﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="112"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[   Les défis herculéens de la banque
entreprendre | innover | positiver
N°67 FÉVRIER 2020
                                            BLOCKCHAIN
Pourquoi elle bouleverse tous nos échanges
15 000 sextoys
gratuits
     comment Dorcel décomplexe le business
 la 500e du Wine & Business Club
L’influence d’Alain Marty, son fondateur
            France
2020
• Loi Pacte • Retraites
• Agriculture • Hôpitaux • Lycée • Budget de l’État • Transition écologique
Les raisons de positiver
(si l’on s’en donne les moyens)
       LA RETRAITE DANS LE MONDE
Comment
ça se passe ailleurs
  CRÉATION D’ENTREPRISE
 Le guide 2020
                       R
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   BEL:4,90€-DOM/TOM:4,90€-NCAL/S590cfp-POL/S650cfp-CAN6,50$ca-MAR46MAd
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]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[              éditorial
Olivier Magnan
Rédacteur en chef
le chat de
   Les présidents aussi se
 Jdisruptent
 e pense au président de la Ré- publique.
Non pas pour lui tresser des couronnes, République oblige,
tellement ces gens conservateurs de droite arc-boutés sur des privilèges, mais que tous et toutes savent qu’ils/ elles vivent un changement de mo- dèle, d’ère et d’énergie. Lisez p. 44 l’étonnante analyse de ce que pré- pare à échelle planétaire le système bancaire conscient qu’il lui faudra changer à jamais le modèle qui fit sa puissance pour entrer pleinement, consciemment dans les ruptures, les disruptions qu’appelle la course du monde. Macron, banquier, le sait. Il suscite le Next40, les 40 start- up de pointe d’une French Tech entrée dans une nouvelle ère. Il pla- nifie le Choose France (Choisissez la France) pour attirer les entreprises étrangères – les 300 millions d’eu- ros investis par Toyota sur le site valenciennois l’illustrent.
Il n’est plus important que ce pré- sident se situe au centre, droit, gauche. Il se situe à la faille, là où la politique n’est plus une idéo- logie mais un choix positif. Et où l’entreprise n’est plus enjeu de pou- voir mais creuset d’idées. Il faut que nous réussissions ce dépasse- ment. n
ni pour l’accabler au sortir am- bigu d’un blocage social comme rarement un hôte de l’Élysée en a connu. Simplement parce que je me demande comment, à 42 ans, ce jeune Monsieur parvient à croire en son destin qu’il associe, c’est le moins que l’on puisse attendre d’un chef d’État, à celui de la France. Il sait qu’il doit réformer ce pays de pessimistes indécrottables campés sur leurs acquis, et il sait qu’il pour- rait ne pas franchir le cap de 2022, mais quand on l’entend tenir un discours fleuve le 21 janvier à l’Ély- sée face aux patrons de 500 ETI – Entreprises de taille intermédiaire, autrement dit de moins de 5 000 salariés – qu’il qualifie de « cham- pions des territoires », on sent bien que cette hypothèse de l’échec n’est pas à l’ordre du jour.
Il joue clairement l’entreprise. Il sait, il sent que ces entrepreneurs, patrons de grands groupes, d’ETI, de PME et de start-up, ne sont plus
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                                              ecoreseau.fr février 2020
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]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[                                   20 38
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                   galaxie
6 briefing de l’optimisme 12 the green life®
14 briefing économie
Trophées Optimistes 2020
38 électron libre Olivier Lefebvre Un créatif à la tête d’une agence créative ? Cherchez l’erreur...
40 culture du rebond Thierry Copernic Leçons de vie en tout anonymat
42 briefing innovation
44 décryptage Les 8 défis (et plus) inouïs de
la banque disruptée
pratique
BOÎTe A OUTiLS
Business guides et enquêtes utiles aux créateurs et dirigeants créer aujourd’hui
48 Guide 2020 de la création d’entreprise business guide
54 Nos régions ont du talent 58 MiCe, l’événementiel
Les tendances 2020 d’un secteur créateur
de 335 000 emplois en france
64 briefing rh & formation
68 manager autrement Docteurs et doctorants en entreprise : ça ne matche pas encore très bien !
40
     entreprendre
70 carrières & talents MBA Diversifiés et multiples
vie privée
PLACeMeNTS
DU riSQUe SiNON rieN
76 Les 3 conseils majeurs pour oublier le Livret A
82 baromètre patrimoine & fiscalité patrimoine
86 baromètre finance & marchés 90 culture & co
92 mobilité
94 essais autos
95 santé Après un burn-out... 96 l’art du temps
106 expressions
abonnez-vous P. 43, 47 et 52 ecoreseau.fr février 2020
& innover
20 en couverture frANCe 2020
LeS GrANDeS réfOrMeS, LeS GrANDS DéfiS,
LeS GrANDeS DOULeUrS
30 grand angle Blockchain : elle est entrée dans le quotidien !
32 société Chaudes heures en france
33 société La Commission européenne
veut reprogrammer nos sociétés en danger climatique
34 l’œil décalé Dorcel décomplexe le sexe !
35 réseaux Le Wine & Business Club vient
d’organiser sa 500e soirée
36 en immersion... Meet My Mama
   | 5
]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme par Charlotte de Saintignon
l’onde positive
Thierry Saussez
Créateur du printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
Ces villes et villages où l’on vit le mieux
Par procuration, Thierry Saussez, jusqu’à la fin du mois en An- tarctique (briguerait-il l’ambassade des pôles, il paraît que le poste sera bientôt vacant... ?), me charge de consacrer son Onde positive au sondage exclusif que l’une des (plurielles) associations positives qu’il préside, Villes et villages où il fait bon vivre – créée en 2007 –, vient de publier.
SUR LES CRITÈRES DU SONDAGE
L’IMAGE
13 nouveaux astronautes Ciront sur la Lune et Mars
es 13 nouveaux astronautes, dont 6 femmes, iront sur la Lune, voire Mars, au nom d’une parité presque parfaite. Issu/es de la promotion 2017 du corps des astronautes des États-Unis et du Canada, ils/elles ont été choisi/es par la NASA et l’Agence spa- tiale canadienne. En 2017, 18 000 Américain/es et 3 772 Canadien/nes avaient pos-
tulé pour suivre la formation d’astronaute. Tous ont comme point commun des curriculum vitæ exemplaires. L’on appréciera la diversité des origines inédites que traduisent les noms de famille (asiatiques, hispaniques, indiens, iraniens...). La nouvelle promotion, baptisée Turtles (les Tortues), partira à bord des stations spatiales internationales ISS et l’avant-poste lunaire (Gateway) et/ou sera affectée à des missions à destination de la Lune, de Mars, voire d’un as- téroïde. L’Agence américaine prévoit de débuter dès ce printemps un nouveau processus de candidature pour la prochaine classe de candidats à la fonction d’astronaute. n
french Tech 120 : les 40 Next + 80
Après le Next40, la French Tech 120 rassemble 123 start-up au sein
d’un nouveau programme gouvernemental censé aider la promotion
et l’accompagnement de l’écosystème technologique français sur
tout le territoire. Le FT 120 devrait créer plus de 11 000 emplois nets
en 2020 en France. Leurs vertus ne s’arrêtent pas là : ces boîtes sont
aussi appelées à améliorer leur impact sur la société, notamment
en matière d’environnement, de diversité ou encore d’égalité
femmes hommes. « Parce qu’elles sont amenées à devenir des leaders mondiaux et à bénéficier d’un soutien renforcé de l’État, ces entreprises endossent également une forte responsabilité, celle de penser leur développement dans le cadre des grands défis de notre société », dixit le (on prend son élan) secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie
et des Finances et du ministre de l’Action et des Comptes publics, chargé du Numérique, Cédric O, qui les a dévoilées. Au fait, le French Tech 120 compte les 40 entreprises du Next40, dévoilées le 18 septembre 2019, et 83 nouvelles start-up. Elles sont ancrées dans toute la France, dont un tiers installées en région. La sélection de start-up sera revue annuellement, conjointement avec le Next40.
Après avoir mené grand train, je vis aujourd’hui avec moins de
1 300 euros par mois et je n’ai jamais été aussi heureux ! J’ai la chance de me lever tous les matins avec la conviction que j’éviterai à des enfants de tomber malades. La profondeur humaine
de l’action que je mène me procure une satisfaction immense
JEAN‐PAUL AUGEREAU, entrepreneur à l’origine du fonds de dotation Safe Water Cube et d’une association humanitaire, Agir Ensemble, qui implante des fontaines d’eau potable à travers le monde.
Et qui fait un « tabac ». À peine rendu public dans le numéro du 19 janvier du Journal du Dimanche, le palmarès des Villes et vil- lages où il fait bon vivre s’arrache. Mais surtout, le site complet où figure sans doute votre commune (sur les 34 841 « auditées », un record) a été pris d’assaut et débordé. Impossible, le lendemain encore de la mise en ligne, d’atteindre le serveur, saturé (www. villesetvilagesouilfaitbonvivre.com).
Pourquoi pareil succès ? Thierry Saussez le sait : « Les autres pal- marès de ce genre ne comptent que 30 à 40 critères [le sondage diligenté par Opinion Way en établit 182 !] et ne concernent pas l’ensemble des communes. Il n’y a pas d’élément déclaratif de ressenti des habitants et, à titre individuel, l’un pourra considé- rer mal vivre dans une ville bien classée, ou inversement. Nous avons privilégié des données 100 % quantitatives et objectives, seule façon de comparer. Ainsi, les politiques conjoncturelles des élus locaux ou les initiatives hyperlocalisées ne sont pas prises en compte. »
ANNECY EN HAUTE-SAVOIE
ET PELTRE EN MOSELLE
Deux classements en vitrine, les + 2 000 (habitants) et les - 2 000. Et c’est Annecy où il fait bon vivre, plus que partout ailleurs ! Pourquoi ? « C’est tellement beau, explique un Annecien au JDD. C’est comme habiter au bord de la mer. » Mais ça ne suffit pas. Parmi les critères objectifs qui ont propulsé la ville alpine au som- met du Semnoz, au-dessus du lac, sa double vocation industrielle et touristique, un taux de chômage très bas (7 000 Annecien/nes filent en Suisse chaque matin) et suffisamment d’équipements pour booster la commune en tête de classement, devant Bayonne (64) et La Rochelle (17). Pour le tout petit bourg qui coiffe tous les autres à moins de 2 000 habitants, c’est Peltre, en Moselle, qui rassemble la population la plus heureuse d’y résider. C’est « une ville à la campagne » au sens vrai du terme : le RER dessert Metz, la grosse ville (222 000 âmes) qui a « phagocyté » administrative- ment la commune, en... sept minutes. Et dans cette campagne, « il y a tout, comme l’énumère un caviste, le calme, un cursus scolaire complet et une bonne ambiance de fête de village ».
Nul doute que cette première « mathématiquement fondée » ne devienne le classement hexagonal attendu chaque année. Mais question : si les critères ne changent pas, Annecy et Peltre se- ront-elles détrônées en 2021 ? Et au fil des années, les communes du sud ne perdront-elles pas toute chance de figurer au palmarès pour cause de mal vivre climatique ? Déjà, Hyères (83) et Nîmes (30) se glissent en fin de peloton quand Nice (06) acquiert une 6e place. À moins qu’Annecy et Peltre ne succombent sous le nombre des nouveaux arrivants séduits par un si beau classement... OM
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6 | février 2020 ecoreseau.fr
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briefing de l’optimisme
TOP 10
   le chiffre
815 000
Source : Insee
LesentrepLa France a enregistré 52 000 défaillances d’entreprises en 2019, un chiffre en baisse de 4,8 %* sur un an selon une étude Altares. L’amélioration concerne tous les secteurs. Mais c’est dans le bâtiment, le commerce, l’industrie, les services aux entreprises, les services aux personnes et la restaura- tion que les défaillances reculent le plus. Un phénomène qui s’ex- plique notamment par la bonne tenue de la consommation des ménages, dans un contexte de reprise économique. Autre raison invoquée : les taux bas, par lesquels les entreprises se financent plus facilement. Les défaillances d’entreprise ont retrouvé leur niveau d’avant la crise des subprimes de 2008 (+ /- 39 000). Exceptions (de taille) : les activités financières et d’assurance ainsi que
les transports. n
* Le chiffre correspond au nombre d’ouvertures de procédures collectives sur les trois premiers trimestres 2019 et une nette accélération de la tendance depuis mai 2019. Source Insee.
et les salarié/s étrangers 5des start-up sont favorisés
milliards d’euros de fonds levés en 2019. La France s’impose désormais comme un acteur clé dans le domaine des nouvelles technologies. Mais pour aller plus loin dans la dynamique et attirer les start-up et les talents étrangers, les mesures d’intéressement au capital des salariés et l’initiative French Tech Visa (visa le plus ouvert au monde pour
les entreprises technologiques) ont été modifiées. Objectif, que la start-up nation se mue en scale-up nation : les start-up doivent recruter et fidéliser les meilleurs talents en France et dans le monde entier. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement à l’occasion du 3e Sommet Choose France ! en modifiant les bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) : les
salarié/es de start-up étrangères installées en France recevront des BSPCE sur les titres de la société mère (bien sûr pour favoriser l’im- plantation de start-up en France). Deuxième mesure : les salarié/es des start-up bénéficieront d’une décote sur le prix d’exercice de leurs bons par rapport au prix d’acquisition payé par les investisseurs lors de la dernière levée de fonds de la société, lorsqu’ils ne disposent pas des mêmes droits. Les conditions financières seront ainsi plus favorables pour les salarié/es. Et puis l’exonération des cotisations patronales appliquée aux attributions gratuites d’actions (AGA), un autre outil d’intéressement, a également été étendue. Initialement destinée aux PME qui n’ont jamais versé de dividendes, l’exonéra-
tion va désormais s’appliquer aux ETI dans les mêmes conditions. Enfin, le French Tech Visa est maintenant disponible pour les start-up étrangères basées en France. n
Les 5 compétences comportementales ou soft skills les plus populaires
Les 5 compétences techniques ou
hard skills les plus recherchées
1
 Créativité
 2
Persuasion
3
  Esprit d’équipe
4
   Adaptabilité
 5
 Intelligence émotionnelle
  1
 Blockchain
 2
 Cloud Computing
 3
Raisonnement analytique
 4
 Intelligence artificielle
5
   Conception UX
    nouvelles entreprises ont été créées en France en 2019.
Soit une hausse de 17,9 % sur un an. Les microentreprises affichent la plus forte croissance de demandes d’immatriculation (+25,3%à386326)
 rises défaillent moins...
Source : LinkedIn Learning : les 15 compétences comportementales et techniques les plus recherchées par les entreprises
La france attire le plus en europe
« En matière d’implantations et d’extensions d’activités industrielles », la France met ses petits voisins européens au pas. L’hexagone confirme sa place
de leader en Europe pour l’attractivité auprès des investisseurs étrangers dans le secteur de l’industrie. Marque : le pays a reçu plus de nouveaux projets industriels que tout autre pays européen, comme l’an
passé, avec 399 projets d’implantations ou d’extensions en 2018 contre 152 pour l’Allemagne selon le dernier baromètre du cabinet d’audit EY. Si l’effet Brexit joue à plein volume – EY signale la
chute de 35 %, entre 2017 et 2018 des investissements directs à l’étranger (IDE) du Royaume-
Uni –, la bonne dynamique française pourrait se voir impactée par l’augmentation du coût du travail et le climat social.
CeS, Las vegas : les innos rugissent !
Mobilité du futur, XR innovation, tourisme, voyage et santé connectée... La 53e édition du CES 2020 de Las Vegas, le plus grand salon mondial de l’innovation,
a vu passer 170 000 visiteurs pour 4 000 exposants
du 7 du 10 janvier. Parmi les grandes tendances, l’intelligence artificielle, thème central du salon,
dans tous les secteurs d’activité. C’est clair, tous les produits ont adopté l’analyse de données comme base
de leur proposition de valeur et ces technologies d’intelligence artificielle touchent dorénavant les marchés consommateurs. Particulièrement dynamique, la French Tech prévoit de regrouper 25 000 personnes en 2020.
Et même si la délégation des start-up tricolores – 3e nation la plus représentée au CES – s’est un poil dégonflée (300 entreprises françaises contre 437 il
y a un an), c’est parce que les jeunes entreprises ont été mieux sélectionnées. De quoi orienter
plus efficacement les recherches de financements.
Il n’empêche que les observateurs y voient un relatif désintérêt du gouvernement et des régions qui avaient pris l’habitude de multiplier les délégations.
         8 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
   la bonne idée
Mettre en place la méthode OKR* ?
Le constat Le réseau d’estimation immobilière Meilleurs
Agents a dû faire face à une forte croissance : rentabilité, recrutements en masse, croissance annuelle de 45 % pour un chiffre d’affaires de près de 20 millions d’euros en 2018, un tiers des agences immobilières françaises dans le portefeuille client...
région attractive implique réseaux intelligents
Les smart grids ou « réseaux intelligents » offrent
de multiples opportunités de croissance pour les
entreprises franciliennes. Pourtant, si les collectivités
locales sont dotées de nouvelles compétences
énergie-climat, le potentiel régional est encore
insuffisamment exploité – l’Île-de-France ne se classe
qu’au 6e rang par habitant* des régions métropolitaines
pour les projets d’expérimentation de smart grids. La
CCI Paris Île-de-France propose donc de bâtir une
politique volontariste pour faire décoller le marché
francilien en la matière. D’autant plus que « les objectifs de la Région Île-de-France et de la Métropole du Grand Paris en matière de transition énergétique sont très ambitieux, souligne Didier Kling, président de la CCI Paris Île-de-France. Les entreprises sont prêtes à relever
le défi des smart grids, aux collectivités de les y aider. Soyons au rendez-vous des réseaux intelligents ! » Pour soutenir l’offre et la demande desdits réseaux, la CCI francilienne propose de
• construire un écosystème régional pour structurer l’offre de produits, stimuler la demande de solutions de smart grids de la part des collectivités locales, développer la formation, améliorer la lisibilité et simplifier le système morcelé d’acteurs, rendre les projets des collectivités plus incitatifs pour les entreprises, mobiliser les certificats d’économie d’énergie pour financer les projets smart grids des collectivités.
* Calculs CCI Paris Île-de-France à partir des données de la CRE (www.smartgrids-cre.fr) et de l’Insee.
L’idée Très prisé dans la Silicon Valley, l’outil de management OKR consiste à fixer des objectifs à tous les niveaux de l’entreprise, du global à l’individu, pour améliorer les performances des collaborateurs. Objectifs : renforcer ses performances, éviter les modes de travail pyramidaux qui risquent de ralentir l’innovation et préserver l’esprit start-up.
La méthode se promet d’abattre les « silos » par la combinaison de plusieurs équipes invitées à travailler ensemble, équipes plus autonomes et responsables, décisionnaires. Et in fine, il s’agit de valoriser les collaborateurs qui appliquent leurs propres idées. Les objectifs assignés ne sont pas individuels mais par équipes pour éviter de pressurer les collaborateurs. Les objectifs macro visés par la direction de Meilleurs Agents sont découpés en objectifs plus fins et priorisés chaque trimestre. L’organisation fonctionne très bien avec les méthodes agiles mises en place dans les entreprises : on établit régulièrement le point sur les projets
et on les réajuste au besoin. En prime, l’entreprise a fait de la méthode OKR un levier de recrutement et renforce ainsi son attractivité en tant qu’employeur. n
* Objectives and Key Results, Objectifs et résultats clés : on associe les objectifs d’une entreprise à la mesure de résultats clés.
Une directrice générale
se « ligue contre le cancer »
Frédérique Jeske, dirigeante d’organisations dédiées à l’entrepreneuriat, la santé et la communication, a été nommée au poste de directrice générale de la Ligue nationale contre le cancer. Elle choisit, avec cette nouvelle aventure professionnelle, de mettre son savoir-faire et son expérience au service d’une cause sociétale majeure aux côtés de ses équipes et du professeur
Axel Kahn, président de l’association depuis juin 2019. Parmi ses pistes d’action, elle a dit vouloir optimiser la professionnalisation de l’organisation et faire de l’aspect humain une clé de voûte de la lutte contre le cancer.
10 | février 2020 ecoreseau.fr
en2020!»*
« 6 raisons
 d’être optimiste
Les données montrent que la dernière décennie fut une période d’épanouissement et de progrès humain. La richesse augmente, la mortalité infantile diminue, les libertés s’améliorent... The Foundation for Economic Education a publié une démonstration magistrale de Johan Norberg (Cato Institute) dans le Wall Street Journal. On relaie.
1. L’extrême pauvreté est en chute libre Les indices de la pauvreté – vivre avec moins de 1,90 dollar par jour – sont en baisse et continuent de chuter. L’extrême pauvreté a diminué de plus de moitié, de 18,2 à 8,6 %.
Le nombre de pauvres a ainsi été réduit de 137 000 chaque jour.
2. Plus de la moitié de l’humanité a gagné la classe moyenne
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, en septembre 2018, plus de
50 % de la population mondiale se situait dans la classe moyenne, soit près de
3,8 milliards de personnes. Les bénéfices ? Davantage d’opportunités d’entreprendre et une augmentation du commerce. En 2009, 1,8 milliard d’individus seulement étaient considérés comme appartenant à la classe moyenne (soit 26 % de la population mondiale).
3. L’espérance de vie mondiale augmente L’espérance de vie est passée de 69,5 à 72,6 ans. « Elle a gagné plus de trois ans au cours des dix dernières années, principalement grâce à la lutte contre la mortalité
infantile », indique Johan Norberg dans son éditorial du Wall Street journal. Près de
2,1 millions de décès d’enfants ont ainsi été évités cette année.
4. Le nombre de décès liés au climat est en recul
Malgré le réchauffement de la planète, les décès dus aux catastrophes climatiques ont diminué d’un tiers, pour atteindre 0,35 décès pour 100 000 personnes selon l’EM-DAT
(la base de données internationale sur les catastrophes). Soit une réduction de 95 % depuis les années 1960.
5. La vie s’améliore dans les pays les plus pauvres du monde
Les données de la Banque mondiale montrent des progrès continus dans les pays les plus pauvres du monde, en particulier au cours des deux dernières décennies : l’accès à l’eau potable a augmenté, tout comme celui à l’électricité, à l’assainissement et aux combustibles de cuisson propre.
6. Le coût de la création d’entreprise a chuté dans les pays en développement Dans les économies à faible et moyen revenu, le coût moyen de la création d’une entreprise était de 141,76 % du revenu par habitant en 2004. En 2019, il n’est plus que de 30,85 %. Une aubaine pour réduire la pauvreté.
* Le titre est emprunté au blog Contrepoints, www. contrepoints.org/2020/01/03/361501-6-raisons- detre-optimiste-en-2020
 ]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[   ELLE EST CENTENAIRE
sieurs ganaches : aux fleurs, aux épices et aux fruits. Dès lors, n’en déplaise aux amateurs de Prasline (qui demeurent à hauteur de 40 % du chiffre d’affaires), les spécialités de la Maison se nomment Mirabos, Passion amandes, Passion noi- sette, Grêlons et Givrettes – amandes ou noisettes caramélisées au chocolat au lait –, Kaloudjas (amandes grillées au gianduja), Chokothés – petits morceaux de gingembre confits enrobés de chocolat au thé, Mazettes et le dernier-né, les Framboizettes. Les produits sont toujours fabriqués dans la plus pure tradition, avec des ingrédients nobles : la quintessence des amandes d’Espagne, venues de fournisseurs fidèles depuis plusieurs dizaines d’années, du caramel, de la nouga- tine, du chocolat tendre ou amer. Aujourd’hui, les deux boutiques de la marque de Paris et Montargis et 2 000 points de vente en France revendent ces pépites. À l’étranger, 36 pays, en majorité au Japon et en Asie, diffusent les spécialités Mazet et l’export représente plus de 20 % du chiffre d’affaires depuis 40 ans. Pas mal pour une amande grillée dans du sucre... n
Mazet confiseur,
le bon goût d’autrefois Small
La croissance des entreprises du numérique
99%
66%
76%
briefing de l’optimisme
galaxie
  Il était une fois un secret bien gardé, celui de la praline (ou prasline) Mazet de Montargis (Loiret). La recette à base d’amandes caramélisées est restée un mystère, du coup les produits Mazet s’exportent aujourd’hui dans 36 pays. Re- cette du succès d’une maison artisanale plus que centenaire.
naissance 1903
C’est Clément Jaluzot, officier de bouche du comte de Choiseul, qui in- vente la « prasline » en 1636 en grillant quelques amandes dans du sucre en fusion. Quelques années plus tard, il s’installe à Montargis-dans-le-Loi- ret-préfecture-Orléans pour les vendre. Ce bonbon à la mine cabossée qui peut se parer du titre de plus ancien bonbon de France, connut vite un suc- cès imprévu. Devenue la favorite du duc de Praslin qui lui donne son nom, la prasline conquiert rapidement les plus fins palais de la cour du roi. La recette est toute simple en apparence – des amandes, du sucre caraméli- sé, de la vanille et de la gomme arabique. Mais son secret bien gardé lui garde son ADN inimitable. En 1893, Léon Mazet, âgé de 15 ans, est apprenti confiseur à Bourges chez son oncle Georges Forest. Il ne cesse par la suite de parcourir les meilleures maisons de France et d’Angleterre pour finir par s’installer avec sa femme Jeanne Vieillard, fille du grand chocolatier de Clermont-Ferrand, à Montargis, place Mirabeau où ils rachètent la re- cette de la prasline que détenait la boutique Au duc du Praslin... La Maison Mazet est née et la Prasline Mazet de Montargis, marque déposée en 1926, devient sa spécialité.
L’HISTOIRE
En 1913, Léon Mazet ouvre une boutique à Paris au 33 rue de Vivienne. Elle devient un incontournable de la Nationale 7 et les gourmands affluent de toute la France. En 1936, il implante sa première manufacture Le Moulin à Tan au bord du canal de Briare à Montargis. Deux ans plus tard, il crée L’Amanda, une nougatine amande enrobée de chocolat noir. Nouveau suc- cès. La notoriété et la qualité des confiseries de la maison Mazet la rendent célèbre à travers le monde. Son gendre Guy Dijeon et sa fille Jacqueline épaulent Léon Mazet depuis plusieurs années. En 1979, après l’incendie de la manufacture, Guy Dijeon décide avec l’aide de son fils Benoît de recons- truire une nouvelle fabrique dans des locaux plus grands en banlieue mon- targoise. Benoît Dijeon, directeur de la Maison depuis 1984, inaugure en 1987 une nouvelle boutique dans la prestigieuse avenue Montaigne à Paris, la transfère en 1992 avenue Victor Hugo, mais la ferme en mai 2010. Depuis 1981, lors d’un salon à New York, la marque amorce le virage de l’export. Finis la vente en vrac et les produits anonymes, tout est estampillé Mazet, avec des boîtes en métal imprimées, des ballotins et autres atours d’embal- lages haut de gamme. En 2003, la Maison Mazet fête ses 100 ans d’existence et ouvre une nouvelle boutique au 37 rue des archives dans le 4e arrondisse- ment de Paris en 2012. Et toc !
AUJOURD’HUI
Mazet obtient le label d’EPV en 2016 et ouvre en 2018 la Factorie-Mazet, boutique-école en collaboration avec le chef pâtissier Hugues Pouget (Hugo & Victor). Pâtisseries et cours de cuisine y sont proposées. Benoît fils au- jourd’hui à la tête de l’entreprise a élargi la gamme de produits pour s’adap- ter aux évolutions gustatives : des dragées et pâtes de fruit, il est passé aux déclinaisons d’amandes, noisettes et nougatines au chocolat. Il a lancé plu-
data
70% 64%
51%
vont finir l’année 2019 avec un CA en croissance
vont embaucher en 2020
se disent victimes de la pénurie de talents
développent de nouvelles offres pour booster leur croissance
développent des projets avec des grands comptes
font appel à des freelances
Source : Baromètre de l’expertise du numérique groupe Inop’s
 ecoreseau.fr février 2020
| 11
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
the green life®
Je vote pour une municipalité écolo-compatible
p Pour une vie en mode zéro déchet
Zoom sur les habitudes des français/es qui ont adopté les gestes écologiques de base dans leur quotidien.
Pour 62 % des Français/es, il est possible de concilier politiques en faveur de l’environnement et pouvoir d’achat. C’est ce qui ressort d’un sondage RTL/M6/Harris Interactive. Les enjeux environnementaux pourraient jouer un rôle important lors des
prochaines échéances électorales, notamment pour les municipales de mars. L’environnement est devenu la deuxième ou première raison du choix des candidats pour les municipales. Les enjeux environnementaux arrivent en deuxième position (critère principal pour 12 % des personnes inter- rogées) derrière la fiscalité locale (13 %), mais devant la sécurité (10 %), la qualité des services publics (9 %), la santé (4 %), le logement (5 %), les transports en commun (3 %) ou encore la circulation et le stationne- ment (2 %). Pour l’heure, l’exécutif, qui a promis un « acte II » du quin- quennat plus vert, ne convainc de sa sincérité que 43 % des concitoyen/ nes. Aux dernières élections européennes, la tête de liste d’Europe Écolo- gie Les Verts (EELV), Yannick Jadot, avait rallié 13 % des suffrages. n Sondage commandé par RTL et M6 à Harris Interactive
p Des villes engagées contre la pollution de l’air
Paris est en tête des grandes villes françaises qui font le plus d’efforts pour lutter contre la pollution de l’air liée au trafic routier. Marseille arrive dernière. Il existerait donc une vraie disparité entre
le Nord et le Sud. Selon une étude de Greenpeace, du Réseau Action climat (RAC) et de l’Unicef, Paris, Grenoble et Strasbourg sont les meilleurs modèles français en matière de lutte contre la pollution liée
aux transports. Tandis que Nice, Marseille
et Montpellier se font remarquer par leur
impéritie. Douze agglomérations ont été
passées au crible selon plusieurs critères
(aides financières pour changer de mode
de transport, développement du vélo et des
transports en commun, sortie des véhicules
polluants, création de rues scolaires...) Un classement d’autant plus important quand on sait que la pollution de l’air tue 50 000 fois par an. La capitale « se distingue » selon Greenpeace par « sa zone à faibles émissions, déjà opérationnelle sur une partie du territoire métropolitain ». C’est d’ailleurs la seule communauté de communes qui a pris l’engagement d’interdire les véhicules thermiques diesel et essence d’ici à 2030.
p Les 9 marques de cosmétique les plus
écoresponsables
De plus en plus de marques de cosmétiques s’engagent en faveur du bien-être animal en proposant des produits vegan et non testés sur les animaux. Mais l’écoresponsabilité ne s’arrête pas là : trop d’entreprises produisent encore beaucoup d’emballages plastiques et continuent d’utiliser de nombreux composés chimiques dans leurs produits, comme le paraben.
Voici les 9 marques de cosmétiques considérées comme les plus écoresponsables par les jeunes Français/es : 1YvesRocher—12%
2Lush—10%
3 , L’Occitane en Provence — 6 % 3,TheBodyShop—6%
4 La Roche-Posay — 5 %
4 Yves Saint Laurent — 5 %
5 Melvita — pour 4 % des Français/es de 18 à 34 ans 5 Biotherm—4%
5,L’OréalParis—4%
p La Cop25 oblige les entreprises à investir
55 milliards d’euros, montant des investissements que vont devoir payer les entreprises françaises sur les dix prochaines années pour réduire leurs émissions de CO2 et répondre aux prochaines mesures environnementales de lutte contre le changement climatique. Le secteur du transport serait
le plus affecté, ses émissions représentent près de 38 % des émissions françaises totales. En revanche, le secteur énergétique pourrait se voir épargné par le biais de son important recours à l’énergie nucléaire. Les entreprises du monde entier devront investir 2 500 milliards de dollars sur les dix prochaines années.
À peine refermée, la COP25 ne fait pas ressortir de grandes mesures phares même si la lutte contre le changement climatique reste au centre des préoccupations. Pour
sauver la planète, tout le monde va devoir faire un effort, y compris les entreprises. À l’échelle mondiale, c’est le secteur de l’énergie qui sera le plus touché par ces conséquences financières (900 milliards de dollars), suivi par l’acier (300 milliards de dollars) et le transport maritime et aérien (55 milliards de dollars). Les entreprises vont devoir fortement investir dans leurs chaînes logistiques, leurs modèles de production, leurs modes de fonctionnement...
85%
éteignent leur lumière en sortant d’une pièce
84%
réduisent le temps passé sous la douche ou évitent les bains
29%
27%
privilégient les produits à la coupe plutôt que préemballés
28%
20%
 font le tri de leurs poubelles
trouvent que l’offre en vrac est trop limitée ou inexistante dans certains commerces
réparent leurs appareils 65% électroménagers
24%
limitent leur quantité d’emballages jetables à la maison
en revanche, seulement
16%
69%
utilisent des sacs réutilisables pour faire leurs courses
estiment que c’est une contrainte de venir avec ses propres contenants
des français/es estiment que passer au zéro déchet coûte cher.
achètent des produits en vrac
43%
   12 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[ EXPERT
EN OPÉRATIONS DENTAIRES MAIS PAS
EN OPÉRATIONS BANCAIRES ?
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]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie par Charlotte de Saintignon
p Le Cnam aussi « accélère »
  Cnam Accélérateur le bien nommé sera inauguré en mars 2020. Objectif du programme : donner
un élan aux start-up déjà parvenues à un stade déjà avancé. Le Conservatoire national des
arts et métiers, organisme de formations diplômantes pour adultes et de formations dédiées
à l’entrepreneuriat, complète ainsi l’offre de son incubateur, installé dans le 3e arrondissement parisien, lancé en 2015. Il accompagne une quinzaine de projets, sur place et en nomade. Là encore, une quinzaine de places sont disponibles pour intégrer l’accélérateur. Le Cnam s’intéresse avant tout aux projets innovants à très fort potentiel de croissance. Soit, en général, des start-up de la tech et de la fintech. À la différence de l’incubateur du
Moncompteformation, mode d’emploi
Depuis le 21 novembre, le Compte personnel de formation (CPf), qui
existait depuis 2015, utilisé par deux millions de français/es seulement,
a été modernisé grâce au lancement de l’application et du site Web Moncompteformation pour faciliter le droit à la formation des 25 millions de salarié/es français/es.
3 questions à Olivier Haquet
fondateur et président du centre de formation professionnelle linguistique Adomlingua, qui a participé à l’élaboration de l’appli CPF avec le gouvernement d’Édouard Philippe
 ça incube
L’accélérateur AccounTech Innest recrute
Il a été créé par l’Ordre des experts-comptables Paris Île-de-France pour accompagner les start-up qui développent des solutions innovantes au service de la profession : AccounTech Innest recrute sa première pro- motion de 4 à 5 jeunes pousses. Pour candidater, elles doivent déve-
lopper une solution numérique à destination des experts-comptables ou de leurs clients, qu’il s’agisse d’une solution de datavisualisation, de traite- ment de la data, d’intelligence artificielle, d’automatisation des processus ou encore tout projet qui pourrait faciliter le métier d’expert-comptable ou générer un impact direct sur leurs clients. Les objectifs sont multiples : gain de temps, de productivité, amélioration des processus ou encore dé- veloppement de nouvelles missions pour les professionnels. Les start-up devront déjà disposer d’une preuve de concept (PoC) tangible et se mon- trer capables de tester leur produit pendant la durée du programme. Elles bénéficieront d’un retour d’expérience sur leur produit – avec plus de 200 experts-comptables qui constituent le pool de bêta-testeurs, seront aidées à booster leur développement en mettant à l’épreuve la solidité de leur bu- siness model, de leur produit et de leur équipe. En plus du suivi par un mentor expert-comptable, le parcours d’accompagnement de 4 à 6 mois sera élaboré sur-mesure en fonction de leurs besoins : parcours tech dédié au perfectionnement du logiciel ou ateliers ciblés – business model, ventes, expertise comptable (déontologie, marché et concurrence)... n
Jugement de valeurs
MPieds et points liés on correcteur orthographique re-
chigne à accepter le titre de cette chronique. Tant pis pour ses états d’âme, très orthodoxes, de ma-
chine.
La contestation du futur projet de loi retraites (à points pour tous) nous a en effet valu, ces dernières semaines de décembre et janvier, d’éprouvantes heures de marche (régime spécial pour les Franci- liens privés de transports publics, à pieds pour un grand nombre).
Interrogés sur le sujet début décembre 2019*, une majorité de chefs d’entreprise ne souhaitait pas que le Gouvernement maintienne en l’état son projet (57 %) Si 21% souhaitaient qu’il soit modifié à la marge, 53% se déclaraient néanmoins favorables au passage à la retraite à points pour tous.
Conservatoire, Cnam Accélérateur privilégie des projets avancés, des entrepreneurs qui montent déjà une idée concrète et qui ont besoin de franchir les étapes rapidement. Au programme des sept jours d’accélération, la construction d’un business model, des formations sur le lean start-up et la stratégie numérique, un test clients, un retour d’expérience commerciale, l’élaboration de business plan,
la construction d’un pitch et l’accompagnement par un mentor.
FORMATION
Que change concrètement la mise en place de l’appli ?
Le CPF n’est pas remplacé mais il a subi une profonde modernisation : on passe vraiment à l’ère du numérique ! Le service voulu et inauguré par la ministre du Travail Nicole Pénicaud et qui a été
développé sous la houlette de la Caisse des Dépôts se présente sous la forme d’une application mobile et d’un portail Internet simple, facile et ergonomique. Il présente l’ensemble de l’offre de formation éligible au CPF partout en France aux 33 millions d’actifs, dont les 25 millions de salarié/es.
   Béatrice
Dans une économie ralentie - particulièrement dans le commerce, l’hôtellerie et la restauration où on ne peut reporter la consommation - l’indice de l’optimisme a perdu sans surprise 15 points, retrou- vant sa morosité de septembre.
Le dialogue (avec ses allers-retours) permet au- jourd’hui d’avancer.
Pour autant, la crainte de la poursuite des mouve- ments sociaux est la première des menaces iden- tifiée par un chef d’entreprise sur trois pour 2020. Elle devance les bouleversements de marchés avec l’arrivée de nouveaux acteurs (23%) ou le dévelop- pement de plateformes numériques (10%). Elle se place également loin devant les risques internatio- naux comme une récession mondiale (14%) ou les tensions commerciales à grande échelle que seuls 10% des chefs d’entreprise appréhendent.
Le moment présent est donc encore synonyme d’incertitude.
Pour autant, 77% des interrogés continuent d’être optimistes pour leur entreprise dans les douze pro- chains mois et on enregistre une augmentation de l’indicateur « Ce sera mieux demain ».
La confiance des chefs d’entreprise dans l’avenir de- meure. Voilà au moins un (autre) bon point pour démarrer l’année... n
(*les interviews ont débuté le 9 décembre, soit deux jours avant la présentation par le Premier Ministre du projet de réforme des retraites, et se sont terminées le 16 décembre).
retrouvez l’intégralité des résultats de la grande consultation sur www.grandeconsultation.fr
Genoux
Responsable Pôle Études/ Enquêtes CCI France
14 |
février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[ en quoi l’appli fonctionnera-t-elle mieux que le CPf ?
Aujourd’hui, le CPF est fastidieux à mettre en place, principalement pour des raisons matérielles et administratives : il faut trouver
la bonne formation, monter un dossier et l’envoyer à sa caisse
de financement puis subir un délai de plusieurs semaines avant d’entrer en formation. L’ambition de l’appli est de simplifier à la
fois la recherche d’une formation pertinente pour soi-même et par soi-même et de pouvoir la mettre en œuvre directement et quasi immédiatement en visualisant et en mobilisant ses droits en euros. C’est donc une désintermédiation et une simplification afin que le CPF marche mieux et soit plus utilisé. De quelques centaines de milliers de formations CPF réalisées depuis cinq ans, l’objectif est de passer à un million par an. L’appli a vocation à responsabiliser
et individualiser la formation dans la droite ligne de la réforme de2015.Lesentreprisespourrontégalementaccompagnerles salariésetlesaiderdansleurschoix.Onpeutimaginerdesprojets co-construits qui prennent en compte l’intérêt conjoint des salariés et de leur entreprise. À partir du printemps 2020, l’appli intégrera d’ailleurs la possibilité pour les employeurs d’abonder le budget si par exemple les droits du salarié sont insuffisants pour suivre la formation qu’il a choisie.
Quelles formations va-t-on trouver sur le site Web ?
Le site proposera à terme l’ensemble des formations éligibles
au CPF, c’est-à-dire des formations certifiées et reconnues. On sait que les premières demandes des Français/es concernent les langues, la bureautique, le permis de conduire... validées par le passage d’un certificat qui atteste le niveau atteint par le stagiaire. C’est pour éviter les formations bidon que toute formation CPF est certifiée à la fin du parcours pédagogique. Pour annoncer leurs formations, les organismes de formation doivent respecter les conditions générales d’utilisation de la place de marché. Enfin la réforme a prévu un accroissement des exigences de qualité vis- à-vis des organismes de formation. De quoi garantir le sérieux des formations disponibles.
serial rêveur
Didier roche
Entrepreneur français aveugle depuis son enfance, il est notamment le directeur général et associé du groupe Ethik Investment, qui a créé entre autres le Spa «Dans le Noir?», où les esthéticiennes sont aveugles et la chaîne des restaurants «Dans le Noir?», où les clients dînent dans l’obscurité totale, guidés et servis par des aveugles. Il est aussi Président fondateur
de l’association h’up entrepreneurs qui accompagne les entrepreneurs handicapés. www.didierroche.com / www.serialreveur.com
CLeçons de vie(s)
briefing économie
galaxie
   hroniqueur dans un jour-
nal ! Ça, c’était peu banal
comme idée. autres m’a beaucoup instruit. Au fil Quand Jean-Baptiste Le- de vos lectures, vous découvrirez
prince, fondateur d’ÉcoRéseau Bu- l’avis que je peux poser sur les re-
tôt ami, mon handicap et ce qu’il a
conditionné dans mes rapports aux
  mouvements
p Accenture
Jean-Marc Ollagnier,
58 ans, eNST
est promu directeur général Europe
p Altice
Arthur Dreyfuss,
34 ans
est promu directeur général Altice Médias France et secrétaire général Altice France-SFR
p Axa france (groupe Axa) Guillaume Borie,
32 ans, ieP Paris
est promu directeur général délégué
p entreprises et Médias Alexandre Télinge,
53 ans, eSSCA
est nommé délégué général
siness, m’a manifesté son souhait de me voir écrire dans son maga- zine, j’ai été, vous l’avez compris, quelque peu surpris. Finalement, ses arguments ont fait mouche et me voilà donc parmi vous, chers chroniqueurs, et me voilà donc face à vous, très chers lecteurs/trices, pour une durée indéterminée. Nous avons décidé avec Jean-Bap- tiste que je partagerai avec vous des rencontres, avec des femmes et des hommes qui m’ont interpel- lé par leur courage, leur ténacité, leur leçon de vie : des moments au cours desquels j’ai beaucoup appris. Je m’attacherai également à parta- ger cette vie d’homme un peu diffé- rente, issu de la diversité comme on aime à le dire au sujet de personnes telles que moi : votre chroniqueur est aveugle !
Tantôt chef d’entreprise, tantôt res- ponsable associatif, tantôt père, tan-
p ieSeG
Caroline roussel
est promue directeur adjoint
p Kuehne + Nagel Guillaume Péard,
iSC
est promu président France et Maghreb
lations humaines, sur le monde qui nous entoure. Ainsi, j’irai puiser dans mon univers business, mais aussi mes relations managériales, pour vous écrire combien mon ex- périence de vie d’être un peu diffé- rent me guide finalement au jour le jour, dans mon rapport aux autres. Ce sera au travers d’expériences, d’anecdotes que j’essaierai parfois de vous transmettre ce que la vie m’a appris. Nous ne ferons pas de la grande philosophie, je ne suis pas armé pour ça, nous irons chercher dans mon existence du partage en toute simplicité.
Je vous donne donc rendez-vous de manière mensuelle pour vous apporter un autre « regard », celui d’un chroniqueur... qui n’en a pas. Et si pour mieux voir le monde, il ne suffisait d’ailleurs pas, parfois, de fermer les yeux ? n
p MeDef
Christophe Beaux,
53 ans, eNA, HeC
est nommé directeur général
p Qwant Jean-Claude Ghinozzi, 56 ans
est promu président
& chief executive officer
          vous avez changé de fonction ? faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en france !
ecoreseau.fr février 2020
| 15
© olivier merzoug
]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie
  apps au top
Humatch, RH en boîte
umatch est une app de gestion des RH. Cette solution numérisée va favoriser le recrutement et l’intégration des salariés et donc leur engagement et leur producti- vité. L’application est un outil de gestion de A à Z de
l’ensemble du processus d’intégration de chaque nouveau collabo- rateur, de la signature des documents inhérents à un nouveau tra- vail, en passant par les formations et les tests en ligne. Cette suite lo- gicielle en mode SaaS offre quatre modules de gestion, recrutement, intégration, remplacements, compétences – solution de gestion des compétences et des entretiens annuels et professionnels, fiches mé- tiers, suivi des objectifs, formations en ligne, administratif... Petit plus, les interfaces de la solution se personnalisent selon la charte graphique de l’entreprise. n
p Spoonymix, pouvoir d’achat et pouvoir du choix
Objectif : manger mieux et moins cher. Une app nutritionnelle nouvelle génération essentielle pour acheter mieux et répondre à la double préoccupation des consommateurs, la transparence sur la qualité des produits alimentaires et l’optimisation de leur budget. La liste de courses préparée sur l’app autorise une comparaison facile de la qualité nutritionnelle des produits alimentaires grâce à leur Nutri-Score officiel (classification scientifique établie en fonction de la valeur nutritionnelle d’un produit alimentaire)
et l’analyse de 30 millions de prix comparés dans 4 600 grandes surfaces sur tout le territoire français. L’application
s’intéresse donc à votre santé, mais elle se soucie aussi de votre budget en calculant le coût de votre liste de courses. Spoonymix propose en outre des produits alternatifs à ceux scannés chez vous à partir d’un algorithme de recommandation qui combine le Nutri-Score officiel et le prix, dans des magasins géolocalisés autour de l’utilisateur ou des distributeurs sélectionnés.
pYubo,y’abonoupas? Le réseau social Yubo des 13 à 25
ans, créé par trois jeunes ingénieurs
français en 2015, remporte un franc
succès. La start-up vient de lever
plus de 11,2 millions d’euros pour son
développement dans le monde entier.
L’idée est de créer des espaces de
discussions grâce à des vidéos live réalisées en groupe de dix personnes maximum qui leur donnent la possibilité d’interagir en direct via un tchat. Mais on accuse ce Tinder (soft) destiné aux ados de favoriser des dérives, du type chantage et harcèlement envers des jeunes filles, de quoi affoler les parents. L’application reste très prisée par les ados. Elle revendique plus de 25 millions d’utilisateurs dans le monde, dont 1,25 million en France (les pays anglophones représentent 80 % de ses utilisateurs).
p MyCharlotte ne lâche pas les cancers du sein après l’hôpital
À l’origine de l’app MyCharlotte, Charlotte Mahr, qui a vécu deux cancers, et son mari Grégoire Nédelec. L’objectif, accompagner les patients après l’hôpital. Douleurs, migraines, grande fatigue, pertes de mémoire, angoisses, incontinence, perte de libido... L’après risque de se révéler très déstabilisant, à tel point que certaines abandonnent leur traitement, de quoi compromettre leurs chances de rémission. L’app, développée avec des patientes et des oncologues, offre un suivi quotidien du ressenti du malade et propose des activités physiques ou mentales adaptées, comme le yoga ou la méditation. Sont proposées des sessions audio et vidéo et des mini-séries informatives sur les effets secondaires et des solutions pratiques pour mieux les vivre.
p Artifexio, identifier l’art contemporain
Il suffit de prendre une œuvre d’art contemporain –
tableau, sculpture ou installation – en photo, qu’elle soit
dans la rue, dans un musée, dans une galerie ou dans un
magazine. L’app Artifexio, lancée en 2019, va l’identifier.
De quoi retrouver en ligne n’importe quelle œuvre
d’art, de la stocker dans une « collection en ligne » et
éventuellement de l’acheter via une marketplace. Un des
algorithmes imaginés par la start-up recherche par similarité : si l’app n’est pas certaine d’avoir reconnu une œuvre, elle va proposer une alternative.
Jérémie Mani, Netino, spécialiste de la modération sur mode les réseaux sociaux
de vie
  «Onatoutàgagnerdelafindeslikes»
Pourquoi Instagram et Facebook vont sans doute en finir avec les likes, les j’aime/j’aime pas ?
Officiellement, supprimer les likes vise à sortir du stress engendré par ce système que ressentent tous ceux qui publient sur ces réseaux mais recueillent moins de likes que leurs amis, collègues, cama- rades de classe... ce qui finit par les dissuader de publier. L’idée est aussi d’éviter la course au like qui entraîne des publications parfois trompeuses et un manque d’authenticité. Sur YouTube, on assiste parfois à des campagnes de « dislike » dans lesquelles des groupes se rassemblent pour massivement appuyer sur le pouce rouge d’un contenu qui ne leur plaît pas (raisons idéologiques, politiques, reli-
gieuses...) et dégrader ainsi la portée de la publication. Ces plates-formes veulent devenir plus conversationnelles et passer d’un « magnifique, com- ment as-tu fait pour avoir 100 likes avec cette photo ? » à « comment as-tu fait pour prendre cette photo magnifique ? »
Quels sont les premiers retours des tests un peu partout dans le monde ?
Très sincèrement, on ne sait pas, rien n’a filtré des tests menés par exemple par Instagram en Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande, Italie, au Japon et au Brésil. On suppose que le peu d’incidence significative sur le nombre de visites. En outre, ces plates-formes constatent que Snapchat cartonne alors qu’il n’y a pas de compteur de likes (ou équivalent) sur ce réseau social. Il est donc possible de s’en passer. À moyen ou long terme, cette suppression se montrera de toute façon bénéfique.
Pour les utilisateurs, qu’est-ce qui va changer ? Et comment les marques et les influenceurs accueillent-ils la nouvelle ?
Pour les utilisateurs, pas grand-chose finalement. Le like ne disparaît pas totalement. Si je publie un contenu, je continuerai de savoir combien j’ai eu de likes. Mes amis, eux, pourront liker mon contenu mais ne sauront pas combien de likes j’ai reçus. Ce n’est pas un grand changement. Pour les marques, c’est un peu différent. Il faudra se montrer plus attentif à son image qu’à son retour sur investissement. Il n’y aura plus cette tyrannie du like, de quoi se vouloir plus innovant dans la variété de ses publications, sans avoir peur du « flop » que serait un contenu sans like. Il n’y aura plus cette guéguerre avec la concurrence pour savoir qui a le plus de likes dans le secteur, l’info ne sera plus publique. Enfin, je pense que les influenceurs s’adapteront. Ils auront toujours moyen de montrer qu’ils génèrent beau- coup d’engagement, avec des screenshots de leur écran, à partager avec certaines marques. Mais surtout, il est probable que l’on se concentrera sur la qualité des contenus de l’influenceur plus que sur la popularité. Les influenceurs les plus sérieux ont tout à y gagner. n
    16 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                         CITROËN C5 AIRCROSS BUSINESS
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Après un premier loyer de 4 455 €(1) Contrat de Maintenance compris(2)
                   ]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie FINANCE ET LÉGISLATION
Grève : les droits et devoirs
Le droit de grève est « un droit fondamental, re- connu et protégé ». Dans l’exercice du droit de grève, des obligations mais aussi des interdic- tions s’imposent aux salariés et à l’employeur. Pour qu’un arrêt de travail soit licite, il doit faire l’objet d’une cessation totale du travail et d’une concertation des salariés, explique Justine Gibierge, avocat en droit du travail au cabinet des Jacobins et membre du réseau Eu- rojuris. Les grévistes ont l’obligation de porter à la connaissance de l’employeur des reven- dications professionnelles au moment de l’ar-
rêt de travail. Il faut savoir qu’« une simple communication au moment même du déclenchement de la grève suffit ». Si ces conditions sont respectées, l’article l. 2511-1 du code du travail stipule que « L’exercice du droit de grève ne peut justifier la rupture du contrat de travail, sauf faute lourde imputable au salarié ». En revanche, « le blocage de l’accès ou l’occupation d’un lieu de travail dans le but d’empêcher le travail des sa- lariés non-grévistes s’analyse comme un acte abusif qui peut donner lieu à un licenciement pour faute lourde et à des poursuites pénales ». De son côté, l’employeur s’interdit de prendre toute sanction ou toute me- sure discriminatoire à l’égard de salariés grévistes ou de les remplacer par des contrats de travail à durée déterminée ou en intérim. Quant à leur rémunération, il peut, en principe, opérer une retenue sur leur salaire, eu égard à la suspension du contrat de travail dans la limite de la durée de la suspension du contrat.
Quid des salariés bloqués par le mouvement de grève des transports ? Ils/elles ne sont pas dispensé/es de leur obligation de se présenter sur leur lieu de travail. L’une des solutions : poser des congés ou des RTT lorsque le salarié est dans l’impossibilité de se rendre sur son lieu de travail. Pour autant, le salarié ne peut être contraint par son employeur en ce sens, de même qu’il ne peut imposer de congés à son employeur. n
Médiation & entreprises Pierre Pelouzet
Médiateur des entreprises
e Médiateur des entreprises ganisations. Nos multiples ou- cabinets conseil en CIR/CII. Nous célèbre cette année ses dix tils ouvrent une mobilisation sur avons également travaillé à la mise ans d’existence, et surtout, plusieurs fronts. Notre activité de en place d’une charte d’améliora- dix ans d’action pour aider médiation, tout d’abord, enregistre tion des relations entre les PME et
les chefs d’entreprise à résoudre une croissance soutenue depuis le les plates-formes de vente en ligne.
  p7et8février
A.i Now
L’événement consacré à l’intelligence artificielle avec des conférences, des démonstrations et du networking. Metz
p 11 février
Be a boss en Nouvelle Aquitaine
Le forum des femmes entrepreneuses à Bordeaux.
Bordeaux
p 11 au 13 février
Première vision Paris
L’événement mondial des professionnels de la filière mode.
Paris Nord Villepinte
p 14 février
Devfest Paris
Festival des talents tech web, cloud et mobile
Palais des Congrès d’Issy, Issy-les- Moulineaux (92)
p 20 et 21 février
TechChill Baltics (Lettonie) Conférence internationale dédiée aux start-up et à l’univers des technologies. Riga, Lettonie
p 22 février au 1er mars Salon de l’Agriculture
Grand rendez-vous de l’agriculture en France au moment où le mode de
production doit impérativement se remettre en cause.
Paris Expo, Porte de Versailles
p 24 au 27 février
Mobile World Congress (espagne) Grand rendez-vous mondial de l’industrie du mobile, d’Internet et de la tech. Organisé en son sein, l’événement 4 Years From Now est spécifiquement dédié aux start-up.
Barcelone, Espagne
p 27 février
Techinnov
Journée dédiée au business et à l’innovation.
Espace Grande Arche, La Défense, Puteaux
 partenaires
p5et6février
Salon des entrepreneurs de Paris Salon de la création, du développement et de la transmission d’entreprises. S’adresse à qui cherchent des idées et solutions pour monter leur entreprise comme pour qui cherchent à la développer ou à la céder.
Palais des Congrès, porte Maillot, Paris
                                           18 |
février 2020 ecoreseau.fr
10 ans d’action et d’évolutions
Lau service des acteurs économiques
nous allons continuer à déployer nos actions, explorer de nouvelles problématiques et proposer des solutions opérationnelles pour sou- tenir et développer la compétitivité des entreprises françaises. 2020 est une année charnière, une année pour se retourner sur dix ans d’ac- tivité qui ont permis de positionner la médiation comme outil principal de règlement des différends. C’est également une année pour se pro- jeter dans le futur et faire en sorte que les relations d’affaires soient toujours plus saines et basées sur la confiance. n
leurs différends avec d’autres en- treprises ou avec les administra- tions et collectivités locales. Depuis le début, l’humain est au cœur de notre mission de médiation puisque ce sont bien les humains qui se rencontrent, se parlent et se comprennent pour trouver en- semble une solution. Nous rétablis- sons ainsi, depuis dix ans déjà, les connexions entre les acteurs écono- miques et recréons le dialogue pro- pice à renforcer la confiance. Et cela marche formidablement bien ! Depuis 2010 nous avons aidé, ac- compagné, conseillé ou soutenu plus de 20 000 entreprises et or-
début. Alors que mon service gérait à l’époque une centaine de média- tions à l’année, nous ouvrons ac- tuellement plus de 100 médiations par mois !
Ensuite, la charte Relations fournis- seurs responsables, qui fête égale- ment ses dix ans cette année, fédère un nombre toujours croissant d’ac- teurs économiques, privés comme publics. Ce sont plus de 2 000 entre- prises et acteurs publics qui com- posent aujourd’hui la communauté de l’excellence achat.
Enfin, le volet innovation prend de plus en plus d’ampleur à travers notamment le référencement des
Au-delà de ces trois missions fon- damentales, notre champ d’action s’élargit régulièrement et nous tra- vaillons sur de nombreux autres su- jets comme l’accès des TPE/PME à la commande publique, l’améliora- tion de la trésorerie des entreprises grâce à l’affacturage inversé colla- boratif, l’immobilier pour les start- up, l’amélioration des pratiques de paiement...
En 2020 et pour les années à venir,
Pour découvrir ou re-découvrir notre activité, rendez-vous sur le site du Médiateur des entreprises : www.economie.gouv.fr/mediateur-des-en- treprises/lactivite-du-mediateur-des-entreprises-presentee-la-presse
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[  FRANCE 2020
 LES GRANDES RÉFORMES, LES GRANDS DÉFIS, LES GRANDES DOULEURS
2020, c’est rond, ça fait étape, troi- sième année d’un gouvernement de centre droit mâtiné de gauche et de vert, à l’épreuve des « gilets
jaunes » en 2019 et désormais tenu de sortir d’une grève à la française : syn- dicats et gouvernement jouent un bras de fer d’où sortira un accord bancal, un compromis hérissé de « pivots » et d’« équilibre », d’« universel » et de «spécifique»,de«points»etde«ré- partition », avec en ligne de mire le seul consensus possible, l’équilibre des comptes des caisses de retraite à hauteur de 14 % du PIB (au-dessus de la moyenne européenne), ce qui reviendra à une baisse globale des retraites. Le positif de l’affaire, c’est que ce pays irréformable en sortira réformé, que la citadelle intou- chable, nos retraites, sera quand même ouverte, que les partenaires sociaux fi- niront par se mettre d’accord sur un fi- nancement d’autant plus équilibré qu’il se donne dix ans au moins pour pro- duire ses effets progressifs. Mais ce pays, comme la planète, doit très vite établir un autre « compromis » qui détermi- nera le plaisir de vivre à (court) terme des actifs comme des retraités : limiter les effets du dérèglement climatique. Qu’on soit optimiste ou déjà fataliste, la
limitation du réchauffement à 1,5 degré est un combat perdu. Reste à limiter les dégâts et trouver des solutions préven- tives aux 50 degrés estivaux que préfi- gure tout un continent, l’Australie, livré aux flammes, dont le Premier ministre dans son bureau climatisé soutient le suicide, à coups de mines de charbon et de passivité. Emmanuel Macron, davantage préoccupé par les stratégies géopolitiques du monde (« L’Europe est au bord d’un précipice », dit-il à The Eco- nomist), n’a pas encore établi le « budget vert » profilé par le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darma- nin en 2021 seulement. Il s’agit d’éva- luer les dépenses et les recettes de l’État français « en fonction de ses objectifs environnementaux pour l’aider à mettre en œuvre une stratégie de lutte contre le changement climatique cohérente ». La France 2020 n’est pas vraiment en ordre de bataille pour affronter la décennie de tous les changements, mais tellement plus que le reste du monde en véritable danger. Pour définir ses enjeux, nous avons choisi six thèmes chauds-brûlants qu’éclaire un expert ou un spécialiste « optimiste ». Histoire de nous rappeler que le pire n’est jamais certain.
OLivier MAGNAN
Transition écologique retraites réforme du lycée Loi Pacte Budget 2020 Hôpitaux Agriculture
DOSSier réALiSé PAr ADAM BeLGHiTi
ALAOUi, OLivier MAGNAN, Pierre HAveZ, CHArLeS COHeN, NiCOLAS PAGNieZ eT PATriCe reMeUr
entreprendre & innover
20 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
1
Un lycée réformé
les mêmes matières pour tous (histoire-géo, enseignement scien- tifique, deux langues vivantes, philo, sport, éducation civique) et deux spécialités obligatoires au choix en terminale (contre trois en première), parmi une liste de douze modules (si, si, on finit par comprendre...). Autre grande nouveauté : le contrôle conti- nu, désormais au premier plan, comptera pour 40 % de la note globale au bac, dès 2021. Dont 10 % via les bulletins scolaires de première et terminale, et les 30 % restants se joueront lors d’épreuves communes à tous les bacheliers : deux sessions en première et une en terminale. De quoi en finir avec le bachotage à un mois du bac : les élèves vont devoir plancher toute l’année pour décrocher de bons résultats... CC
L’expertise +
pour mieux préparer à l’université ?
Le point Vers un lycée à la carte, où chacun compose son cursus, sur le modèle de l’université... Très ambitieuse, la réforme du lycée concoctée par le ministre Jean-Michel Blanquer, associée à celle du bac, entend mieux prépa- rer les élèves à la rigueur de l’en- seignement supérieur. Un enjeu de taille alors qu’on déplore « 60 % d’échecs au bout de quatre ans à l’université ! », selon le ministère de l’Éducation nationale. Finies les séries du bac général, L, ES, S – en première depuis la rentrée 2019 et en terminale dès la rentrée 2020 –, place à un parcours par modules. Qui allie un tronc commun, avec
Hubert Salaün, porte-parole Peep
« Offrir plus de liberté et d’autonomie aux lycéens »
première, réduites à deux, en terminale,
« autant de spécialités au degré d’exigence accru mais adapté aux élèves qui en auront fait le choix ». Hubert Salaün décompte « 66 triplettes de spécialités choisies par les élèves de première, dans certains lycées, des choix moins contraints, moins dictés
par les parents, susceptibles de favoriser davantage l’épanouissement et l’implication des jeunes ». Quid de l’inquiétude des familles quant à la pertinence du choix de telles spécialités pour se lancer dans des études de médecine ou rentrer dans une école d’ingénieur ? « Bien entendu, pour suivre un cursus bien spécifique, les élèves devront opter pour les spécialités ad hoc, même si l’intérêt de cette réforme est bien d’offrir plus de liberté aux élèves en leur permettant de diversifier leurs profils, et
ne plus souffrir dans des filières, comme la filière S, qui ne leur est pas toujours adaptée. Une nouvelle configuration avec laquelle les universités et grandes écoles se mettront au diapason ! », se persuade cet attentif parent.
6 rendez-vous
de la France en 2020 et au-delà
tème se veut pourtant plus simple et juste avec les mêmes règles de calcul appliquées à tous. Exit les trimestres de cotisation, les droits seront donc évalués en fonction du nombre de points accumulés tout au long d’une carrière. Si la réforme annonce une valeur de point de 0,55 euro pour dix euros cotisés, son mode de calcul reste flou. Uniformisés, les taux des coti- sations seront les mêmes pour tous les salariés, fixés à 28,12 % jusqu’à 120 000 euros de revenus. Avec toutefois l’abandon de la règle des 25 meilleures années pour le calcul de la retraite de base afin de mieux prendre en compte les aléas de carrière. Seul point clé de la réforme encore en suspens : l’âge « pivot » fixé à 64 ans, contre 62 ans actuellement. Le Premier ministre Édouard Philippe, par ruse ou ré- alisme, semble en abandonner le principe, quoique... Un hiatus de taille tant les seniors – précaires pour nombre d’entre eux – peinent déjà à retrouver un travail : un sur deux était au chômage début 2019, un tiers chez les 60-64 ans... CC
L’expertise +
Retraites
P
professeur à l’Université
d’Aix-Marseille, « le système
de retraite par points établit
en théorie une certaine équité entre individus qui ont cotisé pour le même montant au cours de leur carrière ». Encore faut-il « réguler la valeur du point ouvrant des droits à la retraite, et ce, au regard d’autres indicateurs clés comme les critères de pénibilité des métiers ou certains paramètres de capacité des actifs : état
de santé, handicap éventuel, etc. » Dès lors, le système
par point pourrait « favoriser l’équilibre nécessaire du régime de retraite par répartition », pense l’expert. Comment ?
« En permettant précisément un ajustement à travers la valeur du point, puisque chaque retraité recevrait pendant
ses années de retraite autant qu’il aura contribué au cours de sa vie. De quoi établir
un lien évident entre son
réforme clé sur terrain à déminer
our Alain Trannoy,
niveau de cotisation et celui
de sa pension finale », et ce, bien au-delà de la solidarité intergénérationnelle qui caractérise le système actuel. « Pourtant, la méfiance d’une partie de la population à l’égard d’une telle réforme s’explique par une certaine opacité autour du calcul de la valeur du point », reconnaît l’économiste, tout en rappelant que « les pensions actuelles – jusqu’alors indexées sur la seule l’inflation – étaient amenées à diminuer, alors qu’avec le système par points elles seront aussi indexées sur les salaires qui augmentent plus vite que l’inflation ! » Dernier point majeur : l’âge pivot, porté à 64 ans, « une mesure possible seulement à travers un grand plan pour la formation des seniors à partir de 50-55 ans, et en particulier les non qualifiés, plaide l’économiste, afin que ces deux années de plus à travailler ne riment pas avec chômage ».
Le point Le chantier des retraites ? Voilà un serpent de mer de la poli- tique française qui n’a de cesse de susciter la grogne. Et la réforme portée par le gouvernement actuel ne fait guère exception ! Après plu- sieurs semaines de contestations à foison, les syndicats fustigent tou- jours ce projet de régime de retraite universel par points à compter du 1er janvier 2025 pour la génération née après 1975. Les 42 régimes actuels sont donc appelés à dispa- raître ! Si la fin annoncée des ré- gimes spéciaux a suscité la pomme de la discorde, le nouveau sys-
en couverture
«D
faut-il que les lycéens réussissent
écrocher le bac, oui, mais encore
ensuite dans le supérieur ! », s’anime Hubert Salaün, porte-parole de la Peep, fédération des parents d’élèves de l’enseignement public, pour qui l’actuelle réforme du lycée vise à lever un tel hiatus. Et pour cause, « nombre de nos bacheliers sont loin d’avoir acquis le niveau requis pour réussir à l’université. Même au bac, leurs résultats sont parfois médiocres, comme 40 % des élèves en filière L qui n’ont pas la moyenne dans deux des trois matières principales. En filière S, ils sont un tiers dans ce cas », déplore le spécialiste pour qui « cette réforme va dans le bon sens, en s’inspirant du système de matières dites “majeures” comme en Allemagne, Angleterre et États- Unis, tout en favorisant le contrôle continu qui répartit mieux la charge de travail ».
De quoi mettre fin à « la rigidité des filières générales actuelles, en offrant des solutions plus personnalisées aux lycéen/nes qui disposent ainsi de plus d’autonomie dans leurs choix d’orientation ». Au travers la sélection de trois spécialités en classe de
Alain Trannoy, professeur à l’Université d’Aix-Marseille
« Une réforme qui vise l’équilibre du régime par répartition »
ecoreseau.fr février 2020 | 21
]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
France 2020 : et la retraite, bordel ? ! OLivier MAGNAN révOLUTiON, GUerreS
Les Français/es ne sont-ils/elles réformables que dans la douleur ?
1945 À 1983
La retraite par répartition étendue à tous les secteurs
     «L
très beau pays
unmalfouàse réformer en dépit d’une succession ininterrompue de présidents réformistes. Dans son blog Trop libre, Erwan le
Noan, enseignant à Science Po, voit dans
l’« irréformisme » français une affaire
de méthode : « Le président Reagan aux États-Unis, Margaret Thatcher au Royaume- Uni, avaient, chacun, préparé l’opinion aux réformes très en amont de leur élection. Reagan, candidat, s’était fait élaborer un plan détaillé de ses réformes de
plus de mille pages. » Henri Vernet, dans Le Parisien, remarque
que « le chancelier allemand Schröder, lui, n’a lancé ses grandes réformes du travail qu’à son deuxième mandat, ayant profité du premier pour mener une vaste concertation avec
tous les partenaires sociaux. Même recette en Suède, qui vient de réussir, au bout de dix ans de travaux, une réforme drastique des retraites ». Emmanuel Macron aurait-il dû instiller l’affaire en année une ? Pas sûr que ces « maudits d’Français », comme diraient les Canadiens, auraient absorbé la potion à petites
doses... n
Le régime général de la Sécurité sociale instaure le principe :
les actifs cotisent pour donner aux retraité/
es (si près de leur fin !)
le moyen de vivre (en réalité, échapper à la misère, faute de montée en charge du système). Et simultanément, ces mêmes actifs créent leurs droits futurs à la retraite : solidarité et assurance confondues. Les créateurs du système raisonnaient
en régime unique et universel. D’emblée, ce ne fut pas possible : les groupes professionnels se sont dépêchés de faire valoir leurs spécificités. Le ver était dans le fruit. D’autant plus qu’au
L’expertise +
début des
années 1960, il
existe plus de
« retraitables »
que d’actifs... En
1962, le rapport Laroque établit les conditions d’une politique globale dans la durée. Un calcul autrement plus pérenne que le contesté rapport 2019 du contesté Jean- Paul Delevoye... Jusqu’en 1983,
les bénéficiaires s’accroissent et l’âge de départ s’abaisse, 60 ans (illusoire). La décennie 1970 voit l’allongement de la durée d’assurance requise, passer le taux maximum de 40 à 50 %, retenir les 10 meilleures années de salaires au lieu des 10 dernières,
instaurer la retraite pour inaptitude au travail à taux plein à 60 ans.
En 1971, à 60 ans, la retraite n’assure que
20 % du salaire de base. On revalorise donc,
mais comme l’exprime le ministre Robert Boulin (présidence Pompidou), « ce sera répercuté sur les cotisations ». Si simple ! Suivront l’alignement
de la retraite des commerçants et des artisans sur le régime général des salariés
du secteur privé, la généralisation de la retraite complémentaire pour les salariés du privé et les retraités. n
a France est un
qui adore les réformes, a écrit Raymond Aaron, philosophe et historien, mais qui ne sait faire que des révolutions. » Bigre ! Qu’aurait-il
dit des gilets jaunes, révolte à défaut de révolution ? Et de la grève « inenrayable » qui commence à malmener l’économie de toute la nation ? Depuis l’après- guerre et ses réformes fondamentales – dont
la retraite... – la France montre effectivement
Agriculture
arrêtés municipaux anti-pesticides et près de 850 000 personnes signent la pétition nationale du collectif Nous voulons des coquelicots. Dans ce contexte douloureux qui oblige nombre d’agriculteurs à changer leurs méthodes pour sortir de l’agriculture intensive, cette bouf- fée d’oxygène est bienvenue. Suffi- ra-t-elle à relancer les vocations ? Dans ce même entretien, Didier Guillaume veut le croire, il insiste sur les 14 000 chefs d’exploitation installés en 2018, et la progression des effectifs agricoles « pour la pre- mière fois depuis 10 ans ». Reste au ministre à conserver les 8 milliards d’euros d’aides de la PAC obtenues en 2019 dans le cadre des négocia- tions cruciales de la future Politique, pour ne pas décevoir cet espoir re- trouvé. PH
Christian Mouchet, professeur émérite d’économie rurale et de gestion à Agrocampus Ouest à Rennes
« il faut tendre vers l’agroécologie »
que leurs rendements stagnent désormais. Or la demande sociale de non-pollution ne va pas se calmer, elle, après la polémique sur les distances d’épandage des pesticides et de l’augmentation des doses d’engrais. Au contraire, l’adaptation aux changements climatiques devient une préoccupation montante. Les consommateurs plébiscitent l’agriculture bio, de petite taille et
de proximité. C’est une réorientation difficile, mais nécessaire. »Souvent critiquée en raison de son coût, de ses inégalités et de son productivisme, la PAC sera, en attendant, « le sujet de préoccupation numéro un » de l’année 2020. « Dans certaines activités, ces aides sont supérieures aux revenus réalisés, rappelle le professeur. C’est un enjeu colossal, d’autant qu’une renationalisation des politiques d’aides n’est pas impossible, en cas de désengagement partiel de l’UE. »
  la PAC répondra-t-elle à la reconversion bio ?
Le point « La réforme des retraites sera très bénéfique pour le monde agricole », jure le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume, vendredi 10 jan- vier, dans La Dépêche.
Les agriculteurs, avant bien d’autres professions, attendent beaucoup du projet du gouvernement, en parti- culier de la promesse d’une retraite minimum égale à 85 % du Smic, àpartirde2025.Pasun«luxe»: le montant mensuel de leur re- traite plafonne à 953 euros pour les hommes et 852 euros pour les femmes...
Une bouffée d’oxygène pour une profession qui souffre en plus, actuellement, d’un « climat d’agribashing », relancé lors de la consultation publique sur les distances minimales d’épandage, en septembre 2019. Et tout récem- ment par la démonstration que les « intensifs » usent toujours plus d’en- grais chimiques tueurs de terre. Plus de 80 communes prennent alors des
22 | février 2020 ecoreseau.fr
L
aujourd’hui à un carrefour
e secteur agricole se trouve
stratégique. Après des décennies difficiles, certains signes poussent enfin à l’optimisme, espère Christian Mouchet. « Sur le plan démographique, il semble enfin que la décroissance des candidats à l’installation se réduise. Ce sursaut s’explique notamment par une nouvelle frange d’agriculture paysanne ou diversifiée qui cherche à se développer malgré
le manque de foncier préempté
par la concertation des grandes d’exploitations. »Le spécialiste appelle donc de ses vœux cette mutation. « Pour de nombreuses raisons, il faut tendre vers l’agroécologie. Tout d’abord en raison des problèmes de santé publique – obésité, diabète... – provoqués par la mauvaise alimentation. Mais aussi car les modèles productivistes
sont extrêmement néfastes à l’environnement. Sans compter
 ]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[ 1991 À 2014
Livre blanc, réformes, plans...
2019 eT APrÈS
L’année horribilis
en couverture
entreprendre & innover
   En 1991, le Livre blanc sur les retraites somme
l’alarme : les régimes sont entrés dans un déséquilibre structurel. Préconisation : allonger la durée de cotisation de 150 à 168 trimestres pour une retraite à taux plein. 1993 : Le Premier ministre Balladur (présidence Mitterrand) impose 165 trimestres, pour une retraite calculée sur les 25 meilleures années. La mesure passe comme
« une lettre à la Poste » ou presque.
1995 : le plan Juppé (présidence Chirac) des comptes de la Sécurité sociale comprend un
volet de réforme pour les agents de l’État et des services publics. Cette fois, trains et métros sont paralysés plus de trois semaines : Juppé plie et retire le volet retraites.
2003 : la réforme Fillon (présidence Chirac) porte la durée de cotisation à 40 ans pour les fonctionnaires, crée une surcote en cas de
maintien après 60 ans. Grèves et manifestations n’empêchent pas son application.
2007 (présidence Sarkozy) : les régimes spéciaux d’EDF, GDF, SNCF, RATP, Banque de France, etc., clercs de notaire, élus et employés parlementaires sont astreints à une durée de cotisation de 40 ans. Pas de levée de boucliers...
2010 : le ministre du Travail Éric Woerth (présidence Sarkozy) veut en finir avec
la retraite à 60 ans voulue par Mitterrand. Manifestations monstres et blocages n’empêchent pas le recul progressif à 62 ans du départ légal.
À taux plein, l’âge requis est de 67 ans en 2022. 2014 : la ministre des Affaires sociale Marisol Touraine (présidence Hollande) met en place un allongement de la durée de cotisation
pour le taux plein (un trimestre tous les trois ans de 2020 à 2035, 172 trimestres pour les générations 1973 et suivantes). n
L’expertise +
Emmanuel Macron annonce pendant la campagne présidentielle
sa volonté de faire converger la quarantaine de régimes de retraite en un système « universel » par points où « 1 euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit
le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé » (la valeur du point sera fixée par le conseil d’administration de la Caisse nationale de retraite universelle). Règle d’or :
cette valeur
ne baissera
jamais. Sans
toucher à
l’âge de la
retraite ni au montant des pensions. Objectif : enrayer un déficit
« abyssal » attendu par le Conseil de l’orientation des retraites à horizon 2025 (papy boom). La réforme systémique Delevoye se complique alors d’un ajustement
« paramétrique » rendu nécessaire
par ce déséquilibre. Les Français/es n’y comprennent plus rien. Depuis le 5 décembre, Édouard Philippe, Premier ministre,
affronte la pire grève jamais induite depuis 1995 car elle s’accompagne de violences.n
                                                            Hôpitaux
taliers jusqu’à la fin du quinquennat et la création de diverses primes, la cuvette a débordé. À l’hôpital, le moral est au plus bas, selon un sondage Odoxa publié lundi 30 décembre : plus de la moitié des infirmiers et aides-soignants se sentent incapables d’exercer correctement leur mission. Et la réforme des retraites ne risque pas d’arranger les choses puisque 70 % des soignants s’estiment défavori- sés par le projet.
Les démissionnaires exigent désormais des négociations avec la ministre Agnès Buzin. « L’hôpital doit être réformé, mais il n’y a pas de grande réforme possible sans moyens », écrivent les porte-parole du monde médical dans une tribune. Leurs exigences : « une revalorisation significative des salaires, en plus des diverses primes annoncées », une enve- loppe supplémentaire de 600 millions d’euros pour les hôpitaux en 2020 et
« une révision pro- fonde de leur mode de financement ». Il est significatif de remarquer qu’aucun « expert » du do- maine n’a souhaité trouver du « positif » dans le grand nau- frage... PH
crise financière, crise de sens
Bénédicte Devictor, maître de conférences en économie de la santé à l’Université d’Aix-Marseille. Auteure de Repenser l’hôpital, rendez-vous manqués et raisons d’espérer, avec les professeurs Michel Tsimaratos et Stéphanie Gentile, février 2019, édition Michalon.
« Les annonces financières ne résolvent pas la crise de sens de l’hôpital ! »
Le point Après une cinquantaine de chefs de service des hôpitaux publics de Marseille, plus de mille cent méde- cins parisiens présentent leur démis- sion administrative à cause du manque de moyens dans les hôpitaux, mardi 14 janvier. « Le cauchemar a commencé quand on nous a demandé de produire du séjour, alors qu’on avait l’habitude de prodiguer des soins. On a commen- cé à avoir comme chef de service des tableaux Excel », pointe lors de cette re- tentissante annonce une responsable du service diabète de La Pitié Salpêtrière. Le nouveau plan d’urgence, annoncé le 20 novembre 2019 par le gouvernement, n’a pas suffi à enrayer la crise qui couvait depuis huit mois à l’hôpi-
tal. Malgré la réduction d’un tiers des 30 milliards d’euros de dette des hôpi- taux publics, une hausse de 1,5 milliard d’euros du budget de l’assurance-ma- ladie pour le secteur hospitalier pour les trois prochaines années, le maintien des tarifs hospi-
L
professionnels de santé sont progressivement tombés sous le joug du seul
e feu qui se déclare aujourd’hui à l’hôpital couve depuis longtemps. Les
équilibre budgétaire depuis la mise en place de l’Ondam (Objectif national des dépenses d’assurance maladie) en 1997 puis de la T2A (tarification à l’activité*)
en 2004 et 2005. On a transformé l’hôpital en entreprise, mais sans lui avoir donné la main sur son personnel et avec des règles de financement instables. Alors, certes, le gouvernement a donné une bouffée d’oxygène à l’hôpital en reprenant une part de sa dette – à laquelle il n’était pas étranger – et en augmentant de 2,1 à 2,4 % l’Ondam de l’hôpital cette année, en augmentant les tarifs de 0,2 % ou en accordant quelques primes. Mais ces annonces financières ne résolvent pas la crise de sens de l’hôpital ! Ce n’est pas une seule question de moyen, mais de sens et de reconnaissance pour les personnels de santé. Les médecins, infirmiers/ères et personnels de soin veulent davantage de temps au lit du malade, sans injonctions paradoxales ni dictature
des indicateurs. Pour répondre à cette crise des vocations et de l’attractivité des hôpitaux, le gouvernement devra redonner du pouvoir aux médecins et à l’ensemble de soignants et donner plus de place à la qualité des soins. Il faudra également relancer l’investissement de l’hôpital et modifier le mode de financement, en suivant par exemple les expérimentations au forfait pour certains patients.
* Il s’agit du mode de financement pratiquement unique pour les activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (MCOO) des établissements publics comme privés. Suivront les soins de suite et de réadaptation, la psychiatrie...
  ecoreseau.fr février 2020
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]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
 Budget de l’État
si une surtaxe a fait son apparition dans le projet de loi. Elle concerne les quartiers d’affaires en Île-de-France. But : le financement de la société du Grand Paris.
Côté fiscalité verte, l’huile de palme ne bénéficiera pas de fiscalité avanta- geuse malgré l’avis du gouvernement. Le Crédit d’impôt énergétique va progressivement devenir une prime, tandis qu’a été voté un supermalus automobile pour les SUV les plus polluants – jusqu’à 20 000 euros –, que les constructeurs reprennent souvent à leur charge au grand dam de la ministre de la Transition, Élisa- beth Borne : l’effet dissuasif passe à la trappe.
Enfin, l’Assemblée a finalement amendé l’article qui autorise l’admi- nistration fiscale à récolter les don- nées publiées sur les réseaux sociaux des personnes concernées, tout en restreignant le champ d’action de la loi sur les conseils de la Cnil. NP
couvrement des cotisations.
Si le volet retraites de la loi va sans doute connaître son lot d’aménage- ments, demeure la volonté du gou- vernement de pousser les Français/ es vers plus d’épargne-retraite, le financement des entreprises via l’as- surance vie est, lui, encouragé. Par les fonds Eurocroissance, lancés en 2014, qui offrent une alternative aux fonds euro classiques pour financer les TPE et PME.
Parmi les autres mesures phares qui visent à rendre la gestion d’une entre- prise plus agile, il sera désormais pos- sible de créer sa boîte 100 % en ligne. La nomination d’un commissaire aux comptes dans les entreprises sera obligatoire seulement au-dessus d’un certain seuil. NP
L’expertise +
romain d’Agnano, expert en solutions patrimoniales chez Aeternia Patrimoine
« Tout le monde ne va pas bénéficier de la baisse d’impôts »
« Globalement, nous sommes sur une année 2020 qui n’apporte pas beaucoup de nouveauté, mais des petits points de détail sont intéressants, estime Romain d’Agnano. Tout d’abord, l’entrée en vigueur de la nouvelle définition de l’abus de droit appelle à prêter attention à certains montages financiers. Un seul mot est modifié, et la loi prend un sens tout autre : on parle à présent d’abus de droit fiscal à motif principalement fiscal. On crée un nouveau périmètre de ce qui peut être considéré comme de l’abus de droit de nature à remettre en cause certains montages très agressifs. »
Pour les baisses d’impôt, l’expert nuance les espoirs de l’annonce : « La modification des tranches de l’impôt sur le revenu va générer une économie d’impôt pour les revenus inférieurs à 25 000 euros. Elle passe de 14 à 11 %.
En revanche, la contrepartie veut que l’on passe plus vite dans la tranche à
30 %. Il s’agit là d’un jeu de modification des seuils d’entrée dans les tranches qui amenuise l’économie d’impôts. Attention donc, tout le monde ne va pas bénéficier de baisse d’impôts. »
Mais si la loi de Finance concerne surtout les revenus les plus modestes, elle apporte aussi des nouveautés pour les chefs d’entreprise. « Les conditions du régime d’apport-cession ont été modifiées, notamment pour les transmissions par voie de donation. Le délai pour qu’un éventuel donataire bénéficie d’un report d’imposition a été durci, il faut à présent conserver les titres au minimum entre cinq et dix ans... »
L’expertise +
Thierry Legrand, expert-comptable et commissaire aux comptes, membre du Comité stratégique d’Exponens.
« L’activité du commissaire aux comptes est présentée comme un coût pour les entreprises »
« Simplifier les seuils sociaux au sein des entreprises est une mesure très forte, très attendue par les entreprises », commente Thierry Legrand. L’expert est en revanche plus mitigé dans son appréciation des autres mesures. Notamment
« la facilitation de la création d’une entreprise en France qui n’était pas ce qu’il y avait de plus compliqué ». Celles qui vont concerner directement l’activité des experts-comptables et commissaires aux comptes le laissent dubitatif :
« Dans le cas présent, on explique que l’on va “libérer” les entreprises du commissaire aux comptes, mais en positionnant notre activité simplement comme un coût pour elles. Ce qui me dérange, c’est ce positionnement, qui revient à dire que le commissaire aux comptes ne sert à rien. Car si ce n’est plus une contrainte légale, l’entreprise devra pour autant, dans son cycle de vie, lever des fonds ou contracter un emprunt auprès d’une banque. Et dans ce cas précis, l’interlocuteur aura toujours besoin d’être rassuré sur les comptes de l’entreprise et donc de la certification d’un commissaire aux comptes. »
La perte n’est pas anecdotique pour la profession : « Avec le mouvement du seuil, c’est 70 % de l’activité économique en France qui est hors du scope des commissaires aux comptes. »
L’Expert-comptable reconnaît cependant que la loi est aussi porteuse de bonnes nouvelles pour l’activité : « Un des aspects positifs pour l’activité des experts-comptables est qu’elle autorise le mandat de paiement par l’expert- comptable. De quoi offrir un service global aux entreprises. » Et une nouvelle source de revenus pour le secteur.
baisses d’impôts vs surtaxes
Le point Si la loi de Finance pour 2020 ne change pas fondamentalement avec la ligne de 2019, le gouvernement a entériné en décembre une baisse de 5 milliards d’euros d’impôt sur le revenu pour 17 millions de foyers. Héritage des annonces d’Emmanuel Macron au lendemain de la crise des gilets jaunes. Au-delà de cette baisse d’impôts, plusieurs taxes vont égale- ment disparaître. La taxe d’habita- tion pour les résidences principales, supprimée progressivement jusqu’en 2020 pour 80 % des foyers français, ne sera bientôt plus applicable du tout puisque les 20 % restants en seront progressivement exonérés également entre 2021 et 2023. Dans son sillage, une vingtaine de taxes à faible rende- ment disparaissent en 2020, même
  loi pacte
elle facilite vraiment la vie des entreprises
Le point « Mieux partager la valeur créée par les entreprises avec les sa- lariés », voilà l’objectif affiché du gouvernement. Au-delà des privati- sations qui ont défrayé la chronique en 2019, le gouvernement joue indu- bitablement la carte des entreprises, mais insiste sur leur responsabilité sociale. Avec la notion de RSE – Res- ponsabilité sociale des entreprises – placée au cœur. Une façon de dire aux entreprises qu’elles ne peuvent plus envisager leurs profits sans pen- ser à leur impact social. Adieu Code Napoléon.
Mais au-delà de ce changement de paradigme, le gouvernement veut alléger, non pas les obligations des entreprises, mais leur mise en appli- cation. La loi Pacte si bien nommée annonce la couleur par son sigle : Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises. Harmonisation des seuils sociaux, réduits à trois : 11, 50 et 250 salariés. La méthode de calcul de l’effectif des entreprises est réduite à la règle de la Sécurité sociale pour le calcul et le re-
 24 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[                      dans la gestion de votre entreprise.
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]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
 2 Métropoles :
quels poids, quels projets ?
On parle désormais de « métropolisation ». Remaniées et renforcées dans leurs missions par les lois Maptam (2014) et NOTRe (2015), les métropoles organisées autour des grandes villes de France et de Navarre concentrent les principaux pôles d’activité, d’emploi et d’innovation. Entre ambitions pour le territoire et projets de développement, tour d’horizon (non exhaustif !) de ces « super- intercommunalités». ADAMBeLGHiTiALAOUi
Bordeaux Métropole,
vers une panne d’attractivité ?
la capitale aquitaine est habituée à truster les premières
places des classements d’attractivité des grandes villes
et métropoles françaises (en tête de l’indice « great place
to work » depuis six ans), ses problématiques de circulation
et de logement sont de plus en plus dénoncées par ses habitants. Victime
de son succès en quelques sortes, Bordeaux attire toujours les cadres mais
les millenials lui privilégient désormais Lyon et Paris. Une attractivité que Bordeaux Métropole entend bien relancer via une série de projets d’ampleurs, à l’instar du
pont Chaban-Delmas reliant les deux rives de la Garonne ouvert en 2013. Et en s’appuyant sur ses ressources : 28 communes, 750 000 habitants,
1126 km d’aménagements cyclables, 4 pôles de compétitivité, 420 000 emplois, 38 000 entreprises... Parmi les grands projets de la métropole, l’Opération d’Intérêt Métropolitain (OIM, désigne des territoires prioritaires de développement économique sur la métropole) Bordeaux Aéroparc vise notamment
le développement d’une filière d’excellence
aéronautique-spatial-défense et la création de
10 000 emplois d’ici à 2030, au sein d’un quartier de 400 hectares autour de l’aéroport de
Bordeaux Mérignac. L’autre grand chantier, c’est celui de la mobilité et de l’extension des lignes de tramway (investissement de près d’1 milliard de dollars et 33 km de lignes supplémentaires). L’objectif : 200 millions de voyageurs à l’horizon 2020. Nous voilà en 2020, rendez-vous l’année prochain pour faire les comptes.
Toulouse Métropole, jeune et active
La métropole toulousaine, ses 37 communes et ses plus de 760 000 habitants réunissent plus de la moitié de la population de Haute-Garonne. Forte notamment d’une filière aéronautique et spatiale modèle (un salarié sur cinq travaille pour une entreprise de l’aérospatial), Toulouse Métropole compte près de 450 000 actifs en situation d’emploi, dont 400 000 salariés. Et Toulouse attire. En moyenne 5 600 nouveaux résidents se laissent convaincre chaque année par l’image d’une métropole jeune et active, qui présente un solde naturel important et un rajeunissement progressif de la population. Autre gage d’attractivité : l’annonce d’une nouvelle gestion de l’eau sur la métropole, confiée à Veolia et Suez, qui permet une baisse de un euro du tarif du m3 d’eau (de 3,9 euros à 2,91 euros). Une dynamique que Toulouse Métropole s’apprête à cultiver en 2020, forte d’un budget d’1,8 milliard d’euros (dont 800 000 millions d’euros d’investissement). Dans
la foulée des grands projets aboutis en 2019 (place Saint- Sernin, parvis de Matabiau...), 2020 s’annonce à son tour riche en nouveaux chantiers. Parmi lesquels le nouveau quartier Jolimont, qui doit accueillir 1 200 logements en 15 ans et pour lequel l’État a cédé la surface foncière à Toulouse, ou encore la future Halle gourmande, prévue pour 2021 dans le quartier de la Cartoucherie. Ce n’est pas le dynamisme qui manque dans la ville rose.
île‐de‐Franc
   nouvelle aquitaine
 Occitanie
 26 | février 2020 ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ Métropole du Grand Paris, le chantier du siècle
À métropole particulière statut particulier. Le Grand Paris, présidé par Patrick Ollier, est depuis la loi Maptam de 2014 un EPCI (établissement public de coopération intercommunale) à fiscalité propre. En quelques chiffres, le Grand Paris c’est : 130 communes + Paris, 7,2 millions d’habitants, 814 km2, un conseil métropolitain de 209
en couverture
entreprendre & innover
   élus, 25 % du PIB national, près de 750 000 entreprises et 4,1 millions
d’emplois (1er bassin européen).
Le Grand Paris c’est aussi un projet :
faire de la capitale une « ville- monde ». Projet amorcé dès 2007 et construit autour de
trois enjeux : les transports urbains, le logement
durable et le développement économique, avec la tenue
des JO 2024 comme premier
défi majeur. Mais projet qui
avance au ralenti, au gré des reports et de réévaluations budgétaires. Le Grand Paris express et ses 200km de lignes prévus pour désengorger le trafic et désenclaver les banlieues, ne devrait pas aboutir
avant 2030 (ouverture des premières lignes en 2024). Reste que les retombées s’annoncent nombreuses. Outre les 15 000 emplois directs qui doivent être créés et l’objectif de la neutralité carbone pour 2050 (le chemin est encore long...), la CCI d’Ile-
de-France prédit un gain de 140 milliards d’euros pour le PIB national et plus de 60 milliards d’euros de recettes publiques par an à l’horizon 2030. Le Scot métropolitain (Schéma de cohérence territorial), document de référence du projet doit être approuvé à l’automne 2020, après concertation publique. Dans une année marquée par les élections municipales à venir et annoncée comme celle de la montée en puissance des avancées du Grand Paris, la métropole francilienne aura décidément du pain sur la planche.
  Auvergne Rhône‐Alpes
PACA
Métropole de Lyon, attractivité et ambitions intactes
Sacrée métropole la plus attractive de France en 2018 (enquête RégionsJob-ParisJob), seconde métropole la plus attractive pour les investisseurs internationaux (Baromètre EY) et 1e ville française où il fait bon entreprendre (Palmarès des villes l’Express 2019), Lyon fait office de poids lourd national. Et se distingue par son statut de collectivité territoriale. La capitale des Gaules, première agglomération industrielle hors Ile-de-France
et leader européen des nouvelles mobilités, rassemble
1,4 million d’habitants, 74,6 milliards d’euros de PIB et plus
de 170 000 entreprises. Preuve de son dynamisme, près
de 16 000 emplois ont été créé dans la métropole en 2019.
Parmi les grands projets lyonnais, le quartier de la Part-
Dieu, 2nd pôle tertiaire français (1 000 000 m2 de bureaux) qui
mélange innovation urbaine et mixité des aménagements,
accueillera en 2020 le chantier du futur plus grand centre
commercial urbain d’Europe (32 000 m2 et 80 boutiques
supplémentaires d’ici à 2023). Pour 2020, le budget de la
métropole, 3,4 milliards d’euros (dont 2,4 milliards alloués au
fonctionnement et 1 milliard d’euros d’investissement), se veut être à la hauteur des ambitions. Année électorale oblige, 2020 sera un tournant pour la métropole lyonnaise. Ses habitants voteront deux fois, pour leur prochain maire, et pour le prochain président de la métropole. Il s’agit de la première élection du conseil du Grand Lyon au suffrage universel direct.
Métropole d’Aix-Marseille Provence, horizon 2040
La dernière métropole à statut particulier et à fiscalité propre, et la seconde métropole de France, se nomme Aix-Marseille. Avec 1,9 million d’habitants, 255 km de littoral, plus de 150 000 entreprises et un pôle de recherche publique très fournit (4 500 chercheurs, le 2nd de France après Paris), la métropole présidée par Martine Vassal ne manque pas d’arguments. Pour répondre aux enjeux qui jalonnent les six territoires et intercommunalités réunis sous la bannière d’Aix-Marseille, la métropole provençale
a, comme ses homologues, lancé son Schéma de Cohérence Territoriale (Scot). Lequel encadre les futurs Plans Locaux d’Urbanisme Intercommunaux (PLUI), qui s’appliqueront aux différents territoires, et définit un projet stratégique jusqu’en 2040. 2019 fut l’année de l’élaboration du Projet d’Aménagement
et de Développement Durable (PADD), qui entend s’appuyer sur la richesse environnementale du Pays d’Aix pour l’inscrire dans une logique
« écoresponsable conciliant proximité et attractivité ». Le tout à l’horizon 2030.
Prochaine étape en 2020 : éditer le
Document d’Orientation et d’Objectifs (DOO, que de sigles !), qui regroupera les outils réglementaires nécessaires pour atteindre les objectifs du
PADD. Jusqu’à l’arrêt du projet en 2021 et son approbation en 2022, après consultation publique. Reste que le budget de la métropole, très endettée, est revu à la baisse pour 2020 (1,1 milliard d’euros de fonctionnement et 645 millions d’euros d’investissements).
  ecoreseau.fr février 2020 | 27
e
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
3 Comment prend-on sa retraite sur la planète, si on la prend...
ÉTATS-UNIS
Système obligatoire
La cotisation pour une pension de retraite aux États-Unis via une caisse de sécurité sociale est obligatoire. La pension est calculée sur les revenus tout au long de la carrière. Âge de départ : 62 ans. Les revenus issus de
la retraite sont relativement faibles : quelque 40 % du salaire. Un système de capitalisation est encouragé avec un avantage fiscal, lié à l’article 401
qui stipule que les Américain/es sont imposés sur ce qui leur reste après cotisation. Si vous gagnez 2 000 dollars et cotisez à hauteur de 500 dollars, vous êtes imposé sur les 1 500 dollars restants.
MEXIQUE
Usine à gaz
Employeurs et salariés versent des cotisations égales à un pourcentage de salaire, auxquelles s’ajoute une contribution de l’État, sur un compte individuel, géré par des fonds de pension (les Afore). Le salarié verse une cotisation supplémentaire de 5 % sur un compte d’épargne logement, au régime « Infonavit ». Si le capital logement constitué n’est pas utilisé, il vient grossir le capital retraite au moment du départ. Autre originalité, l’État verse pour chaque jour de cotisation et sur tous les comptes individuels de retraite une somme déterminée, nommée cuota social [cotisation sociale], indexée sur l’inflation. Le système de retraite s’avère d’une complexité inouïe avec plus de 1 000 sous-systèmes distincts ! Seuls 31 % des Mexicain/es cotisent suffisamment pour recevoir une retraite, 2,5 millions d’individus ne bénéficient d’aucune pension. L’âge de départ est de 65 ans.
28 | février 2020 ecoreseau.fr
koweit
retraite à 50 ans !
Le Koweit offre une pension de retraite sans condition d’âge, si l’on dispose de 20 années d’assurance. L’on peut se retirer dès 50 ans. Cher pétrole...
en couverture
 En France, la réforme de l’institution d’après-guerre, sacro-sainte retraite par répartition, bloque tout un
pays. Mais au fait, ça se passe comment, dans le reste du monde ? Un constat, chaque pays tente de trouver une solution. Selon l’Observatoire des retraites, personne ou presque ne détient la recette. Dès lors que les populations vieillissent et que la croissance économique ne se montre pas suffisamment soutenue, l’équation ne « tient » plus. PATriCe reMeUr
     inde
Très rares retraité/es
Sur les 321 millions de salariés que compte l’Inde, seuls 37 millions seraient couverts par un système de retraite (11,53 %). Les Hindous ne bénéficient pratiquement d’aucune protection sociale. Plus de 300 millions de personnes vivent avec moins d’un dollar par jour.
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[ suède
Double mixte
Le régime suédois dispose de deux régimes obligatoires. L’un de retraite par répartition, l’autre construit sur des éléments de retraite par capitalisation. L’âge de départ est de 65 ans.
Le système général est financé par une cotisation de 18,5 %
du salaire, partagée entre les salariés et les employeurs, et répartie en deux tranches, la première de 16 % allouée à un système par répartition et la seconde de 2,5 %, capitalisée dans des fonds de pension. Les hauts revenus connaissent un plafonnement qui écrête tout droit complémentaire. Les points fluctuent en fonction de la démographie et de la conjoncture.
en couverture
entreprendre & innover
    japon
vieux retraités/es
Le cumul emploi retraite est encouragé et correspond à la conception des Japonais/es. Les salariés sont libres de continuer à cotiser au régime vieillesse jusqu’à... 70 ans. Dans la conception japonaise, c’est surtout un besoin d’utilité sociale qui pousse les individus à payer sans fin...
Un sondage réalisé en 2012 pour le gouvernement japonais confirme que cet état d’esprit reste dominant. Un tiers des Japonais/es souhaitent travailler jusqu’à 65 ans, un autre tiers désire poursuivre jusqu’à 70 ans et plus, et 37 % disent vouloir travailler le plus longtemps possible...
CHINE
Jeunes retraité/es
Les femmes partent à 55 ans et les hommes à 60.
Le système de retraite repose sur l’État qui fixe les grandes orientations. Les retraites sont gérées par des caisses locales qui ne sont pas solidaires entre elles. Le régime est très disparate à cause des différences démographiques, économiques, selon les zones développées ou rurales...
Au régime de base obligatoire peut s’ajouter un régime complémentaire dans les entreprises « financièrement solides » qui remplissent déjà
leurs obligations de base. Elles ont institué un mécanisme de négociation collective. La gestion, en capitalisation, est assurée par une caisse de retraite agréée par l’État.
     afrique
Pour quelques maigres retraites
C’est en Afrique subsaharienne que l’on constate les taux de couverture les plus faibles sur un continent aux populations peu protégées. D’après le Bureau international du travail et l’Association internationale
de la Sécurité sociale, à peine plus de 5 % des actifs au sud du Sahara contribuent effectivement à un régime de retraite. Ils sont près de 30 % au nord. En théorie, les régimes devraient couvrir 35 % de la population en âge de travailler au nord et 14 % au sud. Près de 30 % des personnes âgées, perçoivent une pension au nord et 15 % au sud.
 ecoreseau.fr février 2020 | 29
le chat de
]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
grand angle
Comprendre comment ces bases de données infalsifiables bouleversent déjà
Blockchain : elle est entr
 « La blockchain – chaîne de blocs – est une base de données dans laquelle les données sont stockées et distribuées sur un grand nombre de machines à puissance de calcul élevée. Toutes les écritures passées dans ce registre sont visibles de l’ensemble des utilisateurs, depuis sa création. » Définition de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Au départ associée au sulfureux bitcoin, la technologie blockchain s’immisce déjà dans notre vie. Et la plupart du temps, nous ne le savons pas !
Vous ne savez guère, par exemple que les poulets, les œufs ou les fruits et légumes
sont tracés et enregistrés dans une blockchain pour garantir leur qualité et faciliter la gestion de l’approvisionnement chez Carre- four.
La blockchain devient égale- ment un socle structurant pour les villes dites intelligentes : Bouygues a mis en place à Lyon Confluence une chaîne de blocs pour gérer l’information de sa consommation énergétique mais aussi carrément partager l’énergie. Demain, la technologie « comptera », « transférera » les échanges de biens, de services, de consommation, de productions d’énergie et autres contenus et les « monétisera ».
Objectif : fluidifier la ville, prendre des décisions instan- tanées à l’aide des votes des habitants. Orange ou l’État de Virginie aux États-Unis l’ont ex- périmenté...
Samsung travaille sur l’auto- matisation des remplacements de pièces défaillantes ou des maintenances prédictives depuis les informations collectées dans un appareil électroménager. La technologie blockchain déclenche des actions de commandes ou de réparations de manière automatique, sans intervention humaine.
Plusieurs assureurs l’utilisent pour enregistrer les données de transports, météorologiques ou les facteurs d’un environnement. Selon les paramètres de retards d’un avion, d’intempéries, de dé- gâts matériels ou attaque cyber... une indemnisation est automati- quement déclenchée dès lors que le phénomène survient, le tout sans
30 | février 2020 ecoreseau.fr
aucune intervention humaine.
Les médicaments, actes médi- caux ou ordonnances... seront garantis et sécurisés. Les échanges d’informations fluidifiés entre les professionnels et les parties pre- nantes. Plus d’intermédiaires et à
la vitesse de la lumière...
Inverser les modèles économiques
Ce sont encore des chaînes de blocs qui contrôlent la qualité des données injectées dans des systèmes d’information ou au sein des intelligences dites arti- ficielles : elles tissent un réseau d’irrigation sûr. De quoi, autres exemples, mesurer sans erreur le temps passé par un écolier à apprendre ses cours depuis un navigateur Internet tel que Brave et le récompenser avec des jetons pour l’acquisition de produits ou services. Cette émission de jetons, mine de rien, va inverser des mo- dèles économiques actuels en valo- risant des ressources disponibles inexploitées ou des ressources de matières premières jusqu’alors utilisées et vendues : Iexec met à disposition des puissances de calculs utilisées de nos PC/Mac contre rémunération. EcoCoin lie la monnaie à un... arbre. Au lieu de créer de la valeur et des reve- nus sur l’abattage d’un arbre, cette devise lancée le 22 octobre 2015 par une équipe de Néerlandais au profit du développement durable renverse le flux : vous gagnez des « EcoCoin » à préserver les arbres et à les planter. Vous pouvez les dépenser pour acquérir des produits « verts ». Cette même mise en place de monnaie vir- tuelle dans la finance vise à réa- liser des transactions bien réelles traduites en « vrai argent » dans le bilan des sociétés.
Vers un monde automatique
On s’est un temps affolé au- tour du libra créé par Facebook. Mais à bas bruit, la blockchain offre une multitude de nouveaux usages qui transforment de ma- nière invisible notre quotidien. Au fur et à mesure de la montée en puissance du numérique dans l’ensemble des infrastructures, ré- seaux, activités humaines et ma- chines, la technologie blockchain innove. De façon majeure. Les
capteurs, les machines, les ap- pareils connectés, la technologie DAO (organisation autonome décentralisée qui fournit des so- lutions de coordination entre appareils ou IA et opérateurs humains), les socles d’infrastruc- tures tels que la plate-forme singularityNET – l’intelligence artificielle as-a-service propul- sée par le lancement d’une cryp- tomonnaie – concrétisent au quotidien la décentralisation : les connexions des IA vont ou-
Cette émission de jetons, mine de rien, va inverser des modèles économiques actuels en valorisant des ressources disponibles inexploitées ou des ressources dematièrespremièresjusqu’alors utilisées et vendues : la devise EcoCoin vous fait gagner de l’argent si vous préservez les arbres
et les plantez.
       é
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[ nos échanges
e dans le quotidien !
vrir l’accès aux données véri- fiées et aux outils en temps réel. Traduction de cette lame de fond ? De nouveaux modèles d’entre- prises, automatisées, autonomes et intelligentes, vont émerger. Des tarifications, produits ou services en temps réel seront la norme. Des robots, drones ou voitures encore plus autonomes vont non seule- ment circuler, mais aussi réaliser des paiements ou des transactions pour nous ou encore réaliser des contrats ou des conseils en notre nom, à l’image du projet singula- rityNET et Cisco. « Pour nous » et « En notre nom » ne signi- fient pas à notre place, sans notre consentement... Avec la sécurité apportée par la blockchain, les véhicules ou objets communi- queront de manière fiable avec les multiples réseaux. Assez pour prendre des décisions en autono- mie, tout en respectant les para- métrages de limites. Les informa- tions ainsi identifiées vont nourrir toutes les interactions dans des ré- seaux et technologies sécurisées.
Pour comprendre enfin ce qu’est une chaîne de blocs...
Derniers arbitrages
Alors, le « meilleur des mondes » ? Un peu, si l’on considère que nos modèles constituent déjà les meil- leurs mondes et que la technolo- gie des chaînes de blocs va les op- timiser. Mais même dans ce cadre idéologique discutable, quelques inconnues subsistent qu’il faudra lever avant de déployer la techno- logie à grande échelle. La capacité de la blockchain à fonctionner en grands volumes tout en restant décentralisée reste pour l’instant impossible.
Autre limite : la confidentialité des données, y compris données personnelles. Comment la tran- saction, par nature immuable et intouchable, sera-t-elle compa- tible avec l’exigence européenne du Règlement général des don- nées personnelles (RGPD) ? Si je ne veux pas que mon nom appa- raisse et soit exploité d’une façon ou d’une autre, comme lorsque j’achète un produit en ligne, il me faudra aujourd’hui recourir à un logiciel de fonction cryptogra- phique avancée comme Cleopa- tra ou supprimer par un moyen ou un autre l’accès par un tiers à mes données en supprimant la clé secrète. La Cnil planche ac- tivement sur cette « approche du droit à l’effacement » comme sauvegarde de la compatibilité avec le Règlement européen. Tout est affaire de distinguo entre une transaction immuable et une transaction rendue illisible pour des tiers (sauf à imaginer que la transaction anonymisée reste accessible aux entités légitimes dans un registre privé). Bref, l’im- muabilité est incompatible avec l’effacement total. Sans parler des difficultés liées à la portabilité des données ou leurs modifications...
Mais dès lors que la technologie se hissera au stade de socle d’in- frastructure, comme la distribu- tion d’électricité, toutes ces zones d’ombre seront résolues.
Progrès et limites
Pour l’heure, il existe une multi- tude de blockchains.
• Les « publiques » sont accessibles à tous depuis des sites comme blockchain.com. Les transactions, transparentes, autorisent à faire
valoir les droits liés à l’empreinte enregistrée dans le système. Tout le monde est à même de créer une transaction et de participer au processus de validation des blocs. • Les blockchains « à permission » ne sont accessibles qu’aux per- sonnes amenées à participer au processus d’approbation ou à mener des transactions.
• Les blockchains « privées » restent sous le contrôle d’un ac- teur qui assure seul la maîtrise de la participation et de la validation. Il est possible dans ce cas de les recharger ou de les modifier et constituer alors des bases de don- nées distribuées « classiques ».
Le choix des chaînes s’ana- lyse comme un compromis entre la confiance, l’efficacité, les fonctions et l’évolution. Une blockchain publique est fiable mais non évolutive, alors qu’une blockchain privée se révèle moins fiable mais évolutive.
La technologie automatise les trois fonctions clés de sécurité : validation, sauvegarde et préser- vation de toute transaction sans aucune intervention de tiers. Comment est-ce possible ? Le sys- tème décentralisé dans des mil- liers de machines à puissance de
calcul et dotées d’un algorithme cryptographique compare immé- diatement les modèles d’informa- tions contenus dans un « bloc ». Si le modèle n’est pas conforme dans la majorité des cas, la modifica- tion est rejetée sans intervention humaine. C’est notamment ce qui donne sa force à cette technologie, quasi infalsifiable. En outre, son piratage serait coûteux, visible et anéantirait immédiatement l’in- térêt du système.
Il restait le reproche de la limite de la vitesse des transactions : c’est réglé. La chaîne australienne Lightning Network, un système d’exploitation de la blockchain, offre la possibilité d’une mise à grande échelle des blockchains publiques.
Restent des écueils démontrés par des chercheurs : failles de sé- curité et coût énergétique de la blockchain. Un dollar en crypto coûte plus cher en énergie qu’un dollar de cuivre ou d’or. Mais l’avantage de sa totale dématéria- lisation le fait circuler à la vitesse électronique. Or, temps, c’est... PATriCe reMeUr
grand angle
entreprendre & innover
 Rappel de la définition
de la Cnil, citée plus
haut : « La blockchain – chaîne de blocs – est une base de données dans laquelle les données sont stockées et distribuées sur un grand nombre de machines à puissance
de calcul élevée. Toutes les écritures passées dans ce registre sont visibles de l’ensemble des utilisateurs, depuis sa création. »
Il s’agit d’une technologie sans organe central de contrôle comme le réseau Internet. Les données sont éparpillées. But : échanger de la valeur et de l’information.
Quelle que soit la quantité d’informations,
un système de signature électronique réduit le tout à 32 caractères, système dit de « hachage ». Il
en découle un numéro strictement unique. Ce numéro est la certitude de l’information. Une seule modification d’un seul pixel change le numéro. Seuls trois acteurs accèdent à la blockchain. Les « accédants », qui disposent d’un droit de lecture et d’obtention d’une copie de la chaîne. Les « participants », qui ont un droit d’écriture (la création d’une transaction qu’ils soumettent
à validation). Les
« mineurs » (le minage via son ordinateur), qui valident une transaction
et créent les blocs en appliquant les règles
de la blockchain afin qu’ils soient validés par la communauté. Seul
le « détournement des mineurs » (rien à voir avec la pédophilie !)
est de nature à falsifier la blockchain. Mais la manipulation serait visible. Certes, les ordinateurs quantiques qui cassent toutes les clés de cryptographies – en développement rapide – pourraient changer la donne sur la blockchain. À moins d’utiliser le quantique pour passer directement à la sécurité post-quantique...
ecoreseau.fr février 2020 | 31
à
é
]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
Élections municipales, championnat d’Europe de foot, ouverture à
la concurrence pour la SNCF... 2020 sera riche dans ce pays meurtri par 45 jours de grèves, symptômes d’un besoin de violences plus que revendications fléchées. Dates choisies pour calendrier éclectique.
Repères 2020
le respect des exigences environ- nementales s’invite au cœur des débats. Dès avril 2020, la Commis- sion européenne présentera d’ail- leurs sa stratégie européenne pour verdir la Politique agricole com- mune (PAC).
Mars
• Le scrutin des élections munici- pales de mars s’annonce plus in- décis que jamais. Car si les partis traditionnels ont été atomisés par l’ascension de la République en Marche, le parti de Macron n’exis- tait pas aux dernières élections. Il ne compte donc aucun maire élu. Dans nombre de grandes villes, Bordeaux, Marseille..., les enjeux sont donc colossaux et l’incertitude totale. C’est le cas à Paris, avec deux figures clés de LREM (Benjamin Griveaux et Cédric Villani) qui défient Anne Hidalgo et Rachida Dati.
Mai
• La célébration, le 8 mai, des 75 ans de la capitulation de l’Alle- magne nazie, revêt cette année une portée géopolitique particulière. Et pour cause : Emmanuel Macron ira à Moscou pour ces commémo- rations de la victoire de l’Armée Rouge. Les Russes accordent la plus haute importance à ces célé- brations qui ont été boudées par les
Janvier : mesures phares pour les entreprises, en vigueur depuis le 1er janvier dans le cadre de la loi Pacte.
Juin
• Les champions du monde fran- çais de football connaîtront un parcours difficile à l’Euro 2020, dès le 16 juin, date de leur entrée en lice dans le groupe F. Un match contre l’Allemagne pour commencer, contre le Portugal pour terminer... Entre les vainqueurs du Mondial 2014 et les tenants du titre euro- péen, les Bleus devront employer les grands moyens pour se quali- fier aux huitièmes de finale de ce championnat d’Europe de football.
Septembre
• C’est l’autre grande campagne de l’année 2020 : les élections sénato- riales fin septembre marquées par le renouvellement de 178 sénateurs sur 348. Si les sénateurs ne sont pas directement élus par les électeurs, ils le seront par de « grands élec- teurs » : délégués des conseils mu- nicipaux, les maires et souvent le premier adjoint en tête. C’est dire si l’enjeu des prochaines municipales est de première importance pour les sénateurs sortants.
Novembre
• Après l’échec de la COP 25, vi- vement la COP 26 ! Organisée en Écosse, à Glasgow, cette 26e confé- rence des Nations unies sur les changements climatiques concré- tisera-t-elle le premier accord uni- versel signé en la matière en 2015, à Paris, lors de la COP 21 ? Alors que les signataires ne sont pas par- venus, depuis, à s’entendre sur des mesures décisives pour réduire les émissions de CO2, les politiques français seront largement atten- tifs aux échanges de cette COP 26. Élections municipales obligent, de nombreux maires appellent d’ores et déjà à l’organisation de COP 26 territoriales partout dans l’hexa- gone.
Décembre
• La bataille du rail commence en- fin, elle va mettre un terme aux 82 ans de monopole de la SNCF sur les lignes françaises ! Les services dits conventionnés tels que les TER ou les Intercités sont les plus concer- nés par cette libéralisation qui a dé- buté dès fin 2019. Pour les services commerciaux des TGV, cette libé- ralisation devrait commencer dès le 14 décembre 2020. Un sujet qui divise les régions françaises : mé- fiance des unes quand d’autres sont galvanisées par la promesse d’une baisse des coûts.
SéLeCTiON ASSUrée PAr CHArLeS COHeN
société
 Chaudes heures en France
      Janvier er
• Depuis le 1 janvier et jusqu’au 31 décembre, deux villes françaises sont sous le feu des projecteurs. Lille, élue capitale mondiale du design 2020, a décroché ce titre re- cherché, attribué tous les deux ans, pour la valorisation réussie de son potentiel design propre à booster son développement local.
• Toujours dans les Hauts-de- France, la ville d’Amiens s’impose, elle, cette année, comme la capitale européenne de la jeunesse. Après deux premières tentatives, la troi- sième aura été la bonne pour cette cité forte de 50 000 jeunes. Deux bonnes nouvelles pour une région française loin d’être épargnée par les difficultés économiques.
• Seuils d’effectifs des entreprises regroupés sur 3 niveaux (11, 50, 250 salariés), réduction des tarifs de formalités au Répertoire des mé- tiers, mise en place définitive de la sécurité sociale des indépendants, réduction d’impôt aménagée pour le mécénat... Mesures phares pour les entreprises, en vigueur depuis le 1er janvier dans le cadre de la loi Pacte.
• Le 31 janvier, après près de trois ans d’attente, le Brexit est devenu
32 | février 2020 ecoreseau.fr
réalité, presque. Car une période de transition s’ouvre jusqu’à la fin 2020 : le Royaume-Uni – sorti des institutions européennes – conti- nuera de vivre selon les règles de l’Union. Avec une possible exten- sion de cette transition durant un ou deux ans ! D’ici là, le flou reste entier quant au scénario de sortie : Brexit avec accord commercial ? Ou véritable « no deal » ? Une ques- tion cruciale, même pour les pays voisins. La France en tête qui au- rait encore plus à perdre en cas de Brexit brutal : une facture estimée à 3 milliards d’euros de pertes d’ex- portations.
février
• Le salon de l’Agriculture de Paris battra son plein du 22 février au 1er mars, dans un contexte tendu. Face « à un modèle agricole fran- çais arrivé à bout de souffle », selon la ministre de la Transition écolo- gique Élisabeth Borne, la question du « produire autrement » dans
Occidentaux depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Un geste fort en faveur de la normali- sation des relations bilatérales entre la France et « le pays de Poutine ».
Complexes élections parisiennes, marseillaises, lyonnaises...
    Pas moins de 17 élections à Paris le
15 mars au premier
tour. Les Parisiens votent par secteurs. Le secteur Paris Centre regroupe les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements. Les autres correspondent aux 16 autres. Une liste de secteur qui obtient la majorité (absolue au premier tour ou relative au second tour) se
voit attribuer la moitié des sièges. L’autre se
répartit entre toutes les listes qui auront recueilli 5 % des suffrages exprimés (y compris la liste parvenue en tête, vous suivez toujours ?). Les 163 conseillers de Paris élus éliront alors le maire – des alliances se formeront pour obtenir une majorité. Nouveau ? Pas du tout. Cette mécanique complexe remonte à 1982 pour Paris, Marseille et Lyon.
 ]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[ Un programme inouï d’investissements « verts »
société
entreprendre & innover
 La Commission européenne veut reprogrammer nos sociétés en danger climatique
« Devenir le premier continent climatiquement neutre au monde d’ici à 2050 est le plus grand défi et la plus grande chance de notre temps », explique la Commission européenne. C’est l’ambition du Green deal européen, présenté en décembre 2019. La Commission que préside Ursula von
der Leyen devrait rendre une première proposition d’ici au printemps. Des milliers de milliards d’euros seront investis par les États membres et l’Europe pour reprogrammer notre société. Ça vaut le coup de se pencher sur cette grande vague
Lverte européenne.
a Commission a choisi la bourse et la vie pour ten- ter de bâtir une société durable. Ce sont plus de
260 milliards d’euros d’inves- tissements annuels supplémen- taires par an qui vont compléter les milliards déjà libérés. Selon les estimations, les besoins mondiaux vitaux pour la transition environ- nementale pourraient atteindre 90 000 milliards de dollars sur les quinze prochaines années, uni- quement pour les nouvelles in- frastructures vertes.
À ces chiffres, s’ajoutent les be- soins en produits et services nou- veaux et se retranchent les pertes évitées liées aux pollutions et ca- tastrophes climatiques. Le marché du siècle est en construction pour le meilleur et pour éviter le pire.
Les entreprises et start-up sont concernées au premier chef. Elles vont bénéficier de cet argent pour inventer la société de demain avec de nouveaux produits et services, tout en accompagnant le change- ment de comportement. Tout est à reconstruire et à repenser !
Repenser nos constructions
Ce sont les entreprises du bâtiment qui vont bénéficier des mesures prioritaires liées à la rénovation et à la construction de bâtiments propres et durables. Les bâtiments sont actuellement responsables de 40 % des consommations énergé- tiques. Il faut les transformer au plus vite. La Commission va ré- viser la conception des bâtiments
cloud, blockchain...) pour porter cette mutation.
Doper les innovations
de rupture
« Le Conseil européen de l’inno- vation consacrera des fonds, des investissements en fonds propres et des services d’accélération d’entreprise aux jeunes pousses et aux PME à fort potentiel pour leur permettre de mettre en place une innovation radicale, en lien avec le pacte vert, qui puisse être
taux plus important pour abaisser la demande.
L’Europe va également suppri- mer les subventions en faveur des combustibles fossiles et déplacer la charge fiscale vers la pollution (la France subventionne encore bien plus les énergies fossiles que les renouvelables). La fiscalité des transports, carburants, énergies... devrait également se voir ajustée. La lutte contre l’écoblanchiment va être mise en place.
Un plan d’actions baptisé « De
neufs et rénover des millions de logements pour répondre aux en- jeux. Elle souhaite, par ce biais, doper l’économie circulaire et uti- liser le numérique pour améliorer la gestion des bâtiments et la rési- lience au climat.
La durabilité intégrée dans l’ensemble de la société. L’Europe ambitionne également d’injecter la durabilité dans toutes les activités. L’un des leviers pour y parvenir est le drainage imposé des investissements des banques vers des activités plus propres et durables. Le fléchage des fonds vise à valoriser des entreprises ou actifs « propres ». Et enclencher le renoncement des entreprises aux activités nocives.
Des financements spécifiques seront déployés pour accélérer les innovations et la modernisation de la société.
L’obligation pour les entre- prises de fournir des données et informations extra-financières se verra renforcée pour accroître la confiance et la connaissance des investisseurs et des consomma- teurs.
Le numérique, vecteur d’opti- misation des ressources et des ca- pacités, constitue l’un des socles de cette transition. La Commis- sion entend « améliorer les perfor- mances du secteur numérique en tant que tel dans les domaines de l’efficacité énergétique et de l’éco- nomie circulaire », mais également utiliser toutes les technologies (IA,
La Commission a choisi la bourse et la vie pour tenter de bâtir une société durable. Ce sont plus
de 260 milliards d’euros d’investissements annuels supplémentaires par an qui vont compléter
les milliards déjà libérés.
     développée rapidement à plus grande échelle sur les marchés mondiaux », affirme la Commis- sion. De nouveaux modèles d’en- treprises fondés sur la location et le partage de biens seront encou- ragés.
Une TVA verte
Autre levier de la transforma- tion : la fiscalité. Pour inciter les entreprises, les producteurs, les utilisateurs, les consommateurs à changer rapidement leurs compor- tements, la Commission demande au Conseil d’adopter la proposition sur la TVA. Elle envisage un taux réduit pour les produits et services durables ou propres. Par exemple, la production de fruits et légumes biologiques bénéficierait d’un taux favorable quand les activités polluantes seraient soumises à un
la ferme à la table » cherche à ga- rantir une chaîne alimentaire plus durable.
Un nouveau plan en faveur de l’économie circulaire visera à dé- velopper de nouveaux marchés de produits neutres pour le climat. Des mesures cibleront aussi les entreprises des secteurs les plus consommateurs en ressources comme la construction, le textile, l’électronique et les matières plas- tiques... pour diminuer drastique- ment les pollutions.
« Simultanément, gérer la tran- sition conduira à des changements structurels considérables dans les modèles d’entreprise, les besoins en compétences et les prix rela- tifs », prévient la Commission. Entreprises et individus doivent désormais innover ! De par les textes ! PATriCe reMeUr
ecoreseau.fr février 2020 | 33
]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
l’œil décalé
  Opération 15 000 sextoys gratuits
sure désormais la meilleure pro- gression de l’empire Dorcel, plus que le « porno », au chiffre d’af- faires étal. « La consommation de porno payant évolue peu », confirme Gregory D. Le sextoy, en revanche, connaît des scores à la hauteur de la conquête du plai- sir pour les femmes. Et l’industrie s’est adaptée à cet engouement li- bérateur. « Ça a commencé par le fameux canard vibrant distri- bué chez Sonia Rykiel, raconte l’héritier de l’empire. Ce ne sont plus des phallus de plastique très moches vendus en catimini dans un sexshop derrière un rideau rouge. Le marché n’a pas vrai- ment explosé, il n’existait pas. Il est né. Le schéma type, c’est un homme qui aimerait bien acheter un sextoy pour sa partenaire mais qui n’ose pas – dans 75 % des cas, c’est la petite chanson de “si ma/ mon partenaire me le proposait, je le ferais avec elle/lui”. Autre- ment dit, tout le monde attend que le partenaire propose. Tout l’enjeu de nos dix prochaines années de commercialisation est là. » Comme business plan cul, c’est clair. Dorcel sait ce qu’il veut : donner l’envie d’avoir en- vie.
Fermons les sexshops, entrons dans les loveshops Restait à décomplexer les Fran- çais/es. Dorcel dégaine des armes modernes, à l’image de la très réussie campagne OrgasmeMoi. Autre mode de buzz, le « news- jacking », truc favori de l’entre- prise. Le principe est simple : surfer sur une actualité ou un buzz de manière humoristique et créer un buzz sur le buzz. D’une simple blague sur Twitter à pro- pos d’une info jusqu’à la réap-
réseaux sociaux les plus influents jusqu’aux pages des magazines féminins les plus branchés. « On gagne à chaque fois plus de ter- rain. »
Et ces opérations deviennent de vrais cas d’école ! À l’instar de la campagne #SansLesMains, Grand Prix du Cristal Festival en 2016. L’idée : accès illimité aux contenus Dorcel à la condition de maintenir quatre touches du cla- vier enfoncées, ce qui implique... les deux mains. En 2017, pour la Saint Marc, tout prénommé Marc se vit offrir l’accès gratuit à tous les contenus. En décembre 2018, Dorcel imagine le cadeau d’O drôlement osé : vous offriez une bougie tout ce qu’il y a de cadeau de Noël bateau. Si la dame l’al- lume et la laisse se consumer, elle découvrira bientôt le vrai cad’O enfoui sous la stéarine, bien sûr un sextoy Marc Dorcel ! Chaque promodes«D»pèreetfilsdé- mocratise un peu plus le plaisir sexuel et les accessoires qui l’ac- compagnent.
Pour Grégory Dorcel, il est temps de nous montrer un peu moins hypocrites. Après tout, « la majorité des gens se mas- turbent, font l’amour, jouissent, et 71 % des Français/es regardent du porno, c’est la réalité. Pour les jeunes générations, ça paraît ba- nal de regarder du porno. Les toys suivent la voie du porno en ligne, ils se démocratisent. On essaie tout simplement de dédramatiser encore la situation. » Dorcel ne pêche pas seulement en ligne les jouisseurs/ses décomplexé/es. Ses accessoires se commercialisent dans des points de vente ouverts à tous/tes, versions lissées des vieux sexshops un peu repoussants des petites ruelles. Stratégie payante :
Dorcel décomplexe le sexe !
Dorcel, ça vous dit quelque chose ? Non, pas une marque de prêt-à-porter. Non, pas un bijoutier. Marc Dorcel, mais oui, bien sûr, c’est le roi du X, du sexe, du porno, sans complexe ! La marque a fait fort à Noël : pour fêter ses quarante ans, Marc Dorcel a offert 15 000 sextoys à toutes les Françaises qui ont osé en faire la demande ! Et le 21 décembre, à l’occasion de
la Journée mondiale de l’orgasme, une judicieuse campagne marketing a échauffé son public. Coulisses d’une audace.
Ça a commencé par le fameux canard vibrant distribué chez Sonia Rykiel. Ce ne sont plus des phallus de plastique très moches vendus en catimini dans un sexshop derrière un rideau rouge – Grégory Dorcel
 #OrgasmeMoi. Si vous osâtes le demander, Mes- dames, vous reçûtes (à domicile pour les Pari-
siennes) un authentique sextoy, gratuit, un petit rose tout en pé- tales, distribué partout en France. Il suffisait, ce jour-là, de remplir un petit formulaire sur le site du pornocrate. À dire le vrai, l’an- nonce ne promettait pas la li- vraison d’un petit accessoire de plaisir, mais bien d’un orgasme, promis en... 20 secondes. Coup de maître ! On parla abondam- ment de la marque au prix d’un marketing viral calculé, donc peu coûteux, pour le bonheur de Gré-
34 | février 2020 ecoreseau.fr
gory Dorcel, fils du fondateur, aujourd’hui aux manettes de l’empire éponyme : « La France est le pays le plus conservateur du monde occidental en matière de sexe, ça devient compliqué de parler de sexualité dans la sphère publique. » C’était son diagnostic. Le coup du sextoy fut une réussite : les 15 000 « objets » roses sont partis comme... des petits pains ?
Affaire de partenaires
pour s’envoyer en l’air L’opération OrgasmeMoi se ré- véla d’autant plus « juteuse » que c’est l’accessoire sexuel qui as-
propriation d’une date festive, les petites manœuvres entre amis contournent les interdits liés à la promotion du sexe dans l’espace public. En déclenchant ce sur- buzz par le levier des émotions, du rire et de la sympathie, Dorcel s’offre des campagnes d’influence à grand impact, séduit les profils
ses « loveshops » connaissent le plein boom. « Nous avons ouvert 11 points de vente en France, d’ici à trois ou quatre ans, on en comp- tera plus d’une quarantaine. Et la réponse de la clientèle se montre très positive. » Mince. Le plaisir ne fait pas grève au pays des gilets roses. JeAN-BAPTiSTe CHiArA
    ]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[ Le Wine & Business Club vient d’organiser sa 500e soirée
réseaux & influence
entreprendre & innover
  Vins et savoirs,
rencontres et gastronomie
Alain Marty
président fondateur
E qui séduit au-delà des frontières hexagonales.
tde500!Le30janvier se livrer au réseautage. En comité 2020, le Wine & Business resserré. « Près de 90 % de nos ad- Club créé par Alain Marty hérents se réunissent autour d’une
e
a organisé sa 500 soirée table de cinq. Les duos [comprenez
Voilà 29 ans que le Wine & Business Club réunit des chefs et dirigeants d’entreprise autour d’invités de marque du monde économique. Liens et ambiance : vins de haut vol et bonne chère étoilée. Une formule
 autour d’invités de marque : Fré- l’adhérent/e venu/e avec un invité]
déric Mazzella, PDG de Blablacar, Cédric Villani, député et candi- dat à la mairie de Paris et André Bercoff, journaliste et écrivain. Un panel éclectique, à l’image des invité/es depuis près de trente ans aux soirées du club – plus de 1 500 noms, où figurent aussi bien Chris- tine Lagarde, à l’époque directrice du FMI, que Patrick Pouyané, PDG de Total, Michel-Édouard Leclerc...
Trois mots : « Économie, gas- tronomie et vins ». Un cadre de qualité. L’idée : allier le bien-être de l’endroit, le dîner et les crus à un échange intellectuel soutenu. Le fond et la forme.
Depuis sa fondation, le Club n’a pas changé d’un verre la recette des soirées, en quatre phases : une conférence d’une heure de 18 à 19 heures sur une thématique économique, menée bien sûr par un/e invité/e de talent : les enjeux du développement durable, l’inté- rêt de l’introduction en Bourse, la productivité des salariés... La se- conde partie de la soirée, jusqu’à 20 heures, laisse place au plaisir d’une dégustation de vins en présence de deux ou trois vignerons exploitants venus tout spécialement de leurs terroirs. Retour à l’échange de connaissances : l’interview, d’une vingtaine de minute d’une person- nalité du monde économique, son parcours, son actualité... La soirée se conclut par un dîner gastrono- mique, qui se termine – c’est voulu – un peu après 23 heures. Le tout à Paris et ailleurs en France.
Allier plaisir et réseau
Alain Marty ne doute pas que si « pour bon nombre d’adhérents, le but premier est de passer une soirée agréable », l’occasion est belle de
occupent des tables de six, autour de laquelle prennent place des per- sonnes que nous avons pris le soin de juger “compatibles”. » Une fois par an, une soirée interclubs est or- ganisée à Paris. Le réseau s’étoffe. Les soirées ne constituent pas le seul « menu » du Wine & Business Club. Adhérer, c’est participer aus- si à des événements centrés sur l’art de vivre, des voyages dans des vignobles ou des ventes privées, et recevoir – passion du vin oblige – un Guide des vins siglé W&B Club.
Plusieurs formules pour adhérer sur parrainage et selon que l’on sera Parisien/ne, en province et à l’étranger (cotisation annuelle de 750 euros dans ces deux derniers cas, plus un droit d’entrée de 250 euros). Les membres à Paris s’ac- quittent d’un droit d’entrée de 750 euros, puis achètent « à la carte » selon le nombre d’invités ou l’accès à tous les autres clubs.
Programme mondial
Le succès de la formule est indé- niable. Le Club compte aujourd’hui 2 500 membres – « beaucoup d’industriels, peu de professions libérales et environ 80 % de PME- ETI », décrit Alain Marty –, gé- nère 9 millions d’euros de chiffre d’affaires, emploie 32 personnes et dénombre 16 clubs dans 15 villes européennes (Paris en compte deux, le Bristol et le Shangri-La).
Le Wine & Business Club résume son concept
en trois mots : « Économie, gastronomie et vins »
Il se décrit lui-même comme le premier réseau européen de chefs d’entreprise amateurs de vin. Tous clubs confondus, « c’est entre 1 500 et 2 000 personnes par mois qui participent aux soirées, dont la moitié à Paris. Ce sont 160 soirées par an, auxquelles s’ajoutent 80 événements privés organisés pour des entreprises », explique l’hôte du Club. Autant dire que ça ne chôme pas.
Du reste, le Wine & Business
Club n’a pas fini de grandir. Le concept vise d’ici à 2025 une cin- quantaine de clubs en France et à l’international (notamment en Amérique et en Asie), en commen- çant par les deux villes françaises qui manquaient encore à l’appel, Rennes et Strasbourg, puis en s’établissant à Londres, Madrid, Lisbonne, Bruxelles, Düsseldorf, Milan... Le vin est un excellent di- plomate...
JeAN-MArie BeNOiST ecoreseau.fr février 2020 | 35
      © Alexis Anice
]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en immersion
  Meet My Mama
Entreprendre pour soi et pour les autres, ça, c’est du « social »
Elles sont originaires des quatre coins du monde, elles sont
souvent réfugiées, vivent dans des quartiers difficiles, mais
elles savent cuisiner, vite, bien et pour beaucoup. Un besoin !
Que cherche à structurer Meet My Mama. À l’honneur lors du
Salon des Entrepreneurs Paris 2020 (5 et 6 février), la start-
up de service traiteur n’envisage pas son entreprenariat et C son business sans leur utilité sociale. Humez cette cuisine
solidaire.
36 | février 2020 ecoreseau.fr
’est l’histoire de trois jeunes entrepreneur/ es vingtenaires, qui ont fait le choix de fonder
leur projet d’entreprise sur l’in- clusion sociale et la promotion des cultures du monde. « Donia Amamra, Youssef Oudahman
et moi-même avons lancé notre start-up parce que nous avons grandi auprès de “mamas” », explique Loubna Ksibi, cofonda- trice de Meet My Mama. Qui sont ces fameuses « mamas » ? Des femmes originaires du monde en- tier, passionnées de cuisine et de
]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[ « De plus en plus de personnes s’investissent dans l’entreprenariat social et solidaire mais ça reste compliqué de le mettre en place concrètement. Il faut trouver le bon modèle qui associe social et business » –
Loubna Ksibi, cofondatrice de Meet My Mama
en immersion
entreprendre & innover
  «... la double dimension, social et business »
Comment est né Meet My Mama ?
Nous avons grandi auprès de
« mamas », des femmes passionnées qui perpétuent des recettes de génération en génération. Trop souvent elles n’arrivent pas à vivre
de leurs talents et rencontrent des freins : barrière de la langue, manque de confiance et d’accompagnement... Face à cette frustration de et avec le déclic de la crise des réfugiés, nous avons décidé d’aider ces femmes
en valorisant leur cuisine pour qu’un maximum de gens découvrent les cuisines du monde. Pour faire tomber ces barrières.
Associer business et solidarité pour agir socialement, un bon résumé de votre activité ?
En tant qu’acteur de l’économie sociale et solidaire, la double dimension social et business est très importante, l’un ne va pas sans l’autre. Nous avons créé deux structures : une association, Empower My Mama, et une entreprise, Meet My Mama.
On assure aujourd’hui une centaine d’événements par mois avec plus de 1 000 clients, dont Google, L’Oréal, Chanel... Sur la partie associative, l’idée est de suivre plusieurs étapes de formation et d’accompagnement pour parvenir à l’empowerment, l’émancipation des « mamas ». Nous avons trouvé le bon modèle qui associe social et business.
Quel futur pour Meet My Mama ?
Jusqu’à présent, nous n’avons encore jamais mené de démarchage,
le concept parle de lui-même
et beaucoup de personnes s’y reconnaissent et nous sollicitent pour des partenariats. On nourrit toujours une grande ambition. Il ne faut pas avoir peur de l’affirmer, plusieurs personnes nous ont contactés pour lancer Meet My Mama à l’étranger. Nous étudions ces opportunités
avec les potentiels porteurs de projet. Reste à définir le comment de l’expansion, qu’elle soit en franchise, en filiale ou autre. 2020 sera l’année de la structuration.
Loubna Ksibi (à droite) cofondatrice de Meet My Mama
       transmission, souvent issues de l’immigration et réfugiées pour certaines. « Ce sont les premières éducatrices et elles véhiculent des valeurs très positives », s’enthou- siasme Loubna Ksibi. Autant de potentielles cheffes-entrepre- neures incapables de vivre de leurs talents, manque d’opportunités et d’accompagnement oblige. Un constat amer qui pousse notre trio de start-upers à se lancer en 2016. L’objectif : valoriser et former ces femmes pour favoriser leur in- dépendance entrepreneuriale et professionnelle au sein d’un sec- teur majoritairement masculin, le tout via une plate-forme traiteur adressée aux entreprises.
L’empowerment
pour mot d’ordre
Après moins de trois ans d’ac- tivité, le modèle a démontré sa rentabilité et son dynamisme. Au sein d’un marché mondial de la
foodtech qui devrait atteindre les 250 milliards de dollars en 2022, Meet My Mama entend bien se réserver une place au soleil. Et ce n’est pas son estimation du nombre de « mamas » potentielles en France (quelque 500 000) qui contredira cette ambition. Le business oui, mais avant tout l’utilité sociale. Avant de lancer ses mamas partenaires dans le grand bain, la start-up s’applique à leur fournir les formations adé- quates via son association, Em- power My Mama (littéralement « Émancipez ma mama » !). Les aspirantes cheffes suivent une sé- rie de formations à la Mama Aca- demy, de la formation aux mé- tiers de la cuisine et jusqu’à celle d’entrepreneur, en passant par l’apprentissage des outils numé- riques et des fameuses soft skills. Tout un parcours qui a pour fina- lité de « faire de ces femmes des cheffes indépendantes et entre-
preneures », dixit Loubna Ksibi. Puis les « mamas » œuvrent comme prestataires de l’entre- prise. De grandes et moyennes entreprises clientes sollicitent la plate-forme pour des petits-dé- jeuners, des réceptions, des dîners gastronomiques... Au menu, un large choix de « voyages culi- naires » emmenés par les plats préparés maison par les mamas. Comme une plate-forme traiteur classique, le paiement s’encaisse à la commande. « Tous les traiteurs sont en théorie nos concurrents, mais nous les considérons plus comme de potentiels partenaires, nous sommes membres du réseau traiteur de France et nous travail- lons par exemple avec le Refugee Food Festival. » Reste que Meet My Mama se distingue bel et bien, et incarne un nouvel élan entre- preneurial, solidaire, rentable et
utile.
ADAM BeLGHiTi ALAOUi
ecoreseau.fr février 2020
| 37
]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[           entreprendre & innover
les trophées optimistes
               TrOPHéeS OPTiMiSTeS
au creux, on va forcément remon- ter. Son « creux », c’est le « numé- rique ». En 2009, il y a les concep- teurs radio-télé vs les spécialistes du « digital ». Ça l’énerve, Olivier Lefebvre. Pour lui, le support n’est pas affaire de spécialistes. On est créatif, point. S’annonce un brief Greenpeace France qui veut pro- mouvoir le nouveau Rainbow War- rior. On n’attend pas Lefebvre sur le « digital » ? Il s’y lance. L’affaire est de vendre virtuellement en ligne les 400 000 pièces du bâtiment, avec certificat de garantie, du boulon à l’hélice. Chez DDB, le directeur de créa prévient la team : « Faites gaffe, Lefebvre, Marshall, faites-le, votre site, mais je ne veux pas en entendre parler. » Il en entendra parler. Le buzz s’installe. Le Rainbow War- rior vend ses 400 000 composants et l’agence remporte le best of best du OneShow Festival, remis au... directeur de création DDB hostile au projet. Lefebvre en rit. On l’ap- pelle aux États-Unis. Où il n’ira pas.
Réflexe de crise
« Une campagne de pub, c’est
comme un problème de maths. Il
faut trouver une solution créative qui
inclue les contraintes. Imaginer une
ligne simplissime qui contient tout.
2 À la façon d’Einstein et de son mc .
Nous sommes des créatifs, pas des artistes. » En 2012, Olivier Lefebvre résout ses équations de 9 heures à minuit et quelques week-ends sous l’enseigne DDB. Trois ans plus tôt, Fred Raillard le Breton et Farid Mokart l’Algérien kabyle se sont lan- cés sous leurs deux prénoms, Fred & Farid (venus tous deux entre autres d’Euro RSCG BTC, TBWA, Pu- blicis Conseil, Leo Burnett, CLM/ BBDO, après l’intermède Marcel – dix personnes ! – chez Publicis où ils ont gagné le gigantesque budget Orange à 100 millions d’euros). Les deux concepteurs-rédacteurs qui inventent les campagnes les plus no- vatrices du moment vont cartonner entre autres avec Pepsi. Olivier les admire, ils sont à ses yeux le mo- dèle absolu de l’audace créative. Un « coup » va germer dans sa tête, il restera dans les annales de la pub sous le nom de l’« Homme nu de la Redoute ». 4 janvier 2012. La cam- pagne de La Redoute montre une ribambelle de gosses qui courent sur une plage. Or, malgré les escouades de vérificateurs chargés de contrô- ler le moindre détail d’une image, les internautes remarquent vite en arrière-plan un homme totalement nu en train de sortir de l’eau qui a échappé à tout le monde ! C’est le bad buzz assuré ! La Redoute est prise d’assaut par la déferlante de moqueries. Cellule de crise. L’e-com-
merçant va présenter ses excuses, assurer que ses campagnes sont passées au peigne fin, inviter les in- ternautes à traquer l’intrus. Très vite, le bad devient good : La Redoute est citée des dizaines de milliers de fois et « son » nudiste incrusté dans tous les contextes possibles. Humour po- sitif et carton mondial. Quand on relit la presse d’alors, tout est dit sauf l’essentiel : celui qui convainc La Re- doute de s’autobrocarder se nomme Olivier Lefebvre. Huit ans plus tard, il ne s’en formalise pas : « Rirait-on, du reste, aujourd’hui, d’un homme nu derrière des bambins... ? » Le créatif doit vivre avec son temps. Il doit vivre aussi au contact de ses clients. Or le concepteur-rédacteur vedette de DDB se sent enfermé. On isole un peu le « sauvageon ». Alors quand il rencontre Farid Mokart, seul publicitaire français à triom- pher à l’étranger avec son associé Fred, au festival de la pub de Cannes, l’invite du maître le laisse songeur : « Quand quittes-tu ton agence ? »
Créatifs...
Olivier va rester deux ans à la tête de la création de CLM/BBDO. En septembre 2014, il répond enfin à la question de Farid en rejoignant Fred & Farid Paris au poste qu’il vit par cœur : directeur de la créa- tion. Il y apprend, dit-il, à gérer des budgets de A à Z, rencontrer les décideurs. L’agence va sortir des campagnes mythiques, Schweppes, redevenue une boisson de jeunes et de femmes à la Penelope Cruz ou Pulco la citronnade « C’est moi qui ne l’ai pas faite », slogan culte repéré par OL dans un brouillon de conceptrices... En 2015, le spec- tacle vivant en France, théâtres, ca- barets, one man shows est aux abois après les attentats. Le 3 décembre, les représentants de la profession appellent des agences au secours. Olivier Lefebvre prend la mesure de l’urgence, le 17, il présente les pre- mières vidéos des artistes qui l’affir- ment : « Ma place est dans la salle. » Viral, le slogan va s’imprimer sur toutes les affiches à la place du titre du spectacle. Les Français/es se se- couent, ils/elles retournent voir les artistes ! Quand Farid part créer FF New York en 2016, Olivier devient le président et partner de l’agence de Paris : un créatif à la tête d’une agence créative, cherchez l’erreur ! OLivier MAGNAN
Trophées
Optimistes
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trophées-optimistes.fr
    Il est président de l’agence créative FF Paris
Olivier Lefebvre
Un créatif à la tête d’une agence créative ? Cherchez l’erreur...
C’est un torrent. D’histoires, de réussites, de défis. À 39 ans, Olivier Lefebvre dirige l’un des quatre pôles créatifs créés par Fred & Farid, l’agence initialisée en FF (Paris, Shanghai, Los Angeles, New York). La pub ? Yes, mais registre créa pure. Vous avez une page pour tourner sur l’orbite de cet électron très libre...
 D’abord, vous avez affaire à un nul en français qui va passer un bac maths à Lyon. Mais le gamin
sourd d’une oreille, dont la chambre s’emplit d’« inventions » en carton etenLego,semetà15ansàécrire du rap, de la poésie, du slam, cor- naqué par un certain Marco « qui m’a appris le sens des mots ». Ça se termine par un prix d’un concours du ministère de la Culture, par un 16 en français et le doute du père : « Des Lefebvre, il y en a beaucoup, il doit avoir une erreur. » Puis l’at- tention de la mère qui trouve dans la brochure Onisep la définition d’un concepteur-rédacteur en pub. Trouver les mots-inventer. Imagi- ner-écrire. Tout lui. Le voilà à Paris Sup de Pub. Lui rêve de campagne à 10 millions d’euros devant des profs qui rient en douce. En attendant, il court les stages, mais pas n’im-
porte où : agences créatives only, style TBWA, Young & Rubicam... Il y passe peu de temps, avec son cahier et ses premiers scripts radio, sans ordi ni bureau, mais DDB Pa- ris le recrute en octobre 2003. Son boss, Vincent Malone, ne fait pas dans le détail : « C’est de la merde, tu recommences... » Pas plus, sans savoir pourquoi « c’en est ». « Ça m’a construit. » Il « recommen- cera » pendant neuf ans (excep- tionnel) dans cette même agence. Le temps de créer des « teams » concepteur-rédacteur/directeur ar- tistique. Celle qu’il forme avec Ben- jamin Marshall va durer et gagner. Plusieurs prix chez DDB. L’Équipe, Lipton Yellow...
Rainbow Warrior
mis en pièces... détachées ! Une image le berce, la vague. Un collègue la lui a mise en tête : on est
 Olivier Lefebvre, stagiaire en agence, est à bonne école : « C’est de la merde, tu recommences... »
  38 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[                                   Tout l'univers Philips
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]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[            entreprendre & innover
les trophées optimistes
            30 ans d’entrepreneuriat compulsif avant un AVC
et on doit vivre autrement, arrêter d’obéir à une sacro-sainte vision qu’on nous impose et trouver le juste équilibre entre protection de la santé et performance. » Sa sa- gesse retrouvée sur un lit d’hôpital, il l’a traduite par un ouvrage pour ses pairs bosseurs : Osez ne pas perdre votre vie... à essayer de la gagner. Le titre déjà évocateur s’ac- compagne d’un sous-titre, histoire de mettre les poings sur les i-dio- ties : Refusez le non-sens.
Écriture, transmission
et rebond
Il en ressent la responsabilité : Thierry « j’habite-rue-Copernic » veut que son expérience et ses propositions servent un nouveau modèle entrepreneurial : « Par dé- finition, un entrepreneur joue un rôle social dans la cité. Je me dois d’essayer de transmettre ce que mon parcours m’a appris. » Merci. Son objectif, mettre en garde tout un chacun face aux dangers du sys- tème actuel de la « démesure », se finalise dans un nouveau mindset, un état d’esprit fondé sur le respect des limites humaines et la désobéis- sance entrepreneuriale. Refuser le système qu’on nous impose pour mieux le changer. Explication : « Je m’adresse dans ce livre aux jeunes créateurs et créatrices de start-up, mais également à mes ex-confrères et consœurs et aux cadres d’entre- prise. Je veux leur dire que le mo- dèle qu’on leur vend est une uto- pie. » Bigre, ça tape fort... Mais son rebond n’en est pas moins efficace. Réfléchir, construire une idée et la transmettre pour qu’elle devienne idée d’avenir. Thierry imagine un modèle de la « start-up du Cou- tournant agile 4.0 ». Dénomina- tion alambiquée pour idée simple
provocateur, assumé. « J’insiste sur la nécessité de réadapter notre mo- dèle à notre environnement et aux besoins de tous. »
Ne pas entreprendre
pour entreprendre Concrètement, l’idée (« ologie » ?) prônée par Copernic trouve une interprétation mathématique dans l’équation PiR4 = SENS. Pas de pa- nique, on vous explique. Chaque lettre de la formule a son impor- tance et constitue une pierre de l’édifice construit au fil des cha- pitres, un entreprenariat réfléchi et respectueux des limites et aspi- rations de chacun. PiR4 : P pour plaisir, I pour implication et R4 pour ROI (retour sur investissement), Risques, Rentabilité et Résilience. Un premier tout qui doit être égal à SENS : S pour sérénité, E pour effi- cience, N pour naturel et S pour... sens. Le compte est bon, la boucle est bouclée. Il s’agit là d’un schéma général. « C’est à vous de vous in- venter les bons outils en fonction de vos besoins », écrit le bulldozer repenti. Chacun mérite d’oser ses rêves et trouver sa juste place. Le re- bond de notre auteur-idéologue ne se résume pas à sa seule (més)aven- ture. Oui, il rebondit, par son tra- vail de réflexion et d’écriture, mais il appelle aussi ses lecteurs à re- bondir eux-mêmes, à se « bouger » dans leur propre intérêt et pour ce- lui de la société. Rien ne sert d’en- treprendre pour entreprendre ou pour d’autres mauvaises raisons. Avant toute chose, il faut trouver un sens dans son entrepreneuriat. Un SENS pour soi et un sens pour les autres... Une révolution coper- nicienne ?
ADAM BeLGHiTi ALAOUi
Thierry Copernic
Leçons de vie en tout anonymat
De l’entreprenariat à l’écriture, Thierry Copernic (prénom d’origine et nom d’emprunt) incarne le rebondisseur dans toute son énergie. Trente ans d’une longue et intensive carrière et... repos forcé. Son ressort : écrire le livre des leçons tirées. Et l’autoéditer... pour aller plus vite !
  TrOPHéeS OPTiMiSTeS
      Il nomme le choc qui a failli lui coûter la vie « un déclen- cheur émotionnel ». Gentil. Car à l’image du chat égyp-
tien à neuf vies, il en accumulé des vies, tiens, comme par hasard déjà neuf TPE (énergies renouvelables, conseil en stratégie, électronique de défense...). Son début de carrière l’a vu au sein d’unités opération- nelles du ministère de la Défense (électronicien de bord dans l’aéro- nautique navale). Aux neuf boîtes qu’il a montées s’ajoutent douze ans de présidence d’une Techno- pole de Lorient. Mais son diagnos- ticestsansappel:ces«30ansde stress chronique et d’entrepreneu-
40 | février 2020 ecoreseau.fr
riat, sous pressions en tout genre » l’ont mené tout droit à un AVC et à quatre opérations cardiovascu- laires à haut risque à 60 ans ! Il en tire la leçon : est-il normal de vivre dans un système qui recherche sans cesse à repousser nos limites, à privilégier la performance et le résultat en oubliant le bien-être de chacun ? Non. Sa santé fut mise en péril par une vie professionnelle trop stressante et un modèle pas as- sez humain. Il est temps de repen- ser les codes de l’entrepreneuriat. « Je ne suis plus en état de travailler en entreprise comme auparavant, mais je suis en état de réfléchir sur comment on mène sa vie. On peut
« En quelque sorte, mon rebond consiste en l’écriture de ce livre, tout ce qui va avec
et tout ce qui va après. Aujourd’hui je m’applique à écrire, transmettre, réfléchir et étudier. »
   de « rébellion contournante ». Le choix des mots se décrypte : start- up, parce qu’il s’agit du nouveau modèle entrepreneurial dominant, aussi vertueux que dangereux (TC établit le parallèle entre les révo- lutionnaires qui deviennent dic- tateurs et les start-up qui veulent se faire aussi grosses que les GA- FAM). Et Coutournant agile parce qu’il s’agit d’éviter un modèle dé- pourvu de logique pour contrecar- rer l’ordre établi. Le tout un rien
Osez ne pas perdre votre vie... à es- sayer de la gagner, Thierry Coper- nic, autoédition, en vente en ligne chez Books on Demand. Attention, le sommaire est décalé !
Trophées
Optimistes
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trophées-optimistes.fr
 ]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[                 FONDATION DES MONASTÈRES
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 ]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
briefing innovation par Adam Belghiti Alaoui
SMART CITY
Toyota et sa ville de demain
CYBERSÉCURITÉ
Signer un contrat par tampon d’identité
En attendant le « Las Vegas » français, VivaTech, en juin, l’innovation technologique et électronique de ce début d’année 2020 fleurit au CES (Consumer Electronics Show), tenu à Las Vegas du 6 au 10 janvier. Une thématique phare, la cybersécurité,
accroissement des risques numériques oblige, a lancé la start-up française Bystamp. Proposition de la jeune pousse bretonne : signer un document numérique en une fraction de seconde et en toute sécurité grâce à son tampon électronique
baptisé Keymo,
technologie optique brevetée opérationnelle
via une simple connexion bluetooth : le tampon enregistre les données biométriques de son utilisateur en
posant l’appareil sur l’écran d’un smartphone
ou d’une tablette. Le tout est stocké dans une blockchain via l’application Inkpad. Bystamp assure que les données restent dans son système et ne transitent pas dans le cloud ou sur d’autres serveurs. Il faudra compter 39 euros pour s’offrir ce « tampon d’identité ».
Carte de paiement invisible
Utiliser sa carte bancaire d’un simple geste, sans avoir à renseigner son code secret à quatre chiffres, c’est désormais un usage quasi général (47 millions de Français/es sont équipé/es d’une carte bancaire à technologie NFC). Pratique, mais pas sans dangers, entre doubles paiements, vols de numéros de carte dans une foule et oppositions inefficaces. D’où la carte développée par Absolut Secure, start- up créée par deux étudiants entrepreneurs français. Le concept : une puce certifiée et
un système autonome qui rend invisible la carte bancaire glissée dans un portefeuille et bloque le « sans contact ». D’autres dispositifs de protection existent ? Mais Absolut Secure propose une protection permanente et illimitée (pas de batterie ni de durée de vie). Pour réactiver le « sans contact », sortir la carte bancaire de son portefeuille...
  Pour Toyota, une « ville in- telligente » doit faciliter et organiser la vie de ses citoyens en s’appuyant sur
des algorithmes et des technologies numériques et remédier aux défis de la ville moderne (mobilité, san- té, trafic...). Au sein d’un marché en pleine expansion, les ambitions s’affirment. Le géant japonais et son PDG, Akio Toyoda, ont dévoi- lé au CES de Las Vegas leur projet Woven City (littéralement la « ville
ROBOTIQUE
Minuscules robots « vivants »
Les premiers « robots vivants » des chercheurs américains issus d’une collaboration entre les universités du Vermont et de Tufts (Massachusetts), les « xenobots », sont façonnés artificiellement via un programme informatique à partir de cellules souches de... grenouille. Ces organismes « vivants et programmables » pourraient bien mener à une série de découvertes scientifiques. C’est à partir
de cellules de cœur et de peau sur des embryons d’amphibiens qu’un superordinateur est parvenu
à développer ces xenobots d’un millimètre. À
quoi peut bien servir cette nouvelle forme de vie artificiellement créée ? Potentiellement : la collecte de microplastiques dans les océans, la récupération de substances toxiques et radioactives ou encore des usages médicaux, notamment dans la médecine
42 | février 2020 ecoreseau.fr
entrelacée »). Le projet : construire une smart city sur un ancien site industriel du groupe, au pied du fameux Mont Fuji. Étendue sur 71 hectares et pensée comme un laboratoire vivant, Woven City ac- cueillera jusqu’à 2 000 habitants – un bourg, donc – à commencer par des salariés de Toyota et leur fa- mille, tous interconnectés. Woven City devrait pouvoir accueillir des habitants et des visiteurs dès 2021.
  Le cœur et l’âme d’une entreprise sont la
  créativité et l’innovation.
Robert Iger, PDG de la Walt Disney Company et membre du conseil d’administration d’Apple.
 régénérative. Ces « chimères » biodégradables et capables de s’autoréparer semblent sur le papier prometteuses. Reste que l’étude a été financée par la Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency), l’agence américaine chargée de développer des technologies à usage militaire...
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[ mobilité
briefing innovation
p Décollage sans pilote
Airbus l’a fait. Le géant européen de l’aéronautique a réalisé avec succès les premiers décollages entièrement automatiques pour un avion de ligne. Une prouesse inédite.
C’est depuis l’aéroport de Toulouse-Blagnac, le 18 décembre 2019, qu’un équipage de deux pilotes et trois ingénieurs a pris place à bord d’un A350-1000 pour les vols d’essai. Grâce à un système
de reconnaissance d’images et un programme d’algorithmes qui calcule et analyse l’alignement de l’appareil, la force des vents
et les éventuels obstacles, l’équipage a réalisé une série de huit décollages en pilotage automatique, sans toucher aux commandes. Un grand pas pour le projet Attol (Autonomous Taxi, Take-Off & Landing), lancé par Airbus en juin 2018 pour développer l’autonomie de ses avions. Prochaine étape : de nouveaux tests courant
2020, pour la phase d’atterrissage et de roulage jusqu’à l’air de stationnement. Au-delà, la réponse à la fameuse question : Y a t-il un pilote dans l’avion ? Non...
Tous en fauteuil roulant
À Las Vegas encore, le fameux Segway gyropode aux grosses roues se décline. Segway-Ninebot lance S-Pod, sorte de fauteuil géant à deux roues, toujours équilibré grâce à un système gyroscopique. Vous souvenez-vous des gyrosphères de Jurassic World, par les- quelles les visiteurs se baladent au milieu des dinosaures ? En fait de dinos, Segway présente son appareil comme un moyen de transport individuel pour les clients des aéroports, centres commerciaux et autres parcs d’attraction. Propulsé à 38 km/h, le S-Pod se dirige ma- nuellement à l’aide d’un clavier de navigation. Un fauteuil roulant pour personnes valides, quoi. Et si bientôt la marche à pied n’était plusàlamode?
entreprendre & innover
    ecoreseau.fr février 2020 | 43
]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
La banque aux enseignes montées en forteresses a vécu. Dans les coulisses, elle est en train de dessiner son/notre futur
Les 8 défis (et plus) inouïs de la banque disruptée
 « Probablement plus qu’à aucun autre moment de notre histoire, l’innovation a le potentiel de modifier profondément les activités bancaires. » Mâle affirmation du patron des banquiers, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, en décembre 2019 à Paris. Oui, la banque vit l’une des plus grandes mutations de son incroyable histoire. Plongée dans les révolutions du monde feutré de la finance.
E
aux États-Unis en partenariat avec la banque Citigroup et la coopérative de crédit de l’Uni- versité de Stanford. Le G de GAFAM, a priori étranger au monde bancaire, disrupte déjà les forteresses bancaires en s’as- surant le concours de premières enseignes résignées ! Plusieurs autres banques devraient re- joindre la liste des partenaires. Pourquoi ces rapprochements ? Par intérêt bien compris. À tra- vers une telle alliance, les deux premières banques vont appor- ter leurs technologies et collec- ter les flux des canaux du géant via un portefeuille électronique. Quant à Google, il va s’alléger
de la complexité réglementaire et bénéficier de données finan- cières précieuses qu’il n’avait pas la possibilité jusqu’alors d’exploite r. Google, outre nos habitudes de navigation, nos localisations, la connaissance de nos messages... va savoir pourquoi et de quelle manière nous dépensons. Ses publicités d’offres et de produits dédiés vont atteindre es milliards de cibles. Facebook, Amazon... ou encore les BATX chinois vont à leur tour intensifier leurs par- tenariats avec des banques pour inventer de nouveaux services. Le secteur bancaire ne fait que commencer à se transformer avec ces partenariats inédits et... dangereux.
« On ne peut nier qu’au- jourd’hui, le “centre de gravité” des paiements se déplace vers ces nouveaux acteurs, en par- ticulier les bigtechs. Ce dépla- cement pose un défi au modèle économique des banques, mais pourrait également menacer la souveraineté européenne dans la mesure où les infrastruc- tures, les connaissances et les technologies sous-jacentes seraient détenues en grande partie par des sociétés non européennes. » Il est re que le gouverneur de la Banque de France se montre aussi direct dans ses propos alarmistes. Et d’autres défis pour les banques vont bouleverser rapidement ce monde jusqu’alors peu habitué aux mutations rapides.
1
Les robots accélèrent la mutation
Les intelligences artificielles ont intégré les salles de marché. Elles se propagent désormais dans toutes les strates de l’uni-
décryptage
mblématique :
cette année, Google va sans doute proposer des comptes bancaires
dès
 44 |
février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[                                                                           ]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
décryptage
  françois villeroy
de Galhau gouverneur de la Banque de France
La vision de ce décideur sera essentielle pour que
les banques françaises prennent
le futur en marche.
mobile. L’ambition est de cap- ter les jeunes rapidement pour faire grandir la banque à l’aune de leur besoin progressif.
4
Le secteur financier ne cesse de grandir Parallèlement, le secteur ban- caire s’agrandit d’une multitude d’acteurs que sont les fintechs, mais aussi les commerçants, les opérateurs télécom, les GA- FAM, les BATX... Selon une étude, 60 % de nouveaux en- trants parviennent chaque an-
née à l’échelle mondiale. Certains acteurs disposent d’une puissance inédite riche de milliards d’utilisateurs. Par exemple, la Chine révèle désor- mais sa puissance avec 1,4 mil- liard d’utilisateurs passés à la banque ou au commerce nu- mérique. À titre d’illustration, Maserati a vendu 100 exem- plaires de son nouveau modèle en 18 secondes par Internet ! Le géant Tencent dispose de l’un des plus grands fonds de gestion au monde, constitué de milliards de petites sommes collectées auprès des indivi- dus. Les alliances entre géants chinois font naître des masto- dontes qui alimentent les ser- vices financiers autour de leur industrie ou dans la voiture du
vers bancaire. Dans les agences bancaires, comme au Crédit Agricole de Toulouse, elles ac- cueillent déjà les clients. Elles sont dans les smartphones ou au sein des ordinateurs... pour accompagner les salariés et clients dans leurs tâches quoti- diennes. Invisibles, elles gèrent les bâtiments... La puissance de tels outils va forcément re- battre les cartes au profit de ceux qui sauront les maîtriser de bout en bout. BNP Paribas a pris conscience de l’enjeu. La banque va créer son propre cloud avec IBM, tout comme le groupe Crédit Agricole, pour assurer leur souveraineté et préserver leurs capacités stra- tégiques et d’action. La Banque de France n’est pas en reste : l’institution veut reprendre la main, son gouverneur en alerte : « L’un des très grands risques que nous identifions est celui de la “boîte noire”, où vous confiez les clés de votre management des risques à un algorithme que vous ne maî- trisez plus. Nous regarderons comment, nous, superviseur, pourrons utiliser l’intelligence
artificielle. Comme toujours, ce doit rester un outil au service de la décision elle-même et pas un maître obscur. » Les mots choi- sis par le gouverneur n’ont rien d’innocent. L’homme a compris l’avenir.
Blockchain et IA
Couplés à la blockchain (lire dans ce numéro, pp. 30-31), les algorithmes et les données seront sécurisés pour nourrir les IA. De ce rapprochement naissent des services innovants, des secteurs neufs sur fond de sécurisation absolue des infor- mations et des environnements. L’ensemble des banques fran- çaises se sont lancées dans des expérimentations autour de la blockchain – chaîne de blocs – et travaillent au développement des intelligences dites artifi- cielles. L’annonce de la banque de France favorable au lance- ment d’une monnaie virtuelle est majeure par sa dimension politique et technologique. « La création d’une monnaie numé- rique de banque centrale peut nous donner un puissant levier pour affirmer notre souverai- neté face aux initiatives du sec-
teur privé telles que la Balance [le Libra de FaceBook] Dans le long terme, deux utilisations différenciées de la monnaie numérique pourraient coexis- ter : une pour les paiements entre les acteurs du secteur fi- nancier – une devise dite “de gros” – qui utilise la techno- logie blockchain et toutes ses possibilités, notamment les smartcontrats [les contrats in- telligents, protocoles informa- tiques qui facilitent, vérifient la négociation ou l’exécution d’un contrat, ou qui rendent une clause contractuelle inu- tile car rattachée au contrat intelligent]. Et une autre pour le grand public – une devise dite “de détail”, plus simple et mieux adaptée aux transactions de détail. » Le mode d’emploi de François Villeroy de Galhau se montre d’une clairvoyance appréciable.
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Les « milléniaux » changent les pratiques
Le secteur bancaire se doit d’innover rapidement face à la pression de sa jeune clientèle. Il adopte de nouveaux modèles à marches forcées et réforme ses approches pour répondre aux attentes et aux évolutions imposées notamment par ces « milléniaux », à la fois les fu- turs décideurs et les héritiers de plusieurs milliards d’euros dans les prochaines années. Il leur faut les séduire. La banque Postale a créé ma French Bank dans ce curieux jargon fran- co-anglais qui offre l’origi- nalité d’être communautaire. Elle libère des fonds pour des projets ou en demande depuis la plate-forme de crowfunding Kisskissbankbank qui lui ap- partient, ou encore crée des ca- gnottes immédiatement. L’en- semble des services financiers se gère depuis une application
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 Aujourd’hui, le “centre de gravité” des paiements se déplace vers les GAFAM, les BATX et les bigtechs. Ce déplacement pose un défi au modèle économique des banques, mais pourrait également menacer la souveraineté européenne dans la mesure où les infrastructures, les connaissances et les technologies sous-jacentes seraient détenues en grande partie par des sociétés non européennes –
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France
       46 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
Le secteur bancaire se doit d’innover rapidement pour répondre aux attentes et aux évolutions imposées notamment par les « milléniaux »,
à la fois les futurs décideurs et les héritiers de plusieurs milliards d’euros dans les prochaines années.
décryptage
       futur par exemple. Les entre- prises asiatiques sont déjà en Europe et promettent de nom- breux bouleversements.
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La transition énergétique,
un financement colossal incontournable
Les banques sont également nourries à la finance verte. Elles sont tenues de développer des activités non carbonées. Dès lors, c’est l’ensemble de leurs infrastructures qu’elles réno- veront, comme les pratiques et les produits propres à financer. Les chiffres de l’Agence inter- nationale de l’énergie (AIE) sont parlants : elle estime qu’il faudrait un trillion de dollars entre 2020 et 2050 pour orien- ter les énergies fossiles vers les énergies renouvelables et des projets en faveur de l’efficacité énergétique. Mais il reste en- core des milliers de milliards de dollars à financer pour changer notre monde. L’enjeu repose également sur la réussite de la transition en réorientant la valeur dans des structures propres sans pour autant dé- précier les actifs aujourd’hui carbonés. Les banques jouent ainsi un rôle essentiel à travers
leurs prêts et les financements de projets propres, pour les rendre viables ou non.
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La cybersécurité est un territCoire décisif La banque subit des milliers d’attaques quotidiennes. Elle s'est dotée d’un arsenal de so- lutions et de partenaires qui sont autant de ressources ou de capacités d’innovations qu’elle est capable de déployer pour ac- croître sa résilience et créer de nouveaux marchés.
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Les banques ne sont plus des silos Simultanément, l’open banking voulu par le législateur pose dé- finitivement la banque comme plate-forme ou infrastructure de services capable d’irriguer une multitude de services et de secteurs. Elle va se com- biner parfaitement avec les plates-formes des États. Cette conception va drainer l’argent et d’autres services innovants dans toutes les activités et in- terstices physiques ou virtuels. L’ensemble des banques se transforment pour cette mu-
tation en nouant des partena- riats stratégiques pour créer de nouveaux écosystèmes, par des acquisitions ou en se transfor- mant radicalement à l’image de Société générale. Elle est ca- pable, avec ses multiples struc- tures, de créer en quelques mois Prisméa, nouvelle banque des- tinée aux PME.
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Peut-être le plus grand défi, les banquier/ères
À quoi s’ajoute probablement l’un des plus grands chantiers que la banque n’ait jamais connus : la transformation de
ses métiers et des hommes et femmes qui l’animent. Elle est confrontée au double défi d’in- tégrer les technologies et de faire face à l’obsolescence de plus en plus rapide des compé- tences des collaborateurs.
Il n’est pas certain, il est même acté, que toutes les enseignes ne survivront pas à l’immense chantier dessiné par le gouver- neur de la Banque de France. Elles seront recyclées dans un flux que seuls les auteurs de SF pourraient commencer à préfi- gurer...
PATriCe reMeUr eT OLivier MAGNAN
 ecoreseau.fr février 2020
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]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[  BOîTE à OUTILS
Business guides et enquêtes utiles aux créateurs et dirigeants
                Guide 2020 de la création d’entreprise Nos régions ont du talent
MICE, l’événementiel : les tendances 2020 d’un secteur créateur de 335 000 emplois en France
p. 49 p. 54
p. 58
 pratique
48 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[  Guide 2020
un conseil qui compte
créer aujourd’hui
pratique
  de la création
Pourquoi votre expert-comptable est un atout pour une reprise d’entreprise !
 d’entreprise
P
L’expert-comptable sera
àlafoisson«coach»,unsachant sur l’architecture du « deal » et un parfait négociateur pour éviter une trop forte exposition du repreneur dans les discussions avec le cédant. L’expert-comptable aidera enfin le cédant dans la rédaction de la lettre d’intention (L.O.I.), l’un des pre- miers documents juridiques entre les parties, celui qui fixe les principales étapes et modalités de l’opération de transmission envisagée.
À cet effet, le cheminement vers la reprise intègrera notamment les étapes suivantes :
• La recherche de cibles
C’est l’étape initiale, la plus longue et la plus difficile : approche directe, démarche de réseaux, identification d’intermédiaires. L’expert-comptable est au côté du repreneur dans ce pro- cessus – l’Ordre des experts-comp- tables vient de créer à destination des repreneurs (personnes physiques ou société) une « Plateforme Reprise », gratuite, qui permet désormais aux repreneurs de s’identifier auprès des 21 000 experts-comptables sur tout le territoire : www.business-story.biz/reprise.
• La négociation
La relation avec le cédant est déter- minante. Il convient de comprendre les raisons qui l’amènent à vendre : départ en retraite, difficultés finan- cières, séparation d’associés, etc.
La dimension psychologique de l’opération est donc primordiale.
• La valorisation de l’entreprise : quels écueils ?
À l’issue d’une analyse de la perfor- mance, l’expert-comptable pourra opérer des retraitements pour aider le repreneur à apprécier la rentabilité réelle de l’entreprise et sa capacité fi- nancière pour lever des fonds et payer le LBO. Les retraitements peuvent porter sur la rémunération du diri- geant, des éléments exceptionnels, le niveau et la forme des investisse- ments et des amortissements. Ces retraitements doivent permettre de déterminer un résultat normatif, ré- current, socle de la valorisation et du montage financier à réaliser.
• En présence d’actifs immobiliers, comment faire ?
Lancer sa boîte n’a jamais été aussi simple. Pour naviguer vers le succès, un seul conseil : bien s’entourer !
éric Bouron
expert- comptable et président du Comité transmission du Conseil supérieur
de l’ordre des experts- comptables
our un repreneur, se faire as- sister par un conseil dans sa démarche est indispensable.
Il peut arriver qu’un immeuble soit logé dans la société d’exploitation à reprendre. Faut-il racheter l’ensemble mais dissocier immeuble et activité dans deux structures ? Racheter l’en- treprise sans l’immeuble, l’isoler de la société, en devenir locataire, etc. ? L’expert-comptable pourra éclairer les choix à opérer.
• Prix et modalités de paiement
Le prix de cession définitif résulte d’un accord entre les parties et peut finalement être assez éloigné de l’éva- luation de l’entreprise.
Ce prix est généralement fixé en fonc- tion d’une situation comptable arrê- tée, mais peut comporter parfois un complément de prix dont les calculs et le paiement sont décalés dans le temps. L’expert-comptable pourra déterminer les modes de calcul de ce complément de prix et les conditions attachées.
• Les audits (due-diligence)
Ils seront réalisés par l’expert-comp- table, dans le cadre de son accompa- gnement. Ils permettent d’identifier des zones de risques non décelées dans une phase d’étude initiale, qui pourront éventuellement conduire à une renégociation des conditions de la vente, une révision du prix, des ga- ranties...
• La garantie d’actif et de passif
Elle couvre la gestion passée du ou des cédants sur une période qui sera déterminée contractuellement par les parties. Plafond, limitations, seuils de déclenchement, garantie de la ga- rantie, là encore l’expert-comptable conseille sur ces points importants à négocier.
• L’accompagnement du repreneur par le cédant
Il fera l’objet d’une négociation sur sa durée et son montant.
• Le financement de la reprise
C’est aussi une des étapes cruciales du process, validé par l’expert-comp- table : faisabilité financière, respect des ratios bancaires, limite maxi- mum de l’endettement possible, ap- port personnel du repreneur... L’ex- pert-comptable assistera le repreneur dans le choix de la combinaison des financements et des garanties appro- priées.
• La structuration du projet
Achat d’actifs, d’un fonds de com- merce, de titres ? L’expert-comptable aide à choisir le cadre de la reprise et conseille sur le statut social et patri- monial du repreneur. n
 Les derniers chiffres de   dique. Grâce à celle loi, le créa-
 l’Insee témoignent du vif intérêt des Français/es pour la création d’entre-
prise. 815 000 entités ont ainsi vu le jour en 2019. C’est 18% de plus que l’an passé. Et ce chiffre devrait sans nul doute progres- ser dans les années à venir avec la loi Pacte qui simplifie notam- ment la création d’entreprise.
Merci la loi Pacte
Cette loi prévoit cinq me- sures phares pour la création d’entreprise, permettant une simplification des démarches entrepreneuriales. Beaucoup d’entrepreneurs qui déclarent leur activité font en effet l’expé- rience d’un processus de créa- tion long et complexe. L’absence de dématérialisation aboutit à des délais de création de plu- sieurs semaines, notamment pour les sociétés. Dans ce cadre, la principale mesure de loi Pacte prévoit la mise en place d’une plateforme en ligne qui rempla- cera les sept réseaux de centres de formalités. Elle sera l’unique interface pour les formalités d’entreprise, quelles que soient son activité et sa forme juri-
teur de devrait plus éprouver de difficultés pour identifier le bon interlocuteur. Il verra sa charge administrative réduite grâce à la dématérialisation intégrale des formalités. Il n’existera plus de disparités dans le traitement des dossiers. Une assistance à l’accomplissement des formali- tés pour aider les entrepreneurs éloignés du numérique sera maintenue dans les centres de formalités actuels. Une transi- tion progressive vers une unique plateforme sera assurée pour permettre aux 7 réseaux ges- tionnaires de ces centres de for- malités de s’adapter. Ainsi, de 2021 à 2023, le guichet unique pourra coexister avec les réseaux actuels.
Le bon statut
Pour autant, si la création d’en- treprise est facilitée et encou- ragée, encore faut-il, bien sûr, prendre toutes précautions afin de ne pas mettre la clef sous la porte prématurément. 25 % des entreprises disparaissent en effet avant les trois ans révèle l’Insee.
   ecoreseau.fr février 2020 | 49
]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
815 000 entités ont ainsi vu le jour en 2019.
C’est 18 % de plus que l’an passé. Et ce chiffre devrait sans nul doute progresser dans les années à venir avec la loi Pacte qui simplifie notamment la création d’entreprise
           Un constat : ces statistiques ré- vèlent une meilleur résilience pour une société créée sous forme de SAS, SARL..., statut juridique qui a permis à 83 % des entreprises de 2014 d’être toujours actives après trois ans, contre 63% des créateurs qui optent pour le statut d’ entre- preneurs individuels, observe l’institut public. En réalité, tout dépend en des ambitions du créa- teur, des capitaux disponibles, du secteur d’activité concerné. L’enjeu est d’importance comme l’explique Bruno Le Besnerais, président du comité création et entreprises innovantes du Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables. « Le choix d’un statut plutôt qu’un autre est engageant, notamment d’un point de vue fiscal et social. Comme expert-comptable nous recevons des chefs d’entreprises qui avaient démarré sans conseil leur activité, pris dans une sou- ricière fiscale et sociale (Impôts, Urssaf...), qui n’avaient pas an- ticipé les conséquences du choix de leur statut.».
J’aime ma boîte
L’expert-comptable,
un professionnel
qui vous veut du bien
Une chose est sûre, les spécia- listes déconseillent absolument de se lancer tout seul. « Il faut être entouré et faire part de ses projets à des conseils qualifiés. Vouloir agir seul est une erreur car il faut pouvoir confronter son projet au regard des autres pour qu'il puisse mûrir. Mon expérience me permet de dis- tinguer un projet mal ficelé, pas abouti ou sans perspective », assure Bruno Le Besnerais qui recommande de se méfier des « conseils d’amis », souvent pro- pagateurs des mauvais rensei- gnements. Bien sûr, tout dépend de l’ambition du projet. La créa- tion d’une microentreprise ne nécessite pas forcément l’appui soutenu d’un expert-comptable, les formalités juridiques fis- cales sociales sont plus simples. « En revanche, si le projet est plus important et nécessite des choix sur la forme et les statuts de l'entreprise, le profession- nel, qu'il soit expert-comptable, avocat, ou des CCI, vont être de bons conseils. À cet égard, je
voudrais rassurer les créateurs inquiets d'être surfacturés dès qu'il passe la porte d'un cabi- net d’expertise comptable C'est à nous, professionnels, de lever cette crainte et cette inhibition au conseil, l’établissement sys- tématique et obligatoire d’une lettre de mission est une garan- tie de transparence notamment
pour les honoraires ». Dans cette perspective, le Conseil supérieur des experts-comptables a mis en place le dispositif Business Story en 2016 pour répondre à la de- mande de conseil et comme faci- litateur pour les créateurs. « En se connectant sur le site Business Story, l’entrepreneur trouve en quelques clics les experts-comp-
       Peut-on parier sur l’épanouissement comme valeur d’entreprise ?
N’attendons pas la re-   entreprise.
lance ne s’opposent pas à exi-   festent leur attachement à la so-
    traite pour être épa- noui !... A l’heure du management par la
bienveillance comme révolution du modèle d’organisation, nous oublions que dans les PME, l’innovation et la proximité des équipes ont depuis longtemps permis d’expérimenter qu’on al- lait plus loin en motivant les col- laborateurs et en favorisant leur épanouissement.
Chez Cyrus, société de conseil en gestion de patrimoine qui compte aujourd’hui 200 sala- riés, la valeur d’épanouissement aétémiseenavantilya5ans dans le cadre de la nouvelle charte élaborée avec l’ensemble des collaborateurs à l’occasion des 25 ans de la société. Son corollaire, le management par la bienveillance a été peu à peu expérimenté avec l’ensemble des manageurs qui se sont formés et qui ont partagé leur expérience pour progresser.
gence et croissance ! Bien au contraire...
Le constat que nous faisons montre que l’entreprise pro- gresse plus vite depuis avec un niveau de stress maitrisé et une responsabilisation de chacun. Une société en bonne santé est une société où il fait bon vivre dans l’exigence de la qualité qu’impose une dynamique de croissance.
ciété. Il y a bien d’autres moyens de tester cet attachement tout au long de l’année : sondages in- ternes, intéressement au capital, participation aux afterworks, animation de la vie dans l’entre- prise ... n
Stéphan Chenderoff,
groupe Cyrus, associé, Directeur de la Communication, Membre du Conseil d’Administration ETHIC
Cette valeur s’est souvent im-
posée naturellement avec le bon
sens des dirigeants de PME en
quête de performance pour leur   Epanouissement et bienveil-   tion de collaborateurs qui mani-
Depuis plusieurs années, nous participons à la journée « J’aime ma boite » avec une mobilisa-
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février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[  de plus en plus puissant ».   « Cet appui financier, décidé
aux bénéficiaires d’emprunter aux banques la somme totale d’1,381 milliard d’euros !
Un accompagnement précieux
Au-delà de l’argent, qui est une question capitale, le réseau as- sociatif accompagne le créa- teur tout au long du projet, de son élaboration jusqu’aux pre- mières années d’activité de l’en- treprise. « Pour emporter notre soutien, l’entrepreneur doit pré-
créer aujourd’hui
pratique
      Le premier atout d’un réseau comme Initiative France est de prêter de l’argent. Selon l’Insee, la solidité de la structure croît avec les moyens financiers en- gagés au démarrage. Le taux de pérennité grimpe ainsi de 64 % à 80 % quand l’investis- sement initial passe de 1 000 à 40 000 euros. Dans ce cadre, l’octroi d’un prêt d’honneur est le premier acte fort pour soutenir l’entrepreneur dans la concrétisation de son projet.
lors d’un comité d’agrément, renforce ses fonds propres et a un effet de levier pour obtenir un financement bancaire com- plémentaire. C’est un point fon- damental. Les créateurs insuf- fisamment financés au départ sont les plus fragiles », souligne Bernadette Sozet. Pour preuve, en 2018, Initiative France a en- gagé au total 197 millions d’eu- ros de prêts d’honneur pour un montant moyen de 9 700 eu- ros par personne, permettant
    tables les plus proches de lui, inscrits dans ce dispositif afin de prendre rendez-vous. En 3 rendez-vous offerts de 1 heure ou 2 heures chacun prévus par ce dispositif, l’expert-comptable aura apprécié le degré de matu- rité de son projet et lui délivrer les bons conseils », détaille Bru- no Le Besnerais.
La force du réseau
Pour Bernadette Sozet, dé- léguée générale d’Initia- tive France, les jeunes créateurs ont par ailleurs tout intérêt à se mettre en relation avec son réseau une fois passée l’étape de la création. La viabilité et la prospérité d’une aventure en- trepreneuriale représentent un véritable défi. En effet, 92 % des entreprises accompagnées par le réseau existent toujours trois ans après leur création contre 75 % pour la moyenne des entreprises françaises. « Ce chiffre est d’autant plus évoca- teur que 56% des 17 325 pro- jets soutenus en 2018 par Ini- tiative France sont portés par des demandeurs d’emploi. 3 387 l’étaient depuis plus d’un an ! Ces chiffres témoignent que notre service est utile et néces- saire. Nous sommes heureux de constater, année après an- née, que les actions que nous conduisons trouvent un écho
 ecoreseau.fr février 2020
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]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
    La reprise de franchise en plein boom
senter un projet crédible. Nous analysons la viabilité du projet mais également la capacité du chef d’entreprise à le mener à bien. Nous n’abandonnons per- sonne. Si le projet n’est pas assez mûr, nous recommandons au créateur d’entreprise de peau- finer son projet avec d’autres organisations spécialisées », confirme la directrice générale d’Initiative France. L’objectif n’est pas tant de permettre au chef d’entreprise de dégager un revenu pour lui seul que de créer des emplois. En 2018, plus de 45 000 emplois ont été créés ou sauvegardés grâce au réseau. Tous les entrepreneurs finan- cés ont pu bénéficier d’un suivi adapté suite à l’octroi de leur prêt d’honneur. Cela se maté- rialise le plus souvent par des conseils et rencontres entre les entrepreneurs et la plateforme Initiative qui les a soutenus. 154 plateformes ont proposé aux nouveaux créateurs et re- preneurs de participer à un « club d’entrepreneurs ». « Un accompagnement précieux pour gagner en assurance ! » mentionne Christine Courat, créatrice de Nahnny, un salon de coiffure soutenu par Val de Marne Actif pour l’Initiative. Certaines plateformes vont plus loin encore dans leur offre d’ac- compagnement. Ainsi, Initia- tive Nord Seine-et-Marne a mis en place un dispositif qui met en relation les porteurs de pro- jets avec un réseau de profes- sionnels bénévoles, aux champs d’expertises variés (juridique, fiscal, administratif, commer- cial, marketing...).
La France, nouvel eldorado des créateurs Alors tous patrons ? Pourquoi pas répond Benjamin Suchar, cofondateur et CEO de la plate- forme de garde d'enfants Yoo- pies : « Pour avoir observé ce qui se passe dans d'autres pays, la France offre des conditions très favorables à la création d’en- treprise. Nous avons un éco- système qui n'existe que dans quelques pays, et une très forte dynamique entrepreneuriale. La France est l'un des pays d'Eu- rope qui possède le plus grand nombre d'incubateurs et d'accé- lérateurs. C'est un pays attractif notamment par son écosystème Tech, dans lequel les entrepre- neurs sont aidés par des dispo- sitifs performants favorisant l’innovation. Nous avons des réseaux d'accompagnement et de financement présents dans chaque département (France Active, Réseau Entreprendre...), des prêts à taux 0, des prêts d'honneur, des fonds privés, BPI France, qui propose des prêts à taux préférentiel, des aides di- verses et des dispositifs d’inves- tissements, de nombreuses aides publiques, des exonérations de charges, un capital chômage versé pour amorcer son activité (Accre, Nacre), le crédit d'impôt recherche... La création d’entre- prise est à la portée de tous ! » C’est sans doute fort de cette conviction que la start-up s'est associée au groupe Leetchi, plateforme de cagnottes en ligne pour faire découvrir le monde de l'entreprenariat à une tren- taine de filles âgées de 8 à 12 ans. Il n’y pas d’âge pour bien faire ! Pierre-JeAN LePAGNOT
Avec désormais 2004 réseaux recensés en 2018 et 175 193 points de vente, la France est devenue la championne d’Europe
de la franchise. Les entrepreneurs continuent de plébisciter un modèle qui offre des avantages bien connus. Ouvrir une franchise permet à l’entrepreneur
de bénéficier de la notoriété du réseau,
de l’expertise du franchiseur, de son expérience du terrain et de son assistance technique et commerciale. Oui mais voilà, la croissance, en termes de points de vente, se tarit en raison de la maturité des réseaux. Dès lors, de plus en plus d’entrepreneurs font le choix de racheter une franchise. Seul bémol, le coût d’une franchise est
plus élevé que lorsque l’on crée sa propre franchise. Une prime qui se justifie. Acheter une franchise existante est plus sécurisant. L’acquéreur connaît le chiffre d’affaires, le compte de résultats, récupère une clientèle établie, un personnel formé et un point de
vente aménagé aux normes du franchiseur. Une fois l’obtention du financement obtenu, le candidat à la franchise de s’interroger : a-t-il la capacité de faire croître l’enseigne ? Pour vivre de son activité, le franchisé ne doit pas se contenter de faire pareil que son prédécesseur, mais mieux. Il ne faut pas se fier au modèle économique de l’enseigne cible. Le propriétaire avait peut-être déjà remboursé ses emprunts. Son équilibre économique n’était pas le même. D’autant que, selon les estimations de la Fédération française de la franchise, la perte du chiffre d’affaires à l’issue de la première année de reprise est de l’ordre de 10 %. Aussi, il est fondamental d’identifier les motivations
du cédant et ce qu’il compte faire après. En effet, s’il entend ouvrir un nouveau commerce similaire dans les parages, l’hémorragie du chiffre d’affaires pourrait être fatale.
   52 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                                                          ]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
   Nos régions ont du talent
L’entreprenariat en région se développe avec succès en France, poussé par tout un écosystème.
De plus en plus d’habi- tants d’Île-de-France, fatigués du stress des transports ou affectés
sienne, mais la masse salariale est plus stable. Un autre atout considé- rable est la proximité des réseaux d’entrepreneurs et d’accompagne- ment.
l’écosystème. Ils accompagnent les porteurs de projets dans leurs réflexions et démarches, leur ap- portent, pour certains, un soutien financier, les orientent vers d’autres dispositifs locaux comme des cou- veuses, des pépinières, etc. De plus, en région, tout le monde connaît tout le monde : les accès aux déci- deurs sont donc plus directs et fa- cilitent ainsi le développement des entreprises. » « Nos plates-formes et comités d’agrément disséminés dans toute la France ont dévelop- pé une connaissance unique des contextes économiques et institu- tionnels locaux, qui leur permet d’ouvrir aux porteurs de projets un écosystème d’acteurs essen- tiels : entrepreneurs, banquiers, experts-comptables, assureurs, ju- ristes, collectivités », renchérit sou- ligne Bernadette Sozet, déléguée générale d’Initiative France. Bpifrance Création rappelle qu’il est le réseau des réseaux. La banque coordonne les associa- tions, participent à leur anima- tion et les financent. Peu de gens le savent, Bpifrance garantit par ailleurs les emprunts bancaires octroyés par les banques aux créa- teurs à hauteur de 200 000 eu- ros (voire plus après étude de leur dossier). « Il s’agit d’une mission très importante. Notre engagement rassure les banquiers et favorise ainsi le financement des projets de création », précise Laurence Piganeau. Mais les missions de l’institution ne s’arrêtent pas là. À la demande des pouvoirs publics, Bpifrance s’est engagé depuis le début de l’année, à renforcer les actions de soutien aux initiatives entrepreneuriales dans les quar- tiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), en renforçant la visibilité et l’accès aux offres de soutien aux entreprises qu’elle porte avec l’ensemble de ses par- tenaires. C’est dans le cadre de ses nouvelles missions que Bpifrance a structuré, en coopération avec l’ensemble des acteurs de l’écosys- tème entrepreneurial, la stratégie « Entrepreneuriat Pour Tous ». Au travers de Bpifrance Création et de la tournée Entrepreneuriat Pour Tous, Bpifrance affirme sa volonté de soutenir les porteurs de projet de tous les territoires, et de leur permettre d’accéder à l’ensemble des dispositifs dédiés, allant de l’information opérationnelle, au fi- nancement et à l’accompagnement ciblé. Ce programme s’articule au- tour de trois axes : faciliter l’accès à l’offre d’accompagnement ; animer les communautés d’entrepreneurs
   par la hausse de l’immobilier, se
disent séduit par une installation
en région. L’idée : changer de vie !
Pour le collectif « Quittez Paris
pour entreprendre », entreprendre
dans la Sarthe ne manque pas
d’atouts. Les locaux professionnels
sont 2 à 4 fois moins chers, situés
sur des axes stratégiques (gares,
axes autoroutiers) et équipés du
haut débit. Certes, les salaires en
Province sont 10 % à 20 % moins
élevés que ceux de la région pari-   en région, connaissent par cœur
Savoir s’aider des réseaux d’accompagnement Effectivement, depuis quelques années, régions, collectivités, as- sociations et institutions publiques redoublent d’effort pour attirer des créateurs susceptibles de renforcer le tissu économique. Pour autant, se lancer dans une région que l’on ne fréquente parfois que durant les vacances peut s’avérer périlleux. Laurence Piganeau, responsable éditoriale chez Bpifrance Créa- tion, conseille avant tout de ne pas rester isolé. « Les créateurs d’entreprises ou les candidats à un rachat doivent s’approcher des réseaux d’accompagnement, comme BGE, France Active, Initia- tive France, Réseau Entreprendre, l’Adie, CitésLab, etc. Ces réseaux nationaux, parfaitement implantés
Ces réseaux nationaux, parfaitement implantés en région, connaissent par cœur l’écosystème. Ils accompagnent les porteurs de projets dans leurs réflexions et démarches
      54 |
février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
et accélérer les entreprises. Depuis son lancement en mai 2019, ce sont déjà plus de 8 000 entrepreneurs qui ont participé à la tournée En- trepreneuriat pour Tous.
Les soutiens
financiers existent
Avec le soutien de Bpifrance et de ses partenaires bancaires, Denis Dementhon, DG de France Active, se bat tous les jours pour soutenir les créateurs en mal de financement, notamment dans les territoires les plus éloignés. « L’inclusion figure vraiment au cœur de notre philo- sophie et nous cherchons à orienter le flux de financement là où c’est indispensable. 90 % des créateurs d’entreprise sont chômeurs, dont un tiers de longue durée ou aux minimas sociaux. Et 20% d’entre eux développent leur projet dans des territoires fragiles, c’est-à-dire les zones de revitalisation rurale et les quartiers ciblés par la politique de la ville », précise Denis De- menthon, directeur général de ce réseau qui a mobilisé 330 millions d’euros en 2019 sous forme d’in- vestissements et de prêts bancaires garantis ou solidaires pour 7 000 entreprises. Le réseau privilégie les entrepreneurs engagés qui se fixent des objectifs sociaux et environne- mentaux et concentre particuliè- rement ses efforts sur les femmes. « Il y a encore des progrès à faire en France. Certains banquiers restent réticents à soutenir une entrepre- neuse, jugeant que le risque est trop élevé, en raison par exemple des enfants. C’est évidemment faux. Ainsi, chez France Active, la moi- tié des entreprises soutenues ont été créées par des femmes, contre un tiers à l’échelle nationale », ex- plique Denis Dementhon.
La plus-value
du parrainage
Entreprendre en région nécessite un soutien des acteurs locaux et, pourquoi pas d’un parrain. 8 810 entrepreneurs étaient parrainés par l’une ou l’un des 4 430 mar- raines et parrains du réseau Ini- tiative France en 2018, toujours plus nombreux (+6% par rapport à 2017) à se mobiliser aux côtés des entrepreneurs. Cette augmen- tation traduit l’importance du parrainage par des bénévoles ex- périmentés et concrétise les efforts menés pour la professionnalisation et le recrutement des marraines et parrains. « Le parrainage est une vraie plus-value de notre réseau qui contribue à la pérennité des entreprises que nous soutenons. 92% d’entre elles sont encore en activité 3 ans après leur création,
56 | février 2020 ecoreseau.fr
souligne Bernadette Sozet. Notre   d’envisager l’avenir avec confiance,   dans leur conquête de marchés,
pour créer des emplois et renfor- cer le tissu industriel régional. La Région met en place des actions de sensibilisation, de formation et d’accompagnement (pour les entreprises, start-up, porteurs de projets) pour valoriser et faire par- tager largement cet état d’esprit de l’innovation, y compris sur le nu- mérique et les PME. Récemment, pour encourager la création d’en- treprise, la Région a mis en place une offre d’accompagnement in- titulée « Entreprendre, la Région à vos côtés ». Le souhait est d’offrir un appui à près de 10 000 porteurs de projets de création et/ou reprise d’entreprise jusqu’à son dévelop- pement. Dans les Haut-de-France, des sociétés peuvent bénéficier d’un accompagnement sur mesure grâce à l’Accélérateur PME lancé par la Région, Bpifrance et le fonds de dotation Entreprises et Cités. En Corse, région parmi les dyna- miques de France, la collectivité est également très impliquée. En plus des dispositifs de droit commun français et européens, l’Île de Beau- té met en œuvre à travers l’Agence de développement économique (Adec) des mesures spécifiques vi- sant à accompagner les entreprises tout au long de leur vie, de la phase création à la phase reprise trans- mission, mais aussi pour faciliter les recrutements ou dans le cas de difficulté ou de mutation.
Les investisseurs à l’affût
Preuve du dynamisme de nos ré- gions, les investisseurs plébiscitent la France, a confirmé en janvier dernier le baromètre dédié à l’at- tractivité industrielle de la France pour les investisseurs étrangers ré- alisé par le cabinet EY. En 2018, la France a vu se réaliser 339 projets de création et d’extension d’unités de production. Surtout, les investis- sements industriels étrangers se lo- calisaient essentiellement en région (seuls 3 % des nouveaux projets d’investissements industriels ont pris la direction de l’Île-de-France). La région des Hauts-de-France, le Grand Est et Auvergne-Rhô- ne-Alpes ont particulièrement tiré leur épingle du jeu, captant à elles trois 45 % des décisions d’investis- sements. Les raisons : l’effet gra- vitationnel des leaders industriels français, puissants et exportateurs dans l’aéronautique, la construc- tion navale ou l’agro-alimentaire, mais aussi des bassins d’emplois et de compétences sophistiqués, équi- pés et mieux soutenus par l’effort public.
Pierre-JeAN LePAGNOT
      objectif est de fédérer 5 000 mar-
raines et parrains à l’horizon
2020. » Signe de leur conscience
des enjeux territoriaux, certaines
plates-formes ont initié des actions
d’accompagnement spécifiques
pour les professionnels de santé en
zones rurales ou les entrepreneurs
issus de quartiers de la politique
de la ville. D’autres ont dévelop-
pé un savoir-faire unique dans les
zones rurales et les centres de villes
moyennes. « Nous voulons donner
toutes les chances de réussite aux
entrepreneurs qui partagent avec   pu voir le jour grâce à l’action des
Preuve du dynamisme de nos régions,
les investisseurs plébiscitent la France,
a confirmé en janvier dernier le baromètre dédié à l’attractivité industrielle de la France pour les investisseurs étrangers réalisé
par le cabinet EY
nous la volonté d’être acteurs du   plates-formes d’Initiative France.
une clé pour pérenniser son emploi et en créer d’autres ».
Des régions et collectivités locales dynamiques
Résultat, en 2018, Initiative France a financé 10 274 projets d’entre- prises en création, soit 59 % de l’ensemble des entreprises soute- nues. Les commerces et les services aux entreprises restent les secteurs d’activité les plus représentés, de- vant les hôtels-cafés-restaurants. De nombreuses autres activités ont
           développement économique du territoire », explique ainsi Zakia Belgahri, chargée d’affaires au sein de la plate-forme Initiative Alpes de Haute-Provence.
Des médecins ont pu s’installer en zones rurales, des entreprises inno- vantes à fort impact social ou envi- ronnemental se sont créées et des entrepreneurs se sont lancés dans des projets agricoles.
À côté de Bpifrance et des ré- seaux, les régions et collectivités lo- cales aussi peuvent être un soutien de poids en favorisant l’installation d’incubateurs, de technopoles, de centres technologiques, de pépi- nières, etc. Depuis plusieurs an- nées, la région Nouvelle Aquitaine s’emploie à booster les entreprises
Créer son entreprise est parfois
aussi un moyen de s’inventer son
propre emploi, là où les opportuni-
tés sont rares. « Notre action dans
les territoires fragiles s’est intensi-
fiée en 2018, explique Bernadette
Sozet. C’est là que les gens ont le
plus besoin de nous. Nous sommes
là pour les accompagner dans les
premiers stades de vie de leur pro-
jet, mais aussi pour leur permettre   innovantes et à les accompagner
   ]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[                 ENTREPRENDRE ET S’INSTALLER À QUÉBEC,
AU CANADA, C’EST SIMPLE !
 LA VILLE DE QUÉBEC VOUS ATTEND !
Pourquoi la ville de Québec est-elle un endroit parfait pour se lancer en affaires ? Est-ce à cause de son économie propice à la création d’entreprises novatrices ? Est-ce par le milieu de vie exceptionnel qu’elle propose à sa population ? Ou encore, est-ce dû à l’accompagnement et au soutien qui sont offerts aux entrepreneurs qui comptent s’y installer ou qui y sont déjà ? La réponse est définitivement : tout cela, et beaucoup plus !
Une économie forte et diversifiée
Depuis plus de 20 ans, la région de Québec est en croissance économique constante. Cette impressionnante performance
est non seulement due à l’ingéniosité
des employeurs et des travailleurs sur le territoire, mais également à la variété industrielle de la région.
Forte de ses expertises en alimentation et nutrition, en animation, en sciences de la vie, en ingénierie, optique-photonique et électronique, mais aussi de sa position de pôle canadien d’importance en assurances et services financiers, Québec se distingue comme lieu de haut savoir. Le numérique est également omniprésent dans l’ensemble de ces secteurs, proposant un écosystème idéal pour les entreprises innovantes de toutes tailles.
D’ailleurs, la ville de Québec se classe au 1er rang au Canada et parmi les meilleures au monde pour démarrer une entreprise en ligne.
Un environnement d’affaires exceptionnel
Pour assurer la continuité de cette croissance, la région de Québec propose un écosystème invitant et dynamique. Elle compte sur plusieurs expertises dans des secteurs de pointe, incluant
de nombreux centres de recherche
de renommée mondiale et des incubateurs-accélérateurs spécialisés.
De plus, elle offre les plus faibles coûts d’exploitation (loyers, électricité, etc.) parmi les villes canadiennes, américaines et européennes de plus de 100 000 habitants, et propose plusieurs programmes de financement municipaux uniques au Canada pour les entrepreneurs. Cela est sans compter sur le fait que la ville de Québec est la capitale de la province du même nom, en faisant un centre décisionnel important pour les politiques et les grandes orientations stratégiques
de la province.
Un milieu de vie sans pareil
Encore plus qu’un excellent endroit
du point de vue des affaires, la région de Québec se distingue également par
sa qualité de vie exceptionnelle. Ville la plus attrayante du Canada pour les milléniaux,
la plus sécuritaire parmi les grandes
villes du Canada, principale destination gastronomique au pays... les distinctions qui soulignent le milieu de vie s’accumulent. À celles-ci s’ajoutent plus de 750 parcs et espaces verts, une effervescence culturelle et sportive, et un prix moyen d’une maison parmi les plus bas au pays.
Choisir Québec, c’est donc s’assurer aussi d’un espace de vie agréable pour toutes les heures passées en dehors du travail.
Envie d’aller de l’avant
Vous voulez explorer les occasions
de réaliser votre projet d’affaires dans
la région de Québec ? Avec l’appui
de Québec International, l’agence de développement économique de la région de Québec, planifier votre implantation.
Vous accéderez ainsi à un vaste réseau de partenaires, tout en bénéficiant d’un accompagnement exceptionnel tout au long de vos démarches d’installation
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     Pour plus d’informations sur la région de Québec
SimpleQuebec.com
Pour télécharger notre guide entreprendre : www.quebecinternational.ca/fr/entreprendre Pour nous contacter : entrepreneurs@quebecinternational.ca
                                         ]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
MICE, l’événementiel
nementiel, location de site...) et 48% au bénéfice des acteurs du tourisme (transport d’accès et sur place, hébergement, restauration, commerce). Ces retombées ont permis de créer ou de maintenir 335 000 emplois en France mé- tropolitaine.
L’humain au centre
de toutes attentions
Lionel Malard, fondateur d'Ar- thémuse et consultant pour les professionnels Event & Meeting, n’est pas étonné par le poids économique du secteur. « Si une entreprise organise un évène- ment, c’est pour transmettre un message au public qu’elle réu- nit. Le succès de l'évènementiel confirme un besoin impérieux de remettre l’humain au centre des stratégies et des organisations. Selon moi, cette quête de l’hu- main n’a même jamais été aussi forte qu’actuellement. Un évène- ment est un moment unique où hommes et femmes se réunissent, travaillent, collaborent, signent du business, s’amusent, refont le monde... ensemble. Les entre- prises ont compris la nécessité de rencontrer en direct live leurs clients, leurs collaborateurs... de leur serrer la main et d’échanger avec eux », ajoute l’observateur avisé du MICE. La mise en scène événementielle s’est métamor- phosée. Pour que l’évènement atteigne ses objectifs, les profes- sionnels imaginent sans cesse de nouveaux modèles, de nouveaux formats, de nouveaux contenus... pour renouveler l’expérience des participants et leur faire vivre un moment qui sort de l'ordinaire.
Des lieux sur-mesure
Dans ce but, les spécialistes de l’événementiel ne ménagent pas leurs efforts à l’image de Sodexo. La branche spécialisée « Événements Prestige Sodexo » par exemple, s’enorgueilli de disposer 19 lieux « iconiques » comme la Seine Musicale, les sa- lons du Pré Catelan, l’Hôtel des Arts et Métiers, l’Hippodrome de Vincennes ou encore le Lido. « Notre objectif est de répondre aux exigences, de plus en en plus élevées, de nos clients. En 2019, Lieux et Événements Prestige Sodexo a enrichi son portefeuille de 3 nouveaux sites au cœur de Paris (dont le Rive Montparnasse, le salon Gustave Eiffel de la tour Eiffel, le Kluster Business Center – un nouveau rooftop), explique Éric Chauvet, directeur marke-
  Les tendances 2020 d’un secteur créateur de 335 000 emplois en France
Quête de l’expérience unique, retour de l’humain et responsabilité sont les thèmes qui guideront le secteur du MICE cette année, comme sans doute les prochaines.
  Début d’année 2020 agité pour le MICE (Meetings, In- centives, Conférences
et expositions). Le secteur, qui a, semble-t-il, bien résisté en 2019 aux troubles géopolitiques, au ralentissement de la croissance comme aux perturbations liées aux gilets jaunes, sera-t-il affecté durablement par l’épidémie de propagation du coronavirus dans le monde ? L’enjeu est d’impor-
tance pour l’économie française. Selon l’étude inédite de l’Union Française des Métiers de l'Evé- nement (Unimev) confiée au ca- binet EY et publiée en novembre dernier, en 2018, les événements d’entreprise et d’institution ont représenté 32 milliards d’euros de retombées économiques, dont 52 % au bénéfice des entreprises de production événementielle (accueil, aménagement, presta- tion de contenu, traiteur évé-
   En 2018, les événements d’entreprise et d’institution ont représenté 32 milliards d’euros de retombées économiques, qui ont permis de créer ou de maintenir 335 000 emplois en France métropolitaine
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février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Le succès de l’événementiel confirme un besoin impérieux de remettre l’humain au centre des stratégies et des organisations.
       ting vente et commercial Sodexo Sports et Loisirs. Pour que l’évé- nement soit un plein succès, le lieu doit être en parfaite adé- quation avec le message que le client souhaite faire passer et son format. Le Lido par exemple, se prête parfaitement à un événe- ment festif et riche en prises de paroles ».
La technologie, multiplicateur d’échanges Si le lieu a son importance, ce sont bien les nouvelles tech- nologies qui révolutionnent le secteur. Elles ont pris une place prépondérante avec de nouveaux outils d’immersion ou encore
des applications digitales qui améliorent par exemple la rela- tion entre le speaker et le public ou favorisent la rencontre. « De même, les outils digitaux per- mettent d’allonger la durée de vie d’un évènement avec, par exemple, une communication directe en amont et une réso- nance sur les réseaux sociaux en aval », précise Lionel Malard. « La technologie ne réduit pas les échanges. Elle les multiple », confirme Hanna Savarin, head of Marketing chez Eventdrive. « Vous arrive-t-il de penser que les rassemblements et les évène- ments physiques ont moins leur place dans le monde actuel ? Rap- pelez-vous votre dernier concert
 à guichet fermé, pensez à la mul-   ment si elle a été personnalisée
    tiplication des festivals, imaginez lenombrede«talks»etd’«af- terworks qui fleurissent chaque soir... Le nombre d’évènements n’a jamais été aussi important, et ce grâce à la magie des nouvelles technologies qui permettent d’en augmenter la portée et le rayon- nement », précise-t-elle.
... et de la rentabilité
selon les interactions précédentes avec la marque. Une fois cette data en main, les events managers pourront créer et personnaliser des communications efficaces selon les activités et centres d’in- térêts des participants » précise Hanna Savarin. Dans la même logique, les organisateurs doivent aujourd’hui prouver l’efficacité du média événement et la nature positive de ses impacts. « Créer systématiquement de la valeur et mesurer précisément les apports pour les parties prenantes sont, pour moi, indissociables du dé- veloppement de l’événementiel », confirme Lionel Malard.
Finis les événements guindés et solennels, place au « lifestyle ». « Ce mode de vie qui se diffuse progressivement dans la société sous l’impulsion des Millenials, influence de plus en plus le monde du MICE » observe Laurence Rousseau, directrice de la rédac- tion du media spécialisé, Meet In. Bien sûr, tout dépend de la marque. Les sociétés de la tech, l’univers de la mode et du luxe sont les plus ouvertes au changement. Elles utiliseront les dernières in- novations pour immerger leurs participants dans des vidéo-map-
Les nouvelles technologies per-
mettent de créer de l’émotion,
mais aussi des économies. À
l’heure du « big data », la mesure
de la rentabilité est devenue un
enjeu majeur pour les organisa-
teurs d’évènements. « Le secteur
est clairement rentré dans une
logique de ROI (retour sur inves-
tissement). Les events managers
veulent tout mesurer. Ils traquent
les participants, gèrent les invita-
tions grâce à des outils de plus en
plus sophistiqués », ajoute Hanna
Savarin. Les organisateurs sou-
haitent connaître le comporte-
ment des participants aux évène-
ments. En effet, s’ils obtiennent
cette information, ils seront à
même de mieux évaluer les be-
soins et désirs des participants de
la prochaine réunion. Les équipes
pourront ainsi ajuster leurs ac-
tions au fur et à mesure. « 79%
des consommateurs affirment
qu’ils acceptent une offre unique-   ping qui investissent tous les es-
L’avènement du « lifestyle »
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février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[  Si le lieu a son importance, ce sont bien les nouvelles technologies qui révolutionnent le secteur,
avec de nouveaux outils d’immersion et des applications digitales qui favorisent le lien
business guide
pratique
     paces et le mobilier. Elles opteront   Rock’n’Roll attitude
de s’évader. « Liberté, refus des codes des aînés, affirmation des différences, envie de déranger et de se frotter aux diversités de points de vues seront à l’ordre du jour. Dans les événements, cela se traduit par davantage de fantai- sie, du décalage, des animations un peu « weird » que vous serez allés piocher chez des créatifs ou des savants gentiment fous. On y viendra comme on est, loin des diktats de la mode et des codes du monde de travail désormais désuets. Il faut prendre du plai- sir, en servant par exemple des cocktails à base de cannabidiol (ou CBD) », détaille la spécialiste
   pour la Dataviz qui fera rimer intelligence artificielle et création artistique. « Attention cependant, l’originalité prime. On se souvien- dra davantage d’une conception ou d’une animation low tech que d’un déploiement technologique déjà vu 100 fois. Par ailleurs, dans ce secteur en pleine mutation, les budgets devront être repensés. A titre d’exemple, le champagne n’est plus la panacée, et les Mil- lenials préfèrent largement vivre une expérience d’immersion unique autour d’un verre de vin blanc que de siroter une coupe avec des petits fours», assure Lau- rence Rousseau.
Imaginez de nouveaux concepts d’évènements alliant l’humain et la technologie apparaît donc comme la grande tendance d’une époque que certains comparent à celle des années Folles. Peur du lendemain, envie de s’échapper d’un quotidien anxiogène, d’ou- blier et de faire la fête ? « Cer- tainement, mais pas n’importe comment car les temps ne sont plus à la gabegie générale », tem- père Laurence Rousseau. Selon elle, nous serions plutôt dans les Années 60 c’est-à-dire plutôt R o c k ’n ’ R o l l , v o i r e P u n k (d a n s sa version écolo). L’idée est de se déconnecter du stress ambiant,
    ecoreseau.fr février 2020
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]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
L’idée d’associer sa marque afin de créer un nouveau produit ou une collection capsule devrait connaître un regain d’intérêt.
         du MICE. Dans cette quête du plaisir, les organisateurs d’évé- nements auront par ailleurs tout intérêt à miser sur les collab’, qui nourrissent le secteur de la mode et de la musique depuis plusieurs années. « L’idée d’asso- cier sa marque avec une autre ou bien avec une personnalité afin de créer un nouveau produit, une collection capsule, et ainsi faire le buzz devrait connaitre un regain d’intérêt. Les médias, les lieux, les traiteurs s’y mettent pour « pimper » de façon éphémère leurs créations. N’hésitez pas à faire appel à des artistes qui vous fe- ront prendre des chemins de tra- verse par rapport à votre propre histoire et votre ADN », souligne Laurence Rousseau.
Soyons écolo- responsables
Bien sûr, à l’heure du cocktail, la sobriété sera de mise. Il n’est pas question de dresser des buffets bio dressés sur des palettes en bois mais de se montrer créatif et écolo-responsables. « Quand on pense développement durable, on pense réduction des impressions, tri des déchets, tasses réutili- sables. Mais le développement du- rable va au-delà de cette addition de petites actions. Il doit s’inscrire dans l’ADN de votre marque et donc de vos événements », précise Hanna Savarin. Aussi, il faudra à tout prix éviter d’être hors-sol, c’est-à-dire de ne pas joindre les actes aux engagements. « Le mé- pris des laissés pour compte au
détriment d’une communication inclusive sera sanctionné tan- dis qu’une vigilance de tous les instants vis-à-vis des comporte- ments sexistes et racistes sera de mise. On le sait, la sanction est désormais immédiate et peut être terrible pour les marques (cf. la polémique récente du Slip Fran- çais) », explique Laurence Rous- seau. Par ailleurs, l’organisation d’incentives à l’autre bout du monde sera très mal accueillie, et plus globalement, la non prise en compte des changements de men- talités et de comportements. Pour Laurence Rousseau, le rôle des agences d’événements apparaît donc déterminant pour conseil- ler et convaincre leurs clients des risques d’une paralysie éthique. « Il faudra convaincre les déci- deurs (le top management et pas les managers intermédiaires) et leur rappeler que leur entreprise va désormais être sanctionnée si celle-ci ne dépasse pas ses objec- tifs économiques pour se projeter dans son objet social », assure-t- elle. À cet égard, la dernière étude de l’Observatoire du Goodverti- sing est édifiante. 49 % des Fran- çais considèrent que la communi- cation « for good » correspond à du « greenwashing ». Seuls 23 % estiment qu’elle se transforme en mesures concrètes dans la réalité. En clair, les Français veulent des preuves, du concret, des actions tangibles, des résultats mesu- rables. S’en est fini des chartes RSE à rallonge, les engagements doivent être tenus !
JeAN-Pierre LePAGNOT
   62 |
février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[                                                    ORIGINALITÉ ET CONVIVIALITÉ POUR UN SÉMINAIRE INOUBLIABLE !
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  Crédit photos : Un regard sensible
]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
briefing rh & formation par Geoffroy Framery
 ESPACES
Campus à Barcelone pour TBS
  Annoncé opérationnel à compter de la fin d’année 2021, ce nou- veau campus triplera les capacités d’accueil de la business school à Barcelone. Il sera situé au sein d’un des plus grands projets eu- ropéens d’évolution urbanistique, le 22@, zone anciennement
industrielle. Il est devenu depuis les années 2000 l’épicentre de l’économie de la connaissance. La faculté permanente, de 18 enseignants-chercheurs, se donne deux objectifs :
• renforcer le développement de programmes en cohérence avec les clusters d’activités stratégiques de la région de Barcelone (énergie, TIC, TechMEd, médias, design),
• contribuer à la production de recherche en management relative aux grands enjeux du territoire. n
Travailler autrement
Patrick Levy-Waitz
Président de la Fondation Travailler Autrement, PDG d’ITG, leader
du portage salarial
Il nous appartient à tous Ad’être exemplaires !
u-delà des régimes spé- travail qui valorise l’expérience, ciaux, le projet du gou- en témoigne le taux de chômage vernement sur les re- des jeunes, mais pas
traites porte de manière l’expérience longue, en témoigne
assumée la question des carrières le chômage des séniors. Le second
le chiffre
71%
Une étude du cabinet de recrutement Robert Half démontre que le salaire n’est plus la priorité des salariés – 4e rang des critères de choix d’un nouvel emploi. Passent devant localisation géographique et secteur d’activité.
ACTEURS
Partenariat entre l’inseec U, Microsoft et Onepoint sur l’iA
Le 20 janvier, les trois mousquetaires de l’innovation ont annoncé la signature d’un accord de partenariat en vue de co-construire une
filière de formations diplômantes Masters of Science en ingénierie en intelligence artificielle et data science. Ce partenariat vise d’abord à construire une filière diplômante à partir de bac +5 afin de répondre aux besoins des entreprises clientes et partenaires de Microsoft et Onepoint.
Deux nouveaux MSc pour Neoma
Pour former des spécialistes capables d’allier compétences artistiques et managériales, dans un contexte de très forte croissance des industries culturelles et avec l’émergence quotidienne de nouveaux métiers dans ce domaine, les entreprises sollicitent désormais des profils qui allient compétences artistiques et managériales. Proposé sur le campus de Rouen, le MSc Cultural and Creative Industries offre
Proportion de salarié/es français/es qui privilégient l’intérêt du poste au salaire.
      discontinues, notamment pour mieux les prendre en compte,
et la nécessité de travailler plus longtemps, notamment pour maintenir l’équilibre financier du système sans pour autant aug- menter les cotisations, ce qui nui- rait à la compétitivité des entreprises et au pouvoir d’achat des ménages.
Toutes les données statistiques du chômage qu’elles émanent de l’INSEE ou de Pôle Emploi, montrent que deux populations sont davantage impactées : les jeunes et les seniors.
Il s’agit d’un double paradoxe. Le premier est que nous évoluons en effet dans un monde du
paradoxeestque
l’absence de charge familiale est valorisée (j’en veux pour preuve lesdiscriminationsdecarrière envers les femmes) mais pas le fait de ne plus avoir d’enfants à charge (encore une fois, en témoigne le chômage des seniors). La logique de l’allongement de la durée du travail a un sens finan- cier. Elle n’aura un sens social que lorsque ces paradoxes seront résolus. D’ici-là, le gouvernement pourrait intelligemment
doubler sa réforme des retraites par un programme ambitieux et réaliste d’emploi des seniors. Il nous appartient à tous d’être exemplaires ! n
 64 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[  une vue globale des industries de la culture et de la création, ainsi qu’une perspective des problématiques économiques, sociales et culturelles engendrées par la transformation numérique. Le MSc Wine & Gastronomy, dispensé sur le campus de Reims, est un programme axé sur le marketing, dans une approche adaptée
aux caractéristiques des marchés de l’agroalimentaire gastronomique, des vins et spiritueux.
Le manager trop mou et le manager trop dur sont
deux catastrophes.
Carlos Ghosn, ex-patron de Renault-Nissan.
étudiants contents... à Audencia, Sciences Po,
Polytech Nice-Sophia et Sup de vente !
Choosemycompany, jobboard et site de notation des entreprises, a interrogé un panel de quelque 6 000 étudiants sous 250 bannières de l’enseignement supérieur. Les questions ont scanné cinq critères dans le cadre du nouveau label Happy at School : l’installation et l’environnement, l’enseignement, la vie étudiante, les relations avec des entreprises et
la confiance en l’avenir. Dans leur catégorie, Sciences Po, Audencia,
la détection de fraude, ainsi que des plates-formes de trading front to back extrêmement riches et complexes. Afin
de donner un cadre formel
à cette démarche de R&D
permanente, Lusis a créé,
en juin 2017, un département
Intelligence artificielle chargé
de travailler sur des approches
de machine learning-deep learning principalement applicables à la détection de fraude sur les paiements et aux stratégies de trading sur les marchés financiers. D’autres domaines, tels que les systèmes de recommandation, font également partie des axes de travail du département IA de Lusis.
• Le Bachelor en Management de l’ICN Business School fait son entrée sur le campus parisien.
- L’Essca fait évoluer son BBA en management international.
• Audencia s’installe à la Roche-sur-Yon (Vendée) au sein de la CCI Vendée à compter de septembre.
• Iconoclass, école de formation pour les forces de vente, annonce 100 % d’embauches pour la première promotion.
formation
• Une école de l’image AGR va s’installer à Rennes.
• À Reims, une formation qualifiante pour les métiers de la logistique en partenariat avec Pôle Emploi ouvre du 23 mars au 4 mai avec à la clé une qualification.
briefing rh & formation
pratique
        Polytech Nice-Sophia et Sup de Vente décrochent la première place. Côté universités, ce sont deux établissements – qui n’en sont pas vraiment – qui prennent la tête : Sciences Po Paris et l’université Paris Dauphine. Suivent Paris 1 Panthéon Sorbonne, Aix-Marseille et l’université Paris Descartes. Côté cols blancs, c’est Audencia, à Nantes qui truste
les suffrages devant l’Iéseg, école post-bac à Lille, puis Burgundy School of Business, Grenoble École de Management et Montpellier Business School. Chez les ingénieurs, Polytech Nice Sophia devance l’ESPCI Paris, l’UniLaSalle de Beauvais, Rennes et Rouen, l’ESITC Caen et l’Enib.
Nouvelle chaire scientifique avec Lusis pour CentraleSupélec
L’école d’ingénieurs et la société Lusis s’associent pour créer une chaire de recherche Intelligence artificielle appliquée à la détection de fraude sur les paiements et au trading. Pour ces deux acteurs, c’est le renforcement de leur collaboration dans le domaine de l’intelligence artificielle appliquée au domaine bancaire. Lusis est l’éditeur de Tango, une plate-forme transactionnelle à haute performance pour les systèmes de paiements et la finance de marché. Sur la base de cette plate-forme, Lusis réalise des systèmes de paiements complets avec
ecoreseau.fr février 2020
| 65
]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
briefing rh & formation
 classement
FT Ranking 2019 des meilleures business school européennes
La France aligne le plus grand nombre d’écoles dans le top 95 du Financial Times, au total, 26 (contre 21 pour le Royaume-Uni, 9 établissements pour l’Allemagne et 6 pour l’Espagne).
Sept écoles françaises caracolent dans le top 25 (contre 6 l’année précédente). HEC reprend sa place de leader face
à la London Business School ! L’Essec gagne une place en se plaçant en 7e position, tout comme l’EM Lyon qui gagne un rang. L’Edhec gagne encore une place et s’octroie la 14e position. Enfin, 31e, Kedge BS progresse de
quatre places.
Les autres : La Rochelle (+ 14 – 79e au lieu de 93e), Audencia Business School, + 6 (40e place) et Skema Business School, un bond de 17 places (49e position).
... et lesàESCP Europe (- 3 places, 14e), Insead (- 2 places, mais toujours au top 5), Neo- ma Business School (- 5 places, 50e position). Nouvelle venue, l’ESC Clermont Business School fait son entrée dans les 95 établissements à la queue du classement.
Les 20 premières écoles européennes du classement et les rangs des écoles fran- çaises en 2018
  rANG
   éCOLeS
   PAYS
   1.
 HEC
 France
 2.
  London Business School
  Grande-Bretagne
 3.
  Universita Bocconi
  Italie
 4.
   Universität St Gallen
   Suisse
   5.
  Insead
  France
   6.
 IESE Business School
Espagne
  7.
   Essec Business School
   France
   8.
 IE Business School
 Espagne
 9.
  EMST Berlin
  Allemagne
 10
   University of Oxford
   Grande-Bretagne
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février 2020 ecoreseau.fr
Le rang des autres écoles françaises
#14 ESCP Europe, #15 Edhec Business School, #20 EM Lyon Business School, #25 Grenoble École de management, #31 Kedge Business School, #40 Audencia Business School, #49 Skema Business School, #50 Néoma Business School, #56 Rennes School
of Business, #57 Toulouse Business School, #64 Iéseg School of management, #64 IAE Aix-en-Provence Graduate School of Management, #69 Montpellier Business School, #69 ICN Business School, #75 Institut Mines-Télécom Business School, #76 Essca School of Management, #79 La Rochelle Business School, #81 EM Normandie, #81 Burgundy School of Business, #85 EM Strasbourg Business School, #88 ISC Paris Business School, #89 Université Paris-Dauphine, #95 ESC Clermont Business School.
Méthodologie 2019
Ce classement repose sur la base du rang occupé par l’école dans le classement FT des MBA à temps plein, le classement FT EMBA 2019 (Executive MBA), le classement FT des masters en management 2019. D’autres critères rentrent en jeu tels que les salaires obtenus
après trois ans de carrière par les diplômés, la progression de carrière après trois ans d’activité, le pourcentage de femmes, de professeurs étrangers et de doctorants au sein du corps professoral.
   ]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[ Donnez un nouveau souffle à votre carrière et devenez le leader de demain !
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]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
manager autrement
 L’insertion des docteurs en question
Docteurs et doctorants en
entreprise : ça ne matche pas
encore très bien !
Le doctorat peine à se faire une place dans le monde de l’entreprise. Et, avec une recherche académique en mal de capitaux, l’horizon des docteurs apparaît parfois sombre. Mais heureusement, les lignes bougent. Un peu.
Stéphane Gendron a le sou- rire. Sa petite entreprise, Transpod, se porte plutôt bien. Son créneau ? Le trans-
port à plus de 1 000 km/heure dans un tube sous vide d’air, dans la li- gnée du projet Hyperloop promu par Elon Musk, co-fondateur et PDG de Tesla. Objectif pour le pre- mier chiffre d’affaires – l’entreprise a été créée en 2019 –, 500 000 euros. Et déjà, il cherche à recruter cinq docteurs d’ici juin pour son site de Limoges qui compte déjà une dizaine de salariés. Pas de quoi lui mettre la pression. Cinq à dix curri- culum vitae lui parviennent chaque semaine. « Nous n’avons même pas
besoin de déposer une offre d’em- ploi, constate Stéphane Gendron, ingénieur de formation. Nous crou- lons sous les candidatures. »
Intermittents
de la recherche
Nec plus ultra académique, le doctorat vient ponctuer huit ans d’études supérieures en université. Le saint-Graal ! En 2018, plus de 71 000 étudiants ont relevé le défi (voir encadré). Ce chiffre s’étiole (-6,8 % de doctorats délivrés en 2016 ; - 9% de doctorants en sept ans). Et les dernières projections du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et de
l’Innovation (avril 2018) voient se   pas nouvelle. Travailler la notorié-
     profiler un recul de 13 % entre 2016 et 2026. Auteur du blog universi- tés2024, Jean-Michel Catin parle d’un « système à bout de souffle ». En cause ? Les conditions d’inser- tion des docteurs. La rencontre avec le monde de l’entreprise pri- vée peine à se faire. D’après une autre Note d’information de juin 2019, le secteur académique reste le premier employeur des docteurs (49 %). La R&D en entreprise em- ploie 16 % d’entre eux tandis que 35 % trouvent un emploi en de- hors du secteur académique et de la recherche. « Ma thèse finalisée, je pensais que le sujet des liens sociaux à l’ère du numérique sé- duirait les entreprises, commente Yann-Maël Lahrer, fondateur d’Okay Doc. Qu’il y aurait plus d’entreprises à m’accueillir. Les docteurs sont nombreux à prendre les postes qu’ils trouvent, sans rap- port avec leurs recherches. On dit d’ailleurs qu’il faut savoir faire le deuil de sa thèse. » À cette expres- sion, les responsables des labora- toires de recherche partenaires de Transpod – IRCER* et XLIM** – préfèrent celle « d’intermittents de la recherche, rapporte Stéphane Gendron. Leurs docteurs sont malheureusement habitués à des missions courtes, des contrats à durée déterminée de 12 à 18 mois. Pourquoi cette démarche de propo- ser des CDI – comme Transpod le fait actuellement – reste une excep- tion ? C’est un gâchis de talents. »
Une situation ancienne
Si les statistiques manquent pour étayer le discours, le ministère a trouvé quand même bon de rap- peler, dans un arrêté de 2016 qui fixe le cadre national du doctorat, la nécessaire préparation à l’inser- tion professionnelle post-doc, dans le privé comme dans le public. Une journée nationale du doctorat – le 18 juin – a même été créée en 2018. Sé- lect, ce diplôme manque de visibilité en France, contrairement à ce qui se passe Outre-Rhin. Les entreprises le méconnaissent. Et la situation n’est
té est l’une des missions de l’Andes (Association nationale des docteurs) qui s’apprête à fêter... ses 50 ans. « Les docteurs sont souvent perçus comme inférieurs aux ingénieurs, constate Jean-Jacques Robert, membre du conseil d’administra- tion. Au mieux, au même niveau. » Les docteurs font front. Pour preuve, la création d’OKay Doc qui veut développer des ponts entre docteurs et entreprises. « L’exper- tise a une valeur, à vendre sous forme de mission », explique son fondateur, Yann-Maël Lahrer. D’autres initiatives ont vu le jour, comme PhDTalent, à l’origine du plus grand forum mondial de re- crutement de jeunes docteurs et de doctorants. En 2019, 5 000 phD ont pu rencontrer 150 entreprises, dont deux tiers de start-up et PME, et un tiers de grands groupes. « À qui s’adresser ? Au collège doctoral ? À l’école doctorale ? Au CNRS ? Les recruteurs s’y perdent, explique Florian Andrianiazy, directeur gé- néral. D’où l’intérêt d’un guichet unique. Il y a dix ans – date de lan- cement PhdTalent, la recherche ne faisait pas partie du scope des en- treprises, en dehors du champ in- dustriel. Mais les choses évoluent. »
Des raisons d’espérer
« L’Etat joue le jeu, explique Sté- phane Gendron, avec notamment des mécanismes sous-utilisés d’al- lègement de charges. De 47 %, le taux passe à 10%. » Et l’inscription du doctorat dans le Répertoire national des compétences profes- sionnelles devrait accroître cette li- sibilité. « Dans la société du savoir qu’est la nôtre, on ne cesse jamais d’apprendre. Chercheur un jour, l’envie d’apprendre est chevillée pour toujours. C’est ça que les en- treprises achètent », ponctue Rey- nald Seznec. Et il en connaît préci- sément les enjeux. Il a été à la tête de Thales Aliena Space.
*IRCER : Institut de recherche sur les céramiques **XLIM : Institut de recherches pluridiscipli- naires
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]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[ RÉVÉLEZ ET
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]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents MBA
En 60 ans d’existence dans l’hexagone, l’américain Master of Business Administration a réussi à s’imposer sur le territoire national, avec sa hauteur de vue sur le monde de l’entreprise. Comment se dessine son avenir ?
Fadel se réjouit de la portée de cette reconnaissance. Lancé sur le marché en 2012 – c’est-à-dire récemment pour une école qui affiche 85 années d’existence –, le MBA va augmenter ses effec- tifs une nouvelle fois à la ren- trée prochaine, pour atteindre les 40 inscrits. « Ce cursus s’est démocratisé, commente-t-il. Il n’est plus question d’un luxe que s’offre une classe de cadres, et c’est vrai même aux États- Unis. »
Hélicoptère
pour tout le monde
Une expression fait flores dans le monde des MBA, c’est « vi- sion à 360 degrés ». Mais il en est une autre, plus récente. Et Christophe Clavé, professeur de stratégie & management à l’Inseec School of Business Economics l’utilise volontiers : « Avec cette formation, les can- didats acquièrent une vue d’hé- licoptère qui donne une capaci- té de connecter les disciplines de l’entreprise entre elles. » Le cœur du programme ? Straté- gie financière, marketing, res- sources humaines... Les fon- damentaux du management, mais pas à la manière d’un pro- gramme grande école. Le re- tour d’expériences est essentiel, avec des cas pratiques interna- tionaux. « Les problématiques de l’époque sont intégrées au menu, ajoute Christophe Clavé, avec le travail de l’intelligence collective par exemple, ou bien encore de l’entreprise appre- nante. »
Un passeport pour le CAC 40, ou plus largement pour le SBF (Société des Bourses françaises) 120 ? Pas uniquement. Pour preuve, le parcours de Jérémy Cartesse, qui vient de boucler son MBA à l’IAE d’Aix-Mar- seille. « J’ai adoré mon poste en recherche et développement chez Airbus, explique cet in- génieur formé sur les bancs de l’Estaca, mais j’ai un projet de création d’entreprise. Et l’un des rendez-vous importants de la formation était de déve-
  Diversifiés et multiples
 «C
ment de secondes, me voilà immergée dans l’univers an- glo-américain. En ligne, Fady Fadel, à la tête de l’école Ame- rican Business School of Paris. Et c’est un directeur heureux qui répond. Ses trois diplômes (Master of Business Adminis- tration, Bachelor of Business Administration et Bachelor) viennent de se voir réaccrédités par l’IACBE (The International Accreditation Council for Bu- siness Education), organisme américain. Le MBA est né sur les terres de l’Oncle Sam, au tout début du xxe siècle. Fady
anIhelpyou?»
Premier contact téléphonique, et en un frag-
     l’EM Lyon, l’Epitech, Ionis, l’ESG, l’IESIG, Kedge, Teoma ou bien encore Digitalschool... ont développé des spécialisations dédiées. Et même si le MBA n’affiche pas en bandeau l’entrepreneuriat, il en est quand même question. C’est le cas à Audencia.
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 ]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                                                                                       ]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
    lopper un business plan. J’ai travaillé sur le mien. » L’incu- bateur ? Il est trouvé. Le parte- naire technique ? Aussi. Et sans attendre même la remise de diplôme, Jérémy « passe à l’ac- tion » pour mettre sur les rails sa solution numérisée pour faciliter la vie des familles qui voyagent. Les autres ont repris des entreprises familiales, inté- gré des entités de lobbying, ont choisi l’expatriation... Les bu- siness schools ont bien compris qu’il y avait là un segment de marché à prendre, avec la start- up nation. Ainsi, l’EM Lyon, l’Epitech, Ionis, l’ESG, l’IESIG, Kedge, Teoma ou bien encore Digitalschool... ont développé des spécialisations dédiées. Et, même si le MBA n’affiche pas en bandeau l’entrepreneuriat, il en est quand même question. C’est le cas à Audencia. Les participants doivent en passer par un projet de consolida- tion de création ou de reprise d’entreprise. Pour Christophe
Clavé, un changement s’opére- rait, avec un recul de l’intérêt marqué pour l’entrepreneuriat par les participants au MBA d’HEC.
Des Masters of Business Administration
Parler « du » MBA est une er- reur. Au fil des années, le mar- ché s’est étoffé avec des MBA spécialisés. Champion toute catégorie, l’ESG Paris en pro- pose pas loin d’une trentaine (communication, cybersécu- rité, intelligence artificielle, intelligence économique et marché africain...). L’ESLS- CA en compte neuf à son ca- talogue (conformité et gestion des risques, marketing digital et e-business...). Comme son nom l’indique, Digital Colle- ge (car émanation du Collège de Paris) a choisi d’ancrer son offre sur la transformation numérique, avec un cursus baptisé Digital project mana- gement. « Le monde change, il est normal de voir évoluer les MBA, commente Ridouan
 Spécialisés, généralistes, francophones, anglophones... entre 80 et 100
seraient actuellement proposés,
le plus souvent en business schools
mais aussi dans des Instituts d’administration des entreprises (IAE). Avec un marché à capter de participants venus d’Inde, du Moyen Orient
        ou bien encore d’Asie.
Abagri, le jeune patron de cet établissement. D’autant que les publics sont de plus en plus variés. » Mais ce mouvement génère quelques grincements de dents. Ce serait un crime de lèse-majesté commis à l’en- contre de l’esprit originel. Un sentiment de cacophonie vien- drait brouiller la lisibilité de l’offre. « C’est contre-nature, argumente Christophe Clavé, professeur de stratégie & ma- nagement à l’Inseec School of Business Economics. On peut ainsi parler de banalisation. Le MBA est une référence mon- diale. »
Spécialisés, généralistes, francophones, anglophones...
entre 80 et 100 seraient actuel- lement proposés, le plus sou- vent en business schools mais aussi dans des Instituts d’ad- ministration des entreprises (IAE). Un chiffre qui f luctue au gré des rentrées. Y en a-t-il trop ? Le terrain de jeu est in- ternational. Avec un marché à capter de participants venus d’Inde, du Moyen-Orient ou bien encore d’Asie.
Vie chahutée
Une chose n’évolue pas : le retour d’expérience. Le bou- leversement qu’un MBA peut provoquer. HEC ou pas, bu- siness school en tête de classe- ment ou pas, les témoignages
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]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[  L’engouement pour le MBA jouerait les montagnes russes et dépend de la croissance économique. C’est la thèse défendue par Fady Fadel, directeur de l’American Business School of Paris.
carrières & talents
pratique
    tion. Travailler la confiance     nior chez Clémentine, cabinet
– sont de moins en moins des “must have”. »
L’engouement pour le MBA jouerait les montagnes russes et dépend de la croissance écono- mique. C’est la thèse défendue par Fady Fadel, directeur de l’American Business School of Paris. « Avec un chômage bas, les candidats se font plus rares, assure-t-il. En cas de crise, alors l’investissement dans l’éduca- tion se fait plus important. » De là à dire que les business schools attendent avec impatience le prochain décrochage bour- sier... MUrieLLe WOLSKi
      avec ses équipes et ainsi délé- guer plus facilement. On va à l’essentiel. L’évolution est si- gnificative, poursuit-il alors qu’il a entamé le programme de Neoma il y a tout juste quatre mois. Mais il ne faut pas comp- ter sur le MBA seulement. La démarche de transformation est à prolonger. » Jérôme Pou- zou se donne trois à cinq ans pour évoluer.
spécialisé sur le numérique et les IT, vient nuancer le constat. « Si ce secteur s’affranchit de certains codes du monde an- cien, tel n’est pas le cas lors des comités d’investisseurs orga- nisés pour des levées de fonds, explique-t-elle. Le discours est clair. Avoir dans son équipe des collaborateurs avec la bonne école, le bon MBA, compte pour convaincre. Toutefois, nos clients nous demandent de vérifier les expériences pas- sées des candidats, jamais leurs cursus. Le diplôme – et le MBA
Vers une volte-face
du marché ?
Pierre Trippitteli scrute le mar- ché de l’emploi et du recru- tement des talents de part et d’autre de l’Atlantique pour le compte de Perpetual, cabinet conseil spécialisé. Il est ma- naging partner pour l’Europe. Et pour lui, pas de doute. « Le MBA a un petit côté has been. Si le propos est volontairement provocateur, commente-t-il, on ne peut nier que le marché connaît un certain fléchisse- ment dans les deux pays. Une question de retour sur inves- tissement aux États-Unis, bien normal quand le coût avoisine les 250 000 dollars, avec 10 à 15 ans à la clé pour rembourser. Et en France, les grandes boîtes que sont McKinsay ou L’Oréal recrutent des collaborateurs à des postes à fortes responsabi- lités, même sans MBA à la clé. Ce n’est pas sans incidence sur la vitalité du marché. Et c’est sans compter la vitesse d’évo- lution de l’économie. Il faut aller vite, de plus en plus vite. Et un certificat spécialisé va faire l’affaire, en lieu et place d’un cursus généraliste de 18 mois. Et puis, le terrain donne l’occasion de se frotter à toutes les problématiques abordées en MBA. » Une prise de posi- tion assez inhabituelle, il faut le dire, même si les langues se délient. La nouvelle économie viendrait-elle fendiller la sta- tue du commandeur du MBA ?
  sont à chaque fois unanimes.
« C’est une étape qui bouscule,
résume Olivier Lefaivre, di-
recteur de la business unit du
Global executive MBA de Neo-
ma business school. Et pour
cause, les participants passent
par quatre stades en 18 mois,
de l’inconscient incompétent
au conscient incompétent,
puis de conscient compétent à
inconscient compétent ! Une
évolution ponctuée de remises
en question. Assurément, un
MBA n’est pas un chemin fa-
cile. » Préparer un MBA, quelle
que soit la formule ( full ou
part time), ne se résume pas à
travailler une palette de com-
pétences et de connaissances.
À prendre de la hauteur de
vue. « Ce cursus aide à se po-
sitionner tant dans la vie per-
sonnelle que professionnelle,
confie Jérôme Pouzou, direc-
teur développement opérations
chez Exterion Media France,
société spécialisée dans la
commercialisation d’espaces
publicitaires dans les villes de
plus de 20 000 habitants. On
apprend à identifier plus rapi-
dement les qualités de ceux qui
nous entourent. À identifier les
bonnes personnes. À leur mon-
trer l’importance qu’elles ont à
nos yeux. Et on se rend compte
du poids de la communica-   Cécile Eymard, consultante se-
  ecoreseau.fr février 2020
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]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
 Placements
Du risque sinon rien
 Placements p. 76 • L’immobilier, placement préféré
• Diversifier son placement en SCPI
• Le potentiel sous-estimé des actifs financiers
Baromètres p. 82
74 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                    Épargne Retraite 2 Plus*
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]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
 Placements N
gés placent parmi leurs priorités d’épargne l’objectif de « dispo- ser d’un capital en vue de la re- traite, pour avoir suffisamment d’argent tout au long de votre retraite » et 38 % la qualifient de « préoccupation forte ». La première de ces préoccupations reste de « faire face à d’éven- tuelles dépenses imprévues » : 53 % des actifs déclarent mettre de l’argent de côté en prépara- tion de la retraite, un chiffre à la hausse ces deux dernières an- nées (48 % en 2017). Seulement un actif sur cinq (21 %) le fait régulièrement (dont 86 % tous les mois). Le montant moyen épargné par nos concitoyen/nes en préparation de leur retraite s’élève à 2 300 euros par an (100 euros de plus que l’année précédente).
1
L’immobilier, placement préféré Interrogés sur le placement considéré comme « le plus adap- té pour placer son épargne sur le long terme, à 15-20 ans, pour la retraite par exemple », les Français/es répondent en pre- mier lieu l’immobilier. Dans un environnement de taux d’in- térêt toujours bas où les place- ments financiers garantis ne rapportent quasiment rien et face à une Bourse qui reste vo- latile, l’immobilier continue de séduire. « Cet investissement dans un bien tangible rassure. Il est palpable, et la perte en capital apparaît quasi impos- sible. De plus, la pierre est le seul placement à pouvoir se fi- nancer à crédit. C’est donc un moyen efficace pour se consti- tuer un patrimoine mois après mois grâce au remboursement du prêt », indique Stéphane van Huffel, cofondateur de Ne- tinvestissement. Selon lui, tous les produits disponibles, Pinel, Denormandie, Malraux, SCPI, résidences services, suscitent l’intérêt des investisseurs. « Les Ehpad, dit-il, sont intéressants dans la mesure où ils livrent une rentabilité nette d’impôts com- priseentre3et5%paran.Et puis l’allongement de la durée de la vie rend ce placement par- ticulièrement intéressant. Les résidences étudiantes gardent également le vent en poupe, mais tout dépend de l’emplace- ment. Je pense que le marché se- condaire des résidences services est plus rassurant pour un par-
Les 3 conseils majeurs pour oublier le Livret A
Face à la faiblesse des taux d’intérêt, les épargnants n’ont plus le choix : il faut prendre des risques. Pour éviter de se faire (trop peur), miser sur la diversification.
ul besoin d’être un économiste aver- ti pour le savoir. La retraite est un sujet
qui préoccupe les Français/es. Alors que le gouvernement en- tend faire passer son projet de loi controversé sur la réforme des retraites, il apparaît que les ménages en capacité d’épargner sont, plus que jamais, conscients que la retraite par répartition ne suffira pas à couvrir leurs besoins futurs. Dans son étude annuelle sur les attitudes et opi- nions des épargnants à l’égard des placements élaborée en 2019, l’Autorité des marchés financiers observe que l’épargne retraite constitue l’une des priorités des Français/es lorsqu’ils mettent de l’argent de côté. L’immobi- lier est privilégié, l’intérêt pour les placements en actions reste limité. Ainsi, 71 % des interro-
Les ménages en capacité d’épargner sont, plus que jamais, conscients que la retraite par répartition ne suffira pas à couvrir leurs besoins futurs.
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février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[                   LE SAVOIR-FAIRE UNIQUE D’UNE BANQUE FAMILIALE ET INDÉPENDANTE
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]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
La pierre est le seul placement à pouvoir se financer à crédit. C’est donc un moyen efficace pour se constituer un patrimoine mois après mois grâce au remboursement du prêt – Stéphane van Huffel, cofondateur de Netinvestissement
patrimoine
       ticulier car l’on peut consulter les comptes d’exploitation de la résidence et constater si elle est bien gérée. » Philippe Malatier, associé fondateur de K&P Fi- nance rappelle que l’investisse- ment en résidences services, via le statut de Location meublée non professionnelle (LMNP), est fiscalement attractif. « Le statut de LMNP autorise de dé- duire des loyers une somme liée à l’amortissement des murs et du mobilier. L’impôt à payer sur ces revenus locatifs est gommé plus ou moins intégralement durant plusieurs années. » Dans le cadre du statut LMNP, l’in- vestisseur n’est même pas obli- gé d’utiliser le levier du crédit pour acquérir son bien. « En re- vanche, prévient Malatier, l’in- vestissement dans un Pinel doit se faire absolument par le crédit afin de supprimer la fiscalité sur les revenus locatifs. Ne pas le faire serait une hérésie fiscale ! »
Pour doper le rendement, Philippe Malatier souligne les charmes de l’outre-mer. Basée sur le même modèle que la loi Pinel en métropole, la loi Pi- nel outre-mer est encore plus avantageuse puisqu’elle offre de bénéficier de réductions d’im- pôts sur le revenu jusqu’à 32 %, contre « seulement » 21 % dans l’hexagone. Comme en métro- pole, vous aurez droit à une ré- duction d’impôt si vous louez votre bien pour une période de 6,9ou12ans.Pour6ans,vous bénéficierez de 23 % de réduc- tion d’impôt, de 29 % pour 9 ansetde32%pour12ans.«Ce placement offre généralement un meilleur rendement et une meilleure défiscalisation que le Pinel. Il faut veiller à investir dans des résidences premium bien placées dans la perspec- tive de la sortie du dispositif. De surcroît, à l’issue des 6, 9, ou 12 ans, vous aurez une autre pos- sibilité de sortie en passant le bien, si l’emplacement s’y prête, en location saisonnière. La zone Caraïbes est par exemple prisée des touristes français comme in-
78 | février 2020 ecoreseau.fr
ternationaux qui fuient les ten- sions géopolitiques actuelles au Maghreb notamment. »
Pour sa part, Geoffroy de Bouillane, fondateur de Geo Patrimoine, se montre plus pru- dent vis-à-vis des résidences services en raison du risque de révision à la baisse des loyers à la fin du bail entre l’épargnant et le gestionnaire. « Pourquoi ne pas allouer 10 % de son capital dans un Ehpad, mais je pense que la clé d’une bonne gestion patrimoniale reste la diversifi- cation. À la limite, le dispositif Denormandie, qui cible l’ancien dans les centres-villes, apparaît un placement plus rassurant. » Globalement, dans l’immobilier en outre-mer comme en métro- pole, la sélectivité reste de mise. Il faut cibler des communes do- tées d’un marché immobilier actif avec une demande locative pérenne, et, bien sûr, ne pas su- racheter son bien.
De nombreux fonds ont sous-performé l’an dernier, en général ceux spécialisés dans les mid et small caps. Ces fonds, qui n’attirent pas les particuliers, sont sous-valorisés et mériteraient plus d’attention. Enfin, les actions n’ont jamais déçu sur le long terme – Geoffroy de Bouillane, fondateur de Geo Patrimoine
        ]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[                                                       CLAMART92 - En co-réalisation avec Néole
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        ]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
 Alexandre Hezez, stratégiste du Groupe Richelieu, recommande de miser sur des actions stables mais également sur des valeurs de croissance pour soutenir le rendement global du placement
long terme. Si le CAC 40 avait retrouvé en fin d’année dernière son plus haut niveau depuis juil- let 2007, il affiche un rendement positif en prenant en compte les dividendes réinvestis ». Un point de vue partagé par Al- bert d’Anthoüard, directeur de la clientèle privée chez Nalo. « Les Français/es ont été édu- qués dans la culture du fonds en euros et du livret A, des pla- cements rassurants qui nour- rissent un sentiment de prise de risque nul. Mais l’investisse- ment sans risque n’existe pas », explique-t-il. « Dans le même ordre d’idée, on ne peut plus se permettre d’opposer le fonds euros non risqué aux unités de compte risquées. Les deux sont des classes d’actifs à part en- tière qui doivent être intégrées au sein d’allocations réfléchies, afin de maximiser la perfor- mance de l’investisseur tout en maîtrisant son exposition au risque. » Pour Jean-François Lucq, directeur de l’Ingénierie patrimoniale de Banque Riche- lieu France, l’investissement d’actifs financiers via l’assu- rance vie constitue une priorité. « L’assurance vie, en dehors des investissements en immobilier non coté et SCPI, est exonérée d’IFI et reste un outil de trans- mission du patrimoine parti- culièrement efficace », rappelle le spécialiste. De plus observe- t-il, « avec l’augmentation de l’espérance de vie, la retraite est mécaniquement de plus en plus longue. Fort de ce constat, et compte tenu du niveau actuel des taux obligataires, l’inves- tissement en actions représente une option susceptible d’ap- porter un complément de reve- nu, au prix d’une acceptation de variation du capital ». Dans cette perspective, Alexandre Hezez, stratégiste du Groupe Richelieu, recommande de mi- ser sur des actions stables mais également sur des valeurs de croissance pour soutenir le ren- dement global du placement. « Pour réduire le risque du por- tefeuille actions, les investis- seurs devraient utiliser le cous- sin du dividende pour acquérir, progressivement, des actifs plus risqués. » « En règle générale, le patrimoine d’une grande fortune obéit aux grands prin- cipes de la diversification : il est constitué pour partie d’actifs financiers et pour partie d’im- mobilier », rappelle Jean-Fran- çois Lucq.
Pierre-JeAN LePAGNOT
     2
Diversifier son placement en SCPI Les SCPI : les professionnels restent globalement favorables. Avec un rendement moyen de plus de 4,5 % en 2018, les SCPI promettent en 2019 de dépasser encore le record de collecte, atteint en 2017 avec 6,3 milliards d’euros (de source Aspim). Accessibles, à partir de quelques centaines d’euros, les SCPI restent le moyen pour les particuliers d’investir dans l’immobilier tertiaire, et no- tamment dans des actifs sus- ceptibles d’atteindre jusqu’à plusieurs centaines de milliers, voire de millions d’euros de va- lorisation. Liquides, et même si l’acquisition de parts de SCPI reste un investissement de long terme, il est possible, en cas de nécessité, de les céder rapide- ment. Les SCPI offrent en outre de multiples solutions pour di- versifier son patrimoine dans de l’immobilier de bureau, du commerce, de la logistique, d’actifs de santé, de l’hôtelle-
rie... « Il existe plusieurs types de SCPI qui offrent des rende- ments, mais aussi des risques, différents. Dans ce cadre, je conseille fortement aux épar- gnants d’investir dans plusieurs SCPI afin de lisser le risque. Les SCPI sont essentiellement des placements de long terme qui répondent principalement à un besoin des investisseurs de diversifier leur patrimoine et d’obtenir un complément de revenus réguliers, par exemple pour leur retraite », rappelle Gregory Lecler, gérant fonda- teur du cabinet Prudentia.
3
Le potentiel sous-estimé des actifs financiers
Si l’immobilier constitue le pla- cement préféré des Français/es, les observateurs regrettent leur manque d’appétence pour la Bourse, en direct, dans un PEA, un PER ou une assurance vie. Selon l’AMF, les placements in- vestis en Bourse (actions, obli- gations, fonds...) recueillent une bonne note (entre 7 et 10 sur 10) auprès de seulement
29 % des personnes sondées. Plus généralement, la confiance dans les placements en actions a baissé en 2019, à 21 % contre 27 % en 2018, comme le montre la nouvelle édition de la Lettre de l’observatoire de l’épargne. La proportion des Français/ es qui envisagent un investis- sement en actions dans les 12 prochains mois reste limitée à une personne sur cinq (19 % en 2019). Pourtant, rappelle Geof- froy de Bouillane, les contrats en euros ne rapportent plus rien. « Les épargnants sont au- jourd’hui obligés de prendre des risques et donc d’avoir une vision de long terme. Pour li- miter ces risques, je le répète, il faut diversifier, avec un peu d’immobilier, de SCPI et des fonds, notamment actions. » À cet égard, ajoute l’ancien spécialiste des marchés, « de nombreux fonds ont sous-per- formé l’an dernier, en général ceux spécialisés dans les mid et small caps. Ces fonds, qui n’at- tirent pas les particuliers, sont sous-valorisés et mériteraient plus d’attention. Enfin, les ac- tions n’ont jamais déçu sur le
80 | février 2020 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
  bons plans       expert
 Lazard lance un nouveau fonds obligataire avec un biais eSG... Confrontées à la faiblesse persistante des taux bas, les sociétés de gestion innovent pour offrir du rendement aux investisseurs. Dernier exemple en date, Lazard Frères Gestion vient de lancer un nouveau fonds obligataire Lazard Sustainable Credit 2025, destiné à offrir un support d’investissement transparent et stable
tout en s’intégrant
dans une démarche environnementale, sociale et de gouvernance (ESG). Il s’adresse principalement aux investisseurs institutionnels, aux multigérants et aux
réseaux bancaires et assurantiels en France et
à l’international. Son portefeuille est diversifié
à l’ensemble du marché du crédit et recouvre plusieurs grands types d’actifs obligataires, aussi bien en dettes Investment Grade que High Yield.
... et richelieu Gestion un nouveau fonds actions responsable
La gamme de Richelieu Gestion s’est enrichie avec Richelieu CityZe, un fonds actions d’entreprises européennes dont la sélection de valeurs vise à concilier performance économique et impact positif. Conçu pour répondre aux
nouvelles attentes d’une clientèle privée comme professionnelle, le processus d’investissement repose sur le potentiel de performance de thématiques durables, combiné à l’intégration de critères ESG. Dans la logique ESG, Richelieu CityZen
sera un actionnaire actif, avec une politique de vote systématique aux assemblées générales, définie par les gérants pour défendre au mieux les convictions portées par le fonds.
Osez les produits structurés
Jusqu’alors principalement distribués par les banques, les produits structurés s’ouvrent désormais à un plus large public grâce à une nouvelle fintech, Feefty. Cette plate-forme 100 %
numérique, spécialisée
dans la création et le suivi des produits structurés, offre aux professionnels de la finance et de la gestion privée (CGP, banques privées, family offices, assureurs,
investisseurs institutionnels...) de rechercher, créer, « pricer », traiter et suivre tous les produits structurés aux meilleures conditions de marché.
« Les produits structurés sont des contrats autodéterminés. Le gain attendu est connu par rapport au risque pris, rappelle Guillaume Dumans, cofondateur de Feefty. Avec un outil totalement intégré, Feefty offre à l’utilisateur un suivi de
tous ses produits structurés y compris ceux réalisés en dehors de la plate-forme. L’outil n’a pas d’équivalent dans le monde », plaide le créateur.
Trois questions à Grégory Lecler, gérant fondateur du cabinet Prudentia
 Un ménage endetté par l’achat de sa rési- dence principale doit- il investir le produit d’un héritage ou rem- bourser son emprunt par anticipation ?
En cas de détention d’un capital important, et compte tenu désormais de l’absence de rémunération sans prise de risque, je propose tout d’abord de procéder au rembourse- ment anticipé des éventuels crédits en cours. Nous avons ainsi la certitude d’une économie – et donc d’un gain – à hauteur du taux de crédit contracté. A contrario, miser le rendement sur un placement supérieur au taux de crédit revient à prendre un risque car aucun placement actuel ne garantit un taux de rendement supérieur à un quelconque crédit. Or, compte tenu du niveau très élevé des marchés financiers actions et obligations, et des
marchés immobiliers, le risque de perte est élevé.
N’est-il cependant pas dommage de se priver du potentiel des marchés ?
En remboursant dès maintenant un crédit, on li- bère une capacité d’épargne régulière, affectée po- tentiellement à des placements programmés, ce qui est la meilleure façon de se prémunir d’une future baisse des cours, voire d’en profiter pleinement si elle devait intervenir. La meilleure protection est donc aujourd’hui l’investissement progressif et le réinvestissement des intérêts/dividendes.
Quelle stratégie lorsque l’on ne détient pas de capital à investir, mais juste une capacité d’épargne ?
Je pense préférable de réaliser des versements ré- guliers au sein d’un contrat d’assurance vie, ou un compte titres, ou PEA, ou à travers l’achat en direct de parts de SCPI, petit à petit. Des parts d’OPCI, de SIIC et de foncières cotées pourront se voir astucieusement incorporées dans la sélec- tion, aussi bien sur le contrat d’assurance vie que le compte titres. n
    vision
Les jeunes aussi ont leur PEA
a loi Pacte ne s’est pas contentée de révolu- tionner l’épargne retraite avec la création du fameux PER (Plan d’épargne retraite), elle s’est aussi penchée sur le PEA (Plan
d’épargne en actions) avec notamment la création d’un PEA « jeune ». » Désormais, les jeunes adultes de 18 à 25 ans rattachés au foyer fiscal de leurs pa- rents pourront ouvrir ce nouveau produit et bénéfi- cier des mêmes avantages fiscaux qu’un PEA clas- sique. Ils y verseront jusqu’à 20 000 euros. Lorsque le jeune majeur sortira du foyer fiscal de ses parents, le PEA « jeune » sera automatiquement transformé en PEA classique. Le PEA était jusque-là réservé aux « contribuables », ce qui excluait les enfants majeurs rattachés au foyer fiscal de leurs parents. La loi sup- prime cette notion de contribuable au profit de celle de personne physique majeure rattachée au foyer fiscal d’un contribuable. « Pour rappel, le PEA est une formidable enveloppe pour détenir des titres cotés et non cotés. Il vient par exemple en complé- ment d’un contrat d’assurance vie et d’un PER afin d’optimiser la détention d’un patrimoine financier. L’ouverture d’un PEA jeune « initie » la génération suivante à la gestion du patrimoine et l’implique donc doucement dans la vie financière familiale », commentent Audrey Texier-Godet et Benjamin Spivac, ingénieurs patrimoniaux chez Amplegest. La loi Pacte a en outre nettement assoupli les règles du PEA, pour les jeunes comme les moins jeunes. La distinction entre PEA ou PEA-PME (centré sur
  les petites et moyennes entreprises, ainsi que sur les entreprises de taille intermédiaire) de plus de 5 ans/ moins de 8 ans et PEA ou PEA-PME de plus de 8 ans est supprimée. Après cinq ans, des retraits partiels deviennent licites sans clôture du PEA. Sur l’aspect fiscalité, la loi Pacte simplifie également la donne. Il n’y a plus qu’une date butoir : les cinq ans du PEA et du PEA-PME. « Avant cette date, l’imposition sur les plus-values sera la flat tax, soit 30 %, prélè- vements sociaux inclus. Après les cinq ans d’ancien- neté du plan, seuls les prélèvements sociaux seront retenus, soit 17,2 %. Concrètement, la fiscalité reste la même après cinq ans et devient plus avantageuse avant cette date », expliquent Audrey Texier-Godet et Benjamin Spivac. Afin de doper le PEA-PME, la loi Pacte prévoit un aménagement de son plafond. Il est désormais possible de dépasser le plafond de 75 000 euros pour un PEA-PME. Seule la limite du plafond global de 225 000 euros s’applique. n
  82 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[ En clair,
Le succès de Corum ne doit rien au hasard mais à des process bien huilés. Dès le départ, les équipes ont décidé de maîtriser tous les maillons de la chaîne : sélection des investissements, maîtrise de la collecte, gestion des immeubles et des locataires en interne. Pour le choix de ses investissements, Corum n'a pas hésité à casser les "codes" [...] Corum n’investit que dans des biens de qualité, occupés par des locataires de qualité...
article publié le 18.02.19 sur forbes.fr par JJ. Manceau
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CORUM Origin et CORUM XL sont des SCPI gérées par CORUM Asset Management. CORUM Origin visa SCPI n°12-17 de l'AMF du 24/07/2012. CORUM XL, visa SCPI n°19-10 de l'AMF du 28/05/2019. CORUM L’Épargne est une marque de Corum Asset Management, Société de Gestion de portefeuille, 1 rue Euler 75008 Paris – Agrément AMF GP-11000012 du 14 avril 2011.
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FORBES
LEP-2001
ECOR2002
]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité
  ACHAT/VENTE       Le chiffre
 2019, une année exceptionnelle pour les actions
En 2019, Les actions ont enregistré leur meilleure année depuis dix ans, comme en témoigne le bond de près de 28 % de l’indice MSCI World.
12,64
milliards d’euros
La collecte du Livret A en 2019, soit sa meilleure année depuis 2012. en 2020, l’annonce de la baisse du taux à 0,5 % devrait toutefois occasionner plusieurs mois difficiles pour le Livret A.
  84 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[ Baromètre patrimoine & fiscalité
vie privée
   focus
S2020, année record pour le luxe ?
acrés gilets jaunes et satanés grévistes ! Sans l’hexagone. « Les Français/es ont re- eux, le marché immobilier de prestige au- trouvé leur confiance dans la pierre rait sans doute connu en France une année française et achètent aujourd’hui non 2019 record, estime Sotheby’s International seulement pour surclasser leur rési-
Realty France-Monaco. Qu’à cela ne tienne, ras- dence principale ou acheter des rési-
    sure le PDG de l’agence immobilière, Alexander Kraft, les ventes non signées à Paris en raison des manifestations et des transports perturbés seront décalées à 2020. Pour autant, 2019 n’en demeure pas moins une excellente cuvée pour le secteur. So- theby’s a réalisé 645 ventes de prestige, un chiffre en hausse de 22 %. Le prix moyen était de 1,56 mil- lion d’euros, en repli de 9 % sur l’ensemble du ter- ritoire français. Autre bonne nouvelle, le marché a été soutenu par une demande importante de biens haut de gamme (entre 3 et 7 millions d’eu- ros) et non quelques ventes hors normes, soit su- périeures à 10 millions d’euros. La grande nouvelle de 2019 était la nouvelle émergence des marchés immobiliers provinciaux sur tout le territoire de
dences secondaires, mais aussi pour
faire des investissements stratégiques
pour l’avenir », commente Kraft. Sur
l’ensemble du territoire, Sotheby’s
a bénéficié d’une clientèle avec des
budgets de plus en plus importants,
à la recherche des bonnes opportu-
nités après des années de crise et bénéficiant des taux d’intérêt encore historiquement bas. Résultat, les prix ont progressé sur beaucoup des marchés français : les augmentations les plus importantes ont été constatées, encore une fois, à Paris, avec des hausses comprises entre 5 et 15 % selon la taille, l’état et la localisation du bien. Mais pour la pre- mière fois depuis plusieurs années, de légères aug-
mentations de l’ordre de 2 à 5 % (jusqu’à 8-10 % dans les métropoles) ont été relevées aussi dans certains marchés régionaux. Parmi les biens ven- dus, une villa à Saint-Tropez pour 29 millions d’eu- ros, une villa à Villefranche-sur-Mer pour 22 mil- lions et un hôtel particulier à Paris rive droite pour plus de 20 millions. n
  ecoreseau.fr février 2020 | 85
]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre finance & marchés Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
  bons plans       experts
 Le turbo24 d’iG s’impose
sur le marché
« Lancé en octobre 2019, le turbo24, premier certificat turbo disponible 24 heures sur 24, suscite l’intérêt croissant de nos clients mais aussi de nouveaux investisseurs », se félicite Ambroise Lion, directeur général France d’IG.
Un succès qui s’explique par la liberté offerte
par le produit. Si les investisseurs pouvaient jusqu’alors « trader » sur de multiples produits de Bourse (warrants, certificats turbos, CFD...), ils devaient prendre en compte des horaires de cotation relativement restreints, alors que les sous-jacents concernés (or, pétrole notamment) risquaient de connaître des variations significatives entre la clôture et la réouverture des marchés le lendemain. Avec l’innovation d’IG, les investisseurs vont déboucler leur position à tout moment, par exemple lorsqu’un événement majeur survient en dehors des plages de cotation du produit. « Pouvoir investir 24 heures sur 24
et 5 jours sur 7 en toute sécurité en bénéficiant de tous les avantages liés au trading sur une place de négociation européenne réglementée constitue une réelle opportunité pour les investisseurs particuliers, insiste Ambroise Lion. Dans un environnement de volatilité faible, notre produit offre aux investisseurs de saisir les opportunités de marché à court terme, tout en restant investit sur le long terme. »
Une baisse du dollar profiterait
aux émergents, selon fidelity
Si la FED maintient sa posture accommodante alors que la croissance mondiale rebondit, cela pourrait faire baisser le dollar, ce qui, après cinq ans de hausse, pourrait déclencher la rotation sur les marchés, estime Fidelity. Les principaux bénéficiaires seraient les segments des marchés émergents sensibles au dollar, bien que, compte tenu des signes de stabilisation de la croissance en Chine après une douloureuse période de désendettement, le gérant pense que l’Asie émergente serait la première à en profiter.
MidCap Parners dévoile
ses small et midcaps préférées de 2020
Le bureau de recherche privilégie six valeurs. Trois d’entre elles s’inscrivent dans sa stratégie de surfer sur les « megatrends » avec Mediawan et Xilan dans le domaine du contenu et Akka Technologies sur les segments du numérique et de la mobilité. En outre, le bureau d’études joue le rebond de Chargeurs et Akwel, deux valeurs de qualité sortant d’une phase de transition et dont les niveaux de valorisation sont particulièrement attractifs. Elis, autre valeur de qualité, devrait entrer dans une phase de forte génération de free-cash-flow que devrait apprécier le marché.
Repères prospectifs
Trois questions à Christophe Barraud, chef écono- miste et stratégiste chez Market Securities et classé meilleur prévisionniste au monde par Bloomberg sur les statistiques américaines, européennes et chinoises.
1 Faut-il s’attendre à un redémarrage du commerce mondial en 2020 ?
D’un point de vue macroéconomique, le pire est derrière nous. Pénalisés par le ralentissement éco- nomique mondial, les incertitudes géopolitiques et la guerre commerciale sino-américaine, les échanges commerciaux de marchandises (en volume) se sont contractés en 2019, mais la situation s’améliore no- tamment en Asie à l’image des exportations en Chine, Corée du sud, Taïwan ou encore Singapour. Les tensions commerciales s’apaisent tant entre Was- hington et Pékin qu’entre le Japon et la Corée du Sud. De plus, aux États-Unis, cette année est électorale, Donald Trump devrait donc se montrer plus souple avec ses partenaires commerciaux pour ne pas créer de vagues susceptibles de ternir son action écono- mique.
2 Quels seront les points chauds à surveiller pour les marchés financiers en 2020 ?
Les marchés vont focaliser leur attention sur les poli- tiques monétaires des banques centrales. La Fed de- vrait continuer à injecter massivement des liquidités jusqu’à l’élection présidentielle de mi-novembre. La BCE comme la Banque du Japon feront de même quand la Banque centrale chinoise devrait prendre un ensemble de mesures monétaires pour contrer
le ralentissement actuel de l’économie. Ces derniers mois ont montré que les marchés étaient de moins en moins sensibles à la macroéconomie comme aux résultats et prévisions des entreprises. Selon moi, les questions qui taraudent les marchés sont celles-ci : la reprise va-t-elle se matérialiser cette année ? Et, si c’est le cas, dans quelle direction iront les anticipa- tions d’injection de liquidités par les banques cen- trales ? Que feront les banques centrales en 2021, tel est l’enjeu majeur des marchés cette année.
3 À court terme, quels événements pourraient in- fluer sur la tendance ?
Les opérateurs attendent avec intérêt le « Super Tues- day » du 3 mars qui pourrait marquer de façon dé- cisive la course à l’investiture démocrate avec des scrutins organisés dans quinze États et un territoire d’outre-mer, dont les deux États les plus peuplés du pays, la Californie et le Texas. Ils surveilleront égale- ment début mars le Congrès du Parti Communiste chinois où Pékin dévoilera son objectif de croissance pour cette année. Le gouvernement devrait présenter à cette occasion une panoplie de mesures pour sou- tenir l’activité.
  En 2020, Oddo BHF AM préfère les actions aux obligations
Pour peu qu’ils aient eu le courage d’investir, les in- vestisseurs pouvaient difficilement se tromper l’an passé : toutes les grandes classes d’actifs ont enregis- tré de très bonnes performances. Mais malgré des performances à deux chiffres dans la quasi-totalité des pays, les investisseurs ont fui les actions, sur fonds d’incertitudes politiques et de croissance éco- nomique au ralenti. Oddo BHF Asset Management tire les leçons pour 2020 d’une année 2019 qui s’est avérée meilleure que prévue. Avec le soutien apporté par les programmes d’achats d’actifs de la BCE et la quête de sécurité à tout prix, tous les segments du marché obligataire ont affiché des performances robustes en 2019. Le potentiel de gains supplémen- taires en 2020 est donc plutôt limité, estime Laurent Denize, Global Co-CIO d’Oddo BHF Asset Mana- gement.
Du côté des actions, le professionnel juge que les titres américains présentent des valorisations éle- vées au regard des critères traditionnels : leur po- tentiel haussier est donc limité. En termes relatifs, la société de gestion préfère donc les actions euro-
péennes, et en particulier les petites capitalisations françaises, selon elle injustement délaissées, qui continuent d’offrir un fort potentiel de réévaluation. Dans le Private Equity, 2019 a également été un très bon cru, souligne Laurent Denize. La poursuite des retraits de cote l’année prochaine devrait continuer d’alimenter ce mouvement positif. Toutefois précise- t-il, étant donné les valorisations élevées et la cherté des transactions, le marché secondaire offre un pro- fil risque/opportunité plus intéressant. En résumé, Oddo BHF AM préfère les actions aux obligations, l’Europe aux États-Unis et le facteur taille (petites capitalisations) à celui du « momentum ». Son scéna- rio pourrait être revu si l’inflation venait à accélérer de manière inattendue, jusqu’à entraîner une hausse des taux obligataires avec des conséquences sur les valorisations des actions. « De plus, en géopolitique, certaines situations pourraient vite s’embraser, avec des répercussions imprévisibles. Dans un monde appelé à demeurer fragile, nos stratégies d’investis- sement se doivent donc de rester flexibles », conclut Laurent Denize. n
86 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre finance & marchés
  SPÉCULONS !       Le chiffre
  2400 2200 2000 1800 1600
Le palladium file à tombeaux ouverts
       01/08 01/09 01/10 01/11
01/12 01/01
En janvier, le palladium a décroché record sur record, soutenu par la hausse de la demande liée au durcissement des normes environnementales dans le secteur automobile. Ce métal précieux, utilisé notamment dans la fabrication des pots catalytiques, affichait le 21 janvier dernier un bond de 90 % en un an à 2 577 dollars l’once (environ 31 grammes).
1 758
 CARATS
la taille du diamant acquis par LvMH en janvier. Le Sewelô pèse près de 352 grammes, ce qui en fait le plus gros diamant brut découvert au monde depuis l’extraction du Cullinan (3 106 carats, soit 621,2 grammes), en 1905, qui a fourni neuf joyaux à la couronne britannique.
   ANALYSE
 LSyz AM : comment s’assurer un rendement fiable dans un contexte incertain
’an dernier, la faiblesse de la croissance, le constituée de sociétés défensives de qualité telles bas niveau des taux d’intérêt et l’incerti- que Nestlé ou Merck. Il s’agit d’actions qui capita- tude ambiante ont largement profité aux lisent leur trésorerie au fil du temps et compensent actions défensives et celles de qualité. Pour les coûts grâce à leur pouvoir de fixation des prix
autant, estime Roberto Magnatantini, gérant du et leur excellence opérationnelle. La deuxième ca-
 fonds Oyster Global High Dividend de SYZ Asset Management, les investisseurs souffrent actuelle- ment d’un excès de pessimisme face au risque de récession. Dans ce cadre, les marchés conservent une marge de hausse et les investisseurs gagne- raient à envisager une exposition plus équilibrée en dehors des secteurs défensifs. Le gérant a renforcé son exposition à un ensemble sélectif de sociétés cycliques de qualité supérieure telles que Valeo. « Cyclique par excellence, le secteur des composants automobiles pâtit d’une consommation morose et de la réduction des dépenses consacrées aux gros achats. Malgré ces obstacles pourtant, l’économie européenne bénéficie de solides fondamentaux à certains égards. Les données récentes indiquent par exemple que le taux de chômage dans les pays de l’UE est au plus bas depuis janvier 2000 », observe Roberto Magnatantini. Au regard du contexte actuel, pour générer un flux de rendement supérieur à 4 %, le gérant combine trois catégories d’actions. La première, les « valeurs d’ancrage », est
tégorie est celle des « accélérateurs ». Elle se com- pose de sociétés innovantes en mesure d’offrir une croissance supérieure de leurs dividendes au fil du temps comme la société indienne de prestation de services informatiques Infosys. « Son rendement actuel s’établit à 2,69 %, mais elle bénéficie d’un fort potentiel de hausse de son dividende grâce au développement de sa présence dans le secteur des services numériques », souligne le gérant. La troi- sième catégorie est celle des situations spéciales. Elle se compose d’actions qui, sans remettre en cause leur qualité, ont été victimes de ventes systé- matiques liées au pessimisme ambiant sur les plans macroéconomique, sectoriel ou stylistique. Valeo a par exemple souffert de la défiance aussi bien vis-à-vis des titres value que des valeurs cycliques, mais reste néanmoins une société de qualité supé- rieure qui bénéficie de solides fondamentaux. Elle affiche un ratio cours/bénéfice à 12 mois de 12,4 et un dividende de 3,89 %, niveaux attrayants dans les deux cas. « Sachant que ces trois catégories se
comportent différemment au cours du cycle écono- mique, leur fusion intelligente crée un effet dyna- mique dans lequel la performance est lissée au fil du temps et soutenue par un flux de rendement ré- gulier. Les actions ont beau rester intrinsèquement plus risquées que les obligations, elles apportent néanmoins un excellent complément aux idées de rendement diversifié », conclut Roberto Magnatan- tini. n
88 | février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[ Baromètre finance & marchés
vie privée
 ecoreseau.fr février 2020 | 89
]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
par christophe combarieu
Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
ciné
Le Cas richard Jewell,
Clint Eastwood
Après une trilogie consacrée à l’héroïsme américain puis son retour devant la caméra avec La Mule, Clint Eastwood revient au film patriotique sous haute tension avec Le Cas Richard Jewell. En 1996, ce petit agent de surveillance, chargée de
la sécurité aux JO d’Atlanta, se trouve être le premier à
donner l’alerte
à la bombe. Rapidement suspecté de terrorisme, le héros anonyme devient l’homme le plus détesté des États-Unis. Dans les rouages de la justice et
du tribunal médiatique, cette histoire vraie semble terriblement actuelle. À bientôt 90 ans, Clint est toujours aussi fringant !
Sortie le 19 février
Judy, Rupert Goold Serait-ce le grand retour de
Renée Zellweger ? Avec le biopic Judy, qui nous entraîne dans la vie personnelle et mouvementée de la légendaire Judy Garland, Renée Zellweger aurait-elle trouvé son plus beau rôle depuis Bridget Jones et Cold Mountain ? Complètement métamorphosée,
elle irradie et bouleverse dans la peau
de l’ancienne chanteuse- actrice vedette qui a sacrifié
sa vie pour Hollywood, usée par l’alcool et les médocs
et considérée comme has been par le public
américain. Favorite pour les Oscars, Zellweger obtiendra-t-elle une deuxième statuette dorée ? Sortie le 26 février
culture & co ballet
Giselle à Garnier
iselle, c’est le ballet romantique par excel- lence, l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la danse. Livret plein de poésie de Théophile Gautier, musique
tour à tour entraînante ou extatique d’Adolphe Adam, toiles peintes féériques comme au xixe siècle, longs tutus blancs et vaporeux... C’est une plongée nostalgique dans un monde révolu, dans le monde des Wilis, ces spectres de jeunes filles défuntes et trompées qui poursuivent leurs fiancés pour les précipiter dans la mort. Les étoiles Doro- thée Gilbert et Mathieu Ganio en sont aujourd’hui les meilleurs interprètes au monde. Un bijou qu’il ne faut absolument pas manquer ! n
Jusqu’au 15 février au Palais Garnier
opéra
La Dame blanche
Après La Nonne sanglante il y a deux ans, l’Opéra Comique ressuscite La Dame blanche.
Créé en 1825 et inspiré des romans
de Walter Scott, l’opéra de Boieldieu triompha salle Favart pendant un siècle et connut près de 1 700 représentations – un record ! Tombé depuis dans l’oubli, il est pourtant le symbole du style troubadour, mélange de l’esprit galant du xviiie et du frisson romantique naissant. Un village écossais, un château abandonné et hanté par un fantôme, un soldat amnésique,
un intendant cupide, une jeune fille amoureuse : tout est réuni pour une merveilleuse soirée entre apparitions fantastiques et coups de théâtre ! n
Du 20 février au 1er mars à l’Opéra Comique
théâtre
Angels in America,
expo
Hans Hartung.
La fabrique du geste
Il n’y avait jamais eu de rétrospective complète de son œuvre à Paris. Le grand maître d’origine allemande Hans Hartung (1904-1989) est à l’honneur au MAM, à l’occasion de
sa réouverture après une rénovation
salutaire. Précurseur de l’abstraction,
le peintre traverse le xxe siècle
avec une soif de liberté et un constant renouvellement technique, il expérimente sans cesse, dans toutes les directions. Le parcours, sobre, intelligent et saisissant, constitué de 400 œuvres et documents d’archives issus de sa fondation, rend pleinement justice à ce génie qui a eu une influence manifeste sur un autre maître du pinceau... Soulages !
Jusqu’au 1er mars au musée d’Art moderne de Paris
frou-frou les Bains, Patrick Haudecœur
Le spectacle musical culte
de Patrick Haudecœur est
de retour à Paris dans une
nouvelle mise en scène, plus
pimpant que jamais. Créée
en 2001, la pièce triompha
pendant cinq saisons et
remporta même le Molière
du spectacle musical. Nous
sommes en 1910 à la station
thermale de Frou-Frou les
Bains. Les premiers curistes
arrivent... et il n’y a plus d’eau à
la station ! Dans cette parodie
d’opérette où se côtoient une
douzaine de personnages, les situations absurdes et désopilantes sont imprévisibles. Une véritable cure de (source de) jouvence et de rire !
Actuellement au Théâtre Edouard VII
            90 | février 2020 ecoreseau.fr
vu par ArC
naud Desplechin
 ’est une œuvre majeure de la fin du xxe siècle. Angels in Ameri- ca : A Gay Fantasia on Natio- nal Themes, la célèbre pièce
  de l’américain Tony Kuschner, qui fut adaptée en opéra et en mini-série à suc- cès avec Al Pacino et Meryl Streep, entre enfin au répertoire de la Comédie-Fran- çaise ! Confiée au cinéaste Arnaud Des- plechin, l’adaptation de cette fresque très théâtrale de la société américaine des an- nées Reagan mêle politique et vie privée, Tchernobyl, chute du mur, épidémie du
sida, religion, marginalité et évolution des mœurs dans une Amérique puritaine. D’une grande force. Des comédiens exceptionnels pour une pièce aux accents de Shakespeare, Brecht et Broadway. n
Jusqu’au 27 mars à la Comédie-Française (salle Richelieu)
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[  dvd
Au nom de la Terre,
Édouard Bergeon
Guillaume Canet en agri-
culteur au crâne d’œuf et
petite moustache : l’enfant
chéri du cinéma français
aime les métamorphoses !
De retour des États-Unis,
Pierre, 25 ans, reprend
l’exploitation familiale et
la développe. Tout va bien
un certain temps, puis
les dettes font leur appa-
rition, la fatigue l’envahit
et l’amour de sa famille
ne peut le sauver. Ce film
social, inspiré de la propre histoire du réalisa- teur, porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole depuis les Trente Glorieuses. Des échanges profonds, une justesse des sentiments, une histoire vraie : un film d’utilité publique ! Diaphana
Donne-moi des ailes,
Nicolas Vanier
Le nouveau film
de Nicolas Vanier,
inlassable explorateur
du Grand Nord, ne
dépareille pas dans
la filmographie du
réalisateur de Belle et
Sébastien. Jean-Paul
Rouve, scientifique
un brin loufoque,
cherche à sauver une
espèce d’oies sauvages. L’arrivée de son fils pendant les vacances, qui n’aime que les jeux vidéo, bouleverse son projet au fur et à mesure que les deux êtres qui n’ont rien en commun se rapprochent. Grâce à un ULM, ils décident d’accompagner la migration des oies... Une odyssée humaine dotée de paysages majestueux : à l’aventure !
M6 vidéo
vie privée
Daniil Trifonov : rachmaninov, Concertos 1 & 3
Daniil Trifonov, jeune pianiste russe
de 28 ans, s’est imposé comme le
chef de file de la nouvelle génération
de pianistes depuis qu’il a remporté
de nombreux prix aux prestigieux
concours Tchaïkovski, Rubinstein et
Chopin. À force de s’aventurer dans de multiples répertoires, fougueux et introspectif, véritable interprète, sa rare virtuosité ne cesse de captiver
le public. Ce nouvel album vient clore l’intégrale
des concertos de Rachmaninov, enregistrée avec l’opulent Orchestre de Philadelphie et le brillant chef québécois Yannick Nézet-Séguin. Un must ! Deutsche Grammophon
Diana Damrau : richard Strauss, Lieder
Diana Damrau, la pétillante soprano
allemande, ancienne colorature
star, aime les défis. Ici, elle s’empare
d’un monument de la musique, les
Quatre derniers Lieder de Strauss.
Accompagnée par le regretté Mariss Jansons, dont c’est l’un des derniers enregistrements et la Rolls des orchestres allemands, l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, elle déploie ses charmes dans les quatre mélodies, avant d’en interpréter d’autres, plus libres, avec son complice au piano, Helmut Deutsch. Musique somptueuse, profondeur des mots : une nouvelle référence. Erato
elisa Jo : Kicks
La jeune Rouennaise, repérée par
Benjamin Biolay, publie son deuxième
album. Voici une artiste qui n’a pas froid
aux yeux, qui déconstruit quelques
standards du jazz pour les emmener
ailleurs, nous emmener ailleurs. Un
changement d’énergie plus rock ou swing qui en dit long sur cette interprète pleine d’idées. Un mélange de tradition et de liberté, un hommage contemporain avec la puissance de la jeunesse. Un talent à suivre ! Decca Records
culture & co cd
        ecoreseau.fr février 2020 | 91
]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
mobilités par Jean-Baptiste Leroux
  moto/scooter
Passer du thermique à l’électrique...
Troquer votre deux-cylindres en V contre une batterie ? Peut-être pas si simple. Pourtant, en campagne pour les municipales parisiennes, l’ex- porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a annoncé le 10 janvier vouloir instaurer une prime de 2 000 euros pour aider les propriétaires de deux-roues thermiques à passer à l’électrique. À la manière du dispositif qui existe déjà pour les voitures, le fameux bonus écologique. Le candidat n’a pas précisé quelles machines seraient concernées ni comment une telle mesure serait financée. C’est en tout cas bien prendre en compte l’enjeu que représente le deux-roues à Paris, parc montant mais polluant.
ou opter pour la Damon électrique
Accouplez un constructeur de motos canadien Damon et un BlackBerry, ça donne l’HyperSport, moto électrique et sportive bardée de capteurs, de radars et de caméras capable d’assurer la sécurité de son pilote grâce à une observation permanente des alentours à 360 degrés. Elle se révèle capable de surveiller une quarantaine de véhicules à la fois et de préve- nir son conducteur si l’un d’eux présente un danger : l’écran du tableau de bord s’affole. L’HyperSport bénéficie – sur le papier – d’une autonomie de plus de 300 kilomètres et d’une puissance équivalente à 200 chevaux. Cette moto hors du commun, uniquement disponible en Amérique du Nord pour l’instant, s’affiche au prix de base de 24 995 dollars, soit environ 22 500 euros. Quand même.
trotti
À Paris, une trottinette pollue
plus qu’un bus de la rATP
C’est le constat dressé par une étude réalisée par
le cabinet de conseils Arcadis. On y apprend qu’une trottinette en libre-service émet en moyenne à
Paris, durant tout son cycle de vie, 105 grammes d’équivalent CO2
par kilomètre et par
passager. Un chiffre
bien supérieur à
ceux des bus de la
RATP, qu’ils soient
électriques (21,7
grammes de CO2) ou
hybrides (74,3 g). Cette empreinte carbone est due, explique l’étude, à la conception des trottinettes aux batteries gourmandes en métaux rares, extraits à l’étranger. Pour rappel, on estime à 200 000 le nombre de trottinettes électriques qui circuleront en France en 2020.
p Xiaomi M365 Mijia, la mobilité urbaine sans se ruiner
Votre première trottinette électrique pourrait ressembler à la Xiaomi M365 Mijia, excellent point de départ. Cet engin électrique limité à 25 km/h dispose
d’un régulateur de vitesse.
À ce prix de 349 euros, le rapport qualité/prix de la petite chinoise est – provisoirement
– imbattable. Elle dispose d’un plateau large et confortable, et témoigne d’un bon degré de finition pour une telle gamme de prix. Son frein à disque est efficace. Son réglage méritera toutefois d’être vérifié au
déballage. Côté autonomie, comptez une vingtaine de kilomètres avant de devoir passer par la case recharge !
 vélo
Wello family, l’alternative écolo à la voiture en ville
La jeune start-up
française Wello a dévoilé
au Consumer Electronic
Show de Las Vegas son
Wello Family, vélo cargo.
Un « ouelo » électrique
solaire capable de
transporter soit une
famille (deux adultes
ou un adulte et deux
enfants), soit une charge
utile de 80 kg. Une
alternative à la voiture,
notamment en ville. Le
Wello Family dispose
d’une autonomie journalière de 100 kilomètres. Et une application facilite la gestion de la réserve de batterie. Son moteur électrique assure une assistance au pédalage jusqu’à 25 km/h. Pour le rechargement, on peut opter pour une simple prise secteur ou pour des panneaux solaires situés sur le toit, mais vendus en option. Côté tarifs, songez 7 900 euros, sans options.
  92 |
février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                       Louée soit la nouvelle mobilité
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      ]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
essais autos
 fiche technique
Modèles essayés
 renault Captur initiale ParisTCe 155 eDC
 Tarif
 Àpartirde30800€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde18600€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde23200€
  Le nouveau Captur se libère
Le petit SUV Renault pionnier du segment monte en gamme. Avec de solides arguments.
C
esthétique minimale, Renault a profondément remanié son petit SUV urbain. Le Captur, deuxième du nom, bénéficie d’une réelle montée en gamme tant sur le point du design extérieur que de la fini- tion intérieure. Le résultat est une belle réussite. Très élégant, le Cap- tur reprend les codes esthétiques du constructeur : calandre, phares
et feux arrière en C désormais si- gnature du losange, prise d’air laté- rale sur l’aile avant. Il conserve éga- lement les attributs qui ont forgé son image : pavillon flottant et très grandes jantes jusqu’à 18 pouces. En finition Initiale Paris, la planche de bord bicolore se pare de cuir et de bois, tandis que les sièges s’ha- billent de cuir blanc matelassé. Classe ! Globalement, l’habitacle et les équipements sont empruntés à la Clio (écran tactile vertical de 9 pouces, tableau de bord numérique personnalisable 7 pouces...).
Un SUV urbain réellement polyvalent
Essayé avec le gros moteur essence de 155 chevaux et la boîte à double embrayage EDC à 7 rapports, le Captur assure sans faillir. Toute- fois, comme pour la Clio, la boîte est un peu lente et sa commande (joli petit levier de vitesse sur une console flottante), imprécise.
Côté dimensions, le nouveau Cap- tur gagne 11 centimètres en lon- gueur et 1,9 centimètre en largeur et réserve un grand espace aux occupants et à leurs bagages avec un coffre dont le volume atteint le record de 536 litres grâce à la ban- quette arrière coulissante. Il s’agit d’un véhicule pleinement polyva- lent.
On note l’arrivée annoncée pour le printemps d’une motorisation hybride rechargeable avec un nou- veau moteur essence 1,6 litre et 2 moteurs électriques pour une puis- sance totale de 160 chevaux.
Scala, pas de côté
Sur un autre registre, celui
des berlines compactes,
chasse gardée des Peugeot
308 et Renault Mégane, Skoda propulse sa nouvelle Scala,
avec une certaine ambition.
La remplaçante de la Rapid Spaceback, demeurée largement anonyme, joue la carte des volumes et du confort. Confortable, elle l’est, et habitable avec un immense coffre et quatre vraies places (malheureusement pour la cinquième place arrière centrale il existe toujours ce fichu tunnel sous les pieds...). Même habitacle que le Kamiq, mêmes équipements à quelques nuances près sur une même plate-forme MQB (VW Polo, T-Cross, Seat
Ibiza et Aroa, Audi Q2...). Un bloc essence de 150 chevaux et la boîte DSG 7 forment un attelage parfait. Bref, une familiale idéale loin de la mode ses SUV, histoire de rouler différemment.
Skoda Kamiq et Scala : deux interprétations d’une même partition
ontrairement aux choix côté Clio, dont le nouveau millé-
sime intègre une évolution
  fiche technique
Modèle essayé
 Skoda Kamiq Style 1.0 TSi 95
 Tarif
 Àpartirde25880€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde20370€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde24330€
  fiche technique
Modèle essayé
 Skoda Scala Style 1.5 TSi 150 DSG7
 Tarif
 Àpartirde29370€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde19960€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde23920€
  Skoda persiste et signe sur
le marché des SUv avec son nouveau petit modèle urbain et fait entendre sa différence avec une berline compacte bien sous tous rapports.
Décidément, la mode des SUV réussit bien à Skoda. Après
le grand Kodiaq et le moyen Karok, le constructeur tchèque présente son petit Kamiq (pas si
94 | février 2020 ecoreseau.fr
petit, avec 4,23 mètres de long), très joli concurrent affirmé des Renault Captur, Peugeot 2008, Citroën C3 Aircross, Fiat 500X, mais aussi dans sa propre famille des Volkswagen T-Cross et Seat Arona.
Essayé en version style (finition haute) avec le petit moteur 1 litre essence de 95 chevaux sous le capot, le Kamiq réussit un sans- faute, de la qualité de sa finition
à la richesse de ses équipements (Carplay wifi pour une connexion sans fil, nouvelles prises USB-C, attention à ne pas oublier son adaptateur) et de sa tenue de route au plaisir de sa conduite. En l’occurrence, le trois cylindres se révèle à la fois tonique
et d’une grande souplesse, particulièrement bien servi par la boîte manuelle 6 rapports d’une douceur extrême.
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[ Après
un burn-out...
Alerte ! Ça ressemble à une maladie à la mode, mais c’est un mode dévastateur : déjà, en
2016, la mission parlementaire sur « l’épuisement professionnel » chif- frait à 490 000 cas les épuisements professionnels par an. Deux ans plus tard, une étude de Cadremploi révèle qu’un cadre sur deux estime en avoir été victime. On change d’échelle... En 2017, la CFDT esti- mait les burn-out français à 36 % de la population. Ce que l’on devrait dénommer « syndrome d’épuise- ment professionnel » en bon fran- çais se « vend » beaucoup mieux sous son vocable anglais hérité des techniques spatiales. Quels que soient les chiffres réels, ça fait mal.
POUR VOTRE BIEN...
Qui est borderline ?
Diriez-vous que l’un de vos proches
est borderline ? Ou un voisin ? Une collègue ? L’Association pour la formation et la promotion de l’état limite se préoccupe de ces états dans lesquels
une personne submergée par les émotions ne
peut plus mettre en place de mécanismes défensifs stables. On a longtemps diagnostiqué par défaut cet état
clinique, désormais établi dans le cadre de consultations répétées au cours desquelles le praticien s concentre sur le fonctionnement psychique du patient. Neuf symptômes caractérisent l’état limite : 1, la peur de l’abandon, 2, des actes impulsifs, 3, sensation de vide intérieur, 4, actes autodestructeurs, 5, hétéro-agressivité – colères violentes
–, 6 perturbation de l’identité, 7, dysrégulation émotionnelle – sensibilité exacerbée, changements d’humeurs subits, anxiété... –, 8, sentiment de paranoïa – persécution, 9, difficultés relationnelles. Ne jouez pas les hypocrondriaques si vous vous en attribuez quelques-uns... www.aforpel.org
Or si les livres sur la prévention se sont multipliés, plus rares sont les ouvrages qui se préoccupent de l’« après ». Assurer après un burn- out de Catherine Borie et Karine
manger, respirer, sentir, toucher », il faut aussi « penser, méditer », et même « kiffer ». S’il s’agit donc de « prendre soin de soi après un burn-out » (1re partie), il convient de « retrouver la forme » (2e partie). Sans s’obliger à des programmes drastiques. On pioche dans ce livre, et si l’on applique, à son rythme,
Livre
Diabète de type 2, il en est venu à bout Jacques Staehle a transformé son combat contre la maladie en un copieux
bouquin au redoutable contenu : cette maladie qui touche les individus de plus en plus jeunes – 4 millions en France – cède si on l’« attaque » de tous les côtés. Et
ce livre est un parfait manuel de guerre, résumé des recherches
du malade guéri. Il dit tout de la maladie, ses causes, les signes d’alerte, il en analyse les mécanismes parce que
la compréhension est la voie de la guérison, puis il livre tous les remèdes, à commencer par l’alimentation adéquate. Une stratégie de guérison.
Vaincre son diabète de type 2, Jacques Staehle, Dangles.
infertilité : et si la cause se trouvait dans l’assiette ?
18 mois de câlins dans l’espoir d’une
grossesse et rien ? Cause ? Madame, Monsieur ? La nutritionniste Véronique Liesse
constate que l’infertilité relève tout autant de l’homme que la femme. Mais la surprise est que la cause se montre parfois alimentaire, au-delà des raisons pathologiques et mécaniques. 15 à 20 % des couples consultent pour infertilité, sans savoir que l’échec de 8 % relève essentiellement des aliments qu’ils consomment. La malbouffe et ses toxines affectent les spermatozoïdes, tout comme les ovaires polykistiques chez les femmes ont pour cause parfois des facteurs nutritionnels. Infertilité ? Pensez nutritionniste si aucune cause organique ne l’explique.
Livre
reins bloqués, parcours cabossé
Second témoignage en forme de thérapie, celui d’Onila de Paula. Cette dyalisée qui a toujours refusé la perspective d’une fin prématuré a réussi à
vivre – le mieux possible – après 40 ans de parcours médicaux qu’elle qualifie d’« éprouvants ». « Elle nous décrit
son quotidien et ses doutes, explique l’éditeur, aborde les questions épineuses de la commercialisation de la médecine et de la réalité des erreurs de diagnostic
répétées. » Mais cette passionnée de vie est
Toujours là après 40 ans de dyalise, éditions du Panthéon
Appli
SS et complémentaires en direct
En théorie, la SS et les complémentaires s’occupent de tout. Même si les relevés sont hérissés de BRSS et autres
PMSS. Si l’on souhaite suivre de près
les remboursements de sa « tribu », conjoints, parents, enfants, mySofie joue les applis d’optimisation, un peu à la manière des interfaces
bancaires et leurs
interfaces sur smartphone
de vos comptes au
quotidien. De quoi gérer
l’historique, personnalisé,
des dépenses et des
remboursements, les devis,
le tout « alerté ». MySofie
accède à plus de 70 complémentaires et régimes de protection obligatoires. La vôtre n’est pas listée ? On l’ajoute, elle apparaît disponible en 72 heures. Le tout conçu par deux vétérans d’un groupe
de protection sociale, Philippe Baranski et Aymeric Méhu. Sous iOS et Android. Gratuite.
vie privée
deux ou trois des « techniques pour ne pas rechuter » avec deux ou trois façons de retrouver la forme sur les sept préconisées, vous voilà prêt/e à penser que le « syndrome d’épuise- ment » aura été, comme l’écrivent nos fées, « un cadeau de la vie ». OLivier MAGNAN
santé
 Di Fusco offre cet intérêt. Mieux, s’il prend en compte le mental – après tout l’épuisement profes- sionnel relève du cognitif – il prend soin, tout autant, voire avant tout, du physique. Comme l’expriment nos « hygiénistes de vie », elles ont opté pour une « approche holis- tique mêlant le corps et l’esprit ». C’est assurément salutaire.
De simples techniques éprouvées
Car il s’agit de ne pas rechuter. Les sept techniques de la naturopathe Catherine et de la coach gestaltiste Karine n’ont rien de nouveau, rien de « magique ». Simplement, les réunir dans un cocktail du rebond prend du sens. Et s’il faut « bouger,
vos techniques d’exercices physiques et vos conseils de l’ordre du psychique auraient pu s’articuler dans un livre sur la pleine forme. Pourquoi les réunir sous l’étiquette « burn-out » ? Parce que nous en avons été
les victimes toutes les deux, Karine et moi. À telle enseigne que je suis devenue coach et naturopathe après mon « accident » et accompagne désormais des victimes du burn-out dans la reprise du travail. Ce n’est pas tout à fait le cas pour Karine,
mais c’est bien à l’occasion d’une conférence sur ce syndrome que nous nous sommes rencontrées et avons imaginé ce livre.
Ce n’est pas une dépression, n’est-ce pas ?
Non, il s’agit de deux pathologies distinctes. Le burn-out est un état d’épuisement spécifiquement
lié à une surcharge de travail ou à un stress mal géré qui dure
dans le temps. Une dépression ne survient pas nécessairement dans ce contexte. Elle est un mal-être psychique qui n’est pas nécessairement lié au travail. La dépression peut toutefois
se surajouter au syndrome d’épuisement professionnel, mais pas l’inverse.
vous insistez sur l’idée que vos conseils ne sont pas une somme d’exercices et de comportements à appliquer tous.
Ce sont simplement des techniques qui fonctionnent
dans lesquelles il faut piocher. Nous n’avons rien inventé. Nous disons avant tout qu’il faut prendre soin de soi car après un burn-out la résistance au stress et les capacités cognitives sont affaiblies. Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est reprendre son travail tel qu’on le pratiquait
« avant ». Jusqu’à, si on le peut, changer de métier !
Catherine Borie :
« il ne faut surtout pas “refaire comme avant” »
     ecoreseau.fr février 2020 | 95
]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
 horlogerie & joaillerie
Trilobe, « Les Matinaux » secret
« Secret », la dernière édition de la collection « Les Matinaux » est une invitation à immortaliser de manière poétique un instant précieux. Le ciel étoilé, ainsi conçu, est un arrêt sur image pour un moment de vie choisi : une façon délicate de
confier à son destinataire un puissant message d’amour, un souvenir heureux, un projet de vie, un secret à ciel ouvert pour
une création intime. Personnalisé « à façon », chaque cadran est réalisé sur-mesure : une carte du ciel reflétant, par impression
d’étoiles, le jour, l’heure et le lieu qui vous sont chers, faisant ainsi de chaque montre une pièce unique. 9 500€, montre mixte.
www.trilobewatches.com
isabelle Langlois, Green Spirit
La marque de joaillerie française Isabelle Langlois donne des envies de vert et d’ailleurs avec ces nouvelles créations faisant la part belle à la malachite. Orchestrées dans un beau volume pour magnifier l’éclat de cette pierre aux tons plus ou moins foncés, elles affichent une esthétique de caractère du plus bel effet.... Bijoux en or 18 carats avec malachite à partir de 2 380 € www.isabellelanglois.com
Claris Virot x Brigitte
C’est après un diner entre amies que le célèbre duo de chanteuses françaises et la talentueuse créatrice de sacs ont décidé d’unir leurs forces créatives autour d’un accessoire. Le désormais « trio » a imaginé de toutes pièces cette besace aux accents vintage chic. Féminité, praticité et touche aux détails rock pour toutes celles qui ont un attachement puissant à leur sac !
530€, 200 exemplaires. www.clarisvirot.com/fr/
Stella Forest, un vent estival de liberté !
La liberté hippie et Woodstock ont insufflé un vent de légèreté sur la collection et les coupes. Les imprimés aux nuances psychédéliques, les jeux de couleurs Tie and Dye en coton et soie, les accessoires se multiplient, les longs colliers fantaisie s’accumulent, les sacs en jute se mixent au bois et s’incrustent de perles ou de coquillages. Le corps se découvre, les imprimés se multiplient, c’est une véritable ode à la couleur, à la gaieté et à la liberté. Robe longue imprimée, resserrée à la taille et loose pour la partie haute, 60% modal - 40% cupro. www.stellaforest.fr
 La Breitling Navitimer B03 Chronograph
 Rattrapante 45
Avec sa nouvelle Navitimer B03 Chronograph
Rattrapante 45 et son interprétation de l’une des plus grandes complications horlogères, Breitling a montré qu’elle demeurait à la pointe de l’innovation. Ce modèle
possède un boîtier en or rouge 18 carats et est équipé du Calibre manufacture Breitling B03, un mouvement à
fonctionnalité rattrapante ayant fait l’objet de deux brevets. Son design innovant lui assure une précision, une robustesse
et une fiabilité hors pair. 26 270€ www.breitling.com/fr-fr/ Akillis, collection Python Les Croix
Fidèle à son inspiration affranchie, Akillis se réapproprie le symbole de la croix, au rayonnement intemporel et universel. Pour la collection Python, Caroline Gaspard, la fondatrice de la maison, en livre sa vision singulière et créative, forgée dans
sa personnalité rock. Pendentif Croix S, or blanc serti diamants blancs 1250€, la chaine 205€
www.akillis.fr
mode & accessoires
Edward Green, le bon goût anglais !
Edward Green produit des souliers de très haute tenue à l’élégance discrète et indémodable. C’est à Northampton, qu’Edward Green ouvre sa manufacture en 1890. Les connaisseurs n’hésitent pas à dire qu’il produit « the finest shoes in England ». La fabrication est toujours entièrement réalisée à la main par des artisans hautement qualifiés, et la production d’une paire de souliers demande plusieurs semaines de travail. Vous pouvez même personnaliser vos souliers !
     www.edwardgreen.com
 Philée d’Astre
Confectionné en mousseline de soie ombrée, Astrée se décline
en étole et carré. Ses couleurs se mélangent délicatement pour créer des dégradés insoupçonnés. La délicatesse d’Astrée réchauffe en hiver et aère en été. Etole ci-joint 150€ www.philedastre.com
 96 |
février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
l’art du temps
 évasion
 French Theory Hotel,
        joyeusement inclassable
                  A deux pas de la mythique Place de
la Sorbonne, French Theory cultive
l’inspiration. Ce sont 48 chambres au
design exigeant, avec un côté cool, fun
et cosmopolite. Au rez-de-chaussée,
le coffee-shop comme à la maison et
le concept-store Botanical Room : on
y trouve une sélection plantes vertes,
mode, art et musique pointue. Le sous-
sol abrite L’Audio Lab, un véritable studio d’enregistrement pour stars montantes ! Un lieu de vie fantastique pour son exquis peti-déjeuner healthy, pour son déjeuner au rapport qualité- prix imbattable (on préfère cette carte à certains restaurants étoilés !), pour ses parties communes qui nous donnent envie de danser au son d’un vinyle, et bien sûr aussi pour une nuit, pas comme les autres !
https://frtheory.com/fr
Snowkite, Liberté de la glisse
Dixie Dansercoer et Expeditions Unlimited présentent le premier livre exclusivement dédié au snowkite. Dixie Dansercoer est un pionnier de
la pratique et guide polaire des plus renommés. Découvrez l’histoire,
la technique et les diverses disciplines du snowkite. Des centaines de photographies vous embarquent dans de longs rides polaires et enneigés à la force du vent, avec un degré de liberté encore rarement atteint. 144 pages, 34€
         bien-être
Bonne résolution : Prendre un coach à domicile !
Première franchise de coachs sportifs à domicile et en entreprise, Domicil’Gym vient d’être reconnue enseigne la plus recommandée par les Français, dans les métiers liés au service à la personne, catégorie « Coaching sportif à domicile ». A partir de 41€ de l’heure pour une personne seule à son domicile. 2 premières séances gratuites, pour faire connaissance. https://domicilgym.fr
Mon plan Ceto
Julie Van den Kerchove développe un programme basé sur la keto (ou diète cétogène) qui consiste à réduire la consommation de glucides (les sucres) et de protéines et augmenter l’apport
en énergie issu du gras. L’objectif : en 30 jours, brûler ses graisses naturellement, et sur le long terme rester mince et en pleine forme.
64 pages. 13,90€
Guayapi, la recharge énergétique !
Ce Complexe restructurant permet de renforcer les défenses naturelles et de favoriser la résistance
de l’organisme par une redynamisation
douce. Le Warana est énergisant ; l’Acérola est tonifiant et antioxydant ; la Spiruline est source de protéines, minéraux et de chlorophylle ; le Wakamé fournit des oligo- éléments et des acides gras essentiels. Boîte de 80 tablettes : 21,85 €
www.guayapi.com
    98 |
février 2020 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[ Neige et tradition à Arêches-Beaufort
Nichée entre 730 et 2300 m d’altitude, Arêches-Beau- fort est située au coeur de la Savoie à seulement 20 km d’Albertville. Village authentique, nature intacte, bel en- neigement et traditions comme la production du célèbre Beaufort rendent ce village-station irrésistible. Logez chez Joséphine, au Christiania ou encore chez MMV « La Clé des Cimes ». Le vaste domaine skiable séduira novices et champions, pour tout type de pratique sportive. Coup de cœurs assurés pour la ferme Gaec de l’Argentine, pour la coopérative laitière (40 000 meules produites/an) et pour la scierie, la dernière de la région. https://areches-beaufort.com
L’hôtel La
Bourdonnais,
évasion vue
Tour Eiffel
L’exotisme des lieux rend
hommage à un lieutenant de
la Compagnie française des Indes Orientales : Bertrand-François Mahé
de La Bourdonnais. Les chambres sont spacieuses, cosy et d’une décoration très raffinée. Coup de cœur pour le Gloster Bar : lumières feutrées, plantes tropicales, dorures discrètes et fauteuils bariolés offrent une évasion ensoleillée. Les cocktails sont sublimement atypiques : rondeur, touche d’acidité, de fraicheur voire même de fumé.
111 avenue de La Bourdonnais,
75007 Paris
www.hotellabourdonnais.com
Cimalpes : les plus beaux chalets où passer l’hiver
Bien plus que de simples chalets, ce sont des
biens de prestiges que Cimalpes propose, et avec eux la promesse de moments privilégiés entre élégance, raffinement, tradition et art de vivre, avec des services hôteliers d’excellence. Au cœur des plus prestigieuses stations des Alpes françaises, découvrez les plus beaux chalets où passer un séjour de rêve dans la douceur de nos belles montagnes... Le + COSY, le Chalet Gilt, à 5 minutes du centre de Megève. https://cimalpes.ski/fr
BAiBAe, le coworking du bien-être et de la beauté
Ancrés dans nos habitudes urbaines, les espaces de coworking deviendront un mode de travail aussi banal que de se servir de nos smartphones. Aujourd’hui,
il existe un espace dans la beauté et le bien-être, preuve s’il en est que les déclinaisons sont encore nombreuses et non épuisées. Baibae a été créé
par Bertrand Murig entre la Bastille et la place des Vosges, un emplacement idéal pour les Parisiens et les touristes. En réservant en ligne, vous pourrez tester la
diversité des prestations (coiffure, massage, cocooning, manucure, yoga, pilate, etc.) dans un espace sobre et chic ; sans oublier les papilles avec un choix de jus bio et de boissons chaudes, une soupe du jour et de jolies propositions sucrées et salées. A louer partiellement ou entièrement pour des évènements ou des échanges. Baibae qui est l’anagramme de bien à l’intérieur bien à l’extérieur tient toutes ses promesses ; un pur cocon pour se sentir comme à la maison.
Adresse : 58 rue St Sabin Paris 11ème Tél 01 71 50 44 66
Au Moulin rose, le gel chauffant mille
étoiles
Laissez-vous envoûter et faites escale au pays des plaisirs, pour un massage doux, chaud et divinement parfumé, avec des petites étoiles fondantes parsemées ! 21€
www.aumoulinrose.fr
l’art du temps
vie privée
© Victor Rousselot
ecoreseau.fr février 2020
| 99
]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
 vins à consommer (avec modération)
Clos La Gaffelière 2015
Issu à 90% merlot et 10% cabernet franc, ce 1er grand cru classé Saint-Emilion présente une robe à la couleur sombre et intense. Il s’en exhale des notes fruitées de baies noires, d’arômes de café, voire d’épices. En bouche ces arômes dynamiques offrent une belle structure corsée qui s’achève par une finale légèrement tannique.
30€
http://gaffeliere.com/clos-la-gaffeliere/
La Croix Ducru- Beaucaillou 2015
Ce vin est le fruit d’un assemblage composé à 52 % cabernet-sauvignon, 45 % merlot noir et 3% petit verdot. Le nez est puissant, serré et évoque les fruits noirs confits. En bouche,
on découvre un vin à la structure magistrale, doté d’une belle rondeur avec un grain de tanin tout en finesse. La finale est éblouissante avec une longueur remarquable. 48€ http://chateau-ducru-beaucaillou.com
Domaine de
L’Ostal-Albe Blanc 2018
Le nez, très complexe, présente un parfum de poire mêlé à des notes anisées et de pâte de fruits. Après agitation, s’échappent quelques arômes de confiture de melon. En bouche, l’attaque est souple et extrêmement fraîche. Une légère acidité soutient la richesse de ce vin tout en finesse et élégance. Entre 12 et 15€ www.jmcazes.com/fr
Penfolds Bin 8 Shiraz Cabernet 2017
Le premier nez de ce
vin rouge australien exprime des parfums
de mûres et de prunes.
Le second vin dévoile de douces notes de violettes. En bouche, l’attaque est moyennement corsée et dévoile des saveurs de fruits noirs avec des notes de chocolat blanc. 33,75€ www.penfolds.com
MasLauris - L’inopinée
rouge 2017
Au nez, le vin développe des arômes de fruits noirs de types cassis, relevés de notes de réglisse et légèrement poivrés. En bouche, le vin conserve une grande fraîcheur sur des notes de cacao, l’ensemble est soutenu par une belle rondeur et un juste équilibre.
16,5€ http://maslauris.fr
Château
Capbern 2015
Le nez est racé, minéral
et puissant. On y retrouve des notes de framboise, de mûre, de groseille et des touches de chocolat.
En bouche ce vin
exprime des notes de mûre, de baies noires
et de fines touches
de moka et de
cardamone. 25€
       100 |
février 2020 ecoreseau.fr
Petit Chablis
« Dame Nature » 2018
Ce vin délivre un premier nez complexe mêlant fruits blancs du verger, notes minérales et florales. A l’aération, l’ensemble fusionne
et devient plus dynamique avec une longue persistance. Le vin offre une belle mise en bouche riche, fraîche et finement tendue, le développement est long, la matière élégante. La dégustation se termine par une longue finale calcaire. 11,30€
http://chablisienne.com
]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
   du côté des bulles...
Mercier Blanc de Noirs
Depuis plus de 160 ans, Champagne Mercier s’impose comme une référence, plébiscité pour sa
modernité, son audace et son profil organoleptique singulier. La cuvée Blanc
de Noirs, aux arômes
frais, fruités, intenses et spontanés, renouvelle
le style Mercier et met
en avant avec originalité
les cépages Pinot Noir et Meunier.
25€
www.champagnemercier.com
Champagne Gonet Blanc de Blancs
Le nez révèle des arômes de pain grillé, de fruits secs et de fleur d’acacia. La bouche
est puissante, voluptueuse et charnue, affirmant des notes briochées et de beurre frais au début pour finir par des notes plus
minérales, tendant vers les agrumes (citron et pamplemousse). La finale est longue et atteste de l’origine de son
précieux terroir. 50€ www.champagne-philippe-gonet.com/fr/
Le Blanc de Blancs Gremillet version Magnum
On l’aime déjà en bouteille,
on l’appréciera encore plus
en Magnum. Contenant de
prédilection pour les vins
tranquilles comme pour les
champagnes, le magnum de Blanc de Blancs vient compléter la jolie gamme de magnum de la maison. 100% chardonnay, il est un joli reflet des différents terroirs champenois entre les premiers, grands crus de la Marne mais aussi les fameux raisins blancs de Montgueux, de la Côte des Bar et du Sézannais. 60€ www.champagne-gremillet.fr
Tribaut Schloesser Blanc de
Chardonnay
Cette cuvée de référence au sein de la maison est assemblée avec 20%
de vieilles vignes de Chardonnays d’Aÿ élevés en foudre. Sa texture
soyeuse d’une grande finesse, persiste et révèle une grande
minéralité, suivie d’arômes de pain grillé et de miel. La
finale s’exprime sur des notes beurrées et briochées. 32 € www.champagne.tribaut.wine
 Une Saint-
Valentin en
doudoune !
La Réserve Exclusive Rosé est
un champagne à la robe nuan-
cée, délicatement composé
de 10% de Chardonnay, pour
l’élégance et la finesse, 45% de
Pinot Noir pour la structure et
45% de Meunier pour le frui-
té et la souplesse. Sa trame est
fine et dynamique, ses saveurs
franches et délicates en font un Champagne désalté- rant et joyeux, à savourer tout au long de l’année avec sa moitié.
25€ www.nicolas-feuillatte.com/fr
Champagne Mandois Blanc de Blancs 2013
Le nez présente des arômes d’agrumes, pêche de vigne et délicates notes florales avant de laisser place à une bouche à l’attaque franche
et souple. Un bel équilibre se distingue au palais, la cuvée flirtant harmonieusement
entre l’intensité du fruit, la texture crémeuse et une grande fraîcheur, véritable signature
de la Maison. Ce dernier perdure longtemps en bouche, la finale s’étendant sur un sillage ciselé, pétri à la fois d’élégance et
de gourmandise. 31 € www.champagne-mandois.fr
spiritueux
Cette nouvelle boisson distillée, est élaborée à par- tir de baies de genièvre et de plantes
exotiques d’Afrique du sud. Peu ca-
lorique, ce « gin » est la réponse hé-
doniste à une tendance croissante de consommateurs en recherche de saveurs et d’esthétisme, tout en privi- légiant une approche responsable. 19,90 € https://ceders-alt-gin.com
2011
      Ceder’s, le Gin
Coffret Noble Wolfberger
Multiple cachaça Gaya
Et si la cachaça n’était plus cet alcool neutre lié inexorablement au citron vert? Et si les bois de vieillissement donnaient des identités différentes à chaque blend? Fondée par Nicolas Delauche et Ricardo Lopes, la nouvelle marque de cachaça artisanale Gaya, née au Brésil et élevée en France, présente sa première cuvée : Jequitibà. Chaque blend couvre une palette aromatique très large permettant aux mixologues des quatre coins du monde
de créer des mariages subtils et uniques. Et cela vous permettrad’allerau-delàdelasimplecaipirinha! Entre35et 39€. www.cachacagaya.com
Havana Club Tributo 2019
Havana Club, leader mondial du rhum de la
catégorie super premium plus, a lancé́ la
quatrième édition de sa gamme de rhums
prestige : Havana Club Tributo 2019. Avec
seulement 2 500 bouteilles disponibles dans le
monde, cette nouvelle édition rend hommage à
l’expertise unique des Maîtres rhumiers cubains,
qui perpétuent de génération en génération l’art
de «l’añejamiento» : l’art de distiller, de faire vieillir et
d’assembler des rhums d’exception. 400€ https://havana-club.com/fr-fr/
sans l’alcool
Le Riesling dévoile des vins secs d’une grande fraîcheur. Pour le début du repas, on préférera le Crémant Riesling, grand complice de tous les moments d’exception. Par la suite, Crémant et Grand Cru Muenchberg 2017 brilleront aussi à table particulièrement avec des fruits de
meretdusaumon.LeGrand Cru Muenchberg animera les papilles des amateurs de fromages de chèvre.
Au dessert, le Crémant apportera un certain équilibre, couronnant majestueusement une fin de repas. 40 €
www.wolfberger.com
  102 |
février 2020 ecoreseau.fr
© Nicholas Andrews / Everynight Images
]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
Les déjeuners d'écoréseau Business
Déjeuner aérien au Ciel de Paris, en haut de la Tour Montparnasse
Le menu
Nos entrées
ŒUf MOLLeT / fOie GrAS
p risotto à la truffe et vin jaune, Palette ibérique et noisettes torréfiées, Lait parfumé à la truffe 29 €
SALADe De HOMArD
p rémoulade de céleri et carotte liée à la ravigote, fleurdecaviarséchée,vinaigrettetruffée 46€
Nos plats
HOMArD
p Poireaux meunières et champignons boutons, Nage de légumes à l’orange et gingembre, Parfumée à la citronnelle 82 €
CŒUr De fiLeT De BŒUf
p risotto de pommes de terre charlotte, echalotes confites, Sauce truffe Melanosporum 58 €
Notre dessert
DACQUOiSe AUX AMANDeS
p Mousseline pralinée amande / noisette Sablé et crémeux citron 14 €
Dîner de la Saint valentin 2020
Uniquement le 14/02/2020 au soir
225 € par personne
          Concept & LiEU
Le décor du Ciel de Paris est signé Noé Duchaufour-Lawrence, qui l’a imaginé troublant et intemporel : Paris Grand Écran. Du haut de ses 210 mètres, la vue sur Paris et au-delà - jusqu’à 40 kilomètres par temps clair - y est exceptionnelle. Le restaurant, mis en valeur par des matières texturées aux teintes sourdes, vous propose également un bar à millefeuille hyper tendance, qui vous laissera sans voix. Le restaurant peut accueillir 145 convives répartis, comme au théâtre, sur un parterre face aux grandes baies vitrées et sur un balcon avec un petit salon attenant de 32 couverts. Ils sont tous deux privatisables à la demande.
En cuisinE
gastronomie
Leonidas, savoureux et créatif !
Sélection de Leonidas est une collection contemporaine
de véritables petits chefs- d’œuvre de gourmandise
fourrés d’ingrédients naturels et recherchés comme le Quinoa, le miel de châtaigne, la violette, le matcha ou encore le gingembre... autant de saveurs que la décoration délicate de chaque praline laisse deviner. Petit écrin (environ 16 chocolats) : 16€ www.leonidas.com/fr
NüMorning, divins granolas, porridges, mueslis
Née de la volonté déterminée de ne faire aucun compromis entre des produits gourmets, bons pour le corps et respectueux de l’environnement, l’entreprise propose des recettes 100% végétales, bio, sans gluten et de fabrication artisanale pour vous inviter à ralentir et transformer votre petit-déjeuner en un moment privilégié, vivifiant et unique. https://numorning.com
edwart Chocolatier : le coffret
mini-tablettes Grands Crus
Magique Couteau de poche
victorinox
Pour vous accompagner à chaque étape de votre parcours numérique, les couteaux de poche polyvalents ont été associés à un support de données multifonctions. Découvrez le nouveau couteau de poche Midnite Manager@work. Une clef USB 3.0/3.1 pivotante et amovible avec une capacité de 16 Go est intégrée à ce couteau aux 11 fonctions pratiques. Ainsi, que vous soyez chez vous, au bureau ou en déplacement, ce couteau de poche vous rendra de nombreux services.
91€ www.victorinox.com
Restaurant Le Ciel de Paris Tour Maine Montparnasse, 56ème étage - 33, avenue du Maine 75015 Paris - www.cieldeparis.com
Déguster les créations savoureuses salées ou sucrées du talentueux chef Christophe Marchais. Entre terre et mer, les saveurs et les senteurs sont exquises, les sens comblés. Un parcours initiatique culinaire empreint de fantaisie et de créativité ! Côté douceur, le Chef pâtissier, Pascal Chanceau est aux commandes, pour de douces balades sucrées.
service
Attentionné, rapide, irréprochable
     104 | février 2020 ecoreseau.fr
Et si on s’évadait le temps de croquer un carré ? Edwart Chocolatier propose de commencer cette nouvelle année sous le signe de la découverte avec son coffret de mini- tablettes Grands Crus. Un voyage chocolaté pour découvrir six terroirs d’exception. 24€ https://edwart.fr
]]></page><page Index="105" isMAC="true"><![CDATA[                  Le plaisir du café –
fraîchement moulu, pas en capsule.
      Roger Federer
Plus grand champion de tennis de tous les temps
 La nouvelle Z6 fascine même les esthètes et les gourmets les plus exigeants, tels que Roger Federer. La façade et la partie supérieure en Diamond Black viennent souligner son design sculptural. Équipée des technologies les plus modernes, comme le Professional Aroma Grinder, P.E.P.® ou la technologie mousse fine, la Z6 per- met de préparer à la perfection 22 spécialités au café, du ristretto aux spécialités lungo Barista, parfaitement digestes. L’intelligence artificielle personnalise le visuel automatiquement selon vos préférences. Le Smart Connect rend même la commande par smartphone possible et l’I.W.S.® reconnaît automatiquement le filtre à eau. JURA – If you love coffee. www.jura.com
]]></page><page Index="106" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
médias par Olivier Magnan
Je crois au génie du peuple tant que les médias de masse ne
l’abrutissent pas pour le transformer en
masse abêtie.
Michel Onfray, philosophe
Qui veut être mon associé ? M6, mardi, 21 heures
Des idées à (re)vendre
[ Briefing médias ]
Les médias pour Macron
Les vœux à la presse du président le 15 janvier
ont mérité leur nom : le président souhaite que les médias jouent leur rôle « de médiateur et de contre- pouvoir » pour
« informer et créer
du lien ». Jusque là,
rien de très nouveau.
Mais la suite fut
moins convenue.
Plus professorale. Ses
vrais vœux : que les
médias veillent à la concurrence d’une information non journalistique sur les réseaux sociaux, qu’ils luttent contre les « infox » et puis... que les médias inventent leur nouveau modèle économique dans une société de l’information qui n’est pas celle du
« commentaire permanent ». C’est vrai, ça, arrêtons de commenter. Informons...
Stéphane Soumier se taille
une chaîne d’entrepreneurs
La voix matinale de BFM Business rassemblait un torrent d’auditeurs puis s’en fut à l’été 2019 quand la direction de la chaîne voulut élargir son audience. À force de recevoir des milliers d’entrepreneurs de toute taille,
Soumier avait dû se laisser
inoculer la fièvre d’entreprendre
en grand, au-delà de sa société
de conseils. L’anchorman aux
gros sourcils lance avec levée de
fonds à l’appui « une vraie chaîne
de TV sur tous les fournisseurs
d’accès à Internet » pour rester
sur la niche qualitative et ciblée
qu’il a adressée pendant 14 années. « Ce sera une chaîne qui protège les polytraumatisés de l’entrepreneuriat en France », dit-il à La tribune. Quand ? « Début de l’année ». Nous y sommes, Stéphane...
france inter gagne des auditeurs
avec... sa playlist !
Surprise, en pleine grève longue, quand quelques émissions se glissent entre les plages musicales,
la radio leader s’offre 500 000 auditeurs de plus
en un an. Tentative d’explication : la méthode de l’audimètre consiste pour le sondé à reconstituer ses 24 heures d’écoute. Sans doute l’accro à France Inter tente-t-il d’écouter ses émissions avant de zapper...
Confiance dans les médias :
c’est écrit dans le journal
La presse imprimée
gagne deux points avec
46 % de crédibilité,
selon le sondage La
Croix-Kantar pour
son Baromètre de
confiance dans les
médias. Mais la radio
reste le média que l’on « croit » le plus (même quand elle annonce l’émergence de Dupont de Ligonès ?). Loin derrière, Internet perd, lui, des plumes en termes de crédibilité.
                    Il y croit. Nicolas de Tavernost, mythique patron de M6, « monte au créneau » pour défendre la dernière prod
de la chaîne, Qui veut être mon associé ? Un concept nippon dé- bridé à la sauce Julien Courbet, le présentateur, un peu entre Affaire conclue et Mon invention vaut de l’or. Mais cette fois, de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, qu’ils/elles aient ou non déjà créé leur boîte, « pitchent » devant un parterre d’authentiques, sérieux, solides business angels – six pa- trons qui ont « réussi », comme Marc Simoncini (Meetic et als), Delphine André, héritière des transports Charles André mais patronne de talent, Frédéric Ma- zzella (BlaBlacar), Marc Vanhove, le Bordelais à la tête de la franchise Bistro Régent, Catherine Barba, experte du commerce électro- nique, au regard de feu, ou encore Éric Larchevêque, fondateur de Ledger.
Sauvez le concept, regardez-le !
Ils/elles pitchent et nos six inves- tisseurs écoutent, questionnent, critiquent avant un tour de table qui devient passionnant. Qu’ils demandent 50 000 euros ou
500 000 ou 3 millions, les start- upeurs jouent leur vie, suspendus aux décisions en temps réel que les business angels prennent sur le plateau... Ils/elles investissent ou pas, négocient leurs parts, s’al- lient ou non pour « y aller ». Mais l’essentiel se joue dans les cinq minutes de l’exposé du projet. Et cette fois, l’affaire devient fasci- nante. Car nous assistons à un festival d’idées, d’innovations, de trucs insensés qui soudain s’in- carnent en un business promet- teur. Des toiles de mongolfières que recycle Louis Lefèvre, 28 ans, pour en créer des poufs géants multicolores (il demande 40 000 euros pour 10 % de sa société) aux applis de révision de toutes les matières scolaires que Dem- bo Damie et Abou Touré trans- forment en raps mémorisables (ils ont besoin de 50 000 euros et offrent 5 % du capital), l’on reste suspendu devant tant de rêves concrets qui ne demandent qu’à devenir entreprises françaises florissantes. L’émission peine à trouver son audience ? Tavernost s’entête, les quatre émissions en- registrées restent programmées. Allez-y, calez-vous chaque mardi soir à 21 heures devant M6 et sau- vez ce concept génial : il en va de notre génie national ! OM
 106 | février 2020 ecoreseau.fr
 Pour écouter l’éco tous les matins...
BFM Business
La chaîne tout entière économique et financière. De 20hà22h,onaime
Tech&Co de Sébastien Couasnon. https://bfmbusiness. bfmtv.com
Europe 1
Chaque matin, à 8:07, l’Édito éco de Barré et Fortin vaut la peine qu ’on le capte après celui de Daniel Seux sur France
Inter à 7:47. Sinon,
c’est l’embarras du
choix sur la radio
déménagée dans le 15e : Innovation (7:21), Axel de Tarlé (7:44), La une de l’éco (6:22), et l’autre édito éco de Nicolas Beytout (7:50).
France Inter
On n’arrête pas l’éco, Alexandra Ben Saïd, le samedi à 9:15. Mais si, on arrête l’éco quand
on est gréviste à Radio
France. L’émission s’est tue, on a hâte qu’elle
se fasse entendre à nouveau.
Le vrai/faux de l’Europe, le samedi aussi, à 6:45, de Delphine Simon, s’écoute assidûment.
Radio Classique
De la musique...
classique entre un flux permanent d’infos éco
et financières. Pour entrepreneur/es mélomanes.
RFI
Aujourd’hui l’économie, un focus quotidien complété
par une sélection d’informations
économiques, à raison de 3 minutes.
RTL
Lenglet-co, le plus mauvais jeu de mot en radio, mais la chronique de François Lenglet, notre confrère chauve, vaut le détour à 7:39.
Éco Menenteau, guère mieux côté titre, mais
3 minutes denses à
6:54, tout comme Éco Tassart, le samedi, à 8:43.
        ]]></page><page Index="107" isMAC="true"><![CDATA[ Face aux incertitudes économiques, de plus en plus de Français se tournent vers des placements sécurisés et peu fiscalisés.
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 ]]></page><page Index="108" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
tribunes libres
Les 3 grOandes tendances du monde de l’entreprise en 2020
Patrick
Brennan
Country Manager France
de LogMeIn, spécialiste des solutions de collaboration dans le monde de l’entreprise
l’organisation en entreprise qui sont amenés à évoluer avec l’entrée dans la décennie 2020.
La réorganisation profonde du travail en entreprise
En 2020, le travail à distance conti- nuera de s’imposer dans la culture de l’entreprise, jusqu’à transfor- mer de nouveaux lieux prisés par les travailleurs à distance en extensions du cadre professionnel. Les entreprises qui la mettent en place pour leurs salariés vantent la valeur ajoutée que cette pratique apporte à la productivité ainsi que ses bienfaits sur la fidélisation des employés. Les récents épisodes de grèves montrent d’ailleurs que la pratique du télétravail va continuer à s’étendre, il faut s’y préparer.
La plupart des entreprises fonc- tionnent encore de manière py- ramidale avec des managers dé- signés. Lesquels aident la mise en place des processus auprès des équipes, mais aussi planifient les événements ou encore choisissent les outils de collaboration à mettre en place et à adopter.
uniques, mais comme le prolonge- ment à part entière du bureau plus traditionnel. Nous commencerons donc à voir émerger des respon- sables pour les télétravailleurs, qui organiseront le travail à distance pour l’entreprise.
Les employés seront au cœur de la réflexion sur l’adoption des outils collaboratifs
Aujourd’hui, les employés s’at- tendent à utiliser, tant dans le cadre professionnel que personnel, des solutions intuitives pour les ai- der dans leurs tâches quotidiennes (interactions vidéo, commandes vocales, etc.). Des usages similaires sont attendus dans l’espace pro- fessionnel. Le défi, pour les entre- prises, consiste bien sûr à fournir des solutions simples, que leurs employés adopteront. Ces outils, bien sûr, doivent en même temps répondre à certaines normes infor- matiques en matière de sécurité. Il faut s’attendre à ce que les équipes informatiques collaborent davan- tage avec les managers d’équipes et les RH pour les prises de décisions
les managers forment les employés à de nouveaux outils, parfois in- connus pour certains, gages de la réussite de leurs équipes. Bien évi- demment, l’adoption de nouveaux outils devra s’évaluer : la familia- risation avec ces outils et leur uti- lisation seront primordiales. Les employés deviendront les vecteurs d’investissements stratégiques pour l’adoption de ces dispositifs collaboratifs.
Vers une culture d’entreprise plus flexible sur les conditions de tra- vail
La culture d’entreprise est un en- semble de connaissances, de va- leurs et de pratiques qui facilitent le fonctionnement d’une entre- prise et que partagent les salariés. Auparavant, les décisions liées au lieu et au mode de travail étaient de la responsabilité des RH ou des responsables de l’entreprise. Pour- tant, selon Gartner*, les entreprises qui d’ici à 2020 « adopteront la culture du “libre choix des condi- tions de travail”, verront augmen- ter leur taux de fidélisation des sa-
ganisation et la collaboration. La prise en compte des besoins des salariés deviendra une norme. Une étude récente** a démontré que les humains perdent natu- rellement leur pleine concentra- tion, leur énergie et que la fatigue physiologique augmente environ toutes les 90 minutes. Par consé- quent, des pauses rapides de 15 minutes aident le cerveau à mieux consolider et retenir les infor- mations. Nous verrons donc des initiatives éclore pour continuer à améliorer les conditions de tra- vail, promouvoir une culture d’entreprise flexible et contenter les salariés, notamment les nou- velles générations (millenials et génération Z), qui réclament des bouleversements conséquents en entreprise.
* Selon un rapport de Gartner, The Workforce view in Europe 2019, avril 2019.
** Selon l’ouvrage de Kevin Kruse, 15 Secrets Successful People Know About Time Manage- ment, www.fastcompany.com/40487419/this-is- how-many-minutes-of-breaks-you-need-each- day
utre les outils collabo- En 2020, les entreprises vont de- technologiques et pour améliorer, lariés de plus de 10 % ». Il faut donc ratifs qui réorganisent voir placer leurs employés au in fine, l’expérience de l’employé s’attendre à ce que ces rôles déci- le travail et la collabora- centre des décisions et commencer au quotidien. sionnaires soient partagés avec les tion à distance, ce sont à les manager à distance, non pas Avec l’émergence de ces nouvelles managers, en collaboration avec
également des modèles entiers de comme des exceptions ou des cas technologies, il sera nécessaire que leurs équipes, pour redéfinir l’or-
  La numérisation des commandes clients va-t-elle créer du chômage
ou revaL
loriser des métiers au service de la satisfaction clients ?
 Thomas
Honegger,
directeur
de la filiale France d’Esker, solutions de digitalisation des processus métiers, basées sur l’intelligence artificielle (IA).
plois impliquent des tâches ma- nuelles récurrentes, susceptibles d’automatisation.
C’est particulièrement le cas pour les fonctions liées au service client ou à l’administration des ventes (ADV) : la numérisation risque- t-elle d’aboutir à la suppression de mon poste ? La réponse est non. L’automatisation ou la numérisa- tion n’a pas pour finalité de réduire les effectifs, mais de fournir aux collaborateurs des outils inno- vants fondés sur l’IA pour les aider dans leur travail et valoriser leur mission.
Réduire les erreurs pour l’équilibre et la sérénité des équipes
Les services client & ADV se re- trouvent souvent confrontés à une surcharge de travail. La traduction pratique se chiffre en heures sup-
108 |
février 2020 ecoreseau.fr
a transformation numé- rique soulève parfois des interrogations dans l’esprit des salariés dont les em-
plémentaires ou en embauches d’intérimaires qu’il faut former aux processus en place. D’après l’étude APQC*, 18 % des ges- tionnaires ADV passent plus de la moitié de leur temps à traiter des commandes. Ce constat met en lumière plusieurs probléma- tiques : l’épuisement progressif des équipes et donc un risque élevé de départs, leur exposition croissante aux erreurs ou encore le non-res- pect des engagements liés à l’im- possibilité de saisir et d’expédier les commandes dans les temps. La numérisation du traitement des commandes offre un gain de temps et de productivité qui va lisser plus facilement les pics d’ac- tivité et donc réduire les heures supplémentaires. Elle améliore l’expérience client et assure un meilleur équilibre entre travail et vie personnelle.
Reconnaître et retenir les talents D’après une étude réalisée en 2018
par la chaire de recherche en In- novation digitale et Intelligence artificielle de l’Inseec à Lyon**, les équipes ADV et services client souffrent d’un déficit d’image et de reconnaissance au sein même de leurs entreprises. Pour l’attrac- tivité et la conservation de talents, la mise à disposition d’un outil innovant aux équipes contribue à moderniser l’image des services. En numérisant la gestion des com- mandes, les collaborateurs sont ré- affectés à des postes à valeur ajou- tée, plus stratégiques, et en relation directe avec les clients, comme la satisfaction, la fidélisation ou les ventes additionnelles, vecteurs de croissance pour l’entreprise. Améliorer l’expérience clients et prendre une longueur d’avance sur les concurrents
D’après l’étude mentionnée précé- demment, satisfaire le client reste la finalité première du métier de l’ADV pour 92 % des répondants.
Malheureusement, 35 % avouent ne pas trouver le temps pour amé- liorer cette relation.
Le temps gagné par la numérisa- tion et cette collaboration sim- plifiée (tableaux de bord, portail client) offrent un avantage concur- rentiel évident en renforçant le lien de confiance, en créant des clients fidèles, attachés à la marque et au professionnalisme de l’entreprise. Loin d’être un risque pour les ser- vices ADV et client, la numérisa- tion du traitement des commandes constitue un réel levier pour va- loriser ces métiers et mobiliser l’énergie des équipes au profit de la satisfaction clients.
* Étude APQC, Cutting the cost of sales order pro- cessing (2016) : https://cloud.esker.com/fm/others/K03319_ Sales%20Order%20Processing_2016_ Esker%203.pdf
** Étude de la chaire de recherche en Innovation digitale et Intelligence artificielle de l’INSEEC, AFDCC et Esker sur la valorisation des métiers de l’ADV.
© Léo-Paul Horlier – PhotoHeart
]]></page><page Index="109" isMAC="true"><![CDATA[ POLITIQUE 2019
LETTRE AUX FRANÇAIS, DÉCROCHEURS DE PORTRAITS PRÉSIDENTIELS, DÉSOBÉISSANCE CIVILE, VIOLENCE, PARALYSÉ, BLOQUÉ, ANNÉE VERT PÂLE, VERDIR LES RÉFORMES, IMPASSE, FUNAMBULE PLANÉTAIRE, HYDRE ISLAMISTE, L’ADIEU À CHIRAC
le regard sémantique
expressions
  « politique », Jane Bee
Jeanne
Bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
La lettre aux français
Dès janvier 2019, Emmanuel Macron adresse Une lettre aux Français pour lancer Le Grand débat natio- nal. Mais, ce Grand débat national est vite évincé par Les Européennes qui marquent l’émergence du Ras- semblement National et de Jadot. Une année vert pâle s’annonce peut- être, alors que l’on parle de verdir les réformes.
Le président tente de
séduire les masses
Pas de répit pour Emmanuel Macron, qualifié de funambule pla- nétaire qui tente de s’imposer sur la scène européenne. Le voici faisant face aux gilets jaunes, aux casseurs, à la désobéissance civile et même aux décrocheurs de portraits prési- dentiels.
Le 30 septembre, c’est l’adieu à Chi- rac.
Parallèlement, le terrorisme frappe au cœur de l’Etat. Le danger des ra- dicalisés du service public est mis en avant par l’attaque à la Préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019. Quatre morts. Emmanuel Macron dénonce l’hydre islamiste.
impasses
En décembre, se déroule l’hommage national aux 13 soldats tués au Mali.
Et, 2019 se termine finalement sur une impasse, la paralysie avec la ré- forme des retraites et le système par points. Le chaos et la cacophonie se font entendre. Le haut-commissaire aux retraites Delevoye démissionne après de nombreux oublis dans sa déclaration d’intérêts.
La démocratie participative et contri- butive semblent loin. Que devient donc le référendum d'Initiative ci- toyenne ? n
ecoreseau.fr février 2020 | 109
]]></page><page Index="110" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
les mots de la fin
 [ le mot chantant ] Yggdrasil
L’Arbre Monde sur lequel reposent les neuf royaumes de la mythologie nordique, est un de ces mots qui roulent sur la langue comme un bonbon, agréable à prononcer et à entendre.
[lemotàPlACER]
      [leMOTenmarche] Dévoyer
Signifie « détourner quelqu’un du droit chemin ».
Peut également se traduire par l’émoticône
du petit diable souriant.
[ le mot de février ] Coqueter
Le coquin coquète. C’est en tout cas ce qu’on peut déduire de la définition de ce verbe oublié, « flirter ».
  Niiomtplaboparmbetzhelbetrabsbo- monimonkonotdtekhstromont
Acronyme le plus long du monde, supposé abréger le nom du « Laboratoire pour des opérations de couverture,
de renfort, de béton et de béton armé pour les constructions composites-monolithiques et monolithiques du département de la technologie des opérations du bâtiment assemblé de l’Institut de recherche scientifique de l’organisation pour la mécanisation de bâtiment et l’aide technique de l’académie du bâtiment et de l’architecture de l’Union des républiques socialistes soviétiques ». À prononcer sans hésitation et sans pause.
[ le MOT doux] Callipyge
issu du grec ancien kallipugos, ce mot fait référence à une belle courbure postérieure, en cela semblable à un calligramme dont les rondeurs nous laissent rêveurs.
   [legrosmot]
    110 | février 2020 ecoreseau.fr
PROCHAIN NUMÉRO LE 5 MARS 2020
épreindre
Signifie « presser un fruit entre ses doigts pour en extraire le jus oulesuc».
]]></page><page Index="111" isMAC="true"><![CDATA[                           LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRE CABARET DU MONDE ! - THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD!
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