﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="112"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[ BEL:4,90€-DOM/TOM:4,90€-NCAL/S590cfp-POL/S650cfp-CAN6,50$ca-MAR46MAd
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N° 64 - Octobre 2019
La vraie place de la La guerre des cryptomonnaies Le marketing
France dans le monde aura-t-elle lieu? sensoriel en chiffres
INNOVATION !
• Pourquoielleestdésormais le moteur de l’entreprise
• Letourdumondedes
idées étonnantes
• Exclusif:lacartedeFrance des régions innovantes
Entreprendre hors de Paris ?
1er colloque Écoréseau
Oui,c’est possible !
Les intelligences
entreprendre | innover | positiver
émotionnelles à l’ère du 3.0
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[               éditorial
olivier Magnan
Rédacteur en chef
le chat de
  Nos présidents ne seront plus jamais franchouillards
  «Nous devons prendre conscience que le tra- vail ne constitue plus, désormais, l’essentiel d’une vie. » Parmi les petites phrases du plus franchouillard des présidents de la République, cette sentence de Jacques Chirac, qui s’éteint au moment où nous « bouclons » ce numéro In- novation, est peut-être l’une de celles qui reflètent le mieux l’intelligence du bonhomme qui présida douze ans ce pays de vaches et de râleurs. Un rien visionnaire (« Quand le peuple perd l’espoir, sa colère finit toujours par s’exprimer », dit-il bien avant les gilets jaunes), un peu macho (« La femme idéale, c’est la femme corrézienne, celle de l’ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s’as- sied jamais avec eux et ne parle pas »), très Greta Thunberg (« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs »). Désormais, nos présidents ne seront plus jamais « franchouillards ». Ils ont le monde pour horizon et un peuple « ductile » qui se cramponne à ses privilèges mais innove sans cesse : nous
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13 rue Raymond Losserand 75014 Paris contact@lmedia.fr
Fondateur & directeur de la publication
Jean-Baptiste Leprince
n RÉDACTION
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rédacteur en chef Olivier Magnan
chroniqueurs Alto Avocats, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France, Christophe Combarieu, Arthur Cohen, Marc Drillech, Pascal Junghans, Julien Leclercq,
Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon, IsaLou Regen, Pierre Pelouzet,
Frédéric Rey-Millet, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, Cédric Ternois
découvrons soudain que nos entre- prises, comme Decathlon, carburent à l’innovation (p. 19) et que 40 start- up de la French Tech ne demandent qu’à devenir licornes valorisées à plus d’un milliard, boostées par le Next40 que nous concocte un gouvernement enfin sensible aux méthodes améri- caines. Un gouvernement prêt à créer une monnaie virtuelle pour répondre au libra de Facebook (p. 28) ! Ce qui n’empêche pas ces mêmes politiques de fêter les 60 ans du ministère de la Culture, exception hexagonale si mo- derne et culture que l’homme des arts premiers disparu chérissait sous ses aspects « sumo ». Oui, décidément, nous entrons avec nos conservatismes et nos énergies dans un monde de l’IA où les Français excellent à l’ère des ro- bots « émotionnels » (p. 44). La France a beau perdre des rangs au classement planétaire déterminé par un PIB dé- passé, elle garde tous les atouts pour se placer haut sur l’échelle du Bonheur in- térieur brut (p. 30). Et tout ça, comme le chantait Pierre Dac, ça fait d’excellents Français ! n
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commission paritaire CPPAP n° 0323 T 91730 Dépôt légal à parution
Numéro ISSN 2609-147X
Imprimé en France par Léonce Deprez
Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans ÉcoRéseau Business sans l’ac- cord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas res- ponsable de la perte ou de la détério- ration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.
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galaxie
briefing de l’optimisme the green life® briefing économie
entreprendre & innover
en couverture INNoVAtIoN !
Le MoteUr DU MoNDe
eSt PASSÉ À L’ÉNerGIe
crÉAtIVe
grand angle Faut-il sauver le soldat libra ?
société La France dans le monde
société « Japonisation » rampante ou fantasme économique ?
l’œil décalé Le marketing sensoriel à la rescousse de l’expérience en magasin
réseaux L’association bGe œuvre depuis pour les entrepreneurs
en immersion... 60 ans du ministère de la culture
Trophées Optimistes 2019
42 thomas Jamet
Les bosses du boss
44 Denis Fayolle
Il a cherché – et trouvé – le modèle du rebond
46 briefing innovation
48 décryptage Les intelligences
émotionnelles 3.0
pratique
50 créer aujourd’hui eNtrePreNDre
HorS De PArIS,
c’eSt PoSSIbLe !
business guide
56 Villes intelligentes, villes vulnérables 58 entreprendre en Paca : cap au Sud !
60 tourisme et voyages d’affaires : l’année
en or du tour-operating
64 Flottes d’entreprise : de la carte
carburant au big data
68 briefing rh & formation
72 carrières & talents Des MbA de plus en plus « PMe compatibles »
76 carrières & talents IAe : une alternative de qualité aux business schools
vie privée
80 culture & co 82 essais autos 83 l’art du temps
patrimoine
92 baromètre finance & marchés
96 Produits de bourse : l’âge de raison
98 baromètre patrimoine & fiscalité patrimoine
100 Salon de l’immobilier et de l’investissement, 11 au 13 octobre
104 14e édition du Forum national
des associations et des fondations
110 expressions
abonnez-vous P. 83 et 107
       4 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[ briefing de l’optimisme par Charlotte de Saintignon
galaxie
 l’onde positive
thierry Saussez
Créateur du printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
Ce qui m’a fait vibrer
MON COUP DE CŒUR
L’IMAGE
Des églises restaurées en demeures
   Je le réserve à un film, Au nom de la terre, de et avec Guillaume Canet, qui met en scène la situation des paysans français. Au moment où, à juste titre, on se préoccupe enfin de respecter la nature, alertés que nous sommes par l’actualité, le rapport du Giec, l’incendie de l’Amazonie, je voudrais que l’on porte le même intérêt à ceux et celles qui s’occupent de la terre. Ces aménageurs, ces gardiens, ces pourvoyeurs de notre alimentation. Il y a là un paradoxe : nous avons de plus en plus besoin d’une agriculture de qua- lité et efficace, mais pourquoi alors portons-nous aussi peu d’intérêt à ces hommes et ces femmes qui possèdent la capacité de la mettre en œuvre ? C’est un coup de chapeau que je leur adresse.
LE LIVRE QUI M’A PASSIONNÉ
Il a été écrit par Frédérique Jeske, directrice générale du réseau Entre- prendre, le Guide du dirigeant responsable*. Je le cite non pas parce que mon témoignage y figure, parmi trente-neuf autres dirigeants embléma- tiques, mais parce qu’il réussit à décrire les leviers de croissance de l’en- treprise au fil de conseils très pertinents pour que, comme le promet le sous-titre, vous « réinventiez votre entreprise pour la faire grandir ». Une occasion de rendre hommage au réseau de solidarité entrepreneuriale qu’est Entreprendre par le soin qu’il mène à transmettre auprès des autres. * Éditions Diateino
LA PERSONNALITÉ QUI M’A FRAPPÉ
... se nomme Jean-Marc Borello, à la tête du groupe SOS, accessoirement délégué national d’En Marche ! L’organisation SOS se consacre depuis 35 ans à l’entrepreneuriat social, il est le fleuron français de l’économie sociale et solidaire et poursuit des buts non lucratifs. Jean-Marc Borello inter- vient sur tous les fronts, notamment avec son mouvement Fermes d’avenir pour accélérer la transition agricole et favoriser les agriculteurs bio. Mais j’apprécie aussi beaucoup son opération 1 000 Cafés : une équipe dédiée accompagne les projets d’ouverture de cafés multiservices et assure leur gestion en milieu rural. Il est essentiel de revitaliser les territoires ruraux de France. Soyons logiques : s’il est important de développer et enrichir nos métropoles, il faut en même temps conserver nos villages. Typiquement, l’initiative de Jean-Marc Borello et de son groupe s’inscrit dans la solidarité qui est une valeur de l’optimisme.
UN CHIFFRE ME RÉJOUIT
Celui qu’ÉcoRéseau Business a cité dans son précédent numéro, l’augmen- tation de 16 % des créations d’entreprises en France. Elle relève largement de ces micro-entrepreneurs pour lesquels il ne faut absolument pas relever les plafonds en dessous desquels l’entrepreneur est exonéré de TVA. Ce ré- sultat positif se manifeste parmi une succession d’autres bonnes nouvelles que les médias oublient souvent de mettre en avant, telle cette enquête eu- ropéenne Eurostat qui montre que le système urgentiste des hôpitaux fran- çais arrive en tête au nombre des vies sauvées : « La France est championne d’Europe en matière de décès évitables. »
ET LES PROCHAINES MANIFESTATIONS DU PRINTEMPS DE L’OPTIMISME
Outre Great places to work, les entreprises où il fait bon travailler, lar- gement annoncé, qui prendra place en novembre, je veux citer les nom- breuses manifestations orchestrées par les 50 délégués territoriaux de la Ligue des optimistes dans la proximité du Printemps de l’optimisme. Sou- vent, nos actions prennent place à Paris et en Île-de-France, mais j’attache beaucoup de prix à tout ce que la Ligue organise partout en France, comme à Lille pour un festival de films, à Strasbourg sous la forme d’un concert, mais aussi à Rennes, Metz, La Rochelle, Saint-Raphaël qui multiplient dé- gustations et lectures. Ce sont des relais de nos actions nationales. n
Se connecter au Printemps de l’optimisme
www.printempsdeloptimisme.com
rejoindre la Ligue des optimistes
www.optimistan.org
cheter des biens religieux, notamment une église res- taurée ou à transformer pour y habiter ? Tendance !
Et pour cause, l’offre augmente et la demande suit. Ce qui se révélait qua- si invendable trouve preneurs. Cha- pelles, presbytères, prieurés et plus particulièrement églises renaissent souvent en restaurants, espaces de coworking, salles de sport ou bien musées. Ces sacro-saintes demeurent intéressent aussi de plus en plus de particuliers passionnés qui les rêvent en loft géant, en maison familiale ou qui les divisent en logements, tout en respectant leur âme initiale. Selon l’Observatoire du Patrimoine reli- gieux, la France compterait environ 90 000 biens d’Église, à 95 % catho- liques. Faute de financement pour leur rénovation, 10 % seront mises à la vente d’ici à 2030. Avantage : loin de crouler, ces monuments témoins de l’histoire de la France se verront pré- servés. Même par des marchands du Temple... n
© Volumes d'architecture intérieure Stéphane Millet
Ad’exception
 L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare
Maurice Blondel, PHILOSOPHE, 1861-1949.
  Fête des entreprises 2019 : aimez
votre boîte et dites-le !
« Ce que je veux, c’est qu’un jour dans l’année, nous disions tous j’aime ma boîte ! », dixit Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal Ethic et fondatrice de la Fête des entreprises. Directement inspirée du Boss day états-unien, l’idée de cette journée de mise à l’honneur de l’entreprise est apparue à Sophie de Menthon lors d’un voyage chez l’Oncle Sam. Ni une ni deux, elle lance le format dès octobre 2003, en optant au passage pour la fête des entreprises plutôt que son idée originale de fête des patrons, moins compatible avec les menta- lités françaises. L’idée : inviter les salariés à montrer leur attachement à leur entreprise le temps d’une journée, sous le slogan évocateur : « J’aime ma boîte ». Les entreprises sont encouragées à organiser des moments de convivialité, de team building. La formule de Sophie de Menthon perdure et ce 17 octobre se tiendra la 17e édition de sa Fête des entreprises. Des milliers de « boîtes » s’apprêtent à la célébrer partout en France. Le thème choisi pour cet opus parrainé par Franck Riester, ministre de la Culture : durabilité, culture et culture d’entreprise. Si certains dénoncent une forme de « gadgétisation du management », sorte d’écran de fumée masquant la réalité du monde du travail et des relations entre patrons et salariés, Sophie de Menthon persiste, l’entreprise est avant tout une aventure humaine et sa Fête des entreprises favorise sa cohésion. Un « jour pas comme les autres », aussi détonnant soit-il, suffit-il à assurer une année de convivialité ? Chacun est juge. AbA
ecoreseau.fr octobre 2019 | 5
]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
   le chiffre
86 %
54 % 35 %
97 %
des dirigeants de PME et ETI sont confiants dans les perspectives de leur entreprise à 6 mois
à lire
Vous aimez la bière ? brassez-la !
J’ai presque cru à un gag au reçu du livre : microbrasserie ? Un
guide pour les créer et les
développer ? Il a bien fallu
me rendre à l’évidence : il se crée une microbrasserie par jour en France ! Et pour sortir sa bulle du jeu, expliquent nos auteurs, il faut produire une bière « gourmande, authentique, conviviale,
bon marché... ». Au surplus,
l’ouvrage est attractif, très
illustré, mais surtout d’une étonnante pertinence par l’approche archicomplète de la microentreprise : préparation du lancement, dimensionnement du projet, lancement, communication pour vendre, sans oublier le chapitre du matériel ni la formation. Les témoignages éclairants nous plongent dans la cuve des picobrasseries et leurs positionnements inattendus : Brewdog fait dans la brasserie punk innovante, Cantillon dans la Gueuze, Jenlain en bières de garde ou BapBap, parisiano-parisienne.
Ce manuel du brasseur est tellement bien fait qu’il pourrait même servir de modèle à d’autres micro/ picoentreprises, la technicité de la brasserie en moins !
Créer et développer sa microbrasserie, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Eyrolles
Des millions d’histoires belles...
Nous revoilà tentés par ce genre d’ouvrage, best- seller par excellence (avec la pastille « + de 300 000 exemplaires vendus dans le monde ») qui nous promet de « penser comme un millionnaire » (sous- entendu « et donc devenir millionnaire »). L’ouvrage de l’Américain Dean Graziosi, plantureux, n’est ni pire ni meilleur que tous les
livres qui vous garantissent le succès si vous en appliquez
les principes. On le sait, rares sont les lecteurs/trices qui se conforment rigoureusement aux recettes plus d’une semaine.
Et ceux/celles qui auront fait
fortune en se conformant aux
modèles ne se manifestent
guère pour proclamer
l’excellence de la méthode.
L’intérêt de la démarche
gracieuse de Graziosi, faite d’« habitudes » à prendre, tient en sa conclusion : la réussite matérielle que ces « habitudes » pourraient nous valoir ne vaut que si l’on savoure le bonheur intérieur qu’elles procurent. C’est peut-être là la meilleure leçon du livre qui déborde de sentiments merveilleux et de pensées positives. Au fond, peu importe que nous devenions ou pas millionnaires par la grâce d’une telle lecture. L’important est qu’il nous ait plongés dans un océan de bonheur, même si, après l’avoir dégusté, on le revend sur Rakuten. Histoire de ne pas tout perdre des 22 euros de son achat !
Penser comme un millionnaire, Dean Graziosi, traduction d’Olivier Vinet, Diateino. oM
  anticipent une stabilité de leur chiffre d’affaires
tablent sur sa croissance
optent pour le maintien ou l’augmentation de la masse salariale.
    Source : 89e Observatoire mensuel Banque Palatine des PME-ETI réalisé par OpinionWay et en collaboration avec Challenges, entre le 26 août et le 6 septembre auprès de 305 dirigeants d’entreprise (CA de 15 à 500 millions d’euros).
trophées Futur40 : les plus beaux taux de croissance
40 entreprises cotées éligibles au PEA-PME (plan d’épargne en actions destiné au financement des PME et ETI) et qui présentent les plus forts taux de croissance, sur la base d’un taux moyen annuel calculé sur les trois derniers exercices (de 2016 à 2018) : ce sont les lauréats de la 6e édition des Trophées Futur40 décernés par PMEfinance-EuropeEntre- preneurs, association des professionnels européens du financement des PME et ETI.
• Prix de l’Entrepreneuriat féminin et Prix santé : Dominique Costantini (création de deux entreprises aujourd’hui cotées, BioAlliance – Onxeo – et Ose Immunotherapeutics, également Co-Grand Prix)
• Prix PME : Balyo, chariot de manutention automatique.
• Prix Scale-up : Ekinops, transport de données haut débit.
• Prix ETI et Grand prix : Solutions 30, nouvelles technologies (52 % de croissance moyenne sur les trois dernières années)
• Prix Croissance tech : DontNod Entertainment SA, jeux vidéo.
• Prix Croissance européenne : Poxel Pharma, maladies métaboliques, Easyvista, solutions de Service Management et Self help, Genfit, biopharmacie.
6 | octobre 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[ FAITES DES ÉCONOMIES, PRENEZ L’AVION.
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briefing de l’optimisme
  Maître Alexandre Lazarègue, chargé d’enseignement à l’Université d’Évry Val d’Essonne
comment se protéger des cyberattaques...
Quelles sont vos recommandations pour se protéger des cybe- rattaques ?
Une protection efficace repose sur deux piliers essentiels : la colla- boration des métiers au sein de l’entreprise et la prévention contre les actes de malveillance. L’ensemble des services doit adopter les bonnes pratiques : sécuriser les postes nomades des entreprises, chiffrer les emails, tracer les incidents, sécuriser le site Web... La protection contre les cyberattaques implique aussi de tester régu- lièrement l’efficacité des mesures par des exercices de simulation en impliquant les partenaires externes. La prévention est le maître mot.
Quelle est la valeur ajoutée pour une entreprise de mettre en place un système pour protéger les données personnelles ? Mettre en place un système efficace de prévention des risques, c’est déjà créer un climat de confiance entre l’entreprise, ses salariés et surtout ses clients qui sont les premières victimes potentielles. C’est aussi éviter de se voir reprocher de ne pas avoir été en confor- mité avec les obligations du RGPD.
Quel est le rapport investissement/risques que prend l’entre- prise ?
Un système de sécurité efficace est certes coûteux mais les consé- quences de fuites, pertes et vols de données peuvent être im- menses, bien plus importantes que le prix d’un dispositif anti-cy- berattaque. Outre l’atteinte grave à la vie privée des individus, l’entreprise, par ses défaillances, met sa réputation en péril. Il faut également bien comprendre qu’aujourd’hui la protection des don- nées est un élément clé d’évaluation économique pour les investis- seurs, conscients des conséquences économiques des défaillances potentielles. n
TOP 3
Les soft skills les plus recherchés en 2019
Source : Analyse de près de 300 000 offres publiées chaque mois sur Indeed depuis janvier 2019 par Whoz
la bonne idée
Transparence des salaires, une « bonne conduite » ?
Le constat La transparence de l’information passe aussi par la transparence des salaires et par l’autoévaluation.
L’idée Au sein de l’auto-école en ligne En voiture Simone, la transparence passe par
les salaires. L’entreprise a créé une grille salariale basée sur un arbre de compétences visible pour ses 25 salariés. « L’outil est accessible à tout le monde en interne », témoigne Édouard Polese, cofondateur d’En voiture Simone. Concrètement, la start-up a répertorié les compétences nécessaires pour chaque métier, depuis un salarié junior jusqu’au
salarié senior et a ensuite créé une grille de salaires sur-mesure avec l’outil informatique Clearwage. De quoi, pour les managers, donner une visibilité sur les métiers et sur les pistes de progression et d’associer des rémunérations aux compétences. L’objectif : rationaliser le discours de la rémunération pour pouvoir le justifier. « C’est un avantage pour le recrutement, chacun sait à quoi s’attendre », justifie Édouard Polese. Les collaborateurs sont alors en mesure de justifier d’éventuelles augmentations de salaires, deux fois dans l’année, en se basant sur les nouvelles compétences qu’ils ont acquises. « Peu importe l’historique ou l’âge du salarié, l’important est de valider les compétences. »
à lire
Alexandre procureur contre l’IA, copé, avocat commis d’office
La bonne IA interroge la mauvaise IA, comme les deux cholestérols. Il fallait bien que ce touche-à- tout de Laurent Alexandre, chirurgien-urologue, essayiste et entrepreneur, nous livre son diagnostic : l’intelligence artificielle, attaque-t-il,
« va bouleverser notre monde, [c’]est une bombe à fragmentation pour la démocratie ». Sa liste des malheurs potentiels fait froid dans le dos :
l’IA va déchiffrer nos cerveaux, le séquençage ADN, les modifications génétiques, la sélection embryonnaire, donc favoriser le
« bébé à la carte ». Son cortège de
véhicules autonomes va-t-il choisir
d’écraser « deux enfants ou trois vieillards » ? Elle est en capacité d’attenter au libre arbitre, à la liberté, à l’autonomie, à l’identité. C’est du « totalitarisme neurotechnologique », assène le praticien dont la liste des malheurs se prolonge en un réquisitoire
de savant, documenté au possible. On espère une antithèse. Pas même. La conclusion tombe, comme une sentence : « L’intelligence artificielle laminera les classes moyennes avant de guérir le cancer. » Son sparring-partner se nomme Jean-François
Copé. L’ennemi de l’IA lui demande de réagir en politique. L’ancien ministre, élu, un temps patron
de l’UMP avant de se déclarer macroniste, signe
une antithèse plutôt enlevée, friande de positions tranchées pour conclure que « l’IA n’a pas de raison de tuer la démocratie... sauf si la démocratie est incapable de se saisir de l’IA et, bien sûr, sauf si les citoyens décident de la programmer pour tirer la dernière balle ! ». Aïe. Comme tous les politiques, Copé nous fait le coup du citoyen qui décide dans une démocratie représentative qu’il domine, modèle dont il nous rebat qu’« on n’a pas trouvé mieux ». Peut- être croit-il à son discours. Mais le « coup de sang », collection Lattès, a-t-il trouvé en Copé le rassurant politique capable de nous prouver que l’IA restera sous contrôle ? Pas sûr. oM
L’IA va-t-elle aussi tuer la démocratie ? Laurent Alexandre et Jean-François Copé, Lattès.
    1
La rigueur
 2
 L’esprit d’équipe
 3
  L’autonomie
 8 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[ EXPERTE
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]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
  ELLE EST (PLUS QUE) CENTENAIRE
Gruau, carrossier industriel familial Les véhicules des pros
naissance 1889 Alors que l’inauguration de la tour Eiffel fait la une de l’actualité, René le Godais, arrière-arrière-grand-père de Patrick Gruau, aujourd’hui à la tête de l’entreprise, quitte son petit village pour s’installer à Laval où il se lance dans la fabrication de charrettes hippomobiles. Son sens aigu du commerce le pousse à monter son affaire devant un champ de foire. Il se dote d’une vitrine d’exposition que contemplent chaque semaine les agriculteurs de la région, clients potentiels de l’enseigne. Très vite, la maison le Godais devient une référence en matière de charrettes anglaises : plus de 10 000 unités vont sortir de ses ateliers. L’entreprise prend rapidement le virage de l’automobile. Il est devenu un carrossier incontournable dans la région.
HISTOIRE
Carrossier de métier – il a fait ses gammes chez l’ancien bras droit d’André Citroën – Marius Gruau prend à 22 ans les rênes de la maison le Godais et se lance dans l’aménagement des véhicules personnels et utilitaires. Dès 1933, il substitue son nom, le nom de Gruau à la maison le Godais. Naturel. Après la guerre, en 1955, la carrosserie décroche une grosse commande de 250 au- tocars pour l’armée de l’Air. Pour répondre à son développement industriel, elle déménage à plusieurs reprises son centre de production. L’expansion – en 1968, l’entreprise compte plus de 400 salariés – se poursuit grâce à un déve- loppement à l’export et à une activité caravanes qui s’achève en 1977. En 1979, après 50 ans de patronat, Marius Gruau confie les clés de la maison à René qui a su gagner ses galons de P-DG en redressant la société après une période difficile en 1977.
De la police au déménagement, des camions à benne aux minicars...
Commencent alors les constructions sur plans. Cinq ans plus tard, René est emporté par un cancer. Son fils aîné Patrick lui succède en 1984. Cinquième capitaine de l’entreprise familiale, Patrick Gruau va mettre en place une dé- marche qualité totale avec pour moteur un management participatif. Parmi ses nombreuses innovations, le véhicule de tourisme 4 portes, la porte latérale des fourgonnettes, le minibus MG36... À partir de 1987, après de multiples opérations de croissance externe, Gruau accélère son expansion. En 2001, Pa- trick Gruau rachète d’autres entreprises à Tours et à Grenoble pour donner naissance à un véritable « pôle ambulance » et renforce son partenariat avec les grands constructeurs automobiles mondiaux.
Aujourd’hui, Gruau n’est jamais loin. Véhicules de police, de gendarmerie, ambulances, véhicules funéraires, pour handicapés ou à usage médical, fourgons isothermes et de déménagement, camions à benne ou minicars, la marque est partout grâce à ses 21 sites industriels et ses nombreuses filiales commerciales à travers le monde. Le groupe, présent en Europe, en Afrique du Nord, aux États-Unis et en Chine, compte 1 500 collaborateurs, réalise 290 millions d’euros de chiffre d’affaires et adapte plus de 54 000 véhicules professionnels chaque année. Le multispécialiste de la carrosserie sur véhi- cules utilitaires s’est lancé deux défis : poursuivre son internationalisation et concevoir de nouvelles solutions de transport propre en lançant la démarche Blue Green. n
Le Mirazur, meilleur restaurant du monde !
Il est français, il est le meilleur pour le World’s 50 Best Restaurants ! Belle récompense pour le chef argentin Mauro Colagreco à Menton (Alpes- Maritimes). C’est la première
fois qu’un établissement
français décroche la première place depuis la création de ce prestigieux classement en 2002 (il avait été classé troisième en 2018). Dans la foulée, il a décroché cette année sa troisième étoile au Guide Michelin.
Pacte productif 2025 : les ccI consultent les entrepreneurs
 Annoncé par le gouvernement en avril, le Pacte productif 2025 vise à atteindre le plein-emploi d’ici à 2025 et accroître la
part de PIB de l’industrie et de l’agriculture jusqu’à 20 % d’ici à 2030. Pour contribuer au débat et à la construction de ce pacte, 60 Chambres de commerce et d’industrie (CCI) ont déployé,
de juillet à septembre, un questionnaire national et organisé des ateliers débats à l’adresse
small data
des entrepreneurs. L’industrie, l’innovation, le numérique et les enjeux environnementaux, autant de champs explorés par cette consultation, à laquelle près de 900 entrepreneurs ont répondu. Une approche microéconomique portée par les CCI qui, couplée aux 28 propositions formulées par leur réseau en juillet, doit contribuer
à faire du Pacte productif un « pacte qualitatif ». On suivra le chantier.
  10 | octobre 2019 ecoreseau.fr
L’égalité homme femme en question
45,3 %
44,3 %
4 h 25
22%
Rapport de l’OIT sur l’état des lieux mondial en matière d’égalité professionnelle
des femmes ont un emploi vs 71,4 % des hommes
des dirigeants ont un diplôme universitaire vs 38,3 % des dirigeantes
temps moyen que consacrent les femmes aux activités non rémunérées de soin à autrui vs 1 h 23 pour les hommes
d’écart salarial entre hommes et femmes
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[                 BESOIN D’UN COUP
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]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
the green life®
p Une basket qui sauve les océans
 Corail repêche
le plastique au
large de Marseille
pour le recycler
et le transformer
en chaussures
100 % vegan, très
résistantes. Une paire de Corail, ce sont 8 bouteilles plastiques sorties de la mer. Grâce aux pécheurs marseillais, Corail ramasse des centaines de
kilos de déchets chaque jour – chaque année, plus de 8 millions
de tonnes de plastique sont déversées dans les océans – transformés en granules, puis en fils, puis en tissus et finalement assemblés en baskets. Entreprise engagée lancée par Paul et Alexis.
 Chasse au gaspillage
Les invendus non alimentaires ne pourront plus être détruits. Les vêtements, l’électroménager, les produits d’hygiène ou de beauté seront obligatoirement donnés ou recyclés. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé que cette mesure, une « première
mondiale » sera effective au plus tard en 2023 et figurera dans le projet de loi sur l’économie circulaire présenté en juillet en conseil des ministres. La mesure vient compléter la loi anti-gaspillage alimentaire d’octobre 2016 qui interdit aux grandes surfaces de plus de 400 m2 de jeter de la nourri- ture et de rendre leurs invendus impropres à la consommation. Selon Ma- tignon, plus de 650 millions d’euros de produits non alimentaires neufs et non périssables sont jetés ou détruits chaque année. n
p 19 entreprises s’engagent pour la planète
« Une activité planétaire pour la biodiversité » : l’initiative présentée par Emmanuel Faber, PDG de Danone est portée par un collectif de 19 multinationales – One Planet Business for Biodiversity, OP2B –, parmi lesquelles des géants du secteur agroalimentaire – Nestlé, Mars, McCain Foods, Unilever, Kering ou encore L’Oréal et
Google (500 milliards d’euros de chiffre d’affaires au total). Tous s’engagent à « protéger et restaurer la biodiversité et les systèmes agricoles au sein de leurs chaînes d’approvisionnement et de leurs portefeuilles de produits » et mettre
p bout de ciel... de lit
Meublez-vous façon avion, propose désormais Airbus ! Le constructeur aéronautique européen va recycler ses anciens avions en fin de vie en meubles design. Le projet A piece of sky est une façon de répondre
à une problématique d’économie circulaire et de revaloriser le patrimoineindustrieldel’avionneur. Cesontdeuxsalariésdel’avionneur au sein de Bizlab, l’incubateur de start-up d’Airbus, qui ont imaginé
le projet. « Avec un avion, on fabrique quelques centaines de pièces de mobilier », expliquent
en œuvre des actions tangibles. « Face aux impasses alimentaires et agricoles, il est urgent de travailler avec la nature et non plus contre elle. Notre objectif est de restaurer la vie dans les sols agricoles, réintroduire la biodiversité cultivée dans nos champs, et changer radicalement la donne sur la déforestation. » La profession de foi d’Emmanuel Faber dépasse
les gestes symboliques ! D’ici à juin 2020, le collectif publiera « un recueil de solutions pertinentes
et dont l’impact est mesurable, adoptées par les membres d’OP2B dans leurs chaînes de valeur ».
les initiateurs. « Cette initiative permettra de réutiliser entre 5
et 10 avions en 2019, soit 2 000 pièces, pour une livraison prévue en janvier 2020 », détaille Airbus. Le designer Maximum, spécialisé dans la création de mobilier urbain à partir de déchets industriels a réutiliséunplanchercarbonepour créeruneétagère,lacréatrice Flavie Thievenaz a transformé un hublot en coiffeuse connectée, Fabien Puginier a utilisé une partie du Radôme, le nez de l’avion, d’un A340 pour en faire un luminaire...
 12 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
p 15 centimes la bouteille/canette consignée
Un montant unique qui vaudrait pour tous les contenants de boisson concernés, bouteilles et canettes, quel que soit leur format. S’il est confirmé, le prix serait bien inférieur à ce qui se pratique dans le reste de l’Europe (25 centimes d’euros en Allemagne). Objectif : assurer un taux de retour suffisant des contenants, sans trop surenchérir le coût des boissons pour les consommateurs. La fixation est attendue pour 2020 dans le cadre de la loi Anti-gaspillage pour une économie circulaire portée par la secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson. Pour rappel, l’Union européenne a fixé un objectif de 90 % de bouteilles en plastique recyclées d’ici à 2029, contre moins de 60 % aujourd’hui en France.
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[   PORTES OUVERTES DU 11 AU 14 OCTOBRE** De loin votre bureau
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briefing économie par Charlotte de Saintignon
   apps au top
WalkUnited pour des pas solidaires
p Facebook joue la rencontre
Ça bouge encore dans les sites
de rencontre. Facebook propose
une application qui risque bien
de changer la donne. Facebook
Dating s’attaque à Adopte un mec,
Tinder, Meetic... Déjà testée dans
une quinzaine de pays d’Asie et
d’Amérique du Sud, elle vient de
démarrer en trombe aux États-Unis et s’apprête à conquérir l’Europe. Pour arriver en France en 2020.
p ethicAdvisor pour consommer responsable
La plate-forme gratuite EthicAdvisor, sorte de Yuka sophistiqué, aligne de nouvelles fonctions pour vous engager à consommer responsable. Parmi les nouveautés, des éthicopoints offrent des avantages ou génèrent des dons à des associations, toujours plus de produits à
scanner, des calories qui se transforment
en kilomètres de jogging, de nouveaux partenaires éthiques... Quelques mois après le lancement du site et de l’application de scan EthicAdvisor, fiches « éthiques » de centaines de milliers de produits (santé, social,
planète), l’entreprise compte plus de 40 000 visiteurs. 400 000 références en cosmétique et alimentaire sont disponibles en un scan et 250 000 produits voient leur « éthique » décortiquée sur le site.
p Ava sous-titre les conversations
pour les sourds
L’appli Ava offre aux sourds et malentendants de suivre n’importe quelle conversation à travers une transcription instantanée des conversations, accessible depuis un terminal mobile. Ava sous-titre en temps réel les échanges dans un groupe. Seul
entendant dans une famille
de sourds, Thibault Duchemin
voulait à tout prix rompre
l’isolement des gens privés du
son. La reconnaissance vocale
s’active de façon très simple,
moyennant une courte phase
de calibrage. Un système de
codes couleur identifie clairement « qui a dit quoi ». Ava se veut aussi conviviale à l’usage qu’un tchat. Depuis 2016, elle a séduit plus de 100 000 personnes aux États-Unis et 60 000 en France.
 «E
t si on changeait le monde, en marchant ? » L’application mobile WalkUnited propose de convertir la marche quoti- dienne de chaque citoyen en dons à des projets solidaires et
environnementaux. Ce nouveau concept entièrement gra- tuit vise d’abord à motiver les citoyens à prendre soin de leur santé en réa- lisant les 7 500 à 10 000 pas quotidiens conseillés par l’Organisation mon- diale de la santé. Seconde source de motivation : la solidarité ! Peu importe qu’ils n’aient pas de moyens ni de temps, les utilisateurs n’ont qu’une chose à faire pour donner : marcher. En pratique : l’application collecte le nombre de pas que l’utilisateur va réaliser tout au long de la journée. Tous les 2 500 pas, il va participer à un projet solidaire ou environnemental en visionnant une publicité liée au projet. Le « don » est comptabilisé 0,5 centime généré grâce à sa démarche. La start-up créée en janvier 2019 compte désormais une communauté de plus de 10 000 personnes avant même le lancement de la version nationale. n
 p I clean My Sea repère des déchets flottants
L’application I Clean My Sea signale les zones d’accumulation de déchets avant collecte. Chaque utilisateur va photographier via l’application le plastique flottant qu’il a vu. Les marins collecteurs bénéficient alors en temps réel d’une photo des déchets, de leur position et d’une prévision des trajectoires. C’est pour aider les usagers de la mer à devenir acteurs de la lutte contre la pollution plastique qu’Aymeric Jouon, océanographe et gestionnaire de navire de dépollution, a eu l’idée de créer l’app. Pour en financer le développement, la start-up basée à Bidart, en plein cœur du Pays Basque, a lancé sa propre campagne de crowdfunding sur Ulule.
 mouvements
p Atos
Jean-Philippe Poirault centrale Supélec, eStP
est nommé directeur général France
p Institut supérieur du commerce de Paris (ISc Paris)
Jean-christophe Hauguel
49 ans, docteur en sciences économiques
est nommé directeur général
p Hewlett-Packard enterprise France (HPe France)
Alain Melon
46 ans, centraleSupélec
est promu président-directeur général
p Lenovo France (groupe Lenovo)
eric Lallier
52 ans, UPec
est nommé directeur général
p Météo France
Virginie Schwarz
49 ans, Mines Paristech
est nommée président-directeur général
p Pepsico France (groupe Pepsico)
olivier Péchereau
42 ans, London business School
est nommé directeur général
p Swiss Life banque privée (Swiss Life France)
eric bleines
est promu directeur général
p trSb
olivier Mamy
est promu directeur général
         Vous avez changé de fonction ? Faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !
14 | octobre 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[  WeSprint cherche
entreprises (vraiment)
innovantes
Financer ses débuts : le casse-tête des start-up françaises. Pour y remédier, l’accélérateur WeSprint propose de jouer le premier business angel des entrepreneurs innovants – innovation technique ou approche disruptive – en investissant entre 25 et 100 keuros en equity contre
une participation au capital. WeSprint s’engage à répondre à tous les dossiers reçus en moins de sept jours. Par son réseau de business angels et de partenariats avec des plates-formes comme Angelsquare, WeSprint syndique d’autres investisseurs jusqu’à 1 million d’euros. Après trois ans d’existence et une cinquantaine de start-up accompagnées, le premier accélérateur du sud de la France – il est né en 2016 à Montpellier – élargit son périmètre et lance un appel à candidatures sur toute
la France aux entreprises les plus innovantes et prometteuses qui souhaitent bénéficier de cette nouvelle offre.
WeSprint propose à la fois un investissement et un accompagnement opérationnel et stratégique via 25 « mentors entrepreneurs », tels que Rachel Delacour (Bime Analytics/ZenDesk) et Julien Boué (Brico Privé). Le programme d’accélération est désormais également disponible à distance.
briefing économie
galaxie
  ça incube
  p créo accélère la réussite
L’association Créo, fondée par des entrepreneurs pour tous les entrepreneurs, a lancé la 13e édition
du programme Accélérateur de réussite. Les 120 entrepreneurs sélectionnés vont bénéficier pendant deux ans d’un accompagnement d’une valeur de 8 500 euros par personne (subventionné à 100 % par les partenaires de l’association). Une opportunité pour tester son produit, monter son business, développer son réseau, dépasser ses limites et révéler tout son potentiel entrepreneurial. Au programme, 100 heures de formation, un accompagnement sur-mesure
par 30 experts et coachs, et du réseau avec 120 mentors grands groupes
(TF1, Randstad et L’Oréal...). Parmi les temps forts, un masterclass en mobilité avec des formations animées, des workshops et des mises en pratique sur projet dans les locaux des partenaires et
un bootcamp en France ou à l’étranger, soit cinq jours intensifs pour se challenger et développer sa stratégie accompagné de business-coachs. Le programme s’adresse à tous les porteurs de projets et créateurs d’entreprise de moins de trois ans d’activité qui résident en Île-de-France. Depuis 2006, l’association
a accompagné plus de 1 700 entrepreneurs, participé à la création de 600 entreprises avec un taux de pérennité à 3 ans de 76 % et à la création de 1 000 nouveaux emplois.
Jugement de valeurs
Bulletin de rentrée
 béatrice
Vous avez un petit coup de blues ?
Les chefs d’entreprise aussi.
Comme les deux années précédentes, l’indicateur de l’optimisme de septembre chute dans notre baromètre. Perdant 25 points, il atteint son niveau le plus bas de- puis 7 mois, dans les TPE comme dans les plus grandes entreprises.
Mais si « le pessimisme est d’humeur, l’op- timisme est de volonté ». C’est l’effet ren- trée des classes, ce recours à la citation ? Peut-être, mais pas seulement.
Un quart des chefs d’entreprise interrogés estime en effet que « ce sera mieux demain ». Avec une hausse de 10 points par rap- port à juillet, la proportion de réponses est la plus importante que nous ayons constatée depuis janvier 2018. Avec, à la clé, des perspectives d’embauche. 10% des entrepreneurs envisagent d’augmenter le nombre de leurs salariés. Pour peu qu’ils trouvent en plus grand nombre les profils de leurs emplois. Les chefs d’entreprise
sont d’ailleurs près d’un quart (22%) à faire de cette adéquation entre offres et besoins de compétences un des leviers prioritaires pour booster leur développement. L’enjeu est encore plus fort dans le secteur indus- triel à l’aune de l’objectif de plein emploi dessiné dans le Pacte Productif 2025. Questionnés également sur leur enga- gement dans la transition écologique et solidaire, à peine un quart des chefs d’en- treprise (13%) indiquent que leur entre- prise a actuellement recours aux énergies renouvelables. Ils sont en revanche 34% à avoir déjà entamé une démarche d’écono- mie circulaire pour réguler leur empreinte carbone.
De quoi inciter à écrire sur leur bulletin de rentrée (bulletin, bulletin : effet rentrée des classes, quand tu nous tiens...) : « mo- tivés pour mieux faire s‘ils sont encoura- gés et accompagnés ». n
Genoux
Responsable Pôle Études/ Enquêtes CCI France
 retrouvez l’intégralité des résultats de la grande consultation sur www.grandeconsultation.fr
ecoreseau.fr octobre 2019
| 15
]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[  mode de vie
où déjeunes-tu,
de qui te plains-tu ?
p Les Français et l’anglais, ça fait two
Sept Français sur 10 se disent mal à l’aise à l’écrit et à l’oral en
anglais. Les plus jeunes semblent plus optimistes, puisque 30 %
des moins de 35 ans jugent leur niveau satisfaisant. Une majorité de Français/es estiment ne pas disposer d’une maîtrise suffisante de
la langue anglaise et jugent sévèrement leur propre (non) maîtrise mais également l’english de la population en général. Conscients de leurs insuffisances, ils jugent néanmoins indispensable de maîtriser davantage l’anglais dans tous les pans de leur vie : pour 9 personnes sur 10, la langue américano-anglaise est importante pour s’épanouir dans les études, au travail ou dans leur vie quotidienne. Plus spécifiquement, 73 % des actifs déclarent rencontrer des difficultés dans la pratique de l’anglais sur leur lieu de travail. Trois Français/es sur 10 disent avoir déjà renoncé à un emploi ou à une opportunité de promotion à cause d’une maîtrise insuffisante de la langue. Chez les moins de 35 ans, ce chiffre monte à 38 %.
Baromètre réalisé par l’institut Ipsos pour Wall Street English
galaxie
briefing économie Où manges-tu,
57 % fréquentent la cantine plusieurs fois par semaine.
24 % déjeunent devant leur ordinateur
21 % à leur domicile.
42 % des salariés ne mettent jamais les pieds au restaurant à l’heure de
la pause déjeuner.
64 % quittent leur poste pour se rendre à la machine à café ou en salle
de pause
19 % ne prennent aucunes courtes pauses.
1 salarié sur 2 consomme du café, loin devant le thé et l’eau.
53 % se plaignent d’un/e collègue qui « sent mauvais » !
55 % critiquent tout.
52 % tiennent des propos déplacés (racistes et sexistes).
Le voisin de bureau idéal ? Il a l’esprit d’équipe, il est ouvert d’esprit et drôle. Se montrer travailleur et enthousiaste sont aussi des qualités qui comptent.
A contrario 47 % détestent les collègues négatifs, ceux qui se mêlent de tout et les fainéants, les collègues sales, les plaintifs et ceux qui ne parlent que d’eux.
Enquête RegionsJob 2019 pour HelloWork sur la vie au bureau réalisée du 8 juillet au 7 août auprès de 1 057 actifs en poste
    p 1er et 2 octobre
France Attractive 2019
Le forum de l’économie et de l’attractivité des territoires propose une plate-forme de rendez-vous btob en matchmaking. Pour ce rendez-vous annuel de la mobilité Paris/Province, plus de 200 territoires seront présents pour présenter leurs opportunités et dispositifs d’accompagnement. Palais Brongniart, Paris
p 1er au 4 octobre
IFtM top resa
Le salon professionnel multicible du tourisme et des voyages couvre tous les motifs de déplacements (affaires, loisirs, groupes, MICE et événementiel). L’Indonésie est à nouveau à l’honneur pour l’édition 2019. Nouveauté : une application all inclusive pour les exposants et les visiteurs.
Portes de Versailles, Paris
p2et3octobre
Smart city + Smart Grid
De la smart city à la ville résiliente, inclusive et connectée, c’est le mot d’ordre de ce salon de la ville, des réseaux intelligents et de la mobilité durable.
Porte de Versailles, Pavillon 2.2, Paris
p 5 octobre
QS Worlds Grad School tour Paris Le salon pour rencontrer en face à face les responsables d’admissions de plus de 50 universités françaises et internationales.
Sont représentés l’ensemble des disciplines et parcours de master, master spécialisé et doctorat. Les participants pourront postuler aux bourses offertes par QS.
Hyatt Regency Paris Étoile, 3 Place du Général Kœnig, Paris
p 12 octobre
QS connect MbA Paris L’opportunité de rencontrer
les directeurs d’admissions de prestigieuses business schools du monde entier en entretiens individuels. Les visiteurs
pourront bénéficier d’un service personnalisé et gratuit d’experts MBA. Entrée gratuite et inscription obligatoire.
Hyatt Regency Paris Étoile, 3 Place du Général Kœnig, Paris
p 16 octobre
Forum National des Associations & Fondations (Fnaf)
Le rendez-vous incontournable
des responsables et dirigeants du secteur associatif. Conçu comme un lieu de formation, d’informations et d’échanges, il fait un point sur les futurs enjeux du monde associatif. Palais des Congrès, Porte Maillot, Paris
p 22 et 23 octobre
Salon des entrepreneurs de Marseille
Le plus grand événement des créateurs, start-up et dirigeants en Europe fait étape à Marseille. Futurs dirigeants, indépendant, dirigeants et repreneurs, n’hésitez pas. 11 000 entrepreneurs, 500 experts et 120 exposants sont attendus.
Palais des Congrès, Marseille Chanot, 13008 Marseille
p 20 au 22 octobre
Natexpo : salon international des professionnels de la bio.
Paris Nord Villepinte
 16 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[                 Besoin urgent d’expertise opérationnelle pour accompagner la transformation de votre entreprise ?
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   ]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
finance & legislation
briefing économie Place au Next40
Médiation & entreprises Pierre Pelouzet
  «Il faut que dans deux ans, la French Tech compte 25 licornes » dixit Emmanuel Macron qui veut faire passer la French Tech à la vitesse supérieure grâce à 5 milliards d’euros destinés aux start-up du secteur
Médiateur des entreprises
 technologique en hypercroissance. L’objectif, qu’elles deviennent des leaders mondiaux de leur secteur. Ce sont les grands investisseurs institutionnels français, banquiers et assureurs, qui vont investir ces 5 mil- liards d’euros pendant trois ans. Leur mise en œuvre doit contribuer à doper les très grosses levées de fonds supérieures à 50 millions d’euros, stimuler le marché boursier français dédié à la tech et attirer des investis- seurs du monde entier. Le président de la République
s’attaque ainsi au « trou » du financement des derniers tours de table des start-up, de quoi devenir des licornes. n
Un financement
 p Le milliard de Google
Google va verser un milliard de dollars à l’État français
pour mettre fin aux poursuites pour « fraude fiscale
aggravée » engagées depuis 2015 par le parquet national
financier. Soit 500 millions d’euros d’amende, auxquels
viendront s’ajouter 465 millions d’euros de taxes
additionnelles. En cause, le non-paiement de plus de 189
millions d’euros d’impôts au fisc entre 2011 et 2016. Cet accord trouvé avec les autorités exempte l’entreprise américaine de tout procès. Comme se félicite Gerald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, « devant l’impôt, il n’y a pas deux poids deux mesures ». Un milliard pour le géant ? Un petit poids...
missionné par les ministres MM. Le Maire et Darmanin pour aider à faire connaître ce dispositif et assurer son déploiement auprès des ac- teurs économiques privés et publics.
Je vous entends déjà, « l’af- facturage on connaît ! », « encore une évolution pour compliquer les choses ! », « les donneurs d’ordre ne voudront jamais ! », etc. Laissez-moi ces quelques lignes pour vous convaincre que cet outil est simple et ne présente que des bénéfices pour tout le monde !
Le constat depuis plusieurs années : les PME sont confrontées à deux pro- blèmes, le financement de leur trésorerie et les retards de paiement. L’affacturage est apparu alors comme une solution de financement ra- pide et simple !
Mais l’affacturage c’est quoi ? Vous êtes fournis- seur, vous envoyez votre fac- ture à votre client et si vous souhaitez être payé tout de suite, vous démarchez votre banquier ou factor. Lequel vous avancera l’argent mais avec un taux d’intérêt assez important pour couvrir le risque.
Depuis quelques années, les donneurs d’ordres prennent conscience de l’impact des fournisseurs dans leur per- formance et notamment sur l’importance de sécuriser leur approvisionnement. Pour répondre à cet enjeu crucial, certains donneurs d’ordre ont souhaité s’en- gager dans une démarche de financement plus res- ponsable et plus durable en proposant une solution de
celles qu’il accepte de vous payer rapidement et le factor vous les avance. Le risque pour le factor est faible de par la qualité de la signature du client. Vous bénéficiez alors d’un taux d’intérêt plus faible.
Mais alors pourquoi rendre le dispositif collaboratif ? L’affacturage inversé ne permet pas au fournisseur de choisir les factures qu’il souhaite voir payées rapi- dement. D’où l’avantage de l’affacturage inversé col- laboratif par lequel four- nisseur décide lui-même quelles factures sont à régler immédiatement. Le reste des factures sera honoré dans les délais légaux, par le client. Ce terme collabo- ratif vient donc confirmer l’objectif de ce dispositif : beaucoup plus de souplesse pour le fournisseur dans la gestion de son BFR et plus de confiance entre les ac- teurs économiques. Certains accords ont déjà été mis en place dans le privé comme dans le public – chez Engie ou à l’Ugap par exemple – mais tout cela reste trop confiden- tiel. Pourtant, les retours sont tous très positifs et témoignent d’une vraie amélioration de la relation entre clients et fournis- seurs. Alors si vous vous êtes déjà lancé/e dans l’ex- périence ou que vous sou- haitez en savoir plus, re- joignez le mouvement que j’ai lancé pour promouvoir ce dispositif responsable et durable ! n
responsable pour un Lpartenariat durable !
a loi Pacte, adoptée
le 11 avril, définit et
encadre le recours
à l’affacturage in- versé : vous envoyez vos
versé collaboratif. J’ai été factures, le client reconnaît
financement rapide à des taux plus avantageux.
Le dispositif a donc été in-
   18 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[en couverture
 INNOVATION !
LE MOTEUR DU MONDE EST PASSÉ à L’ÉNERGIE CRÉATIVE
 entreprendre & innover
20 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[ Rien ne semble changer autour de nous. Les ingénieux ingénieurs turbinent, les grands patrons rachètent, les syndicats jaunissent, les politiques réforment...
Pourtant, la 4e ère entrepreneuriale marque une rupture énorme, vitale, nécessaire. Sans renoncer à la croissance qu’Éloi Laurent, économiste se- nior à l’OFCE et professeur à l’École du manage- ment et de l’innovation de Sciences Po, qualifie de « borgne quant au bien-être économique, aveugle au bien-être humain, sourde à la souffrance sociale et muette sur l’état de la planète* », nous l’orien- tons pour nous sauver de nous-mêmes, humains. Nous n’inventons plus. Nous changeons. L’inno- vation est en passe de casser le moule des entre- prises figées dans une folie de profit à court terme pour un profit plus large et salvateur : tout comme nous renoncerons aux carburants fossiles, nous re- noncerons aux carburants purement financiers de nos productions. La monnaie s’immole et s’innove en se virtualisant. Nos entreprises s’ouvrent sur des modes nouveaux de travail, disruptifs. Nous sommes à la recherche d’une croissance respec- tueuse des ressources de la planète, et nous sommes très en retard dans nos progrès. La gifle du dérègle- ment climatique nous fera innover sans cesse pour retrouver un équilibre. Autant nous vouloir nova- teurs dans nos têtes. Maintenant. n oM
* Sortir de la croissance, mode d’emploi, Les Liens qui Libèrent
1
En France, des entreprises comme Décathlon sont emblématiques de l’innovation incrémentale. La société réalise beaucoup d’améliorations de produits et ce n’est pas le fruit du hasard : elle fait preuve d’une capacité à adapter son organisation en permanence – Gilles Garel, Cnam
en couverture
entreprendre & innover
      Cette (r)évolution nommée disruption
Les innovations de procédé portent sur une méthode de production ou de distribution nouvelle ou sensiblement améliorée. Suivent les innovations de commerciali- sation, soit des changements si- gnificatifs de la conception ou du conditionnement, du placement, de la promotion ou de la tarifica- tion d’un produit. Les innovations d’organisation, enfin, renvoient à une nouvelle méthode dans les pratiques, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures de l’entreprise. Cette définition large distingue l’innovation dite incrémentale de la rupture. Dans le premier cas, il s’agit de porter un changement graduel mais continu de l’existant. Dans le second, il est question de rompre avec l’existant. Les Anglo-Américains nous ont forgé disruption, vocable que nous avons adopté sans coup férir dans notre prononciation francisée.
Incrémentale contre rupture
« En France, des entreprises comme Décathlon sont embléma- tiques de la démarche incrémen-
tale, estime Gilles Garel. La société réalise beaucoup d’améliorations de produits et ce n’est pas le fruit du hasard : Décathlon fait preuve d’une capacité à adapter son or- ganisation en permanence. » À sa création 1976, l’équipementier du sport n’était qu’un simple hyper- marché dédié aux équipements sportifs, distributeur de toutes les marques à des prix attractifs. Ce n’est que dix plus tard que l’entre- prise s’est lancée dans le dévelop- pement de produits. Décathlon a débuté avec la fabrication de ses propres vélos à cause des grands fabricants réticents à son exi- gence de se conformer aux condi- tions commerciales de l’enseigne. Cette logique a fini par s’imposer à l’ensemble des produits distri- bués. Aujourd’hui, l’enseigne est un prescripteur de tendances et non plus un simple imitateur des grandes marques. On ne compte plus les copies de la fameuse tente, si facile à déplier... Cette réussite s’appuie sur une organisation in- terne réactive et sur des collabora-
Qui dit « innovation » pense in- ventions révolutionnaires, portées par des visionnaires. Dans les dis- cours de nos dirigeants, le wording tout-puissant a tout dit. Au sein des entreprises, l’innovation est deve- nue depuis peu une valeur affichée et revendiquée. Elle a détrôné la « qualité », naguère indispensable, en tête du baromètre dédié aux valeurs créé par l’agence Wellcom (lire ci-dessus la frise historique de la 4e ère de l’innovation).
En quelques années, le terme a conquis nos imaginaires. Le pos- tulat veut que l’innovation soit un passage obligé pour tout ac- teur économique. Incontournable. Mais pourquoi doit-on innover ?
Parce que « l’innovation porte une dimension de progrès, de valeur pour les destinataires et
s’ancre dans une vision d’accom- plissement et d’amélioration. La valeur se définit toujours par rap- port à son destinataire, un salarié, une communauté ou le grand pu- blic. L’innovation est en cela une perception de celui qui la reçoit », répond Gilles Garel, professeur titulaire de la chaire de gestion de l’innovation du Conservatoire na- tional des arts et métiers – Cnam.
Dans son Manuel d’Oslo, l’Or- ganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) définit quatre types d’innovation. Les innovations de produit, d’abord, correspondent à l’introduction d’un bien ou d’un service nouveau de par ses spéci- fications techniques, ses compo- sants et ses matières ou de par ses caractéristiques fonctionnelles.
 ecoreseau.fr octobre 2019 | 21
]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
Les grandes innovations entrepreneuriales oLIVIer MAGNAN 1re Ère 1400-1910
2e Ère 1910-1960
Les inventeurs
La recherche et développement
    L’humanité n’a pas toujours innové, elle a d’abord inventé. De
celui (ou celle !) qui a inventé l’allumage du feu et sa conservation,
à l’ampoule à filament de M. Edison, en passant par le désormais ennemi public n° 1 de l’humanité, le Belgo-Américain
chimiste Léo Baekeland, inventeur de la bakélite, donc du plastique, nous devons tout le progrès matériel et sanitaire
(et la damnation de
la pollution) à des inventeurs/trices de génie. Que certain/
es aient bénéficié de sérendipité (découverte
inattendue, comme
la colle du Post-it de Spencer Silver en quête d’une colle... forte !),
que d’autres aient
tiré leurs inventions
de la combinaison de plusieurs autres (le mash-up), ou qu’un Steve Jobs ait « inventé » l’informatique qui ne soit pas réservée à une élite tech – dans une démarche davantage design thinking que technique –, l’ère de l’invention novatrice
par un seul cerveau s’est peu à peu enlisée, même si M. Dyson a
« réinventé » l’aspirateur. Car l’inventeur/trice
est « une espèce en
voie de disparition » comme l’a écrit le journaliste Benjamin Chaminade dont nous reprenons la thèse des quatre ères. Pourquoi ?
Mais parce que le
coût de la recherche
& développement a dépassé les moyens des petites éprouvettes en chambre. Parce que la complexification des technologies élimine le génie isolé de la scène de l’invention pure. Parce que les temps
de développement exigent des moyens considérables et même parce que le coût des brevets disqualifie l’inventeur isolé.
Nos « inventeurs » Lépine ne sont que d’astucieux bricoleurs. La prochaine invention sera peut-être un jour
le voyage instantané dans l’espace, mais ce ne sera pas l’œuvre
d’un Gutenberg, d’un Zuckenberg ou d’un Elon Musk.n
Les grands labos des grands constructeurs nés de l’invention du
fondateur ont pris la main sur l’invention et ses innovations. C’est l’ère des centres de R&D de Bell, Kodak, Rank Xerox ou du PARC (Palo Alto Research Center). Ces cinquante années voient les entreprises exploiter les inventions antérieures, les améliorer, les packager, les produire, les diffuser et, de temps à autre, inventer d’autres concepts. Ce sont des exploitants de brevets, tels Kodak et Polaroid ou Apple et Samsung. L’invention initiale disparaît
sous des process, une rationalisation qui encapsule l’élan créateur. Ces firmes redoutent le risque.
Elles « inventent » le besoin et entrent en Bourse. En leur sein, les inventeurs, innovateurs, « iconoclastes », les qualifie notre confrère, ne trouvent plus matière à étincelle. Ils vont pour la plupart repartir vers d’autres projets et « inventer » les premières start-
up. L’historien note la montée du corporatisme et«lafindudésir d’innover ». C’est l’ère
du court terme où l’innovation à la marge n’est plus la créatrice massive d’emplois.n
   tions avec des partenaires externes. L’entreprise collabore par exemple avec des producteurs de lin sur des fibres résistantes, utilisés notam- ment dans la fabrication des vélos ou des raquettes de la marque.
À l’inverse de l’innovation in- crémentale, la rupture consiste à transformer profondément ce qui a toujours marché. « Les in- novations de rupture n’ont été ni préparées ni planifiées. Il est im- possible de dire à l’avance ce que sera la rupture », rappelle Gilles Garel. À l’origine d’une formu- lation du concept, Gary Hamel, président fondateur de Strategos, cabinet international de conseil en management à Chicago, a théori- sé, dans les années 1980, la fin du progrès continu (incrémental) au profit des bouleversements stra- tégiques. Sa leçon : « Pour gagner sur des marchés en maturation de plus en plus rapide, en particulier les marchés technologiques, il faut pratiquer l’innovation de rupture, c’est-à-dire enclencher un proces-
sus de dislocation des habitudes de réflexion et d’utilisation » (Leading the Revolution, Plume, réed. 2002, ouvrage non traduit en français).
D’autres exemples ?
Dans le secteur de l’automobile, le frein ABS a constitué, en son
temps, une innovation incrémen- tale, conçue dans un environne- ment stable. Le passage au véhi- cule tout électrique, en revanche, constitue une plongée dans l’in- connu, une rupture dans l’identité de l’objet. Si le terme « voiture »
reste familier, il s’agit bien là d’une transition vers l’ère de l’électro- mobilité. La rupture bouscule et change le regard que l’on porte sur l’objet.
En matière de rupture, le cas de la société Dyson est devenu em- blématique. À une époque où les fabricants d’aspirateur rivalisaient par des améliorations de leurs pro- duits pour maintenir leurs parts de marché, Dyson a bouleversé le modèle économique du secteur en lançant son aspirateur sans sac. L’entreprise a alors pris le risque de se priver des revenus de la vente des sacs. Dyson est aujourd’hui une référence : les ténors du sec- teur ont tous fini par inclure ce type de modèle dans leur gamme.
Le numérique,
moteur de l’innovation
Oui, l’innovation de rupture im- pacte profondément les entre- prises et leurs organisations. Elle bouleverse les piliers d’un modèle économique en questionnant la proposition de valeur (j’offre quoi
22 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[ 3e Ère 1960-2005
L’innovation du capital-risque
4e Ère DePUIS 2005
L’innovation tous azimuts
en couverture
entreprendre & innover
    sous la forme de capital- risqueurs, businessmen fortunés en quête d’investissements potentiellement lucratifs ou sociétés de capital-risque conçues par le génie financier américain. La première de ces sociétés cotées, American Research and Development Corp, est bien connue pour son coup de maître : avoir investi 70 000 dollars
en 1957 dans la jeune pousse informatique DEC – Digital Equipment Corporation –, et
en retirer à terme
355 millions de dollars. Mais l’âge d’or des fortunes investies va setarirpeuàpeu: levées de fonds ou pas, les capital-risqueurs modèrent leurs ambitions. n
|Avec le développement du crowdfunding et la poursuite du capital-
risque qui s’investit dans des levées de fonds, les start-up se multiplient qui érigent l’innovation au rang de la traduction en ligne de procédés connus. Uber n’a pas inventé la livraison à domicile ni le taxi. La disruption tient lieu d’invention. Mais les start-up ne sont pas de solides entreprises ancrées dans le terreau du besoin universel :
à cinq ans, le taux de survie ne dépasse
pas 50 %. L’innovation tient aux nouvelles formes d’entreprises et de business models. L’âge de l’invention
a vécu, mais la disruption a cassé les lourds modèles
pour celles qui n’ont pas innové. L’innovation est également un fac- teur déterminant derrière chaque entreprise d’exportation prospère.
Innover, c’est s’ouvrir
Alors, tous innovants ? Pas si simple. « Il n’existe pas de recette miracle en la matière, convient Gilles Garel. L’un des prérequis est de s’ouvrir aux signaux faibles émis par le marché et ses acteurs. » L’enseignant-chercheur pense à Honda. Pour se lancer sur le marché américain de la moto, la marque a envoyé aux États-Unis deux de ses ingénieurs, chargés de parcourir le pays en... cyclo- moteur Honda. L’intérêt suscité par leurs engins, ont-ils annoncé à leur retour, fut unanime. Honda est entré sur le marché américain avec son 50 cm3 beau et fiable. Dans la même veine, Skype s’est lancé parce que ses dirigeants ont compris que la téléphonie pouvait se passer d’un réseau propre. L’in- novation est venue satisfaire un besoin latent qui n’était pas claire-
d’une entreprise hiérarchisée, hostile
aux risques où les cadres et les managers mènent une carrière
de bureaucrates. Place à la créa, allègement des structures par l’appel aux talents indépendants, priorité
à l’open innovation, une innovation ouverte sur le partage, la collaboration,
compatible avec l’économie de marché et les approches éthiques et solidaires : la loi Pacte demande aux entreprises de
ne plus se définir seulement sous l’angle du profit. Le risque
et l’investissement trouvent leurs voies à l’extérieur de l’entreprise proprement dite.n
 Face à la recherche de financement de ces créatifs qui veulent
créer leur entreprise pour concevoir, tester, commercialiser des produits et services innovants, les
banques allergiques
au risque brident les amorçages et les prêts. Mécaniquement, comme elles ont affaire la plupart du temps à des
innovateurs jeunes, les fonds qu’elles prêtent restent limités à une capacité d’emprunt restreinte. Les Échos citent un chiffre : « L’âge moyen de la première levée de fonds pour les diplômés du MIT est passé de 41 ans dans
les années 1960 à 27 ans dans les années 1990. » De quoi susciter d’autres sources de financement
et à qui ?), l’architecture de valeur (comment j’installe pratiquement ma proposition avec mes clients et mes fournisseurs) et l’équation de profit (d’où viendront les reve- nus ?).
L’émergence des nouvelles tech- nologies et du numérique en a été le moteur pour nombre d’acteurs. Il s’agit de trouver le moyen de transformer une industrie exis- tante pour qu’elle absorbe les ré- volutions en cours. La technologie, en elle-même, n’est alors qu’un élément de l’innovation à même d’impacter le modèle économique, le rapport aux utilisateurs ou les usages. Dans le secteur de l’hô- tellerie, l’arrivée du numérique a plusieurs fois changé la donne. Les plates-formes de réservation en ligne ont d’abord capté les clients et, du même coup, modifié la chaîne de valeur et les usages. C’est ensuite l’apparition d’offres issues de ce qu’on appelle l’économie collaborative qui a impacté le sec- teur. Airbnb a décuplé le nombre de lits disponibles et s’est érigé en
concurrent sérieux des acteurs tra- ditionnels du secteur.
Tous les acteurs sont potentielle- ment concernés, mais pour autant « l’innovation ne se résume pas à la technologie et n’est pas une question de taille, insiste Pascale Ribon, directrice deeptech au sein de la direction de l’innovation de Bpifrance. Un artisan va pouvoir, par exemple, tirer profit de la nu- mérisation en développant de nou- veaux modèles économiques et de distribution de ses produits ».
L’innovation apparaît bien comme une nécessité. Pour Pascale Ribon, « l’enjeu est majeur pour entreprises. L’innovation est l’un des facteurs clés de croissance, de compétitivité, de richesse, et d’em- ploi. Elle est indispensable pour se développer, garder des parts de marché ou en conquérir de nou- veaux ». Selon la Commission eu- ropéenne, les entreprises qui ont innové au cours des trois dernières années ont connu une croissance de 10 % en moyenne de leur chiffre d’affaires contre une baisse de 3 %
ment exprimé jusqu’alors.
Un autre prérequis à l’innovation relève d’une forme d’acculturation. « Pour entamer une démarche d’innovation, il est nécessaire de se rapprocher des acteurs qui ont in- nové, des pôles de compétitivité ou des centres techniques, de consul- ter des experts, de fréquenter les lieux d’innovation, de rencontrer les acteurs du financement, qui, par leur expertise, vont accompa- gner la réflexion », estime Gilles Garel. Un engagement réussi passe également par la mise en place d’un ensemble d’actions. « En in- terne, il faut identifier les salariés engagés, être capable de se décon- necter du quotidien et développer sa vision », pense Pascale Ribon. La quatrième ère n’est pas inven- tive, elle se veut innovante. Mais d’une innovation telle que tous les modèles d’entreprise s’adaptent à la nouvelle donne. Nos millenials nés dans l’innovation n’inventent rien : ils/elles vivent la disruption sans même la percevoir...
eLSA beLLANGer
ecoreseau.fr octobre 2019 | 23
]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
en couverture
2 Les terroirs de l’innovation
L’innovation, encore l’innovation, toujours l’innovation. Voilà bien une obsession des économies concurrentes du monde entier. Si en 2019 l’indice mondial de l’innovation place la France en 16e position, l’innovation made in progresse. Grâce aux performances et investissements de ses territoires. Tour d’horizon des régions françaises plus (ou moins) innovantes. adam belghiti alaoui. AbA
bretagne
île-de-Franc
  La bonne dynamique
Si la région du Grand Ouest ne prétend pas encore rivaliser avec les performances franciliennes, auvergnates ou occitanes, son innovation régionale s’affirme de plus en plus. Comme en témoigne son index régional d’innovation 2019 (0,456, à égalité avec la Nouvelle-Aquitaine), en progression de 6 % par rapport à 2011 (0,427), soit la meilleure dynamique nationale. Et les entreprises ligériennes jouent leur rôle, 54 % des PME de la région intègrent ou créent des innovations, soit le 4e taux national, devant la Nouvelle- Aquitaine et la Bretagne notamment. Parmi les axes de progression pour l’innovation en Pays de la Loire : investir plus pour la R&D (1,22 % du PIB en 2019, 7e taux national) et booster sa recherche (295 demandes de brevets en 2018, 8e à l’échelle nationale).
PAYS
DE LA LOIRE
 Nouvelle-Aquitaine
 La superrégion peine à suivre le rythme
Plus grande région française et troisième pour la production de richesse (derrière l’Île-de-France et l’ARA), la Nouvelle- Aquitaine ne truste pas les premières places en matière d’innovation. Mais elle progresse. Si la région ne consacre aujourd’hui « que » 1,33 % de son PIB à la R&D, son conseil régional est le second qui investit le plus pour l’innovation. Entre 2011 et 2019, l’index régional d’innovation aquitain a crû de 1,5 % (de 0,449 à 0,456). Si la région du Sud-Ouest va compter sur des machines à innovation comme Safran, l’université de Bordeaux et ses 11 pôles de compétitivité, elle stagne à la 6e position en termes de demandes de brevet à l’Inpi en 2018 (447, soit 3,4 % du total national). En définitive, les performances d’innovation de Nouvelle-Aquitaine ne sont pas encore à la hauteur de son poids économique et territorial.
Sur le podium de l’innovation
En matière d’innovation, la région occitane clôt le trio de tête. Bien que son index régional d’innovation 2019 de 0,551 (3e) soit en baisse de 0,9 % par rapport à 2011 (0,555), l’Occitanie s’affirme de
plus en plus comme une place forte de l’innovation française. D’après le dernier rapport de la Commission européenne, l’Occitanie est la première région française pour la part de PIB consacrée à la R&D (3,74 % soit près de 5,6 milliards d’euros, dont 60 % en provenance du privé), bien qu’en termes de dépense totale l’IdF et l’ARA restent devant. Autres forces majeures : la région toulousaine est celle qui rassemble le plus de pôles de compétitivité (14) et dont les PME intègrent le plus d’innovations (61 %).
occitanie
   24 | octobre 2019 ecoreseau.fr
e
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[  La recherche en fer de lance
L’innovation progresse chez nos amis bretons. Sixième région française pour la création d’entreprises innovantes et 4e pour les dépôts de brevets, la Bretagne s’appuie notamment sur la qualité de sa recherche
(6 900 chercheurs dans le secteur public et une augmentation de 13 % ces cinq dernières années). Son index régional d’innovation progresse, de 0,457 en 2011 à 0,466 en 2019
(+ 2 %), tandis que 2,01 % du PIB breton est consacré à la R&D (5e). En revanche, seules 46 % des PME bretonnes intègrent des innovations et 47 % innovent elles-mêmes (7e). La dynamique est positive et l’innovation bretonne rattrape peu à peu son retard, en s’appuyant notamment sur ses quatre pôles de compétitivité (Images et Réseaux, Mer Bretagne, ID4CAR, Valorial).
en couverture
entreprendre & innover
     Auvergne Rhône-Alpes
Paca
Leader attendu
Sans surprise, la seconde région la plus riche
d’Europe et la 10e en matière de PIB par habitant
est l’une des locomotives de l’innovation française.
L’Île-de-France et ses neuf pôles de compétitivité
placent l’innovation au centre de leurs stratégies.
En témoignent le lancement de la Station F, le plus
grand incubateur de start-up du monde, en 2017, ou
de l’archidomination francilienne sur les dépôts de
brevets (58,5 % des demandes en 2018). Avec son index régional d’innovation de 0,566 en 2019, le plus important de métropole, l’Île-de-France tient son rang. Mais sa performance d’innovation est en baisse (- 3,3 % entre 2011 et 2019) et la région capitale n’est que seconde en termes de part de PIB consacrée à la R&D (2,86 % en 2019, dont 1,99 % en provenance du secteur privé). Les aides publiques à l’innovation et aux start-up franciliennes sont légion : Innov’up, PM’up, TP’up, ou encore
le programme Construire au futur, habiter le futur, lauréat de l’appel à projets Territoires d’innovation, qui va mobiliser 310 millions d’euros.
Un concurrent sérieux
L’innovation, voilà un champ ou l’ARA n’a plus
beaucoup à envier à sa rivale francilienne.
Si son index régional d’innovation 2019 est
inférieur (0,561, le 2e de métropole), il a progressé
de 3,8 % entre 2011 et 2019. Au chapitre des
investissements en R&D, Lyon et sa région sont 3e
de la classe métropolitaine (2,7 % du PIB régional,
dont 0,89 % du secteur public et 1,81 % du secteur
privé). Autre indicateur de la bonne santé de
l’innovation auvergnate/rhônalpine : la hausse de
ses demandes de brevets auprès de l’Inpi (Institut
national de la propriété intellectuelle), + 6 % en 2018 (1 629 demandes) et 12,4 % des dépôts de brevets français (2e derrière l’inaccessible Île-de-France et ses 7 687 demandes en 2018). De plus, 60 % des PME de la région intègrent ou produisent de l’innovation, c’est plus qu’en Île-de-France.
Dans le second wagon
Si la région du Sud-Est reste encore loin des performances des territoires les plus innovants et les plus actifs de métropole, elle progresse. Paca consacre aujourd’hui 2,49 % de son PIB àlaR&D(4e),et52%deses
PME intègrent et produisent de
l’innovation. Référence de la
progression récente, l’index régional d’innovation de Paca
a augmenté de 2,4 % entre 2011 (0,487) et 2019 (0,498). La
région est bien une terre d’innovation forte de ses dix pôles de compétitivité (Sophia Antipolis pour ne citer que lui), de ses 300 laboratoires de recherche publique et ses 8 000 chercheurs, et de son écosystème French Tech. Entre 2018 et 2020, 30 millions d’euros sont mobilisés par l’État et la région pour financer les actions Projets d’innovation et Amélioration et transformation des filières » en Paca.
  ecoreseau.fr octobre 2019
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]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
mapping innovation 3 Comment
le monde innove
L’innovation ? Vitale pour l’entreprise, vitale pour la planète. Nous innovons : nous sommes partis pêcher l’innovation pour ce Mapping de l’innovation.
PAtrIce reMeUr
   états-unis
L’innovation pour l’égalité
Girls Who Code, organisation à but non lucratif, s’efforce de combler le fossé entre les hommes et les femmes en matière de technologie. La plate-forme offre des programmes gratuits aux jeunes filles pour les inviter en plus grand nombre à innover dans les technologies, notamment informatiques.
Intérêt : améliorer l’innovation par les femmes et l’égalité en développant des technologies capables de neutraliser des biais à l’innovation ou aux recrutements.
 afrique
Passer rapidement à la
quatrième révolution
Le Forum économique mondial vient de lancer la plate-forme pour la croissance en Afrique. L’ambition est d’aider les entreprises en démarrage et se déployer à l’international.
Intérêt : avec 13 % de plus que la moyenne mondiale, le continent africain est le plus entrepreneur. La plate-forme vise à mobiliser les compétences, idées et outils pour abaisser les échecs et doper la croissance.
26 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ france
Acheter l’innovation pour innover
Les acheteurs publics acquièrent volontiers les solutions des start-up depuis fin 2018. Il s’agit d’une mesure expérimentale de trois ans qui déroge aux obligations de publication et de mise en concurrence pour les achats de moins de 100 000 euros HT. La plate-forme http://innovation-procurement.org accompagne l’achat innovant.
Intérêt : doper les revenus des jeunes pousses avec la commande publique qui représente 89 milliards
mapping innovation d’euros chaque année tout en expérimentant les
nouvelles idées. Il s’agit d’intégrer dans le secteur public des procédés nouveaux et créatifs, y compris dans ses activités ou ses achats récurrents.
Lever les fonds et les freins
à l’innovation avec les Ico
Un projet par trop disruptif et incompris des investisseurs traditionnels ? La plate-forme Kriptown propose aux start-up d’émettre des jetons qui entrent dans le capital de l’entreprise. L’investisseur dispose
entreprendre & innover
d’un pacte d’actionnaire et reçoit des parts. Le financement d’innovations devient alors possible. Lorsque la start-up dispose de suffisamment de monnaie virtuelle et de clients, elle les convertit alors en monnaie sonnante et trébuchante (ou presque).
Intérêt : rendre viables les projets innovants en
liant jeton d’usage, formalités juridiques et valeur économique... Sans les contraintes administratives et fiscales dans un premier temps. L’entreprise, une fois valorisée virtuellement, se transforme en acteur bien réel.
   europe
Les tableaux de bord de la commission
Comment savoir si nous sommes innovants ? Il s’agit de se mesurer aux indicateurs, de dresser des comparaisons, d’établir des analyses...
Des tableaux de bord européens sont publiés régulièrement pour visualiser en quelques clics les forces et les faiblesses des systèmes d’innovation et des territoires.
Intérêt : disposer d’une analyse comparative des performances en matière d’innovation dans les pays de l’UE, les autres pays européens et les pays voisins. Il s’agit d’identifier rapidement les domaines sur lesquels il est possible d’agir vite. Plusieurs outils sur le design, l’écoconception... sont également disponibles sur le site de la Commission européenne.
Plate-forme dédiée à l’innovation sociale
Socialchallenge.eu est une plate-forme qui offre à tous les entrepreneurs de tenter d’apporter
des solutions nouvelles pour améliorer les défis sociaux. À la clé, 30 000 euros de subventions pour ceux qui délivrent les bonnes idées.
Intérêt : accélérer et rendre visible l’innovation sociale, mais aussi établir un business viable pour résoudre les défis à long terme. Prime à la clé.
  inde Numériser l’esprit
d’entreprise
japon
co-création et financement
Chacun est en mesure d’innover : utilisateurs, salariés, grandes entreprises ou fabricants... La plate-forme de crowdfunding japonaise Cuusoo facilite la co-création et le développement conjoint de nouveaux produits.
Intérêt : faciliter la convergence des intérêts pour aboutir rapidement à un produit ou service jusqu’alors non couvert.
CHINE
Plate-forme ouverte d’IA
Pour aller vite et loin, le gouvernement chinois a annoncé accélérer sa plate-forme d’innovation ouverte d’intelligence artificielle. Elle accueille déjà les plus grands acteurs chinois spécialistes du sujet et accueille tous les acteurs désireux de s’agréger autour de ces technologies.
Intérêt : mutualiser les connaissances et les outils pour faire naître une nouvelle génération d’IA d’ici à 2030.
Fournir l’opportunité à tous les entrepreneurs, peu importe où ils sont, la possibilité de résoudre les défis mondiaux. C’est l’ambition de la plate-forme numérique indienne Ekstep. Elle est ouverte à tous
et vise à former à l’entrepreneuriat et à l’innovation.
Intérêt : éduquer gratuitement à entreprendre et innover pour développer
des talents capables de répondre aux enjeux mondiaux.
 ecoreseau.fr octobre 2019 | 27
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
4 Le journal du futur de Jean-Marie Benoist L’entrepreneur X.0
Entre la numérisation des échanges et des processus, l’arrivée des IA, les productions délocalisées et quantité d’autres innovations, la journée de l’entrepreneur de demain prendra l’allure des nouveaux outils, des nouvelles priorités, des nouvelles façons de travailler... Un entrepreneur de 2026 ou de 2030 a consigné son journal. Extraits.
disséminées dans le territoire (qui appartiennent aux terri- toires et sont mises à la disposi- tion des entreprises), auxquelles nous envoyons – de façon donc cryptée – nos données de fabri- cation selon les commandes des clients, qui n’ont plus qu’à aller les chercher (dans certains cas, nous sous-traitons également une livraison par drone). On économise sur la logistique de li- vraison physique, mais la protec- tion électronique de nos brevets est encore plus vitale pour nous – et j’ai dû me familiariser avec le domaine. Heureusement, tout est au vert, même si la mise à jour à venir d’une partie du réseau de micro-usines est à surveiller.
10 h 43. Fini le call avec un peu d’avance. J’attaque directement le suivant. Gally m’organise sur ma demande une mini-présen- tation interactive des derniers échanges sur les réseaux, sur notre e-réputation et les derniers mouvements de notre commu- nauté. À première vue, tout a l’air d’aller bien là aussi, mais Gally me signale un post à surveiller, un léger défaut dans le vocalisa- teur dans certaines langues. Je vais appeler Abela, mon DC – di- recteur de communauté – mais sa réponse apparaît en regard du post. Elle m’appelle, me résume brièvement ce que je viens de lire. « Ah, et pour tout à l’heure, j’ai mis de côté quelques posts intéressants sur des nouvelles interactions que voudraient voir les clients », elle glisse. Les idées
sessions innovation se déroulent dans une clairière paisible avec en arrière-plan sonore un bruit de ruisseaux et quelques chants d’oiseaux. Soupir. Je baisse le vo- lume. Je préfère personnellement le bruit des vagues, mais ce n’est pas mon tour de choisir le décor. Toute l’entreprise, hors presta- taires – c’est-à-dire moi, le DSS, le DC et... Gally – arrivent tour à tour dans leurs avatars. Abela ne perd pas une seconde, elle nous montre le post, plutôt technique, qui traite d’une façon d’ajouter des animations sur de toutes pe- tites parties des figures. L’idée est brillante. En plus, ça complé- menterait parfaitement l’arrivée de la nouvelle application. Nous décidons, au bout d’un moment, de contacter son auteur pour l’as- socier au développement. C’est désormais une pratique courante pour nombre d’entreprises, c’est de la grassroot innovation : le bé- néfice est double, puisqu’on fidé- lise sa communauté et on bénéfi- cie d’idées gratuitement.
17 heures. Gally, d’ailleurs, me fait signe depuis manifestement quelques minutes : je vais être en retard pour mon rendez-vous avec le designer UX. Je salue Abe- la et Nolen, ils vont continuer à discuter, me déconnecte et en- lève les lunettes. Après la petite minute de réadaptation – la réa- lité virtuelle me fait toujours cet effet, bon sang –, j’ouvre la porte à mon ponctuel visiteur (bon point !) qui déroule directement sa présentation. Pour certaines
9heures. Suis aujourd’hui « au bureau ». Le mot an- cien me ravit, il est resté. Mais « le bureau », c’est
chez moi, là où je trouve de quoi poser mon ordi – l’organisation en open space même pour le boss existait avant mon arrivée –, des tiers-lieux que je loue ou l’avion. Partout, je suis accueilli par Gal- ly, mon assistant virtuel person- nel. Comme dans le si vieux film tourné par Apple dans les an- nées 1980, la voix m’accueille et, comme d’habitude, me rappelle mon programme de la journée en surlignant chaque élément sur mon planning, affiché sur l’écran holo au-dessus de la table. Une journée standard : j’enchaîne les sessions quotidiennes obli- gatoires (car nécessaires) : sécu- rité des systèmes, e-réputation, gestion de la communauté et le brainstorming innovation. En fin de journée, rendez-vous avec
un designer UX pour le nouveau projet – une nouvelle application pour programmer les personna- lités et comportements des figu- rines.
10 heures. Je commence la ses- sion sécurité en lançant la confé- rence vidéo. Quelques secondes plus tard, en rapide succession sur l’écran holo, s’affichent No- len, mon DSS – directeur de la sécurité des systèmes – et notre responsable chez SecuriWeb, notre prestataire. Point sur la sécurisation de nos réseaux et l’encryptage de nos paquets – quand je pense que certaines en- treprises l’ont négligée. Bah, elles auront disparu sous peu. Quand j’ai commencé, il y a quelques années, à vendre des figurines mobiles interactives, j’ai fait ce que toute société de production de bien fait aujourd’hui : j’uti- lise le réseau de micro-usines
Je bous d’impatience lorsque je retourne dans mon bureau et enfile mon équipement VR (sommaire : juste les gants et les lunettes). Cette semaine,
les sessions innovation se déroulent dans une clairière paisible avec en arrière-plan sonore un bruit de ruisseaux et quelques chants d’oiseaux.
en réu inno...
       28 | octobre 2019 ecoreseau.fr
doivent être bonnes, elle ne l’au- rait pas mentionné sinon. J’aime bien, l’après-midi s’annonce pro- metteur.
14 heures. Je tourne le sujet dans ma tête pendant le déjeuner, si bien que je bous d’impatience lorsque je retourne dans mon bureau et enfile mon équipement VR (sommaire : juste les gants et les lunettes). Cette semaine, les
choses – et ce d’autant plus que je reste un producteur d’objets –, j’insiste encore sur une ren- contre physique. Il est enthou- siaste, mais quelque chose dans son design d’interface me laisse sur ma faim. J’hésite du coup en le raccompagnant à programmer une nouvelle séance avec lui ou à demander un autre avis. Je déci- derai demain.
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[                                       On se voit dans une heure ?
     80M d’habitants
1er bassin de consommateurs d’Europe
5 centres économiques à moins de
3h de train
Lille
280 000 M2
transactés en 2018
2ème marché de bureaux en régions
7 clusters labellisés French Tech
1ere
de sièges sociaux en régions
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]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
grand angle
Cryptomonnaies en guerre
Faut-il sauver le soldat
 États, entreprises, particuliers : les projets de création de cryptomonnaies s’accélèrent ces dernières semaines. Une course à l’armement aux enjeux planétaires.
 Àpeine annoncé, le pro- jet de cryptomonnaie de Facebook, le fameux libra, est-il déjà mort
dans l’œuf ? Le GAFA révolution- naire aura-t-il les moyens d’im- poser sa monnaie d’échange aux nez et aux barbes des autorités financières grandes maîtresses de la monnaie ? Depuis l’évoca- tion de son lancement pour mi- 2020, les faisceaux des ligueurs s’élèvent pour barrer la route au coup de force du réseau social mondial. Une guerre mondiale s’orchestre. Qui en seront les vic- times ?
Pas les États, proclame haut et fort, en pleine conférence de l’OCDE le jeudi 12 septembre, un Bruno Le Maire ministre de l’Économie français ! Il affirme catégoriquement que la France n’autorisera pas « le développe- ment du libra sur le sol euro- péen ». Il estime que « la sou- veraineté monétaire des États est en jeu ». « Toute défaillance dans le fonctionnement de cette monnaie, dans la gestion de ses réserves pourrait créer des dé- sordres financiers considérables », prévient le ministre de l’Écono- mie. Le G7 et l’OCDE souscrivent
pleinement à la déclaration de guerre. Et pour cause : Paris et Berlin prônent la création d’une « devise numérique » à l’échelle du continent. Mais pourquoi le libra fait-il si peur ? Mais bien sûr parce que cette « monnaie » d’un réseau riche de quelque 2,7 mil- liards d’utilisateurs ne peut que venir chatouiller le sacro-saint in- touchable système financier mon- dial, même si son but avoué reste, pour l’heure, de faciliter les paie- ments et transferts de monnaie par Messenger et WhatsApp ! Et ce ne sont pas les déclarations rassurantes de PayPal (l’un des 28 membres du consortium de gou- vernance du libra, avec Master- card, Visa, Uber, Ebay, Spotify ou le français Iliad) qui vont rassurer nos grands argentiers.
Proto-État
« Le libra représente plusieurs dangers. Il s’agit d’abord d’une tentative de privatisation d’Inter- net, qui a été créé sans monnaie native. Facebook pourrait ainsi se livrer à du chantage sur les ré- sultats de son algorithme auprès de ceux qui choisissent de ne pas utiliser sa monnaie, avance Clé- ment Jeanneau, cofondateur du
Facebook pourrait à terme menacer l’économie des États en cas de décision contraires à ses intérêts. Ce serait l’émergence inquiétante d’un proto-État.
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cabinet Blockchain Partner. Puis surgissent les risques d’atteinte à la confidentialité des transac- tions. En outre, la possibilité pour Facebook d’analyser ces données financières combinées à ses don- nées sociales actuelles lui confé- rerait un pouvoir inédit et dange- reux. Enfin, le libra se fonde sur un panier de devises : Facebook pourrait à terme menacer l’éco- nomie de ces États en abaissant la
part de leur devise dans ce panier en cas de décision contraire à ses intérêts. Ce serait l’émergence in- quiétante d’un proto-État. »
Petro, crypto-yuan,
gram, etc.
Bruno Le Maire ne s’y trompe pas qui annonce, dans la foulée, que la France réfléchit à son tour à la création d’une monnaie nu- mérique publique, émise par les
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[ libra ?
Mais face au bitcoin et aux cryptomonnaies (dont le marché total atteint désormais
250 milliards de dollars), le combat n’est-il pas perdu d’avance ?
grand angle
entreprendre & innover
     Crypto-actifs
Mais face au bitcoin et aux cryp- tomonnaies (dont le marché total atteint désormais 250 milliards de dollars), le combat n’est-il pas perdu d’avance ? Le secteur finan- cier semble l’acter, avec l’émer- gence d’acteurs attractifs (N26 ou Revolut), de produits innovants (comme Fizzy, le nouveau produit d’assurance d’Axa sur les retards d’avion à partir de la technolo- gie blockchain ethereum) et de nouveaux outils de finance dé- centralisée. Même la Suisse vient d’allouer deux licences bancaires à des projets crypto ! « Technique- ment, le code et le réseau de test du libra sont déjà accessibles aux développeurs ! assure Marc Zel-
ler. Alors, peut-être ne sera-t-elle pas mise en place dès 2020, mais ne doutons pas que Facebook s’as- surera le concours des meilleurs avocats pour s’adapter au cadre réglementaire à venir. Sinon, un autre GAFAM y arrivera... »
À l’avenir, les monnaies souve- raines dématérialisées pourraient donc se retrouver en concurrence avec une ou plusieurs devises su- pranationales, comme le libra. Sur les marchés financiers, d’autres crypto-actifs viendront étoffer les portefeuilles des épargnants, à commencer par le bitcoin, qui aura remplacé l’or, comme valeur refuge numérique.
PIerre HAVeZ
 banques centrales. Mais d’autres États n’ont pas attendu la levée de l’écu français pour battre cryptomonnaie : le petro véné- zuélien, l’estcoin estonien ou le crypto-yuan, dont le lancement le 11 novembre 2019 a été annoncé mi-août à la surprise générale, an- ticipent d’autres projets privés : le très secret gram de la messagerie cryptée Telegram, les annonces subliminales d’Apple et de JP Morgan ou celle d’Ark, en France – A Fast Secure Core Technology, projet qui vise à favoriser la dé- mocratisation de la blockchain et son adoption par le public, avec ses 382 millions d’euros de capi- talisation au 31 janvier 2018.
Des projets de « simples parti- culiers » tentent même d’ajouter leurs petites voix provocatrices à la grande foire de la cryptomon-
naie, comme le « pac » du boxeur et sénateur philippin Manny Pac- quiao, lancé début septembre !
En réalité, États et GAFA veulent s’affranchir de la dépen- dance au dollar et des intermé- diaires financiers. « La monnaie numérique représente déjà 99,9 % des échanges. L’euro et le yuan numériques existent déjà. Il s’agit donc désormais, pour Pékin et Bruxelles, de créer une véritable cryptomonnaie pour empêcher qu’un libra privé n’ait valeur d’échange sur leurs territoires et conserver leur souveraineté, pointe Marc Zeller, analyste pour le courtier spécialisé Coinhouse. D’où la réaction de Facebook de retirer le yuan du panier de de- vises du libra et tenter de marquer des points auprès de Washington, son principal marché. »
ecoreseau.fr octobre 2019
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]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
société
 La France dans le monde
la part des pays du G7 diminue- rait à tout juste 20 % ».
Dynamisme démographique
Pour autant, n’en déplaise aux adeptes du « french bashing », de telles tendances ne confortent en rien l’hypothèse d’un inexorable « déclin français ». D’autant que la montée en puissance des émergents est d’abord incon- testablemen « soutenue par leur dynamique démographique », constate Vladislava Iovkova, se- nior manager Strategy& spécia- liste en analyses économiques. « Un effet “taille” qui prévaut ainsi largement en Inde, avec son 1,324 milliard d’habitants, bien plus significativement que son PIB par habitant », analyse Hugues Poissonnier, écono- miste et maître de conférences à Grenoble École de Manage- ment. Car le pays de Narendra Modi, actuel Premier ministre indien, loin d’avoir atteint le niveau de richesse française ni même son niveau de vie, affiche un produit par habitant d’envi- ron 7 174 dollars annuels, contre 43 551 dollars en France, selon leFMI!SilecalculduPIBdé- livre une image fidèle de l’activi- té économique d’un pays, « c’est loin de suffire pour évaluer sa véritable place dans le monde », estime Hugues Poissonnier, se- lon lequel « il ne faut pas se fier aux seuls classements basés sur l’unique et sacro-saint taux de croissance du PIB ». Plus pré- cis, le PIB par habitant délivre une évaluation plus réaliste du niveau de vie (la France occupe d’ailleurs le 29e rang mondial en la matière, selon le FMI,
Bonheur intérieur brut
Oui, il faut relativiser la toute-puissance du PIB « pensé comme ultime mesure de la per- formance économique », martèle Hugues Poissonnier. Qui prône de se tourner « vers d’autres in- dicateurs comme le bonheur in- térieur brut » ! Ce fameux indice du bien-être interpelle de plus en plus de pays tant l’enjeu est de taille : « Il faut décrypter au-delà de la croissance économique le contenu en emplois qu’elle gé- nère », estime l’économiste. Des emplois stables ? Valorisants ? Valorisables ? Facteurs de confort et d’épanouissement ? Poissonnier : « Dans nombre de pays anglo-américains, certes moins frappés par le chômage que la France, la croissance est facteur d’emplois en nombre, mais sont-ils, pour la plupart, de qualité ? Pas forcément ! » L’impératif, dit-il, est d’aller vers « une croissance vraiment pérenne sans un tel tribut sur le plan social mais aussi envi- ronnemental. Au regard des li- mites écologiques qui se posent face au capitalisme à tout va. » Alors que la France, comme les autres pays occidentaux, ne peut raisonnablement plus vouloir espérer renouer avec les taux de croissance d’antan pour se démarquer, il lui reste à trouver sa place, en montrant, a contra- rio, une autre voie, vision poli- tique, conception du monde au diapason des enjeux actuels, qui ne sont guère que monétaires. « Favoriser la “coopétition” res- ponsable entre acteurs écono- miques, promouvoir une écono- mie décarbonée..., les chantiers sont nombreux et la France,
7e PIB, championne
du pessimisme,
et pourtant...
Cinquième avant-hier, sixième puissance mondiale hier, septième aujourd’hui, où demain ? La France aurait toutes les raisons de douter de son avenir. Pour dépasser un tel défaitisme, critiquer les classements basés sur l’unique hausse du PIB n’est pas suffisant. Encore faut-il faire valoir d’autres indicateurs et surtout une autre vision de la performance. Analyse.
Ils sont champions du monde du pessimisme, selon un sondage Ipsos réalisé fin 2018. Les Français ? D’in-
décrottables alarmistes. Des pé- tochards face à leur avenir. De vieux travers empreints de défai- tisme qui ont la vie dure, au-de- là de l’année d’« état de grâce » boostée par l’élection du pré- sident « jupitérien ». D’autant que l’hexagone en manque d’eau s’est retrouvé rétrogradé depuis 2018 à la 7e place du classement des pays par PIB, selon la Banque mon- diale. La sixième place à laquelle nous nous rattachions telle une bouée du Titanic nous a été souf- flée par... l’Inde ! Un recul d’un seul cran, certes, mais largement annonciateur de la suite. Et pour cause : en 2050, la France ne fera
même plus partie du top 10 mon- dial, prédit une étude du cabi- net PwC réalisée en 2017. Piètre consolation : cette dégringolade frappe aussi nos voisins alle- mand, britannique et italien ! « D’ici aux trente prochaines années, six des sept plus grandes économies au monde pourraient devenir des pays émergents », achève Pascal Ansart, associé de Strategy&, l’activité de conseil en stratégie de PwC. On l’aura compris, c’est le centre de gravi- té de l’économie mondiale qui devrait toujours plus « s’éloigner des pays matures, France entre autres, pour s’orienter vers les économies émergentes en Asie et ailleurs. Les pays de l’E7* pour- raient peser près de 50 % du PIB mondial d’ici à 2050, tandis que
En 2050, la France ne fera même plus partie du top 10 mondial, prédit une étude du cabinet PwC réalisée en 2017.
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juste entre le Royaume-Uni et le Japon). Tandis que l’Indice de développement humain (IDH) va plus loin encore, en prenant en compte, outre le PIB par ha- bitant, l’espérance de vie et le degré d’éducation des jeunes. Là encore, la différence est de taille : l’hexagone se classe 36e sur 228, parmi les pays au dé- veloppement humain « très éle- vé », quand l’Inde reste au 168e rang avec un développement « moyen », voire « faible ».
qui jouit d’un poids historique, culturel, politique, diploma- tique indéniable a tout intérêt à s’en saisir, si elle veut, demain, conserver une place de choix dans le concert des nations. » Aucune raison de sombrer dans l’Eurasia 1984 d’Orwell... cHArLeS coHeN
* Chine, Inde, Brésil, Russie, Mexique, In- donésie et Turquie. Le BRIC – Brésil, Russie, Inde, Chine – augmenté.
  ]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[                                 TOUT VA TROP VITE
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     ]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
société
Serpent de mer
sements quantitatifs de la part de sa banque centrale, ce qui était assez innovant, relève de son côté William De Vijlder, direc- teur de la recherche économique du groupe BNP Paribas. Mais elle porte également une conno- tation négative puisque la gestion de la déflation japonaise dans les années 1990 a laissé un sou- venir mitigé en raison de la len- teur de la réaction de sa banque centrale et du phénomène de zombie firms renflouées pour continuer à fonctionner malgré leurs dettes... » Comment a-t-on dit en Occident ? Too Big to Fail, trop grosses pour chuter. Mais il s’agissait de nos banques...
Alors, sommes-nous confron- tés au syndrome nippon ? On pourrait le penser : depuis que la crise économique et financière a accru les problématiques de surendettement dans le secteur privé, puis public, la situation de la zone Euro a de quoi rappeler celle du Japon de l’époque. Mais pour beaucoup d’économistes, les tenants de ce discours pessi- miste joueraient plutôt à se faire peur. « Oui, l’Europe affiche certaines caractéristiques de ce processus comme une inflation basse, des potentiels de crois- sance réduits et des banques centrales contraintes. La prin- cipale menace réside ainsi selon moi dans le manque de coordi- nation entre les institutions eu- ropéennes, diagnostique Chris- tophe Morel. Mais la France, par exemple, présente une démogra-
ou la pharmacie pour la France, par exemple – ont de quoi nous prémunir de l’atonie japonaise. Mais pour écarter totalement ce risque, l’économiste du gestionnaire d’actifs suggère bien aux nouveaux dirigeants européens d’accroître leur coo- pération par l’intermédiaire d’un budget commun, d’une union économique plus étroite. Pourquoi pas en adoptant des ententes locales et thématiques entre États membres : défense, immigration... Rejoint par son homologue William De Vijlder : « N’oublions pas que, contrai- rement au Japon, notre banque centrale a réalisé un véritable effort de réduction des prêts de mauvaise qualité et que si le Ja- pon a connu une véritable défla- tion, l’Europe a su l’éviter. » Eu- rope un, Japon zéro.
Du reste, si japonisation ram- pante il devait y avoir, elle tou- cherait désormais l’économie mondiale, pas seulement l’Eu- rope. Un nouvel ordre ? Celui dont le Japon semble finalement s’accommoder ? « Ce qui est fas- cinant, par exemple, au Japon, c’est que malgré la réduction de sa population, nette et active, son PIB par tête croît, lentement, mais correctement, pointe Wil- liam De Vijlder. Le Japon connaît également une hausse du taux de participation [pourcentage d’ac- tifs effectifs] de sa population de- puis 2012 alors que ce taux baisse aux États-Unis depuis plusieurs années, par exemple. Enfin, c’est
« Japonisation »
rampante ou fantasme
économique ?
On a connu la balkanisation, cette fragmentation d’États hostiles. Sommes-nous, nous Européens, atteints de japonisation, cette maladie économique qui fait chuter le PIB, engendre une inflation négative, réduit l’épargne ? Alors certes, les symptômes cliniques qui avaient frappé le Japon en son temps sont bien réunis. Mais sommes-nous vraiment atteints du syndrome ?
  Il est Vieux et n’en finit pas de se plaindre : le Vieux Conti- nent se voit les symptômes de l’atonie nippone des « 30
lugubres », pas glorieuses du tout... Tous les ans, on n’y coupe pas : la japonisation de l’Europe est en bonne voie, le spectre de la japonisation, faut-il avoir peur de la japonisation ? Et pour cause : ces derniers mois, divers indicateurs européens semblent marquer le risque de ralentisse- ment continu : dégradation des chiffres de l’inflation, maintien de taux directeurs bas par la BCE, difficultés des États membres à réduire leur dette et atonie des investissements...
Rouvrons les manuels d’éco- nomie : « japonisation », écono- mie au ralenti, sans croissance, ni inflation ni solution... Une dé- pression débutée il y a 30 ans au pays du Soleil levant plutôt pâlot, à la suite d’une conjonction de
facteurs : vieillissement de la po- pulation, productivité en berne, surendettement des entreprises et bulle immobilière. « Au Japon, l’inflation reste inférieure à 2 % et le niveau du PIB nominal de- meure inchangé, depuis les an- nées 1990, confirme Christophe Morel, chef économiste chez Groupama AM. Et ce statu quo perdure à cause d’une politique monétaire inefficace et d’une si- tuation budgétaire et fiscale sans marge de manœuvre, en raison de l’endettement. »
Zombie firms
Le concept fait pourtant débat au sein de la communauté éco- nomique elle-même. « La japo- nisation se traduit par des taux d’intérêts structurellement très bas : le Japon a été le premier pays confronté à cette situation, avec le Zero Interest Rate Policy – ZIRP –, dès 2001, des assouplis-
Oui, l’Europe affiche certaines caractéristiques de ce processus comme une inflation basse, des potentiels de croissance réduits et des banques centrales contraintes. Mais la France, par exemple, présente une démographie et une attractivité économique bien plus dynamiques que le Japon – Christophe Morel, Groupama AM
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phie et une attractivité écono- mique bien plus dynamiques que le Japon. »
Nouvel ordre
Main d’œuvre qualifiée, marché du travail plus flexible, compé- titivité forte dans certains sec- teurs – l’aéronautique, le spa- tial, le luxe, l’agro-alimentaire
aussi un pays dont la croissance de la productivité est aussi en ligne avec celle des États-Unis, et même supérieure à celle de l’Eu- rope ! » De là à redéfinir la « japo- nisation » comme un optimum économique...
PIerre HAVeZ
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
l’œil décalé
 Le bruit et l’odeur...
gasins sont aujourd’hui moins des lieux de distribution que d’expé- rience. En un sens, ils participent au marketing de l’e-commerce. » Des showrooms où l’article est su- blimé, dans un univers où chaque détail se travaille pour rendre l’ex- périence la plus agréable possible au client. « Les marques doivent faire en sorte que la visite en point de vente soit réenchantée, renché- rit Kamel Chelbab, directeur de Midiscom, une agence spécialisée dans le marketing sensoriel. Les bienfaits pour les marques se me- surent ensuite en termes d’image, mais aussi de “confort visiteur”, et aboutissent à un temps de visite amélioré. » Les consommateurs sont les premiers à estimer, à hau- teur de 75 %, quitte à enfoncer des portes de magasin ouvertes, qu’une ambiance agréable incite à rester plus longtemps en magasin (25 % s’en contreficheraient donc complètement ?). Ils sont 90 % à expliquer que le cadre les fait re- venir et en parler autour d’eux.
Faire appel à tous les sens
Mais qu’entend-on par « am- biance agréable » ? C’est là qu’entre en scène le sensoriel : l’ambiance se crée par la vue, l’ouïe, le tou- cher, bien sûr le goût ou même l’odeur. Chez Midiscom, par exemple, la spécialisation en mar- keting sensoriel est venue d’une demande précise d’un client au fondateur de l’agence : créer des playlists sur-mesure pour une enseigne afin de ne pas subir les publicités lors de la diffusion de la radio en magasin. Aujourd’hui,
« Contrairement aux autres sens, le cerveau travaille de façon ins- tinctive avec les odeurs. Une am- biance olfactive a l’avantage d’être diffusée auprès de toutes les per- sonnes présentes dans la pièce. » Lavialle y va de son image : c’est comme « coller un Post-it dans le cerveau » !
Des odeurs
pour favoriser l’achat ?
Pour choisir un parfum emblé- matique d’une marque, « tout part d’un brief marketing que nous traduisons ensuite en brief de parfum où chaque note doit rap- peler un aspect des valeurs de la marque », révèle Yohann Lavialle. Un hôtel fera appel à des notes fraîches pour rappeler la propreté et le confort, là où les boulange- ries diffuseront des odeurs gour- mandes. Jusque-là, on suit. Cer- taines marques, les plus matures en termes de marketing, vont même jusqu’à se faire créer un parfum sur-mesure. À l’instar de la Juventus de Turin, nous raconte Kamel Chelbab : « Toujours très en avance en matière de marketing, ils souhaitaient obtenir la même griffe olfactive lors des visites du musée du club, dans les salons et dans la boutique. » C’est aller tou- jours plus loin dans la création de l’identité de la marque.
Mais s’il est possible d’influen- cer le client à l’aide d’une am- biance et particulièrement d’une odeur, existe-t-il un parfum mi- racle pour que les gens achètent plus ? « On peut nous le deman- der, sourit le patron de Natarom,
Le marketing
sensoriel à la rescousse
de l’expérience en magasin
Comment attirer les clients en magasin ? Côté site Web, on peaufine la sacro-sainte « expérience utilisateur ». Côté boutique, avoir pignon sur rue ne suffit plus. Le chaland s’attire et se fidélise. On appelle ça le marketing sensoriel. L’Œil décalé a reniflé sa mise en œuvre.
Qui dit sensoriel dit sens, cinq exactement. Cette déclinaison du marke- ting fait appel à la vue,
l’ouïe, le toucher et l’odorat pour rendre inoubliable l’expérience client en magasin.
Dit ainsi, on a l’impression de toucher à des secrets d’alchi- miste. Le marketing sensoriel pourtant fait appel à des notions vieilles comme le monde. Ranger un magasin pour donner envie au consommateur d’y entrer, aé- rer et faire en sorte que l’endroit sente bon font partie des réflexes de tout commerçant conscien- cieux et respectueux de sa clien- tèle, depuis belle lurette. Du reste, une étude Jack Morton mettait en avant dès 2006 que 70 % des consommateurs considèrent que les émotions comptent pour moi- tié dans leur décision d’achat. Ils étaient même 82 % à penser que le marketing événementiel était la
forme de communication la plus susceptible de conduire à un acte d’achat. Pourquoi ? Parce qu’elle anticipe le plaisir de consomma- tion. Plus récemment, une étude menée par Mood Media a mis en évidence que 78 % des consom- mateurs estiment qu’une am- biance agréable est un facteur clé pour privilégier un achat dans le commerce traditionnel plutôt que sur le site Internet de la marque.
Les magasins
comme lieux d’expérience Une partie de l’enjeu consiste à faire sortir le consommateur de chez lui alors qu’il peut tout acheter depuis son canapé. Mais pourquoi le faire bouger ? « Le magasin est devenu une sorte de showroom où l’on vient tester et expérimenter le produit même s’il n’est pas acheté, explique Gabriel Dabi-Schwebel, fondateur de l’agence marketing 1m30. Les ma-
Il est certain qu’il existe des ambiances qui favorisent la consommation, comme diffuser une odeur de gazon coupé pour vendre
des affaires de sport
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l’agence conçoit pour des marques de magasins des programmes qui s’efforcent de retranscrire une ambiance fidèle à l’ADN de la marque au moyen de musique, de vidéos ou même d’ambiance olfactive. Ah ! L’odeur ! Elle a le vent en poupe, si l’on ose dire. La raison ? « Les entreprises sont en recherche de nouvelles pratiques par rapport à d’autres, satu- rées », constate Yohann Lavialle, directeur général de Natarom, une agence spécialisée dans le marketing olfactif. Il fait par- tie des convaincus du procédé :
mais nous ne travaillons pas à la magie. Il est certain qu’il existe des ambiances qui favorisent la consommation, comme diffuser une odeur de gazon coupé pour vendre des affaires de sport. Mais il faut faire attention à la disrup- tion de l’expérience client : si vous diffusez une délicieuse odeur de croissant alors que vous vendez des croissants, mieux vaut que lesdits croissants ne déçoivent pas votre client. » N’est-ce pas au fond tout le drame de la mode ? On s’identifie visuellement aux man- nequins, mais... NIcoLAS PAGNIeZ
]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
réseaux & influence L’association BGE œuvre depuis 40 ans
Le réseau BGE, fort de 40 années d’aide à la création d’entreprise, se contente de son sigle sibyllin. Il a lancé en 2015 le BGE Club conçu pour soutenir la croissance de ses entreprises pupilles. Au programme, des rencontres entre entrepreneurs, mais aussi l’accès à de nombreux outils numériques.
pour aider à l’élaboration d’un bon modèle économique : étude de marché, étude juridique, ren- tabilité, commercialisation, etc. En plus de l’accompagnement in- dividuel ou collectif, BGE a créé des outils, adaptés au numérique et aux nouvelles manières colla- boratives de travailler, de simu- lation de création d’entreprise. Par exemple en commençant par la présentation du dossier auprès des banques. Il a aussi ouvert 25 couveuses d’entreprises pour tes- ter l’idée grandeur nature. Cerise sur le gâteau, une fois l’entreprise créée, BGE reste en contact fré- quentdurantlestroispremières années.
seau ou s’apporter des services, se donner des tuyaux, trouver un soutien moral ou pratique...
Le BGE Club (ou plutôt les BGE Clubs, puisqu’ils sont ré- partis par territoires) apporte à ses membres de nombreux outils pour leur développement, à com- mencer tout simplement par l’an- nuaire des entrepreneurs locaux. Des tchats génèrent des ren- contres virtuelles où des experts (banquiers, assureurs, juristes...) sont disponibles pour répondre à toutes les questions. Un vaste choix de modules e-learning ca- lés sur des sujets pratiques du quotidien (recruter, gérer un impayé, éviter les arnaques...) en accès libre se proposent de former à tout moment selon les besoins – un service complété par l’accès à des formations sur le marketing, la communication, la comptabilité, la gestion ou en- core le numérique, ainsi que des rendez-vous individuels de suivi avec un conseiller BGE.
La force : le nombre,
les échanges
Enfin l’adhérent dispose d’ou- tils spécialisés et ciblés pour optimiser le développement de son entreprise : suivi commer- cial, comptabilité, diagnostic, communication... Le tout est accessible en ligne sur un même portail grâce à l’outil Mon bu- reau virtuel (ouvert à tous les adhérents BGE). De quoi s’or- ganiser, surtout de profiter des forums pour échanger avec d’autres membres, partager des expériences, des trucs et as- tuces... Mais comme le monde virtuel ne suffit pas, des ren- contres réelles sont organisées régulièrement (le rythme varie selon les territoires), depuis le speed meeting (un speed dating entre entrepreneurs, avec le plus souvent un jeu de présentation et de détente pour aider à briser la glace) jusqu’au repas-confé- rence, en passant par des ate- liers thématiques consacrés aux divers aspects de la vie de l’en- trepreneur. Autant dire que le programme est complet – mais avec 40 ans d’activité, BGE sait de quoi il parle quand il s’agit d’entrepreneuriat. Expérience et étendue nationale du réseau sont les deux mamelles de BGE – et par extension des BGE Clubs. Réseau majeur.
JMb
pour les entrepreneurs
La force : le nombre, les échanges
  Le réseau associatif BGE évoque une fierté : celle d’avoir créé et mis à dis- position les premières
méthodes et boîtes à outils ou- vertes à un large public pour créer son entreprise. Il se targue en outre – à raison – d’avoir sti- mulé et diversifié la dynamique entrepreneuriale en France. On a oublié depuis belle lurette les Boutiques de gestion des origines quand, à sa fondation, en 1979, le mouvement voulait répondre à un phénomène spécifique : il était pratiquement normal, à l’époque, que seuls les fils d’entrepreneurs le deviennent ! Les fondateurs du réseau ont voulu démocra- tiser la notion d’entreprendre. Les chiffres parlent aujourd’hui d’eux-mêmes : en moyenne, en quarante ans, BGE a aidé à la
création de 15 500 entreprises par an ! Le réseau regroupe 43 associations locales, pour un total de 550 implantations – au- tant dire que quel que soit l’em- placement de votre entreprise, le réseau BGE n’est pas loin. Sa vocation première, la formation. Pour encourager la création d’en- treprise, le mieux est de donner aux aspirants entrepreneurs les moyens de tenter l’aventure... Aide à l’obtention de finance- ment, validation du projet (et de sa cohérence), définition d’un parcours d’accompagnement... Tout est passé au microscope
Rejoignez le Club !
Mais il va encore plus loin depuis janvier 2015 : BGE a lancé un nouveau dispositif, qu’il a appelé le « BGE Club », avec pour ob- jectif cette fois d’aider les entre- prises – du moins les TPE, PME et start-up – dans leur croissance. C’est de fait un réseau d’entrepre- neurs, fort de déjà près de 30 000 membres (où figurent sans sur- prise nombre d’adhérents par- mi ceux qui ont bénéficié d’un accompagnement BGE par le passé). Tout ce grand monde se réunit pour construire leur ré-
Le BGE Club apporte à ses membres de nombreux outils pour développer leur réseau.
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]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en immersion
60 ans du ministère de la Culture
Soixante ans pour un ministère de la Culture ? Pas mal dans une démocratie quand nombre d’autres n’ont jamais érigé la culture à un rang d’État. Depuis 1959 et dans le droit fil des impulsions d’André Malraux, il protège et valorise le patrimoine. Un sexagénaire, ça se fête. Parmi les moments forts du programme, l’exposition « Le ministère de la Culture a 60 ans. Regards photographiques » s’est invitée au Palais-Royal jusqu’au 22 septembre. Un aperçu en images des grandes réalisations du ministère de la Culture.
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Démocratiser l’accès de toutes et tous à l’art et à la culture, voilà l’un des grands défis du
ministère de la Culture. L’entre- prise progresse et l’offre culturelle est toujours plus abondante. Les chiffres de 2019 témoignent d’une fréquentation exceptionnelle des sites patrimoniaux et d’une hausse significative des dépenses que les Français consacrent aux consom- mations culturelles (+ 6 %). Le budget alloué au ministère de la Culture (10 milliards d’euros en 2019) devrait satisfaire son « ambi- tion renouvelée », chère à Franck Riester, successeur de l’épisodique Françoise Nyssen en 2018.
Les Journées européennes du patrimoine, formidable outil de valorisation, rassemblent chaque année plus de 12 millions de per- sonnes en France. Leur 36e édi- tion (21 et 22 septembre) a offert à l’exposition photographique des soixante ans du ministère une vitrine nationale et une clôture idéale, en ouvrant les portes du Palais-Royal aux visiteurs. Lancée le jour de l’anniversaire du décret fondateur du ministère (le 24 juil- let 1959), l’exposition a orné les co- lonnades de la cour d’honneur (sa- crée galerie d’exposition !) durant deux mois, et fut présentée dans plusieurs directions régionales des affaires culturelles pendant le week-end du patrimoine. Sa raison d’être : retracer soixante ans d’his- toire et de programmes culturels au travers de 25 toiles et clichés thématiques, tout droit sortis des archives. La sélection est riche et les photographes qui la composent sont de renom. Willy Ronis, Jacques-Henri Lartigue, Denise Colomb, Roger Parry, Michel Roi,
]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[ en immersion
entreprendre & innover
Si le ministère de la Culture a beaucoup évolué au cours des années,
je veux croire qu’en soixante ans, une continuité s’est installée :
ses grandes missions telles qu’elles ont été conçues par André Malraux, enrichies au fil des ans, n’ont jamais été remises en cause –
Franck Riester, ministre de la Culture.
      René Burri... tous ont immortalisé les grands moments, accomplisse- ments et personnages qui ont fait le ministère de la rue de Valois.
Retours thématiques
sur soixante ans
d’histoire culturelle
Le lieu est bien choisi et produit son effet. Quel meilleur endroit pour dresser une frise photo- graphique du ministère de la Culture que la cour qui accueille les célèbres colonnes de Buren (Les deux Plateaux), elles-mêmes fruits d’une commande publique en 1983. Menée en partenariat avec les Archives nationales et la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, l’exposition a été adaptée à l’architecture du monu- ment, notamment grâce au mécé- nat exclusif, confié à Epson France, le constructeur d’imprimantes qui s’implique de plus en plus dans le marché de l’art et de la culture (les tirages des toiles de 4 mètres de hauteur sur 1,55 mètre de large ont été réalisés par une imprimante Epson SureColor S80600). Les musées, l’archéologie, les grands travaux, les Archives nationales, la musique, les arts plastiques et photographiques, les médias et la communication, les bibliothèques, l’inévitable André Malraux... La vingtaine de thèmes couvre un large spectre et met à l’honneur la portée des ambitions qui ont fondé le ministère des Affaires culturelles des origines. De l’inau- guration de la première Maison de la culture en 1961 à l’expérimen- tation du pass Culture en 2019, en passant par le lancement de la Fête de la musique en 1982 et la création des Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) en 1983
l’épanouissement par la création, la Fête de la musique fait figure de modèle emblématique des manifestations culturelles.
1984
Premières Journées européennes du patrimoine
Les JEP sont aujourd’hui organisées dans plus de 50 pays, instaurées sur le modèle des journées portes ouvertes des monuments historiques lancés par le ministère de la Culture français. En 2018, elles ont rassemblé 12 millions de visiteurs en France.
1988
Inauguration de la Pyramide du Louvre
Commandée par François Mitterrand
en 1983 et œuvre de feu l’architecte sino-américain Ming Pei, la Pyramide de verre et de métal trône depuis 1988 au centre de la cour Napoléon du musée du Louvre.
1994
Loi toubon sur la langue française
Elle est censée imposer notamment l’utilisation du français dans les relations de travail, dans l’enseignement public et privé et dans les messages publicitaires pour protéger le patrimoine
linguistique français et assurer la cohésion sociale.
2003
Loi Aillagon sur le développement du mécénat
Elle accroît l’avantage fiscal accordé aux donateurs et mécènes de l’art. Elle offre une réduction d’impôt à hauteur de 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
2013
Inauguration du musée des civilisations de l’europe et de la Méditerranée
Alors que Marseille était Capitale européenne de la culture, l’inauguration du MuCEM fut une nouvelle étape du renouvellement du paysage des musées français.
Quelques chiffres
• 76 opérateurs culturels nationaux • 10 milliards d’euros de budget
en 2019, dont 3,8 milliards pour
l’audiovisuel public
• 10 670 agents
• 44 321 immeubles protégés au titre
des monuments historiques
– bien d’autres étapes majeures existent –, il y avait de quoi. Sans surprise, c’est une toile représen- tant André Malraux, photographié devant Le Signal d’Henri-Georges Adam lors de l’inauguration de la première Maison de la culture au Havre en 1961, qui ouvre le par- cours du visiteur.
La toile Grands travaux fresque les clichés de la construction de grandes centres culturels (musée national des Sciences des tech- niques et des industries, Opéra Bastille...) et leur date d’inaugu- ration (Centre Pompidou en 1977, Pyramide du Louvre en 1989, Louvre Lens en 2012, Philharmo- nie de Paris en 2015...).
Là, sur la toile Archives, s’illustre la fameuse armoire de fer des Ar- chives nationales qui renferme les documents les plus précieux de l’histoire française (parmi lesquels
Quelques dates 1959
création du ministère
À l’origine ministère des Affaires culturelles, ses grandes missions sont énoncées par le décret du 24 juillet 1959, rédigé par André Malraux lui-même :
« Rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France, au plus grand nombre possible de Français. Assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel et favoriser la création des œuvres d’art et de l’esprit qui l’enrichissent. »
1961
Première Maison de la culture au Havre
Inaugurée le 24 juin 1961, la Maison de la Culture du Havre est la première d’une longue série partout en France qui vont peu à peu disparaître. Relayées si l’on veut sous la forme des 74 Smac (sic !) « scènes de musique actuelle ». Leur rôle : participer à la politique de décentralisation culturelle et servir
de structures d’accueil et de diffusion culturelle sur tout le territoire.
1982
Lancement de la Fête de la musique
Rassemblement festif pour sensibiliser le public à la musique et encourager
les constitutions, le serment du Jeu de paume, les testaments de Louis XIV et de Napoléon Ier...). L’expo- sition s’est très vite clôturée. La cé- lébration des soixante ans se pour- suit, elle, jusqu’à la fin du mois de décembre. Avis aux amoureux de la photographie, l’exposition 60
ans/60 portraits de Davis Cesbron, qui rend hommage aux femmes et hommes du ministère, sera vi- sible du 14 octobre au 15 novembre dans le hall d’accueil du ministère de la Culture.
ADAM beLGHItI ALAoUI
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© Didier Plowy
]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
les trophées optimistes
La bosse d’entreprendre
Le salarié devient intrapreneur. « Dans la feuille de route qu’Ae- gis Media m’avait demandé de préparer, j’avais suggéré la créa- tion d’une entité interne, finale- ment créée sous le nom de Deep Blue. L’objectif de ce “grand bleu” était de proposer des missions de conseil aux annonceurs. » Désor- mais un pilier central au cœur de la stratégie de l’agence, il dupli- quera par la suite ce modèle dans d’autres groupes, notamment chez Publicis où il crée Reload, la branche de consulting. Il y reste dix ans, période pendant laquelle l’entreprise passe de 50 à... 800 personnes. Jamais à court d’idée, Jamet se tourne vers l’enseignement, d’abord à Sup de Pub et l’Iscom, puis au Celsa et à Sciences Po. L’opportunité de
Réponse attendue : « Quand on veut, on peut, dès l’instant qu’on a envie ! », assène-t-il, même si son implication dans le show s’est allégée. Depuis un an, avec un dénommé Jim Beach, qui n’est autre que le manager de Queen, il suit le groupe Electric Pyramid. Les liens avec son uni- vers professionnel ? Ils sont bien plus nombreux qu’on ne pourrait l’imaginer : « J’ai développé des plates-formes et créé des conte- nus pour des marques avec des artistes. Les clients sont souvent désireux de créer des ponts avec cet univers et j’interviens comme un facilitateur. » Joli mot.
La bosse du bosseur
Cedontilestleplusfier?«Mes enfants, bien sûr. Mais aussi ma capacité à avoir négocié le virage
     J’ai toujours suivi ma bonne étoile et écouté mon intuition, comme lorsqu’on m’a proposé de prendre la tête de la filiale française d’IPG Mediabrands en 2015.
     Thomas Jamet
« prendre du recul », aussi de res- ter en contact avec des talents.
La bosse d’écrire
S’il aime les chiffres, il aime aussi les lettres. Ses tribunes dans des revues ne se comptent plus. Du coup, il passe au format livre : Re- naissance mythologique, l’imagi- naire ou les mythes à l’ère digi- tale (François Bourin éditeur) se vend à 3 500 exemplaires – bon score pour ce type d’ouvrage ! – et lui vaut le prix du livre le plus influent sur le numérique au Hub Forum en 2012. Galvanisé, il pu- blie en 2014 Les nouveaux défis du brand content (Pearson). Un autre « polar » de la com dont la seconde édition est parue récem- ment.
La bosse de jouer
de la zique
Reste... sa passion pour la mu- sique. Initié à cet univers par un cousin dès l’enfance, ce fan abso- lu de rock avait monté, ado, un groupe avec son frère à la batte- rie. « Lui en a fait son métier. Je chantais un peu, mais je n’ai pas persévéré, sans vraiment décro- cher. » On ne peut pas dire. De- puis des années, il manage des groupes de rock, monte des fes- tivals et côtoie des artistes. Mais où diable trouve-t-il le temps ?
du changement de vie, pour, pré- cisément, qu’ils ne soient pas trop impactés. » Il sera père pour la quatrième fois avec sa nouvelle compagne. « J’ai toujours suivi ma bonne étoile et écouté mon in- tuition, comme lorsqu’on m’a pro- posé de prendre la tête de la filiale française d’IPG Mediabrands en 2015. » Ce passionné se félicite de conserver la possibilité d’ap- prendre tous les jours et de se pla- cer aux premières loges des trans- formations des métiers. Depuis qu’il dirige la branche française d’IPG Mediabrands, il est parve- nu à redresser la barre, à doubler les effectifs et les revenus, à dyna- miser la communication. Cet aty- pique ou hyperactif, selon les qua- lificatifs qu’il attire, ne se voit pas du tout comme ça. « Oui, je suis très actif sur les réseaux sociaux et je travaille énormément, mais je m’octroie des phases médita- tives et de repos, histoire de rester performant. Il n’en demeure pas moins que travailler n’a jamais été un effort, mais un plaisir ! » An- tienne connue... ArIANe WArLIN
trophées
optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
Les bosses du boss
À la tête d’IPG Mediabrands France – activités de conseil médias de l’américain Interpublic dans l’hexagone –, Thomas Jamet carbure à la passion et à l’intuition. Parcours d’un enfant gâté (un peu) par la musique et l’importance de se réinventer.
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Il attaque fort, Thomas Jamet, dans des établisse- ments prestigieux (Assas, European Business Law et
Sciences Po Paris). Objectif du bosseur : la sociologie politique. « Sait-on vraiment ce qu’on veut faire ? La politique et le journa- lisme m’attiraient beaucoup. » Un stage l’expédie dans les relations presse. Et à la fin de ses études, bien qu’il soit major de promo en sociologie politique et que ses profs l’incitent à devenir cher- cheur, c’est vers une agence « mé- dias » qu’il choisit de s’orienter. En s’excusant presque. « J’étais boursier, j’avais besoin de gagner de l’argent pour rembourser mes prêts étudiants. Je suis tombé sur une offre d’emploi de Carat qui cherchait à monter un départe-
ment de planning stratégique. » Chez ces gens-là, Monsieur, on ne laisse pas passer une superbe opportunité. D’autant qu’il te- nait l’occasion de se plonger dans les discours sémiologiques de marques, pas si éloignés de son intérêt pour l’observation des tendances et des individus. « J’aime changer régulièrement de sujet, une journée ne doit pas ressembler à une autre, j’aime me retrouver en vadrouille et tra- vailler sur des problématiques multiples et variées », se justifie l’homme d’action. Entre les ré- flexions stratégiques, les tribunes à rédiger, les réunions avec les clients... il a de quoi assouvir sa soif d’éclectisme, le communi- cant. Son intérêt pour l’entrepre- neuriat y trouve son compte.
 © Emmanuel Vivier
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[                                   Tout l'univers Philips
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]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
les trophées optimistes
Denis Fayolle
Il a cherché – et trouvé – le modèle du rebond
À 24 ans, qu’il est bon de commencer par un échec ! Cet ingénieur en informatique diplômé de l’Ensiie trouve tout naturel de lever des fonds autour d’un concept de cashback, de tout dépenser en pub en trois mois avant de rebondir sous forme de prestations de service pour de grands groupes. Pendant cinq ans, le bosseur ingénieur réalimente sa boîte, acquiert puis fusionne. Ma foi, revendre sa PME de 15 personnes 1,5 million d’euros n’est pas le plus cuisant des échecs. De quoi recréer une deuxième start-up sous forme d’agence numérique. Qui lui fait prendre conscience qu’un véritable échec naît de l’incompréhension entre humains. Quand un associé sait que la seule vision possible est de se développer – lui – et que l’autre ne le veut surtout pas, mieux vaut tout arrêter.
Entre 2006 et 2009, LaFourchette passe de 200 000 réservations par mois à 2 millions et multiplie son CA par dix. On appelle ça de l’ul- tracroissance que TripAdvisor trouve à son goût : le guide plané- taire acquiert la successfull start-up 140 millions en 2014.
Que faire en un gîte à moins que l’on ne songe ? Denis Fayolle songe, lui, à monter des leaders nationaux français. Métier : accélérateur. Il accélère ZenSoon (soins de beauté) avant sa revente à Treatwell, il accé- lère ManoMano, acteur européen du bricolage de 500 personnes. Mais il freine, dans sa tête, Denis : « Ça ne me convenait pas en tant qu’entrepreneur. » Trop peu impli- qué dans l’affaire. Changement de modèle : désormais, il sera confon- dateur des projets prometteurs qui sonnent à sa porte, et il est là au quotidien, dans les bureaux des start-up qu’il investit.
Cinq, dix, seize « boîtes » « fayol- lées », certaines qui s’évaporent en deux mois, d’autres en deux ans, d’autres pas : Habiteo, immobilier, il investit et s’investit. Adrenaline Hunter, plate-forme de réservation en ligne de sports extrêmes, il in- vestit et s’investit. Et... il change de modèle !
Les personnalités
avant l’idée
On récapitule : imaginer, lancer, revendre, il a donné. Accélérer n boîtes l’a lassé. Investir et s’inves- tir dans des projets, il a réussi, il a compris : dans une affaire, l’im- portant, ce sont les créateurs, pas l’idée. Il la vit, cette évidence. Em- ballé par un projet de disruption du maintien à domicile de personnes âgées, Denis Fayolle s’engage au- près de trois associés, des tempéra- ments exceptionnels. Vingt-quatre heures avant la levée de fonds, deux explosent en vol, mésentente.
« Si je ne tiens pas compte de ce
lance. Singulart, galerie d’art en ligne, cartonne à l’export depuis deux ans. Farmitoo, achat en ligne d’équipements agricoles (!), la plus grosse start-up du genre, NextSa- tion recrute des profils en quête d’un job à l’étranger...
Cette fois, Denis Fayolle tient son modèle. « Je vais continuer à déve- lopper en sachant parfaitement que les échecs à venir sont prévisibles. » Ce « rebondisseur professionnel » a maîtrisé en quelque sorte le rebond comme arme de création massive et a trouvé sa place dans son jeu de trempoline : associé non opé- rationnel mais présent, trois ans durant, dans des bureaux parta- gés par ses couvains. L’entreprise Fayolle cherche des associés, pas l’idée. Sa valeur dynamique, c’est l’équipe, l’équipe, l’équipe. La réu- nion de talents.
À l’heure des bilans, DF comme DéFi, 44 ans, compte huit échecs sur 16 entreprises. Parmi les huit échecs, sept sont dus au facteur hu- main. Son savoir-faire, c’est donc de comprendre de quoi se compose un lien entre des êtres humains, dans le temps. Qui sait si Denis Fayolle ne prendra pas celui pour une thèse de doctorat sur la question ? En at- tendant, le voilà ambassadeur au sein des Rebondisseurs français, l’association créée par Isabelle Sala- din dont l’emblème est le kangou- rou et dont ÉcoRéseau Business est le partenaire*. Il fut sur la scène des Re.Start Awards le 1er octobre, deu- xième saison. Le voilà, son ultime modèle : le rebond est une énergie qu’il réussit à canaliser. N’est-ce pas le secret d’une économie durable ? oLIVIer MAGNAN
* Un kangourou fait des bonds avec sa progéni- ture start-up en couveuse dans sa poche. Quelle meilleure image ! Notre partenaire est désormais celui d’Up’N BIZ, à Marseille, créé par Jérôme Tarting, offreur de solutions de création (ou de relance) d’entreprise.
         À la recherche
de sa vraie place
Mais à 29 ans, c’est un Denis Fayolle en couple qui s’achète une conduite... de salarié. La sagesse dure... deux mois. Affamé, il crée sa troisième jeune pousse, LaFour- chette. Qu’il plante avec appétit dans la réservation de restaurant en ligne, en France puis en Es- pagne, en adaptant du yield mana- gement au menu (politique de tari- fication différenciée et dynamique).
Parmi les huit échecs, sept sont dus au facteur humain. Son savoir-faire, c’est donc de comprendre de quoi se compose un lien entre des êtres humains, dans le temps.
  risque, je me heurte à une com- plication majeure. » D’où nouvelle traque, depuis trois ans : « Je pars des personnes et non du projet, de l’idée. Je cherche des personnalités à impact, qu’ils/elles soient en échec ou en réussite. Ensemble, nous dé- finissons un projet. Et le lançons. » Et le discret Fayolle lance et re-
trophées
optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
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]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[                                  BESOIN D’INVESTIR ?
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]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
briefing innovation par Adam Belghiti Alaoui
TRANSPORT
TRANSHUMANISME
elon Musk câble le cerveau des paralysé/es
Après la voiture électrique (Tesla), le train supersonique (Hyperloop) et la fusée réutilisable (SpaceX), le milliardaire hyperactif Musk s’active pour développer l’interface cerveau/ machine. C’est en direct sur YouTube que le patron mégalo a présenté sa nouvelle technologie, développée par sa start- up Neuralink. Le principe : un implant cérébral sous-cutané, invisible, de puces électroniques reliées à des fils (10 fois plus fins qu’un cheveu humain) qui traversent le crâne. Un boîtier externe, placé derrière l’oreille, se relie en Bluetooth
à l’implant. Des paralysé/es deviendraient capables de commander un ordinateur directement par la pensée. C’est
la saison des recrutements chez Neuralink et des essais humains sont prévus pour 2020. Si l’on en croit Musk, fusionner avec l’IA devient inévitable. De là à mettre son cerveau en réseau ?
RÉALITÉ AUGMENTÉE
Lunettes Facebook plein la vue
Avions hybrides,
des batteries qui lestent !
  Le rêve de « décarboni- sation » des moyens de transport ne se limite pas au transport routier.
Après l’émergence des voitures hybrides, leurs équivalents aé- riens pourraient bientôt décol- ler. Mais si l’objectif d’électrifi- cation du transport aérien n’est pas nouveau, il est largement freiné par le médiocre rapport poids/puissance des moteurs hybrides, comparés aux moteurs à combustion. Malgré tout, les technologies évoluent et les pro- jets se multiplient. La compa- gnie aérienne espagnole Volotea a annoncé son partenariat avec
URBANISME
Dante Aeronautical, start-up spécialisée dans l’électrification del’aviation.Objectif:dévelop- per un avion hybride électrique destiné au transport de passa- gers sur de courtes distances. Prévisions : un prototype prêt à être testé en 2020 et une com- mercialisation d’ici à cinq ans. Un projet qui doit notamment servir l’objectif de réduction de 50 % des émissions nettes de CO2 dans l’aviation d’ici à 2050 (le transport aérien contribue à près de 5 % des émissions de CO2). En attendant les avions 100 % électriques ? n
 canopée pour les toulousains
La ville rose est bien une terre d’innovation. En
cet été de canicule, elle a installé sur sa place
Jean Diébold la première canopée urbaine du
monde, à l’usage bien particulier. Développée
par la start-up Urban Canopée, la structure
végétale va pousser petit à petit en s’arrimant
à une armature afin de créer un parasol
naturel géant qui va verdir le paysage urbain.
L’armature légère en matériaux composites
est dotée d’un pot connecté, inventé par
Urban Canopée, qui informe des besoins en
eau de ce mobilier urbain végétalisé. Il faudra
donc s’armer de patience et d’eau fraîche
avant de pouvoir profiter de la canopée (un
pot d’un mètre de diamètre produit cinquante mètres carrés d’ombre naturelle). Trois corolles seront déployées sur la place. La mairie planche déjà sur d’autres projets de « débitumisation ». Un sursaut bienvenu, et bien vu, à quelques mois des élections municipales.
L’annonce remonte à 2016, les lunettes connectées made
by Facebook se font attendre. Mais les choses s’accélèrent. Selon CNBC, le géant du numérique s’associe avec la marque de lunettes Luxottica, maison mère de Ray-Ban notamment, pour son projet Orion. L’objectif : finir par remplacer nos smart/ordiphones actuels par ces lunettes nouvelle génération. Orion, équipé d’une caméra, prend photos et vidéos et les diffuse en direct sur les réseaux sociaux, passe et reçoit des appels. À ne pas confondre avec la réalité virtuelle, il s’agit de réalité augmentée à même d’afficher en temps réel des informations de toute nature sur les verres. Le choix du partenariat avec un leader mondial
de la fabrication de lunettes n’est pas innocent. Facebook vise une commercialisation de ses produits entre 2023
et 2025. En parallèle, un certain projet Stella serait aussi
à l’étude dans le cadre du partenariat pour concurrencer
les Spectacles de Snapchat, capables d’enregistrer des vidéos. Facebook l’a bien compris, rester au sommet exige la diversification.
 46 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[ briefing innovation
entreprendre & innover
  BIOMÉTRIE
L’innovation n’est pas un flash de génie. C’est un travail difficile. Et ce
Je suis reconnu/e par ma main
Oublier tel mot de passe ou se faire pirater condamnent le bon vieux password. Une des solutions : les sys- tèmes d’identification biométrique, supposés plus sûrs et fiables que les identifications par l’iris ou l’em-
preinte. Hitachi le géant japonais propose sa nouvelle technolo- gie d’analyse du réseau veineux de la main. Seuls besoins, une webcam et une définition d’image de 720p minimum. Le réseau veineux de chacun est unique, quasi impossible à copier, et le système d’identification ne fonctionne que si les veines analy- sées sont irriguées en sang (inutile de couper une main pour montrer patte blanche). La parfaite sécurité ? Une chose est sûre, elle séduit déjà. Plusieurs banques l’utilisent dans le monde et le grand public pourrait l’expérimenter dans quelques mois.
travail devrait être organisé comme une activité régulière de chaque unité de l’entreprise et à chaque niveau du management
Peter Drucker, théoricien du management. PÉCONOMIE Je paie à la main
ayer ses achats à « l’ancienne », en sortant son bon vieux porte-mon- naie ? Has been. Le paiement sans contact ou via son smartphone fait fureur, mais toujours pas assez efficace pour certains. Amazon et Jeff Bezos promettent une solution de paiement en moins de 300 millise-
condes grâce à la reconnaissance de la main par un scanner. Loin des quatre secondes du paiement par carte (bien trop long !). Amazon n’a pour l’instant que peu communiqué sur son projet. Le système pourrait se voir testé dans les supermarchés Whole Foods en 2020. Que voilà un monde pressé...
  POLIC
TIQUE territoiresirrigués
omme prévu par le grand plan d’investissement du gouver- nement d’Édouard Philippe, 24 territoires vont bénéficier d’un financement de l’État à hauteur de 450 millions d’eu- ros, en leur qualité de lauréats de l’appel à projets Territoires
 d’innovation. Parmi les 24 lauréats, 20 sont des Territoires d’industrie. Leurs projets recevront également 145 millions d’euros en subventions et prises de participation. Dans le détail, les 24 territoires se répar- tissent en huit territoires ruraux, 15 territoires « action cœur de ville » et un territoire de montagne.
 ecoreseau.fr octobre 2019 | 47
]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
ÉcoRéseau Business ouvre son nouveau cycle de colloques le 5 novembre à 14 Les intelligences émotionnel
décryptage
 Comment l’IA va bouleverser les relations homme-machine
L’intelligence artificielle n’existe pas. L’intelligence artificielle est déjà entrée dans nos vies. L’intelligence artificielle sera la meilleure des inventions humaines. L’intelligence artificielle nous prépare des dystopies catastrophes. Les robots ne seront jamais intelligents. Les robots gagneront la guerre contre l’homme. L’IA n’éprouvera jamais aucune émotion. L’IA est déjà émotionnelle... On en parle ? oLIVIer MAGNAN
Pour l’heure, toutes ces affirmations contradic- toires sont vraies. Au moins crédibles. Pos-
sibles. Une seule certitude, au- cun robot, aucun algorithme n’a encore dépassé le stade même avancé de la simulation anthro- pomorphe. Le robot d’accueil Pepper du français Aldebaran (Softbank) est programmé pour que sa caméra lui transmette la physionomie des visiteurs, en fonction de quoi son algorithme adapte ses messages bienveil- lants. Mais aucune loi éthique au monde n’empêchera jamais un entrepreneur de bonne ou de mauvaise foi de se lancer sur le marché des robots qui com- prennent l’homme, qui parlent l’homme, qui imitent l’homme, qui devancent l’homme, avec toutes les conséquences positives ou négatives possibles.
Le 5 novembre, ÉcoRéseau ouvri- ra le premier colloque consacré aux intelligences émotionnelles pour qu’entre humains nous en débattions en toute intelligence. Expert/es et penseur/es face à un public d’entrepreneur/es, de diri- geant/es, de lecteurs/trices aigui- sé/es et ouvert/es. En l’absence de tout robot ou presque. Bienvenue à la première après-midi dense et ludique, prélude à bien d’autres thématiques essentielles.
Enjeux et questions des IA émotionnelles Du Français Luc Julia, patron de l’IA chez l’américain Samsung, qui a écrit tout un livre pour démontrer que L’intelligence ar- tificielle n’existe pas (Éditions First), à l’Américain Elon Musk à la tête de Neuralink en passe de connecter le cerveau humain à des algorithmes capables de mo- difier les hormones du bonheur
ou du stress, on ne parle pas tout à fait le même langage. Mais tous deux rendent compte de la même interrogation : allons-nous créer dans un avenir indéfini un « être » artificiel, pourquoi pas mû par des muscles artificiels – Harvard et le MIT y travaillent –, vitalisé par un sang spécial – on a mis au point un « poisson-ro- bot » sans batterie doté d’un li- quide énergétique – et bien sûr capable d’émotions ?
Pourquoi pas ?
Laurence Devillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’in- formatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS, à la tête de l’équipe de recherche Dimen- sions affectives et sociales dans les interactions parlées, ne doute pas de cette accession de la ma- chine à l’émotionnel. Elle dont les travaux portent sur l’interac- tion homme-machine, la détec- tion des émotions, le dialogue oral et la robotique affective et interactive, développe une idée simple dans son livre Des robots et des hommes (Plon) : le ma-
bots. « Si les robots apprennent seuls comme des enfants, il est souhaitable de les programmer avec des valeurs morales, des règles de vie en société et de contrôler leur apprentissage. » « Que souhaitons-nous faire de ces machines artificiellement intelligentes et affectives dans notre société ? » nous demande la chercheuse qui sera présente à l’une des tables rondes du col- loque. C’est toute la question à laquelle répond d’ores et déjà, entre autres entrepreneurs, Rana el Kaliouby, cofondatrice et CEO d’Affectiva, start-up opération- nelle immergée dans l’IA émo- tionnelle. Sa plate-forme utilise la vision par ordinateur et le deep learning pour que ses machines perçoivent les émotions hu- maines. Sa profession de foi énon- cée dans temple du domaine, le TechCrunch Disrupt, tous les ans à San Francisco, campe la problé- matique : « Pour l’heure, l’intel- ligence artificielle est principale- ment cognitive, transactionnelle et concentrée sur une tâche spé- cifique. Nous voulons rajouter une composante émotionnelle.
dotées d’une haute intelligence émotionnelle construisent de meilleures relations, sont plus fiables et plus convaincantes. Ça s’applique aussi aux machines. Nous sommes entourés par toujours plus d’appareils, ap- plications, chatbots, assistants
Aucune loi éthique au monde n’empêchera jamais un entrepreneur de bonne ou de mauvaise foi de se lancer sur
le marché des robots qui comprennent l’homme, qui parlent l’homme, qui imitent l’homme, qui devancent l’homme,
avec toutes les conséquences positives ou négatives possibles.
     48 | octobre 2019 ecoreseau.fr
chine learning, l’apprentissage par la machine, branche de l’IA tout entière consacrée à cette programmation robotique qui touche à l’émotionnel, apprend leur rôle aux robots et aux chat-
Les émotions conduisent chaque aspect de notre existence. De notre état émotionnel dépend notre bien-être, notre santé, nos relations aux autres et notre prise de décision. Les personnes
virtuels, robots, et pour que nos relations avec eux soit optimale, il faut pouvoir communiquer des émotions. J’imagine un monde où chaque objet intelligent se- rait doté d’une puce le rendant
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]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[ eures
les 3.0
nos émotions (par la vision ou la parole) et s’adaptent. Le français Datakalab analyse des dizaines de visages dans une foule ou un public pour évaluer l’intérêt que ces anonymes portent à tel évé- nement ou discours. Véritable conseil en neuromarketing, il se fait fort d’analyser les bracelets biométriques. Dans le domaine, l’Emotion Processing Unit, un composant électronique conçu par le Français Patrick Levy-Rosenthal pour une société américaine, uti- lise les big data collectées par les autres outils du deep learning pour qu’une IA en interaction avec un humain adopte son état émotion- nel, jusqu’aux intonations.
L’IA apprend l’humour
La palette des recherches qui débouchent depuis longtemps désormais sur des applications industrielles joue sur tous les registres des sentiments. Après la détection des émotions, s’en viennent l’interprétation, la com- préhension par la machine des émotions humaines. On mesure d’ores et déjà l’impact de conte- nus (utile aux publicitaires !). Oli- vier Ezratty, consultant et confé- rencier, a analysé entre autres les boucles de feedback qui donne- raient à une IA la capacité de gé- nérer de... l’humour ! L’IA émo- tionnelle agira en fonction des émotions humaines, démontre le même Ezratty. Un chatbot policé adapte son débit. Il formulera des réponses plus succinctes en pré- sence d’un interlocuteur pressé, moins s’il « calcule » que l’humain semble disponible. À l’extrême, Neuralink de Musk, déjà cité, qui agit par électrodes sur le cerveau même, débouchera sur le meilleur (le traitement de pathologies) ou le pire (un conditionnement !). L’intelligence dite artificielle et sa branche d’apprentissage abouti- ront sous peu à des formes com- plètes d’IA spécialisées dont il est urgent de prévoir les excès. Il sera largement question au fil des tables rondes de l’après-midi du 5 novembre de la protection des données personnelles dont se soucient déjà les juristes et d’une éthique globale que définissent philosophes et chercheurs. Consultez notre préprogramme et demandez à votre assistant personnel intégré dans votre smartphone de vous inscrire... Humour ? Rassurez-vous, « il » le comprendra sous peu.
* Le titre du n° de Cash Investigation d’Élise Lucet consacré aux coulisses du machine lear- ning, diffusé le 24 septembre.
décryptage
entreprendre & innover
   Programme
Mardi 5 novembre de 14h30 à 19h
Les débats se tiendront dans l ‘Auditorium Debussy-Ravel de la SACEM – Pont de Neuilly. Chaque table ronde sera suivie d’un débat avec la salle.
Animation Olivier Magnan Rédacteur en chef d’ ÉcoRéseau Business
14h30
Allocution de bienvenue et ouverture
14h50
1re tAbLe roNDe
L’intelligence émotionnelle véritable enjeu pour les entreprises
MYrIAM MAeStroNI
Founder & CEO
Économie d'Énergie
ALeXANDre StoUrbe
Directeur général
Le Lab rH
JULIe coUDrY *
Founder & CEO
Jobmaker
cHrIStoPHe boUrGoIS coStANtINI
Coach d’équipe et d’organisation
16h15
FrANK tAPIro
Chief Emotion Officer & Cofounder
Datakalab
NIcoLAS GUY
Founder
Soyhuce
JeAN-GAbrIeL GANAScIA *
Président du Comité d’éthique
cNrS
17h35
KeASPeAKer.
«Que signifie alors «être humain » ?
eMILe SerVAN ScHreIber
Philosophe
17h45
3e tAbLe roNDe
emotion, jazz & innovation... avec un quartet de jazz en live
PAScAL ALbertI
Directeur de l’innovation
Utc compiègne JoSÉ PeNDJe
Consultant - Pianiste
SAbrINA YActINe
Psychologue - Chanteuse
Peter GIroN
Bassiste
2e tAbLe roNDe
Doit-on avoir peur de l’IA émotionnelle ?
LAUreNce DeVILLerS
Professeur d’intelligence artificielle
LIMSI-cNrS
*sous réserve de modification
capable de comprendre nos émo- tions en temps réel. »
Mon patron
est un algorithme* J’imagine un monde... Sera-ce celui de Cambridge Analytica dont les algorithmes ont ma- nipulé l’opinion pour favoriser l’élection de Donald Trump ? Celui du pornocrate Marc Dorcel dont le Dorcel Lab est en train de concevoir des « robots sexuels » ? Celui du Jour où mon robot m’ai- mera comme l’annonce le psy- chologue Serge Tisseron (Albin Michel, 2015) ? En 2017, l’Arabie Saoudite a offert la citoyenneté à un robot. Quelques années plus tôt, la firme hongkongaise Deep Knowledge Ventures a nommé un algorithme à son conseil d’ad- ministration...
Non, un robot ou une machine virtuelle ne « pensent » toujours pas, comme le rappelle Luc Julia, mais des chatbots détectent déjà
ecoreseau.fr octobre 2019
| 49
h
l
]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[créer aujourd’hui
ENTREPRENDRE HORS DE PARIS, C’EST POSSIBLE !
  Créer aujourd’hui : entreprendre partout en France, les modèles qui s’y prêtent Villes intelligentes, villes vulnérables
Entreprendre en Paca : cap au Sud !
Tourisme et voyages d’affaires : l’année en or du tour-operating
Flottes d’entreprise : de la carte carburant au big data
p. 51 p. 56 p. 58 p. 60 p. 64
 pratique
50 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[  Du free-lance à la franchise
un conseil qui compte
Réussir sa levée Tde fonds
out chef d’entreprise d’une structure ambitieuse, sou- vent innovante et technologique, est amené à réfléchir, au moins une fois dans la vie de sa société, à la pertinence d’une levée de fonds.
La levée de fonds consiste à faire appel à des investisseurs extérieurs afin d’obtenir les fonds nécessaires au développement de l’activi- té. Elle permet notamment d’accroître les fonds propres et donc de renforcer la structure financière de l’entreprise.
Quand effectuer une levée de fonds ?
Le moment opportun pour réaliser une levée de fonds correspond à celui qui permettra à l’entreprise de franchir un palier supplé- mentaire en phase de croissance. Ce palier ne peut plus être franchi uniquement avec les résultats générés par l’activité de l’entreprise, ni avec les modes de financement traditionnels. Il est alors possible d’ouvrir son capital.
Une telle opération s’anticipe en s’interrogeant sur le montant dont on a besoin pour réaliser le projet de croissance et il faut savoir éva- luer correctement ce besoin financier afin d’éviter de diluer plus que nécessaire le capital.
Se faire accompagner
Une levée de fonds est très structurante pour le dirigeant et son entreprise, notamment sur le plan stratégique, mais nécessite de l’énergie tout en se concentrant sur son activité. Il est indispensable de se faire accompagner tout au long du processus exigeant d’une levée de fonds. Dans ce cadre, l’expert-comptable peut co-piloter l’ensemble de l’opération et aider notamment : à choisir le bon montage financier, à réaliser le plan d’affaires en validant les hy- pothèses financières après les avoir « challengées » et à estimer la valeur de l’entreprise. Il peut également accompagner sur les as- pects juridiques (lettre d’intention, protocole, pacte...) en lien avec les avocats.
Choisir un investisseur extérieur c’est avant tout choisir un bon partenaire !
Les dirigeants peuvent solliciter les « business angels », les fonds d’investissement (amorçage, capital-risque, développement) ou le « corporate venture » pour trouver des capitaux mais obtiennent parfois bien plus au gré des rencontres et enrichissent leur projet : une expertise, des débouchés commerciaux... Il est préférable d’avoir un bon ressenti avec l’investisseur car il faudra lui rendre des comptes régulièrement.
Nos trois points à retenir
Se poser les bonnes questions : Est-ce que vous avez vraiment be- soin d’effectuer une levée de fonds ? Est-ce que votre stratégie est adaptée aux objectifs que vous poursuivez ?
Anticiper : Vous y prendre suffisamment tôt car il faut au mini- mum 6 mois pour lever des fonds.
Se faire accompagner de conseils pertinents tels que l’expert-comp- table afin de donner confiance et de crédibiliser votre projet finan- cier auprès des investisseurs. Vous protéger en faisant rédiger les documents juridiques (lettre d’intention, pacte d’actionnaires etc.) par des spécialistes du droit des affaires. n
créer aujourd’hui
pratique
  Entreprendre
 partout en France,
les modèles qui s’y
prêtent
Valentin
Si la start-up nation et le cœur de l’économie française demeurent parisiens, les autres territoires disposent d’une carte à jouer. Entreprendre hors de Paris se révèle non seulement possible mais enviable. Petits voyages au-delà du périphérique...
expert- comptable à Orléans
Doligé,
 Paris et le désert français.   même si le syndrome Pa-
 L’ouvrage référence de Jean-François Gravié résonne-t-il encore en
2019 ? On se souvient vague- ment de nos cours de géogra- phie. La thèse de 1947 faisait allusion au manque de dyna- misme économique et démo- graphique des régions. Il fusti- geait une France à deux vitesses où Paris, en éternelle abonnée au jacobinisme, trustait tout : les pouvoirs, les entreprises, les personnes. Cœurs, poumons et foie... tout est à Paris. En de- hors, la misère... ou plutôt l’ab- sence de projets structurants côté transports, infrastructures, formation. L’A1 ne verra le jour qu’en 1967, le TGV, lui en 1980. À l’heure du Grand Paris, la donne évolue. Le déséquilibre ne semble plus aussi criant,
ris-Province se perpétue dans les esprits. La manne écono- mique du territoire parisien se délite, à la faveur de nouveaux paris économiques régionaux et à mesure que de nouvelles tendances font éclater l’orga- nisation classique du travail. S’implanter hors de Paris n’est plus un vain souhait. Surtout, villes et régions à grands coups de labels, d’accompagnement et de marketing, réinventent leurs territoires grâce à un travail acharné des agences lo- cales. S’implanter et créer hors du pré carré francilien n’est plus seulement une question d’affinité avec un beau paysage et de coût. Le choix relève aussi d’un raisonnement stratégique.
  ecoreseau.fr octobre 2019 | 51
]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
    Décryptage du champ des pos- sibles.
Le freelancing : il explose partout en France, avec quelques raisons à la clé Démocratisation des nouvelles technologies et de l’Internet oblige, la tertiarisation de notre économie a accouché de nou- veaux modes de travail. Certes, le freelancing n’est pas neuf. Le premier essor date des années 1980. Mais depuis plusieurs an- nées, la tendance s’accélère. Les motivations sont bien connues : recherche de la liberté entre vie professionnelle et vie pri- vée, démocratisation du home office et du télétravail dans les grandes entreprises, possibilité de choisir ses projets, dévelop- pement d’outils numériques qui facilitent la gestion de tâches à distance.
Le free-lance est une réalité hétérogène : du micro-entre- preneur à l’entreprise indivi- duelle ou l’option du portage
S’implanter hors de Paris n’est plus un vain souhait. Surtout, villes et régions à grands coups de labels, d’accompagnement et de marketing, réinventent leurs territoires grâce à un travail acharné des agences locales.
salarial. Selon une étude menée   sition et non l’inverse. Creads,
        par Creads, on recenserait au- jourd’hui 900 000 free-lances en France, avec une croissance de 110 % sur les dix dernières années. Trois communautés se distinguent dans cet exer- cice entrepreneurial : les profils créatifs à 43 %, suivis des profils techniques à hauteur de 31 % et des profils plus littéraires/ communication (26 %). Sur la répartition géographique, 80 % des free-lances ne vivent pas à Paris. Lyon en attire 5 %, Bor- deaux 4 %... Cette répartition plutôt homogène s’explique no- tamment par la possibilité de télétravailler dans 75 % des cas. Paris conserve 20 % des free- lances nationaux.
Cette forme d’indépendance doit beaucoup au développe- ment de plates-formes généra- listes ou spécialisées. Parmi les plus reconnues : Upwork.com, le géant américain du freelan- cing met en relation 12 millions de consultants indépendants avec 5 millions de clients dans le monde. Malt, anciennement Hopwork, lancé en France en 2014 et soutenu par des grands fonds de capital-risque (Isai, Se- rena Capital). Cette plate-forme est aujourd’hui la plus grande communauté de free-lances en France et affiche officiellement plus de 60 000 inscrits. Son prin- cipe : les clients contactent les indépendants avec une propo-
Codeur.com, 404Works, Sta- tionW, Freelance.com, Twago. fr, Coworkees.com, la Crème de la crème ou encore Textmaster ont investi ce marché du travail à la mission ! Autant de plates- formes qui rendent poreuses les frontières entre entrepreneuriat et salariat.
La franchise, limiter
le risque et verrouiller son choix
La franchise ou toute autre forme de commerce associé redistribue les activités com- merciales partout en France où le modèle se révèle particu- lièrement éprouvé. Le pays fut précurseur du domaine avec la mise en place d’un certain code de déontologie... Le prin- cipe est simple : une enseigne accorde contractuellement à une autre entreprise le droit de commercialiser produits et services sous le même pavil- lon à condition de respecter le concept, son savoir-faire. Dans ce sens, le franchisé profite de l’expérience que l’enseigne a acquise au fil des années. Il ex- ploite le savoir-faire, l’image de marque et la notoriété de l’en- seigne. Il bénéficie de conseils et d’une formation permanente sur les produits, les techniques commerciales, les outils infor-
    52 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[  créer aujourd’hui
pratique
 ecoreseau.fr octobre 2019 | 53
]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
créer aujourd’hui
lation entre experts de l’accom-   pan de l’économie sociale et so-
  pagnement et tous les parte-
naires des territoires. Les efforts
de ce dispositif se concentrent
sur trois axes majeurs pour les
quartiers prioritaires. D’abord,
faciliter l’accès à l’offre par une
meilleure couverture des ré-
seaux d’accompagnement ou la
clarification des offres dispo-
nibles localement et le renforce-
ment. L’animation des commu-
nautés, également une priorité,
constitue le deuxième axe. Le
troisième pilier est la sécurisa-
tion du parcours des créateurs.
Enfin trois types d’accélérateurs
dédiés aux entrepreneurs sont
en ce moment même opération-
nels. Des expérimentations en
place pilotées en direct par les   à trois enjeux : répondre aux
lidaire s’est donc développé ces dernières années : les circuits courts alimentaires. Des entre- prises de l’ESS se positionnent sur l’ensemble de la chaîne de valeur : tant en production qu’en termes de distribution et d’animation des acteurs. Le point fort de L’ESS est d’amener à l’entrepreneuriat de nouveaux profils attirés par les valeurs de démocratie et d’utilité sociale. L’ESS connaît une dynamique de croissance régulière avec plus de 5 000 nouvelles entre- prises créées par an. L’impact sur les territoires est manifeste. Pour ces entreprises de nouvelle génération, il s’agit de répondre
    Hors de Paris, Lyon et l’ouest rayonnent
La franchise redistribue les activités commerciales partout en France. Le franchisé verse un droit d’entrée (très variable) et des royalties mensuelles et... voit s’ouvrir à son appétit
de territoires la France entière.
  Nos confrères de L’Express avaient publié le top des régions qui attirent en début d’année. Lyon ou les métropoles de l’Ouest sont les plus plébiscitées. Hors de Paris, Lyon, Bordeaux et Nantes, Lille, Rennes figurent parmi le quintet de tête dans le classement des villes où il fait bon entreprendre.
Les indicateurs établis pour réaliser ce classement se
J’aime ma boîte
sont concentrés sur le dynamisme de la création d’entreprises, la présence
sur le territoire
de structures
propres à favoriser les initiatives économiques, le
tissu universitaire, la recherche et ses liens avec les entreprises. Les infrastructures de transports
et l’attractivité touristique sont également prises en compte.
matiques utilisés dans le cadre de son activité, etc. Le franchi- sé verse un droit d’entrée (très variable) et des royalties men- suelles et... voit s’ouvrir à son appétit de territoires la France entière.
Des initiatives de toutes parts pour s’implanter en région et dans les QPV (quartiers prioritaires)
La stratégie « Entrepreneu- riat pour tous » pilotée par Bpifrance facilite la mise en re-
régions ou conduites par des   besoins des territoires, profiter
    consortiums structurés autour des acteurs de l’accompagne- ment.
La carte de la localité comme levier de croissance
De nouvelles tendances macroé- conomiques influencent l’im- plantation des entreprises. Les nouveaux modes de consom- mations et les aspirations à manger mieux et plus sain re- dessinent les contours de l’éco- nomie sociale et solidaire. Un
des dispositifs favorables autour de l’alimentation sur les terri- toires et rendre plus visible la valeur créée sur le territoire. La proposition de valeur des coo- pératives et nouvelles organisa- tions agricoles ESS se révèle très forte. Elle se base entre autres sur la préservation des emplois agricoles, l’activité économique du territoire et un environ- nement sain. Des arguments forts à l’échelle des territoires... GeoFFroY FrAMerY
ailleurs engagés à réduire leur consommation de plastique et de capsules lors de ce même évène- ment.
Faire bouger les lignes en faisant rimer qualité de vie au travail et Responsabilité Sociétale des En- treprises, c’est possible.
Un engagement au quotidien pour Juste à temps afin de contribuer à une croissance du- rable. n
DIDIer rIAHI PrÉSIDeNt De JUSte A teMPS
     Travailler avec plaisir pour travailler mieux !
  Année après année, un   les entreprises engagées dans   Un engagement qui lui a valu
  nombre croissant d’en- treprises adhèrent à cette idée, conscientes
qu’en offrant un cadre de travail épanouissant à leurs collabora- teurs, elles obtiennent en retour davantage d’adhésion, de moti- vation et de performance.
cette démarche en leur propo- sant des produits et des services permettant de développer la qualité de vie au travail.
Pour aller plus loin et répondre aux défis de la transition éco- logique, Juste à temps enrichit constamment son offre de solu- tions respectueuse de l’environ-
d’être retenu comme fournis- seur officiel en eau et en café lors de l’édition 2019 des universités d’été du Medef.
Pendant deux jours, près de 10 000 chefs d’entreprises ont ainsi pu bénéficier d’une eau et d’un café premium, produisant 0 déchet.
Plus de 150 dirigeants se sont par
La raison d’être de Juste à temps
est précisément d’accompagner   nement.
  54 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
  ]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Villes intelligentes, villes vulnérables
La ville intelligente, en bon français smart city, n’est plus un concept futuriste. En France
et ailleurs, elle s’étale sous nos yeux, forte de nouvelles technologies de l’information et boulimique de données. Officiellement, elle vise à faciliter la vie de ses habitants au nom deux objectifs : créer de nouveaux services et améliorer la qualité des services publics. Mais il sera impératif de renforcer la sécurité informatique de tous les réseaux et capteurs...
nations anglophones – de distri- bution d’électricité qui favorise la circulation d’information entre les fournisseurs et les consomma- teurs afin d’ajuster le flux d’élec- tricité en temps réel et assurer une gestion plus efficace du réseau électrique. »
Dans le cadre de son pro- gramme Smart Electric Lyon, le Grand Lyon a équipé plus de 20 000 usagers testeurs dans le but de réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre (GES). Lille optimise les dépenses du quartier universi- taire en développant des technolo- gies de smart grid sur les réseaux d’eau, d’électricité, de gaz, de cha- leur et d’éclairage public.
Des projets de smart water existent à leur tour. Baltimore, aux États-Unis, a installé et automatisé plus de 408 000 compteurs d’eau « intelligents » afin de repérer les consommations élevées, les fuites et les détournements. Les Pays- Bas ont équipé leurs digues de capteurs et installé des stations de pompage. Ce réseau combine les données ainsi obtenues avec des modèles météorologiques histoire de prédire et limiter les effets des inondations et des sécheresses dans la région...
  didat à la mairie de Paris, Cédric Villani, et l’analyse prédictive des infrastructures représenteront les investissements majeurs.
   L’info en temps réel grâce
àla5G
En partie absorbés par l’intégra-
tion de l’Internet des objets (In-
ternet of Things ou IoT). Enfouis
ou suspendus à des endroits stra-
tégiques, des milliers de capteurs
échangeront et transmettront
des données en temps réel ou pas
loin grâce aux performances de la
5G : un débit de 1 Gbit/s pour le
téléchargement et de 500 Mbit/s
pour envoyer des fichiers. Mais
le critère le plus important pour
les projets de villes intelligentes
sera la faible latence de cette 5e
génération de communication.
Inférieure à une milliseconde, elle
sera le vecteur instantané d’appel
aux secours pour tout accident ou
incendie. Autre usage : la sécuri-   teurs et des échanges des données
Et l’eau dans tout ça ?
 Mais la multiplication des cap-
 L’urbanisation croissante   Marchés urbains explosés
70 % de la population vivront en ville, contre 50 % aujourd’hui à l’échelle mondiale –
Frost & Sullivan
té des quartiers. Près de 90 villes   représentera aussi une « surface
   force villes et territoires à optimiser leur fonction- nement tout en réduisant
leurs coûts. Des transports à l’ap- provisionnement en énergie, de la gestion des déchets aux services ur- bains innovants, tous les secteurs sont concernés. Les cités sont-elles « intelligentes » pour autant ? Elles sont surtout, aujourd’hui, en chan- tiers permanents.
Projets et mises en œuvre dont té- moigne la 6e édition du salon Smart City + Smart Grid qui s’est tenu les 2 et 3 octobre à Paris. Il a démontré la nécessité d’intégrer tous les ac- teurs. Les thèmes des conférences furent, c’est le moins que l’on puisse dire, « variés » : l’intégration de la « mobilité douce », la coordination du déploiement des capteurs pour mesurer la qualité de l’air, le bruit, l’identification des nouvelles tech-
Une ville « intelligente » génère d’abord un formidable marché évalué à 3 651,49 milliards de dollars en 2025, une telle préci- sion fait sourire ! C’est pourtant ce qu’établit le fort sérieux Ob- servatoire de la vie connectée. En 2016, les estimations de l’Obser- vatoire tablaient sur 773 milliards de dollars. Depuis, on a revu la croissance annuelle : elle devrait tourner autour de 20 % sur la pé- riode 2017-2025. En cette même année 2025, le cabinet Frost & Sul- livan établit que « 70 % de la popu- lation vivront en ville, contre 50 % aujourd’hui à l’échelle mondiale ». Et que « poussé par la croissance de la population urbaine, le mar- ché des villes intelligentes devrait passer de 900 milliards de dollars en 2016 à 1 500 milliards de dol- lars dans le monde en 2020 ».
En 2018, les dépenses les plus
importantes concernaient les sec-
teurs de la vidéosurveillance fixe,
les transports publics avancés et
l’éclairage extérieur intelligent.
D’ici à 2022, la gestion intelligente
de la circulation, si chère au can-     smart grid est l’une des dénomi-
      des solutions « smart comment protéger les
américaines ont déployé des « cap- teurs de coups de feu». Il s’agit de la solution ShotSpotter de la socié- té SST. Elle avertit immédiatement la police lorsqu’un coup de feu est détecté, sans qu’il soit nécessaire de l’appeler.
En France, cinq villes font figure d’exemples dans le développement des smart cities : Lyon, Nantes, Di- jon, Bordeaux et Montpellier. En Europe, se distinguent Pontevedra en Espagne et Copenhague au Da- nemark parmi les plus avancées.
d’attaque » de plus en plus élevée comme le craignent les experts en cybersécurité. Les réseaux infor- matiques des smart cities ne sont pas assez protégés. En 2017, un pi- ratage avait déclenché les sirènes des tornades de Dallas. Un vent... de panique avait envahi la ville. De la paralysie de la circulation à celle des services d’urgences jusqu’au blocage du réseau en eau, les scéna- rios catastrophes ne manquent pas. De quoi se poser la question : faut-il rendre nos villes « intelligentes » et vulnérables ? Et la réponse ne fait pas débat : oui, quitte à récréer, à coups de défenses cybers, l’équi- valent de nos enceintes moye- nâgeuses...
PHILIPPe rIcHArD
nologies et
cities » ou
capteurs et les réseaux de la ville des cyberattaques ? Car plus elle gagne en « intelligences », plus la cité devient vulnérable. De vraies Gotham Cities !
Peur sur la ville
L’IoT va favoriser le développe- ment des projets de smart grid. Définition de Wikipedia : « Ré- seau électrique intelligent – dont
  56 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
   Créer son entreprise en Paca
phia-Antipolis. Cinq autres ont vu le jour depuis.
up où les fonctions supports des structures vont vous aider à grandir et à entrer en contact avec les expertises nécessaires ou les prospects identifiés. Ces structures dispensent des conseils en financement et pré- sentent souvent de nombreuses opportunités en termes d’héber- gement – souvent plus avanta- geux que les baux classiques.
Pour installer sa start-up en Paca, il est également utile de s’interroger sur la localisation des incubateurs et pépinières d’entreprises. Ces structures offrent des conseils, finance- ments et éventuellement un hé- bergement adapté à vos besoins tant en termes de coûts que de flexibilité du bail. Exemples, les incubateurs marseillais Impulse et la Belle de Mai sont spécialisés dans les nouvelles technologies du numérique. Les pépinières et hôtels d’entreprises de Marseille Innovation complètent l’offre proposée pour installer sa start- up en Paca. La pépinière Place de l’innovation, en partenariat avec le CIC, P.Factory, l’Hôtel tech- nologique ou encore Technoptic sont autant d’options ouvertes aux porteurs de projet.
Les contacts de Start in Provence
Du côté de Nice, l’incubateur Paca-Est, le Village by CA Pro- vence Côte d’Azur ou encore le Centre européen d’entreprises et d’innovation (CEEI) font partie du champ des possibles. Pour in- formation, le CEEI accompagne près de 50 start-up par an avec untauxdesurviede85%àcinq ans !
    CapauSud!
Côté spécialité, Sophia-An-
tipolis est réputée pour son
expertise dans le domaine du
multimédia et des sciences de
l’information et de la commu-
nication. Le technopôle de Châ-
teau Gombert s’est spécialisé
en mécanique-énergétique, le
Grand Luminy sur les sciences
du vivant, l’Agroparc en agroa-
limentaire, Toulon Var Techno-
logies dans le domaine maritime
et le technopôle de l’Arbois sur
l’environnement. Selon le cœur     ritoire de la région Paca bénéfi-
Et si vous choisissiez un territoire dynamique où se côtoient les acteurs locaux de l’innovation ? Provence-Alpes-Côte d’Azur, par exemple. La région mythique constitue un écosystème riche de clients, partenaires, apporteurs d’affaires et prestataires. La place existe !
Paca, place forte
de l’innovation ?
Les connexions entre recherche, formation et entrepreneuriat sont décidément étroites dans cette région aux dix pôles de compétitivité.
Un projet de start-up a toutes les chances de s’y épanouir. Le ré- seau national de la French Tech a labellisé quelques métropoles à l’image des Aix-Marseille French Tech, la French Tech Côte d’Azur et la French Culture Tech Avignon Provence (Avi- gnon-Arles-Nîmes), sans oublier Toulon Ruche Digitale. Un mail- lage national décliné en neuf domaines d’activité dont quatre sont représentés à Aix-Mar- seille, en particulier les sujets des biotechnologies (healthtech,
Enfin, comme chaque région de France et de Navarre, le ter-
  biotech, medtech, e-sante), des
objets connectés (IoT, manufac-
turing), des transports du futur
(cleantech, mobility), des sports.
Au-delà de l’effet d’annonce, la
spécialisation et la labellisation
des territoires de Paca facilitent
la mise en relation des écosys-
tèmes actifs sur une même thé-
matique pour accélérer la crois-
sance des start-up et augmenter
la visibilité des multiples acteurs.
La CCI Paca citait un chiffre de
40 jeunes pousses de la région
au CES 2018. Tout un symbole.
Les technopôles régionaux font
grandir ces jeunes pousses à
l’ombre sous le soleil azuréen et
au cœur des acteurs technolo-
giques d’importance tant privés
que publics à l’image du pre-
mier technopôle de France : So-   incubateurs et villages de start-
Le Centre européen d’entreprise et d’innovation de Nice accompagne près de 50 start-up par an avecuntauxdesurviede85%à5ans!
économique, celle de la Mé- tropole Aix-Marseille. Start in Provence est un programme qui existe depuis 2006 pour rentrer en contact avec des partenaires publics et privés et activer des leviers de croissance.
GeoFFroY FrAMerY
   d’activité de votre start-up, il     cie d’une agence de promotion
  semble plutôt à propos de se rap- procher de l’un de ces territoires d’innovation.
Un réseau dense d’acteurs au service de la création d’entreprise
Au-delà des grands écosystèmes, la région regorge de pépinières,
   58 | octobre 2019 ecoreseau.fr
  ]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[                                      Benoît à fond entre deux réunions
              www.boosteurdebonheur.besancon.fr
                             © Agence MMAP – 343 094 470 RCS Lyon – photo : J.-C. Sexe – Grand Besançon Métropole
]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
  41e édition du Salon IFTM Top Resa
«L
lance : un tassement des dépla- cements à caractère profession- nel, un léger retrait des ventes de voyages à forfait, compensé par l’organisation de voyages sur-mesure et globalement un été en demi-teinte pour les tour-opérateurs », décrypte Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage. Un chiffre, 4 800, le nombre d’agences de voyages et de voyagistes en France selon la dernière étude de l’Insee pu- bliée en janvier 2019. Des en- treprises qui emploient 28 000 salariés équivalent temps plein. Pour Jean-Pierre Mas, « l’inté-
rêt des start-up et, plus généra- lement, des nouveaux acteurs, pour le voyage, traduit l’attrac- tivité et le dynamisme de notre secteur ».
Les défis numériques
et écologiques
Côté tour-operating, ses ac- teurs parlent de 2018 comme de « la meilleure année de la décennie ». Au cours de la pé- riode du 1er novembre 2017 au 31 octobre 2018, les tour-opé- rateurs membres du Syndicat des entreprises du tour-ope- rating (Seto) ont fait voyager 4,35 millions de clients, soit une hausse de 8,6 % par rapport à l’exercice précédent. Dans le même temps, ils ont généré un volume d’affaires de 4,49 mil- liards d’euros, en augmentation de 7,4 %, pour une recette uni- taire moyenne de 1 031 euros, en baisse de 1,1 %. Le retour des grandes destinations qui portaient l’activité avant les printemps arabes (Maroc, Tu- nisie, Égypte) et le maintien des destinations d’Europe du Sud (Canaries, Grèce, Espagne...) expliquent cette année record. Pour René-Marc Chikli, pré- sident du Seto, « l’enjeu du nu- mérique a bouleversé les com- portements des clients et a fait évoluer la situation concurren- tielle. Afin de pérenniser sa va- leur ajoutée sur les segments du marché visé, un TO doit s’en- gager dans une transformation numérique de son processus de travail ainsi que dans une évo- lution de sa structure organisa- tionnelle. Ensuite, dit-il, les TO font face au défi écologique qui impactera de plus en plus l’ac- tivité de tourisme. La réduction du CO2 dans l’ensemble de la chaîne touristique est un im- pératif qui impose aux TO de profondes modifications dans leur fonctionnement, en amont et en aval. »
L’avènement
du mobility manager
Le voyage d’affaires lui aussi re- trouve le vent en poupe. + 3,3 % : telle sera la hausse en 2019 des dépenses de voyages d’affaires en France, à plus de 29,9 mil- liards d’euros, après une hausse identique en 2018, selon le ca- binet Epsa. « Les déplacements du collaborateur sont consi- dérés aujourd’hui de manière globale. Aussi, le door-to-door qui n’était qu’un concept il y a
2018,
meilleure année
e secteur se porte bien avec cepen- dant quelques signes de vigi-
du tour-operating
89,4 millions de touristes internationaux ont visité la
France en 2018, soit une hausse de 3 % par rapport à 2017 malgré les manifestations des gilets jaunes. La France reste la première destination touristique mondiale devant l’Espagne (81,8 millions), les États-Unis (76,9 millions) et la Chine (60,7 millions). En retrait pourtant côté recettes avec une troisième place derrière l’Espagne et les États-Unis : 55,5 milliards d’euros pour 2018 (+6,5 %) selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).
Le secteur se porte bien avec cependant quelques signes
de vigilance : un tassement des déplacements à caractère professionnel, un léger retrait des ventes de voyages à forfait, compensé par l’organisation de voyages sur-mesure et globalement un été en demi-teinte pour les tour-opérateurs – Jean-Pierre Mas, Entreprises du Voyage.
        60 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
   ]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[ Le plus beau voyage est celui qu’on n’a pas encore fait.
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]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Les tour-opérateurs font face au défi écologique qui impactera de plus en plus l’activité de tourisme. La réduction du CO2 dans l’ensemble
de la chaîne touristique est un impératif qui impose aux TO
de profondes modifications dans leur fonctionnement, en amont
et en aval – René-Marc Chikli, Syndicat des entreprises du tour-operating.
MICE – Meetings/Incentive/ Conferences/Exhibitions/Events – représente en moyenne 26 % du budget déplacements des entre- prises. « Ce secteur se porte bien, avec une légère croissance. Les réunions et événements jouent, de plus en plus, un rôle impor- tant dans la croissance et le déve- loppement de l’image de marque des entreprises. On constate une recherche permanente de l’inno- vation : nouveaux lieux, formats originaux, prise de parole plus “aspirationnelle”, l’utilisation des réseaux sociaux comme caisse de résonance », détaille Stéphane Vallageas, président de GBTA France. Les enjeux ne manquent pas : ré-imaginer les formats des événements pour qu’ils soient écoresponsables ou encore se différencier et maximiser l’ex- périence des participants. Les entreprises doivent proposer des événements plus personnalisés, inhabituels et mémorables. JoNAtHAN NAHMANY
        ger devient de plus en plus un mobility manager. Ils sont mal- heureusement encore trop peu à en avoir le titre. L’AFTM est justement là pour accompagner les entreprises dans leur réor- ganisation, qui doit mettre au centre la mobilité du collabo- rateur. C’est l’un des objectifs forts de notre comité de déve- loppement composé d’acteurs
Des événements
plus personnalisés, inhabituels et mémorables
Enfin, le marché du voyage évé- nementiel a généré 7,3 milliards d’euros de dépenses des entre- prises françaises en termes de séminaires, de congrès et de dé- placements incentives, soit une hausse de 4,2 % par rapport à 2017, selon le cabinet Epsa. Le
     quelques années devient une ré-
alité en termes de structuration
de l’offre fournisseur à destina-
tion des entreprises », se félicite
Michel Dieleman, président de
l’Association française du tra-
vel management (AFTM). Qui
pointe deux défis majeurs aux-
quels le secteur est actuellement
confronté : « Dans la réalité de
son quotidien, le travel mana-   précurseurs en la matière. »
  Frédéric Lorin, directeur d’IFTM Top Resa
« Une montée d’adrénaline et des projets sensationnels »
  62 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
cette édition 2019 marque la tenue d’un premier hackathon business travel en France. Pourquoi ?
C’est dans la foulée du succès de nos deux premières éditions du hackathon. IFTM Top
Resa reconduit et renforce l’événement en 2019, avec
cette année un virage à 180°
en passant du 100 % loisir au
100 % voyage d’affaires ! Nous sommes le salon leader sur le marché du travel en France, il nous tient toujours à cœur d’être pionnier dans la recherche de nouveaux concepts. Au cœur
de la Tech Zone, toujours dans l’objectif de numériser le salon et de révolutionner l’industrie du voyage, une vingtaine d’équipes auront 24 heures chrono pour créer le projet le plus innovant. Chacune d’elles disposera
de quelques minutes pour présenter leurs 24 heures de développement devant un jury d’experts et un public exigeant. Le hackathon IFTM, c’est une montée d’adrénaline grandiose et des projets sensationnels portés par des équipes pleines d’énergie, poussées par l’esprit de prospective qui ouvre les portes de la mutation à notre
belle industrie. Nous saluons l’audace de CDS Groupe de nous accompagner dans ce nouveau challenge !
D’autres nouveautés sont également au programme... Chaque année, nous enrichissons l’expérience client. C’est un devoir lorsque l’on est le salon du tourisme leader sur le marché français. Côté Villages et Zones, la scénographie
de la Destination France est beaucoup plus aboutie, visuelle et impactante, et présentera
un tout nouveau Village des Autocaristes. IFTM lance en exclusivité un tout nouveau Village Innovation positionné dans la Tech Zone en partenariat avec Advanced Tourism et prend également le pouls du tourisme médical. Et pour la première fois, le Village des Réseaux est implanté au cœur même du salon entre le Village des TO et le Village de la Croisière pour
un business networking encore plus efficace et fluide. Le Village des Influenceurs IFTM prend de l’ampleur avec cette année 40 influenceurs présents.
]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
  Gestion de flottes
portings, calcul de la TVS et suivi de la fiscalité.
Total analyse le comportement
« L’ensemble des informations recueillies par la carte Total et l’intégration des factures d’autres fournisseurs abou- tissent, pour nos clients, à déter- miner le coût total d’utilisation – le TCO – de leurs véhicules, indique Gilles Langlois, direc- teur des Cartes pétrolières, mais Total Fleet offre aussi aux flottes la possibilité de développer des campagnes de sensibilisation auprès des conducteurs. La seule option payante à ce jour porte sur la gestion automati- sée des amendes grâce à un lien avec l’Antai*. » De plus, signale Gilles Langlois, « Total Fleet in- tègre la fonction commande de véhicules et va bénéficier, grâce à des partenariats, d’un enri- chissement pour procurer une vision globale des coûts d’un vé- hicule ». Grâce au rachat du spé- cialiste de la télématique Way- Konect, Total va étendre un peu plus ses prestations de gestion. Une offre complète, baptisée Total Fleet Connect, sera bien- tôt proposée. Les flottes d’entre- prises disposeront d’outils télé- matiques : géolocalisation des véhicules, remontée de données techniques (consommation, ki- lométrage), analyse du compor- tement du conducteur au volant et un volet d’écoconduite.
La gestion de flotte et l’analyse des données
Les solutions de gestion de parc à travers des outils télématiques se développent massivement. Notamment pour analyser les données issues des véhicules d’une entreprise afin d’en op- timiser le parc. Depuis peu, le groupe Michelin a racheté Mas- ternaut, l’un des spécialistes de la télématique pour la gestion de flottes. Plus récemment, un autre manufacturier, Bridges- tone, a racheté la branche Tele- matics de TomTom, depuis re- baptisée Webfleet Solutions. Un outil télématique avec lequel, un autre pétrolier, Shell, développe déjà une plate-forme de gestion de carburant. Sébastien Duez, responsable des cartes carbu- rant de Shell en France, estime que « le débat va rapidement porter sur la capacité des ges- tionnaires à gérer de manière plus efficace la flotte sous les
De la carte carburant au big data !
Les outils de gestion et le recours à la télématique, jusqu’ici peu répandus, vont se multiplier dans les flottes d’entreprises. Du suivi des cartes carburant jusqu’à l’analyse des données des véhicules, une kyrielle optimise la gestion d’un parc automobile.
En France, 15 % seule-   trolier Total à travers laquelle
ment des f lottes de plus de 50 véhicules dis- posent d’un véritable
 outil de gestion de parc automo-
bile. Le chiffre va sérieusement
gonfler face aux si nombreuses
solutions de gestion d’un parc
en ligne, de l’entretien au suivi.
S’illustre parmi ces applis, de-
puis peu, Total Fleet, une plate-
forme développée par le pé-   gestion de la fiscalité, des re-
gérer les cartes carburant et les télébadges proposés par le pé- trolier aux flottes d’entreprises. D’autres fonctions lui sont as- sociées : suivi de la gestion des véhicules et des collaborateurs, intégration des factures de To- tal ou d’autres fournisseurs (ré- seaux d’entretien, loueurs...) pour faciliter suivi des coûts,
Total Fleet Connect géolocalise les véhicules, remonte les données techniques (consommation, kilométrage), analyse le comportement du conducteur au volant et lui propose un volet d’écoconduite.
       64 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
   ]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[                        DESTINATION : FUTUR
CARTE SHELL
LA MOBILITÉ A DE L’AVENIR
    MULTI-RÉSEAUX
SHELL I BP I E.LECLERC I ESSO EXPRESS I AVIA I ESSO
Un large réseau de plus de 2 200 stations en France (1) Plus de 1 000 stations à prix bas
Plus de 25 000 stations en Europe
MULTI-SERVICES
Acceptation aux péages, ponts, tunnels, lavage et parkings Gestion connectée et sécurisée des cartes
Contrôles avancés et alertes préventives
MULTI-ÉNERGIES
Solution intégrée pour la recharge des véhicules électriques
Accès à plus de 20 000 bornes du réseau NewMotion avec la carte Shell
Installation de bornes par NewMotion sur le parking de votre entreprise
ou au domicile de vos collaborateurs
NOUVEAU
Accès au Gaz Naturel Liquéfié (GNL) (2) Accès au carburant Shell GTL (2)
                     L’énergie est notre avenir, économisons-la !
(1) Chiffres indicatifs au 01/04/2019 pouvant être modifiés suivant les évolutions des réseaux Shell et partenaires. (2) Dans les stations-service proposant ces carburants.
www.shell.fr
   Société des Pétroles Shell SAS – 426 934 496 € - RCS Nanterre 780 130 175 - 11/13 cours Valmy, Tour Pacific, 92800 Puteaux - Création : zao.agency
]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[        pratique
business guide
Le débat va rapidement porter sur la capacité des gestionnaires à gérer de manière plus efficace la flotte sous les aspects opérationnels, sécurité et maintenance. La télématique embarquée va jouer un rôle déterminant dans ce cadre – Sébastien Duez, Shell.
associer de géolocalisation afin   avec du reporting, des pavés de
 de créer les conditions d’une gestion de parc prédictive, de prévoir la maintenance et de garder ainsi les véhicules en bon état. » De quoi rassurer les utilisateurs de véhicules d’entreprises, souvent réticents (malgré les garde-fous mis en place par la Cnil) à la présence de boîtiers télématiques à bord de leurs véhicules.
pilotage, des requêtes, des his- togrammes programmés pour aider le gestionnaire de parc dans l’analyse et le contrôle de la facturation, l’analyse budgé- taire et celle des TCO. « Notre système a évolué vers la gestion des commandes des véhicules à renouveler, précise Matthieu Échalier, directeur général. On définit et paramètre la car policy
         aspects opérationnels, sécurité et maintenance. La télématique embarquée va jouer un rôle déterminant dans ce cadre ». Les constructeurs automobiles suivent aussi de près l’intro- duction de la télématique dans la gestion de parc. Renault a regroupé sous les produits Iris et Iris Live toutes ses solutions de suivi de flotte. Désormais, le constructeur français propose dans ses offres de gestion plu- sieurs degrés d’analyse à partir d’un tableau de bord : 18 don- nées spécifiques rassemblées sous forme de graphiques re- groupent le suivi kilométrique, les alertes de maintenance, les véhicules en commande. De quoi, pour les gestionnaires, ac- quérir une vision précise et op- timiser en temps réel leur parc. L’application donne accès au kilométrage, à la consomma- tion, aux alertes mécaniques. Elle dispose d’un module d’éco- conduite de responsabilisation des conducteurs. Enfin, cette solution se complète d’une offre de géolocalisation. Objectif : op- timiser les tournées et les trajets de chaque véhicule.
Le suivi des parcs sans géolocalisation
Toujours dans le domaine de la télématique embarquée, Ocean, filiale du groupe Orange, com- mercialise un boîtier bap- tisé O-Direct universel lequel s’adapte à tous les véhicules. « Jusqu’ici les boîtiers télé- matiques ne s’adaptaient qu’à certaines marques et à cer- tains véhicules, explique Oli- vier Picard, directeur général d’Ocean. Désormais, nous connectons tous les modèles, notamment les véhicules déjà en parc chez nos clients de- puis quelques années et qui ne pouvaient pas être équipés. » Les données recueillies et traitées aboutissent à un ta- bleau de bord complet qui rend
On lance la demande de cotation auprès des loueurs et le calcul
des règles de participation des conducteurs. De quoi calculer le loyer du loueur et donc précoter dans les appels d’offres le loyer qu’il proposera – Matthieu Échalier, GAC Technology.
      compte de l’état de « santé » de la flotte entière. « Les ges- tionnaires de parc ou les di- rigeants d’entreprises ont accès sans géolocalisation à des données relatives à l’utili- sation des véhicules. De quoi assurer un meilleur entretien du parc, une consommation de carburant plus faible grâce aux principes d’écoconduite proposés et moins de décla- rations de sinistres. » Pour le responsable d’Ocean, cette évolution devrait nettement accélérer le passage des f lottes d’entreprises à la télématique embarquée. « Beaucoup de ges- tionnaires de f lottes souhaitent recueillir des données sur le kilométrage des véhicules sans
Des outils pour une gestion sans limite L’analyse des data, c’est aussi la spécialité de GAC Technology, un éditeur de logiciels qui col- lecte chaque mois 17 millions de données liées à la sinistralité, aux opérations de maintenance, à la consommation des véhicules ou des pneumatiques issus des 215 000 véhicules gérés par son logiciel GAC Car Fleet clients. À partir de ces recueils de don- nées, cette société propose à ses clients de multiples alertes liées à la consommation ou à la main- tenance, aux sinistres routiers et aux remplacements des pneuma- tiques. Cette société lyonnaise propose également aux flottes des outils d’analyse et de gestion
des flottes, on lance la demande de cotation auprès des loueurs et le calcul des règles de parti- cipation des conducteurs. Tous les paramètres de calcul de loyer sont présents : de quoi calculer le loyer du loueur et donc précoter dans les appels d’offres le loyer qu’il proposera. » La multitude et la diversité de toutes ces nou- velles offres de gestion devraient sans doute conduire les entre- prises à investir dans ces ou- tils, notamment à l’heure où la hausse de la fiscalité automobile et la recherche de réduction des coûts seront prédominantes dans le pilotage des flottes. JeAN-PIerre LAGArDe
* Agence nationale de traitement automatisé des infractions.
       66 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[   pratique
briefing rh & formation par Geoffroy Framery L’Insa Hauts-de-France,
’Insa Hauts-de-France, établisse- ment composante de l’Université polytechnique Hauts-de-France, vient d’ouvrir un nouvel Institut
national des sciences appliquées. Il résulte du mariage entre l’Institut des sciences et techniques Valenciennes (ISTV), l’Ensiame (École nationale supérieure d’ingénieurs en informa- tique, automatique, mécanique, éner- gétique et électronique) et la Faculté
des sciences et métiers du sport (FSMS). n
Rien ne dispose plus au conformisme que le
manque de formation
Gustave Le Bon, sociologue
le chiffre
Salaire brut médian des cadres
en France selon la 17e édition du baromètre Expectra qui se base sur l’étude de 87 459 fiches de paie.
Doctorat : rennes business School, Agrocampus ouest et l’Inra, nouveaux programmes
Un nouveau rapprochement entre les trois acteurs aboutit à l’obtention de trois bourses de thèse Cifre (Convention industrielle de formation par la recherche) délivrées par l’Association nationale recherche technologie (ANRT). L’objectif : développer de nouveaux modèles économiques en agro-finance.
Triskalia, Saipol (Groupe Avril) et Feed Alliance participent en tant qu’acteurs privés au développement de ces nouveaux programmes. Pour inscrire ces travaux dans la durée, les thèses axées sur la gestion des risques seront associées aux travaux consacrés au changement climatique.
baromètre expectra des salaires cadres : guerre des talents !
 dernier né dulgroupe
45 793 EUROS
       La transformation numérique des entreprises dope le salaire des cadres de 2,4 % en 2019. En 2019,
le salaire des cadres enregistre
sa deuxième plus forte hausse depuis sept ans. Près des deux tiers des entreprises (63 %) privilégient les négociations individuelles. La hausse est nourrie par la surenchère des salaires bénéficiant aux profils liés à la transformation numérique. Pour les cadres, 2019 ressemble singulièrement à 2018. Porté par une situation de plein-emploi, et malgré un contexte économique moins dynamique, leur salaire
a connu une nouvelle hausse majeure selon la 17e édition du baromètre Expectra. Le salaire médian des cadres s’établit à 45 793 euros, un chiffre obtenu après l’étude de 87 459 fiches de paie et basé sur les salaires réels. Le taux de chômage des cadres est de seulement 3,4 %. Les cadres, en position de force, en profitent pour faire monter les enchères. Pour cause, pour deux Français sur trois (62 %), le salaire reste le critère
le plus déterminant dans le choix d’un emploi, selon l’étude Employer Brand Research 2019 menée par
le groupe Randstad France. Tous les secteurs sont marqués par une hausse homogène des niveaux
de salaire. Pour la deuxième année consécutive, le BTP affiche la plus forte croissance à + 2,8
%. Le secteur s’appuie sur des fondamentaux solides et une croissance bien orientée malgré un marché du logement neuf en panne. Le secteur de l’ingénierie et de l’industrie connaît la hausse de salaire la plus modérée (+ 1,8 %), malgré une croissance des investissements très dynamique et une hausse sensible des projets de recrutement.
 68 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[  Nouveau DU Expert
Classement : QS dévoile ses nouveaux résultats pour les MBA et Masters 2020
Publié le 26 septembre, le nouveau rapport a enquêté sur les diplômés les plus courti- sés par les employeurs du monde entier. Les classements QS cherchent à évaluer la fa- çon dont les business schools parviennent à performer dans leurs missions clés : qua- lité de la formation, employabilité, salaire en sortie d’étude et ROI, représentation des alumni, diversité du corps enseignant et des étudiants... En voici les enseignements :
Projet CRM Digital avec
Salesforce et EI-Institut
pour l’EISTEI
n partenariat avec Salesforce, l’édi- teur de logiciels, et El-Institu, l’Eis- ti crée un nouveau diplôme uni- versitaire lié à la gestion de projet
briefing rh & formation
pratique
 de CRM. Il s’agit de répondre aux besoins croissants des entreprises qui veulent inté- grer des solutions CRM pour assurer leur transformation numérique et pleinement
capitaliser sur le traitement des données. Cette formation d’un an se déroule en trois étapes avec quatre mois de théorie suivis de six mois de stage, conclus par une soutenance de « thèse » professionnelle. La formation est accessible aux titulaires d’un bac + 4 et d’un bac + 5 qui justifient de trois ans d’expérience. n
Neoma business School, l’Université de technologie de troyes et Y Schools partenaires
Neoma Business School signe un partenariat
avec l’Université de technologie de Troyes en
faveur d’un double diplôme et d’un semestre
d’échange, et un accord d’échange avec
l’École supérieure de design de Y Schools. Le
programme Tema de Neoma s’enrichit dès la
rentrée prochaine d’un semestre d’échange
spécialisé dans le design et le numérique. Il
pourra être réalisé soit à l’UTT (Université de
technologie de Troyes) soit à Y School, école
de design. Les designers en herbe ou les ouailles de l’UTT pourront s’asseoir sur les bancs de la business school pour assister à des enseignements en finance, marketing ou supply chain. Les étudiants de l’UTT pourront compléter leur parcours en rejoignant un cursus alliant dimension technologique et compétences managériales. Autre option possible, les étudiants de Neoma parachèveront leur cursus via un diplôme de
l’Utseus (l’Université de technologie sino-européenne) en Innovation & Entrepreneurship in Intercultural Environments.
L’Insa et l’ensa colocs
Les deux établissements collaborent depuis près de 30 ans comme l’atteste, entre autres, le double cursus architecte ingénieur. L’association, elle, est actée depuis plusieurs années
entre les deux écoles lyonnaises Institut national des sciences appliquées (Insa) et École nationale supérieure d’architecture (Ensa). Un
pas de plus a
été officialisé puisque les futurs architectes et
leurs enseignants intègrent une partie des locaux de l’école d’ingénieurs. 400 m2 de locaux ont été rénovés pour accueillir le master Architecture et transitions éco-constructives-Atec.
Le programme full time de l’Insead gagne trois places par rapport à l’an passé et reste la référence en la matière en Europe. HEC se maintient à la 7e place mondiale et se classe à la 3e place en Europe.
 QS World University rankings : Global MbA 2020 (top 10)
 rang 2020
  rang 2019
 Institution
 où
 1=
  3
 Penn (Wharton)
 États-Unis
 1=
  1
 Stanford
 États-Unis
 3=
  6
 Insead
 France
 3=
  5
 MIT (Sloan)
 États-Unis
 5
   2
  Harvard
  États-Unis
   6
 4
London Business School
  Royaume-Uni
 7
  7
 HEC Paris
 France
 8
  9
 Chicago (Booth)
 États-Unis
 9
  17
 UC Berkeley (Haas)
 États-Unis
 10
   14
  Northwestern (Kellogg)
  États-Unis
  Source : Classements globaux MBA QS 2020
     ecoreseau.fr octobre 2019 | 69
]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
briefing rh & formation
  Écoles françaises dans le classement global des MbA de QS in QS Global MbA rankings 2020
 rang 2020
  rang 2019
   rang européen
  Institution
  où
  3=
  6
 1
Insead
  Fontainebleau, Singapour, Abu Dhabi
 7
 7
  3
 HEC Paris
 Jouy-en-Josas
 30
 26=
  14
 Essec
 Paris, Singapour
 46
 35
  18
 Edhec
 Nice
 91
 82=
  28
 Grenoble Ecole de Management
 Grenoble, Glion, Berlin
 97
 77
  31
 EMLyon
 Lyon (Écully)
 141-150
  151-200
   43
  Ieseg School of Management
  Paris
  151-200
  151-200
 51-60
Audencia Business School
  Nantes
 151-200
  201 +
   51-60
  Toulouse
  Toulouse
   Écoles françaises dans le classement QS Masters en business Analytic 2020
 2020
  2019
   Institution
  Programme
  où
  3
  4
 Essec/Centrale Supélec
MSc en Data Sciences & Business Analytics
  Paris, Singapour
 24
   Edhec
 MSc en Data Analytics & Artificial Intelligence
 Lille
 51+
  48
   Ieseg School of Management
  MSc en Business Analysis et Consulting
  Paris
  51+
     Toulouse Business School
 MSc Big Data Marketing et Management
   Toulouse
  Le MSc in Data Sciences & Business Analytics proposé par l’Essec en coopération avec Centrale Supélec est classé troisième globalement et n° 1 en Europe. Edhec et Toulouse Business School font leur début dans ce classement.
HEC domine le classement des masters en marketing, devant l’Imperial College (2e) et Columbia Business School (3e). EM Lyon fait un début remarqué, classé 5e globalement. L’autre nouvel en- trant est Skema, qui se place 13e de cette catégorie.
 ecoles Françaises dans le classement QS Masters en Marketing ranking 2020
 2020
 2019
  Institution
  Programme
 où
 1
  3
   HEC Paris
   MSc in Marketing
   Jouy-en-Josas
  5
   EMLyon
Masters en transformation digitale, marketing & Stratégie
  Paris, Casablanca, Shanghai
 6
 5
  ESCP
  MSc en marketing & créativité
 Londres, Paris
 9
  11
   Edhec
   Master en marketing management
   Nice
  13
   Skema Business School
MSc international marketing & business development
  Paris, Suzhou
 21
 26=
  Ieseg
  Master of science in digital marketing & CRM
 Lille
 23
  28
   Kedge Business School
   MSc marketing & brand management
   Marseille, Bordeaux
  32
  37
 Grenoble École de Management
MSc en marketing management
  Grenoble
 42=
  46=
   Montpellier
   MSc en marketing
   Montpellier
  51+
   50
  Toulouse (TBS)
 MSc en Marketing, Management & Communication
   Toulouse, Paris, Casablanca
  HEC est en tête pour les masters of finance table, Audencia est le seul nouvel entrant dans ce classement très compétitif et prend la 46e place.
En breF
• Ieseg : désormais, tous les étudiants du parcours grande école devront se former en développement web et UX.
• Grenoble École de Management : son institut Sport & Management a été labellisé Génération 2024 qui reconnaît entre autres les ponts créés entre sport de haut niveau et institution de formation.
• ISc Paris : l’école de management reçoit l’accréditation AMBA. Une première après l’obtention de l’AACSB en 2017. Les étudiants de l’école de commerce ont pu réaliser leur rentrée sur le campus berlinois pour y suivre soit un MSc en finance et marketing soit un MSc Marketing and Brand Management.
• Audencia business School : l’école nantaise décroche un Grand prix des Stratégies
de communication 2019. Le 11 septembre à Paris, le média Stratégies a décerné les Prix
des Stratégies de communication 2019. Audencia remporte le bronze dans la catégorie Campagne publicitaire de marque/entreprise du Grand Prix Stratégies de la communication d’entreprise et des collectivités territoriales 2019.
 Écoles françaises dans le classement QS Masters in Finance ranking 2020
 2020
 2019
  Institution
 Programme
 où
 3
  2
   HEC Paris
  Master en finance internationale
    70 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[                    RÉVÉLEZ ET VALORISEZ VOS TALENTS
À CHAQUE ÉTAPE DE VOTRE CARRIÈRE
Chaque année, l’ESSEC Executive Education accompagne 5 000 cadres, managers et dirigeants talentueux dans leur montée en compétences. Rejoignez-nous sur le campus de La Défense et bénéficiez d’un accompagnement personnalisé vers la formation, certifiante ou diplômante, la plus adaptée à votre projet professionnel.
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]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
Des MBA de plus
 en plus « PME
compatibles »
Roll’s Royce de la formation en management, le master of business administration a gagné ses lettres de noblesse depuis longtemps dans les groupes du CAC 40 ou du Nasdaq. Mais, MBA-PME, est-ce le mariage de la carpe et du lapin ou le nouveau standard de réussite ?
Quel est le point com-   port pour accéder aux postes de
   mun entre Antoine Parisi, CEO chez Eu- rop Assistance group,
direction des grosses boîtes, de celles qui s’affichent au CAC 40. Pas moins de onze patrons de ce club très fermé ont en poche le MBA de la célèbre école de Jouy-en-Josas, HEC. Et jamais de petites et moyennes entreprises (PME) ?
Thomas Buberl à la tête d’Axa,
Thibaut Gemignani, qui pilote
Figaro Classifieds ou Simon Re-
tailleau de chez Siemens Smart ?
Le master of business adminis-
tration (MBA), décroché à un
moment de leur carrière. Le rac-
courci clavier est facile : venu
d’outre-Atlantique, ce cursus de
haut vol constitue depuis une
cinquantaine d’années le passe-   sage de six mois chez Lexus, l’une
MBA pour une entreprise familiale
Les grands groupes, Perrine Suhr les connaît un peu, après un pas-
   Frédéric
rey-Millet
Auteur/Hacker du management @Freymillet
Manager n’est pas jouer !
Vous perdez votre temps en réunion. Est-ce de votre faute ?
Une étude Cadréo réalisée en   de cette courte expérience, il   diquer totalement cette mani-   la déconnection dans ses mee-
   2017 indique, que pendant les 62 réunions mensuelles tenues en moyenne en France , dans nos organisations, 75 % des parti- cipants déclarent y perdre leur temps. Le constat est le même de- puis des années et pourtant, rien ne change. On s’ennuie ferme en réunion. Que faire ? Plonger le nez dans nos smartphones, évi- demment. Nous en connaissons tous les inconvénients : perte d’empathie, baisse de la qualité de décision, incapacité à être pré- sent, frustration, manque de res- pect ou perte de temps.
Nous sommes tous d’accord pour que la situation change et pourtant rien ne change...Ou est l’erreur ?
constate que : « Jamais dans l’his- toire, cinquante hommes blancs âgésde25à35ans,basésàSan Francisco, travaillant dans trois entreprises (Google, Apple et Facebook) n’ont eu un tel pouvoir de manipulation sur la capacité d’attention de deux milliards de personnes ». En 2013, il constate que Google s’intéresse de moins en moins à ce que la technologie peut apporter aux internautes et à la façon dont elle peut améliorer la société. L’objectif est plutôt de capter l’attention des utilisateurs et d’en tirer profit. Bref, de faire un hold-up sur nos esprits. En 2013, il publie un manifeste de 144 slides, « A call to minimize distraction, respect and user ‘s attention ». Cette présentation dénonce les techniques de mani- pulation des GAFA pour capter notre attention.
pulation des géants du Web. Ils sont plus malins que nous et possèdent des moyens financiers sans limites. Il est possible de ré- sister mais peu d’entre nous arri- veront à se rebeller.
Comment éviter cette manipula- tion ?
En manipulant les GAFA.
Pour gagner face à eux, nous de- vons utiliser leurs armes. A sa- voir, influencer notre auditoire. Quatre bonnes pratiques pos- sibles :
• Faisons plus court. Réduisons la durée de nos réunions pour diminuer l’envie d’utiliser nos smartphones. Essayons les réu- nions de 48 minutes à la place de meetings d’une heure.
tings. Lorsqu’un ordre du jour est adressé aux participants, il précise si les appareils électro- niques sont autorisés ou pas.
• Faisons faire des exercices qui occupent le corps et les mains. Si toutes les 15 minutes, nous nous levons pour coller des post-it au mur, dessinons ou travaillons en binôme sur des formats courts (5 minutes) avec une restitution dans la foulée, le risque de perte d’attention diminue.
• Mettons du jeu pour inciter à faire mieux. Lors d’un sémi- naire au vert, les participants avaient du mal à revenir en salle de réunion en temps et en heure. Chaque retardataire devait réaliser 10 pompes avant de s’asseoir. Et faire des pompes avec un smartphone, c’est super compliqué. Je ne vous conseille pas d’essayer... n
La réponse nous est apportée
par Tristan Harris. En 2011, cet
entrepreneur américain vend sa
start-up à Google. Il y reste trois
ans et collabore sur des projets
phares tels que Gmail. Au terme   n’avons aucune chance d’éra-   bien compris l’importance de
Le constat est sombre et, nous
• Créons des règles éphémères c’est à dire autorisons-les à certains moments et interdi- sons-les à d’autres. Google a
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octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[  Le MBA surdimensionné pour une PME ? Pas du tout, répond cette dirigeante. C’est même tout l’inverse. Dans une très petite entreprise (TPE), le dirigeant doit se multiplier sur tous les fronts. RH, marketing, finances, comptabilité, marketing... il doit passer d’un sujet à l’autre en permanence.
leur activité dans des TPE ou   tiels réalisée par l’Île-de-France,   les situer sur l’échiquier de l’en-
carrières & talents
pratique
          PME, reflet du tissu économique de la région Grand-Ouest. » Ce mouvement n’a rien de surpre- nant pour Alain Kruger, direc- teur des MBA ESG. « En termes de volumétrie, tous ne peuvent intégrer une grande société, souligne-t-il. Tous les diplômés du MBA Hospitality manager par exemple ne rejoindront pas forcément les établissements du groupe Four Seasons. Avant, ces établissements représentaient le Saint-Graal pour les jeunes. Ce n’est plus tout à fait le cas. Leurs critères de choix ont évolué. Ain- si sont-ils sensibles aux struc- tures dans lesquelles leurs ac- tions impactent réellement la vie de l’entreprise, sa performance. » Chère génération des millenials !
Des PME en quête
de MBA, des ETI
en peine de MBA
Mais ce désir ne leur est pas spé- cifique. Loin de là. Ancien direc- teur de production dans l’agroa- limentaire, Hervé Ramos a 41 ans. Son ouverture à l’univers des TPE, c’est le MBA d’Auden- cia qui la lui a donnée. « Avant, est-ce que j’aurais ciblé une pe- tite boîte, s’interroge Hervé Ra- mos, je ne suis pas convaincu. Le MBA a ouvert mon champ d’in- vestigation. Finalement, c’est une question d’ego. » Un passage en douceur car sans perte de salaire. « De plus en plus de petites en- treprises s’autorisent à recruter ces profils. Elles ont conscience de la nécessité de renforcer les compétences, avec un monde qui va très vite. » Le tout au grand dam des entreprises de taille intermédiaire (ETI), elles qui comptent entre 250 et 4 999 sala- riés. « L’allocation des ressources humaines est un vrai problème, commente Alexandre Montay, délégué général du Meti, le mou- vement des ETI. Le fléchage des talents ne se fait pas en direction de nos entreprises Sans parler de
quand nos entreprises se trouvent à 68 % en dehors. Et pour 75 % dans des villes moyennes, rurales ou semi-rurales. » Un message même pas subliminal à destina- tion des diplômés de MBA.
MSc et MS, une alternative intéressante ?
Le marché de la formation au ma- nagement évolue. Et les mastères spécialisés et masters of science sont des alternatives potentielle- ment intéressantes... Même si les entreprises peinent parfois à bien
seignement supérieur.
Le roi MBA serait-il fragilisé ? Va- cillerait-il ? La question aurait été balayée d’un revers de main il y a quelques années, certains s’inter- rogent aujourd’hui. Ou nuancent sa toute-puissance. « Quand, aux États-Unis, vous tapez « MBA is », Google propose ensuite «boring»,«useless»et«too expensive » (inutile de traduire, n’est-ce pas ?), note Guillaume Finck, pilote de la mise en place
   des marques de Toyota. Mais avec son MBA, elle a choisi de prendre la direction de l’entreprise fami- liale en électricité. Onze salariés. « Surdimensionné ? Pas du tout, répond-elle. C’est même tout l’inverse. Dans une très petite entreprise (TPE), le dirigeant doit se multiplier sur tous les fronts. RH, marketing, finances, comptabilité, marketing... il doit passer d’un sujet à l’autre en per- manence. » Une exception ?
Pas, voire peu de données na-
tionales existent à ce sujet. Tou-
tefois, quelques signes donnent
à voir une évolution du marché.
Un changement d’approche de
part et d’autre. Ainsi, Leila Mu-
rat, directrice de business unit
au sein de l’executive education
de Neoma, confirme-t-elle une
augmentation de cette tendance
vers les PME, TPE et autres start-
up. Et un pouvoir d’attraction
partagé, bi-directionnel. Les
PME identifient mieux les MBA
pour former leurs collaborateurs.
Même constat dressé par Anne
Villate, responsable recrutement
Executive MBA d’Audencia :
« 63 % des diplômés de nos trois
dernières promotions exercent   cetteaspirationdeshautspoten-
 ecoreseau.fr octobre 2019
| 73
]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
  à Washington de MBA pour le compte du Collège de Paris. C’est donc le reflet des recherches me- nées par les internautes et leurs commentaires. Au plan mondial, se développe une réelle méfiance à l’égard des MBA généralistes. Et on voit monter en puissance les MBA spécialistes », conclut- il. Évidemment, le roi MBA n’est pas encore déchu, mais tout cela ouvre des perspectives aux autres formats. Et donc aux masters of science et mastères spécialisés. Faisons connaissance.
Mastères spécialisés
Pur produit made in France, qui s’affiche à bac + 6, d’une durée de 12 mois a minima, ce cur- sus, agréé par la Conférence des grandes écoles (CGE), aura bien- tôt 40 ans – le premier date de 1983. 399 MS sont aujourd’hui recensés. Pour faire court, c’est un « mastère postmaster », à l’origine dans la droite ligne de la formation initiale. Mais, au fil des décennies, son « mode de consommation » a évolué. Du
De plus en plus de petites entreprises s’autorisent à recruter ces profils. Elles ont conscience de la nécessité de renforcer les compétences,
avec un monde qui va très vite – Hervé Ramos, MBA Audencia
point de vue du vivier dans le-   tie de la hiérarchie anglo-améri-
        quel il puise, le MS se situe plus en concurrence frontale avec le MBA. 73 % des inscrits affichent une expérience professionnelle significative. Parmi les derniers habilités par la CGE, citons MS Acteur pour la transition éner- gétique ou management de la filière musicale pour le compte d’Audencia, MS Innover et en- treprendre dans le sport pour le groupe ESC Clermont ou bien encore Audit et pilotage de la performance au sein de Kedge business school.
Master of science,
pour capter des étudiants étrangers
Sans « e », le master n’a pas le même objectif, ne vise pas le même public non plus. Comme son nom l’indique, le master of science est d’inspiration an- glo-américaine. La London School of Economics (LSE), Har- vard (Cambridge), Berkeley (San Francisco) ou encore le Massa- chusetts Institute of Technology (MIT), en délivrent, pour ne citer que quelques grandes universités hors hexagone. Les MSc font par-
caine des diplômes.
Labellisés et contrôlés en France, eux aussi, par la Conférence des grandes écoles (CGE), les MSc cultivent encore la rareté. Ils ne sont que 142 aujourd’hui. Avec eux, les business schools cherchent à capter des parts de marché à l’international. D’où l’adoption des codes anglo-amé- ricains, avec un recrutement post bac + 3/4 (master 1, bache- lor étranger, voire français par- fois), destiné essentiellement à des candidats étrangers, avec des cours dispensés très souvent to- talement en anglais.
L’intérêt d’un MS ou d’un MSc ? Leur capacité à répondre à un besoin ponctuel, avec un cycle de vie qui peut être court. Leurs contenus évoluent en effet plus vite que le programme classique de la grande école ou d’un master délivré en université, qui passent par les fourches caudines du mi- nistère de l’Enseignement supé- rieur.
MUrIeLLe WoLSKI
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octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[ Donnez un nouveau souffle à votre carrière et devenez le leader de demain !
MBA Manager d’entreprise
- Pour développer ses compétences managériales et agir comme un leader au sein de l’entreprise ;
- Pourélargirseshorizonsetapporter aux autres un savoir-faire unique ;
- Pouracquérirunprofilinternational
et être ainsi en mesure de développer des activités au niveau mondial ;
- Pour faire progresser son salaire
et sa carrière professionnelle au sens large.
Rentrée janvier 2020
Votre contact MBA
Emmanuelle Rochefort
01 40 27 26 36 emmanuelle.rochefort@lecnam.net
Accréditations et labels
Mastères spécialisés (label CGE) • Conseil et ingénierie en organisation
• Ingénierie des projets et management
d’équipes
- Pour développer ses capacités à résoudre des problématiques liées à la transformation des entreprises ;
- Pour élaborer et mettre en place
une organisation efficiente alignée sur la stratégie de l’entreprise ;
- Pour décliner des objectifs
réalisables et contrôlables ;
- Pour préparer et accompagner les processus de changement.
Rentrée en cours
Votre contact Mastères spécialisés
Rachida Aubry
01 40 27 23 43 rachida.aubry@lecnam.net
strategies.cnam.fr
]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
  Sur fond de psychodrame... B
Genèse d’un succès
Il n’y a pas qu’HEC, l’Essec ou bien encore l’ESCP Europe (qui va bientôt fêter ses 200 ans d’existence) qui forment les cadres sup’ de demain, les pros du management et du marke- ting, ceux qui jongleront avec les customer relationship mana- gement (CRM), autrement dit la gestion de la relation client... Créés dans les murs des uni- versités au milieu des années 1950 par Gaston Berger (phi- losophe, il assure la direction générale de l’enseignement su- périeur au ministère de l’Édu- cation nationale, il est du reste le père du chorégraphe Maurice Béjart), inspiré par le modèle anglo-américain des masters of business administration (MBA), les Instituts d’administration des entreprises (IAE) ciblent dès l’origine – bien avant la mode – la double compétence. Le public visé : les scientifiques, des médecins, des sociologues ou autres littéraires auxquels fait défaut la culture managé- riale. Et ça marche !
Plus de 500 000 diplômés ont été au total recensés en 2018. Au fil des décennies, le maillage ter- ritorial s’est densifié. De douze créés en deux ans à peine – le pre- mier a été implanté à Marseille à la fin des années 1950 –, ils sont 35 en 2019 – les deux derniers in- tégrés sont Versailles et Angers. Et peut-être davantage dans les mois à venir. Le réseau entend renforcer sa présence dans les territoires d’outre-mer. Et sur- tout, le catalogue de formations a pris de l’épaisseur. Comptabilité, marketing, ressources humaines, audit, finances, entrepreneuriat, systèmes d’information... au total, 856 cursus sont dispen- sés. Avec 313 M1 et 568 M2 – ou plus exactement parcours de M2 –, le master d’administration des entreprises (MAE) demeure le navire amiral du réseau. Au dernier pointage réalisé à l’occa- sion d’une enquête d’envergure conduite par la Fondation natio- nale pour l’enseignement de la gestion des entreprises (Fnege), 37 % des effectifs étudiants sont en licence, 61 % en master et 2 % en doctorat. En valeur absolue, 30 000 jeunes préparent actuelle- ment un master.
La visibilité
encore en demi-teinte Cathy Kienner a 28 ans. Elle a décidé de reprendre les études.
IAE : une alternative
reaking news ! Mardi 24 septembre, 14 h 47. La Conférence des grandes écoles (CGE)
vient de se prononcer contre l’entrée des Instituts d’admi- nistration des entreprises (IAE) en son sein. C’est encore offi- cieux, mais c’est une vraie fin de non-recevoir opposée à Éric Lamarque, président du réseau des 35 IAE. Un couperet. Dans le landernau de l’enseignement supérieur, cette information va susciter des réactions. Dans d’autres sphères, on pourrait parlerde«rififi»oude«far west » ! « Les structures éta- tiques en management ne pour- raient pas l’intégrer quand c’est possible pour les écoles d’ingé- nieurs, s’agace Éric Lamarque. Les business schools dictent leurs lois. Je ne peux que le constater. C’est une mesure discriminatoire. Les IAE dé- rangent l’ordre établi dans un contexte de crispation du mo- dèle des petites écoles. »
de qualité
aux business schools
Entités universitaires, les Instituts d’administration des entreprises (IAE) ont vécu dans l’ombre des business schools pendant six décennies. Ce temps- là est révolu ! Car ce réseau s’affranchit. Et ça n’est pas sans gêner les écoles privées.
Breaking news ! Mardi 24 septembre, 14 h 47.
La Conférence des grandes écoles (CGE) vient
de se prononcer contre l’entrée des Instituts d’administration des entreprises (IAE) en son sein.
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octobre 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[  Plus de 500 000 diplômés IAE ont été au total recensés en 2018. Au fil des décennies, le maillage territorial s’est densifié.
De douze créés en deux ans à peine – le premier a été implanté à Marseille à la fin des années 1950 –, ils sont 35 en 2019 – les deux derniers intégrés sont Versailles et Angers.
Le marketing numérique l’inté-   Cathy Kienner attend avec im-   sonnel et professionnel. »
charte commune. Sans gommer les particularités régionales, il parle plus souvent d’une seule voix – ce sera le cas à l’Agora des IAE, au tout début du mois d’octobre. Le réseau s’affiche aux grands rendez-vous inter- nationaux et nationaux. Et ce devrait être davantage encore le cas lors de la prochaine cam- pagne de Parcoursup : ils ne seront plus noyés dans la masse des licences, un onglet spéci- fique leur sera dédié. Un coup de pouce bienvenu du ministère de l’Enseignement supérieur à des établissements qui rem- plissent leur office. Telles sont les conclusions du BSIS (Bu- siness School Impact System), développé par Michel Kalika, pour le compte de la Fnege. Cet outil a vocation à mesurer l’impact d’un établissement sur son territoire, en termes de développement économique, éducatif, financier et pour la recherche. Un outil qui fait foi. Dix-neuf écoles françaises l’ont
carrières & talents
pratique
         patience la remise de diplôme qui aura lieu en mars 2020. En attendant, elle a déjà un contrat à durée indéterminée en poche, au sein de l’entreprise qui l’a accueillie pour son alternance, la confiserie Adam. L’intérêt de son master ? « Outre mon emploi, les compétences tech- niques et stratégiques acquises, la confiance en soi, le côté aca- démique qui m’a fait découvrir une façon de construire les choses... des apports positifs
Certes, le statut de l’IAE de Strasbourg est quelque peu par- ticulier en raison de cette coha- bitation avec la business school, mais cette histoire résume à elle seule le drame des IAE, rebap- tisés depuis deux ans environ « écoles universitaires de mana- gement ». La visibilité pèche. Le master 2 e-marketing et straté- gie numérique est-il porté par l’EM Strasbourg ? Par l’IAE ? Par les deux ?
resse, pour accompagner le dé-
veloppement de sa petite entre-
prise baptisée Pétale douceurs
fleuries, des pâtisseries aux
f leurs comestibles commercia-
lisées uniquement sur le Net.
Ce sera le master 2 e-marketing
et stratégie numérique de l’IAE
de Strasbourg. « IAE ? s’inter-
roge pourtant Cathy Kienner.
Ce sigle ne me parle pas du tout,
C’est l’offre de l’EM Strasbourg,
dotée d’une bonne réputation
qui m’a séduite. L’effet carte de
visite a remporté ma décision. »   dans tous les domaines, per-   d’année en année, avec une
Pourtant, le réseau se renforce
   ecoreseau.fr octobre 2019 | 77
]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
    utilisé, 43 au total. Et donc, en supplément, 34 IAE.
Un impact réel et bénéfique sur l’économie Deux milliards d’euros. Entre les dépenses des étudiants, les ressources mises à dispo- sition des entreprises, etc., tel est l’impact financier total des IAE sur leurs territoires res- pectifs. Au-delà de ce chiffre macroéconomique, comment ça se passe pour les étudiants, concrètement, sur le terrain ? 72 % des diplômés ont trouvé un emploi dans les six mois – dont 38 % à l’issue des cours, du stage ou de l’alternance. Les sceptiques mettent toujours en doute la nature du travail dé- croché. Les statistiques ne sont pas qualifiées. Mais ce constat vaut autant pour les autres éta- blissements du paysage de l’en- seignement supérieur. La CGE affiche un taux net d’emploi à six mois de 89,5 %. Delta, il y a. Tout comme pour les frais d’inscription.
La professionnalisation est ins- crite dans l’ADN des IAE. Plus de 18 000 étudiants des IAE ont réalisé en 2018 des stages en entreprises, soit environ 6 000 équivalents temps plein (ETP). Durée moyenne des stages en licence : 2,3 mois. En master : 4,7. Et c’est sans compter l’ap- prentissage.
« Les IAE n’ont plus
de complexes »
À la tête de l’IAE d’Aix-en- Provence, Virginie de Barnier aimerait pouvoir pousser les murs davantage encore – des travaux pour créer quatre salles de classe supplémentaires vont commencer. « En audit, en systèmes d’information, nous sommes contraints de refu- ser d’excellentes candidatures, faute de places, quand les entre- prises sont prêtes à en prendre trois ou quatre fois plus. » L’imbrication avec le monde de l’entreprise est permanente. Pour preuve, la création à l’IAE de Metz de toute une filière en gestion du patrimoine im-
  78 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[  En audit, en systèmes d’information, nous sommes contraints de refuser d’excellentes candidatures, faute de places, quand les entreprises sont prêtes à en prendre trois ou quatre fois plus – Virginie de Barnier,
IAE Aix-en-Provence.
mobilier, à la demande de la   est mis sur les soft skills. L’effi-
carrières & talents
pratique
         Fédération nationale de l’im- mobilier (Fnaim), du bac + 3 jusqu’à la chaire. Idem pour le management hôtelier, avec les acteurs régionaux cette fois. Et demain avec des mutuelles pour la transformation numé- rique. « Les IAE n’ont plus de complexes, témoigne Julien Husson, à la tête de la struc- ture mosellane. À Metz, le choix a été de se centrer sur la recherche à fort impact mana- gérial, qui part d’une demande sociale, du terrain. C’est impor- tant d’être ancré dans le privé. Avec notre activité de forma- tion, l’IAE est un acteur éco- nomique du territoire. » Avec tous les atours en vigueur dans les business schools notamment. Un CRM est développé, un ser- vice relations entreprises a été créé, avec trois salariés pour les prospecter. « C’était un gros mot, il n’y a pas si longtemps. Place au nouveau management public. » Les Junior entreprises f leurissent aussi. On en compte dix. Les connexions avec le monde économique se font à tous les étages. Ainsi, décou- pé en bloc de compétences, le master en management des en- treprises (MAE) de l’université Savoir-Mont-Blanc a inséré une certification très précise des en- treprises, le PMI (pour Project Management Institute). L’accent
cacité du Club des entreprises a été saluée par le prix national insertion formation. Un cata- logue à la Prévert.
Le constat est limpide : les frontières s’effritent entre les deux systèmes, business schools d’un côté, IAE de l’autre. Ils se partagent souvent les mêmes enseignants. Et les écoles de commerce n’ont eu de cesse de développer la recherche pour une plus forte exposition à l’in- ternational. Virginie de Bar- nier en est convaincue : « Dans 20 ans, [les frontières] auront même totalement disparu. Il n’y a qu’à voir comment l’Inseec a accoléunUàsonnom!»Et l’énergique directrice de l’IAE d’Aix confesse avoir reçu, de deux écoles, la proposition de fusionner. Deux questions s’im- posent : combien de temps en- core la Conférence des grandes écoles (CGE) pourra-t-elle refu- ser l’accès aux IAE, dans un tel contexte ? Et nier la qualité de la formation de ces écoles uni- versitaires de management... surtout que certaines peuvent se prévaloir de quelques galons, comme la double accréditation internationale Amba-Equis de l’IAE d’Aix-en-Provence ? Combien de temps ?
MUrIeL WoLSKI
  ecoreseau.fr octobre 2019
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]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[vie privée
 culture & co par christophe
 combarieu
Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
ciné
chambre 212, Honoré
Catherine est une femme qui trompe son mari depuis des années. Lorsqu’il le découvre au hasard de SMS lus
sans vraiment trop d’inadvertance, une dispute éclate et Catherine décide d’aller vivre à l’hôtel d’en face, chambre 212, lui offrant une vue plongeante
sur son domicile et sur toute la vie qui anime son ancien « chez elle ». Mais est-il vraiment bon
de tout savoir... ? Une sorte de fantaisie théâtrale qui met à nu de façon vivifiante la fidélité, le poids des ans,
le désir amoureux et la sexualité. Un film au rythme effréné qui nous garde captivés du début à la fin. La réalisation de Christophe Honoré est remarquable, à l’image du casting qui réunit Chiara Mastroianni et Vincent Lacoste, et l’on prend un malin plaisir à se faufiler dans les pensées de ce couple, entre scènes d’humouretdedrame...Ensallesle 9octobre
Fahim, Martin-Laval
Fahim ou l’histoire vraie d’un jeune Bengalais sans papiers, sauvé par
les échecs... Fuyant le Bengladesh,
le garçon et son père se retrouvent embourbés dans la lente et fastidieuse lutte pour décrocher l’asile politique en France. Gérard Depardieu y incarne un entraîneur d’échecs avec qui le
petit Fahim va se nouer d’amitié et s’entraîner d’arrache- pied à remporter
le championnat de France de la discipline. Le seul moyen pour son père et lui d’éviter l’expulsion. D’une histoire vraie, Pierre- François Martin-Laval
réussit, sans nous donner de leçons,
à tirer un film qui nous touche et
nous amuse, qui nous bouleverse et nous interpelle. Il nous parle de ces médecins, pompiers ou fonctionnaires aux vies brisées par la lourde décision d’abandonner leur famille et fuir le danger de leur pays, sans aucune autre solution. En salles le 16 octobre
80 | octobre 2019 ecoreseau.fr
opéra
Madame Butterfly : vMertige de l’amour !
adame Butterfly, qui tesque un peu justifié à l’époque, car était paraît-il l’héroïne on n’avait encore jamais vu une pro- préférée de Puccini, est duction aussi minimaliste d’un opéra plus ou moins inspirée de Puccini ! Aujourd’hui, la froideur
     d’une histoire vraie, celle d’une gei- ambiante est à peu près digérée ! C’est
sha qui donna naissance à l’enfant d’un officier de marine américain. Bien sûr, la figure a été étoffée pour en tirer d’abord une nouvelle, puis une tragédie, et c’est en voyant cette pièce que Puccini a voulu concevoir une œuvre lyrique, devenue assuré- ment l’un de ses opéras les plus po- pulaires avec Tosca et La Bohème. À Paris, Bob Wilson signe une mise en scène que les Parisiens connaissent bien puisqu’elle avait été créée il y a plus de 25 ans, en 1993. Tollé gigan-
théatre
Un sac de billes, QJoffo-Daurat
certes un peu dommage pour les amateurs de jardins japonais, mais beaucoup de points positifs dans cette reprise de Madame Butterfly : des éclairages, des jeux d’ombres et de lumière somptueux, une direction musicale très fine, très précise, signée Giacomo Sagripanti, avec les voix su- blimes d’Ana-Maria Martinez, Ma- rie-Nicole Lemieux et Laurent Naou- ri qui vont comme toujours tutoyer les anges ! n
Opéra-Bastille jusqu’au 13 novembre
    ui ne se souvient pas d’Un sac
de billes, le film de Jacques
Doillon de 1975, et plus ré-
cemment de celui de Christian Duguay en 2017
avec Patrick Bruel et Elsa Zylberstein ! En 1941, dans la France occupée, deux jeunes frères juifs parisiens vont de- voir faire preuve de courage et d’ingéniosité afin d’échap- per aux nazis. Envoyés en zone libre par leurs parents, ils vont tout faire pour réussir à réunir leur famille, quitte à braver le danger comme personne... Ce fantastique récit autobiographique signé Joseph Joffo revit en ce mois d’oc- tobre au théâtre du Lucernaire. Une performance théâtrale inouïe de James Groguelin qui, à lui seul, incarne tous les personnages ! Stéphane Daurat signe une mise en scène simple mais très astucieuse, à l’image des protagonistes de l’œuvre originale. Un spectacle pour ne pas oublier, un
Le porteur Ad’histoires
près quelques années à guichetsfermésdanstous les théâtres parisiens, Le p o r t e u r d ’ h i s t o i r e , l ’u n e
des premières créations d’Alexis Michalik, s’installe au théâtre des Béliers. Un voyage vertigineux, rocambo- lesque, qui réveille l’imaginaire. Un homme venu en- terrer son père tombe inopinément sur des carnets ma- nuscrits du xixe siècle inédits, propriété de la dernière héritière d’une illustre famille de l’aristocratie fran- çaise, les Saxe de Bourbon. Ce jeune homme va alors dérouler, sur scène, le fil historique de ces carnets pour retrouver le fabuleux trésor de famille. Une chasse au trésor littéraire qui tient le spectateur en haleine, cap- tivé par cet enchaînement d’histoires, quasi cinémato- graphique ! Un « porteur d’histoire » qui est aussi un « porteur d’espoir », et qui avait valu en 2014 à Michalik deux molières, celui de la mise en scène et du meilleur auteur vivant ! n Actuellement au théâtre des Bé- liers Parisiens, Paris 18e
 vrai devoir de mémoire. n Lucernaire, Paris 6e
Actuellement au théâtre du
Gaspard Proust
Si le cynisme a son roi en matière d’humour, c’est bien à travers Gaspard Proust ! Il a choisi de distiller une nouvelle fois son humour – très – noir à la Comédie des Champs-Élysées, une sorte de point d’orgue délirant d’une tournée française triomphale. Gaspard Proust, depuis ses débuts en 2011 au théâtre du Rond-Point, est l’un des derniers humoristes à rire de tout à l’aide d’une méchanceté contrôlée mais piquante à souhait ! Il n’a peur de rien, il va
au pire, et sans détours... Il déboulonne ses
contemporains comme seuls savaient le faire avant lui des Pierre Desproges ou des Jean Yanne, sur tous les sujets d’actualité, mais surtout sur les scandales les plus savoureux ! Il aime aussi l’absurde, les ironies de l’histoire et les raisonnements paradoxaux. On vante sa cruauté, mais il faut bien dire que son écriture est toujours aussi fine et frappe constamment dans le mille !
Actuellement à la Comédie des Champs- Élysées, Paris 8e
 ]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[ culture & co
vie privée
     dvd
Sibyl, triet
Quand une romancière se reconvertit dans la psychanalyse, elle écrit Sibyl ! Mais lorsque l’écriture est plus forte que tout, elle choisit de laisser tomber quelques patients pour revenir à sa passion première.
Et si une jeune actrice paumée l’implore pour la voir, elle se passionne pour son histoire au point d’enregistrer leurs séances en secret. Mais l’histoire s’emballe à une vitesse vertigineuse... Aucun doute, on découvre
à travers ce face-à-face poignant trois talents exceptionnels : Virginie Efira et Adèle Exarchopoulos d’abord, en femmes paumées
et explosives, et Justine Triet, qui nous prouve qu’elle est bien une grande cinéaste. Les deux femmes s’étaient connues grâce à Victoria, et la rencontre artistique est un régal. Cassavetes n’est pas loin, dans cette tragicomédie intense ! Une œuvre foisonnante, éruptive, jubilatoire. Le Pacte
Séduis-moi si tu peux, Levine
Après Hors contrôle et Snatched, le réalisateur Jonathan Levine revient à ses premières amours :
la romance audacieuse. On y suit les pérégrinations d’une femme charismatique, l’une des plus influentes du monde. Alors qu’elle a tout,
elle trouve sur son chemin un porte-poisse, journaliste talentueux certes, mais qui a le
don de s’attirer tous les ennuis. A priori, ils
n’ont rien en commun, sauf qu’elle était sa baby-sitter et son premier coup de foudre
à lui ! À elle de tomber à présent sous son
charme... Voilà un conte de fées moderne hautement sympathique, grâce à deux acteurs jubilatoires, Charlize Theron et Seth Rogen. Tout est prévisible, mais c’est tellement drôle et efficace ! À la fois comédie romantique féministe et chronique sarcastique de l’époque, voilà un film impertinent qui remplit amplement le cahier des charges. M6 vidéo
cd
David Kadouch,
révolution
Au début de sa carrière, Daniel Barenboïm et Pierre Boulez avaient repéré ses qualités digitales et
sa finesse poétique, et l’avaient pris sous leur aile. Bien leur en a pris car quelques années plus tard il est devenu l’un des pianistes français les plus charismatiques.
Son nouvel album, qui s’intitule Révolution, est une sorte de vagabondage musical où Beethoven et Chopin côtoient Janacek et Debussy. La virtuosité de Kadouch, à la fois ardente et pudique, volontaire et rayonnante, offre aux révolutions politiques ou personnelles de ces compositeurs un écrin unique.Mirare
Anne Sila, Fruit défendu
Déjà un deuxième album d’Anne Sila que la France avait découverte en finale de l’émission The Voice.
Avec son Fruit défendu, elle nous prouve encore que sa voix est capable de tout, agile dans tous les styles, à la fois pop et dépouillés. Car elle sait
tout chanter, du jazz à l’électro, en passant par les rythmes world les plus fous ! Impossible de la comparer, elle est unique, et quand elle nous parle d’amour, elle possède cette désarmante sincérité des filles de
sa génération. Un Fruit défendu qui n’est certainement pas confit, et encore moins noyé de sirop ! Subtil ! Universal
Ivo Pogorelich :
beethoven, rachmaninov
Déja 40 ans de carrière ! 40 ans
qu’il créait l’émeute au Concours Chopin de Varsovie, où le piano classique suscitait pour la première fois les mêmes engouements que
les stars du rock ! Une folle discographie, chez Deutsche Grammophon, où on redécouvrait pêle- mêle un Tchaikovski exubérant, un Schumann totalement névrosé, un
Beethoven inventeur du jazz, un Chopin survolté, à nul autre pareil. Ivo Pogorelich, l’électron libre du classique, a choisi de reprendre le chemin des studios, cette fois pour Sony Classical, avec des sonates
de Beethoven et de Rachmaninov hors du temps, aux transitions modernistes de chacun. Le piano tel qu’on l’aime : incontrôlable !
Sony Classical
    ecoreseau.fr octobre 2019
| 81
]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
essais autos
L’Alfa Roméo
 Giulia cherche un
second souffle
La grande routière italienne lancée en 2016 n’a rien perdu de
son charme ni de ses qualités. Ses nouveaux moteurs diesel gagnent en puissance et en propreté, mais le constructeur devrait rapidement restyler sa berline pour endiguer la baisse de ses ventes en Europe.
Il y a trois ans, cette très belle routière transalpine avait re- mis Alfa Roméo sur la route du succès. Dotée d’une ligne à
la fois classique et sportive héritée de la tradition Alfa, la Giulia affir- mait sa différence latine dans un univers dominé par les marques allemandes (Mercedes, Audi, BMW), suédoise (Volvo) et british (Jaguar). Ses très grandes qualités mécaniques (châssis, direction, suspension, puissance moteur) en faisaient une rivale potentielle avec tout en haut de sa gamme l’impres- sionnant Quadrifoglio motorisé par un V6 essence 2,9 litres turbo de 510 chevaux. L’absence de car- rosserie break (qui n’a jamais été le point fort d’Alfa) l’a sans doute empêchée de convaincre une plus large clientèle familiale sur son
segment. Le constructeur appa- remment n’en a cure puisqu’il an- nonce au contraire l’arrivée pro- chaine d’une version coupé GTV. Le remplacement des blocs diesel 2.2jTDm de 150 et 180 ch par deux moteurs plus puissants (160 et 190 ch) aux nouvelles normes d’émis- sion est l’occasion de refaire un petit tour au volant de cette jolie berline italienne.
La version Sport Edition de notre essai dotée du moteur 190 ch et de la boîte auto à 8 rapports bénéfi- cie d’un superbe habitacle en cuir fauve du plus bel effet. Confort, er- gonomie des commandes (mention spéciale pour les grandes palettes en alu du changement de vitesse au volant !), plaisir de conduite sont au rendez-vous. La Giulia en
jette. La tenue de route de cette propulsion dotée de l’amortisse- ment piloté est royale tandis que le système DNA (Dynamic, Natural et Advanced Efficiency) qui joue sur les réglages du moteur, la ré- ponse de l’accélérateur, les freins, la direction et la suspension active, laisse choisir son mode de conduite préféré. Quelques regrets pourtant
côté équipement comme l’absence d’affichage tête haute et de système de park assist, ou encore la taille riquiqui de l’écran – non tactile – du GPS. À quoi s’ajoute le reproche renouvelé d’une visibilité latérale et trois-quarts avant médiocre à cause de la largeur des montants de pare-brise et de portière.
La Giulia dont les ventes en Eu- rope ont été divisées par deux entre le premier semestre 2018 et le pre- mier semestre 2019 aurait donc bien besoin d’un restyling, attendu mais pas encore confirmé. D’autant que de nouvelles concurrentes ap- parues sur son marché comme la redoutable Peugeot 508 risquent fort de lui tailler des croupières.
fiche technique
Modèle essayé
 Alfa roméo Giulia Sport edition 2.2 190 ch At8
 tarif
 Àpartirde48600€
 tarifs gamme essence
 Àpartirde37800€
 tarifs gamme diesel
 Àpartirde34100€
  La citroën c1 se la joue Urban ride
 La petite Citroën revient en beauté et en série limitée
Ellearriveenconcession:la
petite citadine C1 déclinée en
série spéciale Urban Ride était apparue au printemps 2018, elle revient en fin d’année avec une bouille reconnaissable entre
toutes : passages de roues avec élargisseurs d’ailes noir mat, stickers latéraux, coques de rétroviseurs extérieurs blanc, jantes alliage 15 pouces noires, vitres arrière surteintées, sièges personnalisés, toit en toile découvrable (en option), carrosserie 5 portes exclusivement. En prime,
82 | octobre 2019 ecoreseau.fr
La berline compacte de la marque suédoise prochainement renouvelée veut terminer sa carrière en beauté avec une série spéciale très équipée.
Volvo cherche à redonner un petit coup de fouet commercial à sa compacte vieillissante qui a fêté ses sept ans d’âge et qui sera bientôt remplacée. La V40 Signature Edition se démarque par une dotation en équipements très généreuse par rapport à la version Momentum d’entrée de gamme (l’Edition Signature
est également proposée en version Country). Au menu : caméra de recul, aide au stationnement avant et arrière, jantes de 17 pouces, sellerie cuir, système de navigation sur écran 7”, combiné d’instruments numériques et système audio high performance. Du point de vue motorisations, deux diesels disponibles (D2 et D3 de 120 et 150 ch) et deux essence (T2 et T3 de 122 et 152 ch) avec l’option d’une boîte auto Geartronic 6.
fiche technique
des équipements d’une grande (avec packs) : climatisation
automatique, allumage automatique des feux
de croisement, accès et démarrage mains libres, Active City Brake, alerte de
franchissement de ligne, reconnaissance
des panneaux de limitation de vitesse, caméra de recul, fonction Mirror Screen, compatible Apple CarPlay,AndroïdAutoetMirrorLink. Sousson–petit–capot,ununique moteur 3 cylindres essence de 72 ch de dernière génération avec stop & start et boîte de vitesses mécanique. Pas de boîte auto pour une citadine, ça en revanche c’est une erreur !
fiche technique
Le Seat tarraco entre dans la cour des grands SUV
  Modèle essayé
 Seat tarraco 7 places Xcellence 2.0 tSI 190 DSG 4Drive
 tarif
 Àpartirde42440€
 tarifs gamme essence
 Àpartirde37240€
 tarifs gamme diesel
 Àpartirde40090€
  Modèle essayé
 citroën c1 Urban ride
 tarifs gamme essence
 Àpartirde15050€
 ]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[ horlogerie & joaillerie
Zenith, El Primero de 1969
Zenith couronne la célébration de son mythique chrono- graphe à haute fréquence El Primero de 1969 par une tri- logie « revival » en or massif. L’icône horlogère, qui fête un demi-siècle d’avant-garde et de précision, habille son boîtier de 38 mm aux compteurs tricolores de ce précieux métal. Pour marquer ce jubilé, les trois modèles unisexes en or blanc, rose ou jaune sont limités à 50 exemplaires chacun et garantis
pendant 50 ans. En or rose à 19 900€ www.zenith-watches.com/fr_fr/
reservoir Hydrosphere
Immersion imminente - Temps de plongée: 45 minutes, profondeur : 250 mètres. Scellée au poignet, Hydrosphere, une montre à l’effigie des manomètres de plongée sous-marine, premiers instruments de survie des plongeurs. Lunette tournante unidirectionnelle avec double graduation, valve à hélium et indicateur de marche, Reservoir Hydrosphere affirme sa singularité avec une seule aiguille au cadran. 4250€ www.reservoir-watch.com
Michel Herbelin, noir c’est chic !
Lancée en 2007 par l’Atelier d’Horlogerie Française Michel Herbelin, l’Antarès à bracelet interchangeable est devenue, au fil des ans, un modèle emblématique de la maison. Présentée aujourd’hui dans une version full black, cette montre se met au pas des nouvelles humeurs de la mode. Munie d’un système astucieux permettant de changer soi-même le bracelet, elle s’émancipe et ose le chic’n’rock.
De 890 à 940 € https://michel-herbelin.com
trilobe, un renversement conceptuel
Hier, le temps était figé avec des aiguilles qui tournent. Avec la montre Trilobe, le temps se met en mouvement. Emportés dans la danse, trois anneaux rotatifs s’élancent, portant chacun une gradation du temps : le plus grand anneau pour les heures, le médian pour les minutes, et le plus petit pour les secondes. Un nouveau classique. 7 320 € https://trilobewatches.com
l’art du temps
vie privée
      ecoreseau.fr octobre 2019
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]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
 bien-être
La Panthère de cartier en édition
limitée
À l’occasion du 5ème anniversaire de La Panthère, Cartier propose une édition limitée de son parfum emblématique. Deux nouveaux flacons dont le décor solaire souligne les multiples facettes d’un jus à la fois floral et
fauve. Un gardénia d’où l’animalité surgit, révélée par l’architecture d’un musc tout à la fois animal et moléculaire, charnel et abstrait. 75ml (123,50 €) & 25ml (64,50 €) www.cartier.fr
Faith in Nature
Des formules courtes et rassurantes exemptes de tout ingrédient controversé, des soins vegans s’appuyant sur des fruits, des légumes, des fleurs, des plantes...
à l’efficacité attestée depuis 45
ans, un discours honnête et sans surpromesse pour ces produits
du quotidien respectueux à la
fois de la peau et de la planète.
Les packagings entièrement biodégradables sont conçus
avec 100% de plastique recyclé. Shampooing et Après-shampooing 400 ml, 6€99 l’unité* www.faithinnature.fr
Huile sèche régénérante visage bio & Vegan
Les huiles d’avocat et de baobab protègent et assouplissent la peau.
L’huile de chardon Marie est un puissant anti-oxydant. Riche en acide gras oméga 3 grâce à un complexe
d’algues méditerranéennes, elle permet d’augmenter l’hydratation et la régénération des cellules. Cette huile est réparatrice
grâce à l’huile de Rosier Muscat.
24,90€ - 50ml www.uv-bio.com
Le semainier de Mes chaussettes rouges Paris
Réunies dans ce coffret rouge flamboyant, Mes Chaussettes Rouges a sélectionné sept
paires de chaussettes dans les matières les plus nobles. Un parcours initiatique qui part du fil d’Écosse pour aller sur la route de la soie, parcourir le cachemire jusqu’aux confins des terres australiennes où la laine se fait reine. L’emblématique coton super-solide, laisse place au lin français. Le voyage se termine avec un fil de coton compacté qui utilise une nouvelle technologie brevetée de filature. 185 €
www.meschaussettesrouges.com/fr/
   « Eclat Plus »
des Hammam
Les hammams les Cent Ciels sont heureux de proposer leur nouveau rituel « Eclat Plus » : nettoyer en douceur, réhydrater et régénérer l’épiderme en profondeur. Ham- mam, sauna, piscine, savon noir, gom- mage, Rhassoul, masque visage aux quinze plantes, massage du corps de 25 min. 2h30 de bonheur corporel proposés jusqu’au 31 octobre au prix de 70€ au lieu de 90€. http://hammam-lescentciels.com
Cent Ciels
Deep Nature au tigre Yoga club de Lyon
On ne présente plus le Tigre Yoga Club ! Après une incroyable séance de yoga, délectez-vous d’un soin Deep Nature, par exemple le massage signature du tigre (75mn) : un massage « maison » conçu pour libérer le corps des turpitudes de l’esprit,
se reconnecter à son essence corporelle, faire circuler l’énergie dans l’ensemble des fascias et organes et remobiliser l’esprit dans le corps. Juste fantastique ! https://tigre-yoga.com
  mode & accessoires
 Les bottes Méduse 100% Made in
France
Méduse® est l’unique fabricant de bottes et chaussures en PVC injectées en France. La marque propose 10 modèles différents de bottes dans divers coloris. On passe de couleurs hivernales comme le noir, le bordeaux jusqu’à des couleurs plus vives pour réveiller les journées nuageuses comme avec le vert pomme ou le rouge vif. Il y en a
pour toutes, des plus excentriques aux plus classiques. Méduse® permet de s’amuser même par temps de pluie ! Modèle Flambor à partir de 45 € www.meduse.co
Soft Nature,
 Tamaris
 Smokey, un esprit smoking
ultra féminin
Smokey est une maison française de prêt-à-porter femme haut de gamme s’inspirant du smoking. Cette collection rend hommage aux premières femmes ayant fait avancer la situation des femmes par leur indignation, courage, force et détermination. Accents vintage, sensuels, modernes et intemporels. Des tissus nobles, de France et d’Italie avec une prédominance de la soie, bousculent les codes d’un vêtement d’emprunt
au vestiaire masculin, symbolique d’influence. Les pièces de la collection sont conçues et produites à Paris en édition très limitée. www.smokey-paris.com
Les tons naturels de la forêt, ins- pirés des pommes de pin et de la mousse, capturent l’attraction mystique et magnétique de la na- ture. Avec une douce sensibilité, les couleurs caressent leur porteur et créent l’illusion parfaite d’une (sur) réalité. Le design exclusif et ultra léger de la semelle offre un confort
incomparable – pour plus de sou- plesse et de légèreté ! 74,85€
tamaris.com/fr
Soft Nature, Tamaris
Anatole, le micro-parapluie bicolore noble & solide Son format « micro » (17,5cm) et sa légèreté (220g) en font un parapluie idéal pour les petits sacs ou pour se
glisser dans une poche. Anatole est le seul micro parapluie qui réunit autant de ma- tériaux nobles : poignée en bois, passe- main en gros-grain, fermoir avec bouton
pression en nickel. Les montures sont ren- forcées au niveau des 7 baleines. 34,90€
https://anatole-paris.com
   84 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[ évasion
Le Peninsula, un réel Lengagement artistique !
Le Domaine Les Crayères en Champagne
Cette ancienne demeure de la famille de Polignac, est lovée au coeur de Reims dans un parc de sept hectares à la végétation verdoyante. Chambres et suites sont décorées avec le souci du détail propre au plus pur
style classique français. L’accueil chaleureux, le service impeccable et la table gastronomique doublement étoilée du Chef Philippe Mille, Meilleur Ouvrier de France, et la carte des vins avec plus de 600 références de champagne, vous combleront. www.relaischateaux.com/crayeres
é par The Peninsula Hotels au mois de mars dernier, à l’occasion d’Art Basel Hong Kong. Le groupe hôtelier, partenaire officiel de la foire, offre ainsi à ces clients une nouvelle façon de découvrir l’art contemporain. Cette
initiative artistique dévoile une série d’expositions expérientielles
et immersives. En commandant de nouvelles œuvres auprès des
ces artistes, Le Peninsula permet de créer des pièces d’art percu-
tantes, qui abordent des enjeux mondiaux importants, et qui, au-
trement, ne pourraient peut-être pas voir le jour. En photo, les commissaires d’Art in Resonance Isolde Brielmaier et Bettina Prentice. Jusqu’au 15 novembre. www.peninsula.com
Hôtel boileau, petit luxe entre amis
C’est dans un coin du 16e arrondissement parisien calme qu’un hôtel au 81 de la rue Boileau fut rénové à la façon du poète dont il porte le nom : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. » Pour Fabrice Royer, maître des lieux depuis dix-huit ans, il fallait reconcevoir ces trois bâtiments d’un lieu d’accueil de charme et de discrétion, et afficher de façon claire la vocation de l’hôtel : recevoir une clientèle « corpo/société » dans un trois étoiles qui offre des
chambres éligibles à une quatrième étoile virtuelle
et des visiteurs de passage accueillis comme dans
un 3 étoiles « plus » ! Les 15 chambres rénovées
et climatisées justifient toutes leur appellation,
Bengalore, Saint Barth (une suite, comme la Dandy
et l’Opaline) ou l’Églantine et My Love (avec terrasse
privée), avec détour par l’Excalibur (!) ou le Cap Horn.
240 euros la nuitée (320 pour les suites) dans le
bâtiment central, mais des chambres 3 étoiles à partir
de 130 euros dans les deux autres corps, le Boileau concilie
pointe de luxe et hôtellerie confortable. Avec accueil à l’avenant. www.hotel-boileau.com/fr
L’Himalaya, entre ciel et terre
Secret Planet – Tamera est une agence de voyage d’aventure, trekking et d’expéditions basée dans le Vieux Lyon depuis plus de 25 ans. Des programmes rares, engagés et porteurs de sens, que peu de personnes ont réalisés ou réalisent. La mise en scène de
4 destinations par an, réalisée dans l’entrée de l’agence, propose rencontres et échanges avec des experts, artistes ou parties prenantes de ces voyages. www.secret-planet.com/fr
Coup de cœur pour Les 2 Girafes
A Bastille-République, cette ancienne fabrique de meubles du XIXème, possède un magnifique patio verdoyant et une terrasse pour se détendre en dégustant un délicieux cocktail. Son emblème, la Girafe, est représentée
dès l’entrée à travers une enseigne et une sculpture impressionnante de 5 mètres en fil de fer, dont le cœur rouge qui bat rythme la vie de l’hôtel. Les chambres sont design & cocooning. Un mur d’exposition de 20 mètres de long dévoile tous les trimestres les œuvres d’un artiste français. Le restaurant de l’hôtel est remarquable : une carte créative et savoureuse, qui donne envie de revenir ! www.lesdeuxgirafes.com
l’art du temps
vie privée
ecoreseau.fr octobre 2019
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]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
 vins à consommer (avec modération)
Le K d’eole 2016
(Provence – Domaine d’eole)
Cette cuvée, comme la première sonorité de son cépage, n’est élaborée que les années où le Carignan se suffit à lui-même. Ce 100% Carig- nan au rendement faible (20hl/ha) est un vin de caractère. Les vignes de 50 ans sont menées en agriculture biologique sur un terroir aride
et caillouteux. Cette parcelle, comme
toutes les vignes du domaine, est ven-
dangée manuellement. Ses raisins sont
ensuite égrappés, vinifiés à tempéra-
ture régulée de30/32°. Ils sont légère-
ment foulés avec des remontages
réguliers le temps de la macéra-
tion de 12 jours environ. S’ensuit
l’élevage de 18 mois en cuve ciment.
Fort de corps et d’esprit, surprenant
par l’intensité de son fruit, le K, aux
tanins soyeux, offre généreuse-
ment son accent du midi. Opulence
et délicatesse aiguisent les sens.
Servi entre 16 et 18°, il aime parti-
culièrement les gibiers à plumes .
40 € chez les cavistes, au domaine et sur www.domainedeole.com/nos-vins
L’ainsi fait de Baudry Dutour
Ce Chinon présente une robe rouge profond. Le nez est gourmand de fruits rouges. Vous apprécierez enbouche le fruit puissant et
les tanins enrobés. Se marie à merveille avec volailles, viandes blanches, fromages de
chèvre ou cuisine exotique. 12€ www.baudry-dutour.fr
La bourgeoise 2016 –
nouveau millésime
Ce Sancerre rouge 100% Pinot noir est désormais disponible sous le superbe millésime 2016, et présente une délicieuse expression avec une belle maturité de tanins. L’attaque est fraîche, on aime la belle richesse en bouche, et la finale élégante présente des notes de fruits rouges épicés, de réglisse et une minéralité prononcée. 24€, disponible au Domaine et chez les cavistes. www.henribourgeois.com/accueil/
château du Domaine de l’Église 2015 – Pomerol
Le château, le plus ancien de cette paroisse célèbre, date de 1589 ; son
vignoble se trouve à l’ombre du clocher de Pomerol.
Issu d’un assemblage de 95 % merlot et 5% cabernet franc, c’est un vin de charme et de
séduction, riche, tout en finesse, très représentatif du terroir si
particulier de Pomerol. La robe est rouge vive et
brillante. Son nez, opulent et riche, exprime des notes de fruits rouges. L’attaque en
bouche est généreuse, ronde, relevant des tanins mûrs. Le milieu
de bouche démontre un équilibre parfait. La finale est persistante, d’une très belle longueur où domine encore le fruit. Accords met/vin
: Faisan rôti, Risotto aux truffes, Poêlée de cèpes, Magret de canard au miel. 45 € sur www. lagrandecave.fr et chez les cavistes.
Domaine du tunnel, Saint- Joseph
Un premier nez caramel. Après aération : des notes de violette, framboise et épices. En bouche, ce sont des notes poivrées qui retiennent les beaux arômes du nez. En fin de bouche, des notes de violette et de réglisse. Accords mets et vins : boudin noir, bœuf grillé. Garde optimale depuis l’année de millésime :
5 ans.
23€ www.domaine-du- tunnel.fr
 Château Bellevue, Saint-
 Emilion Grand Cru Classé
 2015
La couleur de ce 100% Merlot est sombre et profonde. L’attaque est onctueuse avec la sucrosité. La bouche, pleine d’éclat, évolue en
dévoilant une structure dense et fraîche, habillée d’un velouté raffiné.
La finale est longue et pure. 65 € www.chateaubellevue.fr
Les Ultimes rouge 2016 du Domaine
de la Citadelle
Les Ultimes est un assemblage de 60% Syrah et 40% Cabernet Sauvignon, provenant de vignes âgées de 25 ans. Le nez exprime intensément le pain grillé,
la violette et les fruits noirs. Tanins intenses et mûrs, volume et longueur accompagnent la belle suavité de la finale. 45 € www.domaine-citadelle.com
Châteauneuf-du-Pape)
Grenache (70%) Mourvèdre (15%). (70%), Syrah (10%), et 5% d’autres cépages. Ce vin se pare d’une robe
lumineuse et scintillante d’un rouge intense. Le nez, tout en complexité délicate laisse présager
une grande finesse, une élégance et une grande fraicheur que la dégustation confirme. Des notes
de fruits rouges délicatement épicées et de sous- bois dominent. Tout en équilibre entre finesse,
élégance et fraicheur, les cépages vinifiés avec un peu de rafles bien mûres apportent à ce vin une subtile ampleur soyeuse et une belle profondeur. Servi à 15-16°, il accompagne les volailles, les gibiers à plumes et à poils et les fromages à pâte molle. 44,50 € chez les cavistes et au caveau des Grandes Serres à Gigondas
   Domaine St-Patrice 2016 – Rouge (AOP
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]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
 Exceptionnel Minuty 281
281 comme la couleur du pantone bleu qui sublime le flacon de cette cuvée exceptionnelle. Véritable concentré de Provence, elle est issue d’une sélection clonale
de grenache âgée en moyenne de 25 ans, bercée par les influences maritimes du terroir de Château Minuty. 45€ www.minuty.com/fr/
cuvée prestige, La chapelle de
Sainte roseline
Cette cuvée tire son nom de la Chapelle communale qui abrite les reliques de Sainte Roseline et un ensemble
de trésors artistiques telles les œuvres de Chagall ou Giacometti. La Chapelle
de Sainte Roseline révèle des arômes d’agrumes
et de fleurs blanches. La bouche persistante, sur des notes de fruits exotiques, se caractérise par une grande complexité que des notes de citron vert viennent souligner. 25,40€ www.boutique-sainteroseline.com
L’essentiel de Piper-Heidsieck
Ses quatre années de maturation confèrent à la cuvée Essentiel une intense complexité. Ardent et
vigoureux, frais et croquant, Essentiel dévoile un panier de fruits blancs et une pureté aromatique
révélant des notes d’agrumes, de pomme coupée et d’amande fraîche. Elles sont suivies par des notes intenses et soutenues de gâteau aux fruits, ainsi
que de noisettes. Une délicieuse sensation de douceur rappelle ensuite la longue période de
repos que ce champagne a connu.
48€ https://www.piper-heidsieck.com
Château Martinolles Grande
Reserve Crémant de Limoux
Blanc de Blanc
Le Domaine de Martinolles savoure l’héritage impressionnant de sa région. Les vins ont du caractère, fidèles à leur terroir et à leurs origines. Un nez intense et raffiné, des arômes de miel et d’acacia auxquels se joignent des notes d’agrumes confits.
En bouche, une agréable effervescence, aux saveurs fraîches d’orange et pamplemousse en finale.
15€ www.martinolles.com
  du côté des bulles...
bourgogne Aligoté 2017, un millésime charmeur
Son nez s’ouvre en
laissant poindre des
notes de miel et de fleurs
blanches avec l’Aligoté doré.
On reconnait le côté acidulé et agrume de l’Aligoté vert. C’est un joli mixte entre les deux. La bouche est fraîche, minérale pour commencer. La belle longueur emmène sur des arômes plus riches de pêche blanche et de coing. La finale est presque saline. C’est un vin très appétant avec une belle énergie. Vendu chez tous les bons cavistes au prix conseillé de 26€ www.domaine-comte-armand.com/fr/
   Taittinger, Comtes de
Champagne Rosé 2007
Créé dès le 18ème siècle et servi à la cour des rois de France, le champagne rosé est à l’origine même du succès du
champagne. Symbole du luxe joyeux et libéré des années folles, il est toujours très prisé aujourd’hui. Il devient plaisir
rarissime et très exclusif avec le Comtes de Champagne Rosé. Cette cuvée n’est en effet produite que lorsque
l’année est exceptionnelle, non seulement en Chardonnay, mais aussi en Pinot Noir. 200 € www.taittinger.com
Clarevallis, nouveau Champagne Drappier
Ce Champagne est produit à partir de raisins provenant du coteau d’Urville, déjà planté à l’époque cistercienne. Les vins étaient alors vinifiés et élevés dans des caves construites en 1152 par les moines de l’abbaye de Clairvaux, aujourd’hui propriété de la famille Drappier. Une mousse très fine, des notes de sureau et de violette, une tension en bouche équilibrée par un dosage discret sur des saveurs de jolis amers.
39.50€ www.champagne-drappier.com/fr
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]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[                                                                             ]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
Les dîners d'Écoréseau business
    Menu
Entrées
p ravioles de foie gras, crème foisonnée truffée, 98 € p Homard bleu servi tiède, salade de mizuna et basilic, coulis de pain de seigle, 118 €
Plats
p Parmentier de queue de bœuf aux truffes, 112 € p Pigeon Prince rainier III, 128 €
Desserts
p crème brûlée aux artichauts, légumes confits, sorbet aux amandes amères, 34 €
p cube Manjari, des fraises et roquette, ricotta et pignons de pin caramélisés, 40 €
Tarifs
Un « Menu Plaisir » pour une découverte de la cuisine de Guy Martin vous est proposé à 315 € par personne.
  Dîner au Grand Véfour, légendaire et toujours surprenant !
gastronomie
Concept & Lieu
En bordure des jardins du Palais-Royal, c’est l’une des plus belles institutions de la gastronomie française que le Chef étoilé Guy Martin a investi il y a un quart de siècle. Un anniversaire qui rend hommage à 25 ans de complicité et reflète une certaine fierté du parcours accompli. Séduit par le cadre XVIIIe et l’histoire des lieux – le concept même du restaurant est né ici, juste après la Révolution Française – le chef étoilé a depuis acquis cet ancien « Café de Chartres ». Le rendez-vous historique du Tout-Paris de la vie politique, artis- tique et littéraire.
En cuisine
Guy Martin compare un peu sa cuisine à l’art contemporain. Comme une ma- tière noble en perpétuel mouvement. Pas figée, au contraire : elle est bien vi- vante et suit l’air du temps. Faisant fi des modes, veillant à ne surtout jamais dé- naturer le produit, Guy Martin n’oublie pas d’être généreux. S’asseoir à la table du Grand Véfour doit être une fête !
Une cuisine de haute volée qui trouve écrin en salle, dans une ambiance feu- trée et intimiste. Guy Martin a su faire de ses ravioles de foie gras et crème foisonnée truffée une référence. Avec son Parmentier de queue de bœuf aux
L’emblématique au chocolat d’Angelina
Cette déclinaison de la fameuse pâte à tartiner Angelina en version ultra chocolatée est un hommage
à la puissance du goût du célèbre chocolat chaud dit « L’Africain » servi depuis plus d’un siècle chez Angelina. Les amateurs de chocolat noir intense seront comblés par sa force et sa finesse. 230g – 12,90€ www.angelina-paris.fr
truffes ou encore sa tourte aux arti- chauts, il a rendu ses lettres de noblesse aux plats d’inspiration populaire.
Service
Pas de service guindé, mais une vraie disponibilité. Illustrant la première no- blesse du métier : rendre les gens heu- reux. Avec comme leitmotiv l’envie et la passion.
Un personnel très accueillant, aux pe- tits soins et de bons conseils notamment pour la sélection de nos vins.
17 Rue de Beaujolais, 75001 Paris
www.grand-vefour.com
Nicolas Alziari, coffret côte d’Azur
Un bocal d’olives de Nice A.O.P de variété Cailletier avec sa couleur lie de vin : des odeurs de vieux vins, de cuir, des arômes de clafoutis, de fruits confits.
Un flacon d’huile d’olive cuvée César : cette huile d’olive monovariétale aux aromes fins est proposée depuis 1868 dans le moulin de la maison et est idéale pour les crudités. 13€95 www.alziari.com.fr
  Délicieuse Pâtisserie Naturelle
Jennifer Hart-Smith, pâtissière et naturopathe, explique comment choisir les ingrédients les plus sains pour préparer à la maison des gâteaux gourmands, créatifs
et bienfaisants. Sans adopter une position vegan ou sans gluten, elle prône une pâtisserie plus « nature », excluant les adjuvants, colorants, gélatines, aliments raffinés, pour privilégier les aliments complets, les produits locaux, frais et de saison. 15.90 €
Prune, des bocaux zéro-déchets !
Prune offre une alternative saine aux repas du quotidien: une cuisine de goût à partir d’ingrédients simples et de saison, travaillés au pic de leur maturité. Des recettes alliant terroir et modernité, inspirées de tables étoilées. La cuisson à basse température et la fermeture hermétique des bocaux en verre permettent une conservation jusqu’à 30 jours. Entrée-plat-dessert 20,70 €.
https://prune.co
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©Jérôme Mondière
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[ Obésité : nous pouvons sauver nos enfants...
L’enjeu santé de nos enfants passe nécessairement par une prise en main rigou- reuse de leur alimentation.
Les erreurs nutritionnelles de la petite enfance conditionnent la vie d’adulte. Les parents doivent deve- nir les « boucliers » de leur santé.
« Si tu finis ton assiette, tu auras une tartine de N*... » (marque de spécialité de chocolat tellement an- tinutritionnelle que censurer son nom relève du devoir journalis- tique...). Double aberration dans cette petite phrase si courante dans les familles : primo, « finir son as- siette ». Non. Gâchis ou pas, quand un enfant n’a plus faim, inutile de le
POUR VOTRE BIEN...
cirrhose « cocalique »
L’Institut Pasteur a accueilli le Paris NASH Meeting pour sa 6e édition de juin. NASH ? Non-alcoholic steatohepatitis, autrement dit maladie du foie gras (le
vôtre). On sait désormais que près d’un Français sur cinq serait concerné par la phase débutante de la maladie, la stéatose métabolique et 2,6 %
par son stade avancé, la NASH. Ce
qui nous fait quand même plus de
200 000 personnes à haut risque de développer une cirrhose ou un cancer du foie – rien n’interdit d’ailleurs de cumuler. Les chercheurs de l’Inserm ont démontré que la consommation de plus d’une cannette quotidienne de soda faisait entrer dans une zone de risque importante pour nos foies imprudents. Tiens, tiens... au cours de cette
session à l’Institut Pasteur, un risque supplémentaire a joué les invités surprise : le glyphosate, dont les traces sont significativement plus élevées chez les diagnostiqués NASH que chez les autres malades. Un des pesticides
forcer. On connaît son appétit (ou son manque de ?) et l’on propor- tionne d’emblée. S’il/elle a encore faim, il est temps de revenir au plat. Cet habitus de « tout finir » chez l’enfant se retrouve chez l’adulte : formaté dans l’enfance, il finira coûte que coûte son assiette et en subira les conséquences. Secundo, ériger la nourriture, le dessert, le su- cré, en récompense. « L’une des er- reurs fondamentales à ne pas com- mettre », m’explique le Dr Frédéric Saldmann, le médecin vedette de tous les médias, celui que les jour- nalistes ont volontiers surnommé le « gourou des VIP ». « Ce réflexe du circuit de la récompense perdurera toute la vie. » Or Saldmann redoute les mauvaises habitudes contractées dès l’enfance : l’obésité des adultes puise souvent dans les erreurs nu- tritionnelles de parents laxistes. « Le plaisir est un moteur, mais il ne faut pas l’associer à la récom- pense. Je te donne un bonbon si tu as bien travaillé est une absurdité. »
À 7 ans, un enfant aura absorbé autant de sucre que son grand-père toute sa vie ! « La nutrition des enfants n’est pas celle de l’adulte pour une raison impérieuse : ils sont en croissance. Une maison en construction exige tous les matériaux qui la constitue- ront, son entretien à peine quelques compléments », image Frédéric Saldmann. « À 7 ans, un enfant aura absorbé autant de sucre que
son grand-père toute sa vie ! » D’où cette exigence première à s’impo- ser dans toutes les familles : ne pas formater les goûts de ses enfants. Sucrer, saler, certes, mais « de façon modérée », dit un peu gentiment Frédéric Saldmann, peut-être pour ne pas effrayer. Mais modéré signi- fie très peu. Si vous inondez d’une cuillérée de sucre le yaourt de vos rejetons, les adultes qu’ils devien- dront exigeront la même dose dans le moins défavorable des cas. « Ce sera son référent organoleptique, redoute le nutritionniste, alors qu’il est simple de se forger dès l’enfance des habitudes hors toute idée de “ré- gime”. »
L’un des autres grands principes n’étonnera pas des parents abreuvés des « cinq fruits et légumes chaque jour » du Programme national nutrition santé : il faut diversifier. Apprendre d’emblée à l’enfant une multiplicité de goûts et saveurs.
Troisième certitude du praticien, que l’on retrouve dans tous les ar- ticles consacrés à la bonne alimen- tation mais mieux vaut le répéter : ne pas manger trop vite, ni chez l’enfant, ni chez l’adolescent, ni plus tard chez l’adulte. La « loi » est simple et dure : plus l’on mange vite, plus l’on grossit. Il faut donc impé- rativement obtenir que nos jeunes gens s’assoient « et hors tout écran à proximité, recommande le méde- cin des pros de l’écran. Distrait par un écran, l’enfant ne sait pas même ce qu’il est en train de manger ».
dont le lien de causalité avec le diabète, candidat privilégié au NASH, ne fait plus guère de doute aujourd’hui. Source : Jacques Draussin, directeur de Bien sûr Santé, www.biensur-sante.com
Poux ? Peigne !
C’est un peigne à poux, sans chimie aucune. Donc 100 %
écolo. Pouxit (il manque le«e»d’exit)fortde ses vingt-sept dents d’acier inoxydable qui ramassent tout poux, lente et coque vide, en plusieurs passages, offre aussi le démêloir utile à la préparation de la collecte. Et...
une loupe intégrée, histoire de bien vérifier qu’il n’en reste plus. Ce « trois- en-un » s’utilise en mode détection, puis traitement et même après
une pulvérisation de pesticide pour éliminer les lentes mortes. Quinze euros, l’arme de rentrée.
((photo demandée))
cancer colorectal : mesurer les chances de survie
L’Office européen des brevets a décerné à Paris, le 9 juillet 2019, à Jérôme Galon et son équipe le Prix de l’inventeur européen 2019 pour l’Immunoscore, outil diagnostic d’aide à la prédiction les chances de survie et les risques
de récidive des personnes atteintes par un cancer du côlon. Il se fonde sur la force de la réaction immunitaire. L’approche est révolutionnaire : elle met en œuvre un nouveau paradigme qui remet carrément en question
le principe de la classification du cancer, jusqu’alors estimé par son degré d’extension et la présence de métastases. L’immunoscore « quantifie dans la tumeur et son front d’invasion la densité en deux types de cellules immunitaires, en lymphocytes T totaux et en lymphocytes tueurs. L’infiltration
de la tumeur cancéreuse par des cellules immunitaires est une bonne indication de
la manière dont le cancer colorectal évolue ».
Informer, c’est soigner
Autre réussite sur le front de la lutte contre les maladies : la start-up Wefight a mis au point un
compagnon virtuel,
Vik, chargé de
« répondre à toutes
les questions des
patients en lien
avec leur maladie,
leur traitement ou leur parcours de soins ». Or un manque d’informations est « source de complications et de ré-hospitalisations », constatent les créateurs Benoît Brouard (docteur en pharmacie, ancien interne des hôpitaux de Paris) et Pierre Nectoux (ingénieur issu de CentraleSupelec). Vik répond aux questions liées au cancer du sein, à l’asthme, à la migraine et à la dépression (améliorer l’accessibilité aux soins, améliorer l’accès financier aux soins, informer les patients et soigner de manière plus humaine).
vie privée
Une « épidémie épouvantable »
Et sinon ? L’on risque de condamner sa fille, son fils, à se compter parmi les victimes d’« une épidémie épou- vantable », dixit Saldmann, l’obési- té. Au-delà du préjudice esthétique, c’est la voie ouverte aux maladies cardiovasculaires et aux cancers. « 30 % de calories en moins, c’est 20 % d’espérance de vie en plus », annonce mon interlocuteur.
« La nutrition, ce sont des entrées et des sorties. Beaucoup d’entrées, peu de sorties, on grossit. » Un enfant obèse compromet sa santé d’adulte. Comment réagir ? Avant tout, consulter un médecin qui évaluera l’impact de son surpoids sur l’organisme, puis, « tout dou- cement, le rééduquer à trouver du plaisir dans l’alimentation autre- ment que par le gras et le sucre. Un travail à mener avec beaucoup de minutie dans un encadrement mé- dical ». Frédéric Saldmann insiste sur cet encadrement : il vise avant tout à surveiller le basculement pos- sible vers l’anorexie...
Le message de l’auteur de Vital ! son dernier livre (Albin Michel) : tout se passe dans la petite enfance. Le petit d’homme « garde ses référen- tiels de goût toute sa vie ». Image à nouveau : « Les parents protége- ront leurs enfants toute leur vie tel un bouclier contre l’obésité. » Un combat qui vaut son pesant de... graines de grenade.
oM
santé
     ecoreseau.fr octobre 2019 | 91
]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
BAROMèTRe finance & marchés
  bons plans       experts
Les métaux précieux brillent de mille feux
’or a atteint les 1 500 dollars, un plus haut depuis six ans, soutenu par son statut de va- leur refuge dans un environnement géopo- litique et macroéconomique de plus en plus
incertain. De son côté, le palladium dépasse réguliè- rement de nouveaux records. Et ce n’est pas près de s’arrêter, assure Benjamin Louvet, gérant matières premières chez OFI AM. L’or, rappelle-t-il, évolue toujours à contre-courant des taux d’intérêts réels. Lorsqu’ils baissent, l’or monte et inversement. Or, les taux ne cessent de plonger. Le raisonnement est simple : bien que l’or n’offre « rien » (pas de coupon ou de dividende), cet investissement reste plus inté- ressant que les actifs rapportant « moins que rien » (obligations à taux négatifs). « L’once d’or conserve en outre un intéressant potentiel de progression dans l’actuel contexte de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, qui devrait pousser la FED à abaisser encore ses taux directeurs dans les prochains mois. Pour cette raison, les taux réels vont continuer à plonger dans l’ensemble des économies développées et leur remontée n’est pas pour tout de suite », estime le gérant. En parallèle, les banques centrales augmentent leurs stocks d’or physique : ensemble, elles ont acheté plus de 650 tonnes d’or en 2018, un record depuis cinq décennies. L’année 2019 est même bien partie pour établir un nouveau
ARésistez à la tentation
près un mois d’août tour- menté, les principaux mar- chés actions sont repartis à la hausse en septembre. Les
investisseurs ont été rassurés par les
mesures d’assouplissements monétaires
prises par la BCE, puis par la FED. Les
opérateurs ont également bien accueil-
li la reprise des discussions commer-
ciales entre les États-Unis et la Chine. Pour autant, la conjoncture se dégrade en Europe et notamment en Allemagne, comme en témoignent les derniers résultats des enquêtes menées auprès des directeurs d’achat. Faut-il pour autant céder à la panique ? Jusqu’ici, la croissance reste soutenue par la résis- tance du secteur des services et de la consommation des ménages, avec un chômage faible voire en recul, des conditions financières accommodantes et une hausse des prix de l’immobilier. Dans sa lettre men- suelle de septembre, Syz AM estime que le risque à l’horizon des prochains mois est manifestement la possibilité que la détérioration de l’activité indus- trielle et du sentiment des entreprises ne se propage au secteur des services et n’entame la confiance des consommateurs. « Plus longtemps cette détériora- tion perdurera, plus les chances sont élevées que de
  record. De son côté, le palladium, utilisé dans la fa- brication de pots catalytiques de moteurs à essence, a profité du « dieselgate » en bondissant de plus de 100 % sur les trois dernières années. Le palladium dépasse régulièrement de nouveaux sommets, il a atteint son dernier record en juillet 2019 à 1 600 dol- lars l’once. La demande pour ce métal continue d’augmenter alors que la production stagne. « En somme, les métaux précieux bénéficient d’une conjoncture des plus favorable tout en offrant une bonne visibilité pour les années à venir. Les taux réels resteront d’autant plus bas en Europe que les principaux États membres s’apprêtent à desserrer quelque peu les vannes des dépenses budgétaires, ce qui devrait se traduire par un peu plus d’inflation à l’avenir. En l’absence d’évolution des taux nomi- naux, les taux réels plongeront encore davantage en territoire négatif, ce qui devrait profiter aux investis- seurs exposés aux métaux précieux », assure Benja- min Louvet. n
telles répercussions puissent induire le scénario tant redouté d’une récession mondiale. Cependant, aucun signe n’indique que ce scénario soit en train de prendre forme à ce stade. Par consé- quent, il serait tout aussi imprudent de présumer qu’un scénario si négatif va se concrétiser que de partir du prin- cipe que les choses vont finir par s’ar-
ranger », explique Adrien Pichoud, chef économiste chez Syz AM. Dans ce cadre, la meilleure approche selon lui est de maintenir l’équilibre entre, d’une part les actifs susceptibles de tirer parti d’une stabilisa- tion de la croissance, tels que les actions, le crédit et la dette émergente, et d’autre part ceux susceptibles de protéger les portefeuilles dans l’hypothèse d’une récession mondiale. Des portefeuilles qui incluent les emprunts d’État, l’or et le yen japonais. Le profes- sionnel considère que le plus grand danger à ce stade est de céder à la tentation d’agir sans fondement fac- tuel, au risque de déstabiliser l’allocation et de faire un pari injustifié. Tout en prenant acte de la montée des risques négatifs, Syz AM conserve son position- nement « prudemment neutre » et préfère remanier l’allocation au sein des classes d’actifs pour accroître la robustesse de ses portefeuilles. n
  L’intérêt des Français pour
la finance responsable se confirme
Six Français/es sur 10 déclarent accorder
une place importante aux impacts environnementaux et sociaux dans leurs décisions de placements, une tendance stable
par rapport à 2018, révèle la dernière enquête réalisée par Ifop pour le Forum pour l’investissement responsable et Vigeo Eiris, l’agence internationale de recherche
et services ESG (Environnement, social et gouvernance). Parmi les sujets que les sondés veulent voir pris en compte de façon prioritaire dans leur épargne, l’environnement suscite un intérêt croissant (pollution : 82 %, contre 80 % en 2018, changement climatique : 76 %, contre 71 % en 2018, biodiversité : 69 %, contre 63 % en 2018).
Le fonds ethica s’ouvre à tous les investisseurs
La Conférence des évêques de France et Allianz Global Investors viennent d’ouvrir le fonds actions Ethica à tous les investisseurs, avec la création de nouvelles parts. Le Fonds Ethica a été lancé en 2008 à l’initiative de la Conférence des évêques de France pour offrir aux diocèses la possibilité de diversifier leurs
placements dans un fonds d’actions de la zone euro géré selon des principes tirés de la doctrine sociale de l’Église. Géré par AllianzGI,
le fonds Ethica applique des
filtres spécifiques. Au-delà des exclusions les plus traditionnelles (armes controversées, pornographie, jeux d’argent ou
tabac), les entreprises sont sélectionnées selon des principes discriminants comme le respect des droits de l’humain, de la vie, la promotion de la paix et le respect des droits fondamentaux du travail.
Les frais de gestion des fonds oPcVM poursuivent leur baisse en europe
Les frais de gestion moyens pour les fonds OPCVM (Ucits) actions et obligations en
Europe ont diminué d’environ 20 points de base entre 2013 et 2018, selon un nouveau rapport publié par ICI Global. Les frais moyens pondérés par les encours sur les fonds actions (hors
ETF) sont tombés de 1,49 % à 1,29 % en cinq ans (2013-2018), et de 0,98 % à 0,79 % pour les fonds obligataires sur la même période. ICI Global explique ce repli par la concentration de la collecte sur des fonds OPCVM moins coûteux, l’arrivée sur le marché de nouveaux véhicules OPCVM moins chers et la fermeture des fonds plus onéreux ou encore la croissance de la gestion passive.
  92 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                   LE SAVOIR-FAIRE UNIQUE D’UNE BANQUE FAMILIALE ET INDÉPENDANTE
   Depuis sa création en 1924, la Banque Delubac & Cie s’est spécialisée sur des métiers à forte valeur ajoutée.
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]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
finance & marchés
  SPÉCULONS !       Le chiffre
eoS Imaging : accumuler
1950 18
16
15
13
1200 10
L’action du spécialiste des solutions d’imagerie en 2D et 3D pour l’orthopédie a chuté de plus de 65 % depuis le début de l’année, pénalisée par la chute d’activité liée à un changement
de son cycle commercial au cours du premier trimestre 2019. Pour autant, Gilbert Dupont a confirmé sa recommandation « Accumuler » et son objectif de cours de 2 euros sur le titre, estimant que ce changement de cycle commercial sera bénéfique. Au cours du 25 septembre (1,18 euro), le bureau d’études décèle donc un potentiel de hausse de près de 70 % !
ANALYSE
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 01/04 02/05 30/05 27/06 01/08 29/08 19/09
+19,5 %
le bond du baril de pétrole américain WtI au cours de la séance du lundi 16 septembre, soit sa plus forte hausse en pourcentage sur une séance depuis le 14 janvier 1991, pendant la guerre du Golfe.
           LETF : chronique d’une ascension annoncée
es partisans de la gestion active ont de veau des coûts parmi leurs principaux objectifs visaient généralement à obtenir une exposition quoi s’inquiéter. Les allocations ETF de- d’investissement en ETF. Outre les coûts peu éle- aux actions, mais aujourd’hui, à mesure que le vraient presque doubler au cours des six vés, la liquidité, la facilité du trading et la diversi- marché devient plus mature, nous constatons que prochaines années, révèle une étude de fication sont mentionnées chacune comme prin- les investisseurs adoptent les ETF obligataires à
J.P. Morgan Asset Management. D’ici à deux cipale raison d’investir en ETF par environ 50 % un rythme tout aussi rapide. Les investisseurs in-
  ou trois ans, la part des ETF au sein des porte- feuilles à l’échelle mondiale devrait atteindre 39 %, contre 29 % des portefeuilles aujourd’hui et seulement 22 % en 2016. Pour la région Europe Moyen-Orient, la proportion d’ETF dans
les portefeuilles clients devrait passer de 25 % à 34 %. La société de gestion
a demandé aux sélectionneurs
de fonds internationaux quels
étaient les principaux avantages
d’investir en ETF : 83 % d’entre
eux ont répondu « les frais » et « les coûts », 65 % « la flexibilité », et 40 % « la transparence ». Moins d’un quart (23 %) ont cité la transition vers l’in- vestissement passif comme principal avantage. Plus précisément, à propos des frais et les coûts, 62 % des répondants ont mentionné le faible ni-
des investisseurs sondés. Quant aux préférences par classes d’actifs, l’étude a révélé une certaine harmonisation à l’échelle mondiale. Les ETF ac- tions restent la classe d’actifs la plus populaire auprès des investisseurs professionnels et de leurs clients, avec une part de 55 %. « Les premiers ETF
diquent chercher la simplicité, la transparence et la diversification, ce qui n’est pas toujours possible lorsqu’ils investissent directement sur les marchés obligataires mondiaux », commente Bryon Lake,
responsable des ETF internationaux chez J.P. Morgan Asset Management. lequel s’est dit surpris par l’utilisation stratégique que font les investisseurs des ETF. Interrogés sur leur horizon de pla- cement, près de 50 % disent utili- ser les ETF pour des placements à long terme, comparés aux 35 % qui disent utiliser les ETF pour des placements à court terme, ce qui remet en question la perception répandue selon laquelle les investisseurs en ETF ont tendance à
être intrinsèquement court-termistes. n
94 | octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
 Trading privé
la clôture du compte dès lors que la marge excède un certain niveau et rendu impossible la chute d’un compte à découvert. En outre, souligne Pierre Veyret, « les régle- mentations ont permis de séparer le bon grain de l’ivraie ». Depuis longtemps pullulaient sur Internet des publicités qui promettaient des gains faramineux en investissant sur les marchés financiers. Der- rière ce phénomène, opéraient très souvent des sociétés aux pratiques douteuses, voire illégales, basées à Chypre ou en Israël. La concur- rence déloyale des brokers illégaux porte préjudice à tout le secteur. « Le début des années 2010 a vu l’émergence de nombreux acteurs non régulés en France basés princi- palement à Chypre, en Bulgarie ou encore en Israël. Ces sites laissent miroiter des profits rapides et éle- vés alors qu’il s’agit en réalité de pures et simples arnaques. L’AMF a eu raison de prendre à bras-le- corps la question des sites basés à Chypre et en Israël. Les messages de l’institution qui rappellent que l’argent facile est une illusion sont également une très bonne chose pour l’avenir du secteur », assure Pierre Veyret. PJL
Les 3 vérités de Pierre Veyret,
analyste chez ActivTrades
Produits de Bourse : l’âge de raison
commercialisation, distribution et vente, en France ou à partir de la France, d’options binaires à des clients non professionnels. De même, l’AMF a confirmé les res- trictions à la commercialisation des CFD décidées par l’Esma. Une mauvaise nouvelle pour le sec- teur ? Paradoxalement pas tant que ça. En premier lieu, les CFD sont des produits qui peuvent rap- porter gros ou... vous faire perdre vos économies... et vous éloigner des marchés financiers. « Les nou- velles réglementations ont imposé aux plates-formes de CFD de ne sélectionner que des investisseurs avec un minimum de culture fi- nancière. Selon moi, il est toujours bon que la régulation aille dans le sens de la clientèle. Pour redo- rer l’image de l’industrie », assure Pierre Veyret, analyste chez Ac- tivTrades. L’AMF a ainsi fixé des limites à l’effet de levier, imposé
Sous un contrôle plus rigoureux et animé par de vrais professionnels, le marché des produits de Bourse suscite de nouveau l’intérêt des traders amateurs.
1
La clientèle a-t-elle évolué ces dernières
Après plusieurs années moroses, le marché du trading destiné aux particuliers, en direct,
via des contrats futurs (contrats à terme), des CFD (produits dérivés à même de spéculer sur un peu tous les marchés), relève la tête en France dans le sillage notamment de la progression du CAC 40. Pour autant, l’âge d’or du début des années 2010 semble bien révolu, essentiellement en raison d’une ré- glementation bien plus restrictive. À l’été 2018, l’Esma, le superviseur européen, avait décidé de frapper fort en interdisant la commerciali- sation aux particuliers des options
binaires et en restreignant celle des CFD. Ces mesures ne pouvaient se montrer que temporaires, d’une durée de trois mois et renouve- lables trois fois. Elles ont pris fin le 1er juillet 2019 et n’ont pas été re- conduites, de quoi soulager la pro- fession. Pour autant, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a déci- dé de prendre le relais de l’Esma, comme l’y autorise le règlement européen MIFID 2 – il permet aux superviseurs nationaux d’interdire définitivement les produits consi- dérés comme dangereux. Cet été, le gendarme français de la Bourse a donc décidé de prolonger, de fa- çon durable, cette interdiction de
Investir dans les cFD est-il aussi risqué qu’avant ?
Bien sûr que non ! Comme l’AMF nous le demande, chez ActivTrades nous fermons
les positions des comptes susceptibles de tomber dans le rouge en raison des appels de marge. De même, nous limitons l’effet de levier à 30. Certes, ça réduit l’espérance de gain de l’investisseur, mais ça limite également ses risques.
L’AMF a fixé des limites à l’effet de levier, imposé la clôture du compte dès lors que la marge excède un certain niveau et rendu impossible la chute d’un compte à découvert.
années ?
Le temps où certains clients venaient « trader » en Bourse comme ils jouaient au casino est révolu. Nos investisseurs sont aguerris. Avant d’ouvrir un compte en réel à un nouveau
client, nous nous assurons qu’il maîtrise les fondamentaux des marchés financiers. Nous proposons régulièrement des formations
et délivrons toute l’information financière nécessaire. Nos efforts portent leurs fruits. Il y a deux ans, 89 % de nos clients étaient en pertes, contre 69 % aujourd’hui.
2
3 Pourquoi investir dans les cDF ?
Ce type de placement intéresse les investisseurs qui souhaitent diversifier leurs placements et bénéficier de la performance de marchés financiers.
    96 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
par Pierre-Jean Lepagnot
BAROMèTRE patrimoine & fiscalité
98 | octobre 2019 ecoreseau.fr
  bons plans       experts
 osez la forêt
Créée début 2018 par des experts en fiscalité et amoureux des forêts, la société de service de conseil et gestion spécialisée dans le bien forestier Arbres & Compagnie a lancé fin
septembre sur la plate- forme spécialisée Dividom la première campagne
de crowdInvesting pour l’acquisition d’une forêt
de 92 hectares à Corfélix (Marne) dans le cadre
d’un Groupement foncier forestier. L’objectif pour la start-up est de financer en 90 jours
1,2 million d’euros auprès d’investisseurs privés. Avec ses performances financières (+ 3,5 % de revalorisation de l’hectare depuis 20 ans selon une étude des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural – Safer), la forêt est un actif de diversification de patrimoine qui donne, sous certaines conditions, une réduction d’impôt sur le revenu de 18 %.
L’usufruit porte ses fruits
Vantés par les conseillers en gestion de patrimoine pour les avantages fiscaux qu’il procure, l’achat en démembrement de
propriété (un acte juridique qui consiste à diviser la pleine propriété en nue-propriété et usufruit) manquait de recul. Après deux premières fins d’usufruit de 37 logements en 2017, à Issy-les-Moulineaux
(« Le Prieuré ») et à Boulogne-Billancourt (« Rue
de Paris »), Perl a débouclé avec succès deux nouvelles opérations. Sur les 33 logements de Saint-Maur-des-Fossés et Levallois-Perret, 10 appartements ont été revendus et 23 ont été reloués par leurs propriétaires après avoir signé de nouveaux baux, dont 15 avec les précédents locataires.
Les Français/es adeptes du paiement fractionné
Le paiement fractionné est plébiscité par les consommateurs. Le paiement en plusieurs fois est utilisé en France
(59 %), en Pologne (60 %), en Espagne (62 %) et au Portugal (62 %) dans les mêmes proportions : 6 consommateurs sur 10 l’utilisent au moins une fois
par an, révèle une étude la banque Oney. Un consommateur européen sur 2 renoncerait ou reporterait son achat si son commerçant ne lui proposait pas de payer en plusieurs fois.
    Quand la gestion
 alternative Lse met à l’ISR
a vague de l’investissement socialement responsable (ISR) n’en finit plus de déferler sur la finance française. La société de ges- tion française Laffitte Capital Management,
spécialisée avec succès dans les stratégies d’arbi- trage, vient de lancer un fonds ISR baptisé Laffitte ESG Dividend. « Nous avons créé ce fonds pour répondre à la demande de plus en plus forte de nos clients d’intégrer une approche ISR à nos expertises – en l’occurrence les dividendes – dans des fonds directionnels », explique David Lenfant, associé fondateur et responsable du Business development. Ce fonds « long only » cible les sociétés qui versent un dividende pérenne capable de surperformer sur le long terme l’indice de référence MSCI Standard Europe (dividendes réinvestis). Il privilégie les socié- tés les plus responsables de leur secteur d’un point de vue environnemental, social et de gouvernance (ESG). Des analyses financières et extra-financières (ESG) sont utilisées pour construire et gérer un por- tefeuille diversifié dont l’objectif est de battre son benchmark en performance et en score ESG. « En s’appuyant sur une base de données d’un spécialiste
mondial de la recherche ESG, nous sélectionnons des valeurs dont le couple politique de dividendes/ approche ESG leur permet d’être performantes et plus résilientes en cas de baisse des marchés. L’idée n’est pas forcément d’investir dans des entreprises qui offrent des rendements très élevés car l’histoire montre qu’offrir un fort rendement n’est jamais te- nable sur le long terme », détaille David Lenfant. En complément, les gérants nouent des contacts avec les sociétés présélectionnées afin d’identifier préci- sément leurs démarches ISR en particulier au regard de leur politique de dividendes. « L’enjeu est d’im- portance, nos recherches ont démontré que notre fonds réagissait mieux que son indice en phase de baisse et le surperformait de 2 à 3 % dans ce type de marché. » n
  focus
UGare aux arnaques aux placements
n peu plus de trois ports, en surfant sur les tendances ans après une du moment comme le diamant, première mobili- les crypto-actifs, les forêts, le vin sation conjointe ou encore les cheptels. Pour éviter
pour dénoncer des offres les déconvenues, il faut en premier
  d’investissement ou de crédit
frauduleuses, le parquet de
Paris, l’Autorité des marchés
financiers (AMF) et l’Auto-
rité de contrôle prudentiel et
de résolution (ACPR) ont dressé un nouvel état des lieux de ces pratiques. Elles restent synonymes de pertes considérables pour les épargnants, évaluées à au moins 1 milliard d’euros entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2019. Le parquet du tribunal de grande instance de Paris, l’AMF et l’ACPR encou- ragent vivement le public à s’informer sur le mode opératoire des escrocs pour mieux se protéger. Ces dernières années, les demandes d’informa- tions, les réclamations et plaintes déposées auprès des trois institutions ont fortement évolué. Ma- joritairement concentrées sur le Forex et le crédit jusqu’au début 2016, les arnaques se sont déplacées sur les livrets d’épargne et sur de nouveaux sup-
lieu s’assurer que la société qui vous sollicite a obtenu l’avis de l’AMF. Il faut également se méfier des rendements affichés, comme le souligne Thomas Hébrard, pré-
sident fondateur de U’Wine, maison de négoce de nouvelle génération fondée en 2014. « Si la société affiche des rendements calculés en semaines ou en mois, il faut faire preuve de prudence. Car un inves- tissement dans le vin doit se compter sur la durée et implique un temps long. Un millésime ou une bouteille, même de grand cru, devra attendre avant d’atteindre une valorisation et une rareté sur les marchés, allant de pair avec son apogée de consom- mation. En outre, des rendements affichés annuels sont souvent faux et inaccessibles dans le cadre d’un investissement dans le vin. Une performance de 5 à 10 % nette annuelle est plus vraisemblable et ré- aliste. » n
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[   2,5
ACHAT/VENTE
 Le taux de crédit immobilier aux particuliers a atteint 1,17 % en août, soit son plus bas niveau historique.
    2
1,5
1
03/2015 03/2016 03/2017 03/2018 03/2019
     vision       Le chiffre
DGo to Portugal
ébuté il y a quelques années, le suc- cès du Portugal ne se dément pas. Les retraités français continuent d’affluer sur Lisbonne, la côte d’Al-
garve (Faro, Lagos, Portimão...), et dans une moindre mesure, à Porto. Selon Cécile Gon- çalves, directrice associée de l’agence Maison au Portugal, les Français/es sont sur no 1 sur le podium des acheteurs étrangers au Por- tugal ces trois dernières années, que ce soit à titre d’investissement locatif (40 %) ou de résidence principale (60 %), ils ont détrôné les Britanniques. Au-delà de la séduisante culture portugaise, du charme du pays et d’un climat agréable, les investisseurs sont attirés par les bas prix de l’immobilier comparativement aux autres capitales européennes. « Certes, le prix de l’immobilier résidentiel au Portugal a augmenté de 10,3 % en 2018 suivant l’Institut officiel de statistique (INE), continuant ainsi sur la valorisation du marché commencée fin 2013 après six années de forte dépréciation entre 2007 et 2013, mais il existe toujours de belles affaires à Lisbonne ». « Dans le centre historique, les prix d’un bien de standing ne dépassent pas les 4 500 euros le mètre carré, contre plus de 10 500 euros à Paris, explique Cécile Gonçalves. En 2019, les prix seront encore positifs, mais les progressions seront moins spectaculaires dans les zones conso- lidées. On assiste à un engouement pour les belles banlieues de Lisbonne, les investisseurs en demande d’espace s’y concentrant ». Autre atout d’un investissement locatif : le marché
est très tendu à Lisbonne. « Le marché locatif est quasiment inexistant en raison de la do- mination écrasante d’Airbnb et d’un marché locatif historiquement inexistant puisque les Portugais sont à près de 80 % propriétaires de leur logement. Aussi un bien en location clas- sique trouve-t-il très rapidement preneur. » Les investisseurs sont également séduits par le coût de la vie, « 30 % moins cher », assure Cé- cile Gonçalves. Surtout, ils apprécient une fis- calité des plus avantageuses. « Les Européens qui justifient de 183 jours par an de résidence au Portugal obtiennent le statut de résident non habituel (RNH), qui offre des avantages fiscaux non négligeables. Les retraités du sec- teur privé bénéficient d’une exonération totale de l’impôt sur leurs revenus de source étran- gère, donc leur pension de retraite française, pendant dix ans, explique Cécile Gonçalves. De plus, le taux d’imposition des résidents sur leurs revenus portugais est plafonné à 20 %, même si, en France, vous êtes dans une tranche marginale d’imposition supérieure. » Enfin, il n’existe ni prélèvements sociaux ni droits de succession. n
  7,7/10
La note moyenne donnée par les contribuables français au passage au prélèvement à la source, selon la fintech tacotax.
  ]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
 Salon de l’immobilier et de l’investissement, 11 au 13 octobre
Osez le crédit
Les spécialistes des placements sont formels. Les taux très bas (1,17 % en moyenne, toutes du- rées confondues) constituent une opportunité... en or. « Je recom- mande d’utiliser au maximum l’effet de levier du crédit pour acheter des biens immobiliers et les louer de préférence en meublé. Ceux qui souhaitent investir de plus petites sommes peuvent se tourner vers les SCPI », estime Serge Harroch, fondateur d’Eu- clide Financement. Loin du « qui paie ses dettes s’enrichit », le pro- fessionnel estime au contraire que « le crédit n’est rien d’autre que de l’épargne à l’envers » : em- prunter pour investir, c’est rem- bourser grâce au flux, comme le revenu d’une SCPI ou le loyer d’un meublé. En achetant cash en revanche, on ampute d’autant sa trésorerie. « La première cause de faillite des entreprises, c’est la mauvaise gestion de leur tréso- rerie », rappelle à propos Serge Harroch. Selon lui, le réflexe malheureux de l’investisseur est de rembourser par anticipation et d’emprunter sur des durées trop courtes pour apparem- ment payer moins d’intérêts. De même, il conseille de limiter au minimum l’apport personnel et d’emprunter sur la durée la plus longue dans une opération d’ac- quisition de sa résidence princi- pale pour une raison simple : la durée moyenne de conservation d’une telle résidence est de 5 à 8 ans selon les régions alors que la durée moyenne d’un crédit en
France est de l’ordre de 22 ans. Ce qui signifie que l’investisseur aura besoin de liquidités pour financer son deuxième apparte- ment et se voir octroyer un nou- veau crédit.
L’indispensable immobilier
L’immobilier constitue bien le pi- lier du patrimoine des Français/ es, ne serait-ce que pour l’acqui- sition de la résidence principale. Toutefois, l’investissement lo- catif représente une option très séduisante dans une stratégie patrimoniale, d’autant plus que le crédit n’a jamais été aussi bon marché. Dans ce cadre, le statut de loueur en meublé non profes- sionnel apparaît très attractif en raison de sa fiscalité avantageuse. L’investisseur va déduire de ses loyers l’intégralité de ses charges (intérêts d’emprunt, charges de copropriété, frais de comptabi- lité...). Il bénéficie également de l’amortissement du bien pour di- minuer pendant une très longue période l’impôt sur les recettes de cette activité locative. Ehpad, résidence services, étudiantes, locations de tourisme... que faut-il choisir ? Sabine Jiskra, res- ponsable de la gestion de la for- tune à l’Institut du Patrimoine (Groupe Patrimmofi) donne sa préférence aux Ehpad et aux rési- dences étudiantes. « À la retraite, les Français souhaitent rester le plus longtemps chez eux, raison pour laquelle je reste sceptique vis-à-vis des résidences seniors. A contrario, l’Ehpad est un choix forcé. D’autre part, et sous l’effet de la numérisation, je ne suis pas sûre que le marché du tourisme d’affaires se développe assez for- tement dans les années à venir pour soutenir le marché des rési- dences d’affaires. Quant aux rési- dences de tourisme, elles sont, se- lon moi, trop soumises aux aléas climatiques et à la concurrence des nouvelles constructions for- cément davantage dans l’air du temps. Au final, les résidences étudiantes me semblent plus at- trayantes tant le déficit de ce type de logements est manifeste. » Voilà qui est clair. Les investis- seurs disposent des dispositifs de défiscalisation bien connus comme le Pinel, le Malraux ou encore le Denormandie. Si la carotte fiscale est attractive, les professionnels recommandent de se montrer extrêmement vigilant sur l’emplacement du bien et sur son prix.
Un patrimoine
 ne se bâtit pas
seulement en dur
Les nouvelles opportunités
à connaître
Transmettre un bien à ses enfants, se constituer un patrimoine, réduire ses impôts, disposer d’un revenu complémentaire... La pierre reste, certes, une valeur sûre pour beaucoup de Français/es. Mais outre l’immobilier, tant d’autres habiles placements existent pour se constituer un patrimoine. Du 11 au 13 octobre, le Salon de l’immobilier et de l’investissement apporte des solutions concrètes grâce à l’expertise d’une centaine d’exposants, spécialistes de l’immobilier et du financement. Stéphanie Collot, directrice du Salon, prend acte de la diversité : « L’immobilier est toujours très plébiscité par les Français/es pour leurs projets d’investissement. Mais d’autres placements existent pour se constituer un patrimoine. Un nouvel espace “investissement”, qui réunira professionnels des placements financiers, viendra compléter notre offre d’accompagnement. » Certains conseillers en gestion de patrimoine estiment toujours que ledit patrimoine se bâtit d’abord autour de la pierre. D’autres recommandent plutôt de débuter par l’assurance-vie. Pour autant, les professionnels du secteur se rejoignent sur trois points : la diversification, le temps et l’utilisation du crédit. Quels placements nous ont paru les plus pertinents ?
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]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[                                 RÉSIDENCE SOLEIL DE LOIRE NANTES
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 ]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Le crédit n’est rien d’autre que de l’épargne
à l’envers : emprunter pour investir,
c’est rembourser grâce au flux, comme le revenu d’une SCPI ou le loyer d’un meublé. En achetant cash en revanche, on ampute d’autant sa trésorerie – Serge Harroch, Euclide Financement
patrimoine
        Les charmes
de la nue-propriété
Pour investir dans une perspec- tive de long terme sans se soucier de rien, un autre élément d’alter- native a le vent en poupe depuis quelques années : le démembre- ment temporaire de propriété. Ce dispositif offre à l’épargnant d’acquérir la nue-propriété d’un bien immobilier pour un prix gé- néralement compris entre 54 % et 70 % de sa valeur en pleine propriété. L’usufruit est conservé pendant une période de temps de 15 à 18 ans par un gestion- naire institutionnel, l’usufruitier bailleur, très souvent une entre- prise sociale de l’habitat (ESH),
collectrice du 1 % logement. Ce mécanisme offre quatre avan- tages : un investissement sécuri- sé, une capitalisation mécanique (reconstitution automatique de la pleine propriété), une absence de contraintes et de risques loca- tifs et l’entretien du bien par un professionnel de la gestion loca- tive. D’un point de vue financier, l’effort d’épargne est moins lourd que s’il s’agissait d’un investisse- ment locatif en pleine propriété grâce à la décote sur le prix ini- tial et parce que les charges sont transférées en intégralité à un professionnel de la gestion loca- tive. « Fiscalement, l’opération est attractive. Du côté de l’impôt sur le revenu, les intérêts d’em-
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prunt sont déductibles dans la catégorie des revenus fonciers à condition qu’il s’agisse d’un achat en direct et non en SCPI. Avec le nouvel ISF, l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière), le bien n’est pas compris dans le patrimoine imposable. Enfin, le bien n’est pas imposé lors de la reconstitution de la pleine pro- priété », précise Sabine Jiskra.
La nue-propriété 2.0
Depuis quelques années à peine, Monetivia propose une variante à ce schéma en alliant démem- brement de propriété et contrat d’assurance. « Il s’agit, pour l’in- vestisseur,d’acquérirlanue-pro- priété d’un bien, contre le paie- ment de 50 à 75 % de sa valeur auprès d’un vendeur privé. Le vendeur en conserve l’usufruit pendant une certaine durée, de 10 à 25 ans, établie lors de la transaction selon son âge », ex- plique Thomas Abinal, cofonda- teur de Monetivia. Fiscalement, l’opération se montre attrayante : « À l’entrée, les loyers sont captés sous forme de réduction de prix et ne sont donc pas soumis à la lourde fiscalité des revenus fon- ciers. Et à la sortie, la réduction de prix qui a été empochée ini- tialement n’est pas taxée au titre
des plus-values, à condition que le bien acquis soit revendu ulté- rieurement après reconstitution de la pleine propriété », décor- tique Thomas Abinal.
L’incontournable assurance-vie
Certes, les rendements de l’assu- rance-vie s’érodent année après année. Malgré tout, ce place- ment reste idéal pour s’assurer des revenus réguliers. Quel type d’assurance-vie choisir ? Une as- surance fondée sur les fonds en euros, qui rapportent moins que l’inflation, ou bien une assurance basée sur les unités de compte, plus rémunératrice mais aussi plus risquée ? « Tout dépend de l’horizon de placement. Si l’on a trois ans ou moins, il ne faut prendre aucun risque et opter pour les fonds en euros. Au-de- là de trois ans, on peut aller chercher de la performance via des fonds diversifiés », explique Guillaume Eyssette, directeur du cabinet de CGP Gefinéo. « Je privilégie les fonds dont les ac- tifs sont décorrélés entre eux afin de minimiser l’impact d’une éventuelle chute des actions par exemple, comme le fonds JP- Morgan Global Marcro ou le fonds LMdG Flex Patrimoine »,
]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[ Au final, les résidences étudiantes me semblent plus attrayantes tant le déficit de ce type de logements est manifeste – Sabine Jiskra, Institut du Patrimoine
vie privée
tobre, les premiers PER seront ouverts à la souscription alors que les anciens contrats seront commercialisés jusqu’au 1er oc- tobre 2020. L’idée du gouverne- ment est d’inciter les épargnants, lors d’une période de transi- tion qui s’achèvera le 1er janvier 2023, à transférer leurs anciens contrats retraite (Perp/Madelin, Perco...) vers le nouveau PER et d’encourager, via une incitation fiscale, les transferts des contrats d’assurance-vie vers ce nouveau dispositif, qu’il soit individuel ou collectif. « C’est une révolu- tion. L’épargnant pourra inves- tir à 100 % pour sa retraite, mais pourra aussi débloquer son capi- tal pour l’achat d’une résidence principale. Selon moi, cette loi, en autorisant le déblocage antici- pé et la sortie en capital, ouvre de nouvelles perspectives au mar- ché de l’épargne. Les Français/ es pourront par exemple récupé- rer une partie des capitaux pour consommer ou transmettre aux enfants tout en réinvestissant le solde. » PIerre-JeAN LePAGNot
patrimoine
     recommande Guillaume Eys- sette. Si vous n’avez pas le temps de choisir vous-même les opé- rations de votre assurance-vie, des professionnels de la banque privée s’occuperont de votre al- location d’actifs et la réalisation des arbitrages nécessaires entre les supports du contrat. « Chez Cholet Dupont, nous détermi- nons l’allocation du client en fonction de son horizon de pla- cement, de son objectif et de son appétence au risque. Grâce à notre architecture ouverte, nous sélectionnons les meilleurs fonds du marché afin d’offrir à l’épar- gnant le placement correspon- dant exactement à ses besoins », explique Inès Trotin, juriste pa- trimoniale chez Cholet Dupont. Si l’assurance-vie est censée of- frir des revenus réguliers, c’est
aussi un outil de transmission extrêmement efficace. « Avec elle, les sommes transmises après un décès le sont en dehors des règles légales de succession. Ce place- ment est le moyen de donner da- vantage à ses enfants, sans alour- dir leurs droits, ou transmettre à un tiers – concubin notamment – qui paierait », rappelle Inès Trotin. De plus, l’incidence fis- cale se montrera très importante dans certains cas où, lorsque les conditions sont remplies, tous les bénéficiaires sont exonérés de taxes jusqu’à 152 500 euros, quels que soient leurs liens de parenté avec le défunt.
Le renouveau de l’épargne retraite
Enfin, la loi Pacte relance l’épargne retraite. Dès le 1er oc-
 ecoreseau.fr octobre 2019 | 103
]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
 14e édition du Forum national
des associations et des fondations
1,5 million d’assos pour 113 milliards de budgets
30 conférences, 90 exposants, 50 ateliers pratiques, 10 espaces animations... La 14e édition du Forum national des associations et des fondations, programmée le 16 octobre au Palais des Congrès de Paris, sera l’occasion de débattre autour des grands enjeux
du secteur associatif, au premier rang desquels les évolutions
du contexte réglementaire et législatif : pacte de croissance de l’économie sociale et solidaire (ESS), réforme du mécénat, nouveau règlement comptable...
Journée de formation, d’in- formation et d’échanges, l’événement offre l’opportu- nité à l’ensemble des acteurs
de l’ESS de valoriser leur action et de réaffirmer l’importance de la philanthropie. Le rôle écono- mique des associations et fon- dations ainsi que leur action en matière d’innovation sociale se- ront les grandes thématiques des
conférences de cette édition 2019. « Les associations et fondations bénéficient d’une occasion unique d’écrire ensemble une nouvelle page de leur histoire et de mettre en avant leur créativité, leur agili- té et leur capacité à co-construire les réponses aux grands défis de notre société », s’enthousiasme Sophie Rouxel, commissaire gé- nérale du Forum.
Un phénomène de concentration
Le monde associatif compte au- jourd’hui 1,5 million de struc- tures, réalise un budget de 113 milliards d’euros et pèse 3,3 % de la richesse nationale. Un secteur composé d’un très grand nombre de petites associa- tions riches de quelques centaines d’euros de ressources annuelles et fondées sur le travail bénévole. Elles vivent principalement de co- tisations, de quelques subventions des communes et de locaux mis à disposition, le plus souvent par les mairies, se montrent princi- palement actives à l’échelle locale quand ce n’est pas à celle du quar- tier dans les villes, et leur budget reste modeste : 75 % des associa- tions travaillent avec moins de 10 000 euros par an. Elles réa- lisent ensemble 4 % du budget to- tal d’un secteur associatif marqué par un phénomène de concentra- tion. 19 500 structures gèrent un budget supérieur à 500 000 euros, seulement 1,3 % du nombre total d’associations. Les petites entités sportives, culturelles et de loisirs dominent le paysage, à hauteur de 69 % des associations. Leur nombre continue d’augmenter à un rythme non négligeable.
Un modèle à repenser
« Avec la baisse des subventions publiques et la fin des contrats aidés, les associations voient
Dons minorés en 2018
+ Baisse globale des montants de dons de 4,2 %.
+ 94 % des montants des dons reçus proviennent de donateurs fidèles.
+ 54 % de baisse de dons aux fondations dans le cadre de l’IFI 2018 par rapport aux dons
certaines de leurs sources de financement diminuer drasti- quement et leurs leviers de fonc- tionnement fortement remis en cause », notent les auteurs de l’étude L’accompagnement des associations – État des lieux et attentes, publiée en janvier 2019 par le réseau associatif d’experts Recherches & Solidarités. Le constat est sans appel : parmi les besoins les plus forts identifiés par l’étude, une majorité d’as- sociations (54 %) demandent un meilleur accompagnement dans la diversification et la recherche de financements. Seules 8 % af- firment avoir bénéficié d’un ac- compagnement extérieur et 18 % ont pu satisfaire ce besoin en in- terne, par leurs propres moyens. Pour développer leur stratégie de mécénat, les plus grandes « as- sos » ne comptent pas non plus sur les acteurs publics et plébis- citent désormais des structures d’accompagnement spécialisées. 48 % des associations interro- gées dans le cadre de l’étude ont fait part de leur souhait d’être aidées par des plates-formes de financement, comme France Ac- tive, ou liées aux institutions du mécénat, comme Admical. 45 % demandent le soutien d’entre- prises ou de fondations et 42 % d’organisations spécialisées dans la collecte d’argent (Ideas, Don en confiance, France Générosi- tés...).JN
réalisés dans le cadre de l’ISF
en 2017.
+ 18 % des donateurs retraités
déclaraient avoir d’ores et déjà réduit leur générosité à cause de la hausse de la CSG.
Source : France Générosités
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octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="105" isMAC="true"><![CDATA[ Face aux incertitudes économiques, de plus en plus de Français se tournent vers des placements sécurisés et peu fiscalisés.
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 ]]></page><page Index="106" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
tribunes libres
L’ère de Babel de l’âge numérique
 Philippe
Ulrich,
Créateur du premier éditeur de jeux vidéo en France, Ère, puis de Cryo Interactive Entertainment, producteur d’Henri Salvador et autres artistes
Àl’orée d’une vie tumul- tueuse, entièrement en- gagée dans l’innovation à travers les jeux vidéo
et les premières communautés vir- tuelles, je m’interroge : « Quel enfer ou quel paradis le numérique ap- portera-t-il à la future humanité ? » Il y eut l’ère informatique dans les années 1980, une fascination sans borne pour la magie de ces nouvelles technologies. Puis ce furent les années 1990, l’ère des premières communautés, lorsque nos machines se sont connectées
presque à notre insu pour com- poser une matrice qu’on appelait « la Toile ». Suivit l’émergence des réseaux sociaux. Enfin l’ère que nous traversons, que j’appellerais « l’ère Babel » : tout le monde parle mais personne ne se comprend... Dans l’écosystème de la matrice, je repère trois antagonistes : les board members des start-up qui contrôlent les big data et cherchent le profit à tout prix. En face, la communauté des abonnés qui s’engagent en produisant un contenu incontrôlable et douteux. Enfin, la technologie qui suit la loi de Moore en multipliant sa puis- sance de manière exponentielle (il suffit d’imaginer les promesses de l’ordinateur quantique). L’écosystème est explosif : la start- up profite de l’engagement de la communauté et développe la croissance. La communauté et la « valo » se multiplient.
Détecteur de vérité
Ainsi, après quelques années, nous utilisons un Facebook qui contrôle les big data de plusieurs
milliards d’individus. L’engage- ment parfois violent de ces mil- liards d’abonnés est boosté par la multiplication d’informations toxiques et la connaissance noyée dans des océans de fake news et de buzz qui rendent désormais impossible la quête de vérité. De quoi douter de tout et générer une humanité déboussolée : Babel. Les prescripteurs ont changé de camp. Les célébrités anciennes, les lumières, autrefois éminem- ment respectées les Einstein, Freud... ont laissé la place à des people d’un jour. L’histoire est pulvérisée, la science reléguée aux faits divers.
Mouvements sociaux, démocra- tie pervertie, religions sacrifi- cielles, minorités oppressantes, le tout au rythme impeccable de la trance, des fullmoon et de la tem- pérature qui monte chaque été... Si, jusqu’à ce jour, l’humanité a su maîtriser la guerre nucléaire tant redoutée, pourra-t-elle ré- soudre le casse-tête explosif de la survie de la planète ? La réponse jelecroisest«oui»maisàquel
prix ? La science des hommes/ machines, les Neuralink, les al- gorithmes des GAFA, prédisent désormais l’avenir de chacun de nous, nous scannent, comptabi- lisent nos posts, nos émotions, nos moindres likes, quitte à produire des catégories de quasi-sous hu- mains.
Mais restons optimistes, l’ère Babel n’est peut-être qu’une danse de la reproduction tapageuse entre l’homme et la machine, qui précède l’ère de la renaissance, de la mise au monde d’un mutant transhumain qui saurait migrer vers d’autres mondes.
Pourtant, je reste persuadé que la survie de notre planète pourrait simplement être résolue par une éducation sans faille. Il suffirait d’une transmission de la connais- sance complète et obligatoire aux nouvelles générations pour sti- muler la créativité indispensable au re-start et, pourquoi pas, géné- rer peut-être un jour l’algorithme suprême : l’indispensable détec- teur de vérité qui mettrait tout le monde d’accord. n
Next 40 : qu’avez-vous fait de la rentabilité et de l’entrepreneuriat en région ?
 charles
Degand,
cofondateur d’AngelSquare
Il y a une quinzaine de jours, le gouvernement dévoile, à la suite même des annonces du président Macron relatives
aux nouvelles capacités de finan- cement de la FrenchTech, les 40 start-up de l’indice Next 40 : le CAC 40 des start-up du numé- rique français. Si la liste donne à voir de belles entreprises aux chiffres de croissance intéres- sants, que l’on veut hautes repré-
sentantes de l’écosystème tech de l’hexagone, les bases même de leur sélection posent pourtant question.
L’importance que le président de la République a donnée à l’écosystème technologique français est une excellente nouvelle. Et pour cause, c’est en son sein que se créent et se développent les entreprises de demain, et qu’apparaissent les nouveaux emplois par dizaines de milliers. Sur les cinq pro- chaines années, on estime le gisement d’emplois que consti- tueraient les start-up fran- çaises à près de 400 000 postes ! Répertorier et valoriser les pépites technologiques est donc pertinent et vertueux. Néanmoins, la méthodologie utilisée par le gouvernement pour dresser son Next 40 pose problème ! Alors que les deux premiers critères retenus, que sont les chiffres d’affaires et le taux de croissance, sont indiscu-
tables, pourquoi donc considérer les montants levés par ces start- up comme autre facteur de sélec- tion ? J’accompagne des start-up dans leur passage de l’idée à la réalité. Or je constate tous les jours que ce n’est pas en levant des fonds qu’une entreprise écrit son avenir ! C’est d’abord en construisant un modèle viable et rentable, puis en levant des fonds pour soutenir sa croissance. À ce critère de montants levés devrait donc se substituer celui de la né- cessaire rentabilité, ou du moins celui des pertes raisonnables. Car il est avant tout nécessaire de récompenser les entreprises ambitieuses, certes, mais aussi et surtout saines !
Paris ou le désert
français ?
En outre, ce critère porte égale- ment en lui un effet pervers que l’on ne peut ignorer : sur les 40 entreprises sélectionnées, 35 sont encore et toujours parisiennes !
Et la raison est simple : en Île-de- France (qui concentre actuelle- ment près de 70 % des investis- sements en valeur) l’accès aux fonds d’investissement et autres business angels est actuellement bien plus aisé pour ces start-up que pour leurs homologues en région. Bien que souligné avec fierté par le président de la Ré- publique, le dynamisme entre- preneurial et économique des territoires, qui compte 2/3 des créations de start-up françaises, ne semble pourtant ni salué ni accompagné par le Next 40. Il est donné aujourd’hui à penser que plus de 90 % des plus belles réussites françaises se feraient à Paris. Un choix étonnant donc, et pour le moins regrettable. Il laisse planer, encore une fois, sur une initiative publique pourtant enthousiasmante et optimiste, le spectre d’un entre-soi parisien qui ne doit plus s’entretenir ! n
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octobre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="107" isMAC="true"><![CDATA[                                        Bulletin d’abonnement à compléter et à retourner avec votre règlement par chèque à l’ordre de LMedia à l’adresse suivante : lMedia, abonnements ecoréseau Business, 13 rue raymond losserand 75014 Paris
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   ]]></page><page Index="108" isMAC="true"><![CDATA[ Le monde de demain...
Casse-tête pour le jury en ce mois d’octobre qui a finalement opté pour le moins « concret » des trois textes candidats. Si Céline Vincent- Carrefour n’évoque pas de projet d’entreprise, sa micronouvelle s’est distinguée par son message et son thème, quasi philosophiques. Notre monde est en mutation et les projets
se bousculent, où en serons-nous demain ? Céline a décidé de choisir son nouveau monde. Espérons qu’elle trouve projet à sa main ! Mention spéciale pour la nouvelle de Julien Noblet, et sa jeune marque de prêt-à-porter Dellys Paris.
L’école
À quelques mois près, l’Institut du commerce et de la distribution (ICD) va fêter ses 40 ans d’existence. Mais son positionnement a évolué au fil de la décennie. Son spectre s’est élargi pour balayer tant le commerce, la distribution que l’innovation, ou bien encore les projets événementiels et culturels. Avec des niveaux de qualifications qui vont du bachelor au master of business administration (MBA). L’entrepreneuriat prend ses marques dans cette école, avec le développement d’un incubateur depuis trois ans.
      expressions
concours de micro-nouvelles réunies par Murielle Wolski
 céline Vincent- carrefour, Bachelor Business Developpement en alternance, ICD Business School
IEnfant du monde
maginez la Terre dans 200 fisent à bouleverser nos connais- ans, que voyez-vous ? Cer- sances, nos habitudes et nos quo- tains voient des hommes tidiens. Quelles innovations vont bioniques, des robots et des de nouveau créer un écart entre
villes volantes. Pour d’autres, il notre génération et la suivante ?
vie et de tout ce qui la compose ? Un nouveau monde nous attend mais lequel ? Nous nous consi- dérons comme l’humanité. Cette humanité existera-t-elle encore dans 200 ans ? Les rencontres et les amitiés définissent qui nous sommes. Quelles seront-elles plus tard ?
Une inspiration. Une expiration. Je suis née en 1999, me voilà enfant du monde. Quel monde vais-je construire ? Ce choix est le mien et le vôtre. n
n’y aura presque plus rien à cause de la consommation actuelle. Implants, montres connectées, écouteurs sans fils, cœurs arti- ficiels... Le monde est en perpé- tuel changement et devient petit à petit un autre monde. Autre- fois, il fallait 100 ans, voire plus, pour révolutionner le monde entier. Maintenant, dix ans suf-
Avis d’experts
romain Zerbib
Les projets s’imaginent, se créent et se succèdent : les murs connec- tés, les papiers peints connectés, les sols connectés... Tout se crée pour pouvoir faciliter, accompa- gner, aider et optimiser nos vies, nos emplois et nos loisirs. Toutes ces créations et ces innovations ne sont-elles pas aussi le déclen- chement d’une mutation de notre
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enseignant-chercheur à l’ICD et chercheur associé à la chaire Essec de l’innovation managériale et de l’excellence opérationnelle
L’entrepreneuriat apparaît très tôt dans
le programme, non pas au travers d’une accumulation de mesures techniques, mais via un changement de culture. Ainsi, dès la troisième année, on les pousse à se donner la possibilité, à se fabriquer leur propre projet. Une série de conférences et de rencontres avec des entrepreneurs leur sont proposées pour être source d’inspiration, susciter l’émulation. L’état d’esprit est primordial, on
y associe la persévérance, l’engagement,
la rigueur, l’intégrité... Et on ne peut faire l’impasse sur le rapport au risque. Savoir prendre des risques... une démarche qui n’est pas forcément souhaitable pour tous, en raison du rapport au stress. Tout le monde ne
peut pas s’accomplir dans un tel contexte. Un entrepreneur engage sa famille. L’attribut de l’entrepreneur n’est pas de savoir capter du capital, de pouvoir « pitcher » ou bien encore de développer une stratégie... Se connaître soi-même est une condition sine qua non. D’où le poids des soft skills. On parlera aussi de la santé physique, une chose pas si banale que ça.
Faire de la prise de risque une routine
« Je veux être autonome. » On l’entend fréquemment. Mais, quand ça ne marche pas... Notre rôle est de les préparer comme on le fait avec un sportif, pour augmenter les probabilités de réussite. Et quand ça marche,
très vite ils ne sont plus seuls. Qu’en est-il de l’autonomie ? Comment faire pour intégrer les bonnes compétences ? L’intérêt de nos jeunes pour l’entrepreneuriat est un vrai phénomène de société depuis six ou sept ans. Avec une appétence très forte pour le numérique et
le marketing. Leur « juniorité » leur donne beaucoup d’aisance sur ces thématiques. Bien souvent, déjà en affaires, ils les valorisent en temps réel. Parfois, l’idée même qu’ils puissent créer leur propre entreprise inquiète leurs parents. Aussi, on les met de plus en plus
en situation, avec des challenges, pour leur permettre d’avoir une conscience nette des enjeux. Pour que la prise de risque devienne une routine.
]]></page><page Index="109" isMAC="true"><![CDATA[ « BONHEUR NATIONAL BRUT »
Pouvoir d’achat/ Gilets Jaunes/ Impôt à la source/ Carburants/ Collapsologie / L’Illibéralisme/ Capitalisme inclusif/ Entreprises contributives/ Uberkillers/ Bonheur national brut
le regard sémantique
expressions
  « bonheur national brut », Jane Bee
Jeanne
bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
Au cœur du débat... Le pouvoir d’achat Autour de cette tirelire fracturée, le pouvoir d’achat, le ras le bol fiscal le prix des carburants et les gilets jaunes. La colère se dévoile avec les pensions de réversion sur la sellette. La réforme des retraites inquiète tout comme l’impôt à la source ou la taxe d’habitation.
Le plan pauvreté et ses 8 milliards d’euros annoncés par le chef de l’Etat en septembre 2018 n’ont pas rassuré. Le président des pauvres ? s’interroge la presse.
Autour de la tirelire fracturée... De nouveaux axes Dans cette éco- nomie en mouvement, on trouve Thomas Buberl le patron d’Axa sur- nommé le désaxeur d’Axa. Benjamin Smith est lui aux commandes d’Air France depuis septembre, après le passage à vide avec la démission du PDG Jean-Marc Janaillac et la grève. Une grève - de 36 jours - frappera aussi SNCF ! Le statut des cheminots et la bataille du rail alimenteront ce mouvement. Pourtant, la loi sur la réforme sera promulguée. Le monde des transports change donc : de la li- vraison des repas à domicile à Robot le taxi, c’est une révolution des mo- bilités.
Autour de la tirelire fracturée... Les visions du monde s’affrontent Si la collapsologie, qui étudie l’effon- drement de notre civilisation indus- trielle, se développe, l’envie de re- créer un monde meilleur se fait jour. Le capitalisme inclusif veut gommer les inégalités. Et, les Uberkillers éla- borent des plateformes qui se veulent être des alternatives vertueuses à De- liveroo ou Uber. On constate aussi l’essor des entreprises contributives qui désirent agir pour le bien com- mun. Et, à remarquer : La sécu va mieux.
L’illibéralisme lui fait polémique. Défendu par la Hongrie et la Po- logne, il vise à préférer la souverai- neté et l’économie nationale au dé- triment de la démocratie libérale et de l’Union Européenne.
Quels mots raconteront l’avenir ? Ceux de la finance digitale ou de La PMI oubliée et de la désindustrialisa- tion ?
Finalement, on rêve tous de ce Bon- heur national brut, indicateur inven- té il y a un demi-siècle au Bhoutan qui commence à inspirer l’ONU et l’OCDE. n
ecoreseau.fr octobre 2019 | 109
]]></page><page Index="110" isMAC="true"><![CDATA[  expressions
les mots de la fin
  Se réduire
comme peau
de chagrin
[ coups de langue ]
  [ Mais pourquoi ]
 Cette expression tirée d’un roman de Balzac intitulé La Peau de Chagrin fait référence à un talisman fait d’une pièce de cuir ayant le pouvoir d’exaucer les voeux de son possesseur. Ladite pièce de cuir se réduit à chaque vœu exaucé. Le mot « chagrin » dans ce contexte est une altération d’un mot turc, sagri, qui désigne tout simplement une peau animale, le plus souvent une peau d’âne ou de mule qui servait à fabriquer des chaussures.
[ le mot d’octobre ] Abalourdir
ce mot populaire oublié signifie « rendre balourd, hébété ». c’est un mot ancien qui n’est plus utilisé de nos jours mais qui ne manquera pas de vous faire briller en soirée.
[ nom pas commun ]
signifie « donné par Dieu » ou « cadeau de Dieu ». On peut le rapprocher
à ce titre de
Matthew et Nathaniel.
 Un prénom divin
Jonathan
   Cyclopentanoperhydrophénanthrène
Un type de noyau entrant dans la composition d’éléments biochimiques comme le cholestérol.
[lemotàPlACER] [lemotquichangetout]
 [leGROSmot]
    110 |
octobre 2019 ecoreseau.fr
Impudicité
Désigne un comportement indécent, impudique. Synonyme d’obscénité, l’impudicité n’a rien à voir avec l’impudence qui désigne une effronterie destinée à choquer
et proche du cynisme.
Vair
PROCHAIN NUMÉRO LE 2 NOVEMBRE 2019
Pour quelqu’un qui aime les animaux, la princesse Cendrillon est plutôt cruelle. En effet, dans le conte, la jeune femme porte des pantoufles de vair. Souvent orthographié «verre»àtort,levairestenfaitla peau d’un écureuil... À méditer.
Avoir une touquette
Se dit beaucoup dans le nord. Cette expression signifie tout simplement « avoir un coup de folie », comme les chats lors- qu’ils se mettent à cou- rir partout sans raison à trois heures du matin alors que toute la mai- sonnée dort déjà.
]]></page><page Index="111" isMAC="true"><![CDATA[                   LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRE CABARET DU MONDE !
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