﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="84"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[JUIN 2017N°41L’actu éco sur : ecoreseau.frNOUVEAUX MÉTIERSC’EST QUOI UNTESTEUR DE BUG ?MANAGER AUTREMENTL’ESSAIMAGESTRATÉGIQUEL’AIR DU TEMPSLES DERNIÈRESTENDANCES DU 5 À 7HEXAGONEVIS MA VIE DE PREMIÈRE DAMECÉCILIA, CARLA, BRIGITTE... MÊME COMBAT ?>>ÉCONOMIE&TERRITOIRESLES PERSPECTIVESDE LA FRANCE PERIPHERIQUE Rétrospective : La caricature des « deux » France  Grand angle : Revitalisation et télétravail Prospective : Les territoires en 2050DÉCRYPTAGELA MONÉTISATION DES DONNÉES PERSONNELLESGLACES DE LA « BELLE AUDE »LA RENAISSANCE EN SCOPRAND HINDIL’INTELLIGENCE ARTIFICIELLEPOUR REMPLACER ÉCRANS ET CLAVIERENQUÊTELES START-UP DU TRANSPORTLA NAISSANCE DE NOUVELLES FORMES DE DÉPLACEMENTSBEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[Editorial«Ne t’attarde pas à l’ornière des résultats », clamait René Char. Ce n’est pas un hasard si Emmanuel Macron aime à répéter cette phrase, ou plutôt cette exhortation, lui qui a d’emblée repris l’offensive en vue des législatives, en nommant un Premier mi- nistre issu des rangs des Républicains. La France bouge, est en mouvement, pour ne pas dire en marche. Il est à espérer que le jeune Président fraîchement élu saura, au-delà des réformes économiques et de ses bonnes volontés européennes, libérer de l’espace et faire sauter les verrous à ceux qui défrichent tous les jours comme Rand Hindi, notre Electron Libre de ce mois-ci, qui conçoit avec sa start-up Snips des assistants virtuels intuitifs pour faire disparaître claviers et écrans. L’élan entrepreneurial que vit le pays – les dernières tendances d’essaimage des grands groupes décrites en Manager Autrement, ou encore la montée en puissance des clubs de Business Angels saluée en Réseaux & In uence en attestant – doit surtout être encouragé. Cela signi e bel et bien une inversion de tendance, ne nous trompons pas. Malgré les apparences, il subsiste encore en France des freins à l’innovation. Franky Zapata, l’inventeur du Flyboard Air qui a été interrogé dans nos colonnes il y a peu, risque encore une mise en examen et une peine de prison de la part de la gendarmerie de l’air à cause deses essais. Celui qui se dit « déçu de son pays » est bien évidemment courtisé par les Américains ou les Chinois pour sa plateforme volante. Car ailleurs on ne se permet pas d’ignorer, voire de stigmatiser les jeunes pousses des transports que nous mettons à l’honneur dans notre Enquête. Dans chaque secteur il est aisé pour nous de rencontrer des personnages frondeurs, casseurs de codes, qui sauront bouleverser le soi-disant inéluctable déclin de cette « France périphé- rique », dont le Grand Angle révèle qu’elle dispose encore d’atouts culturels, économiques et entrepreneuriaux pour revenir dans la course. Encore faut-il pro ter pleinement de ce vivier, bien sûr en donnant à ces pionniers des moyens économiques, académiques, règlementaires... mais aussi en créant un climat propice d’encouragement à la nouveauté. C’est à ce prix que les ruptures nées dans la e-santé, que nous analysons dans notre Tour du Mon.de de l’Innovation, seront adoptées dans l’Hexagone, ou que la fameuse monétisation des données personnelles, envisagée en Décryptage, prendra corps. Notre pays possède les hommes du mouvement, il ne manque plus qu’un souf e...Il ne manque plus qu’un souf e...Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefSuivez-nous également sur :Twitter : @EcoReseau LinkedIn : LMedia - EcoRéseau BusinessLE CHAT by Philippe Geluck2Juin - n°41]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[Sommairewww.ecoreseau.fr 201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.frComité éditorialJulien Tarby (rédacteur en chef), Geoffroy Framery, Jean-Baptiste LeprinceChroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France®, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon,IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, TheFamily®Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Elsa Bellanger, Joseph Capet, Louis Courandière, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Aymeric Marolleau, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Olivier Remy, Séverine Renard, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.frResponsable production : Frédéric Bergeron Conseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & PartenariatsCourriel : publicite@lmedia.frJulia Bourgeois, Pierre-Marie NauleauDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Business201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)9 51 05 87 72 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 41 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTCVente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonEcoRéseau Business est édité par LMediaRCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adresséspour appréciation.Imprimeur : Léonce Deprez – Imprimé en FranceGalaxie ecoRéseau 4-9Baromètre de l’optimisme 4- Tendances- Actions symboliques - The Green Lifeen couveRtuRe 10-17 RétrospectiveLa construction d’une France périphériquedans les esprits 10Grand AngleCette France éloignée des centres qui peutencore espérer 14ProspectiveLa répartition démographique en France en 2050 16PanoRama 18-21 HexagoneLe rôle des conjointes présidentielles qui évolue 18Régions & TerritoiresLes NTIC dans les régions 20club entRePRendRe 22-31Le tour du monde de l’innovationLa e-santé dans le monde 34DécryptageLa monétisation des données personnelles 38Haute RésolutionLa gestion de projet SI revisitée grâce au Cloud 40cahieR PRatique 42-57 Créer aujourd’huiRégion Auvergne - Rhône-Alpes, eldorado de l’entrepreneuriat 43Baromètre & Tendances EnquêteLes start-up des transports sur tous les parcoursNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Rand Hindi, spécialiste en IA, fondateur de SnipsNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018La Fabrique du Sud, d’une fermeture d’usine à glaces à une ScopEn immersionVirtual Time Paris, espace de réalité virtuelle22 La Sélection culturelle L’Air du temps26 Les dernières tendances du 5 à 7L’Art du temps28 L’Actualité automobile : Essais & Tendances Baromètre Finance de marché30 Baromètre Patrimoine6869 70 76 78 7980-8280 81 82stRatéGie &innovation numéRique 32-41 Baromètre de l’innovation 3231exPRessionsTribune libreConcours étudiant de micro-nouvelles Regard sémantiqueBusiness guides- Affacturage et créances atypiques- MICE : la gestion des temps dans les séminairesgrâce aux TIC48 52Rh & FoRmation 58-67 Réseaux & In uenceClubs de Business Angels 58 Observatoire 60Manager autrementDernières tendances en matière d’essaimage 63Carrières & Talents-Quoideneufà40ans? 64aRt de vivRe & PatRimoine 68-79ecoreseau.fr 3]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont  nalement si nombreuses que nous vous proposonsune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Le verbatim à retenir...Quand tout semble êtrecontre vous, souvenez-vousque l’avion décolle face auvent, et non avec luiHenry Ford, industrielLE CHIFFRE DU MOIS109,6C’est l’indice du sentiment économique dans la zone euro en avril, publié par la Commission européenne. Ce dernier a augmenté de 1,6 point. Ce même indice appliqué à l’ensemble de l’Union européenne, cette fois-ci, s’élève à 110,6 points, en augmentation de 1,4 point sur le mois précédent. Une telle amélioration de l’indice montre une con ance grandissante dans les cinq secteurs concernés, à savoir les services, l’industrie,les ventes de détail, la construction et les ménages. En France, cet indice a augmenté de 1,2 point.Thierry SaussezCréateur du Printempsde l’Optimisme,Incubateur d’énergies positives.Mé ez-vous de la béatitudeLoin de moi l’idée de vous mettre en garde à propos de l’idéal chrétien de l’amour, de l’humilité, de la clé- mence (3 forces de l’optimisme) et de la compassion.J’évoque ici une conception laïque de la béatitude et plus triviale. Elle s’apparente à la dé nition d’un optimisme extrême. Celui d’une personne qui porte une appréciation positive sur tout ce qu’elle a fait, fait ou fera. Une personne qui se sent, en permanence, armée pour tous les dé s, capable de force et de puissance, dont la con ance en elle-même la conduit à penser qu’elle peut résister à tout, faire face à n’importe quel aléa de la vie, être maîtresse des éléments et des événements.Vous comprenez tout de suite où sont les risques majeurs. On peut facilement même ne plus voir les dif cultés, croire que sa vie est un chemin de lumière, que la route est tracée d’avance, comme une destinée. Pis, croire que la chance vous guide, alors qu’il n’y a que du rythme, une énergie assortie du discernement pour la libérer au moment oppor- tun... ou faire le gros dos.Malheureusement, cet optimisme extrême n’élimine pas de façon miraculeuse les obstacles. On peut se trouver dé- pourvu, tomber de haut et ne pas s’en remettre.L’optimiste, selon moi, est lucide. Il n’est ni béat, ni nanti. Il sait que la vie est un combat, que tout se mérite. Comme il porte un regard positif sur la vie, sur lui-même, sur les autres, il connaît des moments de satisfaction intense, d’en- chantement, d’émerveillement voire d’extase. Mais il n’est pas dupe. Il sait que l’optimisme est une discipline exigeante. De même qu’il gère le stress et les montées d’adrénaline le mieux possible – c’est-à-dire qu’il ne les ignore pas –, il redescend sur Terre après un instant d’euphorie. Il est maître de sa conduite. Sans états d’âme inutiles et sans illusions.Maximiser le bonheur sans minimiser les risques, rester en éveil pour saisir toute opportunité, ne jamais relâcher son attention du fait de trop grandes certitudes, ne pas succom- ber à l’arrogance, le syndrome de la toute-puissance, tel est le comportement optimiste, sain et constructif.4 Juin-n°41L’onde positive]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Tendances LE GRAPHIQUE DU MOISLe nombre de défaillances d’entreprises à baissé...... et le nombre d’emplois menacés égalementLe nombre de défaillances d’entreprises au premier trimestre 2017 s’af che en baisse pour la troisième année consécutive. Selon des chiffres Altares, publiés par Les Echos, celles-ci étaient moins de 16000 en début d’année, témoignant d’un repli de 3,9% de la sinistralité par rapport au premier trimestre 2016. Sur les 15667 défaillances exactement, 69% sont des liquidations directes, et 29% sont des redressements judiciaires. Une situation optimiste. Le chiffre n’a jamais été aussi favorable depuis 2008,mais cache cependant des disparités selon les secteurs d’activité. Si la construction af che une belle réduction du nombre de défaillances (-10,6%) l’industrie voit les siennes augmenter légèrement, notamment à cause de l’activitéde boulangerie-pâtisserie, en dif culté et responsabled’un tiers des défaillances du secteur de l’industrie.Autres secteurs encore très impactés par des défaillances d’entreprise : le transport de voyageurs, souffrant de la concurrence des VTC, et l’agriculture.Dans la lignée de cette embellie pour 2017, le nombre d’emplois menacés s’af che lui rassurant, à 44400, contre 58000 au premier trimestre 2016.1631016309 1566762900 62800 66200T1 T1 T1 2013 2014 201516 85818 136T1 T1 T1 T1 T1 2013 2014 2015 2016 2017 L’artisanat sort de la criseT1 T1 2016 2017Le baromètre publié par l’Institut supérieur des métiers et la MAAF fait apparaître que l’année 2016 a été encourageante pour l’artisanat français. Sortant d’une période de crise de 2012 à 2015, le secteur a vu le nombre d’entreprises qui la composentaugmenter l’année dernière grâce, notamment, au régime d’auto-entrepreneur. Le baromètre met également en avant que les défaillances d’entreprises sur cette acti- vité reculent de 11% par rapport à 2015. Une tendance con rmée par la confédération de l’artisanat et des pe- tites entreprises du bâtiment (CAPEB), qui fait ressortir 1,5% de croissance sur ce secteur en volume au premiertrimestre 2017. Et dans la dynamique, l’emploi dans ce secteur, qui représente près d’une entreprise sur trois dans l’Hexagone, se stabilise sur l’année, avec une très légère hausse de 0,15%, d’après le premier baromètre cité. Le cinéma garde ses couleursCannes vient de se terminer, et derrière cette vitrine du cinéma français pour le monde entier se cache une activité qui se porte bien. Une étude du groupe Audiens et de la commission du  lm d’Île-de-France montre que le nombre d’entreprises créées en 2015 aurait augmenté de 2% sur cette même année, avant de doubler en 2016. Une augmentation de l’activité qui entraîne une hausse des emplois de 28% dans son sillage, dans le cinéma et les contenus audiovisuels français. Et la France semble aussi être plus attractive vis-à-vis des productions étrangères. Celles-ci béné cient en effet d’un crédit d’impôt international passé à 30% en 2016. Un effet boomerang que l’on doit sans doute à l’appel de Luc Besson pour pouvoir tourner en France son  lm Valérian,  n 2015. Voyants au vert pour la trésorerie des entreprisesLa trésorerie globale des grandes entreprises et des ETI est en forte amélioration puisque que selon l’enquête COE-Rexecode, celle-ci passe de 2,2 points en décembre 2016 à 16,5 points en mai 2017. Un plus haut depuis 2005 d’après cette même enquête. Une bouffée d’air qui s’explique par la décroissance du cours desmatières premières, notamment le pétrole ou les métaux, mais aussi par une amélioration notable des délais de paiement, qui passe de 13,6 jours à l’été 2015 à 11,6 jours au troisième trimestre 2016, selon l’Observatoire des délais de paiement. Dernier point mis en avant par l’enquête, la réduction des marges sur les crédits bancaires permet aux entreprises de renouer avec des marges pour leur trésorerie. Une croissance solide dans l’Union européenneLe PIB de l’Union européenne est attendu en hausse de 1,7% dès cette année, puis de 1,8% en 2018. C’est ce qui ressort des dernières estimations économiques de la Com- mission européenne pour ses 28 pays membres. Sur les deux années, celle-ci devrait af cher une croissance de 1,9%. Une amélioration portée pardes dé cits publics réduits, ils passeraient de 1,5% en 2016 à1,3% en 2018. Une embellie qui va également de pair avec unebaisse du chômage, qui devrait af cher un taux de 8,9% en2018, soit son plus bas depuis 2009, au lendemain de la crisedes subprimes. Un optimisme qui cache cependant des dispa-rités entre l’Allemagne qui fait la course en tête et la Francequi renoue avec la croissance mais qui conserve un dé cit important de 3% en 2017. Le capital investissement se porte très bienSelon les chiffres publiés par Invest Europe, 74,5 milliards d’euros ont été con és en 2016 à des fonds d’investissements à destination d’entreprises européennes. Un montant 37% plus élevé qu’en 2015, qui est même le plus haut historique depuis la crise des subprimesen 2008. Au total, ces fonds ont géré et investi plus de 240 mil- liards d’euros. La France et le Bénélux ont, elles, attiré 19,6% des sommes européennes, laissant la grosse part du gâteau au Royaume-Uni et à l’Irlande qui ont accueilli près de 41,3% des sommes. En revanche, lorsqu’il s’agit d’investir, la France tire son épingle du jeu. 35% des investissements européens ont, en effet, été dirigés vers des entreprises françaises, ou duBénélux, pour 29% au Royaume-Uni et en Irlande. Au total, ce ne sont pas moins de 53,7 milliards d’euros qui ont été injectés dans les entreprises européennes, autant qu’en 2015. Le numérique, une chance pour l’industrie selon Didier Lombard« Dans ce contexte historique, nous avons devant nous une formidable opportunité de revenir dans le jeu ». Dressant le constat de deux décennies de faible croissance, Didier Lombard, dans son livre « Nouvelle économie, nouvelle industrie », voit dans le numérique une chance formidable pour la France et pour l’Europe de réinventer leur industrie. Et il ne tarit pas d’éloges sur l’Hexagone qui dispose selon lui d’une expertise scienti que et technologique reconnue, d’un savoir-faire industriel et d’une jeunesse instruite et com- pétente. Le polytechnicien propose ainsi dans son ouvrage de tirer parti du numérique pour construire une nouvelle industrie en « s’affranchissant de la tyrannie du court terme et du low cost ». Il milite également pour des rapprochements plus grands entre grands groupes et jeunes entreprises. Un avenir rose qui pourrait s’ouvrir, donc, si les industriels font les bons choix...56 80044 4006 Juin-n°41]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[L’ENTREPRISE CENTENAIREARaymond, l’innovationpermanente depuis 1865Il y a des innovations tellement ancrées dans notre quotidienqu’on en oublie parfois qu’elles sont le fruit d’inventeurs et que derrière se cachent de grosses, voire très grosses entreprises. ARaymond est l’une d’entre elles. Créée en 1865 par Albert-Pierre Raymond, cette société se spécialise dans les éléments de  xation pour l’industrie de la ganterie et de la chaussure, à Grenoble. A l’époque, la ville est la capitale mondiale du gant, vêtement raf né porté par les femmes du monde, mais qui a l’inconvénient de se fermer à l’époque au moyen d’une longue série de boutons. Et cette boutonnière est notamment un problème pour les industriels car leur fabrication et la pose des boutons leur fait perdre beaucoup de temps sur les ateliers. Qu’à cela ne tienne, après plusieurs innovations dont une agrafe à diamant en « T », ou encore le crochet à hélice auto-perceur utilisé pour les chaussures à lacets, la société invente le bouton-pression en 1886. Si le succès de l’entreprise est déjà bien établi en France, cette invention fait le tour des pays industrialisés de l’époque, tout comme leur prochaine invention, le tourniquet à ressort. Le marché de la ganterie ne survivra pas, en revanche, à la Première Guerre mondiale, et pour survivre l’entreprise doit se diversi er. Elle commence alors à fabriquer des pièces pour l’industrie automobile, tout en diversi ant ses produits textiles et proposant des  xations pour tous les vêtements : épingles de cravates, boucles de ceintures, ou encore la célèbre fermeture « éclair » VITEX. Après sa mobilisation durant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise doit se relancer. Le descendant du fondateur, Albert-Victor Raymond, à la tête de l’usine alors que les Allemands la réquisitionnent pour produire de l’armement, a, en effet, tout mis en œuvre pour ralentir au maximum la production de l’usine pendant la guerre. De 1946 à aujourd’hui, l’entreprise n’aura de cesse que d’innover sur son nouveau « terrain de jeu », le marché automobile, un marché qui pèse 94% des ventes de l’entreprise en 2010. Toujours basée à Grenoble, l’entreprise emploie aujourd’hui 5400 personnes dans les 37 sociétés du réseau, dispatchées sur quatre continents. Solide et éternellement jeune, l’entreprise applique aujourd’hui une gestion collaborative et agile, sous l’impulsion d’Antoine Raymond, l’actuel président, qui planche sur un plan stratégique sur vingt ans.A l’échelle des 150 ans de la société, 20 ans ne serait-ce pas déjà demain...L’ACTION SOLIDAIREDes jardins partagés pour apaiser les tensionsA l’initiative d’Edi s et de CDC Biodiversité, un projet pilote visant à recréer du lien social grâce à la biodiversité est actuellement en cours à la résidence « Les Folies » à Choisy-le-Roi. Le principe est simple : combattre les tensions et l’incivilité en apportant la biodiversité dans le quoti- dien de cette résidence. Le parking qui servait autrefois de poubelle à ciel ouvert a été transformé en jardins partagés, des bacs végétalisés ont été installés, ainsi que dix ruches. Dans le bois attenant qui, il y a encore deux ans, servait surtout à abriter de petits tra cs, les aménagements nécessaires ont été faits pour favoriser le retour d’oiseaux et d’insectes a n que les familles puissent s’y promener. Et force est de constater que la biodiversité a eu raison des travers d’antan. Les jardins partagés, notamment, permettent de favoriser le lien social dans le quartier, via l’échange de fruits ou de conseils pour faire pousser ses légumes. Et les habitants saluent l’initiative, le dialogue a permis d’apaiser certaines tensions, et même la gardienne qui, il y a deux ans, voulait quitter les lieux, est  nalement restée dans ce qu’elle appelle aujourd’hui « son petit village ». Une initiative queCDC Biodiversité espère étendre à d’autres résidences.LA BELLE ACTION INATTENDUEIl baisse le prix de vente pour revendre son entreprise à ses salariésLorsque Dominique Bouillon décide de lâcher les rênes d’ASCA, Agencement Sécurité Créa- tions en Aluminium, il ambitionne de revendre l’entreprise à l’un de ses principaux clients, Areva. Le fondateur et dirigeant a alors 55 ans. Cependant, le contexte dif cile le pousse à explorer d’autres possibilités. Il regarde alors logiquement vers ses concurrents, mais sans trop d’entrain, car vendre à l’un ou l’autre voudrait dire faire perdre des parts de marché à son en- treprise. Un d’eux lui fait cependant une offre de rachat. Une aubaine pourrait-on penser. Pas pour Dominique Bouillon qui, au-delà de la somme, voit la tournure que prendront les choses après son départ. L’entreprise reprendrait le chiffre d’affaires d’ASCA, mais certainement pas la totalité des équipes. Pour celui qui a construit l’entreprise de sespropres mains et qui voit certains collaborateurs l’accompagnerdepuis plus de 15 ans, il est inenvisageable de les laisser dansune telle situation après son départ. C’est alors qu’il a l’idéede revendre son entreprise directement à ses salariés. Ceux-cin’auraient qu’à s’organiser en SCOP. Après avoir fait des re-cherches approfondies sur le sujet pour rassurer ses équipes, ildécide de leur proposer. Si la première réaction des employésest l’inquiétude, les explications de Dominique Bouillon ainsique l’offre de remise qu’il leur fait sur le prix de vente de la société  nissent par les convaincre. Au total 27 salariés sur les 35 se lancent dans l’aventure et acquièrent l’entreprise à 75% du prix auquel elle aurait été vendue à l’extérieur. Quant à la transition, elle se fait doucement, puisque le dirigeant, aujourd’hui à la retraite, continue à aller régulièrement au bureau.Le baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliquesGalaxie ecoRéseauFocus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienecoreseau.fr 7]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauICI ET LÀ...u 11,5 millions d’euros prêtés par les citoyens aux énergies renou- velablesCréé par GreenUnivers et l’association Financement participatif France, le baromètre du crowdfunding EnR montre qu’en 2016, 11,5 millions d’euros ont été prêtés via du crowfdunding à des projets d’énergies renouvelables. Au total, ce sont 66 projets qui ont été  nancés via les 13 plateformes recensées par le baro- mètre. Si l’immense majorité se situe aujourd’hui en France métropolitaine (62), quatre sont à destination del’Afrique. Les deux technologies les plus  nancées sont l’éolien, pour 50% d’entre elles, et le photovoltaïque pour 37% d’entre elles. Des chiffres encourageants, qui pourraient en réalité être plus élevés que cela, le baromètre ne prenant en compte que les sommes collectées sous forme de dette.u Les éco-activités concernent de plus en plus d’emploisSur l’année 2015, les éco-activités, c’est-à-dire les activités capables de mesurer, prévenir, limiter ou corriger les impacts environnementaux, ont repré- senté 440950 emplois équivalents temps plein, soit 1,7% de l’emploi total en France. Ce chiffre traduit une augmentation de 1,2% entre 2014 et 2015, soitLe baromètre de l’optimisme - The Green LifeLa COP21 n’était pas une  n, mais un début. Suivi des évolutions béné ques à la planètetrois fois plus que l’augmentation de 0,4% de l’ensemble de l’emploi sur cette même période. Une hausse qui s’explique par le dynamisme de l’emploi dans le domaine de la protection des sols et des masses d’eau, comme le souligne le SOeS, le service de statistiques du ministère de l’Environnement. Dans une publication sur l’emploi dans le domaine environnemental en 2015, ce dernier montre que le nombre d’ex- ploitations qui font de l’agriculture biologique s’établissait à 28884 unités en 2015, soit une augmentation de 9%. Les métiers relatifs à la protection de l’environnement ont vu, eux, le nombre de leurs salariés augmenter de 1,9% en 2015 également.u Les employés adaptent leurs habitudesD’après l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE),qui a publié un cahier sur le déplacement en entreprise,qu’il s’agisse des salariés au quotidien ou des voyagesd’affaires, les habitudes sont en train de changer.L’af rmation « Je veux posséder une voiture » cèdesa place à « Je dois passer du point A au point B, lavoiture demeurant une option parmi d’autres ». Uneévolution due aux innovations technologiques, maissurtout aux nouvelles générations, qui ont la volontéde se déplacer autrement. D’après l’OVE, les entreprises qui veulent attirer cette nouvelle génération doivent lui proposer des modes de déplacements différents, comme le vélo, par exemple, qui suscite un vrai engouement auprès des salariés.INITIATIVE VERTEPar hasard, il invente le moyen de nettoyer les marées noiresC’est une heureuse erreur de réglage qui a conduit Günter Hufshmid à découvrir le « coton magique ». En 2010, alors qu’il est à la tête de l’en- treprise Deurex au nord-est de l’Allemagne, société spécialisée en cires, peintures et plastiques, un de ses employés se trompe dans les réglages d’une des machines. A cause de température et de pression différentes appliquées à la cire, les employés découvrent le lendemain matin 10 tonnes d’une cire ressemblant à du coton. Au lieu de la jeter, Günter Hufscmid décide de tester le produit, qui a l’apparence d’une éponge et,parmi d’autres substances, le met au contact de pétrole dans l’eau. Une initiative heureuse puisqu’il constate rapidement que ce « coton » absorbe le pétrole de manière beaucoup plus efficace que toutes les substances jusqu’alors. Il peut absorber jusqu’à sept fois son poids en pétrole. A titre de comparaison, la meilleure subs- tance connue pour nettoyer les océansavant cette découverte n’absorbait « que » quatre fois son poids. Et ses propriétés magiques ne s’arrêtent pas là puisque c’est une substance qui peut être essorée, et donc réutilisée, même si elle a, en plus, l’avantage d’être peu coûteuse à fabriquer.Deurex équipe les stations de lavage de voiture, ou les usines de retrai- tement des eaux usées. La société coopère également avec des ONG a n d’utiliser la solution pour dépolluer les lacs et rivières qui composent le delta du Niger, contaminés par une importance quantité de pétrole. L’entreprise est également en discussion avec des sociétés pétrolières, car le dirigeant ne s’en cache pas, son rêve serait de voir un bateau-usine sur les océans pour décontaminer les mers des différents déchets pétroliers.8 Juin-n°41]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[NOUVEAU SUV 7 PLACES PEUGEOT 5008ENTREZ DANS UNE NOUVELLE DIMENSIONINTÉRIEUR 7 PLACES MODULABLEVOLET DE COFFRE MOTORISÉ FONCTION MAINS LIBRESÀ PARTIR DE 299€/MOIS(1)Après un 1er loyer de 4 200 €D’ENTRETIEN INCLUSConsommation mixte (en l/100 km) : de 4,1 à 6,1. Émissions de CO2 (en g/km) : de 106 à 140.NOUVEAU SUV PEUGEOT 5008(1) En location longue durée (LLD) sur 37 mois et pour 30 000 km. 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Le PCS Maintenance peut être souscrit indépendamment de toute LLD aux conditions disponibles dans le réseau PEUGEOT participant.]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURERétrospectiveLa construction d’une France périphérique dans les esprits................. p11Grand AngleRevitalisation imaginable ..................................................................... p14ProspectiveLa démographie sur le territoire en 2050.............................................. p1610Le devenir de la France reculéeComme à chaque élection, elle revient sous le feu des project- eurs, comme une terre de déclin inéluctable. Pourtant volonta- risme politique et technologies peuvent changer la donne.Juin - n°41]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[RÉTROSPECTIVE : EcoRéseau Business revient sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient il y a un demi-siècle. Pas question de comparer, de fustiger ou de glori er le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.L’image commune de « France périphérique »La caricature des « deux France »Englober par simpli cation des zones disparates dans de grands en- sembles, crier à la relégation et à l’ « abandonite » de l’Etat, n’est pas nouveau, et souvent exagéré.Par Joseph Capetde l’Aménagement ou de l’Equipement sont envoyés en mission.Avec 1981 et la décentralisation, l’Etat n’investit plus directement dans les villes, même si leur industrialisation se pour- suit. En 1986, Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur, souhaite que la France ru- rale réapparaisse sur les cartes. Est alors produite la catégorie stratégique d’« aires urbaines » : il faut que plus de 40% des habitants se rendent, pour le travail, dans l’aire urbaine voisine sinon la ville est considérée comme rurale. Avec un seuil statistique très haut, la France des cam- pagnes et des petites communes réappa- raît sur les cartes. Magie de la statistique mêlée à la cartographie.Depuis 2007, la Caisse des dépôts et consignations assure des missions d’in- térêt général à l’échelle locale : transitionde nouveau du sort des villes moyennes, non plus d’un point de vue global avec une logique de mission comme dans les années 70, mais dans des secteurs très spéci ques et à travers des thématiques limitées. L’« abandonite » comme étendard politique semble donc hors de propos.un déclinisme PéRiPhéRique à nuanceRToutes les villes moyennes ne sont pas en déclin. Même si certaines d’entre elles éprouvent de réelles dif cultés, gardons-nous de généraliser ! Les sentiments de relé- gation et d’abandon sont intermittents et contingents. Selon Antoine Laporte, maître de conférences en géographie à l’Ecole normale supérieure de Lyon, « le sentiment de relégation n’est pas la ré- sultante nécessaire d’éléments objectifsde déclin, mais l’effet d’un phénomène de psychologie collective. Il n’existe pas de rela- tion arithmétique entre villes moyennes et vote FN ». Le sentiment d’abandon, souvent causé par la fermeture des usines ou le départ des services publics, a parfois « un effet de prophétie autoréalisa- trice », ajoute Antoine Laporte. A force de répéter que la ville vamal, l’ensemble des comportements change, si bien que l’endroit  nit par aller mal. Depuis 1997, les services publics quittent Lure, sous-préfecture de Haute-Saône : la caserne, la gendarmerie, certains ser- vices de l’hôpital. Le tribunal de grande instance est à vendre. Promoteurs, à votre bon cœur ! Niort a une taille idéale pour être en déclin, mais sa spécialisation dans le secteur des assurances mutualistes la rend malgré tout attractive.A la loupe, les disparités entre les villesCet ensemble surnommé « France périphérique », constitué de villes moyennes en déclin, d’une ruralitéqui survit à peine, d’une « diagonale du vide » où tout semble perdu, semble s’être invité dans l’opinion récemment. Ce qui n’est pas le cas.FaiRe entReR l’hexaGone dans des casesLes expressions « deux France », « terri- toires oubliés de la Ré-publique », « sentimentde relégation » circulentdans le langage ordinaireet contribuent à produireune représentation de laFrance dont la réalité estpourtant bien éloignéede ces formules réduc-trices, souvent forgéesà l’emporte-pièce à des ns politiques. Si la bê-tise est binaire, la repré-sentation dichotomiquede la France ne fait pasexception. Regardez laFrance en myope, vous n’en verrez jamais deux ! Opposer « deux France » produit des préjugés irré échis qui acquièrent la force d’une vérité incontestable, et  nissent par opposer entre eux les Français et les territoires. Frédéric Santamaria, maître de conférences HDR en Aménagement de l’espace et urbanisme à l’Université Paris Diderot, insiste sur « la  nesse et la circonspection dans l’établissement, en géographie comme en matière de politique publique, des catégories qui permettent d’interpréter le réel ». Puisque les terri- toires n’ont pas tous les mêmes moyens, l’action des pouvoirs publics devrait être « différentielle et s’adapter à leurs carac- téristiques en tenant compte des dyna- miques propres à chacun d’entre eux et àson contexte d’insertion géographique ».L’appareil économique et le contexte ré- gional d’Annecy sont incomparables avec ceux de Nevers.aménaGement du teRRitoiRe dePuis le Recensement de 1968Après la Seconde Guerre mondiale, l’exode rural massif, le baby-boom et l’industriali- sation inquiètent les pouvoirs publics, carOppositions arti cielles et stériles ? Le plus sûr moyen d’user le pays jusqu’à la corde...les capacités d’accueil des villes moyennes sont insuf santes. Entre 1973 et 1979, a n de moderniser ces villes, l’Etat met enterritoriale, démographique, numérique et écologique. En 2014, le Commissariat gé- néral à l’Egalité des territoires propose desNiort a une taille idéale pour être en déclin, mais sa spécialisation dans le secteur des assurances mutualistes la rend malgrétout attractive.sont telles qu.phrases qui effacent toutes les différences. Mieux vaut être prudent et éviter la pré- cipitation : le tremblement de terre n’a pas eu lieu...place des « contrats de villes moyennes ». Pour réduire les inégalités spatiales de développement, de hauts fonctionnaires« expérimentations en villes moyennes » pour rationaliser, par exemple, l’offre de santé ou de transport. L’Etat se préoccupe’il faut se mé er des grandesecoreseau.fr 11]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[PRENEZ UNE LONGUEUR D’AVANCE...DÉCOUVREZ LA GAMME HYBRIDE LA PLUS LARGE DU MARCHÉHYBRIDE TOYOTA ESSENCE ÉLECTRIQUE Pas besoin de les brancher Se rechargent en roulant 50% en mode électrique*Consommationsmixtes(L/100km)etémissionsdeCO2(g/km):AURISHYBRIDE:de3,5à3,9etde79à91(A).RAV4HYBRIDE:de4,9à5,1etde115à118(B).PRIUS:de3,0à3,3etde70à76(A).YARISHYBRIDE:de3,3à3,6etde75à82(A).PRIUS+:de4,1 à 4,4 et de 96 à 101 (B). C-HR HYBRIDE : de 3,8 à 3,9 et de 86 à 87 (A). Données homologuées (CE). *Du temps de trajet EN MOYENNE EN PARCOURS MIXTE/URBAIN, selon conduite, chargement et facteurs extérieurs ; tous résultats confondus des Essais Alternatifs Hybride au 31 janvier 2017. **Cumul des ventes Toyota & Lexus dans le monde. Arrêté au 14/02/2017.TOYOTA FRANCE – 20 bd de la République 92420 Vaucresson – tél : 01 47 10 81 00 – SAS au capital de 2 123 127 € – RCS Nanterre B 712 034 040.]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[LES AVANTAGES DE L’HYBRIDE TOYOTA POUR LES PROFESSIONNELS :+ Toyota, leader mondial de l’Hybride **+ 6 modèles disponibles en motorisation Hybride : de la citadine au SUV+ Fiabilité éprouvée : 10 millions d’utilisateurs, 20 ans d’expérience+ Jusqu’à 10 ans de tranquillité garantis sur la batterie Hybride+ Économie sur l’entretien et l’utilisation+ Exonération de TVS pendant 2 ans (sauf RAV4 Hybride)+ Émissions de CO2 et consommations parmi les plus faibles du marché+ Une finition Business avec Pack de sécurité Toyota Safety SenseTM (sauf Prius+)]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREGRAND ANGLE : L’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueFrance périphériqueUne « remontada » pas si utopiqueMalgré un indéniable déclin aujourd’hui, villes moyennes et territoires « périphé- riques » ont des raisons d’espérer.Par Julien Tarby« France périphérique » (1). Le géographe s’est illustré en opposant les métropoles, vitrines de la mondialisation heureuse où cohabitent cadres et immigrés, aux zones ru- rales des classes populaires, éloignées des bassins d’em- plois les plus dynamiques. Sa thèse des classes populaires sacri ées a fait mouche. Cer- tains l’accusent de simplisme, d’autres regrettent que ce déterminisme spatial évite une remise en cause de la pro- duction des inégalités. « La "métropole-phobie" très fran- çaise et le ré exe anti-cen- tralisateur visant à rendre Paris responsable de tous les maux l’ont aidé. Les efforts récents dévolus à l’aménage- ment du Grand Paris et aux grandes villes accroissent les sentiments d’abandon des autres aussi », précise Julien Damon, professeur associé au master urbanisme à Sciences Po Paris. Mais il a aussi in uencé les débats, alors que la zone en question représente 60% de la popu-lation, dont on parle seule- ment en période d’élection. Pourtant les motifs d’espoir existent pour les « exilés de l’intérieur », comme le dé- mographe Hervé Le Bras et l'historien Emmanuel Todd les ont nommés (2).dévitalisation commeRciale indéniable Bourg-en-Bresse, Char- leville-Mézières, Béziers, Vesoul... Les rapports s’en- chaînent pour confirmer que ce ne sont pas les 16Leurs habitants, éloignés des centres de décision, se sentent les plus exposés à la mondialisation. La carte de France d’après premier tour de la présidentielle a opposé pour partie les grands centres urbains rétifs au vote protestataire – FN comme « insoumis » –, à l’arrière-pays, comme pour donner raison à Christophe Guilluy. « Une contre-société s’y structure en rompant peu à peu avec les représentations politiques et culturelles de la France d'hier », écrit-il. Le terme de « France périphérique » déplaît, d’autant plus qu’il a tendance à amalgamer la grande banlieue, des villes moyennes et des campagnes, pointe Olivier Razemon, auteur (3) et blogueur pour Le Monde, spécialiste du sujet. « Mais le phénomène généralisé de dévitalisation des communes moyennes est indéniable. Des habitants d’Evreux ou de Montluçon m’ont d’ailleurs con é que j’avais raconté l’histoire de leur cité, alors que je n’y avais jamais mis les pieds. » Tout commence par une désertification commerciale, visible dans le centre, quand les zones commerciales périphériques prolifèrent, grâce notam- ment au puissant lobbyingcommerçants et en essayant de les faire revenir. Mais il ne s’agit pas seulement d’un transfert, plutôt le symptôme d’un mouvement plus large d’étalement urbain depuis 50 ans. « Nous avons continué de construire des infrastruc- tures, des agences Pôle em- ploi, des équipements de loisir... en dehors de la ville, la tuant à petit feu. Quand les décideurs optent pour le regroupement de deux hô- pitaux à équidistance entre Castres et Mazamet, c’est évidemment la zone commer- ciale alentour qui en pro te », déplore le journaliste. Même des villes prospères comme Rodez, Aurillac, ou des cités d’Alsace au chômage faible en ressentent désormais les effets néfastes. L'activité économique, commerciale et culturelle quitte le périmètre de la commune centrale, et la voiture individuelle amène la ville à se dissoudre dans un ensemble plus vaste.concentRation sPatiale du tRavail à l’échelle nationaleLa mondialisation, véritable point de rupture entre Em- manuel Macron et Marine Le Pen au-delà des gesticulations du débat de l’entre-deux tours, a une in uence sur«La France perd, une à une, sesvilles de pro- vince de taille moyenne – pôles de vie denses et raf nés, profondément ancrés dans le milieu rural, où les juges rendaient justice, où Balzac situait ses romans, où les préfets émettaient des ordres et où les citoyens pouvaient acheter une cinquantaine de fromages différents »... Le New York Times n’y va pas avec le dos de la cuillère sur le déclin économique, urba- nistique et démographique de cette France éloignée des métropoles. Mais le quotidien américain, qui a envoyé un reporter à Albi pour illus- trer son propos, entre en résonance avec l’ouvrage de Christophe Guilluy sur laLes petites villes seront plus aérées, avec moins de commerces, des espaces colis relais, des lieux d’évènementiel... Une mutation à accompagnerDes régions qui n’ont pas en- core dit leur dernier mot pour attirer des talents et pro ter à terme de la mondialisation...métropoles qui structurent le territoire qui sont les plus touchées par la crise, mais ces villes moyennes de moins de 100000 habitants.de la grande distribution. A Autun, à la Roche-sur- Yon... ces déconvenues sont combattues par les pouvoirs publics en réunissant lesla répartition de l’emploi, et donc sur les dynamiques territoriales. Un rapport de France Stratégie (4) montre qu'à l'horizon 2022 l'emploi14 Juin - n°41]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[devrait poursuivre sa concen- tration dans les grandes mé- tropoles de plus de 500000 habitants, « spécialisées dans des activités struc- turellement dynamiques, portées par l’économie de la connaissance et la ter- tiarisation ». Les métiers porteurs d’ingénieurs in- formaticiens, professionnels de l’information et de la communication, des études et de la recherche... ceux que l’universitaire et politique Robert Reich surnommait « les manipulateurs de sym- boles », se trouvent dans les grandes villes. La désindus- trialisation pénalise surtout les communes isolées, où les agriculteurs, ouvriers, personnels des services à la personne ou de la fonction publique, sont surreprésentés. L’économie locale semble souvent axée sur un seul produit ou repose sur une unique grande entreprise. Quand celle-ci ferme ou seefforts en termes de gouver- nance peuvent attirer des acteurs – hommes comme entreprises – créateurs de richesse. « Le regroupement des communes est loin d’être terminé : les agglomérationsaccompagner en douceur pour les collectivités (cf. encadré). « Nous taxons les friches commerciales, vendons des concepts d’occupation de lo- caux commerciaux en accord avec l’avis des urbanistes,attiReR les eti de demainNouvelles technologies et télétravail permettent d’attirer des populations quali ées des métropoles (cf. Prospective) dans ces zones certes recu- lées, mais pouvant offrir une qualité de vie sans pareil, comme le souligne Emma- nuel Derrien, fondateur de la start-up Enjoy Your Bu- siness, éditeur de solutions de performance pour TPE/ PME à Bourges : « Le mal- être régnant dans les métro- poles, dû aux problèmes de logement ou de transport, est sous-estimé. En offrant une bonne connectivité nous avons une carte à jouer avec le cadre de vie proposé, mais avec une agglomération plus grande comprenant aussiSaint-Armand-Montrond ou même Vierzon. La situation centrale est déterminante si les moyens de transports sont performants : je m’en rends compte tous les jours lorsque je dois réaliser des démonstrations physiques de ma solution à Nantes, Cler- mont, Lyon... » Et le président de la CPME du Cher d’en appeler à des « commandos » des structures de développe- ment territorial, pour aller démarcher des entreprises sur d’autres territoires, comme on débauche des talents chez les concurrents. « Le simple marketing territorial ne suf t plus, il faut prouver rationnellement aux diri- geants qu’il est intéressant de déménager d’un point de vue du ROI, en chiffrant les coûts de leur turnover, des retards de leurs équipes et de leur surplus de loyer... » Les ETI, entreprises de 250 à 5000 salariés, plus dyna- miques et exportatrices que les PME au-delà du simple effet de taille et qui ne dé- localisent pas, sont deve- nues cause nationale dans les discours. Or elles sont situées à 73% en région, mieux reconnues et épaulées par les politiques que les Franciliennes perdues dans la masse. Les autorités lo- cales sont plus à même de les « chouchouter », de résoudre les problématiques particu- lières de ces « locomotives » à fort effet d’entraînementsur leur circonscription.aveniR Pas si déteRministe« Paris et le désert français » était énoncé par le géographe Jean-François Gravier dans l'après-guerre. Le risque aujourd’hui serait de parler des « métropoles françaises et du désert français ». Les révolutions technologiques vont contribuer à redessiner le paysage urbain de la France. Aujourd’hui, beaucoup ha- bitent dans les grands centres par nécessité professionnelle, pour pouvoir être physique- ment présents sur leur lieu de travail. Le numérique et la connectivité vont changer la donne. Tous les métiers ne sont pas concernés, mais une grande partie de l’économie se fera à distance. Les zones de la « France périphérique » n’ont donc pas vocation à de- venir un hinterl.and malade des métropoles, et peuvent même tirer leur épingle du jeu par un certain volonta- risme politique.(1) « La France périphérique », de Christophe Guilluy, éd. Flammarion, 2015.(2) « Le Mystère français », d’Hervé Le bras et Emmanuel Todd, éd. Le Seuil, 2013.(3) « Comment la France a tué ses villes », d’Olivier Razemon, éd. Rue de l’Echiquier, 2016.(4) strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv. fr/ les/atoms/ les/na53-fractures-territo- riales-ok.pdfUn hiatus national géogra- phique et social, qui, s’il n’est pas résorbé, pourrait bien devenir politique un jour...Les autorités locales sont plus à même de « chouchouter » les ETI bien identi ées et de résoudre leurs problématiques spéci quesdélocalise, c’est le drame pour une population qui ne pourra cultiver l’espoir de retrouver un emploi sans se déplacer ou accepter une régression professionnelle. Ce sentiment de déclassement perpétuel collectif et individuel a pour corollaire un certain repli identitaire et culturel. Bien sûr les villes du littoral ou celles qui béné cient d’un climat agréable amortissent le re ux économique par les activités touristiques, mais elles sont menacées d’un jour devenir cette France muséi ée et désindustriali- sée, aménagée à l’endroit des visiteurs russes ou chinois, que Michel Houellebecq anticipe dans « La carte et le territoire ».des levieRs PouR les collectivitésIl sera complexe d’accueillir dans cette France périphé- rique des services  nanciers, des agences de communica- tion digitale ou des activités de la French Tech. Mais desacceptent encore trop les égoïsmes des maires, qui exi- gent certains équipements pour leur ville en priorité, au détriment du bon sens et du territoire dans son ensemble », déplore Olivier Razemon. En matière de revitalisation des centres-villes, les promenades urbaines, équipements de voierie... sont de bons leviers que les politiques comme les acteurs économiques ac- tivent de mieux en mieux. « Les habitants eux-mêmes ont un rôle à jouer en conti- nuant d’y habiter », ajoute le journaliste. Même si rien n’est perdu – la dernière enquête annuelle Banque Populaire/ Fédération française de la franchise démontrant que le centre-ville reste préféré à 46% par les porteurs de projets et les enseignes malgré un coût d’installation élevé – les promoteurs sont unanimes : les petites villes de demain seront plus aérées, avec moins de commerces, des espaces colis relais, des lieux d’évè- nementiel... Une mutation àrecherchons la piétonisation, le retour des restaurants avec terrasses », illustre Daniel Pereira, responsable du service développement économique dans la communauté de communes du Grand Cognac.Nouveaux modes de consommationPetites et moyennes villes redessinéesLes nouvelles habitudes de consommation ont un im- pact direct sur l’aspect des communes. La mondialisa- tion, ou le lobbying de la grande distribution pour tour- ner les infrastructures à son avantage, ne semblent pas les seules responsables des fermetures de com- merces. « L’accélération du commerce en ligne, du «click and collect», les drives, les boutiques éphémères... contribuent à ce que le «quatre murs-un toit» soit moins indispensable », note Pierre Meunier, chef de projet immobilier d’entreprises et programmation économique chez Est Ensemble Grand Paris. Lequel ajoute que %37 des Français consomment d’occasion, et que demain les phénomènes de la vente directe (achats ponctuels ou abonnements) ou des « Makers » vont accélérer la tendance. Les comportements des consommateurs créent un surnombre de boutiques. Les abonnements, les locations d’électroménager, de meubles, de télé- phones... font vivre le produit plusieurs fois. Les déci- sions des élus sont donc cruciales pour valoriser celles qui survivent, combler les friches commerciales, ac-compagner la mutation et non pas l’accélérer. Y com- pris dans les villes moyennes. « A Poitiers, on a mis en place un système de parking payant ; une décision qui a pénalisé les commerces du centre-ville. L’ implantation commerciale y est peu onéreuse, mais les probléma- tiques de transport et d’infrastructures sont devenus des fardeaux », déplore Laurent Delafontaine, dirigeant fondateur du cabinet Axe Réseaux. En outre les points relais, les lieux d’évènementiel (showrooms...) et les facilités logistiques sont autant depistes d’avenir pour les collectivi- tés, si elles ne veulent pas un jour  gurer dans le « Tour de France des villes incomprises » de Vincent Noyoux, guide touristique humo- ristique des formes urbaines peu sexy (*).(*) « Tour de France des villes incomprises », de Vincent Noyoux, éd. Du Trésor, 2016.15ecoreseau.fr]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREPROSPECTIVE : Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une  ction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l’avis d’un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésDémographie territoriale française en 2050La revanche des bourgadesLe déclin n’est pas inéluctable pour les zones reculées de l’Hexagone. Mobilité et techno- logies pourraient les transformer plus rapide- ment qu’espéré.vail et à l’arrivée massive de cadres en mal de qualité de vie. L’acclimatation n’a pas toujours été aisée. Les populations traditionnelles n’ont pas toujours vu d’un bon œil ces cols blancs dé- barquer, et ceux-ci ont parfois tardé à s’intégrer dans la vie sociale et associative, ou à avoir recours aux commerces locaux. Mais tout est rentré dans l’ordre. Les véhicules volants personnels « Pop Up » d’Airbus qui ont envahi les campagnes à partir de 2018 ont permis aux commerce du centre-ville, qui souffraient du manque de place pour se garer, de ressusciter face à la zone commerciale péri- phérique. Les équipements technologiques lancés par des entrepreneurs fraîchement arrivés, comme les drones ou les centrales électriques à base de déchets végétaux, ont fait le bonheur des lo- caux. Julia est consciente qu’il y a 30 ans, par néces- sité professionnelle, elleen grande partie dévolus à la formation. Les pouvoirs publics ont eu raison de trans- férer cette compétence aux échelons les plus locaux, plus à même d’anticiper les vagues technologiques à la fois destructrices et créa- trices d’emplois en des lieux géographiques précis. A ce propos Julia songe qu’elle doit se rendre à son bureau d'accompagnement des tran- sitions professionnelles de quartier, avec lequel elle négocie une énième recon- version dans les nanotechs. L'intelligence arti cielle, la robotique, la génomique, l'In- ternet des objets, l'impression 3D, les drones, l'analyse des données de masse... Tous ses voisins suivent des formations de reconversion, physiques ou en ligne, et rient de ne jamais savoir ce qu’ils font comme métier, à c.haque fête de quartier... Une cé- lébration devenue habitude trimestrielle, qui, elle, n’est pas près de changer.Par Julien TarbyFICTIONJulia a mal à la tête en cet après-midi d’automne, à force d’échanger en direct avec plusieurs hologrammes. Elle tapote négligemment du doigt ses fenêtres qui projetaient ses collaborateurs au centre de la pièce il y a encore quelques secondes, pour les rendre transparentes. Sa pause se résume souvent à l’obser- vation d’une myriade d’en- fants disputant une partie de football endiablée sous l’œil scrutateur d’un des arbitres humanoïdes proposés par la municipalité. A chaque fois qu’elle jette un œil sur les reliefs ardennais et la cam- pagne rougeoyante parsemée d’éoliennes et de panneauxphotovoltaïques, elle se sent heureuse d’habiter à Revin. Les deux collaborateurs avec qui elle travaille dur en ce moment sont à Lons-le-Sau- nier dans le Jura et à Massat en Ariège. Qu’il est loin le temps où ces petites villes subissaient des drames so- ciaux à répétition à cause de la crise économique et des plans de restructuration. Son père qui radote aime à rappeler sans cesse la souf- france du territoire après qu’Electrolux a supprimé 400 emplois, il y a pourtant plus de 30 ans. Les fermetures en cascade ont traumatisé tout le monde, jusqu’à ce que la zone retrouve une seconde jeunesse grâce au télétra-aurait dû vivre dans une métropole. Conceptrice de MOOC à haute valeur ajoutée en mécanique des  uides, elle aurait sûrement dû être physiquement présente sur son lieu de travail dans un grand centre. Les progrès de la connectivité et des men- talités ont démocratisé les bureaux virtuels, avec des équipes éparpillées partout sur le pays. Lors des réunions physiques, relativement rares, elle n’éprouve aucune dif - culté à se rendre sur le lieu décidé, par train, voire paravion électrique autonome quand il y a urgence. Grâce à Internet, et même Amazon quand il lui faut disposer d’ouvrages physiques, elle a accès à une librairie uni- versitaire. Le parti des pa- triotes, qui a perdu son assise en « France périphérique » au  l des décennies, n’est plus qu’un lointain souvenir. Les élus n’ont désormais en bouche que les termes de dé- veloppement technique et de formation : les budgets des municipalités et des commu- nautés d’agglomération sontJulien Damon, professeur associé au master urbanisme Sciences Po, sociologue, directeur d’études à Futuribles International, qui a écrit sur le télé- travail et la « démobilité » pour Fondapol (1) :« Attirons des talents, et non forcément des entreprises »Les cris d’alarme quant au fossé qui se creuse entre les deux France est-il fondé ?Les centres des villes moyennes de 20000 à 100000 habi- tants subissent une double peine : les commerces en dis- paraissent petit à petit, et s’installent dans leurs périphé- ries enlaidies par des zones marchandes. Mais cette idée d’une France périphérique en opposition à une France mé- tropolitaine est un peu caricaturale. Les études prouvent que les dépenses publiques rapportées au nombre d’ha- bitants sont plus conséquentes dans les territoires moinsdensément peuplés.Le déclin de ces zones n’est pourtant pas fantasmé ?Il existe bel et bien un déclin économique, démographique, urbanistique... plutôt dû à la transformation de nos mo- des de consommation. Le mode de vie de la ville moyenne ne fonctionne plus, avec son manque de connexion, d’in- frastructures, de place pour se garer... La mondialisationn’est pas forcément l’unique responsable. Bien sûr la dé- sindustrialisation qui en découle est un des facteurs, mais elle touche aussi des villes importantes.Le télétravail est-il la clé ?La révolution annoncée depuis 40 ans est possible au- jourd’hui, dans le tertiaire supérieur, mais aussi dans les tâches d’exécution. Des gens parcourent encore des ki- lomètres tous les jours pour s’asseoir derrière leur ordi- nateur, alors qu’ils pourraient le faire de chez eux ou dans des espaces dédiés au travail en commun. Un cinquième des salariés ont recours à cette pratique, et la proportion doit être beaucoup plus forte chez les indépendants. Les freins de la hiérarchie intermédiaire n’y changeront rien. Des progrès sont à accomplir dans tous les secteurs. Pre- nez les caisses de Sécurité sociale, qui réalisent de la ges- tion électronique de document avant tout, et comportent donc autant de métiers accessibles « télétravaillables ».Restez-vous optimiste ?Assurément. Les politiques ne peuvent vraiment lutter contre la désindustrialisation, mais une équipe municipale dispose de tous les outils pour attirer les populations les plus dynamiques et talentueuses pour l’urbanisme, qui ne sont pas forcément les plus riches. Notamment au tra- vers de l’installation d’infrastructures numériques, mais aussi du social. Les prestations en matière de logement, d’accueil de la petite enfance... sont autant d’armes po- tentielles contre le déclin démographique. Il ne faut pas forcément chercher à attirer les entreprises, mais les travailleurs. Auparavant le travail allait vers le capital, les ouvriers se rendaient à la ville, aujourd’hui a contrario le capital va vers le travail.(1) « La démobilité : travailler, vivre autrement », de Julien Damon, Fondation pour l’innovation politique, 2017.Propos reccueillis par J.T16Juin - n°41Nouveaux migrants à venir dans les campagnes ?]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[En harmonie avec votre vie]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[PanoRamaHexagoneLe nouveau statut souhaité par le couple Macron annonce un changement de rôle de celle ou celui qui accompagne le président de la République. Ou plutôt le valide.une France du passé. Claude Pompidou avait beaucoup de modernité et de sophistication. Mais je me souviens qu’elle me parlait de l’Elysée comme de «la maison de malheur» », dé- crit le spécialiste qui a côtoyétable. Yvonne de Gaulle aurait installé of cieusement les bases du rôle de Première dame. L’épouse du Président incar- nerait la charité, la maîtresse de maison et l’ambassadrice de la mode française. Un rôlebudget de fonctionnement de son staff ? Quelle protection policière ? Donner aujourd’hui un statut à la compagne du chef de l’Etat dans un souci de transparence de l’argent public serait une bonne chose », lance Bertrand Meyer-Stabley.concilieR la Face vi- sible de l’icebeRG et son Rôle de Femme de l’ombRePensez qu’Yvonne de Gaulle pouvait faire ses courses sans être reconnue. Songez également au fait que l’invi- sible Claude Pompidou fut bombardée  gure politique après le décès de son mari, au regard de son investisse- ment dans la culture d’Etat. Danielle Mitterrand avait ce visage militant en devenant l’emblème de certaines mi- norités, dont les Kurdes qui furent son principal cheval de bataille.Maislapersonneayant le plus évolué dans son rôle demeure Bernadette Chirac, perçue comme conservatrice et ringarde, passée lors du second mandat de l’ombre de son mari – au pro t de Claude, sa  lle, extrêmement active durant la campagne de sonrépublicaines fédératrices. Mais dans l’ombre, les femmes de présidents cultivent une aura beaucoup plus grande. Les proches de Nicolas Sarkozy gardent de Cécilia Sarkozy l’image d’une Première dame extrêmement in uente. « Je lis qu’elle décide de tout : c’est vrai », disait dans la presse Brice Hortefeux. Cette position est d’ailleurs confortée par les Premières dames elles-mêmes, qui veulent être indépendantes, et vivre leur vie. L’exemple de Julie Gayet illustre la volonté de cimenter une paroi étanche entre la carrière de l’actrice et la politique de François Hollande. Dans un tout autre style, notre nouvelle Première dame cultive, elle, un sens acéré pour jongler entre l’intime et le public. Et ce avec doigté, comme le prouve le documentaire de la campagne d’Emmanuel Macron, réalisée à la manière des « Yeux dans lesBleus»,sortedemytholo- gie de la victoire vue sous le prisme de l’intimité. Yannick Hennequin, cofondateur avec Laurent Rossini de Plebiscit, agence spécialisée en com- munication politique, conclut : « Tout est à géométrie variable depuis les années 70. C’est du soft power et cela se passe en fonction du couple, de ses spéci cités et de ses attentes. Il y a eu un moment une idée fusionnelle du couple prési- dentiel où l’épouse pouvait représenter le Président, à l’image de Cécilia en com- pagnie de Guéant en visite en Libye. Brigitte Macron est en train de se créer un rôle. Elle est omniprésente dans la communication, sur les meetings, elle gère le média training de son propre mari.EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l’actualité française, a n de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)Rôle de la Première dameRelations impressionnistesPar Geoffroy FrameryLa Première dame est morte, vive la Première dame ? Publiée le 10 mai, une étude réalisée par Yougov pour le Huffpost sou- ligne que 68% des Français sont contre la création d’un statut officiel de première dame. « La Première dame est un sujet miné. Tous les sondages montrent que le contribuable n’a plus envie de prendre en charge quoi que ce soit. Et en même temps, la curiosité pour une telle figure demeure », soutient Bertrand Meyer-Stab- ley,journalisteetécrivain, auteur de « Première dame, Huit femmes dans l’histoire ».tout est Possible PaR manque de cadRe juRidique ?« La Première dame – expres- sion empruntée au modèle américain qui lui dé nit un statut, des prérogatives et des moyens alloués – n’est jamais mentionnée dans un texte de loi français », circonscrit Yan- nik Hennequin, cofondateur et gérant de Plebiscit, agence dédiée à la communication politique. Exception faite de son droit à toucher une pen- sion en cas de décès du Pré- sident. Par exemple, le fameux « Merci pour ce moment » a pu être publié par absence d’une obligation de discrétion, contrairement aux devoirs du Président. Selon les goûts, le style et les envies, tout semble possible. « L’absence d’une Première dame pour FrançoisHollande après le départ de Valérie Trierweiler n’a pas été une tragédie. Entre Céci- lia et Carla, Nicolas Sarkozy est resté seul quelque temps et le goût des petits fours à l’Elysée n’a pas varié. Mais la presse people a besoin d’une Première dame qui joue les assistantes sociales, soit le porte-manteau de la haute couture française et prenne en charge des actions huma- nitaires », renchérit Bertrand Meyer-Stabley. De toute la Vème République, Emmanuel Macron restelepremierPrésidentà  airer la nécessité de dé nir dès ses débuts à l’Elysée la position qu’aurait son épouse, ses attributions et de dé nir un cadre. « Ce serait très sain. Les Français ne veulent cependant pas d’une épouse «conseillère politique» ou donnant son avis sur des sujets d’actualité. Les tweets de Valérie Trierweiler laissent à jamais un souve- nir catastrophique. Avec son passé de professeur, Brigitte Macron aura certainement des idées à souf er à son mari sur l’Education nationale, mais je lui suggère d’éviter que cela s’ébruite », conseille Bertrand Meyer-Stabley.tata Yvonne, les inFiRmièRes honGRoises et twitteR« Yvonne de Gaulle, c’est à jamais «Tante Yvonne», symbo- lisant le respect des traditions, les valeurs morales et incarnantplusieurs sérails présidentiels. « Bernadette Chirac est celle qui a vraiment gagné sa place de haute lutte sur la scène de l’Elysée. Maîtresse de maison horspair,elleaimposésescom- bats à la tête de la Fondation des hôpitaux de Paris. Cécilia Sarkozy a tenté d’inventer son rôle, mais elle était trop épouse rebelle pour accepter les contraintes du genre. Carla Bruni, pendant quatre ans, a été la belle plante qu’on exhibetenu jusqu’à Valérie Trierwei- ler, exception faite de Danielle Mitterrand. Autre temps, autres mœurs... Jusqu’à Jacques Chi- rac, les femmes étaient aussi au servicedelacarrièredeleur mari. Une norme. Avec plus ou moins d’exposition, la place accordée à la Première dame re ète donc l’époque dans la- quelle cette dernière a vécu et le regard d’une société sur le statut de la femme en son sein. « Le moindre faux pas peutUne ascension impossible sans Brigitte ?Brigitte Macron se crée un rôle. Omniprésente dans la communication, sur les meetings, elle gère le média training de son mari, dans une exposition travaillée.C’est une premièrecomme un trophée. Médiati- quement, elle était parfaite. Valérie Trierweiler n’a jamais trouvé sa place. Elle se sentait à l’Elysée comme en reportage », note Bertrand Meyer-Stabley. Si chaque parcours peut être analysé au cas par cas, chaque Première dame possède une in uence médiatique indiscu-être lourd de conséquences. C’est un job impossible. Seule Bernadette Chirac y a trouvé un certain bonheur. Il faut par devoir et par amour faire la potiche. Pas évident. Ces femmes ont eu une légitimité par procuration. Il faut sortir de ce non-statut flou. Quel rôle protocolaire exact ? Quelpère – à la lumière grâce à son investissement dans son tour de France des pièces jaunes. Elle a même organisé des ré- unions à l’Elysée avec des diplomates et des femmes de dirigeants. Ce rôle a permis une plus grande cohésion au sein du parti et les politiques se réclamaient de ses actionsL’exposition est trav. C’est une première. Brigitte Macron incarne la femme qui gère l’image du premier homme de France ! »aillée.18 Juin - n°41]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[PanoRamaRégions & territoiresEcoRéseau Business s’attache à décrire les innovations des territoires en France concernant une thématique particulièreImpact des technologies de l’information et de la communication Fertilisation en deux temps (trois mouvements)En quête de relais de croissance, de nom- breux territoires se tournent d’abord vers les TIC, qui irriguent par la suite tous les autres secteurs.Par Mathieu Neud’autres données techniques peuvent ainsi être consultés à tout moment. Ce projet a été soutenu par EuraTechno- logies, le pôle d’excellence lillois dédié aux TIC et à la  lière numérique.La nouvelle structure So-à accueillir une centaine de start-up sur ses quelque 4500 mètres carrés. L’une des premières sociétés à avoir élu domicile sur ce site est une jeune structure baptisée Géonomie. Elle est spécia- lisée dans la digitalisation des mobilités urbaines et développe une application visant à optimiser les itiné- raires pour des personnes en situation de handicap. L’offre se distingue par sa grande précision de guidage. Les solutions proposées sont per- sonnalisées, adaptées au type de handicap de l’utilisateur – qu’il soit d’ordre moteur ou mental –, et disponibles en temps réel. Autre jeune pousse du Lab’O qui attire d’ores et déjà l’attention : Mashup Studio, qui œuvre à l’élaboration d’outils vidéo intuitifs et pédagogiques. Elle a notamment mis sur pied un système atypique de réalisation de  lms à desti- nation des publics scolaires et des associations position- nées dans le domaine de l’éducation par l’image. Lavation, destinée à promouvoir l’émergence de start-up du numérique dont les offres trouvent notamment des ap- plications dans le secteur local de la cosmétique et des biotechnologies. « Il s’agit là d’une  lière d’avenir qui grandit en permanence, à la croisée de plusieurs do- maines d’activité, dont nous ne connaissons pas encore les limites et dans laquelle le numérique trouve tout à fait sa place », souligne Loïc Brehu, vice-président de Chartres métropole.accéléRateuRset incubateuRs en PRemièRe liGneA Brest, les Ateliers des Capucins, inaugurés l’an passé, ont vocation à devenir le centre névralgique de la Brest Tech+. Environ 5000 mètres carrés y sont consa- crés à des espaces collabo- ratifs pour des start-up du numérique. Le site doit être un carrefour de projets nova- teurs, et aider à accroître les collaborations avec d’autresde Brest, Nantes et Rennes, joue lui aussi un rôle central, en propulsant sur le devant de la scène de jeunes acteurs comme Smartviser qui a mis au point une solution de tests automatiques pour évaluer les réseaux et les appareils mobiles. Grâce à une appli- cation mobile installée, il est ainsi possible d’analyser les équipements à partir d’indi- cateurs tels que le débit, la température matérielle, le temps de chargement d’une page web. « Nous proposons aux entreprises du secteur un accompagnement aux côtés des agglomérations, des structures d’accompa- gnement, des instituts de technologies, ou encore des universités, afin de faire émerger les collaborations les plus constructives, autour de la marque Bretagne », explique Ronan Dollé, res- ponsable du pôle Innovation au sein de l’agence Bretagne Développement Innovation. Dans la catégorie des struc- tures les plus proli ques, l’accélérateur francilien Numa, anciennement nommé Le Camping, donne égale- ment naissance à de futurs champions, à l’instar de la start-up WePopp, créatrice d’un service d’assistance doté d’une intelligence arti-  cielle de pointe, permettant de créer et organiser des événements professionnels. Une autre offre séduisante issue de Numa est celle de Phantombuster qui propose d’automatiser la navigation web en s’appuyant sur la collecte de données sur des sites internet. La recherche de pro ls sur un.réseau social, la veille sur le prix d’un produit sur plusieurs plateformes en ressortent grandement simpli ées.Nouveau type de graines semées de-ci de-là sur les territoires en France...«Sintelligentes et bien d’autres spécialisations sont de vé- ritables fers de lance sur notre territoire. La trans- formation numérique est un des grands axes de notre développement stratégique régional », indique Karine Charbonnier, vice-prési- dente des Hauts-de-France en charge de la formation et des relations avec les entreprises. Conscient de la nécessité de se tourner vers l’avenir, le groupe automobile PSA a accompagné l’éclosion de Talk To My Car. « Il s’agit là d’un de nos nouveaux champions régionaux », se réjouit Karine Charbonnier. La start-up vient d’élaborer un chatbot conçu avec un boîtier qui permet de com- muniquer avec une voiture à distance à partir d’une simple page Facebook, par le biais d’un smartphone. Le niveau d’essence, le ver- rouillage du véhicule et bienladis Connect, implantée à Roubaix, pro te elle aussi de l’écosystème local. Elle pro- pose un service sur mesure d’acquisition de données par le biais de capteurs. L’ob- jectif est l’harmonisation des usages des équipements connectés et des algorithmes de calcul qui les exploitent. Soladis Connect dé nit les réponses les plus adaptées possible pour relever les paramètres souhaités par ses clients industriels, confor- mément à leurs critères de robustesse, de répétabilité et de précision.Renouvellement incessant dansles ticL’année 2016 a par ailleurs fait naître des lieux emblé- matiques consacrés aux TIC et au potentiel numérique, comme le Lab’O, en région Centre-Val de Loire. Cet incu- bateur orléanais est destinée transformer ou mourir »,titre Jean-Louis Beffa, président d’honneur du groupe Saint-Gobain, dans un livre qu’il consacre à la nécessité pour les entreprises de négocier sans attendre le virage du numérique et de tourner ainsi résolument leur activité vers l’avenir. Une formule choc, un enjeu fort auquel de nombreux territoires semblent désor- mais être sensibilisés, à en juger par la multiplicité des projets relatifs aux techno- logies de l’information et de la communication (TIC) quiLa cybersécurité,les FinTech, la monétique, les productions industriellesintelligentes sont du coup les fers de lance de notre territoireont récemment vu le jour.secteuRs indus- tRiels conceRnés Les Hauts-de-France af- fichent de grandes ambi- tions en la matière. « La cybersécurité, les FinTech, les innovations monétiques, les productions industriellesdémarche vise à manipuler des objets tangibles : la sé- lection d’images, de sons et musiques se fait en posant ces derniers sur une table spéciale prévue à cet effet. A noter que la ville voisine de Chartres vient elle aussi d’inaugurer sa Cité de l’Inno-acteurs comme l’accéléra- teur West Web Valley ou les territoires impliqués dans la démarche Brest Tech+ tels que Lannion, Quimper ou Morlaix. L’incubateur de l’ouest de l’Institut Mines Télécom IMT Atlantique, qui œuvre sur les campus20 Juin - n°41]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReBaromètre & TendancesBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l’entrepreneuriat, picorés de-ci de-làFocus ce mois-ci sur les relations entre grands groupes, Etat et start-up. Sur ce sujet, l’ancien et le nouveau semblent en n trouver un terrain d’entente sur les façons de collaborer. Dans cette optique, M6 avec son incubateur, la DGA et son fonds d’investissements et Google, dans ses conseils en termes de cybersécuri-té, continuent de développer des initiatives incitatives en faveur des start-up et de l’entrepreneuriat. Autant d’exemples qui prouvent que la France demeure un terreau fertile à la création de jeunes pousses avec Strasbourg, Lyon et Nantes en tête de peloton d’après une étude menée par Forbes en matière de dispositifs d’ac- compagnement. Bonne lecture.Le carnet des nominationsen partenariat avecuBrasseries KronenBourgJoao Abecasis, diplômé de l’université catholique portugaise en gestion et administration d’entre- prises (1995)est nommé président-directeur général de Brasse-ries Kronenbourg.uDropBox FranceFranck Le Tendre, 45 ans, INSEEC Bordeaux (1994)est nommé directeur général France et Europe de l’Ouest de Dropbox France.uen personneSigrid Deprat, 37 ans, ISTC (2003)est promue directeur général d’En Personne 360.ugroupe insaEric Maurincomme, 50 ans, diplômé de l’INSA Lyon au département Génie électrique (1988) est promu président du groupe INSA.u LaDuréeBoris Janicek, 43 ans, IEP Paris (1999)est nommé directeur général de Ladurée.uMaserati West europePatrice Duclos, 43 ans, KEDGE Business School Bordeauxest promu directeur général de Maserati WestEurope.uoVH groupOctave Klaba, 42 ans, ICAM (1999)a été promu directeur général d’OVH Group.uunion Des annonceursJean-Luc Chetrit, 51 ans, EMLYON Business School est nommé directeur général de l’Union des annonceurs.uVueLing airLinesBruno Besnehard, mastère management du trans- port aérien (2000) de l’ENAC et Toulouse Business Schoolest nommé directeur général France de VuelingAirlines.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideursFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr Les Pionnières deviennent les PremièresLe réseau d’incubateurs pour les femmes entrepre- neures créé en 2005 change de nom. Des Pionnières, il passe aux Premières, comme pour montrer que là où l’entrepreneuriat féminin appartenait aux plus cou-Où ça ? Dans les locaux de la chaîne à Neuilly : les start-up seront, en effet, logées gratuitement dans l’immeuble M6 a n de favoriser les échanges entre équipes et startuppers. Au bout de ces six premiers mois renouvelables, la chaîne se réserve également l’option d’investir un minimum de 100000 euros dans l’activité. Cet investissement pourra prendre plusieurs formes : directement en cash, en espaces publicitaires, ou encore en technologies, à savoir soutenir une création de design ou un chantier de développement informatique. La chaîne compte également utiliser ses interfaces web et leurs 20 millions de visiteurs uniques pour tester de nouveaux projets. Un incu- bateur qui est d’ailleurs ouvert à tout type d’activité. Google encourage les entreprises à sé- curiser leur siteVoilà une nouvelle qui va impacter directement les entreprises. Google annonce que la nouvelle version de son navigateur Chrome af chera des messages d’alerte d’un nouveau genre lorsque les pages web n’utilise- ront pas le protocole sécurisé HTTPS. Ce système, qui existe déjà au-jourd’hui, notam-ment pour mettre engarde les internautesqui remplissent ducontenu sensible surdes formulaires nonsécurisés, permetaux internautes devérifier l’identitéd’un site, et offre également une con dentialité plus grande aux informations transmises via le site. Ce message d’alerte sera donc généralisé à l’intégralité des sites web en dehors des exigences du navigateur en termes de sécurité. Un risque à prendre en compte si l’entreprise ne souhaite pas détériorer la con ance que les internautes lui accordent via son site internet, notamment lorsqu’il s’agit d’encaisser des paiements, conserver des mots de passe ou de collecter des données sensibles ou personnelles. Selon StatCounter, les parts de marché du navigateur en question représentent à ce jour 62% des internautes, de quoi donner envie de faire de la sécurité de son site internet une priorité. Les e-commerçants pour un guichet unique de TVA en EuropeUne étude menée par la FEVAD et LSA a cherché à sonder les e-commerçants sur les mesures des candidatsrageuses hier, c’est devenu quelque chose de légitime et de plus répandu aujourd’hui. Sur ses douze années d’existence, le réseau féminin a accompagné près de 2000 projets d’entreprise portés par des femmes, et a ouvert 15 incubateurs dans toute la France et même au Maroc. Une nouvelle peau pour ce réseau qui compte bien continuer à porter les femmes entrepreneures sur le devant de la scène. M6 lance son incubateur « Up by M6 »Le groupe de télévision s’est associé à la société de conseil Tapptic pour créer un incubateur de start-up : « Up by M6 ». L’incubateur, qui compte accueillir entre 20 et 35 start-up à terme, en fonction du nombrequi font le business en France !d’employés, souhaite sélectionner une dizaine de start-up tous les six mois. Les candidatures sont d’ailleurs ouvertes en ce moment pour la première promotion qui devrait faire son entrée en juin 2017.22 Juin - n°41]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre & Tendancesclub entRePRendReà la présidentielle qui pourraient les concerner. Il apparait que 41% des e-commerçant jugent que l’ouverture d’un guichet unique pour la TVA en Europe aura un impact positif, en revanche ils sont 27% à penser que l’entrée en vigueur des règles européennes harmonisées quant à la protection des données aura des effets négatifs. S’ils sont logiquement 43% à estimer que l’arrivée des acteurs de e-commerce asiatiques en Europe aura un effet négatif, le chiffre le plus étonnant est sans doute lié au géoblocage, qui permet aux entreprises de blo- quer l’accès à certains contenus, notamment VOD, en fonction des pays. Seuls 4% des répondants estiment que l’interdiction du géoblocage aura un effet négatif, contre 10% qui pensent que cela aura un effet positif, ce qui ramène à 86% le taux d’e-commerçants qui estiment que l’impact sera, somme toute, assez faible. Les robots destructeurs d’emplois selon la Banque MondialeLe directeur de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, estime que deux tiers des emplois dans le monde pour- raient être détruits à cause de l’automati- sation des tâches. Une estimation qu’il a par-tagée lors de sa prise de parole à Los Angeles, invité par le Milken Institute. Il estime qu’en Ethiopie, la robotisation pourrait menacer 85% des emplois, contre77% en Chine, ou encore 72% en Thaïlande. Des pertes d’emplois qui devraient, par ailleurs, toucher les pays les plus pauvres, ou ceux qui ont béné cié des déloca- lisations de sites de production. Une estimation alar- miste, qu’il convient de mettre en regard avec d’autres études qui estiment de leur côté que l’automatisation des tâches créent plus d’emplois qu’elles n’en détruit. Les entrepreneurs sociaux ont le sourireLe Baromètre du moral des entrepreneurs de l’Econo- mie sociale et solidaire, publié par La Fabrique Aviva, montre que les entrepreneurs sociaux ont le moral ! Ils sont, en effet, 78% à estimer que leur moral est bon en 2017, et 72% estiment même qu’il va s’améliorer envilles où lancer sa start-up en France. Les critères pour  gurer dans le classement ? Être une ville où il fait bon innover et présenter en même temps un fort potentiel en la matière. Et la ville française où il vaut mieux lancer sa start-up en 2017est Lyon ! Le clas-sement, qui s’ap-puie sur des clas-sements de maga-zines confrères et duLabel French Tech,loue les nombreuxlieux de coworking,l’incubateur de l’EMLyon ou encore le programme d’accélération Big booster qui prouvent la vitalité de la ville. Elle est cependant suivie de très près par Lille, qui tire avantage de sa proximité géographique avec Paris et Bruxelles et où l’écosystème dynamique de la ville et de ses environs semble donner une nouvelle naissance à cet ancien bassin minier. Notons que Nantes (3ème position) brille tant pour le cadre de vie qu’elle offre aux startuppers que pour la qualité de son enseignement. Toulouse (5ème) se distingue par sa spécialité en aéronautique, là où Bordeaux (6ème), Marseille (7ème), et Montpellier (8ème) brillent par leurs infrastructures. Strasbourg, en n, est le meilleur espoir citadin de ce classement, tentant de tirer pro t de sa proximité avec l’économie allemande grâce à un programme transfrontalier, tout en développant des espaces collaboratifs, notamment via l’association Alsace Digitale. Un fonds pour les jeunes pousses de la défenseLa Direction générale de l’Armement (DGA) a décidé de s’associer à Bpifrance pour créer un fonds public d’investissement dédié aux entreprises stratégiques du secteur de la défense. Promis par Jean-Yves Le Drian à l’occasion du Forum de l’Innovation de la DGA, celui-ci a vu le jour le 2 mai dernier. Il aura pour but de venir consolider la structure  nancière de jeunes pousses jugées stratégiques par la DGA. Intervenant en fonds propres ou quasi fonds propres, il permettra, par effet de ricochet, d’améliorer l’attractivité de la  -2018. Ils sont cependant 69% à con er que les problé- matiques de  nancement de leur activité pèsent sur leur moral, là où l’implication des collaborateurs et le bon relationnel avec les parties prenantes viennent leur redonner le sourire (pour 79% d’entre eux). Ils démontrent également une grande con ance dans leurs partenaires, dans les ressources dont ils disposent en interne, ou encore dans leur structure. Où lancer sa start-up en France selon Forbes ?Le magazine Forbes, dont la version française est fraî- chement née, vient de publier son classement des huitEn mai, fais ce qu’il te plait... Pourtant, au moment de rédiger ce billet, c’est la page blanche. S’il était impossibleHistoires de couplessignature du Traité de Rome, ils ont toujours envie d’Europe.La paix, pour 54% des interrogés, dé nit le mieux le projet de l’Union européenne, suivie à 25% par la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux. Leur attachement à ses réalisations est patent. Ils déclarent à 56% ne plus pouvoir se passer de l’euro, de la libre circulation (54%) ou de la reconnaissance en matière de qualité et sécurité des produits (47%) qu’elle a permis.Certes, l’Union n’est pas parfaite. Pour plus de la moitié des chefs d’entreprise, elle manque d’une politique sociale commune et d’un projet politique fort et ambitieux (42% l’af rment). Nul doute qu’ils auront les yeux rivés sur les premiers pas du nouveau couple – encoreun – franco-allemand qui devra jouer une partition équilibrée.Et si, pour eux, elle n’est pas non plus tout à fait idyllique, c’est qu’elle pâtit du manque de con ance des citoyens des Etats membres.Autre façon de dire qu’en affaires, comme en amour, la con ance est capitale.Béatrice Genoux Planneur stratégique CCI FranceRetrouvez l’intégralité des résultats de la Grande Consultation sur www.grandeconsultation.fravec d’écrire alors que notre paysage politique s’invente en marchant ?cci.frDe cet inédit surgit toutefois un mot : celui de couple.Non pas le couple présidentiel dont l’explo- ration relèverait du romanesque, non pas le couple exécutif – notre Grande Consulta- tion interroge les chefs d’entreprise sur leur perception et leurs attentes – mais le couple France-Europe.Les tentations du Frexit ont été balayées au soir du 7 mai. Et les entrepreneurs ont con rmé qu’ils préféraient la force de l’union au déchirement du divorce. 60 ans après la23ecoreseau.frJugement de valeurs]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReBaromètre & Tendanceslière auprès d’investisseurs privés, et de pérenniser la nouvelle industrie et les nouvelles technologies de défense en France. Pour l’heure, 50 millions d’euros seront alloués, à destination principalement de start-up, de sociétés innovantes en phase d’industrialisation, ou encore d’entreprises critiques pour les programmes d’armement. Start-up et grands groupes s’apprécient de plus en plusUne étude menée conjointement par Le Village by CA et la start-up Bluenove montre que start-up et grands groupes se rapprochent et que le décalage entre ces deux mondes est de moins en moins  agrant. Par exemple, la con den- tialité, qui était un des grands sujets d’inquiétude des start-up, en matière de propriété intellectuelle notamment, n’est plus ici un sujet d’inquiétude puisque les start-up interrogées sont 78% à déclarer que la con dentialité a été respectée lors de collaboration avec de grands groupes. Pour autant, il reste des différences d’appréciation, 60% des représentants des grands groupes considèrent que les délais d’exécution sont rapides, là où ils sont 84% à les trouver au contraire très lents chez les startuppers. Autre piste d’améliorationamenée par les start-up, les objec- tifs  xés par les grands groupes dans ces collaborations qui res- sortent peu ou pas clairs pour 44% des jeunes pousses répon- dantes. La bienveillance dans la relation est, elle, en revanche certaine et partagée des deux côtés, 91% des grands groupes et 80% des start-up tombent d’ac- cord là-dessus, et communiquent d’ailleurs facilement. L’étudepropose également cinq conseils à destination des grands groupes, prodigués par les start-up : donner accès aux bonnes personnes, clari er les objectifs, faciliter les démarches, accélérer le rythme de décision, et en n adapter les délais de paiement. Les13et14juin2017:Le salon des entrepreneurs à Lyon15000 entrepreneurs sont attendus pour cette 14ème édition du salon des entrepre- neurs Lyon Auvergne-Rhône-Alpes, adressé en particulier aux créateurs, porteurs de projet, franchisés, repreneurs, ou encore dirigeants de TPE-PME. Au programme, les témoignages de 100 entrepreneurs, et plus de 150 exposants. Inscription gratuite sur www.salondesentrepreneurs.com Du 19 avril au 31 juillet :Concours Le formidable e-commerçant 2017Organisé par WiziShop, Packlink Pro et Statshop, le concours souhaite, pour sa qua- trième édition, récompenser les porteurs de projet dans le e-commerce. Ouvert à tous les e-commerçants, sans limite d’ancienneté, de montant de chiffre d’affaires ou de technologies utilisées, il allouera une dotation globale de 113000 euros selon trois catégories : Formidable e-commerçant, Formidable espoir du e-commerce et Formidable projet e-commerce. Inscription jusqu’au 31 juillet sur www.formidable-ecommercant.com Du15au17juin2017: VivaTechnology ParisVoilà un évènement qui s’impose chaque année comme une nouvelle grand’messedes nouvelles technologies. Le salon Viva Technology ouvre à nouveau ses portes en juin 2017 a n d’exposer au grand public les nouveautés en matière de transformation digitale. Fort de 45000 participants l’année dernière, le salon a décidé de mettre, cette année, l’accent sur la réalité augmentée et virtuelle, l’intelligence arti cielle, l’e-sport et l’e-gaming. Inscriptions sur vivatechnologyparis.comDu28juinau2juillet2017: Look Forward Fashion FestivalOrganisé par Showroomprivé, cet évènement est dédié aux porteurs de projet et en- trepreneurs dans le monde de la mode. Les professionnels du secteur pourront ainsi se retrouver à la Gaîté Lyrique durant une semaine pour imaginer et concevoir la mode de demain. Informations et inscriptions sur lookforwardproject.com 27 juin 2017 :Les Rencontres des Entrepreneurs à BordeauxPour la quatrième année consécutive, l’association Bordeaux Entrepreneurs organise les Rencontres des Entrepreneurs. Trois porteurs de projet seront sélectionnés à l’issue d’une compétition de pitch a n de tenter de remporter le prix « Coup de cœur des Ren- contres des Entrepreneurs 2017 ». Informations et inscriptions sur www.bordeaux-en- trepreneurs.comavecethic.frEn France, le tourisme constitue l’un des principaux secteurs d’activité économique! Il représente 7,3 % du PIB et près de 2 millions d’emplois directs et indirects, non délocalisables. La France doit, plus que jamais, faire de ses atouts touristiques un véritable moteur de croissance. En effet, la croissance du tourisme est synonyme de croissance pour notre pays, de richesse et d’emplois. Aussi, en cette période de forte in¬tensi cation de la concurrence internationale, nous, professionnels du secteur, devons tout mettre en œuvre a n de favoriser le développement du tourisme et renforcer sa compétitivité interna¬tionale. Pour être plus compétitifs, il nous faut nous adapter et répondre aux exigences croissantes et nouvelles des touristes. Cela implique une synergie entre tous les acteurs concernés a n de répondre aux exigences d’amélioration de la qualité de l’accueil et de service des profes- sionnels du secteur, de développement durablemais aussi de régulation du numérique. Il faut valoriser le secteur du tourisme et ses métiers, diffuser une culture de service et assurer une formation pour professionnaliser les services. La qualité et le développement durable sont désormais étroitement liés. Les clients récla- ment en hôtellerie comme en restauration : authenticité, transparence et responsabilité environnementale et nous nous y employons. Par ailleurs, Il est extrêmement urgent de rééquilibrer les rapports entre les grandes plateformes numériques, dont l’apport écono- mique est marginal et qui évoluent en dehors de tout cadre règlementaire,  scal et social, et les acteurs légitimes et responsables du secteur, pourvoyeurs de retombées économiques et de millions d’emplois.Nos gouvernants doivent nous accompagner et nous aider dans ces tâches, sans oublier de prendre en considération les spéci cités de ce secteur marqué par une prédominance detrès petites entreprises, une part importante de saisonnalité et une dif culté à recruter de par la pénurie de main-d’œuvre quali ée et des nombreux freins à l’embauche.A l’heure actuelle, la priorité est au renforce- ment de l’attractivité de la destination France pour voir augmenter le nombre de touristes, la durée de leur séjour et de leurs dépenses. Aussi, « parce que j’aime ma boite » nous accueillons la constitution du nouveau gouvernement avec une grande déception de ne voir aucun Ministre en titre en charge de ce  euron de l’économie française. De la déception à la consternation d’apprendre que le Tourisme ne fait de plusl’objet d’aucune attribution ministérielle.Didier Chenet Président du GNIPour faire du tourisme un moteur de la croissance françaiseA noter dans vos agendas : Le mouvement Ethic organise un colloque le mardi 13 juin à l’ENA sur « le tourisme, un secteur en mutation ». Programme et inscription sur www.ethic.fr24 Juin - n°41Save the dateJ’aime ma boîte]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReEnquêteL’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre, en rapport avec l’innovation et l’entrepreneuriatLes start-up des transportsHermès 2.0Les start-up des transports n’échappent pas à la lame de fond du numérique : la personnalisation et le service à la demande. Toutefois, elles densi ent les formes de mobilités et pourraient bien accoucher de nouveaux modes de transport.Par Geoffroy Frameryce type de train parcourait 30 km en une heure contre 15 km pour la diligence. Les 770 kilomètres qui sé- paraient Paris de Marseille s’évaluaient encore en jour- nées... Pourtant, le rail et la route ne sont pas près de disparaître. La révolution des transports n’élude pas la question des infrastructures. Et leurs petites sœurs intelli- gentes sont encore loin d’être opérationnelles. Tout comme la voiture a encore de beaux jours devant elles malgrédéplacements. Pour le fret de marchandises, la grande révolution se joue à l’ombre des plateformes multimodales où les logisticiens regorgent d’ingéniosité pour répondre au mieux à la rupture de charge entre deux moyens de transport, aux premier et dernier kilomètres, à l’entre- tien et à la rénovation des infrastructures. Les mobilités se sont encore complexi ées avec l’injection des techno- logies numériques, de l’in- telligence arti cielle et destransport de marchandises ou de denrées périssables. Frédéric Morcillo, fondateur de DacOpack, start-up spé- cialisée dans l’envoi de colis créée en 2015 et qui fédère aujourd’hui 20000 usagers dans sa communauté, com- plète : « Les plateformes permettent une personnali- sation de l’offre. Le marché dans lequel nous œuvrons est en pleine mutation avec l’essor du collaboratif. Mais la recette est toujours la même : utiliser les ressourcesDésengorger les territoires, équilibrerles mobilités entre métropoles et périphérie, desservir l’enclavé, déplacer des services vers les usagers... Autant de sujets sur lesquels travaillent les start-upLa téléportation reste un fantasme, n’en déplaise aux fans de Star Trek. Pourtant les innovations dans le trans- port sont légions. Pensez à la livraison de colis par drone qui se réalise à titre expérimental dans le Var grâce à Geopost,  liale du groupe La Poste, qui permet aujourd’hui d’atteindre des territoires enclavés. Son- gez aux navettes électriques sans chauffeur de la start-up Lyonnaise Navya ou à celles d’EasyMile naviguant sur les sites industriels, les parcs d’attractions ou les sites privés qui embarquent des salariés sur des distances de plusieurs kilomètres. Imagi- nez encore la ville de Dubaï qui à compter du mois dejuillet prochain proposera à ses visiteurs de se déplacer à bord des Ehang 184, ces drones-hélicoptères auto- nomes capables d’embarquer un passager. Rêvez en n au projet d’« Hyperloop » lancé par l’électron libre Elon Musk en 2013 qui vous ferait par- courir Paris-Marseille en un peu plus d’une demi-heure à plus de 1200 km/h en vitesse de pointe dans des pipes propulsant votre cabine via un système de coussins d’air. La révolution est en marche. Et l’âge d’or de la diligence au XIXème qui a ensuite fait place à celui de l’omnibus semble faire partie de la préhistoire des transports bien que notre réseau ferré tienne encore pour beaucoup au plan Freycinet. En 1848,l’essor des pratiques colla- boratives comme l’attestent les chiffres de l’INSEE. En 1990, 73% des Français pos- sédaient au moins un véhicule et 25% au moins deux. En 2014, les chiffres grimpent respectivement à 83% et 35%. Sans oublier le fait que la population française a cru depuis.PeRsonnalisation de la mobilitéet seRvices à la demandeLes déplacements sont de- venus plus complexes. Coté particuliers, il s’agit de savoir jongler avec la multi-modalité et donc plusieurs moyens de transport pour trouver le meilleur ratio confort/prix/ temps. Le renouveau des transports en commun et les transports en libre accès ont aussi concouru en parallèle à changer le visage de nosplateformes d’intermédiation si bien qu’en 2017, la révolu- tion des transports est peut être aussi brutale que celle du XIXème siècle. Nombre de start-up se concentrent ainsi sur les problématiques de congestion ou d’engorge- ment des territoires – vive les calculs de trajet en temps réel –, l’équilibre entre les métropoles et le périphé- rique, le déplacement des services vers les usagers – –, sans oublier les nouvelles manières de consommer les moyens de déplacement liés à nos modes de vie plus nomades sur des temps plus courts. Des services à la demande ont émergé de- puis longtemps : Blablacar dans le covoiturage pour ne plus le présenter, Uber, ou le Français AlloCab pour le transport de personnes mais également Deliveroo, Foodora ou encore DacOpack pour leexistantes sur les routes pour créer une demande complé- mentaire où professionnels et particuliers peuvent trou- ver une alternative. L’idée pour lancer DacOpack était de chercher autour du  ux de transports une activité qui pouvait répondre à des besoins liés aux premier et dernier kilomètres dans un contexte où 25% véhicules roulent à vide et la moitié à 50% de sa capacité. » Dans un autre créneau, Padam fait partie de ces start-up qui concilient autono- mie et service à la demande. La start-up propose un ser- vice de transports en minibus partagés en développant des logiciels de simulation et algorithmes, capables d’op- timiser en temps réel et en fonction de la demande une  otte de véhicules circulant sur un territoire donné. La connectivité appelle aussi deUn avenir possible sans le rail ?26 Juin - n°41]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[Enquêteclub entRePRendRenouveaux modèles de mobi- lités. La start-up Xee a conçu un boîtier qui connecte votre véhicule à votre smartphone pour avoir accès à des fonc- tionnalités qui facilitent les trajets : localisation, appel en cas d’urgence en cas de pro- blème, « alerte effraction », et alerte « phares allumés », etc. Dans la même veine, les start-up incubées chez Impulse Partners ont déve- loppé de nouvelles solutions comme Ouihop’, application d’auto-stop urbain, Travel- Car dans l’auto-partage, le parking gratuit et services associés, City Locker, société de consignes à bagages ur- baines 100% automatisées, WayzUp, application mo- bile de covoiturage domi- cile-travail, Qucit, collecte de données urbaines dans des modèles d’intelligence artificielle et prédictions ou encore WeNow, solution connectée pour éco-conduite. En parallèle, l’intégration du potentiel des objets connec- tés tend de plus en plus à inverser les mobilités. Der- rière cette nuance, il s’agit de décrire l’ensemble des entreprises qui offrent des services mobiles. Tel est le cas de nombreux domaines d’activités parmi lesquels on retrouve la médecine et les soins, la culture, les loisirs, les services administratifs, etc. Ce type de solutions concourt à la décongestion des routes. Mais persiste la question de l’apport de ces solutions. Gadget ou innovation disruptive ? A ce sujet, Joséphine Dupeyrat en charge du lab Mobilités et Infrastructures chez Impulse Partners analyse : « Cela dépend des innovations. Certaines solutions sont innovantes par les moyens qu’elles utilisent (les nou- velles technologies numé- riques, principalement), tout en exerçant la même activité, le même métier que les solu- tions traditionnelles. D’autres sont révolutionnaires en ce qu’elles s’appuient sur de profonds changements de société, de nouvelles tendances et de nouvelles valeurs. La question écolo- gique peut faire partie desdeux catégories selon que l’innovation représente une amélioration en termes de performance, ou bien une offre radicalement nouvelle ».quelques caillous dans l’autoRoutede la mobilitéUne étude de l’ONU in- dique que d’ici 2030, la population urbaine devrait dépasser le seuil des 60% de la population mondiale, voire celui des 70% en 2050. Cette concentration urbaine galopante nécessite le dé- veloppement de mobilités douces et d’usages mutuali- sés... Certaines start-up de la mobilité et des transports vont dans ce sens mais ne semblent pas être déployables à grande échelle. Le Sea Bubble imaginé par l’in- venteur de l’Hydroptère, Alain Thebault, est un petit véhicule, silencieux et écolo- nalement expérimentés cet été sur la Seine pour un test de 15 jours maximum. Comme un symbole de- puis notre récente élection présidentielle, l’actuel mi- nistère des Transports est sous la tutelle de celui de l’Environnement. Navya ou Easymile s’inscrivent dans cette tendance. Pour Navya, ce mode transport collectif sans chauffeur peut rouler jusqu’à 45km/h en toute sé- curité, principalement sur des sites privés en raison de la législation actuelle. Question sécurité, la navette est équipée de la dernière génération de capteurs qui lui permettent de se repérer dans l’espace, se positionner de façon précise, détecter les obstacles sur la route ou la signalisation. Elle est par ailleurs en mesure de communiquer avec l’exté- rieur (piétons, automobi-nous n’avons pas vocation à remplacer ce qui existe ». A ce jour, 35 navettes sont en circulation au quotidien sur les cinq continents. Une implémentation qui permet également de comprendre les comportements du vé- hicule dans des configu- rations météorologiques et géographiques distinctes. Et un  euron français sur le marché de la navette au- tonome qui fait partie des trois pionniers leaders avec la française Easymile et l’amé- ricain Local Motors.le FRein des usaGes : une RéGlementation toujouRs en RetaRd ?Qui ne souvient pas du bras de fer entre G7 et Uber ? Cette valse-hésitation judi- ciaire peut s’appliquer à de nombreux autre cas. Ici, lerage, c’est à dire développer une solution écologique et économique sans faire du business, parce que pour l’instant la réglementation est ouverte. Mais jusqu’à quand ? », s’interroge pru- demment Frédéric Morcillo. Pour Navya, le problème de législation concerne le sujet de la sécurité sur route ouverte. « Aujourd’hui tout est fait en France pour les véhicules à volant et pé- dales. La Navya Arma n’a ni chauffeur, ni volant, ni pédales. Et aujourd’hui, la législation est faite dans la logique de la possibilité de reprise en main manuelle du véhicule, quel qu’il soit. Pour coller à la législation, nous devrions mettre un opérateur qui peut agir si besoin. La loi joue pour beaucoup dans l’adoption de la technologie », précise Nicolas de Crémiers. Sans oublier l’interdiction de vo- ler en France, par défaut de législation, sauf conditions ultra-restrictives, de Frankie Zapata avec son f lyboard qui a en déjà vendu 10 000 dans le monde.Certaines start-up ne se dé- couragent pas pour autant et vont même jusqu’à se re- trousser les manches pour évangéliser et implémenter de nouvelles formes de mobi- lités. Comme l’atteste la très prometteuse BMCP spécia- lisée dans l’aide à l’adoption d’innovations disruptives dans les transports notam- ment en matière de véhicules autonomes.la cRéationd’« océans bleus » dans les in- FRastRuctuRes et les technoloGiesde PointeLes idées fusent également sur le terrain des infrastruc- tures et accouchent de nou- veaux modèles qui viennent en aide à l’existant. A l’image de Kawantech qui met en œuvre un module électro- nique permettant aux lam- padaires d’éclairer seulement en présence d’humain. Jean- Marc Gaubert est, lui, fonda- teur d’Atmosphère, start-up toulousaine qui développe laconnectivité dans l’aviation.« En 2009, la connectivité a bord était relativement con dentielle. Aujourd’hui, le taux d’équipement au sein des appareils est de 70% voire 80% d’appareil connec- tés. Nous avons développé notre propre plateforme de services : logiciels, services, réseaux, et agissons sur les phases de test en vol. Nous avons quelques applications en commercial jet comme chez Lufthansa où nous collectons des mesures de chimie d’atmosphère. Et nous avons adapté notre plateforme applicative pour la NASA pour une campagne d’essai en vol entre janvier et février 2017. »Les jeunes pousses s’épa- nouissent également sur terre. Comme le prouve Leyfa Mea- surement. Alban Leymarie, l’un des deux cofondateurs vulgarise : « Nos travaux de  n d’études ont intéressé SNCF Réseaux. Nous vou- lions transformer l’essai et à l’heure où l’essentiel de l’innovation se réalise dans l’aide à la mobilité, nous avons choisi le créneau des infrastructures et réseaux ». Une nécessité lorsque l’on sait que les 50000 km qui composent le réseau clas- sique sont hérités du plan Freycinet. D’autant qu’une étude prospective sur l’état du réseau réalisée par l’école Polytechnique de Lausanne évoquait une perte de 70% du réseau à dix ans. Aujourd’hui, « un kilomètre de réseau rénové coûte 1,2 millions d’euros. 1500 km sont ré- novés chaque année. Notre solution a permis de faire des relevés avec un rendement cinq fois supérieur tout en minimisant le danger via la conception d’un chariot intelligent. Notre dévelop- pement se poursuivra selon une concentration verticale et le développement de pres- tations clé en main où nous voulons devenir un partenaire de la maitrise d’œuvre des travaux », conclut le cofon- dateur de Leyfa M.easure- ment. Autant de nouveaux modèles d’affaires qui nous feront patienter en attendant la voiture volante.Une scène du futur qui nécessitera des éclair- cissements juridiques.Les start-up des transports créent de nouveaux moyens de déplacement. Mais ces derniers ne remplacent pas les plus traditionnels.Ils densi ent le champ des possibles et révolutionnent certains enjeux comme ceux des premieret dernier kilomètresgique, doté d’ailes sous-ma- rines qui lui permettent de «  otter » au-dessus des  ots à une vitesse située autour des 15 km/h. Une manière de désengorger les centres- villes saturés lors des pics de circulation ? Attendus pour mars, les Sea Bubbles serontlistes...), par le biais de feux de signalisation et d’écrans. Nicolas de Crémiers, direc- teur marketing de la start-up lyonnaise, ajoute : « Nous complétons les mobilités et les formes de capillarité en densifiant les premier et dernier kilomètres, maislégislateur semble jouer le levier de frein à main à l’in- novation. « Pour s’éviter les foudres des transporteurs et du législateur, nous limitons les prestations aux frais réels. Nous avons décidé de nous aligner sur les mesures à l’oeuvre dans le covoitu-ecoreseau.fr 27]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Dans cette rubrique EcoRéseau Business met à l’honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu’il (elle) a un pro l atypique,parce que son entreprise évolue dans un secteur unique ou parce qu’il (elle) a eu l’idée de sa boîte d’une manière peu conventionnelleRand Hindi, entrepreneur en Intelligence Artificielle (IA)Abracadabra, plus de technos visibles !Rand Hindi, spécialiste IA des assistants virtuels intuitifs, veut faire disparaître écrans et technologies. Le fondateur et PDG de Snips est assurément un entrepreneur atypique et précoce.Par JulienTarbyfaut aussi un véritable esprit start-up, appliqué au jour le jour dans ses rangs. « Je suis un adepte du leadership dis- tribué : chez nous il y a des managers mais personne ne manage tout le monde. Les gens gèrent des cellules et y prennent des décisions », explique celui qui ouvre aussi un bureau à New York.lunettes suR le mondeSnips s’est tout de suite vue comme une start-up globale. « La langue utilisée est l’an- glais, et nous avons veillé à ce que le recrutement initial se porte au-delà des frontières hexagonales. En gardant une mentalité franco-française, nous nous serions empê- chés d’attaquer directement le monde. Car le pays est un terrain de jeu assez grand pour décoller, d’autant plus avec l’effet facilitateur de tout l’écosystème et de Bpifrance, mais pas pour se développer mondialement », évoque ce féru d’innovation. Une né- cessité quand on se trouve en compétition avec des géants qui ont une in nité de ressources. « Il nous faut trouver des angles d’attaque différents des leurs », précise celui qui reste fasciné par ce que l’ex- ploitation des données pourrait apporter à la médecine. « Le but n’est pas de remplacer le médecin, mais d’augmenter le médecin. » Une autre aventureagence de développement web à 15. Parti étudier un an à Londres, il réalise  nalement une thèse en bio-informa- tique à l’University College. Doué ? Assurément. Mais aussi entouré. Son père dans la  nance et sa mère dans la mode, tous deux Libanais, venus en France pour fuir la guerre dans leur pays, lui ont souvent laissé une grande liberté, dont celle de quit- ter le lycée quatre mois avant le Bac pour le préparer à sa guise.« Ils m’ont poussé àfaire ce qui me pas- sionnait. Quand mamère a vu que dès le plus jeune âge je démontais la télévision, elle a acheté un ordinateur et m’a offert des livres de programmation, sachant que j’allais accro- cher. Sans cet appui je serais sûrement devenu entrepreneur, mais peut-être pas aussivite », retrace celui qui tente d’appliquer l’IA dans la santé quotidienne à la fin de ses études : pour prouver que les régimes généralistes ne peuvent s’appliquer à tout le monde, et que son modèle de conseil d’alimentation s’applique à chacun selon son métabolisme et son mode de vie, il va jusqu’à prendre 35kg!«Maisen2010les gens n’ont pas con ance en la machine, ils préfèrent suivre les principes de Dukan ! », déplore celui qui, après avoircofondé Snips, œuvre « à ceque les gens n’aient plus à s’adapter à la machine, maisest acquise par la SNCF. Mais alors qu’un gros contrat se pro le à l’horizon avec l’opé- rateur américain de télécoms Sprint pour une autre appli, Rand Hindi... le refuse, pour réaliser le fameux « pivot » de toute jeune pousse qui se respecte, alors qu’au début les cofondateurs ne sont pas en mesure de se verser un salaire tous les mois. Vendre les données personnelles des gens à de grands acteurs n’est plus envisageable. Le principe de protection de la vie privée guide l’évolution de Snips, qui garantit désormais que 100% des données restent stockées sur le produit et n’ont pas besoin d’être transférées sur un serveur dans le cloud ; contrairement aux agissements des GAFA, « qui seront un jour non-conformes à l’esprit et aux nouvelles règlementations européennes ». Du caractère, il en faut pour mener une petite barque au milieu des colosses. Rand Hindi va jusqu’à refuser certains investisseurs malgré sa quête de  nancements. « Nous voulions des partenaires qui n’apportaient pas que du capital », justi e celui qui a bien fait de passer le tour, parce qu’il a  nalement été soutenu par le fonds d’inves- tissement américain The Hive spécialisé dans la donnée, Eniac Ventures tourné vers le mobile et 500 Startups, avec deux business angels, le Britannique Brent Hoberman fondateur de Lastminute.com et le Français Xavier Niel. Iltrophees-optimistes.fr«Rendre invisibles les technologiesFester, Danois qui étudiait la théorie des nombres à l’uni- versité de Cambridge, ajoute une voix à tous ces appareils. « L’objet peut ainsi anticiper certaines actions de la per- sonne et les faire à sa place, comme réserver un mode de transport avant un rendez-vous inscrit dans son agenda », illustre celui qui mobilise désormais 40 spécialistes en mathématique et IA.enFant doué, entRe- PReneuR achaRnéCe passionné de maths et de Big Data à la mèche rebelle ne laisse pas indifférent, de par son projet, mais aussi sa précocité. En 2014, la Techno- logy Review du MIT l’inscrit d’ailleurs dans son palmarès annuel des innovateurs de moins de 35 ans. Puis le ma-et leur com- plexité »... Rien que cela. La vision à dix ans de Rand Hindi claque comme une « punchline » bien léchée visant avant tout à interpeler l’investisseur. C’est pourtant bien le véritable but que s’as- signe ce petit génie de l’IA, Pa- risien d’origine au tutoiement facile, qui a cofondé la jeune pousse Snips, fournissant des outils pour déléguer des tâches à des assistants intelligents qui devancent les besoins en analysant le langage et le contexte. C’est par hantise de nous voir devenir esclaves des milliards d’objets connectés qui déferlent – smartphones, mais aussi montres, voitures, vêtements, réfrigérateurs, ten- siomètres... – et s’apprêtent àAjoutons une voix et un côté prédictif à ces objets connectés, pour ne pas être noyés d’informations et de demandes de mises à jourplutôt l’inverse ». L’équipe de jeunes talents commence par une phase exploratoire dans les assistants intelligents pour mobile, avec une appli cen- sée diviser par dix le temps nécessaire pour accéder à un service.l’aRt « staRtuP- Pien » de RenveRseR la tablePuis leur création Tranquilien, application mobile collabora- tive de prédiction d’af uence dans les trains d’Île-de-France,.en perspective ?nous harceler d’informations ou de demandes de validations, que Rand Hindi, avec ses cofondateurs Maël Primet, mathématicien, normalien du corps des Mines, et Michaelgazine Forbes l’élit dans son classement mondial 2015 des « 30demoinsde30ans»dans la catégorie des technologies numériques. Codant déjà à l’âge de dix ans, il monte son28 Juin - n°41Créateur de génie virtuel réalisant nos vœux tous les jours...]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[Tout l'univers Philipspour vos cadeaux d'a airesUne organisation complète dédiée aux actions de  délisation et de stimulation, Loyalty & IncentiveNotre équipe spécialisée dans les programmes de  délité et d'avantage répondra de manière e cace et réactive à vos demandes et à vos attentes pour que vous puissiez :* Remercier les clients  dèles* Récompenser les employés* Motiver votre réseau de distribution* Augmenter la participation des consommateurs aux campagnes marketing* Faire décoller les ventes par le biais de prix promotionnels attractifs* Exprimer votre reconnaissance à un partenaire commercial cléNous pouvons vous aider à réaliser tous vos projetsDirection CommercialePascal Evanno : 01 47 28 68 89 pascal.evanno@philips.comPhilips France Commercial - SAS au capital de 3 100 000 € - Siège social : 92150 Suresnes (Hauts de Seine), 33 rue de Verdun - 811 847 243 RCS Nanterre]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Apprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l’avenirDe la fermeture de Pilpa à la coopérative La Fabrique du Sud Prométhée déchaînéRecette d’une reconversion collective réussie. Ou comment des ouvriers fabriquant des crèmes glacées sont passés de la manutention à la gestion d’entreprise.Par Geoffroy Frameryciement. Un début pour les fonds propres et un levier de négociations pour les prêts bancaires. 450000 euros sont rassemblés au démarrage en plus du million d’euros en matériel et formation versé par R&R.Les glaces sont artisanales – une des conditions sine qua non de la création de la Scop) à cause de la clause de non concurrence actée avec l’ancien actionnaire – et sont conçues à base de crème et de lait entier, sans colorant ni huile de palme. Les fruits arrivent d’une coopérative agricole voisine. Le chocolat, lui, d’un chocolatier du Lot. Une montée en gamme tout en recourant à une agriculture raisonnée et à une production soucieuse de l’environnement avec un packaging en carton éco-responsable. La gamme est principalement distribuée dans le Grand Sud, de Nice à Bordeaux, mais aussi en région parisienne.de l’aRt de PeRFoR- meR en scoPLes reconversions sont nom- breuses car la grande majorité des sociétaires de la Scop sont d’anciens manutentionnaires. Certains deviennent commer- ciaux, d’autres vont à la comp- tabilité et à la gestion. L’amour du produit reste un plus quand il s’agit de le vendre. Qu’importe la casquette, la polyvalence est choyée. Question gestion, stratégie et management, toutes les décisions sont prises en AG. Le CA mensuel est affiché dans les salles de stockage. Une pédagogie de l’info et de l’effort qui s’explique égale- ment par une baisse générale des salaires, même si ces der- niers ont été revalorisés suite aux deux premiers exercices prometteurs. Au départ, quatre tranches étaient  xées : 1300, 1400, 1500 euros et le cadreà 1900 euros net alors que de nombreux salaires dépassaient les 2000 euros net à l’époque de R&R. L’affaire fonctionne du feu de Dieu. 20% de parts de croissance chaque année. Quatre embauches en trois ans. La légende veut même que la Fabrique du Sud ait notamment inspiré Benoît Hamon, alors ministre délégué à l’Écono- mie sociale et solidaire, pour inscrire dans sa loi le principe de l’information prioritaire des salariés lors de la mise en vente d’un site. En deux ans, le nombre de salariés est passé de 19 à 23. Et bientôt 25 d’ici la  n de l’été. La Fabrique du Sud s’est développée selon les objectifs  xés lors du lancement de la Scop et a atteint 550000 euros  n 2014 pour huit moisd’exercice et 1,5 million d’eu- ros  n 2015. L’exercice 2016 se clôture sur le chiffre de 1,9 millions d’euros de CA. « Nous étions rentables l’an dernier, mais nous béné ciions alors d’exonérations de charges, d’aides au remplacement de l’outil industriel », précise Christophe Barbier. 50% des béné ces sont investis dans l’outil de production, l’autre moitié est distribuée. Côté investissements, l’entrepôtdes années 70 de 5000 mètres carrés atteint ses limites. Et le bail commercial arrive à son terme. La question des travaux ou de la construction – pour un montant de 2,5 millions d’euros – n’est pas encore tranchée pour l’heure, alors que la Fabrique du Sud entend enc.ore accélérer en densi ant son réseau de distribution, tout en lançant une nouvelle gamme bio à compter de 2018.Photographie de crise. Le taux de chômage dans l’Aude est l’un des plus forts du territoire français. Le 12 juillet 2013, la production de l’usine Pilpa est stoppée suite à la décision prise par son actionnaire majoritaire, le groupe R&R Ice Cream, jugeant le site en surcapacité de production. Une centaine de personnes se voit remerciée. L’actuel président du conseildans cette optique que les collectivités nous ont soute- nus. Un emploi ici représente trois emplois indirects dans le département », se remémore Christophe Barbier, le président du conseil d’administration.FaiRe des contRaintes de RePRise un avantaGe commeRcialDe négociations en procédurestrophees-optimistes.frEntretien avec Christophe Barbier, président du conseil d’administration de la Fabrique du Sud.« Le risque  nalement était minime :c’était ça ou le chômage dans un territoire accablé »Racontez-nous votre bras de fer avec le groupe R&R.Cela a duré un an. A l’origine, l’usine ap- partenait à une coopérative de produits laitiers 3A qui fabriquait les glaces Pilpa depuis 40 ans. Une institution sur le ter- ritoire. En septembre 2011, c’est le rachat pour 27 millions d’euros par R&R. En juil- let 2012, ce dernier annonçait aux 124 salariés sa volonté de fermer le site de Carcassonne pour rapatrier la production sans invoquer de raison  nancière. Nous savions également que le groupe R&R ré- cupérait à l’occasion de ce rachat un por- tefeuille, des licences de marques et des partenariats avec des noms tels que Fau- chon. Notre ligne de conduite a été simple. Nous leur avons dit : si vous voulez partir pour une stratégie  nancière, vous partez, mais nous, nous restons. Nous gardons notre outil de travail et nous n’avons pas besoin de vous pour continuer. Bien sûr, ils n’étaient pas d’accord. Nous voulions également cultiver la  erté de continuer sans eux, nous approprier l’outil de travail,continuer à fabriquer de la crème glacée sans diktat  nancier ou oligarchique.Quels ont été les moments déterminant dans cette reprise ?Le combat a duré un an. Par deux fois, nous les avons attaqués sur le plan de sauvegarde qui n’était pas conforme. Pen- dant ces négociations, nous continuions de travailler. Le soutien des élus locaux et du gouvernement a pesé dans ce rapport de force. L’agglomération nous a prêté les locaux après rachat. L’Etat nous a sou- tenus pour nous rapprocher de réseaux commerciaux. Pour le démarrage nous avions besoin de forces commerciales. Au départ c’était la stratégie de l’escargot et nous démarchions en faisant du porte à porte. Ce qui nous a boostés, c’était le fait de devenir acteurs de notre avenir profes- sionnel. Le risque  nalement était minime : c’était ça ou le chômage dans un territoireaccablé. La décision était facile.Propos recueillis par G.Fd’administration Christophe Barbier était alors secrétaire duCEdeR&R.Faceàce coup du sort, ou plutôt de la  nance, une vingtaine de sa- lariés ne s’avoue pas vaincue et décide de saisir la balle au bond. Si l’actionnaire s’en va, l’usine restera aux mains de ses salariés. Un conte de fées contemporain ? Pas si sûr selon les dires de ses repreneurs. Avec un sentiment d’injustice, les salariés décident de crier leur mécontentement aux collectivi- tés, aux chambres consulaires, à l’Etat. « Nous nous sommes battus pour l’emploi, et c’estBientôt i-cône-iquejudiciaires, le bras de fer se termine le 6 janvier 2014. La nouvelle entreprise La Fabrique du Sud remplace Pilpa, et com- mercialise avec une nouvelle marque « la Belle Aude », clin d’œil polysémique renvoyant au «madeinlocal»etàunerace de vache, emblème du terroir. Ce combat pour le maintien de l’activité et de l’emploi est un déclic pour nombre de sala- riés. 19 d’entre eux deviennent sociétaires. L’entrepreneuriat n’est plus très loin. Chacun des sociétaires y apporte un capital de 15000 euros, peu ou prou leur prime de licen-30 Juin - n°41]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReDans chaque numéro, un(e) journaliste d’EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...) a n de décrire ce qu’il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les  ux  nanciersVirtual Time Paris, espace de réalité virtuelleLes bonnes raisons pour simulerEn immersionPlace à une totale immersion dans des expériences variées de jeu, de fait augmentées. Saisissant.Par Geoffroy Framerybaie vitrée estampillée Vir- tual Time nous donne accès à un plateau de 120 mètres carrés qui sent encore la peinture fraîche. Le lieu est moderne, sobre et précieu- sement découpé en espaces cloisonnés par du grillage pour dé nir chaque « Ped »d’un second point de réalité virtuelle. Notre but est de la démocratiser, de matériali- ser son essor et de la rendre accessible via des espaces installés dans une même logique qu’un commerce de proximité. 400 jeux sont actuellement disponibles, et nous proposons après test les 20 meilleurs. Nous voulons être à la pointe de la VR et toujours avoir une longueur d’avance. Nous sommes en train de prévoir de nouveaux investissements sur les exosquelettes, les gants connectés. Le but est d’offrir le hardware dernier cri qui ne peut pas se re- trouver dans le salon de M. Tout-le-monde », explique Maxime Julien, business developper chez Virtual Time.Comptez 19 euros la de- mi-heure et 39 euros pour une heure de jeu. A 17h ce vendredi, des chalands sont entrés. Une mère pour l’anniversaire de son  ls. Un adulte qui a déjà pris le pli malgré une ouverture début mai. Un coup de téléphone retentit. Publicis souhaiteconseil d’un des membres de l’équipe. Ils sont cinq au total pour un espace qui peut connecter 15 personnes en même temps. Outre les deux fondateurs Vladimir Singer, CEO, et Jérôme Meunière, inventeur de la caméra XO, cinq personnes travaillent à plein temps dans cet espace de VR : Maxime Julien, le business développeur et ma- nager, Yohann, l’ingénieur et deux salariés sont chargés de mettre à l’aise néophytes comme confirmés. C’est plus que pour un centre aéré qui emmène des pri- maires faire de la via ferrata dans les gorges du Verdon. Un accompagnement et un suivi presque personnalisé pour que chaque minute soit rentabilisée. L’espace est ouvert de 11h à minuit. Mais les exceptions sont permises sous couvert de privatisation.evénementiel immeRsiFVirtual Time a également réalisé un partenariat avec «Père&Fils»,à20mètres de l’espace, pour un sys-« Nous traitons en direct avec les développeurs pour l’exploitation des licences liées à Oculus Home, de même pour HTC Vive. Ce sont les deux acteurs exis- tants pour le moment sur ce créneau », détaille Maxime Julien. Une fois dans la ma- chine, nous oublions vite que nous sommes dans un bloc de béton entouré de grilles de métal. L’immersion est totale. Les deux manettes épousent naturellement la posture des mains. Et au moment de les regarder via l’oculus rift, nous constatons une synchronisation par- faite entre nos gestes et nos nouvelles mains virtuelles. La séance démarre dans le salon virtuel de l’oculus rift composé de meubles dernier cri, d’une cheminée contemporaine et d’un ac- cès à la gamme de jeux. Le virtuel est plus chaleureux que le réel. Une vingtaine de jeux est proposée. Au menu, Dead & Burried et Robo Recall, deux « shoot’them up » de qualité. Mais aussi d’autres expériences plu- tôt saisissantes telles que The Climb, jeu d’escalade qui explore les plus beaux sites de grimpe mondiaux, ou encore Eagle Fight, où nous pouvons incarner un rapace volant au-dessus de la ville de Paris. Le fond de la salle est dédié au social gaming. Keep Talking and nobody explode est un jeu qui propose de désamor- cer une bombe grâce aux instructions d’un compère qui nous suit via un écran qui retranscrit nos actions. Racing Project Cars propose une expérience de course.La réalité virtuelle débarque enfin en France pour le grand public. Les lieux qui lui font la part belle se comptent tou- tefois encore sur les doigts d’une main. A Paris, le per- choir MK2 propose depuis quelques mois maintenant une première approche de la réalité virtuelle ou « VR », mais l’expérience sonne un peu gadget malgré la diversité des activités ludiques et immersions pro- posées, car elle ne permet pas d’évoluer trop librement, les différentes installations étant disposées en cercle. Mind Out propose lui des expériences immersives de qualité, mais qui se destinent aux gamers déjà sensibilisés aux nouvelles technologies. Au 38 rue d’Aboukir, une– à prononcer « Peud » –, entendez l’espace de neuf mètres carrés, les capteurs de mouvement, l’oculus rift, les manettes, l’ordinateur... Bref tout le hardware et le software nécessaires pour vous immerger en 3D. Six « Ped » sont alignés en rang d’oignons. Un mur de plantes vertes égaye cette pièce, tout en longueur, qui sonne très « tech ». Au sous-sol, une cave voûtée aux briques ap- parentes, aujourd’hui salle de réunion, sera dans les semaines suivantes amé- nagée pour créer un corner d’initiation et de convivialité.la Réalité viRtuelle de7à 77ans ?« Nous sommes en train de programmer l’ouvertureNous voulons être à la pointe de la VR. Exosquelettes, gants connectés... Le but est d’offrir le hardware dernier criAventure intérieure...privatiser les lieux pour une soirée de team building. Car en réalité virtuelle, tout est permis. Challenger son collègue évoluant dans le « Ped » voisin, se mesurer à un geek coréen qui peine à trouver le sommeil, ou tout simplement s’initier à cette nouvelle forme de divertis- sement ludique grâce autème d’hôtesses, afin de permettre des privatisations qui alternent sustentation réelle et pulsions ludiques virtuelles. Coté licences d’exploitation, force est de reconnaître que la réalité virtuelle en est encore à ses prémices. La preuve dans la relation avec les studios de production et les éditeurs.ès fun, quiUn moment tr. le vite, à  lmer discrète- ment pour voir vos amis ou collègues gesticuler dans le vide. Un régal.ecoreseau.fr 31]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation numéRiqueLes innovations en bref...32Baromètre de l’innovationLe verbatim à retenir...L’esprit qui invente est toujours mécontent de ses progrès, parce qu’il voit au-delàJean Le Rond d’Alembert (mathématicien encyclopédiste français du 18ème siècle)Le monde ne sera plus jamais comme avant...AUSTRALIEL’aiguille intelligenteC’est la chirurgie du cerveau qui pourrait être révolutionnée par l’Université d’Adélaïde. Cette aiguille intelligente aiderait les chirurgiens à détecter et à éviter les vaisseaux sanguinsvulnérables pendant les opérations sur le cerveau. Une minuscule caméra en  bre optique est enfermée dans une aiguille de biopsie qui émet une lumière infrarouge pour détecter les vaisseaux sanguins. Elle avertira le chirurgien avant que des dommages irréversibles ne se produisent. Le produit sera prêt pour des essais cliniques formels en 2018. De quoi s’aventurer dans des zones jusque-là inexplorées lors des opérations.FRANCEUrinoirs pourvoyeurs d’engraisQui a dit que l’innovation était forcément hautement technologique ? Certains urinoirs publics, créations de l’agence nantaise Faltazi, transforment l’urine en engrais. L’Uri-trottoir, installé à la Gare de Lyon, propose une solution circulaire innovante qui contribue également à la verdure de la ville. Rempli de paille ou de copeaux de bois pour absorber le liquide, l’Urittrotoir permet de réduire considérablement l’odeur, et le contenu peut ensuite être transformé en un engrais naturel destiné aux parcs publics ou aux jardins.ISRAËLUn sac cuiseur d’alimentsUn étudiant de Tel Aviv, Iftach Gazit, a créé des sachets sous vide pour faire cuire les aliments directement dans le lave-linge. De quoi laver ses slips et se faire cuire un steak en même temps! Cette technique, très utilisée par les astronautes, se fait plus rare sur Terre depuis la Seconde Guerre mondiale où les femmes, forcées de remplacer les hommes au travail, n’avaient plus de temps pour cuisiner. Les sacs « Sous La Vie », s’inspirent de la cuisson sous vide. L’étudiant en design industriel à l’académie des Arts et du Design de Tel-Aviv permet à la nourriture, scellée, d’être préparée avec justesse, qu’il s’agisse de viande ou de légumes. Les sacs sont réalisés à partir de papier waterproof Tyvek, qui permet à la nourriture d’éviter d’être aspergée de lessive. Une innovation qui s’adresse aux sans-abri – les laveries étant ouvertes 24h/24 et pouvant parfois servir de refuges – mais pas seulement : l’idée est aussi de pouvoir gagner du temps plutôt que de consacrer plusieurs plages horaires aux tâches ménagères.La rupture du moisObjets volants identi és en approche...On ne compte plus les start-upqui annoncent des prototypes de véhicules volants personnels. Mais les projets qui aboutissent restent rares. Seulement Kitty Hawk, qui propose des motos volantes, est cette fois aidée par le fondateur de Google, Larry Page, qui a investi plusieurs millions de dollars dans le projet. La start-up vient d’annoncer la commercialisation de ses engins pour la  n 2017. La vidéo de présentation cumule prèsde 2 millions de vues en 48 heures. L’enginressemble àun jet-ski. Ouà un drone.D’une centainede kilos, levéhicule estpropulsé par huit rotors, à 40 km/h maximum, et repose sur deux  otteurs. Il ne peut transporter qu’une personne, qui n’aura pas besoin de permis de conduire, mais simplement d’une « formation de deux heures ». Le déplacement ne pourra se faire que sur eau douce. Larry Page multiplie ses chances car il  nance aussi, en parallèle, une certaine Zee Aero à hauteur de 100 millions de dollars. L’entreprise possède ses bureauxdans les environs de MountainView. De même, le 20 avril, le constructeur Aeromobil a ouvert les précommandes pour son modèle de véhicule mi-voiture, mi-avion, pour des livraisons à partir de 2020. Airbus travaille sur des projets similaires avec « Pop Up », son projet d’objet mi- voiture volante, mi-drone, dévoilé en mars au Salon de l’Auto de Genève, et Uber vient d’organiser une conférence sur le sujet, « Elevate Summit »... Tandis que Dubaï prépare pour 2018 l’arrivée des taxis volants, Paris attend ses « Sea Bubble », mises au point par le skipper breton Alain Thébault...UN ROBOT COMMANDÉ PAR LA PENSÉEDes roboticiens américains ontréussi cet exploit sur un humanoïde nommé Baxter, développé par RethinkRobotics. Une personne portantun casque comportant 48 électrodes a in uencéle rangement d’objetspar Baxter dans deuxcaisses. Il dégageait en fait des ondes cérébrales spéci ques lorsque le robot se trompait. Les milieux industriels ou hospitaliers sont intéressés.NEUROPROTHÈSE POUR LES PARALYSÉS PARAPLÉGIQUESDeux macaques paralysés équipés d’une neuroprothèse ont été capables de se remettreà marcher après seulement quelques jours. Malgré un sectionnement partiel de la moelle épinière, ils se sont mis à suivre la cadence du tapis roulant grâce à une équipe internationale menée par le Suisse Grégoire Courtine, de l’École polytechnique de Lausanne (EPFL). Le procédé ne consiste pas à rabouter les extrémités de la moëlleépinière sectionnée, mais à reconnecter la zone du cerveaudédiée à la marche à la zone de la moëlle épinière commandantle mouvement de la jambe droite, en court-circuitant la lésion.Concrètement, une puce électronique a été posée sur la zonedu cerveau dédiée à la marche, avec pour mission de releverles ondes cérébrales. Celles-ci sont transmises à un micro-ordinateur –  xé sur la tête du macaque paralysé – où ellessont décryptées, sélectionnées et transformées en commandesélectriques reconnues par les neurones. Ces signaux sonttransmis par ondes à un générateur d’impulsions  xé dans larégion lombaire de la moëlle épinière, en aval de la lésion. Ce générateur doté d’électrodes transmet les ordres du cerveau aux voies neurales commandant les muscles de la jambe. Toutefois, même si les essais cliniques débutent à l’hôpital universitaire de Lausanne, il faudra quelques années avant que de telles approches soient disponibles en clinique pour l’homme.Juin - n°41]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[L’entreprise du moisGiroptic et sa caméra à 360°En 2008, la société développait des solutions d’image à 360 degrés pour des professionnels de l’immobilier. Elle a pivoté en 2014 pour une caméra grand public. Bien lui en a pris. On n’attendait pas une mise en valeur de la start-up lilloise à la conférence annuelle des développeurs de Facebook (Facebook 8), au McEnery Convention Center de San Jose, en Californie, le 18 avril dernier. C’est pourtant ce qui s’est produit, tous les invités ayant pu avoiren main la Giroptic iO. Pourquoi un tel honneur ? Certainement parce que la caméra est compatible avec Face- book Live, qui permet de diffuser en temps réel des vidéos sur le réseau social. La solution, brevetée, prend en charge la prise de vue en une fois, et permet donc d’être partagée sur les réseaux sociaux, quand les concurrents doivent reconstituer l’image à 360 degrés avec un logiciel. Bienvenue dans une époque où on ne stocke plus nos photos, mais partageons des instants avec les amis, ce que le fondateur Richard Ollier, 37 ans, a parfaitement saisi. Avec sa pépite de l’incubateur EuraTechnologies, il en impose aux géants comme Samsung et Nikon, avec ses petites merveilles qui se  xent sur le smartphone pour  lmer à 360 degrés des vidéos que l’on peut regarder avec un casque de réalité virtuelle. Après 1,5 million de dollars obtenu sur Kickstarter, puis 4,5 millions d’euros supplémentaires auprès d’investisseurs, Richard Ollier prépare un nouveau tour de table. De quoi nourrir les ambitions de cette jeune pousse qui est déjà passée de 25 à 45 salariés et a ouvert un bureau à San Francisco. Son fondateur n’a pas froid aux yeux. En 2016, Richard Branson l’a invité à « pitcher » à Necker Island, son île privée dans les Caraïbes. Dé  relevé.L’innovation autrementLe décryptage de la pensée 13 et 14 juin 2017 : Salon des Entrepreneurs Lyon-Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon, Centre des Congrès)Place à #SDE2017 ! Parce qu’entreprendre, c’estavant tout s’informer, pour ensuite créer, partager, ré-inventer, oser, innover... On ne peut manquerle plus grand rassemblement d’entrepreneurs en Auvergne-Rhône-Alpes. Qu’on soit créateur, fondateur d’une start-up, repreneur, franchisé, dirigeant de TPE- PME, indépendant, artisan ou commerçant, en mal d’innovations, d’idées et de bonnes pratiques, il est toujours intéressant de se joindre aux 15000 autres entrepreneurs visiteurs, ne serait-ce que pour  airer les tendances, béné cier des meilleurs conseils et trouver des  nancements. Du 8 au 18 juin 2017 : Futur en Seine à Paris (Conservatoire National des Arts et Métiers) :Ce festival du numérique créé en 2009 présentedurant une dizaine de jours toutes les innovations numériques les plus excitantes du moment, les tendances de demain et les produits du futur. Mieux connaître l’intelligence arti cielle et les acteurs qui la font progresser, mieux appréhender la transformation numérique ou l’automatisation du travail... Autant d’apprentissages et de prises de conscience permis par une telle manifestation pédagogique.personnes paralysées d›écrire huit mots par minute. Facebook vise la vitesse de 100 mots par minute « d’ici quelques années », ce qui serait cinq fois plus rapide que ce qu’on tape aujourd’hui sur notre smartphone. Plus de 60 scienti ques et ingénieurs travaillent à inventer des capteurs non invasifs sur un casque ou un bandeau, au sein de Building 8, le nouveau labo de l’entreprise, entouré d’une culture du secret digne de celle qui entoure Google X poursuivant le même but. Les GAFA sont de la partie, pour à terme supprimer les écrans. Ces interfaces paraîtront inutiles aux générations futures. Les assistants vocaux ont fait leur apparition, et les énergies sont désormais tournées vers l’élaboration de la commande par la pensée. Dès lors, la crainte qu’on puisse lire, détourner, voler nos informations cérébrales devient sensée...Baromètre de l’innovationStratégie & innovation numériqueComment se protéger contre le vol de « nos pensées » ? L’appel des scienti ques Marcello Ienca, neuroéthicienne de l’université de Bâle, et de Roberto Andorno, avocat spécialisé dans les droits de l’homme de l’universitéde Zurich, donne matière à ré exion. Ils demandentni plus ni moins la reconnaissance de nouveaux droits au vu des avancées des neurotechnologies, afin de protéger nos pensées contre l›accès, la collecte, le partage et la manipulation des données du cerveau humain : premièrement le droit à la liberté cognitive, donc la possibilité d’utiliser ou de refuserla stimulation cérébrale et d›autres techniques pour modi er l’état mental ; deuxièmement le droit à la con dentialité mentale, sachant que des scienti quesont déjà réussi à reconstituer des extraits d’un  lmen scannant le cerveau de participants ; troisièmement le droit à l’intégrité mentale pour anticiper les risques de « hacking », de prise de contrôle des appareils auxquels une personne est connectée ou de transmission de fauxsignaux vers le cerveau de l’utilisateur. Quatrièmement le droit à la continuité psychologique car de telles technologies, notamment à des  ns médicales, peuventbouleverser la façon dont une personne se perçoit, s’identi e. Il s’agit de rester la même personne ! Science-  ction ? Pas vraiment. Dernièrement des chercheurs de Stanford ont créé un implant crânien qui permet à desecoreseau.fr 33Save the date]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation numéRiqueLe tour du monde de l’innovatione-santéBonnes ondesApplications de télé-médecine, smart pills, accessoires connectés... améliorent le bien-être au quotidien via des start-up qui révolutionnent tout. Où ? Partout !Par Charles CohenROYAUME-UNIL’état de votre audition en un clicQuand votre smartphone devient un... otoscope ! Exploitant le  lon de la télé-médecine, la start-up britannique Cupris a conçu un dispositif médicalet une plateforme logicielle pour diagnostiquer à distance la perte auditive, ce qui est pris en charge outre-Manche par le National Health Service (NHS). Avec des essais cliniques pratiqués dans le pays et aussi au Népal, la start-up aux multiples prix a su lever, via le crowdfunding, 400000 livres auprès de 128 investisseurs.34 Juin - n°41Passage en revue des innovations mondiales sur une thématique particulière.CANADADes médecins mieux organisésSur les 75000 médecins que compte le Canada, la start-up Petal MD a su en convaincre près de 7000. Créée en 2009, cette jeune pousse a lancé une plateforme propre à concevoir en une seule journée un emploi du temps pour une période de trois mois. Non seulement la solution plani e des horaires, mais elle gère les absences et tient compte des préférences des médecins de travailler, par exemple, le jour ou la nuit, et des règles élémentaires d’équité. En tout temps, ils peuvent consulter leurs horaires sur leur smartphone ou tablette et même y apporterdes changements, s’échanger des documents, accéder à la formation médicale continue et gérer l’abondante documentation qui leur est transmise.FRANCEUn coach santé dans votre smartphoneEn prodiguant des conseils santé pratiques au quotidien, l’application française Betterise vous aide à corriger vos mauvaises habitudes de vie. Imaginée par un collège d’experts médicaux,sous la direction du docteur et animateur télé Michel Cymes, la solution s’appuie sur un algorithme comportemental prenant en compte 400 indicateurs (votre activité, nutrition, stress, addictions...), pour proposer chaque jour des recommandations personnalisées. Particularité : la start-up offre également un service B2B, destiné aux entreprises et à leurs employés.ÉTATS-UNISSmart pill bottleAvez-vous pris vos médicaments ? C’est pour aider les patients à respecter à la lettre leur prescription que la start-up new-yorkaise AdhereTech a imaginé la « smart pill bottle ».Le principe ? Un  acon pour médicaments équipé de capteurs qui surveillent si les intéressés suivent bien leur traitement.En temps réel, le  acon véri e le nombre de médicamentsqu’il comporte et envoie les données dans le cloud. Un appel automatique ou un SMS rappelle alors au patient de prendre son médicament. La société entend conclure des partenariats avec des laboratoires pharmaceutiques a n qu’ils se chargent de la distribution de ce système innovant.SÉNÉGALUne pharmacie 100% interactiveUne application mobile sécurisée offrant à la population sénégalaise un accès plus équitable à des médicaments de qualité : c’est la vocation de jokkosante.org, système communautaire de dépôt, stockage, partageet de  nancement croisé des médicaments qui rend la pharmacie 100% interactive. Grâce à l’application web – sur laquelle s’adosse un tel système – toutes les transactions s’effectuent en conformité avec les procédures de sécurité en vigueur et l’aval des professionnels de santé. De quoi séduire les Sénégalais, dont 80% ne disposent pas de couverture médicale.]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[BELGIQUEMieux dépister les AVCDiagnostiquer les AVC dès la prise en charge du patientpar les ambulanciers. Telle est la promesse de la start-up bruxelloise Zebra Academy. Grâce à l’appareil de cette jeune pousse, les ambulanciers appuient simplement surun bouton pour que les paramètres du patient arrivent directement à l’hôpital. De quoi préparer illico son admission et lui permettre de se rétablir avec le moins de séquelles possibles. Un gain de temps crucial, alors que pour une personne frappée par un AVC, c’est jusqu’à deux millions de neurones qui disparaissent par minute !SUISSEFertilité : les femmes ont leur bracelet !Un bracelet connecté pour mesurer la fertilité des femmes : telle est l’invention d’Ava, start-up zurichoise créée en 2014. Exit les tests d’urine ou prises de température, cette solution ludique aide autant les couples souhaitant enfanter que toute femme voulant s’informer sur son cycle menstruel. A cette  n, celle-ci doit porter le bracelet durant la nuit puis le connecter à son smartphone au réveil pour prendre connaissance de ses valeurs hormonales sur l’appli d’Ava. Des études cliniques ont démontré que le bracelet détectait 5,3 jours fertiles par cycle avec une précision de 89%.Le tour du monde de l’innovationStratégie & innovation numériqueROUMANIEPrévenir les risques de mélanomeVéri er au quotidien la santé de sa peau, c’est ce que permet Skin Vision, société fondée en 2011 à Bucarest, et aujourd’hui installée à Amsterdam. Via une application dédiée, l’utilisateur prend simplement en photo ses grains de beauté ou lésions a n qu’ils soient examinés à l’aide d’un algorithme. Il reçoit ensuite une analyse instantanée qui lui dira s’il doit consulter un spécialiste. De quoi anticiper tout risque de mélanome.NIGÉRIAEbola : tracer les malades par GPSC’est notamment grâce à l’application Sense Ebola Follow up, développée par l’ONG Ehealth Africa, que le Nigeria a mieux géré une telle épidémie que d’autres pays africains. La plus-value de cet outil numérique ? Tracer par GPS les personnes potentiellement contaminées en obtenant un reporting des symptômes observés en temps réel, sans avoir à leur faire passer des tests dans un laboratoire. De quoi réduire de 72 heures à deux heures le délai entre la détection et les résultats. Forte d’une telle solution, l’ONG l’a dupliquée au Liberia, en Guinée et au Sierra Leone, les principaux foyers de contamination.CAMEROUNLa tablette qui sauve des viesVoilà une tablette très utile dans un pays qui ne compte qu’une quarantaine de cardiologues : l’appareil Cardiopad, créé par la société camerounaise Himore Medical, permet à toute personne d’effectuer en un clic ses examens cardiaques. Fréquence des pulsations, durée des intervalles entre deux battements de cœur..., ces informations sont analysées et enregistrées par la tablette, puis transmises à distance à un cardiologue a n que celui-ci établisse le diagnostic ad hoc.ecoreseau.fr 35]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[LEADER MONDIAL DU PLAFOND TENDUDesign : Ross Lovegrove for Barrisol® Normalu® SASLuminairesDesign : Piero CastiglioniPlafond tendu]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[Les solutions Lumières®Lumière® projetéePétales lumineuxLumière® Acoustique® CadresLumière® impriméLumière® Acoustique®Lumière® Acoustique® 3Dwww.barrisol.comArchitecte : Burdi lek Architecte : Parq Arquitectos Architecte : Concept Consult Architects SwitzerlandArchitecte : ARINA Consultants Architecte : ARM Architecture Architecte : Joanna Misiuń]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation numéRiqueL’occasion pour EcoRéseau Business d’expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueMonétisation des données personnellesQuand M. Tout-le-monde veut sa partDécryptageLes data personnelles nourrissent le CA publicitaire des grandes sociétés du Net. Des start-up tentent d’en faire pro ter les internautes eux-mêmes. Selon quel modèle ? Pour quelle valeur ?Par Louis Courandièreleurs « likes » sur Facebook et leurs messages sur Twitter. Ils n’ont pas l’intention de s’arrêter là. Chaque point de contact numérique, même le plus improbable, peut-PétRole du xxième siècleIl faut dire que ces don- nées sont hautement pré- cieuses pour les marques qui cherchent à optimiser leurs investissements publicitaires en ligne en communiquant seulement auprès des inter- nautes susceptibles d’être intéressés par leurs produits. Certaines y sont devenues accros, à l’instar d’Amazon, qui a dépensé 157 millions de dollars en 2015 sur Ad- words, le réseau publici- taire de Google, l’opérateur télécom américain AT&T (81,9 millions) ou encore le voyagiste Expedia (71,6 millions). Leur objectif :  gurer en bonne place dans le moteur de recherche privi- légié par les internautes. Le premier annonceur mondial, Procter & Gamble, a dépensé 7 milliards de dollars par an en publicité entre 2011 et 2016, dont une grande partie en ligne. Avec 3,5 milliards d’euros investis par les annonceurs en 2016 selon l’observatoire de l’e- pub, Internet est même de- venu le premier média en France, devant la télévision, qui n’avait pas chuté de la première marche depuis des décennies. « Facebook gagne 15 dollars par utilisateur et par trimestre dans les marchés occidentaux, soit 60 dollars par an », rappelle StJohn Deakins, fondateur de CitizenMe. Pour l’heure, les utilisateurs y trouvent leur compte, car en contre- partie de leurs données, ils obtiennent un accès gratuit et quasi-illimité à des ser- vices qui sont pleinement entrés dans leur quotidien. Pour preuve, Facebook a 1,9 milliard d’utilisateurs par mois dans le monde, WhatsApp et Messenger,tous deux propriétés de Face- book, 1 milliard. Instagram a 700 millions de membres, Twitter plus de 300 millions, Snapchat 160 millions et Pinterest 150 millions.diRectement du PRoducteuR au consommateuR ? Pourtant, certains inter- nautes se demandent s’ils ne pourraient pas s’arroger une partie de cette manne publicitaire en vendant eux- mêmes leurs données per- sonnelles aux annonceurs. À l’été 2015, une étude menée auprès de 9000 personnes dans le monde par Intel Security a montré que plus de la moitié des sondés se- raient prêts à partager des données personnelles avec des entreprises en échange de monnaie sonnante et tré- buchante. C’est même le cas de 63% des "millennials". En 2013, un étudiant italien en communication installé à New York, Federico Zannier, a mis en vente sur le site de financement participatif Kickstarter 7 gigaoctets de données personnelles, mé- ticuleusement enregistrées pendant des mois : le texte et les captures d’écran des pages web qu’il a visitées (2800855 lignes de texte, soit 1500 livres, et 19120 images), la distance par- courue par le curseur de sa souris (3,5 kilomètres), ou encore des photos prises avec sa webcam toutes les 30 secondes (21124 clichés). Pour 2 dollars, les inter- nautes pouvaient s’offrir l’équivalent d’une journée de sa navigation, 5 dollars pour une semaine, et 25 dollars pour un mois entier. Au  nal, 213 contributeurs ont dépensé 2733 dollars dans ce projet.38 Juin - n°41«Mon secret ? Avoir collaboré dès le début avec des start-up de monétisation des données personnelles, mon pote !»9027,6 milliards pour Facebook, soit en cumulé le PIB de la Tunisie. Le moteur des re- venus de ces sociétés, qui ne facturent pas un centime aux internautes utilisant boîtes mails et réseaux sociaux ? La publicité. Mais une publicité gon ée de toutes les données personnelles que leurs utilisateurs ne se font pas prier de partager avec eux : leur nom, leur âge, leur genre, mais aussi leurs centres d’intérêts, que révèlent leurs recherches dans Google et Bing (Microsoft),être l’occasion de recueillir davantage de données sur les consommateurs. Pour s’inviter à chaque étape de votre vie, la maison-mère de Google, baptisée Alphabet, a ainsi lancé une myriade d’entreprises dans des do- maines aussi variés que la santé, les biotechnologies, la voiture autonome et la maison connectée. Pour accroître en- core le nombre de personnes connectées à Internet, elle a lancé des projets pour appor- ter le wi  en Afrique et en Asie grâce à des  ottes de drones bardés de panneaux photovoltaïques et de ballons gon és à l’hélium.,3 milliards de dol- lars de CA pour Google en 2016,]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[DécryptageStratégie & innovation numériquedes staRt-uP cheRchent le bon modèleAu-delà de ce projet mili- tant, plutôt destiné à aler- ter les internautes sur le volume des données qu’ils sèment sur la Toile, quelques start-up cherchent à mettre en place un véritable modèle économique plus favorable aux consommateurs. Leur ambition : créer un circuit court de la donnée, direc- tement du producteur au consommateur, avec le moins d’intermédiaires possible. C’est par exemple le cas de DataCoup, une start-up fondée à New York en 2012 et qui se définit comme « une place de marché de la donnée personnelle ». Elle a ainsi développé une plateforme où les consom- mateurs peuvent agréger et vendre leurs propres données personnelles anonymisées. « Aujourd’hui, les individus qui les créent en tirent de très faibles béné ces. Da- taCoup souhaite en faire les vrais bénéficiaires. Nous pensons que cela peut per- mettre l’émergence d’un monde numérique bien plus vertueux », explique son fondateur Matt Hogan. Ses utilisateurs peuvent connec- ter les API de leurs comptes en ligne (Facebook, Twitter, Instagram, Foursquare...) et même celles de leur carte de paiement à la plateforme de DataCoup, sur laquelle les entreprises (marques, agences médias, distribu- teurs, instituts de recherche, banques, opérateurs télécom, assureurs...) viennent ache- ter les informations qui les intéressent. Les membresLa société a levé 1,3 million de dollars en deux tours de table depuis sa création, et prépare une nouvelle levée pour l’été. Elle emploie cinq personnes mais ne commu- nique pas sur le nombre de ses utilisateurs, les revenus moyens qu’ils en tirent, ni le nombre de sociétés qui lui achètent des données. Créée à Londres en 2013 par StJohn Deakins, CitizenMe ajoute d’autres services au seul fait de rémunérer les internautes s’ils acceptent de partager leurs données. Ils peuvent par exemple savoir ce que leurs données disent d’eux- mêmes : sont-ils écolos ? Quelle est leur personnalité ? Ils peuvent aussi comparer leurs habitudes avec les autres membres. Ses utilisateurs peuvent aussi changer rapi- dement depuis CitizenMe les réglages de con dentialité de leurs comptes sur Facebook, Twitter, Instagram, Linke- dIn... La plateforme est pour l’instant testée en bêta fermée auprès de 20000 utilisateurs actifs, qui perçoivent entre 20 centimes d’euros et 5 euros par semaine, s’ils acceptent de mettre leurs données en vente. La société emploie 14 personnes et a réuni 200000 livres de revenus jusqu’à présent. Le produit de la vente de la première start-up de son fondateur lui permet de s’auto nancer, mais une levée de fonds est prévue d’ici la  n de l’année. « Nous avons déjà 20 clients, dont des banques, des compagnies, d’assurances, des énergéti- ciens, des agences de publi- cité et d’étude marketing, ainsi que des marques de jouets et de cosmétiques »,formes sur les données, et à fournir aux internautes un outil pour être  nancièrement récompensés d’accepter deger leurs crédits de données contre des bons à valoir chez Starbucks, sur iTunes ou en- core Amazon. DataWallet,En 2011, Christian-François Viala avait lancé en France un site internet, baptisé Yes Pro le, au fonctionnement as-leurs informations person- nelles partout sur Internet. Outre les Gafa, ils visitent les sites de commerce en ligne, ceux des marques, ou encore ceux des médias où ils consomment de l’infor- mation et du divertissement. Surtout, il est très complexe de dé nir la valeur exacte des données personnelles. « Il n’existe pas de chiffre exact pour quantifier la valeur d’une donnée personnelle. De nombreux paramètres doivent être pris en consi- dération », explique Matt Hogan, le fondateur de Da- taCoup. Il faut par exemple prendre en compte l’identité de l’acheteur et du vendeur, la forme sous laquelle la donnée est échangée, le moment (la donnée est-elle récente ou ancienne ?). Et les données sont loin d’avoir toutes la même importance aux yeux des acheteurs. Les marques sont par exemple prêtes à débourser beaucoup plus d’argent pour savoir quels in- ternautes veulent acheter une voiture ou souscrire un prêt immobilier que pour ceux en quête de chaussures neuves. De plus, une donnée isolée n’a que très peu de valeur. Elle doit être raf née, analy- sée, et couplée avec d’autres informations, dans de très grands volumes, pour être monétisée convenablement. C’est le travail des data bro- kers qui se sont spécialisés dans l’achat et la vente de données, comme Acxiom et eXelate. Par contraste, la valeur d’une donnée peut se définir par le coût que peut représenter le fait de la garder pour soi-même. En 2015, l’opérateur télécom américain AT&T a déployé son réseau de  bre optique dans la ville de Kansas City. L’abonnement était proposé à 70 dollars par mois, soit le même prix que son concur- rent, Google Fiber. Mais ce prix de base pouvait se voir augmenté de 29 dollars pour les abonnés qui refusaient d’intégrer le p.rogramme "Internet Preferences" de l’opérateur, qui enregistre leur historique de navigation et de recherche.DataCoup se dé nit comme « une place de marché de la donnée personnelle », où les consommateurs peuvent vendre leurs data anonymiséesconnecter les comptes de leur vie numérique (Facebook, Twitter, Spotify, Airbnb, Uber, Amazon, Health...) à ces intermédiaires d’un nouveau genre. Digi.me, fondée aux Etats-Unis endont la plateforme est encore en phase de test fermé, a été créée par Sera n Lion Engel et a levé quelques centaines de milliers de dollars. En n, Meeco a été fondée en 2012 à Sydney par Katryna Dow.sez proche de DataCoup : les internautes pouvaient créer leur pro l et entrer en contact avec des annonceurs pour mettre leurs données à leur disposition contre rémunéra- tion. Fin 2014, ses membres pouvaient ainsi gagner 3 à 5 euros par mois, grâce aux sommes versées par une quarantaine de marques partenaires, dont les Galeries Lafayette, Norauto, Société Générale, Price Minister ou Médecins du Monde. Mais la start-up a cessé son activité en septembre 2016, et son site Internet est désormais inaccessible. L’extension pour le navigateur Chrome The Good Data, fondée à Londres par Marcos Menen- dez, est une autre illustration des dif cultés rencontrées par ces services. Elle plaide pourtant pour la bonne cause, puisque cette extension offre un choix à ses utilisateurs : soit protéger leurs données personnelles, soit laisser l’extension les collecter et les vendre à des tiers en re- versant 50% des sommes perçues à des organismes de micro-crédit dans les pays émergents. L’autre moitié des revenus doit financer la start-up. Mais le succès tarde à venir : alors que le projet a été lancé en 2014, l’extension ne comptait pas plus de quelques centaines d’utilisateurs en mai 2017.quelle valeuR PouR les données PeRsonnelles ? Pourquoi tant de dif cultés à trouver un business model qui rémunère directement les utilisateurs ? Plusieurs explications peuvent être avancées. D’abord, parce que les internautes disséminentEn 2013, Federico Zannier, a mis en vente sur Kickstarter 7 gigaoctets de données personnelles. 213 contributeurs ont dépensé 2733$dans ce projetIl faut se montrer imagi- natif pour contourner les Gafa, qui ont compris que ces data sont un trésor...2009 par Julian Ranger, a déjà séduit les investisseurs, puisqu’elle a par exemple levé 10,6 millions de dollars depuis sa création. People. io, fondée à Londres en 2015PRemièRes déconvenuesMais le vivier de start-up de ce secteur commence déjà à se réduire, car certaines ont jeté l’éponge ou ont pivoté. C’est par exemple le cas de Primal Shield, fondée en 2012 à Berlin par Marcus Tonndorf et Elad Leschem, spécialisée dans les données mobiles via une application Android, mais qui a depuis cessé ses activités. Elad Leschem di- rige aujourd’hui qDatum, un fournisseur de données bien plus traditionnel, où ce sont les entreprises qui partagent entre elles leurs données, et qui a intégré l’accélérateur de Microsoft.peuvent ensuite suivre sur une interface les sommes qu’ils ont tirées de chacun de leurs attributs de don- nées anonymisées (sexe, âge, historique d’achats...).explique StJohn Deakins. DataCoup et CitizenMe sont loin d’être les seules jeunes pousses à tenter d’aider les marques à contourner le contrôle des grandes plate-par Nicholas Oliver, a réalisé deux tours de table pour des montants non précisés. Elle a intégré l’accélérateur de l’opérateur Telefonica. Ses utilisateurs peuvent échan-ecoreseau.fr 39]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation numéRiqueHauté résolutionFocus sur un sujet high tech dans l’air du tempsLa gestion de projet informatique influencée par le CloudLe nouveau monde dans les nuagesJalix, intégrateur-conseil en SI, fête ses 10 bougies. Mais comme tous les autres, les métiers exercés en son sein ont sensiblement évolué. Grâce aux solutions sur le Cloud, tous les protagonistes d’un projet SI ne tra- vaillent plus de la même manière.plique souvent maintenant de construire la solution au fur et à mesure, en utilisant des méthodes agiles... »De plus, il faut tout de même gérer les prestataires : sécurité, niveau de service... Ce qui, si on les multiplie trop, peut devenir chronophage. « L’autre risque est de se retrouver avec des solutions éparses entre différents métiers auentreprises désirant se lan- cer dans des projets SI. La modularité porte principale- ment sur les fonctionnalités. Par exemple, un CRM va être développé en plusieurs briques : service client, ventes, marketing... La formule offre nombre d’avantages. Un col- laborateur peut ainsi avoir accès uniquement aux fonc- tions dont il a besoin – ce quitreprise. Mais avec des solu- tions sans customisation, « la mise en place est beaucoup plus rapide qu’auparavant », explique Jean-Yves Grisi.un RaPPoRt nouveau au temPsCette accélération est un des facteurs qui a complètement changé le rapport au temps du projet. « Il y a toujours unesource de valeur qui tombe à point nommé, puisque la maintenance était une partie importante du business modèle des intégrateurs...la dsi, de la technique au conseilDu coup, « les DSI sont moins impliquées dans le process et les démarches de choix d’un équipement logiciel », estime Laurent Luce. N’ayant plus (ou, en tout cas, moins) à se préoccuper du matériel, la DSI peut jouer un rôle plus stratégique. Assurer la sé- curité et les performances des SI est fondamental pour la bonne marche de l’entre- prise, et c’est justement leur expertise. C’est, en fait, un rôle de rationalisation : comment choisir et intégrer la nouvelle brique dans le système global de l’entreprise, éviter que cela mette en péril l’infrastructure, examiner les questions de sé- curité et de con dentialité... «LaDSIestentraindede- venir, pour nous, un business partner », résume Jean-Yves Grisi. Elle assume, en fait, un rôle similaire à celui que doit adopter les intégrateurs, et c’est assez logique : ils jouent bien, eux, le rôle d’une DSI pour les TPE et les PME. Mais le plus dif cile est sans doute le fait que, pour l’instant, il faut faire cohabiter les deux modes de gestion de projet. Pour les intégrateurs, le challenge est double. « Il y a encore un mélange de projets avec des approches métho- dologiques et des modèles tarifaires différents décrit Julien Vieux-Vincent. Nous devons donc être capables, pour un même client, de gérer des modes d.e service parfois opposés, tout en maintenant la cohérence d’ensemble in- dispensable à l’atteinte des objectifs. »Par Jean-Marie BenoistL’arrivée du Cloud n’a pas fait que changer en profondeur les usages quotidiens dans l’entreprise : elle a aussi bouleversé les usages en termes de gestion de projet SI. On ne choisit pas une solution en mode Saas comme on choisit une solution on premise. Un nouveau pro- jet « à l’ancienne » - pour un nouveau CRM par exemple -, s’étalait sur plusieurs étapes : une étude, des conseils d’une SSII, des ré exions approfon- dies sur les problématiques d’infrastructures, la conception et le développement, l’instal- lation... Un processus qui pouvait facilement durer un an, sans compter les mises à jour de versions qui étaient de véritables chantiers collectifs à mener de manière régulière. Le Cloud et le Saas ont pro- fondément changé la donne : les solutions sont construites différemment, le processus est plus rapide, les coûts et les préoccupations liés au matériel n’ont plus lieu d’être - plus d’interrogation sur le choix du serveur, sa puissance, la version du système d’exploi- tation... Toutes les étapes du projet sont impactées.la montée en Puis- sance des métieRs Conséquence directe de la disparition des questions tech- niques, le choix se focalise beaucoup plus sur les métiers : « de plus en plus, la décision d’investir dans telle ou telle solution est prise par le ser-vice demandeur et le service achat, résume Laurent Luce, product marketing manager chez Sage. Et le choix de la solution vient du bas de la pyramide. » Aujourd’hui, un jeune de moins de trente ans qui fait, seul, la démarche de chercher une solution pour améliorer son travail peut être à l’origine de son adoption par l’entreprise. C’est un process complètement approprié, par exemple, pour une entreprise en forte croissance, qui a rapi- dement besoin d’une solution déjà testée par un opération- nel qui connaît le métier. Les PME et TPE, en particulier, s’enthousiasment pour cette nouvelle façon de faire, pour une raison simple : cela leur permet de se concentrer sur leur métier. Et les jeunes créa- teurs d’entreprises ne se posent pas la question : la souplesse qu’offre le Cloud fait partie de leurs prérequis.Mais tout n’est pas rose dans le monde du Saas. Par exemple, l’expression écrite des besoins se fait plus approximative,sein de la même entreprise, les décisions ayant été prises sans concertation », souligne Laurent Luce.constRuiRe diFFé- Remment la solu- tion (modulaiRe)La nature de l’offre même est un autre fort facteur de changement. « On passe d’une approche client, sur-mesure à une démarche dite d’offre, plus packagée et modulairesimpli e son interface -, et en cas de besoin, une nouvelle fonctionnalité peut être testée sur un petit périmètre avant d’être rapidement étendue. La contrepartie est que ce mode de fonctionnement rend plus dif cile des développements personnalisés : modi er le cœur du système compromet son évolutivité, et les organi- sations se normalisent de fait autour de nouveaux standards logiciels. Pour compenser cetteinstallation initiale – beaucoup plus courte qu’auparavant -, mais ensuite, c’est devenu un processus continu, dans une logique de service, et d’apport constant de valeur», souligne Julien Vieux-Vincent. Entre des mises à jour plus fréquentes – en moyenne, les applications en Saas ont six nouvelles versions majeures tous les ans, contre trois pour les on premise -, des ajouts et retraits de fonctionnalités à tout moment, la relation entre l’intégrateur et l’entreprise sur un projet Saas s’établit dans la durée. La jeune génération, surtout, est habituée à tester et jeter des fonctionnalités, comme elle le fait avec ses ap- plications sur téléphone... Ces nouveaux usages entraînent également une évolution de la relation entre l’intégrateur et les usagers, qui s’oriente plus vers le conseil, mais centré au- tour des métiers. Une nouvellePour les intégrateurs, les DSI... Des métiers et des schémas réinventés...La jeune génération, surtout, est habituéeà tester et jeter des fonctionnalités, comme elle le fait avec ses applications sur téléphonesurtout chez les PME et TPE.« Et partir d’une page blanche est toujours un problème, estime Jean-Yves Grisi, CEO de Karoo, intégrateur Sales- force. Du coup, un projet im-– un écosystème compatible, avec une logique de store ou de marketplace », résume Julien Vieux-Vincent, directeur du marketing et de la performance chez Jalix, qui conseille lesperte, les éditeurs construisent des solutions polyvalentes, avec des cycles d’évolution très courts, qui ont besoin d’être paramétrées pour être ef caces au contexte de l’en-40 Juin - n°41]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[Créer aujourd’hui- Région Auvergne - Rhône-Alpes, eldorado de l’entrepreneuriat .................. p45 Business guides- Affacturage et créances atypiques ............................................................... p50 - MICE : la gestion des temps dans les séminaire grâce aux TIC .................... p5242CAHIER PRATIQUEConseils, astuces et nouveaux outilsLe temps des pionniers entrepreneurs têtes-brûlées défrichant des terres inconnues à mains nues est bien terminé. Car les créateurs peuvent désormais s’appuyer sur une myriade de structures et d’outils, qu’EcoRéseau s’attache à explorer dans chaque numéro tout au long des pages du cahier Pratique.Juin - n°40]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[La création d’entreprise, c’est avant tout du concret et de l’opérationnel.D’où cette rubrique qui explore de manière très pratique l’une des phases de l’entrepreneuriat.Entrepreneuriat en Auvergne-Rhône-Alpes Tissu réconfortantCréer aujourd’huiLe salon des entrepreneurs Lyon Au- vergne-Rhône-Alpes rappelle que la première région industrielle de France revendique qualité de vie, écosystème entre- preneurial complet et dynamique. De quoi créer des vocations ?que Toulouse en matière d’aéronautique. »absence de déseRt économiqueLe secteur tertiaire est éga- lement bien présent puisqu’ilreprésente six créations d’entreprise sur dix, avec une offre particulièrement étoffée dans les services aux entreprises (numérique, ingé- nierie, travail temporaire...) et dans les établissements nanciers. Auvergne-Rhô- ne-Alpes est par ailleurs l’un des principaux pôles français dans le domaine du transport et de la lo- gistique. Car la région est particulièrement bien situéeau carrefour de grands axes de communication français et européens. Elle dispose de sept aéroports, d’un ré- seau routier et ferroviaire riche, ainsi que de voies  uviales et  uvio-maritimes par lesquelles transitent chaque année 2,7 millions de tonnes de marchandises. « Cet écosystème dense et puissant est porteur pour les créateurs d’entreprise, souligne le président de la CCIR. Ici, nous n’avons pas de désert économique. Il y a une continuité sur le territoire. Nous disposons de belles boîtes aussi bien à Lyon, Grenoble, qu’au Puy- en-Velay ou à Aurillac. On peut créer son entreprise en tout point du territoire. » Très créative, Au- vergne-Rhône-Alpes est à l’origine de près de 20% des brevets déposés enSpot lumineux pour entrepreneur désireux d’y poser ses bagages...Par Yann Petiteaux«Ici nous avons à la fois la taille, la diversité et l’agré- ment de vie », vante le pré- sident de la CCI régionale Auvergne-Rhône-Alpes, Philippe Guérand. Avec ses 70000 km2 et ses 8 millions d’habitants, la région née de la fusion de l’Auvergne et de Rhône-Alpes a la taille d’un petit pays. Son tissu économique est particulière- ment dynamique. En termes de PIB, elle se classe à la deuxième place française et à la quatrième au niveau européen. La région réalise 12,6% des exportations fran- çaises et son taux de chômage (8,8%) y est inférieur à lamoyenne nationale (9,9%). Auvergne-Rhône-Alpes est la première région industrielle de France et la première ré- gion sous-traitante d’Europe. Elle est dotée d’un tissu so- lide et diversi é. La liste de ses secteurs-clés est longue comme le bras : mécanique, composants électroniques, énergie, pharmacie, technolo- gies médicales, décolletage, pneumatique, plasturgie, éco-technologies... « Nous avons un socle d’activités très large, estime Philippe Guérand. Dans beaucoup de secteurs, nous nous pla- çons dans le peloton de tête. Par exemple, nous sommes quasiment au même niveauNouvelle écoleSimplement trois chiffres : 101. Tel est le petit nom de la future école lancée par la Région Auvergne Rhône-Alpes et soutenue par Xavier Niel. 101 verra le jour dès la rentrée prochaine à Lyon au sein du campus numérique, dans le quartier de la Con uence. Le projet a été annoncé of ciellement  n janvier par le président du Conseil régional Laurent Wauquiez, en présence du patron de Free. Calquée sur le mo- dèle de la désormais célèbre école 42, 101 se positionne comme une école dédiée au code informatique où seront enseignés les différents langages de programmation né- cessaires à la création de logiciels, d’applis mobiles, etc.La formation, d’une durée théo- rique de trois ans, sera ouverte à tous les pro ls (avec ou sans le Baccalauréat) et les étudiantspourront suivre leur cursus à leur propre rythme. Elle sera gratuite mais ne délivrera en revanche pas de diplôme. Environ 300 élèves sont attendus dès septembre prochain. A terme, l’école s’implantera dans l’ancien siège de la Région, à Char- bonnières-les-Bains, dans la péri- phérie de Lyon. Le budget annuel de l’école est estimé à 5 millions d’euros.L’objectif de Laurent Wauquiez est très clair : former des programma- teurs pour alimenter les entreprises de la région et favoriser l’essor des start-up du numérique. Le pré- sident du Conseil régional évoque généralement un nombre de 8000 postes non pourvus en Auvergne Rhône-Alpes. Grâce à 101, il entend bien faire d’Auvergne Rhône-Alpes une « Silicon Valley » européenne. Bien que non diplômante, la futureécole de code lyonnaise devrait clairement béné cier de l’aura du patron de Free et du succès de l’école 42 qui a ouvert ses portes à Paris en 2013. Cette dernière, qui forme en moyenne 850 étudiants, a été récemment classée meil- leure école de code au monde par la plateforme CodinGame, devant deux acteurs français : l’Ensimag Grenoble et l’INSA Toulouse. Diri- gé par Nicolas Sadirac, l’établis- sement se dé nit comme un ovni dans le secteur de l’enseignement. Ouvert tous les jours, 24 heures sur 24, il s’appuie sur une pédagogie articulée autour de projets. Pas de cours magistraux ni de profs « à l’ancienne ». Une recette originale qui fonctionne si bien que Xavier Niel a ouvert une deuxième école sur ce modèle en Californie, au cœur de la Silicon Valley.«101», l’école 42 version lyonnaise43ecoreseau.fr]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUELes cinq premiers pays fournisseursCréer aujourd’huiActivité internationnaleLes cinq premiers pays clientsRANGPAYS1ALLEMAGNE2ITALIE3CHINE4ESPAGNE5ETATS-UNISRANGPAYS1ALLEMAGNE2ITALIE3ESPAGNE4ROYAUME-UNI5ETATS-UNISFrance par des nationaux. La recherche et l’innovation tiennent une belle place dans la région. Celle-ci compte en effet huit universités et pas moins de 50 grandes écoles, dont certains établissements prestigieux (Sciences Po Grenoble, EM Lyon, Mines de Saint-Etienne, Insa, Cen- trale Lyon...). Six grandes structures de recherche sont implantées en Au- vergne-Rhône-Alpes. Lasanté, les biotechnologies, les sciences physiques, l’en- vironnement, la chimie, les nanotechnologies, l’énergieterritoire concentre aussi 15 des 71 pôles de compétitivité labellisés en France et 16% des entreprises françaisesdouceuR devivRe sous tousles asPectsSylvain Tillon est né enentrepreneur de 34 ans y a fondé la start-up Tilkee, spé- cialisée dans l’optimisation de la relance commerciale. Il a découvert dans la capi- tale des Gaules un terreau fertile pour son activité. « Ici, on peut trouver des locaux facilement et beau- coup moins onéreux qu’à Paris, explique-t-il. De plus, les  nanceurs, les donneurs d’ordres et les structures d’accompagnement sont plusvisibles et plus accessibles. »L’état d’esprit lyonnais a également séduit le jeune chef d’entreprise. « Il n’y a pas de compétition entre start-up, ici. On ne cherche pas à tout prix à nuire aux autres car il y a ce qu’il faut pour tout le monde, tant en termes d’accompagnement que de  nancement. Ici, on est cocooné, il règne une cer- taine douceur de vivre. » S’il remonte chaque semaine àOn ne cherche pas à se nuire entre start-up ici, car il y a ce qu’il faut en termes d’accompagnement ou de  nancementset le numérique comptent parmi les points forts de la recherche régionale. Lebéné ciant du Crédit impôt recherche sont implantées en Auvergne-Rhône-Alpes-banlieue parisienne et a fait ses études à Lyon. Tombé amoureux de la région, cetavecaltoavocats.comLe cas de ce mois-ci est un cas singulier. Il s’agit d’une véritable manipula- tion de la justice qui peut arriver à toute entreprise. En l’espèce, un réseau de franchise, aussi appelé master franchiseur, avait imposé à un franchisé de souscrire une caution personnelle, garantie complé- mentaire au droit d’entrée dans la franchise. Le franchisé, bien décidé à lancer son ac- tivité, avait accepté de souscrire et verser cette caution.Progressivement la relation s’est détériorée entre les deux entités, et le franchisé a ex- primé sa volonté de quitter immédiatement le réseau de franchise. Pour éviter tous les débats et les différends juridiques potentiels, le franchisé avait alors accepté de laisser au franchiseur la caution versée quelques mois auparavant. Prudent, le franchisé exigeait une attestation, comme solde de tout compte. Pourtant, le franchiseur, rancunier, avait décidé de l’assigner et de lui faire payer au sens entier du terme sa sortie du réseau.Malgré le versement effectif de la caution, il a assigné le franchisé pour que celui-ci... verse la caution qu’il avait pourtant déjà versée.Le franchisé considérant qu’il n’avait plus à répondre de leur relation laissât pourrir la situation, sans répondre à l’assignation mais surtout sans se rendre à l’audience auprès du Tribunal de Commerce. Tribunal qui a donc jugé uniquement sur la base des dires et des pièces du franchiseur et...condamné le franchisé...qui là encore ne réagit pas. Jusqu’au moment où fort de la décision, le franchiseur décide de mettre en exécution la décision et de faire intervenir les huissiers. Que faire lorsque que les délais d’appel sont dépassés et qu’on a été condamné en vain ? Moralité : En l’espèce, il a été conseillé au franchisé  oué de répliquer fort en re- cherchant la quali cation d’escroquerie au jugement face à son ancien franchiseur. En effet, l’article 313-1 du code pénal prévoit que l’escroquerie est le fait par l’emploi demanœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déter- miner ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque. L’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.Cette escroquerie peut être matérialisée lorsqu’une des parties ment sciemment à un juge. Ainsi, la Cour de cassation considère que « Constitue une tentative d’escroquerie le fait pour une partie de présenter sciemment en justice un document mensonger destiné à tromper la religion du juge et susceptible, si la machination n’est pas déjouée, de faire rendre une décision de nature à préjudicier aux intérêts de l’adversaire. »Et attention au retour de boomerang pour le franchiseur qui risque lourd puisqu’en l’espèce, nous rentrons dans le domaine du pénal. Moralité : rendez-vous toujours à une audience qui vous concerne !L’escroquerie au jugement : quèsaco ?44 Juin - n°41Le droit en pratique]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[Besoin d’équiper vos Bureaux ?Nous vous proposoNsplus de 35 000 produits livrés eN 24h*, là où vous voulez !3924 ou 0 825 06 02 02 (0,15 €ht/min + prix appel)contact@bruneau.fr*Certains produits provenant directement du fabricant sont livrés dans un délai de 2 à 16j. Ce délai est précisé dans nos catalogues ou sur bruneau.frecoreseau.fr 45]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUECréer aujourd’huiParis – la capitale est à deux heures de TGV seulement –, Sylvain Tillon ne lâche- rait pour rien la qualité de vie qu’il a acquise. « C’est bien de vouloir conquérir le monde, mais c’est important aussi d’avoir du temps pour soi. A Paris, tous les soirs il y a des événements où il faut être présent. Ici, c’est une ou deux par semaine en moyenne. Il n’y a pas cette compétition larvée qui fait parfois oublier le cœur du business. Et puis, à Lyon, on peut survivre avec un Smic alors que c’est impensable à Paris. Quand je dis aux copains parisiens qu’ici la pinte est à quatre euros, ils n’en reviennent pas ! Du coup, cela coûte moins cher de se lancer en tant qu’entrepreneur. »concRétiseR la décentRalisation Quitter la région ? Denis Olivier ne le souhaite pas davantage. Ce  ls d’entre- preneurs, implanté dans la Loire, dirige deux en- treprises du secteur du bâtiment, Jindoli et Rei- vilo. Associé fondateur de l’agence de design Concept prod, il est également actifIl vaut mieux être le plus gros dans une petite ville que le plus petit dans une grande ville46 Juin - n°41Le sommet de l’entrepreneuriat à portée de main ?au sein de la CPME Loire et préside la commission internationale de la CCI Lyon métropole. En jan-vier 2016, il a créé Meal canteen à Saint-Etienne. Cette start-up a mis au point une application permettantde réduire le gaspillage alimentaire dans la restau- ration collective. Un bu- siness à très haut potentiel.Marketing territorial malinRoanne, nouvel eldorado de l’Ouest lyonnais ?Située au Nord du département de la Loire, à mi-chemin entre Lyon et Clermont-Ferrand, Roanne a déci- dé de tout mettre en œuvre pour attirer les porteurs de projet. Cette commune de 35000 habitants, sous-préfecture de la Loire et an- cien territoire d’industrie (textile, papeterie, métallurgie, défense...), ne peut se permettre de concurren- cer frontalement ses grandes voi- sines. Sa stratégie est plus maline : se positionner comme un territoire agile propice à la création d’en- treprise. Pour séduire les porteurs de projet, l’agglomération mise en effet sur la rapidité des circuits de décision et le faible coût – ainsi que la disponibilité – du foncier.Le territoire a lancé  n 2014 la marque « Roanne tout & simple- ment ». Objectif de cette démarche de marketing territorial : casser une image un peu vieillotte et at- tirer des compétences. En effet,« les chefs d’entreprise roannais reçoivent moins de candidatures à leurs offres d’emploi lorsqu’ ils indiquent Roanne plutôt que Rhô- ne-Alpes sur leurs annonces », constate Elsa Oblette, chargée de mission chez Roanne territoire.La marque « Roanne tout & simple- ment » a été initiée par la Chambre de commerce avec le soutien des collectivités locales. Elle ne dis- pose que d’une enveloppe annuelle de 150000 euros mais vit à travers un réseau de 600 ambassadeurs – principalement des cadres et des dirigeants – qui tentent de faire rayonner le Roannais au-delà de ses frontières. Dans un premier temps, le cœur de cible se résume aux cadres et porteurs de pro- jets dans la tranche 25-45 ans. La marque tente de les convaincre en mettant en avant la facilité d’en- treprendre sur le territoire. « Plu- tôt que de parler de notre tissu in-dustriel fort, nous avons choisi de mettre en avant la qualité de vie, la proximité entre les acteurs écono- miques et la rapidité des circuits de décision, souligne, le député-maire de Roanne, Yves Nicolin. Un por- teur de projet qui s’installe ici peut rencontrer du jour au lendemain le président de la CCI et celui de la communauté d’agglomération. » Dans un contexte de pénurie du foncier, la marque valorise éga- lement une offre  orissante (88 hectares à travers de nombreuses zones d’activité) et peu coûteuse, située à moins d’une heure de route de Lyon. « Les entreprises qui veulent se développer sur Lyon n’ont pas toujours la place nécessaire et doivent le faire à des coûts prohibi- tifs, tandis que nous avons du fon- cier libre à des prix attractifs. Nous voulons être l’eldorado de l’ouest lyonnais », clame Yves Nicolin.]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[« Il vaut mieux être le plus gros dans une petite ville que le plus petit dans une grande ville, assure Denis Olivier. A Paris on nous a fait les yeux doux en nous proposant des solutions d’hébergement. Mais la région stéphanoise, ce sont mes terres et j’estime qu’il faut que tous les territoires vivent. Cela a du sens pour nous d’avoir notre siège à Saint-Etienne. On ne peut pas tout centraliser sur Pa- ris. Et puis j’aime prendre le contrepied. Certes, pour tout ce qui est ingénieur développeur, on est un peu à la peine de trouver les bons pro ls dans la région stéphanoise, mais le projet d’ouverture d’une école 42 à Lyon devrait apporter un vivier important de pro- grammateurs. » (cf. encadré)une PéPinièReà moins de vinGt minutesLes porteurs de projet implantés dans la région peuvent compter sur le plus important réseau de pépinières d’entreprises de France. Auvergne-Rhô- ne-Alpes compte en effet une soixantaine de structures et trois nouveaux projets par an. Chacune héberge une quinzaine d’entreprises naissantes pour une durée de deux à trois ans. « En moyenne, elles sortent avec deux à trois salariés, cequi représente environ 500 créations d’emplois chaque année », calcule Thierry Chabroux, président d’Aura Pep’s, le réseau régional des pépinières d’entreprises. Montélimar, Privas, Cham- béry... « Où que l’on soit sur le territoire régional, il y a une pépinière d’entreprises à moins de vingt minutes », assure ce dernier.Les étudiants-entrepre- neurs ne sont pas non plus abandonnés à leur sort. Une structure comme le Beelys (« booster l’esprit d’entreprendre sur Lyon et Saint-Etienne ») a pour vocation de les accompa- gner tout au long de leur démarche. Il apporte un soutien aux étudiants ou jeunes diplômés de la ré- gion (Lyon, Saint-Etienne, Roanne, Bourg-en-Bresse...) a n de les former à l’entre- preneuriat et à l’innovation. « Beelys est le PEPITE (Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneu- riat, ndlr) le plus impor- tant de France », précise Alexis Catanzaro, maître de conférences en sciences de gestion et responsable du master entrepreneuriat de l’IAE de Saint-Etienne, référent PEPITE Beelys à Saint-Etienne. « Nos mentors accompagnent plusieurs centaines d’étudiants-en- trepreneurs. Nous aidons tous les étudiants, qu’ils soient en première ou en cinquième année et quelle que soit l’avancée de leur projet. »« les caPitaux sont là »La région regorge égale- ment de réseaux d’accom- pagnement. Le Réseau entreprendre est implanté à Lyon depuis 1992. Au- jourd’hui, Auvergne-Rhô- ne-Alpes constitue la plus importante région de ce maillage national. « Nous disposons de 1245 chefs d’entreprise bénévoles à travers huit associations et 19 implantations dans la région », détaille Frédéric Coffy, directeur général de Réseau entreprendre Rhône et coordinateur de Réseau entreprendre Auvergne-Rhô-ne-Alpes. A l’échelle régio- nale, l’association accom- pagne actuellement plus de 300 entreprises totalisant 219 millions d’euros deinjecté au niveau régional 4,8 millions d’euros sous forme de prêts d’honneur. Une recette qui fonctionne, puisque cinq ans après leurentre huit et neuf emplois. Les projets plus modestes trouveront des interlocuteurs privilégiés auprès de l’Adie (Association pour le droitment, les porteurs de pro- jet s’orienteront vers les bourses French tech, le dis- positif régional Inovizi ou encore la BPI « très active et ef cace », estime Frédé- ric Coffy. Les projets plus avancés se rapprocheront des fonds d’investissement (Rhône-Alpes création, Car- vest, Rhône-Alpes PME...) ou des business angels ré- cemment regroupés sous l’enseigne Lyon métropole angels. « Les capitaux.sont là, assure Philippe Gué- rand. Personnellement, je ne connais aucun projet sérieux qui n’en trouve pas. »Montélimar, Privas, Chambéry... Où que l’on soit sur le territoire, il y a une pépinière d’entreprise à moins de vingt minuteschiffre d’affaires. L’objec- tif à l’horizon de trois ans est d’en accompagner 150 nouvelles chaque année. L’an dernier, le réseau acréation, 88% des entre- prises suivies par Réseau entreprendre sont encore en activité. Dans cet intervalle, chacune crée en moyenneà l’initiative économique) ou le réseau Initiative éga- lement bien implantés en Auvergne-Rhône-Alpes. En matière de finance-Julien LeclercqDirecteur général agence Com’PresseEditions YakabooksAuteur de Journal d’un salaud de patron (Ed. Fayard) www.salauddepatron.frLosers pour toujours ?«Nous ne serons jamais des winners, connard. » La phrase n'est pas de moi (ma mère me rappelle- rait les bonnes manières), mais lue sur une banderole brandie le 8 mai dernier par desmanifestants anti-Macron.Je passerai sur l'insulte, que notre nouveau Président a dû apprécier, et me concentre sur le reste, à mon sens tout aussi consternant. Le symbole est fort : s'autoproclamer loser à vie le jour où l'on fête la plus grande victoire du monde libre, ce n'est pas rien.« Nous ne serons jamais des winners. » Il est dif cile d'identi er les personnes qui portent cette banderole, la boule au ventre qu'elle a immédiatement créée chez moi me laisse penser qu'en mon for intérieur je suis convaincu du pire : il est possible que ce soit des jeunes. Comment avons-nous pu leur laisser penser cela ?Comment, dans ce pays-ci, pouvons-nous lire ces mots-là ? A quel moment ces per- sonnes ont-elles cessé d'y croire ? Y ont-elles seulement déjà cru ?Nous habitons le pays des Lumières, le pays des Droits de l'homme, le pays des Zèbres d'Alexandre Jardin, des héros de l'ombre de Frédérique Bedos, le pays dont le nouveauPrésident était un inconnu il y a trois ans. La France est une patrie merveilleuse, por- tée par une nation courageuse et inventive. Chaque matin, des quidams se lèvent pour s'attaquer à une fracture qu'ils ne supportent plus. Logement, éducation, environnement, emploi, lien social, santé... Des milliers de Français mettent leur cœur et leur énergie au service des autres, faisant leur part du travail, ce fameux battement d'aile du colibri qui rend le monde meilleur.Il est possible en 2017 d'être optimiste sans être naïf. Impossible de ne pas reconnaître les immenses problèmes que nous avons à résoudre, à commencer par l'extrême pré- carité de nombreux d'entre nous. Mais les solutions existent, et les belles histoires sont légion.Alors non, personne ne peut s'autoproclamer loser à vie, à moins de l'avoir décidé. Après tout, c'est sans doute confortable de n'avoir plus d'ambition.Nous avons gagné au tirage. Nous sommes nés dans le pays des libertés, un pays où il est possible de se battre contre tous les déterminismes. Un endroit où l'on a le droit de croire en ses talents, en ses rêves. De croire en soi.ecoreseau.fr 47Salauds de patrons !© Nicolas Dias]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesDans chaque numéro, EcoRéseau Business s’intéresse de prêt à une (ou des) problématique(s) que peut se poser un cadre dirigeant (logistique, marketing,  nance, communication...)en demandant l’avis des prestataires et conseilsCréances atypiques en affacturageExcursions en Terra IncognitaLes affactureurs traditionnels ont le vent en poupe. Mais pour résister à la concurrence des fintechs, ils étendent leurs offres dédiées aux PME dans les créances commerciales « atypiques ». Par Pierre-Jean Lepagnotfacture en question). Selon l’Association des sociétés  nancières (ASF), le marché de l’affacturage a progressé de 8% en 2016 et les pers- pectives de développement sont très importantes. D’une part, le nombre d’entreprisesles factors français com- prennent des leaders euro- péens susceptibles de tirer encore l’activité. En effet l’activité à l’international se développe aussi forte- ment. Elle représente près du tiers de l’activité globale et a enregistré en 2016 une progression de plus de 17% », indique Palle Guillabert, délégué général de l’ASF. Un point de vue partagé par Eugénie Aurange, directrice du développement des mar- chés et de la communication au sein de Crédit Agricole Leasing & Factoring.une dYnamique qui ne Faiblit PasSelon elle, le marché de l’affacturage reste très dy- namique en France. Il est notamment porté par les opé- rations de taille signi cative et l’export, mais aussi par la clientèle des professionnels etPMEquiyadeplusen plus recours. « En 2017, la croissance semble vouloir se maintenir. Les besoins de trésorerie et de couverture contre les impayés restent importants en France. L’amé- lioration de la conjoncture économique et le contexte de taux bas soutiennent aussi le marché », explique la pro- fessionnelle. Sur le premier trimestre 2017, on constate même une accélération de lariode de l’année précédente, après une hausse de 3,4% au quatrième trimestre 2016, révèle l’ASF. Et les PME, autrefois mé antes vis-à-vis de ce mode de  nancement alternatif, sont de plus en plus demandeuses. « Selon le rapport de l’ACPR publié en octobre 2016, le nombre de dossiers traités par les fac- tors reste concentré sur une clientèle de PME et TPE qui, jusqu’à 15 millions de chiffre d’affaires, représentent 90% du nombre total de dossiers de l’exercice. Les factors français sont de surcroît les seuls en Europe à avoir une offre dédiée aux TPE. Ils ont créé à cet effet un glossaire harmonisant les terminolo- gies employées ainsi qu'un récapitulatif annuel des frais. Cet effort de pédagogie vise à rendre le produit plus fa- cile à comprendre pour les chefs d'entreprise. Certains factors ont des offres de forfait tout compris », relate Palle Guillabert. Une dyna- mique soutenue qui suscite de nombreuses convoitises. Face aux factors traditionnels, plusieurs  ntechs spécialisées dans le rachat de créances cherchent à tirer leur épingle du jeu. Finexkap par exemple, a af ché une croissance de 20% de son chiffre d’affaires l’an dernier.l’essoR de l’aFFactuRaGe inteRmédiaiRePour garder leur place de lea- der dans un environnement de plus en plus concurrentiel, les factors jouent la carte des prix, mais pas seulement. Ils cherchent également à se positionner sur des marchés autrefois ignorés car trop risqués. Il y a quelques an- nées encore, de nombreuses sociétés, principalement dansEn France, 25% des dépôts de bilan sont attribués à la défail- lance d’un client. Un chiffre d’autant plus impressionnant qu’il concerne toutes les entreprises. Même en bonne santé, une TPE-PME n’est pas à l’abri de l’effet domino caractérisé par des faillites en cascade. Face au risque d’impayé, les entreprises se tournent de plus en plus vers l’affacturage, cette tech- nique qui consiste à se faire payer immédiatement une facture en la cédant à un « factor » (qui se chargera ensuite de se faire régler larecourant à l’affacturage est encore relativement faible (50000). D’autre part, l’affac- turage s’adresse à tous types d’entreprises : TPE, PMELe factor doit supporter un risque de litige potentiel entre les deux parties jusqu’à la  n de chantier, ce qui peut être long et pesant...Une facture est considérée comme atypique lorsqu’elle n’est pas certaine, liquide et exigibleet très grandes entreprises. « Le produit est désormais reconnu à part entière etcroissance de l’affacturage : celle-ci est en hausse de 8,4% par rapport à la même pé-48 Juin - n°40]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[LES ENTREPRISES ACCÉLÈRENT, LES PAIEMENTS AUSSI.DANS UN MONDE QUI CHANGE,L’AFFACTURAGE SIMPLE ET RAPIDEBNP Paribas Factor, leader de l’affacturage, propose aux TPE des solutions de  nancement en 48h et de gestion des factures. Adaptée à l’évolution de votre entreprise, l’offre «Impulsion» permet d’accélérer simplement votredéveloppement.factor.bnpparibas.comBNP Paribas Factor - S.A. au capital de 5 718 272 € - RCS Nanterre B 775 675 069 –Seine Way, 12/14 rue Louis Blériot - CS10096 - 92506 Rueil-Malmaison Cedex - Tél. : 0 825 830 820.]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesles secteurs du BTP et de l’informatique, n’avaient ainsi pas accès à l’affactu- rage à cause du caractère « atypique » de leurs créances. Une facture est considé- rée comme atypique lors- qu’elle n’est pas « certaine, liquide et exigible ». C’est notamment le cas lorsqu’il s’agit d’acomptes, de bons de commande et de situa- tions de travaux. Dans le secteur informatique, les factures liées au déploie-Production croissante de trimestre en trimestreProduction croissante d’année en annéedes travaux, le factor doit supporter un risque de litige potentiel entre les deux par- ties jusqu’à la  n de chantier pouvant s’étaler sur plus d’un an. En cas de litige, les factors doivent généralement engager une procédure de recouvre- ment qui se révèle souvent délicate. Les facturations intermédiaires telles que les situations de travaux sont en effet considérées comme des paiements anticipés, le rejet de la facture  nale par unaux factors d’intervenir dans ce secteur davantage sujet à dif cultés. Nous restons bien entendu favorables à tout développement d’ac- tivité pour l’affacturage », explique Palle Guillabert, délégué général de l’ASF.les FactoRs à la manœuvReAinsi, les nouvelles offres Cadencio de Crédit Agri- cole Leasing & Factoring et Pro Situ de Natixis FactorAgricole », con rme Eugé- nie Aurange. « Travaillant sur des prestations longues, complexes et coûteuses, ces entreprises sont confrontées à de forts besoins de liquidité et à des contraintes de délais de paiement. Cadencio leur permet de béné cier d’un apport de trésorerie immé- diat en cédant des factures relatives à des prestations en cours de réalisation : factures intermédiaires ou situations de travaux. Elles peuvent ainsi  nancer leur cycle d’exploitation sans avoir à attendre le paiement de leur donneur d’ordres ou client », détaille-t-elle. L’enjeu est d’importance con rme Sébastien Ferdinand, direc- teur des relations clientèle Corporate chez BNP Paribas Factor France. « Dans le BTP, l’entreprise n’est payée qu’après le feu vert des don- neurs d'ordre du projet, ce qui peut prendre beaucoup de temps et conduire au dépôt de bilan ». L'Observatoire des délais de paiement, dans son dernier rapport daté de mars 2016, note que 80% des petites entreprises du bâtiment souffrent de re- tards de paiement. En cédant une partie de ses créances à BNP Paribas Factor grâce à un forfait d'affacturage spéci que aux situations, la société CGMI, spécialisée dans la maintenance des équipements des patrimoines immobiliers des bailleurs sociaux, a considérablement allégé la pression  nancière qui pesait sur son groupe. « Prestataire de services, nos principales dépenses sont les salaires que nous versons chaque mois, et les charges sociales payées mensuel- lement. En revanche, nous facturons nos clients chaque trimestre voire chaque se- mestre. Sachant que nous sommes payés à 60 jours, l’écart entre les sorties et les entrées peut dépasser largement les 120 jours. Dès lors, le service d’affacturage proposé par BNP Paribas Factor nous est fort utile puisqu’il contribue à nous permettre d’honorer, chaque mois, les salaires de nosemployés. C'est un véritable outil  nancier stratégique et un accompagnement de notre développement. Nous cédons désormais 50% de nos facturations. Nous pouvons donc maintenant dégager de la trésorerie en moins de 24 heures, alors que nous de- vions parfois attendre jusqu’à six mois pour être payés par nos clients auparavant », indique Béatrice Le Camus, responsable administrative et  nancière du groupe. Le forfait proposé comprend le  nancement, la relance et le recouvrement de vos factures ainsi qu'une garantie contre les impayés. Le coût est le même que celui de l'affac- turage classique chez BNP Paribas Factor.un coût laRGe- ment suPPoRtable Dégressive en fonction du chiffre d’affaires cédé, la tari cation de Cadencio de Crédit Agricole Leasing & Factoring est similaire à celle de l’affacturage clas- sique. « Seule la commission d’affacturage est adaptée, compte tenu de la parti- cularité de la facturation intermédiaire : les factures cédées correspondant à des prestations en cours de ré- alisation, elles sont poten- tiellement plus risquées (en cas de non achèvement des travaux par exemple) et né- cessitent des processus de gestion spéci ques », indique Eugénie Aurange. Les com- missions prélevées peuvent quant à elles être entre 10 et 20% plus élevées que pour de l’affacturage classique, selon plusieurs spécialistes. Pour Béatrice Le Camus, le jeu en vaut largement la chandelle. « Certes, le service d’affacturage a un coût, mais il est largement supportable eu égard à sa simplicité et aux services qu’il nous offre. Le factor s’occupe de tout, y compris du recouvrement en cas de retard de paiement. Il nous fait donc.gagner un temps précieux, ce qui nous permet de focaliser notre attention sur notre activité et nos clients. »ment, à la maintenance et à l’assistance d’un logiciel ou d’un système d’information sont aussi atypiques car elles portent sur des prestations qui seront réalisées après l’établissement d’un contrat.client peut entraîner la nullité des versements déjà effectués. L’entreprise peut alors se voir obligée de rembourser ces dernières ! « C’est un secteur qui traditionnellement est dif cile à pénétrer par lespermettent de  nancer les factures intermédiaires, qui correspondent à des pres- tations en cours de réali- sation, émises entre autres par les entreprises du BTP. « Crédit Agricole Leasing50 Juin - n°41Si les factors étaient aussi réticents à prendre en charge ces créances, c’est parce que leur risque de non-recouvre- ment est plus élevé que celui des factures « classiques ». Comme le client paie sa dette en plusieurs tranches au fur et à mesure de l’avancementfactors en raison des litiges qui peuvent être rencontrés au cours de la réalisation des travaux, objets de factura- tions intermédiaires. Pour pallier ces dif cultés, nous avons proposé la constitution, via Bpifrance, de fonds de garantie ad hoc permettant& Factoring a lancé l’offre Cadencio en juillet 2016 pour répondre à une demande forte des PME des secteurs du BTP (marchés publics comme privés), de l’infor- matique et de la fabrication industrielle, clientes des Caisses régionales du CréditAcomptes, bons de commande et de situations de travaux...en BTP et informatique, les factors avaient du mal à s’imposer]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[AFFACTURAGEDONNEZ DU SOUFFLEÀ VOTRE ACTIVITÉ EN FINANÇANT VOS FACTURES SOUS 24H*Bénéficiez du financement de vos factures clients en étant protégé contre le risque d’insolvabilité de vos clients.Libéré du recouvrement de vos factures, vous pouvez vous concentrer sur le développement de votre activité.* Sous réserve de la conformité des factures et du respect des conditions contractuelles.Performances constatées en 2016 sur le portefeuille : 90% des remises sont traitées et  nancées en 24h. (source société)Crédit Agricole Leasing & Factoring - S.A. au capital de 195 257 220 € - 692 029 457 RCS Nanterre - Crédit photo : Thinkstock - 05/2017www.eurofactor.com]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[CAHIERPRATIQUE Business guidesGérer les temps forts / faibles du séminaireLes outils d’optimisation...et les gadgetsMots-clés1 Le partage d’informations, une source de motivation 2 Des applications pour générer de l’interactivité3 Pas de technologies au détriment de l’humain4 Des espaces connectés mais atypiques5 Après l’événement, entretenir le souvenirRendre efficaces les séminaires, tel est le but ultime en temps de disette. Certaines nouvelles technologies étendent dans le temps l’évènement, et facilitent le timing. Mais pas toutes...Par Elsa BellangerConnaissant une activité en dents de scie dans un contexte économique contraint, le secteur des séminaires d’entreprise évolue.Les manifestations se déroulent dans des espaces moins lointains, avec des effectifs réduits. Elles sont de plus courte durée et comprennent moins d’activités annexes et/ou ludiques. Dans ce contexte, les acteurs du secteur s’appuient notamment sur les nouvelles technologies pour adapter et renouveler leur offre. Les plateformes en ligne et applications se multiplient pour s’inscrire, partager l’information au préalable puis par la suite, interagir, dialoguer,décider collectivement. Les espaces de réunion sont désormais connectés et équipés de solutions de domotique. Mais comment dissocier ce qui relève du gadget de l’outil qui change les modalités d’un séminaire ? Comment intégrer ces technologies à l’organisation et au déroulement d’un séminaire, qu’il soit dédié au team building ou au travail, sans nuire au message ou.à la relation humaine censée favoriser son appropriation ? Comment optimiser leur usage pour préparer sa manifestation, moti- ver les effectifs, enrichir les échanges et en faire revivre le souvenir ?52 Juin - n°41Fiction : Une déconcentration préjudiciableAnita voulait se faire remarquer, elle pensait bien faire. Chargée d’organiser le séminaire annuel réunissant les responsables régionaux de son entreprise, elle voulait casser les codes, marquer les esprits et engager ses collègues dansde nouvelles pratiques qui pérennisent leurs échanges au-delà du séminaire. Elle a ainsi misé sur les nouvelles technologies et leurs promesses d’ef cacité, de simpli cation, de partage et de collaboration. Elle a d’abord mis en place une inscription en ligne et conçu l’invitation comme un teaser laissant planer le suspense quant au déroulé de la manifestation 1. Mais ne sachant pas ce qui les attendait, les participants ont traîné à s’inscrire et Anita s’est vue contrainte d’effectuer des relances pour attirer ses collègues sur la plateforme.Sur place, noyés sous les alertes des différentes applications téléchargées sur leur smartphone pour suivre les différentes étapes du séminaire 2, les parti- cipants ont eu les yeux rivés sur leur appareil et ont fait preuve de distance. Ils en ont presque oublié leurs collègues et se sont révélés hermétiques au message et au contenu de la manifestation 3. Pendant les temps prévus pour le travail et l’échange, nombreux ont été les curieux à être distraits par les gadgets tech- nologiques qui équipaient la salle de réunion 4. Les différents outils censés se mettre au service des échanges se sont retrouvés au centre des discussions. A l’issue du séminaire, soulagée que ce désastre ait pris  n, Anita en a oublié qu’elle pouvait compléter et poursuivre les échanges via les fonctionnalités of- fertes par les applications utilisées pendant le séminaire 5, se privant ainsi de la possibilité de faire revivre le souvenir de la manifestation et d’en enrichir le contenu. Anita s’est fait remarquer... Peut-être pas dans le sens qui lui importait.]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guides1 le PaRtaGe d’inFoRmations, une souRce de motivationLa réussite d’un séminaire, qu’il soit ludique ou à vocation plus formelle, passe par la motivation des participants et cette dernière se prépare en amont. « Plus les informations positives et précises circulent, qu’elles soient sur la destina- tion, le format, la durée ou le contenu, plus les participants seront motivés », souligne Serge Tapia, directeur Event et MICE au sein de Serviceplan France. « Susciter l’envie crée des dispositions favorables pour l’activité proposée », poursuit-il. Dans cette logique, la destination participe à la création d’une dynamique favorable d’adhésion à l’événement. Si le choix doit répondre à des critères d’acheminement et d’hébergement avec une infrastructure adaptée, il doit également proposer une rupture avec le quotidien des équipes. L’ob- jectif est toujours de susciter l’envie et l’adhésion. Ainsi, « une destination géographiquement trop proche de l’entreprise peut donner le sentiment d’un événement préparé à la va-vite », indique Serge Tapia. Pourtant, une option de proximité peut se révéler nécessaire dans un contexte budgétaire contraint. Dans ce cas, le choix d’un lieu proche, mais insolite, peut créer la rupture : golfs, cinémas, musées, haras, ou encore domaines viticoles proposent des prestations. « Si le choix s’oriente vers une destination insolite, il faut veiller aux bonnes conditions technologiques : accès internet, réseau téléphonique, etc. », rappelle Matthieu Delavallade, responsable commercial de l’agence de tourisme d’affaires Cézame. Pour Sandrine Christon, déléguée générale de l’Événement (Association des agences de communication événementielle), « que ce soit du team building ou du travail, il s’agit de faire vivre une cause : travailler ensemble, faire passer un message ou encore co-construire un projet. Le partage d’informations sur l’objectif, ainsi que sur la destination et la formule proposées, permet aux effectifs d’adhérer à la démarche et de se l’approprier ». Pour répondre à cet impératif de partage d’informations, de nombreux outils numériques ont vu le jour ces dernières années.Pas de technoloGies au détRiment de l’humain2« Les outils numériques permettent de mettre en œuvre des expériences inédites en rendant les participants acteurs de l’événement. C’est un véritable facteur d’intégration et d’animation », explique Serge Tapia. Des applications existent en effet pour s’inscrire, partager les informations en communauté, recevoir le programme, charger les présen- tations, mais aussi pour créer l’interaction pendant l’événement par des votes en direct ou des « murs de tweets » (« tweet walls ») af chant les réactions des participants sur le célèbre réseau social. Des outils répondent à des besoins plus techniques, comme ClickShare qui permet de se connecter facilement au système vidéo d’une salle de réunion et de partager le contenu avec les participants.D’autres technologies apportent des solutions plus globales. Venue des États-Unis, Yapp propose depuis 2012 une application pour communiquer avec les participants, que ce soit avant ou pendant l’événement. Il permet de faire passer des annonces, de déposer des documents, de diffuser des informations via YouTube ou Twitter, mais aussi d’attribuer un emploi du temps particulier à un compte pour un accès personnalisé à la bonne in- formation, et ce en direct.Pionnière dans ce domaine en France, la start-up Wisembly propose aussi une ap- plication pour favoriser l’interaction tout au long de l’événement. En amont, la plateforme permet la mise à disposition de l’ordre du jour et de documents, mais aussi la préparation des échanges en laissant la possibilité aux participants de poser des questions. « Ce type d’interface permet à ceux, notamment les plus timides, qui n’en ont pas l’habitude, de s’exprimer et de nourrir ainsi les échanges », estime Serge Tapia. Pendant l’événement, Wisembly permet, par ailleurs, de partager les slides et les documents, mais aussi les idées des participants. Des votes en direct peuvent être réalisés grâce à l’application, favorisant de fait la participation, l’engage- ment et les prises de décisions collectives. À la suite de l’événement, la plateforme génère un compte-rendu statistique de la réunion, partage les documents présentés et permet la poursuite des échanges.des aPPlications PouR GénéReR de l’inteRactivité3S’ils permettent de générer de l’interactivité, les outils numériques ne doivent pas empiéter sur le contenu. « L’usage d’applications doit contribuer à atteindre l’objectif  xé, et non l’occulter. Organiser un événement avec ses effectifs doit répondre au contenu d’un cahier des charges identi ant les prestations nécessaires », avertit Sandrine Christon. « Propo- ser des applis et gadgets pour tout et pour n’importe quoi peut vite agacer et produire le contraire de l’effet voulu, à savoir le rejet plutôt que l’adhésion. La technologie disponible ne justi e pas d’assommer en informations ou en messages super us », ajoute Perrine Edelman, directrice adjointe de Coach Omnium. Pour Serge Tapia, « la part du budget consacrée aux nouvelles technologies avoisine généralement les 20% lors d’un séminaire. Elle ne doit pas excéder 30%, car il s’agit avant tout de traiter de l’humain ». « Le tout technologique, ce n’est pas faire dans la personnalisation », estime Perrine Edelman. Les promesses apportées par les nouvelles technologies ne doivent pas occulter le cœur de l’évé- nement : le contenu à transmettre aux effectifs. « Générer du stress chez les participants nuit au message et à l’objectif du séminaire ou de l’événement. Il ne faut pas être à cent à l’heure en permanence, mais plutôt prévoir un programme léger ou des temps ludiques, surtout si la destination est séduisante, cela évite la frustration », souligne Serge Tapia. « S’il est déconseillé de commencer ou de terminer par un moment ludique, celui-ci ne doit pas être négligé. Le risque, c’est d’imprégner un souvenir négatif aux participants, alors que quelques heures consacrées à une visite guidée ou une dégustation suf sent à créer un état d’esprit favorable », complète Matthieu Delavallade, responsable commercial de l’agence de tourisme d’affaires Cézame.54 Juin - n°41]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[FORFAIT RÉSIDENTIELÀ PARTIR DE 217 €*NUIT ET PETIT-DÉJEUNER2 PAUSES CAFÉS THÉMATIQUES, DÉJEUNER ET DÎNER, 1 SALLE DE RÉUNION PLÉNIÈRE ÉQUIPÉERenseignements et demande de devisau 0 970 818 478 ou sur www.meetings-barriere.comTravaillez di éremment, soyez Barrière. *Tarif HT «à partir de», donné à titre d’exemple pour L’Hôtel du Golf Deauville, par personne, selon conditions de vente et dans la limite des chambres réservées à cette o re, et susceptible d’être modi é. Le déjeuner et le dîner sont proposés en bu et, en  nger bu et ou à l’assiette, boissons comprises. Le déjeuner peut également être servi en lunch box ou en menu express. L’accès Internet haut débit en salle de réunion et en chambre est inclus dans le forfait résidentiel. Groupe Barrière SAS au capital de 1 215 144,68 euros. R.C.S. Paris : 320 050 859 - © Laurent Fau / Fabrice Rambert.]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUE4des esPaces connectés mais atYPiquesS’ils apparaissent nécessaires à la motivation des effectifs et à la transmission d’un message ou d’un contenu, les temps informels ponctuant les séminaires se font plus rares. « Les entreprises organisent des manifestations de plus courte durée, sur une, voire une demi-journée. Elles y associent moins d’activités annexes », constate Perrine Edelman. Dans ce domaine également, les professionnels du tourisme d’affaires ont pris acte des évolutions et adaptent leurs offres. Les espaces d’accueil, et en particulier les hôtels, de plus en plus équipés et connectés, développent des solutions globales mais adaptables. Leurs offres se veulent suf samment  exibles pour répondre à de nombreux besoins différents.En premier lieu, face à la disparition progressive des temps informels, les espaces de réunion tendent à devenir moins austères : des fauteuils voire des poufs remplacent les simples chaises, des bars et canapés jouxtent des espaces « cuisine ». Bourrés de technologies, notamment domotiques, ces nouveaux espaces, forcément connectés, proposent de faire vivre une « expérience inédite » aux usagers. Au cœur de Paris, le Novotel Les Halles a ainsi inauguré en février dernier l’Atelier H. Conçu comme un loft et baigné de lumière naturelle, cet espace de 600 m2 est découpé en studios, décorés selon une thématique « vintage » (le téléphone, les vinyles, la photographie...), à partir des collections personnelles du propriétaire. L’espace comprend une cuisine partagée en libre accès où le chef prépare des plats à la demande. « L’esprit du lieu et l’âme des studios impriment un souvenir positif chez les clients », constate Julia Dionisi, directrice du Novotel Les Halles. « La liberté d’organisation offerte, la  exibilité et le décloisonnement permettent une nouvelle temporalité et créent une rupture avec le temps de travail classique », poursuit-elle. Une approche similaire est développée par le groupe Marriott et son programme « Future of Meetings », expérimenté dans plusieurs entités du groupe. Les salles de réunion dites de « nouvelle génération » sont plus conviviales et modulables et mettent à disposition des espaces informels. Ce cadre de travail est accompagné d’une plateforme baptisée « Meeting Imagined » (www.meetingsimagined. com), compilant une suite d’outils pour concevoir des réunions personnalisées et interactives, en accord avec les objectifs des organisateurs.L’idée consiste à libérer les usagers de ces espaces de leurs contraintes pour leur offrir une expérience de travail unique. Un service de concierge virtuel, le « Red Coat Direct », disponible depuis un smartphone ou une tablette, est ainsi proposé à la clientèle séminaires. « Via cette application, les clients peuvent interagir avec le concierge, sans se déplacer, pour effectuer diverses demandes (commande de café et autres boissons, réglage de la tempéra- ture...) », explique-t-on chez Marriott.les chiFFRes à ReteniR42%des entreprises interrogées par Coach Omnium organisaient leurs événements et séminaires en interne en 2015, contre seulement18%en 2005, et 56% n’y associaient que rarement des activités annexes à leur programme de travail, contre 24% en 2006. Dans un contexte économique contraint, la 25ème étude conjoncturelle sur le marché « MICE » (Meetings, Incentives, Conventions, Events), du cabinet de conseil Coach Omnium, fait ainsi état des évolutions des pratiques des entreprises en matière de tourisme d’affaires. Les manifestations tendent également à être de plus courte durée. En 2009, seules 24% des entreprises interrogées organisaient des demi-journées d’étude. Elles étaient 41% en 2016.5 aPRès l’événement, entReteniR le souveniR« Si l’on est parvenu à éviter que le souvenir de l’événement porte sur la mauvaise organisation ou ce qui n’a pas eu lieu, il reste à s’assurer de l’acquisition du message ou du contenu », rappelle Serge Tapia. Pour évaluer l’impact d’un séminaire et le poursuivre, des outils existent : questionnaires, espaces de commentaires, diffusion de photos de l’événement. Les applications dédiées à l’interaction pendant l’événement incluent généralement dans leur offre la poursuite des échanges et l’accès aux conclusions. La plateforme de la start-up Wisem- bly s’appuie par exemple sur les données produites pendant l’événement pour rédiger un compte-rendu statistique de la réunion. L’application reste par ailleurs ouverte aux participants pour maintenir un espace de dialogue. « Le digital permet de susciter l’intérêt avant, de collaborer pendant et d’entretenir une communauté après », résume Sandrine Christon. Mais, pour faire revivre les moments forts et imprégner le message, le recours à une forme de « storytelling » peut compléter les outils technologiques. « Faire appel à une agence pour créer un concept, un  l rouge, est pertinent si le contenu à valoriser est fort », estime Serge Tapia. Leur accompagnement peut également porter sur la sélection des outils technologiques nécessaires à l’atteinte des objectifs de l’événement. « Les agences événementielles s’appuient sur les apports et possibilités des nouvelles technologies pour concevoir un récit cohérent auquel s’adosse le message », conclut Sandrine Christon.56 Juin - n°41]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[Un lieu d’exception pour vos événementsVOTRE SEMINAIRE AU CHATEAU BOISNIARDAu coeur d’un parc de 12 hectares, organisez votre réunion en toute tranquilité et con dentialité à 5 minutes du Puy du Fou, 20 minutes de Cholet, 15 minutes des Herbiers.Un animation d’équipe à réaliser ? Découverte du Puy du Fou, Dégustation de vins, Challenge culinaire ou cours de cuisine.LA TABLE DU BOISNIARDPro tez de votre séminaire pour vous faire plaisir et déjeuner ou dîner dans le gastronomique a n de découvrir notre cuisine créative et ra née.LE RELAIS DU BOISNIARDVenez découvrir nos salles entièrement aménagées, notre accueil personnalisé et notre cadre con dentiel. Découvrez la Bibliothèque du Château (10 pers.) pour des comités de direction, Espace Boisniard (jusqu’à 90 pers.)Pour plus d’actualités, suivez-nous sur :CHATEAU HOTEL LE BOISNIARD - HOTEL - RESTAURANT - SPA - 85500 CHAMBRETAUD TEL : 02 51 67 50 01 EMAIL : RESA@CHATEAU-BOISNIARD.COM]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationRéseaux & in uenceDécryptage d’un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingLes clubs de business angelsDes anges au bon fond(s) ?Ils ont investi près de 500M€ depuis quinze ans pour un effet de levier estimé à trois. Regroupés en réseau, les Business Angels cherchent à se renouveler.plus que l’obligation légale dé nie par la loi Tepa de 2007 qui permet aux Bu- siness Angels de dé sca- liser jusqu’à 50% de leurs investissements, NDLR) », explique Benjamin Bréhin, délégué général de France Angels, la fédération, crééedossier type aujourd’hui se situe autour de 300K€ pour des réseaux organisés géo- graphiquement, par secteurs ou encore ceux des grandes écoles, des Arts et Métiers, d’EM Lyon, d’Harvard... Partout, une constante, un investissement en capital mais aussi personnel, en compétences. »les limitesdes Financements tRaditionnels Jean-Jacques Fuan, ingénieur et ancien patron de Giffard, une entreprise de fabrication de masques de protection, a fondé Armor Angels en 2007. Il en a assuré la présidence durant sept ans et insiste également sur cette dimen- siond’accompagnement.« Nous ne sommes pas des philanthropes, nous espérons évidemment un retour sur investissement. Mais le sens premier de l’engagement en tant que Business Angel, c’est une volonté de créer de l’emploi sur des territoires qui souffrent de la désindustrialisation. Une volonté de maintenir une dynamique économique qui s’accompagne d’une prise de risques. Nous avons bu la tasse dans six projets pour 500K€ ici... Mais c’est ce même risque qui m’a convaincu il y aprêts d’honneur et celles de l’engagement des banques. » En dix ans, 25 levées de fond sur 19 projets pour 6M€ d’investissement. Mais aussi, un accompagnement sur le long terme. C’est un investissement, la possibilité de béné cier d’un dispo- sitif  scal, mais il ne peut se faire en s’affranchissant d’un certain esprit et d’une éthique. Clairement, si vous voulez du risque et un retour rapide d’argent, prenez des actions en Bourse, il y a au- tant de risque mais l’esprit est différent. Dans les Côtes d’Armor comme souvent ailleurs sur le territoire, ces«BA»,dontonpeut faire partie moyennant un parrainage et une cotisation annuelle de quelques dizaines d’euros, sont pa- radoxalement confrontés à une insuf sance de projets susceptibles de les séduire.co-investiR Face au manque de PRojetsEn Nouvelle-Aquitaine, la coordination régionale s’organise. Elle prendra no- tamment la forme d’une plateforme numérique dès ce mois de juin pour que les Girondins de Finaqi, Synergence pour la Charente et les réseaux du Périgord, de l’Adour et du Limousin.pieren,  gure du groupe Le- grand. Elle en est aujourd’hui l’animatrice. « Nous sommes désormais une cinquantaine de membres. Nous avons aidé 60 entreprises pour 10M€ depuis 2007 pour quelques belles réussites comme Ce- radrop (Impression 3D, 2,6 M€ de CA en 2015, NDLR). Le  nancement moyen est de 135000€, avec une fourchette de 50 à 300000€. Mais le Limousin, ce sont seulement trois départements, assez pauvres sur le plan écono- mique puisque nous repré- sentons seulement 1% du PIB national. » Il n’existe donc pas de typologie de projet dé- terminée. « Nous  nançons 30% des projets présentés, contre 3% à Paris, et nous sommestrèsimpliquésdans le re nancement, parfois à trois ou quatre reprises. Il faut des poches profondes ! C’est donc aussi pour cela que la notion de co-inves- tissement, avec les autres réseaux de la région ou les réseaux nationaux (BA des grandes écoles, Femmes Business Angels...) a du sens. C’est aussi pour cela que nous avons signé une convention avec l’agglo- mération de Saint-Brieuc et avec Investessor à Paris a n d’avoir accès aux dos- siers qu’il reçoivent et d’at- tirer les porteurs de projet dans les Côtes d’Armor », poursuit Patricia Rivalier. Des projets structurants qui devraient bénéficier d'un contexte politique favorable. L'épée de Damoclès au-des- sus de la tête concernant les avantages  scaux, qui avait créé beau.coup d’incertitude en 2012, aurait été délica- tement posée au sol avec l’investiture d’Emmanuel Macron.Par Olivier RemyDes idées, des entre- preneurs, d’autres entrepreneurs plus expérimentés devenus in- vestisseurs... Sur le « giant poster » de l’investissement en France, des chiffres d’abord : 4500 Business Angels regroupés au sein de 72 réseaux, 415 opérations de financement en 2016, pour 43M€ investis dans l’économie réelle dont plus d’un tiers de re nancement. « Autant de paris sur l’avenir dans la mesure où la durée moyenne de présence dans les projets est aujourd’hui de sept ans (soit deux deen 2001, qui regroupe ces réseaux dont elle a elle- même impulsé huit sur les dix existants. « Nous es- timons à 8000 en tout leLe BA, un ami qui vous veut du bien ?Des logiques de co- nancement entre BA pour pallier le manque de projets et soutenir les entreprises par du re nancementnombre de Business Angels en France, et nous avons d’ailleurs ouvert la Fédé- ration aux individuels. Ledix ans, alors que j’étais vice président du Réseau Entreprendre, et que je constatais les limites desPatricia Rivalier a lancé le dernier il y a dix ans avec une dizaine de chefs d’entre- prise dont Jean Pierre Vers-58 Juin - n°41]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationBaromètreBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles, les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéAu menu ce mois-ci, un classement du « FT » qui illustre que les business schools frappent juste en matière de stratégie, notam- ment au niveau du dimensionnement de leurs programmes et de leur ambition à l’international, comme l’attestent les récents partenariats de l’Audencia et de Kedge. L’innovation, elle, est toujours un peu plus choyée. Le nano-satellite des étudiants de l’X ou la création de nouveaux programmes et MOOCs en sont la preuve. Côté RH, notre tour mensuel met en exergue le dernier baromètre de Bodet Software qui délivre le message suivant : s’accaparer les nouvelles technologies pour en faire un levier de performance consiste encore en un équilibre périlleux entre l’ancien - les mentalités -, et le nouveau - la technologie. Pour  nir, focus sur un métier en vogue, celui du chasseur de bug. Bonne lecture.Actualités des grandes écoles classement« Financial Times Executive Education 2017 » : l’EDHEC gagne 7Avec une forte progression dans chacun des classements, l’EDHEC Business School entre dans le Top 30 mondial du classement combiné du Financial Times Executive Education publié le 15 mai, con rmant ainsi son positionnement parmi les meilleures business schools dans le monde. L’EDHEC gagne sept places dans le classement annuel « Custom Programmes », qui évalue les programmes sur-mesure pour les entreprises et enregistre la même hausse dans le classement « Open Programmes », portant sur les programmes inter-entreprises pour cadres et dirigeants. Grâce à ces fortes progressions, l’EDHEC intègre le Top 30 mondial au classement combiné, à la 29ème place. C’est la quatrième école française du classement, après HEC, l’ESSEC et l’ESCP. Dans le classement des programmes sur-mesure pour les entreprises, l’EDHEC se positionne cette année au 22ème rang mondial et au 3ème rang des écoles françaises, après HEC et l’ESSEC. « Noussommes très  ers de cette progression importante dans le classement du Financial Times. Ces excellents résultats con rment la pertinence de nos programmes de formation et leur impact positif sur les pratiques managériales des entreprises », commente Benoît Arnaud, directeur Executive Education et MBAs au sein de l’EDHEC Business School. Source : EDHEC BSLes écoles françaises dans les plus récents classements du Financial Times(1) Les custom programmes évaluent les programmes sur mesure pour les entreprises(2) Les open programmes évaluent les programmes inter-entreprises pour cadres et dirigeants innovationL’ESSEC Business School lance un nouveauMOOC en anglais :International and Cross-Cultural NegotiationLe 15 mai 2017 – L’ESSEC Business School a lancé au-jourd’hui un nouveau MOOC qui permet de mieux com-prendre quand et comment les différences culturelles sontsusceptibles d’in uencer les dimensions d’une négociation,en particulier à l’international. Actuellement ouvert à l’ins-cription, le MOOC est disponible sur la plateforme Cour-sera. Ce nouveau MOOC de l’ESSEC, « International andCross-Cultural Negotiation », est un cours en ligne de niveauintermédiaire pour qui souhaite développer une meilleure compréhension de l’interculturel et améliorer ses capacités de négociation. L’objectif est de permettre aux participants de mieux comprendre les différentes dimensions culturelles, d’une région ou d’un pays à l’autre, tout en les aidant à éviter les simpli cations, les clichés et les stéréotypes.L’ISG célèbre ses 50 ansCet anniversaire sera l’occasion de la sortie du livre « Et si demain... », 50 idées et projets originaux pour changer le monde racontés par des anciens de l’ISG. L’ouvrage préfacé par Jacques Attali, président de la fondation Positive Planet, donne le ton. « 50 ans, c’est l’âge de la raison, de la maturité, d’une nouvelle vie. C’est le moment où l’on ré échit. À ce qu’était le monde un demi-siècle plus tôt, pour mieux comprendre ce qu’il pourrait devenir dans un demi-siècle. À la place qu’on y occupera et à celle qu’on aura préparée pour nos enfants. L’ISG, comme toute grande école, doit faire cet examen de conscience et cette projection dans l’avenir. Beaucoup d’étudiants de la première promotion sont encore actifs, et beaucoup de ceux de la promotion à venir le seront encore en 2067. » Parmi les 50 contributions à l’ouvrage, on retrouve de nombreuses personnalités : Marine Chevalier, Christian Courtin-Clarins, Alain Crozier, Isabelle Edessa, Anne-Sophie Pic, Frank Tapiro... Plusieurs représentants participeront à la soirée des 50 ans de l’ISG qui se déroulera sur la péniche Le Pa- villon Seine, Port Debilly, dans le 16ème à Paris, le 1er juin 2017 à partir de 19h30. Source : ISGplaces et entre dans le Top 30 mondialExecutive EducationGlobal MBAEuropean Business SchoolMaster in ManagementMSc in FinanceCustom Programmes1Open Programmes2CombinéHEC712720221ESSEC172418Non classé1837EDHEC2241297414154ESCP242721Non classé1242EMLyon445545Non classé20262460 Juin - n°41]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmation déPloiement - stRatéGie inteRnationaleAudencia Executive MBA se déploie à l’international, en Algérie et en ChineLe programme Audencia Executive MBA, déjà dispensé sur les campus nantais et pari- siens, sera ouvert à partir du 27 avril en Algérie (Alger) et à partir du 14 juillet en Chine (Shenzhen). Ces déploiements illustrent les objectifs de développement à l’international du plan stratégique Audencia 2020 de l’école. Audencia a ainsi ouvert son Executive MBA à Alger avec 30 participants dans le cadre d’un partenariat avec l’Ecole supérieure algé- rienne des affaires (ESAA), première business school du pays. A l’issue de leur formation, ils béné cieront d’un double diplôme : celui d’Audencia et celui de l’ESAA. La coopé- ration des deux institutions prévoit aussi l’ouverture de part-time masters à destination des cadres professionnels en activité dans les domaines de la supply chain/achats et du marketing à partir d’octobre 2017. La phase suivante du déploiement 2017 concernera la Chine, avec le lancement de l’Executive MBA à Shenzhen Audencia Business School (SABS). Il s’agit de l’école du groupe inaugurée en 2016 dans cette ville régulièrement comparée à la Silicon Valley avec son taux de croissance à deux chiffres. La rentrée aura lieu le 14 juillet 2017 avec 20 participants. Même si le programme s’adapte aux spéci - cités et aux besoins des participants de chacun des deux pays, il conserve néanmoins la même philosophie et la même exigence : « Le leadership, l’innovation stratégique et la gestion de la complexité sont les axes majeurs de notre Executive MBA quel que soit le lieu de dispense de ce dernier. Cet ADN est au cœur des enjeux de transformation des managers et des leaders dans le monde », précise William Hurst, directeur Audencia Executive Education & MBAs.Source : Audencia BSLe coin des RHLes DRH face à la digitalisationLes résultats du Baromètre RH 2017 de Bodet Software ont été publiés. L’occasion de revenir sur les faits saillants prenant la température sur la question de la numérisation des RH et de l’entreprise. Qu’elle soit liée au cœur de métier des RH ou à l’entreprise dans son ensemble, la digitalisation transforme les contours du métier de RH. Atouts, freins, pratiques... pour la 10ème édition du Baromètre RH, Bodet Software, éditeur de logiciels RH, en partenariat avec l’Université Catholique de l’Ouest, passe au crible la digitalisation telle qu’elle est perçue par les services RH. Ce Baromètre RH 2017 repose sur les résultats d’une enquête en ligne réalisée en France en novembre et décembre 2016 auprès de 302 personnes.Digitalisation de la fonction RH : une pratique qui se développeEn 2017, deux entreprises sur trois sont équipées d’un outil de paie ou de gestion des temps digitalisés. Une proportion qui chute rapidement pour d’autres outils pourtant essentiels, tels que l’évaluation des compétences, l’administration dupersonnel et la gestion des notes de frais, dont seule uneentreprise sur trois est équipée.Si le gain de temps (28,8%) et un meilleur partage des in-formations (28,1%) sont les principaux avantages évoquéspar les répondants, le frein majeur à l’adoption d’outilsdigitaux évoqué par la fonction RH est l’aisance inégaledes collaborateurs vis-à-vis des nouvelles technologies, surlaquelle 23,5% des répondants se retrouvent, loin devant lescraintes de défaillances techniques (7,3%) ou la valeur juridique des documents (5,6%). Sans surprise, la maturité des entreprises au regard du digital est très disparate. Ainsi, pour l’évaluation des compétences par exemple, les entreprises de plus de 3000 salariés sont équipées à 65% quand les entreprises de moins de 250 salariés avoisinent les 16%. Alors que les outils RH sont encore loin d’être tous digitalisés, la digitalisation de la fonction est aujourd’hui clairement au cœur des enjeux de transformation et de perfor- mance pour les entreprises. Pour les DRH interrogés, l’entreprise doit maintenant plus que jamais rendre sa fonction RH robuste par le lancement de chantiers SIRH et digi- taux lui permettant ainsi de s’adapter au mieux à l’évolution technologique et rapide de l’ensemble des métiers de l’organisation.« Les priorités d’implémentation des entreprises par rapport à leur SIRH sont assez homogènes entre le décisionnel, les outils collaboratifs, le pilotage intégré, la dématé- rialisation des documents et l’augmentation du périmètre des processus RH couverts. Après avoir déjà mis en place des systèmes de gestion de la paie et de gestion des temps,BaromètreLa tactique militaire et ses parallèles en managementLes grandes écoles et les grands groupes sont de plus de plus nombreux à proposer un module de formation où il s’agira de se mettre dans les conditions d’un stage de survie militaire. Les apprentissages militaires ont le vent en poupe. La preuve encore avec la Darden School of Business qui copie l’école de Guerre dans la manière de revisiter ledébarquement des forces alliées en Normandie. Ainsi, les étudiants du MBA de la Darden School of Business seront en Normandie pour étudier le débarquement des Alliés du point de vue du management stratégique contemporain. Cette initiative, qui a pour objectif de donner aux étudiants une leçon de leadership, fait partie du programme GBE (Glo- bal Business Experience) composé d’une à deux semaines de cours thématiques à l’étranger. Pendant leur séjour, lesparticipants suivent des cours, visitent les entreprises, les agences gouvernementales et les sites culturels. Parmi les thèmes étudiés, les potaches se pencheront notamment sur -L’impact de la plani cation et du leadership dans une vaste organisation complexe -La collaboration entre les unités au sein d’une organisation : contribution des collabo- rateurs de « première ligne » avec celle des dirigeants de haut niveau lors de l’exécution d’une opération extrêmement plani ée-Le leadership ef cace et le leadership interculturelSource : Darden Business SchoolCréation d’un mastère « repreneuriat » aux Mines de NancyDans un contexte où 60000 entreprises sont à reprendre chaque année, le nouveau Mastère Spécialisé® « Repreneuriat » forme des cadres à la reprise d’entreprise. La formation complète le programme « Esprit d’entreprendre » initié par Mines Nancy depuis 2012. Si les formations en entrepreneuriat sont légion, le « repreneuriat » et la revitalisation des entreprises constituent une vraie problématique et un vérita- ble challenge pour l’économie. Mines Nancy y répond par une formation qui vise à donner des outils opérationnels et un socle de compétences pour reprendre des PME et des PMI.Ce programme se distingue en proposant une formation aux transitions énergétiques, écologiques, numériques et managériales. Pour cela, Mines nancy s’appuie sur des plateaux de recherche et d’innovation technologique (huit laboratoires de recherche, deux incubateurs, un Tech Lab). L’objectif n’est pas de reprendre dans la continuité mais d’amener la rupture et la mutation lors de la reprise.Le programme est assuré à 75% par des dirigeants d’entreprise et par des profession- nels réputés pour leur expertise.Source : Mines de NancyL’École polytechnique met en orbite le premier satellite étudiant opé- rationnel françaisX-CubeSat, le nano-satellite du centre spatial étudiant de l’École polytechnique (Astro- nautiX), vient d’être mis en orbite le 17 mai 2017 depuis l’ISS. Il avait rejoint la station spatiale internationale (ISS) le 22 avril dernier, à bord du vaisseau de ravitaillement Cygnus lancé par une fusée Atlas V, après six ans de développement. Entre les promotions X2010 et X2015, ce ne sont pas moins de cinquante-sept polytechniciens, huit ingénieurs, chercheurs et deux stagiaires qui se sont succédé pour concrétiser ce formidable projet. Former les étudiants à l’ingénierie spatiale, de la conception à la mise en orbite, telle est l’ambition d’AstronautiX, le centre spatial étudiant de l’École polytechnique. Sous sa tutelle, en 2011, une équipe d’élèves polytechniciens répond à l’appel du Von Karman Institute for Fluid Dynamics (VKI) à Bruxelles a n de réaliser un double CubeSat nano-satellite. Au sein d’une constellation de 36 nano-satellites construits par des universités dans 23 pays, X-CubeSat analyse le taux d’oxygène atomique dela thermosphère, une des couches atmosphériques les moins étudiées. Il est placé sur la même orbite que la station spatiale internationale, à 415 km d’altitude. Les données recueillies permettront d’améliorer les modèles de l’atmosphère terrestre ainsi que les prédictions de ren- trées atmosphériques des satellites. Plus précisément, il fait partie du projet QB 501 piloté par le VKI et  nancé par l’Union européenne.Au niveau national, il s’inscrit dans le cadre du programme de  nancement JANUS du CNES. Son objectif est de promouvoir le spatial auprès des étudiants en leur permet- tant de développer et d’envoyer dans l’espace leur propre satellite équipé d’instruments scienti ques. JANUS assure aussi la promotion d’enseignements scienti ques avec une dimension expérimentale forte dans les différents domaines du spatial.Source : Ecole polytechniqueecoreseau.fr 61]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationla prochaine étape semble celle des outils au service du développement RH à un horizon de cinq ans », détaille Eric Ruty, directeur général de Bodet Software. 36,1% des entreprises envisagent ainsi de digitaliser l’évaluation des compétences d’ici cinq ans, suivie de près par la formation (32,5%).La transformation digitale de l’entreprise : un enjeu fortL’amélioration des conditions de travail et le développement de l’employabilité des salariés sont cités comme les deux enjeux prochains de la fonction RH. La transformation digitale et sa mise en place arrivent en troisième position, avec 35,6% des réponses. Ce résultat, soutenu par la pro- gression régulière de cet enjeu numérique au sein du Baromètre RH depuis trois ans, suggère que la digitalisation est en marche, que ce soit en matière de gestion des données, de recrutementou de formation, avec en perspective, la gestion des parcours professionnels et la  délisation des talents.Pratique concrète rendue possible par la digitalisation : le télétra- vail. 46% des DRH interrogés indiquent que certains salariés de leur entreprise le pratiquent déjà. A contrario, 43% des entreprises déclarent ne pas vouloir le mettre en place, un chiffre à prendre cependant avec précaution en raison du « télétravail gris ». Principaux freins à une pratique plus répandue du travail à dis- tance : la gestion des temps (40,5%) ainsi que la sécurisationdes données et la con dentialité (32,6%). Pour permettre un déploiement serein du télétravail, les DRH estiment que la première condition nécessaire serait d’améliorer les  ux d’informations entre le salarié et son entreprise (41,6%). Le contrôle du travail effectif, le respect de la con - dentialité et la sécurité des données sont également des conditions importantes aux yeux des entreprises dans ce domaine.Quid du recrutement ?Le recrutement a lui aussi été passé au crible par le Baromètre RH. Les réseaux sociaux pro- fessionnels, type LinkedIn ou Viadeo, arrivent en première position des outils utilisés dans les processus de recrutement, avec 55% des établissements interrogés y ayant recours. Un chiffre qui laisserait à penser que seule la phase de sourcing des candidats est entièrement structurée par le numérique. Cette hypothèse est corroborée par le fait que la diffusion d’offres d’emploi reste la raison principale des entreprises (52,5%) d’utiliser ces outils.La raison de ces usages restreints du numérique dans le recrutement ? Le fait que les services proposés sont inadaptés pour leurs besoins (essentiellement évoqué par les petites structures), le manque de temps et le coût de fonctionnement, évoquent les répondants.« Attirer et retenir les talents, développer les compétences, garantir un climat social sain et, bien sûr, contribuer à la stratégie de l’entreprise en tant que «Business Partner» sont des enjeux clés de la DRH. Le métier est en pleine mutation. Cette fonction stratégique auprès de la direction générale requiert d’élaborer des reportings et tableaux de bord issus de nombreuses données administratives. Tout ceci dans un contexte de pressions et de réglementations croissantes... Dans ces conditions, la DRH doit exploiter les opportunités offertes par le digital, pour ses propres besoins, mais aussi dans son rôle de service à destination des métiers. Elle y trouvera le gain de temps, l’amélioration du partage d‘informations et la  abilité des données qu’elle recherche », conclut Eric Ruty.Baromètre[Focus sur un ] nouveau métierTesteur de bugEn janvier dernier, EDF facturait à deux reprises un million de ses clients. Plus récemment, il y avait autant d’engouement pour Pokémon Go sur iOS que d’agacements relayées sur les réseaux sociaux chez les utilisateurs de l’application. En cause dans les deux cas : un bug informatique qui s’explique par un manque de tests préalables. Pour dompter le numérique, une nouvelle profession est en plein boom, celle de testeur de bug. Les dénominations varient pour rendre le poste plus sexy : chasseurs de bug, cyber-attaquants, petits génies de l’informatique... Dans tous les cas, ces bêta-testeurs veillent au bon fonctionnement des projets numériques (applications, sites internet...). Qu’ils soient étudiants ou informaticiens chevronnés, les testeurs de bug ont cette capacité commune de pouvoir détecter n’importe quelle faille d’un système informatique. Rigueur, patience et organisation sont les maîtres mots du métier au même titre que l’esprit de synthèse etla précision, qualités essentielles pour retranscrire les résultats de tests informatiques poussés.Leur œil expert est très prisé par les entreprises s’appuyant dans le digital. C’est un chaînon incontournable de laconduite de projet et de la méthode agileen entreprise du fait d’une vraie prise deconscience sur les conséquences quepeuvent avoir un bug, à court ou à longterme. Certaines entreprises ont en faitleur « business core ». Parmi elles StarDusts’est rapidement imposée dans le paysagede l’assurance qualité des projets detransformation numérique des grandesmarques. François Joseph Viallon, CEO etco-fondateur de StarDust, en pleine phasede recrutement, décrit : « Nous permettonsaux grandes marques d’externaliser lapartie de test. Nos testeurs (60 sur une équipe de 100 personnes, NDLR) correspondent à trois pro ls principaux : le premier tiers est devenu testeur en premier emploi après un BTS informatique, le second tiers est en reconversion et le dernier tiers est composé d’autodidactes. Mais tous sont animés par un esprit de curiosité et d’une connaissance solide sur le sujet des algorithmes. Les deux compétences clés sont la curiosité et la rigueur. Nous devons leur demander de dérouler des instructions transmises par des postes d’analyse. Il s’agit d’un métier d’exécution. Mais aussi un métier où il faut être pro-actif et être capable de créer un bug ou de penser à un nouveau comportement. C’est un poste qui a toujours existé mais qui prend une nouvelle dimension et une nouvelle valeur à l’heure du tout numérique. »Geoffroy FrameryPatrick Levy-WaitzPrésident de la Fondation Travailler AutrementPDG d’ITG, leader du portage salarialSe former tout au long de la vie professionnelle L est essentiel pour préparer l’avenire marché du travail devient plus l’évolution des attentes des entreprises, le  exible et dynamique, avec notam- besoin de formation devient toujours plus ment pour conséquence le dévelop- prégnant. Aujourd’hui, de nombreusesLa loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels de 2016 a certes apporté de nombreux changements en matière de formation professionnelle, venant appuyer et développer les dispo- sitifs existants, mais il subsiste toutefois un paradoxe entre l’invitation à être en- trepreneur de soi et le besoin d’accompa- gnement exprimé par les individus dans la gestion de leurs carrières professionnelles. Celles-ci ne sont plus vouées à la linéarité et ce, d’autant plus que les salariés ont des aspirations profondes et diverses : un tra- vail épanouissant, une meilleure qualité de vie, davantage d’équilibre entre vie professionnelle et privée, plus d’autonomie mais aussi un accompagnement personna- lisé. Et la volonté d’acquérir de nouvellescompétences et plus de mobilité... Ainsi, tout l’enjeu est de déterminer com- ment adapter notre formation profession- nelle à des besoins plus larges : créer un statut de l’actif, tout au long de la vie pour acquérir des droits, un capital pour pouvoir rebondir entre les statuts de façon simple. C’est l’ambition du Compte per- sonnel d’activité qui pose une première pierre essentielle et qu’il faut aujourd’hui approfondir. Se former tout au long de la vie professionnelle est essentiel pour lutter contre le chômage, favoriser la compé- titivité de la France et préparer l’avenir. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de créer les conditions légales et réglementaires et à chacun d’entre nous de se saisir de l’opportunité de se former.pement de formes alternatives d’emploi axées sur la réalisation de missions. Face aux reconversions et évolutions profes- sionnelles, aux périodes de transition et àsolutions sont à la disposition des actifs qui souhaitent développer de nouvelles compétences et conserver leur employa- bilité. Est-ce suf sant ?62 Juin - n°41Travailler autrement]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[Dernières tendances de l’essaimage Va, crée et deviens...Manager autrementRh & FoRmationLes innovations RH émergent constamment. Focus sur l’une d’entre ellesdoit comprendre le but, pour aller plus vite », insiste-t-il. Airbus ou Sano  se sont aussi mis de la partie. Les nouvelles technologies contribuent à un raccourcissement incessant des cycles de vie des produits, et les grands groupes doivent donc toujours parfaire leur innovation. La solution de l'écosystème poussée à l'ex- trême par General Electric ou Cisco, avec de petits acteurs qui gravitent autour de la société mère, semble s’im- poser. Ce type d’essaimage« Ce n’est qu’un au revoir... »Plus mature, l’essaimage technologique, consistant à mettre le pied à l’étrier à des cadres dans des domaines proches de l’entre- prise, fait son chemin.Par Julien Tarbyquel secteur d’activité, les acteurs de Diese échangent de plus en plus sur le fait de valoriser des brevets dor- mants ou des projets aban- donnés car hors du cœur de business, en les transmettant à des salariés. Les groupes ne souhaitent surtout pas les voir tomber dans l'escarcelle de la concurrence. Le « spin off » apparaît alors comme une solution arrangeante pour tout le monde. « Plutôt que d’externaliser totalement une activité devenue nonDominique Petit. Dans ce dispositif Pass-Innovation, le salarié passe une partie de son temps à travailler sur son projet alors qu’il est salarié de Schneider, après que le comité d’essaimage a donné sonaval.«LeCEA–quiest un adepte de cet essaimage technologique, avec une di- zaine d’exemples par an dans lesquels il prend une part au capital –, nous a inspirés », évoque Dominique Petit. Schneider Electric s’efforce d’émettre dès le début son in-prévisionnelle des emplois etdes compétences, qui permetjustement d'anticiper les res-tructurations et les reclasse-ments non désirés. Au jour lejour, il permet de  uidi er leseffectifs, de faire partir ceuxà qui le fonctionnement d'ungrand groupe ne convientplus. C'est aussi une solutionpour ceux qui sont confrontésau plafond de verre, à causepar exemple de leur incapa-cité à être mobiles. Fuite destalents organisée ? « Mieuxvaut prévenir que guérir, etéviter de réagir en catastrophe stratégique, nous nous ar- tention stratégique dans cette participe au phénomène, per-son idée et son keting. Après l’élaboration rait quitté l’entreprise », reprenne l’activité. Nous développer un produit plus ouvert et de capter toujours «L .e salarié vient la véri cation de viabilité, au départ d'un collaborateur, rangeons pour qu’un cadre, affaire : valoriser un brevet mettant aux grands acteurs nous voir avec l’adoption des codes mar- qui de toute manière au- accompagné par les banques, et faire naître un partenaire, de fonctionner en systèmeprojet, puis nous l’aidons du prévisionnel  nancier et argumente Dominique Petit, avons enregistré six exemples rapidement et s’équiper d’un plus de ruptures.à formaliser et mettre en place le tout », telle est la définition première de l’essaimage par Pierre Du- bar, directeur régional de Développement Economique et de Schneider Initiatives Entrepreneurs. Bonne nou- velle, les grands groupes et même les ETI recherchent désormais les velléitaires de la création d’entreprise dans leurs rangs. Pierre Dubar est aussi vice-président de Diese, l'association du Dé- veloppement de l'initiative et de l'entrepreneuriat chez les salariés des entreprises, qui regroupe les cellules d'essaimage d’EDF, EADS, Sano , Air France, Total, SNCF... Tous se réunissent pour formaliser les procé- dures et échanger sur les bonnes pratiques, qui évo- luent à vitesse grand V.PRendRe un salaRié PaR la mainDans l’essaimage traditionnel, le salarié travaille sur son projet en dehors des heures de travail, et peut éventuellement disposer d’un temps partiel abondé. « Il trouve un sou- tien dans la gestation projet,l’étude de marché, il nous ar- rive de le diriger vers d’autres structures comme les CCI, chambres des métiers, Ré- seau Entreprendre... », décrit Dominique Petit, déléguédont la cellule est intégrée au département développement durable de l’entreprise. La culture entrepreneuriale fait son chemin dans les grands groupes qui paraissent ainsien moins d’un an », illustrefournisseur... « Tout le mondeEt si nous valorisions brevets dormants ou projets abandonnés, en aidant des cadres à les utiliserdans leur création d’entreprise ?Schneider Electric Initiative Entrepreneurs sur le sud-est de la France qui suit encore les entreprises trois ans après la création. « Le taux de réussite à l’issue de cette durée, de 85%, surpasse le niveau natio- nal » », se réjouit Pierre Dubar, alors que Schneider Electric accompagne 50 à 70 créations par an, dans un essaimage « à froid », en dehors de toute restructuration.instRument Rh de PRemieR oRdReLes syndicats voient d’un bon œil cet outil de gestionplus modernes et soucieux du bien-être de leurs effectifs. Les jeunes diplômés savent qu'ils ne rentrent pas dans un monde cloisonné, que leurs problématiques d'emploi et de mobilité seront prises en compte. En outre, « nous nous inscrivons dans le dé- veloppement économique du territoire où nous nous trouvons », ponctue Domi- nique Petit.un nouvel état d’esPRitAlors que les entreprises sont créées dans n’importeecoreseau.fr 63]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & TalentsPascal JunghansResponsable del’activité prospective,Entreprise et Personnel, enseignant à l’université de Paris-Dauphine, chercheur- associé au CEREGE (EA CNRS)Les signaux faibles, uneconstruction de sensLe signal faible n’est pas en lui-même et par lui seul un outil d’anticipation. Mais, obligé d’être partagé par celui qui l’a acquis, il permet de mobiliser des savoirs, il oblige à être analysé et, alors, il permet de lire l’avenir.L’utilisation prospective des signaux faibles est délicate. Nous avons vu (cf. nos deux chroniques précédentes) que leur acquisition passe autant par les oreilles ou le stylo que les émotions du récepteur. Impossible de partager cette intimité avec le reste de l’entreprise. Les signaux faibles resteraient-ils bloqués dans le cerveau de l’acquéreur ?Non. Car ces signes d’imprévus déclenchent des préoccupations dans son esprit. Comme un « coup de projecteur » nouveau sur un dossier, comme un processus rétrospectif qui appelle l’expérience en renfort pour explorer d’autres possibilités. Le signal faible provoque un choc dans le système informa- tionnel du récepteur. Il joue un rôle libérateur pour son esprit, un déclencheur de construction de sens qui mobilise pour analyser ce qui pourrait se passer demain, pour construire une stratégie dans le futur. Tant l’anticipation est consubstantielle à tout être vivant, comme l’a montré Alain Berthoz, professeur au Collège de France.Mais ce moment ne peut être solitaire. Le récepteur, dans un premier temps, n’a peut-être pas conscience du signal faible acquis. Il est gêné par sa présence, dans une sensation proche de celle d’un minuscule caillou dans son soulier. Il va alors tenter d’en parler pour se débarrasser de cette gêne. Notamment à des proches, comme nous l’avons montré à propos des dirigeants de grandes entreprises. C’est dans ce dialogue que se construit l’information. Celle-ci est, par dé nition, une construction par l’individu, à travers un proces- sus mental structuré d’interprétation de signes et de messages. Le récepteur du signal évoquera ce « coup de projecteur », ces hypothèses. Alors se construira l’information pour demain.Mais ce dialogue, ce partage dans toute sa complexité, exige au préalable, pour donner toute sa mesure, un « travail sur soi », comme l’ont entamé pour cette rai- son de nombreux dirigeants de petites et de grandes entreprises. Alors l’indicible peut être dit. Les émotions verbalisées. Il convient également de mettre en place des processus de management permettant de diffuser cette information dans l’entreprise, a n qu’elle per- mette ef cacement de préparer demain.Analyse d’une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesFormation continue des quadras Des remèdes aubrown-out, la crise de sens à 40 ans ?Volontiers plus discrets que les fameuses générations Y ou Z, surexposées, les quadras sont aujourd’hui em- preints d’un malaise, d’un « blues » profond. Les entre- prises peinent à leur répondre. Leur boîte à outils est plutôt dépouillée, la formation à la traîne.chez les cadres. Trop attachés à leur statut, ils ne s’autorisent pas à en parler ouvertement. On doit déduire en  ligrane. Mais, le syndrome de fatigue générale est perceptible. »le « bRown-out », caPRice « d’enFants Gâtés » ?En quoi suis-je utile à la planète ? A quoi ai-je envie de contribuer ? Je sais ce que je ne veux plus, mais je ne sais pas ce que je veux. J’ai toujours fait ce que l’on m’a dit de faire. Ce qui était mon moteur ne m’intéresse plus. Suis-je bien à ma place ? Où aller ? Pour quoi faire ? Je ne comprends pas ce qui m’ar- rive... Autant d’interrogations ou de ré exions devenues fréquentes.Par Murielle WolskiHEC suivie de 25 années dans le « private equity » – autrement dit l’inves- tissement dans les entreprises non cotées en Bourse – avec un titre de directeur associé : une trajectoire professionnelle sans faute pour Pascal Stéfani. Pour autant, « la dimension personnelle et sociétale lui faisait défaut ». En 2011, il devient bénévole auprès d’Ashoka, d’abord les week-ends voire les soirs. Ashoka ? Une or- ganisation non gouvernementale qui accompagne les entrepreneurs sociaux. Le 31 décembre 2015 : le déclic. La date du passage à l’acte. Pascal Stéfani change de vie. « A travailler bénévolement au développement de l’innovation sociale, mon énergie est décuplée. C’est un bonheur renouvelé. Je rends ce que j’ai eu la chance de recevoir. »Un peu extrême certes, le chemi- nement de Pascal Stéfani n’est pas isolé. Loin de là. Sophie Luneau, après 20 ans passés dans les res- sources humaines, dont 12 chez Gaumont Pathé, a quitté le monde du salariat à temps plein pour du temps partagé. « Je connais le milieu par cœur, explique-t- elle. J’étais à la recherche d’une position qui m’éveille l’esprit. Jen’avais plus d’intérêt à rester. »Autre exemple : Géraldine Sillègue s’est éloignée de Bordeaux et du cadre confortable de la fonction publique territoriale pour vendre des produits de la ferme en direct, à Sabres, en plein cœur du Sud- Ouest. Son nouveau lieu de vie et de travail : la ferme de Tauziet,La quête de sens des quadras ?On entend parler que de ça maispeu de chiffres sont disponibles malgré un syndrome de fatigue générale perceptibleà Sabres. « Redistribuer, mettre le goût au cœur de mon activité, devenir chef d’orchestre », c’était une évidence pour cette maman de trois enfants, Chiara, Tess et Maly. Trois changements de cap, tous les trois, la quarantaine venue. « La quête de sens des quadras ? On entend parler que de ça dans les diners, résume Sylvia Di Pasquale, rédactrice en chef de Cadremploi, job board spécialisé. Peu de chiffres disponibles pourtant sur cette tendance, tout particulièrementQuasi banales. « Ces pro ls se multiplient, souligne à son tour Alain Kruger, directeur des MBA ESG, de l’executive education et de l’école de langues. La qualité de leurs parcours professionnels n’est pas en cause, mais ils ont perdu le sens de l’entreprise en tant que maison commune. Leurs propos font état de souffrance, de pression. L’écoute a disparu, au pro t des reportings, des chiffres... La culture des entreprises a évo- lué. L’organisation ne permet plus64 Juin - n°41Strategy review]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[Le besoin de respiration à 40 ans n’a pas encore trouvé de d’écho dans le monde de la formationCarrières & TalentsRh & FoRmationcette relation humaine. »En bon français, on parle de « brown-out ». Fabienne Austier, doyenne associée à la faculté et professeur de gestion des ressources humaines à l’EM Lyon – auteur de « Quadras quin- quas crise de motivation autravail? Rien d’anormal ! » (Gereso édition, 2016) – lui préfère le terme de ren- dez-vous. Encore tabou. « Le dédramatiser est nécessaire, insiste Fabienne Autier. Ce rendez-vous est plutôt la marque de quelqu’un qui a réussi, plutôt que l’in-verse. Une crise typique des pays riches, matures. Rien de tel en Chine où la réponse est plutôt salariale, par exemple. En France, le traitement est plutôt social, avec plus de congés, plus de départs anticipés... pour la deuxième moitié de vie pro-fessionnelle. On va devoir progresser, reconnaître que ce rendez-vous est normal. Or, aujourd’hui, il est vécu comme pathologique. »les entRePRises bousculéesLes entreprises d’Europe du nord sont en pointe. Et Christophe Dulhoste, senior manager chez Hays execu- tive, cabinet de recrutement spécialisé, de citer le cas de Philips, grand nom de l’élec- troménager, l’équipement médical et l’éclairage dans le monde. « Ses dirigeants ont développé des forma- tions spéci ques pour les quadras, avec pour objectif de formaliser les leviers de motivation. Avec unevie active qui s’allonge, se projeter plus loin encore, plus longtemps devient crucial. Cela décuple la question de sens. » Mais voilà, on n’est pas aux Pays- Bas. « L’intégration de cette problématique par les en-treprises françaises en est encore aux balbutiements, poursuit-il. Elles ont du mal à la dé nir, à l’appréhen- der et mettre en place des outils. » Un problème de maturité ! Pour Fabienne Autier, « les entreprises n’ont pas le sentiment vital qu’une action s’impose ».des RéPonses éPaRsesNi jeunes, ni vieux, ces quadras sont quand même les plus gros contributeurs au développement des en- treprises. Alors, comment faire ? Quelles réponses apporter ? Inventaire à la Prévert. En 2014, le Chief Happyness Officer a fait son apparition dans les or- ganigrammes des sociétés – surtout les nord-Améri- caines, surtout les grandes d’ailleurs. Aujourd’hui, c’est la course à qui recevra les galons de « the great place to work » – le « tripadvisor » de la boîte dans laquelle ilfait bon travailler. Un axe majeur des plans de com- munication.Le dernier communiqué de presse de la marque à trois bandes, qui annonce sa toute nouvelle adresse parisienne, en pro te pour s’étaler sur le soin apporté à ses salariés. « Les temps de «récupération» sont en- couragés, peut-on y lire, le télétravail est démocratisé. L’entreprise propose une souplesse dans les horaires. Une ligne d’écoute est à la disposition des salariés pour les aider à gérer les petits tracas du quotidien. Des salariés animent la culture d’entreprise autour de la pratique sportive et de ses engagements solidaires. » Autre dispositif : en plein dé- veloppement – on en compte 376 en 2016 contre 293 en 2011, selon les chiffres du Centre français des fonds et fondations (CFF) –, les fondations d’entreprise ont délaissé le traditionnel sec-65ecoreseau.fr]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationCarrières & Talentsteur de la culture. Trois do- maines d’intervention sont aujourd’hui plébiscités : l’éducation (pour 58% des structures interrogées), de- vant l’action sociale (49%) et l’insertion professionnelle (43%). La culture et le patri- moine sont relégués à la qua- trième place. Un exemple : la SNCF accorde depuis peu, à ses salariés, dix jours par an pour s’investir dans une association. « Une initiative qui n’est pas neutre, analyse Audrey Poulain, directrice des ressources humaines dela direction des systèmes d’information. Ce mécénat de compétences a un coût. Mais partager autre chose que le quotidien a resserré les liens de l’équipe. Dans pareille circonstance, les barrières hiérarchiques ne sont pas d’actualité. » La réponse n’est pas forcé- ment à trouver hors de son entreprise.l’enjeu de la FoRmationLes quadras sont déstabili- sés. Entre ce questionnementplus personnel de l’adéqua- tion à leurs propres valeurs et l’arrivée des générations Y et Z, plus velléitaires, avec leurs nouveaux codes, leurs nouvelles attentes, rien ne va plus. Les business schools l’ont bien perçu. Leur réponse : donner une épaisseur managériale aux quadras pour mieux faire face. Un exemple : le 13 avril dernier, un communiqué de presse annonce la création d’un nouveau cursus en formation continue à l’école Centrale de Lyon. On peut66 Juin - n°41A 40 ans, les dos- siers passent et se ressemblent ?y lire : « Devenez un leader inspirant pour accélérer l’excellence collective ». Son ambition affichée : « Travailler la gestion du capital humain, facteur clé de la réussite d’une entre- prise ». Les cursus purement techniques perdent du ter- rain. A Audencia Business School, école de Nantes, l’executive MBA a été re- modelé. « On y a introduit le développement person- nel, le leadership, détaille William Hurst, directeur de l’executive education, la gestion du stress, l’innova- tion managériale... On voit en quoi l’enseignement du développement personnel est impacté par les nouvelles attentes. »Leadership, intelligence émotionnelle, prise de parole en public, bilan de compé- tence, coaching, con ance en soi, amour de soi... des items que l’on retrouve aussi dans l’Advanced manage- ment programme (AMP)de l’Edhec, l’école lilloise – avec des cours plus clas- siques dédiés à la stratégie managériale. La formule séduit : d’une session par an, ce cursus passera bien- tôt à deux. « La demande est soutenue depuis deux ou trois ans, explique So- phie Favresse, directrice de Human Agility, cabinet conseil, intervenante pro- fessionnelle au sein d’AMP. Et les candidats ont atteint un tel niveau d’urgence que cela devient dif cile de leur demander de patienter huit à dix mois. »Mais, quelle formation se focalise sur la fameuse quête de sens ? Et uniquement là-dessus. L’EM Lyon avait mis en place une réponse spéci que. L’imparfait est de rigueur. Baptisé REXT, pour retour expérience travail, mis en place par Fabienne Autier en 2015, ce dispo- sitif avait pour objectif la recherche d’activités utiles, véritable nœud gordien pour]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[nos quadras. « Proposer sur une étagère des légions de projets humanitaires n’est pas la bonne approche, détaille-t-elle. Cet atelier aidait les candidats à allerElle l’a vécue. Depuis un an, son cabinet conseil – My Sésame – accompagne tous ceux désireux d’avoir « un impact positif sur la société, avec un vrai job àaprès deux à trois ans de trajectoire professionnelle, explique-t-elle, ils sont abî- més.»Quidelapouleoude l’œuf... Qui a exprimé en premier son malaise ? LesCarrières & TalentsRh & FoRmationavecTheFamily est une infrastructure de services qui accompagne les entrepreneurs pour faire émerger les startups leaders de demain.Quand les entrepreneurs s’attaquent à l’éducationL’éducation est un terrain de jeu rêvé pour les entrepreneurs du numérique. Les étu- diants sont parfaitement à l’aise avec les applications et sites web et le champ des pos- sibles est in ni : pas étonnant que les start-up se développent en nombre dans ce secteur.Schoolmouv en fait partie, une entreprise tou- lousaine qui aide les étudiants à faire leurs de- voirs. Son secret ? Faire jouer les cours par des acteurs pour rendre les révisions plus faciles. En proposant des quizz et des tests en ligne, l’entreprise permet d’apprendre ses leçons, s’entraîner et réviser de manière plus ludique que les classiques manuels.Cependant, certains vont plus loin en se fondant directement parmi les élèves. Peter (hipeter.co), un robot avec lequel on peut interagir via Face- book Messenger, permet de mettre en relation deux étudiants directement pour de l’aide aux devoirs, comme le feraient deux amis.Cette intégration entre un assistant personnel et un mode de communication existant est éga- lement la voie choisie par Charly (hello-charly. com), avec qui l’on peut communiquer par le biais de SMS cette fois-ci. Là encore, pas d’in- terface mais simplement une discussion par textos pour y voir plus clair dans son orientation professionnelle.L’éducation est un secteur emblématique de ces nouveaux services qui se fondent dans les usages numériques pour proposer une expérience personnalisée hors du commun. Ce faisant, les entrepreneurs du numérique peuvent faciliter le partage de savoirs et pourquoi pas devenir l’interlocuteur privilégié des plus réfractaires.« Leadership, intelligence émotionnelle,bilan de compétences, con ance en soi, amour de soi. L’enseignement du développement personnelest impacté par les nouvelles attentesles chercher eux-mêmes, pour redynamiser leur rap- port au travail. » Gratuite, cette expérimentation n’aura duré qu’un an. Faute de temps. « Si le dispositif avait été payant, reste à prouver que les entreprises veuillent y investir. Or, le gisement d’innovations était patent. » Convaincue, Lau- rence Grandcolas l’est tout autant. La quête de sens ?la clé ». Des propositions encore trop limitées.les tRentenaiRes aussiC’est nouveau : la crise n’est pas l’apanage des quadras ! Les trentenaires en sont eux aussi affectés. Et Isabelle Bertrand, consultante mo- bilité de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) à Dijon de raconter : « Mêmetrentenaires ont – semble- t-il – libéré la parole. La rupture conventionnelle facilite les bifurcations. Mais, cet effet tache d’huile ne sera pas sans poser de réels problèmes aux recru- teurs. Comment attirer les jeunes ? Comm.ent  déliser les quadras ? L’équation est de plus en plus complexe à résoudre. Un exercice d’équilibriste.ecoreseau.fr 67Les héros du clavier]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRimoineLa Sélection culturelle■ L’informateur (de John Gri- sham, éd. JCLattès, 2017)Tout le système judiciaire repose sur l’im- partialité des juges, et la campagne prési- dentielle a montré que certains doutent parfois de leur objectivité. Que ceux qui ne souhaitent croiser que des juges hon-nêtes et sages durant leur vie se détournent de ce thriller envoûtant, un de plus de la part de cet écrivain américain aux 300 millions de ventes. Lacy Stoltz, célibataire endurcie, travaille pour le Bureau de l’inspec- tion judiciaire. Avocate, sa mission consiste àmener l’enquête quand on lui rapporte des manquements à l’éthique. Elle s’est illustrée depuis neuf ans dans cet exer- cice par sa détermination rageuse. Mais le cas qu’elle rencontre cette fois en la personne de Claudia McDover, la juge la plus corrompue de Floride, adepte des amours saphiques, est à part. Avertie par un énigmatique lanceur d’alerte – un re- pris de justice à la barre d’un voilier de 16 mètres dans une marina chic –, Lacy fera tout pour coincer cette méchante femme aux manettes d’un circuit de blanchiment d’argent, via le plus juteux casino de l’Etat, implanté sur les terres des Indiens Tappacola, exonérées de taxes. Eclaircis- sements sur la dure réalité des lanceurs d’alerte, petits arrangements entre amis, plongée dans les rouages de la justice et de la police américaines... Tout y est une fois de plus chez cet auteur de 29 romans, dont la grande qualité est d’entremêler avec brio, dans un art consommé, des  c- tions entraînantes à une réalité complexe expliquée et décortiquée.■ L’énigme grecque (de Josiah Ober, éd. La Découverte, 2017)Et s’il fallait regarder dans le rétroviseur pour mieux aller de l’avant ? Sage précepte que Jo- siah Ober a décidé d’ap- pliquer, en recherchant grâce à de nouvelles données accumulées les facteurs clés de suc- cès du monde grec, quiest parvenu à se maintenir aux premiers rangs de la pensée philosophique, mais aaussi connu une croissance économique sans équivalent dans la durée. Cette « his- toire d’un miracle économique et démo- cratique (VIème-IIIème siècle avant JC) » tente d’expliquer pourquoi et comment ces 1035 cités-Etats, de l’Espagne à la Mer Noire, ont réussi une telle prouesse. Sans faire l’impasse sur les points noirs comme l’esclavage, le professeur de Stanford souligne la pratique de l’intelli- gence collective, ainsi que l’habitude bé- né que d’exploiter toutes les ressources de la démocratie pour, par exemple, ju- guler les démagogues. Limitations de mandats, tirages au sort, ré exions sur le recours aux experts, sur les relations entre citoyens et dirigeants, sur la place de la religion... Et si le bon sens était à rechercher dans l’Ancien Monde ?■ Dans la peau d’une bête (de Charles Foster, JCLattès, 2017)Pendant six semaines, Charles Foster a vécu comme un blaireau, une loutre, un cerf ou un renard. Le vétérinaire profes- seur à Oxford voulait au nom de la science retracer le vécu de ces animaux sauvagesau jour le jour. Il s’est donc nourri de vers de terre, a dormi dans un terrier, parcouru des kilomètres, nagé dans des rivières glacées comme le Devon. Son livre témoignage est à la fois drôle et troublant : chez l’homme, la vue domine les autres sens, et lorsque nous aperce-vons un objet le cerveau le traduit en mots et en souvenirs. Chez ces animaux c’est l’odorat qui prime. En marchant à quatre pattes comme eux, le Britannique a  ni par prendre plaisir à humer les fougères et s’est bâti un paysage olfactif. Celui qui a aussi touché de près la vie du renard des faubourgs de Londres – se nourris- sant de restes de pizzas glanés dans les poubelles – ramène la certitude que nous n’utilisons pas assez nos cinq sens à force de nier la sauvagerie en nous. Ainsi le scienti que atypique con e vivre plus in- tensément depuis qu’il se concentre plus sur l’odorat ou le toucher. Ses écrits, em- preints d’un humour tout british, ont ravi les journalistes du New York Times qui ont un temps conservé dans leur liste des best sellers cet ouvrage à part, qui est en cours d’adaptation au cinéma. Inattendu et décalé.« Etre sur écoute, une banalité ? »Mathieu Neu est une plume d’EcoRéseau Business depuis le début de l’aventure. Avec ce truculent premier polar, « IDP 37 », publié récemment chez Plon, il vient faire preuve de cet esprit d’entreprendre qui nous tient tant à cœur. Rencontre.Quelle est l’histoire ?Paul, dessinateur de presse, rencontre une jeune femme lors d’une soirée masquée. Elle ne dévoile ni son visage, ni son identité, mais le questionne sans relâche. Les échanges s’éternisent, des liens se tissent. Mais au cœur de la nuit, elle disparaît, emportant avec elle tous ses secrets. Intrigué, séduit et avide de réponses, il se lance à sa recherche. Il va alors découvrir l’insoupçon- nable réalité de la société dans laquelle il vit. Sous l’apparence séduisante d’une démocratie exemplaire qui ne veut que le meilleur pourles siens, un effroyable système de contrôle dela population a vu le jour, faisant émerger un nouveau monde totalitaire. Parmi les armes déployées par le gouvernement, l’IDP, l’Indice de Dévelop- pement Personnel, attribué à chaque citoyen. Et celui de Paul – 37 – ne vole pas très haut...Mes rédactions d’articles sur l’économie numérique pour EcoRéseau m’ont con rmé que cette problématique prenait de l’ampleur, et queles débats n’étaient pas assez poussésPourquoi as-tu opté pour ce thème ?La surveillance de masse, les dérives de contrôle et de sécurité m’ont toujours préoccupé. Bradbury ou Orwell ont marqué ma jeunesse par leurs  ctions totalitaires. Mes rédactions d’articles sur l’économie numérique pour EcoRé- seau m’ont con rmé que cette problématique prenait de l’ampleur. Dans mon roman Paul se rend compte que son smartphone est sur écoute, de manière banalisée, alors qu’il est un citoyen lambda. Nous ne sommes pas si éloignés de la réalité. En parallèle je ressentais une importante envie d’écrire depuis la fac, non satisfaite par les nouvelles que je rédigeais. Je me suis donc lancé, ai abandonné le projet durant trois ans, avant d’être encouragé par ma compagne et mon entourage à reprendre.Une vocation est-elle née ?Je suis conscient d’avoir été très chanceux. Les gros éditeurs reçoivent 500 manuscrits par mois. Plon m’a répondu quelques mois après mon envoi, alors que je n’attendais plus rien. Ils lançaient la collection Sang Neuf mettant à l’honneur polars et romans noirs contemporains, ancrés dans les enjeux d’au- jourd’hui. Je suis arrivé au bon moment. Mais je compte bien transformer l’essai. J’en ai commencé un deuxième dont la toile de fond est le démantèle- ment de l’assurance maladie et la transformation du marché du médicament.Propos recueillis par JTChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucuneLivres - BD68 Juin - n°41]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineEtude d’un sujet de loisirs ou d’évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsL’Air du tempsDes 5 à 7 tendances pour décompresser après le travail Happy HoursLessivé par votre journée, vous ne pensez qu’à rejoindre votre « home sweet home » dès la sortie du bureau. Une erreur que d’autres ne commettent pas...Par Séverine Renardl’esprit grâce à une activité manuelle. Les participants sont généralement étonnés et  ers. Il s’amusent et, à la  n de la séance, l’effet waouh est garanti. » Dispo- nible à Paris et Lyon pour 39 euros par personne, l’offre devrait bientôt débarquer à Rennes, Dijon, Annecy, Aix-les-Bains...là aussi possibles. Une étude de l’Apec sur « Les cadres et le sport » révèle ainsi que 42% des cadres pratiquent régulièrement un sport, c’est- à-dire au moins une fois par semaine. Un exercice auquel ils se livrent plutôt après leur journée de travail. Le run- ning, les sports de raquette et les sports collectifs ont leurchez eux leur repas. Si les amateurs de cuisine comme les néophytes sont les bien- venus, les rendez-vous réu- nissent surtout des passion- nés. « J’ai pris l’habitude de participer à ce genre d’atelier tous les deux mois. On passe un bon moment et on rigole tout en recevant les précieux conseils de chefs. Et puis, partager le repas avec des personnes d’horizons très variés est agréable. La conversation démarre faci- lement autour de la cuisine avant de s’élargir à d’autres sujets », témoigne Audrey qui assure qu’il y a autant de femmes que d’hommes dans ces cours de cuisine. Mais l’activité qui fait fureur en ce moment se nomme escape games. Ces jeux d’évasion grandeur nature se déroulent en équipe, de 4 à 8 personnes. En 60 minutes chrono, la mission consiste à résoudre une énigme pour s’échapper d’une pièce fer- mée à double tour. Les salles d’escape games se sont mul- tipliées depuis 12 mois, aussi bien dans les grandes métro- poles que les villes moyennes. Le décor et le scénario sont soignés. Les univers propo- sés plongent les participants dans les rues de Londres, un vaisseau spatial, une prison de haute sécurité... et les mettent immédiatement dans l’ambiance. Déconnexion garantie. « C’est un diver- tissement ludique et original qui séduit particulièrement les jeunes actifs de 20 à 40 ans, fait savoir Vincent Baÿ, co-créateur de Challenge The Room. Il est possible derevenirsouven.tgrâce à plusieurs salles jouant différents scenarii. Et nous renouvelons aussi régulière- ment nos univers. »Débarqué des Etats- Unisilyadéjà plusieurs années, l’afterwork reste la tendance forte. Après le travail, des collègues de bureau se re- joignent dans un lieu bran- ché pour boire un verre et grignoter tout en discutant boulot, mais également en levant un peu le voile sur leur vie privée : famille, loisirs, projets... Privateaser, une plateforme web de réserva- tion et privatisation de bars et restaurants, s’est penchée sur la question. Cette soirée entre collègues coûte en moyenne 22 euros et s’achèveéquipes marketing-design et les ingénieurs produc- tion forment le top 3 des professionnels les plus pré- sents. Les informaticiens et les chercheurs sont les plus dif ciles à convaincre. En fonction du type d’entreprise, le succès n’est pas le même non plus. Dans les start-up, les afterworks entre collè- gues sont plus nombreux, 15 en moyenne par an, que dans les grands groupes et les ETI où on se limite à neuf soirées/an. Les femmes raffolent également moins de ces soirées et participent seulement à neuf afterworksdu meilleur moment pour apprendre à connaître ses collègues », complète Priva- teaser. En effet, l’afterwok avec des collègues évite de faire trop d’excès. Pour au- tant, il reste un moyen ef - cace de passer un moment agréable et de tisser une relation différente avec des collaborateurs d’autres ser- vices de l’entreprise.aPéRo cRéatiF ou aPéRo businessPour apporter un plus à l’af- terwork, Ar’péro a lancé il y a un an des rendez-vous créatifs et ludiques. « EntreL’happy hour en France ?Une moyenne de 22 euros, une  n vers 23 h et une périodicité de 12 afterworks par anMalgré les nouveauté, les grands classiques sont éternels.généralement autour de 23h. Si un salarié participe à un peu plus de 12 afterworks par an, certaines catégo- ries sont plus séduites que d’autres par cette tendance. Ainsi, les commerciaux, lespar an avec leur entreprise contre 14 pour les hommes. « 59% des personnes ayant été à des soirées entre collè- gues se sentent plus produc- tifs le lendemain au travail et 58% estiment qu’il s’agitamis, entre collègues ou seul, l’idée est de se retrouver dans un bar pour reproduire le tableau d’un artiste, ex- plique Emilie Compignie, co-fondatrice d’Ar’péro. Le concept permet de se viderPour les plus carriéristes, après le travail c’est encore le travail. L’apéro doit donc être productif : place à l’apéro business. Entre jeunes en- trepreneurs, entre adhérents d’un club, entre personnes unies par une même pas- sion, ces rencontres sont prétextes à élargir son réseau et à partager des expériences. « La  nalité est bien sûr de se créer des opportunités d’affaires ou de nouer des contacts pour une évolution professionnelle. Tous les participants savent pour- quoi ils sont là : les règles du jeu sont claires », re- connaît Julien. Ce courtier en assurance indépendant n’en apprécie pas moins ces soirées networking. « L’am- biance est conviviale et les pro ls sont très variés. On rencontre de futurs clients, partenaires, investisseurs, associés, employeurs... », souligne-t-il.Pour ceux qui préfèrent s’ex- traire de la sphère profession- nelle, différentes options sontpréférence. L’engouement pour les salles de sport ne se dément pas non plus. Deux pro ls se distinguent alors : les adeptes des cours ludiques où le plaisir et la détente priment, et les adeptes du cross t où le dépassement de soi est la règle. Se faire accompagner par un coach est également une tendance en progression. « Les chefs d’entreprise et les profes- sionnels indépendants ont recours à nos services et les créneaux de  n de journée sont toujours les plus de- mandés », con rme Romain Baretge, président du réseau de coaches Ownsport.les escaPe Games Font FuReuRDans la continuité des émis- sions télévisées culinaires, le succès des ateliers cuisine ne faiblit pas. Juste avant le dîner, les participants se concoctent un menu et, sui- vant la formule, dégustent sur place pour un moment de convivialité ou emportentecoreseau.fr 69]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRimoineSélection de produits et services raf nés et sophistiqués en toute subjectivitéHorlogerie & Joaillerie Une sportive étanche jusqu’à 200 mètresDotée d’une heure sautante, la Salthora Meta X est à l’imagede l’ADN MeisterSinger avec son aiguille unique. Indiquant exclusivement les minutes, elle est complétée, dans une fenêtre circulaire à 12 heures, par l’a chage de l’heure, laquelle change à la vitesse de l’éclair toutes les 60 minutes. Etancheà 200 mètres, elle aurait pu être catégorisée comme une montre de plongée. Montre polyvalente, elle suivra l’homme urbain dans toutes ses activités. Habillée d’un bracelet mixant soigneusement cuir et caoutchouc, cette sportive casual chicséduira les admirateurs des mécaniques de haute précision comme les adeptes d’une perception di érente du temps. A partir de 3 200 €. www.meistersinger.comCamou age nocturneLa nouvelle BR 03-92 Black Camo vient compléter la série à succès des montres camou age de Bell & Ross. La maison horlogère a développé pour elle, un revêtement original tricolore de type militaire. Son cadran se couvre d’un patchwork de gris mats, son boîtier et son bracelet de noir mat. Ce garde-temps high-tech est quasi- indétectable en particulier de nuit. Ses couleurs au traitement mat éliminent par ailleurs, le risque de re lets indésirables. Ce garde-temps ne risque pas de trahir les commandos militaires lancés dans une mission de  lature ou une intervention en terrain hostile. www.bellross.comUne plongeuse au moral d’acierMontée sur bracelet acier, la Seastrong Diver 300 automatique a che une nouvelle allure mais garde son caractère sportif.Emblématique de la manufacture horlogère suisse Alpina, cette montre de plongée étanche à 300 mètres béné cie de toutes les fonctionnalités nécessaires permettant de fournir aux plongeurs les informations dont ils ont besoin. Directement inspirée du passé, la Seastrong Diver 300 automatique est l’héritière des montres Alpina du siècle précédent, et en particulier de la Seastrong 10, une montre lancée dans les années1960 qui pouvait atteindre une profondeur de 200 mètres. 1 350 €www.alpinawatches.comMode & Accessoires Philippe Atienza, bottiersur-mesurePassionné par la botterie et la collection d’outils, Philippe Atienza s’installe sous unevoûte du viaduc des arts donnant ainsi naissance à un nouvel atelierde bottier où femmes et hommes sont chaussés dans le respect des méthodes et traditions bottières mais surtout avec une approche créative et contemporaine. Certains détails de piquage et de coupesur les chaussures comme pour la petite maroquinerie por- tentle signe d’une pointe de tranchet, référence à l’univers de la botterie propre à Philippe Atienza. Coup de cœur pour Caduceo, de magni ques chaussures en python avec talons coulés en résine. www.philippeatienzabottier.comOrza, maillots de bain couturePour la première fois, Aurélie Alezeraa, la créatrice crée une ligne mère-  lleet exprime sa vision du maillot debain couture : le glamour chic. Cette collection est à la fois un hommage aux années 50, véritable ADN de la marque, avec ses culottes hautes et gainantes mais c’est aussi un voyage au coeur des tendances avec ses franges, dentelles anglaises, perles et épaulettes. Peu d’imprimés, plutôt des unis, travaillés seuls ou en bicolore, déclinés dans une palette intense, sans demi-mesure, noirsprofonds et brillants ou couleurs  ashy. Le maillot devient bijou !www.orzaboutique.comL’Art du temps70Juin - n°41]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[L’Hôtel Bachaumont, juste divin !Ce superbe établissement 4 étoiles situé au cœur du quartier de Montorgueil a été entièrement repensé pour sublimer les lieux tout en gardant leur cachet d’antan. Doté de 49 chambres et 4 suites lumineuses, l’hôtel marie à la perfection confort et élégance avec son mobilier chiné par Dorothée Meilichzon. La cuisine gastronomique française s’a rme commeun art de vivre au sein du restaurant. Les fumets desviandes préparées au four à charbon chatouillerontl’odorat le plus  n. L’ Experimental Group contribue à faire du Bar de l’hôtel un endroit incontournable de la Ville Lumière. En n, trois salons tout équipés accueilleront vos événements professionnels dans les meilleures conditions. www.hotelspreference.comKitesurf et yoga avec ride & dreamRide & Dream présente des séjours sportifs et « bien-être » dans les plus beaux spots du monde, combinant des sessions de kitesurfquotidiennes, encadrées par des athlètes de haut niveau, avec des cours de yogaet activités  tness : réveil musculaireen douceur, sessions de stretching faceà la mer en  n de journée, activités aquatiques variées comme le surf, le wakeboard, le Stand Up Paddle, la voile ou la plongée. Les meilleures optionsd’hébergement sont garanties sur chaque séjour. La semaine à partir de 1500 € hors vols.www.ridendream.comArt de vivre & PAtrimoineLe Bhoutan en hélicoptère !Le COMO Uma Bhoutan est  er de lancer lepremier itinéraire en hélicoptère de 6 nuits, qui amènera ses invités dans les profondeurs du royaume de l’Himalaya. La « Scenic Heli- Adventure » propose une immersion au cœur du royaume et explore trois vallées importantes mais di érentes : La vallée Laya, aussi connue sous le nom du « Paradis caché du Bhoutan », la vallée tropicale Punakha avec ses magni ques dzongs et la vallée émeraude de Paro, avec desrizières et des anciens temples. Les invités rentreront, chaque nuit, au luxueux et confortable hôtel COMO Uma Bhoutan. www.comohotels.comLe nouveau palace de poche de la capitaleAprès Lugano et Rome, c’est dans un Hôtel Particulierdu 19ème siècle, situé à deux pas de la Rue du Faubourg- Saint-Honoré, que Roberto Naldi établit ses quartiers avec l’ouverture en Décembre 2016 de l’Hôtel Splendide Royal Paris. Composé de seulement 12 suites et d’un luxueux salon, cet écrin d’élégance à l’italienne est désormaisle plus petit hôtel 5 étoiles de la capitale. En qualité de n gourmet, Roberto prévoit cet été l’ouverture d’un restaurant italien contemporain au cœur de l’hôtel. Il achoisi de placer aux commandes de ce restaurant le Chef Michelino Gioia, étoilé au Guide Michelin. /www.robertonaldicollection.comL’Art du tempsEvasionBien-EtreSpray Instant Energy pourvos cheveux !Cette nouvelle innovation vient compléter la gamme de produits System Professional déjà existants. Il s’agit d’un conditionneur sec sous forme de spray ultra-léger. C’est la premièrefois que le complexe EnergyCodeTM est intégré dans un spray pour des cheveux instantanémentirrésistibles au toucher. Plus de frisottis, le cheveu est protégé des agressions extérieures. À la fois soin et syling, ce spray léger sublimateur dépose un subtil et agréable parfum sur la chevelure. Prix* : 39,50 € les 200 ml 17,90 € les 75 mlwww.systemprofessional.com/fr-FR/« Un peu plus loin que l’in ni »Premier parfum dans le domaine de la parfumerie à donner une odeur à l’espace et au mystère fascinant de l’in ni, π s’adresse à tous les hommes en quête de savoir, ces chercheurs de l’impossible. π développe au  l de sa formule cette soif d’in ni par deux composants majeurs : le bois de fer et l’In nium ! D’un côté la nature dans toute sa force avec le bois de fer, ce bois dont étaient faits les vieux gréements, de l’autre l’espace avec une abstraction olfactive : l’in nium. π, un  acon qui dé e le temps :à mi-chemin entre Kheops et le Louvre, à la rencontre des splendeurs passées et des visions futuristes : la pyramide. Une forme qui aspire à s’élever toujours plushaut.www.m.givenchybeauty.comExaltation de l’été avec EscadaVéritable innovation dans l’industrie du parfum à leur lancement en 1993, les fragrances estivales Escada en édition limitée se sont rapidement fait connaître pour leurs couleurs vives et leur parfum d’évasion. Les délicieuses senteurs fruitées mettent en scène chaque année de nouvelles destinations. Aujourd’hui, la Maison présentesa 25e édition limitée, Escada Fiesta Carioca, une fragrance orale-fruitée qui célèbre l’été et la fougue de la fête brésilienne. Eau de toilette 30 ml 40€, Eau de toilette 50 ml 57€, Eau de toilette 100 ml 73€. www.escada-fragrances.com/fr/ecoreseau.fr 71]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRimoineL’Art du tempsBulles & Spiritueux « La plus russe desIconique Champagne FrèresJean FrèresC’est l’histoire de trois frères, Guillaume, Rodolphe et Richard Frerejean- Taittinger, qui, bercés par l’art de créer du champagne, ont souhaité s’adonner à leur passion commune. Guidés par l’excellence,ce sont leurs ancêtres héroïques qui les inspirent pour l’élaboration de leurs cuvées iconiques. Trois cuvées principales composent la collection : le Brut Premier Cru, le Blanc de Blancs etla Cuvée des Hussards Millésime 2007. Equilibre parfait de rondeur et de fraicheur, de maturité et de vivacité, de complexité et de  nesse, ces nectars sont incontestablement les ambassadeurs de l’excellence Champenoise. Frèrejean Frères Brut : à partir de 35 euros ; Frèrejean Frères Blanc de blanc : à partir de 68 euros ; Cuvée des Hussards : à partir de 150 euroswww.frerejeanfreres.comFishers, Le gin 100% britannique,authentique et haute coutureLe gin Fishers tire son caractère sophistiqué des aromates,récoltées pour leurs graines, leurs racines, leurs feuilles et leursbaies. Sous son habit couture aux douces inspirations Gatsby, labouteille féminine, élégante et sophistiquée se dessine commele nouvel accessoire de mode. Habituellement élaboré à partird‘orge non maltée, le gin Fishers, lui, est directement fabriqué àpartir de l’orge maltée locale, lui o rant ainsi son caractère corséatypique. Ce gin couture, con dentiel, mondain et pointu sedéguste au rythme de cocktails chics et étourdissants des mixologues. Prix de vente conseillé 50 cl : à partir de 50 euros.www. shersgin.comvodkas françaises »C’est au génie, à l’anticonformisme et au ra nement de l’une des  gures les plus emblématiques de la Russie Impériale, le Comte Gabriel Golovkine, que sa descendance a choisi de rendre hommage en créant une vodka éponyme. La vodka Golovkine o re un voyage en se dégustant pure ou en cocktail. À température, elle sublime un caviar d’exception dans les plus beaux établissements de haute gastronomie ou anime les boissons colorées des plus grands bars à cocktails. À partir de 55€ les 70cl www.golovkinevodka.comLa Maison Coutanseaux Ainé, Légende de CognacEn proposant des Hors d’âge et des Millésimes exclusivement, Coutanseaux Ainé rend hommage aux années de vieillissement qui donneront leur couleur brune en ammées et leurs arômes si particuliers à ces cognacs haute-couture, rares et précieux. D’une belle intensité, Coutanseaux Ainé est un Cognac à la fois  n et moelleux, long au nez comme au palais. Il dévoile des notes épicées de gingembre, de cannelle et de clou de giro e avec des tonalités fruitées de pruneau, d’orange con te et de miel d’acacia auxquelles se mêlent des nuancessubtilement boisées. A partir de 800 eurosGastronomiewww.coutanseaux.comNicolas Alziari, 140 ans d’HistoireLa maison Alziari a été fondée en 1868, en pleine période de prospérité oléicole.Le moulin actuel avait été construit à la  n du 19èmesiècle sur l’emplacement d’un vieux moulin à l’huile en ruine. Alziari signe les recettes de plus de 130 produits. La sélection d’huile d’olive est passée de 2 à 10 permettantde satisfaire les plus exigeants. La maison transmet son savoir et fait connaître la  nesse de ses huiles d’olive bien au delà de ses frontières dans les plus prestigieuses épiceries  nes du monde, devenant l’une des références en matière de grands crus d’huile d’olive. www.alziari.com.frComtesse prend le largeToutes voiles dehors, Comtesse du Barry nous embarque pour un voyage gustatif estival sur le thème de la mer. Poissons, coquillages et crustacés sont au programme de cette croisière gourmande qui fera escale aux quatre coins des océans.Grâce à ses créations culinaires, Comtesse détient tous les secrets pour un apéritif de la mer réussi et saura plonger les convives dans un cadre paradisiaque.Prisée par les  ns gourmets, la ventrèche se distingue par son goût et son fondant exceptionnels. Savoureuse, Comtesse du Barry se devait de proposer une recette de ventrèche con te à l’huile d’olive, à partager en apéritif. Prix indicatif : 9,90 € les 115 gwww.comtessedubarry.comLa Compagnie Royale des Indes Orientales ouvre son vaisseau amiralBienvenue au 55 rue de Bretagne dans le Marais. Son architecture conçue dans un style résolument brut, moderne et épuré, a été pensée pour être en phase avec la démarche technique et la pureté des produits dela Compagnie des Indes Orientales. Cette maison tricentenaire revisite, depuis sa renaissance en 2016, les pharmacopées traditionnelles, européennes et asiatiques grâce á son savoir-faire d’herboriste et de botaniste. Les gammes d’infusions, de thés et de compléments alimentaires bio sont structurées autour de sept thématiques fonctionnelles : Détox, Vitalité, Ligne, Sérénité, Beauté, Défense et Bien-Être.www.indesorientales.com72 Juin - n°41]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[2016DENIS DURANTOUMIS EN BOUTEILLE AU CHATEAUGIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRimoineLa petite cavale, rosé du LuberonAu cœur du Parc naturel régional du Luberon, le lieu-dit « Traversdes Faridoux et La Cavale » a donné son nom à La Cavale. Les vins revendiquent l’AOC Luberon et cette trame singulière née d’une nature sauvage et généreuse. La Petite Cavale rosé a le goût du raisin. Sacouleur est franche, teintée de jolis re ets couleur jus de groseille. Son nez délicat, sur des arômes de framboise acidulée et groseille, dévoilede petites notes de verveine et fraises des bois. En bouche, l’attaque est franche sur une belle expression aromatique de fruits d’été. La  nale minérale est rafraichissante et s’accorde à point sur une dorade encroûte de sel, avec des tapas gourmands ou des poissons en grillades. Aoc Luberon 11,50€ (domaine, cavistes et Chr)Persia 2016Ce vin est produit à partir des plus vieilles vignes du domaine de Fondrèche et sur les plus beaux terroirs. Cette sélectionparcellaire rigoureuse est un véritable révélateur du potentiel du domaine. L’assemblage 50 % Mourvèdre, 25 % Syrah,25 % Grenache ravit par son intensité, sa complexité et sa minéralité. 19,10 euroswww.fondreche.comRencontre avec le Château de BéruTerroirs de Béru 2015 réunit toutes les qualités du millésime : la maturité, la concentration, la tension et une belle fraîcheur minérale, celle que l’on attend d’un Chablis. L’implication sans faille d’Athénaïs conduit à une viticulture exemplaire. La culture biodynamique est menée sur les 15 hectares du domaine. Mariez cette cuvée avec quelques fromages de chèvre bien choisis, avec des petites morilles fraiches ou bien des asperges sauvages de saison, ou encore avec des fruits de mers : un plat de pâtes aux coquillages par exemple,avec un beurre aux agrumes...27€www.chateaudeberu.comLes déjeuners d’EcoRéseau BusinessConceptRepris en septembre 2002, «Aux Lyonnais : un bou- chon parisien dédié à la cuisine lyonnaise », a ouvert ses portes le 15 octobre 2002.« En respectant la tradition et en conservant les asso- ciations de goûts, nous souhaitons réinterpréter la cui- sine lyonnaise en lui ajoutant une touche de modernité a n de la rendre plus légère, plus accessible et encore plus savoureuse », explique le chef, Xavier Boireau.LieuL’Art du tempsVinsCe bistrot de tradition au 32, rue St Marc 75002 Pariset créé en 1890, a conservé sa façade de bois rouge etson enseigne « Maison Lyonnaise ». Sur le bu et, une vieille machine à caféà piston dégage de la vapeur. A l’étage, les clients, installés dans des fauteuils clubs, patientent tout en discutant. Boiseries et moulures aux motifs  oraux, luminaires art pompier et faïences « métro » ornent murs et plafonds.En cuisineSandres, brochets, écrevisses et grenouilles de la Dombes, belles volailles fermières, pièces de bœuf, fromages de l’Isère, charcuterie lyonnaise, vins du sud mâconnais au nord rhodanien... sont autant de produits régionaux que les « Mères » légendaires, mais aussi les grandes toques et autres épicu-Clair de Rose, le rosé par les JamellesClair de Rose porte le nom de sa couleur. Il est la quintessence du rosé méditerranéen. Gourmand, frais, aromatique, il séduit par sa belle vivacité. Issu des cépages grenache et cinsault, ce rosé Pays d’Oc est un vin tout en équilibre avec une belle rondeur et une fraîcheur que l’on appréciera lors des chaudes nuits d’été. On aime ses arômes  oraux et fruités de framboise et de grenadine. A déguster sur des tapas à l’apéritif, en compagnie d’une salade de crevettes aux crudités ou de légumes d’été. 7.30€ ; 150CL : 15.90€ ; 300 CL : 49,50€www.lesvinsdecarole.frMercurey « En Pierre Milley » 2014L’appellation Mercurey est la plus grande des appellations de la Côte Chalonnaise. Les raisins de la cuvée « Pierre Milley » ont été récoltés manuellement puis égrappés a n de préserver l’intégrité de ce fruitsi délicat et d’extraire des tanins nobles. Un élevage en fûts de chêne durant quinze mois environ, confère à ce vin des arômes sauvageset fruités avec des notes de fruits rouges et noirs mais égalementde prune et de pêche. Ce pinot noir est charnu, entier et gourmand, parfaite incarnation de la  nesse et de l’élégance des vins de Bourgogne. Environ 25 € chez les cavistes.Le bois des amants 2016Le bois des amants juste devant la cave était un lieu de rencontres plus ou moins libertines depuis bien longtemps.Cet AOP Ventoux - Rosé aux cépages Grenache & Cinsault se dé nit par un rose pâle et aérien aux nuances de pétales de rose. Son bouquet délicat, frais et élégant, exhale de senteurs  orales mêlées aux fruits du verger. La bouche est ample et fruitée. Idéal pour l’apéritif, cuisine d’étéprovençale, salades, grillades, charcuterie. 7,50 euroswww.solence.frCe mois-ci, nous avons testé pour vous Aux Lyonnais, un bouchon parisienriens aimaient à cuisiner et à réinventer. N’échappent pasà cette réactualisation, les « Œufs cocotte », le « Pot de la cuisinière lyonnaise », les « Quenelles à la lyonnaise, sauce Nantua », le « Foie de veau en persillade, pommes de terre fondantes » ou la « Tarte et île  ottante aux pralines roses » ...Service : impeccable, convivial, authentiqueNotre Menu Entrées : clapotons en rémoulade et pot de la cuisinière lyonnaise (rillette de jarret de porc et foie gras). Plats : Foie de veau en persil- lade, copeaux de pommes de terre et Boudin noir aux pommes. Desserts :Fraises, sorbet citron.Tarifs : Menu déjeuner à 34 euros www.auxlyonnais.com©Pierre Monetta74 Juin - n°41]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[2016]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRimoineL’Art du temps - L’Actualité automobileKia Rio : Grande !La 4ème mouture de la citadine co- réenne joue désormais dans la cour des grandes. Spacieuse, confortable, bien équipée, elle a de solides atouts mécaniques à faire valoir dans la course avec ses rivales européennes.Un sans faute ! Kia a sérieusement revu son modèle de citadine polyvalente, concurrente affirmée des Renault Clio et Peugeot 208. C’est dire si le match annoncé peut sembler disproportionné, la Kia s’attaquant à pas moins qu’aux stars du segment. Et jusqu’à présent, il faut bien le reconnaître, l’exercice n’était pas totalement convaincant. Mais la quatrième génération de Rio marque incontestablement des points. Les designers du constructeur coréenont soigné leur copie et la nouvelle Rio en impose côté esthétisme par une tranquille et discrète élégance. Bien proportionnée, bien dessinée, la Rio bénéficie désormais de la calandre « tiger nose » emblématique de la marque qui affine son regard à la pointe d’un capot plus horizontal que par le passé. La ligne est harmonieuse, l’arrière plus anonyme mais au total le dessin est plutôt réussi, admirablement servi par des jantes en alliage 17 pouces en finition premium qui lui donnent un zeste de sportivité.Plus grande que la précédente de 15 mm (4,065 mètres de long soit 3 mm de plus qu’une Clio et 9 cm de plus qu’une 208), la Rio est très spacieuseà l’intérieur poursa catégorie avec uncoffre raisonnable de325 litres. Plutôt bien finiemais dotée de plastiques durs pour la planche de bord qui font du coup un peu cheap, la citadine coréenne la joue comme toujours sur le registre de la tristesse allemande (Skoda, VW, Seat, Opel.....) avec un refrain connu « noir c’est noir ». Dommage ! La Rio gagnerait en peps avec un habitacle en couleur.Très bon sièges, confort de suspension avéré, ergonomie des commandes, équipement très généreux (avec notam- ment un système de freinage d’urgence autonome avec détection des piétons de série, une première dans cette ca- tégorie), la Coréenne est extrêmement agréable à conduire en toute simplicité. Petits reproches : le sacrifice à la mode techno pour la radio DAB (qui fonc-tionne encoretrop mal en France) etl’absence de réglage électriquedes sièges.Nouveau moteur 1 litre essenceLa bonne surprise vient également de la motorisation avec sous le capot de nos modèles d’essai d’abord un diesel 1,4 litres de 90 chevaux très silencieux, dynamique, doté d’un joli couple (240 Nm entre 1500 et 2500 tr/min) qui lui octroie souplesse et onctuosité avec une consommation réduite en ville comme sur route. Une mécanique avec stop-and- start, admirablement servie par la boîte manuelle 6 vitesses précise et agréable à manier. Autre moteur essayé, le nou- veau bloc turbo essence de 1 litre dePeugeot 5008 : le grand frèreLa version 7 places du 3008 con rme toutes les qualités de son cadet : confort, ergonomie, qualité de  nition et d’équipement, bonheur de conduite. Aucune rai- son désormais d’acheter allemand !La version standard du SUV Peugeot 3008 avec cinq places nous avait scotchés par ses très nombreuses qualités. Le 5008, version allongée du même SUV (+ 19 cm à 4,64 m) avec 7 places de série, con rme, avec en plus de l’espace passager ou du volume de coffre et de la modularité. Les trois sièges arrière individuels coulissent sur 14 cm et les deux sièges logés dans le coffre se rabattent et se démontent facilement pour libérer au total 780 litres de chargement utile (et même 1940 litres sans les 3 sièges arrière, une capacité de véhicule utilitaire).Au volant les impressions initiales demeurent : beauté de l’habitacle à la fois élé- gant et original, ergonomie sans faille des commandes, équipement de pointe (y compris le virtual cockpit baptisé par le Lion I-Cockpit). Le confort est excellent, la tenue de route comme tou- jours chez Peugeot sans faille, la conduite de ce SUV familial estun régal.Sous le capot le moteurturbo essence 1,6 litre THP de 165 chevaux fait merveille couplé à la boîte auto EAT6 . Aucun reproche, le 5008 est un choix de raison et de passion. Désormais, c’est sûr, le Français fait jeu égal avec les constructeurs germaniques, à tout le moins avec les véhicules du groupe Volkswagen. Seul petit reproche : le design extérieur qui perd en élégance dans cette version XL et se banalise. Un risque alors que se pro le àl’horizon le nouveau Renault Koléos parfaitement dessiné.Modèles essayés : Peugeot 5008 GT Line 1,6 L THP 165 ch boîte EAT6. Tarifs : à partir de 38150 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 26700 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 28200 euros.La Seat Leon persiste et signeLa compacte germano-ibérique s’offre un léger restyling esthétique et mécanique pour confirmer sa première place sur le classement des ventes de la marque en Europe.76 Juin - n°41]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineessais & tendancesPar Philippe Flamand77lui aussi plutôt souple en parcours urbain avec une boîte manuelle 5 (pourquoi pas 6 ?). Deux autres motori- sations essence sont disponibles 1,4 l de 84 et 100 ch, le plus gros(1,2 l etétant couplé à une boîte auto à 4 rapports).Des qualités mécaniques qui rendent sans conteste la Rio très attrayante. D’autant que les tarifs (à moins de 13500 euros en entrée de gamme) et la garantie 7 ans ou 150000 kilomètres complètent le package. De quoi donner à Kia des espoirs rai- sonnables de succès.Modèles essayés : Kia Rio 1.4 CRDI 90 ch BVM6 Premium. Tarifs : à partir de 20790 euros. Kia Rio 1.0 T-GDI, 100 ch, BVM5 Premium. Tarifs : à partir de 19590 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 13490 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 15690 euros.Seat Leon 3, deuxième ! Le fer de lance de la gamme du constructeur germano-ibérique bénéficie d’un restyling esthétique (calandre élargie, feux de jour et clignotants à LED, nouveaux feux arrière) et mécanique (le moteur 1 litre TSI 115 ch est disponible dès les premiers niveaux de finition, le diesel 1,6 litre grossit à 115 ch) cinq ans après l’apparition sur le marché de la troisième génération de cette compacte à succès.Toujours fabriquée sur la plateforme modulaire MQB du groupe VW (Golf VII, Audi A3...) la Leon a été déclinée à l’envi en versions 5 portes, coupé, break, X-perience (4 roues motrices) et Cupra (jusqu’à 290 chevaux). Une gamme qui demeure avec le nouveau millésime conjugué dans ces différentes versions.Pour l’heure nous avons pris le volant d’une très classique Leon 5 portes en finition Xcellence avec sous le capot le moteur essence TSI 150 chevaux. La volonté de montée en gamme transparaît avec cette finition plutôt bien équipée (le virtual cockpit ne fera toutefois son apparition qu’en fin d’année), plutôt confortable, spacieuse (avec un très grand coffre) et finalement très agréable à conduire. L’habitacle un brin tristoune bénéficie d’un nouvel écran multimédia tactile de 8 pouces, les sièges sont accueillants, l’ergonomie descommandes comme toujours dans le groupe VW parfaite. Et d’un strict point de vue mécanique la Leon conserve toutes ses qualités de tenue de route et de motricité. Le moteur essence de 150 chevaux affiche une rare polyvalence avec un couple important (250 Nm entre 1 500 et 3 500 tr/ min) bien servi par la boîte DSG et économe grâce à la technologie ACT (cylindre à la demande) qui désactive 2 des 4 cylindres dans certainessituations (vitesse stabilisée sur autoroute). De quoi patienter dans l’attente de la nouvelle Ibiza !Modèles essayés : Seat Leon 1.4 TSI ACT 150 ch Xcellence. Tarifs : à partir de 29075 euros. Tarifs gamme essence : à partir de 19990 euros. Tarifs gamme diesel : à partir de 22860 euros.L’Art du temps - L’Actualité automobilecylindrée pour 100 chevaux, beaucoup plus bruyant (une fois n’est pas coutume pour l’essence), nerveux maisecoreseau.fr]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRimoineBaromètre  nance de marché l’actu maRché du mois Les marchés attendent les législativesAprès s’être vivement appréciés suite aux résultats du premier tour de l’élection présidentielle, les mar- chés sont restés relativement stables après l’électiond’Emmanuel Macron au second tour. Rassurés par la disparition de certains risques, et notamment celui d’un Frexit, les investisseurs ont désormais les yeux braqués sur les électionslégislatives. C’est l’issue de ce scrutin qui déter- minera la couleur du programme économique et européen de la France pour les années à venir, et la capacité d’Emmanuel Macron à mettre en œuvre les mesures qu’il a annoncées.Faut-il vraiment vendre ses actions enmai?«SellinMayandgoaway»:lesdictonsontlavie dure, et ce proverbe  nancier, bien connu des traders, se révèle bien souvent exact d’année en année. Les investisseurs allègent leurs positions en mai, puis investissent à la rentrée, traditionnellement entre septembre et octobre. Dans une récente note, Au- rel BGC a simulé les performances d’un fonds quiserait investi sur le CAC 40 entre janvier et  n avril, puis entre octobre et décembre, en liquidant toutes ses positions dans l’intervalle. Depuis l’an 2000, ce fonds  ctif af cherait une performance globale de 114%. Soit bien mieux que l’indice lui-même, qui est toujours dans le rouge sur les 17 années écoulées.Michelin lève 100 millions d’euros sur le marché obligataireMichelin a annoncé avoir procédé avec succès au placement d’une émission complémentaire d’obli- gations convertibles non-dilutives remboursables uniquement en numéraire à échéance en 2022 d’unmontant nominal de 100 millions de dollars US. Comme annoncé, le prix d’émission a été  xé à 103,50% de la valeur nominale de ces obligations. Concomitamment, Michelin a procédé à l’achat d’options d’achat dénouables uniquement en numéraire en vue de couvrir son exposition économiqueen cas d’exercice des droits de conversion attachés aux obligations. Les obligations étant remboursables uniquement en numéraire, elles ne donneront pas lieu à l’émission d’actions nouvelles ou à la remise d’actions Michelin existantes en cas de conversion. Cette dette en dollars US sera immédiatement convertie en euros. le coin des exPeRtsDeutsche AM se repositionne sur les actions européennesComme plusieurs autres gestionnaires d’actifs, Deutsche Asset Management a décidé de se repositionner sur l’Europe suite à l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française. Pour l’analyste Britta Weidenbach, cette élection constituait le principal risque politique de l’année en Europe. La victoire du pro-européen Emmanuel Macron sur la position anti- européenne et populiste du Front National constitue selon elle un événement justi ant de réorienter sa stratégie vers les marchés européens. Deutsche AM souligne en outre la croissance des béné ces des entreprises européennes, ainsi que les niveaux très raisonnables auxquels se situent les actions dans la zone en comparaison des actions américaines.Cholet Dupont relève ses prévisionsCholet Dupont se félicite également de l’élection du candidat d’En Marche, évoquant « un soulagement dépassant nos frontières ». « L’environnement économique et  nancier reste favorable. L’élection d’un candidat français pro-européen et réformateur a rassuré tous les marchés  nanciers », écrit l’analyste. Il ajoute que l’euro s’est apprécié sensiblement et que les actions européennes ont surperformé. Selon lui, cette surperformance en zone euro devrait se poursuivre après une pause dans leurs tendances haussières. De plus, Cholet Dupont rappelle que les bonnes nouvelles se sont succédé en avril : le FMI a relevé ses prévisions de croissance mondiale ; les statistiques ont été bien orientées sur le Vieux Continent et outre-Atlantique ; les prévisions béné ciaires des entreprises ont été révisées en hausse. Dans ces conditions, Cholet Dupont a relevé ses principales prévisions pour les indices boursiers, à l’exception du Nikkei.BNP Paribas IP surpondère la dette locale émergenteBNP Paribas IP a opté pour une surpondération de la dette émergente en monnaie locale. « Bien que nous ayons des doutes quant à la solidité fondamentale des marchés émergents, exprimés dans notre sous-pondération de la dette en devise forte face aux bons du Trésor américain, nous percevons également des développements positifs », écrivent Joost van Leenders et Colin Graham, respectivement économiste en chef et directeur des investissements de la société. Ces derniers remarquent que la Fed ne devrait remonter ses taux que de manière graduelle, tandis que le dollar américain a légèrement reculé, éliminant ainsi des risques pesant sur les devises émergentes,qui, en moyenne, semblent aussi sous-évaluées. « Ce facteur, couplé à des taux d’intérêt réels relativement élevés dans un certain nombre de pays émergents, justi e dans une large mesure de surpondérer la dette émergente en monnaie locale face aux bons du Trésor américain », con rment Joost van Leenders et Colin Graham.Brèves, études, actus et chiffres du mois concernant les marchés  nanciers où le particulier peut investir90 milliards d’eurosLe chiffre du moisC’est le nombre des fusions-acqui- sitions déjà signées par des parties françaises depuis le mois de janvier. Si la tendance se poursuit, 2017 pourrait être l’année la plus riche en la matière depuis 2007. Plus de la moitié (48,2 mil- liards d’euros) a porté sur des rachats d’entreprises hexagonales, un chiffre en hausse de 30% sur un an. la sPéculation du mois90eur85eur 80eur 75 eur 70 eur 65eur 60eurJuin JuilBarclays roule pour RenaultAout SepOct NovDec 2017 Fév MarAvr MaiBarclays a relevé sa recommandation sur le constructeur automobile à surpondérer, contre pondérer en ligne auparavant. L’objectif de cours a également été revu à la hausse, de 88 à 110 euros. Selon l’analyste, Renault-Nissan sera plus performant avec l’élar- gissement de l’alliance à Mitsubishi et Avtovaz. Selon lui, elle sera à terme capable de produire une offre de véhicules hybrides et électriques sans équivalent. Pour Barclays, il se pourrait même que le groupe atteigne dès 2020 les objectifs du plan pour 2022.Arthur CohenSpécialiste des questions éthiques appliquées au secteur  nancier PDg des éditions HermannT Guerre des données : péril et compromisroubles et confusions règnent autour rapport qui, loin de calmer les tensions, de la nouvelle directive européenne suscite encore la polémique : contenant sur les services de paiement (DSP2). des propositions pour réglementer l’accèsd’agrégation de comptes bancaires, c’est- à-dire une vision panoptique de tous leurs comptes a n d’en optimiser la gestion. Certaines applications proposent égale- ment des services d’initiation de paiement (virements). A ce jour, pour béné cier des services proposés, les clients de ces  ntechs doivent fournir leurs codes d’accès à leur banque en ligne – ce qui les décourage ostensiblement, même si, en France, ces applications ont déjà convaincu près de 2 millions d’utilisateurs. Les start-up demandent donc à avoir un accès direct et complet aux données bancaires con - dentielles de leurs clients. Les banques craignent en retour de perdre la maîtrise de la relation client et prétendent qu’il y a un risque pour la protection des données. Pour arbitrer ce différend, l’EBA recom- mande une position médiane et suggère que les  ntechs aient accès aux données con dentielles des clients à travers desplateformes développées par les banques elles-mêmes.Le sujet est épineux. En effet, à partir du moment où le statut d’agrégateur est pleinement reconnu et encadré, comment ne pas lui accorder de fait les moyens de développer son activité ? D’un autre côté, le problème ne porte pas tant sur la protection des données con dentielles et sur la minimisation du risque de fraude : les agrégateurs sont déjà soumis à de nombreux standards techniques très élevés et dûment contrôlés. Non, aux yeux des pouvoirs publics, le problème est celui de la fragilisation du secteur bancaire européen, qui compte de nombreux établissements représentant un réel risque systémique. Comment donc encourager l’innovation sans déstabiliser tout le système existant ? Telle est l’aporie face à laquelle se trouve la Commission européenne.Censée organiser les conditions et les mo- dalités de l’ouverture à la concurrence qui surviendra dès janvier 2018, cette directive a octroyé un statut légal et réglementé aux  ntechs  nancières. Sa transposition en droit national suscite maints débats que l’Autorité bancaire européenne (EBA) tente d’arbitrer par la publication d’unaux données con dentielles bancaires par les agrégateurs, ce rapport est vivement contesté par 65 start-up  nancières signa- taires d’un manifeste contre les préconi- sations de l’EBA.De quoi s’agit-il ? Certaines  ntechs four- nissent à une clientèle multibancarisée (via des applications mobiles) des services78 Juin - n°41Éthique & Finance]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre patrimoineArt de vivre & PAtrimoine l’actu PatRimoine du mois L’assurance-vie perd de la vitesse en marsce moment-là. Pour rappel les fonds eurocroissance sont constitués de deux poches, l’une investie sur des obligations d’Etat et l’autre sur des actifs plus risqués comme les obli- gations. En contrepartie de rendements plus élevés que les fonds euro classiques, le capital est bloqué durant huit ans, période durant laquelle le maintien permanent de la valeur du capital n’est pas garanti. Au bout des huit ans, en re- vanche, l’épargnant a la garantie de recevoir à nouveau son investissement, au minimum, net de frais, plus les éventuels gains.L’immobilier représente deux tiers du patri- moine des ménagesBrèves, actus et chiffres du mois concernant d’éventuels placements patrimoniaux pour le particulierLe placement du mois5,9 milliards d’eurosC’est le montant déposé sur le livret A par les épargnants français depuis le début de l’année. 1,62 milliards d’euros ont d’ailleurs été déposés sur ce livret en mars. Il s’agit du quatrième mois de col- lecte positive consécutif, c’est-à-dire où les dépôts ont été supérieurs aux retraits. Un phénomène qui s’explique par la période de mars, généralement propice aux économies après les soldes, mais aussi par les élections présidentielles incertaines qui ont contribué à rendre les épargnants plus prudents. En effet, dans le même temps la consommation a reculé de 0,8% selon l’INSEE. Le livret A, un place- ment qui reste donc intéressant malgré son taux faible ? Réponse plus loin avec Géraldine Métifeux, associée gérante de ALTER EGALE.En mars dernier, l’assurance-vie a enregistré une collecte nulle, à savoir, les dépôts ont parfaitement contrebalancé les collectes, soit 12,2 milliards d’euros de chaque côté. Pour rappel, en 2016, la collecte nette était, elle, ressortie positive à 1,8 milliards d’euros. Le montant des encours à  n mars s’établissait à 1,646 milliards d’euros, soit une croissance de 3% par rapport à l’année dernière. Une tendance qui montre la perte d’intérêt des épargnants pour l’assurance-vie, qui avait déjà  ni l’année 2016 en repli, la collecte nette s’éta- blissant à 16,8 milliards d’euros, soit 29% de moins qu’en 2015.Les fonds eurocroissance laissent espérer de belles perspectivesLes fonds eurocroissance af chent pour 2016 des taux qui pourraient rapidement attirer de nouveaux investisseurs.Même si ces derniers sont disparates, 0,47% pour le fonds proposé par BNP Paribas, contre 6,87% chez AVIVA, ils surperforment dans l’ensemble par rapport aux fonds eu- ros classiques, qui s’établissent à 1,8% en moyenne en 2016. Des taux qui ne re ètent pour autant pas la réalité des épargnants puisque le taux qui leur est appliqué dépend de la date de signature du contrat et des conditions  xées àEn valeur, l’immobilier représente 6619 milliards d’euros, et constitue à lui tout seul deux tiers du patrimoine des mé- nages. Un chiffre qui prend en compte la valeur de l’en- semble des constructions et terrains propriétaires, publié par l’INSEE. Le patrimoine global des Français représente, lui, 10692 milliards d’euros, en valeur nette. Des Français qui privilégient largement l’immobilier donc – 62% sont propriétaires d’un logement – mais qui n’oublient pas pour autant les autres placements, puisque 85,6% d’entre eux sont propriétaires d’un ou de plusieurs livrets d’épargne.Focus suR...l’investissement dans l’oRL’or ne semble plus être un placement plébiscité et cela pourrait être une bonne nouvelle ! La demande mondiale en métal précieux a, en effet, chuté de 18% au premier tri- mestre 2017, selon le Conseil mondial de l’or. S’établissant à 1034,5 tonnes, elle est à son plus bas pour un premier trimestre depuis 2011. Et la raison est double. D’abord la demande en or avait connu une très forte hausse au premier trimestre 2016 à cause d’un climat économique instable qui avait entraîné les investisseurs vers cette valeur refuge. Ensuite, les investisseurs se montrent plutôt rassurés par l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, où beaucoup de professionnels délaissent le métal jaune pour des inves- tissements plus risqués, comme les actions. Dans les autres régions du monde la demande commence à reprendre ce- pendant, notamment en Inde et en Chine, où elle a aug- menté de 30%. Pour rappel, ces deux pays sont les deux premiers acheteurs d’or physique.Tableau pour aider à la créationQ1 1291,8 Q2 1034,5A PAS DE GÉRANTS : le livret A compte-t-il enc e ?Le livret A af che à ce jour un taux en dessous de 1%. Faut-il le délaisser pour autant ? Décryptage avec Géraldine Métifeux, associée gérante de ALTER EGALEQuel est votre avis sur la situation du livret A ?Nous n’avons jamais considéré le livret A comme un placement à proprement parler. Cela sert plutôt de ma- telas de sécurité. Si le particulier cherche à faire fructi-  er son argent, le livret n’est pas forcément adapté, que ce soit aujourd’hui ou même il y a cinq ans, lorsque les taux étaient plus élevés. L’avantage du livret A c’est de pouvoir placer 22000 euros environ sans  scalité sur la plus-value. En revanche, si l’on recherche un investis- sement long terme avec un rendement plus important, il existe d’autres investissements plus adaptés.Quel avantage alors pour le livret A ?Comme matelas de sécurité pour le quotidien c’est par- fait, mais pas pour investir. Le livret A sert à garder des liquidités et à faire en sorte qu’elles ne soient pas man- gées par l’érosion monétaire. Quand on a 20000 euros économisés au  l de l’eau, il vaut mieux les mettre sur un livret A que sur un compte sur livret classique.La baisse des taux, quelle évolution ?Nous assistons aujourd’hui à un très léger retour à l’in-  ation, ou pour le moins à un éloignement de la périodede dé ation. Nous renouons avec une période de crois- sance en Europe, avec, normalement, de la création d’emploi et donc une réduction du chômage. Tout cela conduit, en théorie, à un retour à la normalité de la po- litique monétaire de la BCE, et donc, normalement, les taux longs devraient être remontés. De plus, les Etats- Unis sont déjà en phase de remontée des taux et sont plutôt en  n de cycle économique là où, en Europe nous en sommes au début. Et comme il est assez rare que les taux soient totalement décorrélés entre l’Europe et les Etats-Unis, nous devrions très probablement les voir remonter un jour ou l’autre en Europe.Par quoi remplacer le livret A, le cas échéant ?Pour le particulier qui cherche un placement liquide, si ce dernier offre une garantie en capital, il n’y aura pas de rendement. La liquidité et le rendement sont deux choses relativement peu compatibles. Il existe cepen- dant encore le fonds euro qui, même avec la  scalité, rapporte à ce jour plus que le livret A.Propos recueillis par Nicolas Pagniez79ecoreseau.fr]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[exPRessionsTribune librePourquoi réformer par ordonnances est nécessairePar Agnès Verdier-MoliniéDirecteur de la Fondation iFRAP, auteur de « Ce que DOIT fairele (prochain) président », aux éditions Albin MichelLes élections législatives n’ontpas encore eu lieu et la CGT est déjà sur le pont pour appeler les salariés à se « mobiliser pour leursrevendications ». Le quinquennat, s’il veut être le théâtre des réformes, ne s’annoncepas de tout repos sur le front syndical. Ilva falloir aller très vite pour réformer. Gouverner par ordonnances est pourtant on ne peut plus respectueux de la démocratie. L’article 38 de la Constitution est clair :« Le gouvernement peut, pour l’exécution de son programme, demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures quisont normalement du domaine de la loi ». Le gouvernement peut donc utiliser la méthode des ordonnances, sauf pour les domaines des lois organiques, aux lois de  nances et aux lois de  nancement de la Sécurité sociale. C’est donc bien le Parlement qui, par la loi d’habilitation préalable aux ordonnances, donne le feu vert. C’est aussi le Parlement qui conclut le processus puisqu’il adopte ensuite un projet de loi de rati cation des ordonnances. De plus, l’habilitation doit être précise. Le Conseil constitutionnel contrôle la conformité de l’ordonnance avec les termes de la loi d’habilitation. La méthode se distingue de l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution, par laquelle un projet de loi est réputé adopté sauf si une motion de censure est déposée dans les 24 heures et adoptée. En ce sens, la méthode des ordonnances est plus respectueuse de la démocratie parlementaire. Si le projet législatif est clairementmis entre les mains des Français, nos concitoyens auront, en quelque sorte,donné un mandat aux parlementaires pour signer et contrôler les ordonnances. En matière de légitimité et représentativité,le mandat des parlementaires sera clair, contrairement à celui des syndicalistes...Les ordonnances ont été largement utiliséespar le passé à l’occasion de certainesgrandes réformes, comme en 1981 sous Mitterrand-Mauroy, notamment pourles 39 heures ou la retraite à 60 ans. Des réformes pas particulièrement anodines. Légiférer par ordonnances va être plusque nécessaire. Les joies de la navette parlementaire aidant, cinq mois sont en moyenne nécessaires (selon les statistiques du Sénat)pour qu’une loi soit adoptée. Une moyenne honorable, mais une loi ambitieuse, elle, est systématiquement étudiée et débattue pendant plus d’un an au Parlement avant d’entrer en vigueur. Or la France ne peut pas attendre. Oui, il faut souhaiter au nouveau gouvernement de ne pas capituler devant les oppositionsqui se dressent contre l’application de son programme et l’utilisation des ordonnances, sinon nous aurons encore un quinquennat de perdu. D’autant que les mesures à prendre de façon urgente vont au-delà du programme de En marche. Ainsi, en matière de droit du travail, plusieurs réformes qui fâchent doivent être adoptées : nouvelle dé nition du licenciement économique, assouplissement des obligationsde reclassement, abandon des 35 heures, nouvelle réglementation des contrats de travailà durée déterminée et des contrats de travail à temps partiel, réglementation de l’assurance- chômage, modi cation des obligations liées au franchissement des seuils d’effectifs salariés. On pourrait aussi citer l’abrogation du monopole dont jouissent les syndicats pour la présentation des candidats au premier tour des électionsaux institutions représentatives du personnel, l’ouverture à l’employeur de la faculté de recourir au référendum d’entreprise pour l’adoptionde mesures ayant obtenu l’accord d’au moins 30% des syndicats représentés, ainsi que la généralisation de la possibilité pour les accords d’entreprise de supplanter les accords de branche, sans que ces derniers puissent l’interdire.La rue contre les urnes, c’est aussi unevieille manière de faire de la politique. ■80 Juin - n°41© Kevin Leinster]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[VOUS, MAÎTRE DU JEUIl y a un entrain. Presque une folie.Une énergie condensée en cette place restreinte. Je pense que c’est ça, ce qu’on ressent quand on arrive autour des locaux de Possib’all. Me voici en face de cet objet convexe improbable, perdu dans la nature. Il ne faut pas être spécialiste pour oser dire : « c’est grotesque d’implanter une entreprise ici ! ». En fait, ça ne l’est pas. L’importance, c’est la cohérence.Chez Possib’all, on encourage la créativité sous toutes ses formes. Dans l’entreprise, chacun est libre de dé nir ses propres règles. Car sans règle reste l’éthique, puis la morale se redé nit dans le bien commun. Ici, il n’est pas dérangeant detrouver entre deux étages une tyrolienne qui débouche sur une piscine à boules. Et votre créativité grimpe en même temps que vous franchissez chaque marche des escaliers. Quand on lance une idée, rien ne vaut une bonne démonstration : ne soyez donc pas surpris de voir un charismatique samouraï vous expliquer le plan marketing. Avez-vous déjà rêvé de vous affranchir de certaines règles ? Anne Archie, la PDG du groupe, entraine bien plus qu’une  rme dans son art de vivre. La proposition « Ça rule ? » de Possib’all est simple : un espace-temps est réservé à la redé nition des règles.Votre équipe est placée dans une salle à la contenance inconnue. Vous découvrezalors de multiples objets autour de vous. Ils sont pensés pour avoir une cohérence initiale nécessaire au jeu. Une série de questions assaille votre esprit, puis c’est l’intuition qui reprend le dessus. Vous savez alors ce que vous devez faire. Votre équipe s’approprie le scénario et vous voilà propulsé dans un jeu où les règles évoluent en fonction des volontés de chacun. L’équilibre peut basculer à tout instant : mettez le changement à pro t. Trouvez les failles et manipulez les lois du jeu pour votre victoire.Sacha DuprezL3 à l’IMT Mines Albi-CarmauxConcours de micro-nouvellesexPRessionsLe monde de demain vu par un étudiantEcoRéseau Business le clame haut et fort : il existe en France un ferment entrepreneurial et littéraire dans les esprits, qui ne demande qu’à se concrétiser. La preuve avec ce concours de micro-nouvelles organisé dans chaque numéro auprès des étudiants d’une école, où ceux-ci doivent imaginer une start-up qu’ils jugent révolutionnaire parce qu’elle va bouger les lignes dans le futur. Expériences des plus concluantes ce mois-ci et place aux élèves ingénieurs pour cette édition avec les étudiants de L3 des Mines d’Albi. Le lauréat pour cette édition du mois de juin, Sacha Duprez, nous romance la vie de la start-up Possib’all, entreprise spécialisée dans la résolution de problèmes, la créativité et la conduite du changement par le jeu. Bonne lecture.Avis d’expert : Philippe Farenc, Adjoint au directeur de la recherche, de l’innovation et des relations économiques aux Mines d’Albi, Responsable Entrepreneuriat Étudiant, Responsable de l’incubateur Mines Albi, Responsable de l’Open Lab de Mines Albi« On est passé d’une démarche d’opportunités à une démarche capable de faire émerger des entrepreneurs »On a tendance à dire que les écoles d’ingénieurs sont en retard sur l’entrepre- neuriat par rapport à leurs consoeurs de fait dans le business. Comment changer les esprits ?Le message général que l’on passe, c’est de concevoir une entreprise comme une chaine. Aucun maillon ne doit être fragile quel que soit le maillon : économique, technique, juridique. La façon dont on enseigne l’innovation se réalise dans une ap- proche de type design thinking. Nous ne partons pas de l’invention pour aller sur le marché. Mais nous partons d’un segment de clientèle pour leur faire une proposition de valeur et ensuite mettre en place un business model pour être désirable pour leclient, viable économiquement, et faisable d’un point de vue opérationnel.Quid du statut d’étudiants entrepreneurs aux mines d’Albi ?Nous avons toujours accompagné les étudiants qui souhaitaient créer une activité. Si nous le faisions au cas par cas auparavant, nous avons mis en place une organi- sation pour arriver à 3% d’étudiant entrepreneur en 2020 (objectif de l’école inscrit dans notre dossier CTI). On passe d’une démarche liée à une opportunité à une démarche structurée capable de faire émerger des étudiants entrepreneurs avec des activités de sensibilisation, de détection/maturation, et d’accompagnement de création d’activité. L’école a soutenu en 2016, 15 élèves engagés dans des concoursde création d’activité comme Actin’space organisé dans les locaux de l’école, le concours CRECE ou le challenge industrie MIX de l’IMT à Brest. C’est grâce à ce dynamisme que nous pourrons transmettre à nos élèves l’envie d’entreprendre. Tous les élèves ingénieurs de Mines Albi engagés dans le statut national étudiant entre- preneur sont suivis dans le dispositif Tarn’up qui vise (nous sommes calés sur la loi  oraso) un  ux annuel de 60 étudiants entrepreneurs tarnais en 2020, un taux de création d’entreprises supérieur à 50%, un taux de survie à 5 ans supérieur à 75%.Quelles structures dédiées au sein de votre établissement ?Avec un incubateur au sein de l’école depuis près de 20 ans, et de belles « success stories» (Leyfa Mesasurement, Auroch, Interopsys), l’entrepreneuriat fait partie intégrante de l’ADN de l’école. En 2016, nous avons accompagnés quatre projets incubés. Depuis sa création L’incubateur a permis d’accueillir 39 projets qui ont gé- néré plus de 70 emplois. Concernant le projet la FaBrique, ce dispositif est un Open Lab au service des mutations industrielles et sociétales. Mines Albi a ouvert en septembre 2016 ce tiers lieu pour permettre plus d’échanges et de partage entre le monde de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’entreprise. Cet espace a vocation, avec la livraison d’un nouveau bâtiment en 2018 à s’inscrire plus largement dans le paysage albigeois.ecoreseau.fr 81]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[exPRessionsRegard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsINSINCÉRITÉInsincérité, démondialisation, brexit, blockchain, Panama papers, privilégier l’usage,remonte à 10 %, fabrique augmentée.Jeanne BordeauFondatrice de l’Institut de la qualité d’expressionL’économie s’écrit en mots. En mots remar- quables.« Insincérité », adjectif accolé par l’oppo- sition à l’ultime texte budgétaire du quinquennatHollande adopté le 22 décembre. « Démondialisation » ou comment les accords de libre-échange seraient peu a peu dénoués.Trump incarnerait le chef de  le de cette tendanceLes « Panama papers », eux, nous éclairent sur les comptes offshore illégaux de 140 personnalités et casse la con ance. Paradoxale révélation au mo- ment où l’on milite pour « privilégier l’usage » et en  nir avec une économie fondée sur la propriété ! Sincèrement ?Tableau ‘’Tendances en langage’’ ECONOMIE 2016 , Jane BeeAmiens.Prochain Numéro le jeudi 6 Juillet 2017à rapatrier sur le sol de la mère patrie les activités des entreprises. « Le brexit » aurait, lui, béné cié du vote des régions de Grande-Bretagne touchées par la désindustrialisation. Mais un éditorial du Monde quali e de « mensonge » cette « démondialisation ». « Blockchain » devient la nouvelle obsession nu- mérique de 2016. Pour le magazine The Economist, la « blockchain », « pourrait changer le monde ». Ce qui est révolutionnaire, c’est qu’il s’agit d’une technologie infalsi able, sécurisée, transparente. Une technologie de partage des informations et des données qui peut aussi bien garantir la traçabilité de la viande de porcvendue en Chine par WalMart que la négociation entre banques, sans passer par un opérateur central. « Fabrique augmentée » désigne ces lieux où se réalisent les gisements de croissance. Ainsi, à Bor- deaux, le studio Asobo est chargé par Microsoft de développer des jeux holographiques pour lunettes à réalité augmentée.Et qui « remonte à 10 % » ? Le chômage au troi- sième trimestre 2016. Les jeunes sont les principales victimes de cette hausse. Les « riches », la « dette », les « inégalités », les « pauvres » sont toujours présents. La chaîne M6 lance même une série du réel : « La Rue des allocs », une immersion dans le quotidien de Français qui vivent avec moins de 1 000 euros par mois à82 Juin - n°41]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 175 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2017 - Moulin Rouge® - 1-1028499 © Pauline NICOLAS -]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>