint-Mar- tin, propose aux amateurs de découvrir ou redécouvrircette tradition avec ses 7 plats « maigres » et ses 13 desserts, accompagnés des vins du Château.Pour cette quinzième édition, deux Chefs se mettent aux fourneaux, Gui Gedda – pape de la cuisine provençale – et son « poulain » Anthony Lopez – chef du restau- rant bistronomique Planches et Gamelles au Lavandou.Programme & Informations Pratiques• A partir de 19 H : cocktail dégustation des Crus Clas- sés du Château de Saint-Martin.• 20 H : Gros Souper de Noël dans la Salle des Calèches du XVIIIème siècle (La Calade)Sur réservation au 04 94 99 76 76 ou alexandra@cha- teaudesaintmartin.com• 90 euros par personne, 170€ par couple• 800 euros la table de 10 personnes avec un magnum offert+ Château de Saint Martin – CRU CLASSE (Route des Arcs – 83 460 TARADEAU)Choix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucune76 Novembre - N°45]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[12 révolutions | 50 ans | 100 brevetsClim®2017LABEL D’EXCELLENCE JANUS 2017DE L’INSTITUT FRANÇAIS DU DESIGNArchitecte : Jean-François Brodbeck - AMRS ArchitectesBarrisol® Climatisation invisible - froid/chaud - acoustique & lumineux12e Révolution11e Révolution 10e Révolution 9e Révolution 8e Révolution 7e Révolution 6e Révolution5e Révolution 4e Révolution 3e Révolution 2e Révolution 1er RévolutionArchitecte : Benedetto CameranaDesigner: Ross LovegroveArchitecte : Concept Consult Architects SwitzerlandArchitecte : Burdi lekArchitecte : Ateliers Jean NouvelDesigner: Boytorun MimarlıkDesign : Barrisol® FinlandArchitecte : Pulse group of London UKArchitecte : Jienarol ArchitectureArchitecte : Lab Architecture Studio & Bates SmartRéalisation: Simon NorrisBarrisol® Tubes 3DBarrisol Lumière®Barrisol Lumière Acoustique® Barrisol® Miroir acoustique & lumineux Barrisol Lumière® cadres & 3DBarrisol® 3D Barrisol Star® Barrisol® LaquéBarrisol Acoustics®Barrisol®Barrisol Print your mind®1967-2017ans ye sLeader mondial du plafond tenduwww.barrisol.com]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNeDépoussiérer l’image du Champagne « Enivrez-vous !L’Air du tempsSi le prestige des grandes maisons perdure, nombreux sont les acteurs à vouloir moderniser l’œnotourisme dédié au Champagne. Pour toucher un public plus large et à de plus nombreuses occasions. Par Joseph Capetsons se valent. Pourtant, les jeunes ont encore une concep- tion solennelle du champagne qui incarne par excellence la boisson de la célébration. « Les jeunes ont l’habitude de boire du champagne pour les grandes occasions ou en famille. A notre génération, ontrentaine fait tourner le regard vers des produits de qualité et une consommation plus ré échie. « Je veux produire le champagne de ma génération », assume Paul de Lanouvelle. La jeune génération est très peu solennelle. Tout le monde se tutoie et a décidé de tomber la cravate. Le marketing des grandes maisons symbolise le prestige autour d’un blason, d’une histoire souvent bicen- tenaire, de rituels de visite très codi és et parfois pompeux. Ce type de communication ne touche pas les jeunes, trop peu conformistes. Champagneà dénicher des prestations très spéci ques comme des ateliers vendanges ou de découverte du dégorgement, des initia- tions à la dégustation, des hé- bergements insolites ou des rencontres exceptionnelles. Trinquer avec Olivier Poussier, meilleur sommelier du monde. Rencontrer le vigneron star Anselme Selosse, meilleur vi- ticulteur de Champagne. Selon Julien Plaud, « quoi de mieux pour découvrir et s’initier au champagne que de se rendre au cœur même des vignobles à la rencontre des vignerons ». Vinotrip n’est donc pas qu’unevieillotte des domaines et de mettre en valeur leur offre œnotouristique grâce à une plateforme intuitive », af rme Nicolas Manfredini. Winalist aide les domaines à prendre le pli du digital : « Winalist n’est pas apporteur d’affaires, mais un service en partie chargé de faire la communication au nom des domaines sur le Web ». Longtemps, le champagne a entretenu le culte du secret autour de ses méthodes de fa- brication, en même temps qu’il glori ait son passé. « Parfois, même lorsque le portail d’un domaine est ouvert, bon nombre de touristes n’osent pas entrer », regrette Nicolas Manfredini. « C’est ce que nous cherchons à combattre grâce à Winalist en rendant plus accessibles les informations œnotouristiques, dans la continuité du travail des Offices du tourisme ». Non pas démocratiser, mais décomplexer le champagne. Pour démocratiser le cham- pagne, il faudrait augmen- ter le volume de production pour diminuer les coûts de production. Impossible, sans tirer vers le bas la qualité du produit. Paul de Lanouvelle soutient que le champagne reste un produit de luxe, « à condition de dé nir le luxe comme le fruit de beaucoup de travail, d’un savoir-faire et d’un terroir exceptionnel qui contribuent à l’élabora- tion d’un produit très raf né, sophistiqué et extrêmement subtil ». De ce luxe, il restera toujours quelque chose... Une fois de retour dans la famille, le séjour œnotouristique est l’occasion d’un récit, tout un poème. Julien Plaud insiste sur le fait que « le souvenir du séjour et l’histoire qu’il permet de raconter participent encore du séjour lui-même comme de la dégustation de ce vin si spéci que ». Et Baudelaire de conclure : « Enivr.ez-vous ! Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous ! »Mais de quoi ? »Concilier le moderne et l’ancien sans pousser le bouchon trop loin ?Aujourd’hui, le champagne devient un vin que l’on déguste pour le plaisir, plus qu’un symbole de célébrationSelon Baudelaire, « il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique ques-tion ». Or, les jeunes se désin- téressent du champagne et en consomment trois fois moins que leurs aînés à leur âge. Les spiritueux et la bière ont une image bien plus moderne. Bi- ture express et champagne for- ment un oxymore irréductible. Les start-up de l’œnotourisme et les producteurs cherchent aujourd’hui à transformer une image du champagne perçu comme une boisson souvent élitiste, toujours occasionnelle.sans aucun PRétexte, chamPaGne !Le manque de repères dans le monde des vins et spiritueux produit de la confusion et une tendance à l’égalisation. Sans connaissance, toutes les bois-boit souvent le champagne de nos parents », remarque Paul de Lanouvelle, président-fondateur de Champagne Lanouvelle qui promeut une consommation légère et décomplexée. Plus qu’un symbole de célébra- tion consacré par trois cents ans d’amélioration, le vin de champagne est d’abord un vin issu d’un travail exigeant. Déguster un champagne, c’est goûter un produit qui a plus de profondeur et de complexité qu’un gin tonic ou une bière. Paul de Lanouvelle souhaite que « le champagne soit da- vantage un vin que l’on boit pour le plaisir, plutôt qu’un symbole pour célébrer ». De plus en plus de trentenaires – dès lors qu’ils commencent à gagner plus correctement leur vie – s’intéressent au vin de champagne. Souvent, laLanouvelle contribue mani- festement à changer l’image d’un produit parfois consi- déré comme poussiéreux. « Champagne Lanouvelle se positionne comme une marque moderne dont les moyens de communication majeurs sont Facebook et Instagram », ex- plique Paul de Lanouvelle. Être vu sur les réseaux sociaux et dans l’événementiel, telle est la stratégie d’un champagne qui ambitionne d’être pionner de la vente en ligne.démythiFieR l’équation : chamPaGne éGale GRandes maisons Julien Plaud, co-fondateur de la start-up Vinotrip, propose « des cours séjours autour d’expériences œnologiques dans les vignobles français, notamment en Champagne ». Ce site de vente en ligne de séjours œnologiques est un tour-opérateur et un agent de voyage qui construit les sé- jours autour « d’une dimension expérientielle forte », précise Julien Plaud. Vinotrip cherchestart-up spécialisée dans le business du vin, c’est d’abord une volonté déterminée de « faire dialoguer les œno- touristes avec des vignerons accessibles qui entretiennent un rapport «paysan» à la terre, a n de casser les barrières qui entourent le monde du champagne ». La start-up met surtout en avant les champagnes des vignerons. L’œnotourisme actuel contribue à démythi er l’équation : champagne égale grandes maisons.non Pas démocRatiseR,mais décomPlexeRle chamPaGne L’œnotourisme a le vent en poupe : on compte environ dix millions d’œnotouristes tous les ans en France, géné- ralement des CSP + à partir de 45 ans. Nicolas Manfredini, originaire de Champagne, y implante la start-up Wina- list. Une cinquantaine de do- maines font déjà con ance à Winalist pour améliorer leur visibilité. « Winalist propose de dynamiser l’image parfois78 Novembre - N°45]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNeL’Art du tempsSélection de produits et services raf nés et sophistiqués en toute subjectivitéChampagneLa cuvée Blanc de blancs, sensuelle et ra néeCette cuvée aux notes féminines et élégantes est conçue à partir de Chardonnays Premier Cru provenant de la fameuse Côte des Blancs. Ses notes fraîches d’agrumes se marient aux délicates pointes  orales et arômes subtils du Chardonnay. Sa minéralité crayeuse mêle intensité et légèreté pour o rir une note  nale fraîche, persistante et aérienne d’une incroyable élégance. En bouche on y découvre de douces, séduisantes et sensuelles notes de fruits exotiques allant de la mangue au fruit de la passion qui lui confèrent élégance et  nesse. 68 euros. frerejeanfreres.com/fr/Canard Duchêne Cuvée Léonie brutChampagne Canard-Duchêne repense l’habillage des cuvées Léonie Brut et Léonie Brut Rosé, créées en hommage à Léonie Duchêne, la fondatrice de la Maison. Fillede vignerons, Léonie se marie avec Victor Canard et en 1868 ils fondent ensemble Champagne Canard-Duchêne à Ludes, au cœur de la Montagne de Reims. La Cuvée Léonie Brut est un assemblage de 50% de pinot noir, 25% de pinot meunier et 25% de chardonnay. Le nez présente des notes de fruits exotiques et de fruits jaunes compotés sublimés par des arômes d’ananas con ts. Prix de vente recommandés - Cuvée Léonie Brut 27€www.canard-duchene.frLe Brut nature « Absolu » de CattierLa cuvée Brut nature « Absolu » est un champagne non dosé, vieilli 5 ans dans les caves. Il possède une robe aux re ets d’or blanc. Il est composé de 35% de Pinot Meunier, 30% de Pinot Noir et 35% de Chardonnay. Son nez est discret et  n, dominé par des senteurs  orales et de fruits frais (mirabelle, agrumes). Sa bouche est  ne et élégante à l’attaque fraîche et ronde, légèrement iodée. IL accompagnera parfaitement du poisson, tel que la sole grillée ou avec un plateau de fruits de mer. 39 euros TTC 75 cl.www.cattier.comCuvée Blanche de CastilleCe Brut Blanc de Blancs Premier Cru 100% Chardonnay jouit d’une robe jaune clair avec une mousse  ne et de bonne persistance. Les arômes délicats de  eurs blanches sont magni és par des notes de fruits d’été. Ce vin est gracieux en bouche, sa minéralité s’exprime dans une vitalité impétueuse soutenue par des saveurs de beurre frais et de brioche. C’est l’apéritif idéal des inconditionnels du Chardonnay. Il sera également le compagnon idéal de langoustines, écrevisses, Saint-Jacques et poissons crémés. Prix TTC : 24,50 euros www.champagne-colin.com/boutiqueUn co ret exclusif et pétillant !Ce co ret exclusif dessiné par le designer Jean-Baptiste Fastrez sert d’écrin à la cuvée spécialement créée par la Maison Geo roypour les Vins d’Hélène. Nez mûr et parfumé,le bouquet expressif de ce Brut Premier Cru libère de beaux arômes de pommes compotées, rehaussés de notes subtiles de vanille. En bouche, l’attaque est fruitée, toute en  nesse avec de l’ampleur et en  nale une belle fraîcheur. Editionlimitée à 50 co rets numérotés à la main. Prix : 170,00€ TTClesvinsdhelene.comLanson voit la vie enmusique...Ce co ret audacieux, avec son design chic, sera le compagnon idéal devos soirées entre amis. Grâce à sa confection métal, à un système de couvercle unique et aux Croix Lanson en micro perforation travaillées dans le bas du co ret, la Lanson Music Box joue le rôle d’ampli cateur de son. Le couvercle s’ouvre pour accueillir votre smartphone. Vous pourrez ainsi jouertoutes vos « playlists » où vous le souhaitez sans oublier de déguster votre Champagne au style frais et élégant. 30€www.lanson.comUn « retour aux sources » signéChampagne GossetAprès avoir sommeillé pendant 9 années dans l’ombre et la fraîcheur des caves de la Maison, cette nouvelle cuvée en édition limitée promet une dégustation exceptionnelle. Avec sa robe aux élégants re ets dorés et ses bulles d’une extrême  nesse, le Grand Blanc de Noirs séduit dès le premier regard. Composée à 100% de Pinots Noirs (Ambonnay, Aÿ, Verzy, Chigny-les-Roses et Tauxières), cette cuvée révèle au nez des arômes de fruits blancs, des notes pâtissières, une touche de pêches blanches et depommes cuites au four ; elle se dégustera en accompagnement d’un fromage de chèvre comme le Valençay, de langoustines justes rôties avec des épices douces enrobées de graines de sésame, ou plus exotique, avec un poulet deBresse laqué. 75 euros TTC.www.champagne-gosset.comL’art de faire la photographie du millésimeCette vision sans concession, tirer le meilleur portrait d’une saison, est à l’origine du choix du nom Sténopé. Un nez aérien, très  n... des arômes de pain toasté, de vanille, de zeste de citron et de poire fraîche. Une bouche sensuelle, à la fois fraîche et onctueuse, charnue, des arômes de praline, de vanille et de blé mûr. Une longue  nale légèrement iodée et tonique, des notes de kaki, de brioche fraîche et de fruits secs. Sténopé 2010 est bien le fruit d’une année délicate... Série limitée : 6 556 bouteilles 75cl (130 €), 589 magnums 150cl (280 €).www.champagne-devaux-stenope.fr iénot Vintage 2008 iénot Vintage est l’interprétation unique d’une année prestigieuse, le fruit d’une élaboration lente et passionnée. Assemblage de Pinot Noir et de Chardonnay, il traduit la meilleure expression du caractère du millésime, o rant une grande complexité aromatique et toujours une belle fraîcheur. Le nez o re de belles notes toastées et torre ées d’amandes grillées qui se dévoilent après aération des arômes de citron. Prix de vente : 38 euros. www.thienot.com80 Novembre - N°45© David Elofer]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du tempsArt de vivre & PAtrimoinePremier Cru Extra BrutLe Champagne se présente habillé d’une robe à l’aspect lumineux et assez dense, de couleur or jaune pâle avec des re ets jaune paille à nuance argentée. Il est animé par des bulles  nes et vives qui alimentent une collerette délicate. Le premier nez exprime des notes pâtissières avec des parfums enivrant de chèvrefeuille, de rose capiteuse, de tilleul et d‘aubépine. L’aération du Champagne révèle des notes iodées et plus fruitées avec des accents de réglisse, d’infusion de thé vert et de menthe poivrée. Suggestions culinaires : Huîtres, Sashimi de thon, Gambas sautées,Brut Réserve depuis1859Depuis 1859, la famille Duval-Leroyélabore avec passion, ajuste en esthète, laqualité de son Champagne Brut Réserve.C’est là que l’on ressent toute la puissancedu caractère unique, universel d’unchampagne haut de gamme. Riche d’unequinzaine de crus et d’un apport généreuxde vin de réserve, le Brut Réserve Duval-Leroy con rme sa complexité avec uneconstante reconnue. Parfaitement équilibré entre  nesse et puissance, il développe des arômes de chocolat noir, de cannelle, de  gues jaunes rôties et exprime une vinosité subtilement fondue en bouche. Il est le seul Champagne reconnu par le Wine Spectator dans son classement 2008 des Top 100. www.duval-leroy.comMagnetic Arrowby Veuve CliquotCette année, Veuve Clicquot vous invite au voyage. Choisissez vos étuis spéciaux imprégnés d’un esprit d’aventure et de surprise. Dans le cadre de l’Aventure Veuve Clicquot, et inspirée par la Flèche Clicquot, cette Collection Magnetic Arrow par Clicquot retrace les6 destinations historiques de Madame Clicquot à travers le monde. Elle inclut un aimant qui peut être accroché pour apporter une touche d’originalité à votre intérieur et rappeler l’attraction magnétique de ces villes ! 40 euros.www.veuveclicquot.com/frBlanc de Noirs Champagne ColletChampagne Collet, Maison basée à Aÿ, présente sa nouvelle cuvée Blanc de Noirs, où l’expression pure des cépages champenois à peau noire se dévoile. Avec sa robe élégante dorée aux re ets argentés et son fruité soutenu par une acidité citronnée, cette cuvée se marie aussi bien avec les plats en association terre/mer qu’auxviandes blanches. Il peut tout à fait accompagner un apéritif dinatoire grâce à son caractère et sa générosité. 36 €. En vente chez les cavistes, à laboutique du Champagne Collet à Aÿ.www.avenuedesvins.frCuvée RoyaleVintage 2008La Cuvée Royale Vintage 2008 Joseph Perrier est un mariage de 50% de Chardonnay, 41% de Pinot Noir et 9% de Pinot Meunier. Au nez, c’est une cuvée qui déploie de belles notes de  eurs blanches ainsi que des arômes de pamplemousse, d’ananas et de raisin. Sur le palais, cette cuvée o re une attaque élégante. C’est une bouche ample etconcentrée où l’on retrouve les beaux arômes fruités découverts au nez. La  nale est longue, légèrement voluptueuse, évoquant les fruits secs et le miel. Prixde vente conseillé : 47 euros.www.josephperrier.comAiguillettes de saint-pierre, Fromages crémeux et fondants... 48€ chez les cavistes leclercbriant.fr/fr/Mythique Drappier Brut Nature Zéro DosageNé en 1998, le Champagne Drappier Brut Nature Zéro Dosage a su séduire tous les palais. Ceux habitués aux champagnes bruts car, dans la lignée des non dosés, il se classe parmi les plus souples et les plus soyeux de sa génération. Ceux qui ont le goût de saveurs franches, sans arti ces, adeptes de la première heure des champagnes zéro dosage. D’une pureté extrême, il se marie à merveille avec un poisson vapeur à la citronnelle, une côte de veau caramélisée, un risotto à la tru e blanche...www.champagne-drappier.comecoreseau.fr 81]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNeL’Art du tempsVins & SpiritueuxChâteau de Saint-Martin - GrandeRéserve Rouge 2015Ce Cru provençal classé, de composition Cabernet Sauvignon, Grenache, Syrah, Mourvèdre a une robe grenat aux re ets rubis. Son nez  n et racé s’ouvre sur des parfums de fruits noirs intenses ; on perçoit une pointede bâton de réglisse, légèrement vanillé, et de baies roses ; égalementdes épices douces telle la cannelle et la noix de muscade. En bouche, on retrouve les arômes perçus au nez en plus des notes de fruits rouges. La  nale est expressive sur des notes d’épices douces avec une pointe de clou de giro e. Accord mets/vin :  let de bœuf en croûte, faisan au four, lapin àla royale, viandes en sauce. Prix TTC : 17 euros 90www.chateaudesaintmartin.com/fr/boutique« Clos de la Perrière » 2015Un élevage en fûts de chêne durant quinze mois lui a conféré des arômes de cerise noire mêlée de  eurs rouges et fraises sauvages. D’une grande  nesse, enrichie d’un trait minéral rappelant son origine, la bouche s’éternise en arômes complexes où le fruit est agrémenté de réglisse et de baie de genièvre. Accompagnez-le de pièces de viandes rouges, petits gibiers ou fromages  ns. Appréciable dès aujourd’hui et pendant plus d’une dizaine d’années encore. Environ 57 € chez les cavistes Disponible en Magnum : 120€ www.albert-bichot.comCote de Nuits Villages« Les Chaillots » 2015Le domaine Gachot-Monot est une exploitation familiale depuis cinq générations qui se situe à Corgoloin, petit village de la Côte de Nuits, au cœur de la Bourgogne, entre Nuits Saint Georges et Beaune. Au nez le vin est très fruits rouges, puissant, complexe et d’une grande élégance complétée par une touche vanillée liée à un passage en barrique bien maîtrisé. En bouche le vin est friand, gourmand, équilibré, d’une grande fraicheur et d’une netteté impressionnante. 16,25 euros www.closdebourgogne.comSuperbe Trio du Château Dauzac 2015Ce Grand Cru Classé de Margaux en 1855 est l’incarnation parfaite de l’expertise du domaine appliquée à ses plus beaux terroirs. Le volumeen bouche, impressionnant d’élégance, o re une présence suave, une  nale persistante et des tanins bien fondus. Aurore de Dauzac, c’estun véritable bouquet de fruits rouges croquants qui vient éveiller les papilles. D de Dauzac est plein de fraîcheur et d’élégance, il libère un nez fruité où l’on décèle quelques  nes notes de pain d’épices.175€ au Domainewww.chateaudauzac.comLes Vignobles Foncalieu L’Apogée 2013Cet A.O.P Saint Chinian du Languedoc , 85% Syrah et 15% Mourvèdre, de couleurrouge dense et profonde, exhale des notes de petits fruits rouges et noirsbien mûrs, d’eucalyptus et de garrigue. Sa bouche est fruitée, puissanteet structurée. La  nale est belle, sur des notes épicées. Servi à 17°, ce vin apprécie les volailles, les pièces de bœuf grillées. Prix TTC : 20,85 euros www.foncalieu.com« Cumulo Nimbus » AOC Minervois 2015Cumulo Nimbus estun Minervois qui tireson nom de la force deséléments naturels quiforgent le caractère desvins du Languedoc.La robe est densegrenat au liseré violet,brillante et limpide.On apprécie les arômesde cerise noire, cassis,groseille, framboise,on perçoit des notespoivrées, de prune et de réglisse. 21,00€ Disponible chez les cavistes indépendants. www.lesvinsdecarole.frLes dîners d’EcoRéseau BusinessCe mois-ci, nous avons testé pour vous l’Hôtel, au n°13 de la rue des Beaux-Arts, à Paris 6èmeLieu & Concept : L’Hotel a été construit en 1828 à l’emplacement du pavillon d’amour de la Reine Margot, au milieu des richesses culturelles et de l’âme bohème de St Germain- des-Près .Dernière demeure d’Oscar Wilde, il a été rénové par le célèbre architecte d’intérieur Jacques Garcia.Ce qui frappe lorsqu’on pénètre dans cette salle carrée, c’est l’ouverture poétique qu’elle propose, sur une cour intime verdie d’un mur végétal et agrémentée d’une fontaine. Le contraste est saisissant avecle premier plan : méridiennes et fauteuils de velours y sont organisés comme autant de petits salons, éclairés avec douceur par des candélabres au verre dépoli et de hautes lampes sur pied. Ses 20 chambres, son caractère historique, une piscine et hammam, le restaurant récompen- sé d’une étoile au guide Michelin et le bar, font de L’Hotel une institution parisienne célèbre dans le monde entier.Cuisine : Le Restaurant est mené de main de maître par Julien Montbabut et son équipe. Le chef y déploie une cuisine vive, colorée et audacieuse qui colle à l’air du temps et séduit autant qu’elle impressionne. Par exemple, une entrée qui est à la carte depuis longtemps puisque adorée par les clients, est une composition géométrique, où alternent crème de yuzu et tour- teau de Loctudy en un savant quadrillage, impressionnant par la puissance de son goût et la maîtrise technique qu’elle exige. Fierté du chef, le ris de veau a été travaillé si habilement qu’il paraît comme laqué : son croustillant n’altère en rien son côté fondant.Notre Menu en 5 services :Amuse-bouche- Coquillages – Pâte de raifortOuvert à la marinière, concombre et poutargue- Tourteau de Loctudy – Mousse yuzuChair relevée à la Savora, avocat- Anguille de la Loire – Beurre de ciboulette à la sauce soja Grillée au barbecue & laquée, betterave crapaudine- Lièvre à la royale – à la façon sénateur couteauxLe grand dessert de Joana avec en portion dégustation :- Pistache phénicienne – PralinéPalet mousseux, rocher & canneberge- Poire Williams rouge – Infusion d’anis vertPochée, pulpe, biscuit aux noix- Citron de la côte Amal taine – FontainebleauEcorce, marmelade, madeleine, miel de tilleul- Chocolat Dulcey – Parfum de poivre longCon t de gingembre & giandujaTarifs : Dîner en 5 services selon l’inspiration du Chef 110 € ou 155 € avec 3 vins.Adresse : 13 rue des Beaux-Arts 75006 Pariswww.l-hotel.com82 Novembre - N°45Photos : © Amy Murrell]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[2016]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNeLa Cour des PapesChâteauneuf du Pape Blanc 2016Grenache blanc, Clairette & Roussane sont récoltés à maturité optimale. La robe jaune de ce Grandes Serres est pâle brillante. Le nez est délicat avec des notes d’agrumes et de  eurs blanches. En bouche, ce vin est ample, soyeux et vif à la fois ; la  nale belle et toute en fraicheur est soutenue par une élégante minéralité. Servi à 12°, il accompagnera les crustacés et les poissons, les plats à la crème et les volailles. Prix TTC : 25,90 euroswww.grandesserres.com/frCuvée Brut Prestige Blanc Crémant de BourgogneFruit d’une sélection des meilleurs cépages, il révèle la fraîcheur et la  nesse du Chardonnay alliée à la puissance du Pinot Noir. Présenté dans une bouteille spéciale, il est développe des arômes de noisette, de miel et d’agrumes, mettant en avant toute la beauté d’un terroir au sein d’une même cuvée. Il accompagne une volaille fermière, un  let de sandre à la crème ou encore un  let mignon de porc aux épices douces. 8,75 € en GMS. www.veuveambal.comL’Art du tempsVins & CrémantsChablis Mont de Milieu 2015Premier CruLe climat « Mont de Mileu » est situé au sud-est de la colline des Grands Crus. Cette parcelle béné cie d’une température moyenne plus élevée et d’un ensoleillement plus long que les autres Premiers Crus. C’est un vin puissant, ample, rond et minéral, son nez est frais et complexe. Les arômes évoquent les agrumes et les  eurs blanches. Service Température : 13°C. Consommation : 3 à 8 ans. Prix conseillé : 23 € www.drouhin-vaudon-chablis.comLanglois BrutRoséCe 100% cabernet franc AOC Crémant de Loire a une robe rose assez pâle. On apprécie au nez son aspect fruité, fruits rouges. En bouche, ce vin est plutôt rond et riche. Servit entre 8°C et 10° C, il est idéal à l’apéritif, avec des desserts aux fruits, notamment auxfruits rouges, une salade de fruits ou avec une cuisine exotique. Prix de vente TTC : 12,90 €.www.langlois-chateau.frChâteau Martinolles Grande réserveCe Crémant de Limoux Blancs de Blancs est ra né aux arômes de  eurs et fruits con ts. L’acacia se mélange avec des notes de pêche et abricot. Ce Crémant s’invite à l’apéritif et se marie avec les sushis, le saumon fumé, le tartare de thon rouge, le chèvre frais, le jambon deJe donne ma Langue au ChatDe cépages Viognier et Gewürztraminer ; la robe est jaune claire, très pâle aux re ets clairs. Son nez est complexe, fruité avec des notes de rose et litchi intenses. Sa bouche onctueuse et fraîche, marquée par des notes  orales. Il ravira tout autant en apéritif que sur des plats méditerranéens.4,80 euros.cellierdeschartreux.frGastronomieParme... Prix TTC : 19,00 €www.paulmas.comPerles scintillantes en édition limitéeL’ouverture de cet élégant co ret, illustré des inspirations parisiennes de Fabienne Legrand, révèle de délicates perles en habits de fêtes. Cluizel innove une nouvelle fois en sublimant la noisette torré ée recouverte de gianduja, puis de chocolat pour obtenir un goût équilibré, clin d’œil au praliné. Côté saveurs, les Perles Scintillantes se déclinentà la  eur de sel, à la framboise, au citron feuilleté ou à la noix de coco, pour une dégustation riche en goûts. Edition limitée 285 g - 38,70 €, à se procurer avant qu’il n’y en ai plus ! www.cluizel.comUne baguette magique chezComtesse du BarryCette année la baguette Comtesse sera habillée sobrement de pliages aux couleurs lumineuses : blanc, cuivre, taupe... Les 7 terrines de 70 g chacune se laisseront découvrir avec plaisir. Terrine festive au Cognac, terrine de porc du Sud-Ouest au piment d’Espelette, terrine de dinde aux marrons, terrine de campagne aux noisettes, terrine de porc à la ciboulette, terrine de canard au poivre vert, terrine de foie de volaille au jus de tru e . Prix indicatif : 19,90 € TTC www.comtessedubarry.comFéerie slave chez DalloyauComposé de 12 macarons, le dessin de ce co ret spécial Fêtes est inspiré des décors folkloriques slaves. À garnir avec les parfums de la gamme classique ou avec les macarons en édition limitéecréés par les Chefs dela Maison à l’occasiondes Fêtes : Macaron au Champagne rosé et Macaron à la Vodka et aux Agrumes. Na zdorovje * *Tchin-Tchin! Co ret 12 macarons • 29 € TTC www.dalloyau.frPâte à tartiner aux épicesCette succulente pâte à tartiner maison aux épices ; cannelle, badiane, réglisse et gingembre, élaborée à l’ancienne par la Maison Ca et,vous invite à partager son goût immodérépour le praliné de grande qualité, dont il est incontestablement l’un des référents. Elle est composée de praliné auxnoisettes du Piémont, decouverture chocolat lait 40%et de pur beurre de cacao.13.20 €www.maison-ca et.comLa couronne de fêtesPierre HerméUne interprétation audacieuse de la traditionnelle couronne de Noël. Celle-ci recèle des trésors degourmandise à découvrir du 1er au 24 décembre en ouvrant avec dévotion chacun des petits tiroirs. Ici, un carré de chocolat au lait à la  eur de sel ou un mendiant au chocolat blond, là, un délicat nougat Ispahan, etc. Il y a même une surprise à découvrir ensuite en boutique... Mais chut, le bonheur c’est de la découvrir au petit matin en ouvrant le tiroir du jour. Petits et grands seront comblés. Prix : 62 euros. www.pierreherme.com84 Novembre - N°45© P. Vaurès]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du tempsArt de vivre & PAtrimoineEvasionSublime Art Deco revisitéUne décoration « Art déco « au sophistiqué safrané o re à ses hôtes un saut au cœur des années 30 : lustres à pampilles, miroirs en plume, tissus moirés ou galuchat,froufrous et perles des appliques... Son bar feutré invite à la détente et à une savoureuse transgression à l’heure du thé et de ses gourmandises. Le soir venu, ons’y retrouve pour prendre un verreavant d’arpenter les théâtres voisins et le quartier chic de Saint-Germain-des-Prés.35 chambres et suites dont la décoration s’inspire d’un univers très singulier : la mode, le cinéma, la joaillerie, l’architecture, le design, et les clubs des années 30. Quelques chambres et suites avec balcon ou terrasse invitent particulièrement à la contemplation. www.hotelbaume.comBelle échapéeaustraleAu sud de la forêt équatoriale, l’Afrique Australe est une formidable terre d’inspiration pour tous les amoureux devoyages. Randonner au Drakensberg, se prélasser sur les plages secrètes de Cape Town, plonger dans les lagons et récifs coralliens de l’île Maurice, partir en safari à la rencontre des lions à la crinière noire de Namibie, explorer les vestiges d’une ancienne civilisation très puissante au Zimbabwe, ou même skier au Lesotho ; Échappée Australe réalise tous les rêves de voyages. Depuis sa création en février 2015, l’association de tourisme à but non lucratif conjugue aventure, découverte, respect de l’environnement, entraide et solidarité pour faire de chaque séjour en Afrique Australeun enrichissement personnel.www.echappee-australe.comEloge de la Simplicitéà MauriceCette maison de famille mauricienne et ses 16 chambres avec vue à couper le sou e, dotées de varangues sont serties dans un écrin végétal face au lagon qu’animele roulis des vagues sur la barrière de corail. C’est un réel éloge à la simplicité,à la nature luxuriante, au calme, au bien-être. Toutes les chambres ont leur terrasse privative avec vuepanoramique et accès direct à la piscine et la plage. Le petit déjeuner est inclus dans le tarif d’hébergement. Les deux restaurants régaleront vos papilles de spécialités locales et de mets de saison. De 165€ à 270€ par nuit, on est tenté de s’installer pour un moment ! www.lamaisondete.comBien-Etre L’Institut Paloma, un nid de douceurCette Maison de beauté crée par Anne en octobre 2015 au cœur du Triangle d’Or à Paris, o re aux femmes des soins adaptés à un diagnostic beauté hautement personnalisé. Outre les soins traditionnels, il est possible depuis peu de suivre une cure minceur avec l’aide d’une diététicienne, de béné cier d’un traitement Reiki pour lutter e cacement contre le stress et l’angoisse. L’Institut est le seul en France à pouvoir utiliser Babor, une merveille cosmétique allemande. 17 rue de la Tremoille, 75008 Pariswww.institutpaloma.comCo ret Matcha des Jardins de GaïaCe set contient tout le nécessaire à la découverte et à la préparation de ce thé vert japonais bio en poudre, adulé depuis 800 ans par les moines bouddhistes ! Battu délicatement à l’aide du Chasen, le fouet traditionnel à matcha en bambou contenu dans le set, le MatchaTradition bio des Jardins de Gaïa se transformera en une boisson vert émeraude onctueuse, vive et aromatique. Un véritable concentré de bienfaits pour le corps et l’esprit. 32,00 € www.jardinsdegaia.comSoin aux coquillages du Paci queVarua Te Ora Polynesian Spa est une destination à part entière. Varua, l’Âme, s’inscrit dans la tradition de Tetiaroa qui était dans les temps anciens l’endroit où la famille Royale allait se ressourcer et se consacrer à sa beauté. Conçu comme un havre naturel de 2000m2, le spa propose un nouveau rituel qui vient compléter la carte proposée à la clientèle du Brando : le massage aux coquillages du Paci que. Alliant les bienfaits du massage polynésien à la chaleur douce des coquillages, ce soin apaisantdissout les tensions musculaires et aide l’organisme à retrouver harmonie et plénitude. Durée : 60 minutes - 201 euros.thebrando.comDes hommes accros à la tisane !Passionné par l’Asie, les plantes et leurs bienfaits,  ibaud Bergasse lance Herbal Drinkers Club, une collection de tisanes spécialement pensées pour les hommes. Le Prodige, Le Festif, Le Sociable, Le Champion, Le Tranquille, L’Irrésistible : 6 tisanes aux caractères bien trempés, made in France, sont d’ores et déjà prêtes à infuser pourrépondre aux envies et humeurs de ces messieurs. Laissez-vous envoûter par le goût malté/ tourbé, évocateur du whisky du blend Le Sociable, les notes de champagne du blend Le Festif,l’e et booster du café du blend Le Prodige...herbaldrinkersclub.comCo-working bien-être au NärmaC’est un véritable lieu de vie équipé et convivial dont l’Adn est celui du bien-être. De la décoration au mobilier, à la réalisation d’espaces pratiques et fonctionnels, tout ici a été fait pour que l’on s’y sente si bien que l’onen oublierait presque qu’on y travaille ! närma”, signi e « rapprocher » en suédois. La formule proposée est sans engagement et sans réservations. Lesclients sont facturés au temps passé, les consommations y sont of- fertes ; ils payent ainsi un forfait à l’heure, à la journée ou au mois. En tant que  n gourmet, Laurent a sélectionné de délicieux thés et cafés de la maison Caron, servis en americano, expresso, macchiato ou cappucino. Närma veut fédérer les membres de sa communauté et les aider à développer leurs activités en leur proposant un calendrier événementiel jalonné de conférences et d’ateliers de bien-être, animés par des coachs. www.narma-coworking.comecoreseau.fr 85]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNeL’Art du tempsHorlogerie & JoaillerieHorlogerie-Joaillerie de hauteprécision !Patek Philippe présente un bel exemple de sa maîtrise conjointe des arts horloger et joaillier. Cette montre-bijou très féminine, mariant or gris, nacre, 149 diamants Top Wesselton Pur et 182 saphirs roses, allie son décor sophistiqué à l’élégance tout en  nesse du calibre 240 extra-plat à remontage automatique, qui fête cette année son 40eanniversaire. Ces pierres sont naturellement serties à la main, dans toutes les règles de l’art. Le bracelet rose brillant en alligator grandes écailles carrées assorti au rose tendre des saphirs renforce la note féminine. Cette montre a une précision très élevée avec une tolérance de marche de –3 à +2 secondes par jour.Incroyable Multifort EscapeInspiré par un modèle des années 1940, la Multifort Escape est dotée d’une robuste boîte en acier inoxydable de 44 mm avec traitement PVD noir vieilli et sablé, une  nition qui rend chaque pièce unique. Modèle 3 aiguilles le plus large chez Mido, elle exprime son tempérament masculin et sportif à travers un large cadran noir décoré de Côtes de Genève verticales et de touches orange. Elle est munie du Calibre 80, un mouvement automatique à la pointe de la technologie qui lui o re jusqu’à 80 heures de réserve de marche. www.midowatches.com/ch-fr/www.patek.comChristmas Art Invader by FreywilleLa Maison Viennoise Freywille, orfèvre émailleur depuis 1951, édite pour les fêtes de Noël une ligne ultra contemporaine de bracelets baptisée : Christmas Art Invader. Cette collection, reprend une série de petits points pour former une suite de triangles qui nous emporte directement dansla magie de Noël, suggérant la silhouette du traditionnel sapin. 495 € www.freywille.comLes Voiles de Saint Barth by Richard MilleCet événement annuel mondial qui se tiendra pour la neuvième fois du 8 au 14 avril 2018, sera à nouveau parrainé principalement par la maison Richard Mille. C’est à l’occasionde cette semaine de course hors norme que la manufacture jurassienne dévoilera une série spéciale, conçue aux couleurs de la course. Sont attendus plus de 1200 marins, 20 nationalités représentées, 70 équipages naviguant sur les plus beaux yachts du monde. Avec ce partenariat qui gagne en importance chaque année, Richard Mille con rme son implantation dans le milieu nautique.richardmille.comGigi Hadid, nouvelle égérie MessikaMessika fête le 10ème anniversaire de sa collection iconique Move et signe une collaboration exceptionnelle avec la top model Gigi Hadid. Les design sont forts, les coupes franches etles formes saillantes. Treize pièces constituent la ligne « Move Addiction ». Les boucles d’oreilles transpercent les lobes, les colliers sont transformables à l’envie, tandis que les bagues et les bracelets, joués en accumulation ou dans leur unicité, révèlent toute la force du design signature de la Maison. Bague diamant Move AddictionMode &Accessoires Chemises sur-mesure de tradition françaisepavée en or jaune 18 carats. 1 490 €www.messika.com/frEden Park, un sacréFrench Flair !Daniel Lévy se fournit exclusivement auprès de maisons anglo- saxonnes et italiennes réputées pour la qualité de leurs matières premières. Les cotons proviennent d’Egypte et d’Amériques et le lin est cultivé essentiellement en France. L’étape déterminantedu choix de tissu est accompagnée des précieux conseils de Daniel Lévy. Coton, lin ou soie ? Tissu uni ou à motifs Un haut niveau d’exigence est apporté lors de l’étape de façonnage : le raccord des motifs, la  nesse des ourlets, l’attention accordée aux  nitions. Après la prise de mesures vient l’étape de l’essayage sur toile. Ce deuxième rendez-vous permet de réaliser les derniers ajustements. Choix du col, type de poignets et style de coupe sont les trois éléments de la personnalisation de chemise. daniel-levy-chemise.comMettez, aubaine automnaleA l’occasion de la Promotion d’Automne, Mettez, la référence du Style Autrichien à Paris vous invite à venir béné cier d’une remise exceptionnelle sur l’ensemble de sa collection Automne/Hiver 2017-2018 jusqu’au Samedi18 Novembre. Ouvertures Exceptionnelles lesMercredi 1er et Samedi 11 Novembre. Mettez au 12 Boulevard Malesherbes 75008 PARIS Tél : 01 42 65 33 76.www.mettez.comLa Maison parisienne au nœud papillon rose propose pour la saison Automne-Hiver 2017, un caban en drap de laine cerclé marine et gris reprenant subtilement les codes d’inspiration rugby. L’élégance du trench, la chaleur d’un manteau d’hiver, en quelques mots comment avoir une allure Eden Park très French Flair ! Mais qu’est-ce que le French Flair ? C’est l’ingéniosité, l’inspiration quivient teinter une touche de fantaisie, aussi bien dans la rigueur que dans les produits de la marque. C’est ce savoir-faire créatif français imprévu, ce petit « je ne sais quoi » qui fait que chaque pièce est inspirée de la traditionfrançaise, du statut de marque identitaire et signée.www.eden-park.frColmar, inspiration ski années 80Colmar Originals et Au jour le jour collaborent pour la première fois ensemble pour présenter un projet conjuguant le désir d’unir l’histoire d’une maison, dont les piliers fondamentaux sont la recherche et le développement, avec le style et la créativité de jeunes stylistes. Résultat : une Collection capsule « Made in Italy » qui veut communiquer « un message de mode positive et de Happy Fashion ! »www.colmar.it86 Novembre - N°45]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du temps - L’Actualité automobileArt de vivre & PAtrimoineeSSaiS & teNdaNceSPar Philippe FlamandAlfa Roméo Stelvio : un SUV diaboliqueLe premier SUV du constructeur italien laisse parler ses gènes. Conçu sur la base de la Giulia il con rme la renaissance de la marque qui conjugue élégance avec sportivité.Il aura fallu près de quinze ans pour que le constructeur italien cède aux sirènes de la mode. Son premier SUV concept car avait été présenté à Genève en 2002. Son SUV de série arrive en n sur nos routes cette année. A l’heure où toutes les marques de luxe déclinent leur sa- voir-faire dans un écrin 4X4 (Bentley, Jaguar, Maserati, Porsche...), quand les constructeurs premium font leurs choux gras sur ce segment (Audi, BMW, Mercedes...), au moment où les généralistes renouent avec le succès grâce à ces véhicules familiaux et de loisirs, en deux ou quatre roues motrices, il aurait été ballot qu’Alfa Roméo passe à côté de la vague. Mais la marque ne pouvait prendre le risque de décevoir ses a cionados. Son retour en grâce dans le haut de gamme sportif et statutaire avec la Giulia mettait du coup la barre assez haut.Alfa n’a pas faibliConçu sur la plateforme de la Giulia justement, à laquelleil emprunte son habitacle, son équipement et ses mo- teurs, le Stelvio est un pur produit transalpin : élégant, cossu, rageur, parfaitement dessiné, il procuredes sensations de conduite inégalées. Tousles fondamentaux sont respectés : ergonomie parfaite des com- mandes, position au volant excellente, maintien dessièges enveloppant, tenue de route sans reproche avec une di- rection d’une précision diabolique, freinage puissant.Sous le capot, le moteur2,2 litres diesel de 210 che-vaux couplé à une remarquableboîte auto à 8 rapports fait merveille, surtout en position sport (du sélecteur DNA) et manuelle avec de superbes palettes taille XL au volant.Spacieux, confortable, doté d’un grand coffre, le Stelvio se révèle à l’usage parfaitement familial. Dommage que la planche de bord soit un peu désuète (pas de virtualcockpit ni d’af- fichage tête haute) mais après tout c’est aussi ce qui faitson charme.Modèle essayé : Alfa Roméo Stelvio Lusso 2,2 diesel 210 ch Q4 AT8. Tarif à partir de 53500 euros. Tarifs gamme essence à partir de 43300 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 41300 euros.Renault Koleos 2e génération : décevant !Le nouveau grand SUV de Renault fabriqué chez Samsung en Corée du Sud est très beau de l’extérieur, mais banal à l’intérieur. Sans grands défauts techniques ni grandes qualités il souffre de l’absence d’une septième rangée de sièges.Il est très beau, élégant avec cette face avant désormais emblématique de la marque au losange et ce petit insert chromé sur le haut de l’aile avant très chic. De ce point de vue-là la seconde génération se démarque nettement de la précédente apparue il y a dix ans danstoute sa laideur. Il est spacieux, confor- table, parfaitement en ligne avec sa cible de clientèle familiale. D’une motricité correcte en transmission inté- grale permanente, à la fois souple et réactif, il souffre néanmoins de l’imprécision de sa boîte manuelle à 6 rapports. Pauvre en équipement dans ce niveau de  nition Zen Energy il est surtout d’une grande banalité intérieure, pour tout dire, coréenne. Le Koleos 2 est en effet comme le premier du nom fabriqué en Corée du Sud chez Samsung. Conçu sur la plateforme de son petit frère le Kadjar, le Koleos est disponible uniquement en version cinq places et en motorisation diesel. Il aura sans doute du mal à s’imposer face à ses concurrentsà commencer par le très moderne Peugeot 5008 et le robuste Skoda Kodiaq.Modèle essayé : Renault Koleos 175 4WD Zen Energy. Tarif à partir de 36900 euros. Tarifs gamme diesel uniquement à partir de 29900 euros.La nouvelle Kia Picanto assureLe restylage de la petite citadine de Kia est béné que. Plus jo- lie, bien équipée, elle devrait séduire facilement une clientèle féminine.Trop mignonne ! Surtout dans cette version GT Line super équipée et traitée façon sportive : liserés rouges sur la caisse, bouclier spéci que avec prises d’air à l’avant, double canule d’échappe- ment chromée, jantes alliage 16 pouces... La Kia Picanto s’est refait une beauté et elle assure sacrément. La petite urbaine co- réenne se révèle extrêmement agréable à conduire, confortable, tonique, amusante, endurante et sure. Ce petit gabarit à cinq portes est bien sûr taillé pour la ville mais il se montre vaillant sur de longs parcours avec son moteur 1,2 litre essence de 84 chevaux, et  nalement assez polyvalent. Ses rivales n’ont qu’à bien se tenir.Modèle essayé : Kia Picanto GT Line 1.2 84 ch BVM5. Tarif à partir de 15100 euros. Tarifs gamme essence uniquement à par- tir de 10900 euros.ecoreseau.fr 87]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNeBaromètre  nance de marchéBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les marchés  nanciers où le particulier peut investir la sPéculation du moisM6 : la petite action qui monteNov Dec 2017 Fév Mar Avr Mai Juin Juillet Août Sept OctHSBC a relevé sa recommandation sur M6 de Conserver à Acheter avec un objectif de cours poussé de 19 à 23,5 euros. Non seulement le groupe de médias devrait continuer à surperformer son concurrent TF1 en termes de croissance de ses revenus publicitaires mais, en plus, il « se montre le plus ef cace de tous les diffuseurs européens dans la gestion de ses coûts », remarque le bureau d’études. l’actu maRché du moisLes prélèvements sociaux revus à la hausseLa Contribution sociale généralisée (CSG) applicable aux gains tirés des revenus du patrimoine et de pla- cement augmentera de 1,7 point et passera ainsi de 8,2 à 9,9%, au 1er janvier prochain, si le projet deloi de financement de la Sécu- rité sociale pour 2018 est voté en l’état. En conséquence, le taux des prélèvements sociaux applicable aux revenus du capital (revenus fonciers, plus-values mobilières et immobilières, revenus de l’épargnesalariale, etc.) qui comprennent la CSG, mais aussi la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de 0,50%, le prélèvement de solidarité de 2%, le prélèvement social de 4,5% et la contribution additionnelle de 0,3%, sera porté, au total, à 17,2%, contre 15,5% actuellement.Sept Français sur dix privilégient l’immo- bilierL’immobilier reste une valeur refuge. Pour se consti- tuer une épargne, le choix des investisseurs porte en premier lieu sur l’immobilier (70% des Français), puis, loin derrière, sur l’assurance-vie (15%). 8% dessondés privilégient le livret d’épargne sécurisé et 7% les marchés  nanciers, selon un sondage du Crédit Foncier. Cet attrait pour l’immobilier reste fort une fois l’investissement réalisé : 94% des investisseurs locatifs se disent très ou assez satisfaits de l’investissement qu’ils ont réalisé au premier semestre 2017. Les principales motivations desinvestisseurs locatifs sont la volonté de se constituer un patrimoine (51% des sondés), de disposer d’un re-venu complémentaire à la retraite (45%) et de payer moins d’impôts (43%).PEL, CEL :  n de la prime d’EtatEncore un clou dans le cercueil des livrets bancaires : le projet de loi de  nances pour 2018 supprime la prime d’État des Plans épargne lo- gement (PEL) et Comptes épargne logement (CEL) ouverts à partir de janvier 2018. Actuellement, une prime d’un montant maximal de 1525 euros est versée au béné ciaire du PEL ou du CEL, lors de la réalisation d’un «prêt épargne logement» d’un montant minimum de 5000 euros visant à  nancer un achat immobilier oudes travaux. le coin des exPeRtsBNP Paribas AM mise sur les actions de petites entreprises américainesBNP Paribas AM privilégie les petites capitalisations américaines par rapport aux grandes. L’investisseur donne deux raisons à ce choix. Premièrement, le rebond du dollar dans un contexte de normalisation de la politique monétaire de la Fed sur fond d’amélioration économique devrait pro ter à ces entreprises. « Ce retournement pro terait aux sociétés à petite capitalisation, qui sont généralement tournées vers le marché intérieur et surperformeraient les grandes entreprises en cas de nouvelle appréciation du dollar », remarquent Colin Harte et Colin Graham, responsables de l’allocation d’actifs chez BNP Paribas AM. Le gestionnaire cite par ailleurs les espoirs suscités par les politiques de Donald Trump. Colin Harte et Colin Graham font le pari du retour du «Trump trade» notamment avec la réforme  scale. « En cas de mise en œuvre de cette dernière, la réduction proposée du taux d’imposition des entreprises devrait favoriser les petites capitalisations, car la plupart des grandes sociétés tendent déjà à payer un taux plus bas », indiquent-ils.Actions : les objectifs pourraient être dépassés selon Cholet DupontEn dépit des nombreux événements –Corée du Nord, élections en Allemagne, ouragans– qui ont émaillé le mois de septembre, les investisseurs n’ont pas fait preuve d’anxiété particulière, constate Cholet Dupont. « Comme nous l’espérions, les réunions des Banques centrales ont permis aux marchés de reprendre con ance. L’optimisme est revenu. Faut-il s’en inquiéter ? Le calme apparent sur tous les marchés, mesuré par une faible volatilité, doit-il nous préoccuper ? Ce n’est pas notre avis », indique Vincent Guenzi, son directeur de la stratégie d’investissement. Cholet Dupont souligne que la Fed a pour l’instant tenu ses promesses d’une normalisation graduelle de sa politique monétaire et que l’environnement économique mondial continue à s’améliorer. «En outre, depuis l’été, Donald Trump a recours à des négociations avec les Démocrates pour s’assurer une majorité et faire passer des lois », ajoute Vincent Guenzi. Dans ce contexte, Cholet Dupont estime que le potentiel d’appréciation des indices boursiers d’ici à  n décembre 2017 est faible mais les objectifs pourraient être dépassés. De plus, la société de gestion a légèrement augmenté le poids des actions dans son allocation équilibrée. « Nous préférons toujours les Bourses européennes. Nous privilégions également les actions asiatiques à court terme et maintenons une position neutre sur les actions japonaises couvertes du risque de change. Concernant les actions américaines, nous adoptons une couverture de change partielle et relevons la note à Neutre », indique Vincent Guenzi.Pictet AM prudent pour la  n d’annéePictet AM adopte un ton prudent dans ses perspectives jusqu’à la  n de l’année. L’investisseur cite notamment le risque géopolitique. La Corée du Nord poursuit son programme nucléaire malgré les menaces proférées par les Etats-Unis, et si un con it armé lui semble peu probable, ni le risque d’un mauvais calcul ni celui d’une détérioration de la relation clé entre les Etats-Unis et la Chine ne sont à écarter, souligne le gestionnaire. Par ailleurs, le temps presse concernant les négociations sur le Brexit, sachant qu’il reste à peine un an pour parvenir à une entente sur les conditions du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, a n de permettre une rati cation d’ici mars 2019 et d’éviter une sortie sans accord. Pictet considère donc qu’il est important de bien se couvrir contre le risque géopolitique, avec deux principales solutions, notamment via l’achat d’or ou de protections pour les allocations en actions. Comme l’institution reste positive à l’égard des actions et comme la hausse de l’or cette année est due en grande partie à l’affaiblissement du dollar, Pictet a choisi d’acheter de la protection en actions.Le chiffre du mois500 dollarsSemaine après semaine, le bitcoin fracasse tous les records. La crypto-monnaie, qui ne valait que quelques cents au moment de son lancement en 2009, a dépassé les 1000 dollars début 2017, et s’échangeait à 5247 dollars à l’heure où nous écri- vons ces lignes.88 Novembre - N°45]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNeBaromètre patrimoine l’actu PatRimoine du moisAvoirs à l’étranger, plus que trois mois pour régulariser !Les pénalités  scales vont de 25% du montant dissi- mulé pour les fraudeurs passifs (ayant reçu la somme ou les actifs en héritage) à 35% du montant pour les fraudeurs actifs. Une sanction qui fait ré échir avant de dissimuler son patrimoine dans un paradis  scal. Pourtant le  sc était depuis maintenant près de quatre ans prêt à aménager ces sanctions pour tous ceux qui faisait la démarche de revenir dans le droit chemin. C’est maintenant bientôt  ni, car cette remise excep- tionnelle de pénalité prendra  n au 31 Décembre. Dès le premier janvier l’administration  scale considére- ra que les contribuables français « auront eu quatre ans et demi pour régulariser leur situation auprès du Service de traitement des déclarations recti catives (STDR) au moyen de cette procédure ». En d’autres termes s’ils se font attraper ils payeront plein pot.La Nuit du TradingJeudi 23 novembre 2017 RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLEDES INVESTISSEURSPour sa 4ème édition, de ce rendez-vous in- contournable des investisseurs qu’est la Nuit du Trading, IG vous donne rendez-vous pour une soirée entièrement dédiée au tradinget aux marchés  nanciers. L’occasion pour investisseurs particuliers et professionnels d’assister à de nombreuses conférences, découvrir les prochaines opportunités de trading et rencontrer les plus grands experts du monde de la  nance. Inscription gratuite sur IG.comBrèves, actus et chiffres du mois concernant d’éventuels placements patrimoniaux pour le particulierLe placement du mois16,3%C’est la part de l’investissement locatif dans le total des logements construits. Celle-ci s’af chait à 11,6% en 2014. Ce chiffre est mis en avant par une étude réalisée par le Crédit Foncier, qui fait ressortir l’immobilier comme actif préféré pour un investisse- ment, selon 70% des sondés. Un placement rassurant qui sert d’abord à se constituer un patrimoine, selon l’étude, ensuite à s’assurer des revenus complémentaires à la retraite, dé scaliser, ou encore transmettre à ses enfants. Le choix du neuf s’explique, lui, avant tout par la volonté de réduire ses impôts. Ces investissements sont d’ailleurs soutenus par la baisse des taux pour l’achat immobilier, baisse qui permet à 69% des investisseurs de souscrire un prêt sans avoir d’apport et de faire ainsi augmenter le coût médian de l’investissement locatif, qui passe de 159 000 euros en 2013 à 168 000 euros en 2017.Focus suR...l’investissement dans les FoRÊtsInvestir dans les forêts se révèle, en effet, un investissement « refuge » dont les rendements peuvent être élevés et qui permet de béné - cier de mesures de dé scalisation. D’un côté elle permet de réduire les émissions de car- bone tout en augmentant le stock de carbone stable du pays, et de l’autre elle constitue une réserve en bois, qui se trouve être une des alternatives au pétrole. Le cours de celui-ci augmente d’ailleurs lorsque le prix du pétrole augmente, preuve que les acheteurs ont déjà intégré que cette ressource pouvait remplacer la première. Et c’est un marché qui a de l’ave- nir, car l’objectif européen est d’atteindre 22% d’énergie renouvelable d’ici 2020, dont la moitié serait constituée par la biomasse fo- restière.Seul 1% de la forêt française est vendue chaque année et les propriétaires sont obligés de pro- poser les parcelles en priorité à leurs voisins, si elles ne dépassent pas quatre hectares. L’heu- reux acheteur pourra ensuite béné cier de me- sures  scales, et réduire ainsi l’impôt sur son investissement de 18% selon des conditions très précises. Pour ceux qui ne souhaitent pas acheter une forêt entière, ni s’en occuper, il est possible d’investir dans des groupements fon- ciers forestiers et ainsi de béné cier de « parts » de forêts, mais sans en jouir pleinement du coup...90A PAS DE GÉRANTS : Regards sur les dernières mesures fiscales votées par le gouvernementEntretien avec Thomas Delannoy - Directeur Général ASAC FAPESPouvez-vous nous expliquer en détails en quoi consiste la attax?La  at tax est un Prélèvement Forfaire Unique (PFU) de 30% sur les revenus des placements  nanciers que le gouvernement souhaitait mettre en place à l’origine sur tous les produits a n que les épargnants puissent les comparer, sans prendre en compte la problématique  s- cale. Votée le 20 octobre dernier, le projet de loi a subi quelques aménagements. Mais surtout, elle ne sera pas appliquée de la même manière sur tous les produits, no- tamment l’assurance vie ; certains, même, ne sont pas concernés : livrets A, LDDS, Livret populaire, PEA, ou lePEE.Qui est concerné ?En dehors de l’assurance vie qui est un cas particulier, toutes les personnes qui effectueront un retrait d’un pla- cement qui génère des plus values, à l’exception des pro- duits précédemment évoqués qui ne sont pas concernés.Pouvez-vous nous expliquer quelle est la complexité pour l’assurance vie ?La nouvelle  scalité bouscule l’ordre établi car pour être activée, le législateur a fait le choix de prendre en compte un montant de versements nets de retrait de 150 000 eu- ros par personne ou 300 000 euros par couple au sein d’un foyer  scal, quel que soit le nombre de contrats détenus. Déterminé par un montant cible, La  at tax ne concernepas le contrat, mais l’épargnant. Concrètement, si un épargnant a réalisé des versements nets sur l’ensemble de ses contrats supérieurs à 150 000 euros alors il est concerné, si et seulement si, il effectue des retraits su- périeurs aux abattements annuels qui restent maintenus : 4600 euros par personne (9200 euros/ couple).Quels conseils proposez-vous ?Si vous avez déjà un contrat d’assurance vie dans le- quel vos versements nets dépassent les 150 000 euros, et que vous effectuez des versements postérieurs au 27/09/2017, vous êtes concerné par la  at tax, quelle que soit la durée de détention. C’est donc l’occasion, si vous souhaitez continuer d’épargner avec ce type de produits de comparer et découvrir notamment par exemple la particularité des contrats souscrits par des associations d’épargnants. Nous avons un fonds qui a généré 2,80 % en 2016 et de nombreuses options gratuites pour accom- pagner l’épargnant dans sa diversi cation. Il y a un élé- ment à prendre en compte, en transformant l’Impôt sur la Fortune en Impôt sur la Fortune Immobilière, le gou- vernement, fait sortir l’assurance vie et tous les produits  nanciers de l’assiette de cet impôt. Une aubaine pour les personnes fortunées qui pourront à nouveau choisir les produits  nanciers en fonction de leur appétence au risque et non plus en fonction des avantages de dé s- calisation.Novembre - N°45Save the date]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[ÉPARGNANT& RESPONSABLERESPONSABILITÉSOCIÉTALERESPONSABILITÉENVIRONNEMENTALERESPONSABILITÉDE GOUVERNANCERESPONSABILITÉSOCIALESolid’R VieASSURANCE VIE DE GROUPELIBÉLLÉE EN EUROS ET EN UNITÉS DE COMPTEsouscrit par l’ASAC, association loi 1901, auprès de Generali Vie.La sélection des supports en unités de compte du contrat intègre des critères extra-financiers : Sociaux, Environnementaux et de Gouvernance.La liste des supports en unités de compte disponibles peut évoluer. Les montants investis sur ces supports ne sont pas garantis mais sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers. L’assureur s’engage sur le nombre d’unités de compte et non sur leur valeur qui n’est pas garantie.ASAC-FAPES est une marque de Fapes Diffusion, 31 rue des Colonnes du Trône - 75012 Paris — Enregistrée auprès de l'ORIAS n° 07 000 759 (www.orias.fr) en qualité de courtier en assurance (catégorie B au titre de l’article L520-1 II du Code des assurances), de courtier en opérations de banque et services de paiement et de mandataire non exclusif en opérations de banque et services de paiement.COMMUNICATION À CARACTÈRE PUBLICITAIRE© Illustration : Shutterstock.com / Space Vector]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNePrivate BankingFocus sur un placement ou investissement a n d’analyser les tendances et évolutionsQuand rejoindre une banque privée ?One to oneVous avez gagné au Loto, perçu un héritage, cédé votre entreprise ou perçu une confortable indemnité de départ et ne savez quele ticket d’entRée, un cRi- tèRe à RelativiseR Le premier critère de sélec- tion est le ticket d’entrée. Pour rentrer dans l’uni-est souvent plus élevé chez les banques spécialisées dès l’origine dans la gestion privée à l’image de Pictet. « Nous offrons nos services à partir de deux millionselle aucun avoir minimal à l’entrée, et pratique une po- litique d’accueil des clients au cas par cas. « Cela per- met d’accueillir les clients ou leurs enfants ayant des patrimoines  nanciers en devenir », explique Kilian de Kertanguy, responsable du développement. En n, au sein d’un même établisse- ment, il n’y a pas une, mais plusieurs banques privées, avec une personnalisation croissante des services selon les actifs con és.une Relation client PRiviléGiée Opter pour la banque privée, c’est avant tout la garantie de béné cier d’une gestion  nancière personnalisée haut de gamme que ne peut fournir une banque de dé- tail. « Nous accueillons chez nous des clients qui s’estiment mal traités par leur banque et sa gestion standardisée », explique Alexandre Neuvy. Ample- gest, à l’instar de Pictet, Cholet Dupont ou Edmond de Rothschild, propose une relation sur mesure avec le gérant responsable du client. « En cas de stress sur le marché un vendrediPour en  nir avec la standardisation...A priori dédié à une poignée d’initiés, l’investissement en banque privée n’est cependant pas à écarter comme option. Explications.Par Pierre-Jean Lepagnotfaire du pactole ? N’ayez craintes, les banques pri- vées sauront soulager vos angoisses. Contrairement à votre conseiller clien- tèle débordé et plus prompt à vendre des placements « maison » plus rentables pour lui que pour vous, le banquier privé saura écouter vos exigences avant de vous proposer les placements dont vous avez vraiment besoin. Selon les fonds investis, vous bénéficierez même de conseils  scaux et pa- trimoniaux. Mais comment choisir sa banque privée ? Entre les  liales de grands groupes bancaires, les enti- tés spécialisées des banques d’affaires et les maisons « historiques », le choix est vaste.vers feutré du « private banking », il faut être prêt à con er quelques centaines de milliers d’euros. « Nous acceptons un client à par- tir de 200000 euros d’en-d’euros d’encours », révèle Dominique Benoit, directeur général de Pictet Wealth Management en France. Cependant, les montants af chés sont en réalité in-Selon le dernier baromètre de Swiss Life Banque Privée, 56% des sondés recherchent de conseils patrimoniaux et  scaux et 48% des services personnaliséscours sous gestion, mais chez nous, l’encours moyen d’un client est de l’ordre de 1,5 million », indique Alexandre Neuvy, directeur de la gestion privée d’Am- plegest. Le ticket d’entréedicatifs. Les entrepreneurs et futurs héritiers sont sou- vent les bienvenus dans la plupart des établissements en raison de leur potentiel. Ainsi, la banque privée Cholet Dupont n’exige-t-à 19h, un client trouvera toujours son gérant pour lui expliquer la conjoncture et le rassurer sur la situa- tion de son patrimoine », assure Alexandre Neuvy. La proximité entre le client92 Novembre - N°45]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[La Banque DeLuBac & cie,une banque indépendante, familiale et spécialisée au service des entreprises et des particuliers depuis près d’un siècle.Créée en 1924, la Banque Delubac & Cie n’a cessé depuis plus de 90 ans de se réinventer au service de ses clients et des besoins de l’économie.Société en commandite simple, ses associés gérants dirigeants sont responsables sur leurs biens personnels. C’est un gage de sécurité dans l’exercice d’un métier qui repose sur la con ance.La Banque Delubac & Cie o re des solutions sur-mesure aux entreprises et aux particuliers autour de 5 branches d’a aires spécialisées :Banque De Gestion D’ÉparGne Banque Des entreprisesBanque D’affairesBanque Des aDministrateurs De Biens Banque JuDiciairePARIS10, rue Roquépine - 75008 Paris - 01 44 95 86 20 Siège Social16, place Saléon Terras - 07160 Le Cheylard - 04 75 29 02 99 www.delubac.frwww.point-exclamation.com / © Banque Delubac & Cie]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & PatrimoiNePrivate Bankinget le banquier constitue un élément clef dans le choix de sa banque privée. L’enjeu est d’importance. Selon lequestion d’argent. Alors que les banques de ré- seaux ne proposent que des contrats d’assurance-viesons toutes classes d’actifs : actions et obligations bien sûr mais de plus en plus de la gestion alter-si nous les jugeons compé- titifs », précise Kilian de Kertanguy de la banque privée Cholet Dupont.une exPeRtise PointueOpter pour la banque pri- vée, c’est en n béné cier, selon les encours mis à disposition, de conseils patrimoniaux et  scaux. « Nous offrons un conseil patrimonial à nos clients et prospects, un servicesur mesure très apprécié de notre clientèle », in- dique Dominique Benoit. Evidemment, ces services ont un prix, de l’ordre de 1% des encours, mais en raison d’une concurrence de plus en plus vive, les tarifs ont tendance à baisser. A titre d’exemple, Amplegest facture cette année 0,9% des actifs gérés, hors fonds «maison»a ndenepas a n de ne pas facturer deux fois la même chose. « Nousproposons également une offre alternative avec une partie fixe plus basse et une partie variable liée à performance de nos place- ments », détaille Alexandre Neuvy. Une pratique de plus en plus employée par les banquiers pou.r appâter des clients fortunés séduits par la culture du résultat à l’anglo-saxonne.Les charmes du family of ce« Leur atout : des compétences qui vont de la gestion d’actifs à la  scalité, en passant par le juridique et la médiation familiale »Pour les clients les plus fortunés, les banques privées proposent le fa- mily of ce. Née aux Etats-Unis à la  n du XIXème siècle, sous l’impulsion des Rockefeller, qui cherchaient des hommes de con ance pour gérer leur fortune, cette profession n’est arrivée en France que dans les années 1970. Leur atout : des compétences qui vont de la gestion d’actifs à la  scalité, en passant par le juridique et la média- tion familiale. « Les deux principales préoccupations des chefs d’entreprise propriétaires de PME ou d’ETI sont la transmission familiale ou non de l’en- treprise et la diversi cation de leur patrimoine. Ces étapes sont la plupart du temps anxiogènes et l’apport d’un multi family of ce peut leur être utile », résume Charles Bienaimé, membre du directoire de Meeschaert Family Of ce. « Comme les chefs d’orchestre, nous nous entourons des meilleurssolistes – scalistes, notaires, avo- cats, conseillers  nanciers – pour jouer le meilleur morceau», renché- rit Marie Saltiel, associée et respon- sable du family of ce d’Amplegest. Une métaphore appréciée également par Laurent de Swarte, cofondateur d’Agami, l’un des principaux multi-fa- mily of ces indépendants : « Notre objectif n’est pas d’investir les capi- taux de nos clients et de percevoir des commissions mais de leur offrir une vision indépendante et à 360 degré de leur patrimoine a n de le faire fructi er ». Les tarifs des services d’un family of ce sont complémentaires à ceux de la banque privée et généralement indexés à la taille du patrimoine. Aga- mi Family Of ce se distingue toutefois en facturant des honoraires a n de toucher un plus large public en toute transparence.Des bons coups à faire au niveau inter- national, souf és au creux de l’oreille...dernier baromètre de Swiss Life Banque Privée, 56% des sondés recherchent deen euros à faible rentabilité ou des contrats en unité de compte standardisés, lesnative. » Concernant les placements, les banquiers privés, soucieux d’éviter unconseils patrimoniaux et  scaux et 48% des services personnalisés.une vastePalette de PlacementsOpter pour la banque pri- vée, c’est également unebanques privées offrent une gamme très diversi ée de placements, en général sous mandat. « Nos porte- feuilles sont très exposés à l’international de sorte à offrir tout le champ des possibles, se félicite Di- dier Benoit. Nous propo-con it d’intérêt, travaillent généralement en architec- ture ouverte. « Notre prio- rité est d’offrir le meilleur couple rendement/risque à nos clients. Dans ce cadre, nous ne nous privons pas de sélectionner des fonds d’autres sociétés de gestionNous proposons toutes classes d’actifs, mais aussi de la gestion alternative94 Novembre - N°45]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[exPreSSioNSTribune librePar Bruno Raillard Partner chez Otium VentureJ’aime à croire que je fais partie de cette génération de personnes qui se sentent concernées par les enjeux de leur société. Papa de deux petites  lles, je souhaite transmettre à mes enfants une planète surlaquelle il fait encore bon vivre : je fais attention à ce qu’il y a dans leurs assiettes, je surveille les jeux qu’elles utilisent et plus globalement, j’essaie d’adopter une consommation plus responsable. En tant qu’investisseur dans un fonds de venture capital, ce sont les mêmes valeurs qui me guident lorsque j’étudie une nouvelle opportunité d’in- vestissement.Heureusement, je ne suis pas un cas isolé ! D’après une étude récente de Morgan Stanley, les Millenials (cette génération née entre le début des années 1980 et l’an 2000) sont devenus le moteur d’une nouvelle vague d’investissements à impact sociétal et/ou environnemental. L’étude montre que 75% des professionnels interrogés pensent que leurs investissements pourraient avoir un impact sur le changement climatique et 84% d’entre eux sont convaincus que les projets qu’ils soutiennent pourraient permettre de mettre  n à la pauvreté. Le phénomène prend également de l’ampleur en Europe avec de nombreuses initiatives qui se développent pour réconcilier la finance et l’entreprise sociale, deux mondes qui jusqu’à présent se parlaient peu. C’est le cas notamment du sommet ChangeNow auquel j’ai eu la chance de participer le mois dernier.Il semble qu’enfin, nous ayons réussi à créer une nouvelle classe d’actifs capable d’atteindre le double objectif d’impact positif et de rende- ments  nanciers. Chez Otium, par exemple, nousaccompagnons des entrepreneurs porteurs d’une vision au service de l’amélioration de notre so- ciété (dans les domaines du travail, de la santé, de l’éducation, des villes et de la consommation) sans que cela ne les empêche (bien au contraire) de nourrir de fortes ambitions de croissance.Un de mes sujets préférés est le futur du travail. Je suis convaincu que grâce à la technologie, l’entrepreneuriat deviendra une forme de travail durable qui nous rendra libres et autonomes. Nous avons récemment investi dans Comet, une start-up fondée il y un an, qui a une approche excitante du travail, entre technologie et communauté, elle propose de réinventer la façon dont les grandes entreprises collaborent avec les freelances.La con ance est une autre thématique que je re- garde de près – nous avons vraisemblablement aveuglément accordé notre con ance à trop de tierces parties ces dernières années (Facebook, Google, les banques, les gouvernements) au risque d’être complètement abusés (comme on le voit avec le problème des fake news qui est loin d’être résolu). Je crois que la technologie blockchain pourrait aider à recréer ce lien de con ance en construisant des réseaux décentralisés, plus justes et surtout transparents.L’impact investing, longuement confiné dans le spectre de la philanthropie pure, semble au- jourd’hui être sur la voie de la « mainstreamisa- tion ». L’investisseur des années 2020 sera aussi pointilleux sur la sélection de ses dossiers qu’il l’est aujourd’hui sur sa consommation de fruits et légumes. ■« L’impact investing, une tendance de fond très Millenial »96 Novembre - N°45© Twitter]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[Concours de micro-nouvellesexPreSSioNSLe monde de demain vu par un étudiantEcoRéseau Business le clame haut et fort : il existe en France un ferment entrepreneurial et littéraire dans les esprits, qui ne demande qu’à se concrétiser. La preuve avec ce concours de micro-nouvelles organisé dans chaque numéro auprès des étudiants d’une école, où ceux-ci doivent imaginer une start-up qu’ils jugent révolutionnaire parce qu’elle va bouger les lignes dans le futur. Expérience des plus concluantes ce mois-ci avec GEM (Grenoble Ecole de Management) et  omas Fons, le lauréat du mois de novembre qui a imaginé une IA appelée Sky qui remplace le processus démocratique en étant capable de nommer aux hautes fonctions des pro ls triés par algorithme. Bonne lecture.EVERYBODY KNOWSSky m’a choisi. Je suis le prochain maire de ma commune alors que beaucoup me considèrent comme un « parasite social ». C’est vrai je me suis retiré de cette société, je me suis lentement dissous dans les ténèbres de la solitude. Mais l’algorithme sans faille m’a désigné. Pendant cinq ans je serai le maire de ce village d’une centaine d’âmes tout au plus.Sky a révolutionné notre façon de faire de la politique. L’idée a d’abord fait frémir mais la réalité du terrain a dissipé les doutes. Un simple algorithme qui compile d’innombrables données, qui scrute minute par minute les vies de chaque citoyen, dévoile le nom de celui qui se révèlerale plus à même d’occuper les plus hautes fonctions. Pour ses créateurs, la  abilité de la machine vaut bien plus que la masse populaire qui vote par sentiments ou pire par intérêt personnel.Quelle ironie que le sort s’abatte sur moi. Alors oui j’ai tous les « avantages sociaux » voulus par Sky : être jeune, en bonne santé, de brillantes études, et aucun écart de conduite. Mais la machine reste un assemblage de pistons et de circuits informatiques. Elle n’a pas pu discerner ce qui fait la personne que je suis. Elle ne connaît pas ma relation à l’autre, elle choisit une représentation idéalisée de mon être et non ma véritable personne.Une femme sonne à ma porte, elle vient chercher le nouveau maire. Elle balaye d’un regard désabusé mon appartement miteux, je ne suis sans doute pas celui qu’elle espérait.Une voiture m’amène au loin. Dans ma tête résonne ces mots de Leonard Cohen « Everybody knows that the boat is leaking, Everybody knows that the captain lied... ».Thomas Fons Première année Parcours Management à Grenoble Ecole de ManagementAvis d’expert : Jean-Claude Lemoine, directeur de l’Entrepreneuriat à Grenoble Ecole de Management« Une création d’entreprise, c’est la rencontre entre une opportunité et une personne qui la saisit »Comment encouragez-vous la créativité et l’esprit d’entreprendre à GEM ?Thierry Grange, fondateur de l’école, était entrepreneur. Je le suis moi-même. Cela fait partie de l’ADN de GEM. Et l’entrepreneuriat transpire jusque dans le fonction- nement de l’école. Nous offrons un maximum de liberté pour encourager la capaci- té d’initiative. Dans les enseignements cela se concrétise par notre GEM learning model tourné vers le learning by doing, méthodologie dispensée dans tous les par- cours. De même que l’entrepreneuriat est une discipline qui irrigue chacune de nos formations.Coté structures, nous avons un bureau des talents pour que les étudiants puissent aménager leur emploi du temps et mener à terme leurs projets artistiques, musi- caux...Et nous avons aussi à GEM, un institut de l’entrepreneuriat qui comprend notre mas- tère spécialisé, l’IncubaGEM et l’association « GEM entreprendre ».Nous remarquons que l’entrepreneuriat est devenu un nouvel idéal chez nos étu- diants, plus que de rentrer chez EY ou dans un autre grand groupe. Sur les trois dernières promotions de notre MS, 53% ont monté leur entreprise. Le chiffre est très encourageant et nous nous disons que cela fonctionne très bien parce que notre objectif n’est pas de leur dire de monter leur boîte mais plutôt de leur donner con ance et de leur ouvrir les yeux pour saisir les opportunités. Je reste convaincu qu’une création d’entreprise, c’est la rencontre entre une opportunité et une per- sonne qui la saisit.Quelles sont les spéci cités de GEM sur le sujet de l’entrepreneuriat ?Nous avons la chance de béné cier d’un écosystème très dynamique. Le bassin économique est tourné vers les nouvelles technologies. Grenoble a été élue deux années de suite 5ème ville la plus innovante au monde notamment grâce à son tissu de laboratoires et de centre de recherches tels que le CEA ou le CNRS.GEM est également membre fondateur du cluster GIANT, ce qui nous lie étroite- ment avec les industries et les laboratoires du secteur et permet une créativité et une inventivité poussées en termes d’entrepreneuriat. D’autant que les laboratoires sont « techno push ». Ces derniers cherchent un maximum de diversi cation et de débouchés à leurs recherches.Quels sont vos futurs chantiers ?Nous internationalisons l’accompagnement en créant un incubateur à San Francisco pour tous nos étudiants internationaux et français qui pensent devoir partir dans la Silicon Valley pour se développer ou lever des fonds. Il existait déjà un incubateur du CEA. Nous allons donc pouvoir faire jouer la synergie à l’international.Comme pour le prochain CES, ou 11 start-up qui utilisent des brevet CEA seront accompagnés par nos élèves de master qui seront chargés d’une mission de conseil pour que les jeunes pousses tirent un pro t maximum de cet événement.Propos recueillis par Geoffroy Frameryecoreseau.fr 97]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[exPreSSioNSRegard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsTRISTAN ET LES CHATBOTRobolution, intelligence arti cielle, deep learning, chatbot, réalité virtuelle, datatelling, snapchat, facebook messenger, linkedin, design thinking, l’obsession de l’UX, l’adtech, marketing 4.0.Jeanne BordeauFondatrice de l’Institut de la qualité d’expressionTableau ‘’Tendances en langage’’ COMMUNICATION 2016, Jane BeeDésormais, chaque humain aura «un assistant intelligent». Cha- cun aura son con dent, son « chatbot », son agent conversationnel. « L’intelligence arti cielle » peut répondre à l’Homme. Le premier grand gagnant semble être « facebook messenger » !Bruno Bonnell, le père des robots français, invente la « robolution » : addi- tion de « robot » et de « révolution » car avec des machines intelligentes, rien ne sera plus jamais comme avant ! Avec le « deep learning » et des réseaux de neurones arti ciels, Google Siri et Cortana peuvent apprendre à recon- naître des visages et même inventer des images improbables. Les programmes rêvent !La « révolution digitale » bat son plein. « Snapchat », qui offre la possibilité de partager des photos et des vidéos pendant un temps limité, se développe à coup de mises à jour saluées par les abonnés, comme celle de créer sa propre « story » et de raconter des moments de vie.Rien n’arrête « la digitalisation », que l’on soit entreprise ou citoyen. Le « so- cial selling » accélère la prospection de nouveaux clients en mettant à pro t les « datas » des réseaux sociaux. Et « l’obsession de l’UX » devient crédo : toujours faire évoluer l’interface de l’appli en fonction de l’expérience utili- sateur !Le petit monde des médias, lui, thésaurise ses scandales et ses incertitudes.« Morandini » est mis en examen pour « corruption de mineur aggravée ». Le 16 novembre, les salariés « d’i-Télé » votent la  n d’un mois de grève, la plus longue grève dans l’histoire de l’audiovisuel privé. « Karine Le Mar- chand » transforme l’interview politique avec son « Ambition Intime » sur M6. « France info, une marque télé ? », telle est l’autre question de circons- tance !Au fait, nous serions passés au « marketing 4.0 » avec de « l’adtech » et de la publicité « programmatique » en fonction des récoltes des « data scientists ». Si tout cela vous dépasse, votre « chatbot » pourra-t-il vous conseiller « une detox numérique » ?Prochain Numéro le jeudi 7 décembre 201798 Novembre - N°45]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 175 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2017 - Moulin Rouge® - 1-1028499 © Pauline NICOLAS -]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[60 YEARS OF ADVENTURE AND DISCOVERY** 60 ANS D’AVENTURE ET DE DÉCOUVERTE]]></page></pages></Search>