﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="116"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                investir dans les belles pierres ?
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]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[               éditorial
Olivier magnan
Rédacteur en chef
CÉcoutez Bertrand Piccard !
yclones, fonte des glaciers, désert promis, c’est Bertrand Piccard. océans « plastifiés », vignes assé- L’incroyable inventeur du Solar impul- chées, cultures brûlées, nappes se, cet avion à batteries solaires qui fit
phréatiques vides, la grande forêt pri- le tour de la planète, m’a enthousias-
le chat de
    maire tropicale livrée aux flammes par un dictateur imbécile sans que l’ONU impuissante dominée par un autre dic- tateur américain climatosceptique ne se mobilise au nom de l’humanité... Difficile de positiver ? Un peu, d’autant que les voix ironiques défaitistes qui défient les « optimistes » de tout poil ne manquent pas d’arguments : à force de dire qu’il est encore temps, vous nous anesthésiez au point de nous conforter dans notre immobilisme. La science et l’intelligence sont censées, dites-vous, éviter à terme l’holocauste terrestre. Mais il est déjà trop tard.
Oui, il est trop tard pour échapper à des effets délétères que d’aucuns jugent secondaires: que le sud de la France connaisse un jour pas si lointain un climat tropical quand la côte d’Opale sera azuréenne, la belle affaire. C’est oublier égoïstement que les pays à cli- mat tropical seront alors des déserts. Une voix, pourtant, s’élève dans ce
ecoreseau.fr
13 rue Raymond Losserand 75014 Paris contact@lmedia.fr
Fondateur & directeur de la publication
Jean-Baptiste Leprince
n RÉDACTION
redaction@lmedia.fr
rédacteur en chef Olivier Magnan
Chroniqueurs Alto Avocats, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France, Christophe Combarieu, Arthur Cohen, Marc Drillech, Pascal Junghans, Julien Leclercq,
Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon, IsaLou Regen, Pierre Pelouzet,
Frédéric Rey-Millet, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, Cédric Ternois
mé le 24 août sur France Inter quand il a servi ses «arguments capitalistes pour convaincre» : les grands patrons industriels, les Pinault, les Faber (Da- none) commencent à mobiliser des milliards pour s’engager dans le green- business. L’Association maritime fran- çaise envisage de réduire la vitesse de ses porte-conteneurs pour supprimer 30 % de gaz à effet de serre. La voiture, très vite, a de quoi devenir une batterie sur roues qui réinjectera sur le réseau l’énergie quand elle ne roule pas. Pic- card promeut l’idée que nous portons ici : ceux qui vont gagner seront les in- dustriels qui remplaceront les techno- logies polluantes, fossiles, par des tech- nologies propres, et c’est, dit Bertrand Piccard, «le marché industriel du siècle ». Écoutez-le : www.franceinter. fr/emissions/l-invite-du-week-end/l- invite-du-week-end-24-aout-2019. Et réagissez : olivier.magnan@lmedia.fr. n
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]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[                 16
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galaxie
briefing de l’optimisme the green life® briefing économie
entreprendre & innover
en couverture tALeNts
Les reCrUter,
Les GArDer,
Les FAIre GrANDIr
grand angle Nos pme vont-elles rater leur transition numérique... ?
réseaux La Chine a le vent en poupe l’œil décalé Vers la Lune et au-delà
en immersion... Le petit patron à l’Orangerie du sénat
Trophées Optimistes 2019
36 Alix paoli
millenial en sac à dos
38 benoît Desteract,
le banquier qui fait rebondir les entreprises
40 briefing innovation
42 décryptage L’euro, ami ou ennemi des
entreprises ?
pratique
44 créer aujourd’hui
et sI VOUs eN AppeLIeZ À VOtre eXpert- COmptAbLe ?
business guide
50 Courtage, nouveaux défis
54 Cadeaux d’affaires : armes de séduction
massive !
64 Le mICe joue sur l’éthique et l’originalité 70 briefing rh & formation
74 manager autrement
mobilité interrégionale: des mouvements à géométrie variable
76 carrières & talents Les business schools entonnent l’international!
78 carrières & talents mbA : l’époque des clones est terminée
vie privée
82 culture & co 84 essais autos 85 l’art du temps
patrimoine
92 baromètre finance & marchés
96 trading : il faut l’oser !
98 baromètre patrimoine & fiscalité
patrimoine
102 Les conseils en gestion du patrimoine 3.0 110 expressions
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   4 |
septembre 2019 ecoreseau.fr
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briefing de l’optimisme par Charlotte de Saintignon
 l’onde positive
thierry saussez
Créateur du printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
Ce que j’ai aimé cet été
MON COUP DE CŒUR
Franky Zapata. L’homme volant. Après Spiderman et autres Super- man, c’est un superhéros qui a traversé la Manche sur un minuscule réacteur après un essai manqué. À mes yeux, il incarne parfaitement la résilience, cette capacité à se relever après un échec, l’une des com- posantes de l’optimisme. Mais il incarne aussi les autres valeurs po- sitives que sont l’audace, l’innovation et la volonté d’aller au bout de ses rêves. Sans même évoquer les débouchés technologiques que son invention, le Flyboard Air, va générer*.
* Zapata s’est élevé, debout sur sa plate-forme propulsée par quatre microturboréacteurs, le 4 août 2019 depuis Sangatte (Pas-de-Calais) jusqu’à St Margaret’s Bay au Royaume-Uni – 35 kilomètres en 22 mi- nutes. Vitesse de croisière de 160-170 km/h, altitude 15-20 mètres avec une pointe à 70 mètres.
LE LIVRE QUI M’A PASSIONNÉ
J’ai relu cet été des ouvrages de Michel Serres, le philosophe et his- torien des sciences, une façon pour moi de rendre hommage à cet homme que j’ai connu et dont je souligne la profondeur, l’élégance, la courtoisie. Me replonger dans Petite poucette* m’a remis dans le bain de cette nouvelle génération née avec un clavier sous les doigts, qui a autant à nous apprendre que nous avons à lui transmettre. Une jeu- nesse souvent décriée qui tient pourtant le monde sous ses pouces. L’autre beau livre de Michel Serres que je veux citer est ce Gaucher boiteux** qui nous rappelle que tout inventeur est un gaucher boiteux. Ces hors norme en marge qui évoluent dans un monde conçu pour les droitiers et que le Moyen Âge traitait si mal. Ils vont, comme Michel Serres, au-delà des clichés, des deux mains. Lui incarnait la vertu dans un monde moderne.
* Le Pommier, 2012, ** Le Pommier, 2015
UNE INITIATIVE NAGE SUR MON ONDE POSITIVE,
c’est l’ouvrage de recettes conçu par Guy Savoye avec les cinquante recettes de quarante chefs, La cuisine du bonheur, publié par Le Printemps de l’optimisme. Je sais qu’il s’agissait déjà de mon bonheur du numéro de l’été d’ÉcoRéseau Buiness, à cette différence près que l’ouvrage annoncé est bel et bien paru. Or il ne sera pas dif- fusé ni vendu en librairies car nous aimons aussi produire du « gra- tuit» au cœur du Printemps. Moralité, quelques privilégié(e)s se le procureront dont vous faites partie. Il vous suffit de dire par mail au rédacteur en chef du magazine que vous aimeriez « déguster » le livre pour que le Printemps de l’optimisme vous le fasse parvenir: olivier.magnan@lmedia.fr.
ET LA PROCHAINE MANIFESTATION
DU PRINTEMPS DE L’OPTIMISME
Un événement où ÉcoRéseau Business prend toute sa part, Great places to work, ces entreprises où il fait bon travailler, en novembre. Une plongée dans le bien-être au travail, mais pour une fois en mettant les pieds dans le plat tellement la thématique paraît parfois surfaite. Le bien-être en entreprise joue souvent les effets de mode, les gadgets, on brocarde ces happy chiefs officers. Eh bien nous donnerons la parole aux contempteurs de ces efforts réels pour mieux montrer ce qui se met en place dans les entreprises françaises. Concrètement. Ce que l’on ne dit pas souvent. Pour la qualité de vie. n
se connecter au printemps de l’Optimisme
www.printempsdeloptimisme.com
rejoindre la Ligue des optimistes
www.optimistan.org
6 | septembre 2019 ecoreseau.fr
L’IMAGE
ULe Grand est mondial Air ballon
n spectacle unique au monde: le ballet aérien de montgolfières. Depuis 1989, le #GEMAB19 bat son plein pendant dix jours, du 26 juillet au 4 août. Matin et soir, le spectacle est dans les airs avec l’envol majestueux de centaines de bulles mul- ticolores. Le plus grand rassemblement de montgolfières a pris ses quartiers sur
l’aérodrome de Chambley, entre Nancy et Metz. Plus de 3000 pilotes et membres d’équipage, issus de 50 nations, se sont retrouvés pour ce festival de couleurs dans le ciel. Chaque année, 400000 spectateurs se pressent aux portes du ciel pour admirer l’envol de centaines de mont- golfières ou participer aux nombreuses animations – baptêmes de l’air en ULM, hélicoptère, avion, parapente, planeur, simulateur en réalité virtuelle pour piloter une montgolfière... Et pour la première fois, le gaz utilisé par les pilotes était du biopropane, issu de méthanisation et d’énergies renouvelables. n
   Quiconque croit que la croissance exponentielle
  Ce que les Français/es
peut continuer sans fin
dans un monde fini est soit
un fou, soit un
 économiste.
KENNETH BOULDING, ÉCONOMISTE.
 attendent des entreprises
Expérience client, engagement, valeurs : il va falloir que les entreprises
servent leurs clients au nom de ces exigences pour fidéliser l’achat des
produits et services. Le dernier rapport de Salesforce, leader planétaire du CRM*, délivre les leçons d’un sondage à grande échelle. Ce que veulent les clients, ce sont...
• Des « expériences » connectées en multicanal : 66 % veulent une communication en temps réel, dont 36% préfèrent une assistance par tchat ou en direct. La moitié des consommateurs attendent des entreprises une transformation de leur interaction: expériences connectées (57%), dynamiques, personnalisées, accessibles par de multiples points de contact. 59% se plaignent de l’absence d’interlocuteur unique et direct.
• Des valeurs. On attend un fonctionnement éthique, pour 66% bien plus important qu’il y a un an: promotion de causes (la générosité attire). Respect de l’environnement pour 63%.
• De la confiance: critère fondamental, sur fond de cybercriminalité. 66% estiment insuffi- sante l’information sur l’utilisation de leurs données, 46% pensent que les entreprises ne les protègent pas. 64% affirment avoir boycotté des marques convaincues d’abus de confiance.
• L’utilisation de nouvelles technologies pour de «meilleures expériences», à hauteur de 69% des interrogés/es. On veut de la transformation numérique (IA, commandes vocales, objets connectés...). Quatre millenials sur cinq (80%) utilisent un accessoire connecté (générations d’après-guerre seulement 45 %).
* State of the connected customer.
]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[ briefing de l’optimisme
galaxie
   le chiffre
+16%
Source : Insee
medef, l’été, les têtes, les thèmes
Nouveau nom, nouveau lieu, opération zéro déchets, le Medef réinvente son université d’été. Mais la formule, elle, reste la même : deux jours de débats et d’échanges sur fond de mondanités.
Plus de 7 000 patrons, journalistes,
« influenceurs », personnalités politiques
et grands industriels se sont réunis à l’hippodrome de Longchamp les 28 et 29 août pour la REF (Réunion des entrepreneurs de France). Fidèle à sa ligne, Geoffroy Roux de Bézieux poursuit le renouveau. L’ambition, montrer un Medef ouvert à la société et à
la confrontation d’idées, au-delà de l’image bien ancrée d’un entre-soi au service des puissants et de la baisse des charges sociales. Pas une mince affaire pour le syndicat patronal.
Pour cette édition new-look, autour d’un thème, No(s) Futur(s), climat, inégalités, conflits... Quel capitalisme demain ? aussi vague qu’il est (d)étonnant par sa référence au mouvement punk No Future, le panel d’invités était bien fourni. Entre politiques
dont + 26,6 %
pour les micro- entrepreneurs, + 10 % pour les entreprises individuelles classiques, et + 6 % pour les sociétés.
étrangers (Salomé
Zourabichvili, présidente de
la Géorgie, Simon Coveney,
vice-premier ministre
irlandais et Stephen
Barclay, secrétaire d’État
britannique chargé
de la sortie de l’UE
notamment), membres
du gouvernement (Bruno
Le Maire, Brune Poirson,
Muriel Pénicaud, Gérald
Darmanin...) et autres
Natasha Polony, Frédéric
Beigbeder, Cécile Duflot, Monique Pinçon- Charlot, Almir Narayamoga Surui..., la confrontation d’idées a bien eu lieu. Mais parmi tout ce beau monde, l’attraction fut bien Nicolas Sarkozy. L’ancien président
de la République, accueilli en rockstar par un public conquis, a assuré le show sur un thème bien large : « Où va le monde ? » Voilà une bonne question. ADAm beLGHItI ALAOUI
à lire
Nous sommes parfois de bien piètres acteurs...
Nous croulons littéralement sous
les livres et opuscules qui nous
promettent de «mieux commu-
niquer». Le mince livre de Céline
Blondel (merci pour la sobriété)
dans la collection du Développe-
ment personnel de l’éditeur Gere-
so a l’avantage de mêler le décryp-
tage des comportements et les
remèdes aux tracs de tout genre,
notre pire ennemi en public. Cette consultante en re- lations interpersonnelles a pratiqué le théâtre trente ans durant et sa panoplie de mises en scène de nos petites personnes en tire le meilleur parti. Opuscule pas du tout inutile, donc. Om
Mieux communiquer avec soi-même et avec les autres, Céline Bondel, Gereso.
mails, alors !
Nous croulons aussi
littéralement sous les mails.
Chacun/e s’organise (ou pas),
mais il n’existe aucune méthode
définitive et efficace pour
automatiser ces tombereaux
d’infos, de demandes, de
rappels, de pièces jointes qui
sont parfois des « bombes »
utiles, comme l’exprime l’un des témoins de Romain Bisseret, l’auteur de ces 60 minutes pour reprendre le contrôle de vos mails. Le livret est bourré d’idées, de modes d’emploi et de suggestions intéressantes. Une réalité : les courriels sont devenus une valeur
« ajoutable » incontournable. À quand les bots trieurs et répondeurs ? Om
60 minutes pour reprendre le contrôle de vos mails, Romain Bisseret, Gereso.
Leçons de management en Ovalie
Ilyaunan,lepatron
d’EthiKonsulting, cabinet de
conseil en innovation, Frédéric
Rey-Millet, nous avait régalés
d’un livre d’entretiens et
de terrain avec l’entraîneur
bourru Pascal Dupraz. Notre
chroniqueur têtu entend
démontrer que le coach
d’une équipe, pourtant bien
peu entrepreneur, partage avec un manager les compétences vitales pour réussir. Il récidive en Ovalie, pays d’une multitude de princes de terrain dont fait partie Christophe Urios, entraîneur de l’équipe de Castres Olympique jusqu’en 2019, championne de France 2018. Pas de doute : le travail d’équipe, l’art de la motivation, la culture de la gagne, la gestion de crise se jouent entre les poteaux comme dans une boîte. Suivre une saison en enfer et au paradis par cette lecture créatrice, c’est sans doute en apprendre plus qu’à travers tous les manuels de management pour tous... Om Être meilleur ne s’arrête jamais, Christophe Urios et Frédéric Rey-Millet, Eyrolles
  d’immatriculations pour la création d’entreprises en un an
     1
Facebook,
près de 8000 $ (7100 €)
  2
 Amazon, 7725 $ (7043 €)
   3
Salesforce, 7667 $ (6991 €)
    4
  Google, 7500 $ (6840 €)
    5
 Microsoft, 7250 $ (6612 €)
    TOP 5
Heureux stagiaires aux États-Unis !
La plate-forme de notation Glassdoor s’est montrée attentive aux rémunérations des stagiaires recrutés par les Gafam : guère moins de 6 000 dollars par mois ! La moyenne française est légèrement supérieure à 400 euros...
 ecoreseau.fr septembre 2019 | 7
]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
   elle est centenaire
aujourd'hui
Tout comme se répète la saga Lhotellier marquée par les drames. À Mon- tréal, au Canada, Paul Lhotellier III, fils de Jean-Paul, achève sa formation à l’École technique en environnement, traitement du déchet. Il envisage d’en- treprendre là-bas. Le décès accidentel de sa sœur le pousse à rejoindre son père à Blangy, siège de l’entreprise en Seine-Maritime. D’abord à la tête d’Ikos, qu’il crée en 1994, il succède à son père Jean-Paul en 2003 après dix années d’un accompagnement méthodique pour diriger le groupe Lhotellier-Ikos qui chapeaute alors la diversification environnementale qu’il a instaurée et les activités de BTP développées par son père qu’il veut diversifier. C’est en soi un exemple frappant de relais parfait à méditer où le chef d’entreprise met en place auprès de son fils pleinement dirigeant un conseil de surveillance non opérationnel: des «sages» qui conseillent et visitent les agences régionales. Paul Lhotellier n’en finit pas de dire sa reconnaissance à son père.
« Pelles, pioches, pelleteuses et saisons »
Mais l’homme n’a guère besoin qu’on lui souffle des idées nouvelles. «J’ar- rive dans une entreprise normande de travaux publics, typée, reconnue, pro- ductrice d’enrobés et de matériaux de carrières qui a déjà créé une charte de réaménagement après cessation d’exploitation. Je veux, pour ma part, la dé- velopper selon un modèle démultiplié. » Paul Lhotellier n’emploie pas le mot à la légère. Il démultiplie les quelque 165 millions de francs de chiffre d’affaires de l’époque qu’il doit développer à son arrivée pour atteindre seize ans plus tard 220 millions d’euros, produits par 1300 salariés (1000 en Normandie et les Hauts-de-France – Nord-Pas-de-Calais + Picardie –, 300 en Inde, activité environnement récemment cédée au groupe Paprec, et au Canada). Le maçon d’Eu, son fils, son petit-fils et son arrière-petit-fils ont créé au fils des généra- tions un géant régional en multipliant les territoires – 15 agences Lhotellier –, en conservant une activité équilibrée 50-50 public-privé, en alignant plus de dix métiers*, opérateur de quelque 40 entreprises présentes en permanence sur 170 chantiers, interlocuteur d’un panel de banques et de fournisseurs. Une
ETI résolument régionale. «Je ne veux pas gonfler nos chiffres en voulant aller partout en France. Nous recrutons 150 “locaux” en 2019, 140 en 2018, je respecte le concret du sable et des cailloux et je veux que l’on travaille plus dur, plus fort. Nous sommes une entreprise de pelles, pioches, pelleteuses et saisons. On signe nos travaux, on respecte la parole, on s’inscrit dans la durée.» L’entrepreneur que la
crise économique a privé dix ans durant de 10% d’activité mais qui n’a jamais voulu licencier vient de publier son plan de développement, En route pour 2026 en trois volets. Bétonner l’activité (sans crainte du jeu de mots!), Bouger (Lhotellier se positionne déjà dans le démantèlement futur de l’éolien avec re- vente en reconditionné, confie des machines de BTP à des femmes au nom de l’égalité, rénove les bâtiments historiques, se lance dans le photovoltaïque...), Explorer (organisation des territoires, détection de nouveaux métiers, valo- risation de la vie locale). L’ancien étudiant montréalais en environnement
mène une entreprise industrielle qu’il inscrit dans le greenbusiness à grande échelle de la dépollution et de la valorisation des matériaux: Lhotellier exploite notamment la première machine au monde de la- vage des sols pollués, s’inscrit dans un refus de consommation des sols cultivables, achète et réhabilite des friches industrielles.
Joyau industriel
Cet Eiffage des Hauts-de-France version xxie siècle par son parti pris environnemental et son respect des valeurs de base ne fait pas – en- core – la une de la presse économique nationale. «Aujourd’hui, on fait beaucoup et on n’en parle pas beaucoup», philosophe Paul Lho- tellier. En s’inscrivant dans le centenaire de cette ETI exemplaire au sens propre du mot, en vous présentant en grand format un fleuron
que le président de la République (d’Amiens !) ferait bien d’aller reconnaître et citer, nous avons le sentiment de décrire un joyau industriel tel que la France pourrait en produire davantage: savoir-faire, recrutements, respect des va- leurs du travail, projection vers l’avenir. «Je suis un GO qui apporte un cadre sécurisant», se définit Paul Lhotellier. Pas mal pour une centenaire qui fait rêver. OLIVIer mAGNAN
* Terrassement, réseaux d’eau et stations d’épuration, déconstruction, voiries publiques et pri- vées, bâtiments commerciaux, rénovations bâtiments et ouvrages d’art, matériaux, dépollution des sols, désamiantage...
Un géant régional méconnu
Lhotellier, l’ETI qui aménage les Hauts-de-France
Il n’a rien d’un Eiffage ou d’un Vinci. Pourtant, ce constructeur, bâtisseur, démolisseur, innovateur, recruteur, écologiste sans greenwashing qui vient
de fêter ses 100 ans le 14 septembre incarne ce que la France sait produire de mieux : une entreprise de taille significative sans jouer les géants, familiale, créative, bourrée de valeurs humaines et... ancrée dans un terroir. Découverte.
naissance 1919 Il est maçon de Picardie, sur cette côte d’Opale des trois villes sœurs, Eu- Le Tréport-Mers, il se nomme Paul Lhotellier, son enseigne se trouve au 18 avenue de la Gare à Eu. Si l’on regarde bien, nombre de petites maisons d’ouvriers à Eu ont conservé encore aujourd’hui une plaque discrète en fa- çade : « Lhotellier constructeur ». Son fils se prénomme Paul aussi. Il apprend le métier de son père, mais il rêve d’autonomie et voit grand. Dès 1930, l’entre- prise familiale se dédouble, puis Paul Lhotellier II, seul à bord en 1942, pense génie civil, ouvrages de béton: il voit les chantiers de l’après-guerre s’ouvrir à lui, depuis la destruction des blockhaus des plages de Normandie jusqu’au drainage du port du Tréport. Le maçon est devenu entrepreneur. Et le bâ- tisseur comprend que les matériaux qu’il extrait ou le galet tréportais qu’il concasse (ses hommes et lui chargent les wagons à la pelle!) vont nourrir ses activités de constructeur. Dès 1955, son Entreprise tréportaise de concassage justifie son sigle ETC: l’et cetera s’ouvre aux carrières.
une autre HISTOIRE
Jusqu’où l’entrepreneur picard aurait-il mené son « affaire », lui qui trouve la mort en 1965 sur la RN7 alors qu’il commençait une aventure immobilière en parallèle dans le sud de la France? Son fils, Jean-Paul, poursuivait des études d’ingénieur en travaux publics et à 21 ans n’envisageait pas une seconde de se retrouver à la tête de l’entreprise familiale. Son expérience? Ses stages sur les chantiers paternels! Il hérite certes des contrats en cours mais doit faire face aux investissements majeurs et parfois risqués décidés par son père disparu. Le concassage, les carrières, comprend-il, ne suffiront pas à assurer l’avenir. Il crée Oise TP puis EBTP et inscrit Lhotellier dans la création et la réparation des routes et des terrassements. Il a cinq ans pour assurer la pérennité de l’entreprise. Il se bat, développe, décroche des contrats. Un jour... la banque exige de lui qu’il remette sans délai les comptes de l’entreprise à zéro! L’his- toire vaut la peine d’être contée. Dépôt de bilan? Certainement pas. Jean- Paul Lhotellier réagit en entrepreneur. Pour assainir les comptes, il lui faut l’équivalent du chiffre du chantier qu’il vient de signer avec un entrepreneur local. Il ose aller voir son client, joue la transparence: pouvez-vous avancer la totalité du chantier pour que je passe le cap? Je vous consentirai alors une remise. Affaire d’hommes et de tempérament. Le client fixe Jean-Paul Lhotel- lier dans les yeux et n’hésite pas: il signe le chèque. Et renonce à la remise. Le banquier? «Ça ne pressait pas, M. Lhotellier, nous aurions pu vous ménager des conditions...» À quel taux? L’histoire des entreprises et des banques, dé- cidément, bégaie.
8 | septembre 2019 ecoreseau.fr
  ]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[ Le co-walking,
24%
Automatisation des plates- formes réseau
22%
mégadonnées ou Informatique décisionnelle
la bonne alternative
22% Implémentation de sD-WAN (réseaux étendus gérés au
aux réunions
22% 22%
niveau logique)
Implémentation et maintien de la sécurité des données
Dépenses pour appareils numériques/Internet des Objets
mDm (gestion des appareils 20% mobiles ou mDm mobile Device management) en
Le constat Seulement une réunion sur
quatre aboutirait à une prise de décision. La
« réunionite », cette habitude de recourir sans cesse à des réunions, très souvent épinglée
ces dernières années, ne correspond plus
aux attentes des salariés ni aux besoins des entreprises. Certaines variantes, plus en accord avec les nouvelles organisations et les nouvelles formes de management, font leur apparition.
L’idée La réunion fait peau neuve et se mue en version 3.0. Nietzsche l’avait déjà pressenti dans Le crépuscule des idoles : « Les seules pensées valables viennent en marchant. » En ces jours d’été indien, travailler en marchant favorise la production d’endorphine, de dopamine et donc la créativité. Des réunions moins longues et plus efficaces : le top ! Le « co-walking », « walking meetings » ou « walk and talk » trouve ses origines chez des penseurs comme Freud, Aristote et bien d’autres qui vantaient les bienfaits de la marche sur la pensée. Mise en lumière par le fondateur d’Apple, Steve Jobs, cette pratique a déjà été adoptée par le siège californien de LinkedIn ou de Mark Zuckerberg. Et constitue une bonne alternative bien-être à la réunion traditionnelle en favorisant l’échange entre des participants au même niveau. En plus de libérer
la parole, la marche accroîtrait à la fois la productivité, le moral et la créativité.
Le million Gattaz en 5 ans est arrivé, mais...
Il avait promis par pin’s interposé 1 million d’emplois en cinq ans. Avec son air de patron coupable, Pierre Gattaz avait
fait le buzz en 2014, quand les créations d’emplois en chute libre semblaient ridiculiser la prédiction. Et pourtant ! Le prédécesseur à la tête du Medef de l’élégant Geoffroy Roux
de Bézieux pourrait ressortir un pin’s qui proclamerait « Nous l’avons fait – ou presque ». Depuis 17 trimestres à partir de 2015, l’Insee chiffre 945 200 emplois créés. C’est imparable : on a retenu « le million » alors que le chômage repartait en flèche,
et l’on a oublié la petite mention « en 5 ans ». Erreur de com. Et peut- être léger quiproquo sur le mot « emplois » puisque ce beau résultat est en partie dû aux micro-entrepreneurs (+ 27 % en un an), créateurs de leur propre emploi, pas forcément pérenne, quand les entreprises ont recruté à raison d’une hausse de 1,6 % sur les douze derniers mois (chiffres Insee). Difficile pour Pierre Gattaz de crier victoire.
20%
soutien à bYOD « bring your own device », ou pAp pour « prenez vos appareils personnels »
migration des applications/ services le Cloud public/ hybride
Enquête IDG Connect réalisée auprès de 339 décideurs IT
briefing de l’optimisme
galaxie
    la bonne idée
small data
Les principales priorités de la transformation numérique
  ecoreseau.fr septembre 2019
| 9
]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
the green life®
p Veganbottle GO, gourde... intelligente
  Fabriquée sans une goutte de pétrole à partir de végétaux (la canne à sucre), une ressource renouvelable, Veganbottle GO
se veut gourde saine et écologique. Végétale, biodégradable, compostable (moins de 85 jours en compostage industriel), dépourvue de perturbateurs endocriniens (sans phtalates ni bisphénol A...) ou vierge de toute toxicité en fin de vie, incassable, réutilisable,
facile à transporter, légère (environ 70 g), Veganbottle GO rafle tous les atouts écologiques. www.veganbottlego.com
p Juste bio cartonne sans carton
 12 actions pour réduire les déchets dans les commerces
Halte au tout jetable! Chaque année en France, près de 5 millions de tonnes d’emballages ménagers sont mises sur le marché. Pour y remédier, Zero Waste France a lancé l’opération Mon commerçant zéro déchet pour développer l’utilisation d’emballages réutilisables
et réintroduire la consigne dans le commerce alimentaire de proximité. L’as- sociation a formulé 12 propositions d’actions, élaborées à partir d’une enquête auprès de commerçants déjà impliqués dans la réutilisation des emballages.
1. Je ne distribue pas automatiquement les sacs, couverts ou serviettes
2. J’informe et communique auprès de ma clientèle pour la sensibiliser 3. Je donne un coup de pouce aux clients qui s’engagent
4. Je mets en place une consigne de boîtes, bocaux ou bouteilles
5. J’applique la consigne sur des objets peu encombrants
6. Si je manque de place, je propose des sacs ou des cabas réutilisables
7. Pour la vente en vrac, j’accepte les contenants personnels (sacs ou boîtes, emballages réutilisables)
8. Je pratique la vente directe au cabas pour le pain, les fruits et les légumes
9. J’incite à la réutilisation des sachets de vente en vrac
10. Je réclame des emballages consignés (palettes, caisses, cartons) à mes four- nisseurs
11. Je leur signale les emballages superflus
12. Je mets à disposition des clients les cageots, cartons, etc.
p packagings innovants
De la vaisselle écologique à partir du son de blé naturel. C’est ce qu’a imaginé Biotrem. L’usine de production développe des plats et des couverts entièrement biodégradables.
Sans apport chimique, produites à partir d’un apport très minime en eau et avec une
technologie haute pression brevetée, les assiettes se digèrent en compost en 30 jours.
D’une tonne pure de son de blé, Biotrem se fait fort de créer 10 000 assiettes, bols ou plateaux.
www.biotrem.pl
Il crée en 2000 la SAS Un Air d’Ici, puis Franck Bonfils
se spécialise peu à
peu dans la vente alimentaire en
vrac de fruits
secs, graines et
légumineuses bio
en mode tout écolo. Aujourd’hui, plus
de 98% de ce qu’elle
produit sont certifiés
en agriculture biologique.
Sa stratégie vise à démocratiser le vrac en le rendant accessible via une offre full service de silos disposés dans les hypers et
supermarchés ainsi qu’en proximité. La PME a
éliminé 140 tonnes d’emballages
plastiques en 2018 grâce au vrac et vient de lancer des packagings
écoresponsables pour ses produits
conditionnés: un sachet 100% biodégradable et compostable. Une première
dans l’agroalimentaire en conservation longue durée.
p Énergies renouvelables profondes
Accroître la part d’énergies renouvelables en les associant
à l’électrification profonde, la
clé d’un futur moins vulnérable
au changement climatique.
Cette nouvelle étude de l’Agence internationale pour les énergies renouvelable (Irena*) trace la
voie pour l’accélération de la transformation énergétique. Cette association pourrait offrir les trois quarts de réduction en émissions requise de la part du secteur
de l’énergie pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux.
Pour Francesco La Camera,
DG de l’Irena, « les énergies renouvelables représentent
la solution la plus efficace et facilement accessible pour inverser la tendance à la hausse des émissions de CO . Les
profonde pourrait contribuer à
75 % de la réduction en émissions requise pour le secteur de l’énergie ».
*Transformation énergétique mondiale: une feuille de route pour 2050.
2
associer à une électrification plus
  10 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[                                   Team building
à 27,5 °C Hôtel Barrière Le Majestic Cannes#####
à partir de 190€**
Renseignements et demande de devis au 0 970 818 478 (appel non surtaxé) ou sur www.meetings-barriere.com
*
                       * Travaux de groupe / 27,5°C team building.
**Forfait résidentiel nuit et petit-déjeuner en chambre individuelle 2 pauses café thématiques, déjeuner et dîner, 1 salle de réunion plénière équipée à partir de 190€. Tarif HT «à partir de», donné à titre d’exemple pour Le Gray D’Albion**** Cannes, par personne, selon conditions de vente et dans la limite des chambres réservées à cette offre, et susceptible d’être modifié. Le déjeuner et le dîner sont proposés en buffet, en finger buffet ou à l’assiette, boissons comprises. Le déjeuner peut également être servi en lunch box ou en menu express. L’accès Internet haut débit en salle de réunion et en chambre est inclus dans le forfait résidentiel. Groupe Barrière SAS au capital de 1 215 144,68 €. RCS Paris : 320 050 859 - © F. Rambert.
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie par Charlotte de Saintignon
    Wix Mobile, une Cboutique en main
apps au top
p Google Analytics sur mobile
L’indispensable outil de performance de site s’utilise sur smartphone. Le moyen de suivre les données et les comportements des clients sur un site, les sources de trafic, la qualité des vi- sites, les points négatifs.
Android, IOS (anglais).
p OneNote, la discrète appli microsoft
La prise de notes Microsoft ne figure pas, à tort, sur tous les bureaux. Peut- être pense-t-on qu’elle entre dans la Suite payante ? À tort, elle est gratuite ! Occultée par la concurrence du tout- puissant Evernote, l’app a pour elle
sa synchronisation avec OneDrive et
sa disponibilité par un seul compte Microsoft, contrairement à Evernote. Elle retranscrit des notes
manuscrites – optimisation parfaite avec un appareil à stylet comme la gamme Galaxy Samsung.
p skype, au cas où...
Au cas où cet outil de communication perso, pro, idéal dans la communication avec vos équipes et clients, ne vous serait pas familier, ce qui est improbable. On s’y parle, on s’y téléphone en visu, on y tient des visioconférences de belle tenue
et, sur smartphone, les appels vidéo relayés par l’appareil photo/caméra sont parfaitement gérés par l’appli Android. On joint n’importe quel numéro – indépendamment de la plate-forme.
Android, IOS.
p square, portefeuille mobile
   e condensé de tableau de bord gère les réservations, les rendez-vous et l’emploi du temps, visualise, expédie et contrôle les factures d’une boutique en ligne, génère une option tchat pour les visiteurs du
site, même en déplacement, échange avec les contacts par té- léphone ou e-mail, télécharge et retouche des images pour les réseaux sociaux, etc. Android, IOS (anglais). n
Pour les règlements par carte bancaire et les achats des clients version PME. L’interface est couplée à un simple lecteur de carte. Android, IOS
Global business line Renouvelables
p Guy Hoquet l’Immobilier (groupe Nexity)
stéphane Fritz
devient directeur général
p bpCe
Dominique Garnier,
58 ans, essca
directeur général en charge des Solutions et Expertises financières
 mouvements
p safran passenger solutions sébastien Weber,
46 ans, Centrale supélec
est promu président
p syndicat des producteurs indépendants (spI)
Olivier Zegna-rata,
51 ans
est nommé délégué général
p Lagardère sports and entertainment (Lagardère se)
Ugo Valensi,
Insead, Centrale Lille
nouveau directeur général
p engie
thierry Kalfon,
51 ans, eNA, sciences po paris, ensae paristech
est nommé directeur général de la
p Veolia recyclage et Valorisation des déchets France
Anne Le Guennec,
44 ans
est choisie comme directrice générale
p La banque postale Asset management
mirela Agache,
52 ans
est nommée directrice générale
         Vous avez changé de fonction ? Faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !
12 | septembre 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
Ces impayés qui coûtent Fcher aux TPE-PME !
actures bloquées, retards de de l’Observatoire des délais de paiement. paiement, difficultés de tréso- Cet organisme pointe deux risques : un rerie, autant de sujets qui font poids supplémentaire pour des fournis- partie des préoccupations quoti- seurs déjà fragiles et des soucis de tréso-
diennes des chefs d’entreprise, et en par- rerie pour une PME sur quatre.
briefing économie Médiation & entreprises
pierre pelouzet
Médiateur des entreprises
    ça incube
Côte d’Azur Lab’ ne veut
ticulier ceux des TPE-PME. Une réalité qui s’est aggravée depuis 2018, comme le démontre le 5e volet de notre baromètre réalisé en partenariat avec Sidetrade et dédié aux factures des PME décla- rées non conformes par les donneurs d’ordres et qui entraînent des retards de paiement.
Sur les 2,8 millions de factures analysées dans ce baromètre, le taux de blocages s’élève désormais à 15 %, soit une hausse de deux points par rapport à la dernière mesure. Cette érosion touche quasi- ment tous les secteurs d’activité avec une hausse générale du taux de blocages. En parallèle, la résolution des blocages s’allonge de quatre jours pour s’établir à 48 jours, contre 44 lors de la précédente édition.
Qu’est-ce que cela signifie? Que la ges- tion des factures par les entreprises trico- lores se détériore de manière constante depuis novembre 2018 avec notamment une augmentation des anomalies liées aux factures bloquées. Ces résultats tra- duisent clairement un certain relâche- ment en matière de comportement de paiements en France. D’autres indica- teurs le montrent, comme les données
En cause? Les processus de mise en paiement des grands donneurs d’ordre qui restent complexes ainsi que les dif- ficultés que rencontrent les PME à anti- ciper cette complexité et à identifier ra- pidement le meilleur moyen de résoudre un blocage lorsqu’il survient. Mais les retards de paiement peuvent être dus également à des questions financières ou encore à des oublis volontaires ou non. Il arrive que certaines entreprises deviennent de mauvais payeurs sans le faire exprès !
Pour y remédier, nous devons redoubler d’efforts et continuer à faire de la pé- dagogie auprès de tous les acteurs éco- nomiques afin qu’ils améliorent leurs pratiques en matière de relation client/ fournisseur. J’appelle donc tout le monde à s’impliquer encore davantage dans cette démarche vertueuse qui consiste à construire ensemble un écosystème plus équilibré ! n
Pour en savoir plus ce baromètre, ren- dez-vous sur : www.economie.gouv.fr/ mediateur-des-entreprises/barome- tre-mdesidetrade-des-factures-bloquees
que des jeunes pousses du
tourisme responsable
Le premier incubateur du tourisme durable, le Côte d’Azur Lab’, n’a que quelques mois d’existence mais les experts du tourisme qui l’ont créé
à Mandelieu savent très bien quelles start-up ils souhaitent accueillir : les projets qui sauront concilier tourisme d’affaires et de loisirs avec développement durable. Ce que les nombreux autres incubateurs du domaine n’ont pas forcément intégré à leur cahier des charges. Il s’agit désormais une démarche imparable : 7 Français/es sur 10 veulent voyager en se souciant de leur impact carbone, au point que le tourisme qui
prend en compte cette exigence a progressé de 20 % chaque année. Le mouvement n’est pas encore à même de contrebattre le tourisme de masse estimé à 630 millions de touristes en 2025 sur les pourtours de la Méditerranée très menacée, y compris à cause des infrastructures que les promoteurs multiplient. Le réseau professionnel euroméditerranéen de l’incubateur regroupe écoles, entreprises, associations et institutionnels (services en français, anglais et espagnol).
Les tout premiers candidats à l’incubation ont déposé leur dossier avant le 15 août. Ils devaient afficher neuf priorités pour décrocher leur sésame : tourisme axé protection de l’environnement, lutte contre le dérèglement climatique, gestion des flux de visiteurs dans le temps et l’espace, sensibilisation des touristes et des professionnels à l’économie circulaire, répartition équitable des retombées économiques, meilleure utilisation des ressources naturelles, mise en œuvre et promotion de déplacements doux ou moins carbonés, préservation de la mer Méditerranée, ses
côtes, ses plages et ses activités aquatiques, le développement d’un tourisme d’affaire et MICE responsables. Pendant un an, les incubés reçoivent une aide à l’étude de leur marché et leur positionnement marketing, un accompagnement à la création, des conseils d’experts financiers, juridiques, numériques, RH et du développement durable, l’expérimentation et le prototypage jusqu’à l’aide à la commercialisation du produit ou service... philippemojica@cotedazur-lab.com
p blockchain, enjeu national
15 avril : Bruno le Maire, ministre de l’Économie, en compagnie de Cédric O, secrétaire d’État au Numérique, expose la «stratégie nationale blockchain » sous la forme d’une task force
d’experts impressionnante, publique et privée. 25 juillet : la force de frappe réaffirme l’ambition, «que la France soit pionnière»
dans cette technologie de transmission et de stockage. » L’armée pacifique de la blockchain veut favoriser les applications industrielles et passer au concret dans la construction, l’agroalimentaire et l’énergie. La présence des hautes autorités de contrôle dans la task force marque le souci d’une haute surveillance, semble-t-il...
Indice d’égalité salariale: on peut comparer les entreprises
e plan d’action du gouvernement de 2018 qui annonçait la prise en compte, enfin, de l’égalité femmes/hommes au travail pré- voyait un indice que doivent désormais cal-
  finance & L
legislation
 culer obligatoirement les entreprises, le publier sur leur site et... agir en conséquence.
Mais l’indice en question manquait. Son mode de calcul allait dépendre des critères: écart de salaire moyen, ce même écart par tranche d’ancien- neté, par catégorie socioprofessionnelle, à profil identique...? En jeu, des écarts variables de
moinsde10àplusde20%.
Au final, le choix de Bercy a retenu la rémunération ramenée à un plein-temps (sans heures sup). D’où biais : les femmes sont surreprésentées dans les postes à temps partiel. Mais parmi les cinq sous-indices qui correspondent à tant de points sur 100, on doit prendre en compte: l’écart de rémunération femmes/hommes, l’écart de taux d’augmentations individuelles (hors promo- tion), l’écart de taux de promotion, le taux d’augmentation des salariées en retour de congés de maternité et combien de femmes figurent parmi les dix plus hautes rémunérations... De quoi bien prendre en compte le moindre accès des femmes aux responsabilités.
Ce qui fonctionne: l’indice retenu autorise bien la comparaison d’une entreprise à l’autre. Et pousse les dirigeants à corriger le tir, avec obligation de résultat. Ce qui pèche : la notion d’égalité salariale est restreinte.
On verra les effets sur les pratiques concrètement mises en œuvre. n
ecoreseau.fr septembre 2019 | 13
]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[  galaxie
briefing économie
Bill Gates, Jeff Bezos
visionnaires ? Les gourous créa- teurs semblent faire montre d’une réelle puissance vi- sionnaire d’entrepreneurs. Ils ne sont pas devins, mais ils vont jusqu’au bout des perspectives nées de leur pouvoir d’innovateur. Business Insider a repéré leurs idées désormais réa-
lités.
• Steve Jobs, Apple, 1984: «Nous nous baladerons avec des “ardoises” et des “conseillers” virtuels»:apparition des iPhones (2007) avec Siri (2010). 1996: les concessionnaires autos ne garderont pas des milliards de stocks improductifs, le modèle sur-mesure sera fabriqué à la com- mande: Tesla produit sur commande des véhicules personnalisés (2008). 1996: le courrier électronique et Internet seront nos formes de stockage de l’information: iCloud (2011), Google Drive, Dropbox...
• Bill Gates, Microsoft, 1999: prévalence de la surveillance en ligne à domicile: Les caméras de sécurité pullulent aux États-Unis en liaison avec la police et envahissent l’Europe (2018). 1999: «Les appareils affi- cheront une publicité intelligente. Ils connaîtront vos tendances d’achat et afficheront des publicités adaptées à vos préférences » : Les cookies sont apparus avec Internet, leur emploi pour personnaliser les publici- tés a validé très tôt l’affirmation. 1999: la recherche d’emploi se fera en ligne: Quatre ans plus tard, LinkedIn se crée et surfe sur les contacts professionnels.
• Jeff Bezos, Amazon, 1999 : nous inventons l’avenir du commerce élec- tronique. Tout ce qui s’achète en magasin le sera aussi en ligne en majo- rité: Amazon est aujourd’hui le concurrent robuste de tous les ven- deurs établis de livres, matériel, vidéo, musique en streaming... Et tous les articles – jusqu’au papier toilette – s’achètent en ligne. Amazon Prime Pantry (2014) vend de l’épicerie, des produits ménagers à bas prix, du détergent à la lessive et au shampooing. 1999 : « Beaucoup de petits objets seront connectés à Internet»: Les objets connectés sont un fait établi en progression rapide. n
Jugement de valeurs
 et Steve Jobs,
 p 6 au 15 septembre
paris Design Week
Une semaine de création et de design. Galeries, écoles, studios et ateliers exposent la création contemporaine. Office du tourisme et des congrès, Paris.
p 12 septembre
b2b rocks paris – Conférence européenne pour les start-up b2b & saas
Dédiée aux leaders SaaS et B2B
à la rencontre de leurs pairs et de nouveaux talents. Les thèmes :
le marketing, la vente, les RH, la stratégie, l’international
et le financement.
Station F, Paris
p 13 au 17 septembre
La biennale de paris
Le rendez-vous du luxe et de
l’art de vivre à la française. Plus d’une centaine d’antiquaires et collectionneurs de renommée mondiale y présentent des toiles
de maîtres, des sculptures ou des meubles anciens. Pays d’honneur : le Royaume de Bahreïn.
Nef du Grand Palais, Paris
p 16 septembre
table ronde multiburo
L’injonction au bonheur au travail, et si nous revenions aux fondamentaux ? animée par Fabienne Broucaret, fondatrice de My Happy Job. Multiburo Paris, Gare de Lyon, 4 place Louis Armand-Tour de l’Horloge
p 18 septembre
France Digitale Day 2019
7e édition du France Digitale Day, rendez-vous annuel de la scène tech mondiale, avec 3 000 participants
– entrepreneurs, investisseurs, penseurs.
Les Pavillons de Bercy - Musée des Arts Forains, 53 avenue des Terroirs de France, 75012 Paris
p 24 septembre-13 novembre monte ta boîte en 2 mois
Organisé par la Fondation CréActifs Initiatives, un événement gratuit sur deux mois dont l’objectif vise à former les jeunes sur les fondamentaux de la création d’entreprise.
9 rue de Saint-Pétersbourg, 75008 Paris
p 30 septembre-7 octobre
La mêlée numérique
Festival annuel autour du numérique avec une semaine dédiée aux professionnels et un week-end ouvert au grand public. Innovation et usages du numérique en Occitanie : l’occasion de développer du business, rencontrer des décideurs et des experts dans le domaine souhaité et augmenter la visibilité dans l’écosystème.
Toulouse
 partenaire
p 30 septembre-1er octobre salon sme
Créateurs d’entreprise, dirigeants de petites entreprises, entrepreneurs, consultants free- lances, professionnels du conseil et de l’accompagnement des entrepreneurs à la rencontre de ceux qui vont les aider à développer leur petite entreprise ! Le plein
de solutions immédiatement opérationnelles et de conseils pour créer et développer votre projet.
    mode de vie
   béatrice
BQue d’eau, que d’eau...
onne nouvelle, nous « d’excellente qualité ». Ces desti-
n’avons pas nagé en eaux nations ont peut-être mis l’eau à troubles cet été. la bouche des entrepreneurs que C’est l’Agence euro- nous avons interrogés sur leur
meuse goutte qui fait déborder le vase ou le nouveau projet qui pourrait tomber à l’eau...) et 6 % allient repos et travail à distance. Voilà qui apporte encore de l’eau au moulin de leur implication. Leur ciel n’est d’ailleurs pas moins bleu que les mois précédents. Si les taux de confiance et d’optimisme reculent un peu (respectivement 45 % et 31 %) en contrepartie les
chefs d’entreprise se sentent plus sereins (22 %) ou attentistes pour certains d’entre eux (17 %). Ce qui résonne bien avec le fait qu’ils sont plus nombreux à dire que ça va bien aujourd’hui, mais moins nombreux à voir l’avenir avec un regard positif.
Wait and see, donc, et maintenant belle rentrée à tous ! n
Genoux
péenne environnementale qui façon de
vacances. 76 %
Responsable Pôle Études/ Enquêtes CCI France
l’avait annoncé dans un rapport rassurant (en ces temps canicu- laires). La qualité des eaux de baignade s’est en effet largement améliorée par rapport aux pics de pollution des années 1970. Et même si la France n’est pas la mieux placée en Europe, 78,8 % de ses eaux sont considérées comme
14 |
septembre 2019 ecoreseau.fr
vivre les
d’entre eux indiquent prendre une
pause estivale en août, pour une moyenne de 7,7 jours. Détente in- tégrale ? Pas si sûr, puisqu’ils sont plus d’un tiers – 37% – à décla- rer qu’ils ne se déconnectent pas totalement. 31 % d’entre eux de- meurent joignables et répondent aux urgences (on imagine, la fa-
retrouvez l’intégralité des résultats de la grande consultation sur www.grandeconsultation.fr
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   ]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[en couverture
 TALENTS
LES RECRUTER, LES GARDER, LES FAIRE GRANDIR
 entreprendre & innover
16 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ «Sur 4000 recruteurs dans 35 pays en 2017, 83% des répondants affirment qu’identifier, sélectionner et fidéliser les talents est leur principale priorité. Ils souhaitent pouvoir investir dans leur marque employeur et gagner en agilité et en efficacité dans leurs pratiques RH», lit-on dans The Conversation en février 2019. Au fond, le chômage – 5600000 personnes en France en tenant compte de la baisse des inscrits parmi les jeunes et les seniors –, tou- jours énorme, confine à l’absurde: la pénurie de ta- lents atteint, elle aussi, des sommets ! Faut-il penser que c’est le mot «talents», rares dans la masse de demandeurs d’emploi qui seraient alors «non ta- lentueux», qui explique ce monstrueux décalage? Difficile à admettre. Le coût d’une telle pénurie se révèle, lui aussi, monstrueux. «D’ici à 2030, chiffre une étude du cabinet Korn Ferry, 1,5 million de profils hautement qualifiés restent introuvables, soit un manque à gagner pour les entreprises françaises de plus de 175 milliards d’euros.» Le phénomène touche du reste de plein fouet les PME : 52 % peinent à recruter des profils qualifiés, «situation particu- lièrement critique en province», note le Journal du Net. Les solutions existent. Mais elles passent par la rupture générationnelle – stabilité du poste et du re- venu ne sont plus les objectifs essentiels des jeunes talents – et la remise en cause des organisations. S’adapter aux aspirations des millenials et accueil- lir des seniors d’expérience qui n’en finissent pas de voir l’âge de leur retraite s’éloigner: les talents
abondent dans l’armée des « chômeurs ». Om
« Les jeunes sont très sensibles à l’environnement de travail. D’ailleurs, c’est devenu normal pour eux. »
en couverture
entreprendre & innover
   1
Terrain : trois recruteuses en quête de « talents »
Les recruteurs s’intéressent donc aux soft skills – ces aptitu- des personnelles à l’intelligence émotionnelle, la capacité des candidats à s’autoformer », ana- lyse Marlène Ribeiro. Adeptes de Mooc, de webinaires ou de conférences en tout genre, ils ont à cœur de progresser. Une qualité déterminante tant les personnes évolutives et adap- tables sont recherchées. Mais entre le déclaratif et la réalité des faits, comment y voir clair ? « Nous avons à notre disposition toute une série d’indicateurs, à commencer par la prise de réfé- rences, autrement dit l’appel aux recruteurs précédents. Nous dé- ployons aussi des tests de com- portements », révèle la chasseuse de têtes.
Dur, dur d’attirer
les talents !
Le profil du candidat répond à la recherche ? Encore faut-il at- tirer ce qu’il est convenu d’ap- peler ledit « talent », mot très mode et porteur. Compliqué. Dixit l’experte: «Les jeunes sont très sensibles à l’environ-
nement de travail. D’ailleurs, c’est devenu normal pour eux. » Locaux agréables, ambiance décontractée, flexibilité et mé- thodologie de travail sont des aspects sur lesquels ils sont très vigilants. « Rester au bureau de 8 heures à 20 heures est pour eux impensable. En revanche, la mobilité ne leur pose aucun problème. Ils sont très exigeants sur l’organisation du travail et la façon dont les technologies vont la faciliter, mais aussi sur la marque employeur. » Autre notion mode clé : l’identité de l’entreprise, s’assurer d’être en phase avec ses valeurs. L’une des raisons pour lesquelles les entreprises ont autant capitalisé sur la RSE ces dernières années. Une fois les candidats embau- chés, les efforts de l’entreprise ne doivent pas se relâcher. « Il est important de formuler un feedback et de mettre en place un système d’évaluation pour bien les suivre. Il faut leur dire où on peut les emmener afin qu’ils puissent se projeter grâce
Ils/elles le disent tous/tes : les re- cruteurs ou responsables RH af- firment qu’il est de plus en plus difficile d’attirer, de recruter et de conserver les jeunes talents dans l’entreprise. Comment l’expliquer, alors même que 23 % des jeunes de moins de 25 ans sont aujourd’hui au chômage ? Existe-t-il une inadéquation profonde entre leurs aspirations et les propositions formulées par les recruteurs ?
Ne soyons pas si négatifs. La dernière étude de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) met bel et bien en avant la qua- lité du marché du recrutement des cadres. Selon son Observa- toire, on devrait bientôt passer la barre des 300 000 recrutements annuels. Sachons-le, 85% des jeunes diplômés sont au travail
douze mois après la fin de leurs études. Marlène Ribeiro, direc- trice exécutive chez Michael Page Consulting, confirme ce dynamisme, même si les volumes de recrutement intéressent la plupart du temps les mêmes domaines, l’informatique, la recherche-développement et les postes de commerciaux. « Les employeurs s’arrachent ces pro- fils, et ce d’autant plus qu’on ob- serve une pénurie de candidats sur le marché de l’IT. » L’essor du numérique-digital n’est pas seulement un formidable levier de croissance, la technologie crée forcément de l’obsolescence de compétences. « Dans la plu- part des métiers, des postes dis- paraissent et d’autres se créent. Aujourd’hui, quand on sort d’une école, on est déjà has been.
 ecoreseau.fr septembre 2019 | 17
]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
Petite histoire du recrutement OLIVIer mAGNAN
FIN XIXe- DÉbUt XXe sIÈCLes
Pour l’embauche, faites la queue
ANNÉes 1950-1960
    C’est sur la grève de la Seine, près de l’Hôtel de ville de Paris,
justement nommée Place de grève et aujourd’hui tout aussi justement place de l’Hôtel de ville, que s’en venaient chercher l’ouvrage les ouvriers, les hobereaux, les apprentis aumussiers, les batteurs de blé à la rencontre des blatiers,
les charpentiers en quête de chantier, mêlés au menu fretin des loueuses de sangsues qui récoltaient les bestioles de la Seine collées à leurs cuisses pour les revendre
aux pharmaciens, les ouvriers employés
aux constructions...
Là aussi que l’on se réunissait pour faire... grève. Depuis, fichtre,
le recrutement a bien changé...
Des années 1880 à
1900, avec l’apparition des premières usines, l’on vit apparaître les premiers services du personnel, chargés de l’embauche des ouvriers. La main-d’œuvre venait aux patrons. Les futurs
« cadres » aussi se présentaient à Monsieur le directeur.n
En 1946, un consultant en stratégie qui ne pouvait être qu’américain
mais dont il semble que le nom ne soit pas passé à la postérité a l’idée d’une autre manière
de recruter ceux (plus que celles) que l’on n’appelait pas encore talents : il contacte de hauts managers en poste. Littéralement, c’est de l’executive search ou head-hunting, parfaitement traduit par «chasseur de
tête». Pendant plus
de cinquante ans à partir de 1900, l’offre rencontrait directement la demande de cadres, sans intermédiaire. Ces «trente glorieuses» voyaient arriver des «cols blancs» armés de leur CV, leur «resume» en anglais, candidats
On chasse
aux emplois de bureau. Au cours de la décennie suivante, trois grands acteurs animaient
le recrutement :
les salariés, les employeurs/entreprises et l’émergence
des intermédiaires professionnels qui vont structurer le marché
du travail et qui se généraliseront jusqu’au xxie siècle, armés de toutes les techniques de sélection possibles. En 1967, parce qu’il sent la montée du chômage
lugubres », le ministre
de l’Économie Chirac crée l’Agence nationale pour l’emploi – ANPE, organisme public,
juste après l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, de nature privée. La presse se met à publier des cahiers entiers de petites annonces. Et toutes malcommodes furent- elles, les premières solutions logicielles de gestion du personnel incluent les premières bases de données de candidatures. n
et l’amorce des
« trente
 Candidatures en ligne : long et compliqué
 à un plan de carrière. Et bien sûr, pour ça, il convient de les former, car si une personne ne progresse pas, elle perd en em- ployabilité, a fortiori sur un marché qui évolue très vite. »
Aller vite dans
le processus
de recrutement
« Il est moins facile de recru- ter que par le passé, confirme Hélène Gemahling, DRH de Nespresso France. Il faut aller vite, car les candidats ont besoin de se positionner. Nous veillons à lancer un process dynamique. L’on sait que si on laisse passer une ou deux semaines, on risque de les perdre. » Nespresso a beau passer souvent par des cabinets, l’entreprise s’adonne beaucoup au sourcing via LinkedIn no- tamment. « Dans le process de recrutement, nous faisons tra- vailler les candidats sur des bu- siness cases, dans le digital no- tamment. Il est important pour
18 | septembre 2019 ecoreseau.fr
Une étude menée par Easyrecrue et HEC Junior Conseil souligne que les processus de candidature auprès des entreprises du SB 120 se révèlent trop compliqués. Expérience de navigation globalement sujette au mal de mer... Ce sont des étudiants qui sont à l’initiative de ce projet. Ils ont postulé avec un même CV sur les sites carrières des 120 plus grands groupes français pour passer au crible toute une série de critères : design, nombre de clics, temps moyen pour postuler, suivi des candidatures envoyées... Verdict : le temps passé à renseigner les mêmes champs et à créer des comptes pour répondre à une offre est bien trop long ! Quant à l’ergonomie des sites, elle ne donne pas toujours envie, même si les auteurs de
l’étude soulignent que plus encore que la maquette, c’est l’efficacité
qui prime. Justement, c’est là que
le bât blesse. Ces mêmes testeurs constatent qu’il n’est pas toujours possible de postuler depuis son smartphone, même si la majorité des entreprises du SBF 120 ont pris acte
de leurs préférences « mobile first ». Précisément, 85 % d’entre elles ont développé une version mobile de leur site, mais seulement moins de 7 % ont fait le choix d’un chatbot pour les accompagner et les guider vers la bonne offre et leur confirmer que leur candidature a bien été envoyée.
L’absence de réponse
demeure la règle
Les jeunes à l’origine de l’étude déplorent aussi le trop grand nombre de clics pour postuler. Il en faut en moyenne 30 pour trouver une offre et candidater, ce qui risque d’en rebuter plus d’un. Seulement 34 % des grands groupes proposent aux candidats de postuler en un clic via les réseaux sociaux professionnels, une option pourtant pratique qui épargne au candidat la création d’un compte. Au-delà de cette navigation jugée trop peu fluide, les candidats déplorent des retours inexistants ou trop impersonnels, alors même qu’ils aimeraient une réponse dans un délai approprié, a fortiori quand ils n’ont
pas reçu de mail de confirmation de candidature (c’est encore le cas pour près d’une entreprise sur 10). Seules 20 entreprises sur les 120 analysées ont été capables de répondre dans les deux semaines suivant la candidature. Outre qu’il nuit à la marque employeur, ce trop long silence pénalise
les candidats qui n’ont aucune information sur les raisons du refus. Quand la réponse arrive, dans 9 cas sur 10, il s’agit d’un mail automatique envoyé d’une adresse générique, sans interlocuteur identifié. Les entreprises commencent à prendre conscience de l’intérêt de choyer davantage
leurs candidats avec des solutions pour mieux les accompagner :
le job matching – adéquation professionnelle, qui tienne compte des compétences et qualifications, et pas seulement keyword matching, simple facilité – ou encore la possibilité
de remplir automatiquement un formulaire via son profil LinkedIn. L’expérience candidat commence à ce se réinventer...
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[ Ressources humaines : les mots se hissent
à la hauteur des
enjeux au début de
la décennie 1980. Le personnel devient une ressource, parfois rare. Et le DRH entreprend
de révolutionner
les stratégies de recrutement, de rémunération, la façon dont le salarié va évoluer dans l’entreprise.
Le DRH adopte les
outils informatiques sans cesse améliorés
et s’appuie sur les nouvelles agences decomenRHqui
définissent la « marque employeur » et conseillent au DRH les «bons» canaux : elles recensent les
offres, accompagnent les candidats cadres et non-cadres, conseillent les recruteurs – on distingue bien, au
cours de ces deux décennies, les cabinets d’approche directe (la chasse) et indirecte (cabinets annonceurs). Au tournant des années 2000, la
GRH (Gestion des ressources humaines) entend développer
le capital humain de l’entreprise : on cherche à recruter les meilleurs et... à les fidéliser.
Les techniques de
conquête s’enrichissent du sourcing – l’e- recrutement via Internet.
Vingt ans
de recrutement en ligne Le off-line va cohabiter longtemps avec leon.LesPAdela presse migrent assez brutalement vers le réseau pour donner naissance à des candidathèques en ligne. Les réseaux sociaux et professionnels entrent dans la danse (à partir de 2006). La « chasse », en approche directe, résiste, mais devient
la chasse... gardée de cabinets haut de gamme spécialisés, mandatés par les entreprises. Entrent dans la danse de l’emploi les outils d’évaluation. On
goûte aux tests de
personnalité (PAP-I, Sosie, MBTI...), projectifs (TAT, Rorscharch...), d’intelligence
(PM 38, dominos...),
de raisonnement,
de compréhension verbale... Depuis
les années 1990, la graphologie faisait florès. Son coût,
la contestation de
sa légitimité ont pratiquement eu raison d’elle. Nous voici à
l’ère des solutions numériques. Les champions du progiciel s’alignent (Peoplesoft, SAP e-recruiting...), intégrés dans les
outils DRH des grands groupes. Mais les
pure players, plus accessibles avec leurs briques logicielles, couvrent le recrutement (MrTED, Jobpartners...),
la gestion des talents/ compétences (Taleo...). Reste aux spécialistes du capital humain
à respecter l’article 225-1 et suivants du Code pénal comme les L1131 et suivants eu Code du travail qui instituent le principe de non-discrimination – origine, sexe, situation de famille, grossesse, apparence, patronyme, santé, handicap, génétique, mœurs, âge, opinions, activités syndicales,
appartenance à une ethnie, une nation, une religion. De quoi inspirer des cabinets comme Taste, RobertWalters, Hudson... Quant aux DRH des grands groupes, des start-up aux patrons
de TPE en quête de talents et de savoir- faire, c’est à travers des entreprises réinventées qu’ils recruteront les nouveaux talents et s’assureront la maîtrise de seniors devenus peut-être à leur tour chefs d’entreprise...
1980-2000
Ne m’appelez plus recruteur, mais DRH
en couverture
entreprendre & innover
    nous de les mettre en situation et de leur donner à voir notre niveau d’exigence », confie la recruteuse. L’objectif est aussi, comme elle l’explique, de mesu- rer le comportement des candi- dats dans un contexte de colla- boration.
Développer
les collaborateurs
pour les fidéliser
« Nous embauchons 300 sonnes chaque année et sommes conscients de la difficulté à les fidéliser. De nos jours, on ne passe plus toute sa vie dans une seule et même entreprise. Nous devons accepter de les “déve- lopper”, même si on ne sait pas combien de temps on les gar- dera », se résigne Hélène Ge- mahling. Pour les retenir, Nes- presso France mise sur la qualité du management de proximité, en partant du principe que ce que souhaitent les jeunes re- crutés, c’est avant tout se sen- tir bien, entourés de personnes
inspirantes, mais aussi transpa- rentes. « Ils attendent de l’auto- nomie dans la prise d’initiatives et des responsabilités. » L’entre- prise a opté pour un mode par- ticipatif où les collaborateurs sont invités à prendre beaucoup la parole (par le biais d’enquêtes, de rendez-vous...).
Pour les TPE-PME : parcours du combattant La grande entreprise se bat, les PME et TPE se débattent. Res- ponsable recrutement chez SEP, une PME industrielle basée à Chambéry, Blandine Durand en atteste. « Nous sommes moins at- tractifs que les grands groupes et avons du mal à séduire les jeunes diplômés. Pour compenser, nous misons beaucoup sur le collectif de travail et la qualité de l’am- biance au quotidien. » Des dispo- sitifs sur mesure en partenariat avec Pôle Emploi, décidément appelé à agir bien plus activement que l’Agence de naguère, afin no- tamment de s’ouvrir à des profils
vers lesquels la structure ne se serait pas spontanément tournée. «Il y a encore quelques années, le diplôme était important. Les candidats devaient absolument correspondre aux attentes de l’entreprise. Aujourd’hui, elles se posent davantage la question de savoir en quoi l’expérience des candidats peut leur conve- nir», confirme Fabienne San- chez, qui accompagne en tant que consultante les TPE-PME
dans leurs démarches de recru- tement. Au cours du processus de recrutement, c’est observer notamment la façon dont le can- didat parle de ses postes précé- dents. «Ce qui fait défaut dans nombre de petites structures, ce sont des grilles d’évaluation des candidats. Il est important aussi de pouvoir expliquer à certains d’entre eux pourquoi ils n’ont pas été retenus.» Dans l’intérêt des deux parties... ArIANe WArLIN
per-
micro-entrepreneurs et portage salarial, avenir du contrat de travail ?
Et si CDI et CDD ne constituaient plus la forme juridique parfaite du recrutement ? Les décideurs l’expriment par sondage : 9 % seulement se disent « à l’aise » avec le micro-entrepreneuriat,
5 % connaissent bien le portage salarial, dont usent de plus en plus les « experts » soucieux d’une indépendance « salariée ».
Le statut, pourtant, place l’entreprise cliente à l’abri de
la requalification en CDI d’une compétence forte et ponctuelle.
Une PME/TPE devrait rencontrer les opérateurs de Pôle Emploi, échanger dans les clubs, ne plus craindre le télétravail.
ecoreseau.fr septembre 2019 | 19
]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
en couverture
2 Régions : qui recrute le plus ?
Chaque année, les chiffres de l’emploi, témoins de la vigueur
du marché, cristallisent les attentes. Alors que les intentions
de recrutement des employeurs progressent de 14,8% en 2019 (347000 de plus), la recherche de nouveaux talents reste un défi. Mais les dynamiques des régions diffèrent. Plongée dans les
bassins de recrutement français. AbA
Hauts-de- France
île-de-Franc
  PAYS
DE LA LOIRE
  portés par l’industrie
La région du Grand Ouest prend la tête avec une progression de 24,8 % de ses projets de recrutements en 2019 (180 174). En 2018, les Pays de la Loire rassemblaient 509 241 offres, soit 8,1 % du total national (4e). Un chiffre en légère baisse en 2019, 7,3 % des offres du second trimestre sont issus du territoire, qui chute à la 7e position. Reste que Nantes, principal centre d’activité de la région, a le vent en poupe, sa métropole est la 4e qui progresse le plus et la 3e plus attractive de France (86 863 offres en 2018 contre 66 690 en 2017). La région voit son secteur commercial reculer (8,1 % en 2018, 13,4 % en 2017) mais va compter sur un secteur industriel qui grimpe (20,2 % en 2018).
bordeaux la dynamique
La plus grande région française poursuit son développement, avec Bordeaux comme locomotive (12,7 % des offres). Elle se place en 3e position avec 528 527 offres en 2018 (8,4 %) et 9,3 % des offres diffusées pendant le second trimestre 2019 (89 000). La « belle endormie », préfecture régionale toujours plus en vogue, devance le Grand Paris et la métropole d’Aix- Marseille en tant que métropole la plus dynamique du moment, mais reste derrière en volume d’offres (70 000). Côté anticipation, le besoin en main- d’œuvre (BMO) 2019 prévoit 257 721 projets de recrutements (4e) et une progression de 14,6 % en 2019 (7e). Principalement dans l’industrie (15 %), le BTP (13 %) et le commerce (9,1 %).
Du monde dans le rétro
Dépassée par le Grand Est, l’Occitanie n’est plus qu’en 6e position en 2018 avec 7,1 % des offres (446 922 contre 482 963 en 2017). Même constat pour Toulouse, dont la dynamique est loin d’être aussi fringante que ses rivales, Paris, Bordeaux ou Lyon. La région reste malgré tout 5e en termes de projets de recrutement en 2019 (255 922) mais 9e progression seulement (13,4 %). En s’appuyant sur son industrie (12,8 %), son BTP (11,3 %) et son commerce (9,1 %), l’Occitanie se refait une santé en 2019. Elle rassemble 87 890 offres – premier et second trimestres –, soit 8,5 % de la demande nationale (4e derrière le trio francilien, auvergnat-rhônalpin et aquitain mais talonnée par le Paca et les Pays de la Loire).
20 | septembre 2019 ecoreseau.fr
Nouvelle-Aquitaine
  occitanie
  e
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[  en couverture
entreprendre & innover
Le ventre mou
Encore loin derrière les régions les plus actives, les Hauts-de-France n’en progressent pas moins. En 2019, l’évolution de 18,3 % de leurs projets de recrutement (203 846) est la 3e plus importante de métropole. Depuis deux ans, la région du nord stagne au 8e rang en termes d’offres d’emplois, 6,5 % et 437 867 offres en 2017, 6 % et 380 626 en 2018. Idem en 2019, 5,9 % des offres au 1er trimestre, 6,1 % au 2nd et une 8e position. Sa préfecture lilloise progresse, elle, sensiblement, + 12,1 % d’offres en 2018. Au même titre que bien des régions, l’industrie (17,5 %), le BTP (10,5 %) et le commerce (10,4 %) se partagent la majeure partie du marché de l’emploi, lui-même plus fourni au sein de l’ex-Nord-Pas-de-Calais. Lire en Briefing de l’optimisme le portrait du leader du BTP picard, le groupe Lhotellier.
tête d’affiche
Pas de surprise, la seconde région d’Europe en matière de PIB est celle qui recrute le plus en France. L’enquête Besoin en main-d’œuvre 2019 de Pôle Emploi classe l’Île-de-France première région métropolitaine en nombre de projets de recrutements1 (492 777), qui enregistre la
4e progression (17,8 %). Le recrutement francilien
n’est plus le plus dynamique mais l’Île-de-France
reste n° 1 et rassemble 23,7 % du volume national des offres d’emplois diffusées
sur le Web en 2018 (près d’1,5 million). Le commerce (11,4 %), la petite enfance
(9,3 %), l’informatique (8,5 %) et l’industrie (7,6 %) comptent parmi les principaux
pourvoyeurs. En 2019, même topo, 21,4% des offres du second semestre sont
lancées dans la région parisienne.
1 Un projet de recrutements tel qu’enregistré par Pôle Emploi correspond à l’anticipation d’un besoin par un employeur et non à une offre d’emploi. Un projet de recrutement pourrait aboutir à une ou plusieurs offres d’emploi ou ne pas aboutir.
Éternel second
Fidèle à ses standards, l’Auvergne-Rhône-
Alpes talonne l’Île-de-France en matière
d’activité et de recrutement. La région réunit
près de 14 % des offres diffusées en 2018
(874 682), une part en légère hausse (13,5 %
en 2017). La dynamique se poursuit en 2019,
« ARA » diffuse 14,2 % des offres du second
semestre. Comme sa région, Lyon conserve
sa seconde position, derrière Paris, et
rassemble 117 770 offres en 2018. Pôle Emploi
fait état de 335 922 projets de recrutements
par les employeurs du territoire, soit une progression de 13,3 % (10e). Parmi les secteurs porteurs dans la région, on distingue l’industrie (17,3 %), le commerce (9,8 %) et le BTP (9,3 %).
Dans le sillage d’Aix-marseille
La 3e région française en termes de PIB par habitant s’est classée 7e des terres de recrutement
en 2018 avec 440 076 offres (7 %).
La progression de ses projets de
recrutements sur 2019 (261 542) est, elle, la plus faible (4,3 %). Malgré tout, la métropole d’Aix-Marseille tient la distance et se hisse même à la 3e place des plus en vue, derrière Bordeaux
et Paris (+ 16 % d’offres entre 2017 et
2018). Les deux villes tirent la région,
qui progresse en 2019 en réunissant
8 % (148 200) et 7,8 % (128 000) des offres aux premier et second trimestres. Côté dynamique de secteur, le commerce est
en chute libre (de 15,5 % en 2017 à 9,4 % en 2018), tandis que l’industrie (10,8 %) et le BTP (9,7 %) tiennent le cap.
      Auvergne Rhône-Alpes
Paca
  ecoreseau.fr septembre 2019
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e
]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
mapping innovation
3 Comment l’on recrute
dans le monde 3.0
Encore une fois Leonardo da Vinci ! C’est lui qui aurait conçu et rédigé le premier CV. Cinq cents ans plus tard, le/la candidat/e a affaire parfois à de curieux recruteurs et son CV est en ligne. “IA”-t-il encore un recruteur humain, se demandera-t-on sous peu. Réellement, aujourd’hui, des IA recrutent. Idées. pAtrICe remeUr
  états-unis
souriez, vous êtes décortiqué
La solution IA HireVue identifie les traits de personnalité, comportements et informations clés depuis un enregistrement vidéo et une mise en situation par des jeux. La solution propose en outre de programmer automatiquement la prise de RDV et de gérer le processus de recrutement. Intérêt: abaisser les risques d’erreurs de recrutement, gagner du temps. L’IA annihile les biais inconscients.
rezscore, la sagesse de la foule
Le candidat soumet son CV sur le site rezscore. com. Une IA va l’optimiser et indiquer de
quelle manière il est lu par un recruteur
virtuel. Les services d’analyse automatique
de CV existent depuis longtemps – jobetic
en France. Mais la start-up va plus loin en se basant sur le crowdsourcing ou la sagesse de la foule grâce aux interactions des membres. Chaque candidat «vote» sur les annonces pour enrichir les performances de la machine et indiquer les erreurs. Résultat : le système lie automatiquement les meilleures offres au CV. Intérêt : pour le candidat, obtenir l’offre qui
lui correspond sans modifier son CV. Pour le recruteur, bénéficier d’informations précieuses pour embaucher rapidement.
recrutement par drôle de drone
Comment toucher les meilleurs talents de la Silicon Valley ? L’agence de voyages Kiwi.com a lancé des drones munis d’une banderole: «Nous recrutons devant les fenêtres des immeubles des collaborateurs des start-up et grandes entreprises de la capitale des techs.» Ils ont osé! Intérêt: un dispositif efficace et peu onéreux, provocateur, drôle, l’assurance d’être vu. Encore faut-il que l’intéressé/e puisse noter le contact très discrètement!
Google Hire
lance des colles
« Capturer et suivre les candidats de manière transparente, les gérer tout au long du processus de recrutement, collaborer avec les équipes d’embauche via le chat... » Quelques- unes des fonctions proposées par Google. Qui affiche en outre dans les rues des cités de la Silicon Valley
un casse-tête mathématique pour recruter les meilleurs informaticiens parmi les millions de candidatures reçues chaque année ! Les candidats qui ont trouvé la réponse (une adresse de site Internet) ont rencontré sur la page un deuxième casse-tête... Intérêt : diffuser une annonce en quelques instants et accéder à des rapports d’analyses tout au long
du processus de recrutement. Le dispositif d’affichage sélectionne naturellement les meilleurs et les plus curieux, en inversant la charge de traitement.
irlande
Compétence
à distance
La plate-forme Abodoo apparie les candidats aux postes en
se basant non pas sur le lieu, mais sur les compétences et le télétravail.
Intérêt : recruter et travailler à distance, faire évoluer les entreprises tout en répondant aux aspirations des talents.
inde CVWiz scrute et recrute L’entreprise de Bombay
(Mumbai) aide les recruteurs à identifier rapidement les
candidats et leurs compétences. CVWiZ propose également une automatisation du recrutement.
Il fournit un référentiel centralisé basé sur le cloud avec des fonctions
telles que la recherche rapide, la recherche avancée, la gestion de
talents, etc. Ce dispositif va au-delà de l’approche traditionnelle de la recherche par
mots-clés et aide les recruteurs à trouver les candidats les plus appropriés pour le poste. Sont
compilés les compétences des candidats, le type de projets sur lesquels ils ont travaillé, le type de culture de travail dont ils sont issus.
Intérêt : bénéficier d’analyses de données pour valider le recrutement et l’adéquation de la personnalité au poste comme à l’entreprise.
   22 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[ ROYAUME-UNI
Dans la peau d’un combattant
L’armée de terre britannique fait appel à la réalité virtuelle pour séduire les candidats en leur faisant vivre une expérience inédite. Une fois les lunettes VR enfilées, le candidat va conduire un char, vivre un saut en parachute ou encore participer à un combat de rue. Chacune de ces expériences s’intègre dans une application personnalisée via laquelle
la recrue potentielle choisit son expérience pour ressentir le « réel » virtuel de la situation. Intérêt : durant cette période de recrutement, l’armée a obtenu 66% de candidatures supplémentaires. Elle dispose également des données du candidat pour lui proposer le poste le plus adapté à ses réactions et à son profil.
allemagne
Vrais emplois à la tV
De véritables offres d’emploi du supermarché Penny ont été glissées dans une série de téléréalité d’outre-Rhin. Les téléspectateurs étaient invités à utiliser WhatsApp pour adresser une candidature au poste proposé dans la scène. Le chatbot, en reprenant la séquence TV, a géré les interactions et les candidatures.
Intérêt : c’est vraiment innovant, de quoi doper la marque employeur et les interactions. Et embaucher rapidement : 186 personnes ont été recrutées chez Penny en quelques instants !
pizza au Qr Code à la tomate
Autre tentative à l’allemande : une pizza spéciale, recouverte de sauce tomate qui dessine un QR
code. Le lire sur son smartphone vous fait atterrir sur la page d’offres d’emploi de Scholz & Friends : le QR Code ne figurait que sur les commandes d’employés issus d’entreprises créatives !
Intérêt : séduire les créatifs avec appétit. france
Wan2bee remplace la pub
Le slogan d’affichage est alléchant :
« Ne cherche plus, ton job vient à toi. » On sélectionne cinq domaines et l’on consulte les offres. Ou plutôt, elles s’affichent dans la navigation, aux lieu et place de ces pubs qui nous agressent. Ce n’est qu’un début, mais il est limité
à 19 grands domaines, très larges. « La deuxième version prévoit une suite de fonctions qui incluent le suivi du statut des candidatures, la création de CV et l’automatisation de la candidature sur plusieurs milliers d’offres d’emploi », explique la start-up.
Intérêt : les offres surviennent à tout moment dans la navigation courante.
CHINE
Le robot recrute
« Aidez les ressources humaines des entreprises à gagner du temps et à intégrer les nouveaux employés, gérer la période d’essai, les questions et réponses ou mettre en place un processus de recrutement. » Ainsi se présente le robot personnalisable de Laie Technology Network. Il faut quelques clics pour paramétrer ses fonctions.
Intérêt : comme le dit le robot, accompagner les candidats et les intégrer plus rapidement, tout en libérant les RH des questions courantes.
australie
Kit d’embauche Ikea
Une notice d’instruction pour assembler son avenir. C’est ce qu’a proposé avec humour le géant suédois dans les emballages de ses produits. Le système a fait le buzz et les sympathisants de l’enseigne ont coopté leurs proches.
Intérêt : une campagne à faible coût
et 280 embauches réalisées.
mapping innovation
entreprendre & innover
       SINGAPOUR
Gekco fait le tri
La solution Gekco repose sur des entretiens vidéos et une automatisation du recrutement. Les vidéos sont décortiquées pour fournir une analyse détaillée du comportement, des émotions (indice de sourire et score d’analyse des sentiments calculés à partir des points de données collectés à partir des vidéos, réponse aux QCM...). On capture des informations détaillées sur un candidat. L’IA fait le tri par performances et gère les candidatures.
Intérêt : réduire de 80 % le temps de sélection des candidats et de 50 % les coûts de recrutement. À l’employeur de se consacrer davantage aux échanges avec les candidats.
  ecoreseau.fr septembre 2019 | 23
]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
4 Le journal du futur de Jean-Marie Benoist Le recruteur,
Que sera le recrutement du futur, entre postes nouveaux, marché du travail fluide, robotisation à outrance et omniprésence de l’intelligence artificielle ? Et, question waouh, quelle sera la place de l’humain dans tout ça ?
facilite pas le travail, puisqu’il me faudra trouver une IA et un humain capables de travailler en symbiose. Mais le jeu en vaut la chandelle (tiens, il faudra que je cherche d’où vient cette expres- sion, c’est quoi une chandelle ?). Je décide également, à tant faire, de sortir le grand jeu. Je lance Melchior (mon algorithme favo- ri) à la recherche de candidats, pêle-mêle, sur l’ensemble des réseaux et plates-formes dis- ponibles. Je ne me limite pas, c’est à dessein. Tout le monde, aujourd’hui, possède plusieurs « résumés », sorte de croisement entre l’antique CV (c’était du la- tin, je crois, curriculum vitae, le cours de la vie) et la nécessité de se montrer, aujourd’hui, pour les candidats, protéiformes, multi- médias et multicanaux – vidéos, self-interviews... Il est toujours instructif, quand on a repéré un/ une candidat/e prometteur/euse, de faire le tour de tout ce qu’il/ elle présente, et pas seulement de ce qui est pertinent pour le poste à pourvoir. On ne sait ce qu’on peut apprendre, ça peut faire pencher la balance dans un sens ou l’autre.
Pas de visio...
En parallèle, je me lance moi- même dans une recherche plus limitée, elle va porter sur les profils déjà connus de l’entre- prise (et, par extension, de moi- même). La cooptation et les ré- seaux personnels ont pris une importance croissante dans mon univers professionnel, en partie parce que la garantie apportée par la connaissance personnelle des capacités et surtout de la
Définir la shortlist des candidats humains est un peu plus long, mais en fin de matinée je peux envoyer le message de contact – proposition de rendez-vous physique de préférence, je suis un peu vieux jeu de ce point de vue là, mais je considère que la visiophonie ne transmet qu’une information partielle, entre l’absence, par exemple, des phé- romones du contact direct, ces subtiles odeurs que je ne perçois pas, et le cadrage réducteur de la caméra. Sans oublier les possibi- lités de fraude, bien sûr, dans le cas d’échanges purement déma- térialisés...
Elle fait passer
les voyants au vert
Dès l’après-midi, j’organise deux rencontres (on ne parle plus depuis longtemps d’entretien d’embauche), entre des candi- dats (humains et IA) et moi. C’est une étape à laquelle je tiens particulièrement : même s’ils le cachent bien, certain/es ont en- core de la rancœur à travailler avec une IA – mais Melchior, et moi par extension, sommes très doués pour repérer les signaux non verbaux. Par chance, la deu- xième candidate, recommandée par un collègue, est déjà très familiarisée avec Zédek, l’IA la plus chaudement recommandée par Melchior, et elle met au vert tous les voyants (santé, déter- mination, passion, envie de se stabiliser pour une période indé- terminée...). Avec un soupir, je notifie le soir même ma décision au comité, qui l’approuve quasi instantanément, décision que je transmets illico à la candidate –
l’IA et le poste
 Lorsque j’arrive au bu- reau ce matin, je ne sais pas, comme d’habitude, ce qui m’attend. Sera-ce
une journée de plus passée à peaufiner notre algorithme de sélection ? Vais-je procéder à un vrai recrutement ? Même si je sais que cette deuxième hypo- thèse est a priori la bonne – le dernier projet de l’entreprise est l’un des rares qui exige une véritable embauche –, je ne suis jamais sûr. Et puis j’aime bien, d’un autre côté, tester notre al- gorithme maison. Le processus est assez simple : je lui fournis un descriptif de mission ou de poste, lui donne soit un ordre de recherche général sur les réseaux et plates-formes, soit un nombre limité de candidats (plus ou moins) fictifs, et puis j’analyse ses recommandations pour voir quels ajustements apporter aux diverses variables de notre mo- dèle de recrutement. Compte tenu de l’évolution plus que rapide des métiers, ces ajuste- ments constants sont nécessaires et font partie intégrale de mon travail en tant que recruteur. Je suis assez fier de ce qui est, après tout, mon bébé, compte tenu du
nombre de modifications que j’ai moi-même apportées au code source (eh oui, tous les recru- teurs sont maintenant, à des de- grés divers, des codeurs...).
Votre vidéo
ne peut excéder 3 Gbits... Mon intuition est bonne : c’est, aujourd’hui, un vrai recrute- ment qui va m’occuper. C’est rare. Et pour cause, aujourd’hui, on ne recrute plus par hasard : challenges, recours accrus aux prestataires, robotisation, en- treprise agile... Un poste n’est pourvu que lorsque le besoin – en termes de durée, de capi- tal humain, d’importance pour le projet et l’entreprise – en est impératif. Et le premier choix à opérer est loin d’être simple – et il surprendrait beaucoup mes prédécesseurs, feu les DRH. Humain, intelligence artificielle ou une combinaison des deux ? Compte tenu du travail en ques- tion, qui suppose imagination créatrice (encore un des do- maines que l’IA n’a pas vraiment conquis de façon satisfaisante) et recherche intensive, il me semble justifié de me placer dans la troisième hypothèse : ça ne me
Un poste n’est pourvu que lorsque le besoin – en termes de durée, de capital humain, d’importance pour le projet et l’entreprise – en est impératif.
    24 | septembre 2019 ecoreseau.fr
personnalité de quelqu’un est meilleure que tout ce que peut apporter une IA, aussi perfor- mante soit-elle. Et pour l’IA, je me repose là aussi sur les capa- cités de Melchior, qui est beau- coup plus apte que moi à vérifier si les IA visées ont, d’une part, le potentiel de répondre à notre demande, mais aussi de s’inté- grer dans notre structure nu- mérique. En quelques minutes, j’ai sa sélection entre les mains.
pardon, collègue maintenant. Et comme ça, d’un clic, je reviens à ma routine de perfectionnement de Melchior. Allez, ce soir, je vais le lancer sur une recherche futile, pour pouvoir analyser mieux son comportement à la marge – et pour rigoler un peu, avouons-le...
Tiens, je suis convoqué par Melchior ! Un bogue ? Ou bien joue-t-il avec l’humain ?
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[                                 JE METS 3 minutes
de plus à RETIRER DE L’ARGENT 5 minutes
de plus à PAYER EN CAISSE 10 minutes
de plus à POSTER MA LETTRE
"ME COMPRENDRE, C’EST M’AIDER À TOUJOURS PROFITER DE LA VILLE."
21 septembre 2019
JOURNÉE MONDIALE ALZHEIMER
                                     ]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
grand angle
Le rapport alarmant qui touche le poumon économique hexagonal
Nos PME vont-elles rater l
 «Comment la France peut-elle rattraper son retard?» Pas de doute, quand un rapport officiel arbore un tel titre, le ton est don- né, et il n’est pas très positif! Le rapport, c’est celui de la Déléga- tion aux entreprises de la Haute Assemblée, et la rapporteuse se nomme Pascale Gruny, sénatrice de l’Aisne. Et de fait, la France se positionne seulement au 15e rang du classement de la Commission européenne de 2019 fondé sur l’indice DESI (Digital Economy and Society Index), re- latif à l’économie et à la société numériques. Elle est donc bien en dessous de la moyenne euro- péenne. Depuis des années. Mal- gré un grand nombre de mesures déployées par les présidents et les gouvernements successifs. Pas de doute, nos PME subissent l’infor-
matique comme une contrainte. Elles ont pourtant totalement tort.
Les dirigeants
en dessous de la moyenne Donc, les PME françaises ont du mal à s’emparer du numérique. Parmi 32% des patrons qui re- noncent à «faire quelque chose parce qu’il fallait utiliser Inter- net» figurent des artisans, des commerçants et des chefs d’en- treprise, révèle une enquête 2018 sur L’illectronisme en France du Conseil supérieur de l’audiovi- suel (CSA) ! C’est bien au-delà de la moyenne nationale. Deux Français sur dix renoncent ainsi au numérique et à ses avantages. Ce sont donc des millions de per- sonnes et d’entreprises qui sont concernées.
Elles passent à côté des opportu- nités numériques.
Cédric Ternois, président de Jalix, infogérance
« Le salut passe par le cloud »
« La transition des PME passera par le cloud, cette technologie dite “en nuage” qui déporte
les données, les outils, les applications sur des serveurs extérieurs à l’entreprise. Les technologies sont désormais pérennes et d’une certaine manière structurantes. Pour les PME, il s’agit d’“armes” facilement finançables. Mais en sont-elles conscientes ? Je vois bien le clivage entre celles qui y trouvent des leviers de croissance et d’autres qui n’y voient qu’un coût. Elles, elles risquent de péricliter. Petites et grandes entreprises ont face à elles des clients qui ont acquis un poids certain
dans la décision. L’époque de l’informatique qui s’impose est révolue. Elle doit désormais suivre.
L’exemple des « détourages »,
ce que l’on appelle carve out
en anglais, autrement dit la cession par une société ou un groupe de sociétés d’une branche
d’activité, est parlant : la nouvelle entité doit s’attraire du système d’information du groupe dont elle faisait partie. Eh bien c’est une remise en cause de la gestion, de l’organisation qui devient vitale, et souvent la solution passe par le cloud, tel celui de Microsoft et son OneDrive, par exemple.
Les outils amènent à une transition, celle des techniques
et des produits, et celle de l’organisation.
Une transition bénéfique, puisque les PME disposent désormais d’un accès aux outils et solutions naguère réservés aux grands groupes. Même si cette révolution dans la profondeur expose davantage les organisations aux cyberattaques.
Je pense la dynamique bonne pour les PME décidées à se numériser intelligemment, d’autant qu’elles ont de quoi se tourner vers des aides publiques. La transition
se révèle plus délicate pour les grands comptes gênés par leur centralisation. »
« Nous sommes en réalité à l’aube d’une troisième vague de l’Internet et la France reste à la traîne dans sa capacité numérique » – Pascale Gruny, sénatrice de l’Aisne.
    26 | septembre 2019 ecoreseau.fr
Le CA du e-commerce
des PME ne représente que 3 % !
Dans le commerce électronique, deux tiers des consommateurs français achètent en ligne. Mais seulement 15 % des PME fran- çaises vendent en ligne, selon le classement DESI. Malaise. Car ce sont donc près de 3 millions d’entreprises qui se privent des marchés ouverts par le numé- rique. Sans compter la création
de nouveaux produits ou services liés, soit des milliards d’euros. Le diagnostic: les entreprises ne suivent pas les évolutions de leurs clients et partenaires. Or les Français réalisent plus fréquem- ment des achats en ligne que leurs voisins européens (65 % contre 53% des citoyens de l’Union eu- ropéenne). L’achat numérique est bien culturellement ancré chez le consommateur français. Mais les entreprises, faute de site
e
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ ur transition numériquE...?
d’e-commerce efficace, se privent seules de millions de consomma- teurs potentiels en France et dans le monde.
Faut-il donc croire que seules les entreprises natives du numé- rique, start-up avant tout, restent dans la course, au détriment d’un tissu de PME dangereu- sement «larguées» par la force des choses? Pas forcément: la société de fonte de cloches Cor- nille-Havard, installée depuis 1865 à Villedieu-les-Poëles dans la Manche, s’est lancée, dès les années 1990, dans la réalisation de sites Internet pour vendre ses produits dans le monde entier! Dans la «France dite profonde», pourvu que la zone numérique soit bien couverte, de jeunes en- treprises, telle Jeuxvideo.com implantée à Aurillac, sont deve-
nues leader dans leur secteur par leur passage en ligne.
Les outils numériques
ne sont pas utilisés
Les outils numériques existent au service de la productivité. Mais nos entreprises s’en dotent- elles? Non, et ce constat est ter- rible. D’une manière générale, une entreprise de grande taille sur trois seulement affirme uti- liser certains outils numériques. Pour les PME, ce chiffre se réduit à une sur dix d’après une étude de l’Association française pour le nommage Internet en coopéra- tion – Afnic.
À peine un quart des PME françaises et 11 % des TPE se sont emparées de l’automatisation de la chaîne logistique, alors que près de la moitié des PME da-
1 – Pour favoriser une culture du numérique chez tous les Français/ es, dès l’école primaire, afin de développer les compétences :
• Systématiser l’évaluation PIX (certification des compétences numériques) pour tous (enseignants et élèves).
• Créer un baccalauréat professionnel « services numériques ».
2 – Pour mieux informer, encourager et soutenir les PME/TPE dans leurs investissements en équipements et formation au numérique afin de favoriser l’inclusion numérique :
• Instaurer un volontariat numérique en PME (VNPME) sur le modèle du volontariat à l’international ou territorial en entreprise. • Créer un crédit
d’impôt à la formation
et à l’équipement au numérique pour les artisans et commerçants de détail.
• Permettre la notation des prestations proposées sur France Num. •Pérenniserledispositif de suramortissement pour les investissements de robotisation et de transformation numérique des PME/TPE.
• Créer un chéquier numérique valable sur tout le territoire pour unifier les critères d’attribution des aides régionales à la
transition numérique.
• Pour les PME/TPE en transition numérique, pouvoir inscrire à l’actif
du bilan l’ensemble des investissements matériels ou immatériels concernés, y compris les prestations de conseil et de formation.
3 – Pour les aider face aux menaces liées à la révolution numérique (cybersécurité, rapport de force inégal avec les plates-formes numériques) :
• Proposer une information relative à la cybersécurité dans toutes les maisons de service public.
• Instaurer pour les PME une procédure simple de règlement des différends sur les conditions d’accès aux plates-formes numériques.
4 - Pour réduire la fracture numérique
sur les territoires en matière de très haut débit pour les entreprises,
en garantissant une concurrence plus effective et respectueuse desPMEdanslesecteur des télécoms :
• Demander aux interlocuteurs locaux (collectivités territoriales, CCI, CPME, CMA...)
de communiquer davantage sur les outils mis à la disposition des entreprises pour connaître les obligations des
opérateurs télécoms en matière de déploiement, alerter l’Arcep en cas
de dysfonctionnement constaté sur le terrain et donner à l’Autorité les moyens d’agir dans le contrôle des engagements pris par les opérateurs de télécoms.
• Renforcer l’efficacité
de l’Autorité de la concurrence en transposant dans les meilleurs délais la directive ECN+ du 11 décembre 2018 qui confère aux autorités nationales de concurrence des pouvoirs d’action renforcés et de sanctions encore plus dissuasives en améliorant les procédures d’instruction afin d’adapter la vitesse de décision et de sanction.
5 – Pour instaurer des échanges réguliers entre les composantes du
« mille-feuille » d’acteurs publics et privés en
vue de rendre plus efficient l’écosystème d’accompagnement des PME au numérique :
• Organiser des RencontresduNumérique aux échelles nationale
et régionale pour réunir chaque année des acteurs publics et privés de l’accompagnement des entreprises dans la transition numérique. Sa première édition pourrait se dérouler au Sénat.
grand angle
entreprendre & innover
 noises ou allemandes ont mis en place des solutions numériques. Mais pour quelles raisons ou, plutôt, à cause de qui ?
La plupart du temps, c’est la faute du dirigeant, faute de culture numérique. «Un tiers des dirigeants de ces TPE-PME
ne sont pas à l’aise avec les outils numériques, mais la majorité ne souhaitent pas d’aide pour leur transition numérique. Et un sur quatre ne pense pas qu’une telle évolution soit inéluctable d’ici à 2025», déplore la sénatrice Gru-
 Les 14 propositions de la Délégation aux entreprises du sénat autour de 5 objectifs
ecoreseau.fr septembre 2019 | 27
e
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
grand angle
 Alain Bosetti, président du salon SME (ex microentreprises) :
« Les Français seront des entrepreneurs slashers »
L’observateur pointu des tpe/pme à travers le salon qu’il a fondé depuis 1998, Alain bosetti est persuadé que les Français/es incluront de plus en plus des périodes d’entrepreneuriat dans leur carrière.
ny au fil de son accablant rapport. D’autres réticences sont égale- ment pointées : l’organisation in- terne, qui reste rigide. Les com- pétences en numérique, difficiles à acquérir. Le manque de marges financières, également un obsta- cle (les marges opérationnelles des PME françaises se révèlent de 10 points inférieures à la moyenne européenne). Enfin le manque de temps constitue une
contrainte.
Faute de s’inscrire dans le sys-
tème de numérisation des achats, les PME risquent la disqualifica- tion, ce dont elles n’ont pas tou- jours conscience. « Si une PME sous-traitante n’est pas équipée en échange de données infor- matisé, EDI, elle risque d’être “déréférencée” par l’entreprise donneuse d’ordre», souligne le rapport. Moralité : « Les PME qui ne suivent pas risquent l’éjection du marché. »
Mais celles qui suivent se re- trouvent souvent démunies face aux cyberattaques! Quatre PME sur 10 ont subi des attaques in- formatiques. Elles en sont même parfois victimes sans le savoir. Avec le cortège de la descente aux enfers: perte de confiance en interne, perte de celle de leurs partenaires, pertes d’argent, des données ou encore des informa- tions stratégiques.
Un passage aisé au numérique? Utopie.
Quelle souveraineté ?
Dans le registre catastrophique, nous n’en avons pas fini. Tout optimiste soit votre magazine, il faut parfois aller jusqu’au bout d’une analyse que le rapport ac- cablant du Sénat peine à positi- ver ! Aux échelles nationale et eu- ropéenne, cette situation globale au sein des TPE et PME risque d’enclencher un appauvrisse- ment des territoires, entraîner une vassalisation des économies et enclencher une nécessité de souveraineté numérique des na- tions.
Selon plusieurs études citées par le rapport, «les grandes entre- prises dominatrices dans leur secteur définissent et mettent en œuvre leur stratégie à l’aide d’ou- tils et de méthodes qui appar- tiennent à une époque révolue alors que le numérique dévore le monde». L’enjeu de la numérisa- tion des PME est vital. Faute du passage au numérique, elles s’ex- cluent de la dynamique, des mar- chés, des écosystèmes et de la so- ciété tout entière. Rien que ça...
Sur le plan macroéconomique,
les conséquences frappent les économies française et euro- péenne.
Si la France dépassait la po- sition moyenne qu’elle occupe pour la numérisation de ses en- treprises, le gisement de crois- sance pourrait atteindre 245 à 390 milliards d’euros d’ici à 2025, selon les études du cabinet McKinsey. «Cette valeur pro- viendrait à la fois de la valeur ajoutée générée par les entre- prises et du “surplus” capté par les consommateurs», affirment les consultants. À l’échelle euro- péenne, ce sont plusieurs points de croissance du PIB.
Alors comment faire ?
Plusieurs actions en cours et de nouvelles (lire encadrés) se pro- posent d’accompagner les ac- teurs vers les mutations.
L’une des solutions réside dans la mise en place de plates- formes d’intelligence artificielle à l’échelle européenne.
Une autre consiste à prendre au vol la révolution en cours, celle de la «blockchainisation» de l’éco- nomie et de la société. «Cette “productivité des échanges colla- boratifs” va permettre aux petites entreprises travaillant en réseau d’être davantage performantes que les plus grandes entreprises. La “chaîne de blocs” de deuxième génération dépasse la sécurisa- tion des transactions financières pour concerner tous les actes de la vie économique, grâce au “contrat intelligent”», affirme la sénatrice redevenue optimiste.
L’alliance de l’intelligence ar- tificielle et de la blockchain va profiter aux PME innovantes qui vont mettre en lien directe- ment le producteur et l’usager, en apportant de la traçabilité et de la fiabilité, en assurant une relocalisation de la production. Peu importerait pour une PME d’avoir raté la plate-formisation de l’économie si elle sait profiter de cette nouvelle inflexion en se repositionnant. « Tout est encore possible» et «il est encore temps de rentrer dans le jeu», conclut de manière un peu forcée le rap- port d’alerte. Il est temps, certes, comme il est encore temps de sauver la planète à l’heure où son poumon vert brésilien part en fu- mée ? Pour les PME, poumons de l’économie hexagonale, l’heure n’est peut-être plus à la transi- tion numérique, mais au passage massif au numérique. Mainte- nant.
sCArLett reVILLON
 « C’est une tendance de fond mise en évidence par la loi de Moore : la vitesse de traitement, le stockage des données croissent de façon exponentielle, et leur coût avec. Ces effets sont structurants. Les Français/es moduleront leurs périodes de
travail sous forme de microentrepreneuriat.
À la manière du slasher, ils cumuleront plusieurs activités professionnelles. Pourquoi ?
Par besoin d’indépendance, sans doute, et parce que la technologie rend la chose possible. Elle offre une sorte de don d’ubiquité par les capacités de télécommunication qu’elle autorise. Au passage, elle se simplifie, à travers plates-formes et logiciels. Les free- lances modernes gèrent facilement leur gestion
et leur facturation. Or les quelque 700 000 créateurs
d’activités indépendants chaque année n’ont pas été formés pour ça. Les outils d’interactivité sont adoptés par les pros. Voyez WhatsApp et les groupes WhatsApp créés au sein de SME. C’est pareil pour Facebook, Instagram ou LinkedIn, outils puissants et gratuits, prospecteurs
de clients et agendas de rendez-vous. C’est le cas des webinaires, si simples d’accès.
Chez SME, les
30 septembre et
1er octobre, toutes ces solutions seront mises en perspective, des milliers de visiteurs rencontreront les solutions des exposants, assisteront aux ateliers et conférences dans
le bain d’une transition entrepreneuriale que je vois se dessiner.
Mais à propos de transition numérique, que l’on ne me parle pas
d’intelligence artificielle, nouveau mot-clé pour “levées de fonds” ! Il y a quinze ans, une start- up Web devait user du mot Internet. Puis on a sacralisé les « plates- formes ». Aujourd’hui,
il faut un module IA
dans tous les projets !
En France, nous ne donnerons naissance à nul géant de l’IA, faute
de l’investissement colossal qu’exige pareil projet, possible à l’échelle européenne seulement.
 28 | septembre 2019 ecoreseau.fr
  ]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[                Pour gérer et sécuriser
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  ]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
réseaux & influence
 La Chine a le vent en poupe
visite : tout le monde est là pour ça – et les Chinois plus encore que les autres. Cet abord prag- matique surprend souvent les entrepreneurs français. Harold démine : « Nous menons un en-
conférence suivie d’un cocktail, un grand déjeuner ou dîner... « Depuis quatre ans, nous or- ganisons une édition spéciale femmes, qui cartonne, avec plus de 400 femmes d’affaires, cheffes d’entreprise... C’est la seule édi- tion qui se montre un peu plus orientée “people” que les autres, ces autres qui restent – à la de- mande des membres du Club – très centrées sur des enjeux économiques et le business. » La formule a su convaincre. « Aujourd’hui, le Chinese Bu- siness club compte plus de cent marques membres, de tous les secteurs et tailles, souligne Ha- rold Parisot. Et depuis sa fon- dation, le Club connaît un taux de renouvellement d’adhésions presque parfait, à 90% – pour les membres, le retour sur inves- tissement est donc bien là. »
De multiples opportunités de rencontres
Le Club propose plusieurs prix aux futurs membres. Le «pre- mier» donne accès à 12 événe- ments par an pour 9 500 euros par société (l’adhésion n’est pas limitée à une personne dans une société, souplesse). Au-delà, le Club propose des formes de par- tenariat, pour des tarifs un peu plus élevés: environ un quart des membres ont fait ce choix et bénéficient de prestations supplé- mentaires, comme l’organisation de rendez-vous en dehors des activités du Club, l’organisation de rencontres privées (ce qui se fait à la demande du partenaire et fonctionne très bien), le pla- cement à la table d’honneur lors des grands événements... Diffé- rence sensible: c’est à cette table que se trouvent les ambassadeurs (chinois, israéliens, américains, beaucoup de pays africains...), les ministres (et ex-ministres), les députés... Les conférences sont en général organisées par les membres, tout comme les cock- tails, souvent basés sur un for- mat de type afterwork, en petit comité – compléments efficaces des grands déjeuners officiels. Et voilà l’un des intérêts seconds du Chinese Business Club: ren- contrer de possibles partenaires chinois, certes, mais également des acteurs économiques et po- litiques français. Les débouchés visés et possibles sont dès lors multiples. D’une implantation en Chine à des partenariats en France destinés à viser une clien- tèle chinoise, le CBC «réseaute» dans les deux sens...
JeAN-mArIe beNOIst
S’ouvrir les portes de l’Empire
La Chine a très clairement le vent en poupe et les perspectives detretien avec tous les nouveaux
développement et de croissance pour les entreprises qui sauront prendre le train en marche profitent de cet appel d’air. Comment « approcher les Chinois » ? Le Chinese Business Club offre une plate-forme dédiée pour se lancer.
adhérents, en quelque sorte pour leur donner des conseils : comment s’intégrer au plus vite au réseau, optimiser son adhé- sion... »
Développer le « guanxi »
Car de leur côté, « les Chinois veulent faire du business. Ils veulent rencontrer des poli- tiques, des marques... Ils veulent développer ce qu’ils appellent leur guanxi – leur réseau. Le guanxi revêt, pour les Chinois, une importance fondamentale. Pour eux, il est indispensable de se réunir régulièrement. »
D’où, notamment, le choix de réunions à intervalles réguliers. Le club organise entre douze et quinze réunions par an à Paris, dans des endroits d’exception, et souvent avec des invités d’hon- neur comme Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, des grands patrons... De l’ultra-premium, dit-on dans les milieux affran- chis. Plusieurs formes : une
C’est Harold Parisot, fondateur du Chinese Business Club, qui l’affirme: «Il y a un
vrai engouement pour la Chine, qui dépasse largement l’effet de mode : le potentiel de développe- ment y est phénoménal et tout le monde s’y intéresse. » Fort de ce constat, le – encore jeune – pa- tron de Harold Parisot Conseils (société d’intermédiation spé- cialisée dans les transactions immobilières pour les family of- fice et les Ultra-High Net-Worth Individual – UHNWI – créée en 2010) fonde en 2012 le Chinese Business Club animé d’un ob- jectif bien précis : créer un club d’affaires franco-chinois qui réunisse d’un côté des chefs d’entreprise (aussi bien des moyennes que des petites ou des grands groupes) et de l’autre des délégations chinoises, des pa- trons de grandes marques éta-
blies en Europe, des membres de l’ambassade de Chine ou du consulat, ou encore de la cel- lule Chine du Quai d’Orsay et de l’Élysée... L’une des forces du Club, c’est sa diversification : il mélange du public, du privé, de l’industrie, des start-up... « Toute l’idée du Chinese Bu- siness Club est de donner ainsi accès à des personnalités aux- quelles on n’avait pas accès au- paravant », décrypte Harold Pa- risot. Et il s’agit vraiment d’un club à l’anglo-américaine où la mise en relation, à haut niveau, est clairement l’objectif. Pas de fausse honte à sortir sa carte de
D’une implantation en Chine à des partenariats en France destinés à viser une clientèle chinoise, le CBC « réseaute » dans les deux sens.
   30 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[                                                                             ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
Vers la Lune et au-delà
Cinquante ans après le « small step for (a) man » d’Armstrong en juillet 1969, la course spatiale repart. Entre ambitions chinoises et américaines, partenariats internationaux et acteurs privés, l’espace retrouve le goût de l’aventure. Les défis sont considérables et la planète rouge – Mars – se lève à l’horizon des programmes. Mais sur le chemin de sa conquête, le retour sur le satellite lunaire sera la première étape.
Le premier homme dans l’espace, Youri Gaga- rine, fut russe, le pre- mier pas sur la Lune,
celui de Neil Armstrong, américain. Qui foulera le sol martien pour la première fois entre les Chinois, Indiens, États-uniens et Européens ? La course est lancée. Mars, notre « voisine » de planète distante de quelque 225 millions de ki- lomètres, fascine depuis des siècles. Après le déploiement des rovers Opportunity (2003)
et Curiosity (2011) par la nasa, l’Agence spatiale européenne devrait lancer sa mission Exo- Mars en 2020, avec le soutien de l’agence spatiale russe. Et bien- tôt une mission habitée ? Fouler le sol d’une autre planète, l’am- bition fait rêver autant qu’elle pose question. Sommes-nous capables d’un tel exploit dans un futur proche? À la fin des années 1960, c’était certain, la planète rouge serait la nouvelle cible naturelle des programmes d’exploration habitée. Mais les
l’œil décalé
  32 |
septembre 2019 ecoreseau.fr
difficultés s’amoncellent, tant le défi technologique et humain est considérable (le trajet aller pourrait à lui seul durer plus de six mois). Mais si l’objectif martien est affiché en grand par les agences spatiales inter- nationales, l’actualité est ail- leurs. Mars oui, mais avant, la Lune.
La Lune
sur le chemin de Mars
« La Lune est notre banc d’essai pour notre future mission vers Mars. C’est pour cela que nous allons sur la Lune. » L’explica- tion de Jim Bridenstine, patron de la nasa, est sans détour. S’il a réaffirmé, à l’occasion des 50 ans d’Apollo 11, la volonté d’en- voyer des hommes/femmes sur Mars en 2033, c’est la mission Artemis qui est actuellement sur les rails célestes. Objectif, fouler à nouveau les sols lu- naires en 2024 et déployer des infrastructures de lancement et un avant-poste sur le satellite. La nasa s’était donné jusqu’en 2028, mais un Donald Trump mécontent exige des délais ra- menés à 2024. « La première femme et le prochain homme sur la Lune seront des astro- nautes américains, lancés par des fusées américaines depuis
le sol américain », assure Mike Pence, vice-président (améri- cain !) des États-Unis et pré- sident du Conseil national de l’espace. Un retour envisagé dès 2004, par le programme Constellation lancé par George W. Bush et abandonné en 2010 par Barack Obama. Malgré les caprices du pensionnaire actuel de la Maison Blanche, l’Agence américaine n’est pas en mesure de lancer une mission mar- tienne habitée dans l’immé- diat. La Lune devra servir de tremplin. Mais les États-Unis ne sont pas seuls sur le dossier. La Chine a devancé son concur- rent en réussissant le premier alunissage sur la face cachée du satellite de la Terre le 3 janvier 2019, avec sa sonde Chang’e 4. Et la France s’en mêle. Un ac- cord de coopération spatiale a été conclu entre Paris et Beijing lors de la visite de Xi Jinping en mars. Dans un contexte de guerre commerciale exacer- bée, la perspective de voir un taïkonaute griller la priorité à un citoyen américain ne plaît pas à Washington. Mike Pence ravive même le souvenir de la Guerre froide : « Nous sommes engagés dans une course spa- tiale comme dans les années 1960, mais les enjeux sont
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[ La Lune est notre banc d’essai pour notre future mission vers Mars. C’est pour cela que nous allons sur la Lune – Jim Bridenstine, administrateur de la NASA.
nariat avec des firmes aérospa- tiales s’impose de lui-même. Les milliardaires mégalos, Jeff Be- zos (Blue Origin) et Elon Musk (Space X) en tête, s’imposent comme des alliés de poids. La fusée réutilisable Falcon 9 de SpaceX, l’atterrisseur lunaire Blue Moon de Blue Origin, la navette SpaceShip Two de Vir- gin Galactic... La sphère privée s’active, avec comme point de mire le tourisme spatial et la conquête d’un nouveau marché f lorissant. Il faudra compter entre 200 000 et 250 000 dol- lars, selon les estimations et les compagnies, pour s’offrir un vol suborbital de quelques mi- nutes. Justin Bieber et Leonar- do DiCaprio ont d’ores et déjà réservé leur billet. Et les pré- tendants sont nombreux. En at- tendant de partir vers d’autres cieux, les astronautes gardent, eux, les pieds sur terre. C’est dans les champs de lave islan- dais et leur paysage « martien » que la nasa se prépare à l’ex- ploration de la planète rouge. ADAm beLGHItI ALAOUI
l’œil décalé
entreprendre & innover
    plus importants. » Reste que le contexte est bien différent de celui des missions Apollo. Les prétendants sont aujourd’hui bien plus nombreux et la Lune n’est plus l’ultime objectif, mais bien une étape incontournable.
Scepticisme
et prestataires privés Malgré les promesses, les spé- cialistes sont pessimistes. Le Science and Technology Policy Institute souligne que « même sans contraintes budgétaires,
une mission orbitale pour Mars en 2033 n’est nullement programmable de manière ré- aliste dans le plan actuel de la nasa ». À moins d’un effort de l’ampleur du programme Apollo, lorsque les moyens de l’Agence représentaient 4 % du budget national, contre 0,4 % aujourd’hui. Avis partagé par le dernier rapport du Conseil national de la recherche états- unien. Budget contraint, incohérences dans le déve- loppement des technologies né-
cessaires et manque de volonté politique durable, les sources de doute ne manquent pas. Parmi les recommandations du rap- port : augmenter de 5 % chaque année le budget de la nasa dé- dié à l’exploration et élargir la coopération spatiale interna- tionale avec la Chine, la Russie, l’Inde et l’ASE. Et favoriser les inévitables collaborations avec des acteurs privés. Car, oui, les États les plus puissants n’ont plus le monopole de la conquête spatiale et le modèle du parte-
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]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en immersion
    Le Petit Patron à l’Orangerie du Sénat
«Un chef d’entreprise vit des hauts, très hauts et des bas, très bas. Il subit cette amplitude comme un être hu- main et non comme un dirigeant à la carapace indestructible qu’il s’est construite ou qu’on lui prête. » Ces mots, ceux du photographe, ouvrent le portfolio de l’exposition. Ils résument bien le message de Pe-
tit Patron.
La photographie joue le rôle d’une thérapie et d’un révélateur du monde de l’entreprise pour et par celui qui a connu les affres d’une double liquidation. Par ses cli- chés décalés et ses mises en scènes criantes de vérité, Jean Lecou- rieux-Bory, entrepreneur dans l’âme, a choisi de rebondir. À travers son objectif, il décrypte les aléas de l’entrepreneuriat, sans concessions. De son dépôt de bilan jusqu’à son exposition à l’Orangerie du Sénat, l’ex-petit patron raconte son his- toire et brise les tabous.
Une vie d’entrepreneur
Se raconter pour rebondir
Petit Patron a beau remonter à 2014, l’expo reste plus que jamais dans l’air du temps et continue de toucher. Peut-être parce que son thème est souvent passé sous silence, sans doute parce que la sincérité du témoignage et la nar- ration qui ressortent des clichés embarquent le spectateur, patron ou pas. Car, oui, l’exposition se suit comme une histoire. Au gré des photographies, se déroule la vie d’un petit patron, de la création de l’entreprise jusqu’au dépôt de bilan et la redoutée liquidation. Re- fus du banquier (Retrait bancaire), licenciements, pression fiscale... tout y passe. Le photographe se ra- conte et se met à nu, littéralement même, pour l’image Contrôle fiscal où il apparaît « à poil » face à cette épreuve angoissante. Jean Lecou- rieux-Bory se libère de ses poids au gré de ses compositions. « Le jour où j’ai fait le cliché Autoportrait, j’ai eu l’impression d’avoir évacué cette
en photos
Des échecs entrepreneuriaux à la réussite artistique, Jean Lecourieux-Bory a connu plusieurs vies. Cet ancien patron de PME unit aujourd’hui ses expériences à sa passion, la photographie, pour lever le voile sur la vie d’un/e entrepreneur/se, ses succès et surtout ses déboires, trop souvent cachés. Mot d’ordre : le/la patron/ne est comme tout le monde ! Sa première série, Petit Patron, était exposée à l’Orangerie du Sénat jusqu’au 2 septembre.
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 ]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[ « Le mal-entendu »
  « Retrait bancaire »
 « Préparation au burn-out »
 en immersion
entreprendre & innover
      « Les gens se voient dans la série et ils retrouvent leur boucher charcutier,
leur menuisier... Ça plaît parce que c’est une histoire humaine avant d’être une histoire de patron » – Jean Lecourieux-Bory,
le créateur de l’exposition
Jean Lecourieux-bory photographe
«... Une catharsis»
La vie et les échecs d’un petit patron en photo, c’est bien vous-même ?
Après l’arrêt de mon activité j’étais vraiment en détresse. Quand j’ai commencé à réaliser ces clichés, c’était une thérapie, une catharsis, je voulais faire mes photos pour moi, pour me libérer d’un poids. En rassemblant mon expérience et ma première passion, la photographie, j’ai pu rebondir. Faire ces photos, c’était me libérer, ce que représente chaque cliché je n’avais plus à le supporter.
Je raconte mon propre parcours, mais c’est un peu celui de tous les petits chefs d’entreprise. Le thème du patron n’avait jamais été traité en photo, jamais, j’avais en quelque sorte carte blanche. Je pensais au départ que c’était une souffrance et un vécu très personnels, mais je me suis rendu compte que je n’étais pas seul. Le sujet était un peu tabou mais très vite beaucoup se sont sentis concernés.
Quel est le message ?
Au départ, je suis parti de thèmes durs comme la liquidation ou la dépression. Puis je suis allé vers la reconstruction. Pour l’exposition, je les présente chronologiquement, de
la création de l’entreprise au dépôt de bilan, pour raconter l’histoire de ce petit patron. C’est une histoire humaine, il s’agit de montrer que le chef d’entreprise est comme tout le monde. Je dis aux spectateurs que ce patron est comme eux et qu’ils pourraient être lui, il n’y a pas de frontière. C’est pour ça que les gens se retrouvent dans cette série.
Je pense avoir fait ressortir le malaise que l’on éprouve quand on perd sa boîte. J’ai des petits patrons qui pleurent à chaque exposition. Ça me fait plaisir de leur montrer qu’ils ne sont pas seuls. Un chef d’entreprise qui a échoué, c’est une pépite, il faut savoir faire confiance à ces patrons. La relation entre l’art et l’entreprise, c’est cette volonté permanente de créer. Quoi qu’il arrive, on reste entrepreneur dans l’âme.
      mauvaise image de moi », explique- t-il (il s’y représente « défait » et les vêtements en lambeaux, un vrai clochard).
Et tout le monde s’y retrouve. De- puis sa première exposition, Petit Patron fait parler. Dans le monde de l’entreprise notamment où nombre d’entrepreneurs et d’associations louent l’initiative. Idem pour Sté- phane Artano, sénateur de Saint- Pierre-et-Miquelon, qui accueille le photographe au nom du Sénat lors du vernissage de l’exposition à l’Orangerie : « Vous êtes, vous ar- tistes et société civile, les bienvenus au Sénat pour nous apporter vos lumières sur des phénomènes sou- vent méconnus. » Dommage qu’ils soient si méconnus de la part d’un
sénateur ! Une mise en lumière qui passe, pour l’artiste engagé, par la présentation lors de son vernissage d’associations qui viennent en aide aux petits patrons. Parmi elles, Apesa, investie dans la prévention du suicide des entrepreneurs et l’observatoire Amarok qui scrute la santé des chefs d’entreprise. Les petits patrons ne sont pas seuls et tous ont les moyens de se redresser. À l’instar de Jean Lecourieux-Bory, membre depuis peu des Rebon- disseurs français (communauté d’entrepreneurs dédiés au rebond, partenaire d’ÉcoRéseau Business), et modèle type du chef d’entreprise qui a su rebondir après un échec. Un artiste entrepreneur en somme. ADAm beLGHItI ALAOUI
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]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
les trophées optimistes
de l’Humanitarian Design Bureau, elle se laisse happer en 2013 dans le milieu des start-up parisiennes en incubation où elle s’improvise free- lance. Un premier client, Phono- tonic, lui confie le prédesign d’une petite boule connectée avec capteur émettrice de sons musicaux – sur le pas de danseurs, notamment. Puis, cinq ans durant, notre spécialiste des objets connectés s’éclate chez Feetme à travailler sur des semelles connectées pour diabétiques, chez Scientifeet à concevoir des semelles imprimées d’après scan du pied qu’utilisera Décathlon, puis deux ans et demi chez Dreem, concep- teur d’un bandeau connecté au cerveau pour gros insomniaques !
toute l’offre disponible, toutes les marques, pour ne pas risquer la co- pie. Sa maquette finale est au point en août 2017. Elle l’embarque pour trois mois au Japon, après avoir « casé toute [s]a vie » dans un sac à dos de 40 litres». Elle vit de woo- fing – hébergement et nourriture moyennant petits travaux – chez des agriculteurs et des artisans, travaille un temps dans le kimo- no recyclé, fréquente un fablab et, sans parler le japonais, « se laisse porter ». Encore un réflexe de mil- lenial. Retour en France trois mois plus tard avec, dit-elle, « une inspi- ration esthétique ». Pour répondre à l’envie féminine de « changer de couleur », elle construit l’identité
        Alix Paoli
La partie dorsale accueille l’ordinateur, une tablette, des stylos, etc. Un passage de bandoulière breveté et des sangles colorées pour assujettir un tapis de yoga annoncent un système de filet pour casque.
  millenial en sac à dos
Entrée dans une équipe de huit, elle quitte cette entreprise grandie à cinquante personnes pour... créer sa boîte. Évidemment. «C’était pas- sionnant, mais j’avais fait le tour du métier de designer.» On vous a pré- venus : parcours type de génération X-Y.
Rubans de kimono
Parcours souvent inspiré d’un be- soin à combler : notre baroudeuse n’avait jamais trouvé le sac à dos «à tout faire » dans lequel « tout trim- baller ». Adapté aux loisirs travail, capable d’emporter l’ordi, le smart- phone, une tenue de sport, des ben- tos, le genre de fourre-tout organisé où la pratiquante de yoga, nage et escalade qu’est Alix Paoli puisse caser sans la froisser une petite robe pour le bureau. « J’avais testé des sacs de randonnée, rationnels mais peu seyants. Et au rayon des sacs féminins, je ne trouvais que de tout petits sacs à dos, impraticables. » La designer a le réflexe de l’étude de marché. Elle lance un question- naire par mail dans son entourage, avec mission de le répercuter. Au fi- nal, ce sont plus de 300 réponses qui lui donnent une idée précise des at- tentes de sa cible. Nous sommes en avril 2017. « Je prototype », explique Alix. Pas moins de 17 maquettes naissent de son stylo et de ses essais de coutures. Le sondage des « 300 » se complète d’un « énorme bench- mark ». L’entrepreneuse a exploré
de sa marque à l’aide de rubans de kimonos colorés. Puis début 2018, à son retour, Along incube.
Usine en Chine
Alix Paoli intègre le Schoolab du Sentier, parfait pour incuber son business plan. Son sac à dos sera unisexe. Elle saute à pieds joints dans la couveuse BGE République, un an. Été 2018: elle déniche un in- dustriel... chinois qui réalise trois protos. Quand elle débarque sur place, elle rencontre le directeur de l’usine... français. Entre-temps, l’ex-salariée s’est contentée de son indemnité de chômage et de ses économies. Pour assurer la levée de fonds, elle choisit le crowdfunding, via la plate-forme Ulule où elle ins- talle sa vidéo. En un mois et demi, Alix Paoli a prévendu 580 sacs. Elle repart en Chine pour mettre au point l’assemblage dans cette usine de quelque 70 ouvriers/ères. D’où sont sortis désormais 800 exem- plaires. En janvier, une boutique japonaise lui en a commandé 150... Où est Alix Paoli? Au moment de boucler, nous la cherchons. Est- elle en Chine, au Japon, dans son coworking de Ménilmontant ? En- core une millenial attitude... OLIVIer mAGNAN
trophées
Optimistes
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 C’est l’histoire d’une aventurière qui ne trouvait pas le sac à dos idéal... Pour une designer produit, il y a défi. Et Alix Paoli les aime, les défis. Cette toute jeune femme qui incarne pleinement la millenial attitude que la moindre routine fait fuir a fini par concevoir un « sac idéal » qu’elle voudrait désormais voir aux épaules de tous les baroudeurs travail-loisirs. Elle l’a nommé Along : tout au long de...
Along, le sac à dos
Au fait, quelle «gueule» offre-t-il, ce fameux sac
tout temps et tout besoin ? En polyuréthane étanche
et cordura, sa toile est déperlante et une pellicule imperméable complète la totale insensibilité à l’eau. Volume 30 litres modulable. Deux glissières assurent l’ouverture totale, type valise. On «débouche» sur
une vaste poche que complètent des «emballages» autonomes (pour maillot de bain, bouffe...). D’autres poches suivront. La partie dorsale accueille l’ordinateur, une tablette, des stylos, etc. Un passage de bandoulière
breveté et des sangles colorées pour assujettir un tapis de yoga annoncent un système de filet pour casque. Pas d’élastiques qui vieillissent (sauf pour le casque). Prix de lancement,
175 euros (et 20 euros la poche supplémentaire). La conceptrice a donné la priorité à la durée dans le temps – et le sentiment d’investir dans cette durée – par rapport au recyclage... www.along-bag.com/
Tout au long du parcours d’Alix Paoli, 30 ans, c’est une soif d’apprendre et de réaliser qui a piloté
cette « Arts décos » de
le creuset qui lui a appris le design pendant cinq ans. Les six mois passés à la Design Academy – in- dustriel – d’Eindhoven ont confor- té son tempérament bougeotte : du département agroalimentaire au mobilier, ce sont les objets no- mades qui ont ancré son goût de liberté et d’indépendance, premiers symptômes de la millenial attitude. « J’avais envie de créer des objets qui rendent libre », confirme la libellule qui s’essaie alors à la conception d’un porte-bébé: le sac à dos modu- lable n’est plus très loin.
J’avais fait le tour...
Mais pas encore dans les cartons de cette jeune diplômée adepte de l’objet utile en do it yourself qui a tâté de la culture des pleurotes sur résidus de culture. Au sortir de quelques mois au sein d’une agence
Strasbourg,
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]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
les trophées optimistes
Benoît Desteract,
le banquier qui fait rebondir les entreprises
Est-il possible qu’une banque, un banquier, se préoccupe du rebond d’entreprises en redressement judiciaire ? Est-il concevable qu’une banque, un banquier, prenne le mot « redressement » au sens plein du terme au lieu d’y voir l’étape annonciatrice de la liquidation ? Eh bien oui. Elle a même un nom, cette banque, Thémis Banque. Et un patron adepte du rebond, Benoît Desteract.
 Maison mère, Banque Fiducial, née de la fusion de Thémis et de Fiducial le
1er janvier 2019. Quand Benoît Desteract prend la direction de la marque Thémis Banque, en 2013, il veut en faire pleine- ment la « banque du rebond » (il déposera l’appellation au- près de l’Inpi), et se distinguer de ce qui fonctionnait alors en « banque judiciaire ». Enten- dez souvent un exécuteur des hautes œuvres. Certes, son ob-
jectif restait le redressement, mais avec un couperet : quatre ans seulement, la période dite « amiable ». Après, à Dieu vat... « Trop souvent, avoir affaire à une banque judiciaire, explique sans langue de bois le banquier, c’est “aller à l’abattoir”. » « Le jour de mon arrivée chez Thé- mis Banque, raconte Benoît Desteract, je dois prendre la pa- role dans un congrès de l’asso- ciation Re-Créer. Je m’insurge contre ce délai trop court de quatre années, d’accompagne-
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ment des plans de continuation pratiqué par la banque, alors que l’accompagnement “légal” est de dix ans. Il faut accom- pagner et élargir le spectre. » Accompagner aussi bien au- près du tribunal de commerce à la recherche de solutions dites « amiables » qu’au fil des procé- dures collectives et des plans. Si le « plan de continuation » est décidé, alors, pense le banquier, il faut accompagner, rester à l’écoute de l’entreprise pour l’aider à rebondir. C’est la façon dont il a complètement élargi son intervention.
L’urgence : procurer
un compte et des moyens de paiement
Du rebond de Re-Créer aux 60 000 Rebonds de Philippe Rambaud, Benoît Desteract baigne dans le monde du « res- tructuring » peuplé de cabinets du chiffre, d’administrateurs judiciaires, d’avocats, de ma- nagers de transition, d’agences de com dont l’objectif, peut- être pas si clairement perçu par l’opinion publique, est bien d’essayer de sauvegarder le plus d’emplois possible. « Au milieu de ce monde qui cherche des solutions, seules une ou deux banques sont là pour aider les
entrepreneurs
Véritable rédemption chez ce banquier depuis 38 ans dans la profession, il trouve dans la restructuration un monde « de confiance et de parole tenue », souvent ignoré de l’univers des affaires.
Vécu : un administrateur judiciaire appelle Benoît Des- teract. « On a une boîte dans l’agroalimentaire qui dépose le bilan, pas de ressources pour maintenir son fonctionnement pendant trois semaines avant le prononcé de liquidation. Il y aura 140 personnes sur le car- reau. Que faire?» La «banque du rebond » étudie une solution de financement avec une ga- rantie sur les actifs et l’accord de l’administrateur, du juge, les conseillers de l’entreprise, les professions du chiffre et les avocats. L’entreprise fonctionne trois mois jusqu’à sa reprise. «Personne n’aurait trouvé la solution à lui tout seul. C’est le travail collectif de tout un écosystème pour aller vite et imaginer à chaque fois des so- lutions adaptées. »
Dès la première rencontre du ou de la dirigeant(e), il s’agit d’estimer la conjoncture d’une entreprise, de lui ouvrir un compte dans l’heure et de lui
en difficulté. »
]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[  Je ne suis pas un « banquier », je suis le patron d’une PME de 130 personnes – Benoît Desteract, DG de Thémis Banque
du groupe Fiducial, développe l’offre d’une banque en ligne pour professionnels et TPE.
Avec ses douze délégations ré- gionales, Thémis Banque et son équipe de Rebondables qui s’af- fiche fièrement dans le bureau du chef se reconnaissent dans ce mot de Benoît Desteract : « Nous sommes des urgentistes. » om
trophées
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Belle histoire
Parmi les cas réjouissants qui
se racontent, celle de cette entreprise mise à l’abri par le financement de Thémis Banque, arrivée dans le giron du banquier avec 5 millions d’euros de CA, sortie du plan forte de 15 millions de chiffre avant de fusionner avec un repreneur. L’ancien dirigeant
« repêché » est désormais à la tête de la nouvelle entité qui réalise... 120 millions de CA.
les trophées optimistes
entreprendre & innover
   procurer des moyens de paie- ment. Que l’on voie Thémis Banque comme un prêteur sur gage ou un offreur de solution.
Gérer du « spécifique », mieux que la banque classique
« Pas une banque classique n’est capable d’une telle interven- tion», insiste celui qui ne peut s’appuyer sur une rentabilité que ne soutient aucun cash flow quand il ouvre une ligne de cré- dit à une entreprise en difficul- té. Les intérêts viendront rétri- buer la banque une fois le retour au profit assuré.
Fidèle à son accompagnement sur dix ans au besoin, Thémis Banque sera patiente. Avec son Kbis marqué, le chef d’entre- prise travaillera au retour d’une rentabilité suffisante pour en- visager le rachat du plan de continuation, avec l’accord du tribunal. Et retrouver le « in bo- nis » qui lui rendra sa crédibilité auprès de ses fournisseurs et ses clients.
Depuis deux ans, dans ce cadre d’accompagnement, la banque du redressement s’est attelée à quelque six dossiers de financement de rachat de plans. En analysant sa pratique, Be- noît Desteract se trouve inscrit dans des processus décalés, des contrôles hors norme, un regard différent. Il traite du spécifique, peu familier au monde bancaire traditionnel, au point d’investir dans une «informatique» par- ticulière. C’est cet investisse- ment important que redoutent les banques des entreprises. À telle enseigne que les en- seignes qui se sont intéressées à l’activité du restructuring sans avoir à rebâtir un système d’in- formation ont souvent échoué! En 2019, la banque du rebond a investi plus de 4 millions dans son SI.
Urgentistes
Comment entre-t-on dans le monde de Thémis, « petite banque » de quelque 26 millions de CA pour 4 millions de ré- sultat? Par les conseils de l’en- treprise. Par l’entremise d’ad- ministrateurs judiciaires qui la
connaissent. Mais le banquier, à son tour, prospecte par appels directs auprès des sociétés de tout profil en dépôt de bilan ! Dans le même temps, Fiducial Banque, l’autre composante
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]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
briefing innovation par Adam Belghiti Alaoui culture
économie
Facebook,
par ici la monnaie
Art et modélisation 3D
Lors du dernier salon VivaTech à Paris, temple de l’innovation et des start-up, Mercurio, jeune pousse marseillaise, a profité d’une belle exposition. Le public a découvert son scanner 3D au look futuriste, développé pour modéliser automatiquement œuvres et objets d’art.
À l’origine du projet, Eloi Gattet, ancien du laboratoire MAP (Modèles et simulations pour l’architecture et le patrimoine), qui a déposé son brevet en 2016. L’objectif : offrir une « expérience de l’objet » et rendre accessible le patrimoine caché (les réserves de musée sont pleines d’œuvres non exposées). Le scanner est capable de modéliser 50 à 100 objets en une journée, pour un coût bien inférieur à une numérisation classique à la main. Un outil de valorisation et de sauvegarde du patrimoine.
  C’est officiel, le réseau social prévoit le lan- cement de sa cryp- tomonnaie mi-2020.
Libra, un nom qui ne trompe pas : après tout, une cryptomon- naie reste par définition indé- pendante de toute banque cen- trale. Facebook a flairé le filon de la vague blockchain/bitcoin et entend rendre instantané le transfert d’argent via smart- phone, comme l’envoi d’un mes- sage. Transactions immédiates, coûts moindres, accessibilité aux clients sans compte bancaire... Les promesses sont nombreuses, mais Facebook est scruté de près depuis les récents scandales, ce-
ROBOTIQUE
lui de Cambridge Analytica en tête. Pour rassurer, Zuckerberg, créateur du réseau controversé aux 2,4 milliards d’utilisateurs, a annoncé qu’un organisme indépendant, la Libra Associa- tion (qui rassemble Mastercard, Visa, Paypal, Uber, eBay...), sera chargé de la gestion. Assez pour rassurer élus et citoyens? Sûrement pas. La chambre des représentants américaine a déjà transmis une demande de mo- ratoire sur le projet et seuls 12 % des Français (sondage YouGov) disent faire confiance à Libra. Facebook n’a pas fini son travail de séduction. n
Innover, ce n’est pas avoir une nouvelle idée mais
  Cobot, agence de recrutement de robots
Non, il ne s’agit pas d’un scénario de SF. Évolution technologique et mutation du monde du travail obligent, la première agence de recrutement de robots a vu le jour, MIP Robotics. Cette
start-up parisienne a créé l’Agence Cobot (pour
collaborative robot), destinée à accompagner
les entreprises dans leur transition
numérique. Comment trouver le robot qui
vous convient? Facile, l’entreprise n’a qu’à
formuler ses besoins et l’Agence Cobot se
charge de trouver «robot à son pied». On se demande à quoi pourrait ressembler un entretien d’embauche entre un robot et son/sa futur/e patron/ ne...
habitat
Ppetite maison dans la prairie
oser sa chambre amovible en pleine nature et disposer d’une vue à 180 degrés sur l’extérieur avec tout le confort d’une chambre et d’une salle de bains. Promesse de Lumicene, start- up lyonnaise, et de son LumiPod. Un module de 17 m2, une
chambre ouverte sur l’extérieur, une salle de bains avec WC et une penderie. Le tout pour 70 000 euros et sans permis de construire. La mode du glamping (camping glamour) séduit de plus en plus. Seul in- convénient, mieux vaut d’ores et déjà disposer du terrain nécessaire et d’une vue qui en vaille la peine. n
arrêter d’avoir une vieille idée
 Edwin Herbert Land, inventeur (entre autres du Polaroïd) et scientifique américain
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]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[ briefing innovation mobilité
Ruche connectée pour Iabeilles en danger
ndispensables à l’équilibre et aux cycles natu- rels, les abeilles
sont officiellement
classées parmi les es-
pèces en voie de dis-
parition. Un triste
constat que BeeLife,
start-up franco-tu-
nisienne, entend
retourner grâce à
CoCoon, sa ruche
autonome et connectée. Incubée au technopôle de l’Arbois, l’entreprise a développé un habitat connecté et écoresponsable. Fibres de bois, panneaux solaires, ventilation et dispositif par thermothérapie breveté conservent naturellement la chaleur de la ruche et éliminent l’acarien varroa, fléau de bien des colonies. L’ordinateur embarqué avertit l’apiculteur en cas d’anomalie et régule la température. Une ruche 3.0 qui s’est fait remarquer au CES 2019 de Las Vegas en décrochant le CES Innovation Award et le Best of Innovation Award, dans la catégorie Sustainability and eco-design. La commercialisation est prévue pour l’au- tomne 2019. Il faudra compter 950 euros. Les abeilles les valent bien. n
entreprendre & innover
nature
à trottinette réglementaire
Fin juin, douze opérateurs de trottinettes électriques en libre-
service se sont arraché le marché et le macadam parisien.
Courant juillet, la moitié ont suspendu leur service. Pour
Voi, opérateur suédois, ce n’était qu’un au revoir. Le 10 juillet,
l’enseigne a relancé 500 trottinettes flambant neuves dans les
rues de Paris. Principal facteur de ce renouveau : la recherche
de rentabilité d’un modèle économique encore incertain. Le temps d’amortissement
d’une trottinette serait supérieur à sa durée de vie selon une récente étude. La génération Voiager 1 promet de répondre aux exigences de durabilité, de mobilité et de sécurité. Deux freins mécaniques individuels, autonomie de 40 km, lumières et réflecteurs, et trottinettes bridées à 20 km/h conformément aux demandes de la mairie, le nouveau modèle entend s’imposer sur un marché toujours plus exigeant et réglementé. Dans le droit fil des engagements pris lors de la signature de la charte de bonne conduite par Voi, l’opérateur déploie plus de 10 000 zones de stationnement incitatives (parkings vélos, deux-roues...). Un euro est déduit pour chaque course remisée dans l’une de ces zones. De quoi changer les mauvaises habitudes et libérer les trottoirs parisiens ?
à Accompagnement vers la mobilité durable
La révolution de la mobilité continue. Dans le cadre la Loi d’orientation des
mobilités (LOM) votée en 2018, l’Assemblée nationale a adopté le « forfait
mobilité durable ». À partir de janvier 2020, un remboursement à hauteur
de 400 euros par an aux salariés qui se rendent au travail à vélo. C’est pour accompagner les entreprises dans la mise en place de ce forfait mobilité
que Geovelo, service de calcul d’itinéraire pour cyclistes, propose une
nouvelle offre btob. Grâce à l’application et au site Geovelo, l’entreprise –
qui paie un abonnement mensuel – suit en direct les exploits cyclistes de
ses salariés, tout en sécurisant leurs itinéraires. La gestion du forfait et
du remboursement prévu par le forfait mobilité durable est automatisée.
Geovelo a vent favorable, la start-up est déjà active dans seize villes françaises pour un total de 120 000 utilisateurs. Et si le modèle faisait le tour de France ?
     ecoreseau.fr septembre 2019
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]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
La monnaie européenne, bilan des 20 ans
1L’euro, ami ou ennemi des ent
décryptage
 999, 11 pays sur les 15 de l’UE ratifient à Maastricht la création de la zone euro. Exit francs (français, belges,
dans un seul objectif: parachever des exportations de 7,5 % », le marché unique en facilitant plus confirme Philippe Martin, profes- encore le commerce entre pays seur à l’Institut d’études politiques européens. Via la baisse drastique de Paris et président délégué du
luxembourgeois), marks (alle- des coûts de transaction propres Conseil d’analyse économique.
mand et finlandais), schillings, pesetas, livres (irlandaises), lires, florins, escudos. Disparaissent au fur et à mesure des rallie- ments jusqu’en 2015 les drachmes (2001), les tolars (2007), les livres (chypriotes), les lires (maltaises, 2008), les couronnes (slovaques, 2009, estoniennes, 2011), les lats (2013)*. Vingt ans plus tard, euro- philes et eurosceptiques s’étripent toujours sur le bilan. L’unique monnaie défavoriserait-elle vrai- ment nos PME et start-up, au profit de leurs concurrentes alle- mandes ? Pas si sûr...
Inutile d’essayer de trancher. Vé- ritable succès pour les uns, échec calamiteux pour les autres, la monnaie unique ne s’analyse pas objectivement – au-delà de tout parti pris politique – et les effets d’une monnaie européenne sur l’économie française, PME et start-up en tête, semble relever de la gageure. Du reste, chaque son- dage devient un argument utilisé par les uns contre les autres, se- lon ses conclusions... Eurobaro- mètre fin 2018 : on apprend que 74% des habitants de la zone euro (59% en France) voient la mon- naie unique comme une bonne chose. Étude du Centre de poli- tique européenne, 2019: on y af- firme que l’euro aurait «coûté» depuis 1999 56 000 euros à chaque Français (73000 euros à chaque Italien), et que les seuls grands gagnants sont... les Allemands et les Hollandais! Posons-nous les questions basiques: la construc- tion européenne a-t-elle tenu ses promesses vingt ans après l’avè- nement d’une monnaie unique ou ce multiple commun a-t-il au contraire creusé les divisions entre les États européens, en dopant les économies les plus dynamiques au détriment de toutes les autres ? Pour Jérôme Héricourt, profes- seur des universités et conseiller scientifique au Centre d’étude prospectives et d’informations internationales (Cepii), « l’euro a d’abord été institué, rappelons-le,
aux opérations de change. Une mission pleinement remplie par la monnaie unique ! Car depuis vingt ans, s’en est fini des fluctua- tions erratiques des taux de change entre les nombreuses monnaies de l’Union européenne ». Donc au bénéfice des entreprises du Vieux Continent qui n’ont plus à supporter des frais de couverture élevés contre un tel risque de vola- tilité. Alors que « 57 % des sociétés françaises exportent vers une ou deux destinations, en priorité des pays frontaliers comme la Bel- gique, les Pays-Bas ou l’Allemagne – tous dotés de l’euro –, l’intérêt financier de l’euro pour nos PME exportatrices est patent, elles qui gagnent en simplicité lors de leurs échanges commerciaux avec des
De quoi impacter sur les ventes ou les marges, alors revues à la baisse. Or, pour éviter un tel scénario, il existait un outil de politique éco- nomique fortement privilégié par la France ou l’Italie, avant l’euro : la dévaluation monétaire. Le levier par excellence pour booster les ex- portations nationales. Il a disparu avec la monnaie unique.
La nouvelle donne rend donc impossibles des politiques mo- nétaires autonomes pour chaque pays de la zone euro. La France n’en souffre pas énormément « où règne un certain mythe de l’euro fort, selon David Cayla, maître de conférences à l’université d’An- gers. Oui, dans les pays d’Europe du sud, l’euro fort a pu rendre la vie difficile aux entreprises expor- tatrices, surtout lors de la crise de la dette des années 2010. L’effet délétère a duré un certain temps en Italie ou en Grèce, mais pas tel- lement dans l’hexagone ». Un avis que partage Jérôme Héricourt : «En vingt ans, l’euro fort a pré- valu quelques années seulement. Il a favorisé d’abord l’Allemagne, pays leader de l’Eurogroupe, au
partenaires l’expert.
européens »,
plaide
Quand l’euro flambe
Mais quid des effets réels de l’eu- ro fort sur l’industrie française, âprement incriminés par les sou- verainistes et l’extrême droite ? Les eurosceptiques ont-ils tort de déplorer la perte de compéti-
« 57 % des sociétés françaises exportent vers une ou deux destinations, en priorité des pays frontaliers comme la Belgique, les Pays-Bas ou l’Allemagne – tous dotés de l’euro. L’intérêt financier de l’euro pour nos PME exportatrices est patent, elles qui gagnent en simplicité lors de leurs échanges commerciaux avec des partenaires européens » –
     Jérôme Héricourt, Cepii
  42 | septembre 2019 ecoreseau.fr
tivité à l’exportation de nos PME puisque, quand l’euro flambe – et que les taux de change flanchent –, comme ce fut le cas dans les an- nées 2000, certaines entreprises présentes à l’international voient leurs prix de facto comprimés ? « Une appréciation de l’euro de 10 % entraîne une baisse moyenne
détriment des pays d’Europe du Sud. Pour ce champion à l’ex- port, boosté par la qualité de ses produits, l’euro se montre même parfois un peu trop faible. Mais en tant que seconde économie de la zone, la France a, elle, été plutôt épargnée par ces années de crise de la dette. » D’autant que depuis
2014, le cours de l’euro est descen- duàunniveautel–de1,4dollarà 1,1 dollar –, que nos exportateurs nationaux « n’ont guère plus à s’es- timer pénalisés par la monnaie unique »... Ils ont autant à gagner de cette fameuse fluidité commer- ciale conférée par l’euro, « qu’ils ont à en perdre par ailleurs »,
r
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[ eprises?
austérité accrue. Mais la réponse apportée, in fine, par Mario Dra- ghi, alors patron de la BCE, qui visait à déprécier l’euro, porte ses fruits aujourd’hui, même en Eu- rope du Sud. Preuve que ce n’est pas la monnaie unique qui pose problème, mais bien toute gestion macroéconomique inadaptée de la zone euro », analyse Philippe Martin.
Hausse des prix,
quelle hausse ?
Les détracteurs de l’euro campent pourtant sur leur credo absolu : la monnaie unique reste d’abord
de constater parfois une transpo- sition pure et simple du nominal : ma baguette me coûtait un franc ou deux, elle vaut aujourd’hui plus d’un euro. Pas vraiment. « Un an avant l’introduction de l’euro, la baguette coûtait environ 4,33 francs, soit 0,66 euro. En 2017, son prix moyen était de 0,87 euro (5,70 francs), soit une augmenta- tion de 1,7% par an mais les sa- laires aussi ont augmenté ! », argu- mente la Représentation en France de l’UE. En réalité, le prix du pain augmente régulièrement depuis 22 ans, n’en déplaise aux boulan- gers qui pratiquent des hausses
à l’échelle du continent. De quoi naturellement favoriser les éco- nomies les plus dynamiques d’un point de vue industriel. Or, toutes les autres n’ont plus les mains aussi libres, Union européenne oblige, en matière de politique économique, pour subvention- ner leurs secteurs en déclin. » À commencer par les PME non exportatrices, parfois mises à rude épreuve par cette libre circulation. Au-delà de la monnaie unique, symbole phare de l’intégration eu- ropéenne, d’autant plus aisé à at- taquer, c’est bien la mise en œuvre du marché unique « qui marque
décryptage
entreprendre & innover
 « Un an avant l’introduction de l’euro, la baguette coûtait environ 4,33 francs, soit 0,66 euro. En 2017, son prix moyen était de 0,87 euro (5,70 francs), soit une augmentation
de 1,7 % par an mais les salaires aussi ont augmenté ! » – Représentation en France de l’UE
     affirme David Cayla. La Banque centrale européenne a employé les grands moyens dès l’année 2012, face à la crise de la dette, pour « sauver » l’euro grâce à une poli- tique monétaire expansionniste. «Certes, la BCE avait alors tardé à réagir pour en découdre avec une
* Sur les vingt-huit États membres de l’UE, dix-neuf utilisent l’euro, devise de plus de 340 millions d’habitants (2017) pour un PIB cumulé
de 11 886 milliards d’euros et un taux de chômage moyen de 4,80% de la population active.
Votre sagacité : attribuerez- vous correctement les appellations des
anciennes devises?
profitable à un seul et même pays, l’Allemagne. « Il est vrai, concède Jérôme Héricourt, que si l’euro disparaissait demain, les premiers grands perdants seraient les en- treprises allemandes, puisqu’elles profitent d’une monnaie très dé- préciée par rapport au mark. Ce qui n’est guère le cas du franc ou de la lire. La réintroduction du mark ferait perdre aux exportations al- lemandes – déjà très compétitives en termes de qualité – cet avan- tage prix conféré par l’euro. » Mais la France trouverait-elle avantage à un hypothétique Dexit ? « Loin de là! tranche le conseiller du Ce- pii. Avec le retour du franc, nos entreprises remporteraient certes des parts de marché par rapport à l’Allemagne, mais elles en per- draient certainement autant, voire plus, face à l’Espagne et à l’Italie, aux produits moins coûteux. » Reste à instruire les autres accu- sations des procureurs anti-euro : oui ou non, faut-il incriminer la monnaie européenne dans le recul de la croissance française ? Ou en- core de la baisse du poids de nos exportations dans le monde (3 % contre 6% il y a vingt ans)? Pas pour les experts interrogés ! « Si les Bricsu et notamment la Chine, se sont imposés dans la mondialisa- tion et ont fragilisé les économies européennes, l’euro n’y est pour rien », plaide Jérôme Héricourt.
Il n’empêche que la génération en- core à même de comparer les prix des produits et services de l’ancien franc avec les tarifs en euro a belle
pour le moins synchronisées ! Tout comme le carburant, pour des rai- sons exogènes. Le Smic horaire, lui, était de 6,67 euros en 2001, il atteint 10,03 euros en 2019... Au contraire, l’une des réussites de l’euro est justement d’avoir em- pêché le retour de l’inflation, en maintenant une stabilité des prix, « et surtout une stabilité financière globale confortée par la stature internationale de cette monnaie », constate Jérôme Héricourt. Pour lui, l’économie française, bien au-delà de la question de l’euro, « doit résoudre d’autres difficultés structurelles comme celle du rap- port qualité prix de ses produits, qui se pose dans certaines indus- tries, excepté le luxe ».
Polarisation industrielle
Euro ou pas euro, le destin in- dustriel de la France relèverait d’abord d’une dynamique spéci- fique. C’est l’avis de David Cayla : « La tendance générale observée en France et en Europe, c’est un centre qui se renforce industriel- lement : l’Allemagne, la Pologne, le nord de l’Italie, l’Alsace... Et une périphérie, qui, elle, se désin- dustrialise : le reste de la France, le Royaume-Uni, l’Europe du Sud, la Suède, la Finlande, etc. Que ces pays aient ou non adopté l’euro ne modifie en rien une telle polarisa- tion industrielle. » Un phénomène accentué, selon l’expert, « depuis la mise en place du marché unique, en 1986, lequel a instauré une concurrence libre et non faussée
un changement clé pour les éco- nomies du Vieux Continent. Plus secondaire, l’avènement de l’euro s’inscrit simplement dans la conti- nuité d’un tel bouleversement ». Avec ou sans monnaie unique, l’enjeu pour l’Europe se joue donc ailleurs : il s’agit de « mettre en œuvre des initiatives politiques plus coordonnées à l’échelle du continent, telle qu’une politique budgétaire harmonisée », propose Philippe Martin. Une condition sans doute essentielle pour mieux organiser, équilibrer, le fonction- nement d’une Union européenne qui doute encore d’elle-même. Toute indépendante qu’elle soit, la Banque centrale européenne alors présidée par Mario Draghi – ex-gouverneur de la BCE, elle est désormais pilotée par Christine Lagarde – qui «sauva» l’euro il y a cinq ans est aujourd’hui dans l’ornière d’un taux négatif, vi- tal pour soutenir la zone euro en ralentissement économique. De quoi éclairer le coup de semonce de l’ancien gouverneur français, Jean-Claude Trichet : « On privi- légie l’endettement à l’investisse- ment, c’est une grave anomalie. » L’euro disculpé ne sera pas un rempart à une crise financière qui ne prendra personne par surprise. CHArLes COHeN,
AVeC OLIVIer mAGNAN
uBrésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud
 ecoreseau.fr septembre 2019
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r
Les anciennes devises :
Allemagne/mark, Finlande/schilling, Autriche/peseta, Espagne/livres, Irlande, Chypre/lire, Italie, Malte/florin, Pays-Bas/escudo, Portugal/drachme, Grèce/tolar, Slovénie/couronne, Estonie/lat, Lettonie/litas, Lituanie.
]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[créer aujourd’hui
ET SI VOUS EN APPELIEZ à VOTRE EXPERT-COMPTABLE ?
 Créer aujourdhui : experts-comptables, coachs ! Courtage et assurance emprunteur : nouveaux défis Cadeaux d’affaires : armes de séduction massive ! Séminaires de rentrée et tourisme d’affaires
p. 43 p. 48 p. 52 p. 62
 pratique
44 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[  Experts-comptables
un conseil qui compte
créer aujourd’hui
pratique
  Ils/elles deviennent
Cybercriminalité : l’expert-
 les coachs des
comptable vous accompagne
Face à la recrudescence des cyberattaques, les experts-comptables s’engagent dans la lutte contre la cybercriminalité et l’accompagne- ment des TPE en la matière.
Une nouvelle typologie d’infractions, désignée par le mot-valise «cy- bercriminalité », fait la une des journaux ces dernières années : Twitter, Spotify, Ebay, Amazon, Paypal, Airbnb... Le développement exponen- tiel de ces fraudes a été rendu possible par l’incontournable digitalisa- tion de notre économie, qui offre une toute nouvelle panoplie d’outils à la disposition des escrocs.
La révolution numérique (cloud, mobilité, réseaux sociaux, big data...) bouleverse notre quotidien et notre façon de travailler. En emportant avec lui ses outils de travail et les données de l’entreprise, le salarié re- définit les contours d’un système d’information qui devient d’autant plus difficile à délimiter et donc à sécuriser.
En outre, les grandes entreprises ne sont plus les cibles privilégiées des cyberattaques. La fragilité des PME et TPE, bien moins équipées et protégées que les grandes structures, attire de plus en plus les cy- bercriminels. On peut légitimement s’interroger sur leur capacité à se protéger des attaques alors que des grandes entreprises, qui disposent d’un contrôle interne renforcé, sont piratées.
La question n’est donc plus de savoir s’il y a un risque d’attaque, mais plutôt quelles en seront l’ampleur et la fréquence.
LES ATOUTS DE L’EXPERT-COMPTABLE
La dépendante croissante de l’économie au numérique fait évoluer la mission de l’expert-comptable. Lequel/laquelle joue désormais un rôle fondamental de prévention dans la lutte contre la cybercriminalité. Par sa bonne compréhension des procédures et des systèmes, il/elle met en évidence les enjeux et les zones de risques des entreprises.
Il est indispensable de rappeler que la sécurité informatique n’est pas seulement une affaire de moyens techniques et de procédures. Pour être optimale, elle doit être identique à une approche qualité et l’en- semble des acteurs doit être impliqué. Elle va ainsi s’instaurer avec l’aide de l’expert-comptable selon trois axes interdépendants: mise en place de procédures et de moyens techniques, formation et sensibilisa- tion, suivi des actions.
ANTICIPER ET PRéVENIR LES RISQUES
Anticiper pour mieux prévenir les risques exige avant tout une prise de connaissance fine du contexte et de l’environnement de l’entreprise afin d’identifier les données à sécuriser.
Cela nécessite en outre d’analyser ses besoins de sécurité qui pourront être évalués via deux critères:
L’exigence de disponibilité: au cours de cette étape l’expert-comptable va examiner la dépendance de l’entreprise à l’informatique, c’est-à-dire les conséquences d’une intrusion empêchant l’accès au système d’in- formation.
L’exigence de confidentialité: il s’agira ici d’identifier les données sen- sibles que l’entreprise doit protéger en priorité.
À l’issue de ces premières étapes, un diagnostic général du système d’information sera réalisé par l’expert-comptable sur les principales menaces identifiées. À cette fin, un entretien avec le responsable infor- matique et le dirigeant est hautement souhaitable. Il s’agit d’évaluer les risques attachés à la sensibilisation, la confidentialité, l’organisation, le plan de reprise d’activité, les mots de passe, la mise à jour, l’antivirus et le pare-feu, la sauvegarde, RGPD, BYOD, déplacement, e-mails-télé- chargements ...
L’HUMAIN AU CŒUR DU SYSTèME DE PRéVENTION
En tant que maillon essentiel du dispositif de sécurité financière, l’ex- pert-comptable invite les entreprises à adopter un comportement avisé et responsable.
Dans cette perspective, les entreprises doivent anticiper les risques et sensibiliser les collaborateurs, noyau dur de ce nouvel écosystème afin de prévenir, détecter et éviter ces menaces. N’oublions pas que 84% des incidents sont liés au facteur humain. Dès lors, l’information, la sensibilisation et la formation du personnel restent la pierre angulaire du système de défense. n
patrons !
et vous conseille
Avec son appellation austère, l’expert-comptable a longtemps évoqué des bilans peu attractifs. Erreur : voilà longtemps que cet expert de l’entreprise, homme et femme de confiance, s’apparente davantage à un coach conseiller aux compétences multiples. Fort des nouveaux outils numériques et de sa capacité à rester proche du client, l’expert-comptable est plus que jamais le partenaire majeur de l’entreprise.
sanaa
moussaïd
Expert- comptable
à Paris et membre du comité exécutif du Conseil supérieur
de l’ordre
des experts- comptables
 Contrairement aux appa-   phénomène qui a tiré les prix à
 rences, le métier d’ex- pert-comptable n’est pas un long fleuve tran-
quille, bordé de tableaux Excel, de liasses fiscales et de rendez-vous réguliers avec les clients. Cette profession qui se portait comme un charme dans les années 1970 a subi de plein fouet dès le début des années 2000 l’arrivée d’In- ternet, comme l’explique Fabrice Heuvrard, expert-comptable à Asnières-sur-Seine et l’un des trois rapporteurs du 74e Congrès de l’Ordre des experts-comp- tables organisé au Palais des congrès de Paris du 25 au 27 septembre, L’expert-comptable au cœur des flux. « Naguère, les cabinets d’expertise-comptable pouvaient se permettre de prati- quer des prix élevés. À partir des années 2003-2005, la donne a changé avec l’apparition de Goo- gle. Les clients ont pu comparer en quelques clics les honoraires,
la baisse. Sauf que dans le même temps, les salaires ont progressé afin de rémunérer des profes- sionnels de mieux en mieux for- més et répondre à des sollicita- tions toujours plus complexes. » Aujourd’hui, le secteur enre- gistre environ mille nouveaux diplômés par an et peine à recru- ter. « Bien sûr, l’expert-comptable est plus que jamais au cœur des flux, mais la ressource humaine constitue selon moi un enjeu majeur pour la profession. » Si l’on en croit ce jeune profession- nel, et contrairement à certaines prédictions, le vrai souci du mé- tier reste bien la recherche de collaborateurs. « L’intelligence artificielle est loin de remplacer l’humain. L’expert-comptable doit comprendre les besoins du dirigeant, sa psychologie, le ras- surer. De plus, nous sommes les
  ecoreseau.fr septembre 2019 | 45
]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
L’intelligence artificielle est loin
de remplacer l’humain. L’expert-comptable doit comprendre les besoins du dirigeant, sa psychologie, afin de le rassurer –
Fabrice Heuvrard, expert-comptable
           seuls à connaître tout le fonction- nement de l’entreprise, ses achats, ses ventes, les salaires, etc. »
Un dirigeant maîtrise mal sa trésorerie L’Ordre des experts-comptables en ordre de bataille s’intéresse notamment à une meilleure uti- lisation de la donnée avec l’objec- tif d’obtenir une comptabilité en temps réel. « L’enjeu est de taille tant les flux de données semblent désormais intarissables. Actuelle- ment, nous nous appuyons sur les données comptables et sociales. Mais demain, nous pourrons également travailler les données issues de CRM, des réseaux so- ciaux ou encore de sites Internet. En connectant tous les flux du client, nous pourrons analyser d’une manière pertinente, par
exemple, sa clientèle. Mieux, l’ex- pert-comptable sera capable de livrer sa prédiction et pas seu- lement de l’analyse », explique Sanaa Moussaid, expert-comp- table, vice-présidente du conseil supérieur de l’ordre, présidente du secteur Stratégie numérique et rapporteuse du 74e Congrès de l’Ordre [lire sa chronique p. 43]. Confiante, Sanaa Moussaid : « Les clients sont fidèles, mais ils dé- sirent encore plus d’accompagne- ment pour gérer leur entreprise. Le numérique va nous donner les moyens de les conseiller sur la stratégie, les multiples sources de financement, le pricing de leurs produits ou services, la gestion des flux de trésorerie. La raison prin- cipale d’une faillite d’une société reste la mauvaise connaissance par le dirigeant de sa trésorerie.
    Charles-René Tandé, président du conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables
« tous les cabinets n’ont pas atteint le même degré de maturité dans le numérique »
pourquoi avoir choisi comme
thème de votre 74e congrès du 25
au 27 septembre, dans le cadre du justement nommé palais des Congrès, l’expert-comptable au cœur des flux ? Le thème s’inscrit dans la logique des deux derniers congrès, consacrés en 2017 au développement des missions de conseil et en 2018 à la stratégie des cabinets. Le principal objectif de l’ordre est d’accompagner les membres
de la profession sur le chemin de la transition numérique. Car une part importante de la profession doit encore entamer cette mutation.
Quels sont ces flux que l’expert- comptable doit maîtriser ?
Les entreprises évoluent de plus en plus dans un environnement complexe au sein duquel la circulation des
flux financiers, flux humains, flux dématérialisés, virtuels ou réels s’intensifie. L’expert-comptable est au cœur de tous ces flux.
Il aide le dirigeant dans le pilotage de son entreprise en intervenant
sur plusieurs plans tels que les projets d’investissement, de rachat, de transmission, d’organisation patrimoniale. C’est un véritable chef d’orchestre qui peut tout aussi bien collaborer avec des sociétés de conseil, des banques d’affaires, des avocats, bref, tout l’écosystème du dirigeant. La thématique centrale
du 74e Congrès ne se résume donc pas au numérique. La technologie sera abordée comme un outil et un moyen et non comme une fin en soi. La technologie doit être au service de l’homme et non l’inverse.
Votre congrès s’organise en temporalités, aujourd’hui, demain et après-demain. pourquoi ces voyages dans le temps ?
Tous les cabinets n’ont pas atteint
le même degré de maturité dans
le numérique. « Aujourd’hui », c’est
apporter aux membres de la profession les principales clés d’évolution de
leur cabinet à l’heure du numérique.
« Demain » concerne les experts- comptables qui ont déjà entrepris
leur mutation digitale. Il s’agira de leur révéler comment accroître leur performance et le traduire en valeur ajoutée. « Après-demain » consistera à souligner comment la profession se projette vers l’avenir, par exemple évaluer l’impact de la blockchain et de l’intelligence artificielle sur les activités
des cabinets. En somme, le congrès propose une offre plurielle susceptible de répondre au plus
grand nombre. Mais ce pari est d’ores et déjà réussi. Nous attendons plus de 6 000 experts- comptables et plus de 220 partenaires. Du jamais vu!
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]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[                 pratique
créer aujourd’hui
      Libérés de tâches chronophages, nous pourrons accompagner nos clients pour mieux appréhender les facteurs d’impact sur leur tré- sorerie. »
Les petits cabinets
ne disparaissent pas Au-delà, les experts-comptables entendent jouer un rôle dans l’ef- fort sociétal et environnemental engagé par les entreprises. « Nous traitons actuellement les données en valeur, c’est-à-dire en euros. Mais demain, nous allons égale- ment intégrer la consommation électrique et enrichir ainsi notre analyse prédictive », complète Fa- brice Heuvrard.
Le futur du métier passe par le traitement de toujours plus d’in- formations dans le but de servir au mieux les dirigeants sans sacrifier le capital humain sur l’autel de la technologie. Fabrice Heuvrard : «C’est la multiplication des ta- lents susceptibles d’apporter un conseil pertinent qui fait la valeur d’un cabinet. On a sans doute tort de craindre la disparition des pe- tits cabinets au profit des grosses structures. Ceux qui sauront se monter proches du client sont à mon avis promis au contraire à un bel avenir alors que le service sur-mesure rendu possible par le numérique tend à devenir la norme. » pIerre-JeAN LepAGNOt
Dématique® & Gouvernance
AConservation, stockage et archivage, même sécurité?
 Le principal objectif de l’ordre est d’accompagner les membres de la profession sur le chemin de la transition numérique – Charles-René Tandé
       Jean-marc
u moment où l’accent tions de conservation ou de stoc- valeur probante » qui ne fait que l’opposé certains n’hésitent pas à est mis de plus en plus kage d’usage courant, jusque-là garantir le caractère authentique préciser qu’ils se réservent le droit sur la sécurité et la pro- réservées au court terme. En re- de la donnée. Contrairement à ce d’accéder à vos données ! En pa- tection des données vanche, il est indispensable que que ce vocable inspire, toutes les reil cas, ceux-là font finalement
numériques, quels sont les sys- cette donnée soit sûre, tant sur sa données ont besoin d’être fiables preuve d’honnêteté car il s’agit en
rietsch
Expert international en dématique, président
du Digital Information Institute ou D2I
tèmes mis à notre disposition ? La véritable question est surtout de savoir comment identifier un ser- vice digne de confiance.
Dans le domaine numérique, l’utilisateur lambda a besoin de retrouver une donnée ou une information facilement et rapi- dement. Que cette donnée soit entreposée depuis quelques se- condes ou quelques dizaines d’an- nées devient secondaire. D’où la difficulté à vouloir continuer de différencier les solutions d’archi- vage destinées historiquement à du moyen long terme et les solu-
forme que sur son contenu. Pour la forme, il est en effet essentiel de pouvoir garantir le caractère au- thentique de la donnée, qu’elle n’a pas été modifiée et de connaître son origine. Pour ce qui est du contenu, le sujet est plus complexe car là où une encyclopédie tra- ditionnelle nous fournissait des informations fiables, il est désor- mais indispensable de croiser une information pour ne pas tomber dans le travers des fake news.
En matière d’authenticité, l’on voit souvent apparaître la men- tion « archivage/conservation à
et pas seulement pour des raisons légales et réglementaires : dans cinquante ou cent ans, que faire d’une lettre historique au format numérique dont on serait inca- pable de prouver le caractère au- thentique ?
Bien évidemment, les solutions et les services proposés com- muniquent pratiquement tous sur leur fiabilité, mais la réalité est tout autre. Il est en effet im- portant de lire avec attention les conditions de ces services qui, pour les plus performants, vous garantiront un résultat alors qu’à
général d’une obligation, issue de la législation de leur pays d’ori- gine.
Comment faire alors pour sa- voir rapidement comment choisir parmi tel ou tel service? La ques- tion reste entière. Il y aurait sans doute lieu d’envisager une législa- tion prévoyant plusieurs niveaux de services de conservation, tout comme pour la signature électro- nique, afin de pouvoir identifier facilement la qualité du service proposé. Qu’il s’agisse de conser- vation et/ou d’archivage, la ques- tion n’est plus là. n
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  ]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[                                      dans la gestion de votre entreprise.
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               ]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[ pratique
business guide
Courtage, nouveaux défis
L’assurance emprunteur et l’encadrement des intermédiaires créent des remous
Les Journées du Courtage et les Journées du Crédit – 17 au 18 septembre – furent pugnaces : on y a fait le point sur le combat acharné auquel se livrent banques et assurances sur le marché de l’assurance emprunteur et sur les polémiques déclenchées par la directive sur la distribution d’assurances (DDA), entrée en vigueur en octobre 2018. Sans oublier le projet d’autorégulation du courtage...
ment leurs clients de leur droit et les dissuadent parfois de recourir à la délégation. Chez Magnolia.fr, nous nous sommes dotés d’un service juridique afin d’aider les emprunteurs à déjouer les pratiques douteuses des banques qui visent à refuser de manière illégitime plusieurs demandes de délégation d’assu- rance – courriers de refus aber- rants, allers/retours incessants entre la banque et l’emprun- teur, dépassement des délais de
   Ne pas se voiler la face.   surance déléguée. L’enjeu est
Les banques se sont montrées moins ouvertes pour faciliter la substitution de l’assurance emprunteur. Elles proposent également dans un certain nombre de situations de revoir le niveau de leur cotisation d’assurance afin de conserver leurs clients – Stéphane Laskart, Swiss Life
à Neuilly-sur-Seine. Selon lui,   réponse, réclamations de pièces
   La révolution espérée par « l’amendement Bourquin », censé
pourtant d’importance, assure Astrid Cousin, porte-parole du comparateur spécialisé Magno- lia.fr : « Cette solution donne du pouvoir d’achat, jusqu’à 15 000 euros d’économies sur toute la durée du crédit. Dans un environnement de taux très bas, le levier d’économie, c’est l’assurance. Aujourd’hui, le coût de l’assurance est souvent plus élevé que celui du crédit ! » Une analyse partagée par Sté- phane Laskart, agent général
 ouvrir le marché de l’assurance
immobilier, n’a pas (encore) eu
lieu. Depuis le 1er janvier 2018,
les particuliers qui ont contracté
un prêt immobilier renégo-
cient chaque année leur assu-
rance crédit en faisant jouer la
concurrence pour payer moins
cher. Les banques détiennent
toujours 85 % des parts d’un
marché estimé à 9 milliards
d’euros, contre 15 % pour l’as-   d’assurances chez Swiss Life
réaliser une délégation d’assu- rance emprunteur se montrera extrêmement rentable. « À titre d’illustration et de manière évi- demment anonyme, je vous livre un exemple récent d’un client emprunteur très récemment de 2 millions d’euros à 1,05 % sur 25 ans. Donc à des conditions de taux très compétitives. En parallèle, sa banque lui pro- pose également son assurance emprunteur qui s’élève à plus de 200 000 euros sur la durée. Sur les mêmes bases et toutes choses égales, le devis Swiss Life que je lui remets s’élève sur la durée à 74 000 euros. On est donc à plus de 60 % d’écart par rapport à sa banque. Dans ce cas précis, Swiss Life a réussi à étudier et accepter le dossier en un temps record ! »
Mais alors, pourquoi les emprunteurs ne se sont-ils pas précipités vers la concurrence, comme attendu ? Pour l’agent général, « les banques se sont montrées moins ouvertes pour faciliter la substitution. Elles proposent également dans un certain nombre de situations de revoir le niveau de leur cotisa- tion d’assurance afin de conser- ver leurs clients ». Pour Astrid Cousin, les banques ont effecti- vement fait preuve d’une mau- vaise volonté manifeste. « Elles n’ont aucune intention d’aban- donner leurs parts de marché. Elles n’informent pas suffisam-
manquantes pourtant inutiles. Plus grave, certaines banques conservent leur virement men- suel, laissant ainsi courir un double prélèvement. »
Faciliter la recherche
des courtiers
Si la bataille est perdue, la guerre continue. En premier lieu, le message commence à passer, assure Stéphane Laskart, « cet amendement a permis de com- muniquer énormément sur les possibilités de substitution de l’assurance emprunteur. C’était hier un élément technique que les clients ne regardaient pas vraiment, ils ont aujourd’hui compris que cette assurance est l’un des éléments clés de leurs conditions d’emprunt et de leur coût d’emprunt, et sont donc de plus en plus attentifs à utiliser leur faculté de substitution ». De plus, les banques ne pourront résister à l’offensive des cour- tiers avec la seule arme des prix. « Les clients ont compris que le prix n’était pas le seul critère de choix. Chez April, nous avons développé par exemple une véritable marketplace de solu- tions d’assurance, avec un par- cours client de la distribution à la gestion, qui facilite la com- paraison sur la base de nom- breux critères. Nous jouons sur la rapidité et la précision afin
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      ]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[                                 PARTEZ À LA CONQUÊTE
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    Photo by Jeremy Bishop on Unsplash
]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
La conséquence pratique et redoutable de la directive sur la distribution d’assurances (DDA) est que l’ensemble des relations contractuelles est actuellement conjugué selon ce principe :
le fournisseur doit contrôler les pratiques de son distributeur – réseau salarié, agents... – Philippe Loizelet, président de l’Association nationale des conseils diplômés en gestion
du patrimoine
               qu’en quelques questions les courtiers trouvent la meilleure offre au meilleur prix », argu- mente Jean-Hubert Bannwarth, directeur général délégué d’April Santé Prévoyance.
Lequel voit d’un très bon œil la mise en œuvre de la DDA. La directive constitue une étape essentielle vers la professionna-
lisation du métier de courtier. « Elle hausse le degré d’exper- tise des courtiers. Grâce à elle, le client va mieux comprendre ce qu’il achète. Dans ce cadre, nous accompagnons les courtiers dans la mise en pratique de cette directive qui leur permet d’être plus que jamais un tiers de confiance », souligne Jean-Hu- bert Bannwarth.
Haro sur la DDA
Si la DDA a ses défenseurs, elle compte aussi ses détracteurs. Astrid Cousin en fait partie qui estime au contraire qu’elle gêne plus qu’elle ne favorise le tra- vail des petits courtiers, désor- mais empêtrés dans des tâches administratives. Philippe Loi- zelet, président de l’Association nationale des conseils diplô- més en gestion du patrimoine, est encore plus sévère avec la transposition du texte en droit français. « Les intermédiaires pour le compte des clients sont oubliés, voire pénalisés. L’ob- jectif de la DDA était de res- ponsabiliser les producteurs de services financiers et les com- pagnies d’assurances en les obligeant à “contrôler” le mode de distribution de leurs pro- duits et services, notamment par la mise en place d’une gou- vernance produits. La consé- quence pratique et redoutable est que l’ensemble des relations contractuelles est actuellement conjugué selon ce principe : le fournisseur doit contrôler les pratiques de son distributeur – réseau salarié, agents... Résul- tat, les fournisseurs ont repris la main vis-à-vis de leurs “par- tenaires” distributeurs en les agréant, les pérennisant... ou en les déréférençant ! » En réa- lité, la lecture de la DDA par les fournisseurs déséquilibrerait donc la relation avec les réseaux de distribution non interne. « Un intermédiaire, tant d’assu- rance que de services financiers, ne peut désormais s’entremettre pour le compte de son client, soit en prêtant allégeance au fournisseur – en devenant son agent – ou au moins en accep- tant la gouvernance produits, les conditions de commis-
sionnements... en un mot, les conditions d’ouverture de code partenaire –, soit en refusant toute allégeance. Mais il sera pénalisé de ne pas pouvoir offrir une solution complète au-delà du conseil intégrant la four- niture de produits ou services d’investissement ou d’assu- rance. Convenons que l’objec- tif de renforcer la confiance du consommateur est mis à mal ! », souligne Philippe Loizelet.
Dans ce cadre, le président de l’ANCDGP se félicite du report sine die par le Trésor de l’autoré- gulation du courtage prévue au 1er janvier 2020 après sa censure par le Conseil constitutionnel. Ce projet, qui visait à améliorer et à mieux structurer l’accom- pagnement et la surveillance du courtage avec la création d’asso- ciations professionnelles, susci- tait la critique des courtiers qui y voient un carcan réglemen- taire supplémentaire. «Outre qu’une majeure partie des tâches seront redondantes avec l’Orias, le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance, ces associa- tions obligatoires seraient aty- piques en Europe et imposées aux intermédiaires français. Les autres intermédiaires au titre de la libre prestation de ser- vice (LPS) en seraient exemp- tés et, plus curieux, les réseaux internes des banques ou compa- gnies ne seraient pas concernés, les intermédiaires déjà régle- mentés au titre d’une autre acti- vité seront “exonérés”... bref, l’intermédiaire libéral serait le seul visé et assumerait seul le surcoût de cette strate admi- nistrative unique en Europe », assure Philippe Loizelet. pIerre-JeAN LepAGNOt
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]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                                  AFFACTURAGE
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  ]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Le cadeau d’affaires d’exception au salon Omyagué, 11 et 12 septembre, Carrousel du Louvre
Pour fidéliser, entre- tenir une relation ou honorer un par- tenaire, rien ne doit
être laissé au hasard. Donner ou recevoir un cadeau dans un cadre professionnel n’est finalement que l’étape ul- time d’un processus préparé en amont. Des moments de l’année y sont particulière- ment propices : les fêtes de Noël, le Nouvel an ou une date anniversaire. Mais une vraie tendance se dégage : de moins en moins saisonnier, le cadeau se généralise tout au long de l’année. Champagne, colis gourmands, accessoires de bureau comme les agen- das ou les stylos, produits technologiques, invitations ou encore chèques-cadeaux, tout est permis. Pour une en- treprise, le « budget cadeaux » s’analyse comme un investis- sement promotionnel à des- tination d’une clientèle, d’un prospect stratégique, d’un partenaire d’affaires (ban- quier, conseiller juridique, avocat, expert-comptable...). Standardiser le présent pro- motionnel siglé – ou pas – n’est pas la meilleure dé- marche. Toutes les « cibles » n’ont pas les mêmes goûts ni les mêmes besoins. Il faut réfléchir à l’objet et au des- tinataire, établir un véritable plan marketing pour cibler au mieux ses achats et en retirer le meilleur bénéfice. Impos- sible donc de choisir le même cadeau pour tout le monde.
Hors les salons grand public où le stylo bas de gamme ou le gadget siglé demeure un jou- jou attendu, force est de sortir des sentiers battus. Question : l’objet choisi sera-t-il ou non utilisé et conservé ?
La gastronomie en tête
Utilisé ou... dégusté. En tête du palmarès des cadeaux d’affaires, arrive la gastrono- mie (47 %), talonnée par les vins et spiritueux (44 %). Les accessoires de bureau gardent leur troisième place (32,9%), suivis de près par les acces- soires de mode et la maroqui- nerie/bagagerie (32,9 %). Le high-tech (audio, photo, vi- déo) est plébiscité par un tiers des sondés (31,20 %), alors qu’un quart des personnes interrogées opteront pour la téléphonie, l’informatique
  Armes de séduction massive !
Le cadeau d’affaires, c’est un peu comme choisir un présent pour un ami. Autant dire que le ciblage et la personnalisation revêtent une importance particulière. Le moment d’offrir joue lui aussi son rôle. Le bon moment en tout cas pour le choisir, c’est Omyagué, les 11 et 12 septembre.
 Il faut réfléchir à l’objet et au destinataire, établir un véritable plan marketing pour cibler au mieux ses achats pour en retirer le meilleur bénéfice. Impossible donc de choisir le même cadeau
pour tout le monde.
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 ]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[            pratique
business guide
 Les demandes de personnalisation sont de plus en plus importantes, nos clients recherchent de plus en plus l’exclusivité. Même si notre catalogue présente une offre très variée, des coffrets gourmands, écrins de chocolats, compositions de confiseries, jusqu’aux macarons et la cave, sur une gamme de prix de 14 à 2 000 euros, nos clients ont la possibilité de composer leur coffret à leur goût et selon leur
le cadeau d’affaires garde son attrait et son impact, alors même qu’il n’est pas l’apanage des entreprises du CAC 40, pas plus qu’il ne doit néces- sairement viser le luxe des valeurs faciales élevées. L’im- portant est bien de créer de l’affect en touchant le client ou la cible.
Il va de soi que le salon de référence, Omyagué, a pris soin de chiffrer son marché – le classement des cadeaux les plus appréciés fait partie de son étude. Pour 45% des entreprises, le budget consa- cré au cadeau client est infé- rieur à 30 euros HT. 43 % des répondants disposent d’un budget de 30 à 150 euros HT et 13 % des entreprises offrent des cadeaux d’une valeur supérieure à 150 euros HT. Seuls 1,8 % des participants à l’enquête déclarent consacrer plus de 500 euros HT par ca- deau. On atteint là aux limites du luxe.
« Nous sommes contac-
       budget. – Bénédicte Baraqué, Fauchon
   et le multimédia (24,7%). Les chèques cadeaux restent populaires et prennent la hui- tième place en 2018 avec 21,8 %. Près de 60 % des « offreurs » sont des PME (entre 1 et 50 salariés), mais les ETI ne sont pas en reste : elles comptent pour 30 % des généreux do- nateurs. Tradition forte, pas- sage obligé, arme stratégique à disposition du commercial :
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Nathalie Cozette, directrice du salon Omyagué
« Les univers cadeaux donnent le ton »
Que va-t-on trouver
chez Omyagué ?
De nombreux temps forts rythmeront les deux jours. Pas moins de 105 marques dévoileront leur toute nouvelle gamme btob. En partenariat avec Forevent, Omyagué organise des parcours découvertes sur les thèmes
de la gourmandise, du design,
du voyage, de la maroquinerie comme de la décoration maison. Les visiteurs munis de tablettes prêtées à l’accueil gagneront
des cadeaux prestigieux au
terme de chacun des parcours. De nombreux ateliers jalonnent l’ensemble du salon. La marque Christofle, par exemple, montrera aux visiteurs comment dresser une table avec des cadeaux originaux. Tumi proposera un espace « gravure ». La marque S.T. Dupont fera tourner sa roue de la fortune à l’occasion de la sortie d’un tout nouveau briquet. Les acheteurs qui repartiront avec
de nombreuses idées cadeaux à tous les prix seront eux-mêmes récipiendaires de nombreux cadeaux ! Un temps fort, notre
soirée officielle réservée à quelques acheteurs invités par Omyagué et les marques pour une balade sur la Seine en bateau- mouche à la tombée de la nuit.
Le cadeau d’affaires évolue-t-il vraiment ?
La tendance est à la pluralité des univers cadeaux ! Même si la tendance gastronomique est toujours à l’honneur.
Vos services seront-ils aussi d’exception ?
Nous proposons cette année aux entreprises la numérisation de leurs achats et la simplification des processus de commandes. Data Gifts simplifie la gestion des fournisseurs. Sa force, son côté unique, reposent essentiellement sur le modèle marketplace et sur une base de données produits
en permanence actualisée. Les articles proviennent de marques de renommée nationale et internationale. Nous avons créé depuis plus de 18 ans un vrai lien de confiance entre Omyagué et les marques.
 ]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[                                   Tout l'univers Philips
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Solène de Malestroit : solene.de.malestroit@philips.com
 Philips France Commercial - SAS au capital de 3 100 000 € - Siège social : 92150 Suresnes (Hauts de Seine), 33 rue de Verdun - 811 847 243 RCS Nanterre
]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
   La récompense individuelle personnalisée
génère les émotions les plus fortes, c’est une façon de partager sa réussite avec ses proches.
– Graziella Becarria, Disneyland Paris
      Coffret Hôtels & Préférence
Fondée en 2000, Hôtels & Préférence est une chaîne haut de gamme qui réunit
plus de 10 000 chambres dans 150 établissements chics et authentiques, majoritairement 4 et 5 étoiles. Par le biais d’une gamme de 15 écrins cadeaux autour de 5 offres thématiques, l’enseigne se positionne comme le cadeau parfait pour collaborateurs ou proches !
À partir de 165 €.
Samsonite
L’Or Barista par Philips
L’un des cadeaux les plus appréciés – environ 120 € en magasin – avec son système à capsules de café « deux tasses ».
S.T. DUPONT
Nouvelle collection Line D Slim au look tendance extraplat et couleurs chatoyantes porte-documents et organizer de voyage à partir de 197 € HT, condition corporate. Nouveau stylo assorti : D-Initial en condition corporate à partir de 80 € HT selon quantités.
tés par les marques pour répondre à des besoins di- vers, relève Aurélie Queyrat Maitre, responsable boutique entreprises de la marque Longchamp. Le premier be- soin vise à fidéliser les clients ou en recruter de nouveaux, à motiver ou récompenser ses collaborateurs, ou encore à remercier des partenaires ou à les sensibiliser sur un nou- veau projet. » Maison Long- champ mise sur ses valeurs de marque, notamment ses style et savoir-faire français, gages d’une offre généreuse aux multiples possibilités de personnalisation. « Côté pro- duits, l’iconique Le Pliage reste notre produit phare, confirme Aurélie Queyrat Maitre. La déclinaison des formats, tailles et couleurs autorise une multitude de combinaisons pour un maxi- mum de choix. Nos articles de petite maroquinerie en cuir sont également très plébisci- tés, des porte-cartes, trousse/ pochette, aux porte-clés. La Ligne Boxford et sa palette de modèles restent des lignes em- blématiques qui fonctionnent bien en tant que cadeaux d’affaires. Aujourd’hui, c’est bien la dimension de service
et d’accompagnement qui focalise les attentes prin- cipales des clients haut de gamme. Au-delà du cadeau en lui-même, les entreprises sont en demande d’expé- rience. C’est par exemple une découverte de l’univers de la marque ou de son sa- voir-faire, donc toujours en sur-mesure. Pour Lonchamp, disposer d’un service dédié capable de répondre aux be- soins et aux contraintes est une vraie force. »
Culture de la personnalisation
La stratégie mise en avant par Fauchon consiste à conjuguer
              Nouvelle valise Lite-Box Alu Samsonite en aluminium.
Coque en aluminium, doubles roulettes silencieuses, nouvelle serrure TSA et porte-adresse personnalisable. Disponible en 55, 69et76cm.
Prix de vente public de la valise cabine 55 cm : 550 € TTC.
Les cadeaux immatériels restent l’exception : seules 13 % des entreprises offrent des billets pour des spectacles ou événements sportifs ou culturels.
86%
Les cadeaux d’affaires sont à la mode ! En 2018, 86 % des entreprises comptaient dépenser, pour leurs cadeaux d’affaires au moins autant d’argent qu’en 2017.
850m€
Le marché français du cadeau d’affaires pèse 850 millions d’euros en 2018.
Source : Omyagué 2018
13%
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]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[                 Domaine de Rochevilaine, France
OFFREZ UN DÉLICIEUX VOYAGE
© Christian Vallee
S’évader dans un domaine viticole en Toscane,
se régaler à la table d’un chef étoilé, se ressourcer lors d’un massage aux huiles essentielles de romarin au coeur d’un mas provençal...
Capofaro Locanda & Malvasia, Italie
Les maisons Relais & Châteaux proposent une gamme de 20 coffrets cadeaux éco-responsables à partir de 100 €, valable dans le monde entier.
Relais & Châteaux s’est associé aux artisans sud-africains de « The Joinery » pour créer
une pochette de voyage, pratique, confectionnée à partir de bouteilles en plastique recyclées. Une invitation à de délicieux voyages qui
met en scène une pratique artisanale locale respectueuse de l’environnement.
       Les coffrets cadeaux sont disponibles sur le site www.relaischateaux.com, l’application (iPad et iPhone) et en boutique. Pour les commandes d’entreprise, contactez le service commercial : + 33 (0)1 77 48 14 88
                                       © Benedetto Tarantino
© Christian Vallee
]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[                              pratique
business guide
    ENA 8 SIGNATURE LINE
Première machine à café habillée d’un boîtier en aluminium massif de 3 millimètres d’épaisseur. Cette machine propose 12 spécialités exquises, dont le cortado et le caffè Barista, deux produits très tendance. 1049à 1399€.
Plutôt que d’offrir peu à beaucoup,
il s’agit désormais d’offrir mieux et meilleur à des destinataires choisis. –
Bénédicte Barraqué, pôle cadeaux et entreprises, Fauchon
      VOYAGES et pochetteS...
Plus qu’un simple « emballage » de cadeau, la pochette au design intemporel et moderne est le point de départ d’une expérience unique.
Chaque bénéficiaire va y placer ses documents et effets personnels et utiliser sa pochette avant, pendant et après son Délicieux Voyage Relais & Châteaux. Disponibles sur le site www.relaischateaux. com, l’application (iPad et iPhone) et en boutique.
LecoffretCréationn°15, SéjourDélicieuxà 520€TTC : une nuit en chambre double, dîner 3 plats, boissons comprises (bouteille de vin ou accord mets et vins – eau – café), petit- déjeuner
personnalisation et exclusi- vité. « Les demandes de per- sonnalisation sont de plus en plus importantes, nos clients recherchent de plus en plus l’exclusivité. Même si notre catalogue présente une offre très variée, des coffrets gour- mands, écrins de chocolats, compositions de confiseries, jusqu’aux macarons et la cave, sur une gamme de prix de 14 à 2 000 euros, nos clients ont la possibilité de composer leur coffret à leur goût et se- lon leur budget. La person- nalisation des coffrets passe par un fourreau imprimé avec visuels et textes fournis par le client ou des rubans à leurs couleurs, imprimés avec leur logo, par exemple. Nous im- primons et insérons dans les coffrets et écrins une carte avec message personnalisé pour le destinataire du ca-
deau. Plutôt que d’offrir peu à beaucoup, il s’agit désormais d’offrir mieux et meilleur à des destinataires choisis », ex- plique Bénédicte Baraqué, du pôle cadeaux et entreprises chez Fauchon.
Une idée relayée par Solène de Malestroit, responsable b to b chez Philips. « Les entreprises pensent à nos produits pour remercier l’ensemble de leurs collaborateurs, et pas unique- ment les meilleurs. Nos offres sont fédératrices et les petits cadeaux produisent de grands effets dans une organisation, appuie-t-elle. La machine à café Senseo va convenir à tous les profils, par exemple. Beau- coup de sociétés font appel à nos services à la fin de leur exercice. C’est une manière de remercier tout le monde pour les efforts consentis pendant l’année. La Saint-Valentin, la
       Duval-Leroy
Fort de 160 ans d’une histoire riche, le Champagne Duval-Leroy propose une gamme de coffret de 1, 2 ou 3 bouteilles à mixer selon envies. Un champagne de qualité sur la table de ses meilleurs clients.
Rachel Hourlier, responsable Business Development de Weber-Stephen
Le barbecue? Original!
  Journée incentive à Disneyland Paris
« Les cadeaux traditionnels
restent une valeur sûre, bien que les professionnels constatent une demande à la hausse d’objets high-tech ou connectés. Et pour répondre à cette forte demande, nous avons notamment référencé nos thermomètres connectés iGrill Bluetooth ou nos BBQ connectés
dans notre offre
de cadeaux. Fait intéressant : le trio de tête des critères considérés comme très importants sont la qualité, l’originalité du produit et le goût
des destinataires. C’est dire combien le choix du cadeau est décisif ! Notre démarche chez Weber est de proposer une offre de produits durables et premium. Tous deux gages d’une bonne longévité. Avec un avantage supplémentaire, de par la spécificité intrinsèque de
nos barbecues, puisque choisir d’offrir un barbecue Weber, c’est aussi faire plaisir en multipliant les occasions de penser favorablement à votre marque. Le BBQ (a contrario d’autres
produits) rentre
dans le quotidien
du bénéficiaire du cadeau et souligne une utilisation conviviale. En ce sens, c’est un produit différenciant, original et qualitatif. Certains de nos clients
nous demandent notamment de
leur concevoir
des expériences authentiques en allant au-delà de
la pure dotation produit. Par exemple, nous avons aussi des services avec prestation de chef “Grill Master” BBQ
à domicile pour un nombre de convives définis. »
Challenge relevé ? On pourra récompenser ses équipes par une journée plutôt originale : des aventures extraordinaires au cœur des Parcs Disney, un repas de qualité, un restaurant et un dîner-spectacle !
Renseignements sur disneylandparis- business.com
 60 | septembre 2019 ecoreseau.fr
     ]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[                                                                           ]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Coffret aérateur de vin Vinitem
L’aérateur Vinitem est conçu pour révéler les arômes de vin instantanément ; il se pose sur un verre ou sur une carafe, il vous suffit de verser le vin à travers l’aérateur pour pouvoir ensuite le déguster pleinement et en découvrir tous les arômes. Plus de renseignements sur https://vinitem.fr
La récompense individuelle personnalisée génère les émotions les plus fortes, c’est une façon de partager sa réussite avec ses proches. – Graziella Becarria, Dysneyland
       tarif : 79 €TTC
garantit le ROI. Choisir Dis- neyland Paris c’est aussi, et surtout, choisir la puissance émotionnelle de la marque Disney, de ses films et de ses personnages, au service d’une expérience vécue inoubliable. C’est cette dimension émo- tionnelle qui garantit ledit retour sur investissement. La récompense individuelle per- sonnalisée génère les émo- tions les plus fortes, c’est une façon de partager sa réussite avec ses proches. D’où l’in- térêt de nos coffrets séjours et leurs vecteurs de person- nalisation comme l’accès à un étage VIP dans nos hôtels avec personnel, conciergerie et lounge dédié ou la liberté de choisir la date de sa vi- site. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour qu’une personne exceptionnelle dans sa per- formance soit accueillie de façon exceptionnelle. » Si le cadeau d’affaires rime désor- mais avec « exceptionnel », à quand les voyages stratosphé- riques à bord des fusées Vir- gin ou SpaceX !
      fauchon
fête des mères, des pères, les départs en vacances, la ren- trée et Noël : les grands évé- nements rythment notre acti- vité. »
Créer de l’émotion
 Exemple de composition gourmande :
la Boîte Chapeau Exclusive propose les dernières recettes d’épicerie fine sucrée et salée avec une jolie bouteille de champagne pour récompenser, fêter ou remercier collaborateurs et clients.
Susciter de l’émotion, mar-
quer les esprits reste un exer-
cice délicat. « Nos coffrets
séjours, billets d’accès aux
parcs et chèques cadeaux
sont parfaits pour les récom-
penses individuelles. Nos
journées incentive motivent
des équipes entières ! Et nous
savons allier événements, ré-
compenses individuelles et
incentives en parfaite syner-
gie pour nos clients », s’en-
thousiasme Graziella Becar-
ria, responsable du service
Solutions de motivation chez
Disneyland Paris. « Pour
nous, la réussite d’un pro-
jet se mesure à la qualité des
émotions qu’il procure. Choi-
sir une destination idéale-
ment située, aux nombreuses
possibilités d’hébergements
et de loisirs, constitue une
dimension pragmatique qui   JONAtHAN NAHmANY
 Longchamp
set de bagage
de la ligne Boxford
Ligne emblématique de la Maison, Boxford incarne une élégance discrète. Ses modèles de sacs homme et affaire et ses bagages en toile double ton avec des surpiqûres en contraste s’inscrit dans le cadeau raffiné.
    J’aime ma boîte
Les barrières sont dans la tête
treprises dans des secteurs bien   formatise, des délais courts, on
   Lancée avec une idée simple, faire évoluer un secteur d’activité qui en avait bien besoin, Sequoia
pressing fête ses dix ans cette an- née. Les Français qui se lancent dans l’entreprise ont souvent comme point de départ de vouloir faire quelque chose de nouveau, qui n’existe pas. Malheureuse- ment si ça n’existe pas, c’est peut- être qu’il n’y a pas de besoin, car il n’y a pas de marché. La nature a horreur du vide!
Une chance énorme, ce ne sont pas non plus les fabricants de bougies qui ont inventé l’am- poule. Les métiers évoluent, les entreprises bougent, mais mettent souvent trop de temps à se remettre en question quand les demandes des consomma- teurs évoluent.
Et ces consommateurs, toujours de plus en plus renseignés et exi- geants, donnent l’occasion aux entrepreneurs de lancer des en-
connus avec de vrais débouchés, mais en insufflant un vent de fraîcheur.
Quand les choses évoluent, il est plus facile de partir d’une page blanche que de changer une vielle structure. Alors écoutez les consommateurs, n’ayez pas peur et lancez-vous !
Sequoia pressing n’a pas inven- té le métier, il l’a réveillé. Notre credo, c’est que notre seule li- mite soit notre imagination. Une technologie est polluante, on la remplace, le plastique pol- lue, on le supprime, les clients ne veulent plus de tickets, on in-
s’organise...
Ce n’est jamais facile, mais c’est passionnant. Pour avoir une longueur d’avance il ne faut pas être un génie, il faut écouter et ne jamais se dire que c’est im- possible. Aujourd’hui, avec ses 53 boutiques sur trois pays, Se- quoia pressing essaie de se re- mettre chaque jour en question, les équipes proposent et suivent avec entrain les innovations. Alors oui, j’aime ma boîte ! n
Nicolas de bronac,
président de Séquoia Pressing
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septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[                               Lorsque talent et raffinement sont de mise
La nouvelle GIGA X3
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]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
   Séminaires et tourisme d’affaires : durables ou rien
Le marché de l’événe- mentiel en constante évolution mobilise les pros des séminaires,
voyages, congrès et autres événements sans cesse à l’af- fût des dernières tendances, aiguillonnés par des entre- prises clientes soucieuses d’efficacité : motiver, déplacer leurs troupes, mais au meil- leur prix pour un effet waouh. Réunir a rassemblé 600 pro- fessionnels : établissements hôteliers, prestataires spécia- lisés, fournisseurs, agences événementielles, soit toute la diversité du secteur du MICE. Plus de 30 conférences confiées aux grands acteurs du tourisme d’affaires sont organisées – vous avez une dizaine de jours encore pour y assister. Les organisateurs jouent la carte de très nom- breux ateliers et, disent-ils, ne ménagent pas les surprises... « L’organisation d’événe- ments constitue toujours un challenge : trouver des lieux et des prestataires qui répondent à nos besoins, renouveler l’ex- périence des participants, ex- plorer de nouvelles idées... C’est ce que je viens chercher au salon Réunir, explique Claire Mariot, responsable marketing et communication chez Scasicomp, une société experte des datacenters et de la gestion de donnée. Je suis convaincue, dit-elle, que rien ne vaut le contact en face-à- face pour échanger avec des spécialistes, découvrir de nouveaux sites et partager les retours d’expérience avec des homologues. » Son leitmotiv : dénicher une expérience vrai- ment originale pour organi- ser des séminaires en interne ou externe. Bien sûr, le for- mat n’est pas le même. « Nos clients et prospects naviguent sur un agenda très chargé et sont très sollicités. Dès lors, je privilégie un format court, d’une demi-journée. Dans ce laps de temps, il est impératif d’innover et se démarquer de la concurrence. Le but est que nos invités se souviennent de nous pour la valeur ajoutée de nos conférences bien sûr et pour la qualité de l’orga- nisation. Récemment, j’ai or- ganisé la visite des coulisses du Puy du Fou et de l’Opéra Garnier. Dans les deux cas, ce sont des prestations qui sont
Le MICE joue sur l’éthique et l’originalité
C’est la 25e fois que le salon Réunir... réunit le meilleur du MICE – Meetings Incentives Conventions & Events –, cette année encore au Palais Brongniart. Deux grands thèmes se dégagent de cette journée du 19 septembre : la recherche de l’expérience originale
et l’intérêt croissant pour le tourisme durable.
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 ]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[                                    3
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]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
Leitmotiv de la responsable de la com interne : dénicher une expérience vraiment originale pour organiser des séminaires en interne ou externe.
Les activités,
un enjeu stratégique
Sur le marché de l’événemen- tiel, proposer des activités inédites et réalisées nulle part ailleurs est devenu un puis- sant atout. Ce type d’activités élit un cadre atypique tout en proposant de nombreuses interactions entre les partici-
    l’événementiel : 68 % des pro- fessionnels interrogés dans le cadre de l’étude de référence Pro Sky 2019 accordent sou- vent – sinon toujours – une importance à l’image dyna- mique et innovante que dé- gage une destination.
   rarement accessibles au grand
public. » Scasicomp tient à se
dégager plus de temps lors-
qu’il s’agit de motiver et fé-
dérer ses salariés. « Nos sé-
minaires en interne durent en
général deux jours pour ins-
taurer une réelle déconnexion
de l’univers de travail habi-
tuel. Les activités extraprofes-
sionnelles y sont importantes
pour favoriser le team-buil-
ding. » Notre experte de la
communication attache une
grande importance au choix
du lieu et à son concept pour
qu’ils restent en phase avec
les valeurs de l’entreprise, à
l’image des professionnels de   pants. En laissant libre cours
Nous avons noué des partenariats avec des acteurs normands à l’origine d’activités originales et variées, comme la visite d’une ferme, d’une distillerie de calvados, de randonnées en sulky tandem qui s’achèvent par la rencontre de jockeys professionnels  – Cyril Casabo, Le Royal Deauville.
à leur imagination, les pro-   sabo, directeur général de
          fessionnels de l’événementiel
proposent des activités hors
norme et créent une atmos-
phère propice à l’échange et
à la cohésion de groupe. Pour
près de 2/3 des professionnels
interrogés (64 %) par Pro Sky,
le choix d’une destination dé-
pend des expériences cultu-
relles associées. Les activités
ludiques telles que les cours
de cuisine, les ateliers dégus-
tation ou encore la confec-
tion d’objets artisanaux lo-
caux rencontrent toujours
un grand succès, quoique
presque classiques. Cyril Ca-   sino ne suffit plus. Nous de-
l’Hôtel Barrière Le Royal Deauville confirme l’appétit des clients pour « la recherche d’expérience ». « Une réunion ou un séminaire, ce n’est pas une salle, un ordinateur et des participants. Bien sûr, tout dépend du message à faire passer. Une fois les besoins du client compris, nous nous adaptons. » À quoi ? Le direc- teur constate ces dernières années une évolution du secteur vers plus d’activités originales. «À Deauville, la visite des planches et du Ca-
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septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[  Pour près de 80 % des experts interrogés par le spécialiste de l’affrètement, une destination considérée comme sûre et sécurisée représente un véritable prérequis à l’heure du choix.
vons scénariser l’événement   normands à l’origine d’ac-
durant tout une journée. « Les clients sont enchantés par ce nouveau concept. Nous leur confions les clés de la mai- son le matin de telle manière qu’ils organisent leur journée comme bon leur semble en se sentant comme chez eux ! »
La sécurité avant tout
Deauville, Paris, Nice ou Bo- gota, lors du choix d’une des- tination, les tarifs et la popu- larité restent secondaires par rapport à l’aspect sécuritaire, révèle Pro Sky. Les actuali- tés de ces dernières années semblent avoir profondément modifié les préoccupations des professionnels du MICE qui font passer la sécurité aux premiers rangs des critères de destination, avec l’acces- sibilité et le budget. Elle est même essentielle. Pour près de 80 % des experts interrogés par le spécialiste de l’affrète- ment, une destination consi-
business guide
pratique
        en incluant des activités qui
sortent des sentiers battus.
Nous proposons par exemple
des cours de yoga d’une ving-
taine de minutes le matin sur
la plage avant le début de la
réunion. Nous cherchons en
permanence à nous différen-
cier. » Cyril Casabo, à l’image
du reste du secteur, observe la
volonté des clients de décou-
vrir le patrimoine de la région
dans laquelle ils se trouvent.
« Nous avons noué des par-
tenariats avec des acteurs   grande villa en bord de plage
tivités originales et variées, comme la visite d’une ferme, d’une distillerie de calva- dos, de randonnées en sulky tandem qui s’achèvent par la rencontre de jockeys pro- fessionnels, etc. Les attentes changent constamment, à nous de suivre, si possible de les anticiper. » Le directeur général du Royal se félicite du succès de l’une des dernières initiatives de son groupe: la mise à disposition d’une
   ecoreseau.fr septembre 2019 | 67
]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
La progression annuelle du tourisme dit durable s’élève à 20 % selon une étude OMT-Harris Interactive.
des circuits durables sur-me- sure en France comme dans
le reste du monde. organisons des circuits de durées variables qui incluent une ou plusieurs visites hors des sentiers battus, comme celle d’une association hu- manitaire, une rencontre avec les habitants, la participa- tion à leur tâche quotidienne comme l’exploitation d’un champ ou la pêche », détaille Charlotte Simoni. Les clients, confirme-t-elle, « préfèrent payer plus cher pour s’offrir les services d’un guide local qui sera déclaré et payé nor- malement ». Preuve de la per- tinence du sujet, après l’ini- tiative de Booking de lancer un programme d’accélération de start-up créées dans l’éco- logie, la France a accueilli au printemps son premier incu- bateur du tourisme durable, le Côte d’Azur Lab’. Son objec- tif : faire coexister tourisme d’affaires, tourisme de loisirs (hébergements, transports, activités, destinations) et res- pect de l’environnement. Cet engouement pour l’écotou- risme est de plus en plus pris en compte par les villes qui souhaitent accueillir des évé- nements. Malte, par exemple, propose une activité qui com- bine plongée et grand net- toyage des fonds marins. La France a lancé également au printemps ses neuf premières destinations responsables, Marseille, Metz, Deauville, Nancy, Cannes, Bordeaux, Rennes, Nantes et Biarritz. Les municipalités se sont en- gagées à respecter les normes de la certification ISO 20121 (toute entité qui « contribue à la conception et la mise en œuvre d’événements » définit une stratégie de développe- ment durable et la déploie). Une démarche devenue un argument lors de réponses à des appels d’offres. pIerre-JeAN LepAGNOt
  « Nous
            dérée comme sûre et sécuri- sée représente un véritable prérequis à l’heure du choix. « Ce critère englobe tout ce qui fait référence à la sécuri- té sur place. Ici, les a priori et l’image de la destination rentrent en compte. La stabi- lité politique ou les menaces extérieures inf luencent ce critère », explique Pro Sky.
Bien naturellement, le bud- get alloué impacte le choix d’une destination, plus de la moitié des personnes inter- rogées la choisissent en fonc- tion des prix. Pour 58 % du panel, une destination perçue comme abordable inf luence considérablement le choix fi- nal. « Une destination à prix compétitifs va se révéler par- ticulièrement attractive pour un organisateur soucieux d’optimiser son budget et de proposer des activités supplé- mentaires », observent les au- teurs de l’étude.
Essor
du tourisme durable
Le tourisme durable semble bien parti pour devenir l’un des sujets porteurs du sec- teur du MICE au cours des prochaines années. Par souci d’éthique et d’image, de plus en plus d’entreprises sou- haitent organiser des événe- ments « responsables ». « Les voyageurs, mais aussi les pro- fessionnels du secteur, sont de plus en plus sensibles à la question du tourisme du- rable. Sept Français/es sur 10 souhaitent partir dans un cadre où l’environnement est pris en compte. La progres- sion annuelle du tourisme dit durable s’élève à 20 % selon une étude OMT-Harris In- teractive, observe Charlotte Simoni, cofondatrice de Glo- bethik, une plate-forme dé- diée aux activités touristiques durables. Les organisateurs d’événements se rendent
progressivement compte que l’on peut voyager dans le plus grand confort, mais de ma- nière durable. Il est possible de compenser ses émissions car- bone via l’organisation Goo- dplanet par exemple, choisir des hôtels labellisés durables qui récupèrent les eaux de pluie, opter pour des savons solides, du papier recyclé, etc. Au-delà, les clients sont à la recherche d’authenticité. Ils souhaitent consommer dif- féremment, plus ancrés dans la découverte des cultures locales. » Globethic organise
  Les municipalités se sont engagées à respecter les normes de la certification ISO 20121,
une démarche devenue un argument lors
de réponses à des appels d’offres.
      68 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[   pratique
briefing rh & formation par Geoffroy Framery
 Audencia et Epita,
main dans la main au service de la double compétence
79%
le chiffre
Des entreprises interrogées par Wavestone déclarent que la convergence culturelle reste l’une des problématiques majeures lors d’un projet de rapprochement.
Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson
sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à
croire qu’il est stupide.
Albert Einstein
première promotion
de the bridge École-entreprises
En s’inspirant des bootcamps outre-Atlantique, The Bridge École-Entreprises, créé par des professionnels du marketing digital, lance sa première promotion en septembre. L’organisme de formation entend former des consultants et experts sur les nouveaux métiers du marketing grâce à un programme intensif d’une durée de dix mois qui se termine par un dispositif d’accompagnement à l’emploi. Le 10 septembre 2019, l’école aura réuni partenaires et les étudiants de l’école ainsi que l’ensemble des facilitateurs. L’ouverture des candidatures pour janvier 2020 est d’ores et déjà ouverte.
Selon l’école, les besoins des entreprises se chiffrent à quelque 35 000
postes à pourvoir pour l’ensemble de l’écosystème : annonceurs, agences de communication, régies, pure players, start-up. Côté pédagogie, The Bridge École- Entreprises mise sur une formation de type bootcamp basée sur le learning by doing et sur le concept d’agence école avec une mise en situation réelle.
Classement Qs des meilleures villes étudiantes : paris en recul !
Paris a perdu deux places et n’est plus la première destination d’Europe continentale pour les étudiants, selon le dernier classement des meilleures villes étudiantes au monde. La sixième édition du classement QS des meilleures villes étudiantes, publiée par QS Quacquarelli Symonds, place la capitale de la France au 7e rang. Elle est devancée par la capitale allemande, Berlin, qui passe du 7e
au 5e rang. Au total, quatre villes françaises sont classées : Paris, Lyon, Toulouse et Montpellier. Trois villes sur quatre ont vu leur rang décliner. Seule Toulouse améliore sa position. Londres est le leader mondial pour la deuxième année consécutive.
    L’École pour l’informatique et les techniques avancées (Epita) et Audencia Business School viennent de signer un nouveau partena- riat aux termes duquel les étudiants de l’école intègrent le parcours
e
grande école à condition d’avoir validé leur 4 année. En outre,
Audencia propose depuis la rentrée de septembre un double diplôme en collaboration avec l’Epita.
Nouvel accord de double diplôme entre Sciences Po Aix et Kedge...
Kedge Business School et Sciences Po Aix renforcent la récipro- cité de leur partenariat. Les deux entités ont décidé de mutuali- ser leur spécialisation de fin de cursus. Les étudiants de Kedge, à compter de la rentrée, valideront un double diplôme en terminant leur parcours à Sciences Po. L’institut d’Aix propose à celles/ceux qui décident de suivre ce parcours croisé relations internationales, sciences politiques, direc- tion de projet ou d’établissements culturels et droit public. Réciproque- ment, les étudiants de Sciences Po Aix valideront un double diplôme en
intégrant l’un des masters of sciences de Kedge.
... et nouveau partenariat pour l’edhec business
school et sciences po Lille
• Création d’un programme diplômant pour les étudiants qui veulent se spécialiser en management de l’action publique.
• Création d’un double diplôme en management des politiques publiques (dès septembre 2020). Ce nouveau programme entend former ses participants à une carrière dans les administrations
publiques et le secteur privé, notamment les cabinets de conseil, mais aussi les organisations internationales, les ONG et les institutions européennes.
L’esIeA propose un ms sIs
École d’ingénieurs spécialisés dans les sciences et technologies du numérique, l’ESIEA a enrichi son portefeuille de formation avec un mastère spécialisé SIS – délivrance du titre Expert en sécurité des systèmes d’information Essi de l’Anssi (agence nationale de la sécurité des systèmes d’information). Ce partenariat est diplômant, l’étudiant obtient le titre RNCP niveau I Essi.
   Classement Qs des meilleures villes étudiantes 2020 du top 10 Global
 Rang 2020
  Rang 2018
  Ville
  Pays
 1
  1
  Londres
  Royaume-Uni
 2
   2
   Tokyo
   Japon
   3
 3
 Melbourne
 Australie
 4
  6
  Munich
  Allemagne
 5
  7
  Berlin
  Allemagne
 6
  4
  Montréal
  Canada
 7
   5
   Paris
   France
   8
 8
 Zurich
 Suisse
 9
  9
  Sydney
  Australie
 10
   10
   Seoul
   Corée du Sud
   70 |
septembre 2019 ecoreseau.fr
Source: QS Quacquarelli Symonds 2004-2019 www.TopUniversities.com/.
 ]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[  Annonces stratégiques à l’ESTP Paris sur son offre de formation
L’ESTP Paris continue de muscler son offre de formation:
• Un « Parcours recherche-innovation » est lancé à la rentrée 2019 pour faire naître des vocations de chercheurs.
• Un nouvel accord de double diplôme avec l’EM Lyon Business School pour le master en business médiation – spécialisation dans les enjeux d’innovation. Nouveau campus et nouvelles options:
• Le nouveau campus de Dijon accrédité par la CTI, plus des diplômes délivrés sur le campus de Cachan, ouvre une nouvelle filière Civil Engineering 100% an-
glophone, accessible à partir de la deuxième année pour les élèves francophones et internatio- naux.
• Sur le campus troyen, une option Construction 4.0 est également lancée.
Lire page 108 la présentation de l’ESTP Paris.
Qs désigne Wharton comme meilleur programme executive mbA au monde
La Wharton School a été classée première dans le classement QS pour le programme Executive MBA. Le podium se compose respectivement de la Sloan Business School et du MIT (Massachusetts Institute of Technology). 134 programmes EMBA mondiaux ont été passés au crible de cette étude. Wharton est suivi par The Sloan Business School at Massachusetts Institute of Technology. Les écuries françaises, HEC Paris en tête, se classent à la 5e place et le programme de l’Insead (programme global dispensé notamment au campus de Fontainebleu) monte à la 9e.
Skema : campus géant à
briefing rh & formation
pratique
Paris, 7e campus au Cap, Lformation en ligne
 ’«école globale» Skema– EQUIS, AACSB, AMBA – et sa structure multisite inter- nationale depuis dix ans se
déploieront à grande échelle dès la
rentrée 2020 dans un nouveau hub
Campus Grand Paris de 30 000 m2
en bords de Seine. Rien de moins que
les anciennes installations du groupe
Airbus pour quelque 8500 étudiants français et étrangers. L’autre an- nonce porte sur un 7e campus de l’école dès cette rentrée au Cap, en Afrique du Sud (Skema est installé au Asie, en Amérique du Nord et Amérique du Sud).
Une formation en ligne pour cadres et dirigeants, Skool, s’ouvre en plate-forme Web en e-learning associée à une nouvelle offre de programmes (dispositif adossé à un prêt d’honneur monté avec le Crédit Agricole, Ulule et Sowefund). Skool veut répondre direc- tement aux besoins en transformation numérique des entreprises sous forme de onze «parcours» calés sur huit semaines, pensés interactifs (communautés, groupes de travail animés par un pro- fesseur, webinaires). Objectif: une transposition sur poste pour la mise en œuvre dans l’entreprise. Skema se dote d’un institut fin- tech, Skema-Fundvisory. n
    ecoreseau.fr septembre 2019 | 71
]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
briefing rh & formation
 RH : pour 79 % des entreprises, la
convergence culturelle reste l’une des Dproblématiques majeures
’après une étude Wavestone, publiée au mois de juillet, l’analyse des écarts culturels lors d’un rapprochement d’entreprises est à réaliser à tout prix !
Dans le cadre d’un rapprochement, la mise en place d’un programme d’intégration vise à sou- tenir l’engagement et la motivation des salariés et à les embarquer dans le projet, mais surtout
à créer les conditions nécessaires à la convergence des cultures des entités concernées. Cet exercice s’avère particulièrement complexe pour les entreprises interrogées puisque « la convergence culturelle » est citée comme l’une des problématiques majeures (79 %), devant :
• la convergence des pratiques RH (66 %),
• le maintien de la motivation des collaborateurs (55 %)
• la fidélisation des collaborateurs clés (48 %).
Les entreprises qui ont analysé les écarts culturels ont réussi leur intégration culturelle. L’intégration culturelle est donc un enjeu clé à prendre en considération dès la phase de négociation.
Inauguration de la Chaire de recherche LegalCluster-pôle Léonard de Vinci « Intelligence juridique »
Le département Recherche du Pôle Léonard de Vinci et Legalcluster sont à l’origine de la chaire sur l’Intelligence juridique. Le but : créer en trois ans un moteur de recherche intelligent dédié au domaine juridique.
Cette chaire de recherche spécialisée dans
l’intelligence artificielle aura pour mission de développer des algorithmes d’IA capables d’interpréter le langage juridique en français.
Il s’agit de faciliter la recherche puis l’exploitation de documents juridiques en répondant à la requête de l’utilisateur par des résultats pertinents (basés sur
la sémantique de sa question).
 L’Apec et l’Université paris-sud agissent pour l’insertion des jeunes diplômés
Une convention de partenariat a été signée au mois de juillet entre
l’Université Paris-Sud et l’Apec. Elle engage les deux établissements
à déployer un dispositif d’actions dédiées à l’insertion professionnelle
des étudiants et des diplômés de l’Université Paris-Sud. Parmi les
principales actions, les deux acteurs insistent sur :
• des conférences de sensibilisation
• la mise à disposition de ressources et outils pédagogiques
• la mise en place d’une permanence de l’Association pour l’emploi
des cadres.
Guy Gustin, délégué régional Apec Île-de-France : « Avec ce partenariat, nous souhaitons favoriser l’employabilité des jeunes diplômés, qui rappelons-le, représente une embauche de cadre sur cinq en 2019. Nous mettons à leur disposition notre connaissance des entreprises et des besoins des recruteurs. Notre objectif est d’aider les étudiants à valoriser leurs compétences et à tirer ainsi parti de la vitalité du marché de l’emploi cadre. »
Innovation : esCp europe « blockchaine » ses diplômes
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septembre 2019 ecoreseau.fr
Pour la première fois à l’occasion de la remise de diplômes aux étudiants de mastères spécialisés et masters of science fin juin, ESCP Europe a présenté ses diplômes disponibles en ligne de manière sécurisée, via la blockchain Ethereum
& BCdiploma. « La certification numérique est une étape importante dans la transformation numérique de l’enseignement supérieur et de son écosystème. »
Le recours à la blockchain s’inscrit dans le plan
de transformation baptisé
So’School qui ambitionne d’offrir
aux étudiants, enseignants
et personnels support une
expérience unique phygitale
de bout en bout. L’expérience
utilisateur, la culture
numérique, les nouvelles pédagogies, la fiabilité technologique sont les quatre axes de travail qui ont engagé 3,7 millions d’euros d’investissements.
]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[  parution :
Guide référentiel national qualité
Le ministère du Travail a publié le 7 juillet
le Guide du référentiel national qualité. Ce document a pour objectif d’« apporter des précisions sur les modalités d’audit relatives au référentiel national qualité des organismes prestataires concourant au développement des compétences »
baromètre Apec/ANDrH : quel est le niveau d’embauche des cadres ?
La vitalité de l’emploi cadre ne se dément pas. Dans ce contexte, l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) et l’Apec dévoilent la nouvelle édition du baromètre Recrutements et pra- tiques de sourcing des cadres RH. Enseignements à en tirer:
• Les recrutements en légère hausse tendent à se stabiliser (+ 1,3 %), ils représentent 3% de l’ensemble des embauches de cadres.
• Des recrutements dans les en-
treprises de services, notamment
franciliennes (près de 8 cadres RH
sur 10 sont recrutés dans le secteur
des services et plus particulière-
ment dans les activités informatiques et télécommuni- cation, la banque assurance et les activités juridiques, comptables et de conseil).
• Des pratiques de sourcing classiques. En 2018, 16% des postes de cadres RH ont été pourvus grâce aux ré- seaux sociaux.
En breF
briefing rh & formation Manager n’est pas jouer !
pratique
C’est la rentrée. Diffusez du Lpositif en réunion
es vacances sont terminées. Les cipants de bonne humeur, étaient davan- meilleures choses ont une fin. tage engagés, présents et donc écoutaient Vous devez reprendre le boulot. davantage leurs collègues. Dernier point Vous avez parcouru un tiers des de l’étude: l’évaluation en fin de session
500 e-mails reçus et c’est reparti sur est systématiquement mieux notée com-
  Frédéric
rey-millet
Auteur/Hacker du management @Freymillet
   • Toulouse School of Management renouvelle pour la 4e fois son accréditation EPAS sur le master international management.
• L’École Polytechnique ouvre ses portes pour la première fois le 12 octobre 2019.
• L’université catholique de Lille se met à l’édition numérique :
sa faculté des lettres et sciences humaines lance, à la rentrée 2019, le master Elen (écritures, lettres et éditions numériques), en partenariat avec l’université polytechnique de Valenciennes et l’université de Laval au Québec.
• Centrale Marseille propose dès la rentrée 2019 un nouveau master 100 % en anglais le Master Complex Systems Engineering
• L’IGS-RH lance un bachelor Transformation digitale-Back Office RH & Intelligence Collective à Paris et à Lyon.
les chapeaux de roues. La première ré- union d’équipe est planifiée quelques heures après votre reprise et c’est vous qui l’animez. Ça vous agace. Vous rede- venez négatif. Le problème, c’est qu’être négatif est contagieux. Nous savons tous que l’humeur d’une personne influence ce qu’elle pense et ce qu’elle fait. Ce qui complique les choses, l’humeur, c’est un peu comme la météo en Écosse. J’aime la ville d’Edimbourg pour ses whiskys, ses châteaux hantés, ses habitants, mais cer- tainement pas pour sa météo. Dans une même journée, vous allez recevoir des trombes d’eau entrecoupées d’éclaircies, six fois par jour. Il en est de même pour notre humeur qui peut changer du tout au tout dans une journée.
Votre mission est simple :
Vous devez remplacer le négatif par du positif. Une étude conduite par les pro- fesseurs Nale Lehman-Willenbrock et Joe Allen, publiée en 2018, parue dans le Journal of Applied Psychology, révèle l’importance de l’humour dans les ré- unions. Sur une année, ils ont filmé 54 meetings au sein d’une même organisa- tion. Ces deux chercheurs se sont focali- sés sur les traits d’humour, les nombres de rires provoqués dans chacune des ré- unions et leurs impacts sur la qualité des réunions. Plus l’animateur adopte une posture légère et drôle, plus les échanges sont sincères et les conversations constructives plutôt que confrontatives. Ils ont également découvert que les parti-
parée aux meetings ou l’animateur n’uti- lise pas l’humour comme émotion. Concrètement, comment faire pour rem- placer l’énergie négative par du positif ? Accueillez chaleureusement vos collè- gues:
Les émotions sont contagieuses. Notre posture positive est le meilleur rempart face aux ronchons de service. La musique véhicule bien aussi les émotions : chez Ethikonsulting, nous aimons diffuser un fond musical, dès que nous intégrons la salle de réunion. Il nous arrive même parfois de proposer au premier partici- pant de choisir la musique. La musique marque le début de quelque chose de nouveau, qui tranche avec ce qu’ont vécu les participants avant de nous rejoindre. Dès que nous commençons, nous cou- pons brutalement la musique. Le signal est clair. Le show commence.
Notre humeur influe sur celle des parti- cipants. Comme des dominos, la tonalité de votre introduction donne le la pour la suite. Commencer par des commentaires positifs présente trois avantages : les échanges sont constructifs, le consensus plus facile et l’attention soutenue. Débu- ter par des remerciements (une ou deux minutes maximum) envoie également de l’énergie positive. Pour que tout cela marche, vous devez être sincères (in- carner réellement ce que vous dites) et factuels (remercier les personnes sur ce qu’elles font et non pas sur ce qu’elles sont). n
  ecoreseau.fr septembre 2019 | 73
]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
manager autrement
Mobilité interrégionale :
le volume d’offres d’emploi sur   Bourgogne Franche-Comté est
 des envies à géométrie
le Val d’Oise, le Val de Marne, la Seine-Saint-Denis, les Hauts- de-Seine, la Seine-et-Marne, l’Essonne, les Yvelines et Paris est en progression de 16 % au premier semestre 2019.
lanterne rouge (3,6 %).
Les Franciliens ne sont pas les seuls à vouloir changer de ré- gion, professionnellement. La bougeotte titille aussi les ac- tifs des Hauts-de-France. 41 % louchent sur des offres d’emploi d’une autre région, un taux qui progresse de cinq points en un an, quand cette proportion dans toutes les autres grandes régions baisse. Ils sont les plus intéressés
variable
Les Hauts-de-France
rêvent d’Île-de-France
La région lyonnaise fait car-
ton plein auprès des actifs
d’Île-de-France. Près de 15 %
des Franciliens qui cherchent   par un poste en Île-de-France
Les sites dédiés à l’emploi sont devenus des passages obligés. Et des connexions l’on peut déduire les velléités de changement des internautes. Tout l’intérêt
de la data. Telle est la démarche du groupe HelloWork (opérateur des plates- formes RegionsJob, ParisJob, Cadreo) qui a scruté les recherches de ses quelque 6,9 millions de visiteurs enregistrés au premier trimestre 2019, sur les 220000 offres d’emploi diffusées. Avec des confirmations et des surprises à la clé.
Les raisons de cet intérêt marqué
des Franciliens pour la mobilité professionnelle interrégionale
sont connues : loyer et acquisition exorbitants en région parisienne, pollution, trafic routier, transports en commun pas toujours satisfaisants...
ailleurs visent la région Au-   (18,6 % de l’ensemble des Fran-
        vergne-Rhône-Alpes. Avant la Nouvelle-Aquitaine, qui n’était pourtant que 6e en 2018. Le dynamisme de la région bordelaise continue d’attirer. Suivent les Pays de la Loire, le Grand Est, la Bretagne, les Hauts-de-France et Paca, chaque territoire attire entre 9 et 10,5% des Franciliens. La
çais qui souhaitent aller en ré- gion parisienne). Pour autant, ce n’est pas forcément synonyme de déménagement. La liaison ferroviaire Paris-Lille ouvre de nouveaux horizons aux habi- tants domiciliés au nord de l’Île- de-France. mUrIeLLe WOLsKI
 Les Franciliens, premiers à vouloir changer de région
Près de quatre actifs sur dix cherchent un emploi dans une autre région. Des proportions qui varient d’un territoire à l’autre. HelloWork met ainsi en avant l’envie forte des Fran- ciliens de quitter leur région d’origine. Plus de deux sur trois prospectent en dehors de leur périmètre – 67 %. Ce n’est pas un scoop. Pour preuve, Une hirondelle ne fait pas le prin- temps, le film de Christian Ca- rion avec Michel Serrault s’était emparé du sujet en... 2001. La tendance perdure. Nouveau en revanche, le phénomène s’accen- tue:+8pointsenunan(quand les candidats de province – le politiquement correct préfère l’expression « en régions » – sont dans la dynamique opposée, avec une appétence pour la mo- bilité en recul de 5 points). Il fait
bon vivre et travailler en pro- vince...
Les raisons de cet intérêt marqué des Franciliens pour la mobilité professionnelle interrégionale sont connues : loyer et acquisi- tion exorbitants en région pa- risienne, pollution, trafic rou- tier, transports en commun pas toujours satisfaisants... Près de la moitié (45 % très exactement) mettent plus de 45 minutes pour se rendre à leur travail, 71 % plus de 30 minutes. Or, pour près de 9 Français sur 10, le temps de trajet est un élément important de l’équilibre vie pro/ vie perso. Résultat: premier bassin d’emplois dans l’hexa- gone, l’Île-de-France n’attire que 5% des candidats à la mo- bilité. Elle arrive en avant-der- nière position du classement. De quoi alimenter les tensions subies par les entreprises qui recrutent ou qui cherchent à le faire. Selon le même HelloWork,
Candidats tentés par une mobilité géographique interrégionale
    33% des candidats en région (- 5 points par rapport à 2018)
67% des candidats en Île-de-France (-8 points par rapport à 2018)
67%
43% 41% 41%
39% 38% 34%
30% 30% 29% 29%
  +8
  -9
  +5
  -5
  -13
  -8
  -6
26%
  -1
  -9
  -4
  -7
  -9
Évolution en points de 2019 par rapport à 2018
Étude réalisée sur l base des offres consultées par 6,9 millions d’utilisateurs des plates-formes du groupe HelloWork (RégionsJob, ParisJob, Cadreo) au 1er trimestre 2019 (par rapport aux chiffres du 1er trimestre 2018 pour 5,2 millions d’utilisateurs des plates-formes)
  74 | septembre 2019 ecoreseau.fr
 Île-de- France
Bourgogne Franche-Comté
Hauts-de-France Occitanie
Centre-Val- de-Loire
Normandie
Pays de la Loire
Grand-Est
Nouvelle- Aquitaine
Auvergne- Rhône-Alpes
Bretagne
Provence-Alpes- Côte d’Azur
]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[                    RÉVÉLEZ ET VALORISEZ VOS TALENTS
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]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
     Les business schools entonnent
pus) et l’extension de leurs réseaux de partenaires internationaux. À l’instar de Neoma et Audencia qui en comptent chacune plus de 300. Une volonté de développement global incarnée par un livre blanc, L’enseignement supérieur français : acteur mondial, coédité par Neoma et Audencia. Au menu, universités partenaires, accréditations interna- tionales et ouverture sur le monde.
Une affaire de partenariats et d’accréditations
Sur une soixantaine de pages, les articles d’analyse alternent avec des témoignages d’étudiants et de cadres de l’enseignement supérieur. « L’idée était d’établir un décryp- tage des stratégies à l’œuvre et d’in- tégrer le point de vue des étudiants sur leur expérience à l’internatio- nal, en plus d’élargir la perspective en décryptant comment on pra- tique l’international dans d’autres pays », explique Delphine Manceau, directrice générale de Neoma BS. Promouvoir les mobilités interna- tionales, l’immersion dans de nou- velles cultures, l’intégration dans des réseaux mondiaux... Autant de leviers, ajoute Delphine Manceau, pour « préparer les étudiants à leur vie professionnelle, qui sera inter- nationale ».
Pour Christophe Germain, di- recteur général d’Audencia, même constat, l’international fait partie de l’ADN des écoles de management, qu’il décrit comme « de formidables chevaux de Troie pour la France, un exemple à suivre pour l’ensemble de l’enseignement supérieur français ». Une chose est sûre, les étudiants sont en contact permanent avec l’international. Tout démarre sur le
on se comprend. Car un sésame des business schools existe, la labellisa- tion par des organismes d’accrédi- tations internationaux. Une recon- naissance indispensable pour faire rayonner sa marque sur la planète et conclure des accords. Le graal, c’est la triple accréditation, qui ré- unit le label américain AACSB, l’européen EQUIS et le britannique AMBA (évaluation de la qualité des programmes MBA). Dans le monde, 88 écoles l’ont décroché, 15 sont françaises, dont Neoma et Audencia.
Citoyens du monde
L’internationalisation, c’est avant tout l’ouverture sur le monde. En permanence en contact avec des étudiants et des professeurs venus des quatre coins du globe, les étu- diants s’offrent des perspectives qui dépassent largement le cadre national. Au-delà de l’aspect forma- teur et professionnalisant des ex- périences à l’étranger, Christophe Germain relève une « finalité socié- tale»:«Iln’yapasdedémarcheplus pertinente, dit-il, que celle de pous- ser des jeunes à découvrir d’autres cultures. Nous avons aussi un rôle à jouer dans la société, un jeune au- jourd’hui doit devenir citoyen du monde. » Avis que partage son alter ego chez Neoma. Delphine Man- ceau souligne « l’importance de s’ouvrir aux cultures, d’encourager les étudiants à aller vers les étudiants internationaux sur les campus ». Une culture de l’ouverture déployée et enrichie continuellement. Pen- dant qu’Audencia lance un institut global intercontinental en Amé- rique du Sud (Équateur, Brésil) et en Afrique (Ghana, Kenya), sur la thématique de l’agrobusiness, Neoma ouvre des bureaux de re- crutement d’étudiants en Inde et en Colombie. « L’idée est de rayonner à l’international en gardant les pieds dans notre écosystème, c’est fonda- mental », insiste Christophe Ger- main. En somme, faire la course aux partenariats et aux marchés. Ce que Delphine Manceau exprime autrement : « Nous ne voulons pas être une école offshore, nous tenons à notre ancrage en France. »
Face à ce constat d’un monde professionnel et étudiant plus que jamais internationalisé et concur- rentiel, Olivier Rollot, rédacteur en chef du livre blanc, ironise par son adresse aux DG de Neoma et Au- dencia: «Et si la personne la plus importante au sein d’une école de commerce d’aujourd’hui était celle qui dirige le département des rela- tions internationales?»
ADAm beLGHItI ALAOUI
l’international !
Répétons-le, la reconnaissance internationale de son enseignement supérieur se veut plus que jamais un enjeu considérable pour un pays qui se veut influent. Les grandes écoles françaises l’ont compris. Leur internationalisation est devenue pour elles un défi permanent. Un mouvement dont les écoles de management sont les leaders.
Avec plus de 245 000 étu- diants internationaux en mobilité diplômante, la France est la quatrième
les grandes écoles enrichissent leur réseau et par là même, leur in- fluence. Une course continue que sanctionne chaque année le redou- té classement annuel des business schools du Financial Times.
campus, 65 % de
gers à Neoma, 55% à Audencia et plus de 80 nationalités représentées parmi les étudiants. Une mixité et des échanges permanents rendus possibles par les dizaines de par- tenariats internationaux conclus à travers le monde. À l’instar de la Shenzhen Audencia BS, ces ac- cords offrent aux étudiants l’accès à des doubles diplômes conçus pour leur ouvrir les portes de nombreux marchés et réseaux d’entreprises. La Chine fait saliver, Neoma doit ouvrir en octobre 2019 le campus de la Nankai Neoma School of in-
    terre d’accueil dans le monde et
première non anglophone, derrière
l’Australie, le Royaume-Unis et les
États-Unis. Mais elle ne progresse
pas aussi vite que ses concurrents
– 9 % d’étudiants étrangers accueil-
lis entre 2011 et 2016, + 28% pour
l’Australie qui prend ses distances,
tandis que l’Allemagne et la Russie
se rapprochent. La France accueille
moins, mais envoie plus, la mobili-
té sortante des étudiants français a
crû de 50% sur la même période.
Au gré d’accords d’échanges, de
doubles diplômes, d’implantation
de campus à l’étranger, de stages
internationaux et d’accréditations,   tions à l’étranger (plus de 130 cam-     novation. Entre écoles accréditées,
Bien: la France est la plus repré- sentée dans le top 100 européen. Moins bien: elle ne place que cinq écoles (Insea, HEC, EMLyon, Essec et Grenoble École de Management) dans un top 100 mondial archido- miné par les États-uniens. Seuls onze établissements français ont gagné des places cette année (men- tion spéciale à l’Essec et Audencia, qui grappillent respectivement 15 et 14 rangs). Si les françaises n’ont pas encore l’aura des têtes d’affiche, elles comptent sur leurs implanta-
professeurs étran-
Il n’y a pas de démarche plus pertinente que celle de pousser
des jeunes à découvrir d’autres cultures. Nous avons aussi un rôle à jouer dans la société, un jeune aujourd’hui doit devenir citoyen du monde – Christophe Germain, directeur général d’Audencia.
76 | septembre 2019 ecoreseau.fr
     ]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[                 SKEMA GLOBAL EXECUTIVE MBA
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]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
  MBA : l’époque des clones estMterminée
aux cadres – voit son public se renouveler. Il sait évoluer pour coller aux ambitions variées des hauts potentiels.
Parler des MBA
Le territoire national comp- terait quelque 80 masters of business administration. Le conditionnel s’impose : n’im- porte quelle école, reconnue ou pas, peut en monter un. Le nom ni la marque ne sont protégés. Pour exister, une école ne peut s’en passer. Résultat: c’est une jungle.
Le singulier devrait être ban- ni. D’abord pour le format. À temps complet, sur 12 mois – autrement dit full time – à un rythme intensif, ou part time – en fin de semaine, pendant 18 voire 24 mois, les deux for- mules cohabitent. On parle aus- si d’executive MBA. L’idée est alors de capter une clientèle de cadres qui ne veulent pas tour- ner le dos au monde de l’entre- prise. L’objectif? Prendre de la hauteur et acquérir une vision à 360°. Le cœur du programme ? Stratégie financière, marketing, ressources humaines... les fon- damentaux du management, mais pas à la manière d’un pro- gramme grande école. Le re- tour d’expériences est essentiel, avec des cas pratiques interna- tionaux.
Justement, voici quelques re- tours d’expériences sur cette formation mythique dans le milieu du management.
n Nathalie Melot, 46 ans : « Regarder différemment les opportunités qui se pré- sentent »
L’agroalimentaire, Nathalie Melot en avait fait le tour en 21 ans d’implication au sein du groupe Fleury-Michon. Ses derniers postes : directrice des activités catering, puis direc- trice commerciale chez Room Saveurs. Elle plaque tout. « Voi- là cinq ou six ans que j’y pen- sais, que l’idée de reprendre des études me trottait dans la tête, pour prendre de la hau- teur, commente-t-elle. Prise par le quotidien, je repoussais à chaque fois. » Elle opte pour le MBA de l’EM Lyon, en fast track. Autrement dit, un pro- gramme relativement court (14 mois, d’octobre 2017 à dé- cembre 2018) et donc dense. «J’imaginais quelque chose de scolaire. Et pas du tout. C’est
BA : ce sont ceux laire par deux, de grimper dans qui le suivent la hiérarchie l’encre du diplôme qui en parlent le à peine séchée ou de quitter sa mieux. Les parti- boîte à tout prix semblent remi-
cipants prennent la parole en sées. D’ailleurs, outre la publi-
    cette rentrée. Et leurs propos balaient quelques idées reçues. Comme l’uniformité. Le master of business administration ac- cueille des profils probablement plus variés qu’avant. Point de bac + 5 pour l’intégrer. Natha- lie Merlot, ou bien encore Cé- dric Carron, en sont la parfaite illustration. Quant à l’image du/de la cadre supérieur/e aux dents longues, obsédé/é par le gap salarial, n’est plus d’actua- lité non plus chez les candidats. Les envies de multiplier son sa-
cation annuelle par le Financial Time du sempiternel classe- ment des meilleurs MBA de la planète qui étale les bonds sa- lariaux, les écoles se montrent beaucoup plus discrètes sur le sujet. Ce n’est plus « the » argu- ment.
En 2019, on peut se lancer à l’as- saut d’un MBA et l’associer à une quête de sens dans son acti- vité. Les deux sont compatibles. Créé au tout début du xxe siècle aux États-Unis, ce cursus – à l’entrée très sélective et destiné
  L’image du/de la cadre supérieur/e aux dents longues, obsédé/é par le gap salarial,
n’est plus d’actualité chez les candidats.
     78 |
septembre 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[                                  Un MBA
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- 2 rentrées par an
    2
  99%
de nos professeurs issus du monde professionnel.
 3
          4
Une dimension internationale
- Accréditation AMBA
- Séjours d’études à l’étranger
- Diversité culturelle
Cours en Anglais
                                                        5
 Un investissement personnel
- Environ 1 000 heures de cours
- En moyenne
10 heures de travail personnel par semaine
7
  Variété des profils professionnels de nos étudiants
   30
45
ans et +
       9
6
 21 000€
Éligible à tous les financements
- Fongecif - CPF
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      8
68%
Dynamiser sa carrière
68% des étudiants accèdent
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   strategies.cnam.fr
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Manager d’entreprise
Inscriptions en cours pour la rentrée 2019-2020
]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
     très concret. Avec une réelle
bienveillance. Avec une vraie
dimension humaine. C’est ce
que je recherchais.» Et Natha-
lie Melot illustre parfaitement
l’éclectisme des profils rencon-
trés dans les dernières promo-
tions de MBA. Titulaire d’un
brevet de technicien supérieur
(BTS) action commerciale, elle
a côtoyé des ingénieurs, des
pharmaciens, des cadres su-
périeurs de grandes business
schools. Mais la question n’a
même pas été abordée. Ce qui
compte ici? «Comment on se
projette ». Et « on vient tous
chercher quelque chose sur soi.
Le MBA joue aussi la révéla-
tion. » Et Nathalie Melot l’a eue,
cette révélation. Son mémoire,
elle l’a consacré à l’entrepre-
neuriat, avec des rencontres à
la clé. Et au final, une proposi-
tion d’une start-up – Le cercle
traiteur – dans... l’agroalimen-
taire, positionnée sur le seg-
ment des plateaux-repas, qui
travaille en partenariat avec un
Esat (établissement et service
d’aide par le travail), qui met
l’accent sur la permaculture.
« Très honnêtement, il y a deux
ans, je n’y serais pas allée. »
Probablement n’est-elle plus at-
tachée à un titre de directrice   axée sur les petits commerces.
  générale, à un staff plus impor- tant – elle passe d’une « équipe de 26 collaborateurs à... six. « Mais, c’est une erreur de se cramponner à ces critères. Le MBA apprend aussi à regarder différemment les opportunités qui se présentent. Aussi, je ne le vis pas comme une reculade. Le monde bouge. J’ai beaucoup de choses à apprendre et à trans- mettre. » Et Nathalie Melot est retournée vers... l’agroalimen- taire. Fontaine...
n Cédric Caron, 39 ans : « Une heure trente de boulot chaque soir »
Le MBA, Cédric Caron est en plein dedans, à l’ICN Nancy. Son parcours a de quoi sur- prendre. Il a vécu une première vie professionnelle dans... l’ar- mée de Terre, pendant douze ans. Mais il en avait assez de « n’être jamais proche de... ses proches ». Et l’entrepreneuriat est un virage assez naturel. Il est inscrit dans l’ADN fami- lial. Une agence de communi- cation est créée. « Qui n’a pas vocation à grandir. » Mais, une autre idée fait son chemin, une carte-cadeau qui ne soit siglée d’aucune grande enseigne, mais
Beegift est née. Et, bien née, avec des bureaux à Paris, Nan- cy et Metz. Deux ans après son lancement, il est déjà question de développement à l’interna- tional. Le besoin de monter en compétences, de « scaler », lui est apparu nécessaire. « Sans bac + 5, est-ce qu’ils ne vont pas me prendre de haut », s’est interrogé Cédric Caron. Mais ce cocktail militaire et start-up- per a séduit les autres parti- cipants. Pas de problème non plus pour mener une, deux ac- tivités professionnelles, la vie de famille et le MBA de front. « On met autre chose entre pa- renthèses, comme les heures de sommeil par exemple, mais si c’était facile à avoir, on serait déçu. Une heure trente de bou- lot par soir, avec les week-ends et les vacances. Avec un pro- gramme tout en anglais, je mets plus de temps que les autres membres de la promo, angli- cistes. La première semaine, ça pique un peu, mais les progrès sont perceptibles rapidement. Le cerveau “switche” plus fa- cilement. » Et le programme a « changé sa vision du monde » des affaires. De quoi légèrement amender la stratégie de Beegift,
  80 |
septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[  Avec un programme tout en anglais, je mets plus de temps que les autres membres de la promo, anglicistes. La première semaine, ça pique un peu, mais les progrès sont perceptibles rapidement. Le cerveau “switche” plus facilement –
Cédric Caron
butoir. L’objectif est le même,   d’ailleurs, douze mois plus tard,   Le programme est chargé. Pas
carrières & talents
pratique
          les moyens de s’organiser dif- fèrent. Le MBA traite du poids de la communication entre tous pour éviter les couacs entre les deux profils. »
n Éric Moulinier, 48 ans : « Le MBA comme opportunité de se bonifier »
ce directeur commercial n’a pas (encore) évolué. « En pareil cas, la volonté de vous exprimer est plus manifeste. Il y a, c’est vrai, une certaine impatience. Mais, je conserve toute ma confiance en ma direction, souligne-t- il, on ne m’a rien vendu avant. D’ailleurs, 70 % des participants évoluent dans les deux ans post MBA.» En un an et demi, ce cursus a « élargi sa vision du monde de l’emploi, a permis de mieux saisir la vitesse à laquelle change notre environnement ».
de nouveau poste en vue donc, mais des modifications par touches malgré tout au quoti- dien. « Data, e-learning, outils numériques, ma pratique ma- nagériale a mûri, avec le soin de placer davantage l’individu au cœur du projet. Comment on va s’adapter pour lui ? À l’entre- prise de faire l’effort, pas l’in- verse. Le MBA constitue une opportunité de se bonifier. » Ce n’est pas pour déplaire à ce rug- byman qui accorde une grande importance aux valeurs de soli-
Pas envie de changer de boîte
ni de secteur. Éric Moulinier,
directeur commercial, a suivi le
MBA d’Audencia – c’était entre
mars 2017 et octobre 2018 – avec
l’envie de rester dans son entre-
prise de l’agroalimentaire. Et     darité. mUrIeLLe WOLsKI
  qui promeut le local, et géné-   c’est rarement imaginé comme
 rer de nouvelles idées. « Je vais pouvoir faire du consulting. À partir de quand une activité va- t-elle être rentable ? Quel est le bon prix ? Avec deux ou trois chiffres, je peux plus facilement voir quelle orientation prendre. Et je veux aussi pouvoir le faire pour aider les autres. » Et, parce que l’oisiveté ne semble pas son fort, Cédric Caron s’entraîne en parallèle au semi-marathon...
n Florian de Joannès, 43 ans : « Apprendre à mieux mettre en musique les collabora- teurs »
celui d’une équipe. J’ai annon- cé la nouvelle à la mienne tôt pour que chacun y réf léchisse. Il n’est pas toujours donné de voir comment le travail va se répartir. C’est d’autant plus im- portant que le rythme en MBA va crescendo, avec les cours électifs. » Et de ce MBA de l’EM Lyon qui s’achèvera en octobre, Florian de Joannes retient « le gros décalage entre ce qu’on pense venir chercher – acquérir des compétences et un réseau – et ce qu’on y découvre – soi- même, avec le développement personnel. Et même en étant déjà adepte, le MBA offre l’op- portunité de compléter pour devenir un meilleur manager. À mieux comprendre comment fonctionnent les collaborateurs, ce que l’on induit de manière involontaire de par sa propre personnalité. Une équipe se compose de caractères qui ne me ressemblent pas. C’est es- sentiel de saisir quels sont les leviers pour faire naître la per- formance dans un groupe com- posé de créatifs, qui ont besoin d’échanges informels avant de se lancer, de se laisser du temps, et d’autres, à l’esprit plus comp-
Grundfos, c’est le leader mon-
dial des pompes hydrauliques.
À 43 ans, Florian de Joannes en
est le directeur des opérations
pour l’Europe du sud-ouest,
avec 200 collaborateurs sous sa
férule. L’idée de participer à un
MBA lui trotte dans la tête de-
puis quelques années. « Il fallait
trouver le bon moment, c’est-à-
dire avoir suffisamment d’expé-
rience, avec une vraie maîtrise
d’un sujet et imaginer pouvoir
déléguer une partie de mon
travail au quotidien. Le MBA
a de quoi devenir un challenge
d’équipe. S’il est souvent vu
comme un projet de couple,   table, qui ont besoin de dates
ecoreseau.fr septembre 2019
| 81
]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
  culture & co par christophe
 combarieu
Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
dvd
rebelles, avec Cécile de France
Sans boulot, et après 15 ans de dolce vita sur la Riviera, une ex-miss Pas-de-Calais est de retour au bercail, chez sa mère, dans le Nord. Pas de job en vue, sinon à la conserverie locale. On l’embauche.
Ambiance délétère à cause d’un patron un poil dragueur, jusqu’à la main aux fesses de trop et une tentative de viol. Elle le repousse, mais le tue accidentellement. Deux autres filles sont témoins de la scène et lorsqu’elles se rendent à son bureau, elles trouvent un sac bourré
de billets. Les rêves, mais aussi les ennuis commencent ! Sur fond de harcèlement sexuel, voilà une comédie originale où est
faite la part belle à trois actrices populaires, Cécile de France, Audrey Lamy et Yolande Moreau, prêtes à tout pour fuir le climat hostile de Boulogne-sur- Mer. Avec trois nominations (méritées ?) au Festival de l’Alpe d’Huez 2019, voilà une comédie atypique, touchante, et juste ce qu’il faut de potache ! Mais d’aucuns trouvent l’argument mince... Le Pacte
tanguy, le retour
d’Étienne Chatiliez
Souvenez-vous, en 2001, Tanguy avait 28 ans et squattait chez ses parents qui n’en pouvaient plus. Ils ont fini par s’en débarrasser... Mais le voilà
de retour ! Alors qu’en moyenne un jeune Français quitte le foyer familial à l’âge de
26 ans, Tanguy, 44 ans, refait surface dans
le quotidien tranquille et apaisé de ses géniteurs en mal de liberté ! Et quand il débarque avec sa fille de deux ans après avoir été quitté par sa femme, rien ne va
plus ! Paul (André Dussollier) et Édith (Sabine
Azéma), en tentant de lui remonter le moral, ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de se ré- emprisonner avec un fils totalement à la ramasse. Hilarant !
M6 Vidéo
escape Game
Après l’essor des jeux d’évasion réelle, lesdits escape games, qui pullulent depuis ces cinq dernières années, il fallait bien qu’Holllywood s’emparât du phénomène pour en faire un film des
plus angoissants... Six individus, six clients, qui ne se connaissent pas, se retrouvent de leur plein gré dans un environnement hostile où seule leur intelligence leur donnera les moyens de survivre. Ils devront collaborer ou se trahir pour pouvoir survivre jusqu’au dernier niveau... Stratégie et inventivité seront les maîtres
mots face à une mort de plus en plus certaine...Un blockbuster sympathique dans lequel les fanatiques de films d’horreur regretteront sans doute un léger manque de sadisme, habituellement propre au style, mais que les amateurs de grands frissons apprécieront sans trop fermer les yeux...
Sony Pictures
82 | septembre 2019 ecoreseau.fr
danse
  Sugimoto
  et Forsythe
au Palais Garnier
Maître absolu de la photographie contemporaine, Hiroshi Sugimoto ap- porte pour la première fois à l’Opéra de Paris son regard unique sur la danse. L’artiste plasticien japonais s’immerge dans un monde en muta- tion, à interroger le passage du temps. Il s’associe au chorégraphe Alessio Silvestrin, lui-même ex-collaborateur du grand William Forsythe pour une création unique, hors du temps, spécialement créée pour le Ballet de l’Opéra. Pour parachever le tout, Forsythe encore propose un ballet autour des chansons de James Blake, Blake Works 1, sa dernière œuvre parisienne où énergie et vélocité se marient dans une alchimie déli- rante, brillante, telle une signature habituelle et majestueuse du king of dance américain. Sur scène, nul doute que Hugo Marchand, Florimond Lorieux ou Germain Louvet vont électriser tout ça! Le must chorégra- phique de la rentrée. Du 19 septembre au 15 octobre au Palais Garnier.
  opéra
rand bonheur à l’Opéra-Bastille, où, pour ouvrir la saison, est pré- senté un ouvrage rarement monté sur les scènes internationales, Les Puritains. Généralement, quand on monte un ouvrage de Vincenzo
Bellini, il s’agit plutôt de la célébrissime Norma ou à l’extrême limite Les
Capulets et les Montaigu, mais rien de plus. Et pourtant, en 1835, c’était
l’un des opéras italiens les plus populaires auprès du public parisien. On
ne boude donc pas notre intérêt historico-musicologique pour cette reprise des Puritains, signée Laurent Pelly. Visuellement, c’est absolument somptueux: les jeux d’éclairages, les décors signés Chantal Thomass, le plateau tournant : on est littéralement transportés. Le seul hic, étonnamment, c’est la musique ! On se demandait pourquoi ces Puritains n’étaient jamais montés, on a la réponse: Bellini a pondu un opéra de 2 heures 20 qui aurait dû ne durer qu’une heure et demie ! Les airs sont beaux – avec la sublime Elsa Dreisig –, mais aucun n’est transcendant, comme peut l’être Casta Diva dans la Norma. Les Chœurs de l’Opéra de Paris sont remarquables mais leur par- tition n’est pas très excitante. Bref, la réussite visuelle absolue de cette production est un régal pour les yeux, mais aurait mérité un ouvrage plus charismatique. à l’Opéra-Bastille jusqu’au 5 octobre.
 Les Puritains Gprennent la Bastille
   expo
Divine marylin
Plus que trois semaines pour aller admirer l’hommage de la Galerie Joseph à la plus grande icône qu’ait connue le xxe siècle ! Celle qui inspira tant de créateurs, de Gainsbourg à Dali, d’Arthur Miller à Warhol, aurait fêté cette année ses 93 ans. Comme Elisabeth II ! On se demande quelle aurait été l’évolution, le parcours de la plus grande star de l’histoire. De sa plus tendre enfance, dans les années 1920, à sa disparition aux allures de thriller, en 1962, Marylin Monroe n’a cessé de susciter la fascination,
l’envoûtement !
À travers plus de 200 photos dont
celles, inoubliables, de Sam Show
et de Morton Green, la Galerie
Joseph a choisi d’honorer l’actrice,
la chanteuse, le modèle, mais
surtout la femme. À son intimité,
ses secrets, ses fantômes, sans oublier ses douleurs, mal camouflées. Marylin pour l’éternité méritait bien un hommage ! Jusqu’au 22 septembre, Galerie Joseph, 116 rue de Turenne, 75003 Paris.
  ]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[   théâtre
culture & co cd
vie privée
Norah Jones:
begin again
Déjà son septième album ! On
ne voit pas le temps passer avec Norah Jones, et le moins
qu’on puisse dire est qu’il est surprenant, trois ans après
Day Breaks ! Seulement sept titres, la plupart enregistrés
lors de sessions courtes
voire improvisées. Sept
courts opus où la chanteuse- pianiste s’amuse des genres. Elle passe impunément, entre autres, de l’électro au folk. Mais que les fans se rassurent : il y a 17 ans, si elle mettait tout le monde d’accord avec son Come away with me, aujourd’hui rien n’a changé !
Blue Note
John Williams :
Across the stars
5 Oscar, 4 Golden Globes, 5 Emmy, 24 Grammy: aucun doute, John Williams est le plus récompensé des compositeurs de la planète ! Pour revisiter et retranscrire les thèmes de ses musiques de film les plus emblématiques, de
Star Wars à Harry Potter, il s’associe à la superstar du
violon Anne-Sophie Mutter, découverte par Karajan alors qu’elle n’avait que 13 ans.
On redécouvre avec un éclairage nouveau et original tous les thèmes qui nous sont familiers, et, aucun doute, l’inspiration et l’émerveillement sont toujours
là. Une passionnante expérience émotionnelle.
Deutsche Grammophon
semyon bychkov:
the tchaikovski project Aucun doute, le Philharmonique Tchèque est l’une des
plus rutilantes phalanges symphoniques d’Europe. La saison dernière, l’orchestre, qui fêtait ses 124 printemps, accueillait Semyon Bychkov comme nouveau directeur musical, un maître que les Français connaissent bien pour avoir
été dans le passé le patron
de l’Orchestre de Paris.
Pour ouvrir cette nouvelle collaboration, ils ont
ensemble choisi Tchaikovski
pour une exploration exhaustive
de sa musique symphonique. Et
le résultat est bluffant: grâce aux origines soviétiques de Bychkov,
et les traditions de l’ensemble tchèque, le rendu n’est ni purement russe ni purement occidental, développant des sonorités nouvelles, rigoureuses, originales. Coffret de 7 CD, Decca
 Une leçon
d’histoire
de France
   ciné
Deux moi, Klapisch
On l’attendait avec impatience, ce nouvel opus de
Cédric Klapisch. Avant de s’intituler Deux Moi, il devait
même s’appeler Quelqu’un quelque part, sans doute
plus parlant. On y découvre le quotidien de jeunes
trentenaires, très isolés tant dans leurs vies sociale
et affective, au cœur d’une grande ville. Mélanie et
Rémy ont peine à trouver leur place dans cette société hyperconnectée où l’on pense, à tort, que faire des rencontres est une chose aisée... On les avait déjà adorés, Ana Girardot et François Civil, dans Ce qui nous lie, le précédent long-métrage de Klapisch, qui leur offre là une tendre et belle partition. Des plans magnifiques et une musique sublime achèvent de parfaire cet écrin moderne de la solitude. Un film générationnel qui prouve que le réalisateur est aussi un fin observateur de la société où les beaux aspects affectifs de l’être humain côtoient de beaux dégâts sociétaux. Klapisch ne se bonifierait-il pas avec le temps ? On peut le croire... Sortie en salles le 11 septembre
ÇA, chapitre 2
Vous avez frissonné au premier Ça il y a déjà quelques
mois, autant vous dire qu’à côté du chapitre 2, c’était le club Dorothée ! Le teaser annonçait le flip total, le film tient ses promesses ! On y retrouve cette créature d’épouvante, qui, il y a 27 ans, avait hanté les rues de Derry, dans le Maine. Un groupe d’enfants, Le club des loosers, était parvenu à lui tenir tête. Mais aujourd’hui, ils sont adultes et la bataille de l’horreur n’est pas gagnée pour autant... Aucun doute, ça va hurler, gémir,
pleurer, couiner dans les salles obscures. Car tous les ingrédients sont là pour un bon film : un casting en or massif dominé par Bill Skarsgard et Jessica Chastain, agrémenté de la participation de Xavier Dolan, une réalisation parfaite d’Andy Muschietti, sans oublier, cerise sur le gâteau, Stephen King qui assure, himself, le service après-vente. En un mot, foncez, ça sent bon ! En salles le 18 septembre
Ceux qui veulent se remémorer de ma- nière ingénieuse leurs cours d’histoire d’antan doivent se précipiter au Théâtre de Poche-Montparnasse ! Le « moliérisé » Maxime d’Aboville nous y présente ses in- comparables, ses captivantes Le-
çons d’Histoire de France ! De 1515
au Roi-Soleil, en passant par les
guerres de religion et l’assassinat
d’Henri IV, il revisite avec passion
et truculence, mais toujours avec
sérieux, les siècles mouvementés
de notre histoire. Il part d’extraits
d’œuvres de Victor Hugo, Dumas
ou Michelet, pour dresser un récit d’aventures palpitant, entre chro-
niques de mœurs et anecdotes étonnantes. Affublé d’une blouse grise, d’une baguette et d’une grande carte de France à la manière d’un instituteur d’autrefois, ce conteur hors pair interagit avec le public et nous délivre les clés de notre roman national, avec un certain charme à l’ancienne. C’est véritablement une passionnante et inattendue machine à re- monter le temps qui vous attend.
À partir du 15 septembre, tous les dimanches après-midi au Théâtre de Poche- Montparnasse
Le plus beau ruquier
dans tout ça...
« La beauté n’existe que dans l’esprit de celui ou celle qui la contemple. » Ruquier, Laurent, a encore frappé ! Il revient en cette rentrée théâtrale avec une comédie jubilatoire : Octave, la soixantaine vieillissante, mais ultra-cultivé, drôle et loyal, a réussi charmer la jeune et jolie Claudine... Mais quand
Matt, playboy new-yorkais débarque tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, les papillons du ventre de Claudine se remettent sérieusement à battre des ailes! Tels deux coqs que tout oppose,
le duel est lancé, et ils seront
prêts à tout pour s’attirer les
faveurs de leur belle ! Alors,
vous laisserez-vous avoir? Vous
aussi, jugerez-vous les autres,
indéfiniment, et uniquement sur
le physique ? Un trio absolument
improbable : Régis Laspalès en
pataud truculent, l’ancienne
miss météo de Canal+, Pauline
Lefèvre, qui fait littéralement la pluie et le beau temps dans le cœur de ces hommes, et Agustín Galiana, aperçu dans la série Clem ou Danse avec les stars, des plus charmeurs y mucho caliente ! La plume prolifique de Laurent Ruquier est de retour, elle nous
fait réfléchir et, une fois de plus, elle fait mouche! Jusqu’au 20 décembre au Théâtre des Variétés, Paris
     ecoreseau.fr septembre 2019 | 83
]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[fiche technique
modèle essayé
 Jeep renegade 1.3 150 4x2 bVr6
 tarif
 Àpartirde30350€
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 Àpartirde19700€
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 Àpartirde25400€
 fiche technique
modèle essayé
 Fiat 500X 1.3 turbo 150 ch bVr6 Club
 tarif
 Àpartirde27290€
 tarifs gamme essence
 Àpartirde21290€
 tarifs gamme diesel
 Àpartirde24290€
  Cupra Ateca : bolide d’un nouveau genre
 La déclinaison sportive de seat devient une marque à part entière et affirme son ambition nouvelle avec un sUV sportif de 300 chevaux. premier véhicule d’une gamme appelée à s’étoffer.
Jusqu’à l’année dernière, Cupra était à Seat ce que RS est à Audi ou Renault, GTI à Peugeot ou Volkswagen, M à BMW et AMG à Mercedes: la déclinaison sportive d’un modèle grand public, un signe de reconnaissance. Depuis 2018, tout a changé. Cupra est devenue une marque à part entière (à la façon de la DS issue de Citroën) que sa maison mère, Seat, entend décliner avec une gamme de véhicules relookés et rebadgés. Premier rejeton de cette famille naissante: un SUV bodybuildé.
Le constructeur ibérique a décidé de frapper fort côté marketing en sortant des sentiers battus (c’est bien la moindre des choses avec un SUV !). Plutôt que de concrétiser sa nouvelle ambition avec un coupé sportif, Seat mise sur son SUV compact, rival des Peugeot 3008 et autres T-Roc, Tiguan, Karoq
et Q3 du groupe Volkswagen, pour monter dans les tours. Ce véhicule polyvalent devient, par la magie de la technologie automobile, une bête de circuit. Ou presque, avec 300 chevaux logés d’un bloc
turbo essence de 2 litres de cylindrée couplé à une transmission intégrale (système 4Drive)
et une nouvelle boîte de vitesses DSG
à 7 rapports. Ça déménage! Le look
plutôt pépère et un peu vieillot de
l’Ateca est conservé: pas de spoilers surdimensionnés ou d’ailes élargies,
mais des boucliers plus enveloppants et
d’énormes jantes diamantées de 19 pouces,
à travers lesquelles se devinent les étriers de
freins Brembo (pack performance en option avec des freins avant à disque ventilé avec étriers à quatre pistons facturé plus de 2 000 euros) ainsi que quatre sorties d’échappement à la musicalité rugueuse.
Au volant, la promesse d’une réelle sportivité, bien que haute sur roues, est tenue, et la puissance mécanique s’exprime dès les premiers tours de roues (le 0 à 100 kilomètres/heure est réalisé en 5,2 secondes) avec
un couple impressionnant (400 Nm dès 2 000 tr/min). Ce SUV de course à la tenue de route irréprochable quel que soit l’état de la route, grâce à la transmission intégrale permanente, reste malgré tout confortable (avec une suspension pilotée de série), spacieux, bien équipé et donc, somme toute, familial. Du coup, quel intérêt, me direz-vous, à s’amouracher de ce bolide
4x4 quand les radars fleurissent à chaque tournant ? Aucun, sur le plan rationnel. Mais on le sait, le cœur a ses raisons. La preuve, le Cupra Ateca est d’ores et déjà un best-seller chez Seat dont les clients doivent s’armer de patience pour l’obtenir.
  fiche technique
modèle essayé
 Cupra Ateca 2.0 tsI 300ch DsG7 4Drive
 tarifs
 43100€
 tarifs gamme essence
 Àpartirde43100€
   vie privée
Fiat Chrysler automobile a légèrement relooké son petit SUV urbain décliné sous la marque Fiat en 500X et sous Jla marque Jeep en Renegade. Les deux sont pétris de qualité et plongent l’acheteur potentiel dans l’embarras.
eep Renegade ou Fiat 500X ? les motorisations diesel et boîtes GSE T4 de 150 chevaux couplé à la Sur la même plate-forme, le DDCT à double embrayage ou boîte robotisée double embrayage groupe FCA (Fiat Chrysler au- boîte auto à 9 rapports. Le gros des à 6 rapports manque de souffle. La tomobile) propose depuis 2014 ventes porte pourtant sur le 4x2. Renegade souffre également d’un
un petit SUV urbain qui rencontre Estampillée Jeep à l’extérieur par confort trop ferme et se retrouve
essais autos
    Jeep Renegade ou Fiat 500X
lu, là aussi, minimal (nouveaux pro- jecteurs LED à l’avant et à l’arrière, des pare-chocs avant et arrière re- dessinés...). Dans l’habitacle, c’est la génétique Fiat qui parle cette fois-ci et notamment celle de la famille 500 avec notamment une jolie planche de bord couleur carrosserie. Pour le reste, c’est exactement le même véhicule que la Renegade, avec les mêmes configurations techniques. Sous le capot, la nouvelle génération de moteurs Fiat, essence (120 et 150 chevaux) et diesel (95, 120 et 150 chevaux) – le bloc diesel de 95 ch n’est pas disponible chez Jeep et le quatre cylindres diesel 2 litres multi culmine chez Jeep à 140 ch. En re- vanche, la Jeep Renegade dispose, elle, d’un quatre cylindres essence de180chcoupléàlaboîteautoà9 rapports. Une nouvelle gamme hy- bride rechargeable sous le capot des deux marques s’annonce au pre- mier semestre 2020.
Entre les deux, je balance
un joli succès commercial. Resty- lées en 2018, les deux faces de cette même médaille automobile conti- nuent leur bonhomme de chemin en séduisant des clientèles diffé- rentes. La Jeep, qui reprend une dé- clinaison de la calandre iconique à 7 fentes de la marque, est plus typée 4x4, même si les quatre roues mo- trices ne sont disponibles qu’avec
son dessin angulaire, la Renegade l’est également à l’intérieur avec un habitacle soigné, dans les standards de la marque. Dans la version es- sayée, Limited (haut de gamme), la finition est de qualité et l’ergonomie des commandes sans reproches. Idem pour le niveau d’équipe- ment, plutôt généreux. Sous le ca- pot, le bloc essence 4 cylindres 1.3
handicapée lors des manœuvres par une mauvaise visibilité avant et un diamètre de braquage très insuf- fisant au regard du gabarit.
La Fiat 500 plus sexy
En version Fiat, le SUV se fait plus urbain avec un design extérieur et intérieur plus moderne, peut-être plus féminin. Le restyling s’est vou-
84 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[  horlogerie & joaillerie
Hegid, une
l’art du temps
vie privée
 maison horlogère
L’arrivée d’Hegid est un événement dans le monde de l’horlogerie depuis sa révélation au cours de l’été 2018, après trois années de développement. Les montres Hegid sont conçues pour durer, mais pensées pour évoluer,
élément par élément, selon l’envie de leurs porteurs. Un client possédant une montre complète, qui se fait offrir une carrure, puis acquiert un 3e bracelet, dispose de six styles de montres pour le prix maximal d’1,25 montre. Au fil du temps, il constitue un véritable dressing horloger. https://hegid.com
Hamilton Ventura skeleton
Portée pour la première fois à l’écran par
Iron Man (incarné par Robert Downey
Jr.) dans le film de science-fiction Spider-Man, Homecoming en 2017, la
Ventura Skeleton est dotée d’un cadran
« squeletté » en forme de toile d’araignée. Produite à seulement 999 exemplaires, cette montre incontournable est destinée à devenir un objet de collection à saisir absolument.
1 990€ www.hamiltonwatch.com/fr-fr/
 Omega Seamaster Planet Ocean Ultra
Deep Professional
Aux commandes de son sous-marin, l’explorateur Victor Ves- covo a établi début 2019 un nouveau record de plongée, atteignant
10928 mètres de profondeur.
À ses côtés, la montre Omega Seamaster Planet Ocean Ultra Deep Professional a résisté avec brio à la pression écrasante des fonds marins.
www.omegawatches.com/fr/
eXO-sKeLetON X d’Ulysse Nardin
Ulysse Nardin imagine une montre appareillée d’un « exosquelette », ces dispositfs technologiques destinés aux personnes handicapées moteur pour qu’elles puissent se mouvoir. Ce système orthétique, que l’on enfile, imite le squelette humain et détecte l’intention de mouvement (flexion, extension et abduction des jambes) afin de permettre à son porteur de marcher. Elle sera vendue aux enchères le 9 novembre.
évolutive !
  www.ulysse-nardin.com
mode & accessoires
  sneakers rise of Human,
vendu chez Nous
Le bauhaus était un courant artistique d’architecture moderne et de design en Allemagne. Neubau eyewear a souhaité rendre hommage à son fondateur Walter Gropius et au peintre Wassily Kandinsky à travers une monture solaire. La monture en titane fait référence au mobilier en tube d’acier courbé tandis que le contour arrondi de la face rend hommage au cercle en tant qu’élément déterminant de la période. Les verres miroités à teinte pale rappellent la façade du célèbre bâtiment de l’école Bauhaus
à Dessau. 399 €. https://neubau-eyewear. com
sneakers blanc bexley
Montées sur une semelle en gomme, les sneakers sont particulièrement appréciées pour leur confort. Réalisées en cuir ou en velours nubuck, elles viennent apporter une note d’élégance par rapport à une basket traditionnelle. 89 €
www.bexley.fr
Neubau, des
 lunettes très
bauhaus !
 Rise of Human, nouvelle marque française de sneakers indépendante haut de gamme mixte dont le lancement a eu lieu début juillet sur le site de la marque et dont les pièces sont vendues chez Nous Paris dès début septembre. La marque explore les formes, les matériaux innovants et les couleurs pour créer des silhouettes uniques et audacieuses aux inspirations futuristes. Une vision progressiste à l’intersection entre streetwear et mode haut de gamme. Le prix du premier modèle est de 220 €. www.riseofhuman.com
ecoreseau.fr septembre 2019
| 85
]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
évasion
Le bordelais Château Cordeillan-Bages
Proches de Bordeaux, le Château Cordeillan-Bages
et le village de Bages situés à Pauillac, proposent
une escale idyllique pour découvrir les paysages,
le patrimoine, les vignes et les produits du terroir médocain : une destination gourmande par excellence. Depuis 1989, Cordeillan-Bages, une ancienne chartreuse typiquement médocaine, abrite un hôtel et un restaurant réputé, affiliés Relais & Châteaux.
À quelques pas au village, on trouve un concept store
avec une boutique de vins, un bistrot, une maison aménagée en salles de dégustations, un atelier de location de vélos, un boucher artisan... www.cordeillanbages.com
Exquis et paisible
Domaine de Fontenille
L’élégant Derby Alma
Ce magnifique boutique-hôtel 4 étoiles à deux pas de la Tour Eiffel est un écrin dédié à l’élégance et à la mode parisienne. Le lobby s’apparente à un sublime atelier de couture. Les chambres sont spacieuses et reposantes. La décoration de la salle de petit-déjeuner rappelle une maison de sellerie célèbre pour ses carrés de soie. Un délicieux défilé de douceurs pour bien commencer la journée : viennoiseries, mets salés et sucrés, jus pressés... 8 avenue Rapp, Paris 7e www.hotelderbyalma.com
marvis, la roll’s du dentifrice
Fondée en 1958 à
Florence en Italie,
la maison Marvis
révolutionne
l’hygiène bucco-
dentaire en
transformant de
simples gestes du
quotidien en pur
moment de plaisir.
Ces dentifrices à base de menthe sont sublimés par des saveurs inédites et raffinées telles que le jasmin, la cannelle ou le gingembre ! La formule polissante lui confère son pouvoir blanchissant et cette sensation de propreté inégalée. 9,80 € http://aegis-pharma.com
Le soin Énergisant prodigué
à la pierre de tourmaline
Pour se sentir léger et en équilibre, ce soin se
concentre sur la revitalisation de tous les organes du corps et notamment le cœur. Il va prévenir les déséquilibres énergétiques, chasser la fatigue
et les toxines.
Protocole : 30 mn de massage Tuina pour débloquer les tensions et
relancer l’énergie (QI) + 20 mn sur 8 points méridiens + 10 mn sur le corps avec la pierre de tourmaline chaude,utiliséedansleshôpitauxdePékin.1h78€ Lanqi Spa - 48 avenue de Saxe 75007 Paris -
Tél: 01 44 38 72 05
À environ 25 min d’Aix-en-Provence, dans le joli et méconnu vil- lage de Lauris et à 5 km du phare touristique qu’est l’écrin proven- çal de Lourmarin, le domaine de Fontenille étale ses 35 hectares de vignes, d’oliviers et cerisiers. En cours de conversion en agricultu- re biologique, il présente des vins remarquablement travaillés. Les 17 chambres et suites sont vastes, lumineuses, et s’ouvrent en ma- jorité sur l’immense parc. La décoration est un mariage audacieux et réussi de pièces anciennes et d’art contemporain. Le restaurant gastronomique offre une cuisine libre, spontanée et généreuse. Pour parfaire ces délicieux moments, plongez dans la piscine XXL ! www.domainedefontenille.com
bien-être
Florêve, cures de beauté inspirées de l’herboristerie traditionnelle
Pour cette gamme
de produits nutri-
cosmétiques efficaces,
naturels et gustatifs,
la beauté d’une femme
réside dans le bonheur
à s’aimer telle qu’elle
est au naturel, tout n’est
qu’une question d’équilibre
interne de son organisme.
Éclat de la Peau est une cure de beauté sous forme d’ampoules à boire pour régénérer la peau, l’hydrater en profondeur et révéler son éclat. Cure de 14 ampoules (2 semaines) de 15 ml : 58 € www.floreve-paris.fr
Une Carte
Healthy à la
terrasse du
Shangri-La
Soin SOS de Laure for Men
Belle terrasse ensoleillée et verdoyante,
elle offre un cadre cosy à l’abri des regards.
Découvrez la carte d’été de La Bauhinia,
imaginée par le chef exécutif Christophe Moret, avecunepropositiondePokéBowls.Nos
recommandations : le Green over Green Poke
Bowl (falafel, pousses d’épinards, brocolis,
choux kale, asperges vertes, sésame et
houmous herbacé, sur une base de riz vinaigré
japonais 26€) et le dessert L’Essaim de la Reine
(sablé au pollen de fleurs, confit au miel de tournesolethuiled’olive,condimentcitron 50ml,90€www.josiane-laure.com et gelée d’eucalyptus 16 €)
www.shangri-la.com
86 | septembre 2019 ecoreseau.fr
C’est une nouvelle ligne de soins com- plets et efficaces, grâce au complexe Phyto Aroma, un cocktail précieux de plantes uniques pour des résultats rapides et un confort extrême. Aux huiles essentielles de lavande, serpo- let, citron et ylang-ylang, ce soin a une
action calmante, cicatrisante et répara- trice après le rasage ou autre sensibilités cutanées.
]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[ l’art du temps
vie privée
 du côté des bulles...
  Ce
Nicolas Feuillatte, cuvée spéciale millésime 2014
champagne, harmonieusement composé de 40 % Chardonnay, 40 % Pinot Noir et 20% Pinot Meunier, célèbre la finesse et la légèreté. Porté par
une année de belle envergure, il est à apprécier en toutes occasions, à l’apéritif ou à table. 26 € www.nicolas-feuillatte.com
rare, rosé millésime 2008
Libre, minéral et gracieux! Rare Rosé Millésime 2008 s’épanouit en deux temps : la vivacité des
fruits rouges et noirs est suivie par la précision tendue de l’amande douce, de la pivoine, de la
violette, relevée de quelques nuances fumées. Cette superbe cuvée se déguste dans une
atmosphère de sophistication décontractée, sans ostentation. 400 € www.rare-champagne.com
Taittinger Prestige Rosé
Cette cuvée se distingue par sa robe de couleur chatoyante et intense qu’il doit au secret de son élaboration: un rosé d’assemblage, plus exigeant et onéreux à réaliser.
Ce sont en effet les 15% de vin rouge
tranquille, issus des meilleurs Pinots Noirs
de la Montagne de Reims et des Riceys et ajoutés à l’assemblage final, qui donnent
à cette cuvée son incomparable couleur,
mais aussi sa vibrante intensité en bouche.
La forte proportion de Chardonnay (30%) apporte l’élégance et la délicatesse propres
à la signature des champagnes Taittinger. 52 € www.taittinger.com
Cognac moonshadow
Ce Cognac est inspiré de la légende du lapin lunaire. Un clin d’œil qui n’est pas anodin, il y a
50 ans que l’homme mettait pour la première fois un pied sur la Lune ! Issu de l’alliance des crus Fins Bois, Petite Champagne et Grande
Champagne, l’assemblage de diverses eaux- de-vie de Moonshadow, dont la plus jeune
a vieilli quatre ans en fût de chêne, apporte
toute la souplesse et la richesse aromatique nécessaire à la mixologie. 42 € www.spirits- station.fr
   Chassenay Pinot Blanc Extra Brut 2009
Ce 100% Pinot blanc a un nez intense: fruits blancs pomme- poire, amande fraîche brioche, une touche de fenouil et estragon. Une bouche ronde et généreuse, équilibrée entre fruits blancs, fraîcheur et matière, une finale sur le citron confit, la pomme
et une note de noisette fraîche.
45 € www.chassenay.fr
spiritueux
Champagne
Colin-Vertus
Cette cuvée parallèle – Extra Brut Blanc de Blancs, Premier Cru,
100 % Chardonnay – nous dévoile une robe de couleur or pâle et des bulles particulièrement fines à l’effervescence délicate.
Droit et expressif au nez, c’est un bouquet de fleurs blanches qui se dévoile. La bouche est ample, minérale et tendue aux nuances biscuitées. Sa minéralité en
fera le compagnon idéal des crustacés. Élégant, extrêmement pur et naturel, ce champagne à la forte personnalité sera parfait également à l’apéritif. 27 € www.champagne-colin.com/boutique
trois rivières triple millésime 1999-2000-2010
Troisième édition de l’iconique Triple Millésime de Trois Rivières, issue de l’assemblage des millésimes d’exception 1999, 2000 et 2010. La montée en force du vieillissement en fûts français se traduit par un accroissement des notes rondes et fruitées, tandis que la minorité de fûts US Ex-Bourbon préserve le caractère tonique et unique des Trois Rivières. 42°, 70 cl 55 € www.plantationtroisrivieres.com
 Bartolomeo:
 le premier gin français
inspiré de la route
des Indes
 Bartolomeo est un hommage à l’explorateur portugais Bartolomeu Dias, premier à
franchir le cap de Bonne- Espérance. C’est cette
découverte qui ouvrira plus tard la route des Indes et le commerce des épices. Denrées principales de
ces échanges, la coriandre, la maniguette, la racine d’angélique, la cardamome et le gingembre, sont à
l’origine de l’élaboration de ce gin. 39 €www.bartolomeogin.com
Cognac Camus XO
Ce cognac se distingue par son parfait équilibre entre les notes aromatiques et les composants du bois. Sa couleur dorée intense aux riches reflets d’acajou est le résultat d’une sélection minutieuse des meil- leures eaux-de-vie de la Maison dont la maturation
a duré au moins 10 ans dans de petits fûts en chêne. Chaque assemblage contient des distillats du cru des Borderies, rehaussant les notes florales de ce cognac intensément aromatique. 139€ www.camus.fr
  ecoreseau.fr septembre 2019
| 87
]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
  vins à consommer (avec modération)
Château Villemaurine
Château Le prieuré 2015, saint-Émilion Grand Cru Classé
Vin puissant et autoritaire, Le Prieuré 2015 présente la belle profondeur et les nuances d’un vin intense: cuir, fumée, tabac, réglisse. Des parfums de coulis de framboises et fraises des bois viennent appuyer une note de figue. Le palais est équilibré
avec de beaux tanins. Une finale longue et fraîche. Très séduisant! 60€
www.siaurac.fr
pouilly-Vinzelles 2016
Ce vin de grand plaisir est très aromatique et intense aux senteurs équilibrées de
pêche et de fleurs blanches. La bouche est ample, fraîche et intense aux arômes
de raisins mûrs, d’amandes, de noisettes fraîches et de cannelle. C’est un vin élégant qui a une belle tenue en bouche. 16,20 €
www.drouhin.com/boutique/fr/
  Grand Cru Classé 2015
D’assemblage 80% Merlot, 20% Cabernet Franc, ce vin
se présente avec une couleur intense, un fruit éclatant
et une trame tannique qui imprime une structure dense
et harmonieuse digne d’un millésime d’exception. Ce Château Villemaurine 2015
exprime merveilleusement la typicité de son terroir argilo- calcaire. 49 € www.villemaurine.com
Côte de Beaune 2016
Le nez révèle des arômes fruités délicats comme la fraise et la groseille. Au palais, les tanins sont d’une belle rondeur, assez fins. La finale est élégante. 32,50 €
www.drouhin.com/boutique/fr/
  Château
de selle rosé 2018
Cet AOC Côtes de Provence
a un nez délicat et fleuri. S’ensuivent des arômes fruités de pamplemousse, de pêche jaune et de groseille. L’ensemble est rehaussé d’une subtile pointe d’amande. L’attaque
en bouche est franche. Le vin dévoile ensuite une texture soyeuse sur des notes de fruits à noyaux, soutenue par la fraîcheur des agrumes qui nous accompagnent vers une finale persistante et légèrement épicée.
www.domaines-ott.com/fr
Le Rosé du Château d’Estoublon
Composé d’un assemblage précis de grenache et mourvèdre (45 % chacun) et 10 % de syrah, ce Baux- de-Provence rosé certifié Bio est digne des grands de Provence, et peut être servi lors d’un
apéritif chic, mais également accompagner avec harmonie un carpaccio de maigre aux zestes d’agrumes, des gambas poêlées ou encore un dessert aux fruits d’été. 17 € www.estoublon.com
Domaine de la Folie - rully (bourgogne Aligoté 2017)
Ce vin à la robe claire et à l’attaque citronnée offre une belle tension et une élégante salinité. Ce cépage bourguignon 100 % aligoté dévoile une fraîcheur acidulée, de délicieux arômes de fruits à chair blanche, de tilleul et d’acacia. 8,20 €
    88 | septembre 2019 ecoreseau.fr
Le rosé du Château la
Calisse
Élaboré avec une belle précision, ce vin séduit immédiatement par sa fraîcheur, sa pureté et
son élégance, son seul défaut
la gourmandise. En bouche, une très belle fraîcheur sur des notes citronnées avec une petite pointe d’acidité très agréable. Un vrai vin de gastronomie ! 24 € http://chateau-la-calisse.fr
Domaine d’Éole (eygalières Éole blanc 2018-AOC Coteaux d’Aix en provence)
Ce blanc lumineux aux reflets ensoleillés, est un vin aérien avec des notes subtiles de fleurs et de fruits blancs aux notes épicées de garrigue qui évoquent son origine. Plantés
en altitude Rolle et Grenache blanc poussent sur un terroir aride et caillouteux qui confère à ce vin une attaque vive, pure et tendue avec une fraîcheur qui perdure jusqu’en finale. Servi à 11-12°C, il accompagnera un avocat farci au crabe, des rillettes de thon, un cabillaud rôti ou une salade de crevettes.
14,50 € www.domainedeole.com/nos-vins
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[                 Révélez les arômes de votre vin dès l’ouverture de la bouteille
www.vinitem.f r
]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
Les dîners d'Écoréseau business
   menu
Entrées
p King crabe au citron vert, salade de haricots verts à l’avocat, 39 €
p salade de homard, mousseline de carotte, 48 €
Plats
p Cœur de filet de bœuf black Angus bio à la moelle, pommes de terre bilou,
câpres et paris bouton, sauce diable, 54 € p Côte de veau rôtie aux aromatiques
oignons nouveaux, tomates cerises, artichaut épineux à la menthe, 46 €
À noter l’existence du Menu Découverte, servi au dîner pour l’ensemble des convives selon l’inspiration du chef Raymond Nordin.
Menu en quatre temps - 95 €
(avec accord mets et vins - 150 € (4 verres de 9 cl)
   Dîner à la Terrasse du Joy, Hôtel Barrière
Concept & Lieu
Au sein de l’adresse mythique pari- sienne du Fouquet’s Paris, il se cache la sublime terrasse du Joy, loin des tu- multes des Champs Élysées pourtant situés à deux pas. Après plusieurs se- maines d’embellissement, le restaurant de l’Hôtel Barrière Le Fouquet’s Paris a ouvert de nouveau ses portes. Inté- gralement repensé par le décorateur Jacques Garcia, cette adresse prisée de la Capitale vous accueille dans une at- mosphère chaleureuse et conviviale pour un moment gourmand hors du temps. L’aménagement estival de la ter- rasse, réalisé en partenariat avec Veuve
Clicquot, vous transporte pour un déli- cat moment au cœur de la Provence, de ses champs de lavande et de tournesols pour un moment de détente et de par- tage unique.
En cuisine
Dans l’assiette, des saveurs, des cou- leurs et du goût. Le chef exécutif Bruno Guéret et le chef Raymond Nordin y proposent une cuisine contemporaine à base de produits de saisons délicatement sélectionnés pour une carte variée adap- tée à toutes les envies. King Crabe au ci- tron vert, cœur de filet de bœuf Black Angus Bio à la moelle ou encore Gam-
petits Carreaux de paris présente «Lapâte
à tartiner »
La recette de cette pâte à tartiner artisanale est unique et garantie sans huile de palme. Elle est préparée avec 40 % de noisettes torréfiées dans les ateliers de l’artisan-chocolatier Jacques Bockel, fidèle partenaire de Petits Carreaux de Paris. Pot de 200g à 9,90 €, Pot
de 125g à 6,90 €. Points de vente : Concept-Store La Garçonnière dans le Marais, chez Fine L’Épicerie à Belleville ou encore au musée des Arts Décos rue de Rivoli. www.petitscarreauxdeparis.com
bero Rosso au curry doux s’affichent à la carte aux côtés des savoureux desserts imaginés par le chef pâtissier Benjamin Roy. Démarrage délicieux avec nos en- trées, suivies d’un cœur de filet de bœuf et d’une côte de veau rôtie aux cuissons parfaites. L’accompagnement est tout aussi remarquable.
Service
Personnel très accueillant, aux petits soins et de bons conseils notamment pour la sélection de nos vins.
46 avenue George V 75008 Paris
http://groupebarriere.com
Chocolatier d’un instant !
Le musée Gourmand du Chocolat organise de nombreux ateliers où petits et grands
vont fabriquer leur chocolat en compagnie de ses chocolatiers. Les participants repartent
avec les chocolats qu’ils ont préparés, tablettes, pralines, orangettes, créations originales. Atelier Fun, techniques, famille et thématiques (Noël, Saint- Valentin, Calendrier de l’Avent, etc.): entre 27,50 € et 40 € par personne, inclus l’entrée au musée, à partir de 6 ans. www.museeduchocolat.fr
Le Fouquet’s Paris
gastronomie
Fish & shop, merveilleuse poissonnerieenligne
   Fish & Shop est un concept inédit de vente en ligne de
produits de la mer soigneusement sélectionnés par
Christophe Hierax, élu Meilleur Poissonnier 2017 par le
célèbre guide Gilles Pudlowski. Véritable comptoir de
la mer à portée de clic, www.fish-and-shop.fr propose
une offre novatrice reposant sur le procédé de l’emballage sous vide optimisé avec une livraison en 2 heures maximum à Paris et proche banlieue. Les box thématiques se déclinent sur les thèmes de l’apéro, de la découverte d’un poisson ou plus largement des produits scandinaves. Ci-contre, la Box À la découverte du Saumon avec un exquis carpaccio de saumon et un délicat tarama truffé avec des blinis. 40 € www.fish-and-shop.fr
L’Appétisserie, divinement sucré ou salé !
Appétit + apéritif + pâtisserie = l’Appétisserie ! Bjorg s’est lancé le défi de proposer une marque bio, gourmande et made in France : L’Appétisserie. Au menu, des biscuits et gâteaux sucrés et salés, avec une liste courte d’ingrédients de qualité, 100 % bio, soigneusement sélectionnés et issus de filières locales. Comme s’ils avaient été faits à la maison ! www.lappetisserie.com
  90 |
septembre 2019 ecoreseau.fr
© Fabrice Rambert
]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
BAROMèTRe finance & marchés
  bons plans       experts
 L’analyse technique,
une boussole
dans des marchés tourmentés
Le net ralentissement économique mondial combiné aux tensions commerciales persistantes a ravivé les incertitudes sur
les marchés. Dans ce contexte, les investisseurs prudents s’intéressent particulièrement à l’analyse technique. «En période d’incertitude, les investisseurs ont besoin
de se baser sur des niveaux techniques clés.
Ils cherchent à déterminer les niveaux de prix autour desquels les marchés s’articulent afin de prévoir les tendances futures, indique Pierre Veyret, analyste de marché chez ActivTrades. Cet intérêt pour l’analyse technique va se confirmer dans les mois à venir avec le risque d’une poursuite de la guerre commerciale entre les États-Unis et d’autres régions que la Chine, en particulier l’Europe.»
La bCe ne doit pas décevoir
Fin juillet, la BCE a fait comprendre qu’elle pourrait agir dès septembre pour contrer le ralentissement de l’économie européenne et la faiblesse de l’inflation. Dès lors, «elle n’a pas le droit de décevoir. De mesures jugées trop timides risquent fort de faire chuter les
marchés», prévient Vincent Boy, market analyst chez IG. Selon le professionnel, l’institution devrait commence par baisser son taux de dépôt, aujourd’hui
à -0,4%, l’équivalent d’une taxe sur les liquidités que les banques laissent
dormir à court terme à la BCE. «Les critères d’application de ce taux, qui pèsent sur les marges du secteur bancaire, devraient en outre évoluer», ajoute le professionnel. La BCE pourrait aussi lancer une nouvelle salve de rachats de dettes publiques et privées (le quantitative easing, QE).
Des stratégies de couverture sont nécessaires
Confrontés aux tensions commerciales
et géopolitiques, les investisseurs doivent s’assurer d’une exposition au risque équilibrée au sein de leurs portefeuilles, estime Lombard Odier. Certes, les banques centrales devraient soutenir les valorisations et la confiance à court
terme, reconnaît la société de gestion. Pour autant assure-t-elle, des stratégies de couverture, telles que des expositions à l’or et au yen, sont nécessaires à ce stade du cycle économique afin d’amortir les regains de
volatilité et les turbulences occasionnées par les incertitudes macroéconomiques.
   Les compagnies du tabac menacées par la disruption
  Les titres des compagnies du tabac n’ont plus le vent en poupe, comme en témoigne le repli de plus de 11% de la valeur de Philip Morris International, qui possède la marque Marlboro, depuis trois ans. Pourtant, pendant de nombreuses années, les ac- tions des compagnies de tabac ont été des valeurs refuges efficaces. Le repli du taux de tabagisme lié à l’augmentation des taxes n’a paradoxalement guère affecté ces sociétés qui sont demeurées rentables grâce à des hausses des prix. Elles bénéficiaient d’un environnement concurrentiel faible et bien sûr du côté addictif du produit qui assure une demande pérenne. Pourtant, tout a changé, observe Alex Ted- der, responsable des investissements actions mon- diales et américaines chez Schroders. « Les systèmes alternatifs de distribution de nicotine, tels que les ci- garettes électroniques et les produits au tabac chauf- fé, représentent la première avancée technologique du secteur depuis des générations», estime le pro- fessionnel. Selon lui, bien que les cigarettes électro- niques représentent 7% du marché américain de la nicotine, cette part pourrait passer à 50% au cours des cinq prochaines années. Comment les majors
du tabac ripostent-elles? Le géant Altria a pris une participation de 35% dans la start-up Juul spéciali- sée dans les produits de vapotage pour 13 milliards de dollars, tandis que Philip Morris a investi 6 mil- liards de dollars pour développer son propre sys- tème de chauffage du tabac. Dès lors, conclut Alex Tedder, «les sociétés qui connaîtront le succès à l’avenir seront celles qui embrassent le changement causé par les bouleversements et s’y adaptent. Inver- sement, celles qui ne s’adaptent pas ou cherchent à nier que ces changements se produisent pourraient facilement tomber dans les oubliettes. » n
Boris Johnson n’est pas le Trump britannique. Il va surprendre !
 Boris Johnson et l’issue du Brexit divisent le monde de la finance. Selon Franklin Templeton, le Brexit sans accord sera l’une des positions de négociation du locataire du 10 Downing Street, ce qui rend ce scénario de plus en plus probable. D’autant que la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pourrait, elle aussi, adopter une attitude ferme. « L’Europe a la réputation de pro- longer et faire semblant de rien pour reporter le pro- blème, mais elle pourrait forcer un Brexit sans accord en refusant tout simplement de prolonger à nouveau le délai», estime David Zahn, responsable de la di-
vision obligataire chez Franklin Templeton. Tristan Hanson, gérant multi-asset chez M&G Investments, reconnaît lui aussi que «le risque d’une sortie sans accord a certainement augmenté avec cette nomi- nation». Alors faut-il se préparer au pire? Pas si sûr, affirme Wilfrid Galand, directeur stratégique chez Montpensier Finance. «BoJo aime jouer au bad boy et est souvent considéré comme le “Trump bri- tannique”. Il entend conduire le Royaume-Uni au Brexit le 31 octobre coûte que coûte. Bref, le lointain successeur – et admirateur – de Winston Churchill inquiète. Mais la catastrophe annoncée n’est pas si certaine.» L’économiste rappelle que Boris Johnson parle très bien français, et, comme ancien journa- liste, connaît parfaitement les arcanes de la politique bruxelloise. «Un autre atout sera sans nul doute sa grande souplesse idéologique. Après tout, il n’a choisi que très tardivement le camp du Brexit, après avoir fait longtemps planer le doute », souligne Wilfrid Ga- land. « Au-delà des postures de campagne, et une fois parvenu à ses fins, BoJo, à la manière d’un Alexis Tsi- pras, pourrait peser de toute son énergie et de son in- déniable charisme pour faire accepter à la Chambre un compromis raisonnable, y compris celui d’un “soft Brexit”, très proche de l’accord actuellement sur la table », conclut le stratège. n
92 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                         Voir le monde à travers le regard de l’investisseur
    bnymellonim.com
                                                                                  ]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
finance & marchés
  SPÉCULONS !       Le chiffre
 CGG, retour gagnant
20 1880
1760
1640 1520
1400
1280
Le titre de la société de services pétroliers CGG affichait, fin juillet, un bond de 67 % depuis le début de l’année. Proche de la faillite et sauvé par une lourde restructuration, le groupe semble désormais sur de bons rails grâce à la reprise des investissements des pétroliers.
Au deuxième trimestre, ses résultats ont continué à s’améliorer et CGG a confirmé ses objectifs annuels.
00
        27/02 27/03 26/04 27/05 28/06 26/07
7,6
 milliards
de dollars
Le méga contrat remporté cet été par TechnipFMC auprès du russe Novatek. Ce montant représente 60 % du chiffre d’affaires enregistré par le groupe en 2018.
   ANALYSE
Le grand retour du « policy-mix »
  Au premier semestre 2019, les actifs financiers ont été soutenus par le ton plus accommodant des prin- cipales banques centrales, FED en tête, puis BCE et Banque populaire de Chine, et par l’espoir d’un apaisement des tensions commerciales. Pour le se- cond semestre, les économistes estiment que l’incer- titude majeure demeure liée aux échanges commer- ciaux dans la mesure où le ralentissement confirmé de l’économie mondiale est relégué au second plan. Ainsi, aux yeux des professionnels, le retour à l’as- souplissement monétaire des banques centrales de- vrait être suffisant pour soutenir l’économie et les actifs à risque dans les prochains mois. À moyen terme cependant, la situation apparaît différente, prévient Didier Saint-Georges, managing director et
membre du Comité d’investissement de Carmignac. Selon lui, «la politique monétaire “non convention- nelle” est à bout de souffle. «Dans la zone euro tout particulièrement, que pourrait-on espérer d’un nou- veau programme d’achat d’actifs ou d’une baisse des taux directeurs quand on constate que la France emprunte déjà jusqu’à dix ans à taux négatif et que l’Espagne emprunte au taux de 0,2% sur la même maturité? Par conséquent, en dépit de niveaux d’en- dettements déjà très élevés, la nécessité d’un recours accru à l’arme budgétaire fait son chemin, en Europe comme aux États-Unis, coordonnée au soutien des banquiers centraux », explique-t-il. C’est sans doute, dit-il, cette perspective de connivence politique qui éclaire, voire justifie, la nomination de présidents de banque centrale qui afficheraient davantage leur for- mation juridique et une intelligence politique éprou- vée plutôt qu’une expertise dans la technicité de la politique monétaire. Nick Clay, gérant Actions in- ternationales de Newton Investment Management (BNY Mellon Investment Management) partage ce point de vue. La prochaine vague de soutien mo-
nétaire (QE), pense-t-il, pourrait revêtir une forme différente de celle des dix dernières années. «Il est devenu inadmissible de soutenir simplement les marchés et les actifs au profit d’une poignée de per- sonnes. Dans le contexte actuel, toute mesure de re- lance monétaire doit être perçue comme destinée au peuple. Le populisme a le vent en poupe et les partis populistes prennent de l’ampleur en conséquence, prévient le gérant. Le passage de l’assouplissement quantitatif à des mesures de relance budgétaire – réductions d’impôts, projets d’infrastructure, etc. – pour financer les largesses de l’État – je me réfère à la Théorie moderne des marchés, la MMT en an- glais pour l’aboutissement le plus radical de cette approche – signifie que la réponse pavlovienne des banques centrales pour continuer à alimenter les marchés financiers sera mal placée», conclut-il. En somme, les États-Unis et l’Europe semblent bien partis pour faire renaître le concept de « policy-mix » des années 1990, cher à Bill Clinton et à Dominique Strauss-Kahn notamment. n
94 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[ 45 ANS DE
TRADING
Pour l’investisseur
qui sait
ce qu’il veut
Barrières Options CFD Actions
]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
Les outils et les courtiers vous sécurisent
 Trading : il faut l’oser !
Réaliser des opérations de change, acquérir des actions ou des obligations, négocier de l’or directement en ligne... Autant d’opérations aujourd’hui possibles en quelques clics par vous (surtout) et moi. Mais comment passer au trading en minimisant les risques ? Conseils...
On a tous caressé l’idée de jouer les traders et de récolter une pluie de bil- lets en quelques instants.
Toute une littérature du reste vous le promet. Des éditeurs vendent cher la promesse de vous faire riche (et la question invariablement est : « Mais pourquoi n’appliquez-vous pas vos méthodes...?»).
D’autant plus que, technique- ment, c’est jouable, au sens loterie du terme. Mais aléa ou pas, oui, tout un chacun pourrait « jouer » sur le marché des devises, par exemple.
Parfaitement accessible, et faci- lement, en ligne. Une entreprise
devises, les analyses du marché faites par des spécialistes de la salle des marchés du Crédit Agricole, les titres des news Reuter... permettent de traiter en direct vos transactions sur abonnement en toute sécurité et confidentialité grâce à un certificat électronique. Change au comptant, change à terme, flexigain... » sont au programme, affirme la banque. Des acteurs comme Saxo Bank sont totalement spécialisés dans les opérations en ligne : SaxoTrader- GO « permet d’investir sur plus de 30 000 instruments et vous donne accès à un large éventail d’outils et de services de gestion des risques
En cas d’argent détourné, les re- cours sont très limités en raison de la localisation, souvent à l’étranger, de ces prestataires illégaux.
« La majorité des particuliers qui se sont aventurés sur le Forex et les options binaires ont perdu de l’argent et d’autres ont été es- croqués», insiste l’AMF. Du reste, depuis le 2 juillet 2018, la commer- cialisation d’options binaires à des particuliers est interdite en France et en Europe.
Petit décryptage : le Forex est l’un des marchés financiers sur lequel s’échangent les monnaies étran- gères 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Leurs variations sont difficiles à anticiper. C’est pourquoi même les professionnels y opèrent avec la plus grande prudence. Et les options binaires sont des « instruments » de trading qui génèrent un gain – ou la perte totale! – connu à l’avance de la somme investie. Le gain ou la perte résulte de la réalisation ou non d’une condition, par exemple la hausse ou la baisse du cours de l’euro face au dollar dans les 15 mi- nutes qui suivent l’achat de l’option. Bonjour les émotions...
Des précautions à prendre
Il est donc préférable de vérifier les acteurs, y compris ceux qui pro- posent des intelligences artificielles ou autres logiciels technologiques. Les courtiers, les plates-formes de crowdfunding, les conseillers en investissements... sont obligatoi- rement enregistrés selon leurs ac- tivités soit à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ou auprès de l’AMF. Les prestataires étrangers qui exercent en France le sont également.
Les entreprises européennes in- termédiaires exerçant au sein de l’UE sont nécessairement inscrites auprès d’un régulateur. L’AMF et l’ACPR publient la liste noire des opérateurs interdits d’exercice. Il est également conseillé de lire les
mentions légales et les conditions de confidentialité pour vérifier via Internet la réalité de l’entreprise ou encore la qualité des conditions d’exercice des transactions.
Formations et simulations
Les acteurs sérieux proposent des formations aux outils et aux mé- canismes des multiples produits financiers. Par exemple, le courtier IG propose depuis douze ans des formations en ligne, à Paris, dans ses locaux, mais aussi partout en France à l’occasion de roadshows tout au long de l’année.
Il est souvent possible de s’initier aux outils, à l’analyse d’informa- tions et de données, et de simuler des opérations avec de la monnaie virtuelle. « Saxo Banque met à votre disposition un compte en simula- tion gratuit pendant 20 jours sur ses plates-formes avec 100 000 eu- ros virtuels pour vous permettre de vous exercer. Vous pourrez ainsi tester des stratégies de marché et vous familiariser avec ses plates- formes avant de commencer à in- vestir en réel », explique l’établisse- ment. Du très bon travail !
Même s’il existe une multitude d’outils et d’opérateurs qui vous facilitent les opérations et vous en- cadrent pour finir par bénéficier d’avantages, il convient d’élabo- rer votre stratégie de placements. À partir de laquelle vous exerce- rez votre capacité d’analyse des données et des informations avant d’engager des fonds. Et cette ca- pacité devra, à terme, se montrer solide. Les risques liés aux mar- chés (taux, matières premières...), les risques opérationnels (RH, SI, réputation, finance...), les risques géopolitiques, stratégiques ou cli- matiques... sont à étudier avant de passer à l’action! Gains réels im- portants, oui, mais à la hauteur des risques que vous prendrez de toute façon. pAtrICe remeUr
Les avantages ont de quoi se révéler réels : acquisition rapide de devises, taux avantageux pour l’import ou l’export, absence de frais
de change ou commission...
    Il vous reste peu de temps... Apprendre les techniques de base du trading reste l’ambition annoncée de
ce salon annuel ouvert
à tous. Des ateliers lient
la théorie et la pratique.
« Au fil du temps, cette manifestation est devenue plus que nécessaire,
car si on doit d’abord
apprendre le solfège, on
ne pourra jamais devenir musicien sans pratiquer
un instrument. C’est à peu près la même réflexion que nous avons menée pour
les marchés boursiers en général et le trading en particulier. Alors qu’on ne participera jamais à un concert sans s’être entraîné
au préalable, le salon du Trading, donne la possibilité de se familiariser avec l’intervention proprement dite. La pratique bâtit une plus grande confiance dans les marchés boursiers », affirme André Malpel, directeur général du salon.
comme un particulier ont les moyens d’investir directement. Les avantages ont de quoi se révéler réels : acquisition rapide de devises, taux avantageux pour l’import ou l’export, absence de frais de change ou commission...
Vos banques
jouent pour vous
Se porter sur un tel marché n’a rien de douteux. Les principaux établis- sements financiers ont déployé des offres. Par exemple, CA CIB pro- pose CA change en ligne. «L’évo- lution des cours au comptant et des cours à terme, les taux de place- ment et d’emprunt des principales
qui vous aident à exécuter vos opé- rations plus rapidement et intuiti- vement, sur PC, tablette ou smart- phone », promet l’enseigne.
Des activités risquées
Et il vaut mieux vaut passer par un établissement agréé avant d’al- ler sur ce marché non réglementé, prévient l’Autorité des marchés fi- nanciers – AMF. « Non seulement il est difficile, voire impossible, de gagner de l’argent en se risquant sur des sites de trading dûment au- torisés, mais en plus de véritables escrocs se font passer pour des pro- fessionnels agréés », met en garde à juste titre le gendarme des marchés.
Le salon du Trading du 13 septembre à Paris
pour apprendre le solfège des marchés boursiers
96 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[ Anne-Sophie Ban, directrice marketing pour IG France, courtier en Bourse
« Les applications mobiles d’investissement prendront une place plus importante dans la gestion des investissements des Français »
Que dites-vous à des particuliers ou des entreprises novices dans le trading ?
D’être patient et précis. C’est une activité dans laquelle il ne faut se lancer qu’après avoir sélectionné soigneusement un courtier qui corresponde à vos objectifs d’investissement, en termes de produits, de frais,
de solutions techniques pour
le passage d’ordre, mais aussi de disponibilité des équipes. Une vérification de la licence du courtier est indispensable pour s’assurer de l’autorité de régulation dont il dépend. L’AMF met à jour régulièrement la liste des courtiers « interdits » sur le sol français, c’est une base de données à consulter impérativement.
Outre la solidité financière et l’offre de produits et services des prestataires de services d’investissement, il est bon
de pouvoir se former et s’informer régulièrement. Les courtiers sérieux proposent
des formations Web ou
en présentiel pour offrir à
leurs clients l’ensemble des connaissances requises pour investir en Bourse. Que vous soyez une entreprise ou un particulier, choisir un courtier pour investir en Bourse
est possible en ligne, mais
il faut alors privilégier un établissement qui possède des bureaux physiques en France. C’est rassurant et pratique
pour la facilité de discussion et de rencontre avec les équipes notamment.
N’oubliez pas qu’avant de débuter, une phase de test
avec les conditions du réel via un compte de démonstration pourra valider ou invalider votre stratégie d’investissement
ou même le choix du courtier. IG propose des comptes avec
10 000 euros virtuels et des centaines de produits.
Quelles sont les évolutions des produits de finance ?
En France, le produit phare d’investissement en Bourse
a longtemps été l’action. Aujourd’hui, il y a pléthore de produits modernes disponibles pour les particuliers comme pour les entreprises. Ils répondent à des besoins de
diversification exprimés par les épargnants mais ils favorisent aussi le rendement. Les produits dérivés, tels que les CFD [Contract for Difference], comportent un levier qui va accélérer les gains, mais aussi les pertes, en fonction du sens du marché et de la position du client. En permettant d’acheter ou de vendre à découvert un sous-jacent, les CFD autorisent les investisseurs à ne mobiliser qu’une partie de leur capital afin de dynamiser leurs investissements.
Les Turbos sont des produits intéressants pour un très
grand nombre d’investisseurs en France, mais il faudrait
les moderniser un peu. C’est
un excellent produit à effet
de levier pour dynamiser une performance tout en maîtrisant son risque sur de nombreux sous-jacents.
Les investisseurs en actions, titres vifs, ont plutôt tendance à investir sur le moyen/
long terme quand d’autres investisseurs vont préférer se tourner vers ces dérivés pour dynamiser leur épargne. Une cotation 24/24 offre à tous
ceux qui le souhaitent, s’il s’agit d’une personne physique ou morale en mesure de satisfaire aux critères d’ouverture d’un compte pour investir en Bourse, de prendre position et gérer leurs investissements à tout moment.
IG propose depuis mars 2019 des produits Barrière avec effet de levier, associés à une protection contre un risque de perte supérieure au montant investi. C’est un outil adapté aux investisseurs qui cherchent à dynamiser un portefeuille
ou couvrir un risque, tout en maîtrisant le risque lié à ces investissements.
L’arrivée prochaine de la
5G devrait autoriser les utilisateurs à accéder aux échanges à une vitesse dix fois supérieure à celle qu’offre la 4G aujourd’hui ! Il est évident que les applications mobiles d’investissement prendront une place plus importante dans la gestion des investissements des Français.
Il existe plumeurs types
de trading, celui des établissements financiers, des courtiers, voire les robo- advisors... Quel sont leurs avantages respectifs ?
Oui, les banques traditionnelles, bien que boudées, proposent une offre classique via des comptes titres, de l’assurance-vie, etc. Les courtiers en Bourse, eux, constituent aujourd’hui la meilleure solution pour les épargnants – je plaide pour ma chapelle ! – qui souhaitent diversifier mais aussi garder une maîtrise
de leurs investissements, tout en bénéficiant des technologies récentes que ces fintechs apportent au secteur. IG n’est plus une start-up mais nous restons une fintech qu’alimentent les
commentaires de nos clients pour ajuster une offre toujours plus importante, plus de 16 000 produits à ce jour.
Des outils pour programmer sa stratégie d’investissement et laisser intervenir un robot à sa place, nous les proposons chez IG, comme ProRealTime, outil de trading automatique. Pour l’investisseur, c’est une façon de minimiser l’impact émotionnel au moment de la prise de décision puisqu’elle
a été rationalisée en amont. Quant aux robo-advisors, ils sont une bonne solution si l’on ne sait pas précisément quel marché ou produit conviendra le mieux à son besoin. Il est cependant impératif de vérifier quelles sont les allocations d’actifs proposées par ces robots et les suivre... ou pas.
patrimoine
vie privée
  ecoreseau.fr septembre 2019
| 97
]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
par Pierre-Jean Lepagnot
BAROMèTRE patrimoine & fiscalité
   bons plans
 L’or devrait poursuivre sa progression
Près des trois quarts (72 %) des investisseurs estiment que le cours augmentera d’ici à la fin de 2019, selon une enquête d’Invesco. Ces professionnels anticipent
en moyenne une once d’or à
1 485 dollars, soit une hausse de 16 % en un an. Selon les sondés, le métal jaune devrait être soutenu par les conflits commerciaux croissants,
le ralentissement économique aux États-Unis et/ou en Europe, un repli
des indices boursiers et le maintien ou la baisse des taux d’intérêt par les banques centrales.
Les bons du trésor américains en période d’incertitude
Dans un environnement de marché incertain et volatil, SPDR, une société de gestion spécialisée dans les ETF (Exchange Traded Funds) filiale de State Street Global Advisors, mise notamment sur les bons du Trésor américain pour trois raisons : leur statut de valeur refuge, leur liquidité et leur rendement, notamment sur
les emprunts à très court terme. Fin août, le rendement des bons du Trésor à un mois (2,07 %) était supérieur à celui des obligations du Trésor à 10 ans (1,611 %).
Les Français en vacances ne veulent plus de frais cachés
La néobanque Monese
a publié les conclusions
d’une étude sur le
budget vacances des
Français. Certains des
résultats se révèlent
surprenants. Pour une
raison mystérieuse, plus
d’un tiers sont réticents à
payer pour les transports
publics pendant leurs
congés. Encore plus
original, plus d’un sur
dix souhaiteraient consommer de l’alcool sans dépenses additionnelles (11% vs 61 % pour les Britanniques). Plus sérieusement, et plus logiquement, près de la moitié des Français souhaiteraient retirer des espèces sans frais. 39 % ne veulent pas payer de frais de carte de paiement. Enfin, près d’un Français sur cinq est hostile aux frais de service (tips) non indiqués au préalable. « Certains clients sont très avisés lorsqu’il s’agit d’éviter les frais pour retirer de l’argent comptant et utiliser leur carte à l’étranger. Toutefois, l’enquête montre qu’il y en a encore beaucoup qui pourraient bénéficier de la gratuité des services bancaires à l’étranger. Nous offrons tous les avantages du “sans contact” avec Apple Pay
ou Google Pay sans qu’ils aient à se soucier des coûts cachés », précise Norris Koppel, CEO et fondateur de Monese.
     focus
BImmobilier : achetez comme vous êtes
ertrand Frey, expert du numérique, est parti d’un constat: la re- cherche d’un bien immobilier neuf est encore très standardisée et la numérisation n’a provoqué aucune évolution des méthodes de commercialisation dans ce secteur. Aussi, a-t-il créé Kize, avec Be-
noît Perrot, expert de l’immobilier, une plate-forme dédiée à l’investisse- ment immobilier. Son originalité : plutôt que de se baser sur les seules don- nées fiscales ou «rationnelles» (imposition, prix, superficie, localisation), Kize s’intéresse aussi à la personnalité des acheteurs en intégrant l’intelli- gence émotionnelle dans le parcours de recherche. La plate-forme s’appuie sur un algorithme qui délivre au client une sélection des cinq biens les plus pertinents parmi des milliers de lots en quelques minutes. Concrètement, comment Kize parvient-il à définir notre «moi immobilier»? «C’est très simple, explique Bertrand Frey. Vous allez répondre à quinze questions telles que : “Vous êtes plutôt du genre sportif ? Intellectuel ? Artiste ? Gour- met et épicurien ? De même, vous préférez le train ? L’avion ? Partir en road trip en famille? Le samedi vous êtes plutôt bricolage, jardinage, sieste et boîte de nuit ? Selon vous, le bien immobilier neuf idéal est à la montagne, à la mer, à la campagne... ?” » Lancé au printemps, Kize comptabilise plus de 20 000 lots pour répondre à la demande. «Aujourd’hui, 70% de nos clients sont des investisseurs, et 30% des gens qui recherchent leur rési- dence principale », précise Bertrand Frey. Et le prix ? « Pour un client, le prix sera strictement identique s’il passe par Kize ou directement par le promoteur. En revanche, avec Kize, le client bénéfice de l’accompagnement
  d’un conseiller en gestion de patrimoine et de la neutralité du choix du pro- gramme puisque nous sommes totalement indépendants des promoteurs. Aucune sélection de programmes n’est réalisée en fonction des conditions de rémunération de la plate-forme. » n
98 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="99" isMAC="true"><![CDATA[ LYON 3 (69) - ÉVIDENCE
]]></page><page Index="100" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine & fiscalité
100 | septembre 2019 ecoreseau.fr
   ACHAT/VENTE
 Chaud, cacao
  00$
00$
00$
00$
     25
24
23
22
1er avril 1er mai 1er juin 1er juillet 1er août
Après avoir grimpé de 25 % en 2018, et affiché un repli de près de 1 % sur les 8 premiers mois de 2019, le cours du cacao devrait repartir à la hausse d’ici à la fin de l’année en raison d’un déficit de 80000 tonnes attendu en 2019-2020 contre un excédent de 36000 tonnes prévu en 2018-2019 par l’Organisation internationale du cacao (Icco).
 vision       Le chiffre
Quand les banques
  vendront Ddes voitures
’après une étude du cabinet Deloitte sur les Français et les nouveaux ser- vices financiers en 2019, ils/elles sont de plus en plus nombreux/ses (38%)
à porter un regard positif sur le degré d’innova- tion du marché des banques et des assurances. Ils sont ouverts à l’idée que leur banque ou assu- reur leur propose de nouveaux services, même non financiers. Les services attendus sont rat- tachés aux usages du quotidien: la simplicité, la personnalisation ou encore l’instantanéité sont avant tout recherchées. L’enjeu est d’importance selon Fabrice Haccoun, fondateur et CEO de Livingston, une SSII spécialisée dans le conseil, l’intégration et la maintenance de solutions big data et BI. «En arrêtant de perdre des clients mais aussi en en captant de nouveaux, ces créa- tions de services connexes permettraient d’évi- ter les licenciements dans les groupes bancaires comme on a pu l’observer notamment en 2017 avec les plans de restructuration des grandes banques françaises qui s’étaleront jusqu’en 2020, explique le dirigeant. L’objectif devrait être au- jourd’hui de proposer des parcours “sans cou- tures” pour que les clients puissent vivre une
expérience d’achat d’un produit non bancaire au travers de leur relation avec la banque.» Par exemple, un client pourrait à l’avenir être amené à configurer un véhicule qu’il souhaite acheter en étant mis en relation avec le concessionnaire, sans pour autant quitter son espace client, sous- crire à une assurance auto et obtenir un crédit conso pour financer son achat. Le principe de diversification n’est pas nouveau, mais beau- coup d’opportunités s’offrent aux banques au- jourd’hui pour proposer aux clients de nouvelles expériences. «On a changé de paradigme. De l’approche produit, nous sommes passés à l’ap- proche client à 360 degrés. Pour se développer dans la banque, comme dans d’autres secteurs, il est nécessaire d’exploiter tout le potentiel du client et la data est au cœur de cette démarche », conclut Fabrice Haccoun. n
51 milliards de dollars
montant record de dividendes versés par les sociétés françaises au deuxième trimestre 2019
  ]]></page><page Index="101" isMAC="true"><![CDATA[   experts
DLa revanche de la gestion active
epuis une vingtaine d’années, et plus particulièrement depuis la crise comme à la baisse », pense Aurélia Lovadina, directrice de la distribution externe de 2008, la gestion passive s’est fortement développée dans le monde France chez Natixis Investment Managers. «Les marchés d’aujourd’hui exigent et plus récemment en France jusqu’à menacer la gestion active. L’idée une vision à long terme et une approche active de l’investissement afin de saisir est simple: acheter un fonds d’investissement qui se contente de les meilleures opportunités et d’aider les investisseurs à concilier risque et ren-
suivre un indice boursier (CAC 40, FTSE 100, S&P 500...), sans chercher à faire dement. » n mieux. Ces dernières années, de nom-
breuses études ont montré que ce mode
de gestion surperformait la gestion ac-
tive où l’on choisit des actions une par une, pour essayer de faire mieux que le marché. Pourtant, depuis le début de l’année, la situation semble évoluer. En quête de diversification, de volatilité moindre et de rendements plus élevés, les investisseurs particuliers continuent de se tourner vers la gestion active, se- lon une enquête de Natixis Investment
Managers. Le sondage réalisé auprès de plus de 9 000 investisseurs particuliers à travers le monde (400 en France) a révélé qu’en dépit de la croissance et de la popularité des placements indiciels, les attentes des investisseurs étaient da- vantage en phase avec les attributs des stratégies actives plutôt que passives. Ainsi, plus de la moitié des investisseurs mondiaux (56%) sont prêts à payer une prime pour une gestion active de qua- lité à même de faire face à la volatilité. De plus, 70% des investisseurs mon- diaux (62% en France) estiment qu’il est important que leurs placements leur donnent une chance de battre l’indice de référence de la catégorie d’actifs. «Les idées fausses des investisseurs au sujet du risque, de la volatilité et des placements indiciels peuvent être ac- centuées par des objectifs de rendement à deux chiffres. Au cours des dix der- nières années, les investisseurs ont pro- fité de gains importants sur un marché haussier à long terme caractérisé par des taux d’intérêt historiquement bas et une volatilité relative. Ils ont peut-être oublié que les fonds indiciels n’ont pas de gestion du risque intégrée et sont ex- posés au même niveau de risque que ce- lui présenté par les marchés, à la hausse,
    patrimoine & fiscalité
vie privée
ecoreseau.fr septembre 2019 | 101
]]></page><page Index="102" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
 Salon Patrimonia
1
Les fintechs séduisent les acteurs traditionnels La transformation numérique bouleverse les métiers du patri- moine. Des fintechs s’immiscent dans le jeu, entre le conseiller en gestion du patrimoine et le client pour doper leur relation. Mais l’ubérisation du secteur de la gestion du patrimoine n’au- ra pas lieu. La structuration du secteur des fintechs aboutit à un partenariat entre ces jeunes pousses et les acteurs tradition- nels – par faute de niche ? – plu- tôt qu’à une révolution du mar- ché. Dit autrement, les start-up ont opéré une bascule vers le b to b faute de trouver le bon po- sitionnement ou de convaincre le particulier. Les services de désintermédiation et d’exploi- tation de la donnée client im- pliquent les grands acteurs du secteur.
L’aide à la2décision
à coups de robo- advisors se confirme Tous les aspects de la gestion d’actifs sont concernés par la transition numérique, de la ges- tion des données au conseil en gestion de patrimoine automati- sé, à l’image du développement des robo-advisors.
• LaFinbox, par exemple, offre une application mobile d’agré- gation de patrimoine et de pro- duits assurantiels.
• Manymore, éditeur de logiciels à destination des conseillers en gestion de patrimoine, s’est spé- cialisé dans l’optimisation de la relation entre clients finaux et CGP, notamment à travers sa solution Prisme (agrégation, analyse financière et gestion de cabinet).
• Côté partenariat, Wesave, éga- lement à l’origine d’un robo-ad- viser, a construit un partenariat avec Easybourse, site de cour- tage, ainsi qu’avec des conseil- lers en patrimoine.
• La fintech Advize a carrément changé de cap. La jeune pousse lancée en 2012 avec une offre de conseil en investissement automatisé sur un contrat d’as- surance vie se met désormais au service des professionnels. Elle s’est notamment rapprochée de la Banque Postale pour lui fournir plusieurs briques tech- nologiques de monitorage du client : établissement d’un pro- fil, analyse quotidienne du por- tefeuille...
• Yomoni mise sur l’épargne salariale. La jeune pousse sou- tenue par Crédit Mutuel Arkéa et la Financière de l’Échiquier œuvre au développement d’une offre d’épargne salariale.
• Enfin, des start-up telles que WeSave, avec le soutien d’Amu- ndi, et Gambit, entreprise dans laquelle BNP Paribas AM a pris une participation majoritaire, cherchent à déployer leurs ser- vices auprès des CGP. Gambit et le groupe BPCE ont également construit un partenariat tech- nologique pour la mise en place des technologies d’automati- sation de process. Pour BPCE, il s’agit de la première solution d’un robo-advisor intégré aux réseaux de la Banque popu- laire et de la Caisse d’épargne. Lea, c’est son petit nom, est un
Les conseillers en gestion de patrimoine au tournant de la numérisation
Il est encore temps de vous fixer un rendez-vous, celui de Patrimonia, le
salon des professionnels de la gestion d’actifs, une référence nationale sur
la gestion du patrimoine, les 26 et 27 septembre. C’est bien sûr le paradis des conseillers en gestion patrimoniale et des professionnels du patrimoine, mais les investisseurs privés ont tout à gagner à humer les tendances. Tour d’horizon en avant-première.
 102 | septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="103" isMAC="true"><![CDATA[                   LE SAVOIR-FAIRE UNIQUE D’UNE BANQUE FAMILIALE ET INDÉPENDANTE
   Depuis sa création en 1924, la Banque Delubac & Cie s’est spécialisée sur des métiers à forte valeur ajoutée.
Cette expertise assure à ses clients
entreprises, professionnels et particuliers
de pouvoir bénéficier de conseils exclusifs et sur-mesure.
En perpétuant ses valeurs familiales, de proximité et d’indépendance, la Banque Delubac & Cie continue d’innover pour répondre aux enjeux de demain.
      Banque Delubac & Cie - Société en commandite simple au capital de 11 695 776 € RCS Aubenas B 305 776 890 - Crédit photo : Shutterstock
www.delubac.com
]]></page><page Index="104" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
L’ubérisation de la gestion
du patrimoine n’aura pas lieu.
outil d’aide à l’investissement pour les conseillers bancaires. Côté conformité, le bot répond aux exigences des directives MIF2, PRIIP et DDA. Un plus. En clair, l’innovation logicielle et les start-up sont aujourd’hui devenues un levier de croissance pour les acteurs traditionnels.
patrimoine
   3
tion numérique qu’ont opéré les acteurs du marché. Les banques, les assurances et les gestion- naires du patrimoine sont de- venus un nouvel eldorado pour les hackers comme le prouve le dernier rapport Cyber Threat Landscape for the Finance Sec- tor publié par F-Secure en août. L’étude démontre que les cybe- rattaques ciblent plus que jamais les banques, les compagnies d’assurances, les gestionnaires d’actifs. Dans le détail, les mo- tivations des cyberattaquants se classent en trois catégories :
 La cybersécurité, enjeu majeur face
à la numérisation L’exposition aux cyberattaques va de pair avec l’essor des fin- techs et le mouvement de transi-
 104 |
septembre 2019 ecoreseau.fr
le sabotage de données, leur vol et le vol financier. Les attaques les plus courantes demeurent les ransomwares – cryptage de dos- siers, débloqués contre rançon – et les attaques DDoS, par déni de service, c’est-à-dire une at- taque qui bloque un service.
De nouvelles formes d’attaque ont mis à jour les failles et sur- tout la vulnérabilité d’une en- treprise, quelle que soit sa taille. Face à cet enjeu, le marché fran- çais de la cybersécurité connaît un plein essor pour couvrir le risque. L’e-learning et les MOOC – type de formation à distance – se sont emparés du sujet en
L’Anacofi va former sur la loi pacte
La loi Pacte entrera en vigueur au plus tard le 1er janvier 2020. Elle bouscule le monde de l’épargne et devient un véritable levier de développement pour la profession de CGP. Elle prévoit entre autres :
• Un nouveau plan d’épargne retraite (PER) qui simplifie et harmoniser les anciens produits.
• Une déduction fiscale sur les montants versés.
• De la souplesse grâce à la possibilité de sortie en capital.
• La possibilité de débloquer son capital de façon anticipée pour l’achat d’une résidence principale.
• Le versement d’une rente de réversion au conjoint.
• La transférabilité de l’épargne aujourd’hui détenue en contrat d’assurance vie jusqu’au 1er janvier 2023.
• La suppression du forfait social en termes d’épargne salariale pour les PME de moins de 50 salariés et sur les intéressements versés par les entreprises de moins de 250 salariés.
]]></page><page Index="105" isMAC="true"><![CDATA[ L’ubérisation de la gestion du patrimoine n’aura pas lieu. L’innovation logicielle et les start-up sont aujourd’hui devenues un levier de croissance pour les acteurs traditionnels.
vie privée
5
Vers une fièvre
du crowdfunding immobilier
La numérisation transforme en profondeur la nature même du métier de CGP. «Une nouvelle clientèle recherche de la nou- veauté. Les atouts du crowdfun- ding, de la tokénisation de cer- tains produits et le recours à la
patrimoine
     nouveaux parcours clients et de créer de nouvelles offres qui réduisent l’incertitude (pas for- cément à l’avantage du client final). Sous l’angle positif, ce bu- siness model présente l’avantage
d’œuvrer vers une relation client de plus en plus personnalisée avec une offre presque taillée sur mesure, ce qui n’est pas sans renforcer le sentiment de proxi- mité entre l’assuré et l’assureur.
  mode prévention. Certains ac- teurs bancaires tels que Generali proposent à leur clientèle des so- lutions de garantie et d’assistan- ce, y compris à destination des
CGP et des TP4
Le client au cœur des stratégies business Big data oblige, les données clients deviennent un actif de premier ordre au modèle d’ex- ploitation en pleine mutation. Les données d’abord utilisées à des fins de suivi commercial et de consolidation de portefeuille et/ou de relation client sont au- jourd’hui devenues le pilier ma- jeur du développement business des assureurs. Le big data cal- cule la prédictibilité des com- portements clients. D’où une plus grande réactivité et proac- tivité par les professionnels du secteur. L’analyse prédictive des données va construire de
placement
sCpI, les chiffres à retenir
Nombre de SCPI : 180/Nombre de sociétés de gestion : 31 Capitalisation : 52,86 milliards d’euros
Collecte nette : 2,39 milliards d’euros
Collecte brute : 3,16 milliards d’euros
Taux d’occupation financier au 31 décembre 2018 : 92 % Performance des SCPI au
31 décembre 2018 : 4,35 % Source : Aspim
E.
ecoreseau.fr septembre 2019
| 105
]]></page><page Index="106" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Le client est aujourd’hui plus renseigné, plus exigeant et sociologiquement
plus complexe – Blandine Fischer, commissaire générale de Patrimonia
patrimoine
Trois questions à...
blandine Fischer, commissaire générale de patrimonia, directrice du pôle salons assurance et finance chez Infopro Digital
      blockchain ouvrent aujourd’hui à de nouveaux placements qui se rapprochent de la pierre pa- pier », explique Céline Mahinc, fondatrice et gérante d’Eden Finances, coauteure de l’étude sur le crowdfunding immobi- lier. Selon l’experte, le marché immobilier du financement participatif s’est structuré. « Les plates-formes ont mis les mains dans le cambouis depuis 5 ou 6 ans. Elles ont essuyé les plâtres et acquis des méthodes d’analyse fiables. Entre autres, des critères de sélection éprouvés. Institu- tionnels, acteurs de la banque comme compagnies d’assu- rances sont à même aujourd’hui bénéficier de leur aide. »
En attestent par exemple les rap-
prochements entre WeeSeed et Crédit Mutuel, entre Proximéa, Crédit Agricole et Banque Pos- tale. Le crowdfunding immobi- lier affiche clairement ses avan- tages avec un ticket d’entrée plus faible que dans la pierre papier classique. Et un risque, à l’image des SCPI et des OPCI, limité par la mutualisation/diversification des montages. Pas de frais à prévoir non plus, contrairement à la pierre papier où la four- chette tourne entre 8 et 12 %. Le rendement est également jugé meilleur avec une moyenne à 9 points. Sans oublier que l’un des cousins du crowdfunding immobilier, l’equity crowdfun- ding, n’est pas soumis à l’IFI... Pour autant, le risque n’est pas
Quelle est aujourd’hui la mission de patrimonia, créé il y a 25 ans ? Depuis sa création, l’événement ambitionne d’être l’équivalent pour la gestion du patrimoine de ce que sont les Entretiens de Bichat à la médecine. Nous rassemblons les acteurs majeurs de l’écosystème. Nous sommes devenus la référence événementielle française en permettant aux CGP de prendre de la hauteur et saisir le pouls de l’innovation grâce à nos contenus prospectifs.
Quelles nouveautés cette
année ?
Le renforcement de notre podium de conseils pragmatiques
à destination des CGP qui propose des « tutos métiers » pour optimiser la gestion de
son cabinet. L’heure est bien à l’entrepreneuriat. Les CGP ne sont pas seulement des vendeurs de produits, ils/elles sont des chefs d’entreprise. C’est un état d’esprit que nous voulons davantage insuffler.
Nous accordons aussi plus d’importance aux fintechs qui auront leur moment dédié, Les défis techno. L’occasion pour les start-up de la finance de pitcher devant un parterre de CGP et
de professionnels du secteur et ainsi proposer, évangéliser et convaincre sur leur proposition de valeur.
Nous réintroduisons les modules de formation certifiants. Les aspects réglementaires font rapidement évoluer la profession de CGP. Ce faisant, nous proposons un panel de
21 sessions de formations
qui répond à l’obligation de formation de la profession.
Elles se consacrent aux points clés de la DDA, à la lutte contre
le blanchiment d’argent et le terrorisme, à la protection de la clientèle et aux bonnes pratiques commerciales, à la défiscalisation immobilière, à l’IFI, au RGPD et
la loi Pacte et leur impact sur la profession et la relation client.
Quelles tendances surveiller en gestion du patrimoine pour 2020? Les enjeux qui touchent les
CGP sont essentiellement réglementaires d’un point de vue microéconomique. Mais nous nous attachons à donner de la hauteur aux professionnels.
C’est pour cette raison que nous abordons le sujet d’une potentielle nouvelle crise financière en plénière. L’idée n’est pas de véhiculer de l’anxiété mais de comprendre un risque potentiel et ainsi de nourrir de la réassurance et de donner des clés de lecture sur un écosystème mondial complexe et mouvant. L’innovation n’est pas en reste.
Big data, blockchain, IA... le secteur de l’immobilier toujours considéré comme traditionnel
est modifié en profondeur par
ces nouvelles technologies.
Enfin nous nous attacherons cette année à recentrer les CGP sur leur client, clé de voûte de la profession bien sûr, mais en pleine mutation : le client est aujourd’hui plus renseigné, plus exigeant et sociologiquement plus complexe.
  106 |
septembre 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="107" isMAC="true"><![CDATA[ patrimoine
vie privée
 ecoreseau.fr septembre 2019 | 107
]]></page><page Index="108" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Le métier de CGP évolue. La logique transactionnelle de son cœur de métier se recentre vers une logique de services.
patrimoine
     à zéro. «Gare au time to invest. La règle d’or est de ne pas in- vestir dans un produit qu’on ne comprend pas, met en garde Céline Mahinc. Certaines offres ouvrent leur projet sur un slot de deux heures qui ne laissent pas le temps de comprendre la com-
trice d’Eden Finances. En clair, la blockchain participe à une simplification des échanges. « Et c’est pour cette raison que les sociétés de gestion s’y inté- ressent. Il s’agira d’un véritable levier de croissance qui va lais- ser sur le quai ceux qui n’em- brasseront pas ces nouvelles technologies », prévient Céline Mahinc. À l’aune des robo-ad- visors, de la prédictibilité client et de la blockchain, le métier de CGP évolue. La logique transac- tionnelle de son cœur de métier se recentre vers une logique de services. 7
Les SCPI, toujours dans l’air du temps Autre sujet phare de Patrimo- nia, les sociétés civiles en place-
ment immobilier – SCPI – seront l’occasion d’un débat d’experts. Investir dans ce type d’actifs, rappelons-le, connaît plusieurs modes : à crédit, au comptant, en démembrement temporaire de propriété ou par le biais d’une assurance vie. Il peut s’agir de programme en vefa (vente en l’état futur d’achève- ment), d’investissement dans des immeubles de bureaux ou dans le domaine de la santé, en France comme à l’étranger. Les combinaisons sont infinies mais l’objectif demeure: propo- ser un rendement optimal avec un risque minimisé par la di- versité des investissements. Les SCPI européennes présentent une fiscalité avantageuse car les revenus ne sont pas soumis aux prélèvements sociaux français. Les SCPI demeurent bien un placement à envisager en 2019 !
On comptait au 30 juin 2018, 177 SCPI gérées par une tren- taine de sociétés de gestion. Les derniers chiffres de l’Aspim (As- sociation française des sociétés de placement immobilier) dé- montrent d’ailleurs le succès du placement (lire encadré). Quelques exemples : Corum XL, qui revendique plus de 7 000 épargnants, se spécialise en in- vestissements en zone euro et au-delà, et corrèle ces investis- sements aux cycles des devises avec un objectif de 10% de ren- dement annuel moyen sur dix ans en taux de rendement in- terne. Dans un autre registre, Fiducial Gérance propose six SCPI spécialisées dans le com- merce de proximité et d’autres secteurs. Les rendements an- noncés sont de 7,54 % à 14,60% sur 15 ans en taux de rendement interne. GeOFFrOY FrAmerY
plexité du mon6
La blockchain, nouvelle arme du CGP En matière d’innovation de rupture, la blockchain vient s’immiscer dans les rouages transactionnels de la relation entre client et CGP. « La SCPI 3.0 insère des smart contracts pour la certification des don- nées et l’automatisation de cer- tains process », crypte la fonda-
tage... »
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septembre 2019 ecoreseau.fr
Les incitations fiscales listées
par Loïc Guinchard, directeur commercial chez Buildinvest Patrimoine
Avant de penser réduction d’impôt, l’investisseur doit toujours étudier la qualité de l’emplacement et la profondeur locative.
Voici ma liste de prédilection des dispositifs :
• Le « de Normandie » : une belle
progression est prévue en 2020. Dans l’esprit, il s’agit de la même mécanique que le Pinel mais dans une perspective
de reconquête des centres- villes. De nombreuses villes sont éligibles mais gare à la profondeur locative sous peine d’être requalifié d’un point de vue fiscal. Ce produit reste moins premium que le Pinel et offre à un plus grand nombre de défiscaliser en achetant à des prix plus raisonnables.
• Le Malraux est un Pinel premium tourné vers les périmètres remarquables
des cœurs de villes. Mairies, communautés de communes, Drac et architectes des bâtiments de France rénovent un parc sur un périmètre
limité de quartiers éligibles. Mais il est possible de déduire 30 % des travaux à hauteur de 400 000 euros sur une seule année. Ce pourcentage tombe à 22 % si le bâtiment ne fait pas partie des sites patrimoniaux remarquables ou s’il n’est
pas couvert par un plan de sauvegarde et de mise en valeur.
• Les monuments historiques.
Le coût des travaux va impacter le TMI à la baisse
et par conséquent, le taux de prélèvement à la source. La mise en location n’est pas obligatoire mais c’est une option à envisager pour espérer un meilleur rendement.
]]></page><page Index="109" isMAC="true"><![CDATA[                         VOTRE COURTIER MONDIAL
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 ]]></page><page Index="110" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
tribunes libres
Comment j’ai vaincu ma phobie de la prise de parole en public
 Camille
buss
start-up manager au Village by CA
D
– ou l’art du pitch –, n’a jamais été autant sous les projecteurs. L’exercice met à mal un grand nombre d’entrepreneurs mais pas uniquement, puisque parler en public serait la première peur au monde (devant la mort !). Après avoir expérimenté un long par- cours d’angoisses liées à la prise de parole en public (pratique quand on commence sa carrière en tant que « responsable com-
munication » !), j’ai décidé de prendre les choses en main.
Voici les grandes étapes par les- quelles je suis passée pour vaincre cette phobie en l’espace d’un an.
1 Identifier le blocage et (ré)ap- prendre à respirer
Pour traiter ces deux éléments simultanément, rien de mieux que la sophrologie. Je vous re- commande une thérapie indivi- duelle de trois mois minimum, en séances hebdomadaires, pour commencer par un réel travail de fond. Dès la première séance, on m’a fait observer un point es- sentiel : j’avais une respiration « inversée », c’est-à-dire que mon ventre se gonflait à l’expiration et se rentrait à l’inspiration, au lieu de l’inverse. Pas besoin d’être scientifique pour comprendre que si la respiration est bloquée, elle ne vient pas en aide lors d’une montée de stress. Pire, cette « non-respiration » bloque toute la partie au-dessus de l’abdomen, et pour peu que l’on soit sujet au rougissement, il ne fera qu’empi- rer.
2 Étudier les fondamentaux de la prise de parole en public En complément de ce suivi per- sonnalisé et très pratique, j’ai souhaité compléter avec un livre théorique sur les bases de la prise de parole en public. J’ai lu Parler en public, à l’ère de la communication numérique, c’est facile ! d’Alice Gastine et Claude Quenault (Albin Michel), mais d’autres livres traitent également du sujet. Celui-ci est simple et met l’accent sur les erreurs à ne pas commettre.
3 Participer à une formation dédiée (si vous en avez la possi- bilité)
Grâce à mon entreprise, j’ai pu assister pendant deux jours à une formation sur « la prise de parole en public, avec les méthodes du théâtre » animée par une comé- dienne. J’ai notamment retenu que j’avais beaucoup progressé et que la prise de parole en public est une question de personnalité. Vous êtes sensible ? Transmettez cette sensibilité, votre huma- nisme ! Vous êtes colérique, jouez avec votre voix et vos gestes.
4 Inspirez-vous !
Par curiosité, j’ai également assisté à des conférences animées par de grands orateurs ou professionnels du pitch, vous pouvez également visualiser des conférences de type TedX sur des sujets qui vous plaisent.
L’idée est de s’imprégner de prises de parole inspirantes et de chan- ger de regard sur cet exercice : il ne s’agit plus d’une corvée mais bien d’un jeu.
Enfin, le plus important à mes yeux pour mettre en application les quatre points mentionnés est et restera toujours l’entraînement. Un entraînement quotidien et idéale- ment dans un cadre professionnel. Ce qu’il faut garder en tête est d’y aller crescendo : commencez par exposer une idée en réunion d’équipe, proposez à votre mana- ger de présenter un projet plutôt à l’oral que par mail, proposez d’in- troduire un événement... jusqu’à l’animation d’une table ronde ou un pitch devant une assemblée ! Alors, que vous soyez entrepre- neur/e, salarié/e, étudiant/e ou retraité/e, découvrez l’orateur qui dortenvous!n
– les opérateurs ne peuvent rai- sonnablement pas investir des mil- liards simultanément dans l’achat des licences et le déploiement d’un réseau à marche forcée.
Même s’il est encore trop tôt pour prédire l’obtention des objectifs, il y a fort à parier que la question centrale résidera autour des nou- veaux usages introduits par la 5G, en particulier dans le domaine de l’Internet des objets. Deux cas de figure sont alors possibles :
Soit de nouveaux cas d’usages à forte valeur émergent rapidement et les investissements consentis se verront rapidement compensés par de nouvelles sources de finan- cement (à travers les services btob offerts aux verticales, notamment). Soit les usages restent conscrits à une « 4G améliorée » pour le btoc (multimédia, cloud gaming...) et l’équation économique deviendra impossible à résoudre à moins de faire passer le consommateur final à la caisse... n
ans le monde de l’en- trepreneuriat dans le- quel j’évolue, la prise
de parole en public
5G en France : un cahier des charges trop ambitieux ?
 Guillaume
Vaquero
expert en digital & emerging technologies chez Wavestone
Àl’automne 2019, l’Arcep, l’Autorité de régulation du marché des télécoms en France, conduira la
procédure d’attribution des fré- quences 5G pour la bande 3,4 GHz- 3,6 GHz, qui constitue le cœur de la nouvelle technologie mobile.
En avance de phase, le gendarme des télécoms a soumis mi-juillet en consultation publique le projet de modalités et conditions d’attribu-
tion de ces fréquences. Il permet de comprendre les grands enjeux de la procédure ainsi que le cap fixé par le gouvernement.
Le cadre est strict et les fréquences seront attribuées en échange d’en- gagements forts de la part des opé- rateurs :
• D’abord sur la couverture, avec l’obligation d’allumer 12 000 an- tennes 5G d’ici à 2025, dont 20 à 25 % en zone rurale.
• Ensuite sur les performances, avec un débit par site d’au moins 240 Mbit/s pour 75 % des an- tennes à horizon 2022 – c’est quatre fois plus que le débit mi- nimum requis pour les sites 4G.
• Enfin sur les services aux entre- prises: l’objectif est ici de mettre en œuvre les prérequis tech- nologiques indispensables aux services btob comme le network slicing (technologie de virtualisa- tion pour adapter les caractéris- tiques du réseau à un cas d’usage précis : industrie 4.0, smart city, etc.). Au plus tard en 2023.
Ce cahier des charges ambitieux porte les stigmates du processus d’attribution des fréquences 4G qui fixait un cadre beaucoup moins strict et qui avait vu la technologie se développer quasi exclusivement dans les grandes agglomérations, au détriment des zones rurales. Seul un « new deal » conclu en jan- vier 2018 entre les opérateurs et l’Arcep avait inversé la tendance. Il traduit aussi la stratégie offensive du gouvernement qui voit la 5G comme un véritable outil de com- pétitivité économique et donc de croissance.
Le projet contraste avec les procé- dures d’attribution de nos voisins européens (Espagne, Royaume- Uni, Italie ou dans une moindre mesure Allemagne) qui sont moins encadrées.
Cette stratégie a un prix : l’État devra consentir à attribuer les fré- quences à des tarifs vraisemblable- ment plus faibles que ceux consta- tés dans d’autres pays européens
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septembre 2019 ecoreseau.fr
© Léo-Paul Horlier – PhotoHeart
]]></page><page Index="111" isMAC="true"><![CDATA[ Face aux incertitudes économiques, de plus en plus de Français se tournent vers des placements sécurisés et peu fiscalisés.
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 ]]></page><page Index="112" isMAC="true"><![CDATA[ Le monde de demain...
C’est à Joël Cuny, directeur
des études et de l’innovation à l’ESTP Paris (lire ci-dessous) que nous devons la sélection de deux projets « projetés », comme le béton, sur l’écran noir de l’imagination de deux étudiants. L’un veut fabriquer et commercialiser un échiquier tout béton – mais connecté –, l’autre concocte une formule de bétons, apparemment encore inexistante. Nos deux
« innovateurs » recevront ÉcoRéseau Business chaque mois pendant un an.
      expressions
concours de micro-nouvelles réunies par Murielle Wolski
 Projets béton !
l’une des clés pour évoluer. Pour, notamment, prendre du recul, le- ver des points de blocage. La chaire Ingénierie des bétons de l’ESTP Paris – et les professionnels avec qui nous avons été mis en contact – a également servi de catalyseur pour faire aboutir le projet.
L’étape suivante, celle qui finale- ment est le synonyme ultime de succès pour toute innovation : une application concrète et opération- nelle.
Artur Brito, ESTP Paris
La formule e-Béton
Passionné par les sciences et la technique, j’ai choisi, au lycée, de faire math sup et math spé, puis d’intégrer l’École spéciale des tra- vaux publics. Mais, bien que ce do- maine d’étude m’enthousiasmât, je n’avais pas d’idée très précise du métier que je voulais exercer. Pour répondre à cette grande question, j’ai décidé de mettre en stand-by mes études et de voyager pendant 10 mois : une véritable entreprise. Aujourd’hui je comprends que c’étaient les prémices d’une voie entrepreneuriale. À la reprise de ma dernière année d’étude, j'ai continué dans cette voie en com- mençant un Projet industriel d’entrepreneuriat et de recherche (Pier), en partenariat avec l’École française du béton. Le projet ? Créer une application qui don- nerait la formulation des bétons selon les caractéristiques désirées : une innovation qui permettrait aux étudiants chercheurs d’obtenir des résultats rapidement et faci- lement. Ce projet était complexe : nous passions parfois deux ou trois
Charles Dassonville ESTP Paris.
semaines dans des recherches in- fructueuses ou à explorer des pistes qui n’étaient pas les bonnes. Les objectifs étaient élevés mais je ne voulais pas abandonner, stimulé par le challenge.
Cette deuxième expérience m'a conforté dans le choix de mon activité : entreprendre. J’ai alors choisi le master Entrepreneuriat de l’ESTP où j’ai travaillé sur une idée d’entreprise à créer. E-Béton a vu le jour : la première plate-forme numérique indépendante entre les centrales à béton et les chantiers. Après quelques mois de prospec- tion, j’ai orienté mon produit pour l’adapter aux besoins du marché et de mes clients, et notre modèle rencontre un beau succès auprès de professionnels.
Charles Dassonville, ESTP Paris.
L’échiquier de béton... connecté
Comment caractériser une innova- tion ? Après réflexion, il s’agit d’une action qui consiste à sortir du sens commun, des sentiers battus, pour apporter des solutions inédites. L’innovation est, en effet, un pro- cessus continu dans lequel il ne faut pas hésiter à avancer d’un pas puis reculer de deux pour améliorer son idée, son concept ou son produit et aboutir à la solution idéale... en partant du postulat qu’elle existe. Pour innover, il me semble égale- ment indispensable de confronter différentes disciplines afin d’en tirer la quintessence. Dans notre cas, nous avons combiné diffé-
Avis d’experts
Joël Cuny
rentes facettes de l’électronique et des travaux publics afin de donner vie à l’échiquier connecté. Les ex- périences menées sur le matériau béton en lui-même sont également fascinantes. À la fois simple de mise en œuvre mais imprévisible par certains aspects, il rend la tâche encore plus excitante.
En parallèle, la recherche est un domaine qui m’a toujours attiré car
on peut découvrir de
chemins » et créer des
fiques à la société. L’échiquier en béton connecté, sur lequel j’ai, avec mes collaborateurs, travaillé, n’au- rait pas vu le jour sans le partage d’expérience avec les encadrants et les partenaires. S’ouvrir, échanger avec des intervenants extérieurs et
« nouveaux outils béné-
 directeur des études et de l’innovation à l’École supérieure des travaux publics (ESTP)
C’est écrit dans les textes qui nous régissent. L’innovation, au même titre que la recherche, fait partie des missions d’une école d’ingénieurs décrites dans le code de l’éducation à l’article L. 123-3 : « Les missions du service public de l’en- seignement supérieur sont [...]: 2° La recherche scientifique et technologique, la diffusion et la valorisation de ses résultats au service de la société. Cette dernière repose sur le développe- ment de l’innovation, du transfert de techno- logie lorsque celui-ci est possible, de la capacité d’expertise et d’appui aux associations et fonda- tions, reconnues d’utilité publique, et aux poli- tiques publiques menées pour répondre aux dé- fis sociétaux, aux besoins sociaux, économiques et de développement durable.»
En outre, l’impératif d’un lien fort entre forma- tion d’ingénieur, recherche et innovation ap- paraît dans les critères d’évaluation des forma-
112 | septembre 2019 ecoreseau.fr
tions d’ingénieurs par la Commission des titres d’ingénieur (CTI). La CTI définit un référentiel générique d’acquisition des apprentissages dans lequel figure « la capacité à entreprendre et inno- ver, dans le cadre de projets personnels ou par l’initiative et l’implication au sein de l’entreprise dans des projets entrepreneuriaux ». Le secteur innove. Il est condamné à innover, avec cet envi- ronnement fait de numérique, d’intelligence ar- tificielle, de smart city... L’innovation n’est pas le pré carré, n’est pas réservée à des professionnels qui ne sont pas de la construction. Et avec ces objectifs en tête, on les met au défi, avec une pé- dagogie de groupe, via des hackathons comme les 48 heures de l’innovation.
En relation avec plus de 100 entreprises
Les étudiants ont assez peu de connaissance du monde de l’entreprise, en arrivant dans notre
établissement – ils sortent de classe prépa. D’où l’idée d’une présentation socio-économique du secteur, avec une sensibilisation à des théma- tiques comme la recherche, le droit, les brevets, les normes... Tout est actuellement rénové. Si l’entrepreneuriat – et l’innovation – étaient des notions abordées sous forme d’option, il compte aujourd’hui pour 10% du cursus. Tous nos jeunes sont exposés à cet enjeu de la création. Mais, historiquement, le forum met en relation les jeunes avec plus de 100 entreprises. C’est l’une des plus grosses manifestations de ce genre en France. Et c’est sans compter des focus réali- sés dans le cadre, par exemple, de la chaire ingé- nierie des bétons, dont le libellé est «De l’idée à la réalisation : comment j’ai créé ma start-up ». Je crois que le terreau est là. Charge à nous de leur donner la possibilité de s’exprimer.
]]></page><page Index="113" isMAC="true"><![CDATA[ JUXTAPOSITIONS
Violences gratuites/Les Ronds-Points/La couleur jaune/Héros/Rurbanisation/ Père porteur Immortalité/Reconnaissance faciale/Happycondriaques
le regard sémantique
expressions
  Jeanne
bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
De graves sujets de société Un homo agressé toutes les 33 heures, ce constat en une de L’Ex- press en novembre 2018 est le mot d’ordre d’une pétition pour dire assez à ces casseurs de pédés, pour faire barrage à ces violences gratuites. En 2018, les violences gratuites sont en forte hausse, tout comme les incivilités et les violences scolaires contre les profs.
Requiem pour Mireille Knoll, victime de l’Anti- sémitisme, écrira Paris Match après la marche blanche en sa mémoire, à Paris le 18 mars 2018. Le terrorisme sera encore au cœur de la socié- té française : Daesh revendiquera notamment les attentats de Trèbes et du Marché de Noël de Strasbourg.
Des questions d’époque La question de la GPA divise. L’animateur Marc-Olivier Fogiel, père porteur de deux filles conçues par mère porteuse en devient le promoteur médiatique.
Le culte du bonheur interroge également. Faut-
il être contre les Happycondriaques ? Ces gens persuadés de ne jamais être assez heureux. Ouest-France remarque que cette quête du hap- py passe par l’essor du marché de l’immortalité, une ruée vers l’âge pour repousser toujours plus loin les limites du vieillissement. En attendant, l’IA fait parler les morts : grâce à des chatbots qui reprennent toutes les traces numériques laissées par les défunts. Voici donc L’humain augmenté contre la mort.
Quant à notre vie de couple, elle est ancrée dans le Moi, Moi et Moi. En effet, 1,2 million d’amou- reux vivent ensemble, mais séparément : La ten- dance du chacun chez soi bouscule la définition du couple analyse Le Figaro.
Et la reconnaissance faciale arrive sur nos smart- phones !
Des mots révélateurs La Fracture se concrétise avec la rurbanisation. Ce terme évoque les villes qui débordent sur les zones rurales. Des zones
« Juxtapositions », Jane Bee
rurales devenues, malgré elles, de nouvelles ban- lieues. Alors, comment sera la ville de demain ? Ronds-points renvoie à ces infrastructures sym- boles de la mobilisation des gilets jaunes : en dé- cembre, 360 ronds-points sont encore bloqués. Dans Libération, l’historien médiéviste Michel Pastoureau rappelle que la couleur jaune est la couleur des trompeurs mais aussi des trompés. Le foot et les héros pour nous échapper de la fracture C’est Amour foot pour Deschamps, MBappé et les autres, devenus Champions du monde. Champions, mais également héros. Au Panthéon des héros de 2018, il y aura Arnaud Beltrame, il y aura aussi Mamoudou Gassama qui sauve le 26 mai un enfant de 4 ans suspendu à un balcon.
Seuls nos héros nous font un peu oublier ces jux- tapositions contradictoires. n
ecoreseau.fr septembre 2019 | 113
]]></page><page Index="114" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
les mots de la fin
 [ coups de langue ]
   [ prénom nature ] Sylvain
Savez-vous
que puiser son énergie dans l’écorce d’un arbre en étreignant son tronc ou en installant
des malades près d’une forêt pour aider à leur rétablissement s’appelle la sylvothérapie ? Rien de trop surprenant lorsque l’on sait que Sylvain désigne quelqu’un qui vit dans la forêt, comme les elfes
de Tolkien.
[ le mot de septembre ]
  Cid
 De l’arabe sayyid qui signifie « seigneur ».
Il s’agit aussi du surnom donné au fameux Don Rodrigue de l’œuvre de Corneille.
De fil en aiguille p « Avoir les yeux de Chimène » Cette expression fait référence au Cid de Corneille et rappelle l’amour lisible dans les yeux de la jeune femme à l’égard de Don Rodrigue. On utilise donc cette expression pour parler d’une femme amoureuse (mais aussi d’un homme amoureux !) ou de l’intérêt porté à une chose ou à un être humain.
Chlorure d’aminométhylpyrimi- dinylhydroxyéthylméthythiazolium
Non, il ne s’agit pas de ce qui apparaît à l’écran lorsque l’on pose un chat sur un clavier d’ordinateur, mais
bien de l’appellation scientifique de la vitamine B2 qui intervient dans le métabolisme de réparation des muscles.
    [leGROSmot]
   [ le mot à PlACER ] Schadenfreude
Un mot d’origine germanique qui fait référence à la
joie mauvaise provoquée
par le malheur d’autrui.
En français, on aurait tendance à dire : « Mieux vaut toi que moi », ce qui est tout aussi sympathique.
[ C'est très simple ] L’accord des couleurs
   Lorsque la couleur est un adjectif,
il s'accorde en genre et en nombre.
ex.: «Une souris verte»
PROCHAIN NUMÉRO LE 1er OCTOBRE 2019 114 | septembre 2019 ecoreseau.fr
SAUF...
ET ENCORE...
POURTANT...
MAIS...
... si l'adjectif en question est un nom commun qui est pris adjectivement :
la couleur est alors invariable.
ex.: «Des yeux marron»
Si en France on donne sa langue au chat lorsqu’on se trouve sans réponse à donner, au Canada,
on dit que le chat est sorti du sac dès qu’un secret se trouve éventé. Les chats règnent sur le monde, patte de fer dans un gant de velours.
... certains noms sont assimilés à des adjectifs et s'accordent donc avec le nom qualifié: mauve, pourpre, rose, écarlate, fauve, vermeil et incarnat.
     ... on écrit «Des camisoles jaune et bleu» si chaque camisole comporte du jaune et du bleu. Mais, on écrit «Des camisoles jaunes et bleues » s'il y a des camisoles uniquement jaunes et des camisoles uniquement bleues.
 ATTENTION...
... deux adjectifs employés pour désigner une seule couleur sont invariables.
ex.: «Des yeux bleu clair»
 ...si ce sont deux adjectifs de couleur, on met un trait d'union.
ex.: «Des yeux bleu- vert»
  ]]></page><page Index="115" isMAC="true"><![CDATA[                   LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRE CABARET DU MONDE !
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]]></page><page Index="116" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page></pages></Search>