﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="84"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[CHIRURGIE DU FUTURVERS LA FIN DESL’ELDORADO DES NOUVELLES TECHNOLOGIESFAKE NEWS ?TOUR DU MONDE DE L’INNOVATIONFact-checking professionnalisé,innovations dans les médias et réseaux sociaux, connaissance et gestion du buzz...E-TOURISMENOUVEAUX MÉDIASDÉCUPLER SA COM’ PAR LES INFLUENCEURSMANAGER AUTREMENTRHNOUVEAUX MÉTIERSGERER LES DOSSIERSDEL’ÉTÉBIEN-ÊTRE & PRODUCTIVITÉ AU TRAVAILC’EST QUOI UN ÉVANGÉLISTE ?ecoreseau.frENQUÊTELE REPRENEURIATUNE DISCIPLINE QUI S’APPRENDjuillet/août 2017 N°42BEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[BUSINESS ATHLETE.NOUVELLE BMW SÉRIE 5.DISPONIBLE EN VERSION HYBRIDE RECHARGEABLE – 44 g DE CO2 – 0 € DE TVS*.Business Athlete = Profession : Athlète.* Selon le barème en vigueur au 1er janvier 2017.Consommations en cycle mixte de la Nouvelle BMW Série 5 Berline : 1,9 à 9,1 l/100 km. CO2 : 44 à 209 g/km selon la norme européenne NEDC. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € - 722 000 965 RCS Versailles - 3 avenue Ampère, 78180 Montigny-le-Bretonneux.]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[Le plaisir de conduire]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[editoriAlLe New York Times est conçu par des « capteurs » placés un peu partout sur la planète, reliés à un robot transformantdes bits en informations rédigées et publiées sur des écrans. Jusqu’à ce qu’un jour, le robot se mette à diffuser des « fake news »... Bien évidemment une  ction, écrite par Phillip K. Dick dans le recueil de nouvelles « Si Benny Cemoli n’existait pas » à la  n des années 50 ( !), mais qui démontre l’angoisse permanente que les TIC et l’IA contribuent à dénaturer cette information si vitale pour la démocratie, l’économie et l’innovation. L’ère des vidéos en ligne, des chaînes d’information continue, de la « viralité » extrême des réseaux sociaux, renforce cette appréhension. Et les innovations locales réalisées au- tour des médias, décrites en Régions & Territoires, démontrent que les possibilités de diffusion n’en sont qu’à leurs débuts. L’élection de Donald Trump dans un contexte de contre-vérités et de rumeurs ou encore la victoire des tenants du Brexit dont nombre d’arguments se sont révélés fallacieux après-coup, alimentent la thèse effrayante d’un grand n’importe quoi de post-vérité apocalyptique. Grâce au numérique lancer des fakes news fait gagner de l’argent, les traquer en coûte. Certains se spécialisent dans les « clickbaits » (sites d’appâts à clics pour rester dans une traduction polie), d’autres construisent des « usines à clics » aux Philippines, où des ouvriers des temps modernes produisent en masse de faux comptes pour les réseaux sociaux. L’infobésité assurée par les nouvelles technologies, si louée, a aussi sa face cachée et sombre, ses manipu-lations comme l’achat de followers par les « stars », entreprises ou simples internautes en mal de fans explicité en Hexagone, ses rumeurs évoquées dans le Grand Angle... Mais faut-il jeter le bébé technologique avec l’eau saumâtre de la désinformation ? Comme d’habitude régulation et nouvelles opportunités de business se dessinent. Le fact-checking est devenu un genre à part entière dans la presse traditionnelle, et le Prospective démontre que des start-up vendront à terme des prestations de véri cation à l’ensemble des médias. Les algorithmes tourneront « en live » pendant les discours, pour véri er les dire des protagonistes. Ils seront capables d’éteindre en un tournemain les élucubrations des complotistes et de démanteler les contrefaçons numériques. La résistance n’en est qu’à des débuts, plutôt archaïques. Quand Google labellise des mé- dias fact-checkeurs, Facebook récompense des véri cateurs pour traquer les fake news. Mais n’en déplaise aux Cassandre de la presse et autres pourfendeurs de la Toile, un cercle vertueux est enclenché. Un changement temporel de vision qu’invite à adopter en Regard digital Vincent Champ.ain, président de l’Observatoire du long terme. La période estivale de déconnexion et ré exion s’y prête. Que ceux qui pensent à une reconversion lisent l’Enquête sur le « repreneuriat », ou que ceux qui restent studieux apprennent dans Manager Autrement à s’atteler à de nouvelles tâches en été. Et pour tout le monde, bonnes vacances !Vers une ère de « post-post-vérité »...Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefSuivez-nous également sur :Twitter : @EcoReseau LinkedIn : LMedia - EcoRéseau BusinessLE CHAT by Philippe Geluck4Juillet-Août - n°42]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[Sommairewww.ecoreseau.fr 201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.frComité éditorialJulien Tarby (rédacteur en chef), Geoffroy Framery, Jean-Baptiste LeprinceChroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France®, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon,IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, TheFamily®Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Elsa Bellanger, Joseph Capet, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Aymeric Marolleau, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Olivier Remy, Séverine Renard, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & PartenariatsCourriel : publicite@lmedia.frJulia Bourgeois, Pierre-Marie NauleauDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Business201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)9 51 05 87 72 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 41 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTCVente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonGalaxie ecoRéseau 4-17Baromètre de l’optimisme 6- Tendances- Actions symboliques - The Green Lifeen couveRtuRe 12-19 RétrospectiveLe traitement de l’actu chaude dans le tempsGrand AngleDes vertus au commérage dans les organisations ? 14Regard digitalVincent Champain, président de l’Observatoire du long terme 38cahieR pRatique 40-55 Créer aujourd’huiMettre en place une stratégie avec les in uenceurs 41Business guides- Flottes Auto : Comment «interfacer » les données pour optimiser le parc ?Régions & TerritoiresLes innovations locales dans les médiasHexagoneLes tricheurs des réseaux sociauxProspectiveLe fact-checking en 2050club entRepRendReBaromètre & Tendances EnquêteLe repreneuriat s’apprend-il ?Nominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Julia Sedefdjian, chef étoilée à 22 ansRh & FoRmation 56-65 Réseaux & In uence20-3120- Le lien entre bien-être et productivité au travail en n chiffré 62 - La valeur ajoutée de la vie associative des grandes écoles 64aRt de vivRe & patRimoine 66-8046 - Finance : Crédit bail immobilier 48 13 - MICE : Séminaires de rentrée 501618Les alumni de l’INSEPObservatoireManager autrement56 586119 Gérer les équipes durant l’été Carrières & TalentsEcoRéseau Business est édité parLMediaAnne-Charlotte Vuccino et sa méthode YogistEn immersionLe TechShop Leroy MerlinstRatéGie & innovation numéRique Baromètre de l’innovationLe tour du monde de l’innovationLe e-tourismeDécryptageLa chirurgie du futur28 3032-3932 34 36RCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adresséspour appréciation.Imprimeur : Léonce Deprez – Imprimé en FranceNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018L’Art du tempsL’Actualité automobile : Essais & Tendances Baromètre Finance de marchéBaromètre PatrimoinePatrimoineL’investissement immobilier hors achat de mursexpRessionsTribune libre Regard sémantiqueLa Sélection culturelle L’Air du temps6668 73 77 78 798081-8281822426 Tourisme haut de gamme atypique dans le mondeecoreseau.fr 5]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont  nalement si nombreuses que nous vous proposonsune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Le verbatim à retenir...Il faut oser, entreprendre,vouloir : faire son destin,c’est le rôle de l’hommeHenri-Frédéric Amiel, écrivain et philosophe, 19ème siècleLE CHIFFRE DU MOIS1,6%C’est la hausse du PIB attendue en 2017 par l’Insee. Les économistes de l’Insee jugent que la croissance en zone euro, mais surtout en France, est « solide ». Cette hausse de 1,6% serait une première depuis 2011 si elle se con rme en  n d’année, et permettrait à la France de suivre le mouvement européen. Un phénomène qui s’explique par « la nette embellie du climat des affaires », un moral des chefs d’entreprise en hausse, et une amélioration de la demande extérieure, notamment grâce au « redémarrage » des pays émergents.Thierry SaussezCréateur du Printempsde l’Optimisme,Incubateur d’énergies positives.Souriez, riezIl n'est plus contestable que le rire a des effets béné ques, physiques et psychiques, sur notre santé : apport accru d'oxygène au cœur et au cerveau, élimination des toxinespar les échanges respiratoires, amélioration de la circulation du sang, relaxation des muscles, baisse de la tension artérielle, etc. Il nous conduit, de plus, à produire des endorphines qui dé- veloppent la sensation de bien-être, le sentiment de plénitude. Les pessimistes ont la respiration courte, le rire rare. Des séances de rééducation peuvent leur être prescrites. Le pape François lui-même évoquant les 15 maladies qui menacent la Curie y a intégré « le visage lugubre ».Rire et sourire jouent un rôle capital dans la perception que nous donnons de nous-mêmes, en particulier au niveau de la communication non verbale. J'en ai fait l'expérience en don- nant très tôt, dans les médias, l'image d'un homme souriant et positif, avec depuis l'obligation d'y rester  dèle.Un visage détendu, apaisé, avenant, sont de véritables outils de relation avec les autres, de diffusion de bonne humeur, de lien social, de partage. Les dîners entre amis en sont le meilleur exemple. On sait également le rôle qu'ils jouent dans l'attirance et la séduction.C'est pourquoi les moines bouddhistes ont un exercice de respiration par le rire et qu’en Inde un yoga lui est dédié. C’est pourquoi, l’association « le rire médecin » accompagne les enfants malades à l’hôpital. C’est pourquoi, il existe une gymnastique du rire (étirements, décontraction du corps puis de la mâchoire) et des clubs spécialisés partout en France.Dans les sondages d'opinion, les Français plébiscitent toutes ses vertus. Pourtant il semble que nous rions de moins en moins au fur et à mesure que l'on avance en âge. Un enfant rit, en moyenne, 300 à 400 fois par jour, un adulte à peine 20. Rire, c'est rester jeune.N'hésitez pas à vous discipliner, non pour réprimer mais en- courager ce qui est une dynamique de la joie et de la forme. On peut rire de tant de choses. Un seul sourire peut, à tout instant, illuminer voire changer votre vie.Un ultime conseil : ne cherchez pas trop à contenir un fou rire. Il provient en effet de la partie du cerveau qui gère la mémoire et le langage. Il faut un moment de respiration, de calme pour reprendre, si nécessaire, le contrôle de notre élocution. Et si cela n'est pas indispensable, surtout, laissez aller et pro tez pleinement de tous les béné ces que je viens de décrire.6 Juillet-Août - n°42L’onde positive]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[AUJOURD’HUI, CONSTRUIRE SON PATRIMOINEDEMAIN, VIVRE SES PASSIONSImplantées au cœur de nos régions, les banques du groupe Crédit du Nord o rent à leurs clients Banque privée l’expertise d’une banque d’a aires au plus proche de chez eux.Crédit du Nord – S.A. au capital de EUR 890 263 248 – Siège Social : 28, place Rihour - 59000 Lille – Siège Central : 59, boulevard Haussmann - 75008 Paris – 456 504 851 - RCS Lille – Crédit photo : Getty Images – FF]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLE GRAPHIQUE DU MOISSans emploi -en recherche d’un premier emploi ; 8%Sans emploi -en recherche d’un nouvel emploi ; 11%Sans emploi -en recherche d’un nouvel emploi ; 11% Paraboot ouvre une usine en IsèreA l’heure où les fermetures d’usine font l’actualité, l’ouverture de l’une d’entre elles est un facteur d’optimisme ! La marque de chaussure Paraboot a ainsi ouvert une usine de 11000 m2 à Saint-Jean-de-Moirans, en Isère. Celle-ci a pour but de produire 120000 paires de chaussures par an, et d’accueillir l’ensemble de la production de celles-ci : du moulage des semelles à la couture de la chaussure. Une ouverture qui a nécessité un investissement de 9 millions d’euros de la part de l’entreprise qui assure ainsi 90% de sa production en France. Un « hub » de l’impression 3D ouvre ses portes à BarceloneLancé le 3 mai dernier, le Global 3D Printing Hub a été lancé par la Generalitat de Catalogne et le Fonds européen de développement régional, qui lui allouera 20 millions d’euros jusqu’en 2020. Ce centre de l’impression 3D a pour but de positionner la Catalogne dans les leaders européens de l’impression 3D, en s’impliquant dans la quatrième révolution industrielle selon le président de la Catalogne. Un centre qui aura également un rôle d’accélérateurd’affaires dans l’industrie, le sport ou encore la santé. Un livre blanc pour promouvoir l’économie solidaireL’association Finansol vient de publier un livre blanc visant à présenter des mesures pour accélérer le développement de l’épargne solidaire. Dans ce livre blanc l’association propose de rendre obligatoire pour les assureurs de présenter une assurance-vie solidaire dans leurs gammes. Une mesure qui assurerait un bel effet de levier : l’assurance-vie, qui représente un tiers de l’épargne des Français, est le seul produit d’épargne à ne pas proposer de déclinaison solidaire. Le livre blanc propose également d’appliquer une mesure qui permettrait aux détenteurs d’un livret A de reverser, s’ils le souhaitent, une partie de leurs intérêts à l’économie sociale et solidaire, comme c’est le cas avec le livret de développement durable solidaire. Autre mesure proposée par l’association, autoriser les assureurs, les fondations et les caisses de retraite à  nancer les entreprises solidaires. Les entreprises continuent à attirer les investissements L’investissement dans les entreprises progresse. C’est en tout cas ce que met en avant l’Insee dans sa note de conjoncture de juin 2017. Celle-ci s’attend à une progression de 2,9% en 2017, après l’augmentation de 3,4% l’année précédente. Une tendance qui ralentit légèrement, mais qui n’entache pas l’optimisme de la Banque de France qui estime, de son côté, que le taux d’investissement dans les entreprises pourrait dépasser le pic de 2008 dès 2018, pour atteindre 24% de la valeur ajoutée à  n 2019. Des chiffres positifs qui pourraient s’expliquer par la mise en place du CICE et du pacte de respon- sabilité, couplés aux taux d’intérêts maintenus bas par la Banque centrale européenne. Le télétravail, facile à mettre en place pour un quart des salariésUne étude publiée par le think tank Fondation Concorde s’est penchée sur le pro l des salariés éligibles au télétra- vail par métiers. Il ressort que 6,7 millions d’employés pourraient se mettre à travailler à domicile sans trop deLe baromètre de l’optimisme - Tendances92% des jeunes diplômés décrochent un premier emploiSituation professionnelle des jeunes diplômés d’un Bac+5 un an après leur sortie des étudesEn emploi -1er emploi ; 49%Un baromètre sur l’emploi des jeunespublié par l’APEC  n avril met en avant que l’insertion des jeunes diplômés dans le monde professionnel est globalement bonne. Parmi ceux qui avaient décroché un master, 53%ont été embauchés en tant que cadre, et55% ont été embauchés en CDI et ont trouvé leur emploi dans les deux mois et demi. Des chiffres positifs qui s’expliquent en partiepar le consentement d’une partie des sondés à assouplir leurs exigences pour se faire embaucher : 84% acceptent un CDD plutôt qu’un CDI, 71% un salaire inférieur à celui initialement souhaité et 64% ont dû déménager pour trouver ce premier emploi.contraintes, tandis que 15,4 millions, soit 60% de la population active, ne le pourraient pas, même si leur employeur ou eux-mêmes le souhaitaient. Des chiffres qui semblent logiques au regard des contraintes de certains métiers comme chirurgien, in rmière, caissier, ou encore ouvrier. L’étude met en avant que le salarié éligible au télétravail a une quarantaine d’années, il travaille dans une grande ville et généralement dans une entreprise d’au moins 50 salariés. De quoi susciter des envies ? Le commerce en ligne progresse toujours plus !D’après les analystes d’Euler-Hermes, le commerce en ligne ne semble pas décidé à stopper sa progression. Il devrait même atteindre 15% des ventes de détaildans le monde d’ici à 2020. Pour rappel, il représentait 9% decelles-ci en 2016. Des chiffres qui s’expliquent par une popula-tion mondiale de plus en plus connectée : 44% de la populationmondiale a accès à Internet en 2017, et certains pays sont mêmedirectement passés au commerce sur mobile comme en Inde ouen Afrique. Une évolution des modes de consommation qui n’apas manqué d’avoir un impact sur les entreprises du secteur. Lerapport constate, en effet, que nombreuses d’entre elles n’ontpas réussi à numériser leur chaîne d’approvisionnement ou encore à faire face à l’enjeu de l’expérience client, et ont vu leurs ressources  nancières s’épuiser. Une nécessité de se transformer donc, qui se traduit par un bond des rachats d’entreprises de technologie par les distributeurs : en 2016, 2000 milliards de dollars étaient dépensés pour des entreprises de la tech, contre 148 milliards deux ans auparavant. L’économie mondiale va mieux, mais pas encore assez selon l’OCDE L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) prévoit une pro- gression de la croissance mondiale à 3,5% en 2017, puis 3,6% en 2018, dans ses prévisionspubliées le 7 juin. Un rapport qui, d’emblée, précise que la situation s’améliore, « mais pas suf samment ». Les signes de l’amélioration ? Un commerce mondial et une production industrielle qui repartent à la hausse, une con ance des entreprises et des ménages qui prend de l’ampleur, et des matières premières dont les prix remontent. Et la tendance mondiale vient in uer sur la situation européenne : l’OCDEattend ainsi une reprise de 1,8% en 2017 et 2018 en zone euro (soit légèrement plus que les 1,7 de 2016). L’OCDE prévient cependant qu’une correction est possible en fonction de l’évolution de la croissance et de l’in ation. Le moral des ménages en hausseLe moral des ménages repartait à la hausse en avril selon l’Insee, pour atteindre son plus haut depuis 2007 ! Et cela s’est vu sur les dépenses de consommation des ménages, qui ont augmenté de 0,5% en avril après deux mois de ré- gression. Un mouvement qui s’explique par une hausse des dépenses en énergie et par une augmentation de l’achat de produits alimentaires.8 Juillet-Août - n°42]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliquesGalaxie ecoRéseauL’ENTREPRISE CENTENAIRED’Ieteren, une histoire belge qui n’en  nit pasL’entreprise D’Ieteren a été fondée en 1805 par Jean-Joseph D’Ieteren. Ce dernier est alors charron, dans la lignée du métier déjà pratiqué par son père, et fabrique également des roues de carrosse. Deux activités qu’il insuf era à l’entreprise et qui dureront jusqu’au début du 20ème siècle, avant que l’entreprise ne se tourne vers l’importation et l’assemblage de voitures et de camions Studebaker, puis Pierce-Arrow et Auburn. Un tournant qui avait déjà été entamé quelques années plus tôt par Alfred et Emile D’Ieteren, les petits- ls de Jean-Joseph qui dès 1897 se positionnent parmi les premiers à produire des carrosseries pour véhicules à moteur. En 1948, Pierre D’Ieteren signe un contrat d’importation avec le groupe Volkswagen puis Por- sche en 1950. Entretemps, l’entreprise, forte de son activité d’assemblage, a ouvert une nouvelle usine à Forest en 1948, usine qui assemblera dès 1954 les mythiques coccinelles. En 1956, la marque décide de se lancer dans la location de véhicules et crée « Dit’Rent a car », une activitéFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienL’ACTION SOLIDAIREUn fauteuil roulant Made In France !« C’est plus qu’une entreprise, c’est un projet de vie », nous explique Edouard Detrez, le fondateur du Fauteuil Roulant Français. Lui-même in rme moteur cé- rébral et en fauteuil roulant depuis plus de 20 ans, l’idée lui est venue lorsqu’il a voulu s’équiper d’un nouveau fauteuil, il y a un peu plus de deux ans, de lancer une marque de fauteuils roulants actifs made in France. Il faut dire que les fauteuils roulants sont aujourd’hui  nancés en partie par la Sécurité sociale et les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), alors que les constructeurssont principalement étrangers. Et, conscients de la particularité du marché français et de ses aides so- ciales, ces derniers n’hésitent pas à gon er leurs prix. Edouard a ainsi déposé les statuts de sa société en août 2015, et, armé d’un logo designé par Le Slip Français, a déjà vendu 50 modèles de fauteuils actifs, ou encore sportifs, qui permettent de donner le choix à l’utilisateur d’acheter français. Un produit conçu intégralement dans le sud-ouest de la France, et proposé à des prix compétitifs. Le fondateur en est convaincu, s’il s’adresse à une niche, il y a un marché pour le Fauteuil Roulant Français, et pour sa déclinaison sportive : « En France, il y a malheureusement 5000 nouveaux paraplégiques chaque année, dont la moyenne d’âge est de 28 ans. Lorsqu’ils s’équipent, ils n’achètent pas un, mais deux fauteuils, car ils se remettent généralement au sport ». Une raison pour laquelle l’entreprise cherche à réaliser des partenariats avec des sportifs de haut niveau, qui accueillent d’ailleurs l’initiative avec enthousiasme. « On fabrique un fauteuil, c’est reconnu comme un matériel médical, mais ce n’est pas pour cela que cela doit être moche ! », complète l’entrepreneur. Une belle aventure familiale également puisque ses deux frères l’accompagnent dans cette initiative, où ils font face, comme tout entrepreneur, aux dif cultés de se lancer, mais s’enthousiasment de voir que certaines commandes arrivent même de Suisse ! Prometteuse, l’entreprise est actuellement en train de préparer une levée de fonds d’amorçage avec KPMG. Une aventure qui dépasse l’entrepreneuriat pour Edouard, qui conclue avec humour : « Tout le monde sait que s’insérer dans l’emploi n’est pas facile quand on est en situation de handicap, avec le Fauteuil Roulant Français, nous avons la possibilité de construire quelque chose qui roule ! »LA BELLE ACTION INATTENDUE18 500 collaborateurs de Pernod Ricard participent àla journée solidaireJournée solidaire pour le groupe Pernod Ricard. Le 1er juin dernier, aucun employé dans les locaux du groupe, tous sont sur le terrain occupés par leurs actions solidaires. Certains comme à New-York réhabilitent des parcs, d’autres créent des espaces communautaires à partir d’anciennes maisons de quartier à Tokyo, ou nettoient des plages à Marseille. Autant d’actions solidaires pour ce Responsib’All Day lancé par Pernod Ricard qui souhaite mettre à disposition ses 18500 collaborateurs aux communautés locales des pays où le groupe est présent. Ce sont ainsi pas moins de 103 projets qui ont été initiés lors de cette journée. Au bois de Boulogne par exemple, 400 collaborateurs se sont lancés dans la construction de ruches pour l’association Bee Happy Miel qui souhaite ensuite les implanter en milieu urbain. Si l’initiative de Pernod Ricard en matière de RSE ne se limite pas à cette seule journée et fait l’objet d’un suivi quotidien tant en matière d’innovation responsable, de réduction de consommation d’eau ou encore de gestion des déchets, le Responsib’All Day fête cette année sa septième édition, et suscite un réel engouement chez les collaborateurs qui souhaitent presque à l’unanimité que l’initiative soit renouvelée. Un bon moyen de créer de l’engagement au sein de ses équipes, tout en créant un rendez-vous mondial de solidarité.qui deviendra licenciée d’Avis deux ans plus tard. Les deux groupes ont d’ailleurs gardé un lien très fort puisqu’en 1989, D’Ieteren devient l’actionnaire principal d’Avis, et le restera jusqu’en 2011, date à laquelle il cédera ses parts à Avis Budget Group.Après Volkswagen et Porsche, D’Ieteren obtient l’accord d’importation d’Audi en 1974, puis Seat en 1984, Skoda en 1992, Bentley Motors en 2000 et Lamborghini en 2001. Un an après avoir obtenu l’accord d’importation d’Audi, soit en 1975, l’entreprise se lance également dans l’importation de deux-roues et commence à assembler une partie de la production de Yamaha. En 1999, l’entreprise élargit encore ses activités et prend le contrôle de Belron, leader de la réparation de véhicules et du remplacement de vitrage, qui possède notamment les marques Carglass et Autoglass. Un élargissement d’activité qui ne s’arrêtera pas là puisque  n septembre 2016, l’entreprise prend 41% de participation dans Moleskine avant de prendre le contrôle de la totalité de l’entreprise. Une belle histoire entrepreneuriale belge, qui dure depuis plus de 200 ans, et qui est retracée à la D’Ieteren Gallery à Bruxelles. Le groupe est aujourd’hui dirigé par Nicolas D’Ieteren à qui son père, Roland, a passé le  ambeau le 1er juin dernier.IsalouBeaudet RegenFondatrice de Kama Conseil & AssociésSelon l’adage, « le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.Entretien avec OLIVIER DE PEMBROKE président national du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise - 80000 ENTREPRENEURS formés par le CJD depuis 1938 - 5000 MEMBRES chefs d’entrepriseLe matin c’est comme une naissance, une renaissance, la jour- née commence et je peux écrire en conscience cette journée en faisant d’hier un tremplin plutôt qu’une ancre. Je peux décider d’être acteur de la journée qui se déroule. C’est le matin qui va déterminer avec quelle émotion je vais pouvoir agir, comme un train sur des rails ! Dif cile de s’affranchir de la destination prise le matin !R éveil aux environs de 7h. C’est un moment propice à l’amour : l’amour de ma femme, l’amour de ma famille au- t our d’un petit déjeuner gourmand, propice à un échange calme a n que tous les membres de la famille commencent la journée avec une douce et chaleureuse intention.Le kif, kiffer ma vie ! Kiffer chaque instant même les plus dif ciles. J’ai de la chance de vivre en 2017 en France dans un environnement social et économique excellent. Attention, je ne suis pas riche  nancièrement parlant, je suis par contre extrêmement riche d’aventures qui laisseront des souvenirs partagés avec un grand nombre d’individus.Ma petite pierre à l’édi ce, montrer que l’on peut être puissant et doux, montrer que l’on peut être charismatique et laisser la place aux autres, montrer que l’on peut être amour et leader ! J’aime montrer que j’ai accepté toutes les facettes de ma per- sonnalité, ma dualité, pour inviter chacun à en faire autant. Votre credo de management ?Que représente le matin pour vous ?Réveil à quelle heure et rituels du matin ?Votre « Why », motivation qui vous fait lever le matin ?Ce que vous souhaitez apporter pour le CJD ?Mon management est de développer chez chacun des indivi- dus la con ance en soi et en la personne qui est à ses côtés. Faire prendre conscience à chacun que seul on va plus vite mais qu’ensemble on va plus loin et avec davantage de kif en prime !Vos mots clefs de succès ?L’engagement, la responsabilité, la solidarité, l’humilité et le courage.Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook et la chaine Youtube “La Magie du Matin”, Editions Leduc9ecoreseau.frLes petits matins des dirigeants]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauICI ET LÀ...u Vue de l’espace, l’écologie est essentielle !Nous l’avons suivi sur Facebook, Twitter, Instagram, ou encore à la télévision, Thomas Pesquet est redescendu sur Terre le 2 juin après un voyage sans encombre. Lors d’une conférence de presse, ce dernier n’a pas manqué de faire part de l’impact de sa conscience écologique, quitte à égratigner les décisions climato-sceptiques de certains dirigeants de ce monde : « Cela n’est pas arrivé qu’à moi, je le vois chez tous mes collègues, on revient avec cette conscience aiguë de la fragilité de la Terre. Parce que l’on s’est retrouvé dans cette même situation, dans l’espace, dans un vaisseau spatial dont il faut préserver les ressources. La planète, ça n’est jamais qu’un gros vaisseau spatial, avec beaucoup de ressources, mais il faut quand même les préserver. [...] Cela m’a donné envie d’inciter les gens à faire plus, et quand je vois des décisions comme celle duPrésident des Etats-Unis, c’est irresponsable ». A bon entendeur...u Oslo élue capitale verte pour 2019Oslo, capitale de la Norvège, sera en 2019 également capitale verte. Elue à la suite d’une compétition avec Lisbonne, Gand, Lahti en Finlande ou encore Tallinn en Estonie, c’est  nalement l’engagement écologique de la capitale norvégienne qui a été récompensé par la Commission européenne, grâce notamment à son ap-Le baromètre de l’optimisme - The Green LifeLa COP21 n’était pas une  n, mais un début. Suivi des évolutions béné ques à la planèteproche globale : celle-ci intègre, en effet, la biodiversité, les transports en commun, la cohésion sociale, la santé publique et l’implication des citoyens. Oslo rejoint ainsi le groupe très fermé des dix autres villes déjà récompensées, comme Stockholm, Nantes, Bristol ou encore Ljubljana. Une récompense qui devrait inciter la ville, qui s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2020 et de 95% d’ici à 2030 (si elle arrive à obtenir un système de capture de carbone pour son usine d’incinération) à poursuivre ses efforts en la matière.u Des palettes ? Ils en font du mobilier écolo !L’écologie est tendance ! Et l’initiative de cette jeune start-up va y contribuer. Up- cycly, créée par Wassim Cha , propose de détournerdes palettes pour en faire des meubles ou encoredes panneaux végétaux. L’entreprise organise éga-lement des ateliers, à destination des entreprises ou des particuliers pour sensibiliser à la récupération et permettre aux participants de réaliser eux-mêmes leur mobilier recyclé, ou plutôt « upcyclé » ! Un moyen original de meubler son salon, ou son entreprise, tout en sensibilisant vos équipes au recyclage et à la gestion des déchets.INITIATIVE VERTEIls créent de l’énergie propre avec nos déchets !Transformer des déchets en énergie ? C’est le dé  que s’est  xé Impe- rium Holding, une société marocaine basée à Marrakech, en 2016. En partenariat avec la région Marrakech-Sa  et la ville de Ras El Ain, l’en- treprise a lancé la construction du premier site de traitement de déchets carbonés au monde. Une usine qui fonctionnera d’ailleurs de manière écologique, puisqu’elle sera elle-même basée sur la technologie SMO Solaire Micro-Ondes. Une technique qui permet de réaliser une pyrolyse solaire des déchets et d’obtenir ainsi du charbon ou même du gaz ou de l’électricité. Un procédé qui ne fait donc pas appel aux énergies fossiles, et garantit ainsi un bilan carbone négatif au traitement des déchets. A l’origine, une collaboration dès 2012 avec la NST, une société françaisebasée en Guadeloupe et spécialisée sur les questions d’énergies renouvelables. Une fois le concept éprouvé, les sollicitations ne se sont pas fait attendre : l’OCP, le Cluster Solaire, se rapprochent d’eux, et la COP22 souhaite les voir participer à l’événement. Mais comment cette machine permet-elle de régler le problème des déchets d’un côté, et de produire de l’énergie propre de l’autre ? En son sein, un processus en trois étapes : d’abord elle mélange tous les déchets carbo- nés et les coupe pour obtenir des granulats,ensuite ces déchets découpés sont passés dans un four solaire qui trans- forme ces granulats en charbon synthétique, en n ce charbon est gazéi é puis passé dans une turbine qui en fait de l’électricité. A terme, le site de traitement des déchets pourra traiter 54 tonnes de déchets par jour et sera en mesure de générer jusqu’à 2,4 mégawatts d’électricité, de quoi porter les ambitions de l’initiateur du projet, Franck Saint-Martin, PDG de la NST qui souhaite fournir jusqu’à 50% des besoins de Marrakech en électricité pour l’éclairage public, avec en prime des prix compétitifs.10 Juillet-Août - n°42]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURESus aux Fake News !Plus nombreuses, trompeuses et rapides. Mais le salut se dessine, passant par une meilleure connaissance du phénomène et des réponses technologiques appropriées.12 Juillet-août - n°42RétrospectiveLe buzz a toujours existé .......................................................... p13Grand AngleDes vertus au commérage dans les organisations ? .............. p14Régions & TerritoiresInnovations locales en communication et médias ................... p16HexagoneLes manip’ des réseaux sociaux mieux connues...................... p18ProspectiveFact-checking, secteur en devenir............................................ p19]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[RÉTROSPECTIVE : EcoRéseau Business revient sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient il y a un demi-siècle. Pas question de comparer, de fustiger ou de glori er le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.Le traitement de l’info chaude dans le temps Immuable éphémèreLes journalistes se sont toujours copiés les uns les autres.Avec Internet, la course au clic et l’art du plagiat vont en s’accélérant et produisent une homogénéisation de l’information. Par Joseph Capetmassi cation dans le traitement de l’in- formation quotidienne : l’important n’est pas de sortir l’information en premier, mais de la relayer très rapidement a n de garder le lecteur. « L’actualité chaude » signi e non pas simplement le fait brut survenu quelque part – la réfection de la cloche de l’église de Trifouillis-les-Oies traitée par la PQR –, mais le fait en tant qu’il est repris et propagé par les mé- dias, devenant dès lors un « événement médiatique ». De l’actualité quotidienne sont donc exclues les publications du particulier, à moins que celui-ci ne prête allégeance à Daech sur Tweeter. Nicolas Hervé, ingénieur de recherche à l’INA, est l’auteur d’un algorithme qui détecte ce qui fait l’événement médiatique dujour dont les critères sont « la proximité sémantique et temporelle, la reprise par au moins deux médias et le fait que l’information suscite la rédaction d’une dizaine d’articles ». Sans ce phénomène de propagation à l’échelle nationale, on ne parle pas d’ « actu chaude ». Cette approche quanti ée de l’ « actu chaude » permet de mesurer le taux d’originalité des informations. Nicolas Hervé a étudié le pro l de l’année 2013 et indique que « l’actualité chaude est constituée de 64% de copier-coller ». Et le chercheur d’ajouter qu’ « il s’agit là d’une limite basse car l’algorithme ne détecte pas la simple paraphrase ». Les sites se res- semblent donc de plus en plus, tandis que les informations originales se trouvent, comme toujours, dans la presse écrite du matin qui assume une ligne éditoriale, un choix et une tonalité particulière dans le traitement de l’information.le danGeR de l’homoGénéisation des idées Le journalisme serait-il sacri é sur l’au- tel de la rentabilité et de la production continue d’information ? La question oratoire pose un réel problème démo- cratique. L’information est ce par quoi se constitue l’opinion. A trop égaliser les contenus, on risque fort d’anémier le débat public et de tous se soumettre à la tyran- nie de la majorité qu’on aura contribué malgré nous à façonner. Bien-pensance quand tu nous tiens ! Le pluralisme, les antagonismes, les hypothèses hardies à contre-courant de l’opinion majoritaire doivent pouvoir réellement exister. Les contraintes économiques des groupes médias sont certainement des cadres à repenser car elles impliquent souvent une fusion des rédactions, une baisse des effectifs et conduisent nécessaire- ment à des copier-coller : produire de l’information originale coûte cher. Ainsi, Nicolas Hervé se montre-t-il favorable « à l’instauration d’un débat entre lesNous nous noyons... dans un océan d’informations. Qu’on consulte tel site d’information ou qu’on regarde telle chaîne télé, l’impression de déjà-vu est désagréable. Avant l’avène- ment des télés ou des sites d’information alimentés en permanence, le journalisme fonctionnait de la même manière. Mais plus lentement.des constances dans le «live»Le journalisme a toujours fonctionné de la même manière : lire et décrypter les dépêches des agences de presse, les communiqués officiels, être dépêché sur place, étudier les journaux de la veille, recenser tel livre... Le tempo est aujourd’hui simplement bien plus rapide. Les journalistes ont été très tôt très présents sur l’Internet pour fournir et récupérer de l’information, les com- municants politiques aussi. Christian Delporte, professeur des universités en histoire contemporaine et président de la Société Pour l’Histoire des Médias, indique que « l’évolution des meetings présidentiels depuis 1981 s’est faite en fonction de l’émergence des nouveaux médias ». En 1981, les meetings sont réservés aux militants qui s’y rendent. L’information est diffusée le lendemain à la radio et à la télévision. En 1988, ils changent d’horaire pour être diffusés en direct pendant le journal de 20 heures. A partir de 2007, les meetings sont beaucoup plus courts, se tiennent l’après-midi et sont diffusés en direct et en intégralité sur les chaînes d’information en continu. Les images ne sont plus choisies et montées par les télévisions, mais fabriquées par les équipes de campagne. Avec l’élection de 2012, les réseaux sociaux assument la part de militantisme des partis en dé- signant des cibles privilégiées. Malgré cette tendance, Christian Delporte noteque « la télévision et la radio demeurent une constante dans l’histoire des médias et qu’ils restent les outils majeurs d’in- formation ». France Info fête ses trente ans et s’offre un canal sur la TNT.le buzz ou l’aRt du copieR-colleRL’Internet ajoute de la frénésie et de laA trop égaliser les informations, on risque d’anémier le débat public et de façonner la tyrannie de la majoritééditeurs de presse, les pou.et le citoyen lecteur ». Pour le moment, la fameuse formule de Bourdieu « cir- culation circulaire de l’information » fonctionne encore à plein.Gare à la diversité de façade...voirs publicsecoreseau.fr 13]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREGRAND ANGLE : L’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueLe commérage, une vertu dans le monde de l’entreprise ? “French Cancan”collectifs peuvent aboutir à des catastrophes comme le prouve le phénomène des paniques boursières qui dérèglent le marché.unRôleànepasné- GliGeR, celui de Ré- GulateuR socialAu sein des organisations, la rumeur, les cancaneries ou les commérages sont bien souvent plus salvateurs qu’il n’y paraît. La psychologue britanno-colombienne Jennifer Newman dans une étude de 2012 publiée par l’Institut de technologie de Georgie, aux Etats-Unis, évoque que près de 15% des courriels échangéscarne un moyen pour le groupe de contrôler ou d’éloigner les personnes aux comportements « asociaux ». Philippe Aldrin, professeur des universités à Sciences Po Aix et spécia- liste des aspects sociologiques de la rumeur, soutient que « par sa mécanique, la rumeur fonctionne dans un entre soi social : le partage se situe au même niveau et crée une cohésion, fédère une commu- nauté. Dans le CA ou le board, les rumeurs ne sont pas les mêmes rumeurs que dans les strates inférieures. L’exemple est  agrant en politique. Les intrigues de couloirs au sein des cabinets ne ressemblentde la cohésion d’un groupe parfois nulle. Typiquement le cadre des grands groupes ou d’une équipe parachutée sur un projet. Un anthropologue d’Oxford, Robin Dunbar, selon une méthode éthologique digne du psychologue Boris Cyrulnik, compare le commérage au toi- lettage et plus particulièrement à l’épouillage des singes dans ses fonctions sociales mais aussi physiologiques via la libération d’endorphines. Autrement dit, médire de l’incompétence de son patron, chuchoter sur l’at- titude ambigüe de deux pairs ou fantasmer sur le rachat de sa boîte crée du lien en rédui- sant le stress et procure duNous les savons nocifs et les quali ons d’inu- tiles. Pourtant, il se pourrait que les com- mérages et la rumeur soient bienfaiteurs et incontournables. Sous certaines conditions... Par Geoffroy Framery« Sociologie politique des ru- meurs », argue que « la rumeur est un phénomène tout à faire normal mais signi e que l’in- formation n’est pas diffusée de façon satisfaisante. S’il y a des modi cations dans la vie de l’entreprise, des incertitudes, des inquiétudes, tout le ferment est alors réuni pour la géné- rer ». En d’autres termes, le ragot voire la rumeur est une manifestation qui marque une demande sociale d’informations ou qui juge une information reçue comme peu crédible. Au lieu d’être dans un circuit normal, l’information se met en place dans un circuit clan- destin. « C’est le marché noir de l’information qui existe toujours sous la forme de com- mérages mais qui peut prendre de l’ampleur lorsque c’est jugé important ou primordial par ceux qui la véhiculent, note Philippe Aldrin. Elle est nocive car elle annonce le pire scé- nario. La rumeur fonctionne comme un effet de dévoilement sur une vérité cachée, chargée de tous les fantasmes et les craintes du collectif. » Mal entendus ces bruissementsLa rumeur fonctionne comme un effet de dévoilement sur une vérité cachée, chargée de tous les fantasmes et les craintesdu collectifD’origine indo-eu- ropéenne, le mot rumeur trouve ses racines dans le pré xe « reu » qui renvoie à un bruit d’ani- mal. A l’heure des Internets, le concept a opéré sa mue linguistique en lien avec ses nouveaux moyens de pro- pagation pour devenir un good ou un bad buzz voire un « hoax » pour désigner le canular. Toujours est-il qu’il  otte un consensus pour dénoncer la mauvaise infor- mation et se gausser de la théorie du complot. Au vil- lage sans prétention, n’avons nous pas toujours mauvaise réputation ? Et Michel Rocard ne disait-il pas de la rumeur qu’elle était « un instrument de travail habituel » lors du procès de l’ancien secrétaire d’Etat Michel Gillibert ?un mal nécessaiRe incontouRnable des entRepRisesLe DAF qui fait son coming-out, la DRH qui divorce, le DG frivole avec ses assistantes. Autant d’attaques pour faire vaciller ceux qui détiennent les rênes du pouvoir. Le top management est ce faisant la cible de prédilection au sein des entreprises. Car le ragot incarne aussi un contre-pouvoir pour limiter les rapports hiérar- chiques établis. Bien souvent, les rumeurs s’attaquent à des organisations dominantes ou à des personnes haut dans la hiérarchie. C’est une alterna- tive au discours dominant et of ciel. S’engage alors une lutte de crédibilité. Une sorte de résistance au pouvoir en place, en somme.Philippe Aldrin, auteur deentre collègues font référence à des ragots. Ces 15% de bavar- dages malveillants rapportés à l’insu de la personne visée comme le dé nit la psychologue peuvent s’habiller d’élégance dès lors qu’il s’agit de collecter et véri er des informations. Le ragot possède ainsi la fonc- tion de régulateur social. Il in-en rien aux ragots des non spécialistes et des non initiés. La rumeur est spéci que à un corps social qui partage des préoccupations communes ». Aussi, une équipe de scienti-  ques américains a-t-elle égale- ment conclu que le commérage participait à la régulation de la vie sociale et au renforcementbien-être. Une des raisons qui l’expliquent ? Notre cerveau et notre mémoire en particu- lier imprimeraient mieux les informations exprimées de façon négative en comparaison au même contenu dit sur un ton neutre ou laudatif. Cela explique peut-être pourquoi les cols blancs tirent une mineIl paraît que Julia s’appe- lait Julien avant d’arriver dans l’entreprise...Culture du secret et stratégieL’exemple de la rumeur stratégique chez AppleMis en ligne le 22 juin 2009 et intitu- lé « Apple’s Obsession With Secrecy Grows Stronger », un article co-écrit par nos confrères Brad Stone et Ashlee Vance, suite à l’interview d’un ancien employé, analyse le culte du secret au sein d’Apple pour garder une auréole de mystère autour du lancement de ses produits. Dans le département de R&D notamment, les salariés sont priés de couvrir les produits. Outre des silos par- fois impénétrables entre services et une obligation de con dentialité, de faussesinformations sont conçues ex-nihilo pour ensuite transpirer dans la presse. La manœuvre va plus loin qu’un simple « hoax » marketing puisque les fausses informations sont dévoilées lors de ré- unions. Une façon de traquer les fuites. Cette pratique serait toutefois de plus en plus vilipendée autant par la presse qu’au sein du groupe car elle serait éga- lement élargie aux actionnaires de la société comme l’atteste la découverte tardive de la maladie, malgré un stade avancé, du défunt fondateur.14 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[SociologieLe commérage, l’apanage deshommesLa capacité à médire serait  xée sur le chromosome Y. Et le mot commère devrait changer de genre. Le British Market Research Bureau s’est ce faisant intéressé à notre capacité à créer de la rumeur et notre propension à gar- der un secret. Il en ressort que sur l’échantillon interrogé, un homme peut en moyenne tenir sa langue pendant 2h47 min. La femme serait plus  able dans le temps pour... 47 minutes supplémentaires avec un délai de 3h30 min avant de ressentir une sensation désagréable qui pousse à parler de l’indicible. En n si 55% des hommes interrogés avouent une appétence particulière pour l’art de canca- ner, seules 46% des femmes en seraient férues.15éclaircissements émanant de la direction pour calmer le tourbillon d’informations. Ici, Frédéric Rey Millet, fondateur et dirigeant d’Ethikonsulting,mique et de déstabilisation de la concurrence peut être intelligemment maniée. Mais c’est à user avec une grande prudence. Car la rumeur estLes Grecs et leur croyance dans leurs mythes, malgré les fulgurances philosophiques, ont posé la question du rapport à l’information. « Dans unescience. Mais dans l’entreprise les centres de vérité sont plus diffus. » La transparence semble alors faire of ce de baguette magique. « Chez Robert Half, nous organisons des meetings avec tous les collaborateurs de Robert Half France. Il est alors fait état des résultats et des différents projets en cours. Nous organisons aussi une session de questions-ré- ponses avant le meeting sur un système reposant sur des questions envoyées via une adresse mail anonyme. Les questionsn.esontpasmo- dérées ni retraitées. » Une recette qui ne fait cependant pas des émules partout (cf. Encadre 1)..Chuchoter sur l’attitude ambigüe de deux pairs ou fantasmer sur le rachat de sa boîte crée du lien en réduisant le stress et procure du bien-êtred’enterrement en se rendant à la Défense...Dans d’autres champs dis- ciplinaires, l’hypothèse de la fonction cathartique de la rumeur a été validée par Max Gluckman, un anthropologue. Une manière selon le cher- cheur d’extérioriser ses peurs, ses frustrations ses doutes. Il s’agirait même parfois d’une manière de canaliser sa colère. La psychologue allemande Christiane Gelitz affirme même dans une publication scienti que datant de 2006 que le ragot devient un bouclier contre la méchanceté et une alternative à la violence phy- sique. La plume sera toujours plus forte que l’épée.pRendRe le pouls de ses équipesCanalisée, la rumeur ne se limite pas qu’à être un exu- toire. Elle peut également être salvatrice. Nous aurions tort de croire que l’entreprise en tant que communauté humaine organisée serait exempte des vicissitudes de l’existence. Le ragot en est même son sel. Car il s’agit d’une manière de communiquer vieille comme le monde. Rumeur et autres commérages peuvent être un bon indicateur du climat qui règne au sein de vos équipes. En particulier à l’orée d’un événe- ment qui va bouleverser la vie de l’entreprise. Une fusion-ac- quisition, une restructuration, un rachat, une cession voire une promotion en interne ou le licenciement d’un collabo- rateur. La rumeur est un canal de communication, révélateur parmi d’autres des rapports de force qui se jouent dans l’entreprise. « Le plus délicat à gérer dans la rumeur, c’est de connaître son épicentre.Souvent, on ne sait pas d’où cela part. La sagesse impose de ne pas chercher à démentir tout de suite. «Il n’y a pas de fumée sans feu» : démentir c’est avouer qu’on a quelque chose à se reprocher. Pour un patron de réseau, il importe de nommer un responsable qui prend le pouls et s’entourer de proches collaborateurs (directeur de l’enseigne et du développement) permet de désamorcer, tempérer et expliquer sans pour autant nier, explique Fabienne Hervé, fondatrice et dirigeante de FH Conseil, agence spécialisée dans la communication des réseaux de franchise. Surtout, les commérages traduisent bien souvent un délaissement. » Et Bruno Fadda, directeur de Robert Half International France d’ajouter : « Tendre l’oreille au lieu de se plaindre des ragots, cela permet de jauger le climat social, l’état d’esprit des collaborateurs. » En tant que levier de régulation de l’entreprise, la rumeur per- met de prendre le pouls de son entreprise, de ses équipes et d’anticiper de futures tensions tout en assurant un meilleur climat. L’exemple de Bayer qui a racheté Aventis l’illustre bien. Les équipes françaises ont été inquiétées sur le retard social de la  rme allemande au regard de la culture d’en- treprise d’Aventis. Les clichés culturels gon ent alors par la rumeur. Certaines équipes bro- cardent la direction allemande pour son délai de réponse jugé trop long. La culture du secret est alors dénoncée... dans les couloirs entre deux cafés. Si la plupart des informations étaient véraces, il n’empêche que ces inquiétudes entendues ont accouché de nouveauxcabinet conseil en innovation managériale tempère : « La base de la performance, c’est la con ance. On doit passer de l’implicite à l’explicite. Sinon on donne libre cours aux fantasmes. La rumeur à des  ns d’intelligence écono-de fait non maîtrisable ».Pour prévenir la mue d’un cancan en rumeur destructrice, la véracité du démenti ou du complément d’information sera alors primordiale. L’historien Paul Veyn a ainsi théorisé le concept de centre de vérité.organisation, il existe toujours plusieurs niveaux de croyances et plusieurs régimes de vérité. Ce n’est pas toujours binaire. Dans nos sociétés contempo- raines, les premiers niveaux sont les médias, la justice, les institutions publiques, laecoreseau.fr]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREREGIONS & TERRITOIRES : EcoRéseau Business s’attache à décrire les innovations des territoires en France concernant une thématique particulièreInnovations locales dans les médiasMécano des canauxLes frontières entre les nouvelles techno- logies et les médias traditionnels (presse écrite, chaînes de télévision...) s’étiolent pour donner naissance à des entités d’un nouveau genre.plan technologique, mais ne rentrent pas dans le schéma d’un incubateur classique parce que le cadre ne corres- pond pas forcément ou que leur poids économique n’est pas assez fort, en dépit de leur intérêt. Nous avons vocation à intégrer ces pro ls», ex- plique Julien Kostrèche. La jeune société Swarmbird, spécialisée dans « l’édito- rialisation» des contenus sur Twitter en apportant des solutions d’organisation et d’ordonnancement des contri- butions, fait partie de ces pro-  ls. « Il s’agit dans ce cas de créer une véritable rédaction sur Twitter », ajoute-t-il. Le Médiacampus, inauguré endéveloppeurs issus d’écoles voisines, a n de mener des travaux sur les formes de narration du journalisme », souligne Estelle Prusker, Content manager au sein du Médiacampus.nouvelle Relation médias et entRepRisesSi les projets d’innovation médiatique de la région Pays-de-la-Loire épousent l’avenir sans hésitation, d’autres territoires ne sont pas en reste, à l’image deplets et mis à jour en même temps que la communication des entreprises clientes elles- mêmes. Michelin, Volvo, Li- magrain, ou encore la SNCF sont quelques-uns des clients de Dedicast.Du côté du groupe de presse quotidienne régionale Sud Ouest, un incubateur a vu le jour en 2016. Baptisé Théo- phraste – tel le père fondateur de la presse – le laboratoire de l’innovation se focalise sur des thématiques au car- refour de l’information et des services de proximité. Lepotentiellement intéressants pour le public. L’un des projets symboliques des nouvelles tendances concerne la jeune société Mediego, hébergée par l’INRIA et spécialisée dans l’analyse comportementale des publics du groupe en vue de proposer des recomman- dations par af nités. Le Big Data et la génération d’algo- rithmes en temps réel sont au cœur de cette démarche en constante amélioration censée augmenter l’ef cacité de la plateforme de diffusion en ligne France.tv (ex-Pluzz). Pour Eric Scherer, directeur de la prospective au sein du groupe France Télévisions : « La télévision en général cherche à rattraper son re- tard en matière d’innovation numérique. Une mutation qui passe par des changements importants relatifs aux mo- des de consommation et aux usages. Le haut débit et le développement des appareils mobiles jouent bien sûr un rôle central dans cette évo- lution ».D’autres groupes audiovisuels ayant pignon sur rue adoptent ce virage vers une télévision d’une nouvelle ère, en créant notamment leur propre incu- bateur comme l’a fait il y a quelques années Canal+, et plus récemment TF1. Chez ce dernier, les start-up sélec- tionnées ré échissent aux nouveaux produits et services de la chaîne en s’appuyant sur les technologies innovantes. Sont concernées les distribu- tions de contenus VOD, les productions de contenus, les éditions de jeux, ou encore la régie publicitaire. L’une de ses grandes nouveautés est son offre de contenu.s numé- riques XTRA qui ciblent les jeunes générations avec des web-séries et des productions digitales exclusives.Par Mathieu NeuLa télévision, les journaux, les sites internet... A chaque support son canal de com- munication. Encore ancrée dans l’esprit de nombreux directeurs de publication et de programmation il y a une dizaine d’années, cette vision du panorama médiatique volecluster nantais qui fédère les acteurs de la communication et de l’information autour de projets numériques. France 3 Bretagne, France 3 Pays- de-la-Loire, Le Journal des Entreprises, Presse Océan, ou encore Le Télégramme sont quelques-unes des structures membres de ce vaste cluster.Service de proximité, contenus originaux, personnalisation de l’info, Big Data... La presseet la communication fontleur mueaujourd’hui en éclats. L’heure est au décloisonnement, au rapprochement de savoir-faire jusque-là séparés.« clusteRisation » de l’innovation« Notre but est de créer une ouverture vers d’autres ac- teurs pour favoriser l’inno- vation en regroupant autour des médias des écoles d’infor- matique, des agences de com- munication, des start-up », décrit Julien Kostrèche, co- fondateur de Ouest Médialab,S’appuyer sur le potentiel des nouvelles technologies pour faire évoluer les offres média- tiques semble être désormais un axe de travail pour de nombreuses sociétés du sec- teur. Le « datajournalisme » ou encore la valorisation des archives  gurent au cœur des projets. Implanté sur le terri- toire nantais, Ouest Médialab s’apprête à ouvrir un incuba- teur ayant vocation à nourrir cette dynamique. « Certains acteurs sont porteurs de so- lutions intéressantes sur unseptembre prochain, s’inscrit également dans cette nou- velle approche. Il regroupe notamment l’école de com- munication SciencesCom, la télévision locale TéléNantes et des entreprises du secteur tertiaire. Sur ce même site, des moyens techniques et des ressources seront apportés par TéléNantes ou des parte- naires comme L’Express ou France TV. « L’objectif est de confronter les regards des journalistes avec les points de vue des designers, desl’Auvergne Rhône-Alpes. Née sous la houlette du groupe de presse Centre France-La Mon- tagne, la société stéphanoise Dedicast s’impose comme une référence du marché de l’af chage dynamique pour informer les collaborateurs et offrir des contenus médias multi-supports. L’af chage dynamique forme un outil de communication straté- gique mêlant interactivité et contenus informatifs de type photos, vidéos, incluant des bandeaux dé lants. En plus de l’expérience apportée par Centre France-La Montagne en terme de contenus d’in- formations, la société Adista, spécialiste de la transforma- tion numérique, apporte sa pierre à l’édifice avec ses développements logiciels. L’association directe avec les médias permet de fournir des contenus d’information com-journal Sud Ouest projette d’entrer au capital de certaines start-up hébergées au sein de la structure, en contrepartie d’espaces publicitaires de type « Media for equity ». Ces jeunes pousses, qui ont ainsi accès à une base de près de 7000 clients BtoB, œuvrent généralement dans le numérique et le design.analyse compoRtementale et nouvelle èRe de la téléEn Île-de-France, France TV joue les premiers rôles sur le terrain de l’innovation. Le groupe s’est rapproché de l’Institut national de recherche en informatique et en automa- tique (INRIA), dans le cadre d’un partenariat, a n que ce dernier adapte ses recherches pour se pencher sur les dé- veloppements numériques16 Juillet-août - n°42Bientôt dans les musées ?]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREHEXAGONE : EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l’actualité française, a n de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)Les tricheurs des réseaux sociauxQuand les cracks achètent des clicsAcheter des fans, des likes ou des followers ? Rien de plus simple. Nombre de personnalités et de grandes marques ont recours à ce procédé plus que douteux.Par Yann Petiteauxgagneur. L’avocat spécialisé estime que la régulation du marché viendra non pas des autorités, mais directement des géants du Web (Google, Apple, Facebook, Amazon...) « car ils vont estimer que ces pratiques leur font perdre des recettes publicitaires ». D’ailleurs, ces géants ne se privent pas de sanctionner les contrevenants. Ce fut le cas notamment  n 2013 quand le site de partage de vidéos Youtube a tapé sur les doigts de Sony et Universal. Ces mastodontes de l’indus- trie musicale avaient dopé arti ciellement le nombre de vues de certaines de leurs têtes de gondole (Britney Spears, Michael Jackson, Beyonce...). YouTube a répli- qué vertement en les privant du jour au lendemain de plus d’un milliard de vues pour Universal et de plus de 800 millions pour Sony. La plateforme en a pro té pour supprimer des contenus et suspendre un certain nombre de comptes en vertu d’un « renforcement des règle de comptage ». Sony et Univer- sal sont bien loin d’être les seuls à se faire épingler. Des marques comme Mercedes, Pepsi ou Louis Vuitton ont également été soupçonnées d’avoir acheté des followers sur le réseau social Twitter. Selon Luc-Marie Augagneur, la régulation pourrait égale- ment intervenir du côté des consommateurs eux-mêmes, susceptibles de délaisser une marque ou une star dont il serait avéré qu’elle recourt à ce genre de pratique douteuse. « Le fait d’être pris à doperLa valeur n’attend point le nombre des années. Mais elle s’évalue désormais à l’aune d’un indice d’un genre nou- veau : celui des likes/fans/ followers accumulés sur les réseaux sociaux. « Dans l’économie numérique, le changement de paradigme fondamental, c’est ce que l’on appelle en droit de la concurrence les marchés bifaces, à savoir une pre- mière face qui consiste à accumuler de l’audience, et une seconde face qui vise à valoriser cette audience », analyse Luc-Marie Auga- gneur, avocat spécialisé dans l’économie numérique (Fiducial legal by Lamy). Ce modèle, dont l’exemple-type est Google, est le modèle classique des médias qui s’est généralisé à l’ensemble du secteur digital. Résultat : plus on a de visibilité, plus on a de capacité à attirer des clients. Les grandes marques, les politiques et les stars du showbiz l’ont bien compris : la première étape de la compétition éco- nomique est désormais celle de la visibilité sur les mo- teurs de recherche et dans les réseaux sociaux.maRché GRisCette course effrénée à la conquête d’une masse tou- jours plus conséquente de fans conduit à des stratégies plus que douteuses d’achat de likes qui permettent debooster aussi ef cacement qu’arti ciellement l’audience d’une personnalité ou d’une marque sur la Toile. « Le dopage de la notoriété est un marché gris voire un marché noir où des gens sont payés à produire en masse des likes ou des fol- lowers, explique Luc-Marie Augagneur. Ainsi, en Asie, existe-t-il des fermes à clics où des gens passent leurs journées à créer des faux comptes et générer des likes arti ciellement. Dans cer- tains pays comme le Ban- gladesh, les méthodes sont encore plus artisanales. Des petites mains constituant le digital labor et font ces basses besognes à très bas coût. » Une autre technique est pratiquée par des sites comme likebaguette.com en vue d’accroître sa notoriété en ligne : l’échange de likes entre internautes. Et lorsqu’il ne s’agit pas d’humains, ce sont des robots informatiques qui créent à la chaîne des faux comptes sur les réseaux sociaux dans l’objectif de vendre un maximum de fans. Marginales ? Ces pratiques de production arti cielle et d’achat de fans/likes/fol- lowers ne le sont pas. « Sur 330 millions de comptes Twitter, on estime que 50 millions sont des comptes de robots », souligne Luc-Marie Augagneur.boRdeR lineDésormais, rien n’est plussimple que d’acheter de l’audience. Une foule de sites dédiés (easylikes. fr, acheter-de-fans.com, scofylike.com, fastlike.fr, buyfollowers.fr...) proposent d’acquérir des milliers de fans (sur Facebook, Twit- ter, YouTube, Instagram...) pour seulement quelquesles gens qui vont générer des likes artificiels ? », questionne l’avocat. Dans ce second cas de  gure, on tombe manifestement dans des pratiques commerciales black hat (techniques de référencement douteuses). « Certes, poursuit l’avocat, il n’existe à ce jour aucunser car cela n’est pas détecté comme du spam, répond un responsable de Scofylike, qui a accepté d’échanger avec nous par e-mail. Côté clients, cela reste similaire à sponsoriser une publicité Facebook en faisant appel à la régie pub de Facebook. Ce n’est pas de la triche, maisSur 330 millions de comptes Twitter,on estime que 50 millions sont des comptes de robots. La régulation du marché viendra non pas des autorités, mais directement des GAFA ou des consommateurs18 Juillet-août - n°42L’exposition, à n’importe quel prix ?dizaines d’euros. Des plate- formes de microservices comme l’Américain  verr. com ou le Français 5euros. com permettent également, pour une poignée d’euros, d’acheter des centaines de visiteurs, de fans, de vues... Alors, triche ou pas triche ? Pour Luc-Marie Augagneur, c’est une pratique border line. « Où est la frontière entre le recours à un in uenceur qui va employer des techniques publicitaires classiques ettexte en France ni en Eu- rope stipulant que l’on ne peut pas acheter des clics. Mais le fait de faire croire au consommateur que tant de personnes vous suivent, c’est de la publicité trompeuse, une pratique commerciale déloyale. Il n’y a pas encore de jurisprudence aujourd’hui pour le dire avec certitude, mais ce genre de pratique est sanctionnable. » « Le procédé est légal dans le sens où les réseaux sociaux laissent pas-de la publicité. Par contre, certains services sont liés à de la triche, comme l’achat d’avis Google. »détecteR l’inFRactionS’il y a infraction, la dif culté reste encore de la détecter. « C’est très compliqué, car cela impliquerait d’aller en- quêter jusqu’en Chine ou au Bangladesh, or cela n’est pas une priorité pour les autori- tés », précise Luc-Marie Au-arti ciellement.rité par l’achat de clics peut avoir de fâcheuses consé- quences commerciales », avertit l’avocat.sa popula-]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[PROSPECTIVE : Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une  ction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l’avis d’un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésFact-checking (FC) en 2050« Vérif’moi si tu peux... »L’ère de l’infobésité et de l’interactivité obligent à une véri cation constante des médias, des citoyens et bientôt des robots. Et ce n’est pas près de s’arrêter...la route aux clandestins. J’ai dit que j’avais vu la liesse de mes propres yeux, les retrou- vailles de familles venues de Tijuana et les bienfaits que cela avait procuré. Une exagération anodine, pour mieux marquer les esprits. Les algorithmes de la start-up Les Décodeurs, qui vend ses prestations à tous les mé- dias, ont disséqué la vidéo et prouvé par mes différentes réservations et activités en ligne que j’étais à Paris à ce moment. La meute s’est alors acharnée à mettre à jour le reste de mes in mes ampli cations, me forçant, alors fraîchement élu, à dé- missionner ! Juste pour ça ! C’est une cabale, orches- trée en sous-main par notre parti adverse, « En Route ! ». L’hologrammed’EcoRéseau Business vient de m’annoncer que les ténors d’En Avant ! me lâchent désormais. J’enragede ces véri cations instanta- nées et soi-disant profession- nalisées. Ne sommes-nous pas allés trop loin ? Qu’il est loin le temps où un seul site américain, PolitiFact.com, éditait un baromètre de la vérité, « Truth-O-Meter », constituant un modèle du genre et se voyant même ré- compensé par un prix Pulitzer en 2009. L’« Obameter » qui permettait de suivre l’état d’avancement de plus de 500 promesses faites par le président américain lors de la campagne présidentielle de 2008 était une bonne idée. Mais par la suite les choses n’ont-elles pas déraillé ? En France les sites d’information en ligne Rue89, Mediapart, Slate ou Arrêt sur images s’y sont mis. La presse tradi- tionnelleasuivi.Libération a fait naître une rubrique « Désintox », Le Journal du dimanche a publié « Le dé-tecteur de mensonge »et Le Monde a lancéson blog « qui enquêteavec les internautes » intitulé Les Déco- deurs, devenu plustard une start-up lu- crative. Même Googlemonte des crosschecksen partenariat avecdes rédactions – ill’a fait la premièrefois en 2017 pour la présidentielle fran-çaise – pour traquerles informations douteuses sur le Web. Facebook rémunère ceux qui signalent des « fake news » et il suf t que deux fact-checkeurs estiment qu’il s’agit d’une fausse informa- tion pour que celle-ci porte la mention « contestée par des tiers ». N’en avons-nous pas marredecescontre-enquê- teurs qui soi-disant démêlent le vrai du faux à partir de sources  ables, transparentes,Par Julien TarbyPierre-Marie N., salle des Fêtes de Belfort, déclaration à la presse le 14 juin 2050 : « Que n’ai-je pas regretté ce faux pas ! Ma campagne pour les élections législatives 2050 s’était remarquablement pas- sée, aussi bien dans le monde physique des meetings et marchés de la circonscription que sur les réseaux sociaux. Les votes en ligne avaient à peine donné leur verdict – je devenais député du Territoire de Belfort sous la bannière duparti«EnAvant»–que cet odieux fact-checking me rattrapait. Un petit mélange habile sur mon CV entre leMaster et le MBA de mon école de commerce – c’était ilya30ans–etunein me exagération de durée quant à ma mission humanitaire au Bengladesh... étaient passés avec succès sous les fourches caudines des journalistes, des citoyens vérificateurs ou des algorithmes. Mais lors de mon dernier discours ici-même, grisé par vous et mes déclarations pro-im- migration, j’ai déclaré que j’étais présent à San Diego lorsdeladestructiondumur érigé il y a 30 ans par Donald Trump, entre le Mexique et les Etats-Unis, pour barrerémanant d’organismes de référence ? Il n’y a plus de spontanéité possible ! Les politiques ne peuvent plus raconter de belles histoires, mettre en valeur leurs argu- ments ! Nous vivons dans u.ne tyrannie de la cohérence ! Non ? Qu’en pensez-vous ? Maispourquoitoutlemonde est-il parti de la salle ? »Benjamin Sabbah, Responsable Cellule Usages & Prospection, direction commerciale France de l’Agence France-Presse, qui enseigne l’économie des médias à l’ESJ- Sciences Po Lille :« La notion de "deuxième écran", une réalité aujourd’hui »Qu’est pour vous le fact-checking (FC) et pourquoi en parle-t-on plus ?Les fondamentaux du journalisme consistent à sortir de l’info, ou quand l’info est sortie par d’autres, à la véri er puis à y ajouter des détails. D’habitude le job consiste à écarter les éléments faux de l’article. Le FC se concentre au contraire sur les éléments erronés. Il devient primordial à l’heure de l’infobésité. Les fake news, et auparavant les rumeurs, ont toujours existé. Mais ce qui est nouveau est cette intention de tromper le public pour faire de l’argent. On connaissait la volon- té des médias porte-paroles de gouvernement exerçant du soft-power voire de la manipulation de foule, mais on découvre la volonté de certaines personnes sur la Toile de raconter des choses hallucinantes pour provoquer un buzz. Les clics sont autant de publicités lucratives pour eux. Le FC s’est donc imposé. En France les Dé- codeurs du Monde ont vraiment initié le mouvement. 2006 a été une année charnière. Est apparue la notion de deuxième écran. Pendant qu’on regarde un évène- ment sur l’un, on véri e la résonnance sur l’autre. Le« live tweet » permet de « debunker » des contre-véri- tés en direct.Y a-t-il dans cette pratique uniquement du positif ?Je le pense. Des centaines de rumeurs se propagent chaque jour par la Toile, et il faut un pendant. Mais le job des médias est de relayer des informations vraies, pas de démanteler des fausses nouvelles et de retrou- ver leur origine. Il est irrationnel économiquement que tout le monde véri e de son côté, alors que la crise de la presse oblige à une masse salariale contrainte. C’est peut-être le job d’une agence, ou d’un nouvel acteur qui inventera un nouveau modèle. Et qui se servira certai- nement des robots à reconnaissance vocale. Les dis- cours seront enregistrés au peigne  n et les données énoncées, précisément véri ées. Entre l’intelligence arti cielle et l’intelligence humaine des journalistes existe un entre-deux: le crowd-sourcing, avec des informations qui comportent une certaine couleur de  abilité selon l’avis de la communauté, comme Slate l’a initié.Comment entrevoyez-vous le futur ?Nous vivons ce paradoxe post-moderne d’une société de l’information où les organes de presse ferment les uns après les autres ou suppriment des postes. Les citoyens, consommateurs, travailleurs, électeurs, mili- tants... prennent conscience qu’ils doivent être les plus informés possible, mais ils ne veulent pas payer l’infor- mation, surtout en ligne. Nous en sortirons forcément, les nouvelles générations vont s’habituer à rémunérer ceux qui les renseignent intelligemment et sûrement. Ce qui passe aussi par des services personnalisés. J’imagine des start-up spécialisées dans le FC, vendant leur prestation aux médias, aidées par les technologies. Mais je crois que le salut passera surtout par l’éduca- tion de nos enfants en matière de médias, a n de ré- tablir la con ance au sein du triangle population-poli- tiques-journalistes. Des gens éclairés ne verront plus des complots dans chaque déclaration inexacte. Il en va de la salubrité de notre démocratie.Propos recueillis par JTTricheurs et mysti ca- teurs auront à craindre un nouveau type de Sherlock Holmes...ecoreseau.fr19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[club entRepRendReBaromètre & TendancesBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l’entrepreneuriat, picorés de-ci de-làQuelles nouveautés administratives pour les auto-entrepreneurs ? Qu’est ce que le French Tech visa ? Pourquoi la Silicon Valley arrive-t-elle à Nantes ? Quelles sont les qualités réellement attendues par les salariés à l’égard de leur manager ? En quoi la timidité est-elle une qualité pour les dirigeants d’entreprise ? Autant de questions qui trouvent des éclairages dans les colonnes ci-dessous. Bonne lecture.Le carnet des nominationsen partenariat avecuChampagne henriotGuillaume Cocude, 56 ans, HEC (1982)est nommé directeur général de Champagne HenriotuCiC (groupe Crédit mutuel)Daniel Baal, 59 ans, diplôme en gestion de  nance est promu directeur général du CICuCommission de régulation de l’énergie (Cre)Brice Bohuon, 38 ans, ENA (2007)est nommé directeur général de la CREuCommission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil)ean Lessi, 34 ans, ENA (2009)Jean Lessi est nommé secrétaire général de la CNILueiffage ConstruCtion (groupe eiffage) Olivier Genis, 56 ans, ESTP Paris (1983)a été promu président d’Eiffage ConstructionufranCe info (groupe radio franCe) Vincent Giret, 55 ans, CFJ (1984)est nommé directeur de France InfouparrotGilles Labossière, 56 ans, HEC (1984)est promu directeur général délégué de Parroturent a CarAnne-Catherine Pechinot, NEOMA Business School Rouen (1993)a été nommée directeur général délégué de Rent a Carurezidor hotel group (groupe Carlson rezidor)Federico Gonzalez Tejera, master commerce et  nance internationaux de l’ESCP Europe (1989)est promu président-directeur général de Rezidor Hotel GroupusodexoDenis Machuel, 53 ans, occupait, depuis 2016, le poste de directeur général de l’activité Services aux particu- liers et à domicile de Sodexoest promu directeur général groupe de SodexoVOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideursFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frqui font le business en France ! Un incubateur créé par un entrepre- neur de la Silicon Valley à NantesAprès plusieurs start-up créées avec succès aux Etats-Unis, Rob Spiro a décidé de s’installer à Nantes pour y créer Imagination Machine. Cet incubateur qui se veut un « world-class start-up accelerator » a pour but de transformer les idées en start-up. L’incubateur sélectionnera dix projets répartis en deux promotions. Et les candidats risquent d’êtrenombreux ! En effet, chaque lauréat pourra béné cier de 100000 euros d’investissement : 85000 euros qui serviront à  nancer des études de marché, des parrainages, du conseil ou encore des investissements endesign ou en formation, et 15000 euros en cash. Si l’incubateur se trouve à Nantes, il n’est pas limité aux seuls projets nantais : des start-up de toute l’Europe pourront postuler pour venir s’installer au sein de la Cantine numérique, a n de se faire accompagner dans la recherche de leur marché, et de  nancements. Pour bien embaucher dans la tech, en- core faut-il avoir des locaux attractifsC’est en substance ce que révèle l’enquête Paris Work Place réalisée par Ifop pour la société Foncière Lyonnaise. Parmi les 2800 personnes interrogées, travaillant aussi bien en start-up qu’en entreprises traditionnelles, les salariés de la tech considèrent que les bureaux ont compté dans le choix de leur poste, contre 30% seulement dans les entreprises traditionnelles. Ces derniers tentent de rester au bureau le moins possible pour 57% d’entre eux, alors que 82% des salariés des entreprises tech aiment passer du temps au bureau. Des entreprises tech où les échanges sont favorisés, avec 70% des dirigeants qui s’installent au sein de leurs équipes contre seulement 14% dans les entreprises classiques. Malgré les taux bas, les petites entre- prises accèdent plus dif cilement au créditD’après les données de la Banque de France, les taux bas poussent les entreprises à s’endetter. En février, les encours des crédits aux PME progressaient de 2,8% sur un an, tandis qu’en mars, l’encours des crédits aux équipements af chait une hausse de6,3% sur les douze derniers mois. Les très petites entreprises ne profitent cependant pas de cette tendance. Les TPE de moins de dix salariés n’ont obtenu un crédit que dans 82% des cas contre 85%  n 2016. Le nombre de créditsde trésorerie accordés à des TPEpour  nancer l’exploitation del’entreprise a, lui aussi, reculé,passant de 70% à  n 2016 à66% début 2017. Les PME enrevanche ont les faveurs desbanques : au premier trimestre2017, elles ont obtenu un crédit d’investissement dans 94% des cas. Une tendance qui s’explique par la fragilité structurelle des petites entreprises, et qui pousse certaines régions à mettre en place des fonds de garantie pour permettre à ces petites pousses de débloquer leur prêt. Les salariés  ers de leur patron, mais pas pour leur performanceD’après une étude OpinionWay pour Salesforce, les performances économiques n’arrivent qu’en cinquième position des motifs pour lesquels les salariés sont  ers de leur patron. Ils sont d’ailleurs 73% à juger positivement les actions de leur manager, et sont 55% à en être  ers. Les raisonsde leur  erté ? D’abord leurproximité avec les salariés(35%), puis leur personna-lité (33%), leur vision (30%),leurs valeurs (28%), et en n,donc, leurs performances. 41%des sondés estiment égale-ment que leur supérieur doit« s’impliquer ailleurs », c’est-à-dire se lancer dans des combats qui dépassent l’entreprise. Parmi ces « combats », l’écologie et les questions de société sont plébiscitées. Emmanuel Macron lance le French Tech Visa à VivaTechnologyC’est lors de sa visite au salon VivaTechnology que le président de la République a of ciellement lancé le French Tech Visa. Ce nouveau visa a pour but d’attirer les talents étrangers de la tech en France. Il s’appuie pour cela sur l’écosystème créé par la French Tech : tout entrepreneur étranger qui au- rait été accepté dans l’un des 41 incubateurs ou accélérateurs partenaires, mais aussi tout salarié étranger d’une start-up lauréate du Pass French20 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre & Tendancesclub entRepRendRetech, ainsi que tout investisseur inter- national, aura accès à une procédure accélérée pour obtenir une carte de séjour de quatre ans en France, ainsi que pour sa famille. Un titre que tous les béné ciaires peuvent renouveler. De quoi permettre à l’écosystème de start-up français d’attirer les talents du monde entier. Vous êtes introverti ? Vous avez plus de chance d’être un bon patron !Halte aux idées reçues ! Une étude de la Harvard Business Review montre que les qualités pour faire un bon ma- nager ne sont pas forcément celles que l’on croit ! L’étude a, en effet, analysé le comportement de 17000 cadres et 2000 patrons sur dix années avant de déterminer quelles sont les traits de personnalité que doit avoir le manager pour avoir le plus de chances de monter dans la hiérarchie. Et les résultats sont surprenants : la moitié des managers les plus performants ont des personnalités introverties, et de manière générale, ils n’ont pas les trajectoires de carrières aussi lisses que l’on peut imaginer. Seuls 7% des dirigeants d’entreprise aux Etats-Unis viennent, par exemple, d’une grande école, et 8% n’ont jamais été diplômés. L’étude met également en avant les quatre traits de person- nalité du manager idéal : l’aptitude à nouer des liens avec les acteurs d’un projet, savoir s’adapter au changement, être  able mais aussi constant dans sa réussite, et en n, savoir prendre desdécisions rapidement. Quatre qualités que les personnalités introverties sont plus susceptibles de cumuler d’après la Harvard Business Review... Bilan 2016 positif pour le réseau Initiative FranceC’est un bilan positif que met en avant Initiative France pour l’année 2016. Celui-ci a, en effet, soutenu 4% d’en- treprises de plus qu’en 2015, et créé 8% d’emplois supplémentaires, soit 44155emplois créés ou préservés, au to- tal, grâce à son intervention. Le réseau met en avant 1,33 milliard d’euros investis par le réseau etses partenaires bancaires dans les en- treprises qu’il a souhaité accompagner. Notons d’ailleurs que sur les 16700 entreprises créées ou reprises, 61% l’ont été par des demandeurs d’emploi, 39% par des femmes et 26% par des porteurs de projet de plus de 45 ans. Les start-up de l’intelligence arti cielle séduisent de plus en plusD’après une étude menée par CB In- sights, les rachats de start-up spécia- lisées dans l’intelligence arti cielle ont doublé lors du premiers trimestre 2017. 34 ont ainsi été rachetées sur cette période. Si la frénésie touche, à ce jour, surtout les Etats-Unis, deplus en plus de start-up en France se réclament de l’intelligence arti cielle. Celles-ci se positionnent sur des ser- vices spéci ques des entreprises, qui viennent compléter l’offre des grands groupes. On en retrouve ainsi princi- palement dans le domaine médical, dans le transport ou dans la Fintech. Le G20 des Entrepreneurs derrière MacronLes 15 et 16 juin derniers, la délégation d’entrepreneurs français participant au G20 des Entrepreneurs s’est rendue à Berlin a n d’émettre des recomman-avecCommenter la coordination de(s) conjonctions favorables dans ce début de quinquennat ?Mais, après tout, si on avait recours à la grammaire ?Ou les patrons sont moins moroses ou ils sont plus enthousiastes. En tout cas, leur optimisme a bondi de 10 points en mai- juin, atteignant même dans les entreprisesDe l’usage des conjonctionset à près des trois quarts qu’il mènera une politique cohérente.Plus de la moitié des interrogés sont con ants dans les perspectives pour leur entreprise les 12 prochains mois. Un sur deux projette cette embellie sur l’économie française dans son ensemble.Donc rien d’étonnant à ce que le souhait d’Emmanuel Macron de recourir aux ordonnances pour réformer le Code du travail soit perçu comme une bonne chose par 63%.Or cette même réforme n’arrivait qu’en cinquième position de leurs attentes en avril, loin derrière la baisse de la  sca- lité à laquelle leur croissance est aussi subordonnée.Ni volte-face ni angélisme à tout crin pourponctuer leurs positions.Car ils ont besoin d’avoir les coudées plus franches pour se développer.Peut-être, simplement, une envie de recon- quête qui les pousse à croire à la promesse de jours meilleurs.Du bon usage, demain, des conjonctions favorables d’aujourd’hui...Béatrice Genoux Planneur stratégique CCI FranceRetrouvez l’intégralité des résultats de la Grande Consultation sur www.grandeconsultation.frcci.fr de moins de 10 salariés son meilleur score depuis le début de notre baromètre en 2015. Et le changement leur va bien, l’élection du nouveau président de la Républiquedopant leur moral.Effet de style ? La conjonction de (la) coordination des ministres fait dire à 75% d’entre eux que ce premier gouvernement prendra en compte leurs préoccupations21ecoreseau.frJugement de valeurs]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[club entRepRendReBaromètre & Tendancesdations aux gouvernements avant le G20 Politique. Cette année, suite à l’élection récente d’Em- manuel Macron, les entrepreneurs français ont souhaité soutenir la vision d’Emmanuel Macron, comme l’explique Ronan Pelloux, le co-fondateur de Creads et co-sherpa de la délégation avec Emilie Legoff, dans les colonnes de Frenchweb. Ce dernier se félicite ainsi de retrouver dans les propositions d’Emmanuel Macron des propositions soutenues depuis plusieurs années par les dé- légations françaises du G20 des Entrepreneurs et Citizen Entrepreneurs. Parmi ces propositions : l’annonce d’un fonds de 10 milliards d’euros pour l’innovation, l’incitation à l’investissement dans l’économie réelle, la prise en compte d’un droit à l’erreur, l’ouverture of cielle du French Tech Visa, la diminution du risque prudhommal et en n la possibilité d’avoir plus de souplesse dans l’organisation du travail en faisant prévaloir les accords d’entreprise sur les accords de branche. Vent d’optimisme pour les entrepreneurs françaisUn sondage Opinionway réalisé pour la CCI France, LaTribune et Europe 1 montre que les entrepreneurs françaisrenouent avec l’optimisme. L’indicateur d’optimisme dusondage s’élève en effet à 116, soit son meilleur niveaudepuis septembre 2015. Dans le détail, la con ance des en-trepreneurs atteint 37%, là où l’optimisme atteint 39%, soitdix points de plus en un mois, dans le sillage de l’électionprésidentielle. Et ces entrepreneurs semblent égalementvoir l’avenir en rose, puisqu’ils sont 68% à estimer que lesperspectives de développement de leur activité sur un ansont favorables, mais surtout, ils sont 50% à estimer que les perspectives de l’économie française sont favorables, soit 37% de plus que le mois dernier. Concernant l’économie mondiale, ils sont également 48% à rester optimistes, soit 24% de plus qu’en mars. Un logiciel anti-fraude obligatoire pour les entreprises et certains auto-en- trepreneursLe premier janvier 2018 entrera en vigueur l’obligation pour les entreprises d’utiliser un logiciel sécurisé et certi é pour leurs factures, selon la loi de Finances pour 2016. Une mesure qui a pour but de lutter contre la fraude, notamment via des logiciels non certi és, permettant de modi er les entrées et sorties d’argent. Parmi les concernés, les auto-entrepre- neurs ont brandi le fait que cela compliquait encore leurs démarches administratives. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a donc décidé de limiter cette obligation aux seuls logiciels de caisse, à savoir ceuxqui impliquent une vente au comptoir. Une mesure qui va concerner 76000 auto-entrepreneurs, ainsi que l’ensemble des entreprises françaises. Du 12 au 14 juillet 2017 : le Tech Open Air à BerlinParce que l’entrepreneuriat ne se passe pas qu’en France, TOA Berlin vous propose de venir passer trois jours de festival dédié aux start-up et à l’innovation dans la capitale allemande. Au programme, des prises de parole d’entrepreneurs, artistes ou encore scienti-  ques berlinois. Plus d’informations sur toa.berlin Du 13 au 14 juillet 2017 : le West Web Festi- val à CarhaixEn juillet, pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable ? Pour sa quatrième édition le West Web Festival revient, en partenariat avec le festival des Vieilles Charrues. Au programme, des rencontres business, des rencontres web, des concerts, et le plaisir de voir regroupés dans un même endroit Arcade Fire, Justice, Michel Edouard Leclerc ou encore Patrick Le Lay. Plus d’informations sur : west-web-festival.fr Le 14 septembre 2017 : le Fundtruck fera étape à Lille !Après Nantes, Bordeaux et Paris en juin, c’est au tour des start-up lilloises de voir débarquer le Fundtruck en septembre. Il permettra à cinq start-up de pitcher devant des fonds d’investissement et des Business Angels qui sélectionneront un vainqueur.Plus d’informations sur : https://fundtruck.com/ Du 12 au 15 juillet 2017 : le Start-up Fest à MontréalEt pour ceux qui veulent networker même en va- cances, le Start-up Fest est pour vous ! Rencontrez l’écosystème entrepreneurial canadien à Montréal, lors de ce festival dédié aux start-up. Plus d’informa- tions sur : startupfestival.comavecethic.frIl existe un « conseil » auquel les chefs d’entreprise ne pensent pas naturelle- ment : le commissaire-priseur. Il s’agitd’un millier de professionnels présents sur l’ensemble du territoire, spécialistes de l’estimation, de l’expertise et de la vente aux enchères publiques. Disposant d’une « double casquette », professions libérales pour les ventes volontaires, of ciers publics et ministériels dans le cadre de l’exercice judiciaire, ils béné cient d’une formation complète et d’une connaissance des biens aussi divers que les objets d’art, les biens d’équipement, les machines outils, les stocks, les fonds de commerce...Ils sont les garants de la valorisation desactifs de l’entreprise. Le commissaire-priseur intervient pour aider le chef d’entreprise et défendre ses intérêts. Certains des biens de l’entreprise qui n’ont pas de valeur comp- table peuvent, en revanche, avoir une réelle valeur marchande. Le commissaire-priseur saura valoriser ce patrimoine.Depuis la loi croissance et activité, le com- missaire-priseur judiciaire est également compétent dans la vente de biens immatériels, qu’il s’agisse d’une marque, d’un brevet... autant de « richesses » qui sont souvent oubliées dans l’estimation de l’entreprise. L’organisation d’une vente aux enchères publiques, qu’elle soit physique ou numé-rique (via interencheres.com et drouotlive. com notamment), permet, de son côté, l'établissement du « juste prix » d'un objet grâce à une confrontation transparente et publique de l'offre et de la demande.Donc plus d’hésitation, adoptez le ré exe commissaire-priseur !Nicolas Moretton Président des CNCPJ« Le ré exe » commissaire-priseur22 Juillet-août - n°42Save the dateJ’aime ma boîte]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[club entRepRendReEnquêteAlors que les besoins en repreneuriat s’accroissent, la professionnalisation est de mise – mais les repreneurs dans l’âme restent rares, quand les cédants doivent faire des efforts...Par Jean-Marie Benoistgrand gaspillage. Faute de repreneurs, les dirigeants de PME ont tendance à rester en place, alors que dans le cas des TPE, elles se contentent de... disparaître. Pour une TPE de moins de trois employés, notamment, une mort naturelle est beaucoup plus probable qu’une reprise. Pourtant, les enjeux, notamment en termes d’emploi, sont d’importance – plus d’un million de postes par an rien que pour les PME et les ETI.des écueils avant RachatUne explication possible à cette disparité est l’absence de législation incitative. Au début des années 2010, l’hu- meur était même à plutôt rendre presque plus dif ciles des opérations de reprise : il était un temps question, dans l’Hémicycle, d’imposer une option de préemption pour les salariés. En comparaison, la création d’entreprise a, elle, été à de nombreuses reprises pousséesouslefeudespro- jecteurs. Cela a poussé lesentrepreneurs dans l’âme à fonder leur entreprise – mais les a du coup détournés de la voie de la reprise.En plus, ces derniers se re- trouvent confrontés à un uni- vers complexe où naviguer.Que l’on ne s’y trompe pas, les torts sont partagés des deux côtés de la barrière : « Les cédants recherchent souvent le repreneur idéal, ce qui est chronophage », souligne Thomas le Dret.de B2B, dans des domaines techniques, le luxe ou encore la mode ; leurs goûts et attentes sont arrêtés, et ne corres- pondent pas nécessairement au marché », souligne Patrick Lemarie, directeur généralL’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre, en rapport avec l’innovation et l’entrepreneuriatLes bonnes pratiques du repreneuriatUn duo sinon rienDes repreneurs sont prêts à tout pour que le cédant ac- cepte en n de lâcher son bébé à un prix raisonnable...80% des opérations de transmission de TPE se déroulent avantles 60 ans du dirigeantOn annonce un boom des cessions d’entre- prises dans les annéesà venir, avec l’arrivée à l’âge delaretraitedesbaby-boomers entrepreneurs – une sorte de grande vague démographique. En fait, la réalité semble plus complexe que cela. Mais les besoins seraient encore plus importants que ce que l’on pensait. En fait, depuis 2011, Alain Tourdjman, directeur des études économiques du Groupe BPCE, et Thomas le Dret, responsable de projets entreprises du Groupe BPCE, se sont penchés sur les ces- sions et les reprises des ETI et plus petites entreprises, avec l’objectif de faire un dénombrement réel, et non une estimation. « Jusqu’à présent, les chiffres avancés étaient des estimations basées entre autres sur l’âge du di- rigeant : on pensait, peu ou prou, que seuls les dirigeants âgés transmettaient leur en-treprise – un a priori complè- tement faux, en fait », explique Alain Tourdjman. Cette nou- velle analyse montre que le marché,jusqu’ici«sous-estimé d’au moins 20% », compte 75000 cessions par an (c’est un dénombrement a minima car il n’inclut pas les professions libérales, les autoentrepreneurs et les transmissions familiales des artisans), réparties entre TPE (45000), PME et ETI (15000) et artisans-commer- çants (15000, a minima donc). « Le principal facteur qui explique une cession est, en fait, la taille de l’entreprise, continue Alain Tourdjman. Plus elle augmente, plus la pro- babilité de reprise augmente. Et c’est en fait très peu lié à l’âge : 80% des opérations de transmission de TPE se déroulent avant les 60 ans du dirigeant. » En fait, la grande vague démographique a déjà commencé, mais elle produit peu de cessions – plutôt un« Bien souvent, celui qui veut vendre ne veut pas l’af cher publiquement, car sinon, la banque s’affole, les clients et les salariés aussi », souligne Gérard Leseur, président de Réseau Entreprendre. Savoir ce qui est disponible demande donc au repreneur potentiel de chercher, activement, et – pour peu qu’il soit sérieux – d’éplucher les dossiers. C’est un processus long : une opé- ration met entre 6 et 24 mois à se conclure. Il en résulte un manquecriantderepreneurs, comparé au nombre de cédants.Cela les pousse également à refuser des offres.Mais la raison principale ex- pliquant le manque criant de reprises est plus fondamen- tale : il y a, sur le marché, une inadéquation entre l’offre et la demande, non seulement numériquement – il y a bien moins de repreneurs que de cédants – mais aussi sur les produits. Les repreneurs ont tendance à privilégier – c’est bien naturel – les entreprises qui se développent, ont du potentiel,unebonnerenta- bilité... « Ils ont envie plutôtd’Intercessio. Les entreprises qui simplement fonctionnent – sans faire trop d’étincelles, mais de façon solide – sont peu regardées. Or elles constituent la grande majorité des offres disponibles.une pRoFessionnali- sation bienvenueLa conjugaison de ce besoin croissant et de la complexité de la démarche provoquent une professionnalisation croissante du milieu. Si des associations commeleCRAouRéseau Entreprendre, qui organisentRèglementationLa loi s’intéresse en n à la repriseS’il existe de nombreuses lois la favorisant, sous une forme ou une autre (administrative,  scale, de  nance- ment...), la transmission d’entreprise a pendant long- temps moins béné cié des faveurs gouvernementales. Même la loi Dutreil de 2003, qui instaurait des allège- ments  scaux (75%) pour les transmissions par donation ou succession sous quelques conditions (notamment des durées minimales d’engagements collectif et individuel de conservation des parts), était principalement destinée à encourager la création d’entreprise. La loi de moderni- sation de l’économie, en 2008, a créé un abattement de 300000 euros dans le cas d’une transmission aux salariés (porté depuis à 500000 euros) ; mais la loi Hamon de 2013, qui instituait notamment une obligation d’information des salariés – avant d’être modi ée par la loi Macron, qui res- treint cette obligation aux ventes de fonds de commerce – était même largement décriée. Mais le vent semble tourner, avec le rapport Dombre-Coste (sur des recom- mandations pour favoriser la transmission) remis en 2015et la loi Travail de l’été dernier. S’il a fait peu de bruit dans la presse, l’article 94 a introduit un changement fonda- mental. Depuis 1928, un repreneur était dans l’obligation de reprendre l’ensemble des salariés affectés à l’acti- vité – tout licenciement économique prononcé avant le transfert par le cédant étant considéré comme nul. Cette reprise systématique et imposée de toute la masse sala- riale pouvait freiner les potentiels nouveaux acquéreurs. La loi El Khomri autorise désormais les licenciements préalables à une reprise, sous certaines conditions: cela ne concerne que les entreprises de plus de 1000 salariés, pour lesquelles le transfert d’une ou plusieurs entités économiques est nécessaire à la sauvegarde d’une partie des emplois, qui envisagent de licencier au moins dix salariés dans une même période d’un mois, et qui acceptent les règles de consultation du Comité d’en- treprise. Un premier pas dans la bonne direction, mais qui reste encore insuf sant aux yeux de certains.24 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[des réseaux de repreneurs et de cédants, existent depuis le milieu des années 80, l’arrivée de conseils spécialisés est, elle, plus récente. Elle est justi ée notamment par le fait qu’une reprise d’entreprise pose des challenges bien particuliers. Sans même parler de réussir la passation de pouvoir dans l’entreprise ou élaborer des axes de développement : il faut préciser sa cible de recherche, puis chercher l’entreprise elle- même, mener les audits ad hoc, et en n – et c’est loin d’être le plus facile – négocier avec le cédant. De plus, la grande majorité des repre- neurs n’ont pas d’expérience entrepreneuriale. Ce sont des cadres, majoritairement entre 40 et 50 ans, parfois issus de grandes entreprises ; ils ne réalisent pas nécessairement le gouffre qu’il y a entre être responsable d’un service et d’une entreprise entière, ne serait-ce qu’en matière ad- ministrative...Pour appréhender tout cela, les formations se dessinent à l’horizon : les Mines de Nancy viennent ainsi de lan- cer le premier programme en France de Mastère consacré au repreneuriat. « Tout est parti du rapport Dombre- Coste de 2015, qui dans ses préconisations incluait la formation du repreneur, ex- plique Prisca Sellen, chargéesix mois aussi, exclusivement consacrée au projet de reprise lui-même, avec un accompa- gnement par un mentor et des professionnels de la reprise », continue Prisca Sellen. Si le programme fonctionne bien, l’Université de Lorraine cher- chera à l’étendre sur tout le territoire.tRucs et astuces pouR une bonne RepRise« Un repreneur peut évaluer un projet sous plusieurs angles : stratégique,  nancier ou ce qu’on pourrait appeler affectif, décrit Patrick Lemarie chez Intercessio. Ces dernières an- nées, la  nance est privilégiée au détriment des deux autres. » Pourtant, une reprise réussie devra incorporer toutes ces approches. S’il est essentiel de se pencher attentivement sur les audits, et d’examiner les chiffres, il est tout aussi important – si ce n’est plus – de nouer avec le cédant de bonnes relations. Dans l’opération de transmission, il est un partenaire, et non un adversaire ! « L’engagement mutuel est essentiel, souligne Bertand Carrot, en charge de la communication et de l’In- ternet au sein de l’association CRA (Cédants et repreneurs d’affaires). Dans l’idéal, le repreneur et le cédant co- construisent le projet dese montrer trop salée, compte tenu des nombreux frais à engager par ailleurs (l’acqui- sition, les coûts administratifs et des experts-comptables, notaires, etc.), et du fait qu’un repreneur investit ses fonds personnels. Une autre option consiste à faire marcher le bouche-à-oreille. « Quand on veut acheter, il faut le faire savoir : CCI, syndicats, ex- perts-comptables, banquiers – tous ceux qui pourraient être susceptibles de faire remonter des informations sur des cessions », souligne Gérard Leseur. C’est l’un des atouts majeurs proposés par les associations dédiées à la reprise, qui regroupent déjà un bon panel d’offres.Mais le plus important est pro- bablement de rester ouvert aux opportunités. C’est, après tout, une qualité entrepreneuriale par excellence... Par exemple, Arthur Brac de la Perrière (37départ, explique Arthur Brac de la Perrière. Mais j’avais appris le métier avec lui, et quand il est apparu qu’il fût intéressé par l’association, j’ai tout de suite dit oui. » Les béné ces ont été multiples : épaulé par un professionnel de longue date, formant un duo vraiment complémentaire, Arthur s’est retrouvé légitimé dès le départ, un atout non négligeable dans les relations avec les clients. Parti de quatre salariés, Metiista en compte aujourd’hui dix, même si la charge de travail reste aussi intensive qu’au premier jour. Et pour lui, le plus importantEnquêtereste l’équipe : « C’est sureux que repose l’entreprise, explique Arthur Brac de la Perrière. Il faut prendre le temps de savoir avec qui l’on travaille. Et il faut avoir de la patience, ne pas se dire qu’on va faire fortune en trois ans, et être prêt à travailler dur... »les petits pluspouR une cession aux petits oiGnons Mais il n’y a pas que les re- preneurs qui doivent plancher sur leur projet : on l’a dit, une transmission implique (au mi- nimum) deux parties. « L'un des travers les plus courants du côté des cédants consiste à s'imaginer que son entre- prise vaut deux fois plus que le prix de marché », souligne Bertrand Carrot. Trop  xés sur la valeur patrimoniale, ils ne raisonnent pas en termes de  ux de trésorerie. Certains dirigeants l'acceptent mal et s'accrochent, pensant que ce n'est qu'une question de temps et qu'ils  niront par recevoir une offre à la hauteur de leurs attentes, mais ils sontsouvent déçus... Par ailleurs, une reprise est, on l’a vu, un processus long, et les cédants ne doivent pas l’oublier. En- suite, « il est indispensable de préparer son entreprise en amont pour la rendre at- tractive », souligne Bertrand Carrot. Séparer l'activité de l'entreprise de son immobilier, bien structurer son person- nel, mettre ses dossiers au carré... Pour bien vendre, il faut se préparer deux ou trois ans à l’avance, tout en continuant ses investissements et son développement. En effet, mettre l’entreprise en roue libre risque de lui faire perdre une grande partie de son attractivité. En fait, il ne faut pas que le seul objectif du cédant soit de recevoir un chèque. S’il s’implique, réfléchit avec le repreneur sur la stratégie à donner à l’entreprise, il augmente les chances de réussite du trans- fert. Attention ce.pendant à ne pas tomber dans l’excès inverse et rester dans l’ombre du nouveau patron, sans jamais vraiment partir...club entRepRendReUn cédant qui peine à partir après rachat ? Certains repreneurs ont la solution...25Un repreneur met entre 6 et 24 moisà conclure une opération. Les candidats se font donc rares, en comparaison du nombre de cédantsde projet Repreneuriat aux Mines de Nancy. Les repre- neurs ne sont pas outillés pour connaître le marché de la reprise, ni faire toutes les démarches, ni conduire la transition. » La formation, qui dure six mois, intègre des composants sur l’indus- trie du futur (les transitions économiques, managériales, écologiques, numériques...) ainsi que les aspects  nan- ciers, juridiques, patronaux, humains, etc., d’une reprise. « Cette première phase est suivie d’une deuxième, detransmission, et ils élaborent ensemble la stratégie de déve- loppement de l’entreprise. » Il faut ensuite ne surtout pas hésiter à s’entourer d’aides, pour combler les manques de compétence en tel ou tel domaine. Tout d’abord, avocats et experts-comptables sont indispensables pour les démarches administratives, et sont de précieux conseils. « Une possibilité, pour faciliter les recherches, est d’embau- cher un chasseur, mais le coût est souvent élevé », remarque Gérard Leseur. La facture peutans) a repris, en 2011, JMT Peinture, dans le Lyonnais, pour la transformer en une entreprise spécialisée dans le domaine de l’éco-rénova- tion, Metiista. Voulant aller dans ce secteur d’activité, mais n’étant pas du métier, et n’ayant pas l’expérience pour se lancer seul (conclu- sion atteinte après sept mois d’apprentissage chez JMT Peinture), il s’est tourné vers la reprise – et, fait inhabituel, il s’est associé avec un ancien chef d’équipe de la société. « Ce n’était pas prévu auecoreseau.fr]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[club entRepRendReNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Dans cette rubrique EcoRéseau Business met à l’honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu’il (elle) a un pro l atypique,parce que son entreprise évolue dans un secteur unique ou parce qu’il (elle) a eu l’idée de sa boîte d’une manière peu conventionnelleJulia Sedefdjian, chef étoilée de 22 ans Etoile montanteElle a pris la tête des Fables de la Fontaine en février 2015, et est parvenue à con rmer le macaron de l’établissement. Rencontre avec une jeune chef atypique et précoce.dèle Anne-Sophie Pic, petite femme énergique héritière d'étoiles, et surtout charis- matique. « On apprend tous les jours en management. Au début il m’était facile d’être sympathique en tant que sous-chef, car le chef mettait une grosse pression à l’équipe. Aujourd’hui je suis en première ligne, alors que je n’aime pas être la méchante de service. Il faut dédramati- ser, nous ne sauvons pas des vies, cependant la rigueur est essentielle. J’ai la blague fa- cile, mais j’aime que cela  le droit, surtout quand les clients sont là », nuance celle qui montre tous les jours qu’elle sait « ciseler une échalote et équeuter le persil, parce qu’on se doit d'être respecté comme chef ». La cuisinière précoce reste hermétique au débat homme-femme ou jeune-senior. « Ce qui met la pression, c’est surtout cette étoile », avoue-t-elle, à l’affût constante des nouveautés, mais de manière équilibrée : « Il faut de l’innovation, de l’originalité pour que les habitués ressentent que les choses bougent. Mais j’aime la cuisine française, les plats en sauce... Je suis jeune mais n’ai pas envie de créer une tuile de je-ne-sais-quoi au goût de 2036. Même si j’ai tutoyé par le passé la cuisine moléculaire, je n’y viendrai pas », avertit-elle, sûre de ce qu’elle veut. Du caractère,trophees-optimistes.frPar JulienTarbyLes poissons sont his- toriquement sublimés au 131 rue Saint Do- minique dans le VIIème ar- rondissement de Paris. Mais désormais certains accords ensoleillés réveillent la cui- sine iodée classique : caviar d’aubergine aux huîtres de Marennes avec une gelée et tartare de kiwi citron caviar, aïoli de lieu petits légumes et de saison glacés, daurade sauvage rôtie et sa mousseline de fenouil au raifort... Cuisine de caractère ? Assurément, comme la jeune chef qui s’af- faire aux fourneaux. « Je suis niçoise et gourmande, et j’ai toujours apprécié les repas de famille partagés dans la joie et la bonne humeur, où est née ma vocation dès l’âge de 12 ans », relate Julia Sedefdjian qui a depuis lors franchi avec aisance et célérité les étapes pour arriver à son fameux haddock cru et cuit agrémenté d’un jaune d’œuf croustillant et de poireaux croquants en vinaigrette d’algues...tRavail et chance dès le débutFille d'un agent immobilier et d'une radiologue, elle as- pire, comme beaucoup de petites  lles, à devenir vété- rinaire. Mais ses papilles en décident autrement. « Tous les mercredis après-midi je me rendais chez un proche qui me racontait sa vie passée de cuisinier. Le métier était moins médiatisé et mal payé, mais j’étais fasciné par sesanecdotes », se souvient cette passionnée de guitare. Malgré les tentatives de dissuasion de ses parents effrayés par un secteur de la restauration « trop dur et très masculin », la voilà en CAP au lycée Paul-Augier et apprentie à l'Aphrodite – une étoile à l'époque – où elle découvre auprès de David Faure la cui- sine niçoise et les fantaisies moléculaires. Elle obtient la médaille d’or régionale du meilleur apprenti, mais perd en  nale au concours national à Paris. « C’est un très mauvais souvenir, j’avais bossé comme une acharnée, je n’avais pas dormi pendant une semaine. Il fallait plus de fantaisie, j’étais jeune, je n’en avais pas conscience », se remémore celle qui a aussi passé un CAP en pâtisserie à 17 ans, en quête perpétuelle de dé s et d’amélioration. C’est ce qui la pousse au départDavid, rend son tablier. Julia hérite à 20 ans de sa toque et, à titre provisoire, de son étoile. David Bottreau, le patron, lui fait con ance. La suite lui donne raison.une jeune Femme quia«pRisson Risque »« Je l’avoue, j’ai eu peur. Une fois que tu prends une telle place à 20 ans, tu ne peux pas revenir en arrière. C’est un avancement à double tranchant : en cas d’échec,avons placé la cuisine en bas, plus accessible, et fait en sorte de proposer plus de couverts, avec un menu à 50 euros. Les travaux ont duré d’avril à août. Le fait d’ou- vrir avec sa nouvelle carte et sa propre brigade est inou- bliable », s’enthousiasme-t- elle, reconnaissante envers son mentor David Faure : « Bien sûr nous avons tous notre petite bibliothèque Ducasse, Piège, Robuchon ; mais quand je suis montée sur Paris, j’étais prête, capable de m’adapter à n’importe quelle situation grâce à David Faure. Lequel m’a inculqué qu’en cuisine il vaut mieux ne pas tout savoir faire, mais détenir un certain esprit d’équipe pour vouloir faire plus. Je n’ai pas pour autant très bien vécu cette nouvelle vie dans une grande ville où il neigeait beaucoup ». Un acharnement et une témérité, tout de même récompensés par une étoile au 1er février 2016. Des sacri ces ? Cer- tainement. « Ne pas compter ses heures et s’éloigner de sa famille sont autant d’effortsqui m’ont aidée à grandir. C’est un métier passion, et j’ai eu la chance de commencer par des petites maisons où on m’a fait con ance et où j’ai très vite eu des respon- sabilités », précise celle dont le plat signature reste l’aïoli.FoRte peRsonna- lité, hoRizon déGaGéLe restaurant Les Fables de la Fontaine, réputé pour ses poissons et fruits de mer, aétécrééilyaplusde15 ans par Christian Constant, qui le cède en 2005 à David Bottreau, alors directeur du Violon d’Ingres. Vite devenu une adresse gourmande de la rue Saint-Dominique, l’écrin constitue un grand dé  pour celle qui prend pour mo-Je suis jeune mais n’ai pas envie de créer une tuile de je-ne-sais-quoi au goût de 2036. J’aime la cuisine française, les plats en sauce....toujours du caractère...pour Paris, où elle trouve en 2012 un boulot de commis dans les cuisines des Fables de la Fontaine grâce à... une annonce Pôle Emploi. En 2013, elle remplace le second. En février 2015, le chef, Anthonyil est impossible de partir », reconnaît celle qui n’hésite finalement pas bien long- temps à prendre des risques dès février 2015. « Il fallait en  nir avec l’étoilé à 120 euros trop élitiste. Nous26 Juillet-août - n°42« Aile de raie, poêlée d’épinards aux câpres, émulsion de céleri aux agrumes, aux accents toniques »... à table !]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[club entRepRendReNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Apprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credoqui est suivi dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l’avenirAnne-Charlotte Vuccino, fondatrice de Yogist « Yoga Fire »Comment développer une idée de niche sur le bien- être en entreprise grâce à une situation de handicap. Eléments de réponse avec Anne-Charlotte Vuccino, notre entrepreneure retenue pour ce numéro estival en vue des Trophées Optimistes.Par Geoffroy Framery«Derrière un avantage, il y a nécessai- rement une contrainte », martèle un adage chinois. Anne-Charlotte Vuccino fait partie de ces optimistes qui peuvent tordre voire retourner l’adage. Car au- delà de toute exhortation managériale de faire mieux avec moins, certains par- cours nous remettent les pendules à l’heure en nous apprenant que rien n’est joué d’avance, même quand le sort semble s’acharner. Anne-Charlotte Vuccino fait donc partie de ces trajec- toires où la résilience ouvre aux sentiers sauvages de l’entrepreneuriat. Ancienne consultante en stratégie et diplômée d’HEC, l’actuelle entrepreneure a lancé en septembre 2015 les ateliers et formations Yogist à des- tination des entreprises. Au premier regard, le parcours semble sans accrocs. Pas d’ombre au tableau. Pour- tant, dès avant l’idée d’envivre financièrement, le yoga a permis à la jeune femme de rebondir après un grave accident qui l’a handicapée à vie.accident avec la GendaRmeRie au bénin« Avant le yoga, j’étais al- lergique au sport. Après ma prépa lettres, je suis partie à HEC où je fus présidente de l’association Action pour le Bénin, une association humanitaire. J’ai passé trois mois au Bénin. Mon séjour s’est terminé lorsque j’ai été percutée par un véhicule de la gendarmerie », se remé- more Anne-Charlotte Vuc- cino. S’ensuivent un court séjour dans un dispensaire local et un rapatriement enbonne et due forme à Paris.« Je pensais être tirée d’af- faires une fois hospitalisée en France. Mais j’ai été victime de cinq infections nosocomiales consécutives.© Jean-Francois Robertséjourné à l’hôpital pendant moins d’un an. Aujourd’hui encore, sa jambe touchée par l’accident ne plie pas à plus de 90 degrés. Quelques rendez-vous plus tard, la28 Juillet-août - n°42Le yoga au boulot, facile comme bonjour...Le yoga peut sauver des vies, créer du bien-être et devenir une idée businessA 20 ans, on m’annonce une possible amputation. Mais c’est paradoxalement suite à cette annonce que mon état s’améliore », nous narre la jeune entrepreneure qui aMaison départementale des personnes handicapées (MDPH) reconnaît le han- dicap. « Après mon diplôme je choisis la voie du conseil en stratégie. Le travail se]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[résume à du desk, j’évolue dans un événement à mobilité réduite. Mais c’est au même moment qu’une collègue me propose de venir à une initiation de yoga, ajouteet que tous vont chez l’ostéo ou font de la kiné à cause du stress et des postures que nous adoptons chaque jour au boulot. Je quitte alors mon boulot, persuadée quecible pleine de préjugés et de les convaincre que le yoga est un outil de santé et de management et pas seule- ment un truc ésotérique de gonzesses et de hippies »,Nominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018club entRepRendReEviter de peu l’amputation, partir en Inde eten Thaïlande pour se former, puis revenir en France en adaptant le Yoga aux codes des cols blancsAnne-Charlotte Vuccino.Une révélation. Le yoga bien que très éloigné de ma formation initiale a été la réponse concrète à toutes mes interrogations même métaphysiques. »deveniR yoGi et entRepReneuR mal- GRé le handicapLa jeune femme traînait les talons quatre fois par semaine pour des exercices de kiné. Mais très vite, la discipline de ce sport/mode de vie lui permet d’apprendre à doser la douleur et à adopter des postures plus saines. Fin de la kiné et départ pour l’Inde – Mysore précisément, sorte de lieu de pèlerinage pour tous ceux qui aspirent à de- venir yogi – et la Thaïlande pour d’autres formations notamment dans le yoga thérapeutique. Le régime alimentaire suit également. Ce sera sans viande désor- mais... « A mon retour, je trouve un emploi chez We- bedia. Je réalise qu’on est tous à peu près trentenairesje peux adapter le yoga aux contraintes de l’entreprise malgré les préjugés inhérents à sa pratique. Quelques jours plus tard, EDF me demande de participer à un séminaire avec une centaine de participants. Je n’ai ni marque, ni statut, mais je saisis la balle au bond. Cette première expérience des plus concluantes me pousse à creuser cette idée », souligne Anne-Charlotte Vuccino.un«tRuc ésotéRique pouR les Gonzesses et les hippies » qui caRtonne en entRepRisePour importer le concept en entreprise, ce dernier a subi sans en souffrir quelques modi cations. « Il fallait prendre en compte les contraintes logistiques de l’entreprise. Comprendre que les personnes sont en tenue de travail sur leur lieu de travail. Il fallait se séparer du sanskrit et des chakras pour atteindre cetteprécise l’entrepreneure. Contre le scepticisme, Yogist, conçu avec le concours de la recherche, de médecins du travail et d’ostéopathes, propose des ateliers d’ini- tiation à effet immédiat. La solution se présente ce fai- sant comme un levier RSE pour limiter les troubles musculo-squelettiques, le stress des salariés voire les arrêts maladie. La solution est même prévue pour les collaborateurs nomades grâce à un partenariat dé- veloppé avec 360° Learning, plateforme de formations à distance qui héberge des formations spéci ques de Yogist et qui se plie toujours à des agendas bien remplis. « Par exemple, la plateforme propose des ateliers de cinq minutes par zone du corps. Nous sommes dans une dé- marche de prévention. L’offre débute à 10 euros par mois par salarié. L’idée n’est pas tant de former une commu- nauté mais de mobiliser les personnes pour que les entreprises y adhèrent »,soutient Anne-Charlotte Vuccino. Aujourd’hui Yogist recense dix enseignants de yoga répartis sur le territoire français pour permettre une proximité des enseigne- ments. Incubé à la station F au sein du dispositif de HEC, Yogist enclenchera sa phase d’accélération cet été pour s’exporter notam- ment à Sao Polo, au pays du football ainsi qu’à Londres. L’auteure de « Comme un.Yogist », réédité cette an- née chez Solar Editions, ne manque ni d’ambition, ni de projets. Un centre de forma-trophees-optimistes.frtion est d’ailleurs dans les tuyaux pour l’année 2018. Une façon de rebondir touten souplesse.ecoreseau.fr 29]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[club entRepRendReDans chaque numéro, un(e) journaliste d’EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...) a n de décrire ce qu’il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les  ux  nanciersEn immersionTechShop Ateliers Leroy Merlin“La main de Dieu”Faire au lieu d’acheter. Réparer au lieu de jeter. Inventer. Seule limite à la création ? Nous-mêmes ! Le concept de Leroy Merlin visité et analysé.Par Joseph CapetDans les locaux de l’an- cien lycée profession- nel Jean Monet de Lille, au 30, rue Régnault, le deuxième TechShop de France a ouvert ses portes le 3 mai dernier. 2400 m2 répartis en dix ateliers spécialisés. 150 ma- chines. Des formateurs. Des accompagnateurs de projets. Et après les 3500 visiteurs des trois journées portes ou- vertes, l’arrivée des premiers Makers...un espace pensé pouR la RencontRe Au TechShop, nous ne sommes ni à l’usine, ni dans un atelier austère, pas plus que dans un grand magasin éclairé au néon. Les couleurs sont vivesouvert 7J/7), Marine Bravo, étudiante à l’école de Design graphique ECV Lille, a choisi un abonnement de trois mois pendant la journée entre 9h et 16h (sans les week-ends). Avant la soutenance de son Master 2, l’étudiante achève son projet à l’aide de la gra- veuse laser et de l’imprimantepasse au second plan ». L’in- vestissement de départ est conséquent : 3 millions d’eu- ros, dont 1 million d’euros de machines. Dans le schéma économique du TechShop, la rentabilité n’est pas la priorité. Julien Ignaszewski le consi- dère comme « un hub, une entreprise plateforme offrantdans la consommation et croit choisir ce que le marché lui impose. Mark Hatch et Jim Newton, initiateurs du premier TechShop à San Mateo en Californie en 2006, cherchent à rééduquer l’humanité, à lui réapprendre l’usage subjectif et inventif de cet « outil le plus utile » qu’est la main. YoannUn hub, une entreprise plateformeoffrant des outils de bricolage 2.0, un écosystème innovant au service de la société etdes écoles alentoursApprentis créateurs...et la dizaine d’ateliers vitrés gravite autour d’un espace de conception et de cowor- king, où tous les membres se rencontrent. Dans la cuisine conviviale ou devant les PC équipés de suites profession- nelles, le soudeur est nécessai- rement amené à rencontrer la céramiste. Pour réaliser son projet de  n d’études, parmi toutes les formules d’abon- nement proposées (le lieu est3D. Marine a déboursé 312 euros pour l’abonnement et les formations, « ce qui paraît cher, mais qui est  nalement très rentable ». Et l’étudiante d’ajouter : « Grâce aux conseils des personnes rencontrées ici, je continuerai à venir au TechShop pour découvrir d’autres machines et élaborer de nouvelles créations ». Créer une communauté semble être la  nalité du TechShop.une communauté plus qu’un business planTechShop appartient au Pôle Recherche et Développement de l’Association familiale Mul- liez. Le Groupe Adeo, situé à Lezennes près de Lille, est dédié à l’univers de la maison, avec des magasins comme Zôdio, Kbane, Bricoman et évidemment Leroy Mer- lin. Ne nous trompons pas : TechShop est à la marge de tous ces grands magasins, voire tourne le dos à leur lo- gique de rentabilité. Selon Julien Ignaszewski, directeur du TechShop de Lille, « la vertu du lieu est de créer une communauté riche, variée et pourquoi pas heureuse ; la question de la rentabilitédes outils de bricolage 2.0, un écosystème innovant au service de la société et des écoles alentours ». A ce titre, en tant que lieu de formation, de prototypage et d’innovation, le TechShop est en partena- riat privilégié avec l’Icam de l’Université Catholique de Lille, l’incubateur digital Euratechnologies, l’Yncréa Hauts-de-France, où la nou- velle pédagogie Adimaker consiste à apprendre en fai- sant. Vous l’aurez compris, au-delà des chiffres et des anglicismes, l’essentiel est d’avoir la main à la pâte, d’être formé et de former autrui. Le mot galvaudé de « culture » ne signifie-t-il pas d’abord formation ?contRe le consuméRisme passiF, la main Aristote écrivait que « c’est à l’être capable d’acquérir le plus grand nombre de tech- niques que la nature a donné de loin l’outil le plus utile, la main ». Le capitalisme et l’invention du confort bour- geois, la préférence de l’avoir sur l’être et le savoir-faire, ont délégué à autrui l’usage de la main. L’homme est passifHouilliez, accompagnateur de projet au TechShop, rappelle que « le Maker est, à l’origine, celui qui fabrique ce qu’il ne peut pas trouver, un bidouil- leur qui répond à un problème en trouvant les matériaux dans l’environnement proche et en faisant avec les moyens du bord ». Aujourd’hui, le TechShop met à disposition toutes les machines, des plus traditionnelles aux plus mo- dernes (brodeuse numérique, imprimante laser, découpeuse laser bois...) ; au membre de rencontrer les formateurs, puis les accompagnateurs projets. Le Maker doit devenir auto- nome et capable d’aider les autres membres. Il faut créer du sens et de la valeur, mais pas de la valeur marchande ni de la « valeur travail ». En aucun cas, il ne s’agit de faire à la place du Maker, mais bien de lui apprendre à faire, quitte souvent à apprendre avec lui ; cercle vertueux de la pédagogie. Cyrielle Renaud, diplômée de l’Ecole Boulle, indique que « les spécialistes se déspécialisent en se.for- mant à l’usage de toutes les machines ».A nous désormais de retrouver l’usage de nos mains...30 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[Les solutions acoustiquesMicrosorber® Miroir Acoustique®Lumière Acoustique® Lumière Acoustique® 3DAcoustique® E ets Bois - Béton - Brique - MarbreLEADER MONDIAL DU PLAFOND TENDUwww.barrisol.comPlafond Barrisol® et mur Artolis® motif cubes de bois - réf. BEW01 Architecte : Burdi lek Barrisol Lumière® Architecte : DD ArchitekturMur Artolis® : E ets béton réf. BEB04 - Plafond : E et béton réf. BEB01Mur Artolis motif pierres de taille - réf. BEK08Mur Artolis motif Ambre 168682319 Architecte : Nagui Sabet Barrisol Lumière® Architecte : Durmuş Dilekҫi - Barrisol Mirror® Cadre Arcolis]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation numéRiqueLes innovations en bref...32Baromètre de l’innovationLe verbatim à retenir...Je pense qu’il y a un marché mondial pour environ cinq ordinateurs...Thomas Watson, Pdg. d’IBM en 1943Le monde ne sera plus jamais comme avant...PAYS-BASUn train subsonique reliant Paris à Amsterdam en 2021 ?Hardt Global Mobility, l’une des jeunes pousses  nalistes du concours organisé par SpaceX pourconcevoir la future capsule du train subsonique Hyperloop, va installer un centre d’essai aux Pays-Bas a n de tester une infrastructure complète. Son objectif est de mettre en service une ligne reliant Amsterdam et Paris en 30 mn dès 2021. L’université de technologie de Delft (Pays-Bas), à l’origine de cette start-up qui a reçu un  nancementde 600000 euros de la part du fonds d’investissement Uniiq et de la société de chemin de fer néerlandaise NS, a annoncé la construction d’une piste d’essai d’une trentaine de mètres.RUSSIERobot-chef humanoïdeL’entreprise russe Moley Robotics dessine ce cuisinier R2-D2, qui sera vraisemblablementcommercialisé en 2018. Watson, l’ordinateur d’IBM, s’était déjà appliqué à découvrir de nouvelles associa-tions surprenantes à partir d’une large base de données, nourries de livres de recettes, d’études académiques,de tweets ou de posts de blog. Place à l’action désormais, avec deux bras humanoïdes reliés au plafond quis’activent sous les ordres d’une intelligence arti cielle affutée, avec la même précision et la même expertise qu’auraient eues les mains gantées d’un chef étoilé... Le robot ne cuisine que s’il a pu préalablement analyserles mouvements d’un être humain à l’œuvre derrière les fourneaux. La société, créée en 2014, planche actuellement sur une sorte d’équivalent d’iTunes, une librairie en ligne nourrie des recettes des uns des autres, d’amateurs comme de cuis- tots réputés du monde entier. Une fois la recette choisie, une liste de courses virtuelle est créée et peut faire l’objet d’une commande en ligne... 90000 euros qui n’effraieront pas des acteurs majeurs de la restauration, « dont des écoles, des compagnies aériennes ou des promoteurs immobiliers », indique le site de la start-up.FRANCEBateau transformateur d’eau de mer en hydrogèneEnergy Observer, le premier bateau capable de produire son hydrogène à partir de l’eau de mergrâce aux énergies renouvelables, a été mis à l’eau dans le port de Saint-Malo. Cet ancien catamaran de course débute son tour du monde de six ans le 5 juillet. Il a été rallongé et équipé de 130 mètres carrés de panneaux photo- voltaïques, deux éoliennes à axe vertical, une aile de traction intelligente, qui alimenteront deux moteurs électriques convertibles en hydrogénérateurs. Un véritable laboratoire  ottant très prometteur, dans lequel prendront place entre autres l’ancien coureur Victorien Erussard et l’explorateur Jérôme Delafosse.STRATOLAUNCH, L’AVION KANGOUROUPaul Allen, le cofondateur de Microsoft, a dévoilé Stratolaunch, un avion de 117 mètres d’envergure, le plus large du monde. Objectif : embarquer des fusées, qui, à l’altitude de 9100 mètres, se détacheront et placeront des satellites sur orbite. Ces lancements, plus précis et moins coûteux qu’à l’accoutumée, aideront à diffuser Internet partout dans le monde. Premier vol en 2019.La rupture du moisLes lunettes connectées d’AtolAtol (l’Association des techniciens en optique et lunetterie) a été créée en 1970, fabriquant des articles de lunetterie. La coopérative, qui emploie désormais 220 collaborateurs répartis entre le siège en région parisienne, le site industriel et logistique à Beaune, en Bourgogne, ainsi que dans le Jura, a fait du chemin depuis et s’apprête à négocier un virage technologique de premier plan. Le réseau est fort de 800 magasins, réalisant 400 millions d’euros de CA. La 4ème enseigne d’optique en France a su quadrupler son nombre de magasins en 15 ans, et multiplier par 2,8 son CA en dix ans. Elle s’est illustrée en 2004 en relocalisantsa production en France, montrant la voie du made in France à la concurrence. « Ce n’était pas évident,et pendant deux-trois ans cela nousa coûté plus cher,sans augmentationdes prix. Il nousfallait rationaliser,investir dans desmachines, desnouveaux procédés, faire des efforts avec les équipes (passage aux 3/8), et surtout innover : ce que nous avons fait avec les lunettes aux décors inter-changeables sur les branches », se souvient l’ancien Dg. Philippe Peyrard. Avant de partir en 2015, celui qui vient de fonder sa start-up a mis sur les rails la nouvelle innovation d’Atol : les lunettes connectées géolocalisables. Les prochaines versions seront synonymes de beaucoup plus de services, détectant par moult capteurs les variables du corps, les signes d’endormissement des conducteurs, les signes de faiblesse des personnes âgées... « Dans le cadre du plan stratégique 2016/2020 d’Atol, nous travaillonsdans quatre directions : home care (environnement proche dans la maison), drive care (en voiture), junior care (myopie des jeunes), senior care (perte d’autonomie des seniors) », explique le président Eric Plat. Demain, au-delà du nombre de pas, de battements de cœur, du taux d’hydratation, de l’exposition aux UV, ce genre de produit ira jusqu’à capter la sueur pour déterminer le taux de glycémie, information très utile pour les diabétiques. « Nous ne faisons pas de la techno pour de la techno, il faut que cela réponde à un besoin. Nos lunettes ne seront pas connectées, mais intelligentes », conclut Eric Plat.LE FAUTEUIL DE L’HOMME AUGMENTÉNuméro 1 mondial de la discipline de tennis-fauteuil, le Français Stéphane Houdet a mis au point sa machine avec des chercheurs et des prothésistes. Un prototype qui a nécessité 20000 heures de travail, qui permet une position plus adaptée à la pratique du sport et pourrait aussi révolutionner le quotidien des personnes handicapées. Le tennismann’est plus assis, mais à genoux, avec une fesse en appui sur un socle qui pourrait s’apparenter à une selle de vélo. Meilleure circulation sanguine, meilleure digestion, meilleure respiration, meilleure capacité de déplacement... Stéphane Houdet a été contacté par le cabinetdu Premier ministre français a n de développer cette innovation et concevoir le nouveau fauteuil de la vie quotidienne. Un bouleversement de la logique qui prédomine depuis 40 ans, consistant à améliorer le fauteuil roulant traditionnel pour l’usage sportif. Ici on s’est demandé dans quelle position le sportif devait être et comment construire un fauteuil qui puisse le satisfaire.LE PREMIER ROBOT POLICIER À DUBAÏÀ Dubaï, les forces de police viennent d’accueillir le tout premier robot humanoïde qui sera déployé dans les centres commerciaux et les parcs d’attraction. Parlant neuf langues, il pourra converser avec les humains, leur permettre de signaler un délit aux forces de l’ordre, et... depayer leurs contraventions. Ce Robocopmesure 1,70 mètre pour 100 kilogrammes,se déplace sur roues grâce à un systèmede navigation autonome. Cette créationde la société espagnole Pal Robotics peutdétecter les émotions sur les visages etreconnaître des gestes des mains à 1,5mètre de distance. La ville compte sedoter d’un commissariat entièrement robotisé en 2030. Une perspective qui soulève d’importantes questions éthiques mais interroge aussi sur la manière de déterminer la responsabilité en cas d’erreur de la machine.Juillet-août - n°42]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre de l’innovationStratégie & innovation numériqueavecTheFamily est une infrastructure de services qui accompagne les entrepreneurs pour faire émerger les startups leaders de demain.Les héros du clavier Les startups nous transportentVous êtes-vous déjà demandé ce qu’il se passe une fois votre commande validée sur Internet ? Ou ce qu’il y a dans le camion à côté de vous sur l’auto- route ? Ou pourquoi une camionnette bloque encore la rue alors que vous êtes pressé ?Aujourd’hui, tout le monde peut devenir e-commerçant en quelques clics : créer un site et toucher une audience nationale voire mondiale n’a jamais été aussi simple et peu coûteux. La Poste n’est pas si loin et les pre- mières commandes sont vite arrivées. Mais le jour où ce qui ne devait être qu’un hobby devient une petite entreprise, la question de la livraison devient primordiale. Heureuse- ment et comme toujours, des startups sont montées au créneau.L’emballage et l’expédition d’abord : des startups comme Cubyn ou Wing collectent, emballent et con ent vos colis aux meilleurs transporteurs en vous assurant les meilleurs prix grâce aux effets de volume. C’est ce qu’on appelle la logistique de premier kilomètre.Sur les longs trajets, FretLink propose des prix dé ant toute concurrence grâce à un constat simple : les camions à côté de vous sur l’autoroute sont très souvent vides. Fret- Link supprime les intermédiaires de trans- port, optimise les tournées des camions en complétant leur chargement avec plusieurs clients et permet même à ceux-ci de suivre l’acheminement de leurs marchandises en temps réel.Et en n les problématiques de dernier kilo- mètre. Comment vous faire livrer un canapé déniché sur LeBonCoin ? Pas simple. Sauf via Trusk, qui met à votre disposition un réseau de transporteurs indépendants prêts à vous livrer même sans ascenseur, dans l’heure.L’entreprise du moisMedinCell, l’innovation qui permet de travailler avec les géantsLe petit labo français révolutionne les traitements grâce à son gel injectable Bepo. Les 100 sala- riés actionnaires – 50 ont été embauchés en 2016 et à eux tous ils détiennent 50% du capital – qui s’affairent à Jacou, près de Montpellier, ont mis au point ce gel constitué de copolymères qui se solidi ent au contact du sang, et qui renferme des médicaments. Injecté sous la peau, ce dépôt biodégradable diffuse en continu la molécule durant le temps voulu, de quelques jours à quelques mois. Déposé en 2010 dans plus de 70 pays, le brevet est aujourd’hui reconnu dans 20, dont les États- Unis et la Chine. Michel Vert, chercheur de Montpellier, l’a mis au point en 2002. Mais la société a été sous-traitante de 2002 à 2009, avant que Christophe Douat, ex-consultant du BCG, prenneles rênes et élargisse les ambitions. Les 100 millions d’euros investis en R&D depuis 2009 ont dès lors été bien utilisés par ce labo indépendant qui développe 12 médicaments, dont deux au stade d’essais cliniques. Bepo donne une seconde vie aux médicaments longue durée, allongeant jusqu’à six mois la durée d’un traitement, avec des doses localement et régulièrement administrées. Cette libération programmée des médicaments ouvre la porte, en plus des programmes dé- veloppés en interne, à des partenariats avec des acteurs de taille internationale, pour des remèdes traitant les maladies psychiatriques – domaine ou les malades cessent souvent leur traitement –, des anticancéreux, des anesthésiants ou des anti in ammatoires. La start-up AIC a été développée par des chirurgiens de Toronto grâce au Bepo. Devant tant de succès et de chantiers en devenir, l’introduction en Bourse devrait avoir lieu en 2018 pour cette société pro table depuis 2011.L’innovation autrementNourriture du futur, innovations peu reluisantes mais innovations ?Cas d’école d’un domaine où l’innovation suscitemé ance et résistance, la cuisine. Mais les perspectivesd’une surpopulation mondiale et les modes de vietoujours plus pressés y obligent petit à petit. Commesouvent le signal part des Etats-Unis. Beyond Meat,en concevant des blancs de poulet à partir de plantes,est devenu aussi célèbre que Hampton Creek Foods, producteur de gâteaux sans œuf tirés d’un substitut végétal de pois et de sorgho, dont Bill Gates est actionnaire. Mais au-delà des beignets de criquets et salades d’algues wakamé, dulse et ulve mis à l’honneur sur les cartes de restaurants futuristes, c’est bien la perspective de pilules qui fait débat. Quand New Frontier Foods met au point ses chips aux algues, cela s’inscrit dans le registre du folklore, de la petite mode. Mais quand la même société met sur le marché une boisson permettant à elle seule de satisfaire tous les besoins nutritionnels journaliers, il s’agit d’une autre histoire. Est-ce la  n du plaisir des papilles et de la convivialité d’une bonne table ? Toute rupture de ce genre génère un bad buzz dans ce secteur, et pourtant les surprises commencent à survenir. Une demande existe et certains s’y essaient, en toute discrétion. « S’il y avait un moyen pour que je puisse éviter de manger a n de travailler davantage, je ne mangerais pas. Si seulement il existait une manière d’ingérer des nutriments sans avoir à s’asseoir autour d’une table... », a un jour af rmé Elon Musk. La start-up FoodTech semble vouloir lui répondre. Elle propose une simple poudre à verser dans une bouteille. Autrefois uniquement 8-12 septembre 2017 : MAISON&OBJET, Paris.Toujours plus proche de vousMAISON&OBJET PARIS propose désormais une lecture clari ée autour de trois grands pôles : MAISON et son offre globale de décoration déclinée par univers, OBJET, le concept store du salon, idéal pour les détaillants et en n INFLUENCES avec son parcours d’exception. Une offre réinventée pour faciliter les échanges et la découverte des nouveautés. Les professionnels de la décoration intérieure, du design et de l’art de vivre pourront échanger en continu. L’innovation en matière de décoration, design, meubles, accessoires, textile, fragrances, univers de l’enfant, arts de la table... sera décryptée sous toutes ses formes. 11-12 septembre 2017 : Salon Créer (Lille, Grand Palais) Que vous soyez porteur de projet, candidat à la franchise, repreneur, créateur ou chef d’entreprise déjà installé, ces deux jours deconsommée par les sportifs, les astronautes, les militaires ou en cas de catastrophes humanitaires, cette mixture peut désormais convaincre les travailleurs pressés. Impossible de traiter le sujet sans parler de Soylent et sa poudre à l’aspect grumeleux créée en 2013 par l’Américain Rob Reinhart, jeune informaticien qui ne voulaitplus perdre de temps à cuisiner. La marque a fait des adeptes, même si son invention est considérée comme un complément alimentaire, et non comme un produit  ni, donc non soumis aux normes d’hygiène habituelles. Une aberration en France, le pays de la bonne chère et de la table conviviale ? Pas tant que cela... Ancien juriste parisien, Anthony Bourbon a créé Feed qui propose une poudre non pas en complément, mais en substitut de repas, pour s’alimenter sainement, rapidement, pour 2,50€... La bouteille apporte les équivalents nutritionnels d’un repas d’environ 650 calories : glucides, protéines,  bres, minéraux, vitamines... Et permet de contrôler très strictement ce que l’on mange, ce qui correspond aux envies d’aujourd’hui. Sans gluten, sans OGM, lactose ou noix, la start-up joue la transparence, avec des ingrédients naturels : un repas vegan millimétré pour Elon Musk et beaucoup d’autres, à en juger par le succès de la start-up. Chaque mois, elle double son CA et se retrouve chez Franprix. Qu’on la redoute ou qu’on la salue, c’est une révolution en perspective. La spiruline, algue cultivée sur les côtes bretonnes qu’on a tant assimilée à la nourriture du futur, en prend un coup de vieux...rencontres peuvent se montrer des plus instructifs. Même ceuxqui n’ont pas d’idée précise peuvent y trouver leur compte, car l’événement a été repensé comme un séminaire de travail et de formation pour former gratuitement au métier d’entrepreneur. Une programmation pro-business pour les 15000 chefs d’entreprise et créateurs attendus, avec des ateliers pratiques, des conférences et des outils concrets pour réussir, mais aussi imaginer et inventer le monde de demain. 19-20-21 septembre 2017 : Enova ParisLa plateforme de convergence des technologies de l’électronique, de la mesure, de la vision et de l’optique fédère les acteurs de l’industrie et de la recherche de tous les secteurs qui doivent intégrer intelligence et connectivité à leurs produits et services : aéronautique et militaire mais aussi automobile, transport, agricole, agroalimentaire, smart cities, médical, industrie 4.0...ecoreseau.fr 33Les héros du clavierSave the date]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation numéRiqueLe tour du monde de l’innovationPassage en revue des innovations mondiales sur une thématique particulière.Tourisme du futurLe monde dans sa pocheE-tourisme pour tourisme électronique. Voilà un terme désormais désuet tant les voyages d’une part, et les nouvelles technologies d’autre part, convergent déjà largement vers un tourisme numérique et connecté, et ce, aux quatre coins du globe. La preuve avec ce tour d’horizon – du Canada à l’Inde – des solutions web les plus innovantes attestant « d’un tourisme du futur » plus que jamais en ordre de marche.Par Charles CohenCANADAVisitez selon votre humeurDécouvrir une ville selon votre humeur du moment ? Telle est la vocation de l’application québecoise Soul City qui propose en temps réel des itinéraires personnalisés de découverte de telle ou telle capitale selon le temps à votre disposition, les conditions de votre voyage (décalage horaire, météo, présence d’enfants...) et surtout vos hobbies. Ainsi, les meilleurs endroits vous sont proposés selon que vous soyez fatigué, pressé, amateur d’art ou fan de shopping, et ce, au travers d’une dizaine de circuits thématiques : romantique, aventure, culinaire, etc.ÉTATS-UNISLe jet privé ouvert à tousDémocratiser les voyages en jet privé ? C’est le credo de JetSmarter, start-up qui propose une appli dédiée pour réserver en un clic des milliers de vols – services de conciergerie inclus – dans plus de 170 pays. Dotés d’unaccès aux tarifs et vols disponibles auprès de plus de 800 prestataires de voyages aériens privés, les utilisateurs peuvent trouver des vols vers un large éventail de destinations du monde entier, et choisir parmi plus de 3000 appareils, allant de l’avion à hélices au jet d’affaires Boeing. L’abonnementà JetSmarter inclut un nombre illimité de places gratuitessur des itinéraires programmés entre les grandes capitales mondiales et des vols « JetShuttle » à la demande, à prix réduits.PAYS-BASUn traducteur de poche intelligentCommuniquer sans effort avec des populations locales même si vous ne parlez pas leur langue, telle est la promesse de Travis Translator, société créée à Rotterdam et inventrice d’un traducteur vocal instantané capablede traduire plus de 80 langues grâce à l’intelligence arti cielle ! S’appuyant sur la technologie de la reconnaissance vocale, ce traducteur de poche connecté – conçu pour passer inaperçu – s’utilise aisément : grâce à une simple pression du doigt, une voix traduit en temps réel ce que vous dites, permettant ainsi de créer un véritable lien avec votre interlocuteur. De quoi en  nir avec Google traduction, ou autres applis approximatives qui gaspillent votre batterie de téléphone.34 Juillet-août - n°42FRANCETouristes étrangers : le wi  à portée de mainStart-up parisienne lancée en mars 2014, Travel Wi  propose aux touristes étrangers des boîtiers wi , ainsi que des bornes 4G portables, à louer à la journée. Le principe est simple : permettre aux vacanciers d’accéder partoutà Internet à haut débit. Pour les 80 millions de visiteurs annuels en France, ce boîtier leur évite ainsi de traquerles points hotspots dans les cafés et fast-food, et ce, en ayant une excellente connexion à portée de main. Les opérateurs téléphoniques n’ont pas tardé à s’intéresser à la jeune pousse, qui a remporté le prix « Challenge Start- up » de Bouygues Telecom.]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[ISRAËLLocation meublée : l’expérience haut de gammeUn appartement de vacances cosy donnant l’impression d’être chez voustout en vous offrant les prestations digne d’un grand hôtel (hôtesse d’accueil, literie haut de gamme, linge de bain prestige...). Voilà comment la société franco-israélienne Sweet Inn réinvente le voyage avec ce concept alliant le meilleur de la location d’appartement et de l’hôtellerie. Présent en Europe avec près de 350 appartements à Paris, Rome, Barcelone, Bruxelles et Lisbonne ainsi qu’à Tel-Aviv et Jérusalem, Sweet Inn a réalisé début 2017 une levéede fonds de 20 millions d’euros auprès du fonds israélien Qumra Capital pour développer les outils technologiques les plus pointus dans les domaines du Yield Management, du Big Data ainsi que dans des programmes de  délisation. Avec pour objectif  nal de détrôner Airbnb ?INDEDes expériences culinaires authentiquesQuoi de plus marquant pour découvrir un pays que d’être invité à dîner chez l’habitant ? La plateforme Authenticook, créée en 2015 à Bombay exauce un tel souhait en proposant des expériences culinaires authentiques au sein de familles indiennes, allant d’un repas complet aux cours de cuisine. De quoi permettre aux voyageurs de découvrir et de comprendre la culture locale par le biais de la nourriture. Pour rendre ce moment inoubliable, l’application veille à sélectionner de véritables cordons bleus qui rivalisent d’ingéniosité pour vous faire aimer leurs spécialités régionales.THAÏLANDELe tourisme alternatif à portée de clicTravailler une journée dans une rizière ou une plantation de noix de coco, voyager en tant que volontaire, vivre dans un village de pêcheurs... Pour permettre aux touristes en Thaïlande de s’immerger dans le quotidien des autochtones, la start-up LocalAlike est partie du postulat suivant : il n’y a pas une façon de découvrir ce pays, mais des dizaines... Aussi, elle a créé une application dédiée répondant aux envies de chaque voyageur soucieux de sortir des sentiers battus dans le pays. Le tourisme alternatif à portée de clic !Le tour du monde de l’innovationStratégie & innovation numériqueSUISSEDes chalets pour entrepreneursAllier co-working et co-living : tel est le concept de Swiss Escape, start-up nichée au cœur des Alpes suisses, en permettant aux entrepreneurs nomades de se ressourcer dans l’un des chalets proposés par cette solution web. Le matin est réservé au travail et l’après-midi, au ski dans ces chalets qui offrent une vue imprenable sur la montagne. Pourvus de toutes les fonctionnalités requises (wi , imprimante, espace de travail...), ils accueillent des entrepreneurs de tout horizon armés d’un seul ordinateur. De quoi faire rimer travail avec détente pour ces digital nomades qui brisent la routine grâce au dépaysement total !AUSTRALIEPersonnalisez votre expérience voyage !Des auberges de jeunesse qui personnalisent l’expérience voyage de leurs clients grâce à une application mobile dédiée. C’est le concept de Tenderfoot, start-up australienne qui permet aux hôteliers et autres fournisseurs d’hébergement d’échanger à tout moment avec leurs jeunes clients ultra-connectés pour améliorer leur séjour. Grâce à ce canal de communication constant, ils peuvent conseiller des lieux, recommander les meilleures activités, créer des cartes, proposer des offres, des visites et des discussions en tout temps, quel que soit l’endroit où se trouve le voyageur.ecoreseau.fr 35]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation numéRiqueL’occasion pour EcoRéseau Business d’expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueChirurgie du futurEldorado des nouvelles technosDécryptageRobotique, imagerie 3D, réalité augmentée, intelligence arti cielle... Il se passe des choses dans les blocs, et il va s’en passer.Par Julien Tarbyque l’homme va disparaître au pro t de la machine, il trouvera seulement une aide précieuse. Outre la robotique, l’imagerie 3D et la réalité augmentée sont autant de pistes d’amé- lioration. Certains spécialistes établissent un parallèle entre le développement de voitures sans conducteur et le recours au numérique dans le secteurimaGeRie 3d, pRemièRe étape Fondamentale L’élément essentiel du futur de la chirurgie réside dans une vision superposant réel et virtuel, permettant de se repérer pendant l'opération mais aussi d'aider, avant l'acte, au choix de la thérapie la plus adaptée. Les outils de modélisation 3Dcancers de l’appareil digestif) et l'Institut de chirurgie guidée par l'image (IHU) de Stras- bourg, produit à partir d'images scanner ou IRM des "clones 3D" d'un patient. L’avenir se dessine petit à petit : le geste chirurgical est plani é sur un clone numérique. En amont le chirurgien peut répéter son geste à l’in ni. Les effets po-Grâce à la modélisation 3D, le chirurgien répète son geste à l’in ni sur un clone numérique, puis a des repères en réalité augmentée le jour JDésormais le bras de fer n’est plus seulement un jeu, il sauve aussi des vies...Les NBIC (nanotechno- logies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) ouvrent une nouvelle ère dans la santé. Et dans les blocs opératoires l’histoire est en marche, à vitesse grand V, grâce aux robots qui s’activent tant et plus. « Songez qu’il y a quelques dizaines d’années une opération de vésicule biliaire nécessitait une immobilisation en hôpital d’un mois, contre une journée aujourd’hui ! Une cataracte nécessitait une se- maine, contre une demi-journée maintenant », observe le Dr Laurent Alexandre, chirurgien urologue et neurobiologiste, serial entrepreneur créateur du forum Doctissimo. Chaque jour amène son lot de nouvelles technologies facilitant et ac- compagnant les interventions. « La chirurgie était presque artisanale, avec des instruments encore assez rudimentaires, qui requéraient donc une certainedextérité du praticien. Il existait un réel aléa qui dépendait de son expérience et même de sa forme du jour ! Les technologies réduisent désormais cet aléa, comme dans l’industrie par exemple », remarque Bertin Nahum, fondateur de Med- tech puis Quantum Surgical, start-up fabriquant des robots d’assistance dans ce domaine. De quoi limiter les 60000 acci- dents annuels en France dus à des erreurs lors des opérations chirurgicales...un nouveau chiRuRGien auGmentéL’immixtion du numérique en chirurgie paraît être une tendance inéluctable. Les opé- rations de demain seront me- nées de main de maître grâce à l'alliance entre robotique et réalité augmentée. De la science- ction ? Que nenni, nous y sommes. A l’instituthospitalo-universitaire de Stras- bourg par exemple, s’entraîner à une opération en réalité aug- mentée sur l’organe virtuel du patient et contrôler un robot chirurgien est déjà possible. Si le risque zéro n’existe pas, il est possible de s’en approcher grâce à ces nouveaux outils. Face à des patients de plus en plus exigeants concernant les risques, les machines per- mettent de réaliser des opéra- tions avec une précision que ne peut pas atteindre l’homme. La chirurgie mini-invasive induit des incisions minuscules que seul un robot peut réaliser. « Le robot reste piloté par le chirurgien, mais l’interven- tion sur le patient est mieux contrôlée », décrit Nathanaël Ackerman, coordinateur du plan France IA, conseiller Innovation & IA auprès de Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat à l’Industrie et au nu- mérique. Cela ne signi e pasde la chirurgie. La Google Car intègre une cartographie GPS, un système de réalité virtuelle avec des projections d'infor- mations sur le pare-brise, des capteurs pour s'orienter dans l’environnement et des éléments robotisés. Tous ces systèmes peuvent être adaptés au bloc opératoire dans une combi- naison radiologie/chirurgie.permettent de réaliser une "copie numérique" du corps du patient avant son opération. Des acteurs se sont spécialisés, comme la Bretonne Imascap pour la chirurgie de l’épaule. Visible Patient, un service de modélisation en ligne déve- loppé par la start-up éponyme, fondée par Luc Soler, l'Ircad (institut de recherche contre lestentiels d’une ablation peuvent être visualisés. Puis ce clone est superposé en réalité aug- mentée sur le véritable corps du patient a n de guider le chirurgien et l'aider à placer les instruments robotisés aux bons endroits. « Le praticien dispose de repères visibles dans son casque », traduit Nathanaël Ackerman. En jouant sur laCréation de  lièreQuand la France tente de rattraper son erreur du passéIl existe une multitude de petites sociétés françaises reconnues internationalement dans le dispositif médical. « Un bon sys- tème éducatif scienti que, favorisant la créativité, nous permet de disposer dans ce domaine d’un écosystème reconnu au-delà des frontières, et c’est une grande chance », af rme Berthin Nahum, serial entrepreneur dans les robots d’assis- tance chirurgicale. Selon le fondateur de Medtech qui a exporté depuis Montpel- lier ses bijoux technologiques dans de nombreux hôpitaux du monde, il s’en est fallu de peu : « Très tôt l’Etat a abandonné l’objectif de favoriser un gros acteur mon- dial dans le dispositif médical, qui n’était pas jugé stratégique. Cela aurait pu être la CGR, ou Thomson, mais les politiques s’en sont détournés et tout a été vendu. Les Allemands avec Siemens ou les Hol-landais avec Philips ont agi différemment », déplore celui qui pense qu’il faudra du temps pour rattraper le temps perdu. « Im- planet, Medicrea... et tant d’autres jeunes pousses af chent un dynamisme et un sa- voir-faire incontestables. Mais sommes- nous capables de les faire grossir, sans qu’elles soient rachetées ? », s’interroge celui qui a eu du mal à être reconnu et pris au sérieux dans l’Hexagone au début de l’aventure Medtech. « Bien souvent, il faut passer par l’étranger pour convaincre ici. Sans les Nord-Américains pour recon- naître notre technologie, nous aurions pu rester dans l’ombre. » Pour ce spécialiste de la  lière, il faudra pour recréer un gros acteur « une capacité à investir des fonds importants et une vraie volonté politique. Les conditions semblent plus réunies que par le passé ; place à l’action ! ».36 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[Le Big Data mettra plus de temps à s’imposer, mais apportera, grâce à des robots dotés d’IA, des avancées colossales à la chirurgieDécryptageStratégie & innovation numériquetransparence des différents organes virtualisés, le chirur- gien peut savoir exactement où se situe la pathologie et oùL'hôpital Necker à Paris a le premier disposé du Da Vinci Xi, pour réaliser des dissections très  nes, faire des sutures sursophistication extrême de ces machines émanant de start-up qui ont pu lever des fonds pour les concevoir, mais ont du malet demainle biG data...Grâce aux données collectées à chaque opération, une formi- dable base pourra être conçue. « Nous pourrons augmen- ter l’apprentissage et mettre au point des modèles, mieux réguler l’activité cardiaque pendant l’acte, progresser dans la pose de "stents" dans les artères, en savoir plus sur la mort du nourrisson... Les exemples sont in nis, pour à chaque fois faire intervenir plus ef cacement les robots dans les meilleures conditions »,annonce Nathanaël Ackerman. Déjà dans le cadre du projet de recherche national Condor, on enregistre et numérise tout ce qui se passe au bloc, puis on intègre ce savoir dans un logi- ciel de traitement de données. Véritable assistant d’aide à la décision, le programme servira aussi de superviseur. Il pourra anticiper le temps d’intervention et alerter en cas de dépassement. Couplé aux technologies de guidage, il sera capable de pré- venir le praticien s’il s’éloigne de l’opération telle qu’elle a été plani ée. « Le Big Data mettraplus de temps à s’imposer, mais apportera, grâce à des robots dotés d’intelligence arti cielle, des avancées colossales à la chirurgie », complète Bertin Nahum. On l’aura compris, des machines toujours plus habiles – la régénération des tissus et l’impression 3D des organes vivants se profilent – et intelligentes s’imposent dans les blocs, qui constituent un parfait terrain de jeu .pour elles, où la visibilité extrême, la précision de l’exécution et la capacité d’anticipation sont plus que jamais requises.agir. Chaque année, l'Ircad et l'IHU de Strasbourg forment des milliers de praticiens venus du monde entier à la chirurgie guidée par l'image. Une réponse aux exigences de la chirurgie mini-invasive, où l’ouverture du patient est réduite a n de minimiser les cicatrices, les complications et le temps de guérison. Le praticien n’in- troduit plus les mains dans le corps du patient et perd le sens tactile. C’est l’imagerie qui vient prendre le relais. Les images 3D deviennent en plus essentielles pour anticiper et s’entraîner en chirurgie. « On a besoin d’images, de modélisations de tissus mous et de données sur le patient pour reconstituer des pro- thèses, des parties à opérer, évaluer les risques, mais aussi mieux gérer celui qui est sur la table d’opération pendant l’acte chirurgical », entrevoit Nathanaël Ackerman. L’ima- gerie 3D commence même à se faire en cours d’opération. Le scanner O-Arm de l’Améri- cain Medtronic qui réalise des images du patient en quelques minutes, équipe une dizaine d’hôpitaux en France. Pendant l’opération, le chirurgien voit la position de la tumeur et peut af ner son geste pour la retirer au millimètre près, sans laisser de rami cations synonymes de rechutes.des Robots pouR chaque paRtie du coRpsDans le cas de la copie vir- tuelle de Visible Patient, une connexion avec le robot Da Vinci, de la société américaine Intuitive Surgical, associe sur l’écran de la console les images de l’opération en direct et celles de l’opération modélisée. Les robots sont bien entrés dans les blocs, même en pédiatrie.des tissus fragiles avec une vi- sualisation en 3D. Une équipe de robotique (chirurgiens, anes- thésistes, in rmiers...) formée est nécessaire à son utilisation, et l'hôpital compte passer à 450 opérations annuelles assistées par la machine. L’avenir est radieux pour ce secteur, et ce n’est pas l’entrepreneur de Montpellier Berthin Nahum qui contredira cet optimisme. Ce diplômé de l’Insa Lyon et d’un master en sciences de la robotique de l’université de Coventry en Angleterre, concepteur de robots d’assis- tance chirurgicale, a su révolu- tionner la neurochirurgie avec le lancement en 2009 de Rosa Brain, dédiée aux opérations du cerveau, solution vendue dans 30 pays. Fort d'un tel succès, celui qui a été classé quatrième entrepreneur le plus révolutionnaire au monde en septembre 2012 par le maga- zine scientifique américain Discovery Series, a fondé la start-up Medtech qui a enfanté du robot Brigit spécialisé dans la chirurgie du genou, dont les brevets ont été rachetés en 2006, puis de Rosa, un robot à guidage laser qui assiste les praticiens pour les opérations du cerveau et de la colonne vertébrale. Une entreprise à succès, qu’il a vendue à l’été 2016 à l’Américain Zimmer Bio- met, spécialiste de l’orthopédie reconstructive, pour recréer une société cette année, baptisée Quantum Surgical. Quelques mois plus tôt Medtronic, le champion américain des dis- positifs médicaux, signait un partenariat stratégique avec la société israélienne Mazor Ro- botics, quand Google et John- son&Johnson s’alliaient pour lancer l’entreprise de robots chirurgicaux Verb Surgical. Les géants proposent leur force de vente. Ils s’intéressent à laà convaincre les hôpitaux du monde entier de les adopter. Et il existe en France les fer- ments pour qu’une solide  lière émerge (cf. encadré).37ecoreseau.fr]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation numéRiqueEntretien avec une  gure clé de la transformation numériqueVincent Champain, Observatoire du long terme“Je ne suis pas inquiet sur le nombre total d’emplois”Regard digitalPrésident de l’Observatoire du long terme et cadre dirigeant, Vincent Champain partage sa vision sur le développement du digital en France. Par Jean-Marie Benoistgestion de la transition numérique en France ? Il faut être agronome et as- surer un terrain fertile et non mauvais jardinier qui choisit les plantes ou essaye de tirer dessus pour les faire grandir. La ligne de Bruno Le Maire et du gouvernement d’Edouard Philippe va dans le bon sens. Mais il reste du chemin pour assurer que la France soit assez réactive pour saisir toutes les opportunités. Quand les mi- nistres seront aussi mobilisés par les perspectives offertesmarché aussi large que celui des Américains, il faut soit pas- ser par l’Europe, avec tout ce que cela implique (traduction, normes ou usages nationaux), soit par la francophonie dont le potentiel économique est pour l’instant peu exploité dans le domaine numérique notamment pour les applica- tions du « Web sémantique ».Quelles sont les tendances à surveiller dans le digital ?La première concerne lesclients vont pouvoir développer leur solution à des problèmes spéci ques en utilisant des briques logicielles, un peu comme dans un jeu de Lego. La troisième tendance est l’in- version de la globalisation des talents, après les grosses phases d’offshoring : un datascientist chinois ne coûte que 30% de moins qu’un Français, mais les évolutions des salaires ou des taux de change conti- nueront à réduire l’écart. La déconcentration du logiciel et l’utilisation de plateformes se traduit également par un grand nombre d’applications plus petites. Il y a plus d’in- teractions avec le client et moins de développement pur, ce qui augmente le besoin de développeurs locaux. Ensuite vient l’Internet des objets qui génère une quantité gigantesque de données, et va aussi développer la datas- cience. En n la cybersécurité et le cloud seront amenés à se développer fortement dans les années à venir.Comment voyez-vous la situation de l’emploi àcinq ans voire à dix ans ?D’après l’étude réalisée par l’Observatoire, l’impact sur l’emploi serait de 10 à 15% d’emplois en moins à horizon de 10 à 20 ans. Or chaque an- née, l’économie française en détruit et en crée à peu près autant. Par ailleurs, le digi- tal créera aussi de nouveaux emplois, certains dif ciles à imaginer aujourd’hui. Donc je ne suis pas inquiet sur le nombre total d’emplois.La vraie question sera de saisir au mieux les opportunités, tout en évitant de devenir une nation à deux vitesses. Il y a 20 ans, on parlait beaucoup de «  exicurité » – le modèle nor- dique, avec un droit du travail  exible et un accompagne- ment fort (ils y injectent 40% de moyens supplémentaires alors qu’ils n’ont que 4% de chômage). Pour l’instant, on s’est focalisé sur la  exibilité. L’accompagnement demande des efforts budgétaires et de transformation opéra.tionnelle importants. Un sujet souvent absent des débats, que l’Ob- servatoire essaye de pousser dans le débat public.Pourquoi avoir créé l’Ob- servatoire du long terme ? Plus que jamais, on a besoin, en France, de stratégies à long terme – aussi bien pour l’Etat que pour le secteur privé. Il manquait un think tank in- dépendant dédié à ces en- jeux. C’est un manque car on risque de ne regarder les sujets que par le petit bout de la lorgnette. Par exemple, sur l’impact du taux de robotisation en France. Il est plus faible que la moyenne européenne ce qui pèse sur l’emploi industriel – notamment par rapport à l’Allemagne. Or les discus- sions se concentrent sur les taxes plus que sur comment renforcer notre productivité (avec des robots, mais aussi en formant davantage)... Plus généralement, on voit appa- raître un consensus – de Stiglitz à Krugman en passant par McAfee ou le chief economistde Blackrock – qui estime qu’on sous-investit dans le long terme.Le digital fait-il partie de ces sujets ?Le digital n’est pas absent du débat public ; cependant on commente beaucoup les risques sur l’emploi, et très peu les opportunité associées – emplois nouveaux, béné ces en termes de santé ou de vie quotidienne. De plus, on a tendance à se tromper. Alors que l’on prédit une contraction à cause digital, la productivité a baissé partout (au point que l’on parle de stagnation sécu- laire); et alors que l’on prédit la disparition des emplois salariés, on constate que c’est la part de l’emploi indépendant aux Etats-Unis et dans l’OCDEqui a baissé depuis dix ans.Que pensez-vous de laLes outils d’IA de Google tombés dans le domaine public depuis 2015 sont à exploiterde toute urgencepar l’exploitation des outils d’intelligence arti cielle de Google tombés dans le do- maine public depuis  n 2015, plus que pour la taxe sur la robotisation, on pourra dire qu’on sera mature...La masse critique est également essentielle. Pour accéder à unplateformes d’échanges et de développement. La deuxième est la déconcentration de la production de logiciels, grâce à l’utilisation de plateformes et d’outils, qui rendent le déve- loppement logiciel à nouveau simple (c’était le cas aux débuts de la micro-informatique). LesJean-Marc RietschExpert international en dématique, président du Digital Information Institute ou D2IIntelligence arti cielle, avant l’emballement, la France a des atoutsDe façon plus « utile » n’oublions pas de citer Watson, outil développé par IBM, capable d’interpréter des questions posées en langage naturel. Une des applications phare est celle d’assistance à un médecin généraliste. Au-delà d’une mémoire phé- noménale, Watson dispose en effet d’une capacité à comprendre mais surtout à in- terpréter les symptômes que le médecin lui indiquera a n de l’aider à poser un diagnostic.Plus proche de nous, nos véhicules sont désormais pratiquement tous équipés de systèmes d’aide à la conduite basés sur l’intelligence artificielle, mais peut-on réellement parler d’intelligence ?En fait dans la majorité des cas, la machine répond après avoir traité un nombre colossal de possibilités qui ont été enregistrées au préalable. Cependant il faut être conscient que cette même machine est de plus enplus capable de créer son propre mode de raisonnement par l’apprentissage, en particulier avec les réseaux neuronaux et il devient alors quasiment impossible de suivre le cheminement qui a amené à la décision proposée.Jusqu’où ira-t-on en ce sens ? N’y a t-il pas un danger d’emballement et de perte de maîtrise par l’humain ? Cet emballement de la croissance technologique est dé ni comme étant le « singularity point » que certain positionnent avant 2050, le point de non-retour ?Avant d’en arriver là rappelons que la France détient à ce jour le record du monde avec plus de 500 startups dans le domaine mais rappelons également que la majorité du commerce réalisé autour de l’intelligence arti cielle provient essentiellement des Etats-Unis et de la Chine.Notre environnement quotidien est de plus en plus équipé de systèmes électroniques permettant des traitements en tout genre, du plus simple au plus compliqué.Regardé d’un air intéressé mais souvent incrédule à ses débuts, force est de consta-ter que le domaine de l’intelligence arti - cielle a bien progressé depuis ses origines grâce au développement des technologies informatiques. De même les techniques basées sur le deep learning ou encore les réseaux neuronaux ont même permis de battre l’humain en matière d’échecs, du jeu de go ou plus récemment du poker.38 Juillet-août - n°42Dématique® & Gouvernance]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[ENFIN PRÊT POUR LATRANSFORMATION DIGITALE ?Pour a ronter de nouveaux défis, vos activités ont appris à s’adapter en permanence. Il est donc normal que vous exigiez autant de votre système d’information. En vous apportant une expertise de plus de 10 ans et un éventail de solutions adaptées à l’ère numérique, JALIX vous aide à vous consacrer pleinement à votre cœur de métier.CLOUD. INFRASTRUCTURE. ERP. CRM. BI.JALIX vous accompagne dans la performance de votre système d’informationIntégrateur-conseil en systèmes d’information, JALIX accompagne les entreprise de la phase de diagnostic jusqu’à la conclusion des projets, l’hébergement et l’infogérance des applications. Solutions traditionnellement réservées aux grandes entreprises, notre approche s’est adaptée aux besoins des PME pour les accompagner dans la durée.En savoir plus : contact@jalix.fr]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[Créer aujourd’hui- Décupler sa communication avec les in uenceurs ....................................... p41 Business guides- Flottes Auto : comment «interfacer» les données pour optimiser le parc ? ........ p44- Finance : crédit bail immobilier......................................................................p48 - MICE : le fameux séminaire de rentrée ......................................................... p5040CAHIER PRATIQUEConseils, astuces et nouveaux outilsLe temps des pionniers entrepreneurs têtes-brûlées défrichant des terres inconnues à mains nues est bien terminé. Car les créateurs peuvent désormais s’appuyer sur une myriade de structures et d’outils, qu’EcoRéseau Business s’attache à explorer dans chaque numéro tout au long des pages du cahier pratique.Juillet-août - n°42]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[Créer aujourd’huiLa création d’entreprise, c’est avant tout du concret et de l’opérationnel.D’où cette rubrique qui explore de manière très pratique l’une des phases de l’entrepreneuriat.Mettre en place une stratégie in uenceur« Adopte un in uenceur.com »Subtile et délicate à mettre en place, la rela- tion de con ance avec un (des) in uenceur(s) permet bien souvent de changer le destin de votre entreprise.moins populaires à 7000000 de vues pour les plus regar- dées. A peine 21 posts sur Instagram et quelques dizaines de likes. Et une absence dans les radars de LinkedIn. Un exemple d’influenceur qui montre qu’il ne faut ni être « expert », ni être un crack des dictées de Pivot pour créer de l’écho auprès de certaines communautés. Idem pour les 15 Top Voices de LinkedIn en termes de domaines de compétences : seuls deuxnumérique et du social media, des CEO... Sur Twitter, le classement des 100 comptes les plus in uents de Paris se constitue d’artistes, de sportifs, de personnalités politiques, de journalistes, des médias et des experts... « Pour une marque, l’utilisation d’un réseau plutôt qu’un autre doit donc se faire en fonc- tion de sa cible de consom- mateurs et en recherchant des in uenceurs pertinents. Elle doit donc identi er très précisément leurs différents types d’abonnés. Beaucoup d’influenceurs véhiculent des valeurs et défendent des causes », complète Alban Jarry, président délégué de l’École polytechnique d’Assurances, également 7ème Top Voice pourla France sur LinkedIn.tRansFoRmeR le paRcouRs des inteRnautesUn point commun existe mal- gré l’éclectisme des pro ls : l’envie de partager et la valo- risation de leurs connaissanceJarry. L’in uenceur moderne a cette capacité de déclencher autre chose en dehors de ce système numérique qui l’y aura conduit ou alors de transfor- mer le parcours virtuel d’un internaute. » De plus en plus recherché par les marques ou les médias, il dispose d’une audience plus ou moins im- portante qui représente la cible visée par le contenu.tête de nœud, un compliment ?« Jean-Laurent Cassely avait écrit qu’»être une tête de nœud deviendrait peut-être un com- pliment à l’ère numérique». Les in uenceurs sont capables de démultiplier les visibilités d’un message voire même de générer des effets de tsunami, ces comptes sont devenus des points de passage indispen- sables, et quasi obligés, de toute stratégie de communica- tion numérique ef cace mêlant impact et in uence », lance Alban Jarry. Stéphane Bouillet, fondateur d’In uence4You, illustre cette façon de décuplerou Instagram n’existaient pas encore... »FaiRe d’inteRnet une dimension sans espace-temps« L’univers de l’Internet mo- derne et des réseaux sociaux repose sur l’importance de la durée de vie d’un message qui doit rester le plus longtemps possible en suspension pour maximiser son impact. S’il est ef cace, à chaque rebond dans le réseau, il ef eurera régulièrement des relais et s’en ira toujours plus loin pour atteindre de nouveaux lecteurs. Comme lorsqu’ils projettent un galet sur l’eau, tous les internautes espèrent déclencher un mouvement perpétuel, pour leurs mes- sages, digne du pendule de Newton », note Alban Jarry. La communication moderne est ainsi faite, que l’écosys- tème mis à disposition permet de jouer dans un espace-temps quasiment in ni. Dans les réseaux sociaux, il n’existe ainsi plus de frontières ou de limites pouvant restreindre les possibles. Ces espaces ouvrent d’innombrables op- portunités. La transformation numérique crée de nouveaux schémas de communication et amène à de nouvelles formes de relations entre le client et la marque. Le jeu n’est plus dicté uniquement par les schémas traditionnels de la communication car une multitude de possibles se révèlent. Un changement de paradigme.« Via les réseaux sociaux et Internet, le numérique offre de nombreuses opportunités de visibilité pour de nouveaux clients. Cela dit, il faut identi-  er les bons relais et trouver les bonnes personnes. Il ne faut pas jeter une bouteille à la mer et croire qu’elle va arriver à bon port. La straté-Bad Buzz, pavé dans la marre, good buzz, le ricochet dans l’océan de la Toile ?Par Geoffroy FrameryL’économie numérique est biface. Deux vi- sages se distinguent. Un premier qui consiste en l’accumulation d’une audience qui ne se transformera pas systématiquement en de futurs clients et une seconde face qui vise à valoriser l’audience avec l’impérieuse nécessité de qualifier les leads pour ensuite espérer un taux de conversion maximal sur son site. Autrement dit passer du clic de curiosité au clic marchand.Si le display et le search de- meurent les deux premiers le- viers utilisés dans les dépenses médias, il existe néanmoins d’autres manières d’augmen- ter son audience et d’attirer de nouveaux utilisateurs ou usagers de votre produit ou de votre service. Tout le monde le sait. Le webmarketing est coûteux. Qu’il s’agisse de solutions d’acquisition, d’at- tribution, d’optimisation des conversions... Le startupper, à moins d’avoir réussi un tour de table très rapidement, peineà capter les faveurs de la Toile à moindres coûts. Un autre levier, complémentaire des autres, s’inscrit dans l’air du temps : le recours aux in-  uenceurs. Comment mettre en place une stratégie et une relation durables ?un pouvoiR dansles mains dem. tout-le-monde ? 20h18. Post du 24 juin 2017 sur Facebook tel qu’il était publié : « Hello à tous ! NOU- VELLE VIDEO ! ET nouveau Hors-série du grenier et on retourn du coté des bonne publicité ! Une vidéo garantie sans placement de produit ! (En tout cas aucun qui a été payé) » (sic). Nous sommes sur la page du « Joueur du grenier » alias Frédéric Molas, vidéaste, passionné de jeux vidéo vivant de son violon d’Ingres depuis 2012. 625890 personnes ont déjà « liké » sa page sur Facebook, 525000 sont abonnées sur Twitter... Et des vidéos YouTube qui oscillent entre 700000 pour lesLa transformation numérique crée de nouveaux schémas de communication. Le jeu n’est plus dicté uniquement par les schémas traditionnels de la communication car une multitude de possibles se révèlentd’entre eux travaillent dans le secteur du contenu qu’ils mettent en avant. Au cas par cas, l’in uenceur peut être soit expert, soit un relai de l’expertise, soit les deux.pas de pRoFils typesFin 2016, le classement des LinkedIn «Top Voices» a il- lustré la variété des pro ls des auteurs les plus lus dans cette plateforme : des ensei- gnants d’écoles de commerce, des économistes, des spé- cialistes RH, des experts duauprès de leurs différents pu- blics. « Ces personnes repré- sentent la partie immergée de l’iceberg qui dans ces pro- cessus complexes peuvent agir sur les comportements, interférer sur les opinions ou plus largement déclencher des actes. Face à l’infobésité exponentielle, les in uenceurs ressortent de la masse sur une thématique précise. Comme dans la vraie vie, il s’agit de personnes pouvant avoir un impact signi catif et qui sont écoutées, complète Albanl’écho d’un contenu : «Avant la création de notre agence, nous avions développé un site de e-commerce dans le jeu vidéo. Nous avons fait appel à Diablox9 qui avait une chaine sur YouTube. Un tweet plus tard, il faisait sauter notre serveur. Rebelote sur un jeu concours où 200000 personnes ont participé... L’idée nous est alors venue de basculer en agence en 2012 pour créer du lien entre les in uenceurs et les marques. A une époque où Snapchatecoreseau.fr 41]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEgie in-  uenceurs passe d’abord par un ciblage pré- cis », ajoute Alban Jarry. Autrement la démarche à suivre revient à d’abord cibler le public pour ensuite cibler les points relais. « C’est en- core peu utilisé en France. Aujourd’hui, ces modèles sont embryonnaires. Beau- coup d’expérimentations sont menées à ce sujet. Les TPE/ PME, à condition de trouver les bons relais, peuvent ra- pidement sortir du lot. Même les grands groupes béné - ciant d’une grande aura y ont recours pour mettre en avant les produits autre- ment et pour maintenir ou accélérer leur notoriété. Des grands groupes tels que Microsoft ont une stratégie bien précise qui distingue les ambassadeurs, les in-  uenceurs et la spéci cité des relations entre les dif- férents publics selon leur impact », continue-t-il. Et Dorian Ciavarelli, fondateur de la start-up Hivency de s’en- thousiasmer : « La portée des in uenceurs n’est pas juste une question de notoriété. Ce type de stratégie marke- ting permet d’évangéliser de nouveaux marchés, de lancer des produits, de développer son CA, de développer ducontenu... »Créer aujourd’huitout est-il une question deciblaGe ?Certaines start-up prennent le parti de chasser les in uen- ceurs, de pérenniser la relation. Ce faisant, Hivency recense pour 500 grands comptes et PME, 22 000 in uenceurs en France comme à l’inter- national. In uence4Brands plateforme dédiée, fédère elle 52 000 in uenceurs tandis qu’Inf luence4You, son ai- née, est une agence leader en France qui gère un porte- feuille de 3000 « stars » des réseaux sociaux qui possèdent au moins 100000 followers. Recourir aux influenceurs répond à un seul et mêmeet l’in uenceur pour avoir le meilleur impact possible sur sa communauté », explique Stéphane Bouillet. La start-up s’occupe ensuite de piloter la mise en place de l’opéra- tion par l’in uenceur sur sesle marbre. Tout dépend de l’univers dans lequel vos in-  uenceurs évoluent. « L’erreur à ne pas commettre est de se comporter avec les in uen- ceurs comme on se comporte avec les journalistes. Le com-d’un in uenceur. « Mais ce n’est pas la communication ponctuelle autour d’un produit la plus pertinente. La commu- nication dans le temps est bien évidemment plus ef cace. Le sponsoring, par une visibilité récurrente, permet de bons résultats. Et dans ce cas de  gure, la communication se détache du produit ou du service. On se rapproche de la mentalité anglo-saxonne », souligne Alban Jarry.laFindelacom’à la papa ou comment libéReR la communi- cation exteRne Utilisé à des  ns marketing, l’in uenceur est à la marque ce que le « brand content » est au journalisme : proposer un contenu sur un média qui fait de l’écho sans pour autant se borner au clacissisme des codes du marketing traditionnel. Dorian Ciavarelli, fondateuret dirigeant d’Hivency com- plète : « Recourir aux in-  uenceurs signi e libérer la communication externe. Mais parfois, les entreprises ont peur de cette nouvelle forme de communication. D’autant que l’in uenceur est libre de dire ce qu’il souhaite. Dans tous les cas, il apporte de la visibilité, établit des points de comparaison. Les critiques font évoluer les choses car une chose est sûre, l’in uen- ceur connait mieux que qui- conque sa communauté ». Vous l’aurez compris. L’es- prit n’est pas à la promotion mais au test produit. « Mais il reste des aléas. Parfois, la tête de nœud est un ado qui n’a pas fait ses devoirs et qui est donc privé d’Internet. Les directions marketing peuvent s’y s’arracher les cheveux », modère Stéphane Bouillet. En n, si la relation in uenceur/ marque peut être vertueuse, il ne faut cependant pas as- sommer ces personnalités des réseaux sociaux de votre visibilité. Il en va de sa cré- dibilité et donc de la vôtre. « Les inf luenceurs ont un double visage. Ils sont connus et reconnus car ils ont uneLes entreprises ont peur de cette nouvelle formede communication. D’autant que l’in uenceur est libre de dire ce qu’il souhaite. Dans tous les cas, il apporte de la visibilité, établit des points de comparaisonschéma malgré la diversité des publics que l’on veut viser. Il s’agit d’abord de comprendre votre besoin (par exemple : lancement de produit, dévelop- pement de notoriété, présen- tation d’un produit technique, buzz...) et les spéci cités de votre produit et/ou marque. En- suite, « il convient d’identi er les in uenceurs qui peuvent répondre à votre besoin et travailler le brief avec vousdifférents réseaux sociaux (YouTube, Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat...) et de faire un reporting détaillé de l’opération.péRenniseR sa Relation ou comment maRcheR suR des œuFs ? Comment pérenniser sa rela- tion avec les in uenceurs ? Ici encore, rien n’est gravé dansmuniqué de presse ne marche pas. Il faut adopter les codes de l’in uenceur. Et les échanges fonctionne lorsqu’une relation de con ance s’est établie », explicite Alban Jarry. Aussi, la relation se construit- elle de façon multiple. Les entreprises peuvent d’abord inciter un blogueur à parler d’un produit ou d’un service. La marque peut être également visible en tant que sponsorproximité et une authen. mais ont besoin des marques pour vivre de leurs passions. L’équilibre est délicat », tem- père Stéphane Bouillet.Plus besoin de cela pour faire de l’écho !ticitéavecaltoavocats.comL Le prestataire devenu associé : comment anticiper les conséquences ?e cas concret de ce mois-ci est bien Simplement, cette conversion, ce nouveau avaient demandé au nouvel entrant, dirigeant connu des entreprises technologiques. statut n’est pas toujours sans conséquences. de l’agence de communication, de faire un En l’espèce, un entrepreneur – per- Ainsi, en l’espèce, les statuts de la société effort pour réduire le coût de ses prestations,sonne physique, pas encore constitué en so- ciété – décide de faire appel à une agence de développement web et mobile pour mettre en place le support technologique de son projet. Progressivement, les liens se nouent entre l’entrepreneur et le patron de l’agence de développement qui se prend au jeu. Progres- sivement le dirigeant de l’agence décide de se transformer en conseiller puis en associé et souhaite investir personnellement dans l’entreprise qui sera créée.L’entrepreneur décide alors de créer formel- lement une SAS.Le dirigeant de l’agence attend la constitution effective de cette société pour rentrer au capital de cette société, avec d’autres actionnaires amenés par le fondateur.prévoyaient que toute convention, tout contrat qui est conclu avec un associé qui dépasse le seuil des 10% doit faire l’objet d’un rapport auprès de l’Assemblée générale des associés et obtenir leur aval. C’est le mécanisme des conventions réglementées qui existe de longue date en droit des sociétés et dont l’objectif est d’éviter qu’un des associés ne se serve de la société, de ce bien collectif, à son pro t.Hors, cette exigence n’avait pas été anticipée par les deux anciens partenaires. Pendant ce temps, le contrat de développement conti- nuait à courir et l’agence détenue par le nouvel actionnaire continuait à développer les supports technologiques pour la société. Plus dif cile encore, dans ce cas, les associésalors qu’il était désormais actionnaire de cette société.En n, l’entrepreneur n’avait pas anticipé un besoin important : organiser juridiquement le transfert de propriété des éléments livrés par l’agence au pro t de la société nouvel- lement créée.Moralité : quand vous acceptez de faire rentrer dans votre capital social un ancien prestataire, indiquez-lui dès les premières discussions les quelques exigences néces- saires à sa bonne intégration. L’objectif est de conserver ce que les juristes appellent l’affectio societatis, cet attachement à la so- ciété, cette volonté commune de participer à une aventure entrepreneuriale, le liant entre les actionnaires.42 Juillet-août - n°42Le droit en pratique]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[ecoreseau.fr 43]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[CAHIERPRATIQUE Business guidesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s’intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant (logistique, marketing,  nance, communication...)en demandant l’avis des prestataires et conseilsInterfaces des data pour les  ottes automobilesRoulent-ils ensemble ?de 10 à 15% par an, et le taux d’équipement – 23% – est assez élevé compte tenu de la relative nouveauté du ser- vice, même si la France semble en retard par rapport à l’Europe. Par ailleurs, « on s’oriente vers un marché au- tomobile connecté, en première monte par le constructeur (les véhicules sont équipés dès la sortie d’usine, NDLR), dès 2020, souligne Sylvain Derrien, directeur produits & services chez Coyote. Et le marché de la seconde monte présente lui aussi des perspectives fortes de croissance. »La télématique progresse rapidement, mais la France est encore à la traîneLe prochain design des véhicules ?Grâce au Big Data, la gestion de  otte peut au- jourd’hui espérer parvenir à une précision et une ef cacité jamais atteintes. Mais les différents acteurs du marché doivent s’entendre...Par Jean-Marie BenoistLes  ottes de véhicules d’entreprise ont la cote. En 2016, les sociétés ont pesé plus lourd que les particuliers dans les immatriculations neuves ; et la part des immatriculations pour entreprises est en croissance continue. La gestion de  otte est maintenant un service proposé par la plupart des acteurs du secteur, notamment ceux de la Location longue durée (LLD). Et, de plus en plus, des solutions intégrant la télématique voient le jour – et séduisent.la télématique chanGe la donneCar les données qui en découlent ouvrent beaucoup de nou- velles opportunités. Il faut dire qu’il y a de quoi faire, entre la consommation de carburant, le comportement routier tout au long du trajet, les heures d’utilisation, la marche, l’arrêt... Et encore, cela ne concerne que la mécanique de la voiture : il faut aussi y ajouter la géolocalisation, l’exploitation des données de tra c... L’af ux de nouvelles informations, correctement exploitées – ce qui est simple à dire, mais moins à faire –, permet d’optimiser la gestion de sa  otte à plusieurs niveaux. Mieux encore, « la télématique apporte de la valeur ajoutée, quelle que soit la taille de l’entreprise et celle de son parc », souligne Karen Brunot, directeur marketing d’Arval France. Les données récoltées servent de levier pour trois objectifs principaux : l’optimisation des coûts – sujet éminemment transversal –, l’amélioration de la productivité, et la sécurité. D’ailleurs, les gestionnaires de  otte se montrent assez vite conquis : le marché, selon l’Observatoire du véhicule d’entreprise, serait en croissanceSource : Baromètre CSA OVE (Observatoire des véhicules d’entreprise) 2016le chiFFRe790 495Immatriculations VP-VU LLD + Entreprises* 2016/2015 : +8,1%Source : SNLVLD, CCFA, traitements BIPEoptimisation des coûts« La première demande des gestionnaires est d’optimiser les coûts, souligne Emmanuel Mouton, CEO de Synox. Cela passe par l'utilisation, le carburant, la maintenance ou l'assurance ». Il y a donc matière à économies. Mais l’idée n’est pas de simplement mesurer exactement, par exemple, le carburant consommé, mais d’étudier le comportement routier (accélération, freinage brusque, vitesse, RPM...) et de corréler le tout avec la consommation, pour ensuite pou- voir donner des conseils d’économies de carburant (freiner44 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[plus doucement, ou passer par telle autre route qui a moins de montées, par exemple). Sur un autre plan, surveiller l’utilisation des véhicules (lesquels sont en sous-roulage, en sur-roulage...) aide à gérer ses contrats de LLD et à mi- nimiser ses coûts de maintenance en étant le plus possible dans l’anticipation ; une gestion  ne du parc de véhicules permettant d’en optimiser le partage, et donc de réduire la taille de la  otte.La réduction des coûts est, de loin, le facteur principal d’adoption de la télématiqueRse et sécuRitéLa deuxième raison majeure qui pousse les gestionnaires à s’intéresser à la télématique est la sécurité (eux-mêmes étant poussés par leur département RH). « Le développement de la RSE, qui veut assurer la sécurité des collaborateurs, concerne aussi les conducteurs », explique Karen Brunot. L’idée est, dans la plupart des cas, d’anticiper les sinistres en se plaçant très en amont, le plus souvent en identi ant les conducteurs à risque grâce à leur conduite. Cela permet de leur proposer des formations avant qu’ils n’aient un accident. Mais ce genre de mesure peut aussi être utilisé en temps réel : « Selon les conditions de la route, les accidents, etc., nous travaillons sur des alertes contextualisées », explique Sylvain Derrien. Une solution dont plusieurs prestataires disposent : « Nous proposons, en option, un buzzer, qui sonne dans le véhicule quand le conducteur a un comportement dangereux », décrit Amandine Christolhomme, porte-parole de Fleetmatics. Par ailleurs, l’optimisation de la maintenance évoquée plus haut ne sert pas qu’à rogner sur les coûts. Cela assure aussi que chaque véhicule est dans un état d’entretien minimal, dé ni par le gestionnaire.amélioReR la pRoductivitéLa plupart des solutions de gestion de  otte fonctionnent sur un principe similaire : une plateforme ou application rassemble les informations voulues, sous la forme d’un ta- bleau de bord paramétrable. L’accès permanent à ces données permet, par exemple, de pratiquer des ajustements à la volée. En poussant l’analyse plus loin, il est aussi possible d’amélio- rer la productivité de la  otte : optimisation d’itinéraires (en diminuant le nombre de kilomètres parcourus), diminution du temps de conduite moyen (ce qui in uence aussi à la baisse le risque d’accidents), mise au point d’un partage des véhicules pour optimiser les achats... Les points sur lesquels agir sont légion. Mais de tels services, qui demandent des algorithmes performants, sont plutôt réservé aux parcs de grande taille ; l’optimisation d’itinéraire, particulièrement, est surtout intéressante pour ceux qui font des tournées (typiquement les services commerciaux).et plus taRd/maintenant :voituRes électRiques, météo...Le plus prometteur sans doute est que cette première volée de services n’est que le début. Avec la démultiplication des données et l’augmentation de leur précision, l’idée est d’êtretoujours plus  n dans l’analyse – et surtout, d’arriver, sinon à anticiper, du moins à réagir en temps réel. Par exemple, « on travaille à l’intégration des données météorologiques : la température, le brouillard, la pluie..., énumère Emmanuel Mouton. Mais pour prendre en compte ces in uences, il faut améliorer les algorithmes ». En effet, une voiture connectée génère déjà plus de 25 gigas de données par heure... Un monitoring en continu demande donc des moyens techno- logiques considérables. Mais le jeu en vaut la chandelle. Le passage à des services plus prédictifs, tels que préparation d’itinéraire, etc., présente ainsi, par exemple, un intérêt en termes énergétiques. L’un des freins à l’adoption des véhi- cules électriques est la crainte – de tomber à plat, notam- ment. « L’un des enjeux est d’amener des informations au conducteur pour lui donner con ance dans sa tournée, par exemple plani er le trajet avec des bornes de recharge », explique Emmanuel Mouton.indépendante du constructeur, permet de ne pas se limiter à une seule marque de véhicules dans sa  otte », souligne Amandine Christolhomme chez Fleetmatics. Et les exploi- tants aiment ne pas se sentir tributaires d’un constructeur. Le problème est qu’une multitude d’interlocuteurs traitent et transmettent des données. On ne sait plus du coup qui en est propriétaire. Il est fort possible que l’on s’oriente vers « une interconnexion de ces données, réalisée par un opérateur agnostique », estime Sylvain Derrien. L’arrivée de l’eCall – fonctionnalité d’appel d’urgence prévue pour 2018 – sur toutes les voitures pour particuliers pourrait bien accélérer le processus.à qui appaRtiennent les données ?Et, de fait, il n’existe pas de réponse systématique... La question de la propriété des données fait l’objet d’âpres discussions : si tout le monde s’accorde sur l’intérêt de les récolter et de les exploiter, savoir qui en est le légitime pro- priétaire est une autre question. Car, comme elles valent de l’or, tout le monde (ou presque) veut en être. En théorie, les données appartiennent au propriétaire de la voiture. Mais que se passe-t-il alors en cas de location longue durée ? Ou si un prestataire ajoute un boîtier ? Cela voudrait dire que les données produites par l’entreprise sont éparpillées en plusieurs endroits... De plus, selon la Fédération internatio- nale de l’automobile, 90% des automobilistes estiment que leurs données leurs appartiennent. Les constructeurs, no- tamment, sont intéressés : l’ACEA et le CLEPA, associations regroupant en Europe respectivement les constructeurs et les équipementiers, ont présenté une architecture technique qui dirigerait toutes les futures communications et données à travers le serveur appartenant au constructeur automobile. Une partie serait ensuite mise à disposition des acteurs tiers. Mais ceux-ci, évidemment, ont un autre avis, et leur coalition européenne a émis un avis contraire... Une piste – évoquée dans un rapport parlementaire – pourrait être la construction d’une plateforme de services à l’échelle européenne. Mais tout cela est dans le futur ; dans le présent, ces questions se règlent au cas par cas, selon les contrats et les partenariats. Enle chiFFRe25 gigas par heureQuantité moyenne de données générées par une voiture connectéeSource : OVE (Observatoire des véhicules d’entreprise)KyRielle d’acteuRsPour offrir tout ce panel de services, le secteur de la télé- matique pour gestion de  otte présente plusieurs catégo- ries d’acteurs. Il y a, tout d’abord et bien évidemment, les constructeurs, qui produisent les véhicules et, de plus en plus souvent, les équipent d’un boîtier de mesure. Ensuite,il y a les prestataires de gestion de  otte, les prestataires en géolocalisation, ceux qui analysent les données, les fabricants des boîtiers qui récoltent les données, les loueurs longue durée... Pour que tout le système fonctionne correctement, tout ce beau monde doit s’entendre. C’est aujourd’hui le cas, mais pas de façon systématique : chaque prestataire aura individuellement des accords avec d’autres. Par exemple, « nouer des partenariats avec les constructeurs nous permet de collecter des informations complémentaires, et ainsi de pouvoir proposer encore plus de services », détaille Karen Brunot. Si certains acteurs débordent parfois sur les activités des pure players (la plupart des loueurs longue durée pro- posent maintenant des services de gestion de  otte), le fait que la plupart garde une certaine indépendance est plutôt à l’avantage du consommateur. « Disposer d’une solution de gestion distincte de celle de géolocalisation, elle-mêmeplus de tout cela – il faudrait même dire en deçà –, demeure le problème de la protection des données personnelles. C’est même, et de loin, la première raison citée par les gestionnaires de  otte pour expliquer leur désintérêt devant la télématique (selon le Baromètre CSA OVE 2016). En effet, bon nombre de collaborateurs utilisent leur véhicule professionnel pour, par exemple, rentrer chez eux le soir... Il existe pourtant des solutions. « Pour chaque boîtier de géolocalisation, il faut faire une déclaration à la CNIL, explique Amandine Christolhomme. Il faut également que le mécanisme de géo- localisation d.ispose d’un bouton pour passer en mode vie privée. » Une autre solution consiste à pouvoir classer ses trajets sur la plateforme du gestionnaire. Mais, là encore, se pose la question de savoir à qui, exactement, appartiennent les données...La  n des repas d’affaires qui se  nissent mal ?ecoreseau.fr 45]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[Si la gamme Toyota Business + répond aux besoins de TOUTES les entreprises,c’est parce qu’elle compte 13 modèles, de la citadine au fourgon, en passant par le pick-up c’est parce qu’elle vous o re le choix entre 3 motorisations : Essence, Diesel et Hybride(1) c’est parce que Toyota est Leader Mondial de l’Hybride(2)c’est parce que vous béné ciez de l’entretien en 1 heure avec le service Duotech(3)c’est parce que vous pro tez de l’assistance 24/24 h et 7/7 j(4)c’est parce que Toyota garantit les pièces et la main-d’œuvre pendant 3 ans(5)...13 modèles • 3 motorisationsESSENCE • DIESEL • HYBRIDENouvelleYARISAURIS : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 3,4 à 5,6 et de 79 à 130 (A à C). Nouvelle YARIS : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 3,3 à 5,0 et de 75 à 112 (A à B). PRIUS : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 3,0 à 3,3 et de 70 à 76 (A). PRIUS+ : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 4,1 à 4,4 et de 96 à 101 (A à B). RAV4 : Consommations mixtes (L/100 km) et émissions deCO2 (g/km):de4,7à6,8etde115à158(BàD).AYGO:Consommationsmixtes(L/100km)etémissionsdeCO2 (g/km):de3,8à4,2etde88à97(A).C-HR:TOYOTA FRANCE – 20, bd de la République, 92420 Vaucresson – SAS au capital de 2 123 127 € – RCS Nanterre B 712 034 040.]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[NouveauTOYOTA C-HRConsommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) : de 3,8 à 6,3 et de 86 à 144 (A à D). Données homologuées (CE). (1) Selon modèles. Voir Toyota.fr. (2) Cumul des ventes Toyota & Lexus dans le monde (arrêté au 14/02/2017). (3) Disponible dans les sites de réparation agréés Duotech. Voir Toyota.fr, rubrique «Réseau Toyota». (4) En cas de panne mécanique immobilisante, d’erreur ou de panne de carburant, de crevaison, de perte de clés. Voir conditions sur Toyota.fr. (5) Toyota garantit les pièces et la main-d’œuvre sur ses véhicules neufs, soit pendant 3 ans, soit les premiers 100 000 km, la première de ces deux limites atteinte.]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUELa préservation du cash et son optimisation sont un enjeu majeur des entreprises, qui sollicitent de plus en plus des sociétés spé- cialisées pour recouvrer leurs factures, gérer leur poste clients et financer leurs matériels.Business guidesRecouvrement de créances, affacturage, crédit-bail Chasse au trésor(erie)Par Pierre-Jean Lepagnot2016 a été marquée par une réduction sensible des délais de paiement : les informations apportées par l’Observatoire des délais de paiement montrent en effet qu’au troisième tri- mestre 2016, le retard de paiement moyen est passé en dessous de 12 jours (à 11,6 jours), alors qu’il atteignait 13,6 jours début 2015. Pour autant, pas de quoi pavoi- ser. « Un certain nombred’entreprises continuent de payer en retard, révèle Valérie Kligerman, direc- trice commerciale de DSO- group. Pour les justifier, elles invoquent notamment des «litiges techniques», comme la non-conformité de la facture avec leurs pro- cess. » Un constat partagé par BNP Paribas Factor. Se- lon un baromètre réalisé en mars dernier par le cabinet INIT pour le compte de la société d’affacturage, 22% des entreprises ne respecte- raient pas les échéances, et ce, malgré la loi LME (Loi de modernisation de l’éco- nomie du 4 août 2008). Ces retards de paiement seraient constatés de manière plus importante de la part des grandes entreprises : 37% d’entre elles ne respecteraient pas les délais de paiement contre 13% des TPE. Dans ce contexte, de plus en plus de sociétés font évoluer leurs pratiquesune Gestion op- timisée du poste clients« Les entreprises ont compris l’importance de l’actif client pour  nancer l’innovation,mener des opérations de fu- sions-acquisitions ou encore se développer », souligne Valérie Kligerman. A cette  n, elles entendent notam- ment gagner en ef cacitétements de paiement, score de risque, etc.) provenant des différents partenaires de gestion du poste clients des entreprises. « Accessible à l’ensemble des personnespaiement », explique Valérie Kligerman.l’aFFactuRaGe :un levieR de cRoissanceDans un contexte écono- mique complexe, la bonne gestion du bas de bilan est essentielle. Dès lors, de plus en plus d’entreprises inves- tissent dans la maîtrise de la gestion de leur poste clients via l’affacturage. « Le marché de l’affacturage reste trèsau sein de Crédit Agricole Leasing & Factoring. En 2017, la croissance semble vouloir se maintenir. Les besoins de trésorerie et de couverture contre les im- payés restent importants en France. L’amélioration de la conjoncture économique et le contexte de taux bas soutiennent aussi le mar- ché. » Pour aider à  nancer la croissance de sa société de conseil en informatique et technologie, Néo-Soft, Laurent Florentin a, dès 2008, choisi l’affacturage. Son délai moyen de paiement est passé de 65 à 53 jours. Fin 2016, et notamment grâce à l’af- facturage, l’entreprise avait recruté, depuis, plus de 280 collaborateurs et obtenu un chiffre d’affaires de 58 mil- lions d’euros, en croissance de 15%. « Quand on est en recherche de croissance, il faut se concentrer sur son métier. La priorité est d’aller chercher de nouveaux clients et de mettre son énergie sur ce qui ramène du business. Mieux vaut déléguer la ges- tion du poste clients ; une tâche qui, pour être effi- cace, doit être faite à grande échelle par des spécialistes », assure le dirigeant. Pour Bozana Douriez, directrice générale déléguée de BNP Paribas Factor, le succès croissant de l’affacturage s’explique également par le changement de mentalitélargement répandu en tant qu’outil de développement pour toutes les entreprises. C’est même devenu la pre- mière source de  nancement court terme ».Pour préserver leur cash, les entreprises privilégient en n de plus en plus le « lea- sing » (crédit-bail mobilier, immobilier et location avec option d’achat). Les acteurs de ce segment ont vu leur production progresser de 11% en 2016. Le crédit-bail se développe parce qu’il cu- mule plusieurs avantages. En premier lieu, cela offre la possibilité de disposer d’un matériel performant, neuf ou d’occasion, et faci- lement renouvelable. Cette solution est également re- cherchée pour sa souplesse : « Il est possible de moduler la saisonnalité des loyers, la durée du contrat, le montant du premier loyer et l’option d’achat », souligne Maha Se- frioui, responsable marketing de Crédit Agricole Leasing & Factoring. Autre atout du crédit-bail, il préserve la capacité d’emprunt dans la mesure où les matériels  nancés n’entrent pas dans les immobilisations inscrites au bilan, ce qui réduit l’en- dettement apparent. « Les montants des loyers lea- sing sont déclarés dans les charges, ce qui permet de les déduire du résultat imposable et donc d’amortir plus rapi- dement l’investissement », détaille Maha Sefrioui. Cette solution, très utilisée par les entreprises de toute nature pour financer leur  otte automobile, recueille un succès croissant auprès des secteurs de l’industrie et de la construction. « Nous acquérons essentiellement des véhicules utilitaires mais48 Juillet-août - n°42pour accélérer leurs rentrées de cash, ce qui les incite de plus en plus à externaliser la gestion du poste clients. » Cet intérêt croissant des DAF pour l’optimisation du poste clients s’explique également par la montée en puissance de l’offre. Ces dernières années, les so- ciétés spécialisées dans le recouvrement de créances comme le Cabinet Arc ou DSOgroup ont modernisé leurs solutions et inventé de nouveaux services. DSO- group a par exemple mis en place une plateforme de gestion du poste clients plus « collaborative » qui permet de croiser et de consolider les informations (compor-concernées par la chaîne de facturation, elle favorise la mise en place d’actions pour accélérer les rentrées de cash, en ajustant de manière dynamique une procédure dedynamique en France (+8% en 2016). Il est notamment porté par les opérations de taille signi cative et l’export, mais aussi par la clientèle des professionnels et PMEUne solution à regarder de près...Le crédit-bail offre la possibilitéde disposer d’un matériel performant et de moduler la saisonnalité des loyers,tout en préservant la capacité d’empruntrecouvrement de créances en fonction de l’évolution de l’encours client, de la couverture assurance-crédit ou de son comportement dequi a de plus en plus recours à l’affacturage, se félicite Eugénie Aurange, directrice du développement des mar- chés et de la communicationdes dirigeants d’entreprise : « Il y a quelques dizaines d’années, l’affacturage était réservé aux entreprises en dif culté. Aujourd’hui, il s’estégalement du matériel in. matique et bureautique, du matériel agro-alimentaire et des machines-outils », conclut Maha Sefrioui.for-]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[BESOIN D’INVESTIR ?CRÉDIT-BAILLA SOLUTION POUR FINANCERVOTRE DÉVELOPPEMENTExpert des matériels  nancés, Crédit Agricole Leasing propose des solutions de crédit-bail mobilier et de location  nancière pour tous vos biens d’équipement à usage professionnel.En crédit-bail immobilier, Crédit Agricole Leasing  nance vos immeubles de bureaux, industriels ou commerciaux, neufs ou anciens, et vous propose des services en expertise immobilière, en suivi de construction, en assurances...Crédit Agricole Leasing & Factoring - S.A. au capital de 195 257 220 € - 692 029 457 RCS Nanterre - Crédit photo : istock - 06/2017]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesMICE : séminaires de rentréeLes bronzés font du team-buildingMots-clés1 Réunir à la rentrée pour remobiliser 2 Sortir des sentiers battus3 Faire participer les collaborateurs 4 Laisser de la place aux échanges5 Les bonnes pratiques pour son séminaire de rentrée 6 Inspirer : choisir le bon intervenantAprès deux mois de plage loin des clients, des partenaires, des fournisseurs et des tablettes tactiles, la rentrée peut parfois être difficile. C’est pourtant l’heure de se remettre dans le bain... Faut-il pour cela commencer l’année par un séminaire afin de remobiliser les équipes ?Par Nicolas PagniezLe séminaire de rentrée a toujours la cote, même s’il s’allège et se transforme selon les impératifs des entreprises. Il doit aujourd’hui être court, et casser les codes tradition.nels de la prise de parole descendante. Ateliers, expérimentations, interven- tions inspirantes, lieux décalés et programmes revisités doivent être au rendez-vous pour réunir ses collaborateurs dans des conditions optimales avant d’aborder le dernier trimestre de l’année.Fiction : Une improvisation qui tourne au  ascoMi-août 5, en charge de l’événementiel dans une grande entreprise, Edgar a une illumination sur la plage du Touquet. Comme chaque année, il a du mal à se remettre dans le bain une fois revenu au bureau, mais cette année cela va changer, il va organiser un séminaire de rentrée pour les employés. En revanche, pas question de perdre du temps avec cela, le séminaire doit être au tout début de la rentrée... 2 Et tant qu’à surfer sur l’actualité autant faire ça le jour où tout le monde fait sa rentrée, le lundi 4 septembre, jour de la rentrée des classes. Comme cela pas de jaloux, parents et enfants seront sur le pied de guerre. Au programme, travail, travail et... travail 1 pour marquer la différence avec les vacances. Pour cela, il a réservé la salle du premier étage. Organisée en U, elle offrira la possibilité au PDG de faire son discours de rentrée 6, puis chacun travaillera sur son sujet, déjeuner au self à 13h et copies à rendre avant 18h 3. Lundi 4 septembre, mauvaise surprise, c’est la rentrée des classes, personne avant 11h au bureau alors qu’ils étaient attendus à 8h... Pire ! Plus de la moitié n’ont pas reçu l’invitation envoyée la semaine précédente, et n’ont pas modi é leur date de retour de vacances. Pour les présents, en retard, chacun est dans son coin en train de plancher tant bien que mal sur le sujet en voyant l’heure tourner 4. Le PDG quant à lui n’a pu faire son allocution, prévenu trop tard et déçu de voir aussi peu de salariés présents à l’ouverture. Un événement qui a  nalement tourné au  asco et qui, faute de bonne préparation, est passé à côté de ses objectifs...Certains prennent un peu trop au pied de la lettre le séminaire de «rentrée»50 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[the art of inspiration LA BONHEUR ATTITUDE DANS VOTRE ENTREPRISEConcentrés sur vos objectifs, sans cesse à la recherche du temps... Faites entrer les petits bonheurs dans votre entreprise!Votre séminaire d’hiver est l’occasion de réveiller la joie et la bonne humeur au sein de vos équipes.Testez en exclusivité avec le Dolce Frégate Provence, hôtel**** situé au cœur des vignes de Bandol, entre Marseille et Toulon, un séminaire ou tout le monde y gagne en participant à des ateliers de bien-être, et ressort dynamisé, détendu et heureux.Avant votre dîner, vos équipes savourent un apéritif autour d’ateliers de création de « Petits Bonheurs » : gestion du stress par l’automassage, herboristerie, aromathérapie autour des huiles essentielles de Provence et food wellness. Ils ressortiront de cette expérience plus heureux !Séminaire Bonheur – attitudeA partir de 237€ HT / personne (réunion, apéritif autour des« Petits Bonheurs », dîner (3 plats) hébergement en chambre vue mer, petit-déjeuner, réunion.* Tarif minimum indiqué, variable selon disponibilités et dates, minimum de 80 personnes, minimum de 2 nuits, o re valable du 30/10/2017 au 09/03/2018.dolcefregate.com/fr · 00 33 (0)4 94 29 39 36InspirépardolcefrÉgateProVeNce]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUE1RéuniR à la RentRée pouR RemobiliseRLa rentrée des classes semble toujours être la période où les entreprises aiment réunir leurs équipes. En effet, comme nous l’explique David James, diri- geant associé de l’agence Lodge Attitude et co-fondateur de myLodgEvent, « septembre est un mois prisé pour des événements de séminaires de rentrée, à destination de la force de vente et des commerciaux. Cela va créer une implication au sein des équipes et apporter de la proximité ». Et si l’objectif est de travailler, rien n’empêche de rester dans une ambiance conviviale : « C’est un mois fort car tout le monde est dans une psychologie positive. On sort des vacances et l’objectif est de récréer une dynamique de groupe, donc l’ambiance est fun, pour repartir à fond ». Même constat du côté de Capdel, où l’activité est forte en septembre. « L’activité est de plus en plus à l’arrêt au mois d’août, du coup les entreprises remobilisent les équipes pour l’ultime coup de collier sur le dernier trimestre », nous explique Jean Devanlay, directeur associé d’Hopscotch, en charge de l’agence événementielle Capdel. « Ce sont, pour beaucoup, des réunions de rentrée, au vert, dans l’humeur de l’été et des vacances, mais cela permet de se remettre à travailler, de faire le bilan du premier semestre et de  xer les priorités ». Des bilans qui doivent être clairs : « Il faut éviter de noyer le collaborateur sous une tonne d’information, il faut délivrer des axes de priorités clairs », complète-t-il. La tendance générale semble d’ailleurs de faire plus petit, sur une journée maximum, a n d’en faire plus sur l’année. « Les séminaires se réalisent de manière plus régulière, nous explique David James, au niveau de la force de vente, un séminaire est généralement organisé tous les deux mois. » Ce dernier identi e trois grands objectifs pour le séminaire de rentrée : développer l’appartenance à l’en- treprise, « faire en sorte que les équipes soient  ères de leur entreprise, de leurs collaborateurs, de leur direction », assurer les liens et les resserrer, et faire plaisir aux équipes tout en faisant passer des messages.2 soRtiR des sentieRs battusPlus tôt le séminaire est organisé, mieux c’est ! « Il faut faire attention à la rentrée des classes, nous explique Jean Devanlay, mais le mieux c’est de l’organiser sur la première quinzaine de septembre. » Un constat partagé par David James également, « il faut qu’il se déroule en septembre, voire en octobre, mais attention, certains jours sont assez prisés, donc il faut parfois essayer de casser les co- des ! ». L’occasion pour lui de nous présenter un séminaire en nocturne qu’il a organisé récemment, organisé de 19h à une heure du matin, celui-ci était entrecoupé d’activités, parfois de prises de paroles, mais à la manière d’un afterwork, en extérieur. « Cela permet d’optimiser le temps de tra- vail, de retravailler le programme et du coup, de créer de l’impact. » Et justement, l’impact semble être le maître mot des séminaires de rentrée, mais aussi des séminaires de manière générale. Et cela commence par le lieu. « Il faut essayer de sortir de la sempiternelle salle de réunion en U, nous dit Jean Devanlay. Aujourd’hui, il existe des espaces de coworking ou de travail différents. Cette diversité de lieux permet d’aborder le travail et les réunions de manière plus ludique. C’est très favorable au bien-être des collaborateurs et à la diffusion du message. »52 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[43Au-delà du lieu, l’impact passe aussi par l’organisation de l’événement. Et un évé- nement réussi tient en trois ingrédients selon Anne Bouvart, directrice du déve- loppement chez Havas Event : des durées courtes, des interventions inspirantes, et des expérimentations. « Plus c’est court, plus c’est impactant. Lorsque les réunions durent plus d’une heure trente, la moitié de l’audience est déjà perdue. Il y a une logique d’impact du message liée à la capacité de concentration. Il y a également une logique d’appropriation, et celle-ci passe soit par de l’expérimentation, des ateliers, soit par de l’inspiration, donc des intervenants extérieurs qui vont dé- caler le sujet, avant de revenir au sujet central (voir encadré). » De l’expérimen- tation qui va permettre de créer des synergies, comme le précise David James : « On recourt à des activités tous ensemble. Il y a moins de compétition et plus de partage, a n de créer des choses de manière collective, au pro t de l’équipe, de l’entreprise, ou même des clients. Pour un de nos clients, par exemple, nous avons mis les collaborateurs en mode Actors Studio et, chacun leur tour, ils ont pris la parole devant la caméra pour parler d’eux et de leur expertise. Le format était ensuite envoyé aux clients a n de présenter l’entreprise et les collaborateurs de manière ludique ». Des bienfaits de l’expérimentation également vantés par Anne Bouvart : « L’expérimentation favorise l’appropriation par le faire-ressentir, le faire-vivre. C’est plus facile de s’approprier des sujets à partir du moment où l’on en est un peu l’auteur ».FaiRe paRticipeR les collaboRateuRsDe 60 € à plus de 160 € parparticipantFourchette de budget en 2016 selon l’étude Coach OmniumlaisseR de la place aux échanGesSi le séminaire attire autant les collaborateurs, c’est avant tout parce qu’il va permettre de se retrouver et d’échanger, nous explique Anne Bouvart. « Il faut laisser beaucoup de place au networking, c’est ce qui donne envie aux participants de venir, car ils savent qu’ils vont pouvoir échanger avec leurs pairs. L’échange, le bavardage, c’est le  l conducteur, l’interactivité est très importante. » Une interactivité qui peut également être permise par des applications comme Klaxoon ou encore Slido a n de poser ses questions en plénière. « Il faut beaucoup d’interconnexions, ce doit être interactif et non descendant », surenchérit David James.9 participants sur 10sont enthousiastes à l’idée de partir en séminaire ou convention selon l’étude Coach Omnium 2017ecoreseau.fr 53]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUE5Votre séminaire approche ? Voici en synthèse les bonnes pratiques à respecter selon trois profes- sionnels du secteur.- Préparer son événement dès le mois de juin : tous les professionnels s’accordent à le dire, un séminaire de rentrée se prépare, et ce dès juin, car « l’événement, c’est par dé nition du live, il faut donc que l’on ait pu en prévoir un maximum », nous explique Anne Bouvart.- « Impliquer les collaborateurs dans l’organisation de l’événement », nous explique David James, cela peut passer par leur demander les thèmes qu’ils voudraient aborder, ou les solliciter pour trouver des idées d’intervenants.- Innover sans cesse, et jouer sur le teasing, à savoir donner envie aux participants de venir, mais sans rentrer dans le détail.- Être dans l’air du temps, notamment au niveau de l’organisation du séminaire. « Nous consta- tons de plus en plus une libération de l’entreprise sur la façon de travailler. Cela doit se ressentir également dans l’organisation du séminaire, et dans le choix du lieu », rappelle Jean Devanlay.- Le lieu, oui, mais pas que : « A partir du moment où l’on a tout le reste, le lieu n’est pas primor- dial », nous explique Anne Bouvart. Le bon traitement est, lui, en revanche indispensable : « Les collaborateurs doivent se sentir valorisés, parce que les intervenants sont inspirants, et parce que la préparation, l’accueil ou encore la restauration sont de qualité ».- « Trop d’info tue l’info » prévient Jean Devanlay, l’entreprise doit délivrer des messages clairs, et si possible illustrer le message tout en prodiguant des conseils de fond aux collaborateurs.6 inspiReR : choisiR le bon inteRvenantComment bien choisir un intervenant pour son séminaire de rentrée ? Entretien avec François-Xavier Canova, fondateur de CANO & CO.De plus en plus de séminaires d’entreprises font appel à des intervenants extérieurs, comment expliquer cette tendance ? Les entreprises, et notamment les grands groupes installés dans leur domaine d’activité, remettent de plus en plus en cause leur business model ou leurs process pour avancer, et s’adapter à la fois aux besoins liés à leur marché, mais aussi aux envies et besoins de leurs salariés en interne. Solliciter un intervenant externe permet de recueillir un témoignage inspirant, et de trouver en général des « best practices » qui permettent de faire ré échir et surtout de trouver des clés pour avancer, en prouvant une chose essentielle : « Ça marche chez les autres, donc pourquoi pas chez nous ? ».Qu’est-ce qu’un bon intervenant pour une entreprise ?Il doit être convaincant, forcément à l’aise avec la prise de parole en public, apporter de soi, un ton et une posture modernes. Il doit, bien sûr, également être capable de valoriser son expertise avec dynamisme et pédagogie, souvent en un temps limité.Doit-il forcément avoir une renommée ?Dans le contexte actuel, les marques ne souhaitent plus uniquement faire de l’image en faisant appel à des personnalités. C’est la rai- son pour laquelle, souvent, l’expertise sur un segment particulier comme la conduite du changement ou la transformation digitale prévaut au-delà de la notoriété dans le choix de l’intervenant.Quel type d’intervenant recommander à une entreprise qui organise un séminaire de rentrée pour remobiliser ses équipes ? Parmi les classiques, un intervenant qui va favoriser le team buil- ding, a n de recréer du lien, à l’image d’un de mes clients dans le secteur de l’isolation, qui cherche à resserrer les liens entre certains de ses collaborateurs, avec comme  l rouge la dimen- sion interculturelle. Ou encore un intervenant qui soit capable de parler d’une des nouvelles méthodes de management : le lean management, l’enpowerment, ou encore l’holacratie, comme j’ai récemment eu la demande de la part d’un grand groupe bancaire pour la rentrée 2017.les bonnes pRatiques pouR son séminaiRe de RentRée1 journéeUne tendance qui continue. En 2015, 55% des séminaires étaient organisés sur une journée selon l’étude Coach Omnium. Participants et organisateurs favorisent des formats courts et ef caces.54 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationRéseaux & in uenceDécryptage d’un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingClub INSEP AlumniRéseau qui se muscleIls partirent 500, ils arrivèrent 100000... La force de frappe du réseau des athlètes de haut niveau, quasiment inexploité mais ouvert à ceux qui en partagent les valeurs, pourrait s’avérer gigantesque.programme sport de Fran- çois Fillon, qui a repris la présidence de l’association et initié, « avec un énorme respect pour la culture du sport qui était portée jusque-là par des  gures de notre mi- lieu », un virage décisif. « On m’a sollicité. Je n’avais pasqu’ils sont partout ? J’y ai vu, avec des Maurice Houvion (athlétisme), des Bernard Grosgeorges et Gérard Bosc (basket-ball), un enjeu dans la transmission des savoirs, avec la perspective de ra- jeunir cette association, et l’ambition de valoriser des parcours exemplaires. Notre mission est d’accompagner ces athlètes dans leurs pro- jets de reconversion. » Les Alumni du temple du sport se revendiquent 500 à ce jour, sur une base simple : 30 eu- ros d’adhésion envoyés par lettre simple pour fédérer les Insépiens, mais aussi tous les sympathisants « qui partagent l’idée et les valeurs d’un sport humaniste fait d’engagement et de solidarité ».tRois athlètes sou- tenus chaque année Un club ouvert qui travaille déjà à accompagner,  nan- cièrement, certains athlètes dans leur projet. Le Pacte de Performance, lancé en 2014 par le ministère des Sports, ne concerne en effet que 200 athlètes sur les 7000 qui  - gurent sur les listes de haut niveau. « Or, constate Henri Helal, ancien patron des équipes de France d’aviron dans les années 1960 et 1970, même si on parle de doubled’ailleurs parfois impossible pour certains. Et quand ils sortent avec un diplôme, ils ne sont pas toujours aptes à un métier. Ils sont souvent dé- connectés, déresponsabilisés par le système. Nous devons faire ce lien. » À travers des trophées annuels, mais aussi des bourses de l’ordre de 4000 euros accordées chaque année à trois athlètes, dont au moins un paralympique. Récemment, Amélie Le Fur, athlète aux trois titres paralympiques, le boxeur Souleymane Cissokho, médaillé de bronze aux JO de Rio l’an passé, Benjamin Auffret, engagé dans des études d’ingénieur et lui aussi médaillé de bronze à Rio, ont béné cié de ce coup de pouce de l’association, qui peut compter sur le soutien de la Fondation Aéroports de Paris et voit déjà plus grand. Beaucoup plus grand.veRs un linKedin du spoRtNom de code, Sporteki. « Parce que c’est un peu une question du milieu : dans le sport, t’es qui ? », tente Stéphane Traineau, dans un sourire. L’objectif : lancer une plateforme de mise en relation des athlètes actuels avec leurs aînés, mais aussi toutes les entreprises et lesathlète et le projet qu’il aura mis en ligne.Une question bête... Pour- quoi cela n’existe-t-il pas ? « On peut effectivement se le demander. Sans doute parce que chacun des acteurs se disait que la reconversion, c’était son affaire et que, du coup, personne n’a rien fait. Sans doute aussi parce que c’est un projet d’envergure et que le numérique, ça ne s’invente pas », explique Henri Helal. Sous le minis- tère de Thierry Braillard, les Alumni de l’Insep n’étaient, semble-t-il, pas une priorité. Avec l’arrivée de l’ancienne championne Laura Flessel, les choses devraient bouger, alors que l’association – « nous faisons tout cela en bénévole et chaque euro est réinvesti au pro t des sportifs », tient à préciser Henri Helal – peut déjà compter sur un bud- get de 400000 euros avec le soutien de la Fondation FDJ, du CNOSF, de la DRJS Paris, de l’INSEP, de la Ré- gion IDF. De quoi lancer le site d’ici octobre et embau- cher un premier permanent. « Curieusement, ce réseau n’est pas identi é alors qu’il est tentaculaire et dépasse largement nos frontières. Je connais des anciens de l’INSEP qui sont aujourd’hui chefs d’entreprise dans la Silicon Valley et qui ne de- mandent qu’à rendre, à faire le lien, à tendre la main à des jeunes qui cherchent un stage ou un job », ex- plique Stéphane Traineau. Avant de conclure : « Dans le sport, on n’apprend pas qu’à gagner des médailles. On parle partout, tout le temps, des valeurs.du sport. Or, l’entraide et la solidarité sont les premières d’entre elles. Elles doivent s’expri- mer, réellement ».Par Olivier RemyIl y eut l’Amicale des an- ciens de l’INSEP, puis les Amis de l’INSEP, avec, àchaque fois, dans leurs rangs, de grands noms du sport, des monuments de l’Institut na- tional du sport, de l’expertise et de la performance. Depuis 2011, place au Club Insep Alumni.« Parce que nous ne devons pas avoir de complexe : l’IN- SEP est une grande école au même titre que l’Essec, HEC. Une école de la per- formance où le sport forme l’individu. » C’est Stéphane Traineau, champion du monde de judo 1991 et double mé- daillé olympique, mobilisé depuis de longues semaines sur le terrain en amont des présidentielles et des législa- tives en tant que référent dubeaucoup de temps (il dirige depuis de nombreuses années avec sa femme Carré Final, une agence de RP, NDLR), mais avec la conviction que ce réseau était inexploité. Com- ment concevoir en effet queLa première vie de sportif, un tremplin vers la deuxième ?Des anciens de l’INSEP sont aujourd’hui chefs d’entreprise dans la Silicon Valley et ne demandent qu’à tendre la main à desjeunes qui cherchent un stage ou un jobles quelque 110000 athlètes passés sur les listes de haut niveau, sans oublier les 2000 entraîneurs et les arbitres, ne soient pas connectés, qu’il n’y ait pas de réseau alorsprojet, il est dif cile pour les sportifs d’être acteurs de leur projet personnel. Ils sont aspirés par leur vie de haut niveau, qui représente un investissement  nanciercollectivités qui voudront s’inscrire sur ce « LinkedIn du sport » pour proposer des stages, des CDD, des CDI, des conventions d’insertion ou simplement soutenir un56 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[PARIS | NANTES | BEIJING | SHENZHENwww.audencia.comREDESSINEZ VOTRE LEADERSHIPPENSEZ FORMATION CONTINUECap sur mon projet professionnel avec l’École de référence m’inscrire à une formation pour la rentrée profiter des vacances obtenir mon diplôme et évoluerINNOVATIVE LEADERSFOR A RESPONSIBLE WORLD#LEARN CREATESUCCEED]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationBaromètreActualités des grandes écoles FoRmation & enGaGement sociétalLe service civique dans les grandes écoles pour tous les jeunesA l’occasion de son AG, la Conférence des grandes écoles (CGE) et l’Agence du service civique (ASC) s’associent pour contribuer au développement de missions de service civique dans les grandes écoles. Une convention concrétisant cet engagement a été signée le 20 juin en présence ce de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation. L’ASC et la CGE estiment à 10000 le potentiel de missions possibles d’ici 2020 si la pratique de l’année de césure se déve- loppe. A n d’ancrer le service civique dans le parcours des jeunes et de le consacrer comme une étape de vie pleinement reconnue par la société, l’Agence et les acteurs de l’enseignement supérieur ont obtenu en 2015 que le service civique constitue un motif légitime de césure permettent ainsi aux étudiants qui souhaitent s’y engager de ne pas être pénalisés dans leur parcours académique. Dans le prolongement de l’institutionnalisation de cette étape dans le parcours des jeunes et en cohérence avec l’intérêt des étudiants pour les projets d’engagement sociétal observés par la CGE,l’Agence et la CGE se sont rapprochées pour dé nir les modalités de développement du service civique d’initiative. Ce dernier permet à des jeunes de proposer et de mener leur propre projet solidaire en béné ciant du statut de volontaire et du cadre service civique. Un format qui se prête particulièrement aux projets d’engagements sociétaux. En 2017, plus de 200000 jeunes ont réalisé une mission de service civique dont 29% d’étudiants.Source : CGEinnovation&RhSaven lance le premier algorithme qui détermine la réussite pro- fessionnelleSaven présente Sight, le premier algorithme de matching qui détermine la réussite professionnelle. Il permet aux recruteurs de gagner du temps dans leur présélection, de faire les bons choix au moment du recrutement et d’enrichir la relation avec les candidats tout en sécurisant l’intégration des salariés. Sight révèle les dimensions qui déterminent la réussite professionnelle pour un poste. Il s’appuie sur un échantillon de 120000 personnes permettant d’identi er lescaractéristiques des individus en réussite pourtous les postes. L’ef cience des prédictions deSight a déjà été démontrée chez plusieurs clients.Ses utilisateurs recrutent plus vite, rencontrentmoins d’échecs, les nouvelles recrues répondentmieux aux attentes des entreprises. Plusieurs ex-périmentations ont été réalisées depuis 2015 au-près d’entreprises françaises et européennes desecteurs et de tailles variés. Ces tests ont permisd’af ner l’algorithme de Sight et de faire la preuvede ses performances : tandis que 20% des recrutements sont interrompus pendant la période d’essai, les utilisateurs de Sight constatent un taux d’échec inférieur à 7% ; l’af nement de la présélection des candidats permet aux recruteurs de diminuer de 33% leur temps consacré aux entretiens ; le turnover des salariés recrutés après un an diminue de 16% en moyenne. Saven est le fruit de dix ans de recherches menées en collaboration avec des institutions de recherche : ESCP Europe, NEOMA Bu- siness School.Source : NEOMA RanKinGs et tendancesSKEMABusinessSchool,6ème écolemondialepoursonprogrammeenFinance dans le classement du Financial TimesLe Financial Times vient de publier son classement mondial des programmes en Finance. Présente dans le top 10 mondial depuis le lancement de ce classement en 2011, SKEMA Business School, avec son programmeMSc Financial Markets and Investments (« pre experience ») gagne cette année quatre places et se hisse à la 6ème place mondiale des 50 écoles et universités internationales sélectionnées. L’école peut s’enorgueillir de sa place de numéro 1 mondial sur le critère de la progression de carrière sur trois ans (« career progress rank »). « Cette 6ème place, c’est d’abord la très belle réussite professionnelle de nos diplômés, la grande implication de l’équipe académique de ce programme, et nous partageonsBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles, les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéCe mois-ci, l’ingénierie pédagogique et les grandes écoles sont à l’honneur. En atteste le classement du Financial Times qui met en exergue l’excellence des enseignements français en matière de  nances. Une ingénierie pédagogique qui n’est pas qu’au ser- vice de l’employabilité car la CGE vient d’acter un partenariat avec l’agence de service civique pour encourager l’engagement sociétal de ses ouailles étudiantes. Petit ombre à ce tableau mensuel, la dernière étude de Hays qui prouve cependant la persis- tance d’un plafond de verre pour les femmes désireuses d’accéder aux plus haute responsabilités. En n, focus sur un métier mé- connu mais pourtant stratégique : celui d’évangélisateur avec le retour d’expériences de Cédric Giorgi de Sigfox. Bonne lecture58 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[ce succès avec eux. Nos diplômés effectuent de par le monde des trajectoires profes- sionnelles exceptionnelles, trois ans seulement après l’obtention de leur diplôme ! C’est aussi une formidable reconnaissance de l’excellence de SKEMA en Finance, que nous continuons à renforcer avec le recrutement d’experts mondiaux (comme Florencio Lopez de Silanes) ou le développement de recherches en Fintech et ETF (Exchange Traded Funds) », précise Alice Guilhon, directrice générale de SKEMA Business School.Source : SKEMAClassement Master in Finance du Financial Times : l’EDHEC est n°1 dans le mondeGagnant sept places en trois ans, l’EDHEC est aujourd’hui classée meilleure Bu- siness School mondiale en Finance selon le Financial Times. Cette première place sur le podium souligne le succès du portefeuille de programmes de l’EDHEC en Finance et en tout premier lieu le Master of Science in Financial Markets, dispensé sur le campus de Nice de l’EDHEC, récompensé dans ce ranking. « Nous sommes très  ers de la reconnaissance internationale de l’EDHEC comme meilleure BusinessSchool en Finance dans le monde. Notre modèle de développement original « EDHEC for bu- siness », fondé sur l’excellence académique et sur une forte proximité avec les entreprises, est plébiscité par le marché depuis des années, et nos diplômés sont aujourd’hui parmi les plus recherchés par les institutions  nancières des plus grandes places mondiales », explique Olivier Oger, directeur général de l’EDHEC Business School.L’EDHEC est en effet devenue une institution académique de référence dans l’industrie  nancière, depuis la création en 2001 d’ED- HEC Risk Institute (ERI) par le Professeur Noël Amenc. Ce centre de recherche appliquée à la gestion d’actifs, sans équivalent dans le monde, a donné lieu depuis à la création de deux nouvelles entités : l’EDHEC Infrastructure et l’ERI Scienti c Beta. Ces trois entités génèrent des revenus de recherche annuels supérieurs à 15 millions d’euros. Ces revenus correspondent à l’utilisation par les plus grandes ins- titutions  nancières internationales (Amundi, BlackRock, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Nomura, SG, entre autres) des modèles et produits de larecherche de l’EDHEC.Source : EDHECKEDGE et la Fédésap lancent un Mastère Spécialisé dédié aux opérateurs de Services à la personne (SAP) et d’Aide et d’accom- pagnement à domicile (SAAD)KEDGE Business School et la Fédération française des services à la personne et de proximité (Fédésap) ont of ciellement signé un partenariat, lundi 12 juin 2017 à Marseille, et annoncé le lancement du Mastère Spécialisé Management des structures d’action sociale et de santé (MSAS) adapté spéci quement aux opérateurs de Ser- vices à la personne (SAP) et d’Aide et d’accompagnement à domicile (SAAD). Cette formation inédite permet de répondre à l’obligation de diplôme de la loi d’Adaptation de la société au vieillissement (ASV) (niveau 1 Sanitaire et social soit Bac+5). « La Fédésap, première fédération d’entreprises d’aideà domicile, a toujours oeuvré pour la structura-tion de la profession, déclare Amir Reza-To ghi.La formation MSAS montée avec KEDGE en estla parfaite illustration : l’ambition d’un diplômetitre RNCP niveau 1 (Bac+5) éligible au CPFdémontrant que le domicile est une composanteessentielle de l’écosystème médico-social. Leprogramme a été entièrement pensé pour prendreen compte les composantes et les spéci cités desSAAD, a n de suivre les évolutions législatives dela loi d’Adaptation de la société au vieillissementdu 28 Décembre 2015. » Le Mastère Spécialiséen Management des structures d’action socialeet de santé est le parcours de référence qui, depuis 25 ans, propose une expertise en management au service des opérateurs sanitaires, médico-sociaux et de l’interven- tion sociale. Ouvertures prévues à Marseille en octobre 2017 et à Paris en avril 2018. Source : KEDGERh & FoRmationLe coin des RHBouygues Telecom, BPI group et HEC Paris professionnalisent les dirigeants d’entreprise adaptéeEn 2013, face au potentiel que représentaient le marché des grands groupes et leurs capacités d’achats dans la mise en œuvre de la loi Handicap, Bouygues Telecom et BPI group, cabinet de conseil spécialiste de l’accompagnement RH des transforma- tions, décidaient d’apporter une réponse innovante au besoin de développement de la performance des entreprises adaptées, qui emploient 80% de travailleurs handicapés dans leurs effectifs de production. Ainsi naissait en 2014 l’Université de l’Excellence, dans le cadre d’une convention de revi-talisation nationale signée par BouyguesTelecom et le ministère du Travail (Délé-gation générale à l’Emploi et à la Formationprofessionnelle-DGEFP). Cette initiativevise à aider les dirigeants des entreprisesadaptées à améliorer la performance de leursstructures et se positionner de façon pluscompétitive sur leurs marchés, au traversd’un parcours de formation sur-mesure. Le22 juin 2017, la « promotion 2017 » a étéof ciellement diplômée. Elle se constituaitde 25 dirigeants d’entreprise adaptée qui souhaitent être plus compétitifs sur leurs marchés, notamment auprès des grands groupes qui disposent d’une forte capacité d’achat de produits et de services. Les premiers résultats de cette initiative sont très encourageants, d’après l’évaluation réalisée auprès des dirigeants. Il a en effet été constaté, sur trois ans, une augmentation moyenne du chiffre d’affaires de ces en- treprises de l’ordre de 34%, et la création de plus de 300 emplois pour des personnes reconnues « travailleurs handicapés » (Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé-RQTH) et de plus de 130 emplois non aidés.Source : HEC.L’ambition féminine reste fortement in uencée par une hiérarchie... majoritairement masculineC’est prouvé : les entreprises dotées d’un personnel hétéroclite sont plus performantes que celles qui sont moins tournées vers la diversité et l’intégration. Le cabinet Hays, leader mondial du recrutement spécialisé, s’est intéressé plus spéci quement aux femmes dans l’entreprise, et a publié le 22 juin sonrapport consacré à la mixité au travail. Cette étude, entièrement réalisée en France, se focalise sur l’ambi- tion féminine et tente d’expliquer pourquoi les femmes ont encore des perspectives d’évolution de carrière et des rémunérations moins importantes que les hommes, malgré des niveaux d’ambition équivalents. Les fait saillants sont les suivants :-Une sous-représentation des femmes parmi les postesà responsabilités :près de 68% des candidats interrogés dans le cadre del’étude déclarent avoir un homme comme supérieur hié-rarchique, et 87% af rment que la plus haute fonctionau sein de leur entreprise est occupée par un homme.-Les femmes françaises sont tout aussi ambitieuses queleurs homologues masculins. Plus de 30% des personnesinterrogées, hommes et femmes confondus, souhaitent atteindre une fonction de « di- recteur » pour considérer leur carrière comme « réussie ». Et si seules 5% des femmes souhaitent occuper un poste de DG/PDG (contre 12% des hommes), elles sont en revanche plus nombreuses à convoiter un poste de manager (35% des femmes contre 22% des hommes), qui leur permettrait d’atteindre leurs ambitions tout en assurant un meilleur équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle. Cet écart entre ambition et réalité peut être expliqué par plusieurs facteurs, de natures diverses : une première explication est sans doute à aller chercher du côté de « l’auto-censure ». En 2017, seules 58% des femmes (contre 63% des hommes) estiment avoir l’occasion de s’autopromouvoir et de communiquer sur leurs ambitions. A compétences égales, les inégalités salariales perdurent... Cela prouve que les hommes ont tendance à mini- miser le manque d’égalité des sexes dans le monde professionnel.Source : HaysBaromètreecoreseau.fr 59]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationQuelles recommandations pour briser le plafond de verre ?Quelques pistes pour encourager l’ambition et l’évolution des femmes : pour près d’une femme sur cinq (19%), la  exibilité du travail a permis à davantage de femmes d’accéder à des postes à responsabilités. Pour 7 femmes sur 10, la durée du congé paternité devrait être égale à celle du congé maternité ou tout au moins rallongée. Près d’une personne sur deux en moyenne (55% de femmes et 41% d’hommes) déclare travailler dans une entreprise qui n’a pas mis en place de programmes pour soutenir la diversité et l’inclusion.Source : HaysFIDAL et Amplitude dévoilent leur enquête sur les attentes des entre- prises en matière de réforme du Code du travailFIDAL, premier cabinet d’avocats d’affaires en France, et Amplitude, cabinet conseil en management des hommes, publient aujourd’hui les résultats de leur enquête consacrée aux attentes des entreprises en matière de réforme du Code du travail, projet phare du nouvel exécutif. Réalisée auprès d’environ 200 décideurs, issus entre autres des Directions générales, DRH et DAF, cette enquête prend le pouls des entreprises françaises de tous secteurs et toutes tailles a n de déterminer si leurs attentes coïncident avec les projets souhaités par le nouveau Président et le gouvernement. L’analyse de l’enquête permet de tirer plusieurs enseignements, dont voici les principaux :-Le futur gouvernement devra, en priorité, sécu- riser la rupture du contrat de travail et simpli er la représentation du personnel. Selon 84,1% des répondants, la sécurisation de la rupture du contrat de travail apparaît comme la réforme prioritaire, notamment a n de rendre possible la pré-consti- tution des cas de rupture dans le contrat de travail. -Parallèlement, 75,4% d’entre eux souhaitent également que soit réformée la procédure de li- cenciement des salariés protégés.-Parmi les douze principales réformes en droitdu travail, les répondants souhaiteraient que huitd’entre elles soient révisées. D’après 69,6% des répondants, deux réformes seraient à revoir en priorité : la création du Compte personnel d’activité (CPA) et la réforme des conseils de prud’hommes. A l’inverse, la généralisation de la complémentaire santé semble leur donner satisfaction. Les récentes réformes sont globalement jugées dif ciles à mettre en œuvre. Les personnes questionnées estiment celles-ci complexes à mettre en œuvre dans leur entreprise, à l’instar notamment du CPA (70,3%) et du licenciement économique (53%). Selon les auteurs de l’étude, le nouveau pouvoir exécutif devra prioritairement revoir la législation sur la représentation du personnel, en la simpli ant. Il s’agira de la pierre angulaire qui conditionnera le succès ou non de la reforme du droit du travail.Baromètre[Focus sur un ] nouveau métierÉvangélisteRetour sur le métier d’évangéliste avec Cédric Giorgi, directeur des projets spéciaux et évangéliste chez SigfoxEn quoi consiste votre métier d’évangéliste ?Guy Kawasaki est un des premiers directeurs marketing d’Apple et fut considéré comme l’évangéliste historique de chez la marque à la pomme croquée. Dans sa lignée, ma fonc- tion d’évangéliste n’est pas une fonction à plein temps. Ce n’est qu’une partie de mon activité. Cela dit évangéliser, c’est un métier de communicants. Mon travail porte sur l’Iot (« Internet of Things », pour Internet des objets, NDLR). Cela consiste en parler, expliquer, éduquer sur une innovation, une technologie et surtout motiver les gens autour pour sus- citer leur intérêt et les rendre aussi enthousiastes que vous sur votre sujet d’expertise. Autrement dit, nous nous rapprochons du sens originel du terme. Nous prêchons la bonne parole en milieu professionnel.Concrètement, c’est parler sur des événements, être spea- ker sur des conférences, et être disponible pour les médias. Nous partons également à la rencontre des entreprises. Nous écrivons également et partageons du contenu pour pousser autour d’une certaine thématique.La distinction entre le communicant et l’évangéliste? L’évangéliste est une personne se situant à la même place que le public auquel il s’adresse. C’est une situation de communication d’égal à égal.Concernant mon travail d’évangélisation, mon public secompose d’entrepreneurs, de start-up et de directions du digital et de l’innovation.Quelles sont selon vous les qualités requises ?Il faut une maîtrise technique et des capacités de communicants. Les hards skills concernent la technique ou une technologie. Et les softs skills sont principalement des compétences de communicant et de sociabilité. Autrement dit, l’évangéliste connaît un peu la même transition qu’un pro l technique qui évolue vers une posture de manager, pour penser avec davantage de recul ou pour se pencher sur la stratégie. L’évangéliste connaît la même évolution mais ici, ce sont les capacités relationnelles et communica- tionnelles qui importent. Dans l’organigramme, je suis en reporting direct avec le CEO de Sigfox, Ludovic Lemoan, mais le poste d’évangéliste peut aussi être rattaché à la communication ou au business development. En termes de background, il peut y avoir tout type d’évangéliste mais il faut un background technique. Peu importe le secteur d’activité.En quoi est-ce un métier d’avenir?Cela fait partie d’une tendance de fond. Les entreprises technologiques ont besoin de faire de la communication d’in uence et non pas de communication massive. Ce métier exige d’être sans cesse sur la brèche. La partie veille est primordiale.Propos recueillis par Geoffroy FrameryPatrick Levy-WaitzPrésident de la Fondation Travailler AutrementPDG d’ITG, leader du portage salarialLe dé  de notre temps est d’accompagner les individusou autre.Le dé  de notre temps est d’accompa- gner les individus dans ces périodes de transition professionnelle. Les Français attendent, et on le remarque par leur désir croissant de tenter l’aventure du travail indépendant, plus d’autonomie et de liberté dans leur travail. Dans le même temps, ils souhaitent des solutions concrètes et pratiques correspondant à leurs attentes mais également à leurs quotidiens, désormais pluriels.Pour que la France prenne le chemin du « travailler autrement », il faut que le débat public français s’empare des réalités vécues par les actifs et par les entreprises.Pour la première fois depuis des dé-cennies, le gouvernement a annoncé vouloir aller dans ce sens. Il propose aux partenaires sociaux et aux acteurs institutionnels d’engager des réformes constructives pour adapter le pacte social français a n que chacun se sente libre de tracer sa propre voie professionnelle en toute sécurité.Si le pacte social tel que proposé par le gouvernement parvient à réunir un large consensus et à créer une nouvelle dynamique collective, la France peut rattraper son retard en matière d’ac- compagnement. Ce serait la victoire d’une vision économique et sociale concrète plutôt qu’un débat idéologique traditionnel.La France connait aujourd’hui une nouvelle donne économique, produit d’une nouvelle réalité sociale faite de ruptures. Si le salariatreste certes dominant, il est certain que dans une même vie, un actif aura de multiples statuts : salarié, entrepreneur, indépendant, fonctionnaire, associatif60 Juillet-août - n°42Travailler autrement]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[Manager autrementRh & FoRmationLes innovations RH émergent constamment. Focus sur l’une d’entre ellesGérer l’étéTraiter le froid quand il fait chaudEt si l’entreprise ne dormait pas complètement durant la pause estivale ? Pour un manager,il est possible de tirer parti des congés, une période « pas comme les autres »...Par Julien Tarby(92) : « Nous avions constaté quelques couacs dans les transmissions entre les produc- teurs de contenu, correcteurs, maquettistes et graphistes, et parlions à chaque fois de tout remettre à plat. Mais ce chan- tier était un peu l’Arlésienne depuis quelques années. Nous en parlions mais ne trouvions jamais le temps de nous y atteler. Cela va se faire en août ». La période creuse peut se révéler utile. « Chez nous l’activité baisse surtout en juin. L’équipe privilégie donc les nettoyages spéciaux, maisaussividelesstocks... Et j’organise mes visites au- près d’éventuels fournisseurs accompagné de salariés, a n qu’ils se sentent plus investis », reconnaît Yann Lavigne. Les travaux de fond peuvent être traités : « Mettre en place des programmes de formation, des évolutions d’organisation, ré échir aux évolutions de postes et missions, donner du temps à un projet innovant de l’équipe, qui peut être fédé- rateur... », énumère Chantal Motto, coach d’entreprises et de dirigeants à Paris, qui était auparavant manager.les bienFaits de l’ambiance plus détendueDes effectifs réduits facilitent la communication. Les sujets de conversations des pauses sont évidemment moins pro- fessionnels, portant plus sur les vacances et les loisirs, et les esprits sont en général plus légers. De quoi créer du lien social, d’autant plus si le manager a la bonne idée d’organiser une sortie ou des pauses atypiques pour que tout le monde apprenne à mieux se connaître. « Comme le magasin doit rester ouvert, et comme je ne pense pas que les employés aient envie de faire une sortie durant leurtemps libre, il nous arrive d’organiser des repas en ar- rière-boutique », note Yann Lavigne, faisant chorus avec Augustin Regal, qui facilite les réunions d’organisation, « les messages ayant plus de chances de passer et surtout de ne pas braquer certains ». L’occasion d’aborder les sujets qui fâchent ? « C’est le moment de discuter, échanger, parta- ger des visions. La période du 1er juillet au 15 juillet – la fenêtre de tir est courte car ensuite les absents sont trop nombreux – est d’ailleurs parfaitepourorganiserun séminaire visant à faire du team building, mais aussi à creuser les dysfonctionne- ments. De quoi partir ensuiteen vacances avec des choses plus sereines et constructives dans la tête », soutient Chantal Motto.chanGement de Rôles instRuctiF Enfin les beaux jours per- mettent aussi au manager de montrer la con ance qu’il a envers certains collaborateurs, en leur con ant par exemple les clés du service, ainsi que des missions inhabituelles. De quoi renforcer leur au- tonomie et leur motivation, mais aussi détecter des qua- litésinsoupçonnéesdansla gestion des affaires courantes. « Un jeune était en contrat d’apprentissage chez nous, et je lui ai donné des mis-sions dépassant son périmètre habituel, faute d’effectifs. Il a parfaitement assuré ses nouvelles responsabilités, ce qui me porte à lui en con er plus dans l’année, et à signer son embauche au vu de sa capacité de progrès », illustre Yann Lavigne. C’est donc à chaque été une période hors du commun qui s’ouvre, qui peut être propice « pour peu que le manager l’ait prépa- rée et montre la voie par son attitude et ses demandes », rappelle Jean-Louis Henrion. Par mimétisme, ceux qui ne sontpaspart.isenvacances prendront le pli et se conforme- ront à ce nouveau rôle durant cet intermède dans la vie de l’entreprise...« Il est possible de tirer«Cmanière au ralenti. Mais de- puis quelques années je me suis aperçu, alors que les affaires courantes sont rapidement expédiées, qu’il reste plusieurs heures par jour pour traiter des dossiers laissés de côté, ou simplement pour préparer la rentrée », observe Augustin Regal, directeur adjoint chez GES, entreprise d’édition de livres scolaires à Nantes.place à la vRaie concentRation ?Le téléphone sonne moins, les mails ont tendance à moins remplir la boîte et les sollici- tations quelles qu’elles soient fondent comme neige au soleil. Une fenêtre de tir pour ré échir à l’organisation en général, et à s’ouvrir aux propositions de tout le monde pour améliorer le fonctionnement, à l’exemple de cette agence de contenu, dont Jean-Louis Henrion est diri- geant à Boulogne Billancourthaque année, quand nous ap-prochons de la grande pause estivale, je me dis que c’est la tuile. Ouvert 7 jours sur 7, je ne ferme ja- mais à cause de coûts  xes importants, ce qui oblige à une certaine gymnastique au niveau des horaires et des jours de congés », raconte Yann Lavigne commerçant dirigeant une fromagerie de six salariés à Dijon. Mais si l’été n’était pas qu’une période dévolue à la plage et au rosé sous la pinède ? De nombreux conseils en management ex- pliquent que ce temps différent est une respiration, occasion d’aborder des problématiques organisationnelles impossibles à traiter durant les temps forts de l’année. « Auparavant je négligeais totalement cette période, en me disant que ceux qui n’étaient pas en va- cances marchaient de touteavantage de la période, même si certains ne sont plus vraiment là... »ecoreseau.fr 61]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & TalentsPascal JunghansResponsable del’activité prospective,Entreprise et Personnel, enseignant à l’université de Paris-Dauphine, chercheur- associé au CEREGE (EA CNRS)Pour un directeur des futursC’est ce poste à inventer qui devra traiter et diffuser les signaux faibles dans l’organisation de demain pour la rendre plus agile.Comment traiter et diffuser les signaux faibles dans une organisation ? C’est une nécessité tant les signaux faibles sont utiles, ainsi que le montre les précédentes chroniques de cette série sur la prospective qui a également montré les dif cultés du partage hors des méthodes individuelles exigeant un « travail sur soi ». Cette question du partage dans l’entreprise se pose surtout dans un contexte de changement économique rapide. « Rouler vite sans rien voir serait proprement une folie», écrit Gaston Berger, le fondateur de la prospective française. La rapidité des innovations, les évolutions constantes des zones économiques exigent la diffusion immédiate des informations à tous les niveaux de l’organisation pour la rendre plus agile. Et toute l’organisation, pas seulement les dirigeants. Celle-ci sera, demain, constitué de cellules autonomes, travaillant en quasi-autonomie, sans hiérarchies, dans l’horizontalité, l’échange don-contre-don.Dans ce contexte, l’organisation doit disposer d’un collaborateur chargé explicitement de cette mission de recueil, de traitement et de diffusion des signaux faibles dans une perspective prospective. Il faut donc un directeur des futurs. Il est directeur de l’infor- mation, cette nouvelle fonction qui naît, mélange de l’ancien directeur de la documentation et du nouveau directeur du big data qui, surtout, structure et met en forme cette information en adéquation avec les besoins de l’entreprise.Ce directeur des futurs sera également un connecteur d’idées, ce nouveau poste qui existe depuis peu dans les entreprises californiennes, inventé par Marissa Meyer chez Google. Ce connecteur d’idées, quasiment détec- teurs de signaux faibles internes, traque les nouvelles idées que peuvent porter les salariés, sans que, parfois, ils ne peuvent même les exprimer clairement. Ils sont capables de comprendre l’intérêt des nouvelles idées, de connecter différents concepts, et de « traduire » l’information extérieure dans une forme compréhen- sible (et attirante) pour la compagnie.En n, le directeur des futurs, et c’est certainement le plus dif cile pour celui qui occupera ce poste, doit être un rêveur, un poete, clair dans sa tête, capable de prophétiser le futur, dans l’au-delà des informations solides, au-delà des projets bien construits, a n de deviner les ruptures. Car la prospective, c’est aussi le rêve ...Analyse d’une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesMesurer le bien-être et la productivité La preuve par les chiffresL’idée fait des émules dans les entreprises tri- colores mais comment ob- jectivement le quanti er et le mettre en place ?Par Cyril Michaud«60% des collabora- teurs se sentent plus motivés au travail lorsque l’employeur prend en considération le bien-être physique et mental au bureau. » C’est ce qu’il ressort d’une étude menée par l’association britannique Mind sur la question du bien-être au travail. Le bien-être au travail est devenu un enjeu stratégique dans les grandes entreprises. Ipsos dans son dernier baromètre « Comprendre et amélio- rer le bien-être au travail », publié en 2016, faisait le constat « qu’en- courager le bien-être au travail, en implémentant des politiques actives dans ce domaine, impacte positivement l’engagement des salariés et, in  ne, la performancedurable des entreprises ».Dans les faits, un salarié heureux est un salarié qui sera moins en retard, moins absent, plus proac- tif. « La volonté de se dépasser et la  erté d’appartenance sont des facteurs qui montrent l’ef cacité et le bien-être des salariés », souligne Cécile Guillois, responsable RH du groupe Solocal (4500 salariés). Le groupe a d’ailleurs développé, il y a trois ans, un pôle Qualité de vie et Santé au travail, et lancé un plan global de transformation. « Nous avons travaillé sur des petites choses qui changent le quotidien, comme l’autonomie des collaborateurs en autorisant le télétravail, réorganisé les zones des commerciaux, etc. » Solocal a aussi créé un poste d’as- sistante sociale et mis en place un numéro vert à destination des col- laborateurs. « Est-ce que ça porteQuand un individu est stressé,il se réfugie dans son cerveau reptilien. Trois états d’urgence sont possibles : le combat, la fuite ou faire le mort.Il est une version diminuée de lui-mêmeTellement heureux que les jours fériés n’importent plus.ses fruits ? Oui. Régulièrement, nous faisons des enquêtes. Et l’on constate, par exemple, une hausse de l’indice d’engagement qui a cette année pris dix points. » 94% des salariés de Solocal éprouvent le besoin de se dépasser.que sait-on du lien entRe bien-êtReet peRFoRmance ?En France, c’est sans doute la Fa- brique Spinoza (1), think-tank du bonheur citoyen et son fondateur Alexandre Jost, qui en parlent le mieux : « On peut mesurer le lien entre bonheur et performance à trois grands niveaux : de l’individu, de l’entreprise (micro) et de la Nation (macro) ». Sur le premier point, il existe une méta-analyse fondatricede 225 études académiques, réa- lisée par trois chercheuses Sonja Lyubomirsky, Ed Diener et Laura King qui s’intitule The Bene ts of Frequent Positive Affect. Elles sont parties du principe que le bonheur et les affects positifs étaient la cause du succès dans la vie d’un individu. Et ont pu clairement démontrer la causalité unidirectionnelle entre la satisfaction personnelle et les bons résultats opérationnels.Pour atteindre cette conclusion, les trois chercheuses ont croisé quatre sortes d’études. La première, la preuve transversale, consiste à comparer les gens heureux avec les autres : « Est-ce que les gens heureux ont du succès ? ». La deuxième, la recherche longitudinale, permet d’observer les individus sur une62 Juillet-août - n°42Strategy review]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[La volonté de se dépasser et d’appartenance sont des facteurs l’ef cacité et le bien-être desCarrières & TalentsRh & FoRmationpériode plus longue et d’exa- miner leur évolution : « Est-ce que le bonheur précède le succès ? ». La troisième, la preuve expérimentale – une expérience en laboratoire – fait s’interroger sur le bon- heur et les affects positifs : « Est-ce qu’ils précèdent les comportements engendrant le succès ? ». En n, la qua-trième et dernière étude, la méta-recherche, consiste à croiser différentes études déjà réalisées en s’appuyant sur des mots-clés signi ants (émotions, bonheur, etc.) et réaliser une synthèse de la recherche existante sur le sujet.« Le bonheur, c’est un état de fonctionnement optimal de l’individu. Optimal en terme émotionnel et cogni- tif », explique Alexandre Jost. « D’un point de vue neuroscientifique, quand un individu est stressé, il se réfugie dans son cerveau reptilien et a accès à trois états d’urgence : le combat, la fuite ou faire le mort. Il est une version diminuée delui-même. »comment mesuReR le bien-êtRe au tRavail ?Pour répondre à cette ques- tion, Ipsos a déterminé trois sujets concrets, dans son baromètre « Comprendre et améliorer le bien-être au tra-vail », sur lesquels l’entreprise doit absolument travailler : le cadre de travail, l’attention et l’émotion.Pour que le salarié parvienne à atteindre ce bien-être plein et entier tant recherché, ilmais aussi de sa formation. »Si le contexte est favorable, il ressentira alors une émotion bien réelle à pousser la porte du bureau chaque matin, suscitée par « le plaisir de venir travailler », l’intérêt ded’une stratégie globale. « Les dirigeants doivent parvenir à identi er des leviers faciles à mettre en place, simples à animer à long terme et ap- portant de réels béné ces aux collaborateurs », préconisela  ertéqui montrentsalariésl’association Mind. Exemple à Saint-Grégoire, près de Rennes, où la société Médiaveille (130 salariés) – qui doit faire face à une forte croissance – soucieuse du bien-être de ses collabo- rateurs, a décidé de créer un poste de « Happyness Manager ». Tous les matins, Roxane Wallesch débute sa journée par une tournée de bises aux employés. « Mon job, outre la communication interne, consiste à gérer toutce qui est corporate au sein de l’entreprise. Ainsi que les échanges entre la direction et les salariés. Olivier Méril, notre patron, a une philoso- phie : un salarié heureux, un client satisfait. » Pour Alexandre Jost de la Fabrique Spinoza, « la morale de cette histoire est que le bien-être au travail ne peut se tra- duire par une performance que si l’entreprise s’engage avec sincérité et de manière systémique. Le bien-être doit faire partie de son ADN dans toutes ses composantes : gou- vernance, ressources hu- maines, plan de formation, rémunération, etc. ». L’en- treprise de conseil Mozart Consulting, qui a développé le concept d’IBET (Indice de Bien-être au Travail) estime que si on augmentait de 10% la qualité de vie au travail, alors on augmenterait le PIBdoit béné cier d’un cadre de travail idéal. Outre la mise à disposition d’équipements et moyens matériels adaptés, « le salarié doit avoir une idée précise de ce que l’on attend de lui dans son tra- vail », souligne Ipsos.Cet épanouissement passe aussi par une attention mar- quée de la part de l’entreprise. « Le salarié doit se sentir considéré par sa hiérarchie. Il a besoin qu’elle se préoc- cupe de ses compétencesla tâche con ée, « un envi- ronnement stimulant et une con ance quant à l’avenir professionnel au sein de l’en- treprise ».une stRatéGie Globale de l’entRepRiseS’il veut favoriser cet état de bien-être chez ses salariés, l’employeur a tout intérêt à s’investir et proposer des améliorations concrètes à ses collaborateurs, dans le cadrede 1% en France. européenne pour la sécurité et la santé au travail évalue, elle,à4%duPIBlecoûtdu stress au travail.. L’Agenceecoreseau.fr 63]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationAssociations étudiantesAntichambre du managementCarrières & TalentsElément incontournable du folklore de l’enseignement supérieur – et pas seulement dans les grandes écoles –, les associations étudiantes constituent une réelle opportunité de se roder à la vie en entreprise. Recruteurs et Etat en sont convaincus.Reconnaissance de l’etatDe purement folklorique, la vie associative du supérieur se professionnalise... au point de devenir partie intégrante du dispositif pédagogique, avec des crédits ECTS (European Credit Transfer System) à la clé. C’est même écrit noir sur blanc dans un décret publié le 10 mai dernier au Journal of ciel (JO). Que dit-il ? « La reconnaissance de l’engage-deuxième et troisième années de bachelor et en première année de programme grande école. Et ce depuis la création de l’établissement. « Du che- min a été parcouru, constate Denis Broliquier, responsable Vie associative et projets étu- diants dans l’école lyonnaise. On a dû se battre ! C’est pour amuser les étudiants, et ce à moindres frais, disaient cer- tains professeurs extérieurs à l’école. » Environ 20 à 25l’un des big four de l’audit, qui prévoit de recruter 2400 collaborateurs en 2017 – dont 80% de jeunes diplômés –, répond : « Oui, oui et encore oui. Trois fois oui. S’investir dans une association est un vrai facteur différenciant. Cet état d’esprit, on le remarque dans la vie professionnelle. Ces jeunes-là seront plus im- pliqués dans leur entreprise, même au-delà de ce qu’on leur demandera. »C’est dire combien les lignes en bas du CV comptent. Et même de plus en plus. « Elles traduisent une capacité à faire progresser un sujet, constate Stéphane Hégédus, directeur des ressources hu- maines de mc2i Groupe, ca- binet conseil dans les IT. A se mettre au service du plus grand nombre, à s’ouvrir à différentes problématiques. Des critères indispensables dans les métiers du conseil. » Faut-il encore en faire état, à l’écrit comme à l’oral. « Tous n’ont pas conscience qu’il faut la valoriser, commente Marie-Hélène Agard, direc- trice senior banque & assu- rance, public & non pro t chez PagePersonnel, cabinet de recrutement et d’intérim. Les étudiants des grandes écoles sont mieux armés. » Et Florence Lacoste, directrice adjointe du programme grande école de Toulouse business school (TBS) de détailler le process en place : « Com- ment en parler ? Comment cela les a-t-il fait grandir ? Qu’ont-ils appris ? Autant de points auxquels nous les préparons. Souvent, avoir du recul est un exercice compli- qué pour eux. » Pour Sylvie Bernard-Curie, associée, DRH talents de KPMG, « des responsabilités associativesPar Murielle WolskiD’entrée de jeu, pour ne pas paraître ringard aux yeux de la célé- brissime génération Y, mieux vaut ne pas parler d’« as- soSS »’, mais d’« assO ». Un petit [s] appuyé et c’est un saut de génération effectué ! Lé- ger, le sujet ? Estival ? « Bien au contraire, décoche illico Jean-Louis Allard, directeur de l’école d’ingénieurs Cesi, il est lourd et préoccupant. » L’investissement des étudiants dans ces associations ? Un dossier qu’il connaît bien. Le Cesi en compte plus d’une centaine, entrepreneuriales, humanitaires, sportives, évè- nementielles ou bien encore internationales... A Grenoble école de management (GEM), le seuil de la vingtaine est tout juste dépassé. L’Edhec frôle les 60. Mais le summum est atteint sur le campus de Jouy-en-Josas, avec 130 en- tités af chées par HEC. Longtemps d’ailleurs, les business schools ont eu une vraie longueur d’avance en la matière. Elles en ont fait un argument marketing. Au fil des années, les écoles d’ingénieurs comblent leur retard. Moins marketée, l’offre à l’université existe tout autant. Aujourd’hui, le poids des associations est un élément différenciant entre établissements, quels qu’ils soient.quasi patRon de pme !Pour reprendre les propos de Jean-Louis Allard du Cesi, « dans les associations, il yaàboireetàmanger». Elles ne sont pas toutes dumême intérêt. C’est vrai. Les recruteurs ne s’y trompent pas. Et tout dépend du rôle occupé. « Si l’évènementiel, l’organisation des rallyes perdurent, ils constituent la partie émergée de l’iceberg, souligne Pierre Barreaud, directeur des entreprises étu- diantes et projets entrepre- neurs à l’ISC. L’implication des étudiants va aujourd’hui bien au-delà. » Pour preuve le parcours d’Esteban Sanchez, 22 ans. Depuis avril dernier, il préside l’ISC network, société d’intérim interne à l’école pa- risienne. Son activité en quatre points : un chiffre d’affaires de 500000 euros ; 360000 euros redistribués auprès des intérimaires-étudiants ; 250ce que recouvre ce poste », commente le jeune Esteban. Comptabilité, coordination d’équipe, négociations avec les partenaires, analyse etL’évènementiel comme l’organisationdes rallyes par exemple perdure, mais il constitue la partie émergée de l’iceberg...gestion du risque... Un for- midable accélérateur de per- formance ! Avec sa triple casquette de responsable de communication au sein du bureau des élèves (BDE), des sports mais aussi pour le compte de l’Association d’œnologie de l’ESC Pau,ment des étudiants dans la vie associative, sociale ou professionnelle [...] prend la forme notamment de [...] crédits-ECTS, d’une dis- pense, totale ou partielle, de certains enseignements ou stages relevant du cursus de l’étudiant. »crédits sont ainsi accessibles sur les 300 nécessaires à la validation du diplôme. Bien avant le décret ministé- riel, Toulouse business school (TBS) avait décidé de déve- lopper, à la rentrée 2017, un parcours aménagé : mi-temps en cours, classiquement ; mi-temps dans l’asso. Président, vice-président, trésorier... les cadres se voient même grati és de quelques crédits ECTS supplémentaires, selon la qualité de l’investissement. 25 à l’ESC Pau sur une année. « La génération millénium est attentive à l’impact de ses actions, souligne Pierre Barreaud de l’ISC. L’immé- diateté prime. Aussi, œuvrer dans une asso les rode à l’anticipation. Rien que pour cet apprentissage-là, monter un évènement a un intérêt pédagogique. » Montant du jackpot en jeu ? 25 crédits sur une année.de quoi dopeR un cv !Essentiel comme  ltre lors d’un recrutement, une fois sur le marché de l’emploi ? Cédric Foray, associé res- ponsable du recrutement pour la France chez E&Y,Préparations aux plus hautes fonctions. Si, si...missions réalisées sur l’année ; 30 collaborateurs à gérer. Au- tant de caractéristiques dignes d’une petite entreprise. « Je n’aurais probablement pas pu apprendre en cours toutAxel Lutz utilise la méta- phore de « la boîte à outils. A la  n, on devient de vrais mécaniciens... en plus d’être socialement identi és dans l’école ».Nombre d’écoles n’ont pas attendu cette parution pour valoriser le concept du « lear- ning by doing ». Ainsi, par- ticiper à une association est une obligation à l’Idrac enconstituentla. techniques de management maîtrisées. Sinon, les ré- sultats ne seraient pas au rendez-vous ».marque de64 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[PARIS | NANTES | BEIJING | SHENZHENwww.audencia.comFORMATION DIPLÔMANTEEXECUTIVE M.SC. DIRECTEUR COMMUNICATION & MARKETINGComprendre la révolution digitale, maîtriser les enjeux stratégiques de la communication & du marketingConcilier expertise, leadership et vision globale de l’entreprise. Formation diplômante reconnue (titre RNCP Niveau 1 équivalent Bac +5) et éligible au CPF. Campus au cœur de Paris (XVe)INNOVATIVE LEADERSFOR A RESPONSIBLE WORLD#LEARN CREATESUCCEED]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & patRimoineLa Sélection culturelle■ « Déshabillons l’histoire de France » Du sulfureux, du truculent, du coquin même pour cet été... La vie privée des monarques et puissants d’antan est décortiquée sur fond de coucheries et polissonneries par l’écrivain, journaliste et historien Gonzague Saint Bris, auteur d’une cinquantaine d’ou- vrages. Ainsi Louis XIV sentait mauvais et ne cessait de découcher, quitte à passer par les toits ; Louis XV, le Bien-Aimé, fut le champion de la lubricité... L’histoire de France comme on ne l’a jamais lue, revisitée par cet original amateur des belles lettres.Gaudriole et libertinage décrits par une plume superbe. En effet on ne compte pas les décisions politiques prises sous l’effet de l’amour, de la passion, du désir. Ainsi, Clovis était un chaud lapin, tout comme Char- lemagne, sans doute mort, comme le président Félix Faure, dans les bras de sa concubine Gerswinde, de quarante ans sa cadette ! Henri IV puait le bouc et aimait les femmes sales comme lui (« Ne vous lavezpas, ma mie, j’arrive ! », a-t-il écrit à sa favorite). Il y avait Alain Decaux, il y a maintenant Gonzague Saint Bris pour une autre description de l’épopée hexagonale...(de Gonzague Saint Bris, XO éd., 2017)■ Quelqu’un d’autreOui le roman date un peu, mais il faut savoir de temps à autres le remettre sous la lumière quand il est bon. Qui n’a jamais fait le rêve d’être quelqu’un d’autre ? D’imaginer sa conscience prendre place derrière les rétines d’un autre, plus beau, plus fort, plus malin... Qui n’a jamais conçu l’expérience, simplement par jeu, en utilisant le si facile vecteur de l’évocation secrète, de se vêtir de la peau d’un autre comme l’on revêt une veste qui n’est pas la sienne ? Tonino Benacquista a recueilli dans sa main cette petite idée du quotidien et la pousse aussi loin qu’il le peut. Deux individus insatisfaits de leur existence,Thierry Blin et Nicolas Gredzinski, se rencontrent sur un court de ten- nis pour échanger quelques balles. Ce qui, a priori, n’était qu’un petit exercice sur terre battue devient bientôt une bataille acharnée de deux lions en cage bien décidés à l’emporter. On ne cessera de compter tout au long du livre les petits cyclones que libèrera cette partie effrénée. La bataille ayant rapproché les deux hommes, aprèsplusieurs heures d’une activité alcoolique forcenée, voilà qu’ils signent un pacte aux relents de souffre : trois ans pour devenir quelqu’un d’autre, le gagnant pourra exiger ce qu’il veut de l’autre. Changer d’ac- tivité, de femme, d’environnement, de personnalité voire même d’apparence physique... Le pari est osé. Si les deux hommes  nissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l’identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n’est de se laisser tomber dans l’alcool, avec unplaisir grinçant... Cette opposition de styles, dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages, confère au roman, axé sur la quête identitaire, toute sa verve et son originalité.De Tonino Benacquista, éd. Gallimard, 2003.■ « Imaginer la pluie »Dans son premier roman traduit en français Santiago Pajares, informaticien de formation né en 1979, démontre un réel talent pour dessiner le monde après une catastrophe planétaire à travers les yeux interrogateurs d’un jeune garçon. Ionah n’a connu que les dunes et le désert et n’a eu pour compagnie que sa mère, qui lui racontait un monde détruit par la folie des hommes. A la mort de celle-ci, il doitquitter son abri de fortune – un appentis pour s’abriter des tempêtes de sable, quelques palmiers et un puits, beaucoup de lézards et de rares légumes – pour tenter de retrouver la civilisation, si tant est qu’elle existe encore. Sa ma- man lui a représenté ce qui composait l'existence d'avant : le goût du café fumant, l'arôme des  eurs, la rosée du matin sur les fougères, les notes d'un piano, mais aussi la haine, la cupiditéet la guerre. D’une écriture  ne, épurée à l’extrême, Pajares tisse un conte attachant sur l’apprentissage de la vie lorsque la violence des hommes semble la condamner d’avance. Fable exquise sur le désert in- térieur de chacun, composé d'épreuves, de solitudes et de mirages, et  nalement esquisse de ce qui est véritablement indispensable au bonheur...De Santiago Pajares, traduit de l’espagnol par Claude Bleton, éd. Actes Sud, 2017.■ Heureux comme Crésus ? Leçon inat-tendues d’économie du bonheurCrésus était immensément riche. Mais était-il seu- lement heureux ?Depuis plusieurs décennies, des chercheurs icono- clastes comparent les situations économiques et les niveaux de bonheurs individuels à travers le monde. Ces travaux, dont les résultats dé ent parfois l’in- tuition, sont aujourd’hui regroupés au sein d’une discipline au nom poétique : l’économie du bonheur. Argent, travail, consommation... faisons-nous ce qu’il faut pour être heureux ? En évitant les clichéscomme les réponses subjectives ou idéologiques, l’économie du bonheur fournit des repères bienvenus pour nos décisions, grandes et petites.Alors que le climat économique invite plus à la déprime qu’au bonheur, il est peut-être temps de prendre des leçons d’un genre nouveau...Une deuxième édition enrichie, avec trois nouvelles leçons (sur l’immobilier, la retraite et la consommation colla-borative) de Mickaël Mangot, docteur en économie qui dirige l’Institut de l’Économie du Bonheur. Il enseigne à l’AgroParisTech ainsi qu’à l’ESSEC à Paris et Singapour.(de Mickaël Mangot*, Eyrolles, 2ème édition, 282 pages - 17 €)Choix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneLivres - BDExpos - Spectacles■ Les caves Pommery à ReimsVisiter une cave de champagne à Reims, c’est comme déguster des huîtres sur la côte bretonne ou manger une andouillette à Troyes. C’est incontournable. Celles de Pommery se distinguent par le style élisabé- thain des lieux qui nous plongent dans le patrimoine qui date du XIXème siècle. La visite des caves se poursuit dans les crayères gallo-romaines où de nombreuses bouteilles sont entreposées, bichonnées, dorlotées. Pendant ce tour, tout le processus pour fabriquer du champagne et son histoire vous est expliqué sans pour autant vous assommer à coup de chimie. On apprend par exemple que le champagne était à l’origineune boisson que l’on buvait aux funérailles et que ledit breuvage était aussi sucré que du sirop. L’idée est aussi de comprendre la variété des cépages, les fermentations mul- tiples à base de levure naturelle, l’ajout de sucre et d’une liqueur de dosage pour assurer la pétillance et le goût de cette ambroisie. Tout cela se déroule pendant une heure dansun cadre sombre, humide mais atypique. Les bouteilles sont rangées dans des galeries portant le nom des marchés conquis. La dernière en date, celle d’Oulan Bator, capitale de la Mongolie qui est devenue adepte de ce champagne depuis 2003. Au-delà du terroir, de l’art à gogo. Car la veuve Pommery voulait que son champagne soit stocké dans un écrin à la hauteur de son champagne : des bas-reliefs impres- sionnants gravés dans la roche des galeries habillent les différents espaces. Une exposition d’œuvres d’art contemporaines sur le thème du gigantisme vient aussi agrémenter le parcours en lui donnant une touche de fantaisie.VRANKEN-POMMERY MONOPOLE 5, place du Général Gouraud 51689 Reims pommery.tickeasy.com/Accueil.aspx0033 3 26 61 62 56■ France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Com-mune, les Mémoires.Ce grand con it reste méconnu et mérite un regard nouveau. La guerre franco-allemande de 1870-1871 a marqué un tournant décisif en Europe. «Année terrible», selon l’expression de Victor Hugo, elle s’achève sur une guerre civile – la Commune de Paris –, d’autantplus cruelle qu’elle se déroule sous les yeux de l’oc-cupant allemand. Les traces laissées par les témoinsou acteurs du con it dans les arts, la littérature ouencore l’espace urbain sont nombreuses : qui sesouvient aujourd’hui de l’origine du nom du quartierde la Défense à l’Ouest de Paris ou de la Strasse derPariser Kommune à Berlin ? Plus de 300 objets, dontun exceptionnel ensemble de photographies d’époque,apporteront des éclaircissements sur ce con it mé-connu, pourtant à l’origine d’évolutions majeures dansles techniques de combat et de communication (canon anti-aéronef, dépêches micro-photographiées, ballon...).(Du 13 avril 2017 au 30 juillet 2017, Musée de l’Armée aux Invalides, tous les jours de 10h à 18h, tarif à 12 €)■ Festival Rire en Vignes au Château de Saint Martin (Taradeau), les 26 et 27 juillet 2017Attachée à rythmer les saisons d’événements festifs au Château de Saint-Martin, Adeline de Barry – à la tête de ce Cru Classé de Pro- vence – fête l’été avec la 4è édition du Festival Rire en Vignes, qui accueille cette année deux humoristes belges : Walter et Alex Vizorek. Walter – avec son caractère incisif et son humour noir – jouera son spectacle en avant première “Walter rôde dans le coin” le mercredi 26 Juillet ; quand à Alex Vizorek, il se jouera de l’art qu’il soit politique, cinématographique, moderne... dans “Alex Vizorek est une œuvre d’art” le jeudi 27 juillet. www.chateaudesaintmartin.com/fr/festival-rire-en-vignes66 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[VOYAGE UNIQUE AU CŒUR DES OCÉANSÀ Brest, Océanopolis vous promet un tour du monde unique au cœur des océans. 10000 animaux évoluant dans des environnements tempéré, polaire et tropical, une biodiversité surprenante et fascinante. Vivez la magie des univers marins fidèlement reconstitués.Nouveautés et actualité sur oceanopolis.comle Parc de Découverte des OcéansCopyright: Océanopolis - Getty Images - iStock - 012449 - 01]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & patRimoineEtude d’un sujet de loisirs ou d’évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsLes séjours premium atypiques dans le mondeInto the wild... Mais pas trop!L’Air du tempsDe l’hôtel de luxe au trek en montagne, en passant par le « glamping » aux quatre coins du monde, le tourisme haut de gamme ne s’apparente plus à des vacances, mais à une expérience.Par Emilie MassardLe tourisme de luxe n’est aujourd’hui plus forcément synonyme d’hôtel cinq étoiles et d’entre soi. Dé- sormais, c’est la rareté et l’expérience inoubliable qui ont un prix. De plus en plus exigeants, mais aussi de plus en plus informés et pointus dans leurs recherches, les voyageurs recherchent des séjours inoubliables, seuls ou à partager en couple ou en famille. Oubliés les séjours organisés où l’on se plie aux contraintes du groupe pour enchaîner les visites, désormais le touriste veut vivre une expérience unique, en toute liberté, tout en conservant un cadre et la sécurité que lui apportent les prestataires choisis. Pas question donc de partir sac au dos sans or- ganisation ni un sou en poche. Découvrir, oui, mais tout en conservant une modernité et un confort rassurants. De nombreuses agences proposent désormais ce com- promis, qui permet au plus grand nombre de vivre ses rêves d’aventure. « Le luxe, c’est aujourd’hui de vivreLes voyageurs ne partent pas comme des bagpackers, mais ils ne souhaitent pas non plus un voyage minutéclé en maindes expériences rares et exclusives », note Eric La Bon- nardière, co-fondateur d’Evaneos, plateforme de mise en relation avec des agences de voyages partout dans le monde pour créer des voyages sur-mesure. « Les voyageurs ont besoin aujourd’hui d’une liberté encadrée. Ils ne partent pas comme des bagpackers, mais ils ne souhaitent pas non plus un voyage minuté clé en main. La réussite d’un séjour tient aux expériences et aux rencontres réalisées surplace.Cesrencontre.squicréentdesmomentsuniques, on ne peut pas les plani er, mais on peut essayer de les provoquer grâce aux conseils d’un expert local. » Petit tour d’horizon des tendances et séjours atypiques proposés partout dans le monde.EuropeL’Europe est plutôt réservée aux courts séjours pour les touristes français. En Europe du nord, les séjours « grand froid » en Laponieont la cote, avec les fêtes de Noël qui se partagent avec des familles laponnes, ou bien de véritables safaris en traîneaux à chiens, au milieu des sapins enneigés et des étendues gelées,proposés notamment par l’agence Comptoir de Voyage. Dans le sud de l’Europe, les destinations ensoleillées font toujours partie des musts, mais pourquoi ne pas tenter des lieux plusoriginaux, non loin de chez nous ? Pour voir l’Europe autrement, vous pouvez par exemple visiter Tchernobyl ( !) au cours d’unvoyage organisé, le Chernobyl Tour, qui vous emmènera en plein cœur de la zone irradiée. Encore plus près, Charleroi Adventure propose des safaris urbains à travers la cité industrielle belge,présentée par les organisateurs comme la « ville la plus laide du monde ». Un contrepied qui promet un séjour original. Et pour les indécis, reste le tour du monde, qui est également proposé par68 Juillet-août - n°42« Avec ma femme nous aimons dormir à la belle étoile, en camping sau- vage. Oui monsieur... »de nombreuses agences. Voyageurs du Monde compte par exemple parmi ses collaborateurs deux spécialistes de ce genre de séjours, qui proposent des voyages avec plus ou moins d’étapes selon la volonté du client. « Nous avons des demandes très diverses, certains prennent un an pour réaliser un tour du monde, d’autre veulent le faire en douze jours, ce que je ne conseille toutefois pas forcément », note Fabien Cazenave.]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[L’Air du tempsVivez l’expérience BordeauxVOS SÉMINAIRES ET ÉVÉNEMENTS PROFESSIONNELS AU CŒUR DE LA CAPITALE MONDIALE DU VINPour tous vos événements professionnels, team buildings et séminaires, découvrez l’hôtel Burdigala au centre-ville de Bordeaux. Nos salles de séminaires accueilleront avec élégance vos réunions de travail, tandis que l’hôtel et ses 82 chambres seront le point de départ idéal pour la visite de la région.Pour agrémenter votre séjour, vous pourrez déguster une cuisine locale de qualité dans le cadre ra né de notre restaurant.1 amphithéâtreet 4 salles de séminaire entièrement équipés, pour accueillir de20 à 130 personnes82 chambres et suitesHÔTEL BURDIGALA • 115 Rue Georges Bonnac • BordeauxRéservation05 56 90 16 16 - burdigala@burdigala.com - www.burdigala.com©Sergii FigurnyiLe restaurant]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & patRimoineMême s’ils sont toujours en quête d’atypique, les nouveaux voyageurs n’en oublient pas moins les classiques, et ne font pas l’impasse sur les monuments incontournables. Pas question pour autant de se mêler aux hordes de touristes, les agences ont toujours une solutionL’Air du tempspour leur permettre une visite dont ils se souviendront. « Nous proposons par exemple de visiter les temples au Cambodge au petit matin, à l’occasion d’une balade à vélo, indique Eric La Bonnardière. L’expérience n’est pas la même qu’au milieu de centaines deAsieEn Afrique comme sur tous les autres continents, la tendance est également à la mixité des modes d’hébergement. Quelques nuits dans un hôtel cinq étoiles, mais aussi une nuit d’aventure dans un hébergement atypique, ou encore une nuit d’immersion passée chez l’habitant. « Aujourd’hui, nous privilégions plutôt les petites structures aux grands hôtels, note Fabien Cazenave, directeur du développement de l’agenceVoyageurs du Monde. Nous essayons de développer un rapport direct avec les hôtels pour trouver la bonne chambre pour chaque client. » Dela même manière que pour les hôtels, exit les paquebots de croisière, le touriste haut de gamme va privilégier des petites embarcations pour sonvoyage. En Egypte, Voyageurs du Monde a récemment acquis l’un des plus anciens bateaux à vapeur du Nil et propose des croisières qui promettent une plongée dans l’atmosphère raf née du tourisme de la  n du XIXème siècle.touristes en pleine journée. » Evaneos propose en effet des séjours en tente au beau milieu des temples d’Angkor, dans un cadre que peu de touristes verront sous cet angle. Et pour voyager à travers un pays, les agences ne manquent pas d’imagination. Des sauts de puce en catamaran entre Phuket et Khao Sok dans les eaux limpides de la Thaïlande au voyage d’exception à bord du Maharaja Express en Inde, il yen a pour tous les goûts. Quant aux treks, ils ne sont désormais plus l’apanage des randonneurs aguerris. Tous les voyageurs en quête d’aventureet d’exploration peuvent aussi vivre cette expérience pour se ressourcer au Népal, par exemple. Oubliée la tente offerte aux quatre vents, les bivouacs sont aussi possibles dans des hébergements de charme avec tout le confort moderne.Pour conjuguer nature et confort, il y a le « glamping ». Contraction de glamour et camping, cette forme d’hébergement en plein air se veut le camping du nouveau millénaire, en recherchant le contact avec la nature tout en conservant le confort moderne. Cabanes perchées, bulles transparentes, roulottes chic, ces hébergements atypiques deviennent de véritables chambres d’hôtel installées au milieu de nulle part, jusqueAfriqueAmériquegamme et les expériences uniques, par le partenariat contracté avec Amazing Escapes, une société suisse qui propose des constructions éphémèresdans les lieux les plus insolites. C’est en tout cas ce que cherche à faire l’agence française Mon Plus Beau Voyage, spécialisée dans le haut dedécorées sur-mesure et transportables dans les endroits les plus spectaculaires. Le premier camp privé de cette société a été planté au beau milieu du salar (désert de sel) d’Uyuni en Bolivie. Lancé en 2016, Pitchup.com répertorie plus de 2900 sites et établissements en France et dans lemonde entier qui surfent sur la vague du glamping. Pour les aventuriers en quête de grands espaces, le site propose par exemple un séjour dans une carriole de pionniers de l’Ouest américain, au sein d’un ranch dans l’Utah. Du côté des hôtels, on essaye de se démarquer en proposant plusqu’une prestation d’hôtellerie, même haut de gamme. Encore une fois, c’est l’expérience qui est mise en avant. The Standard, chaîne qui possède plusieurs hôtels aux Etats-Unis, joue notamment sur cette corde en proposant des prestations et des événements autour de la fête et de la musique.Les grands espaces et les paysages à couper le souf e des îles de l’Océan Indien, de la mer de Tasmanie ou de l’océan Paci que sont des terrains de jeu illimités pour les agences de voyage du tourisme premium. L’agence de voyage de luxe Voyages Con dentielspropose ainsi des séjours dans les Eco Lodge, véritable version luxe d’un trek au cœur des déserts australiens, entre découverte des paysages naturels du bush australien et repos dans un lodge tout confort. L’agence Etendues Sauvages propose elle aussides séjours atypiques en Australie, des forêts grandioses aux déserts in nis, en passant par les falaises vertigineuses et ses plages paradisiaques. Mais la Nouvelle-Zélande n’est pas en reste, et se laisse même de plus en plus apprivoiser, plus sauvageet moins étendue que sa voisine de la taille d’un continent. Faire une visite privée de l’Opéra de Sydney, vivre l’expérience de la « cité des voiles » à Auckland, à bord d’un des bateaux de la plus prestigieuse et la plus ancienne régate du monde, l’América’s Cup, ou encore pro ter d’une croisière à bord d’un bateau traditionnel  djien entre les îles de cet archipel paradisiaque, tous lesrêves semblent réalisables de l’autre côté du globe.OcéanieLe voyage sur-mesureLes agences se targuent désormais presque toutes de proposer des voyages sur-mesure. Un terme qui ne recouvre pas toujours les mêmes critères pour tous, mais qui dénote tout de même une réelle tendance de fond. Les voyageurs sont plus aguerris et mieux informés, et ne se contentent plus aujourd’hui des voyages organisés qui avaient la cote depuis les années 1970. Les touristes ne souhaitent plus être contraints aux choix et aux horaires que leur impose un groupe. « Lorsque nous avons commencé à faire du sur-mesure il y a 30 ans, nous étions les seuls à le faire », se souvient Fabien Cazenave, dont l’agence Voyageurs du Monde est spécialisée dans le voyage sur-mesure en individuel. « Aujourd’ hui, de nombreuses agences le proposent, du choix à partir d’une offre existante à la conception d’un voyage à la minute près. Aujourd’hui, tout le monde peut vendre un vol ou un hôtel, l’enjeu est de savoir comment apporter une réelle valeur ajoutée à nos clients. » L’accent est mis sur la qualité du service, donc, mais aussi sur leUne mode partie pour durerpro lage des clients. Grâce à une analyse  ne de leurs besoins, mais aussi à des spécialistes de tous les pays du monde, les agences peuvent s’adapter à leurs besoins précis avant et pendant le voyage. « Nous devons répondre à toutes les demandes, y compris les modi cations en cours de voyage qui demandent une réorganisation complète, ce qui reste rare, heureusement. » Pour de nombreux clients, le sur-mesure permet d’encadrer la liberté qu’ils veulent conserver en organisant leur séjour. « L’objectif n’est pas de partir sans aucun repère, mais de maximiser l’expérience sur place, estime Eric La Bonnardière. Les agents locaux avec qui nous travaillons sont là pour accompagner les clients et les aider à organiser leur voyage sur place, tout en laissant la place à la surprise et aux rencontres. Bien souvent, ils souhaitent sortir des sentiers battus et visiter le pays comme le feraient des locaux. On ne visite pas son pays de la même manière que le ferait un étranger, du coup nous essayons de leur faire vivre cette expérience de l’intérieur. »70 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[#trialbe 0eTRIATHLON AUDENCIALABAULEtriathlon-audencialabaule.com33333333333333333333333333333333333333333333333333300000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee16/17 SEPTEMBRE 2017]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineSélection de produits et services raf nés et sophistiqués en toute subjectivitéL’Art du tempsHorlogerie & Joaillerie Oris, le retour d’un mouvementOris présente une nouvelle déclinaison de sa Artelier Complication et remet au goût dujour l’un de ses mouvements iconiques dévoilé pour la première fois en 1991. Dotée d’un mouvement automatique avec indications jour, date, phase de lune et second fuseau horaire, elle est rapidement devenue un véritable instrument auprès des grands voyageurs. Les designers de la Maison ont repensé cette collection phare, en o rant une allure plus ra née, tout en conservant un esthétisme classique avec une silhouette élégante et un boîtier aminci. Son cadran est aussi décoré d’un délicat motif guilloché, aux inspirations Art-Déco, qui a rme l’amour d’Oris pour l’art de l’horlogerie traditionnelle. Prix de vente public : 2 000 € www.oris.chBien-Etre L’Oléo-Cosmétiquepar BronziniMaison Bronzini, après deux ans de recherches, met au point un actif unique : le Phenoliv Complex®,qui concentre toutes les molécules actives, au pouvoir antioxydant exceptionnel, issues des feuilles, des  eurs et de fruit de l’Olivier. Un nouveau concept est né : L’Oléo-Cosmétique : toutes lesvertus et la force de l’Olivier dans des soins naturels et e caces, avec une gamme riche de 9 produits. 100 % des actifs sont naturels, sans paraben et sans silicone, un parfum exclusif 100% d’origine naturelleet bien sûr testés dermatologiquement.www.maisonbronzini.comL’Abeille 1730, renaissance de la plus ancienne savonnerie de MarseilleComme un rappel à son riche passé, c’est avec son emblématique Savon de Marseille Blanc à l’huile d’olive que L’Abeille se réinvente aujourd’hui. Presque disparu depuis 150 ans, ce savon blanca une pureté incontestable. Les senteurs de la gamme des Originesnous rappellent l’odeur minérale des pierres chaudes des chaudrons, le jasmin frais, le thym, et le safran vendu sur le vieux port de Marseille. A travers les notes boisées et ambrées du parfum des Origines, L’Abeille propose une gamme unisexe à la fragrance subtile et délicate.www.labeille1730.comFeed, french smartfoodFeed. est une foodtech parisienne qui conçoit desrepas équilibrés, dans des formats ne nécessitant aucune préparation. Fournissant100% des besoins nutritionnels, un Feed. remplace aussi bien le petit-déjeuner, le déjeuner, quele diner. Ce n’est pas un produit de régime. L’objectif n’est pas de se substituer intégralement àla nutrition traditionnelle, mais plutôt de proposer une alternative idéale de manière ponctuelle. Vegan, sans gluten, sans lactose, sans OGM et fabriqués en France, les repas Feed. sont élaborés par des cuisiniers, des médecins nutritionnistes, et des ingénieurs agroalimentaires.« Pack test » : 19,90€ pour 5 repas complets.www. feedsmartfood.comDiamants enligne (Femme)Diamant En Ligne s’e orce de proposer des diamants sous son contrôle de qualité,sélectionnés avec soin. En collaboration avec di érentes compagnies minières de diamants, sont proposés les prix les plus attractifs du marché en éliminant toutes les commissions intermédiaires. Diamant En Ligne est pourvu d’un savoir-faire dans l’achat du diamant brut, de la taille jusqu’au produit  ni. Une fois que le dessin est établi et la pierre choisie à l’aide des experts gemmologues,les maîtres joailliers concevront, créeront et façonneront le bijou avec passion. www.diamant-en-ligne.frLa mémoire desinstants particuliersLa nouvelle FORM C de la manufacture horlogère Junghans se distingue par son design cohérent et sa fonctionnalité sport. Une montre présente à chaque moment de lavie pour « suspendre le temps dans son vol ». Son design moderne et strict permet d’accueillir une tridimensionnalité particulière produite par un cadran concave et une minuterie gaufrée de forme carrée. Etanche à 5 bars et dotée d’un verre saphir robuste, la FORM C résiste à toutes les épreuves du quotidien.Mode & Accessoires Pirates des mers normandes449 euros.www.junghans.deL’artiste voyageur Marin Montagut a crée en exclusivité pour Saint James unecollection de trois marinières illustrée par ses soins, pour homme, femme etenfant. Il joue sur l’esprit espiègle des tatouages marins des pirates et autresloups de mer pour donner une empreinte originale aux classiques de la maison. En édition limitée, prix : 89€ pour adulte et 59€ pour enfantwww.saint-james.frLa côte basque, éternellement à la mode !64 réédite cet été une série de T-shirts aux noms de villes emblématiques de la côte basque ! Ces T-shirts pour femmeset pour hommes, en cotongris chiné et aux inscriptions marine légèrement vieillies, rendent tendance certaines villes iconiques du département64 telles que Biarritz, Guéthary ou St Jean de Luz. T-shirts vintages homme : 32€ 4 modèles au choix : Biarritz – Guéthary – St Jean de Luz – Pyrénées Disponibles du S au XXXL – en jersey chiné 70% cotonwww.64.euQuand le Sac devient BijouscarabéeLe Sans Couture de Le Tanneur a vécu mille vies, sans cesse réinventé dans ses couleurs et ses matériaux. Pour l’été 2017, c’est à Marie Gasque la maison française a demandéde réinterpréter ce sac iconique. La préciosité du galuchat, cette «peau-bijou» d’exception à l’aspect perlé, se pose en rabat du sac.On aime la chaleur des vibrantesteintes méditerranéennes qui ont toujours émailléla vie de la créatrice. D’émail, justement, il en est question puisque c’est ainsi que sont colorés, à la main, les scarabées porte- bonheur fétiche de Marie Gas, qui deviennent fermoirs de ce nouveau Sans Couture. Prix : 249 €. Edition limitée : 150 exemplaires www.letanneur.comecoreseau.fr 73]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & patRimoineBulles de Rosé du Château deSaint-MartinL’Art du tempsVins & SpiritueuxBrut Nature Rosé du Domaine d’EoleCe rosé Cinsault & Syrah de l’AOP Provence, à la robe rose framboise, révèle au nez des arômes de petits fruits rouges. Ses bulles sont  nes et régulières. La bouche est aérienne aux notes délicates de cerise et de rose. Parfait pour une fête comme pour un apéritif convivial ou encore un brunch. Il accompagnera également la charcuterie  ne, les plats exotiques sucrés/salés ou épicés mais aussi les desserts de fruits frais, les charlottes aux fruits et la crème anglaise. Prix TTC : 15,90 euros www.chateaudesaintmartin.com/fr/boutiquePaparazzi 2016Sa couleur est rosée, éclatante, aux re ets orangés. Au nez, ce vin est expressif, fruité, aux arômes de rose, de fraise, de framboise, de pamplemousse et d’épices.La bouche est fruitée, généreuse, acidulée, ronde, légèrement minérale, le corps structuré, une bonne intensité et une longue persistance. Servir entre 8° et 10° avec des crevettes à la plancha, une côte d’agneau, une Bouillabaisse ou un plat méditerranéen. 9,50 euroswww.domainedespeyre.comPetit Gléon rouge 2015Composé de 60% Grenache noir, 20% Malbec, 20% Pinot Noir, cet IGP Pays d’Oc du Château Haut Gléon a une robe à la légère couleur rubis, un nez juteux et intense de petits fruits rouges frais, une bouche aromatique et rafraîchissante... Petit Gléon nous donne littéralement l’impression de croquer dans le fruit ! À déguster avec des viandes grillées aux épices, une paëlla ou encore un plateau de fromages a nés...Prix TTC : 8,50 euros www.commerce.hautgleon.comLes 3 PèresLe Domaine de Solence est un adorable petit domaine de12ha crée en 1992 au pied du Ventoux par Jean-Luc Isnard, oenologue, et son épouse Anne-Marie, qui ont opté pour le bio dès le départ. Ce vin né de jeunes ceps de quinze ans nécessite un peu d’aération pour libérer ses senteurs de tru e et desuie sur fond de minéralité. Le poivre ajoute une pointe de complexité dans une bouche ronde, suave et non dénuée de fraîcheur. Un vin racé et harmonieux ! 8,90€ TTC www.solence.frViré-Clessé 2015 de laMaison Albert BichotLes villages de Viré et Clessé semblent s’être bientrouvés, leurs vignes étant pour la plupart en situationde coteau. Les vins qui en sont issus ont acquis laréputation d’un subtil mélange de minéralité, de graset d’équilibre. Ce Viré-Clessé, dont un petit quart a étévini é en fûts puis élevé pendant 8 mois en cuve et fûts, présente une dominante fruitée, mêlant agrumes etmangue, et révélant des arômes  oraux qui rappellent la rose. La bouche minérale dévoile une texture soyeuse et une pointe de sucrosité qui prolonge l’ensemble. Poissons, plateaux de fruits de mer, viandes blanches et fromages gouteux sauront y jeter un sort. Environ 17 € chez les cavistes.www.albert-bichot.comCe rosé non dosé à la composition Rolle 40%, Grenache blanc 35%, Syrah 25% , a la bulle  ne et exprime de délicates notes de fruits rouges et d’agrumes. Sa bouche, tonique, désaltérante et gourmande, se décline sur des notes de praline, de fraise au four et de rhubarbe. Servi entre 9 et 11°C, il est l’allié des cocktails, apéritifs dinatoires et desserts de fruits. Prix TTC : 16 euros www.domainedeole..comDomaine du Puy MarquisC’est en 1980, que Claude Leclercq, ancien cycliste professionnel, co-équipier de Jacques Anquetil, commence la création du Domaine, qui compte 30 ha dont 12 de vignes et est exposé plein Sud à 450 m d’altitude. Le vignoble est cultivé dans le respect de l’environnement, traitements réduits au minimum, pas d’insecticide, ni d’engrais chimique. Les heureux  ls de Claude, Alexandre et Benoit, vous feront découvrir avec plaisir leurs Rouges, composé de Grenache et Syrah, ainsi que leurs Rosés composés de Grenache et Cinsault, plusieurs fois médaillés au Concours des Vinalies. Route du Rustrel à Apt.Côtes du Rhône Rocca Luna desGrandes SerresCet AOP Beaumes de Venise se compose de Grenache, Syrah et Mourvèdre. Sa bouche est gourmande à souhait, fruitée, violette et taillée dans un velours à petite côte des plus agréables. Rocca Luna se caractérise par sa richesse aromatique, ses notes épicées et poivrées, et la fraicheur de sa  nale. Ce vin se mariera avec une côte de bœuf au barbecue, des magrets de canard à la plancha, des côtes d’agneau à la provençale et avec un dessertDes Cocktailsavec du vrai bon chocolat. Prix TTC : 8,90 euroswww.grandesserrres.comprêts-à-dégusterÉLY, c’est le nouveau service de cocktails frais livrés à domicile, réalisés à la commande. Ces recettes prêtes-à-déguster ont été inventées par Ély, barman et mixologue. Inspiré par ses voyages qui ont forgé son inventivité, il réalise des cocktails coloré à l’aide d’une sélection d’alcools les plus recherchés. Grâce à sa rencontre avec Guillaume, fondateur de l’UMA, ces cocktails sont livrés dans tout Paris et sont disponibles dans une sélectionde restaurants et bars parisiens. Livraison sur Paris uniquement du mardi au samedi de 17h à 23h00. 19,90€ par bouteille de 500ml, soit 4 verres.www.ely.barSur les pas de la Jouvencelle et de laDame au Domaine de RochevilleAgnès & Philippe Porché proposent deux parcours oenotouristiques auxamateurs en quête de connaissance, d’histoires à raconter, de partage et de plaisirs gustatifs tous lesjours du 1er Juillet au 15 Septembre de 10H à 18H30 - Sur les pas de la Jouvencelle : visite des vignes ou du chai, dégustation de 3 AOC Saumur avec desbouchées « produits de terroir » : 4,50 euros (45 minutes environ) - Sur les pas de la Dame : visite des vignes et du chai, dégustation de 3 vins emblématiques du Domaineavec des bouchées « produits de terroir » : 6 euros (1h30 environ) - « Happy Friday » : tous les vendredis de Juillet et Août. 2 verres, accompagnés de bouchéesgourmandes et concerts de grands noms de la scène pop/rock en vidéo. Le tourisme d’a aires n’est pas oublié : une salle de réunion équipée, est à disposition avec di érentesformules incluant dégustation, déjeuner, dîner, ateliers de découverte...rocheville.net74 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[2016]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & patRimoineL’Art du tempsEvasionCOMO Uma Ubud: une escapade romantique à BaliCOMO Uma Ubud lance d’intimistes villas « Garden Pool Villas », conçues pour o rir aux invités un maximum de sérénité dans un cadre romantique au sein de la forêt luxuriante de Bali. Chaque villa donne sur un jardin privé et une piscine profonde, bordés de verdure tropicale. Le nouveau package «Escapade romantique» inclut pour deux personnes : deux nuits avec petits-déjeuners dans une Garden Pool Villa, deux déjeuners ou dîners, deux activités par personne au choix : massage de 75 min ou undîner romantique ou un cours de cuisine privé ou une leçon privée de 60 minutes, et une visite guidée privée d’Ubud de trois heures. A partir de 874 euros.www.comohotels.comApt en LubéronApt et ses environs regorgent de merveilles naturelles, architecturales et culturelles. Si vous avez 3 jours, voici quelques suggestions : empruntez la véloroute à travers le parc naturel régional du Luberon et comprenez l’ère aptienne au musée de géologie dans la Maison du Parc. Baladez vous au sein du Colorado du Rustrel, à couper le sou e de beauté ! Visitez la Fondation Blachère, leader mondial en illuminations et l’incroyable lustrerie Mathieu, qui restaure leslustres les plus exceptionnels des monuments historiques. Découvrez les coulisses et trésors de la cathédrale Sainte Anne construite entre le 8eme et le 14eme siècle. Résidez à la Coquillade, un Relais et Châteaux hors norme sur 42 hectares : de spacieuses chambres, quatre restaurants, un spa grandiose, des cours de cuisine,un jardin des beaux arts, un bike shop ultra high tech, un héliport et la production des vins Aureto.www.luberon-apt.frDomaine de Solence, séjour au milieu des vignesEnvie de nature, de calme, de convivialité, de vous retrouver en famille... Bienvenue au Domaine de Solence, un vignoble-mas entre Ventoux et Luberon. Vous pro terez d’un Mas de 5 chambres doubles avec piscine à débordement et pourrez cuisiner comme un Chef dans la cuisine équipée high-tech ou encore faire appel à un Chef – traiteur de la région, qui vous régalera ! Rendez-vous à l’aéroport de Carpentras pour découvrir les vignes de l’AOC Ventoux d’en haut ! Les randonneurs découvrirontles anciennes glacières du Ventoux puis monteront jusqu’au sommet avec une halte déjeuner au Chalet Reynard.masdesolence.frLes déjeuners d’EcoRéseau BusinessCe mois-ci, nous avons testé pour vous la nouvelle terrasse du Buddha Bar à Paris©Yvan MoreauConcept & LIeu : Cet été, la terrasse du Buddha-Bar Hotel Pa- ris se métamorphose en un décor enchanteur suivant le thème du « Jungle Chic » tout en réinterprétant les codes de la culture asiatique. Ainsi, d’élégantes structures en bois brûlé regorgeant de plantes grasses et exotiques viennent entourer ce coin de pa- radis, des manges-debout végétaux s’entremêlent au mobilier de terrasse pour les voyageurs qui souhaitent découvrir la nouvelle carte sur le pouce. Et pour parfaire l’expérience, la tombée de la nuit s’annonce encore plus sauvage, cette jungle urbaine s’éveilleau son d’un DJ Set Live du Jeudi au Samedi à partir de 20h.En cuisine : La nouvelle carte unit à l’envie Orient et Occident à travers une sélection de plats et deTapasians aux saveurs audacieuses, salade croquante aux algues funori et nori, tacos de thon épicé,tempura de gambas et feuille de shiso pour ne citer qu’eux. Tandis que le Tiradito Bar o re aux plusaventureux de composer leurs sashimis de saumon, thon ou daurade twistés par des alliances iné-dites : grenade, coriandre et oignon rouge ; gingembre, menthe et granny smith ou encore sésame,poivre sauvage et sauce ponzu.Service : convivial, e cace et discretNotre menu :Apéritif : Cocktail Caribean Way : Ron Bacardi Heritage, yuzu, crème de coco, jus de fraise, jus de passion, ginger beer 20 € Entrées : 1 ⁄ 2 homard au poivre de Tasmanie et umeshu, salade croquante de tomate et betterave en pickles 36 Rolls de bœuf Wagyu, foie gras et cresson, sauce teriyaki à l’orange 26€Plats : Magret de canard mariné miel-soja et poivre de tasmanie, tarte  ne de légumes grillés, condiment sésame 35 €Cœur de rumsteak de Wagyu, pomme fumée au thé, émulsion soja 58 €Dessert : Crème légère à la rose et shiso rouge, pamplemousse et framboises fraîches sur un sablé 15 €Tarifs : compter 80 € par personne pour un dîner complet.Buddha-Bar Hotel Paris 4, rue d’Anjou - 75008 Paris - www.buddhabarhotelparis.com76 Juillet-août - n°42B©ernardRadvaner©BernardRadvaner]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du temps - L’Actualité automobileArt de vivre & PAtrimoineessais & tendancesPar Philippe FlamandL’Outlander PHEV de Mitsubishi remis au goût du jourLe SUV hybride rechargeable redessiné en 2015 béné cie d’un léger restyling technologique cette année avec notam- ment l’apparition d’un mode de conduite tout électrique.En octobre 2016, Carlos Ghosn créait la surprise en annon- çant la prise de contrôle de Mitsubishi. Le patron français de l'Alliance Renault-Nissan pro tait de l’affaiblissement du constructeur japonais qui connaissait des dif cultés depuis le début des années 2000 et avait vu son cours de bourse s’ef- fondrer au printemps 2016. Nissan a déboursé 237 milliards de yens (soit 2,1 milliards d'euros) pour acquérir 34 % du capital de son concurrent et devenir le premier actionnaire de Mitsubishi Motors. L’alliance, qui réunit donc désormais Renault, Nissan, le russe Avtovaz (depuis 2013) et Mitsubi- shi, décline à l’échelon mondial 8 marques - Renault, Dacia, Renault Samsung Motors, Lada, Alpine, Nissan, In niti et Mitsubishi – et s’approche des 10 millions de véhicules vendus, avec l’ambition de détrôner Toyota de sa place de numéro un mondial.Mitsubishi (qui dépassait le million de véhicules en 2015) apporte à l’Alliance ses capacités technologiques notam- ment dans le domaine des véhicules hybrides et électriques et dans les véhicules à quatre roues motrices (premier 4X4 commercialisée en 1936, premiers véhicules électriques dans les années 70).Illustration parfaite de ce savoir-faire : le SUV Outlander PHEV, arrivé en Europe  n 2013 et consacré meilleure vente d’hybrides rechargeables en Europe en 2015 et 2016 avec plus de 50 000 véhicules commercialisés. La version hybride de l’Outlander (par ailleurs disponible en France en motorisation essence avec deux roues motrices et diesel en 4X4) restylée en 2015, s’offre cette année une nouvelle cure de jouvence avec notamment la possibilité de rouler désormais en tout électriqueVolvo V90 Cross Country : la quintessence des break de luxe tous cheminsXC90, S90, V90....Le très haut de gamme Volvo n’en  nit plus d’aligner les superlatifs en différents formats. La déclinaison 4 roues motrices du magni que break con rme la règle.Le problème avec Volvo c’est que les termes laudateurs arrivent vite à manquer pour quali er les nou- veautés proposées à l’essai. Du coup l’essayeur est souvent contraint de se répéter. La preuve : quand on prend le volant du break V90 CC (cross country) ce sont les mots « exceptionnel », « somptueux », « hors-pair » qui viennent une nouvelle fois à l’esprit. Comme toujours lorsqu’il s’agit de décrire les sensations provoquées par la conduite d’une voiture de la marque.La version tous chemins du V90 conserve toutes les qualités du modèle d’origine avec en prime la trans- mission intégrale, et un look de baroudeur (jantes larges, garde au sol surélevée, sabot de protection avant, extensions d’ailes...). Côté confort on est dans les très haut de gamme, côté équipement (en version luxe) la liste est quasiment exhaustive.Reste la mécanique. Sous le capot de notre modèle d’essai le T6 : un bloc moteur essence 2 litres 4 cylindres en ligne, compressé et turbocompressé de 320 chevaux, couplé à la boite auto Geartronic à 8 rapports. Un régal d’onctuosité et de puissance mais qui se paie au prix fort en termes de consomma- tion : le constructeur annonce 7,7 litres en cycle mixte (et donc 169 grammes de C02 et 4460 euros de malus) ce qui nous semble pour le moins très optimiste. Le prix de vente est lui aussi estampillé luxe à 87180 euros. Mais quand on aime.... On connait la chanson.Modèle essayé : Volvo V90 CC T6 AWD Geartronic 8 Luxe. Tarif : à partir de 87 180 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 65 950 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 54 350 euros.avec le mode EV qui empêche le système PHEV de basculer en mode hybride. A la clef une autonomie revendiquée de 54 kilomètres à une vitesse plafonnée à 120 km/h.Une voiture anti-stressPour le reste, la con guration mécanique de l’Outlander ne change pas : un moteur thermique essence 2 litres de 121 ch et deux moteurs électriques (60kW – 82 ch - chacun) à l’avant et à l’arrière. Ce dispositif permet de fonctionner en mode hybride série avec une transmission intégrale électrique per- manente, le moteur thermique entrainant le générateur pour charger la batterie ; ou en mode hybride parallèle, le moteur thermique étant en prise sur les roues avant tandis que les moteurs électriques interviennent de façon complémentaire ; le tout étant géré automatiquement par le système d’exploi- tation du véhicule en fonction de la vitesse, de la charge de la batterie et de la demande de puissance.A noter le système de récupération d’énergie au freinage qui peut être con guré (6 réglage du frein moteur grâce aux palettes au volant) et permet ainsi de rouler en utilisant au minimum la pédale de frein, ce qui est particulièrement agréable en ville. A noter également les possibilités d’écono- miser la charge de la batterie (mode Save) ou de charger la batterie en roulant (ou à l’arrêt) avec le moteur thermique et le générateur pour retrouver une capacité à rouler en mode électrique par exemple à l’approche d’une ville (80 % de la charge obtenue en 40 minutes)Résultat de ces combinaisons technologiques : un véhicule extrêmement agréable à conduire, très confortable, sûr, un peu pataud quel que soit le mode de conduite enclen- ché, réputé économe (Mitsubishi af che une consomma- tion globale de 1,7 litres aux 100 km) mais qui, en raison de son poids (1860 kg), se révèle vite très gourmand enessence sur de longs parcours. A réserver donc essentiellement urbains.Nouveaux équipementspour des trajetsLe millésime 2017, spacieux (y compris dans le coffre, les batteries étant installées au centre du véhicule sous le plancher) mais strictement 5 places (contrairement à l’Outlander diesel disponible en 7 places) est bien  ni. Il béné cie par ailleurs d’autres nouveautés d’équipement de confort et de sécurité : anti-collision avec détection des piétons, alerte angle mort, nouveau système multimédia compatible Apple CarPlay et Android Auto, frein de stationnement électrique, antibrouillard à LED, feux de route automatiques... En revanche toujours pas d’af chage digital de la vitesse (la planche de bord est vieillote), ni d’af chage tête haute. Dommage pour un véhi- cule qui se veut « technologique ».Mitsubishi qui vend un peu moins de 5000 véhicules en France chaque année (tous modèles confondus) cible désormais avec son Outlander PHEV (qui représente plus de la moitié des ventes d’Outlander en Europe) une clientèle entreprise grâce aux faibles rejets de CO2 (41 g/km) et à la possibilité nouvelle donnée aux entreprises en 2017 de récupérer la TVA sur l’es- sence et non plus uniquement sur le diesel.Modèle essayé : Mitsubishi Outlander PHEV Instyle. Tarif : à partir de 50 900 euros. Tarifs gamme : à partir de 39 900 euros.Dacia Sandero : bluffant !La marque low cost de Renault continue de monter en gamme en faisant rimer petit prix avec équipements et motorisations performantes. Exemple le Sandero doté du nouveau moteur essence Sce 75.Il n’y a guère que du point de vue design que Dacia conserve une image de véhicule à moindre coût. Si l’on prend le Sandero, modèle d’entrée de gamme du constructeur, sa ligne anonyme reste en effet de peu d’attrait en dépit de la nouvelle calandre et des nouveaux phares et feux arrière à LED. Au volant en re- vanche on est agréablement surpris par l’ergonomie des commandes, le confort des sièges et des suspensions, la douceur de la boite manuelle à 5 rapports, et  nalement l’agrément de conduite. Plutôt spacieuse pour sa catégorie, dotée d’un coffre raisonnable, la Sandero offre un bon niveau d’équipement rapporté au tarif avec (en option) un système media (écran tactile 7 pouces, navigation, téléphonie bluetooth avec commandes au volant) et le régulateur-limiteur de vi- tesse. Son nouveau moteur Sce75 est plaisant en ville, mais un peu limité sur route. Ce bloc trois cylindres 1 litre de 75 ch permet, selon le constructeur, de réaliser un gain de près de 10 % sur les émissions de CO2 et la consommation de carburant, par rapport au 1.2 16v 75ch qu’il remplace. Un bon compromis au  nal pour allier l’utile à l’agréable.Modèle essayé : Dacia Sandero Ambiance Sce 75. Tarif : à partir de 9 150 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 7 990 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 11 350 euros.ecoreseau.fr 77]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & patRimoineBaromètre  nance de marché l’actu maRché du moisL’assurance-vie en perte de vitesseEntre les mois de janvier et avril 2017, les versements d’argent ont en- core une fois dépassé les retraits... mais la collecte nette est moins importante qu’auparavant : 1,4 milliard d’euros seulement, quand l’assurance-vie avait engrangé 10 milliards d’euros l’année précédente sur la même période. Cette baisse s’explique no- tamment par la faiblesse du rendement des fonds en euros, qui rapportent désormais en moyenne moins de 2%. Malgré cette baisse de régime, l’assurance-vie reste toutefois, sur le début de l’année, le placement préférédes Français.Fonds de pension : la prochaine crise des subprimes ?Les fonds de pension publics auraient besoinde 3850 milliards de dollars en urgence se- lon l’institut Hoover. Faute de quoi ceux-ci ne pourront pas honorer leurs engagements envers les futurs retraités... Sur la seule année 2016, le dé cit aurait à nouveau bondi de 434 milliards d’euros. Joshua Rauh, auteur du rapport du think tank, évoque une véritable « bombe à retardement ». Les agences de notation commencent d’ailleurs à s’inquiéter de cette situation : elles ont dégradé la note de plusieurs collectivités où les risques sont particulièrement grands : Chicago, Houston ou encore Dallas.Les algorithmes prennent le pouvoirSelon une étude de l’European Security and Markets Authority (ESMA), près de 45% des volumes sur les Bourses européennes sont générés par des algorithmes issus du trading haute fréquence, soit 50 à 70% des ordres exécutés. Ces algorithmes sont no- tamment responsables du trading dit « haute fréquence », qui a pour réputation de générerbeaucoup d’insta- bilité sur les mar- chés. L’in uence de ces algorithmes est régulièrement dénoncée par les observateurs du marché, et notam-ment par l’AMF, qui avait sanctionné dès 2015 l’américain MTR Madison Tyler Eu- rope, spécialisée dans cette activité, pour manipulation de cours. le coin des expeRtsFidelity reste  dèle envers les actionsDans un contexte de fortes incertitudes politiques, Fidelity mentionne que les marchés actions n’ont logiquement pas eu toute la liberté de s’apprécier en dépit d’indicateurs qui restent dans l’ensemble de bonne facture. Aux États-Unis, le plafonnement de la croissance et les dif cultés rencontrées par Donald Trump pour mener à bien sa politique ont incité les investisseurs à davantage de prudence. Parallèlement, le vent de reprise et la levée partielle du risque politique en Europe ont conforté les récents changements effectués dans l’allocation de la société de gestion. Fidelity continue de surpondérer cette classe d’actifs au sein de laquelle il af che une préférence pourles actions japonaises et surtout européennes. Le gérant conserve également une légère surexposition sur les émergents, et demeure « neutre » sur l’Asie-Paci que et sous-pondéré sur les États-Unis.Morgan Stanley plus prudent sur les actionsMorgan Stanley se montre moins enthousiaste sur les actions européennes, dont le rebond devrait perdre deson élan sans s’inverser, écrit-il dans une note de marché. Le rôle de catalyseur joué par l’amélioration de la conjoncture économique et des béné ces des entreprises commence à s’essouf er, analyse l’intermédiaire. « A ce stade, le scénario haussier re ète les  ux et les valorisations davantage que les béné ces et les fondamentaux », font valoir les analystes de la banque américaine. Ceux-ci relèvent leur recommandation sur les secteurs à forte exposition domestique que sont les télécoms et l’immobilier, qui passent à « surpondérer », ainsi que sur les services aux collectivités (« utilities »), désormais classés « neutre ». Des secteurs avec une exposition globale sont en revanche dégradés, comme la santé et l’énergie, abaissés à «neutre», et les technologiques, qui passent à «sous-pondérer». « Nous pensons toujours que l’Europe est en phase de reprise en termes de béné ces mais que le rythme devrait en être modéré et que les consensus en matière de prévisions ne sont plus trop bas; il y a même un risque qu’ils soient trop élevés », ajoute Morgan Stanley.Natixis AM privilégie la zone euroDans une note récente, Nuno Teixeira, directeur Solutions institutionnels et réseaux au pôle Investissement et solutions clients de Natixis AM, identi e les valeurs conservant un certain potentiel malgré l’affaiblissement des «re ation trades». « La phase d’accélération de l’in ation semble désormais derrière nous et les indicateurs avancés commencent à se retourner dans certaines zones, notamment aux Etats-Unis et en Chine », avertit l’analyste, précisant que les actions de la zone euro offrent des opportunités à l’heure actuelle. Elles béné cient toujours de conditions  nancières accommodantes, de fondamentaux économiques solides (les PMI sont au plus haut depuis six ans) et d’une compétitivité renforcée liée au faible niveau de l’euro, qui dope la pro tabilité des entreprises. « Le véritable « juge de paix » sera le redémarrage de la consommation des ménages, qui devrait être favorisée par des politiques budgétaires plus accommodantes et la baisse du chômage », note Nuno Teixeira. Ce dernier ajoute : « En zone euro, nous sommes également toujours positifs sur des thématiques telles que les petites valeurs, les valeurs bancaires et l’Italie, les premières étant plus sensibles à l’accélération du cycle économique, et les deux autres étant appelées à pro ter de la remontée graduelle des taux d’intérêt. Nous demeurons également positifs sur les actions japonaises et les marchés de dette émergente en devise locale ».Brèves, études, actus et chiffres du mois concernant les marchés  nanciers où le particulier peut investir la spéculation du moisDans une récente note, Oddo a relevé sa recommandation sur le groupe de distribu- tion à Achat contre Neutre auparavant, avec un objectif de cours porté de 65 à 75 euros. Le broker évoque la possibilité d’une fusion avec Carrefour. Le principal avantage d’un tel rapprochement serait de sécuriser 90% des 130 millions d’euros de synergies pro- mises pour 2018 par Alexandre Bompard aux marchés lors du rachat de Darty. La réussite de ce programme est l’argument essentiel pour une revalorisation du titre Fnac-Darty et l’amélioration de ses résultats.70 eur 65eur 60eur55eur 50eur 45eurJuil Aout SepOct Nov Dec 2017Fév Mar AvrMai JuinFnac-Darty : le contrat de con anceLe chiffre du mois218,7milliards de dollarsC’est le total des dividendes mondiaux versés au cours du 1er trimestre, soit une augmentation de 5,4% des dividendes sous-jacents par rapport à la même période l’an dernier. Il s’agit de la plus forte progression depuis  n 2015. Selon un rapport de Janus Henderson Investors, celle-ci témoigne d’une répercussion rapide de l’accélération de l’économie mondiale sur les béné ces des sociétés. Les dividendes extraordinaires volatiles ont en revanche fortement diminué après avoir atteint des niveaux historiques au 1er trimestre 2016.Source : Janus Henderson InvestorsArthur CohenSpécialiste des questions éthiques appliquées au secteur  nancier PDg des éditions HermannMRéinventer la responsabilité des banquiers ?ercredi 29 juin : Le Monde et Tutsi était connu de tous et que les Nations Radio France annoncent que les Unies avaient décrété un embargo sur les associations Sherpa et Ibuka ainsi ventes d’armes à destination du Rwanda. Or,faits reprochés (ce sera à la justice d’en décider), l’argumentation des plaignants soulève une question philosophique. Se- lon eux, qui s’appuient sur un arrêt de la Cour de Cassation dans l’affaire Papon, la « complicité » ne se dé nit pas par l’inten- tion de participer à un crime, mais par le fait « d’aider ou d’assister en connaissance de cause une ou plusieurs personnes à com- mettre un crime de génocide ». BNP serait donc responsable d’un crime auquel elle n’a pas participé et qu’elle n’a évidemment pas souhaité.Comment comprendre que l’on puisse être responsable de ce que l’on ne commet pas ? Cela suppose, explique le philosophe Thomas Scanlon, de distinguer deux types de responsabilités : une responsabilité « substantive », c’est-à-dire directe et liée à la liberté de choix d’un individu ; et une responsabilité que l’on peut pourrait dire indirecte ou « procédurale », qui n’incombepas à la personne qui a fait ce mauvais choix mais à d’autres qui auraient pu et dû « faire tout ce qui était en leur pouvoir » pour pré- venir ou empêcher un choix désastreux. Si le Tribunal pénal international pour le Rwanda reconnaissait BNP coupable de complicité (et pas simplement de  nan- cement illégal), cela ouvrirait la voie à la reconnaissance juridique d’une responsa- bilité procédurale en matières  nancières. Un premier pas en ce sens a d’ailleurs déjà été fait le 19 mars 2014 lorsque Bertrand Louvel a à la fois con rmé la responsabilité pénale de Jérôme Kerviel dans l’affaire qui l’opposait à la Société générale et cassé la décision de justice civile en précisant dans ses attendus qu’il importait de « rechercher les fautes respectives de chacun » : celles commises par le trader, celles commises par la banque qui n’avait pas su mettre en place les procédures internes qui auraient rendu impossible ce type de malversations.que le Collectif des parties civiles pour le Rwanda ont porter plainte contre BNP Paribas pour « complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ». La banque française aurait  nancé un achat d’armes au pro t du gouvernement extrémiste hutu de Kigali en juin 1994, alors que le génocide perpétré à l’encontre desselon le quotidien français, « la destination  nale des armes [...] ne [pouvait] guère faire de doutes pour la BNP puisque c’est la Banque nationale du Rwanda qui lui [avait demandé] le paiement de la somme de 1,3 million de dollars sur le compte suisse [d’un célèbre tra quant d’armes sud-africain] ». Sans interroger la véracité ni la nature des78 Juillet-août - n°42Éthique & Finance]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre patrimoineArt de vivre & PAtrimoine l’actu patRimoine du moisL’AMF surveille les placements atypiquesFaçon d’allier l’utile à l’agréable, parfois même placement et passion, les placements atypiques séduisent nombre d’investis- seurs : diamants, or, voitures de collection ou encore forêts, tout actif peut devenir un investissement. Attention cependant auxintermédiaires, car depuis la loi Sapin 2, seules les sociétés qui auront déposé un dossier auprès de l’AMF a n d’ob- tenir une autorisation préalable et un numéro d’enregistrement pourront en proposer. L’Autorité des marchés  nan- ciers a d’ailleurs revu pour l’occasion son règlement général et a adopté uneinstruction qui dé nit les moyens dont doivent disposer les so- ciétés intermédiaires pour pouvoir commercialiser ce type de placements. Ainsi, l’intermédiaire qui le souhaite doit déposer un dossier accompagné de pièces qui permettront de véri er son honorabilité, mais aussi son expérience, ses compétences, ou encore ses moyens  nanciers ou humains. Charge ensuite à l’AMF d’accepter ou non d’enregistrer la société comme pou- vant délivrer des placements atypiques.Epargne : les Français mé ants vis-à-vis des ro-Selon un sondage réalisé par ING, seuls 3% des épargnants sont prêts à laisser un robot gérer leur épargne. S’ils sont nombreux à gérer leurs comptes depuis leur smartphone (57% des détenteurs d’un mobile béné cient de services en ligne), ils sont beaucoup plus réticentsBrèves, actus et chiffres du mois concernant d’éventuels placements patrimoniaux pour le particulierLe placement du mois881 000C’est le nombre de transactions immobilières sur un an, à  n mars 2017. Un nombre record qui montre que, malgré la hausse des prix de l’immobilier, les acheteurs ne se découragent pas. Au premier tri- mestre, le prix au mètre carré avait encore augmen- té de 3%, mais force est de constater que les ache- teurs sont toujours là. Et c’est notamment dû aux autres placements, qui af chent des rendements trop faibles, ou alors peu sûrs. Côté immobilier de luxe, l’élection du nouveau président de la Répu- blique à un effet positif, pour les vendeurs, puisque l’on dépasse les 10 000 euros du mètre carré dans les quartiers en vue à Paris. Les biens de plus de2 000 000 d’euros auraient pendant longtemps été plus nombreux que le nombre d’acheteurs, mais la tendance serait en train de s’inverser d’après les professionnels du secteur.Focus suR...l’investissement dans les paRKinGsL’immobilier ne se limite pas seulement à l’habitation ou aux bureaux. Il est également possible d’investir dans un parking. Les taux de rentabilité y sont d’ailleurs assez attrac- tifs, même s’ils sont disparates selon l’endroit : ils oscillent en effet entre 6% et 12% ! Mais attention, tout ne se vaut pas. Parking peut, en effet, aussi bien vouloir dire place de par- king en extérieur que box fermé. Le box fermé, s’il est plus cher, est pour des raisons de sécurité celui qui béné cie de la plus forte demande. Prenez en compte également que les plus-values sur un tel bien sont taxées à 34,5%, mais peuvent béné cier d’abattement liés à la durée de détention.Rendement en % des parkings parisiensbotsvis-à-vis des services proposés par des robots. 51% d’entre eux seraient même contre le fait de recourir à n’importe quel service automatisé, contre 36% au niveau européen. Quant à se tourner vers un robot a n de gérer leur argent, ils sont seulement 15% à envisager de le faire, tandis qu’ils sont 45% à privilégier le contact avec un conseiller, même si ce contact doit se faire en ligne.79ecoreseau.fr]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & patRimoineFocus sur un placement ou investissement a n d’analyser les tendances et évolutionsImmobilier : les alternatives à l’investissement en directPatrimoineNouveaux tailleurs depierre ?La pierre-papier attire un nombre croissant d’investisseurs séduits par les nombreux avantages par rapport à l’investissement immobilier en direct. En parallèle, se développe un investissement alternatif : le crowdfunding. Plus rentable, il est aussi plus risqué.Par Pierre-Jean LepagnotSelon l’Insee, 68% de leur patrimoine est in- vesti dans la pierre et57,8% des Français sont au- jourd’hui propriétaires de leur résidence principale. Dans le même temps, le pays souffre d’un manque structurel de lo- gements. Pour pallier la sous- offre locative et encourager la construction de logements neufs – et soutenir par là-même l’activité du BTP – les lois se succèdent depuis les années 80, au gré des gouvernements, pour encourager l’investis- sement locatif. Chacune a ses conditions d’application, mais toutes sont  scalement avantageuses. Dans un pays où la  scalité est pesante sur la plupart des placements, la possibilité de réduire ses impôts ou de percevoir des revenus dé scalisés en de- venant propriétaire d’un bien immobilier est une opportu- nité de taille. Les dispositifs  scaux permettent de diminuer le prix d’acquisition du bien immobilier dans le neuf (loi Pinel, loi Censi-Bouvard), de rénover et réhabiliter des logements anciens à coûts allégés et de participer à la sauvegarde du patrimoine (loi Malraux, loi Monument historique). Tous contribuent  nalement à améliorer la ren- tabilité de l’investissement locatif, devenu aujourd’hui le réflexe pour préparer sa retraite, se constituer un pa-l’ASPIM, « cette performance des SCPI témoigne du main- tien de la solidité  nancière de ces sociétés au terme de dix années de crise  nancière ». Au-delà du rendement, les sociétés civiles de placement en immobilier présentent le triple avantage d’être acces- sibles au plus grand nombre, d’exonérer le particulier despatrimoine des SCPI est par nature important et diversi-  é. En cas de problème avec un locataire, l’impact sur la rentabilité de la SCPI sera presque indolore », explique Thibaut Lallican, dirigeant du cabinet IGC. Troisième avan- tage : l’absence de contraintes locatives. « L’ensemble de ces contraintes, ou des besoins debilier, un autre placement émerge progressivement : le crowdfunding (don, prêt, investissement en capital). En 2016, les internautes ont investi près de 60 millions d’euros dans le crowdfunding immobilier, soit deux fois plus qu’en 2015. Et cette dynamique devrait s’ampli er cette année. Cette forme de  nancement participatif collecte des fonds destinés à  nancer des projets de promotion immobilière. L’épargnant « entre » dans une telle opération de construc- tion d’un programme neuf de logements (social ou privé) ou de bureaux aux côtés de professionnels avec une mise modeste (quelques centaines ou milliers d’euros). « Cette somme sert à soutenir les fonds propres du promoteur. Cette assise  nancière assortie d’un taux avancé de commercia- lisation du programme de 40 à 50%, lui sont souvent nécessaires pour décrocher un  nancement bancaire », explique Souleymane Ga- ladima, directeur général de Wiseed Immobilier, l’une des plateformes leader du secteur. En contrepartie d’une immo- bilisation des fonds pendant 12 à 24 mois, l’investisseur perçoit un rendement annuel de 8 à 12%. Attention, ce taux n’est jamais garanti et une perte en capital est toujours possible, contrairement aux SCPI. La performance à la sortie va dépendre du bon déroulement de l’opération immobilière. « Nous véri-  ons en amont la structure, la solvabilité, la  abilité, les partenaires et la qualité des chantiers du maître d’ou- vrage », assure Souleymane Galadima. A l’image de ses concurrents comme Anaxago ou Fundimmo, Wiseed réalise un tri très sélectif des dossiers proposés en ligne. Beaucoup de plateformesadoptent le système du prêt par le biais d’une souscription d’obligations à travers une structure (holding, société par actions simpli ées). « Au-delà des acteurs du projet, nous veil- lons également à ne proposer que des projets viables, qui iront à leur terme. Nous nous assurons notamment de l’exis- tence d’un réel marché pour chaque projet. La pré-com- mercialisation est analysée avec beaucoup d’attention», précise Jérémie Benmoussa, co-fondateur & directeur Gé- néral de Fundimmo.bien peseR le pouR et le contRe« Cependant, comme dans tout produit  nancier, le rende- ment af ché est en lien direct avec la prise de risque et la perte éventuelle en capital. La performance annoncée n’est jamais garantie », rappelle Jérémie Benmoussa. Plusieurs facteurs peuvent ralentir la commercialisation de l’opé- ration ou bloquer le chantier. C’est le cas de problèmes ad- ministratifs et juridiques (re- cours, annulation du permis de construire), de soucis liés à la construction (problème de dépollution, intempéries, etc.) ou d’un rythme de com- mercialisation  nalement plus long que prévu. Surtout, le promoteur peut faire faillite. Or c’est à la livraison du bâ- timent et lorsque la totalité des lots sont vendus que le crowdfunder est remboursé. Ainsi, les conseillers en gestion de patrimoine ne sont guère enclins à recommander ce genre de placement à l’image de Gérald-Henri Vuillien, associé-gérant de CFGP. « Je suis très réservé sur le crow- funding dans l’immobilier.tant qu’un encadrement strict et un contrôle sévère des interve- nants ne seront pas clairement établis sur ce créneau. »trimoine et transmettre un bien à ses enfants. Dans cette perspective, la pierre-papier tire chaque année un peu plus son épingle du jeu.l’enGouementpouR les scpine Faiblit pas Alternative au placement en direct dans la pierre, les so- ciétés civiles de placement en immobilier (SCPI) ont en tout cas le vent en poupe. En 2016, avec un total de 5,56 milliards d’euros de collecte (+30% par rapport à l’exercice 2015), les SCPI ont atteint un nouveau record historique. Cette attractivité remarquable peut être mise en perspective avec le rythme de collecte observé de 2010 à 2014 qui était compris entre 2,46 etsoucis de gestion et d’être un placement bien plus rapide à monter qu’une opération d’immobilier physique.Le premier avantage de la SCPI est son ticket d’entrée, bien plus modeste que le moindre studio en province. « Les SCPI se différencient d’un inves- tissement direct par rapport à la mise initiale requise : vous pouvez devenir associé d’une SCPI, et donc accéder à des immeubles de qualité,travaux sont pris en compte par le gestionnaire de la SCPI alors qu’en direct, l’investis- seur gère lui-même le bien, ou fait appel à une agence », souligne Arthur Poisot.attentionsaux FRaisToutefois, elles ne sont pas dé- pourvues d’inconvénients. Les frais de souscription peuvent ainsi être élevés. A cet égard, une étude de Primaliance révèle que les frais de souscription à l’entrée évoluent entre 8,5% et 14%. Quant aux frais de gestion annuels, ils sont de 12% TTC. Par ailleurs pré- vient Thibaut Lallican, « leur durée de détention est longue et leur revente avant échéance parfois plus compliquée que prévu. Dans ce cadre, je ne saurais que trop conseiller à l’investisseur de se renseigner sur les actifs de la SCPI avant de se lancer ».le cRowdFundinG, un Rendement tRès séduisantDans l’univers de l’immo-Pierre, feuille, papier ou ciseau... ? En fait ce sera pierre-papier voire pierre dématérialiséeLe crowdfunding immobiler ?Une immobilisation des fonds pendant 12 à 24 mois, avec un rendement annuel de 8 à 12%2,93 milliards d’euros, selon l’Association française des so- ciétés de placement immobilier (ASPIM). Coté rendement, les SCPI ont, il est vrai, de quoi séduire. Elles ont offert un taux de 4,63% l’an dernier, contre environ 2% pour l’as- surance-vie. Selon Arnaud Dewachter, délégué général deavec quelques milliers d’euros seulement, contre un apport de fonds important pour un achat en direct », souligne Arthur Poisot, conseil en ges- tion de patrimoine du réseau Fiducée Gestion Privée. Autre atout de cet investissement dans la pierre-papier : la mu- tualisation des risques. « Le80 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[expRessions« Revoir les prioritésen matière d’éducation, simpli er la procédure de visa, harmoniser la  scalité »Tribune librePar  omas BourgeoisCo-fondateur de Dhatim, éditeur français de logiciels en mode Saas, représentant la France au côté de 33 autres entrepreneurs au G20 Young Entrepreneurs Alliance à Berlin les 15 et 16 juin dernier.Le G20 YEA est une expérience exceptionnelle. C’est un lieu d’échanges et de partage entre des entrepreneurs, tous désireuxd’avancer. Nous avons ré échi, travaillésur des problématiques communes liées à l’entreprenariat et à l’innovation et sur les grandes tendances à venir. A l’issue de l’évènement,nous avons élaboré des recommandations en faveur de la croissance, l’emploi et l’innovationà destination des gouvernements du G 20.Le plus frappant pendant le G20 YEA fut la dynamique, l’engouement de la délégation française. Si on a pu parler un temps de « french bashing », ce temps semble désormais révolu. Les entrepreneurs français ont désormais le sentiment que tout est possible. La France est crédible, bien engagée, et  ère de mettre en avant ses innovations. C’est d’ailleurs la française Apolline Aigueperse, de CybelAngel, start-up spécialisée dans les solutions de cybersécurité pour les entreprises, qui a gagné le prix de l’entrepreneur. Elle fut portée par la fougue dela délégation qui l’encourageait et la soutenait dans cet exercice. C’était incroyable de trouver un tel enthousiasme chez tous les entrepreneurs français présents. Dans un contexte mondial en pleine mutation (l’arrivée du Président américain, le Brexit...), la France semble prendre le lead.Entre interrogations et opportunités, l’intelligence arti cielle était omniprésente dans ce sommet. La robotisation est sur toutes les lèvres. Je connais bien le sujet dans la mesure où Dhatima développé une technologie basée sur l’IA permettant d’automatiser l’analyse des factureset des données sociales des entreprises, et plus largement d’automatiser les tâches administratives des départements Achats, Finances et RH. Nous travaillons avec l’IA depuis de nombreuses années et son impact sociétal me passionne. La robotisation n’est pas une menace pour l’homme, elle les aide à réaliser des tâches dif cilement réalisables nécessitant une rapidité d’exécution ou la répétition de gestes sans erreurs. La robotisation offre aux hommes l’opportunité de valoriserleur savoir-faire et leur expérience. C’est une formidable avancée en matière d’innovation.Pendant ces deux jours denses et intenses, nous avons débattu pour relever le dé  de la stagnation de notre économie et du chômage des jeunes, convaincus que l’entrepreneuriat est une des solutions à ces problèmes.Nous sommes parvenus à trois demandes générales et trois recommandations spéci ques avec pour objectif que les gouvernements développent la numérisation, encouragentl’esprit d’entreprise et soient les garants d’une société plus inclusive relevant le dé  mondialdu chômage des jeunes. Ainsi, souhaitons-nous interpeller le gouvernement a n de trouverdes mécanismes pour faire face à la rapiditédes changements structurels et exploiter le potentiel des changements technologiques,de faciliter la participation des PME au commerce transfrontalier mais aussi defaciliter les infrastructures intelligentes.Nous recommandons de manière plus spéci que de revoir les priorités en matière d’éducation a n de l’adapter aux nouvelles réalités technologiques et économiques, de simpli er la procédure de visa a n d’assurer la mobilité des entrepreneurs et en n d’harmoniser la  scalité et la rendre incitative pour les entreprises à forte croissance.Finissons par une anecdote qui montre biencet élan dynamique et les temps nouveaux que vivent les entrepreneurs français. Alors que nous planchions sur les préconisations à soumettreau G20 et au Ministre français, nous avons pris connaissance du discours d’Emmanuel Macron sur l’innovation et le numérique prononcé lors du salon VivaTech de Paris. Au regard de ce discours, nous avons dû revoir profondément notre copie tant le Président de la République était allé loin dans les annonces, répondant déjà à plusieursde nos demandes. Nos recommandations spéci ques à la Frances seront remisesle 20 novembre 2017 à Bercy lors de laconférence annuelle des entrepreneurs ».■ecoreseau.fr 81© Kevin Leinster]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[expRessionsRegard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsDYLANChtchoukine, Maurizio Cattelan, 130 chefs-d’oeuvre, de Hergé à Barbie, Leonard Cohen, Bowie, Prince, George Michael, Kev et Gad, Hanouna, Ken Loach,Leila Slimani, Alain Mabanckou.Jeanne BordeauFondatrice de l’Institut de la qualité d’expressionTableau ‘’Tendances en langage’’ CULTURE 2016 , Jane BeeNe cherchez pas de mots nouveaux au rayon culture. C’est une comédie en trois actes avec un dernier acte un peu triste !Acte premier : les expositions événements. « Maurizio Cattelan » à la Monnaie de Paris avec une cruci xion, « La Donna », Jean Paul II face à une météorite, « La Nona Ora » et une ef gie d’Hitler en prière nommée « Him » adjugée 17,2 millions de dollars... « Hergé » au Grand Palais avec des centaines de planches de BD. Pour ou contre l’expo « Hergé » ? Petit débat entre critiques. Dans Courrier International, un journaliste russe parle d’« expo pour rien ». Pourtant le public plébiscite cette rétrospective autour de Georges Rémi alias Hergé !Et aux Arts Décoratifs, « Barbie » qui a vu le jour en 1959 se dévoile au tra- vers de 700 poupées. Quant au collectionneur russe Sergueï Chtchoukine, il se révèle au travers de 175 oeuvres, de Picasso à Matisse en passant par Degas, Van Gogh....Acte deux : les phénomènes du moment. Marion Cotillard « ac- trice mondiale » côtoie Brad Pitt dans « Alliés » de Robert Zeneckis. « Alain Mabanckou », lui, s’impose comme un grand écrivain amoureux de la langue française avec son Le Monde est mon langage.Et les « opéras oubliés » ravissent les spectateurs grâce à « Fantasio » d’Offen- bach ou « Proserpine » de Saint-Saëns. Au Châtelet, c’est un emblème améri- cain qui tient le haut de l’af che, « 42nd Street » se fau le dans l’Amérique de l’après-crise de 29, sur fond d’un show en claquettes, dansé et chanté.En Acte trois, on joue au jeu du « name dropping ». On nomme les icônes du rire « Kev et Gad » ; leur spectacle « Tout est possible » est un succès critique et public. « Dylan » devient Prix Nobel de Littérature à l’origine de « nouveaux modes d’expression poétique ».On cite avec des larmes la cohorte des grands disparus : « Leonard Cohen », « Elie Wiesel », « Prince », « Galabru », « George Michael », « Michèle Morgan ».La grande faucheuse reste la maîtresse du clap de  n. Rideau !Prochain Numéro le jeudi 7 septembre 201782 Juillet-août - n°42]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 175 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2017 - Moulin Rouge® - 1-1028499 © Pauline NICOLAS -]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>