﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="100"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[ ecoreseau.fr
N° 62 - été 2019
La 1re
surface agricole d’Europe change de modèle
MANAGEMENT
Stress au travail
la faute au manager?
Centres commerciaux
ils ont 50 ans,
Réseaux & influence
Big data
les grands chantiers en Europe
et demain ?
dans les clubs d’œnologie
rencontres au sommet
entreprendre | innover | positiver
BEL:4,90€-DOM/TOM:4,90€-NCAL/S590cfp-POL/S650cfp-CAN6,50$ca-MAR46MAd
IMPACT
Conférenciers motivationnels
champions,
les Français/es !
PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ
LA FRANCE DU BIO S’AFFIRME
Métiers
ceux qui disparaissent, ceux qui naissent
Séminaires Financement
de rentrée des entreprises
l’idéal pour jouer la combinaison rebooster les équipes des solutions
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[               éditorial
olivier Magnan
Rédacteur en chef
IPlus optimistes qu’alarmistes
l faut détruire Carthage, delenda est sont pas antagonistes [...] que les inves- Carthago, répétait Caton l’Ancien à tissements permettant la transition sti- chacune de ses prises de parole de- muleront la croissance tout en réduisant vant le Sénat romain. Salus danda les importations des énergies fossiles qui
est terrae nostrae, littéralement, « il faut impactent aujourd’hui négativement nos
le chat de
    donner le salut à notre terre», devraient entonner à tout moment journalistes et responsables politiques, peut-être pas en latin, mais bien scander l’ordre pour qu’il s’impose à tous, jusqu’aux climatoscep- tiques qui nient la réalité d’une terre surconso(um)mée. Un certain Emma- nuel Macron l’a dit une fois en anglais, à sa façon, Make our planet great again, après un Chirac qui parlait, lui, de Mai- son qui brûle.
Parce que trois millions de voix se sont portées sur un candidat écologiste aux élections européennes, on a vu le Pre- mier ministre Édouard Philippe parler soudain, dans son discours de politique générale, d’« urgence écologique » et dé- créter « l’accélération », évoquer « une
économies », comme le rappelle Olivier Scalabre, l’un des directeurs associés du Boston Consulting Group. Du reste, Geoffroy Roux de Bézieux, patron du Medef, l’affirme à la Caton au fil de ses prises de parole.
Salus danda est terrae nostrae, il faut sauver la terre, non par engagement aveugle dans une idéologie écolo fana- tique qui n’a jamais vraiment existé, mais simplement parce que l’humanité doit ré- former ses méthodes de production pour qu’une économie de croissance reprenne dans une maison qui ne brûle plus. Voyez nos pages dédiées à l’essor de l’agricultu- re biologique (pages 20 et suivantes). La France assure « naturellement » sa tran- sition vers des sols assainis, donc des eaux moins agressées et des productions de saison. L’industrie n’attend que des cadres normatifs clairs pour, « naturel- lement », se flécher vers des productions assainies. Mais seuls des dirigeant/es politiques optimistes plus qu’alarmistes seront à même de donner le tempo. Es- pérons que la nouvelle présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, entende un peu de latin... n
@EcoReseau       LMedia EcoRéseau Business
ambition écologique » au
l’acte II » du quinquennat. Un
da est terrae nostrae dont on attend qu’il s’ancre dans la réalité d’une promesse de neutralité carbone en 2050 (pour la seule France !), date qui compromet déjà l’ob- jectif d’une augmentation moyenne de température limitée à 1,5°. Or l’industrie française, impliquée à hauteur de 20 % des émissions, a compris que les «enjeux environnementaux et économiques ne
ecoreseau.fr
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« cœur de
Salus dan-
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Jean-Marie Benoist, Geoffroy Framery, Bertrand Grousset, Marie Grousset, Marc Hervez, Pierre-Jean Lepagnot, Émilie Massard, Julie-Chloé Mougeolle, Jonathan Nahmany, Nicolas Pagniez, Patrice Remeur, Charlotte de Saintignon, Ariane Warlin, Murielle Wolski
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                                                 ecoreseau.fr juillet/août 2019
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]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[                 20
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galaxie 36
briefing de l’optimisme
the green life®
briefing économie 38
en immersion... Van Gogh à l’atelier des lumières
Trophées Optimistes 2019
Coryne Sultan, formation à distance pour entreprendre Philippe Champion patron boxé/boxeur
décryptage Comment se construit une économie de données européennes ?
pratique
eNtReRiSeS À CultiVeR et a ReBooSteR
indépendants le privilégient Séminaires de rentrée, courts mais denses !
briefing rh & formation
vie privée
62 culture & co
64 essais autos
65 l’art du temps
75 santé alerte à la leD et à la lumière bleue !
76 dans l’air du temps Yachting, enquête sur ces millionnaires qui louent le grand luxe
80 baromètre finance & marchés 83 baromètre patrimoine & fiscalité
patrimoine
patrimoine
86 Peut-on jouer de la défiscalisation court terme en 2019 ?
88 Placements immobiliers : des choix multiples et raisonnés
92 expressions
abonnez-vous P. 13 et 67
entreprendre 40 & innover
briefing innovation 42 en couverture
la(GRaNDe?)
RÉVolutioN
Du Bio eN FRaNCe 44
grand angle Métiers en voie de disparition, en voie d’émergence
Société 50 ans de centres commerciaux :
quelle évolution ? 50 Portage salarial : Pourquoi les
l’œil décalé on les appelle motivational speakers, ils cartonnent aussi en France 52
réseaux l’œnologie, outil presque essentiel pour se constituer un réseau !
créer aujourd’hui
business guide
 56
60 carrières & talents Stress au travail
  4 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[ l’onde positive
thierry Saussez
Créateur du printemps de l’Optimisme, incubateur d’énergies positives.
Mes enthousiasmes
MON COUP DE CŒUR
... va à l’équipe féminine de football. Je dois dire que je suis bluffé! Non seulement par Amandine Henry, sa capitaine, mais par toute cette équipe déjà supérieure, en termes d’audience, au plus beau match des hommes. Nous assistons à une sorte d’engouement, de ferveur. Mais c’est sur le fond que cette équipe m’enthousiasme. Le Printemps de l’op- timisme a déjà consacré la femme la plus optimiste de France, Line Re- naud, les Bleues participent, elles, à la reconnaissance pleine et entière de l’égalité femmes-hommes. Elles marquent des points de progrès par rapport à la violence à l’encontre des femmes et l’inégalité salariale entre les genres. Vraiment, elles apportent leur pierre à l’édifice. Et elles savent perdre... comme les hommes !
LE LIVRE QUI M’A PASSIONNÉ
Au beau milieu de mon retard de lectures des philosophes, je suis tombé sur Fabrice Midal, l’un des enseignants majeurs en méditation, auteur de Devenez narcissique*. Sous la provocation du titre, il nous rappelle l’un des messages principaux des optimistes, commencer par se respec- ter soi-même. Rien à voir avec une caricature de l’ego. L’idée force est de dire que si vous n’utilisez pas toutes vos capacités, vous renoncez à rendre la vie des autres meilleure. Aux antipodes du pessimiste et de son «on n’y arrivera jamais». Si vous restez statique, vous perdez vos chances de vous accomplir et de rendre service aux autres. Midal rejette le «moi, je» au profit d’un «moi doux» en connexion avec les autres. *... et sauvez votre peau! Pocket.
LA PERSONNALITÉ QUI M’A FRAPPÉ
est Guy Savoye. Il fut le «taulier» de La cuisine du bonheur, l’ouvrage de cinquante recettes proposées par quarante chefs que Le Printemps de l’optimisme vient de produire. Guy est l’un des plus grands chefs fran- çais, donc du monde, à la tête d’un restaurant magnifique alors qu’il n’est qu’élégance et simplicité. Il incarne les rôles des chefs de la gas- tronomie française qui sont de nous donner du plaisir, du partage, de donner le sens optimiste à la cuisine productrice de sérotonine, l’hor- mone du bonheur, et tout simplement du plaisir des papilles. Ces chefs concourent largement à l’attractivité de la France à travers le tourisme et les affaires.
UNE ENTREPRISE NAGE SUR MON ONDE POSITIVE,
c’est Sodexo. Qui lance ses Rencontres inspirantes consacrées aux ac- teurs de l’événementiel. J’ai la faiblesse de penser que le Printemps de l’optimisme fait école. Une façon de donner aux événements leurs plein sens, qu’ils soient organisés par une association, des sociétés ou un parti.
ET LA PROCHAINE MANIFESTATION DU PRINTEMPS
DE L’OPTIMISME
L’IMAGE
CDes villes vertes et bleues
ertaines métropoles australiennes, comme Melbourne, Sydney, Adélaïde, Perth, Toronto au Canada ou Kunshan dans la banlieue de Shanghai constituent des modèles de villes durables. Face aux défis du changement climatique et de l’urbanisation mas- sive, leur objectif est d’adapter leur ville à son territoire, de lutter contre les errements
de trafic routier, de pollution de l’air, d’inondations et de chaleur urbaine. Elles ont aménagé l’es- pace urbain pour améliorer leur résilience aux aléas climatiques, mieux respirer, pérenniser leur approvisionnement en eau et leurs écosystèmes, tout en assurant le bien-être des populations. Pour endiguer les «îlots de chaleur», elles créent des îlots de fraîcheur, optimisent la gestion de l’eau, appellent à reconsidérer la place de l’or bleu dans les villes, des espaces verts et des parcs. Ces arbres, toitures et murs végétalisés et points d’eau exercent un rôle important de régulateur thermique, de puits de carbone en captant le CO2 ambiant et de barrières contre les odeurs, les bruits et les particules fines. Les espaces, conçus de manière cohérente et linéaire, dessinent des aménagements verts et bleus et constituent des « couloirs » dans lesquels nature et ville cohabitent. Dans la même démarche, Toulouse teste en ce moment des «pavés rafraîchissants» alimentés par dessous par de l’eau fraîche. Certes, on rafraîchit les villes, mais l’idéal serait quand même de limiter leur suréchauffement... n
briefing de l’optimisme par Charlotte de Saintignon
galaxie
     Un événement où ÉcoRéseau Business prend toute sa part, Great places to work, ces entreprises où il fait bon travailler, en novembre. Une plongée dans le bien-être au travail, mais pour une fois en mettant les pieds dans le plat tellement la thématique paraît parfois surfaite. Le bien-être en entreprise joue souvent les effets de mode, les gadgets, on brocarde ces happy chiefs officers. Eh bien nous donnerons la parole aux contempteurs de ces efforts réels pour mieux montrer ce qui se met en place dans les entreprises françaises. Concrètement. Ce que l’on ne dit pas souvent, pour la qualité de vie. n
Se connecter au Printemps de l’optimisme
www.printempsdeloptimisme.com
Rejoindre la ligue des optimistes
www.optimistan.org
Claude Boiocchi, COACH, CABINET PIERRE DE TOUCHE
Français/es et PME : une véritable Lhistoire d’amour
es PME jouissent d’une belle popularité auprès des Français/es. 77 % leur accordent leur confiance, contre 28 % seulement pour les multinationales. Plus de la moitié déclarent que les PME inspirent confiance (contre 6% pour les multinationales). Pourquoi tant d’amour? Les raisons ne manquent pas. Les PME sont considérées comme «proches
et humaines» par 56% des «confiants» parce qu’elles manifestent le souci de la satisfaction client (33 %). 85 % estiment que les petites entreprises favorisent le développement économique régional, qu’elles proposent des produits de qualité supérieure (78 %), qu’elles renforcent le lien social au sein d’un territoire (83% contre 24%), ou encore qu’elles sont animées par des entre- preneurs et collaborateurs engagés (76%). Dans les têtes, les grandes entreprises ne font pas le poids à l’échelle locale. Alors que le dessein des PME est grand: elles doivent répondre aux at- tentes sociétales et assurer par capillarité la vitalité économique et sociale des territoires. n Étude d’opinion La perception des Français à l’égard des PME» réalisée auprès d’un panel de 1052 Français/es par le cabinet d’études Occurrence pour la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (FEEF).
Un coach est une personne qui entre dans
 votre vie pour que vous vous en sortiez.
 ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 5
]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[        galaxie
briefing de l’optimisme
   3,5 MILLIONS
de projets d’embauches
le chiffre
39 % sous forme de CDI
30% en CDD
Dont 1, 2 million dans le commerce, la construction
et l’hébergement-restauration
testez votre optimisme
Voici une petite synthèse de
4 questions pour évaluer votre
niveau d’optimisme. Attention,
ce test ne vous apportera qu’une
indication sur un seul aspect de
votre optimisme.
Évaluer chacun des quatre énoncés :
1 : j’attends toujours plus de la vie
A. Je suis complètement d’accord (2)
B. Je suis en partie d’accord ou je ne sais pas (1)
C. Je ne suis pas d’accord (0)
2 : je n’attends rien de ce qui va m’arriver dans les années
à venir
A. Je suis complètement d’accord (0)
B. Je suis en partie d’accord ou je ne sais pas (1)
C. Je ne suis pas d’accord (2)
3 : Mes jours me semblent s’écouler lentement
A. Je suis complètement d’accord (0)
B. Je suis en partie d’accord ou je ne sais pas (1)
C. Je ne suis pas d’accord (2)
4 : je suis toujours plein de projets
A. Je suis complètement d’accord (2)
B. Je suis en partie d’accord ou je ne sais pas (1)
C. Je ne suis pas d’accord (0)
Faites le total des points indiqués à la fin de chaque réponse
pour obtenir un résultat sur une échelle de 0 à 8. Vous
obtiendrez votre degré d’optimisme. D’accord, les optimistes
ont parfois du mal à être réalistes. Mais réalistes ou pas,
ce sont eux qui font le plus avancer le monde et ils sont
beaucoup plus heureux que les pessimistes. En conclusion,
croyez en l’avenir et il vous sourira !
Source: Échelle de disposition à l’optimisme – In Giltay, traduction et adapta- tion par Jean Cottraux, psychiatre des hôpitaux, membre fondateur de l’Aca- démie de thérapie cognitive et enseignant à l’université Lyon-I.
  Source : baromètre Data Emploi et Territoires du groupe d’intérim Adecco
trophées CCi France international : 8 diamants exportables
 Ces tricolores qui s’arrachent
les Trophées CCI France International veulent valoriser les réussites françaises
à l’international comme en France. Cette
2e édition a sélectionné 25 finalistes pour récompenser 8 lauréats.
• Start-up
induo, tissu antitache et anti-transpiration. Réalise près de 50 % de son chiffre d’affaires à l’export.
• Entrepreneur français à l’étranger
C Green aG, biostimulants naturels pour l’agriculture.
• Innovation
PathMaker Neurosystems, entreprise
de médecine bioélectronique au stade clinique créée pour commercialiser les dernières avancées technologiques dans le développement de systèmes non invasifs pour le traitement de patients atteints de troubles neuromoteurs.
• RSE
engie Romania, acteur engagé dans la société civile au travers de multiples actions sociales dans la santé, la protection de l’environnement et l’éducation.
• Partenariat franco-local
technique Solaire, la PME française qui a créé une entreprise en Inde pour développer des projets d’énergie verte et agir en tant que producteur indépendant d’électricité.
• Meilleure performance à l’export
Le fabricant français de carreaux grès cérame fin vitrifié Winckelmans, présent dans 34 pays.
• Meilleure implantation étrangère en France Le groupe américain Hexcel possède 5 sites de production et un bureau commercial, avec 1 200 employés – en France depuis cent ans. • Prix spécial du jury
the SeaCleaners, avec son projet Manta, premier navire hauturier capable de collecter en grande quantité les macro-déchets plastiques qui flottent sur les océans.
Les cryptomonnaies
gardent le vent en poupe
 TOP 3
adieu
les marques françaises les plus « puissantes »
Classement établi par le cabinet spécialisé Brand Finance de Londres. Sur l’évaluation de la valeur des marques en euros, Total devient la marque la plus valorisée, à 21,69 milliards d’euros devant Orange et Axa.
Le bitcoin n’a qu’à bien se te-
nir. Mis en route en mars 2017,
la cryptomonnaie Ark sera
concurrencée par le futur libra
de Facebook. Or cette première
cryptomonnaie française,
Ark, a été lancée par Fran-
çois-Xavier Thoorens, co-fondateur et CEO d’Ark Ecosystem, société coopérative implantée dans le Jura. La particularité? Elle est en open source et totalement made in France. Le réseau, qui se définit comme « le wordpress de la blockchain », a bâti une grande communauté de développeurs à travers le monde. Autre pays, autre échelle, Facebook a prévu de lancer libra en 2020, sa monnaie virtuelle qui s’appuie sur une blockchain pri- vée. Objectif: que M. et Mme Anybody s’échangent de l’argent et réalisent des achats directement sur Facebook, WhatsApp ou Instagram. Libra sera constitué d’un réseau d’utilité publique géré collectivement par des acteurs du numérique – une tren- taine d’entreprises (de Mastercard à Spotify, en passant par Free) se sont associées au réseau social américain à travers une fonda- tion installée en Suisse. Cent fois plus rapide que le bitcoin, mais libra suscite néanmoins de nombreuses critiques, notamment à propos de la concurrence aux États qui s’en inquiètent. Selon les fondateurs de ces monnaies de rupture, l’émergence de ces nouveaux réseaux va favoriser les transactions numériques et la traçabilité, améliorer l’efficacité des programmes anti-blanchi- ment à travers les porte-monnaie numériques. Manque encore la confiance technologique pour que ces cryptomonnaies de- viennent des monnaies comme les autres. Ce n’est désormais qu’une question de temps. Court. n
 1
l’oreal
  2
 free
   3
  michelin
       François Doubin, merci
Connaissez-vous la « loi Doubin » ? Elle est essentielle. Promulguée
le 31 décembre 1989, elle a donné au commerce organisé et à la franchise
la transparence nécessaire entre franchiseur et franchisé. François Doubin,
alors ministre délégué à l’Artisanat, au Commerce et à la Consommation – 1988-1992 – dans
le 2e gouvernement Rocard et la présidence de Mitterrand, a tout simplement rendu le Document d’information précontractuel – DIP – entre les parties, obligatoire. Sans cet homme d’État, disparu le 18 juin, cette formidable dynamique entrepreneuriale qu’est le commerce organisé et ses variantes aurait pu connaître des errements insupportables.
Pour cette raison, au disparu, nous disons « merci ». Nous reviendrons sur ce tournant essentiel dans le n° de rentrée de Franchise & Concept(s), trimestriel supplément d’Écoréseau Business.
6 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[                    DERRIÈRE CHAQUE RÉUSSITE, IL Y A UN RÊVE.
L’AUDACE, C’EST D’Y CROIRE.
 Jean‐Guy Le Floch
Président d’Armor‐Lux
C’est pourquoi nous accompagnons depuis toujours des entrepreneurs visionnaires comme Jean‐Guy Le Floch, Président d’Armor‐Lux, qui a su faire d’un simple vêtement de marin un emblème du chic à la française.
                                                    * Étude TNS Kantar 2017 ‐ Banque Populaire : 1re banque des PME incluant les Banques Populaires, le Crédit Coopératif et les caisses de Crédit Maritime Mutuel. BPCE, société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 170 384 630 euros ‐ Siège social : 50 avenue Pierre Mendès France 75201 Paris Cedex 13 ‐ RCS Paris n° 493 455 042 ‐
 Crédit photo : Aurélien Chauvaud ‐
     ]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
   la bonne idée
Le recrutement collectif
Le constat En pleine croissance, la start-up Alan, expert de l’assurance santé, fondée en 2016, fonctionne sans manager.
L’idée Après être passée de 16 à 100 salariés en 18 mois et bientôt à 175 collaborateurs d’ici à la fin de l’année avec un chiffre d’affaires qui atteint 26 millions d’euros fin juin et une récente levée de fonds de 40 millions d’euros, la start-up embauche « proactivement des talents » sur divers métiers. Ici, il faut se montrer capable de s’adapter à sa culture d’entreprise : les réunions sont proscrites et les managers remplacés par des « owners ». Le recrutement relève de l’intelligence collective. Tous les salariés sont impliqués, ce n’est plus la chasse gardée des RH. Pour que ça marche, d’une part, tout le monde est formé au recrutement et, d’autre part, la start-up passe du temps à définir les besoins et les compétences recherchées pour établir les fiches de poste. Si elles comportent des critères de sélection,
le diplôme n’en fait apparemment pas partie puisque la start-up ne recrute pas les candidats selon ce critère. Elle a standardisé son processus de recrutement via plusieurs étapes clés – entretien de motivation, entretien technique, entretien personnel et journée d’immersion – avec des questions similaires pour chaque critère.
à lire
les disruptions qui transforment
David Fayon est un métrologue: il mesure! Ce PhD directeur
du programme d’innovation ouverte Time to Test à La Poste, producteur éminent d’ouvrages directs, pratiques et savants, livre avec Michaël Tartar, executive vice-president Digital Enterprise de Rok Solution, l’un des meilleurs «manuels» de disruption à destination des chefs d’entreprise pas trop disposés à se laisser balayer par le raz-de-marée numérique.
« À l’horizon 2010, il faut non seulement être digital ready, mais aussi disruption ready», préviennent les compères: toute organisation doit se montrer «apprenante», «agile pour anticiper», «s’adapter rapidement», jouer la «coopétition», «tirer profit de ses données», donner la prime à l’«expérience client ». Du coup, je ne comprends pas le sous-titre de l’ouvrage, pour parer aux disruptions: on ne «pare» pas aux disruptions, qui ne sont pas des menaces, mais des chances, on les accepte, on les anticipe, on les exploite. J’ai beaucoup apprécié en revanche la qualité des témoignages, l’alternance théorie explicative-exemples de terrain, indicateurs et mesures (inspirés parfois
de la thèse de David Fayon récemment soutenue – Mesure de la maturité numérique des acteurs du secteur bancaire). Une évidence clairement exprimée : cette Transformation digitale 2.0 concerne aussi les TPE. oM Transformation digitale 2.0, 6 leviers pour parer aux disruptions, David Fayon et Michaël Tartar, Pearson.
rencontre
Paul de leusse, DG d’orange Bank : « je veux des clients actifs »
Parce qu’elle apparaît, en novembre 2017, avec retard sur le
plan prévu, comme une néobanque issue d’un opérateur té-
lécom puissant, la banque Orange fait peur à la concurrence:
va-t-elle rafler la mise d’un marché alors disruptif à l’encontre
du monde des banques monolithiques? Un an et demi plus
tard, les start-up comme Compte Nickel ou N26 en Europe ont
dépassé le million de comptes quand Orange Bank se dit sereine à 300000 ouvertures. Même Groupama banque, parmi les pionnières un peu élitistes, rachetée à 65% par Orange Bank, revendique 500000 clients, dont la migra- tion vers Orange, actée, se veut graduelle.
En octobre 2018, le départ du premier DG de la banque, André Coisne, et de quelques-uns des premiers responsables de l’enseigne, jette le doute sur la sé- rénité affichée. Celle de son successeur, Paul de Leusse, reste entière, huit mois après sa nomination. Passé par Bain & Company, Crédit Agricole comme directeur de la stratégie, puis DG délégué de CA Corporate and Investment Bank avant d’être le patron des implantations internationales, l’homme de 47 ans s’investit dans la direction générale sur le mode piano : « Avec 20 000 ouvertures par mois, le recrutement de client/es n’est pas un souci pour moi. Ce que je veux mesurer, c’est leur engagement, autrement dit le nombre d’opé- rations qu’ils passent chaque mois. » L’un des critères Forbes de son classement des meilleurs banques 2019 dans lequel Orange Bank arrive en 2e place der- rière Monabanq. Or sur les dix premières places françaises du classement, sept sont occupées par des banques en ligne. Paul de Leusse arme un navire vent en poupe.
Objectif à dix ans
À force de distiller ses services en ligne au compte-gouttes, la banque de l’opérateur télécom historique – présente au sein des boutiques Orange qui lui assurent 60 % de son recrutement – attire à son rythme via les paiements, source modérée de bénéfices. Le patron vient de mettre en place un crédit à la consommation modulable, débloqué en fonction des besoins réels. Sa décision de jouer les « Bankin’ » en affichant sur le mobile des clients leurs achats et leurs rentrées en temps réel comble une clientèle qui veut gérer son compte au jour le jour. La carte premium à 7,50 euros par mois pourvue d’un cryptogramme de sécurité dynamique variable toutes les heures vaut bien celles des banques «de luxe». «Je mettrai en place une ou deux innovations par an, comme une offre d’épargne. » Avec son objectif fixé par Stéphane Richard de deux millions de comptes en dix ans, Paul de Leusse prendra son temps. En attendant, il expédie chaque membre du comité de direction en «stage» dans les services et ses services « épluchent » quelque 20 000 CV par an, signe, dit-il que sa (néo) banque est attractive. Il investira 25 % de son budget informatique dans la nu- mérisation cette année. n oM
 Quand les dircom évaluent leur métier
 small data
Étude de Cision menée auprès de 343 dircoms sur leur ressenti
72%
estiment que la communication prend une place de plus en plus importante dans les entreprises
37%
font partie du comité de direction
60%
attendent plus d’outils pour embrasser la transformation numérique de leur métier
30%
indiquent que la génération de leads est un objectif prioritaire
70%
pensent que les RP ont toujours une place prépondérante dans leur stratégie de com
    51%
souffrent d’un manque d’écoute de la direction générale
  8 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
© Guillaume Lechat / Orange
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[                 DESTINATION : FUTUR
  L’énergie est notre avenir, économisons-la ! www.shell.fr
(1) Chiffres indicatifs au 01/04/2019 pouvant être modifiés suivant les évolutions des réseaux Shell et partenaires. (2) Dans les stations-service proposant ces carburants.
CARTE SHELL
LA MOBILITÉ A DE L’AVENIR
    MULTI-RÉSEAUX
SHELL I BP I E.LECLERC I ESSO EXPRESS I AVIA I ESSO
Un large réseau de plus de 2 200 stations en France (1) Plus de 1 000 stations à prix bas
Plus de 25 000 stations en Europe
MULTI-SERVICES
Acceptation aux péages, ponts, tunnels, lavage et parkings Gestion connectée et sécurisée des cartes
Contrôles avancés et alertes préventives
MULTI-ÉNERGIES
Solution intégrée pour la recharge des véhicules électriques
Accès à plus de 18 000 bornes du réseau NewMotion avec la carte Shell
Installation de bornes par NewMotion sur le parking de votre entreprise
ou au domicile de vos collaborateurs
NOUVEAU
Accès au Gaz Naturel Liquéfié (GNL) (2) Accès au carburant Shell GTL (2)
                      Société des Pétroles Shell - Tour Pacific - 11/13 cours Valmy - 92800 - PUTEAUX - France - Création : zao.agency
]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing de l’optimisme
Cuisine d’été au Printemps de l’optimisme
C’est tout simple, si l’on fait abstraction des efforts de l’équipe
des Printemps de l’optimisme réunie autour de son président, Thierry Saussez, le conseil en communication optimiste partenaire d’ÉcoRéseau Business : les jardins de la Maison de l’Amérique latine mis à disposition par Jean-François Camarty, directeur
des affaires publiques du groupe Elior, déjà très impliqué dans la denrée bio, un buffet bio et des légumes à profusion en provenance de la Maison Colom (prince du bio à Rungis), des
invités exceptionnels et... un vrai livre de recettes, la cuisine du bonheur, recueil de 40 chefs sous la houlette de Guy Savoye, du reste lui aussi présent. Mais simple ou pas, Thierry Saussez homme de pouvoir est quand même l’un des rares « optimistes » déclarés à savoir réunir Christiane Lambert, la patronne de la FNSEA qui sait aussi parler «agriculture bio» (thématique En couverture, p. 20), Florence Servan-Schreiber, journaliste et conférencière (thématique
Œil décalé, p. 34), Babette de Rozières, cheffe, restauratrice et animatrice télé (La Cuisine de Babette) et jusqu’au docteur Frédéric Saldmann, nutritionniste-hygiéniste et auteur, capable de donner une leçon de périnée aux invités... Sans oublier le parrainage d’Interbev, interprofession bétail et viande ! De la com pur jus efficace. oM
Start-up + grands groupes : duos de choc
Les grands groupes et les start-up font parfois bon ménage. En atteste la 2e édition des Village Awards de l’écosystème Village by CA qui a primé les meilleures coopérations entre start-up et grands groupes. Le duo Too Good to Go-Unibail-Rodamco Westfield se distingue dans la catégorie « Coopération la plus efficace ». Avec le déploiement de Too Good To Go dans ses
92 centres de shopping, Unibail-Rodamco-Westfield ambitionne de sauver 50 000 repas en France en 2019. Movinglab et le ministère des Armées, via son organisme de soutien à la vie du personnel militaire, sont lauréats de la catégorie « Coopération la plus inattendue ». Objectif en 2019 : accompagner 3 500 familles dans leur déménagement. Enfin, le duo AFULudine-Aperam, qui a abouti à un nouveau produit de lubrifiant breveté et commercialisé, a reçu la « mention spéciale du jury ».
elle est centenaire
Amora, amour de moutarde
naissance 1919 La marque Amora est déposée au greffe du tribunal de commerce le 23 sept 1919 par Armand Bizouard, fabricant de moutarde dans le berceau historique du célèbre condiment jaune, à Dijon.
HISTOIRE Tout au charme de sa délicieuse moutarde, Armand Bizouard se serait exclamé : « C’est un amour de moutarde, ce sera Amora. » Une quinzaine d’années plus tard, Raymond Sachot, nouveau propriétaire, fut conforté dans ce choix quand il découvrit à l’occasion d’une visite du temple d’Abou-Simbel en Égypte qu’Amora n’était autre que le quasi-nom de Râ Ora, dieu du Soleil levant (Amon Râ). La marque est définitivement adoptée. En 1931, il réorganise l’entreprise et commence l’industrialisation. En 1934, Amora révolutionne le marché de la moutarde en accord avec la vieille devise des moutardiers : « Il n’est pas de bonnes moutardes dans de vilains pots.» La saga du verre iconique réutilisable d’Amora commence. Dans les années 1940, Raymond Sachot est le premier à se lancer dans la communication publicitaire. Amora intègre le quotidien des Français/es. La marque brandit haut l’étendard du goût et décline des slogans « goût de foudre », « Amora exalte la saveur des plats », « pas de bons plats sans Amora »... En 1953, le verre réutilisable Givror fait son apparition. Le succès est immédiat. Il sera désormais décoré. Dans les années 1970, Amora change de main et passe sous le contrôle du premier groupe alimentaire français BSN, très vite rejoint par Maille. Amora innove en permanence. La marque joue les précurseurs dans de nombreux produits et emballages. C’est à elle que l’on doit la première vinaigrette prête à l’emploi, les bouteilles de ketchup ludiques en plastique souple (désormais mal vu) ou encore le fameux tire-croq pour extraire facilement les cornichons. En 1992, Amora lance son slogan retentissant: «Par amour du goût!» Toute une philosophie résumée à travers sa signature.
aujourd'hui
En 1999, Amora rejoint le groupe Unilever. En 2019, la marque iconique est leader sur le marché des condiments et célèbre 100 ans de goût sur les tables françaises. Pour fêter cet anniversaire, elle devient fournisseur officiel de la 106e édition du Tour de France. Le 6 juillet, elle a pris le départ de la course cycliste la plus attendue de l’année et « sort » une nouvelle édition limitée, Amora 100 ans & Tour de France de son incontournable verre à moutarde sérigraphié. Amora par amour du goût... et du Tour ! n
    10 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[ Au rayon des bonnes
nouvelles, les
hashtag#emplois dans les énergies renouvelables
ont grimpé de 5,4 % en
France en 2017 (par rapport
à 2016), pour atteindre 465
450 postes en équivalent
temps plein (ETP). Soit 1,8 %
de l’emploi intérieur total français. Une croissance
bien plus élevée que dans l’économie en général (seulement 1 % en 2017). Les métiers qui recrutent le plus ? Les professions liées à l’agriculture bio, suivies des métiers des énergies renouvelables (notamment dans
la production d’équipements,
les travaux d’installation et de maintenance ou la production de biocarburants).
Source : étude du Commissariat général au développement durable (CGDD)
the green life®
galaxie
p Grenoble future capitale verte européenne ?
  UPandobac met les bacs out
n service de bacs réutilisables pour grossistes et restaurateurs, Pan- dobac, entend remplacer et carrément supprimer les emballages jetables dans le secteur du transport de produits alimentaires. À l’origine de l’idée, Shu Zhang, une jeune entrepreneure qui a
monté son restaurant dans le 12e arrondissement parisien et s’est affolée de la quantité de cartons, cagettes en bois ou plastique et de caisses en polystyrène qu’elle jetait chaque jour. Chaque année à Rungis, les grossistes dépensent 52 millions d’euros d’emballages jetables. Récompensée par le Prix de l’En- trepreneure responsable 2019, elle les a dès lors convertis à sa solution clés en main qui s’intègre sur l’ensemble de la chaîne et prend en charge le lavage, le réapprovisionnement et le tracking des bacs. n
p les déchets non recyclables, source d’énergie alternative
Nantes était la dernière en date dans l’hexagone. C’était en 2013. Cette année, c’est Oslo, qui cédera la place en 2020 à Lisbonne. Prochaine candidate au titre honorifique de capitale verte de l’Europe, Grenoble. Au cœur des montagnes, la ville souhaite, une fois labellisée en 2022 capitale verte, porter la cause des Alpes, deux fois plus touchées par le dérèglement climatique. Le titre,
institué en mai 2008, est attribué chaque année
par l’Union européenne
à la ville qui a rempli des objectifs « ambitieux » en matière d’environnement, de développement durable et qui veut agir comme
« modèle » pour d’autres villes ». Grenoble compte un temps d’avance et n’a pas attendu la Cop21 de
2015 pour se rassembler autour des défis climatiques, de justice sociale et de démocratie. La ville a déjà relevé le défi de l’écomobilité, s’est engagée sur le chemin
de l’autonomie alimentaire, a généralisé l’alimentation bio dans ses cantines, facilité l’égalité et la justice avec la mise en place de la tarification solidaire et la gratuité ciblée. Rendez-vous en 2020 pour les résultats.
p l’économie verte recrute
   Quatorze projets industriels
de production d’énergie sont lancés par des acteurs de la filière déchets et de l’énergie. Concrètement, l’énergie sera produite à partir de déchets non recyclables issus des refus de tri et qui possèdent un potentiel calorifique important. Pour le comité stratégique de la filière Transformation et valorisation des déchets, il est urgent de développer la filière industrielle
des combustibles solides de récupération (CSR). L’objectif
de ce détournement de 970 000 tonnes de déchets du stockage en centre d’enfouissement : économiser 350 000 tonnes d’équivalent CO2 chaque année grâce à la production de l’énergie produite par les CSR au détriment de l’utilisation des énergies fossiles. Et éviter un import d’énergie de plus de 1,8 million de barils de pétrole chaque année.
Près de 60% des Français/es pensent que la voiture électrique est l’avenir de l’automobile. L’étude révèle les
principaux reproches
à l’encontre des véhicules
dits traditionnels. Ils
sont d’abord liés aux
coûts: carburant pour
65,8% des sondé/es et
coûts d’entretien pour
37,3%. Vient ensuite
l’impact écologique.
En conséquence, à
prix et performances
égaux, plus d’une personne sur 4 choisirait un véhicule électrique. Principale motivation? Respecter l’environnement. Pourtant, dans les faits, seulement 3 personnes sur 10
ont déjà roulé en voiture électrique. Depuis le début de l’année, les ventes de voitures électriques
s’accélèrent malgré le gros inconvénient, l’autonomie.
Source: sondage de l’institut d’études Feedback réalisé du 7 au 16 mai 2019 auprès de 1 148 personnes.
p l’automobile sera électrique
ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 11
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie par Charlotte de Saintignon apps au top
p Qioz multilingue gratuit/gratis/free/frei/
Véritable alternative aux géants du
commerce, Pushoose est un outil
gratuit pour faciliter les achats locaux. Il
privilégie les marques éthiques, l’achat
de produits de qualité et durables, en
circuits courts. Chaque vendeur inscrit
sur l’app a été sélectionné en fonction
de la traçabilité et de la qualité de ses
produits. Toutes les marques proposées
sont respectueuses des hommes et de l’environnement. L’app intègre une map histoire de visualiser les vendeurs autour de soi, selon la catégorie de produits choisie.
p MyCarSpot vous trouve une place en boîte
   Pushoose pour shopper Vlocal et responsable
éritable alternative aux géants du commerce, Pushoose est un outil gratuit pour faciliter les achats locaux. Il privilé- gie les marques éthiques, l’achat de produits de qualité et durables, en circuits courts. Chaque vendeur inscrit sur
l’app a été sélectionné en fonction de la traçabilité et de la qualité de ses produits. Toutes les marques proposées sont respectueuses des hommes et de l’environnement. L’app intègre une map histoire de visualiser les vendeurs autour de soi, selon la catégorie de produits choisie.. n
p Yuka, version premium
Depuis janvier 2017, l’app Yuka
scanne les produits alimentaires
et cosmétiques pour évaluer leur
impact sur notre santé. Elle vient
de lancer une version premium
qui va scanner un nombre illimité
de produits (contre 75 dans la
version gratuite). Ces utilisateurs premium configurent des alertes personnalisables sur les allergènes et les éléments indésirables. Yuka est également en train de lancer l’application en Belgique.
La Suisse et le Luxembourg suivront dans la foulée. Pour l’heure, en France, elle compte 8,8 millions d’utilisateurs, avec 2 millions de produits scannés chaque jour, 450 000 produits alimentaires référencés et 150 000 pour les cosmétiques.
Les Français/es perdent en moyenne 1 jour par an pour trouver une place. Via app et plate-
forme, MyCarSpot accompagne les employés des plus grandes entreprises comme Lavazza, JCDecaux ou Société Générale dans la gestion des places de parking. Concrètement, chaque semaine, l’utilisateur indique
s’il compte utiliser sa place. Sinon, il offre la possibilité aux autres employés de la réserver.
p MapStR révolutionne les voyages
Avoir accès à des adresses
et des tips privilégiés, c’est l’ambition de MapStore. L’app enregistre vos adresses préférées de restaurants, hôtels, boutiques à l’étranger, en créant sa propre carte du monde. MapStore propose des extensions payantes pour obtenir des cartes dédiées
et signées par des grands noms de la gastronomie, des influenceurs de renom, des personnalités incontournables et inspirantes, des magazines, des marques ou des institutions. En un clic, on accéde aux références de ces experts. Ce véritable kiosque en ligne contient 365 cartes disponibles et près de 10 000 cartes à l’horizon 2020 : spot inédit, bar branché, speak easy, adresse inconnue ou à ne pas manquer, vue d’exception, incroyable rooftop, lieu historique, rendez-vous d’initiés, friche préservée, musée, expo incontournable...
    mouvements
p atout France Caroline leboucher,
50 ans, École des Mines, Polytechnique
est nommée directrice générale
p BPi Group
Sybille Delaporte,
49 ans
devient directrice générale déléguée
p Coverlife (groupe adélaïde) jean-Sébastien Nénon,
48 ans
est promu directeur général
p France invest alexis Dupont,
33 ans, ensae Paristech
est nommé directeur général
p Smile&Pay Nicolas de labarre, 36 ans
nouveau directeur général
p tBWa Groupe Renaud Berthe,
eMlV, essec
prend la direction générale de TBWA Paris
p toyota France
Frank Marotte,
51 ans, MBa HeC, Centrale Paris, MBa eSlSCa Business School
est nommé président-directeur général
p université Paris-Saclay Sylvie Retailleau,
54 ans
élue présidente
         Vous avez changé de fonction ? Faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !
12 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[  Pousses.Paris pour les entrepreneurs à impact
Ade la capitale
vec Pousses.Paris, l’incubateur Paris Initiative Entreprise expé- rimente en avant-première sur le territoire parisien un guichet unique d’accueil pour les entrepreneurs solidaires avec le sou- tien de la Ville de Paris. Plate-forme d’orientation intelligente,
Pousses.Paris veut en finir avec le labyrinthe des aides et dispositifs et pro- poser des solutions d’accompagnement sur mesure. Ce fil d’Ariane donne accès à des conseils de professionnels, sensibilise les entrepreneurs sur la formalisation de leur projet, les guide lors du lancement sur les questions épineuses du financement, du recrutement et des règlementations et leur donne accès à la Communauté d’entrepreneurs de Pousses.Paris. n
p Quand les américains s’en mêlent
L’effet des faits
es faits sont têtus. Alors que le chô- mage est à son niveau le plus bas en France depuis dix ans, les tensions sur le marché de l’emploi persistent.
Les résultats de notre baromètre de juin confirment ce que nous dit haut et fort une majorité d’entrepreneurs. 60 % des entre- prises de 10 salariés ou plus ont connu des difficultés pour recruter au cours des douze derniers mois. Effet des faits: un quart d’entre elles indique même avoir échoué à trouver le profil dont elles avaient besoin. La pénurie de compétences se fait encore plus grande dans l’industrie, à la peine pour at- tirer des talents. C’est pourtant un des sec- teurs piliers ciblés dans le Pacte Productif 2025 pour « produire plus et mieux » afin de renforcer notre souveraineté économique et atteindre le plein emploi...
Pour trouver le bon profil, le recrutement par le réseau, personnel ou professionnel, s’im- pose comme le moyen le plus utilisé et le plus apprécié par tous les dirigeants. Les intermé-
briefing économie
galaxie
  ça incube
  Le programme d’accompagnement WeWork Labs a ouvert ses portes à Paris en mars,
il est déjà rempli à moitié. C’est le premier programme d’accompagnement à destination des entrepreneurs en France lancé par le fournisseur américain d’espaces de travail WeWork. Après l’Allemagne, la Chine et le Brésil, l’entreprise s’ouvre aux start-up de la capitale, accompagne les entrepreneurs franciliens
dans leur projet en phase de démarrage. Une cinquantaine l’ont déjà intégré, sachant que le programme va accueillir jusqu’à 90 personnes. Sa particularité ? Son réseau à dimension international. Pour 450 euros par mois, le programme comprend les bureaux, les services proposés par WeWork et, surtout, le tutorat via des mentors et des experts.
Retrouvez l’intégralité des résultats de la grande consultation sur www.grandeconsultation.fr
Jugement de valeurs
  Béatrice
diaires publics et privés sont moins sollicités (respectivement 20 % et 14 %). Sans doute à mettre en lien avec la nécessité exprimée par les entrepreneurs que ces opérateurs appré- hendent mieux la réalité de leurs besoins. Il y a urgence : 9 % des chefs d’entreprise en- visagent d’augmenter leur nombre de sala- riés dans l’année à venir. Le niveau observé globalement ces trois derniers mois pour cet indicateur est d’ailleurs inégalé au cours des deux dernières années.
Les intentions de recrutement affichées sont un signe de confiance. En ce début d’été, le moral est comme le temps : au beau fixe. On se retrousse les manches. On pose les gi- lets (jaunes !)... Le sentiment de confiance atteint un record, avec 63% des interrogés. Pour autant, on note un peu d’ombre dans ce ciel dégagé avec des interrogations sur la future réforme des retraites ou sur les prises de position des États-Unis vis-à-vis de la Chine ou de l’Iran. Là encore, l’effet des faits... n
Genoux
Responsable Pôle Études/ Enquêtes CCI France
ecoreseau.fr juillet/août 2019
| 13
]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[ galaxie
briefing économie
  p 2 au 5 juillet 2019
toa - tech open air (allemagne) Trois jours de festival dédiés aux start-up et à l’innovation.
Berlin, Allemagne, toa.berlin
p 19 juillet 2019
Salon du luxe
Rencontre avec des professionnels du luxe francophone pour débattre des mutations, de l’avenir et des enjeux stratégiques du luxe.
Salle Wagram, Paris, salon-luxe.fr
p28et29août
université d’été du MeDeF
La « Rencontre des Entrepreneurs de France » (La REF), sur le thème No(s) Futur(s), climat, inégalités, conflits... Quel capitalisme demain ? Hippodrome de Paris Longchamp, www.medef.com
p 13 septembre
Salon du trading
La réunion de l’ensemble des Scalpers, des Traders, Day-Traders, et Investisseurs actifs, pour découvrir les secrets des meilleurs experts pour apprendre à gagner en bourse. Paris, Espace Champerret
 partenaire
p 11 et 12 septembre omyagué, le salon du cadeau d’affaires
Le rendez-vous incontournable des professionnels du cadeaux d’affaire et du séminaire d’exception.
Paris, Carrousel du Louvre,
https://omyague.com/
  mode de vie
Vacances, j’oublie tout Cet dépense plus
et été, 69 % des Français/es partiront en vacances affirme le der- nier baromètre Ipsos/Europ Assistance. Objectif : se déconnecter totalement de son travail. Chaque foyer prévoit de dépenser 2200 euros pour deux semaines de congés en moyenne (contre
1,8 semaine en moyenne en Europe), un budget en hausse de 10 % par rap- port à 2018. Avec ce budget, nos compatriotes se logent dans le haut du panier européen, devant l’Espagne et derrière l’Allemagne, notamment. Les destinations préférées de ces vacanciers ? Le bord de mer à 62 %, même si montagne et campagne gagnent du terrain. Autres enseignements de l’enquête : une tendance « vacances vertes » se dessine, puisque 17 % des vacanciers prennent en compte leur empreinte écologique pour organiser leur séjour. Mais plus d’un sur deux reste en France pour l’occasion. n
*Étude Ipsos-Europ Assistance, sur un échantillon de 12 000 personnes en Europe (France, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Autriche, Royaume-Uni, Suisse, Pologne et Portugal), aux États-Unis et au Brésil du 18 mars au 10 avril 2019.
p le sarcasme français n’est pas un mythe
Sur Facebook, les Frenchies sont plus hilares que la plupart des autres nationalités et utilisent l’Emoji « Haha » à 3,5 %. Mais la palme des internautes qui rient le plus est attribuée aux Péruviens : ils sont 4,06 % à réagir avec l’Emoji « Haha ». C’est Socialbakers, outil d’analyse des médias sociaux grâce à l’intelligence artificielle qui a compilé les données Facebook des utilisateurs du monde entier pour déterminer quelle nationalité d’utilisateurs rit le plus.
Médiation & entreprises Pierre Pelouzet
Médiateur des entreprises
  Pour innover, il vaut mieux commencer par savoir
Sdialoguer !
i vous me lisez chaque mois, vous savez que le Médiateur des entre- prises est engagé sur de nombreux fronts avec un objectif majeur :
renforcer la confiance entre les acteurs économiques. Nous assurons à cette fin une mission principale de média- tion, nous veillons à l’essor des bonnes pratiques d’achat, nous promouvons le recours à la commande publique... Et l’innovation dans tout ça ?
Depuis 2014, le Médiateur des entre- prises a pour mission d’encourager la construction de relations de confiance entre acteurs économiques de l’innova- tion. Ce qui implique la mise en place d’outils et de processus visant à facili- ter la vie des entreprises innovantes. Je pense notamment au financement, au Crédit impôt recherche, à la protection de la propriété intellectuelle... Mais au- jourd’hui, je veux vous parler de l’étape d’après, le moment crucial de la ren- contre entre l’entreprise innovante et son client, l’opportunité de démontrer qu’une idée va devenir réalité. Il s’agit de la preuve de concept ou POC (Proof of concept) pour les initiés.
Pourquoi souhaité-je vous en parler ? Eh bien parce que la France, si elle se place au tout premier plan des grandes puissances économiques en matière de recherche, doit faire davantage pour
se donner les moyens de convertir plus encore la compétence de R&D des entre- prises nationales en produits ou services commercialisables.
Avec le Comité Richelieu, nous avons donc décidé d’aider les entreprises à mieux se comprendre, à mieux travailler pour innover ensemble au travers d’un guide pour réussir sa preuve de concept. Par la proposition de 30 questions im- portantes, il a pour objectif de poser les bases d’un dialogue transparent et fléché entre les partenaires. Il faut en effet fran- chir un certain nombre d’étapes clés, que ce soit les objectifs, le budget, les engagements, la confidentialité... pour passer de l’idée à l’industrialisation. Avant d’être un guide des succès, c’est un guide des échecs. Car les entrepreneurs le savent tous, un succès sera le résultat de nombreuses tentatives infructueuses. Bâti sur cette expérience partagée par les nombreux partenaires contributeurs, ce guide existe pour aider les entreprises à créer du dialogue, de la richesse, de la valeur. Tous les ingrédients nécessaires pour conquérir et innover.
Il s’adresse à vous tous, acteurs de l’in- novation, chefs d’entreprise innovantes et clients. C’est l’été, prenez le temps de le lire et faites-le connaître autour de vous!n
 14 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[ FAITES DES ÉCONOMIES, PRENEZ L’AVION.
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briefing économie
  FINANCE ET LÉGISLATION
Un bonus-malus pour Ules contrats courts
n bonus-malus sur les cotisations chômage des employeurs qui ont recours aux contrats courts – de moins d’un mois – sera instauré dès le 1er janvier 2020. Exception faite des entreprises de moins de 11 salariés qui ne sont pas concernées par la me-
sure. Même chose pour les contrats d’apprentissage, d’insertion et de pro- fessionnalisation. Sept secteurs d’activité sont visés: l’agro-alimentaire, les «activités scientifiques et techniques» telles que la publicité, l’héber- gement-restauration, l’assainissement des eaux et la gestion des déchets, le transport et l’entreposage, la fabrication de caoutchouc et plastique, et en- fin le travail du bois, l’industrie du papier et l’imprimerie. Ces secteurs, qui font partie des plus exposés, représentent 2,4 millions de salariés, 38000 entreprises, et 34 % des ruptures de contrats au plan national. Leurs entre- prises emploieraient deux personnes en contrat stable pour trois en contrat précaire. Les grands gagnants ? Le bâtiment et la santé qui sont écartés de la mesure. n
à lire
Société à mission, l’idée neuve de la loi Pacte
Le Pacte, c’est acté (son détail dans le n° 61 d’ÉcoRéseau Business, p. 26).
Parmi les dispositions «révolutionnaires» de la loi, la raison d’être des entreprises. Jusqu’alors, une entreprise se destinait à enrichir ses associés (ou à les ruiner !). Son utilité sociale n’était pas même évoquée dans ses statuts. En créant des «sociétés à mission», selon l’expression
de ses père et mère fondateurs/trices, Jean-Dominique
Senard (désormais à la tête de Renault-Nissan) et
Nicole Notat (ex-CFDT), la loi réinvente une raison
d’être à l’entreprise. Mais comment passer d’un statut
explicitement et purement «lucratif» à la «mission» (qui n’exclut évidemment pas le bénéfice)? Un premier guide vient de paraître, rédigé par l’avocat Errol Cohen (Cabinet Le Play), collaborateur des travaux des chercheurs qui ont conçu la société à mission, Mines Paris’Tech et le Collège des Bernardins.
Un chapitre clé éclaire tout : « La société à mission, une réponse aux dérives de la gouvernance d’entreprise». C’est l’éclairage en creux, par le détour des « inadéquations » entre l’entreprise et la société, de la raison d’être de cette «alternative simple à des montages juridiques complexes». Et si votre entreprise se dotait d’une mission ? Réinventez-la. oM
La société à mission, enjeux pratiques de l’entreprise réinventée, Errol Cohen, Hermann.
p les règles à mettre en œuvre lors d’épisodes de canicule
3 questions à Vincent Manigot, avocat au
cabinet De Pardieu Brocas Maffei
Que prévoit le Code du travail en cas de forte hausse des températures ?
Il ne prévoit pas de dispositions portant spécifiquement sur la problématique d’une période de canicule. Il n’existe pas, par exemple, de température au-delà de laquelle il serait interdit de faire travailler les salariés. Mais l’obligation générale de sécurité a vocation à s’appliquer à ces situations spécifiques. L’employeur doit prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité physique et mentale des travailleurs », article L. 4121-1 du Code du travail, notamment en raison des risques auxquels les fortes chaleurs les expose. L’employeur doit donc proposer des solutions au cas par cas, en fonction de l’environnement et des contraintes de son activité.
 16 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
Quelles sont les obligations des employeurs vis-à-vis des salariés lors d’une canicule ?
Le Code du travail contient certaines règles mais qui ne peuvent
à elles seules donner à l’employeur le moyen de répondre à son obligation de sécurité. Par exemple, il doit assurer le renouvellement de l’air dans les locaux fermés afin notamment d’« éviter les élévations exagérées de température », article R. 4222-1. Il doit également mettre de l’eau potable et fraîche à disposition des collaborateurs, c’est l’article R. 4225-2. Plus spécifiquement, les ouvriers du bâtiment ou du génie civil doivent chacun pouvoir accéder à trois litres d’eau par jour, article R. 4534-143. Au-delà
de ces règles précises, l’employeur doit prendre des mesures de prévention : aménagements d’horaires pour limiter le travail l’après- midi, généralisation du télétravail, instauration de pauses plus fréquentes, report, lorsque c’est possible, des activités qui exposent les salariés à des sources de chaleur supplémentaires – travail à proximité de fours notamment –, mise à disposition de ventilateurs ou de systèmes de climatisation, etc.
Quels sont les recours pour un salarié en cas de température trop élevée ?
S’il estime que ses conditions de travail, en raison de la température, l’exposent à un « danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé » – article L. 4131-1, le salarié peut exercer son droit de retrait. Il doit alors veiller à en informer son employeur et se retirer de telle manière que ça ne cause pas pour autrui une nouvelle situation de danger grave et imminent. L’exercice du droit de retrait est donc très encadré. De simples températures plus élevées que la moyenne
ne suffisent a priori pas à justifier un droit de retrait. À l’inverse,
si l’ambiance thermique extrême expose à des risques avérés d’insolation ou de déshydratation, notamment en raison de la nature du travail à effectuer – travail en hauteur, travail particulièrement physique par exemple –, le salarié pourra se retirer sans s’exposer à une sanction.
 ]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[                                   Team building
à 27,5 °C Hôtel Barrière Le Majestic Cannes#####
à partir de 190€**
Renseignements et demande de devis au 0 970 818 478 (appel non surtaxé) ou sur www.meetings-barriere.com
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                       * Travaux de groupe / 27,5°C team building.
**Forfait résidentiel nuit et petit-déjeuner en chambre individuelle 2 pauses café thématiques, déjeuner et dîner, 1 salle de réunion plénière équipée à partir de 190€. Tarif HT «à partir de», donné à titre d’exemple pour Le Gray D’Albion**** Cannes, par personne, selon conditions de vente et dans la limite des chambres réservées à cette offre, et susceptible d’être modifié. Le déjeuner et le dîner sont proposés en buffet, en finger buffet ou à l’assiette, boissons comprises. Le déjeuner peut également être servi en lunch box ou en menu express. L’accès Internet haut débit en salle de réunion et en chambre est inclus dans le forfait résidentiel. Groupe Barrière SAS au capital de 1 215 144,68 €. RCS Paris : 320 050 859 - © F. Rambert.
]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
briefing innovation par Adam Belghiti Alaoui SANTÉ
SIGNAL POSITIF
L’Europe mise sur l’innovation
jets en phase initiale avec une dotation, pour 2019 et 2020, de 660 millions d’euros. Il offrira des subventions jusqu’à 4 mil- lions d’euros. Le second, l’Acce- lerator, devrait pousser les start- up à déployer leurs innovations sur le marché. Il sera doté pour la même période d’un budget d’1,3 milliard d’euros. Soit un to- tal de 2 milliards d’euros à dispo- sition du CEI pour 2019-2020.
Le marché européen offre au- jourd’hui trop peu de perspecti- ves de développement à ses jeunes pousses. Reste à voir si le pari du financement public européen portera ses fruits. L’intention ne suffira pas. n
l’ia a plus de souffle que les médecins
La dernière prouesse des chercheurs chez
Google, dévoilée dans Nature Medicine
en mai, prend l’allure d’une intelligence
artificielle capable de dépister les cancers
du poumon. Un programme ultraperformant
de type deep learning (technologie de
rassemblement d’un grand nombre
d’informations dans une machine d’analyse) s’est montré plus pertinent qu’un panel de six radiologues pour établir un diagnostic à partir de scanners de patients. L’algorithme affiche un taux de réussite de
94,4 % lors des phases de test. Et l’on parle encore à son propos de « programme simple »...
  Despote conquérant, le progrès technique ne
  «L
souffre pas l’arrêt. Tout ralentissement équivalant à un recul, l’humanité est condamnée au progrès à perpétuité.
es entreprises ont du mal à grandir en Europe », constate
 Jean-Éric Paquet, directeur général de la DG Recherche et innovation au sein de la Commission européenne. C’est ce que veut réformer juste- ment l’UE en lançant un Conseil européen à l’innovation (CEI). Actuellement en phase pilote, il devrait se montrer opérationnel pour 2021. But : soutenir et fi- nancer des projets pionniers et des PME européens pour les ai- der à développer des innovations jusqu’à ce qu’ils attirent des in-
Alfred Sauvy, économiste, démographe et sociologue, créateur de l’expression « tiers monde ».
transports
à Versl’avionhypersonique?
Rallier Londres et New York en 90 minutes (au lieu des 7 heures ac- tuelles), un pari fou que se lance Hermeus Corporation. À vrai dire, pas si fou. Les fondateurs de l’avionneur basé à Atlanta proviennent du SpaceX d’Elon Musk et du Blue Origin de Jeff Bezos. Le défi: faire évoluer l’avion à Mach5, soit 5300 km/h (deux fois et demie la vitesse maximale du Concorde). Hic: un tel engin consommerait une quantité folle de carbu- rant polluant. L’avion hypersonique garde sa part de fossile, bonne nou- velle pour les gens pressés, mauvaise pour la planète.
à Des pneus qui ne manquent pas d’air en s’en passant
Michelin l’a présenté lors du sommet
Movin’On consacré à la mobilité durable : une
nouvelle génération de pneus airless (sans
air comprimé). Développée en partenariat
avec General Motors, cette technologie
inédite devrait éradiquer les crevaisons et
offrir des « bénéfices environnementaux
potentiellement énormes », dixit Michelin.
Le prototype Uptis (pour « système unique
de pneumatique anti-crevaison »), moins
consommateur de matière première, voudrait
concrétiser l’avenir des pneus. Les formes
émergentes de mobilité – électriques, autonomes ou partagées – disposeront de roues sans maintenance. Michelin envisage une commercialisation pour 2024.
 vestissements privés.
Premier outil de financement, le Pathfinder. Il est dédié aux pro-
ROBOTIQUE
Mon robot livreur
  Après le drone-livreur, voici son équivalent droïde. La start-up lyonnaise TwinswHeel développe son robot livreur électrique capable de porter les courses des clients à mobilité réduite. Lesquels passent commande auprès d’un commerce de proximité – à moins de 10 km de leur domicile – via une application. Le droïde leur livrera jusqu’à 40 kg de courses à une vitesse de 6 à 12 km/h. D’autres modèles assureront la livraison de marchandises aux commerces de centre-ville (Montpellier a été choisi pour les expérimenter) histoire de réduire la circulation de camions très polluants. D’ici à 2022, TwinswHeel compte créer des robots capables de livrer jusqu’à 500 kg de produits.
Trottinettes électriques, robots-livreurs, vélos, piétons... Les trottoirs deviendront-ils les autoroutes urbaines ?
18 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[   SOCIÉTÉ
BATTERIES
Chargeur intelligent pour mobilité douce
PowerUp développe un chargeur intelligent
et connecté capable de préserver la durée de
vie des batteries. Couplé à une application
mobile et à une station de charge connectée,
le chargeur Fox.e dispose de trois modes.
L’éclair, pour une charge rapide sans dégâts
pour la batterie, le mode programmation
pour réguler la charge selon un créneau
horaire prévu et le stockage pour préserver
la batterie inutilisée. Une bonne nouvelle pour les équipements de mobilité douce tels que les trottinettes et les vélos électriques.
MANAGEMENT
tod invente le business consulting d’alarme
Entre numérisation de l’économie et multiplication des sujets transversaux, les enjeux du conseil en management ont changé. C’est la conviction
de ThinkMarket. Encore trop inaccessible pour certains petits groupes
et trop formatée, l’offre de conseil doit s’adapter aux nouveaux enjeux.
Tod, pour ThinkMarket on Demand, s’adresse aux décideurs en quête d’une intervention ponctuelle de consultants pour
une mission stratégique ou opérationnelle, dans
un laps de temps défini. Le gadget a de quoi faire
sourire: le donneur d’ordre dispose d’une appli
et... d’un buzzer d’appel connecté. Façon appel
d’urgence, ThinkMarket va réagir immédiatement
aux demandes du client. Lorsqu’une entreprise
appuie sur son bouton Tod, une notification est
envoyée aux équipes du cabinet qui prennent contact
dans la foulée. En somme, une offre de conseil à la
demande (un rien gadget) et sur-mesure et une plate-forme numérique disponible 24 heures sur 24, le tout accessible sous forme d’abonnement sans engagement. ThinkMarket entend bien participer au renouveau du business consulting.
Sexisme : qui s’y frotte...
La police de Tokyo a intelligemment créé l’appli Digi Police, un appel
à l’aide des victimes d’attouchements sexuels dans les transports. Le phénomène des « frotteurs » au Japon est tel que, depuis 2005, des wagons réservés aux femmes ont été mis en service. Insuffisants pour enrayer le rut des Nippons mâles (qui valent bien nos frotteurs...). Entre mentalités sexistes profondément ancrées et vulnérabilité des victimes qui n’osent souvent pas réagir, les harcèlements s’en donnent à corps joie. Avec Digi Police, les victimes silencieuses vont diffuser à plein volume sur leur téléphone les messages «Arrêtez!» et «Il y a un frotteur, aidez-moi!» Déjà téléchargée plus de 237000 fois, l’appli se popularise de plus en plus au pays du Soleil levant. RATP, copie STP... n
Dématique® & Gouvernance
briefing innovation
entreprendre & innover
   jean-Marc
En matière de confidentialité, les clients au secours des fournisseurs
Rietsch
En ce qui concerne la protection des données et leur confidentia- lité nous disposons de ce côté de l’Atlantique du règlement RGPD (règlement général sur la pro- tection des données) qui impose que toutes les données à caractère personnel soient sauf exception conservées sur le territoire eu- ropéen et soient accessibles sous contrainte uniquement au regard du droit de l’Union ou du droit d’un État membre.
De l’autre côté de l’Atlantique il existe le Cloud Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act), loi fédérale américaine promul- guée le 23 mars 2018. Cette loi permet désormais aux forces de l’ordre ou aux agences de rensei-
gnement américaines d’obtenir des opérateurs télécoms et des fournisseurs de services de Cloud des informations conservées sur leurs serveurs qu’ils soient situés aux États-Unis ou à l’étranger !
En matière de services en mode SaaS cela pose un véritable pro- blème pour les fournisseurs US qui factuellement ne peuvent satisfaire les deux règlementations simulta- nément ! Bien évidemment, tous les services ne présentent pas le même niveau de sensibilité et on peut difficilement comparer la réservation d’une chambre d’hôtel avec la signature électronique de documents hautement confiden- tiels.
La réponse pourrait a priori ve-
nir des clients eux-mêmes et de leur plus grande sensibilisation à ce genre de problématique afin d’exi- ger des garanties réelles et éviter de se satisfaire de bonnes intentions de la part des fournisseurs qui vous expliqueront que leurs serveurs se trouvent sur le territoire européen mais qui oublieront de préciser qu’ils sont soumis au Cloud Act et que ce faisant, ils se doivent d’auto- riser l’accès aux données en cas de demande de leur administration, même en Europe !
Il y aurait ainsi lieu de vraiment informer les entreprises sur ces problématiques de confidentialité et ne pas se limiter aux données à caractère personnel. De plus il existe des solutions techniques
comme par exemple avec la signa- ture électronique. En effet, pour- quoi envoyer l’intégralité du do- cument à signer sur la plate-forme du fournisseur, ne serait-ce pas tout aussi efficace de transmettre uniquement l’empreinte du do- cument et par la même occasion préserver la confidentialité de ce dernier ?
Attention enfin à l’attitude de certaines entreprises qui n’hé- sitent pas à faire un arbitrage entre l’efficacité d’un service et le risque encouru vis-à-vis de la règlementation. Dans pareille si- tuation, l’évaluation du risque est souvent incomplète et les consé- quences peuvent vite devenir dé- sastreuses. n
Expert international en dématique, président
du Digital Information Institute ou D2I
ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 19
]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[en couverture
 LA (GRANDE ?) RÉVOLUTION DU BIO EN FRANCE
 entreprendre & innover
20 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[ Il est des agences officielles sacrément utiles. En France, en 2001, un certain Premier ministre nommé Lionel Jospin et un ministre de l’Éco- logie de la même époque, passablement oublié,
Yves Cochet, ont voulu qu’existe l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique, raccourcie en Agence Bio. On n’en entend guère parler. Pourtant, cette centrale du renseigne- ment installée à Montreuil-sous-bois n’en finit pas de collationner tous les chiffres possibles et imaginables. Ils montrent non seulement que l’agriculture dite bio- logique sera le modèle planétaire de l’avenir proche, aussi que cette vieille nation française d’agriculteurs sommés par les politiques sans vision de l’après- guerre de se faire intensivement producteurs à coups de remembrements, d’engrais, de pesticides et de ren- dements à l’hectare est en passe de se convertir à un modèle épuré, à des exploitations plus modestes, des fruits et des légumes moins calibrés et censés plus sai- nement pousser à la bonne saison. La force à l’œuvre: la demande. Parce que les consommateurs dans le monde nanti exigent une agriculture moins industria- lisée, même s’il faut en payer le prix, les producteurs et la distribution répondent à la demande, trop contents de redevenir de «vrais» agriculteurs mieux rétribués. Tendance n’est pas révolution. Dans le monde, selon l’Agence Bio, cette nouvelle agriculture «déMonsan- toïsée» «représentait en 2015 1,1% de l’ensemble du territoire agricole des 179 pays enquêtés». Mais la France revendique 5% d’achats alimentaires réputés biologiques, ce qui est déjà considérable. Le bio, une (grande?) révolution agricole en France? Une pro- messe apparemment difficile à ne pas tenir... oM n
La France, 3e rang 1 Ldes surfaces bio
en couverture
entreprendre & innover
  Une nouvelle génération d’agriculteurs bio émerge, ils n’ont jamais été aussi nombreux à se convertir au modèle, 6 200 en 2018.
   e bio n’est plus l’affaire sormais en bio. Ils étaient 10 000 d’une poignée d’illumi- à la fin des années 1980, ils sont nés écolos. Son modèle aujourd’hui plus de 88 400. Mal- séduit massivement un gré cette dynamique actuelle, le
public conscient que l’alimenta- bio a longtemps peiné à se faire tion relève de la santé publique une place au soleil, comme l’ex-
Beaucoup de choses. « Il s’agit de revenir à une agriculture rai- sonnée, respectueuse des cycles naturels et de l’environnement, c’est peut-être ça la meilleure dé- finition. Mais il ne faut pas asso- cier l’agriculture biologique à un quelconque retour en arrière », explique Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio. Une agriculture dont il importe de mesurer les enjeux et les impacts pour mieux comprendre sa « révolution ».
Reconnaissance
d’un modèle
Quand Jacques Vivian Bas es- time en 1960 que l’agriculture biologique devient nécessaire, le lancement de la PAC (Politique agricole commune de la CEE) en 1962 donne un tout autre ton. Place au productivisme. La PAC fera de la France un leader agricole européen. Pas de place au bio, affaire alors de quelques centaines de producteurs mili- tants.
C’est avec l’apparition du label AB (Agriculture Biolo- gique) en 1985 que tout change. Entre-temps, la loi d’orienta-
tion agricole de 1980 montre déjà la volonté du ministère de l’Agriculture de s’engager dans cette voie. La labellisation est cruciale. Les pouvoirs publics vont désormais distinguer le bio de ce qui ne l’est pas, une nécessité pour le consomma- teur et pour le décollage de la filière. Ce qu’explique l’Agence Bio dans un de ses rapports : « L’agriculture biologique a en- fin été définie et reconnue dans toute l’Europe, les échanges ont été facilités et les consomma- teurs rassurés par l’harmonisa- tion de l’étiquetage. » Fondés sur l’interdiction de l’utilisation de produits de synthèse, les critères du label AB sont soumis depuis 2009 au label bio européen. Le- quel a vocation à se substituer au label français. Beaucoup y voient un nivellement par le bas, ce que réfute le directeur de l’Agence Bio : « C’est un label de qualité exigeant, on a aligné le label eu- ropéen sur les labels historiques comme le label AB, la grande distribution n’a pas d’intérêt à
menacée par une alimentation industrialisée. Le marché du bio français pèse aujourd’hui près de 10 milliards d’euros, la nouvelle génération est celle du passage à l’acte et le gouvernement a lancé un ambitieux plan pour 2022. Plus de 60 ans après ses premiers balbutiements, l’agriculture bio- logique et ses produits supposés plus responsables conquièrent toujours plus d’adeptes. Les chiffres ne trompent pas, 2018 fut une nouvelle année record. D ’a p r è s l ’A g e n c e B i o , a g e n c e nationale qui œuvre pour le dé- veloppement du bio, la surface agricole où poussent des végé- taux sans chimie (ou presque) représente 7,5 % de la surface agricole française. Dix pourcent des agriculteurs travaillent dé-
prime le docteur Jacques Vivian Bas, fondateur en son temps de l’Association française pour la recherche d’une alimenta- tion normale (Afran, tout un slogan !), lors d’un passage à l’ORTF en mars 1960 : « Nous avons été considérés comme des utopistes, des fous, des médecins d’estrade. Maintenant, huit ans après, nous constatons que dans l’industrie alimentaire comme dans l’agriculture, la notion de qualité biologique est évidente et nécessaire. »
Qu’est l’agriculture biolo- gique ? Une définition formule qu’il s’agit d’une façon de culti- ver respectueuse de la biodiver- sité, valorisant le lien social, les circuits courts et une juste ré- munération pour l’agriculteur.
 ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 21
]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
Bio en France : contre l’agriculture intensive depuis 1950 oliVieR MaGNaN
XiXe/XXe SiÈCleS
Fin du fermage et du métayage autour d’exploitations de 10 à 50 ha
1950-1980
Émergence d’une agriculture dite biologique
    Heureux comme Dieu en France, disaient
les Allemands, ce
pays béni à la surface agricole utile d’un demi-hectare par habitant, à cheval sur le 45e parallèle, au temps où le changement climatique garantissait douceur, chaleur, fraîcheur et absence de ces grêles qui hachent aujourd’hui menus nos champs et vignes... Le pays reste, PAC aidant, le premier producteur d’Europe (18 % du produit agricole et agro-alimentaire).
On s’aligne encore parmi les premiers producteurs de blé, de sucre, de vin, de lait, de fruits et légumes,
d’élevage. De quoi occuper 53,2 % du territoire métropolitain et près de 2 millions de personnes (avec la sylviculture).
Les Première et Seconde guerres mondiales ont conduit, et c’est bien la cause de la cause du bio,
à une agriculture industrialisée, intensive, massacreuse de haies et consommatrice d’engrais chimiques et pesticides. n
Dès 1950, un mouvement s’élève contre cette intensification gagnée
à coups de pesticides
et d’engrais chimiques. On se souvient
alors des équilibres naturels à l’occasion
de la publication des travaux sur l’agriculture dynamique d’un
Steiner en Allemagne, d’Howard, précurseur de l’« organique » en Grande-Bretagne ou Rusch et son agriculture bio en Suisse, dès les années 1920. En France, à cette époque, deux grandes approches, l’une technique/ économique, l’autre sociétale, commencent à dénoncer la
dépendance des producteurs à l’industrie (achats d’intrants, écoulement de la production...). Au tournant des années 1960, c’est l’impact
sur la santé qui ancre l’idée d’un retour aux sources... dépolluées. Printemps silencieux, signé Rachel Carson, biologiste américaine, traitée par le lobby industriel de « femelle hystérique et émotive », préfigurait nos matins sans chants d’oiseaux ni bourdonnements d’insectes...
À partir de la
décennie 1970 post- soixantehuitarde, Nature & Progrès
crée la Fédération
internationale
des mouvements d’agriculture biologique (Ifoam) et son tout premier cahier des charges à échelle mondiale.
À la française, ce sont plus d’une dizaine d’organisations qui
vont peu à peu édicter leur propre cahier des charges... Apparaissent directives et mesures, européennes
comme françaises,
qui commencent timidement à
prendre en compte l’environnement : directives bio/ pesticides, sur l’eau, directives nitrates, OGM (et jusqu’à un Grenelle de l’environnement en
2007).
1978 : la Fédération nationale d’agriculture biologique des
régions de France (Fnab) entreprend de défendre la profession d’agrobiologiste. Elle sera reconnue en 1991 par le ministère de l’Agriculture. Auparavant, une
loi d’orientation agricole de 1980 est la première à reconnaître une agriculture
« n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse ». n
  goût (58 %), la l’environnement
fense des animaux (28 %) et en- fin la disponibilité des produits (28 %). La dynamique est posi- tive, chaque nouvelle génération est plus sensible au bio et à ses enjeux que la précédente. Les 18-24 ans d’aujourd’hui tendent à prendre conscience de la né- cessité de produire autrement et 27 % expriment l’intention de consommer plus bio dans les six prochains mois. Un essor de la filière bio qui a pour corollaire l’instauration d’un marché tou- jours plus attractif. Au 31 dé- cembre 2017, on comptait 53 940 entreprises engagées dans le bio, soit 14,5 % de plus par rapport à l’année précédente.
Un marché en plein boom
Qui dit développement d’un marché dit multiplication des acteurs et disponibilité accrue. Si le bio s’achète encore au mar- ché (31 %), chez l’artisan (26 %) ou en magasin spécialisé (31 %), les grandes surfaces ont fini par rafler la mise (81 %). Avant leur
Pour continuer à avancer, il faut organiser
et structurer des filières bio complètes,
de l’agriculteur au consommateur en passant par les transformateurs et les distributeurs.
Il faut que l’État finance ces filières qui ne peuvent pas encore être portées par le marché, la machine est lancée et ce n’est que le début – Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio
 accepter un modèle bio tiré vers le bas, elle a besoin de produits différenciés. Les cahiers des charges sont de plus en plus exi- geants au plan européen. »
Reste que, selon les dernières études, le seuil de connaissance du logo AB (97 %), avec ses deux lettres surmontées d’un feuil- lage, est bien supérieur à celui du méconnu Eurofeuille, son équivalent européen (59 %) dont les douze étoiles dessinent juste- ment une feuille! Il est vrai que le logo AB est plus ancien que son alter ego européen.
Toujours est-il qu’au gré des certifications institutionnelles et des consciences individuel- les, le bio apparaît comme le moyen de conjuguer exigence personnelle de mieux-être et dimension collective de sau- vegarde de la planète. Plus qu’une mode, consommer bio est devenu une vraie tendance de fond. Parmi les raisons qui poussent à s’alimenter en bio- logique, les études distinguent la santé (69%), la qualité et le
sauvegarde de (56 %), la dé-
       22 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
distribution, 69 % des produits bio consommés en France sont produits sur le territoire. Il reste encore une marge d’évolution selon Florent Guhl : « La moitié des importations relèvent de produits qu’on ne sait pas culti- ver sous nos latitudes, l’autre moitié correspond à l’importa- tion de fruits frais hors saison. » Il reste à éduquer l’acheteur à la saisonnalité des denrées.
À l’échelle de l’UE, le marché de l’achat de produits bio s’élève
à 37 milliards d’euros en 2017, dont plus de la moitié en France et en Allemagne. Une croissance de 11,3 % par rapport à 2016.
Parmi les intermédiaires, les entreprises de transformation et de distribution de produits bio ont crû de 49% entre 2012 et 2017, 16% de plus pour la seule année 2016. Dans le même temps, le marché du bio a géné- ré la création de près de 50000 postes, pour atteindre 134 500 emplois directs en 2017. Sur la
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[ 1990, 2000
L’ère des règlements et des plans
2014-2021
Ça pousse à la Commission européenne
en couverture
entreprendre & innover
    À partir de 1990, l’État valide des cahiers par production, démarche originale dans une Europe elle-même
en mouvement mais par le biais de cahiers des charges privés. En 1991, paraît un premier règlement européen sur les productions végétales biologiques, suivi en 2000 de son équivalent pour les productions animales. Mais les « bios »
français regimbent : c’est pour eux un nivellement par le bas qui ne tient pas compte de leurs spécificités hexagonales et diversités des pratiques. À peu près la même année, l’État se fend d’un cahier
des charges tricolore, le CC Repab F, qui reconnaît un droit de subsidiarité (celui pour les nations d’ajouter des compléments
et des contraintes). L’attribution du label AB pour les produits animaux en dépend. Dès lors, l’élevage
bio double (bovins et ovins) entre 1999 et 2001 : quelques crises alimentaires plus tard – bovines, porcines
–, la demande « bio » des consommateurs consolide ce développement. Entre-temps, la Fnab a travaillé à « sortir l’agriculture biologique de sa marginalité ».
De efforts qui se traduisent, en 1998, par le premier plan pluriannuel de développement de l’agriculture biologique (PPDAB).n
La Commission européenne s’inquiète, en 2004, de l’entrave que les règles nationales opposent aux échanges entre États membres. Elle révise le règlement européen de l’agriculture biologique, veut simplifier, harmoniser et limiter les distorsions de concurrence.
Le 1er janvier 2009,
un dispositif réglementaire définit les « grandes lignes » de l’agriculture bio
et des règlements d’application fixent les éléments techniques. C’est la fin du CC Repab «F» et le retour au simple Repab, pour les
éleveurs bio français. Or les pratiques restent diversifiées en Europe de par les « règles privées »...
Cinq ans plus
tard, la CE, après consultations, émet un texte nouveau. Cette fois, le commissaire européen Dacian Ciolos veut tenir compte de
la demande accrue, supérieure à l’offre, et renforcer les principes
bio, « réduire les dérogations, rassurer le consommateur ». Depuis son examen
en 2017 par le Conseil des ministres et le Parlement européen, de nouvelles règles de production biologique et d’étiquetage des produits biologiques prévalent. Mais... « le nouveau règlement sera applicable à partir du 1er janvier 2021 ». n
 période, l’emploi dans le sec- teur bio enregistre une hausse moyenne de 9,5 %. Le bio ne pique pas sa crise. Les exploi- tations agricoles représentent maintenant 12,5 % de l’emploi agricole, 9,5 % des exploitations et 7,5 % de la surface agricole française.
Une nouvelle génération d’agriculteurs attachés au label émerge. Ils/elles n’ont jamais été aussi nombreux à se conver- tir au modèle, 6 200 en 2018. Le marché grandit et séduit, même si 3 % (seulement) des exploita- tions engagées en bio en 2017 ont abandonné cette voie en 2018. Après une croissance de 15% en 2018, ce marché revendique 9,7 milliards d’euros de CA, soit 5 % des achats alimentaires des Français. Point négatif relevé dans l’abondance des chiffres de l’Agence Bio: la part de consommateurs quotidiens perd 4 points, de 16% en 2017 à 12% des interrogés en 2018. Pas d’in- quiétude, la demande ne cesse de croître. Le réseau coopératif Biocoop qui ouvre 70 nouveaux
magasins par an montre bien l’élan. Le cap symbolique des deux millions d’hectares culti- vés en bio a été franchi en 2018.
Le bio aujourd’hui, le bio demain
Donc, l’agriculture biologique semble bel et bien le futur de l’alimentation. Bien qu’il ne soit pas indemne de tout abus, le bio prouve son caractère du- rable puisqu’il utilise moins de ressources que le non-bio pour créer une même quantité de nourriture, en préservant nos capacités de production futures.
La France semble avoir pris la mesure de l’enjeu. En 2013, seul 1 % des grandes cultures françaises étaient bio, contre 4,3 % aujourd’hui, ce qui place la France à la troisième place européenne des surfaces culti- vées en bio, derrière l’Espagne et l’Italie. Le secteur connaît une forte croissance depuis le début des années 2000, relayée no- tamment par le Grenelle de l’en- vironnement initié par Nicolas Sarkozy en 2007. Le gouverne-
ment actuel entend prolonger cet élan, via son programme Ambi- tion Bio 2022, présenté en juin 2018 par Stéphane Travert (alors ministre de l’Agriculture, depuis remplacé par Didier Guillaume). Doté d’1,1 milliard d’euros, le programme s’articule en sept axes financés via trois leviers : le renforcement des moyens consa- crés aux aides à la conversion (200 millions d’euros de crédits d’État, 630 millions du Fea- der – Fonds européen agricole pour le développement rural – et 50 millions par an via la rede- vance pour pollutions diffuses à partir de 2020), le doublement du fonds de structuration Ave- nir Bio, géré par l’Agence Bio, de 4 à 8 millions par an, et enfin la revalorisation du crédit d’im- pôt bio de 2500 à 3500 euros jusqu’en 2020. Pour la période précédente (2013-2017), les fonds alloués s’élevaient à 700 millions d’euros, soit une augmentation de 62 %. Objectif principal du plan : atteindre 15 % de surface agricole utile en agriculture bio ou en cours de conversion d’ici à
2022 (7,5 % aujourd’hui). Un défi qui passera, selon le directeur de l’Agence Bio, par l’amélioration de toute la chaine de produc- tion : « Pour continuer à avancer, il faut organiser et structurer des filières bio complètes, de l’agriculteur au consommateur en passant par les transforma- teurs et les distributeurs. Il faut que l’État finance ces filières qui ne peuvent pas encore être portées par le marché, la ma- chine est lancée et ce n’est que le début. »
Au vu de l’attitude de nos compatriotes, oui, l’agriculture biologique, sans doute confron- tée aux dérèglements clima- tiques des années à venir, devrait devenir l’étalon d’une alimenta- tion redevenue « normale ». 85 % des Français estiment important de développer l’agriculture bio, et parce qu’elle bénéficie à l’en- vironnement (91 %) et qu’elle est meilleure pour la santé (89 %), tandis que 88 % déclarent avoir consommé des produits bio en 2018. aDaM BelGHiti alaoui
ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 23
]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
2 Territoires bio : qui produit, qui consomme ?
en couverture
 La France du bio consacre désormais plus de 2 milliards d’hectares à l’agriculture biologique et quatre de ses régions rassemblent 60 % des exploitations bio.
Voyage hexagonal de par les champs désengraissés. aBa
         Production Consommation
  Bretagne
Championne de la consommation,
piètre productrice
C’est simple, la Bretagne est la première région française pour la consommation quotidienne (18 %) et pour la consommation « au moins une fois par mois » (77 %). Autrement dit, les Bretons aiment le bio. Mais sa production bio est, elle, moins remarquable. Avec 3
100 exploitations bio et 112 643 hectares bio, elle
se classe aux 6e et 8e rangs français. Côté
SAU, même constat, 7 % et une
8e place. De quoi conforter le
constat : consommation et
production bio ne sont pas corrélées.
       Production Consommation
Nouvelle-Aquitaine
la production sans la consommation
Si 72 % des Néo-Aquitain/es mangent bio une fois
par mois, seuls 7 % le font chaque jour. En métropole, aucune région n’en consomme moins au quotidien. Une donnée qui contraste avec les capacités historiques
de production de Nouvelle-Aquitaine, première région agricole française, seconde pour l’agriculture biologique. En bref, 6 000 exploitations bio sur près de 280 000 hectares et une hausse de 27 % de ses surfaces en bio en 2018. Reste que le bio ne représente « que » 7 % de la SAU de la plus grande région métropolitaine, contre 7,5 % de moyenne nationale et 15 % pour l’Occitanie.
Production Consommation
occitanie
locomotive du bio
Seconde région agricole française (78 300 exploitations), l’Occitanie est première en matière de bio en métropole et la quatrième en Europe. Première française en termes d’exploitations (9 403 soit un quart des exploitations bio françaises) et d’hectares consacrés au bio (477 000), seconde pour
sa surface agricole utile (SAU) en bio (15 %) et son nombre d’opérateurs bio (2 527). La dynamique ? 1 549 nouvelles exploitations en 2018. Côté conso, 14 % des Occitans mangent bio au quotidien, 69 % au moins une fois
par mois. Des chiffres qui placent la région respectivement aux quatrième et septième rangs.
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juillet/août 2019 ecoreseau.fr
  ]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[ La mauvaise graine
Production Consommation
Hauts-de-France
une filière bio à construire
Si son agriculture biologique progresse à la faveur
d’un plan bio signé début 2018, la région est loin d’être une terre de bio, qu’il s’agisse de production ou de consommation. Avec 61 % de consommation une
fois par mois et 7 % de consommation quotidienne,
les Hauts-de-France sont derniers de la classe métropolitaine. Leurs 999 exploitations et 38 000 hectares en bio les classent 11e, tandis que la SAU consacrée au bio, véritable révélateur de la place du bio sur un territoire, est la plus faible de France (2 %).
en couverture
entreprendre & innover
      île-de-France
Gourmande mais pas productive
Notre région la plus peuplée produit peu de bio. En revanche, elle en consomme beaucoup : 15 % quotidiennement (3e)
et 77 % une fois par mois (1re). Pas de surprise, ses 12 000
km2 laissent peu de place pour de nouvelles installations. Seules 395 exploitations en bio sur 22 502 hectares couvrent la région (14e et 13e rangs français). En somme, l’Île-de-France est le territoire qui produit le moins de
bio, tout en étant l’un de ceux qui en consomment le plus. Heureusement, ses 2 561 opérateurs bio la hissent au 3e rang français et son agriculture bio progresse, + 14 % en 2017.
Production Consommation
Auvergne Rhône-Alpes
une solide filière bio
Avec ses quelque 2 755 opérateurs en bio (transformateurs et distributeurs), l’Auvergne Rhône-Alpes dispose du plus important réseau d’acteurs bio de métropole. Sa capacité de production n’est pas en reste. La région se classe
au troisième rang en matière d’exploitations (5 858) et d’hectares cultivés en bio (251 776). Le tout représente
9 % de la SAU régionale, cinquième surface bio française, au-dessus de la moyenne nationale. En revanche, la consommation quotidienne de bio (10 %) place l’Auvergne- Rhône-Alpes sous la moyenne des Français (12 %).
Production Consommation
                Production Consommation
Paca
Production + consommation
Aucune région ne consacre plus de sa SAU au bio que Paca et ses 26 % (contre 7,5 % de moyenne nationale, rappel). Une surface qui rassemble 3 552 exploitations (4e ) et 151 412 hectares (6e). Des chiffres en hausse, respectivement, de 9,3 % et 12,4 % en 2018. De la même façon, son réseau de 1 919 opérateurs bio classe la région au 5e rang français. La région s’intègre au quatuor des principaux territoires producteurs de bio, mais pas seulement. Elle est aussi celle, avec la Bretagne, qui consomme le plus de produits biologiques au quotidien (18 %).
  ecoreseau.fr juillet/août 2019
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]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
mapping innovation
3 Le biologique, nouvelle
logique industrielle
Le « bio » n’est pas seulement alimentaire. Les microorganismes, les insectes et les molécules entrent désormais dans une danse industrielle organique qui bannit la chimie, dans tous les domaines, pour tous les usages. Démonstrations.
PatRiCe ReMeuR
  états-unis
l’ordinateur passe au bio
Les ordinateurs numériques possèdent des limites. Une équipe informatique de Caltech vient d’exécuter des calculs sur un système informatique biologique. Au lieu d’utiliser des transistors ou des circuits, la machine recourt à des molécules. Résultat ? Les informaticiens ont conçu des molécules d’ADN qui assurent des calculs reprogrammables. Les systèmes moléculaires se reprogramment.
intérêt : supprimer la frontière entre le vivant et l’informatique. Les programmeurs moléculaires de demain pourront libérer leur créativité sans avoir à maîtriser plusieurs disciplines. Et les transferts interdisciplinaires seront plus aisés.
Bactéries comme source
d’énergie
Les chercheurs de l’université de New York viennent de créer une biobatterie alimentée, donc, par bactéries. Cette biobatterie se propose d’alimenter un objet connecté. Elle dispose d’une capacité supérieure à 8 jours.
intérêt : c’est un nouveau procédé énergétique révolutionnaire destiné à alimenter naturellement des milliards d’IoT (objets connectés), y compris dans des zones blanches ou désertes.
pays-bas
Rideaux purifiants
Ikea lancera l’année prochaine des rideaux destinés à éliminer les pollutions à l’intérieur des habitations.
Le textile utilisé est doté d’un revêtement photocatalyseur
qui active une réaction capable d’éliminer odeurs ou toxiques. intérêt : devenir leader en matière de RSE et inventer de nouveaux concepts différenciants.
 26 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ ROYAUME-UNI
Des plantes appuient
sur le champignon
Des recherches ont confirmé que des champignons à la base des plantes absorbent plus de nutriments et facilitent ainsi une pousse plus rapide.
intérêt : les plantes « colonisées » par des champignons obtiennent entre 70 et 100 % de leurs phosphates directement, ce qui évite des apports d’engrais.
l’artbio
Le Britannique Gavin Munro combine le meilleur des techniques anciennes, des technologies modernes et de la nature pour réaliser des chaises, des tables ou des sculptures.
mapping innovation
entreprendre & innover
 Les œuvres sont coconstruites par les
arbres. L’artiste réalise des greffons avec les essences. Au fil du temps, ils prennent la forme des objets désirés par le travail de l’homme et de la nature.
intérêt : l’interaction homme-nature accouche du meilleur dès l’origine du projet !
france
Microorganismes pacman
Les microorganismes se montrent jusqu’à 500 fois plus efficaces que les tensioactifs d’origine chimique ou végétale. C’est sur créneau que l’entreprise HTS bio, depuis Géménos, dans les Bouches-du-Rhône, s’est lancée. Elle sélectionne les microorganismes les plus efficaces pour nettoyer facilement les locaux et les environnements médicaux.
intérêt : il existe actuellement 16 millions de tonnes de détergents à remplacer dans l’UE. Sur un marché de 17 milliards d’euros annuels, ces innovations protègent la santé et génèrent de la valeur financière et environnementale (moins de consommation
d’eau et énergie, absence d’étiquetage, moins de manutention...).
urinoirs pour femmes
Après plus d’un an de conception, la start-up Madame Pee (Nathalie des Isnards) a créé un urinoir utilisable par la gente féminine.
La solution réduit par
six les files d’attente.
Elle ne demande pas
d’eau, réduit ainsi les
consommations et les
pollutions. De la même
manière, Gina Perier
vient de remporter la médaille d’or au concours Lépine 2019 pour ses urinoirs en hélice, sans eau non plus, idéaux pour les spectacles.
intérêt : toucher un marché de plusieurs millions d’euros, économiser l’eau tout en répondant aux enjeux sanitaires, au confort des utilisatrices et aux intérêts des collectivités territoriales. Question : pourquoi pas le même concept côté hommes ?
CHINE
Microbes piégeurs de carbone
Une équipe de chercheurs chinois vient de constater que les microorganismes en mer de Chine pouvaient jouer un rôle important dans la capture du carbone. Des chercheurs de Plymouth au Royaume-Uni ont également observé que certaines algues piégeaient le carbone.
intérêt : parce que la surface des océans est de loin supérieure à la surface terrestre, la maîtrise de l’environnement marin pour faciliter la capture de carbone et la lutte contre le réchauffement.
       ouganda Développer les insectes Plus de 2 milliards de personnes mangent des insectes pour compléter leur alimentation. Avec la diminution des terres cultivables, les insectes comestibles riches en protéines deviennent une alternative et améliorent la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Le programme BioInnovate Africa a donné le moyen à une doctorante et à des chercheurs
de l’université de Makerere de développer de nouvelles techniques d’élevage d’insectes pour assurer des conditions de production et d’hygiène afin de pouvoir pour répondre aux enjeux.
intérêt : alimenter les populations de manière sécurisée et préserver les ressources.
 ecoreseau.fr juillet/août 2019
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]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en couverture
4 Le journal du futur de Jean-Marie Benoist
L’agriculture bio est encore aujourd’hui protéiforme : ses standards et méthodes encore débattus. Mais si elle venait à se généraliser, les contraintes qu’elle porte – de la production à la consommation en passant par la distribution – transformeraient en profondeur le paysage et les consommateurs.
ser). Bref, la science n’a pas élimi- né la bio : elle l’a renforcée.
L’IA et les véhicules autonomes électriques, ont également été es- sentiels pour arriver à mettre en place une distribution adaptée à cette nouvelle production. Car parmi les exigences du bio figure en bonne place l’idée de man- ger saisonnier et local – ce qui a demandé de maîtriser de bout en bout des concepts comme le circuit court, une opération qui n’a pas été facile pour la grande distribution, qui avait pour- tant commencé à expérimen- ter avec ces notions dès le début du xxie siècle. Mais grâce aux prévisionnels de production et de consommation fournies par des IA, et à une gestion de flotte serrée, la distribution est arrivée à allier les exigences particuliè- res de leurs modèles et celles de la bio, ce qui était loin d’être gagné au départ. Avec cette complexi- té supplémentaire, la montée en température de nos printemps et étés, supérieure aux 2,5° si bê- tement projetés à une époque... Les renégociations de contrats, ceci dit, sont encore souvent dif- ficiles, surtout avec la viabilité croissante des systèmes de livrai- son directe par drone. L’autre fac- teur qui a permis (et forcé) cette évolution de la distribution fut l’attitude du consommateur, au- jourd’hui partisan (du moins en France) d’un bio aussi intégral que possible pour son alimenta- tion. Ce qui n’était il y a quelques années qu’une préférence mar-
Circuits courts et courts-circuits
 Alors que mon serveur pose devant moi mon entrée – des œufs à la Be- nedict, un classique qui
avait un moment disparu des cartes –, mon regard s’attarde sur le conte- nu de l’assiette. La couleur presque orangée du jaune, la texture riche du bacon, la texture irrégulièrement alvéolée du muffin... Il n’y a pas à dire, le passage à une agriculture très majoritairement bio a redonné au mot saveur une richesse qu’il avait perdue au fil des révolutions productivistes. Mais en arriver à ce stade n’a pas été simple – pour une raison qui va de soi : l’alimentation et ses à-côtés (agriculture, distri- bution, consommation...) sont les moteurs de base de la société, et une activité de première nécessité. Les changements qui ont été impulsés, à la fois par volontarisme sociétal – de la part aussi bien des produc- teurs, des consommateurs, que des politiques – et par avancées tech- nologiques, ont impacté en profon- deur la société.
Car oui, la technologie et le bio ne sont pas incompatibles, contrairement à ce que l’on a pu penser dans la première moitié du xxie siècle pendant laquelle, il est vrai, la définition de ce qui était bio était très fluctuante : pratiques encadrées de production à une vé- ritable philosophie agricole, voire de vie (que l’on pourrait résumer à la recherche d’une certaine har- monie avec la nature). Arriver à une unification, qui mélange plu- sieurs de ces aspects, n’a pas été simple. Et s’il est vrai que les en- grais artificiels et autres outils de l’agriculture intensive ont été mis au placard, l’on ne cultive pas pour autant nos champs comme on le faisait au Moyen-Âge... Surtout grâce à deux outils : les automates électriques, qui s’occupent des ré- coltes, semences, arrosage, etc., et les IA dédiées, que l’on retrouve aujourd’hui à tous les étages de la production – pour optimiser le rendement aussi bien à l’échelle d’une ferme grâce à de multiples
La science n’a pas éliminé la bio : elle l’a renforcée.
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capteurs d’humidité, de compo- sition des sols, etc. qu’à celle du territoire national où un véritable programme d’optimisation d’oc- cupation des sols a été lancé il y a maintenant dix ans, vers 2020. Plus question, aujourd’hui, de sacrifier des terres riches à l’ur- banisation galopante : la création de nouveaux espaces, mi-urbains mi-agricoles, a complètement re- dessiné nos paysages. Et il ne faut pas oublier, grâce à la recherche, tous les moyens naturels d’élimi- nation et de contrôle des insectes, bactéries, etc., et surtout la pro- duction de viande « artificielle », qui a permis de considérablement réduire les besoins en élevage, tout en répondant aux besoins, notamment, des fast-foods (qui n’ont pas disparu, contrairement à ce que certains pouvaient pen-
quée s’est depuis transformé en exigence de base. Au prix d’un vrai changement de mentalité... Pendant quelques années, avant que la production en serre ne de- vienne finalement possible à un coût écologique négligeable, le consommateur a dû se remettre à la saisonnalité – finies, les fraises en décembre! – et, ce faisant – et aufuretàmesurequelebiose généralisait dans le paysage –, perdait cette capacité à accepter de payer plus pour un produit bio, qui avait pourtant bien ser- vi à lancer le mouvement chez les producteurs et distributeurs. Heureusement, une fois la révolu- tion bio bien lancée, la différence de coût de production avait été rendue négligeable – encore une fois grâce à l’automatisation.
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[                                 TOUT VA TROP VITE
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     ]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
grand angle
Métiers en voie de disparition, en voie d’émergence
VIVE LA POLYVALENCE !
 Les métiers ne sont pas immortels ! Numériques comme sociales, les (r)évolutions qui impactent le monde du travail se multiplient. Les métiers où rien ne change deviennent rares, d’autres disparaissent tout simplement, de nouveaux se créent. Les robots annoncés seront-ils à eux seuls des
« métiers », comme le métier à tisser lyonnais a inauguré la révolution industrielle ? Coup d’œil sur les mutations humaines.
Et si, demain, votre mé- tier disparaissait ? Vous faites peut-être partie de ceux qui occupent
une fonction dont l’utilité est menacée par des technologies de plus en plus intelligentes, par des robots qui automatisent tout ou bien tout simplement qui ne répondent plus aux besoins de la société actuelle. Si c’est le cas et que vous n’avez pas de plan B, pas de panique. D’abord parce queçaneseferapasdujourau lendemain, ensuite parce que la plupart des métiers ne disparais- sent pas, ils se transforment. Et lorsque l’on parle de transfor- mation des métiers, la première cause qui vient à l’esprit est la révolution numérique. Le think tank Institut Sapiens s’est no- tamment penché sur cette pro- blématique en 2018. Ses cher- cheurs, en s’appuyant sur des chiffres de l’Insee et de la Dares (les stats du ministère du Tra- vail), ont identifié cinq métiers particulièrement menacés, ceux qui sont à la fois directement remis en question par une tech- nologie et qui ont vu leurs effec- tifs diminuer depuis trente ans. Sur la liste des métiers qui, un jour, n’existeront plus : manuten- tionnaires, secrétaires de direc- tion, employés de comptabilité, employés de banque et d’assu- rances, et caissiers et employés de libre-service.
Tâches automatisées, métiers transformés
Tout comme leurs homologues dans la comptabilité, les banques ou les assurances, les « petites mains » des professions juri- diques sont en voie d’extinction, leurs tâches, répétitives, seront
prises en charge par un logiciel, algorithme d’IA ou pas. Mais du coup, ces métiers se trans- forment, montent en compé- tence, se focalisent sur l’analyse et le conseil. L’écueil, c’est que, sans diplôme, difficile d’entrer dans ces secteurs qui offrent de moins en moins de « petits jobs ». Maître Alexandre Lazarègue, – jeune – avocat spécialiste du droit numérique à Paris, voit tout à la fois son métier se trans- former dans sa pratique et dans son contenu, face à un nouveau monde à légiférer. « Le métier d’avocat a complètement changé
Sur la liste des métiers qui, un jour, n’existeront plus : manutentionnaires, secrétaires de direction, employés de comptabilité, employés de banque
et d’assurances, et caissiers et employés
de libre-service.
tice”, en contribuant à apporter une solution face à une problé- matique donnée. » Au fond, en se transformant, certains métiers reviennent à leurs origines.
Fonctions « agiles »
La voix suave est-elle celle d’une secrétaire de direction ou d’une robote bien élevée – et efficace ? Son intelligence est-elle orga- nique ou artificielle ? Aucun doute : les assistants virtuels remplaceront – remplacent –, au moins sur certaines tâches, Ma- dame votre assistante. La start- up française Julie Desk propose depuis quelques années déjà les services d’une assistante vir- tuelle pour gérer votre agenda. Trouver un créneau qui convient à tout le monde, envoyer les in- vitations, gérer les imprévus, autant de tâches à faible valeur ajoutée, chronophages, que Julie vous propose de gérer pour vous. L’objectif ? Récupérer du temps perdu en déléguant l’organi- sation des agendas. Chez Julie Desk, on argue que les clients gagnent jusqu’à une heure
     30 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
ces dernières années. Certaines spécialités sont en cours de dis- parition, on n’a quasiment plus besoin d’un avocat pour rédiger un contrat ou les statuts d’une société, les legaltech le font très bien. Désormais, un avocat doit intervenir pour apporter quelque chose en plus, pour régler une problématique contractuelle particulière ou pour conseil- ler sur des contrats spécifiques. Pour moi, l’avocat généraliste est en voie de disparition, nous devons nous spécialiser sur des problématiques très pointues. » Confronté à un métier boulever- sé par les nouvelles technologies,
l’avocat a choisi de s’emparer de ces nouvelles thématiques qui ouvrent un nouveau champ de travail (« je conçois le mé- tier d’avocat comme un sport de combat » affiche haut et clair sa page Web de présentation). « Les nouvelles technologies, et notamment Internet, révèlent de nouvelles problématiques qui ne sont pas forcément couvertes par le droit actuel », plaide l’avo- cat. « Internet crée un droit nou- veau, qui nous donne le moyen d’innover. Le législateur n’a pas encore tranché sur tous les su- jets, rien ne va de soi, de nom- breuses issues existent. L’avocat redevient un “auxiliaire de jus-
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[ et de réalisation de projets initia- lement utilisées dans le domaine de l’informatique).
Responsable
de l’enchantement
des salariés
Les évolutions majeures des métiers sont drivées par les nouvelles technologies. Mais certaines professions dispa- raissent ou apparaissent sous l’effet d’évolutions sociétales importantes. L’artisanat et le commerce, que les transforma- tions des modes de consomma- tion de nos sociétés ont laissé de côté, sont les premiers concer- nés. Les cordonniers, horlogers ou ramoneurs sont de moins en moins nombreux, ils pourraient bientôt rejoindre dans le néant professionnel les crieurs de rue ou les droguistes... Ou pas ! Cer- tains métiers résistent encore et toujours, non pas à l’envahisseur mais à l’oubli, en rivalisant de savoir-faire et de technicité, ou tout simplement en se retrou- vant dans l’air du temps, à l’ins- tar des barbiers et autres experts de la couture. Le monde de l’en- treprise n’est pas en reste. Il se transforme à l’arrivée des nou- velles générations, sous l’accélé- ration de l’information, les nou- veaux modes de travail, etc. Les Américains nous ont inspiré des postes au titre évocateur comme le « happiness manager ». Relégué par certains au rang des « bullshit jobs », il semble faire le bonheur, justement, de bien d’autres. Alexis Dutheil, chief happiness officer au sein du groupe Media Veille, qui accompagne les entre- prises dans leur stratégie numé- rique, a commencé par trouver son propre bonheur avant d’en promettre aux autres. C’est un tourdumondeensacàdosquia éveillé sa vocation et l’a conduit vers le coaching et la formation, avant une rencontre décisive avec Olivier Méril, dirigeant de Media Veille. « Lorsque j’ai pris le poste, l’objectif principal était de faire grandir l’humain, l’entreprise, mais également les entreprises qui nous entou- rent. Et pour faire vivre un en- chantement à nos clients, il faut d’abord le faire vivre à nos sala- riés », explique le responsable du bonheur. Le concept n’est pas si abstrait, le quotidien d’Alexis en témoigne : « Je poursuis quatre missions opérationnelles : la qualité de vie au travail, en amé- liorant le bien-être des salariés, la cohésion, en organisant de nombreux événements inter-
Ce que ne sait pas faire une intelligence artificielle aujourd’hui ne demande pas forcément un haut niveau de qualification, mais plutôt de la polyvalence, un sens relationnel, des aptitudes sociales...
grand angle
entreprendre & innover
      de travail par jour en travail- lant avec l’assistante virtuelle. D’autres tâches s’automatisent qui vous restituent du temps : le tri dans la boîte mail, le repérage des informations importantes, la relance des prospects et des clients, les demandes des salariés auprès des ressources humaines, etc. Les nouvelles technologies transforment ou abolissent des métiers, elles créent de réels nou- veaux besoins et usages, de nou- veaux métiers : si le community manager est quasiment entré dans les mœurs et dans les murs – en charge du développement et de la gestion de la présence d’une marque ou organisation sur les réseaux sociaux –, d’autres fonctions restent cryptiques. Le data scientist est un expert en mégadonnées, il analyse les données massives (le fameux big data). Le coach agile n’a pas vocation à vous assouplir, il ac- compagne les entreprises dans leur transformation sous tous les aspects en utilisant des outils et techniques issus des méthodes « agiles » (pratiques de pilotage
nes, l’intégration des nouveaux arrivants et le coaching, en ac- compagnant les salariés dans leur développement personnel. Aujourd’hui, tout s’accélère et certaines pratiques de travail gé- nèrent une anxiété importante. Depuis la crise, de nombreux sa- lariés font passer leur bien-être avant l’argent, d’où l’utilité d’un métier comme le mien. »
Recruter des polyvalents
On l’a compris, les emplois les plus menacés dans le futur, en particulier par les nouvelles technologies, sont les moins qualifiés. À l’inverse, les métiers créés sont majoritairement des
emplois d’ingénieurs, à hautes qualifications. Mais cette réalité binaire s’applique mal parfois à l’intégralité d’une fonction au- tomatisée, plutôt à certaines tâ- ches spécifiques. Ce que ne sait pas faire une intelligence artifi- cielle aujourd’hui ne demande pas forcément un haut niveau de qualification, mais plutôt de la polyvalence, un sens rela- tionnel, des aptitudes sociales... Si la formation accompagnera la transformation des métiers, l’enjeu, pour tous, sera certai- nement d’apprendre à travailler main dans la main avec ces « col- lègues » virtuels. ÉMilie MaSSaRD
 ecoreseau.fr juillet/août 2019
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]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
société
Des hypermarchés en pleine mutation
 Moins de
chariots, plus
de services ?
Les centres commerciaux français alignent 50 ans d’âge. Depuis l’hypermarché à Landerneau de M. Leclerc père, Édouard,
le modèle a connu son apogée. Il tend à s’essouffler quelque peu. Pour perdurer cinquante années de plus, ces « malls » à l’américaine devront devenir des lieux de vie à part entière. Visite guidée.
Et si les centres commer- ciaux, qui signent leur demi-siècle de présence en France, avaient be-
soin de se renouveler ? C’est en tout cas, d’après Jérôme Le Grelle, Executive Director Retail chez CBRE (ancienne- ment directeur Immobilier du groupe LVMH et directeur de la Gestion locative et immobilière de la Foncière européenne de Carrefour), un impératif s’ils veulent perdurer. Le modèle d’il y a cinquante ans a assez peu évolué au final, dit-il, et c’est une des raisons pour les-
Regrouper plusieurs offres sous un même ensemble était innovant à une époque où l’on consommait pour vivre, dans une démarche utilitaire. La structure familiale
a évolué, les besoins aussi. Ils sont moins uniformes,
plus ponctuels, comme le prouve le succès du e-commerce – Jérôme Le Grelle, Executive Director Retail chez CBRE
      Klépierre, ticoon français du centre commercial!
quelles les performances de certains centres commerciaux sont menacées. « Regrouper plusieurs offres sous un même ensemble était innovant à une époque où l’on consommait pour vivre, dans une démarche utilitaire. La structure fami- liale a évolué, les besoins aussi. Ils sont moins uniformes, plus ponctuels, comme le prouve le succès de l’e-commerce. »
Un point. On dénombre un peu plus de 800 centres commerciaux dans l’hexagone. En 2018, ils ont terminé l’année sur une baisse de fréquentation cumulée de 1,7 %, selon l’in- dice du Conseil national des centres commerciaux (CNCC). Les gilets jaunes ont clairement impacté négativement le rituel des courses du samedi. Mais carrefours bloqués ou pas, les Carrefour et autres Auchan, modèle traditionnel de l’hyper- marché et galeries marchandes
de chaque côté de l’allée cen- trale, se retrouve en difficulté. « Dès lors que votre locomotive d’autrefois, l’hyper, est mena- cé par une baisse de flux, c’est tout l’édifice qui est en sursis, appuie Jérôme Le Grelle. Le sa- lut passe par la mise en place de nouveaux concepts. » Selon lui, la clé se cache dans la ca- pacité des retail parks à « venir au-devant des consommateurs, après des décennies de schéma inverse. Les acheteurs recher- chent de la proximité, à la fois géographique et temporelle ». Exemple, l’enseigne Monoprix. Elle a su décliner son offre et réinventer ses formats de ma- gasins, en s’implantant par exemple dans les gares. « Les hypermarchés s’étendaient naguère sur 15 000 km2, ils plafonnent à 5 000 aujourd’hui. Ce sont désormais les restau- rants qui jouent le rôle de lo- comotives, notamment car ils
VivaTech, 16 mai : entrer sur le stand Klépierre, le leader paneuropéen des centres commerciaux, était comme pénétrer dans un centre commercial 3.0, coconstruit avec les enseignes – H&M, Lacoste
ou Maisons du monde... qui présentaient respectivement des innovations, l’une pour essayer
des vêtements avec votre avatar digtital, l’autre pour personnaliser vos sneakers, la dernière pour visiter une pièce décorée avec les produits disponibles en catalogue. Chez Lacoste, un artiste, La Main gauche, avait conçu trois dessins, histoire de customiser des sneakers par robot agile. Et si vous franchissiez la « Door » de Maisons du monde, vous étiez virtuellement invité(e) dans une pièce décorée.
Klépierre, le leader paneuropéen des centres commerciaux, s’est installé aux avant-postes de l’expérience client, en plus de son expertise de
développement, de gestion locative et d'asset management. Sa centaine de centres commerciaux dans
16 pays en Europe continentale voient passer quelque 1,1 milliard de visites par an. Le groupe multiplie les partenariats high tech, avec Renault et les nouvelles mobilités ou Microsoft et organise des challenges start-up pour co- construire le centre commercial
de demain. Côté actu projets, le centre Créteil Soleil en région parisienne vit actuellement une transformation majeure : extension et rénovation vont offrir aux visiteurs 11 000m2 en complément des 125 000 existants, sous
une verrière éblouissante,
6 nouvelles salles de cinéma et une quarantaine de nouveaux restaurants, kiosques et boutiques. 24 millions de visiteurs par an y sont attendus dès 2020.
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]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[ société
entreprendre & innover
 « Les hypermarchés faisaient
15 000 km2 autrefois, ils n’en font
plus que 5 000 aujourd’hui. Ce sont désormais les restaurants qui jouent le rôle de locomotives, notamment car ce n’est pas quelque chose que
l’on peut dématérialiser » - Mickaël Coutin, cofondateur de AK Consulting
         ne sont pas dématérialisables », dixit Mickaël Coutin, cofon- dateur d’AK Consulting, cabi- net de conseil en immobilier commercial.
S’ouvrir vers l’extérieur
En France, les centres commer- ciaux restent encore essentiel- lement des lieux d’achat. L’idée directrice : en faire à terme des lieux ouverts vers l’exté- rieur, par l’offre et l’animation et l’esthétique, «notamment via une architecture qui s’im- brique davantage dans la ville, au lieu de la dénaturer », préco- nise Olivier Fouqueré, direc- teur-fondateur d’Emprixia, société d’études marketing spécialisée dans l’analyse des territoires commerciaux. La loi Élan, votée fin 2018 et censée réformer l’immobilier, tombe à pic : elle pourrait générer un impact sur l’avenir des sites commerciaux. Un volet de la loi prévoit la (re)vitalisation les centres-villes. Elle passe néces- sairement par l’apparition de nouveaux commerces.
Nos voisins européens ont déjà entrepris d’en finir avec la
fermeture des centres commer- ciaux sur eux-mêmes. Au Por- tugal, l’un abrite par exemple un hôpital. Au Danemark, une école philarmonique a élu pavillon dans un de ces temples de la consommation. D’une fa- çon générale, les galeries doi- vent idéalement développer leur offre en s’orientant vers le service. De la restauration aux loisirs, mais sans se cantonner aux seuls commerces. « Cer- tains centres proposent par exemple des murs d’escalade ou des escape games. D’autres ont implanté des services médicaux ou de gardiennage des enfants, illustre Olivier Fouqueré. Il faut refaire des retail parks un lieu de destination où vivre une expérience particulière. L’idée première, c’est de garder le client le plus longtemps pos- sible sur le site, qu’il dîne ou déjeune sur place. » Le centre commercial traditionnel fut calqué sur le modèle américain. Aujourd’hui, en France, un re- pas sur trois est consommé à la maison. Aux États-Unis, le ra- tio n’est que d’un sur cinq. La marge existe. MaRC HeRVeZ
Ne m’appelez plus hypermarché...
Les sociétés DtoC (Direct-to- Consumer, directement au consommateur) court-circuitent les détaillants traditionnels et les grandes surfaces, livrent leurs produits directement chez le client après commande sur leur magasin en ligne. Le concept n’est pas nouveau, les capital-risqueurs y ont investi plus de trois milliards de dollars depuis 2012. Ce sont désormais les Digitally Native Vertical Brands – DNVB – qui donnent le la en créant un lien émotionnel avec le client, sur toute la chaîne de valeur.
Les ventes DtoC de Nike promettent 16 milliards de
dollars en 2020, le double de
son score de 2015. Au moment
où se redéfinissent les centres commerciaux, les relations distributeurs, marques, partenaires et DNVB rebattent
les cartes de la relation client.
Un sondage La Poste-Capgemini Invent montre l’ampleur de l’enjeu : 72 % des distributeurs sont persuadés que le DtoC menace leurs modèles actuels et ceux des marketplaces.
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]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
société
 Tour du monde : la Russie
portation, et surtout dans l’agro-alimentaire où les ma- chines sont moins sophisti- quées. »
Mais cette volonté politique se heurte à un développement privé timide. Parfois directement im- pulsé par la demande de l’État, comme pour l’industrie militaire qui parvient à exporter, le nu- cléaire civil où Rosatom réalise d’impressionnantes percées dans les pays émergents ou encore la pétrochimie, derrière la locomo- tive Sibur. « D’autres réussites existent, notamment dans les ser- vices informatiques, depuis les années 1990, avec des géants comme Kaspersky, mais aussi des SSII classiques qui ont réussi à évincer les outils de Microsoft du marché russe, complète le profes- seur d’économie à l’Institut natio- nal des langues et civilisations orientales (Inalco), Julien Ver- cueil, qui vient de publier ÉconomiepolitiquedelaRussie 1918-2018 (chez Points). Même si les montants investis dans les nouvelles technologies – nano- technologies, IA, robots – restent largement insuffisants pour rat- traper son retard. »
Les dépendances russes
Mais avant de renforcer ses inves- tissements, le pays devra d’abord réduire sa dépendance à la rente pétrolière. Depuis le début des an- nées 2000, la croissance russe s’af- faiblit un peu plus à chaque recul des prix du baril: en 2007, en 2014, puis en 2015 et en 2016.
importante mainmise sur de nombreuxpansdesonéconomie. « On estime qu’un tiers du PIB du pays est encore rattaché au pou- voir russe. Environ 30 000 entre- prises sont toujours la propriété de la Fédération ou des collectivi- tés locales, en particulier dans les secteurs stratégiques : énergie, transport, secteur militaro-in- dustriel », observe Dominique Fruchter
Poutine aux manettes
Ce rôle stratégique de l’État avait permis à Poutine, au début des années 2000, de redresser une économie totalement désorgani- sée par sa libéralisation débridée de la précédente décennie, certes bien aidé, à l’époque, par la spec- taculaire remontée du prix de pé- trole.
Mais le bilan paraît au- jourd’hui bien mitigé pour les ménages russes. «Leur revenu réel ne progresse pas. Au contraire, il recule depuis 2013, calcule Dominique Fruchter. Pire, les inégalités apparaissent assez fortes avec un indice de Gini¿ de près de 40 % qui le place derrière des pays comme l’Ukraine ou la Moldavie ! »
En réaction, Vladimir Poutine a pris, en mai 2019, un décret visant à augmenter les dépenses en ma- tière de formation, d’infrastruc- tures et de santé. « Dans son dis- cours du nouvel an, il a insisté sur les sujets économiques et sociaux qui ternissent actuellement sa po- pularité. L’âge de la retraite a même été repoussé une première fois de six mois pour cette année, observe l’économiste de chez Co- face. Mais ces manques de- meurent inégalement répartis sur le territoire. »
La transformation de l’économie russe, dernier défi déclaré de son président, devra ainsi passer par son développement en dehors des métropoles, notamment vers l’est, et ses partenaires chinois et japo- nais. Il sera relevé, peut-être, sans Poutine. Après 24 ans au pouvoir, le « dictateur » ne pourra se repré- senter une nouvelle fois en 2024, en théorie. Mais au vu des confor- tables sondages d’opinion dont il bénéficie toujours, nombre d’ob- servateurs doutent d’un retrait dé- finitif de l’homme fort de Russie. PieRRe HaVeZ
¿ Mesure statistique de la répartition d’une variable (salaire, revenus, patri- moine) au cœur d’une population. Le de- gré d’inégalité de la répartition d’une va- riable dans la population.
Le dernier défi de Poutine
Prise en étau entre les sanctions commerciales occidentales et les fortes incertitudes du marché pétrolier mondial, la Russie recherche un nouveau souffle économique.
Malgré la tentative de création d’un « Front contre les sanc-
Les bientôt vingt ans de pouvoir de Poutine n’y ont rien changé : l’économie russe reste extrêmement vulnérable aux fluctuations des prix du pétrole qui pénalisent les recettes de l’État, la demande intérieure et le pouvoir d’achat.
 tions », lors
rum économique international de
Yalta, en Crimée, du 18 au 20 avril, la Russie de Poutine n’est pas par- venue à infléchir les interdictions venues frapper certains de ses di- rigeants, entreprises industrielles et banques publiques. Au contraire. Le vaste pays-conti- nent, ciblé par de nouvelles péna- lités de la part de l’UE, au mois de février, après les incidents en mer d’Azov, reste plus que jamais englué dans sa stratégie de diver- sification. Poutine veut à la fois contrer les sanctions occiden- tales décrétées après la crise de l’Ukraine en 2014 et lever sa dé- pendance aux hydrocarbures.
Investissements timorés
Une mutation d’autant plus im- pérative que ces pénalités com- merciales empêchent la Russie
du Fo-
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d’importer certains équipements de pointe, à commencer par l’in- dustrie offshore ou la défense. « Pour s’y substituer, les Russes cherchent à fabriquer des ma- chines localement. Mais leur manque de technologie ou de sa- voir-faire les rend dépendants encore de beaucoup de fabricants allemands ou japonais, précise Dominique Fruchter, économiste spécialiste de la Russie, de la CEI et des Balkans chez Coface. Ils y parviennent davantage dans l’au- tomobile, même si les véhicules restent majoritairement d’im-
« Les bientôt vingt ans de pouvoir de Poutine n’y ont rien changé : l’économie russe reste extrême- ment vulnérable aux fluctuations des prix du pétrole qui pénalisent les recettes de l’État, la demande intérieure et le pouvoir d’achat, à chaque baisse des cours, pointe l’universitaire. Poutine doit créer les conditions d’une limitation de la dépendance envers la rente pé- trolière, en instaurant par exemple des quotas d’extraction ou d’autres formes de régulation. »
Une option à la portée du pré- sident russe qui garde encore une
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[ On les appelle motivational speakers, « conférenciers motivants »
cées en 2018 et son cabinet de for- mation Vendeur d’élite fort de cinq consultants, cette « star » reconnue qui propose un catalogue de sept thématiques articulées à la virgu- le près s’est spécialisé (l’expertise exigée par Philippe Gabilliet) dans la (re)motivation du vendeur, du commercial. Il veut donner envie d’« aller au combat, de remettre le goût du sang dans la bouche ». Alors il réveille, il provoque. L’une de ses conférences s’intitule Conquérir ou périr. Autant dire que l’on ne sort pas indemne d’une scène habitée par Aguilar qui vient de décrocher le graal du conférencier, la plus haute distinction – américaine – le CSP, le Certified Speakers Profes- sional. Un « diplôme » arraché de haute lutte, en anglais, après dix ans d’efforts.
Des speaker’s bureau,
sur le modèle américain Même profil que celui de Philippe Boulanger, authentique innovateur français, entrepreneur à l’améri- caine appelé chez Apple puis Sony, désormais conférencier profession- nel spécialiste de la disruption et de l’intelligence artificielle. Mais l’homme s’est donné une dimen- sion bénévole de poids en accep-
en croissance, stimulée par la dou- zaine de speaker’s bureau, véritables agences ou agents de conférenciers. Leur job : l’intermédiation entre la demande des entreprises et associa- tions, la constitution de viviers d’ex- cellents/es pros. À la tête d’AdGency Expert, Denis Adjedje répète qu’il pratique « le plus beau métier du monde », parce que sa matière pre- mière n’est autre que l’intelligence humaine. En réalité, le créateur du speaker’s bureau de référence – 5 ou 6 seulement, selon lui, font vraiment le « job » – joue toute l’année les « recruteurs », sans cesse à la rencontre des experts qui for- meront son « vivier » de quelque 730 spécialistes éprouvés, des « gens brillants qui donnent envie ». De- nis Adjeje se dit conscient du reste que la « promotion Gabilliet », comme il nomme ces motivatio- nal speakers d’exception (de Mi- chael Aguilar il dit qu’il «polit son diamant ») n’en finit pas de grandir. Et les femmes ? Nous aurions dû les citer, elles tiennent, tout autant que nos interlocuteurs hommes, le devant de la scène. Des noms? Murielle Hermine (natation syn- chronisée), Marie-Laure Bru- net (biathlète) « tournent » avec brio, tout comme Virginie Guyot
Ces beaux parleurs/euses qui subjugent les publics
Tout le monde – enfin, presque – est capable de prononcer quelques mots en public. Mais les orateurs/trices qui tiennent une salle en haleine, qui suscitent l’émotion, qui entraînent et enseignent vraiment, ils/elles ne courent pas les estrades. Pourtant, l’excellence française existe. Rencontre avec des tribuns remarquables.
l’Abbé Pierre
l’œil décalé
entreprendre & innover
 Nous avons, en France, des orateurs hors pair, des rhétoriciens trempés d’éloquence. Du « Mes
amis, au secours » de
au « Je vous ai compris » du Général de Gaulle en passant par le «Entre ici, Jean Moulin» à la Malraux, les mots portent. De même, une belle et forte conférence vaut bien des spectacles. Or si les Américains sont les champions de longue date du discours vendeur – les keynotes des grands salons high tech ont porté l’exercice au rang de l’art, feu Steve Jobs, Apple, en témoigne –, les Français/es portent haut à leur tour la manière d’enthousiasmer un public. Et les entreprises en quête de team building et de remotivation des troupes en appellent de plus en plus à ces motivational speakers, ces orateurs « motivationnels », comme l’exprime une traduction littérale, autrement dit des conférenciers qui savent motiver.
«Sport» d’élite
Mais ne s’improvise pas conféren- cier qui veut. Au-delà de l’expo- sé parfois laborieux du directeur marketing ou de la responsable com en AG ou lors d’une confé- rence de presse, une petite armée de conférenciers professionnels rodent des discours qu’ils/elles ont soigneusement élaborés, répétés,
appris par cœur, mis en scène à la façon d’un one man/womanshow capable de susciter le rire, l’adhé- sion, l’attention, les vivas ! Le prof de psychologie sociale à l’ESCP de- venu chantre de l’optimisme qu’est Philippe Gabilliet sait parfaitement ce qui distingue le conférencier pro- fessionnel du premier faux expert venu qui débite deux ou trois infor- mations glanées ici et là. «Le vrai speaker répond à quatre exigences, explique ce théoricien du discours utile: il est un ou une expert/e dans son domaine. Il/elle est passion- né/e par son sujet, fût-il étranger à son métier, comme c’est parfois le cas pour moi. Il/elle répond à une demande bien identifiée des entre- prises ou des associations, souvent suscitée par les speaker’s bureau. Enfin le conférencier professionnel sait se faire rétribuer à la hauteur de sa prestation, il/elle répond à un marché solvable. » Car faire interve- nir un conférencier motivant coûte un peu d’argent. Une conférence de 45à90’sefacturede2900à6000 euros et davantage.
Davantage pour Michael Agui- lar qui ne fait pas mystère de ses « tarifs », calculés selon un barème qui lui est propre : 4 500 euros de- vant un parterre de moins de 100 personnes, jusqu’à 8 000 au-delà et jamais pour moins de 25 auditeurs. Avec ses 147 conférences pronon-
Si l’on interroge LinkedIn, plus de 6 000 hommes et femmes se revendiquent conférencier/ères,
il suffit qu’il/elle ait prononcé une seule conférence pour s’intituler tel ou telle –Philippe Boulanger, président de l’Association française des experts et conférenciers.
      tant la présidence de l’AFCP*, As- sociation française des experts et conférenciers, créée il y a une di- zaine d’années pour s’efforcer de professionnaliser ce qui échappe encore largement à tout encadre- ment. «Si l’on interroge LinkedIn, s’amuse Philippe Boulanger, plus de 6 000 hommes et femmes se revendiquent conférencier/ères, il suffit qu’il/elle ait prononcé une seule conférence pour s’intituler tel ou telle. » Quelque cent « speakers » homogués se manifestent bon an mal an dans les rangs de l’Associa- tion reconnue par la GSF, la Global Speakers Federation américaine, pensée en 1973 par Robert Cavets comme un creuset de profession- nalisation. Observateur privilégié, Philippe Boulanger et ses pairs savent fort bien que la demande de telles expertises/conférences est
(ex-Patrouille de France). Mais au-delà du sport et des exploits, les conférencières expertes couvrent aussi tous les domaines. « Mon rêve secret, confie l’« impressario » Adjeje, serait de compter dans les rangs d’AdGency Expert 50 % de femmes », contre la vingtaine de pourcent qui y figurent. Mais pas question pour lui de faire appel à un/e politique en place : outre les émoluments « indécents » que nos ténors de présidents et de ministres réclament, il s’agit de conférencier/ ères « on ne peut plus risqués » ca- pables du faux bond qui tue... On ne badine pas avec le public. oliVieR MaGNaN
* Une autre Fédération, l’Aface, Académie francophone des auteurs et conférenciers d’entreprise, moins engagée sur le ring pro- fessionnel, tient davantage le rôle de cercle d’échanges sans entrer en concurrence avec l’AFCP.
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]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
réseaux & influence
 L’œnologie est un outil presque essentiel pour se constituer un réseau
grâce au vin, puis les chefs d’en- treprise et les décideurs échangent entre eux en toute convivialité, voire, pourquoi pas, font des af- faires... », confirme Alain Marty. Les soirées parisiennes mélangent, comme promis, les trois thèmes : elles débutent par une heure de conférence sur un thème éco- nomique général. Puis trois in- vités vignerons (de régions non concurrentes) organisent une dégustation commentée de leurs vins avant un débat avec deux personnalités du monde écono- mique. Enfin, le dîner est servi, avec des plats préparés par les chefs voisins du cadre de la soirée. La formule s’est prouvée sédui- sante : le Wine & Business Club compte aujourd’hui 15 clubs dans 14 villes, dont quatre à l’inter- national (Monte-Carlo, Genève, Luxembourg et Limassol-Chypre).
Explorer les réseaux locaux
Mais l’œnologie, pour un entre- preneur, se révèle intéressante à plus d’un titre. Par exemple, au plan local: le vin est une passion partagée par beaucoup, il existe nombre de clubs régionaux de dégustation, découverte des vi- gnerons et crus locaux... Sans compter tous les clubs d’œnologie de grandes écoles – Dauphine, l’ENS... Bref, si vous cherchez un club d’amateurs de vin près de chez vous ou qui offre des pôles d’intérêt proches des vôtres, vous trouverez sans trop de soucis. Tous ces clubs sont l’occasion de plonger dans un tissu entrepre- neurial bien particulier, dans un contexte qui favorise l’approche. Et pour cause, le premier sujet de conversation est tout trouvé : le... vin... Et plus particulièrement celui que l’on déguste lors de la soirée. Pour les clubs régionaux
(ou liés à la géographie de façon plus générale), même si l’on ne vous garantit pas de rencontrer d’autres dirigeants d’entreprises locales, la probabilité en est tout de même élevée. Le public offre de fortes chances de ne pas recouvrer celui d’un club « traditionnel » de rencontres entre entrepreneurs. Si vous hésitez à franchir le pas, vous serez plus à l’aise avec l’idée de déguster des vins fins en agréable compagnie. Les clubs d’œnologie liés aux écoles ou organisés à l’in- térieur même de l’entreprise en- tretiennent plutôt un réseau déjà a priori constitué, avec d’anciens camarades de promotion et des collègues.
Le vin,
un facilitateur de réseau
Et surtout, adhérer à un club d’œnologie – ou même simple- ment prendre quelques leçons – donne une « arme » supplémen- taire à utiliser pour se constituer son réseau de façon générale. Ce n’est pas un hasard si nombre de club d’œnologie organisent des soirées pour les entreprises. Le vin est un repère culturel fort, savoir en parler et l’apprécier brise la glace dans nombre de situations sociales – par exemple dans un club d’affaires... Sans oublier qu’il constitue également un cadeau d’entreprise (classique mais tou- jours apprécié, si la bouteille est bonne). Savoir choisir les bonnes bouteilles dans un dîner d’affaires vous fait marquer des points. C’est particulièrement vrai à l’interna- tional, où le vin français fait par- tie des univers du luxe et du sa- voir-vivre. Apprendre à connaître le vin n’est jamais du temps per- du. Joindre le très utile au très agréable...
jeaN-MaRie BeNoiSt
Les réseaux et le raisin
Comme d’autres sujets « passion » – les voitures, les cigares, l’équitation... – l’œnologie attire des personnes de tous les horizons. Des clubs où les rencontres entre entrepreneurs ne sont pas rares du tout.
Ce n’est pas un secret : se réunir autour d’une pas- sion reste l’une des meil- leures façons de générer
des rencontres positives. C’est sur ce principe que fonctionnent nombre de clubs et associations. Réseaux d’entrepreneurs itou. Alors, certes, des réseaux d’entre- preneurs constituent en soi le ci- ment qui rapproche (quitte à seg- menter en jeunes entrepreneurs, de la tech, femmes entrepreneures, etc.). Mais certains réseaux ont décidé d’incorporer un élément fédérateur de plus, un hobby qui va créer un premier lien entre les membres. Dans le monde du vin, le plus connu de ces réseaux est sans conteste le Wine and Bu- siness Club, fondé en 1991 par Alain Marty, son président.
L’idée de base est simple : réunir chaque mois des chefs d’entreprise et professions libérales autour d’une triple thématique – écono- mie, gastronomie et vin – dans des endroits d’exception (l’Hôtel Bris- tol, le Shangri-La...). « Nous créons les conditions d’une rencontre
« Joindre l’utile à l’agréable »
a rarement trouvé meilleure illustration.
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]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[                  DONNEZ UNE DIMENSION NOUVELLE À VOS RÉUNIONS D'ÉQUIPES
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]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
en immersion
     Van Gogh à l’Atelier des Lumières
Redécouvrir et magnifier les œuvres picturales de grands artistes peintres au travers d’expositions
numériques en totale immersion, c’est la promesse de l’Atelier des Lumières. Premier centre d’art nu- mérique de Paris, il s’est installé en 2018 dans une ancienne fonderie du xixe siècle, entièrement restau- rée par Culturespaces, filiale à 85 % du groupe Engie, avec son créateur actionnaire (15 %), Bruno Monnier, et premier organisme culturel pri- vé de France (14 sites en gestion, 4 millions de visiteurs en 2018, 40 millions d’euros de CA en 2017). Le lieu est imposant, une halle de 3 300 m2, des plafonds hauts de 10 mètres et 140 vidéoprojecteurs, pas moins. L’approche se veut complémentaire des musées tradi- tionnels, vise à faciliter l’accès aux grandes œuvres, souvent disper- sées à l’étranger. Les maîtres mots ? Immersion et émerveillement.
Van Gogh,
la palette complète
Pour son ouverture en avril 2018, l’Atelier s’est attaqué à l’œuvre de Gustave Klimt. L’année 2019 est celle de Van Gogh, artiste dont le génie n’a d’égal que sa folie, célé- bré aujourd’hui, incompris de son vivant. Pendant les 32 minutes du programme Van Gogh, La nuit étoilée, c’est la vie et l’œuvre du peintre qui se projettent sur les hauts murs de la halle d’exposition. Le visiteur est transporté au tra- vers des périodes de son existence, un voyage dans les temps qui s’en- tremêlent sous ses yeux, entre les années provençales, les séjours à Paris, la vie aux Pays-Bas et le sé- jour à l’asile Saint-Paul de Mausole. À chaque étape du parcours ar- tistique, sa musique. Entre Lully, Janice Joplin, Vivaldi, Miles Davis ou Nina Simone, la sélection inter- pelle mais jamais ne brise le rêve, comme une évidence.
Plongée dans la nuit étoilée...
Le premier opérateur privé dans la gestion complète de monuments, musées et centres d’art d’expérience se nomme Culturespaces, créé en 1990 par Bruno Monnier. Depuis 2012 et 4 millions de visiteurs par an plus tard, Culturespaces se veut pionnier dans la création de centres d’art numériques et d’expositions numériques immersives. À l’honneur cette année (du 22 février
au 31 décembre), Vincent Van Gogh, sa folie, son génie, sa mélancolie et sa palette de couleurs enivrantes.
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]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[ en immersion
entreprendre & innover
   « ...une immersion totale »
   Une telle exposition exige des coûts importants, son budget est de l’ordre
de 10 millions d’euros – Humbert Vuatrin, directeur adjoint de l’Atelier.
Qu’est-ce qui fait la particularité de l’atelier des lumières ?
Il s’agit du premier
centre d’art numérique
à Paris à proposer
des expositions qui immergent les visiteurs dans l’univers pictural de grands noms de l’histoire de l’art. Le but était de proposer une approche nouvelle et une création originale, grâce aux nouvelles technologies. Dont la technologie Amiex (Art & Music Immersive Experience), faite sur mesure pour nos expositions pour s’immerger dans les images et la musique. Nous avons accueilli
1,2 million de visiteurs l’an passé et nous avons déjà dépassé les 500 000 pour l’exposition Van Gogh.
Pourquoi avoir choisi Vincent Van Gogh ?
Chez Van Gogh la matière, les couleurs, l’épaisseur des traits et les motifs se prêtent particulièrement bien à ce genre d’immersion numérique. Sa richesse de production durant ses dix dernières années nous a permis de construire une exposition très riche. La cohérence
entre images et musiques retranscrit les émotions des périodes de la vie de l’artiste. On voyage avec lui, de ses années aux Pays-Bas et ses œuvres monochromes à ses années provençales et ses tons plus colorés
et lumineux, en passant par sa fascination pour l’art japonais. On parcourt toute l’évolution de sa vie artistique.
Quelle est la valeur ajoutée de l’immersion numérique ?
L’immersion est totale. Il y a des projections au sol et sur des murs de 10 mètres de haut. La grandeur de la halle d’exposition génère une expérience sensorielle complète et remplie d’émotions. Les artistes italiens avec, à leur tête, Gianfranco Iannuzi, ont
su créer une exposition unique. L’objectif est de démocratiser l’accès à l’art. L’approche touche
un public plus large que les musées traditionnels, tout le monde y trouve
son compte. Les mots
ne remplaceront jamais l’expérience, le mieux est de découvrir par soi-même ce lieu magique.
Humbert Vuatrin, directeur adjoint de l’Atelier des Lumières
    Chaque œuvre se décompose, étalée sur les murs. Cinquante des plus grandes toiles du maître sont représentées dans leur véri- table forme au sein de la citerne, centre de l’exposition. Un disposi- tif pédagogique rappelle la date de création et le lieu de conservation des œuvres, auxquelles sont reliés les commentaires audio disponi- bles sur l’application. Le visiteur va dès lors varier les plaisirs, entre l’expérience numérique immersive et globale d’un côté et l’expérience physique face à face avec l’œuvre originale de l’autre. Le programme court qui suit, Japon rêvé, images du monde flottant, met en lumière
l’art nippon, très influent au xixe siècle et qui a tant fasciné le peintre. Le génie artistique de Van Gogh pénètre le visiteur, de sa jeunesse – tons sombres –, à la lumière provençale. Fascination pour les paysages et ses autoportraits. Van Gogh impressionniste, sans doute, cette exposition, en tout cas, dé- bordante d’émotions et fidèle à l’œuvre de l’artiste qu’elle magnifie, impressionne bel et bien. On en sort conquis et rêveur, des images plein la tête. Comme si le génie et la folie de Van Gogh nous étaient parvenus, retranscrits par ce savant mélange numérico-sonore.
aDaM BelGHiti alaoui
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]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[  entreprendre & innover
les trophées optimistes
meux CNPFDI. « L’idée de tout créer à partir de rien me plaisait énormément. C’était comme une chorégraphie à travers la- quelle se cherchent les meilleurs mouvements en accord avec la musique. » Quelques années, puis Coryne Sultan devient la directrice générale de la struc- ture.
Créer des écoles
de créneaux porteurs Vingt-sept ans plus tard, la première école existe toujours. Elle laisse à la jeune femme d’agréables souvenirs : « Tout s’est toujours très bien passé,
chance à des personnes pri- vées d’études ou mal orientées. «Pour beaucoup, la question financière se pose car ils doi- vent travailler très tôt. L’en- seignement à distance est une belle opportunité de s’adapter à tous les rythmes. Notre objectif premier était de donner de la compétence, de faciliter l’accès à la formation et de rebondir sur le marché de l’emploi. On s’est aperçu que nous avions également donné la possibilité à certains élèves de reprendre confiance en eux. C’est une belle récompense. » Le financement ? Il se libère en plusieurs mensua-
            Coryne Sultan
C’est elle qui décide de créer deux autres écoles, en 2011, Cours Animalia, une formation à distance qui ouvre aux métiers de la santé animale,
de l’élevage, du toilettage,
de l’animalerie, et trois ans plus tard Koréva, une structure spécialisée dans les domaines du bien-être
et de la beauté.
  De la distance pour entreprendre
Il est des appellations d’entreprise on ne peut plus claires : le Centre national privé de formation à distance annonce la couleur ! Il fut le fruit d’une thèse d’État soutenue en 1979 par Jean-Pierre Lehnisch sur... l’enseignement à distance. Ce précurseur, expert du domaine, convainc sa fille, Coryne Sultan, de créer avec lui le CNPFDI en 1992. Abolition des distances avec la cheffe d’établissement.
Coryne grandit dans un milieu où beau- coup d’hommes en- treprennent. « Mon
oncle a créé Le journal des psy- chologues. Lors des réunions familiales, j’entendais parler de marketing et de business plan. » Difficile pour elle de ne pas pas- ser par une école de commerce. Son baptême du feu à 20 ans prend la forme d’une associa- tion de danse, Danse and co. En quatrième année, elle passe trois jours par semaine, en alter- nance avec son école, aux côtés de son père pour fonder ce fa-
mon père m’a beaucoup appris, j’ai gagné en assurance. Il m’a donné confiance. » C’est elle qui décide de créer deux autres éco- les, en 2011, Cours Animalia, une formation à distance sous contrôle pédagogique de l’État – elle ouvre aux métiers de la santé animale, de l’élevage, du toilettage, de l’animalerie – et trois ans plus tard Koréva, une structure spécialisée dans les domaines du bien-être et de la beauté. Coryne s’est souvenue de la danse et de la philosophie de bien-être qui entoure cette expression corporelle. Koréva lui vaut le 1er prix de l’Entrepre- neuriat au féminin, catégorie export. Dans la foulée, Garnier, groupe L’Oréal, la choisit am- bassadrice de la coloration Olia.
Reconversion
et confiance
Fréquenter le CNPFDI et les deux autres cours à distance témoigne d’une volonté de reconversion, de changement de vie. Pour Coryne Sultan, donner les moyens d’apprendre à dis- tance, c’est offrir une seconde
lités sans intérêts. Une philoso- phie de la seconde chance que Coryne Sultan applique dans son management d’une équipe à 80 % féminine.
La création d’une entreprise est-elle une discipline de nature artistique ? On serait tenté de le croire avec la patronne : « C’est magique de partir de rien et de créer. On a l’idée puis on la met en scène, d’abord dans les grandes lignes, puis dans les détails. En danse, on apprend la chorégraphie puis on travaille la précision. Le regard, les mains, le port de tête. Pour la création d’entreprise, c’est exactement la même chose. » Un nouveau projet occupe la directrice. Quoi, mystère. Coryne Sultan aime esquisser un pas de deux ! aRiaNe WaRliN
trophées
optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
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]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[                                   Tout l'univers Philips
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]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
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Tu ne seras pas Dieu...
Rares sont les directeurs commerciaux à compter autant de produits dans leur cursus de carrière. À partir de 2006, notre « Champion » a rejoint une sa- crée entreprise italienne, Lucart, producteur de papier d’hygiène et de cette qualité de papier dit de « soie » qui se glisse dans les vêtements neufs. L’ex-footballeur va « nager » cinq ans, avec réus- site, entre les trois entités du groupe – gouvernance de l’entre- prise, branche industrie, branche technologies – chacune pilotée par l’un des frères de la famiglia. « Des “trilogues” compliqués, se souvient le Français positionné directeur général France qui aura fait passer le chiffre hexagonal de 21 à 71 millions d’euros. J’ob- tenais alors ce que je voulais tout en veillant à coordonner les trois fratelli et en gérant les aventures industrielles du groupe italien, depuis l’achat d’une usine qui dé- chire les associés jusqu’au grand ménage en Grande-Bretagne » où Philippe Champion remonte les prix et coupe 80 % d’un business peu rentable. « Tu ne seras pas Dieu au milieu des trois frères », prédit l’épouse de Philippe. Elle a raison. En 2010, l’arrivée d’un di-
l’activité à la distribution en di- rect. Une belle progression de 20 à 25% par an jusqu’au moment où Leclerc repère sur l’emballage de l’un des produits phares des commettants de BM Brokers – un shampoing – une mention de sé- curité – «ne pas laisser le produit pénétrer l’œil » – non traduite en français ! Ce qui devrait ne consti- tuer qu’une formalité – corriger les étiquettes – devient un piège dès l’instant où le commettant ne veut pas répondre au cahier des charges français. Impossible de suivre notre cascadeur broker dans le détail de sa descente aux enfers – il devrait en tirer un livre ! À cause de cette « bêtise » à l’origine insignifiante, BM Brokers est mis en liquidation en 2016 ! Champion va trouver auprès de l’association 60 000 Rebonds – Patrice Doublet – le soutien au moins moral qui le replace en position d’attaquant au sein d’une firme norvégienne, Orkla, qui lui confie sa filiale France. Philippe Champion est à nouveau le supercommercial d’une myriade de compagnies présentes dans tous les domaines sous l’égide du Norvégien... inca- pable de tenir les promesses faites au Français. « Je pars en janvier 2019 » pour endosser le maillot de « directeur commercial et mar- keting en mission». À 59 ans, ce-
          Il aurait presque pu justifier son patronyme ballon de foot au pied, mais Philippe Champion, en division 3
à Corbeil, n’a pas eu l’heur de convaincre son entraîneur. Prépa HEC, formation commerciale/ marketing puis entrée dans la vie dite active en 1982 au sein du groupe Paul-Renard, fromager, propriété de Bongrain. Le chef de secteur passe beaucoup de temps aux États-Unis où l’on raffole du Suprême des ducs ! Lui ne passera que deux ans au sein du groupe avant un détour par Wilkinson Sword. Philippe Champion aime rester fidèle aux hommes qui lui font confiance – il suit son boss chez Enkel le lessivier puis répond à l’appel d’un autre ex-patron de chez Paul-Renard pour animer le commercial de la nouvelle entité France du belge Pitercil, broker
À 59 ans, celui qui, au fond, aura tout réussi sauf à éviter des écueils multiples semés sur sa route hésite entre manager de transition et conseil indépendant.
 de grande consommation – la commercialisation de marques en grandes surfaces qui délèguent leur implantation ou leur repré- sentation commerciale.
S’en suit un parcours de re- bonds qui voient Philippe Cham- pion rejoindre un industriel sué- dois, SCA, et s’inscrire dans le système anglo-américain assez étranger à la France des missions « transverses » où le directeur commercial qu’il est cumule des responsabilités de directeur ré- gional grands comptes, en l’oc- currence pour Carrefour... Dix ans dans ce groupe à 62 milliards d’euros de CA, 132 pays, où il na- vigue entre la France, l’Italie, la Belgique, armé des seules langues anglais et italien. Au passage, l’homme fort occupé poursuit un MBA partiel de marketing et de communication panaché d’un
recteur commercial italien pousse le Français hors du jeu – ledit « nettoyeur » sera lessivé quelque temps plus tard...
Au final, un broker boxeur Que faire ? Immergé un temps dans une formation CRA (Cé- dants et repreneurs d’affaires), lui parvient une information : BM Brokers – un concurrent de Pi- tercil de ses débuts – est à vendre. Décembre 2012, notre spécialiste du brokerage grande consomma- tion signe l’achat de l’entreprise après une négo tendue – la vente de sa maison fait partie de l’inves- tissement. Il est le président d’une entité de quelque 48 salarié/es et, débuts difficiles à la clé, ouvre
lui qui, au fond, aura tout réussi sauf à éviter des écueils multiples semés sur sa route est en train d’épauler le jeune capitaine cou- rageux d’Apiculteurs Associés, le numéro 2 du miel de qualité, loin derrière le leader. Philippe Cham- pion sera-t-il un manager de tran- sition ou un conseil indépendant pour clore une carrière sportive de battant au fond plus proche du boxeur que du footballeur ? Son prochain rebond en décidera. oliVieR MaGNaN
trophées
optimistes
ÉcoRéseau
trophées-optimistes.fr
 42 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
   ]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[                Pour gérer et sécuriser
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  ]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre & innover
Les « grosses données » (mégadonnées, big data) mises à toutes les sauces son Comment se construit une écon
décryptage
 Comment faire de la (mega) donnée le carburant de l’économie ? « L’éco- nomie fondée sur les
données peut aider les entreprises européennes à se développer, contribuer à moderniser les services publics et donner de l’autonomie aux citoyens. Pour ce faire, les données doivent être ac- cessibles en permanence et circuler librement dans le marché unique, accompagnées par la forte capacité de traitement informatique néces- saire pour les analyser », campe la Commission européenne.
Avec la mise en place d’un cadre juridique propice à la protection et à la circulation des data, les performances économiques pour- raient bondir. L’économie de l’UE, a-t-on calculé, serait en mesure d’atteindre plus de 739 milliards d’euros d’ici à 2020, soit 4% du PIB global de l’UE, le double d’au- jourd’hui.
Côté emploi direct, le nombre des professionnels de la donnée passerait de 6 millions en 2016 à 10 millions en 2020. Et les entre- prises de données, de 254850 en 2016, à 360000 d’ici à 2020 selon les scénarios. C’est sans compter les emplois indirects liés à l’informa- tique, au conseil, aux assurances et nouveaux métiers....
Les mégadonnées alimenteront en outre l’intelligence artificielle et les nouveaux services de pointe.
Instaurer les conditions
de la réussite
La libération des données issues du secteur public grâce à l’open data (données ouvertes), le trai- tement des données privées non personnelles et l’exploitation des données personnelles alignent un champ de promesses pour les start- up, les PME et les structures publi- ques.
Une nouvelle architecture juri- dique, en train de naître, définit les conditions d’exploitation de la donnée. La première brique opéra- tionnelle de l’édifice est le fameux Règlement général de protection des données personnelles (RGPD). Il est entré en vigueur il y a un peu plus d’an, le 25 mai 2018. Il chamboule les pratiques précédentes et les mo-
dèles économiques, y compris des acteurs dominants. Il impose la refonte de la collecte, du système juridique, de l’organisation de l’en- treprise, des systèmes techniques ou encore des pratiques commer- ciales. Il interdit l’exploitation des données personnelles à l’insu des personnes. Par exemple, lorsqu’une donnée produite par une machine est de nature à identifier quelqu’un, le RGPD s’applique. L’objectif est de nous redonner, à nous individus, la liberté de déterminer l’utilisa- tion de nos données. Il ouvre aux entreprises l’opportunité de maî- triser ces nouveaux actifs que sont les données qui leurs sont confiées. À elles de gérer des données sus- ceptibles à tout moment de resti- tution via le droit à la portabilité. L’enjeu pour les structures est de conserver la confiance et de four- nir des services dédiés, sous peine de se voir dépossédées des données et du client !
Le RGPD impose ainsi aux entre-
Avec la mise en place d’un cadre juridique propice
à la protection et à la circulation des data, l’économie
de l’UE serait en mesure d’atteindre plus de 739 milliards d’euros d’ici à 2020, soit 4 % du PIB global de l’UE,
le double d’aujourd’hui.
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juillet/août 2019 ecoreseau.fr
prises d’innover et de s’organiser autour du client. « Le règlement général relatif à la protection des données porte sur la collecte, l’utilisation, l’accessibilité et la portabilité des données à carac- tère personnel, ainsi que sur les possibilités de les transmettre ou de les transférer. Comme la libre circulation des personnes et des biens, le RGPD constitue le fon- dement de la libre circulation des données dans l’UE. » La simple mention « j’accepte », comme le systématisent les sites, est loin de suffire.
La vie privée est renforcée
Le Règlement ePrivacy vient com- pléter ce socle juridique. Il devait entrer en vigueur le même jour
que le RGPD. Il a été reporté, faute d’accord entre les États membres. Les bénéfices économiques sont critiqués et les opérateurs télécom pointent des risques de perte de chiffre d’affaires. Il n’empêche que son adoption devrait désormais arriver rapidement et augurer de nouvelles pratiques.
Le texte vient réguler les cookies et les métadonnées (c’est-à-dire les informations liées à la localisation de l’appareil et à son propriétaire, le nombre d’appels téléphoniques, leurs durées, avec qui...) des communications électroniques, des opérateurs télécom et des nou- veaux acteurs tels que Facebook, Skype, WhatsApp... Le règlement concerne aussi les sites Internet, les smartphones... avec la gestion des
cookies pour autoriser ou non le suivi des internautes. Une mesure qui inquiète d’ailleurs les profes- sionnels de la publicité qui y voient un avantage pour les GAFAM. Le texte couvre en outre les communications de «machine à machine », comme celle des assistants domestiques ou les flux de transactions exécutés par algorithme. Il sera complété par la révision du Code des communica- tions électroniques européen dans le cadre d’une meilleure couverture des territoires et d’une gestion de la 5G.
Le règlement ePrivacy va à son tour imposer des règles de confiden- tialité strictes. Les métadonnées seront nécessairement sécurisées et anonymisées ou supprimées
o
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[ t dûment encadrées
omie de données européennes?
décryptage
entreprendre & innover
 s’il n’y pas de consentement. Dès lors que la réglementation sera respectée, les opérateurs seront à même de fournir des services sup- plémentaires depuis l’exploitation des métadonnées. Par exemple, des données pour livrer des informa- tions stratégiques liées à la circula- tion automobile, des cartes propres aux consommations énergétiques ou encore des données sur des in- frastructures. De la même manière, les pratiques de marketing direct seront réinventées. Le Règlement prévoit ainsi un affichage clair des numéros de téléphone ou une annonce préalable à un appel marketing. De nombreux services d’accompagnement et solutions sont donc à inventer.
Libérer les données
non personnelles
Un autre texte viendra compléter, au plus tard en 2021, le dispositif juridique du RGPD : il s’agit du Règlement relatif aux données non personnelles. Par exemple les docu- ments fiscaux tels que les factures, les documents comptables ou ceux liés à l’enregistrement d’une
société. Il intègre les données sur l’agriculture de précision, celles en provenance de capteurs ou d’ap- pareils connectés (relevés de tem- pérature, de pollution, la mainte- nance de machine ou véhicules, les infrastructures énergétiques...) De quoi obtenir de nombreuses in- formations stratégiques pour créer de nouveaux services ou produits (secteur de l’assurance de la répa- ration, de la logistique ou de l’éco- nomie circulaire...).
Le Règlement introduit une libre circulation des données au sein de l’UE, à l’exception de celles relati- ves à la sécurité nationale.
La première ambition est de lever tous les obstacles à la mobilité des- dites données. Il s’agit d’éliminer une grande partie des restrictions administratives des États membres, de lever l’incertitude juridique avec un cadre stabilisé de l’utilisation des données.
La seconde ambition consiste en l’amélioration de la confiance et la facilitation de la concurrence entre les fournisseurs de solutions, no- tamment de cloud. Et pour cause : il est actuellement difficile pour les
entreprises de changer de fournis- seur de « nuage ». Elles ne disposent en général pas d’une connaissance éclairée des dispositions de leur contrat. Le Règlement propose de faciliter de portage de données des entreprises pour améliorer la concurrence ou encore clari- fier la propriété intellectuelle des contenus. Au final, la baisse des coûts des services de données et la possibilité d’une meilleure orga- nisation de leur gestion et de leur analyse pourraient générer, selon la Commission européenne, 8 mil- liards d’euros par an.
Exploiter les données publiquesetderecherches La réutilisation des informations du secteur public a été à son tour révisée. Elle est désormais étendue aux sources des entreprises publi- ques du secteur du transport et des services collectifs. Dans une même perspective de réutilisation, les données de recherches issues de financements publics sont désor- mais librement accessibles. De quoi alimenter les start-up comme les grands groupes sur un pied d’éga- lité.
Dans une nouvelle communica- tion, intitulée Vers un espace eu- ropéen commun des données, la Commission envisage des condi- tions de partage de données entre le secteur privé et les entreprises, mais aussi entre administrations publiques.
Le secteur de la santé bénéficie d’un plan d’action afin que les pa- tients accèdent à leurs données de santé. Le patient est en mesure, aujourd’hui, théoriquement, de partager ses données partout en Europe pour assurer le suivi.
Une proposition de texte législatif porte encore sur l’interopérabilité des systèmes des dossiers informati- sés et un mécanisme de coordina- tion volontaire pour le partage des données, y compris les données gé- nomiques, à des fins de recherche et de prévention des maladies. Enfin, le projet d’intelligence ar- tificielle AI4EU de l’UE est en route. Le programme mobilise la communautéeuropéennedel’IA pour construire la première plate- forme européenne d’intelligence artificielle à la demande. « AI4EU rassemble 79 instituts de recherche, PME et grandes entreprises de 21 pays afin de créer un centre de coordination pour les ressour- ces en intelligence artificielle, notamment les référentiels de données, la puissance de calcul, les outils et les algorithmes », explique la Commission. Les start-up, PME, entreprises publiques, collectivités, associations se connecteront direc- tement à la plate-forme pour utili- ser les ressources et partager leurs data et connaissances pour concré- tiser un nouveau monde. Vaste programme... PatRiCe ReMeuR
la donnée est-elle le nouvel or noir du xxie siècle?
Une source « donnifère »,
à l’image d’une nappe pétrolifère ? « Cette comparaison avec une matière première apparaît peu pertinente sur le plan économique, en raison des spécificités intrinsèques des données », expliquent les auteurs de haut-
niveau du Rapport relatif aux données d’intérêt général. Ne serait-ce que parce que l’utilisation des données n’implique pas leur disparition. Les données se partagent, simultanément,
entre plusieurs acteurs
et se reproduisent sans limite. La quantité même de données n’est pas finie. La production augmente chaque jour. Le coût de la collecte et de la production est élevé, mais pas le coût d’utilisation. La valeur des données est déterminée par l’usage. L’ouverture gratuite de l’accès aux données du système de géolocalisation américain, le GPS, a exigé 14 milliards de dollars d’investissements. Ses retombées économiques,
en termes de valeur créée, sont estimées à 70 milliards annuels pour les seuls États-Unis ! « La circulation des données favorise l’émergence de nouveaux usages et génère de l’activité économique : les start-up ou écosystèmes créés autour des données ouvertes conçoivent des usages originaux que l’entreprise originaire de ces données n’était pas
à même de développer elle-même », concluent les rapporteurs.
ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 45
n
n
]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[créer aujourd’hui
entreprises à cultiver, équipes
 à rebooster
Créer aujourdhui : Financer son entreprise Le portage salarial
Séminaires de rentrée
p. 45 p. 50 p. 52
 pratique
46 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[  Financer son
un conseil qui compte
L’export... On rêve d’y aller, mais on a peur ! Pourtant, si l’on est bien préparé et bien accompagné, ce rêve est à portée de main!
Un projet export, ça se finance. Quelles aides et subventions pour l’export ?
Il existe de nombreux dispositifs de soutien à l’export sous forme d’aides, de subventions ou d’accompagnement. Les régions pro- posent plusieurs aides dont il convient d’analyser les conditions d’attribution avant même de les solliciter. Ces aides varient d’une région à l’autre et sont attribuées selon le secteur d’activité, les dé- penses réalisées avec la mise en place de plafond, etc.
Côté financements, divers outils développés par Bpifrance et les banques existent, tels que prêt de développement à l’export, assu- rance prospection, avance+ Export, etc. Sans oublier le dispositif Crédit 50 k€ de l’Ordre des experts-comptables qui permet d’ac- céder à un prêt de 50 k€ aux meilleures conditions (dossier unique présenté à trois banques) et possibilité de doubler ce montant au- près de Bpifrance pour les dépenses liées à l’immatériel.
Mais toutes ces aides ne sont attribuées qu’à des projets structurés. Passé le temps de la découverte, il est indispensable de structurer réellement la démarche d’export.
Pour un projet export, on s’entoure. Que m’apporte un expert-comp- table dans ma démarche à l’international?
L’expert-comptable aide à structurer la démarche. Il n’est pas né- cessairement le «chef d’orchestre» – de nombreux partenaires se coordonnent au sein de Team France Export – mais il a pour vo- cation d’aider son client à faire le tri parmi les multiples sons de cloche, entre toutes les propositions, sollicitations et tous les pro- jets, dans le respect des règles.
Tentons une analogie avec un voilier: l’expert-comptable n’est ni le vent, ni le gouvernail, ni la voilure, il est la quille, qui conserve le cap et évite le chavirement.
Le professionnel aide également au montage et au suivi des dos- siers. Il intervient notamment sur le Business plan export, l’occa- sion de discuter des options possibles (canal de distribution, forme de l’implantation locale, ressources humaines) et d’en mesurer l’impact sur les éléments financiers du dossier (besoin en capitaux propres, besoins en financement, rentabilité, taxations, etc.).
Enfin, du Business plan export à la mise en œuvre concrète, l’ex- pert-comptable a pour rôle de traduire les rêves en chiffres et trans- former ces chiffres en réalités.
Nos trois points à retenir
• L’export offre de belles opportunités de croissance mais présente des risques et contraintes propres. Pour les éviter et y répondre, faites-vous accompagner pour mettre toutes les chances de votre côté !
• Structurez votre démarche tant pour obtenir des aides que pour assurer le succès du développement de votre entreprise. Chaque nouveau marché est un projet à part entière.
• Les experts-comptables disposent du positionnement, des connaissances et des outils pour vous accompagner... et des ho- noraires adaptés à votre réussite. Vous avez tout à parier sur ce duo gagnant-gagnant ! n
créer aujourd’hui
pratique
  entreprise
 Choisir la bonne
combinaison au bon
moment
Romain
Les solutions de financements ne manquent pas à l’heure
où la France est devenue une start-up nation. Selon la maturité de votre projet, du démarrage au développement, de nombreuses combinaisons de soutiens financiers existent. Récap.
acker
expert- comptable
et membre
du Comité Missions internationales du Conseil supérieur
de l’ordre
des experts- comptables
 Les porteurs de projet ont   Pour s’assurer que vous mettez
 souvent tendance à vou- loir limiter leur endette- ment en sous-évaluant
leurs besoins de financement. Facteur psychologique d’impor- tance. Au contraire, une évalua- tion juste de vos besoins ne fera que crédibiliser le projet auprès des investisseurs ou des organis- mes financiers sollicités. Cette anticipation de vos besoins fi- nanciers sécurise la phase de dé- marrage en formalisant tous les aspects de votre business plan. Vous devez idéalement penser à tous les aspects du projet : inves- tissements liés à la production, à la gestion, à la communication, à la vente et au marketing, aux stocks à constituer, à l’ensemble des frais et charges d’exploitation (loyer, énergie, assurances, dé- placement, salaires, connexion Internet et téléphonie...). Il est d’ailleurs habituel chez les ban- ques traditionnelles d’exiger au moment de votre demande un plan financier très détaillé. Jusqu’à exiger votre projection à trois ans !
toutes les chances de votre côté, Bpifrance propose de consti- tuer gratuitement votre dossier sur l’application Mon business plan et en profiter pour dé- tecter vos points faibles ou au contraire constater que votre projet est vendeur. Vous pouvez aller plus loin en requérant un entretien pour vous aider à « pi- tcher » votre projet avec l’aide d’un conseiller de Bpifrance. Une fois votre projet bien défini, vous aurez tout le loisir de choi- sir quels types de financements vous correspondent le mieux. Est-ce que votre projet demande un renforcement en fonds pro- pres par une levée de fonds ou allez-vous choisir un endette- ment plus classique via les ban- ques traditionnelles ? Quid de la love money ? Allez-vous faire le choix d’un micro-crédit ? Dans quelle mesure un accompagne- ment vous sera-t-il utile dans ces démarches ?
  ecoreseau.fr juillet/août 2019
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]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
Une évaluation juste de vos besoins ne fera que crédibiliser votre projet auprès des investisseurs ou des organismes financiers.
      reprise et à la création d’entre- prise) versée par Pôle emploi. Elle consiste à recevoir le ver- sement d’un capital correspon- dant à 45% du reliquat de vos droits à l’assurance chômage. Vous gonflerez cet apport par le jeu des subventions ou par la love money·.
   Renseignez-vous
sur les dispositifs
de garantie à la
disposition des
créateurs
Si les banques sont un peu
moins frileuses grâce à la mise
en place d’un écosystème assorti
de nouvelles garanties pour les
porteurs de projets, il reste que
la constitution d’un dossier doit
être « bétonnée ».
D’abord, à l’image d’un emprunt
pour l’achat d’un bien immobi-
lier, vous devez vous assurer de
présenter un apport. Pour les
entreprises, la statistique évo-
quée est de l’ordre de 15 à 30%
du besoin de financement.
Pour mettre toutes les chances
de votre côté, rappelez-vous que
vous compléterez vos capitaux
de départ avec l’Arce (Aide à la   frent la possibilité de poser sa
Un dossier finalisé passe à l’exa- men d’un comité de crédit. Une seule session : quand la déci- sion négative tombe, il n’est pas possible de revenir dessus... Pour mettre toutes les chan- ces de votre côté, obtenir un prêt d’honneur en amont sera souvent perçu par les banques comme un gage de crédibilité. Sur ce sujet, de nombreux or- ganismes tels que les chambres consulaires, le réseau Initiative France ou encore Bpifrance of-
  48 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
une forme de financement, l’affacturage
Bon nombre de start-up porteuses qui « lèvent » des sommes énormes souffrent souvent de cette immense
« facilité » au départ : elles foncent sur de gros potentiels de croissance et négligent
la gestion rigoureuse de leur trésorerie. Or c’est justement lors des premiers mois qu’il faut imaginer un contrôle sans faille des engagements et
des dépenses, valider chaque facture, optimiser les fonds. L’affacturage fait partie de
ces outils, désormais proposé par des grandes banques et des enseignes plus modestes mais très spécialisées dans
ce montage qui consiste à avancer aux entreprises le montant de factures payables à 30, 60 ou 90 jours, ou plus ! Une façon de constituer le vital fonds de roulement. Une banque comme Delubac & Cie, par exemple, s’engagera sur des entreprises constituées après examen de leur potentiel, mais son panel de services
est tel que le passage délicat du projet d’entreprise pourrait
connaître un soutien sans lequel nombre de créateurs
« boivent la tasse ». Compter
sur une ouverture immédiate des comptes, la disposition de chéquiers sous 24/48 heures, une mise en connexion Internet (web Banking, EDI, EBICS T/S, Swiftnet), l’octroi de découverts, la mobilisation de créances (types Dailly, subrogation, escompte, mobilisation de créances à l’étranger), cautions et garanties bancaires ou encore « report en arrière des déficits » (carry back, déduction du déficit d’une entreprise sur ses trois exercices précédents) devient aussi important que l’octroi d’un prêt.
Très affûtée PME/I, cette
même banque proposera de l’affacturage (Delubac Factor) au nom de deux avantages clés : retrouver une trésorerie dès
la facturation, sans attendre l’échéance, décharger l’entreprise des tâches administratives liées au paiement des factures pendant la phase de démarrage – puis en maturité.
]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[  Votre dossier fera l’objet d’un comité de crédit pour toute demande d’emprunt bancaire.
Et quand la décision tombe, il n’est pas possible de revenir dessus...
candidature pour ces prêts à   « prêt d’honneur » ? Parce qu’il
prêt fait jouer un effet de levier pour l’emprunt bancaire», ex- plique Bernadette Sozet.
Les solutions
pour la phase seed, l’amorçage
À cette étape, toute l’énergie que vous déployez est au service de la concrétisation de votre idée : pro- totypage, lancement, premiers recrutements, étude de mar- chés, plan de communication. Les acteurs clés de cette phase sont surtout les fondateurs, leur
créer aujourd’hui
pratique
          taux zéro honorifiques. Initiative France, pour citer ce seul organisme, compte au- jourd’hui près de 220 asso- ciations locales. Les résultats parlent d’eux-mêmes : en 2017, 16 416 entreprises ont été fi- nancées, elles furent 17325 en 2018. «Notre activité est de cet ordre depuis 2010, explique Bernadette Sozet, déléguée gé- nérale d’Initiative France. Nous avons impacté près de 5 % de la génération actuelle d’entre- preneurs. » Le chiffre le plus important n’est pas là : c’est le taux de réussite à trois ans de 90 % ! Pas de place au hasard, la formule IF revient à associer une aide au financement sous la forme de prêt d’honneur et un accompagnement. Pourquoi
est accordé à la personne de l’en- trepreneur et non à l’entreprise. Pas de garantie. Taux zéro. « En venant renforcer les fonds pro- pres de l’entrepreneur, en com- pensant son apport personnel, le
  l’affacturage dépasse le découvert bancaire
Longtemps ignorée, cette technique très anglo- américaine n’en finit pas de se développer en France à raison deplusde10%paran...même auprès des TPE/PME. Crédit Agricole Leasing et Factoring, filiale de l’enseigne « verte », est un exemple de souplesse mise en place avant la plupart des autres banques. Nul besoin
de céder, comme naguère,
un portefeuille de factures – chaque affacturage « coûte » 3,5 % du montant. Intérêt : la banque ne fait plus « peur » aux TPE/PME puisque le « factor » leur est destiné. Positionné très en amont des autres grandes banques, CAL&F applique
son offre Cash in Time en 24 heures...
   ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 49
]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
créer aujourd’hui
famille et amis, la fameuse love money mais aussi des business angels, des entreprises de capi- tal-amorçage spécialisés dans ces opérations risquées ou en- core les plates-formes de crowd- funding à l’image des Ulule ou Kiss Kiss Bank Bank. Côté le- vée de fonds seed, leur montant est généralement compris entre 100 k€ et 500 k€ selon les entre- prises (source : Bilan annuel des levées de start-up françaises en 2018, Eldorado).
La love money
à risque ?
La love money consiste à de- mander à vos proches, famille comme amis, de participer à votre projet. Impliquer financiè- rement vos proches vous expose vite à leur avis, d’où le risque du côté «envahissant» de ce type de partenaires... Pensez égale- ment aux contreparties lorsque votre entreprise est sur les rails: trouvez un système de récom- penses pour ne pas faire de ja- loux. Vous avez la possibilité, en geste symbolique, de leur don- ner quelques actions de votre entreprise ou de leur offrir un cadeau en lien avec votre activi- té, comme c’est le cas lors d’une campagne de crowdfunding. Si vos proches sont enthousiastes à l’idée de participer, rappe- lez-leur que les dons de sommes d’argent au profit notamment d’un enfant ou d’un petit-enfant sont exonérés de droits de muta- tion dans la limite de 31865 eu- ros tous les 15 ans.
J’aime ma boîte
Et pourquoi pas !
Rien à faire, on a beau   salaire de riche... Une fois que
parler des entreprises salvatrices, sources de progrès et d’emploi,
L’affacturage fait partie des outils de financement, désormais proposé par des grandes banques et des enseignes plus modestes mais très spécialisées dans
ce montage qui consiste à avancer aux entreprises le montant de factures payables à 30, 60 ou 90 jours, ou plus !
        Le crowdfunding : la com et le crash test visés avant l’argent
Le recours à ce mode de finan-
cement vous donne notamment
le moyen de tester votre marché
et l’accueil du public vis-à-vis
de votre produit ou service. Il
peut s’agir, selon les projets, de
dons sans contrepartie, de dons
avec contrepartie symbolique
ou de préventes/précommandes
du produit ou du service pour
lequel la campagne de finance-
ment a été lancée. En moyenne,
une campagne dure 45 jours et
l’objectif moyen en France est de
5 000 euros (source : Ulule 2018).
Les intérêts sont multiples : lever
de l’argent, trouver ses clients, se
constituer une première trésore-
rie avec les ventes de produits,
tester son projet en le confron-
tantàlaciblevoulue,communi-
quer sur son produit.
Autredémarcheprocheducrow-
dfunding, le crowdlending, appelé
également lending crowdfunding.
Il s’agit d’un financement alter-
natif aux objectifs identiques au
crowdfunding : lever de l’argent
auprès de particuliers et travail-   ou SNCF Digital Ventures. Les
ler la notoriété de son projet.   business angels investissent aus-
si lors de cette étape mais ont moins d’influence. Les fonds le- vés lors de séries A mobilisent 1 à 5 millions d’euros, chiffres en augmentation ces dernières an- nées grâce aux valorisations éle- vées des start-up tech. La série B sert à élargir la portée commer- ciale, voire à internationaliser l’activité. Les acteurs de séries B – rien à voir avec le cinéma! – sont essentiellement les fonds de capital-risque spécialisés dans des financements d’entreprises plus matures avec des montants de l’ordre de 2 à 10 millions d’eu- ros. Enfin les séries C concernent de grosses opérations de crois- sance comme le rachat d’un concurrent.
GeoFFoY FRaMeRY
les moyens à un proche (ami ou parent) deconfiancedeselancerdansl’aventure de la création d’entreprise. Son équiva- lent « 3F » – Friends, Family et Fools, les amis, la famille et les passionnés – im- plique proximité et confiance.
   La différence majeure tient ce que le particulier ne réalise pas un acte de préachat, mais il prête son argent à un autre particulier ou à une entreprise. Argent qu’il récupérera progressivement, avec intérêts ou non, une fois le projet lancé.
Le jargon des
levées de fonds
pour les phases
de développement
et de « scalabilité »
Les levées de fonds, qui font les choux gras des médias dédiés aux start-up, répondent à une nomenclature bien précise. Et généralement, vous entendrez souvent parler de série A, B voire C pour qualifier ces tours de table. La série A correspond à une phase d’optimisation du
 projet.Lesinvestisseursimpli-·Cet«argentdel’amour»viseàdonner
qués lors de séries A sont des entreprises de capital-risque comme Partech Ventures, Al- liance Entreprendre, IDInvest, Alven Capital, Seventure ou des fonds de corporate venture comme Axa Strategic Ventures
     qui intéresse semble-t-il c’est de   Si l’Etat ne soutient pas ce serait
    Sophie de
l’on a dit cela et qu’on se soit légi- timement affligé qu’il y ait des né- cessiteux et des salariés pauvres, faut-il tuer les poules aux œufs d’or, avant même qu’elles n’aient pondu ?
savoir quand elle va se planter, si elle a suffisamment de fonds propres et de chercher ce qui pourrait bien être critiquable ou sujet à caution dans cette entre- prise démesurée forcément vouée à l’échec !
un handicap et mauvais signe, et si l’État soutient, c’est un biais ? D’ailleurs ce n’est pas fait... Mieux : Qwant paierait trop ses salariés ! Il ne manque plus que les syndicats pour s’en offus- quer...
Stop ! Aimons nos entreprises. Encourageons-les et arrêtons ce négativisme permanent qui nous tue à petit feu malgré un discours ambiant qui se veut favorable. Allez Qwant ! Donnons à nos en- treprises un peu de la ferveur qui nous anime... lorsqu’il s’agit de foot ! n
Menthon
Dès qu’elle aura commencé à ga- gner de l’argent, ce qui devrait tarder étant donnée la taille du projet, il faudra alors songer à basher la rentabilité. Ainsi Qwant ne trouverait pas de fi- nancements suffisants, aurait emprunté des services de Mi- crosoft, serait soutenu par l’État (mais en fait ce ne serait pas si
présidente d’Ethic
encourager les prouesses fran-
çaises, noter les fortunes entre-
preneuriales qui se créent... le
bashing reste l’apanage de nos
médias et des réseaux sociaux.
Les « riches » font au mieux l’ob-
jet de classements, ensuite on les
attend au tournant pour voir ce
qu’ils font de leur argent, avec
une équation critique : combien
de salaires de pauvres dans un   sonnelles. Eh bien, la seule chose   sûr) et que faudrait-il en penser ?
Nous en avons un parfait exemple avec la société Qwant qui s’est at- taquée (excusez du peu) sinon à détrôner Google du moins à lui tailler des croupières en France et en Europe sur fond d’éthique et de respect des données per-
 50 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[                                  AFFACTURAGE
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  ]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[                 pratique
business guide
Portage salarial
Pourquoi les indépendants le privilégient
Le portage salarial poursuit son développement fort de ses deux atouts majeurs : la liberté et la protection sociale.
Avec près de 700 000   du Salon des entrepreneurs, ils
chiffre d’affaires estimé à plus   gressivement comme l’une des
      créations d’entre- prises, un nouveau record a été établi en
seraient près d’un tiers (28 %) à l’envisager. Énorme. Mais pas dans n’importe quelles condi-
d’un milliard d’euros, le mar- ché du portage salarial se porte très bien. Il enregistre en 2018 une croissance en forte hausse (18 % par rapport à 2017). En France, 281 entreprises (Siren) sont spécialisées dans le portage salarial et représentent plusieurs dizaines de milliers de salariés « portés », sur tout le territoire.
Porteur conseiller
Portage salarial : statut de pro- fessionnels experts autonomes qui créent ou exercent leur ac- tivité en conservant leur qua- lité de salarié. Il instaure une relation tripartite entre un tra- vailleur indépendant (le porté), ses clients et l’entreprise de portage dont le professionnel devient salarié le temps de ses missions.
Pour Hubert Camus, prési- dent du Syndicat des profes- sionnels de l’emploi en portage salarial (le bien nommé Peps) qui regroupe désormais la grande majorité des entreprises de portage salarial, le premier atout du portage, c’est la sé- curité. « Ce statut a l’avantage d’offrir au porté une protection sociale, donc prévoyance, sécu- rité sociale, retraite, assurance chômage, plus importante que celle qui s’attache au régime du micro-entrepreneur. »
Le deuxième atout : les ser- vices proposés par la société de portage. « Nous accompagnons le consultant pour le positionner efficacement dans sa fonction de travailleur autonome. Nous lui apprenons à mettre en avant ses connaissances, son expérience et sa capacité de travail afin de réussir sa mission », indique le président lui-même cofondateur d’ABC Portage, l’un des leaders du secteur.
Ce n’est pas tout. « Le porté pourra également compter sur l’accompagnement de la société de portage dans ses actions de développement, sa formation, etc. Concrètement, nous fac- turons le client, nous contrac- tualisons, nous envoyons la fac- ture. Nous rédigeons la fiche de paie. Ces missions sont centrales pour le porté qui se concentre ainsi exclusivement sur sa mis- sion. Le portage, c’est l’établisse- ment d’une relation de confiance très forte. »
Une simplicité absolue payée au prix fort
Au fil des années, le portage salarial s’est donc imposé pro-
nouvelles formes d’emploi al- ternatives au salariat classique. De plus en plus plébiscité par les indépendants, ce dispositif innovant répond à leurs besoins en matière de sécurité et d’au- tonomie dans leurs activités. Ce statut singulier dispose au- jourd’hui d’un cadre juridique utile et efficace par extension de la convention collective signée à l’unanimité en mars 2017.
Selon une étude conjointe ré- alisée par l’Apec en partenariat avec le Peps (mars 2019), 57 % des cadres seraient prêts à envi- sager d’autres formes d’emploi. Parmi les possibles, le portage salarial bénéficie d’une notoriété (53 % en ont déjà entendu parler) et d’une bonne image auprès de 75 % des cadres. Plus d’un quart des cadres (28 %) se projettent d’ailleurs dans le portage sala- rial dans les trois ans à venir.
L’entreprise cliente aussi y trouve son compte. En faisant appel à un porté pour une mis- sion ponctuelle, elle se dégage de toute responsabilité sociale. Surtout, elle s’attache les compé- tences des profils les plus poin- tus. À rebours de la situation du marché du travail, le secteur IT par exemple souffre en ef- fet d’un déficit d’experts. Dans ce contexte, les consultants IT qui préfèrent « se mettre à leur compte » via le portage en vue de maximiser leurs revenus sont devenus légion.
En réalité, le seul inconvénient du portage, car il en faut un, est son coût. Une entreprise de por- tage se rémunère en prélevant en moyenne 10 % des honoraires facturés à l’entreprise cliente. C’est sur le montant restant qu’il faudra ensuite calculer les coti- sations sociales (patronales et salariales). Au bout du compte, la rémunération nette perçue par le salarié porté s’élève à la moitié du montant facturé HT. Autant dire que le prix de la mission doit se montrer impor- tant.
Pour autant, assure Hubert Camus, « les gens qui testent le portage y restent tant ce statut est confortable. Les professionnels ont encore en tête l’échec du RSI. Dans le portage, ils ne s’oc- cupent de rien, pas même de la TVA. J’ai de nombreux clients qui étaient en statut de SARL et qui l’ont abandonné au profit du portage en raison de sa simpli- cité. » Pjl
2018. La majorité relève du mi-
cro-entrepreneuriat et des en-
treprises individuelles. Pas de
doute : bon nombre de Français/
es décident de se mettre à leur
compte. Selon un sondage pu-
blié début février à l’occasion   d’une telle protection. Avec un
tions ! Pour
des interrogé/es, le principal frein reste une protection so- ciale jugée insuffisante. D’où l’explication sans doute de l’es- sor du portage salarial, gage
plus de la moitié
En France, 281 entreprises sont spécialisées
dans le portage salarial et représentent plusieurs dizaines de milliers de salariés « portés »,
sur tout le territoire.
      52 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
  ]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[                                      dans la gestion de votre entreprise.
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business guide
Boosteurs sur-mesure
courtes, se déroulent à une heure de Paris plus souvent qu’à Marrakech ou à New York. Au- tant de facteurs qui diminuent les coûts et motivent un dirigeant de PME à se lancer dans l’organi- sation de son premier séminaire de rentrée. Qui demeure le bon moment pour donner la direc- tion de l’entreprise et fixer les ob- jectifs des équipes.
Créer de l’émotion, du souvenir et du lien
Les raisons pour emmener les équipes quelques jours hors des bureaux reviennent à un seul objectif : « Créer de l’émo- tion autour de deux ou trois messages fondamentaux afin qu’ils soient mémorisés et re- transcrits par la suite», définit Stéphane Abitbol, adminis- trateur de Lévénement. L’as- sociation fédère 70 agences de communication événemen- tielle. Pour créer du souvenir et du lien, rien ne vaut un lieu singulier s’il ne risque pas de reléguer le message essentiel au second plan. Pour Éric Albert, coach et consultant en entre- prise, ces rendez-vous devien- dront une véritable aubaine à condition de bâtir un pro- gramme cohérent et stimulant. « Les boîtes consacrent sou-
  Séminaires de rentrée, courts
mais denses !
Un séminaire professionnel au retour des vacances reste un bon moyen pour favoriser l’intégration des membres des équipes et relancer la machine entrepreneuriale. Pistes pour rebooster.
  Un vrai rituel. Un   Grâce aux réseaux sociaux, il est possible
  classique. Dans les mœurs des entre- prises un peu par-
tout dans le monde. Au fil des ans, les formats se sont réduits. Là où l’événement se déroulait sur près de deux jours, aux prix parfois de lointains dé- placements, la tendance est de
Séminaires un peu plus à l’est...
de « faire vivre » l’événement avant et après.
revenir à deux demi-journées     vent deux jours à discuter du
    Voilà vingt ans que la région Lorraine – et désormais élargie au Grand Est – a pris en main son activité de séminaires au sens large. Une initiative des directions de centres de congrès et de bureaux des congrès indépendantes des collectivités sous la forme d’une association, la Lorraine des Congrès, dont les bénévoles se répartissent en « destinations », en l’occurrence cinq villes, Nancy, Metz, Vittel, Épinal et l’inattendue Forbach, pourtant attractive côté Luxembourg et Allemagne.
« Chaque direction reçoit ses propres demandes, raconte Margot Pigelet, responsable
de la communication et du marketing au sein de la Lorraine des Congrès, et réagit en fonction du cahier des charges transmis : combien de participants/es, quel style d’événement, séminaire résidentiel ou extérieur, sous forme d’activités, quel cadre recherché... » Suit la promotion.
Et les échanges entre les responsables de chaque ville. Pourquoi, par exemple, ne pas tenir son séminaire dans les espaces xviiie siècle de Nancy avant de profiter des eaux de Vittel ?
« Autre avantage, souligne Margot Pigelet, tout se fait à pied, avec la perspective d’un effet “waouh” dès la sortie de la gare... »
en 24 heures, au maximum. « Les réunions virtuelles sont valables pour une heure ou deux, mais pour les réunions d’un jour on a besoin de se dé- placer, de se voir dans les yeux. La mauvaise nouvelle, c’est que les séminaires se sont raccour- cis », résume Mark Watkins, président de Coach Omnium.
Très attendu par les équi- pes, le séminaire de rentrée est le coup d’envoi qui démarre le jeu, implique chacun, lance le travail collectif. L’événement doit sortir de l’ordinaire et faire vibrer les participants. Beaucoup de managers ont abandonné le discours descendant pour pri- vilégier les ateliers collaboratifs au sein desquels les fonctions réfléchissent ensemble. Résultat: les antagonismes dans les équi- pes se gomment et chacun com- prend mieux le métier de l’autre. Les sessions, généralement plus
rétroplanning de l’année. Au- jourd’hui, c’est bien le collectif et l’humain qui doivent être mis à l’honneur. Au rétroplanning se substituent des cours de cui- sine, tendance de plus en plus plébiscitée. »
Les réseaux sociaux comme une caisse de résonance
L’événement doit « faire date » et marquer par la qualité de son contenu. Certaines sociétés du MICE – Meetings, Incentives, Conferences, Exhibitions – or- ganisent des réunions en bateau à Paris, sur la tour Eiffel ou au Lido quand d’autres proposent des séances de travail au musée, dans des châteaux ou dans une ex-base marine où l’on arrive en Zodiac !
L’originalité du séminaire
    54 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[                                Pour votre prochain événement, choisissez Lille !
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]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
business guide
 Quand la vie est insupportable entre deux séminaires, il serait déraisonnable d’attendre un “coup de baguette magique”
qui balaierait toutes les maladresses et les insuffisances managériales – Patrick Amar, Axis Mundi.
bien avant l’événement, on sol- licite des idées ou l’on donne les détails pratiques sur l’organi- sation. Après l’événement, les mêmes réseaux sociaux seront utiles pour partager des photos, des vidéos ou encore les avis des participants. La numérisa- tion prolonge littéralement la portée de la manifestation et la donne en partage à l’ensemble des collaborateurs de l’entre- prise, y compris ceux et celles qui l’ont manquée. Bien en-
           est d’autant plus importante
que les événements profes-
sionnels connaissent désormais
un retentissement plus fort au
sein de l’entreprise, notamment
grâce à l’émergence d’une nou-
velle tendance, la numérisation
des manifestations. Grâce aux
réseaux sociaux, qu’ils soient
personnels tels que Facebook ou
Twitter, ou d’entreprise, comme
un intranet, il est possible de
« faire vivre » l’événement avant
et après. On « save the date »   tendu, le partage des moments
David Destoc, président du cabinet oasys Mobilisation « Recréer de l’élan »
 Comment transformer un séminaire plan-plan en rendez- vous de réussite ?
Il importe en amont de bien identifier les objectifs de l’événement et les idées principales des séquences.
Il est important de cerner le but à atteindre : remercier pour l’année écoulée, partager les priorités pour l’année à venir, créer du
lien, définir le rôle des managers pour performer dans la nouvelle année. L’étape suivante : trouver un thème rassembleur, résumé en un mot ou une courte phrase type slogan. C’est ce qui doit rester in fine dans les têtes des équipes comme un refrain. Les premières séquences de la journée doivent être axées sur ce qui rassemble, avant de terminer sur les actions concrètes à réaliser par chacun. Un bon séminaire de rentrée
vit dans le temps... Reprenez toutes les productions,
dont les actions
gagnantes, faites-en
une synthèse et
envoyez-la à tous
les participants.
le nerf de la guerre est avant tout de rebooster les équipes... Absolument. Les collaborateurs
sont de retour après une période d’accalmie. Les vacances ne les ont pas démotivés. En revanche, il s’agit de les remettre en mouvement. Il faut (re)créer l’élan avec un temps de reprise progressive, à l’échelle de l’équipe de direction, des managers ou avec les équipes au complet. Après les congés d’été, un temps d’adaptation et de remise en chauffe est normal pour retrouver le rythme. À l’image des sportifs de retour d’une trêve, il faut remettre progressivement corps et tête en action, se préparer progressivement à disputer une nouvelle compétition. Ce qui implique d’accepter que tout le monde ne soit pas « à fond dès
le premier jour ». À vous de fixer des objectifs facilement
accessibles pour les premiers jours de reprise de l’activité.
La rentrée, c’est comme les vacances : il faut
les préparer ! Si le manager n’est pas le garant d’une rentrée
réussie, il crée les conditions
pour une reprise progressive et mobilisatrice des équipes.
  56 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[  business guide
pratique
 Les réunions virtuelles sont valables pour une heure ou deux, mais pour les réunions d’un jour on a besoin de se déplacer, de se voir dans
les yeux. La mauvaise nouvelle, c’est que les séminaires se sont raccourcis – Mark Watkins, président de Coach Omnium.
vécus au cours d’un séminaire   recteur d’une société de conseil
Chiffres
90 % des participants à un séminaire sont « enthousiastes » à l’idée de s’y rendre.
68,7 % des organisateurs d’événements d’entreprise considèrent qu’il est essentiel de sortir du quotidien et du cadre hiérarchisé de la société.
60 % d’entre eux sont très intéressés par les offres d’aventure et d’exercices de team building.
58 % estiment que les outils technologiques à disposition ont une grande importance.
10 % des participants arrivent sur le lieu d’un séminaire avant que celui-ci ne débute ou y restent après pour se détendre.
Source : Coach Omnium
           sera forcément plus fort lorsque le lieu choisi est original, voire surprenant. Le contenu, lui, sera marqué par le collabora- tif et l’esprit d’équipe à travers des activités participatives (gastronomique, œnologique, sportive, artistique...). Oui, mais...
Séminaire n’est pas thérapie de groupe
Un séminaire d’entreprise est à double tranchant. Comme l’argumente Patrick Amar, di-
en management et en relations humaines, Axis Mundi, son rôle de « récompense » pour les sa- lariés risque de se voir occulter par un mal-être préexistant dans l’entreprise. « Quand la vie est insupportable entre deux sé- minaires, il serait déraisonnable d’attendre un séminaire “coup de baguette magique” qui ba- laierait toutes les maladresses et les insuffisances managériales. » Relancer la dynamique n’est pas en finir avec les psychodrames. joNatHaN NaHMaNY
    ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 57
]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[   pratique
briefing rh & formation par Geoffroy Framery Design, nouveau centre
35874 euros
les voyages
Émile Zola, in Aventures du grand Sidoine et du petit Médéric
ParisTech, marque P« confuse »
arisTech a osé le jeu de la vérité. Alumni et personnel (enseignants inclus), institutions, médias et agences de communication, ont ré- pondu cet hiver à un questionnaire (très) ouvert. Réponses.
• 51,94% des recruteurs affirment regarder la marque ParisTech
 de recherche
le chiffre
 Une convention signée entre l’ENSCI-Les Ateliers et l’ENS Pa- ris-Saclay officialise la création d’un nouveau centre de re- cherche en design. Le centre installé sur le plateau de Saclay profitera des synergies entre les établissements dont les ateliers
historiques de l’ENSCI. Il se donne pour objectif de développer de nou- veaux programmes de recherche qui articulent savoir scientifique, déve- loppement technique et transformation sociétale. n
Salaire moyen d’un étudiant fraîchement diplômé d’une grande école en France d’après l’étude de la Conférence
des grandes écoles) sur L’insertion professionnelle des jeunes diplômés (27 édition, juin 2019). Le salaire moyen était de 34 947 euros en 2018.
Rien ne développe l’intelligence comme
 e
   Travailler autrement
Patrick levy-Waitz
  Président de la Fondation Travailler Autrement, PDG d’ITG, leader du portage salarial
Inventer une société où chacun pourra vivre bien,
surunCV.
• 56,82 % des élèves et anciens élèves valorisent du reste ParisTech sur ledit CV.
Mais : une majorité des répondants affirment que les actions de ParisTech restent assez peu connues. En dehors des actions à l’international (re- crutement coordonné d’étudiants internationaux, ATHENS), les actions d’innovation pédagogique (Racine), la diversité (Institut Villebon-Georges Charpak) ou la recherche (Institut de la mobilité durable, chaires de forma- tion et de recherche) suscitent peu de reconnaissance spontanée.
La marque est plus confuse depuis que les écoles ont intégré les regroupe- ments. Globalement, le nouveau paysage de l’enseignement supérieur est perçu comme peu lisible.
Sur le sujet de la diversité et des valeurs, seules Agro ParisTech et Chimie ParisTech comptent plus de 50 % de jeunes femmes qui sont traditionnel- lement plus attirées par l’agronomie et la chimie. Pour les autres écoles, le taux varie entre 15 et 30 %. La promotion des filles dans les écoles demeure donc une préoccupation majeure du réseau ParisTech. n
tourisme du futur à l’aune des technologies du spatial
Etout en étant protégé
n 2025, la moitié des ac- de sens professionnel, les engage- tifs français auront entre ments personnels pour une planète 18 et 30 ans. Entre nou- responsable et l’éducation à la res- velles aspirations et anciens ponsabilité environnementale par-
repères, beaucoup espèrent travail- ticipent à une prise de conscience
  ler autrement. Un état de fait lié à quatre marqueurs.
Premièrement, les individus sou- haitent accéder à des infrastruc- tures numériques performantes. Chacun appelle à une société inclu- sive, certes, mais encore faut-il que les infrastructures soient en place. Deuxièmement, la société a tou- jours été règlementée, normée. Nous étions dans un monde binaire où chacun avait un rôle déterminé. Il y avait d’un côté les dirigeants et de l’autre les exécutants. Or, la so- ciété du digital impose aux indivi- dus de réfléchir, de naviguer, de se débrouiller. Il faut trouver un équi- libre entre les anciennes normes et l’autonomie à laquelle aspirent les actifs.
forte de toutes les générations.
Le rapport à la propriété, enfin, est un quatrième marqueur de ce monde en transition. Aujourd’hui, notre monde privilégie la mise en commun (open source, open data). Tout le monde aura bien compris que l’information et sa diffusion sont des enjeux clés.
Tout ceci est une bonne nouvelle ! Le monde du travail est un élément central de cette nouvelle société. Ces quatre éléments structurants, si nous ne sommes pas capables de les anticiper et de les analyser, alors, nous ne serons pas en capa- cité de créer de nouveaux espaces de travail partagés, de l’intelligence collective, de favoriser le travail in- dépendant... Nous avons le devoir d’inventer une société où chacun pourra vivre bien, tout en étant pro- tégé. Il faut impliquer l’ensemble des citoyens, et leur permettre
La Rochelle Tourism Hospitality (Excellia Group) a co-organisé en mai un hackhaton « tourisme et
spatial » avec le
Cnes (concours ActinSpace). Au palmarès deux
app innovantes :
• FantaSea : l’application s’appuie sur un système de géolocalisation des courants marins pour le signalement
instantané de méduses et de requins aux plongeurs amateurs et professionnels.
• optimea utilise GeoFlux, des données spatiales qui combinent météo et affluence. À partir
des préférences de voyage de l’utilisateur (date, lieu, sites, loisirs, musées, à pied...), elle propose
de planifier une visite de site touristique à un moment identifié avec moins d’affluence et une meilleure météo.
 Le troisième grand sujet qui s’im-
pose à tous comme une évidence
est celui d’une société qui cherche
du sens avec une dose de responsa-
bilité écologique intense. La quête   d’être acteurs. n
58 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[  Enquête Audencia sur les dirigeants : en décalage avec
briefing rh & formation
l’indien tata à la pêche des jeunes talents européens
À partir du 1er septembre 2019, le programme de formation de Grow@TCS de
Tata Consultancy Services sera accessible en Europe pour les fraîchement diplômé/es. Après l’Allemagne et les Pays-Bas, le programme est élargi aux pays européens, dont la France. Deux objectifs : sensibiliser aux métiers de la « tech » et accompagner les participants dans la recherche d’emploi à l’international.
Le programme inclut une immersion d’une durée de trois mois en Inde, siège
du groupe Tata. Au terme de la formation, il est prévu que les jeunes talents
retrouvent leur pays d’origine et collaborent auprès des clients européens du groupe indien.
Des étudiants biologistes se font un plan d’encre
Des étudiants de l’École de biologie industrielle (EBI) ont remporté le mardi 11 juin 2019 le concours national 100 jours pour entreprendre. Leur concept, baptisé Organ’Ink : une cartouche d’encre écoconçue à l’encre naturelle. « Notre
cartouche pourrait s’adapter aux imprimantes les plus utilisées
dans le monde de l’entreprise et respecterait les attentes des
utilisateurs du point de vue fonctionnel et durabilité tout en
garantissant le respect de l’environnement. Il n’existe pas encore
sur le marché des cartouches entièrement biodégradables. En
France seulement, notre produit pourrait contribuer à réduire les
60 000 tonnes de déchets dus à l’industrie de l’impression », expliquent les étudiants. Les lauréats remportent un kit du jeune entrepreneur d’une valeur de 15 000 euros : soutien financier, accompagnement juridique et comptable, accompagnement stratégique et logistique, accompagnement en communication, formation au crowdfunding, réseaux entrepreneuriaux.
pratique
 leurs salaB
riés
VA a mené enquête pour la chaire Inno- vation managériale d’Audencia, interrogé
 un panel de dirigeants, et s’est intéressé à leurs mœurs mana- gériales. Les tendances.
• Seulement 15% des dirigeants hissent l’innovation managériale en priorité, loin derrière l’innovation pro- duit/service (44 %), technologique (35 %). L’innovation opérationnelle (29 %), managériale (29 %) et celle du business model (14%) ne sont par leurs priorités.
La perception qu’ont les chefs d’entreprise de leur style de management est en net décalage avec la réalité vé- cue par leurs salariés : 63 % des dirigeants estiment que le management de leur entreprise est innovant quand 29% des salariés le pensent (étude 2017 de la chaire au- près d’employés non-cadres).
Le décalage entre discours et pratiques, et un maquil- lage de pratiques managériales connues en innovation expliquent ce fossé. En outre, bon nombre de dirigeants français ne semblent pas bien percevoir les attentes des millenials. Surtout, les managers ne s’informeraient que peu sur les innovations managériales, principale- ment associées au bien-être des salariés. Hors le ma- nagement par objectif (60 %) et l’espace de discussion (50%), les innovations managériales sont peu connues par les dirigeants. n
MBa chez Sports Management School
  L’e-sport se professionnalise et oblige
son écosystème à penser formation.
Pour répondre aux besoins spécifiques
de ce secteur, Sports Management
School, école du management du
sport, basée à Lausanne, Paris et
Barcelone, lancera en janvier 2020 son MBA 2 e-sport. Il s’agit de former les futurs managers
et experts de l’industrie. Cette nouvelle promotion deviendra également la première équipe officielle d’e-sport de Sports Management School. Ils/elles devront, au cours de la formation, trouver des parrains, mettre en place des partenariats, organiser
leurs déplacements, promouvoir les événements sur les réseaux sociaux.
 Manager n’est pas jouer !
  Manager like a Rolling Stone ?
L’été est là. Il est temps de   1 Sans travail individuel, pas de   Pour devenir la meilleure forma-   formalisation d’une nouvelle am-
   Frédéric
Rey-Millet
Auteur/Hacker du management @Freymillet
d’écouter... de la bonne musique. En France, en juillet, nous avons le choix entre 358 festivals. Avant de choisir ceux qui correspondent le mieux à nos goûts, je vous propose de nous inspirer des Rolling Stones pour mieux manager à la rentrée. Ce groupe anglais reste à ce jour un modèle inégalé de performance d’équipe.
Cinquante-sept ans de carrière, 400 millions d’albums vendus. Une équipe qui ne déplore qu’un seul mort d’overdose via des substances illicites, témoigne d’une longévité qu’aucune autre formation musi- cale ne peut lui contester. Comment peut-on expliquer le succès des Rolling stones et que re- tenir de leur saga?
La motivation principale des deux fondateurs des Rolling stones, Mick Jagger et Keith Richards, est de pouvoir régler leur facture d’électricité. Sans électricité, il leur est impossible d’écouter plus de dix heures par jour leurs morceaux fa- voris. Cette écoute révèle une envie obsessionnelle de reproduire, sans apprendre le solfège, les morceaux de John Lee Hooker. Tout au long de leur carrière, les deux musiciens répéteront leurs gammes pendant des dizaines de milliers d’heures. 2 Une vision sans action est une hallucination
Mick Jagger et Keith Richards partagent une vision commune et ambitieuse de l’avenir : être les pre- miers bluesmen blancs reconnus par leurs homologues noirs.
Pour y arriver, ils traduisent ce rêve en deux objectifs concrets.
Ensuite, ils franchissent la porte d’un studio pour enregistrer un disque. Il s’agit de se ré-écouter pour s’évaluer. Pour progresser.
3 Pivotez avant de vous prendre le mur
Ces deux objectifs atteints, le groupe se pose à nouveau la ques- tion de la pertinence de sa vision. Est-elle toujours valable et tient- elle des éléments extérieurs ? De la concurrence ?
Nous sommes en 1964. Les Beatles, révélés au grand public deux ans plus tôt, avaient lancé à l’échelle planétaire la vague pop.
ralentir. De s’attabler à la terrasse d’un café, d’appré- cier le temps qui s’écoule et
talent collectif
tion de rythm/blues de Londres, ils jouent trois à cinq concerts par se- maine. Pour être connu, il faut être reconnu.
bition.
Face au succès du groupe de Liverpool et à sa posture de garçons proprets en uniforme, les Rolling Stones cassent les codes en vigueur en se forgeant une image de bad boys. Ils abandonnent l’uniforme fourni par leur manager et jouent habillés sans veste et en gilet de cuir acheté chez un fripier de Cha- ring Cross.
Leur génie réside dans leur capa- cité à pivoter en réajustant leur positionnement en tenant compte d’événements extérieurs (succès des Beatles). Tout au long de leur carrière, les Rolling Stones ont mo- difié à de nombreuses reprises leur positionnement marketing pour rester le plus vieux groupe de rock and roll au monde. Le plus talen- tueux ? Tout dépend de vos goûts
Le rythm/blues ne résiste pas à cette
déferlante. Les Rolling Stones se
posent donc la question du repo-   mais quand même « Satisfaction »,
  sitionnement stratégique et de la
c’est un sacré morceau, non ? n ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 59
]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
briefing rh & formation
CWomen Executives !
 entraleSupélec Exed a organisé pour la pre- mière fois du 9 au 14 juin 2019 un programme international innovant de formation à l’in- trapreneuriat et au management destiné aux
femmes dirigeantes en partenariat avec Haas School of
Business at Berkeley et Women Initiative Foundation
(WIF).
La première édition d’une semaine a réuni vingt femmes
cadres, chacune dix ans d’expérience professionnelle au
moins et haut potentiel confirmé, au sein de 14 groupes
mondiaux. L’objectif : renforcer les compétences managériales des femmes dirigeantes, facili- ter l’interactivité entre elles et avec toutes les femmes de la WIF en France et à l’international. À la clé, un certificat Women Initiative Foundation, estampillé CentraleSupélec et Berkeley Haas School of Business. n
top 5 français des formations en finance
 Le Financial Times vient de livrer son classement des meilleures formations
en finance : le top 5 est tricolore avec HEC, ESCP, Edhec, Skema et Essec. Comment expliquer cette déferlante ? Les spécialistes soulignent des cursus deux
ou trois fois moins chers qu’aux États-Unis ou en Angleterre. Le deuxième facteur serait la maturité des élèves en sortie
de classe préparatoire, notamment en mathématiques.
enquête CGe 2019 : l’insertion professionnelle des diplômés 2018 des écoles de management en hausse
La 27e enquête d’insertion professionnelle de la Conférence des grandes écoles (CGE), publiée en juin 2019, montre que le taux net d’emploi des managers reste stable et élevé.
Taux d’emploi et salaires : quelle insertion professionnelle pour les jeunes diplômés de 2010 à 2019 ?
L’employabilité des étudiants sortis de grande école est plus forte que pour les autres cursus bac + 5: 84,4 % de CDI contre 68 % des jeunes à bac+5 – CDI 12 mois après l’obtention de leur diplôme (Baro- mètre 2019 – Jeunes diplômé(e)s de la promotion 2017 de l’Apec). Dans le même temps, la hausse des salaires se confirme. 87 % des jeunes diplômés (managers et ingénieurs) choisissent un premier emploi dans l’hexagone.
insead : un nouveau master in management pour les titulaires d’unbac+3
L’executive education reste la force de l’Insead, reconnu pour ses MBA et ses formats exécutifs. L’institution lance un master in management (MIM) à destination des jeunes diplômés bac + 3 titulaires d’une licence ou d’un bachelor de tout horizon.
VITE REPÉRÉ
Ò L’EM Normandie ré-accréditée AACSB.
Ò La Rochelle Business School également ré-accréditée AACSB pour la durée maximale. Ò L’EBI, labellisée DD&RS (développement durable & responsabilité sociétale).
Ò Cesi, réseau de campus d’enseignement supérieur et de formation professionnelle,
a inauguré son nouveau campus à Mauguio, à proximité de Montpellier. Ò L’Estaca annonce l’ouverture d’un nouveau campus à Bordeaux en 2021. Ò Elisa Aerospace ouvre un nouveau campus à Bordeaux.
 Année de l’enquête
 2010
 2011
 2012
 2013
 2014
  2015
  2016
 2017
 2018
  2019
 Taux d’emploi
  76,2%
  85%
  84,3 %
  79,5%
  82,5 %
   82,4 %
   84,4 %
  86,6 %
  88,6 %
   87,9%
  Salaire brut annuel hors prime France
   31830€
 33060€
  34164€
  33152€
   33182€
  33227€
  34349€
 34436€
   34947€
  35874€
  60 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[                    RÉVÉLEZ ET VALORISEZ VOS TALENTS
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Chaque année, l’ESSEC Executive Education accompagne 5 000 cadres, managers et dirigeants talentueux dans leur montée en compétences. Rejoignez-nous sur le campus de La Défense et bénéficiez d’un accompagnement personnalisé vers la formation, certifiante ou diplômante, la plus adaptée à votre projet professionnel.
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]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[  pratique
carrières & talents
  Stress au travail
Franciliens vs Aquitains : 0-1
La qualité de vie au travail est l’une des questions du marché de l’emploi qui ont le vent en poupe. Tout compte fait, les Franciliens ne seraient pas si mal lotis. Un focus qui devrait faire causer.
La province en tête
du stress
Le RER A bondé, la ligne B en per- pétuels travaux, les «conf call» à 18h30, le charme de l’open space ou du flex office – comprenez « sans bureau fixe» –, propre aux grosses entreprises ou aux sièges sociaux de Neuilly-sur-Seine, La Défense ou maintenant Saint-Ouen... tout cela pèserait bien peu, finale- ment. Que dit l’étude? En France, contrairement aux idées reçues, les Franciliens ne sont pas les plus stressés au travail: ce sont tout d’abord les habitants du Sud-Ouest (24%) puis de la région Centre (22%) qui critiquent le plus leurs conditions de travail, avant l’Île– de–France (20%). En comparai- son, le mal-être au travail semble moins important dans l’Ouest et le Nord de la France, avec 16 % des in- terrogés à se déclarer quotidienne- ment stressés au travail. So what? «Ça s’explique, indique Delphine Douetteau, manager talent ma- nagement chez ADP. Les grandes entreprises disposent de ressour- ces pour prendre en main le stress au quotidien en proposant des aménagements pour combattre le mal-être. Elles mettent en place des améliorations. Si, en région, le stress va paraître moindre a priori, un salarié risque de se sentir “coin- cé” face à un manager qui n’est pas bienveillant, par exemple. La situation devient alors plus lourde à gérer. » Mais Delphine Douetteau n’en reste pas au constat négatif. Elle affiche même un certain op- timisme pour l’avenir. «Les écoles se sont emparées de la thématique des risques pour la santé mentale, physique et sociale, affirme-t-elle. Certaines business schools en ont fait l’objet de chaire académique – ndlr, c’est le cas à l’Institut d’ad- ministration des entreprises (IAE) de Grenoble. On peut ainsi espérer que les jeunes poussent les entre- prises à bouger en ce sens. Il le faut. Mais l’on doit s’interroger sur la racine du stress. »
D’après – toujours – l’étude The work force view in Europe 2019, le stress varie selon le secteur d’ac- tivité choisi. Les salariés les plus exposés exercent dans les services et la finance (26%), les arts et la culture (23 %) ainsi que l’éducation (22 %). Des secteurs aux images de marque très différentes. Le point commun ? Le manager. Le mau- vais manager. Pour Delphine Douetteau, «c’est la clé du stress, et donc de la non-performance en entreprise ». Les managers franci- liens seraient-ils plus vertueux? MuRielle WolSKi
e
On en apprend tous les   lité en France où la 16 édition de   L’Allemagne, souvent citée en
    jours ! Mais les a priori – ou les images d’Épi- nal – prennent par-
fois du plomb dans l’aile. Et c’est le cas avec cette enquête signée ADP (Automatic Data Proces- sing), pionnier et leader mondial des solutions de gestion du capi- tal humain. Sa dernière livraison, The workforce view in Europe 2019, balaie tous les enjeux du marché de l’emploi : l’égalité sala- riale homme et femme, le pouvoir d’attraction – ou pas – du statut d’indépendant, les nouvelles or- ganisations du travail, les envies d’évoluer en dehors des frontiè- res... Et dans ce bric-à-brac ma- nagérial fourni de 32 pages, figure aussi la qualité de vie au travail. Un sujet plus que jamais d’actua-
la semaine de la QVT – bien sûr Qualité de vie au travail – s’est tenue du 17 au 21 juin. Seize édi- tions pour passer du stade de la « cerise sur le gâteau » à une dé- marche banale, quotidienne. Le message a été relayé mieux que jamais en 2019, mais il y a encore du boulot !
Heureux comme Dieu
chez les Néerlandais ! Naguère, Dieu était heureux en France, comme disaient les Alle- mands. C’est aux Pays-Bas que la divinité jouit désormais des meil- leures conditions de travail.
10 585 salariés ont été sondés à cette occasion en Europe, dont 1 410 en France. Et leurs réponses bousculent les schémas établis.
parangon de vertu économique,
voit son image écornée. L’hexa-
e
gone se place ainsi à la 3 place des
pays européens où les salariés se sentent stressés au quotidien, der- rière donc l’Allemagne (20 %) et la Pologne (25 %). 31 % des Fran- çais pensent que leur employeur ne s’intéresse pas du tout à leur bien-être psychologique et 41 % affirment que leur intérêt n’est que superficiel. Dans l’un et l’autre cas, le taux est largement supé- rieur à la moyenne européenne. Une avalanche de statistiques peu réjouissantes. Mais, à quelques ki- lomètres, nos voisins néerlandais sont, eux, 22 % à confier ne jamais subir de stress. Heureux Bataves ! Voilà pour les enseignements ma- cro-économiques.
   Les salariés les plus stressés habitent dans le Sud-Ouest.
   62 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
 ]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[                        Journées d’études, réunions de travail, séminaires, motivation et détente, conférences... découvrez le Château des Vigiers situé dans un écrin de ver- dure dans le Périgord avec 2 hôtels ****, 6 salles de séminaire, un golf 27 trous, un spa by sothys, un restaurant étoilé «les fresques», une brasserie, Permettant à vos collaborateurs de Profiter d’un moment d’évasion dans un lieu d’excePtion !
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]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
 culture & co par christophe
  combarieu
Journaliste & producteur, Présentateur sur BFM Paris et LCP-AN la Chaîne Parlementaire
79 millions d’euros
montant annuel des droits d’auteur générés.
dvd
Celle que vous croyez
700 millions d’euros
montant annuel des subventions allouées par le ministère de la Culture.
 opéra
    ADon Giovanni
près l’immonde vision du séducteur éternel, signée Michaël Hanecke, il y a une douzaine d’années, le chef d’œuvre de Mozart retrouve enfin ses lettres de noblesse à Paris, au Palais Garnier. Habitué à
questionner le sens politique des œuvres – comme il l’a fait cette saison, à la Bastille, avec Boris Godounov –, le metteur en scène néerlandais Ivo van Hove a choisi d’explorer le côté destructeur de Don Juan dans lequel il a choisi d’anéantir tout esprit de séduction. Très Kierkegaard dans son approche, lui qui prônait de voir dans ce dissolu puni « le chuchotement de la tentation, le tourbillon de la séduction, le silence de l’ins- tant». Un héros assurément plus prédateur que jouisseur. Il est condamné dès le départ, quand d’impressionnantes fu- mées blanches annoncent le feu des enfers où finira le libertin damné! Si l’ensemble va paraître assez classique sur le plan formel, il faut reconnaître à Van Hove une sacrée direction d’artistes. Magnifiques, Nicole Car et Jacquelyn Wagner, aus- si émouvantes qu’assurées. Quant à Elsa Dreisig, elle campe une Zerlina parfaite, ingénue et sensuelle. Mais les belles sur- prises viennent surtout des hommes: Philippe Sly, un Lepo- rello bourré de classe et de fantaisie, et une découverte avec Étienne Dupuy dans le rôle-titre, voix solide et éclatante, ir- radiant littéralement dans la scène finale tragique, spectacu- laire. Une production subtile, élégante et revigorante. n Jusqu’au 13 juillet à l’Opéra de Paris.
   Claire est d’une jalousie maladive, alors, pour épier Ludo, son amant, elle se crée une fausse
identité, de 25 ans de moins, sur les réseaux sociaux. Mais elle tombe alors éperdument amoureuse du meilleur ami de Ludo et devient prisonnière de son avatar... Comment
faire pour que réalité et
mensonge ne fassent qu’un? Voilà un passionnant et
haletant thriller sur les dangers de la virtualité. Un petit chef-d’œuvre qui explore finement les dérives de notre société schizophrène. Quant à Juliette Binoche, elle est flippante en héroïne aux mille visages. Jubilatoire! Diaphana
l’ordre des médecins
L’hôpital, c’est toute la vie de Simon. Il y voit tout, quotidiennement,
la vie, la mort, dont il a appris à
se protéger dans son service de
pneumologie. Mais un matin, tout son univers, avec ses certitudes, vacille quand sa mère
est admise dans une unité voisine... Pour un premier long-métrage, le réalisateur David Roux réalise un coup de maître. Sans pathos, son regard
sensible est bourré d’émotion, grâce aussi à une écriture dense et prenante, et un jeu d’acteurs, Jérémie Rénier et Marthe Keller en tête, sobre autant qu’intense. Un film engagé. Pyramide
danse
e chorégraphe britannique Wayne McGregor envoute littéralement la scène de l’Opéra Bastille avec un de ses spectacles phares, Tree of Codes ! Un triptyque artistique qui allie une chorégraphie, une scénographie débor-
dante d’Olafur Eliasson et une musique signée Jamie Smith, qui, ensemble, se conjuguent à la perfection. Un faisceau de sensa- tions visuelles où les corps se cherchent et s’écartèlent pour enfin se libérer dans un instant de tension presque palpable... L’art du danseur se voit démultiplié à l’infini grâce à de magnifiques trouvailles de mise en scène qui portent ce ballet au pinacle de la danse contemporaine. Les étoiles et les premiers danseurs de l’Opéra s’associent à ceux de la Wayne McGregor Company pour nous offrir une véritable féerie graphique et très spectacu-
Johan Inger qui donne au chef-d’œuvre toute sa fougue et replace le danseur dans l’impétuosité
de nos vies urbaines. Deux semaines en totale immersion dans l’univers des corps, un véritable feu d’artifice intemporel et très attendu par tous les amateurs de grand frisson chorégraphique !
Du 8 au 17 juillet au Théâtre Mogador
  LTree of Codes
   64 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
laire ! n
les Étés de la danse
Jusqu’au 13 juillet à l’Opéra Bastille
 C’est devenu le rendez-vous traditionnel du début de l’été à Paris, avec son vent de fraîcheur et de très belles découvertes : les Étés de la danse reviennent pour leur 15e édition ! Et cette année, la « Passion » siègera au cœur du festival ! Le point d’orgue de la quinzaine sera Carmen, chorégraphié par le suédois
]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[  théâtre
Pierric, Homme encadré sur fond blanc
Pierric Tenthorey tire toute son inspiration des Tex Avery, Buster Keaton, en passant par Jacques Tati, dans un spectacle complètement décalé, ultravisuel,
mais surtout tout à fait différent de
ce qu’on a l’habitude de voir! Un
homme enfermé sur scène ne peut ni
sortir ni échapper au regard du pu-
blic et n’a aucune tâche à accomplir.
Pire encore, toutes les dix minutes,
retour au point de départ, duquel il devra sans cesse répéter les mêmes gestes et revivre les mêmes situations! Les fans de Bill Mur- ray se rappelleront sans doute d’Un jour sans fin! Un spectacle drôle, poétique et même magique car Pierric a été sacré en 2015 cham- pion du monde dans cette discipline! Une magie qu’il distille savamment et passionné- ment tout au long de son spectacle ! n Jusqu’au 31 aout au Théâtre Tristan Bernard
Caroline loeb, Bye Bye tristesse
Après avoir, une fois encore, bluffé tout le monde, avec son spectacle Françoise par Sagan qui lui aura valu une nomination aux Molières 2018,
Caroline Loeb poursuit son voyage drolatique dans les méandres
de l’esprit du « charmant petit monstre », comme se plaisait à l’appeler François Mauriac. Dans Bye Bye Tristesse, son amour
des mots autant que celui des
notes est plus fort que tout. Sous forme de confidences, entre drôlerie et émotion où les Mitterrand le disputent aux années Palace, Caroline Loeb est de retour, mutine, câline, poétique et plus libre que jamais.
Du 5 au 28 juillet au Théâtre La Luna
à Avignon
julie Ferrier
Après Aujourd’hui, c’est Ferrier et une palette truculente de personnages aussi
touchants qu’extravagants, Julie
Ferrier revient avec À ma place
vous Ferrier quoi ? Un spectacle sous forme de cabaret où elle s’entoure de quatre « boys » pour un show loufoque à souhait, voire complètement clownesque !
À mi-chemin entre les Monty
Pythons et les Branquignols, mais
réglé comme du papier à musique,
c’est absolument hilarant ! Et comme Julie Ferrier sait tout faire, elle ne se serait pas privée de prendre en charge l’écriture mais également la mise en scène. Celle qu’Isabelle Nanty appelle la « surdouée », ou encore
la « machine à jouer » mérite ces deux qualificatifs qui lui vont vraiment à merveille. « À ma place vous Ferrier quoi ? » jusqu’au
31 juillet au Théâtre de l’Atelier
culture & co cd
vie privée
the Fellini album
S’il en est bien un qui n’a jamais fait de distinguo artistique entre symphonique et musique de film, c’est bien Nino
Rota! Ce qui créa une
convergence indissociable
entre Federico Fellini et
lui. Deux natures, deux
créateurs de génie qui
n’avaient d’autre choix que
de cohabiter, telle une évidence! Personne aujourd’hui, mieux que le chef d’orchestre Riccardo Chailly, ne pouvait mieux défendre le répertoire de Rota, qui l’avait bien connu, dès 1974, cinq ans avant sa mort. Un incomparable album du 40e anniversaire où les sonorités de la Scala de Milan fusent tel un feu d’artifice. Decca
Michael Fabiano, ténor
Il est le ténor qui monte, celui
qui fera sensation à la rentrée, dans Don Carlos et Les Contes d’Hoffmann à la Bastille! Pour son premier album «carte de visite», il a choisi de proposer un ensemble spectaculaire d’arias de Donizetti et de Verdi, dans une continuité historique passionnante,
témoin d’un changement paradigmatique dans l’opéra italien, allant du bel canto
à un univers plus riche et dramatique. La voix vibrante
de Michael Fabiano, avec son timbre unique, plein d’envolées acidulées et de spontanéité frappe en plein cœur. Après les Kaufman et Alagna, il est sans doute, déjà, l’un des héritiers incontournables! Pantatone
Martin james Bartlett,
piano
Il avait marqué les esprits en 2014 lorsqu’il remporta haut la main le prestigieux concours BBC Young musicians of the year. Sa maturité, son originalité, son doigté avaient laissé pantois le public autant
que le jury. L’amour et la
mort sont les thèmes
très « romantiquement intemporels » choisis par le
jeune pianiste britannique de
22 ans, à travers des pièces signées Liszt, Schumann,
Bach ou encore Prokofiev. Il faut lui reconnaître une maturité incroyable, une élégance et une technique sans faille, dans une palette sonore irréprochable et assez ambitieuse ! Retenez bien son nom, on va en entendre parler longtemps ! Warner Classics
      ciné
les Faussaires de Manhattan
Lee Israel, auteure en perdition, se découvre une
faculté hors du commun : elle est capable d’imiter à
la perfection l’écriture et le style de tout grand auteur
classique ! Lui vient alors une idée. Elle va imaginer
entre eux des correspondances qu’elle revendra à
prix d’or à des collectionneurs... Faussaire des temps
modernes, elle éveillera vite les soupçons du FBI
qui l’entraîneront dans une longue et douloureuse
descente aux enfers. Resurgit en elle une culpabilité contre laquelle elle devra lutter. Pour incarner Israel, Melissa McCarthy est impeccable, à la fois drôle, émouvante et passionnante à suivre, dans un film qui se laisse regarder avec plaisir. En salles le 31 juillet
Yesterday
Suite à un mystérieux blackout planétaire, Jack,
un jeune musicien, se fait renverser par un bus.
Quelques jours après son réveil, il va se rendre
compte, effaré, qu’il est le seul sur terre à connaître
les Beatles ! Comme si John, Paul, George et Ringo
n’avaient jamais existé ! Une aubaine pour celui qui
va s’accaparer ainsi tous leurs succès... Le chanteur
qui cherche à percer devient alors star internationale, phénomène pop et, pour ce nouveau monde, un créateur de génie. Voilà une idée très originale et une intense réflexion sur le processus de création ! Réalisé par le délirant Britannique Danny Boyle (Slumdog Millionaire), l’aide de l’excellent scénariste Richard Curtis (Love Actually) achève de rendre ce film unique en son genre. En salles le 3 juillet
     ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 65
]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
essais autos
  Opel Combo
Ce Combo de quatrième génération est le cou- sin des Citroën Ber- lingo et Peugeot Rifter,
nouveau venu dans la famille depuis le rachat d’Opel par PSA, et construit, comme les fran- çaises, dans les usines portu- gaise et espagnole du groupe. Globalement c’est donc le même véhicule avec çà et là des varia- tions d’équipements et quelques mesquineries (pas d’accoudoir amovible côté siège passager, par exemple, même en finition haute...) –la génération précé- dente de Combo était déjà em- pruntée à une autre marque (un Fiat Doblo rebadgé).
La ligne est commune aux trois véhicules, seules la ca- landre et la poupe se montrent spécifiques à chacune des trois marques. Plus proche du Peu- geot que du Citroën en termes de design et d’élégance, le Com- bo apporte à Opel, pas vraiment réputé pour la souplesse de son amortissement, jusque-là conçu à l’allemande, un confort très appréciable avec des sièges qui semblent même moins fermes que sur le Berlingo. En finition haute innovation, le Combo offre en version 5 places une rangée de trois sièges indépen- dants à l’arrière très modulables et facilement repliables, gage d’un volume de coffre appré- ciable. L’équipement est correct sans plus (pas d’affichage tête haute comme sur le Berlingo, pas de park assist), l’ergonomie des commandes satisfaisante et la technologie audio héritée de PSA est perfectible (le Bluetooth
le cousin pour petits budgets
Dérivé des Citroën Berlingo et Peugeot Rifter, l’Opel Combo fait honneur à sa nouvelle famille d’adoption, le groupe PSA. Il hérite de toutes les qualités de ses cousins, véhicules familiaux de loisir, plus une : des tarifs taillés au plus juste qui créent un écart important avec les françaises. Du coup, l’on peut se demander s’il ne faudrait pas être fou pour dépenser plus ?
 La Renault Talisman se muscle
La belle hérite du moteur sportif de l’Alpine un rien assagi et s’offre pour la circonstance une montée en puissance du meilleur effet.
La grande berline familiale du Losange a soufflé ses quatre bougies et conserve toutes ses qualités de confort et son potentiel mécanique d’avaleuse de kilomètres. Avec
son nouveau moteur essence TCe 1.8 de 225 chevaux emprunté à l’Alpine (ce bloc dégonflé pour la circonstance de 250 à 225 ch est également installé sous le capot de l’Espace), ses quatre roues directionnelles (système 4Control) et l’amortissement piloté, elle fait merveille sur de longs trajets autoroutiers tout comme sur les départementales sinueuses de campagne.
 fiche technique
Modèle essayé
 Renault talisman S-edition tCe 225 eDC FaP.
 tarifs gamme essence
 Àpartirde34200€
 tarifs gamme diesel
 Àpartirde32500€
  66 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[fiche technique
Modèle essayé
 opel Combo life innovation 1.5 diesel 130 ch BVa8.
 tarif
 Àpartirde29450€
 tarifs gamme essence
 Àpartirde17650€
 tarifs gamme diesel
 Àpartirde17800€
  À bord, la zénitude est de rigueur : ergonomie des commandes, affichage tête haute, grande lisibilité des informations délivrées au conducteur, espace, équipement généreux, cuir... Que demander de plus ? Peut-être une meilleure gestion de la puissance mécanique par la boîte auto à double embrayage et 7 rapports EDC7 qui
se révèle un peu délicate au cours des manœuvres de stationnement en mode automatique. Le reproche est mince... Seul défaut, mais il est de taille, la gloutonnerie en carburant de la Talisman et surtout son taux de rejet de CO2 (164 g/km) qui lui valent un malus de 3 756 euros quand une Peugeot 508 dotée d’une motorisation équivalente ne rejette que 130 g de CO2 et n’est donc pénalisée que par un malus de... 140 euros. Cherchez l’erreur.
 pèche ainsi dans sa compatibi- lité avec l’iPhone par exemple en se montrant incapable, sur le Combo, tout comme sur le Ber- lingo ou le Rifter, de récupérer la liste des appels ou le carnet d’adresses, rageant !).
Autre motif de grogne, le sys- tème de maintien dans la file, lui aussi héritage du groupe, se révèle très (trop ?) directif, ce qui induit souvent des zig-zag intempestifs sur la chaussée en cas de franchissement de ligne. Mieux vaut donc le déconnecter.
En revanche, le moteur diesel de 130 chevaux et la boîte auto à 8 rapports confirment chez Opel, tout comme chez Citroën ou Peugeot, qu’ils sont un atte- lage très plaisant, à la fois souple et réactif et particulièrement agréable sur longue distance
(avec en outre une sobriété à la pompe appréciable).
Cerise sur le gâteau: le Com- bo est de loin le moins cher des trois cousins avec un prix de base – après ristournes – de 17 650 euros soit 4 200 euros de moins que le Berlingo et 5 500 euros de moins que le Rifter. De quoi faire sérieusement réfléchir les plus chauvins.
l’art du temps
vie privée
   ecoreseau.fr juillet/août 2019
| 67
]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
horlogerie & joaillerie
mode & accessoires
le caleçon belge, confortable,
joyeux et élégant
Mc Alson utilise des matières en 100% coton, avec une attention particulière pour la coupe. Il opte pour la
coupe américaine, car celle- ci adopte parfaitement la
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en toutes circonstances. Ce sont huit aujourd’hui huit motifs à plus de 80
nouveaux dessins chaque saison et une trentaine de « classiques » permanents.
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    Glashuette, la nouvelle
 PanoInverse
Ce chef-d’œuvre limité à 25 pièces réinterprète l’idée de rendre visible la beauté intérieure d’un garde-temps et laisse le pont de balancier flotter
librement dans le mouvement sur la platine artistiquement découpée. La face excentrique est réhaussée de chatons en or vissés, de rubis
rouges, de vis bleuies et de gravures dorées.
45 400 € www.glashuette-original.com/fr
junghans max bill automatic
100 jahre Bauhaus
Pour le centenaire du Bauhaus, Junghans présente une montre automatique, limitée à mille exemplaires, qui ne pourrait pas être plus simple et pour autant plus évocatrice. En tant que montre classique à trois aiguilles, la max bill Automatic, se concentre uniquement sur l’essentiel - pouvoir facilement lire l’heure. Le fond
verre dévoile l’impressionnant bâtiment du Bauhaus avec sa grande façade vitrée.
1 225€ www.junghans.de/fr
Freywille Paris Pop Art
Cette nouvelle collection est inspirée par la capitale française, ville de l’amour et de la splendeur.
Danslesmotifsdétaillésenémaildefeu, on peut découvrir des illustrations de la célèbre Tour Eiffel, de l’Arc de Triomphe, du Louvre, de la basilique Sacrée de
Montmartre ainsi que de la Cathédrale de Notre-Dame. Le raffinement côtoie
l’émotion! shop.freywille.com/fr
B.R.M Chronographes présente la Flat-42
Sur cette pièce d’exception à la com- plexité créatrice, le luxe est suggéré, réduit à l’essentiel: la finesse du mou- vement et le design épuré du boîtier. Cette montre mécanique extra-plate est abritée dans un boîtier de 6,6 mm d’épaisseur pour 42 mm de diamètre. Existe avec aiguilles bleues, rouges, jaunes, orange et grises.
À partir de 3 450 €. www.brm-manufacture.com
Body Lundi au soleil Botzaris
Botzaris est une marque parisienne de bodys féminins prêt-à-porter. Lundi au soleil est une marque de vêtements et accessoires brodés, dédiée aux vacances. Une collaboration réussie pour quatre jolies baigneuses brodées sur des bodys de très belle qualité !
78€ www.lundiausoleil.com
le Nikki de Pinel Pinel
La collection de sacs Pinel et Pinel s’enrichit d’un nouveau
tote bag au format XXL, le
Nikki. À l’intérieur, une poche zippée protège les biens les plus précieux ! Entièrement traité dans la toile enduite éponyme, il se décline dans tous les coloris de la gamme. Ses anses sont en cuir et la bijouterie en laiton masif paladié.590€ www.pineletpinel.com
    Repetto, Sneakers Alice
La sneakers Alice est pleine d’audace
et s’inscrit dans l’air du temps avec ses élastiques brandés Repetto, insufflant une harmonieuse dynamique à la maison Repetto. Matière: Latex perlé 395€ www.repetto.fr
Villebrequin,
mythiques shorts de bain
Depuis presque 50 ans, la maison Vilebrequin cultive raffinement et bonne humeur, fidèle au charme décontracté de ses origines tropéziennes. Parfaitement ajustés et indémodables, les costumes de bain Vilebrequin traversent le temps et les générations de père en fils en devenant une référence absolue. Modèle Moxe, 180 € www.vilebrequin.com
   68 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[ bien-être
Le musée international de
la Parfumerie à Grasse se réinvente
La muséographie a été revue dans sa totalité en axant le propos sur des espaces organisés par période chrono- logique – Antiquité, Moyen âge, Renaissance et xviiie siècle, Temps modernes, xixe, xxe et xxie siècles. Le 21 juin, le public a découvert les nouveaux espaces ain- si que l’exposition temporaire consacrée à la Fabuleuse histoire de l’Eau de Cologne. n www.museesdegrasse.com
gastronomie
Maison Kayser academy
Après le succès international du Larousse du pain, Eric Kayser a pensé à aller encore plus loin en proposant des vidéos de tutoriels
de recettes décrivant les étapes
de la panification pas à pas et permettant de rendre cet artisanat accessible au plus grand nombre. C’est ainsi qu’est née une chaîne Youtube sur laquelle une nouvelle vidéo sera ajoutée en ligne tous les quinze jours: www.youtube.com/MaisonKayserAcademy
Miel Martine, totalement naturel et traçable
Créée en 2018, Miel Martine est une histoire qui commence en plein cœur de la Provence,
au Château La Martinette. ll s’agit de la première marque de miel à proposer un miel totalement naturel et traçable, de la fleur
jusqu’au pot. Miel de Lavande, de tym, de bruyère blanche, d’acacia, de châtaignier, de romarin, toutes fleurs...vous avez l’embarras du choix !
A partir de 8,80€ le pot de 250 g www.mielmartine.fr
Calvin Klein one
Summer
Inspiré par le mouvement
pop’art des années 1950,
cette édition limitée
allie un parfum frais et
un flacon d’inspiration
pop pour une expression
vibrante de l’été. Créé à
partir d’ingrédients issus
des eaux du Lagon Bleu
Islandais et de bois flotté de la mer
de Sibérie, CK One Summer révèle
une fraicheur inattendue. En notes
de tête, des agrumes rafraîchissants se marient aux épices et aux fruits gourmands, tandis qu’une base de muscs et de bois en font une signature unique. 100ml 59,90 € www.calvinklein.fr
effibio, une merveille pour les yeux
et les lèvres !
Le Contour des Yeux et des Lèvres anti-âge est un gel translucide, sans parfum et non-gras, hydratant et liftant pour toutes les rides grâce à l’association de l’acide hyaluronique, des polyphénols de pomme et de
la glycérine végétale, qui fixent l’eau au sein de l’épiderme de façon durable. 15ml, 22 € www.efibio.com
Exquise Maison Noème
Noème tient son nom
du concept philosophique éponyme qui désigne ce qui existe en dehors de la conscience humaine, à l’abri des regards. Ses parfums célèbrent l’éternel
et inaltérable secret des choses. Le sigle de la maison Noème Paris
est composé d’une alliance de deux symboles ancestraux. l’«œil des dieux» des incas qui évoque l’accès au sens dérobé du monde et l’Orobouros, le serpent se mordant la queue. On succombe pour Abysse : Davana, Noix de muscade, Timbersilk, Cyclamen, Aubépine, Cèdre, Musc, Patchouli, Santal. 100 mL - 170 € noeme.paris
Nicolas alziari, Socca Niçoise
Réalisez une belle socca comme à Nice en quelques minutes grâce à ce kit pour un apéritif pour 4 personnes. Traditionnellement, cette galette est cuite sur un plat rond et dans un four à bois. Elle doit être légèrement croustillante sur le dessus, moelleuse à l’intérieur et malgré la présence d’huile d’olive dans la pâte elle n’est pas grasse pour autant. 6€95 www.alziari.com.fr
l’art du temps
vie privée
         la liqueur d’abricot Wolfberger, un délice pour vos desserts !
Fine et parfumée, cette liqueur raffinée concilie richesse
et rondeur. Elle parfume les «kirs» à l’apéritif, une salade de fruits, se révèle sur les glaces et sorbets et trouve un vaste éventail de possibilités de cocktails et de desserts. Les rofessionnels de la gastronomie utilisent le concentré d’abricot. 18,90€ boutique.wolfberger.com
  ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 69
]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
évasion
Sublimes suites
Lau Balmoral Edinbourg
e Balmoral a révélé un nouveau look pour l’une de ses suites em- blématiques, The Glamis.188 suites opulentes et chambres contem- poraines établissent les standards du luxe de l’hébergement en Écosse. L’excellente cuisine est garantie dans le restaurant étoilé au
guide Michelin. L’hôtel dispose aussi d’une collection de plus de 500 whis- kys du single malt au scotch. www.roccofortehotels.com
ouverture du Párisi udvar Hotel Budapest
Après une grande vague de travaux de restauration, l’établissement est devenu
un hôtel The Unbound Collection by Hyatt. L’hôtel incorpore des éléments de design arabes, mauresques et gothiques, représentant le passé fascinant de la Hongrie. La façade d’origine, les escaliers et les verrières ont été soigneusement conservés et les chambres sont meublées sur mesure en style hongrois. Les lieux touristiques et populaires à proximité de la propriété comprennent l’Opéra d’État, le pont Chain Bridge et la basilique Saint-Étienne. www.hyatt.com
Hôtel Barrière NLe Majestic-Cannes
ouvellement embelli, l’Hôtel Le Majestic étend sa splen- deur face à la mer, sur la Croisette. Plage privée et accueil privilégié des enfants. Cuisine ensoleillée et brasserie haut de gamme. Panorama de rêve et prestations d’ex-
ception. Partager des moments délicieux en famille et laisser les en- fants partir à l’aventure. Salle de projection et Concierge Clefs d’Or. Détente au Spa Diane Barrière. n
www.hotelsbarriere.com
70 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
Hôtel de Crillon, les secrets de ses dix suites signature
Parmi six somptueuses suites, deux nous ont particulièrement conquises : la suite Duc de Crillon, où l’esprit de l’ancienne chapelle privée de l’hôtel se transpose tant dans les boiseries, que les dorures et le mobilier sur mesure. D’un tout autre genre, Les Grands Appartements de Karl Lagerfeld offrent des vues à couper le souffle sur Paris et ses monuments. Lagerfeld y a livré sa vision personnelle du chic à la française et de la modernité. La baignoire taillée dans un seul bloc de marbre de Carrare de plus deux tonnes, a été hissée via une grue, insérée par la fenêtre et déposée sur deux blocs de glace qui, en fondant, ont permis de la positionner sans endommager le sol. www.rosewoodhotels.com
]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[ l’art du temps
vie privée
 ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 71
]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
  vins à consommer (avec modération)
Pinot noir Rodern 2015
Le nez dévoile des arômes de mûres caractéristiques de son terroir.
Il est souligné par des nuances de cerise noire et de vanille que
l’on retrouve en bouche. La bouche est structurée, longue
et harmonieuse. Les tanins sont soyeux, gage d’un beau potentiel
de vieillissement. 18,20 €. www.vins-ribeauville.com
  er
1 Cru Les
les Grandes Serres, Côtes du Rhônes Village Visan 2017
Vin bio sans sulfite
ajoutée
Ce rouge (Grenache noir, Syrah & Mourvèdre), d’une gourmandise franche, s’ouvre sur de jolies notes de fruits noirs, d’olive noir, de cerise et de menthol. Il surprend par sa fraîcheur et son jus croquant. À déguster sur des viandes rouges grillées ou une foccacia à l’ail et aux fines herbes.9 € en vente au caveau des Grandes Serres àGigondas(0490658655)-chezles cavistes
Vergelesses 2017
Cette cuvée présente une robe vive, brillante et peu foncée. Le nez, élégant et fin, dévoile
des arômes subtils de fruits (framboise, fraise des bois) qui prennent des notes
musquées en vieillissant. Les tanins sont souples et soyeux. 34 € www.fery-vin.fr
 Confidences Touraine Chenonceaux AOP 2018
Ce grand vin de Loire concentré et élégant, vous offre des notes typiques du Sauvignon blanc: fruits mûrs, agrumes foin coupé, notes
de cassis et possède une
belle longueur
en bouche avec
un joli équilibre entre une jolie acidité et sa grande fraîcheur. 11€ famille-bougrier.fr
L’Original 2016 de Joseph Mellot
Une délicate robe jaune pâle aux reflets verts pour ce vin qui s’ouvre sur une palette aromatique, avec des notes d’agrumes et florales. La bouche fait
la part belle aux fruits d’été, comme la pêche blanche, avec une belle ampleur généreuse. La finale, longue et minérale, aux notes salines, exprime tout ce beau terroir de silex blanc. 30€ www.josephmellot.com
Domaine d’Éole (eygalières),
eole Brut Nature Rosé
Tout le fruit et la finesse de ces raisins vendangés tôt s’expriment ici dans la pureté du zéro dosage. Ce rosé de Provence exprime de délicates notes de fruits rouges (groseille, framboise...) et d’agrumes. Sa bouche tonique, désaltérante et gourmande se décline sur des notes de praline, de fraise au four et de rhubarbe. Servi entre
9 et 11°C, il est l’allié de l’apéritif, d’une anchoïade ou d’une tarte aux fruits. Cépages : Rolle 45 %, Grenache blanc 45 %, Syrah 10 % - 12,5 % alc./vol. 17€ - Chez les cavistes, au domaine et sur la e.boutique www.domainedeole.com/nos-vins
    Domaine de
Château de Saint-Martin (Cru Classé de Provence)
Un long vieillissement sur lie apporte à ce Blanc de Blanc (cépages Rolle, Ugni-blanc, Clairette) l’assurance d’une personnalité affirmée. Cette méthode
traditionnelle propose une belle robe jaune d’or aux bulles vives et très fines. Nez complexe de fleurs blanches, pommes, miel, brioche et noisettes. La bouche est structurée et équilibrée, finale longue et agréable. Pour une fête comme pour un apéritif convivial, avec une cuisine à la crème, des desserts à la frangipane ou une tarte tropézienne. 15,90€ - Chez les cavistes, au domaine et sur la eboutique :
www.chateaudesaintmartin.com/fr/boutique
Rocheville,
 Troubadour 2018
le Chinon rosé du Château de la Grille
Un chinon rosé de gastronomie au fruité délicat. Sa bouche équilibrée et généreuse révèle des arômes de fruits rouges fraîchement cueillis. Il convient à l’apéritif,
sur des plats de charcuterie, des viandes au barbecue, et s’accorde très bien aussi avec des plats asiatiques. 11€ boutique.baudry-dutour.fr
 (Saumur Rosé Sec)
Une appellation confidentielle pour un rosé sec tout en fraicheur, bonne humeur et élégance. Ce vin de Loire,
100 % cabernet Franc,
chante la jovialité sur des
notes d’abricot et pêche de
vigne. Parfait pour des repas
estivaux ou exotiques : entrées
fraiches, grillades de viandes ou
de poisson, crevette style thaï, tajine à l’abricot et même couscous apprécieront sa joie de vivre ! 8,50 € - chez les cavistes, au domaine et sur la e.boutique
72 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
la Dune, 1er rosé de la
façade atlantique
Un nez complexe de petits fruits rouge mêlés à la douceur de l’abricot et la complexité de la rose, avec une légère pointe citronnée. L’attaque douce
en bouche laisse place à une explosion d’arômes et offre une finale persistante soutenue par une fraîcheur très océanique. 14 € www.lerepairedebacchus.com
]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
 du coté des bulles...
  Cuvée Rosé
Drappier, unique Quattuor Blanc de Quatre Blancs
Issu de l’assemblage des quatre cépages blancs de Champagne, ce Blanc de Blancs allie l’identité de ses
racines à l’impertinence d’une vinification moderne. Ce sont des arômes de raisins très frais et d’agrumes
qui évoluent vers des notes de pommes miellées et de confiture de figue, portés par un bouquet de fleurs blanches. En bouche, un Champagne avec beaucoup de fraîcheur, minéral et ciselé. La finale est très persistante. 70 €
www.champagne-drappier.com
Prestige Premier
Cru Duval-Leroy
Assemblage de pinots noirs vinifiés en macération et de vins clairs de chardonnays, cette cuvée révèle une belle structure et une vinosité fruitée, profonde et délicate, véritable invitation à un moment de dégustation convivial et raffiné. Ses arômes de cerises sauvages, de fruits rouges et de figues sont en parfait accord avec la saison. 53 € www.duval-leroy.com
Champagne Palmer & Co, Rosé Réserve
L’assemblage du Rosé Réserve est issu d’une somptueuse Solera de Pinot Noir de plus de 35 ans. Le nez intense est dominé par des arômes de fraise des bois, émoustillés par des notes vives et légères de groseille, de cassis, sur un fond délicatement épicé. La bouche fraîche, ronde, s’étire sur une bulle finement tannique et gourmande dans le même registre d’élégance fruitée. 37 € www.champagne-palmer.fr
Spiritueux
Mount Gay Black Barrel
Ce rhum est issu de l’assemblage de simple et double distillats,
avec une part plus importante de double distillat. Il bénéficie d’un second vieillissement dans des fûts de Bourbon profondément
calcinés afin d’extraire un maximum de notes épicées et
boisées. 39.50€ www.mountgayrum.com
11.86 sans sulfites ajoutés
  Crémant de Loire – Blanc
Brut
11.86 réunit le meilleur de nos deux grandes maisons de fines bulles. L’art de l’assemblage d’une part, à travers la maison de Touraine fondée par Monsieur Alcide Monmousseau en 1886. Et l’esprit d’innovation d’autre part, apportée par la 1ère maison de fines bulles de Saumur, fondée par Monsieur Jean- Baptiste Ackerman en 1811. Novatrice et audacieuse, cette cuvée révèle
sans aucun artifice Chenin et Chardonnay. Fin et élégant!19,15€ 0241530321
   Glenfiddich, Coffret expérimental Series
Glenfiddich a réuni l’ensemble des références Experimental Series dans un coffret de dégustation exceptionnel limité à cinq exemplaires : 4 Singles Malts,
déjà devenus
des icônes de Glenfiddich : IPA Experiment, Project XX, Winter Storm et Fire & Cane. 449€ www.glenfiddich.com/fr/
Rémy Martin-Édition limitée Steaven Richard
La Maison Rémy Martin et l’Atelier Steaven Richard ont ensemble réinterprété le symbole emblématique de la Maison Rémy Martin à travers un œuvre unique: l’iconique carafe XO et son coffret. Ils possèdent tous les deux le label Entreprise du Patrimoine vivant. 190€ www.remymartin.com/fr/
Bruichladdich, Single Malt d’exception
Octomore 10 ans Dialogo, c’est la puissance du whisky le plus tourbé au monde. ce whisky a vieilli deux fois plus longtemps que ses prédécesseurs en suivant un procédé d’une complexité inédite. Il a été reparti dans d’anciens fûts de bourbon, de cognac, de porto et même dans des fûts vierges ! Ce qui a donné naissance à un single malt époustouflant qui conjugue
à la perfection les saveurs délicates révélées par le vieillissement individuel de ses composants. Edition limitée à 12 000 bouteilles, 204€ www.bruichladdich.com
the Botanist
The Botanist est le premier et unique Gin de l’île d’Islay, située en Ecosse. Imaginé, distillé et embouteillé à la
distillerie Bruichladdich, The Botanist est un Gin riche & complexe aux arômes floraux. 22 plantes locales,
cueillies à la main, sont utilisées pour élaborer ce Gin unique. Neuf autres botaniques viennent ensuite
sublimer ces 22 plantes, pour un total de 31 ingrédients quand les autres marques de Gin utilisent 6 à 12 ingrédients en moyenne. 70cl, 44€. www.thebotanist.com
   74 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
l’art du temps
les dîners d'ÉcoRéseau Business
      Dîner en
Menu
Entrées
p tartare de thon, coriandre,
citron vert 16€
p Saumon fumé d’ecosse, crème à l’aneth, blini maison 17,50€
Plats
p Magret de canard rôti, Sauce balsamique, légumes de saison 29€
p Belle entrecôte, sauce béarnaise, frites maison 29€
Desserts
p Coupe vacherin, Sorbet fraise, coulis de fruits rouges, meringue, chantilly mascarpone maison 11,50€
p Café gourmand 11€
Concept & Lieu
Depuis 1927, la Coupole attire le Tout-Paris grâce à son style typiquement art déco : les piliers recouverts d’une imi- tation de marbre, les mosaïques, d’inspiration cubiste, sont classés à l’Inventaire des Monuments Historiques. Les pilastres sont habillés de toiles de petits maîtres des Années folles. Sûrement est-ce aussi grâce à ses innombrables coupes de champagne, ou encore grâce à son sens indiscutable de la fête ! Enjolivée par son récent revival, la Cou- pole est plus que jamais le cœur de ce Paris enjoué tant apprécié. Longue de 28 mètres, la terrasse de cette mythique brasserie du boulevard Montparnasse est prête à accueillir 100 convives, à condition qu’ils soient disposés à se mêler à l’ambiance pétillante qui y règne !
En cuisine
Parisiens et touristes en mal d’iode se régalent des séduisants plateaux de fruits de mer, où huîtres, palourdes et langoustines dansent ensemble, sans oublier les savoureux plats de poissons. Que les adeptes de bonne viande ne s’affolent pas, la carte propose de quoi satisfaire leurs envies : curry d’agneau à l’indienne, andouillette à la mou- tarde à l’ancienne ou encore suprême de volaille au vin jaune. Sans oublier les profiteroles au chocolat chaud, les tartes aux fraises, les crèmes brulées ou les délicieux mi-cuit chocolat. n
102 Boulevard du Montparnasse 75014 Paris - www.lacoupole-paris.com
terrasse XXL
à la Coupole,
mythique !
À découvrir ici et là...
Rdv les 24 et 25 juillet au Château de Saint Martin pour la 6e édition du Festival Rire en Vignes
Au programme cette année, Doully et son woman show « L’Addiction c’est pour moi », dans lequel Doully tourne en dérision les mésaventures de sa vie
marquée par les addictions. A suivre Leslie Bevillard, Marie Cécile Sautreau et Vanessa Fery qui ouvrent les portes de leur univers avec « Et elles vécurent heureuses », une comédie sur les femmes, le bonheur,
l’amour, l’amitié... Mais surtout pas sur les contes de fées !
Propriétaire du Château de Saint Martin, Cru Classé de Provence, Adeline de Barry - récompensée tout
récemment par un trophée de l’oenotourisme - aime à recevoir et partager au cours de soirées champêtres et bucoliques, agrémentées de dégustation des vins du domaine.
Château de Saint-Martin - Route des Arcs 83460 Taradeau
Tarif spectacle (hors repas) : 25 € / personne, Tarif réduit (groupes & étudiants) : 20 € / personne, Pass 2 soirées : 40 € / personne Billetterie:0494997676/0642107172/ www.chateaudesaintmartin.com/fr/boutique
76 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
Pizzas « à la Marco » à Bormes-les-Mimosas
Il râle parfois quand il doit faire face à l’affluence, seul face à son four
à bois : Marco. Le pizzaiolo de Chez Sylvia, la vraie cuisine non pas italienne mais sicilienne (des cartes de l’île, partout aux murs). Avec ce petit plus de recettes transmises de mères en filles en sœurs depuis... on ne sait plus. Les pizzas de Marco – petites (c’est-à-dire déjà énormes), moyennes et grandes (c’est-à-dire pour une famille entière) – sont succulentes. Mais son four est en concurrence avec celui de Momo, le chef, celui des pâtes, des viandes (carpaccio d’artichaut et brochette de roulés de veau à la menthe !) et des desserts (tâter du cannoli, biscuit fourré à la ricotta, fruits confits et copeaux de chocolat). Pas face à
la mer, pas de décor mode, mais un restaurant de fidèles qui réservent et de touristes de passage qui reviennent le lendemain faute de place après avoir réservé !
872 avenue Lou-Mistraou, 83230 Bormes-les-Mimosas
   © Photos : Yann Deret
]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[ Alerte à la LED lumière bleue !
d’allumage à l’origine poussif – au- jourd’hui instantané – et leur éclai- rage réputé terne – aujourd’hui capable d’atteindre la lumière du jour à 6 000 K. Mais justement : une autre race d’ampoule s’est im- posée au nom de ses avantages ap- paremment inégalables, les LED – Light-Emitting Diode, en français DEL, Diode électroluminescente, composant semi-conducteur élec- tronique qui utilise des diodes élec- troluminescentes pour l’éclairage. Comment leur résister ? Les LED consomment 80 % d’électricité de moins que les ampoules classiques et jusqu’à dix fois moins que les ampoules basse consommation. Pire! Leur durée de vie frôle les 25 ans – 25 à 50 fois plus qu’une ampoule à incandescence clas- sique. Pourquoi « pire » ? Parce qu’elles nous agressent !
Alerte à malibleue
En 2010, l’Anses avait déjà rendu une expertise d’alarme : en validant le résultat d’études qui montraient la perturbation des rythmes biologiques causée par la lumière bleue des LED lors d’une exposi- tion avant le coucher ou pendant la nuit, l’Agence avait recommandé un éclairage domestique réglemen- té, limité aux groupes de risques 0 et 1. Neuf ans plus tard, la garante de notre sécurité sanitaire ressort
ment cette température de couleur affecte notre sommeil, mais il est démontré désormais qu’elle induit des effets toxiques sur la rétine. Entre autres travaux, ceux de l’uni- versité de Toledo, aux États-Unis, concluent qu’une molécule photo- sensible, la retinal, indispensable au fonctionnement des cellules photoréceptrices, détruit lesdites cellules après sa mutation sous l’effet de la lumière bleue. Que l’on subisse une exposition aiguë tem- poraire ou chronique sur le long terme et nous voilà susceptibles de déclencher une DMLA, dégénéres- cence maculaire augmentée.
Or la lumière bleue des LED nous sature : éclairage public, domes- tique, écrans des ordiphones*, des ordinateurs, des tablettes, des télé- viseurs et même des éclairages de nos voitures baignent nos rétines. Non seulement nous perdons le sommeil, mais nous risquons la
ses
« warnings » bleutés : non
accueillir
les proches des patients. La start-up créée en 2013 par Pierre Lassarat et ses
seule-
vie privée
règlements, limitez le risque pho- tobiologique à 0 ou 1! Obligez les équipementiers auto à baisser la température de couleur des pha- res, sans nuire pour autant à la sé- curité. Et puis limitez cette foutue variation des sources lumineuses. Côté parents, fini le laxisme : avant le coucher, plus d’écrans. Le temps que ces mesures de santé publique ne soient prises par nos politiques aveugles (eux aussi), il nous reste à n’acheter que des mo- biles multifonctions à écran traités anti-lumière bleue, à chausser des lunettes de protection et à préfé- rer des télés traitées. Mais comme l’efficacité de ces protections se révèle aléatoire, il nous faut là aus- si faire preuve de discernement. Un ultime argument devrait inciter cette humanité bleuie à revenir au blanc-chaud : nos éclairages aug- mentent la mortalité des espèces animales et des végétaux. For- çons les édiles à choisir les LED – puisque LED il faut – à moins de 3000 K et à limiter l’éclairage urbain : les rues désertes éclairées toute la nuit, ça suffit...
oliVieR MaGNaN
* La Commission d’enrichissement de la langue française recommande « mobile multifonction » pour smartphone, ou mo- bile tout court. L’ordiphone canadien a du mal à s’imposer.
santé
 On vous aura prévenus, clame l’Agence natio- nale de sécurité sani- taire – Anses : la lumière
bleue perturbe le sommeil et... endommage les yeux. Or nous bai- gnons de plus en plus dans cette satanée « lumière bleue », tempéra- ture de couleur 5 500-6 000 degrés Kelvin. Et pour cause. Depuis plus de dix ans, en quête d’économie d’énergie, nos sociétés ont banni les lampes à incandescence et les halogènes, voraces en ampères. Les ampoules « basse consommation », sorte de néon amélioré, ont tenté de prendre le relais, malgré leur temps
POUR VOTRE BIEN...
Hippocrate au xxie siècle
Le numérique bouleverse la santé et la façon de l’administrer. Pour résoudre les inégalités territoriales d’accès
aux soins, la hausse de la prévalence des maladies chroniques, le vieillissement
de la population,
la dépendance, la technologie et l’IA répondent par la santé mobile, la génomique, l’exploitation des big data, pourquoi pas la création d’un double
numérique. Le médecin ne sera plus le thérapeute actuel dans dix ans. Serge Soudoplatoff, expert Internet, cofondateur de Sooyoos, Scanderia et Mentia, l’explique dans un livre paru en janvier cette année, Le numérique au secours de la santé (publié par la Fondation pour l’innovation politique). Un examen de l’avenir très proche.
l’hôpital en mode bonheur
Avec leurs polos roses, les
« concierges » d’Happytal augurent du sourire qu’ils/elles affichent pour
cécité à terme ! Encore plus
les LED modulent des longueurs d’onde variables. De quoi engen- drer maux de tête, fatigue visuelle, risques accidentels.
Et la lumière fuit...
L’Anses le redit: il faut nor-ma-li- ser. Après tout, les LED « blanc- chaud » (éclairage de moins de 3 000 K) existent, il s’agit d’inter- dire les autres. Commission euro- péenne ou gouvernements, à vos
grave :
  associés accompagne les patients,
de la préadmission au retour chez
soi, offre aux hôpitaux une gamme
de services et se charge d’acheminer dans les chambres fleurs et douceurs. Ses 100 sites en France et en Belgique vont sous peu exploser après une levée de fonds réussie avec quelque 90 nouveaux recrutements d’ici à la fin de l’année (350 collaborateurs à
ce jour). Objectif : réhumaniser l’hôpital. Un vrai besoin... www. happytal.com
Canicule : comment se (dé)vêtir
au bureau ?
Peut-on arriver en maillot de
bain, se mettre en soutien-gorge, jouer de la jupette ou du caleçon
s’il fait 30° au bureau ? Marine Sonnerat, juriste aux Éditions Tissot, marque les limites.
Un salarié qui vient en tenue légère...
... en a le droit, c’est une liberté individuelle. Mais l’employeur peut imposer une tenue de travail à ses salariés pour des raisons d’hygiène ou de sécurité (une blouse dans le milieu médical ou une tenue protectrice sur les chantiers). En revanche, lorsque c’est l’image de l’entreprise qui est en jeu, les règles sont moins universelles : le débat est beaucoup moins tranché pour les salariés qui travaillent dans des bureaux et ne sont pas amenés à rencontrer des clients. Seule règle : l’employeur peut exiger que ses salariés portent une tenue décente,
non contraire aux bonnes mœurs. Mais si le port du short est autorisé pour les
femmes, difficile de l’interdire aux hommes.
Et les obligations de l’employeur... ?
Au-delà de 33° C, il doit être vigilant, car il doit assurer la
sécurité de ses salariés en toute occasion. Il doit mettre à disposition des salariés de l’eau
potable et fraîche, aménager les postes de travail extérieurs de
telle sorte que les travailleurs soient protégés, dans la mesure du possible, contre les conditions atmosphériques –zones d’ombre, abris, locaux aérés, climatisés, etc. –, intégrer le risque
de forte chaleur dans son Document unique d’évaluation des risques (DUER) et mettre en œuvre des mesures préventives contre ce risque.
entendu sur France inter (16 mai) Cerveau et cancer de la prostate
« Les cancers sont infiltrés de fibres nerveuses et c’est le cerveau qui les envoie et favorise ainsi l’aggravation de la maladie.
C’est, pour
faire simple,
la découverte
étonnante que
vient de faire
une équipe de
l’Inserm-CEA, et qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles thérapies anti- cancer. Or le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme :
il représente 55 000 nouveaux cas chaque année en France. »
  ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 77
]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
dans l’air du temps
 Yachting :
loué soit le luxe !
Yachting, on pense élite ultra-aisée, on a raison. Mais ce luxe est en train de trouver une clientèle plus large de loueurs. Décryptage de ce marché hors norme, les pieds dans l’eau.
aujourd’hui une nouvelle clien- tèle qui n’a pas toujours eu le pied marin. À tel point que ce marché renaît de ses cendres sur le plan mondial depuis sa récession de 2008 (chute des ventes de moi- tié en un an et demi). En théo- rie, l’autorité de la concurrence circonscrit le yacht aux navires d’une longueur supérieure à 24 mètres. Trois catégories com- posent ce plan luxe de la plai- sance: les navires de moyenne plaisance (> 24 mètres), les na- vires de grande plaisance (> 40 mètres pour un coût moyen de 12 000 000 d’euros) et les navires de très grande plaisance (supé- rieur à 90 mètres pour un «in- vestissement » de l’ordre de 200 millions). Mais qui achète ? « Le marché de la location ne faiblit pas. Louer un palace flottant est devenue monnaie courante alors que ces navires ne sont occupés qu’en moyenne une dizaine de jours dans l’année par leur pro- priétaire », explique le fondateur de Samboat. Selon la FIN (Fédé- ration des industries nautiques), la flotte mondiale compte près de 6 000 unités dont 50 % mouil- leraient en Méditerranée.
Entre 2000 et 2010, le taux de croissance de la flotte a surper- formé à 75 %. Elle comprend 25% de voiliers et 75% de na- vires à moteur. Pour 85 % d’entre eux, leur taille est comprise entre 25 et 40 mètres. Les 25-30 mètres représentent la moitié de cette catégorie (54 %). Seulement
plus importantes puisque 70 % de la flotte sont construits de- puis 2000 et 40 % depuis 2010 seulement. L’année 2017 a en- registré une croissance de 13 % avec 10 000 ventes. « C’est aussi un marché où l’on commande un bateau qui sera livré trois ans plus tard », rappelle Laurent Calendo. 2018 aurait enregistré une croissance estimée à 2 % du marché mondial.
Qui navigue ou se prélasse sur un yacht ?
La clientèle reste essentielle- ment internationale. Les per- sonnes aisées vouent une appé- tence de plus en plus forte pour ce bien d’exception. Les Français se montrent minoritaires (deux détenteurs de ce type de bien selon Xerfi sur les 100 premiers yachts mondiaux), bien que la Méditerranée soit la seconde zone la plus fréquentée par ces mastodontes des océans. Tous les continents semblent concer- ner par cette « hype » du yacht exception peut-être de l’Asie et de l’Empire du milieu en par- ticulier. Un potentiel marché y existe en termes de pouvoir d’achat, mais force est de consta- ter que la culture de la mer ne semble pas encore répandue dans cette partie du monde.
Si l’on prend la liste des 100 premiers yachts et leurs pro- priétaires selon leur nationalité,
Hors de prix à l’achat et hors de prix en termes de mainte- nance et d’entre-
tien : on pensait les yachts de luxe réservés à une poignée de privilégiés amateurs d’air ma- rin et de réception entre pairs, émirs, présidents de grands groupe, politiques invités. « Le prix d’entretien annuel est es- timé à 10 % du prix d’achat », chiffre d’emblée Laurent Calan- do, fondateur et directeur gé- néral de Samboat, plate-forme internationale de location de bateau. Imaginez qu’un Yacht de 40 mètres coûte environ 12 millions d’euros à l’achat. Son coût d’entretien sera donc de 1,2 million d’euros par an pour le fonctionnement et l’entretien. Y entrent les charges d’exploi- tation que sont le carburant, les frais d’entretien moteur
(générateurs, dessalinisateurs, transmissions, propulseurs), le recrutement et le salaire de l’équipage, les réparations. À titre d’exemple, le Mangus- ta 165 de 50 mètres de long consomme... 2 100 litres de car- burant tous les 100 km... Côté salaire de marins, le capitaine d’un yacht de 100 à 160 pieds est payé dans une fourchette qui oscille de 84 000 à 180 000 euros par an pour 5 ans d’expérience. À ces dépenses, s’ajoutent des frais d’amarrage de l’ordre de plusieurs milliers d’euros par nuit. Une nuit accostée au port de Monaco lors de son grand prix éponyme vous coûtera la coquette somme de 100 000 eu- ros... pour cinq jours !
Un yacht, oui mais lequel ?
Le marché de la plaisance attire
Une moyenne de 10 jours par an... temps passé par les propriétaires sur leur palace flottant.
des
4 % des
50 mètres, mais c’est le segment qui connaît les commandes les
navires dépassent les
on observe que 23 % sont Américains, 16 % des Russes, 11 % des ressortissants des Émi-
   78 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[                               Yacht Brokerage www.bernard-gallay.com Yachting in Style with Peace of Mind
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Dès son lancement, MARIQUITA a attiré l’attention de tous les amateurs de voile et, plus de 100 ans plus tard, il continue à le faire après avoir entièrement restauré par le légendaire chantier Fairlie Restorations en 2003 qui a suivi pour cela les standards les plus élevés du travail du bois. La même année MARIQUITA a à nouveau hisser les voiles et est désormais l’un des protagonistes phare du Circuit Classique. Depuis un peu plus de 10 ans maintenant, il a quitté la rivière Clyde, pour aller à Cowes, puis à Falmouth pour aller courir les innombrables courses méditerranéennes telles la Monaco Classic Week, les Régates Royales de Cannes et les Voiles de St Tropez.
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Il a été dessiné par le célèbre architecte designer anglais Sir Norman Foster, en collaboration avec le Chantier Rodriquez Cantieri Navali. Ses aménagements permettent d’accueillir jusqu’à 12 invités dans 5 cabines, y compris une immense cabine proprié- taire à l’avant du bateau.
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intérieur particulièrement lumineux et une disposition extérieure particulièrement attrayante pour la croisière. Il est idéal pour la Méditerranée et les Antilles. Son design particulièrement réussi attire l’attention de tous où qu’il soit.
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                                  ]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
dans l’air du temps
Sur la liste des 100 premiers yachts,
23 % des propriétaires sont des Américains, 16 % des Russes.
les Baléares, la Côte amalfitaine et les îles au large de Naples, les îles Éoliennes et les îles croates. Autant de destinations très pri- sées.
La plupart des yachts s’en-
trerait également le bout de son net : le yachting responsable. L’ONG Greenpeace qui accuse les navires de la planète de causer 12 % de la pollution des océans fait porter 1 % des dégâts sur le seul yachting. Réaction: des constructeurs comme le groupe Azimut-Benetti se sont engagés depuis de nombreuses années à répondre aux normes ISO en termes d’émission de CO2, de déchets par exemple. Dans la même veine, le chan- tier Van Lent, spécialisé dans la construction de yachts hauts de gamme, s’est vu décerner le « la- bel royal » par la reine des Pays- Bas qui reconnaît l’exemplarité du constructeur en responsabi- lité sociétale et environnemen- tale.
Reste que cet essor du luxe ma- rin pourrait connaître une pause par manque d’infrastructures: selon le décompte de yachts en navigation et au mouillage fin 2016, il existe un décalage entre leur nombre et les capacités d’accueil des ports, relève Ma- rine Traffic. Si l’on imagine que les investissements portuaires, en perspective d’élévation du niveau des mers, ne seront pas forcement au rendez-vous dans
     Un marché en forte croissance, condamné à la stagnation à venir faute de places d’accostage.
rats arabes unis et 11 % d’Ara- bie Saoudite. Puis la Grèce et la Grande-Bretagne avec 5 et 6 % des propriétaires. On recense ensuite un ou deux proprié- taires selon les pays d’Europe de l’Ouest (par exemple deux en France) et les autres pays du Moyen-Orient (comme le Ko- weït, l’Irak, Oman et le Qatar).
À quoi servent-ils ?
Quels usages pour ces biens d’exception, sachant qu’une moyenne de 10 jours par an en mer laisse peu de temps pour donner l’accès à des tiers. « 80 % de ces navires sont en location, répète Laurent Calando de Sam- boat. Louer son bateau ne suffit pas à rentabiliser entièrement l’investissement réalisé, mais la location réduit les frais de fonc- tionnement de plus de la moitié. En outre, c’est le régime le plus économique pour l’entretien du navire et le paiement de son équipage. » Du coup, on calcule que louer 10 à 12 semaines au- torise une certaine rentabilité... Il s’agirait donc de considérer un yacht de luxe comme un hôtel.
Cette « démocratisation » de la location correspond égale-
ment aux nouveaux modes de consommation des nouveaux riches qui privilégient l’usage à la propriété ! Ce yacht charter, comme disent les initiés s’ouvre en France en même temps que le Festival de Cannes et se termine en septembre. Pour louer un hô- tel à hélices, il faut recourir à un yacht broker, dit autrement un courtier, qui va monter le projet de location en fonction des de- siderata exprimés par le client : type de yacht, équipage, desti- nation souhaitée et itinéraire. Le courtier se charge aussi de la vente et de la maintenance des bâtiments. Le broker gérera en- suite la négociation avec le cen- tral agent, le propriétaire du na- vire, avant de vous faire signer le contrat de location !
Que fait-on et où
va-t-on dans ces palaces flottants ?
La grande majorité des yachts naviguent en Méditerranée, deuxième bassin de croisière après la Caraïbe, les principaux bassins de croisière. Principales destinations : la Costa Smeralda (Sardaigne nord oriental) et le sud de la Corse, la Côte d’Azur,
80 % de ces navires sont en location – Laurent Calando de Samboat.
  gagent sur des circuits de quelques jours à peine. Les na- vires sortent du port pour la se- maine essentiellement, quand il s’agit de location, en particulier pour des destinations de type insulaire (Croatie, Baléares, Sar- daigne/Corse). Les Baléares et la côte méditerranéenne espagnole ainsi que les ports de Marseille à Gênes constituent également des bassins de navigation im- portants.
« Parking »,
la place devient rare
Le luxe dicte le choix des pro- priétaires qui veulent retrouver des éléments des navires de très grande plaisance : zone arrière ouverte, jet-skis, salles de bain plus spacieuses... C’est ce qu’a révélé la dernière édition du Yachting Festival de Cannes en 2018 côté tendances.
L’une de ces tendances mon-
la décennie à venir, il faut ima- giner que le yachting ne croîtra plus à la même cadence... Ou que Limoges ou Paris seront aménagés en ports de plaisance en2100?
GeoFFRoY FRaMeRY
taille des yachts construits en 2015
Source: The yacht report. Yacht list 2016
 Taille en mètres
  Nombre
  24-30
  256
 30-40
 219
 40-50
  139
  50-70
  75
 + de70
  70
  80 |
juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[                                                                             ]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
Les analyses de Pierre-Jean Lepagnot
BAROMèTRe finance & marchés
  bons plans       experts
La « japonisation » de la zone euro est-elle en Dmarche ?
epuis quelques mois, plusieurs indica- teurs témoignent d’une « japonisation » de la zone euro. À l’image de ce que vit le Japon depuis le début des années
1990, l’économie du Vieux Continent connaît une croissance faible, des taux d’intérêts nuls, voire négatifs, et des marchés actions sans ten- dance haussière. «Preuve de sa pertinence, une recherche de type big data montre l’emballement des internautes pour le sujet », indique Christophe Morel, chef économiste chez Groupama AM. Mi-juin, le président de la BCE, Mario Draghi, a confirmé la crainte du professionnel en décla- rant que son institution se tenait prête à mettre en œuvre toutes les mesures de soutien à sa dispo- sition si l’inflation persistait à rester atone. «Pas de croissance, pas d’inflation et pas de solution», résume Christophe Morel. Toutefois, tempère le chef économiste, la zone euro n’est pas le Japon. «En Europe, la problématique du vieillissement démographique est sans commune mesure avec le Japon, grâce notamment aux effets positifs de l’immigration», observe-t-il. En outre, la situa- tion d’endettement de la zone euro n’est pas aussi problématique que celle du Japon. Enfin, le mar- ché du travail est structurellement moins «défla-
  La BCE en soutien de la transition énergétique ?
tionniste» à la faveur de négociations salariales collectives plus présentes. Cependant, prévient Christophe Morel, «la zone euro pourrait s’enli- ser dans une situation à la japonaise si la faible ar- ticulation des politiques monétaire et budgétaire devait persister». Pour lui, le principal défi des décideurs est de réagir vite dans les situations de crise et de se positionner sur des enjeux majeurs (immigration, conflit géopolitique). Un sérieux challenge alors que les dirigeants sont soumis à des aléas politiques de plus en plus importants au plan national, la crise des «gilets jaunes» en témoigne. Ce thème de la «japonisation de l’Eu- rope» sera approfondi dans notre numéro de ren- trée. n
 Depuis plusieurs mois, de nombreuses per- sonnalités de la sphère économique envi- sagent la possibilité d’un changement de
paradigme des
semble se constituer progressivement un consen- sus autour de la nécessité de maintenir les taux bas pour faciliter l’investissement dans les infrastruc- tures, notamment les infrastructures vertes », observe Florent Delorme, chef économiste chez
M&G Investments. Certains en appellent même à un financement direct par la Banque centrale eu- ropéenne d’un plan de transition énergétique. En France, l’idée d’un financement de la transition énergétique par la BCE figure ainsi explicitement dans le programme de EELV pour les élections européennes. La liste PS-Place Publique milite, elle, pour l’application du Pacte Finance-Climat. Le site de ce projet mentionne des soutiens poli- tiques de multiples horizons, parmi lesquels Da- niel Cohn-Bendit, Jean-Pierre Raffarin, Laurence Parisot, Pascal Lamy, Christian Estrosi, Anne Hi- dalgo, Martine Aubry, Enrico Letta. Pour Florent Delorme, les projets d’infrastructures soutenus par la puissance publique seront donc sans doute un élément clé de l’économie mondiale des dix prochaines années. « Ces politiques d’inspiration keynésienne seront-elles à l’origine d’un regain d’inflation ? Peut-être, mais les pressions défla- tionnistes que la mondialisation engendre sont telles que les économistes semblent prêts à prendre le risque de la création monétaire», conclut le chef économiste. n
politiques économiques. « Ainsi
  les banques européennes se portent bien
Malgré le ralentissement de la croissance mondiale en 2018 (+ 3,7 % après 3,8 % en 2018), le secteur européen affiche sa bonne santé. Selon la 13e édition de l’étude Défi
pour la transparence de KPMG, qui décrypte la communication financière des 17 principaux groupes bancaires dans huit
pays européens, les banques ont réalisé un produit net bancaire
global (alias « bénéfice ») en hausse de 1 %. Surtout, portés par de bonnes performances commerciales et opérationnelles des métiers et une maîtrise des coûts et des risques, les banques ont confirmé leur capacité à créer de la valeur avec un résultat net global en hausse de23%.
l’or poursuit son envolée...
L’or a atteint fin juin 1 415 dollars l’once, soit son plus haut niveau depuis six ans. Le métal
jaune est soutenu par son statut de valeur refuge alors que les tensions géopolitiques, notamment entre les États-Unis et l’Iran, s’intensifie. L’or profite
également de la faiblesse des taux, qui rend plus attractifs les actifs qui n’offrent pas de rendement. Dans ce cadre, Morgan Stanley voit désormais un cours moyen de 1 435 dollars au second semestre, et note que des taux réels américains en terrain négatif pourraient « générer un potentiel de hausse considérable pour l’or ».
... et le palladium brille
Au mois de juin, le palladium a bondi de plus de 15 % à 1 515 dollars l’once pour coûter plus cher que l’or ! Ce métal précieux, principalement utilisé pour fabriquer les pots catalytiques des
voitures, est tout proche de son record de 1 615 dollars atteint en mars. Le palladium bénéfice du retour en grâce des moteurs à essence après le « dieselgate ». Selon les économistes,
l’offre minière, principalement russe, n’est pas suffisante pour répondre à la demande pressante des constructeurs automobiles. Dès lors, le cours du métal argenté pourrait poursuivre son ascension.
   82 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
finance & marchés
  SPÉCULONS !       Le chiffre
 ark et libra entrent en scène
 11200
9600
8000
6400
4800
2926
       Jan Fév
Mar Avr Mai Juin
 Le bitcoin a atteint fin juin sont plus haut niveau depuis janvier 2018 à plus de 12 600 euros, en hausse de 230% depuis le début de l’année. En juin, la plus connue des cryptomonnaies a été soutenue par le regain de confiance des investisseurs après l’annonce de Facebook de battre la sienne, le libra. Les analystes estiment que cette décision témoigne d’un usage croissant des monnaies virtuelles par les grandes entreprises et par les consommateurs.
4,6
 milliards
de dollars
La fortune de Chase Coleman, dirigeant du hedge fund américain Tiger Global Management. Âgé de 41 ans,
il est le plus jeune membre du classement des 500 personnes les plus riches du monde, selon Bloomberg.
   ANALYSE
ALe second semestre sera chaud sur les marchés
près un mois de mai difficile, les princi- à l’assouplissement monétaire », confirme Nadège paux marchés actions ont rebondi au mois Dufossé, responsable de l’allocation d’actifs chez de juin. Les investisseurs ont été rassurés Candriam. Doit-on dans ce contexte céder au pessi- par l’annonce d’une rencontre entre Do- misme ambiant ? La professionnelle ne le pense pas et
nald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, a décidé de garder une surpondération sur les actions
  histoire de relancer l’espoir d’un accord commer- cial. Les opérateurs ont également été soulagés par la confirmation du virage très accommodant pris par les principales banques centrales, FED et BCE en tête. Le S&P500 américain a ainsi touché un re- cord et le CAC 40 affiche un gain de 16% depuis le début de l’année. Pour autant, il serait erroné de cé- der à un trop grand optimisme. Selon des données Reuters, en juin, les investisseurs ont rarement autant acheté de dérivés sur les actions européennes, jusqu’à les préférer aux marchés au comptant, signe de leur inquiétude face au risque d’une correction boursière de grande ampleur. Ils redoutent l’impact sur les marchés d’une aggravation de la guerre commerciale et des tensions entre les États-Unis et l’Iran dans un contexte de ralentissement économique mondial. « Le dernier sondage auprès des gérants globaux mené
mi-juin montre beaucoup de pessimisme : niveau de liquidités élevé dans les portefeuilles, forte baisse de l’allocation aux actions, forte baisse des anticipations de croissance. Cette prudence s’explique aisément par la faiblesse persistante des indicateurs économiques, l’imprévisibilité des déclarations (négatives comme positives) du président américain et l’inquiétude générée par les banques centrales dans leur course
pour le second semestre. «Il nous faudrait capituler si le ralentissement de l’activité se renforçait et si les banques centrales étaient impuissantes à enrayer le ralentissement de l’activité en cours – renforcé le cas échéant par un dérapage des tensions commerciales », tempère-t-elle. Une récession en 2020 n’est pas pour Candriam, comme pour le consensus, le scénario le plus probable. Après la chute spectaculaire des taux connue dès le mois de mai 2019, la recherche de ren- dement redevient un défi pour les investisseurs. «La prime de risque actions a fortement monté depuis 2018 en raison de la baisse de valorisation des actions et de la baisse des taux. Il nous semble par conséquent toujours opportun de chercher à bénéficier de cette prime de risque actions dans nos fonds diversifiés», conclut Nadège Dufossé. n
84 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[ Face aux incertitudes économiques, de plus en plus de Français se tournent vers des placements sécurisés et peu fiscalisés.
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 ]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
par Pierre-Jean Lepagnot
BAROMèTRE patrimoine & fiscalité
  bons plans       experts
 l’assurance vie en ligne peine à décoller
N’en déplaise aux prometteuses fintechs comme Nalo ou Yomoni, l’assurance vie en ligne reste très minoritaire en France. Ainsi le taux d’équipement des détenteurs auprès
d’organismes en ligne ressort à 3,7 % en 2019 selon l’étude annuelle SoFia menée par Kantar pour le site Placement- direct.fr. En outre, 64 % des souscripteurs d’assurance
vie reconnaissent avoir souscrit leur contrat auprès d’un établissement dont ils étaient déjà client. Ce chiffre illustre la difficulté des nouveaux acteurs à se faire une place au soleil malgré des offres de qualité à des prix très attractifs.
Paris pas cher
Selon la 25e enquête de Mercer sur le coût de la vie, huit des dix villes les plus chères au monde pour les expatriés sont asiatiques. Un résultat lié au prix élevé des biens de consommation
destinés aux expatriés et à un marché de l’immobilier particulièrement dynamique. Tokyo (2e), Singapour (3e) et Séoul (4e) figurent dans le haut du
classement, tandis que la ville la plus chère
du monde est Hong Kong pour la deuxième année consécutive. Côté France, Paris et Lyon reculent dans le classement, de la 34e à la 47e place pour Paris et de la 105e à la 123e pour Lyon en raison de la baisse de l’euro.
les foires aux vins, un bon moyen de parfaire sa cave
Le vin, s’il est bien conservé, constitue un placement alternatif attractif. Encore faut-il acheter au meilleur prix. Dans ce cadre, les foires au vin de septembre organisées par
les grandes enseignes constituent une belle opportunité. L’investisseur va également trouver son bonheur sur le Net, et notamment chez Veepe (ex- Ventes Privées). Le groupe
propose dès le 4 septembre la quatrième édition de sa Foire aux Vins. Elle se distingue de la concurrence par son offre orientée vers la découverte de nouveaux talents, du vignoble bio et en biodynamie de la Famille Picard.
Son Chassagne-Montrachet, vendu 33 euros sur le site, apparaît à cet égard un placement prometteur.
 Trois questions à Evelyne Sailland, responsable de l’épargne salariale chez Prudentia Patrimoine
La loi Pacte, l’épargne salariale plus attractive encore !
 Seuls 16% des salariés des entreprises de moins de 50 salariés sont couverts par un dispositif d’épargne salariale, pourquoi?
La première raison est certainement le caractère faculta- tif d’accords de participation ou d’intéressement pour les entreprisesdemoinsde50salariésmêmesiellesdégagent des bénéfices, alors que la participation – la répartition des bénéfices – est obligatoire dès lors que l’effectif atteint 50 salariés.
Le second frein est sans doute le manque de connais- sance de l’accord d’intéressement, le chef d’entreprise également bénéficiaire de ce dispositif le considère comme une charge financière supplémentaire non maî- trisée. Il s’agit en réalité d’un complément de rémunéra- tion facultatif et aléatoire dont le budget est maîtrisé, à appréhender comme une récompense déterminée liée à l’atteinte d’objectifs préalablement définis. Contrai- rement à une prime «classique», les sommes issues de l’intéressement sont exonérées de contributions patro- nales depuis le 1er janvier 2019 pour les entreprises de moins de 250 salariés. Un chiffre à retenir, pour 1 000 euros de coût pour une entreprise, le salarié récupère 903 euros d’épargne nette. Si le forfait social était le seul frein, il ne l’est plus!
Quels sont les atouts de la Pacte pour l’épargne sala- riale?
La loi Pacte donne
l’occasion au chef
d’entreprise de fédérer ses salariés autour d’objectifs communs. Le salarié récompensé d’avoir participé au développement de l’entreprise va placer tout ou partie de cette somme dans un PEE ou un Perco en épargne. Seule la somme placée est exonérée d’impôts sur le re- venu.
Les deux enveloppes que sont le PEE et le Perco ont été assouplies: pour le PEE, l’immobilisation est de cinq ans seulement avec neuf cas de sortie anticipée sans pé- nalité. Pour le Perco, il est disponible jusqu’au départ à la retraite avec cinq cas de retrait anticipé. Les déblocages anticipés ne remettent pas en cause l’exonération d’im- position. À la sortie, les sommes sont disponibles en capital. Seuls les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux (actuellement de 17,2%). Autre disposition de la loi Pacte, l’ouverture d’un PEE n’est plus un préalable à celle d’un Perco.
Les salariés ont-ils intérêt à participer ?
Bien sûr! Les versements personnels des bénéficiaires dans leur plan d’épargne retraite sont déductibles du revenu imposable tout en restant disponibles en capi- tal à la retraite. Cette nouvelle mesure devrait inciter l’épargne retraite. La loi Pacte va bouleverser l’épargne salariale. n
    vision
FBoursorama attaque
ace à la concurrence croissante des néo- caires traditionnelles haut banques telles que N26, Revolut, Orange de gamme. Dixit Prin, « Ul- Bank, Boursorama passe à l’offensive. Le tim constitue une nouvelle champion français banques en ligne vient de offre disruptive, témoigne de
lancer Ultim, une carte bancaire orientée vers l’in- notre promesse d’offrir à nos
  ternational. Son principal atout : l’absence de condi- tions de revenus à l’entrée et, surtout, une gratuité pleine et entière (frais de tenue de compte et opéra- tions en devises). « Pour utiliser Ultim, Il suffit d’avoir 500 euros d’encours sur son compte, 1000 euros dans le cadre d’un compte joint », précise Xavier Prin, directeur marketing et portail chez Bour- sorama, interrogé par nos soins. Cette carte pour clientèle qui voyage, donc plutôt premium, coiffe les services d’assurance et d’assistance des cartes ban-
clients ce qui se fait de mieux
dans la banque au quotidien». L’enjeu est d’impor- tance dans une industrie où la conquête de nou- veaux clients est essentielle. Boursorama compte creuser l’écart avec la concurrence. « Après avoir doublé de taille en moins de trois ans et atteint les 2 millions de clients d’ici à la fin d’année, Bourso- rama visera l’objectif de 3 millions de clients à hori- zon 2021, soit près de deux fois plus qu’à fin 2018 », chiffre le directeur marketing. n
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]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[                                  HABITER un domaine privé
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 ]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine & fiscalité
   ACHAT/VENTE
emprunts d’État négatifs
En France, le taux de l’OAT à 10 ans est passé en territoire négatif au mois de juin pour la première fois de son histoire, soutenu par la perspective d’une politique monétaire très accommodante pendant encore un certain temps.
focus       Le chiffre
 0,75%
0,50%
0,25%
0,00%
      14Jan 11Fév 11Mar 8Avr 6Mai 2Juin 1Juil
   Murs d’hôtel : une classe d’actifs portée par de nouveaux concepts
  Segment dynamique du marché immo- bilier, avec 67,7 milliards de dollars de transactions en 2018 dans le monde, dont 22,9 milliards pour la zone Eu-
rope-Moyen Orient, les murs d’hôtel attirent de plus en plus de fonds d’investissement immo- bilier à la recherche d’actifs de diversification et de rendement. Sur les dix dernières années, le secteur de l’hôtellerie paneuropéen a ainsi of- fert une performance globale de 6,8%, contre 6,2 % pour la logistique et 5,1 % pour les bu- reaux mais aussi les commerces, rappelle Peter Viens, gérant du fonds Sofidy Pierre Europe. Pour autant, le secteur de l’hôtellerie affronte depuis plusieurs années une concurrence très vive des offres des plates-formes peer-to-peer, Airbnb et Booking.com en tête, notamment dans les grandes villes à travers le monde. À tel point que certains gérants pourraient finir par douter de l’opportunité d’investir dans un mar-
ché menacé de déclin. Pour Peter Viens, l’hô- tellerie détient plusieurs cordes à son arc. L’on va notamment tirer avantage de l’émergence de nouvelles tendances auxquelles les locations saisonnières ne peuvent pas répondre. «Parce qu’elles privilégient les “expériences de vie” par rapport aux vacances plus traditionnelles, les nouvelles générations, notamment les jeunes actifs urbains à travers le monde, sollicitent de plus en plus les voyages haut de gamme et les hôtels de luxe. Cette tendance alimente les perspectives prometteuses du marché des voyages de luxe, estimé à 1100 milliards de dollars en 2025, soit une croissance annuelle de 4,3 % », souligne le gérant. Des axes de diver- sification, comme le coworking ou le branding – partenariat avec une marque –, se présentent également aux acteurs du secteur hôtelier. À l’origine apanage d’opérateurs spécialisés, le coworking fait aujourd’hui son entrée dans les hôtels pour séduire les « nomades digitaux » et les fidéliser. «Alors que le design et l’ambiance des espaces communs sont devenus primor- diaux pour les touristes, le branding constitue aussi une source de renouvellement de l’offre hôtelière. La création de nouvelles marques sur des concepts de niche innovants démultiplient les expériences. D’ailleurs, dans les économies matures, un tiers des chambres actuellement en construction appartiendront à des hôtels de marques nouvellement créées », conclut Peter Viens. n
80%
des investisseurs français privilégient l’immobilier comme placement financier, devant l’assurance vie (67 %), quand les investissements financiers ne recueillent que 45 % d’attrait. 76 % estiment qu’« il est difficile de faire fructifier son argent ».
  88 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine & fiscalité
 Pouvait-on jouer de
les centres-villes historiques. Si le projet est évidemment un en- gagement sur le long terme, il se traduit par une déduction de 22 et 30 % de l’investissement sur un exercice fiscal. L’investisse- ment dans les monuments histo- riques fonctionne à peu près de la même façon : lorsqu’un inves- tisseur achète un monument his- torique, il va déduire les charges liées à ce patrimoine immobilier, dont les intérêts d’emprunt de son revenu global, sous réserve de le louer et de le conserver au moins quinze ans.
Investir dans l’économie réelle... ou les forêts ! Encouragé par le gouverne- ment, l’investissement dans les PME déclenche une réduction d’impôts directement la pre- mière année. « Entre 18 et 25 % », chiffre Anthony Calci. Des ré- ductions attractives mais qui ne suffisent pas à prendre une dé- cision, selon Patrick Ganansia, dirigeant et fondateur d’Herez : « Ce genre d’investissement ne doit pas être simplement dicté par l’opportunité de déduction fiscale, il faut y aller si l’on pense que c’est une bonne idée. » Mais où trouver la PME dans laquelle investir ? « Il arrive que certains gestionnaires de patrimoine
proposent des investissements en valeur mobilière directement, mais c’est assez rare, continue Patrick Ganansia. La plupart du temps, les investisseurs vont, soit investir dans une entreprise car ils connaissent le secteur ou le dirigeant, soit passer par des véhicules collectifs investis sur plusieurs supports. » Attention, il s’agit d’un investissement spé- cifique qui ouvre à la défiscali- sation. L’investissement dans les PME via une assurance vie n’est pour le coup pas éligible à une dé- duction fiscale.
Dans un style complètement différent mais au nom d’une stratégie similaire, l’investis- sement dans les forêts aboutit tout de suite à 18% de réduction d’impôts. Mais une fois encore, mieux vaut comprendre avant ce qu’implique la détention d’une parcelle de forêt ! Les choses évoluent cependant sur le secteur où l’on voit émerger des fonc- tionnements similaires aux SCPI pour ce type d’investissement. « Nous assistons à une fusion des Groupements fonciers forestiers pour créer le Groupement foncier d’investissement, qui sera tout le temps ouvert, avec le même fonc- tionnement règlementaire que les SCPI », nous apprend Anthony Calci. Une évolution qui facilite ce type d’investissement réservé il n’y a pas si longtemps aux initiés.
Le vrai placement one shot Moins connu et moins répandu, il existe tout de même un placement dit one shot, donc à portée unique, pour les investisseurs soucieux de défiscaliser sur un an et de récu- pérer leur mise de départ rapide- ment : le dispositif Girardin. « Il s’agit d’un financement de projet dans les Dom-Tom, généralement du matériel industriel, dixit Cal- ci. Celui qui investit en quelque sorte à fonds perdus va bénéficier d’une réduction d’impôt de 110 à 120 % du capital investi. » Si cet investissement a pu souffrir il y a quelques années d’intermédiaires peu scrupuleux qui revendaient ensuite le matériel – avec de facto la requalification de l’investisse- ment et la perte de la réduction d’impôt –, c’est aujourd’hui de l’histoire ancienne. Anthony Cal- ci : « Inter Invest, le leader sur ce type d’investissement, propose une garantie financière pour chaque investissement, il n’existe donc plus de risque de ne pas re- trouver son argent. » Du court terme rassurant.
NiColaS PaGNieZ
la défiscalisation
court terme en 2019 ?
C’est un peu tard cette année, mais défiscaliser à court terme est une question quirevient tous les ans. Attention : si les déductions fiscales sont one shot,
les investissements sont généralement sur du long terme... N’investissez pas lourdement pour bénéficier d’un allègement...
Si la douce liasse bleu nuit de la Direction générale des Finances publiques vous donne envie de vous
prendre tout à coup de passion pour les produits de défiscalisa- tion et les façons multiples d’opti- miser son patrimoine, conservez nos conseils pour l’année pro- chaine. Vers quoi fallait-il se tour- ner pour envisager de la défiscali- sation court terme ?
Des réductions fiscales one shot en immobilier D’abord, il convient de rappe- ler que s’il existe des dispositifs one shot, dans la majorité des cas les investissements défisca- lisés se pensent à moyen ou long
terme. Adieu donc, ou presque, l’idée de se lancer dans une stra- tégie de défiscalisation sur un an et de reprendre ses billes en 2020. Il n’empêche que certains investissements produiront leurs effets dès cette année sur la déclaration d’impôts. Dans le cas de l’immobilier par exemple, deux dispositifs aboutissent à des réductions fiscales uniques, comme l’explique Anthony Calci, le fondateur de Calci Patrimoine : « Il s’agit du dispositif Malraux et de l’investissement dans les monuments historiques. » Dans le cas du dispositif Malraux, les investisseurs obtiennent une ré- duction d’IR en restaurant des immeubles anciens classés dans
Le dispositif Girardin permet à celui qui investit en quelque sorte à fonds perdus de bénéficier d’une réduction d’impôt de 110 à 120 % du capital investi.
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]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[                                 À VOTRE ÉCOUTE DEPUIS 20 ANS
 BÂTISSONS ENSEMBLE VOTRE PATRIMOINE PRIVÉ
  ]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[ vie privée
patrimoine
 Placements immobiliers
Des choix multiples et raisonnés
SCPI, OPCI, programmes neufs avec ou sans Pinel, résidences services, jamais l’épargnant n’a connu une offre aussi pléthorique qu’attractive. L’IFI à son tour mérite réflexion. On trie un peu ?
de Corum, se félicite d’avoir été l’un des premiers à ouvrir ses SCPI à l’international. « Je me suis rapide- ment rendu compte que la France était un marché fermé où une foule d’investisseurs institutionnels se concurrençaient pour acquérir des biens mécaniquement de plus en plus en chers. Notre SCPI Corum Origin est investi à 89% hors de France, dans 12 pays. Elle a déga- gé en 2018 un rendement de 7,28% avant impôts. »
Commissions élevées
Les sociétés de gestion misent éga- lement sur des thématiques où le potentiel de croissance est avéré, comme l’immobilier résidentiel non fiscal, les établissements de santé, les résidences avec services et les hôtels. Entre 2012 et 2017, Primonial REIM a développé trois SCPI dédiées aux logements neufs et anciens, à la nue-proprié- té d’immeubles résidentiels et à l’immobilier de santé. Avec la SCPI Primofamily, Primonial se posi- tionne sur « l’immobilier résiden- tiel du quotidien » et joue la carte de la métropolisation des villes. Cette SCPI mixe dans son porte- feuille des immeubles de logements
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Les SCPI pour booster le rendement
Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) et, dans une moindre mesure, les organismes de placement collectif immobilier (OPCI), gardent le vent en poupe en France. Au premier trimestre 2019, ces deux types de fonds immobi- liers non cotés ont collecté 2,6 mil- liards d’euros (2,085 milliards pour les SCPI), soit une hausse de 62% par rapport au premier trimestre de l’année précédente, selon les derniers chiffres de l’Association française des placements immobi- liers (Aspim). Dans un environne- ment de taux très bas et de regain
d’aversion pour le risque sur les marchés financiers, les investis- seurs plébiscitent ces placements basés sur l’immobilier, considéré comme une valeur refuge, et ren- tables. Pour preuve, en 2018, les SCPI ont dégagé un rendement moyen de 4,35 %. En regardant les performances dans le détail, une évidence s’impose. Ce sont les SCPI spécialisées et diversifiées à l’étranger qui soutiennent le rende- ment. Les SCPI « spécialisées » ont affiché un rendement de 4,61 % et les «diversifiées » de 5,30 %. C’est mieux que les SCPI de bureaux et de commerces qui, la même année, ont respectivement procuré 4,18 % et 4,48 %. Frédéric Puzin, président
Les SCPI « spécialisées » ont affiché un rendement de 4,61 % et les « diversifiées » de 5,30 %. C’est mieux que les SCPI
de bureaux et de commerces.
neufs et anciens, des hôtels et pro- chainement des espaces de coli- ving. Pour compenser la baisse de rendement des fonds en euros, de plus en plus d’assureurs intègrent à leurs contrats d’assurance-vie des SCPI. C’est en soi une bonne idée pour capter de la performance. Il ne faut cependant pas oublier que la pierre-papier n’est pas sans risque: cours et loyers risquent de baisser. En plus, les frais des SCPI sont élevés. Sur l’achat en direct, le prix de souscription comprend des commissions, de plus de 6 à près de 14 %. Dans le cadre de l’assu- rance-vie pourtant, les conditions d’achat des SCPI diffèrent selon les contrats dans la mesure où certains assureurs ont négocié des arrange- ments avec leurs fournisseurs de SCPI.
Le neuf a la cote
Si les atouts des SCPI sont nom- breux, encore beaucoup d’inves- tisseurs préfèrent placer leur argent dans la pierre. Et l’offre ne manque pas. Face à une Bourse aux fluc- tuations incertaines, aux risques géopolitiques et à la nécessité de sécuriser son patrimoine pour la retraite ou sa descendance, les Français/es sont de gros acheteurs de programmes neufs, en régions, grâce aux dispositifs fiscaux Pinel et Denormandie ancien, et à Paris comme en région parisienne où le potentiel de hausse reste, selon les experts, attractif. Sur ce dernier marché, Claude Cayla, président de Catella Residential, affiche son optimisme. « Nous observons le grand retour des investisseurs institutionnels. C’est un signe im- portant qui montre qu’il n’y a pas de stock, voire une petite pénurie. Dans le Grand Paris, les zones proches des gares sont très recher- chées : la demande à Pantin ou à Ba- gnolet explose. Et malgré la hausse des prix, les investisseurs peuvent encore y espérer un rendement de 4 %. » Selon lui, 80 % de la première couronne sont intéressants, avec des prix au mètre carré de 4 500 à 5 500 euros pour un appartement près d’une gare. Même à Paris où les prix flambent, les acheteurs se pressent. « Nous avons vendu avec succès le programme Beau Passage, rue de Grenelle, à 23 000 euros du mètre en moyenne. Les acheteurs étaient essentiellement des Fran- çais/es, seniors, qui abandonnaient une grande surface plus excentrée pour s’offrir un trois pièces de luxe, avec extérieur au cœur de la capi- tale. Dans cette perspective, notre
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]]></page><page Index="93" isMAC="true"><![CDATA[                                               ILS FONT
FACE AVEC FOI ET COURAGE
                             Faites un don pour les chrétiens du Moyen-Orient
Jeune fille syrienne catéchisée à la paroisse Saint Georges d’Alep, soutenue par l’AED
                                JE FAIS UN DON DE :
25 € 50 € 100 €
    Autre montant
 ................................. €
Chèque à l’ordre de l’AED à envoyer à l’adresse ci-dessous.
 OUI, JE SOUTIENS LES CHRÉTIENS DU MOYEN-ORIENT
M Mme Mlle
Prénom ..................................................................... Nom .............................................................................. Adresse............................................................................................................................................................. ........................................................................................................................................................................... Code Postal .......................................... Ville ................................................................................................. Un reçu fiscal vous sera envoyé par courrier ou par e-mail à : ............................................................................................@.......................................................................
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        C
Tout don, même modeste, est précieux
PBMOER19
©ismaelmartinezsanchez / ACN
@AED
]]></page><page Index="94" isMAC="true"><![CDATA[  vie privée
prochain programme, Villa Ségur, dans le 7e arrondissement, devrait dépasser également les 23 000 eu- ros du mètre.»
3
Les résidences seniors, un placement sans contrainte
Les résidences services, et no- tamment les résidences seniors et les résidences médicalisées, sont très recherchées par les épargnants qui souhaitent bénéficier de re- venus complémentaires dans une enveloppe fiscale avantageuse. Trois options se dégagent : le dis- positif Censi-Bouvard, le statut de loueur meublé non professionnel et le Pinel (plus rare puisqu’il s’agit
patrimoine
Immobilier : dans le Grand Paris, les zones proches des gares sont très recherchées, la demande à Pantin ou à Bagnolet explose.
d’un logement vendu nu, or les ré- sidences sont en général meublées). « Le principal atout de l’immobilier géré est que le locataire exploitant assume seul les contraintes loca- tives telles que la gestion et la va- cance locative, les dépenses liées à des travaux de réfection, etc. », explique Pierre-Yves Habouzit, directeur commercial de Fidexi. Le secteur montre, sans conteste, de l’avenir. Selon les projections de l’Insee, 29,4 % de la population française aura plus de 60 ans en 2035. Les perspectives de rende- ment avoisinent les 4 % bruts pour des prix légèrement inférieurs à celui du marché résidentiel neuf, une fois la TVA de 20% déduite. Pour exemple, le programme ac- tuellement commercialisé par Fi- dexi à Queue-en-Brie (94) offre
un rendement de 4,3 % pour un investissement de 177 000 euros HT. « Avant d’investir, il est re- commandé de s’informer sur les références de l’exploitant, en véri- fiant son ancienneté sur le marché, son modèle économique, le degré des prestations proposées ainsi que la qualité et le niveau d’entretien de son parc immobilier, souligne Pierre-Yves Habouzit. Fidexi colla- bore depuis plus de 25 ans avec le Groupe LNA Santé, un exploitant solide et reconnu, spécialiste de la prise en charge de la dépendance ponctuelle ou durable, qui exploite des résidences médicalisées – les Ehpad – et des Soins de suite et de réadaptation – SSR. » « Le point principal dans ce type d’investis- sement, renchérit Julien Bey, di- recteur général de Domitys Invest, c’est la confiance. Et ce qui crée cette confiance chez l’épargnant, c’est évidemment la profondeur du marché, mais surtout l’expertise et l’expérience de l’exploitant qui gère les résidences ainsi que sa solidité financière puisque c’est l’exploi- tant qui va garantir le paiement des loyers, que les logements soient oc- cupés ou non. »
Sur l’ensemble du territoire
Où investir ? Julien Bey re- commande bien sûr les grandes métropoles, mais aussi des villes plus petites avec des bassins de vie d’au moins 40 000 habitants, riches en infrastructures, en services ad- ministratifs et établissements de santé. « Schématiquement, il faut avoir à l’esprit que l’ensemble des territoires sont concernés par le vieillissement de la population et le besoin de développement des rési- dences pour seniors est identique,
      94 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
]]></page><page Index="95" isMAC="true"><![CDATA[  vernissages ou à des concerts. Être mécène du Louvre, c’est appartenir à un club, explique Philippe Ga- boriau, directeur général du Fonds de dotation du musée du Louvre, une structure qui soutient les mis- sions d’intérêt général du musée du Louvre dans une démarche de mécénat capitalisé. À côté du don classique à l’IFI, le Fonds propose deux autres mécanismes attrac- tifs. D’abord, le Fonds de dotation du Louvre propose la donation temporaire d’usufruit. « Par une telle donation, vous allez soutenir le musée du Louvre en donnant
pour une durée déterminée les revenus de vos actifs au Fonds de dotation, sans vous dessaisir dé- finitivement de votre patrimoine, sans limitation de montant et tout en bénéficiant d’un allègement de vos impôts », argumente Philippe Gaboriau.
Le legs en duo, qui est exonéré de tout droit de succession et de mu- tation, mérite la réflexion. Si vous n’avez pas d’héritier réservataire et que vous souhaitez transmettre votre patrimoine à un proche, il vous est possible de désigner le Fonds de dotation du Louvre léga-
vie privée
taire universel et de lui léguer tout votre patrimoine, à charge pour lui de délivrer un legs particulier net de frais et droits à ce proche. Et pour cause, en règle générale le légataire, lorsqu’il n’est pas héritier réservataire, supporte les droits de succession entre 55 et 60%. Il faut bien sûr veiller à ce que le montant cumulé des legs particuliers ne soit pas supérieur à ce que vos proches ou amis auraient perçu hors de ce dispositif (soit 40 à 45% de votre patrimoine).
PieRRe-jeaN lePaGNot
patrimoine
 qu’on soit à Lille, Montpellier, Brest ou Strasbourg. »
L’investissement exige une trans- parence totale. Julien Bey: «Le bail commercial doit être très clair sur les conditions essentielles entre l’investisseur et l’exploitant comme le montant du loyer, sa revalori- sation dans le temps, la prise en charge de l’entretien et la réparti- tion des charges... »
Gérer l’IFI
Le seul inconvénient de ces place- ments, c’est qu’il gonfle un patri- moine immobilier qui risque d’être soumis à la fortune immobilière (IFI). Ce nouvel impôt, qui rem- place l’ISF depuis le 1er janvier 2018, s’applique de manière progressive aux contribuables qui détiennent un patrimoine immobilier de plus de 1,3 million d’euros. Heureu- sement, il est possible d’alléger la note en donnant en faveur d’une fondation agréée. La réduction d’impôt est égale à 75 % du don, retenu dans la limite annuelle de 50 000 euros par contribuable et par année. «Chez Aide à l’Église en détresse (AED), les dons IFI sont généralement compris entre 500 et 5000 euros par contribuable », ré- vèle Tiphaine Bienvenue, directrice Développement et Communica- tion de la fondation. « Il est inté- ressant de noter que nos donateurs ne sont pas tous des contribuables aisés, mais parfois des propriétaires de biens immobiliers, souvent fa- miliaux, qui préfèrent réduire la somme captée par l’État en faisant profiter une cause qui leur tient à cœur. »
Donations et legs,
le cas des musées
Pour attirer de nouveaux dons, les musées ne comptent pas unique- ment sur l’avantage fiscal. « Être donateur du musée du Louvre, c’est profiter de visites privées, recevoir des catalogues, des invitations aux
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]]></page><page Index="96" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
tribunes libres
On ne pense pas assez à la montagne en été...
 emmanuel
Renaut
Aujourd’hui installé à Megève avec sa femme Kristine depuis 1997,
aux chalets du Flocons de Sel, encore plus proche de la nature, source perpétuelle d’inspiration.
L
vacances aux Houches, vers Cha- monix, et j’avais alors une certitude : plus grand, je vivrai à la montagne. J’ai même pensé à devenir chasseur alpin. Et j’y ai effectué mon service militaire ! La montagne, c’est d’abord un rêve de gamin. Et la cuisine est venue ensuite, en rencontrant les bonnes personnes.
J’ai appris la cuisine, et puis j’ai découvert la gastronomie au fur et à mesure de mes apprentissages. Plu- sieurs chefs m’ont marqué : Chris-
tian Constant, Yves Camdeborde, Éric Frechon, Jean-François Rou- quette, Thierry Fauché, Thierry Bre- ton... Quand on tombe dans une marmite comme ça de passionnés à 200 %... C’est devenu une vraie fa- mille de copains pour moi, très sou- dée. Lors de mon compagnonnage, j’ai également été second chez Yves Thuriès où j’ai beaucoup travaillé la pâtisserie et les aspects techniques du sucre, notamment avec Gérard Praud. Enfin, la montagne m’a ame- né aux côtés de Marc Veyrat pen- dant 7 ans.
Pour moi, les montagnes ne sont pas seulement un environnement. La nature est avant tout source d’inspiration et une pourvoyeuse sauvage de matière première. La nature est l’expression d’une quin- tessence. Belle, nourricière, brute et authentique, elle donne tout, comme elle peut reprendre sans crier gare. Je retrouve en elle une sincérité qui fait écho à ma propre personnalité. Pour moi, la nature est absolument indis- pensable : j’y suis tout simplement dans mon élément ! J’aime aller me promener pour aller voir les plantes pousser. Chaque année, je prends le temps d’aller voir les Edelweiss, les bourgeons de sapin, les champi-
gnons, les fleurs de sureau, la reine- des-prés, la gentiane : pourquoi aller chercher loin l’inspiration alors que j’ai tout cela à portée de main ? Je ne me vois pas aller acheter du carvi alors qu’il y en a tout autour de moi. Mon jardin, c’est tout ce qui m’en- toure : tirer parti de ce que j’ai autour de moi et qui m’inspire, voilà aussi une facette de mon métier.
Ma cuisine est de terroir, de pro- ducteurs locaux, gourmande, vive, colorée et actuelle. Je veux offrir une cuisine technique, mais que la technique disparaisse naturel- lement au profit de l’émotion. La finesse des produits, la maîtrise des cuissons et l’association des textures se conjuguent à de subtils assaison- nements au profit de l’essentiel, le produit.
J’aimerais parler de mon pê- cheur Éric Jacquier, du Lac Léman qui pêche de la féra, de l’omble chevalier : des poissons que j’aime préparer et cuisiner. C’est un ami de longue date. Je vais quelquefois le rejoindre en pleine nuit pour al- ler pêcher sur le lac. Il y a aussi M. Burnet, mon maraîcher à Arthaz pour tous les légumes en plus de mon potager. Il me connaît et sait quels légumes j’aime utiliser. Pour
les vins, nous aimons accorder les plats avec des vins régionaux, de Savoie notamment : les vignobles de Charles Trosset, de Jean-Noël et Thomas Blard. Il en va de même pour les fromages, un maillage dé- licat de producteurs locaux, avec lesquels j’entretiens des relations privilégiées et qui partagent ce goût de l’exception. Il est crucial selon moi de sauvegarder le savoir-faire savoyard.
En parallèle, j’ai accueilli depuis mi-mai des nouvelles pensionnaires à la maison : je me suis formé à l’api- culture et j’ai désormais huit ruches en amont du jardin !
L’autoproduction de miel son- nait presque comme une évidence. L’environnement de la maison offre aux abeilles des fleurs de qualité à butiner hors pollution et la biodiver- sité naturelle de notre petit bout de montagne est magnifique : gentiane, arnica, rhododendron, campanule, myosotis des Alpes, colchique...
Ce sera un miel « fleurs de mon- tagne » exceptionnel à la concentra- tion aromatique unique, la nature en pot et rien d’autre. Des hauteurs du jardin aux cuisines, difficile de faire plus court comme circuit ! n
protégés, alors que cette utilisation pourrait bénéficier des exceptions au monopole conférées par le droit d’auteur.
D’énormes enjeux économiques et sociaux en perspective
On l’aura compris: les impacts de cette directive comportent des en- jeux économiques et sociétaux co- lossaux.
La France aura un rôle précurseur car elle devrait être l’un des pre- miers pays à transposer la législa- tion européenne en droit national, de manière assez stricte.
L’Union européenne fait figure de modèle précurseur en matière régle- mentaire dans le domaine de l’ex- ploitation sur Internet de contenus protégés par le droit d’auteur, et cette directive pourrait trouver un écho dans le monde entier pour amener les médias sociaux à financer davan- tage les créateurs et producteurs de contenus de qualité. n
Stefan
Naumann
avocat associé du cabinet Hughes Hubbard & Reed
Le Parlement français en- visage d’adopter prochai- nement un projet de loi lié à la nouvelle directive eu-
ropéenne sur
texte va modifier en profondeur la relation entre les créateurs de conte- nu (artistes, presse et médias prin- cipalement) et les sites où ces conte- nus sont réutilisés, au premier rang desquels se trouvent les réseaux so- ciaux et les services de Google. C’est une petite révolution. Jusqu’ici, la limitation de responsabilité des
fournisseurs d’accès à Internet, dont les réseaux sociaux et plates-formes de partage, a toujours permis aux internautes de poster du contenu en ligne – reprise gratuite du titre, de l’illustration et l’introduction d’ar- ticles de presse non libres de droits pour leurs fils d’actualités sans que le respect des ayants-droits soit réel- lement pris en compte. Les réseaux sociaux profitent de cette limitation de responsabilité pour reprendre gratuitement.
Les géants de l’Internet dans le viseur
La nouvelle directive européenne a pour but explicite d’aboutir à une redistribution des revenus générés par l’exploitation en ligne de ces contenus – à l’image de la Sacem. Sont uniquement concernées les plates-formes de trois ans ou plus d’ancienneté, réalisant plus de 10 millions d’euros de chiffre d’af- faires et qui dépassent 5 millions d’utilisateurs mensuels. Les plates- formes pourront toutefois conti-
nuer à bénéficier d’un régime de gratuité si la reprise de contenu sous droit d’auteur se limite à «quelques mots». Le texte de la directive n’est pas plus précis à ce sujet et ce sera donc aux États membres et aux tri- bunaux de préciser où s’arrêteront ces « quelques mots » et où s’arrêtera la gratuité.
Pour les plates-formes concernées, la redistribution d’une partie de leurs revenus va naturellement re- présenter un coût qui pèsera sur leurs marges, au risque de rendre certains services non rentables. Et celui de voir se réduire non seule- ment l’offre de contenus protégés par le droit d’auteur, mais égale- ment les utilisations licites d’œuvres soumises au droit d’auteur sur les réseaux sociaux. Un contrôle de tous les contenus par les opérateurs humains serait trop coûteux, voire impraticable, de sorte que les opé- rateurs mettront en place des filtres qui pourraient aussi bloquer des photographies personnelles dans lesquels apparaissent des contenus
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juillet/août 2019 ecoreseau.fr
a montagne est venue à moi bien avant la cuisine... Lorsque j’avais une dizaine
d’années, nous allions en
Droits d’auteur : Internet s’apprête à connaître un bouleversement majeur
 le droit d’auteur. Le
© Anne-Emmanuelle Thion
]]></page><page Index="97" isMAC="true"><![CDATA[ ALEXA
Alexa/ Voice Commerce/ Illectronisme/ Infox/ Neflix/ RGPD/ Nano-influenceurs/ Instapreneur/ Instagramiser/ Eye-tracking/ Body positive/ Overclocking
le regard sémantique
expressions
  jeanne
Bordeau
Fondatrice de l’Institut de la qualité d’expression
Fracture numérique oblige : au centre de la toile, l’œil! Celui des géants du numérique? Celui des GAFA? Celui des pompes à données et de la grande peur des algorithmes? Pour nous rassurer, le RGPD, règlement général sur la protection des données, est entré en vigueur le 25 mai. Seulement la fracture numérique est là avec un illettrisme élec- tronique nommé illectronisme. D’ailleurs, la socio- logue Dominique Pasquier confirme dans Libéra- tion que les usages avancés du Net restent élitistes: les créatifs du Web ou les hackers viennent souvent de classes supérieures. Le populisme numérique dénonce lui les élites. Il peut être le support de fake news renommées infox par la commission d’enri- chissement de la langue française en octobre 2018. L’éditorialiste des Échos Jean-Marc Vittori imagine que la rébellion contre le numérique s’amplifiera: jusqu’où ira la révolte numérique se demande-t-il.
Pendant ce temps, alexa allume les lumières du salon : coucou, c’est l’enceinte qui te parle car en 2018, on remet le son. Le Voice commerce pèsera 40 milliards de dollars en 2022. La voix peut même procurer un sentiment de confiance généré par des phrases apaisantes en podcast, ce que Stratégies relate sous le titre fais-moi ouïr !
Avec du son justement, des vidéos et des images les instapreneurs instagramisent pour faire connaître leur business. Tous ces enfants de la Génération K ne pensent plus, ils préfèrent de- signer. Designer par exemple l’expérience pro- curée par des applications conversationnelles, telle est la mission du VX designer.
et le lexique s’enrichit : côté mots nouveaux: L’overclocking désigne cette technique pour
« Alexa », Jane Bee bidouiller les entrailles de son ordinateur afin
qu’il soit plus performant.
Nouveauté lexicale encore avec les nano-influen- ceurs : ils n’ont qu’entre 10 000 et 100 000 follo- wers mais ils apparaissent plus sincères pour le public quand ils recommandent une marque. Cette année, on parle aussi de body positive car les marques sont prêtes à poster des images de femmes avec leurs singularités physiques, loin des clichés anorexiques de la mode.
Tout est ultra... ultra-émotionnel, ultra- personnalisé puisque l’eye-tracking permet de discerner là où votre regard se dirige.
Attention à vos yeux, l’addiction aux écrans nous guette.
Fatigue du numérique oblige, faudra-t-il bientôt éteindre internet ?. n
ecoreseau.fr juillet/août 2019 | 97
]]></page><page Index="98" isMAC="true"><![CDATA[ expressions
les mots de la fin
 [ coups de langue ]
Pataphysique
Ce mot aussi étrange qu’amusant apparaît pour la première fois dans l’ouvrage d’Alfred Jarry écrit aux alentours de 1897-1898, Gestes
et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien. Il désigne la science des épiphénomènes.
Définition : « Science des
solutions imaginaires qui accorde symboliquement aux linéaments, les propriétés des objets décrits par leur virtualité. »
Plus simplement, on vous dira
que puisque la pataphysique désigne le fait de penser aux choses auxquelles on pense et auxquelles les autres ne pensent pas, la pataphysique est la science. Notons que le terme de pataphysique se retrouve dans plusieurs œuvres ainsi que dans la chanson Maxwell’s Silver Hammer des Beatles.
[ MAIS POURQUOI ]
    Carabin
Un carabin était à l’origine un soldat portant une carabine. Ce terme désigne désormais un étudiant en médecine ou une personne lançant des mots vifs et savants avant de partir en espérant clore une conversation avec succès.
Carabin vient d’escarabin, qui désigne, en français médiéval, une sorte de scarabée que l’on pourrait associer à un croque-mort de par son activité : fouisseur. Comme cette tâche revenait généralement aux étudiants en médecine pendant les épidémies, le surnom leur est resté, de façon purement ironique. On appelait
aussi ainsi les chirurgiens sous Louis XIII à cause de leur fâcheuse tendance
à tuer leurs patients – accidentellement. De nos jours, le carabin est redevenu un étudiant en médecine et nos chirurgiens remplissent leur rôle avec plus de succès et sans se faire faucheuses malgré eux.
  [ le mot de juillet ] Bouc émissaire
Mais pourquoi un bouc? Dans la partie de l’Ancien testament appelée Lévitique, Dieu prescrit d’envoyer dans le désert un bouc expiatoire chargé de retrouver Azazel, un démon antique. Un second bouc est également sacrifié à Dieu et se voit ajouté à quelques offrandes. L’expression « Va à Azazel!» est encore utilisée en Israël comme injure puisque le premier bouc était « chargé des fautes d’Israël »...
  anémélectro-
reculpédalicoupeventombroso- paracloucycle
   [leGROSmot]
Invention farfelue imaginée par le savant Cosinus, héros du dessinateur Christophe (1893)
[lemotàPlACER] Déconstitutionnaliser
Signification: «retirer à un texte son caractère constitutionnel ».
Quasimodo.
    PROCHAIN NUMÉRO LE 5 SEPTEMBRE 2019 98 | juillet/août 2019 ecoreseau.fr
Selon Clopin dans le film Disney Le Bossu de Notre Dame,
Quasimodo signifie difforme. En fait, « Quasi modo » sont les deux premiers
mots de l'introït de la messe du premier dimanche après Pâques (« Comme des enfants nouveau-nés»), on parle alors du «dimanche de la Quasimodo). Le héros bien connu de Notre-Dame de Paris , roman de Victor Hugo, porte ce nom car, enfant, il avait été trouvé le jour du dimanche de Quasimodo.
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