﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="92"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[mai 2017TOUR DU MONDE DE L’INNOVATIONDU GÉNIE EN GÉNÉTIQUEN°40ecoreseau.frDÉCRYPTAGEQUI SONTLES LICORNES ?STRATÉGIEFAIRE DE SES CLIENTS DES AMBASSADEURSLES JEUNESÀ L’ASSAUT DES ORGANISATIONSMANAGER AUTREMENTLES NOUVEAUTÉS INTRAPRENEURIALESHAUTE RÉSOLUTIONDÉGOOGLISONSINTERNETNOUVEAUX MÉTIERSC’EST QUOI UN FACILITATEUR ASE ?TENDANCESCOACHING SPORTIF PERSONNALISÉGRAND ANGLE : COMMENT LEUR FAIRE DE LA PLACE ? HEXAGONE : L’ÂGE EN POLITIQUE, LA CHASSE AUX ÉLÉPHANTS RÉTRO : POURQUOI FONT-ILS PEUR ?PROSPECTIVE : ÊTRE JEUNE EN 2050ENQUÊTEBLABLACAR,CRITEO, OVH...CES START-UP QUI ONT DITNON À LEUR RACHAT !BEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[Editorial«La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort », af rmait le général Mac Arthur. Mais si le discours d’adieu, à West Point en 1962, restera dans les annales comme un formidable message d’espoir et d’optimisme contre le temps qui passe, il ne doit pas constituer un motif de barrières à l’entrée pour les moins de 30 ans aux hautes fonctions. Parler d’atteinte à la diversité au sein des équipes évoque dans l’imaginaire collectif les discriminations sur le genre, l’origine ethnique ou religieuse ; rarement sur l’âge. Sans tomber dans le jeunisme, ce numéro anniversaire d’EcoRéseau Business, le quarantième, s’attache donc à traiter de la place des 18-30 ans dans les institutions, les entreprises, la société civile, analysant les mécanismes bloquant ou au contraire, plus récemment, favorisant leur accession aux postes de décision en Grand Angle, comparant la manière avec laquelle ils ont été traités dans le temps depuis 50 ans en Rétrospective, anticipant ce que sera être jeune en 2050 en Prospective, s’interrogeant sur le critère de l’âge en politique en Hexagone, alors que l’élection présidentielle donne des signes encourageants à ce niveau. Bien évidemment, les gens sont d’abord jeunes dans leur tête. « Si les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme », clamait le héros de la Seconde Guerre mondiale.L’Enquête sur les start-up hexagonales qui manifestent de nouvelles ambitions mon- diales, ou le Décryptage sur les licornes françaises valorisées à plus d’un milliard de dollars, montrent que les entrepreneurs ont bien souvent besoin d’une solide expérience pour partir à l’assaut du monde. L’expérience est essentielle, et ce n’est pas Badis Diab, l’Electron Libre de ce mois, qui a connu les travers du football mondialisé en tant que joueur professionnel avant de créer une entreprise reconnue dans le secteur et une fon- dation humanitaire, qui dira le contraire. Mais les nouvelles idées, les innovations de demain ne sont pas l’apanage de ceux qui ont déjà expérimenté, elles se trouvent aussi dans les rangs de ceux qui s’étonnent spontanément parce qu’ils découvrent et font le choix d’oser. Leur laisser une vraie place ne peut qu’être béné que. Sans tomber dans les chausse-trappes du con it générationnel, sans stigmatiser des baby-boomers soi-disant rétifs à l’idée de laisser la place – phénomène décrié à maintes reprises – EcoRése.au Business choisit de porter la plume dans la plaie béante d’une société dont la con ance en la jeunesse doit absolument progresser. Parti pris inattendu par un journal qui donne généralement la part belle à ceux qui entreprennent leur vie, quel que soit leur âge !Mai - n°40Les quarantièmes rugissants...Jean-Baptiste LeprinceFondateur & directeur de la publicationJulien TarbyRédacteur en chefPS : A l’occasion de la 40ème édition du journal, le tarif de l’abonnement passe à 40 €. Pour plus de renseignements : www.ecoreseau.fr/abonnement/LE CHAT by Philippe Geluck2]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[Sommairewww.ecoreseau.fr 201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél. : +33 (0)9 51 05 87 72 Courriel : contact@lmedia.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste LeprinceRédactionCourriel : redaction@lmedia.frComité éditorialJulien Tarby (rédacteur en chef), Geoffroy Framery, Jean-Baptiste LeprinceChroniqueurs : Alto Avocats®, Philippe Bloch, Jeanne Bordeau, CCI France®, Arthur Cohen, Philippe Flamand, Pascal Junghans, Julien Leclercq, Patrick Levy-Waitz, Sophie de Menthon,IsaLou Beaudet Regen, Jean-Marc Rietsch, Thierry Saussez, TheFamily®Collaborateurs réguliers : Jean-Marie Benoist, Elsa Bellanger, Joseph Capet, Charles Cohen, Anne Diradourian, Ludovic Greiling, Pierre Havez, Marc Hervez, Aymeric Marolleau, Emilie Massard, Cyril Michaud, Julie-Chloé Mougeolle, Mathieu Neu, Nicolas Pagniez, Yann Petiteaux, Antoine Pietri, Olivier Remy, Séverine Renard, Pierre Tiessen, Carla Verley, Murielle WolskiDessinateur : Philippe Geluck Secrétaire de rédaction : Anne-Sophie BoulardRéalisationCourriel : production@lmedia.fr Responsable production : Frédéric BergeronConseiller artistique : Thierry Alexandre Crédits photos : Shutterstock, DRPublicité & PartenariatsCourriel : publicite@lmedia.frJulia Bourgeois, Pierre-Marie NauleauDiffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Business201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)9 51 05 87 72 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 41 €TTC au lieu de 45 €TTC Abonnement 2 ans : 75 €TTC au lieu de 90 €TTCVente kiosque : Pagure Presse - Distribution : MLPAdministration & gestionCourriel : gestion@lmedia.fr Jean-Eudes SansonEcoRéseau Business est édité par LMediaRCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0318 K 91730 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2265-7436Toute reproduction, même partielle, des articles ou iconographies publiés dans EcoRéseau Business sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adresséspour appréciation.Galaxie ecoRéseau 6-17Baromètre de l’optimisme 6- Tendances- Actions symboliques - The Green Lifeen couveRtuRe 12-19 RétrospectiveLa construction de la jeunesse dans l’histoire 12Grand AngleLa place des jeunes (<35 ans) dans lesorganisations 14HexagoneL’âge en politique, critère toujours déterminant ? 16ProspectiveLes jeunes en 2050 en France 18PanoRama 20-21 Régions & TerritoiresEnjeux et tendances de la robotique (salon Innorobo) 20club entRePRendRe 22-35 Baromètre & Tendances 22EnquêteLa nouvelle mentalité conquérantedes start-up hexagonales 28Nominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Badis Diab, ex-footballeur pro, entrepreneuret créateur d’une fondation 30Nominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018Phénix, renaître après un divorce d’associés 32En immersionLe Perchoir mk2, bar de réalité virtuelle 34stRatéGie &innovation numéRique 36-43 Baromètre de l’innovation 36Le tour du monde de l’innovationLes promesses de la génétique 38DécryptageQui sont les Licornes ? 40Haute RésolutionLes alternatives à Google 42cahieR PRatique 44-59Créer aujourd’huiRelation clients : Faire de ses premiers utilisateursdes ambassadeurs 44Business guides- Voyages d’affaires compagnies aériennes :le premium à chaque étape 48 - Réseaux d’affaires :- Utiliser le golf pour séduire 52 - Emmener ses clients à un événementiel 56Rh & FoRmation 60-71 Réseaux & In uenceRôle et accessibilité de Croissance Plus 60 Observatoire 62Manager autrementLes dernières pratiques intrapreneuriales 65Carrières & Talents- A nouveaux métiers nouvelles formations 66 - IAE, jeu égal avec les business schools ? 68 - Handicap au travail : les efforts des entreprisesen formations 70aRt de vivRe & PatRimoine 72-87 La Sélection culturelle 72L’Air du tempsLe coaching sportif personnalisé 73 L’Art du temps 74 L’Actualité automobile : Essais & Tendances 80 Baromètre Finance de marché 82 Baromètre Patrimoine 84PatrimoineLes dé scalisations immobilières, au menu cette année 86Imprimeur : Léonce Deprez – Imprimé en FranceexPRessionsTribune libreConcours étudiant de micro-nouvelles Regard sémantique88-9088 89 90ecoreseau.fr 3]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - TendancesLes bonnes nouvelles existent, encore faut-il les attraper. Elles sont  nalement si nombreuses que nous vous proposonsune nouvelle version plus étoffée du baromètre. Bonnes ondes positives !Le verbatim à retenir...Peu de choses sont impossibles à qui est assidu et compétent... Les grandes œuvresjaillissent non de la force, mais de la persévéranceSamuel Johnson, écrivain anglaisLE CHIFFRE DU MOIS56%C’est le taux de détention de la dette publique française de long terme par des investisseurs étrangers. C’est 3% de moins qu’à  n 2015, soit un plus bas depuis dix ans. Un phénomène qui s’explique par une politique d’achat de titres intensive de la BCE, mais aussi par des arrivées à échéance et des ventes nettes qui atteignent 11 milliards d’euros. Les investisseurs étrangers ne délaissent pas la France pour autant, les non-résidents ont par ailleurs renforcé leurs positions sur les titres émis par les entreprises et les banques, pour atteindre 58% des titres de dettes émis par des entreprises et 52% de ceux émis par des banques.Thierry SaussezCréateur du Printemps de l’Optimisme, Incubateur d’énergies positives.C Prenez les bonnes décisionsela commence évidemment par la force de l’esprit, l’expression de votre volonté d’accomplir de petites choses ou de relever de grands dé s.Dans la plupart des processus de décision, il manque souvent un élément plus ou moins déterminant dans le choix à effectuer. Cela permet aux pessimistes de renoncer plus aisément. Ils ne savent jamais vraiment à l’avance ce que cela va donner. C’est toujours trop risqué, une aventure incertaine. Le statu quo est leur refuge.On peut avoir du temps pour décider, remplir des colonnes avec les plus et les moins, se renseigner sur le maximum de données, comparer les avantages et les inconvénients, tenter de mesurer les risques. Non seulement, il manquera toujours quelque chose mais notre cerveau ne peut traiter simultanément qu’une certaine quantité d’informa- tions. Il convient d’éviter de l’encombrer. Cette approche ne doit pas être le paravent du renoncement ou du temps perdu qui laisse passer l’opportunité.Pour les décisions essentielles, ne craignez pas la montée d’adrénaline, le stress préalable, la crainte de se tromper. C’est naturel. Laissez-les s’installer pour les éliminer en douceur. Voyez-y la preuve de votre volonté de passer à l’action.D’une façon plus générale la bonne méthode est d’abord de bien vous connaître, de vous évaluer, de savoir ce que vous voulez. C’est la base de la dé nition d’objectifs spéci ques et atteignables. Ne vous  ez pas aux oppositions courantes avancées par certains entre l’in- tuition et la logique, le rationnel et l’émotion, la ré exion et l’action. Tout compte. Prenez un temps, même court, pour réunir les infor- mations de base en évitant de vous appesantir sur toutes celles qui sont inutiles. Trop d’infos tuent l’info. Prenez en compte vos envies, vos émotions, vos intuitions. N’ignorez pas les signaux faibles, un petit détail qui peut jouer un grand rôle. Et dédramatisez le passage à l’acte. Décidez. Foncez.C’est à ce moment précis que l’essentiel commence, la différence fondamentale entre pessimistes et optimistes. Les pessimistes s’en- ferment dans les préalables, certes nécessaires mais qui ne couvrent pas l’étendue du processus.Pour les optimistes la bonne décision se joue avant avec la maturation pour réunir les conditions du succès, pendant avec l’expression de votre détermination et après pour en assurer la meilleure exécution possible.L’optimisme, c’est bien sûr savoir que cela ne réussira pas à tous les coups. Mais c’est plus encore ne pas traîner éternellement le regret de ne pas avoir essayé.Une décision est surtout mauvaise quand elle n’est pas prise.4 Mai-n°40L’onde positive]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[Lufthansa Premium Economy Class.Pour ceux qui en veulent plus.LH.com]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Tendances LE GRAPHIQUE DU MOIS8 6 4 2 0 Le lanceur réutilisable de SpaceXÇa y est ! Pour la première fois dans l’histoire de l’industrie spatiale, la société SpaceX, fondée par Elon Musk, a mis en orbite un satellite au moyen d’un lanceur réutilisable. Lancé pour la deuxième fois, le lanceur Falcon 9 de SpaceX avait déjà effectué un premier voyage dans l’espace en avril 2016, en direction de la station spatiale internationale dans le cadre d’une mission d’approvisionnement. Le premier étage de la fusée, largué par la suite, était  nalement revenu se poser sur Terre quelques minutes après le lancement. Reparti, puis revenu, ce lanceur marque l’ouverture d’une nouvelle ère dans l’industrie spatiale après plus de 15 ans de recherches. Le lanceur d’une fusée est, en effet, la partie la plus chère, et le fait de pouvoir laréutiliser permet de réduire drastiquement les coûts de lancement. Le chômage au Japon au plus bas depuis 20 ansLe taux de chômage au Japon est passé à 2,8% pour le mois de février 2017. Un chiffre qui n’était jamais descendu aussi bas depuis 1994, soit il y a plus de 20 ans. Cela fait près de 98 embauchés pour 100 diplômés, ce qui entraîne une pénurie de main d’œuvre sur l’île. Une situation qui béné cie aux femmes et aux seniors : le taux de participation des femmes à l’emploi est passé de 63,4% à 68%, et les seniors entre 65 et 69 ans sont aujourd’hui 4,5 millions à conserver un emploi contre 3,1 millions en 2012. Une tendance qui cache cependant une crise de croissance dou- blée d’une crise démographique dans le pays. Faute de main d’œuvre, ce dernier peine effectivement à faire décoller sa croissance. Les cabinets de conseil renouent avec la croissanceEn 2016, le marché français du conseil a enregistré une croissance de 4,2%, pour une valeur totale de 4,3 milliards d’euros. Sa meilleure performance depuis la crise de 2008, selon une étude publiée par Source Global Re- search. Une croissance portée entre autres par le secteur des services  nanciers qui af che une hausse de 7,1% en 2016, atteignant 1,3 milliard d’euros. Autres secteurs porteurs pour le conseil en 2016, le retail, qui af che une croissance de 6,2%, la pharmacie et les biotechnologies qui ont atteint 55 millions d’euros grâce à une croissance de 5,7%. De manière générale, la transformation numérique des entreprises porte les cabinets de conseil spécialisés en stratégie et nouvelles technologies, ces marchés ayant connu des croissances de 4,4% et 4,7%, notamment6,66,2Le FMI a revu ses prévisions de croissance mondiale du PIB à la hausse. Celle-ci est désormais annoncée à 3,5% pour 2017, contre 3,4% auparavant. Le Fonds monétaire international explique dans son rapportque « l’activité économique redémarre,avec une reprise cyclique attendue depuis longtemps de l’investissement, de l’industrie manufacturière et du commerce ». La France de son côté serait bien partie pour atteindre 1,4% de croissance cette année, puis 1,6% l’année prochaine. Des chiffres qui corroborent les prévisions du gouvernement décryptées plus loin.Le FMI optimiste quant à la reprise de la croissance mondiale2,3 2,51,7 1,6 1,6 1,5 1,4 1,61,20,621,51,4 1,41,7 0,2grâce à la robotique et l’intelligence arti cielle. Une tendance qui devrait s’accroître en 2017, grâce à l’appétit grandissant des entreprises pour les nouvelles technologies, et les besoins en conseil et stratégie qui en découlent. Les investisseurs étrangers aiment la FranceLes chiffres publiés par Business France dans son rapport sur les investissements étrangers sont élogieux pour l’Hexagone : 1117 décisions d’investissement ont créé ou maintenu 30108 emplois en 2016. C’est 16% de plus que l’année précédente, et cela constitue la meilleure année depuis dix ans. Et la palmede l’investisseur étranger le plus présent sur notre terri-toire revient à l’Allemagne, qui a  nancé 35% de projetsde plus qu’en 2015. Des projets allant de la réparation denavires à la production de croquettes pour chiens. Mais lesinvestissements ne viennent pas seulement de nos voisins.Les Etats-Unis et l’Asie non plus ne boudent pas la France.BlackRock, le fonds d’investissement américain, est ainsile premier actionnaire de Vinci, Air Liquide, Valéo ou encore Essilor, quand Fujitsu investit 50 millions d’euros sur le territoire pour développer de nouvelles solutions en cyber sécurité ou en intelligence arti cielle. Une conséquence directe du pacte de responsabilité et du CICE, qui ont permis d’attirer de nouveau les investisseurs, selon le FMI, même s’il reste à la France des efforts à faire. Une loi pour assurer l’égalité salarialeVoilà une nouvelle qui devrait inspirer les féministes de nombreuxpays. L’Islande a présenté un projet de loi obligeant les entre-prises à prouver qu’elles versent un salaire égal aux hommes etaux femmes. Si une différence est constatée par l’administration,l’entreprise devra alors payer une amende dont le montant n’estpas encore dé ni. Applicable à toutes les entreprises de plus de 25salariés, cette loi entrera en vigueur en janvier 2018. Notons toutde même que cette loi intervient dans un pays déjà très en avancesur l’égalité entre les sexes. L’Islande est, en effet, au premier rangdu classement du forum de Davos qui analyse les inégalités entrehommes et femmes dans le monde. C’est également un pays où la parité est respectée au Parlement, de quoi inspirer nombre d’autres pays européens. Le RSA en baisse à  n décembreA  n décembre 2016, le nombre de familles qui touchaient le RSA est ressorti à 1,84 millions de foyers en France, soit une baisse de 4,3% sur un an. Un chiffre qui passe6 Mai-n°40Etats-UnisZone EuroAllemagneFranceJaponRoyaume-UniRussieChineBrésil]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[En harmonie avec votre vie]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[Galaxie ecoRéseauLe baromètre de l’optimisme - Tendances / Actions symboliquesmême à 5% en données corrigées et à barème constant (dans le cadre du plan contre la pau- vreté le RSA a été augmenté deux fois en 2016). Au total 10,6 milliards d’euros ont été versés en 2016, contre 10,37 en 2015, soit légèrement plus, dus à la revalorisation du RSA en 2016. Une perspective de croissance jugée réalisteLa croissance tant attendue durant tout le quin- quennat est-elle en train de faire son retour ? Le Haut Conseil des  nances publiques juge plausibleune progression du PIB de 1,5% en 2017, là où il y a quelques semaines encore il ne s’attendait qu’à 1,2% voire 1,3%. Une progression légère mais notable, favorisée par la politique moné- taire accommodante dela BCE qui rassure ménages et entreprises. Tous les indicateurs ne sont pas au vert pour autant, la production manufacturière a ainsi reculé en janvier puis en février 2017. Des indicateurs qui incitent donc à la prudence, même si la timide reprise invite à l’optimisme. 2016 : année de croissance pour l’in- formatiqueLe secteur informatique a progressé de 3% en 2016 selon Syntec numérique, la fédération desL’ACTION SOLIDAIREDes dé s solidaires pour entrepreneursUne quarantaine d’entrepreneurs issus des banlieues parisiennes ont répondu début avril à l’appel lancé par Positive Planet a n d’organiser un déjeuner pour 500 migrants, Porte de la Chapelle à Paris. Pour mener à bien ce projet qui a prisla forme d’un couscous géant, nommé « L’Union fait la France », Positive Planet s’est entourée de l’association Utopia 56 et du centre d’accueil de migrants. Celui-ci clôturait une série de cinq dé s lancés par l’association à des entrepreneurs dans la France entière. Celle-ci a, en effet, d’abord réuni des entrepreneurs à Marseille autour d’un dé  éco- logique via l’aménagement d’un jardin partagé au sein de l’association Les Petits Frères des Pauvres. Direction Lyon, ensuite, pour un dé  « Emploi » oùdes entrepreneuses ou futures entrepreneuses lyonnaises, en réinsertion profes- sionnelle, ont eu le droit à du coaching personnel, mais ont également pu participer à des ateliers « con ance en soi » ou CV.A Poissy, le troisième dé  a rassemblé des entrepreneurs autour de la thématique de la santé, et a constitué à rénover le service mère-enfant du centre hospitalier de la ville. Avant dernière étape au Havre en n, où l’éducation était à l’honneur pour les entrepreneurs qui ont collecté puis distribué des livres et des fournitures scolaires à des enfants démunis. Cinq dé s qui se sont révélés être un succès pour cette association, dont le but est de favoriser la réussite des quartiers prioritaires. Preuve est faite, une fois de plus, que si entrepreneur et solidaire ne riment pas, ils s’accordent parfaitement.professionnels du secteur. Ce dernier a, en effet, réalisé un chiffre d’affaires total de 52,1 mil- liards d’euros l’année dernière, et compte bien connaître une croissance au moins équivalente en 2017. Une croissance portée par les nouveaux marchés que représentent les SMACS, à savoir Social, Mobilité, Analytics, Cloud et Sécurité, qui sont attendus à 15% en 2017. Des perspectives optimistes pour ce secteur, qui compte près de 95% de PME, grâce notamment aux projets de transformation numérique des entreprises. Google met les bouchées doubles contre les « fake news »Google avait déjà fait l’expérience, il y a quelques mois, en apposant des étiquettes « fact-check » à certains résultats de recherches. Le moteur de recherche a décidé d’aller plus loin en faisant remonter les informations véri ées par ses par-tenaires, lorsque cela est possible. Si un in- ternaute cherche une information, et que celle-ci a été traitée et véri ée par l’un des 115 partenaires de Google dans lemonde entier, alors non seulement le résultat de la recherche sera estampillé « fact check », mais en plus ce résultat sera présenté en priorité à l’internaute. Parmi les partenaires, cinq Fran- çais sont présents dont France Info, Le Monde, Libération, ou encore France 24.L’ENTREPRISE CENTENAIREUn entrepreneur qui asu tirer les cartes !Alors que les jeux de cartes existent enFrance depuis la monarchie, qui auraitcru que nous devions les cartes que nousutilisons aujourd’hui à une entreprise quia près de 170 ans ? L’histoire de la maison Baptiste-Paul Grimaud dé- marre réellement en 1851, le jour où l’entrepreneur acquiert le fonds de l’atelier de cartes à jouer du marchand-cartier Arnoult à Paris, ainsi que les droits sur un brevet pour la fabrication de cartes opaques. A l’époque, il nomme l’entreprise Grimaud et Cie. Une des premières mesures du fondateur sera d’instaurer le portrait réversible sur celles-ci, a n qu’elles puissent être lues dans les deux sens ; il rendra également ces dernières opaques grâce au brevet acquis, facilitant ainsi la stratégie dans les jeux. C’est à la maison Grimaud, également, que nous devons les coins ronds sur les cartes ; dès 1858 l’entreprise ajoute une opération supplémentaire à la création de ses cartes a n de garantir aux usagers une plus grande longévité de celles-ci.En 1872, la maison se met à imprimer ses cartes, jusque-là faites à la main, avant de passer à la presse rotative au début des années 1880. Cartes que l’entreprise recouvrira ensuite d’un vernis propre à partir de 1890 a n de les rendre plus fermes et moins salissantes. Toujours soucieux de tirer parti de la technologie qui ne cesse d’évoluer, la maison Grimaud met en place un « système de mise en paquet automatique des cartes à jouer », une fois la découpe effectuée. Mais au-delà de l’inno- vation dont a su faire preuve cette entreprise, la maison Grimaud s’est imposée grâce à ses inventions originales, comme le Tarot Nouveau, le Tarot de Marseille ou encore les jeux de fantaisie. Aujourd’hui, sous la houlette du groupe Cartamundi, l’entreprise exerce une situation de quasi-monopole dans l’Hexagone.Focus sur ces petites interventions discrètes qui changent le quotidienLA BELLE ACTION INATTENDUEMarissa Mayer redistribue sa prime aux salariés de Yahoo !Les piratages successifs des plus grands acteurs du Web n’ont échappé à per- sonne ces dernières années. Pour ceux dont le business model est en partie basé sur la sécurité qu’ils peuvent apporter à leurs clients, c’est toujours un sacré coup dur, tant pour les béné ces que pour les employés ou encore pour l’image de l’entreprise. C’est ce qu’a vécu Yahoo! en 2013 et 2014, même si ces attaques n’ont été révélées qu’en 2016. Ces attaques avaient à l’époque impacté plus de 500 millions de comptes utilisateurs,et avaient été « soutenues par un Etat nonidenti é », selon Marissa Mayer, la PDG dugroupe fondé à Santa Clara. Des piratages quiavaient eu un impact conséquent sur la vie nancière du groupe, puisqu’en plein rachatpar le groupe Verizon, l’ancien géant du Webavait dû accepter de baisser son prix de ventede 350 millions de dollars à cause de ceux-ci.Ces déconvenues ayant eu lieu sous le man-dat d’une des femmes les plus puissantes dela Silicon Valley, cette dernière a décidé derenoncer à sa prime annuelle et à son attribu-tion annuelle d’actions, au béné ce de ses salariés. Une maigre compensation face aux déboires connu par le groupe ces dernières années, mais dont le geste reste à saluer.8Mai-n°40]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Le baromètre de l’optimisme - The Green Life La COP21 n’était pas une  n, mais un début. Suivi des évolutions béné ques à la planèteGalaxie ecoRéseauICI ET LÀ...u Ne plus dire boire mais gober ?Certains mettent le Sud en bouteille, d’autres s’affranchissent carrément de la bouteille. Boire de l’eau sans ce contenant ? C’est le pari fou d’une start-up londonienne nommée Skipping Rocks Lab. Celle-ci a développé une membrane biodégradable à base d’alguesqui peut contenir jusqu’à quatre centilitres d’eau. Ressemblant à des œufs transparents, ou à des boules en plastiques, ces bulles d’eau nommées Ooho peuvent se boire en les perçant ou, tout simplement, en les gobant, l’algue étant comestible. Les fondateurs de la start-up ont ainsi l’ambition de réduire considérablement le nombre de bouteilles en plastique et de proposer ce type de récipients lors de festivals ou d’évènements sportifs. Encore en phase de projet, la start-up a lancé une campagne de  nancementparticipatif qui lui a permis de récolter plus de 800000 livres, démontrant ainsi l’attrait du public pour ce nouveau produit, dont nous devrions très vite entendre parler à nouveau.u Les Français roulent de plus en plus à véloC’est une information bonne pour l’économie et pour l’écologie française. Les vélos élec- triques tirent le marché des ventes de cycles. Au global, ce dernier a af ché une croissance de 6,4% en chiffre d’affaires, dépassant un milliard d’euros. Ce sont ainsi plus de trois millions de vélos qui ont été vendus, soit 1,3% de plus qu’en 2015. Et justement, la ten- dance de 2015 s’est poursuivie en 2016, puisque cette croissance a été portée par les vélos à assistance électrique (VAE) : 134000 vélos électriques ont ainsi été vendus en 2016, soit 31,4% de plus que les 102000 VAE de 2015. Une progression qui devrait se poursuivre en 2017, 15000 nouveaux vélos ayant déjà été vendus depuis le début de l’année. Des ventes favorisées notamment par la subvention de 200 euros accordée à tout acheteur de vélo à assistance électrique sur présentation d’une facture, jusqu’au 31 janvier 2018.INITIATIVE VERTEUn plastique écologique à base de plumesDes chercheurs de l’université du Nebraska ont annoncé, lors du 241ème congrès national de l’American Chemical Society, avoir réussi à mettre au point un « thermoplastique » à partir de plumes de poulet. Par « thermoplas- tique », comprendre une matière qui devient malléable lorsqu’on la chauffe, et qui durcit en refroidissant. Cette nouvelle matière peut donc être modeléecomme du plastique en étant simplement chauffée. Pour arriver à un tel résultat, les scienti ques ont traité la plume de poulet, qui est constituée de kératine, avec de l’acrylate de méthyle, produit que l’on retrouve, par exemple, dans le vernis à ongle. En résulte cette matière, obtenue sans aucun hydro- carbure, contrairement aux plastiques, qui en tirent leur potentiel polluant. L’idée de base de ces chercheurs était simple : créer des matériaux recyclés à partir de déchets, mais obtenir ces matériaux sans impliquerde transformations ou d’opérations écologiquement non-responsables. Et les chercheurs se sont rapidement tournés vers les plumes de poulet, dé- chet abondant, peu cher et, au vu de la consommation de poulet à travers le monde, potentiellement inépuisable. Si d’autres expériences ont déjà été menées par le passé pour obtenir des plastiques écologiques, notamment à partir de protéines de soja ou d’amidon, les matières obtenues s’avéraient assez peu résistantes à l’eau. Cela n’est pas le cas de cette nouvelle matière, qui reste à ce jour stable en présence d’eau. De quoi ouvrir la porte à un remplacement de nos bouteilles en plastique même si, pour l’heure, cette matière reste en phase de test laboratoire.u En Californie, l’électricité se vend à prix négatif grâce au solaireCela n’a duré que quelques heures mais, pour la premièrefois, 40% de l’électricité produite en Californie est venuede l’énergie solaire, permettant au prix de l’électricité dedevenir négatif pendant trois heures, le 11 mars dernier,d’après l’administration sur l’information énergétiqueaméricaine. L’arrivée du printemps a, en effet, déclenchéun phénomène double, d’un côté la baisse de consomma-tion des ménages et de l’autre l’exposition plus grande ausoleil, qui a permis de produire plus d’énergie. Une éner-gie non stockable à ce jour, qui a donc légèrement fait baisser les coûts de production de l’énergie sur l’année.u La France bonne élève de la transition énergétiqueUne étude du World Wide Fund for nature (WWF) montre que la France est le pays d’Europe dont la stratégie est jugée la plus crédible pour la transition écologique et la ré- duction des gaz à effet de serre. Avec un score de 78%, elle satisfait huit des dix critères de l’étude « MaxiMiseR ». Elle est à égalité avec le Royaume-Uni et, comme lui, dispose d’un « budget carbone », à savoir d’un document qui échelonne les plafonds nationaux d’émissions de gaz carboniques jusqu’en 2028, avec en ligne de mire la « décarbona- tion » prévue pour 2050. Une bonne nouvelle qui fait un peu l’effet de l’arbre qui cache la forêt car, à ce jour, 17 pays européens n’ont encore fourni aucun document permettant de prendre les mesures de leurs avancées et, chez les autres, les « plans climats 2050 » annoncés ne sont pas tous jugés crédibles. Sans parler des Etats-Unis où l’incertitude pèse quant à la volonté de l’administration Trump de respecter l’Accord de Paris pour le climat.9ecoreseau.fr]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURELes jeunes dans les organisationsDans les partis, les entreprises, les associations, le jeune âge est encore un obstacle.Mais des alternatives au système émergent...12 Mai - n°40RétrospectiveLa construction de la jeunesse dans l’histoire......................................p13Grand AngleLa place des jeunes (<35 ans) dans les organisations.......................... p14HexagoneL’âge en politique, critère moins déterminant ? .................................... p16ProspectiveLes jeunes en 2050 en France .............................................................. p18]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[RÉTROSPECTIVE : EcoRéseau Business revient sur un événement ou une institution qui fait l’actualité, en les mettant en regard de ce qu’ils étaient il y a un demi-siècle. Pas question de comparer, de fustiger ou de glori er le passé. Simplement de montrer que non, ça n’était pas forcément mieux avant.La construction de la jeunesse dans l’histoireL’éternel retour des ValseusesJeunesse rouge aux cheveux longs en Mai 68. Jeunesse inculte au- jourd’hui. Par-delà les époques, la dépréciation de la jeunesse a la peau dure.Par Joseph CapetLes palabres portant sur l’inculture et la fainéantise de la jeunesse ne datent pas d’hier. Déjà Platon dans « La République », alors qu’il analyse la tendance chez tous à la satisfaction im- médiate des désirs, écrit à l’endroit des jeunes : « Ils sont mal élevés, méprisent l’autorité, n’ont aucun respect pour leurs aînés, bavardent au lieu de travailler ». En Mai 68, les postures et les attitudes choquent : la jeunesse se vautre sur les fauteuils et passe son temps à plaisanter sans se préoccuper de l’essentiel. Haro sur ces dilettantes invertébrés ! Dans le sillage de 68, apparaissent Jean-Claude et Pierrot, les jeunes anti-héros zonards et désabusés des Valseuses de Blier. Toutefois, fustiger constamment la jeu- nesse revient à scléroser les possibilités de changement, voire de progrès. Dénigrer la jeunesse  nit par faire de la société une marre stagnante dans laquelle les individus croupissent, où la normalité remplace la norme, où tout écart est proscrit. Déprécier « les jeunes » est une posture égoïste qui replie l’avenir sur le présent et le réduit à n’être plus qu’une répétition du même.de la Révolution FRançaise à tanGuyAvec les Lumières, l’idéal d’égalité se répand, y compris du point de vue juri- dique en ce qui concerne les relations de la jeunesse avec les adultes. L’enfant n’est plus soumis à l’autorité du Pater familias et devient une personne avec des droits. Dominique Youf, directeur du service de la recherche et de la documentation à l’Ecole nationale de la Protection judiciaire de la jeunesse, soutient qu’avec la Révolution française : « Si l’enfant est sous l’autorité de ses parents, ce ne peut être que pour béné cier de la protection et de l’éduca- tion qui lui sont nécessaires pour devenir un homme libre. Dès lors qu’il a atteintl’âge de la majorité, il est libéré de leur tutelle et devient leur égal. »Mai 68 représente ce point critique où le refus de l’autorité du pouvoir des aînés et la liberté, revendiquée comme originalité, excentricité et marginalité, sont réclamés à cor et à cri, et à grand renfort de pavés. La négation de la souveraineté du Pater familias rend possible l’acte de naissance de l’enfant roi, celui d’une jeunesse de plus en plus inventive, qui lutte contre ce que la société veut faire d’elle, à savoir son propre re et.la jeunesse entRe PaGe blanche et Renouveaudes PossiblesDé nir la jeunesse est impossible, car la dé nition dépend de la discipline de laquelle elle émane, ainsi que du cadre politique et historique de la jeunesse étudiée. Psychologues, sociologues, pu- blicitaires, hommes politiques en forgent une représentation idéalisée et utilitaire. Selon Jacqueline Descarpenteries, maître de conférence en Sciences de l’éducation au laboratoire EXPERICE de l’Université Paris 8 Vincennes : « La jeunesse est un fait anthropologique, social et culturel, qui a toujours été inscrit dans des enjeux sociaux et politiques. Ses pratiques de consommation et ses loisirs, à l’ère du néolibéralisme, deviennent une cible de marchandisation ». Le propre de la jeunesse serait d’être comme cette page blanche sur laquelle tout peut s’écrire, aussi bien l’avenir individuel que le destin collectif. Mais, ce que devient la jeunesse est relatif autant aux normes qu’elle intègre, qu’à la marge de jeu, à l’écart, aux alternatives qu’elle initie. Au pouvoir en place, la jeu- nesse oppose une série de contre-pouvoirs. L’embrigadement politique qui forme « des jeunesses » ou « des chemises » de couleur, l’endoctrinement religieux, l’in-Si la jeunessese construit en réaction à un pouvoir,à des normeset des discours, elle peut également apparaître comme leur résultat, surtout si le pouvoir en fait sa cible privilégiée uence du marketing, du consumérisme... montrent que si la jeunesse se construit en réaction à un pouvoir, à des normes et des discours, elle peut également apparaître comme leur résultat, surtout si le pouvoir en fait sa cible privilégiée.La jeunesse est un groupe social soumis à la norme d’une société de laquelle elle cherche à s’émanciper, a n de devenir l’auteur de son propre avenir. L’opposition à la norme établie caractérise la jeunesse dans son effort de subjectivation et de construction de soi.Ainsi, la jeunesse ne semble-t-elle pas être un état déterminé par des contours identi ables. Elle ne connaît pas d’âge et ne saurait être confondue avec les années biologiques. Dans un effort d’émancipation, elle se construit au regard d’une société et d’une culture données. La jeunesse actuelle est atypique : plurielle, transculturelle, transgressive, tran.sfrontalière, transgenre. Les possibilités de renouveau naissant de ses initiatives sont telles qu’on pourrait soutenir que la jeunesse ne s’est jamais aussi bien portée.La jeunesse : émancipation, contre-pouvoirs, avenirecoreseau.fr 13]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTURE14 Mai - n°40GRAND ANGLE : L’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du panorama, politique, sociétal ou macro-économiqueLa place des jeunes (<35 ans) dans les organisationsLa revanche des (têtes) blondes ?Tandis que les organisations évoluent dou- cement pour mieux les intégrer, les jeunes empruntent des chemins de traverse pour prendre plus de place. Plus vite et plus fort ? Par Geoffroy FrameryGénération martyrisée... Génération humiliée... Mais génération libé-rée ? La place des jeunes dans nos organisations reste mince. Leur inexpérience, leur imma- turité et leur imprévisibilité sont bien souvent en tête de liste des reproches qu’on leur assène pour mieux les exclure. En réaction, un sentiment de défiance s’est installé chez eux. Un classique. A l’égard des médias, des institutions, des politiques, de l’entreprise. Fraichement, les élections présidentielles nous rappellent cette volonté de s’émanciper du classicisme politique. En parallèle, la sinistrose gronde et se chiffre. L’enquête « Géné- ration What ? » sur les jeunes européens publiée en décembre 2016 par le Cevipof, centre de recherches de Science Po, qui fait écho à l’enquête « Géné- ration quoi ? » de 2013, met en exergue le pessimisme des jeunes, inquiets face aux possibilités que peut leur of- frir la société en termes detravail, d’épanouissement et d’engagement citoyen. Un sentiment d’impuissance qui se double d’une quête de sens lorsque l’on sait que ladite jeunesse souhaite privilégier un travail épanouissant plutôt qu’une forte rémunération, et s’engager pour des modes de vie durables. « Sacri ée » et « perdue » selon les termes de l’étude, cette génération a fait de l’insécurité et de l’im- permanence un mode de vie. Et 65% des jeunes, +12% par rapport aux chiffres de 2013, évoquent pouvoir être heureux, sans travail, ni famille... – que reste-t-il ? – au jour le jour. Face au verre à moitié vide, comment faire des jeunes des acteurs enthousiastes plutôt que des observateurs moroses ? Comment dénouer les mains de nos forces vives ?des Places intouchables ?La jeunesse souffre... d’un manque de représentation. 10% des députés ont moins de 40 ans selon les derniers chiffres d’une étude comman- ditée par l’Union Interparle- mentaire. Tel est le cas de la France. Même son de cloche en Europe. Seule exception à la règle, la Norvège qui dépasse la barre des 10% des députés de moins de 30 ans. Malgréce constat, aucune piste pour mieux intégrer les jeunes aux processus de décision ne fait consensus. Peut-être celle de mieux les informer. « Intégrer le politique, on ne sait pas trop comment s’y prendre si personne ne nous met le pied à l’étrier. Il y a une mécon- naissance des dispositifs et des institutions », explique Aurélie Perruche, élue à la CCI de Paris, fondatrice à sa sortie d’école de Likiwi, solution de téléphonie sur les réseaux sociaux en 2009, puis Ma Spatule.com en 2012, qui vise aujourd’hui la députation. A l’échelle des collectivités, les jeunes sont mieux inclus dans une logique de coproduc- tion éducative. Les Conseils locaux de la jeunesse (CLJ)  eurissent dans de nombreuses villes de France comme à Issy-les-Moulineaux, un des premiers conseils, créé en 2006 pour devenir un lieutard dans la cour des grands...le PièGedu jeunismeD’après cette même étude, l’instauration de quotas ne fait pas partie des demandes prioritaires des jeunes. Des initiatives menées dans d’autres pays existent toutefois. Ainsi, des quotas ont-il été mis en place au sein du parti social-dé- mocrate en Suède avec une place de 25% réservée aux moins de 25 ans. Trois partis néo-zélandais ont également adopté cette voie. Au Maroc, au Kenya et en Ouganda entre autres, la loi réserve des sièges aux élus jouvenceaux, mais de façon symbolique. En France, un projet de loi de 2014 a été tué dans l’œuf. Peut-on trai- ter du « jeunisme », comme l’on traite du féminisme en pensant à tout prix égalité ? A cette question, une évidence frappe : l’intégration des jeunesmutualistes). Effectivement, engager des jeunes ne signi e pas toujours modernité ou progressisme, comme l’illustre la benjamine de l’Assemblée nationale, Marion Maréchal Le Pen, pas encore 30 ans, qui incarne le renouveau du parti en surface tout en soutenant les thèses identitaires les plus arriérées de l’aile dure de l’ex- trême droite... D’autres rares exemples pourtant arrivent à briser le plafond de verre qui contraint la jeunesse, mais attestent tous de parcours im- prégnés de politique dès le berceau. Parfois taxés d’être des marionnettes sous le giron de conseils électoraux remplis d’édiles aguerris, parfois ca- tapultés grâce à leur imbrica- tion dans le sérail politique, certains d’entre eux incarnent toutefois une forme de renou- veau. A l’image de Gérald Darmanin, ancien secrétaire général adjoint LR, député LRà30ansen2012dela 10ème circonscription du Nord, puis élu maire de Tourcoing (100000 habitants, Nord) dans la foulée à 32 ans, ou de Rémi Dick, actuel plus jeune édile de France de 22 ans aux rênes de Florange, petite ville de 11000 âmes. Quelques coups d’éclats électoraux offrent également un « coup de jeune » aux mai- ries de France, en réaction à un pouvoir trop longtemps en place. En mars 2014, Robin Reda (LR) enlève la mairie de Juvisy-sur-Orge (Essonne, 15000 habitants) à 43 ans de « municipat » socialiste. De même à Hesdin en 2014, où Stéphane Sieczkowski-Samier, à l’époque 22 ans et surnommé « Le petit Sarko », gagne les élections dans cette collectivité du Pas-de-Calais. Idem pour Mathieu Cékovic, 21 ans en 2014, qui devient maire de Saint-Boingt (Meurthe-et-Mo- selle, 77 habitants) ou encoreDes revendications différentes des géné- rations passées. Un passage obligé.Quand les statuts sont dynamiques, sans cumul de mandats, on sait que les vocations des plus jeunes se créent plus facilementde débat et d’engagement en termes de projets citoyens. En parallèle, des parlements de jeunes existent dans au moins 35 pays. Mais la  nalité de ces instances, aussi louables soient-elles, ambitionnant l’émancipation politique et le développement d’une appé- tence aux affaires publiques, n’est-elle pas limitée en étant une structure qui met de fait les jeunes à l’écart ? Commencez à devenir citoyens et engagés dans votre coin... Revenez plusne peut être traitée comme l’égalité entre les sexes, po- pulation vieillissante oblige... Ce prisme ne semble pas être le bon. « Le jeunisme pour le jeunisme n’est pas une bonne chose. L’idée n’est pas de faire du jeunisme pour maintenir les organisations existantes », analyse Quentin Hénaff, animateur national du forum français de la jeunesse, orga- nisation qui regroupe 15 orga- nisations gérées par les jeunes (politiques, syndicalistes ouOUINON]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[Louis Chambon, 22 ans, de- venant maire socialiste de la commune du Falgoux (139 habitants, Cantal). Aux âmes bien nées (bien éduquées et bien entourées), la valeur n’attend donc point le nombre des an- nées, bien que ces « Rodrigue » de la politique constituent une bien maigre liste sur les 36000 communes qui tapissent notre territoire. Quelques gouttes de la fontaine de jouvence dans la mare politique.chemins de tRaveRse« Transformer la manière dont sont prises les décisions pour être comprises et acceptées par les nouvelles générations, avec plus de participation et d’hori- zontalité, permettrait de casser ce cercle de la reproduction sociale. Il faut se demander pourquoi la jeunesse est en dehors du cadre. Et comment le redessiner en discutant les processus de décision et de gouvernance de chaque organi- sation », lance Quentin Hénaff. Frayer des voies de passage, qui irriguent la politique et l’entreprise. C’est avant tout lutter contre l’incapacité des organisations à se régénérer. A ce sujet, le forum français pour la jeunesse préconise entre autres, dans son dernier livre blanc, d’instaurer un non cumul des mandats dans le nombre et la durée, règle qui serait à étendre à l’ensemble des mandats représentatifs de la vie économique et sociale. François Asselin, président de la CPME (ex-CGPME) tire danslemêmesens:«Sion veut attirer les jeunes, il faut leur laisser de la place. Dès mon élection, j’ai voulu qu’on toilette nos statuts en région pour éviter les mandats à vie. Quand les statuts sontdynamiques, on sait que cela attire des vocations et donc plus de jeunes. Je considère que nous ne sommes que de passage. Je ne crois pas au syndicalisme d’appareil mais à celui de projet et cela est en harmonie avec les aspirations des jeunes ». La CPME, et bon nombre d’organismes tels que la CCI Paris, ont fait le choix d’établir de nouvelles feuilles de route pour mieux se positionner sur les muta- tions inhérentes à l’entreprise. Pour la CPME, le monde de demain se dessine autour de trois grands principes : la valeur travail, la prise de risque et l’acceptation de l’insécurité a n d’entreprendre. Trois tendances qu’éprouve déjàla jeunesse dans son rapport à l’activité professionnelle.des liGnes qui bouGent Plus vite dans les GRands GRouPes ?« La transformation ne peut pas se faire en ignorant cette génération. Signe des temps, le Moovjee accom- pagne des grands groupes pour les faire évoluer. Des entrepreneurs de moins de 30 ans conseillent des équipes avec des pro ls seniors sur des projets d’entrepreneuriat ou d’essaimage », note Do- minique Restino, président du Moovjee, président de la CCI Paris, vice-président de l’AFE (ex-APCE). Au Moovjee, association qui accompagne les moins de 30 ans qui ont repris ou viennent de créer leur entreprise, l’apport de compétences ne se réalise pas uniquement du senior vers les jeunes entrepreneurs. Le dis- positif crée une relation entre pairs plutôt que de marquer un écart d’âge ou d’expérience.Une manière de canaliser la jeunesse ? « Quand on crée une entreprise, on a beaucoup d’insouciance. On n’a pas de famille, pas de frais et des idées parfois farfelues. Mais quand ces dernières sont cadrées notamment par un mentor, elles peuvent accoucher de business innovants », soutient Aurélie Perruche.Cette idée du « mentoring » n’est d’ailleurs pas l’apanage du Moovjee. Nombreux sont les grands groupes à mettre en place ces dispositifs pour les hauts potentiels. Adecco n’a pas hésité à proposer en job d’été de devenir le bras droitplace du « reverse mentoring ». Entendez ici un dispositif où les apprenants et les mentorés sont les pro ls dits expérimen- tés. L’idée en l’occurrence est proche de celle du Moovjee : comprendre comment raccour- cir les cycles d’innovation, encourager l’intrapreneuriat et surtout rendre opération- nels les collaborateurs à la calvitie naissante en dif culté sur les questions afférentes au digital. Les bonnes pratiques n’iraient-elles pas dans le sens d’un renforcement du lien intergénérationnel ? « Les entrepreneurs expérimentés ont souvent en tête ce qu’ilsc’est peut-être parce que ces derniers privilégient les lau- riers du monde associatif. «La France à été classée deu- xième en Europe par rapport à l’engagement de sa jeu- nesse d’après un baromètre sur l’engagement des jeunes commandé par le ministère de la Jeunesse. Son manque de représentativité et sa dé-  ance à l’égard des institutions et dispositifs montrent que les organisations exploitent mal le potentiel. Cette étude montre que les jeunes sont prêts à s’investir dans des sujets légers comme le sport, le loisir mais également dansle social, l’environnement, la santé », analyse Quentin Hénaff.Les choses évoluent. La jeunesse n’est pas si molle et paresseuse. « Elle possède simplement ses propres codes – qu’il convient d’in- tégrer – et est mue par une permanente quête de sens. Elle a envie de savoir pour- quoi elle bosse. Le salaire et la rémunération ne sont plus fondamentaux dans la vie », note Dominique Restino. La Jeune chambreéconomique française (JCEF) tient également à exploiter l’implication des forces vives de la nation. « Depuis le mois de janvier nous travaillons sur un chantier qui concerne l’insertion économique et citoyenne de la jeunesse. Il s’agit de créer un pacte citoyen. Dans ce dernier, le CV citoyen doit permettre de faire recon- naître des savoir-être et des savoir-faire dégagés dans le cadre associatif. L’engagement ne doit plus être uniquement le bas de CV. C’est une nou- velle clé pour comprendre les candidatures », résume Julien Bourgoin, président de la JCEF.Une ré exion à propos, menée de concert entre laboratoires de recherche, JCEF et des entreprises telles qu’Adecco.des jeunes Plus audibles qui Re- battent les caRtes Qu’il s’agisse des mondes privé ou public, une même lame de fond traverse les organisations. Les jeunes aspirent à davantage d’horizontalité dans la prise de décision. « On aurait tort de croire que les jeunes s’in- téressent moins à la politique. Nous le faisons d’une autre manière. Notre engagement a changé de nature. Surtout, nous sommes plus écoutés. Le numérique rebat les cartes car aujourd’hui, mieux que quiconque, nous maîtrisons les médias, les réseaux so- ciaux. Quand nous parlons, nous sommes beaucoup plus audibles », s’enthousiasme Nicolas Rohr, jeune fondateur des boutiques Faguo et membre de la CCI Paris. Si les aînés ne sont pas toujours pressés de leur faire de la place, les jeunes n’en ont cure et préfèrent révolutionner le système. Le meilleur exemple ? Quand la jeunesse reprend le pouvoir via l’entrepreneuriat. La loi sur l’usage non-agricole des pesticides, promulguée en fé- vrier 2014, a été co-construite avec les internautes de la plate- forme Parlement & Citoyens. « Les parlementaires prennent conscience que leurs textes ont plus de légitimité et d’ef-  cacité lorsqu’ils mobilisent les citoyens pour les aider à les rédiger plutôt que les lobbies », explique ArmelauA défaut de grimper, d’autres moyens pour s’exprimer...d’Alain Dehaze, président du groupe, pendant un mois moyennant un traitement de 7000 euros. Outre les straté- gies de marque employeur des grands groupes, plus discrets sur le sujet de l’intégration des talents, Engie, Total ou encore L’Oréal pratiquent le mentoring – à ne pas confondre avec le coaching classique – entre cadres seniors et hauts potentiels pour un échange bilatéral de bonnes pratiques. D’autres groupes vont même encore plus loin. BNP Paribas, Accenture, Axa, La Fran- çaise des Jeux font partie de ces organisations mettant envont apporter dans notre dis- positif de mentorat. Mais ils ont souvent l’impression de plus en retirer que d’apporter en expérience. Il existe donc une réciprocité. Et nos jeunes entrepreneurs apportent parce qu’ils bousculent les codes et expérimentent de nouvelles voies », analyse Bénédicte Sanson, secrétaire générale du Moovjee.en dehoRs du tRavail, Pointde salut ?Si les jeunes aiment porter le bonnet d’âne en matière de participation aux élections,Le Coz, tout juste 29 ans. moment de fonder Parlement & Citoyens, plateforme déjà utilisée par plus d’une qua- rantaine de parlementaires.ecoreseau.fr 15]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREHEXAGONE : EcoRéseau Business revient sur une problématique très commentée de l’actualité française, a n de la décortiquer et de la mettre en perspective (historique, géographique,...)L’âge en politiqueLa chasse aux éléphantsLe nombre d’années du candidat est un critère de choix plus évoqué par les électeurs que par le passé. Ce qui ne cache pas forcément un jeunisme effréné...Par Julien Tarby«Dprésidentielle en fonction desonâge?»Selonce sondage OpinionWay mené pour Metronews et LCI en février 2016, les Français sont apparus partagés sur la question – 48% sont pour – et la dernière ligne droite de la présidentielle semble le con rmer. Mais la ques- tion qui revient plus souvent sur le tapis témoigne d’un changement de paradigme.tRaditionde « saGesse »A 62 ans, François Hollande fait partie des dirigeants européens les plus âgés. On comptait même encore récemment un trentenaire, l'Estonien Taavi Roivas (37 ans). Et par le passé les électeurs hexagonaux n’ont jamais été rebutés par le poids des années, bien au contraire. Adolphe Thiers, doyen des présidents, avait 74 ans lors de son élection en 1871, comme Paul Doumer. Jules Grévy et René Coty, 72 ans. La majorité de nos chefs d'Etat avaient entre 60 et 70 ans, avec quelques septuagénaires dans le lot. Le plus jeune, Louis-Napoléon Bonaparte, avait 40 ans à son élection en 1848. Plus près de nous, le benjamin Valéry Giscard d'Estaing a été élu à 48 ans en 1974. Alain Juppé, du haut de ses 71 ans, aurait très bien pu s’inviter dans la course, tant les cheveuxdu giscardisme », observe Mariette Sineau, directrice de recherche CNRS au Ce- vipof, centre de recherches politiques de Sciences Po, qui a longtemps travaillé sur le personnel politique. Mais certaines règles propres à la Vème République ont encou- ragé les mêmes hommes à s’accaparer le pouvoir : « Ici point de proportionnelle comme dans la plupart des pays européens. Le scrutin uninominal majoritaire à deux tours est une spéci cité française (seule l’Angleterre fonctionne de même, mais sur un seul tour, NDLR.), générant des élections de notables. Un seul individu est élu dans une circonscription étroite, les partis mettent donc en avant le plus connu, le maire, le conseiller géné- ral, le sortant, au détriment des jeunes ou des femmes. Il s’agit d’un facteur de conser- vatisme terrible, faisant ap- paraître des professionnels de la politique hors-sol qui n’ont jamais travaillé ail- leurs », déplore la spécialiste, constatant en facteur aggravant la disparition de partis de masses comme le PC qui établissaient of cieusement des quotas dans les listes, laissant une place aux jeunes, ouvriers, femmes... Cerise sur ce gâ-et bientôt celle de 2017, em- pêchant les parlementaires de cumuler leur mandat avec une fonction exécutive locale, arrivent tardivement. Les partis dans leur ensemble ont échoué à organiser la sélection du personnel po- litique sur une base démo- cratique et paritaire ». La population a supporté durant des décennies l’absence de nouveaux visages dans le paysage, mais la prise de conscience que le phénomène se traduit par un spectre étroit de solutions envisagées pour répondre aux grands pro- blèmes de fond a lassé. « Le suivi quotidien PrésiTrack d’OpinionWay démontre que les préoccupations des Français concernent dans l’ordre l’emploi, la protection sociale et le pouvoir d’achat (57%, 51%, 49%) », campe Eléonore Quarré. Manuel Valls, Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé ont fait les frais de cette prise de conscience. « Emmanuel Macron ou Marine Le Pen ont actuel- lement pour eux cette ca- ractéristique d’être "hors système" », constate Eléonore Quarré. La saturation face à une génération politique apeuàvoiravecl’âge.«Y appartiennent ceux qui ont été marqués par un évènement politique majeur, comme l’al- ternance mitterrandienne à l’époque », explique Mariette Sineau. Femmes, jeunes, membres de la société civile contribueront au renouvelle- ment, et les changements de règles, comme l’introduction des primaires, leur facilitentoit-on (aussi) choisir son candidat à lapoivre et sel sont communs en politique. François Fillon qui l’a détrôné, du haut de ses 63 ans, ne fait pas  gure de perdreau de l’année. La moyenne d'âge est d’ailleurs de 62 ans pour l’Assemblée nationale et le Sénat, soit dix ans de plus que la moyenne des parlements nationaux en Europe ! « Benoît Hamon, Philippe Poutou ou Nathalie Arthauld sont plus jeunes, mais cela ne fait pas leur succès. Et Jean-Luc Mé- lenchon les dépasse alors qu’il est largement leur aîné », ajoute Eléonore Quarré, chef de groupe, département Opinion & Politique chez OpinionWay. De surcroît l’espérance de vie et de bonne santé accroît cette valorisa- tion du poids des années. Le benjamin Emmanuel Macron, du haut de ses 39 ans, fait bien  gure d’extraterrestre, étant le seul à correspondant à l’âge médian de la popu- lation française, de 40 ans.conFlit GénéRa- tionnel latentIl n’empêche, 48% des Fran- çais y prêtent désormais at- tention. A plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a évoqué ses dix ans de moins qu'Alain Juppé, et en 2002, Lionel Jospin s’était risqué à titiller Jacques Chirac sur ce plan. Dans l’inconscient collectif perdurent les  ns de règne de François Mitterrand souffrant d'un cancer ou de Jacques Chirac à la santé également balbutiante, alors que la fonc-« Avec une telle pose, les gens verront en moi le renouveau, même si je suis élu depuis 40 ans... »tion est considérée comme toujours plus exigeante et stressante. Autre sujet de crispation souligné par le sociologue Louis Chauvel, le sentiment prégnant que les seniors ne veulent pas songer à la succession après 30 ans au plus haut niveau, quand des jeunes plus si jeunes, travaillant avec acharnement et discrétion, ne voient pas le début d’une promotion. Un trou générationnel s’est creusé, d’autant plus préoc- cupant qu’il ne se réduit pas à la sphère politique, mais se rencontre aussi dans la pyramide des âges des cher- cheurs, des enseignants, des médecins, des journalistes... Nombre de commentateurs soulignent que la génération des baby-boomers, politisée lors de Mai 68, a réussi à ac- céder au pouvoir relativement jeune – « entre Charles deGaulle (69 ans) et VGE (48 ans) on a perdu 20 ans ! », rappelle Eléonore Quarré – mais a bloqué les suivantes au gré des réélections.envie Plus laRGe de ResPiRation Certaines alternances peuvent provoquer un rajeunissement du personnel. Ainsi en 1981, l’élection de François Mit-A travers la chasse aux apparatchiks de la politique, les Français sanctionnent 35 ans de dysfonctionnementsen n l’accès. A . chasse aux apparatchiks de la politique, les Français sanctionnent 35 ans de dys- fonctionnements.terrand a généré un renou- veau sans précédent : « La moyenne d’âge est soudai- nement tombée par rapport aux années du gaullisme etteau au goût amer, la France a longtemps toléré le cumul des mandats au contraire de ses voisins : « Les règle- mentations de 1985, 2000,travers la16 Mai - n°40]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[EN COUVERTUREPROSPECTIVE : Compte-tenu des innovations en cours dans le domaine, EcoRéseau Business imagine dans une  ction ce à quoi il ressemblera en 2050, puis demande l’avis d’un expert du secteur. De quoi révéler des potentiels insoupçonnésJeunesse France en 2050Technos-écolos-solosDigitalisation omniprésente, conscience écologique imposée, monde du travail de ro- bots et d’indépendants... Les jeunes gens de demains « nageront » dans un autre contexte que ceux d’aujourd’hui.Par Jean-Marie BenoistSa journée de bou- lot est enfin sur le point de s’achever.Luc soupire, enlève ses lunettes de vue à réalité augmentée – comme plus de la moitié de ses amis, il est myope, ayant passé ses premières années trop près d’un écran –, puis les remet avec un sourire. Aujourd’hui n’a pas été un franc succès, mais cela arrive, se rappelle-t-il, l’important est que celareste satisfaisant... Et pour l’instant, c’est le cas. Depuis la roboti- sation complète des em- plois non qualifiés, il y a déjà plus de 20 ans, et l’arrivée subséquente du revenu minimal de vie en 2035, l’entrepreneu- riat de petite taille a ex- plosé. Comme beaucoup de ses amis, Luc a un doctorat et a fondé sa PME, centrée autour de sa passion, c’est le travailAvis d’expert : Olivier Galland (1), sociologue, directeur de recherche au CNRS, chercheur associé au Laboratoire de sociologie quantitative, travaille au Groupe d’études des méthodes de l’analyse sociologique de l’université Paris- IV.Quelles tendances dominent la culturejeune aujourd’hui ?Tout d’abord le spectre d’âge couvert par le terme n’acessé de s’élargir : il s’étend maintenant de la pré-ado- lescence – qui arrive de plus en plus tôt – jusqu’au jeune adulte, de 25-30 ans... La jeunesse s’est étendue par les deux bouts, et elle englobe des étapes très différentes les unes des autres.Culturellement, deux traits dominent la culture jeune : l’importance de l’apparence – se construire un style, moyen d’af liation et de distinction – et la communica- tion. Depuis l’arrivée des réseaux sociaux et des autres nouveaux moyens de communication, les jeunes ont ac- quis une autonomie relationnelle qu’ils n’avaient jamais connue jusqu’à maintenant. Ils communiquent de plus en plus entre eux et sont de moins en moins inhibés ; ils développent ainsi une culture de plus en plus hori- zontale.« Famille, amis, travail »Quel rapport entretiennent les jeunes au travail ?Le travail reste une valeur essentielle pour les jeunes. Lorsqu’on leur demande de lister leurs valeurs essen- tielles – famille, amis, travail... –, il arrive toujours dans le trio de tête.Mais ce n’est plus une norme imprescriptible.Cela reste tout d’abord un moyen de subsistance, et le moyen pour arriver à l’autonomie et l’indépendance personnelles, auxquelles les jeunes sont très attachés. Ce qui est nouveau, c’est que le travail est également conçu comme devant – du moins on l’espère – apporter un certain épanouissement personnel. Les jeunes at- tachent plus d’importance aux relations au travail que leurs aînés : l’ambiance, les liens, sont importants dans la valorisation de l’activité.Et depuis quelques années, on dénote une augmentation de la volonté d’être indépendant, d’avoir leur propre en- treprise. Cela reste néanmoins une pratique encore trèsminoritaire. Mais cela se développe, de façon accélérée avec l’arrivée de la nouvelle économie.Comment ces différents aspects évolueront-t-ils dans les années à venir ?Il est dif cile, toujours, de faire des prédictions... Surtout qu’un des principaux facteurs de changement sociolo- gique concerne les innovations technologiques qui bou- leversent le rapport aux autres et au monde. Internet a eu un impact extraordinaire – en positif et en négatif... Devant cet accès multiple et diversi é à une telle masse d’information, certains, par exemple, ne savent plus « où est la vérité », qui devient relative... S’il est impossible de prévoir ces évolutions, les valeurs – famille, amis, travail... –, en revanche, se montrent plus stables. Elles évoluent,certes, mais plus lentement ; les ruptures sont rares. (1) Sociologies de la jeunesse, d’Olivier Galland, éd. Armand Colin, 2004.Propos recueillis par JT.Mai - n°40A qui ressembleront les Marty McFly de demain ?18 18]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[du biométal. Il vend – online, évidemment, sur le marché unique Ama- zon – ses créations : des sculptures à mémoire de forme, qui changent selon l’humeur et qui se fixent par magnétisme sur la tête, au-dessus des puces et micro-mé- moires f lash implantéesil éteint son ordinateur, ses deux imprimantes 3D (il a fabriqué la deuxième avec la première) et lespas difficiles à trouver, tout en envoyant une mi- cro-video à Kwame (#late #sorry #prayingemoji).mais il les connaît déjà tous par cœur, (un sel- fie rapide, l’air écœuré, l’écran en arrière-plan,reste que quelques mi- nutes de trajet, il lance son épisode préféré des Simpson en VR sur sespresque impossible de ne se concentrer que sur une chose à la fois, le résultat d’une évolution commencée avec l’arrivée d’Internet dans les foyers ilyaplusde40ans.Et de fait, il n’éteint pas la vidéo après être arrivé et avoir salué Kwame,Ce soir, soirée rétro dans un restaurant, qui sert encore de la viande produite traditionnellement,à partir d’un animalqui ne s.pas plus que ça. Après tout, il est bien, lui, en train de visiophoner sa copine...’en formalisedans le cerveau (slogan : « #IRLemojis #J! »). Machinalement, il prend la pose, les doigts en V,lumières, grâce aux cap- teurs implantés dans son crâne. Ils descendaient directement des premières expériences de Facebook en 2017, quand le Grand Conglomérat n’était en- core qu’un simple réseau social. Un coup d’œil vers le haut de ses verres fait apparaître l’heure : il va falloir qu’il se dépêche, sinon il va être en re- tard... Il va, ce soir, à une soirée rétro, dans un restaurant qui sert encore de la viande pro- duite traditionnellement (#têtedelion #miam), à partir d’un animal, et non cultivée en laboratoire (et, du coup, hors de prix, puisqu’il faut compenser le coût écologique et mo- ral de l’affaire). L’ouver- ture avait fait scandale, il se souvient, avec des holos éditoriaux enragés sur la toile... Et ensuite, boîte de nuit ? Jeux vi- déo?Film?Lestroisà la fois ? Il hésite encore. Il commande un Uber, même si de toute façonEn chemin, Luc jette un #boooring) et rien nelunettes (plus de 60 sai- sons !) tout en vérifiant son mail. Comme pour tous ses amis, il lui estœil distrait à la sélection de jeux disponibles sur l’écran géant de l’Uber,le tente dans les pro- grammes sponsorisés. Du coup, même s’il neSes créations ?Des sculptures à mémoire de forme, qui changent selon l’humeur et se  xent sur la tête, au-dessus des puces implantées dans le cerveauprend un selfie et le poste d’un clignement d’œil (#findejournee #stilla- live). Puis, d’une pensée,les véhicules électriques autonomes noirs sont presque les seuls à encore rouler en ville et ne sontecoreseau.fr19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[PanoRaMaRégions & territoiresEcoRéseau Business s’attache à décrire les innovations des territoires en France concernant une thématique particulièreRobotiqueWall-e, R2-D2, C-3PO... débarquentLe renouveau industriel français passe par la robotisation. Mais la  lière recèle également de grandes opportunités en dehors des usines.Par Mathieu Neuqui ont vu le jour au cours des dernières années. L’Etat s’efforce de créer les tremplins nécessaires au développement des sa- voirs à grand potentiel, à l’image du projet « France IA » lancé en grande pompeMoodstocks, elle, spécia- lisée dans la reconnais- sance d’images en réalité augmentée, est une autre de ces pépites qui a vite suscité l’enthousiasme. Deux preuves des espoirs que concentrent la formationet la recherche françaises en la matière.industRie du FutuR et Robots médecinsLa région des Hauts-de- France cherche ainsi à se doter d’une image 2.0, loin de son étiquette de cime- tière industriel. En terre picarde en particulier, la robotique a été identi ée comme l’un des quatre Domaines d’activités stra- tégiques (DAS), portés par la plateforme d’innovation pour l’industrie Industri- LAB. La filière Robo- numérique développée autour de l’agglomération de Saint-Quentin af che déjà un fort dynamisme avec une croissance an- nuelle de 8%.Plusieurs  eurons locaux de la robotique, de la mé- canique et du numérique mettent en commun leurs compétences au service de cette ambition commune,à l’image de Yamaha, Bou- biela ou Sylpheo. L’idée de la région est de développer des projets collaboratifs portant sur la précision des robots, la  abilité et répétabilité des taches, ou encore la robotique col- laborative. La pépinière Créatis, qui accueille une trentaine d’entreprises et une douzaine de projets innovants, doit jouer un rôle de tremplin sur ce plan. Une dynamique régionale qui s’est renforcée avec les outils et équipements d’ex-cellence apportés localement au réseau national spécialisé Robotex, en particulier sur un volet dédié à l’automobile et aux véhicules électriques intelligents coordonné par le laboratoire Heudiasyc de l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) et sa plateforme de tests.Plus à l’Est, le territoire franc-comtois, et plus pré- cisément l’écosystème de la technopole TEMIS (Tech- nopole microtechnique et scienti que), s’efforce éga- lement d’être aux avant- postes dans ce domaine. La région se caractérise par l’émergence de projets collaboratifs en matière de haute précision, d’ingénie- rie des micro-systèmes et de micro-fabrication. Les connaissances historiques liées à l’industrie horlogère et à la miniaturisation des systèmes fonctionnels ex- pliquent cette orientation. Bruno Favier, directeur de la technopole, indique que « l’automatisation des process de bioproduction, les savoir-faire robotiques dans le domaine médical  gurent parmi les compé- tences d’avenir, en raison des connaissances solides amenées par cet héritage ». La start-up iin medical est l’un des acteurs innovants de premier rang de la ré- gion, avec son dispositif robotique chirurgical qui intéresse déjà de nombreux blocs opératoires. Il s’agit de tubes spéciaux permet- tant d’éviter les tremble- ments de la main humaine et rendant les interventions moins invasives. Des ap- plications sont possibles en arthroscopie ainsi que pour la neurochirurgie en cœlioscopie.La robotique, pas seulement un sujet lunaire ? Le bâtiment, la santé et l’industrie sont concernés.20 Mai - n°40Ils ne sont que 35000, soit deux à trois fois moins qu’en Italie ouen Allemagne. Et une par- tie d’entre eux ne seraient pas vraiment des produits dernier cri. Les robots du parc industriel français ont besoin d’un coup de neuf et, surtout, de gagner en nombre pour faire passer les chaînes de production dans une nouvelle ère. Un mes- sage que les décideurs au sein des territoires semblent avoir intégré, à en juger par la multiplicité des projetspar le gouvernement en ce début d’année 2017. Il vise à fédérer la communauté française de l’intelligence arti cielle a n de valoriser ses capacités en réponse aux besoins des grands groupes. Les start-up du domaine doivent ainsi servir d’appui. Certaines d’entre elles, comme Madbits, se sont déjà illustrées. Cette entreprise se distingue par sa technologie d’analyse et de recherche d’images ba- sées sur le deep learning. La start-up francilienne]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[Un important travail de clusterisation des centres de recherche, des industriels et des sous-traitants est mené. Le but est d’aiderles ETI locales à faire des sauts qualitatifscopique robotis. trument co-manipulé pour la réalisation de gestes opératoires en chirurgie laparoscopique.Régions & territoiresPanoRaMaaideR les eti lo- cales à FaiRe des sauts qualitatiFs De l’autre côté de l’Hexa- gone, la région Pays-de- la-Loire a mis en place un vaste arsenal qui doit favoriser le décollage de cette  lière. La Plateforme régionale d’innovation (PRI) Proxinnov, visant à permettre à chaque en- treprise d’intégrer une dé- marche d’innovation en robotique, est au centre de la dynamique, tout comme le Centre technique des industries mécaniques (CETIM), le laboratoire de l’Institut de recherche en communications et cybernétique de Nantes (IRCCyN), ou encore l’IRT Jules Verne. Ce dernier rassemble des industriels et des laboratoires de re- cherche appliquée pour la création de solutions de prototypage et de démons- tration industrielle, autour de dé s technologiques. Veolia, PSA Peugeot-Ci- troën, Renault, Daher ou Alstom sont quelques-uns des géants qui partagent leur savoir-faire au sein de cette gigantesque plate- forme. L’IRT Jules Verne a ainsi élaboré un démonstra- teur opérationnel, baptisé Robo n, dont l’objectif est de développer des solu- tions robotisées pour des opérations de parachève- ment des pièces composites et métalliques de grande dimension (activités de préparation des surfaces, de perçage...). Bruno Hug de Larauze, président de la CCI régionale, rappelle qu’il s’agit là du « seul IRT où les industriels sont majoritaires. On y trouve un volet collaboratif très important. Un important travail de clusterisation des centres de recherche, des industriels et des sous-trai- tants est mené pour en faire un levier ef cace de la robotique en Vendée. Le but est d’aider les ETI locales à faire des sauts qualitatifs grâce à l’en- semble de l’écosystème ». L’Occitanie a elle aussi fait de la robotique un che-val de bataille, comme en témoignent les initia-Celles-ci rencontrent un franc succès, car les PMEalors qu’il s’agit précisé- ment de gagner du tempstant plus séduisante qu’il est aujourd’hui possible d’acheter un robot à partir de 45000 euros. Plusieurs sociétés sont devenues les porte-dra- peaux de cette robotique d’un nouveau genre, à l’image de RB3D qui a conçu un exosquelette pour la construction routière. Cette innovation assiste les ouvriers, et en particulier les tireurs de râteau lors d’opérations manuelles de dépose de revêtements comme des bitumes. Unemanière de diminuer la pénibilité pour ces tra- vailleurs. La robotique collaborative trouve aussi des applications dans la santé, comme le montre l’entreprise Endocontrol, lauréate 2015 du Concours national de robotique col- laborative. Elle propose un porte-aiguille cœlios-tives lancées localement.« La région a engagé une politique volontariste en direction du secteur de la robotique, avec 25 millions d’euros mobilisés en 2016 au titre notamment du plan Robotique et Drones », rappelle Christophe Ni- cot, directeur général de l’agence Madeeli, l’agence régionale de développe- ment, de l’export et de l’in- novation. Le territoire avait déjà donné naissance à quelques joyaux du secteur comme l’entreprise Wyca, spécialisée dans les robots de téléprésence d’accueil et d’assistance, ou encore la société Symétrie qui conçoit des simulateurs et qui  gure parmi les lau- réats 2017 du Concours des Inn’ovations régional pour son simulateur de houle baptisé Mistral. Les acteurs de la robotique font partie des structures éligibles aux appels à pro- jets régionaux Easynov qui ont vocation à accélérer les projets prometteurs des domaines d’activités prioritaires, en particu- lier en leur allouant une enveloppe de 10 millions d’euros.Robots collaboRatiFsLa robotique collaborative est un autre axe de déve- loppement, tout comme dans la région Nouvelle Aquitaine où le CRITT Informatique de Poitiers rassemble les savoir-faire de l’Université locale et de l’Institut Pprime pour mettre à disposition des PME des solutions pour pro- grammer très simplement des robots collaboratifs.ne peuvent pas se permettre de con er à un ingénieur la programmation du système,et de réduire les coûts par l’acquisition d’équipements robotiques. L’offre est d’au-é, un ins-21ecoreseau.fr]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReBaromètre & TendancesBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant l’entrepreneuriat, picorés de-ci de-làCe qui était un ensemble de signaux faibles est désormais une vérité, car les preuves sont tangibles : une reprise saine, basée sur une croissance d’un nouveau genre, pointe le bout de son nez. En attestent les bonnes nouvelles dans le monde de l’entrepreneuriat. Au programme moins de défaillances, plus de créations, de données ouvertes, d’incubateurs ou de nouveaux secteurs comme les Fintechs. Bonne lecture !Le carnet des nominationsen partenariat avecuEcolE polytEchniquEYves Demay, 60 ans, Polytechnique (1977), doc- teur-ingénieur, ingénieur général de l’armement a été promu délégué général de l’AX.uFédération dEs FEmmEs administratEurs (FFa)Agnès Arcier, 55 ans, ENA (1986), ESSEC Business School (1982)est élue président de la FFA.uFondation air liquidEJean-Marc de Royère, 51 ans, MBA de HEC (1986) est élu président.u lEnovoFrançois Bornibus, MBA de l’IAE, ingénieur en électronique de l’ENSMMest promu président EMEA de Lenovo.umonnaiE dE parisAurélien Rousseau, 40 ans, ENA (2009)est nommé président-directeur général de la Monnaie de Paris.unovartis FrancE (novartis) Frédéric Collet, 53 ans, IEP Paris (1989) est promu président de Novartis France.u sGsEric Sarfati, 50 ans, expert-comptable de forma- tion de l’ENGDE (1988)est promu président de SGS Franceusociété dEs inGéniEurs arts Et métiErsMarc Rumeau, 65 ans, IAE Paris (1977), ingénieur des Arts et Métiers (1974)est nommé président de la Société des ingénieurs Arts et Métiers.usociété JacquEs BollinGEr (sJB) Etienne Bizot, 54 ans, EMBA de HEC (2008), ICAM (1985), ICGa été promu président-directeur général de la SJB.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideursFaites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr Météo France ouvre son incubateur Green Tech- Lancer des formations destinées aux TPE et PME avec notamment le Programme Métamorphose- Rendre la France « business friendly » pour atti- rer les investisseurs. Le MEDEF compte également accompagner 100 start-up technologiques pour les aider à devenir des licornes.- Doper l’image de la France à l’étranger, en créant notamment l’initiative « Smart Economy for Business » qui rassemblerait toutes les entreprises françaises évoluant dans la chaîne de valeur des industries de demain pour communiquer ensemble à l’international. Les prélèvements obligatoires  nancés par les grands groupes à hauteur de 18%C’est le chiffre qui ressort d’une étude annuelle menée par l’Association des entreprises privées, qui représente les intérêts d’une centaine de grands groupes. L’objectif de cette étude est de montrer que les grands groupes et multinationales, malgré les idées reçues, paient des impôts. Les membres de l’Afep ont, en effet, répondu à un questionnaire indiquant le montant d’impôts dont ils s’acquittent en France, et les résultats montrent que les 85 plus grandsgroupes françaispaient 10 milliardsd’euros d’IS et decontribution surles dividendes, soit16% des recettes.Côté impôt deproduction, commela taxe foncièreou la contribu-tion économiqueterritoriale, leurcontribution s’élève à 11 milliards d’euros soit 23% des recettes et enfin, concernant la contribution aux prélèvements obligatoires qui comprennent par exemple les cotisations patronales, ces derniers co- tisent à hauteur de 37 milliards d’euros, soit 18% des recettes totales. Entreprises : plus de créations et moins de défaillances en 2016Le nombre de défaillances d’entreprises s’af che en forte baisse en 2016. Si 63081 entreprises avaient ouvert une procédure judiciaire en 2015, « seulement » 57844 l’ont fait l’année dernière, soit une baisse de 8,3%. C’est le résultat d’une étude menée par le cabinet de conseil Deloitte et la société Altares, qui souligne aussi lesqui font le business en France !Dans le cadre du dispositif national Green Tech, mis en place par le ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, MétéoFrance vient d’ouvrir, à Toulouse, un incubateur pour les projets innovants. 20 postes sont ouverts pour des porteurs de projet qui sont accueillis sans contrepartie et qui béné cient d’un accès total aux données de MétéoFrance et du support scienti que des différentes divisions de l’institut. Si l’incubateur est ouvert à tous les projets rentrant dans la catégorie GreenTech, il s’adresse surtout aux por- teurs de projet plutôt qu’aux start-up, et ne propose, par exemple, pas de  nancement. Citons parmi les partenaires de cet incubateur, présents au comité de pilotage pour y entrer, Orange, IBM, Enedis, ou encore Continental. LeprogrammeduMEDEFpourstimuler les PME dans la transition numériqueA l’occasion du Congrès Web2Business,  n mars, Pierre Gattaz a cherché à rappeler l’implication du syndicat patro- nal dans l’ac- compagnement des entreprises vers le numé- rique. Si les grands groupes ont compris le message, beaucoup de TPE-PME ont encore du mal à y passer. Le MEDEF a ainsi dé ni cinq axes detravail pour favoriser cette transition :- Créer une  lière IoT pour faire de la France la Si- licon Valley de l’Europe- Créer un écosystème industriel attractif et compé- titif en France22 Mai - n°40]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre & Tendancesclub entRePRendRe+6% de créa- tions d’entre- prise sur la même année, pour atteindre le nombre de 554000. Et la part des au- to-entreprises recule, pas- sant de 58%en 2010, à 40% en 2016, là où celle des entreprises individuelles augmente, ce qui fait dire à Deloitte que cette croissance de créations est « robuste ». Cette ten- dance optimiste vient, par ailleurs, diminuer de moitié le nombre de défaillances depuis 2000, ce qui est de bon augure pour l’emploi puisque le nombre d’emplois menacés par une procédure judiciaire a, lui, baissé de 17% l’année dernière. Dernier point : l’augmentation des accords à l’amiable entre l’entreprise et ses partenaires. Ils ont augmenté de 3% par rapport à 2015, permettant de conserver plus d’entreprises, et donc plus d’emplois. Seformerpourreprendreunedes600000 entreprises à céder en FranceDans son livre « Tous repreneurs ! Le nouveau mode d’Emploi », Radoine Mebarki met en avant que 600000 entreprises seront à re- prendre dans les dix pro- chaines an- nées. Mieux, un dirigeant sur trois de- vra être rem- placé en Eu- rope. Pourtant, Radoine Mebarki avance aussi que chaque année, la moitié des entreprises à céder ne trouvent pas de suc-cesseur ; quant à celles qui sont effectivement reprises, 40% d’entre elles ne survivront pas longtemps à cause d’une mauvaise préparation ou d’un passage de relai trop tardif. Pour aller contre cela, l’entrepreneur a créé un diplôme de repreuneuriat, à l’université de Lorraine. Ouvert à tous, la sélection se fait grâce à un casting géant, où le candidat doit « pitcher » ses motivations. Les élèves sont ensuite formés à reprendre une entre- prise et présentés à tous les intermédiaires potentiels qui pourront les mettre en relation avec les entreprises à céder. Une méthode qui fait ses preuves dans l’Est de la France et qui ne demande qu’à s’exporter.Tous repreneurs ! Le nouveau mode d’Emploi, Radoine Mebarki, éditions Manitoba/Les Belles Lettres Open data pour les comptes des entre- prises !L’Institut national de la propriété industrielle, l’INPI, a décidé de mettre gratuitement à disposition toutes les données issues du Registre du commerce et des sociétés (RCS). Dans une démarche d’Open Data, l’organisme rend ainsi publics les bilans, comptes de résultats, amor-service innovant « à valeur ajoutée pour l’économie ». Il existe cependant un moyen pour les entreprises de ne pas voir leurs comptes publiés, il suf t d’assortir le dépôt de ses comptes d’une déclaration de con den- tialité, notamment permise par la législation pour les micro-entreprises et petites entreprises. 55000 entrepreneurs ont perdu leur em- ploi en 2016Malgré le recul des liquidations judiciaires énoncé plus haut, 55000 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2016, d’après l’Observatoire de l’emploi des entre- preneurs. Parmi eux, les trois quarts avaient moins de trois salariés, et près de 15% en avaient entre trois et cinq. Parmi les secteurs les plus touchés se retrouventtissements, provisions ou encore immobilisations des 1,2 millions d’entreprises qui ont déposé leurs comptes à l’INPI. Limité pour l’instant à la seule année 2017, cela devrait s’étendre prochainement aux années précé- dentes, conformément à la volonté de l’Etat de créer unles entrepreneurs du bâtiment à 24,8% puis ceux du commerce pour 23,1%. D’autres secteurs, comme les auto-écoles, ou entreprises individuelles comme les in rmiers ou les taxis, ont vu une augmentation des pertes d’activité en 2017 (+54% pour ces derniers). Un incubateur pour les FinTechTruf e Capital, le fonds d’investissement spécialisé dans les entreprises innovantes créé par Patrick Kron, vient de lever 150 millions d’euros, a n de créer le pre- mier incubateur français spécialisé dans les Fintechs.Les sondeurs nous avaient préve- nus : « leurs » intentions de vote pouvaient comporter des margesA la marge– et même 97% dans l’industrie – ont déclaré que la situation des entreprises n’avait pas été suf samment abordée par les candidats. Un traitement marginal, en somme.Faut-il voir dès lors un lien de cause à effet avec l’attentisme qui signe l’état d’esprit de 33% d’entre eux (une progression de 13 points) ?Interrogés sur les mesures à prendre pen- dant les 100 premiers jours du nouveau quinquennat, ceux qui se considèrent comme les oubliés du débat ont donné de la voix. Plébiscitant à 64% la dimi- nution de la  scalité, moyen pour eux de retrouver des marges (on y revient !). Ils sont 30% à attendre une simpli cationdes démarches administratives quand ils ne sont que 6% à considérer comme prio- ritaire le relèvement des seuils sociaux. Alors, ces 100 jours deviendront-ils l’inter- valle de con ance, soit l’autre nom donné par les sondeurs à... la marge d’erreur ?Béatrice Genoux Planneur stratégique CCI FranceRetrouvez l’intégralité des résultats de la Grande Consultation sur www.grandeconsultation.fravec d’erreur. Des erreurs à la marge, recon- naissons-le, au soir du premier tour decci.frla présidentielle.Mais puisque nous parlons de marges, quid de celles des entreprises ?Marges brutes, nettes, de manœuvre... Réalisée pendant la campagne, la Grande Consultation a montré en avril une hausse de 8 points par rapport à mars sur la con ance des entrepreneurs dans leur propre situation.L’optimisme serait-il, comme le printemps, de retour ? Pas si sûr.92% des chefs d’entreprise interrogés23ecoreseau.frJugement de valeurs]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReBaromètre & TendancesCes fonds devraient servir à créer 12 à 15 sociétés innovantes dans les cinq prochaines années. L’incu- bateur aura également vocation à accompagner les entreprises dans leur développement en France et à l’international, et dans l’industrialisation de leur modèle économique. Ouverture de la Station F  n Juin 2017Initialement prévue pour le 1er Avril, l’ouverture de la station F, l’incubateur de start-up ini- tié par Xavier Niel et aménagé dans l’ancienne Halle Freyssinet, ouvrira of ciellement ses portes  n juin, ce qui veut dire que les start-up pourront commencer à s’installer dès début Juillet. Ce retard est dû à un dégât des eaux au sous-sol, intervenu quelques jours avant l’installation du mobilier. Si l’ouverture est proche, il reste encore des places à occuper sur les 34000 m2 de locaux et les inscriptions sont toujours ouvertes. Les premières entreprises retenues ont, en effet, été pré- venues début avril, mais l’inscription pour la deuxième vague d’intégration à l’automne 2017 est encore ouverte sur www.stationf.co. A la clé, un des 3000 postes de tra- vail disponibles, les services classiques d’un incubateur comme le conseil, l’accompagnement, la formation, mais aussi un programme de logements pour les entrepreneurs à Ivry-sur-Seine et un restaurant ouvert à n’importe quelle heure dujour ou de la nuit. Les Pigeons sont de retour avec des propositions aux candidats à la présidentielleLes Pigeons, le mouvement né au début du quinquennat de François Hollande pour défendre les entrepreneurs, ont présenté 16 propositions aux candidats à la présidentielle au sein d’un manifeste nommé : Hacking 2017. Soutenus par plusieurs asso- ciations dans le domaine du numérique, comme France Digitale, ils ambitionnent de faire de la France une « start-up nation ». Parmi les propositions, créer un Bac N pour Numérique, rem- placer l’ISF par une taxe sur le patrimoine non-productif, favo- riser l’actionnariat salarié, sécuriser les plateformes mobilisant des travailleurs indépendants, ou encore acculturer les élites politiques et administratives au monde numérique. Du 1er mars au 31 mai 2017 : le concours national de la création d’entreprise construction durableL’objectif, récompenser les start-up et les projets qui cherchent à innover dans le domaine de l’écoconstruction et du numérique ap- pliqué aux métiers du bâtiment. Deux thématiques sont abordées : l’innovation générale de la construction durable, et l’innovation numérique, pour une dotation globale de 60000 euros. Participez sur domolandes.fr avant le 31 mai 2017. Du 3 avril au 31 octobre 2017 : concours de création d’entreprises innovantes à Saint-MaloCe concours est ouvert à tout porteur de projet ou créateur d’entreprise qui souhaite venir s’implanter dans l’agglomération de Saint-Malo. Trois prix seront décernés : Potentiel de dévelop- pement pour 24000 euros, Coup de cœur pour 22000 euros et Création d’entreprise pour 24000 euros. Dépôt des candidatures jusqu’au 31 octobre 2017 sur etonnants-createurs.fr Le 30 mai 2017 : les clés pour choisir son statut juri- diqueOrganisé par la Chambre de commerce et d’industrie de l’Essone, ce nouveau numéro des Rendez-vous de l’entrepreneur aura pour but de peser le pour et le contre de chaque statut, notamment au niveau des droits et des devoirs, et de faire la liste des pièges à éviter. Conférence gratuite, inscription sur essonne.cci.fr Du 28 au 30 avril 2017 : l’IMT Starter Startup week-end L’IMT Starter et les écoles TEM, TSP et ENSIIE proposent un week-end de trois jours pour imaginer et prototyper son projet dans la Green Tech et l’e-santé. Plus d’informations sur : imt-star- ter.fr Jusqu’au 21 mai 2017 : les Trophées de la e-santé 2017 Organisés par Castres-Mazamet Technopole CEEI, les trophées de la e-santé se dérouleront à Castres du 4 au 6 juillet 2017. Ils ont pour but de favoriser l’intégration des nouvelles technologies dans le monde de la santé et d’encourager l’innovation dans le secteur. Plusieurs catégories seront récompensées : télémédecine, grand public, big data, coordination des soins, maintien à domicile, ob- jets connectés de santé et étudiants. Inscriptions avant le 21 mai sur universite-esante.com/trophees-de-la-e-sante-2017.avecethic.frStratégique et porteuse d’avenir, l’in- dustrie bancaire française distribue le carburant de l’économie pour alimen-ter la croissance et favoriser l’emploi. Nous avons, en France, un système bancaire solide et performant qui est le meilleur en Europe pour le  nancement de l’économie. Et c’est pour cela que l’OCDE considère que c’est un des six atouts de notre pays. Rappelons que quatre des neuf plus grandes banques de la zone euro sont françaises !Les banques françaises sont les championnes de la zone euro pour la distribution de crédit aux entreprises. Les chiffres le démontrent avec une croissance des encours de 4,9%, soit plus du double de celle atteinte dans lazone euro (2%)  n 2016. Elle dépasse aussi celle de l'Allemagne (4,2%) alors que l'Italie et l'Espagne sont toujours en situation de contraction du crédit.Les encours de crédits aux entreprises ont franchi un cap record de 911 milliards d'eu- ros d’encours  n 2016. Cette dynamique est également portée par des conditions d’accès au crédit favorables avec des taux très bas. Plus de 9 PME sur 10 obtiennent le crédit d'investissement demandé et 8 sur 10 le crédit de trésorerie.Soyons  ers d’être banquiers, soyons  ers de dire « j’aime ma boîte ».Mais pour que la France puisse continuer à jouer pleinement cette carte maîtresse, encore faut-il que son industrie bancaire soit reconnueet soutenue. Un durcissement supplémentaire des règles internationales avec les travaux de Bâle pénaliserait le modèle de  nancement et pourrait ainsi peser sur les perspectives de croissance de notre pays. Il est indispensable que la règlementation concilie le besoin de stabilité avec l’ef cacité économique. Préser- ver notre modèle de  nancement est un enjeu d’indépendance économique pour notre pays.Marie-Anne Barbat LayaniLes banques françaises, moteurs de l’économie24 Mai - n°40Save the dateJ’aime ma boîte]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[ENSEMBLE, AMÉNAGEONS VOS ESPACES DE VIE AU TRAVAILNotre service Bruneau Aménagement vous accompagne dans votre projet.Vous emménagez dans de nouveaux locaux ? Vous souhaitez renouveler votre mobilier ?...Bruneau Aménagement vous propose des solutions personnalisées, adaptées à vos besoins. Habilités à répondre à des projets d’aménagement d’envergure, nos experts vous assurent une prise en charge totale, de la conception à la prestation logistique. Étude personnalisée, réalisation de plans 2D/3D, sélection du mobilier, coordination, plani cation et montagepar des techniciens expérimentés...Tout pour vous garantir une entière satisfaction !Pour nous contacter : 0 825 06 02 02 (0,15 €ht/min + prix appel) | amenagement@bruneau.fr | www.bruneau.fr]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReEnquêteL’occasion pour EcoRéseau Business d’enquêter sur le sujet principal du Club Entreprendre, en rapport avec l’innovation et l’entrepreneuriatSoif de conquête des startuppers hexagonauxLe temps des licornes ?La licorne est un ani- mal mythologique, ce qui ne doit pas l’empêcher de faire des petits ! Car la France, qui en compte une poignée – ces start-up non cotées et valorisées au moins un milliard de dollars – pourrait bien en enregis- trer prochainement sept dans ses rangs d’après la plateforme Tech Tour. Les spécialistes du cloud OVH, du covoiturage Blablacar ou du commerce en ligne Vente-Privée, pourraient être rejoints par des pe- tits nouveaux, à condition qu'ils poursuivent voire accélèrent leur rythme de croissance, sans suc- comber aux sirènes du ra- chat par un grand groupe. C’est là que le bât blesse : la plupart des entrepre-des GRaines à enjeu colossal Transformer des poulains en licorne n’est pas anec- dotique, c’est la preuve d’économies aptes à relever les enjeux de demain et à créer des richesses, alors que la révolution numé- rique, la généralisation du Big Data et de l'intelligence artificielle créent d’im- menses opportunités pour les petits Poucet opportu- nistes. Néanmoins, malgré les louables ambitions de l’UE, les GAFA du Vieux Continent se font attendre. « Les résultats obtenus sont pour l’heure mi-figue mi-raisin », concède Didier Tranchier, business coach pour le programme Horizon 2020 EASME de la Com- mission Européenne, qui consiste à aider des start-upa déjà levé 3,5 milliards d’euros au total. Autant de graines prometteuses qui ne demandent qu’à germer, particulièrement dans le Big Data, l'Internet des objets et la sécurité, domaines dans lesquels « l'Europe présente un avantage compétitif par rapport aux Etats-Unis et à l'Asie », tranche le rapport.timidité au-delà des FRontièRes Mais pour l’heure 186 li- cornes existent de par le monde, dont seulement 18 en Europe, et deux en France ! Le Royaume-Uni et l'Allemagne abritent à eux seuls plus de la moitié des acteurs frappant à la porte du club, respective- ment 19 et 9. Le fabricantAvoir des ambitions mondiales dans penser à leur rachat est désormais possible pour les jeunes pousses françaises, qui peuvent encore mieux faire.Par Julien Tarbyneurs se lancent avec déjà à l’esprit la revente de leur pépite à un grand groupe français ou un géant de la Silicon Valley. La volonté de devenir eux-mêmes lea- ders mondiaux – une am- bition naturelle outre-At- lantique – doit encore faire son chemin, l’exemple de Criteo, désormais coté au Nasdaq, et acteur de poids dans le secteur du retargeting publicitaire, n’ayant pas encore fait tache d’huile. Retour sur les points d’espoir et les obstacles.prometteuses très ciblées. « Nous versons chaque année des milliards pour finalement déboucher sur assez peu de licornes en comparaison des Améri- cains ou Asiatiques. » Ce sont les plus grandes ca- pitalisations mondiales de demain qui se jouent. Les 50 start-up européennes que Tech Tour a repérées comme pouvant devenir licornes représentent déjà 318 millions d’euros de va- lorisation et 9000 emplois. 38 d'entre elles ont moins de dix ans, mais l’ensembled'enceintes haut-de-gamme Devialet, qui a levé 100 millions d’euros fin 2016, les spécialistes des télécoms et de l'Internet des objets Sigfox, Actility, Cedexis ou Scality, le concepteur de capteurs Crocus Techno- logy ou encore Amplitude Laser Group à Bordeaux (cf. baromètre Innovation), supposés devenir licornes prochainement, font donc encore figure d’exception. Comment expliquer cette relative faiblesse ? Tout d’abord, ni plus ni moins par un manque d’ambi-« C’est fou comme nos concurrents et nos partenaires paraissent plus petits de cette hauteur... »Faire des “fusacs” dès le démarrage pour aller chercher l’information ou les équipes ne fait pas partie des gènes comme aux Etats-Unis26 Mai - n°40]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[NÉO BUSINESSUn réseau de chargés d’affaires spécialisés et une offre modulable adaptée aux besoins des entreprises innovantes.BPCE - Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 155 742 320 euros - Siège social : 50, avenue Pierre Mendès France 75201 Paris Cedex 13 - RCS Paris n° 493 455 042 - ALTMANN + PACREAU - Crédit photo : Hervé Plumet.VOTRE ENTREPRISENE CESSE D’INNOVER. LA NÔTRE AUSSI.]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReEnquêtetion au-delà des frontières. « Quand dans les pays nordiques, aux Pays-Bas ou en Israël le grand large a toujours été la première option à cause de l’étroi- tesse du marché national, les entrepreneurs français ont longtemps fait preuve de timidité », déplore Bal- thazar de Lavergne, as- socié de The Family, so- ciété qui accompagne des start-up dans lesquelles elle investit. La volonté de rupture a toujours existé, contrairement à la vision internationale. Au début des années 2000, la plu- part des jeunes pousses hexagonales aspiraient au leadership national, et l’in- ternational signifiait pour elles installer une équipe ici ou là, en Europe de préférence, sans vraiment y aller. Une pusillanimité qui se retrouvait même dans de simples échanges avec les pays voisins. « L’in- terlocuteur se trouvait à Londres ? Alors le star- tupper français proposait d’échanger par mail, et de se voir quand il passerait par Paris, au lieu de sauter dans l’Eurostar », illustre Balthazar de Lavergne. Dé- sormais tout l’écosystème a intégré qu’il fallait aller dans les pays pour sentir les clients. « La grande erreur des startuppers a été de ne pas assez voyager. Aux Etats-Unis, on peut se permettre cette séden- tarité, mais la France est trop petite », remarque Johann Bruniaux, consul- tant indépendant en tran- sition digitale. L’ambition se retrouve dans les pitchs et les médias. Mais pas dans la conquête des mar- chés extérieurs. « Comme lors de la bulle Internet en 1999 où il était plus simple de lever 10 millions que 100000 euros, il faut aujourd’hui brocarder le produit qui va tout changer. Mais dans la réalité ceux qui cherchent réellement à imposer leur technologie et à changer le monde, et qui s’inscrivent dans le sillage d’Airbnb ou même Apple, sont peu », regrette AlainBosetti, cofondateur du sa- lon SME. Pour celui qui a aussi créé Silver Economy Expo, « l’argent ne manque pas en France, mais plutôt les véritables entrepre- neurs conquérants. La croissance ne se décrète pas, la vraie ambitionnon plus ».pour Alain Bosetti, mais qui ne doit pas occulter par la suite la place du client. « Les jeunes star- tuppers pitchent beaucoup,que le produit est bon mais trop complexe, sont d’ail- leurs des travers souvent dénoncés en France. Les exemples de ceux quiAirbnb à son époque qu’il n’y avait pas de frontières aux déplacements. OVH aussi s’est aussi rendu compte que sa technologie convenait au monde entier. Amplitudes Systèmes à Pes- sac, où François Hollandechaussait devant les jour- nalistes les lunettes de protection laser en 2013, est uneaccompagner. « Le monde est leur terrain de jeu. StarOfService, qui met en relation particuliers et prestataires de service, est actif dans 82 pays en même temps, dont l’Indo- nésie ou le Pakistan, avec des équipes internatio- nales. Algolia, moteur de recherche sur les bases de données des développeurs, a des serveurs dans 12 pays différents, dont certains en Asie. »equiPes multina- tionales et nou- veaux Finance- mentsSi les jeunes pousses d’au- jourd’hui peuvent se mon- trer plus gourmandes hors de France, c’est d’abord par l’internationalisation de leurs équipes. « Dès le début la diversité du staff, notamment de nationalités, a son importance », insiste Rand Hindi, fondateur et PDG de Snips, acteur re- connu en IA, spécialiste des assistants virtuels in- telligents. « Nous nous sommes lancés sans pro- duit prédéterminé, mais avec des collaborateurs d’horizons divers, com- pétents et reconnus pour répondre à des besoins variés », retrace celui qui a franchi le pas avec un Libanais et un Danois, et qui utilise en interne la langue anglaise. « Les petits pays comme l’Estonie ont saisi l’avantage du mul- ticulturalisme, et des pé- pites comme Transferwise, dans la Fintech, accueillent beaucoup d’étrangers dans leurs rangs. Comme dans la Silicon Valley d’ailleurs, où les profils européens et asiatiques sont légions », illustre Johann Bruniaux. En matière de financement aussi la situation pourrait s’améliorer. « Les apports par des capitaux risqueurs obligent à trouver une sortie dans les cinq à dix ans. Il est souvent plus confortable de choisir de se faire racheter, pour que les investisseurs récupèrent leur cash et les fondateurs deviennent riches », note28 Mai - n°40la Placedu client Pas encoRe assez centRaleLa recherche du bon bu- siness model est primor- diale pour Jean-Baptiste Rudelle, dirigeant de Criteo, qui y a passé trois ans et a pivoté. Blablacar en a expérimenté six, dont une plateforme de covoitu- rage pour les entreprises, un système de rémunération par la pub, un service free- mium... C'est finalementparlent entre eux de concours, levées de fonds, valorisations, "proof of concept", solutions "quick and dirty"... Ils n’ob- tiennent pas quelque chose de parfait mais restent en état d’agir selon le retour du marché. Ils sont très forts en pivot. Il faut le faire au début. Mais ensuite,sont allés chercher loin des clients et qui se sont cassé les dents, à l’exemple de Viadeo avec la Chine, plaident malheureusement en faveur d’une prudence exagérée.dans le sillaGe des PionnieRsLes pionniers de l’in-« vieille » start-up exis- tant depuis 2001, sortie de ses frontières par croissance externe, rachetant l’amé- ricain Continuum Laser coté au Nasdaq. Fortes de ces exemples à suivre, les générations présentes lorgnent plus facilement vers l’extérieur. « Nous avons initié une plate- forme ouverte proposant du contenu pour faire naître les ambitions européennes et mondiales », annoncele modèle transactionnel dans le BtoC, avec une commission et un paie- ment à l'avance, qui a pris. Un cheminement essentielc’est au client et au CA qu’il faut penser, et les énergies sont moins concentrées ». Les efforts moindres por- tés sur le marketing, alorsternationalisation totale semblent s’y être jetés « par hasard ». Blablacar a commencé en France, mais s’est aperçu commeBalthazar de Lavergne chez The Family, dont la volonté d’internationalisation est l’un des critères de sélec- tion de jeunes pousses àComme les autres, les licornes jouent une partie d’échecs. Mais à une autre échelle...Pitchs, concours, levées de fonds, valorisations... Mais pas encore assez de focus sur le clientet l’international]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[L’argent ne manque pas en France, plutôt les entrepreneurs conquérants. Croissance et vraie ambition ne se décrètent pasEnquêteclub entRePRendReDidier Tranchier, ensei- gnant à Grenoble Ecole de Management et à l’univer- sité Grenoble Alpes, qui déplore l’oubli de l’Europe à ce niveau. « Un milliard d’euros ont été versés en deux ans par Bruxelles pour que les acteurs prometteursCommission Européenne. Comme DidierTranchier ils sont 600 à travers l›Europe, qui propose des subventions de 50 000 euros en moyenne par start-up, et de deux millions en deuxième phase. Le réseau compte aujourd’hui 600 coachesEntreprises « born global »Ne pas trop s’en ammerEn théorie une entreprise, juste après sa création, doit faire ses preuves sur son marché domestique avant de partir hors des frontières affronter les champions étrangers. Mais certaines « born global » cherchent d’emblée à faire du monde leur jardin, pro tant de la numérisation, de la valorisation croissante des innova- tions et de la spéci cité de leur savoir-faire (IT, biotech, cleantech...). Dans ces nouveaux domaines la vitesse de déploiement est bien souvent la meilleure des pro- tections. « Mieux vaut tout de suite investir les contrées lointaines car il y existe une véritable prime au premier entrant », remarque Johann Bruniaux, consultant indé- pendant en transition digitale. Néanmoins les moyens limités peuvent s’avérer fatals. Il est dangereux que le PDG seul s’occupe du développement international en se rendant à Séoul, New York... sans avoir structuré une équipe en France pour que l’affaire tourne sans lui. De plus il ne sera pas forcément le meilleur vendeur. Une équipe dédiée doit être prévue dès le début, sanspour autant aller plus vite que la musique et établir trop de  liales. Autre erreur classique : traiter trop vite en direct, alors que des intermédiaires sont souvent né- cessaires sur des marchés inconnus, où les temps de décision peuvent être plus longs et les réglementations exotiques. Ces entrepreneurs ont souvent du mal à réa- liser que les étapes initiales (études de marché, test...) sont peu chères et les phases suivantes (visites régu- lières, présence locale, support technique local...) bien plus onéreuses. Il existe un temps d’apprentissage in- compressible et nécessaire. « C’est à coup sûr ce juste équilibre – local et global –, qui doit dès le début être surveillé comme le lait sur le feu», résume Johann Bruniaux. De même, si certaines tâches sont réalisées localement, d’autres, stratégiques, doivent rester cen- tralisées. Les questions de protection des savoir-faire et technologies entrent en jeu.deviennent licornes, mais ce sont surtout des jeunes pousses espagnoles, por- tugaises ou italiennes qui en ont profité », observe le business coach pour laà travers le Vieux Conti- nent, et les subventions atteignent les 50000 euros en moyenne, et de 500000 à deux millions en deu- xième phase...itant demanGeR Plutôt qu’êtRe manGé Enfin le rachat fait peu partie de l’arsenal du star- tupper au début, qui ne lève pas les yeux de son mar- ché et des levées d’argent. Mais repérer les principauxpartenaires et concurrents dès les premiers instants pour mieux les racheter est une habitude aux Etats- Unis. « Faire des "fusacs" dès le démarrage ne fait pas partie des gènes, je m’en suis aperçu en tantque business angel puis coach », regrette Didier Tranchier. Il s’agit pourtant d’une arme de développe- ment très puissante pour aller chercher l’information ou les équipes, souvent plus aisée que le déploiement.Google a racheté plus de200 start-up, prof. savoir-faire déjà expéri- mentés, et les nouvelles générations semblent l’avoir mieux compris...29ecoreseau.fr]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReNominé Electron libre - Trophées Optimistes 2018Dans cette rubrique EcoRéseau Business met à l’honneur un(e) entrepreneur(e) parce qu’il (elle) a un pro l atypique,parce que son entreprise évolue dans un secteur unique ou parce qu’il (elle) a eu l’idée de sa boîte d’une manière peu conventionnelleBadis Diab, ex joueur pro de football, créateur de Galactik France et d’une fondation Ballon sans frontièreComment transformer une expérience mitigée de joueur dans le football mondialisé, en une entreprise prometteuse et une fondation humanitaire ?Par JulienTarbyetoile montantedu Football consultinGJorge Mendès ou Mino Raiola, grâce à leur entregent hors du commun, parviennent àcherchés. En parallèle il devient recruteur pour quelques clubs anglais, s’attachant dans ce cas uniquement à l’aspect sportif. « Allier les casquettes de scout et de recruteur, commerciales et techniques, est très complet », explique l’ex-collaborateur du club de Watford.envol entRePReneuRialA 25 ans, constatant que le gâteau était déjà partagé entre les grands agents, il décide de voler de ses propres ailes en revenant au bas de la pyramide : le monde amateur sans qui rien ne serait possible. Il crée Galactik France pour épauler les joueurs qui pensent vouloir et pouvoir être pros. « Ces jeunes signent avec nous une convention de six mois, pour 150 euros, durée pendant la- quelle nous leur donnons des armes sportives, physiques et mentales pour y parvenir. Ils ont chaque semaine au télé- phone des téléconseillers, qui élaborent des programmes d’entraînement. Ils s’améliorent physiquement et mentalement –passantdeDHàCFAet pourquoi pas Nationale ou Ligue 2 –, ou au contraire s’aperçoivent qu’ils ne sont pas faits pour cette vie et ces sacri ces. Nous leur évitons en tout cas de gâcher leur vie à poursuivre un rêve im- possible. » Le cabinet met en relation ceux qui réussissent avec des agents. « Nous ne souhaitons pas nous investir dans le monde professionnel, notre métier est la signature de conventions, et l’organi- sation de détections pour les clubs », explique celui qui atteint 576000 euros de CA pour la première année, et qui embauche 19 personnes pour faire face à l’af ux de demandes. Les médias fran- çais, algériens mais aussiaméricains relaient l’histoire de Badis Diab, qui ouvre en janvier une antenne de cinq téléconseillers à New-York. « Le marché américain est le deuxième plus grand en nombre de licenciés – 4,5 mil- lions – et celui qui progresse le plus vite. C’est pourquoi nous avons encore signé un partenariat avec le club de Jersey Express pour mener des détections », explique- t-il. Un succès qui l’oriente aussi vers une fondation. « Je ne fais pas de l’humanitaire par passion, je me l’impose devant ce contexte africain inquiétant. En juillet 2015 j’ai fondé une académie de football à Tamale au Ghana. Mais cela ne suf sait pas. Le matériel scolaire fourni aux régions délaissées est un vrai coup de pouce à l’éducation et donc au développement. Les gens se noient en Méditerranée non pas parce qu’ils sont passionnés par le mode de vie européen, mais parce qu’ils n’ont aucune perspective d’avenir dans leur pays d’origine. Nous devons changer cela, à notre échelle », déclare-t-il, souvent interrogé sur les moyens de lutter contre la radicalisation. L’entrepre- neur récolte des fonds par le site Internet, et par les 300 bénévoles des universités et quartiers populaires en France qui démarchent dans la rue. Les interventions en Kabylie, dans le sud de l’Algérie, au Ghana, et bientôt au Togo, au Maroc ou Nigéria ont permis d’aider 2500 enfants. « Sur le plan business nous évitons que des jeunes gâchent leur vie avec de fausses idées sur leurs capacités footballistiques, sur le plan fondation nou.s les encourageons à s’engager », résume-t-il. L’exemple type d’un mauvais choix au départ, transformé en succès...ballon sans FRontièReComment transformer une expérience mitigée de joueur dans le football mondialisé, en une entreprise prometteuse et une fondation humanitaire ? « Dans 5-10 ans ? Je sou- haite être heureux, et laisser une trace, avoir par exemple aidé un demi-million d’enfants en Afrique. Je n’aime pas me projeter, cela ne m’a pas porté chance par le passé... » Rien ne s’est effectivement déroulé comme prévu pour Badis Diab. Destiné à devenir un joueur de football professionnel dans un championnat de haut rang, celui qui a grandi à Romans- sur-Isère dans la Drôme dirige aujourd’hui une entreprise  orissante d’accompagnement de jeunes joueurs amateurs en France et aux Etats-Unis, ainsi qu’une fondation fournissant du matériel scolaire aux enfants africains. Rencontre.quatRe continents en tRois ansLe sportif d’origine algérienne est formé à l’AS Saint-Etienne. « Mais comme beaucoup de jeunes joueurs, je ne suis pas bien conseillé par mon en- tourage. J’ai le choix entre continuer d’apprendre chez les Verts, ou partir en Algérie où on me propose un premier contrat professionnel, au MO Constantine. A 18 ans, j’opte pour l’aventure dans un pays que je ne connais qu’au travers des vacances depuis les années 2000, mes parents ayant évité de s’y rendre durant la "dé- cennie noire". » Seul, le jeuneadulte souffre de problèmes d’adaptation, d’un point de vue personnel, mais aussi sportif. «J’aipeudetempsdejeuetle club m’invite rapidement à... aller voir ailleurs. Je signe dans la foulée au Los Angeles Galaxy, où jouent des stars comme Beckham et Donovan. La découverte de la langue et de la culture américaine sont enrichissantes, mais après six mois sans beaucoup fouler la pelouse en compétition, le scénario se reproduit », déplore celui qui, via un autre agent, s’engage au T&T Ha- noï au Vietnam. Cette fois le jeune pro peut pratiquer son art, mais les retards de salaires se multiplient, « dans un pays où les clubs ne sont pas encore bien structurés.grand club, et j’avais plusieurs choix. Désormais mon temps de jeu réduit et mon parcours atypique me condamnaient à une suite de carrière dans des championnats de seconde zone. Ma bonne vision du sportgagner autant d’argent que les plus grands joueurs. « Je voulais faire de même, prendre une revanche car la vie de joueur ne m’avait pas assez rapporté », déclare celui qui commence par travailler avec Marco Kirdemir, l’agent qui a fait grandir le championnat turc en attirant Roberto Carlos ou Guti. « J’ai géré le marché français pour lui. Puis, ayant tissé nombre de liens en France, j’ai attiré l’attention de Mino Raiola qui a fait appel à moi pour être un de ses "scouts". Il m’était facile de jouer les recruteurs auprès de joueurs de 22 ans, qui avaient mon âge et avec qui je pouvais facile- ment échanger. » Badis Diab apprend vite, il part ensuite en Angleterre pour travailler avec Triple S de Paul Stretford, qui détient un portefeuille impor- tant de joueurs, dont Wayne Rooney. En vrai superviseur il enchaîne les déplacements entre le siège de Manchester, Londres qui comporte 39 clubs professionnels et l’Hexagone d’où viennent les joueurs re-Les recettes pour sortir par le haut du football ultra-mondialisé...Sur le plan business nous évitons à des jeunes de gâcher leur vie par de fausses idées sur leurs capacitésfootballistiques, sur le plan fondation nous les encourageons à s’engagerJe passe alors par un dernier club, le NK Travnik en Bosnie Herzégovine ». A 21 ans vient le temps des questions sur son avenir. « Le rapport de forces s’est en quelque sorte inversé : à 16 ans les entraî- neurs me disaient que j’avais les capacités de jouer dans unet du marché m’autorisait en revanche à faire carrière en dehors du terrain comme en- traîneur, agent, éducateur... » Plus mature, maîtrisant l’an- glais, connaissant les transferts internationaux de joueurs et ayant noué des contacts, il décide de se lancer.30 Mai - n°40]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018IsalouBeaudet RegenFondatrice de Kama Conseil & AssociésSelon l’adage, « le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt », rencontres matinales avec nos dirigeants.Entretien avec STÉPHANE BEAUDET vice-président du Conseil régional d’Île-de-France en charge des Transports, président de l’Association des maires d’Île-de- France (Amif) et maire de Courcouronnes.Le matin représente quoi pour vous ?La proposition d’un challenge chaque jour renouvelé, la pro- messe de nouvelles rencontres enrichissantes, de dé s à rele- ver. J’ai la chance de me lever pour vivre ma passion, et pas seulement pour accomplir un travail, cela fait toute la diffé- rence !Réveil à quelle heure et rituels du matin ?Je me lève vers 5h. Le « point du jour » me permet de prendre du temps pour moi, avant le tumulte de la journée. J’en pro te pour aller courir, quelle que soit la ville où je me trouve. Dé- marrer sa journée à l’aube par un running est magique, car cela allie la liberté au dépassement de soi, l’impression de voler du temps tout en satisfaisant mon autre passion du sport.Votre motivation ?Mon mandat de maire, qui par essence induit la proximité, l’écoute des administrés, de leurs attentes et de leurs douleurs aussi parfois... Mon estime de l’humain dans toutes ses com- posantes. Je ne peux concevoir d’exercer mes fonctions élec- tives, au service de la population, sans motivation, détermina- tion et empathie.Votre credo de management ?La con ance et le respect ! Si la reconnaissance des compé- tences de mes collaborateurs est évidemment essentielle, le respect des personnalités est primordial. Il faut donner l’envie, transmettre, valoriser les potentiels de chacun car notre réus- site sera collective. La réussite d’une personnalité politique se mesure aussi grâce à l’investissement et à la qualité du travail de ses collaborateurs. Je n’ai pas à me prononcer sur le premier point mais je peux attester du second.Vos clefs de succès ?L’honnêteté, la loyauté, la  délité. Je préfère un succès modeste sans jamais renier ce que je suis ni renoncer à mes convictions qu’un succès  amboyant acquis au détriment de mes principes et des valeurs auxquelles je crois.Pour #SeLeverDeBonheur, vous pouvez me suivre régulièrement sur la page Facebook et la chaine Youtube “La Magie du Matin”, Editions LeducApprendre de ses échecs et utiliser cet acquis dans une nouvelle aventure. Tel est le credo qui est suivi dans cette rubrique, qui retrace une sortie de route pour mieux se tourner vers l’avenirJean Moreau et Baptiste Corval, fondateurs de PhénixDivorce de raisonCréer un champion de l’anti-gaspillage c’est osé. Le faire à la barbe et au nez de son ex- associé avec une entreprise concurrente l’est encore plus. Récit.Par Geoffroy FrameryCréée en mars 2014, la start-up PHENIX gère aujourd’hui un parcde 500 magasins en France, au Portugal, en Espagne et au Danemark. Sans comp- ter ses multiples relations avec le monde associatif et les collectivités territoriales. Aujourd’hui, la start-up voit le verre plutôt à moitié plein, la PME emploie 52 salariés et vient de remporter un prixPM’up avec une dotation de 180 000 euros émanant de la Région Île-de-France qui aide les TPE à supporter leur transition en PME.« Concrè- tement PHENIX, c’est 40 000 repas et 25 tonnes de déchets économisés par jour », s’en- thousiasme Baptiste Corval, son co-fondateur. Les serial entrepreneurs n’en sont pas d’ailleurs à leur galop d’es- sai. « PHENIX symbolise àla fois la revalorisation des produits mais également notre résilience entrepreneuriale après les problèmes que nous avons rencontré sur notre32 Mai - n°40Leçons de maux« Du jour au lendemain, nous nous parlons unique- ment par courrier recommandé ou par huissier »Racontez-nous votre mésaventure. Etait-ce possible de l’anticiper ? J’étais en 2012 en poste en banque d’affaires. Baptiste lui avait monté une boite de prêt à porter. Via les alumni de Sciences Po, j’avais rencontré notre futur associé qui était en recherche de compétences techniques, commerciales et managériales. Notre futur associé souhaitait également trouver des pro ls capables de levers des fonds. L’ensemble me correspondait plutôt bien. En 2012, nous déposons à trois les statuts de notre entreprise. C’est toujours délicat de faire la part des choses dans les dé- saccords entre associés. La question se pose de savoir si la mésentente permet de continuer à avancer ou au contraire ralentit la croissance. Rapidement, les con its rythment nos journées. Ce fut très lourd psychologiquement. Imaginez que du jour au lendemain, nous nousparlons uniquement par courrier recom- mandé ou par huissier alors que pendant un an, nous partagions le même bureau.Y avait-il des répercussions directes sur le management et la gestion ? Dès que la boite a grandi, le climat était tel que nous n’arrivions pas à garder les stagiaires, ni à entretenir des relations cordiales avec notre prestataire asso- cié qui s’occupait de notre plateforme numérique. Une interview tenue dans un journal par notre associé nous a beaucoup questionné sur notre relation d’associés et l’avenir de la boîte. Cela a été le déclencheur et remis en cause toute notre aventure, un peu comme la révélation à la  n d’un  lm où vous vous refaites toute l’histoire à l’envers... Le climat était de plus en plus délétère au quotidien et cela touchait l’ensemble des équipes. Nous possédions 51% desLes petits matins des dirigeants]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendRe33Phénix, ni un Chevalier du Zodiaque, ni une ville d’Arizona. Juste un concept anti- gaspillage.parts avec les investisseurs. La boîte était sclérosée. Nous avons fait appel à un mandataire judiciaire le temps que nous trouvions un porte de sortie. C’était soit le rachat soit la liquidation. Par deux fois, notre associé a refusé de se faire racheter ses parts. Il s’est aligné pour faire une contre-offre. Nous avons accepté à condition de pouvoir monter une nouvelle structure dans le respect d’un principe de concurrence directe.Qu’avez-vous retenu de ce chemin de croix ?Le mandataire est arrivé en novembre 2012 et le 21 mars 2013, nous créions PHENIX.. Nous y avons lais- sé pas mal d’argent et beaucoup d’énergie. Surtout au niveau psychologique mais on a gagné en maîtrise du droit des procédures et en expérience notamment en gestion de con its et dans la relation avec les fonds d’investissement. Nous nous sommes faits notre cuir d’entrepreneur. On est ensuite reparti de zéro pour recréer une marque, une équipe, une con ance. . Cela nous a en dé nitive rapprochés avec Baptiste. On a fait la guerre ensemble, et on a pu tester la résistance et la complémentarité de notre duo. Je comprends mieux pourquoi les investisseurs ne jurent que par l’équipe. Et aujourd’hui c’est ce que je fais quand je rencontre les entrepreneurs dans le cadre du PHENIX Lab.Propos recueillis par G.FNominé Culture du rebond - Trophées Optimistes 2018deuxième projet d’entreprise », explique Jean Moreau. Et Bap- tiste Corval d’ajouter : « Nous sommes fiers de bâtir une entreprise qui possède une  nalité d’intérêt général tout en ayant un modèle économique autonome. PHENIX démontre qu’il existe une voie médiane entre le monde non marchand et les start-up. Notre projet correspond davantage à la vision anglo-saxonne du so- cial business ». Un discours dont la couleur optimiste estsur les façons de valoriser les invendus tandis que les Etats- Unis, ou plus près de chez nous, la Belgique ou le Danemarkde travailler sur la transfor- mation de produits (fruits et légumes abimés ou invendus transformés respectivement endevenir un acte militant plutôt qu’un simple acte d’achat où la personne fait une bonne affaire » L’organisation dedéjà Kollektou dont l’activité se concentre sur la récupé- ration de pain rassis pour en faire de la poudre alimentaire pour animaux ou encore uneautre start-.up qui s’occupe de l’upcycling de ressources alimentaires pour en faire des peintures notamment à base de chocolat.Phénix, symbole pour la revalorisation des produits, mais aussi pour la résilience entrepreneurialesont des pays beaucoup plus matures à ce sujet. La loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage - qui interdit les magasins de grande distribution excédant les 400 mètres carrés de détruire les produits encore consommables, va circonscrire favorablement le marché de la start-up qui non contente de performer dans la supply chain des in- vendus va se jeter corps et âme dans la création de leur propre écosystème.Jean Moreau ajoute : «Nous collaborons étroitement avec d’autres start-up qui nous sont complémentaires. A l’image de TooGoodToGo fondée par Lu- cile Basch qui vend à bas prix le surplus des restaurateurs. Nous venons aussi de lancer le PHENIX Lab pour indus- trialiser des projets pilotes. Et nous nourrissons l’objectifcon tures, sucreries et soupes, NDLR). La valorisation des déchets et le déstockage des consommables est en train decette verticale sur le sujet de la récupération va permettre à terme de supporter quatre pro- jets parmi lesquels on comptetrophees-optimistes.frà contextualiserLe démarrage ne s’est pas fait sans sueur. La faute à un concept neuf qui oblige donc ses fondateurs à évangéliserecoreseau.fr]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[club entRePRendReDans chaque numéro, un(e) journaliste d’EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...) a n de décrire ce qu’il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les  ux  nanciersEn immersionLa Foire de ParisInnovation grand publicUn dédale de curiosités à découvrir à tout âge pour avoir un avant-goût de ce que seront nos habitudes de vie et de consommation.Par Geoffroy Framery«Etmoijedisnon! Parce que j’ai... mon détache tout. Et le détache tout est extraordinaire. Et je vais frotter la tache. Regardez bien, je vais frotter la tache... Vous frottez comme ceci. EtPlutôt valéRie damidot ou cyRil liGnac ?L’ambiance est peut-être moins conviviale que celle des grandes braderies nationales mais le choix des possibles y est plus diversi é. La Foire de Paris, c’est d’abord un bon moyen de customiser votre maison. Au pavillon 1, des mange-debout permettent de deviser avec un conseiller en construction-rénovation. Plus loin, un immense showroom de salles de bains et de cui- sines ainsi que le TechShop de Leroy Merlin vous donne l’illusion qu’aller chez Ikea, c’est comme aller dans une petite boutique de proximité. Un peu le vertige... L’idée est aussi de mettre en avant des produits qui ne se retrouvent pas dans la grande distribu- tion. Notamment en matière de beauté, bien-être ou de mode et accessoires. Des food trucks en rang d’oignons attendent que la marche longue desnous nous dirigeons vers le pavillon 7 pour la cérémonie of cielle de remise des prix du Grand Prix de l’Innovation. Un jury de professionnels, présidé par Stéphane Thébaut, ambas- sadeur du pôle habitat de la Foire de Paris 2017, s’est réuni durant la pause méridienne pour élire les produits les plus innovants. Carinne Preterre, directrice de la Foire de Paris annonce : « Cette année, nous avons voulu introduire une nouveauté. Celle du Grand Prix du Public. Le Prix de l’Innovation s’adresse autant aux entrepreneurs qu’aux industriels. Cette année, la Foire de Paris vous a préparé un parcours immersif autour de la domotique, de l’élec- tro-ménager et de la smart- home ». Dans ce showroom circulaire, des marques telles que Moulinex, Tefal, Bosch Smart home, Indesit, Samsung, Leif heit. Grohe, Magimix et Electrolux ont concouru. Electrolux est ainsi premierpour un lave-linge séchant et à Candy pour son four connecté à porte froide. Le prix du public revient kineti, entreprise bourguignonne qui a conçu une table basse connectée munie d’une tablette de 42 pouces. Stéphane Thi- bault commente le podium : « Chaque produit a exprimé les nouvelles tendances et les nouveaux usages. Ce qu’on a ressenti, au-delà de la maî- trise technologique, c’est un recentrage sur l’humain avec des produits très intuitifs ».Réalité viRtuelle et concouRs de maîtRe baRista Qu’importe le  acon pourvu qu’on ait l’ivresse. C’est aussi le sentiment que l’on se fait une fois immergé dans la Foire de Paris. Ou quand le concours de France de maître barista côtoie la zone de réalité virtuelle. Le dénominateur commun ? Deux secteurs dans l’air du temps. Le café commence à regagner ses lettres de noblesse et se déguste désormais autre- ment que pour se mettre une gi e le matin. Pour preuve, les maîtres barista pourront concourir pour le col tricolore de MOF dès 2018.Côté « VR », Modimage Vir- tuel Reality propose un tour en Montgol ère, en hélicoptère ou une simulation de crash d’avion monnayant sonnant et trébuchant. « Nous avons été repérés sur le salon Virtu- ality et invités pour occuper le pôle technologique de la foire. Nous développons les  lms et les programmes en interne. Cela cartonne auprès des grands groupes », se réjouit Eric Laurent, DG.de l’entre- prise. Comme quoi il y mille et une façons de théâtraliser la fourmilière de stands présents sur l’événement.La Foire de Paris, cabinet de curiosités?sous vos yeux ébahis, la tache se meurt, la tache succombe, la tache trépasse. C’est le « mi-mi- », c’est le « -ra-ra- », c’est le miracle ! », nous lançait Campan, le célèbre « Inconnu », dans le mythique « Les trois frères ». La Foire de Paris, qui a ouvert le 27 avril, c’est un peu cela. La parc des expos de la Porte de Versailles sera l’antre de stands aussi curieux que folkloriques avec démon- strateurs à l’appui qui vous feront découvrir le savon bio qui nettoie tout y com- pris votre corps ou encore d’autres qui vous montreront comment utiliser leur balai vapeur pour astiquer vos surfaces vitrées.Les chalands et les curieux ont tout âge. 500000 per- sonnes sont attendues.Four connecté à la porte froide ou encore table basse numérique dont le plan est une tablette de 42 pouces, ... Des produits qui révolutionnent le quotidien.visiteurs leur ouvre l’appétit. 7,5 euros le hotdog... Ce sera pour une prochaine fois. Et pour les bobos, le Yeti Coffee propose smoothies, babas au rhum signés Lignac et autres réjouissances sucrées. Le restaurant gastronomique éphémère des chefs propose, lui, de se sustenter grâce au travail de plusieurs MOF.GRand PRixde l’innovationPour cette première journée,prix pour son lave-vaisselle avec panier intérieur à hau- teur ajustable, maintien des verres avec le système soft- grip et bras de lavage satel- lite pour aller dans chaque recoin du lave-vaisselle. « La Foire de Paris nous permet de présenter au grand public pour la première fois en France. C’est un très belle vitrine », nous assure Jérôme Meis, chef de produit pour Electrolux. Les deuxième et troisième places ont été attribuées à Miele34 Mai - n°40]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[La GalerieExclusive Loft for your EventsRéseRvez un lieu d’exception pouR vos événementslagalerieputeaux.fr Contact@lagalerieputeaux.frAfterwork, Assemblée Générale, Cocktail Networking, Colloque, Concert Privé, Conférence de Presse, Déjeuner Client, Dîner VIP, Incentive, Lancement produit, Petit-Déjeuner d’A aires, Projection, Réception, Séminaire, Showroom, Shooting, Team Building, Tournage, Workshop...]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation nuMéRiqueLes innovations en bref...36Baromètre de l’innovationLe verbatim à retenir...L’homme n’est heureux que de vouloir et d’inventerAlain (Propos sur le bonheur)Le monde ne sera plus jamais comme avant...La rupture du moisEt si la pollution servait à dessiner ?AirInk est un feutre d’un genre un peu spécial. Graviky Labs, une start-up indienne fondéepar d’anciens étudiants du MIT Media Lab, a mis au point un système permettant de récupérer des émissions de CO2 et deles transformer en encre. Une innovation radicale qui peut intéresser le monde entier, y compris en France où 19 pics de pollution ont été enregistrés en 2016. Un triste record, sachant que les particules  nes et le dioxyde d’azote sont nocifs pour la santé (asthme,allergies, maladies respiratoires, cancers, etc.). Anirudh Sharma et son équipe proposentune solution àpetite échelle avec le dispositif « Kaalink » qui se place directement sur les pots d’échappement des voitures ou sur les cheminées, pour capturer les émissions de CO2 à la source et les transformer. La suie collectée subit ensuite plusieurs traitements, a n d’éliminer les métaux lourds et cancérigènes. Il ne reste alors qu’un pigment noir carbone, qui peut être utilisé sous forme d’encre pour des feutres ou de la peinture. La pollution générée par une voiture roulant pendant45 minutes suf rait pour remplir d’encre un seul feutre... Prochaine étape : la commercialisation des feutres AirInk, qui devraientêtre disponibles dans six tailles différentes. Les matières nocives deviennent une ressource. Bienvenue dans l’économie circulaire, que cette jeunepousse symbolise avec brio, les transformant en... art !ETATS-UNISUne libellule en drone vivantUn module électronique greffé sur le dos de l’insecte permettra d’en prendre le contrôle, par stimulation des « neurones pilotes », pour effectuer diverses opérations de surveil- lance, de transport de charges légères, de pollinisation... Telle est l’idée de la sociétéaméricaine d’ingénierie Draper avec le Howard Hugues Medical Institute, institut de recherche médi- cale installé à Washington. Le système sera alimenté en énergie grâce à des panneaux solaires. Premiers essais prévus courant 2017.FRANCELe bracelet marionnettisteSiatech, une start-up rouennaise fondée en avril 2016 par de jeunes ingénieurs de Rouen, a ima- giné un bracelet connecté qui permet de déplacer et gérer des grues, des appareils de levage, des ponts roulants, des chariots... en ne bougeant qu’un bras ! Elie Peeters, Frédéric Hamain et Nicolas Iriart, jeunes diplômés de l’Ecole supérieure d’ingénieurs en génie électrique (ESIGELEC) de Saint-Étienne-du-Rouvray, permettent aux ouvriers du BTP et de lamanutention, grâce à leur bracelet Com’Hand, de contrôler leur environnement de manière plus intuitive qu’avec une télécommande. Un capteur sur la machine comprend les signaux du bracelet et l’engin bouge au rythme des mouvements du salarié. Quand on bouge son bras de 20 cm vers la droite, l’engin va aller à droite et vice-versa. En vue un confort au travail amélioré, des troubles musculo-squelettiques aux doigts en moins, et une productivité accrue de 20%. D’ici à la  n juin 2017, Com’Hand sera commercialisé dans sa forme classique à partir de 2190 euros. Et le trio lorgne déjà sur le domaine médical...PAYS-BASUn robot gardien du sommeilUne équipe de jeunes ingénieurs de l’université technologique de Delft aux Pays-Bas a mis au point le Somnox, un robot qui aide à s’endormir et réguler le sommeil. Non pas un humanoïde  gé, mais plutôt un coussin en forme de haricot, à serrer contre soi, en cuillère. Doté de cap-teurs, Somnox analyse la qualité du sommeil de l’utilisateur et s’adapte en fonction des résultats grâce à un algorithme. Animé, il reproduit le rythme respiratoire d’un humain. La respiration de l’utilisateur et son rythme cardiaque se calquent alors sur celle du Somnox, garantissant un sommeil plus stable et réparateur. Somnox est également équipé de haut-parleurs pour aider à s’endormir ou se réveiller en douceur, et d’une lumière imitant celle d’un lever de soleil. Lorsque Somnox détecte que l’utilisateur fait un cauchemar, il allumesa veilleuse pour le rassurer. De quoi éviter la prise addictive et coûteuse de médicaments.SOLUTION AUX CŒURS USÉSUn manchon souple en silicone a été mis au point par des chercheurs américains pour aider les cœurs fatigués àbattre : le dispositif a déjà été testé chez le porc et pourrait d’ici quelques années représenter une alternative à la greffe cardiaque. Cette assistance ventriculaire n’est pas en contactdirect avec le sang, la formation de caillots est donc réduite et le patient ne sera plus obligé de prendre des anticoagulants. Le manchon utilise de fausses  bres musculaires en polyuréthane, activées par une pompe à air pourpermettre les contractions pulsées de l’organe. En tournant et en se comprimant autour du cœur, le dispositif permet à cet organe vital de se contracter et d’assurer sa fonction de pompe.DÉTECTEUR DE RADIOACTIVITÉ... EN BOIS !Créé par la start-up Icohup, Rium est un boîtier capable de détecter la radioactivité et d’en identi er l’origine (source médicale, industrielle...). Connecté, il permet à tous lesutilisateurs de partager leurs données et de créer un réseau de mesure citoyen. Gaël Patton, 28 ans, docteur en physique de l’Université Lyon 1et de l’Institut Lumière Matière et Louis Moreau, 23 ans, développeur informatique pour la conceptionde logiciels et d’algorithmes, ont visiblement bien fait de lancer leur pépite il y a quelques mois à Limoges. Elle explosait déjà au CES 2017 de Las Vegas. Les deux co-fondateurssont accompagnés de Alexis Tantot, docteur en physique, qui supervise les aspects électroniques, et de leur professeur Christophe Dujardin qui apporte son expérience de la recherche.Mai - n°40]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[Baromètre de l’innovationStratégie & innovation numériqueL’entreprise du moisAmplitude, croissance laserSpécialisé dans les lasers ultrabrefs, Amplitude Laser Group (ALG), basé à Pessac, vient d’intégrer le classement Tech Tour 2017 des 50 start-up européennes susceptibles de devenir des licornes, où seu- lement sept pépites hexagonales  gurent. ALG, qui devrait recruter une quinzaine de personnes cetteannée, a été sélectionné par un jury d’experts en fonction de sa croissance (à deux chiffres depuis quelques années), de son potentiel et des fonds levés sur les trois ans passés. La « vieille » start-up, créée en 2001, pourrait bien rejoindre le club fermé du spécialiste du cloud OVH ou du géant du covoiturage Blablacar, à condition de ne pas succomber aux sirènes du rachat par un grand groupe. Ce n’est pas l’intention de son président Eric Mottay, devenu leader mondial dans la conception et la fabrication de lasers ultrabrefs, qui produisent des impulsions extrêmement courtes (1 femtoseconde = un millionième de milliardième de seconde) garantissant une très haute précision, de l’ordre du micron, à destination de l’industrie. L’ensemble se divise en deux sociétés sœurs : en plus d’Amplitude Systèmes, il dirige aussi Amplitude Technologies, à Evry en région parisienne, qui produit des lasers pour le monde de la science. Le groupe a également racheté en 2014 une société améri- caine, Continuum, à San José en Californie, qui fabrique des lasers destinés aux applications scienti ques et industrielles. Cette opération de croissance externe faisait suite, deux ans plus tôt, à une levée de fonds de 30 M€. De quoi garantir une aura et surtout une ouverture mondiale : 95% du CA (66 millions d’euros) d’ALG sont réalisés à l’international ! Employant 300 personnes et disposant également d’implantations au Japon, en Corée et bientôt davantage en Chine où la présence est renforcée, ALG dispose de trois sites industriels... et compte bien faire comme ses deux concurrents du laser – Coherent et IPG – qui réalisent plus d’un milliard d’euros de CA. Même si elle est jeune, la technologie laser pénètre tous les marchés de l’industrie, de la santé, des sciences... Le dé  à relever est tout sauf impossible...L’innovation autrementLe risque des fausses innovations et start-upavecTheFamily est une infrastructure de services qui accompagne les entrepreneurs pour faire émerger les startups leaders de demain.Les héros du clavier La révolution alimentaireManger des tomates du jardin et ne plus jamais accepter qu’un jambon soit reconstitué... C’est possible ? Si la révolution industrielle a réduit les corvées ménagères comme celle de faire à manger, en introduisant les conserves, elle a aussi amené de très mauvaises habitudes alimentaires. En 50 ans, la consommation individuelle de sucre est passée de 20 à 75 kg par an et les produits transformés constituent dé- sormais 2/3 de nos assiettes.Avec l’arrivée des nouvelles technologies, tous nos désirs alimentaires peuvent être exaucés, on a l’embarras du choix. D’abord, l’accès à la distribution s’est démocratisé, les supermarchés n’ont plus le monopole sur notre assiette, les producteurs peuvent directement accéder au consommateur. « La Ruche Qui Dit Oui » rend possible cette rencontre directe dans des ruches partout en Europe. C’est également la mission de la start-up lyonnaise Deligreens qui livre chez vous un panier en direct des agriculteurs. Deligreens suit l’évolution de la consommation : moins d’intermédiaires, traçabilité des produits, transparence des prix et expérience client exceptionnelle. Ensuite, on est aujourd’hui capable d’au- tomatiser la production à grande échelle, tout en offrant un niveau de qualité en- core inégalé. Comment est-ce possible ? Big data et intelligence arti cielle. Si l’on prend le cas d’Agricool, la start-up réussit à faire pousser 3600 plants de fraisiers parce que sa technologie peut maintenir à une température constante, alimenter en lumière par des LED,  ltrer et recycler l’air,  xer le taux d’humidité à 80%, permettre aux bourdons d’assurer la pollinisation... Résultat, Agricool peut produire 120 fois plus de fraises dans un container en ville que dans un champ, pour une surface donnée. Et quelles fraises ! Elles feraient pâlir plus d’une gariguette. En n, l’ère du numérique est aussi l’ère de l’information et du pouvoir au consomma- teur. Il vous suf t de scanner vos produits au supermarché et l’application Yuka vous indique instantanément les qualités nutritives de ce que vous vous apprêtez à acheter. Plus d’excuses : vous savez maintenant ce qui est bon pour vous. La balle est dans votre champ ;)37Prôner la prise de risque, l’innovation et l’entrepreneuriat n’empêche pas de garder un esprit critique. Le monde des start-up aussi connaît des abus et compte ses moutons noirs, ceux qui adoptent les codes et outils de cet univers pour mieux les détourner à leur pro t et  nalement adopter un management « vieille école ». EcoRéseau Business met donc la lumière sur ce livre de Mathilde Ramadier, auteure de BD à l’origine, qui vient de sortir son premier essai, « Bienvenue dans le nouveau monde – Comment j’ai survécu à la coolitude des start-up » (éd. Premier parallèle, 2017). Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître, puisqu’il crée le débat. La jeune femme tire de son expérience dans 12 start-up berlinoises un témoignage troublant et une analyse précise des conditions de travail rencontrées, allant à l’encontre des louanges habituelles. Ses dénonciations prêtent au début à sourire, comme celle de l’utilisation excessive d’anglicismes, la super motivation toujours af chée, les pro ls sur les réseaux sociaux lissés. Mais elles dressent  nalement le portrait de la fausse start-up dont les orientations sont à éviter. Premièrement la fausseté des dénominations. « Presque tous les employés ont un titre de «manager», mais quasiment aucun n’a d’emploi cadre. » Une novlangue adoptée pour faire passer la pilule d’emplois peu valorisants, de contrats courts à faibles salaires, alors que tout le monde connaît les dif cultés  nancières d’une start-up qui débute. Le discours quasi-messianique permet parfois de faire avaler des couleuvres : l’auteure cite cette start-up qui lui a envoyé par mail la veille de son arrivée le « Welcome Kit » et qui précisaitsans aucun scrupule que le matériel de travail neserait pas fourni, que cela participait à l’ « espritstart-up ». Deuxièmement la mauvaise  exibilité,celle qui permet de faire faire n’importe quoiaux gens. « C’est le mot d’ordre de ce nouveaucapitalisme sauvage », écrit-elle. Ainsi lui a-t-onsouvent dit, en entretien, qu’on l’embauchait pour une tâche mais qu’elle serait amenée à faire autre chose. Mais là où le bât blesse, c’est que cet « autre chose » se révèle non grati ant et prend 100% du temps ! Troisièmement la mauvaise utilisation des nouvelles technologies, pour un  icage ou l’organisation d’une compétition assez malsaine entre les salariés. Finalement l’adoption de vieilles recettes de l’ancien monde, par les outils collaboratifs internes. Quatrièmement la fausse innovation, noyée dans tous ces codes, mais qui répond à un besoin déjà pourvu. L’auteure stigmatise les jeunes pousses qui ne font que suivre une mode, prenant l’exemple de celle qui livre des repas à domicile, comme beaucoup de concurrents, sans aucune valeur ajoutée. Cinquièmement, elle souligne un ensemble de dispositifs propres aux start-up, mais qui peuvent se muer en arti ces si l’esprit est faux. Ainsi, l’espace de jeu sur le lieu de travail, la table de ping-pong, les distributeurs de bonbons, les frigos remplis de denrées « healthy » ne sont plus des instruments de bien-être, mais des prétextes pour faire avaler les heures supplémentaires et abolir la frontière vie privée/vie professionnelle. La « coolitude », mais aussi la disruption, ne se décrètent pas. InnovativesSHS,salondelavalorisationenscienceshumainesetsociales,les17-18mai2017(ParcChanot,Marseille)L’institut des sciences humaines et sociales du CNRS organise la troisième édition de ce salon professionnel, destiné à présenter une pluralité d’actions de valorisation de la recherche en sciences humaines et sociales à destination d’un public composé, en particulier, de décideurs économiques et politiques.70 équipes de recherche, dont une vingtaine venues de l’étranger, présentent applications, outils de réalité virtuelle, robots ou logiciels d’aide à la décision pour les collectivités territoriales en matière de gestion des transports urbains, déplacements individuels, co-voiturage urbain ou encore d’impact sonore sur l’architecture. Certains de ces produits sont conçus en partenariat avec des entreprises ou des collectivités territoriales. Au cœur des stands, sur l’agora, des rencontres Innov’action favorisent les échanges directs entre le porteur d’une réalisation de valorisation et les visiteurs intéressés. Après deux éditions organisées à Paris en 2013 et 2015, la régionalisation de l’événement a lieu.... Innorobo, salon de l’écosystème robotique, du 16 au 18 mai 2017 (les Docks de Paris, la Plaine Saint-Denis)Innorobo est une société d’Impact Consulting, au carrefour des besoins du marché et des tendances des technologies émergentes. La manifestation, internationale et de référence en Europe, permet de rencontrer des théoriciens et praticiens passionnés, ceux qui font la transformation robotique. La société rassemble et anime toute l’année une communauté de plus de 3500 entreprises robotiques dans le monde et près de 10000 leaders et décideurs qui favorisent et encouragent les échanges de fond dans un esprit professionnel et convivial. Une part active de cet écosystème mondial, construit au  l des années, contribue à accélérer la mise sur le marché des innovations robotiques.ecoreseau.frLes héros du clavierSave the date]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation nuMéRiqueLe tour du monde de l’innovationPassage en revue des innovations mondiales sur une thématique particulière.La génétique et ses nouveaux domaines d’applicationGén-éthique ?Tests génétiques au Canada et au Japon, thérapies géniques en Europe..., partout dans le monde, la révolution des« gentech » est à l’œuvre. Alors que la recherche faitdes pas de géant dans l’amélioration du génome humain, les technologies génétiques, portées par moult start-up, révolutionnent les pratiques médicales. Cette dynamique – loin d’être cantonnée au seul secteur de la santé – irrigue d’autres marchés, tels que l’agriculture.Par Charles CohenCANADAMangez selon votre pro l génétiqueAdaptez vos habitudes alimentaires ou prise de médicaments selon votre pro l génétique : telle est la promesse de Biogeniq, société montréalaise crée en 2013, qui propose des tests génétiques axés sur la réaction du corps à certains nutriments et aux médicaments. De quoi aider les clients à prévenir les maladies chroniques – en modi ant leur alimentation – et les effets secondaires graves liés à certains traitements. En 2016, la société a même lancé le bilan pharmacogénétique pour aider ceux qui peinent à trouver le bon médicament dans le traitement des troubles et dé cit de l’attention.ÉTATS-UNISLe génie génétique à fort potentielDévelopper des thérapies basées sur une technologie révolutionnaire de modi cation de l’ADN : le système Cripsr- Cas9. Tel est le challenge relevé par Editas Medecine,start-up lancée en 2013 et basée dans le Massachussetts. Potentiellement capable d’éliminer certaines maladies génétiques rares à l’instar de l’amaurose congénitale de Leber, qui cause la cécité, cet outil de génie génétique à fort potentiel fait la renommée mondiale de cette société pharmaceutique qui a levé 120 millions de dollars en 2015 auprès d’un pool d’investisseurs comprenant Google Ventures. En janvier 2015, elle a été la première entreprise spécialisée dans la technique d’édition de génome Crispr à s’introduire en Bourse.BELGIQUERévolutionner le traitement des cancersConsacrée en 2015 «Entreprise prometteuse de l’année» par EY,la société belge OncoDNA est reconnue pour ses tests de mesure des tumeurs cancéreuses basés sur l’analyse complète (ADN et protéines) du patient. Les résultats de ces tests sont centralisés sur une plateforme dédiée pour permettre aux oncologues de rapidement déterminer le traitement à privilégier. Un gain de temps très précieux ! La start-up wallonne collabore avec l’Institut de pathologie et de génétique, le plus grand laboratoire belge francophone d’analyses du cancer, et a réalisé en 2016 l’une des plus importantes levées de fonds sur le territoire.38 Mai - n°40FRANCEUn séquençage de l’ADN en haut débitIssue d’un rapprochement entre l’Ecole normale supérieureet le CNRS, la jeune pousse PicoSeq a développé un appareil permettant de réaliser un séquençage de l’ADN en hautdébit. Outre une grande simplicité d’utilisation et un temps d’obtention des résultats réduit, l’outil permet de séquencer de nouvelles régions génétiques. Cette approche innovante du séquençage pourrait révolutionner le monde de la génétique, selon cette start-up en biotechnologie primée au concours de l’innovation mondiale 2030.]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[SUISSEUn test de personnalité avec votre salives Êtes-vous ré échi(e) ou spontané(e) ? Sociable ou solitaire ? Af rmant que les facteurs génétiques façonnent une part clé de notre personnalité, Karmagènes, une start-up suisse créée en 2015, a développéun test permettant, à partir d’un échantillon de salive, de dé nir le caractère d’une personne. Selon les données obtenues, la start-up envoie un rapport avec des résultats chiffrés sur quatorze traits de personnalité: émotivité, optimisme, tolérance au stress, con ance en soi... La jeune pousse vise aussi bien les particuliers, via la vente on line de kits dédiés, que les sites de rencontres ou les entreprises et en particulier leur département de ressources humaines.CHINEDes avatars pour pallier les dé ciences biologiques Séquencer les génomes de 100 millions de personnes : tel est dé  de iCarbonX, l’une des plus importantes start-up chinoises de biotechnologie, qui veut utiliser les capacités de l’intelligence arti cielle pour résoudre les problèmes biologiques. En 2010, l’entreprise s’était déjà dotée de128 séquenceurs ADN. En glanant un volume colossal de données, la start-up, déjà évaluée à un milliard de dollars, entend disposer d’une capacité prédictive suf sante pour passer d’un modèle de santé curatif à un modèle prédictif. De quoi favoriser in  ne l’émergence d’avatars, autant de versions digitales de chaque être humain.JAPONDes tests de prédisposition aux maladiesRéussir la bascule du high tech à la génétique : c’est le parti adopté par la société japonaise DeNA, acteur majeurdu marché nippon du jeu pour mobile,qui a lancé des tests de prédispositions génétiques aux maladies, proposés entrois versions, de 70 euros à 215 euros.Le service, appelé Mycode, conçu avec l’Institut des sciences médicales de l’Université de Tokyo, analyse le patrimoine génétique des intéressés puis révèle les marqueurs de 283 maladies, incluant 40 types de cancer et 25 types d’affections liées au mode de vie (diabète, troubles cardiaques..). Les chercheurs entendent ainsi développer des algorithmes de prédiction des risques de maladies spéci ques aux Japonais.Le tour du monde de l’innovationStratégie & innovation numériquePAYS-BASRéinventer la thérapie géniqueElle prouve que la science des gènes révolutionne la pratique médicale : la société néerlandaise UniQure a conçu une plateforme technologique innovante de thérapie génique propre à soigner les patients atteints de certaines maladies génétiques rares comme l’hémophilie, la maladie de Huntington, certains troubles cardiovasculaires... En 2015, la société a même mis au point le premier traitement de thérapie génique autorisé sur le marché européen, le Glybera. Sa vocation ? Soigner les maladies du métabolisme des triglycérides et les atteintes chroniques du pancréas.ISRAËLDu désert au vergerBienvenue dans la ferme du futur ! Kaiima, start-up agricole israélienne installée dans la campagne, près de Nazareth, planche sur des centaines d’échantillons de semences plus résistants et abondants, 100% adaptésà l’agriculture durable. Ainsi, les scienti ques exploitent-ils de nouvelles variétés agricoles sans jamais procéder à des modi cations génétiques. Comment ? En s’appuyant sur une technologie spéci que offrant la meilleure diversité des génomes de plantes. Preuve que pour transformer ce territoire désertique en verger, les agriculteurs du pays ont su se tourner vers l’innovation.ecoreseau.fr 39]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation nuMéRiqueL’occasion pour EcoRéseau Business d’expliciter en détails le sujet principal de Stratégie & Innovation NumériqueLicornes dans l’économieLes nouvelles stars ?DécryptageA la faveur de l’essor de l’économie numérique, les start-up valorisées plus d’un milliard de dollars, auxquelles a été donné le surnom de« licornes » pour leur rareté, sont de moins en moins dif ciles à trouver. Elles seraient en effet près de 200 dans le monde. Mais elles se trouvent pour l’essentiel aux Etats-Unis et en Chine. Mais l’Europe pourrait rattraper son retard : harmonisation du marché numérique européen, développement de fonds d’investissement de croissance... l’écosystème leur devient plus favorable.une très forte croissance. Elles remplacent des pans entiers de l’économie et ont une structure de coût qui leur permet d’être rentables même avec des marges plus faibles que leurs concurrentes de l’ancienne économie », observe Guillaume Bonne- ton, partner dans la banque d’affaires GP Bulhound.Fin mars, le cabinet d’étude CB Insight recensait 188 li-lemandes (Delivery Hero, Hellofresh, CureVac, Auto1 Group), deux suédoises (Spo- tify et Klarna), deux suisses (Avaloq Group et MindMaze), une néerlandaise (Adyen), une luxembourgeoise (Glo- bal Fashion Group). Seules deux représentantes de la FrenchTech se sont hissées à leurs côtés. Il s’agit du site de covoiturage Blablacar, va- lorisé 1,6 milliard de dollars, et de la société spécialiséeà travers des organisations comme France Digital et Croissance Plus, pour faire prendre conscience aux po- litiques de l’importance de ces acteurs pour l’emploi et le développement éco- nomique du pays. Certains responsables politiques ont compris qu’il ne fallait pas les freiner par les taxes et éviter que les business angels déménagent vers des pays plus accueillants. »Par Aymeric MarolleauUn marché fragmenté? les jeunes pousses européennes doivent composer avec 27 cultures et autant de réglementations différentes« On se sent toujours un peu seul en France... »... »L’Américain Uber, le Chinois Xiaomi, le Français Blablacar et le Suédois Spotify ont un point commun : tous font partie du club très fermé des licornes, ces start-up non cotées en Bourse dont la valorisation égale ou excède le milliard de dollars. C’est le numérique qui a fait le succès de la plupart d’entre elles, puisqu’elles se sont développées dans l’économie collaborative, la Fintech, le commerce en ligne, le Big data, les médias en ligne, lesjeux vidéo, la voiture auto- nome, les objets connectés, les réseaux sociaux, l’adtech, la cybersécurité, l’edtech, l’e-santé ou encore la réa- lité virtuelle. Pro tant de l’intérêt des fonds d’inves- tissement pour l’économie numérique, le nombre de licornes ne cesse de grossir : elles n’étaient que 45 au total en janvier 2014, 83 en janvier 2015, et 148 en janvier 2016. « Le secteur du digital croît de 15 à 20% par an. Il est normal que ses meilleures représentantes connaissentcornes, dont une quinzaine ont franchi le seuil de 10 milliards de dollars de valo- risation. Les dix premières licornes du classement sont américaines et chinoises. Uber, valorisée 68 milliards de dollars, occupe la toute première marche, suivi par Xiaomi (Chine, 46 milliards), Didi Chuxing (Chine, 33,8 milliards), Airbnb (Etats- Unis, 29,3 milliards) et Palan- tir Technologies (Etats-Unis, 20 milliards). Et l’Europe dans tout ça ? Sa première représentante, le service de musique en ligne suédois Spotify (8,53 milliards de dollars), n’arrive qu’au sei- zième rang. Rares sont les entreprises du Vieux Conti- nent à avoir intégré ce club, puisqu’elles ne sont que 19, contre 98 pour les Etats- Unis et 44 pour la Chine, par exemple. L’Inde, à elle seule, en compte neuf. Dans le détail, six des représen- tantes européennes sont bri- tanniques (Global Switch, Oxford Nanopore, Fartech, TransferWise, Shazam et benevolent.ai), quatre al-dans l’hébergement dans le Cloud OVH, valorisée 1,1 milliard. Criteo a eu le statut de licorne jusqu’à son entrée en Bourse au Nasdaq en 2013, tandis que Vente-Pri- vée, malgré 3 milliards de dollars de valorisation, a un peu trop d’ancienneté pour entrer dans la catégorie : le site de commerce en ligne a été créé en 2001.un écosystème moins FavoRable ? Pourquoi si peu de start-up européennes ont-elles at- teint le seuil du milliard de dollars de valorisation ? Plusieurs raisons peuvent l’expliquer. Cela pourrait d’abord tenir au terreau dans lequel elles ont été créées. « La plupart des licornes actuelles se sont créées il y a une dizaine d’années. A l’époque, l’environnement n’était pas aussi favorable à l’entrepreneuriat qu’il l’est aujourd’hui, du moins en France, estime Guillaume Bonneton, de GP Bulhound. Entretemps, l’écosystème a fait un lobbying important,Les start-up européennes éprouvent aussi plus de dif - cultés que leurs concurrentes américaines à lever des fonds pour  nancer leurs acqui- sitions, leurs recrutements et leur communication. En 2016, le rapport « European Unicorns » de GP Bulhound, qui prend en compte toutes les entreprises technologiques créées depuis 2000, soulignait ainsi que les licornes euro- péennes ont levé un peu plus de 260 millions de dollars en moyenne, soit deux fois moins qu’aux Etats-Unis. En outre, seulement un tiers des entreprises milliardaires ont levé plus de 250 mil- lions de dollars sur le Vieux Continent, contre deux tiers outre-Atlantique. Et leur valorisation ne représente en moyenne que 18 fois le chiffre d’affaires des pre- mières, contre 46 pour les deuxièmes. « Cela démontre une certaine frilosité des investisseurs. Mais ces en- treprises se sont adaptées, en allant vers des modèles B2C plutôt que B2B, car40 Mai - n°40]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[DécryptageStratégie & innovation numériqueETI à fort potentiel de crois- sance, de manière à faire émerger des sociétés de plus grande taille, compétitives sur les marchés européens et mondiaux ». « Des fonds anglo-saxons, comme KKR Growth, Goldman Sachsles jeunes pousses euro- péennes doivent composer avec 27 cultures et autant de réglementations différentes. « Pour atteindre un marché équivalent à la moitié du marché américain, les entre- prises européennes doiventnumérique serait l’une des priorités de son mandat. Un an et demi plus tard, la Commission a présenté une stratégie mettant l’accent sur la suppression des entraves, l’accès au numérique et la connexion sur le continent, lales premiers atteignent la rentabilité plus tôt », selon Guillaume Bonneton. « Cela fait d’elles des entreprises qui tendent à être plus viables financièrement », estime William Stevens, directeur général du Tech Tour, une plateforme qui fédère des investisseurs et entrepre- neurs européens. De fait, GP Bulhound pointe la plus grande solidité des licornes européennes : 60% d’entre elles sont rentables, avec un chiffre d’affaires moyen de 315 millions de dollars, contre 129 millions aux Etats-Unis,où seules 20% des licornes ont atteint l’équilibre.de Plus en Plus de Fonds de cRoissance Pour autant, l’Europe semble de mieux en mieux armée pour aider ses jeunes pousses les plus prometteuses à trou- ver les fonds dont elles ont besoin. Plusieurs fonds de croissance, ou « growth », ont vu le jour ces dernières années pour les accompa- gner. Guillaume Bonneton en dénombre trois nouveaux à Paris rien que ces deux dernières années : PartechGrowth, Idinvest Growth Capital et Eurazeo Crois- sance. Partech Growth a par exemple été créé en 2015 par la société d’investissement française Partech pour  nan- cer les entreprises matures et en forte croissance. En juin 2016, elle a annoncé un « closing » à 400 millions d’euros. Les deux tiers seront investis en Europe, le reste aux Etats-Unis. Le fonds France Innovation Crois- sance (FIC) de Bpifrance se sent donc moins seul. Il avait été créé en 2007 pour « investir dans des PME etet Vitruvan, se sont aussi équipés pour investir sur le continent, en y installant des équipes », ajoute Guillaume Bonneton. Il remarque ainsi que « le nombre d’investis- sements de fonds étrangers dans des start-up tech fran- çaises a quasiment doublé en 2016 ».veRs un maRché unique numéRique en euRoPeLes start-up européennes se heurtent aussi à la frag- mentation de leur marché. Alors que leurs concurrentes américaines peuvent se dé- velopper sur un territoire de 320 millions d’habitants, avec une langue, des législations et  scalités plutôt homogènes,négocier trois expansions internationales, par exemple en Allemagne, en France, au Royaume-Uni ou en Italie, ce qui retarde beaucoup leur développement », juge Guillaume Bonneton.Pourtant, la Commission européenne a fait du marché unique du numérique l’une de ses priorités, avec l’ob- jectif de permettre l’éclosion de GAFA européens. Selon la Commission, ce marché unique pourrait représenter pour l’économie de l’UE jusqu’à 415 milliards d’euros de gains par an. En décembre 2014, le président de la Com- mission Jean-Claude Juncker avait ainsi indiqué que la mise en place du marché uniquemise en place de l’économie numérique ou encore l’inves- tissement dans la recherche dans le domaine des tech- nologies de l’information. En mai 2016, des mesures législatives ont par exemple été adoptées au sujet de la livraison transfrontière des colis et de la protection des consommateurs. En sep- tembre 2016, la Commission a aussi présenté un plan d’ac- tion pour le déploiement de la 5G dans l’UE. Une autre mesure, qui vise à supprimer lesobstaclesàlap.ortabilité transfrontière des services de contenu en ligne dans le marché intérieur, est en cours d’adoption.Visage de l’avenir, les licornes remplacent des pans entiers de notre économie.Les licornes ne sont que la pointe émergéede l’iceberg. De plus en plus d’entreprises européennes ont le potentiel pour atteindre ce statut iconiqueProchaines licornesQuels seront les successeurs de Criteo, Blablacar et OVH ? Le Tech Tour, une plateforme qui fédère des investisseurs et entrepreneurs européens, réalise chaque année depuis trois ans la liste des 50 jeunes pousses européennes qui présentent le meilleur potentiel pour devenir des licornes, sélectionnées no- tamment par un jury d’experts pour leur croissance et leurs levées de fonds au cours des trois dernières années. Son dernier classement, publié en février, compte sept représentantes françaises : Actility, Sigfox, Amplitude Technologie, Cedexis, Crocus Technology, Devialet et Scality.Trois d’entre elles œuvrent dans le do- maine des objets connectés. Actility (16 millions d’euros de chiffre d’affaires, 150 salariés) et Sigfox sont deux acteurs des réseaux basse-consommation et longue portée dédiés à l’internet des objets.Sept prétendantes françaises au statutLa première a levé 100 millions d’euros depuis sa création en 2010. La seconde a levé 309 millions depuis 2009. La troi- sième, Crocus Technogy, développe des microcontrôleurs sécurisés pour objets connectés. Installée à Grenoble, cette société de 60 personnes a réalisé 7 mil- lions d’euros de chiffre d’affaires en 2014 et a levé près de 100 millions d’euros au total.Amplitude Technologie est une entre- prise de 300 personnes installée près de Bordeaux, spécialiste des lasers de précision pour les équipements scien- ti ques, médicaux et industriels. Elle a levé 30 millions d’euros en 2012, qui lui ont notamment permis d’acheter en 2014 un fabricant de lasers américain, baptisé Continuum Lasers.Fondée en 2009 par Julien Coulon, Ce- dexis propose aux éditeurs de sites in- ternet et d’application des services tech-nologiques pour améliorer leur tra c. Elle compte notamment Facebook et LinkedIn parmi ses clients. L’entreprise, qui a ré- alisé un peu plus de 10 millions d’euros en 2015, en a levé 40 depuis sa création. Comme le Lillois OVH, déjà consacré li- corne, le Parisien Scality exerce ses activités dans le domaine du stockage informatique dans le Cloud. « Même s’ il y a encore beaucoup de chemin à par- courir, notre ambition est de devenir une licorne », déclarait en janvier son cofon- dateur Jérôme Lecat aux Echos. L’entre- prise de 190 salariés a levé 90 millions d’euros depuis sa création en 2009. Parmi ces sept licornes en devenir, une seule, Devialet, a choisi un marché B2C, celui de la hi- . Fondée en 2007, l’entreprise parisienne de 200 salariés commercialise des enceintes haut de gamme bourrées de technologies – 102 brevets déposés. Elle a déjà levé 150 millions d’euros pour accélérer la commercialisation de sesPhantom et Gold.Selon le Tech Tour, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les pays qui hébergent le plus de start-up prometteuses : 19 pour le premier (dont Deliveroo et Ledin- vest), neuf pour le second (dont Babbel et SoundCloud). L’Espagne en a quatre (dont Carto) et le Portugal trois (dont Talkdesk).Malgré leur jeunesse – 38 d’entre elles ont moins de dix ans – ces 50 promesses ont levé un total de 3,7 milliards de dol- lars, sont valorisées 338 millions de dol- lars, et ont créé 9000 emplois. « Les socié- tés qui ont déjà dépassé le milliard de dollars de valorisation ne sont que la pointe émergée de l’iceberg. De plus en plus d’entreprises européennes ont le potentiel pour atteindre ce statut iconique et sont sur la bonne trajec- toire », estime William Stevens, directeur général du Tech Tour. La relève semble bien assurée.41ecoreseau.fr]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[stRatéGie & innovation nuMéRiqueHauté résolutionFocus sur un sujet high tech dans l’air du tempsLes alternatives à GoogleLa vie sans Big BrotherGoogle est omniprésent sur le Web : pra- tique, abordable... Mais l’utiliser a un prix. Il existe pourtant des alternatives.Par Jean-Marie Benoistla NSA est un amateur. « Ces informations peuvent servir à af cher de la publicité ciblée, mais les révélations de l’affaire Snowden ont aussi prouvé que les géants de l’Internet étaient contraints de communiquer ces données à des services gouvernementaux », souligne l’association Framasoft – issue du monde de l’éducation, elle promeut l’utilisation du logiciel libre et a lancé, il y a quelques années, un projet visant à « dé- googliser » Internet.GooGle seaRch, l’inévitable« Le premier intérêt d’utiliser d’autres solutions que celles de Google en matière de recherche est de retrouver une certaine égalité devant l’information », estime Fabrice Epelboin. Google, onlesait–etc’estcequifaitsa force et son attrait pour beau-coup – personnalise les résultats de recherche, sans mauvaise intention. « Pourtant, il y a un risque réel de création d’une bulle », souligne Fabrice Epel- boin. C’est somme toute logique : Google nous présente ce qui semble correspondre le plus à nos recherches passées. On en parle beaucoup en ce moment aux États-Unis : une tendance à lire des articles « extrêmes » entraînera leur prépondérance ultérieure dans les recherches – diminuant ainsi la chance de tomber sur des vues divergentes. Ceci dit, il est dif cile de faire autrement. Utiliser d’autres mo- teurs de recherche que Google est possible (Bing, Qwant...), mais la baisse de qualité est sensible à l’usage.Du coup, Adwords et Adsense sont de fait impossibles à rem- placer. Il est possible d’acquérir de l’audience (car c’est le butpoursuivi) par d’autres moyens : Facebook, Bing Ads, Taboola, Outbrain (ces deux derniers sont surtout connus par leur forme de widget présentant des sug- gestions d’articles liés que l’on trouve maintenant un peu par- tout)... Malgré cela, « la somme de tous les autres canaux doit représenter au maximum 10% de ce qu’apporte Adwords », souligne Manuel Jaffrin, co-fon- dateur de GetApp, un moteur de recherches d’applications Saas. Autant dire que la  rme de Mountain View est indétrônable. La seule exception : le mobile, où Facebook a pris une part de marché importante.En fait, la seule faiblesse de Google Search est... son manque de spécialisation. Ses résultats sont tellement complets que pour certaines recherches spéci ques, il est plus ef cace d’utiliser des moteurs de recherche spécialisés. « Nous avons lancé GetApp il y a sept ans car justement, Google Search ne faisait pas un très bon travail sur les applications en Saas », se souvient Manuel Jaffrin. Il n’existe pas de  ltres de recherche dédiés aux appli- cations. Les deux fondateurs suédois d’AlternativTo, un site similaire, avaient fait le même constat. Mais Google, peu ran- cunier, n’hésite pas à orienter le tra c vers ces sites.des alteRnatives aux aPPlicationsL’offre applicative de Google est très attirante : complète, abordable... « Les solutions de Mountain View sont idéales pour commencer son activité, mais elles ne couvrent pas tout le work ow », souligne Manuel Jaffrin – newsletter, gestion des réseaux sociaux... Il existe néan- moins des solutions (Mailchimp, Hootsuite...) compatibles et de qualité. Mais les services made in Google souffrent, en un sens, du même défaut que Search :leur manque de spécialisation. Plus le besoin est vertical, moins ils sont adaptés. Leur simplicité et leur ef cacité en font un bon choix pour une PME à ses débuts, mais des services plus pointus seront nécessaires plus tard. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe beaucoup de solutions, aussi bien éditées par des ac- teurs majeurs qui répondent à tous les besoins ou presque, comme Microsoft ou Zoho, que par des indépendants ou même des associations : Framasoft a ainsi rendu disponible une suite entière de logiciels gratuits en open source. Et il existe des moteurs de recherche, comme GetApp ou AlternativTo, ou des pages dédiées (Kommunauty, Framasoft) qui présentent les options disponibles. Ces moteurs béné cient des retours d’une grande communauté d’utili- sateurs, qui facilitent le choix. Mais une migration est toujours une opération délicate. Pour bien choisir, « il faut identi er quels sont les problèmes et fonctions spéci ques auxquels les solu- tions de Google ne répondent pas », souligne Manuel Jaffrin. Il faut aussi connaître ses propres moyens : par exemple, si l’on n’a pas de département IT, les solutions open source peuvent se révéler complexes.Il reste malgré tout un domaine où, même dans l’applicatif, Goo- gle reste indétrônable : l’iden- ti cation. Il est dif cile de se passer des poids lourds du secteur (cela inclut Facebook) sur cette activité spéci que, qui demande des investissements lourds. Et surtout, étant un des acteurs de référence depuis plusieurs an- nées, tout le monde (ou presque) est compatible avec Google, ce qui en fait le noy.au central idéal autour duquel bâtir son système. C’est d’ailleurs ce qui se produit, organiquement, dans la plupart des entreprises.Pas aussi simple dans les faits...C’est maintenant devenu un adage : si le service est gratuit, c’est toi leproduit. Google, l’exemple par excellence, ne s’en est d’ailleurs jamais caché : sa matière pre- mière, c’est nos données. « En un sens, l’échange est inégal : nous avons des services contre nos informations », estime Fa- brice Epelboin, co-fondateur de Yogosha, une société de ser- vice de sécurité informatique, et enseignant à Sciences Po. Le public a en effet tendance à sous-estimer – voire ignorer – cequ’il partage non seulement en termes de contenus, mais aussi de valeur. Il a aussi tendance à sous-estimer (cela va de pair) le risque auquel il s’expose. Si Yahoo peut se faire pirater des millions d’identi ants, pourquoi pas Google ?Cet échange de données pose éga- lement des problèmes éthiques. Entre Search, GSuite, et Androïd, Google a construit – sans néces- sairement avoir de mauvaises in- tentions – ce qui est sans conteste l’appareil de surveillance le plus sophistiqué de la planète : à côté,Jean-Marc RietschExpert international en dématique, président du Digital Information Institute ou D2ITransformation ou révolution numérique ?Au niveau des entreprises et plus généralement des organisations, la notion de transformation numérique résonne de plus en plus mais ne débouche pas encore sur les décisions qui pourtant devraient s’imposer comme la dé nition d’une vé- ritable stratégie en la matière et une mise en œuvre ef cace grâce à une approche transverse et l’impli- cation de l’ensemble des collaborateurs sans oublier qu’au  nal il s’agit surtout d’accepter de changer sa culture d’entreprise.citoyens à valider le choix des ministres une fois le Président élu et l’Assemblée constituée...L’usage du Big data révolutionne également l’ap- proche pré-électorale et nous en avons actuellement la preuve avec un organisme comme Filteris qui fait des pronostics de façon totalement disruptive par rapport aux instituts de sondages traditionnels qui reconnaissent par ailleurs avoir de grandes dif cultés à annoncer des chiffres.Mais au-delà du monde des entreprises et de cette transformation numérique nous vivons la même chose en tant que citoyen à travers le développement de ces nouveaux outils comme les réseaux sociaux ou encore les objets connectés pour ne citer qu’eux, de quoi révolutionner la société en profondeur.Point d’échantillon, pas de questions, pas de pondé- ration des résultats, mais l’analyse en masse de ce que l’on dit des candidats sur les réseaux sociaux. Le même principe avait déjà été utilisé par Barack Obama a n d’adapter au mieux ses discours du lendemain en fonction de la façon dont ceux de la veille avaient été perçus, technique reprise un peu plus tard avec succès par François Hollande !Du point de vue gouvernemental, la blockchain pourrait remettre en cause une certaine forme de gouvernance tandis que le Big data ouvre la porte à une nouvelle organisation de nos démocraties, en particulier en matière de vote. En effet, pourquoi ne pas inviter lesPourquoi dès lors ne pas lancer l’équivalent de la trans- formation numérique des entreprises à l’échelle d’un pays et à l’évolution de notre société, parlerons-nous alors de transformation ou plutôt de révolution !42 Mai - n°40Dématique® & Gouvernance]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[PaRis16 Juin 2017PaRisCOUNTRYCOUNTRY CLUB16 Juin 2017Jalix Business DayJalix Business DayCONFÉRENCES TABLES RONDESACCÉLÉREZ VOTRE CROISSANCE DIGITALE !CERCLES COLLABORATIFSCloud | CyberséCurité | business App | relAtion Client big dAtA | business intelligenCe | infogérAnCeCOCKTAIL & SOIRÉEPlace limitéesInscrIptIon gratuIte sur le sIte JalIX.FrPlus d’informationsCONTACT@JALIX.FR | 01 70 82 85 84]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[Créer aujourd’hui- Relation clients : Faire de ses premiers utilisateurs des ambassadeurs ...... p45 Business guides- Voyages d’affaires compagnies aériennes : le premium à chaque étape ..... p48 - Réseaux d’affaires :Utiliser le golf pour séduire .............................................................................. p52 Emmener ses clients à un événementiel.......................................................... p5644CAHIER PRATIQUEConseils, astuces et nouveaux outilsLe temps des pionniers entrepreneurs têtes-brûlées défrichant des terres inconnues à main nueest bien terminé. Car les créateurs peuvent désormais s’appuyer sur une myriade de structures et d’outils, qu’EcoRéseau s’attache à explorer dans chaque numéro tout au long des pages de conseils pratiques.Mai - n°40]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[Pour réussir leurs premiers pas, certaines start-up multiplient les ingéniosités pour accorder plus de privilèges à leurs premiers clients. Une stratégie gagnante pour créer une première communauté active ?déjà conquis. Il ne fait plus partie des clients potentiels qui exigent l’établissement d’une stratégie marketing particulière. Dans la majo- rité des cas, il connaît les atouts, les avantages et les points faibles des produits et services fournis par l’en- treprise. Le client, source de recommandation, mani- feste une con ance incon- testable à l’entreprise qu’il n’hésite pas à transmettre à ses contacts. N’oublions pas qu’aujourd’hui, une re- commandation sur les ré- seaux sociaux possède la même valeur que les coop- tations d’antan. Le bouche- à-oreille représente donc un élément marketing clef pour les start-up, mais comment amorcer la pompe ?osez la disRuPtionCréée avec succès il y a neuf ans par deux anciens de l’agence Publicis Net/ Marcel, l’agence de com- munication digitale Addic- tion Agency a choisi dès dèle de l’agence, voire la recommande à ses partenaires ou  liales, soit l’expérience tourne court. « Pour nous, cela s’est vraiment bien passé. Nous avons béné cié à plein du bouche-à-oreille. Les clients se sont montrés sa- tisfaits à la fois de la  exi- bilité que nous proposons, et de la transparence de nos tarifs. Et bien sûr de la qualité de nos prestations », se félicite Mathieu Galloux. Pour preuve, neuf ans après l’agence travaille encore avec son premier gros client, Eurosport. Désormais bien installée, Addiction Agency continue de marcher « au projet » mais signe égalementdepuis quelques années des contrats d’accompagnement stratégiques avec les annon- ceurs dont elle s’occupe a n de béné cier de revenus ré- currents, à l’image des géants du secteur, tout en apportant clarté et transparence sur les prestations vendues.codes PRomotion- nels, mode d’emPloi Comment transformer les premiers clients en am- bassadeurs de la marque ? La Foodtech est riche en enseignements, comme en témoigne le succès d’appli- cations comme Foodora, Uber Eats ou Deliveroo, plébiscitées par les consom-mateurs. Autre exemple celui de Lunchr. Pour lancer en janvier dernier Lunchr, un service de commande de repas à venir chercher au restaurant ou à consommer à table, Loïc Soubeyrand, cofondateur de Teads, a initié une vaste campagne en beta. Les 250 clients sélectionnés, des amis, des connaissances, des voisins, etc., ont béné cié pendant plusieurs semaines de codes promotionnels lors de chaque commande. En échange, ils étaient invités à faire remonter leurs expé- riences auprès du manage- ment, et s’ils étaient satisfaits, à en faire la promotion au- tour d’eux. « Cette campagneCréer aujourd’huiLa création d’entreprise, c’est avant tout du concret et de l’opérationnel.D’où cette rubrique qui explore de manière très pratique l’une des phases de l’entrepreneuriat.Faire des premiers clients des ambassadeurs Opération séductionPar Pierre-Jean LepagnotL’écosystème des start-up françaises a progressé de ma- nière spectaculaire ces dernières années : plus de créations, plus de croissance, l’émergence de nouveaux leaders internationaux, plus de capitaux investis et plus d’emplois créés. 9400 start-up ont été recensées en France par l’Agence du numérique dans son rapport 2015-2016. Pour autant, la vie n’est pas rose pour nos jeunes pousses. « D’après l’INSEE, le taux d’échec des start-up est de 49% après cinq ans, mais lorsqu’on sillonne les incubateurs, le taux de transformation estle bouche-à- oReille, meilleuR système de Recom- mandation ?Pour éviter de mettre la clef sous la porte, les start-up doivent notamment mettre au point une stratégie mar- keting qui soit à la fois la moins coûteuse possible et la plus ef cace. A cet égard, considéré comme la plus an- cienne stratégie du monde, le bouche-à-oreille continue de faire ses preuves. Connu également sous le nom de marketing viral, il garde une place importante dans le cadre de l’optimisation des ventes malgré l’émergence des solutions marketing deN’oublions pas qu’aujourd’hui, une recommandation sur les réseaux sociaux possède la même valeur que les cooptations d’antanprobablement supérieur à 99% car beaucoup de per- sonnes travaillent pendant plusieurs mois pour  nale- ment abandonner avant leur projet de création, devenant ainsi invisibles sur le radar des créations d’entreprise, et évitant ainsi d’entrer dans ces statistiques... », indique Jean-François Cunniet, for- mateur Big data à l’EfreiTech, l’Académie du numérique. Et selon le site 1001Startups, ce taux d’échec serait de 90%.plus en plus pointues, basées notamment sur le Big data. Les experts sont unanimes pour assurer que le bouche-à- oreille fonctionne aussi bien que la publicité. D’ailleurs, son résultat demeurerait plus pertinent que celui généré par les campagnes publicitaires. L’entreprise ayant en effet fait l’objet de la recommandation d’un client pro te en effet d’une excellente notoriété. Le client qui vient vers elle par le biais du bouche-à- oreille constitue un clientle début de se confronter aux grandes agences pari- siennes en proposant une offre disruptive. « Alors que les grandes agences ont ten- dance à imposer à leurs clients des partenariats de long terme en contrepartie d’honoraires parfois  ous, Addiction Agency a fait le choix de fonctionner au projet », explique Mathieu Galloux, co-fondateur. Cette stratégie est à double tranchant. Soit la collaboration se passe bien et le client devient unecoreseau.fr 45]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEa été un réel succès », as- sure Loïc Soubey- rand. « Nos clients beta ont joué le jeu et certains se sont même transformés en ambassadeurs de la marque ». Réellement opé- rationnel depuis la mi-avril, Lunchr a conservé la même formule pour le grand public. Chaque premier client reçoit ainsi un bon de réduction de cinq euros à valoir sur sa commande. « Cette stratégie constitue dans le secteur un élément clef pour acquérir de nouveaux clients et se faire connaître », con rmel’entrepreneur montpel- liérain. Ce dernier ne dispose pas encore de statistiques pour con r- mer la pérennité de son modèle, mais assure que les commandes sont, en tout cas, chaque jour plus nombreuses. Af- faire à suivre.Lancé par Mathieu Robbe en octobre 2014, L’Etoile des Gourmetsest l’unique service en ligne qui compose des menus gastronomiques livrés à domicile. Cette start-up, qui livre partout en France en un temps record, mise sur la qualité et... les prix, pour se développer. « Notre carte est 30% à 50% moins chère que celle d’unBusiness guides restaurant gastronomique »,révèle Mathieu Robbe. Le groupe offre également des réductions sous la forme de codes promotionnels pour élargir sa clientèle. « Nous offrons un code promo de 5 euros à chaque nouveau client. Mais nous organisons également des campagnes de promotion lors d’évène- ments importants, comme la Saint-Valentin », précise Mathieu Robbe. Dans un secteur ultra-concurrentiel, le groupe peut aussi proposer un repas offert pour trois commandés ou prendre en charge les frais de livraison. En  n d’année, pour toute commande d’un repas de fêtesterme, mais nous espérons qu’elles nous permettent d’acquérir rapidement dechaîne de valeur. Sa crois- sance est donc, par nature, différente des plateformesque l’acquisition des biens en offrant aux consomma- teurs l’accès à des abonne-nants : fabricants, assureurs, banquiers, courtiers. Les économies que nous réalisons sont répercutées dans nos prix. A titre d’exemple, la location d’un vélo connecté coûte chez nous 25% de moins aujourd’hui qu’il y a un an », note Julien Guiraud.a la tête du clientAutre cas original, le prix bas comme engagement sociétal. Aurélie Giraud, la fonda- trice de LouerUnManager. com, système collaboratif de managers qui agissent en entreprise en mode « mission » applique des tarifs différen- ciés. LouerUnManager.com distingue ainsi les start-up en pré- ou en post-levée de fonds. « Nous pratiquons des tarifs préférentiels pour celles qui sont en pré-levée de fonds ou qui sont incu- bées, soit 650 euros par jour en moyenne, contre 1000 euros pour une entreprise bien installée » commente Aurélie Giraud.En adoptant cette politique de prix différentiée, LouerUn- Manager.com prend moins de risques qu’une start-up ayant adopté une stratégie de péné- tration massive à prix cassés. En effet, cette dernière n’est pas sans danger puisqu’e.lle repose sur des prix bas, donc des marges réduites, et né- cessite la conquête rapide d’une clientèle importante.Codes promotionnels toute l’année, caviar gratuit en  n d’année, prestations offertes...La Foodtech est un des secteurs les plus actifs pour choyer le clientnouveaux clients afin de réaliser des économies d’échelle et de relever nos marges », explique Mathieu Robbe. L’enjeu est de taille pour cette start-up parfois comparée aux acteurs de la food delivery (livraisonentre restaurateurs, clients et coursiers.visez d’aboRdles économies d’échelleA rebours de cette straté- gie d’acquisitions de clientsvia des offres attrac- tives, d’autres start-up misent sur le dévelop- pement permanent de nouvelles offres pour gagner en volume, générer des écono- mies d’échelle pour réduire leur point mort et baisser, en- suite, leurs prix. C’est le pari réussi de Pangée Conseil par exemple. Créée en 2014 par Julien Guiraud et Stéphane Jakubyszin, cettestart-up toulousaine a dé- veloppé une plateforme de financement permettant l’agrégation de biens et de services. Pangée souhaite promouvoir l’usage plutôtments sur mesure avec une souscription simpli ée. En plus d’étudier et de dévelop- per des offres sur mesures, Pangée propose aujourd’hui une gamme d’offres pac- kagées autour de plusieurs univers : LizBike (cycle et écomobilité), ConnectLiz (objets connectés), HandiLiz (matériel pour personnes à mobilité réduite). « Notre offre est tellement disruptive qu’il n’a pas été nécessaire de tirer les prix vers le bas pour démarrer », explique Julien Guiraud. Grâce à l’ac- compagnement sur mesure, la start-up a rapidement ajusté ses offres pour coller au mieux aux attentes et besoins de ses clients. La plateforme développe le concept du lea- sing d’objets connectés et de multiples services qui y sont associés (assistance, assurance, e-santé...). « Les volumes que nous traitons nous permettent désormais de négocier au mieux les prix avec les différents interve-46 Mai - n°40(Noël ou Saint-Sylvestre), le site offrait une petite boîte de véritable caviar d’Esturgeon blanc dès 90 euros d’achats. « Ces promotions pèsent sur notre rentabilité à courtde repas), alors que c’est n’est pas son cœur de mé- tier. L’Etoile des Gourmets est un véritable restaurateur en ligne : sa différence ré- side dans l’intégration de laLe client-roi n’est plus ce qu’il était...avecaltoavocats.comChaque entrepreneur connaît – au moins dans les grandes lignes – les mécanismes du licenciement.Chaque salarié connaît également le mé- canisme de la démission, qui dénote une volonté claire et non équivoque de quitter la société.Cependant, il existe une troisième voie, moins connue mais qui consiste à « prendre acte » de la rupture d’un contrat de travail, on l’appelle « la prise d’acte ».Ce mécanisme consiste pour le salarié à prendre acte des manquements de son supérieur hiérarchique et de considérer que ces agissements constituent en eux- mêmes le non-respect du contrat de travail qui perd donc sa validité.C’est un mécanisme risqué mais qui per- met au salarié d’éviter la démission et ses conséquences désagréables comme le faitLa prise d’acte : pile ou face ?de ne pas percevoir d’indemnités et surtout les allocations liées au chômage.Dans notre cas pratique de ce mois-ci, un entrepreneur en dif culté  nancière n’avait pas payé un salaire habituellement versé en  n de mois. La  n du mois suivant, le salarié ayant senti les dif cultés de l’entre- prise avait décidé de prendre acte de la  n de son contrat de travail, considérant que ce manquement justi ait la  n de son contrat de travail. Il demandait en conséquence des indemnités liées à ce licenciement. Oui mais...l’employeur ayant décidé de ne pas se laisser faire a décidé de se défendre auprès du Conseil des prud’hommes et malgré les inquiétudes a contesté cette prise d’acte.Bien lui en a pris puisque la jurisprudence accorde la prise d’acte à un salarié si les manquements sont répétés. Un manquementtemporaire passager ne peut constituer à lui seul la base pour une prise d’acte. Il a donc contesté cette prise d’acte qui a été requali ée en démission par le Conseil des prud’hommes et le salarié a  nalement tout perdu.Moralité : Il existe aujourd’hui en réalité quatre formes principales pour cesser un contrat de travail : le licenciement avec ses différentes composantes, la démission, la prise d’acte mais aussi la rupture conven- tionnelle, cette dernière connaissant une véritable explosion. Nous recommandons donc à nos lecteurs salariés de ne se lan- cer dans la prise d’acte que s’ils disposent d’armes solides pour la justi er, et aux entrepreneurs de ne pas la redouter. Quoi qu’il en soit, attention au choix de l’arme utilisée, il peut souvent être fatal.Le droit en pratique]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[Choisissez le charme de cette demeure de prestige nichée au cœur de la forêt de Chantilly pour une manifestation sur mesure !Pour réunir, rapprocher, et motiver vos équipes, appuyez-vous sur notre expérience et faites de votre évènement un moment inoubliable !Un cadre d’exception35 km de Paris I 25 mn de Roissy CDG21 salles de réunion à la lumière du jour I Wifi gratuit et illimité I 120 chambres de grand confort Piscine, sauna & hammam I Fitness center 200 m2 I Parc boisé de 6 hectares.Offre spéciale « séminaire vitalité »www.chateaudemontvillargenne.com6 avenue François Mathet - 60270 Gouvieux - Chantilly - sr@chmvt.com - 03 44 62 36 36ecoreseau.fr 47Au retour des beaux jours, Vitalité et Convivialité riment plus que jamais lors de votre séminaire au Château de Montvillargenne !Démarrez la journée en partageant en équipe un moment sportif :le réveil musculaire au chant des oiseaux vous est offert avec votre forfait séminaire ! 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Avec un objectif : améliorer sans cesse l’expérience de leurs voyageurs, à commencer par leurs clients professionnels, qui profitent des innovations destinées au plus grand nombre tout en bénéficiant de ser- vices spécifiques.Par Emilie MassardSi les clients professionnels des compagnies aériennes font l’objet d’attentions particulières de la part de ces dernières, c’est bien l’ensemble des voyageurs, enchemise hawaïenne comme en col blanc, qui profitent des innovations qu’elles mettent en œuvre pour améliorer leurs services. Et le développement des nouvelles technologies leur permet de proposer des services toujours plus inno- vants, de la réservation du billet à l’expérience en vol, en passant par l’optimisation des temps de parcours jusqu’àl’aéroport et en son sein.Fiction : Mission optimisation : ratée ?Chronique d’un voyage où rien ne s’est passé comme prévu, l’organisateur ayant négligé des points essentiels.Charline fait le pied de grue devant le terminal de l’aéroport. Elle fulmine. Ce voyage aurait dû bien mieux se passer. Elle fait la queue, comme beaucoup de monde, devant la  le des taxis, et se dit qu’elle ferait mieux de prévenir son client d’un retard probable, au vu de l’heure qui avance. Il faut dire qu’elle aurait pu organiser un peu mieux ce déplacement. Certes, cette réunion à l’étranger s’est décidée au dernier moment, mais elle aurait dû prêter plus d’attention aux billets qu’elle a réservés en ligne 4. Si la classe affaires n’était pas une obligation, elle aurait au moins pu envisager quelques services qui lui auraient fait gagner du temps. Elle aurait ainsi pu, par exemple, éviter le stress qui précède le dé- part, alors qu’elle courait vers la salle d’embarquement, mise en retard par des embouteillages et une anticipation insuf sante 3. Une fois assise à son siège et rassurée, elle a  ni par se détendre, mais les quatre heures de voyage lui ont paru bien longues, et elle enrage de s’être aperçue un peu tard qu’elle aurait pu béné cier d’une connexion WiFi et ainsi avancer sur quelques dossiers 1. Elle a quand même regardé un  lm sur l’écran à sa disposition, et s’est dit que les sièges étaient tout de même bien confortables 2. Si confortables qu’elle a  ni par s’endormir, et s’est mise à rêver d’un voyage idéal dans le futur, sans  les d’attente et sans stress, où il suf rait d’un clic pour réaliser n’importe quelle opération 5..Erreur d’anticipation pour l’après-vol... Pourtant c’est devenu si simple aujourd’hui.48 Mai - n°40]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[1le voyaGe connectéL’une des principales préoccupations des compagnies aériennes pour garantir le meilleur voyage possible à ses clients, et à plus forte raison de ses clients professionnels, est de leur permettre de rester connectés tout au long de leur voyage, des salons d’attente à l’aéroport à l’intérieur de l’appareil, au sol comme en vol. Et bientôt, la déconnexion imposée par le mode avion ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Les annonces des compagnies aériennes se succèdent en effet concernant l’équipement de leurs appareils en WiFi. « Envoyer des e-mails à 10000 mètres d’altitude, faire son shopping en ligne tout en survolant les Alpes ou visionner des vidéos au-dessus des nuages sera bientôt possible », a annoncé en début d’année le groupe Lufthansa. En effet, les passagers de ses compagnies aériennes Lufthansa et Austrian Airlines pourront bientôt béné cier d’une connexion Internet haut débit, non seulement sur les vols long-courriers, mais également sur les trajets plus courts. Depuis cette annonce, Lufthansa a mis en place l’offre FlyNet® avec un accès illimité pour les longs courriers. Chez Delta Airlines, l’offre se décline également selon les besoins: achat d’une session Internet Gogo® qui permet un accès illimité à Internet. Avec Gogo, vous êtes connecté à tout ce qu’il y a d’important. Reste à acheter un pass Wi-Fi Delta avant le vol ou sur le portail Wi-Fi Delta une fois à bord. Pour les autres, le portail Wi-  gratuit de Delta permet de gérer votre voyage, réserver un vol, consulter votre compte SkyMiles, réserver un hô- tel ou une voiture et voir les dernières informations de vol. Le groupe Air France-KLM a signé, en septembre 2016, un partenariat avec le fournisseur américain Gogo pour équiper d’un réseau WiFi 124 Airbus A330 et Boeing 777 d’Air France et KLM. Le système offrira une connexion à Internet payante mais aussi des services gratuits. Le premier vol béné ciant de cette technologie décollera à la  n de cette an- née. International Airlines Group (IAG), propriétaire notamment de British Airways, Iberia et Aer Lingus, a conclu un accord avec la même société américaine pour équiper jusqu’à 137 avions long-courriers d’une connectivité haut débit grâce à l’installation d’un système satel- litaire de dernière génération reposant sur la technologie « 2Ku ». Quant à Air Europa, elle af rme également sa volonté d’être à la pointe de la technologie en garantissant une connectivité optimale à bord. « Le nombre de mégaoctets pour chacun des trois forfaits proposés par la compagnie a été doublé », nous indique un représentant de la compagnie. « Ils sont désormais de 30, 60 et 100 Mb. Par ailleurs, chaque passager de la classe business, sur les vols long-courriers, se verra remettre un bon gratuit lui permettant un accès WiFi de 10 Mb à utiliser à bord lors de son voyage ». XL Airways, de son côté vient de lancer deux nouveaux services de divertissement : un contenu en streaming (sans  l) auquel les passagers accèdent directement depuis leurs appareils électroniques, et des lunettes de cinéma immersif.2« Les voyageurs d’affaires, grâce à leur statut Corporate, béné cient d’un niveau de priorité élevé à chaque étape du voyage », indique Sébastien Guyot, responsable Ventes Entreprises chez Air France- KLM. « Ils sont reconnus dans toute la chaîne de service grâce à leur signalement dans leur dossier de réservation, ce qui nous permet d’offrir des attentions particulières et privilégiées. Les voyageurs d’affaires ont des attentes très précises avant, pendant et après le voyage. Quant aux entreprises, elles recherchent un bon rapport qua- lité/prix, de l’ef cacité et de la simplicité ». Une attention particulière est notamment portée aux prestations proposées en vol, du confort du voyageur à ses loisirs. British Airways est notamment en train de repenser l’expérience proposée à ses clients en Club World, sa cabine affaires sur les vols long-courriers, avec un nouveau service de res- tauration, un lit parfaitement horizontal, un sur-matelas et un oreiller plus grand. Des changements qui interviendront d’abord sur les vols entre Londres et New York, puis sur l’ensemble du réseau long-cour- rier au cours de l’année 2018. Et le voyage grand luxe semble s’ouvrir de plus en plus à des pro ls divers. Si elle reste dans la catégorie des compagnies haut-de-gamme, dont le billet n’est pas accessible à tous, Qatar Airways fait cependant des efforts pour ouvrir sa gamme de services. Elle a en effet présenté dernièrement sa nouvelle QSuite, un espace privatif sur le modèle d’une suite pour quatre personnes, qui sera installé dès le mois de juin 2017, non pas en première, mais en classe affaires. Qatar Airways espère attirer en QSuite à la fois des voyageurs d’affaires en quête d’une mini-salle de réunion dans les airs, et une clientèle loisirs à la recherche d’un cocon familial. Plus près de nous, de nombreuses compagnies et avionneurs travaillent sur l’amé- lioration des prestations proposées à bord, et notamment sur l’assise qui accueille les voyageurs parfois plus d’une dizaine d’heures pour un voyage. La société Molon Labe s’est par exemple associée avec les studios Designworks de BMW et Panasonic Avionics pour créer un nouveau concept présenté comme « le siège le plus large, avec l’écran le plus grand, jamais inventé pour la classe Économie », une prouesse obtenue en abaissant l’assise du siège milieu, plus large que les deux autres, et en la décalant vers l’arrière.l’exPéRience PRemium en volecoreseau.fr 49]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUE3Business guidesau sol : PeRdRe moins de temPsSi Orange is the new black cartonne à la télévision, dans les aéroports, c’est « smartphone is the new kiosk ». C’est en tout cas le leitmotiv af ché par Air France-KLM, et sans doute la tendance suivie par la grande majorité des compagnies aériennes. « Aujourd’hui, il n’existe aucune opération réa- lisée à un guichet ou sur une borne automatique qui ne soit pas réalisable sur un smartphone », explique Patrice About, le responsable innovation sol d’Air France-KLM. « En permettant à nos clients de réaliser un maximum d’opérations eux-mêmes sur leurs smartphones, nous leur donnons de plus en plus d’autonomie et leur permettons d’optimiser leur parcours. » Eviter les  les d’attente au maximum, c’est bien l’objectif visé. C’est pourquoi la com- pagnie travaille, entre autres, sur l’optimisation de l’étiquetage des bagages. De la même manière que l’on s’enregistre en ligne, nous pouvons désormais, sur plusieurs destinations, enregistrer notre bagage et l’étiqueter directement après avoir imprimé l’étiquette. D’ici quelques mois, la compagnie pourrait même lancer le test d’une étiquette électronique permanente à  xer sur votre bagage, et sur laquelle vous pourriez af cher l’étiquette correspondant au voyage en cours. « Nous voulons aller vers un parcours de plus en plus  uide pour nos clients, sans aucune attente en-dehors des  ltres de sécurité et de l’embarquement », ajoute Patrice About. Et pour faciliter encore le voyage de ses clients, Air France-KLM ré échit à une application pour guider le voyageur de la porte de son domicile à la porte de l’avion, en lui donnant les temps de trajet pour arriver à l’aéroport, les temps d’attente à la sécurité, les informations qui impactent son trajet en temps réel, etc. N’oublions pas que des grains de sables peuvent souvent se glisser avant et après le vol. Problème de réservation, remboursement, petit pépin avec les bagages, attentes inter- minables, personnel peu aimable... Aujourd’hui, les compagnies développent des outils CRM et un SAV ef caces pour assurer une expérience client irré- prochable. A l’image du système customer care de Delta Airlines. Un petit plus à l’heure des recommandations et des réseaux sociaux.le chiFFRe à ReteniR75%C’est le taux de voyageurs qui s’enregistrent en ligne aujourd’hui, à partir d’un ordinateur ou d’un smart- phone. Il y a 15 ans, 100% des voyageurs s’enregis- traient encore aux guichets des compagnies aériennes.5quels seRvices PouR demain ?4Qui aurait pu imaginer poursuivre en live la retranscription d’une rencontre spor- tive sur un long courrier il y a 10 ans ? Si Lufthansa l’a fait, d’autres compagnies pensent déjà à après demain. Vous vous en doutez. Les compagnies aériennes comme les avionneurs planchent déjà sur les ser- vices de demain. Outre des services dédiés à l’innovation et à la recherche en interne, les acteurs de l’aéronautique et du transport aérien font de plus en plus appel à l’externe pour trouver les idées qui révolutionneront nos voyages de demain. A l’image d’Airbus, qui vient de dévoiler la liste des  nalistes de la cinquième édition de son concours Fly Your Ideas, qui fait participer universités et étudiants du monde entier. Parmi les  na- listes, une équipe de l’IAE de Toulouse a imaginé un système d’embarquement qui utilise une application mobile en temps réel pour répartir les passagers dans l’avion en fonction de la taille de leurs bagages. Une équipe de l’université de Hong-Kong a, elle, imaginé un concept de cabine avion qui propose la mise en place d’un compar- timent de stockage privé sous les pieds des passagers. De son côté, Air France-KLM fait également travailler les méninges des start-up autour de ses problématiques, en organisant notamment un hackathon,  n 2016, pour améliorer l’expérience client de ses voyageurs. « Le premier gagnant a conçu un chatbot qui permet de  uidi er le parcours des clients lorsqu’un vol est en anomalie, détaille Patrice About. En cas d’annulation ou de retard important, il contacte directement les voyageurs pour connaître leurs besoins en termes d’hôtel- lerie par exemple, ce qui nous permet de récolter l’information plus rapidement. L’idée est en incubation depuis la  n de l’année, et nous commençons à développer la première application. » Air France-KLM travaille régulièrement avec des start-up pour développer des idées, comme à l’occasion du prochain salon Viva Technology pen- dant lequel elle leur proposera d’imaginer le voyage de demain. Et les innovations à venir sont encore nombreuses, à l’image d’une application, sur laquelle travaille la compagnie française, qui permettrait aux voyageurs de pouvoir être identi és, grâce à la reconnaissance faciale, en utilisant leur propre smartphone.50 Mai - n°40]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesGolf & BusinessSe mettre au green pour les affaires ?«Le golf conti- nue d’être un sport pratiqué par une population haut de gamme qui a du pouvoir : ce sont des lieux où les ré- seaux naturels  eurissent et regroupent des gens de très belle qualité. Le potentiel est fort en termes de réseaux et d’in uence. D’autant que ces espaces sont fermés et souvent prestigieux. Cela confère à ces rencontres une atmosphère faite d’intimité et de con dences propres aux clubs fermés. Cela per- met également d’échanger longuement car les parties durent sans pour autant systématiquement parler affaires », rappelle AlainLatine, ce sport ne rencontre pas le même engouement en France même s’il y de-gérer certaines relations d’affaires, béné cier d’un coaching personnel, voireamateurs de la première heure avec ceux plus con r- més. Le principe du han-Le Golf, sport par excellence pour le monde de l’entreprise. Pour réseauter, motiver et coacher. Focus.Par Geoffroy FrameryLe principe du handicap au golf serait mêmeà l’origine d’une théorie selon laquelle le golf aurait été érigé en tant que sport businessmeure le huitième toutes disciplines confondues par le nombre de licences. Les lignes bougent doucement. Les préjugés s’étiolent, les réseaux se structurent et le digital s’immisce dans les parcours de 18 trous. Dis-par excellencemême jauger le climat de son entreprise.haRo suR les PRéjuGés au GRéde vos enviesTout dépend de vos projets quand vous entreprenezd’arpenter un parcours. L’envie est-elle de réseau- ter ? Est-elle celle de dra- guer un client ? Ou bien, souhaitez-vous simplement passer un bon moment avec vos collaborateurs ? Pour les deux derniers cas, le golf n’est plus l’image d’Epi- nal que vous avez en tête. Le golf par son étiquette évoque dans l’imaginaire collectif l’image du cadre supérieur, fumeur de ci- gare qui aime taper dans la balle pour oublier le stress attenant à sa vie de dirigeant. S’il y a un peu de vrai comme dans tout cliché, n’oublions pas que le golf permet une pratique sportive étendue à tous les collaborateurs de l’entre- prise. Sans distinction de sexe ou d’âge. Les membres du board, souvent quadra-, quinqua-, voire sexagé- naires pourront se donner à coeur joie de dompter les cadres juniors. Et les femmes damer le pion aux autres participants. Peu d’activités sportives offrent ce genre de souplesse. De même, pour réduire l’écart de niveau, le système du handicap inhérent au golf permet de challenger lesdicap au golf serait même à l’origine d’une théorie selon laquelle ce dernier aurait été érigé en tant que sport business par excel- lence  n XIXème. Mis en place en 1898, au Royal Wimbledon Golf Club, ce système permet aux joueurs de niveaux différents de s’affronter avec équité. Au- jourd’hui, le golf continue d’être bien plus qu’un sport. Une étude américaine établit ainsi une corrélation entre le niveau de handicap au golf connu des cadres et leur rémunération à poste égal. Avantage aux gol- feurs bien évidemment. « Le golf est une très bonne entrée pour permettre un rapprochement. On donne un cadre, une ambiance pour des rencontres autour d’une passion commune. Le reste ensuite est ques- tion de valeurs », explique Michel Poujade, président du Golf & Business Tou- lousain. Et Benjamin Be- dos-Bosc, associé chez Pei- netti Sequoia Palettes SAS d’illustrer: « La proximité entre mon lieu de travail et le club de golf n’est pas qu’un avantage pour mon temps de loisirs. Nous dé- jeunons souvent avec nos clients et nos fournisseurs. Quant au cadre des com- pétitions, c’est toujours un moment de partage où l’on est susceptible d’aller vers la discussion d’affaires. En général, cela prend 5 ou 6Marty, président du Wine & Business Club, expert des réseaux d’affaires et des cercles d’in uence. Si le golf et les affaires sont monnaie courante aux Etats- Unis, en Angleterre, au Ja- pon ou encore en Amériquecuter dans un cadre vert, sain, hors du bureau, sans téléphone. Passer quatre heures à s’initier ou s’éva- luer à l’aune des plaisirs gol ques, c’est bien souvent ouvrir une soupape, une bulle  nalement pour mieuxMettre en con ance les participants...peut-être pas dans le bunker...52 Mai - n°40]]></page><page Index="53" isMAC="true"><![CDATA[JEU CONCOURS]]></page><page Index="54" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEtrous pour que les personnes commencent à se connaitre et à deviser. Mais c’est au 19e quand on refait la partie que les discussions business ar-rivent ».Réseautez aGilementLa plupart des réseaux prestigieux proposentBusiness guidesseaux gol ques se bornent à leur échelon local. D’autres réseaux, eux, autorisent le golf nomade. Golfy, avec CAP Golf, s’est  xé pour objectif de réunir des entre- preneurs, cadres dirigeants ou professions libérales dans toute la France. Alain Jeanjean, président de Golfy précise : « Nous possé- dions un  chier de 52000 clients dans le monde. Tous secteurs confondus. Nous avons décidé de lancer unl’innovation irrigue malgré tout la pratique du golf et des affaires. Ce faisant, l’entreprise de conciergerie et d’événementiel Call&- Golf met à disposition de ses ouailles gol ques un nouvel outil digital. En- tendez ici un nouvel outil de réseautage à destination des TPE et PME. L’idée ? Donner dans le sur-me- sure dès que des clients en hôtellerie ou de passage souhaitent golfer : navettes aller-retour vers le parcours, tenue, matériel, etc. Autre idée novatrice, celle de dématérialiser l’adhésion et de faire souscrire une personne morale plutôt qu’une personne physique pour un meilleur mélange des genres lors des ren- contres. « Nous avons dé- matérialisé notre carte. Une personne peut donc utiliser un voucher sans avoir besoin de la carte. Cette extrême  exibilité permet d’utiliser les sites à l’occasion de séminaires et de repas d’affaires. De plus, nous mettons à dispositionC’est au 19e trou que commencent les relations businessune compétition ou – at least – quelques journées autour de la petite balle blanche. Qu’en est-il des réseaux dédiés ? Il en existe à proximité de chaque mé- tropole : Golf Business Club, Club Golf’N Bu- siness de Aix-Marseille, Golf & Business Breizh, Open Golf Club, Fairway Business Club Certains ré-club national en BtoB à partir de ce réseau. Chaque club est au plus près de chaque métropole régio- nale. Et l’adhésion est au nom de l’entreprise. Cela s’adresse autant qu’aux golfeurs qu’aux non gol- feurs qui souhaitent une initiation. »Si on ne parle pas encore de club ou de gant connectés,un annuaire accessible à chaque membre pour entrer en contact avec le reste de la communauté », souligne Alain Jeanjean.un seRvice ce concieRGeRie GolFiqueInspiré des usages outre-At- lantique, Golf Links est une nouvelle déclinaison du sport et du business. En l’occurrence, un dispositif qui propose à la journée à une trentaine de personnes maximum de se retrou- ver pour parler business tout en perfectionnant leur swing. Il peut s’agir de col- laborateurs d’une même entreprise. Dans ce cas, nous nous rapprochons de l’esprit séminaire, incentive et team-building. Autre pratique également, celle qui consiste à inviter des clients ou des prospects dans une logique de sé- duction ou de  délisation. Soit il peut s’agir également de rassembler cadres diri- geants et chefs d’entreprise pour créer des synergies d’affaires. D’un côté, les golfeurs déjà initiés, del’autre, les débutants. Libre choix est laissé à chaque personne pour choisir son binôme. La phase de ré- seautage plus formelle se réalisera durant le buffet qui clôture l’événement. D’autres réseaux vont en- core plus loin et créent un portail dédié aux relations d’affaires créées durant la journée golf et se placent clairement en tant que fa- cilitateurs de business où le golf est alors davantage un prétexte pour aider l’en- trepreneur dans la transfor- mation de nouveaux leads quali és. Certains réseauxdécident donc de faire signer un engagement aux clients qui participent. En retour, l’organisateur ou le sponsor de l’événement et client du réseau est assuré des retom- bées de l’événements avec des outils de reporting à la clé : retombées en termes de contacts, feed back  - nancier,...un sPoRt qui se démocRatise dans les entRePRisesLes associations de gol- feurs se multiplient au sein des entreprises. Au départ, apanage des groupes ban-Carnet d’adressesOù vous voulez, quandvous le voulez ?Quelques noms évocateurs leaders du secteur qui as- surent une prestation avec le meilleur rapport qualité/ prix : Blue Green-Groupe Saur / Golfy / Nouveaux Golfs de France /Open Golf Club.Pour réserver son green-fee à la dernière minute ou pro ter d’offres intéressantes en fonction des taux d’occupation. Les réservations sur la Toile permettent également de belles économies : Intergolf/ mygreenfee. com / Cheap and Golf /Easy Green Fee / EsayFairway / book&golf.54 Mai - n°40On a pas toujours envie de parler af- faires au Golf ...]]></page><page Index="55" isMAC="true"><![CDATA[de publics d’affaires, cer- taines précautions sont à prendre avant de démarrer un événement gol que : tout d’abord, il ne faut jamais commencer sur le prac- tice. Imaginez que vous soyez plus aguerri que votre client, que vous envoyiez la balle à 160 mètres tandis que votre invité doit s’y reprendre à trois fois pour taper la balle à 30 mètres. Mettre les personnes en con ance passe par la pra- tique de petits coups pour que le non-initié gagne en confiance. L’entraide est également encoura- gée. Devenir golfeur ne s’improvise pas mais y prendre du plaisir relève de la simplicité. Pensez à mettre vos collaborateurs con rmés en position de mentor pour aider les débu- tants à adopter les postures et les codes de ce sport. Et Alain Marty de compléter sur ces pratiques : « On peut dire qu’il y a deux vies dans le golf. Une pre- mière où l’on commence dans sa région. L’idée est d’améliorer son classement quitte à perdre au niveau relationnel. Puis dans une seconde vie, lorsque notre niveau est convenable, nous pouvons alors nous diriger vers des golfs à la fois plus sélect en termes de niveau mais aussi en termes deréseaux. »le business comme élément de coachinGLe golf est parfois conseillé par certains médecins. Au- delà du cadre idyllique et de la balade de quatre heures, et de leurs bienfaits pour les collaborateurs ou clients sédentaires, le parcours de golf a le mérite de libérer du stress et des tensions. Bien évidemment, les comporte- ments sportifs transposables à l’entreprise s’appliquent aussi au golf : compétiti- vité, discipline, courage... Autre point qui rassure, l’étiquette liée à ce sport de gentle(wo)men. Le terrain de golf est un écrin, et le golf un sport auréolé d’une étiquette qu’il convient de respecter, même quand ily a beaucoup de monde. Il y a donc des codes à res- pecter. Et bien pratiqué, le golf réserve son lot deWoods qui veut. Mais il faut jouer « fair ». Gérer son stress est une attitude transposable à une relationpas le stress sur un green ? Valorisez votre sang-froid et votre modestie, deux sentiments qui donnenttout le parcours. Gare à la maladresse et à la lourdeur : « L’esprit de compétition peut être moins prononcé en France qu’ailleurs, au Japon ou aux Etats-Unis. Mais l’objet de cette journée qui prévaut demeure le golf. Ces moments de rencontre sont d’abord une attitude et une approche relationnelle à cultiver. D’autant que la discipline exige énormément de con.centration. C’est en général au 19ème trou que les discussions business s’engagent », soutient Alain Marty.Qu’en sera-t-il de la gestion d’un projet, d’un portefeuille client ou d’un contrat si vous ne maîtrisez pas le stress sur un green ?caires, l’organisation de tournois de golf inter-entre- prises a le vent en poupe au sein d’entreprises dans des secteurs d’activité variés : industrie, IT, audit Même le monde des start-up s’y met. Autre fait à souligner, la  exibilité des golfs pour convertir le public d’affaires à pratiquer le green. Ces derniers agrandissent les domaines pour découper certains parcours et réaliser des itinéraires plus com- pacts destinés aux débutants pour très vite se mettre à tremper un orteil dans les conditions de jeu normales au lieu de s’appesantir sur le practice. Dans la même veine, d’autres domaines gol ques décident également de dédier une partie de leur parcours uniquement à la gente business. Certaines offres commerciales peuvent permettre au sponsor de personnaliser les caddies et les notes d’impression des scores.ne Pas commenceR PaR le PRactice... Si les formats fourmillent pour intégrer davantagebonnes surprises dans la conduite d’une négocia- tion. Jouer mal, ce n’est pas grave. N’est pas Tigerd’affaires. Qu’en sera-t-il de la gestion d’un projet, d’un portefeuille client ou d’un contrat si vous ne maîtrisezcon ance dans les affaires. Autre mise en garde : veil- lez à ne pas parler d’un possible contrat pendant55ecoreseau.fr]]></page><page Index="56" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesSport & affaires : vivre un événementiel L’avant-première mi-temps,Inviter au stade, pour un match ou un concert, un client ou un prospect, est une façon ef cace de nouer des liens avec lui. Encore faut-il faire les choses correctement.Par Jean-Marie BenoistTransport, restauration, apéritif, ou autres, ne doivent absolument pas être creux et vide d’interactions. Au contraire, ils sont souvent la meilleure opportunité pour pouvoir discuterle money timeil existe mille et une Façons de Fi- déliseR un client. L’une des façons les plus efficaces de le faire – qui peut aussi servir, d’ailleurs, à briser la glace et à entre- tenir son réseau – est de l’inviter à un événement un peu spécial, qui sort de l’ordinaire et du seul business. L’objectif est, alors, de créer ou renforcer un lien. « Avoir un pro- gramme d’hospitalité doit être considéré comme un investissement et non une dépense », explique Yan- nick Hoinville, directeur commercial du Consortiumde la boulangère : vous ai- mez ses produits, mais ce qui vous retient vraiment, ce sont les petites attentionsniser un événement avec un client ; il faut aussi le vivre de la bonne fa- çon. Tout événement nejets spécifiques ? Veut-on impressionner un futur prospect, en lui montrant qu’avec vous tout est pos-Stade de France. Les coûts ne sont pas négligeables, mais les retombées en valent la chandelle. C’est, pourrait-on dire, le principepossibilités ne manquent pas : rencontres sportives (football, tennis, golf...), concert, exposition... Mais ce n’est pas tout d’orga-en plus – un croissant bo- nus, un conseil avisé sur un nouveau produit, etc. Pour une entreprise, lesconviendra pas à tout le monde, ni au message que l’on veut faire passer ; il faut bien le choisir, en se basant sur sa connaissance du client, et en n’hésitant pas, si nécessaire, à fairepreuve d’originalité.bien connaîtRe son client et son messaGe« Avant de réfléchir au type d’événement, il faut déjà savoir, autant que possible, quel est le message à faire passer, et à qui on veut le communiquer », sou- ligne Gérald Meyrignac, cofondateur de l’agence Full Time Sports, spécia- lisée dans l’événementiel sportif. Cela fait partie des bases, bien sûr, mais cela mérite toujours d’être rappelé. Bien connaître son client permettra de savoir s’il sera plus séduit par du football, du ten- nis, ou quelque chose de différent ; et savoir quel message on veut délivrer aidera au choix du dérou- lement de l’événement. Veut-on nouer des liens, sans visée particulière,entre dirigeants ou entre équipes ? Ou veut-on créer un contexte propice au bon déroulement de dis- cussions sur certains su-sible, surtout l’exception- nel ? Autant de messages qui seront délivrés avec plus d’efficacité par des dispositifs différents.PRéPaReR en amont...La préparation n’est pas achevée une fois le public et le type d’événement dé- terminé. Tout d’abord, il peut être utile de réunir les membres de votre en- treprise qui participeront à l’événement, afin de les impliquer dans l’organi- sation et de les respon- sabiliser. Par exemple, si les équipes commerciales sont présentes, il faut les pousser à adopter la bonne attitude ; un salon VIP n’est pas le meilleur endroit pour entamer des négo- ciations. Le jeu en vaut la chandelle : la présence de plusieurs personnes de l’entreprise pour créer du lien avec les invités est un atout souvent utile – sur- tout si l’une d’entre elles est un des dirigeants. En- fin, si vous avez plusieurs invités, pour faciliter les échanges, essayez de rester un peu homogène... Il faut ensuite s’occuper de la lo- gistique. Rétro-planning, invitations – à envoyer au moins un mois, de préfé-Le backstage, une manière de faire dans l’expérience client56 Mai - n°40]]></page><page Index="57" isMAC="true"><![CDATA[EVENT BOX PARC OLYMPIQUE LYONNAISUN CADRE EXCEPTIONNEL POUR VOSÉVÉNEMENTS D’ENTREPRISEVOTRE SÉMINAIRE CLÉS EN MAINAVEC VISITE DE STADEESPACE ÉQUIPÉ & MODULABLE AVEC VUE SUR LA PELOUSE PETIT-DÉJEUNER & 2 PAUSES CAFÉDÉJEUNER À LA BRASSERIE DES LUMIÈRES – BOCUSE VISITE GUIDÉE DU STADEÀ PARTIR DE 85€HTPAR PERSONNE *PARKING GRATUITPOUR TOUS VOS ÉVÈNEMENTSSÉMINAIRE / JOURNÉE D’ÉTUDES / INCENTIVE / LANCEMENT DE PRODUIT / TEAM BUILDING / COMITÉS DE DIRECTION / COCKTAIL /COACHING / PETIT-DEJEUNERevent@ol.frwww.olentreprises.com 04.81.07.46.88(*) Tarif partenaire - Réservation pour 1⁄2 journée à partir de 75 € - Tarif valable jusqu’au 30 juin 2017]]></page><page Index="58" isMAC="true"><![CDATA[CAHIER PRATIQUEBusiness guidesrence deux, avant la date, voire plus pour certains types d’invités : « pour certains événement ex- ceptionnels, des personnes très désirées peuvent être invitées plusieurs fois, par plusieurs entreprises, souligne Yannick Hoin- ville. Il faut alors être le premier... » Et, le jour même, il faudra bien se souvenir de ne pas laisser ses invités seuls, mais au contraire de bien les ac- compagner : c’est essentiel pour l’image de marque.PRestations suR mesuRe (+imaGe Revenus matc- hday)Comparés à leurs équiva- lents européens, le poids de la billetterie (appelée « matchday ») est faible dans les stades français. Pour corriger cela, ils se sont concentrés sur deux éléments principaux : amé- liorer et étoffer les services proposés au public (WiFi, applications, etc.), et dé- velopper les prestations à destination des entre- prises. Ainsi, durant sa rénovation pour l’Euro 2016, le Parc des Princes avait-il triplé la surface de ses espaces hospitalité, offrant désormais 4500 places « invités » sur 15 espaces (soit plus de 10% des places). Salons, loges,a accueilli plus de 36000 personnes sur près de 300 événements d’entreprise, organisés dans ses espaces réceptifs », précise Valérie Fontaine, responsable des RP produits du Parc OL.choisiR le tyPe d’événementEntre sport ou musique, salon ou loge, apéro ou dîner, les événements pos- sibles sont variés. Et de fait, tous ne servent pasbusiness en rencontrant des partenaires, fournis- seurs et prospects, alors que la loge se destine plu- tôt aux entreprises qui souhaitent privilégier leur réseau clients/prospects en proposant un espace réservé et exclusif », ex- plique Valérie Fontaine. Par ailleurs, les stades offrent aujourd’hui des options variées : spectacle musical, rencontre spor- tive... « Si les premièresliday, U2... Il est difficile de faire des paris risqués en la matière. Mais ces concerts restent des évé- nements exceptionnels, ne serait-ce que par leur échelle : qui dit stade dit pyrotechnie, animations... Autant d’éléments qui as- surent que l’événement sera marquant.éviteR les moments cReux Même si la rencontre spor- tive ou le concert est le cœur (et le prétexte, en un sens) de l’événement, il n’en constitue pas l’unique étape. « En moyenne, nos clients passent près de cinq heures sur place : deux heures avant le match et une heure trente après », souligne Yannick Hoin- ville. Tous ces moments, qu’il s’agisse de transport, restauration, apéritif, ou autres, ne doivent abso- lument pas être creux et vides d’interactions. Au contraire, ils sont souvent la meilleure opportunité pour pouvoir discuter : pendant la rencontre ou la performance, il sera difficile de tenir une conversation soutenue sans être interrompu, et puis le principe même d’un58 Mai - n°40Les hymnes, encore le temps de parler un peu business...Pour compenser l’imprévisibilité des rencontres sportives, les stades ont développé de véritables expériences visiteurssalles de réunion, restau- rants, prestations VIP... Tout le panel est offert, et ce y compris hors des soirs de match (il est par exemple possible d’orga- niser un événement d’en- treprise dans les salons du Parc OL, d’aller dîner au restaurant puis de partici- per à un Escape Game, le tout dans le stade). Et ça marche. « Depuis le lan- cement des offres BtoB, en février 2016, le Parc OLles mêmes objectifs : le choix du type d’événement dépend de la relation que l’on veut instaurer avec le client ou le prospect. Pour des dirigeants d’en- treprise, un espace VIP sera probablement plus approprié ; mais si les in- vités sont des artisans, par exemple, un espace plus familial conviendra peut- être mieux. « Les salons permettent à l’entreprise de développer son réseause montrent idéales pour passer un bon moment, les dernières ajoutent des notions de compétition, donnant une ambiance dif- férente », explique Yannick Hoinville. Par ailleurs, le concert a le désavan- tage (ou l’avantage, selon l’objectif visé) d’être en général plus statique – il faut dire que, sauf excep- tion, les artistes choisis sont plutôt consensuels : Céline Dion, Johnny Hal-]]></page><page Index="59" isMAC="true"><![CDATA[événement de ce type est d’offrir un moment qui sort du cadre du travail. C’est surtout vrai dans le cas d’un groupe large d’invi-événements sportifs est qu’ils sont par définition aléatoires. Ni le stade, ni vous-même, ne pouvez garantir la qualité de la prestations des équipes sur le terrain : certains matchs sont passionnants, ou avec des enjeux forts, et d’autres le sont moins. Pour compenser ces im- prévisibilités, et assurer que l’événement ne som- brera pas dans l’oubli ou la médiocrité aux yeux des invités, les stades ont développé de véritables expériences. « Un élé- ment très important est celui de l’expérience visi- teur, estime Marc Lionel Gatto, fondateur de MLG Consulting, spécialisés dans l’événementiel. C’est comparable à la façon dont les magasins ont travaillé l’expérience client. Par exemple, il ne suffit plus nécessairement d’aller simplement voir un match, mais il faut aller plus loin, avec un avant et un après événement. » Cela passe par des cadeaux, de lane Pas hésiteR à êtRe oRiGinalSi elle domine le marché, la trilogie football-rug- by-concert n’est pas pour autant inéluctable. « Il ne faut pas hésiter à prendre des risques », estime Gé- rald Meyrignac. Le panel disponible est aujourd’hui large : basket, volley, golf, équitation... Si l’on cite surtout des sports, c’est parce qu’il est beaucoup moins risqué de sortir des sentiers battus avec des rencontres sportives qu’avec un concert, par exemple. Si vos invités ne supportent pas la musique pendant les deux heures de l’événement, ils ne seront pas dans un état d’esprit propice à nouer des liens privilégiés avec vous, ni à discuter de potentiels ac- cords – l’idée derrière un événementiel de ce type est tout de même d’instaurer une ambiance agréable... Alors que les sports sont, d’un point de vue culturel, beaucoup plus souples d’accès. Pour la plupartL’événement aussi extraordinaire soit-il ne doit pas faire oublier d’accompagner ses invités : c’est essentiel pour l’image de marquetés : il faut alors ménager un moment d’une heure ou deux où tout le monde pourra échanger librement. Quant au timing, il vaut mieux suivre les adages populaires, et s’occuper du business avant de pro- fiter de l’événement. Ces derniers sont souvent en fin de journée ; le temps disponible est donc, de toute façon, disponible en amont et non en aval. Et après certains événements (les matchs de rugby, no- tamment, pour ne pas les citer), l’ambiance est par- fois trop festive pour être favorable à des échanges sérieux.donneR un asPect excePtionnelLe problème majeur desrestauration, mais aussi par des prestations sup- plémentaires (boutiques mobiles, services digitaux, studio photo...), voire par des « exclusivités » : par exemple, plonger dans les coulisses en allant visiter les vestiaires, en rencontrant un joueur... Cet aspect exceptionnel peut également venir du côté nouveau et original de l’expérience. « Dans le cadre des 24 heures du Mans, nous proposons une expérience avec Alpine Re- nault, décrit Gérald Mey- rignac. On ne s’adresse pas nécessairement à un public de férus d’auto- mobiles, mais on vend le rêve Alpine, quelque chose qu’ils n’ont jamais vécu. »d’entre eux, pas besoin de connaissance préalable pour apprécier la perfor- mance sportive, les valeurs de dépassement, l’ambiance de compétition... Si le pari marche, votre événement se distinguera d’autant plus, puisqu’au plaisir et à la détente s’est adjointe la découverte, qui peut tour- ner un peu à l’aventure : « Il nous est déjà arrivé, par exemple, d’envoyer des clients voir du football américain, alors qu’ils ne connaissaient pas du tout le spor.t. Mais aller voir un match de la NFL à Londres était une aven- ture », continue Gérald Meyrignac.ecoreseau.fr 59]]></page><page Index="60" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRMationRéseaux & in uenceDécryptage d’un groupement ou cercle en particulier, de son dynamisme et de sa capacité à favoriser le networkingCroissance PlusDistributeurs de fruits20 ans de combat et de lobbying pour la compétitivité des entreprises, le partage des fruits de la croissance et une réconciliation patrons/salariés...moyens  nanciers signi - catifs après un parcours start assez long (sourire), et l’envie de croiser d’autres patrons. Je n’étais pas fan du Medef, trop sclérosé, et j’avais envie de participer à ce combat sur le partage des fruits de la croissance, dans un esprit différent des "hur- luberlus" du CAC 40 qui ont fait des dispositifs exigeant de gagner plus. J’avais aussisyndicalistes. Quand Surys est devenue plus grande (spécialisée dans l’authen- ticité et la protection de do- cuments, l’entreprise compte 380 collaborateurs dont 275 en France et 70M€ de CA, NDLR), j’ai accepté de faire partie du comité directeur de cette association qui a une âme. » Trois mandats et la présidence de la commission R&D qui lui ont permis unde temps de travail et voir ses propositions reprises en texte de loi, ce sont des satisfactions sur des choses concrètes. Comme contri- buer à corriger l’image de l’entrepreneur trop sou- vent suspect, alors que c’est le même dont on salue le courage quand il monte sa boîte. »Croissance Plus a ses exi- gences : parrainage d’un membre, CA ou effectif en forte croissance, asso- ciation des sala- riés aux résultats de l’entreprise, démarche RSE. Si ses dirigeants assument d’être un réseau, « pas question de venir faire du business, sans aider au développement de Croissance Plus. Il s’agit d’un partage de culture pour faire avancerl’entreprise. »une jauGe à 400 membRes L’associationplafonne volontairement le nombre de ses membres autour de 350-400, même si elle revendique 60 à 70 nouveaux adhérents depuis six mois. Lara Pawlicz, CEO de 2Spark, 15 salariés, l’a intégrée en janvier dernier. « Je suis une primo-entre- preneure. 2Spark a six ans et, passés les premiers stades pour lesquels il existe énor- mément de ressources, j’ai ressenti le besoin de côtoyer des entrepreneurs qui ont déjà été confrontés à ce que nous avons à gérer mainte- nant : de la croissance, entermes de collaborateurs, de marché, de levée de fonds aussi. Une ressource plus "leader" en somme, plus technique aussi sur les points clés à gérer dans notre dé- veloppement. Le plus im- portant pour moi était la dynamique et la présence de personnalités hétérogènes pour justement rester ouvert sur l’extérieur, et aussi qu’il s’agisse d’un mouvement apolitique. » Membre du réseau des Pionnières et de BNP Paribas, c’est cette dernière, partenaire de Crois- sance Plus (comme KPMG et Jeausserand&Audouard), qui l’a invitée une première fois. Elle a, depuis, découvert les sept groupes de travail. « Je suis jeune dans ma fonction de patron d’entreprise et j’ai encore plus à apprendre qu’à apporter dans ces commis- sions. Mais, si je dois faire avancer un combat, ce serait celui des contrats de travail. J’ai passé 15 ans aux États- Unis et j’ai vu comment un contrat plus souple, rénové, permet le développement, en assurant un équilibre entre le salarié qui veut garder son job et l’entreprise qui n’a pas intérêt à perdre les bons éléments, les gens qu’elle a souvent formés, sur lesquels elle a investi. » Croissance Plus a édité, en février, « L’urgence de la réforme, 70 propositions à destination du futur Pré- sident ». « Il est vraiment temps de créer et de donner de l’épaisseur au débat, sou- ligne Jean-Baptiste Danet. Cela ne veut pas dire qu’ilPar Olivier RemyParis, 8e arrondissement, 33 boulevard Male- sherbes. À dix minutes de l’Assemblée nationale, à deux pas de l’agence de com’ Ipanema qu’il préside, c’est Jean-Baptiste Danet, président de Croissance Plus depuis juillet 2016, qui reçoit, ponctuel, remonté contre le « débat présidentiel pa- thétique » du moment et un poil lyrique. « Nous sommes la seule association patro- nale qui dit qu’elle est pour la croissance qui permet de répartir la manne avec les collaborateurs au-delà d’un minimum légal. Ce que j’entends sur l’entreprise est af igeant, toutes ces pensées passéistes qui opposent sala- riés et entrepreneurs, alors que l’on devrait encoura- ger la créativité... », plante cet ancien de chez Philips et Thorn Emi, devenu DG de Dragon Rouge avant de rejoindre Ipanema. Crois- sance Plus ? Des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, de l’industrie, des transports, des services, du conseil, des nouvelles techno, de la communica- tion , où l’on retrouve pêle- mêle Kiloutou, Michel et Augustin, Coursiers.com, Coriolis Telecom, Direct Energie, ou encore L’Atelier des Chefs. « L’entreprise vit dans un milieu contraint de développement et d’emploi. Or, il est évident que nous devons trouver cette conci- liation entre entreprise etsalarié. Nous avons choisi le combat positif. Ne pas peser, c’est renoncer. L’entreprise doit reprendrele manche là où l’État ne remplit pas son rôle. C’est la culture générale qui manque dans le débat de la France d’aujourd’hui. Or, c’est l’accès à l’épanouissement et la réussite dans la vie. »lobbyinG dé-cisiF suR leciRHugues Souparisa réussi en tant qu’entrepreneur.P-Dg. de Surys (ex-Hologram In- dustries), il a rejoint Croissance Plus en2001, quatre ansaprès sa créationpar Denis Payre, fondateur de Business Objects et Kiala. « J’avais créé Hologram Industries en 1984, qui avaitenvie d’expliquer pourquoi, socialement, il est impor- tant de faire avancer ces idées. J’ai participé auxvrai lobbying, autour du Crédit impôt recherche (CIR) notamment. « Être un outil pour les entrepreneurs, faireDes rassemble- ments pour mieux répartir le gâteau...Être un outil pour les entrepreneurs, faire passer des messages auprès des pouvoirs publics, servir de caisse de résonnanceest nécessaire de s’. peut aussi prendre un bain et lire un livre, cela permet de connaître son histoire. » À bon entendeur.été introduit en Bourse en 1998. Nous avions alors 70 collaborateurs pour unCAde15à16M€.Desdîners, aux déjeuners, à nos Spring Campus, rencontré des hommes politiques, de grands entrepreneurs, despasser des messages auprès des pouvoirs publics, servir de caisse de résonnance, donner ses idées, un peuagiter. On60 Mai - n°40]]></page><page Index="61" isMAC="true"><![CDATA[Les solutions acoustiquesMiroir acoustiqueAcoustique 3DAcoustique Lumière® 3DAcoustique Béton 3DAcoustique Lumière®Acoustique Boiswww.barrisol.comPlafond Barrisol® et mur Artolis® motif cubes de bois - réf. BEW01 Architect : Burdi lek Barrisol Lumière® Designer BOYTORUN MimarlıkShowroom Proplac - Vague e et béton 750475 - Mur E et BEB03 BEB01 Architect : Nagui Sabet Barrisol Lumière® Architecte : Concept Consult Architects Switzerland]]></page><page Index="62" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRMationBaromètreBrèves, études, actus et classements du mois concernant les Grandes Ecoles, les Universités et le recrutement, picorés en toute subjectivitéCe mois-ci, la rédaction met à l’honneur l’esprit d’entreprendre et la jeunesse au cœur de son baromètre RH pour faire écho à son dossier en couverture. D’abord par un bilan plutôt encourageant des incubateurs de l’enseignement supérieur. Ensuite parce que HEC vient de lancer son incubateur dans la station F. En n, une récente enquête du CEGOS montre le hiatus entre la per- ception des attentes des jeunes avec ceux des DRH. En sus, focus sur les stratégies de déploiement de l’ESSEC, du groupe IONIS et de l’IMT Mines-Carmeaux, ainsi que sur l’innovation RH du mois : un serious games contre les préjugés visant les personnes en situation de handicap. Bonne lecture.Actualités des grandes écoles entRePReneuRiat étudiantLe bilan des incubateurs de l’enseignement supérieurLe mardi 4 avril 2017, la Conférence des grandes écoles (CGE) a dévoilé la première étude nationale réalisée avec le soutien du groupe Caisse des Dépôts sur les incubateurs de l’en- seignement supérieur et de la recherche et leur impact sur les dynamiques territoriales : quels rôles jouent-ils dans le développement de l’entrepreneuriat sur les territoires ? Quelle valeur ajoutée créée sur le plan régional ? Comment maximiser l’impact de ces plateformes pour l’ensemble de l’écosystème ? Depuis 2008, l’entrepreneuriat étudiant est en fort déve- loppement dans un environnement favorable aux start-up. 5,3% des étudiants en sortie de cursus créent aujourd’hui leur entreprise. Ce chiffre en croissance devrait atteindre 15% dans les prochaines années.Un constat s’établit : des acteurs économiques forts s’installent mais sont à renforcer dans un paysage hétérogène et concurrentiel. Les incubateurs des établissements sont des ca- talyseurs de l’innovation dans les territoires. Ils concentrent les projets d’entreprises in- novantes et ont vocation à rassembler toutes les parties prenantes du territoire. Il n’existe pas de modèle émergent. Le paysage des incubateurs est hétérogène du fait des spéci citésdes territoires et des stratégies des établissements. Mais l’incubation tend à devenir une véritable industrie qui se professionnalise et s’ouvre à la concurrence. L’enjeu est double pour les établissements : répondre aux attentes des acteurs de l’écosystème du territoire (État, collectivités territoriales, entreprises, écoles, porteurs de projet...) et trouver un modèle de  nancement pérenne pour les incubateurs.Trois facteurs clés sont mis en exergue dans cette étude :-développement d’une offre d’accompagnement face à la concurrence en valorisant les avantages compétitifs des établissements dans les territoires-investir dans le capital humain dans une logique d’open innovation-Internationaliser les programmes et renforcer les liens avec les alumniLes 3 chiffres clés de l’étude :62% des établissements ont mis en place des cursus de formation dédiés à l’entrepreneuriat65% des établissements ayant répondu à l’enquête disposent d’un incubateur (en propre ou partgé)62 Mai - n°40Près de des entreprises 80% créées au seindes incubateurs sont pérénisées apres 3 ansPrès de des entreprises 72%créées au seindes incubateurs sont pérénisées apres 5 ansSource : CGELa Station F prépare son décollage avec HECLa Station F n’en  nit plus de développer des partenariatsdivers : « Paris Landing Zone » de Numa, « Start-up ga-rage » de Facebook, accélérateur de Vente-privée.comm,incubateur de Zendesk, programme d’accompagnementd’Amazon... Tout ce beau monde a été intégré à la HalleFreyssinet. L’impact social n’est pas en reste grâce à l’arrivéefraîche d’Ashoka, réseau d’entrepreneurs sociaux. HEC n’estpas non plus en reste. L’incubateur HEC Paris a ouvert of ciellement ses portes le 3 avril. Pour la première fois en dix ans, celui-ci s’ouvre aux non-diplômés de l’école HEC. 700 m2, 175 postes de travail, 60 projets accompagnés par an... Telles sont les ambitions de la business school qui ambitionne également de créer une passerelle pour les projets étrangers en incubant à hauteur de 50% des projets portés par des personnes de nationalité étrangère. Source : HEC classementValoriser sans classer : le U-Multirank 2017Le classement U-Multirank 2017 a été publié le 30 mars. Les 62 établissements français parmi les 1500 équivalents mondiaux sont au même niveau que ceux du RU, des Pays-Bas, de Belgique ou d’Allemagne. Cette étude, alternative au classement de Shanghai, propose un visage original de l’enseignement supérieur car elle bouscule les rankings habituels.]]></page><page Index="63" isMAC="true"><![CDATA[Ce faisant, le U-Multirank distingue, lui, comme business schools l’Edhec et l’Essec et comme école d’ingénieurs Telecom ParisTech, Centrale Lyon et l’INP de Grenoble. No- tons également que ces trois écoles d’ingénieurs se hissent dans le top 25 mondial par le tamis de la co-publication de recherches avec des partenaires industriels. Quels sont les établissements en tête de liste à l’aune des cinq critères de l’étude ?Sur le terrain de l’enseignement et de l’apprentissage, le meilleur établissement français est l’Edhec. Sur le terrain de la recherche : les trois meilleurs sont Centrale Lyon, l’ENS Paris et l’INP de Toulouse. Sur celui du transfert de connaissances, Telecom Paris Tech se distingue tout comme l’EDHEC. L’ESSEC et GEM atteignent les cimes du classement côté orientation internationale. En n sur le thème de l’implication régionale, l’ESSEC, l’ICN Business School et l’Université de Cergy-Pontoise trustent les premières places. En n, dans cette dernière édition, U-Multirank a fait un point particulier sur les études de management. Selon ce classement : l’Edhec, l’Essec, l’Ieseg School of management, l’ICN business School et Rennes School of business sont en tête de liste. Rappelons que HEC n’a pas participé et ESCP est considérée comme une école internationale.Source : U-multirank 2017 nouveaux PRoGRammesLes Executive MBA du Groupe IONIS lancent une nouvelle spécialisation dédiée aux managers et aux entrepreneurs du jeu vidéo avec l’EPITA Après le management IT, l’entrepreneuriat et la transformation numérique, les Executive MBA du Groupe IONIS lancent l’Executive MBA « Game Management ». Une formation destinée aux professionnels de l’industrie du jeu vidéo et qui béné cie de la participation du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), qui sert de relais auprès des professionnels et participe à la conception du programme. « Dans un secteur réalisant 43% de son chiffre d’affaires à l’international et dont 2/3 des studios de développement ont moins de cinq années d’existence, il est naturel pour le Syndicat national du jeu vidéo de soutenir cette démarche en participant à l’élaboration du programme qui devra répondre au besoin de formation de cadres et de dirigeants », déclare Nicolas Godement, vice-président du SNJV en charge de l’emploi et de la formation. De nombreux managers du secteur ont initialement débuté leur carrière à des postes de production comme la programmation, le graphisme, le game design ou le QA (Assurance Qualité). L’Executive MBA « Game Management » de l’EPITA permettra à ces pro ls aussi bien qu’aux entrepreneurs ayant créé leur studio d’accélérer leur carrière en acquérant les compétences nécessaires au management d’équipe, à la gestion d’un budget et à la direction d’un studio. « Pour les Executive MBA du Groupe IONIS c’était naturel de positionner l’EPITA comme leader sur le sujet tant le jeu vidéo, son développement et l’entrepreneuriat sont au cœur de son ADN », déclare Cyril Pierre de Geyer, directeur des Executive MBA du Groupe IONIS. Pour les participants, le programme délivre un diplôme RNCP de niveau 1 reconnu par l’État. Le coût de la formation est de 22000€, les entreprises adhérentes du SNJV béné-  ciant d’un tarif préférentiel. Le  nancement de la formation peut être assuré pour tout ou partie par un Organisme paritaire collecteur agréé) sous la forme d’une période de professionnalisation.Source : IONIS Education Group stRatéGie des acteuRs de l’enseiGnement suPéRieuRIONIS Education Group annonce son internationalisation et l’ouverture de huit campus urbains en Europe à l’horizon 2019À l’occasion de son point presse du 25 avril (Paris II), le Groupe IONIS annonce son in- ternationalisation avec une première phase de développement en Europe. Né en 1980, le Groupe IONIS compte aujourd’hui près de 25000 étudiants, plus de 65000 diplômés et 23 écoles et entités. Il est actuellement présent dans 12 villes de France, à la tête de cam- pus urbains pluridisciplinaires qui favorisent à la fois les projets innovants et la culture transversale. À la rentrée 2017, quatre campus seront ouverts en Europe. A Barcelone avec Epitech et la Coding Academy et l’ISG, à Berlin avec Epitech, à Bruxelles avec Epitech puis certains programmes de l’ISG et une antenne pour les bachelors de l’ISEFAC. A Genève en n, avec ISG Programs Luxury Management. À la rentrée 2018, deux autres campus compléteront le dispositif européen du Groupe. Amsterdam et Dublin sont actuellement à l’étude. Et une implantation à New York est envisagée.Source : IONIS Education GroupIMT Mines Albi-Carmeaux, les premiers fruits de la stratégieA l’occasion de sa conférence de presse du 20 avril, l’IMT Albi- Carmeaux a fait état d’un premier bilan encourageant concernant la réalisation de son plan stratégique. Trois mis- sions incombent à ce plan. Former des ingénieurs et des docteurs rigoureux, entreprenants, capables de dynamiser les entreprises. Mener des recherches scienti ques de pointe per-Rh & FoRmationmettant d’inventer de nouveaux produits et procédés, les développer avec des partenaires industriels. Contribuer à l’expansion économique des territoires. Rappelons que l’IMT forme chaque année 8% des ingénieurs diplômés et 25% des docteurs. Quatre grandes lignes directrices guident le développement de l’établissement. La formation  nancée par les entreprises (+50% d’apprentis cette année), le développement de nouvelles formations payantes, des partenariats stratégiques de recherche avec les entreprises et la mise en place de plateformes de recherche et d’innovation. Sur ce dernier terme, quatre plateformes sont d’ores et déjà sorties de terre, Gala, Valthera, Mimausa et Iomega respectivement dans les domaines de la galénique, de la valorisation thermique des résidus de transformation des agro-ressources, dans la mise en forme de matériaux pour l’aéronautique et la surveillance active et dans l’interopérabilité des organisations.Source : IMT Mines Albi-CarmeauxAnnonce stratégique pour Télécom EMTélécom Ecole de Management (Télécom EM) accélère le dé- veloppement de ses doubles diplômes manager-ingénieur avec les écoles de l’IMT (membres ou af liées). La business school de l’Institut Mines Télécom, basée à Evry sur le même campus que Télécom SudParis (école d’ingénieurs), a concrétisé trois nouvelles initiatives en 2017:-accord de double diplôme ingénieur-manager avec les Minesde Nancy-accord de double diplôme manager-ingénieur avec Télécom Nancy-accord sur la diversi cation du sourcing double diplôme manager-ingénieur avec Télé- com SudLa multiplication des accords de double diplôme entre Télécom EM et ses consœurs écoles d’ingénieur est un mouvement de fond engagé depuis 2012. Les enquêtes d’insertion de Télécom EM mettent par ailleurs en avant une insertion professionnelle encore plus rapide des doubles diplômés, et à un niveau de salaire supérieur à la moyenne. Les entreprises présentes sur les forums d’entreprises de l’école sont de plus en plus à la recherche de pro ls polyvalents, capables de faire dialoguer des équipes d’ingénieurs et de pro ls techniques avec des équipes composées de pro ls « business ».Source : IMTBaromètre63ecoreseau.fr]]></page><page Index="64" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRMationESSEC Business School inaugure son campus ESSEC Afrique-AtlantiqueL’ESSEC Business School poursuit son développement multipolaire, inscrit dans la stratégie de développement ESSEC 3i, en s’implantant au Maroc. Inauguré au mois d’avril, le nouveau campus ESSEC Afrique-Atlantique, situé à Rabat, accueillera dès la rentrée 2017 des étudiants du Global BBA, des participants aux programmes de formation continue, ainsi que des étudiants de la grande école soucieux de s’ouvrir aux multiples opportunitésqu’offre le continent africain.Après Singapour en 2005, l’ESSEC a choisi le Maroc, pays en pleine expansion, pour s’implanter en Afrique et rayonner sur le continent africain. « Ce nouveau campus témoigne de notre ambition – inscrite dans notre stratégie ESSEC 3i – de devenir une institution multipolaire implantée sur tous les continents. Après l’Asie Paci que, l’ESSEC se tourne vers l’Afrique, foyer majeur de la croissance mondiale dans les dé- cennies à venir. Le Maroc est depuis longtemps un des premiers pays de provenance des étudiants internationaux de l’ESSEC. Nos activités déployées dans ce pays ont ainsi vocation à se développer en Afrique, que ce soit par le recrutement d’étudiantsafricains, la collaboration avec les meilleures institutions spécialisées dans la formation à la gestion et à l’entrepreneuriat ou encore le développement de programmes de formation continue », souligne Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’ESSEC.Source : ESSECLe coin des RH tendances RhBaisse de productivité ? La faute aux élections...Si le monde de la  nance attend fébrilement le résultat des grandes élections, les entreprises, elles, souffrent souvent d’une baisse de la productivité. C’est en tout cas le point de vueque partagent 200 DAF interrogés par Robert Half, cabinet de conseil enrecrutement spécialisé. Selon cette récente étude, 37% des DAF ayantrépondu soulignent une augmentation des bavardages et autres rumeursdans l’entreprise. En parallèle, 33% soulignent une baisse de la productivitédans les jours qui précèdent et suivent les votes tandis que 20% constatentune hausse des désaccords sur le lieu de travail. Cela dit, les DAF des pe-tites entreprises observent moins le phénomène avec « une augmentationdes bavardages et autres rumeurs » plus faible que dans les PME ETI oules grands groupes : 25% vs 42%. Et bien évidemment, le secteur public n’est pas épargné, les bavardages et rumeurs connaissent une recrudescence beaucoup plus forte dans le secteur privé avec un écart de 11,5 points. Premiers impactés, premiers à « ragoter »?Baromètre[Focus sur un ] nouveau métierFacilitateur ASESource : Robert HalfFacilitateur. Un mot des plus galvaudés et dans l’air du temps dans le monde du business mais pourtant l’un des plus signi catifs en termes de changement des entreprises lorsque, derrière la dénomination, de réelles évolutions s’opèrent.Ce mois-ci, la rédaction se penche sur un facilitateur d’un genre nouveau, le facilitateur ASE, (Accelerated Solution Environment ) – une méthode créée par Matt et Gail Tayloraux Etats-Unis et actuellement développée par le groupe Capgemini Consulting. A ne pas confondre avec le « scrum master » (cf n°37), ni avec le consultant en management.La modernité du métier tient justement dans l’attitude opérationnelle de cette profession. Vous l’aurez certainement lu dans la presse, le monde est devenu VUCA (Volatility, Uncertainty, Complexity and Ambiguity). Face à ce contexte d’impermanence, le facilitateur incarne le glissement qui s’opère dans les prestations d’aide au changement. L’idée n’est plus d’être expert et de prodiguer à la baguette ce qu’il faut faire pour instiller du changement. Le rôle de cette nouvelle profession et de pousser les équipes, via le collaboratif, dans de nouvelles façons de faire et de penser.« Nous collaborons avec différents univers, des entreprises, des agences gouvernementales... Les équipes de facilitation accompagnent tout type de structures. Le prérequis,c’est la complexité, qui peut se traduire de différentes façons : inhérente au projet, deadlines serrées, dif cultés d’engagement ou d’arbitrages de la part d’un écosystème multi-acteurs... Cet accompagnement vise l’accélération d’un projet, via la modélisation d’arbitrages concrets, de plans d’action, de feuilles de routes stratégiques... Nous avons un axiome quidit «S’amuser avecun problème est lemeilleur moyen d’entrouver la solution». Ceque nous proposonspeut se résumer à lacréation de conditionsnouvelles permettant,durant un ou plusieurstemps forts, des’amuser sérieusement et intensément avec ce problème a n d’en dénouer la complexité. Et ce grâce à la mobilisation et l’engagement de l’ensemble des parties prenantes autour de solutions co-construites et donc robustes et concrètes », vulgarise Mélanie Courivaud, facilitatrice ASE.Vous l’aurez compris. La différence avec les métiers traditionnels du conseil est de poser comme prérequis que le« talent pool » et les solutions sont déjà en dedans des murs de l’entreprise. Le facilitateur s’impose de « réveiller » ces forces vives par de nombreux leviers tels que le design thinking, le digital, des ateliers créatifs qui composent la méthode ASE.« C’est une méthode qui, bien que basée sur un socle méthodologique stable, s’attache à proposer des conditions de co-construction non pas clé en main mais ajustées à chaque nouvel objectif client à atteindre. Notre devoir c’est d’abordde comprendre précisément ce client, son besoin et les enjeux y compris humains qu’il embarque, à challenger plus que d’être dans le conseil. Nous devons créer à chaque instantles meilleures conditions d’émergence de la solution pour les participants et nous laisser surprendre, être les derniers à connaître cette solution », conclut Mélanie Courivaud.DRH et millenials : l’argent au cœur de la discussion ?Interrogés sur les attentes des 20-30 ans en activité, un peu moins de 200 DRH expri- ment que l’argent revient en odeur de sainteté au rang des motivations à l’embauche. Les priorités changent notoirement chez les jeunes. Tout d’abord le travail passe devant les amis en deuxième position. Et avec 12 points de plus qu’en 2012, l’argent arrive en4ème position. Une fois embauchés, ce qui les attire peut se résumer à une belle  che de poste, surtout dans son contenu (54%) ainsi que la stabilité (53%). Depuis 2012, la  nalité du travail ne change pas : gagner de l’argent (93%) et s’épanouir (56%). Notons que le CEGOS met en exergue un gros écart entre les jeunes et les DRH. Si 80% des responsables des ressources humaines estiment leur politique de recrutement ef cace, seuls 42% des jeunes abondent dans le même sens.Source : CEGOS innovation du moisFree Handi’se et son serious game contre les préjugésComment communiquer sur les réels facteurs qui handicapent les entreprises ? Plutôt que de penser le handicap comme possible source de coûts et de moindre performance, l’association Free Handi’se préfère bousculer les préjugés. Organisatrice de compétitions sportives entre chefs d’entreprise valides et personnes en situation de handicap, l’association va encore plus loin en développant en interne un « serious game » avec une question centrale : et si ce n’était pas les personnes handicapées qui handicapent l’entreprise ? Ce faisant, l’association a lancé « crise factor », un jeu en ligne pour chasser les facteurs de crise qui handicapent l’entreprise : un colla- borateur qui coupe la parole ? Une collaboratrice qui veut toujours avoir le dernier mot ? Un chef qui n’écoute pas ? Un employé qui n’en fait qu’à sa tête ?... Bref ce sont plus de 100 facteurs de crise qu’il est proposé de « chasser ». C’est en constatant combien les préjugés mais aussi les comportements qui en découlent peuvent rapidement devenir des facteurs de crise dans l’entreprise que Free Handi’se a eu l’idée de ce jeu 100% bien- veillant. Rendez-vous sur www.lacourseavantlacourse.com pour apprendre à lâcher-crise en débusquant les « Kisplindetou », « Koztromal », « Passolidèr » ou « Kapadoraire »...64 Mai - n°40]]></page><page Index="65" isMAC="true"><![CDATA[Manager autrementRh & FoRmationLes innovations RH émergent constamment. Focus sur l’une d’entre ellesDernières pratiques intrapreneuriales Créateurs d’écosystèmesEn voulant capter les idées de leurs troupes et les motiver, les entreprises se transforment elles-mêmes, par un intrapreneuriat toujours plus mature.qui avaient des velléités de départ. Et personne ne sait ce que seront les marchés de demain, mieux vaut avoir des gens qui testent le futur pour soi, a n de ne pas se faire "uberiser"... », précise Alain Bosetti. La preuve avecWAI, l’accélérateur de L’Atelier BNP Paribas, « dont plusieurs niveaux sont dévolus à des start-up extérieures, et un étage "People’s Lab" réservé aux salariés des différentes entités de la banque, qui viennent créer et échafauder leur bu- siness plan ; les différences culturelles se réduisent petit à petit », se réjouit le directeur Emmanuel Touboul. Mais surtout BNP Paribas a pris une participation dans PayCar, moyen de paiement sécurisé entre particuliers pour l’achat/ vente d’un véhicule ; elle s’est aussi invitée chez Fortia, spé- cialiste de l’IA qui propose aux gestionnaires de fonds un algorithme pour complaire à la réglementation complexe lors des transactions...le dilemme de l’ouveRtuRe oude l’isolementBooster les idées nouvelles en externalisant la recherche et le développement à de petites entités autonomes, dotées des moyens  nanciers et matériels suf sants pour fonctionner en roue libre par rapport à la « maison mère ». Tel est le projet. Deux écoles s’opposent pour y parvenir : chez Google, les in- génieurs peuvent consacrer une part de leur temps de travail à la conduite de nouveaux projets, l’objectif étant d’instaurer une culture d’entreprise valorisant la créativité. Chez IBM, c’est un service ad hoc qui fut isolé pour pouvoir sortir en 1981 le premier PC, en mode start-up. Certains veulent instaurer un climat général d’intrapreneuriat pour impliquer tous les salariésen amont, comme Google ou France Telecom en 2007 avec sa boîte à idées en ligne IdClic ; d’autres veulent créer des unités autonomes pour concrétiser quelques pistes innovantes, « sur le mode "task force", parce que l’organisation normale ne pourrait accoucher d’un tel projet », explique Véronique Bouchard. La chercheuse dis- tingue le « pass way », dispositif consistant à donner du temps et de l’argent à des salariés qui ont une idée mais qui restent intégrés à la structure, la cellule qui au contraire est à l’écart pour innover et accélérer le cycle du développement, et la division ou l’incubateur qui brassent une multitude de projets par an. « Beaucoupd’autonomie semble favorable, trop d’autonomie tue le pro- jet : celui-ci doit redevenir commun à un moment donné, repris par l’entreprise, produit dans une des usines, vendu par les commerciaux de la boîte... pour éviter le rejet, le syndrome du "not invented here" », avertit la spécialiste. En n, le « booster » équilibre séparation et intégration en maintenant des liens : les gens des divisions opérationnelles sont inclus dans un comité qui sélectionne les projets. La gamme des dispositifs est donc devenue large, s’étendant des concours salariés en interne jusqu’à l’open innovation. « Nous avons par exemple travaillé avec Airbus sur deshackathons, ou encore des challenges mondiaux avec primes à la clé, ayant trait à l’expérience passager en cabine, ou encore aux écono- mies d’énergies... Les équipes constituées étaient mentorées par des universités. Des Ké- nyans ont par exemple amé- nagé l’intérieur d’avions en bambou, matériau plus léger malléable et facile à recycler », illustre Frédéric Tavera. De toutes ces actions émergent in  ne des spin-off et satellites, constituant u.ne sorte de zone grise autour de l’entreprise, moins normalisée et garante d’adaptation aux changements dans le futur.Repérage des plus grands pourvoyeurs d’idées, le nouvel enjeuPar Julien TarbyLe Post-It de 3M, le pre- mier PC d’IBM ou en- core Google Maps sont nés de cette volonté de capter l’énergie « intrapreneuriale », trop souvent étouffée dans les vastes organisations. Celles-ci tentent d’adapter leurs process RH et de s’adonner à l’open innovation. Air Liquide, avec son i-Lab au cœur de Paris, explore de nouveaux marchés. Allianz a opté pour des bureaux au sein du stade de l’Allianz Riviera à Nice. Nextdoor, un nouveau type de coworking de Bouygues Immobilier, est en- core une autre variante. Grands groupes et ETI ont exploré plusieurs pistes et acquis de la maturité, pour passer outre les freins classiques, « telle la crainte d’allouer des ressources dédiées à une activité qui ne sera pas de suite pro table, les rivalités possibles entre les équipes intégrées au projet – qui ont des rythmes, styles, et avantages différents – et celles qui n’en font pas partie ; sans oublier la nécessité de réintégrer, une fois le projet abouti, des collaborateurs alors habitués à être autonomes », énumère Alain Bosetti, co- fondateur du salon SME et de Silver Economy Expo. In- trapreneuriat signi e aussi ten- sions. « L’intrapreneur ne fait que se battre, pour son projetmais aussi en interne contre l’organisation », rappelle Vé- ronique Bouchard, professeure à l’EM Lyon Business School et spécialiste du sujet.bienFaits inteRnes, avantaGes stRaté- GiquesLes bénéfices ont multi- ples. « Insuf er un état d’esprit imaginatif et conquérant aux salariés, les former pour des compétences plus transver- sales, explorer d’éventuelles diversi cations, sans oublier la notion de time to market avec une accélération du développement et de la mise sur le marché », répertorie Véronique Bouchard. L’entre- prise crée du lien, en interne mais aussi au sein d’un éco- système. « Ignit (qui signi e susciter l’intérêt), engage, transform », rappelle sur le site sparkling blue, regroupe- ment de plusieurs cabinets de conseil, Frédéric Tavera, associé gérant du cabinet de conseil IP Montage qui contribue à la mise en œuvre de projets d’innovation à l’intérieur ou à la périphérie des grandes organisations. « Si Rent a Car, une ETI française qui a 21 ans d’existence, a aussi créé son lab sur la mobilité, c’est aussi pour garder dans son orbite des cadres à haut potentielecoreseau.fr 65]]></page><page Index="66" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRMationCarrières & TalentsPascal JunghansResponsablede l’activitéprospective,Entreprise et Personnel, enseignant à l’université de Paris-Dauphine, chercheur-associé au CEREGE (EA CNRS)Le devenir des signaux faiblesCes données anticipatrices de premier ordre de- vraient être partagées par le dirigeant avec son entreprise pour donner un coup d’avance. Il ne le fait pas...Les signaux faibles, ces données fragmentaires, am- bigües, incertaines, peu répétitives sont les meilleurs outils d’anticipation (cf. Ecoréseau avril 2017 n°39). Acquis par le dirigeant, par ses réseaux, ils devraient être partagés avec l’entreprise a n qu’ils soient traités, croisés avec des informations « fortes » pour construire la réalité de demain et ainsi rendre plus ef cace la prise de décision et l’action. Les spécialistes en science de gestion l’af rment d’ailleurs : le dirigeant ne peut traiter le signal faible, seul est ef cace le traitement d’essence collective. Une fois ce traitement collectif réalisé, les signaux faibles ainsi analysés devraient être diffusés dans l’entreprise et, ainsi, l’irriguer à tous les niveaux utiles. L’organisation devrait s’approprier les signaux faibles.Cependant, cela ne se passe pas ainsi. Les patrons ne parlent pas des signaux faibles à leur entreprise, a montré une étude que nous avons entreprise au- près des dirigeants de grandes entreprises. Certes, ils demandent – parfois – à certains de leurs colla- borateurs de véri er – mais seulement de véri er. Certains, rares, en discutent avec un ou deux de leurs collaborateurs de con ance – mais il ne s’agit que de simples discussions et non pas de la construction d’une information stabilisée.Ils avancent quelques bonnes raisons. Acquis par des procédures très personnelles, in uencés par des facteurs cognitifs, affectifs et émotionnels de nature informelle, les signaux faibles sont très dif ciles à partager avec d’autres.A cette incapacité que l’on peut appeler technique à partager les signaux faibles, se rajoute un refus d’essence politique. Le dirigeant doit traiter avec la coalition dominante de l’entreprise, qui in uence l’in- terprétation de l’information, a n de faire admettre l’information anticipatrice tirée du signal faible à la « structure cognitive » qui dé nit et articule les éléments concernant les questions stratégiques aux- quelles doit faire face l’organisation. Or, les signaux faibles acquis peuvent comprendre des éléments que la hiérarchie de l’organisation n’avait pas l’intention d’y inclure, donc, éventuellement, être en divergence avec le consensus de l’organisation. Le dirigeant le sait. Et, plutôt que de voir le signal faible se perdre dans les sables mouvants des hiérarchies, il préfère le garder par devers lui et en faire bon usage – seul.Analyse d’une formation et de sa capacité à satisfaire les besoins des entreprisesNouvelles formations pour nouveaux métiers Vers la  n du« tout diplôme » ?Révolution numérique oblige, les métiers mutent. Certains même se créent. Un vrai casse-tête pour les recruteurs qui cherchent à débusquer leurs futurs collaborateurs.Par Murielle Wolskique 5% des offres destinées aux cadres. Il n’en naît pas tous les jours. » Une mise au point utile. Pourtant, même circonscrits, ces nouveaux métiers bouleversent les codes. Le marché des compé- tences attendues est de plus en plus volatile, virevoltant.les GRandes écoles encoRe dans lacouRse ?Chercheur en informatique, Charles Perez a rejoint Paris School of Business, « précisé- ment pour s’atteler au dévelop- pement d’une formation dédiée au data ». De l’idée de départ jusqu’à l’accueil de la première promotion : environ deux ans se sont écoulés avant la mise en place à la rentrée 2015 du Master of Science Data Management. Deux ans, c’est peu mais déjà beaucoup au regard de la vitesseManoMano a fait fort en 2016, avec une levée de fonds de près de 13 millions d’euros. Le bricolage est tendance. Ce site commu- nautaire surfe sur cette vague, avec une croissance du volume des ventes qui triple chaque année depuis 2014. Résultat : 50 recrutements prévus en 2017. Les effectifs vont passer de zéro à 130 en tout juste trois ans. De quoi s’arracher les cheveux pour Pénélope Cadoret, IT talent re- cruiter – autrement dit directrice des ressources humaines. « Huit à douze mois sont nécessaires pour trouver un growth hacker, témoigne-t-elle. Et les délais se sont allongés de 20% pour dé- nicher nos futurs développeurs, actuellement à l’apogée de leur notoriété. Avant, les candida- tures tombaient, maintenant je dois aller les chercher. »moins de 80 nouveaux métieRsDéveloppeurs hier, growth hac- ker aujourd’hui, mais aussi data scientist, UX designer, respon- sable du bonheur en entreprise ou de la stratégie mobile, data analyste, rudologue, analyste KYC (Know Your Customer), géomaticien, responsable lean manufacturing... Autant de mé- tiers qui n’existaient pas il y a dix ans à peine, dont beaucoup sont en lien avec la révolution numé- rique, avec le nombre grandissantdes données clients. Et demain, d’autres naîtront du déploiement de l’intelligence artificielle et des fameux « bots » – contraction par aphérèse de robot – capables d’interagir avec leur environne- ment. Et après-demain, des bases de données NoSQL...Peut-on pour autant parler d’une vague ? Selon Pierre Lamblin, directeur du département études et recherche de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), l’im- pression est trompeuse. Chiffres à l’appui. « On en parle beaucoup,Le format des études à Bac+5 a-t-il du « plomb dans l’aile » ? L’école 42 a bousculé le paysage de l’enseignement supérieurreconnaît-il, mais les nouveaux métiers ne sont pas légion. Tout juste 70 à 75, un chiffre bien plus faible que ce que la littérature sur le sujet pourrait laisser croire. Par an, 5000 offres d’emploi ont été diffusées via l’APEC sur ces métiers. Chiffre que l’on pourrait doubler pour tenir compte des postes qui échappent à toute dif- fusion, soit 10000 embauches... Rapportés aux 204000 recru- tements au total, ces nouveaux métiers ne représenteraient alorsde l’évolution technologique. Le format français des études à Bac+5 a-t-il du « plomb dans l’aile » ? Déjà, l’école 42 de l’ico- noclaste Xavier Niel, patron de Free, a bousculé le paysage de l’enseignement supérieur. « Ca va devenir compliqué pour les grandes écoles, souligne Hymane Ben Aoun, à la tête du cabinet Aratavi, spécialisé dans la chasse de talents du digital. C’est un marché à disrupter dans les dix ans qui viennent. »66 Mai - n°40Strategy review]]></page><page Index="67" isMAC="true"><![CDATA[Carrières & TalentsRh & FoRmationAujourd’hui des étudiants geeks, demain de nouveaux jeunes talents recherchés...« Nos établissements ont l’obligation «d’agiliser» nos formations, commente Yves Denneulin, directeur de l’École nationale supé- rieure d’informatique et de mathématiques (Ensimag).Auparavant la question était de mise tous les six ans, au moment de l’ ha- bilitation de la Commis- sion du titre d’ingénieur (CTI). En 2017, le processus est continu. Les ajuste-ments sont permanents. On cherche à anticiper les besoins des entreprises. Et puis, on apprend à nos étudiants à apprendre. » Dans un monde qui va vite, l’auto-formation devientun enjeu, avec les MOOCs notamment. Et donne plus de poids aussi à la forma- tion continue.des RecRutements Plus comPlexes Exit le fléchage d’antan – enfin, ce n’est pas si vieux queça!–entrelesdi- plômes et les compétences attendues en entreprise, où tout était bien balisé. Aujourd’hui, à nouveaux métiers, nouveaux profils, de plus en plus hybrides, qui s’appuient vers de plus en plus d’interdisciplina- rité. « Le contexte actuel pousse à la créativité dans la recherche de correspon- dance, souligne Antoine Morgaut, tout récemment élu à la tête du Syntecconseil en recrutement. On repart de zéro. La mission des cabinets de conseil est d’accompagner les entre- prises qui ont des attentes difficiles à satisfaire, les orienter vers un compromispour trouver des candi- dats plus motivés. D’ouvrir les champs du possible. » Cette mutation n’est pas pour déplaire aux cabinets conseil en recrutement, distancés, pour ne pas dire « largués » pendant une grosse décennie par les job boards que sont LinkedIn ou Viadeo, RégionsJob ou bien encore Indeed... Antoine Morgaut n’hésite pas à parler de « retour en grâce ». « L’effet de balancier est perceptible depuis un an et demi aux Etats-Unis, et quelques mois dans l’Hexagone, poursuit-il. Les volumes «intermédiés» de recrute- ments ont progressé de 12% à 15% ces deux dernières années. » Les cartes sont rebattues et les recruteurs y perdent leur latin. Les clones sont en perte de vitesse. Pénélope Cadoret de ManoMano scrute le Web. Qui suit les « inf luen- ceurs » ? Qui réagit auxvidéos ou aux tweets de Julien le Coupanec ? Être « le nez dehors », une ex- pression fréquente chez les recruteurs. « On est digital, mais on va à la rencontre physique de candidats po- tentiels, ajoute-t-elle. Il est davantage question de potentiel que de diplôme. » Un retour en force des au- todidactes ? « Le réseau d’HEC jouera toujours son rôle, mais maintenant on recrute à l’envie, ré- sume Quentin Guilluy, co-fondateur d’OuiTeam, une start-up spécialisée dans les logiciels RH. Si un développeur se lance dans le code sur son temps libre, c’est positif. Il le fait par plaisir. Aujourd’hui et demain, on va arrêter de recruter des collab.orateurs formés pour mettre en place des solutions précises aux problèmes. On veut des débrouillards. »ecoreseau.fr 67]]></page><page Index="68" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRMationCote d’amour des IAEBusiness schools publiques ?Carrières & TalentsRépartis sur tout le territoire, les Instituts d’administration des entreprises (IAE) jouent sur le même terrain que les business schools, à moindres frais. Etudiants et recruteurs les voient-ils de la même façon ?de leurs alumni – un terme plus chic pour parler des anciens –, rien de tel au sein des IAE.le succèsmodeste ?La communication n’est pas le fort de ces écoles de management internes aux universités, nées au milieu des années 50 pour promou- voir la double compétence, technique et commerciale. D’ailleurs, avez-vous en- tendu parler des 60 ans de ces écoles publiques de ma- nagement ? Le top départde 350 euros. Ce n’est pas sans rappeler la distinction entre l’hôpital public et les cliniques privées, sauf qu’ici il n’y a pas de carte Vitale, mais une carte d’étudiant. » L’IAE Gustave Eiffel des universités Paris-Est Créteil (UPEC) et Paris-Est Marne- la-Vallée (UPEM) annonce déjà la couleur pour la ren- trée 2017-2018 avec 261,10 euros pour une année de master, 189,10 euros pour une licence.Avant son master, Fabiola Thoreau s’est interrogée : école ou pas, IAE ou pas ?modèles, souligne, rieuse, Virginie de Barnier aux com- mandes de l’IAE d’Aix-Mar- seille depuis quatre ans, il n’y a qu’à regarder le parking de nos établissements, vieilles guimbardes cabossées contre derniers modèles. » Mais, gare à ceux qui utilisent l’ex- pression « business school low cost ». Elle a un pou- voir urticant sur les patrons des IAE. Moins élitistes, ces écoles universitaires accueillent sur leurs bancs 30% en moyenne de boursiers d’Etat–28%àLyon3.A l’Edhec ? Ils sont 10% pour un tarif de master établi à 29500 euros, pour les deux années, à payer en une seule fois, d’entrée de jeu. Des données qui ont d’ailleurs défrayé la chronique il y a plus d’un an.RetouR suR inves- tissement inéGalé D’après la dernière livraison de la Conférence des grandes écoles (CGE) de juin 2016, le salaire moyen à l’issue d’une école de commerce avoisine les 35000 euros. Autant dire que les IAE sont largement distancés : seuls 29% de leurs diplômés ont une ré- munération comprise entre 31000 et 40000 euros. Mais, ces statistiques cachent des disparités selon les  lières (cf. encadré).Et pas de quoi miner Virginie de Barnier. Son master en management a été salué en 2016 par le Financial Times. Le retour sur investissement est le meilleur des business schools françaises, n°1 en France et le 10ème dans le monde, avec une moyenne des salaires débutants située à 42000 euros (et 50000 après trois ans). Mais, celle qui arrivera à la  n d.e mandat en 2018 réclame une tari - cation moins cadrée, moins contrainte... quitte à entamer un peu son ROI.Par Murielle WolskiNys pilote la métropole du Grand Lyon. David Lacroix est aux manettes, depuis deux ans, des maisons Ber- val, implantées en Île-de- France depuis 1932, avec 25 collaborateurs à la clé. Il est vice-président des Constructeurs et Aména- geurs de la Fédération fran- çaise du bâtiment. Dernier nom : Gérard Lopez occupe le fauteuil de président du directoire d’une entreprise qui ne chôme pas en période électorale : BVA, société d’études et de sondages. Le point commun entre ces quatre trajectoires variées, couronnées de succès ? Le point de départ : un Institut d’administration des entre-prises (IAE), en début ou  n de parcours d’études supé- rieures, d’une année ou plus. Mais, si les HEC, ESSEC ou autres Edhec, le gratin des écoles de management, médiatisent les promotionsGare à ceux qui utilisent l’expression « business school low cost »Saurez-vous distinguer le DAF qui vient d’une bu- siness school privée de celui qui sort d’un IAE ?Alain Bompard... Son nom apparaît régu- lièrement dans la presse économique. PDG de la FNAC, il a quelque 170000 salariés sous sa houlette. Moins médiatique, Olivierdes festivités a été donné le 13 janvier dernier. Et cela va s’étaler sur six mois. Où l’a-t-on lu ? Même à cette occasion, aucun bénéfice n’a été tiré de ces anciens diplômés capés. L’animation du réseau des anciens ? Un levier abandonné.ascenseuR social évidentOr, les IAE ont tout d’une grande... école, pour pa- raphraser un vieux slogan publicitaire – une trentaine de spécialités qui ressemblent à celles dispensées en école de commerce (marketing, ressources humaines,  nance, management général, comp- tabilité-contrôle-audit...), des stages obligatoires, un niveau de langues étrangères à décrocher... Mais pas les tarifs prohibitifs. « Un master dans une business school ? Grosso modo, la fourchette oscille en 10000 et 12000 euros, souligne Nadine Tour- nois, à la tête de l’IAE de Nice. A la louche, à l’uni- versité, le droit d’entrée est« Ce n’est pas une forma- tion au rabais. Les cours sont identiques, explique cette étudiante en master 2 marketing des services à La Rochelle. 500 euros, sécurité sociale comprise, contre 8000 à 13000 euros pour les masters que j’avais  échés, cela fait cher le ré- seau des anciens. » L’ascenseur social ? L’expres- sion revient en boucle dans le discours des directeurs de ces écoles de manage- ment universitaires. « Un élément clé du réseau, selon Eric Lamarque, à la tête de l’IAE de Paris depuis la rentrée 2016. Avec une telle politique tarifaire, le réseau remplit une vraie mission de service public. Ici, les jeunes n’achètent pas leur diplôme. Les IAE donnent une chance à tous. » Pourtant, dans l’étude pour le soixantième anniversaire, pas un mot, pas une statis- tique sur le pro l social des étudiants. Assurément, une faute. « Pour comprendre la différence entre les deuxFormations  nancePas de chasse-gardée des business schoolsIssu du stage ou de l’alternance Moins de 2 mois De 2 à 6 mois De 6 à 12 mois Plus d’1 an56%16%19%6%4%55%19%19%5%2%3%44%14%22%12%7%45%16%22%11%5%42%15%25%13%4%49%16%24%8%C’est précisément dans cette spécialité que l’insertion est la meilleure et la plus rapide à l’issue d’un IAE.Source : réseau IAE-France, première enquête nationale, « diplômés IAE, racontez-nous votre parcours », janvier 201768Mai - n°40]]></page><page Index="69" isMAC="true"><![CDATA[Julien, 43 ans. Directeur général, diplômé 2015, Management GénéralEt si vous aussi,vous donniez un nouvel élan à votre carrière avec le programme Management Général ?Consolidez vos expériences, actualisez votre vision stratégique et pilotez la conduite du changement avec Management Général.12 mois à Paris, 2 immersions à l’étranger, format week-end. Pour les cadres dirigeants.HTTP://EXECUTIVE-EDUCATION.ESSEC.EDU/FR/© Getty Images – 570220216]]></page><page Index="70" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRMationHandicap en entrepriseFormez... vos bataillons !Carrières & TalentsPeinant à remplir leur obligation d’emploi de personnes handica- pées, des entreprises s’engagent dans des actions de formation. La clé au problème ?Par Elsa Bellangerfonds pour l'insertion pro- fessionnelle des personnes handicapées). « 85% des handicaps surviennent au cours de l'existence. Nous sommes tous potentiellement concernés », poursuit-il. Selon le tableau de bord national Emploi et chômage des personnes handicapées (mars 2016) de l’Age ph, le taux de chômage des per-de la population des deman- deurs d’emploi. De même, 26% ont au moins le Bac, contre 45% de l'ensemble des demandeurs d’emploi. Or, pour Eric Blanchet, di- recteur général de LADAPT (Association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées), « si le dispositif d'emploi accompagné, mis en placecation des personnes han- dicapées. Ils ont également l'intérêt de montrer que de nombreux métiers sont ac- cessibles », souligne Arnaud de Broca, secrétaire général de la FNATH (Association des accidentés de la vie). Parmi les pionniers en la ma- tière, on trouve les grandes banques françaises. En lien avec l'AFPA, elles ont mis en« Allergies, accidents de la vie, maladies... 85% des han- dicaps surviennent au cours de l’existence »Il existe une autocensure collective sur la question de l’orientation. Démontrons qu’il est possible de viser tous les métiersLes entreprises de 20 salariés et plus, sou- mises à l'obligation d'employer au minimum 6% de personnes reconnues handicapées dans leurs ef- fectifs, sous peine de péna- lités  nancières, font face à un paradoxe : elles neparviennent pas à recruter parmi les 500000 travailleurs handicapés sans emploi, les pro ls correspondant à leurs besoins venant à manquer. « Le taux de chômage des personnes handicapées, plus âgées et moins qualifiées que la moyenne, progresseplus rapidement que celui de l'ensemble de la popula- tion. Il s'agit d'un véritable enjeu de société. Le risque, c'est l'exclusion d'une partie de la population », avertit Hugues Defoy, directeur du pôle métiers de l'Agefiph (Association de gestion dusonnes handicapées s'élève à 21%, soit plus du double de celui de l’ensemble de la po- pulation active (10 %). Cette vulnérabilité dans l'accès à l'emploi tient principalement à un niveau de qualifica- tion inférieur à celui de la moyenne des demandeurs d'emploi. En effet, 26% des demandeurs d’emploi han- dicapés ont un niveau de formation inférieur au CAP, contre 18% dans l’ensemblepar la loi Travail, est une avancée importante en faveur de l'emploi des personnes handicapées, la formation reste le levier essentiel pour l'insertion professionnelle ».RéPondRe aux besoins de RecRutementPour combler le fossé entre leurs besoins et le niveau de qualification des per- sonnes handicapées, des entreprises s'engagent dans des actions de formation, principalement par le biais de contrats de profession- nalisation ou en alternance. « Depuis quelques années, des entreprises mutualisent leurs efforts, dans une lo- gique de cluster, pour former elles-mêmes les personnes handicapées orientées par les centres de rééducation professionnelle (CRP) », constate Éric Blanchet. Elles proposent des formations quali antes, débouchant sur l'obtention d'une certi cation de quali cation profession- nelle (CQP), reconnue par la branche professionnelle concernée, voire diplômantes. « Grâce au  nancement de l'Age ph, ces dispositifs per- mettent de contrebalancer le faible niveau de quali -place HandiFormaBanque, un dispositif qui propose des contrats de professionnalisa- tion d'un an avec les banques partenaires pour accéder aux métiers de téléconseil- ler bancaire ou de chargé d'accueil. Démarche simi- laire dans l'aéronautique : en lien avec 20 centres de formation, les grands acteurs du secteur ont créé en mars 2010 l'association Hanvol pour faciliter la formation et l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap dans l’industrie aéronautique et spatiale. Tous les niveaux, du titre professionnel au cursus d’ingénieur, peuvent être préparés et tous les âges sont concernés : « Le plus jeune, 19 ans, est en Bac pro Usinage, le plus âgé, 58 ans, en licence à l’université de Saint Denis », précise l'association. En 2014, dix candidats ont passé et réussi leurs examens (une licence, trois Bac Pro, trois BTS et trois CQP). « Tous sont aujourd'hui en poste », se félicite-t-on chez Hanvol.l'alteRnance, la voie du RetouR à l'emPloiEngagé depuis 1993 en faveurL’Age phActeur essentiel à l'intégration professionnelle des handicapésEn 2015, l’Age ph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handi- capées) a contribué, avec ses partenaires, à l’insertion de 79196 personnes handicapées en milieu ordinaire de travail (+6%), dont 79% dans les entreprises du secteur privé. Elle a aussi permis 17500 maintiens dans l’emploi (+5%) et 6183 entrées en alternance (+8%). Et ce, mal- gré un contexte  nancier contraint : les contributions collectées par l’association ont baissé de 5% en 2015 par rapport à l’année précédente pour atteindre 401,8 millions d’euros. Née de la loi du 10 juillet 1987 qui oblige toutes les entreprises privées et publiques de 20 salariés et plus à employer 6% au moins de personnes handicapées, l’Age ph collecte en effet les pénalités  nancières exigées des entreprises qui ne respectent pas ce quota. Avec ces fonds, elle a pour mission de favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées dans les entreprises privées. « Nous  nançons notamment les parcours de formation professionnelle quali ante etcerti ante des demandeurs d’emploi handicapés », souligne Hugues Defoy, directeur du pôle Métiers de l’Age ph. Le rôle de l’association s’est vu conforté par la loi du 11 février 2005, portant sur « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenne- té des personnes handicapées ». Cette « loi handicap » instaure notamment un principe de « compensation » pour assurer l'égalité sur le marché du travail. «La compensation passe aussi bien par des adaptations techniques du poste (amélioration des accès, chan- gements de machine ou d’outillage...), que par la for- mation, l’accompagnement ou encore l’aménagement des horaires », explique l’Age ph. Le développement d’actions « sur mesure » constitue l'ambition principale de son plan stratégique. « Il faut partir des besoins des entreprises et construire une réponse adaptée, calibrée. L’idée, c’est de développer des outils mobilisables par tous, même les PME », conclut Hugues Defoy.70Mai - n°40]]></page><page Index="71" isMAC="true"><![CDATA[Rh & FoRmationLe chiffre de l’ensemble des demandeurs 8,6% d’emploi sont reconnus handicapés en mars 2016, contre 7,2% en mars 2012.Le nombre de demandeurs d’emploi handicapés croît plus vite que le nombre total de demandeurs d’emploi.La course aux formations diplô- mantes, une réalité.71de l'emploi des personnes handicapées, le géant de la chimie Arkema a égale- ment initié la création d'un dispositif de formation dé- dié à ses métiers. « Malgrénants de chaque promotion, qui en compte une dizaine. L'expérience est tellement positive qu'un acteur comme Total nous a rejoints l'an dernier », se félicite Raphaeleeffet à l'ouverture, pour la rentrée 2018, d'une certi-  cation, en alternance, de technicien de laboratoire. Pour Hugues Defoy, « ces contrats, destinés aux de-notre volonté, le recrutement des personnes handicapées demeure dif cile dans un secteur qui emploie essen- tiellement des chercheurs hyperspécialisés et des tech- niciens quali és, intervenant le plus souvent sur des sites industriels à hauts risques », souligne Raphaele Grivel, en charge du recrutement et des missions diversité, mixité et handicap chez Arkema. Avec un autre acteur de la chimie, Solvay, mais aussi le Medef Rhône-Alpes et le centre de formation In- terfora, la société propose depuis 2012 une certi cation d’opérateur de fabrication de l’industrie chimique pour les personnes en situation de handicap via un contratGrivel. Depuis le lancement de l'initiative, Arkema est parvenu à augmenter son taux d'emploi direct de personnes handicapées de 3,13% de ses effectifs en 2007, à 4,6% en 2016. Chez Bayer, l'initiative séduit. Le groupe, qui s'appuie déjà sur les secteurs adapté et protégé (ESAT et EA) pour une partie de sa production, notamment dans le recondi- tionnement, est associé à la prochaine initiative des acteurs de la chimie dans la vallée du Rhône. « Le développement de forma- tions en alternance va nous permettre de répondre à nos dif cultés de recrutement de personnes handicapées qualifiées et compétentesmandeurs d'emploi non em- ployables, sont très ef caces pour identi er les bons pro ls et combler le gap en matière de quali cation. Ils apportent une solution pérenne aux personnes handicapées : à l'issue de ces contrats, entre 50 et 60% des alternants sont intégrés dans l'emploi ».une méconnais- sance des métieRs accessiblesSi la formule semble fonc- tionner, plusieurs dif cultés peuvent freiner les entre- prises. « Le principal frein tient à la méconnaissance de nos métiers, estime Raphaele Grivel. Pour la première promotion, nous avons eu du mal à trouver des candi-ouvrir nos portes et faire de la pédagogie pour changer la donne. » La méconnais- sance des métiers accessibles aux personnes handicapées constitue également un freinselon Éric Blanchet : « Il est important de montrer que de nombreux métiers sontpropose un accompagnement dans l'orientation des jeunes handicapés. « Il existe une autocensure collective sur la question de l'orientation. Il faut démontrer qu'il est possible de viser tous les métiers », assure Luc De- rache. Une autre dif cultéinstitutionnels sont parfois suspicieux vis-à-vis de la démarche. Il faut faire de la pédagogie, adopter un voca- bulaire commun et se mettre d'accord sur les objectifs. Quand c'est fait, un pre- mier levier est enclenché », complète Luc Derache. LaCarrières & Talentsde professionnalisation de 19 mois. « Ils s'agit d'un dispositif de formation en alternance. Chez Arkema, nous accueillons cinq alter-sur nos métiers », témoigne Luc Derache, directeur RSE chez Bayer. Avec les équipes d'Arkema et du CRP Jacques Arnaud, Bayer travaille endats. Les partenaires nous connaissaient peu et n'orien- taient pas spontanément les personnes handicapées vers nos formations. Il a falluaccessibles. C'est le sens de notre partenariat avec l'association Simplon and Co qui ouvre les métiers du numérique aux personnes non quali ées et éloignées de l'emploi », souligne-t-il. Même son de cloche chezBayer, membre de l’associa- tion ARPEJEH (Accompa- gner la réalisation des projets d’études de jeunes élèves et étudiants handicapés) quide l’emploirelève du nombre de par- tenaires impliqués dans la mise en œuvre de ces offres de formation : les entreprises partenaires, les partenaires institutionnels, les orga- nismes collecteurs et les partenaires emploi (Pôle Emploi et Cap Emploi). « Il faut être conscient que la mise en œuvre prend du temps », indique Raphaele Grivel. « Les partenairesmobilisation doit ainsi s'ins- crire dans la durée et associer tous les acteurs concernés pour aboutir. L'enjeu est de taille : « Au-delà des résul- tats satisfaisants en termes d'emploi, la formation crée duliensocialetperme.taux personnes handicapées de ne pas s'installer dans la solitude ou l'assistanat », conclut Éric Blanchet.De nombreux métiers sont accessibles. L’association Simplon and Co ouvre les métiers du numérique aux personnes éloignéesecoreseau.fr]]></page><page Index="72" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRiMoineLa Sélection culturelleLivres - BD■ « J’ai épousé une végane » (par Fausto Brizzi, éd. Fleuve, 2017)Une parenthèse de légèreté, mais très drôle, que nous offre Fausto Brizzi, réalisateur, scé- nariste et producteur italien. L’auteur des « Beignets d’Oscar » ou de « Mes 100 jours de bonheur », romans qui l’avaient immédiate- ment propulsé sur le devant de la scène litté-raire internationale avec des traductions dans une tren- taine de pays et une adapta- tion cinématographique en cours, récidive avec cette moquerie grinçante sur les dérives du véganisme, lors- qu’il tourne à la dictature domestique. Tout s’annon- çait à merveille : une jolie rencontre, un échange de nu-méros et un premier dîner dans un restaurant renommé. Lorsque Fausto se rend à ce ren- dez-vous galant, il a toutes les raisons d’envi- sager une multitude de conclusions idylliques à la soirée... Il est bien loin du compte. Cho- quée par ses mauvaises habitudes alimen- taires, Claudia lui prédit une mort prochaine. Et le plante en pleine rue. Elle est végane, lui un carnivore passionné : leur histoire com- mence mal. A n de conquérir la dame de son cœur, Fausto est prêt à tout. Boire des cock- tails insupportables pour guérir d’un rhume, se soumettre à des teintures étranges pour prévenir la chute des cheveux, jusqu’à brouter les plantes à même le pot : rien ne l’arrête. Résultat : après des mois de torture alimen- taire et de restrictions en tout genre, le bilan médical de Fausto af che un sans-faute. Et son bilan amoureux ?...■ «Orange Is The New Black», (de Piper Kerman, éd. Pocket, 2015)A l’origine de cette série de bonne  gure existe un livre qu’il est intéressant de parcou- rir, même pour ceux qui ont visionné en long et en large la version télévisuelle. Car l’his- toire est vraie à l’origine : Piper est  ancée,elle vit une petite existence normale à New-York et est entourée de sa famille et de ses amis. Un jour, une erreur de jeunesse la rat- trape : elle est condamnée à 15 mois de prison pour une sombre histoire de drogue. Dans ce livre, elle raconte sa découverte de l’univers carcéral au fémi-nin : les fouilles corporelles, les amitiés qui se transforment en haines, la férocité ordinaire comme ses petits refuges quotidiens. Plus fortque la caméra, ce compte-rendu écrit dérange au même titre qu’il renseigne sur ces femmes issues de milieux sociaux et d’âges différents, condamnées à se côtoyer pour le meilleur et pour le pire. Déchirant, drôle et révoltant.■ «De la part de la princesse morte» (de Kenizé Mourad, éd. Le Livre de Poche, 1989)Kenizé Mourad raconte ici l’histoire de sa mère, la princesse Selma, « qui a grandi dans un palais à Istanbul en Turquie jusqu’à la chute de l’empire ottoman ». Ce pourrait être le début d’un conte ; c’est une histoire authen-tique qui commence en 1918 à la cour du dernier sultan de l’Empire. Selma a sept ans quand elle le voit s’écrouler. Condamnée à l’exil, la fa- mille impériale s’installe au Liban. Selma, qui a perdu à la fois son pays et son père, y sera « la princesse aux bas reprisés ». C’est à Beyrouth qu’elle grandira et rencon- trera son premier amour, un jeune chef druze ; amour tôtbrisé. Selma acceptera alors d’épouser un raja indien qu’elle n’a jamais vu. Aux Indes, elle vivra les fastes des maharajas, les derniers jours de l’Empire britannique et la lutte pour l’indépendance. Mais là, comme au Liban, elle reste « l’étrangère » et  nira par s’enfuir à Paris où elle rencontrera son véritable amour, un Américain, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale... Le con it planétaire l’en séparera et elle mourra dans la misère, à 29 ans, après avoir donné naissance à une  lle : l’auteur de ce récit. Une histoire épique et un magni que portrait de femme intelligente et rebelle, prou- vant que parfois la réalité dépasse en rebon- dissements les  ctions les plus travaillées.■ Super nature, 100 recettes saines et gourmandesLorsque Catherine Kluger a commencé ce livre, elle avait trois mots en tête : simple, sain et gourmand. Des fruits et légumes desaison, des céréales,des légumineuses,des herbes fraîches et des épices, il n’en faut pas plus pour réaliser des plats équilibrés, originaux et savoureux. Comment remplir intel- ligemment vos placards et votre réfrigérateur, organiser votre plan de travail pour faire pétillervos assiettes ? Voici la réponse en 100 re- cettes. 224 pages - 25 €Internet & cinéma■ Lacinetek.comBienvenue dans l’ère de la recommandation. Ce site de vidéosà la demande pas comme les autres, lancé  n 2015, propose à la location ou à l’achat les  lms qui ont inspiré plus de 40 ré- alisateurs de cinéma connus à travers le monde. Née d’une idée conjointe de Pascale Ferran (« l’Age des possibles », « Lady Chatterley »...), Cédric Klapisch (« Chacun cherche son chat », « L’Au- berge espagnole », « Les Poupées russes »...) et Laurent Cantet (« Entre les murs », « L’Emploi du temps »...), cette plateforme liste pour chaque artiste une cinquantaine de  lms qui ont inspiré son travail, avec les commentaires de celui-ci. C’est donc une belle plongée dans le monde d’Olivier Assayas, Jacques Audiard, Bong Joon-ho, Alain Chabat, Park Chan-wook, Costa-Gavras, Arnaud Desplechin, Jacques Doil- lon, Jean-Pierre Jeunet, Kiyoschi Kurosawa, Agnès Varda... qui est proposée, et surtout dans leurs sources d’inspiration. Le tout à petit prix : 2,99 euros à 3,99 euros pour la location d’un  lm pendant 48h, et 7,99 euros à 9,99 euros pour l’acheter. La Cinetek sera bientôt disponible dans l’offre de la Freebox, et un système d’abonnement sera créé à l’automne 2017. De quoi bien occuper les soirées, en revisitant de grands classiques ou en s’aventurantdans des terres inconnues avec nos guides préférés...■ NOMA au Japon, réinventer le meilleur restaurant du mondeJanvier 2015, le NOMA vient de recevoir pourla 4ème fois le titre de meilleur restaurant dumonde. Le chef, René Redzepi, décide de fer-mer son restaurant de Copenhague pour ou-vrir une résidence de deux mois à Tokyo, auJapon. Le but : proposer un menu exceptionnelde quatorze plats spécialement conçus pourl’occasion. René Redzepi et sa brigade ont sixsemaines pour créer de toutes pièces un menuunique et novateur en harmonie avec la culturejaponaise, avec des produits et des saveurs qu’ils ne connaissent pas. Une course contre la montre s’engage.Date de sortie : 26 avril 2017■ Le Misanthrope, plus actuel que jamaisCe projet artistique est d’abord l’histoire d’une rencontre généra- tionnelle entre un doyen riche d’une grande expérience du théâtre et neuf comédiens passionnés. Les costumes de nos jours, tentent à faire valoir que la pièce n’a pas pris une ride dans son sous-texte. Le décor est très épuré, beaucoup d’in- tentions seront établies par la lumière. Entre Alceste le plus droit des hommes, et Célimène la plus coquette des femmes, l’union est elle possible ? Dans cette comédie où tous les per- sonnages de la nature humaine sont représen- tés, Molière pose la question de la tolérance comme un miroir à nos propres angoisses et à nos manques. L’amour triomphera t-il ? www.cine13-theatre.comChoix culturels et artistiques de la rédaction, sans prétention aucune72 Mai - n°40]]></page><page Index="73" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineEtude d’un sujet de loisirs ou d’évasion pour en déterminer ses tenants et ses aboutissants, son évolution, ses innovationsCoaching sportif personnalisé« Je suis... un homme pressé »L’Air du tempsLe coach personnel envahit tous les domaines... Entrepreneur(e)s et cadres dirigeant(e)s pressé(e)s passent le pas en sport, a n d’être toujours plus ef caces.Par Séverine Renardincontournable. Au début, c’est compliqué. Il faut réussir à caler deux heures de sport dans un emploi du temps déjà surchargé. Et puis, je dois aussi reconnaître que j’en ai bien bavé pendant les deux premiers mois », raconte Lionel. Avec une vie professionnelle et une vie fa- miliale déjà bien chargées, il faut trouver la bonne formule. « Pour moi, c’est une fois par semaine à 7h45. Le temps de la séance puis de la douche, j’arrive au bureau à 10h », fait savoir Laurent Gesse. Car le plus dif cile est de faire rentrer au chausse-pied un créneau de deux heures de disponibilité. Par rapport à une séance de sport dans un club, le coach offre une plus grande  exibilité. « Nous sommes là aussi pour nous adapter aux horaires de nos clients. Tôt le matin, à la pause déjeuner et après 19h sont les horaires les plus demandés », fait savoir Mehdi Zamali. En fonction des impératifs, l’horaire dudes conseils précis... qui per- mettent des progrès visibles. « Les patrons veulent être bien encadrés et avoir des résultats. Avec un coach, il est plus facile d’atteindre les objectifs », af rme Romain Ba- retge. Performance, objectifs, retour sur investissement... les chefs d’entreprise restent des chefs d’entreprise. La culture du résultat est essentielle pour cette catégorie de clientèle. « Les dirigeants et cadres à responsabilité ont tendance à vouloir se surpasser car ils ont une mentalité de gagnants. Il faut apporter le bon dosage : un peu de dépassement mais sans excès. Un coach doit savoir calibrer les objectifs et trouver le juste équilibre », affirme Mehdi Zamali qui prône le sport-santé plutôt que le sport-compétition. Savoir s’adapter en permanence à son client est la clé. En fonction de l’état de forme ou des contra- riétés du jour, le programme évoluera. « Il y a une part de psychologie dans notre job. Ilc’est au choix du client. Opter pour une séance sur son lieu de travail présente des avan- tages, mais aussi quelques inconvénients. Croiser ses salariés quand on est en te- nue de sport, rouge écarlate à cause de l’effort ou dégouli- nant de sueur, peut en rebuter certains... Côté équipements, rien n’est requis. « Si vous voulez prendre de la masse musculaire, les machines sont indispensables. Sinon, le poids du corps suf t aux exercices, indique le président d’Owns- port. Dans la pratique, les coaches se déplacent avec du petit matériel comme des élastiques, des ballons, des petits poids... C’est surtout pour rendre le cours plus ludique. »Et ça marche ! Rares sont ceux qui jettent l’éponge. « Les résultats sont positifs. Mon niveau physique s’est amélioré et je suis en meilleure forme générale », souligne Laurent Gesse. A l’automne dernier, il avait arrêté les cours pendant six mois. « J’ai ressenti un vrai manque et j’ai recom- mencé », reconnaît-il. Même si les chefs d’entreprise n’en ont pas toujours bien conscience, ce coaching sportif permet aussi de recharger les batteries pour affronter un quotidien stressant. « J’ai appris à mieux contrôler mes émotions, à être plus calme et concentré, notamment grâce à quelques exercices de respiration », fait savoir Lionel. Et cerise sur le gâteau : garder la ligne devient plus simple. Le quotidien d’un chef d’entreprise est souvent fait de déjeuners d’affaires et autres cocktails. Pas facile alors de ne pas voir les kilosLe coaching sportif per- sonnalisé serait-il la nouvelle marotte des patrons et cadres dirigeants ? Force est de constater que de plus en plus de chefs d’entre- prise font appel à un coach pour entretenir leur forme. Leur motivation première n’est pas de se sculpter un corps d’Apollon, mais bien de préserver leur santé. Lio- nel, chef d’entreprise dans la métallurgie, a eu le déclic à l’approche de la cinquantaine. «Unamiaeudesennuisde santé. Cela m’a fait réagir et j’ai décidé qu’il était temps de prendre un peu plus soin de moi », explique-t-il. Même intention pour Laurent Gesse, dirigeant d’Axial Agencement : « J’avais des problèmes de dos. Au moindre mouvement, même anodin, je risquais de me bloquer. Il fallait absolument que je me muscle ». Submergés d’obligations et focalisés sur le développe- ment de l’entreprise, entre- preneurs et cadres dirigeantsont souvent délaissé leur santé. Mais les discours sur le ca- pital santé et le bien-vieillir semblent porter leurs fruits, même auprès de cette po- pulation des plus occupées. « Quand ils sont rattrapés par des douleurs ou du surpoids, ces CSP+ se prennent en main pour maintenir leur forme et retrouver du bien-être », constate Romain Baretge, président d’Ownsport, un réseau de coaches à domicile. « Faire appel à un coach sportif est aujourd’hui entré dans les mœurs », con rme Mehdi Zamali, dirigeant de Punch’in, une entreprise de coaching sportif basée en région lyonnaise.Flexibilitédes hoRaiReset du PRoGRamme Une fois la motivation au rendez-vous, encore faut-il s’astreindre à suivre le rythme. « Mes séances en tête-à-tête avec mon coach sont devenues un rendez-vousDécider au dernier moment de ne pas se rendre à la salle de sport, c’est facile ; annuler une séance avec un coach est plus compliqué...Le coach m’avait promis de la sueur et du plai- sir... Je reste bloqué au stade de la sueur.cours peut varier même si, en la matière, la régularité a du bon car elle permet d’installer une routine.Avoir un coach prévient aussi les annulations par manque d’envie. Décider au dernier moment de ne pas se rendre à la salle de sport, c’est facile ; annuler une séance avec un coach, c’est plus compliqué. De plus, le coach apporte un encadrement, un programme adapté, des encouragements,faut savoir faire avec l’humeur de la personne, son rythme de vie, ses préoccupations... Une vraie relation de con ance s’installe. C’est important pour permettre le lâcher prise », analyse le dirigeant de Punch’in.eFFaceR les excès des RePas d’aFFaiRes En se déplaçant à domicile ou au bureau, le coach limite la perte de temps. Ensuite,« J’ai perdus’accumuler... .plus de 10 kg en me mettant au coaching sportif », avoue Laurent Gesse. Vous vous y mettez quand ?ecoreseau.fr 73]]></page><page Index="74" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRiMoineSélection de produits et services raf nés et sophistiqués en toute subjectivitéHorlogerie & JoaillerieL’Art du tempsRado HyperChrome 1616Avec son style inimitable de  n des années 60, l’HyperChrome 1616 a vraiment une allure masculine et élégante au poignet. Son impressionnant boîtier coussin de 46 mm rappelle l’esthétique surdimensionnée de l’époque. Les aiguilles et les index, imposants eux aussi, créent un contraste saisissant avec le bleu vif du cadran. Ce modèle tire son nom de l’année de découverte du Cap Horn, une prouesse à ne pas sous-estimer étant donné la di culté et le danger de cet itinéraire de navigation. Grâce à sa construction robuste et à son étanchéité à 100 m, l’HyperChrome 1616 est la montre idéale pour partir à l’aventure.www.rado.comWorms dévoile son Bracelet cadenasRevisitant le bijou masculin pour en bousculer les codes, lamarque française Worms Paris dévoile U’rband, un braceletmixant modernité et force de caractère dans un juste équilibre. Emblématique de la marque, un cadenas stylisé souligne la sobriété d’une perle de Tahiti,  xée par deux vis. Monté sur un strap de couleur interchangeable, ce bracelet o re une liberté d’allure, assurant une élégance en toutes circonstances. Prix de vente conseillé : 390 €, le bracelet supplémentaire 17€. www.wormsparis.comDe doux mots vous enlacent...Un rêve éveillé pour la créatrice Cécile Chalvet qui apporteune touche de romantisme et d’originalité à ses nouvelles créations, en gravant les paroles d’une chanson à l’intérieur de ses rubans d’or et d’argent. «Personnalisez vos bijoux pour qu’ils deviennent un prolongement de tout votre être, créer un bijouà Votre image », tel est le le dé  qu’elle relève avec brio ! Pro tezde la Vente Privée organisée par Chic Ma Conciergerie à l’AtelierEi el, 4 bis passage Landrieu Paris 7ème les 19 et 20 mai 2017 pour la rencontrer et découvrir ses nouvelles créations. www.chalvet-paris.com www.chicmaconciergerie.comMoment In ni by Frey WilleLa Maison Autrichienne Freywille spécialisée dans l’émail grand feu, sort une collection capsule en série limitée de 5 couleurs di érentes. Le modèle « Labyrinthe », à la fois original et contemporain, joue sur la thématique ultra créative de l’in ni. On retrouve sur les bracelets cerclés un dessin géométrique parfaitement maitrisé en forme de losanges qui peut s’apparenter à un labyrinthe... symbole d’une sorte deMode & Accessoiresquête vers l’au-delà qui invite à l’imaginaire ! 498 €www.freywille.comContre vents et maréesMarina Yachting est la référence italienne du lifestyle « Sports Nautiques chics », depuis 1878. Depuis plusieurs générations, la famille Gavino a perpétué une qualité impeccable, un esprit « Tailleur ». Aujourd’hui Marina Yachting représente un grand savoir-faire à travers des collections qui cultivent élégance et sens pratique, en mer, comme sur terre.La marque est vendue dans plus de 40 pays. Un indispensable : Chemise en coton oxford, 120€ marinayachting.itLigne Héritage Roland GarrosLa collection Roland-Garros 2017 revisite les pièces emblématiques du tennis et propose un vestiaire pour homme, femme et enfant à la fois chic et décontracté. Pull Mousquetaire col V avec torsades et bord-côtes rayés, polo en jacquard reliéfé, jupe midi et top plissés composent ce dressing. Chaque pièce de cette collection rend hommage au célèbre Tournoi : la couleur terre battue, tantôt en touche tantôt en color block, et la coupe des Mousquetaires comme signature, les jeux derayures en écho aux lignes du court, ou encore le clin d’œil du marquage 0-15- 30-40 sur le cadran de la montre Belle de break. boutique.rolandgarros.com/frJOG, des maillots qui dansent avec l’eauRa né, épuré, poétique, JOG est né de la rencontre entre la passion de la danse aquatique et l’inspiration créatrice de Jessica, championne nationale de natation synchronisée, fondatrice et créatrice de la marque. C’est la première fois qu’une marque de maillots de bain s’associe à l’identité d’un sport artistique aquatique. Par-delà ses découpes innovantes, ses coloris et motifs tendances, ses accessoires chics, ses drapés intemporels, la collection JOG 2017 s’adresse à tous ceux désireux d’être bien dans leur corps et beaux autour et dans l’eau. Ci-contre un modèle sur lequel sou e le vent de la côte Normande, des petits nœuds style lolita chic. 140,00 €www.jogparis.com74 Mai - n°40]]></page><page Index="75" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du tempsArt de vivre & PAtrimoineEvasionPrevithal, Prévention-Vitalité- alassoDans la baie du Mont-Saint-Michel, aux portes de Granville, dite la Monaco du Nord, le nouvel institut Prévithal, nouveau membre Hôtels & Préférence, a pour seul horizon la mer à 180° et ses îles Chausey. Les soins prodigués au Spa  algo et au sein de la  alassothérapie combleront les curistes les plus avertis. L’espace hydrothérapie, le bassin multifonction en front de mer, la rivière de marche en eau de mer froide, les équipements high-tech, les protocoles de cures adaptés dont la fameuse Ecole du dos sont le fruit de 24 ans de savoir-faire. Le restaurant « Le Sound » vous o re une cuisine gourmande et légère. Que ce soit pour un séminaire ou un incentive, Prévithal o re un cadreidéal pour la concentration. Pour vous aérer, optez pour un jogging en bord de mer ou une partie de Golf au réputé Golf de Granville, promenez vous au sein des remparts de la vieille ville ou visitez la superbemaison d’enfance de Christian Dior...www.previthal.comMoxy Vienna Airport, pour un max de fun !Moxy Hotels, la marque audacieuse de Marriott International, continue son avancée en Europe avec l’ouverture de son premier hôtel en Autriche : Moxy Vienna Airport. Chacune des 405 chambres possède une dimension artistique avec une œuvre d’art qui s’étend du sol au plafond. Idéalement situé à seulement 15 minutes en train du centre-ville, les hôtes seront proches des musées, des endroits animés et des cafés branchés. Moxy Vienna Airport sera Le « spot » accessible 24/7 où règnent fun et originalité avec des espaces communs ludiques, un bar animé et des o res sur-mesure, sans casser la tirelire ! Chambre à partir de 89€ la nuit. www.marriott.frLe Mont Saint-Michel, Renouveau de la 8ème Merveille du mondeChef d’œuvre de l’architecture Occidentale, classé au Patrimoine Mondial naturel et culturel de l’Unesco et reconnu comme laHuitième Merveille du Monde, le Mont Saint-Michel connaît un renouveau environnemental et culturel extraordinaire. La célèbre Auberge de La Mère Poulard*** créée en 1888, o re le charme et le confort de ses chambres avec vue sur la baie, les remparts, les jardins, l’Abbaye et les ruelles ancestrales (chambres doubles à partir de 240€). Le restaurant de La Mère Poulard propose quant à lui le meilleur rapport qualité-prix en France pour un restaurant gastronomique et de renom. www.merepoulard.comL’hôtel Arty « Casa Marques »,nouvelle pépite à RioDepuis moins d’un an, le nouvel hôtel Casa Marques situé à Rio de Janeiro au Brésil a ouvert ses portes en plein cœur de Santa Teresa, le quartier de prédilection des artistes.L’ADN atypique de l’hôtel est de proposer et faire découvrir le street Art Brésilien en valorisant leurs œuvres.La Casa Marques c’est aussi sa piscine à débordement avec sa vue imprenable sur le Pain de sucre, ses chaises longues et parasols posés devant le bar à cocktails!Cours de cuisine, cours de samba, découverte d’ethnies Indienne Brésilienne...Un sacré pari réussi pour Jeannine et Louis quiaccueillent eux-mêmes leurs hôtes en leurs proposant des adresses secrètes pour visiter un Rio unique et méconnu !www.casamarquesrio.comecoreseau.fr 75]]></page><page Index="76" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRiMoineStretching postural àl’Elephant PanameLe stage « Body Spirit » conjugue travailphysique, étirements et relâchement mus-culaire pour une sensation immédiate detonicité et de bien-être moral. On apprendà se placer, à se muscler, à relâcher lestensions musculaires et psychiques. Le Stretching Postural® est une forme de gymnastique créée par Jean-Pierre Moreau, kinésithérapeute français à l’Institut National des Sports et entraîneur d’athlètesde haut niveau. Ce stage est un atelier de deux heures enseigné par Isabelle Schwobmann Renouf, danseuse spécialisée en biomécanique et physiologie.www.elephantpaname.comL’Art du tempsBien-EtreEaux Florales EvoleumDétoxi ante, toni ante ou amincissante, chaque eau  orale Limpija puise ses vertus au cœur des terres de Provence. Soigneusementsélectionnées par des artisans locaux qui travaillenten symbiose avec les rythmes de la Nature, lesplantes aromatiques sont distillées à l’eau de source pour permettre à chacune d’exprimer son essence et ses bienfaits. Le programme de remise en forme se déroule en 3 temps : Pour éliminer les toxines pendant les 10 premiers jours : Limpija Detox,pour éliminer les sucres et les amidons les 10 jours suivants : Limpija Fit et en n pour chasser la fatigue accumulée les 10 derniers jours : Limpija Tonic. 40,00 € le  acon.www.evoleum.frSport Management System, la forme en entrepriseDepuis quelques années, des entreprises françaises parient sur l’activité physique et sportive pour améliorer la santé physique et mentale de ses salariés et ainsi améliorer le bien-être et la rentabilité.La force du sport, ce sont ses valeurs comme la solidarité, le courage, l’esprit d’équipe, le dépassement... des valeurs qui se rapprochent de la réalité du management.Huile sèche anti-âgevisage par UV BioCerti é bio & vegan, le parfum subtil et délicat de cette huile sèche française aux algues méditerranéennes est riche en acides gras omégas 3 pour augmenter l’hydratation et permettre de restructurer et régénérer les membranes des cellules endommagées de la peau. L’huile d’avocat, de Baobab, de Buriti protègent, assouplissent, lissent et régénèrent l’élasticité de la peau. A appliquer régulièrement pour réparerles méfaits du soleil récents ou anciens. 50ml - 24,90 €www.uv-bio.comLes déjeuners d’EcoRéseau BusinessConcept : Il était question d’imaginer« la brasserie du 21e siècle », véritable« navire amiral » des nouvelles Halles,à l’image de ce que furent les grandes brasseries des années 20 pour le quartier Montparnasse. Alain Ducasse et Olivier Maurey, créateur de beaux lieux pari- siens, remportèrent cette compétition.Lieu : Métronome de la vie de la brasse-rie, un tableau d’a chage, (8,60 mètresde long sur 1,40 mètres de haut) commeceux que l’on trouve dans les gares etles aéroports, fait dé ler – en liaisoninteractive avec la cuisine – la carte, lestemps de cuisson, les fournées de sou ésou encore les vins du jour...Artisans choisis sur le volet, mobilier créé sur mesure, noblesse des matériaux, le collectif de designers Ciguë a su donner une âme à la structure industrielle existante de ce grand espace ouvert sur une terrasse ensoleillée donnant sur le jardin Nelson Mandela et l’Eglise Saint-Eustache.En cuisine : Le sou é, plat-signature du restaurant, incarne parfaite- ment cette approche tout à la fois  dèle à la tradition et éminemmentSport Management System est un cabinet conseil spécialisé dans l’accroissement de la performance des entreprises par le sport, qui mobilise autour de lui une équipe composée de coachs qui sont des sportifs de haut niveau comme Benoît Campargue, de préparateurs physiques, kinésithérapeutes médecins, d’experts en management et coordinateurs de projet a n de proposerun accompagnement sur mesure. RER ! Le Chef  ierry Marx, consultant engagé, nous dit : rigueur, engagement, régularité ! www.sport-management-system.comCe mois-ci, nous avons testé pour vous Champeaux, la brasserie du 21ème sièclecontemporaine. Le chef Kevin Kowal donne une interpré- tation élégante de ce monu- ment de la cuisine française, avec des versions salées et sucrées. Naturellement, Champeaux fait revivre les plus beaux classiques de la cuisine de brasserie, avec les meilleurs produits de saison.Service : très convivial, avenant et e caceNotre menu : Couteaux gra-tinés, ails des ours et seigle croustillant (14 euros), Sou é aspergeverte (18 euros), Paris-Les Halles (10 euros).Tarifs : Compter 40 à 60 euros pour un repas complet.www.restaurant-champeaux.com76 Mai - n°40©Pierre Monetta]]></page><page Index="77" isMAC="true"><![CDATA[L’Art du tempsArt de vivre & PAtrimoineChampagnesUn millésime d’exception signé Maison CattierCette discrète Maison de champagnes d’exception dévoile son tout dernier Premier Cruen quantité limitée : La Cuvée Brut Premier Cru Renaissance 2008. La cuvée est composée d’un tiers de Chardonnay, d’un tiers de Pinot Noir et d’un tiers de Pinot Meunier, récoltés au sein des vignobles de la maison, classés Premier Cru sur la montagne de Reims. Ce millésime o re un nez élégant et délicat aux notes de praline, d’abricots secs et de raisins de Corinthe, soutenues par une pointe de menthe et une  ne touche de miel en  nale. En bouche, il séduit par l’ampleur et la richesse de ses arômes uniques. Son potentiel de garde exceptionnel en fait un champagne très recherché par les professionnels et collectionneurs. Ce champagne d’exception se déguste aussi bien à l’apéritif, qu’avec des poissons ra nés, cuisinés en sauce tels que le bar ou le turbo. 45 euros TTC – 75 cl.www.cattier.comAudacieux Champagne « Brut Nature »Développer un champagne “brut nature” ou “zéro dosage” constituait une suite nécessaire au travail initié. Ces amateurs de vins naturels, de notes franches et sincères, ont choisi pour cela leur cépage de prédilection : le pinot noir. Si habituellement, un champagne brut nature ne comprend qu’entre 0 et 3 grammes de sucre par litre, la quatrième cuvée Charles Legend se démarque en proposant un vin sans aucun sucre ajouté. Le résultat est frais et franc, les bulles sont  nes et la dose de sul te est même réduite. A la fois fruité et puissant, il peut se savourer tout au long du repas. Il se déguste merveilleusement avec tous les plats iodés. Prix indicatif : 29 € www.charleslegend.comUn Champagne pour de jours heureuxLa Maison Beaumont des Crayères accompagne la saison des Mariages 2017 grâce à des cuvées qui correspondent à chaque moment de ce grand jour.Des champagnes d’exception réalisés avec amour, dans les règles de l’art, un savoir- faire unique et un immense respect du terroir. La cuvée « Grand Rosé » Brut cache sous sa robe corail de  nes bulles gourmandes.Tel un parfum délicat, les notes d’agrumes, de groseille et de fraise des bois soulignent les arômes intenses d’un champagne d’une grande  nesse. Une signature Beaumont des Crayères parfaite lors d’un cocktail ensolleillé. 28,60€ - 75 clwww.champagne-beaumont.comCuvée Rosé – Brut Premier CruCe Champagne Rosé, issu de la Côte des Blancs est un assemblage de 15% Pinot Noir et de 85% Chardonnay. Sa robe grenat très intense donne une sensation de gourmandise qui se con rme au nez de fruits rouges, pétales de roses, pêche de vigne, cerise avec quelques notes minérales. Sa bouche fraiche et tendre à la texture soyeuse et à la  nale vive révèle des notes de cassis et de groseille. Champagne très agréable à l’apéritif, il se mariera également avec des mets subtils et légers à base de saumon, de Saint-Jacques ou encore avec des desserts aux fruits rouges. Prix TTC : 27,50 euros www.champagne-colin.comecoreseau.fr 77©Laurent Rodriguez]]></page><page Index="78" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRiMoineGriset SauvignonRosé 2016Les Vignobles Foncalieu souhaitent o rir une palette aromatique toujours plus riche de cet IGP Pays D’Oc 100% Sauvignon Gris. Ce vin apporte une fraîcheur nouvelle et vous étonnera par sa puissance. On apprécie ses notes d’orange et defruit de la passion, avec une  nale mentholée. Idéal à l’apéritif ou en accompagnement de poisson cru (sushis, ceviche), de coquillages ou d’un Comté. Servir frais à 10°C. Prix TTC : environ 7 euros www.foncalieu.comEole Rosé 2016, AOP Coteaux d’Aix en ProvenceCe Rosé du Domaine d’Eole est composéde Grenache, Syrah, Cinsault, Mourvèdre, Counoise et Roll. Il excelle dans des arômes de fruits rouges et d’agrumes et présente une bouche harmonieuse toute en  nesse. Tout en fraîcheur et en fruits, ce rosé chante la Provence. Il enchante les grillades, des plats aromatisés aux herbes de Provence et à l’huile d’olive & la cuisine exotique.Prix TTC : 13,50 euros www.domainedeole.comL’Impertinent RoséCette cuvée 45 % grenache, 45 % cinsault 10 % mourvèdre révèle des arômes de framboise, de fraise, de pamplemousse et d’ananas avec de subtiles notes  orales dans une bouche minérale et tonique. Servir à 10°C pour accompagner tous les plats d’été. Capacité de garde : au moins 3 ans. Prix TTC cave : 10 euros. www.chateau-estanilles.comCuvée Marine 2016Cette cuvée Grenache et Syrah de l’AOP La Clape est un éloge à la  nesse, issue d’un soin de délicate saignée sur les meilleures parcelles ensoleillées du Château Rouquette-sur-mer. C’est le vin estival par excellence. La robe est claire, la bouche est ronde, fruitée, marquée par une remarquable  nale. Suggestions : Barbecues d’été, grillades de viandes blanches au feu de bois, petits légumes farcis, poivrons grillés Prix TTC : 9 euros 10www.chateaurouquette.comL’Art du tempsVins & SpiritueuxLe délicat Rosé du Château LagrézetteLe Lot est une région ensoleillée du sud-ouest de la France, célèbre pour son patrimoine historique, sa gastronomie et ses vins de prestige. C’est là qu’Alain Dominique Perrin a développé un domaine vinicole d’exception, le Domaine Lagrézette, spécialisé dans un cépage aux qualités hors pairs : le Malbec. C’est avec ce cépage star que Julie,  lle de M. Perrin, a décidé de créer ce rosé d’excellence. D’abord réservé à la famille, le Rosé de Julie a bientôt conquis le cœur des amateurs par sa belle couleur rose pâle, son nez puissant et intense, sa bouche à dominante de pêche et de framboise, teinté d’une délicate nuance  orale, qui s’achève sur une  nale longue et gourmande à souhait. Prix départ Cave : 17 Euros www.chateau-lagrezette.comRosé Clos des Vins d’Amour 2015Un Côtes du Roussillon aux cépages grenache 60 % et syrah 40 %, dont se révèlent de délicieux arômes de fruits rouges frais et acidulés : framboise, fraise, groseille. La bouche garde tout son fruité et sa rondeur.Servir à une température de 10-12°C à l’apéritif, à table avec charcuteries, poissons, viandes blanches, fromages, desserts à base de fruits rouges.Prix TTC départ cave : 8 euros.www.closdesvinsdamour.frTroubadour 2016 duDomaine de RochevilleCe Saumur Rosé Sec 100% Cabernet Franc est une appellation con dentielle tout en fraicheur, bonne humeur et élégance. Le Troubadour chante la jovialité sur des notes d’abricot et pêche de vigne, et insu e de la poésie pour des repas estivaux ou exotiques : entrées fraiches, grillades de viandes ou de poisson, crevette style thaï, tajine à l’abricot et même couscous apprécieront sa joie de vivre ! Prix TTC : 7,90 euroswww.rocheville.netÎle de Rosé, vin corse« Île de Rosé » fait rayonner le terroir corse à travers un nouveau design premium : une bouteille bourguignonne, personnalisée et siglée, mettant en valeur les teintes pêches de ce rosé. Forte d’un terroir singulier, de cépages autochtones à la richesse considérable, « Ile de Rosé » rassemble le meilleur de cette terre insulaire. Produit en IGP, c’est un vin franc, aux notes fruitées et  orales, composé à majorité de Sciaccarellu. C’est un véritable appel à la gourmandise. Prix de vente conseillé : entre 6,10 et 6,50 euros TTCBandol Rosé Cuvée deL’HippocampeComposé de 40 % grenache, 30 % mourvèdre et 30 % cinsault, ce vin révèle de délicats arômes de petits fruits rouges et d’épices douces. La bouche est fraîche, tendre, toute en  nesse. Servir à une température de 10°C pour accompagner tous les mets d’été : salades, charcuteries, légumes con ts rouleaux de printemps. Prix TTC cave : 13,70 euros. www.domaine-olivette.com78 Mai - n°40]]></page><page Index="79" isMAC="true"><![CDATA[2016DENIS DURANTOUMIS EN BOUTEILLE AU CHATEAUGIP LIBOURNE L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É PHOTO STEPHANE KLEIN]]></page><page Index="80" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRiMoineL’Art du temps - L’Actualité automobileNouvelle Mini Cooper Countryman : Un SUV de rêveLe SUV façon Mini a grandi sans renier ses origines. Chic et original, ce crosso- ver doté en option d’une transmission intégrale permanente dénote dans le paysage automobile sur un segment de marché en très forte croissance. Succès garanti.Depuis son apparition sur la scène au- tomobile en 2001, la Mini a fait un sa- cré bout de chemin. La star « revival » célébrant le mythe des sixties voulue par BMW (acquéreur de la marque en 1994), a donné naissance, forte de son succès planétaire, à une vraie gamme diversi ée. Le patronyme Mini s’est ainsi décliné jusqu’à sept carrosseries : berline trois portes, cabriolet, break (Clubman), SUV(Countryman), SUV Coupé (Paceman), coupé deux places, et roadster. Aujourd’hui la folie stylistique est – un peu – retombée. La gamme ne compte plus « que » six modèles disons « clas- siques » : la mini Hatch, l’originelle en trois ou cinq portes, le break Clubman, le cabriolet, le SUV Countryman et la bodybuildée (231 chevaux) John Cooper Works (déclinable en trois portes, cabrio, Clubman et Countryman).Dernier arrivé dans cette famille so bri- tish, le nouveau Countryman, agrandi et dominateur. Pas de doute, ce gros SUV urbain ou petit SUV familial, c’est au choix, qui trône par ses dimensions (4,299 m) quelque part entre l’Audi Q2 et le Peugeot 3008 est sans conteste le plus charmeurdu marché. Plus grandde 20 centimètres queson prédécesseur, leCountryman de deu-xième génération estbeau, racé, élégant,chic. Et donc, qui plusest, très habitable. Avecun véritable coffre (450litres, 1390 les sièges ar-rière rabattus), une banquettearrière justement modulableet rabattable, de la place à l’avant, à l’arrière... En un mot le Countryman est spacieux (pour sa catégorie). Le design extérieur apparaît comme toujours chez Mini très soigné avec un look incom- parable et totalement identitaire (feux arrière verticaux, gros projecteurs avant spéci ques, grille de calandre hexago- nale, rails de toit) qui lui confère à la fois agressivité, sportivité et assurance. A l’intérieur c’est unique. La planche debord avec son énorme écran central tactile façon hublot, les commodos style aviation, la laque, le cuir... L’habitacle Mini est à nul autre comparable, origi- nal, soigné, raf né. Un grand bonheur. L’équipement est complet (dans notre version d’essai Cooper SD) : af chage tête haute, feux de route automatiques, régulateur adaptatif, alerte de collision, lecture des panneaux de signalisation, etc. Restent les qualités purement méca- niques de ce SUV doté en option de la transmission intégrale permanente et deLe Volkswagen Amarok monteen gammeLe Pick Up allemand devient le plus puissant utilitaire sur son marché avec sa nouvelle motorisation V6Mitsubishi L200, Ford Ranger, Toyota HiLux, Nissan Navara... Les Pick Up ont la cote. Renault lui-même s’apprête à commercialiser un Alaskan conçu sur la base d’un Koleos et présenté au Mondial 2016 à Paris tandis que Fiat propose un Fullba- ck, clone du Mitsubishi L200.Volkswagen ne pouvait rester en dehors du jeu. Son Amarok qui n’a à ce jour pas rencontré un réel succès fait peau neuve. Plutôt que de cibler une clientèle de profes- sionnels, artisans et autres éleveurs, uti- lisateurs habituels de ce type de véhicule, le constructeur s’adresse en priorité aux adeptes fortunés des loisirs de plein air et des sports nautiques avec un pick up haut de gamme. Très beau, avec sa calandre redessinée grande qualité, l’Amarok béné cie d’une motorisation XXL qui en fait le plus puissant du marché : exit le moteur 4 cylindres 2 litres TDI, place à un V6 3 litres de 224 chevaux qui équipe également le Q7. Résultat : une mécanique qui décoiffe de façon inhabituelle pour ce type de véhicule, avec en prime la boite DSG 8 et quatre roues motrices permanentes. Un moteur disponible également enversion plus raisonnable de « seulement » 204 chevaux.Modèle essayé : Volkswagen Amarok V6 3.0 TDI 224 ch BVA8, Aventura. Tarif : à partir de 45 980 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 34 880 euros.Nissan réinvente sa MicraLa petite citadine polyvalente fait peau neuve et monte en gamme, surtout côté équipements. Le moteur essence déçoit, le diesel s’impose a contrario des tendances actuelles du marché.et son habitacle dePlus rien à voir avec l’ancien modèle. Fi des rondeurs et des galbes, place aux angles et lignes tendues. La nouvelle Nissan Micra made in France, fabriquée en Île-de-France à Flins, cinquième du nom, est véritablement une nouvelle voiture. Plus longue de 20 centimètres que sa devancière (3,99 m) et disponible80 Mai - n°40]]></page><page Index="81" isMAC="true"><![CDATA[Art de vivre & PAtrimoineessais & tendancesPar Philippe Flamand81la régulation électronique de l’amortissement. Maniable en ville, compacte, facile à garer, le Country- man, qui béné cie de la plateforme trac- tion de BMW (X1 et Série 2 Active) offre un confort et une tenue de route sans défaut, et dans la version Cooper SD une puissance et une motricité admi- rablement servies par la remarquable boîte Septronic à 8 rapportslivrée de série.Deux moteurs essence sont disponibles entrois et quatre cylindres (1,5 l pour 136 ch, 2 litres, 192 ch pour la Cooper S), deux moteurs diesel 4 cylindres (2 litres 150 ch et 2 litres 190 ch en Coo- per SD) et une hybride rechargeable de 224 ch (1,5 l essence de 136 ch + électrique synchrone de 88 ch). De quoi satisfaire un large public de connaisseurs.Modèle essayé : MINI Cooper SD Countryman All 4. Tarif : à partir de 37400 euros. Tarifs gamme essence à partir de 26300 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 26900 euros.uniquement en cinq portes, la Micra millésime 2017 a béné cié d’un joli coup de crayon et d’une nette mon- tée en gamme à l’intérieur. Plastiques moussés (sauf pour la casquette des compteurs), belles matières (du cuir pour le haut de gamme Tekna), un habillage des sièges et de la planche de bord coloré, en harmonie avec la couleur de caisse (bleu électrique et rouge passion pour nos modèles d’essai, parmi dix teintes de carrosserie disponibles). L’écrin est attrayant. Er- gonomie des commandes, confort de suspension, petit volant à méplat, complètent le pack plaisir. Quant au niveau d’équipements il est clairement emprunté au segment supérieur : freinage d’urgence autonome avec détection des piétons, feux de route automatiques, régulateur de vitesse, ouverture et démarrage sans clef, reconnaissance des panneaux de signalisation, franchissement de ligne, caméras avant, arrière, la- térales... Et en  nition Tekna, de série, un système audio Bose avec haut-parleur intégré dans l’appui tête du siège conducteur. Reste une incongruité : des ma- nivelles de vitres à l’arrière même en  nition haute. Ça fait radin ! Alors même que la Micra est annon- cée en cinq niveaux de  nition et 100 possibilités de personnalisation.Le choix mécanique est pour l’heure plutôt réduit : côté essence un bloc 0,9 litre, 3 cylindres turbo de 90 chevaux, côté diesel un moteur 1,5 litre de mêmepuissance. A l’arrivée il n’y a pas photo. Le modèle ma- zouté est bien plus agréable à conduire, plus souple, plus onctueux avec de la puissance rapidement disponible (220 Nm de couple à 2000 tours) et une impression au volant de plus grande stabilité, là où le modèle essence peine à s’exprimer à petite vitesse et mouline dans les tours à plus haut régime. Les deux mécaniques disposent pour l’heure d’une boîte manuelle à 5 rapports sans reproche (la boîte auto n’est annoncée que pour 2018, ce qui n’est pas forcément malin pour une citadine) etdu système stop and start. Une deuxième motorisation essence arrive en entrée de gamme avec un bloc trois cylindres atmosphérique de 73 ch.Modèles essayés : Nissan Micra N-Connecta, IG-T 90. Tarif : à partir de 18290 euros. Nissan Micra Tekna, dCi 90. Tarif : à partir de 21590 euros Tarifs gamme essence à partir de 13590 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 17690 euros.L’Art du temps - L’Actualité automobileecoreseau.fr]]></page><page Index="82" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRiMoineBaromètre  nance de marchéBrèves, études, actus et chiffres du mois concernant les marchés  nanciers où le particulier peut investir la sPéculation du mois16 eur15 eur 14 eur13 eur 12 eur 11 eur 10 eur9 eurAvr Mai JuinJuil Aout SepOct Nov Dec 2017Fév MarDassault Aviation : décollage en vue ?Credit Suisse a relevé sa recommandation sur l’avionneur, passant de Neutre à Achat. L’objectif de cours a aussi été remonté de 990 à 1375 euros. L’analyste dit tenir compte du potentiel du Rafale et du marché des jets d’affaires. l’actu maRché du moisLa pierre papier toujours à l’hon- neur en 2016Les Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ont offert en moyenne un rendement de 4,63% en 2016 selon les données publiées par l’Association française des sociétés de placements immobiliers (Aspim). Un rendement deux à trois fois supérieurà celui de l’assurance-vie, et six fois plus élevé que celui du livret A, ce dernier ne rapportant plus que 0,75% par an. Ce rendement a permis à ces produits d’enregistrer une nouvelle année record,avec une collecte de plus de 5,5 milliards d’euros en 2016, soit une augmentation de 30% par rapport à l’année précédente.Actions : cap sur la blockchain ?« Blockchain » : le mot est dans toutes les bouches... mais que permet réellement cette technologie ? Selon l’agence de notation de crédit Moody’s, les chaînes de blocs pourraientrévolutionner les marchés actions. Cette technolo- gie « pourrait transformer de nombreux aspects du trading des actions, permettant potentielle-ment aux institutions  nancières de réduire les coûts et d’augmenter la vitesse de règlement des opérations sur titre », estime-t-il. La blockchain pourrait notamment permettre de supprimer les intermédiaires en permettant une plus grande transparence dans les échanges.Options binaires : 10 nouveaux sites interdits par l’AMFL’AMF a actualisé la liste noire des sites non au- torisés proposant du trading d’options binaires. Le gendarme de la Bourse recommande auxépargnants de s’assurer, avant toute transaction, que l’intermédiaire fi- nancier est bien inscrit sur la liste des établisse- ments  nanciers autorisés à exercer en France, dansle registre des agents  nanciers disponible sur son site. Dans le cas où il ne  gure pas sur ce registre, il est préférable de ne pas répondre aux sollicitations (et notamment aux publicités en ligne annonçant des gains très importants), recommande l’AMF, avertissant que les règles de protection des inves- tisseurs, de bonne information ou de traitement des réclamations, risquent de ne pas être respectées. le coin des exPeRtsLes risques politiques persistent pour Cholet DupontLe trimestre s’est achevé sur une note très positive pour les marchés actions, qui ont progressé de 4 à 5% en moyenne en moyenne dans les pays développés et de 10% dans les pays émergents, souligne Cholet Dupont. « L’environnement économique et  nancier est resté favorable en mars et les perspectives béné ciaires des entreprises se sont encore améliorées », ajoute-t-il. Pour les prochains mois, « l’incertitude américaine reste entière », écrit l’analyste. En Europe, il voit un recul de l’incertitude, mais estime que « le risque de mauvaise surprise ne peut pas être totalement écarté ». Cholet Dupont conserve son scénario global : reprise modérée de l’in ation et de la croissance, hausse limitée des taux d’intérêt.De ce fait, le potentiel d’appréciation à court terme des indices actions s’est encore réduit, écrit-il. Les objectifs des indices européens sont même dépassés, selon lui. A moyen terme, malgré la baisse du risque politique européen, l’incertitude sur les réformes aux USA bloque les révisions haussières des pro ts, de la croissance et donc celles des prévisions sur les indices. Cholet Dupont adopte donc une position de légère sous-pondération à court terme sur les actions américaines et de légère surpondération des actions européennes et émergentes.Edram surpondère les actions européennes... avec modérationEdmond de Rothschild Asset Management surpondère les actions européennes dans ses portefeuilles au détriment des actions américaines, annonce-t-il dans une note d’investissement. L’enjeu est d’équilibrer le pro l de risque entre, d’un côté, la menace d’une correction importante en cas de mauvaises nouvelles et, de l’autre, l’attractivité grandissante des actifs risqués en Europe. Benjamin Melman, directeur allocation d’actifs et dettes souveraines chez Edram, identi e plusieurs catalyseurs. Premièrement, la reprise économique est désormais beaucoup mieux synchroniséeau niveau mondial et s’af rme davantage. Les entreprises européennes étant plus cycliques et internationales que leurs homologues américaines, elles pro tent bien mieux de cet environnement à ce stade du cycle. De plus, les croissances française et italienne qui n’avaient pratiquement pas participé à la reprise européenne semblent désormais rejoindre rapidement le bataillon du Vieux continent à en croire les dernières enquêtes. La reprise européenne n’en est que plus solide.Par ailleurs, le gérant constate que les opérations de fusions et acquisitions européennes, modestes jusqu’ici, repartent désormais sur un bon rythme. Benjamin Melman rappelle en outre que les valorisations relatives montrent que le marché américain est historiquement très cher par rapport aux autres places boursières, notamment face à l’Europe.Mirabaud AM prudent sur les obligationsMirabaud AM sous-pondère la poche obligataire souveraine en euros et en dollars dans ses portefeuilles et investit dans des obligations américaines à taux variables qui béné cient de la hausse des taux courts aux États-Unis. « Nous nous attendons toujours à une poursuite de la normalisation des taux d’intérêt, mais à un rythme moindre qu’attendu par les marchés », écrit le gestionnaire d’actifs dans une note. Mirabaud AM appuie son analyse sur les derniers chiffresde l’in ation, qui signalent un ralentissement, et estime qu’ils devraient mettre un terme à toute velléité de la Banque centrale européenne de remonter ses taux directeurs précipitamment. Mirabaud AM attend par ailleurs de voir comment les obligations périphériques vont réagir à la réduction du programme d’achats d’actifs de la BCE de 80 à 60 milliards d’euros. « L’élargissement des écarts de taux d’intérêt entre l’Allemagne et les pays périphériques indiquera dans quelle mesure la  n du programme de soutien de la BCE, d’ici à la  n de l’année au plus tôt, est déjà intégrée dans les prix par les investisseurs », écrit le gestionnaire.Il ajoute qu’un élargissement trop important des taux d’intérêt des pays périphériques pourrait également signi er aux banquiers centraux qu’un soutien prolongé demeure nécessaire pour soutenir la croissance et l’in ation en zone euro.Arthur CohenSpécialiste des questions éthiques appliquées au secteur  nancier PDg des éditions HermannLJeux de cartes et prestidigitation des communicantse 18 avril, une grande enseigne de MasterCard, qu’il pourra activer aisément distribution a lancé une nouvelle après quelques formalités à effectuer sur carte de paiement internationale, son smartphone. Les frais de « tenue ded’espèces, ni l’émission de chèque, ni les découverts), la presse a beaucoup vanté les mérites de cette initiative citoyenne : elle serait la preuve d’une ubérisation de la  nance, d’une popularisation des instruments monétiques, d’une justice distributive appliquée aux moyens de paiement. L’argument principal avancé : les interdits bancaires pourront en n re- trouver l’usage d’une carte bleue.Il y aurait beaucoup à dire sur cette pré- tendue innovation. Sans s’appesantir sur le sujet, il importe cependant de rappeler que le Code monétaire et  nancier stipule en son article L.312-1 que « toute per- sonne physique ou morale domiciliée en France, dépourvue d’un compte de dépôt, a droit à l’ouverture d’un tel compte dans l’établissement de crédit de son choix ». Autrement dit, même les personnes quiont émis des chèques sans provision et qui se retrouvent par le fait même interdits bancaires, peuvent disposer, au besoin par le recours à la Banque de France, des moyens de paiement usuels et réaliser tous types d’opération (comme des virements ou même des chèques de banque). Le nouveau produit commercialisé par cette enseigne de la grande distribution ne ré- pond donc pas pleinement à un besoin (ce d’autant qu’un produit comparable était déjà disponible dans les bureaux de tabac). Il fournit cependant l’occasion de s’inter- roger sur le coup de baguette magique des communicants : assistés par des medias complaisants, ils transforment sous nos yeux ébahis la simple mise à disposition d’une nouvelle offre en la réponse tant attendue à une demande préexistante.commercialisée à un prix attractif (5€), que l’on pourra se procurer en grande surface, entre les rayons de produits mé- nagers et les pâtes alimentaires. Dans le coffret présenté sur les têtes de gondole des supermarchés, le consommateur trou- vera un guide d’utilisation et une cartecompte » seront très réduits (1€/mois), et la carte à débit immédiat fonctionnera partout dans le monde. Faut-il y voir un indice d’une démocratisation de la  nance ? Indépendamment de la gamme limitée des services offerts par ce nouveau produit (qui, par exemple, n’accepte ni le dépôt82 Mai - n°40Éthique & Finance]]></page><page Index="83" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="84" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRiMoineBaromètre patrimoine l’actu PatRimoine du moisLes actions plaisent à nouveau aux épargnantsLa dernière enquête du Cercle de l’Epargne/Aphitea montre que les français commencent à se récon- cilier avec les actions. 38% d’entre eux considèrent qu’il s’agit d’un placement « intéressant » en 2017,alors qu’ils n’étaient que 29% en 2016. Signe d’un regain de con ance, les détenteurs d’un Plan Epargne en Actions sont, eux aussi, rassurés puisqu’ils sont 68% à montrer de l’intérêt pour ce placement. Les Français ne s’emballent pas pour autant, car si les actions font partie du trio de tête de leurs placements préférés, elles restent distancées par les in- vestissements immobiliers et l’assurance-vie. Une tendance qui s’expliquerait, entre autres, par la récente hausse des marchés  nanciers à la suite de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.L’AMF s’équipe contre les arnaques aux placementsL’AMF a signé une convention de partenariat avec Signal Spam, dans le but de lutter contre les arnaques aux place-ments  nanciers. Ce partenariat vise à transmettre à l’AMF les informations contenues dans les signalements des internautes lorsqu’une arnaque est constatée. Signal Spam mobilise, en effet, depuis sa création en 2005, les internautes sur la nécessité de signaler ces arnaques. Elle collecte ensuiteces différents signalements et les transmet à l’AMF (par- mi d’autres partenaires) a n que cette dernière puisse agir contre les organismes qui font de la prospection illégale sur des produits  nanciers, ou qui montent des arnaques. Le meilleur moyen de s’en prémunir reste de s’entourer d’un professionnel qui pourra vous conseiller.Immobilier : les français favorisent les pe- tites surfaces proches de chez eux.Un sondage réalisé par le promoteur Atland montre que 60% des personnes interrogées pensent que l’immobilier est un placement intéressant : 34% préfèrent un logement, 18% préfèrent investir via un PEL et 8% privilégient la SCPI. Sans surprise, dans l’investis-sement direct la première priorité deceux-ci reste un rendement locatifintéressant, avant même la plus-valueà la revente. S’ils préfèrent investir àproximité de chez eux, les grandesagglomérations de province attirent53% des sondés, contre 20% seule-ment pour l’Ile-de-France. Les pe-tites surfaces sont privilégiées, ainsi que les résidences service neuves, les SCPI ou encore le dispositif Pinel.Carrefour ouvre son compte bancaireL’enseigne de distribution innove là où l’on ne l’attend pas et lance son propre compte bancaire, nommé C-zam. Celui-ci est accessible sans conditions de revenu, mais re- fuse en contrepartie le découvert. Une offre à prix réduit pour casser les codes du marché, cinq euros suf ront à ouvrir le compte, puis un euro par mois, soit un total de 17 euros par an. Le groupe promet par ailleurs une ouverturede compte en « 10 minutes ». Un positionnement qui n’est pas sans rappeler celui du compte Nickel, vendu chez les buralistes, à la différence près que ce compte pourra être ouvert... en supermarché !Brèves, actus et chiffres du mois concernant d’éventuels placements patrimoniaux pour le particulierLe placement du mois45%C’est la part que représente l’assurance-vie dans le total du portefeuille d’épargne des français sur l’an- née 2015. Un chiffre issu d’un billet publié sur le blog de la Banque de France. En 1980, l’assurance-vie représentait 11% du portefeuille des français, lais- sant la première place aux comptes courant ou aux livrets à taux réglementé comme le livret A. Mais ces derniers ne représentent aujourd’hui plus que 17% du portefeuille des français, contre 32% dans les années 80. Si la dynamique ne date pas d’hier, force est de constater que la crise des subprimes, tout comme la persistance des taux d’intérêts bas, ralentit mais n’inverse pas la tendance.A PAS DE GÉRANTS : Le Private Equity pour investir dire ement dans les entreprises« Plus de proximité avec les entreprises »Le Private Equity n’est pas réservé aux professionnels ou aux grandes fortunes. Les particuliers aussi peuvent faire le choix d’investir directement dans l’économie réelle par ce biais. Décryptage de Laurent de Swarte, Co-fondateur d’Agami Family Of ce.Quels avantages à investir via du Private Equity pour un particulier ?Outre les perspectives de rendement attrayant, un particulier trouvera dans ce type d’investissement une forme de proximité avec l’entreprise soutenue, ne se- rait-ce que par l’œil qu’il pourra garder sur la stratégie de cette dernière. En Private Equity, une plus grande corrélation observée avec les résultats de l’entreprise que sur les marchés cotés se révèle rassurante pour le particulier, qui se trouve presque acteur de la réussite de l’entreprise soutenue. En n, investir dans le Private Equity a bien souvent un but éducatif du particulier, qui développe ses connaissances et sa compréhension desgrandes tendances économiques.Quelles questions se poser avant de se lancer ?La première question à se poser est la liquidité et donc le montant du patrimoine affecté au Private Equity : il faut être sûr de ne pas en avoir besoin avant quelques années. Le particulier doit avoir conscience que 30% des sociétés n’existent plus au bout de trois ans. Ensuite, se pose la question de la diversi cation et l’ap- pétence au risque : un investissement dans une seule société sera par nature plus risqué que dans un fondsqui investit lui-même dans une vingtaine de sociétés.Quel est le ticket d’entrée ?Le ticket d’entrée est très variable. De quelques euros pour des investissements en direct dans une socié- té, notamment via les plateformes de crowdfunding, à 100 000 € ou plus, pour des fonds gérés par des pro- fessionnels.Que regarder lorsqu’on veut investir directement au sein d’une entreprise ?Au-delà de la pertinence du business model, il faut gar- der un œil très critique sur la construction et le réalisme du business plan, tant au niveau du chiffre d’affaires gé- néralement surestimé, que des charges souvent large- ment sous-estimées. Il est également primordial d’avoir une bonne vision sur la consommation de trésorerie, qui doit être adaptable en fonction du rythme de croissancede la société.Il faut par ailleurs interroger de façon très pointue l’en- trepreneur sur ses moteurs entrepreneuriaux person- nels, sa faculté à gérer les divers stades de croissance, son entourage professionnel (conseil de surveillance, actionnaires bienveillants et proactifs), sa capacité à recruter les bons collaborateurs...En n, il faut valider l’utilisation des montants levés par la société a n de savoir ce que votre argent va réelle- ment  nancer, et mesurer la création de valeur pour la société... et ses actionnaires.Focus suR...l’investissement dans les œuvRes d’aRtL’art pictural est très certainement le placement atypique le plus connu des épargnants, notamment grâce à ses avan- tages  scaux et surtout grâce aux célèbres milliardaires, mécènes à leurs heures. Comme le montre ce graphique d’artprice.com, les ventes d’œuvres d’art contemporain ont connu une progression constante jusqu’en 2014, avant de se replier à partir de début 2015, ce qui n’empêche pas cet investissement de connaître une croissance de 1370% de- puis 2000. Mais si ce graphique recense les performances d’art contemporain, très aimé par les épargnants fortunés ou les investisseurs, notamment grâce à ses possibilités de plus-values, il n’est pas le seul à attirer l’œil. D’après un rapport publié par Art Basel et UBS, le marché global de l’Art a totalisé 56,6 milliards de dollars (soit quand même 11% de moins qu’en 2015). Notons que même sur ce secteur le numérique semble prendre du terrain, les ventes d’art en ligne ont progressé de 4% pour atteindre 4,9 milliards de dollars, soit 9% du total.Produit des ventes mondiales d’art contemporain (artprice.com)84Mai - n°40]]></page><page Index="85" isMAC="true"><![CDATA[CIPRÉS Assurances lance la Gamme Pro Evolutive : une offre unique et sans sélection médicale pour tous les entrepreneurs quels que soient leur régime obligatoireet leur profession.Découvrez notre offre prévoyance sur www.cipres.fr]]></page><page Index="86" isMAC="true"><![CDATA[aRt de vivRe & PatRiMoineFocus sur un placement ou investissement a n d’analyser les tendances et évolutionsDé scalisationAu menu cette année...PatrimoineLa dé scalisation reste l’outil majeur pour inciter les Français à investir dans la pierre. Tour d’horizon des possibilités en 2017, et de leur intérêt.Par Jean-Marie Benoistassez bas. L’investissements est plafonné à 300000 euros, et le montant de la dé scalisation est de 11% du montant total de l’investissement sur neuf ans. Son gros désavantage ? Si le principe est intéressant, lades revenus, qui relèvent des BIC, étalée sur 25 à 30 ans – sont plus attirants.cosseDernier-né des dispositifs, il semble promis à un avenir peules secteurs sauvegardés (30%) et les ZPP-AEP (22%). Plus le ration investissement/montant des travaux favorise ce der- nier, plus l’avantage  scal est intéressant. Ce type d’investis- sement se pratique sur le trèslong terme ; le marché est souvent un peu décorrélé du marché de l’ancien. « Il existe cependant des biens, éligibles à la loi Malraux, à partir de 100000 euros... Puisqu’il s’agit souvent de centres-villes, dans des agglomérations pe- tites et moyennes. Et on peut espérer une rentabilité de 4 à 4,5% », détaille Marcelina Stark, directrice d’Angelys Groupe.démembRement« Le démembrement tempo- raire consiste à transformer le loyer (habituellement grevé de risque, de charges et de  scalité) en capitalisation. Ce concept rencontre un public de plus en plus nombreux : les investis- seurs soucieux d’échapper à l’impôt (impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, taxes et ISF) comme ceux désireux de se constituer un patrimoine avec un effort d’épargne mai- trisé (moindre engagement  nancier, pas d’aléas locatif,pas de charges d’entretien du bien) », explique Pierre-Yves Habouzit. Il permet, en un sens, d’échapper à l’impôt... puisque la nue-propriété ne rentre pas dans l’assiette de l’ISF. » Le principe : on achète la nue-propriété d’un bien (60 à 65% de sa valeur), ce qui sort la somme correspondante de l’assiette de l’ISF, et on en con e temporairement l’usufruit à un bailleur social pendant 15 à 20 ans. Cerises sur le gâteau : le retour de l’usufruit se fait sans frais, et le choix de bien est plutôt intéressant et varié, avec l’obligation des villes d’hé- berger une certaine quantité de logements sociaux.monuments histoRiquesSans aucun plafond, dé scalisant 100% du montant des travaux entrepris, « les monuments his- toriques sont sans conteste la Rolls de la dé scalisation, décrit Marcelina Stark. Mais les prix sont très élevés, et le marché restreint... Et compte tenu des budgets, il ne devient intéres- sant qu’à partir de 120000 à 150000 euros d’impôt. » Il faut, de plus, détenir le bien pendantIl est essentiel, avant de dis- cuter de dé scalisation, de rappeler quelques notionsévidentes, mais parfois oubliées.« Avant d’être un produit de dé scalisation, c’est un inves- tissement immobilier. Ce n’est pas quelque chose de liquide, ou de virtuel. C’est une opé- ration qui prend son sens sur le long terme », insiste Pierre Nechelis, directeur des investis- sements immobiliers de l’UFF (banque conseil en gestion de patrimoine). Il faut respecter les bases pour le choix du bien : l’emplacement, la demande lo- cative, l’évolution du territoire (quartier, ville...), la qualité du/des prestataire(s)... Quant au dispositif  scal, quelques principes permettent d’y voir plus clair : d’abord, calculer ! Ensuite, pour ceux qui offrent une réduction d’impôt, si la dé scalisation est supérieure au montant d’impôt payé, le surplus est perdu (sauf pour le Malraux, qui – c’est une nouveauté – permet un report sur trois ans). « En un sens, cela simpli e la question : on cherche l’investissement qui gommera ou atténuera l’im- pôt pour une année donnée », explique Pierre Nechelis. Pour les dispositifs de réduction de charge, ce qu’il faut regarder n’est pas tant le montant de l’impôt que la tranche mar- ginale d’imposition. Plus elle est élevée, plus la réduction de charge devient intéressante.PinelLa loi Pinel, concernant prin- cipalement le neuf, s’adresse aux gens qui payent à partirde 2000 à 3000 euros d’im- pôts, sans limite supérieure. La dé scalisation, basée sur le montant de l’investissement, peut atteindre jusqu’à 21% sur 12 ans, L’investissement est plafonné à 300000 euros par an, et les loyers praticables sont plafonnés par zone. Il existe une variante pour l’Outre-mer, soumise à des plafonds diffé- rents, et où la dé scalisation est plus importante (32% sur 12 ans). La loi Pinel n’est pas forcément appropriée pour commencer à construire son patrimoine. « En général, les clients sont déjà propriétaires de leur résidence principale, et cherchent un investissement locatif – c’est aussi le cas pourdé scalisation est faible. « On ne peut pas cumuler la déduc- tion des amortissements et le dispositif du Censi-Bouvard : il faut choisir. Dans le cadre d’un investissement permettantexcitant : « Il présente un inté- rêt limité, sauf, peut-être, pour les propriétaires de logements vacants. Il n’est pas assez inci- tatif », estime Philippe Malatier. Il permet de dé scaliser entre 15 et 85% des revenus locatifs générés, à condition de louer le bien à des loyers abordables.déFicit FoncieRLà encore une règle de droit commun, il dé scalise le mon- tant des travaux entrepris (la plupart sont éligibles) à hauteur de 10700 euros pour les reve- nus, et sans limite supérieure pour les revenus fonciers. C’est surtout intéressant pour les tranches élevées d’imposition qui disposent déjà de revenus fonciers.malRauxLa loi Malraux intéressera les personnes qui payent plus de 10000 à 15000 euros d’impôt. Elle permet de dé scaliser – hors plafonnement des niches  scales, et sans plafond – un pourcentage du montant des travaux réalisés dans un bien acheté dans certaines zones :Avant d’être un produitde dé scalisation, c’est un investissement immobilier. C’est une opération qui prend son sens sur le long terme.toute une génération de tren- tenaires parisiens pour qui la primo-accession est dif cile en raison des prix élevés », explique Philippe Malatier, dirigeant associé de K&P Finance.censi-bouvaRd et lo- cation meubléeLa loi Censi-Bouvard permet d’investir dans des résidences gérées, avec services, qu’on sépare en quatre catégories : tourisme, tourisme d’affaires, étudiantes, et pour personnes âgées. Le ticket d’entrée est doncde préparer la retraite, le choix se porte clairement sur la pre- mière option pour se constituer des revenus complémentaires très faiblement  scalisés sur une longue période », estime Pierre-Yves Habouzit, directeur commercial chez Fidexi.La location meublée, qui vient du droit commun et couvre toute les locations meublées (y compris donc les biens concernés par le Censi-Bouvard), permet de béné cier de l’amortissement du bien, sans plafonnement. Les avantages – une dé scalisationLes monuments his- toriques sont sans conteste la Rolls de la dé scalisationquinze ans.Timing stratégiqueLe bonus de 2017On aurait pu penser qu’investir – surtout en déduction de charge – en 2017 serait inutile, puisque l’impôt 2017 sera neutralisé par un crédit d’impôt en 2018. Mais, en fait (sauf contrordre post-électoral), « le gouvernement a mis en place un bonus plutôt incitatif : si vous déduisez vos charges en 2017, vous pourrez déduire 50% de ces dernières en 2018 en plus de ce que vous déduiriez nor- malement. D’une façon un peu abusive, on peut dire que les charges de 2017 sont déductibles à 150% », explique Pierre Nechelis, directeur des investissements immo- bilier de l’UFF. Toutes les charges supportées en 2017 seront déductibles, même si elles ne génèrent aucun avantage  scal. En revanche, si on ne fait rien en 2017, et déduit tout sur 2018, seule la moitié des charges décais- sées sera amortissable. L’incitation est forte, et mérite de faire les calculs...86 Mai - n°40]]></page><page Index="87" isMAC="true"><![CDATA[© une créa on www.lImaginer, dessiner et construirevotre logement de demain ! Sigla Neuf, promoteur régionalwww.siglaneuf.fr0320371010177 rue de Paris 59000 LILLEproche de vous]]></page><page Index="88" isMAC="true"><![CDATA[exPRessionsTribune libre« Ayons l’audace d’agir, et faisons entendre nos ambitions »Par Julien BourgoinPrésident National 2017 de la Jeune Chambre Economique Française.Nous vivons une période marquée par une actualité sombre : la crise économique persistante,la menace terroriste, lamontée de la xénophobie, la crise des migrants, ou encore le chômage qui continue de toucher plus d’un jeuneactif de moins de 25 ans sur quatre.Tous ces sujets nous bouleversent, percutent nos valeurs et nos croyances : ils nous interpellent – ils DOIVENT nous interpeller. Et pourtant nous, Jeune Chambre Economique Française, restons confiants en l’avenir, car c’est dans notre ADN. Notre volonté d’agir et l’apportde réponses aux problèmes des jeunes dans notre pays, n’en est que renforcé.Il nous faut agir ! Et oui agir. Vite! La jeunesse de notre pays, qu’elle soit nommée Génération Y ou Z,a besoin de (re)trouver goût en la citoyenneté, en l’engagement.Il leur appartient d’affirmer et promouvoir le concept de citoyenneté active. Cette citoyenneté ne se définit pas uniquement par la possession dela nationalité française et de ses droits civiques et politiques. Elle se définit surtout par la participation à la viede la cité. Elle est à la fois facteur d’intégration, source d’apprentissage et incubateur de compétences.Il est urgent de faire entendre la voix de cette jeunesse ambitieuse : cette jeunesse qui refuse la fatalité, qui sait agir positivement sur les territoires (comme j’ai pu le constater auprès des 3 000 membres de la Jeune Chambre Economique Française), cette jeunesse qui s’invite au cœur du débat public (rajeunissement du paysage politique),à la veille de l’élection probable, duplus jeune Président de l’histoire dela Vème République. Il est primordial de montrer que ces engagements sont nécessaires pour le dynamisme, la diversité et la cohésion de notre société. N’oublions pas, que la jeunesse est l’avenir de toutes nations, de tous pays !La jeunesse entreprenante et active sait parfaitement innover et expérimenterau service de l’intérêt général. Elle sait également développer des solutions efficaces pour les territoires, et cela grâce aux valeurs fondamentales de la Jeune Chambre Economique et plusieurs autres associations et organisations qui portent haut et fort le même message : tolérance, solidarité, civisme, intérêt général, responsabilité de chacun.Il est temps de «dépoussiérer» l’image d’une jeunesse endormie, à l’heure où celle-ci se lève, se réveille, montre son implication, sa combativité.Moi je fais partie de cette jeunesseet je crois en la jeunesse qui sebouge et qui agit. Je crois quela jeunesse doit être encore plus soutenue, reconnue et écoutée.Nous, jeunes, nous souhaitons nous rendre audibles, nous avons des idées afin d’améliorer le monde dans lequel nous vivons ; sachons les faire entendre. Pour cela, il faut que nos dirigeants,nos élus, aient l’audace d’y croire, de nous soutenir, de nous accompagner pour que les ambitions se transforment en action, pour que nos générationsY et Z, formidables potentiels, soient acteurs et non spectateurs de l’économie de notre pays.■88 Mai - n°40© DR]]></page><page Index="89" isMAC="true"><![CDATA[Concours de micro-nouvellesexPRessionsLe monde de demain vu par une étudianteEcoRéseau Business le clame haut et fort : il existe en France un ferment entrepreneurial et littéraire dans les esprits, qui ne demande qu’à se concrétiser. La preuve avec ce concours de micro-nouvelles organisé dans chaque numéro auprès des étudiants d’une école, où ceux-ci doivent imaginer une start-up qu’ils jugent révolutionnaire parce qu’elle va bouger les lignes dans le futur. Expérience des plus concluantes ce mois-ci avec des élèves de l’ISC Paris au regard de leur créativité : hologrammes de voyage, mémoire augmentée et transhumanisme. La lauréate de ce mois-ci, Pauline Drouillly en Master 1, nous emmène sur un projet innovant qui revisite le partage des souvenirs.POUR NE PAS LES OUBLIERElle serra sa main un peu plus fort, et je me tournai vers elle en souriant. Sa petite moue at- tendrissante me donnait toujours le sourire, même aujourd’hui.« Allons-y, il nous attend », lui dis-je simplement.Nous marchions quelques instants. Le parc était resplendissant. Le soleil traversait les feuilles des platanes et donnait une couleur ocre au petit chemin pavé que nous empruntions. L’atmosphère qui se détachait de cet endroit était vraiment spéciale. Tout était pour ainsi dire par- fait. Chaque arbre était grand et fort, les immenses bosquets de  eurs resplendis-saient de leurs couleurs chatoyantes. La brise était douce et réconfortante. Nos sens se laissaient aller au  l de notre marche, et nous aurions presque pu oublier pourquoi nous étions là. Mon cœur se serra, et j’eus du mal à retenir quelques larmes.Sa petite main tira ma jupe. Je me res- saisis vite, balayant chacun de mes doutes. Je prenais la petite  lle dans mes bras, et la regardais tendrement avant de déposer un baiser sur sa joue. Puis ses yeux se  gèrent et un grand sourire illumina son visage de bambin. Je me retournai et je le vis.Il n’avait pas changé depuis trois ans,son costume était le même. En même temps, comment aurait-il pu ? Il s’avança et regarda notre  lle avec tendresse.« Maya, voici ton papa », chuchotais-je, la voix nouée par l’émotion.Après de longs échanges, une voix me sif a la  n de la rencontre. Je me réveillais avec ma  lle, les assistantes nous retirant tour à tour le petit patch « MEMORYS » de nos nuques. Maya, trois ans, venait de rencontrer son père pour la première fois, tombé au combat quelques mois avant sa naissance.Pauline DrouillyMaster 1 à l’ISC Business School ParisAvis d’expert : Pierre Barreaud, directeur des entreprises étudiantes à l’ISC Business School« Apprendre aux étudiants à écrire leur propre histoire »Le concours de micro-nouvelles se base sur la créativité. Comment l’encoura- gez-vous au sein de votre école ?J’encadre 18 entreprises ou associations qui réalisent plus de 180 projets par an dans plusieurs univers : sport et industries créatives, consulting et concours, en- treprises internationales, entrepreneuriat social, multimédias et mode, soit 700 étu- diants qui sont impliqués dans une vraie logique entrepreneuriale. La valeur n’attend pas le nombre des années. Notre infrastructure via le « learning by doing » laisse s’exprimer la créativité des étudiants dans son sens large. Cela représente une in- frastructure en dur de 1600 mètre carrés et un budget de 400000 euros par an. Cela s’inscrit aussi dans l’ADN de l’école : nous libérons une demi-journée chaque jour qui est alors consacrée aux associations étudiantes. Et le jeudi y est totalementdédié.Comment faites-vous grandir vos étudiants pour qu’ils deviennent entrepreneurs ?Ils gagnent en expérience professionnelle chaque jour et mettent en œuvre ce qu’il ont appris le matin. Pour tous les « deuxième année », on a un track dédié pour les membres de bureau ou dirigeants d’association. Pauline Drouilly (la lauréate de ce mois, NDLR), a été pendant un an présidente du bureau des arts. Cela permet un renforcement des « hard skills » mais consiste également en un formidable labora- toire d’expérimentations pour les étudiants et les professeurs en matière de « soft skills », sur le jugement et la prise et de décision, sur comment cultiver l’intelligence émotionnelle, etc. Entre autres, ISP Network, agence d’intérim pour les étudiantsréalise 400000 euros de CA avec des dirigeants de 21 ans en moyenne. Ces diffé- rents projets sont de vrais accélérateurs de maturité.Si beaucoup se disent qu’être entrepreneur c’est tentant avant d’y participer, la plu- part des étudiants dans cet environnement sécurisé, qui possède un historique de 50 ans, y prennent goût concrètement.Univers sécurisé versus notion de risque : comment conciliez-vous ces deux notions contradictoires ?Cette expérience décuple l’employabilité et donne un niveau de con ance dans la capacité des étudiants à faire et à aller vers l’inconnu. Nous renforçons aussi cet esprit d’initiatives via des Boot Camps. Cet écosystème leur permet de concrétiser l’engagement entrepreneurial qui entraîne toujours des droits et des devoirs. On permet cette prise de conscience. Et quand ils arriveront un an plus tard sur le mar- ché de l’emploi, ils auront déjà vécu une expérience de management, de leadership, voire même de risque personnel. Cela reste un exercice dif cile même si l’univers est maîtrisé. Pour renforcer leur bagage, nous les formons à des « business cases » réels d’associations étudiantes. Puis, nous apportons du conseil à la demande en trésorerie, comptabilité, stratégie, etc. Notre but est d’aider les étudiants à écrire leur propre histoire. D’autant que ces entreprises étudiantes jouent le rôle de pas-serelle et de pré-incubateur vers Route 66, notre dispositif d’incubation.Propos recueillis par G.Fecoreseau.fr 89]]></page><page Index="90" isMAC="true"><![CDATA[exPRessionsRegard sémantiqueDepuis neuf ans, Jeanne Bordeau compose des “tableaux de mots” à partir de collages issus d’articles de presse. Démonstratives et percutantes, ses “compositions sémantiques” accrochent le coeur et la raison. A la fois miroir et interprétation de l’actualité,ses tableaux décryptent l’époque de manière presque prémonitoire.Créations thématiques et singulières, ses tableaux mettent en scène les mots-clés d’une année dans des secteurs d’actualité majeurs : politique, économie, crise, culture, société, culture, femmes, développement durable, ressources humaines, verbes. Chaque année, ces dix toiles forment ainsi “une tapisserie de Bayeux contemporaine” et sont exposées courant janvier à Paris.La mémoire des motsPOPULISMETraque, déradicaliser, colère, jungle, violence, haine, décomposition, inégalités, antisystème, mondialisation malheureuse.Jeanne BordeauFondatrice de l’Institut de la qualité d’expressionUn camion-bélier, promenade des Anglais à Nice, le 14 juillet 2016 : « Camion dévasté », 86 morts, 434 blessés. 19 décembre, marché de Noël à Berlin, autre camion, autre chauffeur ter- roriste : 12 morts.Tableau ‘’Tendances en langage’’ CRISE 2016 , Jane BeeNous naviguons ici sur la fresque obscure de 2016. Tout se mélange, la « colère » des citoyens, la « ra- dicalisation » que l’État veut « déradicaliser ». Mais délivrer les djihadistes d’une doctrine meurtrière se révèle compliqué : sites internet, campagnes d’infor-mation, centres de « déradicalisation ». Et beaucoup de questions.Question aussi autour de notre démocratie. La « fatigue démocratique » ouvre le champ du « populisme ». Le « populisme » est dans de nombreux médias : le mot de l’année omniprésent, de Trump au Brexit. Et le politologue Thomas Guénolé signe un essai baptisé La Mondialisation malheureuse. Un livre qui « dé- construit » le modèle de la mondialisation actuelle, elle serait le ferment de l’injustice.Les maux de la société demeurent en l’état, « ados, alcool », avec des jeunes  lles complexées par leur corps et plus enclines à boire pour oublier. Inauguration de la première « salle de shoot » dans un bâtiment de l’hôpital Lariboisière à Paris, quali ée de « salle de consommation à moindre risque ».A partir d’octobre 2016, le ministère de l’Intérieur entreprend le démantèlement de la « jungle », camp comptant jusqu’à 9 000 migrants et réfugiés. Mais dès le mois de décembre, les associations locales notent le retour de dizaines de migrants. L’appel de la « per de Albion ».Des yeux si chers à l’artiste Jane Bee parsèment cette toile. Ils sont notre regard sur cette effervescence d’inquiétudes où les consolations sont inattendues. « L’écoisme » est un boîtier qui évite le gaspillage électrique à la maison. Nous pouvons être « végéta- riens » et « vegans » pour protéger le monde, mais de super bactéries marquent la «  n des antibiotiques ». Allô docteur, peut-on requinquer cette société « post- moderne », chaotique ?Prochain Numéro le jeudi 1er Juin 201790 Mai - n°40]]></page><page Index="91" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 175 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2017 - Moulin Rouge® - 1-1028499 © Pauline NICOLAS -]]></page><page Index="92" isMAC="true"><![CDATA[Le plaisir de conduireDÉCOUVREZ LA NOUVELLE FINITION BUSINESS DESIGN BMW.Découvrez la nouvelle finition Business Design disponible sur BMW Série 1 et BMW Série 3 incluant notamment les équipements suivants :• Projecteurs Full LED et antibrouillards LED• Jantes en alliage léger 17’’• Navigation Business avec Services ConnectedDrive • Eléments extérieurs et intérieurs en noir laqué• Radars de stationnement avant/arrière PDC• Sièges Advanced avec sellerie tissu spécifiqueDécouvrez l’ensemble des équipements sur bmw-businessdrive.frConsommations en cycle mixte de la BMW Série 1 : 3,4 à 7,8 l/100 km. CO2 : 89 à 179 g/km selon la norme européenne NEDC. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € - 722 000 965 RCS Versailles - 3 avenue Ampère, 78180 Montigny-le-Bretonneux.]]></page></pages></Search>