﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="116"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[ 2019
UN FABULEUX MARCHÉ
LA SILVER ECONOMY
12 ANS APRÈS LA CRISE
Le Moulin Rouge a
130 ans
N°65 NOVEMBRE 2019
ecoreseau.fr
entreprendre | innover | positiver
comment va le monde ? Il se pose des questions...
LA LISTE DES NOMINÉS
DEVENIR ENTREPRENEUR AUJOURD’HUI ?
• France, championne de la microentreprise
• Les régions les plus créatrices
• Mapping : devenir entrepreneur sur la planète
BEL:4,90€-DOM/TOM:4,90€-NCAL/S590cfp-POL/S650cfp-CAN6,50$ca-MAR46MAd
Made in France
Un animal au bureau ?
Les entreprises du patrimoine
Banco !
vivant pavoisent
Il booste notre productivité !
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                 GAMME HYBRIDE LEXUS
L’ ALTERNATIVE HYBRIDE PREMIUM
  Gamme Lexus CT Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 4,1 à 4,4 et de 93 à 101. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 4,8 à 5,3 et de 108 à 120. / Gamme Lexus IS Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 4,6 à 4,8 et de 104 à 109. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 5,7 à 6,3 et de 130 à 144. / Gamme Lexus RC Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : 5 et 114. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 6,2 à 6,4 et de 141 à 146. / Gamme Lexus NX Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 5,6 à 6 et de 128 à 137. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 7 à 7,7 et de 159 à 174. / Gamme Lexus RX Hybride (dans la limite des stocks disponibles) : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 5,9 à 6 et de 132 à 134. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 7,8 à 7,9 et de 178 à 179. / Gamme Lexus RX L Hybride (dans la limite des stocks disponibles) : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : 6 et 138. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : 8,1 et 185 / Gamme Lexus
]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[                 LC Hybride : Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : 6,6 et 150. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : 8,1 et 184. / Gamme Lexus LS Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 6,2 à 7,1 et de 142 à 162. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 7,6 à 9,3 et de 171 à 209. / Gamme Lexus UX Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 4,1 à 4,5 et de 94 à 103. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 5,3 à 6 et de 120 à 137. / Gamme Lexus ES Hybride : consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme NEDC corrélé : de 4,4 à 4,5 et de 100 à 103. Consommations (L/100 km) et émissions de CO2 (g/km) en conditions mixtes selon norme WLTP : de 5,2 à 5,6 et de 119 à 128. *Vivez l'exceptionnel.
                    ]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[               éditorial
olivier magnan
Rédacteur en chef
le chat de
  Pays en phase 2 compte Ssur président en phase...
aviez-vous qu’il existe un Com- nales et locales. » Langue de bois ? Un missariat général au développe- peu, sans doute. Mais pas seulement. ment durable, sous l’égide du Car la France est devenue l’un des très ministère de la Transition éco- rares pays en phase deux de la lutte
  logique et
que ce discret commissariat publie un rapport tous les quatre ans, bourré de chiffres et de bilans? Bien sûr que non, alors ruons-nous sur cet état des lieux 2019 qui souffle le chaud et le froid mais qui renoue avec les évaluations « à la Marchais » : dans un contexte de « diagnostic sévère », l’état de la France est « globalement positif » : www.eco- logique-solidaire.gouv.fr/nouveau-rap- port-sur-letat-lenvironnement
Le sévère d’abord: comme sur toute la planète, la France perd des espèces ani- males. Les nitrates dépassent les normes sur un tiers du territoire. Et même si les gaz à effet de serre ont cédé depuis 25 ans, les valeurs relevées ne sont pas en ligne avec les objectifs de limitation du réchauffement.
Eh bien malgré tout, la conclusion du rapport épate : « De manière générale, l’état de l’environnement continue de s’améliorer en France sous l’effet de la réglementation et des initiatives natio-
ecoreseau.fr
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Fondateur & directeur de la publication
Jean-Baptiste Leprince
n RÉDACTION
redaction@lmedia.fr
rédacteur en chef Olivier Magnan
Chroniqueurs Alto Avocats, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France, Christophe Combarieu, Arthur Cohen, Marc Drillech, Pascal Junghans, Julien Leclercq,
Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon, IsaLou Regen, Pierre Pelouzet,
Frédéric Rey-Millet, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, Cédric Ternois
solidaire ? Aviez-vous noté contre le
a déjà « décarboné » son électricité par
dérèglement climatique : elle
son parc de centrales nucléaires quand partout ailleurs charbon et pétrole restent les carburants de l’énergie sale... Ah, bien sûr, pas question de passer par pertes et profits les incidences futures du nucléaire sur l’environnement: les déchets radioactifs ne se passent pas sous le tapis. Mais ainsi propulsé en vi- trine des nations, le pays s’attaque à la décarbonation qui va faire mal, celle qui vise les transports, les logements, l’arrêt des gâchis alimentaires et donc impacte la vie quotidienne. Il va falloir que ce peuple que nous sommes accepte d’en- trer dans le « dur » au nom de l’avenir de nos enfants et de nos sociétés. Qu’il po- sitive la fin des ressources infinies. Que les initiatives soulignées par le rapport se multiplient. Que les entreprises se mobilisent. Ô, président de ce pays au- jourd’hui et qui que tu sois dans quatre ans, date du prochain bilan écolo, voilà ta mission toute tracée. n
@EcoReseau       LMedia EcoRéseau Business
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Secrétaire général Jean-Eudes Sanson ressources humaines
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numéro ISSn 2609-147X
Imprimé en France par Léonce Deprez
Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans ÉcoRéseau Business sans l’ac- cord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas res- ponsable de la perte ou de la détério- ration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.
    Collaborateurs réguliers
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                                              4 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[                 18
  106
   38
  galaxie
6 briefing de l’optimisme 12 the green life®
14 briefing économie
38 en immersion... Le moulin rouge, plongée dans les secrets d’une Féerie
74 Flottes d’entreprise : il est temps de « verdir » les parcs
78 briefing rh & formation
81 carrières & talents Écoles d’ingénieurs :
la formation continue en plein déploiement
vie privée
84 culture & co 86 essais autos 87 l’art du temps
patrimoine
98 baromètre finance & marchés
102 baromètre patrimoine & fiscalité patrimoine
106 Des placements qui rapportent ? Chiche... 110 expressions
52
     entreprendre
Trophées Optimistes 2019
40 Les nominés 2019 catégorie electron libre
44 Les nominés 2019
catégorie Culture du rebond
48 briefing innovation
50 décryptage Silver economy : les
pousses doivent s’adapter !
pratique
& innover
18 en couverture
CommenT DevIenT-on
jeunes
enTrePreneUr
AUJoUrD’HUI?
28 grand angle Coworking : les moyens de mailler tout le territoire
30 société recrutement : Les 6 secteurs « tendance » pour les cadres
32 société 12 ans après la crise financière 34 l’œil décalé Animaux en entreprises :
tout à y gagner !
36 réseaux networking 2.0 : LinkedIn, mais... les autres aussi!
52 créer aujourd’hui
Le mADe In FrAnCe FAIT venDre !
business guide
58 Tourisme d’affaires : les entreprises jouent leur image de marque
70 Cadeaux d’affaires, du séjour de prestige à l’impression personnalisée
abonnez-vous P. 35 et 79 ecoreseau.fr novembre 2019
   | 5
]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[                                   galaxie
briefing de l’optimisme par Charlotte de Saintignon
 l’onde positive
Thierry Saussez
Créateur du printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
Énergies dynamiques
MON COUP DE CŒUR...
... je le dois à Esther Duflo, cette Franco-Américaine, lauréate du Prix Nobel d’économie qui me réconforte pour deux raisons. La première est que ces recon- naissances suédoises répétées, ces dernières années, confirment que les économistes français/es figurent parmi les meilleur/es au monde. La deuxième tient à la nature des travaux récompensés. Avec ses deux collègues américains, les travaux d’Esther Duflo ont abouti à des résultats tangibles contre la pauvreté globale sur la planète en ciblant mieux les initiatives par domaine.
UN LIVRE M’A PLU...
... celui de Laurence Devillairs, Être quelqu’un de bien – Philosophie du bien et du mal (PUF). Il est absolument remarquable, très agréable à lire, une excellence littéraire à travers laquelle passent beau- coup des messages du Printemps de l’optimisme sur le courage. Non pas la compassion, qui ne fonc- tionne pas, mais le courage, l’optimisme comme une éthique, à l’opposé du cynisme. J’aime vraiment qu’elle redonne tout son lustre à la gentillesse, évi- demment synonyme de la bienveillance. Laurence Devillairs fait montre de l’élégance simple des gens qui veulent faire du bien.
UNE CONFÉRENCE M’A ÉLEVÉ
... la France des solutions, menée par Reporters d’es- poirs, qui s’est tenue au Conseil économique, social et environnemental à Paris le 16 octobre. Elle a mon- tré que les communicants et les médias gardent tout leur rôle dans la transformation positive de la société quand ils donnent à voir ce qui fonctionne en France. Plutôt que de jouer les lapins pris dans les phares à longueur d’événements, ces reporters-là rapportent les initiatives positives qui montent du terrain. Ça n’a pas de prix.
UNE ENTREPRISE M’A FAIT PLAISIR
... Fiat. Avez-vous vu sa dernière campagne publi- citaire? Elle est tout entière un message optimiste puisqu’il se dit « fabricant d’optimisme » – quitte à brocarder son pot de yaourt sous forme de Fiat 500. Il reste à montrer pour la firme de Turin que couve toujours d’un œil amoureux la nouvelle présidence de Renault que ce message ne se limite pas à un slo- gan et qu’il s’incarne dans les concessions. Un autre annonceur, Carrefour pour ne pas le nommer, nous avait servi le même langage publicitaire positif et optimiste que le distributeur s’est révélé incapable d’appliquer dans la proximité, dans ses magasins. Que Fiat réussisse à tenir la parole de son optimisme proclamé, au risque sinon de décevoir, à son tour, les cibles séduites ! n
Se connecter au Printemps de l’optimisme
www.printempsdeloptimisme.com
rejoindre la Ligue des optimistes
www.optimistan.org
6 | novembre 2019 ecoreseau.fr
L’IMAGE
malala Andrialavidrazana Cdécolonise à la Cité de l’économie
e premier musée interactif d’Eu- et par les pays du Sud. Dans sa série d’œuvres rope du genre dédié à l’économie, Figures entamée en 2015, l’artiste explore la Cité de l’économie (Citéco) a ou- les possibilités du collage photographique vert ses portes le 14 juin 2019. Au pour interroger l’héritage visuel de l’époque
sein de l’hôtel Gaillard, cette Citéco déploie coloniale et son impact sur notre perception
   notamment un espace d’expositions tem- poraires. Du 21 octobre au 10 novembre, sa première exposition d’art contemporain est consacrée à l’artiste Malala Andrialavidra- zana, née à Madagascar en 1971. Elle vit et tra- vaille à Paris. Malala s’est fait connaître par ses photographies qui sondent les liens entre his- toire personnelle et identité culturelle, intimi- té et universalité, elles soulignent le contraste entre la perception du monde par l’Occident
du monde. En superposant des fragments d’images issus d’époques diverses, comme des billets de banque, des cartes géographiques, des pochettes de disques, des timbres, etc., elle aborde les sujets de l’altérité, du métissage culturel ou encore le besoin de remettre en question les préconceptions provenant d’un imaginaire « eurocentré ». Elle propose une forme de décolonisation par l’image, toute en allusion et en poésie. n
    Le meilleur service client, c’est celui que le client n’appelle pas, celui à qui le client n’a pas besoin de
parler. Parce que tout fonctionne
Jeff Bezos, créateur d’Amazon, cité par Vincent Mayet dans Amazon, main basse sur le futur.
J’aime ma boîte... et le prouve !
Le mouvement créé par Sophie de Menthon s’est offert cette année encore un sondage sur-mesure : ouf, il confirme que les salarié/es français/es « aiment leur boîte ». Quelques petits autres enseignements sont bons à connaître...
• 64 % disent aimer leur entreprise (+ 2 points par rapport à 2018)
• 57 % des moins de 35 ans... disent l’aimer (vs 65 % des 50 ans et plus)
• 80 % des salarié/es d’entreprises de moins de 10 personnes disent aimer leur entreprise (vs 61 % des salariés d’entreprises de 250 personnes et plus)
• 8 % seulement l’aiment plus que l’année dernière (vs 33 % moins et 55 % autant)
• 71 % ont le sentiment de s’éclater dans leur travail
• 87 % des salarié/es d’entreprises de moins de 10 personnes ont le sentiment de s’éclater dans leur travail (vs 67 % des salariés d’entreprises de 250 à 4 999 personnes)
• 40 % estiment que leur entreprise est différente des autres, notamment parce qu’ils se sentent libres dans leur travail et parce que leur entreprise est utile à la société
• 37 % aimeraient travailler au-delà de 62 ans si leur entreprise leur permettait
Sondage OpinionWay pour J’aime ma boîte, réalisé du 25 septembre au 4 octobre 2019 sur un échantillon de 1 004 salariés.
                                                                               ]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[ FAITES DES ÉCONOMIES, PRENEZ L’AVION.
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briefing de l’optimisme
  le chiffre
18%
Source : baromètre de l’U2P
Les trois quarts (73 %) des salarié/es français sont optimistes sur leur évolution professionnelle à 5 ans
• Un quart (24 %) se disent même très optimistes
• Parmi les secteurs les plus optimistes, le BTP (41 %) et l’informatique (37 %)
• 9 Français/es sur 10 considèrent qu’ils/elles disposent des compétences pour réussir
• 28 % des hommes se disent très optimistes pour leur évolution sur le marché
du travail contre 20 % des femmes
• Les moins de 34 ans sont les plus optimistes (82 %) par rapport à leurs aînés de plus de 45 ans (67 %)
• Plus d’un quart des travailleurs français (27 %) se montrent pessimistes sur les cinq prochaines années, ce qui classe la France au dernier rang en Europe
Bref, ils/elles sont heureux/ ses mais ne le savent pas, air connu.
d’entreprises de proximité ont embauché au premier semestre 2019 > Elles n’étaient que 16 % l’an passé
Dans le top 3 des secteurs qui recrutent le plus, le commerce alimentaire
de proximité, l’hôtellerie- restauration et les professions libérales, techniques et de cadre
de vie
Étude ADP The Workforce View in Europe 2019, plus de 10 500 salariés interrogés en Europe, dont 1 410 en France
Facebook se dote d’une cour suprême !
Mais non, le F de GAFA ne joue pas les États dans l’État... Mark Zuckerberg a tranché ! Pour mettre fin aux polémiques liées aux retraits sur Facebook de certaines publications litigieuses, une « cour suprême » (sic), composée d’une
quarantaine de personnes, sera mise
en place pour analyser les publications suspectes. Son rôle ? Approuver, ou non, la suppression de certaines publications. Elle rendra ses premières décisions « au premier semestre 2020 », a annoncé le réseau
social américain. Mesure radicale, certes, surtout habile façon de disculper Facebook,
fréquemment accusé de laxisme ou de censure. D’autant plus que Cash Investigation (Élise Lucet) a déjà démontré comment Facebook emploie déjà à vil prix des milliers de « censeurs » de par le monde.
Grand Prix vIe entreprises : ça cartonne !
Les Français/es optimistes pour leur avenir professionnel
   esther Duflo, nobel d’économie et riche de la pauvreté
Pour la première fois dans l’histoire du prix Nobel d’économie, sa lauréate est plus jeune que la prestigieuse récompense. Le prix Nobel d’économie 2019 a été attribué conjointement à la Franco-Américaine Esther Duflo, qui vient de fêter ses 47 ans, à son conjoint l’Indo-Américain Abhijit Banerjee du Massachusetts Institute of Technology (MIT), ainsi qu’à l’Américain
Michael Kremer
de Harvard. En moyenne, le prix revient à des économistes qui ont déjà célébré leur 60e anniversaire.
Le 14 octobre,
le comité Nobel a annoncé que ce « Prix de la Banque
de Suède en mémoire d’Alfred Nobel »
vient récompenser leurs travaux sur
« l’allègement de la pauvreté globale ». Leur approche consiste à attaquer la question de la pauvreté sous de multiples aspects (santé, éducation, accès au crédit...) et non comme un bloc homogène. Elle a joué un rôle clé dans le renouveau de l’économie du développement ces vingt dernières années. Selon l’Académie royale des sciences qui décerne le Nobel, les travaux des lauréats
« ont introduit une nouvelle approche
pour obtenir des réponses fiables sur la meilleure façon de réduire la pauvreté
dans le monde ». Seconde femme dans
le monde et première femme française à obtenir le prix Nobel d’économie, Esther
8 | novembre 2019 ecoreseau.fr
Duflo est considérée comme l’une des économistes les plus brillantes de ces dernières années. Déjà, il y a 9 ans, elle avait remporté la médaille John Bates Clark qui récompense les économistes de moins
de 40 ans. De grands noms tels que Paul Krugman, Paul Samuelson, Joseph Stiglitz ou Milton Friedman avaient notamment reçu cette deuxième récompense la plus prestigieuse en la matière. Quatrième
au concours d’entrée de l’École normale supérieure, Esther Duflo y obtiendra une maîtrise d’histoire et d’économie à 22
ans. Et sera même agrégée d’économie deux ans plus tard. Elle se spécialise sur la pauvreté, le développement humain,
la santé et l’éducation. Thésarde en 1999 sous la direction de l’économiste indien Abhijit Banerjee, « la meilleure jeune économiste de France », le titre qu’on
lui attribue en 2005, réalise une grande partie de ses recherches en Inde. En 2013, elle est choisie par Barack Obama pour l’épauler à la Maison Blanche sur les questions de développement mondial. Elle est en parallèle titulaire d’une chaire au département d’économie du MIT. En 2011, après le succès de son livre coécrit avec son mari, les deux économistes reçoivent le prix du livre économique de l’année Financial Times/Goldman Sachs pour Repenser la pauvreté (Point). À moins de 40 ans, elle figure alors sur la liste des 100 personnes les plus influentes du monde selon le magazine américain Time.
Sept entreprises championnes à l’international et
utilisatrices du Volontariat international en entreprise (VIE) ont été récompensées lors de la 3e édition du Grand Prix VIE Entreprises le
17 septembre animé par le Medef, Business France, les CCE, en présence de Jean- Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre
de l’Europe et des Affaires étrangères
1 Le prix Start-up: Toucan Toco (Solution de reporting et de dataviz)
2 Le prix TPe/Pme : Anevia (fournisseur d’OTT – Over the Top, streaming TV via le Net –, d’IPTV – Internet Protocol TV –, de solutions multi-écrans) 3 Le prix eTI à Testia, une filiale d’Airbus
4 Le prix Grande Entreprise à Sanofi, leader mondial de la santé
5 Le (nouveau) prix
Afrique pour le meilleur développement sur le continent à HM Clause (semences)
6 Le prix Coup de cœur du jury à Val Software (logiciels de formation en mode SAAS) 7 Le prix spécial Stratégie vIe à Euronext Paris SA.
Le VIE, solution RH gérée
par Business France, est utilisé par des entreprises de toutes tailles, de la start-up aux grands groupes, pour accélérer leur développement à l’international. Depuis son instauration en 2000, plus de 81 748 jeunes ont profité du dispositif pour le compte de plus de 7 646 entreprises. Et selon une enquête GfK de 2018, près de 7 utilisateurs
sur 10 du dispositif déclarent avoir conclu un courant d’affaires sur des marchés de prospection.
  ]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
3 questions à Jonathan Vidor, fondateur de JVWEB, agence spécialiste du marketing numérique en France.
Les seniors, nouvel eldorado des marchés
Pourquoi les seniors sont-ils/elles une cible intéressante à prendre en compte ?
Parce que cette cible est déjà bien active sur le Web et qu’elle ne va cesser de s’agrandir!
Les seniors, surtout les baby-boomers, font de nos jours leurs courses en ligne, dépensent sur Internet, achètent des billets de train sur les sites Web... Une véritable économie des seniors est née. Et quand on sait que chaque année depuis les années 2000, ils sont un peu plus de 700 000 à prendre leur retraite, naissent de véritables opportunités business pour tous les marchés.
Quelles sont les particularités de cette cible ?
Ces nouveaux prospects, aux attentes bien spécifiques, sont de plus en plus disposés à recourir à Internet pour leurs achats. Mais il est essentiel de mener une communication pédagogique, des contenus lisibles, des facilités de prise de contact... Ensuite, pour consolider votre relation client et les fidéliser, placez en avant des services qui vont parfaitement répondre à leurs problématiques, comme les mécaniques d’abonne- ment qui ont fait leurs preuves en e-commerce: Évian et son service d’abonnement aux packs d’eau par exemple connaissent un grand suc- cès auprès de la cible seniors.
À quelles stratégies sont-ils/elles particulièrement sensibles ?
Leur intérêt pour Facebook et Internet est une réelle opportunité! Au-delà du ciblage par tranches d’âge, sexe et centres d’intérêt, il est pertinent de s’appuyer sur les audiences similaires de Facebook et Goo- gle Ads qui vont aller chercher toutes les personnes ressemblant le plus à votre cible senior, que ce soit l’âge ou les centres d’intérêt. Les formats créatifs comme les vidéos, le webmarketing comme outil de guidage pour communiquer sur les produits et les emmener vers le point de vente, les communications omnicanales sont des stratégies qui ont fait leur preuve. Optez toujours pour les actions de réassurance, en phase avec leurs habitudes.
Silver Economy Expo se tient les 26 et 27 novembre à la Porte de Ver- sailles à Paris. Lire dans ce numéro le Décryptage qui lui est consacré.
TOP 10
Les marques les plus
valorisées au monde
Classement BrandZTM Top 100 2019 des 100 marques les plus valorisées dans le monde, publié par WPP et Kantar
à lire
recrutez-moi !
Chapeau ! Nos auteures recruteuses, Hélène Ly et Christel de Foucault, viennent de produire le seul livre ou presque que tout candidat/e et recruteur/teuse doit garder sous la main. Au lieu de
nous emmener dans les
entrelacs des manuels
de conseils verbeux
qui gagnent et des
recrutements tortueux
qui cartonnent, ces deux
spécialistes de la chasse de
têtes alignent réellement
les « 80 questions » le plus
souvent posées lors de ce
fameux entretien qui décide des carrières et des vies. Malgré un titre typé « Recruteurs », ces fines mouches s’adressent tout autant, voire avant tout, aux candidat/es. Jugez : chaque question qui tue reçoit la même analyse : « Pourquoi poser cette question ? »,
« Comment réagir ? » (avec les deux temps de la réponse, « Soyez vigilant si le candidat... » et « Soyez confiant si le candidat... »), « Que faire pour devenir un meilleur recruteur ? », le tout servi par des « cas vécus » (succulents !) et d’autres pistes de questions dans le registre. Même la première question, apparemment banale, « Avez-vous trouvé [nos bureaux] facilement ? », révèle les aptitudes ! En prime, une annexe intelligissime qui prémâche le parcours des questions à poser en fonction du poste. C’est clair, pertinent, argumenté, simple et efficace. Un/e candidat/e qui s’imprégnerait de ces « leçons » de réussite multiplierait forcément ses chances, pour peu qu’il/elle
ne serve pas du par cœur à son interlocuteur/ trice (qui aura lu aussi le livre !). Oui, vraiment, un investissement sur soi-même pour
19 euros ! om
Recruteurs : 80 questions pour réussir vos entretiens, Hélène Ly et Christel de Foucault, Eyrolles.
Télétravail illimité
Le constat Il est difficile de trouver des profils de développeurs qualifiés et de recruter
  la bonne
idée monde professionnel où la guerre des talents fait rage, les entreprises ont intérêt à se montrer
des jeunes talents, d’autant plus lorsque l’on est une start-up implantée à Caen. Dans un flexibles.
L’idée Chez Yousign, un tiers des salariés travaillent quasiment tous à distance. Proposer aux candidats de travailler de chez eux est devenu une simple formalité au sein de la jeune pousse, spécialiste de la signature électronique. La start-up, qui dispose de bureaux à Caen et à Paris, laisse la possibilité à ses collaborateurs de télétravailler quand ils le souhaitent. Il suffit de le signaler, même le matin, au reste de l’équipe. « Là où le travail s’accomplit, ce n’est pas important », opine Luc Pallavidino, son CEO et cofondateur. Les salariés travaillent, sur place, dans un espace de coworking s’ils le souhaitent. De même, pas d’horaires fixes. Du coup, la start-up a élargi le champ des possibles et recrute aussi bien des candidats domiciliés en province qu’à Paris. Tout le monde chez Yousign, relève de la même génération – la moyenne d’âge est de 30 ans –, les salariés aspirent à la flexibilité et à l’autonomie. « Ça résonne bien chez les jeunes. » Résultat, depuis six ans, zéro turnover au sein de l’entreprise. Et pour fédérer ses troupes, la start-up regroupe toute l’équipe, soit 35 salariés, assez régulièrement tous les trois mois au cours d’activités de team building. On signe où ?
   1
 Amazon
 2
Apple
3
  Google
4
   Microsoft
 5
visa
6
  Facebook
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   Alibaba
 8
Tencent
9
  McDonald's
10
   AT&T
  10 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[   ELLE EST CENTENAIRE
à la nouveauté, à la poésie et à la féminité en invitant l’illustratrice Clémence Mo- not. Résultat, une boîte collector délicatement chic qui associe le thé et Paris, ber- ceau de Betjeman & Barton pour rendre hommage à l’histoire de la Maison tout en insufflant une délicieuse touche de féérie: une Tour Eiffel habillée de fleurs de cerisiers et de plantes exotiques veillant sur une tasse de thé... La marque a lancé une série limitée « spéciale 100 ans » avec le grand classique Betjeman & Barton, le thé Les Invités, une composition inédite de thé vert nature et de thé au jasmin avec des notes de rose et de litchi. Si du thé a depuis coulé sous les ponts, B & B, qui a entre-temps été racheté par la famille de chocolatiers Michel Cluizel, conti- nue à cultiver ses valeurs et son élégance.n
Betjeman & Barton
le pour et le contre
100 ans d’élégance pour les English Tea Houses
des serial entrepreneurs misent 88 % sur l’accompagnement vs 12 % des
des répondants ont dit 31 % vouloir y arriver seuls (ou
avec leurs associés)
23%
22 % estiment ne pas disposer
naissance 1919 Nous sommes à Paris. Dans l’entre-deux-guerres, à la veille des années folles, la capitale française vibre et inspire le monde. C’est là qu’il faut être, même pour un Britannique passionné de « tea ». Arthur Betjeman, qui a étudié l’art du thé à Dublin et à Londres, l’a bien compris. C’est dans la Ville Lumière qu’il décide d’ouvrir la première English Tea House, rue de Surène puis boulevard Malesherbes. Pour poursuivre sa conquête de la capitale, le pionnier s’associe en 1927 à Percy Barton. Betjeman & Barton, c’est donc le (thé) mariage d’une forme de distinction très british et d’une certaine liber- té à la française, de l’exigence avec un brin de fantaisie. Les trésors de thé vendus dans le magasin sont conservés dans des boîtes rouges et vertes qui feront sa renommée. Elle dépasse les frontières de l’hexagone: Betjeman & Barton se met rapidement à vendre ses thés en... Angleterre!
L’HISTOIRE
Au fil des années, la Maison a su s’emparer d’innovations pour sublimer les qualités de ses thés. En 1985, elle a notamment introduit en Europe le sachet cristal, fait de mailles. L’invention aide le thé à s’épanouir de la même façon que s’il était placé en vrac dans un filtre. Une autre innovation se fait toute récente, l’ouverture du premier Bar à thé parisien, boulevard des Filles du Calvaire en 2012.
B & B va préserver son ADN en ne comptant que trois directeurs dans son histoire! Après avoir fait ses armes auprès des grands noms de la gastro- nomie française – Hédiard, Lenôtre et Alain Ducasse –, Agnès Defontaine a pris les rênes de Betjeman & Barton il y a plus de 15 ans. Toujours en alerte, elle traque partout sur la planète des thés d’exception, au prix de longues escales dans de petites plantations pour goûter et déguster de nou- velles saveurs. Thé noir de Chine Grand Szechwan, thé vert Gyokuro du Japon, thé noir Assam Mokalbari East... Autant de thés hors du commun. Au total, 250 thés du monde entier vendus dans la vingtaine de points de vente Betjeman & Barton, dont 12 hors de France. Car B & Barton exporte aussi son excellence, sa personnalité un brin décalée et son énergie. Pour preuve, la récente inauguration d’une seconde enseigne à Kuala Lumpur en Malaisie. Et la Maison programme de nouvelles ouvertures en Europe, en Asie et au Moyen Orient, notamment à Dubaï et Doha. Bilan, Betjeman & Barton rafle 60 % de parts de marché en France et 40 % à l’international dans 9 pays.
AUJOURD’HUI
Passionnée, inlassable « testeuse », infatigable exploratrice des goûts, Agnès Defontaine ne cesse d’imaginer de nouvelles associations avec les thés mais aussi avec les mets. Elle a ainsi récemment créé des accords thé-caviar et thé-saumon pour la Maison Prunier. Et sait mobiliser les chefs autour de sa mission. Betjeman & Barton a publié 121 grammes de bonheur et de thé, un livre de recettes signées des plus grands noms de la gastronomie où le thé devient un ingrédient à part entière. Jaune d’œuf de poule fumé-cham- pignons de Paris-thé noir, soufflé de thé d’Oolong-patate douce et gelée d’Osmanthus... Les créations les plus savoureuses se succèdent au fil des pages. Pour célébrer son centenaire, la Maison a choisi de faire la part belle
21%
primo-créateurs d’entreprise
des dirigeants de Pme, 38 % des dirigeants d’eTI et 49 % des dirigeants de TPe se font accompagner
Peu d’entrepreneurs (19 %) pensent à se faire accompagner dans leurs phases de développement
14%
évoquent un manque de confiance dans l’accompagnement
small data
et l’accompagnement,
43 % des chefs d’entreprise y font appel quand leur société rencontre des difficultés et 38 % sur les phases
de création
Enquête I&S Adviser réalisée auprès de ses clients en juillet 2019
de budget à y consacrer
y voient un risque de perdre le contrôle de leur entreprise
briefing de l’optimisme
galaxie
Les PME françaises
  ecoreseau.fr novembre 2019
| 11
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
the green life®
Les Parisien/nes en mobilité
p rénovation énergétique des bâtiments : une aide de plus
conseil aux petits locaux tertiaires privés » (commerces, bureaux, restaurants...). La rénovation énergétique des bâtiments
reste « un enjeu central, parce que les bâtiments mal isolés concernent 4 millions de ménages modestes », relève la ministre
de la Transition écologique, Élisabeth Borne, dans Le Journal du Dimanche.
  Àpartagée
Le secteur du bâtiment serait responsable du quart des émissionsdeCO enFrance.
force de leur rendre la voiture impossible, la mairie de Paris pousse bien les Parisien/nes à devenir des adeptes du covoiturage ou des mo-
e
des de transports partagés. Paris se classe 12 sur
2
Le gouvernement lance un
l’indice de mobilité partagée, encadré par Copenhague et
Amsterdam. Le montre l’étude Kantar sur la mobilité ur-
baine. On apprend ainsi que les Parisien/nes, adeptes du vélo
et de la marche, seraient des voyageurs urbains respectueux
de l’environnement (11e rang sur 31 villes dans l’indice de
mobilité écoresponsable). Cause de cette vertu soudaine, le
vélo: la capitale se classe 7e de l’indice des supercyclistes avec 6 % de trajets domicile-travail à deux-roues. En Europe, la capitale française reste malgré tout derrière Berlin (12 %), et loin derrière les champions Copenhague et Amsterdam (respectivement 21 % et 23 %). Cette tendance vélocipédique est d’autant plus prometteuse que les intéressé/es affichent clairement leur volon- té de l’utiliser encore plus pour leurs déplacements urbains à l’avenir. Paris se distingue également par la forte part des trajets pedibus cum jambis par ses habitants intra-muros. C’est le second mode de déplacement le plus utilisé (17 %), certes loin derrière les transports en commun (49 % des trajets), mais légèrement devant la voiture individuelle (16 %). Et comme pour le vélo, les Pa- risien/nes plébiscitent leurs pieds pour leurs déplacements de demain... Mais ces pratiques de déplacement alternatif sont naturellement moins développées en couronne où le trajet quotidien conserve plus souvent la voiture. L’agglomération parisienne affiche encore un pourcentage élevé de conduc- teurs seuls en voiture (26 %). Moins qu’à Munich (30 %), plus qu’à Varsovie (20 %) ou Londres (17 %). n
Étude internationale Mobility Futures de Kantar réalisée auprès de 20000 personnes dans 31 agglomérations du monde.
p Les Français/es deux fois plus concerné/es par l’environnement que les Américain/es
service d’accompagnement
pour la rénovation énergétique (Sare) et un financement de
200 millions d’euros de ces travaux sur cinq ans. Ce nouveau dispositif complétera à partir du 1er janvier 2020 la panoplie d’aides déjà mises en œuvre, comme celles de l’Agence nationale de l’habitat, le crédit d’impôt pour la transition énergétique, les prêts à taux zéro ou la TVA à taux réduit. Le programme vise en outre à conseiller et à accompagner
les particuliers et à « soutenir
le déploiement d’un service de
  3,3 millions de Français/es
ont déjà adopté le moteur de recherche éthique Écosia par défaut dans leur utilisation quotidienne. L’ampleur des manifestations en France
au cours des derniers mois
vient notamment renforcer l’engagement pour les causes environnementales. Un chiffre
qui double celui de leurs acolytes d’outre-Atlantique : aux États- Unis, la population semble moins concernée et moins engagée dans les problématiques écologiques, avec 1,5 million d’utilisateurs actifs d’Écosia par mois. Pas vraiment une surprise. Pas plus
que de savoir que
l’Allemagne, modèle
« écolo » selon
l’OCDE, suit de près
l’engagement des
Français/es, avec
3 millions d’utilisateurs
actifs mensuels
d’Ecosia. Fondée par Christian Kroll en 2009, Écosia est une entreprise à mission certifiée B-Corp qui a planté à ce jour plus de 65 millions d’arbres sur 22 sites de reboisement dans le monde
et a construit deux centrales solaires pour s’assurer d’une énergie 100 % renouvelable.
p Les métiers du climat recrutent, vous vous sentez chaud ?
Birdeo, cabinet spécialisé dans le développement durable et l’impact, a établi un classement des métiers climat qui recrutent – à l’occasion de la Semaine du climat qui s’est déroulée du 7 au 12 octobre.
1 consultant/e climat
Il/elle travaille et développe des
solutions innovantes et business
qui intègrent les enjeux liés au carbone et au climat. Il/elle intervient entre autres sur l’empreinte carbone, la stratégie et performance climat... Ces expert/es qualifié/es réalisent des missions de conseil auprès d’interlocuteurs de haut niveau.
2 directeur/trice général/e d’une association liée au climat
Sa tâche : gérer l’association engagée auprès du climat au quotidien et contribuer au débat public sur toutes les questions climatiques afin de susciter l’adhésion et l’engagement.
3 chef/fe de projet éolien
L’Union européenne a décidé d’atteindre une part d’énergies renouvelables dans sa consommation finale brute d’énergie d’au moins 32% en 2030. Même objectif pour la France dans le cadre de la loi relative à la Transition énergétique pour la croissance verte. Le ou la chef/fe de projet éolien identifie des sites potentiels sur un territoire, assure la concertation auprès de l’ensemble des acteurs clés des projets et se charge de la coordination de multiples études liées au climat, au paysage, à l’impact.
4 responsable transition énergétique
De nombreuses collectivités territoriales recrutent ce/tte cadre senior, prêt/e à accompagner les communes, les entreprises et les habitants dans la mise en place de dispositifs pour la transition énergétique. Il/ elle pilote et met en œuvre la politique énergie climat mais gère aussi l’ensemble des projets liés aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique en lien avec les problématiques de l’agglomération.
5 analyste gérant climat
Au sein des banques d’investissement, de nombreuses équipes de sustainable banking se développent. Elles intègrent plusieurs corps
de métiers dont l’objectif est de conseiller les clients sur des projets économiques à fort impact social et environnemental. Parmi ces expert/ es figure l’analyste gérant climat qui possède une double expertise : il/ elle analyse les risques climat afin d’identifier si les émetteurs, fonds d’investissement et sociétés de gestion déploient une démarche pour réduire leur empreinte carbone, mais sait aussi gérer un portefeuille de fonds.
p Des vélos électriques pour vos salarié/es
Mobility Tech Green installe dans les entreprises des vélos électriques et
des bornes de rechargement couplées
à une station solaire 100 % autonome, pour les déplacements professionnels comme privés. Après l’auto-partage et
le covoiturage pour les entreprises, le spécialiste des mobilités professionnelles veut aider les entreprises à se conformer au Plan de Mobilité entré en vigueur le
1er janvier 2018 sans le cadre de la loi relative à la Transition énergétique pour
la croissance verte. Obligatoire pour les entreprises d’au moins 100 salariés sur
un même site, le Plan de Mobilité vise à améliorer la mobilité des salariés et à les encourager à se tourner vers des solutions de mobilité verte (auto-partage, transports en commun, vélopartage, covoiturage).
12 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[ EXPERTE EN SPORT MAIS PAS EN IMPORT EXPORT ?
Vous êtes 100% dédié à votre activité,
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]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie par Charlotte de Saintignon
   apps au top
Clear Fashion Cvous vêt écolo
lear Fashion est une app mobile qui évalue l’impact des vête- ments sur la santé, l’humain, l’environnement et les animaux (manière dont sont traités les ouvriers, empreinte écologique, respect de la cause animale...). À l’origine, deux entrepreneuses
françaises, Rym Trabelsi et Marguerite Dorangeon. Plus de 70 marques sont aujourd’hui référencées, parmi lesquelles les géants de la fast-fashion Zara, Gap, H&M et Mango, comme des acteurs plus haut de gamme tels qu’Éric Bompard ou Lacoste, voire du luxe comme Chanel. Parmi elles, vingt marques ambassadrices collaborent avec Clear Fashion pour appor- ter les preuves de leur engagement. À la manière de l’appli Yuka qui évalue l’impact des aliments sur la santé, Clear Fashion veut mieux informer les consommateurs et pousser l’industrie de la mode à adopter des pratiques plus responsables. Parce qu’elle est taxée de seconde industrie la plus pol- luante au monde (à juste titre), la mode peine à devenir responsable même si les marques de luxe (donc les plus chères) ne seraient pas les plus respon- sables côté environnement, santé ou protection animale. Heureusement, d’autres montrent l’exemple comme Everlane et Patagonia, Veja ou Hopaal en France. n
p myTroc vous paie en monnaie d’écureuil
Rien ne se jette, tout peut encore
servir. Forte de ce constat, Floriane
Addad a imaginé MyTroc, un site
solidaire anti-gaspi pour consommer
responsable et favoriser l’entraide. Un
smartphone, un parfum, des livres,
des meubles, des vêtements, des
chutes de tissus, des cours de chinois, un concert maison, du bricolage, du covoiturage, des massages ou encore de la garde de chat et même des week-ends à la campagne... Aucune transaction financière, tout
se donne et se troque avec ou sans « noisettes » – la monnaie virtuelle d’échange MyTroc, non spéculative, équitable, sans contrainte de valeur, de temps ni de réciprocité. Objectif : diminuer la surconsommation
et le gaspillage. Au-delà de l’économie, le site va créer du lien. Une
app mobile est apparue. En chiffres, MyTroc : 1 700 000 noisettes en circulation, 100 000 annonces en ligne, une communauté de 90 000 utilisateurs et 58 Keuros de CA en 2018.
p Smart macadam
pour rendre la rue aux handicapé/es
Smart macadam développe des applications innovantes pour lutter contre la perte d’autonomie grâce à la technologie. Constatant que « dans les gares, les bus, les tramways, un peu partout en milieu urbain, il n’y a aucune aide spécifique pour les personnes en situation de handicap », Laurent Maury, qui a auparavant créé 01net.com et télécharger.com, se penche sur le sujet. Des idées, l’entrepreneur n’en manque pas. Il les
déploie dans chaque cas d’usage possible. Après avoir identifié 220 situations de vie, il décide fin 2017 de créer Smart macadam pour lancer plusieurs apps : Macadam Memory pour les personnes atteintes d’une maladie neurodégénérative, Macadam City pour aider les personnes aveugles et malvoyantes à voyager et Macadam Shopping pour aider les handicapé/es à faire leurs courses dans des galeries marchandes.
 p Consommer éthique et moins cher via des marques sélectionnées
p réunio contre la réunionite La réunionite, véritable fléau, paralyse les
entreprises et diminue leur productivité. Tous les cadres connaissent les réunions interminables, mal organisées, où l’on parle de tout et de rien avant de s’endormir devant une présentation PowerPoint.
Et ces mêmes cadres y passeraient quatre heures par semaine, soit 27 jours de travail par an, a révélé un sondage Ifop. Pour rendre les réunions plus productives, Patrice Thyrion et Sébastien Pons ont créé Réunio. L’appli fournit un cadre et un guide pour doper les réunions. Dont le compte rendu sera publié au format Word.
p Pôle universitaire Léonard de vinci (emLv)
Sébastien Tran
devient directeur général adjoint du Pôle universitaire Léonard de Vinci
p Schwarzkopf France (Henkel) Delphine eldin
eSCP europe
est promue présidente
L’app Make it right propose des remises dans tous les univers, food, service, loisir, enfance, voyage, sport, bien-être, business, santé, éducation et mode,
grâce à plus d’une centaine de
partenaires soigneusement
sélectionnés selon leurs valeurs
et leurs engagements. Parmi
eux, de jeunes start-up – Pampa, Perús, Slow Cosmétique – et des entreprises comme les
mouvements
p April Group
Éric maumy
est nommé directeur général
p brasseries Kronenbourg (groupe Carlsberg)
rémy Sharps
51 ans, ISC Paris (1991), Institut supérieur du marketing de luxe
est promu président-directeur général
cinémas MK2 ou l’agence de voyage Marco Vasco. Leur point commun : l’impact social ou environnemental de la structure ou le mode de gouvernance de l’entreprise. L’app a été lancée par l’enseigne de coworking Remix, communauté composée d’entrepreneurs, d’artistes et
 de créatifs qui
espaces de coworking inspirants et authentiques.
se lient au quotidien dans des
   p Carat (groupe Dentsu Aegis network)
Jérémy bréot
est promu directeur général adjoint
p Grant Thornton
Cyril brogniart
Toulouse business School
a été nommé associé, directeur général en charge des opérations à Paris
p La réserve Paris romain meiran
est directeur général
p michel et Augustin (Danone) Sébastien Guillon
44 ans, mbA marketing - HeC
est nommé président-directeur général
        vous avez changé de fonction ? Faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !
14 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[  ça incube
Un accélérateur pour les petites entreprises
Een Seine-Saint-Denis
n juillet, 17 entreprises ont intégré la première promotion de l’ac- célérateur Petites Entreprises Seine-Saint-Denis. Ce nouveau pro- gramme de soutien et d’accélération de proximité vise les entre- prises de plus de trois ans, de 10 à 49 salariés, au chiffre d’affaires
entre 2 et 10 millions d’euros. L’accélérateur lancé par Bpifrance, acces- sible aux entrepreneurs implantés dans le 93, dispense conseils, forma- tions et mises en relation pour changer d’échelle via un accompagnement intensif de douze mois. Après un diagnostic à 360° par un consultant pour identifier les axes prioritaires de croissance et donner accès à des modules de conseil dédiés, l’entreprise participe à cinq séminaires d’une journée sur des thématiques ciblées, à des ateliers de renfort de compétences et de réflexions stratégiques, à des formations en e-learning et des autodia- gnostics. Sans oublier un accès privilégié aux réseaux d’entrepreneurs et de partenaires de Bpifrance. n
p Des rebonds en accélérateur
L’accélérateur du StartUp Leadership Program (SLP) France est le premier labellisé par les Rebondisseurs français. Objectif : afficher le rebond comme facteur de succès des start-uppers. « Sans échec, il n’y a pas de succès », assène François-Alexandre Glaudet, fondateur du StartUp Leadership Program France, selon une formule parfois critiquée. Le StartUp Leadership Program est une communauté mondiale d’entraide bénévole entre entrepreneurs présente dans 13 pays. Chaque année, la communauté organise le premier accélérateur 100 % bénévole, sans prise de capital et tourné vers l’humain. Via
un accompagnement intensif sur 8 mois des fondateurs, il pousse
les créateurs à grandir plus vite et à assumer leur nouveau rôle d’entrepreneur. Des cours du soir (en moyenne deux par mois) et le week-end (environ un jour par mois) sont animés par des professionnels bénévoles. Né à Boston en 2006, SLP est arrivé à Paris en 2012 où le programme a accompagné à ce jour 200 entrepreneurs, qui ensemble ont levé plus de 100 millions d’euros de fonds (HomeExchange, Joone Paris, Heuritech, Simplifield...).
à lire
racontez-moi vos réussites !
On adore savoir comment des marques ont réussi la mise en place gagnante de leur communication et de leur marketing. Et le patron d’Ionis-group (où s’inscrit l’Iseg, Business & Finance School, co-éditrice du recueil avec Fyp), Marc
Drillech, excelle dans le Brand Success dont il vient de préfacer le tome II : 50 firmes passées à l’aune de la réussite par des journalistes curieux et habiles dans l’art de relever la substantifique information, le pourquoi des succès qui ne doivent pas souvent au hasard le suc de leur réussite. D’emblée, apprendre que Perrier doit son nom à Louis Perrier, l’associé du Britannique Harmsworth qui achète la source en 1906, et que 72 ans plus tard Jean-Paul Goude met en scène La lionne, le clip furieusement assoiffé, et
pourquoi ça « marche », vaut bien des formations théoriques ! Mercedes Erra, présidente d’Havas Worldwide, fondatrice
de BETC, qui avoue qu’« en classe [elle] a toujours aimé les exemples », préface le petit tome vert qui se lit à la façon d’une belle histoire par jour... om
Jugement de valeurs
ODroit de retrait(e)
n dit souvent des mé- coup de vieux : il n’est plus adapté à dias qu’ils traitent plus la réalité du marché du travail. Il re- volontiers des trains qui présente même, pour un sur deux, arrivent en retard que de un frein à la compétitivité. Cette pro-
ceux qui arrivent à l’heure. C’est sans portion critique est encore plus élevée
briefing économie
galaxie
     béatrice
compter l’attention qu’ils portent à ceux qui...ne partent pas du tout. Le droit de retrait invoqué par les agents SNCF a largement alimenté les chro- niques de ces dernières semaines ; elles soulignaient en creux les ré- manences des craintes salariales sur leur... droit à la retraite.
Interrogés sur le système actuel de retraite, 80% des chefs d’entre- prise trouvent le dispositif difficile à comprendre. Mais au-delà de son manque de lisibilité et de transpa- rence, les patrons considèrent qu’il n’est pas bénéfique pour leurs conci- toyens. A peine un quart des répon- dants estime en effet qu’il est rassu- rant pour les salariés et seuls 17% estiment qu’il est juste.
Pour la très grande majorité des pa- trons, le système de retraite a pris un
dans les secteurs de la construction et du commerce avec respectivement 63% et 58%.
Sondés également sur leur percep- tion des priorités en matière de poli- tique économique, le cœur des chefs d’entreprise balance. 39% d’entre eux s’accordent cependant à dire que le curseur est en ce moment plus fa- vorable aux entreprises qu’aux mé- nages.
Les chefs d’entreprise sont en tout cas unanimes sur un point : le système de retraite doit être réformé, plus d’un sur deux appelant même à une révision en profondeur.
Alors qu’un projet de loi devrait être présenté à l’automne, le message aux pouvoirs publics est clair : sur ce chantier, il ne faut pas battre en re- traite. n
Genoux
Responsable Pôle Études/ Enquêtes CCI France
 retrouvez l’intégralité des résultats de la grande consultation sur www.grandeconsultation.fr
ecoreseau.fr novembre 2019
| 15
]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[   galaxie
briefing économie
                                                    mode de vie
  p 8 au 11 novembre
Salon en ligne HandiHA. com Premier salon numérique dématérialisé qui, avec un accompagnement personnalisé, facilite à distance durant trois semaines, un premier contact ciblé et qualifié entre les donneurs d’ordres publics et privés, les prestataires des
secteurs protégés/adaptés et les Travailleurs indépendants handicapés.
p 19 au 22 novembre milipol Paris
Événement mondial de la sécurité intérieure des États.
Paris Nord Villepinte
 p 8 au 11 novembre
mIF expo
C’est le plus grand rassemblement de produits fabriqués en France. Cette année, les EPV (Entreprises du patrimoine vivant) donnent de la voix. Paris - Porte de Versailles
p 20 et 21 novembre
Salon des entrepreneurs de nantes Pays de la Loire
Que vous soyez créateur, repreneur, franchisé, indépendant, dirigeant
de TPE/PME ou d’une start-up...
vous rencontrerez 500 experts, 120 partenaires et exposants pour des solutions concrètes, 280 sessions de networking, 100 débats, conférences
et ateliers en accès libre, 100 personnalités inspirantes. 11 000 entrepreneurs attendus
Cité des congrès, Nantes
p 20 et 21 novembre
SDe nantes
Le plus grand rassemblement d’entrepreneurs à Nantes et dans les Pays de la Loire. Cent conférences et débats, 120 exposants et partenaires. Cité des Congrès, 5 rue de Valmy, Nantes
p 21 et 22 novembre Actionaria
Acquérir un bien immobilier, constituer un capital retraite, financer les études de vos enfants, générer des revenus complémentaires, transmettre votre patrimoine, donner sens à votre épargne : les « rendez-vous des épargnants actifs » se donnent au Palais des Congrès, Paris
p 21 novembre
Transfair, les rencontres de la transmission d’entreprise
Chaque année, plus de 185 000 entreprises en France sont susceptibles d’être transmises, mais 51 000 seulement changent effectivement de main (BPCE, L’Observatoire). Pourtant, l’enjeu économique et humain est colossal. Depuis 2015, avocats, experts- comptables, notaires, conseillers des chambres de Commerce et d’industrie de Paris Île-de-France unissent leur savoir-faire pour favoriser la rencontre des chefs d’entreprise désireux de céder ou de reprendre une entreprise, et des professionnels de la transmission. Palais des Congrès, Paris
p 26 et 27 novembre
Salon des services à la personne et de l’emploi à domicile
Les services qui facilitent le quotidien
à domicile, les aides financières et avantages fiscaux, les conseils pour
bien vieillir et rester autonome, alléger
le quotidien des aidants si vous êtes un particulier. Si vous êtes un dirigeant ou créateur de structure de SAP, le moyen de faire le point sur l’évolution du secteur et ses perspectives, trouver des conseils et solutions pour créer, développer votre entreprise ou association, rencontrer des franchiseurs, etc. Si vous êtes un/e (futur/e) salarié/ du secteur, rencontrer des structures qui recrutent, vous informer sur l’emploi direct par les particuliers employeurs, découvrir les formations du secteur, vous informer sur les possibilités de carrière.
Porte de Versailles, Paris
p 26 et 27 novembre
Silver economy expo
Le Salon de l’économie du vieillissement, le salon professionnel des services et technologies pour les seniors.
L’évolution démographique de ces dernières années et les projections pour les années à venir marquent
entre autres l’entrée de la France
dans le groupe des « pays en voie de vieillissement » : 13 millions de plus de 65 ans en 2018 et 16 millions en 2030. Les seniors représentent depuis 2015, 54 % des dépenses de biens et services Comment toujours mieux répondre à leurs attentes ?
Porte de Versailles, Paris
p 26 au 28 novembre Affaires de cadeaux
Le salon professionnel des cadeaux d’affaires, de motivation et objets publicitaires.
Ces objets qui véhiculent un message précis et envoient un signal fort au marché, comme les définit Arnaud Faucher, le directeur du salon. Il est conjoint à
Heavent Paris
Le salon des professionnels de l’événementiel, et à
Séminaire expo
pour l’organisation des séminaires et congrès.
Porte de Versailles, Paris
partenaire
                            Qui, comment, surfe
sur quels réseaux
et pourquoi ?
Les trois-quarts des internautes dans le monde disent utiliser les réseaux so- ciaux au moins une fois par jour.
• 1 h 28 min par jour d’utilisation quotidienne des réseaux sociaux en France vs 4h 01min aux Philippines!
• 48 % des utilisateurs connectés dans le monde utilisent Facebook dont 23 % depuis les États-Unis.
• 41 % des internautes utilisent Youtube, 28 % pour Instagram devant Twit- ter, Snapchat se place « seulement » en 6e position au plan mondial et toutes tranches d’âges confondues.
• 90,4 % des moins de 13 ans en France utilisent Snapchat.
• 66,5 % sont inscrits sur Instagram.
• 45,7 % utilisent Tik Tok
• 20 % du temps passé sur Internet par les Français/es sont consacrés au surf sur les réseaux sociaux, première activité sur le Web, vs 34 % chez les 11-14 ans, 32 % chez les 15-24 ans, les deux tranches d’âge les plus consommatrices de réseaux sociaux.
• 47 % du temps quotidien de navigation en France passent par un smartphone, devant l’ordinateur, la tablette et la TV connectée.
• Quant aux 15-24 ans, ils surfent 2 heures par jour, dont 75 % sur mobile. n Rapport Datamind/Kantar 2019 sur l’utilisation des réseaux sociaux en France et dans le monde (panel de 22 pays développés).
Tendances Credoc
p nous souhaitons consommer moins et mieux...
Bonne nouvelle. En 2019, 82 % des Français/es se considèrent comme assez, voire très heureux. Les représentations du bonheur intègrent de nouvelles dimensions par rapport à 2013, autour de la nourriture saine et de l’attitude zen, qui révèlent un désir de mieux consommer. Les Français/ es associent davantage le bonheur aux relations sociales, à la joie, l’amour et moins aux loisirs et à la possession de temps libre, comme c’était le cas en 2013. En 2019, le bonheur serait plutôt associé à
une meilleure façon de consommer. La progression très forte des préoccupations environnementales accentue le désir d’une consommation plus responsable et plus juste. Même si le pouvoir d’achat des ménages a augmenté, les consommateurs souhaitent consommer moins et mieux. La démarche s’inscrit dans une volonté de réaliser des achats
plus réfléchis et plus en phase avec les principes du
développement durable. La part de Français/es qui estiment d’ailleurs faire des économies en consommant moins a très fortement augmenté (27 % en 2016 à 52 % en 2019, soit + 25 points en seulement quatre ans). En termes alimentaires, les Français/es achètent de moins en moins de viande, mais plus de légumineuses et de produits bios. En 2019, 65 % sont totalement d’accord avec l’idée qu’il n’est pas tolérable que des articles encore utilisables soient jetés en grande quantité comme s’ils étaient des déchets. Et 44 % affirment être totalement en accord avec la perspective de mener une vie simple et ne pas acheter d’articles inutiles. De la coupe aux lèvres... Étude semestrielle sur les perspectives et tendances de consommation à l’horizon 2023 du Credoc et Pair Conseil
16 | novembre 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ Démission et chômage, c’est possible
À partir du 1er novembre, démissionner et toucher le chômage est autorisé sous certaines conditions.
3 questions à Sunil Monany, juriste chez Juritravail
En quoi consiste la réforme?
La loi pour « la liberté de choisir son avenir profes- sionnel», dite loi Macron, autorise l’ouverture du régime d’assurance chômage aux démissionnaires et vient en poser les conditions. Le principe de cette ré- forme: concrétiser un projet professionnel avec l’aide de l’État, se faire accompagner en ouvrant les alloca-
tions-chômage aux démissionnaires. Selon l’Unedic, le coût pour l’assu- rance chômage est estimé à 300 millions d’euros pour environ 17000 à 30000 bénéficiaires.
Quelles sont les conditions à remplir?
La réglementation reste stricte et l’on pourra recevoir les allocations-chô- mage uniquement sous certaines conditions. Notamment, avoir un projet de reconversion professionnelle réalisable avec le suivi d’une formation ou un projet de création ou de reprise d’une entreprise. Ce projet doit pré- senter un caractère réel et sérieux attesté par une commission. Deuxième condition: avoir cumulé une activité continue et à temps plein d’au moins cinq ans dans une entreprise.
Quelles sont les démarches?
Pour bénéficier des allocations-chômage, le salarié doit, avant toute dé- mission, avoir sollicité un conseil en évolution professionnelle, le CEP, mis en place par le gouvernement afin d’être accompagné. Le CEP est un dispositif d’accompagnement gratuit et personnalisé proposé à toute per- sonne qui exprime la volonté d’établir un point sur sa situation profession- nelle et le cas échéant d’établir un projet d’évolution professionnelle. Au salarié d’adresser ensuite à la commission paritaire interprofessionnelle régionale – CPIR – une demande d’attestation du caractère réel et sérieux du projet professionnel. Le contenu de la demande et la liste des pièces justificatives ne sont pas définis et devront être précisés par un arrêté à paraître. Lorsque la CPIR donne son aval, le salarié dispose d’un délai de 6 mois à respecter pour établir une demande d’allocation-chômage. La loi prévoit aussi un contrôle par Pôle Emploi de la réalité de la mise en œuvre du projet au plus tard après 6 mois de perception par l’ex-salarié des in- demnités chômages. Si le démissionnaire n’accomplit pas les démarches nécessaires, ce revenu de remplacement lui sera retiré.n
p Les géants des titres-restaurants accusés d’entente illégale
L’Autorité de la concurrence s’apprêterait à infliger une amende importante aux quatre principaux émetteurs de titres-restaurants en France (Edenred, Sodexo, Up et Natixis Intertitres).
Les soupçons portent sur une éventuelle entente
entre ces acteurs historiques qui leur aurait donné le moyen d’échanger régulièrement des informations sur leur stratégie commerciale. Et notamment de faire échouer l’entrée de nouveaux opérateurs sur ce marché estimé à 6 milliards d’euros, de ralentir la dématérialisation des titres-restaurants. Pour les restaurateurs et professionnels, l’existence d’un tel oligopole, si elle est confirmée, n’a pu produire que des effets dévastateurs sur leur activité. Une telle entente se répercuterait nécessairement sur la fixation des prix et le partage de la valeur ajoutée. « Les restaurateurs et professionnels espèrent que la vigilance de l’Autorité de la concurrence permettra de mettre en lumière les potentielles défaillances de ce marché qui aurait dû être transformé beaucoup plus rapidement avec le passage au numérique », explique Marc Sanchez, secrétaire général du Syndicat des Indépendants, qui représente les commerçants, dirigeants de TPE et artisans.
briefing économie Médiation & entreprises
Pierre Pelouzet
Médiateur des entreprises
galaxie
  finance & legislation
 Humaniser, accompagner, encourager et éclairer sont les maîtres mots de
 Ànotre action ! l’occasion de la publi-
primordial que nous jouons dans le rééquilibrage des rela- tions entre petites et grandes organisations.
En parallèle, nous continuons à encourager des relations plus équilibrées entre clients et four- nisseurs, pour réduire ainsi les possibilités de litige. C’est un accompagnement de chaque instant et je remercie toutes celles et ceux qui s’engagent dans ce mouvement à nos côtés. Les entreprises innovantes aussi ont besoin de confiance pour se développer. Pour les soutenir, nous décelons chaque jour de nouvelles problématiques aux- quelles elles font face et nous co-construisons des outils pour y remédier.
Renforcer la confiance entre les acteurs économiques : notre objectif est ambitieux et pour cette raison, nous élargissons chaque année nos missions, nous explorons et testons de nouveaux outils, de nouvelles façons d’aider toutes les entre- prises à se développer ensemble. Parmi elles : l’expérimentation de la médiation étendue à tous les différends entre entreprises et administrations ou encore le dispositif d’«affacturage inversé collaboratif».
Humaniser pour renforcer les liens entre partenaires économiques, Accompagner les transformations pour un développement en confiance, Encourager un engagement dans des relations plus responsables et Eclairer pour informer et inciter tous les acteurs économiques à re- joindre le mouvement. Voici les 4 piliers que nous avons posi- tionnés comme bases de notre action ! n
cation de notre bilan d’activité, j’aimerais revenir sur quelques
chiffres clés qui illustrent bien l’action que nous menons, de- puis presque 10 années, pour renforcer la confiance entre les acteurs économiques. Cette confiance tellement importante pour la compétitivité de l’éco- nomie française !
En effet, depuis 2010, nous avons aidé, accompagné, conseillé ou soutenu plus de 20 000 en- treprises et organisations. De la plus petite structure au plus grand groupe, de la commune au ministère, nous travaillons avec la seule volonté de récréer le dialogue permettant de réta- blir les connexions entre les or- ganisations.
« 0 », c’est un chiffre que nous affichons fièrement en tête de notre rapport. Que signi- fie-t-il ? Que nous répondons systématiquement à toutes les sollicitations. Ainsi, en 2018 nous avons reçu près de 700 demandes via le formulaire « Écrire au Médiateur ». Si une partie d’entre elles débouchent sur une saisine, la plupart des autres questions, donnent lieu à une réponse personnalisée afin d’éclairer le demandeur et de le réorienter vers un autre service compétent.
Notre mission première de médiation est connue par tou- jours plus de chefs d’entreprise qui font appel à nos services. Avec une centaine de saisine par mois, contre une centaine par an à ses débuts, notre dis- positif se généralise et devient une réelle alternative à la voie judiciaire. En outre, 92% des saisines proviennent des TPE/ PME, confirmant ainsi le rôle
 Pour découvrir ou re-découvrir notre activité, rendez-vous sur le site du médiateur des entreprises : www.economie.gouv.fr/mediateur-des-en- treprises/lactivite-du-mediateur-des-entreprises-presentee-la-presse
ecoreseau.fr novembre 2019 | 17
]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[en couverture
 Comment devient-on
 entrepreneur aujourd’hui ? Les Français/es créent beaucoup et se «plantent» beaucoup. Du désir à la réalité...
entreprendre & innover
18 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[ L’homme est souriant, passionné, pas dupe. Le président de la Fédération nationale des prati- ciens en pédagogie entrepreneuriale (FNPAE), Xavier Delaunay, lui-même patron d’une boîte
de formation, connaît comme sa poche les rouages de l’entreprise, pardon de l’entrepreneur. Il en est presque le médecin tant il pense que le désir de créer opère comme une guérison. Et sa thérapie passe par le retour aux réalités. « Il faut, pour un entrepreneur, quel que soit son âge, revenir au réel. Ce n’est pas parce que vous avez ouvert en ligne une micro-entreprise que vous de- vez vous prendre pour une start-up et coller sur une belle carte professionnelle du CEO à tous les étages... » Il a raison, Xavier Delaunay. Quand il ouvrira le 10 dé- cembre les Assises du capital humain entrepreneurial, ilferapasserlemessage:l’entrepreneuriatestunrisque, son enjeu est de trouver des clients, il faut passer de la phase désir à la phase moyens. Au xxie siècle, même si le modèle pyramidal d’entreprise s’aplatit sous l’effet des millenials et des micro-entrepreneurs de tout âge, il faudra plus que jamais « ajuster son modèle entrepre- neurial à ses aptitudes, compétences, valeurs, capacités d’engagement, fragilités personnelles et profession- nelles » (thème de la première conférence des Assises), mais aussi, côté accompagnement, formation, mento- rat, s’inscrire dans une « éthique de l’accompagnement à la création d’entreprise: qu’est-ce qu’un accompagne- ment de qualité, responsable, orienté vers la pérennité du projet et la réussite du créateur/trice ? » Car comme le rappelle Xavier Delaunay, nous sommes, en France, « dans un pays de salariés et de rentiers ». n om
micro-entreprises : 1 Ble désir de créer
en couverture
entreprendre & innover
 Les dernières données de l’Insee font état d’un degré record de création d’entreprises en septembre 2019 avec 70 605 nouvelles immatriculations, soit une hausse de 4,2 % (mais on frise la disparition de 50000 TPE/PME par an).
    La France des
Ce n’était pas le cas il y a seulement dix ans. Ce qui a changé, c’est la création du statut de micro-entre- preneur qui autorise à se lancer et à tester un projet à moindre coût », constate Matthieu Douchy, pré- sident fondateur de Créactifs – il propose des modules de formation sur la création et la reprise d’en- treprise. Créé en 2009 par Hervé Novelli, alors secrétaire d’État aux PME, ce statut a levé l’un des freins à la création en abaissant la barrière financière. « Les évolutions régle- mentaires telles que l’entreprise à 1 euro ou le statut de micro-entre- preneur ont diffusé l’idée que tout le monde pouvait entreprendre », constate Bernadette Sozet, délé- guée générale d’Initiative France, réseau associatif de financement et d’accompagnement des créateurs et repreneurs d’entreprise. Excel- lente mentalité. Ne nous leurrons pas, le contexte économique joue aussi un rôle. L’installation durable d’un fort taux de chômage dans le paysage a modifié notre percep- tion des parcours professionnels. « Nous sommes sortis du déroulé de carrière “formation-salariat-re- traite”. Avec l’arrivée du chômage, les parcours sont bouleversés. Ils
deviennent moins linéaires. Deve- nir entrepreneur s’intègre de mieux en mieux dans une carrière », ana- lyse Alain Bosetti, cofondateur d’En Personne et des salons SME (microentreprises) et SME Online. De nouvelles figures embléma- tiques ont participé à l’image at- tractive de l’entrepreneuriat. « Le phénomène des start-up et les ré- cits autour des “héros” du numé- rique ont créé un mythe et donc des aspirations », reconnaît Alain Bosetti. Les formes prises par l’en- trepreneuriat traduisent une envie d’indépendance. Le boom du mi- cro-entrepreneuriat et du freelan- cing (travail indépendant) illustre le phénomène, qu’a contrario Bo- setti compare aux « grandes orga- nisations, avec leurs lourdeurs et leurs routines, qui n’attirent plus. La création de sa propre activité apparaît comme une perspective de revalorisation ».
Âge moyen du créateur d’entreprise, 36 ans
Et quelle revalorisation ! Elle s’as- socie à la recherche de sens, au désir d’expression de sa créativité
oosté par des évolutions neurs. Autrement dit, vous, moi, réglementaires, l’entrepre- nous improvisons créateurs de neuriat séduit un nombre notre propre emploi, par goût, op- croissant de Français/es. portunité ou nécessité. En 2018,
Mais comment franchir le Quelles sont les clés du succès?
On le serine sur tous les tons, l’entrepreneuriat ne s’est jamais aussi bien porté en France. Les der- nières données de l’Insee font état d’un degré record de création d’en- treprises en septembre 2019 avec 70 605 nouvelles immatriculations, soit une hausse de 4,2 % (mais on frise la disparition de 50 000 TPE/ PME par an).
Et cette tendance s’installe de- puis plusieurs années. Tout de suite un bémol, au cas où l’on s’imagine- rait que ces entreprises nouvelles sortent tout droit du néant avec président, DG, personnel salarié et site de production : la flambée est portée par les microentreprises lancées par les micro-entrepre-
pas ? déjà année record en la matière,
près de la moitié des 691000 créa- tions enregistrées étaient des mi- croentreprises. Encore ne s’agit-il pas toujours d’un job autosuffisant. Ceux que l’on nomme les slashers cumulent plusieurs activités, aussi bien en salarié qu’en indépendant, ils/elles participent à cette confu- sion des formes. L’entrepreneuriat est aussi, comme le souligne la Direction générale des entreprises (DGE), un « objet médiatique, en proie aux effets de mode ».
Devenir entrepreneur,
une perspective
de revalorisation
Pareil engouement s’inscrit dans une évolution culturelle. « Au- jourd’hui, l’a priori est positif.
 ecoreseau.fr novembre 2019 | 19
]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
Parcours d’entrepreneurs oLIvIer mAGnAn
AvAnT Le XvIe SIÈCLe
Des marchands
   Le commerce fut
le berceau des entrepreneurs que l’on
appelait marchands. Pas toujours et
pas partout. Si les échanges par la route et la mer existaient dès l’Antiquité, l’Occident façonné d’invasions
se bâtit un système féodal bien peu ouvert sur le monde : l’autarcie prévalait. Ordralfabetix le poissonnier ne
se faisait pas payer en sesterces. Et
puis nos marchands véhiculaient le produit des mines, des armes,
construisaient des bateaux, limités par une énergie qui n’était guère plus qu’humaine. Ni les Romains ni les Grecs des
bonnes castes ne connaissaient le travail, « affaire d’esclaves » pour Platon quand Aristote notait que l’échange ne produisait aucune richesse. L’innovation ne servait guère que les visées militaires. La banque interdite de prêt à intérêt par la religion chrétienne attendit les Vénitiens qui exerçaient leur art numéraire
sur les « bancos »
et les Byzantins, commerçants avisés, évoluaient dans un
système bancaire
fort étroit. Il fallut les croisades du xie siècle pour que les Templiers et les marchands inventent pratiquement toutes les techniques bancaires du change
et du billet à ordre,
que les moulins à
eau fournissent du mouvement pour
une production de denrées servie par les premiers instruments de mesure, nécessaires à la rationalisation
du commerce et à la production.
Produire des marchandises pour un besoin identifié
Les prémices de l’entreprise à venir se manifestent à
la Renaissance, quand les caravelles
sillonnent les océans et que l’imprimerie révolutionne le monde. La Réforme favorise l’individualisme,
les populations s’aperçoivent à partir du xive siècle que
le monde est vaste alors que la quasi- totalité de toute production vivrière ou artisanale s’échange dans un rayon de
cinq kilomètres – tiens, circuits courts et locavorisme ne sont-ils pas en train
de redécouvrir les avantages écologiques de cette échelle !
À la fin du xve siècle, Anvers et ses banquiers prennent
le pas sur l’Italie. Les Pays-Bas font montre d’esprit d’entreprise
et d’organisation.
Une logique
marchande prévaut : les expéditions
ne sont mises en route que face à des besoins définis. L’ère des marchandises amassées n’a plus cours.
L’Angleterre, reine des mers, l’a bien compris. Sa Compagnie des Indes occidentales (1600) préfigure une entreprise qui soutient la demande. Les brevets naissent, au début du xviie siècle, un droit de la propriété constitue le socle industriel, le transport maritime
naissante. Aux entreprises marchandes s’ajoutent les entrepreneurs industriels, tels les drapiers anglais. Le droit suit : les sociétés en commandite réunissent idées et capital. La Banque d’Angleterre (1694)
joue du papier-monnaie nouveau. Aux prémices des États-Unis,
les comportements d’entrepreneurs deviennent la norme.
Le siècle des Lumières préfigure la première révolution industrielle.n
s’épanouit,
les premières machines réduisent le besoin en bras en agriculture comme dans l’industrie
  ouencore à une volonté d’être utile. « Une nouvelle tendance apparaît avec l’envie des jeunes d’entre- prendre. Ils ne veulent plus seu- lement gagner de l’argent ou être patron. Ils/elles veulent être utiles et agir positivement sur la société. L’idée de liberté et d’indépendance est toujours une aspiration, un mo- teur, mais elle n’est plus la seule », confirme Bernadette Sozet. Du reste, l’âge moyen des créateurs d’entreprise s’est abaissé de deux ans en 2018: il était alors autour de 36 ans, selon l’Insee. Et les secteurs des services à la personne, de la sil- ver économy (économie du grand âge), de la croissance verte et du dé- veloppement durable comptent un nombre croissant d’initiatives. Dernier élément associé à ce boom de l’entrepreneuriat, la révolution numérique. Les grandes plates- formes de mise en relation entre clients et entrepreneurs ont par exemple ouvert un nouveau champ de possibles. Bien sûr, Uber et sa conséquence en France en sont
l’exemple: l’explosion du nombre de chauffeurs VTC au statut de micro-entrepreneur. De nouveaux outils sont venus faciliter la concré- tisation d’un projet en levant des freins et des coûts. En matière de communication, par exemple, avec les réseaux sociaux, en matière ju- ridique avec les legal tech (services juridiques numériques) ou encore du côté du financement avec le crowdfunding.
Trois questions à se poser
Dans ce contexte favorable et en plein bouleversement, plu- sieurs fondamentaux demeurent. « Quand on pense à se lancer, il est important de comprendre ses mo- tivations – autonomie ? image so- ciale ? raison financière ? envie de se réaliser ? Il faut ensuite trouver la bonne idée, c’est-à-dire identi- fier un manque, un besoin à satis- faire », rappelle Pascal Grémiaux, PDG et fondateur d’Eurécia, une PME toulousaine spécialisée dans les RH, et attaché aux basiques de l’entreprise, à l’image de Xavier
Delaunay, cité en introduction. Qu’il s’agisse de l’ouverture d’un restaurant en franchise dans une zone non couverte par une en- seigne ou le développement, à par- tir d’un travail de recherche, d’une start-up dans les biotechnologies, le cheminement d’un entrepreneur vers le succès ne peut s’affranchir de quelques règles. « Quand on a une idée, trois questions sont à poser. Ce que je veux faire: mon objectif, mon ambition, mes valeurs. Ce que je sais faire : mes compétences. Et enfin, existe-il un marché solvable ? C’est à l’intersection de ces trois ré- ponses que l’on dispose d’une ac- tivité à développer », insiste Alain Bosetti. D’une certaine façon, l’étonnant développement, depuis des décennies, de la franchise et du commerce associé en France (l’en- trepreneur acquitte un droit d’en- trée puis des royalties auprès d’un franchiseur qui lui apporte son en- seigne et son savoir-faire) s’inscrit dans cette dynamique, alors même qu’un franchisé connaît deux fois plus de chances de passer le cap
des deux ans par rapport à une en- treprise indépendante : il existe en France en 2018 plus de 75000 fran- chisé/es...
Les réseaux d’accompagnement,
un passage obligé
mais ils sont pléthore... L’entrepreneur du xxie siècle est une espèce en danger qui se doit de limiter les risques. « Un prére- quis est l’identification des points bloquants et des freins. Dans le cas d’un projet de restaurant par exemple, le point bloquant peut s’identifier à l’apport financier et le frein au manque de connaissance spécifique comme les normes d’hygiène. C’est la manière de ré- pondre aux problématiques et de faire évoluer son projet qui fait la différence », assure Matthieu Dou- chy. Il suggère de confronter rapi- dement son idée au regard de son entourage et de ses futurs clients. « C’est du résultat de cette confron- tation que naîtront les prochaines étapes. »
20 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[ 1780-1908
Révolutions industrielles
1908-1970
L’entreprise organisée
en couverture
entreprendre & innover
    MM. Watt et Boulton, l’un en inventant la machine à vapeur
efficace, l’autre en l’utilisant dans un cadre industriel marquent l’alliance de l’innovation et de l’entrepreneuriat, à la fin du xviie siècle. Les petits artisans deviennent de petits industriels avant de changer d’échelle
sous l’effet des nouvelles techniques. L’entrepreneur se fait moins sensible au risque au profit d’un esprit de conquérant, d’inventeur et de
pionnier : lisez
Verne ! Ses Robur (le conquérant) et autres Dr Schultze (héritier de la moitié des
500 millions de la Bégum), postérieurs à 1870, incarnent
le triomphe
d’une industrie qui préfigure le fossile et la pollution ! Sous le signe d’une industrie dominante, celle du textile, les structures familiales s’« étoffent ». Une noblesse d’affaires dynamique se développe en Grande- Bretagne. Les marchés croissent, à l’aune des populations auxquelles un salaire régulier confère un pouvoir d’achat. Un visionnaire à la Turgot en France
a déjà facilité la circulation des biens un
siècle plus tôt.
La deuxième révolution industrielle de la fin
du xixe siècle marquée par le chemin de fer favorise une industrie lourde de l’acier et
de la chimie d’où émergent des formes juridiques adaptées aux entreprises dans la durée : sociétés en nom collectif et sociétés anonymes aident à l’autofinancement
de grands projets –
et leur cortège de banqueroutes et de scandales.
L’invention de la
« direction générale » sépare les dirigeants compétents et les stratèges avec une information comptable des actionnaires. Des entreprises de service émergent. n
Pourquoi 1908 ? Parce que sort des usines Ford cette année-là la
première Fort T dont la rationalisation
(1,5 heure de montage contre 12 heures auparavant) annonce
le taylorisme, avec sa maîtrise du temps à partir des composantes chronométrées. Les mêmes Américains inventent les hypermarchés, la publicité, le crédit à
la consommation.
Le management par objectif devient la règle majeure.
L’entreprise moderne et ses entrepreneurs innovants s’incarnent dans des modèles
de capitalisme à l’américaine un
temps bousculé par les Japonais et les
Allemands. La qualité de produits différenciés augmente sous
l’effet de la puissante déréglementation
du mode dominant depuis 1970. C’est
aussi la montée
des actionnaires
dans une entreprise dite managériale
où l’information
circule toujours plus rapidement.
D’où la cristallisation d’un conflit entre
les propriétaires actionnaires et les directions qui gèrent les activités courantes au nom d’un horizon temporel divergent :
le dirigeant privilégie sa durée (dix ans en moyenne) quand l’investisseur, grâce
à la cession des
titres, envisage un
horizon illimité (l’affaire Ghosn n’est pas loin). La gouvernance d’entreprise en est le fruit, entre conseils d’administration, activisme des fonds
de pension, défense des actionnaires minoritaires, communication financière.
Désormais, une nouvelle génération d’entrepreneurs jeunes pousses est en train de rebattre les cartes. Une fresque inspirée de la synthèse d’Alexis Penot, Entreprises et entrepreneurs à travers l’histoire, 2011.n
 Dans cette logique de confron- tation de son idée, de nombreux réseaux (1 680, et c’est trop, opinent certains) accompagnent les porteurs de projet de création d’entreprise. Ils sont institution- nels, à l’image des initiatives de Bpifrance ou de CCI Entreprendre en France, ou associatifs comme c’est le cas d’Initiative France qui, à côté d’un appui financier via des prêts à taux zéro, propose un accompagnement par des profes- sionnels aguerris (entrepreneurs, juristes, banquiers). « Les porteurs de projet sont ainsi challengés sur leur plan d’affaires, conseillés dans la finalisation de leur plan de fi- nancement et dans les premiers contacts avec une banque, détaille la déléguée générale, Bernadette Sozet. Il s’agit par exemple de s’as- surer que le plan de financement est bien dimensionné. En la ma- tière, plusieurs risques existent : sous-estimer les besoins et ne pas disposer des fonds de roulement et de la trésorerie nécessaires ou engager son patrimoine personnel
plutôt que d’emprunter. »
Se confronter à un regard expéri- menté est un « premier crash test », selon Alain Bosetti. « Il existe un effet miroir, une mise en lumière des zones d’ombre du projet. De quoi affiner l’idée, définir le mo- dèle de création – reprise, fran- chise, société, etc. » Le passage par une structure d’aide, un réseau d’accompagnement ou encore un accélérateur mûrit son projet. Ce type de suivi ou d’accompagne- ment améliore le taux de survie de l’entreprise. « Sans appui, le taux de survie d’une entreprise à cinq ans ne franchit pas 55 %. Avec un suivi par un réseau, ce taux dé- passe les 70 % », insiste Bosetti. Chez Initiative France, le taux de survie à cinq ans dépasse même les 90 %.
Ça se prépare, comme
une grande randonnée...
Ces réseaux constituent bien sûr avant tout une porte d’entrée vers les acteurs du financement. À côté des « traditionnels » que
sont les banques, les plates-formes de crowdfunding deviennent le réflexe pour lever les fonds né- cessaires (l’emprunt moyen d’un entrepreneur en phase de créa- tion de son activité ne dépasse pas 10 000 euros). Sans oublier les produits financiers directement conçus pour les créateurs/trices : les prêts d’aide à la création d’en- treprise (PCE), à taux zéro avec des facilités de remboursement ou l’aide financière de Pôle Em- ploi pour les demandeurs d’em- ploi créateurs d’entreprise, par exemple. En prime, l’insertion dans un réseau professionnel local. Car côtoyer ses pairs favorise le partage d’expériences. « C’est es- sentiel pour se remettre en ques- tion et prendre le recul nécessaire, estime Matthieu Douchy, d’autant que les entrepreneurs ne disposent pas de l’ensemble des compétences indispensables ». Un réseau identi- fie les opportunités de partenariat, voire d’association. « Avant de s’as- socier, il faut se demander pour- quoi on le fait : contre l’isolement ?
pour
apport financier ? », met en garde Pascal Grémiaux. « Comme le mariage, c’est un engagement de long terme: il faut aussi être com- patible. »
Pour ce spécialiste des RH, il est en outre essentiel de se ménager. « Il est nécessaire de s’octroyer des pauses. Travailler beaucoup ne si- gnifie pas toujours être efficace. Savoir décrocher peut s’avérer le plus dur. Pourtant, c’est dans des moments qui semblent improduc- tifs que les idées peuvent se former et émerger », témoigne Pascal Gré- miaux. Entrepreneuriat, aventure de long terme. Bernadette Sozet image: « La création d’entreprise s’apparente à une randonnée : il faut s’y préparer, s’équiper, placer dans son sac ce dont on a besoin pour l’ensemble du voyage ou prévoir des étapes pour arriver au bout. » Entreprendre au xxie siècle, au fond, millenials et start-up ou pas, reste une aventure humaine individuelle. Rassurant.
eLSA beLLAnGer
des
compétences ? pour un
ecoreseau.fr novembre 2019 | 21
]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
 2 Les régions qui créent, incubent et accélèrent
La création d’entreprises, voilà un marqueur scruté pour juger du dynamisme d’une économie et d’un territoire. Alors que l’entreprenariat français bat des records (+ 691 000 entreprises en 2018, + 17 % par rapport à 2017), les accélérateurset incubateurs de start-up jouent un rôle décisif dans le développement de ces nouvelles pousses. ADAm beLGHITI ALAoUI
 Terre d’entrepreneuriat
Les Bretons ont le goût d’entreprendre. Selon Odoxa,
27 % d’entre eux disent vouloir créer leur entreprise, soit la plus importante portion pour une région française. Et ce n’est pas le seul classement où la Bretagne truste les premières places. La progression de ses créations
bretagne
île-de-Franc
 d’entreprises en 2018 est
la 4e de métropole (+ 17,9 %),
loin devant ses résultats
de 2017 (+ 3,4 %). Ce sont ainsi 23 075
nouvelles entreprises qui sont venues s’ajouter
à l’écosystème de l’entrepreneuriat breton. Et l’année
2019 confirme la bonne dynamique, 7 318 entreprises ont été créées au premier trimestre et 6 402 au second, soit 1 230 et 738 de plus qu’aux premiers et seconds trimestres 2018. Parmi les principaux incubateurs bretons, Emergys, lancé en 2000, accueille les projets technologiques proches des
laboratoires de recherche, pour une période d’incubation moyenne de 19 mois. La French Tech Rennes Saint-Malo porte également l’incubateur Le Booster, créé en 2013, qui œuvre pour transformer une idée en projet structuré. Côté accélérateurs, West Web Valley, basé à Brest, booste des jeunes pousses du web et dispose d’un fonds de 35 millions d’euros géré par Arkéa Capital Gestion.
 Année record
Si la progression de 14,5 % de ses créations d’entreprises en 2018 n’est pas parmi les plus importantes de métropole (11e, en dessous de la moyenne nationale de + 16,9 %), l’Occitanie a
bien atteint des hauteurs records l’an passé et conserve sa place parmi les principales régions françaises
en termes d’entrepreneuriat. Après la création de 55 000
entreprises et une progression de 4,7 % en 2017, ce sont 63 000 nouvelles entreprises (4e total national) qui ont permis à la région toulousaine

Accélérateur: structure d’accompagnement axée sur le développement d’entreprises déjà constituées (accès à mentorat, investisseurs, réseaux...). Il accompagne sur un temps court (3-4 mois) et recherche avant tout un retour sur investissement, en prenant le plus souvent des parts dans l’entreprise accélérée.
22 | novembre 2019 ecoreseau.fr
de contribuer à 10 % du total des créations françaises en 2018. Seule l’année 2010 et ses quelque 65 300 nouvelles sociétés furent plus fastes pour les entreprises occitanes. Toulouse et Montpellier, métropoles French Tech, sont
au cœur de l’écosystème de l’entrepreneuriat régional. Le réseau d’incubateurs RésO Incubateurs Pépinières +, créé en 2018, rassemble 47 structures d’accompagnement sur le territoire. Parmi elles, l’incubateur et accélérateur toulousain Nubbo accueille des projets de biotech, chimie, électronique et logiciels Web, et propose une aide financière jusqu’à 50 000 euros pour booster les start-up. À Montpellier, l’incubateur BIC Montpellier conçu en 1987 fait office de référence internationale (classé par
UBI Global en 2018 second meilleur incubateur mondial collaborant avec une université).
Incubateur: structure d’accompagnement le plus souvent sans but lucratif et majoritairement financé par des organismes publics. Il accompagne plus d’un an et se concentre sur la maturation d’idées ou de projets innovants, il vise la croissance économique et l’emploi (rôle de « service public »).
occitanie
  e
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[ Cœur de l’entreprenariat
Comme dans bien des domaines, l’Île-de-France
est la région locomotive. À l’instar du bilan national, dont la hausse significative est principalement due
à l’essor des entreprises créées sous le régime du microentrepreneur, la région francilienne bat des records en 2018, avec plus de 212 000 entreprises créées (+ 18,8 % par rapport à 2017. L’Île-de-France tient son rang de premier bassin d’emploi européen et de cœur économique national (31 % du PIB et 40 % des dépenses de R&D). Selon un récent baromètre Odoxa, 25 % des
Francilien/nes disent vouloir créer leur entreprise. Pour accompagner entrepreneur/euses et start-up, incubateurs et accélérateurs
ne manquent pas. Outre les trois incubateurs régionaux de la recherche publique (Incuballiance,
Agoranov et Paris Biotech Santé), l’Île-de-France réunit près de 160
incubateurs (selon
Alloweb). Le plus
grand d’entre eux,
la Station F, « plus
grand campus de
start-up au monde »
à son lancement
par Xavier Niel,
propose aux entrepreneur/euses 3 000 stations de travail et dix programmes d’accompagnement. Le tout étalé sur quelque 34 000 m2 et ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Citons également les accélérateurs Day One, à l’origine de plus de 20 millions d’euros de levée de fonds, et The Family (société d’investissement qui prend 3 % du capital des start-up), ou encore le réseau d’incubateurs Paris & Co (12 en ÎdF), labellisés Paris Innovation (label donnant accès à l’aide Paris Innovation Amorçage).
en couverture
entreprendre & innover
     Auvergne Rhône-Alpes
Paca
Pas la meilleure dynamique
Fidèle à ses standards, l’Auvergne-Rhône-Alpes devance les « autres régions » (autres que l’intouchable Île-de-France) en matière d’économie et d’entreprises. Si elle ne présente pas la meilleure dynamique de création d’entreprises (+ 16,6 % en 2018, 6e progression de métropole, en dessous de la moyenne nationale de + 16,9 %), la
première région industrielle française reste la seconde
en termes de volumes, encore une fois derrière l’Île-de-
France (81 815 nouvelles entreprises en 2018, soit 11,8 %
du total national). Au premier trimestre 2019, les créations
d’entreprises en ARA (23 600) dépassent la moyenne
nationale (+ 8,2 % contre + 8,1 %). Lyon et sa métropole,
cœur de l’activité régionale, réunissent d’importantes
structures d’accompagnement. Parmi elles, l’incubateur
collaboratif BoostinLyon, pionnier du genre installé en 2011,
a déjà accompagné plus de 120 projets et revendique 67 % de start-up toujours en activité. Autre incubateur notable, l’Alter’Incub Auvergne-Rhône-Alpes, qui accompagne gratuitement des start-up de l’innovation. Les entrepreneurs compteront sur des accélérateurs comme Axeleo, qui sélectionne une dizaine de start-up par an et dispose d’un fonds de 45 millions d’euros, ou Big Booster, porté par la Fondation pour l’université de Lyon et tourné vers l’international.
Parmi les champions de la création
C’est simple, la région provençale se classe première de la classe métropolitaine en termes de dynamique de création d’entreprises. Après une croissance mitigée en 2017 (+ 4,1 %), 2018 est une année faste, avec une augmentation de 19,2 % (la
moyenne nationale est de + 16,9 %). Aucune région ne fait
mieux en métropole. Seule la Guyane française connaît meilleure progression (+ 34,6 %). Plus précisément, ce sont plus de 69 000 entreprises qui ont vu le jour en Paca en 2018 (3e total national). Comme partout en France, le secteur des transports et entreposage est en plein boom (+ 130,7 %). Autre marqueur de la bonne santé des entreprises de
la région, les défaillances d’entreprises sont en baisse
de 12,6 %, loin devant la moyenne française (- 2 %). Les
entrepreneurs du numérique, des médias, de l’audiovisuel et des objets connectés solliciteront l’incubateur Marseille Innovation, organisé à Marseille autour de quatre pépinières et financé par l’État, les collectivités locales et des groupes privés. Sans oublier les trois incubateurs labellisés par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : Impulse (Marseille), Paca Est (Nice et Toulon) et Marseille Belle de Mai.
D’autres régions métropolitaines méritent d’être citées. La Normandie, « seulement » 8e région en termes de création (26
731), mais seconde meilleure progression de métropole en 2018
(+ 18,9 %). La Nouvelle-Aquitaine, 5e territoire en termes de créations d’entreprises en 2018 avec 58 043 nouvelles « boîtes » (+ 16,6 %, à égalité avec l’Auvergne-Rhône-Alpes). La région des Hauts-de- France, 6e avec 39 578 créations en 2018 (+ 14,3 %), profite, elle, de l’aura d’EuraTechnologies. Créé en 2009 et financé par la Métropole européenne de Lille, l’incubateur et écosystème tech s’étend sur
80 000 m2 dédiés aux nouvelles technologies.
  ecoreseau.fr novembre 2019 | 23
e
]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
3 Entrepreneur au xxie siècle
sur la planète
mapping innovation
Comment créer son entreprise aujourd’hui ? Pistes planétaires pour entreprendre et réussir ! PATrICe remeUr
   france
Une plate-forme de
simulation à la création
d’entreprise
Crédit Agricole vient de compléter sa plate-forme jesuisentrepreneur.fr. Le porteur de projet va lancer des simulations en quelques clics.
« Un outil de big data compare les données renseignées avec plus d’un demi-million de liasses fiscales d’entreprises établies en France depuis trois ans et alerte l’entrepreneur
sur d’éventuelles incohérences par rapport aux entreprises similaires. Jesuisentrepreneur.fr recense également les aides et subventions auxquelles l’entrepreneur est éligible en fonction de son activité et de sa zone d’implantation. »
Intérêt : se lancer rapidement grâce à un accompagnement, sans engagement.
Devenir un territoire
de start-up
« Engager 2 500 citoyens dans des start-up du territoire, avec la création de cent nouvelles entreprises et
1 500 emplois supplémentaires à cette seule échelle de Valence Romans Agglo. » Ambition du territoire et de 26 partenaires lauréats de Territoires d’innovation.
Intérêt : expérimenter un modèle d’écosystèmes et de méthodes, puis l’étendre à 80 territoires français et européens.
Innover dans le social
L’accélérateur Innovation sociale de la Croix-Rouge française accompagne des créateurs porteurs de projets pour
24 | novembre 2019 ecoreseau.fr
le progrès humain. « Ce programme est aussi une opportunité pour la Croix-Rouge française d’enrichir ses services auprès des usagers », explique l’institution.
Intérêt : améliorer le progrès social et développer les projets communs.
Graines de boss
Le réseau Graines de boss offre aux jeunes pousses de moins de cinq ans de bénéficier d’une communauté de coachs et de professionnels experts dans leur domaine qui les aident au fil de leur maturité. Une plate-forme numérique sert d’accélérateur. Un concours est réalisé chaque année pour aider ces entreprises à doper leur développement et gagner des financements.
Intérêt : bénéficier de conseils d’experts, d’un réseau et d’une visibilité, y compris à l’international.
tanzanie
Solar Sister,
innovations
lumineuses
L’organisation Solar Sister vise à aider les femmes à créer leur structure autour de produits énergétiques propres (lampe électrique autonome, appareils électroniques autonomes...). Intérêt: leur donner l’autonomie financière et les inciter à
créer des innovations sur les énergies propres. Six cents millions de personnes en Afrique subsaharienne vivent à ce jour sans électricité et doivent utiliser du bois ou du charbon, causes de près de trois millions de décès par an.
 ]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[ PORTUGAL
Des outils pour créer
Bons de financements de démarrage, bons d’incubations, hubs d’accélération, plates- formes de présentation, formations quasi gratuites... le Portugal offre plus de 20 outils pour attirer et accompagner les entreprises. Intérêt : profiter du tapis rouge pour lancer son projet et – ce qui ne gâche rien – bénéficier du soleil et de la qualité de vie.
RUSSIE
Tableau de bord entrepreneurs
VC.ru est une plate-forme d’information et de communication dédiée aux entrepreneurs. Une multitude de sujets sont disponibles en quelques instants.
Intérêt : obtenir une vision complète et en temps réel des évolutions et innovations afin de prendre les bonnes décisions.
mapping innovation
entreprendre & innover
 europe
erasmus pour les start-up
Sans aucune limite d’âge, le programme d’échanges Erasmus pour jeunes entrepreneurs (- de 3 ans d’installation) ouvre la porte à un séjour jusqu’à 6 mois dans une autre entreprise de l’UE. L’ambition est de créer des innovations au-delà des frontières.
Intérêt : améliorer ses services et produits, ouvrir de nouveaux débouchés et innovations tout en se dotant de nouvelles compétences linguistiques.
   CHINE
Terre de licornes
La Chine crée une licorne tous les quatre jours ! En 2018, elle aurait généré 186 start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars pour une valeur combinée de 736 milliards de dollars américains.
Les principales clés du succès ? Les entrepreneurs et grands groupes travaillent en écosystèmes pour mutualiser les recherches et les talents. Il existe
de nombreux « bancs d’essai » et des incubateurs internationaux. De nombreux parcs scientifiques/ incubateurs ont la capacité d’intégrer de multiples ressources : aides financières, mais aussi réseaux industriels et réseaux de marché. Un frein cependant au développement : le manque de compréhension mutuelle et d’interactions profondes entre ces écosystèmes nationaux et les écosystèmes à l’étranger.
Intérêt : passer en quelques jours ou quelques mois seulement au statut de « licorne ». Contre plusieurs années pour l’Europe.
inde
Apprendre l’entrepreneuriat
avec le cinéma
Dadasaheb Phalke a démontré les qualités d’un entrepreneur et les apprentissages nécessaires à la réussite. Le film Harishchandrachi Factory, il y a quelques années, a contribué à la compréhension des compétences entrepreneuriales et a encouragé la création d’entreprise.
Intérêt : présenter sous forme ludique l’esprit et les qualités pour réussir ses projets dans un pays peu alphabétisé.
L’écosystème dans la main
L’application Start-up India hub connecte les start- up, les investisseurs, les incubateurs, les services de l’État... Intérêt : faciliter les interactions et collaborer rapidement.
   afrique Croiser les compétences pour réussir
Les étudiants et porteurs de projets africains disposent dans le cadre du programme MIT Global start-up labs d’une aide d’étudiants et d’enseignants du prestigieux institut américain. L’ambition est de faire naître des jeunes pousses conçues au regard des besoins locaux, les transformer en opportunités.
Intérêt : une expérience gagnant-gagnant. Les étudiants ou enseignants du MIT s’enrichissent d’une expérience internationale unique, les étudiants et créateurs africains bénéficient de leur expertise pour se mobiliser et apporter des solutions adaptées à leurs enjeux.
 ecoreseau.fr novembre 2019 | 25
]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
4 Le journal du futur de Jean-Marie Benoist Comment j’ai créé la
d’après les notes de Karin Redinger
C’est un peu un hasard si je suis devenue la première entrepreneuse « martienne ». J’ai fait partie du troisième contingent d’exploration/colonisation à partir, en 2042. J’avais alors 20 ans, étais l’une des premières diplômées au monde en géologie extraterrestre et je savais que pour moi, ce serait un voyage sans retour.
que ça allait arriver, compte tenu de la place prépondérante prise par les entreprises privées dans la conquête spatiale.
Et j’ai fait la bonne découverte au bon moment. Sous la faible gravi- té martienne, il était possible de réaliser à faible coût de nouveaux alliages de polymères, légers et ré- sistants, qui seraient une matière première idéale pour la construc- tion de vaisseaux spatiaux atmos- phériques. Et des gisements des minéraux nécessaires se trou- vaient à proximité d’ONU One. Le tout était de savoir si ce serait possible.
Livraison exprès deux ans (calendrier terrestre)
Le premier obstacle, législatif, je pouvais le contourner. Jusqu’à l’Ouverture, toute exploitation de ressources naturelles à des buts lu- cratifs ou personnels était impos- sible : les corps galactiques étaient considérés comme propriété des États et autoriser une entreprise à opérer relevait de leur seule au- torité. Mais mon projet, s’il était viable financièrement, serait au- torisé, compte tenu de son poten- tiel stratégique global: le coût de construction de vaisseaux serait considérablement abaissé grâce à mes alliages. Breveter le procédé a été aussi délicat, mais comme il n’était pas issu de mes recherches, plutôt de mon passe-temps de « bricoleuse », j’ai réussi à le faire libeller en mon nom propre.
Même si la mécanique en a été plutôt mondaine, construire un business plan n’a pas été facile. Contrairement à d’autres projets en cours d’élaboration (principa- lement centrés sur le tourisme, l’hébergement ou la restauration, comme sur la Lune, dont l’ex- ploitation des ressources reste un sujet débattu), le mien était le seul à envisager des livraisons ré- gulières entre Mars et la Terre. Si la logistique n’était pas complexe – il s’agissait après tout d’une opé- ration automatisée et robotisée à 99 %, de minage, de production des alliages et de livraison, des technologies bien maîtrisées –, les sommes en jeu affolantes, les distances presque incompréhen- sibles, le temps (on était encore
alors à plusieurs mois de trajet entre Mars et la Terre) rendaient le tout un peu surréaliste. Ce qui m’a enfin permis d’avancer a été l’idée de construire directement sur Mars les premiers drones de livraison. La mise au point ré- cente d’intelligence de bord de haut niveau me permit d’envisa- ger des transports autonomes. Et sans pilote, sans humain à bord, les coûts de construction et la durée du trajet seraient consi- dérablement réduits. Mieux en- core, l’achèvement du premier ascenseur spatial sur Terre me laissait envisager de ne pas avoir à faire atterrir mes drones, ce qui représentait une économie (en carburant), là encore, non négli- geable. C’est cette idée qui a abou- ti à l’équilibre de mon projet – et c’est là, d’ailleurs, l’origine de ma deuxième entreprise, la première compagnie de transport de fret entre planètes. En un sens, je re- venais aux sources des explora- teurs du xve siècle, en demandant à mes patrons de financer mes vaisseaux – et j’avoue d’ailleurs m’être quelque peu inspirée de leur modèle.
Entreprise très mars à mars
Les négociations, même si tout le monde – États, avionneurs spa- tiaux, etc. – était intéressé, furent longues. L’opération de minage dérogeait-elle au principe de non-interférence, de non-dégra- dation, de non-contamination ? Tout a été examiné en détail. Mais comme je l’espérais, l’intérêt stratégique – et mes efforts pour construire une opération neutre du point de vue environnemen- tal, du moins autant qu’une opé- ration demandant des voyages intergalactiques peut l’être – l’ont emporté. Et la Red Alloy est née, officiellement, le 12 octobre 2045 (calendrier terrestre).
Et depuis, eh bien... c’est un peu la routine, après l’excitation des premières années et la construc- tion de nos premiers vaisseaux. Il peut sembler étrange d’évoquer l’une des premières entreprises intergalactiques. Mais les fonda- mentaux de la gestion n’ont pas changé.
Du coup, je pense à fonder une troisième entreprise, qui fabri- querait sur Mars même des objets divers avec mes alliages. Après tout, avec l’expansion d’ONU One et les débuts d’ONU Two et d’ONU Three, les clients pour une entreprise plus « terre à terre » commencent à être suffisamment nombreux pour rendre le projet viable...
Red Alloy sur Mars
 Le complexe ONU One, en- core complètement occupé uniquement par des scien- tifiques, était déjà étendu,
de la taille de l’île de la Cité du lointain Paris, mais organisé bien différemment, de façon beaucoup plus rationnelle, avec des quartiers d’habitation, les indispensables serres et les centrales énergé- tiques... On était déjà proche de la taille critique, et l’Ouverture – sous-entendu de l’espace au public, ndlr – se pressentait. On savait
Il peut sembler étrange d’évoquer l’une
des premières entreprises intergalactiques. Mais les fondamentaux de la gestion
n’ont pas changé.
    26 |
novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ RÉVÉLEZ ET
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]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
grand angle
Le gouvernement veut favoriser l’émergence de nouveaux tiers-lieux
COWORKING : LES MOYENS DE
 Le rapport Levy Waitz sur le développement du coworking en France est arrivé il y a un an sur le bureau du jeune secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie (la couverture du n° 53, septembre 2018, d’ÉcoRéseau Business). Un mois à peine plus tard, un remaniement propulse l’impétueux quadra ministre délégué auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, chargé de la Ville et du Logement. Ouf, les « tiers-lieux » font toujours partie de ses dossiers. La preuve, le rapporteur Patrick Levy Waitz, PDG du groupe
de portage Freeland et président du think tank Travailler autrement, est prié de tirer une seconde salve pour conforter l’objectif du gouvernement : susciter l’émergence d’une filière professionnelle.
Car décidément, le sujet des tiers-lieux en France confirme sa préémi- nence. Il s’agit désormais
de lancer un appel à manifestation d’intérêt afin d’aider à consolider les démarches en territoires ru- raux. Les mésaventures récentes de la société WeWork – avant tout liées à sa gestion – ne remettent pas en cause pour autant les avancées de l’entreprise fondée par Adam Neumann, incarnation des espaces de coworking dernière généra- tion. WeWork a créé sa renommée sur une nouvelle tendance forte de société, le décloisonnement de l’ac- tivité professionnelle qui sort du cadre de l’entreprise pour se loger dans des lieux partagés, les fameux tiers-lieux.
Le rapport de Patrick Levy Waitz, Mission coworking : territoires, tra- vail, numérique, avait confirmé il y a un an un phénomène de grande ampleur. Plus de 1 800 tiers-lieux se sont ouverts en France sous les formes les plus diverses : coworking, hackerspace, fablab, makerspace ou encore living lab. Le tout en un an- glais indispensable que le vocable « tiers-lieux » a du mal à contenir. Il n’empêche que ces bureaux peu cloisonnés accueillent des indépen- dants et des entreprises, on y tra- vaille, on échange, on prototype, on fabrique, on crée, tout simplement, dans une ambiance d’émulation, autour de services communs. À ne pas confondre avec les bureaux partagés de free-lances. Dans un coworking se croisent des entrepre- neurs, des salariés, des travailleurs indépendants ou des artisans. Au- tant d’actifs qui aspirent à travailler
près de chez eux et qui installent une vision écologique du travail, en circuit court, permise par les évolu- tions des technologies de commu- nication.
Les tiers-lieux s’inventent avec les collectivités
Si la tendance est marquée, elle n’est pas organisée pour autant. Les ini- tiatives viennent du terrain et sont soumises aux contraintes locales. À l’instar de la coopérative Poin- caré à Saint-Denis qui regroupe un fablab à destination des artisans et designers comme des espaces de coworking, un centre de forma- tion et une boutique de créateur. « À Saint-Denis, nous avons beau- coup de primo-accédants et pour la plupart des gens qui travaillent seuls chez eux. On ne fait pas une ville sur des locataires ou des pro- priétaires, mais sur des gens qui se rencontrent », dit joliment Élie Pre- veral, le cogérant de la coopérative. À l’origine de la coopérative, plu- sieurs acteurs de la ville animés par la même volonté de créer et de faire bouger les choses. À force de se retrouver dans les manifestations de la ville, ils/elles commencent à faire émerger le projet d’un lieu qui pourrait accueillir les porteurs de projets mais aussi créer du lien so- cial. Les initiateurs s’en vont trou- ver la mairie de Saint-Denis qui leur met un bâtiment à disposition. La coopérative est née. L’ histoire se répète à Pernes-Les-Fontaines, près d’Avignon. Au départ, Aurore Huitorel Vetro, la cofondatrice et trésorière du fablab, était cheffe d’entreprise dans le numérique. « Nous étions plusieurs dans le
Mon rôle est d’accompagner et d’accélérer
la dynamique avec un apport financier
de 45 millions d’euros sur trois ans – Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement.
    28 | novembre 2019 ecoreseau.fr
village à vouloir créer de nouvelles manières de travailler ensemble. À force d’en parler nous nous sommes vite retrouvés à soixante. » Qui montent le projet, à leur tour frappent à la porte la mairie, la- quelle à son tour leur propose des locaux. Le fablab s’est aujourd’hui spécialisé en artisanat d’art, une activité historique du village. « La priorité était de trouver l’endroit et d’avoir le soutien de la mairie », insiste Aurore Huitorel Vetro. Idem pour Élie Preveral : « Les tiers-lieux sont des projets qui s’inventent avec les collectivités. »
Fabrique de territoire :
les tiers-lieux aident
les tiers-lieux
Une attente de soutien de la part des acteurs de terrain mise en lu- mière par le rapport Levy Waitz. « Des milliers de personnes au sein des tiers-lieux ont participé à la
plate-forme collaborative mise en place pour le rapport, témoigne le rapporteur. Nous avons eu énor- mément de retours, des centaines ont participé à des groupes de travail. L’objectif du rapport était d’établir un constat clair sur ces tiers-lieux, de comprendre ce qui était à l’œuvre et de dire si l’État devait et pouvait faire quelque chose. » La réponse est affirma- tive. Celle du terrain est claire, les acteurs locaux, avec les élus, expri- ment une réelle aspiration à voir le mouvement accompagné.
Message entendu puisque le 17 juin, pas moins de six ministres lancent un appel à manifestation d’intérêt : Fabriques de territoires et Fabriques numériques de ter- ritoire. L’objectif ? Soutenir les Fabriques de territoires, des tiers- lieux structurants, capables d’ac- compagner et de soutenir d’autres tiers-lieux en création ou plus
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[ MAILLER TOUT
LE TERRITOIRE
grand angle
entreprendre & innover
  modestes. Le gouvernement sou- haite en créer 300: 150 en quartier prioritaire de la politique de la ville et 150 hors des grands centres ur- bains. « L’objectif est de favoriser un maillage sur tout le territoire et d’apporter de nouveaux services aux habitants, explique Julien De- normandie. Mon rôle est d’accom- pagner et d’accélérer la dynamique avec un apport financier de 45 mil- lions d’euros sur trois ans. » Un soutien auquel viennent s’associer Action Logement ainsi qu’un fonds d’investissement pour la partie financière, mais des discussions sont également en cours qui visent à l’intervention d’autres acteurs publics ou privés. Un mélange des genres indispensable, selon Pa- trick Levy Waitz: « Tous les grands projets de Fabrique de territoires dont la probabilité de viabilité est avérée ont mis autour de la table les acteurs économiques, sociaux et publiques. »
Soutien national
L’appel à projet a été conçu dans la durée avant tout pour garantir une égalité des chances entre les multiples créations en devenir. Patrick Levy Waitz: « Nous avons
souhaité que cet appel à manifesta- tion d’intérêt soit permanent afin d’éviter que les projets en cours de réalisation ne soient avanta- gés et pour inciter à la naissance de nouveaux tiers-lieux. » Une première phase de sélection vient d’ailleurs de se terminer mi-octobre dont les lauréats seront connus début novembre. Sur le terrain, l’appel à manifestation d’intérêt a été accueilli avec enthousiasme. « Les régions bénéficiaient déjà d’un ensemble d’aides, mais offrir un cadre et un soutien national était difficile à obtenir jusqu’à pré- sent », s’enthousiasme Élie Preve- ral. Lequel ambitionne d’ailleurs de postuler à l’appel à manifesta- tion d’intérêt en consortium avec d’autres tiers-lieux pour un projet abrité dans... une ancienne gare. Le consortium, c’est également le moyen choisi par le fablab de Pernes-Les-Fontaines pour ré- pondre à l’appel. «L’ambition est de créer un tissu entre tous les tiers- lieux du territoire, explique Aurore Huitorel Vetro. Avec l’ambition de renforcer les tiers-lieux existants et d’aider les nouveaux à se créer. »
Nerf de la guerre
Mais l’appel à manifestation d’in- térêt n’est pas la seule initiative du gouvernement. Le 17juin, « les Six » (ministres) ont annon- cé dans la foulée la création du Conseil national des tiers-lieux. Patrick Levy Waitz : « L’objectif est de participer à l’émergence d’une filière professionnelle du cowor- king. » En rassemblant les acteurs clés des tiers-lieux, le conseil aura pour vocation la remontée des thé- matiques et sujets prioritaires pour travailler vers cet objectif. Le fablab de Pernes-Les-Fontaines siège jus- tement au sein de ce conseil. « Ces initiatives ajoutent de la crédibilité aux projets de tiers-lieux. Lors- qu’on explique un projet comme celui-là en milieu rural, un sou- tien à l’échelle nationale rend les choses plus faciles. Sans parler évidemment de l’aide financière possible. » Un développement hors métropole auquel Julien Denor- mandie et Jacqueline Gourault se disent très attentifs.
Soutien financier ? C’est le leitmotiv. La quête d’un modèle économique,
sempiternelle étape épineuse pour ces tiers-lieux. Transition de socié- té, lien social, les mots claquent, mais si l’on ne parvient pas à « joindre les deux bouts »... Mon- sieur le Ministre? « Aujourd’hui la grande majorité des tiers-lieux n’a pas encore trouvé son modèle économique, nous répond Julien Denormandie, raison pour laquelle nous aidons à leur financement. Mais nous pensons qu’en tant que lieux structurants à l’heure des transitions démographiques, productives, numériques et éco- logiques, leurs modèles d’activité vont pouvoir s’affiner et se consoli- der. » Le fablab de Pernes-Les-Fon- taines a justement été pensé comme une petite entreprise, même s’il n’en a pas le statut, et se rémunère par les adhésions des membres, par
les formations proposées et par la location d’espaces de coworking. Sur ce dernier volet, le gouverne- ment fait face à un autre enjeu: ce- lui de la couverture territoriale en matière de réseau. Impossible d’en- visager des travailleurs dans des tiers-lieux ruraux plutôt qu’en mé- tropole sans couverture numérique suffisante. Madame et Messieurs les Ministres ? Elle/ils s’engagent à y répondre avant la fin de 2020. Nous y veillerons. nICoLAS PAGnIeZ
Comment candidater ?
Via societenumerique.gouv.fr/tierslieux Critères de sélection : projets existants ou
à venir, avec un ancrage territorial fort et un porteur de projet bien identifié, gouvernance claire et contributive, modèle économique équilibré à terme.
ecoreseau.fr novembre 2019
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]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
société
Recrutement
Les 6 secteurs
2
du pavé. En particulier, les profes- sionnels de l’action sociale devront répondre aux besoins des seniors et des personnes handicapées dont le nombre grimpe, à un rythme pourtant moins soutenu que lors des décennies précédentes.
Industrie et BTP
Bonne nouvelle pour les ouvriers qualifiés, techniciens de mainte- nance et ingénieurs: l’emploi res- tera le plus dynamique pour eux dans l’industrie, surtout les sec- teurs de pointe comme l’aéronau- tique, l’énergie ou la mécanique. Avec 15 % des recrutements prévus en 2019 selon l’Apec, l’industrie devrait d’ailleurs se targuer d’une hausse des prévisions de l’ordre de 3 à 12 % par rapport à 2018. Dans le secteur de la construction, le volume d’embauches est au moins équivalent à celui de 2018 (354 848 emplois, selon le baromètre Adec- co). L’emploi y sera dynamique pour les ouvriers qualifiés du se- cond œuvre (électriciens, plom- biers, menuisiers) en raison d’un grand nombre de départs à la retraite et de la mise aux normes environnementales des bâtiments. Mais aussi grâce aux projets du Grand Paris, à la bonne tenue des permis de construire ou encore aux mises en chantier.
Commerce/Vente
Selon le baromètre Adecco, les cadres commerciaux, mais aussi financiers, font partie des métiers sur lesquels s’enregistreront le plus de créations d’emplois. Car les départs en retraite vont créer de gros besoins de cadres dans ces domaines alors que les entre- prises demandent des managers efficaces dans une conjoncture
 Informatique
Sans surprise, les créations d’em- plois concernent en premier lieu « les informaticiens face à la numé- risation de l’économie », comme le rappelle une étude de France Stratégie et de la Dares sur Les mé- tiers en 2022. Les experts évoquent 150 000 emplois à pouvoir chaque année dans ce domaine. Un constat partagé par l’Apec: « Avec près de quatre recrutements sur dix prévus en informatique et en études-R&D, ces deux fonctions demeurent celles qui devraient avoir recruté le plus en 2019. » Soit une hausse entre 10 et 19 % des embauches en informatique et entre 4 et 12 % pour les études R&D.
... et nouvelles technologies
« Si l’accélération numérique de- mande aux entreprises de tous les secteurs d’intégrer de nouvelles compétences », commente Mar- tin Villelongue, directeur exécutif chez Michael Page, 85 % des em- plois de 2030 n’existeraient même pas encore, d’après une étude de Dell et l’Institut pour le futur. D’ores et déjà, l’intelligence arti- ficielle, la robotique ou la réalité virtuelle « transforment les mé- tiers existants et en créent de nou- veaux », confirme Jean Flamand, expert chez France Stratégie. Data scientist, roboticien, pilote de drone civil, imprimeur 3D..., « les entre- prises de tous les domaines s’ar- rachent ces profils rares qui sont pour certains déjà une réalité », complète-t-on chez Pôle Emploi.
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 « tendance »
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pour les cadres
Les CSP + ont de quoi se réjouir : dans un panel assez hétéroclite de secteurs, leur profil tient la cote aujourd’hui, et encore plus dans les années à venir. On vous explique où exactement
et pourquoi.
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Avec un taux de chômage enfin passé sous la barre symbolique des 9 % et pas moins de 2,6 mil-
lions d’intentions d’embauches en 2019 selon Pôle Emploi, les an- nées à venir annoncent des cuvées encore meilleures pour les cadres, catégorie la moins exposée au sous-emploi.
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Banque/Assurance
Alors que le secteur des services devrait continuer à entraîner la dynamique emploi dans les an- nées à venir (72 % des recrute- ments de cadres en 2019 d’après la dernière étude annuelle de l’Apec), celui de la banque et
de l’assurance abat ses atouts. Avec des niveaux de réalisation et d’intention de recrutement en hausse de 7 et 11 points par rapport à 2018, selon la dernière note de conjoncture de l’Apec. « La place de Paris devient de plus en plus attractive et béné- ficie de l’installation à Paris de l’Agence bancaire européenne et du retour d’expatriés travail- lant sur les marchés financiers, expliquent les experts du cabinet Michael Page dans leur étude de Rémunération 2020, et ce, disent- ils, dans un secteur marqué par la montée des GAFA dans les ser- vices financiers, l’émergence des néobanques et la numérisation de l’expérience client. »
Data scientist, roboticien, pilote de drone civil, imprimeur 3D..., les entreprises s’arrachent ces profils rares qui sont pour certains déjà une réalité – Pôle Emploi
Santé
Face au manque patent de profes- sionnels de santé dans les hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, etc.,
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ce secteur sous tension va donc continuer à recruter. Les infirmiers et les sages-femmes font partie des métiers qui devraient bénéficier du plus grand nombre de créa- tions d’emplois d’ici à 2022, selon France Stratégie. Vieillissement de la population oblige, les mé- tiers des soins et d’aide auprès des personnes âgées tiendront le haut
complexe et très concurrentielle. Rien d’étonnant à voir que la vente et le commerce arrivent en tête des secteurs qui recruteront le plus, toujours selon le même ba- romètre qui évalue à 544 181 (pré- cision oblige !) les postes pourvus et à pourvoir pour l’année 2019. CHArLeS CoHen
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
société
12 ans après la crise financière
De quoi plonger l’économie mon- diale dans l’inconnue. « Voilà dix ans que les quantitative easing placent l’économie sous respira- tion artificielle. Mais c’est un jeu dangereux, car une hausse de ces taux enverrait tous le secteur ban- caire et financier à la casse. Nous sommes dans une spirale sans retour », affirme Jean-François Faure, le président-fondateur de la plate-forme d’achat et de vente de pièces en or et argent AuCoffre. com.
liquidité, sans inflation, et en de- hors de l’économie réelle, crée de nouvelles bulles. Et les monceaux de dettes mal structurées qui s’ac- cumulent chez les particuliers et les États font que le moindre élé- ment déclencheur risque d’engen- drer une crise sectorielle, par effet domino. »
Symptômes
Un scénario parmi d’autres, tant la situation actuelle sort des sché- mas économiques passés. Une chose est sûre, les symptômes d’hier ne seront pas ceux de de- main. « Les crises font partie des cycles économiques actuels, mais il est rare que les facteurs soient les mêmes, au contraire! pointe Philippe Crevel. Il est possible que la prochaine crise ne soit pas financière. Avec le retour des phénomènes sociaux, comme ce- lui des gilets jaunes, on voit que l’exaspération des peuples est de nature à dégénérer en crise. Mais les tensions internationales, comme le risque de guerre entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, pour- raient aussi occasionner une se- cousse majeure. » [l’économiste s’exprimait avant la frappe turque contre les Kurdes]
Des changements
positifs à effet
anesthésiant...
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Douze ans après la dégringolade des subprimes qui a fait trembler l’économie mondiale, un arsenal de mesures a été pris pour éviter une nouvelle crise. Suffisant pour éviter un prochain krach planétaire ?
  Ils/elles le disent tous/toutes : une crise imminente me- nace à nouveau l’économie mondiale. Les cassandres des
marchés financiers auront forcé- ment raison... un jour. En atten- dant, la planète business s’est pré- parée... à éviter le pire. Mais ne vit-on pas sous tranquillisants ?
Crash tests
Douze ans après la violente crise de 2007-2008, tout semble avoir été mis en place pour empêcher un tel cataclysme de se repro- duire : renforcement des règles prudentielles pour accroître les montants des fonds propres et les ratios de liquidité des banques (Bâle 3) et des assurances (Solva- bilité 2), crash tests des principaux acteurs financiers face au risque systémique, surveillance accrue de la part des banques centrales. La réglementation s’est considéra- blement durcie.
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Dettes souveraines Les institutions : la BCE est pas- sée à la manœuvre en assouplis- sant largement ses politiques en matière de taux directeurs et de rachats massifs d’obligations
(quantitative easing), afin d’évi- ter tout risque de déflation. En outre, afin de pallier le risque des dettes souveraines, elle s’est dotée en 2012 d’un fonds d’aide doté de plus de 500 milliards d’euros. L’ESM (European Stability Me- canism) est ainsi venu au secours des banques espagnoles (41 mil- liards d’euros entre 2012 et 2013), de la Grèce (62 milliards) ou de Chypre, ces dernières années. « Les interventions de la BCE pour recapitaliser les banques es- pagnoles, lors de la crise immobi- lière du pays à la fin 2008, ou pour soutenir les entreprises italiennes en difficulté, ont empêché toute faillite d’importance depuis la dernière crise », observe l’écono- miste Philippe Crevel.
Spirale sans retour
Pourtant, certains de ces anti- dotes pourraient se retourner contre leurs utilisateurs. Priés de respecter les ratios de liqui- dité prévus, les acteurs privés semblent pris d’un excès de zèle dangereux. Soudain très réticents à prêter, ils ont poussé la BCE, dans la foulée de la FED améri- caine, à pratiquer des taux néga- tifs pour les dépôts des banques.
Nous vivons sous perfusion de substances qui nous anesthésient et nous font nous sentir mieux. Mais en fait, on nous injecte une matière toxique contre laquelle il nous faudra trouver un remède inconnu... – Jean-François Faure, aucoffre.com
Défaut de liquidité sur les marchés interbancaires, ralentissement économique en Europe, tensions commerciales entre les États-Unis et ses partenaires, menace de ré- cession sur les marchés financiers mondiaux, déliquescence de la coopération internationale, dif- ficile de trouver une dynamique optimiste sinon dans la perspec- tive majeure, impérieuse et vitale de bâtir une nouvelle croissance verte. PIerre HAveZ
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Dettes souveraines: totalité de l’endettement d’un État, l’ensemble des déficits cumulés, plus les dettes contractées par les institutions – collectivités locales, établissements publics... Les États financent leur dette par des titres de créances qu’ils émettent sur le marché fi- nancier. Les agences de notations financières comme Standard & Poor’s ou Moody’s sur- veillent étroitement la dette souveraine.
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Sous perfusion
Les remèdes se révéleront-ils plus dangereux que les maux qu’ils doivent soigner ? « La surrégle- mentation a tendance à rendre myope et à freiner l’activité, hésite Philippe Crevel. Il faut savoir don- ner un peu de liberté. Les États- Unis, par exemple, reviennent sur certains dispositifs issus de 2008... » Pas suffisants pour d’autres économistes comme Jean-François Faure, grand pro- moteur de l’achat d’or, qui sent venir la déflagration sous l’anes- thésie : « Nous vivons sous perfu- sion de substances qui nous anes- thésient et nous font nous sentir mieux. Mais en fait, on nous in- jecte une matière toxique contre laquelle il nous faudra trouver un remède inconnu. La création de
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[                                  BESOIN D’INVESTIR ?
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]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
l’œil décalé
  Animaux en
du travail ne leur interdit pas d’emmener leur animal au travail (76 % selon un sondage Holidog), seuls 16 % d’entre eux passent la patte (sondage Ipsos pour Pu- rina) et 44 % regrettent de ne pas pouvoir le faire (sondage Ifop). Un écart que s’explique Thierry Bedossa, vétérinaire et comportementaliste animalier : «Aujourd’hui nous sommes majoritairement des citadins et nous avons perdu la culture de la proximité avec les animaux, l’en- jeu du pets at work est justement de réinstaurer cette promiscui- té.» Bien des entreprises ont beau se montrer réticentes, une chose est certaine: un chien (un chat ?) au travail, ça fait du bien.
Mascotte antistress
Pour David Abiker, journaliste et chroniqueur chez Radio Clas- sique et Canal +, jamais sans son cavalier king-charles Obiwan (photo ci-dessous)! «Un chien fait naître un sourire inédit dans l’entreprise, c’est un pacificateur qui réchauffe le climat social, un stabilisateur d’humeur. » Rien que ça ! Aucun doute pour celui qui compare le chien à un smartphone et à « un réseau social sur pattes, un vecteur de communication qui rend les gens plus disponibles », un animal crée du lien et de la chaleur dans les bureaux. Capacité d’abaisser la tension artérielle, de réduire le stress, d’accroître la motiva- tion et la productivité... Les ar- guments ne manquent pas, les animaux sont un atout non né- gligeable pour toute entreprise qui souhaite fédérer ses équipes. « Quand un collègue vient cares-
David Abiker et Obiwan
ser votre chien, c’est comme si on vous disait bonjour, se sentir accepté est terriblement sécuri- sant dans un environnement de travail. »
Même constat pour Jeanne Bor- deau, fondatrice de l’Institut de la qualité de l’expression, heu- reuse « propriétaire » (hum...) de Prosper, également un ca- valier king-charles (photo ci- contre et avec sa maîtresse), in- tronisé officieusement président de l’Institut tant il est présent: « Prosper est la mascotte de l’Institut, c’est une présence ac- tive et vivante qui amuse et at- tire les clients et crée des liens entre les équipes. Il est impen- sable que je ne l’emmène pas. Les chiens sont hors du temps numérique et augmenté, ils nous apaisent.» Reste à prendre en compte les écueils à éviter et à ne pas foncer sans réfléchir. « La réussite de la démarche dépend du degré d’expérience des ani- maux dans des lieux publics et des espaces de travail, explique Thierry Bedossa, on ne peut pas ne pas prendre en compte la réti- cence de certains si l’on veut que le pets at work devienne cultu- rellement acceptable. » Logiquement, si la convention collective n’interdit pas la pra- tique, l’autorisation du supérieur hiérarchique est nécessaire, celle des collègues bienvenue. De l’avis du comportementaliste, emmener son chien au travail, c’est bon pour soi, mais égale- ment pour l’animal : « Un chien est beaucoup plus attentif sur la durée que l’être humain. Quand il ne se passe rien autour de lui du matin au soir, c’est une source
entreprises :
tout à y gagner !
De Michel Drucker et sa chienne Isia sur son canapé rouge, au président Macron et son « premier chien de France », Némo, en passant par le défunt Karl Lagerfeld et sa Choupette adorée, les exemples ne manquent pas : emmener son animal au bureau, c’est tendance. Si la pratique peine à s’imposer
en France, ses adeptes se font toujours plus nombreux. Mais surtout, les bienfaits sont indéniables.
Le bien-être au travail, voilà bien un enjeu qui préoccupe les entreprises d’aujourd’hui. Après
tout, un employé heureux est un employé qui travaille mieux. Et si nos amis à quatre pattes étaient une solution? Car oui, amener son chien ou son animal de com- pagnie au bureau, ça peut aider. Mais la France est en retard. Les États-Unis ont célébré cette an- née la 21e édition du « take your dog to work day », lancée en 1999 par Pet Sitters (littéralement gar- diens d’animaux de compagnie). Le vendredi qui suit la fête des pères, les employés sont invités à venir avec leur « toutou ». Une journée adoptée depuis par le Royaume-Uni et les Pays-Bas no- tamment, mais qui peine à s’ins- taller en France. Si une majorité de Français/es savent que le code
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novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[  Jeanne Bordeau et Prosper
de sensibilisation s’y attellent. «Nous parlons de la pratique avec les entreprises, nous les aidons à la mettre en place et nous les encourageons sim- plement à essayer», explique Magali Gavaret, ambassadrice du programme. «Nous avons notamment observé qu’entre deux entreprises, les millenials vont favoriser une entreprise pets friendly.» Un mouvement auquel participe David Abiker, avec sa bien nommée Ligue ca- nine des travailleurs, lancée qua- si par hasard et accessible à tous en marque blanche. Un intitulé accrocheur et un logo qui repré- sente son king-charles affublé
en allergologie attestent que la proximité avec les animaux ren- force le système immunitaire par la diminution de la fréquence des maladies infectieuses et des symptômesallergiques.Lorsque l’employeur se soucie de la per- formance de ses équipes, il doit sesoucierdeleurbien-être.»On l’a vu à l’hôpital: la présence des animaux produit un effet théra- peutique avéré.
Accepter les animaux en révèle beaucoup sur une entreprise, une vision partagée par Lucas Berullier, directeur de l’agence de « chiens stars » My Pets agen- cy: «La manière dont on traite les animaux en dit beaucoup sur
l’œil décalé
entreprendre & innover
 Une organisation perméable à la présence d’un chien, elle accepte l’imprévu. On ne peut pas d’un côté dire
« venez comme vous êtes » et de l’autre « imaginez si tout le monde fait comme ça » ! Il faut expérimenter la pratique – David Abiker
     de profonde souffrance. » Même si beaucoup de portes restent fermées au sein des grandes en- treprises, l’idée fait son chemin et séduit, notamment dans l’éco- système start-up et parmi les jeunes travailleurs.
Expérimentez
et acceptez la surprise ! «Une organisation perméable
à la présence d’un chien, elle accepte l’imprévu. On ne peut pas d’un côté dire “venez comme vous êtes” et de l’autre “imagi- nez si tout le monde fait comme ça” ! Il faut expérimenter la pratique, insiste David Abiker, mais en France, pays fasciné par la règle, les dérogations et les expérimentations font peur aux DRH.» Difficile donc de familiariser les grands groupes aux bienfaits de la démarche, mais pas impossible. À l’instar de l’initiative PetsatWork lancée par Purina, les programmes
du béret du Che, pour un tout un rien provocateur et subversif. Malgré tout, pour le journaliste, « le chien est un prétexte, ça n’est pas une cause, je trouve qu’il y a un caractère subversif lorsqu’on amène son chien au bureau, il ne faut pas que ça devienne une pra- tique conformiste, il faut conser- ver son effet de surprise et sa dimension de test des organisa- tions. » Et à ceux qui opposent à la présence d’animaux au bureau les problématiques d’hygiène ou d’allergie, le spécialiste Thierry Bedossa répond: «Des études
la santé d’une ville, c’est la même chose en entreprise. Si l’on a la capacité d’accueillir les animaux, c’est que les autres problèmes sont déjà bien gérés. » En défi- nitive, sacré atout de charme et même de marketing que les tou- tous ! Un détail qui n’a pas échap- pé à l’Élysée qui vend sur son site Internet un jouet pour enfant à l’effigie du labrador du couple présidentiel (99 euros pièce, une partie des gains est reversée à la SPA). Un Némo de peluche fabri- qué en France bien sûr. ADAmbeLGHITIALAoUI
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]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
réseaux & influence Numérisez votre réseautage
plication de rencontre classique. En fonction des critères recher- chés, l’appli ne présente au maxi- mum qu’une dizaine de contacts pertinents par jour afin d’éviter les spams et de vous faire gagner du temps. Elle est désormais une référence presque indispensable compte tenu de sa popularité.
4. Ripple, le Shapr version américaine
Inspirés probablement par le suc- cès de Shapr, des anciens cadres de Tinder ont lancé en début d’an- née 2018 Ripple, qui emprunte à la célèbre plate-forme de rencontre le principe du balayage à gauche ou à droite. Mais elle ajoute les contacts en fonction de la locali-
6. MySphere, réseau de proximité
MySphere, lancé début 2018, pro- cède d’une idée simple: et si le professionnel dont vous aviez be- soin pour votre réseau était juste à côté de vous? Grâce à la géoloca- lisation et à un module de ciblage, l’application recense tous les pro- fessionnels à proximité et vous alerte. De quoi réseauter même mobile.
7. LinkNow, vive la géolocalisation
L’idée de base de LinkNow, ap- plication née à Toulouse, est la même que pour MySphere: donner la possibilité de rencon- trer des professionnels qui se trouvent à proximité, en se ba- sant sur la géolocalisation. Origi- nalité de l’appli : la définition des centres d’intérêt s’illustre sous forme de hashtags, tout comme la recherche de contacts.
8. Background, trouver le bon interlocuteur
Il est plutôt compliqué, lors de grands événements ou de sa- lons, de savoir qui aborder dans la foule. Background (disponible uniquement sur iOS) offre une solution en informant sur les personnes dans un rayon de 100 mètres. Il est possible de filtrer la recherche et de ne contacter que des interlocuteurs/trices titulaires d’une messagerie dédiée, signa- ture du/de la professionnel/le.
Networking 2.0 :
LinkedIn, mais...
les autres aussi !
Les outils numériques abondent pour faciliter la croissance de votre réseau. Petite tournée entre les « apps » conçues pour de nouvelles rencontres – professionnelles ! – et celles qui se proposent d’optimiser votre participation à des événements. Au-delà de l’incontournable LinkedIn, ces réseaux de poche pourraient bien se montrer déterminants pour vous brancher sur vos vrais partenaires.
  Une multitude d’outils et de plates-formes ont été développés, tous et toutes dans l’idée
de faciliter des échanges. Ces « apps » se montrent souvent les compléments parfaits à des ac- tivités de réseautage plus « clas- siques » (mais toujours efficaces) : rejoindre un club ou un réseau d’entrepreneurs. Où apparaître ? Souvent, partout, en tout cas chez les ténors du réseautage. Pour les autres, c’est selon affinités et centres d’intérêt. Or bon nombre de plates-formes hors le trio Face- book-LinkedIn-Viadéo restent méconnues. Adoptez-les.
1. LinkedIn, l’indispensable La plate-forme est devenue la ré- férence en la matière. De la même façon que tout le monde, à une époque, devait « être sur » Face- book, tout professionnel (et toute entreprise), aujourd’hui, se doit d’exister sur LinkedIn. Le fonc- tionnement, similaire à un réseau
social, est familier, et la plate- forme présente, par rapport aux autres applications présentées, un avantage certain : c’est aussi l’une des rares via laquelle travailler sa réputation activement par la pu- blication de posts, d’articles, etc.
2. Eventbrite, pour trouver où aller
Vous cherchez des soirées ou évé- nements où nouer d’intéressantes rencontres ? Ne cherchez pas plus loin qu’Eventbrite. Le réseau est conçu pour vous aider à trouver votre aiguille dans la botte de foin. La popularité de la plate-forme à nom de dentifrice assure que vous piquerez toujours une large sélec- tion d’événements intéressants.
3. Shapr, des contacts quotidiens
Lancée par des Français, Shapr présentait à l’époque un concept novateur, baser son application de rencontre professionnelle sur les mêmes principes qu’une ap-
Ces réseaux se montrent souvent les compléments parfaits à des activités de réseautage plus
« classiques ».
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sation, la création d’événements ou de groupes, le lien avec son profil Twitter et Medium... Un « plus » intéressant.
5. BumbleBizz, le dating professionnel
On retrouve derrière Bumble- Bizz, là encore, une ancienne de chez Tinder. Les ressem- blances se montrent du coup assez nombreuses entre les deux plates-formes, d’autant que – lé- ger désavantage – BumbleBizz n’est pas une appli indépendante mais une extension profession- nelle de Bumble, un site de ren- contres. Avec cet avantage, la création de profil est sécurisée par envoi de selfie.
9. Remembr, pour ne plus oublier
Cette dernière application se dé- marque par son originalité. Elle se présente comme le premier « Network Relationship Manager (NRM) », autrement dit Remem- br a pour objectif d’éliminer l’une des principales difficultés de la constitution d’un réseau : l’oubli. Son espace de notes asso- ciées à des contacts (soit nouvel- lement créés, soit importés de vos contacts) laisse augurer que vous n’oublierez plus une information pertinente: clients, partenaires, fournisseurs, hobbys, contexte de la rencontre...
JeAn-mArIe benoIST
]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en immersion
Le succès de générations d’entrepreneurs passionnés
 Le Moulin Rouge,
plongée dans les secrets d’une Féerie
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novembre 2019 ecoreseau.fr
Il jette, boulevard de Clichy, sa lumière vermillon sur le pavé parisien. Ses ailes « néonées » semblent servir d’hélice aux immeubles qui le gardent. Le tout petit moulin tout rouge posé au-dessus de l’entrée promet au monde entier sa Féerie de French cancan. Et si l’on n’a pas compris que l’on entre dans une légende, les néons criards le répètent, comme à sa
Ccréation. C’est un petit cœur de Paris.
œur de la licence et de Chine ! Il n’empêche qu’il est un l’audace des « petites Clerico, de cette lignée d’arrière- femmes » ? À d’autres ! grand-père, de grand-père et de Le spectacle familial père qui ont rêvé, bâti, racheté,
accueille les enfants à partir de réinterprété et désormais expor-
  six ans et les poitrines des Doriss Girls ne font rougir personne ! Il fut bal, guinguette le jour, caba- ret de danse la nuit. « Il existait à l’origine un espace vert, avec sa piste où les artistes frôlaient les tables », raconte celui qui n’a rien vu de cette ouverture le 6 octobre 1889. Et pour cause, Jean-Victor Clerico, 32 ans, l’un des deux di- recteurs généraux, avait beau se perdre enfant dans les plumes des danseur/seuses, il n’a re- joint l’entreprise familiale qu’en 2012 et sans même l’avoir rêvé : ce mastérisé en maths, diplômé d’ESC Rouen devenue Neoma et de l’Essec en management inter- national, rêvait de s’installer en
té le plus parisien des quelque soixante cabarets de la capitale, parmi lesquels Le Lido, le Paradis latin ou le Crazy Horse déclinent à leur façon le spectacle vivant, mais sans le French cancan que croqua Toulouse-Lautrec. Et pour cause : l’homme de petite taille et de bonne famille qui as- sistait à tous les spectacles sans payer et dessinait les artistes se fit attraper un jour à son propre jeu, dixit Jean-Luc Péhau-Ricau, le dircom et directeur du mar- keting : le propriétaire d’alors lui demanda une affiche. La Goulue s’imposa, gratis pro Deo. L’un des originaux figure dans l’espace VIP...
 ]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[ Le cœur vermillon bat à Paris, là où soixante danseur/euses artistes accompli/es sur les quatre-vingts de la troupe subjuguent en quatre tableaux de rêve.
en immersion
entreprendre & innover
  Jean-victor Clerico,
fils de Jean- Jacques, 3e du nom, est l’un des deux directeurs généraux en charge du développement.
« 19 ans après Féerie,
nous préparons la prochaine revue »
C’est au moulin rouge qu’est né le “vrai” French cancan...
On venait aux bals danser de façon débridée dans les cabarets. Une licence interdite, surveillée. Le French cancan attirait le public pour voir des femmes montrer leurs jambes. Mais c’est au Moulin, ouvert en 1889 par le tandem Oller-Zidler, que l’on a montré sur scène, systématiquement, un numéro de French cancan, officiellement, mis en scène par les propriétaires de l’époque, avec des danseuses professionnelles et rémunérées.
Connaissez-vous des affluences saisonnières ?
C’est très clairement de juin à septembre que se déploie notre grosse saison, avec une clientèle à 50 % étrangère puisqu’entre l’opéra encore élitiste et le théâtre qui ne se joue qu’en français, notre spectacle musical de danse est par nature à même d’attirer
des non-francophones. C’est en début d’année que nous retrouvons un public en large majorité français, venu de province ou de Paris. Il est important de ne pas rester dépendants d’un segment de clientèle, beaucoup trop sensible aux événements politiques et aux menaces terroristes, comme on l’a vu en 1995 avec les touristes japonais dont nous dépendions beaucoup, soudain absents en raison des attentats et d’une brouille diplomatique.
La gastronomie est une composante essentielle
de votre offre ? Pourquoi avoir réintégré un chef, en l’occurrence David Le Quellec en 2015 ?
Nous sous-traitions nos dîners, avec fin de préparation sur place. Nous ne maîtrisions pas la qualité, contrairement au spectacle. À l’époque, un préjugé courait sur la restauration de cabaret : c’était a priori médiocre, on venait pour la scène. Nous avons pris
les choses en mains pour sauvegarder le concept même de dîner-spectacle. Avec l’arrivée de David
Le Quellec, nous avons réaménagé toute la cuisine pour une production intégrée. C’est une brigade de
35 professionnels, avec boulangers et pâtissiers, sommelier, à partir de produits frais, qui assure un degré de qualité et une montée en gamme. Deux mezzanines supplémentaires segmentent notre clientèle, avec des réceptions d’entreprises.
850 places, deux spectacles par jour, ça signifie
un « remplissage » optimisé. Pour quel chiffre d’affaires?
62 millions d’euros consolidés, le cabaret à hauteur
de 57 ou 58 millions. Notre optimum tourne à 95 %
de remplissage. Deux ans après les attentats, nous sommes à 90 %, l’effet gilets jaunes compte aussi. Nous travaillons nos budgets 2020 avec ce que nous nommons une « crasse » minimum, une variable d’ajustement. 2018 avait été une année excellente, mais les événements de fin d’année nous ont « coûté » une dizaine de pourcents. Mais dix-neuf ans après Féerie, nous préparons la prochaine revue au terme de deux ans de préparation.
elle s’appellera...
Top secret. Mais le mot commence par un « F », bien sûr.
ProPoS reCUeILLIS PAr JeAn-bAPTISTe LePrInCe
eT oLIvIer mAGnAn
      Investir, diversifier,
remplir, faire rêver
On ne raconte pas le Moulin Rouge en aussi peu de mots. Jean-Victor Clerico l’explique en homme d’affaires. Quand son père Jean-Jacques a acheté enfin les murs qu’il louait – 32 millions –, menacé de faillite en 1997 à cause des attentats dans le RER parisien et la perte de la clientèle japonaise (son grand-père Jacki remboursera tous les créanciers de façon anticipée dès 2002), le Moulin Rouge investit comme jamais: le succès de la nouvelle revue et le redressement spec- taculaire donnent aux patrons le moyen de racheter La Loco- motive voisine et mal fréquen- tée pour en faire La Machine du Moulin Rouge et son segment 20-25 ans. Jean-Jacques le père acquiert la terrasse à l’aplomb du
petit moulin pour créer Le Toit, attirance pour un autre segment de clientèle. Plus un Bar à bulles, en 2016, sur l’emplacement his- torique du Moulin. Au passage, le Moulin Rouge rachète ses fournisseurs, chausseurs de haut savoir (Clairvoy) comme plu- massiers uniques en leur genre ou brodeurs (Février, Valentin). Quant à Jean-Victor, à lui la di- versification et l’esprit Moulin Rouge à l’étranger: un char au
Carnaval de Rio, un Road Show en Asie, des contrats conclus avec des agences sud-américaines, en attendant une revue exportée... Mais le cœur vermillon bat à Pa- ris, là où soixante danseur/euses artistes accompli/es sur les cent de la troupe subjuguent en quatre tableaux de rêve à 21 heures puis 23 heures. Le triomphe des Do- riss Girls empanachées laisse ex- ploser le plus french des cancans. om
Les chiffres de la marque Moulin Rouge
130 ans • 600 000 spectateurs par an • 900 places • 80danseurs,60DorissGirlset20DorissDancers•Féeriea coûté 8 millions d’euros • 1 000 costumes de plumes (Maison Février), de strass, de paillettes • 800 paires de chaussures du 37 au 46 (Maison Clairvoy) • 6 chevaux nains, 5 pythons
• 120 maîtres d’hôtel, chefs de rang, serveurs • 700 seaux à champagne en argent • Au total 450 employés.
ecoreseau.fr novembre 2019 | 39
]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[        entreprendre & innover
les trophées optimistes 2019
2019
       Les Trophées Optimistes 2019 d’EcoRéseau Business, en partenariat avec le Printemps de l’Optimisme et avec le soutien de Lexus France et Philips France commercial, seront décernés le 3 décembre prochain.
29 nominé/es enor!
Vous rendez-vous compte qu’il y a quatre ans, personne ou presque ne valorisait le « rebond », cette résilience inouïe chère à Boris Cyrulnik qui relance un/e entrepreneur/euse au sortir d’un échec ? C’est pourtant dès 2016 que ce « journal » qui positive depuis sa création, ÉcoRéseau Business, a décidé de récompenser ces hommes, ces femmes qui échouent
et gagnent. Entre-temps, et c’est un bonheur, du Printemps de l’Optimisme aux Restart Awards, des Rebondisseurs
à 60 000 Rebonds – plusieurs sont nos partenaires – les initiatives qui valorisent cette attitude tout anglo-américaine de la réussite après l’échec trouvent leurs haut-parleurs en France, longtemps le pays de la faillite et du dépôt de bilan catastrophes...
Pour autant, nous rendons hommage aussi, chaque année, à ces « Électrons libres » qui n’ont pas connu d’échec et qui nous enthousiasment par leurs parcours +++. oLIvIer mAGnAn
Ils/elles furent lauréat/es en...
  ... 2016
culture du rebond
Charles-Henri Looten et Looten Industries : cette PME du Nord centenaire, leader dans le négoce de robinetterie industrielle, a connu un incendie qui a tout détruit. Mais grâce au cloud et à la solidarité de toutes les entreprises du Nord (y compris celle du concurrent direct qui a prêté ses locaux inoccupés !), elle a pu renaître de ses cendres en très peu de temps.
électron libre
Guillaume Rolland: petit génie étudiant qui a déposé son premier brevet pour une machine à infuser le thé à 13 ans! Il a récemment créé le réveil olfactif Sensorwake, lauréat du concours Lépine. Il fut nominé aux Google Science Fair avant, au final, de créer son entreprise.
... 2017
culture du rebond
Olivier Remoissonnet : la Brosserie Française a échappé à la liquidation judiciaire grâce à un soupçon de relocalisation, une pincée de forma- tion et de marketing de la part de cet entrepre- neur de territoire. Le modèle d’abonnement, le Made in France et la conscience environnemen- tale ont constitué la recette pour sauver la filière en Picardie.
électron libre
Philippe Croizon : quadri-amputé après un ac- cident de ligne électrique alors qu’il démonte
son antenne, désormais sportif de l’extrême, écrivain, aventurier-conférencier de 50 ans. Il a traversé la Manche à la nage en 2010, et parcou- ru le « Dakar » au volant d’une voiture aména- gée, financée par des parrains.
... 2018
électron libre
Cyril Aouizerate, cofondateur de Mama Shel- ter et Mob Hotel: aussi brillant qu’atypique, Cyril Aouizerate incarne le parfait « Électron libre ». Depuis l’université hébraïque de Jérusa- lem où il a étudié la philosophie, cet admirateur de Spinoza, Jankélévitch ou encore Levinas va inventer des concepts hôteliers : Mama Shelter d’abord, puis Mob Hotel, destiné aux voya- geurs, aux riverains, aux créateurs, à l’héber- gement d’artistes, des associations ou des chefs d’entreprises. Côté restauration, c’est du 100 % bio.
culture du rebond
Émery Jacquillat, repreneur et PDG de la Ca- mif: la liquidation judiciaire du «grand ma- gasin des fonctionnaires », la Camif, en 2008, laisse 568 salariés sur le carreau. Un choc pour la ville de Niort et les 300000 clients actifs, dont la moitié sont des sociétaires de la coopé- rative. Cet HEC se présente comme repreneur. Il a créé dix ans plus tôt un site de ventes de matelas, Matelsom, à une époque où l’e-com- merce était balbutiant. La Camif, qui réalise un quart de son CA avec la literie, ne lui est pas inconnue... n
mais comment les sélectionnons-nous ?
40 | novembre 2019 ecoreseau.fr
Le moment de définir nos critères, nos cahiers des charges.
+ La Culture du rebond nomme chaque mois un homme, une femme, un/une entrepreneur/euse (plutôt qu’une entreprise) qui
après avoir connu un, voire plusieurs échec(s), a su repartir de l’avant, recréer, s’épanouir, redonner de
la richesse. C’est aussi l’institution, l’organisme, l’entité financière qui favorise un tel rebond – l’une des originalités de nos Trophées.
+ L’Électron libre est plus difficile à cerner.
Nos choix portent sur
des personnalités, des tempéraments qui innovent, inventent, réussissent, démontrent qu’entreprendre est une affaire personnelle qui mobilise des qualités humaines. Selon l’expression du créateur de ces Trophées, le fondateur d’ÉcoRéseau Business,
Jean-Baptiste Leprince, entreprendre, c’est aussi entreprendre sa vie, pas forcément dans un but lucratif. Nous aurons rendez-vous l’année prochaine avec certain/ es de ces acteurs de l’aventure.
Comment sont-ils/elles choisi/es ?
C’est l’affaire d’un jury de personnalités choisies pour l’éclectisme de
leurs regards : chef/fes d’entreprise (dont les dernier/ères lauréat/tes, auteur/es, spécialistes
de l’accompagnement des entrepreneur/euses ou tout simplement des sensibilités tournées vers le capital humain. Au total une douzaine de regards qui vont avoir un mal fou à aboutir à un consensus !
Quand ?
Le 3 décembre 2019.
]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[                                    Tout l'univers Philips
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]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[        entreprendre & innover
les trophées optimistes 2019
2019
          #52 - juillet/août 2018
Saïd Hammouche
entrepreneur social dans l’âme
Société : Mozaïk RH
Lutter contre les discriminations à l’embauche et déconstruire les stéréotypes par le recrutement, tel est le leitmotiv de Saïd Hammouche, un homme aussi dynamique qu’engagé. Parce qu’il est convaincu que la diversité est une force, que l’ascenseur social ne doit pas rester bloqué et que l’images des jeunes de banlieue est trop souvent dégradée et éloignée de la réalité, il crée en 2008 Mozaïk RH, le premier cabinet de recrutement de
jeunes diplômés issus de la diversité. n
       Liste des nominés, catégorie Électron Libre
  #53 - septembre 2018
Autoentrepreneur virtuose
Société : néant
Brieuc + Vourch. Avec sa blondeur et ses
yeux clairs, difficile de ne pas revendiquer sa « bretanité ». Mais le Breton est vibration et citoyen du monde. Il est Américain, Chinois, Japonais, universel, là où son archet l’appelle, violon sans frontières. Électron libre. Pour sa virtuosité alliée à sa modestie, il est nommé à nos Trophées Optimistes 2019. n
    Claire nouvian
   #50 - mai 2018
La défense
des fonds marins Société : Bloom
En 2001, l’ex-journaliste, productrice et réalisatrice de documentaires animaliers prend conscience des menaces qui pèsent sur les profondeurs marines. La défense
des abysses et de la faune marine devient son combat. Après la réalisation de deux documentaires primés, elle crée l’association Bloom en 2004 et publie le livre Abysses
en 2006. Lauréate du prix Goldman en 2018, sorte de Nobel de l’environnement, Claire Nouvian poursuit son combat. Contre vents et marées. n
#57 - février 2019
olivier Sarfati
Potion magique pour prépas et au-delà Société : MyPrépa
Passer un concours d’une école de
commerce ? Très éprouvant ! Olivier Sarfati le sait, et pour cause. De son parcours à HEC à ses expériences dans le milieu du spectacle musical, il a choisi la pédagogie. Pour aider les jeunes à franchir le pas, Olivier Sarfati crée début 2012 MyPrépa, cours en présentiel. Son objectif : préparer les étudiants au monde de demain. Sa promesse : la réussite au concours. Et le succès est au rendez-vous. n
   Anaïs barut
De l’art de faire tomber les barrières Société : Damae Medical
Talentueuse et déterminée, voilà qui
résume bien Anaïs Barut, jeune présidente
et cofondatrice en 2014 de Damae Medical, start-up qui développe des technologies médicales de détection des cancers de la peau. Et dont le potentiel attire l’attention. La jeune entrepreneuse est lauréate du prix de la MIT Technology Review en 2015, à seulement 21 ans. En 2017, ce sont 2 millions d’euros de levée de fonds qui boostent son projet, décidément bien parti. n
    #51 - juin 2018
Joséphine Goube
   Quand la tech sauve des vies Société : Techfugees
Favoriser l’empowerment des réfugiés et les aider à accéder à une vie plus digne. C’est le défi que se proposent de relever l’ONG Techfugees et sa fondatrice Joséphine Goube. L’organisation à but non lucratif crée des technologies pour aider les réfugiés,
qui parfois sauvent des vies. Citée parmi les espoirs dans la catégorie « entrepreneur social » par Forbes, lauréate du prix de la Femme Digitale Entrepreneure 2017, Joséphine Goube se fait repérer et porte son message
d’humanité. n
42 | novembre 2019 ecoreseau.fr
#54 - octobre 2018
#56 - déc./janv 2019
brieuc vourch
 #58 - mars 2019
Laetitia Gazel
     Guillaume benech
Serial entrepreneur, étudiant et heureux Société : L’Petit Mardi
Comme d’autres tombent dans le sport, la pâtisserie, le cinéma ou le travail sur bois, Guillaume Benech a plongé, lui, dans la littérature et la culture dès son plus jeune âge. Et l’entrepreneuriat avec ça. À 13 ans, il crée L’Petit Mardi et tire un magazine à 15 000 exemplaires. À 16 ans, il est déjà l’auteur de trois romans et devient chroniqueur pour le Grand Journal. Éditeur, romancier, chroniqueur, start-upper à pas même 18 ans... n
Anthoine
elle vous bipe au bon moment Société : Connecthings
Passionnée par l’Internet des objets et les services sur mobile, cette entrepreneuse
dans l’âme fonde Connecthings en 2007, après être passée par le groupe Orange entre 1998
et 2007. Le service de géolocalisation élaboré par l’entreprise de Leatitia Gazel Anthoine propose aux utilisateurs d’applis de recevoir des notifications ciblées, au moment opportun. Une logique de smart city qui séduit les collectivités locales et les entreprises. n
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[                 ENSEMBLE POUR VOUS FAIRE GRANDIR
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les trophées optimistes 2019
2019
        #55 - novembre 2018
Thibaut Duchemi
     #59 - avril 2019
robin Coulet
#61 - juin 2019
edwina Girard
#60 - mai 2019
Frédérique Dorso
Gentlewoman
du déménagement Société : Miotto Transfert
Si ses parents sont dans le déménagement, Frédérique Dorso ne s’y destine pas et préfère se tourner vers la mode. Mais elle revient au bercail
en 1994 et est vite séduite par ce nouveau métier où les femmes sont sous-représentées. Au point de racheter Miotto Transfert, l’entreprise familiale, en 2012. Six ans plus tard, voilà l’entrepreneuse avide de défis nommée en mai 2018 à la tête du groupement Les Gentlemen du Déménagement et de son réseau de 76 adhérents indépendants. n
  n
Une voix pour les sourds et malentendants
 Société : Ava
Comme une langue maternelle. Le langage des signes, Thibaut Duchemin l’a appris auprès de sa famille qui le « parlait » au quotidien. Interprète pour ses parents et sa sœur dès son plus
jeune âge, il en a fait sa force. Mais également son combat. Avec l’application Ava, créée en
2016, il offre un interprète « de
poche » aux personnes sourdes et malentendantes, en sous-titrant en temps réel les conversations de groupe. Et il séduit, son appli compte déjà 100 000 utilisateurs réguliers. n
     L’art de la conversation Société : Conversationnel
Pour un électron libre, c’en est un ! Ce serial entrepreneur n’en finit plus de multiplier les projets. En 2007, il crée le site Sitoyen qui aide à se positionner aux moments des élections, puis PolBot, chatbot politique. En 2009, il fonde avec son frère l’agence Conversationnel, conceptrice de ses propres chatbots. Puis en 2014, Fabulous, qui démocratise l’accès des entreprises à l’impression 3D. Aujourd’hui à la tête de Conversationnel, il poursuit sa route avec réussite. n
et votre boîte se gondole... Société : Ozécla
Rire ou travailler ? Les deux, rit Edwina. La bonne humeur, à la fois principe de vie et cœur de l’activité professionnelle de cette artiste entrepreneuse aux multiples casquettes.
En 2015, elle tourne la page de la publicité numérique et crée Ozécla, agence qui offre des solutions sur-mesure aux entreprises
en quête de team building, par l’humour et l’animation et via des artistes, mais aussi organisme de formation pour la prise de parole en public. n
 #62 - juillet/août 2019
Coryne Sultan
   De la distance pour entreprendre Société : Néant
Il est des appellations d’entreprise on ne peut plus claires : le Centre national privé de formation à distance annonce la couleur ! Il fut le fruit d’une thèse d’État soutenue en 1979 par Jean-Pierre Lehnisch sur... l’enseignement à distance. Ce précurseur, expert du domaine, convainc sa fille, Coryne Sultan, de créer avec lui le CNPFDI en 1992. Celle qui est aujourd’hui directrice générale de la structure a aussi créé deux autres écoles en 2011 : Cours Animalia et Koréva. n
         #63 - septembre 2019
Alix Paoli
             millenial
en sac à dos Société : Along
C’est l’histoire d’une aventurière qui ne trouvait pas le sac à dos idéal... Pour une designer produit, il y a défi. Et Alix Paoli les aime, les défis. Cette toute jeune femme qui incarne pleinement la millenial attitude que la moindre routine fait fuir a fini par concevoir
un « sac idéal » qu’elle voudrait désormais voir aux épaules de tous les baroudeurs travail-loisirs. Elle l’a nommé Along : tout au long de... n
      2019
en partenariat avec
et avec le soutien de
                  #64 - octobre 2019
Thomas Jamet
                   44 | novembre 2019 ecoreseau.fr
Les bosses du boss
Société : IPG Mediabrands
Thomas Jamet carbure à la passion
et à l’intuition. Salarié puis entrepreneur, il passe chez Aegis Media, puis par Publicis et se tourne
vers l’enseignement (Sup de Pub, Iscom, Celsa, Science Po). En parallèle, il écrit plusieurs ouvrages et garde le lien avec sa passion pour la musique en accompagnant des artistes. C’est à se demander où il trouve le temps. À la tête depuis 2015 de la filiale française d’IPG Mediabrands, il en double les effectifs et les revenus, et poursuit sa route. n
                   Rendez-vous le 3 décembre 2019
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[  #50 - mai 2018
Isabelle Saladin
les trophées optimistes
entreprendre & innover
   #52 - juillet/août 2018
Denis Fayolle
   Chercher et trouver le modèle du rebond
Société : Lafourchette.com
Avant de lancer lafourchette.com avec le succès qu’on lui connaît, ce serial entrepreneur qu’est Denis Fayolle
est passé par l’échec, le doute, puis
le rebond. Celui qui est aujourd’hui
l’un des ambassadeurs des Rebondisseurs français tire
les leçons de ses expériences
et de ses tentatives avortées. Sans ses échecs, il n’aurait pas pu réussir, il en est convaincu. Dix-huit ans d’entreprenariat, 15 entreprises créées, le titre de serial entrepreneur pro du rebond lui convient bien. n
   Liste des nominés, catégorie Culture du Rebond
     maîtrise des risques
Société : I&S Adviser
Toujours confiante, Isabelle
Saladin apprend de ses erreurs. En 2007, elle crée Art-DV, plate-forme de vente de produits faits main entre particuliers. Idée novatrice mais l’affaire peine à décoller et c’est la liquidation en 2012. Ni une ni deux, voilà Isabelle Saladin qui repart et rebondit. Retour au salariat chez Lexmark, puis création d’I&S Adviser en 2015. Trois ans plus tard, sa start-up rassemble un réseau de sept operating partners et pilote des dizaines d’entreprises. Elle a créé en outre l’association des Rebondisseurs, les biens nommés (lire infra). n
 #51 - juin 2018
Les rebondisseurs
français
Huiler les mécaniques du pivot Société : Néant
Valoriser la capacité à rebondir des chefs d’entreprise français et changer le regard sur l’échec, le fameux « droit à l’erreur ». Voilà l’objectif que se fixent les Rebondisseurs français, mouvement national, entrepreneurial et citoyen créé en mai 2018 et qui porte le rebond comme moteur de réussite et de croissance. À son origine, quatre entrepreneurs : Isabelle Saladin, Alexandre Nobécourt, Claire Flin
et Christian Veaux. n
  ecoreseau.fr novembre 2019 | 45
]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[        entreprendre & innover
les trophées optimistes 2019
2019
         #53 - septembre 2018
Pascal Dupraz
    #54 - octobre 2018
Pierre Pelouzet
       #55 - novembre 2018
Sophie Lebas-vautier
Au nom de la fleur
de coton bio...
Société : Good Fabric, Marie & Marie
L’industrie textile est extrêmement polluante. Voilà le constat inévitable qui pousse Sophie Lebas- Vautier à créer Ekyog en 2003, première marque
à négocier du coton biologiquement cultivé. Mais en 2012 elle doit s’effacer et Ekyog est racheté. Après un burn-out, l’heure du rebond. En 2015 elle crée Good Fabric, pour apprendre la RSE et le développement durable aux entreprises, puis Marie & Marie, pour produire ses propres vêtements éco- conçus. n
#57 - février 2019
Albert Szulman
#60 - mai 2019
Anthony Léger
   Leçons
de leadership
En 2012, à 50 ans, il fait monter en
ligue 1 l’équipe d’Évian Thonon Gaillard, pour la première fois de son histoire, après l’avoir hissée depuis la division d’honneur régionale. En 2016, il sauve le Toulouse Football Club de la relégation, grâce à une victoire miracle lors de la dernière journée. Mais Pascal Dupraz se relègue lui-même en janvier 2018, un an avant la fin de son contrat. Il travaille à son rebond et en tire, avec Frédéric Rey- Millet, les Leçons de leadership. n
L’homme qui a failli connecter toute l’Inde Société : Scale-up Booster
L’idée est géniale. Connecter tout le monde
à Internet, pour un prix dérisoire, et donner le moyen au plus pauvre de faire du business. C’est en 2011 qu’Albert Szulman crée Be-Bound, qui ambitionne de changer la vie de quatre milliards de personnes. Mais alors qu’il touche au but
et que les pions sont alignés, il est révoqué de
la société qu’il a créée. À peine revenu de cet échec, il rebondit et crée Scale-up Booster en août 2018. But : accélérer les start-up françaises à l’international. n
Coach d’entrepreneuses, en toute franchise Société : Goentrepreneur
Ce formateur idéaliste ne s’est plus épanoui dans le salariat, il démissionne. Ce conseiller humainement sensible ne s’est pas retrouvé dans une franchise, il sacrifie sa licence. Anthony Léger sait ce dont il ne veut plus. Aider à la réussite, aider l’autre et récolter la gratitude de ceux qu’il aide, voilà ce qu’il veut. Il n’échoue pas, il rebondit. Avec Goentrepreneur, il coache aujourd’hui des femmes qui « en ont », et a trouvé sa voie. n
  « La médiation fait partie de la culture du rebond » Société : Médiateur des entreprises
Un nominé particulier puisque tout entier tremplin de rebond et non « rebondisseur » à proprement parler. Mais le médiateur des entreprises sait que l’intervention « républicaine » bénévole de son entité est en soi un rebond pour l’entreprise qui en appelle à lui. Naturel donc que les Rebondisseurs français s’associent au médiateur, dont les services interviendront auprès du mouvement pour « faciliter le rebond de ses membres ». n
#58 - mars 2019
François raynaud
de Fitte/ briac Lescure
La loi du gong
Société : Popchef
Une boîte qui meurt et qui renaît. C’est l’histoire de Popchef, portée par François Raynaud de Fitte et Briac Lescure. À l’origine plate-forme en ligne de commande d’un plat unique sur leur lieu de travail, en b-to-c, la start-up est « recréée » fin 2017, après un premier échec. Même nom
et même concept commercial, mais nouvelle formule : le b-to-b. Des repas livrés pour les réunions d’entreprise et non plus achetés par les salariés. Popchef a mué pour le meilleur. n
#61 - juin 2019
brahim Asloum
   « Jamais rien qui ne me plaise pas »
Il boxe, se hisse aux sommets
et arrête sa carrière : en 2010, à 31 ans, le champion olympique de Sydney en 2000
puis champion du monde WBA en 2007 n’a pas spécialement anticipé de suite à sa vie professionnelle. Les propositions des médias ne vont pas tarder. Mais de rebond en rebond, Brahim Asloum va peu à peu structurer son activité de communicant et d’organisateur de combats. Sans regrets. n
     #59 - avril 2019
Élisabeth Astier-
  #62 - juillet/août 2019
Philippe Champion
Patron boxé/boxeur
Philippe Champion enchaîne
les postes et les coups durs.
Mais comme toujours, il rebondit. Des débuts chez le fromager Paul-Renard, un détour par Wilkinson Sword, un passage chez le lessivier Enkel, une autre aventure chez le belge Pitercil, un rebond chez le suédois SCA, puis un passage chez l’italien Lucart et le rachat de BM Brokers en 2012, avant sa liquidation en 2016, pour enfin atterrir chez le norvégien Orkla. Reprenez votre souffle, en attendant son prochain rebond. n
      #56 - déc./janv 2019
Caroline Abram
  La madone des lunettes qui embellissent
Sa marque d’optique est devenue une
légende. Tout sourit aujourd’hui à Caroline Abram qui s’était crue condamnée à vendre des montures industrielles enfermées dans une boutique. Puis long tunnel où elle enfile des perles au Sénégal. Dix ans d’artisanat besogneux en appartement avant qu’Oprah Winfrey ne chausse l’une de ses montures. Son entreprise réalise aujourd’hui 8 millions d’euros de CA. Sa success story de rebond est une suite d’enchaînements gagnés. n
Woitiez
Connaître l’échec et... rebondir sur le rebond ! Société : Yaniro
Sacré parcours pour celle qui n’en finit plus de rebondir. De ses débuts dans une société de services et d’ingénierie en informatique 1980 jusqu’à Yaniro, appli créée en 2018 et qui « libère les Jedi de l’entreprenariat des crises qu’ils traversent », en passant par Precicap, entreprise de recrutement, Élizabeth Astier- Woitiez a connu plusieurs vies. Mésententes entre associés, coupes de salaires, turn-over et cancer, rien ne fait peur à cette battante et entrepreneuse acharnée. n
  #63 - Septembre 2019
benoît Desteract
Le banquier qui fait rebondir les entreprises
   46 | novembre 2019 ecoreseau.fr
Société : Thémis Banque
Est-il possible qu’une banque, un banquier, se préoccupe du rebond d’entreprises en redressement judiciaire ? Est-il concevable qu’une banque, un banquier, prenne le mot « redressement » au sens plein du terme au
lieu d’y voir l’étape annonciatrice
de la liquidation ? Eh bien oui.
Elle a même un nom, cette banque, Thémis Banque. Et un patron adepte du rebond, Benoît Desteract. n
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[                 Domaine de Rochevilaine, France
OFFREZ UN DÉLICIEUX VOYAGE
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S’évader dans un domaine viticole en Toscane,
se régaler à la table d’un chef étoilé, se ressourcer lors d’un massage aux huiles essentielles de romarin au coeur d’un mas provençal...
Capofaro Locanda & Malvasia, Italie
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Relais & Châteaux s’est associé aux artisans sud-africains de « The Joinery » pour créer
une pochette de voyage, pratique, confectionnée à partir de bouteilles en plastique recyclées. Une invitation à de délicieux voyages qui
met en scène une pratique artisanale locale respectueuse de l’environnement.
       Les coffrets cadeaux sont disponibles sur le site www.relaischateaux.com, l’application (iPad et iPhone) et en boutique. Pour les commandes d’entreprise, contactez le service commercial : + 33 (0)1 77 48 14 88
                                       © Benedetto Tarantino
© Christian Vallee
]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
briefing innovation par Adam Belghiti Alaoui
UNION EUROPÉENNE
Nantes est devenue Cune « capitale »
ocorico! La cité des ducs taise à exploiter l’innovation pour s’est vu décerner par la améliorer la vie de ses citoyens et Commission européenne de son modèle de gouvernance qui le titre de « capitale eu- a séduit le jury indépendant sollici-
ropéenne de l’innovation 2019 ». té par la Commission. Le prix s’ac-
MOBILITÉ
Livraison par drone, top départ pour Google
Après une longue attente, Wing (filiale de livraison par drone d’Alphabet, maison mère de Google) lance son programme pilote. La FAA (Federal Aviation Administration), agence américaine de réglementation et de contrôle de l’aviation civile, a accrédité Wing en avril premier opérateur de drones certifié pour le transport aérien. Ses pilotes de drones détiennent l’autorisation de livrer des colis aux particuliers dans la ville de Christiansburg (Virginie). Wing s’est associé au service de livraison Fedex, à la chaîne de pharmacies Walgreens et au commerçant local Sugar Magnolia pour mettre en œuvre ce programme pilote, dans le cadre du programme Unmanned Aircraft System Integration Pilot Program (IPP) du ministère américain des Transports. Les résidents éligibles pourront se faire livrer des médicaments en vente libre ou des aliments, par drone, dans un rayon de dix km. Le marché de la livraison aérienne a beau se montrer encore balbutiant, il est déjà très disputé et Google gagne les premiers points.
ASSISTANCE VOCALE
Le David français
contre les Goliath américains
Snips, l’assistant vocal français, parviendra-t-
il à concurrencer les Alexa, Google Assistant,
Siri et autres Cortana ? Sacrée question
et sacré pari. Fondée en 2013 par Rand Hindi, Maël Primet et Michael Fester, la pépite française de l’intelligence artificielle et des logiciels de reconnaissance vocale affirme ses ambitions. Pour « détruire Alexa », Snips entend profiter de sa plus grande faiblesse : l’exploitation et la diffusion des données personnelles de ses utilisateurs pour aller à contre-courant de l’image d’« espions domestiques » qui colle aux enceintes connectées. La start-up propose à ses clients une assistance vocale qui n’envoie aucune donnée dans le cloud, à l’encontre de la monétisation de la data sur laquelle se fonde Alexa. Ce « machine learning décentralisé » s’appuie notamment sur la blockchain et promet un traitement local des requêtes (et non via le cloud et des serveurs à distance). Reste que Snips se heurte jusqu’à présent à l’obstacle de la commercialisation, en partie contourné par la diffusion en b to b de sa technologie en marque blanche. Faire progresser l’IA sans exploiter les données des utilisateurs, l’alternative privacy by design proposée par Snips a de quoi séduire.
DALIMENTATION viande extraterrestre
es cosmonautes russes ont imprimé de la viande dans l’espace. Une nouvelle insolite certes, mais qui ne se limite pas à un exploit sans suite. Après la production de laitue sur la Station spatiale internatio- nale en 2015, la start-up agroalimentaire israélienne Aleph Farms a
donc mené l’expérience de la croissance de viande dans l’espace, grâce à une imprimante magnétique de la société russe 3D Bioprinting Solutions. Le prin- cipe: des cellules de vache et un bouillon nutritif sont introduits dans l’im- primante 3D, laquelle réplique ces cellules pour produire du tissu musculaire et donc de la « viande ». Une simple expérience (les échantillons n’ont pas été goûtés), qui laisse entendre qu’il est possible d’« imprimer » de la viande dans des environnements extrêmes, sans abattage et en consommant moins de res- sources (dix fois moins d’eau et de terre que l’élevage traditionnel). n
 Preuve qu’il n’y a pas que les grandes capitales d’Europe qui se distinguent en matière d’innovation : Nantes n’est que la seconde ville non capitale après Barcelone à remporter ce prix. La préfecture ligérienne devance ses principales concurrentes : Anvers (Belgique), Bristol (Royaume- Uni), Espoo (Finlande), Glasgow (Royaume-Uni) et Rotterdam (Pays- Bas). Elle succède à Athènes (2018) et à Paris (2017). C’est la capacité nan-
SANTÉ
compagne d’un financement d’un million d’euros de la part de l’UE, dans le cadre du plan Horizon 2020. Parmi les principaux fers de lance de l’innovation nantaise : le Nantes City Lab, qui fournit des infrastructures physiques et numériques aux start- up, le programme Nantes Capitale French tech ou encore l’incubateur Éco-innovation factory. La France en retard par rapport à l’IA ? n
 Amazon virtualise la santé de ses employés
Les GAFAM continuent à s’immiscer toujours plus
dans la vie privée des consommateurs. Cette fois-ci,
l’Amazon de Jeff Bezos s’attaque à la santé de ses
employés. Et plus particulièrement ceux et celles de
la région de son siège de Seattle où la plate-forme
Amazon.care sera sous peu expérimentée. Le principe du
système développé par un prestataire (Oasis Medical) :
donner accès à quatre services, les consultations en
visioconférence, une messagerie dédiée, une programmation de visites
à domicile et la prescription de médicaments. Un moyen efficace de ne pas perdre de temps dans les salles d’attente et de – surtout – favoriser un retour au travail plus prompt. Les GAFAM ne s’y trompent pas, la bonne santé c’est bon pour le business. Profitons-en pour nous plonger dans l'excellent décryptage de Vincent Mayet, patron de l'offre consulting du groupe Havas, Amazon, main basse sur le futur (Robert Laffont). Édifiant et admiratif...
  Les progrès de l’humanité se mesurent aux concessions
 que la folie des sages fait à la sagesse des fous
 Jean Jaurès, politicien et journaliste, fondateur de L’Humanité
 MOBILITÉ boeing supersonique
La mobilité de demain prend forme. Et Boeing
entend bien y jouer un rôle prépondérant. Le géant aéronautique américain a annoncé un investissement à hauteur de 20 millions de dollars via son fonds d’investissement Boeing HorizonX Ventures, dans Virgin Galactic, pionnier du tourisme spatial. Boeing prendra ainsi une participation minoritaire dans la société du milliardaire britannique Richard Branson, en Bourse en fin d’année. Loin des investissements significatifs (comparé aux levées de fonds colossales de Virgin), il s’agit bien là d’un « investissement
48 | novembre 2019 ecoreseau.fr
stratégique » pour Boeing. Son futur partenaire Virgin Galactic prévoit d’envoyer des touristes dans l’espace d’ici à la fin de 2020. L’association avec Boeing doit accélérer la mise au point d’un véhicule capable de
se déplacer à une vitesse cinq fois supérieure à celle du son (soit plus de 6 100 km/h). D’un côté l’expertise et les moyens de Boeing en matière d’aviation, de l’autre les nouveaux systèmes et matériaux de propulsion développés par Virgin Galactic. Suffisant pour concevoir et développer un système de transport supersonique accessible et économiquement viable ?
]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
Les seniors sont la clé des marchés de la santé, de l’alimentation, des biens et serv
Silver economy : les jeunes
Le marché du joliment dénommé « or gris » représente un formidable espace de croissance et d’innovation pour les années à venir. Avec une espérance de vie accrue, les besoins des seniors explosent. Les entreprises le savent qui ont investi cette fameuse silver economy. Mais l’on n’a pas encore déchiffré le « codex senior ».
décryptage
 Les personnes âgées sont de plus en plus nom- breuses en France, courbe démographique
oblige : les générations du baby- boom d’après-guerre consti- tuent des cohortes de sémillants sexagénaires et au-delà. Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, les 60 ans et plus sont au nombre de 16 millions aujourd’hui. Ils/elles seront 20 millions en 2030 et près de 24 millions en 2060. Le nombre des plus de 85 ans passera, lui, de 1,4 million aujourd’hui à 5 millions en 2060. Avec l’ar- rivée des « papy-boomers » de- puis 2006 et l’allongement de l’espérance de vie (86 ans pour les hommes et 91,1 ans pour les femmes d’ici à 2060, selon l’In- see), une nouvelle économie a émergé, elle est d’argent, c’est la silver economy pour le dire à l’anglo-américaine (« éco- nomie des cheveux blancs » sonne incontestablement moins bien). Ce marché à destination des personnes âgées touche de nombreux secteurs et fait inter- venir une pluralité d’acteurs, de la TPE aux grands groupes industriels en passant par les PME.
Un nouveau modèle économique
en plein boom
Déjà, en 2013, le marché global de la silver economy française représentait 92 milliards d’eu- ros. Il devrait dépasser la barre des 130 milliards en 2020. Avec l’évolution démographique en- visagée, les marchés pourraient engendrer une augmentation de 2,4 % du PIB autour de 2040. La quasi sexagénaire ministre des Solidarités et de la Santé, la docteure Agnès Buzyn, n’est qu’une cotutrice tellement les enjeux de cette économie du vieillissement sont nombreux.
Son cadet de sept ans, Bruno Le Maire, en a sa part, même si c’est la ministre qui a relancé il y a un an la filière curieusement dénommée Silver économie, avec cet alliage anglo-français, dirigée par Luc Broussy, pré- sident de l’association France Silver éco.
Un autre acteur majeur du domaine se nomme Alain Bo- setti. Lui est président de la Silver Economy Expo des 26 et 27 novembre et ne lie pas la silver economy à la seule santé. Pour lui, le papy-boom entraîne trois conséquences : « La pre- mière concerne les retraités en bonne santé qui ont du temps libre à remplir et des attentes en termes d’activité. La deuxième concerne les personnes dont les capacités physiques et co- gnitives sont fragilisées et qui manifestent donc de nouveaux besoins. Enfin, la dernière concerne les seniors dépen- dants, qui doivent être accom- pagnés. »
Montebourg
avait identifié
le « Redressement »
Des seniors (entendez les plus de 50 ans) dépendent une large
tendu cette appellation de silver economy pour vieillir le mieux possible, pas plus que les acteurs publics ou privés n’ont attendu pareille reconnaissance pour prendre des initiatives. Mais la volonté de nommer et structu- rer cette filière en 2013, grâce à Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement pro- ductif, et Michèle Delaunay, ancienne ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, aura donné une impulsion décisive. De nom- breux champions mondiaux et internationaux français (comme Essilor ou le groupe industriel Legrand), qui répondaient déjà aux besoins des seniors, sont de- venus plus forts et plus perfor- mants en la matière.
Un futur robotisé en or ?
Selon une étude publiée par l’Insee en octobre, quatre mil- lions de personnes de plus de 60 ans seront en perte d’auto- nomie en 2050. Pour répondre à leurs besoins, la silver economy, qui a déjà démontré son énorme potentiel pour les marchés des loisirs, devra se réinventer. Trois types de technologies vont deve- nir primordiaux : la domotique
Quatre millions de personnes de plus de 60 ans seront en perte d’autonomie en 2050.
  50 | novembre 2019 ecoreseau.fr
part des dépenses sur plusieurs marchés. Selon l’Observatoire de la silver economy, lancé par France Silver éco en 2018, 57 % des dépenses de santé sont le fait des seniors, l’alimentation les concerne à 53 %, les autres biens et services à 51 %, l’équi- pement du foyer lui doit 58 % de son activité, l’assurance 56 % et les loisirs 49 %. Énorme ! Mais les Français/es n’avaient pas at-
pour l’adaptation des logements et le maintien des personnes âgées en perte d’autonomie à do- micile. La robotique (les robots domestiques et robots compa- gnons, les robots de surveillance et de gardiennage, les robots d’assistance à la personne en perte autonomie). Et les innova- tions en matière de téléassistan- ce, télésurveillance et téléméde- cine.
Des centaines de start-up françaises misent sur l’inno- vation pour renforcer des liens sociaux entre les seniors et leur entourage (Famileo, par exemple, partage des nouvelles entre les membres d’une fa- mille grâce à la création d’un journal familial), mais aussi pour simplifier les objets nu- mériques et offrir des solu- tions de confort et de sécurité,
i
p
]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[ ces, de l’équipement du foyer et bien d'autres choses...
ousses doivent s’adapter !
décryptage
entreprendre & innover
Pour réussir sur le marché de la silver economy, le marketing est essentiel – Alain Bosetti, Silver economy expo.
    domotique en tête. Il s’agit de gérer et adapter sa maison à ses besoins. Pas forcément pour les seuls seniors. Quand Vincent Mayet, fondateur et directeur général de H/Commerce, dé- crit la vie domotisée dans son livre, Amazon, main basse sur le futur (Robert Laffont), l’on sent bien pourtant que son per- sonnage aisé doit friser la cin- quantaine : « Peu à peu, vous quittez la douceur du sommeil
[...] les volets de votre chambre s’ouvrent aussitôt. Votre assis- tant personnel a reconnu cette posture qui annonce votre lever [...] Alexa [l’assistant « intelli- gent » d’Amazon] vous fait déjà quelques propositions pour les petits-déjeuners et les déjeu- ners de votre semaine » (et la journée du jeune senior s’écoule ainsi balisée par les insuppor- tables robots de la domotique qui devancent vos moindres
besoins/désirs...). Les jeunes générations sont conscientes qu’elles ne pourront pas servir les personnes âgées au quoti- dien et rester auprès d’elles tous les jours, 24 heures sur 24. D’où la multiplication des robots. Le big data vient également à la rescousse. La collecte des in- formations sera la source des alertes aux aidants et à la fa- mille sur la santé des personnes âgées dont ils prennent soin. « Mais le sujet éthique n’est pas à négliger, prévient Alain Bo- setti, personne n’a envie d’être “espionné” à longueur de jour- née. »
Un beau tableau
qui s’obscurcit
Mais tout n’est pas si rose, selon le rapport que Marc Bourquin, conseiller Stratégie de la Fédé- ration hospitalière de France, et Jean-Pierre Aquino, délégué général de la Société française de gériatrie et gérontologie, ont consacré aux Innovations numériques et technologiques en gérontologie. Publié cet été et commandé par Luc Brous- sy (France Silver éco), le texte montre que l’association entre la technologie et le grand âge n’est pas toujours appréhen- dée positivement, « au point que la silvertech demeure à l’état embryonnaire, y compris dans les Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ». Les deux rapporteurs, qui ont procédé à l’audition de 21 experts et/ ou professionnels de santé, mettent en exergue la difficulté de la France à soutenir le pas- sage à l’échelle des solutions technologiques et numériques. Ils déplorent que les innova- tions technologiques soient « les grandes absentes des poli- tiques publiques ».
Selon les deux hommes, le secteur médico-social éprouve du mal à s’emparer des nou- velles technologies : « Les pro- moteurs de la plupart des nom- breuses jeunes pousses de la silver economy n’ont que très peu de connaissances du sec- teur et des enjeux du grand âge, d’où un certain malentendu avec les utilisateurs. » Le jeu- nisme pierre d’achoppement du « vieillisme » ?
La clé du succès
Réussir sur ce marché promet- teur ne consiste donc pas seule- ment à développer des produits innovants. Encore faut-il com- prendre et identifier les réels besoins des personnes âgées. Trop d’entreprises proposent encore des solutions où la per- sonne d’un certain âge doit à la fois apprendre à gérer le produit et la technologie elle-même. Conséquence : les ventes ont du mal à décoller. « Pour réussir sur le marché de la silver eco- nomy, le marketing est essen- tiel, martèle Alain Bosetti. Là où demeure un vrai défi, c’est dans la grande distribution. Il n’y a pas encore de rayons dé- diés aux seniors. C’est encore un secteur à développer. »
À condition que les accès au marché soient f luides : « C’est- à-dire des prix raisonnables et une bonne distribution, ainsi qu’une éducation des consom- mateurs », estime l’expert pour qui les seniors sont des consom- mateurs « extrêmement avertis et méfiants ». « Il ne faut pas non plus hésiter à monter des partenariats et surtout réunir les fonds nécessaires pour pou- voir percer le marché. » L’éco- nomie française doit apprendre son codex seniors.
AnnA ASHKovA
ecoreseau.fr novembre 2019 | 51
i
p
]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[créer aujourd’hui
 Le made in France fait vendre !
 Créer aujourd’hui : labels, estampilles, marques protégées... Le made in France fait vendre Tourisme d’affaires : les entreprises jouent leur image de marque
Cadeaux d’affaires, du séjour de prestige à l’impression personnalisée
Flottes d’entreprise : il est temps de « verdir » les parcs
p. 53 p. 58 p. 70 p. 74
 pratique
52 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[  Made in France
un conseil qui compte
haque manager rêve d’attirer des talents et de les fidéliser car chacun sait qu’un salarié expérimenté, compétent et performant est un contributeur efficace et efficient de la performance de l’entreprise. Mais pour attirer et fidéli-
ser il faut être en capacité de proposer un système de rémunéra- tion « gagnant-gagnant » où chacun y trouve son compte :
• L’entreprise par l’amélioration de ses performances
• Le salarié par une rémunération globale perçue comme
juste, équitable et motivante.
Trouver le juste équilibre (par nature instable !) entre contribu- tion et rétribution n’est pas chose aisée mais néanmoins constitue un objectif à atteindre.
La masse salariale représente une part souvent significative des coûts d’une entreprise qu’il convient de maîtriser mais c’est sou- vent aussi un réel levier de valeur ajoutée.
Augmenter les rémunérations quand tout va bien ne pose géné- ralement pas trop de problèmes mais la crainte souvent exprimée est celle de la non-réversibilité de la décision prise.
BONUS et OBJECTIFS
C’est la raison pour laquelle les bonus variables ont le vent en poupe dès lors qu’ils sont liés à des objectifs SMART :
• spécifique : clair, compréhensible, sans ambiguïté • mesurable : mesure fiable et non contestable
• atteignable : accessible
• raisonnable : s’insérer dans un tout cohérent
• temporellement défini : un objectif a un début et une fin (la durée est déterminée)
REMUNERATION COLLECTIVE
Il faut à la fois rémunérer le salarié mais aussi l’équipe à laquelle il appartient car les performances sont certes dépendantes de l’implication et des compétences des individus mais aussi de la capacité des équipes à travailler ensemble. Une rémunération col- lective permet de renforcer l’adhésion et la cohésion d’une équipe à un projet.
L’intéressement est de ce point de vue un outil particulièrement pertinent pour rémunérer l’atteinte d’objectifs collectifs et ceci en optimisant la capacité distributive en raison de son absence de charges pour l’entreprise tout au moins dans les PME de moins de 250 salariés.
RÔLE DE L’EXPERT COMPTABLE
L’expert-comptable a un véritable rôle de conseil auprès des em- ployeurs, en particulier dans les TPE et PME. Pour rappel, les experts-comptables établissent la paye dans plus de 60 % des entreprises, représentant plus d’un million d’entre elles. Dans ce contexte, ils pourront effectuer des simulations à la recherche de la meilleure solution en considérant l’ensemble des dimensions du sujet, tant humaines, juridiques qu’économiques. L’expert-comptable accompagne son client pour rechercher la for- mule de calcul la plus incitative possible afin qu’elle puisse être un déclencheur de motivation favorisant l’atteinte des objectifs. Une formule de calcul trop générale ou sur laquelle les salariés ont peu de pouvoir d’action n’a que peu d’intérêt au regard de la motiva- tion et de la fidélisation et peut même se révéler contre-productive lorsqu’aucun intéressement n’est versé. n
créer aujourd’hui
pratique
  Appellations,
L’intéressement :
 labels, indications
un outil de la politique Cde rémunération
d’origine, une mine
d’or... pas assez
olivier
exploitée !
CAmbrAY,
Acheter français ? Oui, la campagne porte ses fruits. Le consommateur comprend les enjeux pour l’économie française. Mais le « Made in France » recouvre pourtant une réalité hétérogène. Dans le flou qui règne sur l’origine des produits, labels et indications géographiques apparaissent comme le levier de reconnaissance principale des entrepreneurs qui « créent, produisent, assemblent en France ».
expert- comptable dans les Hauts de France, membre de la commission Sociale du Conseil supérieur
de l’Ordre
des experts- comptables
 LeMiF–Madein   salon Made in France (MiF),
 France – vous a une connotation d’engage- ment. « Promouvoir le
Made in France n’est plus per- çu comme une attitude pas- séiste face à la mondialisation, mais comme une perspective d’avenir. Nous voilà face à une prise de conscience des consommateurs qui veulent de plus en plus donner du sens à leurs achats. Les citoyens sont extrêmement conscients des enjeux d’emplois, de sa- voir-faire, de qualité des pro- duits et d’environnement », recadre Fabienne Delahaye, fondatrice et présidente du
quisetientdu8au11no- vembre à la Porte de Ver- sailles à Paris.
Selon une enquête Ifop (oc- tobre 2016) pour Crédit Agricole et MiF Expo, orga- nisateur du salon MiF, 90 % des Français/es considèrent la thématique du Made in France comme importante pour l’avenir et 79 % s’y inté- ressent de plus en plus. Selon ces consommateurs, acheter un produit made in France, c’est une façon de soutenir les entreprises françaises(94 %),
  ecoreseau.fr novembre 2019 | 53
]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
créer aujourd’hui
54 |
novembre 2019 ecoreseau.fr
de participer au maintien de l’emploi en France (93 %) et de préserver les savoir-faire sur le territoire (93 %) : 91 % d’entre eux ont déjà acheté un produit un peu plus cher qu’un autre parce qu’il était fabriqué en France. Cet en- gagement se manifeste prin- cipalement dans le secteur alimentaire. Les Français/es interrogé/es sont 86 % à s’in- téresser à la provenance des produits qu’ils achètent, par- ticulièrement dans le secteur alimentaire (85 %) et dans une moindre mesure pour le tex- tile (48 %).
On s’habille français,
on boit étranger
Au-delà des aspects écono- miques et des enjeux liés à la réindustrialisation des territoires, les défenseurs et promoteurs du « fabriqué en France » pensent également à l’environnement. Et pour cause : la proximité réduit les émissions de gaz à effet de serre
liées aux transports des marchandises. Il
s’agit aussi de
ne plus dé-
localiser
les pollu-
tions liées
à la production
dans des pays où les
normes environne- mentales sont moins strictes. « Les inten-
tions de consommation
ne sont pas les seuls indicateurs. Les ar- guments publicitaires
sont un bon moyen de savoir où on en est. Or, l’ar- gument de proximité et l’ori- gine française font vendre », constate Fabienne Delahaye.
Vraiment ? Apparemment, oui. Le Made in France repré- sente, selon l’Insee, 81 % de la consommation des ménages. Mais pareil taux recouvre une réalité hétérogène selon les produits. « La consommation en biens manufacturés inclut 64 % d’importations, voire plus de 85 % pour les biens fa-
90 % des Français/es considèrent la thématique du made in France comme importante pour l’avenir et 79 %
s’y intéressent de plus en plus (Ifop).
briqués. Cette part est même de 87 % pour la consomma- tion de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaus- sure », source Insee toujours. « Pour d’autres biens, cette part est plus faible : 40 % pour la consommation de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac. » Le reflet de la désindustriali- sation du territoire. « La part de l’industrie dans le PIB français a reculé de 20 points en 10 ans, rappelle Fabienne Delahaye. Ce qui correspond à un million d’emplois perdus. Ce phénomène déstabilise des territoires entiers. »
Autre enseignement de pa- reils chiffres : la méconnais- sance de ce que recouvre la définition du Made in France. « De nombreuses marques mettent en avant leur fabri-
cation française, alors que ce n’est pas toujours le cas », ob- serve Aymeric Vernhol, diri- geant de la manufacture hor- logère française Pequignet. Si les productions, hors alimen- taires, ne sont soumises à au- cune obligation de marquage, elles seront estampillées made in... ou « Fabriqué en... », sous réserve de respecter les règles codifiées par les ser- vices douaniers. Ces règles, dites d’origine «non préfé- rentielle », établissent la « na- tionalité » d’un produit quand « des facteurs de production provenant de plusieurs pays interviennent : composants, matières premières et diverses étapes de la fabrication », dixit le ministère de l’Écono- mie. Autrement dit, l’origine du produit correspond au pays où il a subi la dernière transformation substantielle.
]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[  Le label EPV, qui garantit aussi bien le sourcing que la qualification des salariés, produit un réel retentissement à l’international. Il apporte une crédibilité, une garantie de fiabilité – Aymeric Vernhol, montres Pequignet.
créer aujourd’hui
pratique
       Des « Entreprises vivantes du patrimoine »,
de la montre française au plafond tendu
Dès lors, la valorisation d’une production locale ou natio- nale passe par des indications ou des labels, qui apparaissent comme les seules garanties d’un processus de produc- tion essentiellement réalisé en France. C’est le cas des indi- cations géographiques (AOP, AOC, IGP, etc.) qui certifient des qualités d’un produit de par son origine géographique. C’est le cas également du la- bel Origine France garantie (OFG), attribué par un orga-
nisme indépendant. Son ca- hier des charges spécifie deux conditions à l’agrément : des caractéristiques essentielles en France (toutes les étapes importantes de transforma- tion y sont assurées). Puis 50 à 100 % du prix de revient unitaire du produit doivent être acquis en France. Lancé en 2010, ce label a été adopté par plus de 600 entreprises. Un autre, celui d’Entreprise du patrimoine vivant (EPV), est une marque de reconnais- sance de l’État qui distingue les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Le label, attribué après une
instruction rigoureuse, dis- tingue les métiers liés à l’art et à la culture, à la gastrono- mie, mais aussi les métiers industriels. La société Bar- risol Normalu, par exemple, concepteur du plafond tendu et leader mondial de ce mar- ché, a ainsi obtenu l’agrément EPV.
Pour les bénéficiaires du la- bel, la reconnaissance de leur savoir-faire apparaît comme un véritable levier à l’interna- tional. « Le label EPV, qui ga- rantit aussi bien le sourcing que la qualification des salariés, produit un réel retentissement à l’international. Il apporte
      ecoreseau.fr novembre 2019 | 55
]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
devant les collectivités terri- toriales (34 %) et loin devant l’État (9 %), comme soutien au MiF. « Voilà qui témoigne de l’intérêt relatif des dirigeants politiques pour cette ques- tion. À l’échelle nationale, les discours mentionnent l’industrie du futur, mais les acteurs actuels sont oubliés, déplore Fabienne Delahaye. Les collectivités territoriales en prennent conscience car elles voient, elles, des ter- ritoires entiers qui dépé- rissent. »
L’enjeu de la consomma- tion « française » est pour- tant de taille. Selon le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), rattaché à Matignon, une relocalisation en France de « 10 % de la consomma- tion de biens actuellement importés par les ménages » aurait pour effet la création de 150 000 emplois et générerait des recettes supplémentaires de l’ordre de 11,2 milliards d’euros. En conclusion de son étude publiée en juin 2018, le COE estime qu’il « est permis de considérer que ces créa- tions nettes d’emploi auraient un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie ». Alors, consommer « France » et le faire savoir ? À l’heure Pequignet ?
eLSA beLLAnGer
Dématique® & Gouvernance
INumérique et impacts environnementaux
     10 % de la consommation de biens actuellement importés par les ménages auraient pour effet la création de 150 000 emplois et généreraient des recettes supplémentaires de l’ordre de
11,2 milliards d’euros.
une crédibilité, une garantie de fiabilité », témoigne Ayme- ric Vernhol. « Ce qui compte aussi pour nous, c’est la cote affective associée au label et à la notion d’artisanat haut de gamme. » Fort de son label, la marque Péquignet se projette à l’international. Déjà pré- sente au Japon ou aux États- Unis, l’une des dernières en- treprises indépendantes de la filière horlogère française prépare des projets d’im- plantation sur les marchés du Mexique, de Hong Kong et de Singapour.
Relocaliser en France, source majeure d’emplois et de recettes Plus généralement, les entre- preneurs du Made in France saluent l’impact de cet engage- ment sur leurs résultats. Selon la première étude sur les en- jeux et les problématiques des entreprises du MiF, réalisée par Tudigo et le salon du MiF, ils sont 75 % à déclarer qu’il s’agit d’un « sujet d’intérêt fort pour les consommateurs ». 62 % assurent que le Made In France prend des allures d’« argument clé à l’impact direct sur les ventes ». Ces en- trepreneurs interrogés citent du reste les labels (à 58 %),
               Jean-marc
ncontestablement, le numé- et continue jour après jour, mais peu recommandables en matière seaux sociaux qui sont à l’origine rique et en premier lieu l’in- à quel prix vis-à-vis de l’environ- d’environnement. d’échanges de volumes de données formatique ont beaucoup nement ? La productivité ne cesse colossaux dont on se passait pour- apporté en matière d’automa- d’augmenter dans tous les do- A cela s’ajoute un phénomène de tant auparavant ! Plus récemment,
tisation en ce qui concerne la ges- maines, grâce, entre autres aux or- société lié à l’emploi de plus en plus le phénomène blockchain pour le-
rietsch
Expert international en dématique, président
du Digital Information Institute ou D2I
tion courante des organisations tant publiques que privées que ce soit dans le monde industriel, de la santé, de la finance, des assurances, sachant qu’en fait tous les secteurs sont désormais couverts. Mais il ne faudrait pas oublier pour autant le rôle de la mécanographie apparu à la fin du 19ième siècle bien avant les ordinateurs !
dinateurs et aux robots mais qu’en est-il de l’empreinte carbone ?
intensif du numérique, au début réservé à un usage professionnel mais désormais devenu le compa- gnon indispensable de chacun. Le meilleur exemple en est le smart- phone, aussi puissant sinon plus que les premiers ordinateurs et dont personne ne pourrait désor- mais se passer. Le monde du mul- timédia a également été profon- dément bousculé grâce ou à cause du numérique avec la possibilité de choisir son film à n’importe quelle
quel tout le monde s’entend sur sa gourmandise en matière énergé- tique et puissance de calcul.
A quand un ordinateur vert et sur- tout des réseaux numériques verts, soucieux de notre environnement ? Mais surtout ne devrait-on pas également veiller à diminuer notre consommation « inconsidérée » du numérique, la nouvelle énergie du 21e siècle mais pour combien de temps ? n
L’informatique est a priori un des
plus mauvais élèves en matière
d’environnement et ne peut donc
que s’améliorer en la matière mais
est-ce réellement le cas ? Construits
à partir de métaux lourds et rares,
ayant des durées de vies relative-
ment courtes voire très courtes,
difficilement recyclables, tout cela
fait de l’ordinateur et de ses dérivés
nécessaire à bon nombre de tâches   des instruments finalement très   heure du jour et de la nuit. Les ré-
Cette automatisation a déjà réduit considérablement la main d’œuvre
 56 |
novembre 2019 ecoreseau.fr
   ]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[ Le plus beau voyage est celui qu’on n’a pas encore fait.
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]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
  Congrès, salons, séminaires...
Les entreprises jouent leur image de marque
L’enjeu est on ne peut plus simple pour les entreprises : se différencier, marquer les esprits tout en ne laissant rien au hasard.
«La force du sa-   rencontre humaine, le voyage
lon reste la rencontre phy- sique. Pour
certains, c’est totalement ir- remplaçable : vous ne pourrez jamais faire déguster un verre de vin par l’intermédiaire d’un téléphone portable, aussi sophistiqué soit-il ! Je crois que plus on va vers un univers dématérialisé, plus le besoin de la rencontre phy- sique se fera sentir. » Signé le sociologue Bertrand Pulman, dans les colonnes du Monde. Le MICE – acronyme de mee- tings, incentive, conventions, events –, le TAG en fran- çais – Tourisme d’affaires de groupe – lui donne raison : la
 occupent une place de plus en plus importante dans la stra- tégie des entreprises. Dans le cadre d’un séminaire, d’une réunion ou d’un team buil- ding, il faut désormais penser et prévoir un thème qui s’ins- crive dans l’air du temps. Et ce sont le sport, la nature, la ville, la mer, l’atypique et la technologie qui attirent. Bref, l’événement d’entreprise, les séminaires ou, en bon fran- çais, les incentives, naguère tarte à la crème de la com interne, passages obligés de l’année, sont désormais res- sentis par la direction comme par les salariés comme de vé-
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business guide
L’événement d’entreprise, les séminaires ou, en bon français, les incentives, naguère tarte à la crème de la com interne, passages obligés de l’année, sont désormais ressentis par
la direction comme par les salariés comme de véritables moments de cohésion entrepreneuriale.
             ritables moments de cohésion entrepreneuriale. Près d’une PME sur deux utilise des plates-formes en ligne pour organiser ses voyages, mais plus de la moitié des grandes entreprises restent fidèles aux agences spécialisées globali- sées à l’instar d’un American Express Global Business Tra- vel.
ché le millésime de s’inscrire parmi les records d’affluence en France, première destina- tion des voyages d’affaires. Jamais le nombre de salons à Paris (446 en 2018) n’avait été aussi élevé avec près de 5 mil- liards d’euros de retombées économiques pour le terri- toire francilien. Les congrès ne sont pas en reste : la capi- tale, qui concentre plus des trois quarts des voyageurs « business » de l’hexagone, a hébergé pas moins de 1 192 manifestations de ce type.
Au centre, la mobilité
du collaborateur
Même le mouvement des gilets
jaunes, en 2018, n’a pas empê-   Le marché du voyage d’af-
   faires a sensiblement re-   Une étude du cabinet Epsa,
 monté la pente après avoir
connu les difficultés issues
de la crise de 2009. Pourtant,
« il ne s’agit plus de voyager
à tout prix, même si la ren-
contre physique reste impor-
tante pour signer un contrat.
D’autres outils ont pris le
relais, comme la visioconfé-
rence », pondère Michel Die-
leman, président de l’Asso-
ciation française du travel
management (AFTM). L’as-
sociation relève deux défis
majeurs auxquels le secteur
est actuellement confronté:
« Dans la réalité de son quo-
tidien, les travel managers
deviennent de plus en plus
des mobility managers. Ils
sont malheureusement en-
core trop peu à en recevoir le
titre. L’AFTM est justement là
pour accompagner les entre-
prises dans leur réorganisa-
tion qui doit mettre au centre
la mobilité du collaborateur.
C’est l’un des objectifs forts
de notre comité de dévelop-
pement composé d’acteurs
précurseurs en la matière. »   nements jouent, de plus en
publiée en septembre 2018 dans le cadre du salon spécia- lisé IFTM Top Résa, a indiqué que l’achat des déplacements professionnels via agence en baisse depuis dix ans avait repris des parts de marché en 2018. Désormais, les agences misent sur des outils mêlant simplicité d’utilisation et maîtrise de la dépense.
Développer
l’image de marque
De son côté, le marché du voyage événementiel a gé- néré 7,3 milliards d’eu- ros de dépenses des en- treprises françaises en termes de séminaires, de congrès et de déplace- ments« motivationnels »,soit une hausse de 4,2 % par rap- port à 2017, selon le cabinet Epsa. Le MICE représente en moyenne 26 % du bud- get déplacements des entre- prises. « Ce secteur se porte bien, avec une légère crois- sance. Les réunions et évé-
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]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[  plus, un rôle important dans la croissance et le développe- ment de l’image de marque des entreprises. On constate une recherche permanente de l’innovation : nouveaux lieux, formats repensés, prise de parole plus “aspiration- nelle”, l’utilisation des ré- seaux sociaux comme caisse de résonance », détaille Sté- phane Vallageas, président de GBTA – Global Business Travel Association – France. Et les enjeux ne manquent pas: ré-imaginer les formats des événements pour les rendre écoresponsables ou se différencier et maximiser l’expérience des participants. En définitive, les entreprises doivent proposer des événe- ments plus personnalisés, in- habituels et « mémorables ». 67 % des gestionnaires de voyages considèrent la per- sonnalisation du déplace- ment comme une priorité. L’intelligence artificielle de- vrait faciliter cette recherche du sur-mesure.
+ 14,5 %
progression du nombre de nuitées d’affaires, en Europe, entre 2015 et 2017, selon Eurostat. Ce taux avait chuté de 40,8 % entre 2008 et 2015.
Les chiffres clés
78 millions
nombre de nuitées d’affaires dans l’hexagone, en 2017. Il était de 53 millions environ en 2015.
- 2,5 %
baisse, selon la Direction générale des entreprises, du nombre de voyages professionnels par des résidents français en France, au premier semestre, par rapport à la même période en 2018.
business guide
pratique
   ecoreseau.fr novembre 2019 | 61
]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
     J’aime ma boîte
Pourquoi « J’aime Ima boîte » ?
l ne suffit pas à un avocat interve- nant dans les relations de travail de connaître le code du travail et les conventions collectives. Il doit perce-
voir pourquoi la rupture du contrat de tra- vail est rarement une délivrance : elle est le plus souvent un déchirement au point qu’un procès prud’hommal est l’un des plus pé- nible à supporter. Et pourtant, comment ex- pliquer à son avocat pourquoi « J’aime ma boîte » ?
Pour se trouver submergé, tôt le matin au sortir de la couette, dans la foule des trans- ports ? Non évidemment...
Pour guerroyer dans les nouveaux embou- teillages, louvoyer dans les ratés d’horaires de la SNCF ou de la RATP ? mais non... Pour risquer le vertige face aux questions les plus inattendues des N++, celles qui font flageoler vos certitudes ? non encore non ... Pour affronter le stress des appels d’offres, les risques de dérapages de délais, les me- naces d’écueils imprévus dans une com- mande ou les conséquences d’erreurs sou- vent consternantes ? surtout pas...
Pour subir les frottements inévitables avec les humeurs ou les caprices des collègues ? Oh la la non !
Mais.... Mais pour les « bonjours » à l’arri- vée, même si certains sortent étouffés d’un face à face avec un écran ...
Mais pour les échanges, véritables brains- tormings entre collègues, chacun cherchant à qui mieux mieux la meilleure idée pour surprendre le client, améliorer la réponse à l’appel d’offres, amadouer le fournisseur... Mais pour le sentiment de réussite, même ténu, qui suit une initiative risquée mais perspicace...
Mais aussi pour les moments d’accalmie voire de papotages avec le voisin de bureaux, d’atelier : eh oui c’est aussi ça « ma boîte ».
Ce sont tous ces « mais.. » qui font que « j’aime ma boîte ». Tous ces « mais... » font que la rupture du contrat de travail n’est pas qu’une affaire de salaire ou de carrière ; elle est surtout une déchirure avec les liens hu- mains créés et entretenus souvent de longue date dans l’univers de « ma boîte ». n
mAÎTre CATHerIne CHATeL.
L’achat des déplacements professionnels via agence en baisse depuis dix ans a repris des parts de marché en 2018. Désormais,
les agences misent sur des outils mêlant simplicité d’utilisation
et maîtrise de la dépense.
Lille Grand Palais en met plein les yeux
Au cours des dernières dé- cennies, les attentes des voya- geurs business ont fortement évolué. La réussite du séjour ne se résume plus à la facilité de réservation ni au confort des équipements : l’heure est aux expériences de voyage créatives et connectées. Le secteur du voyage d’affaires est ainsi considérablement impacté par l’arrivée des millenials sur le marché du travail. Ultra-connectée, ad- dict au mobile, cette généra- tion de digital natives pousse les établissements hôteliers à se réinventer, tant dans le parcours client que dans les équipements mis à disposi- tion dans les chambres d’hô- tel. Même si les générations précédentes constituent en- core la majeure partie des voyageurs business, les pro- fessionnels de l’hôtellerie ont fort intérêt à intégrer dans leur stratégie d’acquisition les nouvelles attentes des Y et des Z.
L’Île-de-France,
un pôle d’attractivité Lieux d’échanges et d’innovation, mais surtout lieux de rencontres entre professionnels, entre entre- preneurs et investisseurs, entre clients et fournisseurs, les centres d’exposition et
de congrès participent à la dynamique économique et
au développement territorial de Paris, plus largement de
la région francilienne et de
la France. « Avec environ
700 000 m2 d’espaces cou- verts, Paris Île-de-France propose la première offre de surfaces d’exposition en Eu- rope, des équipements riches et variés de toutes tailles répartis de façon équilibrée sur l’ensemble du territoire », aime à rappeler Didier Kling, président de la CCI Paris Île- de-France.
Parmi les centres majeurs ca- pables d’accueillir de grands événements nationaux et in- ternationaux, on citera pêle- mêle Paris Nord-Villepinte, Paris Expo Porte de Ver- sailles, Paris Le Bourget, le Palais des congrès de Paris... Les centres de taille intermé- diaire concernent la Grande halle de la Villette, Business
         « Lille Grand Palais est expert dans l’organisation de congrès de toute typologie, à visée nationale ou internationale », plaide Mathillde Pimont, directrice communication du site. De vrais atouts lui donnent raison : 4 auditoriums de 400
à 4 500 places dont un Zénith Aréna de 4 500 places « assis », 28 salles de commission de
20 à 1 000 personnes avec 39 configurations possibles, des espaces polyvalents, un rooftop à proximité des auditoriums et des salles de commission pour l’organisation d’expositions, ateliers, conférences, petits- déjeuners, déjeuners ou cocktails en parallèle du congrès. Mathilde Pimont :
« L’architecture avant-gardiste offre au bâtiment une très grande modularité capable de réunir sous le même toit un Palais des congrès, un Parc des expositions et un Zénith Arena pour des événements simultanés de 20 à plus de 20 000 personnes. L’organisation
intérieure du bâtiment pensée par l’architecte Rem Koolhaas procure une circulation extrêmement fluide entre
les espaces. » Depuis peu,
la façade exposition de
Lille Grand Palais s’illumine de manière pérenne. Pour accompagner cette prouesse technologique, un partenariat avec Caribou Concept a mis en place plus de 90 000 LED, pilotables une à une, sur
une surface de 1 500 m2. Une première en France pour une surface aussi importante. Tous les soirs, le show commence dès que le soleil se couche jusqu’à 1 heure du matin puis de 6 heures à 9 heures. La façade s’adapte également aux manifestations. Parmi
les nombreux événements à l’agenda 2020, le FIC (le Forum international cybersécurité du 28 au 30 janvier), Art Up (la foire d’art contemporain du 5 au 8 mars) ou encore le Congrès de pédiatrie (du 3 au 5 juin).
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]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
    Solutions by Disneyland Paris, le Paris Event Cen- ter, le Parc floral de Paris, l’Espace Jean Monnet, l’Es- pace Champerret, les Docks de Paris, le Carrousel du Louvre... Enfin les « petites surfaces » incluent l’Espace Grande Arche, le Palais des congrès Paris Saclay, la Mai- son de la mutualité, la Cité des sciences et de l’industrie Universcience, l’Espace Cha- renton, la salle Wagram, le Palais Brongniart, le Palais des congrès d’Issy, le Palais des congrès de Versailles, la Chesnaie du Roy...
Paris Nord Villepinte (246 312 m2) s’impose au- jourd’hui comme le plus grand site d’exposition et de congrès national et le 6e plus grand parc d’Europe derrière Messe Frankfurt (393 838 m2), Messe Hanno- ver (392 453 m2), Milan Rho Pero (345 000 m2), Koeln- messe (284 000 m2), Moscou Crocus Expo (254 960 m2) et Messe Düsseldorf (248 580 m2). La compétition à laquelle se livrent les sites d’exposition et de congrès à l’échelon international ne se limite pas à une course au gigantisme. Les visiteurs, exposants et congressistes exigent également plus d’in- novations, de services et de confort. Pas étonnant si plu- sieurs sites franciliens ont lancé des travaux de rénova- tion depuis quelques années.
Le choix fondamental de l’hôtel
Poste stratégique par excel- lence dans un déplacement, l’hébergement à l’hôtel revêt une importance capitale. Face à une offre pléthorique, com- ment assurer les bons choix pour atteindre ses objectifs business ? La sécurité arrive en tête des préoccupations des entreprises, pas question de négliger cet aspect. Autre tendance : « Les voyageurs d’affaires aiment allonger leur séjour, que ce soit avant ou après l’événement pour lequel ils se déplacent. Pour répondre à cette demande, de plus en plus d’hôteliers créent des forfaits qui al- lient affaires et agrément », explique Julie Payeur, ana- lyste en veille stratégique.
Les entreprises doivent proposer des événements plus personnalisés, inhabituels et « mémorables ». 67 % des gestionnaires de voyages
considèrent la personnalisation du déplacement comme une priorité.
Arnaud Faucher, directeur du salon Heavent Paris (26-29 novembre) « Chaque expérience est unique »
      L’édition 2019 annonce-t-elle des ruptures ?
Heavent Paris 2019 sera plus riche
en innovations. Nous accueillons cette année beaucoup de nouveaux exposants en plus de tous les acteurs majeurs du secteur déjà présents. Tenez, notre zone Digital & nouvelles technologies continue de grandir,
elle héberge une kyrielle de start-up. L’espace Lieux & Traiteurs comporte une quinzaine de rendez-vous de plus que par le passé, et je vous garantis que certains sont totalement inédits ! On retrouvera bien évidemment ce
qui fait le succès de Heavent chaque année : ses 30 conférences, plus de 70 speakers experts de nos métiers, les deux soirées pour retrouver tous les acteurs, les Grand Prix Heavent Paris, les Vénus de l’innovation et surtout... toutes les innovations et le savoir-faire des exposants, bien souvent présentés en avant-première sur le salon.
Quelles sont les grandes tendances du secteur ?
Depuis plusieurs années, nous sommes rentrés dans l’ère de l’expérience et, par essence, chaque expérience doit être unique. Il est donc impératif pour les organisateurs d’événements de s’imprégner des dernières nouveautés et actualités de leurs fournisseurs.
De mon point de vue, la principale tendance réside dans la généralisation de l’utilisation de tous les outils à la disposition des organisateurs pour créer des événements de plus en plus complets, qui intègrent la data, la scénographie, le design sonore ou un format de conférences disruptif...
Quelle est la portée des prix décernés ?
Le salon a toujours été orienté vers le contenu. Nous récompensons
à travers deux trophées le savoir- faire des exposants. Les Vénus de l’innovation mettent à l’honneur le premier soir les innovations produits des exposants. C’est un excellent moyen de mettre en lumière ce que nos exposants ont pu développer. Puis le Grand Prix Heavent Paris consacre la performance des prestataires pendant un événement. Sur ce trophée, c’est le savoir-faire et la réalisation qui sont pris en considération.
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]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
La baule et son Palais des congrès Atlantia, destination de choix
De nombreux hôtels ont adapté l’aménagement pour répondre aux besoins des voyageurs d’affaires.
Par exemple, des lobbys plus adaptés, des espaces de travail collaboratif plus stimulants.
De nombreux hôtels ont   Séminaires : des
                  un hôtel de 900 chambres
à deux pas du centre de congrès. Le tout à 2 h 45
de TGV de la capitale et à 45 minutes de l’aéroport Nantes-Atlantique. Au-delà de l’image d’Épinal d’une ville qui se résume à ses longues plages et à ses spas, La Baule propose une approche « bien-être et environnement privilégié ». Un environnement de confort, mais également
un territoire économique labellisé French tech et qui bénéficie du dynamisme
de la métropole Nantes- Saint-Nazaire et de son pôle industriel d’excellence. Autres arguments de poids en faveur de la destination : le«toutàpied»et l’engagement d’un territoire et de ses équipements en
matière de développement durable. Engagement certifié par l’obtention du label de reconnaissance internationale Pavillon Bleu en 2019 par La Baule. Quant au Palais des congrès Atlantia, il s’agit du premier site en région à décrocher la certification ISO 20121, en sa qualité de lieu d’accueil écoresponsable, déjà certifié par la charte qualité
et développement durable France Congrès.
adapté l’aménagement pour répondre aux besoins des voyageurs d’affaires. Par exemple, des lobbys plus adaptés, des espaces de tra- vail collaboratif plus stimu- lants. « De plus en plus, les voyageurs d’affaires ont be- soin d’être accompagnés par la technologie et l’apprécient davantage », souligne Julie Payeur. Le numérique, sur- tout, orchestre l’événement dans la durée. Plusieurs éta- blissements voient de nom- breux avantages à accélérer l’enregistrement, à propo- ser des chambres « intelli- gentes » ou à offrir des tech- nologies nouvelles, comme le paiement virtuel ou la re- connaissance faciale. « Cer- tains hôtels ont même choisi d’adapter le menu de leurs restaurants ou de miser sur leur centre de conditionne- ment physique ou sur des cours de yoga pour rappe- ler aux voyageurs d’affaires qu’ils peuvent maintenir leur équilibre de vie. »
réunions « cadrées » sur deux jours
Face à la révolution numérique, le séminaire affiche sa résistance. Certes, les « conf calls » et réunions Skype se développent, mais quand il s’agit de motiver ou remercier ses collaborateurs, le format séminaire reste plébiscité. Bien sûr, dans un monde où tout va toujours plus vite, « l’expérience » et l’efficacité sont de rigueur. Il faut surprendre son hôte, lui proposer des activités ludiques marquantes. Prestige Sodexo organise par exemple des réunions en bateau à Paris, sur la tour Eiffel ou au Lido. Pernod Ricard, lui, ouvre son vaste domaine dans la vallée de Chevreuse à ses collaborateurs. Rien de mieux pour souder une équipe ! Pour autant, constatent les professionnels, le temps est compté et la durée des séminaires
          La Baule, membre du « club des plus belles baies du monde », ne manque pas d’arguments pour attirer congrès et conventions professionnelles. Cette « pièce maîtresse » et atout majeur de La Baule Événements qu’est le Palais des congrès Atlantia s’impose comme un incontournable du voyage d’affaires. Le site propose aux visiteurs 3 500 m2 d’espace modulable, un auditorium de 900 places, une série d’équipements d’animation culturelle ou encore
New York reste en tête
des 20 villes préférées des voyageurs d’affaires selon l’étude menée par Egencia, qui a recueilli les données sur les réservations de
vol et les tendances de réservation des petites et moyennes entreprises et des multinationales dans plus de 60 pays, entre le 1er janvier 2014 et le 31 mai 2018. Big Apple est suivie de près par
Londres et Paris. « Ces trois premières villes illustrent
la nature globale du voyage d’affaires aujourd’hui », résume Andrew Dyer, vice- président du service Global Supply de la marque Egencia. Plusieurs villes d’Asie figurent dans le top 20 dont Shanghai (4e), Singapour (6e), Hong Kong (8e), Tokyo (9e) et Séoul (20e).
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Paris, plaque tournante du voyage d’affaires
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]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
   Prestige Sodexo organise par exemple des réunions en bateau à Paris, sur la tour Eiffel ou au Lido. Pernod Ricard, lui, ouvre son vaste domaine dans la vallée de Chevreuse à ses collaborateurs.
Trois questions à Carole Misset
« La moitié de nos “pensionnaires” viennent de l’extérieur »
Soucieux de concrétiser le partage de la convivialité, son objectif majeur, Pernod ricard a lancé un vaste campus dédié aux séminaires et au team-building.
n’excède guère deux jours. Dans ce cadre, les entreprises privilégient, quand elles le peuvent, le tout-en-un. De plus en plus de CAC 40 louent le campus de Pernod Ricard pour leurs propres séminaires avec comme triple objectif de bénéficier de la convivialité propre au numéro deux mondial des spiritueux, de son savoir- faire pratique, mais aussi d’une infrastructure dédiée. Pas de perte de temps entre les moments de travail, intimes et ludiques puisque tout est regroupé au sein du château. « Les collaborateurs extérieurs plébiscitent notre offre de séminaire. Ils sont ravis de partager l’expérience Pernod Ricard et sentent leur esprit d’équipe renforcé. Preuve de notre succès, certaines entreprises du CAC 40 viennent nous rendre visite chaque mois », se félicite Carole Misset, la directrice du campus Pernod Ricard à La Voisine (lire interview). JonATHAn nAHmAnY
AveC P.J. LePAGnoT eT A.beLGHITI ALAoUI
Néologisme fort en vogue, calqué sur l’anglais aspiratio- nal : tous les discours publici- taires qui jouent sur ce à quoi aspire la cible.
      Pernod ricard est l’une des rares multinationales françaises à disposer d’un campus de cette ampleur, comment ce projet est-il né ?
Le campus a été ouvert en 2017 sur le Domaine de La Voisine, château historique du groupe acquis en 1954 par Paul Ricard, fondateur de Pernod Ricard. Ce domaine était principalement utilisé par des séminaires de direction, quelques fois dans l’année. Notre ambition a été d’ouvrir ce cadre unique, 170 hectares dans la Vallée de Chevreuse, à tous nos salariés. Surtout, nous voulions qu’ils et elles qu’ils soient content/es de s’y retrouver.
Pourquoi avoir choisi de l’ouvrir à d’autres sociétés ?
Le partage de la convivialité constitue une valeur cardinale du groupe. Et puis nous pensons que les rencontres de plusieurs univers sont enrichissantes pour tous,
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raison pour laquelle environ la moitié de nos « pensionnaires » viennent de l’extérieur.
Le succès est au rendez-vous, comme en témoigne le taux global de satisfaction qui s’élève
à 99 %.
Que viennent rechercher les entreprises dans votre campus ?
Au-delà de la convivialité, ils plébiscitent
le cadre bucolique mais aussi la qualité
de nos prestations. Le château est neuf et
ses installations sont high-tech. Avec notre partenaire Chateauform, nous offrons une prestation « tout compris » avec un couple d’hôtes et un chef dédié. Nos invités apprécient également nos activités de détente. Piscine, terrain multisport tennis, golf 18 trous à proximité et, bien sûr, un bar où l’on retrouve tous les spiritueux du groupe.
ProPoS reCUeILLIS PAr P. J. LePAGnoT
    ]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[                                      Benoît à fond entre deux réunions
              www.boosteurdebonheur.besancon.fr
                             © Agence MMAP – 343 094 470 RCS Lyon – photo : J.-C. Sexe – Grand Besançon Métropole
]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[            pratique
business guide
   Affaires de cadeaux, 26, 27, L 28 novembre, Porte de Versailles
a conjoncture incer- taine ne fait rien à l’af- faire : le monde des affaires ne saurait se
Faucher, directeur du salon Af- faire de Cadeaux – les 26, 27 et 28 novembre à Paris, Porte de Versailles. Le rendez-vous in- dispensable. Pour la dixième année consécutive, marques, jeunes entreprises, créateurs et distributeurs présenteront leurs produits et solutions. On l’a compris, le temps du cadeau d’affaires offert à la veille des fêtes de Noël a vécu. Ils se gé- néralisent au long de l’année. De la boîte de chocolats en pas- sant par la bouteille de vin ou de champagne, la gamme s’est étendue aux produits high- tech, à la maroquinerie et aux séjours.
Attention au fisc
Gâter ses prospects ou ses sa- lariés obéit à des règles d’en- cadrement que les éditions législatives Francis Lefebvre rappellent à bon escient : le ca- deau client constitue une dé- pense déductible du résultat (donc de l’impôt sur les socié- tés) s’il est consenti dans l’inté- rêt direct de l’entreprise et que sa valeur n’est pas excessive. À défaut, l’administration le ré- intégrera dans les dépenses. Si la somme de l’ensemble des ca- deaux dépasse 3 000 euros par an – seuil plutôt bas –, l’entre- prise doit remplir un relevé des frais généraux pour les sociétés ou, pour les entreprises indi- viduelles, la liasse fiscale. Sans cette déclaration, les amendes prévues par l’article 1763 du CGI sont applicables – 5 % du montant des sommes ne figu- rant pas sur le relevé, amende réduite à 1 % lorsque ces frais sont déductibles. Bon à savoir, une société va récupérer la TVA
     Cadeaux
passer de la mode des affaires.
Le cadeau scelle la relation
client. Quand les marchés sont
tendus comme lorsque le bu-
siness roule. Moralité : le sec-
teur du cadeau d’affaires se
porte à merveille ! Il est primor-
dial de fidéliser sa clientèle, ré-
compenser ses bons clients et en
attirer de nouveaux. Remplacez
« clients » par « partenaires » et
« collaborateurs », et la formule     lorsque le prix de revient ou
d’affaires,
du séjour
de prestige
à l’impression
Les sociétés françaises plébiscitent plutôt les objets prestigieux et de qualité, à commencer par les vins et les spiritueux, les produits gastronomiques et les coffrets gourmands.
s’applique pareillement. Surtout     d’achat du cadeau offert est de
 personnalisée
  Plus que jamais, les cadeaux d’affaires se révèlent indispensables. Qu’il s’agisse de gratifier des collaborateurs ou favoriser des clients, l’objet doit répondre à trois exigences : qualité, personnalisation et valeur éthique.
dans un contexte toujours plus concurrentiel. On appelle ça incentive, en bon français mo- tivation. « Les cadeaux d’af- faires et objets publicitaires tiennent donc toujours un rôle incontournable. Ils véhiculent chacun un message bien pré- cis et envoient des signes forts au marché », confirme Arnaud
69 euros TTC maximum par an et par bénéficiaire.
Prestige et qualité
Monde feutré... Les sociétés qui utilisent ce levier de fidélisa- tion ne tiennent généralement pas à communiquer sur le sujet.
       70 |
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]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[                                                  LE TOUQUET
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]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Dernier acte fort de l’association
Relais & Châteaux : proposer des coffrets cadeaux exclusivement issus de plastiques recyclés...
         Les exposants présents chez Af-
faires de Cadeaux se montrent
heureusement plus loquaces :
oui, les sociétés françaises plé-
biscitent plutôt les objets presti-
gieux et de qualité, à commencer
par les vins et les spiritueux, les
produits gastronomiques et les
coffrets gourmands. Suivent
les accessoires de bureau et les
produits high-tech. Mais les
séjours commencent à avoir
le vent en poupe, comme l’ex-
plique Alexandre Escolle, di-
recteur commercial-cadeaux &
entreprises chez Relais & Châ-
teaux. « Notre pôle cadeaux
d’affaires progresse chaque an-
née pour atteindre un chiffre
d’affaires d’environ 22 millions
d’euros, dont 90 % sont réalisés   sur la qualité des prestations of-
fertes afin de proposer une ex-   citoyenne du festival. Dernier
en France. » Ce marché est international puisque les trois principales zones clientes sont les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. « Avec nos 590 hôtels, nous sommes présents dans 62 pays, mais les clients, Français ou étrangers, privi- légient le plus souvent l’un de nos 150 Relais & Châteaux im- plantés en France. Les lieux les plus recherchés ? Chantilly, le Morbihan, la Bourgogne ou en- core la Cote d’Azur. »
 Le boom
du séjourde luxe
Pour tirer son épingle du jeu sur le marché ultra-concurren- tiel des coffrets cadeaux, Relais & Châteaux compte bien sûr
périence unique. L’association est ainsi le leader de la « box » sur le secteur du b-to-b devant Wonder Box et Smart Box, lea- ders en b-to-c. Quels sont les heureux élus qui passeront un séjour d’exception ? Alexandre Escolle distingue deux types d’invités à égalité : les colla- borateurs et les clients à fidé- liser. « Un séjour est souvent la récompense du travail an- nuel du salarié, de sa capacité à avoir relevé un challenge. À cet égard, les entreprises clientes agissent autant dans l’industrie que dans les services. » Relais & Châteaux s’appuie sur sa no- toriété pour conquérir de nou- veaux clients. « Il n’est pas rare qu’un dirigeant qui vient de séjourner chez nous à titre per- sonnel nous choisisse ensuite pour ses cadeaux d’affaires », observe Alexandre Escolle. Le même levier a de quoi s’appli- quer à toutes les chaînes de prestige... À l’image du reste du secteur de l’hôtellerie, l’as- sociation des hôtels R&C a di- versifié son offre. Ses proposi- tions commencent à 100 euros, mais dépassent les 4 000 euros pour du sur-mesure, sachant que le budget moyen est d’en- viron 450 euros. Relais & Châ- teaux a développé sur son site un module « cagnotte » pour les cadeaux communs.
acte fort de l’association R&C : proposer des coffrets cadeaux exclusivement issus de plas- tiques recyclés...
Personnaliser sur place
Cette recherche de l’expérience client, de la personnalisation et de la consommation res- ponsable n’est pas propre aux cadeaux de luxe comme les sé- jours. Ces thèmes se retrouvent en réalité dans tout type de ca- deaux, comme le constate Carol Dufour, responsable communi- cation chez Oki, un géant japo- nais de l’impression basé à Run- gis. « Nos clients souhaitent de plus en plus commander de pe- tites séries mais régulièrement et à des coûts très intéressants. Notre technologie unique nous permet de nous adapter à cette volonté de personnalisation. » Le groupe sait ainsi dans un temps record et à moindre coût réaliser une petite série de t-shirts, de stylos ou de porte- clés pour un cadeau d’affaires particulier. « L’enjeu est d’im- portance, auparavant, il était impossible de personnaliser un objet pour une seule personne, et encore moins par exemple, trois objets différents, comme du textile, un carnet et un sty- lo. Grâce à notre technologie, c’est chose faite », souligne la responsable communication. Oki confirme enfin le souhait des entreprises de privilégier le développement durable. « Les sociétés évitent au maximum d’utiliser par exemple du coton chinois. Elles ont tendance à se tourner vers les petits produc- teurs de leur région afin d’offrir une vraie différentiation avec des produits très originaux. La demande pour des cadeaux personnalisés et fabriqués loca- lement est véritablement explo-
  Notre interlocuteur a bien
compris l’engouement crois-
sant pour une consommation
plus citoyenne et responsable.
« Nous mettons l’accent sur les
partenariats éthiques et mili-
tants. » À l’image de leur col-
laboration avec la plate-forme
Food for Change du mouve-
ment Slow Food, la Journée de
l’Océan, pour une pêche du-
rable en favorisant l’utilisation
de poissons méconnus, ou en-
core en soutenant l’initiative   sive. » PIerre-JeAn LePAGnoT
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]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[                                                    pratique
business guide
Flottes d’entreprises
un peu plus vers des catégories de modèles plus petites ou des versions moins puissantes. Mais ce ne sera qu’un préalable à l’in- troduction dans les flottes de modèles électriques et hybrides.
Vers une multiplication
de l’offre électrique
Selon l’ONG T&E (Transport & Environnement) basée à Bruxelles, le nombre de véhi- cules électriques ou hybrides proposés à la vente et annon- cés par les constructeurs va croître de près d’une trentaine de véhicules par an à partir de 2020 et passera de 176 à 333 modèles d’ici à 2025 dont 172 purement électriques. T&E sou- ligne que dans le même temps, les voitures hybrides rechar- geables interviendront comme une technologie de transition pour que les constructeurs au- tomobiles tiennent leurs objec- tifs CO2 de 2020-2021 et que l’offre en véhicules électriques progresse plus rapidement. D’ici là, c’est PSA qui devrait marquer 2020 avec le lancement de la nouvelle Peugeot 208 en version électrique. Cette e-208 est équipée d’un moteur élec- trique de 136 ch et dispose d’une autonomie promise de 340 km. Mais c’est le domaine des voi- tures hybrides rechargeables que le groupe automobile français va exploiter avec le lancement de nombreuses versions. Il en ira ainsi de la Peugeot 508 hy- bride commercialisée fin 2019 et annoncée pour une consom- mation de 2,2 l/100 km et pour 40 km d’autonomie électrique. L’idée, naturellement, reste de disposer de ces 40 km d’auto- nomie électrique pour un usage domicile-travail (à condition de recharger ses batteries quo- tidiennement) et de faire appel à l’énergie thermique de son moteur essence pour exécuter occasionnellement de plus longs trajets.
Électrique ou hybride : quel choix pour les
flottes ?
Dans ce même esprit, le SUV Peugeot 3008 adoptera une technologie moteur de 300 ch et disposera d’une autonomie de 50 km en énergie électrique seule. Toujours chez PSA, le DS7 Crossback sera proposé en fin d’année en version e-Tense. Cette version hybride rechar-
Longuement négociée   parc des entreprises va s’orienter
mais toujours en dis- cussion entre les deux chambres parlemen-
taires, la Loi d’orientation sur les mobilités – les droits de LOM – devrait être adoptée à l’au- tomne. Avec elle, son cortège de mesures de réduction de la pol- lution dans les agglomérations et l’émergence de nouveaux modes de déplacement. Pour in- citer, la LOM introduit diverses mesures, à commencer par la fin programmée des véhicules ther- miques en 2040 et, d’ici là, l’obli- gation, dès 2022, de « verdir » les parcs de véhicules des flottes d’entreprises. Le dispositif en- visagé s’exprime ainsi : lors du renouvellement annuel de leur flotte, toutes les entreprises gé- rant un parc de plus de 100 voi- tures particulières devront inté- grer une part minimale de 10 % de véhicules à faibles émissions à partir du 1er janvier 2022. Cette part montera à 20 % en 2024, 35%en2027puis50%en2030. En attendant, les dirigeants d’en- treprise auront aussi à prendre en compte le futur malus écolo- gique. Car les discussions bud- gétaires sur ce sujet vont devoir tenir compte de l’introduction en 2020 du nouveau protocole d’homologation WLTP (World- wide harmonized Light vehicles Test Procedures). Lequel mesure les consommations et les émis- sions polluantes de façon plus réaliste, ce qui devrait conduire à des valeurs d’émissions de CO2 25 % plus élevées que celles affichées jusqu’ici sur les voi- tures neuves. Difficile d’imagi- ner que les entreprises acceptent une majoration subite de 25 % des émissions de CO2 sur les nouvelles voitures introduites dans leurs parcs ! D’autant que toute la fiscalité des flottes d’en- treprises est assise sur les paliers d’émission de CO2 de leurs véhi- cules. Dès lors, le choix de nou- veaux modèles à intégrer dans le
  Verdir les parcs, c’est l’heure
Rester au carburant liquide ? Passer à l’électrique ? À l’hybride ? Et pourquoi pas, à l’hydrogène ? Ce n’est pas une loi de Finances 2020 plutôt floue
et la future LOM (loi d’orientation des mobilités) qui tranchent de par l’ambiguïté qu’elles laissent planer sur les avantages de l’un des modes ! Aux gestionnaires de flottes de se faire une idée à l’heure où les nouveaux modèles électriques et hybrides apportent des réponses.
  Avec la loi LOM, un cortège de mesures de réduction
de la pollution dans les agglomérations et l’émergence
de nouveaux modes de déplacement. Pour inciter,
la LOM introduit diverses mesures, à commencer par la fin programmée des véhicules thermiques en 2040 et, d’ici là, l’obligation, dès 2022, de « verdir » les parcs de véhicules des flottes d’entreprises.
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   ]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                       Louée soit la nouvelle mobilité
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      ]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
et l’hydrogène ?
Il fut le carburant de la conquête spatiale, mais l’hydrogène sera-t-il celui de la conquête des flottes ? On a vu apparaître la
pile à combustible sous forme de Toyota Mirai
et la Honda Clarity Fuel Cell et ses qualités (conduite, pollution nulle, ravitaillement express)
ne sont pas minces. Puis le Hyundai Nexo a renoué avec l’agrément tout court. Mais à quel prix
(72 000 euros la Nexo) ! Les tarifs baisseront, disent les constructeurs, à partir de 2020.
Quant à l’hydrogène, composant essentiel de l’univers, il doit s’extraire à partir du gaz naturel... au prix du rejet de CO2 ! On en revient aux carburants fossiles. L’hydrogène
vert ? Il s’obtient par électrolyse de l’eau. Encore
geable du SUV premium de la
marque DS se dote d’un moteur
thermique essence de 200 ch
et de deux moteurs de 80 kW,
l’un à l’avant, entre le moteur et
la boîte de vitesses, l’autre sur
l’essieu arrière, de quoi assurer,
couplés, une fonction 4x4. Ce
SUV disposera d’une autono-
miede50kmenmode«zéro
émission ». Enfin, Citroën pro-
posera le nouveau SUV C5 Air-
cross aux entreprises dans une
version hybride rechargeable
de 225 ch, alimentée par un
moteur essence de 180 ch et un
système électrique de 80 kW. Il
disposera d’une autonomie élec-
trique de près de 50 km et d’une
consommation de 2 l/100 km.
Autant de nouveaux mo-
dèles qui affichent des niveaux
d’émissions de CO2 très bas et
qui trouveront sur leur chemin
des modèles déjà bien installés
sur le marché. Il en va ainsi du
Mitsubishi Outlander PHEV. Ce
SUV hybride rechargeable vient
de faire peau neuve et affiche des
émissions de CO2 de 40 g/km
pour une autonomie de 54 km
en mode électrique. Sa finition
business destinée aux entre-
prises ainsi que deux modes de
conduite supplémentaires (sport
et neige), agrémentent l’offre.
Autre modèle déjà commer-
cialisé avec succès, la nouvelle   annoncé pour une consom-     mission intégrale et une puis-
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 faut-il en nourrir la pile à combustible qui produira... de l’électricité. Avec un rendement inférieur à la batterie.
Reste la production, forcément sur place pour éviter le transport, mais une pompe à hydrogène
à 1 million d’euros est à comparer aux 50 000 euros d’une pompe de recharge électrique rapide... Moralité : l’hydrogène n’intéresse que les
flottes d’entreprises,
ce que concrétise le Plan hydrogène du gouvernement. Objectif : 20 000 à 50 000 véhicules utilitaires légers et 800
à 2 000 véhicules lourds, alimentés par 400 à 1 000 stations de production d’hydrogène locales, à horizon 2 028. Soit, au mieux, 0,12 % du parc roulant français...
L’hydrogène n’intéresse que les flottes d’entreprises, ce que concrétise
le Plan hydrogène du gouvernement. Objectif : 20 000 à 50 000 véhicules utilitaires légers et 800 à 2 000 véhicules lourds, alimentés par 400 à
1 000 stations de production d’hydrogène locales, à horizon 2028.
        Toyota Corolla hybride tente     mation de 4,1 l/100 km et des   sance de 408 ch, il est annon-
   de renouveler dans le segment des berlines compactes le suc- cès déjà obtenu par Toyota dans le segment des citadines avec la Yaris dont la version hybride a supplanté les ventes de versions diesel. Cette nouvelle Corolla n’est ainsi proposée qu’en ver- sion hybride de 122 ou 180 ch. Elle est homologuée pour seu- lement 75 g/km d’émissions de CO2.
émissions de 96 g/km de CO2. Dans ce registre des modèles premium, Mercedes s’apprête à dévoiler sa Classe A en version hybride. Dotée d’un moteur 1.3 essence de 163 ch épaulé par un moteur électrique de 102 ch, cette berline compacte dis- pose d’une puissance cumulée de 200 ch et propose une au- tonomie électrique de 70 km en roulant jusqu’à 140 km/h. En attendant son lancement, la marque à l’étoile propose aux flottes d’entreprises ses berlines Classes E et C en version hy- bride essence ou diesel. En hy- bride diesel, la Classe E 300de dispose ainsi de 30 km d’auto- nomie électrique et d’un taux d’émission de CO2 de 44 g/km. Mais chez Mercedes, c’est le lan- cement du nouveau EQC 100 % électrique qui fait l’objet de toute l’attention de la marque. Cet élé- gant SUV constitue le premier pas de Mercedes dans l’univers électrique. Avec une trans-
cé pour 450 km d’autonomie. Enfin, il va de soi que cette tech- nologie hybride rechargeable est tout à fait adaptée aux SUV tel que le BMW X5 proposé en version hybride rechargeable sous l’appellation xDrive45e iPerformance. Cette version « électrifiée » aligne un total de 394 ch et dispose d’une autono- mie tout électrique de 80 km. À ses côtés dans la gamme BMW, figure la berline 330e. Une rou- tière hybride rechargeable qui prend ici des allures de sportive puisqu’elle affiche 252 ch, 60 km d’autonomie électrique mais réalise aussi le 0 à 100 km/h en seulement 6 secondes avec sa fonction XtraBoost. Dans le même temps, ce modèle est ho- mologué pour une consomma- tion de 1,7 l/100 km et des émis- sions de 39 g/km de CO2. Autant dire que la technologie hybride devrait faire des heureux parmi ses futurs utilisateurs. JeAn-PIerre LAGArDe
L’hybride au secours
des modèles premium Lexus, la marque premium de Toyota, profite également de l’engouement en faveur des versions hybrides pour décli- ner sa gamme vers le bas. D’où le Lexus UX 250h, qui se veut un petit SUV compact high- tech et luxueux. Il est équipé d’un moteur essence de 146 ch, doté d’un couple de 180 Nm, lequel, associé au système élec- trique, fournit une puissance totale de 178 ch. Ce modèle est
 ]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[                   ACHETER, VENDRE, LOUER, INVESTIR, GÉRER
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 ]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      pratique
briefing rh & formation par Geoffroy Framery
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Le spécialiste du bu-
siness
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la transformation numérique et des impacts de la loi Pacte.
Travailler autrement
Patrick Levy-Waitz
Président de la Fondation Travailler Autrement, PDG d’ITG, leader du portage salarial
on se ligue
  mentoring, s’associe avec In Extenso, groupe spécialisé dans l’expertise comptable et Audencia Business School pour lancer la formation Corporate MBA Mana- ger-directeur d’une unité opérationnelle. Inscrite au registre RNCP, cette formation ambitionne d’accompagner l’évolution du métier d’expert-comptable face aux défis de
des professions considérées comme émergentes sont exercées par les hommes et seulement 32 % par les femmes dans l’industrie des logiciels et services informatiques.
le chiffre
68%
Le but de l’enseignement n’étant plus la formation de l’esprit, mais l’acquisition du diplôme, c’est le minimum
exigible qui devient l’objet des études. Il ne s’agit plus d’apprendre le latin, ou le grec, ou la géométrie. Il s’agit d’emprunter, et non plus d’acquérir, d’emprunter ce qu’il faut pour passer le baccalauréat.
Paul Valéry Le bilan de l’intelligence (1935), in Variété, Œuvres, t.1. Première CoP21 étudiante : bilan
                                                                                                                                                                                                        La balle est dans le camp
Soutenue par Skema Business School, la COP21 étudiante à Paris les 5 et 6 octobre 2019 a fédéré étudiants, scientifiques, chercheurs, économistes, politiques et acteurs du monde associatif pour questionner
le système. Léna Felderhoff, étudiante à Skema et chef de projet de la COP1 Étudiante : « Nous sommes dans un
processus, un réveil. La COP21 Étudiante est un semeur de graines. Il vous appartient maintenant d’organiser votre COP21 dans votre pays, dans votre ville. » Nicolas Hassanlay, lui aussi chez Skema : « Se réveiller signifie pour nous prendre conscience d’une crise systémique dont le climat est un symptôme avant d’être un problème en soi. »
eurécia : partenariats avec 80 établissements
Eurécia, éditeur de solutions SIRH, reconduit pour
la deuxième année son Partenariat éducation avec
près de 80 établissements d’enseignement supérieur
présents sur tout le territoire tels que l’IGS Toulouse,
l’IMS Nantes ou encore le Groupe ESC Troyes.
Entre autres nouveautés, un pack éducatif clé en
main est créé dans lequel les étudiants auront
accès au logiciel SIRH développé par Eurécia, avec
des cours théoriques, de l’e-learning, un MOOC,
des exercices et des cas pratiques, et un véritable
package pédagogique pour les professeurs. Ce
dispositif touchera plus de 2 000 étudiants de tous les niveaux et en particulier les étudiants de CFA, en BTS, bachelors ou en masters. L’entreprise spécialiste de la transformation numérique des RH souhaite étendre le dispositif certifiant à plus de 150 établissements partenaires pour 2019-2020.
Ldes tiers lieux !
e 17 juin 2019, le Gouvernement   exigences : s’appuyer sur les conver-
 a envoyé un message clair et ambitieux aux acteurs des tiers lieux dans les territoires : « nous
serons à vos côtés pour développer les tiers lieux dans notre pays ». Voici un chantier exaltant sur lequel nous pour- rons tous travailler dès cette rentrée. Mais le Gouvernement a aussi passé un message clair : « Just do it ! Allez y ». Une nouvelle étape s’est ouverte et j’en suis ravi pour tous les tiers lieux et les acteurs du territoire. C’est une réelle op- portunité pour se concentrer et objec- tiver les accompagnements nécessaires ou souhaitées à un développement des nouveaux lieux de travail et de création variées au service de nos concitoyens dans les territoires. A chacun de la sai- sir.
gences des acteurs, d’une part et réussir à faire de l’intelligence collective coeur de l’action, d’autre part.
Partant du principe que seuls les ac- teurs des tiers lieux sont en capacité de définir leurs besoins, l’Association Nationale des tiers lieux rassemble des praticiens, des réseaux et des opérateurs des tiers lieux aux cotés des associations d’élus locaux dans une dynamique de travail collective pour identifier les be- soins des tiers lieux dans les territoires, en coconstruire les solutions, et notre objectif à l’ANTL est d’optimiser leur développement mais aussi leur situation économique.
Vous qui êtes créateur d’un tiers lieu, usager, promoteur... je vous encourage à promouvoir notre appel à manifesta- tion d’intérêt « Fabrique des territoires » et mobilisez-vous pour devenir l’un
 L’été a été studieux. L’Association de
préfiguration nationale des Tiers-Lieux
a été créée en veillant à respecter deux   des 300 lieux sélectionnés ! n
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]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[  IMT et ses alumni s’engagent pour
la diversité sociale
LinkedIn, 5 vérités sur Àl’industrie française
briefing rh & formation
pratique
  Avec le concours de la Fondation Mines-Téle- com, quelque 200 alum- ni, entendez le réseau des
anciens diplômés, se sont mobilisés pour la diversité sociale. 90 700 eu- ros de dons collectés plus tard, des bourses et des actions en faveur de la diversité sociale comme du men- torat seront financées. Dans le mi- lieu de l’enseignement supérieur, ce type d’opération est assez rare. Guy Roussel, président de la Fon- dation Mines-Télécom, s’en ex- plique : « La solidarité intergéné- rationnelle est une valeur forte au sein des écoles de l’IMT, partagée par les alumni. Ils sont conscients
et reconnaissants du rôle majeur de leur formation dans leur réus- site. À leur tour, ils agissent grâce à leur don en faveur de la jeune géné- ration d’étudiants. Ce soutien aux élèves en difficulté et cette volonté d’encourager la diversité sociale dans nos écoles sont au cœur de l’action de la Fondation Mines-Té- lécom. Depuis la première édition en 2012, cet événement a permis de soutenir plus de 150 étudiants ! » Chaque année, grâce aux fonds collectés lors de ce dîner, la Fonda- tion Mines-Télécom accorde une trentaine de bourses d’excellence, de 2000 euros environ, aux élèves ingénieurs et managers.n
l’occasion de la 5e édition de BIG, l’événement an- nuel de Bpifrance, LinkedIn France a dévoilé
ses derniers enseignements sur le secteur de l’industrie. Cinq faits saillants à retenir:
1 L’industrie recrute: plus de 340 000 offres d’emplois dans les 5 secteurs majeurs au deuxième trimestre 2019.
2 De nouveaux métiers émergent liés aux nouvelles technologies mais aussi aux ressources humaines et à la vente.
3 Les compétences recherchées sont hautement
transférables dans chaque industrie (outils numé-
riques et analytiques pour l’essentiel).
4 Le ratio hommes/femmes s’approche de la parité,
sauf dans l’industrie des logiciels et services informa-
tiques où 68 % des professions considérées comme émergentes sont exercées par les hommes et seulement 32 % par les femmes.
5 Le niveau de formation ne constitue plus un obstacle. L’industrie des biens de consommation se démarque avec des opportunités d’accéder aux métiers émergents quel que soit le niveau de diplôme. n
  Chaire FlexTech par estia et CentraleSupélec
Dédiée à l’intégration humains- systèmes dans les systèmes complexes à autonomie croissante, la chaire FlexTech travaille sur l’intégration humains- systèmes dans les grands systèmes complexes à autonomie
croissante.
La chaire se donne pour mission de répondre aux attentes des industriels et des collectivités, confrontés à la complexité croissante des produits et services qu’ils mettent en place. Parmi les principales thématiques : numérisation d’opérations complexes à distance, gestion de flottes de robots, gestion de véhicules à divers degrés d’autonomie, entraînement de personnels sur des systèmes de simulation incluant des systèmes réels et virtuels, utilisation de jumeaux numériques pour aider au diagnostic de pannes et à l’intégration progressive de connaissances provenant du retour d’expérience, etc.
Ingénieur de spécialité par apprentissage pour l’ImT Lille Douai
Avec la Communauté urbaine de Dunkerque et Euraénergie, l’IMT des Hauts-de-
France lance un parcours Ingénieur génie
  énergétique uniquement proposé en apprentissage.
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]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
briefing rh & formation Le Pôle Léonard de vinci
Parents et jeunes : quelle valeur perçue des grandes écoles?
1 Une meilleure insertion professionnelle
2 Un meilleur épanouissement personnel
3 Des compétences pour évoluer dans les secteurs d’avenir
4 Un meilleur salaire
5 Un enrichissement de ses connaissances
Source : Conférence des grandes écoles
Pierre Durand dirige l’incubateur Centrale-Audencia-ensa nantes
Il est désormais le directeur de l’incubateur commun aux trois écoles nantaises : Centrale Nantes, Audencia et Ensa. L’incubateur a
accompagné plus de 150 entreprises pour 500 emplois. Parmi ses incubés, 10-vins, Ho Karan ou encore Velco.
ICn : 20 mSc en double diplôme aux futurs étudiants
ICN Business School persiste et signe dans sa volonté de « former de futurs professionnels responsables capables d’agir dans
un environnement managérial mondial grâce à une formation innovante et transdisciplinaire ». Nouveauté pour la rentrée 2020 : les 20 spécialisations du
programme ICN Grande École deviennent des MSc (Masters of Science) que les étudiants du programme pourront suivre en double diplôme.
  ouvre une antenne à Dublin...
TOP 5
... très précisément dans la Silicon
Valley dublinoise. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de développement à l’international de l’établissement. Le Pôle Léonard de Vinci dispose ainsi d’une antenne où étudiants et alumni réalisent une partie de leur cursus,
  trouver un stage ou bien sûr un emploi. Des partenariats ont ainsi vu le jour notamment avec Dorset College. n
Cesi nanterre : l’usine du futur
et la ville intelligente en pratique
Le Cesi Nanterre dévoile deux nouvelles plates-formes pédagogiques et technologiques innovantes : 3 400 apprentis, étudiants et salariés
y acquièrent toutes les compétences essentielles pour exercer dans les deux domaines d’avenir que sont l’usine du futur et la ville intelligente. « Le campus de Nanterre constitue un pôle de recherche et de
développement important pour le Cesi dans les domaines de l’usine du futur, du bâtiment et de la ville intelligente, principaux thèmes d’étude de son laboratoire de recherche », dixit David Failly, directeur de Cesi Île-de- France-Centre Val de Loire.
Manager n’est pas jouer !
          80 %
   20 %
  Tâches analytiques
Réfléchir, analyser, écrire, décider, résolution de problèmes
  Tôt le matin
 Fin d’après-midi et soirée
 Faire une bonne impression (Pit- cher ou présentation commerciale)
 Matin
  Matin
 Prendre une décision
  Tôt le matin
   Fin d’après-midi et soirée
  Tâches administratives
Mails, réunions
   Début d’Après midi
  Fin de matinée
  Tâches créatives vigilance en baisse mais humeur en hausse. Traiter les Problèmes compliqués
   Fin d’après-midi et soirée
  Matin
   Frédéric
rey-millet
Auteur/Hacker du management @Freymillet
EDtes-vous un hamster dans une cage ?
ans huit semaines, nous de ressembler à un hamster qui pé- basculerons en 2020. dale dans sa roue à l’intérieur d’une
Il ne vous a pas échappé cage ? que durant cette période
de l’année, notre relation au temps 1. Faites bien les choses... au bon
s’accélère. Nous devons convaincre nos clients de nous faire confiance, préparer les s budgets pour l’année suivantes, réaliser les entretiens an- nuels d’évaluation, etc... Chaque semaine qui s’égrène nous rappelle que les vacances d’été sont telle- ment loin...
Fait aggravant, le digital a modifié notre relation temps. Bruno Patino, dans son dernier ouvrage, la civili- sation du poisson rouge, indique qu’une journée type d’un améri- cain, en 2018, dure 30 heures car aux 24 heures classiques s’ajoutent plus de 12 heures consacrées aux écrans, aux médias et au numé- rique.
moment.
Comment savoir quel est le meil- leur moment ? En connaissant votre chronotype.
Qu’est-ce que le chronotype ? il s’agit de notre horloge biologique. Sachez qu’elle fluctue tout au long de la journée. Pour 80 % d’entre nous, notre humeur et notre per- formance sont au top toute la mati- née puis déclinent de 14 à 17h pour remonter après.
20 % d’entre nous se comporte dif- féremment (cf tableau ci-contre).
2. Sifflez la fin de la partie
Quand vous avez à annoncer une
bonne et une mauvaise nouvelle,
par quoi commencez-vous? Pour
80 % d’entre nous... Par la mau-
chasser cette désagréable sensation   vaise puis nous terminons avec   donne de l’énergie ainsi qu’à ceux
la bonne. Pourquoi ? Parce qu’on   qui vous entourent. Cela nous aide
 Que faire pour s’en sortir et de
aime toujours terminer par une bonne nouvelle. Annoncez la fin qu’elle soit positive ou pas, nous
à tourner la page et à repartir sur de nouveaux projets et de nouvelles aventures. n
 80 |
novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[  Écoles d’ingénieurs :
soit passé par une école de com- merce n’a rien de surprenant. Les leviers du développement de la formation continue n’ont plus de secret pour les business schools. Quelques chiffres pour en prendre la mesure : le chiffre d’affaires en matière de formation d’HEC avoisine les 45 millions d’euros. Celui de l’Essec les 25 ou 30 millions. Et l’Insead, totalement orien- tée à l’international, flirte avec les 100 millions... quand les chiffres qui circulent pour Cen-
avec un CA de 3,5 millions pour ISAE-Supaéro. « Toutes les ins- titutions de l’enseignement su- périeur veulent développer la formation continue, souligne Thomas Jeanjean, directeur général adjoint en charge des programmes post-expérience de l’Essec, co-animateur d’un groupe de travail dédié au sein de la Conférence des grandes écoles (CGE). Au sein des bu- siness schools, ce segment va représenter entre 15 et 60 % de l’activité totale. C’est selon. Les
carrières & talents
pratique
    la formation continue
en plein déploiement
Les écoles d’ingénieurs vivent une révolution avec le déploiement de la formation continue. Mais la marge de progression est importante, au regard des chiffres avancés par leurs consœurs, les business schools.
Pas moins de 40 nou-   Velu, transfuge du Cned et de
« Avec un customer relationship management [CRM], des opérations de phoning, on est passé d’une position d’attente et de réception d’appels à une démarche proactive » – François Velu, UTC
  velles formations courtes, d’un à quatre jours, devraient ap-
l’Escem. « Avec un customer re- lationship management [CRM], des opérations de phoning, on est passé d’une position d’at- tente et de réception d’appels, annonce-t-il, à une démarche proactive.» Un vrai virage s’opère avec une équipe dédiée qui devrait s’étoffer dans les se- maines à venir – fin décembre, voire début janvier 2020.
 paraître au catalogue de
l’université technologique de
Compiègne (UTC) dans les
tout prochains jours. Toutes
connectées aux domaines d’ex-
pertise des enseignants-cher-
cheurs de cet établissement de
l’Oise, j’ai nommé la supply
chain, le marketing industriel,
le lead management... Ça four-
mille ! Aux manettes de cette
révolution culturelle, François   sier pour le compte de l’UTC   L’année 2019 devrait se boucler
   Un train de retard
deux « cadors » chez les écoles d’ingénieurs, tournent autour des 10 à 12 millions d’euros.
d’un vrai potentiel de dévelop- pement, notamment pour faire face au recul des financements
Que celui qui s’attelle à ce dos-
trale Paris ou Polytechnique,   écoles d’ingénieurs font montre
    ecoreseau.fr novembre 2019
| 81
]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
 traditionnels. »
Définition à géométrie variable. Mais de quoi parle-t-on ici ? Pu- blié chaque année, le Repère et références statistiques (RERS) – édition 2019 – du ministère de l’Éducation nationale évalue à 460,7 millions d’euros le poids de l’enseignement supérieur en matière de formation conti- nue – un chiffre en progres- sion de 3 % en un an. Ça paraît clair. Mais, à en croire Thomas Jeanjean, définir un périmètre ne serait pas chose facile. « La formation continue au sein des business schools recouvre tous les programmes à destination de personnes en activité depuis plus de quatre ou cinq ans, dé- taille-t-il, quand les écoles d’in- génieurs ciblent tout ce qui n’est pas leur programme grande école, c’est-à-dire le diplôme d’ingénieur. » Comparaison ne serait donc pas toujours raison sur ce sujet...
Les bouchées doubles
La formation continue n’est pas une découverte totale pour
« Avec un customer relationship management [CRM], des opérations de phoning, on est passé d’une position d’attente et de réception d’appels à une démarche proactive » – Fançois Velu, UTC
l’école des Mines de Nancy. Cet   pour nous adresser aux per-
             établissement garde une vieille
tradition à destination des pro-
fessionnels... miniers. Le seg-
ment a été abandonné. Depuis
2010, l’école a changé son fusil
d’épaule avec des cursus courts
en cybersécurité, milieu sou-
terrain, gestion des déchets, re-
traitement des matériaux issus
des ordinateurs... Aujourd’hui,
ce format compte pour 20 % du
budget de l’école. Et demain ?
Antoine le Solleuz, directeur
des études, « mise sur 50 % d’ici
à deux ans. Et pour ce faire,
notre établissement va recruter
deux salariés sur fonds propres.
On a peu de chances de rece-
voir des subsides et des postes
de l’État. Il est temps d’al-
ler démarcher les entreprises
pour parler de nos formations,
de balayer notre réseau d’en-
treprises, de faire la tournée
des chambres de commerce et
d’industrie, de Pôle Emploi...   cation. Le chiffre d’affaires se
sonnes directement. Jusque- là, nos contacts étaient natio- naux, voire internationaux. Les grandes écoles ne connaissent pas si bien leur territoire que ça. Cette partie démarchage n’a pour l’heure pas encore été abordée. » L’Université techno- logique de Troyes s’est lancée sur le créneau il y a tout juste trois ans. En 2019, elle vise un chiffre d’affaires de 1,8 mil- lion d’euros, contre 1,4 en 2018. Toutes, elles se mettent toutes en ordre de marche. Jeune structure sur le marché, mais déjà très performante, Poly- technique a complètement transformé son offre. « Avec déjà une croissance à deux chiffres, on n’a clairement pas atteint la tangente, explique Larbi Touahir, directeur de programmes en charge du dé- veloppement à l’executive edu-
  82 |
novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[  Jeune structure sur le marché, mais déjà trèsperformante, Polytechnique a complètement transformé son offre.
« Avec déjà une croissance à deux chiffres, on n’a clairement pas atteint la tangente » – Larbi Touahir.
carrières & talents
pratique
     plomatie Thomas Jeanjean, un   marché de nouveaux acteurs.
   peu d’incertitude. C’est rare- ment en pareilles circonstances que les choses évoluent... » Les pointillés sont lourds de sens. « Cette opacité a rendu les en- treprises frileuses, témoigne Émilie-May Hubbard, chargée de mission formation tout au long de la vie pour l’École de biologie industrielle (EBI) de Cergy-Pontoise. Tous les orga- nismes de formation ont connu un coup de frein. »
« Et créer des formations pour 500 euros, crédit qui figure sur les comptes personnels de for- mation, on ne sait pas faire », s’agace Thibault Bremaud. C’est sans compter la venue sur le
Parmi eux, OpenClassrooms, qui se propose de gagner des entreprises, de leur mettre à disposition des contenus de formation développés par les écoles d’ingénieurs. Mais il y a un loup. OpenClassrooms en devient alors propriétaire. Les royalties changent de porte-monnaie. Les 25 millions d’euros de l’Essec ou les 45 mil- lions paraissent bien hors d’at- teinte, en dépit des moyens hu- mains et financiers aujourd’hui mobilisés...
mUrIeLLe WoLSKI
  verra multiplié par trois en cinq ans. On “customise” les béné- fices des travaux de recherche pour les adapter aux probléma- tiques des industriels. » Au sein de l’X, l’équipe dédiée recense trente collaborateurs.
mique est encore plus complexe que celui des business schools. »
Poule aux œufs d’or ?
Pour autant, ce segment est- il si juteux ? « La rentabilité des programmes de formation continue est souvent exagérée, développe Thomas Jeanjean. Le niveau de services atten- du est plus élevé, les effectifs plus restreints. Élevés, les frais d’inscription donnent l’im- pression que les écoles se font plus d’argent avec le champ de la formation continue. En réa- lité, les écoles ont souvent une mauvaise appréciation de leurs coûts de production d’un pro- gramme. Et ne bénéficient pas en l’occurrence de subventions de l’État. Il y a un effet d’op- tique. »
   Dans un contexte de frais de
scolarité bloqués pour la for-
mation initiale (voir la récente
décision du Conseil constitu-
tionnel de s’opposer à la modu-
larité des droits d’inscription
pour les établissements d’en-
seignement supérieur publics),
la formation continue consti-
tue un levier de développement
incontournable. Et les écoles
d’ingénieurs cherchent à com-
bler leur retard. Mais dans
certaines limites. « Les possi-
bilités de développement sont
moindres pour nos domaines
d’enseignement, commente
Thibault Bremaud, responsable
de la formation continue au sein
d’ISAE-Supaero, co-animateur
de la cellule spécialisée pour la
Conférence des grandes écoles.
Les compétences techniques
sont plus difficiles à industria-
liser. Difficile de former de gros
contingents. Notre approche
est encore traditionnelle, avec
du présentiel quand les écoles
de commerce peuvent plus faci-
lement numériser les contenus.
Ça passe moins par des outils
techniques. Le modèle écono-   exprime avec beaucoup de di-
Ce mot d’ordre de conquête de marchés subit quelques contra- riétés. Et la première d’elles est précisément la réforme... de la formation professionnelle. Son entrée en vigueur n’en fi- nit pas. Promulguée le 6 sep- tembre 2018, elle s’étire. Elle traîne. Le lancement de l’ap- plication officielle smartphone du compte personnel de for- mation (CPF) est annoncé pour le 21 novembre. « Telle qu’elle est mise en place, la réforme crée un petit peu de pesanteur,
ecoreseau.fr novembre 2019
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]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
 culture & co par christophe
combarieu
Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
ciné
La belle Époque, de nicolas bedos
Imaginez une start-up qui proposerait à ses clients de revivre des instants choisis dans l’époque de son choix ! Victor (Daniel Auteuil) opte
pour replonger dans la semaine la plus marquante de sa vie, celle où il rencontra le grand amour, quarante ans auparavant. Nicolas Bedos réalise ici un film absolument superbe, et nous replonge justement dans la grande époque
du cinéma ! À l’instar du tandem Jaoui/ Bacri, il réunit – tout seul ! – à l’écran, la crème de la crème des acteurs français. Fanny Ardant y est lumineuse, et il nous
la sert sur un plateau d’argent, sublime et intense d’émotion. Et que dire de l’essence même du travail de Bedos qui nous caresseuninstantetnousassèneune claque la minute d’après... L’enfant terrible de la télévision s’est donc réconcilié avec le 7e art : on rit beaucoup, mais les larmes ne sont jamais loin, et ça fait du bien !
En salles le 6 novembre
J’Accuse,
de roman Polanski
Roman Polanski est de retour sur les écrans pour s’attaquer au plus grand scandale politique et social de la
iiie République, la fameuse affaire Dreyfus. Jean Dujardin y incarne, avec une sobriété déconcertante, un héros oublié de l’affaire,
  opéra
 Don Carlo :
  Verdi et la politique
Dà la bastille
 on Carlo est certainement l’opéra le plus politique de Verdi. Une fresque titanesque où s’affrontent déraison du cœur et raison d’État, prépotence religieuse, despo- tisme, libéralisme. Même s’il est loin de représenter une
réalité historique, on se retrouve quand même au xvie siècle, à un moment où les relations ne sont pas au beau fixe entre la France et l’Espagne, une période où l’Espagne est sous la domination de l’In- quisition. Ici, l’Infant Don Carlo, après avoir vu sa fiancée devenir sa belle-mère pour conclure la paix avec la France, défie son père Philippe II d’Espagne et prend la cause des Flamands qui réclament plus d’autonomie. C’est donc un opéra où le thème du pouvoir prend autant de place que les sentiments. Confié au surprenant Krzysztof Warlikowski pour la mise en scène et dirigé par le subtil Fabio Luisi, c’est l’un des musts de cette fin d’année, grâce aussi à un casting de rêve, mené par Roberto Alagna, Aleksandra Kurzak et l’incroyable Philippe II de René Pape. Jusqu’au 23 novembre à l’Opéra-Bastille
 le colonel Picquart, chef du renseignement lors l’accusation de Dreyfus pour haute trahison,
et qui aura milité
sans relâche pour sa réhabilitation. De mèche avec Émile Zola, sa voix va prendre de l’ampleur grâce à la plume de l’écrivain et, ensemble,
ils vont provoquer le bouleversement social que l’on connaît via le quotidien L’Aurore. Redonner vie à une telle histoire n’était pas chose aisée, mais le faire
demandeuse d’emploi confrontée aux refus successifs, voire systématiques! Elle évoque un monde sans pitié, et tout ça sur un mode tragicomique. Et il y a comme du clown en elle, drôle, poétique et touchante. Elle fait preuve d’une sincérité assez déconcertante face à ce monde sans merci, et qui n’a rien de virtuel : celui des recruteurs de tout poil. C’est juste, fin, politiquement incorrect mais telle- ment vrai! Autre gage de qualité, la mise en scène est signée Anne Bourgeois ! Les lundis et mardis au théâtre Essaïon, Paris 4e
expo
Mondrian figuratif
Voilà une exposition rare qui va attirer les foules ! Pas moins de 67 chefs-d’œuvre du peintre hollandais Piet Mondrian sont présentées au Musée Marmottan Monet, dont plus de la moitié pour la première fois à Paris. Le tout grâce
au collectionneur Salomon Slijper. Ce fils de diamantaire, qui a voué sa fortune à Mondrian
et principalement à sa peinture figurative, s’était lié d’amitié au peintre, et devint son principal acheteur. Avant sa mort, en 1971, il avait créé le Gemeentemuseum, à La Haye, avec
sa collection, la plus fournie du monde. Pour une fois, ce ne sont pas les œuvres les plus populaires qui sont visibles, à Paris. Outre le fameux Moulin dans la clarté du soleil de 1908
théâtre
OL’un de nous deux
n connaît bien le Christophe Barbier politologue, un peu moins le comé- dien! Il revient en compagnie d’Em- manuel Dechartre dans un face à face
des plus historiques où le chroniqueur se méta-
morphose en Georges Mandel et se prête, grâce
aux mots de l’auteur Jean-Noël Jeanneney, à une joute verbale délec- table face à un Léon Blum, lui aussi plus vrai que nature! On est en juin 1944, ils sont tous les deux enfermés non loin de Buchenwald. Ils ont été livrés par Pétain à Hitler, qui a l’intention de s’en servir comme otages, comme monnaie d’échange « au cas où », pour pro- téger cette Allemagne en pleine déliquescence! Il s’ensuit un échange très instructif sur la vie politique qui peut être, pour nous, 70 ans plus tard, un véritable éclairage sur les manières de gouverner! Quand Blum est dans le compromis, Mandel, lui, est plus cassant, il estime qu’il faut « briser net! ». L’histoire démontrera qui a raison. Outre l’aspect instructif, il faut avouer que leur incarnation, à tous les deux, est saisissante ! Un bel échange à savourer au Petit Montparnasse.
qui mérite à lui seul le déplacement
(c’est la dernière fois qu’il sortira de son
musée initial en raison de sa fragilité),
on retrouvera surtout les œuvres
figuratives du peintre : d’abord les paysages de la région de Gooi, près d’Amsterdam, et celles où il ose les contrastes colorés, adoptant les palettes de couleurs de Braque ou de Picasso, poussés à l’extrême, comme les Moulins au crépuscule des années 1907-1908. Sans oublier les autoportraits, trois au total, qui achèvent de donner à cette exposition son caractère exceptionnel.
Jusqu’au 26 janvier 2020 au musée Marmottan- Monet, Paris 16e
   Entretiens
Cd’embauche ’est la galère pour
la Laurence Fabre qui nous embarque dans le quotidien d’une
flamboyante
    via un prisme extérieur, le regard d’un personnage annexe, relève de l’ingéniosité cinématographique que l’on connaît à Polanski. À voir absolument.
En salles le 13 novembre
84 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[  cd
milos : The Sound of Silence
culture & co
vie privée
   dvd
Le Daim
De retour à Cannes huit ans après le sacre mondial de The Artist, Jean Dujardin a ouvert la Quinzaine des réalisateurs de la 72e édition du Festival avec un de ses rôles les plus tragiques, dans Le Daim de Quentin Dupieux. L’histoire absurde d’un homme totalement désespéré qui dépensera toutes ses économies dans un blouson... en daim. Un blouson qui deviendra prétexte à sa folie, entre possessivité, jalousie et paranoïa. Une lente transformation s’opère, l’homme banal se transforme
en bête sauvage sanguinaire dénuée de toute humanité. Une envolée macabre où Dujardin jongle entre rire et affliction,
et où il réussit à donner une
dimension poignante et
dramatique à ce personnage en
totale perdition. Une captivante
revisite du mythe de Narcisse et 1 heure 20 qui passe à la vitesse de l’éclair ! Diaphana
Yesterday
Suite à un mystérieux black- out planétaire, Jack, un jeune musicien, se fait renverser par un bus. Quelques jours sui- vant son réveil, il va se rendre compte, effaré, qu’il est le seul sur terre à connaître les Beat- les ! Comme si John, Paul,
George et Ringo n’avaient jamais exis- té! Une aubaine pour celui qui va s’ap- proprier ainsi tous leurs succès... Le chanteur qui cherche à percer devient alors star internationale, phénomène pop et, pour ce nouveau monde, un créateur de génie. Voilà une idée très originale et une intense réflexion sur le processus de création ! Réalisé par le délirant britannique Danny Boyle (Slumdog Millionaire), l’aide de l’ex- cellent scénariste Richard Curtis (Love Actually) achève de rendre ce film unique en son genre. Universal
Après une longue absence due à une blessure dévastatrice à la main, le célèbre guitariste monténégrin Milos Karadaglic est de retour. Celui qui a pour credo de ne pas défendre la « grande » musique, mais savoir nous faire reconnaître la
bonne de la mauvaise, est charismatique, humble et
surtout virtuose. Il redonne ses lettres de noblesse
à un instrument boudé par les ayatollahs du
classique. Plus que l’instrument dans sa simplicité,
c’est la singularité de la guitare, de passionnants
arrangements et sa chaleureuse sonorité qui
séduisent dans ce 4e opus Sound of Silence. « Grâce à une guitare, on peut obtenir une sonorité arc-en-ciel : du son le plus brillant au son le plus sombre et le plus coloré. On peut créer une symphonie », dit-il, et il n’a pas tort ! Ouf, grâce à lui, la guitare classique a encore de beaux jours devant elle.
Decca
Lucienne : mademoiselle in new York
Déjà son deuxième album chez Warner pour cette jeune et pétillante trompettiste ! Oui, oui, trompettiste, vous avez bien lu. Ainsi donc
la trompette n’est-elle pas un instrument réservé aux mâles! Lucienne Renaudin-Vary, choisit cette fois de nous
embarquer pour un voyage musical outre-Atlantique,
dédié à Gershwin et à Bernstein, mais où Aznavour
et Ravel ne sont finalement pas bien loin ! Et c’est là
qu’on se rend compte de l’importance du jazz dans
son parcours musical. Lorsqu’elle fut nommée aux
Victoires de la Musique en 2016, elle n’avait que vingt ans. Elle s’exclamait : « La trompette, c’est ma voix. » Une voix veloutée et merveilleuse, et parfois smoky pour les airs plus jazzy! Un album solaire qui met vraiment de bonne humeur !
Erato
benjamin bernheim, ténor
À 34 ans, le jeune ténor français vient de signer
avec la Rolls des maisons de disques, Deutsche
Grammophon. Et c’est mérité ! Une grande maturité
vocale, une sensualité, un abord éminemment
sympathique : c’est ce qui transparaît de cet album
« carte de visite » au vaste panorama poétique, de
Massenet à Verdi, de Tchaïkovski à Gounod. On y découvre l’étendue de ses possibilités vocales et expressives. Normal qu’il soit déjà adulé à la Scala de Milan, à l’Opéra de Vienne et au Festival de Salzbourg ! Avant de le découvrir dans Manon début 2020 à l’Opéra Bastille, voilà une bonne occasion pour découvrir le nouveau ténor français que l’on attendait depuis Roberto Alagna !
Deutsche Grammophon
     ecoreseau.fr novembre 2019
| 85
]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
essais autos
 fiche technique
modèle essayé
 Alfa roméo Giulia Sport Édition 2.2 190 ch AT8
 Tarif
 Àpartirde48600€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde37800€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde34100€
  La nouvelle Clio
C
(21 fois en 28 ans): la Renault Clio a été lancée en 1990 sur les traces de roues de la Super Cinq, avec un succès commercial ja- mais démenti. La cinquième gé- nération de ce best-seller devrait logiquement confirmer cette suprématie. Très légèrement restylée du dehors (avec notam-
caméra de recul (en option). Sans oublier le démarrage sans clé et l’ouverture carte main
libre, plus la technologie innovante Extended Grip (anti-patinage) également
de série. Bien
vu, les deux portes
latérales qui facilitent le chargement. Décliné sur deux longueurs (L1 à 5 mètres et L2 à 5,40 mètres), et deux hauteurs (H1 à 1,97 m et H2 à 2,46 m), le Trafic propose des volumes de chargement qui varient entre 5,2 et 8,6 m3. Si l’on ajoute à ces configurations de base la cabine approfondie, les variantes de tôlage, de vitrage, de cloisons
ment une nouvelle face avant désormais emblématique de la marque), la Clio nouveau millé- sime a revu en profondeur son habitacle avec une indéniable montée en gamme. C’est beau, spacieux, confortable, moderne, ergonomique, avec un joli écran tactile de 9 pouces au centre de la planche de bord, un écran 7 pouces numérique derrière le volant, une caméra arrière d’une qualité époustouflante (rare chez les constructeurs français), des équipements très généreux (stationnement mains libres, ré- gulateur de vitesse adaptatif...) qui rappellent le slogan ancien des publicités Clio (« Elle a tout d’une grande »), des sièges d’une très bonne tenue.
Quelques regrets néanmoins comme cette absence d’affichage tête haute, cette commande d’ou- verture du hayon mal placée et une mauvaise visibilité de trois quarts arrière.
Sous le capot un nouveau pe- tit moteur essence 1 litre, 3 cy- lindres, de 100 chevaux, volon- taire et tonique, peu gourmand mais mal servi par une boîte manuelle à seulement 5 rapports, dure et peu précise. Le bilan routier demeure cependant très positif avec une tenue de route sans défaut et un agrément de conduite qui donnent à la Clio des armes redoutables face à son plus sérieux adversaire, la nou- velle Peugeot 208.
confirme
’est la reine du segment, la citadine de référence, l’une des voitures les
sa suprématie
Le blockbuster du losange se refait une beauté et monte sérieusement en gamme – finition et équipement – pour conserver son rang de modèle de référence sur son marché.
renault Trafic : l’utile et l’agréable
plus vendues en France
 Le nouveau fourgon utilitaire renault emprunte aux codes automobiles son confort, son plaisir de conduite et ses équipements. Histoire de rendre les trajets professionnels moins contraignants.
C’est un dur au mal, taillé
pour les travaux de force, les transports encombrants et autres joyeusetés du quotidien des artisans et livreurs de
tous poils. Mais comme ses concurrents de la maison PSA, le Trafic fait partie de cette nouvelle génération de véhicules utilitaires qui soignent avant tout le confort de ses utilisateurs. Utile, oui, mais aussi agréable. Avec un confort impressionnant sur de longues distances et
un plaisir de conduite jamais
pris en défaut. Son moteur, un
nouveau bloc turbodiesel 2 litres à géométrie variable, décliné
en trois niveaux de puissance (120, 145 et 170 chevaux) est performant, moins polluant et officiellement moins gourmand même si la consommation demeure élevée sur longs parcours y compris en mode
éco. Cette mécanique est couplée si l’on veut à une boîte automatique EDC 6 (boîte à double embrayage à six rapports) d’une grande zénitude. Bien doté en équipements en version Grand Confort, le fourgon Trafic n’a rien à envier aux voitures avec un système multimédia (compatible Android Auto et Apple CarPlay), des rétroviseurs électriques
et dégivrants dès le premier degré de finition, un régulateur de vitesse non adaptatif, l’aide au parking avant/arrière avec
fiche technique
 modèle essayé
 renault Trafic grand confort L1H1 2,0 dCi 145
 Tarif
 Àpartirde35520€
 Tarifs gamme essence
 Àpartirde34440€
 Tarifs gamme diesel
 Àpartirde36360€
 86 | novembre 2019 ecoreseau.fr
et de portes, les caisses grand volume, les bennes ou les caisses frigorifiques, ce ne
sont au total pas moins de 275 versions du véhicule qui sont disponibles à la carte ! De quoi répondre parfaitement à tous les besoins professionnels.
]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[ horlogerie & joaillerie
Awake,
écoresponsables
Awake a été sélectionnée par le sommet du G7 pour incarner l’importance d’un engagement international en faveur de la préservation
des océans. Suite au succès de sa première collection « Origins » fabriquée à partir de matériaux recyclés et recyclables, Awake
a dévoilé lors du G7 fin août une première mondiale dans l’industrie horlogère: un tout nouveau modèle de montre entièrement fabriqué à partir de filets de pêche recyclés. Rafraîchissant! 300 € https://fr.awakeconcept.com
vintage rally Healey Chronographe automatique
Impliquée dans l’univers des sports automobiles, et
tout particulièrement dans les rallyes de voitures d’époque, Frédérique Constant est partenaire de
longue date avec la marque de voitures Austin Healey. Rendant un nouvel hommage au design emblématique de ces automobiles britanniques des années 1960, la manufacture horlogère suisse lance, aujourd’hui, une édition « spéciale France » du chronographe Vintage Rally Healey. Édité à seulement 50 exemplaires numérotés. 2695 € https://frederiqueconstant.com
l’art du temps
vie privée
   Omega Deville Trésor, pour des moments
nouvelles montres
passionnés !
Reprenant le style emblématique de la collection Trésor, le boîtier est serti de 38 diamants taille brillant. Le cadran blanc laqué est entouré de chiffres romains rouges, auxquels répond un bracelet parfaitement assorti en cuir rouge. La couronne est égale- ment sertie d'un diamant, entouré d'une fleur en céramique liquide rouge. Au verso de la montre, un fond miroir poli orné du motif « Her Time » métallisé dissimule le calibre Omega 4061. 4200 € www.
omegawatches.com
Sublime Pop-up store Collector
Square
Le site internet qui accueille près d’un million de visites par mois et des centaines de visiteurs chaque jour dans son showroom permanent du boulevard Raspail, présente depuis septembre dans son pop-up store en face du Bristol, une nouvelle sélection de montres, bijoux et sacs rares de son catalogue de près de 10 000 objets de luxe de seconde main. Cet écrin temporaire vous comblera jusqu’à fin janvier 2020 ! www.collectorsquare.com
   ecoreseau.fr novembre 2019
| 87
]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
 bien-être
Amaprana, huile
buccale menta bio
Cette huile aromatisée à la
menthe contient des huiles
végétales bios de coco, olive et
chanvre. Elle permet de réaliser
des bains de bouche d’huile,
méthodes décrites depuis 2000
ans dans les textes médicaux ayurvédiques. Pour une hygiène
buccale complète, rincer et
gargariser de 2 à 5 minutes avec
une cuillère à café (5 ml) d’huile après chaque brossage des dents. 500 ml : 32,50 € www.amanvida.fr
Le baume d'Abricot bio
naturado
Ce baume gourmand à la
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des émotions
Nos émotions sont façonnées par
notre corps et notre esprit, mais
aussi par le contexte historique et
culturel. Tiffany Watt Smith nous
emmène à la découverte de notre
intelligence émotionnelle à travers
un inventaire de 154 émotions –
familières, émergentes ou empruntées à d’autres cultures. En convoquant la psychologie, la philosophie, l’anthropologie, la petite et la grande Histoire, et autant d’anecdotes lumineuses – on apprendra par exemple comment l’ennui a été inventé au XIXe siècle ou pourquoi les présidents américains se sont mis, un beau jour, à sourire sur leurs portraits officiels.
400 pages, 21,50 € www.zulma.fr
Infini parcours aquatique
dans un spa d’exception
Le bio spa de Massillan est le premier spa partenaire avec la marque biovive du groupe Cinq mondes. Blotti dans un parc exceptionnel au cœur du vaucluse, le bio Spa est un refuge ouvert sur la nature, avec ses grandes ouvertures sur les
jardins et ses jeux de lumière qui enveloppent le visiteur dans un voile de douceur. Un incroyable espace Balnéo Sensoriel réalisé par Hydroconcept délasse et tonifie votre corps.... On y reste longtemps avant de s’abandonner à un divin massage. Aux premiers rayons de soleils, prélassez-vous sur le très agréable toit-terrasse pour une bonne mine garantie! www.chateaudemassillan.fr
    La Méthode Meer, corps et esprit
en harmonie
Cette méthode mise au point par Nathalie Meer, coach neuro-comportementaliste en nutrition et diplômée en psychologie et pédagogie du comportement alimentaire, s’appuie sur les dernières recherches en neurosciences et sur les transmissions cel- lulaires. Apprendre à prendre conscience de ses stress conscients et inconscients, à écou- ter ses besoins pour réapprendre à manger, plutôt que de réduire l’apport calorique et se restreindre. www.methode-meer.com
mode & accessoires
  La Perla, 65 ans tout en séduction
Lunettes
  Cette collection célébratrice met à l’honneur l’un des savoir-faire les plus iconiques de la Maison :
le macramé. Chaque pièce présente un motif en macramé unique, expressément créé pour La Perla en Suisse, sur des métiers à tisser traditionnels. Cet ajour si sensuel donne un merveilleux effet sur la peau nue et se trouve rehaussé par des cristaux Swarovski noirs appliqués à la main. www.laperla.com/fr/
crustacés !
coquillages &
Friendly Frenchy créé des lunettes de soleil respectueuses de l’envi- ronnement et des savoir-faire fran- çais. Ces lunettes en coquillage® sont une alternative aux lunettes de soleil en plastique avec une ma- tière biosourcée innovante 100%
végétale et marine : des co- quilles d’huîtres, de moules et de saint-jacques recy- clées. Chaque modèle à 250 €.
www.friendlyfrenchy.fr
L’Arc-en-ciel sous la peau
Reconnaissant l'impact émotionnel des couleurs, la collection d’Alianna Liu s'enrichit de toutes les teintes de l'arc-en-ciel, créant ainsi beaucoup de dynamisme. La technique de broderie faite main et les impressions dessinées à la main en font une collection toute person- nelle. Les volants très présents, romantiques, mettent en valeur chaque tenue.
www.aliannaliu.com
  De superbes chèches
pour hommes
Après plus de 25 ans passés dans le secteur du textile, Hélène Gadenne
a décidé de lancer AV08 Paris, une marque uniquement dédiée au
chèche. Cette collection de chèches pour hommes, est une véritable invitation au rêve et au voyage. Les couleurs rouge, ocre et kaki du chèche Kalahari évoquent le célèbre désert
de Namibie. Il est fait en 100 % coton biologique, très doux et fluide. Tarif unique de58€
www.av08-paris.fr
88 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[ évasion
La Musardière, l’escapade
Massillan, le mariage
heureux du Luxe et du
respect de l’environnement
À quelques kilomètres d’Orange, quel Bonheur de séjourner dans un authentique château datant du xvie siècle, rénové et aménagé selon les préceptes du Feng Shui ! La literie est ultra-confortable et écologique, la décoration mixe superbement contemporain et ancien. La Bio Gastronomie du talentueux Chef Frédéric le Bourlout s’inspire du généreux jardin potager bio certifié ecocert, une cuisine personnelle, saine et gourmande ! Un écrin de nature pour une pause verte, pour soi et en famille, avant de partir à la découverte des innombrables richesses de la région ! www.chateaudemassillan.fr/fr
l’art du temps
vie privée
bucolique et bistronomique
à Giverny
Ce petit coin de paradis propose une table bistronomique, en collaboration avec le chef étoilé David Gallienne, en cuisine le Chef Benjamin Revel et sa brigade. Cette bâtisse normande de caractère construite en 1880 a été repensée avec brio par l’Atelier Philippe Papy : design, sobriété, cocooning. On s’y sent bien, il n’y a rien d’ostentatoire. La carte est créative, les produits de grande qualité, une ambiance familiale et presque festive règne au dîner. A quelques pas, dans la même rue, tombez sous le charme de la Maison et des Jardins infinis et merveilleux de Claude Monet, un réveil des sens après un bon petit déjeuner !
http://www.lamusardiere.fr https://fondation-monet.com
© Alma Olene
© VirginieOvessian
Le noël féérique du Château de Bonnemare
Les 7 et 8 décembre 2019, le château de Bonnemare organise son Noël féérique, entièrement consacré aux enfants, en faisant participer des écoles de la région dont notamment l’Institut médico-éducatif d’Écouis. Il illuminera les yeux des petits et des grands en les transportant dans un univers de lumière, de rêve et de magie. Pour le plaisir
de tous, illuminations du château, chorale, maison du Père Noël, marché de Noël artisanal, et bien d’autres surprises pour célébrer ensemble la fête la plus magique...
Tarifs : gratuit pour les moins de 12 ans, 2 € entre 12 et 18 ans, 5 € pour les adultes. Hébergement : De 80 € à 220 € www.bonnemare.com
ecoreseau.fr novembre 2019
| 89
]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
l’art du temps
vins à consommer (avec modération)
Château romanin
Grand vin rouge 2013
La robe de cet A.O.P Les Baux-de- Provence est de couleur rouge grenat profond. Le nez est complexe, fruité avec des notes de cerise
noire, des senteurs boisées, torréfiées aux arômes de tabac blond et de caramel. L’attaque est gourmande sur les fruits rouges, les saveurs de tabac blond et caramel rappellent le nez et forment un bel équilibre. Les tanins sont présents, apportent élégance et douceur.
27 € www.chateauromanin.com
Domaine de Sarrabelle,
In Vinum, 2014
La robe de ce vin est sombre, violacée aux reflets brillants. Il se manifeste avec un nez profond de fruits noirs et d’un subtil boisé bien fondu.
En bouche, on note une structure complexe, riche et équilibrée, une belle longueur avec une touche de minéralité. Vous pourrez déguster ce
vin jeune carafé, ou le laisser vieillir 50 ans et plus.
27 € www.sarrabelle.com
bourgogne Côte d’or Pinot
noir rouge 2017
La robe est pourpre et de belle intensité. Le bouquet est complexe, on y retrouve des arômes de fruits rouges et de menthe fraîche. Le palais est riche et aérien, et présente des notes de rhubarbe et d’épices.
Il s’agit d’un vin racé digne des plus beaux Pinot Noir de la région.
16 € https ://edouard-delaunay.com
Les Jamelles, Carignan Le beillou 2017
Ce Carignan est issu de vignes centenaires plantées au sud-ouest du
Minervois et dont les racines
vont chercher l’humidité en
profondeur pour assurer aux raisins une maturité lente et régulière. Ce Carignan offre une belle palette aromatique: fruits noirs, notes florales (sureau) et une finale épicée. Il surprend par sa belle longueur en bouche et sa fraîcheur.
19,90 € lesvinsdecarole.com
  Les Hauts du Fief 2015 Crozes-
 Hermitage Rouge
La robe rouge noir est très intense
et brillante. Un nez puissant et complexe: arômes de cerise noire, de mûre et cassis parfaitement mûrs. Suivent les épices et le cacao bien noir. Une bouche ronde, avec des tanins bien mûrs, veloutés et des fruits noirs relevés d’épices. Longueur, amplitude et fraîcheur en finale.
20,95€ www.cavedetain.com/boutique
 Château
 Viguerie
 de Beulaygue,
l’Enchanteur,
2015
Vin rouge de haute expression, de couleur profonde et brillante, aux arômes intenses et complexes
de fruits noirs, épices, réglisse. L’attaque en bouche est ample, douce, soutenue par des tanins mûrs et fondus, une rondeur persistant jusqu’en fin de bouche. Accompagne à merveille des viandes racées: bœuf, agneau et canard et fromage de vaches affinés: cantal ou salers vieux, tome des Pyrénées... 14 €
Côtes du Rhône Villages Massif d’Uchaux Cuvée Genest
Le Domaine de la Guicharde est composé de petites parcelles de vignes entourées de bois et de garrigues
au coeur de l’écosystème unique et protégé du Massif d’ Uchaux, dans le Haut Vaucluse. Ce sont 30 hectares conduits en agriculture biologique et biodynamique via Demeter. De vieux Syrah d’une cinquantaine d’années et des Grenache vieillissants mais encore vifs vont composer la cuvée Genest. Il accompagne du gibier
à plumes, des viandes en sauce et aussi un dessert au chocolat et pralines lorsqu’il est servi après quelques années.
www.guicharde.fr
La Grance berge 2016, domaine ragot, AoP Givry 1er cru
Le nez de cette cuvée La Grand Berge - 100% Pinot noir - est très engageant sur les fruits noirs et les épices.
En bouche, ce grand vin rouge parcellaire de Givry est un
joli compromis entre le respect des arômes si particuliers du pinot noir et des arômes d’un boisé assez marqué.
Le vin possède une complexité aromatique dominée
par la framboise sauvage et les cerises confiturées, et en fin de bouche une belle finale boisée tendrement
toastée.
Nos conseils de dégustation : avec un gigot d’agneau,
un gibier aux champignons ou encore avec un jambon cru de pays. 19 € chez les cavistes et au domaine 03 85 44 3567
  90 |
novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[                                  ]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
  er
Chablis 1 cru Mont
Au Pied du mont Chauve, Domaine Famille
Picard, Saint-Aubin 1er Cru en remilly 2017
Situé au-dessus de la montagne de Montrachet, ce climat « En Remilly » est le point de jonction des communes de Chassagne, Puligny et Saint-Aubin.
Cette cuvée, 100 % Chardonnay, exprime un nez frais et légèrement toasté sur des notes d’orange, et de pamplemousse évoluant sur des notes florales ; la bouche droite, tendue, ciselée, généreuse et iodée rappelle le terroir très caillouteux de ce climat.
Servi à 12-14°C, il accompagne les viandes blanches, volailles et poissons tel un turbot et les crustacés
42 € chez les cavistes et au Domaines 03 80 21 98 57
de Milieu 2017
Vin minéral et complexe, de haut niveau qualitatif, sec, ferme et austère, qu’il faut faire vieillir.
Ce vin développe des arômes plus secondaires en vieillissant : fruits confits, vanille, noisettes,
pain grillé, goût beurré et des notes de tabac. Suggestion de service : fruits de mer, coquilles
Saint-Jacques, poissons en sauce, viandes blanches, ris de veau.
24,35 € www.simonnet-febvre.com/fr/
 Les granits
de bellevue 2018
Fruité et onctuosité sont les maîtres mots de ce vin blanc très
unique. Il est issu de pieds de viognier plantés dans les crus
du Beaujolais, sur un climat de Morgon, appelé Bellevue.
Précurseur, le Domaine de Leyre-Loup a jugé que son terroir granitique à la fois exigeant
et riche, bien connu pour ses rouges, prend tout son sens lorsqu’on l’allie au viognier. La
robe est d’un délicat or pâle. Au nez, on découvrira de l’abricot,
de la pêche jaune, de la fleur d’amandier, une pointe de miel. Le palais est frais,
ample et onctueux. 17,30 € www.leyre-loup.com
ruinart, Édition ultra-limitée vik muniz
Vik Muniz a conçu un coffret dissimulant un jéroboam de Ruinart Blanc de Blancs en série limitée de 30 exemplaires. Vik Muniz
a reproduit des ceps de vignes à partir de bouts de bois noircis et de fusains. Cet imposant coffret en bois pourra devenir un élément de mobilier artistique et décoratif unique, tel un guéridon contemporain. En format jéroboam, le champagne développe des arômes spécifiques de vieillissement en même temps que davantage de gras en bouche lui conférant ainsi un caractère plus soyeux. 5 000 € Maison Ruinart
4 rue des Crayères 51100 Reims
  Domaine de Suremain
Secret de Famille bourgogne Côte d’or Chardonnay
2017
Le nez est dominé par des notes d’agrumes
et de fleurs blanches, qui évoluent vers des
notes de miel et de fruits secs. Sa bouche est très équilibrée,
mêlant adroitement vivacité et rondeur. À table, il jouera de sa palette aromatique sur
les fruits de mer, poissons en sauce
ou belles viandes blanches simplement
cuisinées. Service à 12 °C. 20 € www.albert-bichot.com
Prestige des Sacres, Cuvée Dynastie Blanc de Blancs
Le premier nez est dévolu aux agrumes. Rapidement, les fleurs jaunes comme le mimosa apportent l’élégance
et le raffinement. Ensuite, c’est le citron confit et la fleur d’oranger qui apparaissent pour nous séduire. L’attaque en bouche est vive et l’effervescence fondue. La finale longue et marquée par la minéralité, propose des arômes d’orange et de noisette très gourmands. 30 € www.champagne-prestigedessacres.com
en Sazenay, Mercurey
er
1 cru blanc 2017
 Ce 100 % chardonnay planté sur des terrains assez argileux, voire marne bleue au-dessus de
coteau est un vin rond, soyeux et généreux. Il exhale des notes de fruits jaunes que l’on
retrouve en bouche.
Vif et ample à la fois dominé par des arômes
d’amande et de miel, il est porté par une minéralité qui lui confère une grande fraîcheur et une belle longueur en bouche.
Il accompagne avec bonheur les crustacés, les
grands poissons tel le bar rôti.
25,70 € chez les cavistes et au domaine 03 85 98 04 92
du côté des bulles...
Piper Heidsieck Essentiel Blanc de Blancs
L’assemblage de lots provenant des meilleurs crus apporte un bouquet lumineux au zeste de citron, sur la fraîcheur de la craie et la douceur de la brioche. Grâce à la bulle agile, la matière s’enroule plus charnue que le nez pour laisser vivre un milieu de bouche sensuel, presque poudré. Les notes
de raisin sec, de mirabelle et poire, la touche d’iode et les superbes notes poivrées ferment la dégustation et ouvrent l’appétit.
35 € www.piper-heidsieck.com
    92 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                          UNE PARENTHÈSE EN HERMITAGE
PRESTATION DE DÉGUSTATION, VISITE DU VIGNOBLE À PIED OU À VÉLO, SÉJOUR GASTRONOMIQUE,
SÉMINAIRE D'ENTREPRISE, TEAM BUILDING, GÎTE...
A SEULEMENT 1H DE LYON - 2H DE PARIS EN TGV
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    L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. À CONSOMMER AVEC MODÉRATION
 ]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
  Crémant de Bourgogne Blanc de Blanc « Dosage Zéro » 2013
Une robe or, un nez intense typique du Chardonnay dont il est entièrement issu, des notes d'agrumes. En bouche, beaucoup de fraîcheur et de vivacité, la bulle fine explose sur le palais et exhale les notes du Chardonnay. Une finale riche et longue. Un crémant pour les fins connaisseurs. 16,25 € www.simonnet-febvre.com/fr/
Les spiritueux
Aberlour 17 ans
1st fill Sherry
Hogshead
Ce single malt unique de 17 ans
d’âge incarne toute l’exigence
d’Aberlour à proposer un Whisky
d’exception. Le nez est marqué par
le sherry et ses arômes riches de
cassis et de marmelade à l’orange,
équilibré par la cannelle, le gin-
gembre et une légère touche de
réglisse. Le palais est fruité et complexe avec des notes de cerise et de raisin mûrs, révélant un caramel doux, du gingembre confit et des arômes de clou de girofle. La finale est longue et épicée avec des notes d’écorce d’orange amère. 229€ à La Maison du Whisky (20, rue d’Anjou – 75008 Paris) www.whisky.fr
Pastis 51, édition limitée signée Cédric Soulette
Pastis 51 est ravi d’avoir pu travailler avec Cédric Soulette pour la création de cette édition limitée.
L’artiste est spécialisé depuis 2007 dans la sculpture et précisément dans la création de coqs monumentaux et originaux. A l’occasion de cette édition limitée, Cédric Soulette a sculpté un coq impressionnant de 2m aux couleurs de Pastis 51 et de ses origines françaises !
150cl, 28,50€ www.51.fr/pastis-51
Grand marnier, Cuvée du Centenaire
Réalisée à partir d’une sélection de cognacs Hors d’Âge et d’essences d’oranges amères originaires des Caraïbes, cet assemblage d’exception présente une robe aux couleurs cuivrées légèrement ambrées. Au nez, exhalent des senteurs de marmelade aux notes épicées. En bouche, l’alliance équilibrée du Cognac XO exprime de fines saveurs d’oranges confites et dévoile une longueur et une richesse aromatique
qui en font une liqueur de choix.
89€ www.grandmarnier.com
Crémant de Loire blanc brut Émilie Laurance
Pour cette cuvée les Chenins les plus fruités issus de terroirs argileux, ont été associés à des Chardonnays et des Cabernets très mûrs et concentrés issus
de parcelles calcaires. La liqueur d'expédition
– élaborée avec du Chenin – est ajoutée afin d'apporter de la vivacité et de la structure. Des arômes expressifs de fruits exotiques mêlés à des notes briochées et une bouche longue et intense sur des fruits à chair blanche vanillés. 12 € https://laboutique.ackerman.fr
  Le mount Gay Pot Still
Le rhum Pot Still est mis
en bouteille à 48 % vol
pour révéler sa véritable
intensité. Il est à déguster
de préférence sec ou
avec un gros glaçon. Au
nez, caramel écossais
chaud mélangé à
d’intenses arômes de
mocha et de toffee, avec
des notes sous-jacentes
de prune. Une attaque en
bouche épicée suivie de notes de fruits secs, culminant avec des arômes de chocolat noir et de chêne. Une texture délicate et soyeuse. Le Mount Gay Pot Still Rum de la Master Blender Collection est limité à 4 920 bouteilles disponibles à travers le monde, dont seulement 360 flacons pour le marché français.
130€ www.mountgayrum.com
 La bouteille de Cointreau by vincent Darré
Cette année la Maison
Cointreau fête ses 170
ans ! Pour l’occasion,
elle confie la création
de son édition limitée de
fin d’année au célèbre
designer Vincent Darré.
Ce dernier imagine 3
tableaux, inspirés par
l’histoire de cette belle
liqueur angevine, qui ornent 3 faces de la bouteille Cointreau. Une édition colorée et festive, parfait pour
offrir aux collectionneurs de beaux flacons.
24.50€ www.cointreau.com
Glenmorangie Nectar d’Or
Au nez, ce sont de délicates odeurs s’échappant d’une pâtisse- rie, d’une tarte au citron meringuée, vanillée et croquante. On re- marque des notes de cake aux fruits confits (orange, gingembre, dates), relevées d’une pointe de noix de muscade. Des amandes grillées et du miel fondant soulignent une texture soyeuse et déli-
cate. En finale, un zeste de citron et une touche de vanille, tout en longueur et en profondeur.
63€ www.glenmorangie.com/fr-fr
     94 | novembre 2019 ecoreseau.fr
Le Whisky tricolore directement
chez vous !
Bellevoye, le whisky de France, crée à nouveau l’évènement en cette fin d’année avec la mise en vente en ligne de son coffret de dégustation de trois bouteilles de 20 cl (Bleu, Blanc et Rouge) sur son site bellevoye.fr.
Ce service de vente en ligne s’accompagne d’un
service exclusif : message personnalisé, emballage de
qualité, paiement sécurisé, expédition et suivi de commande, avec une livraison en 3 jours ouvrés en France métropolitaine.
49,90€ (+ 12 € T.T.C. de frais de port). http://bellevoye.fr
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[                                                                             ]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
Les dîners d'Écoréseau business
Dîner intimiste à L’Assaggio de l’Hôtel Castille
gastronomie
Chocolats à casser belvas bio, vegan, sans gluten et belge !
Belvas est un fabricant de chocolats belges
aux saveurs authentiques, élaborés à partir d’ingrédients purs et de qualité : chocolat à 72 % de cacao, amandes bio de Murcie, noisettes bio du Piémont, pistaches bio de Sicile, crème fraîche bio, vanille... Tous les produits Belvas sont sans conservateurs, sans colorants, sans exhausteurs de goût, sans arômes, sans OGM, sans graisses hydrogénées. 120 g, 4,49 € www.belvas.be
Le Poivre à huître de Terre exotique
nos plaisirs du palais
Menu Découverte, en cinq services 90€
p Tartare de thon rouge, burrata, tomates confites
p ravioles de viande Agnolotti de mamma Lidia
p vitello Tonnato traditionnel façon Piémontaise
p Filet de bœuf charolais, cêpes et purée de pommes de terre p Glace « Fior di Latte » à la minute
Accord mets et vins 3 verres 27€
ovieto Classico Salviano 2016, montepulciano d’Abruzzo 204 la valentina, barolo borgogno Cannubi 2012
Du coté de la carte
p Œuf parfait, mousse de pommes de terre, parmesan affiné trente mois et mélange de poivres 27 € p ris de veau, mousseline d’artichaut poivrade, salade de céleri rave au vinaigre balsamique 39 €
p Glace « Fior di Latte » à la minute 12€
          Concept & Lieu
Rue Cambon, au cœur du Paris his- torique, l’hôtel raconte avec un style baroque italien, la mode parisienne et celle des grands monuments qui l’en- tourent : la place de la Concorde, la Madeleine et place Vendôme. Luxe au- thentique, chic intemporel, ambiance confidentielle, le Castille Paris réunit tout cela à la fois.
En cuisine
Au sein du Castille Paris, se découvre depuis 2017 le restaurant L’Assaggio et son patio caché. Une table dont la cui-
sine a été confiée au célèbre chef turi- nois, Ugo Alciati, ambassadeur de la cuisine italienne à travers le monde, étoilé au guide Michelin au restaurant Guido à Fontanafredda, près de Serra- lunga d’Alba dans le Piémont italien. La carte est signée par le chef étoilé et interpretée par le chef exécutif Pablo Sabariego
Récompensé d’une assiette et deux four- chettes par le Guide Michelin en 2019, L’Assaggio emmène au cœur de la gastro- nomie italienne et de la finesse française. Ne sélectionnant que les meilleurs pro- duits, Ugo Alciati privilégie les bons lé- gumes d’Italie à l’instar des tomates de
Sicile, de l’aubergine de Naples et de la courgette-violon qui parfume le risotto. Les viandes, comme la volaille, viennent des meilleurs élevages français, le bœuf est made in Aubrac. Si les pâtes – agno- lotti, rigatoni, fettuccine – sont toutes faites maison, les spaghettis viennent, elles, de Toscane, et s’accompagnent de homard, d’oursin et de burrata fumée.
Service
A l’écoute, en toute discrétion, efficace, chaleureux, le charme italien avec l’ac- cent bien entendu !
33-37, rue Cambon 75001 Paris
www.starhotelscollezione.com/en/
Le retour de l’oreiller de la belle Aurore !
Véritable succès en 2018, L’Oreiller de la
Belle Aurore, chef d’œuvre de la gastronomie française, fait son retour avec un tout nouveau décor inspiré d’Aurore Récamier, ainsi qu’un nouveau packaging à la tranche. Une garniture composée des plus beaux gibiers, des plus belles volailles, d’une farce de porc, d’une farce de veau, de truffes noires des Alpes-de-Haute- Provence et de foie gras de canard, le tout sous un dôme mordoré grand comme un oreiller !
Il sera disponible le 30 novembre 2019 et le 25 janvier 2020. 24 € la tranche individuelle de 250g. www.maisonverot.fr
Château d’estoublon, le flacon couture édition limitée 20 ans
Dans une version exclusive, le flacon couture est parée d’une étiquette avec l’archive du premier article de presse sur Estoublon. Un bel hommage à 20 ans d’un travail d’orfèvre conduit dans le respect d’une agriculture biologique. Équilibrée et intense, sa palette aromatique se décline autour de notes végétales d’herbe fraîchement coupée avec une finale légèrement ardente.
52 € http://shop.estoublon.com
     96 |
novembre 2019 ecoreseau.fr
Terre Exotique propose une large gamme de produits d'épicerie fine, dans l'exigence de la qualité, de l'originalité et de la créativité gastronomique. La presqu’île de Saint-Cast le Guildo est située sur la côte d’Émeraude. À la manière de ses marins, prenez la barre
et mettez le cap vers le grand large, en ayant soin de ne pas oublier votre couteau, votre douzaine d’huîtres et
bien sûr, votre poivre à huître pour les aromatiser : délicat assemblage breton de poivres. 7,50 € www.terreexotique.fr
© Lucie Sassiat
©Alban Couturier
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[                                    3
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1. H10 Urquinaona Plaza - Barcelone ; 2. Hôtel Saint-Nicolas - La Rochelle ; 3. Le Manoir Hôtel - Le Touquet ; 4. Le Castel Maintenon Hôtel & Spa - Maintenon
www.meetingpreference.com +33 (0)1 78 94 90 50
2
]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre finance & marchés Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
  bons plans       experts
 Trois questions à Véronique Riches Flores, fondatrice du cabinet Riches Flores Research
« La remontée des taux est épidermique et peu
durable »
Quel constat portez-vous sur la conjoncture mondiale?
L’économie mondiale est mal en point comme le souligne la récente révision à la baisse des prévisions de croissance du FMI. La guerre commerciale n’améliore pas la situa- tion tout comme l’issue incertaine du Brexit ou encore les difficultés à mettre en place une nouvelle gouvernance eu- ropéenne dont on aimerait pouvoir escompter des initia- tives en faveur de la croissance. En outre, l’inflation pointe plus que jamais aux abonnés absents.
Pourtant, les taux longs se sont récemment redressés, n’est-ce pas paradoxal?
Il apparaît difficile de trouver des justifications solides à cette remontée des taux. Des trois scénarios susceptibles de l’expliquer, aucun ne parvient à convaincre. Le premier suggérerait que le diagnostic pessimiste sur la croissance mondiale soit erroné. Les marchés estiment que les États- Unis et la Chine finiront par trouver un accord com- mercial qui relancera la conjoncture mondiale. Je pense néanmoins qu’il est un peu tôt pour prendre un tel pari et une déception sur ce dossier chaud pourrait tirer de nouveau les taux vers le bas. Le deuxième scénario serait que les marchés soient plus hésitants sur l’action à venir de la FED, dans la mesure où Powell a, à plusieurs reprises, souligné sa préférence pour un statu quo des FED Funds. Cette hypothèse apparaîtrait cependant malvenue dans le contexte de volatilité des marchés et on peut imaginer
LFin d’année hésitante
es marchés actions ont globalement stagné en octobre dans la perspective de nouvelles mesures d’assouplissements monétaires de la BCE et de la FED. Pour autant, les investisseurs continuent de
scruter, tantôt avec espoir, tantôt avec angoisse, les avan- cées sur la guerre commerciale. Or, dans ce dossier brû- lant, les informations en provenance des États-Unis et de la Chine sont le plus souvent contradictoires et la fragile promesse d’un accord partiel n’a pas été de nature à ras- surer. De même, les opérateurs se gardent bien d’analy- ser l’impact éventuel du Brexit tant la sortie britannique peine à se concrétiser. Sur le front des entreprises, la si- tuation apparaît contrastée. Aux États-Unis, la première salve de résultats trimestriels est globalement rassurante. Le secteur bancaire avec JPMorgan, Citigroup, Morgan Stanley et Bank of America a favorablement surpris. Tou- tefois, des géants considérés comme de bons baromètres de l’activité, style Caterpillar ou Texas Instruments, ont déçu. En Europe aussi, les tensions économiques se font sentir, comme en témoigne la révision à la baisse des pré- visions de Publicis, de Thales ou de Renault. Pour autant, de nombreux professionnels estiment que le troisième trimestre pourrait marquer un passage à vide avant un rebond en fin d’année. « Nous prévoyons que la période de publication des résultats du troisième trimestre n’apportera qu’un soutien limité et de court terme aux actions américaines, la croissance ne devant connaître un
qu’une telle déception serait suivie sans tarder d’une cor- rection baissière des taux longs. Une dernière explication serait que les investisseurs aient intégré que les marges de manœuvre des banques centrales sont devenues extrême- ment ténues. Ils spéculeraient donc sur un relâchement généralisé des politiques budgétaires. Pourtant, rien dans les écarts de rendements entre les pays européens ne laisse présumer que tel soit le risque qu’intègrent les marchés. Au final, cette remontée des taux apparaît donc comme essentiellement épidermique et peu durable.
La BCE peut-elle encore soutenir favorablement l’éco- nomie ?
La BCE et la FED ont fait ce qu’elles devaient pour contrer les risques financiers post-crise de 2008. Mario Draghi a sauvé la zone euro, il a cependant échoué à rétablir une croissance soutenue qui puisse s’accompagner d’un retour de l’inflation vers 2 %. Rien de tellement surprenant. Les maux dont souffrent les économies développées ne sont pas uniquement monétaires et les remèdes des banques centrales ne sont pas suffisants. C’est bien la raison pour laquelle Mario Draghi a explicitement demandé aux gou- vernements européens de profiter de la faiblesse des taux pour s’endetter afin de lancer des plans d’investissements porteurs de croissance future. C’est au tour du politique de prendre le relais. n
rebond que dans quelques mois »,
estime Jean Boivin, responsable
de la recherche pour le BlackRock
Investment Institute (BII). Un
point de vue partagé par Fidelity.
Selon la société de gestion, avec le
retournement des vents contraires
de l’an dernier et malgré l’incertitude commerciale entre la Chine et les États-Unis, il y a des raisons de croire en une poursuite de la reprise de la croissance mondiale au quatrième trimestre 2019, en comparaison au quatrième trimestre 2018. Paras Anand, directeur de la gestion d’actifs, Asie-Pacifique chez Fidelity International, com- mente : « Pour l’instant, l’économie mondiale plie mais ne rompt pas. Dans cet environnement, nous suggérons de privilégier la prudence dans les portefeuilles tout en conservant une exposition aux actifs risqués. » Unigestion enfin affiche un plus grand optimisme : « Nous constatons actuellement un trop grand pessimisme sur les marchés, alors que les premiers signes d’une amélioration se des- sinent. Avec le nouveau président de la BCE réclamant plus de dépenses budgétaires, un euro extrêmement bas et une exposition moindre à la guerre commerciale, nous pensons que les actifs de croissance européens pourraient devenir plus attractifs. Notre foi en l’avenir exige davan- tage de signes positifs, mais nous avons déjà commencé à réduire notre positionnement défensif en Europe. » n
  JPmorgan Am affiche sa prudence sur les actions Les marchés actions ont progressé depuis le début de l’année, bien davantage grâce à la hausse des valorisations des sociétés que grâce à la hausse des bénéfices, observe JPMorgan AM. Les analystes tablent
sur un taux de croissance de 10 % des bénéfices à l’échelle mondiale en 2020, malgré un environnement économique de plus en plus contrasté. Les marchés anticipent par ailleurs
clairement un nouvel assouplissement des banques centrales. Dans ce contexte, JPMorgan AM redoute que des révisions à la baisse des prévisions de bénéfices créent un risque pour les performances des marchés actions au cours des mois à venir.
oddo bHF: oui aux obligations périphériques Dans les pays développés, aucun actif sans risque ne protège désormais contre une érosion du capital. Même aux États-Unis, les rendements réels des obligations du Trésor américain
à 10 ans sont nuls, voire légèrement négatifs. Pourtant, les investisseurs
continuent d’affluer sur des actifs qui ont 100 % de risques de générer une perte à maturité. Oddo BHF désapprouve cette stratégie. La société de gestion recommande de
commencer à alléger les obligations d’État cœur et de favoriser plutôt les obligations périphériques et les émetteurs de bonne qualité.
Française des Jeux: passez votre tour L’introduction tant attendue à la Bourse de Paris de l’opérateur de jeux détenu majoritairement par l’État, s’est déroulée le 7 novembre. À première vue, la
mariée est ravissante. Avec 15,8 milliards d’euros de mises en 2018, la FDJ est la deuxième loterie européenne et la quatrième dans le monde. Le groupe prévoit pour 2019 un chiffre d’affaires record d’environ 1,9 milliard d’euros. Pourtant, Nicolas
Chéron, responsable de la Recherche Marchés pour Binck.fr, conseille la prudence. D’une part, les marchés sont très valorisés et pourraient se retourner à la baisse. De l’autre, la plupart des IPO ont connu récemment un succès très mesuré. En clair, il est urgent d’attendre.
   98 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[                                                   ]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre finance & marchés
  SPÉCULONS !       Le chiffre
 Pernod ricard
180 176 172 168 164 160 156
         02/05 30/05 27/06
25/07 22/08 19/09
17/10
L’action du numéro deux mondial des vins et spiritueux s’est repliée en octobre, pénalisée par le net ralentissement de ses ventes au premier trimestre de son exercice 2019/2020. Jefferies a cependant confirmé sa recommandation d’achat et son objectif de cours de 185 euros, en estimant que l’accès de faiblesse du titre offrait une occasion rare d’investir dans un groupe en pleine mutation.
210
 MILLIARDS DE
DOLLARS
le montant record de fonds levés par les greens bonds, destinés à financer des projets de lutte contre le réchauffement climatique, depuis janvier
   ANALYSE
Les investisseurs institutionnels en quête de diversification
es investisseurs institutionnels se tournent de par des stratégies basées sur des “compétences opé- plus en plus vers les actifs non cotés, dans un rationnelles approfondies”, et dont la performance contexte de préoccupations géopolitiques et est effectivement le fruit du “savoir-faire” des équipes de craintes d’un ralentissement économique d’investissement. Il s’agit par exemple des rachats
mondial imminent, indiquent les résultats de l’étude d’entreprises à petite et moyenne capitalisation en
  Schroders Institutional Investor Study 2019. Plus de la moitié d’entre eux (52 %) envisagent d’augmenter leur allocation à ces classes d’actifs au cours des trois pro- chaines années, surtout en Amérique du Nord (58 %) et en Asie (50 %). Dans le monde entier, les investis- seurs citent la nécessité de générer des rendements plus élevés et de diversifier leur portefeuille comme les deux principaux facteurs les incitant à investir en actifs privés. Parmi la palette d’actifs privés, le pri- vate equity est considéré comme la première source de rendements potentiels plus élevés quand 69 % des investisseurs anticipent des rendements supérieurs à 5 %. Ils sont 37 % à avoir l’intention d’augmenter leur allocation à cette classe d’actifs en la plaçant large- ment devant la dette privée, l’infrastructure equity et l’immobilier. « Dans l’environnement de marché ac- tuel, les investisseurs sont particulièrement intéressés
private equity ou des stratégies différenciées de créa- tion de valeur ajoutée dans le secteur de l’immobilier. Dans ces domaines, la performance des investisse- ments est considérablement moins influencée par les cycles du marché », explique Georg Wunderlin, Glo- bal Head of Private Assets, Schroders. Aviva Investors partage le constat de Schroders. Dans son Real Assets Survey 2020, la filiale de gestion d’actifs de l’assureur britannique révèle que 51 % des compagnies d’assu- rance et 37 % des fonds de pension pensent augmen- ter leurs investissements dans les actifs réels afin de chercher du rendement. Les conclusions de l’enquête mettent en évidence l’importance croissante des en- jeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pour les investisseurs, ainsi que la volonté de montrer l’intérêt d’investir sur des actifs réels au-delà du simple rendement financier. Pour 9 sondés sur 10,
les facteurs ESG occupent une place importante dans leurs prises de décision en matière d’investissement. Pour Mark Versey, directeur des investissements d’Aviva Investors Real Assets, « le vif appétit pour les actifs réels n’est pas surprenant compte tenu des in- certitudes politiques et économiques mondiales. En plus d’offrir aux investisseurs des revenus adaptés à leurs besoins et une diversification supplémentaire, les rendements de ces classes d’actifs ont été solides et soutenus par la prime d’illiquidité qu’ils peuvent offrir ».n
100 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[ patrimoine
vie privée
 ecoreseau.fr novembre 2019 | 101
]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
  bons plans       experts
 Saint-Tropez, quatre fois plus chère que Granville
N’en déplaise à Greta Thunberg, la jeune activiste suédoise, le réchauffement climatique produit quelques avantages, dont celui de bronzer à la plage aux vacances de la Toussaint ! Le secteur du tourisme l’a bien compris et les locations en bord de mer entre le 19 octobre et le 4 novembre, période des congés, sont de plus en plus onéreuses. Selon le comparateur de locations de vacances, Likibu.com, c’est sur les
côtes méditerranéennes et du Sud-Ouest que se trouvent les locations de vacances les plus chères du littoral français. Saint- Tropez (302 euros par nuit) est
la destination la plus onéreuse des vacances, suivie par Lège Cap-Ferret (285 euros par
nuit), Grimaud (189 euros par nuit) et Porto-Vecchio (174 euros par nuit). Les stations balnéaires les plus abordables se trouvent dans la Manche. Granville (83 euros par nuit) arrive ainsi en première position, suivie de Ouistreham et Dieppe (86 euros par nuit), ex aequo. Agde, Narbonne et Perros Guirec (87 euros par nuit), sur les côtes méditerranéennes et bretonnes, sont toutes trois troisièmes du classement.
Un grand-père, c’est pas donné
« Quand maman et papa te disent non, tu demandes à tes grands-parents », c’est bien ce qu’imaginent tous les enfants qui ont la chance de compter sur des grands-parents disponibles pour s’occuper d’eux. ProntoPro.fr, le portail qui relie l’offre et la demande de services professionnels, a voulu calculer quelle serait la juste compensation s’il fallait les payer
pour tout ce qu’ils font pour leurs petits-enfants : il en est ressorti que le salaire idéal d’un grand-
père correspondrait à près de
3 000 euros par mois. Le calcul du site est implacable. La mission de chef à domicile est estimée à 900 euros par mois pour quatre heures par semaine. La fonction d’animateur revient à 720 euros
par mois (deux heures par semaine), de chauffeur, 720 euros (six heures par semaine), de dogsitter, 480 euros (10 heures par semaine), de raconteur d’histoires, 80 euros (une heure par semaine) et enfin, d’aide au ménage, 120 euros (deux heures par semaine).
Sur le marché du travail, les
cadres reprennent la main
Le cabinet de recrutement Robert Half a publié son Guide des salaires 2020. Cette étude révèle un marché de l’emploi dynamique, un quasi plein emploi chez
les cadres et une tendance globalement à la hausse (mesurée) des salaires, dans tous les secteurs et régions. Résultat, le salaire est revenu au cœur des
négociations lors de l’embauche.
66 % des collaborateurs privilégient leur rémunération juste avant l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle et le sens du travail,
des missions. L’augmentation de salaire s’associe
en premier lieu à la reconnaissance du travail et des efforts accomplis, mais n’est pas un outil de rétention, le salaire n’est donc pas le motif de départ.
 DLe PER, premiers pas
epuis le 1er octobre, il est possible d’ou- vrir un PER et d’y transférer l’épargne de son Perp, Madelin et même de son assu- rance-vie. Ce produit issu de la loi Pacte
est-il vraiment aussi révolutionnaire qu’espéré? Éric Le Baron, directeur général de SwissLife Assurance et Patrimoine et directeur de la distribution, estime en tout cas que ce PER individuel est novateur: « La loi Pacte offre des éléments qui n’existaient pas avant. Le plus singulier est sans aucun doute la sor- tie en capital. » Jusqu’alors, les produits de l’épargne retraite ne proposaient qu’une sortie en rente, ce qui constituait un véritable frein à leur développement. « Un salarié âgé de 40 ans éprouvait des difficultés à se projeter dans 25 ans et à s’engager dans un produit tunnel », analyse Éric Le Baron. Le deuxième avan- tage du PER est sa plus grande souplesse. « L’épar- gnant alimente son contrat en toute liberté : épargne salariale, transfert d’un ancien contrat ou encore versements volontaires. » Troisième atout qui n’exis- tait pas auparavant, l’épargnant peut débloquer une épargne déjà constituée, de manière anticipée, sous certaines conditions : pallier un accident de la vie ou acheter une première résidence.
Fort de ces atouts, le PER connaîtra-t-il le succès et qui en tirera parti? S’il est trop pour répondre à la première question, le gouvernement entend faire
passer les encours de l’épargne-retraite d’environ 230 milliards d’euros, contre 1 700 milliards pour l’assurance vie, à 300 milliards en 2022, ce qui im- plique de tripler la collecte d’ici là. Pour rempor- ter la mise, Aviva, Generali, Crédit Mutuel, AXA, Groupama, BNP Paribas et Swiss Life ont d’ores et déjà lancé leur PER, mais beaucoup d’établisse- ments ne seront pas prêts avant 2020. « Je pense que les premiers arrivés ont de fortes chances d’être les premiers servis », indique Éric Le Baron. Il est per- suadé que les spécialistes de l’épargne retraite, dont Swiss Life fait partie, devraient tirer leur épingle du jeu grâce à leurs réseaux de distribution spécialisés et à leurs connaissances fines des besoins des futurs retraités, et notamment des professions libérales, di- rigeants de TPE et PME. n
    focus
 CLes Français/es font confiance à leur assureur
ette année et pour la numérisation, le contact humain première fois, le cabi- reste au cœur de la relation client. net Deloitte a réalisé Pour échanger avec leur assurance, un baromètre sur la 29 % des Français/es plébiscitent
relation entre les Français/es l’agence, 28 % le téléphone et seu-
  et leur assureur. Les résultats
se révèlent assez étonnants. En
premier lieu, les Français/es sont
78 % à accorder leur confiance à
leur assureur principal, la com-
pagnie qui, parmi l’ensemble des assureurs, détient le plus grand nombre de contrats du client. En conséquence, 8 Français/es sur 10 se disent prêt/es à le recommander. Autre élément clé de l’enquête, les sondé/es se méfient des nouveaux acteurs tels que les « assurtechs » : 62 % privilégient une compa- gnie d’assurance nationale et 52 % privilégient une compagnie d’assurance mutualiste alors que 28 % se tournent vers une banque nationale et 23 % vers une banque mutualiste. Les intentions de souscrip- tion chez les nouveaux acteurs de l’assurance restent très mineures. 10 % seulement se tournent vers une start-up de l’assurance pour souscrire un contrat. Encore une pierre dans le jardin des tenants de la
lement 16 % l’espace client du site Internet. Elles/ils ne sont que 3 % à utiliser une application ou un site mobile. « Le numérique semble pa- raître encore compliqué pour beau-
coup. L’expérience client est parfois décevante et les fonctions encore trop pauvres », a commenté lors d’une conférence de presse Hugues Magron, associé conseil assurances chez Deloitte. Pourtant, et c’est un vrai paradoxe que l’expert peine à expliquer, plus de 2 assurés sur 3 se disent prêts à déclarer et gérer leurs sinistres 100 % en ligne. De même, contrai- rement à ce que l’on pourrait penser compte tenu de la suspicion croissante autour de l’utilisation de la data par les GAFA, plus de 7 Français/es sur 10 se disent prêts à partager leurs données person- nelles avec leur assureur à condition d’en tirer des avantages concrets, « c’est-à-dire des rabais sur les primes », traduit Hugues Magron. n
 102 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[                   LE SAVOIR-FAIRE UNIQUE D’UNE BANQUE FAMILIALE ET INDÉPENDANTE
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]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Baromètre patrimoine & fiscalité
   ACHAT/VENTE
 en septembre, la durée des prêts immobiliers accordés a baissé de deux mois pour atteindre 226 mois en moyenne.
250 225 200 175 150
         vision       Le chiffre
L’or, assurance tout risque
’or a le vent poupe depuis le début de l’année. Face à la montée des incerti- tudes économiques et géopolitiques, de plus en plus d’épargnants s’intéressent
aux avantages que procure la «valeur refuge par excellence». Mais qui sont ces investis- seurs de plus en plus présents sur le marché de l’or? Jean-François Faure, PDG et fondateur d’AuCoffre.com, une plate-forme en ligne 100 % sécurisée pour l’achat et la vente de matières précieuses (or, argent, diamant), distingue deux grands profils: les traders qui jouent sur les re- bonds techniques, et les ménages qui souhaitent protéger leur épargne à moyen et long terme. « Les clients d’auCoffre.com investissent régu- lièrement, le plus souvent tous les mois, de pe- tites sommes avec la possibilité de vendre si le cours de leurs actions ou de leurs actifs immo- biliers chute. » En clair, l’investissement dans l’or est considéré par les clients du site comme une protection contre un manque de liquidité. « Beaucoup de nos clients ont plus de 60 ans. Ils considèrent l’or comme une assurance. À cet égard, ils n’évoquent jamais avec nous le rende- ment. » Ces épargnants prudents vont acheter des pièces, françaises comme étrangères, ou privilégier les pièces « maison » Vera Valor, frap- pées directement par le groupe. « L’avantage de nos pièces est qu’elles sont extrêmement liquides sur la plate-forme », argumente Jean-François Faure. Quid de la fiscalité? À la revente, elle dépend des produits. L’Union européenne dis- tingue les pièces frappées après 1800, qui ont eu cours légal puis démonétisées, et les pièces
  à cours légal. «Pour les pièces démonétisées comme le Napoléon ou les Liberty américaines, deux options sont proposées lors de la revente: payer une taxe forfaitaire fixe de 11,5 % sur le prix de revente ou une taxe sur les plus-values de 36,2 % avec un abattement dégressif de 5 % à partir de deux années de détention (et aucune taxe au-delà de 22 ans) », explique Jean-François Faure. Pour les pièces à cours légal (Krugerrand, Eagle, etc.), c’est la taxe sur les plus-values de 36,2 % qui s’applique pour toute revente supé- rieure à 5000 euros, dans l’Union européenne et en dehors. Pour les transactions inférieures à 5000 euros, on ne paie aucune taxe. Enfin, rap- pelle le fondateur d’auCoffre.com, il existe une dernière catégorie, le jeton. « Comme le 50 pesos mexicain ou la Vera Valor, il rentre dans la caté- gorie des bijoux lors de la revente. Le vendeur va alors choisir entre une taxe fixe de 6,5 % sur la valeur de cession ou bien la taxation dégressive sur les plus-values, 36,2 % les deux premières an- nées de détention. » n
8 000
verres de vin en terrasse
Ce à quoi il faudrait renoncer pour financer l’acompte de 27 000 euros pour s’offrir son premier appartement à Paris, selon Yolt, une application de gestion des finances personnelles.
 cafés et
5 000
 104 | novembre 2019 ecoreseau.fr
T1-01 T1-02
T1-03 T1-04
T1-05 T1-06
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01-2015 05-2015
09-2015 01-2016
05-2016 09-2016
01-2017 05-2017
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05-2018 09-2018
01-2019 05-2019
09-2019
]]></page><page Index="105" isMAC="true"><![CDATA[                                                                                                     Épargne Retraite 2 Plus
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]]></page><page Index="106" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
Méthode Fire, assurance vie, marchés actions, immobilier...
Pas de rendement
sans risque
Pour la retraite, l’épargne doit être investie de manière adéquate en fonction du nombre d’années avant le départ. Plus cet horizon est loin- tain, plus il est utile de se tourner vers les marchés actions qui, à long terme, restent les plus rémunéra- teurs malgré leur forte volatilité. Cette exposition aux actions de- vra bien sûr être progressivement diminuée à l’approche du départ à la retraite de manière à sécuri- ser les gains. «Dans une vision de court terme, une allocation de 70% en fonds en euros et de 30% en fonds obligataires dans le cadre d’une assurance vie constitue un placement faiblement risqué: sur les dix dernières années, cette al- location a atteint un rendement moyen de 5% par an», indique Albert d’Anthoüard. À long terme, l’assurance vie autorise l’accès à des fonds investis en actions his- toire de faire varier leur proportion au fur et à mesure de l’existence. Pour doper un peu plus leur ren- dement et baisser les frais, de plus en plus d’épargnants se tournent vers les fintechs, comme Nalo, qui investissent exclusivement dans des fonds indiciels cotés, les ETF (Exchange Traded Funds). Les banques en ligne (Altaprofits, As- surancevie.com, Mes-placements, Linxea, Fortuneo, Boursorama, ING Direct, BforBank, etc.) pro- posent également des contrats multisupports qui se distinguent par leur bon rapport rendement/ coût. Moyennant des frais nette- ment inférieurs à ceux des réseaux classiques, leurs offres, ultra-di- versifiées, donnent accès à des gestions de qualité profilées par risque, pilotées par des Maisons de renom (Lazard Frères Gestion, Edmond de Rothschild AM, Car- mignac, DNCA, etc.).
L’immobilier,
une valeur sûre
Pour améliorer son pouvoir d’achat, pourquoi ne pas réduire ses impôts tout en investissant sur le long terme grâce à la défis- calisation immobilière ? Plusieurs dispositifs coexistent. Lancé cette année, le Denormandie (du nom du ministre chargé de la Ville et du Logement), offre une réduction d’impôt de 12, 18 ou 21 % à l’inves- tisseur qui rénove et met en loca- tion un bien immobilier dans l’une des 222 villes du programme Ac- tion cœur de ville. Le montant des travaux doit représenter au moins
Des placements qui rapportent ? Chiche...
La méthode Fire, venue des États-Unis, vise à acquérir une indépendance financière afin de quitter le monde du travail le plus tôt possible. Pas de doute, elle suscite un intérêt croissant en France. Admettons que l’objectif soit atteint, encore faut-il vivre le mieux possible de ses rentes. Une seule recette, à part dépenser peu : placer le plus efficacement possible son capital. Des placements qui rapportent ? Chiche...
Marchés financiers et immobilier, deux moyens de se constituer un patrimoine À cet égard, l’assurance vie reste un placement incontournable en raison de sa liquidité et de sa fis- calité avantageuse, estiment les professionnels. Pourtant, de prime abord, la baisse du rendement des fonds en euros risque de sembler dissuasive. D’autant que les compa- gnies d’assurances, qui éprouvent de plus en plus de difficultés à of- frir à la fois une garantie du capital et la liquidité de l’épargne à tout moment, ont mis ces dernières se- maines des barrières à l’entrée sur
le fonds euros. Pour Albert d’An- thoüard, directeur de la clientèle privée chez Nalo, « cette décision inévitable constitue en réalité une chance pour les épargnants qui vont enfin s’intéresser à la finance et aux moyens de faire fructifier réellement leur épargne en prévi- sion de la retraite, d’un projet im- mobilier ou d’une transmission. Il faut que le grand public com- prenne qu’un investissement sans risque implique un rendement né- gatif. Si on place 100 euros, au bout de dix ans, on récupère moins de 100 euros, c’est le paradoxe des taux négatifs ! »
Il faut que le grand public comprenne qu’un investissement sans risque implique un rendement négatif. Si on place 100 euros,
au bout de dix ans, on récupère moins de 100 euros, c’est le paradoxe des taux négatifs ! – Albert d’Anthoüard, Nalo.
106 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="107" isMAC="true"><![CDATA[ En clair,
c’est eux qui
Le succès de Corum ne doit rien au hasard mais à des process bien huilés. Dès le départ, les équipes ont décidé de maîtriser tous les maillons de la chaîne : sélection des investissements, maîtrise de la collecte, gestion des immeubles et des locataires en interne. Pour le choix de ses investissements, Corum n'a pas hésité à casser les "codes" [...] Corum n’investit que dans des biens de qualité, occupés par des locataires de qualité...
article publié le 18.02.19 sur forbes.fr par JJ. Manceau
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Et c’est encore plus clair sur corum.fr
FORBES
Les produits cités dans l’article font référence aux solutions d’épargne immobilières gérées par Corum Asset Management. Acheter des parts de CORUM Origin & CORUM XL est un investissement immobilier. Comme tout placement immobilier, il s’agit d’un investissement long terme avec un horizon de placement de 10 ans, dont la liquidité est limitée. Il existe un risque de perte en capital, les revenus ne sont pas garantis et dépendront de l’évolution du marché immobilier et du cours des devises. La société de gestion ne garantit pas le rachat des parts. Et comme tout placement, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
CORUM Origin visa SCPI n°12-17 de l'aMF du 24/07/2012. CORUM XL, visa SCPI n°19-10 de l'aMF du 28/05/2019. CORUM L’Épargne est une marque de Corum asset Management, Société de gestion de portefeuille, 1 rue Euler 75008 Paris - agrément aMF gP-11000012 du 14 avril 2011.
JE sOUhAItE RECEvOIR UnE dOCUMEntAtIOn. J’envoie mon bulletin à CORUM - 1 rue Euler 75008 Paris.
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]]></page><page Index="108" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
25 % du prix du logement acheté. Si l’avantage fiscal est intéressant, les conseillers en investissement restent prudents. « Le prix d’achat est faible, mais encore faut-il maî- triser le coût de la rénovation. Ce dispositif s’adresse aux investis- seurs aguerris, qui connaissent très bien le marché sur lequel ils comptent acheter », estime Sabine Jiskra, responsable de la gestion de la fortune à l’Institut du Patri- moine. Le Pinel (du nom de la mi- nistre du Logement en 2014-2016) reste très populaire en France. Il offre à un investisseur d’acheter un bien neuf en zone tendue et de le mettre en location durant six, neuf ou douze ans pour profiter d’une baisse d’impôt de 12, 18 ou 21 %, calculée sur le prix de re- vient du logement dans la limite de 300 000 euros. Les loyers sont pla- fonnés, tout comme les ressources des candidats à la location. « Ce dispositif est fiscalement attractif, mais il faut veiller à ne pas surpayer le bien. Il faut également étudier la démographie. Plus la population croît, plus l’investissement à des chances d’être rentable », souligne Sabine Jiskra. La professionnelle
patrimoine
Certains emprunteurs à hauts revenus ont de l’épargne mais ils font
le choix de ne pas l’injecter dans le projet pour emprunter le maximum, compte tenu des taux record ! En revanche, ils la placent dans la banque, ce qui aide à obtenir un taux encore plus bas ! –
Sandrine Allonier, vousfinancer.com
      recommande également l’investis- sement dans les résidences services par l’intermédiaire du dispositif Censi-Bouvard (du nom des dépu- tés Yves Censi et Michel Bouvard). Il consiste à investir dans l’immo- bilier géré neuf – résidence senior, résidence étudiante, établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)... – et de bénéficier en contrepartie d’une baisse d’impôt égale à 11 % du montant global de l’investis- sement locatif, dans la limite de 300 000 euros sur neuf ans. L’in- vestisseur récupère également la TVA sur le prix du bien. Attention, ce dispositif doit s’arrêter fin 2021. L’investisseur pourrait également opter pour le statut de loueur meublé non professionnel, dont la
 fiscalité est également avantageuse. L’investisseur va déduire de ses loyers l’intégralité de ses charges (intérêts d’emprunt, charges de co- propriété, frais de comptabilité...). Il bénéficie également de l’amortis- sement du bien, de quoi diminuer pendant une très longue période l’impôt sur les recettes de cette ac- tivité locative.
SCPI, pratiques,
mais attention aux frais Toujours au chapitre immobilier, les Sociétés civiles de placement en immobilier (SCPI) représentent une alternative de plus en plus ap- préciée des Français/es. En 2018, les SCPI ont dégagé un rendement moyen de 4,35 % et certaines so- ciétés de gestion proposant des SCPI spécialisées et diversifiées à l’étranger comme Corum AM sont parvenues à dégager davan- tage. Ainsi, la SCPI Corum Ori- gin, investie à 89 % hors de France et dans 12 pays, a dégagé en 2018 un rendement de 7,28 % avant impôts. Au-delà du rendement, la pierre-papier présente le triple avantage d’une accessibilité au plus grand nombre, le placement exonère le particulier des soucis de gestion et offre l’avantage d’un placement bien plus rapide à mon- ter qu’une opération d’immobilier physique. « Toutefois, les SCPI ne sont pas dépourvues d’inconvé-
nients. Les frais de souscription et de gestion annuels risquent de s’alourdir. De plus, leur durée de détention est longue et leur re- vente avant échéance parfois plus compliquée que prévu », prévient Sabine Jiskra.
Osez le crédit
Enfin, tous les experts sont d’ac- cord: le crédit n’a jamais été un aussi puissant levier pour capita- liser. Selon le baromètre Vousfi- nancer, certains investisseurs ont décroché des taux à 0,55 % sur 20 ans. Certains profils obtiennent également d’excellents taux de crédit sans pour autant présenter de l’apport. C’est le cas à Rennes, Grenoble, Lyon, ou Saint-Étienne. « Certaines banques prêtent en- core sans apport, même si elles sont moins nombreuses en cette fin d’année. Elles le font au cas par cas... pour les jeunes notam- ment, de moins de 35 ans, ou les beaux profils, paradoxalement. En réalité, certains emprunteurs à hauts revenus ont de l’épargne mais ils font le choix de ne pas l’injecter dans le projet pour em- prunter le maximum, compte tenu des taux record ! En revanche, ils la placent dans la banque, ce qui aide à obtenir un taux encore plus bas ! », explique Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer. PIerre-JeAn LePAGnoT
 108 |
novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="109" isMAC="true"><![CDATA[                                                       ATELIERS VAUGIRARD
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]]></page><page Index="110" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
tribunes libres
Les entreprises et Winnie l’Ourson
 Ludovic espitalier- noël,
dirigeant fondateur du cabinet Influences & Réputation
Winnie l’Ourson descend les esca- liers, tiré par un enfant. Sa tête re- bondit sur chaque marche. « Il y a sans doute une autre façon de descendre l’escalier, se dit-il, mais laquelle ? »
En matière de promotion et de défense de leurs intérêts avec les pouvoirs publics, les entreprises souffrent de ce que j’appelle le syndrome de Winnie l’Ourson. Car bien peu font appel à un mé-
tier qui les aide à renforcer leur croissance : le lobbying.
Ce métier est mal compris. Et ceux qui le dénoncent sont sou- vent ceux qui en font sans le dire : associations luttant contre les perturbateurs endocriniens, ci- toyens demandant plus de trans- parence aux députés, riverains s’opposant à un projet d’extrac- tion de sable, universitaires ré- clamant davantage de ressources pour leurs recherches, associa- tion caritative exigeant le recy- clage des vêtements...
Qu’est-ce que le lobbying? Ce sont les actions entreprises par un acteur économique ou social auprès des élus et administra- tions afin d’apporter une exper- tise et contribuer à la décision finale.
Quelques remarques :
• C’est l’élu qui décide: il re- présente l’intérêt général. Mais sa responsabilité est d’écouter toutes les parties. Nous sommes en démocratie, il est donc légi- time que chacun puisse partici-
per au débat.
• Avec plus de 55 nouvelles lois par an en France et en moyenne, un nouveau texte législatif euro- péen tous les deux jours, aucun secteur d’activité n’est à l’abri de nouvelles règles. L’environne- ment législatif et réglementaire des entreprises ne cesse d’évo- luer: lesquelles ne doivent pas rester passives !
• Les législations sont de plus en plus croisées. Les dispositifs mé- dicaux le montrent : ils relèvent de la santé, de l’innovation, de la commercialisation de pro- duits sensibles, de la protection des données, de normes euro- péennes, etc.
• Le lobbying est un dialogue, pas un bras de fer. Il s’agit d’instaurer un échange car chacun détient sa part de vérité. Des intérêts diver- gents peuvent se retrouver autour d’un même objectif.
• Le lobbying est complémen- taire aux structures collectives professionnelles existantes. Mais les entreprises ont parfois besoin
flètent une démarche juridique construite, rappelant que la si- gnature électronique, est, avant tout une signature. Or, la signa- ture revêt deux fonctions juri- diques : elle identifie le signataire et atteste de son consentement à l’acte. Lorsque la signature est électronique, le consentement en quelques clics risque de se mon- trer fragile. Quant à l’identité du signataire, elle devient dans le monde numérique un « procédé fiable d’identification garantis- sant son lien avec l’acte auquel elle s’attache ». C’est à propos de ce « lien » que les magistrats de la Cour d’appel d’Aix en Provence ont rendu le 19 septembre 2019 un arrêt surprenant, au motif qu’on ne leur apportait pas la preuve de l’identité du signa-
de services personnalisés et une structure collective a ses limites (concurrence entre membres, problématiques plus transver- sales, réactivité, etc.).
• L’efficacité du lobbying n’est pas liée aux budgets alloués. J’ai tra- vaillé, avec succès, pour des PME familiales face à des entreprises internationales aux réseaux structurés.
Le lobbying est donc plus que né- cessaire. Mon exposé pro domo intéresse parfois la survie même des entreprises. Un simple amen- dement voté risque d’imposer des contraintes colossales à une structure et mettre sa croissance en péril. Oui, il existe d’autres fa- çons de promouvoir et défendre ses intérêts afin de renforcer sa croissance. Entreprises (et no- tamment celles implantées en ré- gion), quelle que soit votre taille, ne souffrez plus du syndrome de Winnie l’Ourson ! n
La signature électronique en pleine crise d’adolescence
 Isabelle
renard,
avocate au Barreau de Paris, docteure ingénieure
La signature électro- nique aura vingt ans l’année prochaine. Mais elle est en pleine crise
d’acné judiciaire. Certaines dé- cisions admettent sa validité et
reconnaissent le rôle joué par les « prestataires de services de confiance » instaurés par le Rè- glement eIDAS. Mais d’autres lui opposent des rejets qui nous interpellent, à un moment où la contractualisation dématéria- lisée devient un axe majeur de compétitivité dans de nombreux secteurs économiques.
Certaines « mauvaises » déci- sions sont le fruit d’une incom- préhension grossière de la si- gnature électronique, rejetée au motif qu’elle ne dispose pas de présomption de fiabilité. Cette confusion navrante entre vali- dité et charge de la preuve dis- paraîtra avec l’acclimatation progressive des professionnels du droit. Mais d’autres doivent retenir l’attention car elles re-
taire alors même que le contrat avait été signé en face à face. En l’espèce, le raisonnement de la cour est faux. Mais il envoie un signal fort, car même la signa- ture électronique la plus sophis- tiquée, qualifiée et présumée fiable, peut être remise en cause par le juge s’il n’y retrouve pas ses fondamentaux juridiques. Pour endiguer cette tendance, les processus de signature électro- nique doivent être documentés de façon didactique et complète, sans se limiter à l’arrière-cuisine technologique qui, finalement, en dit peu sur l’être humain qui a appuyé sur le bouton... n
110 | novembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="111" isMAC="true"><![CDATA[ Face aux incertitudes économiques, de plus en plus de Français se tournent vers des placements sécurisés et peu fiscalisés.
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 ]]></page><page Index="112" isMAC="true"><![CDATA[ Le monde de demain...
Deux projets retenus sur les quatre, mais un regret: dans l’un et l’autre cas, nous restons à la surface de l’intention. On
a quelque mal à percevoir l’innovation chez E-Cooking puisque nos « Franchisées » avouent elles-mêmes tirer leur idée de tapis roulants d’Asie.
Et puis quel risque de manque d’humain dans un tel resto... Quant à Quick Invest’, nos
jeunes gens parlent d’or (ou d’argent), mais l’on voit mal quels placements pourraient rapporter quelque intérêt avec des sommes si faibles. À moins qu’ils ne nous aient pas tout dit...
L’école
Forte d’une expérience de
70 ans ou presque – elle a été
créée en 1950 –, l’École des cadres (plus couramment appelée
EDC, aujourd’hui) a connu une trajectoire assez particulière. C’est la première école de commerce privée, les autres
ont été mises sur les rails par
les chambres de commerce et d’industrie. C’est la seule aussi à avoir été rachetée par ses anciens diplômés en 1995. Ils étaient au total 260. Le plus « médiatisé » reste Alain-Dominique Perrin, patron de Cartier. À partir de
là, l’école s’est positionnée sur
le créneau des dirigeants et créateurs d’entreprise. Depuis deux ans, cet établissement situé au milieu des tours de La Défense a été racheté par le groupe espagnol Planeta Formation, propriétaire déjà de l’ESLSCA Business School, Sup de Luxe, Sports Management School ou bien encore l’École de guerre économique (EGE). En janvier 2020, un déménagement sera à l’ordre du jour, mais toujours dans le périmètre de La Défense, de Courbevoie à Puteaux.
      expressions
concours de micro-nouvelles réunies par Murielle Wolski
  Quick Invest’, Tréalisez vos rêves
La recette secrète
rois possibilités et privilégierez les investisse- s’offrent quotidienne- ments actifs.
ment à vous : dépen- Ils rapporteront des bénéfices, ser rapidement votre qui, une fois réinvestis, aug-
argent pour le plaisir, le conser- menteront vos capacités fu-
Thomas Précy,
Foucauld de brie,
Antoine vignal,
Sorelle Tsachoune, Alexis romas
Christiane Domingues
C
les personnes que nous rencontrions, c’était toujours le même problème : non pas le dilemme de l’entrepreneur comme beaucoup de sociétés, mais le dilemme d’un restaurant régalant les papilles de chacun. Par conséquent, nous vous proposons de venir déjeuner ou dîner dans un restaurant numérisé qui offre des menus aux couleurs du monde. L’envie de partager un mo- ment convivial sans partager la même assiette. C’est pourquoi notre concept réunit les cuisines thaïlandaise, améri- caine, mexicaine, italienne et indienne. Notre Erasmus a également permis de résoudre notre plus grosse attente en gastronomie, l’attente au restau- rant. Grâce aux tables numériques, finis les temps d’attente interminable.
by les Franchisées
Notre idée, commander les plats en une touche. Puis, il vous suffit d’un swipe up pour commencer une partie d’un jeu de société entre amis avant de recevoir votre com- mande qui arrive à vous grâce à des tapis roulants... Oui oui, vous avez bien lu, plus d’attente avec le bras levé pour attirer l’attention du serveur. Vos plats vous seront apportés depuis la cuisine grâce à un tapis roulant. C’est le petit souvenir qu’on a rapporté d’Asie. Notre concept met littéralement fin aux discussions Facebook in- terminables où chacun propose un restaurant sans trouver de compro- mis. Les E-cooking s’occupent de votre dîner, vous aurez juste besoin d’apporter votre convivialité et votre bonne humeur. Ça vous a mis l’eau à la bouche? Le lancement est prévu sous peu. n
ver pour un éventuel coup dur ou le réinvestir pour gagner plus.
Bien souvent, vous aurez ten- dance à choisir la première op- tion. En effet, la deuxième pro- position n’aura que peu d’attrait du fait de son rendement quasi nul. Quant à la troisième op- tion, elle restera ignorée, car trop souvent sous-estimée. Grossière erreur: il n’y a pas de petits investissements et tous doivent être étudiés en privi- légiant le long terme. En tant qu’investisseur, vous changerez votre mode de consommation, diminuerez les achats passifs
Avis d’experts
tures.
Vous faire acquérir un état d’es- prit d’investisseur, c’est là tout l’objectif de Quick Invest’.
En partant par exemple du solde d’un prêt étudiant, une fois payés les loyers et les études, il peut rester quelques disponi- bilités. Parfois aussi, un héri- tage ou un don familial sont à l’origine d’un peu de cash.
Que faire avec ces liquidités ? Quels que soient vos moyens, il existe des investissements à ré- aliser. Votre actif principal reste votre état d’esprit d’investisseur pour l’accomplissement de vos rêves. n
morgan Droneau,
Lou borgniet,
Alexia blanchet,
Francesco Travagli, responsable du pôle entrepreneuriat de l’eDC
Pour la première fois dans l’histoire de ce concours, l’écriture de la mini-nouvelle a été pleinement intégrée au programme d’apprentissage. Elle va compter dans la notation des étudiants. Une initiative prise par Francesco Travagli. Créateur de trois sociétés, il se définit volontiers comme un praticien.
Comment se traduit concrètement l’intérêt de l’eDC pour l’entrepreneuriat ?
Côté entrepreneuriat, l’EDC est au top ! Notre établissement produit le plus d’entrepreneurs au sortir des études. 20 % de nos étudiants se lancent
dans la création d’entreprise sitôt
leur diplôme en poche. La pédagogie adoptée a pour objectif de passer par la pratique, avec plusieurs missions de terrain. Dès la première année, on les teste sur la détection d’opportunités. Ce peut être aussi sur la reprise d’entreprise, en partenariat avec le
Club des repreneurs d’affaires (CRA). Les étudiants doivent accompagner un porteur de projet jusqu’au rachat. C’est du concret. Toutes les semaines, tous travaillent ensemble. Avec de vraies problématiques. Pas de cours académiques. Une autre mission portera sur le développement à l’international, avec un mois à temps plein qui lui est consacré. Ce sont autant de moyens pour nos jeunes
de développer les compétences nécessaires.
Pourquoi autant de missions ?
C’est à dessein. Ils ont ainsi le temps de multiplier les idées d’entreprise.
La première fois, ils se trompent. C’est très probable. Une étape enrichissante. Aussi, auront-ils plus de chance de réussir, en tirant des leçons de leurs premiers échecs. Avec le déménagement, l’EDC va se doter d’un incubateur. De quatre, le nombre de coachs pour les encadrer va passer à sept. Nos jeunes sont bouillonnants d’idées qui partent dans tous les
sens. Il faut aussi les canaliser. On vient à peine de commencer le
semestre et déjà 25 étudiants ont des projets solides de développement d’une affaire. Comment aller sur un nouveau marché ? Comment booster la croissance ? Comment aller à l’international ? Leurs questions sont nombreuses. La transdisciplinarité est au cœur de notre pédagogie, avec des rapprochements avec une école d’ingénieurs, l’Efrei. Développer et innover dans des structures existantes est aussi au programme. Ce qui fait parfaitement le lien avec cet univers de sièges de grandes entreprises qui se trouvent tout à côté de nous.
112 | novembre 2019 ecoreseau.fr
d’E-cooking
inq filles, cinq goûts dif- férents, un unique restau- rant. Même à l’autre bout
du monde et peu importent
 ]]></page><page Index="113" isMAC="true"><![CDATA[ « VERBES »
le regard sémantique
expressions
Changer. Il faut changer, encore changer, toujours changer. Changer de vie, changer les codes, ap-
  « Dessiner », Jane Bee
Jeanne
bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
prendre, transformer. Et tout cela avec une farandole de « re ». Re- prendre le contrôle, remanier, re- vitaliser, réinterpréter... Oui, mais, pour tout changer, pour tout sauver, il faut se laisser déstabiliser, pour en- suite se reconnecter.
Sauver est, aussi, depuis une di- zaine d’années, un des verbes fa- voris des media, il faut accomplir un retour sur soi, recréer, réparer, refaire, réinventer et retisser la co- hésion sociale, car tout est à sauver !
En effet, quand on vous parle de re- tisser la cohésion sociale, c’est que l’heure est solennelle et que vivre se réapprend. Il faut repenser le contrôle de son propre mode de vie.
SOS ! SOS ! On est déboussolés, il va falloir bouger les lignes pour survivre et reprendre son souffle. C’est au-delà du simple confort, les enjeux semblent plus graves. Les verbes émettent un appel, un cri. Les ressources sont épui- sées, les hommes et les femmes aussi. Le burnout rode toujours.
Bien sûr, on parle de se « liker », de revitaliser et de dessiner l’avenir de l’école. On est dans un monde à reconstruire. Mais des verbes comme fissurer, fracturer, viennent planter de l’angoisse dans nos consciences. Ces verbes viennent nous redire la cassure, le trop tard... A moins que l’on accepte de ralen- tir le tempo, de redessiner l’époque à l’heure où le « design thinking » secoue tous les cerveaux dans tous les séminaires d’entreprises.
On souffre, il faut réfléchir, mais il faut aussi redonner ! Oui, redonner est un verbe rare parmi les autres, comme égaré là, pour désamorcer la crise. Il faudra pourtant bien choi- sir. Alors discutons. L’heure est au grand débat en 2018, à la conversa- tion démocratique... On essaie aus- si de commémorer, de contrôler, de rééquilibrer. Mais, peut-être serait-il temps aussi de voir que les mots, les attitudes, les décisions et les façons de les raconter doivent vivre une ré- volution ! n
ecoreseau.fr novembre 2019 | 113
]]></page><page Index="114" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
les mots de la fin
   [ Mais pourquoi ] Peu me chaut !
Non, cette expression
n’a rien à voir avec
une température élevée et encore moins avec
la chaux. Le « chaut » en question
est l’indicatif d’un verbe oublié, chaloir, qui signifiait « importer » et qui venait du latin calere, « s’échauffer pour » ou « désirer ». Quelque chose importe
à celui qui la désire. Cette expression encore
– mais rarement – utilisée signifie donc: « Ça m’importe peu. »
[ le mot disruptif ]
[lemotàPlACER]
 Vinculum
   [ le mot de novembre ] anatidaephobie
L’anatidaephobie est la phobie... d’être observé par un canard, partout dans le monde et à n’importe quel moment.
on t’a vu, Picsou!
Uvulopalatopharyngoplastie
Nous la connaissons toutes et nous l’avons haïe sans jamais connaître son nom : il s’agit de la barre de fraction
dans une division!
    [ le GROS mot ]
Opération vouée à stopper le ronflement. Elle aura sauvé bien des ménages, assurément.
KEVIN
    114 |
PROCHAIN NUMÉRO LE 5 DÉCEMBRE 2019 novembre 2019 ecoreseau.fr
[ nom commun ]
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le prénom Kevin n’est pas originaire des États-Unis mais bien la version anglicisée d’un prénom gaélique, Caoimhín qui signifie littéralement
« bel engendré ». Prénom aujourd’hui quelque peu
délaissé, il connut pourtant son heure de gloire dans le courant des années 1990, tout particulièrement après la sortie de Maman j’ai raté l’avion. Comme le dit le film éponyme : We need to talk about Kevin... Et surtout,
de sa déchéance dans le
cœur des Français qui, selon plusieurs études, serait plus ou moins due à une histoire de classes sociales et donc à un mépris de ceux que la société considère comme des gens à la culture amoindrie par une trop longue exposition aux séries américaines.
Chiono- sphéréphile
Se dit de quelqu’un qui collectionne les boules à neige.
]]></page><page Index="115" isMAC="true"><![CDATA[                   LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRE CABARET DU MONDE !
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]]></page><page Index="116" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page></pages></Search>