﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="84"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[NOUVEAUX MÉTIERS ? C’EST QUOI UNUX DESIGNER ?RÉSEAUX & INFLUENCEFRANCE DIGITALE, PREMIÈRE ASSOCIATION DE START-UP D’EUROPEMANAGER AUTREMENTBIGecoreseau.frUn problème ?...BROTHERQUEL AVENIR POURAU TRAVAILL’EMPLOI ?OUTILS DE PRODUCTIVITÉ ET TECHNIQUES DE « QUANTIFIED SELF »TOUR DU MONDE DE L’INNOVATION LA FIN DU TRAVAIL ? LA MUE DES SYNDICATS LES INNOVATIONS LOCALESL’ARTAUGMENTÉDES ŒUVRES RESSUSCITÉES PAR LE NUMÉRIQUESMART TEXTILEDE RECRUTEMENT  SE FORMER EN 2050LES DESSOUS DE LA TECHIMMOBILIER& PROPTECH UN SECTEUR DÉPOUSSIÉRÉ PAR LES START-UPVACANCES ILLIMITÉES POUR TOUS ?septembre 2017 N°43BEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[editorialLes gourmets, lorsqu’ils passent entre Rhône et Saône, ne sont pas insensibles à la cer- velle de canut. Mais peu d’entre eux saventde l’immobilier analysé dans l’Enquête, ou de la traduction instantanée d’après le Haute Résolution. Mais elle fait peur à la majorité des salariés, car elle peut les mettre « hors-jeu » en un tournemain, ou permettre certains abus de contrôle et surveillance sous couvert de les aider à mieux faire leur travail, le décryptage sur les outils de productivité en attestant. Quoi qu’il en soit elle prend une place majeure dans nos vies et obligera les gens à tra- vailler d’une autre manière. Ils n’auront plus le même statut, devront être plus autonomes. Le droit du travail va devoir évoluer, le changement du Code du travail de cet automne n’étant qu’une des prémices. Le management va forcément être révolutionné. Les liens de subordination se distendent, l’autonomie s’accroît, la culture du résultat progresse. Le fait que des entreprises proposent les vacances illimitées – comme relaté dans le Mana- ger autrement – prouve que les relations de travail ont commencé à muer. L’entreprise et le CDI ne seront plus cet horizon indépassable et l’on voudra parfaire constamment son employabilité. L’ère des prestataires individuels, des freelances, des périodes de chômageque cette faisselle aux herbes tient son nom de la révolte des ouvriers de la soie, qui commença lors de la monarchie de Juillet en 1831, et fut réprimée dans le sang cinq années durant. Déjà à l’époque, sur les pentes de la Croix-Rousse, des hommes luttaient avec acharnement contre l’innovation – symbolisée par la machine à tisser Jacquard – par crainte de perdre leur emploi et de se retrouver à la rue. D’autres arguaient que cette avancée allait dégager des gains de productivité, du temps de loisir pour les gens, tout en créant de nouvelles formes d’emploi plus agréables. En 1930, l'économiste anglais John Maynard Keynes prédisait d’ailleurs – dans une  ction – qu'un siècle plus tard, donc en 2030, on pourrait se contenter de travailler 15 heures par semaine, quand le principal problème résiderait dans la répartition du travail. C’est cet éternel débat entre optimistes et pessimistes qu’a ouvert une fois de plus Benoît Hamon avec son idée de revenu universel, partant lui aussi du principe que le travail était limité. Les ruptures que promettent les robots et l’intelligence arti cielle sont telles que certains en viennent à prédire une mutation totale, voire une disparition du travail humain. Des dispositifs doivent en tout cas accompagner cette « destruction créatrice », déstructurant la société, comme expliqué dans le Grand Angle. Sachant que les jobs de demain ne sont pas encore connus, la manière – de recruter d’après le Région & Territoire – de se former selon le Prospective – de se fédérer (syndiquer) aussi comme le prédit l’Hexagone – vont évoluer. La technologie remodèle et dépoussière des secteurs comme celui de la construction etmesures doivent être prises, indivi-Cuisine de rentréeetdesformationslonguesnefaitquecommencer.Des.duellement et collectivement, pour pro ter de cette myriade d’innovations en gestation, et non subir ces algorithmes aptes à remplir des tâches humaines toujours plus ef cacement. Une capacité synonyme de bouleversements, mais aussi de progrès humains si l’on s’y prépare. Ce numéro de rentrée sociale donne quelques pistes, pour que les fromages du futur soient affublés de nominations plus paci stes...Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chef@EcoReseauSuivez-nous également sur :LMedia - EcoRéseau Business www.facebook.com/EcoReseauFRLE CHAT by Philippe Geluck2Septembre - n°43]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[Lufthansa Premium Economy Class.Pour ceux qui en veulent plus.LH.com]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[Sommairewww.ecoreseau.fr 201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.frComité éditorialJulien Tarby (rédacteur en chef), Geoffroy Framery, Jean-Baptiste LeprinceChroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France®, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon,IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, TheFamily®Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Elsa Bellanger, Joseph Capet, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Aymeric Marolleau, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Olivier Remy, Séverine Renard, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & PartenariatsCourriel : publicite@lmedia.frJulia Bourgeois, Pierre-Marie NauleauDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Business201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)9 51 05 87 72 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 41 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTCVente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonGalaxie ecoRéseau 4-9Baromètre de l’optimisme 6- Tendances- Actions symboliques - The Green Lifeen couveRtuRe 10-21 RétrospectiveLes 100 jours du Président dans le temps pour réformer 12Grand AngleAnticiper les mutations (la  n?) du travail humain 14DécryptageLes nouveaux outils de productivité, big brother ? 40Haute résolutionLa nouvelle traduction instantanée 42cahieR pRatique 44-59 Créer aujourd’hui45 - Cadeaux d’affaires premium pour le bien-être des salariés 48Répondre à un appel d’offre public pour une PMEBusiness guides- Flottes Auto : LLD, LMD, et LCD, la nouvelle donne54EcoRéseau Business est édité parLMedia28 30 32L’Art du temps 68 L’Actualité automobile : Essais & Tendances 75 Baromètre Finance de marché 76 PatrimoinePièges et astuces du trading personnel 78 Baromètre Patrimoine 80expRessions 81-82 Tribune libre 81Regard sémantique 82RCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adresséspour appréciation.Imprimeur : Léonce Deprez – Imprimé en France34-4334 38Régions & TerritoiresLes innovations locales contre le chômage, pour le recrutementHexagoneL‘avenir des syndicatsProspectiveLa formation en 2050club entRepRendReBaromètre & Tendances EnquêteCes start-up qui dépoussièrent immobilier et constructionNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Jean-Philippe Bosnet, Pdg. de Global Concept, trublion des telecomsNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Excelrise, la holding spécialiste du rebond industrielEn immersionLe Bloc, espace de coworking du groupe EyrollesstRatéGie & innovation numéRique Baromètre de l’innovationLe tour du monde de l’innovationLes textiles intelligentsRh & FoRmation 60-65 Réseaux & In uenceFrance Digitale, association de start-up numériques 60 Observatoire 62Manager autrementEt pourquoi pas les vacances illimitées ? 65aRt de vivRe & patRimoine 66-80 La Sélection culturelle 66L’Air du tempsL’art augmenté, une nouvelle expérience muséale 67 2616 182022-33224Septembre - n°43]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[RECHARGEZ-VOUS.NOUVEAU MINI COUNTRYMAN HYBRIDE RECHARGEABLE E-ALL4.Pro tez du silence du 100 % électrique zéro émission de CO2 , d’une mobilité sans limite grâce à son moteur thermique ou alliez les deux motorisations pour apprécier sa transmission intégrale e-ALL4 et ses 224 chevaux cumulés. De nouvelles sensations de conduite s’offrentà vous grâce au nouveau MINI Countryman Hybride Rechargeable e-ALL4.Consommations et émissions de CO2 du MINI Cooper S E e-ALL4 Countryman selon le cycle de conduite européen pour les véhicules hybrides rechargeables : à partir de 2,1 l/100 km et 49 g/km. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € — 722 000 965 RCS Versailles – 3 avenue Ampère, 78180 Montigny-le-Bretonneux.]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoréSeauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont  nalement si nombreuses que nous vous proposonsune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Le verbatim à retenir...Si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire.Walt DisneyLE CHIFFRE DU MOIS+3,1%Bonne nouvelle, la France exporte ! La marque France semble toujours attirer à l’étranger puisque les exportations hexagonales rebondissent à 3,1% au second trimestre après un passage à vide, ou presque, à 0,7%. Des chiffres élogieux qui s’expliquent par de meilleures ventes de « matériels de transport et autres produits industriels », d’un côté, et d’un recul des achats de produits pétroliers raf nés. Une équation qui fait peser la contribution du commerce extérieur à la croissance à hauteur de 0,8%. Du côté des importations, le constat est plutôt un ralentissement : +0,2% au second trimestre, contre 1,2% au trimestre précédent.Thierry SaussezCréateur du Printempsde l’Optimisme,Incubateur d’énergies positives.Cultivez les pensées positivesOn imagine depuis longtemps qu’il vaut mieux pour notre santé rechercher les émotions positives, l’affection, la joie, la satisfaction, la  erté.Les recherches sur le cerveau qui avancent à vitesse accélérée nous font faire, chaque jour, des progrès supplémentaires pour con rmer que le meilleur médicament, c’est nous.La plasticité de notre cerveau est phénoménale avec des ré- seaux parallèles et interconnectés. Les liens entre cœur et cerveau sont établis. Le muscle cardiaque comprend 100000 cellules neuronales. Pensées et émotions sont indissociables. En fait, nous ne cessons pas de fabriquer nous-mêmes des substances actives.Dès lors, une seule pensée positive peut déclencher toute une kyrielle de neuromédiateurs et d’hormones béné ques. L’ocytocine est connue comme l’hormone de l’amour, du plai- sir, de l’orgasme. Elle établit, durant la grossesse, les rapports entre la mère et le fœtus et elle régule les contractions tout le long de l’accouchement. Produite également par les hommes, elle génère le calme, la sociabilité, le sentiment de sécurité. La sérotonine, avec ses molécules du bien-être, régule l’hu- meur en positif.Nous produisons aussi de la dopamine, des endorphines qui nous stimulent, nous encouragent, améliorent nos perfor- mances, et pas uniquement, comme le savent les adeptes du jogging, lors d’un exercice physique accompli. Toute simulation sensorielle, une pensée, un regard, un sourire, une ambiance chaleureuse, une conversation, un plaisir partagé, suf t à faire baisser notre tension artérielle, à nous sentir mieux, à créer un climat agréable autour de nous.Chaque jour, avec de petits exercices, vous avez de nombreuses occasions de véri er vous-même ces préceptes scienti ques. À votre réveil, pensez un instant à un rêve même éveillé ou concentrez-vous sur une chose agréable.En arrivant au travail, le matin, oubliez de râler comme souvent à propos de la galère dans les transports, la circulation ou à l’encontre du mauvais temps. Partagez une bonne nouvelle. On en trouve toujours une sur son chemin... si on la cherche. Lorsqu’un automobiliste ou un deux roues s’arrête pour vous laisser traverser, ne bougonnez pas. Faites un grand sourire et un petit geste de la main. Ces simples signes créent un lien et encouragent l’autre usager à persévérer.Dans tous ces instants, vous sentirez les muscles de votre vi- sage se détendre, la bonne humeur s’installer autour de vous. Positivez, c’est contagieux.6 Septembre - n°43L’onde positive]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - TendancesGalaxie ecoréSeauLE GRAPHIQUE DU MOISUne croissance de +0,5% pour le troisième trimestre consécutif La croissance en France (variation trimestrielle du PIB, en %)T1 T2 T3 T4 T1 T3 T4 T1 T2 2015 2016 -0,1 2017Selon la première estimation de croissance de l’Insee pour le troisième trimestre, le PIB de la France continue à af cher une hausse de 0,5%, dans la lignée des deux précédents. Un chiffre qui con rme les prévisions de la Banque de France et démontre une stabilité qui casse avec la tendance des années précédentes où la croissance semblait ne jamais vouloir se stabiliser. Cette tendance est portée par plusieurs voyants économiques au vert depuis quelques mois : le moral des ménages est en hausse, le climat des affaires renoue avec ses plus hauts depuis six ans, les dépenses de consommation des ménages progressent et l’investissement est lui aussi orienté à la hausse même s’il ralentit au second trimestre. Des chiffres qui devraient conforter la nouvelle équipe gouvernementale dans ses choixet la pousser à revoir à la hausse ses prévisions de croissance pour 2017, aujourd’hui à 1,6%, selon la Banque de France. Si elle est encore faible, la croissance est bien là.0,40,40,60,5 0,2T20,5 0,50,30 Grand soleil pour le climat des affairesLe climat des affaires s’améliore en France, et ce pour le troisième mois consécutif. Il progresse ainsi d’un point selon l’Insee et retrouve « un niveau inédit depuis six ans ». Une progression qui s’explique par une légère poussée dans tous les secteurs d’activité, en dehors de l’industriequi affiche une stabilité sereine. Le « commerce de gros », par exemple, af che une augmentation de quatre points, soit un palier que le secteur n’avait pas atteint depuis près de 10 ans. Même performance pour le bâtimentet le commerce de détail qui eux n’ont eu à gagner qu’un point pour renouer avec les plus hauts de 2008 ou 2007. Seule perturbation dans ce ciel bleu, l’emploi qui recule légèrement en juillet. Les Français positivent !Ce n’est pas une tendance, c’est un choc, un « choc d’opti- misme ». C’est en ces termes que l’Observatoire du bien-être en France quali e l’état d’esprit des Français quant à leur situation et celle de l’Hexagone. Ils sont, en effet, près d’un sur deux à porter un regard positif sur l’avenir économique de leur pays. Un changement radical d’appréciation après les seuls 20% de Français qui se déclaraient optimistes l’année dernière. Une tendance qui semble dépasser les frontières puisque les Français regagnent également en optimisme à propos de l’Europe (+8 points). Et il semblerait que ce soit les plus pessimistes qui aient changé d’avis notamment sur la question des perspectives pour la prochaine génération qui af chait généralement peu d’avis positifs. Un tiers des résignés se montre à présent optimiste. Poussée de CDI au deuxième trimestre Selon l’Acoss, l’organisme qui supervise les Caisses des Urssaf, plus de deux millions de personnes ont été embau- chées au deuxième trimestre, soit une progression de 3,6%. Une croissance portée essentiellement par l’augmentation du nombre d’embauches en CDI, qui progressent de 5,7% après un premier trimestre à +0,5%. De leur côté, lesCDD de plus d’un mois af chent une hausse honorable de 1,8% au premier trimestre. Des chiffres qui mettent de bonne humeur car, sur un an, le nombre de déclarations à l’embauche de plus d’un mois progresse de près de 8%, unefois encore porté par les CDI qui gon ent de 12,2% sur une année. Attention, tout de même, l’arrivée à échéance du dispositif « Embauche PME » pourrait expliquer cette poussée estivale, mais ne nous en plaignons pas ! 2016 : année de la réconciliation entre Fran- çais et pouvoir d’achat ?Si 2015 avait eu du mal à réconcilier le pouvoir d’achat avec les Français, il semblerait que 2016 ait été plus chanceux. D’après l’Insee, le pouvoir d’achat a connu en 2016 sa plus forte hausse depuis la crise  nancière de 2008. Rendu possible par une très faible in ation, restée à +0,2%, il a progressé de 1,8% contre 0,8% l’année précédente et 1,1% en 2014. Des conditions qui ont notamment permis aux Français de consommer plus. La consommation a, en effet, crû de 2,3%, un chiffre qui rappelle ceux d’avant la crise. Des dépenses qui ont, d’ailleurs, eu comme effet domino de réduire de 0,4% le taux d’épargne des ménages français, légèrement plus dépensiers que la hausse du pouvoir d’achat. Moins de défaillances parmi les entreprises françaisesSur le deuxième trimestre 2017, les défaillances d’entreprises ont largement reculé. Moins de 13000 défaillances ont, en effet, été enregistrées, soit 7,8% de moins par rapport à la même période en 2016. L’année 2017 avait d’ailleurs déjà commencé sur une tendance positive pour les entreprises françaises, les défaillances d’entreprises tombant en dessous des 16000. Le deuxième trimestre con rme l’embellie àtrès exactement 19925 défaillances. Et si c’est déjà une bonne nouvelle en soi, la nouvelle la plus optimiste vient sans doute du fait que les petites entreprises semblent voir l’avenir en un peu plus rose. Moins de 10000 mi- crostructures ont, en effet, fait faillitesur le deuxième trimestre 2017, soit 6,7% de moins qu’en 2016 à la même période. Une tendance méliorative mais qui ne doit pas faire oublier que ces structures sont encore fragiles : les TPE de moins de trois salariés af chent une baisse du taux de défaillance de 10%, les PME allant jusqu’à 49 salariés af chent une baisse, elles, de 13% et celles allant jusqu’à 99 salariés af chent même un recul des défaillances de 34%. La production manufacturière reprend de belles couleursLa production manufacturière a progressé de deux points au mois de mai dernier. Une embellie attendue pour le secteur, mais qui dépasse tout de même les attentes des spécialistes. D’après les chiffres de l’Insee, le secteur af che également une progression de 1,9% sur les trois derniers mois. Uneecoreseau.fr 7]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoréSeauLe baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliquestendance portée, entre autres, par le secteur de l’automobile qui af che une croissance de 9,6 points sur le mois de mai. Dans son sillage, la métallurgie et la chimie mais aussi les produits informatiques, électroniques ou optiques qui af chent  èrement +4,2% en mai contre 0,9% le mois précédent. Une conjonc- ture optimiste qui vient conforter les chiffres positifs du climat des affaires. Le tourisme en France se porte bienLe deuxième trimestre aura vu les touristes revenirmassivement dans l’Hexagone. La fréquentation tou- ristique a, en effet, enregistré une hausse de 10,2% sur un an du nombre de nuitées, pour atteindre un niveau supérieur à 2015, avant les attentats. L’Insee enregistre 107,1 millions de nuitées, soit 4% de plus qu’à la mêmepériode en 2015. Une hausse avant tout marquée par le retour des séjours dans la région parisienne, la fréquentation des hôtels progresse de +12,6%, là où celle des autres hébergements touristiques bondit, elle, de +27,6%. Le reste de la France s’en sort plutôt bien également, la fréquentation dans les campings progressant de +18,7%. Les petits patrons retrouvent le moralLes petits patrons, qui n’ont d’ailleurs de petits que l’appellation, se déclarent optimistes vis-à-vis de l’économie française grâce notamment à un regain de con ance dans le nouveau gouvernement. C’est ce que met en lumière un son- dage Fiducial/Ifop qui a interrogé pour cela les patrons de TPE qui semblent garder con ance malgré la chute de la cote de popularité du nouveau Président. Ils sont 66% à estimer que le nouvel exécutif est capable « d’améliorer la situa- tion de la France » et « de favoriser le développement des petites et moyennes entreprises ». Cela dit, l’optimisme cache des réalités diverses, 83% des diri- geants de PME interrogés anticipent que le gouvernement risque d’avoir du mal à faire passer ses réformes ; ils sont 66% à redouter des mouvements sociaux ; et 78% en n reconnaissent une certaine méconnaissance sur le programme du gouvernement pour les TPE/PME.L’ENTREPRISE CENTENAIREK. Sabatier Aîné & Perrier, de  nes lames depuis 1810C’est en 1810 que commence l’aventure de Sabatier Aîné & Perrier. A l’époque, Philippe Sabatier est coute- lier à Bellevue, dans la ville haute de Thiers, et fabrique des couteaux de cuisine et des couteaux de poche signés de son nom. Le K. viendra plus tard, racheté par Bonnet Sabatier en 1834 à la marque éponyme, très connue des couteliers. Il décide alors de l’apposer devant sa propre marque. Lamarque K. Sabatier naît ainsi, permettant à la famille de Bellevue de se distin-guer par la même occasion d’une autre famille de couteliers au nom de Sabatierexerçant à Thiers également, mais dans le quartier du Moutier. La particularitédes couteaux K. Sabatier est d’être créés à partir d’une seule pièce de métal,ensuite forgée pour créer la lame, la mitre ou encore la soie. Une fabrication100% locale puisque tout est réalisé dans la ville de Thiers dans le respect d’unetradition de fabrication inchangée qui fait la réputation de la maison. L’entreprise a d’ailleurs obtenu le label Entreprise du patrimoine vivant pour son histoire, sa technique de fabrication et bien sûr son ancrage fran- çais et local. Un label qui a été renouvelé pour cinq ans en 2017. Les descendants de Philippe Sabatier se sont ensuite succédé à la tête de l’entreprise qui n’a jamais déménagé de son emplacement initial, mais qui a tout de même ouvert une boutique en ligne a n de faire rayonner encore un peu plus son savoir-faire local.Focus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienL’ACTION SOLIDAIREL’athlète français pourrait trouver du travail grâce aux Mondiaux d’athlétismeUne fois de plus le sport s’illustre par ses valeurs. MamadouKasse Hann, à Londres pour les Championnats du monded’athlétisme, n’aura pas eu de chance sur la piste mais auratrouvé une consolation ailleurs. D’abord favori, le coureurd’origine sénégalaise s’élance sur la piste et fait un sans fauteavant de malheureusement toucher la dernière haie. Déçu,le sportif se con e alors aux caméras de France Télévisonssur sa passion mais aussi sur son quotidien. A Patrick Montel, il explique que vivre de sa passion n’est pas tous les jours facile et qu’il se trouve en grande dif culté  nancière. Il ne gagne presque rien, cherche du travail, mais n’a malheureusement pas encore réussi à en trouver. N’ayant pas fait d’études, il étudie et parle le français depuis 2012 et témoigne des dif cultés qu’il rencontre tout en restant plein d’espoir : « Dans la vie c’est comme ça, il faut juste s’accrocher et aller de l’avant ». Un message qui n’est pas passé inaperçu, quelques minutes après l’enseigne Décathlon publie un message sur Twitter demandant le contact de Mamadou Kasse Hann : « Pouvez-vous donner notre contact à Mamadou Kasse Hann ? Si on peut l’aider dans sa recherche d’emploi on le fera ». Une informa- tion que France Télévisions a immédiatement transmise a n de permettre une mise en contact. Et la chaîne de conclure : « Nous venons d’échanger par MP avec @Decathlon et ce n’est vraiment pas de la «com». Juste une main tendue vers une personne ». Cette initiative a été suivie par d’autres, la Mairie de Montpellier, la ville où il habite, a, elle aussi, exploré différentes solutions pour faire sortir l’athlète du RSA.LA BELLE ACTION INATTENDUEBlaBlaCar vous a fait voyager pour 5 eurosCet été les utilisateurs du service de covoiturage BlaBlaCar ont pu béné cier d’un coup de pouce de la plateforme qui a lancé une opération pour partir en vacances à 5 euros. Les conduc- teurs de la plateforme ont ainsi eu la possibilité de proposer à leurs compagnons de voyage de ne payer que cinq euros pour leur trajet, quelle que soit la distance, laplateforme ne prenant pas de commissions sur ces courses. Une initia-tive qui, au-delà de l’effet d’annonce, avait pour objectif de renforcer lesentiment d’appartenance à la communauté créée par la société de covoi-turage, tout en  délisant les utilisateurs. Un moyen également de renoueravec les valeurs premières du covoiturage et notamment l’entraide. Uneopération nommée Va Vacances qui a mobilisé 100000 conducteurs quiont fait le choix de réduire le coût de leur trajet et qui a pris  n le 15 août.L’initiative n’est d’ailleurs pas sans rappeler d’autres initiatives de la plateforme, qui avait permis à ses conducteurs de reverser une partie des sommes gagnées grâce au covoiturage à l’AFM-Téléthon, ou encore lorsque la plateforme avait offert ses frais de mise en relation lors du week-end du premier tour de l’élection présidentielle a n d’inciter les citoyens à aller voter.8 Septembre - n°43]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - The Green Life La COP21 n’était pas une  n, mais un début. Suivi des évolutions béné ques à la planèteGalaxie ecoréSeauICI ET LÀ...u En Chine les vélos vont  ltrer l’airL’initiative résulte du partenariat entre la société Ofo,l’équivalent chinois de Vélib présent dans plus de 150 villes chinoises, et le studio d’art et d’innovation néerlandais Roosegaarde. Ce dernier va équiper l’intégralité des vélos de la société chinoise d’un  ltre à air. Cela permettra ainsi de faire circuler chaque jour trois millions de  ltres à air sur autant de bicyclettes dans les villes chinoises, et de participerainsi au nettoyage de la pollution massive dont souffrent certaines villes de Chine.u Nous vivons à crédit depuis le 2 aoûtVivre à crédit, cela veut dire que nous avons consommé du 1erjanvier 2017 jusqu’au 2 août 2017 tout ce que la Terre pouvaitproduire en un an. Passé ce jour, nous avons dépassé les capaci-tés de production de la Terre pour une production renouvelabletous les ans. Concrètement nous sommes entrés en surproduc-tion, et surexploitation de la Terre encore un peu plus tôt cetteannée. D’après les ONG Global Footprint et WWF, nous aurionsaujourd’hui besoin de 1,7 planètes pour subvenir à nos besoins. Une demande bien au-dessus de « l’offre » de la Terre qui ne cesse d’augmenter depuis 1971.u Des états généraux de l’alimentation jusqu’à novembreLe 20 juillet dernier, l’Etat a lancé les états généraux de l’alimentation. Ceux-ci pren- dront la forme de 14 ateliers thématiques, d’une consultation publique sur Internet,et feront intervenir pas moins de 11 ministères pilotés par celui de l’Agriculture. L’objectif ? Favoriser la mise en place d’une chaîne de production plus durable et, bien sûr, plus équitable, a n de prévenir les crises agricoles qui font l’actualité chaque année. Pour le consomma- teur, le but est d’offrir une nourriture plus saine, et plus respectueuse de l’environnement. Ces états généraux se tiendront jusqu’en novembre et seront l’occasion notam- ment de tenter de trouver une solution pour permettre ladurabilité des 20000 petites exploitations françaises. Emmanuel Macron a d’ail- leurs reçu à l’Elysée la plupart des syndicats d’agriculteurs a n d’évoquer les états généraux, mais aussi les aides européennes, le 7 août dernier.INITIATIVE VERTEIls vendent des assiettes comestibles !L’idée vient de Dordogne, d’une toute jeune entreprise installée depuis un peu plus d’un an à Boulazac. Natur Concept est née pour remplir un objectif clair : ne commercialiser que des produits qui ne créent aucun déchet et entièrement recyclables. S’ils ne sont pas à l’ori- gine des inventions, ils ont bien l’intention de nous faire découvrir et adopter ces produits, en Dordogne dans un premier temps, puis, espérons le, dans toute la France. Aujourd’hui, leproduit le plus en vue est la vaisselle comestible. On trouve ainsi des assiettes, des couverts, des bols à base de blé, mais aussi, plus étonnant, des plats qui résistent à l’eau, peuvent aller au four, et restent comestibles par la suite !Dans la lignée, une autre innovation devrait séduire les campeurs : la tente en carton. Si l’idée étonne, celle-ci serait plus isolante que les tentes classiques, et pourrait même résister à trois semaines de pluie, un délai plus long que celui qu’il nous faut pour nous décourager du camping sous la pluie. D’autres idées sont également dans les car-tons. La jeune entreprise souhaite par exemple créer une vérine à base de pomme de terre, une glacière recyclable ou encore des bouteilles en bioplastique. Des produits uniquement réservés aux professionnels, mais dont on ne cache pas notre impatience de les voir arriver dans les rayons de nos supermarchés !IsalouBeaudet RegenFondatrice de Kama Conseil & AssociésSelon l’adage, « le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.Entretien avec DIDIER LESCHI Directeur Général de l’OFII - OFFICE FRANCAIS DE L’IMMIGRATION ET DEL’INTEGRATION.L’Of ce Français de l’Immigration et de l’intégration est un établissement public qui relève du Ministère de l’intérieur. Trois missions : Accueil des migrants lé- gaux (environ 160 000 à 200 000 personnes par an). Accueil des demandeurs d’asile (environ 110 000 personnes). Aide au retour volontaire (Environ 5000 personnes par an)Le matin représente quoi pour vous ?J’aime beaucoup le matin, il y a quelque chose de l’ordre du renouveau de la vie ! Mais mon rapport au matin dépend des saisons aussi. En ce moment il fait beau, donc quand le jour se lève, il y a du soleil et de la joie. L’hiver je trouve ça un peu plus dur. Mais j’aime ce que j’ai fait, alors je me lève content. Je me sens d’autant plus content que le monde est dur. Quand je me lève je fais des choses pour moi pendant une heure, j’écoute la radio, je lis ... ce matin, par exemple, j’ai lu un extrait des « Chemins de la liberté » de Jean-Paul Sartre, trilogie que j’avais envie de relire, parce que c’est un roman sur les années 30 sur l’avant-guerre et sur l’engage- ment. L’engagement est très important pour moi, et pour ar- river à retrouver les ressources de l’engagement relire Sartre est très nourrissant !C’est quoi votre driver ?Classiquement, je dirais les idées de liberté fraternité et d’émancipation. C’est-à-dire le fait que les sociétés hu- maines n’ont de sens que si elles permettent à chacun d’être émancipé et libre.Quel est votre crédo de management ?Le respect. J’aime être très attentif à mes subordonnés en particulier, et aux autres en général. Je fais un travail social et je crois profondément que c’est important dans des pé- riodes très dures comme la nôtre, de maintenir une adminis- tration qui soit sensible à la détresse des autres. C’est notre établissement qui s’est occupé, par exemple, de la logistique des personnes mises à l’abri qui étaient à Calais, celles qui étaient dans les campements parisiens aussi ... Je me sens responsable d’une politique publique à mener. Avec respect.Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook et la chaine Youtube “La Magie du Matin”, Editions Leducecoreseau.fr 9Les petits matins des dirigeants]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURERétrospectiveLes 100 jours du Président pour réformer ................................ p12Grand AngleAnticiper la mutation voire la disparition du travail................. p14Régions & TerritoiresL’innovation locale pour le recrutement ................................... p16HexagoneCes syndicats qui vont muer .................................................... p18ProspectiveSe former en 2050 ...................................................................p2010Work in progressRobotisation, individualisation, syndicalisation (ou pas)...Le monde du travail va tanguer comme jamais dans les années à venir. Comment réagir ?Septembre - n°43]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[Le plaisir de conduireDÉCOUVREZ LA NOUVELLE FINITION BUSINESS DESIGN BMW.Découvrez la nouvelle finition Business Design disponible sur BMW Série 1 et BMW Série 3 incluant notamment les équipements suivants :• Projecteurs Full LED et antibrouillards LED• Jantes en alliage léger 17’’• Navigation Business avec Services ConnectedDrive • Eléments extérieurs et intérieurs en noir laqué• Radars de stationnement avant/arrière PDC• Sièges Advanced avec sellerie tissu spécifiqueDécouvrez l’ensemble des équipements sur bmw-businessdrive.frConsommations en cycle mixte de la BMW Série 1 : 3,4 à 7,8 l/100 km. CO2 : 89 à 179 g/km selon la norme européenne NEDC. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € - 722 000 965 RCS Versailles - 3 avenue Ampère, 78180 Montigny-le-Bretonneux.]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURERÉTROSPECTIVE : EcoRéseau Business revient sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient il y a un demi-siècle. Pas question de comparer, de fustiger ou de glori er le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.Les fameux 100 jours du Président dans le temps Compte à rebours enclenchéCette période de début de règne est particulièrement scrutée par les observateurs pour juger le dirigeant. Ses origines ne sont pas celles qu’on croit.Par Joseph CapetNicolas Roussellier, Maître de conférences à Sciences Po Paris. Par exemple, les lois Ferry sur l’école ou les lois relatives à la laïcité sont débattues pendant des années. Elles ne concernent pas l’économie po- litique. L’expression « 100 jours » est à rapprocher des débuts de la présidence Roo- sevelt marquée par l’in uence de Keynes. Contre la crise économique, il faut créer un choc. Nicolas Roussellier ajoute qu’il faut « agir dans l’urgence a n de provoquer un choc sur le marché boursier et auprès de investisseurs ». En 1933, Blum, leaderun choc ; l’Etat intervient désormais sur le fonctionnement du marché ».« squeezeR » le paRlementDans les années 30, Léon Blum, pourtant partisan de la gauche parlementaire, légitime l’autorité du président du Conseil. On accorde, pour une durée de trois ou six mois, « la légitimité temporaire des pleins pouvoirs ». Plus que de « 100 jours », on parle à l’époque d’ « expérience » : « l’expérience Blum » de juin 1936. Les Accords Matignon, portant notamment sur la diminution du temps de travail et l’augmentation des salaires, sont signés dès que Blum devient président du Conseil. Sans passer par le Parlement, des « lois d’urgence » sont votées en accéléré. Contre la complexité des lois classiques, contre les allers-retours entre l’Assemblée et le Sénat qui souvent dévitalisent la loi, les « lois cadres », les « lois d’harmoni- sation » (proches des « ordonnances » actuelles) ne contiennent qu’un ou deux articles. « A mots couverts, la gauche des années 30 participe à l’évolution de la pensée républicaine en instaurant ou en acceptant un exécutif fort », constate Nicolas Roussellier.100 jouRs et tout un pRoGRammeL’existence d’un programme électoral est récente. « L’expérience Mendès » ouvre la voie, lui qui avait annoncé son calendrier à l’avance. En décembre 1965, de Gaulle est élu sans programme. En 1981, Mitterrand est élu sur la base de « 110 propositions » émanant de la gauche post-68. Pendant les « 100 jours », l’opinion publique attend des résultats. Le premier trimestre rati e la réalisation du programme et des promesses de campagne. L’existence d’un programme donne les pleins pouvoirs au Président élu. « Après le succès et la réussite aux élec- tions, disposant d’un préjugé favorable et du fait majoritaire, le gouvernement cherche à faire rapidement aboutir les réformes majeures », indique Jean Garri- gues. La loi de l’ef cacité gouvernementaleDans les dîners, on montre qu’on sait. On dit que les « 100 jours » corres- pondent au retour de Napoléon de l’île d’Elbe, à sa volonté de recréer l’Empire, de changer la Constitution. Erreur ! Mais c’est loin d’être la seule...on n’est pas à tRois jouRs pRèsOn doit l’expression « Cent jours » au Comte de Chabrol, Préfet de la Seine, qui caracté- rise ainsi la durée de l’exil de Louis XVIII à Gand. La référence à Napoléon est erronée. Emmanuel de Waresquiel, éditeur et histo- rien (HDR), chercheur à l’Ecole pratique des hautes études, indique à propos de l’usage de cette expression par les médias qu’elle repose sur « une déformation involontaire et une réutilisation aveugle de l’Histoire ». La France, à cette époque, connaît une pé- riode catastrophique sur le plan militaire, économique et diplomatique. Recourir à l’expression de « 100 jours » pour décrire n’importe quelle prise de fonction exécutive semble illégitime et grossier. « Appliquer indistinctement et indifféremment à l’exer- cice du pouvoir contemporain l’expression «100 jours» est un anachronisme et un contre-sens absolu », ajoute l’auteur de « Cent Jours. La tentation de l’impossible (mars-juillet 1815) » (Tallandier, 2015). Si l’expression semble être forgée à l’em- porte-pièce, il n’en demeure pas moins qu’on la retrouve actuellement sous bien des plumes. Par delà son caractère ana- chronique, l’expression a acquis une sorte de légitimité et recouvre une réalité pour l’opinion commune. « L’expression «les 100 jours» est devenue une référence dans le vocabulaire, en même temps qu’une expérience pratique », indique Jean Garri- gues, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Orléans et à Sciences Po Paris. Pierre Mendès France, élu président du Conseil le 18 juin 1954, se donne un mois pour mettre  n à la guerre d’Indochine. De Gaulle, après le putsch d’Alger du 13 mai 1958, pro te de l’échec de l’état de grâce pour lui substituer un coup d’Etat en dou-ceur. Et Jean Garrigues d’ajouter que « sans y faire référence, de Gaulle a pleinement fait fonctionner la mythologie des 100 jours jusqu’à l’avènement de la Ve République ». Du 13 mai au 4 septembre 1958, on voit bien qu’il ne s’agit pas de compter les jours avecprécision. Parfois même, cent jours durent deux ans ! C’est l’exception Mitterrand. De mai 1981 au gouvernement Mauroy en mars 1983, Mitterrand connaît un véritablede la S.F.I.O., quali e Roosevelt de « pré- sident-dictateur ». « Dictateur » retrouve sa signi cation romaine : pour sauver la République, le dictateur est ce magistratLa loi de l’ef cacité gouvernementale moderne veut que soit on fait les réformes tout de suite, soit on ne les fait pasPériode durant la- quelle il faut passer la vitesse...« état de grâce ». Malgré de mauvais résul- tats économiques, la cote de popularité du Président reste élevée.quand l’économie s’en mêleDe Gambetta en 1880 jusqu’au gouver- nement Herriot dans les années 20, « le temps gouvernemental est prisonnier du temps législatif, et il n’y a pas encore de lois d’intervention économique », indiqueinvesti, pour six mois, des pleins pouvoirs par le Sénat. Roosevelt prend ses fonctions le 4 mars 1933 et met en place le New Deal. Pour faire passer des mesures d’urgence et des mesures autoritaires, mais temporaires (fermer les banques par exemple), il faut une prépondérance de l’exécutif sur le Congrès. Nicolas Roussellier précise à ce propos que « la mutation de la pensée économique im- plique l’idée d’une action entendue commemoderne veut que soit on fa.tout de suite, soit on ne les fait pas. Après l’investiture se met en place une sorte de pensée magique qui juge déjà de l’avenir avant que celui-ci n’existe.it les réformes12 Septembre - n°43]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[Le plaisir de conduireDÉCOUVREZ LA NOUVELLE FINITION BUSINESS DESIGN BMW.Découvrez la nouvelle finition Business Design disponible sur BMW Série 2 Active Tourer et BMW Série 2 Gran Tourer incluant notament les équipements suivants :• Projecteurs LED• Radars de stationnement avant/arrière PDC avec système de manœuvres automatiques « Park Assist » • Rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement• Navigation Business avec Services ConnectedDriveDécouvrez l’ensemble des équipements sur bmw-businessdrive.frConsommations en cycle mixte des BMW Série 2 Active Tourer et BMW Série 2 Gran Tourer : 4 à 6,5 l/100 km. CO2 : 106 à 152 g/km selon la norme européenne NEDC.]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREGRAND ANGLE : L’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueAccompagner les mutations et disparitions du travailDes boulots qui sentent le sapinNumérique, robots, IA ne vont-ils pas tuer l’emploi ? Ils le transformeront en tout cas. Mieux vaut anticiper des changements socié- taux de grande ampleur...Par Julien Tarbyette technolo- gie est comme la créature de14 Septembre - n°43Un combat perdu d’avance ?«C Frankenstein. Elle est sur le point de dévorer la civilisa- tion ! » Qui s’est ainsi alarmé des progrès techniques et des destructions d’emplois en- gendrées ? Le maire de Palo Alto dans la Silicon Valley (!) durant la crise de 1930, dans une lettre envoyée au président Hoover. De tous temps l’innovation a fait peur et a réveillé les Cassandre. Et ce n’est pas William Lee qui le niera. L'inventeur de la machine à tricoter des bas fut éconduit en 1589 par la Reine Elisabeth Ière, à qui il venait quémander un brevet, la souveraine ne souhai- tant pas prendre le risque de voir ses sujets s'appauvrir et « se constituer en hordes de clochards ». En 1811, 12000 soldats britanniques furent dépêchés dans les Midlands pour mettre  n à la révolte des briseurs de machines, qui craignaient de perdre leur emploi. N’oublions pas non plus la révolte des ca- nuts réprimée dans le sang.Ceux-ci avaient pris pour habitude de lancer leur sabot dans les machines à tisser Jacquard, d’où le mot « sa- botage ». Mais cette fois-ci les mutations semblent de plus grande ampleur et les pouvoirs publics devront inventer des dispositifs pour les accompagner.maRché du tRavail bouleveRsé comme jamais« "L'ordinatisation" des mé- tiers va tuer l'emploi, les humains perdant peu à peu le monopole du travail », s’alarme Paul Jorion, Pro- fesseur associé des facultés de l’Université Catholique de Lille, selon qui les mé- tiers concernés ne sont pas seulement manuels. Et cet ancien trader, essayiste et économiste, qui a annoncé la crise des subprimes, deremplace des tâches exécu- tées par l’humain. Les robots chirurgicaux se multiplient, mais des machines vont aussi parfois agir dans les métiers du "care", à la place d’in-  rmières par exemple. Les "bots" aussi vont apporter beaucoup d’évolutions dans la relation au client, consom- mateur, usager », illustre Luc Ferry, essayiste et phi- losophe, ancien ministre de l’Education nationale. Devant les progrès incommensu- rables de ces machines, les craintes s’af rment. Selon une étude de chercheurs du MIT et de la Boston Uni- versity, l'introduction d'un robot pour 1000 salariés détruit cinq à six emplois aux Etats-Unis. Des chiffres à relativiser selon Clémence Aubert, économiste du tra- vail à PSB Paris School of Business : « C’est oublier unécrivains apparaîtront en 2049, si l'émotion et l'affect leur sont inoculés. Ce n’est qu’une question de temps... 85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui selon un rapport de Dell et « l’Institut pour le Futur », think tank californien. Luc Ferry, qui évoque la mort des disquaires, ou bientôt des libraires à cause d’Ama- zon, avertit : « Nous allons vivre Schumpeter fois 1000, et cette destructuration a commencé ».pRimauté de l’individu et du temps couRtDes métiers vont disparaître, d’autres éventuellement ap- paraître. Mais même si le jeu est à somme nulle, les bouleversements sur la popu- lation active se feront sentir à grande échelle. D’autres com-85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui selon un rapport de Dell et «l’Institut pour le Futur», think tank californienciter le trading ou la chirur- gie. Selon une étude réali- sée par deux chercheurs de Harvard, 47% des emplois pourront être con és à des ordinateurs d'ici 20 ans. Les robots vont-ils tuer l’emploi ? Question pessimiste, qui pourtant revient sur toutes les lèvres depuis la campagne présidentielle et la fameuse proposition de Revenu univer- sel de base (RUB) de Benoît Hamon. Car il s’agit d’une réponse à la disparition pro- gressive du travail, à cause de la révolution numérique. « L’intelligence arti cielle (IA) autorise de nouvelles formes de travail, mais aussipeu vite le besoin croissant d’ingénieurs pour le conce- voir, superviser, réparer... D’autres chiffres montrent que plus un pays compte de robots, moins il compte de chômeurs. Je ne sais pas si les emplois seront détruits, mais il est certain qu’ils ne seront pas les mêmes ». On prédit une IA plus rapide que le traducteur humain en 2024. Les machines se- ront capables de rédiger des textes tels que des mémoires ou des thèses universitaires en 2026, et feront le travail des routiers en 2027. Elles deviendront commerçantes en 2030 et les premiers robotspétences seront recherchées, sur des temps différents. « Le passage de l’industrie aux services est souvent évoqué pour illustrer la destruction créatrice. Mais cette fois l’ampleur est différente », énonce Paul Jorion. Et Clé- mence Aubert de souligner un nouveau rapport au temps : « Le numérique inclut un accès plus rapide à l’in- formation, si bien que tous les métiers s’adaptent, se réinventent. Le mode projet s’impose pour coller aux besoins changeants, et le taux de rotation de la main d’œuvre bondit, d’autant que les nouvelles généra-]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[tions sont moins  dèles aux entreprises ». Un nouveau timing qui in uence direc- tement l’emploi : 70% des embauches se font en CDD de moins d’un mois. Même les CDI sont écourtés : selon la Dares, un tiers des CDI sont rompus la première année, la moitié au cours des deux premières années. Quant au temps partiel, il progresse et représente 19% de l’emploi selon l’Insee. Les entreprises se soucient de  exibilité, offrant la possibi- lité de travailler plus quand les carnets de commande sont pleins, moins quand ils se vident. Le temps de tra- vail se confond plus avec le temps personnel, l’individu devenant plus autonome. En outre le contexte numérique donne une capacité d’action sans précédent à chacun, qui peut créer, concevoir, com- muniquer, vendre, payer... en ligne, comme une entreprise. « En 1960 l’économiste Jean Fourastié expliquait que la France, pour produire au- tant qu’en 1810, n’aurait à mobiliser que 600000 per- sonnes. Les individus sont toujours plus productifs et dotés de toujours plus de moyens d’action grâce aux technologies », rappelle Bernard Gazier, économiste spécialiste des politiques de l’emploi, enseignant à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Une évolution qui rend toujours moins perti- nente la constitution d’usines, de grandes unités pour que toutes les fonctions soient présentes en un même lieu a n de réduire les coûts detransaction. Place aux lon- gues chaînes de prestataires et sous-traitants individuels ? Les freelances sont encore minoritaire, mais n’est-ce pasavec le train, l’industrie lourde, puis la voiture ont conduit à regrouper tout le monde en un même lieu – une usine – pour baisser les coûtspas tout le temps sur le lieu de travail », décrit Nicolas Bouzou, économiste, direc- teur et fondateur d'Asterès. Le travail non salarié neceux qui leur fournissent une activité se rapproche du salariat – des mesures sont à prendre. « Depuis longtemps, bien avant la loi El Khomri et les changements du Code du travail de cet automne, la notion de  exisécurité a progressé. Faire des contrats qui engagent moins les par- ties – employeurs comme employés – est une réponse à ces bouleversements », remarque Clémence Aubert. Créer des statuts juridiques facilitant l’autonomie en est une autre. « L’auto-entrepre- neuriat rappelle que tout le monde peut avoir des com- pléments de revenus grâce à des compétences person- nelles. Cette idée de donner les armes aux individus pour être autonomes et se sortir duEmmanuel Macron. Lequel a annoncé durant la campagne l’ouverture de la formation professionnelle à tous les statuts, salariés ou non, en se passant des intermédiaires que sont les organismes col- lecteurs (OPCA). Benoît Ha- mon suggérait d’ailleurs de « créer un droit universel à la formation tout au long de la vie ». Avec la concurrence des robots, l’enjeu n’est plus la formation au poste de travail actuel, mais l’adap- tation au poste de travail du futur (cf. Prospective). L’entreprise ne doit plus être cette citadelle dont on ne sort pas parce qu’il fait froid dehors, c’est l’employabilité qui devient le maître mot. La direction peut proposer des missions en externe, dans d’autres entreprises, pour que le salarié d’enrichisse de compétences. Depuis 2013, la loi de sécurisation de l’emploi permet même les « mobilités volontaires sécurisées ». Le Compte personnel d’activité (CPA), qui rassemble en un seul lieu virtuel les droits à la forma- tion, suivant chacun tout au long de son parcours, a été une étape décisive. Bernard Gazier évoque en plus une assurance emploi, aussi bien pour l’indépendant que pour le salarié, disponible pour lutter contre l’érosion des compétences, avec des droit de tirages sociaux. « Cela passe par une intervention structurante qui équiperait les gens pour le marché. » L’idée de créer un guichet unique, seul interlocuteur des travailleurs – salariés ou non – tout au long de leur vie, semble justement faire son chemin. La continuité des droits quel qu.e soit le statut semble la meilleure voie pour encourager la mobilité et en n regarder le travail à l’échelle d’une vie.(1) « Tous "Sublimes" – vers un nouveau plein-emploi », de Bernard Gazier, éd. Flamma- rion, 2003.(2) « Travailler au XXIème siècle : l’ubérisation de l’éco- nomie ? », de Gilbert Cette et Jacques Barthélémy, éd. Odile Jacob, 2017.L’idée de créer un guichet unique,seul interlocuteur des travailleurs – salariés ou non – tout au long de leur vie, s’impose en nle début d’une révolution ? Se- rions-nous en passe d'imiter le modèle des « Sublimes » (1), ces ouvriers très quali és qui, au XIXème siècle, travail- laient à leur guise pour une durée qu'ils déterminaient eux-mêmes, puis, grasse- ment payés, dépensaient leurs revenus dans les gin- guettes ? (cf. EcoRéseau n°33, rubrique Prospective). Les gens sentent qu’ils doivent parfaire des compétences ou en développer de nou- velles, que la formation est essentielle. « Les machines volent des emploi et vont en créer plus. Mais pas pour les mêmes personnes. Le déversement des emplois anciens vers les nouveaux ne se fera qu’avec de la for- mation », insiste Luc Ferry. Les périodes de chômage et de formation ne vont faire qu’augmenter. Pour toutes ces raisons, le salariat n’est plus l’horizon indépassable des travailleurs.nouveaux lieux Fétiches, nouvelles RelationsLes révolutions industrielles,de transaction, contrôler les heures de travail, avec du coup un lien de subordina- tion très fort. « Aujourd’hui, avec l’avènement du nu- mérique et la convergence des NBIC, les contrats se  exibilisent. Dans le cadre de l’économie de la connais-représente que 12% de l’em- ploi, mais il concerne des pro ls de plus en plus for- més : informaticiens, coachs, experts... Et la pluriacti- vité se traduit souvent par un cumul des statuts. Les « slashers » foisonnent, ils seraient deux millions selonsance, il y a "clusterisation", concentration géographique, les métropoles attirent les mondes du business, de la  nance et de la recherche. Mais les salariés ne sontl’Insee. Le portage salarial s’af rme comme une solution solide, assurant à la fois un travail autonome et la pro- tection sociale du salariat. « De nouveaux lieux appa- raissent pour coller à cette société du multi-travail, de l’uberisation, du coworking, du télétravail, du travail in- dépendant devenant effectif avec le compte personnel d’activité », complète Gaël Perdriau, maire et président de la Métropole de Saint- Etienne.le tRavail désoRmais àl’aune d’une vieFace à cette autonomie croissante des salariés, mais aussi à ces actifs non salariés qui ne béné cient d’aucune protection de leurs droits in- dividuels (non discrimination, égalité homme-femme...) – alors que la relation avecsalariat date des années 70 », souligne Clémence Aubert. Mais comment assurer une protection aux chauffeurs Uber sans brider l’activité ? Gilbert Cette, professeur d’économie à l’université d’Aix-Marseille, propose un nouveau droit de l’activité professionnelle. Pour lui il faudrait associer des droits à la dépendance économique, peu importe la forme juri- dique. La négociation col- lective doit déterminer le degré de dépendance dans la profession, puis déterminer durée, rémunération, recours possibles... Les moins auto- nomes devant être les plus protégés (2). C’est même la convergence des statuts qui a commencé. Ouvrir les allocations chômage aux in- dépendants et aux salariés dé- missionnaires pour préparer la transition professionnelle est une piste explorée parLe travail du XXIème siècle, où je veux, quand je veux ?PolémiqueLe revenu universel de base (RUB)La proposition de Benoît Hamon a eu le mérite d’ouvrir le débat. « Ce mé- canisme est pertinent, car les robots vont libérer du temps aux gens, mais le produit de ces avancées ne sera pas redistribué », approuve Paul Jo- rion, économiste, Professeur associé des facultés de l’Université Catho- lique de Lille qui prône la taxation des machines et la gratuité en matière d’éducation, de santé ou transport local. Certains doutent du diagnostic pessimiste. « Du temps d’Aristote les animaux étaient accusés de prendre le travail des esclaves, ce qui dérangeait la structure sociale. «La  n du travail» de Rifkin est une aberration », af rmeNicolas Bouzou, économiste, directeur et fondateur d’Asterès, selon qui « si effectivement il n’y a plus de travail, il sera impossible de  nancer ce système ». Le chômage mondial a baissé, même dans les pays développés. Quant au chômage technologique, il serait seu- lement transitoire. D’autres jugent le mécanisme dangereux. « Avec le RUB, 70% des gens seront débiteurs net et n’auront plus de valeur économique, quand 30% seront très riches, utiles, contributeurs net. Une majorité de la population va perdre l’estime de soi, devenir envieuse et violente. L’explo- sion de la démocratie serait en vue », imagine le philosophe Luc Ferry.ecoreseau.fr 15]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREREGIONS & TERRITOIRES : EcoRéseau Business s’attache à décrire les innovations des territoires en France concernant une thématique particulièreL’innovation contre le chômage“Chomdu killers”Le taux de chômage endémique et les mu- tations profondes auxquelles le travail se prépare font naître des initiatives remplies d’espoir aux quatre coins du pays.les rapports étroits avec les professionnels du secteur. Une offre de co-working est également disponible sur le site de Lyon.Le programme de Keley Live, proposé en Île-de-France et soutenu par les pouvoirs pu- blics, a lui aussi un objectif de reconversion professionnelle vers les métiers du numérique. Cette société de conseil et d’ingénierie IT se donne ainsi la mission de mettre le piedintellectuelles et la motiva- tion, accompagner la montée en compétence en se basant notamment sur les cours en ligne tels qu’Openclassrooms et des séances de coaching proposées par la plateforme. La formation suivie avec Openclassrooms est totale- ment gratuite et s’inscrit dans le cadre d’une POE, avec une promesse d’embauche en CDI à la clé. « La formation conti- nue avec des cours en ligne xes par exemple », indique Benjamin Hannache, directeur associé chez Keley. Il ajoute que l’un des avantages est la possibilité de participer à des projets réalisés pour des clients de l’entreprise, tout en poursuivant sa formation.des dispositiFs teRRitoRiauxpouR FaciliteR l’innovation sociale « Ce n’est pas le travailqui manque. Ce n’est pas l’argent qui manque. Ce ne sont pas les travailleurs qui manquent. » C’est ce constat qui a conduit ATD Quart-Monde à imaginer le dispositif « Territoires Zéro chômeur de longue durée ». L’idée vise à proposer, sur des territoires donnés, à tout chômeur de longue durée qui le souhaite, un emploi à durée indéterminée, adapté à ses compétences, sans surcoût pour la collectivité. Il s’agit d’identi er les savoir-faire des personnes en recherche d’emploi et de créer des postes en concordance avec les be- soins recensés sur le territoire. Selon une étude macroéco- nomique réalisée par ATD Quart-Monde en 2015, les manque-à-gagner (impôts et cotisations sociales) etles coûts induits (aggravation des problèmes de santé liée à la précarité) représentent un coût moyen de 15000 à 17000expérimenter l’idée. Concrè- tement, dans les Deux-Sèvres, le débroussaillage d’espaces publics, des ateliers de lecture, d’initiation à l’informatique, la mise en place d’une col- lecte de recyclables auprès de personnes âgées sont autant d’activités nouvelles qui en découlent. Dans la Nièvre, à Prémery, c’est une usine désaffectée qui sera remise en état pour créer la première entreprise conventionnée du territoire. On peut également citer l’exemple du Pays de Colombey et du Sud Toulois, en Meurthe-et-Moselle, où un atelier de fabrication de jus de pomme permettra de décliner les savoir-faire iden- ti és localement.A Paris, une autre initiative a vu le jour récemment pour améliorer la transparence du marché du travail et proposer plus d’opportunités d’emploi. Il s’agit du rapprochement entre le site de recrutement en ligne KeeWork.com et Pôle Emploi dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. Les demandeurs d’emploi qui le souhaitent pourront créer leur CV sur KeeWork. com à partir de leur CV en ligne sur pole-emploi.fr, tout comme ils peuvent déjà le faire via LinkedIn. Un véri- table tremplin pour la jeune structure francilienne. « Quand on s’allie avec un site public d’une telle envergure, on peut raisonnablement s’attendre à un impact positif rapide. De- puis cette intégration, nous enregistrons entre 200 et 300 candidats supplémentaires par jour sur notre site. Nul doute que cela béné cie auxPar Mathieu NeuEn 2017, un travailleur sur dix en France est indépendant. Qu’en sera-t-il ne serait-ce que dans une dizaine d’années ? Sous l’effet de l’automatisation et de la robotisation des tâches, le travail serait d’ores et déjà à l’aube d’un profond bou- leversement selon nombre d’observateurs. Si les débats restent ouverts pour ce qui est de l’avenir à long terme, le présent apporte son lot de certitudes : alors que le taux de chômage reste solidement agrippé à la barre fatidique des 10%, des actions concrètes sont menées pour favoriser l’emploi et le travail sous toutes ses formes.Certaines d’entre elles sont basées sur la pénurie de com- pétences qui coexiste bel et bien avec le chômage de masse. La dernière enquête annuelle de Manpower Group révèle que 29% des chefs d’entreprise ont des dif cultés à trouver les compétences qu’ils re- cherchent, contre 21% l’année dernière. L’informatique et les nouvelles technologies  gurent dans cette catégorie.des mécanismes pouR pRendRe le tRain de l’inFoRma- tique et des tic L’Open Source School (OSS) et sa solution spéci que de Préparation opérationnelle à l’emploi (POE) ont vocation à faciliter l’insertion profession- nelle des demandeurs d’em- ploi. Il s’agit de la première école informatique spécialisée dans l’enseignement « opensource ». Elle est soutenue par les régions dans lesquelles elle dispose d’implantations et par le Programme d’inves- tissements d’avenir. La POE est un dispositif mis en placeLE CHAT by Philippe Geluckpar l’Etat pour former tout demandeur d’emploi, inscrit à Pôle Emploi, dans le but d’acquérir les compétences requises pour répondre à une offre d’emploi, avant d’être embauché. Pour le demandeur d’emploi et l’employeur, la formation est gratuite. Bor- deaux, Montpellier, Nantes, Lyon, Paris et Lille disposent d’implantations de l’OSS. Le campus de Lille se dis- tingue par la mise à disposition d’un espace de co-working et d’un accès à un incubateur d’entreprises, pour favoriserà l’étrier à certains pro ls en s’appuyant sur trois piliers : élargir le pro l des candidats recherchés, c’est-à-dire ne pasde ce type représente le futur de l’éducation. Elle permet d’apprendre à un rythme par- faitement adapté à la personneATD Quart-Monde a imaginé le dispositif« Territoires Zéro chômeur de longue durée », créant des postes en concordance avec les besoins recensésnombreux recruteurs qui. déjà con ance à notre plate- forme », commente Thierry Andrieux, fondateur et diri- geant de KeeWork.com.se limiter aux candidats ayant une formation diplômante, cen- trer les tests sur les aptitudeset d’éliminer ainsi la plupart des contraintes relatives aux déplacements, aux horaireseuros par an et par demandeur. Le Sénat a depuis adopté une proposition de loi visant àfont16 Septembre - n°43]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[VOYAGEZ À LA CARTEDÉCOUVREZ LA CARTE D’ABONNEMENT FRANCE - EUROPE - AFRIQUE DU NORD• RÉDUCTIONS ET SERVICES EXCLUSIFS • RÉSERVATION 100% FLEXIBLE• ACCÈS AU PARCOURS SKYPRIORITYRenseignez vous sur airfrance.fr, au 36 54 (0,34€ ttc/min à partir d’un poste fixe), dans votre agence de voyages ou sur afklm-biztravel.com.]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREHEXAGONE : EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l’actualité française, a n de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)La nécessaire mue des syndicatsMonologue social ?Les syndicats seraient-ils devenus l’appendice incapable de dialoguer avec le reste du corps de l’entreprise ? Le diagnostic est alarmant mais peut-être faut-il regarder dans le passé pour assurer l’avenir de ces mammouths de la contestation.Par Geoffroy Framerydes syndicats, il existe une multitude d’équipes parfois sous la même bannière. La CGT de Renault n’a rien à voir avec celle d’Air France. Et cela est un signe de chan- gement : il faut moins parler du sigle que de l’équipe qu’on a en face de soi et du secteur d’activité et l’entreprise », complète le spécialiste des syndicats.Certaines idées pourtant poussiéreuses pourraient être remises au goût du jour. Il y a 20 ans le groupe AXA re- mettait un chèque syndical à chaque salarié, libre ensuite à ces derniers de le donner à un syndicat. Mais la moitié des chèques sont perdus... Encore aujourd’hui, l’entre- prise franco-belge Solvay pratique le chèque syndical. « C’est un moyen pour re- nouer avec le syndicalisme et qui obligeait les syndicats à être plus à l’écoute. Les syndicats devraient déve- lopper des enquêtes pour mieux connaître les salariés. Une autre solution alterna- tive pour recréer du lien serait celle de rembourser les cotisations comme en Belgique », soutient Domi- nique Andolfatto. La plupart des syndicats refusent de considérer le faible taux de syndicalisation comme un indicateur de la crise du syn- dicalisme arguant que 97% des salariés – chiffre avancé par la direction nationale de la CGT – sont couverts par des accords de branche négociés par les IRP dont les syndicats. Cela dit, qu’en sera-t-il des actifs « ubé- risés », de ces freelancers dont le contrat est rarement requali é,etc.?L.aquestion du syndicalisme continue d’interroger notamment face à l’évolution de certains sec- teurs d’activités.Alors que les achop- pements se multi- plient sur le sujet de la réforme du droit du travail entre le gouvernement et les syndicats de salariés notamment sur la fusion des IRP et l’instauration du chèque syndical, ces derniers continuent de questionner sur leur légitimité en tant qu’organe représentatif du personnel et bras armé lors les négociations collectives. Quel avenir pour ces organi- sations qui se « comportent comme des boutiquiers plus conscients de leurs intérêts qu’ils ne représentent celui des autres », selon François Rebsamen, alors ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social ?le titanic apRès l’icebeRG ?Les syndicats meurent à petit feu. C’est en tout cas ce que nous annonçait dès 2010 le prophétique ouvrage « La  n des syndicats » de Dominique Labbé et Maurice Croisat. Et pour causes : manque de représentativité,  nancement obscur, conservatisme et immobilisme. Les critiques pleuvent. Symboliquement, le 1er mai 2015, Bernard Thibault s’exprimait sur les ondes ra- diophoniquesd’Europe1en fustigeant la multiplication des acteurs et la dispersion du syndicalisme qui de fait affaiblissait le message.Mais les stigmates sont plus anciens. L’ampleur du recul se mesure en dizaines d’an- nées si bien que les derniers chiffres de l’INSEE évoquent un taux de syndicalisation de 6% ou 11% (chiffre de 2013) aujourd’hui le plus bas de l’OCDE, contre 43% dans les années 1950.« L’organisation du dia- logue social commence à proprement parler dès 1946. La nouveauté constitution- nelle réside dans la liberté d’adhésion et le pluralisme syndical. C’est une sancti-  cation institutionnelle du pluralisme », analyse Jérôme Beauvisage, historien à l’IHS de la CGT.Plus tard, la loi du 30 dé- cembre 1968 et les lois Auroux relatives à la représentati-change en rien les rapports de force qui demeurent les mêmes de puis les années 1970 », précise l’historien. Citons également une pu- blication de Gérard Adam, enseignant au CNAM qui écrit:«Laloidu20août 2008 «portant rénovation de la démocratie sociale» accé- lère actuellement la recom- position du paysage syndical engagée en fait depuis plu- sieurs décennies et que sym- bolisait la notion fourre-tout de «crise du syndicalisme». Le paradoxe de la nouvelle8% sur le plan national pour la reconnaissance de la re- présentativité, 30% pour la validation des accords et 50% pour exercer un droit d’opposition.la tête sépaRéedu coRps« Les syndicats cherchent d’abord à consolider leurs ac- quis et leur  nancement plutôt que de coller aux évolutions du monde de l’entreprise », tance Dominique Andol- fatto, enseignant à l’IEP de Grenoble et chercheur spé- cialiste d’histoire sociale et de la question sociale dans les entreprises.Chaque organisation syndicale s’est engagée dans une course à l’élection. Une contradiction selon Dominique Andolfato qui complète : « Les syndicats nous donnent l’impression qu’ils ont fait une croix sur les adhérents, qu’ils nourrissent une vocation générale et un pouvoir de représentation de fait. C’est une façon de penser dangereuse. Cela signifiequelessyndicats peuvent fonctionner sans être en immersion voire sans adhérents. Ils sont devenus des organisations de profes-sionnels de la représentation. Si bien que le dialogue social devient un théâtre d’ombres car tout cela se passe dans le dos des salariés. Il faut renouer avec un syndicalisme d’adhérents ».inciteR lessalaRiés à paRtici- peR à la démocRa- tie sociale Contrairement aux pays à fort taux de syndicalisation, les syndicats français, sauf rares exceptions comme dans le milieu du livre ou celui des dockers, ne béné-  cient de certains avantages contractuels. Et pourtant pour renouer le lien tant délité entre syndicats et instances représentatives, certaines entreprises recourent à des initiatives qui dynamisent le moment des élections. Au- delà du classique clivage entre CFDT et CGT qui oppose un syndicalisme ouvert aux évolutions et « un autre de la protestation, de la gouaille et du tribunicien », comme ledécritDominiqueAndol- fatto, des nuances plus  nes sont à mettre en exergue. « Les organisations ne sont pas monolithiques. Plus que18 Septembre - n°43Les rapports de force demeurent les mêmes depuis les années 1970Syndicats dans la rue, le nouveau bal des morts vivants ?vité syndicale aggravent le phénomène de désaffection des syndicats en déconnec- tant la base et les directions syndicales. « 2008 marque une évolution très sensible. Lerésultatduvotedétermi- nera la représentativité des syndicats avec des seuils. Le vote devient un élément prépondérant. Mais cela nelégislation visant à renforcer la légitimité des syndicats est d’avoir fait de l’audience électorale le critère essentiel de la représentativité, alors que le problème majeur de ces syndicatstientàlafaiblesse d’un taux de syndicalisation ». Malgré la contradiction, trois chiffres prévalent : 10% des voix dans les entreprises et]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREPROSPECTIVE : Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une  ction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l’avis d’un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésLa formation en 2050 “Auto-pro lers”Organismes, collectivités et entreprises agiront plus sur l’acquisition de blocs de compétences. Mais toujours moins que les individus eux-mêmes.managériales et aux tout der- niers réseaux sociaux, dont la plupart repartiront sur un échec, que leurs coaches en formation s’empresseront d’analyser avec précision, moyennant un peu plus de bitcoins. Chacun porte une puce résumant son pro l et ses acquisitions de blocs de compétences, apparaissant sur mon écran au-dessus de leur tête en réalité augmen- tée, me renseignant sur sesnue. J’ai convaincu le PDG de procéder différemment pour ce poste stratégique, en permettant au nouvel arrivé d’acquérir des blocs de nouvelles technologies, selon les recommandations de nos comités métiers qui anticipent les mutations d’ici à dix mois. Instantanément des MOOCs labellisés in- ternationalement et des for- mations dispensées par de grandes écoles et start-upPar Julien TarbySiège social d’Aura, île  ot- tante 35 au large de Mar- seille, juillet 2050 :« Je les contemple sur mon écran, via une mini caméra connectée. Tous se regardent en chien de faïence dans la salle d’attente. Certains portent des combinaisons rafraîchissantes élégantes, d’autres s’en tiennent aux costumes et tailleurs clas- siques. Quelques-uns tuent le temps en consultant leurs communications sur smart watch, d’autres conservent les yeux mi-clos ; d’autres en- core, entourés de coaches-ho- logrammes continuent de se former quelques minutes avant leur entretien d’em-bauche. Toutes les 30 mi- nutes, un robot accompa- gnateur conduit l’un d’entre eux auprès de trois robots testeurs, de QI, de QE et de compétences profession- nelles. Autant de postulants, pour qu’au  nal une in me poignée d’entre eux puisse rencontrer les équipes... J’ai beau être DRH du groupe Aura – leader international de la gestion de l’e-réputa- tion, présent dans 120 pays, comptant 220000 salariés – j’éprouve à chaque session de recrutement ce même malaise devant ces candidats, qui se sont endettés pour se former individuellement aux plus récentes approchesTout ne va pas se dissoudre dans des interfaces numériséesNous y mettons le prix, ce qui nous permettra de retenir le jeune talent un peu plus de six mois avec de l’espoir. Tous savent que plus que le salaire, c’est l’employabilité qui compte désormais ; il faut pouvoir accrocher les nou- veaux wagons d’innovations qui passent constamment, et rester au-dessus de la masse des robots qui occupent dé- sormais toutes les professions intermédiaires. L’enjeu n’est plus la formation au poste de travail actuel, mais l’adap- tation au poste de travail du futur. Il n’est plus possible, commeilya30ans,de«se cacher » à un poste. Alors que le taux de rotation de la main d’œuvre atteint dessommets, ce genre de place suscite toutes les convoi- tises parce qu’elle permet de continuer de s’armer pour l’avenir si incertain. Quand je pense qu’en France il a fallu attendre 2017 et l’arrivée de ce jeune Président, Emma- nuel Macron, pour que la formation professionnelle soit ouverte à tous les statuts, salariés ou non, en se passant des intermédiaires que sont les organismes collecteurs, je me dis que nous avons parcouru du chemin. Et ce n’est pas  ni... En témoignent les manifest.ations de masse le mois dernier, pour exiger ce fameux "droit universel à la formation tout au long de la vie" ».Damien Brochier, chef du département Travail Emploi Professionnalisation au Centre d'études et de recherches sur les quali cations (Céreq) :Qu’est ce qui est en train de changerdans la formation ?Nous venons de terminer avec France Stratégie le do- cument nommé « Vision prospective des emplois et des compétences dans la  lière numérique » (1). La multi- tude de personnes auditionnées nous con rme que les frontières entre formation initiale, continue, pour l’inser- tion... se brouillent toujours plus. On parle de formation tout au long de la vie. Les gens entrant sur le marché du travail n’auront pas forcément le diplôme complet, mais seulement quelques briques. Par la suite ils obtiendront des compétences supplémentaires, passeront de petits examens, reprendront des études pour compléter. La loi formation d’il y a deux ans oblige désormais à ce que tous les diplômes soient proposés en blocs de com- pétences. Les instances de formation privilégient des systèmes de certi cations toujours plus sérieux, et sedétournent des formations « pour le plaisir ».Cela implique un suivi strict de l’acquisition des compétences ?Les passeports formation, introduits en 2003, permet- tant aux individus de stocker leurs briques, sont arrivéstrop tôt. Les détracteurs, gênés par cette traçabilité, ont évoqué un retour du « livret ouvrier ». Aujourd’hui les mentalités ont changé et le compte personnel de formation est bien accepté. Ce rapprochement entre ce qu’on apprend et ce qu’on valide apparaît aussi dans la formation initiale, au Bac, où des unités seront validées pour éviter de refaire l’année concernant les matières acquises.Qui va jouer le rôle d’accompagnant ?Tout d’abord l’individu lui-même qui construit son pro l et se trouve au cœur de son projet. Place à l’individua- lisation, et même à la personnalisation. Les gros blocs de l’Education nationale et la primauté des diplômes en France ne dureront pas éternellement. Les instances prescriptrices, organisatrices, vont aussi concevoir des fonctions conseillant, aidant les gens à ré échir sur leur parcours professionnel, ce qui existe d’ailleurs déjà pour les cadres. Il s’agit du conseiller mobilité en entreprise, du coach formation dans les instances, des conseillers d’orientation dans les régions. Ils interviendront de ma- nière positive, et non défensive comme aujourd’hui à Pôle Emploi auprès des gens en situation dif cile.Internet, MOOCs et start-up vont-ilschanger la donne ?Certes l’accès à des ressources illimitées et interna- tionales via la Toile devient réalité, mais les gens ont besoin de proximité, d’échanges physiques, d’accom- pagnement de l’enseignant. Tout ne va pas se dissoudre dans des interfaces numérisées. En France le poids de l’Education nationale et des organismes publics en formation est encore très conséquent, beaucoup plus qu’en Allemagne ou dans les pays nordiques. Et les ressources personnalisées en ligne iront de pair avec du présentiel, comme en témoignent les modules du CNAM. Les jeunes pousses ont un grand rôle à jouer dans l’aiguillage vers des formations, un peu moins dans la transmission de contenu pédagogique. Il faut être toujours plus outillé pour faire valider une certi - cation auprès de la Commission nationale de la certi - cation professionnelle (CNCP), ou pour obtenir un label international. Je pressens surtout des rapprochementsentre mondes privé et public.(1) cereq.fr/actualites/Vision-prospective-partagee-des-emplois-et-des-compe- tences-La- liere-numeriquePropos recueillis par JT20Septembre - n°43forces et lacunes. Certains cumulent des blocs en pro- grammation, IA, marketing digital, blockchain, analyse de data... Ils étaient moins nombreux et doués les fois précédentes, car nous propo- sions des postes sans  nan- cement de formation conti-partenaires sont concoctés. Un programme onéreux, pour lequel nous sommes aidés par les régions, les départements et les com- munes, soucieux de ne pas voir baisser le niveau de quali cation général de leur vivier de population active.Certains cocheront toutes les bonnes cases de formation, et cela se verra dans les casques de réalité augmentée...]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[Depuis plus de 40 ans, la Fondation des Monastères poursuit son œuvre au service des communautés religieuses chrétiennes.- soutien  nancier, aide sociale pour le paiement des cotisations obligatoires, entretien et r habilitation du patrimoine religieux et des lieux d’accueil, création ou rénovation d’in rmeries...- activité de conseil dans les domaines administratif, juridique et  scal.Avec votre entreprise, soutenez les monastères, ces lieux de silence et d’accueilDes avantages fiscaux pour les entreprisesLes entreprises qui peuvent nous soutenirSont concern es les entreprises relevant de l’imp t sur les soci t s, de l’imp t sur le revenu dans la cat gorie des b n fices industriels et commerciaux (BIC), des b n fices non commerciaux (BNC) ou des b n fices agricoles (BA). Les entreprises doivent relever d’un r gime r el d’imposition.60 % de votre don déductibles dans la limite de 5%0 de votre CAPour plus d’informations0145310202fdm@fondationdesmonasteres.org 14, rue Brunel 75017 ParisLe m c natLa loi n° 2003-709 du 1er ao t 2003 relative au m c nat, aux associations et aux fondations a doubl  l’avantage fiscal attach  aux dons. (art. 238 bis du Code G n ral des Imp ts).➔]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[club entreprendreBaromètre & TendancesBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l’entrepreneuriat, picorés de-ci de-làBien que nous soyons l’un des seuls pays à mettre en place un droit à la décon- nexion, les dernières études citées dans ce baromètre attestent de notre propension à ne pas savoir buller. Le mal est déjà là. Un mal qui se double d’anxiété pour les entrepreneurs qui ne voient pas toujours les vacances d’un bon œil comme l’il- lustre un sondage mené par Vistaprint... Autre ombre à ce tableau mensuel, une étude émanant de Stanford qui démontre la survalorisation des licornes partout dans le monde. Cerise sur le gâteau, le gouvernement Trump serait sur le point d’abroger le visa dédié aux startuppers... Des nouvelles mi- gue mi-raisin malgré un nombre record de micro-entrepreneurs, un plafond rehaussé pour les auto-en- trepreneurs et un écosystème français de l’entrepreneuriat qui s’étoffe. Preuve que l’entrepreneuriat avance contre vents et marées.Le carnet des nominationsen partenariat avecuAssociAtion des Agences conseil en com- municAtion (AAcc)Laurent Habib, 55 ans, IEP Parisest élu président de l’AACCuAssociAtion frAnçAise des investisseurs institutionnels (Af2i)Jean-François Boulier, 60 ans, doctorat mécanique des  uides - Université de Grenoble (1995)est élu président de l’Af2iuchAmbre de commerce et d’industrie de nice-côte d’Azur (ccincA)Jean-Pierre Savarino président-directeur général de Studiela été promu président de la CCINCAuconseil constitutionnelJean Maïa, 47 ans, membre du conseil d’Etat - ENA (1997)est nommé secrétaire général du Conseil constitution- neluecole nAtionAle d’AdministrAtion (enA) Patrick Gérard, 59 ans, agrégation - facultés de droit (1992), doctorat de droit - Université Paris 2 Pan- théon-Assas (1986)est nommé directeur de l’ENAuesso sAfAntoine du Guerny, 58 ans, ESCP Europe, maîtrise droit des affaires - Université Paris 2 Panthéon-Assasa été promu président-directeur général d’Esso SAFuKedge business schoolJosé Milano, 46 ans, CAPA, ENS Cachan, DEA de socio- logie des organisations - IEP Parisest promu directeur général de Kedge Business Schoolu liseAHervé Le Caignec, 56 ans, DESS administration des entreprises de l’IAE Paris (2000)est promu président de LiseauPeugeot motocycles (Pmtc)Costantino Sambuy, 47 ans, MBA - MIT Sloan School of Management (2006)est nommé directeur général de PMTCu stmicroelectronicsNicolas Dufourcq, 54 ans, ENA (1988)est nommé président du conseil de surveillance de STMicroelectronicsVOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideursFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frqui font le business en France ! Finalement, pas de visa spécial start-up aux Etats-UnisUne mauvaise nouvelle pour les entrepreneurs qui veulent aller tenter leur chance outre-Atlantique, mais qui pourrait bien se transformer en bonne nouvelle pour l’attractivité de l’écosystème entre- preneurial français. L’International Entrepreneur Rule, le régime de visa spéci que pour les start-up,voté par l’administration Obama en  n de mandat, est remis en cause par l’administration Trump. Celui-ci devait permettre à des entrepreneurs ve- nus de l’étranger qui avaient créé une entre- prise sur le sol américain,subventionnée à hauteur de 100000 dollars, ou ayant reçu au moins 250000 dollars d’investisse- ment, de rester aux Etats-Unis pendant deux ans, et parfois même jusqu’à quatre ans. Un régime qui devait entrer en application le 17 juillet prochain, et largement soutenu par les acteurs de la Silicon Valley. Finalement, cette entrée en vigueur aura lieu en mars 2018, le temps pour le nouvel exécu- tif de regarder de plus près le visa, et de proposer d’abroger le programme. Un signal de fermeture de la part du pays des entrepreneurs du numérique, qui pourrait pousser les talents d’autres pays à chercher un nouvel écosystème d’accueil. Les Français ne déconnectent pas en vacancesSelon l’étude « Digital Detox : Unwind, Relax and Unplug », publiée par McAfee, les Français ont encore du mal à se déconnecter lors de leurs vacances. Ils sont, en effet, 75% à ne pas envisa- ger de partir en vacances sans leur smartphone, et 69% des Français consulteraient leurs mails professionnels et personnels au moins une fois par jour en vacances. Une tendance qui met en lumière l’angoisse des Français à se déconnecter : ils sont 60% à avouer se sentir anxieux lorsqu’ils n’ont plusaccès à leur téléphone portable. Pourtant, seuls 9% des Français, et 15% des habitants d’Île-de-France déclarent devoir être joignables à tout moment à cause de leurs responsabilités. L’étude met égale- ment en avant que la déconnexion peut être très béné que pour le salarié. Ne pas regarder ses mails et les réseaux sociaux constitue, en effet, une ré- duction importante de stress pour 40% des sondés. Pas de vacances pour les entrepreneursL’entreprise VistaPrint a étudié l’impact des va- cances sur les entrepreneurs en termes de travail et de santé. Il ressort que 60% des entrepreneurs interrogés trouvent que gérer leur entreprise est émotionnellement épuisant, et 38% ont même déjà connu des conséquences physiques de l’épuise- ment créé par la gestion de leur entreprise. Parmi ceux-ci, 59% des entrepreneurs citent les troubles du sommeil, 57% ont re-marqué une augmentationde leur niveau d’anxiétédepuis qu’ils exercent leursresponsabilités et 39% dessondés ont, eux, remarquéune dégradation de leur viefamiliale. Si près d’un surdeux estime travailler trop,ils ne semblent pas encore prêts à partir en vacances. Selon 53% d’entre eux, vacance rime avec baisse de revenu, et devient donc une source de stress sup- plémentaire pour 41% d’entre eux. Dans les faits, seul un tiers des interrogés avaient déclaré partir en vacances cet été au moins deux semaines là où 12% d’entre eux ne prévoyaient pas de prendre un seul jour. Ils sont pourtant quasi-unanimes sur les bienfaits physiques et psychologiques des vacances. Hausse des plafonds des auto-entrepre- neurs con rmée ?C’était une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, et elle avait fait beaucoup de bruit. C’est, depuis, une mesure très attendue par les auto-en- trepreneurs, même si depuis l’élection présiden-22 Septembre - n°43]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre & Tendancesclub entreprendretielle, elle a peu été évoquée. Selon une information du Dauphiné Libéré, Benjamin Griveaux, secrétaire d’état à l’Economie auprès du ministre Bruno Le Maire, a rencontré à Orléans un vendeur de jus defruit qui, après être passé par l’armée, puis deux ans au RSA, dépasse aujourd’hui le plafond autorisé en auto-entre- prise. Réponse du se- crétaire d’Etat, « on va le doubler ce plafond, pour les gens commevous qui réussissent ». Preuve que la promesse est toujours d’actualité ? Elle permettrait, en tout cas, à beaucoup d’auto-entrepreneurs de ne pas se brider dans leur activité. Les seuils sont aujourd’hui de 82 800 € (ou 91 000 € si le CA de l’année précédente est inférieur à 82 800 €) pour les activités de vente de marchandises et les prestations d’hébergement et de 33 200 € (ou 35 200 € si le CA de l’année précédente est inférieur à 33 200 €) pour les autres prestataires de services et les professionnels libéraux. Les licornes, nouvelle bulle  nancière ?Une étude publiée par deux chercheurs venant l’un de Stanford, et l’autre de Colom- bie britannique, montre qu’une licorne sur deux serait en fait surévaluée. Censée dépasser un milliard de dollars de va- lorisation, la valeur réelle de ces sociétés serait en fait bieninférieure. Les chercheurs ont pour cela analysé 116 licornes (sur les 200 dans le monde), et ont constaté que ces sociétés émettent en moyenne huit types dif- férents d’actions au cours de leur existence (actions pour les fondateurs, pour les employés, les fondsd’investissement ou encore les fonds souverains...). Un chiffre élevé qui remet en cause la méthode de calcul pour leur valorisation, celle utilisée consi- dérant que toutes les actions ont la même valeur, méthode usitée pour les entreprises traditionnelles, plus raisonnables sur les émissions d’actions, mais qui, sur les licornes ne sont pas utilisables, d’après les chercheurs. Ils estiment, en effet, que la surva- lorisation serait de 48% en moyenne, et atteindrait même 100% pour certaines d’entre elles. Un risque de bulle plus faible en Europe qu’aux Etats-Unis, du fait d’un écosystème moins développé. Les micro-entrepreneurs encore plus nombreux en 2016En 2016, le régime de la micro-entreprise a af ché un regain d’intérêt. Ils étaient, en effet, 70000 de plus à s’enregistrer sous ce statut, pour atteindre un total de 1,072 millions d’auto-entrepreneurs, dont 670000 actifs. Une croissance de 7% qui marque un bond par rapport aux années précédentes. Parmi les domaines d’activité, le nombre d’auto-entrepreneurs travaillant dans les transports a progressé de 50% sur un an, et ceux de l’hébergement/restauration de 10%. Un statut souvent utilisé comme complément de revenu, seuls 30% des auto-entrepreneurs exercent leur activité exclusivement sous ce statut. Moleskine lance son programme d’Open InnovationLa marque des légendaires carnets s’est associée à Digital Magics, un incubateur d’entreprises, pour lancer le Moleskine Open Innovation Program. Le but, dénicher des projets innovants. A destination des start-up italiennes et internationales, l’appel à candidature est ouvert jusqu’au 24 septembre. 12  - nalistes seront ensuite sélectionnés a n de participer au Moleskine Innovation Day, le 26 octobre, au siègede la marque à Milan. Les  nalistes présenteront ainsi leur projet devant un jury, pour espérer faire partie des quatre start-up sélectionnées pour intégrer Moleskine+ ecosystem et concevoir les nouveaux produits de la marque. Moleskine+ propose à ce jour des produits physiques et numériques dérivés de la marque, tels que des carnets ou stylos intelligents. Paris&Co ouvre un incubateur Fintech à La DéfensePrévu pour la rentrée, Paris&Co compte ouvrir un incubateur spécialisé dans la Fintech à La Défense. Le but : accompagner une quarantaine de start-up par an, et même à l’internationalpour les plus prometteuses.L’incubateur sera géré parEuroplace, l’Institut Bache-lier, la Société Générale,New Alpha et la Directionrégionale des entreprises,de la concurrence, de laconsommation, du travail et de l’emploi. Paris&Co espère ainsi créer des licornes d’envergure mondiale dans le secteur de la banque et de l’assurance. L’ap- pel à candidatures est ouvert dès septembre pour la première promotion qui compte 25 places. Cdiscount lance son incubateurIl s’appelle The Warehouse et va ouvrir ses portes au mois d’octobre prochain. L’incubateur de la marque Cdiscount a pour but d’accueillir cinq à six start-up dans le domaine de la logistique. Accueillies pour une durée de six mois, les start-up auront la possi- bilité de tester leur solution dans un entrepôt de 500 m2 créé pour l’occasion. La marque cherche ainsi à travailler en partenariat avec des start-up a n de diminuer la pénibilité lors du chargement d’objetsavecFin juin, le moral des entrepreneurs avait comme un air de météo des plages longtemps attendu : grand bleu et pas d’avis de tempête. Un vent d’optimisme souf ait chez 39% d’entre eux – bien loin de la dépression de début d’année – et 34% se disaient con ants. Cet état d’esprit en portait plus de la moitié à croire pour les 12 prochains77% déclaraient en effet que ce serait une bonne chose pour pouvoir mener une politique favorable aux entreprises ; presque autant (73%) considéraient que cette conjonction favoriserait la mise en œuvre de la réforme du droit du travail. Le satisfecit des entrepreneurs se consta- tait également sur le droit à l’erreur en matière d’obligations sociales, première mesure concrète testée dans ses contours généraux. Le principe rassurait près des trois quarts des interrogés quant à leurs relations avec l’administration.Pour autant, 54% craignaient que cer- taines entreprises n’en viennent à abuser de ce droit. Leur façon de montrer qu’ils n’avaient pas tous la tête dans les nuages ? En somme, même si la cote de popularitédu Président restait cet été chez les entre- preneurs très au-dessus des « normales saisonnières » de l’opinion publique, il y avait peut-être là comme une incitation pour les pouvoirs publics à faire œuvre de pédagogie dès la rentrée.Car, en septembre, si la brume reste en haut, il risquera de pleuvoir à seaux.Béatrice Genoux Planneur stratégique CCI FranceRetrouvez l’intégralité des résultats de la Grande Consultation sur www.grandeconsultation.frAu-dessus des normales saisonnièrescci.fr mois en des perspectives économiques favorables au plan national et mondial (64%, avec un bond de 16 points). Les scores étaient même plus élevés dans le secteur de l’industrie en pleine embellie. Sans doute les patrons étaient-ils confortés par la majorité obtenue par le président de la République aux législatives. Ils y voyaient une cohérence utile à son action.23ecoreseau.frJugement de valeurs]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[club entreprendreBaromètre & Tendanceslourds ou volumineux, ou encore travailler à l’amélioration de l’emballage, ou de la collaboration entre l’homme et la machine. Les start-up sélectionnées pourront également pro ter d’espaces de co-working, de conseils de spécialistes et participer à des ateliers sur les métiers de la supply chain. A terme, la possibilité de prendre une participation dans certaines start-up est également envisagée. Business France lance un concours pour participer au CES 2018Business France propose d’accompagner 30 start-up au CES qui se tiendra en janvier 2018 à Las Vegas. Si tous les secteurs de la French Tech sont concernés, la sélec-tion se fera sur l’innovation du produit,le potentiel de développement, et letime to market du produit. Pour l’oc-casion, Business France mobiliseradix coaches dès octobre pour préparerles jeunes pousses qui exposeront àl’Eureka Park à réussir leur CES. Unefois à Las Vegas, elles béné cierontde relations presse internationalesmais aussi de mises en relation avec des acheteurs ou partenaires potentiels grâce au réseau Business France dans les pays parte- naires. Ce sera également l’occasion de briller en France lors des demodays « Spécial CES » organisés pour l’occasion et du CES Unveiled Paris. MediaRH lance ses Trophées pour les start-up dans RHLancé en partenariat entre Atos France et Mediarh.com, les Tro- phées MediaRH 2017 ont pour but de récompenser les start-up qui innovent dans le domaine des ressources humaines. Première édition, ils sont ouverts à toutes les start-up qui ont développé un outil innovant dans le domaine en 2017. Dix start-up seront sé- lectionnées pour ensuite couronner trois  nalistes qui se verront décerner un Trophée MediaRH  n novembre 2017. Les 14 et 15 septembre : Assises du produire en FranceTroisième édition à Reims pour cet événement qui met à l’honneur le Made in France. Au programme, conférences et beau linge avec en guest Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances. Au menu de ces deux jours, des sujets prospectivistes : « De la French Tech à la French Fab », « Le Made in France vu du monde », « Mode et créateurs, les leviers de l’excellence française », ou encore « Les Régions françaises au cœur du renouveau industriel ».Plus d’informations sur: assises-produire-en-france.fr/ Du 14 au 24 septembre : Nantes Digital WeekCelle-ci mettra à l’honneur la French Tech nantaise, connue pour son dynamisme, mais proposera également des ateliers thématiques comme les Rencontres mer & numérique.Plus d’informations sur :www.nantesdigitalweek.com Les 25 et 26 septembre : Salon SMEAncien Salon des Microentreprises, le salon SME est dédié aux créateurs et diri- geants de petites entreprises et start-up. Sont attendus plus de 150 exposants, 500 experts pour participer à 150 conférences et au moins 16000 visiteurs, au Palais des Congrès à Paris.Plus d’informations sur : www.salonsme.com Le 26 septembre : France Digital DayOrganisé par l’association France Digitale, ce rassemblement international attend plus de 2500 visiteurs, mais aussi des journalistes, 30 grands groupes et des élus. L’occasion d’échanger sur l’UN/EXPECTED, l’UN/DIVIDED, l’UN/STOPPABLE, et l’UN/SEXY. Plus d’information sur www.francedigitale.org/FDDay/ Les 29 et 30 septembre : Conférence ChangeNOWOrganisée à la Station F, cette conférence rassemble 100 leaders du Positive Impact a n de promouvoir les « Innovations for Good ». Ils mettront ainsi en avant les solutions qui répondent aux dé s sociaux et environnementaux du 21ème siècle et accélèrent la transition écologique et solidaire. Vous pourrez notamment y croiser les SeaBubbles, les taxis volant sur l’eau.A la Halle Freyssinet, Site : www.changenow-summit.comavecethic.frLa Fête des Entreprises est née en 2003 avec la volonté de faire la pédagogie de l'entreprise en la célébrant positivement le temps d’une journée sous le slogan « J’aime ma boîte ».L’entreprise est devenue une valeur refuge, un repère social, le terrain d’expression et de réalisation à la fois individuelle et collective, une véritable aventure hu- maine. Le mieux-être au travail est de ce fait une préoccupation prédominante pour bon nombre d’entreprises qui ont bien compris qu’il s’agissait d’un très bon vecteur de croissance et de réputation.L'entreprise est souvent mise à mal dans les médias mais restons con antsBouge ta boîtepuisque 68% des moins de 30 ans pensent qu'elle contribue au bonheur ! 67% des salariés de TPE approuvent. Voilà de quoi nous rassurer malgré certains discours prônées par des politiques hostiles assurant "qu'il est dans l’ADN des dirigeants d’entreprise d’exploiter leurs salariés". SIC.Cette 15e édition de J'aime ma boîte, qui aura lieu le jeudi 19 octobre, est l'occasion de lancer un message posi- tif en donnant la parole aux salariés, qui chaque année, sont de plus en plus nombreux à aimer leur boîte.Stagiaire, salarié, manager... Toute personne peut être à l'initiative de cettejournée dans l'entreprise à travers de petites actions faciles à mettre en place.Toutes les initiatives sont les bienvenues, trouvez l'inspiration pour "bougez votre boîte" sur le site jaimemaboite.com et participez au Dé  photo !Par Sophie de Menthon24 Septembre - n°43Save the dateJ’aime ma boîte]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[En harmonie avec votre vie]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[club entreprendreEnquêteL’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre, en rapport avec l’innovation et l’entrepreneuriatLes start-up de l’immobilierLes nouvelles briques de la TechCréation de valeur, nouveaux modèles d’affaires, disruption, relation avec les donneurs d’ordre, nouveaux métiers, services inédits.... La «proptech» réinvente l’immobilier.changé ces dernières années, le niveau d’exigence est plus élevé, ce qui nécessite entre autres de faciliter l’accès à l’information », explique Hervé Parent, le fondateur du salon RENT dont la troisième édition se tiendra les 11 et 12 octobre à Paris.BIM (Building Information Modeling), crowdfunding, blockchain, les nouvelles tech- nologies irriguent chaque pan du secteur et touchent chaque acteur du promoteur et des in- vestisseurs au consommateur  nal. Le numérique est de fait créateur de nouveaux usages qui se répercutent aujourd’hui à l’immobilier. La plus connue des start-up, AirBnb, a engen-Par Geoffroy FrameryLa pierre se dépous- sière. Ce secteur, qui pèse 13% de la valeur ajoutée de l’économie, est également l’une des chasses gardées de l’Etat. Ce dernier y est encore Providence. Il im- pose ses normes énergétiques et environnementales, donne sa vision sur le futur du bâti, oriente l’investissement via les dispositifs  scaux incitatifs... Malgré ces contraintes de marché et des grands noms installés depuis des décennies sur le paysage de l’immobi- lier et de la construction, des jeunes pousses bousculent les positions dominantes en pro- posant de nouvelles approches technologiques sur le suivi de chantier, la rénovation, la relation client, l’appel d’offres et toute l’intermédiation entre chaque partie prenante d’unprojet immobilier, en numé- risant certains services tout en en créant de nouveaux comme la notation des pro- priétaires par les locataires ou des professionnels entre eux. « Nombreuses sont les start-up qui perturbent le secteur et changent la donne. On constate que faire une visite en VR à distance est une proposition de valeur très forte pour le client tout en lui permettant un gain de temps. Cette technologie intervient comme une brique manquante et complémentaire de l’offre existante car la hauteur de l’investissement nécessite un regain d’informations, et une qualité de services que permettent les nouvelles technologies de l’immobi- lier. La relation client dans l’immobilier a radicalementCroissant et les surprenantes versions gay MisterBnb ou luxe comme Le Collection- nist. En parallèle, les licornesligne et sous 24 heures une offre ferme d’achat et aux acheteurs de visiter seuls. La chaîne de valeur se modi e. Et les codes anciens évoluent, notamment ceux de la vente. Cette disruption relève de l’innovation technologique tout autant que de l’émergence de nouveaux business models. En parallèle, d’autres start-up réalisent de nouvelles propo- sitions de valeurs en créant de nouvelles briques de services technologiques. Ces dernières s’insèrent comme un nouveau maillon, en soutien aux parti- culiers ou aux professionnelsImmodvisoren tant qu’outils inédits pour améliorer la productivité ou l’offre. Et tandis que les ar- chitectes se font uberiser, les notaires, eux, voient leur pré- carré se fragiliser. Ces start-up surtout redessinent les usages de tous les métiers (coworking, coliving, crowdfunding) tout en en important les métiers de l’IT entre les murs du secteur. Tour d’h.orizon de ces start-up françaises de l’immobilier qui vont changer notre quotidien et celui des professionnels du secteur.Happy RentingLes architectes se font uberiser, les notaires, eux voient leur précarré se fragiliserdré une ribambelle de petites sœurs qui attestent déjà d’une forte segmentation de l’offre comme le prouvent les Hou- setrip, Homelydays, Bedy- Casa, Sejourning, Morningse reproduisent dans ce vaste chantier de l’innovation pour ne citer que HomeLink, SMS Assist, Compass, Opendoor, qui par exemple permet aux propriétaires de recevoir enLes start-up changent les règles du jeuCréée en 2016 par Edouard Toutain et Marc Laurent, Happy Renting permet aux locataires de donner leur avis sur les appar-tements dans lesquels ils ont vécu a n de ras-surer les futurs locataires. « L’expérience en tantque locataire est souvent désastreuse. On doit sedécider très vite. Et c’est une décision qui  nale-ment se base sur très peu d’informations. Souvent,il n’est pas rare que l’on découvre la vraie naturede l’appartement qu’une fois après avoir emména-gé », introduit Edouard Toutain. Les agences immobilières restent pour l’instant dubitatives, leurs premiers clients étant les propriétaires. « Nous avons décidé de prendre la démarche dans le sens inverse. Les agences redoutent dese mettre à dos des propriétaires mal notés, mais d’autres sont néanmoins intéressées car le taux de vacance est par- fois fort dans certaines zones géographiques moins cotées.Publier un avis cela permet de valoriser une loca- tion », continue le co-fondateur. A l’heure où nous écrivions ces lignes, 1500 logements étaient déjà évalués dont 25% en région parisienne. Un droit de réponse pour les propriétaires et les agences était alors à l’étude. « Aujourd’hui on met l’accent sur les petites villes. Nous nouons des partenariats avec des associations étudiantes et d’autres de locatairesà Clermont-Ferrand ou à Lille. L’idée est de quadriller, d’avoir un maillage sur certaines zones en particulier », vulgarise le co-fondateur.Le TripAdvisor du logement locatifLa notation BtoB et BtoCActuellement installée au sein du « Hub Crea- tic » à Nantes et fondée par Jean-Phillipe Emeriau, cette plateforme d’avis entre parti- culiers sur lesprofession-nels de l’im-mobilier, dubâtiment et de l’habitat est l’un des premiers sites web d’avis clients pour l’immobilier. Il se distingue néanmoins de Happy Renting avec un positionnement BtoB. Outre les particu- liers, les société de construction, de location, peuvent donner leur avis au sujet d’une entre- prise du secteur.26 Septembre - n°43Evaluation immobilière]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[Enquêteclub entreprendreINODmonCarnetMaison1er carnet de santé immobilierLa start-up incarne les prémices du carnet desanté de l’habitat et permet de suivre l’évolution d’un logement durant toute sa vie. Question data, l’entreprise met en place un système d’archivage sécurisé qui peut être ensuite partagé pour améliorer les conditions de vie et la du- rabilité du logement. Il donne par ailleurs aux acteurs des sec- teurs de l’immobilier et du bâtiment l’accès des informations qui leur sont essentielles au quotidien. Soutenu par le minis-tère du Logement et de l’Habitat durable, monCarnetMaison a ainsi été retenue par le plan Transition numérique dans le bâtiment.BulldozAIRSécuriser les investissements en atteignant l’excellence opérationnelle«C’est grâce au hardware et ensuite aux applications web que les choses ont changé dans la construction tech, introduit Ali El Hariri, CEO et ancien ingénieur de formation, passé par Bouygues Construc- tion. Cela nous a permis de formaliser notre idée. Et de couvrir avec de nouveaux outils toute la durée de vie d’un chantier avec la capacité de piloter le projet depuis son bureau. Cela me prenait deux jours pour ré- diger un compte rendu de chantier, y compiler les réserves. C’était undocument très normé. Et tout cela sans compter les déplacements sur les chantiers. Finalement, je passais beaucoup de temps sur des tâches àfaible valeur ajoutée. Il fallait changer les choses dans cette profession traditionnelle. » Aujourd’hui, BulldozAIR continue un déploiement plein de promesses. Hébergé à la plateforme d’innovation Boucicaut à Paris, à la Station F ainsi qu’au prestigieux Y Combinator, la start-up développe de nouvelles briques en lien avec sa nouvelle technologie : « Beaucoup de professionnels vous le diront : le principal asset, c’est l’humain et l’ex- périence. Grâce à nos technologies, pièges et best practices sont cata- logués et mutualisés, ce qui permet aussi à l’entreprise de sécuriser ses compétences. En n, nous ôtons une des grandes frustrations de l’indus- trie : celle qui concerne la question de l’état précis de l’avancement d’un chantier. Il existe beaucoup de data sur les chantiers mais c’est souvent dif cile à consolider. »BulldozAIR fournit ainsi des photos à l’instant T en donnant des indica- teurs clés. Carrefour, Air Liquide, ADP... autant de maîtres d’ouvrage qui ont déjà eu recours à ces services innovants. « Nous avons créé des outils d’aide à la décision et des standards de reporting tout en faisant le lien entre le terrain et le bureau, ce qui permet d’aboutir à une excellence opérationnelle », explique le CEO.Le modèle d’affaires repose sur la vente de licences d’entreprise par utilisateur et par an tout en réalisant des missions de conseil et d’ac- compagnement pour les grands groupes. Aujourd’hui, 40 grands don- neurs d’ordres constituent l’essentiel du portefeuille commercial de la start-up qui compte 20 employés. « Des relations permises notamment par le travail d’intermédiation de la plateforme Boucicaut », se remémore le fondateur et dirigeant.MyNotary.frUber rime avec notaire ?Dématérialiser tout ce qui peutse faire sans le notaire. Telle est l’ambition de MyNotary.fr qui permet d’accé- lérer la démarche notariale d’acquisition d’un bienimmobilier tout en la clari ant. Les promesses de vente, signature de bail commercial, pièces justi catives, réservation en ligne pour achat sur plan... Tout se réalise en ligne et tout est mutualisé entre chaque partie prenante.Accélérateur de business BtoB et BtoBtoCMars 2016, les cofondateurs Anthony Hasques, ancien chargé d’affairespendant dix ans dans l’habitat, le tertiaire, l’agricole et Julien Ranchoux, architecte travaillant avec un centre de R&D de Laval fondent INOD. « Je suivais des réunions de chantier. Le client me disait souvent, confronté au résultat, qu’il n’imaginait pas la chose ainsi, avec une mine déçue. Avec mon associé nous avons décidé de créer INOD dans une lo- gique BtoB et une autre BtoBtoC : d’une part réaliser des visites de logements enVR a n que les investisseurs, promoteurs et collectivités locales soient rassurésquant à l’utilisation de leur investissement. Et pour notre client direct, ces visitesd’un nouveau genre permettent d’accélérer les ventes, d’optimiser la construc-tion et d’assurer une meilleure communication tout en travaillant sur l’image demarque », explique Anthony Hasques. La start-up qui travaille aujourd’hui avec 25grands comptes monétise selon deux façons. Une première où les promoteurs leur fournissent des plans qui sont ensuite modélisés par INOD. « Nous proposons aussi des dispositifs de com- munication plus larges, tout comme nous pouvons modéliser en 3D sans intervenir. Dans ce cas précis, l’entreprise nous donne déjà les plans en 3D. Notre logiciel est alors vendu sous forme d’abonnements », précise le cofondateur. INOD se targue aujourd’hui d’être un accélérateur de business. Les retours clients évoquent un taux de transformation qui augmente de près de 50% après visite en réalité virtuelle. « La VR permet de vivre le projet. C’est un outil de communica- tion et d’aide à la vente. Mais cela reste un outil complémentaire qui ne remplace pas les outils existants », conclut Anthony Hasques.WiddimConcilier virtuel et réelLa jeune pousse est spécialisée dans l’univers des visites virtuelles 3D, pour mettre en va- leur les patrimoines mobiliers et immobiliers, entreprises, com-merces. Les solutionsproposées consistenten des visites virtuelles 3D intérieures et ex- térieures enrichies, plans 2D cotés et 3D, vi- déos 360°... Widdim se développe en France depuis plus d’un an et propose désormais un mode de développement en réseau commer- cial organisé.Mon Maître carréOui ashLe drone et la photo proau service de l’immoCofondée par Thibaud Lemonnier, Julien Jacob et l’agence digitale Cosa Vostra, Oui ash met à disposi-tion une communautéde photographes. Unepartie est dédiée aux reportages immobi- liers. Cette plateforme a pour l’instant sé- duit Nexity, Century 21, Orpi, Optimhome, Pierre & Vacances ou encore Guy Hoquet et Stéphane Plaza Immobilier.Battle royale d’architectesLa start-up entraîne une levée de bou-cliers des architectes effrayés de devenir une nouvelle facette de l’uberisation. Son de cloche inversechez les donneurs d’ordres, Saint-Gobain étant rentré récemment au capital de la jeune pousse. Un propriétaire particulier peut ainsi mettre en concurrence trois architectes pour des plans en deux et trois dimensions fournis avec des devis pour l’ensemble des travaux.HubstairsLa communauté au service du particulierLa start-up se revendique en tant que communauté d’architectes, décorateurs, designers et passionnés de déco qui accompagnent les acquéreurs/locataires/propriétaires dans les travaux, l’aménagement, la déco ou l’ameublement de leurmaison. Le but ? Permettre à chacun de s’installer dans un bienpersonnalisé. Les étapes sont simples : poster le projet (photo,lien d’une annonce, question etc...), puis réponse de la commu-nauté : projection, devis, inspirations, idées, propositions d’aménagement, de travaux ou de déco. Et en n le client décide de ce qu’il veut réaliser selon les propositions émises.ecoreseau.fr 27Maintenance Nouvel œilet diagnostic sur l’immobilierVentesRénovation/ Second œuvre]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[club entreprendreNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Dans cette rubrique EcoRéseau Business met à l’honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu’il (elle) a un pro l atypique,parce que son entreprise évolue dans un secteur unique ou parce qu’il (elle) a eu l’idée de sa boîte d’une manière peu conventionnelleJean-Philippe Bosnet, président fondateur de Global Concept Le transmetteurA 54 ans cet autodidacte peut se targuer d’avoir secoué le cocotier des télécoms avec sa société Paritel (devenue Global Concept), grâce à une méthode bien à lui. Lumière. Par JulienTarbydécide de fonder Paritel. « Il était possible de constituer une alternative à France Te- lecom. Nous avons commencé par de la mise à disposition de matériel et une proposition de service d’entretien et d’as- sistance technique », évoquede CA et des 800 salariés, devenant au cours des 15 dernières années MNVO pour proposer une offre mobile adaptée, intégrant la révolution voix sur IP, se tournant vers le Cloud en nouant un partenariat avec IBM. Siemens est sorti du capital en 2003 et le capital a été détenu par la famille, qui n’a jamais distribué plus de 20% du résultat de l’en- treprise. De quoi investir et préparer sereinement l’avenir.une vista passi instinctiveDepuis cinq ans le capitaine dirige aussi son bateau vers les grands comptes, s’obli- geant à se poser constamment des questions. « Il nous faut nous demander ce que nous pouvons apporter de plus, toujours, et faire des plans de trois à cinq ans. Même quand tout va bien, il nous faut chercher la raison pour laquelle tout fonctionne »... Telle est la philosophie de ce conquérant qui aspire pour le futur à un maillage plus dense du territoire hexagonal. « De 40 nous passerons à 200gagne soi j’apprends ». « Il nous faut faire preuve d’au- dace, ne pas hésiter à aller en dehors de notre zone de confort, mais toujours en courant un risque maîtrisé. Là est toute la subtilité », évoque cet entrepreneur  na- lement plus ré échi qu’ins- tinctif, qui ressent, au fil des années, une résistance non au changement, mais à l’apprentissage.ouveRtuRe et humanisme, des mots qui ne sonnent pas cReuxCelui qui prend un café tous les matins avec des salariés pour une causerie cherche à faciliter communication et partage. Il nomme d’ailleurs des ambassadeurs qui doivent transmettre les savoirs ac- quis aux collaborateurs de manière exemplaire et par- rainent les nouveaux arrivés : « Le vivre-ensemble, l’épa- nouissement sont dans notre ADN. Depuis dix ans nous proposons 2500 jours de for- mation par an pour nos 800 collaborateurs, 3000 heures à l’année. Le e-learning tient une place importante, et nos équipes ne dépassent pas les 20-25 personnes dans nos agences », relate celui qui a fondé une académie pour former les collaborateurs, y compris ceux des fonctions supports, commerce et tech- nique. 80% des cadres ont un parcours dans l’entreprise, les chefs de vente viennentpar exemple du terrain. « Je crois aux rencontres. Il ne faut pas rester accroché à la  che de poste lors de l’en- tretien, mais parler de projet professionnel pour savoir si nous pouvons faire un bout de chemin ensemble », ajoute ce chercheur de « win win », et qui, fort de son expérience, ne tient pas for- cément au diplôme : « Je me suis juste efforcé d’embau- cher des gens bien plus bril- lants que moi, des diplômés comme des autodidactes, a n que les brainstormings soient plus riches et nous conduisent dans les zones d’audace ». C’est donc un état d’esprit entrepreneurial que ce dirigeant privilégie, même si cela doit parfois lui coûter cher. « Je leur répète que s’ils ont des projets, des ambitions, ils doivent en parler et nous les aiderons. Récemment mon directeur commercial, présent depuis 12 ans dans le groupe, a monté une entreprise sur le Net, dont nous sommes maintenant actionnaires. » Un homme-clé de perdu pour dix nouvelles recrues motivées et dynamiques gagnées. Seuls les talents permettront d’innover et de tirer son épingle du jeu face aux géants. Cet essaimageCe dirigeant ne semble pas s’être soumis aux impératifs de Realpo-litik d’une entreprise qui grandit et adopte moult pro- cédures, conservant coûte que coûte une ouverture humaniste et une volonté de transmission. Pourtant sa société, qui fournit, installe et entretient des standards téléphoniques, vend de la ligne, du gigaoctet et main- tenant du Cloud aux entre- prises – particulièrement aux TPE et PME –, parvenant à jouer des coudes avec les mastodontes des télécoms. Sa recette ? Il la tire d’un parcours atypique de self- made man qu’il n’oublie pas et transforme en atout.une histoiRe peu communeEn 1979, ce Parisien de 16 ans,  ls d'un électricien et d'une assistante de direction, quitte l'appartement fami- lial et l'école, sans vraiment d’ambition particulière. Après quelques années comme disquaire, il se tourne versl’immobilier, étant doté d’une véritable  bre commerciale. « J’ai collaboré avec mon seul et unique patron pendant cinq ans, a n de transfor- mer un réseau d’agences parisiennes en une fran- chise », se souvient celui qui se sent vite touché par le virus de l’entrepreneuriat. L’élément déclencheur ? En 1991 ce père de quatre en-le visionnaire ambitieux qui sollicite Siemens en 1995 pour devenir un distributeur incontournable. L’industriel allemand entre au capital à hauteur de 34% et légi- time ce petit Poucet d’une quinzaine de salariés. En 1998 la déréglementation des télécoms marque un tournant, il est possible deUn fournisseur d’outils et connexions pour les nomades du XXIème siècle...Ne restons pas accrochés à la  che de poste, mais parlons de projet professionnel pour savoir si nous pouvons faire un bout dechemin ensemblefants accompagne un ami devenir un opérateur télé- agences, et accompagneronsactif et cet.un environnement entrepre- neurial fécond montrent que Jean-Philippe Bosnet l’a bien intégré...te volonté de créerentrepreneur aux PTT a n d’ouvrir une ligne télépho- nique professionnelle. Des particuliers font de même, d’autres viennent poser des réclamations. Les TPE-PME ne sont pas traitées à part, tous les acteurs sont logés à la même enseigne. Une anecdote qui se transforme en révélation pour celui quicoms, d’apporter le service qui accompagne et légitime le produit distribué. Naît Global Concept, opérateur de téléphonie  xe, mobile et de sécurité, mais aussi fournisseur d'équipements et de services, sous la hou- lette d'un holding baptisé « JPBID ». Le groupe passera la barre des 100 millionstoujours mieux nos clients sur la question du nomadisme. C’est maintenant le salarié qui est au cœur de l’activité, ce n’est plus le bureau grâce aux outils embarqués que nous allons toujours plus proposer », entrevoit celui qui a fait sienne la devise de Nelson Mandela sur l’échec : « Je ne perds jamais, soi jetrophees-optimistes.fr28 Septembre - n°43]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[ENSEMBLE, AMÉNAGEONS VOS ESPACES DE VIE AU TRAVAILNotre service Bruneau Aménagement vous accompagne dans votre projet.Vous emménagez dans de nouveaux locaux ? Vous souhaitez renouveler votre mobilier ?...Bruneau Aménagement vous propose des solutions personnalisées, adaptées à vos besoins. Habilités à répondre à des projets d’aménagement d’envergure, nos experts vous assurent une prise en charge totale, de la conception à la prestation logistique. Étude personnalisée, réalisation de plans 2D/3D, sélection du mobilier, coordination, plani cation et montagepar des techniciens expérimentés...Tout pour vous garantir une entière satisfaction !Pour nous contacter : 0 825 06 02 02 (0,15 €ht/min + prix appel) | amenagement@bruneau.fr | www.bruneau.fr]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[club entreprendreNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Apprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credoqui est suivi dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l’avenirExcelrise, holding spécialisée dans les emballages et  lms plastiquesNe pas se faire de  lmspour réussirDeux PME redressées plus tard, Excelrise poursuit son développementen le conciliant avec les enjeux environnementaux. Histoire de rebonds multiples pourla même holding dans l’industrie du plastique.Par Geoffroy FrameryDes prix à la pelle depuis quelques années pour Ex- celrise. Entre autres, le prix Ulysse ARE 2017 pour le retournement d’entreprise. Et une entrée dans le réseau BPI Excellence en 2013. Ces récompenses mettent en exergue la trajectoire de croissance qu’épouse la holding. Aujourd’hui classée dans le Top 15 des fabricants d’emballages  exibles en Europe, Excelrise rassemble deux PME qui ont toutes deux été redressées : Ceisa packaging en 2004, spécia- liste de l’emballage boisson, et Semo ex, leader dans les emballages pour le secteur de l’hygiène et de l’indus- trie. Ces deux entreprises ont été remises sur les rails du développement grâce à une méthode développée par un quatuor de dirigeantsdont Arthur Lepage, actuel PDG, se fait le héraut pour EcoRéseau Business.concilieR cRoissance et développement duRableLe groupe Excelrise com- prend aujourd’hui 430 sa- lariés répartis sur quatre sites de production dans les Vosges, les Pyrénées, en Normandie et à Orléans sans compter les filiales de distribution présentes en Pologne, en Russie et au Maroc. Aujourd’hui, le groupe Excelrise réalise 60%deses100M€deCAà l’export. « Nous avons repris Ceisa il y a 13 ans. Nous avons depuis quadruplé le CA et internationalisé notre portefeuille. Nous avons acquis Semo Packaging (ex-Semo ex, NDLR),  liale d’un groupe familial que l’on a remis à l’équilibre autour des mêmes techno-logies de transformation du polyéthylène dans l’hygiène ainsi que pour les  lms uti- lisés dans l’industrie. Nous avons ouvert des filiales en Afrique et au Maghreb. Aujourd’hui, nous pour- suivons les synergie avec Ceisa y compris à l’export », note Arthur Lepage, PDG d’Excelrise.d’entrepreneurs, cela passe également par la R&D et l’innovation. « Le projet qui nous occupe le plus s’appelle Reborn 2025. L’idée est de passer l’ensemble de nos  lms en production à partir de produits secondaires que l’on vient collecter auprès de nos clients et d’industriels. Aujourd’hui, c’est 10 à 20% de notre production. A 2025,30 Septembre - n°43Quand Ceisa tend la main à Semo.En 13 ans nous avons quadruplé leCA et internationalisé notre portefeuilleLe redressement puis le développement de ces en- treprises n’est pas passé que par leur rationalisation  nancière et leur internatio- nalisation. Pour le quatuornous visons le seuil de 80% pour ensuite complètement basculer la production vers ces matériaux. Cela exige un important travail avec les collecteurs. Nous avons]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[Nominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018club entreprendreégalement beaucoup investi dans nos laboratoires et nos process industriels a n d’obtenir des  lms à valeur ajoutée », se réjouit le diri- geant de la holding.inteRnationalisa- tion, Rationalisa- tion et motivation des tRoupesPetit retour en arrière. En 2004 l’équipe de dirigeants, spécialisée dans le redresse- ment de PME en dif culté, acquiert Ceisa Packaging, créée dans les années 50 et experte reconnue dans les emballages polyéthylène, dans le cadre d’un plan de gestion. La société est alors en redressement judiciaire après avoir subi le dépôt de bilan de sa maison mère et perdu ses principaux clients dont Nestlé Waters et Co- ca-Cola. Son effectif est passé de 90 à 180 salariés depuis la reprise. Son chiffre d’affaires tombé à 15 millions d’euros est aujourd’hui estimé à 60 millions d’euros. Le re- dressement et la croissancepassent par le développement à l’international et l’export via un système d’agents ou de  liales comme en Russie, en Pologne ou au Maroc. Ceisa Packaging devient vite leader sur son marché en Europe Centrale.même Recette et syneRGiesUn travail de longue haleine se concentre sur la restau- ration de la con ance. La stratégie et ses actions atte- nantes, les résultats... Tout est partagé tant chez les salariésles services support (IT, RH,  nances) centralisés, et la force commerciale réor- ganisée par marché avec une offre large autour des  lms plastiques  exibles en polyéthylène pour des appli- cations dans l’agro-alimen-sac et la rationalisation d’un parc machine sous exploité pour Semo », af rme Arthur Lepage.dommaGes collatéRaux et points de viGilanceEt le plus dur dans tout cela ? Comme dans toute aventure entrepreneuriale, les mauvaises surprises ar- rivent. « Nous avons perdu des clients pour Semo sur le marché de l’hygiène. On avait également une société en Roumanie qui produisait sacs et  lms plastiques mais l’entreprise était dé citaire en raison d’une comptabilité mal gérée. Nous avons pris la décision de fermer l’usine et de rapatrier les lignesde production. Nous avons également dû faire face à des litiges commerciaux. Mais les efforts se sont réalisés sur tous les chantiers. Re- lancer une nouvelle dyna- mique managériale n’a pas été simple non plus », relate Arthur Lepage.Le point de vigilance pour les dirigeants de la holding ? « Selon moi, le nerf de la guerre, c’est bel et bien la trésorerie, qui passe par un reporting et un prévisionnel  nancier solides et rigou- reux. Cela permet d’établir ensuite un vrai plan d’at- taque rapide et facilement communicable au.x équipes. Et pour toutes les parties prenantes, cela rassure », conseille le PDG d’Excelrise. A bon entendeur.La méthode miracle utilisée pour Ceisa est appliquée à sa petite soeur, l’expérience en plusL’autre pépite en déshérence s’appelle Semo ex, rebaptisée depuis Semo Packaging en 2013, pour sa reprise spécia- lisée dans les emballages dans le secteur de l’hygiène et de l’industrie. Une activité à la fois similaire à celle de Ceisa mais surtout complé- mentaire. Depuis lors, la méthode miracle utilisée pour Ceisa est appliquée à sa petite sœur, l’expérience en plus.que chez les partenaires et fournisseurs. Question im- plication des collaborateurs, deux mesures phares sont prises : primo, un accord de supplément de partici- pation aux salariés est acté. Et deuxio, une politique de promotion interne et d’aug- mentation des salaires. En parallèle, des recrutements sont effectués, et les effectifs gon ent. « Des synergies achats ont été mises en place,taire, les boissons, l’hygiène, la logistique et le bâtiment. Pour Semo Packaging, on connaissait déjà le secteur, la techno, les applications. Les synergies ont été rapides. Mais cela est d’abord passé par la mise en place d’un report  nancier  able, la mise en place d’une stra- tégie et d’une dynamique commerciale et d’investisse- ment dans l’automatisation notamment dans la mise entrophees-optimistes.fr31ecoreseau.fr]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[club entreprendreDans chaque numéro, un(e) journaliste d’EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...) a n de décrire ce qu’il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les  ux  nanciersEn immersionLe Bloc, lieu de coworkingStarting Bloc(ks)A mi-chemin entre l’incubateur et l’espace de coworking, le Bloc redessine les contours du travail indépendant.Par Geoffroy Framerycoworkers.Paul-Antoine Eyrolles, res- ponsable du développement du groupe Eyrolles et sa femme Zeina, responsable du Bloc, m’accueillent un peu plus loin dans l’espace convivialité composé d’un mobilier design bleu et jaune. Au fond de la salle, l’incontournable babyfoot, sport d’intérieur of ciel de la génération Y. Attenant à cet espace, un coin cuisine cafétéria.« Nous voulions dévelop- per un projet qui rajeunit l’image de l’édition souvent vue comme un milieu pous- siéreux et archaïque, intro- duit Paul-Antoine. L’espace de coworking, c’est quelqueune capacité maximale de 112 personnes. Au rez-de- jardin, un espace où vont s’enchaîner les cours de yoga et les départs sportifs en partenariat avec la start-up Chaud Patate, qui réalise des prestations sportives au départ des espaces de coworking parisiens. Deux étages identiques en termes de capacité alternent salles de réunion, open spaces et cabines téléphoniques clima- tisées et insonorisées. Par-Si actuellement, la com- munauté utilise Link pour réserver les salles et se tenir au courant de la vie du Bloc via le newsfeed de l’appli, les deux dirigeants songent à une nouvelle appli ludique à l’image du jeu des Sim’s pour fédérer le groupe.meltinG potde talentsLe groupe lui n’a de commun que le Bloc. Les professions sont diverses : Michael,food pour faire découvrir leur produits ainsi que des auteurs lors de lancement de leur livre. Mais nous serons aussi bientôt le QG des 35 jeunes européens de moins de 35 ans qui ont été repérés par le MIT avant qu’ils ne partent pour un contest à la station F (premier incu- bateur de France fondé par Xavier Niel, NDLR) ». Les relations avec le groupe Eyrolles sont protéiformes. Et Zeina de compléter : « Ey-Niché à Paris, pré- cisément dans le quartier latin au 10 bis rue de Sommerard, a côté de la maison-mère Eyrolles, le Bloc, qui doit son nom à sa vocation de cache pour les résistants pendant l’occu- pation allemande, a changé de destin depuis le mois de mai. Après un an et demi de travaux, le mastodonte de l’édition a accouché en ce lieu d’un nouveau bébé dédié à l’entrepreneuriat pre-d’accès pour personnes han- dicapées et un accès aisé à l’ascenseur faisant des allers retours du sous-sol, au 2eme niveau. Un détail qui fait la différence.Nous croisons Sam’, la tren- taine tassée, cuir de rockeur, sneakers et barbe de trois jours, qui nous salue. D’ici quelques jours, ce dernier aura  ni d’installer un studio d’enregistrement au sous- sol. Derrière ses airs cools, l’entrepreneur s’est déjà faitUn lieu hybride entre incubation et coworking où les coworkers pro tent du réseaudu groupe Eyrollesnant suite et place de deux bureaux étudiants, ceux de l’ESTP et de la Sorbonne. A l’entrée un kakemono à l’effigie du Bloc rappelle que le bâtiment non sans cachet historique abrite un lieu d’émulation pour les professionnels. Un jardin protégé de grandes grilles noires laisse dépasser un arbre centenaire. Autour de lui l’on devine une rampeun nom, notamment en tra- vaillant avec les youtubbers Norman, Cyprien ou encore avec le studio Baegel.dépoussiéReR l’imaGe de l’édition Un autre trentenaire s’assied près de nous. Il s’agit de Théo, « start-up connec- tor », en train de gérer les affaires courantes. C’est lui qui assure le lien entre leschose que l’on n’attend pas dans l’édition, tout comme l’accompagnement que nous proposons sans pour autant prétendre à faire de l’incu- bation. »un équipementà la hauteuR du standinGElégant, cosy et chic, cet espace de coworking s’étale sur 600 mètres carrés avectout, des insectes en fer forgé sur les murs. Des lampes design. Et de la peinture fraîche aux couleurs unies. Et bien sûr pléthore de livres édités chez Eyrolles. Chaque poste de travail grâce à un partenariat avec la société Aruba est doté de boîtiers avec VLAN sécurisé qui permet de se connecter à la  bre avec un débit réel de 2G de  bre non bridé.« Le taux d’occupation est aujourd’hui de 30%, il sera de 70% à partir de la mi-oc- tobre. La moyenne d’âge s’échelonne entre 25 et 35 ans », chiffre Paul-Antoine Eyrolles. Pas de pro l type. Le casting se veut sélectif sur un seul critère : celui d’éviter la concurrence. Zeina souligne : « Nous voulons fonder une com- munauté, que les personnes partagent des connaissances, participent à la vie du Bloc. Nous consultons ce faisant les autres coworkers dès qu’une candidature arrive ».un salarié de Solendro, a négocié avec son patron pour travailler en cowor- king. Laurent lui, est fon- dateur de la start-up Ever Photo Shoot qui développe une plateforme de mise en relation avec des photo- graphes qui a développé un algorithme exprimant les meilleurs conditions de prise de photo selon le type de shooting. Tout comme les secteurs d’activité : journa- lisme, architecture, portage salarial, développement web, e-santé, chercheurs de la Sorbonne...le mit, haRRy potteR et le conseil duGRoupe eyRolles Karen, responsable du dé- veloppement du lieu, com- plète : « Nous avons deux visages. Un premier convi- vial et bienveillant où nous organisons des afterwork cinéma (Disney et Harry Potter entre autres), nous invitons des start-up de larolles, c’est 400 nouveautés par an qui nous permettent de créer des ponts entre les experts et auteurs et les personnes qui décident de s’installer chez nous. De même, certains ponts se sont déjà créés entre cer- tains coworkers et la maison mère. Nous faisons en sorte que les coworkers pro tent du réseau du groupe. Et inversement que les cowor- kers apportent leur vision et leurs compétences ». Question prix, l’offre oscille de 300 euros/mois pour six mois à 349 euros/mois sans engagement. Et de 1900 eu- ros/mois (offre de six mois) à 2000 euros (offre pour trois mois) pour les salles privées d’une capacité de six personnes. Les invités sont accueillis monnayant 13 euros la journée. Et un quota d’heures de salles deL’arbre de la concorde entre le groupe Eyrolles et l’espace de coworkingréunion est offer. mois. A vous de voir main- tenant si cette forme hybride de coworking incubation en vaut la chandelle.t chaque32 Septembre - n°43]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[Choisissez le charme de cette demeure de prestige nichée au cœur de la forêt de Chantilly pour un séminaire sur mesure !Pour réunir, rapprocher, et motiver vos équipes, appuyez-vous sur notre expérience et faites de votre évènement un moment inoubliable !www.chateaudemontvillargenne.com6 avenue François Mathet - 60270 Gouvieux - Chantilly - info@chmvt.com - 03 44 62 36 36Un cadre d’exceptionSéminaire résidentiel à partir de 290€ par personne35 km de Paris I 25 mn de Roissy CDG 120 chambres de grand confort21 salles de réunion à la lumière du jour Wifi gratuit et illimitéPiscine, sauna & hammam I Fitness center 200 m2 Parc boisé de 6 hectares.© photos : DR Château de Montvillargenne]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[StratéGie & innovation numériqueLe verbatim à retenir...Dans 20 ans, avoir un volant sera comme avoir un cheval aujourd’hui. Certains auront encore des voitures non autonomes, comme aujourd’hui certains aiment se balader à chevalElon MuskLe monde ne sera plus jamais comme avant...FRANCEStart-up tueuse de moustiquesQista, créée en 2014, promet à ses clients de pouvoir en n se débarrasser de ces insectes par-ticulièrement dérangeants les nuits d’été, grâce à une borne qui permet de les capturer. Son principe ? Imiter l’humain. 400 bornes ont déjà été installées chez des particuliers ou dans des communes par cette jeune pousse qui a levé 500000 euros auprès de Thierry Dassault Holding et Air Liquide France Industrie. La machine des fondateurs Pierre Bellagambi et Simon Lillamand – un économiste et un ingénieur – simule la respiration hu- maine en diffusant des molécules, type dioxyde de carbone et autres. L’appareil y ajoute un leurre olfactif, et agit dans un rayon de 60 mètres. Le moustique est aspiré par une cheminée et stocké dans un  let. Un moyen de lutte écologique qui séduit au-delà des frontières.ETATS-UNISUn drone solaire diffuseur de 3GLes équipes de Facebook ont réussi à faire décoller, voler pendant 1h16, puis cette fois poser,leur drone-avion solaire expérimental d’une envergure comparable à un avion de ligne, pour seulement le tiers de la masse d’une voiture. Les drones Aquila auront pour mission de planer doucement à une vingtaine de kilomètres d’altitude, le plus longtemps possible (60 à 90 jours visés), a n de faire of ce d’antennes-relais pour fournir un accès internet aux zones qui en sont dépourvues. Le projet avait été dévoilé en 2015.RWANDADes drones livreurs de vaccins et poches de sangDepuis octobre 2016, l’entreprise américaine Zipline a réussi à faire de ses drones l’un des principaux moyens de transport médical au Rwanda. Chaque jour, entre 50 et 150 colis sontdélivrés dans les hôpitaux de l’ouest du pays, depuis Muhanga, à 50km à l’ouest de la capitale. 45 personnes s’affairent pour acheminer poches de sang, médicaments et maintenant vaccins en moins de 30 minutes dans chacun des centres médicaux du « pays des mille collines ». Un désenclavement de régions peu accessibles durant la saison des pluies, qui sauve des vies. Les pouvoirs publics envisagent d’étendre ce service à la moitié orientale du pays. Chaque drone peut parcourir jusqu’à 150 kilomètres aller-retour en portant 1,5 kg de sang. Les livraisons sont larguées en parachute dans un espace appelé « boîte aux lettres », accolé à chaque clinique.Les innovations en bref...LE BIG DATA ENTRE EN ACTION POUR LE TRAINVoyages-sncf.com utilise le Big Data pour personnaliser ses offres, proposer de meilleurs prix et des combinaisons inédites de trajets. Il a fallu deux ans pour mettre en place des fonctionnalités proposant aux usagers qui le souhaitent de voyager moins cher, quitte à voyager un peu plus longtemps. C’est un bon exemple de l’évolution des DSI qui contribuent aujourd’hui au développement de l’entreprise et de son offre. L’algorithme propose des destinations où le premier critère de sélection est le prix, devant le critère d’attente pour les correspondances. Cela permet la création de nouvelles combinaisons.LES VERS À SOIE COMME DES IMPRIMANTES 3D ?Et si la jeune pousse Sericyne, créée en 2015, relançait la sériciculture en France ? Elle a en effet mis au point un procédé pour que les vers à soie produisent directement des objets en 2D ou 3D. Clara Hard – designer, diplômée de l’Ecole Boulle et de l’ENS Cachan – et Constance Madaule – ingénieure agronome, issue d’AgroParisTech –, les deux fondatrices, ont mis au point une nouvelle matière : une soie non tissée mise en forme... directement par les vers à soie qui la produisent. Après tout, ces petites bêtes produisent déjà un cocon. Cette matière, brillante, légère et solide, rappelant un peu le papier au toucher, ouvre un large champ de possibilités. Des cubes, des sphères peuvent aussi voir le jour, voire des formes plus complexes comme un corset. Un procédé écologique qui a de quoi séduire le monde de la mode et du luxe. Au Salon Vivatech, la jeune pousse se trouvait ainsi sur le stand de LVMH, faisant partie des 32 start-up  nalistes pour le LVMH Innovation Award. Sericyne a levé 680000 euros et ouvert un nouvel atelier dans les Cévennes, renouant avec l’histoire du territoireLa rupture du moisEnergy Observer, le bateau du futurEn quoi ce bateau, très médiatisé depuis son départ autour du monde, représente- t-il réellement une avancée ?Ce catamaran double coque paré de panneaux solaires fonctionne grâce à un mix d’énergies renouvelables. Parti en avril de Saint-Malo, il doit effectuer un tour du monde en six ans. A son bord, les deux marins malouins Victorien Erussard et Jérôme Delafosse comptent bien partirà la rencontre de celles et ceux qui veulent changer le monde en innovant, raconter leurs histoires dans des documentaires, et montrer qu’un tour du monde « propre » sans émettre la moindre particule  ne, est possible. Le bateau est équipé de panneauxsolaires, puisant son énergie dans la nature. Mais il fonctionne à l’hydrogène, se trouvant donc 30 fois plus léger sur l’eau qu’avec un système reposant uniquement sur la batterie électrique. L’hydrogène est un élément abondant dans l’univers, mais il n’existe pas à l’état naturel. Il importe de la transformer.Ses détracteurs argumentent que pour l’extraire il faut justement utiliser des énergies fossiles. Mais ici ce sont les panneaux solaires qui s’en chargent.Tout ce que le bateau produit d’électricité non utilisée pour les tâches courantesva permettre d’alimenter l’électrolyseur. De quoi changer les idées reçues sur l’hydrogène, qui a eu beaucoup de succès au début des années 2000 mais qu’on a abandonné en France en 2005, à cause de cette extraction énergivore et onéreuse. Energy Observer va prouver la pertinence de la mixité énergétique. Tout le système des énergies renouvelables peut travailler en réseau sur un bateau, pour que celui-ci puisse prétendre à l’autonomie.34 Septembre - n°43fortement liée à l’élevage de vers à soie.Baromètre de l’innovation]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre de l’innovationStratégie & innovation numériqueavecTheFamily est une infrastructure de services qui accompagne les entrepreneurs pour faire émerger les startups leaders de demain.O La tech des techsn nous le répète : créer son business n’a jamais été aussi simple et peu cher. Reste le possible problème dela complexité technique.Heureusement, là où il fallait une équipe de cinquante ingénieurs chevronnés pour maintenir quelques serveurs il y a dix ans, aujourd’hui n’importe quel jeune entrepreneur peut se lancer depuis son garage et pro ter instantanément de centaines de solutions SaaS qui réduisent cette complexité à quelques clics et centaines d’euros. C’est la tech des techs, un secteur qui se développe et se démocratise très rapidement.Vous voulez lancer un site qui référence des produits, ou des  ches de  lms, ou encore une vaste bibliothèque de médias ?Algolia, solution née il y a 4 ans, est parfaite pour ça : elle donne la puissance d’un moteur de recherche tel que celui de Google (oui, Goo- gle) pour les recherches à l’intérieur d’un site Internet. Con gurable en quelques dizaines de minutes, un développeur solitaire saura la connecter à n’importe quelle base de données.Mais un service, ce n’est pas simplement une liste de données à af cher. Le nerf de la guerre, c’est “l’UX”, l’expérience utilisateur : il faut créer un parcours adapté, intuitif et ludique pour le client potentiel. En backstage, cela signi e entre autres inventer et automatiser des processus : par exemple envoyer un email après chaque inscription, et décider d’une action en fonction de l’ouverture ou non de cet email ; avec Zenaton, 3 lignes de code suf sent. Et cela fonctionne pour tous les « work ows » : facturation, support, relances...La porte qu’Amazon a ouverte en dévoilant sa suite applicative AWS il y a maintenant quelques années a permis aux entrepreneurs de comprendre que la complexité technique n’était plus un sujet, et à mesure que ces nouveaux services voient le jour, les coûts en développement et en maintenance chutent considérablement. Une nouvelle ère qui n’a pour limite que notre imagination ;)35L’entreprise du moisAir & Space Evidence, détectives de l’espace au service de la planèteL'association européenne qui promeut l'observation de la Terre par satellite et les services qui en découlent (EARSC, European Association of Remote Sensing Companies) ne s’y est pas trompée. Elle vient de récompenser Air & Space Evidence pour son produit Waste from Space qui permet aux autorités de détecter et analyser les sites de décharges illégales et sauvages, souvent générés par le crime organisé. Cette société, qui se présente comme la première agence de détectives de l’espace, scrute les images satellites pour changer le cours des procès. Ray Harris, géographe professeur émérite au University College London (UCL) et Ray Purdy, avocat en droit de l’environnement, ont fondé cet ovni il y a trois ans. Des organisations aussi variées que la police anglaise, l’ONU, la Banque mondiale ou des agences environ- nementales ont fait appel aux services de ces entrepreneurs qui peuvent épier ce qui se trame dans une rue ou un jardin. « L’utilisation des données issues de satellites ne doit pas être surestimée. Les magistrats et la police y ont encore peu recours et l’utilisation en tant que preuve n’en est qu’à sa première étape », relativise l’avocat Ray Purdy. Lequel se souvient d’un juge, qui lui a demandé « combien de temps l’homme qui avait pris les photos était resté dans le satellite, et s’il pouvait lui parler ! ». Mais si la connaissance de cette technologie n’est pas encore très avancée, la demande est colossale. « Nous voulons assister de grandes organisations, mais aussi des particuliers à la recherche de preuves », précise le britannique qui a commencé par le survol aérien des terres agricoles pour valider les subventions. Les deux amis ont dès la première semaine reçu des demandes du monde entier – Etats-Unis, Ghana, Australie... – et n’ont pas pu répondre à tout le monde, les requêtes nécessitant parfois des observations minutieuses de plusieurs semaines. De nombreux dossiers ont été ouverts : des crimes environnementaux, des disparitions inexpliquées, des querelles entre voisins, des vols de voiture... Les enquêteurs s’évertuent à retrouver la trace du délit dans la base de données des images satellites et à l’authenti er pour un usage légal. « Même si les règles de la preuve diffèrent selon les pays, le professionnel qui démontre que les données n’ont pas été modi ées pour tromper peut changer les procès et l’avis des juges », soutient l’entrepreneur. Dans la plupart des cas les images sont irréfutables, stoppent les procédures et forcent à une conciliation. Pour le binôme britannique, la principale dif culté consiste à « satisfaire des clients habitués aux  lms d’Hollywood. Ils pensent que les satellites sont beaucoup plus avancés qu’ils ne le sont en réalité. Nous ne pou- vons pas voir à l’intérieur d’un bâtiment et les satellites ne restent pas focalisés tout le temps sur un même endroit ».L’innovation autrementQuelle stratégie pour votre stratégie ?Petit guide de survie pour trouver la marche à suivre pour sa société...En matière de stratégie, il n’existe pas d’approche unique. Le contexte, le pro l de l’entreprise, la composition des équipes décident de la voie à suivre. Et le nombre d’approches possibles s’est considérable- ment élevé, s’étant multiplié par dix aucours des 40 dernières années. Aujourd’hui, le dirigeant qui se fourvoie totalement et persiste dans ses choix stratégiques est voué à couler avec sa société. A contrario, celui qui met en place la bonne approche peut permettre de développer rapidement son avantage concurrentiel. Cet ouvrage – « Quelle stratégie pour votre stratégie ? » – tente de constituer un guide précieux à l’heure des choix. Développé par trois experts mondiaux du Boston Consulting Group, M. Reeves, K. Haanæs et J. Sinha,il aide à observer l’environnement de l’entreprise, à adapter une approche, à l’exécuter de manière ef cace et parfois même à en combiner plusieurs. Les auteurs détaillent cinq grandes voies à suivre : l’approche classique (je peux prédire mon environne- ment, mais je ne peux pas l’in uencer), l’approche adaptative (je ne peux pas prédire et je ne peux pas in uencer), l’approche visionnaire (je peux prédire et je peux in uencer), l’approche active (je ne peux pas prédire, mais je peux in uencer), l’ap- proche régénérative (ma survie est à risque et mes ressources sont extrêmement contraintes). Ils précisent les conditions dans lesquelles chacune peut être déployée et développent les pièges courants. Chaque approche est illustrée par des cas concrets issus d’entretiens avec de grands dirigeants évoluant dans des secteurs d’activité variés. Terriblement instructif et concret.« Quelle stratégie pour votre stratégie ? », de Martin Reeves, Knut Hanaes, Janmejaya Sinha, éd. Manitoba, 2015.25 et 26 septembre : Salon SME Paris (Palais des Congrès) 19-20-21 septembre : Enova ParisPorté par le développement de l’IoT et des objets connectés, l’électronique se diffuse dans tous les secteurs qui doivent désormais intégrer intelligence et connectivité à leurs produits et services : aéronautiqueet militaire mais aussi automobile, transport, agricole, agroalimentaire, smart cities, médical, industrie 4.0... Le salon Enova, plateforme de convergence des technologies de l’électronique, de la mesure, de la vision et de l’optique, fédère durant trois jours ces acteurs de l’industrie et dela recherche à l’affût de solutions innovantes pour leurs projets de développement. 6000 visiteurs sont attendus, majoritairement issus de la R&D et des bureaux d’études, au sein des entreprises, des start-up et des laboratoires publics et privés. Au programme un service de rendez- vous d’affaires, un autre de networking, un congrès international en métrologie...L’ex-salon des micro-entreprises est dédié aux créateurs et dirigeants de start-up et TPE, aux consultants freelances, auto-entrepreneurs... pour qu’ils rencontrent ceux qui vont les aider à booster leur activité ! Pendant deux jours ils vont pouvoir faire le plein de solutions immédiatement opérationnelles, avec plus de 500 experts de l’entrepreneuriat, 150 conférences en accès libre et 150 exposants. 26 septembre : Innova’Ter ParisCe forum est dédié à l’innovation dans les collectivités territoriales, en management, politiques publiques, transports, participation citoyenne... Les équipes dirigeantes de collectivités trouveront une conférence plénière et dix ateliers – entre retours d’expérience et co-construction de projets concrets –, un « village innovation » pour rencontrer les entreprises innovantes qui accompagnent les collectivités, et une séance de pitchs pour clôturer l’événement, où 15 start-up présenteront leurs trouvailles.ecoreseau.frLes héros du clavierSave the date]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[LEADER MONDIAL DU PLAFOND TENDUDesign : Ross Lovegrove for Barrisol® Normalu® SASLuminairesDesign : Piero CastiglioniPlafond tendu]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[Les solutions acoustiquesMicrosorber® Miroir Acoustique®Lumière Acoustique® Lumière Acoustique® 3DAcoustique® E ets Bois - Béton - Brique - Marbrewww.barrisol.comPlafond Barrisol® et mur Artolis® motif cubes de bois - réf. BEW01 Architecte : Burdi lek Barrisol Lumière® Architecte : DD ArchitekturMur Artolis® : E ets béton réf. BEB04 - Plafond : E et béton réf. BEB01Mur Artolis motif pierres de taille - réf. BEK08Mur Artolis motif Ambre 168682319 Architecte : Nagui Sabet Barrisol Lumière® Architecte : BOYTORUN Mimarlık]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[StratéGie & innovation numériqueLe tour du monde de l’innovationTextiles intelligentsLes dessous de la TechLes smart vêtements ne relèvent plus du fantasme. Du jean- GPS à la veste-alcootest en passant par le t-shirt fournissant un électrocardiogramme, les innovations foisonnent.Par Charles CohenROYAUME-UNILes vêtements ont leur réseau socialPermettre aux marques de géolocaliser leurs articles tout au long de la chaîne logistique, de la production au stock en magasin : voilà la vocation de la start-up britannique Evrythng qui entend connecter 10 milliards de vêtements avec des QR codes, de la communication en champ proche (NFC), du Bluetooth ou de la radio-identi cation (RFID), via un partenariat avec un expert américain de l’étiquetage œuvrant avec Nike, Adidas, ou encore Hugo Boss. De quoi permettre à chaque vêtement d’avoir une identité numérique unique similaire à un pro l Facebook. Cette  che produit connectée indique la taille, la couleur, le lieu de fabrication d’une robe, et peut aussi intégrer un spot publicitaire.CANADALe t-shirt qui communique avec vos prochesEtre en contact régulier avec vos proches en leur communiquant vos données physiques, émotionnelles (pouls, température, nombre de pas effectués par jour, état de stress ou de détente, etc.) : voilà le credode la société OMSignal, basée à Montréal, qui conçoit des t-shirts communicants dotés de capteurs qui envoient les informations en direct ou en différé, sous forme de tableau de bord, au porteur du vêtementet à son réseau. Les utilisateurs peuvent aussi choisir de recevoir les données physiques d’un membre de leur famille ou d’un ami.ÉTATS-UNISDes robes de soirée interactivesPour générer des smart textiles encore plus  exibles et interactifs, Loomia, start-up new-yorkaise, a créé Intelitex, une technologie d’impression à base de tissus conducteurs et d’encres intelligentes. De quoi remplacer, à terme, les ls électriques initialement intégrés dans les vêtements connectés. L’utilisation d’une telle technologie, primée lorsdu concours Top Pitch 2016, est variée : pour la médecine (électrodes à usage unique pour électrocardiographes...), les vêtements de travail (correction de posture et effet anti- stress, protections pour les ouvriers...) et en n la mode (robe de soirée lumineuse et légère...).FRANCECes jeans qui vibrentAprès les bikinis connectés, place aux jeans vibrants! PME alsacienne connue pour sa collection de bikinis munis de capteurs d’UV alertant du manque de crème solaire de leurs utilisatrices, via smartphone, Spinali a lancé un nouveau produit : des jeans intelligents dotés de capteurs au niveau de la taille. Connectés en Bluetoothà un smartphone, le jean indique votre trajet en envoyant des vibrations à gauche ou à droite de la ceinture selon le chemin à emprunter. Quand les deux côtés vibrent, c’est que vous n’allez pas dans la bonne direction ! Au-delà de sa fonction GPS, le jean serait capable de  ltrer les mails reçus selon leur niveau d’importance. De quoi prévenir l’utilisateur d’un message urgent via une vibration.38 Septembre - n°43Passage en revue des innovations mondiales sur une thématique particulière.]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[ISRAËLDes habits qui sauvent des viesUn vêtement capable de détecter l’état de santé de celui qui le porte, y compris l’activité cardiaque, avec la même précision qu’un centre médical. Telle est l’invention de la start-up israélienne HealthWatch dont l’équipe d’experts en informatique, médecine et textile commercialise des habits digitaux dont les capteurs effectuent un suivi continu des signes vitaux de ceux qui les portent, et ce, en envoyant les informations en temps réel par smartphone. Bonne nouvelle : malgré de tels dispositifs technologiques intégrés, les vêtements sont lavables en machine !BRÉSILDes cintres connectés à FacebookVous hésitez entre deux pantalons ? Alors prenez celui qui crée le buzz sur les réseaux sociaux ! Voilà le service, pour le moins original, qu’un magasin C&A basé au Brésil a proposé à ses clients. Comment ? En mettant à leur disposition des cintres connectés qui af chent en temps réel la popularité d’un vêtement sur Facebook. Les internautes ont la possibilité de voter pour les produits qu’ils apprécient via une application disponible sur le réseau social. Imaginée par une agence brésilienne, l’opération aide ainsi les consommateurs à faire leur shopping au regard des tendances exprimées sur la Toile par des internautes ravis de pouvoir af cher leurs préférences.JAPONLe jogging 2.0Quand l’une des plus grosses enseignes de sport japonaise mise sur les  bres connectées via une technologie 100% française. Voilà le créneau de la chaîne nippone Asics qui a développé avec la start-up lyonnaise Cityzen Sciences un maillot intelligent munis de capteurs miniaturiséspour mesurer la fréquence cardiaque, la température, l’hydratation, etc. Idéal pour les a cionados de jogging ! Le partenariat avec Asics, qui pèse plus de deux milliards d’euros, va booster la jeune pousse qui n’en est pasà son premier coup d’essai au Japon, en devenant la première PME française à remporter une bourse d’aide à l’investissement du ministère nippon de l’Economie.Le tour du monde de l’innovationStratégie & innovation numériqueSUISSELa pratique sans risque du véloExit les accidents de vélo ou de randonnée ! La start-up suisse Clara Swiss Tech a créé des vêtements intelligents pour la pratique du vélo, de la randonnée ou de la course à pied. Grâce à une veste dotée de parements lumineux informant du comportement de celui qui la porte, les cyclistes ou coureurs gagnent en visibilité sur les routes. De quoi réduire les risques d’accidents de circulation et ceux liés à toute zone faiblement éclairée. Autre aspect pratique : grâce à des trackers intégrés, le système collecte toutes sortes de données comme le nombre de kilomètres parcourus ou encore les calories perdues.CORÉE DU SUD Un alcootest en guise de tenue Metamorphosis : voilà le nom de code d’une ligne de vêtements conçue par un collectif d’artistes sud-coréens pour prévenir les excès d’alcool après des repas arrosés. Ces derniers ont planché sur des tenues dont les pièces changent de forme et de couleur selon la quantité d’alcool ingérée par ceux qui les portent. Ainsi, les manches de la robe gon ent et s’allument et le col de la veste se redresse si le porteur est en état d’ébriété. C’est grâce à la transpiration et l’haleine des porteurs que ces habits – munis de capteurs – mesurent le taux d’alcool.ecoreseau.fr 39]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[StratéGie & innovation numériqueL’occasion pour EcoRéseau Business d’expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueLes nouveaux outils de productivité au travailDes amis qui vous veulent du bien ?DécryptageAprès avoir séduit le grand public, le "quanti ed self" débarque dans les entreprises, de plus en plus soucieuses d’améliorer la santé de leurs salariés, la productivité, l’occupation des bureaux. Attention danger ?ont montré le lien entre bien-être et performance, et les entreprises ont pris conscience de l’importance de ces questions », explique Marc Ohana, professeur de comportements organisation- nels à l’école de commerce Kedge. « La santé des sa- lariés a une in uence sur leurs arrêts de travail, leurvotre géolocalisation, pen- dant ou en dehors de vos horaires de travail. « Les entreprises achètent une prestation de bien-être, et la première chose qu’elles veulent savoir, c’est le ni- veau d’engagement dans le dispositif : leurs salariés ont-ils apprécié, participé, cela a-t-il renforcé les inte-motivation des entreprises qui les équipent de ce type d’outils. Certaines y voient aussi un moyen d’améliorer leur productivité. En 2011, des diplômés du MIT ont ainsi lancé Humanyze, une start-up qui vend des bad- ges d’accès et des logiciels aux entreprises qui veulent comprendre comment leursPar Aymeric MarolleauDes capteurs scrutent le taux d’occupationdes salles de réunion, les allées et venues des salariés, ou leur non interaction avec des collèguesLe "quantified self", ou la mesure de soi, gagne de plus en plus d’adeptes. Pour améliorer leurs performances sportives, perdre du poids ou encore surveiller leur santé, les consommateurs se tournent vers le rayon high-tech en quête de bracelets d’activité, de balances connectées ou d’oreillers intelligents, qui enregistrent le nombre de pas, battements du cœur, l’alimentation, l’évolution de la masse graisseuse, la qualité du sommeil... 24,7 millions de trackers d’acti- vité ont ainsi été vendus au premier trimestre 2017, en hausse de 17,9% par rapportà la même période en 2016, selon le cabinet d’analyse IDC. Un marché dominé par Xiaomi, Apple, Fitbit, Samsung et Garmin.amélioReR la santé au tRavailMais les sportifs en quête de performance et les ma- lades chroniques ne sont plus leurs seuls clients. Des entreprises commencent aussi à se pencher sur ces outils, dans le but d’augmenter la performance de leurs sala- riés et réduire leur stress. Le fabricant d’objets connectés Withings, racheté par Nokia en avril 2016 pour 170 mil- lions d’euros, a par exemplelancé la marque Corporate Wellness 360° a n d’aider les entreprises à en équiper leurs employés. Les services RH peuvent organiser, via une application et une in- terface aux couleurs de leur marque, des challenges entre les salariés, pour comparer par exemple le nombre de pas qu’ils parcourent chaque jour. Sur son site, Withings assure que les salariés « de- viennent 33% plus actifs ». Novartis, le MIT, le cabinet de conseil EY et l’éditeur de logiciels SAP font partie des groupes qui ont déployé Corporate Wellness 360° au- près de leurs collaborateurs. « De nombreuses étudesmotivation et leur niveau de stress », ajoute Alexis Nor- mand, directeur de Nokia Digital Health. Withings tire déjà près de 10% de ses revenus de cette branche d’activité. Ses principaux marchés se trouvent à l’in- ternational : « En France, la santé est souvent considérée comme une responsabilité individuelle. Mais aux Etats- Unis et dans les entreprises mondialisées, dans celles qui gèrent des expatriés, le coût de la santé des sala- riés est pris en charge par l’employeur ». Les études con rment d’ailleurs le po- tentiel du marché américain : selon celle menée par ABI Research en 2016, 44 millions d’objets connectés destinés à la santé seront mis en place dans le cadre de programmes de santé en entreprise d’ici 2020. Si les entreprises ont accès à des rapports glo- baux sur le nombre de pas effectués par leurs salariés, elles ne savent rien des don- nées individuelles, et les objets connectés de Nokia n’embarquent pas de GPS. Aucun risque, donc, que votre employeur connaisseractions sociales et le team building ? La participation leur importe en réalité da- vantage que le nombre de pas effectués », explique Nicolas Normand. Withings n’est pas le seul fabricant à avoir opté pour cette stratégie de diversi cation, alors que le marché grand public est de plus en plus disputé. L’un des pionniers du marché des objets connectés, Fitbit, a par exemple mis en place la plateforme Group Health. Ses promesses ? « Créez une culture du bien-être, augmentez la productivité de vos employés, le recru- tement et la  délisation », proclame son site internet. BP s’est laissé convaincre en 2014, en équipant ses salariés en Amérique du Nord. Résultat : les risques liés à la santé ont diminué de 8,6% et les dépenses de santé de 3,5%. Outre BP, Fitbit Group Health compte Adobe, Autodesk, Diageo et Box parmi ses références.RenFoRceR les inteRactionsMais la santé de leurs salariés n’est pas toujours la seulesalariés interagissent entre eux. Elle a levé 5 millions de dollars depuis sa création en deux tours de table, et compte aujourd’hui 30 salariés. Pour récolter des données issues de la vie réelle, ses badges sont dotés de puces RFID, de capteurs NFC et Bluetooth pour détecter leur proximité, de capteurs infrarouges pour identi er les interactions en face à face, d’un accéléro- mètre et de deux microphones qui n’enregistrent pas les conversations, mais leur volume et leur ton, présentés comme des indicateurs du niveau de stress. Le dispo- sitif est complété par des beacons disséminés dans les bureaux. 40 types d’infor- mations sont ainsi recueillies par ces badges qui peuvent contenir quatre gigabytes de données, téléchargées chaque jour dans le Cloud. Ces données physiques sont ensuite combinées avec des données numériques, comme les calendriers et l’usage des emails, « de façon à donner aux managers une vision holistique de ce qui se déroule dans leur entre- prise », explique Ben Waber,Bientôt des moyens plus subtils pour véri er l’activité des salariés ?40 Septembre - n°43]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[le fondateur de Humanyze. « Nous avons développé une plateforme unique pour l’analyse des individus, qui permet aux organisations de comprendre comment la communication qui a lieu entre leurs murs impacte l’exécution de leurs projets, l’engagement et la produc- tivité. Nous pouvons aussi les aider à savoir si leurs programmes de diversité fonctionnent, si la charge de travail de leurs salariés est à l’image de la culture d’entreprise souhaitée, et s’assurer que les modèles de collaboration minimisent les risques avant qu’ils n’im- pactent leurs résultats  nan- ciers », explique Humanyze sur son site internet.Dans un article de 2015, TechCrunch rapporte que Bank of America a été la première société à tester la solution de la start-up américaine au sein de ses centres de relation clients, auprès de 10000 sa- lariés répartis dans différents bureaux autour du monde. L’expérience a montré que le principal facteur affec- tant la performance était la fréquence des échanges entre les salariés, car ils sont autant d’occasions de parta- ger des informations et des techniques de travail. Autre enseignement : c’est pendant leur pause déjeuner de 15trouvée améliorée, si bien que le turnover a baissé de 28%. Outre Bank of America, Humanyze compte aussi De- loitte et le Boston Consulting Group parmi ses clients. Ben Waber assure que ses outils ne sont pas seulement au service des managers : les employés ont aussi accès à leurs dashboards personnels defaçonàvoir«cequeles données disent de leur pos- ture, et savoir où ils se situent par rapport à la moyenne de leur équipe. S’ils visent une promotion, ils peuvent aussi analyser l’attitude adoptée par ceux qui exercent le niveau de responsabilité auquel ils aspirent ». « Dans les ressources humaines, la tendance est à "l’ana- lytique RH", qui consiste à étudier l’ensemble des données disponibles sur les employés a n de prédire la performance, la rétention et le turnover. Ce type d’outil est, dans ce cadre, précieux, car on pourra par exemple à terme expliquer (puis ensuite prévoir), les relations entre les interactions, tâches réa- lisées, quantité de travail... et des niveaux de stress im- portants », explique Marc Ohana (Kedge).optimiseR l’occupa- tion des buReaux Serait-il surprenant d’ap- prendre que les cols blancsau moyen de capteurs de chaleur et de mouvement. Devant leur opposition, la direction du Telegraph s’estd’occupation des salles de réunion, les allées et venues des salariés, ou encore la période pendant laquellequement leurs collègues dès qu’ils sont trop occupés pour être sollicités. Et ce, sans la moindre intervention de leurde chacun », précise le com- muniqué. Pour éviter que les salariés se sentent coupables de ne pas travailler assez ou accroître le sentiment de compétition, FlowLight est conçu pour ne passer au rouge que pendant une période de temps maximale chaque jour. Redoutant que le couple clavier et souris ne constituent pas un indicateur suffisamment probant de l’activité des cols blancs, Thomas Fritz est déjà en train d’en tester une version améliorée auprès de plusieurs entreprises de Vancouver, in- cluant un détecteur de rythme cardiaque, de dilatation de la pupille, de clignement de l’œil et même de l’activité du cerveau.GaRe aux déRivesL’acceptation par les salariés de ces outils dépendra beau- coup de l’usage qui sera fait de ces trackers. La question du respect de la vie privée et l’anonymisation des données personnelles, notamment, se- ront clés. « La généralisation de ces outils en entreprise se heurte au respect de la vie privée et présente le risque de se faire au détriment du salarié. Même si la restitution des données n’est que col- lective, beaucoup pourraient invoquer un principe de pré- caution dans le stockage de ces informations hautement personnelles », explique Marc Ohada chez Kedge. Ben Waber, de Humanyze, est conscient de ces dangers : « Les entreprises doivent mettre en place plusieurs principes de protection de la vie privée avant d’utiliser l’analytique sur le lieu de travail : l’opt-in des salariés, l’anonymat des données, le non enregistrement du contenu des communica- tions... » Selon une étude menée par PwC en 2015 auprès de 2000 salariés bri- tanniques, 56% d’entre eux seraient prêts à porter une montre connectée fournie parleuremployeursi.les données sont utilisées pour améliorer leurs horaires de travail, leur niveau de stress, et favorisent le télétravail.DécryptageStratégie & innovation numériqueUne lumière posée sur le bureau, connectée aux constantes du salarié, indique par sa couleur l’état de concentration du salarié, et la possibilité ou non de le déranger« Mais venez donc dans le groupe ! Nous sommes une famille qui aide ses membres à toujours être plus productifs ! »rapidement résolue à les reti- rer. Les boîtiers en question ont été produits par la société britannique OccupEye, qui fournit aux gestionnaires une analyse en temps réel de l’utilisation de leurs lo- caux. L’objectif : optimiser l’occupation des bureaux pour réduire le nombre de mètres carrés occupés. OccupEye n’est pas la seule entreprise à concourir surun employé reste sans par- ler à ses collègues. « Nos solutions d’IoT apportent une sorte de "système ner- veux" aux bâtiments, à la manière du corps humain. Les données qu’il génère permettent d’améliorer de manière continue l’activité qui s’y déroule », expliquait en juin son président, Joe Costello, à l’occasion d’une conférence sur l’IoT en Ca- lifornie.RéduiRe les inteRRuptionsLes open spaces ont d’ailleurs depuis quelques décennies la faveur des entreprises, puisqu’ils permettent de ré- duire l’espace occupé et de favoriser les interactions entre les salariés. Mais ils présentent, entre autres incon- vénients, celui de nuire à la concentration et d’augmenter les interruptions. En mai dernier, l’université de Co- lombie-Britannique (UBC), au Canada, a annoncé dans un communiqué que l’un de ses chercheurs en informa- tique, Thomas Fritz, a mis au point un système pour permettre aux employés de bureau de prévenir automati-part. Baptisé FlowLight, cette trouvaille consiste en une lumière, posée en évidence sur le bureau, et qui passe du vert au rouge lorsque le rythme auquel les salariés tapent sur leur clavier ou cli- quent sur leur souris atteint un niveau dé ni à l’avance. « Après chaque interruption, il nous faut toujours un peu de temps pour nous replonger dans notre travail. Or, c’est là que nous sommes le plus susceptibles de commettre des erreurs, explique Thomas Fritz dans le communiqué. La lumière fonctionne comme un statut Skype : elle indique à vos collègues que vous êtes occupé ou à l’écoute. » L’ou- til a déjà été testé pendant plusieurs mois au sein de la multinationale suisse ABB, spécialisée dans les techno- logies de l’ingénierie et de l’automation. Elle a branché FlowLight à côté de l’ordina- teur de 450 salariés répartis sur 15 sites dans 12 pays. Résultat : « Non seulement les employés ont indiqué avoir été moins interrompus, mais cela a aussi changé la culture de bureau, puisque les salariés se sont montrés plus respectueux du tempsminutes que ces salariés de Bank of America avaient les échanges les plus denses. Humanyze a donc soumis deux groupes à des proto- coles différents : dans un bureau, le même horaire de déjeuner a été assigné à tous les employés ; dans l’autre, les pauses ont été échelon- nées. Résultat, la cohésion du premier a augmenté de 18%, tandis que leur stress a diminué de 19%. La satis- faction des salariés s’en estne réservent pas toujours le meilleur accueil à ces tech- nologies qui aboutissent à une surveillance continue de leur comportement sur leur lieu de travail ? Au début de l’année 2016, BuzzFeed a révélé que les journalistes du quotidien anglais The Daily Telegraph ont eu la surprise, en prenant leur poste un lundi matin de jan- vier, de découvrir sous leurs bureaux un boîtier chargé de détecter leur présencece marché. Il lui est notam- ment disputé par Enlighted, une société américaine qui a levé 80 millions de dol- lars depuis sa création en 2009. Elle aussi fabrique des capteurs pour rendre les bâtiments des entreprises et des organisations publiques plus intelligents. Dissimulés dans les ampoules et les badges d’identi cation de 350 sociétés dans le monde, dont 15% du Fortune 500, ces capteurs scrutent le tauxecoreseau.fr 41]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[StratéGie & innovation numériqueHaute résolutionFocus sur un sujet high tech dans l’air du tempsTraduction automatique neuronaleRobot sténo ?Jusqu’à présent C-3PO, le robot multilingue de Star Wars, n’avait rien à envier aux algorithmes de traduction instantanée, mais cela pourrait bien changer avec l’avènement de la traduction neuronale...Par Nicolas Pagnieztraduire des mots, dif cile de s’en servir pour faire des phrases. Avec l’avènement du Big data, et initiée par Google, la traduction auto- matique entre alors dans une nouvelle phase, celle de la traduction statistique. Sur lacomplètement le monde, avec un avant et un après ».une machinequi coGiteLa traduction neuronale ? Une technique qui fait appel au « deep learning », ou plus exactement à « un processus de codage/décodage » selon François Yvon, chercheur au LIMSI/CNRS qui y dirige notamment les activités de traduction automatique : « Les modèles utilisés depuis une quinzaine d’années ont été supplantés par des méthodes qui reposent aujourd’hui sur des réseaux de neurones. La phrase que l’on veut traduire est convertie en une suite de vecteurs de chiffres, et cette suite de vecteurs de chiffres, à son tour, est traduite en une phrase dans la langue voulue ». Une technique qui permet l’ap- prentissage de la machine car le processus n’est pas immédiat, et c’est en cela que le réseau de neurones a son importance. « Les réseaux de neurones se corrigent tout seuls. Le premier jour, ils savent déjà traduire.anglais. Il apprend en réglant les paramètres de manière à ce que la séquence encodage/ décodage reproduise la tra- duction humaine », complète François Yvon.mais qui va tRaduiRe au tRaducteuR ?Une technologie qui, si elle est bâtie par l’homme, semble presque lui échapper tellement son apprentissage est impres- sionnant. « Nous sommes dans une phase où la technologie est plus puissante que nous, nous savons la programmer, mais nous ne comprenons pas comment cela peut aussi bien fonctionner », confesse Jean Senellart. Un rapport à la ma- chine complexe que constate également François Yvon : « Nous savons très bien décrire mathématiquement ce qu’il se passe, mais le problème est que nous ne savons pas quoi faire de ce que nous avons appris, car le traducteur ne peut pas interagir avec les matrices de chiffres que manipule le réseau. Schématiquement,qu’ils ont en commun, ont en- core du mal à se comprendre, ils s’apprécient déjà. Le centre de traduction de la Commis- sion européenne commence à s’en servir comme support pour ses traducteurs professionnels. Dans le privé également, de nombreux acteurs ont compris l’avantage d’un tel outil. Après les nombreuses applications de traduction instantanée basées sur la traduction statistique, dont Google Translate, Jibbigo Translator, iTranslate, ou en- core Systran Mobile Transla- tor, les grands du numérique annoncent progressivement passer à la traduction neuro- nale. Google a notamment fait parler de lui  n 2016 lorsque deux chercheurs de la  rme ont réussi à faire apprendre à leur intelligence arti cielle à traduire une langue en « zé- ro-shot », c’est-à-dire sans avoir appris à la machine les corrélations sémantiques et grammaticales au préalable. De son côté, Systran a décidé de publier son framework de traduction neuronale en Open Source, nommé OpenNMT, en Décembre dernier, et compte à ce jour 1000 utilisateurs dont une cinquantaine de membres actifs au sein de sa communauté. La raison ? « Aujourd’hui les enjeux ne sont plus les codes mais les algorithmes. Nous avons donc choisi d’ouvrir notre code à notre communauté d’utilisa- teurs a n de garantir qu’il est bien à l’état de l’art ». Un travail d’équipe qui permettra peut-être à l’entreprise et au LIMSI/CNRS d’atteindre l’étape suivante, c’est-à-dire de créer un algorithme qui mêle reconnaissance vocale, traduction automatique et synthèse .vocale, afin de pouvoir discuter avec une machine qui s’exprime dans plusieurs langues. Un C-3PO en somme.C-3PO va-t-il en n comprendre le chara- bia de Maître Yoda ?Si tous les hommes se comprenaient, alors ils pourraient construire degrandes choses. C’est en subs- tance ce que l’on peut tenter de comprendre de l’épisode de la tour de Babel, dans la Bible, où les hommes, qui parlent tous la même langue, entreprennent de construire une tour pouvant toucher le ciel, avant que Dieu ne vienne les diviser en leur distribuant des langues différentes. Moins de compréhension, donc moins de grands projets. Et si nous étions sur le point de nous comprendre, au point que cha- cun puisse être entendu dans toutes les langues ? Un rêve que caressent tous les grands du numérique qui s’activent pour proposer chacun leur solution de traduction instantanée. Face- book sur Messenger, Google, mais aussi Microsoft, avec Bingou Skype, ambitionnent tous de connecter les gens et de se débarrasser de la barrière de la langue. Impossible il y a encore une dizaine d’années, balbutiante ces dernières an- nées, les évolutions actuelles des techniques de traduction automatique permettent au- jourd’hui d’imaginer le monde de demain, où la langue de l’autre n’est plus un frein.appRendReà appRendRe machinalementA l’origine de la traduction automatique se trouve la tra- duction symbolique, une pre- mière phase durant laquelle les traducteurs ont appris à la machine à traduire un texte, en programmant un certain nombre de règles dé nissant la norme de la traduction. Si cela fonctionnait très bien pourbase de toutes les traductions qui sont déjà présentes sur le Web, un algorithme va tenter de définir par similarité la traduction de la phrase la plus adéquate. Pour les services de traduction instantanés comme celui proposé par Google, il s’agissait alors d’être ca- pable de gérer des masses gigantesques de données a n d’offrir ce service. Un che- min qu’a également suivi la société française Systran, qui a appliqué ce modèle à la traduction spécialisée et répond à des besoins de tra- duction sur-mesure pour les entreprises. Les techniques de traduction automatique ont pourtant radicalement évolué, nous explique Jean Senellart, le directeur technique et inno- vationdeSystran:«Ilyaun an est apparue la traduction neuronale, et cela révolutionneAu fur et à mesure que l’on va dire à l’algorithme qu’il se trompe, il va améliorer ses sortiesLa traduction sera mauvaise, il n’y aura aucune cohérence, mais l’algorithme est déjà pré- sent. Au fur et à mesure que l’on va dire à l’algorithme qu’il se trompe, il va améliorer ses sorties », nous explique Jean Senellart. Un mécanisme qui apprend à la machine comment traduire comme un traducteur humain : « Le réseau de neu- rones apprend une manière de transformer le français, par exemple, en une suite de chiffres, puis apprend à trans- former cette suite de chiffres enil n’y a pas de mystère, en revanche le praticien ne peut pas exprimer sa connaissance dans cet univers-là. D’un côté la machine ne peut pas ex- pliquer pourquoi elle a pris cette décision et de l’autre les traducteurs ne voient pas comment orienter le modèle neuronal pour partager leur savoir avec le système ».du suppoRtau dRoïdeSi le traducteur et la machine, malgré les nombreuses langues42 Septembre - n°43]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[BESOIN D’INVESTIR ?CRÉDIT-BAILLA SOLUTION POUR FINANCERVOTRE DÉVELOPPEMENTExpert des matériels  nancés, Crédit Agricole Leasing propose des solutions de crédit-bail mobilier et de location  nancière pour tous vos biens d’équipement à usage professionnel.En crédit-bail immobilier, Crédit Agricole Leasing  nance vos immeubles de bureaux, industriels ou commerciaux, neufs ou anciens, et vous propose des services en expertise immobilière, en suivi de construction, en assurances...Crédit Agricole Leasing & Factoring - S.A. au capital de 195 257 220 € - 692 029 457 RCS Nanterre - Crédit photo : istock - 06/2017]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[Créer aujourd’hui- Répondre à un appel d’offre public pour une PME........................................p45 Business guides- Cadeaux d’affaires : le premium pour le bien-être des salariés....................p48 - Flottes Auto : LLD, LMD et LCD, la nouvelle donne.......................................p5444CAHIER PRATIQUEConseils, astuces et nouveaux outilsLe temps des pionniers entrepreneurs têtes-brûlées défrichant des terres inconnues à mains nues est bien terminé. Car les créateurs peuvent désormais s’appuyer sur une myriade de structures et d’outils, qu’EcoRéseau Business s’attache à explorer dans chaque numéro tout au long des pages du cahier pratique.Septembre - n°43]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[Créer aujourd’huiLa création d’entreprise, c’est avant tout du concret et de l’opérationnel.D’où cette rubrique qui explore de manière très pratique l’une des phases de l’entrepreneuriat.Répondre à un appel d’offres public par une PMEPetit invité de dernière minutePlateforme d’accompagnementNouMa, pour y voirplus clairJournaux d’annonces légales, bulletin of ciel des an- nonces des marchés publics (BOAMP), plateformes de l’acheteur, sites dédiés... les sources pour dénicher des marchés publics sont multiples. Au démarrage, les solu- tions gratuites peuvent largement suf re. D’autant que les plateformes payantes sont généralement coûteuses à l’échelle d’une petite entreprise (en moyenne 300 euros par mois). C’est de ce constat que s’est créée la nouvelle plateforme NouMa. « Nous proposons un moteur de re- cherche gratuit et un abonnement mensuel de 29 euros permettant de télécharger les dossiers de consultation des entreprises (DCE), créer des alertes, suivre les appels d’offres, etc. », expose Kha Tran, co-fondateur et Pdg de NouMa, plateforme d’aide à la prospection sur les mar- chés publics.Accéder à la commande publique se révèle être un excellent levier de diversi cation pour les TPE-PME. A condition de sélection- ner les bons marchés et d’adapter son offre. Conseils.une tâche chronophage qui peut représenter plusieurs jours de labeur. Le travail de veille et de sélection des marchés est ici primordial. « Il faut impérativement être sélectif et ne pas répondre tous azimuts car, dès lors, le taux de réussite sera faible et le dirigeant risque de se décourager », conseille Fré- déric Makowski, consultant et formateur en marchés pu- blics pour les entreprises et acheteurs publics. L’entreprise aura de meilleures chances de l’emporter si elle s’estinterlocuteur. « En tant que dirigeant d’une SSII, j’avais pris l’habitude de ne plus ré- pondre aux appels d’offres si je n’avais pas pu discuter au moins une fois par téléphone avec un chef de projet », ex- plique Kha Tran. Il convient également de se mé er des marchés « réservés » dont l’is- sue semble courue d’avance. Pour cela, « il faut savoir lire entre les lignes, explique Frédéric Makowski. Voir par exemple si l’acheteur n’aurait pas rédigé son marché pour favoriser une entreprise en particulier. En général, cette pratique est facilement dé- tectable par la méthode du faisceau d’indices. Un de ces indices (mais il y en a bien d’autres) est la rédaction d’un cahier des charges orienté qui s’inspire fortement de la proposition d’un concurrent. » Alain Bosetti, président du salon SME et co-fondateur de l’agence de communica- tion en Personne 360, juge pour sa part plus prudent d’abandonner en cas de doute :«Jedissouventqu’ilya deux gagnants à un appel d’offres : celui qui remporte le marché et celui qui a jeté l’éponge le plus tôt possibleaura les reins suf samment solides pour prendre en charge le marché en cas de succès : qu’est-ce que cela implique en termes d’achats, de re- crutement ou de ligne de production ? « Remporter un appel d’offres public peut conférer une nouvelle di- mension à votre entreprise, af rme Alain Bosetti. Il faut être attentif à tous les as- pects  nanciers qui en dé- couleront : chiffre d’affaires, marges générées, délais de paiement qui peuvent êtrelongs, etc. » D’une manière générale, le premier conseil que l’on pourrait donner à une TPE-PME est de se faire la main sur des petits marchés, idéalement dans un rayon géographique proche. Puis d’avancer crescendo. « Il ne faut surtout pas avoir les yeux plus gros que le ventre, af-  rme Frédéric Makowski. Une entreprise dont le chiffre d’af- faires est d’un million d’euros ne sera pas crédible pour répondre à un marché estimé à un million d’euros sur unPar Yann PetiteauxBon nombre de patrons de TPE ou PME esti- ment que les marchés publics ne les concernent pas. Et pourtant... l’accès à la commande publique constitue un excellent levier de diver- si cation. « Cela permet de décrocher des marchés à long terme et de disposer ainsi d’une certaine sécurité  nancière », avance Caroline Bourroux, chef de projet à la Chambre de métiers et de l’artisanat du Nord-Pas-de- Calais. Raison de plus pour s’y intéresser : la réforme des marchés publics de 2016 (cf. encadré) a mis en place des dispositifs censés faciliter l’accès des petites entreprises à la commande publique. « Les autorités ont compris que ce sont les PME qui feront reculer le chômage », note Kha Tran, co-fondateur et PDG de Nouma, plateformed’aide à la prospection sur les marchés publics. « La commande publique peut très vite représenter 30% du CA d’une petite entreprise, assure ce dernier. Cela repré- sente une manne constante,Il y a deux gagnants à un appel d’offres :celui qui remporte le marché et celui qui a jeté l’éponge avant d’avoir trop investiNouvelle loiUn accès facilité auxpetites entreprisesLe décret du 25 mars 2016, entré en vigueur au 1er avril de la même année, a réformé les marchés publics en profon- deur. Parmi ses 189 articles, le décret réaf rme et étend notamment le principe de l’allotissement à l’ensemble des acheteurs. Une disposition qui doit permettre de susciter une plus large concurrence quelle que soit la taille des en- treprises, facilitant ainsi l’accès à la commande publique. Ce texte est donc particulièrement favorable aux PME. Ainsi, sauf exceptions, tous les marchés publics doivent désormais être passés en lots séparés lorsque des pres- tations distinctes peuvent être identi ées.45alors que dans le privé cela reste plus aléatoire. » L’autre intérêt de ces marchés est qu’ils permettent à une PME de décrocher de belles réfé- rences valorisables auprès de prospects et clients privés.se méFieR des maR- chés « RéseRvés » Toutefois, répondre sérieuse- ment à un appel d’offres estauparavant fait connaître de l’acheteur ou si elle est déjà titulaire d’un marché auprès de ce dernier. « Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec le donneur d’ordres », assure Maxime Bernard, adjoint au directeur régional des achats à la CCI de région Hauts-de-France. A éviter, les appels d’offres pour lesquels il est impossible d’avoir unavant d’avoir trop investi. Abandonner ne nuit pas à l’image de l’entreprise. Ce qui nuit, c’est de se planter et de décevoir. »se FaiRe la main suR des petits maRchésAvant de répondre à un ap- pel d’offres, l’entreprise doit également s’assurer qu’elleParfois ce sont les entre- prises qui sont les moins armées sur le papier qui décrochent les étoiles...ecoreseau.fr]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEan. » « Il faut également être vigilant sur une pos- sible dépendance écono- mique dans le cas des mar- chés reconductibles, ajoute Maxime Bernard. Il convient de s’assurer que l’éventuelle perte du marché au bout de trois ou quatre ans ne mettepas la société en péril. » Attention, ces mises en garde ne signi ent pas pour autant que les jeunes entreprises ne peuvent pas répondre à un appel d’offres dès leur créa-Créer aujourd’huition. L’idée selon laquelle il faudrait attendre trois années d’existence de l’entreprise avant de se positionner sur des marchés publics est to- talement fallacieuse. Ainsi, une jeune TPE pourra cibler en priorité les marchés dits de gré à gré dont le montant est inférieur à 25000 euros (cf. encadré). Toutefois, comme la publication de ces marchés n’est pas obligatoire, il est d’autant plus important de se faire connaître en amont des donneurs d’ordres po- tentiels, ne serait-ce que par l’envoi d’une plaquette com-Caroline Bourroux.Bref, répondre à un mar- ché public ne s’improvise pas. Pour recueillir cette manne, l’entreprise doit se structurer un minimum en interne. Cela peut passer par la formation d’une personne référente ou le recours à un organisme de conseil. Com- mencez par vous rapprocher des chambres de commerce et d’industrie. Elles proposent généralement des modules de sensibilisation voire de for- mation aux marché publics. « La relation commerciale avec un acheteur public est moins souple, moins  exible que dans le secteur privé, souligne Maxime Bernard. Il est d’autant plus impor- tant de se former, se faire accompagner et d’avoir une personne ressource sur le sujet. » Pour progresser, il est également vivement conseillé de se rapprocher des donneurs d’ordres qui n’ont pas retenu votre can- didature. Cela permet de debriefer sur les raisons de votre échec. L’acheteur public a l’obligation réglementaire de vous répondre. Enfin, dédramatisez. « Perdre une compétition n’est pas une catastrophe, à partir.du mo- ment où vous avez pu vous faire connaître de l’acheteur et lui présenter votre offre », relativise Kha Tran.Les PME dans les marchés publicsEn volumeEn valeur26,3% PME 27,2%Grandes entreprises 46,6%ETI 20%Grandes entreprises 20%ETIPME 58,3%Au total, le montant des marchés publics recensés était de 71,5 milliards d’euros en 2013. Source : Observatoire économique de l’achat public – ministère de l’Economie, de l’Industrie et du NumériquePublication des marchés publicsQuelles obligations ?En dessous de 25000 euros, on parle d’une procédure de gré à gré. L’organisme public n’a pas d’obligation de pu- blier son marché.De 25000 à 90000 euros, la publication du marché se fait à la discrétion du donneur d’ordres. Celui-ci peut choisir d’en faire la publicité sur sa propre plateforme, sur un site dédié, sur le BOAMP, etc.Au-delà de 90000 euros, le donneur d’ordres est soumis à l’obligation de publier son marché public sur le BOAMP ou sur un Journal d’annonces légales (JAL).La procédure formalisée intervient lorsque le montant est supérieur à 5,225 millions d’euros pour les marchés publics de travaux. Et, dans le cas des marchés publics de fournitures et de services, lorsque le montant est su- périeur à 135000 euros pour l’Etat et ses établissements publics, 209000 euros pour les collectivités et les établis- sements publics de santé, et 418000 euros pour un ache- teur public exerçant une activité d’opérateur de réseaux. Lorsque ces seuils sont dépassés, la procédure est plus lourde et la publication obligatoire au BOAMP ainsi qu’au JOUE (Journal of ciel de l’Union européenne).merciale ou d’une demande de rendez-vous, au risque de passer à côté de l’infor- mation. « Pour ce genre dede vos rêves ? Parfait. Il convient maintenant de soi- gner votre réponse. En clair : pas de dossier type. Per-son-points. Et, au  nal, c’est le client qui a raison. » A n de bien adapter votre dossier aux besoins de l’acheteur, ilmarchés, les dossiers sont moins complexes à remplir, la production de documents et l’investissement moindres », souligne Maxime Bernard.nepas copieR-colleRVous avez trouvé le marchéna-li-sez votre offre. « Les entreprises ont tendance à faire des copier-coller dans la rédaction de leur mémoire technique, observe Frédéric Makowski. Or si vous ne vous adaptez pas au client, vous pouvez rapidement vous trou- ver hors-sujet sur certainsest nécessaire d’avoir une lecture attentive des critères de jugement. Inutile de trop insister sur la technique si le prix pèse pour 80% dans la décision  nale. Sur la forme, « l’offre doit être bien illus- trée, propre et sans faute d’orthographe ! », insisteL’idée selon laquelle il faudrait attendre trois années d’existence de l’entreprise avant de se positionner est fallacieuseavecaltoavocats.comC Se séparer d’un partenaire historique : quels sont les risques réels ?omme lors du début d’année, la rentrée leur accord dans un nouveau contrat. déréférencements abusifs.est l’occasion de faire le point dans La question juridique qui se posait était donc Depuis, et à quelques exceptions près, ce les entreprises. la suivante : peut-on rompre une relation sont toutes les relations d’affaires entre deuxOn bâtit de nouvelles stratégies de déve- loppement, on passe en revue les projets passés et futurs.Fatalement, des choix doivent être opérés et parfois cela peut mener à la décision de mettre un terme à une relation contractuelle historique, un fournisseur ou un revendeur traditionnel de l’entreprise.Dans le cas de ce mois-ci, une société spé- cialisée dans les compléments alimentaires a décidé de mettre un terme avec un reven- deur historique qui n’apportait plus le  ux habituel de clients et qui surtout béné ciait de tarifs beaucoup trop avantageux qui ne se justi aient plus.Juridiquement, un contrat les liait bien mais ce contrat avait été conclu pour une durée initiale de deux ans jamais redé nie. Sim- plement, après l’expiration de la durée ini- tiale du contrat, ils avaient continué dans les conditions contractuelles sans avoir réitéréd’affaires établie ? Et si oui quelles en sont les conséquences ?En l’espèce, il fallait appliquer une règle de droit qui justement protège ces relations commerciales. Issu des pratiques commer- ciales, l’article L 442-6 du Code de commerce prévoit que l’entrepreneur peut engager sa responsabilité et doit réparer le préjudice s’il décide « de rompre brutalement, même par- tiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels ».Cette protection de la rupture des relations commerciales existe depuis 1996 (Loi Gal- land) et visait à l’origine le rééquilibrage des relations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs, en vue no- tamment de protéger ces derniers contre lesprofessionnels qui sont concernées. S’agissant de dispositions d’ordre public, il ne peut y être dérogé au moyen d’une clause contractuelle. Seuls deux cas prévus par la loi permettent de résilier sans préavis : l’hypothèse de l’inexécution par l’autre partie de ses obligations, étant précisé que l’inexé- cution doit revêtir un degré de gravité suf - sant et caractériser un manquement grave ; l’hypothèse du cas de force majeure caracté- risé par un événement imprévisible, extérieur et irrésistible.Conclusion : même si le temps c’est de l’argent et que vous voulez au plus vite mettre votre stratégie en application, ne provoquez ja- mais de ruptures brutales avec un partenaire commercial historique. En plus de l’effet négatif sur votre réputation, vous courez un véritable risque juridique qui pourrait vous faire regretter votre décision.46 Septembre - n°43Le droit en pratique]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s’intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant (logistique, marketing,  nance, communication...)en demandant l’avis des prestataires et conseilsCadeaux d’affaires premium pour le bien-être des salariés Pour repartir du bon piedMots-clés1 La liste de cadeaux, une vraie bonne idée2 Les critères de sélection dans le choix des cadeaux3 La personnalisation des cadeaux, un enjeu important4 L’emballage, un écrin qui en dit long sur les intentions de l’entreprise 5 Omyagué, le salon où les grandes marques du cadeau d’affaires se pressent 6 Le champagne et le vin, tout en haut de la liste7 Le hit-parade des cadeaux d’affairesRemercier les salariés pour le travail accompli, par une ré- compense non pécuniaire et gage de bien-être. Une tâche délicate pour la rentrée...Par Cyril MichaudL’exercice est devenu tout un art aujourd’hui. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à offrir des présents, en diverses occasions. Mais choisir un cadeau à l’attention de son personnel relève parfois du casse-tête. Dans ce genre de démarche, le budget investi ne doit pas être l’unique critère de sélection. L’originalité et le niveau de personnalisation (petit mot, emballage soigné, ré exion autour du choix de l’objet) doivent aussi faire partie des critères prioritaires. « La qualité est la raison d’être du cadeau », résume Nathalie Cozette, directrice du salon Omyagué, événement dédié au cadeau d’affaires d’exception, qui a lieu depuis 16 ans à Paris. « Les gens en ont un peu assez de recevoir toujours les mêmes choses. » Le cadeau d’affaires idéal ? « C’est celui qu’on a envie de s’approprier, deFiction : le cadeau qui fait  opGilles Baud est un patron heureux. Son entreprise connaît une croissance à deux chiffres depuis quelques années. Et ses employés y sont pour beaucoup. Il a donc ré échi à une idée de cadeau afin de remercier son personnel pour le travail accompli et, au passage, en- tretenir la belle dynamique sur laquelle surfe sa société. Dans l’esprit de Gilles Baud, ce cadeau doit incarner lamodernité, à l’image de son entreprise qui produit des composants électro- niques dans la banlieue grenobloise, et plaire au plus grand nombre. Gilles Baud ne souhaite pas faire une liste de cadeaux dans laquelle pourraient piocher ses salariés 1. Non, ce qu’il veut en bon fan de nouvelles technos qu’il est, c’est offrir à tous ses collaborateurs une tablette numérique de marque, cadeau d’exception à ses yeux. Si possible la plus chère du marché.garder. Ce n’est pas celui qui  nit au fond du placard. » Le prix d’un cadeau d’exception démarre à cinq euros pour certains objets et atteint parfois des sommets. Aujourd’hui, 43% des PME de moins de 20 salariés et 26% des grands groupes de plus de 500 salariés font le choix d’offrir régulièrement des cadeaux à leur personnel pour les stimuler et motiver (66%), les  déliser et entretenir l’amitié (56%), marquer un moment fort de l’entre.prise (34%) ou encore lancer un produit (30%). Comment être sûr de viser juste en toutes circonstances ? Quelles sont les bonnes idées à retenir pour favoriser le bien-être des salariés ? Comment surprendre son personnel avec un cadeau d’affaires original ? Les pistes de ré exion sont nombreuses.Gilles Baud veut y mettre le prix fort 2 et faire en sorte que cela se sache. Le hic, avec la tablette, c’est qu’aujourd’hui tout le monde en possède une, voire plusieurs à la maison. L’objet s’est depuis longtemps banalisé dans les foyers et incarne désormais le cadeau impersonnel 3 par excellence. Gilles Baud se dit pourtant qu’en offrant une tablette à chacun de ses sala- riés, il va faire mouche à coup sûr. Ce cadeau est d’autant plus intéressant que ceux-ci pourront relever leurs mails professionnels au bureau comme à la maison. Bref, cet objet que s’apprête à offrir notre ambitieux patron à ses chers employés, sans petit mot, ni paquet digne de ce nom 4, a tout l’air du cadeau empoisonné. Au moment de la réception organisée dans la salle de réunion, Gilles Baud remarque tout de suite les moues crispées qui lui font face lorsqu’il déballe et exhibe ses tablettes à la vue de tous. L’initiative qu’il pensait être la meilleure semble se retourner contre lui. Adieu la dynamique d’équipe... Par manque d’idées et sans doute d’envie, Gilles Baud n’a pas souhaité se rendre à Paris au salon Omyagué, consacré au cadeau d’affaires d’exception 5 comme le lui avait pourtant suggéré sa DRH. Ni même consul- ter un professionnel du secteur qui l’aurait sans doute réorienté vers du vin et champagne 6, le grand classique du cadeau d’affaires 7. Résultat : il vient de vivre là l’un des moments les plus humiliants de sa carrière de chef d’entreprise. Un véritable  op.Certains salariés se préparent en amont à cacher leur déception...48 Septembre - n°43]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[Tout l'univers Philipspour vos cadeaux d'a airesUne organisation complète dédiée aux actions de  délisation et de stimulation, Loyalty & IncentiveNotre équipe spécialisée dans les programmes de  délité et d'avantage répondra de manière e cace et réactive à vos demandes et à vos attentes pour que vous puissiez :* Remercier les clients  dèles* Récompenser les employés* Motiver votre réseau de distribution* Augmenter la participation des consommateurs aux campagnes marketing* Faire décoller les ventes par le biais de prix promotionnels attractifs* Exprimer votre reconnaissance à un partenaire commercial cléNous pouvons vous aider à réaliser tous vos projetsDirection CommercialePascal Evanno : 01 47 28 68 89 pascal.evanno@philips.comPhilips France Commercial - SAS au capital de 3 100 000 € - Siège social : 92150 Suresnes (Hauts de Seine), 33 rue de Verdun - 811 847 243 RCS Nanterre]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER 1 PRATIQUEla liste de cadeaux, une vRaie bonne idéeAu lieu de choisir un cadeau imposé à l’ensemble du personnel, aussi luxueux soit-il, la grande tendance aujourd’hui est de constituer une liste. Pascal Evanno, responsable de la partie BtoB et cadeaux d’affaires chez Philips Consumer Lifestyle, con rme que « la liste est un excellent compromis pour les entreprises qui ont de très bons résultats et souhaitent faire plaisir à leurs salariés. C’est un marché qui progresse tout le temps. Chez Philips, nous proposons dix grandes familles de produits, soit environ 1000 références ». Parmi les nombreux clients de Philips, une grande entreprise basée à Paris-La Défense, qui emploie 19000 salariés, et propose régulièrement des listes thématiques de cadeaux : « Ce peut être de la luminothérapie pour un cadre qui voyage beaucoup et a besoin de récupérer rapidement, des produits de naissance, des cadeaux beauté, soin du linge, machine à café, etc. » Offrir un cadeau à ses salariés pour les récompenser est une pratique qui se démocratise dans les entreprises. Les listes comportent en moyenne huit produits sélectionnés par le client. « La grande tendance, c’est le choix mais sans qu’il ne soit plé- thorique », constate Pascal Evanno. Le prix moyen d’un cadeau sur une liste, s’il est annuel, peut grimper jusqu’à 200 euros. Pour un cadeau ponctuel, « le chef d’entreprise en général, n’ira pas au-delà de 65 euros ».2La dernière étude communiquée par Omyagué et publiée en 2016 sur le sujet du cadeau d’affaires révèle que le prix demeure malgré tout le premier critère de sélection pour 71% des personnes interrogées. Malgré cela, d’autres critères gagnent du ter- rain. L’originalité recueille ainsi 65% des suffrages. La qualité est égale- ment un critère essentiel pour 63% des sondés. Suivent ensuite : l’utilité (48,6%) ; les goûts des destinataires (36%) ; l’aspect de nouveauté (34%) ; le prestige de la marque (33%), l’esthétique (32%) et en n le caractère régional du cadeau (12%). Cette étude souligne également l’importance du « made in France ». 78,1% des personnes interrogées reconnaissent en effet être in uencées dans leur comportement d’achat BtoB par le « made in France », devenu un critère incontournable d’achat ces dernières années. Par ailleurs, 82,3% des entreprises interrogées privilégient un achat direct au fournisseur quand 59,1%passent par un revendeur/distributeur et seulement 9,3% par le retail.3Art Impulse, société dirigée par Isabelle Dao à Aix- en-Provence, s’est spécialisée dans le cadeau d’art. « L’art est un levier de plus en plus exploré par les entreprises. Il suscite des émotions, stimule la créativité et impulse une véritable dynamique. » Offrir une œuvre d’art n’est pas un geste anodin. « Aujourd’hui, les générations Y et Z ont besoin de davantage de rap- ports humains, de se sentir en con ance. Ce n’est pas une question de rémunération. C’est une question de bien-être. Ils veulent appartenir à une communauté. Entretenir de bonnes relations au travail. » Et une petite attention de la part de l’employeur, de temps à autre, peut y contribuer : « Il est important pour le patron de donner du sens pour que chacun se sente impliqué dans l’entreprise. En offrant aux collabora- teurs des cadeaux faits par des artistes, par exemple. » Art Impulse a ainsi développé une démarche globale autour de l’art. « Nous intervenons dans l’aménage- ment d’espace, l’événementiel, la formation-atelier et bien sûr le cadeau d’affaires », explique IsabelleDao. Chaque cadeau proposé par Art Impulse est person- nalisé, selon la demande de l’entreprise. Récemment, la société a par exemple fait réa- liser à un céramiste des petits smileys pour une entreprise cliente. « Ce peut-être aussi des bloc-notes conçus comme des livres dans lesquels on peutinsérer un portrait de chaque collaborateur et glisser quelques lignes sur l’entreprise. » Un accessoire de bureau restera plus longtemps à la vue de tous, assure Isabelle Dao. « Il y a une dimension sentimentale qui est très importante. » Autre exemple, très original : Art Impulse a développé un concept d’abonnement. « Tous les trois mois, les collaborateurs peuvent rece- voir des objets d’art. » Lors d’un séminaire, la société a également fait réaliser à un artiste et à l’ensemble du personnel d’une entreprise une toile géante. Chaque salarié est ensuite reparti avec un morceau de cette œuvre. « Investir dans le bien-être de ses collaborateurs peut se révéler très rentable. Je pense que le retour sur investissement est réel. Tout le monde a le droit à une émotion devant une œuvre d’art. L’art fait du bien. », conclut Isabelle Dao.les cRitèRes de sélection dans le choix des cadeauxla peRsonnalisation des cadeaux, un enjeu impoRtant50 Septembre - n°43]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUE4 l’emballaGe, un écRin qui en dit lonG suR les intentions de l’entRepRiseSoigner son packaging, c’est aussi montrer à son collaborateur combien on tient à lui. « Un ruban personnalisé plutôt qu’un bolduc, ça veut dire beaucoup de choses », estime Franck Ferrua, directeur marketing et communication de l’entreprise Satab, basée à Saint-Just-Malmont en Haute-Loire. Dans cette PME, leader française et européenne du textile étroit, le ruban est roi. « À travers notre savoir-faire, nous nous mettons à la hauteur de l’image que le client veut véhiculer de sa marque et de la considération qu’il va porter à la personne qu’il souhaite remercier. Le ruban, c’est le premier lien avec le client lorsqu’il déplie le cadeau. C’est lui qui concrétise larelation. » Aussi, il est essen- tiel d’accorder le plus grand intérêt au packaging. « Nos rubans sont utilisés pour em- baller des boîtes de chocolats luxueuses, de la pâtisserie haut de gamme, des vins, spiritueux, bijoux d’exception, parfums, mode. » Franck Ferrua perçoit une vraie tendance dans le cadeau depuis quelques années : « On observe clairement une montée en gamme dans l’univers dupackaging. Le ruban a remplacé le bolduc. Il est plus élégant, plus haut de gamme. » Il est aussi de plus en plus personna- lisé grâce aux nouvelles techniques d’impression, plus  nes. « C’est devenu un support de communication à part entière pour les marques. » Dernièrement, Satab a même développé dans ses laboratoires à la demande de Swarovski, un ruban orné de cristaux « pour du cadeau très haut de gamme », précise Franck Ferrua. « C’est une première mondiale. La ligne se nomme Bel’R. » Sur ses machines centenaires que Satab continue de faire vivre malgré le poids du temps, l’en- treprise est aussi capable de tisser des rubans de  l d’or pour de grandes occasions.5 omyaGué, le salon où les GRandes maRques du cadeau d’aFFaiRes sepRessentCette année, la 16ème édition du salon Omyagué, le salon du cadeau d’affaires d’exception, aura lieu au Carrousel du Louvre à Paris, les 13 et 14 septembre. 110 marques de renom pour la plupart sont attendues. « Nous accueillons avec plaisir toutes les marquesqui disposent d’un service dédié aux cadeaux d’af- faires ou qui sont en train d’en créer un », explique Nathalie Cozette, directrice du salon Omyagué. « Ici, nous essayons de proposer des cadeaux d’exception à tous les prix. Ce peut être un produit intégrant des nouvelles technologies tel qu’un traceur de téléphone portable, un cadeau signé d’un grand nom du design, un produit Fauchon ou encore une boîte de chocolat Pierre Marcolini, qui est un grand chocolatier belge. » Nathalie Cozette cite également en exemple la société Bacira, qui a développé une pyramide inversée qui diffuse des hologrammes « lorsque l’on écoute de la musique » ou encore les bracelets bijoux connectés de la marque Goji, « qui permettent de  ltrer les appels téléphoniques lors d’un déjeuner, par exemple ». Omyagué, qui est très sensible aux innovations développées par les start-up françaises, proposera cette année un es- pace dédié aux cadeaux inventés et commercialisés par des jeunes pousses. « Ce que nous constatons depuis deux ans, c’est que les clients – qui ont ac- cès au salon sur invitation – privilégient la qualité à la quantité. Les gens viennent ici chercher des idées, du personnalisé et du qualitatif, en priorité. » Contact : www.omyague.com52 Septembre - n°43]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[6le champaGne et le vin, tout en haut de la listeAvec la boîte de chocolats, la bouteille de champagne ou de vin reste le cadeau le plus souvent offert. Un marché lucra- tif sur lequel l’entreprise Nicolas, qui dispose d’un réseau 492 magasins en France, veut peser davantage dans les7Cadeaux d’affaires numéro 1 en France, les champagnes, vins etspiritueux représentent la moitié du marché (50,7%). Ils devancentles accessoires de bureau (stylos, agendas) plébiscités égalementdans les commandes (46,9%). Ensuite ce sont les produits gastro-nomiques et colis gourmands (43,6%) qui sont les plus souvent offerts aux salariés et clients. Le marché high-tech (38,9%), même s’il gagne du terrain, reste tout de même en retrait (télévision, vidéo, musique, photographie). Les accessoires de mode, maroquinerie, bagages,  gurent eux dans 31,8% des choix, devant les invitations/coffrets/cartes cadeaux (28,9%), la téléphonie/informatique/ multimédia (26,5%) et le chèque cadeau à valeur faciale (22,3%). En n, 21,3% des cadeaux sont des accessoires pour les sports et loisirs ; 18% des spectacles et événements ; 18% de la décora- tion bureau et maison ; 12,8% de la joaillerie/bijouterie/horlogerie ; 12,3% des objets d’arts. Plus surprenant, les voyages/week-ends ne représentent que 11,4% des cadeaux offerts ; les parfums/ cosmétiques 10,9% et l’électroménager 7,6%.le hit-paRade des cadeaux d’aFFaiResannées qui viennent. « Aujourd’hui, nous sommes le premier caviste du pays. Les derniers chiffres disent même que 11% des Français passent par une boutique Nicolas pour acheter leur champagne et leur vin. Notre objectif, c’est de per- mettre à tous nos magasins d’avoir les outils nécessaires pour contacter la clientèle d’entreprises qui se trouve inévitablement dans leur périmètre d’action », explique Lionel Manteau, directeur pôle clients chez Nicolas. Pour cela, le groupe Nicolas a développé en  n d’année dernière une carte de  délité destinée aux entreprises. « L’intérêt avec cette carte, c’est que si vous avez 100 ou 200 collaborateurs, toutes les personnes habilitées à l’utiliser dans l’entreprise peuvent béné cier des avan- tages proposés », en l’occurrence 20% cumulables avec d’autres offres. C’est en quelque sorte une carte collective. Nicolas, qui historiquement a toujours privilégié les relations BtoC dans les affaires, entend désormais rattraper le temps perdu. « Nous sommes conscients que notre marge de progression est très importante. Parmi les milliers de clients qui nous visitent, il y a de nombreux chefs d’entreprise. » Nicolas, qui est capable de livrer partout en France en trois heures de temps, souhaite déve- lopper son service entreprises en com- muniquant sur sa très grande agilité et la richesse de son offre : « Nous avons la possibilité de personnaliser des coffrets, des boîtes en bois et même de graver les bouteilles sur des sé- ries importantes. Lorsque vous voulez que votre cadeau ait une résonnance autre que pécuniaire, il est clair que le champagne et le vin  gurent parmi les cadeaux les plus offerts », conclut Lionel Manteau.ecoreseau.fr 53]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesFlottes automobiles, LLD, LMD et LCD Louer n’est pas jouerEnsuite, la LLD est, pour elles, la solution la plus simple : ce sont les loueurs qui s’occupent de tout (ou presque), ce qui assure unepour l’entreprise (il suf t de penser au nombre de démarches occasionnées par un vol ou un accident). De plus, un nombre croissantvéhicule...La deuxième raison majeure qui fait de la LLD le mode d’acquisition préférentiel pour les grandes entreprisesDans la location de courte, moyenne et longue durée, les lignes ont bougé. Petit rafraîchissement.Par Jean-Marie Benoistconsommation de carburant est plus faible dans les voitures récentes, qui polluent moins), et la sécurité des conducteurs.simplicité de gestion bien- venue. Les services ont d’ailleurs tendance à se multiplier : maintenance, entretien, assurance, dé- penses liées à un imprévu... Autant dire que le gain de temps est considérablede loueurs propose mainte- nant des solutions de gestion de  otte intégrant des outils télématiques, avec toutes les nouvelles prestations inclues : optimisation de la consommation de carburant, du taux d’utilisation duest d’ordre comptable. En ef- fet, elle permet la déduction de la TVA de la redevance, et – pour l’instant – la déduc- tion des loyers du béné ce imposable de l’entreprise, puisqu’ils sont considé- rés comme des charges.La LMD répond à des besoins particuliers quelle que soit la taille de l’entreprise oude la  otte : par exemple équiper une personne en CDD d’un véhicule, pour un chantier spéci queLe marché des  ottes automobile se porte bien, avec près de 800000 véhicules (utilitaires et personnels) immatriculés pour des entreprises en 2016, une hausse de plus de 8% par rapport à l’année précé- dente. Mais une entreprise qui cherche à se constituer sa  otte se trouve confrontée à un premier choix, celui du mode d’acquisition : la location de longue durée, l’achat, le crédit-bail ? « Tous les modes d’acquisition ne sont pas opposés, estime Olivier Monot, PDG d’Al- phabet France. La LLD et la location courte durée sont complémentaires : l’une ne remplace pas l’autre. »la lld pouR les GRandes entRe- pRisesLe principe de la location longue durée (LLD) est simple : contre un forfait mensuel  xe (dé ni selon l’usage prévu et le modèle), un loueur met à la disposi- tion d’une entreprise desvéhicules neufs régulière- ment entretenus. À la  n du contrat, il peut être prolongé, ou le véhicule remplacé par un autre – mais l’entreprise ne peut pas, en revanche, racheter le véhicule. « C’est l’usage qui prédomine au choix du mode d’acquisition, souligne Patricia Caulfuty, directeur de la performance commerciale chez Arval. Dès que l’on dépasse les 10000 km par an, on rentre dans des critères qui avantagent la LLD. » Si les grandes entreprises la plébiscitent, c’est pour plusieurs raisons (on considère que la location est de longue durée quand elle est supérieure à un an). Tout d’abord, le coût d’utilisation du véhicule est connu, négociable en fonction des services choisis et de la taille de la  otte, et le tout ne demande pas d’apport initial : la capacité d’investissement est préservée. De plus, les véhicules, avec ce système, sont renouvelés régulièrement, ce qui est bon pour la RSE de l’entreprise (laDes choix divers et variésLa location, pour essayer toutes les cou- leurs de l’arc-en-ciel en peu de temps...Observatoire des véhicules d’entreprise (OVE), 2012Observatoire des véhicules d’entreprise (OVE), 201654 Septembre - n°43]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[Si la gamme répond aux besoins de TOUTES les entreprises,c’est parce qu’elle compte 13 modèles, de la citadine au fourgon, en passant par le pick-up c’est parce qu’elle vous offre le choix entre 3 motorisations : Essence, Diesel et Hybride(1) c’est parce que Toyota est Leader Mondial de l’Hybride(2)c’est parce que vous bénéficiez de l’entretien en 1 heure avec le service Duotech(3)c’est parce que vous profitez de l’assistance 24/24 h et 7/7 j(4)c’est parce que Toyota garantit les pièces et la main-d’œuvre pendant 3 ans ...(5)13 modèles • 3 motorisationsESSENCE • DIESEL • HYBRIDENouvelleYARISAURIS Touring Sports : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 3,5 à 5,7 et de 81 à 132 (A à C). AURIS : Consommations mixtes (L/100km) et émissions de CO2 (g/km) : de 3,4 à 5,6 et de 79 à 130 (A à C). Nouvelle YARIS : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 3,3 à 5,0 et de 75 à 112 (A à B). PRIUS : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 3,0 à 3,3 et de 70 à 76 (A). PRIUS+ : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 4,1 à 4,4 et de 96 à 101 (A à B). RAV4 : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 4,7 à 6,8 et de 115 à 158 (B à D). AYGO : Consommations mixtes (L/100 km) etTOYOTA FRANCE – 20, bd de la République, 92420 Vaucresson – SAS au capital de 2 123 127 € – RCS Nanterre B 712 034 040.]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[NouveauTOYOTA C-HRémissions de CO2 (g/km) : de 4,1 à 4,2 et de 95 à 97 (A). C-HR : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 3,8 à 6,3 et de 86 à 144 (A à D). Données homologuées (CE). (1) Selon modèles. Voir Toyota.fr. (2) Cumul des ventes Toyota & Lexus dans le monde (arrêté au 14/02/2017). (3) Disponible dans les sites de réparation agréés Duotech. Voir Toyota.fr, rubrique «Réseau Toyota». (4) En cas de panne mécanique immobilisante, d’erreur ou de panne de carburant, de crevaison, de perte de clés. Voir conditions sur Toyota.fr. (5) Toyota garantit les pièces et la main-d’œuvre sur ses véhicules neufs, soit pendant 3 ans, soit les premiers 100000 km, la première de ces deux limites atteinte.]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEComme il s’agit d’une location simple, et non d’un contrat de location  nancement, les coûts n’apparaissent pas au bilan – du moins jusqu’au 1er janvier 2019. À cette date entrera en vigueur la nouvelle norme comptable IFRS16, qui traitera de la même façon – du point de vue comptable – ces deux principaux types de loca- tion, en faisant apparaître dans les comptes les droits d’utilisation du bien loué (actif) et les obligations de paiements des loyers (passif). « L’arrivée de la nouvelle norme va obliger à réévaluer certaines dé- cisions d’acquisition sur la longue durée, estime Hotman Hozman, DG de Vega Systems. D'un point de vue comptable et  scal, cette évolution supprimera la distinction faite actuel- lement entre la 'location simple' et la 'location  nan- cement' avec un impact plusBusiness guidesou moins important sur le bilan des entreprises. Les premiers calculs effectués par les grands acteurs de la LLD tendraient à indiquer un impact minime, qui ne modi erait pas signi ca- tivement l'équilibre actuel (mix entre acquisition et location longue durée). Cela reste malgré tout un changement majeur. » En n, dernier avantage, la LLD offre maintenant un large choix de véhicules. Si le tableau paraît très rose, c’est qu’il l’est en un sens. La LLD n’a que trois incon- vénients (si l’on exclut l’ab- sence d’option de rachat) : le plafond kilométrique, les frais de remise en état qui peuvent être élevés en cas de dégâts non réparés, ou d’une vétusté trop impor- tante, et les indemnités de rupture anticipée du contrat, en général très élevées.tpeetpme penchent veRs l’achatEn dépit de tous ces avan-tages, les TPE et PME montrent une préférence marquée pour l’acquisition de leurs véhicules, que ce soit sur fonds propres ou à crédit – même si elles commencent à s’intéresser à des presta- tions de type LLD avec des services packagés, dont les prix baissent suf samment pour qu’elles deviennent rentables. Il est vrai que la méthode présente un certain nombre d’avantages : liberté totale du choix du véhicule (marque, couleur, options), liberté totale lors de la re- vente, et absence de frais de location qui génèrent, il est vrai, des surcoûts. Qui plus est, les véhicules de tourisme ne sont pas consi- dérés comme un achat de matériel, contrairement aux véhicules utilitaires ou spé- cialisés pour des sociétés. Cependant, l’acquisition pure et dure a tendance à diminuer. Tout d’abord, si les avantages présentés ci-dessus sont attirants, il faut néanmoins savoir bien gérer sa trésorerie pour nepas se laisser surprendre par les entrées et sorties lors des achats et vente ; et surtout, il faudra assumer les imprévus – amendes, accidents... – ainsi que l’éventuel vieillissement du parc. Tout cela rend ce mode d’acquisition plutôt déconseillé pour les  ottes de taille large, ou les kilo- métrages trop importants : le risque est trop élevé. De plus, avec le développement constant des solutions de LLD, le choix du véhiculey devient très large, ce qui annule l’un des principaux intérêts de l’acquisition. L’autre solution utilisée par les entreprises qui veulent acquérir leurs véhicules est le crédit-bail (aussi ap- pelé leasing ou location avec option d’achat, LOA, même si ce dernier terme est théoriquement réservé aux particuliers). Des so- ciétés spécialisés – souvent des banques – achètent les véhicules et les louent à l’entreprise pendant unedurée dé nie ; au bout du contrat, la société peut lever une option pour racheter les véhicules à un prix résiduel, dé ni au début du contrat, et souvent très inférieur au prix du neuf. « Le crédit-bail est en fait un mode de  nance- ment sans service associé, souligne Patricia Caulfuty. Toutes les démarches ad- ministratives et de gestion incombent au locataire. » Cependant, le crédit-bail présente plusieurs avantages : l’entreprise garde ses actifsUne prestation de LLD évolutive58 Septembre - n°43« Allez, ce n’est qu’une loca- tion... Il me faut juste trou- ver une excuse en béton pour convaincre le patron... »Syndicat national des loueurs de voitures en longue durée (SNLVLD), 2016]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[pour de l’intérim... Cette montée en popularité traduit également une autre ten- dance de fond du marché : les entreprises veulent, de plus en plus, optimiser leur  otte. C’est ce qui explique le développement de deux autres tendances fortes : le  eet management, et l’au- topartage. « Nous avons développé une solution de mise à disposition de vé- hicules partagés par les collaborateurs, décrit Oli- vier Monot. Cela va dans le sens de l’évolution des pratiques. Nous fournissons à nos clients des parcs de véhicules liés à un système d’exploitation, déployé chez le client. » Le conducteur accède à la voiture qu’il a réservée avec une carte et son téléphone, sans aucune clé. Le tout est lié à un sys- tème de gestion de la qualité du parc. « La voiture est, de loin, l’actif le moins utilisé : le taux d’usage tourne autour de 5%, souligne Vinzenz Pfanz. L’autopartage est, certainement, l’avenir ; une voiture partagée peut en remplacer entre quatreet sept. »Le f leet management est l’autre versant de cette opti- misation. La  otte représente probablement le deuxième ou troisième poste de dépense pour un gros transporteur : les enjeux sont d’impor- tance. « Avant, la gestion de la  otte était effectuée par une personne avec un tableau Excel, sourit Hotman Hozman. Aujourd’hui, il existe des solutions de  eet management, aussi bien en interne qu’en externe, qui offrent des outils perfor- mants. »Un reporting précis permet, par exemple, d’ajuster les kilométrages des contrats selon les usages réels, et ainsi d’optimiser le coût de sa  otte, notamment en LLD. Une gestion attentive est devenue maintenant in- dispensable, non seulement d’un pur point de vue de performance, mais aussi pour pouvoir répondre à cer- tains points de légalité (par exemple, si un véhicule est frappé d’une amende, l’en-treprise est dans l’obligation de désigner le conducteur). La bonne nouvelle, c’est quetelles solutions ; et elles incorporent même des fonc- tionnalités qui aident à lad’améliorer encore l’ef ca- cité de ces solutions. « Nous développons des API pourde la solution de gestion de  otte », précise Amandine Christolhomme, porte-parole de Fleetmatics. Mais si les coûts de la télématique se réduisent, et que le ROI est rapide, cela reste un inves- tissement supplémentaire. « Nous préconisons notre solution pour des  ottes d’aumoins cinq véhicules », déc. Amandine Christolhomme. En deçà, si les bénéfices sont là, la rentabilité est plus dif cile à retrouver.La LLD permet la déduction des loyers du béné ce imposable de l’entreprise, car considérés comme des charges. Après le 1er janvier 2019 celaapparaîtraau bilan (IFRS16)rittoute entreprise – quel que soit le mode d’acquisition choisi – peut s’équiper dedécision lors d’acquisition de véhicules. L’arrivée de la télématique permettraque les clients puissent uti- liser les données récoltées de façon uni ée avec cellesintacts, ne s’occupe pas des frais d’assurance, et peut déduire ses mensualités (considérées comme des charges), ce qui préserve sa capacité d’endettement et d’emprunt. En revanche, les conditions d’utilisation du véhicule sont très strictes ; il est impossible – ou très prohibitif – de racheter ou de résilier le contrat avant terme ; si l’option d’achat n’est pas levée, les frais de remise en état peuvent se montrer élevés – et surtout, la location de la voiture ne s’assortit d’aucun service.l’essoR de la moyenne duRéeEn dehors de ces trois mo- des d’acquisition, on trouve aussi la location de courte durée – pour des besoins très ponctuels –, et de fa- çon croissante, la location de moyenne durée, qui est probablement la solution qui se développe le plus ces temps-ci. « La location de moyenne durée suscite un vrai intérêt, car elle ré- pond à une demande des clients », souligne Vinzenz Pfanz, Chief Sales Of cer de Sixt Leasing SE. Elle répond en effet à des be- soins spéci ques, de façon  exible, et ce quelle que soit la taille de l’entreprise ou de la  otte, par exemple équi- per un CDD d’un véhicule, pour un chantier spéci que,ecoreseau.fr 59]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationRéseaux & in uenceDécryptage d’un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingL’association France Digitale« Start-up Nation» ?sommes France Digitale, pas Île-de-France Digi- tale ni Hexagone Digitale, parce qu’aujourd’hui, une PME doit forcément accom- plir sa révolution digitale. Une PME dans la Creuse est forcément sur Google Map, utilise un CRM, etc., souligne l’association. Nous sommes là pour soutenir ça, au sens le plus large, au-delà même de nos fron- tières pour la rayonnement des entreprises françaises. Toutes les structures sont concernées, c’est d’ailleurs pour cela que nous avons des ambassadeurs identi és en région. »Mickaël Froger fait partie de ceux-là. CEO de Len- gow, qui vend des solutions e-commerce depuis Nantes, il pointe combien « il est encoreLe monde numérique, son langage, sa crois- sance, ses levées de fonds et une « asso » pour fédérer tout cela. Qui, quoi, comment, explications.d’entrepreneurs –, af rme clairement ses ambitions, décomplexée sur le réseau business et le think tank d’in uence, que co-préside le patron d’Isai avec Olivier Mathiot, co-fondateur dela direction qui, laissant le journaliste un peu pantois, préfère la jouer collectif au moment de citer un nom et un prénom quand l’un prend la parole. « C’est la seule association à fédérer entre- preneurs et investisseurs – ce que même les États-Unis ont du mal à faire, c’est-à-dire un écosystème non fracturé entre ceux qui cherchent et ceux qui investissent ; c’est aussi un think tank qui n’est pas le faux-nez des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Nous ne dépendons en effet que de nos cotisations, qui sont proportionnelles au CA des entreprises qui nous re- joignent, ce qui permet une vraie accessibilité, que l’on soit une TPE du Bas-Rhin ou Blablacar. » Une adhé-besoins ni aux réalités des start-up, à la protection sociale aussi », explique Rachel Delacour. « Ce qui est visé, c’est une réforme européenne puisque, s’il est facile de vendre des allu- mettes dans toute l’Europe, c’est une tout autre histoire dans le numérique : il existe 27 législations dans la data. L’objectif est de parvenir à un marché unique du digital. » La masse critique de FD lui permet d’être centre de res- sources (avec un baromètre annuel sur la performance économique et sociale des start-up numériques) et un interlocuteur des pouvoirs publics, comme ce fut le cas sur la loi Travail ou les mesures  scales, avec des échanges jusque Bruxelles avec la Commission Euro-Par Olivier RemyLe numérique, un espace sans frontières?Vendredi après-midi, début juillet. Les grands départs esti- vaux n’ont pas encore com- plètement sonné mais Rachel Delacour, 37 ans, doit déjà jouer avec le planning des enfants, son smartphone collé entre l’épaule et l’oreille, un œil sur son dashboard et une novlangue pour mettre des mots sur son énergie et sa réussite. Il y a 18 mois, elle a vendu sa société, We Are Cloud, éditeur de Bime, un logiciel de business intelli- gence, aux Californiens de Zendesk, pour 45 millions de dollars, tout en restant CEO de la boîte. Elle fut l’un des premiers membres du board de France Digitale, créée en 2012. « À l’époque, l’écosystème n’était pas structuré, mais cela cor- respondait aussi à une gé- nération de Business An-gels qui investissait. Il y avait beaucoup d’énergie, de bienveillance, explique cette ancienne contrôleur de gestion qui avait lancé sa start-up en 2009. C’était une voix nouvelle, un tipping point, l’occasion aussi de s’engager sur des dossiers : la  scalité pour garder les talents, défendre cette voix très tech des femmes aussi avec Girls in Tech et Jamais sans Elles. Et, bien sûr, une manière d’avoir le lien avec les VC (Venture Capitalists, pour les non initiés !). »indépendante des GaFam L’association, née dans le sillage du mouvement des Pigeons – la levée de bou- clier lancée par Jean-David Chamboredon, dénonçant le projet de loi de  nances 2013 qui avait fédéré des milliersPriceminister, pour faire émerger les champions numériques de demain. « Beaucoup de structures existaient, notamment des structures patronales, mais il manquait de la représen- tativité au digital qui avait sa propre dynamique, ses propres besoins, en terme de recrutement par exemple, de vitesse de développe- ment, de croissance, etc. », explique-t-on rue Blanche, dans le 9e arrondissement de Paris. Avec huit cents adhérents, dont cent investis- seurs du numérique, France Digitale se revendique la plus importante associa- tion de start-up en Europe, loin devant les voisins alle- mands et britanniques qui dépassent à peine le cap des quatre cents. « Avec deux particularités », expliqueInterlocuteurs des pouvoirs publics, réseau business décomplexé, think tank et centre de ressources...sion libre, sans parrainage ni cooptation, pour être au contact des VC et béné cier de la dynamique entretenue par les six permanents qui animent le réseau. Via un grand France Digitale Tour cette année, des rencontres autour de best practices sans oublier l’organisation de crunch avec les CTO, les CFO ou les CMO, comme dernièrement celui de Face- book, de passage en France.suRtout pas d’entRe soiUn réseau open, d’inves- tisseurs et d’entrepreneurs, mais assez parisiano-cen- triste dans les faits ? « Nouscomplexe pour les start-up régionales d’accéder à cer- tains  nancements, faute de connections suf santes avec Paris où sont concentrés les fonds de capital-risque et les Business Angels ».paRveniR à un maRché euRopéen unique du diGital Le gouvernement a annoncé son intention de faire de la France une Start-Up Na- tion. France Digitale a déjà participé au mouvement FrenchTech, à la Banque Française d’Investissement, et contribué aux réformes du Code du travail « qui ne correspond guère auxpéenne et les parlementaires, comme sur les conséquences du Brexit ces derniers mois. Et Rachel Delacour de poin- ter : « J’ai toujours voulu recruter en France, y lais- ser mes capitaux, même après avoir été rachetée. Mais tout cela ne se fait pas seul. France Digitale a pris le pari de gérer la complexité du débat. Quant à nous, désormais dans la peau d’un BA, c’est aussi un moyen de redonner à lacommunauté. Quatre, . six générations d’entrepre- neurs où il y a du lien, c’est aussi ce qui a fait le succès de la Silicon Valley. »cinq,60 Septembre - n°43]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationBaromètreActualités des grandes écoles innovation pédaGoGiqueL’X propose le MOOC sur l’écriture et la publication d’un article scienti que en VFFort du succès de la version anglaise du MOOC sur l’écriture et la publication d’un article scienti que, l’X propose désormais ce MOOC en français depuis le 14 août. Ce cours, disponible sur la plateforme Coursera, a été élaboré par des doctorants de l’École poly-technique. Celui-ci s’adresse aux doctorants et aux élèves de masters de toutes les disciplines pour les guider dans l’écriture et la publication d’un article scienti que. A l’origine, et ce a n d’aider les élèves de masters et doctorat souhaitant publier leur travaux, cinq doctorants du Centre de recherche en gestion de l’École polytechnique et un doctorant du laboratoire de Chimie moléculaire de l’X ont imaginé un cours en ligne dédié à la rédaction et à la publication d’un article scienti que. Pour élaborer ce cours, le doctorant Mattias Mano a coordonné l’équipe pédagogique composée d’Héloïse Berkowitz, Ma-thias Guérineau, Arnaud Jaoul, Haruki Sawamura et Alexandre Viard. Mathis Plapp, directeur de recherche au CNRS, a assuré la validation scienti que du contenu du MOOC. Source : L’XUN PRME, Kedge et McGill au service du développement durableA l’occasion du Forum politique de haut niveau pour le développement durable qui s’est tenu les 18 et 19 juillet au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, UN PRME (Principes pour l’éducation au management responsable), en collaboration avec l’Université McGill et KEDGE Business School, a le plaisir d’annoncer le lancement d’un nouveau module du Sulitest, test international sur les connaissances du développement durable, basé sur le livre d’Henry Mintzberg « Rebalancing Society ».Le Sulitest a été conçu pour mesurer et améliorer la connaissance sur les grand enjeux du développement durable dans le monde entier. Le nouveau module Rebalancing So- ciety invite les étudiants à s’interroger sur les grands équilibres entre les différents acteurs de la société pour atteindre les 17 objectifs du développement durable des Nations Unies et construire un monde meilleur. « Une société saine équilibre le pouvoir entre des gouvernements respectés dans le secteur public, des entreprises responsables dans le secteur privé et des communautés solides dans ce que j’appelle le secteur pluriel. C’est l’essence de la durabilité et j’applaudis le Sulitest pour l’objectif qu’il poursuit », Henry Mintzberg. Le module Rebalancing Society sera gratuitement mis à la disposition de toutes les institutions académiques, signataires du réseau PRME au sein des Nations Unies. « C’est un honneur de collaborer avec l’Uni- versité McGill, en s’appuyant sur le travail du professeur Henry Mintzberg qui enrichit le Sulitest. En quelques années seulement, le Sulitest est devenu la référence internationale dans l’enseignement supérieur pour l’évaluation des connaissances du développement du- rable. Grâce au réseau PRME, le Sulitest va connaître un essor supplémentaire, béné que à la diffusion des connaissances des enjeux du développement durable », s’enthousiasme Thomas Froehlicher, directeur général et doyen de KEDGE Business School (José Milanosuccède à Thomas Froehlicher au 1er septembre, NDLR).Source : KedgeBSB lance deux nouvelles formationsA compter de la rentrée prochaine, Burgundy School of Business (BSB) propose deux nouveaux MSc, accessibles en 3ème année du master grande école (MGE) ou en diplômes indépendants : le MSc Digital Leadership, dispensé sur le Campus Lyon-Con uence, et le MSc Corporate Finance & Investment Banking. Renforçant l’offre d’expertise de BSB et totalement anglophones, ils ont vocation à former des managers complets etadaptés aux transformations que connaissent chacun de ces secteurs à fort développe- ment. Le MSc Digital Leadership inédit en Europe souhaite former des managers 3.0. Ce programme béné cie d’un partenariat avec DigitalLeague, de la French Tech lyonnaise. Cet environnementpermettra aux étudiants d’interagir avec les acteurs ma-jeurs de l’écosystème digital lyonnais et national, maisaussi de participer à l’organisation d’événements digitauxtout au long de l’année. Une proximité avec le terrain quioffre de bonnes perspectives d’emploi à la sortie. Le MScCorporate Finance & Investment Banking a été complè-tement repensé et favorise une approche quantitative de la nance, il se concentre sur deux secteurs complémentairesoù la demande est forte : la banque d’investissement et la corporate  nance, a n d’offrir une double compétence particulièrement recherchée.Source : BSB paRtenaRiatsMontpellier SupAgro et Montpellier BS : un partenariat ingénieurs-ma- nagerLes deux établissements ont décidé de reconduire leur partenariat concernant l’ingénierie pédagogique et les enseignements spéci ques sur le vin déjà dispensés par les enseignants de l’Institut des hautes études de la vigne et du vin de Montpellier SupAgro auprès des étudiants de Montpellier Business School. Dans le cadre du pôle académique Vignes Vins piloté par Montpellier SupAgro et le Centre Inra Occitanie Montpellier, la convention prévoit d’associer Montpellier Business School aux actions spéci ques avec la  lière et ses fournisseurs (Vinséo). Montpellier SupAgro et Montpellier Business School ont également décidé d’échanger sur les modalités de coopération et de mutualisation des ressources au service des enseignements de supply chain et de transformation digitale. Cette collaboration va leur permettre de créer une base de données commune regroupantles intervenants et les experts qui pourront être sollicités pour intervenir au sein des formations. Des actions complémentaires sont d’ores et déjà envisagées par les deux écoles, notamment la création d’un MOOC commun sur les problématiques du supply chain adapté aux ingénieurs et aux managers, et le lancement d’une compétition impliquant des équipes étudiantes mixtes chargées de résoudre des questions de supply chain dans un délai imparti. Une autre volet de la convention porte sur la coopération dans le domaine de l’entrepreneuriat, et plus précisément sur la possibi- lité de créer du lien entre l’incubateur de Montpellier SupAgro et les porteurs de projets accompagnés au sein des différentsdispositifs de Montpellier Business School, comme l’incubateur « Entrepreneur J ». Elles envisagent la création d’un prix de l’entrepreneuriat commun pour des projets de créa- tion d’entreprises hybrides et d’engagement citoyen (social, solidaire, durable). Les deux acteurs de l’enseignement supérieur envisagent en n de concrétiser leur union sur des projets inhérents à la RSE.Brèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles, les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéPour cette rentrée des classes, le développement durable s’immisce au cœur des écoles. Qu’il s’agisse de test de sensibilisation mondial comme le Sulitest où d’actions conjointes à l’échelon local comme l’atteste le rapprochement entre Montpellier BS et Montpellier SupAgro sur le sujet de la RSE. Ailleurs, l’X – peut-être en réaction au dernier classement de Shanghai ? – lance la version française d’un MOOC sur la publication d’articles scienti ques. Côté RH, focus sur Heppner et son plan de formation, sur une enquête publiée aux prémices de la période estivale sur les évolutions du métier d’ingénieur ainsi que sur Yes’N’You, start-up du mois qui utilise réalité augmentée et virtuelle au service de la formation continue. Bonne lecture.62 Septembre - n°43Source : Montpellier BSLe coin des RHRésultats de la 28ème enquête de l’IESF (Ingénieurs et Scienti ques de France) èmeLe 28 juin, Ingénieurs et Scienti ques de France a diffusé sa 28 enquête socio-pro- fessionnelle sur la situation des ingénieurs, réalisée en février et mars 2017. 56000 réponses ont été recueillies cette année, auprès des 136 associations d’ingénieurs diplô- més qui ont invité leurs adhérents à répondre à un questionnaire en ligne.Quels faits saillants ?- De plus en plus d’ingénieurs et de plus en plus de femmes ingénieurs.]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationtechniques sur le poste de travail, optimiser l’usage de produits coûteux : ce sont les avantages d’une formation professionnelle en réalité augmentée. La réalité augmentée se révèle être un puissant outil d’optimisation de l’apprentissage ! Elle offre une  exibi- lité incontestable qui séduit les professionnels de la formation : scénarios modulables à l’in ni, jeu sur toutes les variables, du niveau de stressau nombre de participants en passant par les conditionsenvironnementales... Elle présente également de très nom-breux avantages pour les apprenants. La mise en pratiqueest immédiate, les progrès tout comme les erreurs peuventêtre soulignés en temps réel, alors que le corps mémorisele geste dans son application. Ainsi, les savoirs sont-ilsacquis plus rapidement et avec motivation. La start-upYes’N’You a intégré la réalité augmentée et la réalitévirtuelle dans ses solutions de formation innovantes, notamment dans la formation de plusieurs de ses clients : les Personnels navigants commerciaux (PNC), l’apprentissage des coiffeurs ou encore des agents sur une chaîne de production, amenés à reproduire des gestes acquis en situation d’urgence ou dans des conditions exceptionnelles. En n, la réalité augmentée trouve aussi ses marques sur des simulations basiques telles que des entretiens clients.Exemple de montée en compétences : Heppner renforce son modèle de formationHeppner, spécialiste du transport et de la logistique en France, a clôturé la première pro- motion de l’Université Heppner nouvelle mouture le 30 juin dernier. Depuis novembre 2016, 45 participants ont suivi cinq modules de formation dispensés par des intervenantsinternes et externes. Ces modules portaient sur des savoirs spé- ci ques aux métiers d’Heppner et plus largement en matière de management, d’économie et de culture générale. Lors de la session de soutenance du 30 juin, les participants ont présenté leurs projets devant le Comité de direction. Ces projets étaient tous particulièrement en lien avec l’actualité stratégique de l’entreprise en matière de numérique, par exemple la moder- nisation des quais au travers de la technologie RFID, la mise en place d’une cellule LLP 4PL pour répondre davantage auxbesoins des clients ou encore, le développement de la démarche cross-selling au travers d’outils et de process simples et ef caces.BaromètreLa population des ingénieurs dépasse le million, elle croît d’environ 4% par an et continue à se féminiser : 20,3% de femmes pour l’ensemble.- 77% des ingénieurs sont satisfaits ou très satisfaits dans leur emploi.- Un salaire médian de 56000 €.- 125000 ingénieurs travaillent à l’étranger (16%) dont 35% qui n’envisagent pas de rentrer en France). La Suisse demeure la première destination (13%), puis les Etats- Unis (12%), l’Allemagne (11%) et le Royaume-Uni (9%).- Des mutations sectorielles : le nombre d’ingénieurs de l’industrie baisse cette année alors que celui du « Conseil, logiciel et services informatiques » croît de façon signi-  cative. L’industrie (hors énergie) fournissait 43% des emplois d’ingénieurs en 2006, elle en représente 37% en 2016. Cette diminution s’est faite au pro t des sociétés du numérique et du conseil. Les jeunes générations de femmes s’orientent vers de nou- veaux secteurs liés au monde du vivant.- Effectifs par secteur d’activité : la répartition des effectifs par grands secteurs d’acti- vités montre que l’industrie arrive encore en tête (295050). Les sociétés de services et cabinets de conseil (173550, en hausse) et les autres activités tertiaires sont au coudeà coude (175850). Le secteur public représente (87400) un peu moins de 10%. Côté répartition géographique, la province héberge les plus gros bataillons (49%), devant l’Île-de-France (35%) et l’étranger (16%).- Une progression de la féminisation par secteur.- La transformation digitale perçue différemment selon les générations.- Une forte progression de la formation professionnelle : La formation professionnelle se développe (44% en 2016 contre 34% en 2009), inégalement selon la taille de l’entre- prise : 27% dans les TPE, 34% dans les PME, 42% dans les ETI, 51% dans les GE. Il faut souligner que la part des formations « scienti que et technique » progresse. Les entreprises semblent désormais plus impliquées dans l’organisation des formations. Toutefois, si l’offre dispose de nouvelles possibilités en matière de mise en œuvre (MOOC...), les formations en 2016 restent effectuées classiquement en présentiel à 75%.Source : AEIFLa start-up RH du moisLa réalité augmentée et la réalité virtuelle sont en train de s’insérer progressivement dans notre quotidien et bouleversent de nombreux domaines, tels que le cinéma, l’automobile ou encore les cosmétiques. Leur secret : une capacité jamais égalée à projeter l’utilisateur dans un environnement aux frontières du réel. Apprendre les procédures et les gestes63ecoreseau.fr]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[rh & FormationCe concept d’Université Heppner s’inscrit dans une stratégie de gestion prévisionnelle des compétences, visant à répondre aux enjeux de recrutement et de développement des talents de l’entreprise. Chez Heppner, les pro ls recherchés sont très spéci ques, dans un modèle d’entreprise décentralisé : les cadres du groupe disposent d’une grande autonomie, et les compétences recherchées sont très précises et nécessitent des connaissances  nan- cières, en ressources humaines et commerciales en complément des savoir-faire de base. En parallèle, l’école de formation continue Internationale Terrestre lancée en janvier 2017 a été mise en place pour diffuser une culture internationale et renforcer la force de vente (environ 90 collaborateurs). L’école de ventes a été relancée en octobre 2016 a n de consti- tuer la pépinière de commerciaux du groupe Heppner.Enseignements sur le bonheur au travailUne nouvelle étude réalisée par le cabinet de recrutement spécialisé Robert Half sur « le bonheur au travail », menée auprès de 2000 actifs français, a été publiée le 29 août.42% des personnes interrogées estiment « probable » de quitter leur job dans un futur proche. La rentrée, souvent source d’angoisse, que l’on soit jeune ou plus expérimenté, est aussi le moment propice pour mettre en œuvre quelques résolutions inspirées par l’été, lesgrandes vacances ayant permis de « digérer » l’année écoulée, et d’y voir plus clair dans sa situation, ses rêves, possibles ou inaccessibles. La proportion de « volontaires pour le départ » est plus élevée dans l’IT (55%), la  nance (55%) et les RH (60%) que dans le juridique (48%), par exemple.Quid de l’emploi idéal ?60% des personnes interrogées ont répondu qu’elles occupaient l’em- ploi qu’elles ont toujours voulu exercer ! Parmi ces personnes, 35% ont l’ambition d’avancer encore plus dans leur carrière.Chez les 40% restants, 18% considèrent qu’ils se trouvent malgré tout sur un parcours professionnel qui devrait contribuer à l’obtention de l’emploi rêvé, alors que 22% pensent qu’ils n’occuperont jamais le poste idéal.A noter que 34% des salariés sondés ont indiqué qu’ils étaient prêts à accepter un salaire moindre pour exercer le job idéal. Ceux-ci sont majoritaires dans la classe d’âge 18-34 ans et domiciliés en Île-de-France.Source : Robert HalfBaromètre[Focus sur un ] nouveau métierUX DESIGNERTrois questions à Hugo Vermot, UX Designer, fondateur de new ux.fr, premier média spécialisé en UX DesignEn quoi consiste votre métier ?Je suis UX designer freelance depuis mars et avant cela j’étais employé chez Marcel, une agence du groupe Publicis. Si le métier reste le même, les ap- proches diffèrent selon le type de structure dans laquelle on évolue.Mon métier concerne évidemment des sujets numériques, le web ou les ap- plications dans lesquels je dois participer à laconception de ce qu’on appelle un produit.Pour cela, je développe une méthodolo-gie particulière en fonction des projets quidécoulent des méthodes connues : designthinking, lean UX ou sprint design. La nuanceest minime mais lourde de sens pour lesconnaisseurs. Ce sont des méthodologies quise concentrent sur les utilisateurs, les usageset leurs besoins. De ces recherches, découleun cahier des charges qui se traduit par des« user journey » ou des « expérience map »qui représentent les parcours ou les usagesen fonction du produit ou du service. Ces élé-ments permettent d’aboutir à un premier prototype ensuite mis à l’épreuve du test utilisateurs pour  nalement con rmer le prototype ou le faire évoluer, le développer et aboutir à un site ou à une appli qui incluent l’expérience utilisateur dans sa forme la plus agréable, ergonomique et qui provoquent de l’émotion.Ce travail se réalise en partie par des «persona» , sorte de compte rendu de la cible et de « wireframes », c’est à dire des maquettes, des interfaces sans intentions graphiques. En n des logiciels existent pour animer ces maquettes pour en faire des prototypes qui posséderont le design et les fonctionnalités principales. L’idée est d’atteindre le MVP (minimum viable product) qui pos- sède toutes les fonctionnalités principales et qui permet de se rendre compte si la valeur ajoutée est bien perçue et appréciée des utilisateurs.Notre métier repose sur une méthodologie différenciante. J’ai travaillé avec des agences de com digitale ou avec des annonceurs. Mes interlocuteurs sont le département responsable du digital, la DSI voire la communication. La nature de mes relations professionnelles repose sur beaucoup de pédagogie car le métier est mal connu et les process de travail doivent être vulgarisés pour être ensuite implémentés. Mais l’appréhension du métier s’améliore.Quelles compétences exigées pour ce nouveau métier ?J’étais dans une école qui a très vite intégré la dimension UX Design. J’étais dans une  lière qui me préparait au métier de chef de projet digital. En termes de compétences attendues, c’est surtout l’empathie, l’observation, la curio- sité qui priment. L’agilité intellectuelle est également de mise pour composer avec de nouveaux sujets. Ce faisant, il y a des psychologues qui deviennent UX designers car notre métier relève en partie de la psychologie cognitive.Il existe également une confusion avec les UI Designer et les graphic de- signer. Le mot design n’exige pas de créativité en tant que tel comme dans d’autres métiers du design. Le design pour nous est question d’utilisation et d’opérationnel.Est-ce un métier qui connait une montée en puissance ?Le métier se développe. Les entreprises vont certainement créer de nouveaux pôles dédiés et irriguer les fonction DSI ou Design des entreprises. D’autant que l’UX est un moyen différenciant pour s’introduire ou conquérir des parts de marché.A terme, je pense que le métier va certainement splitter. Car il recouvre des réalités professionnelles extrêmement large. Cela peut se décomposer et donc fragmenter la profession pour la rendre plus experte sur certains points de l’expérience client.64 Septembre - n°43Propos recueillis par Geoffroy Framery]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[Les innovations RH émergent constamment. Focus sur l’une d’entre ellesVacances illimitées« Finis tes devoirs avant d’aller jouer »Les entreprises où les salariés ne comptent pas leurs jours de congés existent. Eldorado pour jeunes talents, ou illusion des temps modernes ?risquent les salariés ? « Cela peut s’apparenter à un mode de management quasi-mili- taire, rigoureux, exigeant. Les résultats doivent suivre, et le salarié est entraîné dans la spirale de la culpabilité et de l’autocensure. Partir en congé, c’est af rmer que le job est terminé ; or il n’est jamais vraiment terminé », avertit Pascal Grémiaux, pré- sident-fondateur d’Eurécia, éditeur français d’un logiciel de gestion administrative du personnel et de gestion des talents, dédié aux PME. Cet amalgame entre vie privée et vie professionnelle peut conduire les salariés les moins réfléchis au burn-out, ou à des tensions accrues sur la répartition du travail. « Un problème juridique peut aussi survenir. Un salarié sur le départ pourrait arguer du fait qu'il a eu moins de jours de vacances que ses collègues et ainsi saisir le Conseil deprud'hommes », prévoit Pascal Grémiaux.cultuRe du Résultat et bienveillance,les notions clés« Globalement, hormis depuis quelques semaines avec les journalistes, nous n’avonstombant pas dans l’excès. « Les collaborateurs ne cherchent pas à savoir combien leur voisin a pris de congés. » La transformation d’Avinim s’est en fait opérée naturellement grâce à sa culture initiale. « Il a toujours fallu servir le client en priorité, et les salariés se sont donc vu con er les clésrappelle celui qui conserve tout de même un système de  ches, « pour savoir où se trouvent les collaborateurs en cas d’accident. Ils sont évidemment payés pendant ces périodes, ce sont bien des vacances, pour répondre aux sceptiques de l’extérieur ». Un exemple à suivre ? « Nous ne prétendons pas incarner un modèle, nous sommes seu- lement dans le témoignage : ce genre de configuration s’applique à un certain type de personne, d’équipe, de culture d’entreprise. » Il faut aussi savoir si le dirigeant est prêt : « Je me suis posé beau- coup de questions la veille de mon annonce. Mais en tant que dirigeant on ne peut pas dire qu’on a con ance, et prévoir en même temps d’aller droit dans le m.ur en prenant ce genre de mesure de bien- être ». Le Vosgien s’est donc lancé, et n’a aujourd’hui pas à le regretter...Manager autrementRh & FoRmationPar Julien TarbyQuand le sun- burn remplace le burn-out...C’est un pacte moral. Je ne suis pas à l’abri d’un tire-au- anc. Mais on ne peut handicaper les autres pour un éventuel passager clandestinInitié par Net ix en 2004, le concept d’ « open va- cances », émoustille lesrêveurs en période de rentrée et mérite d’être explicité. Une révolution de la relation em- ployeurs/employés, arrivée en France par le biais d’Indeed, de la start-up PopChef ou encore du groupe immobilier vosgien Avinim, où les salariés sont responsables de leur travail et peuvent prendre des vacances s’ils en ont besoin.conFiance et bénéFices mutuels De quoi améliorer la motiva- tion, et donc la performance de salariés impliqués, qui savent qu’ils peuvent se re- poser quand bon leur semble. De quoi réduire le turnover aussi, tout en travaillant la marque employeur. « J’ai fait connaissance avec ce concept au Centre des jeunes dirigeants (CJD) que je fréquente depuis 20 ans. Il se prête au secteur immobilier, très irrégulier dans son activité depuis la crise, et donc vecteur de stress pour les salariés », explique Martial Demange, gérant du groupe vosgien Avinim. Ainsi lescollaborateurs qui ont travaillé à fond sur un dossier peuvent prendre une pause, « et ce sans calculer les jours qu’ils doivent garder pour des évènements et occasions privés ».des abus qui peuvent suRveniR des deux côtésUn système qui induit de fait une con ance réciproque, et un oubli de la culture des ho- raires pourtant très répandue. « Il s’agit d’un pacte moral. Je ne suis pas à l’abri d’un tire-au- anc. Mais je ne vais pas handicaper les autres pour un éventuel passager clandestin. Et ce dernier sera automatiquement exclu par les autres », révèle celui qui dirige à Remiremont une dizaine de salariés, qui d’eux-mêmes ont insisté pour que cette disposi- tion ne s’applique à tout nou- veau salarié qu’au bout de 24 mois. De plus grandes entités dans des secteurs différents s’y sont essayées, comme Virgin dans ses sièges de Londres ou New-York. L’attitude de l’employeur aussi doit être irréprochable. Si les objec- tifs ne sont pas atteints, quejamais reparlé de cette pra- tique qui est en vigueur depuis trois ans ; c’est la preuve que cela fonctionne », se réjouit Martial Demange, qui dit ne jamais avoir eu à demander de statistiques précises, les années se compensant et les gens nede la boutique bien avant. Ils ne devaient jamais "planter" un dossier. C’est une question de valeurs. Le changement de mœurs n’a donc pas été si important, nous avons sim- plement donné plus de  exi- bilité au temps de travail »,ecoreseau.fr 65]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & patrimoineLa Sélection culturelleLivres - BD■ Les Primates de Park Avenue L’anthropologue Wednesday Martin débarque de sonMidwest natal dans l'Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauche- mar. Elle se trouve sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de hedge funds et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d'un calepin et d'uncrayon elle consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les mœurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection. Celles qui déposent leurs enfants à l’école en escarpins et exhibent leur sac de luxe à la boulangerie, qui tentent de se montrer à la hauteur des stan- dards physiques par les cours de gymPilate, brushings quotidiens, garde-robe idoines voire chirurgie esthétique... sont  nement analysées. Dans cet environnement surprotégé ou l’hypercontrôle et la compétition engendrent une anxiété maximale, le désir et l’envie sont un état permanent. Mais il existe aussi une paradoxale solidarité, quasi tribale...« Les Primates de Park Avenue », de Wednesday Mar- tin, éd. Globe, 2017.■ «Nous»Angoissante prophétie de l’avenir des sociétés indus- trielles, ponctuée de scènes joyeuses. Tel pourrait être le résumé de cette œuvre des années folles. « Une fois rentré, vite, je suis passé au contrôle, j’ai tendu au sur- veillant mon billet rose, en échange de mon autorisation de baisser les stores. Elle ne vaut que pour les jours sexuels. Sinon, entre nos murs transparents, commetissés d’air étincelant, nous vivons à la vue de tous, toujours inondés de lu- mière. Nous n’avons rien à nous cacher les uns les autres... » Que reste-t-il de l’individu quand l’état contrôle le moindre atome de son existence ? Rien. Ou du moins très peu. C’est ce très peu qui est exploré ici. Le ro- man se présente comme le journal de D-503, le constructeur de L’Intégral, vaisseau spatial dont la mission est deconvertir de supposées civilisations extraterrestres à la raison absolue. Six siècles après notre époque, un Etat mondial s’est construit sous la férule d’un dictateur et maître à penser, surnommé le Bienfaiteur. La culture et les mœurs de jadis apparaissent comme des aberra- tions. Cependant, elles fascinent D-503. Ecrit en russe en 1920, au moment où l’énergie de la révolution fait place à la bureaucratie soviétique, « Nous » ne tarde pas à connaître la censure et son auteur l’exil. Il met en scène un monde de rationalisation mathématique de l’existence, pré gurant « les Temps modernes » de Chaplin (1936) ou « 1984 » d’Orwell (1949), et tousles romans contemporains de surveillance numérique. Mais ce livre fournit un antidote. Son ironie dévasta- trice s’accompagne de poésie et de drôlerie. Devant la branche de muguet que lui offre O-90, sa partenaire of cielle, D-503 reconnaît qu’il aime ce parfum, mais l’esprit logique l’oblige à conclure que l’idée même d’odeur n’a pas d’odeur. Intéressant et visionnaire.« Nous », d’Evgueni Zamiatine, éd. Actes Sud, 2017.■ Les entreprises libéréesLe modèle classique d'organisation des entreprises, tout comme des administrations, est le même depuis deux siècles, et il est en crise. Aujourd'hui, la démotivation, le mal-être et la sous-performance qu'il occasionne ne peuvent plus être tolérés dans un monde en évolution permanente. Nées aux Etats-Unis, les entreprises " li- bérées " ambitionnent de réconcilier travail et bonheur pour tous les collaborateurs. Dans des  rmes comme Gore ou Harley-Davidson, il a été question de redon- ner aux salariés liberté et responsabilité d'action, pour de meilleurs résultats économiques. Après quelques dizaines de pionniers un peu partout dans le monde,un véritable mouvement de libération est né en France et en Belgique dans les années 2010, impliquant plusieurs cen- taines de sociétés et d'administrations. Les acteurs de ce mouvement, person- nages hauts en couleur, sont des sujets de reportage idéaux pour la première enquête économique dessinée sur cette nouvelle philosophie d'entreprise. Les auteurs sont partis à leur rencontre pen-dant une année, d'août 2015 à juillet 2016. Sous forme de reportage ils racontent les PME, les multinationales ou même les administrations qui, de Bruxelles à Paris, de la Loire-Atlantique à la Picardie, vivent cette transfor- mation radicale du travail. De Michelin à Chrono Flex, de Kiabi à IMATECH ou même le ministère (belge) des Transports, cette nouvelle philosophie du travail qui af rme créer des salariés autonomes et responsables, donc épanouis, est-elle une voie de transformation pour nos sociétés ?« Les Entreprises libérées », de Philippe Bercovici et Benoist Simmat, éd. Les Arènes, 2016■ La vie secrète des arbresLes citadins regardent les essences comme des "robots biologiques" conçus pour produire de l'oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémo- riser, se comporter en in rmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d'un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement "Bois Wide Web". La critique allemande a salué unanimementce tour de force littéraire et la manière dont l'ouvrage éveille chez les lecteurs une curiosité enfantine pour les rouages secrets de la nature. Très novateur dans l’approche, ce livre a de quoi nous étonner et nous faire adopter un autre regard sur les arbres qui nous entourent. « La vie secrète des arbres », de Peter Wohlleben, éd. Les Arènes, 2017.Expos - Spectacles■ La Tour Saint-Jacques à ParisCette tour mystique, à deux pas de l’Hôtel de Ville, ouvre ses portes pour nous faire découvrir ses secrets. L’an dernier déjà, plus de 5000 visiteurs avaient pu dé- couvrir la tour de l’Eglise médiévale, ses 54 mètres et ses 300 marches lors de visites guidées. La ville renoue avec son patrimoine en dévoilant ce monument médié- val, construit entre 1509 et 1523. Il fut le clocher de l’église Saint-Jacques, pointde départ des pèlerinagesvers Saint-Jacques de Com-postelle. Conçue dans unstyle gothique, accueillantgargouilles et autres mou-lures ornementales grâceau banc particulièrementdur, le «liais», et à la pierreextraite des carrières deSaint-Leu dans l’Oise, laTour Saint-Jacques est aucœur de la capitale, aucentre des voies de com-merce (la rue Saint-Denis,la rue Saint-Martin et larue des Ecrivains, actuelle rue de Rivoli). Franchir la porte revient à voyager dans le temps. La tour a accueilli au  l des siècles tantôt les expériences de Pascal Blaise, dont la statue sculptée par Pierre Jules Cavelier en 1856 subsiste dans le square, tantôt une fabrique de plombs de chasse de 1824 à 1836. Elle a fait alors l’objet de nombreux projets d’aménagement de la Ville, dès le XIXème siècle : en 1853, l’historien Troche suggère de la transformer en horloge ; Paris y intègre l’observatoire municipal de météorologie de Montsouris jusqu’en 1898. En n, depuis 2014, la Ville de Paris a con é l’organisation des visites de la Tour Saint-Jacques à l’agence des Mots et des Arts dont le but est de pérenniser l’avenir du patrimoine parisien : cette association propose donc de découvrir de manière exceptionnelle ce vestige du Paris médiéval à travers des visites guidées de 45 minutes, qui nous entraîneront à 54 mètres d’altitude au cœur de Paris.Ouverte du 30 juin 2017 au 29 octobre 2017, 10 euros, 8 euros étudiants, chômeurs, handicapés - billetterie en ligneChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucune66 Septembre - n°43]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[Etude d’un sujet de loisirs ou d’évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsL’art augmenté au muséeQuand Vénus retrouve ses brasLes lunettes de réalité augmentée font leur entrée au musée. Les artistes s’emparent de la technique pour tromper encore mieux le spectateur...Réunion), voit dans l’art actuel « une chance ex- traordinaire pour repen-ser la nature de l’œuvre d’art éclatée entre le tangible et l’intangible,le matériel, le réel etle  ctif ». Avec des lu- nettes ou une tablette,on perd une expérience esthétique directe avec l’œuvre pour gagneren valeur ajoutée. Da- niele Perez indique que« dans les musées, pour permettre au visiteurde mieux aborder les œuvres d’art avec des dispositifs de réalité augmentée, les seules informations historiquesou littéraires ne suf sent pas. Ces outils doivent permettre de comprendrela dimension plastiquede l’œuvre d’art ». La tablette n’est pas le double numérique d’un cartel ou d’un dépliant papier. La réalitéaugmenté, l’œuvre d’art gagne en contenu plas- tique si son identité est comme élargie par de nouveaux éléments es- thétiques qui viennent en approfondir la réalité.Raisins de zeuxis 2.0Ne froissons ni les geeks, ni les nerds, soyons précis ! Les ex- pressions propres au do- maine de l’art augmenté sont souvent confondues par les néophytes. Jean Barnezet, cofondateur de l’agence de gami - cation Œil pour Œil, insiste sur la différence entre réalité virtuelle et réalité augmentée. Si dans la réalité virtuelle tout est faux et illusoire, strictement numérique,dans la réalité augmentée« on superpose sur l’envi- ronnement réel des couches virtuelles qui cohabitent avec la réalité perçue ». La réalité augmentée consiste à incruster des images dans un environnement matériel et concret en temps réel. Sylvain Haudegond insiste sur un point : « Au-delà de l’opposition binaire réalité virtuelle/réalité augmentée, on peut penser un concept plus englobant, celui de ré- alité mixte, qui contient tous les degrés de réalité ». La réalité mixte intègre dans la perception de l’environne- ment réel des objets virtuels à la manière des hologrammes. Toutefois, ces hologrammes qui interagissent avec l’envi- ronnement réel ne sont pas perçus comme étant  ctifs.L’Air du tempsArt de vivre & PAtrimoinePar Joseph CapetDepuis l’archaïque Sensorama de Morton Hei-lig en 1962, borne de cinéma immersif avec siège vibrant et diffuseur d’odeurs, les dispositifs d’art augmenté inves- tissent les musées. La place et le rôle tradition- nels du spectateur s’en trouvent bouleversés.Ce qui était réservé aux pures  ctions, aux rêves, aux chimères des poètes peut aujourd’hui presque prendre chair sous nos yeux.on touche avec les yeuxContempler le sourire de Mona Lisa depuis son ca- napé. Visiter une exposition virtuelle sans bouger de chez soi. La réalité virtuelle relève plus du domaine du jeu que du domaine de l’art. En re- vanche, la réalité augmentée a sa place au musée car elle permet de garder le contact avec l’environnement réel et les œuvres d’art. Le travail actuel de l’artiste Léo Caillard consiste à habiller les statues de l’aile Richelieu du Louvre : « Hipster in Stone » ! Ne pouvant vêtir les statues de marbre, Léo Caillard pho- tographie des personnes de même corpulence et dans la même position. Avec la photographie numérique, il augmente réellement les statues puisqu’il les habille en T-shirt, jeans et baskets. Voici les nymphes et les dieuxhabillés dernier cri grâce au numérique.La réalité augmentée per- met de recréer des parties d’œuvres abimées par le temps. Les éléments man- quants ou abimés peuvent redevenir visibles. La sensa- tion de présence est parfaite : le réel et le virtuel ne font qu’un. Le groupe sculpté Achille et Penthésilée réalisé à l’époque hellénistique a longtemps été invisible car des parties de la sculpture étaient disséminées dans différents musées d’Europe. Depuis 2014, grâce au travail de modélisation 3D, cette sculpture monumentale estdu GameLab à la Serre Nu- mérique de Valenciennes et enseignant en réalité virtuelle à Supinfogame, insiste sur les trois priorités de la ré- alité virtuelle : « Réduire les effets des symptômes de la cybercinétose qui pour- rissent l’expérience, aug- menter le confort, travailler sur l’immersion ». Dans l’immersion, il n’y a pas que la vue. Le Sensorama de Morton Heilig diffusait déjà des odeurs de pizza et de jasmin... L’artiste se rapproche et se rend présent au spectateur par l’intermé- diaire de tout son corps. Syl- vain Haudegond, également ergonome et spécialiste de l’expérience utilisateur, rap- pelle que « tout le corps est engagé dans l’expérience et que les cinq sens devraient être sollicités ». L’expérience du visiteur n’est pas encore totalement satisfaisante car l’équipement est souvent trop lourd. Le temps qu’il faudratenir un écran le bras tendu devant soi, la contemplation de l’œuvre ne pourra pas être naturelle. La gestuelle que réclament les dispositifs de réalité augmentée ne va pas de soi. D’où le développement du Holokit ou du Aryzon, casques légers en carton. Charlotte Landry et Quen- tin Warnant, cofondateurs d’ « Augmenteo », fournis- seur de réalité augmentée clés en main, ont développé «Hackeo»,une«appli»à destination des dispositifs culturels et évènementiels. Le musée choisit sur mesure le contenu de l’application. Au musée, on utilise davan- tage la réalité augmentée que la réalité virtuelle car on préfère l’interaction à l’immersion. « Il s’agit de donner une nouvelle identité à l’œuvre en instaurant un dialogue entre le contenu physique et son prolongement digital », analyse Charlotte Landry. L’art est réellement«Qui a mis une moustache à la Joconde ? »Les musées privilégientla réalité augmentée à la réalité virtuelle car ils préfèrent l’interaction à l’immersiondésormais visible avec un iPad au Musée d’Art et d’His- toire de Genève. Pourtant, ne sont matériellement présents qu’une partie du buste et de la tête d’Achille. On comprend les intérêts scienti ques et pédagogiques de la réalité augmentée.intéRêt plastique des lunettes en caRtonDaniele Perez, professeure formatrice académique en arts plastiques (ESPE de laaugmentée questionne la relation du spectateur avec l’œuvre. L’auteure de l’ou- vrage « Les arts plastiques au collège » (chez Généra- tion 5) ajoute que « dans une installation immersive et interactive, le corps pense l’œuvre, le spectateur est habité par l’œuvre d’art ». Hélas, la Motion sickness ou cybercinétose provoque parfois nausées et déséqui- libres posturaux. Sylvain Haudegond, docteur en psychologie, responsabletique est par-L’illusion esthé.faite. Avec la réalité augmen- tée, c’est le concept même d’art qu’il s’agit désormais de repenser...ecoreseau.fr 67]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & patrimoineSélection de produits et services raf nés et sophistiqués en toute subjectivitéL’Art du tempsBien-Etre Animal MovesSinge ou panthère ? Grâce aux exercices inspirés de la locomotion animale, nous devenons capables de redonner un nouveau sou e à notre héritage animal. En imitant ces schémas de mouvements ancestraux, notre équilibre, notremobilité ainsi que notre  exibilité s’améliorent, avec en prime la possibilité d’associer cet entraînement à un facteur plaisir extrêmement élevé ! Tous les exercices sont conçus de manière à pouvoir être très facilement reproduits. Format : 16.5 x 20 68 pages, nombreuses illustrations couleur. Prix : 15 €La Coquillade, volupté enchanteresqueConçu comme un parcours de santé, le SPA & Wellness Center propose un cadre idyllique où chacun des hôtes est accueilli de manière totalement personnalisée. 1500 m2 entièrement dédiés au bien-être et à laremise en forme avec sauna, hammam, bain à vapeur, bassins kneipp, fontaine à glace, douche sensorielle, piscine intérieure chau ée, jacuzzis extérieurs, salle de repos, tisanerie, salle de musculation et de cardiotraining, salle de gymnastique, et jardin privé pour les clients du SPA. Venez passez quelques joursdans cette douce coquille provençale hors du temps !www.coquillade.frRelais  alasso Ile de RéHôtel Atalante****Le Relais  alasso Ile de Ré est toujours en pointe sur l’accompagnement de ses hôtes et curistes dansune démarche de prévention santé etde développement de l’activité physique et sportive, y comprisde haut niveau. Voici ses nouveaux produits connectés Wellness: la balance “Smart Body Analyser” pour maîtriser son poids, la montre “Activité Pop” pour être plus actif, “Aura” qui analyse votre sommeil et qui vous garantit un endormissement et un réveil optimal. Les chambres sont superbement rénovées, la table est  ne, les balades au bord de mer et en vélo rendront votre séjour parfait.www.thalasso-iledere.comEvasionMoxy Berlin, trendy & fun MariottMoxy Berlin bouscule l’expérience traditionnelle hôtelière en o rant aux voyageurs de la prochaine génération une expérience anticonformiste tout en élégance et à un prix abordable. Situé dans l’épicentre culturel de la ville, Ostbahnhof, l’hôtel compte 210 chambres et se trouve à quelques minutes à pied des bars les plus trendy de Berlin, des boutiques et des bâtiments architecturaux du 19ème siècle. La réception et le salon invitent les hôtes à se détendre, à lire un des livres de la bibliothèque ou à retrouver des amis. Lesinvite porront également pro ter de la salle de sport et notamment du fameux sac de frappe rose Moxy, une des signatures de la marque. Un photo booth est mis à disposition pour les sel es! La musique éclectique et soigneusement sélectionnée correspond parfaitement à l’ambiance unique du lieu et donne envie de faire la fête de jour comme de nuit!www.marriott.frSublime Hôtel d’Haussonville à NancyC’est un envoutant voyage dans le lointain passé de la famille d’Haussonville, au temps du Duché de Lorraine, au XVIe siècle, que vous e ectuerez tout au long de la découverte de cette noble et célèbre demeure, le plus ancien hôtel de la ville, à 8 minutes à pied du Musée des Beaux-Arts et de la magni que place Stanislas. Ses fenêtres à meneaux, les riches galeries de ses façades intérieures, la tour carrée où se développe un large escalier tournant, attirent les regards. L’hôtel dispose de 3 chambres et 4 suites dotées d’un très grand confort auservice du ra nement, d’une salle des petits déjeuners, d’un grand salon et d’un caveau. Ce délicat établissement fait partie des quatre propriétés privées classées Monument Historique de Lorraine. hotel-haussonville.frGrand Hôtel & Spa de GérardmerDepuis 32 ans, Fabienne et Claude Remy sont aux commandes de ce majestueux établissement vosgien, construit il y a 157 ans. Il allie le charme des demeures d’antan, propices aux songes stimu- lants de l’âme, et le luxe des équipements pour l’épanouissement dynamique du corps. Pro tez des nombreux espaces détente, des chambres spacieuses, du spa Les Chênes Blancs et des 3 restau- rants aux ambiances et cuisines di érentes. Avec 20 000 km de sentiers, le massif des Vosges est une destination de rêve pour lesrandonneurs. Comptant parmi les plus grandes sapinières de France et jalonnée de ruisseaux, cascades et panoramas époustou ants depuis les chaumes, la Vallée des Lacs o re de multiples itinéraires dans un cadre somptueux.www.grandhotel-gerardmer.comLa Divine Comédie à AvignonAmaury et Gilles, les chanceux occupants, ont su rendre vie, avec leur cœur, leur créativité, leur goût pour l’art, à l’une des plus belles maisons particulières d’Avignon, qui s’étend sur une surface de 2600 m2. C’est avant tout un jardin immense aux 100 essences di érentes, dissimulé derrière de hautes murailles au cœur de la ville, qui abrite un magni que bassin de nage de 15 m de long et un spa pour se délasser enadmirant le Palais des Papes. La maison, aérienne et lumineuse nous révèle ses pièces les plus secrètes, dont ses 5 incroyables suites. Plongez dans une bibliothèque pléthorique consacrée à la décoration et aux objets d’art et admirez 200 tableaux, gravures, gouaches et aquarelles du 17eau 19e siècle, qui furent autrefois celles du Palais des Papes.www.la-divine-comedie.com68 Septembre - n°43]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[the art of inspiration SEMINAIRE BONHEUR – ATTITUDE, BANDOL – PROVENCEFaites entrer les petits bonheurs dans votre entreprise! Votre séminaire d’hiver est l’occasion de réveiller la joie et la bonne humeur au sein de vos équipes.En exclusivité à l’hôtel Dolce Frégate Provence****, situé au cœur des vignes, entre Marseille et Toulon, vivez un séminaire où tout le monde y gagne en participant à des ateliers de bien-être; et ressort dynamisé, détendu et heureux.Avant votre dîner, vos équipes savourent un apéritif autour d’ateliers de création de « Petits Bonheurs » : gestion du stress par l’automassage, herboristerie, aromathérapie autour des huiles essentielles de Provence et food wellness. L’expérience unique du bonheur!Séminaire Bonheur – attitudeA partir de 237€ HT / personne (réunion, apéritif autour des « Petits Bonheurs », dîner, hébergement en chambre avec terrasse avec vue mer, petit-déjeuner).* Tarif minimum indiqué, variable selon disponibilités et dates, minimum de 80 personnes, minimum de 2 nuits, o re valable du 30/10/2017 au 09/03/2018.dolcefregate.com/fr · 00 33 (0)4 94 29 39 36InspirépardolcefrÉgateProVeNce]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & patrimoineQuintessence du Mas des Bressades, Rouge 2015L’Art du tempsVins & SpiritueuxCavalcade du Domaine Laurent GuichardCet AOC Costières de Nîmes composé de Grenache 95% et Syrah 5% est élevé 12 mois en barriques de chêne anciennes. A la dégustation, le nez associe framboise et épices. Des tanins très mûrs, un vin racé, puissant,  n et élégant. Ce vin s’accorde parfaitement avec un carré d’agneau au thym ou du gibier. Prix de vente départ cave : 15,50€www.masdesbressades.comVignobles Aureto,Vins en pays d’AptAu cœur, du Parc Naturel du Luberon, Aureto commercialise une gammede vins aujourd’hui reconnue,  gurant aux palmarès des plus grands concours. Ces cuvées sont issues de ses propres vignobleset de sélection minutieusemente ectuées par son Maître de Chai, qui en réalise l’assemblage et l’élevage dans un chai de vini cation alliant techniques et méthodes de vini cations traditionnelles, rigueur et esprit d’excellence.AOP Ventoux, AOP Luberon et IGP Vauclusesont à découvrir au sein du caveau de vente etde dégustation. Werner et Carmen Wunderlingsont  ers de cette entreprise familiale à échelle internationale, qui produit tout de même 150 000 bouteilles par an.www.aureto.frDomaine de 3Ha de vignes situé entre Luberon et Mont de Vaucluse, le coteau jouxte les collines ocreuses de Roussillon. Cavalcade est issu d’un travail intégral du sol au cheval, de vendanges manuelles .Ce domaine est en conversion biologique, orienté vers la biodynamie, grâce aux soins à base d’huiles essentielles. Les raisins ramassés à maturité optimale en cépage Merlot/ Grenache lui confèrent une belle couleur rubis, une souplesse tout en fruité.En plus de sa bouche onctueuse et tendre, ce vin possède un supplément d’âme apporté par la puissance, la fougue et la patience des  dèles chevaux comtois. Il se mariera à une viande rouge, un gibier un bon fromage typé ou accompagné de chocolat noir. 10€ au domaine. 298 chemin des platanes 84400 GargasEnsédune Marselan 2016(IGP Coteaux d’Ensérune)Ce 100% Marselan signé Ensédune est l’une des 6 cuvées inédites élaborées en mono- cépage par les Vignobles Foncalieu. Le marselan est un cépage noir issu d’un croisement réalisé en 1961, entre le cabernet sauvignon et le grenache noir. Il a ectionne les sols de graves bien alimentés en eau et les climats chauds et secs. Ce Marselan, élevé sur lies  nes, o re une palette aromatique de baies rouges mûres (cassis, myrtille, fraise des bois) aux notes épicées. Ce vin plaisir par excellence aime les côtes de bœuf, les gibiers, les volailles mais également les bons fromages. Prix TTC : 5,95 euros www.foncalieu.comMadiran Mon Adour 2014Ce 80 % tannat, 15 % cabernet franc, 5 % cabernet sauvignon béné cie d’une remarquable longueur en bouche. Mis en bouteille après 18 mois d’élevage et de couleur rubis sombre, il se révèle riche, frais et puissant. A noter que les vendanges – début octobre - sont manuelles et mécaniques avec un choix de date de récolte minutieux car la période de maturité optimale du Tannat est très courte. Parfait pour accompagner vos cuisines d’automne et d’hiver.Prix conseillé : 12.50 €www.osmin.frLes déjeuners d’EcoRéseau BusinessCe mois-ci, nous avons testé pour vous la Brasserie RéjaneConcept & Lieu : A quelques pavés de la Comédie Française et des jardins du Palais Royal, entre Histoire et élégance haussmannienne, vibre un lieu d’art et de vie à la française : le Nolinski. Son havre d’exception et de caractère est signé du ra nement éclectique du décorateur Jean Louis Deniot. La brasserie Réjane rejoue avec modernité tout un art dela table à la française, qui accueille les sorties de spectacle, rendez-vous d’a aires ou pauses musées. Architecture en quatre actes : autour de la pièce centrale, trois espaces invitent à y varier les rendez-vous. Intime sous les géométries lumi- neuses d’une alcôve con née. Convivial au comptoir en laiton et miroirs peints du bar. Bucolique sous la verrière du jardin d’hiver,  euri de végétaux en bronze.En cuisine : carte de plats traditionnels français revisités par le Chef Fulvio Pischedda, ainsi que des recettes aux in uences méditerranéennes. Gourmandises signées Yann Brys, Meilleur Ouvrier de France.Service : avenant, e cace, disponible. Notre menu :- Entrées : Tartare de thon, rapée d’avocat glacé 19 € ; Langouste au court bouillon 150g 18 €- Plats : Noix d’entrecôte d’Argentine, sauce béarnaise 39€ ; Aïoli de cabillaud 27 €- Desserts : Tarte aux fruits rouges 12 € ; Tarte au chocolat du moment 12 €Tarifs : compter 70 euros pour un repas complet. Adresse : 16 avenue de l’Opéra 75001 Parisrejaneparis.com nolinskiparis.com70 Septembre - n°43]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & patrimoineEmmanuel Darnaud Mise en bouche 2015Ce 100% Syrah couleur rouge pourpre aux re ets bleutés est intense et profond. Il jouit d’un nez discret et délicat avec des notes de petits fruits noirs (cassis, cerise noire) et de clou de giro e. Les tanins sont char- nus, denses et bien mûres. La bouche est structurée, dense et d’un fruit d’une grande intensité. Un Cro-zes- Hermitage d’une belle maturité. Ce vin s’accorde parfaitement avec un magret de canard rôti sur la peau, une tartelette croustillante aux cèpes, un Epoisse de Bourgogne coulant.16 € TTC www.domainedarnaud.comSaint-Véran 2015 DomaineRivet - Vieilles VignesCette cuvée prestige est issue d’un véritable travail d’orfèvremené par la Cave de Charnay- Lès-Mâcon. Puissance d’unnez d’une grande intensité dans le registre  oral, teintéd’arômes d’ananas et de bois frais. Élégance d’une bouche quilaisse apparaitre un beau relief, avec des notes de vanille etde caramel salé. Le  nal, très persistant, révèle des nuances minérales, de réglisse et d’ananas... Un grand vin, à un prixtout à fait accessible, qui accompagnera avec ra nement un pavé de sandre, une andouillette à la crème, un poulet de Bresse....Prix public: 10,10 Euroswww.cave-charnay.comMercurey 1er Cru Clos ParadisBlanc 2014 signé Domaine VoarickCe 100% Chardonnay de la Côte Chalonnaise grandit sur un solcalcaire. Son nez discret dévoile des aromes de tilleul, anis et  eurs blanches (aubépine), des notes d’agrumes comme le citron et le pamplemousse. La  nale révèle des notes toastées et de beurre frais. La bouche est pure, saline, crayeuse et tendue. C’est un vin très équilibré et racé qui représente bien son terroir calcaire. Servi à 12-14°C, ce vin accompagnera des Saint-Jacques laquées au jus d’agrumes, une volaille en sauce blanche ou un fromage de chèvre a né.Prix TTC : 20 eurosL’Art du tempsVins & SpiritueuxOuverture de la plus grande et bellecave à vins de LyonVignes et Vins déménage et ouvre sa nouvelle cave au 11 CoursFranklin Roosevelt dans le 6ème arrondissement de Lyon.Cette magni que boutique contemporaine aux fresques traitéesà la manière de Cocteau répond aux nouvelles exigences desconsommateurs et vient enrichir l’expérience client grâce à plus de1800 références réparties sur plus de 385m2. Des dégustations en groupe dans une belle salle vitrée sont organisées sur demande. Ahmad Fazeli et ses deux  ls Arthur et Paul vous reçoivent chaleureusement et avec passion !vignesetvinsfazeli.frLe Prince 2011 - Saumur Champigny100% Cabernet Franc. Vendangé à maturité optimale, le Pince est vini é à basse température et élevé en cuve inox (de 9 à 12 mois) a n qu’il conserve ses arômes de baies rouges et noires associés à des nuances  nement épicées. Ses tanins légers lui confèrent une bouche veloutée, à la fraîcheur très agréable. Le Prince pratique l’art de la convivialité. Charcuteries, blanquette d’agneau, coulommiers, clafoutis ou desserts aux fruits rouges lui vont bien. Prix TTC : 10,70 euros www.new-boutique.rocheville.net« Caprice de Valentin » 2011Luc Tardy nous présente un vin splendide. Du nom du ls de Luc, cette cuvée est toute en  nesse et d’une magni que concentration aromatique. Cet AOC Crozes-Hermitage 100% Syrah du Domaine du Murinais s’accorde parfaitement avec une bécasse aux cèpes ou du boudin noir. Prix de vente départ cave : 24€ www.domainedumurinais.comFleurie 2014 (AOC Fleurie)Le vignoble du Château des Bachelards fut créé par les moines de Cluny vers l’an 1100. Début 2014 Alexandra de Vazeilles, diplômée de viticulture et d’œnologie acquiert le Château desBachelards, un vignoble avec une grande majorité de très vieilles vignes, ( de 60 à 80 ans ) issus de sélection massale.. Le vignoble est déjà en culture bio ( certi é Ecocert ) et Alexandra décide de le conduire en culture biodynamique ( certi é par Demeter), Les vendanges sont manuelles et la vini cation est traditionnelle – macération de 28 jours suivie d’un élevage de 16 mois en cuves inox et demi-muids de 500 litres a n de préserver à la fois sa fraicheur et de conforter sa matière. Les levures sont indigènes et la macération carbonique ou semi-carbonique bannie. Le Fleurie 2014 re ète l’ élégance de son terroir et la densité de ses vieux ceps de Gamay plantés sur du granit rose de l’ère primaire. .Ce vin à la robe grenat profond lumineux exhale des notes de poivre noir mâtiné de touches  orales.Suave et dense avec une attaque ferme et explosive, le Fleurie 2014, aux arômes de fruits rouges et de  eurs, est doté d’une belle longueur . Ses tannins sont d’une grande  nesse, sans la moindre rusticité. Servi à 14°, il s’accorde parfaitement avec un foie de veau à la Lyonnaise, une poularde de Bresse, etaussi une cuisine indienne. Prix TTC : 28 euroswww.bachelards.comDomaine Gilles Jourdan La Montagne 2014Cet AOC Côte de Nuits-Villages 100% PinotNoir séduit par sa roberubis profonde, sonarôme de fruits rouges (framboise, cassis) etse révèle  n et gras en bouche sur des tannins soyeux et élégants. Se marie à merveille avec un rôti de veau ou un  let mignon de porc. Prix de vente départ cave : 15.50€72 Septembre - n°43Mas Janeil sans soufre 2016 - AOP Côtes du Roussillon-VillagesCet assemblage de 4 cépages (Grenache noir 28.5%, mourvèdre 28.5%, carignan 21.5 %, syrah 21.5%), dévoile des notes d’épices douces et de violette. Depuis le millésime 2012, certains vins du Mas Janeil sont vini és sans soufre ajouté, avec des levuresindigènes sélectionnées au vignoble quien produisent peu. Cette pratique, quise généralise d’année en année, permet d’exacerber la pureté aromatique desvins et d’accentuer encore davantage leur netteté et leur fraîcheur. Précis et tout en puissance, c’est donc un vin rafraichissant pour accompagner notamment des viandes rouges grillées. Servir entre 14 et 15 ° C Prix conseillé : 16 euros (en vente sur www.domainesfrancoislurton.com et chez les cavistes)]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[2016DENIS DURANTOUMIS EN BOUTEILLE AU CHATEAUGIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & patrimoineL’Art du tempsAquatimer Automatic Edition« 35 Years Ocean 2000 »En 1982, Ferdinand A. Porsche créait pour IWC Scha hausen l’Aquatimer Ocean 2000. Avec son design avant-gardiste, cette montre extrêmement résistante à la pression avait plusieurs années d’avance sur son temps. La manufacture célèbre aujourd’hui le 35e anniversaire d’une icône du style en lançant une édition spéciale limitée deseulement 14,5 millimètres d’épaisseur. Les plongeurs doivent toujours avoir un oeil sur l’heure a n de ne pas se mettre en danger en remontant trop rapidement à la surface. C’est la raison pour laquelle les montres Aquatimer d’IWC permettent de régler le temps de plongée au moyen de la lunette. Prix : 8 200 euros.www.iwc.comNouvelles TimeWalkerChronographEbel Wave Gent Chrono AutoL’Ebel Wave Chrono Gent est un garde-temps emblématique, le fruit du mariage unique des caractéristiques classiques et du design épuré de la marque, et l’association virtuose d’un style traditionnel avec des détails design contemporains. Dotée d’une échelle tachymétrique sur la lunette, l’Ebel Wave Chrono Gent permet de calculer la vitesse moyenne d’un véhicule en fonction du temps écoulé sur une certaine distance. C’est l’outil idéal pour savoir si vous avez établi un record de vitesse sur piste ou pour connaître votre allure sur les  ots de l’océan. Prix : 3300 euros.www.ebel.comRado True  inline, légèreté et élé-ganceEn tant que grand passionné de tennis, Rado sait pertinemment que l’on peut allier vie active et style. C’est pourquoi la marque a décidé d’agrandirsa collection True  inline avec deux nouveaux modèles à l’aise aussi bien sur un terrain de tennis qu’en ville. La collection Rado True  inline est réputée pour son pro l ultra- n et sa sublime construction en céramique haute technologie résistante aux rayures. Les aiguilles bleues apportent une touche de couleur sur le modèle blanc tandis que le cadran bleu intense crée unélégant contraste avec l’éclat gris du modèle plasma. 2030 euros.www.rado.comHorlogerie & JoaillerieMontblanc ajoute deux nouvelles montres à sa célèbrecollection : la TimeWalker Chronograph Automaticen or rouge et la TimeWalker ExoTourbillon MinuteChronograph Limited Edition 100 avec un design 100 % noir, à l’intérieur comme à l’extérieur. Après avoir été un dispositif innovant de chronométrage mécanique, le chronographe est devenu un instrument synonyme du fair play des gentlemen et de l’esprit sportif, à la fois témoin et juge des compétitions sportives les plus diverses. Évocatrice, vintage et contemporaine, cette collection s’adresse aux champions des temps modernes qui aiment exprimer leur réussite, leur ambition, leur virilité et leur style. Prix : 45 400 euros. www.montblanc.comMode &AccessoiresFratelli Rosetti, hommage aux SixtiesRetour du style 60’s cet été chez Fratelli Rossetti : les rayures graphiques noires et blanches tutoient des couleurs vives. Bouts pointus, talons ou ballerines s’attribuent ce mix vintage revisité qui s’incarne dans une collection haute en couleurs. Une ligne pop qui met l’accent sur le sens aigu du style du chausseur italien. 440€.www.fratellirossetti.comLes robes de La FéeMaraboutéePièce emblématique de l’adn de La Fée Maraboutée, la robe se décline et se réinvente à l’envie selon les saisons. Robe bohème, graphique, à pois, en dentelle ou eurie, vous avez l’embarras du choix. Que vous soyez belle de jour ou oiseau de nuit, vous trouverez la robe idéale pour chaque occasion ! Robe  uide cache-cœur imprimé danseuses 139,00 € Manteau en bourrette de laine - 229,00 € www.lafeemaraboutee.frLa veste Globe TrotterLa marque d’accessoires et vêtements pour dandy chic  e Nines lance une nouvelle veste Globe Trotter pour hommes. Cetteveste a été spécialement conçue pour voyager, elle ne se froisse pas, sa matièredéperlante ne prend pas l’eau et elle contient de nombreuses poches pour ranger les papiers du voyage. Ce modèle est parfait car il s’adapte aux changements de température qu’il fasse froid ou chaud. Légèrement stretch, cette veste possède également des propriétés anti transpirantes et anti bactériennes puisque la laine utilisée ne retientpas les odeurs. Prix : 269 euroswww.thenines.frEntre 2 RétrosEntre2rétros s’attaque à « l’art » de transporter son ordinateur...de façon originale et écolo-chic ! Fabriqués sur le concept de l’upcycling, ces pochettes et sacs sont conçus à partir de chutes de tissus de sièges automobiles pour en faire desaccessoires homme. Ils sont ainsi ultra résistants et d’une qualité impressionnante tout en étant rétros et designs. Modèle bureau William B1 190€www.entre2retros.com/fr/74 Septembre - n°43]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du temps - L’Actualité automobileArt de vivre & PAtrimoineeSSaiS & tendanceSPar Philippe FlamandVolvo XC60 : une nouvelle ambitionLe SUV bestseller de Volvo a été entièrement refait à partir de la plateforme de la série 90 dont il reprend les codes esthétiques et le niveau d’équipement. Résultat : une très nette montée en gamme qui annonce une belle offensive commerciale.Fini l’essence et le diesel. Volvo est le premier constructeur généraliste à faire le grand saut. La marque suédoise a annoncé début juillet qu’elle se convertissait dé nitive- ment à l’électrique. A compter de 2019, toutes les Volvo embarqueront donc un moteur électrique soit avec une motorisation 100% électrique soit avec une motorisation hybride simple ou hybride rechargeable.En attendant cette date fatidique le constructeur continue sur sa lancée à combustion avec la présentation de sa nouvelle XC60. Une gamme certes coiffée par le modèle T8 Twin Engine, hybride rechargeable de 407 chevaux , mais dont l’essentiel des ventes sera néanmoins encore constitué de modèles essence et diesel.Best sellerLancé en 2008, le SUV XC60 occupe une place de choix dans le catalogue Volvo avec plus d’un million de véhi- cules vendus à travers le monde et une pole position eu-ropéenne occupée sur ce segment depuis quatre ans face à ses concurrents allemands. Entièrementnouveau, le XC60 millé-sime 2017 est conçu surla base de la nouvelleplateforme modulaireSPA de la gamme 90dont il adopte les codesesthétiques et l’équipement.Résultat : un splendide véhicule, trèsjoliment dessiné, extrêmement confortable et richement doté.Au volant le mimétisme avec le grand frère XC90 est grand : planche de bord, écran central tactile de 9 pouces, ergonomie des commandes et système audio à 18 haut- parleurs (facturé en option 3100 euros).La suspension un peu ferme et la rigidité du châssis sport sur la version R-Design offrent sans conteste le plus grand plaisir de conduite à comparer aux autres versions un peu trop souples. Les motorisations diesel essayées – D4 190 ch et D5 235 ch – couplées à la boite auto Geartronic à 8 rapports et aux quatre roues motrices se montrent toute- fois un peu lourdaudes. Quand bien même le moteur D5dispose du système Power Pulse : une bonbonne d’air comprimé qui permet de réduire le temps de réponse dudouble turbo.Deux autres motorisations es- sence (T5-250 ch, T6-320 ch)L’Audi Q5 fait peau neuve à petites touchesPlutôt familiale confortable que tout terrain pur et dur le Q5 con rme toutes ses qualités de grande routière grâce notamment à sa nouvelle transmission quattro ultra.Audi a-t-il fait le bon choix en faisant assembler désormais son Q5 non plus en Allemagne mais au Mexique ? Le SUV blockbuster de la marque aux anneaux « successfull » aux Etats-Unis se- ra-t-il pénalisé par les velléités protectionnistes de Donald Trump ? L’avenir le dira. En Europe en tout cas le Q5 devrait connaitre à nouveau un plein succès. Lancé en 2008, ce rival des Merce- des GLC, BMW X3 et Volvo XC60 se refait une beauté après neuf ans d’attente et 1,6 million d’exemplaires vendus. Un lifting  nalement plutôt léger côté esthétique sans doute pour ne pas effrayer les af cionados candidats au renouvellement : nouvelle calandre, optiques au xénon ou100 % à LED, nouveau capot,  ancs sculptés mais arrière quasiment inchangé. Dans l’habitacle c’est du sérieux comme toujours chez Audi :  nition et ergonomie parfaites, qualité des matériaux, jolis dessins, espace, confort absolu avec des sièges sports (en  nition S-Line) larges et profonds qui as- surent un maintien parfait, équipement top (virtual cockpit, af chage tête haute, palette graphique du Q7, ouverture du hayon avec le pied, etc....). Le coffre est généreux (550 litres) avec une banquette arrière coulissante (en option) pour un gabarit de véhicule qui reste raisonnable (4,66 mètres, +3cm sur l’ancien modèle). Le Q5 est donc une véritable familiale disponible en deux roues motrices (avec boite manuelle) ou quatre roues motrices avec la boite S-Tronic 7 rapports à double embrayage et le nouveau système quatro ultra qui fait varier la transmission de deux à quatre roues motrices selon les besoin. C’est aussi, du coup, une routière hors normes pouvant disposer (en option) d’un amortissement piloté ou d’une suspension pneumatique permettant de faire varier la garde au sol pour s’aventurer surdes chemins mal carrossés.Modèle essayé : Audi Q5 2.0 TDI 190 quattro S-Line S-tronic. Tarif : à partir de 57 400 euros. Tarif gamme essence à partir de 49 750 euros. Tarif gamme diesel à partir de 40 750 euros.Dacia Duster : la boite auto pour patienteren septembre adopte en attendant une boite à double embrayage disponible uniquement avec le moteur diesel 1.5 dCi et les  nitions hautes. Ce qui ren- chérit la facture.La montée en gamme instillée par Dacia sur ses véhicules trouve une nouvelle illustration avec le Duster en n doté d’une boite de vitesse au-tomatique. Et par n’importe laquelle puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’une boite EDC à double embrayage et 6 rapports, cousine de celles qui équipent les Mégane, Espace et Talisman chez Renault. C’est dire. Disponible uniquement avec la motorisation la plus chère - le bloc diesel 1,5 litre dCi de 110 ch – en version deux roues motrices et en  nitions hautes (Lauréate Plus et Black Touch), cet équipement fait grimper le tarif du SUV low cost à des hauteurs qui frisent les 20 000 euros (respectivement 18 100 et 19 100 euros). Le Duster lancé en 2010 et restylé en 2013 n’en reste pas moins le SUV le moins cher du marché, doté désormais d’équipements généreux de série ou en option (régulateur-limiteur de vitesse, caméra de recul, écran tactile et GPS, bluetooth). Très agréable à conduire avec cette nouvelle boite auto, sûr, très confortable, doté d’une bonne tenue de route, le Duster gagnerait à égayer son habitacle avec des touches de couleur et à troquer son gros volant pour celui renouvelé de la Sandero. Son look a gagné en prestige avec une face avant plus statutaire (l’arrière est hélas démodé), des jantes diamantées (selon les modèles), des barres de toit chromées.... Surtout il continue de faire montre de robustesse (avec une garantie trois ans) et de réelles capacités tout terrain (en version à quatre roues motrices) avec des porte-à-faux ré- duits, des protections de soubassements et un poids plume (1280 kg). Des qualités qui lui assurent un réel succès sur le marché de l’occasion.Modèle essayé : Daci Duster dCi 110 EDC 4X2 Blach Touch. Tarif : à partir de 19450 euros. Tarif gamme essence à partir de 11 990 euros. Tarif gamme diesel à partir de 13 800 euros.sont disponibles au lancement ainsi que l’hybride rechargeable T8 (un moteur 2 litres essence de 320 ch et un moteur électrique de avec pour l’heure quatre niveaux de  nition (Momentum, R-Design, Incription, Ins- cription Luxe). La  nition d’entrée de gamme Kinetic et la nouvelle motorisation diesel D3 – 150 ch en 2 roues motrices sont annoncées pour le printemps prochain his- toire de faire baisser le tarif d’accès en dessous de 40 000 euros. Un modèle D4 -190 ch en deux roues motrices seraégalement commercialisé.Modèles essayés : Volvo XC60 D4 AWD Geartronic 8 R-Design. Tarif : à partir de 53920 euros. Volvo XC60 D5 AWD Geartronic 8 Inscription Luxe. Tarif à partir de 64 830 euros. Tarif gamme essence à partir de 48 200 euros. Tarif gamme diesel à partir de 46 900 euros.87ch),ecoreseau.fr 75]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & patrimoineBaromètre  nance de marchéBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les marchés  nanciers où le particulier peut investir la spéculation du moisBureau Veritas suscite l’optimismeSep Oct Nov Dec 2017 Fév Mar Avr Mai Juin Juillet AoûtMorgan Stanley est passé à l’achat sur le groupe français de certi cation, contre une précédente recommandation neutre. L’analyste a également relevé son objectif de cours à 23,40 euros contre 22,40 euros auparavant. Selon le broker, le groupe français devrait béné cier d’une exposition à des secteurs qui connaîtront une forte croissance, comme le marché de la construction en Chine. Bureau Veritas devrait selon Morgan Stanley connaître l’une des croissances organiques les plus robustes du secteur. l’actu maRché du mois Le livret A ne sera pas  scaliséC’est con rmé : le livret A ne fera l’objet d’aucune fiscalité, ni de soumission aux contributions sociales, contraire- ment aux informa- tions publiées par le Journal du dimanche. Gérald Darmanin,ministre de l’Action et des Comptes publics, a rassuré les épargnants en af rmant que le gouvernement n’avaitjamais eu l’intention de remettre en question le régime  scal du livret préféré des Français.Attention à la correction, avertit l’AMFSelon l’Autorité des Marchés Financiers, le risque d’une correction « brutale » des marchés a augmenté en 2016. « Les actions ont crû jusqu’à des niveaux record alors que la volatilité a diminué forte- ment pour avoisiner parfois des plus bas historiques »,écrit le gendarme de la Bourse. Les PER (cours sur béné ce par action) paraissent élevés, au plus haut depuis 2004, aux Etats-Unis par exemple », avertit l’institution, pour qui les valorisations élevées et la volatilité faible ne paraissent pas re éter le niveau de la croissance économique ni l’incertitude ambiante, y compris géopolitique. Stéphane Gallon, le chef écono- miste de l’AMF, a ainsi indiqué qu’il ne comprenait pas la hausse des valorisations des actions. L’endettement des sociétés françaises, passé de 50 à 70% du PIB en dix ans, pourrait par ailleurs générer des problèmes de solvabilité en cas de remontée des taux ou de choc sur l’économie selon l’AMF.Combien votre banque vous coûte-t-elle ?Selon Bankin, les Français ont versé 230 euros en moyenne de frais bancaires en 2016. Ce chiffre masque toutefois d’importantes disparités d’un établissement  nancier à l’autre : la moins chère représente 5 euros par an seulement, tandis que la plus onéreuse atteint la somme rondelettede 290 euros annuelsde frais. L’étude nes’est pas basée surles tarifs indiquéssur les plaquettes desbanques, mais surles frais réellementversés par 300 000utilisateurs. Conclu-sion de l’étude : les banques en ligne sont vraiment moins cher, avec des frais compris entre 8 et 16 euros...Arthur CohenSpécialiste des questions éthiques appliquées au secteur  nancier PDg des éditions HermannLa banque entre amis : une piste pour L réconcilier les Français avec la  nance ?a crise de 2007-2008, dont la Le premier ré exe fut pourtant d’éli- « finance internationale » – miner l’adversaire : le désir de dé- cet adversaire « sans nom ni sintermédiation avait occasionné desen France est prévu  n 2017).Le modèle des banques communau- taires est ancien : au xixe siècle, la communauté noire américaine voulait offrir des services bancaires aux plus démunis, évidemment non-bancarisés. Une vingtaine de « black-owned banks » ayant une clientèle « négro-américaine » existent encore aux Etats-Unis. Avec une stratégie similaire, de nombreux établissements se sont développés, sou- vent dans les pays émergents, dont les plus célèbres sont peut-être la Banque Palmas (Brésil) ou la Grameen Bank (Bangladesh) : l’idée est de cibler une communauté identi able par sa couleur de peau, ses origines, ses croyances religieuses, son mode de vie rural, etc., et de lui réserver exclusivement une offre spéci que.Le modèle proposé par Fidor est dif- férent : c’est une véritable banquecommunautaire 2.0, entièrement di- gitalisée, qui propose non seulement les services classiques de la banque en ligne, mais structure surtout une communauté d’usagers. Incités par des primes, clients et membres s’en- traident, échangent conseils et bons plans (même dans des établissements concurrents), se posent des questions, se recommandent des produits, suggèrent de nouvelles idées... Bref, il s’agit d’un système collaboratif dont le but n’est pas de s’adresser à une communauté mais de créer une communauté. Lente à démarrer, la stratégie digitale de BPCE me semble au  nal  nement orchestrée : la banque de réseaux de- vient celle des réseaux sociaux. Mais de nombreux dé s restent encore à relever pour que Fidor soit le succès escompté.visage » – était coupable, a suscité par réaction une nouvelle tendance chez les usagers et consommateurs des services et produits bancaires. Las de cet ennemi fantomatique, on a souhaité que la  nance prenne en n un visage amical.slogans comme « Mon banquier, c’est moi ». Mais la tendance est désormais à l’assouvissement de notre pulsion grégaire ou tribale : « la banque entre amis », promet Fidor (banque alle- mande créée 2009, désormais  liale du Groupe BPCE et dont le lancement76 Septembre - n°43Éthique & Finance]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre  nance de marchéArt de vivre & PAtrimoineLe chiffre du mois15 700 milliards de dollarsDans une récente étude, le cabinet PwC a calculé que le développement de l’intelligence arti cielle pourra per- mettre de générer des gains de cet ordre à l’horizon 2030. Les voitures autonomes, les assistants numériques, ou encore les chatbots, devraient ainsi permettre une hausse de 14% du PIB mondial. Les grands gagnants de ce nouvel eldorado ? Les Etats-Unis et la Chine...Source : PwC le coin des expeRtsActions européennes : Aviva Investors reste confiantAviva Investors reste surpondéré sur les actions européennes malgré un mois de juin difficile. Les actions européennes ont connu sur ce mois leur plus mauvaise performance depuis juin 2016, comme le rappelle l’analyste. Le discours de Mario Draghi ouvrant la voie à une normalisation de la politique monétaire de la BCE a eu une influence négative et s’est traduit par un bond de l’euro et des taux. Malgré ces événements, la tendance de fond reste favorable, notamment sur les valeurs cycliques. La stratégie d’Aviva se base sur des positions longues sur les banques européennes, qui devraient bénéficier selon le gestionnaire d’un environnement de taux plus élevés. Cette position a été de nouveau renforcée en juin dans le cadre de la gestion des fonds diversifiés. Hors zone euro, Aviva reste à l’écart des actions britanniques particulièrement les petites et moyennes capitalisations, en raison de l’impact négatif attendu du «Brexit». Aviva est également négatif sur le marché actions suisse, dont la valorisation lui semble trop élevée et l’exposition aux valeurs cycliques trop faible.BNP Paribas AM mise sur l’immobilier américainPour BNP Paribas AM, les actions américains sont davantage surévaluées que leurs équivalentes sur les marchés européens. « Compte tenu d’une plus forte corrélation du marché boursier britannique avec son homologue américain, nous surpondérons les actions de la zone euro face à celles du Royaume-Uni », écrivent dans une note Joost van Leenders et Colin Graham, économiste en chef et directeur des investissements de BN Paribas AM. Ces derniers disent avoir identifié des opportunités sur le front de l’immobilier aux Etats-Unis, dont les performances ont été moindre que sur le marché de l’immobilier en Europe. Les perspectives sont selon eux positives, soutenues notamment par une hausse de la demande contre une offre toujours limitée.Cholet Dupont privilégie toujours les actionsDans un point de marché, Cholet Dupont remarque que l’activité économique reste bien orientée et que l’inflation se modère, ce qui est favorable aux marchés financiers. « Les niveaux de valorisation sont élevés aux Etats-Unis, mais ce seul critère n’a jamais été décisif pour déclencher des marchés baissiers, écrit Vincent Guenzi, stratégiste. Les risques de consolidation demeurent, mais les catalyseurs d’un marché baissier nous semblent encore absents. Dans ce contexte, comme les risques politiques propres à notre zone s’estompent, les actions européennes et de la zone euro disposent d’un potentiel de rattrapage qui n’est pas épuisé. Toute correction offrira des occasions de se renforcer. » Selon Cholet Dupont, la montée d’optimisme actuelle, mesurée par la très faible volatilité des places financières, pourrait permettre à Wall Street de se maintenir à un niveau élevé et aux autres marchés de poursuivre leur rattrapage.77ecoreseau.fr]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & patrimoineFocus sur un placement ou investissement a n d’analyser les tendances et évolutionsTrading personnelTrader sans se faire plumerInvestissementDevenir riche rapidement et sans effort ? Une chimère. Pour réussir sur les marchés, l’investisseur doit apprendre, faire ses classes et surtout conserver un mental d’acier et une discipline de fer.Par Pierre-Jean LepagnotMarkets, IG France, FXCM ou Saxo, l’ont bien compris. « Pour conserver nos clients et en conquérir de nouveaux, nous insistons fortement sur la formation », indique GuilhemPour ma part, j’ai été formé durant six mois, j’ai «tradé» sur des simulateurs. Comme dans toute autre activité, la formation est incontournable pour réussir », assure l’expert.chaque client souhaitant ou- vrir un compte de trading. Le site propose gratuitement une plateforme de démonstration, des informations marchés, des webinars gratuits, unevement dans le marché, mais avec un vrai compte, même très petit, quitte à monter en puissance progressivement. « Dans mon cas personnel, le trading sur un compte de démonstration ne m’a rien apporté car j’avais l’impres- sion de jouer au poker avec des allumettes. Ma perception du risque était faussée. Selon moi, pour réussir en trading, il faut comprendre ce que l’on trade – devises, matières pre- mières, actions... – et surtout suivre son plan de de trading », détaille-t-il. Il se souvient que sa plus grosse perte a été la seule fois où, par impatience, il n’a pas respecté la stratégie. « Quand on gagne, on est le roi du monde, mais le contraire est plus difficile à gérer », témoigne Nabil Berouag. On est bien seul. Vivre de son trading, c’est apprendre à limiter ses pertes et .à prendre ses béné ces à temps, ce qui est plutôt frustrant. C’est tout le contraire du profil d’un joueur de casino. »«Djour) de l’ensemble des sites non autorisés en France, pro- posant des investissements sur les options binaires, est disponible sur le site internet de l’AMF. Une liste qu’il est donc fortement recommandée de consulter avant de se lancer. « Nous saluons la détermi- nation des autorités à lutter contre les faux sites de trading spéculatif qui se révèlent être de l’escroquerie pure et qui donnent une très mauvaise image du secteur et de notre métier », indique Guilhem Tranchant, directeur général de CMC Markets.le savoiR est une aRmeEn France, de nombreux tra- ders amateurs parviennent à gagner leur vie, parfois même très bien, sur les marchés. « Mais pour cela, il faut adop- ter une stratégie, savoir gérerevenez tra- der sur le Fo-rex!»,«J’ai quitté mon job pour vivre de la Bourse », « 92% de béné ces en 60 secondes », « Pariez sur les options binaires », etc. Ces publicités racoleuses, avec en toile de fond des plages paradisiaques et des billets de banque ont longtemps pros- péré sur le Web, les réseaux sociaux et les messageries électroniques. Derrière ces bandeaux publicitaires, se cachent des sociétés escrocs de « trading » spéculatif, soit dépourvues d’agrément et inter- dites d’activité en France, soit dotées d’agréments attribués par des régulateurs laxistes, tel Chypre ou Malte, d’où ils peuvent vendre leurs produits dans toute l’Union européenne.Tranchant. « Pour réussir sur les marchés, l’investisseur doit comprendre le produit et les risques afférents, maîtriser la plateforme, gérer l’effet de levier, appréhender les bases de l’analyse technique mais aussi fondamentale », poursuit le directeur. A l’image de ses concurrents, CMC Markets recommande entre autres aux investisseurs de s’entrainer avec un compte  ctif. « Nous encourageons nos clients à pas- ser des ordres sur un compteDans ce cadre, les brokers sé- rieux ne ménagent pas leurs efforts.CMC Markets, par exemple, a mis en place un service com- mercial dédié pour accueillir les nouveaux clients. « Nos conseil- lers commerciaux entrent en contact téléphonique avecchaîne YouTube, une appli- cation mobile, des analyses d’experts marchés... », indique Guilhem Tranchant.question de mentalAnthony Meneni, tradeur ama- teur chevronné recommande lui aussi de s’immerger progressi-Save the dateLe salon du Trading, un évènement unique au monde« Seul évènement mondial, durant lequel est organisé une vraie compétition de trading en réel et sans complaisance » Le salon du Trading fêtera le 22 sep- tembre 2017 à l’Espace Champerret son 12ème anniversaire. Les traders ama- teurs attendent ce rendez-vous avec impatience. C’est en effet le seul évè- nement mondial durant lequel est orga- nisé une vraie compétition de trading en réel et sans complaisance. Chaque trader dispose de son propre compte de 50000 euros (audité et véri é), devant le public (les prises de position sont effectuées devant le public, contrôlées par une équipe de cinq arbitres et deux superviseurs, et débouclées devant le public, en pertes ou gains selon le cas) et avec autant de traders profession- nels (plus de 10 et jusqu’à 16 selon les éditions – alignés au départ). « Ici, pasde compte virtuel ou de démonstration. En  n de journée, quand le vainqueur est désigné et reçoit son Trophée, il n’y a qu’une seule personne à avoir le sourire. C’est très différent de ces pseudos com- pétitions sur Internet, et en virtuel (pas de risque  nancier) où tout le monde est content à l’issue », souligne André Malpel, fondateur et directeur général du salon. Mais il n’y a pas que les duels de trading, il y a également près de 30 conférences, débats, ateliers, écoles de traders, Club Elliott, labos... où le public peut apprendre différentes méthodes de trading, les derniers trucs et as- tuces employés par les meilleurs, mais également rencontrer en face à face quelques-uns des meilleurs traders du moment, et les interroger sur des sujets plus spéci ques.attention aux aRnaques 2.0Depuis cette année heureu- sement et la mise en place de la loi Sapin 2, ces publicités sont interdites a n de protéger les épargnants. L’enjeu est d’importance. Depuis plu- sieurs années, l’AMF constate une forte hausse des plaintes d’épargnants ayant investi sur des plateformes internet proposant des instruments  nanciers hautement spécu- latifs et risqués (contrats de différences sur le marché des changes, options binaires sur de nombreux sous-jacents...). Certaines de ces plateformes sont d’ailleurs déjà interdites. La liste (régulièrement mise àApprendre à limiter ses pertes et à prendre ses béné cesà tempsses risques et s’y connaître un minimum en finance et économie », indique Nabil Berouag, formateur trading chez Krechendo, une société qui propose des formations aux traders en herbe. Or, tout cela s’apprend. Les établis- sements financiers spécia- lisés sérieux, comme CMCde démonstration de trois semaines à six mois, soit le temps nécessaire pour que chacun acquière de réelles compétences », confirme Guilhem Tranchant. Nabil Berouag partage la même opinion. « Contrairement à ce que certains pensent, le trading, ce n’est pas du casino.Une autre manière de pro ter de ses 5 à 7.78 Septembre - n°43]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[art de vivre & patrimoineBaromètre patrimoine l’actu patRimoine du moisImpôt à la source, ce sera  nalement pour 2019 Initialement pré-vu pour entrer en vigueur en janvier 2018, le prélève- ment à la source entrera  nalement en vigueur en 2019. L’assemblée na- tionale a décidé le 13 juillet dernierde reporter d’un an cette mesure a n de se laisser le temps de la véri cation et de la ré exion. Ce report serait également une volonté des syndicats notamment patronaux, car l’administration ne serait, à leurs yeux, pas encore prête à supporter ce changement.Location d’appartement : deux nouveaux diagnostics obligatoiresCette mesure date du premier juillet 2017, elle oblige les pro- priétaires souhaitant louer leur bien, vide ou meublé, à réaliser deux diagnostics sup- plémentaires. Le pre-mier concerne l’installation électrique, le deuxième le gaz. Ce qui porte à sept le nombre de diagnostics à fournir par le propriétaire aux nouveaux locataires.Un client sur dix a con ance en son banquierSelon un sondageOpinion Way, seul unclient sur dix a totale-ment con ance en sonbanquier. Les clientsseraient 57% à pen-ser que leur conseillers’occupe bien d’euxmais sans faire dezèle, là où ils étaient52% un an plus tôt.Ils sont en revancheseulement 23% à quali er leur relation de très privilé- giée. Dans le cadre de la banque privée, cette distance qui s’installe entre le conseiller et le client peut s’expli-Brèves, actus et chiffres du mois concernant d’éventuels placements patrimoniaux pour le particulierLe placement du mois9%C’est le rendement le plus élevé que peut offrir le crowdlending, ou  nancement participatif. Selon les plateformes, il oscille entre 4,5% et 9%. Bien évidemment, il va de pair avec des risques beaucoup plus élevés à investir via ces plateformes dans des PME ou start-up qui font appel au  nancement participatif. Selon le site crowdlending. fr, le  nancement participatif a connu une progression de 32% des montants  nan- cés sur les quatre premiers mois de 2017. Attention tout de même, plusieurs voix s’élèvent pour prévenir des risques de ce type d’investissement, car les sociétés sont jeunes, et rien ne dit qu’elles vont perdurer. Cela dit, outre l’attrait de la rémunération qu’offre de ce type d’investissement, vous aurez cependant la satisfaction de soutenir directement les petites entreprises et les projets innovants.Focus suR...l’investissement dans la techC’est le fantasme de tout investisseur, et même de tout épargnant. Investir dans une « pépite » à ses débuts, qui deviendra le nouveau Facebook et vous rendra riche. Dans les faits, c’est un peu plus compliqué. Si nombre de fonds d’investissement vous proposent d’investir dans de très jeunes entreprises de la tech, il semble que l’en- thousiasme se réduit. Si l’on ne peut pas parler de bulle, l’investissement en capital-risque, à savoir au début du cycle de vie d’une société, a reculé de 23% sur l’année 2016. Si la tendance s’explique surtout par un recul des  nancements aux Etats-Unis, l’Europe résiste encore à cette tendance, malgré un recul des  nancements d’en- treprise de 13%. Peut-être parce qu’elle garde la tête un peu plus froide vis-à-vis des investissements. La tendance actuelle européenne en matière de capital risque serait plutôt celle-ci : investissons dans moins de sociétés mais plus de capitaux. Investir dans le futur Google est donc possible, mais gardez en tête que c’est très rare, et que même les professionnels commencent à se raisonner sur les montants investis.Le ralentissement des investissements du capital-risque80Septembre - n°43quer par le poids des procédures de la lutte anti-blan- chiment. Les clients supportent mal, par exemple, les questions sur l’origine de la fortune, ou les nombreuses pièces justi catives à fournir.A PAS DE GÉRANTS : Investir dans des locaux commerciauxAutre facette de l’investissement immobilier, les locaux commerciaux peuvent aussi être source d’opportunités, notamment si l’on veut faire de la location saisonnière longue durée via une plate- forme. Décryptage avec Anthony Calci, CGPI Associé Fondateur du cabinet Calci PatrimoineL’investissement dans les locaux commerciaux est-il répandu ?C’est un investissement assez particulier. Cela se fait rarement, mais la tendance évolue. Cela se fait lorsque l’on veut faire de la location saisonnière dans les grandes villes. En effet, avec l’évolution de la législation quant à la location de son appartement via des plateformes sur des courtes durées, c’est une pratique qui s’ampli e. Le principe est simple, l’investisseur achète un local commercial, le transforme en habitation, mais garde la destination juridique du local « commercial », ce qui lui permet de le louer sur une plateforme légalement toutel’année, sans que ce soit sa résidence principale.Quelle  scalité s’applique, du coup ?Il n’y a pas de  scalité spéci que à la location de bail commercial. Si on se trouve en location nue, la  scalité s’appliquera par les revenus fonciers, si on se trouve en meublé, s’appliquera alors la  scalité des béné ces industriels et commerciaux. Quelle que soit l’utilisation des locaux.Lorsque l’on fait de la location saisonnière via un local commercial, quel rendement attendre ? C’est variable, mais en général les rendements oscillent entre 7% et 8% nets de frais. C’est un marché porteur. En effet, de nombreux propriétaires vont devoir s’adap- ter à la nouvelle règlementation et, pour autant de de- mande, il y aura mécaniquement moins d’offres. A Paris, par exemple, même avec des prix élevés on arrive à ob- tenir un rendement à 7%, ce qui montre bien qu’il y a unatout à aller vers ce genre d’investissement.Et les investissements en bail commercialplus classiques ?Cela se fait pour les locations de commerces tradition- nels, mais ce n’est pas pour tout le monde. C’est un investissement particulier, dont la réglementation peut faire peur. Rares sont les conseillers de gestion de pa- trimoine qui vont conseiller ce type d’opportunité au premier abord ; en revanche quand cela arrive c’est unedémarche qui vient des clients directement.Propos recueillis par Nicolas Pagniez]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[expreSSionSNon, l’industrie du futur n’est pas la  n de l’emploi industriel !Tribune librePar Tahar Melliti directeur général de l’AIF(Alliance Industrie du Futur)J’ai une espérance : une France du plein emploi, dotée d’une activité économique forte, innovante et capable de se mesurer avec les plus grandes économies mondiales.Ma conviction est que les profondes évolutions technologiques et sociétales doivent permettrede réaliser cette vision, et que les opportunités naîtront de nos faiblesses passées, non sans quelques échecs ou chemins pris à contre-courant pour briser nos verrous mentaux et physiques.Pourquoi l’industrie du futur doitêtre une urgence française ?Notre pays, celui d’Ader, de Papin, de Becquerel, d’Eiffel, de Curie, celui des ingénieurs, des créateurs, et des bâtisseurs, des grandes odyssées industrielles comme le nucléaire, le ferroviaire, l’espace, se trouve désormais dans une situation défavorable. Depuis 15 ans, le décrochageindustriel de la France est considérable avec un investissement productif en berne, induisantune obsolescence du parc industriel.En parallèle, le monde doit faire face à de grands enjeux tels que le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, la croissance dela population et évidemment la course à la compétitivité ; c’est sans doute là notre opportunité ! Ces nouvelles contraintes imposent que s’ouvreune nouvelle ère industrielle ; une nouvelle façonde produire les biens est à inventer. Nous avonstous les atouts pour réussir : ils sont rassemblés dans ce que nous appelons l’Industrie du Futur. Notre industrie n’a pas investi ces dernières années, c’est notre faiblesse, mais investir aujourd’huidans l’industrie du futur deviendra notre force ! Notre enjeu réside désormais clairement danssa capacité à être au rendez-vous de toutes ces dimensions structurantes de la production : la digitalisation certes mais aussi des interfaces homme-machine, la robotique, la réalité augmentée, la production frugale en ressources, la  exibilité et l’intégration de l’usine dans son écosystème social, la fabrication additive, l’intelligence arti cielle.La France s’appuiera, pour réussir, sur unealliance intelligente et dynamique entre entrepreneurs, opérateurs, ingénieurs,créateurs, académiques, chercheurs, penseurset politiques. Elle devra fédérer l’ensembledes secteurs de l’économie, de l’industrie aux services et ce, des PME, ETI jusqu’aux GE.Non, l’industrie du futur n’est pasla  n de l’emploi industriel !Un discours ambiant et volontairement anxiogène nous prédit que l’industrie du futur est source de destruction d’emplois. Des tâches disparaitront à ne point en douter, des métiers disparaîtront certes... En parallèle, quelles sont les nouvelles tâches qui apparaitront, quelles seront les évolutions des métiers et quels métiers nouveaux à la frontière entre industrie et service se créeront ? Entre combattre l’existante robotisation ou digitalisation de l’industrie et relever le dé  de préparer les nouvelles générations aux métiers industriels et « penser » les technologies au service de l’Homme, le choix que je porte avec l’AIF est résolument tourné vers l’avenir car tout comme Confucius,je crois en la capacité de la femme et de l’homme ordinaires à modi er la société dans son ensemble. Shakespeare dans son magni que Othello n’avait-il pas lui aussi écrit : « Il dépend de nous- mêmes d’être d’une façon ou d’une autre ».Pourquoi l’industrie du futur estbien plus que l’industrie 4.0 ?Il faut éviter un raccourci de l’Histoire :les procédés de fabrication dits« industriels » ne sont pas une invention du XIXème siècle mais une démarche caractéristique de l’Homme depuis son origine. Il existe, depuisla préhistoire, des lieux où se pratiquaient une activité dite « industrielle », telles que les carrières de silex situées à Gibraltar exploitées pour la confection d’armes et d’outils 28 000 ans avant JC. C’est la raison pour laquelle je m’insurgecontre le la dénomination de 4ème révolution industrielle. Je préfère le terme de mutation car l’histoire des modes de production montre que les transformations qu’elle a connues sont un processus continu et que nous ne pouvons nous attacher qu’à l’unique mutation induite par le numérique. C’est pour cela que l’Alliance Industrie du Futur apporte une nouvelle vision de cette transformation de l’industrie, en revendiquant une transformationpar les technologies (digitales et non digitales), par les modèles d’affaires et par les compétences des salariés. C’est ce tryptique qui dé nit le mieux l’aventure dans laquelle nous sommes engagés et qui nous ouvre un champ du possible optimiste pour notre économie dans la décennie qui s’ouvre. » ■ecoreseau.fr 81© DR]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[expreSSionSRegard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsQUOI DE MEUF ?Mode islamique, voile, burkini , IVG, congélation des ovocytes, sexisme, harcèlement, Hillary Clinton, Melania Trump, Elisabeth d’Angleterre, Lily Rose, Anne Hidalgo, géné- ration yoga, auto shiatsu, paléo t, instagirls, le shazam de la mode, YouTubeuses beauté.Jeanne BordeauFondatrice de l’Institut de la qualité d’expressionTableau ‘’Tendances en langage’’ FEMMES 2016 , Jane Bee« La femme est l’avenir de l’homme » mais pas que... Elle est aussi l’avenir des marchands de beauté et de bien-être : « auto shiatsu », technique ja- ponaise pour s’auto-masser là où le stress guette, « paléo t », gymnastique inspirée de nos ancêtres pour accroître force et endurance, « génération yoga » pour garder son calme. Bref, il s’agit de « rajeunir », de « mincir » et d’être « anti-âge ».En mode loisirs créatifs, on goûte à la « mixologie », à l’habileté de concocter le cocktail parfait. Et on pédale en salle avec de la musique et des bougies, c’est le « soul cycle ».Autres questions pratiques : « l’amitié homme-femme, c’est possible » ou « quelle ex êtes-vous » ? On en revient toujours au « quoi de meuf » ? Comment être une femme accomplie ? En entrant dans « les 40 ans galvani- sants » ?Sans transition, nous entrons dans la sphère des évolutions de société qui font débat. La « mode islamique » est diffusée par H&M, Dolce & Gab- bana, Marks & Spencer... « Moi je n’en ferai jamais », commente dans Le Parisien, Agnès b.Le « burkini » a été au cœur de la polémique estivale. Une trentaine de communes l’interdisent, mais le Conseil d’Etat estime l’interdiction abusive. Cet at- tribut de baignade reste aux yeux de Nicolas Sarkozy ou de Manuel Valls « une provocation de l’islam politique ». Il était une fois « le féminisme à l’épreuve du voile » !Le portrait du « beau sexe » à l’épreuve de la réalité, c’est aussi le « sexisme » qui reste encore à combattre. Ce sont les « mères isolées » qui travaillent plus souvent en temps partiel subi... C’est aussi l’« IVG.net des militants anti-avortements » qui pousse le législateur à renforcer la législation contre le délit d’entrave à l’avortement !Des Françaises s’en vont en Espagne pour « congeler les ovocytes ». C’est illégal, mais ils sont conservés jusqu’à l’arrivée de la bonne personne ! Le Prince Charmant resterait-il toujours un rêve jamais périmé ?Prochain Numéro le jeudi 5 octobre 201782 Septembre - n°43]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 175 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2017 - Moulin Rouge® - 1-1028499 © Pauline NICOLAS -]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>